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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Le Reporter</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Le Reporter</description>
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<title>Aliou Boubacar Diallo, président d&amp;apos;honneur du parti ADP&#45;Maliba : «C&amp;apos;est pendant cette transition que les semences de la refondation vont se faire»</title>
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<pubDate>Fri, 12 Mar 2021 00:38:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le nouveau pont de Kayes va fluidifier la circulation, surtout éviter que les gros porteurs en provenance de Dakar ne traversent plus la cité des rails. Il aura une importance économique considérable pour le Mali. C'est ce que nous explique Alou Boubacar Diallo, président d'honneur du parti ADP-Maliba et natif de Kayes. Il appelle les Maliens à soutenir la transition afin qu'elle soit apaisée, et souhaite que les semences de la refondation du Mali soient faites. </em></strong>

<strong><em>Vous venez d'effectuer 72 heures de visite dans votre ville natale, Kayes, dans le cadre de l'inauguration du pont et de plusieurs autres activités. Alors, ce pont, quelle signification revêt-il pour vous en tant que natif de Kayes ? </em></strong>

<strong>Aliou Boubacar Diallo:</strong> Je vais vous dire que je suis très heureux qu'il y ait eu ce nouveau pont à Kayes, parce que Dakar-Bamako, ça passe par Kayes. Ça fait rentrer, cette route, plus de 800 milliards de FCFA dans les caisses de l'Etat malien par an. Les gros porteurs qui passent, les droits de douane, soient les différentes marchandises qui rentrent sur le territoire malien.

Pour moi le fait qu'il y ait ce pont, ça rend le trafic plus fluide et surtout, il y a l'autoroute de contournement de la ville de Kayes. Ça veut dire que les gros porteurs qui sont plus d'un millier par jour qui passent, ça ne va plus être un problème pour les populations de Kayes.

Ils vont passer directement par le nouveau pont pour contourner Kayes N'Di et Diakalel et prendre la route de Bamako du côté de l'aéroport Dag Dag, sans que ça ne soit un problème pour les Kayesiens. Pour ça, je suis très heureux, ça va permettre à Kayes de contribuer encore plus au développement durable du Mali.

<strong><em>Vu la position de la douane avec le scanner, est-ce que des gros porteurs ne vont pas continuer à traverser la ville ?</em></strong>

Je pense que c'est aux autorités de la ville d'être assez fermes, le nouveau pont est fait pour que les gros porteurs contournent la ville. S’ils se permettent de rentrer en ville, c'est en infraction des dispositions qui ont été prises. Cela doit être puni. Vous savez sans justice, aucun pays ne pourra se développer.

<strong><em>Une dizaine de ministres accompagnent le Premier ministre. Vous avez été aux côtés des autorités pendant certaines cérémonies. </em></strong>

Que plusieurs ministres accompagnent le Premier ministre, ça montre l'intérêt que le gouvernement porte au développement de notre pays ; et l'intérêt que le gouvernement porte particulièrement à la région de Kayes.

Vous savez, Kayes est très important dans le développement de notre pays. Comme je le disais, la route qui traverse Kayes fait rentrer plus de 800 milliards de FCFA de droits de douane pour l'Etat du Mali par an, pour un budget d'Etat qui ne dépasse pas 2000 milliards FCFA. Donc, c'est très important.

Le ministre des finances, j'étais très ravi de sa présence, et de tous les autres ministres qui ont accompagné le Premier ministre. Ça montre l'importance de Kayes dans le développement du Mali. Ça montre aussi l'importance que le gouvernement accorde au développement durable de notre pays.

<strong><em>Vous êtes un acteur politique majeur, comment vous suivez la situation du pays ?</em></strong>

Moi je suis de nature optimiste. Quelle que soit la gravité de la situation, je garde mon optimisme. Si vous avez suivi mon adresse à la nation, lors du 1er janvier 2021, j'ai dit que j'ai décidé de rester optimiste ; voyons les choses positivement.

Une transition de par sa nature est limitée dans le temps, nous savons que c'est une période d'instabilité qui nous a amenés à cette transition. Soyons positifs et accompagnons les autorités de transition, pour que les réformes qui sont indispensables pour le retour de l'ordre constitutionnel, que ces réformes soient faites. Et que nous puissions à la fin de la transition organiser des élections présidentielles.

<strong><em>Seriez-vous partant pour la présidentielle à venir ?</em></strong>

Vous savez, ce n'est pas le lieu indiqué pour annoncer une candidature parce qu'il y a une procédure pour annoncer une candidature. L'ADP-Maliba est une grande formation politique, nous avons présenté un candidat lors des élections présidentielles de 2018.

Malgré les tripatouillages pour nous empêcher d'être au 2<sup>ème</sup> tour, sur 24 candidats, j'ai été classé 3ème. Ce n'est pas en de si bons chemins que le parti va s'arrêter, il est évident que le parti va continuer sa conquête démocratique du pouvoir avec le meilleur cheval qui lui a donné un grand espoir en 2018.

<strong><em>Qu'est-ce qui a attiré votre attention lors de la présentation de la feuille de route de transition par le Premier ministre </em></strong><strong>? </strong>

Moi, ce qui a attiré mon attention, c’est que le CNT va accompagner le gouvernement de transition sur les réformes qu'il y a à faire. Donc, il y a une feuille de route, cette feuille existe déjà depuis le dialogue national inclusif, les concertations nationales, c'est tout ça qui a accouché de la feuille de route.

Le Premier ministre a fait une bonne présentation, ça a été voté. Restons optimistes, restons positifs, accompagnons les autorités de transition pour que la transition soit vraiment derrière nous. Je pense que le Mali doit être à sa dernière transition.

Faisons en sorte que la transition permette vraiment de faire les fondations de la nouvelle refondation du Mali. C'est pendant cette transition que les semences de la refondation vont se faire. Et si on veut que cette refondation soit durable, accompagnons les autorités de transition pour qu'on ait une transition apaisée.

<strong>Avez des mots pour conclure cette interview ?</strong>

Le mot que j'ai pour conclure l'interview, c'est qu’au-delà de ce que le gouvernement est en train de faire pour Kayes et pour le Mali, je pense que chaque Malien doit aussi faire des choses.

Moi, je suis un opérateur économique, j'ai une fondation. Depuis une dizaine d'années, je fais des choses pour la réduction de la pauvreté au Mali. Ma fondation à Kayes, vous avez pu le constater, nous avons fait le pavage de beaucoup de routes. Nous avons fait le curage des collecteurs pour éviter l'inondation de la ville.

Je pense que chaque Malien doit contribuer à la réduction de la pauvreté dans notre pays, de quelque façon qu'il peut. C'est l'adresse que je lance à tous les Maliens. Restons positifs ; accompagnons les Maliens ; essayons de nous engager tous pour la réduction de la pauvreté au Mali.

<strong>Kassim TRAORE</strong>

<strong>Source : Le Reporter</strong>

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<title>CDI&#45;Médiation : en pleine campagne de réconciliation des cœurs et des esprits</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cdi-mediation-en-pleine-campagne-de-reconciliation-des-coeurs-et-des-esprits-2832418.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2019 01:50:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Commission démocratique indépendante de médiation (CDI-Médiation) entre la majorité, l’opposition et la société civile, pour une cohabitation pacifique entre toutes les couches sociales au Mali, a organisé une rencontre à Sébénicoro Wèrèda près du marché pour sensibiliser la population plus particulièrement la jeunesse sur la crise que traverse notre pays. La rencontre a eu lieu le samedi 3 août 2019.</em></strong>

Présidée par le président de la CDI-Médiation, Makan Sidibé, non moins porte-parole de la commission, cette activité entre dans le cadre de l'apaisement des cœurs et des esprits et pour un meilleur vivre-ensemble au Mali.

«Nous organisons cette grande rencontre citoyenne de communication afin qu’on conjugue nos efforts pour promouvoir la paix et la cohésion sociale et pacifier nos zones affectées par la crise et les conflits intercommunautaires», a expliqué le président Makan Sidibé, comme objectif de la rencontre aux invités du jour qui étaient entre autres le représentant du ministre de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, celui du maire de la Commune IV du District de Bamako, le président de la CDI locale.

Afin de renforcer les reflexes patriotiques chez nos concitoyens du District, expliquera Makan Sidibé, la CDI-médiation veut contribuer au renforcement du dialogue social et de la cohésion sociale partout au Mali. M. Sidibé a annoncé qu’ils ont fait un manifeste dans lequel ils ont fait des propositions adéquates de sortie de crise.

«J’invite les leaders religieux et les autorités à maintenir le calme et prôner le dialogue afin de sauver l’essentiel, sinon les retombées seront dures pour les Maliens de tous bords», a martelé M. Sidibé. Et d’ajouter que la CDI-médiation organise les conditions de retrouvailles avec tous les enfants de notre Mali <strong>pour que nous partagions nos préoccupations et trouvions ensemble les solutions pour les résoudre.</strong> «Nous sommes déterminés à tarir les sources de conflit au sein de nos différentes communautés», a fait savoir M. Sidibé.

Rappelons que la CDI médiation est au service de la réconciliation dans toutes les instances décisionnelles du pays. Elle a été créée il y a de cela  presqu’une année et est sur tout le territoire national et à l’étranger.

Cette commission démocratique indépendante de médiation fait la fierté du peuple malien car ces jeunes cotisent pour mener leurs activités partout au Mali sans l’aide de qui que ce soit. «Nous avons besoin du soutien de tous les Maliens pour aider nos concitoyens de ces localités», a conclu M. Makan Sidibé, président national de la CDI. Des prestations musicales de jeunes artistes maliens ont agrémenté la cérémonie.

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La crise malienne est aussi une crise de la pensée</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-crise-malienne-est-aussi-une-crise-de-la-pensee-2832408.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2019 01:27:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans les collectivités humaines, la production de la pensée a toujours constitué le ferment du progrès. L’être humain se distingue du règne animal par le potentiel de son cerveau et c’est ce puissant vecteur qui lui a permis de dominer son espace et de le mettre à sa disposition.</em></strong>

Les nations qui sont situées à l’avant-garde des autres sont celles qui ont le plus utilisé les potentialités de la réflexion et de la connaissance pour développer des biens et services leur permettant de répondre aux défis auxquels elles font face, améliorer leur confort mais aussi leur donner des capacités de dominer les autres par la force ou par l’influence. Ce n’est pas un hasard si les plus grandes universités, les lauréats du Nobel les plus nombreux ou encore le plus grand nombre de publications de savoir proviennent des pays les plus puissants. Les sciences et les technologies ont permis aux puissances occidentales de dominer le monde depuis plusieurs siècles. Elles ouvrent des perspectives notamment pour la Chine en vue de leur emboîter le pas. L’avant-garde procurée par la connaissance scientifique est une évidence. Mais pas seulement !

Les capacités à penser et réfléchir sur les problèmes de société figurent également dans la catégorie des connaissances qui font avancer une nation. Les philosophes, les sociologues, les anthropologues, les hommes de lettre, les artistes sont tous utiles à une collectivité humaine et contribuent à l’améliorer par leurs recherches, leurs productions et leurs contributions intellectuelles. À l’inverse, quand ce foisonnement intellectuel est absent, quand les élites intellectuelles abandonnent le sentier de la quête de connaissance et de la réflexion, c’est l’ensemble de la communauté qui s’enlise. Cela illustre la situation triste dans laquelle le Mali se trouve en matière de réflexion, de pensée et de quête de connaissance.

C’est peu de dire que notre pays accorde peu, voire pas du tout d’importance aux savoirs et connaissances avec une tendance inquiétante à la stagnation voire au recul. Ce qui lui porte un tort significatif, au moins autant que les coups des terroristes. La faiblesse de la pensée malienne fait d’abord écho aux pannes d’idées des politiques et des leaders. Le Mali est l’un des rares pays où on ne voit que très peu d’articles, de contributions et encore moins de livres écrits par ses leaders politiques. Pendant les campagnes électorales, les idées, si elles existent, sont souvent très générales et vagues. Les Hommes qui ont eu la chance d’occuper des fonctions majeures ne partagent pas leurs expériences par des écrits. Les principaux responsables n’ont presque jamais produit et publié.

Parallèlement, les partis politiques ne cultivent que peu les idées et projets. Ils ont peu de lignes et d’identifiants idéologiques ou programmatiques. Quand ceux qui doivent guider la collectivité n’ont pas d’idée ou de vision, le sort de cette dernière est forcément peu enviable. La presse malienne est en léthargie. Les journalistes ne maîtrisent pas les sujets de manière approfondie pour leur permettre d’acculer et de mettre en difficultés les politiques lors des interviews. En économie par exemple, un domaine clé pour la vie politique mais peu abordée, peu de journalistes sont spécialisés et compétents. Il en est de même pour la justice, les questions de corruption, l’éducation, la formation professionnelle, l’agriculture ou encore la défense.

En conséquence, notre vie publique se traduit par la faiblesse des débats, peu de confrontations, peu d’échanges, en français ou dans nos langues nationales, pour éclairer les populations et leur permettre de renforcer leur citoyenneté. Cela est valable dans nos localités et au niveau national. Le déficit du monde universitaire sur les questions de réflexion et de la production des connaissances est encore plus patent et alarmant pour le pays. Les universitaires forment avec les élites politiques, ceux qui doivent être le plus présents sur le sentier de la réflexion et de la pensée.

L’université constitue par définition le lieu de production de savoir le plus important pour une nation. On y rédige des rapports, des mémoires et des thèses mais également des publications dans les revues nationales et étrangères. Dans les faits, il y a peu de production dans nos universités et rarement nos universitaires sont réputés à l’extérieur du pays. Ils n’y sont que peu conviés pour participer à des colloques et des conférences et on ne leur confie qu’exceptionnellement des responsabilités scientifiques régionales ou continentales. Contrairement à d’autres nationalités comme le Sénégalais Felwine SARR, mis en mission par le Président français. Comble de désaveu pour nos universitaires, c’est à un autre Sénégalais, Alioune SALL, que le Président IBK a confié le mandat de l’aider dans la conduite de sa mission de champion africain pour les questions d’arts, de culture et de patrimoine.

Notre pays n’a pas la cote sur les questions intellectuelles. Nous le devons aussi à l’inertie de nos universitaires qui sont ainsi interpellés. Au niveau de la société civile et du secteur privé, peu d’acteurs sont présents dans le secteur de la pensée et de la réflexion. Les think-tanks sont rares au Mali. Ceux qui en ont la capacité ne veulent s’en donner ni le temps ni les moyens.

En matière militaire et sur les questions de défense, nous déplorons là également un déficit criard de pensées. La recherche n’y est pas courante alors que notre contexte est favorable aux analyses militaires. Nous faisons face à une guerre asymétrique, avec des tactiques et approches des groupes armés qu’il convient d’étudier afin de concevoir des moyens pour les contrer. Cela permettra d’identifier les outils et équipements qui seraient plus efficaces pour supporter les stratégies adoptées ainsi que les aptitudes à inculquer aux soldats pour les appliquer.

Dans la guerre, il faut savoir analyser minutieusement son adversaire pour trouver comment lui faire face. Surtout si celui-ci est d’un nouveau genre, sortant des standards enseignés dans les académies ! On ne perçoit pas cela au sein de l’armée ni au sein de l’État malien. Le centre d’études stratégiques logé aux affaires étrangères doit s’y essayer. Les responsables de nos états-majors, de nos écoles militaires, les officiers généraux dotés de capacités de réflexion devraient se saisir de ces questions et multiplier les thèses sur ce qui se passe dans le pays pour aider les décideurs.

Le constat de la faible production intellectuelle malienne est valable dans tous les segments de notre société. Les religieux n’y échappent pas. Parmi ces leaders spirituels, on n’identifie pas suffisamment de responsables ayant produit des écrits. Ils accomplissent de nombreuses prestations orales, d’exégèses des textes sacrés, mais guère de productions structurées, explicatives et formalisées qui éclairent sur la religion. Ce constat est valable pour les musulmans comme pour les chrétiens. Si les Maliens connaissent peu la religion au-delà des rites, c’est aussi parce que nos responsables religieux ne capitalisent pas leur connaissance et n’élaborent pas d’ouvrages formels destinés aux populations. L’impression que les leaders religieux n’y ont pas intérêt et ne veulent pas partager leurs savoirs afin de maintenir les populations dans l’ignorance qui permet de les manipuler, est ainsi devenue prégnante. Ce qui est dommageable pour la collectivité.

L’élite doit guider, orienter, et faire en sorte que la population soit de plus en plus autonome. C’est ce qui fait de lui une élite, engagée à approfondir ses savoirs et à pousser les limites de la connaissance et de la maîtrise de son domaine. Seules la recherche, la réflexion, la rédaction d’ouvrages permettent de capitaliser les connaissances, améliorent le savoir et les compétences des savants et tirent une collectivité vers le meilleur.

Au Mali, on semble prendre un chemin différent. On ne réfléchit que peu, on ne propose que peu, on ne cherche que peu et on se contente de peu ! Avec un résultat en régression car les autres avancent. Il est urgent de changer, si nous ne voulons pas continuer à être les objets des autres !

<strong>Moussa MARA/www.moussamara.com</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Commissariat de Kalabancoro :  Un cambrioleur multirécidiviste mis aux arrêts</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/commissariat-de-kalabancoro-un-cambrioleur-multirecidiviste-mis-aux-arrets-2832407.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2019 01:11:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite à plusieurs plaintes formulées par de paisibles citoyens, constamment victimes de cambriolage, les éléments de la Brigade de recherche du Commissariat de Kalabancoro, sous l'égide du Capitaine de police Aboubacar Traoré, ont mis le grappin sur M.B Coulibaly, âgé de 40 ans, employé de commerce domicilié à Kalabancoro. </em></strong>

Interrogé sommairement, il n'a pu nier les faits. Il reconnaît sans ambages s'être infiltré, à partir de la cage d’escalier, dans la nuit du 22 au 23 juillet 2019, au domicile du sieur I. Dolo, Docteur de son état, où il a emporté un téléviseur écran plat et un ordinateur portable de marque HP. Il avoue avoir également soustrait un réfrigérateur, un téléviseur écran plat et une moto Djakarta, au domicile du sieur Amadou Diarra, dans la même nuit du 23 au 24 juillet 2019.

À la fin de son interrogatoire, il a déclaré avoir vendu à vil prix son butin et utilisé la valeur vénale à des fins personnelles, comme d'habitude, auprès d'un certain Diakaridia Traoré, un receleur de grand chemin, qui a été par la suite appâté et alpagué par les policiers.

Il est très important de signaler que le nommé M.B Coulibaly est bel et bien un cambrioleur invétéré, un repris de justice, un multirécidiviste, connu des archives de la Police judiciaire du Commissariat de Kalabancoro, de par son mode opératoire et pour avoir été déféré 2 fois, cette année, devant M. le Procureur de la République près du tribunal de grande instance de la Commune V du District de Bamako.

Cependant, interrogé sur le nombre d'opérations qu'il a effectuées depuis sa libération en début du mois de ramadan dernier, il a déclaré qu'il n'en avait aucune idée.

<strong>Ousmane DIAKITE </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Litige foncier à Diakon : un hameau rasé à cause d’une erreur d’exécution de décision judiciaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/litige-foncier-a-diakon-un-hameau-rase-a-cause-dune-erreur-dexecution-de-decision-judiciaire-2832416.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2019 01:10:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le litige foncier opposant Makan Baradji à Djatourou Konté a donné naissance à la démolition du hameau Tounkamakan du village de Sitakourou dans la commune rurale de Diakon, région de Kayes. Les avocats des victimes de la démolition, Me Mariam Diawara et Issa Coulibaly, ont porté l’affaire devant la cour de justice de la Cédéao devant le refus des autorités compétentes de reconnaître le forfait et d'y répondre favorablement.</strong></em>

L’information a été donnée le mardi 30 juillet au cours d’une conférence de presse à la radio Kayira par les avocats des victimes. Selon Me Mariam Diawara, avocate à la cour, les habitants de Tounkamakan, un hameau du village de Sitakourou de la commune rurale de Diakon, ont été victimes d’une erreur d’exécution de décision judiciaire.

«Cette exécution menée par l’huissier instrumentaire avec le concours de la gendarmerie, faite à Tounkamakan, non visée par les décisions judiciaires, à savoir le hameau de culture de feu Djigui Dianka, a occasionné de nombreuses destructions de biens par incendie volontaire des forces de l’ordre, de vols d’objets de valeur laissant sans abri les habitants et sans scolarité les enfants dont l’école primaire a été détruite, en fait, portant ainsi préjudice à 102 familles», a rappelé Me Diawara.

Devant la lenteur des procédures judiciaires consécutives à cette voie et à l’indifférence des autorités compétentes, les victimes par l’organe de leurs conseils ont saisi la cour de justice de la Cédéao pour voir sanctionner l’Etat du Mali pour la violation de leurs droites de l’homme, à l’occasion de l’exécution des décisions de justice litigieuses, a précisé Me Mariam Diawara.

Devant les faits accablants, le procureur général près la cour d’appel de Kayes a instruit au procureur de la République territorialement compétent de faire surseoir à toute mesure d’exécution. Pour apprécier la véracité du grief de l’erreur d’exécution commise par l’huissier instrumentaire, le panel de la juridiction communautaire a ordonné une expertise domaniale et foncière confiée à l’Institut géographique du Mali (IGM) pour la délimitation des lieux objet du litige. Ce rapport d’expertise a confirmé que le lieu d’exécution judiciaire n’était pas Damandi.

À la suite des conclusions de l’expertise qui établissaient l’erreur d’exécution, le gouverneur de la région de Kayes a pris la décision le 11 avril 2019 de la réinstallation du village de Tounkamakan. À en croire Me Issa Coulibaly, après la décision courageuse et humanitaire du gouverneur de Kayes, la partie adverse, avec le concours de mains occultes bien placées dans la hiérarchie politique et administrative, a réussi à faire rapporter la décision de réinstallation du village de Tounkamakan par le gouverneur. En outre, des plaintes ont été portées contre des personnes non concernées par la procédure au niveau  du procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kati par les adversaires.

Pire, des habitants de Kembélé, non concernés dans le litige opposant les familles Baradji et Konté, ont fait irruption à Sitakourou le 26 juillet 2019 dans le but de s’approprier leurs champs de cultures en blessant ainsi des femmes et proférer des menaces de mort contre la population. Dans ce même village, selon Me Coulibaly, la plupart des hommes sont sous mandat de dépôt du juge de paix à compétence étendue de Bafoulabé Idrissa Touré pour opposition à l’autorité légitime, menaces de mort, injures graves à un huissier de justice.

Pour les avocats Me Mariam Diawara et Issa Coulibaly, la rencontre avec la presse a pour but de dénoncer l’arbitraire de l’administration, surtout de certaines autorités judiciaires qui foulent aux pieds les textes communautaires et les droits de l’homme.

<strong>Gabriel TIENOU </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Boubou Cissé à Tenekoun, Ké&#45;Macina, Djenné et Youwarou :  Les accords de paix riment avec la pluie</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/boubou-cisse-a-tenekoun-ke-macina-djenne-et-youwarou-les-accords-de-paix-riment-avec-la-pluie-2832399.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2019 01:09:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après les zones exondées de la région de Mopti, du 03 au 08 juillet 2019, le Premier ministre Dr. Boubou Cissé a bouclé par Youwarou la visite de la zone inondée. C'était du 31 juillet au 05 août 2019. Cette deuxième étape dans la région de Ségou et Mopti a été marquée  par la signature de 3 accords de paix. Un à Ké-Macina et deux à Djenné, le tout pour la paix, la cohésion et le vivre ensemble. </em></strong>

Après chaque signature d'accord, c'est la pluie qui s'est invitée pour arroser les localités signataires de la paix et du vivre ensemble harmonieux. Certains disent entre Peuls et Dozos, d'autres préfèrent éleveurs et agriculteurs. En somme, il s'agit du retour de la paix. Boubou Cissé en a profité pour donner des vivres aux populations des localités visitées, échanger avec les populations, recenser leurs préoccupations, mais aussi leur demander de faire de la paix le gage de tout développement.

<strong>Mopti, la base de la mission </strong>

«S'il y a la paix, le gouvernement fera tout pour vous aider dans le développement local, mais rien n'est possible en période de conflit», cette phrase a été répétée à toutes les étapes de la visite de Boubou Cissé.  Arrivé à Mopti le jeudi matin, 1<sup>er</sup> août 2019, le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, a visité les localités de Youwarou, Tenenkou, Ke-Macina et Djenné. Pour la circonstance, il était accompagné d’une délégation comprenant outre les ministres chargés de la Santé et des Affaires sociales Michel Hamala Sidibé, de la Défense et des Anciens combattants, le Général de Division Dahirou Dembélé, de l’Education nationale, Pr. Temoré Tioulenta, de la Jeunesse et des Sports, Arouna Modibo Touré ; le Secrétaire permanent du Cadre politique de la Gestion de la Crise au Centre, le chef d’état-major général des Armées, le président de la Commission DDR, les députés des circonscriptions citées ainsi que certaines personnalités de la région reconnues pour leurs efforts constants pour le retour de la paix.

Au menu de cette visite, des distributions de vivres et plusieurs rencontres avec les populations autour de questions liées à la sécurité, à l’éducation, à la santé, à l’alimentation, et au développement économique et social en général. Il se rendra par ailleurs dans les garnisons militaires. Après les honneurs militaires, le Dr. Boubou Cissé s’est rendu chez le chef du village Baba Touré ainsi que les notabilités religieuses et coutumières qui ont fait des bénédictions pour le Mali et le retour de la paix. C'est à Mopti que la délégation était basée pour faire les différentes étapes par hélicos.

<strong>Tenenkou et son accueil triomphal   </strong>

[caption id="attachment_2832401" align="alignleft" width="480"]<img class="wp-image-2832401 size-full" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/08/Boubou-Tenenkou.jpg" alt="" width="480" height="318" /> Boubou Cissé à Tenenkou[/caption]

Au deuxième jour de la seconde tournée du Premier ministre dans la région de Mopti, le Dr. Boubou Cissé est arrivé à Tenenkou pour parler de paix, cohésion sociale, accélérer la prise en charge humanitaire et renforcer la sécurité des personnes et des biens.

C’est dans un climat d’euphorie et d’effervescence que les habitants de la ville de Tenenkou ont accueilli le chef du gouvernement et sa délégation le vendredi 2 août 2019. La présence des autorités administratives mais aussi des chefs traditionnels des dix communes du cercle, témoigne l’engouement suscité par cette visite.

Dès son arrivée, le Dr. Boubou Cissé est allé à la rencontre du chef du village Hamadoun Hamadou Cissé qui a exprimé toute sa satisfaction ainsi que celle de la population à recevoir le chef du gouvernement.

Selon le chef du village : «La situation sécuritaire et humanitaire dans la zone n'est pas une fatalité. C'est avec l'union de toutes les filles et tous les fils du Mali que cette mauvaise passe pourra être conjurée». Il a ensuite adressé ses chaleureux remerciements au Premier ministre et à sa délégation pour leur présence qui les réconforte fortement.

Le Premier ministre et sa délégation ont ensuite assisté à une séance de lecture du Coran faite par les élèves talibés. Le Dr. Boubou Cissé a offert 33 tonnes de céréales aux 1230 personnes les plus vulnérables de la commune urbaine de Tenenkou et 84 tonnes pour l'ensemble de la commune de Karreri (chef-lieu Djoura) pour leur permettre de tenir pendant cette période de soudure.

Au total, 480 tonnes de céréales seront distribuées dans les dix communes du cercle de Tenenkou. En marge de la distribution de vivres, le chef du gouvernement a présidé la conférence des cadres élargie aux populations venues de toutes les communes du cercle. «Je salue votre témérité et votre courage SEM le Premier ministre, pour être venu à la rencontre des populations par les temps qui courent», a déclaré le 1<sup>er</sup>  adjoint au maire, Abdrahamane Sow, dans son discours de bienvenue.

Il a ensuite énuméré les défis à relever dans le Cercle de Tenenkou à savoir la levée de l'interdiction de circulation des motos, la construction d’infrastructures, le renforcement de la sécurité des personnes et des biens, l’accès à l’énergie et aux moyens de communication et enfin, la construction d'une maison des jeunes. La prise en charge de ces doléances favorisera la relance économique et l’approfondissement du dialogue social dans le cercle.

Le Premier ministre a fait observer une minute de silence à la mémoire de toutes les victimes de violence et du terrorisme. Il a ensuite remercié l'ensemble des populations pour l'accueil réservé à lui et à sa délégation. «J'insiste sur la qualité de votre accueil car malgré les difficultés que vous vivez vous êtes venus à notre rencontre avec enthousiasme», a déclaré le Premier ministre. Il a par ailleurs précisé : «je suis venu vous parler au nom du président de la République, SEM Ibrahim Boubacar Keïta, échanger avec vous pour que nous puissions ensemble travailler afin de trouver des solutions propices au retour de la paix et la cohésion sociale. Je suis avec les ministres de la santé, de la réconciliation, de l’Education et celui de la jeunesse et des sports afin que chacun dans son domaine puisse se mobiliser pour améliorer le quotidien des populations».

<strong>Vers le renforcement de la sécurité</strong>

Suite à sa précédente visite à Mopti, un nombre important de militaires a été déployé dans la zone pour renforcer la protection des personnes et des biens. Le Premier ministre a réitéré l’engagement et la détermination de l’Etat à poursuivre ses efforts pour ramener une paix définitive. Il a par ailleurs déclaré que «les actes de votre quotidien sont ceux que l’on voit donc ce que vous transmettez. Si vous allez en retard quelque part, vous apprenez le retard aux autres. Si vous tenez des propos haineux, vous apprenez la haine aux autres. Si vous pardonnez, vous apprenez le pardon. La société malienne c’est vous, vous, vous, vous. Chacun d’entre nous est un reflet de la société malienne».

Le Premier ministre a vivement remercié les agents de l'Etat restés dans la zone ainsi que les humanitaires avant de déclarer : «Il faut que nos actes traduisent notre volonté. Si nous voulons la paix, nos actes doivent le montrer. La paix ne s’explique pas. Il n’y a que des preuves de paix».

À l’heure de la prière du vendredi, l'ensemble de la délégation a prié dans la grande Mosquée de la ville de Tenenkou dirigée par l’Imam Allaye Cissé. La visite a pris fin par un repas de corps avec la troupe au sein du Camp de la Gendarmerie de Tenenkou.

<strong>Ké-Macina, l'étape la plus pluvieuse </strong>

[caption id="attachment_2832402" align="aligncenter" width="650"]<img class="size-full wp-image-2832402" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/08/signature-accord-paix-Macina.jpg" alt="" width="650" height="488" /> Boubou Cissé à Ke-Macina[/caption]

Le Premier ministre est arrivé à Ké-Macina le samedi 3 août 2019 en mi-journée. Il a été accueilli par le Gouverneur de Ségou, Biramou Sissoko, avant de rendre une visite de courtoisie aux notabilités. Au cours de la journée, il a assisté à la cérémonie de signature de l’Accord de cessation des hostilités entre les Dozos et les milices d’auto-défense peules.

Le temps fort de cette visite à Ké-Macina a été la signature de l’Accord de cessation des hostilités entre les Dozos et les groupes d’auto-défense des cercles de Macina, San, Djenné, Tenenkou et Niono. La cérémonie de signature de cet accord a mobilisé toutes les forces vives du Macina ainsi que plusieurs délégations de Dozos et de groupes d’auto-défense. Le représentant des Peuls, Boubou Cissé, a juré devant Dieu qu’ils ne prendront plus les armes. À son tour, le chef des chasseurs Amadou Coulibaly a juré par trois fois sur ses fétiches que c’est la fin des hostilités.

«Ce que nous venons de voir est inédit», a déclaré le Dr. Boubou Cissé avant de saluer les chefs des groupes d’auto-défense pour leur sens élevé de la responsabilité et pour leur volonté commune à œuvrer pour la paix, la sécurité et la cohésion sociale dans le centre du pays. Par cette signature, les responsables des deux communautés se sont engagés à pour  un cessez-le-feu, ce qui permettra de ramener la quiétude et relancer les activités économiques. Ils ont annoncé une seconde rencontre pour échanger avec les populations de toutes les communes afin de consolider la cohésion sociale entre toutes les communautés.

Le Premier ministre s’est adressé à l’audience à la fin de la signature : «Les tensions et les conflits fratricides entraînent des pertes en vies humaines, ruinent l’économie locale avec la fermeture des marchés et foires, le vol excessif de bétail, la privation d’exercice des activités agricoles, pastorales et sylvicoles. Elles détruisent les emplois et rompent la cohésion sociale mettant dos à dos des populations et communautés frères que nul ne devrait séparer».

À la fin de son intervention, il a souligné : «Il nous faut continuer à travailler, sans relâche, pour consolider la relative accalmie en cours, rétablir le dialogue social entre les différents acteurs, rétablir la circulation des populations, rouvrir les foires et marchés locaux, lever toutes les barrières illégales érigées sur les axes routiers et pistes, et arrêter la pose des engins explosifs improvisés.» Avant de quitter Ké-Macina, le Premier ministre s’est rendu au camp militaire, où il a partagé un repas de corps avec les troupes avant de regagner Mopti. C'était sous une forte pluie.

<strong>Djenné, le double accord et la plateforme apolitique </strong>

[caption id="attachment_2832403" align="aligncenter" width="650"]<img class="size-full wp-image-2832403" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/08/DJENNE-PM.jpg" alt="" width="650" height="432" /> Le PM à Djennée[/caption]

Le dimanche 04 août 2019,  le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, est arrivé avec sa délégation dans la ville mythique de Djenné «la religieuse» classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. En partance pour Djenné, le Premier ministre a visité le Seuil de Djenné pour constater l’avancement des travaux en présence des membres du gouvernement dont le ministre des Transports et de la Mobilité urbaine, Ibrahima Ly.

À l’entrée de la ville, le maire Ba Lassine Yaro et les habitants ont chaleureusement accueilli le Premier ministre. Lequel a par ailleurs inauguré la Gare routière située à l’entrée de la ville. La journée a été marquée par la rencontre des forces vives, la signature d’un accord d’entente et la rencontre avec les forces de défense et de sécurité.

Le Premier ministre, en compagnie du ministre des Transports et de la Mobilité urbaine et d’autres membres du gouvernement, ainsi que des personnalités, a inauguré  dimanche matin la toute nouvelle auto gare de Djénné.  Cette plate-forme moderne a coûté au budget national près de 700 millions de francs CFA.

La ville historique de Djénné, qui est également un carrefour important de la contrée, se voit doter d’une gare routière qui répond aux normes standards. La plate-forme, bâtie sur une superficie de 5 785 m2, est composée d’un grand parking de stationnement, d’une zone de commerce, d’un bâtiment administratif, d’un restaurant, d’une mosquée et de biens d’autres commodités. Elle va améliorer considérablement les conditions de chargement et de déchargement des passagers et des marchandises.

Les travaux ont été assurés par l’AGETIER. Par ailleurs, le transfert des compétences aux collectivités dans le secteur des transports a concerné les gares routières. Ce projet est une occasion pour développer un programme de construction des gares routières dans certaines capitales régionales et chefs-lieux de cercle.

Après l’accueil chaleureux de l’ensemble des populations venues des douze communes de Djenné, le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, et sa délégation ont rencontré les forces vives de Djenné. Au menu des échanges, la situation sécuritaire et économique de la zone. L’ensemble de la délégation a été présenté à l’audience pour démontrer la volonté de ce «gouvernement de mission» qui travaille en synergie pour répondre aux problématiques auxquelles font face l’ensemble des Maliens. Chaque ministre présent, a en charge une dimension importante des réponses à apporter à la crise, à savoir la défense ; la santé ; la paix et réconciliation pour la facilitation des Accords ; le ministre en charge de l’Agriculture qui représente la majeure partie de l’activité économique dans la zone ; les Transports pour assurer le désenclavement ; l’Education plusieurs écoles restent fermées, la Jeunesse qui est placée au cœur du mandat du président de la République.

Par ailleurs, il faut noter la présence d’autres membres du gouvernement et notabilités issus de la zone, pour faciliter l’adhésion des populations à la démarche du gouvernement qui est participative et inclusive. D’autre part, le gouvernement actuel a signé un Accord politique de gouvernance qui vise à associer l’ensemble de la classe politique aux décisions majeures prises pour le devenir du pays d’où la présence aux côtés du Premier ministre de plusieurs élus et cadres de partis politiques de la majorité comme de l’opposition.

Les forces vives de Djenné ont salué le gouvernement qui ne ménage aucun effort pour résoudre la crise que traverse le pays. Le maire de Djénné, Ba Lassine Yaro, a remercié le Premier ministre pour les 457 tonnes de céréales destinées à soutenir les plus vulnérables. Selon le Maire, «nous devons préserver le synangouya malgré les mutations sociétales. Nous invitons tous les hommes épris de justice à se mobiliser pour refuser de se soumettre aux violences barbares».

La parole est ensuite revenue à la présidente de la Cafo, Tieydo Sow, qui a déploré l’absence des touristes ; ce qui a ralenti leur principale activité à savoir l’artisanat. Elle a demandé le soutien des autorités pour développer le maraîchage. Le porte-parole des jeunes, Seini Djenepo, a adressé ses remerciements aux autorités pour les efforts consentis. Il a réuni plusieurs jeunes qui ont échangé avec le ministre de la Jeunesse et des Sports, Arouna Modibo Touré, en marge de la conférence.

Les populations du cercle de Djenné ont décidé de renoncer à toutes formes de violences entre les communautés, cette décision a été matérialisée par la signature d’un Accord d’entente communautaire entre les différentes milices afin de ramener l’accalmie dans la zone.

Le Premier ministre a pris la parole au nom du président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, pour exprimer sa préoccupation par rapport à la situation qui prévaut dans le cercle de Djenné. Il a rassuré les populations que leur souffrance et leurs défis sont partagés par l’ensemble des Maliens.

«La violence a entraîné beaucoup de morts, une crise économique, le chef de l’Etat vous demande de vous réunir autour d’un dialogue pour ramener la paix, la concorde, l’entente et la quiétude non seulement à Djenné mais dans l’ensemble des régions de Mopti et Ségou» a déclaré le Dr. Boubou Cissé. Le Premier ministre a salué les signataires de l’Accord et les a encouragés à persévérer dans la recherche de la paix. Il a réaffirmé l’engagement de l’Etat à accélérer le développement de la ville de Djenné comme en témoigne la construction du Seuil de Djenné dont la fin des travaux est prévue pour mars 2020 et la nouvelle Gare routière financée sur le budget national à plus de 600 millions de FCFA.

Toutefois, la quiétude est la condition majeure pour poursuivre les grands chantiers déjà amorcés. Le Premier ministre a annoncé le prochain Désarmement-Démobilisation et Réinsertion (DDR) à Djenné avant de remercier l’ensemble des notabilités qui ont contribué à la réussite de cet événement. Le Premier ministre a partagé un repas de corps avec les forces de défense et de sécurité au camp de la Gendarmerie, il en a profité pour saluer l’engagement des troupes sur le théâtre des opérations.

<strong>Youwarou, la dernière étape </strong>

[caption id="attachment_2832404" align="alignleft" width="480"]<img class="size-full wp-image-2832404" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/08/YOUWAROU-PM.jpg" alt="" width="480" height="641" /> .... à Youwarou[/caption]

Le Premier ministre lance le baccalauréat 2019 à Mopti. Le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, en présence du ministre de l’Education nationale, Temore Thioulenta, a procédé lundi matin 5 août 2019 au lancement des épreuves du baccalauréat au Lycée Hammadoun Dicko où vont composer 750 bacheliers. Le Dr Boubou Cissé a dévoilé l’épreuve de mathématiques aux élèves impatients de la salle témoin. Il les a encouragés à cultiver l’excellence et à passer les différentes épreuves avec sérénité. Il a passé le même message aux élèves de l’Institut de Formation des Maîtres (IFM) de Mopti qui ont démarré lundi les examens de passage. Le Premier ministre a félicité tous les acteurs de l’école, avant de leur demander de se retrouver à la fin des examens pour préparer l’année scolaire 2019-2020.

<strong>K.T. et P.M.C. </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Usine de transformation de lait : l’Etat décaisse plus de 661 millions de F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/industries/usine-de-transformation-de-lait-letat-decaisse-plus-de-661-millions-de-f-cfa-2832423.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2019 00:56:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Mardi le 30 juillet 2019, a eu lieu la cérémonie de pose de la 1<sup>ère</sup> de la prière de l'usine de transformation de lait à Dialakorobougou dans la zone industrielle de la commune rurale de Mountougoula. Cette usine de transformation de lait contribuera à créer une bonne dynamique locale de la filière et permettra de répondre efficacement au besoin croissant en produits laitiers des populations de la ville de Bamako et environs. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>L’activité était placée sous le parrainage du Premier ministre Dr. Boubou Cissé en présence de plusieurs membres du gouvernement et d’autres personnalités.

La construction de cette usine vise à valoriser le lait local et à augmenter les capacités de transformation du Mali. Elle sera bâtie sur une parcelle de 2500 m² dans la Zone industrielle (AZI) de Dialakorobougou pour un coût total de 661,63 millions de FCFA et un délai de réalisation de 90 jours. Elle comprendra notamment un hall de production, une chambre d'incubation, une chambre de gel, une chambre de réfrigération, un laboratoire, un entrepôt et une aire de réception du lait.

Un équipement de dernière génération comprenant, entre autres, un tank refroidisseur réception-stockage de lait cru, une cuve de fabrication de yaourt, une plateforme de pasteurisation, une cuve de stockage tampon réfrigérée, une machine conditionneuse de lait frais pasteurisé et de "fénè", une écrémeuse, une centrale de nettoyage et une plateforme électrique et d'automatisme.

Le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, a posé, le 30 juillet, la première pierre de l’Usine de lait, en présence des ministres de l’Elevage et de la Pêche, Dr. Kané Rokia Maguiraga, de l’Agriculture, et le président de l'APCAM, Bakary Togola.

Le ministre de l'Elevage et de la Pêche, Dr. Kane Rokiatou Maguiraga, a précisé qu’au Mali, la transformation du lait local est un défi pour la promotion de la chaîne de valeur lait. Pour Dr. Maguiraga, l'une des actions importantes de cette stratégie est de renforcer les capacités du pays à transformer le lait cru local en vue de réduire sa dépendance vis-à- vis de l'extérieur. Aussi, regrette-t-elle que le Mali dépense tous les ans plus de 18 milliards de FCFA pour l'importation du lait en poudre et autres produits laitiers.

Dr. Maguiraga a rappelé que la production disponible en lait de 2018 a été de 933 424 tonnes sur un potentiel évalué à 2 121 420 tonnes. Et d’ajouter que la collecte contrôlée de lait par le réseau constitué de 119 centres et mini-laiteries a été de 7 430 tonnes sur lesquelles 3 010 tonnes seulement ont été transformées.

«L'implantation d'une usine de lait au profit des éleveurs du district de Bamako est d'une grande nécessité. Chaque année, une quantité de lait se perd en raison des difficultés de transformation, de conservation, de conditionnement et de distribution», a-t-elle souligné.

Le ministre Maguiraga a invité les acteurs de la filière à bien s’organiser pour faire adhérer le maximum de producteurs de lait, établir des conventions avec les réseaux d’éleveurs pour la fourniture régulière de la matière première (le lait cru local), et produire une large gamme de produits pour laisser le libre choix au consommateur.

Selon le porte-parole l’association des professionnels de la filière lait (PROFILAIT), Sanoussi Bouya Sylla, le lait pur de vache constitue à la fois un aliment, un lien social et une part d'identité. Avec PROFILAIT, explique-t-il, des innovations laitières respectueuses de l'environnement sont au rendez-vous. «Les professionnels de la filière lait remercient le président de la République pour l'usine de transformation de lait dans le cadre du programme présidentiel d'urgences sociales», a-t-il conclu.

<strong> </strong>

<strong>Ousmane DIAKITE </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Bandiagara : l’ADB dénonce des actes criminels et odieux visant à saper les efforts d’apaisement du gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/bandiagara-ladb-denonce-des-actes-criminels-et-odieux-visant-a-saper-les-efforts-dapaisement-du-gouvernement-2832396.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2019 00:50:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>De pauvres paysans dogons travaillant dans leurs champs, tués, blessés ; d’autres enlevés ; 200 têtes de bovins emportées, cet effroyable bilan fait sortir de ses gonds l’Association pour le développement du cercle de Bandiagara dont les efforts d’apaisement sont ainsi mis à mal. Voici l'intégralité du communiqué de l’ADB.</em></strong>

L’Association pour le Développement du Cercle de Bandiagara (A.D.B.) a appris avec consternation les massacres ciblés et les différentes atteintes survenus dans la commune rurale de Pignari-Bana, Arrondissement de Goundaka, dans le Cercle de Bandiagara.

Le mardi 30 juillet 2019, un véhicule des forains, sur le chemin de retour de la foire de Fatoma, a été attaqué par des assaillants qui ont fait descendre tous les Dogons, au nombre de neuf (09), en laissant à bord les autres ethnies. Ces Dogons furent ensuite froidement égorgés. Les victimes sont des villages de Tounkari, de Boudou, de Niandari, de Sarèrè, et de Midjiboli. Les corps des victimes n’ont toujours pas pu être récupérés, ni par les populations ni par les militaires venus de Sévaré.

Une autre attaque qui a eu lieu dans la même commune fut portée sur de paisibles paysans Dogons travaillant dans leurs champs, a fait 5 morts et 2 blessés graves admis à l’Hôpital Sominé Dolo de Sévaré.

Le mercredi 31 juillet, dans la commune rurale de Sangha, dans le cercle de Bandiagara, vers la frontière avec la commune de Diankabou, cercle de Koro, une attaque a fait plus d’une dizaine de morts, 6 personnes enlevées, tous Dogons, et plus de 200 têtes de bovins emportées.

L’Association pour le développement du cercle de Bandiagara (A.D.B.) condamne avec la dernière rigueur ces actes criminels et odieux qui viennent de mettre à mal les efforts des missions d’apaisement en cours menées par le Gouvernement, les Associations de Développement des cercles de Bandiagara, Bankass, Douentza, et Koro, appuyées par de hautes personnalités issues des ethnies dogon et peul.

L’ADB demande au Gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour rechercher, arrêter et traduire les auteurs de ces crimes devant les juridictions compétentes. L’ADB présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

<strong>Bamako, le 1er août 2019</strong>

<strong>Le Président Amadou KASSAMBARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Traite d’êtres humains : 60% des victimes étaient des femmes entre 2007 et 2010</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/traite-detres-humains-60-des-victimes-etaient-des-femmes-entre-2007-et-2010-2832427.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2019 00:46:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La grande majorité des victimes de la traite d’êtres humains sont des femmes et des enfants. En guise d’illustration, de 2007 à 2010, on constate qu’entre 55% et 60% du nombre total de victimes détectées étaient des femmes. Selon l’Office des Nations-unies contre la drogue et le crime (Onudc), dans son rapport de 2018, les femmes représentent 49% des victimes de la traite d’êtres humains contre 21% pour les hommes et 30% pour les enfants. </strong>

Cette information a été donnée à la faveur d’une conférence de presse donnée le mardi 30 juillet par l’Initiative migration et développement (Imigrad) et l’association malienne des expulsés (Ame), tous membres du réseau Migrafrique. La conférence de presse rentre dans le cadre des activités de la célébration du 30 juillet, journée mondiale de lutte contre la traite d’êtres humains.

L’objectif est d’informer et mobiliser l’opinion ouest-africaine sur la problématique de la migration par la mise en place de cadre d’échanges et d’action pluri-acteurs mettant en lien traite-mobilité, emploi-recrutement, protection sociale et dignité humaine ; la facilitation de collaboration entre Migrafrique, les communautés de base, les médias, les instituts de recherche, les gouvernements centraux, etc. La conférence de presse était animée par le président de l’Association malienne des expulsés, Ousmane Diarra, accompagnée du président d’Imigrad, Oumar Sidibé, et Lamine Diakité, membre de l’Ame.

Selon ce dernier, l’assemblée générale des Nations-Unies, dans sa résolution 68/192 adoptée le 18 décembre 2013, a décidé de proclamer le 30 juillet, journée mondiale de lutte contre la traite d’êtres humains. Depuis cette date, il a indiqué que la journée est célébrée tous les ans par les Etats membres, les organismes compétents des Nations-unies et la société civile. À en croire Lamine Diakité, membre de l’Ame, la vocation de la journée est de faire connaître le sort des victimes de la traite d’êtres humains et partant, de promouvoir et protéger leurs droits.

Aux dires de Lamine Diakité, la traite de personnes désigne le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes, par la menace de recours ou le recours à la force ou à d’autres formes de contrainte, par enlèvement, fraude, tromperie, abus d’autorité ou d’une situation de vulnérabilité, ou par l’offre ou l’acceptation de paiements ou d’avantages pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation.

Il dira que le phénomène de traite d’êtres humains ne connaît pas de frontières vu que tous les Etats sont à peu près concernés soit en tant que pays de départ, soit de transit, soit de destination des victimes.

En guise d’illustration, Lamine Diakité a rappelé que, de 2007 à 2010, on a constaté qu’entre 55% et 60% du nombre total de victimes détectées étaient des femmes. Selon l’ONUDC, dans son rapport de 2018, les femmes représentent 49% des victimes de traite des personnes contre 21% pour les hommes et 30% pour les enfants.

Selon M. Diakité, la majorité des auteurs de la traite d’êtres humains sont des hommes et les formes d’exploitation subies par les victimes se ramènent le plus souvent à l’exploitation sexuelle, le travail forcé, la mendicité forcée, la traite des enfants pour les combats armés, etc.

Concernant les mesures prises, au niveau international, il a mentionné que la traite d’êtres humains est incriminée et fait l’objet de répression par les instruments juridiques internationaux. Au nombre de ces instruments, le conférencier a cité la convention des Nations-unies contre la criminalité transnationale organisée et le protocole additionnel à la convention des Nations-unies contre la criminalité transnationale visant à réprimer, prévenir et punir la traite des personnes.

Au niveau national, selon Lamine Diakité, le Mali a fait une avancée tant sur le plan normatif que structurel. Sur le plan normatif, notre pays a adopté la loi n°2012-023 du 12 juillet 2012 relative à la lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées. Avant d’ajouter que sur le plan structurel, un comité national de coordination de lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées a été créé et est chargé de coordonner et d’assurer le suivi des actions de lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées.

Notons que Migrafrique est une plateforme ouest-africaine sous-régionale au service de la migration. Les pays membres sont le Mali, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée Conakry, la Mauritanie, le Niger, le Togo et le Sénégal. Il a été créé en avril 2018.

<strong> </strong>

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sortie des stagiaires de l’UNITAR</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/sortie-des-stagiaires-de-lunitar-2832424.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2019 00:45:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’école nationale de police a abrité la cérémonie de sortie de promotion des stagiaires de l’UNITAR (United Nations Institute for Training and Research), le vendredi 2 août 2019. Laquelle a enregistré la présence effective de plusieurs officiers supérieurs, officiers, sous-officiers et militaires du rang. </em></strong>

La cérémonie était conjointement présidée par le directeur général adjoint de la police, le contrôleur général Moussa Boubacar Mariko, et le représentant de la République d’Allemagne auprès de l’école de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), le général Wunder.

La session de formation d’un mois de formation a regroupé policiers et gendarmes du Mali. Elle vise l’objectif principal de contribuer au renforcement des capacités des policiers et gendarmes maliens. Elle était organisée par la République fédérale d’Allemagne en partenariat avec l’école de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB) et l’UNITAR (United Nations Institute for Training and Research). <strong><em> </em></strong>

Selon le commandant de police Yoro Traoré, ce partenariat entre la République fédérale d’Allemagne, l’école de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB) et l’UNITAR dure depuis trois ans et apporte une formation de qualité aux forces de sécurité de la sous-région pour les pays contributeurs de troupes UPC au profit de la Minusma en général et du Mali en particulier.

Le commissaire principal Baba Mariko, chef de la composante police à l’école de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye, non moins coordinateur de la présente formation, a précisé que la centaine de policiers et gendarmes stagiaires maliens viennent de toutes les régions du pays. Pendant un mois, dira-t-il, ces 106 stagiaires dont 13 femmes ont su créer une synergie entre eux. C’est cette diversité qui a été mise à profit pour tisser des relations professionnelles et aussi d’amitié au sein du groupe, selon le commissaire principal Baba Mariko. Pour lui, les participants ont créé un réseau qui leur permettra de partager leurs expériences futures...

Au cours de la formation, ajoutera-t-il, ils ont passé en revue les modules de pré-déploiement de la police initiés par le système des Nations-unies. Le commissaire principal Baba Mariko a tenu à rassurer qu’un accent particulier a été mis sur quelques thématiques dont la protection des civils qui est au cœur de tous les mandats actuels des Nations-Unies, la protection des enfants et d’autres groupes vulnérables, mais surtout les abus et exploitations sexuelles qui peuvent porter atteinte à la crédibilité dans les zones de mission. Et de préciser que les stagiaires ont été à la hauteur, disciplinés et avides d’acquérir le savoir  au cours de la formation.

Pour leur part, les récipiendaires, par la voix de leur porte-parole, le major de la gendarmerie Niarga Dembélé, ont félicité la hiérarchie militaire d’avoir mis le paquet pour eux et, au nom de tous les stagiaires, il a remercié les autorités et leurs partenaires pour cette formation.

Le directeur général de l’école nationale de police le commissaire divisionnaire Seydou Diarra et celui de la gendarmerie lieutenant-colonel Youssouf Otto Diallo ont exprimé leur satisfaction pour la tenue de cette formation.  Quant au directeur général adjoint de la police, le contrôleur général Moussa Boubacar Mariko, et au représentant de la République d’Allemagne auprès de l’école de maintien de la paix, le général Wunder, ils ont été convaincus de ce qu’ils ont vu au cours de la démonstration des stagiaires. D’après eux, nos deux pays ne ménageront aucun effort pour la pérennisation de ce genre de formation dans notre pays afin que nos forces disposées en pré-déploiement soient aptes avant leur départ dans les différentes missions onusiennes.

Faut-il le signaler, cette formation a été entièrement financée par la République fédérale d’Allemagne et exécutée par l’école de maintien de la paix (EMP-ABB) à travers UNITAR au sein de la Minusma.

Rappelons qu’elle n’aurait été possible sans la détermination de braves formateurs comme le commandant major Sayon Keïta, le Cdt Yoro Traoré, le capitaine Fadiala Tounkara, le Maréchal de Logis chef Moussa Sangaré et le sergent-chef Issa Traoré.

<strong> </strong>

<strong>Ousmane DIAKITE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>La colère des Dogons</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/la-colere-des-dogons-2832414.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2019 00:45:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Collectif des associations du plateau dogon rejette un communiqué du gouvernement du Mali. «Il est inapproprié, insuffisant et est une insulte à la mémoire de nos morts. 8 morts à Sangha, 11 morts à Pignari, 3 morts à Somadougou. Mais le gouvernement fait un communiqué laconique,  comme si ces morts sont des hommes de sous-classe», dénonce le collectif.

<strong>Accueil triomphal</strong>

Tenekoun a observé un accueil triomphal au Premier ministre Boubou Cissé et sa délégation, venu rencontrer et échanger avec les populations sur les difficultés auxquelles elles sont confrontées. Pour trouver des voies et moyens de sortir de crise. De l'entrée de la ville au domicile du chef du village, il y avait une marée humaine. Tout Tenekoun et ses environs se sont mobilisés pour accueillir Boubou Cissé.

<strong>Plus d'accès à l'eau</strong>

Dans la ville de Macina et partout où le Premier ministre est passé, les populations demandent plus d'accès à l'eau. La zone rizicole a besoin de plus d'eau. Les paysans n'ont pas encore fait de semi et ceux qui l'ont fait sont toujours dans l'attente de l'engrais subventionné par le gouvernement. Ils ont demandé au Premier ministre de les aider, parce qu'ils n'ont plus d’espoir. Macina est la dernière ville de la zone de l'Office du Niger, cela pose beaucoup de problème. S’y ajoute l'insécurité, ce qui rend la tâche difficile pour les populations.

<strong>Le respect des engagements </strong>

De Tenekoun à Djenné en passant par Macina, plusieurs accords de paix ont été signés entre les communautés pour la paix. Ils sont signés entre éleveurs et agriculteurs, certains disent entre Dozos et Peuls. Un accord a été conclu à Macina grâce à plusieurs bonnes volontés dont le marabout Komani Tanapo. À Djenné, deux accords, un pour lever l'embargo sur Kouakrou et le second pour la cessation des hostilités entre Peuls et Dozos. Déjà, les populations commencent à sentir le respect des engagements. Les troupeaux peuvent rejoindre les pâturages de Farako après la signature de l’Accord de Macina. Les paysans de Tenekoun et Macina sont retournés à des hameaux de culture qu'ils avaient abandonnés depuis 2015.

<strong>L'auto-gare de Djenné </strong>

En marge de sa visite dans le cercle de Djenné, Dr. Boubou Cissé a visité le barrage de Djénné, une infrastructure qui joue un rôle capital dans l'agriculture à Djénné. L'œuvre dont les travaux sont toujours en cours attend encore des étapes de finition importante. Les travaux ont été perturbés à cause de l'insécurité. Dans le cadre de la mobilité urbaine, le gouvernement vient de doter Djenné d'une nouvelle auto-gare, elle a été inaugurée par le Premier ministre. Il permet aux transporteurs d'avoir un endroit où garer les véhicules, car le cercle de Djenné est aussi inondé. L'infrastructure a été construite par le gouvernement.

<strong>Plateforme  apolitique</strong>

Lors de sa visite à Djenné, le Premier ministre Dr. Boubou Cissé a été informé de la mise en place d'une plateforme apolitique, pour l'aider dans le cercle de Djenné. Si les initiateurs de cette plateforme apolitique ne sont pas rentrés dans les détails, tout porte à croire qu'il s'agit d'une fédération des acteurs de la vie politique de Djenné. En tout cas, tous les ténors de la politique de la ville jumelle de Tombouctou étaient présents lors de la visite du Premier ministre. Et chacun y a mis sa touche.

<strong>Tenenkoun enclavé </strong>

Dans le cercle de Tenekoun, malgré les annonces de signature de la paix entre Peuls et Dozos  les populations de certaines localités ne sont pas rassurées. Surtout à Togueré Koumbé, qui est toujours sous embargo des terroristes. La jeunesse de cette localité, venue parler au nom des habitants de la localité, est contrainte de rester à Tenekoun ville. Parce que les terroristes ne sont pas d'accorder pour lever l'embargo. Le jeune porte-parole de Togueré Koumbé a demandé au Premier ministre de négocier avec les terroristes afin que la paix puisse revenir dans leur ville.

<strong>Arouna Modibo Touré rassure les jeunes des localités du centre </strong>

Dans toutes les localités que le Premier ministre a visitées lors de cette 2<sup>ème</sup> étape de sa tournée dans la région de Mopti, le ministre de la Jeunesse et des sports y était aussi. En plus des rencontres classiques, Arouna Modibo Touré rencontrait les jeunes des localités afin de recenser leurs préoccupations. Il a dit deux messages partout où il est passé : l'organisation des activités citoyennes pendant les vacances et un tournoi de football dans toutes les localités. À Tenenkoun, il a eu des discussions franches et directes avec la jeunesse. Il leur a dit ce qu'il peut faire et ce qu'il ne peut. La question de la mobilité des engins à deux roues, a-t-il déclaré, «ne relève pas de ma compétence, c'est une question militaire». Et chaque fois que le ministre Papou échangeait avec les jeunes, ceux-ci se calmaient.

<strong> </strong>

<strong>De nouveaux stades </strong>

Lors des échanges avec le ministre des Sports, les jeunes de Tenekoun ont exprimé le besoin d'avoir un terrain de football. Selon eux, l'ancien Premier ministre leur avait promis un stade dont le financement a été acquis. Le ministre leur a fait savoir que les Algériens leur ont promis 15 stades avec gazon synthétique. Selon lui, la priorité sera donnée aux localités de l'intérieur du pays. Le Premier ministre Boubou Cissé a dit que la promesse faite par le Premier ministre Boubèye  de doter Tenekoun d'un stade sera respectée. En plus de Tenekoun, tous les cercles  de Mopti auront leur stade.

<strong>La bourse des moutons </strong>

Dans la vaste cour de l'ODM de Sévaré se tient la 3ème édition de la bourse des moutons appelée bourse des moutons de Tabaski à Sévaré BOMOTABS. C'est organisé par le projet L4G, une branche de Feed the future, financé par le gouvernement américain. Cela à travers l'USAID. Les prix des moutons varient de 45000 FCFA à 150 000 FCFA, tous des moutons bien élevés grâce à L4G. BOMOTABS est basé sur l'embauche des éleveurs de Djénné, Bankass, Koro, Bandiagara et Nianfunké. C'est pourquoi les moutons sont bien élevés et bien portants.

<strong>Gestion des conflits </strong>

À Gao,  le Projet de promotion et consolidation de la paix dans la région a été lancé le 31 juillet 2019. Financé à hauteur de 25 millions FCFA par la Minusma, il a pour objectif de renforcer la promotion d’une culture de paix et des valeurs de cohésion sociale dans toute la région de Gao. Pour une durée de 3 mois, ce projet, qui sera mis en œuvre par l’Association holistique pour le développement et la paix au Mali, couvrira les cercles de Gao, Ansongo et Bourem. Dans son programme, plus de 600 personnes seront formées en gestion et prévention des conflits et en techniques de communication et formulation de message de paix.

<strong>Gao demande une route </strong>

À l'initiative du Mouvement Souba Alwakilo Djirbi Ben, des jeunes ont battu le pavé pour dénoncer l'état de la route Gao-Sevaré et demander à l’État de prendre des dispositions pour commencer les travaux de rénovation de cette route qui constitue, selon les organisateurs, «un levier pour l'économie de nos régions». La marche a commencé aux environs de 09 heures devant le marché de nuit pour le Gouvernorat où les manifestants ont été reçus par le Gouverneur auquel ils ont remis une déclaration. Ils promettent d'user de tous les moyens légaux, si rien ne fait, pour que l’État prenne ses responsabilités. Le Gouverneur, S. Samaké, rassure les manifestants que c'est un problème qui est déjà posé et que la route Gao-Sevaré reste une priorité. «Ça me fait mal de voir mes administrés obligés de traverser deux pays pour arriver à Bamako», a-t-il déclaré.

<strong>DEF triché </strong>

L'examen du DEF (Diplôme d’études fondamentales) s'est déroulé au Mali, et vous saurez que ni le peuple malien ni ses dirigeants actuels ne sont prêts pour le changement : malgré le prêchi-prêcha du ministre de l'éducation nationale, les sujets du DEF session 2019 n'ont pas été à l'abri de fuite à l'instar de ceux des ans précédents. Promoteurs véreux achetant des sujets, parents criminels favorables, enseignants complices, agents véreux du ministère acteurs, la liste est longue et les conséquences dramatiques... Voilà le Mali : tout le monde dit ça ne va pas mais personne n'œuvre pour que ça aille bien. Malheureusement pour les élèves dont la surveillance fut rude sinon de l'autre côté, les photocopies des corrections furent distribuées sans désinvolture. Mieux vaut décréter «voler pour tous, manger pour tous et qui peut», le professeur clément Dembélé a une tâche lourde, lui qui veut et prêche le contraire du modus operandi actuel. Le système actuel est très difficile à combattre, mon cher aîné, surtout que le peuple dans son entièreté n'est pas favorable encore moins prêt. Néanmoins, du courage mon cher aîné, il se peut que vos rêves se réalisent.

<strong>10 morts à Goundaga </strong>

Dans la région de Mopti, le 30 juillet 2019 entre 18 h et 19 h, après la foire hebdomadaire de Fatoma, des véhicules en partance pur Goundaka ont été interceptés par des individus armés non identifiés, entre un village de Kounary et un village de Goundaka. Bilan : 11 morts dont 10 ont été égorgés et un tué par arme à feu ; ils étaient tous des ressortissants du village de Boudou dans la commune rurale de Goundaka. Informées de la nouvelle, le 31 juillet 2019, sur ordre de M. le Gouverneur  de la région de Mopti, les Forces armées maliennes (Fama) ont été à la recherche des corps abandonnés dans la brousse afin de procéder à leur inhumation.

<strong>Kita attend sa centrale photovoltaïque </strong>

Le ministre de l’Energie et de l’Eau s’est rendu le lundi 29 juillet à Kita à 182 km de Bamako pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de la nouvelle centrale photo-voltaïque AKUO Kita Solar de 50 MWc. Le ministre Sambou Wagué était en compagnie des membres de son cabinet et de certains Directeurs centraux de son Département. Du côté EDM, la Direction générale était représentée par le chef de département des Centres de l’intérieur et de certains responsables opérationnels en charge du suivi des travaux qui doivent être réalisés par AKUO Solar. À l’issue de cette visite, le ministre Wagué a marqué son satisfecit quant à l’évolution normale des travaux qui tiennent compte jusque-là du respect des délais contractuels.]]> </content:encoded>
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<title>Bréhima Mamadou Koné, politologue : «La crise de moralité est née de la remise en cause de l’institution sociale (la famille)»</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/brehima-mamadou-kone-politologue-la-crise-de-moralite-est-nee-de-la-remise-en-cause-de-linstitution-sociale-la-famille-2832413.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2019 00:45:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le professeur de sociologie politique, Bréhima Mamadou Koné, pense que la chute des valeurs sociales a commencé quand le «moi» est devenu roi. Chacun ne pense qu’à soi-même, de la famille jusqu’à l’Etat, rappelant qu’aucune notion de la chose commune ne résiste au «moi» dévastateur. Le denier public n’est plus un totem, il est aisément pillé pour des fins personnelles sans sanctions administrative et pénale. Nous vous proposons son analyse.</strong>

Pour lui, il faudra penser à tout refaire chez le Malien qui a carrément perdu ses repères. La famille d’abord, la rue et l’école ont démissionné. Le groupe social est sacrifié au profit du «moi», s’indigne le politologue. Sauf si on revenait à nos repères, une bonne éducation avec des valeurs morales de probité, respect du bien public, l’amour de son prochain, etc., un bon citoyen ferait un bon dirigeant fort et intègre, estime-t-il.

D’après ses constats, quand on rentre souvent dans certaines familles maliennes, on a l’impression que les parents (père, mère, tante, oncle) ne reconnaissent pas leurs propres enfants et vice-versa. La grande famille, le socle du processus de socialisation dans un grand cercle de parents dont le système de production et de gestion était basé sur le collectivisme et le partage, est en pleine voie de disparition de façon exponentielle au profit de la famille (nucléaire) presque généralisée, à quelques exceptions près.

C’est ainsi que l’universitaire Koné a déduit que la nouvelle donne a favorisé ces termes (moi, ma femme et mes enfants) et dont les deux parents (mère, père) sont les seuls responsables de l’éducation de leurs enfants. Oubliant ainsi que leur absence donne toujours des opportunités aux enfants qui apprennent vite, qui s’intègrent vite et qui s’adaptent vite socialement, d’entreprendre des mauvaises fréquentations avec d’autres enfants qui sont loin d’être des modèles en matière d’éducation.

En effet, «à force de fréquenter de tels lieux de vagabondage et de banditisme en l’absence des deux parents pendant les heures de travail et ou pendant leurs missions, ils vous surprendront certainement avec des comportements inattendus, contraires à notre doctrine sociétale et cela trouverait souvent que c’est trop tard pour récupérer ces enfants pareils», s’inquiète-t-il.

En plus, les conditions salariales des Maliens public-privé ne permettent pas dans la majorité des cas aux travailleurs de subvenir aux nombreux besoins de consommation de leurs familles respectives (location, nourriture, santé, éducation, déplacement, électricité, eau, habillement…). Ce qui fait que certains sont obligés de faire des acrobaties par-ci par-là pour combler le déficit financier. Et généralement, en faisant cette course, les enfants sont laissés pour compte sans suivi en termes de comportement et de fréquentation, ni pour s’informer de leurs résultats scolaires.

Ce faisant, certains de ces enfants sans éducation laissés pour compte sont voués à l’échec et s’adonneraient pour la plupart des cas à l’alcool, à la prostitution, au banditisme, le manque de respect pour les institutions démocratiques et les gouvernants, parce qu’il est difficile de les récupérer et les mettre sur le bon chemin, a-t-il expliqué l’enseignant.

Malheureusement, peu de parents sont encore dans cette transmission de valeurs morales et sociétales à leurs enfants. «Nous assistons à un délabrement de nos cultures qui explique certains comportements sociétaux aujourd'hui. Il faut revisiter nos modèles d'antan d'éducation. Il n'est pas encore tard pour faire ce diagnostic de la société malienne malade dans toutes ses composantes, pour apporter les remèdes», a-t-il interpellé l’ensemble du peuple malien.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>2ème région militaire : le Colonel Toumani Koné passe le témoin au Colonel Didier Dembélé</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/2eme-region-militaire-le-colonel-toumani-kone-passe-le-temoin-au-colonel-didier-dembele-2832431.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2019 00:17:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Le Colonel Toumani Koné a passé le commandement de la 2ème région militaire au Colonel Didier Dembélé, le vendredi 02 août 2019. La passation de commandement, ponctuée d’honneurs militaires, de discours et d’un défilé, a été présidée par le chef d’état-major de l’Armée de Terre, le Général de Brigade Kéba Sangaré, en présence de plusieurs autorités militaires et civiles. «Officiers, sous-officiers, militaires du rang de la 2<sup>ème</sup> région militaire, au nom du président de la République, que vous reconnaitrez désormais pour chef, le Colonel Didier Dembélé ici présent et vous lui obéirez en tout temps pour ce qu’il vous commandera pour le bien du service, l’exécution des règlements militaires, l’observation des lois et le succès des armes», a annoncé le Général Kéba Sangaré. C’est par cette formule réglementaire que le chef d’état-major de l’Armée de Terre a installé le Colonel Didier Dembélé comme nouveau Commandant de la 2<sup>ème</sup> région militaire.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Ousmane DIAKITE </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bréhima Mamadou Koné, politologue : «La crise de moralité est née de la remise en cause de l’institution sociale (la famille)»</title>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2019 00:02:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le professeur de sociologie politique, Bréhima Mamadou Koné, pense que la chute des valeurs sociales a commencé quand le «moi» est devenu roi. Chacun ne pense qu’à soi-même, de la famille jusqu’à l’Etat, rappelant qu’aucune notion de la chose commune ne résiste au «moi» dévastateur. Le denier public n’est plus un totem, il est aisément pillé pour des fins personnelles sans sanctions administrative et pénale. Nous vous proposons son analyse.</strong></em>

Pour lui, il faudra penser à tout refaire chez le Malien qui a carrément perdu ses repères. La famille d’abord, la rue et l’école ont démissionné. Le groupe social est sacrifié au profit du «moi», s’indigne le politologue. Sauf si on revenait à nos repères, une bonne éducation avec des valeurs morales de probité, respect du bien public, l’amour de son prochain, etc., un bon citoyen ferait un bon dirigeant fort et intègre, estime-t-il.

D’après ses constats, quand on rentre souvent dans certaines familles maliennes, on a l’impression que les parents (père, mère, tante, oncle) ne reconnaissent pas leurs propres enfants et vice-versa. La grande famille,  le socle du processus de socialisation dans un grand cercle de parents dont le système de production et de gestion était basé sur le collectivisme et le partage, est en pleine voie de disparition de façon exponentielle au profit de la famille (nucléaire) presque généralisée, à quelques exceptions près.

C’est ainsi que l’universitaire Koné a déduit que la nouvelle donne a favorisé ces termes (moi, ma femme et mes enfants) et dont les deux parents (mère, père) sont les seuls responsables de l’éducation de leurs enfants. Oubliant ainsi que leur absence donne toujours des opportunités aux enfants qui apprennent vite, qui s’intègrent vite et qui s’adaptent vite socialement, d’entreprendre des mauvaises fréquentations avec d’autres enfants qui sont loin d’être des modèles en matière d’éducation.

En effet, «à force de fréquenter de tels lieux de vagabondage et de banditisme en l’absence des deux parents pendant les heures de travail et ou pendant leurs missions, ils vous surprendront certainement avec des comportements inattendus, contraires à notre doctrine sociétale et cela trouverait souvent que c’est trop tard pour récupérer ces enfants pareils», s’inquiète-t-il.

En plus, les conditions salariales des Maliens public-privé ne permettent pas dans la majorité des cas aux travailleurs de subvenir aux nombreux besoins de consommation de leurs familles respectives (location, nourriture, santé, éducation, déplacement, électricité, eau, habillement…). Ce qui fait que certains sont obligés de faire des acrobaties par-ci par-là pour combler le déficit financier. Et généralement, en faisant cette course, les enfants sont laissés pour compte sans suivi en termes de comportement et de fréquentation, ni pour s’informer de leurs résultats scolaires.

Ce faisant, certains de ces enfants sans éducation laissés pour compte sont voués à l’échec et s’adonneraient pour la plupart des cas à l’alcool, à la prostitution, au banditisme, le manque de respect pour les institutions démocratiques et les gouvernants, parce qu’il est difficile de les récupérer et les mettre sur le bon chemin, a-t-il expliqué l’enseignant.

Malheureusement, peu de parents sont encore dans cette transmission de valeurs morales et sociétales à leurs enfants. «Nous assistons à un délabrement de nos cultures qui explique certains comportements sociétaux aujourd'hui. Il faut revisiter nos modèles d'antan d'éducation. Il n'est pas encore tard pour faire ce diagnostic de la société malienne malade dans toutes ses composantes, pour apporter les remèdes», a-t-il interpellé l’ensemble du peuple malien.

<strong>Gabriel TIENOU </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Résolution de la crise : les enjeux du dialogue national inclusif au cœur des échanges</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/resolution-de-la-crise-les-enjeux-du-dialogue-national-inclusif-au-coeur-des-echanges-2831435.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 09:41:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Pyramide du Souvenir a abrité samedi 27 juillet la conférence-débat des membres de la plate-forme Anw Ko-Mali autour du thème «les enjeux du dialogue national inclusif».</em></strong>

La conférence-débat était aminée par Mme Sy Kadiatou Sow de l’A.DA.MA-Association, présidente du Comité provisoire de coordination de la plate-forme Anw-Ko-Mali, et M. Boukary Doumbia, président du Forum de la Société civile. En plus de ces deux personnalités, plusieurs hommes politiques comme Modibo Sidibé, Mountaga Tall, Choguel Kokalla Maïga et les représentants d’autres structures de la société civile y ont pris part.

L’objectif était tout d’abord de procéder à la signature officielle de la déclaration de la plate-forme relative à la situation sécuritaire, au dialogue national inclusif et au renouvellement du mandat des députés. En même temps, animer une conférence-débat sur les enjeux du dialogue national inclusif.

Après le mot de bienvenue et la lecture de la déclaration par Mme Sy Kadiatou Sow, les représentants des partis politiques, des associations et organisations de la société civile ont signé les uns après les autres ladite déclaration.

«Nous lançons un vibrant appel à tous ceux qui veulent approuver le contenu de cette déclaration à se joindre à nous, en vue d’une mobilisation patriotique pour renforcer le rang de la résistance à la partition du Mali et gagner un processus de redressement», a déclaré Mme Sy Kadiatou Sow.

Dans son intervention au cours de la conférence-débat, M. Boukary Doumbia a fait un état des lieux de la situation désastreuse du pays depuis le début de la crise en 2012 jusqu’à nos jours. Il a ensuite déclaré que la plate-forme Anw-ko-Mali est composée d’organisations faîtières de la société civile et de partis politiques qui adhèrent à l’initiative d’un dialogue national inclusif.

Les membres de cette plateforme proposent de se donner une stratégie de mise en œuvre du dialogue pour l’atteinte de leur objectif ultime, qui est la sortie définitive du Mali de la crise en cours. La présente conférence-débat est une des actions de cette stratégie, prioritairement  portée sur le format, le contenu, les acteurs du dialogue, la démarche, la durée, les résolutions et leur dispositif de mise en œuvre.

«Trois enjeux majeurs sont reliés au dialogue national inclusif de par son importance, son envergure et sa pertinence en rapport avec la crise généralisée que traverse le pays, à savoir : l’obtention d’un consensus national sur les stratégies de sortie de crise ; l’adoption de réformes institutionnelles consensuelles qui garantissent l’émergence d’institutions fortes capables de gérer de façon transparente les affaires du pays ; la résolution définitive de la crise multiforme et la stabilisation sécuritaire, économique et sociale du pays», a-t-il précisé M. Boukary Doumbia.

<strong>Assan TRAORE/Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Centre médical Cheick Soufi Bilal Diallo :  Prise en charge gratuite de responsables chrétiens et musulmans</title>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 09:39:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Centre médical Cheick soufi Bilal a fêté son premier anniversaire le samedi 27 juillet 2019 à Sénou-Lafiabougou. Entre autres promesses, le jeune promoteur a annoncé la prise en charge gratuite des consultations des responsables chrétiens et musulmans dans son centre médical. L'événement avait pour Marraine, la directrice régionale de la santé, Lieutenant-colonel Assa Badiallo Touré.</strong>

Le Centre médical Cheick soufi Bilal est un centre confessionnel à utilité publique avec une très grande capacité d'accueil. Le bilan des activités du 27 juillet 2018 au 27 juillet 2019 fait état de 2 815 consultations, 303 CPN, 113 accouchements reçus, 14 femmes déférées au centre de santé de référence de Sogoniko, aucun décès de femme pendant l'accouchement et un enfant mort-né. La pédiatrie a enregistré 812 prises en charge, 320 échographies, 17 opérations reçues, 1713 analyses de sang et la morgue a enregistré 350 morts.

De nombreux invités ont répondu à l'appel du guide des Soufis du Mali, pour célébrer ce premier anniversaire du Centre médical, qui a réalisé une belle performance pour un établissement à ses débuts. Les 113 femmes qui ont accouché dans ce centre médical ont toutes reçues des cadeaux des mains du Guide Bilal. Celui-ci a saisi l'occasion pour annoncer la prise en charge gratuite des consultations du chef de village de Sénou et de ses conseillers. Pour finir, Cheick soufi Bilal Diallo a pris l'engagement que, désormais, les responsables chrétiens et musulmans seront consultés gratuitement dans son centre.

Ce fut aussi l'occasion pour le jeune promoteur de procéder à l'ouverture d'une salle de gym. Et d’un centre de distribution de coran fourni par les Américains Samina Malick et Dr. Ibrahim Malick qui ont participé à l’événement.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tabaski : les moutons se vendent à prix d’or à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/fetes-nationales/tabaski-les-moutons-se-vendent-a-prix-dor-a-bamako-2831433.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 09:36:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La fête d’Aïd El Kébir (Tabaski) s’approche à grands pas au Mali. Les préparatifs vont bon train à Bamako. La grande préoccupation pour les chefs de famille demeure l’achat du mouton de sacrifice.</em></strong>

À Bamako, le prix du mouton en cette veille de la fête de Tabaski varie entre 45.000 mille FCFA et 300.000 mille FCFA. Pour les acheteurs, ces prix sont au-dessus de leurs moyens. Mais, pour les vendeurs, la flambée de ces prix s’explique par les frais importants de transport et les entretiens du bétail.

Au parc de mouton de Niamana, Ousmane Diallo, vendeur de bétail, affirme que les béliers sont vendus à partir de 45.000 mille FCFA et les gros sont vendus à plus de 175.000 mille FCFA voire 300.000 mille FCFA. Pour lui, le prix varie selon la qualité et le lieu de provenance de l’animal.

C’est le même constat tous les ans, à l’approche de la fête de Tabaski, les prix des béliers connaissent une hausse. «Je viens de trouver mon mouton de fête. Je l’ai eu à 75.000 mille FCFA, après avoir fait le tour de plusieurs parcs de mouton, afin de pouvoir dénicher le mouton de mon choix. La hausse des prix ne nous empêche pas de l’acheter, car tout bon musulman doit faire ce rituel si tu as les moins évidemment. Cette hausse de prix nous met parfois dans des situations inconfortable», confie Seydou Traoré, chef de famille à Niamana.

Tout comme lui, beaucoup de fidèles musulmans sont depuis quelques jours en train de faire le tour des différents parcs à bétail et points de vente de la capitale pour pouvoir dénicher le mouton de leur choix et à un prix abordable.

Pour ce chef de famille, trouver un mouton à un prix abordable à la veille de la fête de Tabaski est un véritable casse-tête pour les chefs de famille, surtout qu’ils ont d’autres dépenses à faire pour la même occasion. «C’est un souhait pour chaque chef de famille d’avoir un mouton de qualité et à un prix abordable, afin de pouvoir fêter dans les meilleures conditions.

Mais tel n’est pas le cas à Bamako. Ces dernières années, le prix des moutons devient quasiment inabordable à cette période de l’année. C’est la raison pour laquelle j’élève des moutons pour éviter les pénuries à la veille de la fête. Aujourd’hui, mon élevage s’est développé, car je possède un petit troupeau dans mon enclos», déclare Aguibou Sanogo.

Nous constatons depuis quelques jours, que des marchands de mouton sillonnent les rues de la capitale afin d’avoir plus de clients, car la ville est inondée de moutons à la veille de la fête des moutons.

<strong>Korotoumou KARABENTA/Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sortie de la 10ème promotion du DEMG et de la 21ème promotion du Cours supérieur de la gendarmerie :   30 officiers gendarmes prêts pour leurs nouvelles fonctions</title>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 09:25:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Caserne chef d’escadron Balla Koné de Faladié a abrité la cérémonie de sortie de deux promotions de la gendarmerie en fin de formation. Ils sont au nombre de 30 officiers gendarmes dont 10 du Diplôme d’état-major de gendarmerie (</em></strong><strong>DEMG<em>) et 20 du Cours supérieur de la gendarmerie. </em></strong>

Ces nouveaux récipiendaires viennent du Mali, du Niger, du Sénégal, du Togo et de la Guinée. La cérémonie marquant la fin de leur formation était placée sous la houlette du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de division Ibrahima Dahirou Dembélé, en présence d’Officiers supérieurs, Officiers, Sous-officiers et des militaires du rang. Nous étions le vendredi 26 juillet 2019.

Le directeur général du centre et des écoles de  la gendarmerie, le lieutenant-colonel Youssouf Otto Diallo, a affirmé qu’au cours de cette formation, il s’agissait de développer chez les stagiaires, les compétences d’officier de la gendarmerie en matière de commandement, de gestion du personnel et du matériel et leurs aptitudes à employer les unités de la gendarmerie. En ce qui concerne la formation d’état-major, il a été question de donner des connaissances nécessaires à ces officiers pour qu’ils occupent un emploi d’officier concepteur au sein d’un état-major en temps de paix et en temps de crise.

Parmi les stagiaires, il y avait 10 officiers du grade de capitaine à lieutenant-colonel venant de la Guinée, du Mali, du Togo, du Niger et du Sénégal, a expliqué le directeur général de l’école. Selon lui, les 30 officiers se sont évertués à fédérer leurs synergies, à partager leurs expériences et à créer une dynamique d’ensemble pour atteindre les objectifs fixés par cette prestigieuse école.

Parmi ces 30 officiers 22 sont Maliens, les trois premiers des deux promotions ont reçu leur diplôme au cours de la cérémonie et les deux majors des deux promotions sont tous Maliens. Il s’agit notamment du lieutenant Guèlèpili Coulibaly, major de la promotion du Cours supérieur de la gendarmerie (Cours Sup), et du capitaine Harouna Sangaré, major de la promotion du Diplôme d’état-major (DEMG).

Un exercice de démonstration et un défilé ont meublé ladite cérémonie sous les yeux admiratifs du public présent pour la circonstance.

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sortie de la 40ème promotion de l&amp;apos;EMIA :  Le sous&#45;lieutenant Adama Tessougué en est le major avec une moyenne de 16,37</title>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 09:22:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le samedi 27 juillet 2019, la cour de l’Ecole militaire interarmes de Koulikoro (Emia) a abrité la traditionnelle cérémonie de sortie de promotion. Baptisée «Feu colonel Ousmane Coulibaly, la 40ème promotion compte 86 nouveaux sous-lieutenants dont 6 femmes.</strong>

D’entrée de jeu, le colonel Yacouba Traoré, directeur général du Centre d’Instruction Boubacar Sada Sy, communément appelé «EMIA», a d’abord adressé ses mots de bienvenue aux hôtes du jour. Il s'est réjoui de la présence effective des officiers supérieurs, des officiers, des sous-officiers et des militaires du rang à cette cérémonie de sortie.

Il a tenu à faire un bref aperçu historique sur la création du Centre d'Instruction Boubacar Sada Sy de Koulikoro. Avant de préciser que cette 40ème promotion se compose de trois cycles : le cycle ordinaire, le cycle spécial et le cycle d'adaptation.

Selon le colonel Traoré, la promotion Feu Colonel Ousmane Coulibaly est composée de 86 éléments et elle est repartie comme suit : 58 éléments pour le cycle ordinaire, dont 6 femmes, 18 éléments pour le cycle d’adaptation et 10 en cycle spécial. Dans ces effectifs, il y a 10 étrangers.

Ces élèves officiers qui seront désormais projetés sur les différents lieux de stage, détaillera-t-il, viennent de la sous-région. Il s'agit du Mali, du Niger, du Burkina, du Sénégal, du Togo, de la Guinée et de la Côte d'Ivoire. Le major de cette promotion est un Malien, le lieutenant Adama Tessougué, qui a obtenu une moyenne de 16, 37.

De son côté, après avoir accompli les honneurs, sinon le protocole militaire devant le chef de l'État, le général de Division Abdoulaye Coulibaly, chef d'état-major général des armées, a noté que tout le Mali est fier de cette promotion. Ces jeunes sous-lieutenants feront une année de stage probatoire afin d’être confirmés lieutenant plein. Il les a par ailleurs exhorté à être exemplaires partout où ils seront pour incarner leur parrain Feu colonel Ousmane Coulibaly, en matière de travail, de discipline, de l’honneur et de respect.

Au terme de la cérémonie, le président de la République s’est dit satisfait de ce qu'il a vu à cette sortie de promotion et a réitéré son engagement à aider les Fama (Forces armées maliennes). Un défilé des troupes a mis fin à la cérémonie. Lequel défilé a émerveillé le public et n'a pas laissé indifférent le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta.

<strong>Ousmane DIAKITE
Envoyé spécial à Koulikoro</strong>

==================

<strong>Encadré : </strong><strong>Qui était </strong><strong>Feu colonel Ousmane Coulibaly</strong> <strong>?</strong>

Feu colonel Ousmane Coulibaly est né le 21 octobre à Koulikoro Ba. Fils de Sékou Coulibaly et d’Aminata Singaré, le colonel Ousmane Coulibaly fréquenta l’Ecole régionale de San puis l’Ecole militaire préparatoire de Kati (Prytanée Militaire de Kati actuel) avant d’être incorporé dans l’armée française comme engagé volontaire le 21 octobre 1956, pour une période de cinq ans.

Le colonel Coulibaly gravit rapidement les échelons pour accéder au corps des Officiers en 1961. Il effectua plusieurs stages importants, de 1959 à 1961, à l’Ecole militaire de Strasbourg, France ; de 1961 à 1962, au Centre d’instruction interarmes de Kati.

De 1965 à 1966, il a fait un stage à l’école du PCUS à Moscou (Ex URSS) ; de 1976 à 1978, à l’Académie de commandement des Unités supérieures blindées à Moscou et de 1983 à 1984, il a fait un autre stage à l’Ecole supérieure de Paris.

Quant à ses principales fonctions occupées, il fut Directeur des premiers pelotons d’élèves caporaux et d’élèves sergents du Mali à Ségou, de 1964-1965 ; de 1969 à 1972, commandant d’Armes, commandant de bataillon, commandant et chef d’arrondissement de Tessalit ; de 1978 à 1981, commandant d’Armes, commandant de bataillon, commandant de cercle de Kidal.

De 1983 à 1985, il fut l’adjoint au chef d’état-major de l’armée de terre ; de 1985 à 1986, l’adjoint au chef d’état-major des Armées ; de 1986 à 1989, il fut chef d’état-major de l’Armée de Terre.  Enfin, de 1989 à 1991, il deviendra chef d’état-major général des armées.

Le Feu colonel Ousmane Coulibaly a obtenu plusieurs distinctions honorifiques étrangères : la croix du commandant français et commandeur de l’Ordre du Lion du Sénégal. Il a fait valoir ses droits à la retraite le 31 décembre 1998.

<strong>Ousmane DIAKITE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Nuit du Mali à Paris Bercy : Le jeune artiste Daouda Keïta sera au rendez&#45;vous</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/la-nuit-du-mali-a-paris-bercy-le-jeune-artiste-daouda-keita-sera-au-rendez-vous-2831424.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 09:19:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><i><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Le lundi 22 juillet 2019, Canal+ Mali en partenariat avec Waati-B pour la nuit du Mali à Paris Bercy a organisé la finale de la compétition lancée depuis plus de deux mois entre les jeunes artistes maliens, dont l’objectif principal est de mettre en valeur la culture malienne. C’était à l’hôtel Onomo. </span></i></b></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Au départ, ils étaient plus de 2.000 jeunes artistes maliens à postuler à cette compétition. Après la présélection, ce sont dix candidats qui ont été retenus. Lesquels ont été sélectionnés pour participer à la finale, le lundi 22 juillet dernier, à l’hôtel Onomo.  </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Après deux passages de prestation, c’est Daouda Keïta dit «Palmer» qui a remporté le premier prix. Il participera le 29 septembre prochain à Paris Bercy à la nuit du Mali. </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Selon le directeur de Canal+ Mali Moussa Tièmoko Dao et le promoteur de Waati-B, M. Dawala, un Malien résidant à Paris, la nuit du Mali à Paris Bercy est un événement culturel inédit qui se déroule tous les ans. Il vise à valoriser et à faire la promotion de la culture malienne dans toute sa diversité et à travers le monde.</span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Ousmane DIAKITE</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projet d’Aménagement de la Route Transsaharienne section Bourem&#45;Kidal: Signature d’un protocole de financement partiel de 49,91 milliards de Fcfa entre le Mali et la BAD</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/projet-damenagement-de-la-route-transsaharienne-section-bourem-kidal-signature-dun-protocole-de-financement-partiel-de-4991-milliards-de-fcfa-entre-le-mali-et-la-bad-2831420.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 09:15:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Premier ministre, ministre de l’Economie et des Finances, Dr. Boubou Cissé, et la responsable pays de la Banque africaine de développement (Bad), Louise Djoussou-Lorng, ont procédé à la signature du protocole de financement partiel de 49,91 milliards de Fcfa du projet d’aménagement de la route Transsaharienne-section Bourem-Kidal, longue de 285,83 km. C’était le jeudi 25 juillet à la primature.</strong>

Le financement de don d’un montant de 70 millions d’euros, soit environ 49,91 milliards de Fcfa de la Commission européenne, à travers la Banque africaine de développement par délégation, s’inscrit dans l’engagement de l’Etat à désenclaver le pays et impulser son développement économique et social. Le montant global du projet est de 132,85 millions d'euros, soit environ 87,14 milliards de Fcfa. Le Mali apporte un financement de 15,30 millions d’euros, soit 10, 036 milliards de Fcfa pour prendre en charge les coûts de sécurisation de la zone, les frais d’expropriation, de suivi de la mise en œuvre du plan de gestion environnementale et sociale et de fonctionnement de l’unité de gestion du projet.

Cet accord de financement contribue à la mise en œuvre réussie du Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD) pour la période 2019-2023, notamment dans son axe n°2 concernant la paix, la sécurité et le renforcement du vivre ensemble et son axe stratégique n°3 axé sur la croissance inclusive et la transformation structurelle de l’économie par le développement des réseaux d’infrastructures.

Le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, s’est réjoui de l’excellence des relations de coopération entre le gouvernement de la République du Mali et le groupe de la Banque africaine de développement et entre le Mali et la Commission européenne. Il a renouvelé ses vives félicitations et les remerciements du gouvernement de la République du Mali à la BAD et à l’Union européenne pour la mise à disposition de ces financements en mixage de prêts et de dons.

Boubou Cissé ajoutera que le projet d’aménagement de la section Bourem-Kidal, de la branche malienne de la route transsaharienne (RTS), est une infrastructure au centre d’enjeux économiques, sociaux, politiques et sécuritaires à l’échelle du continent. Cette route est située sur les corridors transafricains Alger/Lagos et Dakar/Djibouti, identifiés comme prioritaires par le programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA), pour atteindre les objectifs du NEPAD à l’horizon 2020.

Par ailleurs, le Premier ministre a souligné que la réalisation de cette route permettra de résoudre des problèmes majeurs de paix, de sécurité, de développement économique et social et de fragilité. «C’est un projet important pour l’unité nationale, la paix et la cohésion sociale qui va permettre de désenclaver la région de Kidal, renforcer le processus de pacification en cours dans les zones du nord du Mali et accroître les échanges entre la région de Kidal et les autres régions du Mali ainsi que les échanges entre le Mali et l’Algérie», a-t-il déclaré. Tout en indiquant que ce projet est hautement important pour la sous-région du Liptako-Gourma, et plus particulièrement dans sa partie malienne, car il va contribuer à la réduction des inégalités de développement.

La responsable pays de la BAD, Louise Djoussou-Lorng, a salué le partenariat avec le Mali tout en réaffirmant la disponibilité permanente de son institution bancaire aux côtés du gouvernement du Mali dans tous ses efforts de développement exprimés dans le CREDD 2019-2023. Elle a indiqué que ce projet est stratégique et capital pour la stabilité politique du Mali et de la sous-région ouest-africaine toute entière.

Selon Louise Djoussou-Lorng, les régions de Gao et de Kidal, zone du projet, sont enclavées, confrontées à l’insécurité alimentaire, à la faiblesse d’aménagement territorial, au manque d’emplois viables et à l’absence des services sociaux de base. À l’en croire, ces facteurs de vulnérabilités structurelles et endémiques trouveront des réponses par l’aménagement de la route.

La responsable pays de la BAD a enfin souligné que la réalisation du projet nécessitera un engagement fort de la part de l’Etat, notamment la satisfaction des conditions préalables aux décaissements relatifs aux travaux impliquant la réinstallation des sauvegardes environnementales et sociales, la mise en place à bonne date des fonds de contrepartie, mais aussi le suivi efficace des activités du projet.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fana : encore un autre homme décapité</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/fana-encore-un-autre-homme-decapite-2831412.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 08:56:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un homme atteint de maladie psychiatrique a été retrouvé décapité jeudi 25 juillet 2019 près du marché de Fana. Sa tête coupée du reste de son corps a été découverte ce matin.</strong>

Ce malade mental, communément appelé «Beret rouge», passait le plus clair de son temps à se promener dans la ville de Fana et n'était point agressif. C'est ce qui lui a permis d'avoir l'affection de tous. D'après lui-même, il serait originaire de Ségou Bamanankin.

Après l'assassinat atroce d'une folle et sa fillette de 5 ans, le 29 avril 2018, la décapitation barbare d'une fillette albinos, Ramata, le 13 mai 2018, qui s'ajoutent aussi à l'assassinat ignoble d'une femme peulh et sa fille de 15 ans, le 22 avril dernier, la ville de Fana est sans doute aujourd'hui une ville dangereuse.

Malgré les efforts consentis par le maire et l'honorable Diarassouba, pour l'ouverture d'un nouveau poste de police et l'éclairage public dans la ville, les atrocités continuent dans cette ville située entre Bamako et Ségou.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mobilisation des recettes : le Prem optimise les efforts des services de l’assiette fiscale</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mobilisation-des-recettes-le-prem-optimise-les-efforts-des-services-de-lassiette-fiscale-2831418.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 08:55:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Cellule d’appui à la réforme des finances publiques (Carfip), en partenariat avec la jeune chambre internationale Bamako élite, a organisé le jeudi 25 juillet 2019 son premier débat public sur la mobilisation des recettes, à l’Espace Majestic Palace. Y étaient présents les directeurs nationaux ou leurs représentants des impôts, des domaines et de la douane, sans oublier l’équipe de la Carfip conduite par son coordinateur.   </strong>

Le Plan de réforme de la gestion des finances publiques au Mali (PREM) 2017-2021 est la concrétisation de la volonté politique du gouvernement en matière de réforme des finances publiques. L’objectif ultime du Prem est d’optimiser l’espace budgétaire afin d’exécuter, de manière transparente et efficace, les dépenses publiques en vue de l’atteinte des objectifs de croissance et de développement durable.

Le coordinateur de la Carfip, Abdoulaye Traoré, a rappelé à l’entame de ses propos que le Plan de réforme de la gestion des finances publiques au Mali (Prem 2017-2021), qui constitue la 3<sup>ème</sup> génération de programme de réformes GFP au Mali, a comme socle la mobilisation optimale des ressources budgétaire, avant de passer la parole aux directeurs nationaux et mobilisateurs des ressources.

Il s’agissait du directeur national des impôts Mathias Konaté, pour qui, les principales mesures d’élargissement de l’assiette fiscale prises ou envisagées par le gouvernement passent par les mesures législatives et administratives. Parlant de mesures législatives, il s’agit de la fiscalisation du secteur agricole, du secteur informel, la promotion des emplois salariés et de la formalisation de l’économie, de la relecture du code des investisseurs et des miniers.

Sur le plan administratif, M. Konaté a fait cas de la maîtrise des exonérations fiscales, de la digitalisation de l’administration fiscale, de l’institution d’un système sécurisé de facture normalisée et pour conclure avec la redynamisation du comité mixte de renseignement et d’investigation économique et financière (CMRIEF).

Le directeur général adjoint de la douane, le Colonel Bakhaga, a pris la parole à la suite du directeur national des impôts pour parler des réformes mises en œuvre ou à mettre en œuvre dans le cadre du Prem. À l’en croire, à la date du 30 juin 2019, l’exécution des activités programmées dans le chronogramme 2019 fait état de la mise en place de quatre brigades avancées de lutte contre la fraude dans les zones stratégiques comme à Niono, à Sandaré, à Banamba et à Mopti. La valeur totale des saisies effectuées par ces brigades est estimée à plus de 84 millions de FCFA entre le 18 mars et le 23 juin.

Il est également question de l’extension du réseau informatique de la direction générale des douanes dans le cadre du déploiement de la carte douanière, a-t-il expliqué. «Toutes les réformes envisagées tendent d’une part à mobiliser les recettes attendues au cordon douanier, par une meilleure prise en charge des marchandises, et d’autre part, à faciliter le commerce et favoriser les activités économiques», a-t-il conclu.

L’intervention du directeur national des domaines et des affaires foncières, Ibrahima Simpara, a bouclé cette série de présentation des acquis des réformes domaniales foncières sur le Prem 2017-2021. Pour M. Simpara, l’un des chantiers majeurs de réformes en cours est l’élaboration des procédures. La direction nationale des domaines a identifié 377 procédures réparties sur 18 processus dont certaines ont été entièrement élaborées et d’autres sont à compléter ou à élaborer. Ces procédures ont été classées en cinq priorités, celles de la première priorité sont rattachées au métier (Business) et la deuxième concerne les recettes et l’informatisation du métier. Les autres sont liées au contrôle interne, à la gestion des biens matériels, à l’archivage et à la communication.

«À terme, les réformes engagées permettront de renforcer davantage les capacités de mobilisation des recettes de la DND et d’améliorer les procédures de gestion domaniale et foncière et, partant, améliorer la gouvernance», a-t-il conclu M. Simpara.

Rappelons que cet débat a été mené sous la houlette du représentant de Mme le ministre délégué chargé du budget qui a conclu les échanges devant le regard satisfait de la jeune chambre internationale (JCI) Bamako Elite.

<strong>Gabriel TIENOU  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Concertations locales : les vœux, les aveux et l&amp;apos;espoir de vivre ensemble</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/concertations-locales-les-voeux-les-aveux-et-lespoir-de-vivre-ensemble-2-2831414.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 08:50:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Du 18 au 27 juillet 2019, des concertations locales se sont déroulées dans les 4 cercles de Bandiagara, Bankass, Koro et Douentza et Mopti. Les délégations étaient composées de représentants d’associations de ressortissants des cercles, de personnes ressources et notabilités. Il s'agissait pour chaque délégation de sillonner des arrondissements et  villages pour y tenir des échanges publics, un vrai dialogue social pour le vivre ensemble. </em></strong>

Le vivre ensemble fait partie de notre grande histoire. Partout où les délégations sont passées, les populations se sont exprimées sans détour, avec émotion, sans passion, en exprimant des vœux et faisant des aveux.

C'est le jeudi le 18 juillet que les concertations locales ont débuté dans les localités de la région de Mopti, singulièrement à Mopti ville, Bandiagara, Bankass, Koro et Douentza. Ces concertations à la base sont une promesse du Premier ministre Dr. Boubou Cissé, qui avait effectué une tournée du 03 au 08 juillet 2019 dans les mêmes localités, afin de recenser les préoccupations.

Pendant 10 jours, Amadou Kassambara, président des ressortissants de Bandiagara, et sa délégation ont été accueillis dans 8 arrondissements du cercle de Bandiagara. «Nous avons été surpris par les témoignages, certains nous ont fait des confidences. Ils ont pris l'engagement de s'investir personnellement pour le retour de la paix. Ils nous ont demandé de garantir le retour des Fama», nous a-t-il confié.

Baba Kassogué, de la même délégation, estime que les populations à la base ont plus de solutions ; elles savent ce qu'il faut pour revenir à la situation normale. Pour ces populations, il faut des militaires partout afin de redonner confiance. «Nous avons réconcilié des villages, nous avons fait des avancées notoires pour un vivre ensemble. Il faut que l'Etat apporte des céréales, sécuriser les populations, faciliter la tenue des foires hebdomadaires. Ce qui sera une aubaine pour la paix et la tranquillité», préconise Seydou Nantoumé, l'un des points focaux de ce dialogue local.

«Je pense qu’il y a bon espoir que l’approche adoptée donne des résultats. Des villages peuls et dogons ont pris l’engagement à Koro de rouvrir des foires hebdomadaires. Plus de 300 à 500 têtes de bœufs nous ont été remises et nous les avons données à leurs propriétaires. Des personnes nous ont juré, les larmes aux yeux, qu'elles ne vont plus se battre contre d'autres Maliens. Les foires vont reprendre, c’est bien si les foires hebdomadaires reprennent. Au moins, les activités économiques  reprendront et cela est un excellent signal», déclare Babaly Bah, le second point focal.

«Ils sont venus nous dire d’être avec eux, dès lors les Dogons ont cessé de nous fréquenter. Heureusement qu’il n’y a pas eu d’attaque ici. Nous saluons votre arrivée qui nous permet de nous parler et discuter. Toute chose était devenue rare depuis 2015», avoue le chef du village de Kendie  peul dans le cercle de Bandiagara.

Pendant cette tournée dans les villages, les langues se sont déliées et la confiance semble renaître. Avec le retour des déplacés, un nouveau cap sera franchi. Déjà, 107 ménages comptant 604 personnes sont retournés à Yoro, la dernière localité victime d'attaque dans le cercle de Koro. Un détachement des Fama est dans la commune depuis le 09 juillet 2019, comme l’avait promis le Premier ministre au maire de Yoro lors de sa mission.

À rappeler, la restitution des concertations est prévue le dimanche prochain à Mopti. Cela, après la visite du Premier ministre dans les cercles de Djenné, Tenenkoun et Diafarabé.

<strong>Kassim TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;esclavage et toujours l’esclavage !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/lesclavage-et-toujours-lesclavage-2831376.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 08:44:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il ne faut point que les Maliens rêvent, il faut plutôt qu’ils osent car l’insolite domine du nord au sud d’un pays au peuple progressivement méconnaissable. De la semaine écoulée à ce dimanche 28 juillet 2019, c’est un regain de tension constaté dans plusieurs localités de Kayes, surtout dans les milieux soninké. Selon des sources sécuritaires, plusieurs populations sont considérées comme des esclaves et deviennent victimes d'exactions systématiques de la part de certains membres de la  communauté soninké de la région Kayes. Environ 400 déplacés ont été enregistrés dans les localités de Diema, Kayes et Bafoulabé avec des étrangers (non soninké) victimes de l'esclavage. Certaines populations, à cause de leur nom de famille, sont  marginalisées, brutalisées, volées et chassées de leur localité par des compatriotes autochtones qui se réclament être les maîtres des lieux.

<strong>Les sans-abris de Tessalit</strong>

Plusieurs centaines de familles se retrouvent sans abri après de fortes pluies cette semaine. Le village d’Ikadawatene se trouve à 70km de Tessalit, dans la région de Kidal. Jeudi soir, de fortes pluies se sont abattues sur la localité, accompagnées de vents violents. Selon des sources locales, quelque 400 familles se retrouvent désormais sans abri. «Les écoulements des oueds environnants ont inondé le village provoquant la destruction ou l’endommagement des concessions à usage d’habitation et commerciale, les services sociaux de base et la mosquée», note le rapport d’une commission de crise mise en place. Des animaux ont aussi été emportés par les eaux. Et la catastrophe a poussé les populations à «se réfugier sur une crête située au sud du village.» Toujours selon cette commission qui a établi un bilan, «450 ménages sont à ce jour sans abri, sans moyen de survie et sans accès aux soins d’où la nécessité d’une assistance humanitaire d’urgence.»

<strong>D'autres victimes </strong>

Le 27 juillet 2019, il y a eu des dégâts à Tessit suite à une tornade. Certains panneaux solaires du réseau Malitel ont été emportés, le château d'eau de la médersa du village s’est effondré ; des cases emportées, la toiture de la maison du gardien de la radio Adouf a été arrachée. Par ailleurs, des arbres ont été déracinés pour ne citer que ceux-ci.

<strong>Drame à Niono </strong>

Le dimanche 28 juillet 2019, Papou, un motocycliste a été blessé par un policier ainsi que la personne qu'il transportait, Guimbarde Coulibaly. La population de Niono a été choquée par cet acte de ce policier. La jambe du motocycliste est cassée. Le policier a projeté Papou contre un  panneau publicitaire. Le policier contrôlait la vignette d’un autre usager quand Papou passait, c’est alors qu’il lui a donné un coup de pied violent. Cette situation a provoqué une vive tension à Niono, des pneus ont été brûlés partout, la route était coupée à la circulation.

<strong>Une conviction</strong>

Nous sommes convaincus d’une chose dans ce pays «Mali». Des puissants politiciens, faisant croire d’avoir des pensées différentes, font semblant de se «battre» pour berner les citoyens. Ceux-ci, à leur tour, sont abrutis par les médias qui se livrent à une guerre stupide de positionnement. Pendant ce temps, ceux qui ont un peu d’argent nous diront «Ça va mal, on a plus d'argent, il faut nous aider !». Eux, ils continueront à s’enrichir et les pauvres resteront dans la pauvreté. Vive la démocratie et la politique au Mali.

<strong>Une seule Plateforme </strong>

Des divergences sont nées dans la gestion de la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014. Cette situation a occasionné la révocation de Me Harouna Toureh de son poste de porte-parole. Pour mettre un terme à ce bicéphalisme, le ministre des Affaires étrangères et le ministre de la Réconciliation ont regroupé les deux parties, en présence de personnes ressources et de notabilités. Selon Tiébilé Dramé, il n’y a qu'une seule Plateforme. Il a invité les membres de cette plateforme à organiser des réunions régulières en leur sein pour permettre une présidence tournante. La médiation sera saisie à travers le comité de suivi, a-t-il annoncé. Avant de souhaiter l'implication des femmes.

<strong>DEF exceptionnel</strong>

Le lundi 29 juillet 2019, les épreuves du DEF (Diplôme d’études fondamentales) ont débuté au Mali. Contrairement aux autres années, c'est au mois de juillet que cet examen se tient, à cause des grèves des enseignants. Lesquelles ont duré 6 mois. Conséquence : l'année scolaire, au lieu de prendre fin en juin, est toujours en cours. Les épreuves ont démarré sur l'ensemble du territoire dans les écoles publiques et privées. Des membres du gouvernement ont été dépêchés à l'intérieur du pays. C'est à Koro que le ministre de l'Environnement a donné le coup d'envoi de l'examen alors que le chef de l'exécutif était à l'école Mamadou Konaté de Bamako.

<strong>L'équation difficile </strong>

Tout le monde est d'accord qu'il y a une accalmie dans les régions de Ségou et Mopti, grâce aux efforts des uns et des autres. Les communautés ont décidé de faire la paix, des concertations se sont bien déroulées. Les échanges et les témoignages dans les villages, les engagements pris par les populations pour le retour de la paix. Tout cela est conditionné à la sécurité des personnes et de leurs biens. Partout où les délégations sont passées, les populations ont exigé la présence des Fama (Forces armées maliennes. Certains estiment que la présence des Fama pourrait prévenir les conflits. Les 3000 à 4000 hommes annoncés ne suffiront pas, parce que la demande est estimée à plus de 50 mille hommes.

<strong>Plus opposant</strong>

Certains militants du Parena veulent nous faire croire l'impossible, leur parti est actuellement dans le gouvernement. Mais ils se réclament toujours de l'opposition. Même lors des émissions radio, les représentants du Parena disent que c'est grâce à l'accord politique de gouvernance qu'ils sont dans le gouvernement, mais qu'ils restent dans l'opposition. «Dites au représentant du Parena, s'il est républicain, respectueux de la loi, que selon le statut de l'opposition, le Parena a perdu son statut d'opposant du fait de son entrée au gouvernement. C'est ce qui dit la loi» nous confie un juriste.

<strong>À beau mentir… </strong>

Un politicien s'est rendu dans un village pour battre campagne, puis il a demandé aux villageois de mentionner deux de leurs principaux problèmes. Ils l'ont informé que l'un de leurs problèmes était le manque de médecins qualifiés. Le politicien a rapidement sorti son téléphone portable pour passer un appel. Il leur a dit plus tard : «Votre problème est résolu. Quel est l’autre problème?» Ils ont répondu : «Nous n'avons pas de réseau dans le village.»

<strong>Toujours les mêmes </strong>

Le 26 juillet 2019, un véhicule d'une organisation internationale a été enlevé par des bandits armés entre Douentza et Boni. Toujours dans la même région de Mopti et à Douentza, une équipe d'une ONG a été interceptée vendredi 26 juillet vers 17h entre Bore et Gnimignama, puis détenue pendant quelques heures par des individus armés non identifiés, présumés djihadistes. Après quelques heures, l'équipe a été relâchée mais les assaillants ont emporté le véhicule. Ils ont pu rallier Bore tardivement dans la soirée.

<strong>Pensée pour Kola </strong>

Ce jour, nous avons une pensée pieuse et un devoir de mémoire envers un homme à grande dimension sociale, généreux, tout aussi élégant et imposant, connu comme un responsable sportif exemplaire et un valeureux gestionnaire. Le dimanche 26 juillet 2015, Hammadoun Kolado Baourou Cissé, en l'occurrence, s'en est stoïquement allé, non sans laisser orphelins sa famille, le monde sportif et politique. Kola était si bon qu'il ne pouvait souffrir en répondant à l’appel de l'Éternel. La souffrance est pour nous autres qui avions partagé avec lui des soucis et des projets, dans la gestion de l’instance fédérale. Avec lui, nous avions une vision partagée de l’administration du football malien. Nous pouvons témoigner de sa satisfaction d’avoir porté notre football au niveau des sommets africains ; ses successeurs ont la charge de le porter toujours plus haut, conformément à son leitmotiv : «mieux gérer pour obtenir de meilleurs résultats». Dors en paix, BLANC, dans la grâce éternelle du TOUT-PUISSANT.]]> </content:encoded>
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<title>Concertations locales : les vœux, les aveux et l&amp;apos;espoir de vivre ensemble</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/concertations-locales-les-voeux-les-aveux-et-lespoir-de-vivre-ensemble-2831407.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 08:37:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Du 18 au 27 juillet 2019, des concertations locales se sont déroulées dans les 4 cercles de Bandiagara, Bankass, Koro et Douentza et Mopti. Les délégations étaient composées de représentants d’associations de ressortissants des cercles, de personnes ressources et notabilités. Il s'agissait pour chaque délégation de sillonner des arrondissements et  villages pour y tenir des échanges publics, un vrai dialogue social pour le vivre ensemble. </em></strong>

Le vivre ensemble fait partie de notre grande histoire. Partout où les délégations sont passées, les populations se sont exprimées sans détour, avec émotion, sans passion, en exprimant des vœux et faisant des aveux.

C'est le jeudi le 18 juillet que les concertations locales ont débuté dans les localités de la région de Mopti, singulièrement à Mopti ville, Bandiagara, Bankass, Koro et Douentza. Ces concertations à la base sont une promesse du Premier ministre Dr. Boubou Cissé, qui avait effectué une tournée du 03 au 08 juillet 2019 dans les mêmes localités, afin de recenser les préoccupations.

Pendant 10 jours, Amadou Kassambara, président des ressortissants de Bandiagara, et sa délégation ont été accueillis dans 8 arrondissements du cercle de Bandiagara. «Nous avons été surpris par les témoignages, certains nous ont fait des confidences. Ils ont pris l'engagement de s'investir personnellement pour le retour de la paix. Ils nous ont demandé de garantir le retour des Fama», nous a-t-il confié.

Baba Kassogué, de la même délégation, estime que les populations à la base ont plus de solutions ; elles savent ce qu'il faut pour revenir à la situation normale. Pour ces populations, il faut des militaires partout afin de redonner confiance. «Nous avons réconcilié des villages, nous avons fait des avancées notoires pour un vivre ensemble. Il faut que l'Etat apporte des céréales, sécuriser les populations, faciliter la tenue des foires hebdomadaires. Ce qui sera une aubaine pour la paix et la tranquillité», préconise Seydou Nantoumé, l'un des points focaux de ce dialogue local.

«Je pense qu’il y a bon espoir que l’approche adoptée donne des résultats. Des villages peuls et dogons ont pris l’engagement à Koro de rouvrir des foires hebdomadaires. Plus de 300 à 500 têtes de bœufs nous ont été remises et nous les avons données à leurs propriétaires. Des personnes nous ont juré, les larmes aux yeux, qu'elles ne vont plus se battre contre d'autres Maliens. Les foires vont reprendre, c’est bien si les foires hebdomadaires reprennent. Au moins, les activités économiques  reprendront et cela est un excellent signal», déclare Babaly Bah, le second point focal.

«Ils sont venus nous dire d’être avec eux, dès lors les Dogons ont cessé de nous fréquenter. Heureusement qu’il n’y a pas eu d’attaque ici. Nous saluons votre arrivée qui nous permet de nous parler et discuter. Toute chose était devenue rare depuis 2015», avoue le chef du village de Kendie  peul dans le cercle de Bandiagara.

Pendant cette tournée dans les villages, les langues se sont déliées et la confiance semble renaître. Avec le retour des déplacés, un nouveau cap sera franchi. Déjà, 107 ménages comptant 604 personnes sont retournés à Yoro, la dernière localité victime d'attaque dans le cercle de Koro. Un détachement des Fama est dans la commune depuis le 09 juillet 2019, comme l’avait promis le Premier ministre au maire de Yoro lors de sa mission.

À rappeler, la restitution des concertations est prévue le dimanche prochain à Mopti. Cela, après la visite du Premier ministre dans les cercles de Djenné, Tenenkoun et Diafarabé.

<strong>Kassim TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Cheick Mohamed Chérif Koné, Président de l’Association Malienne des Procureurs et Poursuivants : «Toute la responsabilité du retard dans la tenue du procès d’Amadou Haya incombe au seul gouvernement du Mali»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/cheick-mohamed-cherif-kone-president-de-lassociation-malienne-des-procureurs-et-poursuivants-toute-la-responsabilite-du-retard-dans-la-tenue-du-proces-damadou-haya-incombe-a-2831386.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 07:52:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le peuple et l’ensemble de la communauté internationale attendent avec impatience le jugement du dossier contre Amadou Haya Sanogo et autres, considéré comme un dossier brûlant pour les acteurs de la justice. Des voix s’élèvent de plus en plus pour attribuer à la justice, notamment aux procureurs, le retard dans la tenue du procès. Assumez-vous cela en tant que membre de l’Association internationale des Procureurs et Poursuivants?</em></strong>

Je dirais que la justice assiste impuissamment à une démonstration de force de la part des autres pouvoirs. Ce que je ne trouve pas logique dans la mesure où ils n’ont pas pu résister à la pression internationale pour l’ouverture des poursuites.

Si ce dossier est brûlant, il ne l’est que pour le politique, mais non pas pour les magistrats. C’est un dossier criminel comme tout autre que la justice est tenue de traiter sous le seul angle du droit et non en fonction des considérations politiques ou partisanes, auxquelles d’ailleurs les magistrats sont étrangers. Les faits visés dans les actes de poursuite et d’accusation restent des infractions relevant de la seule connaissance des juridictions de l’ordre judiciaire.

L’AMPP n’a jamais été indifférente à la souffrance de cette procédure. Dans les Etats où des associations similaires sont reconnues et libres d’exercer leurs activités, elles apportent leurs conseils, expertises et assistance aux pouvoirs publics dans l’amélioration du système de justice pénale, conformément aux principes reconnus universellement, comme garantissant au mieux les droits de l’Homme tels que définis par la  Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Plus habitués aux associations de subsistances, manipulables à souhait, les pouvoirs publics semblent encore sous le coup de «la peur de <strong>l’inconnue»,</strong> dans ses rapports avec l’AMPP, en dépit de toutes les garanties données par l’AIPP, le ministère français de la Justice et l’OIF sur la pertinence et la justesse des objectifs poursuivis qui sont des plus positifs et constructifs.

Dans le cadre du partenariat de principe, se fondant sur le principe du délai raisonnable dont le respect s’impose à tous, l’association n’a cessé d’attirer l’attention du département de la Justice sur les enjeux et les conséquences liés au retard injustifié dans l’organisation de ce procès, le dossier étant en état d’être jugé.

La voix des défenseurs des droits de l’Homme et la pression internationale aidant, le gouvernement décidait d’organiser une session spéciale  d’assises délocalisée à Sikasso. La cause a été renvoyée contre toute attente, pour des raisons diversement appréciées.

Après une longue attente et suite au constat d’un endormissement du dossier, l’association a encore attiré l’attention du Médiateur de la République, sur cet état de fait assimilable à des atteintes aux droits fondamentaux des justiciables. Cela à travers des contributions écrites versées  à l’EID.

À présent, le dossier est dans les secrets du gouvernement qui entretient un silence accusateur des magistrats qui pourtant sont près à assumer leurs responsabilités.

<strong><em>Où pourrait-on situer les causes du retard dans la tenue du procès d’Amadou Haya Sanogo, que des défenseurs des droits de l’homme qualifient de déni de justice ?</em></strong>

Comme expliqué plus haut, toute la responsabilité du retard dans la tenue du procès d’Amadou Haya et autres, incombe au seul gouvernement de la République du Mali.

Ce dossier brûlant pour le politique n’a rien de spécial ou de «sorcier» pour les magistrats. Il aurait dû connaître un dénouement rapide et salutaire si la volonté du gouvernement y était. C’est à lui d’en assumer la responsabilité, devant l’opinion publique nationale et internationale et non à la justice d’y répondre.

Les ressentiments d’impatience, d’impuissance et de désapprobation à l’endroit des acteurs de la justice ne sont autres que les conséquences de l’implication de l’exécutif dans l’affaire.

Certes la Justice est indépendante. Toutefois, c’est au Pouvoir exécutif, détenteur de tous les moyens de l’Etat, de la mettre dans les conditions nécessaires à son fonctionnement, dans le cas présent, à la tenue de ce procès très attendu. Les procureurs, encore moins les magistrats du pays, ne sont comptables de cette situation qui se passe de commentaires.

Les poursuites ont été diligentées ; l’information judiciaire ouverte a été conduite jusqu’à terme ; l’arrêt de renvoi devant la cour d’assises est effectif ; les magistrats du siège sont prêts pour l’instruction définitive du dossier. Le hic : le politique qui n’a aucun rôle à jouer dans la conduite du procès, n’est pas encore prêt.  Quoiqu’il en soit, les magistrats devraient trouver le courage et la force nécessaire pour vaincre cette résistance en faisant entendre le respect du principe de la séparation des pouvoirs.

<strong><em>Quels seraient les obstacles juridiques pour la tenue de ce procès tant attendu ?</em></strong>

Les obstacles résideraient dans l’imaginaire du politique. Là aussi, je ne vois pas de raisons dans la mesure où les dirigeants actuels n’étaient pas aux commandes du pays au moment des faits. Il n’y a pas d’obstacles juridiques. Toute la difficulté tient de la politisation de cette affaire qui, à tout point, reste strictement judiciaire.

L’Etat étant bien en place avec toutes les institutions républicaines fonctionnelles, et bénéficiant en plus de l’accompagnement de la communauté internationale, les conditions sont réunies pour permettre la tenue de ce procès. Il appartient à chaque institution de prendre ses responsabilités face à l’histoire et dans l’intérêt du peuple, dans le respect de la séparation des pouvoirs.

<strong><em>Des sources proches du gouvernement, le dossier n’était pas en état pour être jugé lors de la session de Sikasso. Qu’en dites-vous ?</em></strong>

Il n’appartient pas à un gouvernement de se prononcer sur l’état d’être jugé d’un dossier judiciaire, dans le cadre d’une démocratie fondée sur la séparation des pouvoirs. Les assises de Sikasso ne seraient pas  programmées si les magistrats avaient estimé que le dossier n’était pas en état d’être jugé.

Les faits visés se rapportent aux meurtres prémédités. Les rapports  des organisations internationales de défense des droits de l’homme et de la lutte contre l’impunité parlent d’exécutions sommaires, de disparitions forcées précédées d’actes de barbarie, de traitements, cruels, inhumains et dégradants. Ces rapports ont été établis sur la base des documents fournis par l’Association Malienne des Droits de l’Homme et des enquêtes menées sur le terrain. Dans pareille procédure, l’identification des victimes importe peu et n’a aucune incidence sur la marche de l’action publique répressive.

Il suffit que la preuve soit scientifiquement établie que les victimes  étaient des personnes vivantes au moment des faits, dans le cas d’espèce, que les ossements découverts dans les charniers sont des ossements humains.

Ces étapes étant franchies, il s’agit de situer maintenant les parts de responsabilités, à travers un procès équilibré, devant une juridiction  compétente régulièrement constituée, les accusés restant sous la présomption d’innocence tant que leur culpabilité n’aura pas été établie.

À propos des assises de Sikasso, la réalité est que le gouvernement voulait embarquer la Justice dans une parodie de justice, en vue de se donner une certaine image aux yeux de l’opinion. Le renvoi n’était que la conséquence logique de l’impréparation desdites assises, entres autres :  délocalisation brusque du procès sans que des dispositions suffisantes ne  soient prises ou même envisagées pour la sérénité et les commodités des acteurs de justice impliqués dans le procès ; des parties civiles et des témoins inquiétés laissés en proie aux menaces des sympathisants des mis en cause ; couverture médiatique de l’évènement autorisée pour les seuls médias d’Etat ; mesures de sécurité insuffisantes, etc.

Dans de telles conditions, pour ne pas cautionner la surprise de sa bonne foi par l’exécutif, la Cour n’avait d’autre choix que d’accéder à la demande de renvoi présenté par le Ministère public. Sans même cette demande, l’examen de la cause serait renvoyé. Le problème se situe à la mise au sommeil du dossier depuis.

<strong><em>Quelles pourraient être les conséquences de ce retard dans la tenue du procès ?</em></strong>

Outre l’image du pays et la démocratie qui sont atteintes, l’intrusion de l’exécutif à un tel point dans la conduite d’une affaire strictement judiciaire, est une atteinte à la séparation des pouvoirs. Par ailleurs, l’on est à la limite de l’entrave au bon fonctionnement de la justice.

Aussi, ce sont les droits fondamentaux de l’Homme qui en souffrent en ce sens que le droit à la justice est fondamental, de même que le respect du délai raisonnable qui lie les magistrats et le gouvernement. Il est fort dommage que nous soyons dans un Etat de droit où des violations les plus graves des droits se passent sous silence, sans que leurs auteurs en répondent.

L’implication du politique dans ce dossier a donné, à plus d’un, l’impression d’une démarche visant à étouffer les victimes, en les faisant jouer à l’usure. La démarche ne sert pas non plus les accusés présumés innocents, lesquels ont intérêt que la cause soit jugée dans un délai raisonnable. Ces excès devraient, à mon sens, faire appel à l’intervention de la Cour constitutionnelle.

<strong><em>Au cas où le Mali ne serait pas en mesure d’organiser ce procès pour diverses raisons, que se passerait-il ?</em></strong>

Au vu de l’état très avancé de la procédure et dans le contexte qui est le nôtre, un tel postulat, qu’il convient de considérer comme une hypothèse d’école, n’est plus envisageable. La volonté affichée par le peuple à tous les niveaux est la tenue du procès. Le gouvernement a déjà donné l’assurance à la communauté internationale intéressée par les faits, que le pays dispose d’un système solide de justice pénale performant.

Toutes les conditions étant réunies pour y aller, il n’y a pas lieu de nourrir des craintes ou des inquiétudes à l’organiser dans les conditions de sécurité et de transparence requises.

C’est dire que cette affaire est très suivie pour ne pas être jugée. L’ensemble de la communauté internationale, les organisations internationales des procureurs, la Cour pénale internationale, veillent à cela aux côtés du peuple malien. Les rapports de l’AMPP sont jugés édifiants.

Le gouvernement doit s’y atteler en se détachant d’abord de ce dossier  judiciaire pour permettre à la justice d’accomplir sa mission au nom du peuple et dans l’intérêt de toutes les parties. Le salut étant à ce prix, l’AMPP y veillera et s’assumera conformément aux directives de ses partenaires.

<strong>Propos recueillis par Sinaly KEITA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>SALEP 2019 : les performances de l&amp;apos;ANPE exposées au président de la République</title>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 07:42:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Lors de son passage au stand de l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE), à la faveur de la cérémonie d'ouverture du Salon de l'entreprenariat et des petites et moyennes entreprises (SALEP 2019), le lundi 22 juillet dernier au Centre international des conférences de Bamako (CICB), le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, n'a pas manqué de saluer et d'encourager les efforts de l'ANPE en matière de promotion d'emploi et de création de TPE/PME/AGR.</strong>

La première édition du salon de l'entreprenariat national et des petites et moyennes entreprises a ouvert ses portes le 22 juillet dernier. C'était sous la présidence effective du Président de la République, Chef de l'État, Ibrahim Boubacar Keita, et en présence de plusieurs membres du Gouvernement et de personnalités aux côtés de la ministre en charge de l'investissement privé et des petites et moyennes entreprises, Mme Safia Boly.

Les organisateurs dudit salon ont réussi à mettre les petits plats dans les grands. Car, en plus de la présence du Chef de l'État, ils sont parvenus à mobiliser les acteurs du secteur privé et du parapublic autour de l'événement. Ceci s'est matérialisé par plusieurs dizaines de stands dressés à cet effet sur l'esplanade d'un CICB.

Selon la ministre de l'investissement privé, «le SALEP vise principalement à stimuler la culture entrepreneuriale et l'innovation ; à susciter et à inciter surtout les jeunes à la création d'entreprise». Pour elle, «c'est seulement à ce prix que l'on parviendra à libérer l'initiative privée, à être véritablement compétitif et innovant et à mettre ainsi en évidence nos savoir-faire pour le rayonnement du Label Made in Mali». Safia Boly a aussi lancé un vibrant plaidoyer pour plus d'accès au financement et au crédit pour les promoteurs d'entreprises et autres porteurs de projets d'investissement.

L'Anpe, service public d'emploi dont la mission est de contribuer à la mise en œuvre de la politique nationale d'emploi, est par essence un acteur majeur dans l'atteinte des objectifs ainsi déclinés de l'évènement du jour. Ils sont également tout aussi conformes à la vision de l'ANPE telle que définie dans son plan stratégique de développement (PSD) 2015-2020. En effet, partout où il est question de promotion d'emploi, d'entrepreneuriat, notamment des petites et moyennes entreprises ou des activités génératrices de revenus (AGR), toutes sources de création d'emplois, l'ANPE est présente. D'où la présence de l'agence au SALEP 2019 parmi les exposants à travers un stand.

Le Directeur général de l'ANPE, Ibrahim Ag Nock, a mis à profit le passage du Président de la République dans le stand de sa structure pour faire à son illustre hôte un bref exposé sur les actions de promotion d'emploi réalisées entre 2013 et le 30 juin 2019. Sur la base d'indicateurs précis, il dira que l'ANPE a financé sur cette période 2076 TPE/PME/AGR ayant généré 12 135 emplois directs et plus autres milliers d'emplois indirects.

Malgré la persistance d'une certaine forme d'insécurité sur une bonne partie du territoire national, l'ANPE poursuit sa mission d'appui et d'accompagnement des populations en vue de l'amélioration de leurs conditions de vie, à travers notamment un accès à un emploi décent.

Quant au Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, il a salué les résultats obtenus par l'ANPE tout en encourageant le Directeur général et son personnel à poursuivre les efforts dans ce sens.

Les outils et mécanismes de promotion d'emploi de l'ANPE ont été largement développés ce mardi par plusieurs cadres de l'Agence au cours d'exposés thématiques sur la problématique de l'entrepreneuriat et la lutte contre le chômage au Mali.

<strong>Source : ANPE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Grande prière de vendredi : les pèlerins maliens dans la mosquée de Mahomet</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/religion/grande-priere-de-vendredi-les-pelerins-maliens-dans-la-mosquee-de-mahomet-2831437.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 07:39:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Moins de 24h après leur arrivée, les pèlerins de la filière gouvernementale ont eu le privilège de coïncider avec la grande prière de vendredi dans la mosquée historique de Médine. Très tôt le matin, l’hôtel Amjad al Saleem, qui abrite le premier contingent de pèlerins maliens, s’est vidé de ses occupants de la filière gouvernementale pour cause de prière collective. Tous ont en effet pris une même direction : la principale mosquée de Médine, celle du prophète Mahomet (PSL). </em></strong>

Les pèlerins maliens n’étaient cependant pas les seuls à converger vers cette place historique où s’entremêlaient les fidèles musulmans de toute la Uma islamique : Arabes, Asiatiques, Africains, Européens, etc. Dans son sermon, le grand Imam a rappelé les principes fondateurs de l’islam autour des cinq piliers que sont : la déclaration et la reconnaissance qu’il n’y a qu’un seul et unique Dieu, le très Haut et le très Miséricordieux ;  la déclaration et la reconnaissance de Mahomet comme son grand serviteur et son messager ultime ; la prière ; l’aumône ou la zakat ; enfin, le pèlerinage, plus connu sous le nom de hadj.

Le grand Imam a également saisi cette occasion pour souhaiter un pèlerinage agréé à toutes et à tous, après avoir invité les fidèles musulmans à rester collés aux principes de l’islam évoqués ci-dessus. Mais en attendant l’arrivée du premier vol de la filière gouvernementale, une partie de la mission a eu le privilège de prier, 12 heures plus tôt, trois fois de suite dans cette mosquée, avant de faire la ziyara sur la tombe du Prophète Mahomet (PSL) dans l’enceinte même de la mosquée.

Dans le même périmètre, se trouvent la mosquée d’Ali, gendre et compagnon du Prophète, la mosquée du Prophète lui-même, dite mosquée des vœux exaucés après une retraite spirituelle de l’Envoyé de Dieu, mais aussi, la porte Salam par laquelle l’ange Gabriel rentrait pour rendre visite à Mahomet (PSL). Non loin de là, défie l’éternité le cimetière Bakhiya où reposent Ousmane, le troisième khalife du Prophète, et certains membres de la famille de Mahomet (PSL).

En tout état de cause, les pèlerins maliens, pour certains d’entre eux, passeront huit jours à Médine, avec l’opportunité de prier à plusieurs reprises dans cette mosquée bénie.

<strong>Source : CCOM/MARC</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Paix et cohésion sociale : l’amicale des anciens élèves du prytanée militaire joue sa partition</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/paix-et-cohesion-sociale-lamicale-des-anciens-eleves-du-prytanee-militaire-joue-sa-partition-2831429.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 07:24:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’amicale des anciens élèves du prytanée militaire du Mali (AEPM) a organisé, le samedi 27 juillet, à l’école de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye, une conférence-débat sur la paix et la cohésion sociale. </strong>

La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de la Réconciliation, de la Cohésion sociale et de la Paix, Lassine Bouaré, en présence du président de l’amicale des anciens élèves du prytanée militaire du Mali, Ousmane Sina Diallo.

La présente conférence-débat s’inscrit dans la continuité de celle organisée en mai 2018 sur la culture de la paix et des activités citoyennes programmées dans le plan d’action 2017-2019 de l’amicale des anciens élèves du prytanée militaire du Mali.

Il s’agit en tant qu’association citoyenne et apolitique d’apporter sa contribution, en partenariat avec l’école de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye, à travers le centre d’analyse et de recherche de l’espace sahélo-saharienne, à la recherche de solutions de sortie de crise.

Selon le président de l’amicale des anciens élèves du prytanée militaire du Mali, Ousmane Sina Diallo, la démarche de son association, à travers cette conférence-débat, est de désamorcer les cœurs et esprits des Maliens à travers la promotion de la culture de la paix et, par la suite, les amener vers la paix durable en suivant les valeurs de la paix et la cohésion sociale.

«Nous nous devons, au cours de cette conférence, de faire un état des lieux des acquis, en proposant d’éventuelles réflexions, et de trouver des solutions pour améliorer les conditions de vie de chacun et promouvoir la cohésion sociale», a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que la promotion de la cohésion sociale et de la paix doit être perçue comme un processus inclusif nécessitant la participation de tout un chacun.

Pour le ministre de la Réconciliation, de la Cohésion sociale et de la Paix, Lassine Bouaré, il s’agit pour l’amicale des anciens élèves du prytanée militaire du Mali, en tant qu’association apolitique, d’apporter sa contribution à la recherche de solutions pour la paix et la cohésion sociale.

Il dira que si la première conférence a mis l’accent sur le rôle et la place de la justice dans la construction de la paix, de la culture de la paix et l’intégration régionale, la présente tentera de faire l’état des lieux de la stabilisation et surtout d’apporter des réponses aux nombreuses questions qui se posent sur les thématiques de gouvernance et de leadership.

L’amicale des anciens élèves du prytanée militaire du Mali (AEPM) est une organisation apolitique qui compte 1500 membres évoluant dans diverses catégories socioprofessionnelles. L’objectif de cette association est d’établir un réseau d’entraide mutuel entre tous les anciens élèves pour qu’ils puissent œuvrer ensemble à l’amélioration de la formation donnée au prytanée militaire et contribuer au développement des activités sociales.

Diango COULIBALY]]> </content:encoded>
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<title>Modibo Sidibé : «Il n’y a de solution durable que malienne !»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/modibo-sidibe-il-ny-a-de-solution-durable-que-malienne-2831373.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 06:54:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président du Parti FARE-An Ka Wuli à la ferme conviction que pour une sortie de crise au Mali, il n’y a de solution durable que malienne. Pour Modibo Sidibé, le dialogue et le débat ouverts et publics doivent être remis au cœur d’une action politique rénovée, avec cette urgence à engager un vrai processus inclusif de refondation de l’Etat au regard de l’état d’urgence au Mali. Lisez plutôt !</em></strong>

<strong>Le Reporter : <em>Bonjour Monsieur le président, est-ce que vous diriez comme Ticken  Jah  Fakoly «que le pays va mal» ou comme l’autre «que le Mali avance» ?</em></strong>

<strong>Modibo Sidibé</strong> : D’abord, nous constatons tous ensemble que les germes véritables d’une crise identitaire, sécuritaire et institutionnelle grave pour notre pays, l’absence de vision et de perspectives d’avenir aggravent les inquiétudes et les incertitudes que ressentent nos compatriotes. Face à ce constat donc, les solutions publiques visibles sont les replâtrages et les faux-fuyants. Lesquels auront vite atteint leurs limites objectives, sans avoir rien apporté à la résolution des problèmes du pays et ce depuis 2013. Non, le pays ne va pas mal, le Mali est en danger et il  y a urgence.

&nbsp;

Nous voudrions alors savoir comment et/où le Mali avance. Notre pays vit la crise la plus grave, la plus profonde et la plus dangereuse de son histoire contemporaine. C’est cela la réalité. Pour peu, le Mali a davantage sombré au plan social, sécuritaire. Il s’est enfoncé à des niveaux insoupçonnés de violences et d’atrocités, Koulongo, Ogossagou, pour ne citer que ceux-là et aujourd’hui Sobane Da, de conflits intercommunautaires, l’économie criminelle qui s’étend, la détresse des déplacés de plus en plus nombreux, les menaces d’insécurité alimentaire, l’extension au Sahel occidental et dans la sous-région.

<strong>Le Reporter </strong>: <strong><em>À vous écouter, on peine à dessiner un schéma de sortie de crise !</em></strong>

<strong>Modibo Sidibé</strong> : Et pourtant, il y en a bien un. La seule exigence de l’heure, c’est de dégager des perspectives solides de sortie de crise, de restaurer la confiance des Maliens de l’intérieur et de l’extérieur en eux-mêmes et en leur Etat. Ceci implique une reprise en main par nous- mêmes, de notre destin commun, parce qu’il n’y a de solution durable que malienne. Aussi le gouvernement et les forces politiques et sociales doivent avoir la lucidité de poser les jalons d’une véritable sortie de crise structurelle de notre pays.

Pour nous, il y a urgence que notre peuple puisse se réunir dans la sérénité, pour parler et se parler, en toute responsabilité, de la base au sommet ; que tous, gouvernants, partis politiques, organisations de la société civile, y compris les organisations féminines, citoyens maliens de l’intérieur du pays comme de la diaspora, nous ayons une conscience claire de l’urgence à mettre en œuvre les décisions courageuses et patriotiques devant permettre aux filles et aux fils du Mali de conjuguer ensemble leurs intelligences et leurs efforts pour sortir le pays de la trappe dans laquelle il est tombé.

<strong>Le Reporter : <em>C’est cela  que  vous appelez la construction d’un agenda du Mali !</em></strong>

<strong>Modibo Sidibé</strong> : Vous devez savoir que les réformes politiques, institutionnelles et sociales, infrastructurelles et d’aménagement de notre territoire, tout comme les défis démographiques et écologiques, doivent faire l’objet d’une large concertation de l’ensemble des citoyens maliens, résidant au pays et de la Diaspora, en vue de construire une vision commune du Mali de nos espoirs et de nos rêves. Tel est le sens du Dialogue national refondateur : permettre à notre peuple de se réunir pour parler, de la base au sommet, afin de revisiter nos institutions et nos pratiques démocratiques et apporter des réponses endogènes aux maux dont souffre le pays.

Pour nous, le processus qui conduira le Mali à une véritable sortie de crise structurelle, durable et refondatrice ne pourra faire l’économie d’une prise en compte déterminée et d’un traitement de fond de l’ensemble des causalités ayant engendré et alimenté la grave crise que connaît le pays depuis quelques années. Tant que les citoyens sont partie prenante des constructions institutionnelles endogènes dans lesquelles ils se reconnaissent, ils auront le sentiment qu’ils appartiennent véritablement à un ensemble, une nation, parce qu’ils sont considérés et acteurs, parce qu’ils sont protégés où qu’ils soient, parce qu’ils peuvent compter sur un Etat solidaire, efficace et juste.

<strong>Le Reporter : <em>Est-ce bien pour cela que vous appelez aussi à des réformes indispensables ?</em></strong>

<strong>Modibo Sidibé : </strong>Oui, il est temps, vraiment temps d’envisager ensemble, dans la sérénité et dans le respect des principes républicains, une nouvelle légitimation de l’Etat qui s’inscrirait dans le cadre d’une vision partagée du Mali de demain. Sortons des crispations politiques qui n’offrent aucune perspective de sortie de crise. Evitons tout autant les «ententes politiques à l’amiable» qui ne feront qu’aggraver la situation et rendre plus difficile la résolution de la crise. Il est temps que nous nous donnions le temps de penser le Mali, pour le refonder.

Mettons donc à profit notre temps, notre énergie et nos intelligences pour prendre nos problèmes à bras-le-corps, solidairement, sans complaisance et avec la détermination commune d’en venir à bout. Ne vous trompez pas, sans projet, ni lisibilité de l’action politique, encore moins un agenda politique clair et consensuel de sortie de crise, c’est le chemin vers l’inconnue.

<strong>Le Reporter : <em>Peut-être pas, Monsieur le président, car face ou contre vous et votre plateforme pour l’élaboration de cet agenda du Mali, il  y a  un </em></strong><strong><em>triumvirat, initié et installé par le président IBK, qui s’évertue aussi à «soigner le Mali» de ses grands maux que vous venez d’évoquer. On a l’impression que réunir les Maliens pour le Mali divise </em></strong><strong><em>autant.</em></strong>

<strong> </strong>

<strong>Modibo Sidibé :</strong> Non, nous devons sauver l’essentiel, le Mali. Et, il n’y a de solution durable que malienne.

<strong>Propos recueillis par Békhaye DEMBELE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Babaly Bah : «Nous allons nous donner la main pour pacifier notre région»</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/babaly-bah-nous-allons-nous-donner-la-main-pour-pacifier-notre-region-2827891.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2019 13:18:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>De son côté, l’enfant de Diankabou dans le cercle de Koro, Babaly Bah, est une personnalité très influente dans la communauté peule comme l’est Seydou Nantoumé du côté des Dogons. Il a lui aussi accompagné le Premier ministre Boubou Cissé dans sa tournée dans la région de Mopti. </strong>

«Rien ne vaut la paix. Nous avons été sollicités par le Premier ministre qui nous a demandé de venir parler à nos frères. C'est pourquoi je suis là. Nous sommes obligés de faire la paix, d'aller vers la stabilisation parce que tout le monde est fatigué», nous confie Babaly Bah.

Il faut noter que Babaly Bah faisait partie des personnes ressources de cette mission qui ont tenu deux réunions à huis clos, dont celle déroulée dans la nuit du samedi 06 au 07 juillet. Il s’agissait de planifier les futures actions.

«Il ne faut pas qu'après cette visite, nous restions inactifs. Nous sommes obligés de faire des actions ensemble. Mais surtout permettre à nos populations de nous voir ensemble. Nous allons travailler ensemble pour aller au désarmement», déclare Babaly Bah. Lequel préconise un vrai processus de dialogue qui va au-delà des grandes villes.

«Désormais, nous avons la lourde responsabilité de travailler ensemble. C'est pour cela que je suis désormais avec Seydou Nantoumé, nous avons été choisis pour mener à bon port cette nouvelle démarche. Cette responsabilité nous pousse, Seydou et moi, à aller vers un dialogue au niveau de nos communautés, à rassembler tout le monde autour de la table pour la paix et la réconciliation», explique Babaly Bah.

En tout cas, pendant la mission, ces deux personnalités étaient tout le temps ensemble, marquant ainsi leur volonté et celle de toute une nation à aller vers la pacification du pays.

<strong>Kassim TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Seydou Nantoumé :  «Reconnaissons qu&amp;apos;il y a un conflit intercommunautaire et trouvons ensemble une solution»</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/seydou-nantoume-reconnaissons-quil-y-a-un-conflit-intercommunautaire-et-trouvons-ensemble-une-solution-2827890.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2019 13:18:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Avec Babaly Bah, ancien DG de la BMS (Banque malienne de solidarité), l'opérateur économique et non moins PDG de Toguna Industrie, Seydou Nantoumé, faisait partie de la délégation du Premier ministre qui était en tournée dans la région de Mopti. Les deux hommes ont participé à toutes les étapes excepté celle de Hombori et Douentza en raison d’insuffisance de place à bord l’hélicoptère. </em></strong>

Dès leur arrivée à Mopti, les responsables des différentes communautés et les présidents de différentes associations et autres personnalités ont fait une première réunion, sous la houlette de Zahaby Ould Sidi Mohamed.

«Certains d’entre nous ont fait savoir qu'ils étaient à leur quinzaine participation du genre. Pour moi, c'était trop pour ne pas trouver une solution», a déclaré Seydou Nantoumé devant les cadres et responsables de Bandiagara. Pour lui, certaines vérités sont bonnes à dire parce qu'il y a eu trop de tentatives qui ont échoué. «Pour le moment, tout le monde est fatigué. Il est temps qu'on se dise la vérité. Reconnaissons qu'il y a une crise intercommunautaire, cela nous facilitera de trouver la vraie solution. Mais une seule partie ne peut pas trouver la solution, il faut la présence de tout le monde», a-t-il ajouté.

M. Nantoumé estime que leur réunion avec Zahaby Ould Sidi Mohamed, patron du DDR, devrait permettre de mettre en application certaines décisions, comme par exemple, le DDR. «Si on retire les armes de toutes les milices, il ne faut pas attendre plus d'un mois pour le cantonnement, parce que cela peut faciliter le reste du travail», a-t-il suggéré.

Et Seydou Nantoumé de poser son diagnostic : «Le dialogue est une solution. J'ai été quelques fois au Rwanda où il y avait un conflit intercommunautaire. Ils se sont entretués, il y a eu plusieurs interventions. Mais quand eux-mêmes ont compris qu'il fallait un dialogue entre eux, qu'il y a eu un vrai dialogue. C'est grâce à cette réconciliation et ce dialogue que le Rwanda est cité en exemple dans le monde.

Il faut toujours prendre le bon exemple, parce que ce qui se passe chez nous, avec les calomnies et les mensonges, cela ne fera qu'aggraver la situation. Nous devrons faire beaucoup attention. Quelqu'un a dit dans la salle qu’avec tous les cadres et les intellectuels que nous avons dans ce pays, rien ne bouge. Cela n'est pas normal. Je lui donne raison parce que nous devrons tous réfléchir pour sortir le pays de cette situation. On est tous assis alors que c'est l'avenir de nos enfants qui est en jeu».

Madani Tolo partage le point de vue de Seydou Nantoumé : «Si nous décisions de nous donner la main, que ce soit du côté des Dogons ou des Peuls, en 15 jours, cette crise aura une solution définitive. Je dis nous, c'est surtout les cadres des deux côtés qui sont à Bamako. Il faut que nos cadres à Bamako se donnent la main dans la vérité.

J'ai un peu voyagé à travers le monde. Ce que je vous dis et je le jure, ce ne sont pas la Minusma et la force Barkhane qui peuvent trouver une solution à notre crise. Je vous jure que le G5 Sahel ne peut rien résoudre dans cette crise. Vous avez tous constaté depuis qu'ils sont venus, notre crise s'aggrave de jour en jour avec des morts à n’en pas finir. Avant leur arrivée, la situation n'était pas comme ça et tout le monde peut le témoigner».

Seydou Nantoumé est partisan d'une solution à la malienne ; il reste convaincu que la solution à la crise dans la région de Mopti est entre les mains de ses ressortissants et cadres basés à Bamako. Il propose qu'après cette visite du Premier ministre, qu'il y ait de vrais rencontres autour du dialogue dans les localités de Mopti et Ségou, pour échanger et faire participer chacun aux vrais débats à la base.

«Ces deux nuits de concertations ont permis à chacun de dire ce qu'il pense, de faire des propositions. Nous devons tous continuer dans cette dynamique amorcée. Nous devons dialoguer même avec les terroristes, ils sont nos frères ; ils ont exprimé le besoin d'aller vers le dialogue, la réconciliation. Personne ne doit être mis de côté, battons-nous pour la paix et la réconciliation», a-t-il ajouté. Et de conclure sur cette conviction forte : «C'est à nous de prendre nos responsabilités.»

<strong>K.T</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mopti : le nouveau gouverneur s’installe</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/mopti-le-nouveau-gouverneur-sinstalle-2827899.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2019 13:11:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>De retour de Bandiagara, le Premier ministre Dr. Boubou Cissé s’est directement rendu à la salle de conférence de la Chambre de commerce et d’industrie de la région de Mopti où il a assisté à l’installation officielle du tout nouveau gouverneur, le Général de Brigade Abdoulaye Cissé. </em></strong>

Devant toute la famille du corps préfectoral et le personnel du Gouvernorat, les autorités traditionnelles et religieuses, les parents et amis du nouveau chef de l’exécutif régional, le Directeur de cabinet a lu le décret no 2019-0453 du 29 juin 2019 portant nomination du gouverneur de la région de Mopti, avant de tracer le portrait de l’officier.

C’est en effet un homme d’expérience à la carrière nationale et internationale bien fournie qui vient d’être nommé par le président de la République à la tête d’une région qui est aujourd’hui devenue l’épicentre de la violence et des actes de banditisme que notre pays connaît depuis maintenant plusieurs années.

Le Général de Brigade Abdoulaye Cissé a été officiellement installé au nom du président de la République selon la formule consacrée. Les tâches qui l’attendent sont énormes, mais il peut compter sur ses nombreux collaborateurs et sur une population déjà acquise à sa cause.

<strong>Portrait du nouveau gouverneur de Mopti </strong>

À tout juste 50 ans, le Général de Brigade Abdoulaye Cissé est un pur produit du Prytanée militaire de Kati et de l’EMIA de Koulikoro. Il a été, entre autres, sous-chef d’état-major général, commandant de la 8<sup>ème</sup>  Zone de défense de la 8ème région militaire à Sikasso, attaché personnel du président de la Commission de l’Union africaine.

Il était Aide de camp du président de la République du Mali, chef du Centre conjoint des opérations de la MISAC/UA-Bangui-RCA, commandant adjoint du secteur Est de la MINUSCA-NU à Bria, RCA. Un homme d'une grande expérience sur lequel repose l'espoir d'un retour définitif de la paix dans une zone fortement secouée ces derniers mois par des violences meurtrières.

<strong>K.T</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ibrahima Kébé Tamaguidé:  «Il faut aller à de vraies assises nationales souveraines pour sauver le Mali»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/secretaire-a-la-communication-du-ben-urd-il-faut-aller-a-de-vraies-assises-nationales-souveraines-pour-sauver-le-mali-2827882.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2019 12:07:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'Assemblée nationale actuelle est illégitime et illégale. Elle ne répond aucunement aux aspirations profondes du peuple malien. Qui sont, entre autres, mener un contrôle réel, je dis bien réel, sur l'action gouvernementale à travers la défense de l’unité et de l’intégrité territoriale, la défense d’une politique de développement dans l’intérêt du peuple, la gestion du patrimoine national, la sécurité des personnes et des biens (terre au paysan), la protection des populations civiles et militaires, le contrôle de l’administration et des services, la consultation du peuple sur les questions essentielles, la mise en œuvre des propositions issues du peuple après les avoir fait remonter, l’organisation des espaces de redevabilité, faire des interpellations conformément aux besoins et aspirations légitimes du peuple. </em></strong>

Concrètement, au sujet de la prorogation du mandat des députés, l'article 61 de notre constitution nous indique que les députés sont élus pour un mandat de 5 ans, pas plus. Nulle part la prorogation du mandat des députés n'est autorisée dans la constitution. Le mandat des députés a pris fin le 31 décembre 2018. Ils ne sont aujourd'hui que des anciens députés. Rappelons au passage que le bilan de la première prorogation a été très négatif. En effet, cette première prorogation a servi globalement de période de sommeil pour l'AN, de gaspillage des maigres ressources des pauvres contribuables.

Mais, malgré la clarté de notre loi fondamentale, le régime actuel, qui est en perte de vitesse, a délibérément décidé de violer la constitution malienne en prorogeant le mandat des députés de 06 mois. Pour ce faire, il s'est appuyé sur la Cour constitutionnelle, alors que l'article 85 de la constitution nous enseigne que cette cour est un organe régulateur. Cet organe doit-il se substituer à la constituante ?

Par ailleurs, cette prorogation est une violation flagrante du serment fait par le président dans l'article 37 de la constitution malienne ainsi libellé : Le président élu entre en fonction 15 jours après la proclamation officielle des résultats et prête le serment suivant : «Je jure devant Dieu et le peuple malien de remplir mes fonctions dans l'intérêt supérieur de la nation, de respecter et de faire respecter la constitution et les lois...».

Cette prorogation est donc une provocation des patriotes, un mépris pour le peuple, une injure à la constitution malienne. Les responsables de ce forfait doivent répondre devant la justice, s'il y en a une. Dans le cas contraire, le peuple étant la représentation légitime et légale de Dieu sur terre, décidera en toute souveraineté de ce qu'il faut faire, quand, où, comment et avec qui. Et c'est profondément moral.

Aujourd'hui, la priorité des priorités est de réussir à sauver le Mali des mains de ceux qui l'ont abîmé, en bafouant son honneur et sa dignité depuis le 19 novembre 1968, avec le soutien permanent de l'impérialisme international.

Notre association, Faso kanu, que je préside, pense qu'il faut tout mettre en œuvre pour rétablir l'intégrité territoriale acquise le 22 septembre 1960, pour respecter et faire respecter notre drapeau, notre devise, notre hymne national sur l'ensemble du territoire malien.

En toute sincérité, pour le salut du peuple, nous pensons qu'il faut aller sans délai à un sursaut patriotique pour reconquérir à nouveau notre indépendance et notre souveraineté nationale. Nous n’avons pas forcément besoin d'aller à leur façon d'organiser les élections. La machine électorale actuelle est une catastrophe. La vraie problématique est de déterminer comment aller à une nouvelle République qui prendra en compte les aspirations profondes du peuple du Mali.

Notre pays est dans une situation désastreusement exceptionnelle telle que nous ne voyons pas d'autre solution que d'aller à des vraies assises nationales souveraines pour sauver notre Patrie. Sans cela, avec ou sans l'Assemblée nationale, il n'y aura pas de solution.

<strong>Ibrahima Kébé Tamaguidé/Commissaire Principal de l'association Faso kanu</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pourquoi l&amp;apos;accord politique de gouvernance est une chance pour le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/pourquoi-laccord-politique-de-gouvernance-est-une-chance-pour-le-mali-2827904.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2019 12:02:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali sombre dans une crise socio-politique, économique et sécuritaire qui sape tout développement. De l'insécurité galopante à la grogne sociale, de la tension politique à la crise de trésorerie, ce pays est touché profondément dans ses secteurs clés. Les décideurs politiques ont jugé bon de se retrouver en partie autour d'un accord politique où certains ont estimé du camp de l'opposition y apposer leur signature et d'autres préférant garder leur statut d'opposant, «une règle démocratique respectable».</em></strong>

Cet accord politique, comme j’ai l’habitude de le dire, est une chance pour le Mali dans le sens où il offre un cadre de dialogue inclusif pour mettre sur la table tous les problèmes récurrents que connaît le Mali. De ce dialogue, il appartiendrait aux Maliens, politiques et société civile, toutes tendances confondues, d'aborder des thématiques qui &lt;&lt;risquent&gt;&gt;  de tourner notamment sur :

<strong>La sécurité :</strong> qui reste aujourd’hui une urgence pour freiner la série de massacres continuels qui minent la région de Mopti et une partie de Ségou, mais également de trouver des moyens pour qu'enfin s'arrêtent les braquages, les viols collectifs, les engins explosifs et embuscades sur les routes menant aux régions du nord du Mali. Bien qu'un plan de sécurisation du centre du Mali fût validé, en conseil des ministres, le renouvellement du mandat de la Minusma «acquis» avec une présence accrue au centre soit des demandes presque acceptées, il n'en demeure pas moins que le dialogue servirait de tremplin pour trouver d'autres voies de conciliation afin que les populations puissent vivre ensemble  dans ces zones citées.

<strong>L'accord d'Alger :</strong> cet accord décrié par des milliers de Maliens se trouve aujourd'hui caduc/bloqué car en déphasage non seulement avec les réalités du pays et contraire à la vision des populations auxquelles il devrait s'appliquer, mais également, il se heurte à la constitution de 1992. Deux épines ancrées profondément, qui empêchent aujourd'hui l'application effective de l'accord d'Alger.

Ce dialogue servira de cadre pour regrouper tous les acteurs pro et anti accord afin d'essayer de trouver le moyen de le réadapter d'où certains disent «une réappropriation nationale de l'accord». Lorsque dans un pays des divergences de vues persistent entre fils et filles, les solutions ne peuvent venir que d'eux. Ce cadre servirait d'opposer la force des arguments pour sortir avec un consensus autour de cet accord «que je ne toucherai pas dans le fond avec ces points noirs». Ceux qui rejettent l'accord auront l'occasion propice pour le prouver et proposer d'autres alternatives et ceux qui sont pour, également, feront quasiment la même chose.

Il faut au moins un dialogue pour se comprendre sur quelque chose. Depuis 2013, le Mali a pêché à ce niveau, de ne s'être pas inscrit dans un tel processus : &lt;&lt;concertation nationale, dialogue inclusif national, assise nationale &gt;&gt; pour trouver des moyens de relever un pays à genoux après un coup d'Etat inattendu, d’une part, et d'autre part, une occupation sans précédant des régions du Nord par des rebelles et terroristes et enfin, un peuple perdu dans le plus grand doute de son histoire. Ne dit-on pas qu'il est impossible de soigner une maladie cachée, j’estime que le Mali est ce grand corps malade qui a besoin aujourd'hui d'un diagnostic profond et un traitement de choc pour rester debout ! Le dialogue politique est une aubaine pour cela, du moment où il a été demandé par tous à un moment donné lors de ces 6 ans.

<strong>La réforme constitutionnelle :</strong> une question fâcheuse difficilement abordable, qui devrait l'être quand même pour sortir de l'ornière. Cette révision combattue en 2017 revient dans les débats avec fracas, mais la seule différence cette fois-ci, elle ne s'impose pas comme ce fut le cas où un document fut bricolé par un certain nombre d'experts avec des pratiques jurant avec la vision populaire de la chose. En 2017, deux arguments fondamentaux voire trois ont poussé au rejet en bloc du projet référendaire en question : -le verrou de l'article 118 de la constitution qui interdit toute révision lorsque la plénitude de l'intégrité du territoire n'est pas garantie ; -la non exclusivité d'un projet référendaire contraire aux aspirations profondes du peuple souverain.

La première motivation reste d'actualité et la seconde semble être revue et sera certainement à l’ordre du  jour des débats lors du dialogue inclusif afin d'améliorer le travail de la commission d'experts ayant rendu le projet au président de la République. Le tripatouillage de la loi fondamentale pour la mise en œuvre d'un accord portant les germes de la partition du Mali. Ces raisons jugées par bon nombre de Maliens le qualifiant d'imposition d’un agenda international au Mali.

Aujourd’hui, il appartient aux Maliens au cours du dialogue de définir leur propre agenda par rapport à cette question de réforme  constitutionnelle en prenant en compte également les lacunes que la constitution de 1992 porte actuellement.

<strong>La réforme électorale :</strong> au sortir des élections présidentielles, beaucoup d'insuffisances ont mis à mal la procédure électorale poussant jusqu’à 8 mois après, une frange de l'opposition à un rejet des résultats et une contestation virulente de la légitimité d'un président investi par la cour suprême. Un fichier électoral avarié, un système électoral désuet, aux antipodes à l'ère du numérique, un mode de scrutin discutable, la création d'une commission indépendante d'organisation des élections, une carte d'électeur non conforme facilitant la fraude etc., sont quelques insuffisances décriées çà et là. C'est au cours du dialogue inclusif que les acteurs politiques auront l'occasion de revoir ces insuffisances pour des élections libres et transparentes ne souffrant d'aucune forme de contestation à l'avenir.

<strong>La réorganisation administrative et territoriale : </strong>une nième question a tranché lors du dialogue inclusif, il s'agit de trouver de commun accord avec les populations le modèle de réorganisation voulue, dégageant les critères pour ne pas tomber dans la sélectivité, et la frustration par une réorganisation bâclée à l'envers et à souhait sous des affinités autres que légalistes et clarifiées. Le dialogue inclusif qui naîtra de cet accord politique de gouvernance reste un processus réclamé par l'ensemble des concitoyens afin d'absorber les problèmes et d'aller vers l'unité, la cohésion, la paix et la réconciliation. Les petits détails rejetant, dès à présent, le choix des membres devant constituer le triumvirat, à mon, ne nous feront pas avancer.

Il est important de s'appuyer sur le fond, c’est-à-dire le contenu via les termes de références "TDR" qui seront validés après réception des propositions de tous. Mieux la classe politique et la société civile (les associations, organisations et mouvements) commencent à réfléchir sur ces TDR, mieux les débats seront de qualité pour traiter à fond les problèmes. Ce pays a trop souffert des petits calculs capricieux, il faut d'ores et déjà se concentrer sur ce dialogue qui posera certainement les piliers d'un Mali vu et souhaité autrement par le peuple malien. Il sera tout le contraire de la conférence d’entente où la base a été royalement délaissée, sans y être associée.

Ce dialogue se veut inclusif au vrai sens du terme avec un respect de l'architecture pyramidale «de la base au sommet», associant les populations locales aux populations urbaines et la diaspora malienne. Ce triumvirat aura comme tâche de faciliter cela et de donner le caractère largement inclusif à ce dialogue qui, dans sa terminologie actuelle, s'élève au-delà du dialogue typiquement politique, il sera social, économique, culturel et sécuritaire, englobant tous les domaines touchés. Il faut que ce peuple ait confiance en soi et en ses forces, c’est seulement par le dialogue qu'il réussira certainement à secouer &lt;&lt;les démons&gt;&gt; qui opposent les frères et sœurs d'une même Nation.

Cette peur de l'accord ne doit pas pousser à jouer la politique du silence et du rejet à bloc, mais plutôt à saisir le moment avec sincérité et une volonté inébranlable de sauver ce qui peut du Mali. Le dialogue politique inclusif devient une CHANCE  à saisir pour corriger ensemble les points noirs de ce document qui, désormais, engage la République du Mali. Les procès d'intentions faisant écho à un dialogue mort-né sont l'expression d'un élan de recul et d'un maintien volontaire dans le statu quo et nous avons intérêt à ce que ce dialogue soit une réussite pour le Mali au risque de ne refaire encore et encore des décomptes macabres à travers le pays, voir les populations qui peinent à accéder aux services sociaux de base (santé, eau, hygiène), à échapper à ce risque de famine au centre du fait du conflit actuel et de constater le bétail disparaître impuissamment sous nos yeux, le chômage gonfler encore, les écoles fermes pour laisser place à l'obscurantisme, etc.

Cette dynamique a besoin d'être soutenue et mériterait ne serait-ce que le bénéfice du doute dans la recherche de solutions. Ce dialogue devrait être en principe un début de solutions de sortie de crise, si toutefois, il se concluait par une réussite et c'est ensemble que nous le pouvons. Il est temps de comprendre aujourd'hui que l'urgence du Mali n'est pas du tout ces hommes politiques (la course au pouvoir est derrière, la campagne électorale n'est plus d’actualité), les élections sont derrière nous, il y a bientôt 9 mois de cela. Il est temps de se conformer à la réalité et d'affronter les défis auxquels nous faisons face, pas pour satisfaire un régime, ni un parti, mais pour le Mali et uniquement le Mali !

<strong>Ibrahima BEN</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Adjudant&#45;chef Mohamed Elmeidy Ag Iddas : De la brigade de recherche de Kati à celle du camp I</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/adjudant-chef-mohamed-elmeidy-ag-iddas-de-la-brigade-de-recherche-de-kati-a-celle-du-camp-i-2827898.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2019 11:28:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>«Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années», a-t-on coutume de dire. L’Adjudant-chef </em></strong><strong>Mohamed Elmeidy Ag Iddas,<em> actuellement commandant de brigade de recherche (BR) du camp1 de la gendarmerie de Bamako, en est un. De la brigade de recherche de Kati à celle du camp </em>I<em>, il aura fait des exploits au service de la nation. </em></strong>

Le mérite d’un homme réside dans sa connaissance et dans ses actes et non point dans la couleur de sa peau ou de sa religion. La connaissance donne le pouvoir, mais la force de caractère entraîne le respect. C’est pourquoi, l’homme qui est aux mannettes actuellement à la brigade de recherche du camp I de la gendarmerie de rive gauche, l’Adjudant-chef Mohamed Elmeidy Ag Iddas, se distingue, sinon se démarque en honorant sa hiérarchie à travers ses énormes efforts pour la nation et celle-ci, pour sa part, le respecte pour ses loyaux services au quotidien.

Affecté lors de la toute dernière mutation de commandant de brigade de gendarmerie, effectuée en fin février 2019, Mohamed Elmeidy Ag Iddas, quadragénaire, et ses éléments sont en train de mouiller le maillot pour qu’enfin les usagers de Bamako et ses environs retrouvent la quiétude. Dès sa prise de fonction à la BR du camp I, l’Adjudant-chef Elmeidy Ag Iddas s’est d’abord attelé à la tâche en rénovant complètement les locaux de la BR, tout en y mettant toutes les commodités requises.

En outre, le «CB» de la BR du camp I et ses éléments déterminés réduisent tous les jours les actes nuisibles à la sécurité publique et à l’escroquerie financière. C’est ainsi que son commandant de compagnie, le capitaine hors-pair et chevronné de gendarmerie, Lassana Tamba Keïta, se dit fier de son commandant de brigade Mohamed Elmeidy Ag Iddas.

Ses collaborateurs décrivent un homme assidu au travail avec comme slogan : «S’il s’agit du Mali, il faut le servir loyalement».  C’est ainsi qu’il se déploie jour et nuit pour traquer les individus ayant pour but de déstabiliser l’ordre public. Disposant de la bénédiction de la hiérarchie, le CB, Mohamed Elmeidy Ag Iddas, promet d’œuvrer dans le sens de leur politique sécuritaire.

<strong>Ousmane DIAKITE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Centre du Mali: le Premier ministre lance une distribution de 8.000 tonnes de céréales</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/centre-du-mali-le-premier-ministre-lance-une-distribution-de-8-000-tonnes-de-cereales-2827896.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2019 11:27:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Premier ministre malien Boubou Cissé a lancé jeudi à Mopti, dans le centre du pays, un programme spécial d'urgence de distribution de 8.000 tonnes de céréales dans cette région frappée par les violences, qui concentre l'essentiel des déplacés au Mali.  </em></strong>

Depuis l'apparition en 2015 dans le centre du Mali du groupe jihadiste du  prédicateur Amadou Koufa, recrutant prioritairement parmi les Peuls,  traditionnellement éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l'agriculture, qui ont créé leurs «groupes d'autodéfense».

«Le nombre de personnes déplacées internes fuyant ces violences a quasiment  quadruplé dans les régions de Mopti et de Ségou entre mai 2018 et mai 2019,  passant de 18.000 à 70.000», a indiqué le 1<sup>er</sup>  juillet dans un communiqué le  Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations unies. «La région de Mopti, à elle seule, enregistre un quart -soit plus de 924.000 personnes- des 3,8 millions de personnes touchées par un manque sévère de vivres ou à risque dans le pays durant la période de soudure de juin  à août», selon l'OCHA.

«C'est un geste extrêmement fort, le lancement de l'opération de  distribution gratuite de 8.000 tonnes de céréales», a déclaré M. Cissé à la presse après la cérémonie. En sa présence, les camions chargés de vivres ont pris le départ de Sévaré pour plusieurs localités du centre du pays.

«J'ai visité des sites de déplacés ce matin (près de Sévaré, NDLR). Les  populations demandent une assistance et nous devons y faire face», a ajouté le  chef du gouvernement, arrivé mercredi à Mopti avec plusieurs ministres, pour une tournée dans la région jusqu'à dimanche. «Je vais rencontrer les jeunes, les femmes, tout le monde, pour évoquer la situation sécuritaire que nous avons le devoir de régler», a-t-il indiqué.

Selon son entourage, il devrait annoncer l'arrivée de renforts dans la région. Dans un communiqué, le gouvernement a annoncé que le Premier ministre  aurait «des échanges avec le commandement militaire pour discuter avec lucidité des enjeux de la sécurisation de la première région militaire du Mali en terme d'effectifs».

<strong> SD-KT/SST/THM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plateforme contre la corruption et le chômage :  Dépôt de plainte contre les 8 000 «fonctionnaires corrompus»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/plateforme-contre-la-corruption-et-le-chomage-depot-de-plainte-contre-les-8-000-fonctionnaires-corrompus-2827884.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2019 11:16:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Plateforme contre la corruption et le chômage a porté plainte, le vendredi 5 juillet 2019, à la Cour d’appel de Bamako, contre les 8 000 fonctionnaires qu’elle qualifie de «corrompus» dans notre pays.</em></strong>

En lieu et place d’un sit-in devant le siège de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite, la Plateforme contre la corruption et le chômage a décidé, une bonne fois pour toutes, de porter plainte vendredi 5 juillet contre les fonctionnaires qu’elle dit être corrompus. Cette plainte a été formulée, selon son président, Pr. Clément Dembélé, par les membres de la plateforme afin que l’hémorragie financière dont notre pays souffre depuis cesse enfin.

La plateforme entend poursuivre son combat voire même sa lutte acharnée contre les 8.000 fonctionnaires «corrompus» dans les administrations. «J’ai porté plainte contre les fonctionnaires corrompus du Mali auprès du procureur général de la Cour d’appel de Bamako au nom de la Plateforme contre la corruption et le chômage (Pcc) et au nom de l’ensemble du peuple malien», a déclaré Pr. Clément Dembélé.

Pour lui, ils sont venus à la Cour d’appel pour arrêter le vagabondage, le banditisme en bande organisée au Mali. «Nous sommes venus pour qu’enfin, on arrête au Mali, le crime contre l’économie. Qu’on arrête de boire le sang du peuple malien…» a insisté le Pr. Clément devant un parterre de journalistes et membres de la plateforme PCC.

À l’en croire, ils demandent au procureur de la République de défendre le peuple malien pour qu’il soit mis dans ses droits et dans ses devoirs. En référence à la loi du 27 mai 2014, ils exigent la déclaration de patrimoine de tous ceux qui gèrent le denier public.

Le président de la plateforme, le Pr. Clément, dira à ce titre qu’ils n’accepteront plus jamais qu’un dirigeant malien, une personnalité politique «puisse avoir la main dans nos sous et puisse en utiliser comme il veut sans craindre en aucun cas la justice».

Au terme de la lecture de sa déclaration, il a aussi plaidé pour que l’impunité soit bannie dans notre pays surtout dans la gestion financière des biens publics.

<strong>Ousmane DIAKITE   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali Tourisme pour faire revivre le secteur touristique</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/tourisme/mali-tourisme-pour-faire-revivre-le-secteur-touristique-2827885.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/tourisme/mali-tourisme-pour-faire-revivre-le-secteur-touristique-2827885.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2019 11:14:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><b><i><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">L’Agence de promotion touristique du Mali (Mali Tourisme) a organisé, le mardi 02 juillet 2019, à l’hôtel Sheraton, un déjeuner de presse. Étaient présents le président de la Maison de la presse et ceux des regroupements professionnels de presse (presse écrite, presse en ligne, bloggeurs, médias), le Directeur national du tourisme et de l’hôtellerie, et les présidents d’associations professionnelles de tourisme. </span></i></b></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Ce déjeuner de presse a enregistré une seule allocution, celle du Directeur général de l’Agence de promotion touristique du Mali (Mali Tourisme), M. Sidy Keïta. Il a tenu à remercier les organes de presse pour avoir répondu massivement à l’invitation de sa structure. Aussi, M. Keïta a-t-il évoqué l’objet de la rencontre qui portait sur la redynamisation du partenariat entre sa structure et les organes de la presse dans le cadre de la promotion de la destination Mali, et la gestion de la communication de crise, la présentation des missions de l’Agence de promotion touristique du Mali et le nouveau logotype de la destination Mali et enfin, la présentation des activités engagées par le ministère de l’Artisanat et du Tourisme dans le cadre de la relance du secteur du tourisme au Mali. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">S’agissant de la redynamisation du partenariat entre l’Agence de promotion touristique du Mali et les organes de la presse, M. Keïta est revenu sur l’importance et le rôle des organes de presse dans le cadre de la promotion du tourisme auprès de la clientèle nationale. Aussi, a-t-il sollicité l’accompagnement de la presse pour la diffusion d’informations qui valorisent davantage le Mali. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">En ce qui concerne les missions de l’Agence, son Directeur général a rappelé les réformes institutionnelles de 2014 dans le secteur du tourisme ; lesquelles ont abouti à la création de deux entités dont l’Agence de promotion touristique du Mali, qui assure le rôle d’organisme de gestion de la destination Mali. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">À ce titre, en lien avec le secteur privé du tourisme et d’autres acteurs intervenant dans le même secteur, l’Agence de promotion touristique du Mali, qui a adopté désormais le nom commercial «Mali Tourisme», participe à la mise en œuvre de la politique nationale de développement touristique. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">De façon précise et spécifique, ses interventions ont porté sur la gestion des demandes d’information émanant des clientèles nationale et étrangère sur les prestations et services liés au transport, à l’hébergement, à la visite de sites et monuments, et tout autre service connexe, à l’organisation des voyages et des séjours des touristes au Mali ; la promotion de la Destination Mali sur les principaux marchés émetteurs de touristes, au moyen d’actions de promotion comme la participation aux salons, foires et symposiums internationaux du tourisme, l’organisation de voyages d’introduction de voyagistes, etc. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Sans oublier, entre autres, la promotion des offres touristiques au niveau national, notamment à travers la mise en place, au profit du grand public, de plateforme d’informations sur les offres touristiques, l’élaboration et la mise en œuvre des programmes/projets de formation des acteurs intervenant dans le secteur du tourisme, principalement les hôteliers, les restaurateurs, les organisateurs de voyages, les guides de tourisme et autres intermédiaires de la chaîne de distribution et de commercialisation de l’offre touristique de la destination Mali et l’appui aux initiatives de valorisation des potentialités touristiques du Mali, portées par d’autres acteurs comme les collectivités territoriales, les associations professionnelles de tourisme, les services publics nationaux, les promoteurs culturels... </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">M. Keïta a enfin évoqué les grands chantiers sur lesquels le gouvernement du Mali, à travers le ministère de l’Artisanat et du Tourisme, travaille en ce moment. Il s’agit de la promotion du tourisme domestique au Mali et la diversification de l’offre touristique avec la mise en place de nouvelles destinations. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">«Nous vivons, en ce moment, certes un contexte difficile, mais cela ne doit pas nous faire baisser les bras. Nous devons traduire cette situation en opportunité et, s’il plaît à Dieu, ensemble main dans la main, nous y arriverons. En effet, la baisse de la fréquentation touristique du Mali par la clientèle internationale implique comme solution alternative durable, le développement d’offres attractives pour booster le tourisme domestique», a-t-il dit. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Par ailleurs, de nombreuses initiatives sont actuellement en cours de réalisation au sein du département en charge du tourisme, selon le directeur Keïta. Il s’agit entre autres de : l’organisation d’évènements pour la promotion des attraits touristiques du Mali auprès du grand public, l’organisation de voyages découverte du Mali à l’intention de jeunes scolaires et la structuration de l’offre touristique à travers la construction de bureaux d’information touristique sur un certain nombre de sites touristiques. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Des projets d’investissement publics dans le secteur du tourisme sont également à l’étude et leur mise en œuvre permettra, croit savoir M. Kéïta, d’offrir aux résidents nationaux de nombreuses possibilités de découverte et de booster parallèlement notre économie.</span></p>
<p style="text-align: justify"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Ousmane DIAKITE</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Déclaration sur les sujets d’actualité en rapport avec le processus de paix au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/declaration-sur-les-sujets-dactualite-en-rapport-avec-le-processus-de-paix-au-mali-2827880.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2019 11:09:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), dans le but d’informer et d’éclairer l’opinion publique nationale et internationale, sur son avis et sa position en rapport avec le processus de paix au Mali et une certaine actualité ; tient à faire une mise au point sur les sujets suivants :

<strong>Au chapitre de la prolongation du mandat de la MINUSMA</strong>

La CMA salue l’adoption par le Conseil de Sécurité de l’ONU de la résolution 2480, prorogeant d’un an le mandat de la mission onusienne de maintien de Paix au Mali et invite la MINUSMA à adopter une posture appropriée à sa principale priorité stratégique qui demeure l’appui à la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger.La CMA se félicite des efforts engagés par l’ensemble des partenaires du processus de paix et réaffirme son engagement en faveur d’une mise en œuvre intégrale et diligente de l’Accord.La CMA prend acte de l’intégration au mandat de la MINUSMA d’une tâche decoopération avec le comité de sanction en application de la résolution 2374(2017). Elle ose espérer qu’à ce propos, le régime de sanction s’appliquera en toute transparence et de manière juste à l’ensemble des parties à l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, sans distinction aucune.

<strong>Au titre du Dialogue Inclusif Politique (DIP) porté par le Gouvernement du Mali</strong>

Sur invitation de l’actuel Premier Ministre S.E Boubou Cissé dont nous saluons au passage les efforts politiques entrepris avec humilité, la CMA sous réserve des conditions ci-après :

- que l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, ne soit remis en cause ni dans la forme, ni dans le fond par le DIP ;

- une participation significative au processus d’élaboration et à la phase de validation des termes de références du DIP ;

- une participation à tous les niveaux d’organisation du processus du DIP ;

Exprime toute sa disponibilité à apporter sa pierre à cette opportunité de dialogue.

Au Titre de l’interview accordée par le président de la République à l’hebdomadaire «Jeune Afrique» dans sa parution n°3051 du 30 Juin 2019

La CMA regrette que le Président de la République, S.E Ibrahim Boubacar Keita, censé être le garant de l’indispensable confiance entre les parties au processus de paix ; distillent des appréciations inappropriées à l’intention de leaders de la CMA. Cette sortie du président de la République confirme les inquiétudes exprimées dans le dernier rapport d’Avril 2019 de l’observateur indépendant qui alerte en ces termes : «Le Dialogue et la confiance entre les parties maliennes montrent des signes d’essoufflement…».

Dans cette interview exclusive du chef l’Etat, la CMA regrette que le Président de la République soit l’auteur d’une stigmatisation ethnique en mettant l’accent sur les Touaregs pour parler de leaders de la CMA sachant bien pourtant qu’ils ne sont pas issus que d’une seule ethnie, ni d’une seule communauté du pays.

Faisant allusion aux indemnités que perçoivent les membres du Comité de Suivi de l’accord et des sous-comités, Il convient de répondre que s’il y’a des membres de structures créées pour le suivi et la mise en œuvre de l’Accord, bénéficiant d’indemnités au même titre que tous leurs collaborateurs des autres parties signataires, y compris ceux de la partie gouvernementale, cela leur est accordé à la mesure de leur effort de membres en charge de tâches d’intérêt commun. C'est loin d’être une aumône.

En référence au propos du Président de la République dans la même interview sur les symboles de l’Azawad

La CMA en conformité avec les dispositions de l’accord rappelle ce qui suit :

Chapitre 2, Art 5, alinéa 2: de l’appellation AZAWAD «L’appellation Azawad recouvre une réalité socio-culturelle, mémorielle et symbolique partagée par différentes populations du Nord du Mali, constituant des composantes de la communauté nationale. Une compréhension commune de cette appellation qui reflète également une réalité humaine, devant constituer la base du consensus nécessaire, dans le respect du caractère unitaire de l’Etat malien et de son intégrité territoriale». La CMA rappelle que cette question n’ayant pas abouti à un consensus lors de la conférence d’entente nationale conformément au point 4 du Relevé de conclusions des Consultations Préparatoires à la Mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du Processus d’Alger signé le 05 Juin 2015 à Alger qui précise en ces termes: «Plus spécifiquement, s’agissant de la problématique de l’Azawad, dont le traitement est pris en charge par l’article 5 de l’accord qui souligne la nécessité d’un traitement politique et l’organisation d’un débat national approfondi sur ses causes profondes, la médiation s’engage, dans le cadre de la mise en œuvre de ce article, à favoriser l’ouverture de discussions entre les parties afin d’aboutir à une solution consensuelle satisfaisante.»

La CMA exprime par ailleurs le souhait d’engager sans délai le parachèvement de ce dialogue si nécessaire à une compréhension par toutes les parties des engagements consensuellement pris.

<strong>Au sujet de la mise en place du dernier Gouvernement dirigé par le Premier ministre Boubou Cissé</strong>

La CMA apporte la clarification suivante:

La Coordination des mouvements de l’Azawad a été sollicitée par le Président de la République en vue de sa participation à un gouvernement de mission. La CMA loin d’opérer ni de faux-fuyant encore moins de volte-face et de manière responsable, après consultation interne, a par le biais de son président en exercice, soumis conformément à la demande du Président de la République, les CV de ses membres proposés. À la surprise générale de la CMA, elle a découvert en même temps que les téléspectateurs au moment de la lecture de la liste du gouvernement que sa proposition n’a pas été considérée et aucune explication ne lui a été notifiée à ce sujet jusqu’à ce jour.

La CMA tient à informer l’opinion que depuis quarante-huit (48) mois de la signature de l’accord, elle a respecté scrupuleusement tous ses engagements au prix d’énormes sacrifices notamment : la non prise en charge de ses combattants en attente du processus de cantonnement et du DDR, les retards et le payement à moitié des indemnités de ses membres dans les sous-comités du CSA et du Conseil National de Réforme du Secteur de la Sécurité, l’absence d’un statut pour l’ensemble de ses représentants dans les structures de mise en œuvre de l’accord.

La CMA exprime sa vive préoccupation quant à la gestion entourée par un manque de transparence des fonds dévoués à la mise en œuvre l’accord et ce malgré la détérioration continue des services sociaux de base dans les cinq régions de l’Azawad. À cet effet elle exige qu’il soit mis en place dans les meilleurs délais un cadre d’audits avec toutes les parties prenantes à la mise en œuvre de l’accord y compris les bailleurs de fonds.

<strong>Au titre des réformes politiques et institutionnelles</strong>

La CMA note avec regret l’immobilisme sur les questions de réforme constitutionnelle :

Conformément aux constats exprimés par l’Observateur Indépendant sur la question : «l’avancée la plus importante dans la période entre Janvier et Avril 2019 a été le lancement par le gouvernement du processus de réforme constitutionnelle. Cette période a été également marquée par l’immobilisme, voire par des reculs, dans le processus de mise en œuvre». À cet égard, la CMA exprime son inquiétude de voir que cette question fondamentale qui est l’ossature de l’avenir institutionnel du pays soit subordonnée à un dialogue politique aux enjeux politiques pas encore totalement clarifiés.

<strong>Au titre de la situation sécuritaire dans les régions de l’Azawad</strong>

La CMA rappelle à l’intention de l’opinion nationale et internationale qu’elle est régulièrement victime des assassinats et des enlèvements ciblés.

Tout en saluant les timides avancées enregistrées dans la finalisation de la première phase du DDR accéléré, des éléments du MOC, la CMA exprime sa préoccupation quant à la détérioration de la situation sécuritaire dans les régions de l’Azawad. Prenant en compte cette préoccupation, elle déplore l’inexistence ni d’un calendrier, ni d’une stratégie pour le processus général de DDR concernant les Soixante-trois mille (63.000) combattants, recensés, annoncés par la Commission Nationale de DDR et de la mise sur pied de l’armée reconstituée.

La CMA reste particulièrement préoccupée par la recrudescence de la violence et de l’insécurité dans la région de Tombouctou et Ménaka et appelle toutes les parties à la mise en place sans attendre d’une synergie d’actions sécuritaire à la hauteur des attentes des populations.

Partageant la vive préoccupation de l’ampleur grandissante de l’insécurité au Centre, la CMA tout en exprimant sa solidarité avec les populations du centre, appelle le Gouvernement, les partenaires du Mali et la Communauté Internationale en général, à aider à la mise sur pied diligente de l’Armée Reconstituée, seule habilitée à être redéployée dans toutes les régions de l’Azawad pour relever de manière efficace et pérenne les défis sécuritaires du moment et contribuer à la stabilité des régions Centre du pays.

<strong>Kidal, le 3 Juillet 2019</strong>

<strong>Le Président de la CMA</strong>

<strong>Sidi Brahim Ould Sidatt</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plateforme des mouvements du Nord : Me Harouna Toureh révoqué</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/plateforme-des-mouvements-du-nord-me-harouna-toureh-revoque-2827876.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2019 11:06:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La conférence de presse visait à informer sur la gestion de la CMFPR, voire de la Plateforme, dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger.</em></strong>

Les leaders de la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d’Alger ont animé un point de presse, le 2 juillet 2019, au cours duquel, ils ont fait l’annonce de la révocation de Me Harouna Toureh de ses fonctions et aussi informer leur volonté de réorganiser la Plateforme.

Dans une déclaration, Abdramane Maïga, membre de la CMFPR, a annoncé la révocation de Me. Harouna Toureh est de ses fonctions, et a informé qu’il ne représente plus la CMFPR au sein de la Plateforme. Pour lui, le retour aux sources vise essentiellement à endiguer les conséquences «déstabilisatrices des agissements déviationnistes de certaines personnes parmi lesquelles M. Harouna Toureh.»

Il dit désapprouver les méthodes de gestion propres à Me Harouna Toureh. Notamment, le copinage, les nominations de personnes externes à la CMFPR, les révocations arbitraires, la substitution et la falsification des listes consensuelles, le cumul de fonctions, le trafic de place et de grade au niveau des combattants désignés pour l’intégration.

Et d’ajouter qu’il importe que toutes les parties impliquées dans la mise en œuvre de l’Accord prennent acte de cette décision, notamment le chef de file de la médiation internationale, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies à Bamako, le  Premier ministre du gouvernement du Mali, le Haut représentant du président de la République chargé de la mise en œuvre de l’Accord et le ministre de la Réconciliation nationale.

Pour Alassane Guitteye, au regard du contexte sécuritaire accablant du pays, ils ont jugé opportun de tenir ce point de presse pour mieux édifier l’opinion nationale et internationale de la réorganisation de la plateforme pour la rendre plus efficace et inclusive. Selon lui, la CMFPR n’a jamais perdu de vue et ne perdra jamais de vue, les causes qui ont l’ont vu naître. «Le Mali, notre Mali, est ce que nous avons de plus cher», a-t-il déclaré.

Pour le secrétaire général du Gatia, Fahad Ag Almahmoud, «chacun d’entre nous a des frères et des cousins à la CMA qui ne partagent pas notre point de vue. Une fois que tu partages le point de vue de la CMA, tu n’es plus de la Plateforme.»

<strong>Ousmane DIAKITE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Usaid/Mali&#45;Sira : des commissions éducatives communales du District formées à la gestion de l’école</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/usaid-mali-sira-des-commissions-educatives-communales-du-district-formees-a-la-gestion-de-lecole-2827877.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2019 11:05:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre d’une synergie d’action, le projet Usaid/Mali Sira et le programme d’appui à la gouvernance locale (Mali SNGP), en partenariat avec la cellule d’appui à la décentralisation de l’Education (CADDE), ont tenu le mardi 2 juillet 2019 au Lycée Technique, une formation nationale des maires, secrétaires généraux et membres des Commissions éducatives sur la gestion de l’école en mode décentralisé et les activités du projet Sira. </strong>

La cérémonie d’ouverture des travaux de l’atelier de formation était présidée par le directeur général adjoint des collectivités territoriales avec la présence du chef d’équipe éducation de l’Usaid, la directrice Usaid-Mali Sira, de la directrice résidente p.i. de Mali-SNGP, sans oublier le chef de la CADDE et le représentant du maire de la commune III.

Le but recherché par les deux projets et leurs partenaires est de mettre ensemble leurs expertises afin de gérer leurs ressources efficacement pour la durabilité des activités. La gestion de l’école en mode décentralisé étant un des éléments importants de la politique de décentralisation du Mali, les Commissions éducatives communales sont donc les chevilles ouvrières dans le cadre de la coordination, de l’élaboration et de la mise en œuvre des actions de développement pour assurer la qualité de l’éducation, au niveau local. C’est ainsi que ces deux projets ont décidé de s’investir ensemble pour renforcer les compétences des acteurs des collectivités territoriales.

Avec l’appui technique des structures déconcentrées de l’éducation, les collectivités sont responsables, entre autres, de l’élaboration et de la mise en œuvre du Plan de développement de l’éducation (PDE), la gestion du personnel enseignant (pré scolaire, fondamental et non formel), la mise en place, le financement et le suivi des Comités de gestion scolaire (CGS).

Les formations se focaliseront sur ces différentes responsabilités et les activités du projet Usaid/Mali Sira, en appui à la lecture-écriture, dans son volet communautaire. Elles auront lieu dans les régions de Koulikoro, Sikasso, Ségou et dans le District de Bamako, du 1<sup>er</sup> juillet au 8 août 2019. Elles concerneront 2.400 participants de 329 communes.

Avec cette synergie d’action, les deux projets œuvrent ensemble pour le bonheur de l’éducation, en renforçant les CGS dans le cadre du système éducatif et en favorisant la collaboration avec les conseillers communaux.

USAID/Mali Sira est un projet de cinq ans qui a pour but d’améliorer la qualité de l’apprentissage de la lecture-écriture dans les classes de 1<sup>re</sup> et 2<sup>e</sup> années des écoles publiques et communautaires des régions de Koulikoro, Sikasso, Ségou et dans le district de Bamako.

Mali SNGP est chargé de contribuer à l’avancement du processus de la décentralisation au Mali en améliorant les procédures de gestion des finances afin de prévenir la corruption, renforcer la collaboration entre l’Etat central et les collectivités locales et d’instaurer la transparence dans la gestion des fonds publics et l’efficacité des prestations des services sociaux de base.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Baba Akhib Haïdara :  «Le dialogue  politique inclusif n’est pas réservé seulement aux partis politiques…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/baba-akhib-haidara-le-dialogue-politique-inclusif-nest-pas-reserve-seulement-aux-partis-politiques-2827874.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2019 11:04:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’équipe chargée du dialogue politique inclusif était face à la presse, le mercredi 3 juillet, au siège du médiateur de la République. Ousmane Issoufi Maïga, Baba Akhib Haïdara, Aminata Dramane Traoré et le président du comité d’organisation, Cheick Sidi Diarra ont été installés officiellement le 25 juin par le président de la République.</strong>

Dans son propos liminaire, Baba Akhib Haïdara a rappelé que le pays est globalement mal à l’aise aujourd’hui dans son être. Selon lui, les querelles politiques, les impatiences syndicales ou d’autres agitations venant des différentes parties de la société ont conduit à une situation de crispation.

C’est pourquoi, le président des facilitateurs du dialogue politique inclusif a indiqué que le président de la République et l’ensemble du peuple se sont dit qu’il faut que nous allions vers une décrispation de la situation afin que les Maliens puissent se parler. D’où l’initiative de ce dialogue politique inclusif.

Aux dires de Baba Akhib Haïdara, ce dialogue politique inclusif n’est pas réservé seulement aux partis politiques. Il s’agira selon lui de dialoguer avec les autres forces vives de la nation. Les facilitateurs vont vers toutes les forces vives de la nation pour les rencontrer et essayer de connaître leurs attentes.

«Nous allons dialoguer, nous entendre et nous comprendre sur l’essentiel de ce que nous pensons être le mal de ce pays. Les maux dont souffre ce pays ne datent pas aujourd’hui, du moins certains. Si nous nous entendons sur l’essentiel de ce diagnostic, nous allons convenir aussi ensemble d’un certain nombre de valeurs, de la vision que nous avons de notre pays pour son avenir», a-t-il déclaré.

Avant de souligner que la mission des facilitateurs, c’est de veiller à ce que l’inclusivité soit assurée avec toutes les forces vives de la nation et de faire en sorte que, pendant le processus, la plus grande adhésion puisse se faire autour des choses essentielles pour permettre d’aller de l’avant. Il a également indiqué que leur rôle est de veiller à ce que les personnalités, qui ont eu à gérer le pays, puissent dire ce qu’ils pensent et attendent. Tout en ajoutant que dès la semaine prochaine, ils vont commencer les rencontres avec les différentes forces vives du pays.

En répondant à la question concernant les positions de certains partis politiques et associations sur le processus, Baba Akhib Haïdara a fait savoir que tout le monde a souhaité un dialogue politique inclusif. Selon lui, le fait que certains partis politiques et associations expriment leur point de vue sur le processus, en mal ou en bien, participe au dialogue. «Notre point de vue est que nous devons rencontrer un certain nombre de personnalités dont ceux qui ont exprimé leur point de vue en mal sur le processus», a déclaré le conférencier.

Le président du comité d’organisation du dialogue politique inclusif, Cheick Sidi Diarra, a indiqué que son comité a élaboré un avant-projet des termes de référence qui seront validés au cours d’une réunion dans les jours à venir. À l’en croire, dans cet avant-projet, le processus de consultation va commencer à la base pour remonter au sommet.

Cheick Sidi Diarra a souligné que les populations à l’inferieur et l’extérieur du Mali seront entendues et leurs préoccupations prises en charge. Tout en estimant que 3 mois seront raisonnables pour arriver aux conclusions du dialogue.

Concernant le dialogue avec les djihadistes qui sèment la terreur, Ousmane Issoufi Maïga a souligné que tous les Maliens de l’intérieur et de l’extérieur, qui sont disponibles à répondre à l’appel, sont conviés à discuter entre eux.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Visite de Dr. Boubou Cissé dans la région de Mopti : vers le bout du tunnel</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/visite-de-dr-boubou-cisse-dans-la-region-de-mopti-vers-le-bout-du-tunnel-2827869.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/visite-de-dr-boubou-cisse-dans-la-region-de-mopti-vers-le-bout-du-tunnel-2827869.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2019 11:00:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Du 03 au 07 juillet, le Premier ministre malien Dr. Boubou Cissé a effectué une mission dans la région de Mopti. Mopti ville, Koro, Bankass, Bandiagara, Hombori et Douentza ont été les différentes étapes de cette première tournée du Premier ministre depuis sa prise de fonction. Le but était d’échanger directement avec les populations sur la situation sécuritaire, le retour des déplacés, la question humanitaire mais surtout la paix et le vivre ensemble. </em></strong>

En un mot, Dr. Boubou Cissé était venu prêcher le retour de la paix, la recherche d'une solution locale. C'est pour cela qu'il avait dans sa délégation des responsables des deux communautés impliquées dans cette crise. Après 5 jours de visite et d'écoute des populations, on peut dire qu'on va lentement mais sûrement vers le bout du tunnel. D’autant que des engagements forts ont été pris par les autorités et les populations.

<strong>Mopti : développement économique et infrastructures </strong>

C'est par le cercle de Mopti que Boubou Cissé a commencé sa visite de 5 jours dans la région de Mopti. Après son accueil, il est parti saluer les notabilités de la Venise. Mercredi et jeudi, il s’est rendu sur les deux sites de déplacés à Sévaré, avant la cérémonie de distribution de céréales à l'Opam.

Lors de cette visite à Mopti, le chef du gouvernement a procédé au lancement des concertations régionales de la jeunesse dans la salle Sory Bamba, en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, Arouna Modibo Touré, du gouverneur de la région, général Abdoulaye Cissé, du président du Conseil national de la jeunesse du Mali, du maire de Mopti Issa Kansaye et des jeunes venus de toutes les régions du Mali.

Organisées par le Conseil national de la jeunesse du Mali avec le soutien du gouvernement, les concertations régionales, qui aboutiront à des assises nationales, ont pour objectif essentiel de faire un diagnostic sans complaisance de la problématique des jeunes, identifier les contraintes majeures qui entravent tous les efforts de promotion de la jeunesse et parvenir à des propositions de solutions convenables.

C'est après cette cérémonie que Boubou Cissé a rencontré les cadres de Mopti dans la salle de réunion de la chambre de commerce de Mopti. La situation sécuritaire, la situation des déplacés et l’état de la route du quartier Médina Coura, qui est dégradée, ont été évoqués par le maire Issa Kansaye de Mopti. Une dizaine d'intervenants ont pris la parole à la suite du gouverneur. Ils demandent tout un développement économique de leur région et des infrastructures.

«Mopti est le parent pauvre du régime d'IBK, les autres régions ont eu des routes, des échangeurs, nous voulons des infrastructures pour le décollage économique», a dit le maire Issa Kansaye. Les guides demandent une reconversion pour faire d'autres métiers, les commerçants la diminution des impôts, la levée de certaines interdictions comme celle de rouler à moto ou le non accès à Mopti à partir de 18 heures.

Le Premier ministre dit avoir pris bonne note des doléances et dit mesurer la conséquence de l'insécurité sur les différentes activités. Cela peut être résolu, selon lui, dans un premier temps, par la présence de plus de forces de sécurité.

«Chacun peut constater cela parce qu'il y a des camps militaires et de gendarmerie qui ont été mis en place en grande quantité dans la région. Il y a un désarmement des milices qui a commencé. Evidemment, ce n'est pas encore suffisant, nous en sommes conscients. Mais des dispositions sont en train d'être prises pour renforcer davantage cette présence militaire et sécuritaire dans la région.

Ces derniers jours, il y a 1500 soldats qui sont rentrés ici, il y a des stagiaires qu'on a fait revenir sur le terrain. Ils étaient en formation. Cette  quantité va augmenter à 3000 et 4000 hommes, mais ce n'est pas avec cette présence que nous allons résoudre le problème. Il faut tout faire dans la région de Mopti pour sauver et relancer l'activité économique et commerciale. C'est nécessaire, c'est primordial, et je pense c'est cela que je retiens ce soir de toutes nos discussions et c'est à cela que nous allons réfléchir dans les meilleurs délais», a déclaré Dr. Boubou Cissé.

<strong>Koro, plus de présence des Fama et le retour de l'Etat </strong>

C'est par la route que le Dr. Boubou Cissé et sa délégation se sont rendus dans la ville de Koro. Le chef du gouvernement a rencontré la population pour s'enquérir de leurs conditions de vie, écouter leurs contributions dans la recherche de solution pour endiguer le problème sécuritaire et humanitaire dans la zone. Il a été accueilli par le maire Soumaïla Djimde et les notabilités de Koro et environs venus à sa rencontre.

Dans son discours de bienvenue, le maire a remercié le Premier ministre et sa délégation pour leur présence qui est une marque d’engagement de l’Etat pour répondre à la situation sécuritaire qui prévaut dans la zone. Parmi les défis, il a mis l’accent sur la sécurité des personnes et de leurs biens, la sécurité alimentaire, la crise économique, les questions de santé et d’assainissement. Les représentants des communautés peul et dogon ont lancé des messages de paix et se sont engagés à mettre fin à la spirale de la violence qui mine tout développement.

Dr. Boubou Cissé a fait observer une minute de silence pour le repos des victimes des récentes tueries et a remercié les habitants de Koro pour leur accueil chaleureux. Le Premier ministre a rappelé que sa présence matérialise l’engagement pris par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, lors de sa dernière visite dans la région, pour trouver les voies et moyens, en concertation avec les populations, afin de sortir de cette crise.

Il s’agit de poser les jalons de la paix qui permettront de relancer l’économie, de rouvrir les classes et permettre aux cultivateurs de retrouver le chemin des champs. Les différentes couches de la population, à savoir les jeunes, les femmes et les communicateurs traditionnels demandent la reprise des activités économiques et le renforcement de la présence militaire dans la zone.

Le Premier ministre a profité de l'occasion pour faire des annonces fortes : près de 1500 éléments en formation seront déployés très bientôt dans la région afin de renforcer la sécurité. Dans le cadre du Plan de sécurisation intégré des régions du centre (PSIRC), des activités génératrices de revenus sont prévues pour les femmes et les jeunes. Le Dr. Boubou Cissé a partagé un repas de corps avec les troupes au camp de Garde de Koro. La visite s’est achevée par la prière du vendredi à la grande mosquée.

<strong>Bankass, le retour de l'Etat comme priorité </strong>

L'étape la plus courte a été celle de Bankass. Le président des ressortissants de Bankass Moumine Guindo a planté le décor en évoquant la situation sécuritaire. Pour eux, leur cercle est actuellement au cœur des attaques, et cela s'illustre par les attaques de Ogossagou et dans la commune de Ouenkoro où plus d'une vingtaine de personnes ont perdu la vie dans les attaques contre les villages de Saran et Bidi.

Les interventions ont porté sur la situation humanitaire, comment venir en aide aux populations déplacées et même celles restées sur place qui ne peuvent plus cultiver cette année. D'autres personnes demandent le retour de l'Etat comme solution à la situation, avec le renforcement des camps militaires. Surtout la rapidité dans l'intervention des militaires en cas d'attaque. «Il nous faut le retour de l'Etat, c'est avec ça que beaucoup de problèmes peuvent être résolus. Si l'Etat ne revient pas, rien ne sera possible», a déclaré un conseiller du village de Bankass. Les forgerons de la localité ont remis une daba au Premier ministre.

<strong>Bandiagara veut se dire la vérité pour mieux avancer </strong>

À son arrivée à Bandiagara, le Premier ministre a été accueilli au Palais Aguibou Tall où il a été reçu par la famille Tall. Il s’est également rendu avec sa délégation dans la famille du chef Dogon. Dr. Boubou Cissé a par la suite présidé au Conseil de cercle de Bandiagara, la conférence des cadres élargie à l'ensemble des forces vives de la ville (femmes, jeunes, autorités religieuses et coutumières).  Au menu des échanges, le retour de la paix, la sécurité alimentaire, l'installation d'une garnison militaire et le retour des déplacés.

Dans son allocution, le maire de la commune Housseini Saye a exprimé sa fierté d'accueillir le Premier ministre et a saisi l'opportunité pour l'entretenir sur la crise multidimensionnelle que traverse toute la zone. Comme mentionné dans les villes précédemment visitées, le renforcement de la sécurité est la principale préoccupation des populations, suivi de la relance de l’économie locale. Il a mis en avant le caractère multiculturel de sa ville qui fait leur fierté depuis des siècles et qui doit favoriser le vivre ensemble et la paix. «Nous voyons un début de soulagement grâce à vous et à votre gouvernement» a t-il déclaré.

Les habitants qui sont intervenus lors de cette rencontre se sont engagés à s’investir et à faire revivre Bandiagara d’antan où toutes les communautés vivaient en harmonie. M. Tolo de Ginna a lancé à l’audience : «Saisissons la chance que le Premier ministre et tous ceux qui veulent nous aider nous donnent pour sortir de la dynamique de guerre pour la dynamique de paix».

Dr. Boubou Cissé a annoncé la mobilisation d’une centaine de militaires à Bandiagara en attendant les dispositions à prendre pour l'installation d'une garnison militaire. Il a par ailleurs appelé au dépôt des armes et invité les populations au dialogue et au pardon. Il a chaleureusement remercié et encouragé les représentants de l'Etat qui sont restés en poste malgré les menaces sécuritaires récurrentes. Il a informé la population de la distribution de vivres en cours qui sont destinés aux plus nécessiteux.

Dr. Boubou Cissé a partagé un repas de corps au peloton de la Garde nationale avant de quitter la ville. Après cette étape, la délégation est revenue à Mopti. Pour une rencontre avec le commandement militaire, puis l'installation officielle du gouverneur.

<strong>Kassim TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mountaga Tall dégaine</title>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2019 10:58:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Quand le garant de la Constitution (Le président de la République) viole la Constitution, les règles et pratiques républicaines. C'est ce qu’Ibrahim Boubacar Keïta a fait en se rendant au 18<sup>ème</sup> anniversaire du RPM au CICB de Bamako et en y prenant la parole. Sans parler du contenu des autres discours comme «Monsieur le président de la République, votre présence est le symbole de votre détermination à prendre votre parti en main…IBK est revenu et il a pris son parti en main». Où va-t-on ?  L'article 34 de la Constitution du Mali est clair : «Les fonctions de président de la République sont incompatibles avec l’exercice de toute autre fonction politique, de tout mandat électif, de tout emploi public, de toute autre activité professionnelle et lucrative.» Halte aux dérives !

<strong>2 terroristes arrêtés </strong>

Le ministère de la Sécurité a annoncé l’arrestation de deux hommes suspectés d’être des terroristes. Le coup de filet s’est déroulé à Bamako et Kati dans la nuit du 4 au 5 juillet. Les forces de sécurité «ont démantelé un réseau terroriste et interpellé deux (2) cerveaux, le premier à l’entrée de l’aéroport international Président Modibo Keita Bamako-Sénou, et le second près du camp Soundjata de Kati», précise le département de la sécurité. Les deux hommes arrêtés étaient «en possession de deux valises contenant divers documents, des stupéfiants et une quantité importante de devises étrangères (dollars libériens, léonais, francs guinéens)». L’interpellation des deux présumés terroristes est le fruit de la collaboration entre les forces de sécurité et les services de renseignements.

<strong>36 ans de relation</strong>

C'est le mardi 02 juillet 2019 qu'il y a eu la passation entre le général de brigade Sidi Alassane Touré, gouverneur sortant, et le général Abdoulaye Cissé, nouveau gouverneur de Mopti. Les deux militaires se connaissent  il y a plus de 35 ans, avait dit Sidi Alassane Touré. Mais, lors de la passation, le nouveau dira que c'est plutôt un frère d'armes de 36 ans. Après la passation, l'ancien a présenté le personnel à son remplaçant en lui demandant de travailler et de l'aider dans le bon accomplissement de sa mission. Et c'est le samedi 06 juillet 2019 que le général Abdoulaye Cissé a pris officiellement fonction au cours d'une cérémonie de prestation.

<strong>Ultime chance</strong>

En marge de la visite du Premier ministre Dr. Boubou Cissé à Mopti, certains cadres et responsables de la région se sont rencontrés à huis clos. Il s'agit de Babaly Bah, ancien DG de la BMS, Seydou Nantoumé, le PDG de Toguna Industrie, le général Gabriel Poudiougou, le général Ismaïla Cissé, Me Hassane Barry, et bien d'autres. C'était sous la présidence du patron du processus de DDR Zahaby Ould Sidi Mohamed. Ils ont décidé d'aller au désarmement des milices et de faire le cantonnement dans un mois. À la différence des autres réunions, les protagonistes ont demandé au Premier ministre de faire du suivi de cette réunion sa priorité.

<strong>«Au nom de tous»</strong>

Pendant toute la mission du Premier ministre Dr. Boubou Cissé, de Koro à Douentza en passant par Bankass et Bandiagara, le compte-rendu de cette réunion entre les fils de Mopti a été fait. Deux porte-paroles ont été chargés de faire passer le message en dogon et peul. Madani Tolo et Seydou Macky Tall étaient les deux personnes chargées de faire passer le message de réconciliation et de paix au nom de tous. Personne ne veut que ce message soit vide de son sens, c'est pourquoi les responsables des associations et des communautés doivent revenir pour consolider ce message et dialoguer plus profondément avec les populations dans les différentes localités.

<strong>Koro, l'origine </strong>

C'est à Koro que la crise dans la région de Mopti a commencé par l'assassinat d'un civil. Les autorités locales d’alors n’ayant pas réagi, cela s'est transformé en vengeance entre Peuls et Dogons. C'est pour cela que Koro a été choisi comme la première étape de la mission du Premier ministre. Lui-même l'a dit dans la salle : «Nous avons fait des activités à Mopti, mais la raison principale de notre tournée commence avec Koro. Parce que cette crise a débuté à Koro, et nous voulons que Koro aussi donne le ton de la fin des hostilités. Nous avons prié à la mosquée de Koro et fait des bénédictions dans ce sens», a dit Dr. Boubou Cissé. Les habitants des localités visitées ont fait des contributions spécifiques en fonction des réalités locales.

<strong>Dana Ambassagou, le rempart ?</strong>

Dans la ville de Koro, il y a une forte présence des éléments de Dana Ambassagou ; ils roulent à moto et font des patrouilles. Ils sécurisent les populations, surveillent les marchés et foires hebdomadaires. Certains habitants de Koro estiment que seuls les Dana, c'est-à-dire les chasseurs, peuvent leur donner espoir. D'autres trouvent qu'ils ne peuvent pas sécuriser tout le monde. Leur présence fait qu'il n’y a pas d'attaque actuellement dans la ville de Koro. Mais dans les alentours, il y a toujours des menaces. La preuve, le vendredi 05 juillet 2019, au moment même où le Premier ministre et sa délégation étaient à Koro, le village de Sabéré dans la commune de Diougani a été attaqué par des hommes armés non identifiés.

<strong>Pays des chevaux </strong>

Bankass, situé entre Bandiagara et Koro, sur la route nationale 35, est appelé la capitale des chevaux. En 2005, Bankass a accueilli la première édition du festival dogon, et c'est le président IBK, en sa qualité de président de l'Assemblée nationale, qui avait présidé la cérémonie d'ouverture de ce festival. Il représentait le président ATT ; les organisateurs lui avaient donné un cheval blanc. Et ce sont des chevaux en jalonnement qui étaient à l'accueil de Boubou Cissé. Malgré la crise, Bankass a respecté la tradition. Mais, dans la salle, ils n'ont pas été tendres avec la délégation, parce qu'on dirait que Bankass est en train de prendre la place de Koro, qui se stabilise avec plus de militaires. Or, les attaques augmentent dans le cercle de Bankass.

<strong>Boubou est chez lui</strong>

Lors de sa mission dans la région de Mopti, partout où Dr. Boubou Cissé est passé, il a été rappelé qu'il est de la région de Mopti. Oui, lui-même l’a confirmé dans ses prises de parole. À Bandiagara, il a visité la famille de sa mère et toutes les grandes familles et les chefs de village. Boubou est originaire du cercle de Djenné et plus précisément de Sofara, selon les intervenants. Djenné n'était pas au programme de cette étape. Mais cette ville et les autres cercles des zones inondées devraient être prochainement visités. Les populations promettent à Boubou leur aide. Mais quand elles disent que c'est Boubou l'espoir, celui-ci réplique : «Vous êtes mon espoir parce que c'est grâce à vous que nous allons réussir ensemble».

<strong>Gamou, la fierté </strong>

Le général El hadji Gamou n'est plus à présenter ; il faisait partie de la délégation du Premier ministre Boubou Cissé en tournée dans la région de Mopti. Partout où il est passé, les gens l'applaudissaient et l'encourageaient en lui rappelant son patriotisme, son engagement et son statut de soldat républicain. De Mopti ville à Douentza, la présence de Gamou a rassuré plus d'un. Dans la salle de conférence à Bandiagara, quand son nom fut prononcé, il y a eu des acclamations. Responsables, jeunes gens voulaient faire des photos avec lui. Toute chose que le général a acceptée sans problème. Il a apprécié les encouragements des populations : «Je suis au service de la nation, comme tous les autres soldats de notre pays».

<strong>Humanitaire occulté  </strong>

Pendant toute la mission, la situation humanitaire a été peu abordée par les populations et les membres de la délégation. Sauf à Bankass où le maire adjoint a demandé des dons pour les populations en difficulté. Sans quoi, tout a été question de sécurité, de militaires, milices, réconciliation et dialogue. Les intervenants ont pour la plupart oublié qu'il y a 50 mille déplacés dans la région de Mopti. Certains sont sur des sites, d'autres dorment dans des familles d'accueil qui n'ont rien pu faire pour eux. Plusieurs d’entre eux sont dans la ville de Mopti et ne savent plus quoi faire. Ils n'ont pas à manger, et les familles d'accueil manquent de moyens.

<strong>Une grosse erreur </strong>

À Sévaré, il y a deux sites pour les déplacés ; le premier, situé derrière l'hôpital Somino Dolo, compte 151 ménages pour 711 personnes. Il est composé uniquement de Peuls. Le second est sur la route de Bandiagara. C’est une famille d'accueil, dans laquelle il y a 38 ménages pour 148 personnes, uniquement des Dogons. Sur les deux sites, les enfants ont droit à l'éducation ; les conditions sont réunies pour une prise en charge grâce au ministère de la Santé et des Affaires sociales. Le Premier ministre et sa délégation ont visité les deux sites. La grosse erreur est le fait que les deux communautés ne doivent pas être sur des sites distincts, parce qu'il n’y a pas de conflit entre Peuls et Dogons. S'il n’y a pas de problème, pourquoi ne pas les mettre ensemble ?

<strong>Douentza et Konna s'éloignent </strong>

L'absence de l'Etat ruine les espérances des habitants de Konna et Douentza ; ils se plient aux exigences des jihadistes. À Konna, les terroristes vivent sans faire de tapage ; les populations ne les dénoncent plus. D’autant que l'Etat n'est pas présent. Même chose à Douentza où l'Etat est présent, mais sa présence ne rassure pas les populations qui sont obligées de coopérer avec les terroristes. Par ailleurs, l'armée malienne dans la zone, à travers certaines interventions, ne fait aucun cadeau aux habitants, qui ont été plusieurs fois tabassés, malmenés par les militaires lors de fouilles dans les maisons. Les habitants disent être traumatisés par les terroristes et les Fama. Ils se sentent alors obligés de composer par endroits avec les terroristes pour avoir la paix. Ce qu'il faut retenir, un déplacement nous a permis de comprendre que la charia est appliquée à Konna et Douentza et, surtout, dans les villages et hameaux où l'Etat ne sécurise plus.

<strong> </strong>

<strong>Absence totale </strong>

Du début jusqu'à la fin de la mission du Premier ministre Dr. Boubou Cissé dans la région de Mopti, la communauté internationale n'a participé à aucune rencontre ; les forces étrangères dans les localités n'ont rien fait. Même quand la délégation a changé de programme, au lieu de dormir à Bankass, revenir passer la nuit à Mopti. C'est un hélico malien qui surveillait le cortège du Premier ministre, de Bankass à Sévaré. La sécurité de la délégation était assurée par une centaine d'hommes qui, selon le Premier ministre, vont rester dans la région de Mopti pour renforcer le dispositif sécuritaire en place. En tout cas, pendant toute la mission, les Forces armées maliennes ont assuré…

<strong>Désarmement  total</strong>

Toutes les communautés, les administrateurs, les autorités locales préconisent le désarmement total de toutes les milices. Ils ont beaucoup insisté sur la présence de ceux qui évoluent dans les forêts de Koro. Lesquels ne sont jamais venus autour de la table, alors que les différents Premiers ministres ont toujours échangé avec une partie sans l'autre. Mais avec la présence de Seydou Nantoumé et Babaly Bah dans cette délégation, les gens pensent que le vraiment désarmement peut être amorcé. À condition que l'Etat traite tout le monde sur le même pied d'égalité.

<strong>Plus de peur </strong>

Dans le cercle de Goundam, région de Tombouctou, le véhicule de Mossa Ag Ehya, instituteur à la retraite, a sauté sur une mine entre Ehabak et Zouerat Elhamer dans la commune de Razelma. C’était le 06 juillet 2019. Le véhicule était complètement endommagé, mais les occupants sont en vie. Le maire de la commune de Razelma les a évacués sur Gargando et le CJA a apprêté un véhicule pour les ramener à Goundam. Ils étaient en mission de supervision (Abdallah Ag Hamatta et Mossa Ag Ehya). Il s’agit d’un véhicule d’Ahmedou Ag Hantafaye loué par AMSS.

<strong>Excès de vitesse </strong>

Il y a eu un accident mortel de la circulation le 05 juillet à 17 h 30 mn à Syn, dans le cercle de Djenné. Il s'agit du renversement d'un camion de ravitaillement militaire du détachement Bleu. Il quittait Sévaré pour Djenné. Les causes de cet accident sont le transport mixte, l'excès de vitesse, l’inobservation des règles de la circulation routière. Bilan : 01 mort et 10 blessés dont 03 dans un état critique. Ils ont été acheminés sur l’hôpital de Sévaré.

<strong>Drame </strong>

Dans le quartier Bamananking de Ségou ville, Demba Mariko, 32 ans, étudiant en médicine, fut poignardé par son petit frère Anbdine, aussi étudiant, le samedi 6 juin, pour des raisons jusque-là non élucidées... Le frère tueur est actuellement dans les mains des forces de l'ordre.]]> </content:encoded>
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<title>Demba Traoré monte au créneau pour répondre au président IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/demba-traore-monte-au-creneau-pour-repondre-au-president-ibk-2827894.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2019 02:24:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Quand IBK ose s'exprimer en ces termes dans jeune Afrique : «Il n’y a pas eu de crise post-électorale, mais la bouderie d’un seul homme, inconsolable de ne pas être entré au Palais de Koulouba».

Que voulez-vous ? Souvenez-vous de ces propos de Havin, je cite : «Nous croyons sincèrement que l'univers s'enivre de sa parole, qu'il ne sait plus ce qu'il écrit, qu'il confond le juste et l'injuste, le bien et le mal, et que c'est lui qui est châtié par le plus complet des aveuglements : Quod vult perdere Deus dementat.» Fin de citation.

Eh oui ! la tragédie du peuple malien c'est d'être dirigé par un homme qui vit hors du temps dans un monde irréel, un monde de déni perpétuel, un monde à lui fait de plaisirs futiles, de rêves de grandeur, de magnificence et d'égocentrisme exacerbé.  Pendant ce temps son peuple, notre peuple, son pays, notre pays se meurt à petit feu sous les coups de boutoir de la mauvaise gouvernance, de la corruption, des terroristes et des obscurantistes.

Décidément...

Dans le monde réel, celui que nous vivons avec nos compatriotes, la réalité de la crise post électorale restera gravée dans l'histoire de notre pays ; seuls ceux qui ont décidé de s'installer dans le mensonge et la fraude généralisée sans honte ni crainte ne l'évoqueront jamais ! La crise post électorale c'est quand le peuple malien s'est mobilisé au dedans et au dehors contre l'imposture ! la crise post électorale c'est quand en octobre 2018 la délégation de la CEDEAO conduite au Mali par le Ministre des Affaires Étrangères du Nigeria concluait en ses termes : «Prenant acte de la prolongation de la législature actuelle selon l'avis de la cour constitutionnelle et au regard des dysfonctionnements largement reconnus et évoqués par tous les interlocuteurs lors du scrutin présidentiel passé, il est impératif que le Gouvernement et tous les acteurs socio-politiques conviennent, de manière consensuelle, d'entreprendre des réformes courageuses des cadres légaux, y compris la constitution de février 1992 et du système électoral avant de s'engager dans les prochaines échéances électorales que compte mener le pays...» !

La crise post électorale c'est quand tout près de nous le 29 juin 2019 la 55ème Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO demande entre autres à IBK de «poursuivre ses initiatives pour la décrispation et l'apaisement du climat politique et social». Pendant ce temps ce dernier s'adonne à son sport favori (injures, discrédit de son challenger, critiques stériles) auquel les Maliens sont désormais familiers.

La  crise post électorale c'est quand des leaders religieux, des notabilités, des leaders d'opinion ont tous déployé de gros efforts pour calmer la situation ! La crise post électorale c'est «la main tendue», c'est près de dix heures d'entretiens avec celui qui semble-t-il ne fait que bouder, des heures et des heures de conciliabules et de plaidoiries avec toute la classe politique, c'est le limogeage de l'artisan principal du hold-up électoral, c'est l'accord politique de gouvernance et enfin le dialogue politique réclamé d'abord par celui qui boude seul dans son coin !

<strong>Pour une simple bouderie, vous vous rendez compte ? Que d'énergie déployée ! </strong>

Vous savez ce n'est pas à un peuple de s'élever au niveau de ses dirigeants mais aux dirigeants de s'élever à la hauteur de leur peuple, son histoire, son présent et son futur... Malheureusement pour le peuple du Mali son Président est encore au ras des pâquerettes !

Faut-il rappeler qu'en 2013, dans une interview accordée au même organe Jeune Afrique, il a qualifié de «forfaiture» le geste de Soumaïla Cissé arrivé en deuxième position qui s'était déplacé avec sa famille pour le féliciter à domicile. Un geste unique en son genre salué par le monde entier. Faut-il rappeler que lors du premier conseil des ministres de son actuel Gouvernement en mai 2019,  il a honteusement précisé «qu'il n'est pas un président mal élu...qu'il n'est pas dans le besoin..» !!!

Oui, il a raison de dire qu'il n'est pas dans le besoin, lui, ses besoins, se résumant à jouir des attributs et des avantages du pouvoir, sont largement satisfaits. C'est le Mali qui est dans le besoin et non lui : le Mali a besoin de paix, de sécurité, de réconciliation, de développement... Fort heureusement, lui n'est pas le Mali.

À chaque jour qui passe il prouve à la face du monde qu'il ne changera jamais, jamais et qu'il ne tirera aucune leçon de son expérience politique. De toute façon, aucun atermoiement ne réussira à travestir l'histoire de notre pays qui a déjà retenu que jusque-là, Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, est le président le plus mal élu. Il s'agit là des faits que nul ne pourra tronquer. Je tiens à rappeler que ces postures du Président, empreintes de haine et de mépris, n'aident pas notre pays à réussir le dialogue politique inclusif à venir qu'il interdit de qualifier de troisième tour du scrutin présidentiel.

Il oublie comme à son habitude que c'est le troisième tour qui a validé et légalisé la fraude à ciel ouvert qui lui a permis de demeurer à Koulouba toute honte bue. S'agissant du dialogue, il doit pourtant être franc, sincère, direct, sérieux et doit exiger de tous honnêteté et respect mutuel. C'est à ce prix, malgré toutes les crises actuelles, unis et solidaires, que nous pouvons bâtir un Mali pacifié et réconcilié, conforme à notre devise : Un Peuple - Un But - Une Foi. Donc, sachons raison garder !

<strong>Me Demba Traoré  </strong>

<strong>Secrétaire à la Communication du BEN/URD </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Il est important de savoir de quoi on parle...</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/il-est-important-de-savoir-de-quoi-on-parle-2824324.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 01:44:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La guerre ne saurait être un jeu et encore moins une situation commentée et exposée par des commentateurs loin des vrais enjeux. Ce qui se passe au Mali est très important et mérite de la lucidité dans les analyses. Le chemin court consiste souvent à mettre la faute sur les autres, en oubliant leur engagement et surtout l'évolution du contexte. </em></strong>

Au sujet de la Minusma, après nous avoir dit vouloir travailler sur son éventuel retrait... Ci-joint le commentaire du MAECI de l'époque en 2016... «Je voudrais, à la lumière de toutes les avancées enregistrées dans mon pays par la présence de la mission des Nations Unies, inviter le Conseil de Sécurité à solliciter le secrétariat de mener dès à présent une réflexion approfondie dans la perspective de l’élaboration d’une sorte d’exit strategy de la MINUSMA au Mali», a déclaré le chef de la diplomatie malienne. En 2019, voici que par la voix d'un autre MAECI, le troisième, entre-temps, demande «une présence accrue» de la même mission...

<strong>De quoi faire perdre la tête aux citoyens analystes…</strong>

Celles et ceux qui remettent en cause la présence de la Minusma doivent savoir certaines choses : la mission a perdu au Mali 122 casques bleus, faisant d'elle la plus meurtrière de l'ONU ! Il faut aussi savoir que la mission avait réussi à travailler sur une feuille de route avec la transition, ce qui a d'ailleurs permis l'organisation de l'élection présidentielle en 2013. Ce travail de parfaite intelligence fut impossible par la suite.

La mission a été précise, elle n'est pas au Mali dans le cadre d'une «mission d'interposition de la paix», mais de maintien de la paix, dont l'Etat malien doit réunir les conditions préalables. S'il y a échec, il conviendrait alors de situer les responsabilités locales avant toute chose, au risque de se disperser et de s'interdire une solution. D'ailleurs, la Minusma devrait exiger de l'Etat malien, une feuille de route crédible avant tout «engagement ou présence accrue» !

<strong>BST</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chérif Ousmane Madani Haïdara, président du HCIM : «Le président IBK a eu tort de se faire accompagner uniquement de leaders chrétiens à Sobane…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cherif-ousmane-madani-haidara-president-du-hcim-le-president-ibk-a-eu-tort-de-se-faire-accompagner-uniquement-de-leaders-chretiens-a-sobane-2824317.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/cherif-ousmane-madani-haidara-president-du-hcim-le-president-ibk-a-eu-tort-de-se-faire-accompagner-uniquement-de-leaders-chretiens-a-sobane-2824317.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 01:34:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Haut conseil islamique du Mali (HCIM) était devant la presse, le dimanche 16 juin, à son siège à Hamdallaye ACI 2000. Le but était de donner la position du HCIM au sujet des conflits au centre du pays, les inondations à Bamako. </em></strong>

Le principal conférencier était le président de l'institution, Chérif Ousmane Madani Haïdara ; il était assisté par ses vice-présidents Ibrahim Kontao, Thierno Hady Thiam, Mohamed Traoré, et le secrétaire général Mamadou Diamoutani.

L'instance suprême de la communauté musulmane du Mali n'a pas apprécié le déplacement du président IBK à Sobane avec, uniquement, des chefs religieux chrétiens, sans un représentant des musulmans. «C'est une grosse erreur de la part du président de la République», déclare Ousmane Chérif Madani Haïdara.

«Le Haut conseil islamique du Mali ne saurait tolérer la mort d'un seul Malien, peu importe sa religion, parce qu'il est avant tout Malien», a ajouté Chérif Ousmane Madani Haïdara, à l'entame de cette conférence de presse. Il dira que les musulmans du Mali condamnent les tueries des innocents partout au Mali. «Notre religion ne peut pas mettre l'humain au centre de tout et accepter des assassinats et meurtres de cette nature», a-t-il martelé.

Et Ousmane Chérif Madani Haïdara d’insister lourdement : «C'est une grosse erreur de la part du président ; le chef de l'Etat a eu tort de le faire. Ses conseillers pouvaient le lui déconseiller parce qu'au Mali, il n’y a pas de guerre entre les religions. Les musulmans et les chrétiens font tout ensemble.

Lors de la cérémonie de désignation du Cardinal Jean Zerbo à Rome, le Haut conseil islamique a envoyé son représentant, qui a accompagné le Cardinal. Il a même pris la parole lors de la cérémonie pour parler de l'union entre les religions au Mali. Le président de la République ne devrait pas aller avec eux seulement à Sobane Da. Mais nous comprenons que c'est de bonne foi. Mais les gens nous ont interpellés à tous les niveaux», a déclaré Chérif Ousmane Madani Haïdara.

Il a  été appuyé par son 3<sup>ème</sup> vice-président Mohamed Traoré, pour qui, les musulmans s'entendent avec toutes les religions au Mali, il y a même une union sacrée des religions au Mali. Il ajoutera que l'Etat doit prendre ses responsabilités.

«Nous allons bientôt interpeller la Minusma et Barkhane, pour qu'ils nous disent ce qu'ils font pour sauver des vies au Mali. On a des questions pour eux. C'est à la suite de leurs réponses, que nous saurons quoi faire», a par ailleurs expliqué Haïdara. «Parce qu'ils sont venus pour aider le Mali, et les Maliens doivent savoir ce qu'ils font concrètement», a t-il conclu.

Par ailleurs, le Hcim va organiser une chaîne de solidarité envers les populations déplacées du centre du pays et les personnes victimes des inondations du 16 mai 2019. L'annonce a été faite par son premier vice-président, Ibrahim Kontao. Et selon le deuxième vice-président, Thierno Hady Thiam, qui est à la tête de la commission mise en place à cet effet, «Nous avons déjà enregistré les premiers gestes. Le président Haïdara a donné 5 millions FCFA ; Harouna Sangaré a donné 1 million. Nous allons demander à toutes les associations membres du Haut conseil de contribuer. Les dons peuvent être déposés au siège du Haut conseil et dans les mosquées. Le Haut conseil se chargera de les collecter afin de les remettre aux bénéficiaires dans les camps de déplacés et aux victimes des inondations.

À la fin de la conférence de presse, le premier vice-président, Ibrahim Kontao, a informé la presse des cérémonies de prières qui seront organisées vendredi 21 juin, pour une bonne pluviométrie, dans toutes les mosquées du pays.

<strong>Kassim TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pôle Politique du Consensus (PPC) :  Une coalition de partis politiques favorables aux réformes institutionnelles</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/pole-politique-du-consensus-ppc-une-coalition-de-partis-politiques-favorables-aux-reformes-institutionnelles-2824306.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 01:28:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv9008756089ydp8ad10538msonormal" style="text-align: justify"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le Pôle politique du consensus, qui regroupe une vingtaine de partis politiques, a tenu, le samedi 15 juin, un meeting d’information sur les réformes institutionnelles à la CRESP à Badalabougou. La cérémonie était présidée par Jeamille Bittar, président du MC-ATT et président en exercice du PPC. L’accord politique, les réformes institutionnelles et la prorogation du mandat des députés étaient au cœur des échanges.</span></b></p>
<p class="yiv9008756089ydp8ad10538msonormal" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le conférencier au cours du meeting d’information était Sidi Mohamed Diawara, conseiller spécial à la primature. Il a avant tout commencé par l’accord politique signé entre le gouvernement et certains partis politiques de l’opposition politique et républicaine. De la genèse, à la mise en œuvre de l’accord politique, M. Diawara n’a pas fait l’économie des causes sous-jacentes résultant de la crise politico-sécuritaire et institutionnelle qu’a connue le pays, bien avant l’élection du président IBK en 2013. </span></p>
<p class="yiv9008756089ydp8ad10538msonormal" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour lui, les différents projets de réformes institutionnelles ne datent pas d’aujourd’hui, et les Maliens doivent comprendre que cela ne relève pas de la seule volonté du président IBK, mais plutôt une nécessité pour la stabilisation des institutions de la République et du climat social. M. Diawara a également parlé de la prorogation du mandat des députés pour une seconde fois, mal comprise, parce que mal interprétée par des adversaires politiques. </span></p>
<p class="yiv9008756089ydp8ad10538msonormal" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Selon Sidi Mohamed Diawara, le président de la République a sacrifié son programme présidentiel pour réunir les Maliens autour d’un accord politique, pour sauver le Mali, avec la contribution des uns et des autres d’où l’accord politique.  </span></p>
<p class="yiv9008756089ydp8ad10538msonormal" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour le président de la nouvelle coalition politique, Jeamille Bittar, ce soutien fait suite à une rencontre tenue entre le Premier ministre Dr. Boubou Cissé et les regroupements de partis politiques, y compris la société civile, au cours de laquelle, le PM les a invités à soutenir le processus de dialogue social, de gouvernance politique, sans oublier la prorogation du mandat des députés. </span></p>
<p class="yiv9008756089ydp8ad10538msonormal" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À en croire Jeamille Bittar, au sortir de ces échanges, le Pôle politique du consensus a décidé d’inviter ses militants et mandants à se soumettre à  cet exercice qui s’inscrit en droite ligne dans le projet du président de la République, «An ka Maliba bè ka Tagnè». Signataire de l’accord politique, le président de la PPC dira que ce ne sont pas les positions individuelles qui comptent, mais plutôt, le Mali qui est mis en avant. </span></p>
<p class="yiv9008756089ydp8ad10538msonormal" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Rappelons que les présidents des partis politiques de la PPC, présents au meeting d’information, à commencer par le président Jeamille Bittar du MC-ATT, Alassane Dembélé du parti ANCD-Mali, Bissy Sangaré du parti RDP, ont tous réitéré leur volonté de soutenir les actions du président de la République jusqu’à leur aboutissement.</span></p>
<p class="yiv9008756089ydp8ad10538msonormal" style="text-align: justify"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Gabriel TIENOU</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À fleur à vérité :  Mon cousin, notre infortune !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/a-fleur-a-verite-mon-cousin-notre-infortune-2824310.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 01:23:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il avait cru être à l’abri du moindre ennui, mais il devrait comprendre que sa fonction ne lui permet guère. Accepter tout le monde, ou presque, autour de la mangeoire publique, cela peut être une garantie de sécurité, de tranquillité. Mais guère d’insouciance. L’infortuné cousin vient de l’apprendre à ses dépens.

J’aurais mieux fait de me taire là-dessus, parce que situation affligeante, mais l’indolence et surtout l’inaction de mon cousin mettent en mille morceaux mon cœur. Face aux massacres de citoyens maliens, il s’envase dans une tirade littéraire. S’il ne déterre pas des expressions employées par de GRANDS HOMMES de l’histoire de l’humanité.

Morceau choisi : «J’ai au cœur, vous le savez, Dioura, Dioura la martyrisée, Dioura la torturée, Dioura l’agressée, Dioura la violentée, Dioura la surprise…». Ne lui en demandez pas plus. Sinon, il va pleurer comme une madeleine.

Sans rentrer dans un calcul fastidieux visant à dénombrer les massacres de civils au centre du pays, en réaction, qu’a-t-il fait ou demandé de faire, mon cousin ? Rien ! Ou peut-être : dissoudre une milice armée. Une aberration.

Vous le saviez, peut-être, mon cousin s’est attribué toute la réussite du Mali, Mali le martyrisé, Mali le torturé, Mali l’agressé, Mali le violenté, Mali le malheureux. Mon cousin, notre infortune !

<strong>Issiaka SISSOKO  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Police nationale rend hommage à l&amp;apos;adjudant&#45;chef Amadou Diallo</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/la-police-nationale-rend-hommage-a-ladjudant-chef-amadou-diallo-2824307.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 01:20:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La Police nationale a rendu un dernier hommage à l’adjudant-chef de police, Amadou Diallo, arraché à l’affection des siens à la suite d’une courte maladie dans la matinée du 9 juin 2019 à l’hôpital Point du G. </span></i></b></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La cérémonie funèbre s’est déroulée le 10 juin 2019 au quartier Badialan III, en présence des autorités policières, précisément, l’Inspecteur en chef des services de sécurité du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le Contrôleur général Samba Keita, le Directeur du personnel des finances et du matériel, le Contrôleur général Mamoutou Dembélé, le chef de la Division du personnel de la Police nationale, le Commissaire Divisionnaire Aly Doumbia, le Directeur de l'Ecole nationale de police, le Commissaire Divisionnaire Seydou Diarra, et plusieurs autres policiers, amis, proches du défunt.</span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Né le 08 août 1974 à Bamako, de Sadio et Sira Sidibé, il a obtenu son diplôme d'études fondamentales ((DEF) en 1990 à l’école fondamentale de N’tomikorobougou. En 1994, il s’est présenté au concours direct de recrutement d’élèves agents de police, spécialité Maintien d’ordre (M.O). À l’issue des différentes épreuves, il fut déclaré définitivement admis le 09 août 1994 et nommé élève agent de police le 14 novembre 1994. </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Admis à l’examen de fin de cycle de l’Ecole nationale de police, promotion 1994-1995, il fut nommé sous-officier stagiaire de police, le 14 août 1996. Titularisé, il devient sergent de police 1<sup>er</sup> échelon le 13 juillet 1997. Par un arrêté ministériel, le 05 mars 2001, il a été promu à titre exceptionnel au grade de sergent-chef de police 1<sup>er</sup> échelon. Promu au grade d'adjudant de police 1<sup>er</sup> échelon en janvier 2008, il a gravi les différents échelons de ce grade avant d’être nommé adjudant-chef de police 1<sup>er</sup> échelon en 2014 et de 3<sup>ème</sup> échelon en 2018. </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Au cours de sa carrière, selon son chef, le Commissaire Divisionnaire Aly Doumbia, le feu adjudant-chef Amadou Diallo a successivement servi dans plusieurs unités de police. Amadou Diallo fut aussi un encadreur non permanent à l’école de police pour la formation du contingent 2001 et secrétaire informaticien au poste frontalier de Kouremalé en 2001. </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Durant sa brillante carrière, il a effectué plusieurs stages et formations professionnelles. Comme distinction honorifique, il a été médaillé de campagne de l’opération '’Maliba’’ au nord du Mali. Homme jovial, courtois, social et appelé affectueusement «père» par ses subordonnés du service, le feu adjudant-chef était un fonctionnaire émérite doté d’une conscience professionnelle aiguë et un sens élevé du devoir. </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ce sous-officier discipliné, disponible, courageux, assidu au travail et avide de l’acquisition du savoir pour son perfectionnement, laisse derrière lui une veuve et 4 enfants inconsolables. </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ousmane DIAKITE</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>47ème assemblée générale ordinaire de la FEMAFOOT :  Un grand pas vers la sortie de crise</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/47eme-assemblee-generale-ordinaire-de-la-femafoot-un-grand-pas-vers-la-sortie-de-crise-2824326.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 01:18:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’assemblée générale ordinaire s'est tenue le 15 juin 2019 au stade du 26 Mars. Les textes qui avaient été rejetés dans un 1<sup>er</sup> temps ont finalement été adoptés. Ce dénouement heureux traduit la bonne foi des responsables du Collectif des ligues, clubs et associations majoritaires, auquel la ligue de Kidal appartient. </em></strong>

Le Collectif, bien qu’il ait raison sur toute la ligne avec la Sentence du 15 Novembre 2018, a accepté et fait une énorme concession en laissant les clubs jouer illégalement en Ligue 1, pour sauver le football malien. Mais l’autre argument utilisé par le ministre des sports, ayant constaté le blocage, pour convaincre les deux parties, a été d’apporter la preuve que, faute d’accord, la FIFA déciderait, dès le lendemain, de suspendre le Mali de la prochaine CAN en Egypte (et cet argument a été confirmé par l’Ivoirien Jacques Anouma), qui était dans la salle.

Face à une telle situation, qui aurait fortement nui aux jeunes footballeurs qui se sont brillamment qualifiés sur les pelouses vertes et pour notre pays dont le Collectif a grand souci, mais surtout, en grande partie, en raison de leur patriotisme et leur dédicace au développement du football malien, les dirigeants du Collectif, ayant vu à leurs pieds les envoyés des plus grandes autorités de ce pays, qu’ils respectent profondément, ont, après un entretien, donné leur accord pour voter néanmoins les nouveaux textes pleins d’incohérences, à charge pour le CONOR de les corriger plus tard.

Le Collectif a donné son accord pour laisser aussi les clubs, illégalement promus en première division, jouer dans le prochain championnat de ligue 1 Orange. Par ailleurs, le Collectif a requis que les 9 clubs champions des régions participent à la prochaine AG, qui élira un nouveau C.E au mois d'août 2019. Ce nouveau comité exécutif organisera le nouveau championnat et réglera toutes les autres questions restées en suspens pour le moment.

La ligue de Kidal était représentée par son président Abeta, le 2<sup>ème</sup> vice-président Abouness, le secrétaire général Tamou, et ATAR CLUB par Sidi Mohamed Ag Attya.

Il faut ajouter que tous les acteurs du football malien, sans exception, ont fait preuve de compromis avec un sens élevé de la responsabilité. Le clan de Bavieux pouvait également tout bloquer, mais il n’a rien fait de tel. C’est le football malien qui gagne !

Le CONOR et le ministre des sports peuvent être fiers d’avoir permis la réussite de cette assemblée ordinaire grâce à leur implication.

<strong>Apprenti informateur</strong>

&nbsp;

<strong>Crise au sein du football  </strong>

<strong>Coaching gagnant du ministre Touré</strong>

<strong><em>Depuis ce 15 juin 2019, la météo annonce un temps clément pour le football malien. Oui, durant 4 ans, un ciel lourd pesait sur la gouvernance du sport roi au Mali. L’Accord de Genève, ou plutôt ce «gentleman’s agreement» retrouvé, à l’actif de l’ensemble des acteurs, surtout en reconnaissance des résultats acquis sur le terrain par les jeunes, doit permettre à ceux qui ont en charge la destinée du foot malien, de glaner d’autres résultats. </em></strong>

En premier lieu, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Arouna Modibo Touré, qui aura fait un coaching gagnant pour la fin de cette crise. En cela, il en est convaincu. Et, en gentleman, suite à l’accord signé portant sur l’adoption de nouveaux statuts pour la Fémafoot, le ministre Touré a d’abord remercié le président de la République et le Premier ministre pour leur soutien. Il a ensuite félicité le CNOR pour le travail abattu et a surtout salué l’ensemble des délégués pour leur sens du Mali.

Avec un esprit fair-play, Arouna Modibo Touré est engagé à être présent auprès des acteurs pour une gouvernance efficace du foot malien, et surtout a accompagné les jeunes au nom du gouvernement pour d’autres résultats, pour plus de bonheur pour les amoureux du sport-roi au Mali. Et, oui, il s’agit du Mali.

Depuis 4 ans donc, le foot était en crise du fait de la passion de ceux-là qui se sont engagés au service de son management efficace. À ce niveau, personne n’est à blâmer, le foot c’est d’abord la passion. Laquelle trop affirmée allait porter un coup dur au sport roi au Mali. Durant quatre (04) ans, on jouait au Mali plus avec les textes que sur le terrain du foot.  Heureusement que ceux qui portent le maillot au nom du Mali vivaient leur passion avec des résultats.

Ainsi, dans un climat de méfiance, de déficit d’écoute entre administrateurs du foot malien, par la participation à des compétitions internationales, les footballeurs honoraient le drapeau malien. C’est ce résultat, fruit de l’amour du foot par les jeunes, qui plaidera alors pour une forte mobilisation en vue d’assainir le secteur du football en mettant fin à la crise. Les autorités, les dirigeants, les acteurs et même les instances internationales, tous affirmaient leur peine face à cette situation.

Devenu, entre-temps, ministre de la Jeunesse et des Sports, il avait à cœur et inscrit à son agenda, la résolution de cette crise. Son sens de l’intérêt général, lui sera un atout incontestable, via la combinaison ou le concours d’un certain nombre de circonstances favorables, la crise est résolue avec l’adoption de nouveaux devant gérer le football. S’il c’est à mettre l’actif de tous, il engage tous à œuvrer pour plus de performances sportives. La participation du Mali à la CAN 2019 devra couronner ce résultat.

Mieux, Arouna Touré a mission maintenant de porter haut les Aigles. On l’en croit capable, sa proximité avec les acteurs est un de ses atouts. Oui,  le ministre Touré est en passe de conforter l’espoir de voir la jeunesse aux affaires.

<strong>Noumouteni</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>«Kabako» !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/kabako-2824294.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 01:17:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Selon «Antilé Mali», la Minusma a 15 209 militaires, AFIS-MA (CEDEAO) a 7 464 militaires. La force française «Barkhane» a 4 500 militaires. Les équipements de l’armée française au Mali sont : 3 drones, 7 avions de chasse, 22 hélicoptères, 10 avions de transport tactique, 260 véhicules blindés lourds, 360 véhicules logistiques, 210 véhicules blindés légers. Le Tchad a 1 200 militaires, l’Allemagne 350 militaires ; le Royaume uni en a 40 et le Royaume d'Espagne 50. Le Royaume de Danemark a 40 militaires et l’Estonie 50 militaires. L’Union européenne a déployé 500 militaires pour former les FAMA. Ça nous donne un total de 119 313 militaires au Mali. Avec toutes ces forces, le Mali n'est pas stable. Qui peut nous expliquer cette situation ?

<strong>Inactions des forces </strong>

Le village qu'on a attaqué se trouve à 70km de Badiangara et 130 km de Sévaré. L'attaque a commencé vers 17h pour prendre fin à 3h du matin. Pendant tout ce temps, les Fama, la Minusma et Barhkane n'ont rien pu faire. Et pourtant, selon des habitants, les autorités maliennes ont été informées depuis le début de l'attaque. Des civils à Badiangara l’ont appris avant 19h. Les attaquants n'ont laissé aucun corps des leurs sur place. Même un dispositif de traque à distance n'a été mis en place pour identifier les assaillants. Si l'attaque a tant duré, ce qu'il y a eu une résistance. Qui était la cible des attaquants ? Beaucoup d’autres questions demeurent, et les réponses conduisent vers un Etat affaibli à tout point de vue. La crise n'est pas sur le terrain, c'est à Bamako. Fama, Minusma, Barkhane, et G5 ont tous des camps basés à Sévaré avec des patrouilles dans tout le plateau dogon.

<strong>La résistance </strong>

On voit bien le danger venir, mais on est impuissant pour le contrer seul. C'est tout le Sahel qui est pris, donc un seul pays ne peut pas contrer tout l'Occident. Ce qu'on peut faire, c'est de résister vigoureusement et cela n'est pas possible avec les leaders de 91 que les Occidentaux veulent  garder au pouvoir, sachant bien que ce sont des afro-pessimistes. On ne peut pas faire du nouveau avec du vieux. Aujourd'hui, on doit déraciner les tenants du pouvoir dans le couloir et ce sont les hommes de 91 qui gèrent encore ce pays. S'il est plus facile de chasser les forces françaises, il ne l'est pas pour leurs complices tapis dans les méandres du pouvoir à Bamako. Le temps viendra à coup sûr où les forces patriotiques prendront le dessus par la force des événements. Ce pays regorge d'une force redoutable qui dort encore. Nous ne dormons pas, nous ne sommes pas bêtes aussi, nous analysons. La seule différence c'est que nous savons avec certitude où se trouve notre force et cela, aucune agence d'analyse stratégique ne le sait. Il faut avoir bu le sein de la Malienne pour le savoir et comprendre.

<strong>Contrôle opérationnel </strong>

Depuis le 11 juin 2019, le chef d'état-major de la garde nationale du Mali et les directeurs généraux de la gendarmerie, de la police et de la protection civile sont sur le terrain au plus près des unités en charge de la sécurité dans les localités de : Baroueli, Tamani, Niono, Sokolo  Monepebougou et Saye. Il s'agit pour les généraux Ouahoun Koné, Satigui Moro Sidibé, l'inspecteur général Moussa Ag Infahi et le  colonel- major Seydou Doumbia de faire un état des lieux, de constater de visu les difficultés auxquelles les agents de sécurité sont confrontés dans l'exercice de leur mission de protection des personnes et de leurs biens, ainsi que la défense du territoire national. Cela est indispensable pour y apporter les solutions idoines. Ils ont constaté la bonne posture des agents auxquels ils ont prodigué des conseils de vigilance, de courage. Il s'agit surtout d'éviter de se faire surprendre et de toujours considérer les populations comme un acteur essentiel et incontournable dans la lutte contre le terrorisme.

<strong>Des suicidaires </strong>

Lundi le 12 juin 2019 à Ménaka, deux jeunes voulant placer une mine sur une route empruntée par les Fama se sont fait tuer, écrasés par le message de leur mine. Ces deux suicidaires ont dû lire le message à l'envers comme leur avaient demandé leurs envoyés. Leurs corps gisaient en morceaux dans la rue à Ménaka. Cela s'est produit le 12 juin 2019 vers 9 heures. Les jeunes de Ménaka les avaient soupçonnés, il y a longtemps, d'être de connivence avec les terroristes. «Ils  ignorent que les Fama sont des fils, filles des mamans et papas qui font chaque jour des bénédictions pour eux», nous confie Aziz Ag Nionouman de la jeunesse de Ménaka.

<strong>From Faceboom</strong>

Les politiciens les plus virulents contre IBK sont ceux qui étaient dans ses gouvernements pendant le premier mandat et qui n'ont jamais hésité à nous insulter quand on dénonçait. On se souvient encore des «débats de caniveaux» où «l'Etat malien est né à l'arrivée d'IBK...». Ces mêmes gens venus nous trouver dans l'opposition pensent venir nous imposer leur vision de l'opposition. Ils vont se calmer et retourner d'abord faire la vaisselle. On ne sera des munitions pour personne à cause d'une ambition personnelle.

<strong>Encore des cars braqués </strong>

Des véhicules de transport ont été braqués vendredi 14 juin vers 00h 40 minutes, entre Ségou et Cinzana, à la hauteur du village de Falema, à 22 kilomètres de la ville de Ségou. Une dizaine de bandits armés ont mis à terre les passagers d'un certain nombre de véhicule en provenance de Bamako. Aussi lesdits bandits armés ont fait des tirs dans tous les sens pour forcer les passagers des différents véhicules, à l'obéissance. Selon nos sources, ils ont emporté avec eux la somme de près de 7 millions de francs CFA. Après leur forfait, ils se sont enfuis sans laisser de trace. Au moment où ce braquage se produisait, tous les généraux des directions générales des corps de l'armée étaient à Ségou. Des autorités militaires qui venaient de terminer une mission dans le secteur de Niono. Il faut noter que le même cas de braquage s'était produit au même endroit, à Falema, dans la nuit du 25 au 26 décembre 2018. Les bandits, cette nuit,  avaient dérobé la somme de 10 millions de francs CFA aux passagers.

<strong>Application de la charia </strong>

Le vendredi 14 juin 2019, vers 14 heures, des hommes armés non identifiés ont fait irruption dans le village d’Algassouba. Ils ont trouvé que la prière était finie, mais ont exigé à la population de la reprendre. Avant de leur donner rendez-vous pour le lendemain. Ils ont promis de revenir faire appliquer la charia dans toute sa vigueur à partir de 8 heures. Ainsi, en a décidé un groupe de jihadistes ayant visité le village d’Algassouba, message délivré après regroupement de tous les villageois.  Algassouba se situe dans la région de Tombouctou, le cercle de Diré, et la commune d’Aïbango.

<strong>Peur sur Ménaka </strong>

Depuis le samedi 15 juin 2019, un groupe d’hommes armés non identifiés circulent dans la région. Certains sont à moto, d'autres à bord de pick-up. Créant une peur chez les populations. Comme d'habitude, ces individus de passage ont ôté la vie à un homme qui a refusé de leur remettre la clé de sa moto. Après leur odieux forfait, ils ont emporté sa moto. Ces informations ont été rapportées par le réseau des cadres de Ménaka.

<strong>EMA : trente officiers stagiaires reçoivent leur diplôme
</strong>
La cérémonie de remise des diplômes aux officiers stagiaires de la 21<sup>ème</sup>  promotion du cours d’application des officiers de l’Ecole militaire d’administration (EMA) s’est déroulée, le vendredi 14 juin 2019, à l’Ecole militaire d’administration de Koulikoro. 30 officiers stagiaires de 15 nationalités différentes, après de durs labeurs, s’apprêtent à rejoindre leur patrie avec en main un diplôme dument acquis. Le major de la promotion est le lieutenant Adamou Amadou du Niger avec une moyenne de 17,25/20. Le Directeur de l’Ecole militaire d’admiration, le lieutenant-colonel Cheick Hamala Diarra, a rappelé aux nouveaux promus que le choix porté sur le colonel- major à la retraite Zakaria Koné comme leur parrain, n’est pas un fait du hasard, mais plutôt un modèle d’officier d’administration naturellement rompu à la tâche, comme l’atteste avec objectivité sa riche carrière professionnelle.

<strong>****</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Forces de défense et de sécurité :   Gao exige le respect de son «quota» dans les recrutements</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/forces-de-defense-et-de-securite-gao-exige-le-respect-de-son-quota-dans-les-recrutements-2824311.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 01:14:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les ressortissants de la commune urbaine de Gao à Bamako ont animé samedi 15 juin un point presse à la Maison de la presse. Il s’agissait pour eux de manifester leur soutien à la jeunesse de Gao révoltée pour le non-respect du quota qui leur revient dans les recrutements des forces de défense et de sécurité.  </strong>

<strong> </strong>Animé par Dr. Hamidou Issoufi, président de l’association, le point de presse, qui a réuni les cadres et élus de la commune urbaine de Gao, a permis de mettre l’Etat devant le fait accompli du non-respect de ses engagements, suivant l'arrêté N°2018-1198jMSPC-SG du 19 février 2018 portant ouverture d'un concours direct de recrutement d'élèves fonctionnaires de la Protection civile, et la décision N°2018-0289j2 DGPC-SG du 15 mars 2018 portant désignation des membres de la Commission nationale de recrutement au sein de la Protection civile.

À en croire le président de l’association des ressortissants de la commune urbaine de Gao, c’est après investigation et recoupement de toutes les informations, dont celles fournies par l'administration, qu’ils ont constaté, avec regret, que ledit recrutement s'est opéré en violation de toutes les procédures. «Sur les vingt-huit (28) candidats retenus pour la protection civile au titre de l'année 2018, dans le quota de Gao, trois seulement sont résidents de Gao», a-t-il déclaré.

Il dira que ledit recrutement n'a fait l'objet d'aucun communiqué, ni de concertation en violation de l'engagement du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le mercredi 13 novembre 2018 à Gao. Et d’ajouter que les démarches de la Société civile, à travers le président du Cadre de concertation et le Chef Arma auprès du Gouverneur, pour obtenir des informations sur la situation, se sont soldées par le refus de ce dernier de délivrer la liste des élèves fonctionnaires admis à la Protection civile.

Par ailleurs, à en croire Dr. Hamidou Issoufi, une cohorte d'admis a été découverte en avril 2019 dans trois bus à Tin-Esserned en partance pour Bamako. Il a ensuite fustigé le refus des autorités de fournir la liste et le nombre de candidats ayant postulé au concours de la Protection civile à Gao.

«Considérant qu'en dépit de la signature de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d'Alger, les régions du Nord et singulièrement celle de Gao a été fortement marginalisée dans les recrutements directs de forces de défense et de sécurité. Considérant la déclaration du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile à la conférence des cadres de Gao en date du 13 novembre 2018 suite à son interpellation par la même société civile de Gao. De ce qui précède, nous, ressortissants de la Commune Urbaine de Gao et cadres de la région : réitérons notre soutien total à la société civile de Gao et à sa jeunesse ; Informons l'opinion nationale et internationale de la situation qui prévaut dans le dossier de recrutement d'élèves fonctionnaires de la Protection Civile dans la région de Gao ; exigeons la restitution du quota réel de Gao ; exigeons la suspension, sans délai, du recrutement en cours de la Police et de la Garde Nationale en attendant que la situation soit totalement élucidée à tous les niveaux ; demandons la mise en place d'un système équitable, transparent et consensuel de recrutement dans les corps en uniforme de l’Etat ; appelons les populations au calme et à la retenue et éviter l'amalgame au niveau des patronymes (noms de famille)», martèlent les ressortissants de Gao.

Et Dr. Hamidou Issoufi de conclure en ces termes : «Nous informons l'opinion nationale et internationale que la non satisfaction de ces points de revendication, qui sont pour nous légitimes, engendreront d'autres actions de notre part en synergie avec la Société Civile et la Jeunesse de Gao».

&nbsp;

<strong>Gabriel TIENOU</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La paix et la cohésion sociale</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-paix-et-la-cohesion-sociale-2824322.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 01:12:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À la veille de la fête de Ramadan, le tout nouveau président du Haut conseil islamique, Chérif Ousmane Madani Haïdara, a exhorté les Maliens à l’unité et à la cohésion sociale. Il prêche pour plus de solidarité, de compassion des uns envers les autres, surtout dans le contexte actuel marqué par la crise sécuritaire.

Selon le président de cette organisation faîtière musulmane, «aucune nation ne s’est construite dans la déchirure, dans la division et dans le rejet de l’autre». Il a invité les Maliens à cultiver davantage l’esprit de tolérance, du pardon.

«Lorsque nous sommes unis, aucun obstacle, si grand soit-il, ne peut nous empêcher de faire prospérer notre pays», a-t-il fait savoir. Aussi, est-il largement revenu sur la paix et l’unité nationale lors de la célébration de l’édition 2019 de la ziara à Tamani, dans son village natal, devant des milliers de fidèles musulmans venus du Mali profond et de plusieurs pays étrangers.

Sur la question sécuritaire au centre, Chérif Ousmane Madani Haïdara a déploré les discordes qui minent les rapports entre les populations. À l’en croire, les rapports entre les populations du centre sont séculaires et très étroits. Les Peuls, les Dogons, les Bozos, pour ne citer que ceux-là, sont des frères qui ont appris à vivre en symbiose et à tout partager.

En clair, pour le guide spirituel de la Fédération Ansar Dine Internationale, «rien ne saurait dresser ces communautés les unes contre les autres».

<strong>K.T.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ali Siragata Traoré :   «La SMTD est au cœur des technologies du futur»</title>
<link>https://www.maliweb.net/technologie/ali-siragata-traore-la-smtd-est-au-coeur-des-technologies-du-futur-2824301.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 01:10:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Dans cette interview, le Directeur général adjoint de la Société malienne de transmission et de diffusion, Ali Siragata Traoré, explique de fond en comble l’historique, la mission, les services de la SMDT. </span></i></b></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">M. Traoré, pouvez-vous nous rappeler comment est née la SMDT ?<i> </i></span></b></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La  Société malienne de transmission et de diffusion est née de la volonté de l’Etat de relever les défis du numérique. La SMTD a été créée le 2 octobre 2015 pour impulser la transition vers le numérique et faire face aux exigences de développement des infrastructures de fibre optique. C’est à compter du 1<sup>er</sup> juin 2017, sous l’impulsion du ministre de l’Economie numérique et de la Communication, conformément à la vision du président de la République de doter le Mali d’outils efficaces pour son développement numérique, que l’opérationnalisation de la SMTD-SA a réellement commencé. Le personnel de la SMDT est constitué d’ingénieurs experts, de jeunes cadres dynamiques et expérimentés faisant de la SMTD une entreprise de référence dans le domaine des technologies au Mali. </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Quelles sont les missions qui lui sont assignées ?</span></b></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La SMTD est une entreprise d’infrastructures Télécoms, qui met à la disposition de ses clients plusieurs services liés aux technologies du futur, avec l’ambition de les accompagner dans leur transformation digitale. Que ce soit pour la diffusion radio et TNT, la fibre optique, le call center, le data center, ou les services points hauts, la SMTD apporte à ses clients l’expertise d’hommes et de femmes dédiés à la réussite de leurs projets, un mix technologique unique et innovant, ainsi qu’une disponibilité à tous les instants.  </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Quelles sont vos offres en matière de service ?</span></b></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Nos services sont nombreux. Parmi lesquels, nous avons la fibre optique, le data center, le call center, la diffusion et service points hauts. Pour être plus précis encore, en matière de fibre optique, la SMTD dispose d’un réseau déployé sur plus de 3 000 km à travers le Mali. Ce réseau de fibre optique est réparti entre le réseau FTTx, le DWDM, et la SDH avec un bon maillage à Bamako et dans les capitales régionales. </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour le Data Center, la SMTD met à la disposition de ses clients un Data center d’hébergement mutualisé, conçu selon des normes de sécurité internationale pour offrir à ses clients des infrastructures et des services de dernière génération. Quant au Call center, la SMTD met à la disposition de ses clients un centre d’appels équipé et disponible 24 heures/24, 7 jours/7, pour leur permettre d’optimiser leurs activités. </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En matière de diffusion, la SMTD assure la diffusion des bouquets de chaînes de radio et de télévision publiques et privées sur le réseau terrestre TNT et sur les satellites. Elle garantit le transport et la diffusion de la radio partout au Mali, 24 heures/24 et 7 jours/7, depuis les studios jusqu’aux auditeurs. </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En ce qui concerne notre dernière offre en matière de services points hauts, la SMTD est un acteur majeur de services à fortes contraintes en temps réel, met à la disposition des organismes autorisés des espaces destinés à l’implantation de leurs équipements particulièrement sur les points hauts du pays. </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La SMTD offre des espaces aménagés à l’intérieur des locaux de ses centres de diffusion, des emplacements de choix sur les pylônes ou les supports d’antennes, en fournissant l’énergie, le gardiennage et l’entretien des  équipements.</span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Avez-vous un mot pour conclure cette interview ? </span></b></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Je vous remercie de m’avoir offert cette opportunité de parler de notre structure, sous la direction de mon Directeur. Nous souhaitons la haute définition dans tous les foyers, la sécurité, la fiabilité et la performance dans notre fourniture. Aussi, souhaitons-nous également relever les défis qui nous ont été confiés par les hautes autorités. Je termine en disant merci au personnel de la SMTD, pour son engagement sans faille dans l’accomplissement de nos missions.</span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ousmane DIAKITE</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Modibo Sidibé : un agenda du Mali pour une sortie de crise</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/modibo-sidibe-un-agenda-du-mali-pour-une-sortie-de-crise-2824300.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 01:06:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Avec éloquence et élégance, Modibo Sidibé propose comme solution durable à la crise malienne l’élaboration d’un agenda du Mali. Lequel devant être porté par un programme de redressement national, issu de la tenue d’une conférence des forces politiques et sociales sur fond de dialogue national refondateur. Un «Forobabaro» qui sera le creuset de la volonté citoyenne et populaire de ce que les Maliens veulent faire du Mali. L’agenda du Mali donnera de ce fait le signal de la mobilisation sociale pour l’émergence d’un nouveau Mali. </em></strong>

<em> </em>

Wassoulou Mogaba bénéficie en cela de l’appui, sinon de la compréhension de plus d’une quarantaine de partis politiques, d’associations et d’autres structures de la Société civile. Une rencontre de synthèse a récemment permis de raffermir cette convergence de vue entre les différents acteurs et le président du parti Fare An ka Wuli. Un projet qu’il aurait également partagé avec le président IBK lui-même. Mieux, la pertinence de sa démarche vient d’être saluée et reconnue par l’ONU qui, par la voix de son patron, Antonio Guterres, appelle à un sursaut national au Mali face à la crise. <strong>«<em>National»,</em></strong> un qualificatif qui fleurit dans les discours de Modibo Sidibé.

<em> </em>

L’agenda du Mali constitue bien une contribution, celle d’un citoyen malien, d’un homme public, d’un parti politique, appuyée et renforcée par l’apport d’autres forces politiques ou composantes de la société civile, en tout  cas,  des compétences nationales. C’est un schéma malien à une crise qui touche le Malien. À ce titre, il devrait être une source d’inspiration pour le président IBK. Celui-là même qui a bénéficié de la confiance des Maliens en 2013 et en 2018, pour résoudre cette crise. Et, qui ne cesse pour cela d’en appeler à l’union sacrée des Maliens autour du Mali.

&nbsp;

Mais, si la formule est belle et la référence (celle du roi Guézo du Dahomey) bien inspirée, on remarquera volontiers que sur ce dossier et comme sur d’autres, tels que l’Accord d’Alger 2015, le projet de révision de la Constitution de 2017 et l’Accord de gouvernance politique du mai 2019, le président IBK est resté fidèle à sa logique : le solo. Une posture qui lui permet de s’engager au nom du citoyen sans l’avis de celui-ci sur ce qui concerne son devenir. Et, avec toujours comme résultat final le manque d’adhésion populaire et citoyenne.

&nbsp;

Incorrigible, IBK revient encore une fois avec cette même pratique à travers le choix d’un triumvirat pour sortir le Mali de l’impasse, avec comme mission, la tenue d’un dialogue politique inclusif en vue de bâtir les chantiers du Mali nouveau. Cela frôle l’acharnement et, pire, l’attachement au jeu machiavélique constant de vider les projets politiques de leur substance et de n’en garder que les apparences. Faisant ainsi semblant d’avoir «entendu» l’opposition, tout en faisant du surplace. Politique politicienne à l’ancienne, mais au regard des enjeux pour le Mali, cela est un jeu dangereux.

&nbsp;

En six ans de gouvernance sous son leadership, le président IBK a déposé une marque de fabrique : report sine die des chantiers engagés par lui pour le devenir de la Nation. L’expertise du triumvirat sera reportée, fourvoyée, réduite à une de ces cérémonies fastueuses à Koulouba, flatteuses pour son seul égo. N’en doutez pas ! Ce sera peut-être alors pour vous l’opportunité de voir dans l’engagement de Modibo Sidibé, pour un agenda malien, un combat pour le Mali qui mérite qu’on s’engage à ses côtés. Les sources de motivation, pour vous, pour cet Agenda Maliens, sont à plusieurs niveaux.

<em> </em>

Au premier niveau, la désormais difficile cohabitation entre les communautés.  Vivre en harmonie au Mali de nos jours est mis à rude épreuve. Pourtant, l’expression ‘<strong>Sigikadia</strong>’ n’existe nulle ailleurs part qu’au Mali. Un trait de la culture malienne, qui exprime un vœu, tout un art social de vivre ensemble. Il est avant tout un comportement qui incarne des vertus de droit, de devoir de tolérance, de confiance réciproque, l’acceptation de l’autre dans sa différence, la culture du sens de la responsabilité et le respect du bien collectif. Des vertus qui  fondent  l’ambition de Modibo Sidibé pour le Mali.

&nbsp;

Le «Forobabaro», une sorte de vestibule populaire sur l’état de la Nation, s’inscrit bien dans le credo de Modibo Sidibé et fait référence aux anciens, à nos convenances sociales et au respect des Institutions. À l’issue duquel forum, seront retenus les leviers culturels  comme un  axe  phare du programme de redressement du Mali en vue de ressouder le tissu social, d’établir la cohésion sociale. Comme ailleurs du reste, la dimension socioculturelle a servi de règle pour réconcilier des communautés en  conflit.

&nbsp;

De cela, Modibo Sidibé en est convaincu. Lui, natif de Badialan à Bamako, réclamé par les populations à Wassoulou-Sikasso, comme étant un des leurs, accepté à Kenieba-Kayes, comme un fils du terroir, perçu comme un homme de paix à Kidal, Gao et Tombouctou, considéré comme un grand Monsieur à Ségou et un cadre compétent, intègre, engagé pour le Mali à Mopti et à Koulikoro, ne s’explique point comment des communautés qui sont ensemble depuis la nuit des temps, puissent s’entretuer. Qu’un Peuhl tue un Dogon, qu’un forgeron refuse d’obtempérer sur l’ordre d’un Peuhl. Tout cela n’est pas malien, tranche Modibo Sidibé.

Mais, à l’en croire, cette dimension culturelle, pour être efficace, doit être portée par une gouvernance crédible qui assure et rassure le citoyen. Le renouveau de la  gouvernance sera un temps fort des assisses du «Forobabaro». Le programme de redressement du Mali, qui sera retenu, orientera l’action publique et fixera les critères du choix de ses animateurs. Oui, c’est en effet une conviction largement partagée que la gouvernance publique de nos jours ne saurait participer à l’émergence d’un Mali nouveau. La crise de confiance a atteint son dernier degré, la voix officielle ne motive plus et le discours public est devenu peu crédible.

Preuves confondantes, s’il en est besoin, les communiqués officiels se contredissent et les pages Facebook des ministres, devenus stars vidéo-men parce que membres du gouvernement du Mali, se détruisent. Peu, très peu pour que le citoyen s’identifie à l’action gouvernementale. Et il est tenu de ne pas l’exprimer au risque d’être classé dans la deuxième catégorie de citoyens, celle des ‘hasidis’.

On observe que sous la gouvernance IBK, le chiffre 2 est à l’honneur, deux catégories de partis politiques, deux catégories de composantes de la société civile, même deux catégories de leaders religieux et bien sûr, deux catégories de médias, etc. Du reste, il n’est pas rare d’entendre que sous IBK, tout est divisé en 2, même le siège de la présidence de la République, Koulouba bien sûr et Koulouni, Sébénicoro. Une gouvernance qui ne rassemble pas, participe peu à l’union sacrée des Maliens autour du Mali. Le renouveau de la gouvernance sera au cœur de ‘l’Agenda malien’, cela constitue une nécessité partagée.

Une autre nécessité qui fonde l’élaboration de l’agenda malien porte sur la pratique démocratique en cours au Mali. Et, en cela, la conviction de  Modibo Sidibé est établie. Ainsi, dit-il, «dans la situation présente du pays, nous sommes convaincus que l’expression démocratique, source de légitimité et de stabilité, constitue le socle de la paix à venir et du redressement de notre pays. Et c’est pour cela que nous indiquions en août 2018 que rendre les prochaines élections, notamment législatives libres, transparentes et équitables, est non seulement une nécessité mais un impératif pour tous ceux qui veulent effectivement un avenir de paix et de stabilité pour le Mali. Et que, les grandes réformes que le suffrage du peuple invitait dès 2013, à conduire avec diligence et légitimité, ne l’ont pas été et notre système démocratique en paie le prix aujourd’hui» !

Un bien mauvais prix, détaillé par le chef de file de l’Opposition quand  il  affirme ceci : «il ne saurait plus être question de croire à un nouvel engagement d’un pouvoir qui n’a su organiser en six années ni les élections communales sur l’ensemble du territoire, ni les élections locales, et encore moins, les élections régionales. Seul le scrutin qui intéressait personnellement le président de la République a pu être organisé dans des conditions désastreuses».

Conséquence directe, point d’élections, mais le mandat des députés se prolonge une à deux fois. Ce qui est pour Modibo Sidibé «un entre soi de l’exécutif et du législatif, mortifère pour notre démocratie. Sans agenda stratégique politique du mandat présidentiel en cours, les errements viennent de nous faire perdre dix mois, au cours desquels notre pays a davantage sombré au plan social ; et au plan sécuritaire, le pays s’est enfoncé à des niveaux insoupçonnés de violence et d’atrocité, de conflits intercommunautaires, l’économie criminelle qui s’étend, la détresse des déplacés de plus en plus nombreux, les menaces d’insécurité alimentaire, l’extension au Sahel Occidental et dans la sous-région». Et voilà que «dans une telle situation dramatique du pays, sans avoir atteint les résultats escomptés de la prorogation, le Gouvernement veut y ajouter 10 autres mois ! Non, ce chèque en blanc, le peuple malien ne le donnera pas ! Il n’est pas question de dilapider le temps, ce temps qui joue contre le Mali et le Sahel, de dilapider les ressources et donc de compromettre notre avenir», conclut-il.

Et sur le terrain de l’insécurité ambiante, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Au cours du 1<sup>er</sup> trimestre 2019, le rapport trimestriel de l’ONU, publié avant le drame de Sobane-Da, fait le bilan suivant : 67 soldats maliens tués et 51 blessés, 4 casques bleus tués et 12 blessés, 43 combattants armés tués et 17 blessés, 333 civils tués et 175 blessés. Ce qui explique l’appel au sursaut national de son patron.

Le président IBK n’a pas la solution et n’est point la solution pour la sécurité des Maliens. L’inconcevable c’est de le voir présent sur les lieux de ces drames de tuerie en masse, de ceux-là mêmes, pour lesquels, il avait pris l’engagement de protéger leur vie et de sécuriser leurs biens. Et, sur chaque lieu de drame, le président IBK renouvelle toujours son engagement. On voit au Mali, des villages paisiblement inconnus, devenus tristement célèbres. De nos jours, la question sécuritaire échappe à toute analyse. Raison pour chacun d’appeler à l’élaboration de l’agenda malien pour mettre fin à l’assassinat des Maliens.

C’est quand le feu gagne la forêt que l’animal court vers le marigot, disait Feu Seydou Badian Kouyaté. Le feu a gagné le Mali, notre Mali, le marigot est ici, ce projet basé sur ce que chaque Malien veut faire du Mali. La construction d’un projet Mali pour le Mali est bien une œuvre commune.  L’enjeu ultime, c’est pour que les Maliens prennent en main leur destin commun, pensent et agissent par eux-mêmes. L’agenda du Mali, à ce titre, est bel et bien un défi malien, à hauteur des menaces qui planent sur le pays. Chacun, autorité comme citoyen ordinaire, devrait s’en inspirer. Une telle initiative portée par Modibo Sidibé n’a rien d’étonnant.

Celui-ci a placé le Mali au cœur de son action politique, avec un défi, ou plutôt une urgence définie en ces termes par lui-même, «la seule et vraie exigence de l’heure, est de dégager des perspectives solides de sortie de crise, de restaurer la confiance des Maliens de l’intérieur et de l’extérieur en eux-mêmes et en leur Etat, car le processus qui conduira le Mali à une véritable sortie de crise structurelle, durable et refondatrice ne pourra faire l’économie d’un traitement de fond de l’ensemble des causalités ayant engendré la crise. Il y a donc urgence que notre peuple puisse se réunir pour parler, de la base au sommet, revisiter nos institutions, nos pratiques démocratiques et refonder notre Etat».

En un mot, il s’agit d’élaborer ‘l’agenda du Mali’. Aux indécis, Wassoulou Mogoba s’empresse de dire : <em>«</em>Sauvons l’essentiel, le Mali». C’est bien lui, Modibo Sidibé, qui a soutenu à une période difficile, pendant que d’autres n’étaient pas, «que pour le Mali, sa personne ne compte pas». Gonga ! Depuis, le ton avait été donné.

<strong>Bekhaye Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tribunal de la commune I : Assétou Diakité devant le juge pour injures envers Kadiatou Diakité</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/tribunal-de-la-commune-i-assetou-diakite-devant-le-juge-pour-injures-envers-kadiatou-diakite-2824319.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 01:06:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Assétou Diakité est accusée d’avoir envoyé des messages vocaux insultant les parents de Mme Kadiatou Diakité dite Tou. Les faits, survenus aux Etats-Unis d’Amérique à New-York, plus précisément à Bronx, remontent à l’année 2018. </strong>

Kadiatou vivait aux USA dans la même maison au Bronx à New-York au moment de la brouille survenue entre elle et Assétou Diakité, mariée et mère de trois enfants. Suivant les explications de Mme Kadiatou, Assétou trompait son mari avec un autre Malien du nom de Sinaly Kéita alias  Alex. Ayant déménagé dans un autre appartement avec son mari, Assétou profitait de son passage chez son ancienne colocataire pour venir chez son amant.

Mme Kadiatou, ayant compris la combine, a voulu donner des conseils à sa sœur Assétou, de ne pas abandonner son mari et ses trois enfants. Malheureusement, elle s’est heurtée à une opposition farouche de sa sœur et son amant, qui l’ont copieusement insultée à travers des appels et des messages vocaux.

Revenue au Mali, Assétou Diakité, d’après la plaignante, a continué de lui envoyer des messages vocaux depuis les USA insultant son père et sa mère. Pendant que Kadiatou piaffait d’impatience de voir Makoré sur le sol malien, afin de porter plainte pour injure, elle est rentrée au pays, la semaine dernière. Ainsi, le vendredi, Mme Diakité alias Tou a porté plainte contre elle au 6<sup>ème</sup> arrondissement où elle refusa de répondre à la convocation, selon Tou, jusqu’à ce que ce soit une équipe de la police qui la force de venir.

Après l’enregistrement des deux dépositions, rendez-vous avait été donné le mardi 11 juin au 6<sup>ème</sup> arrondissement avant que l’affaire ne soit déférée devant le Tribunal de grande instance de la commune I. Assétou n’a pas répondu à l’appel. La plaignante s’est retrouvée toute seule au Tribunal de la commune I avant que le procureur Habiba Maïga ne lui demande de revenir le lendemain, en promettant d’envoyer des agents pour ramener l’accusée. Aux dernières nouvelles, l’audience de l’affaire se tiendra le 21 août 2019.

Rappelons qu’à la police du 6<sup>ème</sup> arrondissement, selon des témoignages, Assétou aurait dit qu’il n’y a pas d’autorités ni plus de prison au Mali pour l’incarcérer. En répétant les mêmes grossièretés, pour lesquelles elle est interpellée, à l’endroit de Mme Kadiatou Diakité dite Tou.

<strong>Gabriel TIENOU </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Binafou Sidibé, gérant Abis Distribution :  «Il faut que l&amp;apos;AMADER paye nos 200 millions FCFA pour non&#45;respect des clauses contractuelles de fourniture d’électricité»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/binafou-sidibe-gerant-abis-distribution-il-faut-que-lamader-paye-nos-200-millions-fcfa-pour-non-respect-des-clauses-contractuelles-de-fourniture-delectricite-2824298.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 01:03:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Rien ne va plus entre l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et l’électrification rurale (Amader) et la société Abis Distribution. À la base de cette discorde, le non-respect des clauses contractuelles de fourniture d’électricité. L’Amader a été condamnée à payer plus de 200 millions Fcfa à la société Abis Distribution et ses comptes bancaires ont été saisis. Dans cette interview, le gérant de la société Abis Distribution, Binafou Sidibé, nous en dit davantage</em></strong>.

<strong>Qu'est-ce qui est à l’origine de cette affaire de 200 millions FCFA ?</strong>

<strong>Binafou Sidibé :</strong> Dans le cadre de l’électrification de la localité de Lambidou, dans la région de Kayes, à travers un projet de la Banque mondiale, notre société a signé un contrat avec l’Amader. C’était en 2009 que nous avons signé le contrat pour l’électrification de cette zone ; le coût global s’élevait à près de 200 millions de Fcfa. Notre participation au financement du projet était de 20%, soit 44 millions de Fcfa, que nous avons pu mobiliser grâce à notre banque, la BCS, et le reste du montant devait être payé par l’Amader sur financement de la Banque mondiale.

Dans le procédé, c’est l’opérateur (Abis distribution) qui doit faire le choix de la banque. C’était un compte joint dont le signataire était moi et le DAF (Directeur administratif et financier) de l’Amader, à l’époque, un certain Diarra. Après avoir apporté et utilisé notre apport, à savoir nos 20% dans le cadre du projet, l’Amader a refusé de verser les 150 millions de FCFA sur notre compte.

L’Amader a demandé une lettre de confort attestant que le compte joint ouvert par Abis à la BCS n’avait pas d’antécédent. Toute chose qui nous a surpris dans la mesure où le DAF de l’Amader est cosignataire avec moi. Donc, comment peut-on mener des opérations à l’insu de ce dernier ? La BCS a rassuré l’Amader de sa crédibilité pour avoir mené beaucoup d’opérations ensemble.

<strong>Malgré ces assurances, qu'est-ce qui a bloqué le décaissement de l'argent ?</strong>

En dépit de cette assurance, l’Amader ne s’est pas exécutée. Dès lors, nous avons commencé à douter de la bonne foi de nos partenaires et les choses ont commencé à traîner, car il était prévu de finaliser le projet en 2011 et en fin 2011, on devait commencer l’exploitation et le coup d’Etat a tout chamboulé.

Le non versement de ce montant nous a décrédibilisés au niveau de notre banque. L’Amader a refusé de verser le montant du projet sur notre compte ; elle a en revanche demandé de payer directement toutes les entreprises avec lesquelles ils évoluent sur le terrain. C’est ainsi que l’entreprise qui a fait les poteaux électriques et l’installation des fils a été directement payée par l’Amader.

<strong><em>Est-ce que le travail a été convenablement fait ?</em></strong>

Mais le projet d’électrification de Lambidou est un investissement de plus de 150 millions de Fcfa de la Banque mondiale et d’Abis ; le courant n’a jamais été allumé à Lambidou. Et pour cause, le groupe électrogène servant à alimenter la petite centrale et le véhicule pour le déplacement, qui était aussi prévu, n’ont pas été achetés. Donc tous les investissements sur le terrain sont partis à l’eau dont notre apport personnel et la centaine de millions de FCFA de la Banque mondiale. Un montant total de 150 millions de FCFA. Ce n’est pas tout.

Cette production d’électricité devait générer des ressources financières pour notre société. Au lieu de cela, nous avons perdu non seulement notre argent, mais aussi la crédibilité auprès de notre banque que nous avons remboursée à plus de 77 millions de FCFA. C’est après cela que nous nous sommes tournés vers l’Amader pour la traîner devant le Tribunal de la Commune V, car ce genre de comportement tue à longueur de journée des petites entreprises comme nous.

Nous nous félicitons du verdict de la Commune V qui a condamné l’Amader à payer plus de 200 millions de FCFA au titre de réparation et dommages et intérêts. Ils ont fait appel de ce verdict au niveau de la Cour d’appel et sont partis jusqu’à la Cour suprême. Dans toutes ces juridictions, ils ont perdu et d’ailleurs notre huissier a pu bloquer leurs comptes bancaires dans toutes les banques du Mali. Nous ne demandons  qu’à être remis dans nos droits.

<strong>Propos recueillis par Kassim TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ménaka : les Fama et Barkhane tuent plus de 20 terroristes dans une opération</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/menaka-les-fama-et-barkhane-tuent-plus-de-20-terroristes-dans-une-operation-2824303.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 01:00:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Armée malienne annonce dans un communiqué avoir tué plus de 20 terroristes à l’extrême nord de Ménaka. C’était au cours d’une opération conjointement menée avec leur partenaire de la Force Barkhane, selon le même communiqué rendu public le samedi 15 juin 2019.</em></strong>

Les Forces armées maliennes et leurs partenaires de la force Barkhane couvrant le Sahel ont mis hors d’état de nuire plus de 20 terroristes dans la région de Ménaka. Cette annonce a été faite samedi 15 juin par la Direction de l’information et des relations publiques de l’armée malienne dans un communiqué.

Les Fama et Barkhane mènent depuis un moment des opérations conjointes dans plusieurs localités du nord, souligne le même communiqué. La dernière en date, indique-t-il, est celle d’Akabar, dans le secteur de Ménaka. «Cette opération a permis de neutraliser une vingtaine de terroristes», précise l’armée malienne.

Cette opération intervient quelques semaines après d’autres sorties de l’armée malienne dans certaines localités de Mopti et Ségou. Les précédentes actions ont notamment permis de détruire des bases terroristes et récupérer dans certaines localités de Mopti et Ségou plusieurs caches d’armes et d’autres équipements de combat.

<strong>Ousmane DIAKITE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le collectif des clubs majoritaires: plainte contre Veron devant la commission de discipline de la FIFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/le-collectif-des-clubs-majoritaires-plainte-contre-veron-devant-la-commission-de-discipline-de-la-fifa-2824327.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 01:00:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Suite à la menace de suspension du football malien, proférée, samedi dernier, par l’émissaire de la FIFA à Bamako, Veron Monsengo-Omba, le Collectif des ligues et clubs majoritaires (CLCM) de la Fédération malienne de football a réagi. D’après le regroupement dirigé par Mamadou Dipa Fané, l’instance mondiale du football n’a aucun moyen légal pour sanctionner notre pays. Il a aussi déploré l’effet de cette menace sur les Aigles du Mali, qui préparent la CAN Egypte 2019.

Le Collectif des ligues et clubs majoritaires (CLCM) de la Fédération malienne de football était face à la presse le jeudi 14 juin. À cette occasion, Moussa Konaté et les siens ont balayé d’un revers de main les allégations de l’émissaire de la FIFA à Bamako, Veron Monsengo-Omba. Rappelons que le Camerounais, lors de sa rencontre avec le Premier ministre Boubou Cissé, samedi dernier, a délivré un message de suspension à l’encontre du Mali par la FIFA.

Pour le CLCM, cette intervention de Veron Monsengo-Omba est tout simplement inopportune. «Veron est un destructeur, qui n’a pas sa place à la FIFA. C’est lui qui a légitimé l’assemblée générale extraordinaire de Sikasso et a osé dire après qu’il n’avait pas bien compris la sentence rendue le 4 octobre 2016. Et c’est cette assise illégale qui a compliqué davantage la crise du football malien. Si Veron tente de mettre à exécution sa menace, on va l’attaquer devant la Commission de discipline de la FIFA, voire devant le Tribunal Arbitral du Sport», a prévenu Moussa Konaté, président du Club Olympique de Bamako.

<strong>«La FIFA est responsable de la non tenue du championnat»</strong>

Quant à l’ancien trésorier de la Fémafoot, Yéli Sissoko, il a battu en brèche les allégations de Veron Monsengo-Omba : «nous ne comprenons pas l’intérêt de cette visite de l’émissaire de la FIFA. Les allégations de Veron ne tiennent pas du tout. Dans un premier temps, il évoque un sabotage de la prochaine assemblée générale. Pourtant, il n’y avait aucun problème dans l’organisation de cette assemblée. Les choses se déroulent normalement. Le CONOR a pris des dispositions comme il se doit, il n’y a aucun problème à notre connaissance qui va dans le sens d’une perturbation de ladite assemblée», a-t-il affirmé.

Puis de poursuivre : «d’un autre côté, il parle de la non-tenue du championnat. Si le championnat n’a pas pu démarrer, c’est la faute à la FIFA et à l’ancien ministre des Sports, qui ont imposé 23 clubs au lieu de 16. La FIFA, qui s’était même engagée à financer la compétition, n’a jusque-là pas honoré son engagement. Le temps imparti (20 jours) était très court pour tenir un championnat. La FIFA ne peut donc pas venir nous accuser et dire que les acteurs sont de mauvaise foi alors qu’elle même n’a pas tenu ses engagements».

En ce qui concerne la menace de suspension, Yéli Sissoko a été très clair : «je ne comprends pas sur quelle base la FIFA va suspendre le Mali. Sur le plan légal, elle n’a aucun moyen de suspendre le Mali. Elle ne peut pas parler d’absence de championnat. Il faut qu’on arrête de dramatiser les choses et de mettre une psychose sur nos joueurs et la population», a-t-il expliqué.

<strong>Absence de moyen légal pour suspendre le Mali</strong>

Les propos de Yéli Sissoko ont été appuyés par le Secrétaire général de la ligue de football de Tombouctou, Abba Mahamane : «le CONOR s’était engagé à appliquer la sentence du TAS. Mais il a été bloqué. La FIFA a sa part dans la crise du football malien. Elle a toujours mal cerné le problème. Et la visite de Veron Monsengo-Omba a engendré un lynchage médiatique qui inquiète nos footballeurs. Sinon, sur le plan légal aussi bien que sportif, la FIFA n’a aucun moyen de suspendre notre pays», a-t-il assuré.

Rappelons que l’avenir du football malien va dépendre de la prochaine Assemblée générale ordinaire, prévue le 15 juin, au Stade du 26 mars. Elle doit répondre aux injonctions du Tribunal Arbitral du Sport (TAS).

<strong>E.T. </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sidi sanctionné à la place d’Abdoulaye</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/sidi-sanctionne-a-la-place-dabdoulaye-2824295.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 00:58:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Quelle est la marge de manœuvre d'un gouverneur dans les opérations militaires, même si ce gouverneur est militaire ? Vous avez pleinement accompli votre mission et c'est le plus important. Au lieu de prendre une sanction militaire, on prend une sanction politique. Tout observateur averti comprend aisément le sens de cette décision. Qu'Allah vous protège ! Lors de l'attaque d’Ogossagou, le président de la République avait promis de sanctionner le chef d'état-major général de l'armée, si les attaques reprenaient. Mais à la place de ce dernier, il a révoqué le gouverneur de Mopti.

<strong>Le jihadiste en fuite </strong>

Le 8 juin 2019, à minuit, un véhicule Nissan 4×4 de couleur blanche a  été retrouvé dans la brousse. C'était au PK 07. Les habitants de Seguessona tenaient pour «jihadiste» un monsieur qui fréquentait depuis peu leur mosquée. C'est ce dernier qui a fui en laissant derrière son véhicule. Selon les populations, la gendarmerie n'a pu l'arrêter à temps. L’individu suspecté voulait intégrer les populations par une proposition de série de prêches dans leur mosquée. Avant d’être dénoncé par lesdites populations. L’alerte a été donnée aux différentes brigades (Bougouni- Selingué) par la confrérie des chasseurs de Djitoumou et autres autorités locales. Au cours des recherches, le véhicule du suspect a été retrouvé abandonné. Puis, conduit à la brigade pour l’inventaire de son contenu, en présence d’un représentant de la confrérie des chasseurs et celui du maire de Ouelessebougou.

<strong>Des innocents tués </strong>

Dans un communiqué, la communauté Kel Razzaf informe l’opinion nationale et internationale «qu'une mission de Barkhane en mission dans le secteur de Raz El Ma a ouvert le feu sur un véhicule de civils le samedi 8 juin 2019 contenant 3 personnes dont un mineur. Les personnes victimes s'appellent Ahmad AG Assadeck, Hamama AG Hamaty et Ali AG Abdallah. Le chef de famille Ahmad AG Assadeck laisse derrière lui une veuve et des orphelins sans assistance. La communauté Kel Razzaf condamne fermement cet acte odieux et demande que la justice soit rendue». Ils réclament une enquête internationale, selon le président et chef de tribu de la communauté Kel Razzaf, Mohamed Ali AG Mattahel.

<strong>La version de Barkhane</strong>

Trois civils, dont un adolescent, ont été tués samedi dans la région de Tombouctou, au Mali, par un tir français contre leur véhicule, jugé suspect et qui avait refusé de se soumettre à un contrôle, a annoncé mercredi l'état-major français dans un communiqué. Le tir, provenant d'un détachement de la force antiterroriste au Sahel Barkhane, a déclenché l'incendie du pick-up concerné, qui transportait «une quantité importante de carburant», a ajouté l'état-major. «Le 8 juin 2019, dans la région ouest de Tombouctou au Mali, dans une zone connue pour l'évolution de groupes armés terroristes, un détachement de la force Barkhane a été confronté à un véhicule suspect qui a refusé de se soumettre à un contrôle», a décrit un porte-parole de l'état-major. «Après plusieurs tirs de sommation de la part des soldats français, auxquels le véhicule n'a pas obtempéré, il a été procédé à un tir pour stopper le véhicule alors qu'il se dirigeait vers les militaires français». «Les trois occupants du véhicule, deux adultes et un adolescent, sont décédés» et ont été inhumés sur place «conformément au droit international et dans le respect des coutumes locales», selon le communiqué, qui précise qu'une «enquête est en cours afin de faire toute la lumière sur les faits».

<strong>Prise de conscience </strong>

Notre silence nous rendra complices devant l’histoire face à ce désastre qui se passe au Mali. Ces morts continueront de nous hanter jusqu’à la fin de ce monde. 52 soldats tombés en deux semaines dans l’indifférence totale. 300 morts depuis janvier principalement au nord et au centre du pays. Pensez à chaque Père, chaque Mère qui ne verra plus son enfant. Qui est responsable de quoi dans ce pays ? Est-il possible de rester inerte face à une telle situation ? Pendant ce temps, nous continuons avec nos publications d’humour, d’éclats de rire, de faire de la politique politicienne… chacun vaque à ses occupations comme si nous vivions dans un pays normal. Non et non, chaque mort est un mort de trop, chers décideurs maliens. Mettons de côté nos différends et trouvons une solution à ce décompte macabre. Oh mon Dieu, vous avez déjà vu les larmes d’une mère ou d’une épouse qui apprend la mort d’un être au front ? Les soldats n’ont pas besoin de nos RIP, ils souhaitent juste vivre comme chacun de nous.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Amadou Baba Sissoko, slameur :  «Le slam ne m&amp;apos;a donné ni maison, ni voiture…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/amadou-baba-sissoko-slameur-le-slam-ne-ma-donne-ni-maison-ni-voiture-2824329.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 00:53:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Amadou Baba Sissoko, H ou H2O pour les intimes, est un jeune artiste, slameur, animateur et présentateur télé et radio, fondateur du collectif «jeuness'art». Il évolue dans le domaine du slam depuis plus de dix ans. </em></strong>

<em><strong>Qu'est-ce que le slam ?</strong></em>

Le slam est un art oratoire où la parole est mise à nu face à l'auditoire. Je suis venu dans le slam depuis que je fréquentais le lycée, précisément le Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes. À cette époque, l'école a bénéficié d'un projet qui était de former les élèves avec l’aide de deux formateurs Bouba et Kalir. Nous avions un professeur du nom de Monsieur Sountoura, qui a fait passer l'information et a aussi dressé une liste de trente d'élèves. J'y ai participé et j'étais ébahi par cet art et je l'ai toute de suite adopté pour en faire mon arme. Sans oublier que parmi les 30 élèves, qui ont été formés, j’étais le seul qui slamait. J'avais une petite équipe qui faisait des animations et autres activités culturelles. Voilà, depuis lors, j'évolue dans ce domaine.

<em><strong>Parlez-nous du collectif «jeuness'art».</strong></em>

De Kayes à Bamako, j'ai continué de m'exprimer à travers le slam. J’ai rencontré quelques slameurs comme Saccharose de son vrai nom Sory Diakité, avec qui on a créé le groupe «plume de la rue». Aujourd'hui, j'ai arrêté de faire du slam mais nous avons créé le collectif des jeunes slameurs «Jeuness'Art». Je me consacre uniquement à encadrer mes jeunes frères et sœurs qui veulent embrasser ce métier : leur apprendre les techniques d'écriture et scéniques. Je forme tous ces jeunes gratuitement et n'impose aucun frais quelconque.

Le collectif, de sa création à nos jours, des milliers de jeunes ont été formés dans le district de Bamako et dans toutes les régions du Mali, excepté Kidal. Le but est de former les nouveaux et aider ceux qui sont déjà dans le milieu. Et le collectif compte aujourd'hui plus de 50 slameurs.

<em><strong>Vivez-vous de votre art ?</strong></em>

Bon, le slam ne m'a pas donné de maison, ni de voiture, encore moins de l'argent. Mais je remercie le Bon Dieu, j'ai eu des relations. C’est beaucoup plus important que tout ce que je viens de citer. Le slam m'a fait voyager un peu partout dans le monde. Quand j'organise un événement, que ça soit personnel ou professionnel, toutes les dépenses sont prises en charge par des personnes de bonne volonté qui aiment le slam et qui aiment ce que je fais.

<em><strong>Avez-vous rencontré des difficultés ? </strong></em>

Oui, les difficultés étaient d'ordre familial. Vous savez qu’étant noble, issu d'une famille malinké et prendre le micro pour faire du slam, ce n'est pas évident pour la famille. Au Mali, faire de l'art à cette époque n'était pas chose facile, car être artiste fait allusion au métier de griot. D'après les parents, seuls les hommes de caste sont autorisés à le faire et c'était dur pour moi. Mais, avec courage et mon engouement pour le slam, j'y suis arrivé.

Le second problème est quand j'ai créé le collectif pour former les élèves, certains parents refusaient que leurs enfants participent. Mais, au fil du temps, nous avons pu créer un climat de confiance entre nous. Quelques difficultés financières qui ont entravé certaines de nos activités et cela est normal, car, dans toute chose, il y a des difficultés. Sinon des personnes comme N'fana Diakité, qui est l'un des précurseurs du slam malien, et d'autres mouvements m'ont toujours soutenu ; des grands écrivains m'ont tendu la main pour atteindre mes objectifs personnels.

<em><strong>Quelles sont vos réalisations ?</strong></em>

Le premier projet qu'on a réalisé était «ça te dit de dire un slam le samedi», une compétition de slam inter-lycée qui avait pour objectif d'influencer les élèves pour faire du slam. Nous avons aussi été approchés par ONU-Femmes pour la sensibilisation sur la violence faite aux femmes. Pour cela, nous avons initié un projet qui s'appelait «femme sans flamme en slam», qui a servi de cadre pour plusieurs jeunes de déclamer du slam, avec les maux qui touchent leur genre dans le milieu scolaire, auquel plus de 2500 élèves et étudiants ont participé.

Puis, on a créé un concept «slam et rue», qui consiste à slamer sur un thème dans la rue pour sensibiliser et informer sur les problèmes de la société, sous forme de balani-show, et les textes sont en langues vernaculaires.

Nous avons une école de slam qui ouvre ses portes durant les grandes vacances et ça continue cette année ; nous en sommes à la 3<sup>ème</sup> édition. Cette école fait bénéficier une formation gratuite à tous ceux qui veulent apprendre les bases du slam, de l'écriture aux techniques scéniques et d'édition. Il n'y aura pas seulement que du slam, à savoir que l'école, elle est citoyenne.

On apprend aux élèves à faire du slam citoyen et constructif. C’est la raison pour laquelle le comité pédagogique de l'école a statué sur l'écriture, la communication, la phonétique, les sciences du langage et la linguistique. Il y a d’autres ateliers comme la gestion des projets, le marketing et autres matières importantes.

<strong>Quels sont vos projets ?</strong>

En ce qui concerne mes projets personnels, j'ai envie d'étudier plus, me spécialiser en ethnomusicologie. À ma connaissance, il n'y a pas un Malien qui exerce dans ce domaine. Pour le collectif, nous envisageons plus d’activités courant 2019-2020, pour vulgariser le slam. Le slam est un art qui a vu le jour en 2006 au Mali. Contrairement à d'autres pays où le slam s’est vite développé.

Faire connaître le slam et montrer la différence entre le slam et le rap, car bon nombre de Maliens considèrent le slam comme du rap. Le slam est différent du rap et aussi de la poésie ; nous avons un pied dans la poésie, mais nous ne sommes pas des poètes. Tels sont les combats à mener. L'un de nos combats est la lecture ; la bibliothèque nationale est pleine de livres de tous genres, mais ça manque de lecteurs. Nous sommes en train de mettre en place des stratégies de sensibilisation pour emmener les jeunes à lire.

<strong>Avez-vous des conseils pour les jeunes slameurs ?</strong>

Le slam est un art qui est parti à l'école, on ne peut prétendre faire du slam sans avoir une petite base en français. Pour faire du slam, il faut maîtriser l’outil de travail qui est la langue, quelle qu'elle soit, ce qui est extrêmement important. Connaître les règles poétiques ; avoir l'amour de la lecture ; travailler en classe. Le meilleur slameur est celui qui lit beaucoup. Comme on le dit en slam, il n'y ni maître ni élève, ni meilleur, ni bon. L'essentiel est que le message passe et qu'il soit bon, que le contenu soit plus argumenté.

<strong>Qu’avez-vous à dire pour conclure ?</strong>

Je remercie Le Reporter pour cette opportunité, les partenaires, le lycée Ahmed Baba de Sénébenicoro qui nous offre son cadre gratuitement pour nos activités depuis des années. La bibliothèque nationale du Mali qui nous encourage aussi. À l’occasion de tous les événements-slam, on oriente le public vers la bibliothèque. L'association Ciné droit libre, qui est un partenaire technique, Onu-femmes, l’association Tri jeune, Kounafoni.

Je remercie aussi tous les jeunes qui ont voulu apprendre le slam et l’ont pris à bras le corps pour améliorer leur niveau. Et toutes les personnes de bonne volonté, la liste est longue, et je pense qu'elles se reconnaîtront. Merci au collectif des jeunes slameurs "jeuness'Art" qui a mis sa confiance en ma personne en tant que président.

<strong>Propos recueillis par Safiatou THIAM </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Moussa Balla Coulibaly n’est plus</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/moussa-balla-coulibaly-nest-plus-2824315.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 00:50:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali vient de perdre un de ses valeureux et dignes fils en la personne de Moussa Balla Coulibaly, le père de l’ancien ministre de la Défense, Tiéman Hubert Coulibaly. Il est décédé hier à Bamako, à l’âge de 85 ans, suite à une longue maladie.</em></strong>

Moussa Balla Coulibaly a été, pendant 40 ans, le président de la FNEM (Fédération nationale des employeurs du Mali), devenue Conseil national du patronat du Mali (CNPM) ; président fondateur et président d'honneur à vie du parti UDD.

Panafricaniste engagé, homme de culture et humaniste condensant les valeurs du “MAYA”,  Moussa Balla Coulibaly  est sans nul doute l’une des rares icônes de la pensée politique, économique et culturelle des temps modernes, que le Mali, l’Afrique et le monde viennent de perdre. Il a été maire de la commune V, président du Conseil national du patronat du Mali et du Conseil économique, social et culturel du Mali.

Considéré comme l’un des grands entrepreneurs de notre pays, le patron des patrons du Mali, le natif de Ségou a aussi été élevé à la dignité de la Légion d’honneur par la République française. Moussa Balla Coulibaly est diplômé de l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques, (l’INSEE) de Paris ; ancien auditeur du Centre d’Etudes de Programmes Economiques de Paris et diplômé de l’Ecole des Travaux Publics de l’AOF.

De 1960 à 1990, il a eu une carrière administrative et entrepreneuriale bien remplie. De 1960 à 1973, il a été successivement directeur national de la Statistique et du Plan ; Conseiller technique au ministère des Travaux Publics ; secrétaire général à l’Energie et aux Industries et Directeur général, puis Président directeur général de la Société d’Equipement du Mali (SEMA).

De 1973 à 1990, il occupe le poste de directeur général de Mali industries ; Président-directeur général de la Société Industrielle du Papier et des Arts Graphiques (SIPAG) ; PCA de la Société d’exploitation minière Bouré SA et PDG de la Compagnie aérienne Malitas. Moussa Balla Coulibaly a également occupé le poste de président du Groupe Industries Kulubali IKSA qui comptait comme filiales : le Groupe Stellis (réseau d’agences de communication et régies publicitaires au Mali, Guinée et Burkina Faso), Europe Handling Mali (Société d’assistance aéroportuaire, franchise du Group Europe Handling), Antarès Mali (intérim et recrutement), Mandé Mines et les Mines du Bouré.
Moussa Balla Coulibaly a été président du Conseil d’administration des Ciments et Matériaux du Mali (CMM-SA), filiale malienne du Groupe Vicat. La date de ses obsèques fera l’objet d’un communiqué. Nous présentons nos condoléances les plus attristées à la famille de l’illustre disparu.

<strong> </strong><strong>La Rédaction </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Au Général français Jean Bernard Pinatel à propos de sa déclaration ci&#45; dessous</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/au-general-francais-jean-bernard-pinatel-a-propos-de-sa-declaration-ci-dessous-2820451.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 May 2019 01:55:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«La situation ne se stabilisera que si Bamako consent à faire évoluer le statut de l'Azawad, car les touaregs et les peuls refuseront toujours de se soumettre aux noirs du Sud».  Nous Maliens, soucieux de l'unicité de la paix, de la cohésion entre les fils de ce pays, avons appris avec stupeur et indignation cette déclaration venant d'un haut gradé français.

Nous jugeons incendiaires, inopportuns, irrespectueux et indignes de tels propos qui contribuent à plus diviser le Mali, à créer et à faire fleurir les germes d'un morcellement de notre patrie. Monsieur Pinatel : Vous n'êtes pas le Mali, vous n'êtes pas le Malien pour prétendre dire ou affirmer à notre place ce que l'on veut que l'on soit.

Votre déclaration sonne pour nous comme l'exposé soit d'une ignorance certaine de l'histoire du vécu de ce peuple soit comme les prémices d'un projet funeste longtemps mûri par les autorités françaises contre la République du Mali. Le projet d'un «Azawad» Etat indépendant est une machination ; une bêtise semée et nourrie par la France sur le dos du peuple malien et pour la cause on sait de qui là déjà, s'est servie et est en train de se servir.

<strong>Le peuple malien veille et fera échec à cette absurdité </strong>

M. Pinatel : Pour votre gouverne «les Peulhs ne sont pas une communauté stigmatisée ni marginalisée au Mali. Chez nous il n'y a pas de problème peulh et on ignore le sens de "noirs du Sud" que vous employez de façon péjorative et de façon ignoble dans votre déclaration. Penser que transporter un conflit du nord au centre du Mali peut vous faire parvenir à des fins inavouées est un leurre. Le peuple veille et on n’est pas dupe. Vos propos choquants par rapport aux Peuhls vont au- delà du cadre du Mali, ils laissent apparaître un autre projet indigne de balkanisation de tous les pays de l'Afrique de l'Ouest où vivent des communautés peulhs.

M. Pinatel peut-être que vous avez dit bas ce que certains ont monté comme projet mais vos intentions sordides échoueront et nous nous donnerons les moyens de les faire échouer car nous disposons de leviers sûrs pour cela. Le Mali c'est la diversité culturelle, c'est l'esprit de tous et cela constitue l'une des raisons pour lesquelles, notre tissu social s'est souvent retrouvé atteint mais jamais déchiré. Nous sommes un peuple avec des centenaires de vivre ensemble dans la cohésion malgré notre diversité culturelle. Le Mali est une grande nation respectueuse des valeurs universelles de coopération et de courtoisie. Ces valeurs, vous les avez piétinées avec vos propos offensants et nous, peuple malien, nous faisons un devoir de vous le rappeler de manière toute crue. Nous ne nous tairons pas sur de telles impostures car aucun devoir de recevabilité ne nous l'impose.

Nous fûmes sauveurs avant vous car nos vaillants tirailleurs ont donné leur vie pour sauver votre mère patrie des griffes des envahisseurs à un moment donné de l'histoire. L'intervention française au Mali n'était pas pour nos beaux yeux à nous Maliens, elle est apparue nécessaire à vous tout d'abord pour freiner les conséquences d'une intervention militaire honteuse inadéquate et inopportune que la France avait lancée en Libye, mais aussi pour sauvegarder des intérêts français et rediriger la politique française au Sahel vers une autre vision, vers d'autres objectifs.

M. Pinatel, nous peuple du Mali sommes partisans d'une diplomatie au «gagnant-gagnant», mais nous refusons une diplomatie insultante, unilatéraliste qui piétine l'unité et l'unicité de la nation malienne et du peuple malien. Certes vous avez appris l'histoire de France mais vous avez besoin de cours sur l'histoire du Mali et nos historiens se feront devoir de vous en donner gratuitement.

Nous peuple du Mali exigeons de vous des excuses publiques au peuple malien. Nous exigeons également de notre diplomatie une réaction à la hauteur de l'affront fait par vous à notre égard de par vos propos déplacés et inadéquats qui ne tiennent nullement compte des réalités du vivre ensemble du peuple malien. Debout sur les remparts, nous peuple libre du Mali, nous nous dresserons contre l'ennemi au dedans ou au dehors.

<strong>Boubacar KOUMARE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>J&amp;apos;accuse : Maliennes Maliens !!!</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/jaccuse-maliennes-maliens-2820441.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 May 2019 01:42:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Un complot est orchestré par la France contre le Mali depuis des lustres, après plusieurs tentatives toutes vouées à l'échec grâce aux patriotes, aux nationalistes que vous êtes, que nous sommes, mais malgré cela, elle (la France) n'entend pas abdiquer. </em></strong>

La sortie hasardeuse, à dessein, du Général Français Jean Bernard Pinatel, en est une parfaite illustration de ce que pense la France : «La situation ne se stabilisera que si Bamako consent à faire évoluer le statut de l'Azawad, car les Touaregs et les Peuls refuseront toujours de se soumettre aux noirs du sud».

À y voir de près, j'observe que les propos de cet officier supérieur de l'Armée française font l'apologie du racisme en séparant explicitement deux races. En outre, ses propos illustrent parfaitement un vieux complot contre le Mali, en voulant absolument séparer le nord du sud afin de piller les ressources minières pétrolières, aurifères encore inexploitées effectivement et dont regorge le Mali. Cela est connu de tous, la France ne regorge d'aucune ressource pour booster son économie, elle ne peut pas compter sur ces amis Européens, les USA n'en parlons pas. Par conséquent, elle veut par des subterfuges (coopérations, dons, soutiens..) imposer son diktat sur ses anciennes colonies et là encore, cela ne lui sera pas facile, car elle fait face à de nouvelles races d'hommes capables de lui tenir tête au risque de leur vie pour sauver l'Afrique du joug de l'oligarchie impérialiste, singulièrement le Mali pour ce qui nous concerne. Tenez-vous le pour dit: le Mali vous sera un os difficile à avaler.

Par ailleurs, je suis peiné de savoir que les propos inacceptables tenus par ce Général français n'ait pas fait l'objet d'interpellation par le ministre de la Défense et des Anciens combattants afin qu'il présente des excuses au peuple malien, voire demander son rapatriement.

En outre, juste avant l'offensive de l'OTAN en Libye en 2011, les propos ci-dessous du politicien suisse M. Jean Ziegler sont une parfaite illustration à travers des attaques terroristes orchestrées par l'oligarchie française et ses sbires : «L’Afrique deviendra une poudrière qui ira de la Libye jusqu'au Golf de Guinée, le Niger, le Mali, le Burkina Faso, le Nigeria, le Tchad, le Cameroun et, j'en passe, seront désormais touchés par le terrorisme à cause de l'appétit sans fin de la mafia mondialisée». Sans commentaire. Nous sommes le Mali, Uni et Indivisible.

<strong>Guindo Youssouf</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mamadou Sinsy Coulibaly :  «Nous soutenons l&amp;apos;actuel ministre de la Justice… s&amp;apos;il ne change pas»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mamadou-sinsy-coulibaly-nous-soutenons-lactuel-ministre-de-la-justice-sil-ne-change-pas-2820411.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 May 2019 01:22:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Plateforme pour la lutte contre la corruption et le chômage est à l'écoute des couches de la société civile. Elle a eu sa première rencontre au siège du groupement des commençants du Mali. Les commerçants du Mali ont décidé de faire la lutte contre la corruption leur affaire, ils vont mettre en place des structures pour appuyer l'initiative de Mamadou Sinsy Coulibaly. Nous vous proposons l'interview que Mamadou Sinsy Coulibaly a accordée à la presse après sa rencontre avec le groupement des commerçants.</em></strong>

C’est toujours la mouvance de la lutte contre la corruption. On est venu rendre visite au groupement des commerçants. Moi-même je suis membre de ce groupement. Je suis membre du bureau du groupement des commerçants. On est venu avec le groupement, voir comment mettre une stratégie en place avec cette structure des commerçants. C’est une chose qu’on va faire avec les transporteurs, avec les syndicats, avec les industriels. Parce que cette lutte n’est pas statique. C’est une lutte qui change à chaque corporation.

On connaît les problèmes de la corporation des commerçants. On s’est mis d’accord sur un certain nombre de point. Parce qu’il faut que l’intérêt du groupement des commerçants soit intégré dans l’intérêt collectif de la lutte contre la corruption. Et c’est dans cette lutte de l’intérêt collectif qu’on va atteindre l’intérêt individuel et l’intérêt corporatif de tout un chacun. C’est le combat de tout le monde et on va le réussir. C’est déjà amorcé et on ne va plus s’arrêter. Les autres vont continuer après nous.

Mais il faut aller et pour aller, il faut l’adhésion totale de toute la population, de toutes les couches. Celui qui se met en travers de notre chemin, on l’écrase, ce n’est même pas un problème. Tu veux nous empêcher d’avancer sur cette lutte, on t’écrase. Personne ne peut plus arrêter ce mouvement, ça c’est clair !

On va avancer qu’ils le veuillent ou pas, parce que la population en a marre, tout le monde en a marre. Nous même secteur privé, on s’en sort plus, on veut avancer. Ça peut être toute personne, un commerçant, un fonctionnaire, même le représentant d’une organisation internationale qui se met sur notre route, on t’écrase et on passe.

<em><strong>Nous avons un nouveau ministre de la justice depuis quelques semaines, que pensez-vous de ce dernier ? Est-ce qu’il pourrait jouer un rôle dans la lutte contre la corruption ?</strong></em>

C’est l’acteur principal de la lutte contre la corruption. Je lui fais entièrement confiance. C’est quelqu’un qui a montré ses preuves, quelqu’un qui s’est battu pour ça. Il était au droit de l’homme, il n’aime pas l’injustice, l’exclusion des citoyens. C’est quelqu’un que je connais de loin. On s’est jamais serré la main mais c’est quelqu’un que je connais, il a une conviction. Et c’est cette conviction qui nous pousse, nous secteur privé, à le protéger. À aller dans le sens où il veut mener avec nous la lutte contre la corruption. S’il veut, on peut l’aider.

S’il veut, on peut l’amener sur le bon chemin. Parce que personne n’a la vérité sur la lutte contre la corruption. On a notre vision. Est-ce que le gouvernement va le laisser aller au front ? On va le protéger pour que le gouvernement et lui-même, ensemble, on aille vers sur ce terrain de lutte contre la corruption. En tous les cas, moi je lui fais entièrement confiance jusqu’à preuve du contraire. C’est quelqu’un avec qui on va bien travailler. Et je lui fais confiance. Encore une fois, ma lutte continue.

<em><strong>Que savez-vous du retrait de la plainte de Tapily ?</strong></em>

Je n’en sais rien. Qu’il le retire ou pas, moi je continue. Je ne sais pas s’il a retiré, je ne sais pas si c’est là-bas, je ne sais rien. Ce n’est pas une question de Tapily, s’il dépose une plainte, quelqu’un d’autre viendra et moi j’irai en prison. S’ils veulent me mettre en prison, ils peuvent le faire. Qu’ils le fassent. Mais il y aura d’autres Coulou, il y aura d’autres personnes qui vont prendre la relève. C’est prévu comme ça, moi je commence, quelqu’un d’autre va poursuivre. On ne va plus s’arrêter, c’est le combat de toute une vie.

<strong>K.T.  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Mali : les raisons de l&amp;apos;occupation voilée des Occidentaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mali-les-raisons-de-loccupation-voilee-des-occidentaux-2820409.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 May 2019 01:21:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali compte six bassins pétroliers qui couvrent plus de 80% du territoire. Cinq régions sur huit sont censées contenir des hydrocarbures : (8<sup>ème</sup>, 7<sup>ème</sup>, 6<sup>ème</sup>, 2<sup>ème</sup>  et 1<sup>ère</sup> régions). Taoudéni, Lullumaden, Tamesna, Fossé de Gao, Fossé de Nara, Triangle : Diéma-Bafoulabé-Yelimané. </em></strong>

En plus des hydrocarbures, nous avons des pierres et métaux précieux de l'or : 1ère, 2ème, 3ème, 6ème, 8ème régions. Diamant : 1ère et 3ème régions. Uranium : 1ère et 8ème régions. Terres rares en 8ème région (Qui contiennent 17 métaux spéciaux utilisés dans les nouvelles technologies. La Chine détient 97% des exportations mondiales de terres rares d'où l'intérêt stratégique de ces métaux).

Le Mali a des métaux lourds : fer, bauxite, manganèse. Des matériaux de construction : le calcaire de Goundam, le gisement de Bad-El Héri=9,37 millions de tonnes. Gisement de Macorè = 8,24 millions de tonnes. À Hombori aussi, il y a du calcaire avec le gisement de Dimamou= plus 40 millions de tonnes.

Gypse = 35 millions de tonnes à Tessalit. Le gisement de Gangotéri : 8 millions de tonnes, gisement Astro : 30 millions de tonnes. Gisement de Sélekegny : 10.6 millions de tonnes de marbre (blanc, jaune, noir). Gisement au sud de Sélekegny : Madibaya et Gangantan. Gisement à l'Est et au sud-est de Nioro du Sahel (Siracoro, Trougoumbé, Néma).

Cette présentation des potentialités du sous-sol malien n'est qu'approximative quand on sait qu'à la date de septembre 2007, le Mali comptait 133 feuilles topographiques au 1/200000 sur lesquelles seules 25 (18.8%) ont fait l'objet d'une cartographie géologique. C'est dire que le sous-sol malien est à peine connu.

Ces informations nous ont été données par un militaire et confirmées par un ingénieur à la retraite. Lequel affirme : «Oui, c’est vrai et surtout ce n’est pas nouveau depuis les indépendances, on connaissait tout ça. Cependant, à part l’or, qui est actuellement exploité, la bauxite et l’uranium qui sont des gisements presque cubés aujourd’hui mais pas encore en exploitation pour des raisons diverses et variées, la plupart de ces ressources restent encore à indice souvent très fort où il faut d’abord convertir en ressources économiquement exploitables.

Quant aux matériaux de construction, on en a suffisamment pour transformer notre pays. La plupart des pays dans lesquels on paye ces produits, je ne suis pas sûr qu’ils en aient plus que nous. Ils ont juste la volonté politique, le courage et surtout la compétence et l’amour de leur pays.»

<strong>K.T et SDM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lutte contre la corruption :  Les commerçants adhèrent au combat de Mamadou Sinsy Coulibaly</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-les-commercants-adherent-au-combat-de-mamadou-sinsy-coulibaly-2820429.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 May 2019 01:19:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mamadou Sinsy Coulibaly, président du Conseil national du patronat du Mali (Cnpm), poursuit son combat contre la corruption. Dans cette mouvance, il a été invité par le groupement des commerçants du Mali dont il est lui-même membre. Objectif : discuter et échanger afin de mettre en place une stratégie de combat.</strong>

Cette rencontre, qui a eu lieu le samedi 18 mai au siège du groupement des commerçants du Mali à Quinzambougou, a enregistré la présence du président dudit groupement, Soya Golfa, et plusieurs membres de cette corporation de commerçants.

Dans son mot introductif, le président du groupement des commerçants du Mali, Soya Golfa, a souligné que le groupement a décidé au cours de ses réunions hebdomadaires d’inviter le président du Conseil national du patronat du Mali (Cnpm), également membre du bureau du groupement des commerçants du Mali, Mamadou Sinsy Coulibaly, à venir discuter et échanger avec lui à propos de la lutte contre la corruption qu’il vient de lancer et qui fait couler beaucoup d’encre et de salive.

Selon lui, la lutte contre la corruption est un combat du secteur privé. Car, estime-t-il, depuis l’indépendance du Mali jusqu’à nos jours, il n’y a pas un secteur qui n’a pas connu des difficultés à cause des tracasseries des agents de l’administration publique. «Si nous avons quelqu’un qui s’engage à nous sortir de ces difficultés, nous ne pouvons que l’aider», a-t-il déclaré.

Prenant la parole, Mamadou Sinsy Coulibaly a remercié et salué ses camarades du groupement des commerçants du Mali pour l’avoir invité afin d’échanger et de discuter autour de la lutte contre la corruption. «Je suis membre du groupement des commerçants du Mali. Nous ferons ce combat avec les transporteurs, les syndicats, les industriels. La lutte contre la corruption n’est pas une lutte statique…

On connaît le problème de la corporation du groupement des commerçants. Nous nous sommes mis d’accord sur un certain nombre de principes. Il faut que l’intérêt du groupement des commerçants du Mali soit intégré dans l’intérêt collectif de la lutte contre la corruption. C’est dans cette lutte de l’intérêt collectif qu’on va atteindre l’intérêt individuel et corporatif de chacun. C’est le combat de tout le monde et on va le réussir», a-t-il déclaré.

Et le président du Cnpm de poursuivre : «Ce combat contre la corruption n’est pas un combat de Mamadou Sinsy Coulibaly. C’est un combat de la société civile, des commerçants, des opérateurs économiques, du gouvernement et de tous les Maliens. Ce combat que j’ai commencé est un combat contre un système et non contre une personne.

J’ai entendu les gens dire qu’il y a quelque chose entre Nouhoum Tapily et moi. Depuis que je suis né, je n’ai pas serré la main de Tapily, pour le saluer, ni m’asseoir avec lui dans une salle de réunion. Donc c’est ne pas un combat contre Tapily, c’est un combat contre un système…».

Alors, pour M. Coulibaly, «Tout le mode peut lutter contre la corruption à sa manière. Aujourd’hui, il y a un dialogue entre le gouvernement et le Conseil national du patronat du Mali. Tout ce qu’on demande au gouvernement, il accepte. Nous devons saisir cette opportunité pour dire au gouvernement que notre combat c’est de lutter contre la corruption et non autre chose. Le gouvernement nous a rassurés qu’il va nous aider à lutter contre la corruption. Il y a ce dialogue entre nous et il faut que cela continue.

Un nouveau ministre de la justice a été nommé dans le gouvernement Boubou Cissé. Ce ministre est un homme honnête qui nous a rassurés qu’il va nous aider dans notre combat. C’est un ministre qui n’aime pas la corruption. Nous allons l’accompagner. Si nous voulons laisser quelque chose à nos enfants, il faut lutter contre la corruption. Si nous ne le faisons pas, nous allons disparaître».

Il faut noter qu’au cours de cette rencontre, les représentants du groupement des commerçants ont pris la porale pour manifester leur soutien et leur solidarité à Mamadou Sinsy Coulibaly dans son combat contre la corruption.

<strong>Diango COULIBALY </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Michel Hamala Sidibé sur les sites des déplacés :  «Restaurer la dignité des déplacés est une priorité pour l&amp;apos;Etat»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/michel-hamala-sidibe-sur-les-sites-des-deplaces-restaurer-la-dignite-des-deplaces-est-une-priorite-pour-letat-2820405.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 May 2019 01:13:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé, s'est rendu mardi 14 mai aux camps des déplacés du centre situés à Niamana, Faladié et  Senou. Il venait ainsi s'enquérir des conditions de vie de ces déplacés qui ont quitté leurs localités à cause de l'insécurité. Michel Hamala Sidibé les a rassurés du soutien du gouvernement.</strong>

Cette visite, qui intervient seulement 24h après la prise de fonction du nouveau ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé, a commencé par le camp des déplacés de Niamana où résident actuellement 382 personnes réparties entre 83 ménages. Ces hommes,  femmes et enfants, originaires en majorité de Bankass et de Koro, vivent sous des tentes de fortune. Boubou Cissé a, au nom des déplacés du site de Niamana, remercié le ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé, pour sa visite. «Vous vous êtes déplacé dès le lendemain de votre prise de fonction pour venir nous voir. Nous n'oublierons jamais ce geste. Depuis notre arrivé ici, le gouvernement du Mali nous a toujours soutenus», a-t-il déclaré.

Après Niamana, la délégation conduite par le ministre de la Santé et des Affaires sociales s'est rendue sur le site de Senou où vivent depuis deux mois 606 personnes dont 77 femmes allaitantes, 22 femmes enceintes, 36 vieilles femmes, 132 autres femmes, 71 enfants de 0 à 18 mois, 196 enfants de 18 mois à 18 ans et 72 hommes sur un site aménagé par des personnes de bonne volonté.

Ada Sall, présidente du comité de gestion du camp des déplacés de Senou, a remercié le ministre Michel Hamala Sidibé pour sa visite. «Nous sommes très contents de vous voir ce soir parmi nous. C'est la première fois que nous voyons des autorités sur notre site, depuis notre arrivée à Senou. Nous sollicitons l'aide du gouvernement pour améliorer nos conditions de vie surtout à l'approche de l'hivernage», a-t-elle ajouté.

Ada Sall a signalé les problèmes auxquels ils sont confrontés. Il s'agit entre autres du problème d'eau potable, de nourriture, de médicaments, de logement et de scolarisation des enfants. Depuis deux  mois, les déplacés du site de Senou bénéficient uniquement d’aides de personnes de bonne volonté qui font souvent des collectes de dons sur les réseaux sociaux. La nourriture est distribuée aux déplacés de Senou, à la fin de chaque mois, par le comité de gestion à raison de 10kg de riz, 10kg de mil, 1 litre d'huile et des morceaux de savon par personne. Les déplacés du site de Senou sont également originaires de la région de Mopti.

La visite du ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé, s'est achevée au camp des déplacés de Faladié. Ce camp abrite 813 personnes pour 213 ménages vivant dans des conditions difficiles. Comme les déplacés des deux précédents camps, ils ont quitté leurs villages respectifs à cause de l'insécurité.

Hama Diallo a, au nom de tous les déplacés du site de Faladié, remercié le ministre Sidibé pour s'être déplacé sur leur site pour s'enquérir de leurs conditions de vie.

Sur les trois sites de déplacés du centre de notre pays, le ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé, a rassuré les déplacés du soutien des plus hautes autorités du pays. «Nous sommes ici au nom du président de la République Ibrahim Boubacar Keïta et du gouvernement pour voir vos conditions de vie. Nous savons que vous avez des difficultés mais l'Etat ne vous oublie pas et ne vous oubliera jamais. À chaque fois qu'on laisse des personnes pour compte, on perd. Mais à chaque fois qu'on est ensemble, on gagne. Nous avons vu ici des gens prêts à regagner leurs localités dès que les conditions sont réunies. Restaurer la dignité des déplacés est une priorité pour l'Etat» a-t-il déclaré.

<strong>Abdrahamane DIAMOUTENE </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Tiébilé Dramé (ministre malien des AE) :  «Volte&#45;face ? Non. Union sacrée»</title>
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<pubDate>Wed, 22 May 2019 01:13:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au Mali, beaucoup sont surpris, voire choqués, par l'entrée au gouvernement de plusieurs figures de l'opposition, qui avaient farouchement combattu le chef de l’État Ibrahim Boubacar Keita lors de la présidentielle de l'an dernier. Le ralliement le plus spectaculaire, c'est celui de Tiébilé Dramé, qui était l'an dernier le directeur de campagne de Soumaïla Cissé, le numéro 1 de l'opposition. Aujourd'hui, Tiébilé Dramé est le nouveau ministre des Affaires étrangères du Mali. De passage à Paris, où il vient d'être reçu par son homologue français Jean-Yves Le Drian, le chef du parti PARENA répond aux questions de RFI.</em></strong>

<strong>RFI</strong> <strong>: Il y a un an, vous étiez l’un des plus farouches adversaires du président Ibrahim Boubacar Keïta. Aujourd’hui, vous êtes son ministre des Affaires étrangères. N’est-ce pas une volte-face</strong> <strong>?</strong>

<strong>Tiébilé Dramé</strong> <strong>:</strong> Pas du tout. Ce sont les réalités maliennes qui ont dicté la nécessité que les fils et les filles du pays se retrouvent. Le président Ibrahim Boubacar Keïta, à partir de la mi-février, a lancé un appel à l’ensemble de l’opposition et à toute la classe politique. Soumaïla Cissé, le chef de file de l’opposition, est allé le voir le premier et plusieurs fois. D’autres ont suivi.

<strong>Dont vous-même.</strong>

Je suis allé le voir à sa demande. D’autres leaders politiques, qui ne sont même pas membres de notre bloc, ont été aussi reçus par le président. Peu à peu, l’idée d’un rassemblement national a fait son chemin. L’idée de l’union sacrée. Le président a dit à ses interlocuteurs : «<em>Le Mali est menacé. Il y a péril sur la Nation, il est important</em> <em>que les enfants du pays… </em>À la suite de ce qu’a dit le vieux roi Guézo d’Abomey… <em>Que les enfants du pays viennent, par leurs mains rassemblées, boucher les trous de la jarre percée</em>». Et il a parlé de Front national. C’est ainsi que l’idée d’un accord politique a fait son chemin. Et cet accord politique a été initié par l’opposition du FSD [Le Front pour la sauvegarde de la démocratie]. Il a été amendé et finalement nous sommes arrivés au produit qui a été signé le 2 mai. Et ce produit signé le 2 mai contient une feuille de route qui fixe les balises de l’action du gouvernement dans le cadre de l’accord politique. Le premier point, c’est le prochain dialogue politique national inclusif, au cours duquel il n’y aura aucun sujet tabou. Un comité de suivi de l’accord politique sera mis en place. En vérité, avec cet accord politique de gouvernance, le Mali rentre dans une période de réforme dans le consensus.

<strong>Donc vous faites le pari que le président Ibrahim Boubacar Keïta a changé. Mais est-ce que vous êtes sûr d’avoir raison</strong> <strong>? Est-ce que vous ne risquez pas d’être piégé</strong> <strong>?</strong>

Pour notre pays, il était important de tenter cela et de se faire confiance. Nous nous sommes combattus…

<strong>Farouchement</strong> <strong>!</strong>

Farouchement… Mais aujourd’hui, l’état du pays nécessite que nous nous mettions ensemble. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes tous engagés dans cette dynamique, qui se poursuivra jusqu’au dialogue politique national. Je l’espère dans quelques semaines. Dialogue politique, qui verra la participation de toutes les forces politiques et sociales du pays. Même celles qui n’ont pas signé l’accord politique de gouvernance.

<strong>Parmi les causes de ce que vous appelez «</strong><em><strong>ce sursaut national</strong></em><strong>», il y a le massacre de quelque 160 villageois peuls. C’était le 23 mars à Ogossagou. Comment en est-on arrivé là, malgré tous les efforts pour réconcilier les communautés du centre du Mali depuis deux ans</strong> <strong>? Qu’est-ce qu’il faut faire de plus</strong> <strong>?</strong>

Il faut faire, de mon point de vue, un dialogue intracommunautaire et un dialogue intercommunautaire. Mais le préalable à cela, c’est qu’il faut faire baisser le niveau de violence. Il faut un engagement accru de la Minusma. Il faut un engagement accru de la force conjointe du G5 Sahel. Il faut l’accompagnement de la force Barkhane pour faire baisser le niveau de violence, afin de permettre au pays de rechercher des solutions, avec les habitants de la région, avec les acteurs de la région.

<strong>Ce massacre d’Ogossagou, est-il la conséquence de la perte de contrôle de l’État malien sur les milices</strong> <strong>?</strong>

Les milices ne peuvent pas avoir droit de cité, dans un État démocratique, dans un État de droit. C’est pourquoi toutes les milices doivent être dissoutes. Nous nous devons de rendre hommage à nos soldats qui, depuis 2012, sont en action !

<strong>Mais l’armée malienne ne s’est-elle pas construite autour de gens du sud qui n’ont pas forcément les capacités d’intervenir au nord</strong> <strong>?</strong>

Je peux vous citer le nom de plusieurs officiers supérieurs, originaires du nord du pays, de toutes les communautés. Vous connaissez le général Ag Gamou, vous connaissez le général Mohamed Ould Meydou et bien d’autres, qui sont engagés pour la défense du Mali. Je crois qu’il y a une légende qui n’est pas vraie. Notre armée comporte les segments de toute la nation. Et l’accord de paix d’Alger encourage davantage les acteurs maliens, dans leur ensemble, à créer une armée nationale reconstituée, reflétant la diversité de la nation. Vous savez, l’accord d’Alger est signé depuis quatre ans, maintenant. Il y a encore quelques difficultés. Je pense que, s’il y a une appropriation nationale, une discussion dans le consensus entre toutes les forces vives du pays, nous pourrons avancer très vite.

<strong>Depuis la Conférence d’entente nationale d’il y a deux ans, vous avez dit plusieurs fois par voie de presse que vous étiez favorable à une éventuelle négociation avec certains chefs jihadistes. Maintenant que vous êtes dans le gouvernement, est-ce que vous maintenez ces propos</strong> <strong>?</strong>

Ces questions ne sauraient procéder de décisions ou de positions individuelles ou partisanes. La ligne de l’État malien, c’est qu’il n’y a pas de dialogue envisagé avec ceux dont vous parlez. Je crois qu’il faut s’en tenir à cette ligne de l’État malien et à la ligne qui a été décidée en rapport avec nos voisins, en rapport avec nos partenaires qui nous assistent dans la lutte contre le terrorisme.

<strong>Certains disent qu’on ne peut pas discuter avec les grands chefs jihadistes comme Iyad Ag Ghali et Abou Walid </strong><em><strong>al-Sahraoui,</strong></em><strong> mais qu’on peut éventuellement négocier avec des chefs plus locaux, comme le prédicateur Amadou Koufa.</strong>

Amadou Koufa et sa katiba Macina font partie du groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. Donc, je ne vois pas comment l’on peut faire une différence entre ce chef local - comme vous le dites - et ceux qui dirigent sa coalition. Cette coalition a contribué à verser beaucoup de sang, même trop de sang, ces dernières années.

<strong>Dans certains milieux universitaires et militaires en France –je pense, par exemple, au général à la retraite Jean-Bernard Pinatel–, certains disent qu’il faudrait faire évoluer le statut de l’Azawad, pourquoi pas jusqu’à l’indépendance, car les Touarègues ou les Peuls refuseront toujours de se soumettre aux Noirs du Sud.</strong>

Je crois qu’il y a beaucoup de faux spécialistes du Sahel et du Mali, qui ont multiplié des déclarations, ces dernières semaines, dans le but évident de préparer l’opinion à la séparation de certaines contrées, du Mali en particulier. Je crois que ces faux spécialistes ne connaissent pas l’histoire de ce vieux pays, quand ils prétendent que les Arabes et les Touarègues n’accepteront jamais d’être dirigés par leurs anciens esclaves du Sud, ou alors que les anciens esclaves du Sud ont un comportement particulier vis-à-vis des Arabes et des Touarègues. En vérité, ils ne connaissent pas l’histoire de ce vieux pays.

Les vrais connaisseurs de l’histoire du Mali -les «Malianistes»- ne parlent pas comme ces pseudo-spécialistes du Mali et du Sahel. La réalité est ailleurs. Et ensuite, il ne faut pas oublier que, à Ouagadougou comme à Alger, les acteurs maliens ont apposé leurs signatures sur les principes cardinaux importants que sont l’intégrité du territoire national, l’unité nationale du Mali, la forme laïque et républicaine de l’État. Et nous travaillons activement à créer les conditions de la participation effective de toutes les communautés du Mali à la gestion de leurs affaires, à la libre administration des collectivités, d’ailleurs prévues, déjà, dans notre Constitution de 1992 et réaffirmées dans l’accord d’Alger de 2015. Cela veut dire que ceux qui veulent préparer l’opinion à l’éclatement du Mali, en vérité, perdent leur temps, parce que les Maliens sont tournés, résolument, vers le relèvement de leur pays. Et tous ensemble, ceux du Nord comme ceux du Sud.

<strong>C’était il y a quelques jours, à la tribune de l’ONU, et c’était au nom de vos cinq pays du Sahel, le ministre burkinabè des Affaires étrangères Alpha Barry a demandé la création d’une «coalition internationale» antiterroriste, à l’image de ce qui s’est fait en Irak et en Afghanistan. Est-ce que cela vous paraît vraiment possible</strong> <strong>?</strong>

Alpha Barry est allé à New York pour parler au nom des cinq pays du G5. Et il a raison. Nous avons besoin, au-delà de la force conjointe du G5, d’une mobilisation internationale sous la forme d’une coalition, pour combattre le terrorisme. Parce que la situation se détériore dans la zone Sahel. Parce que le Sahel est un verrou et il est important que, par conséquent, il y ait une mobilisation tous azimuts de tous les pays du monde, comme cela s’est vu quand il s’est agi de l’Irak, quand il s’est agi de l’Afghanistan. Je crois que la vaste bande sahélienne mérite une coalition internationale.

<strong>Oui, mais Donald Trump refuse que l’ONU accorde un financement pérenne au G5 Sahel. Est-ce qu’une coalition internationale peut marcher sans les Américains</strong> <strong>?</strong>

D’abord, il faut reconnaître que les Américains apportent une contribution à la lutte contre le terrorisme, dans un cadre bilatéral avec chacun de nos pays. Il faut saluer cette contribution qu’ils apportent. Leur conception des choses fait que, pour le moment, ils ne suivent pas ce mouvement. Mais il ne faut pas se décourager. Il faut continuer à plaider pour que la force conjointe du G5 Sahel soit placée sous l’empire du chapitre 7 [de la Charte de l’ONU], sur la base, également, d’un financement pérenne venant des Nations unies. Et je crois que c’est cela qui facilitera l’interaction entre la force G5 et la force onusienne qui est présente au Mali, sous la forme de patrouilles conjointes, de moyens logistiques à partager, afin que nous puissions vaincre le terrorisme au Sahel.

<strong>Entretien réalisé par </strong><a href="http://www.rfi.fr/auteur/christophe-boisbouvier/"><strong>Christophe Boisbouvier</strong></a>

<strong>Source : RFI</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Attaque à Koury : 7 morts dont 2 gendarmes et 4 suspects arrêtés</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/attaque-a-koury-7-morts-dont-2-gendarmes-et-4-suspects-arretes-2820422.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 May 2019 01:10:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans la  nuit du dimanche 19 mai 2019, dans le cercle de Yorosso, région de Sikasso, 7 personnes dont 2 gendarmes et 1 douanier et 4 civils ont été tuées. L'attaque a été perpétrée contre le poste de contrôle de Koury à la frontière Mali-Burkina Faso. Des coups de feu ont été également entendus à Boura, une localité située près de Koury.</em></strong>

«C'est à Koury à la frontière Mali-Burkina qu'il y a eu cette attaque d'hier soir des postes de contrôle de Koury et de Boura dans le cercle de Yorosso, région de Sikasso. Le bilan est de 07 morts» nous confiait un policier, qui était sur place tout juste après l'attaque. Ils étaient venus de Koutiala pour appuyer les hommes de Yorosso.

«Au cours des deux attaques simultanées d'hier soir, aux environs de 23 heures, par des hommes armés non identifiés, le bilan est de 06 morts : 02 gendarmes, 02 douaniers, 02 chauffeurs ghanéens et 01 autre civil ont été tués par des hommes armés hier soir qui sont venus à motos (04) et 02 pick-up» ajoute un élu communal de Yorosso.

Plus loin, un officier de l'armée prenait note avec un soldat rescapé. «Les  assaillants étaient au nombre d'une dizaine de personnes et sont arrivés à motos et deux pick-up. Parmi les victimes, il y a une gendarme, c'est la première fois qu'une femme meurt» rapporte-t-il.

Dans la vaste cour de la gendarmerie c'était le silence. D’autant que c'est l'unité qui a le plus perdu d'hommes. «Parmi les sept personnes, il y a  deux gendarmes et un douanier maliens et des civils ont été tués» confirme le chef de la brigade très en colère. «Quatre civils dont deux Ghanéens ont été tués. Les gens ont fui mais ceux-ci ont été surpris et n'ont pas voulu fuir», a affirmé un responsable de la police locale sous couvert d'anonymat.

Une patrouille militaire qui ratissait dans le secteur s'y est rapidement  déployée et sécurise actuellement les lieux. «À Boura, l'attaque a été repoussée, un élément des forces de sécurité a été légèrement blessé, et le sous-préfet est sain et sauf. Quatre suspects ont été appréhendés et mis à la disposition de la brigade territoriale de la gendarmerie de Koury. Les recherches se poursuivent», selon un communiqué du gouvernement.

«Le Gouvernement présente ses sincères condoléances aux familles endeuillées et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Le gouvernement appelle à l’esprit de collaboration des populations locales avec les forces de l’ordre et de sécurité pour mettre hors d’état de nuire les auteurs de ces attaques meurtrières», conclut le communiqué.

Par ailleurs, il y a eu l'enlèvement d'Oumar Aldiana qui était le porte-parole de «Deental Pulaaku» en mai 2016 sur des violences entre Peuls et Bambaras, et "Oumar Aldjana" en septembre 2016 comme président de l'ANSIPRJ au moment d'une scission au sein du mouvement et en juin 2016 au moment de sa création.

Oumar Aldjana a été enlevé à Faranah, commune de Soumpi, dans le cercle de Niafunké (région de Tombouctou). «C’est après la rupture du jeûne que des hommes à bord de deux pickup sont venus le chercher. Actuellement, ses parents sont en pourparlers avec ses ravisseurs», explique Oumar Diallo, notable de Soumpi. Oumar Aldjana avait revendiqué l’attaque de Nampala en 2016. Avant de devenir le porte- parole de «Deental Pulaaku» en juin 2016.

<strong>K.T.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Comment éviter que les enfants des autres pays de la sous&#45;région ne viennent diriger le Mali à la place des Maliens ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/comment-eviter-que-les-enfants-des-autres-pays-de-la-sous-region-ne-viennent-diriger-le-mali-a-la-place-des-maliens-2820456.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 May 2019 01:06:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali est le seul pays de la sous-région qui a du mépris pour l'éducation de ses enfants depuis l'avènement de la démocratie. Depuis 28 ans, nous assistons à un génocide scolaire dans les écoles publiques devenues un champ d'expérimentation. L'école publique ou la vitrine de la performance du système éducatif national est devenu l'école des pauvres sinon même des indigents. Toutes les structures publiques du fondamental à l'université souffrent de la même maladie. </em></strong>

Après l'expérimentation dans les écoles fondamentales publiques, les enfants sont orientés dans les lycées d'expérimentation en manque d'enseignants et de rigueur ; ajoutez à cela soit les grèves des enseignants ou même des élèves. Ces élèves admis au baccalauréat par repêchage ou par fraude se retrouveront dans les universités inappropriées en déphasage avec le marché de l'emploi.

Ces sortants d'université en manque de niveau réel et surtout avec des diplômes ne profitant ni à eux ni au pays et vont encore grossir le lot des chômeurs. À côté, nous avons des écoles privées, des lycées privés et des universités privées appartenant à ces mêmes dirigeants du pays et le plus souvent financés par le budget de l'Etat mettant sur le marché de l'emploi les sortants de ces structures privées qui sont d'ailleurs leurs enfants en phase avec le marché de l'emploi et en compétition avec ces fils de pauvres victimes d'une injustice d'État.

Le mépris pour l'éducation s'est accentuée par la fuite en avant de nos autorités derrière la notion de la décentralisation pour parler des enseignants des collectivités et des enseignants d'État, tous payés sur le budget de l'Etat mais avec des avantages différents pour les agents d'un même Etat unitaire, sortant des mêmes écoles de formation. Alors pour sauver l'école malienne, je propose :

1 Que tous ceux qui sont pris en charge par le contribuable malien aient leurs enfants dans nos écoles publiques. 2 Pour le recrutement dans la fonction publique, que 80% soient les sortants de nos structures publiques. 3 Qu'il n'y ait plus d'enseignants des collectivités mais des enseignants d'État. 4 Que la formation des enseignants respecte le cursus de formation des enseignants du fondamental aux universités.

5 Qu'on arrête de faire notre école un champ d'expérimentation et que nous revenions au système syllabique et la nouvelle technologie. 6 Prendre toutes les mesures pour éviter les grèves chroniques des élèves et des enseignants pour bien terminer avec les programmes à enseigner. 7 Prendre toutes les mesures pour harmoniser les programmes des structures privées avec les structures étatiques. 8 Rendre obligatoire la formation citoyenne avec les bonnes habitudes comme la montée des couleurs. 9 Organiser une concertation nationale autour de l'école pour discuter des autres aspects non évoqués ici.

<strong>Aboubacar Siddick FOMBA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Amadou Thiam lors de sa prise de contact avec le personnel du commissariat au développement institutionnel :   «Le CDI sera au cœur de l’action gouvernementale…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/amadou-thiam-lors-de-sa-prise-de-contact-avec-le-personnel-du-commissariat-au-developpement-institutionnel-le-cdi-sera-au-coeur-de-laction-gouvernementale-2820408.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 May 2019 01:00:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile, Amadou Thiam, a effectué vendredi 17 mai une visite au Commissariat au développement institutionnel (CDI) pour s’imprégner des conditions de travail du personnel.  </em></strong>

Dans son intervention, le Commissaire au développement institutionnel, Assana Diawara, a profité de l’occasion pour renouveler au ministre ses félicitations pour sa nomination. «M. le ministre, vous arrivez à un moment crucial de la vie de notre nation. Mais je ne doute point de votre capacité à réussir les missions à vous confiées par les hautes autorités.  Le personnel du CDI se tient à vos côtés pour relever les défis», a-t-il laissé entendre.

Selon le commissaire au développement institutionnel, le dernier acte constitutif de sa structure  date de 2001. Il a rappelé que le CDI a été créé en 2001 en tant que service central et sa vocation est d’élaborer les éléments de la politique nationale de modernisation de l’Etat.

Pour Assana Diawara, le CDI doit à cet effet accompagner les réformes institutionnelles, appuyer et impulser la déconcentration et la décentralisation, proposer des mesures de renforcement de la société civile, etc. Il dira que deux grandes actions occupent le CDI au quotidien. Il s’agit du contrôle de structure et la mise en œuvre du programme de développement institutionnel (PDI II).

Diawara a indiqué que le contrôle de structure consiste à analyser tous les projets de création, mais aussi les projets de modification des structures publiques de l’Etat. S’agissant du PDI II, il vise, sous la supervision du CDI et sa coordination, à créer les conditions d’une administration moderne en utilisant la méthode de gestion accès sur le résultat.

Il a attiré l’attention du ministre sur quelques difficultés qui éprouvent le CDI. Parmi lesquelles, on note l’insuffisance du personnel. À ce niveau,  avec un effectif de 54 personnes, les cadres de conception ne sont que 14 sur 34 prévus. Au niveau des cadres d’appui, il y en a 17 sur 20. À cela s’ajoutent également l’insuffisance de moyens logistiques et la difficulté liée aux règles de procédure.

Par ailleurs, le commissaire au développement institutionnel a suggéré quelques pistes de solutions. Au niveau de l’insuffisance du personnel, il a fait savoir que le CDI va s’engager à dénicher des cadres et à essayer de les convaincre pour qu’ils puissent le rallier. Au cas contraire, Assana Diawara propose de faire recourir au département de tutelle. Autre piste de solution évoquée par le commissaire au développement, c’est la motivation du personnel.

Il a également souligné que le CDI a eu à proposer à l’Etat beaucoup de grandes réformes qui ont abouti. Tout en ajoutant que le nouveau challenge du CDI aujourd’hui, c’est à la fois la modernisation et la dématérialisation.

«Le commissariat au développement institutionnel, compte tenu de sa mission, sera au cœur de l’action gouvernementale pour prendre en compte toutes les réformes institutionnelles relatives à la modernisation, à la consolidation de l’administration et également pour faire en sorte qu’on ait une administration plus performante au service des  citoyens», a déclaré le ministre des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile, Amadou Thiam.

Avant de souligner qu’il y a beaucoup de difficultés et des contraintes qui font que la vitesse de croisière que le CDI voulait atteindre n’est pas là. «Nous sommes conscients du fait que nous avons une administration assez rigide et quand on parle de changement, ça prend toujours  beaucoup d’efforts de sensibilisation pour y arriver», a-t-il martelé.

Le ministre Thiam a noté avec beaucoup d’intérêt la question d’effectif et de compétence des cadres. «À mon avis, c’est la première chose pour laquelle il faut trouver une solution», a-t-il déclaré. Amadou Thiam a aussi noté avec intérêt les questions concernant les problèmes de logistiques évoqués par le commissaire.

«Il faut qu’on arrive à véritablement réformer notre administration pour que ça puisse être efficace et que le résultat soit là», a-t-il ajouté.  Avant de saluer les efforts consentis par les partenaires du Commissariat au développement institutionnel, à savoir l’Union européenne et la coopération canadienne.

Le ministre Thiam a enfin invité d’autres partenaires à s’inscrire dans l’appui au CDI et de son département pour ces réformes qui sont essentielles pour la sortie de crise. «Car la crise que nous vivons est une crise de gouvernance», a-t-il déclaré.

<strong> </strong><strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Colonel&#45;major Nèma Sagara :  «La lutte contre la prolifération des armes légères exige une synergie»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/colonel-major-nema-sagara-la-lutte-contre-la-proliferation-des-armes-legeres-exige-une-synergie-2820416.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 May 2019 01:00:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La lutte contre la prolifération des armes légères est un maillon essentiel dans la quête de la paix et de la sécurité dans notre pays. C'est pourquoi le colonel-major Nèma Sagara invite l'ensemble des acteurs à faire preuve de coopération pour qu’ensemble, notre pays puisse trouver les solutions à cette question cruciale qui menace sa paix et sa stabilité. Interview. </em></strong>

<strong><em>Que fait exactement le Secrétariat permanent de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre ?</em></strong>

Le Secrétariat permanent est une nouvelle structure qui est créée suivant l'ordonnance n°2017-021/P-RM du 30 mars 2017. Il est rattaché au ministère de la Sécurité et de la Protection civile. Sa mission consiste essentiellement en la conception et la mise en œuvre des orientations et stratégies de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre. Nous menons en collaboration avec les autres services, entre autres, des études, réflexions et actions dans le domaine de la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre. Le Secrétariat permanent est, en quelque sorte, l’organe exécutif de la Commission nationale. À ce titre, il définit et met en œuvre le plan d’action national, conformément aux orientations de la commission.

<strong><em>Quels sont vos rapports avec les membres de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre?</em></strong>

La Commission nationale est l’organe stratégique qui définit les grands axes et orientations en matière de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre et ce, conformément aux cadre législatif et règlementaire ainsi qu’aux différents traités et conventions auxquels notre pays a souscrit. Je veux dire, la Convention de la CEDEAO et le Traité sur le commerce des armes.

<strong><em>En matière de partenariat, où en êtes-vous ?</em></strong>

Nous entretenons un partenariat fécond avec les partenaires nationaux et internationaux. Pour ce qui concerne les nationaux, je veux citer, principalement, le Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité, la Commission nationale DRR ainsi que l’ensemble des services de sécurité, en l’occurrence les unités de contact avec les populations comme les commissariats de police et les brigades de gendarmerie.

Aussi, nous travaillons actuellement sur plusieurs projets avec des partenaires techniques et financiers dont l’UNMAS, l’ONUDC et le PNUD, dans le cadre de la formation, de la sensibilisation, de la réhabilitation d’infrastructures et la fourniture d’équipements. Ensemble, nous sommes en train de conjuguer nos efforts pour limiter voire stopper complètement ce fléau des ALPC dans notre pays.

<strong><em>Quelles sont vos contraintes majeures ? </em></strong>

Les contraintes s’identifient au nombre des défis à relever. Il s’agit de faire connaître davantage la structure à travers une forte médiatisation. C’est pourquoi nous avons pris l’engagement d’utiliser tous les canaux de communication qui s’offrent à nous. Aussi, malgré les moyens limités, nous essayons de mettre l’accent sur le potentiel humain, l’effectivité de la création d’unités locales et régionales, le renforcement des capacités par la formation du personnel, l’équipement des unités, la mutualisation des moyens, la coordination et la synergie d’action entre nous et toutes les structures impliquées dans la sécurité des personnes.

<strong><em>Quelles sont vos perspectives ?  </em></strong>

Les perspectives du Secrétariat permanent de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre s’inscrivent dans l’atteinte des objectifs globaux prévus dans la stratégie nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre. Il s’agit d’assurer la couverture et l'effectivité des structures régionales et locales à travers l’opérationnalisation des bureaux nouvellement créés, le renforcement des capacités grâce à la formation du personnel et l’équipement des unités en moyens logistiques adéquats.

<strong><em>Avez-vous un appel à l’endroit de la population ?</em></strong>

La lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre exige une plus grande collaboration entre les populations et nos structures chargées de cette mission. C'est pourquoi, j'invite l'ensemble des acteurs à faire preuve de coopération pour que nous trouvions ensemble les solutions à cette question cruciale qui menace la paix et la stabilité de notre pays.

<strong>Propos recueillis par Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Région de Tombouctou : l’insécurité prend une tournure inquiétante</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/region-de-tombouctou-linsecurite-prend-une-tournure-inquietante-2820414.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 May 2019 00:59:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>«Un mort et deux véhicules calcinés, c'est le bilan des échauffourées éclatées dans la ville de Diré, région de Tombouctou». Les faits se sont produits dans la nuit du jeudi à vendredi à Diré. Un jeune répondant au nom de Mahamane Almouloud, très connu sous le nom d’Abanna, âgé d'une trentaine d'années, a été lâchement abattu par les éléments d'un mouvement armé dit «Ganda Koye». </em></strong>

Selon nos informations, le jeune Abanna quittait la zone Tindirma, localité située à une trentaine de kilomètres de Diré, où il approvisionnait les villageois en glace en ce mois de ramadan. Dans sa course contre la montre, pour coïncider avec la rupture du jeûne, à quelques encablures de l'IFM, dans la zone d’Alwadji lieu où est installé le mouvement armé, Abanna reçoit une balle et tombe de sa moto.

D'aucuns parlent de refus d'obtempérer aux sommations du Gandakoye. Ce qui est démenti par des témoins sur place. Au même moment, le chef du mouvement M. Kola Touré l'évacue sur l'hôpital de Diré où la victime succombera à ses blessures et des échauffourées éclatent.

<strong>«Diré sous haute tension…»</strong>

Sitôt informés de la situation, les jeunes ont pris d'assaut l'hôpital pour plus éclaircissement sur la situation. Mais l'accès leur a été refusé. Quelques minutes plus tard, c'est le père du défunt qui rentre dans le bloc et retrouve son fils mort, tué par balles. Et le père en informe les jeunes qui, sitôt, brûlent le véhicule de Kola Touré, chef de GandaKoye, devant la porte de l'hôpital, et tentent de lyncher le chef dudit groupe.

Vendredi matin, le maire de la commune s'est rendu sur le lieu pour calmer la situation.  Cette tentative a échoué et les jeunes ont même brûlé l'engin dans lequel le maire était arrivé.

L'enterrement du jeune Abanna a eu lieu le même vendredi vers 10 heures à Diré. C'est la deuxième que des éléments des mouvements armés tuent des citoyens dans la ville. Les populations de Diré, en l’occurrence les jeunes, demandent aux autorités d'assumer leurs responsabilités face à la situation sécuritaire dans la localité.

<strong>Mohamed Ag Alher DIDA </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Des défis majeurs demeurent</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/des-defis-majeurs-demeurent-2820395.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 May 2019 00:57:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’arrivée du nouveau gouvernement a tout de même permis d’apaiser le front social avec la fin des grèves des cheminots et des enseignants. Ces deux épines enlevées vont permettre au Premier ministre et à son gouvernement de faire face aux urgences sans complaisance aucune. Mettre de l’ordre dans le foncier pour éviter ce que nous venons de vivre avec ces inondations. Opérer les réformes nécessaires avec une large concertation et une implication de tous. Les textes d’une constitution ne sont pas des versets coraniques auxquels on ne peut pas toucher, mais il faudrait le temps nécessaire pour impliquer tout le monde. Mettre également de l’ordre sur les réseaux sociaux, plusieurs pays l’ont fait. Le Mali doit y jeter un coup d’œil pour mettre fin aux dérives. Reconquérir toutes les zones de non-droit sur lesquelles opèrent les hors-la-loi terroristes pour un retour effectif des déplacés à l’approche de l’hivernage et asseoir enfin, de façon durable, l’autorité de l’État. C’est après tout ceci qu’on pourrait dire félicitations au PM et à son équipe. L’intérêt du Mali doit primer pour tous, si nous ne souhaitons pas être la risée des autres.

<strong>«Maliens Tout Court» </strong>

«Par la grâce d’Allah Le Tout-Puissant et en ce mois béni du Ramadan, notre Mouvement, ‘Maliens Tout Court’ enregistre de jour en jour des adhésions au grand bonheur de toutes et tous. Ont récemment adhéré : Ahmed Ag Bouya, Amenokal des Idnans, Ag Elmehdi, représentant du Chef de la Tribu des Chamanamass, Ahmed Ag Mohamed Ahmed. Chef de la Tribu des Chérifiens de Gao, honorable Bajan Ag Hamatou, Amenokal de la Région de Ménaka, Moussa Ag Acharatoumane, coordonateur de la Communauté Daoussahak.» C'est ce que nous a confié Abdoul Majid Hamed Ag Mohamed dit Nasser chef de la Tribu Kel Antessar, lui-même, membre du Mouvement «Maliens Tout Court» avec Ibrahima Diawara.

<strong>Prise de contact </strong>

Le ministre de la Défense et des Anciens combattants a bouclé une visite de terrain de 48 heures dans la 6<sup>ème</sup> région militaire à Sévaré. À Koro comme à Sévaré, les messages véhiculés par le patron de la défense étaient identiques. Le général Dembélé a insisté sur l'indispensable coopération des Fama avec les populations. Au-delà des mots de félicitations et d'encouragements à l'endroit des troupes qui venaient d'enregistrer une victoire opérationnelle à Diankabou, le ministre Ibrahima Dahirou Dembélé a insisté sur le bon comportement à adopter par nos militaires sur le terrain. Pour le ministre Dembélé, le souhait de tout un peuple est de voir la peur changer de camp. Et de noter que cela constitue une instruction du chef suprême des armées.

<strong>2 civils tuent un casque bleu  </strong>

Le samedi 18 mai 2019, à Tombouctou, deux jeunes armés non identifiés ont ouvert le feu sur un agent de la Minusma dans le quartier Abaradjou, secteur Chachacha. Transféré d'urgence à l'hôpital, le blessé était dans un état très critique. Les deux jeunes armés non identifiés ont fui. C'est le dimanche 19 mai 2019 que l'ONU a confirmé la mort d’un casque bleu nigérian le samedi à Tombouctou suite à une attaque ciblée. Vers la région de Kidal, trois autres soldats du contingent tchadien ont été blessés dans l’explosion d'une mine visant une unité de la force près de Tessalit.

<strong>16 morts et 324 sinistrés</strong>

Le jeudi 16 mai 2019, Bamako a enregistré une abondante pluie entraînant des inondations par endroits et d’importants dégâts matériels et des pertes en vie humaine. Le bilan se chiffre à 16 individus décédés dont 07 à Niamakoro, 06 à Kalaban-Coro, 02 à Missabougou et 01 à Faladiè. Il y a aussi des blessés graves ; animaux, véhicules et autres objets emportés par les eaux. Parmi les quartiers submergés, il y a Banconi, Daoudabougou, Bacodjicoroni, Tièbani, Kabala, Yirimadio, Kalaban-Coura et Sotuba. 24 équipes de recherche et de sauvetage ont été déployées par la direction régionale de la protection civile, pour porter secours aux populations en détresse. Le lieutenant-colonel Bakary Daou et ses hommes sont restés sur le terrain de 04 heures du matin à 20 heures. Une réunion d’urgence de la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes a été tenue à 09 heures, coprésidée par les ministres de la Sécurité et de la Protection civile ; de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté ; de la Santé et des Affaires sociales ; de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable.

<strong>Tué sans raison </strong>

Vers la rupture du jeûne, jeudi 16 mai à Diré, un jeune a été victime d'un tir d'un des éléments du mouvement armé basé du côté de l'IFM de Diré. Le jeune s'appelait Abanna. Il était allé vendre de la glace (à moto, voir image) dans les villages environnants de Diré (côté Elwalidji) et à son retour, des éléments du groupement armé à la sortie vers les logements sociaux ont tiré sur lui. La jeunesse est sortie massivement pour protester et a pris le chef du mouvement en otage. Lequel avait été vu en train de déposer le corps de la victime à l'hôpital. Les jeunes ont brûlé sa voiture et promis de venger leur camarade. Toute la ville de Diré est mobilisée. La jeunesse demande le désarmement de tous les groupements armés du cercle. Les autorités sont informées et des dispositions sont en cours pour clamer la situation.

<strong>Colère inutile </strong>

Après la mort du jeune Abanna, des manifestants, après l'échec des négociations, sont retournés à la préfecture et se sont adonné sans retenue à un vandalisme prémédité. Tous les bureaux ont été saccagés. Les matériels des bureaux du préfet et du premier adjoint ont été emportés. Derrière eux, c'est la destruction et la désolation. «En ces instants de détresse et de frayeur, les CEN SYNAC et SYLTMAT apportent, au nom de tous les militants, leur soutien indéfectible aux camarades RE et travailleurs du cercle de Dire. Nous prions et remercions Dieu pour leur avoir épargné une atteinte à leur intégrité physique. Aussi suivons-nous avec gravité et responsabilité l'évolution de la situation. Que Dieu préserve nos camarades et apporte paix et quiétude à notre cher pays», déclarent Ousmane Christian Diarra et Olivier Traoré des syndicats des préfets.

<strong>Bagarre entre l'imam et son muezzin </strong>

Le mois de Ramadan étant celui de la charité et de la générosité, un riche commerçant du quartier a voulu faire un don à l'imam et son muezzin. Il est arrivé à la mosquée dès les premiers appels à la prière du muezzin, pour faire son don incognito. En l'absence de l'imam, il a remis un paquet de sucre pour lui et 25 mille FCFA pour le muezzin. À la fin de la prière, celui-ci a fait le compte-rendu à l'imam en présence d'autres fidèles. L'imam a refusé son paquet de sucre pour s'emparer des 25 mille francs, soutenu par certains fidèles qui ont estimé que le muezzin a mal compris la commission. L'affaire était close0 ??? Sauf que le lendemain, le muezzin a ramené le paquet de sucre qui contenait en fait 1 million FCFA et un billet d'avion pour la Mecque. À la vue de cela, l'imam a voulu revenir sur sa parole, en voulant rétrocéder les 25 mille FCFA au muezzin et prendre le gros lot....C'est là que la discussion commença. Il a fallu l'intervention des fidèles pour les séparer.

<strong>L'école des pauvres </strong>

Une question de conscience au-delà de l’argent et du mieux vivre : dans 10-15-20 ans qu’est-ce que nos pauvres enfants qui ne vont plus à l’école vont devenir ? Parmi eux, il y a des fils d’enseignants, de mécaniciens, de chauffeurs, de militaires, de médecins, etc.  Pourront-ils un jour faire face à la santé de leurs parents tombés dans la maladie de la vieillesse ? Que non !!! Oui la grève est un droit, mais au-delà de l’État qui nous appartient à tous, il est temps qu’on pense à nous-mêmes et à notre propre avenir. Un enfant qui réussit est toujours la fierté de sa famille et de ses proches. Depuis 1991, l’école malienne continue d’aller en vrille, et ce n’est pas une question d’argent ni de prime, trouvons l’erreur. Nous avons tendance à minimiser les conséquences de cette situation surtout avec la politisation des revendications. Tout ceci devient révoltant à la longue. C'est devenu l'école des pauvres parce que les enfants de nos dirigeants n'étudient plus ici.

<strong>Fin de la grève</strong>

Selon Alioune Ifra N'Diaye, avec la fin de la grève des syndicats d'enseignants, il va falloir récupérer les heures de cours non dispensées. «Je ne parle pas de sauver l'année scolaire, mais de récupérer les heures non dispensées. Ça nous amène à nous poser objectivement un certain nombre de questions. Est-il possible de récupérer les heures de cours non dispensées ? Devrons-nous impérativement sauver l'année au détriment de l'apprentissage réel des enfants ? Ne devrons-nous pas profiter de cette entente pour organiser une conférence sur l'école et qu'on en sort avec des règles de fonctionnement claires ? Que plus jamais nous ne puissions imposer de faux apprentissages à nos enfants ? Je pense que le choix de l'année blanche est responsable. Qu'on en profite pour régler structurellement l'organisation mafieuse actuelle de l'école. Nous pourrions démarrer sur de bases saines une année scolaire normale ce 15 septembre 2019. Les règles de fonctionnement étant revues, claires et acceptées par tous les intervenants, l'Etat aura le pouvoir de sévir contre tout individu ou organisation qui sortira de ce cadre accepté. Sinon, notre époque est sans pitié contre l'incompétence !!! Or l'organisation mafieuse actuelle de notre système scolaire est une fabrique d'incompétents. Avec mes excuses».

<strong>Rupture de jeûne au Fasso</strong>

Rupture collective de jeûne des étudiants de la première promotion du premier master à la Faculté des sciences sociales de l'université de Ségou. La première promotion de la filière en développement local, décentralisation et de gouvernance, procédait à une rupture collective de jeûne à l'occasion de la clôture de son troisième semestre de formation et l'entame des stages de préparation des mémoires de fin de cycle. Après les cours magistraux et pratiques, place à une nouvelle vie pour nos étudiants qui auraient bénéficié des encouragements et mots de félicitations de Balla Doumbia, chef de département de la Communication de la FASSO.

<strong>Le Japon en fête </strong>

Le ministre des Transports et de la Mobilité urbaine a procédé jeudi 16 mai à la signature du livre d'or à l'occasion de l'intronisation du Nouvel Empereur Naruhito du Japon. Ladite signature s'est déroulée à l'ambassade du Japon sise à Hamdallaye ACI 2000. Dans ce livre d'or, le ministre Ibrahima Abdoul Ly a félicité et souhaité bonne chance à l'Empereur Naruhito aux destinées du peuple souverain du Japon. Il a réaffirmé toute sa disponibilité et celle de son département à œuvrer au renforcement des relations d'amitié et de coopération qui lient nos deux peuples frères, notamment dans le secteur des transports et de la mobilité urbaine.

<strong>Inondations : les raisons </strong>

Le directeur régional de la protection civile de Bamako, le lieutenant- colonel Bakary Daou, avance deux raisons principales aux inondations de Bamako. «C'était une pluie surprise, forte, avec une intensité de 38 à 58 millimètres par endroits. Il y a surtout la construction des maisons dans les lits majeurs des fleuves et marigots et les constructions anarchiques», explique-t-il. À la cellule de suivi de la politique nationale de la ville, N'Tji Diawara nous confie : «Bamako a une bonne planification urbaine. Mais l'occupation anarchique des servitudes et des espaces de dégagement  sont à la base de cette situation. Nous avons engagé depuis quelques  temps la démolition de toutes les occupations anarchiques (le cas du bras  de fleuve de la cité du Niger est illustrateur). Aidez-nous à sensibiliser  sur le danger. Nous continuerons la libération de toutes les servitudes.»]]> </content:encoded>
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<title>Petits commerces : business florissant ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/petits-commerces-business-florissant-2820442.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 May 2019 00:42:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À l'approche du mois de ramadan chacun se prépare pour gagner un peu d’argent pour satisfaire ses besoins familiaux. Notamment les habits des enfants pour la fête de la rupture ou l’Aïd el</em></strong><em>-<strong>Fitr</strong> <strong>ou encore l'Aïd</strong> <strong>al-Fitr</strong></em><strong><em>.</em></strong>

Ces petits commerces se font autour du Kinkeliba qui fait partie de la grande famille des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Combr%C3%A9tac%C3%A9es">combrétacées</a>, qui forme le fond arbustif et arboré des forêts de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Savane">savane</a>. Ses feuilles échées sont consommées en tisane par la  majorité des Maliens pour la rupture du jeûne.

Le Kinkeliba est vendu un peu partout en ce mois-ci. On en trouve à chaque coin de rue en sachet ou infusion. Les différents sachets coûtent entre 50, 250 et 500 Fcfa ou en sac de 2 000 à 5000 Fcfa. Le Kinkeliba est aussi vendu en infusion pour ceux qui sont pris dans les embouteillages et ceux qui travaillent à l'heure de la rupture du jeûne ou même pour les célibataires.

Un sachet de 50 Fcfa préparé avec de la menthe et du citron peut être servi entre 9 à 10 tasses. Les vendeuses en profitent en associant l'infusion avec du pain, de la brochette, des frites ou alocco, du riz avec les différentes sauces.

Le beignet, les dattes, la bouillie et les fruits viennent en deuxième position, ils sont vendus sur place ou par des vendeuses ambulantes. En ce qui concerne les fruits, ils ont connu une légère hausse. Le gingembre, le tamarin, le bissap, le pain de singe et le zabban sont sollicités pendant le mois de ramadan surtout en cette période de chaleur. Mais il faut noter qu'en une semaine de jeûne, le prix de ces produits ont pris l’ascenseur (de l’ordre 200 à 300). De même que l'oignon, la pomme de terre, la viande, le poulet, l'ail, l'huile et autres.

D'après certains clients, ces produits sont les plus chers au Mali pendant le mois béni alors qu'ils devraient être les moins chers. L'oignon a doublé de prix de 125 à 250 Fcfa ; certains vendent le kilo à 300 Fcfa. Le kilo de la pomme de terre a été augmenté de 200 Fcfa, l'ail de 150, la viande de 250 Fcfa, et le poulet est passé de 2000 à 2500 Fcfa.

Au Mali, tous les moyens sont bons pour remplir les portefeuilles surtout pendant le mois de ramadan.

<strong>Safiatou THIAM </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L’Amicale des anciens élèves du lycée Amion Guindo félicite Housseïni Amion Guindo…</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lamicale-des-anciens-eleves-du-lycee-amion-guindo-felicite-housseini-amion-guindo-2820432.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 May 2019 00:23:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les membres de l’amicale des anciens élèves et sympathisants du lycée Amion Guindo de Sikasso (AAESLAGS) se sont rencontrés le samedi 18 mai à Bamako. Pour dresser le bilan de leurs activités et fixer un nouveau cap pour l’amicale.</strong>

Les membres de l’AAESLGS se sont retrouvés cette fois-ci chez le président de ladite amicale, Soumaïla S. Fané, à Djélibougou. Les discussions sur le bilan et les défis à relever pour le futur étaient au menu du jour. Aux dires de Rokiatou Konaré, membre de l’amicale, le bilan est tout à fait positif au regard des actions que l’amicale a posées, notamment les journées culturelles, d’assainissement et sportives.

Au sujet des défis, le président de l’amicale Soumaïla Fané a promis de réelles actions pour la consolidation de la paix dans les zones non encore touchées par la crise, notamment, Sikasso. Il a promis d’œuvrer en parfaite synergie d’action avec les organisations gouvernementales ou autres qui ont les mêmes objectifs pour le Mali et la région de Sikasso. Lors de cette rencontre, son président, Soumaïla S. Fané, a expliqué que leur Amicale est faite pour consolider les acquis de Husseini Amion Guindo.

À rappeler que l’AAESLGS a été créée depuis 2010 et elle est apolitique et à but non lucratif, aux dires de Soumaïla Fané, président de l’Amicale. Il a confié que l’amicale organise des rencontres de retrouvailles à nombreuses occasions ; elle organise également des journées culturelles et sportives pour les jeunes et enfants de Sikasso. Et cette année, l’amicale compte aller au-delà des aspects de diversité pour travailler pour la consolidation de la paix et la préservation contre les conflits, a-t-il laissé entendre.

Par ailleurs, les membres de l’amicale ont réitéré leur soutien et félicitations à Housseïni Amion Guindo, nommé ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable. «Nous le soutenons et lui souhaitons un bon accomplissement de la mission gouvernementale portant sur l’assainissement, l’environnement et le développement durable», a déclaré le président de l’amicale, Soumaïla S. Fané.

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journées Culturelles de l’Europe : Le programme 2014&#45;2020 d’Erasmus+ au cœur des échanges</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/journees-culturelles-de-leurope-le-programme-2014-2020-derasmus-au-coeur-des-echanges-2820425.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 May 2019 00:12:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la célébration des journées culturelles de l’Europe, du 14 au 17 mai 2019, à l’Institut français de Bamako, un accent particulier a été mis sur le nouveau programme Erasmus+. Lequel vise à soutenir des actions dans les domaines de l’enseignement, de la formation, de la jeunesse et du sport pour la période 2014-2020. </strong>

Selon l’un des conférenciers, M. Salvador Da Franca, chargé d’affaires de la délégation de l’Union européenne au Mali, «les journées culturelles de l’Europe sont une initiative coordonnée des missions diplomatiques européennes au Mali. Elles s’inscrivent dans le cadre de la célébration du 9 mai, journée de l’Europe, dont l’origine se trouve dans la déclaration Schuman du 9 mai 1950. L’un des objectifs de cette 3<sup>ème</sup> édition sera de souligner l’importance du rôle que joue le patrimoine culturel dans les relations extérieures de l’UE», a rappelé M. Salvador.

Il a par ailleurs soutenu que les Européens ont toujours appuyé les efforts du gouvernement et des acteurs culturels dans leurs actions en faveur de la valorisation de la culture. Il a affirmé que cela a contribué fortement à l’enrichissement des patrimoines culturels et nationaux, mais aussi et surtout, à la promotion et à la valorisation de la création artistique du Mali.

À l’en croire, la culture et l’éducation constituent les deux faces d’une implication au service de la tolérance et de la lutte contre les extrémismes destructeurs, comme ceux qui ont frappé Tombouctou et ont suscité les réactions des Maliens et de la communauté internationale, tout particulièrement les Européens.

Un accent a été cependant mis sur Erasmus+, un programme de l’Union européenne qui soutient financièrement une large gamme d’actions et d’activités dans les domaines de l’enseignement, de la formation, de la jeunesse et du sport. Il vise à donner aux étudiants, aux stagiaires, au personnel et, d'une manière générale, aux jeunes de moins de 30 ans avec ou sans diplôme, la possibilité de séjourner à l’étranger pour renforcer leurs compétences et accroître leur employabilité.

Il aide les organisations à travailler dans le cadre de partenariats internationaux et à partager les pratiques innovantes dans les domaines de l’éducation, de la formation et de la jeunesse. Erasmus+ comporte également une importante dimension internationale notamment dans le domaine de l'enseignement supérieur. Cette dimension permet d'ouvrir le programme à des activités de coopération institutionnelle, de mobilité des jeunes et du personnel et ce, au niveau mondial.

Rappelons que l’appel à candidature pour la bourse Erasmus+ de l’année académique 2020 est prévu pour octobre 2019.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Le jeûne, une obligation pour les musulmans</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/religion/le-jeune-une-obligation-pour-les-musulmans-2820420.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 May 2019 00:09:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mois de ramadan est un mois unique dans l'année ; il est le mois de pardon, de pitié et d'adoration. Le jeûne pendant ce mois est une obligation pour les musulmans afin de chercher la Miséricorde du Bon Dieu. Nous avons approché Mamadou Lamine Traoré, il est l’adjoint de l'imam de la mosquée de Darsalam et dispense des cours à domicile sur les règles de la prière, les sourates et l'alphabet arabe. Il nous explique les bienfaits de ce mois béni.</em></strong>

Le jeûne étant l'un des cinq piliers de l'islam, la toute première règle est d'avoir foi en Dieu car celui qui n'a pas foi en Allah passe la journée affamé et assoiffé pour rien. Celui qui jeûne le mois de Ramadan avec foi et n’attend que la récompense d’Allah, Allah lui pardonnera ses péchés.

Durant ce mois sacré, les portes du paradis s’ouvrent par l’abondance des bonnes actions, ouvrant l’accès au paradis, pendant que celles de l’enfer se referment. Pour tous ceux qui jeûnent, une porte vous sera ouverte plus précisément celle de Babou Rayan dit le Coran. Le jeûne permet d’évoquer et de ressentir les conditions de vie des nécessiteux car il y a des familles qui n'ont pas de quoi assurer un repas par jour et qui passent toute la journée sans rien manger.

Par amour, le jeûneur renonce à toutes ses habitudes ; ce qui constitue en soi le secret entre le jeûneur et le Miséricordieux Dieu, le jeûneur peut se cacher pour boire ou manger, mais le fait de se priver de ses désirs et des interdits, Allah le récompense généreusement.

Il est écrit dans le Coran, «jeûnez et vous serez guéri, passez toute une année à manger que de la bonne nourriture, le jeûne nous évite le mélange des nourritures et les organes peuvent se reposer pendant ce mois. Multipliez la prière nocturne du mois de Ramadan en groupe, pour ne pas passer à côté d’une récompense considérable surtout les dix dernières nuits parmi lesquelles il y a la nuit du destin Laylatou Alqadr. Il y a également le jour d’Arafat qui est une journée unique et spéciale dans toute l'année qui est dans le mois de Ramadan. Multipliez le zikr où que vous soyez, au boulot, à la maison, à la mosquée dans votre cuisine.»

Il ne faut pas oublier de faire beaucoup de sacrifices surtout prendre en charge la rupture des nécessiteux. Pour ne citer que ceci, ce mois est très important pour les musulmans.

À  noter que le jeûne n'est pas obligatoire pour les personnes âgées qui ne sont plus aptes à jeûner, pour les femmes enceintes, pour les femmes qui allaitent. Ce groupe de personnes ayant des difficultés à jeûner, il y a une aumône spécialement pour ça, mais pour les personnes qui sont malades, une fois rétablis, elles sont obligées de payer leur dette.

Il faut ajouter que certains jeûneurs ne seront pas comblés par la grâce d'Allah, la nuit de Laylatou Alqadr, même quand ils remplissent toutes les conditions du jeûne. Celui ou celle qui jeûne et qui se met entre les parents pour les séparer, celui qui se mêle de la vie d'autrui en parlant sur son dos. Le jeuneur qui fait tout pour semer la zizanie entre ses collègues au travail. Le jeûneur qui ne parle pas à son prochain et un chef de famille qui ne guide pas les membres de sa famille, tout le monde est libre de ce qu'il veut en bon ou en mal.

Le jeûneur qui considère ses parents et les respecte, il prie pour eux et demande à Dieu de leur donner longue vie et une bonne santé. Au cas où ils seraient décédés, demande à Dieu de leur accorder le paradis et celui qui ne le fait pas, n'aura pas la grâce d'Allah, principalement la nuit de Laylatou Alqadr.

Et le dernier cas est celui qui travaille avec l'argent et ne sera pas parmi les bénéficiaires de cette nuit. Il est dit que ces différentes personnes, qui sont citées, peuvent être pardonnées si elles se repentissent. Qu'Allah leur donne le courage de se repentir et qu'il nous comble de sa bonté et sa générosité tout au long de ce mois béni, qu'il donne la santé et la force de gratifier l'islam.

«Je vous remercie et qu'Allah nous accorde le paradis firdaws, qu'il nous purifie et qu'il fasse de nous les disciples du prophète Mohammed. Qu'Allah accepte nos prières et notre jeûne. Que le Mali soit apaisé par la grâce de Dieu. Qu'Allah vous aide dans votre travail de journaliste, car tous ceux qui lisent ou écoutent ces quelques propos adopteront un comportement meilleur» a conclu Mamadou Lamine Traoré, l’adjoint de l'imam de la mosquée de Darsalam.

<strong>Safiatou THIAM </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>132ème Conseil d’administration de la BNDA : •	Un résultat bénéficiaire net de près de 8 milliards de FCFA en 2018  •	459 milliards de FCFA injectés dans l’économie malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/132eme-conseil-dadministration-de-la-bnda-%25e2%2580%25a2un-resultat-beneficiaire-net-de-pres-de-8-milliards-de-fcfa-en-2018-%25e2%2580%25a2459-milliards-de-fcfa-injectes-dans-leconomie-mal-2820398.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 May 2019 00:03:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La BNDA se maintient au rang de troisième banque de la place et demeure le premier partenaire du secteur agricole. </em></strong>

<strong><em>Les administrateurs de la banque verte du Mali étaient réunis, le lundi 13 mai 2019 à Paris, pour la 132<sup>ème</sup> séance du Conseil d’administration sous la présidence de son président, M. Moussa Alassane DIALLO. Après la présentation des comptes, les administrateurs ont approuvé à l’unanimité le bilan de l’exercice clos le 31 décembre 2018. La part de la BNDA dans le financement bancaire et dans la collecte des dépôts s’améliore : crédits (13%)  et dépôts (11,4%).</em></strong>

Durant cet exercice, la BNDA a injecté dans l’économie nationale, 459 milliards de FCFA de crédits en augmentation de 8% par rapport à 2017.  53% de cette enveloppe soit 245 milliards de FCFA ayant été dédiés au secteur agricole. S’agissant des dépôts (hors dettes rattachées et emprunts à la clientèle) à fin décembre 2018, ils s’élèvent à 300.275 millions de FCFA contre 251.772 millions de FCFA au 31/12/2017, soit une hausse exceptionnelle de 20% due à l’efficience du réseau et à la détermination des commerciaux et des services supports.

L’évolution des dépôts traduit la confiance de plus en plus grandissante des clients vis-à-vis de leur Banque. Cette augmentation de la collecte est en corrélation avec l’augmentation du nombre de comptes. En effet, les nouveaux comptes se chiffrent à 34 250 pour un objectif annuel de 27 000 comptes soit une progression de 12% par rapport à 2017 et 126% par rapport aux prévisions du PMT 2016-2020.

Le Produit Net Bancaire (PNB) a atteint 36 448 millions en progression de 4% par rapport à 2017 malgré l’étalement de certaines commissions conformément au nouveau Plan Comptable Bancaire (PCB) pour 1700 millions de FCFA. Ce qui maintient la BNDA dans le peloton de tête des institutions bancaires au Mali et confirme sa position de leader.

«Les performances de la banque ont été réalisées grâce à une adaptation constante des moyens de production, des métiers et procédures et, l’amélioration de la qualité des ressources humaines» a souligné le Président du conseil d’Administration, Moussa Alassane DIALLO. Il a cependant souligné que la BNDA a réalisé ces performances dans un contexte économique très difficile marqué par l’assèchement des ressources financières du pays, aux crises sectorielles dans les domaines de l’habitat et des hydrocarbures, ayant accentué l’insolvabilité de bon nombre de clients.

Malgré ces difficultés, la banque verte a renforcé sa structure financière par une augmentation de capital de 6 400 millions portant le capital à 36 295 millions de FCFA et ses fonds propres effectifs à plus de 65 milliards de FCFA maintenant de loin la BNDA comme Banque en terme de fonds propres. Par ailleurs, la BNDA a versé 11 milliards de FCFA au trésor public à titre d’impôts en 2018.

De cette 132è session du CA, on retiendra que la BNDA s’est maintenue au rang de troisième banque de la place et demeure le premier partenaire du secteur agricole. Elle a renforcé sa collecte de ressources afin de se désengager des contraintes et incertitudes du marché monétaire et assurer le développement autonome de ses activités.

Ces performances ont valu au Directeur général M. Souleymane WAÏGALO et à son équipe les félicitations du Conseil d’administration sous la conduite de son Président M. Moussa Alassane DIALLO.

<strong>Makanfing KONATE à Paris   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mamadou Sinsy Coulibaly : à l’épreuve du feu !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mamadou-sinsy-coulibaly-a-lepreuve-du-feu-2819281.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 May 2019 02:18:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Point de raccourci. Nous ne connaissons Mamadou Sinsy Coulibaly ni d’Adam ni d’Eve. La lutte pour un Mali meilleur est notre dénominateur commun.</em></strong>

<strong><em>Une vie réussie</em></strong>

Mamadou Sinsy Coulibaly a formidablement réussi sa vie. Il est sans aigreur, sans amertume et sans frustrations. Il peut se passer du Mali. Installer sa famille ailleurs. Il aurait pu se passer de cette lutte qui ne lui apporte que haine, envie et jalousie.

C’est en défendant les grandes causes que les grands hommes sont révélés. Mandela, premier parmi les premiers noirs sud-africains, était issu de naissance noble. Il était avocat avant l’heure. Il aurait pu défendre sa propre et seule cause. Il ne manquait de rien personnellement. Il a passé 27 ans en prison pour la défense de son peuple. Et laisser le pouvoir au bout d’un seul mandat à l’affection de tous. Il reste pour l’Eternité.

Gandhi était avocat issu de la très haute noblesse indienne, fils d’un Premier ministre local. Personnellement, il n’était ni opprimé ni offensé. Mais, il s’est courageusement battu pour son peuple. L’histoire l’a retenu à travers les âges et les continents.

Karl Marx n’était pas prolétaire ni enfant de prolétaires. Il se battait pour un idéal. Indépendamment de la justesse ou non de l’idéal pour lequel, il se battait, il s’est battu avec acharnement et c’est l’essentiel.

En exposant sa fortune, Mamadou Sinsy Coulibaly prend des risques considérables. Lui, qui ne manque de rien, se bat contre la corruption. Le peuple doit l’aider. Aider Mamadou Sinsy, c’est aider soi-même.

La parenthèse du retrait de la plainte de Nouhoum Tapily suite à l’intervention du RECOTRADE est tellement insignifiante qu’elle ne mérite aucun développement. Tapily a porté plainte et Tapily s’est désisté de sa plainte. C’est un problème infra-Tapily.

La lutte contre la corruption dépasse largement le cas d’un Tapily simplement nommé. Ce qu’un décret a fait, un autre décret peut le défaire. Faire adhérer le peuple à cette lutte noble, toute l’équation est là.

<strong><em>Une lutte à gagner impérativement</em></strong>

La corruption a détruit tous les secteurs du Mali. Si Coulibaly échoue, c’est l’avenir et le devenir même du Mali qui interrogeront. Le patron des patrons a besoin d’être soutenu et accompagné. Un homme sans idéal est une bête de chair. Une chair inconsommable, donc moins qu’une bête.

Dans le nouveau gouvernement, deux hommes ont été publiquement dénoncés par le bureau du vérificateur général pour des faits de corruption. Et pourtant, IBK a placé sa confiance en eux. Mamadou Sinsy Coulibaly, en s’attaquant à la corruption, s’attaque au sommet du pouvoir.

En dépit des affaires de surfacturations de l’avion et des équipements militaires, Moustapha Ben Barka est secrétaire général de la présidence de la République. Madame Bouaré Fly Sissoko représente le Mali à l’UEMOEA. Nommés par qui ?

Dans un pays où le voleur de deniers publics est vu comme un enfant béni par nombre de personnes, la lutte contre la corruption n’est pas  aisée. Ignorance et cupidité se joignent.

Mamadou Sinsy Coulibaly, vous serez désormais calomnié et insulté. Votre femme et vos enfants seront diffamés. Réussir la lutte contre la corruption, c’est accepter tout cela. Vous aurez des moments de doute. Des camarades de lutte vous abandonneront en cours de route. Certains camarades seront retournés à vil prix contre vous.

Dans les moments de doute, si vous ne l’avez pas encore lu, cherchez ce livre formidable écrit par un Philosophe chinois : La philosophie du porc. Plus rien ne vous fera dévier de votre route.

Mamadou Sinsy Coulibaly a réussi sa vie, rappelons-le. Cette réussite lui donne une légitimité. Il n’a ni faim ni soif. Il ne se bat donc pas pour sa pitance. Il n’a pas des problèmes de factures d’électricité. Il n’ambitionne nullement d’être un ministre. Les Maliens conscients doivent sans calcul s’associer à la lutte contre la corruption.

Quatre-cents (400) bandits armés ne mettent pas une nation à terre par extraordinaire. Si vous avez de quoi voler et que vous vous croyez à l’abri, ce que vous réfléchissez très mal. Vous ne pouvez exercer dans tous les secteurs de métiers.

Un douanier milliardaire n’est pas à l’abri de l’insécurité, d’un médecin mal formé, d’un boucher vendeur de viande avariée. Par exemple. Un juge n’est pas à l’abri de la pollution de l’air occasionnée par de l’essence frelatée. Donc pas à l’abri des maladies pulmonaires et des cancers. Par exemple.

Nul ne peut se passer de l’eau mal traitée. À supposer que vous vous déconnectez du réseau d’eau potable étatique, qui va vous garantir la qualité des matériaux utilisés dans votre forage privé ? Dans la corruption généralisée, qui que vous soyez, vous n’êtes à l’abri de RIEN.

Bon vent à Mamadou Sinsy Coulibaly. Que Dieu vous assiste et assiste le Mali dans cette lutte noble.

<strong>Boubacar SOW</strong>

<strong>boubacarsow@hotmail.fr</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouveau gouvernement Boubou Cissé, une autre de mes lectures !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/nouveau-gouvernement-boubou-cisse-une-autre-de-mes-lectures-2-2819265.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 May 2019 02:00:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après une dizaine de jours d’attente, le deuxième Premier ministre de la 2<sup>ème</sup> mandature du président Ibrahim Boubacar Keïta, Dr. Boubou Cissé, a fait annoncer la composition de son gouvernement. Le long temps d’attente a été mis à profit pour tisser un consensus politique inespéré pour le chef de l’Etat. Il gagne la reconnaissance politique de sa réélection comme président, il acquiert leur proche collaboration dans un gouvernement dont il a été le seul maître avec son Premier ministre du choix des hommes. Son propre parti qui l’a affronté en contraignant contre son gré à la démission son Premier ministre, est obligé de suivre le rythme imposé par lui pour éviter sa mort politique. Ce gouvernement contient plusieurs catégories de personnel politique dans la gouvernance IBK.</em></strong>

Les indéboulonnables parmi lesquels on retrouve le Général de Division Salif Traoré, toujours au poste de ministre de la Sécurité et de la Protection civile malgré les résultats jusque-là très mitigés de ces domaines essentiels de la stabilité nationale ; M. Hamadou Konaté, le beau-frère considéré (à tort ?) comme l’un des plus riches hommes du pays depuis quelques années qui conserve son portefeuille de ministre de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté.

Il y a également M. Mohamed Ag Erlaf qui, après du bon travail accompli pour la réélection à l’Administration territoriale et la Décentralisation, se retrouve bombardé ministre de l’Industrie et du Commerce. En bonne ambassadrice, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo reste à la Culture. Tout comme son collègue ministre des Affaires religieuses et du Culte, M. Thierno Amadou Omar Hass Diallo, dont la mission suscite des interrogations réelles de la part de certains religieux. Dans le lot, Mme Nina Walet Intallou conserve aussi son poste comme ministre de l’Artisanat et du Tourisme. Les raisons de leur reconduite sont diverses et jugées bonnes pour certains équilibres.

Les garanties officielles assimilables à des rançons politiques, avec comme figures emblématiques M. Tiébilé Dramé qui retrouve son ancien poste sous la transition entre 1991 et 1992 lorsqu’il est nommé par le président du CTSP, Amadou Toumani Touré, ministre des Affaires étrangères avant d’être rappelé en 1996 comme ministre des zones arides et semi arides dans le gouvernement dirigé par le Premier ministre Ibrahim Boubacar Kéita sous Alpha Oumar Konaré.

Il est le fondateur du PARENA avec ses camarades qui ont quitté le CNID en désaccord avec Mountaga Tall en 1995. Il est aussi le fondateur du journal Le Républicain. Dramé est parmi les plus méthodiques des hommes politiques maliens et malheureusement l’un des plus incompris pour ses prises de position. Homme d’expérience à tous les échelons, on ne doit pourtant pas s’attendre à ce qu’il apporte un trop grand changement dans la diplomatie sur laquelle il peut bien veiller avec assurance du travail bien fait. Seulement, il aurait pu et dû négocier un statut supplémentaire de ministre d’Etat.

Le Général de Division Ibrahim Dahirou Dembélé (qui peut être aussi dans la catégorie suivante de la main tendue) est peut-être l’élément de la volonté de dialogue du président avec tous les éléments y compris et surtout ceux qui lui ont facilité, dit-on, son ascension vers Koulouba. Même s’il peut avoir le bon profil du poste, cette nomination passera très mal pour une certaine catégorie de nos compatriotes pour les contentieux en cours.

Parmi les garanties officielles, on retrouve M. Boubacar Alpha Bah, Bill des amis de l’ADEMA, M. Oumar Hamadoun Dicko du PSP longtemps éclipsé mais toujours alerte. Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, M. Housseini Amion Guindo, que beaucoup auraient vu promouvoir un cadre de son parti après sa démission du gouvernement avant les élections. Il hérite d’un département très important qui canalise les enjeux de notre bien-être. Mais, le sera-t-il vraiment dans les arbitrages de l’attelage Boubou Cissé ? Wait and see !

Ceux qui sont ou viennent se mettre à l’affût, les chasseurs dont Monsieur Michel Hamala Sidibé qui quitte précipitamment un poste juteux mais à la fin un peu «encombrant» qu’il s’était promis de quitter avec 6 mois d’avance en juin prochain au niveau de ONUSIDA. Certains pensent qu’il aurait pu négocier plus dans le nouvel attelage gouvernemental sauf que ceci semble être une bonne planque pour lui en attendant de faire ses preuves et surtout de «loyauté» pour le cas probable d’un prochain remaniement. Si cela ne marche pas, il aura du temps pour mieux se positionner pour l’après IBK. Quant à M. Malick Coulibaly, il va certainement chercher à renforcer un CV d’intégrité et d’homme d’avenir pour le Mali de ou d’après 2022.

Les biens récompensés dont le camarade ministre de la Communication, chargé des Relations avec les institutions, Porte-parole du gouvernement, M. Yaya Sangaré, qui retrouve chemise ou boubou à sa vraie taille. Il fera certainement un bon ministre, mais pour les changements, les résultats seront scrutés à la loupe. La jeune ex-ministre des Affaires étrangères, Mme Kamissa Camara, reste dans l’attelage même si elle est mise à l’Economie numérique et à la Prospective. Un poste qui, de toute vraisemblance, lui sied mieux et permet de «prouver» l’amour qu’elle clame pour le Mali qu’aux AECI. Saura-t-elle en profiter ? Le profil du poste est en tout cas très alléchant et bien à propos pour son âge et ses ambitions.

Le nouveau ministre des Maliens de l’Extérieur, M. Amadou Koita, qui quitte la Jeunesse et l’exposé titre de porte-parole du gouvernement qu’il a su bien défendre en son temps, a dû être une fierté par moment pour le président pour son volontarisme et sa loyauté.

Les mieux contentés dont Me Baber Gano que peu de gens non introduits auraient imaginé à ce niveau en ce moment de l’histoire du Mali mais une récompense des compagnons exigeait une main tendue malgré les rumeurs.  Monsieur Sambou Wagué garde également son portefeuille de l’Energie et de l’Eau avec les défis à affronter pour lesquels peu de résultats palpables constatés ces derniers mois pour le commun des Maliens. Reste-t-il à la demande expresse de l’ancien PM, SBM ?

Les soutiens devenus encombrants récompensés parmi lesquels on retrouve le mouvement Sabati 2012 qui obtient le poste de Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale, chargé de la Promotion et de l’Intégration de l’Enseignement bilingue avec M. Moussa Boubacar Bah. Une tâche suspicieuse qui attend ce ministre qui risque de se retrouver confronter aux siens car la gymnastique de la formulation du nom de ce ministère cache des revendications catégorielles que très peu d’hommes politiques «classiques» peuvent accepter d’affronter. C’est un domaine à refondre totalement avec un travail de clarification sur les nombreux nouveaux termes en gestation.

Ceux qui ne pouvaient pas être remerciés aussi vite dont, entre autres, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Dr. Diakité Aïssata Kassa Traoré, la ministre de l’Elevage et de la Pêche, Dr. Kané Rokia Maguiraga, la ministre de la Promotion de l’Investissement privé, des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Entreprenariat national, Mme Safia Boly. Cela aurait joué sur les grands équilibres sociaux et perturbé des engagements antérieurs vis-à-vis de certaines.

La main tendue vers l’avenir, dans cette catégorie, on pourrait y mettre tous ceux que l’on a de la peine à classer de tous les bords. Ce gouvernement montre à la fois la capacité ou la volonté de dépassement qu’ont consentis certains, le désir d’en finir d’autres et certainement l’ambition d’aider le Mali à s’en sortir.

<strong>Quelle chance pour ce gouvernement ?</strong>

En remettant chacun des éléments à sa bonne place, Boubou Cissé a toutes les chances pour réussir s’il ne s’attend pas à ce que le «Vieux» continue de le coacher. Autrement, il faut qu’il sache s’affranchir et imprimer un vrai rythme de parcours d’Etat à cet assemblage hétéroclite. IBK, en principe, doit avoir été gagné maintenant par la sagesse du pouvoir. Il doit aspirer à la «saine jouissance» de son pouvoir en transférant les mises à l’épreuve au niveau du jeune Premier ministre.

IBK sait maintenant qu’il n’a rien à craindre des hommes de l’intérieur après les vagues de contestations qui ont fait vaciller un moment son pouvoir. Il doit avoir compris le jeu de l’extérieur et son souci devrait être de s’en sortir avec le moins de dégâts futurs possibles pour lui et pour le Mali. Le pays est en lambeaux, un Etat failli qu’il n’a pas su remettre en ordre même si on ne s’attendait pas à trop de miracles, mais on aurait pu espérer mieux.

Boubou Cissé est de tous les Premiers ministres celui qui a auprès d’IBK les plus grandes chances de réussir s’il a vraiment un esprit ouvert sur l’avenir du Mali. Pour cela, il faut oser aborder ce qui fâche aujourd’hui les Maliens car tout le monde sait que le Mali ne sortira jamais de cette crise sous sa forme actuelle. Autant avoir notre destin en main avec des dossiers bien étudiés avec des solutions réfléchies et proposées par nous par anticipation.

Le ministre des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile, M. Amadou Thiam aurait dû, avec une reformulation plus étendue et courageuse du nom de son ministère, être le plus en vue dans ce gouvernement. S’il y a une volonté de réussite pour l’avenir du Mali c’est le département qui devrait être le plus doté après la Défense en moyens de toutes sortes pour sortir des résultats concrets dans des délais très précis. Le temps joue actuellement contre le Mali dont le nouvel espace territorial et la forme administrative se dessinent ailleurs sans les Maliens.

Si Boubou Cissé s’était attribué ce portefeuille à la place de l’économie et des finances qu’il a gardé, il y aurait des raisons d’être optimiste. Mais continuer à faire et à superviser l’ensemble des arbitrages, reste une immense tâche dont les bons résultats font indéniablement les grands dirigeants. Son échec serait un grand retard pour le Mali qui se fait dépecer tous les jours avec la complicité de ceux qui sont chargés de sa garde.

Même si Allah n’est pas obligé, nous allons continuer de le prier en espérant une plus grande prise de conscience collective de notre part sur l’abîme qui guette le Mali en cas d’échec de ce gouvernement sur lequel très peu de nos compatriotes comptent en réalité.

Deux grands défis à gérer, le péril de la grande intrusion du religieux dans toutes les sphères y compris de façon encombrante dans la sphère politique et celui de la gestion des égos et des égouts au sein du gouvernement avec fermeté et rigueur. Mais, la grande interrogation demeure celle de la capacité de lutter contre la corruption avec une gestion idoine des frustrations sociales à la base des perturbations à tous les niveaux. Sans un vrai combat réussi à ce niveau, rien de bon ne pourra se faire au Mali qui soit durable.

Dr. Boubou Cissé nous laisse transparaître des capacités de stratège et surtout une volonté d'avancer avec l'essentiel qui s'accorde sur une ambition. Le nouveau porte-parole nous donne rendez-vous dans six (6) mois pour un premier bilan. Soyons donc patients !

<strong>Sidi COULIBALY</strong>

<strong>Journaliste</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : l’opération de pluies provoquées s’élève à 2 milliards de Fcfa par an</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/mali-loperation-de-pluies-provoquees-seleve-a-2-milliards-de-fcfa-par-an-2819270.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 May 2019 01:45:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’information a été donnée par les responsables de Mali-Météo au cours d’un atelier d’information et de sensibilisation des communicateurs sur les informations météorologiques. </em></strong>

<strong> </strong>La Maison de la presse a abrité samedi 11 mai un atelier d’information et de sensibilisation des communicateurs sur les informations météorologiques, organisé par le Cadre de concertation des directeurs de publication (CCDP) avec l’accompagnement du ministère des Transports et de la Mobilité Urbaine, de la Bad et de Mali-Météo.

Cet atelier, qui a regroupé une centaine de participants, était placé sous la présidence du Directeur général de Mali-Météo, Djibrila Maïga, en présence du Coordinateur du CCDP Aboubacar Bany Zan et de l’administrateur délégué de la Maison de la presse, Mahamadou Talata.

Dans sa présentation, le Directeur général de Mali-Météo, Djibrila Maïga, a expliqué que les produits et services de Mali-Météo sont divisés en trois catégories. Il s’agit de décisions stratégiques (qui concernent la conception, le dimensionnement, l’étude/recherche, et la planification) ; de décisions opérationnelles (informations et applications aux secteurs socio-économiques spécifiques) et de décisions tactiques (prévention des risques liés aux phénomènes météorologiques extrêmes).

Selon lui, le programme de pluies provoquées mis en œuvre au Mali en 2006 a mis en évidence un taux d’augmentation des pluies variant de 15 à 20% et le rapport bénéfices/coûts serait d’au moins 1/4. Aux dires du Directeur général de Mali-Météo, il est attendu au Mali, durant la saison des pluies 2019, une pluviométrie normale à excédentaire, excepté les parties nord des régions de Kayes et de  Koulikoro où elle sera déficitaire à normale ; des dates de début de saison précoces à normales ; des dates de fin de saisons tardives à normales ; des séquences sèches après l’installation de la saison des pluies pouvant impacter les jeunes pousses et après la floraison des principales cultures pourraient être observées ; des écoulements sur les bassins des fleuves Sénégal et Niger équivalents à supérieurs aux valeurs saisonnières.

Et de préciser que des recommandations sont formulées à l’attention des différents acteurs pour prévenir les risques et tirer profit de la saison. En réponse aux questions des journalistes, le chef du programme de pluies provoquées a fait savoir que le coût annuel de ce programme est en moyenne de 2 milliards de Fcfa par an.

Auparavant, le Coordinateur du CCDP, Aboubacar Bany Zan, a souligné, dans son discours, que la tenue de cet atelier sur les informations météorologiques était plus que jamais nécessaire. «Car elle intervient à une période où nous observons à travers le monde des bouleversements climatiques et en Afrique, dont les explications sur les causes et conséquences relèvent de la seule compétence des spécialistes de la météo ou du climat», a-t-il ajouté.

Il dira que Mali-Météo réalise d’excellents travaux d’information et de sensibilisation du citoyen en matière météorologique et demeure également une structure importante dans l’information et la sensibilisation des populations sur les prévisions pluviométriques permettant aux agriculteurs de bien travailler la terre.

«C’est la raison pour laquelle, notre association patronale de presse entend s’investir à vos côtés en vue de contribuer à la vulgarisation des informations météorologiques. Cette première session ne nous permettra pas de maîtriser les informations météorologiques de façon approfondie, mais d’en connaître quelques-unes qui nous intéressent au quotidien dans notre métier de communicateur», a déclaré Aboubacar Bany Zan.

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Le Directeur général de Mali-Météo, Djibrila Maïga, a rappelé qu’au Mali, on observe de plus en plus des phénomènes météorologiques extrêmes tels que les sécheresses récurrentes, les fortes précipitations accompagnées d’inondations subites, les tempêtes de sable et le brume de poussière intense, etc., avec des effets souvent dommageables à l’économie et à la sécurité des personnes et de leurs biens.

Pour y faire face, il préconise que les décideurs politiques, le public, les secteurs économiques disposent d’informations météorologiques et climatologiques fiables qui sont, entre autres, des bulletins de vigilance, des prévisions météorologiques à courte et moyenne échéances, des bulletins mensuels, saisonniers, etc., exclusivement conçus pour prévenir le danger et apporter de la valeur ajoutée aux différentes activités.

Et M. Djibrila Maïga de souligner que sa structure déploie d’importants efforts pour renforcer les capacités de son personnel, renforcer le réseau national d’observations météorologiques et moderniser les infrastructures de sauvegarde des données et d’élaboration des prévisions.  Il a fait enfin savoir que des programmes entiers, notamment les opérations de pluies provoquées, l’assistance aux usagers fluviaux, les prévisions météorologiques localisées ont été initiées pour accroître la production agricole, pastorale et piscicole, et renforcer la sécurité du transport fluvial.

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<strong>Diango COULIBALY </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le chef général de la tribu Kel Antessar de Tombouctou, M. Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed dit Nasser, à la rencontre intercommunautaire pour la paix, la réconciliation et le vivre ensemble à  Goundam</title>
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<pubDate>Wed, 15 May 2019 01:39:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«Tout d'abord permettez-moi de souhaiter la chaleureuse bienvenue à tous ceux qui, malgré leurs multiples occupations, ont bien voulu faire le déplacement pour répondre à notre appel d'aujourd'hui. Comme vous le savez, notre pays et particulièrement le Cercle de Goundam sont encore en proie à une persistante insécurité qui continue de troubler le vivre ensemble légendaire de nos communautés. Il ne se passe malheureusement pas un jour sans que des paisibles concitoyens perdent leur vie ou leurs biens suite à des attaques perpétrées par des individus sans visage, obnubilés uniquement par la recherche du gain facile. Cette situation risque, si on n'y prend garde, de détériorer gravement le climat social et nous replonger dans l'incertitude et la généralisation de la violence. Nous n'avons pas le droit de rester passifs et indifférents devant un tel spectacle.

C'est pourquoi, nous avons pris l'initiative avec le précieux soutien du mouvement &lt;Malien tout court &gt;de vous convier à cette rencontre afin d'échanger sur les voies et moyens les plus efficaces pour tourner définitivement cette sombre page. Je remercie les autorités administratives  coutumières et religieuses  pour leur implication qui n'a jamais fait défaut dans l'apaisement des cœurs et des esprits. Je les exhorte à redoubler encore d'efforts pour que grâce à leur sagesse, les rapports sociaux de nos communautés retrouvent leur harmonie et leur complémentarité.

Nous sommes à votre écoute et vous assurons que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que les recommandations issues du présent forum soient traduites en actes concrets afin que s'éteigne pour toujours la flamme de la discorde et de la haine non seulement à l'échelle nationale mais aussi et surtout entre les ressortissants du cercle de Goundam.

Avant de terminer mon propos, je voudrais réitérer mes vifs et sincères remerciements à notre frère monsieur Diawara dont le sens du patriotisme et de l'attachement à l'unité nationale doit inspirer tous les Maliens épris de paix et de justice.

Je voudrais enfin exprimer ma profonde gratitude à tous les notables, chefs de fractions et de villages pour leur présence massive qui nous permet d'espérer que nos assises produiront largement les résultats escomptés. Je vous remercie de votre aimable attention.»]]> </content:encoded>
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<title>Ségou : 12 civils tués dans une attaque à Hérémakono</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/segou-12-civils-tues-dans-une-attaque-a-heremakono-2819249.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 May 2019 01:35:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le lundi 13 mai 2019, il y a une attaque contre le village Hérémakono situé à 7 km de Niono dans la région de Ségou. Cette attaque, selon les rescapés, «a été menée par des hommes armés habillés en tenue donso. Le bilan est de 12 civils tués, plusieurs blessés et des portés disparus», nous  confie Amadou Diallo, notable.  </em></strong>

«Notre village est Hérémakono, c'est un hameau peul. Il est situé à 7 km de la ville de Niono. C'est vers 00 heure que nous avons senti des bruits de moteurs de motos. On pensait que c'était loin de nous. Mais à notre grande surprise, nous avons entendu le chant de rassemblement des Donsos», a déclaré un travailleur de la mairie qui a parlé sous le couvert de l’anonymat.

De 00 heure à 05 heures du matin, il y a eu des combats entre ces hommes armés en tenue donso et les civils de Hérémakono. «Ils avaient des armes de chasse, des armes automatiques et des fouets. C’est ce matin que nous avons compté les morts. Le bilan fait état de 12 morts, de 06 blessés transportés à l’hôpital de Niono et de plusieurs disparus», ajoute la même source.

Selon nos informations, les Donsos seraient à la recherche de collaborateurs des jihadistes. «Certains d'entre eux nous demandent pourquoi nous acceptons des gens qui ont travaillé avec les terroristes dans la zone. Pour eux, nos parents qui sont venus faire le mois de ramadan sont des informateurs et collaborateurs des terroristes. C’est pour cela qu'ils ont attaqué notre village», affirme Amadou Diallo, notable du village.

Plusieurs habitants réfutent les arguments des Donsos, selon lesquels ils cacheraient des collaborateurs de terroristes. «Selon des informations reçues le 13 mai 2019, aux environs de 00heure, des hommes armés habillés en tenue donso ont attaqué le village de Hérémakono, localité située à 10 km de Boni, région de Ségou. Le bilan fait état de plusieurs personnes tuées et des blessés. Le gouverneur de Ségou est attendu cet après-midi dans la localité» nous indique une source militaire malienne basée à Ségou.

L’armée avait pris position dans la zone très tôt avant de faire des ratissages et remonter certaines traces de pneus de motos des assaillants. Le calme était revenu aussi dans le village. Les populations attendaient l'arrivée du gouverneur de Ségou avant d’inhumer les corps.

<strong>K.T  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>2000 réfugiés de retour</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/2000-refugies-de-retour-2-2819301.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 May 2019 01:34:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Environ 400 ménages soit 2000 personnes tous des réfugiés maliens sont de retour du camp N'Bera en République islamique de Mauritanie. Ils sont majoritairement ressortissants du cercle de Goundam, plus précisément du village Koïgouma dans la commune de Gargando. À leur retour, le gouverneur de Tombouctou s'est rendu sur place afin de s'enquérir de leur situation. Le gouverneur leur a offert 10 tonnes de riz, avant que les ONG et les autres humanitaires n'apportent leur appui. Ces réfugiés de retour ont passé des moments difficiles, les premiers jours de leur retour. Ils affirment que ce retour pourrait encourager d'autres Maliens du camp de N'Bera à leur emboîter le pas.

<strong>La révolte des femmes </strong>

Suite à la violation de la loi 052, plusieurs femmes sont en colère. C'est le cas Khady N'Diaye : «J'en souffre, je suis révoltée et très déçue. C'est ridicule. Nous avons été exclues depuis longtemps et pire, nous sommes même étiquetées comme des ‘moussorobatigui’. J'ai sonné l'alarme depuis longtemps, quand la basse cour est agitée, les mâles se font entendre et les femelles se tassent dans leur coin. Depuis le texte de l'accord, nous avons été ignorées, nos voix depuis longtemps sont étouffées et même méprisées. Nous clamons notre citoyenneté malienne et réclamons nos droits. Les femmes se sont trop sacrifiées pour ce pays. Pour se faire entendre, il faut une rébellion des femmes. Nous réclamons notre droit à la gestion de la chose publique ; c’est la loi 052 qui nous accorde ça. Si ce n’est pas respecter, on tape du poing ensemble sur la table. Une liste des femmes compétentes existe déjà».

<strong>Doublons </strong>

IBK : 6 Premiers ministres et 9 gouvernements. Plus de 200 ministres. Mais plus qu’un milliard de problèmes. Alors, où se trouve l'erreur ? Analysons juste et net : doublon ou méconnaissance ? Ministre du dialogue social, ministre de la cohésion sociale, ministre de la solidarité. Ministre de la culture, ministre de l'artisanat et du tourisme. Ministre des domaines et des affaires foncières, ministre de l'habitat, de l'urbanisme et du logement social. Ministre de l'éducation, ministre secrétaire d'État pour l'éducation nationale... Ministre des Maliens de l'extérieur, ministre des Affaires étrangères.

<strong>3 millions d’enfants seront vaccinés</strong>

C’est parti pour la campagne de vaccination contre la rougeole, une maladie virale très contagieuse classée parmi les principales causes de décès chez les enfants surtout ceux de moins de cinq ans. Le coup d’envoi a été donné mardi par le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, sur le terrain Chaba de Lafiabougou, en présence des membres du gouvernement et de nombreux invités de marque.

<strong>Cstm et Cdtm ignorées</strong>

À défaut de former «un gouvernement de large ouverture» à la demande du président de la République, Dr. Boubou Cissé a formé un «gouvernement de mission». Pour la formation de ce gouvernement, la classe politique, dans son ensemble, a été associée au protocole d’Accord politique de gouvernance, signé le jeudi 2 mai, et à la mise en place dudit gouvernement. Mais, selon nos informations, les centrales syndicales, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) et la Centrale démocratique des travailleurs du Mali (CDTM) n’ont pas été associées aux discussions autour de l’accord politique. Et n’ont donc pas été représentées dans le gouvernement.

<strong>DGI : un gap de plus de 215 milliards </strong>

Pour un objectif annuel initial de recettes de 845,602 milliards de Fcfa, assigné à elle par les plus hautes autorités, en 2018, la Direction générale des impôts (DGI) a pu réaliser, au 31 décembre dernier, 629,817 milliards de Fcfa, soit un taux de 74,48% et un gap de 215,785 milliards de Fcfa. Une contreperformance qui justifie en partie l’incapacité de l’Etat à assumer ses engagements financiers ou à s’aventurer dans d’autres avec les acteurs sociaux.

<strong>Les félicitations  Guterres </strong>

Le jeudi 2 mai 2019, un accord politique a été signé à la primature sise à la cité administrative de Bamako entre le chef du gouvernement, Dr. Boubou Cissé et la classe politique. 72 heures après la signature dudit accord, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, a fait une déclaration, le 6 mai 2019, pour se féliciter de la signature d'un accord politique entre le gouvernement et les partis d'opposition qui a été suivi par la formation d'un cabinet inclusif. Par ailleurs, le Secrétaire général réitère l'engagement des Nations unies à continuer à soutenir le peuple et le gouvernement du Mali dans leur quête de paix et de stabilité.

<strong>Les jalons du dialogue </strong>

Au cours d’une série de rencontres avec les partenaires sociaux, il a souligné la volonté du président de la République d’instaurer un cadre d’échanges pour la paix sociale. Le ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, Oumar Hamadoun Dicko, accompagné de son staff technique, a <strong>effectué une visite</strong> de prise de contact avec les centrales syndicales. Il s’est rendu successivement aux sièges de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), de la Confédération malienne du travail (CMT), de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), avant de se rendre au Conseil national du patronat.

<strong>Reportée mais tenue </strong>

Le nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Dr. Boubou Cissé a décidé, lors de son premier conseil des ministres , «de faire tenir, le samedi 11 mai 2019 à partir de 10 heures au CICB, une importante rencontre regroupant les syndicats d’enseignants, les parents d’élèves, l’AMSUNEN, l’AEEM, les chefs coutumiers et religieux et les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale.» Selon le communiqué du conseil des ministres, ladite rencontre sera dirigée par Me Baba Hakib Haïdara, qui aura à ses côtés les ministres chargés du dialogue social et de l’école. Cette rencontre a été reportée et transformée en une autre tenue à la primature. Les syndicats des enseignants n'y ont pas participé. Parce qu'aucun département n'a pris contact avec eux.

<strong>Une saison pluvieuse normale </strong>

L’Agence nationale de la météorologie a organisé à Ségou, mercredi, un atelier de partage des résultats de la prévision saisonnière 2019. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le gouverneur, Biramou Sissoko. C’était en présence de la directrice générale adjointe de Mali-Météo, Mme Tandia Fanta Traoré. Les producteurs ruraux, les services techniques du développement rural et les hommes de médias de l’ensemble des régions de notre pays ont pris part à la rencontre. Il s’agissait pour Mali-Météo, à travers cette rencontre nationale, de partager les résultats sur la prévision saisonnière pour leur utilisation efficiente par tous les usagers.

<strong>Complicité ininterrompue </strong>

L’équipe gouvernementale mise en place par le Premier ministre Dr. Boubou Cissé a tenu sa session inaugurale de conseil des ministres, le mercredi 8 mai 2019, sous la présidence d’IBK, président de la République. À l’occasion, le chef de l’Etat a insisté sur l’indispensable nécessité de trouver des solutions aux problèmes d’insécurité, de justice et l’éducation. Ibrahim Boubacar Keïta a surtout saisi la circonstance pour rendre un vibrant hommage à son ancien chef du gouvernement, Soumeylou Boubèye Maïga. Pour IBK, lui et son ancien Premier ministre vont continuer à cheminer ensemble. IBK veut dire que sa complicité avec SBM sera ininterrompue.

<strong>La PCC est née </strong>

Le Pr. Clément Dembélé, lors de l’assemblée d’information de la Plateforme contre la corruption et le chômage au Mali : «Nous exigeons la déclaration de biens de tous les fonctionnaires, prévue par la loi au Mali». Face à l’urgence et pour sauver le Mali de toute forme de corruption, la Plateforme contre la corruption et le chômage au Mali (PCC) a tenu une assemblée d’information, jeudi 9 mai, dans la salle de conférence du Conseil national du patronat du Mali (CNPM). Durant laquelle, Pr. Clément Dembélé a exigé la déclaration de biens de tous les fonctionnaires comme c’est prévu par la loi au Mali.

<strong>Train de vie élevé : source d’injustice ?</strong>

Après le tout premier conseil des ministres de l’ère Boubou Cissé, Madame Barry Aoua Sylla, ministre déléguée auprès du Premier ministre, a souligné la nécessité de la réduction du train de vie de l’Etat comme une mesure incontournable pour les pouvoirs publics. Les avalanches de grèves et autres tensions sociales prennent souvent leur source à partir de l’injustice sociale entraînée par ce qu’on appelle : «les dépenses exagérées» de l’Etat.

<strong>Surprise et colère !</strong>

Quand la composition du gouvernement a été rendue publique, le 5 mai 2019, les Maliens étaient partagés entre les sentiments de surprise et de colère. Surprise, par le fait que les grands ténors de la classe politique ou leurs représentants n’y figuraient pas, mais aussi et surtout, colère, quand ils ont constaté le nombre pléthorique de ministres et le cumul par le Premier ministre de deux postes stratégiques du gouvernement : la Primature et le ministère de l’Economie et des Finances. Ce qui cache mal certaines intentions, ne saurait laisser indifférents certains observateurs.

<strong>Baber n'a pas été courageux </strong>

C’est désormais officiel : le gouvernement Boubou-I a failli connaître sa première grosse défection. En effet, le tout nouveau ministre de l’Intégration africaine, non moins secrétaire général du parti au pouvoir, Me Baber Gano, ne veut pas du département à lui confié par le président de la République. Dès sa nomination, dimanche 5 mai, il a qualifié, en présence de proches, cette décision présidentielle d’insulte à l’endroit du parti au pourvoir. Le parti qui, selon lui, a permis à IBK d’accéder au pouvoir et l’a sorti des griffes de Soumeylou Boubèye Maïga. Jusqu’au moment où nous bouclions, mercredi, Me Baber Gano n’avait pas encore effectué sa passation, donc avait refusé de prendre fonction. Cela, malgré les médiations dont on attend les résultats.]]> </content:encoded>
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<title>Il y a 63 ans, à Bamako, disparaissait Mamadou Konaté :  «Se battre, lutter, se sacrifier au bénéfice du groupe», disait Konaté</title>
<link>https://www.maliweb.net/nomminations/il-y-a-63-ans-a-bamako-disparaissait-mamadou-konate-se-battre-lutter-se-sacrifier-au-benefice-du-groupe-disait-konate-2819247.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 May 2019 01:32:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour le repos de l’âme de Mamadou Konaté, homme d’Etat franco-soudanais disparu le 11 mai 1956, et de celle de tous les défunts de la fratrie Konaté, l’Association Mamadou Konaté (AMK) a organisé la lecture du Saint Coran samedi 11 mai dans la famille Konatela à Bamako Coura.

Fidèles aux valeurs de solidarité de leur défunt parrain, les membres de l’Association ont procédé dimanche 05 mai à la remise de vivres à des déplacés maliens ayant fui devant l’insécurité qui sévit au centre du pays pour se réfugier à Faladié, en banlieue de Bamako.

Diplômé de la célèbre École Normale William Ponty d’où il sortit major en 1919, Mamadou Konaté a servi comme instituteur à Bamako, Mopti (Diafarabé), Kolokani, avant de créer en 1933 l’École rurale de Bamako qu’il dirigera pendant treize années jusqu’en novembre 1946.

Mamadou Konaté et Modibo Keita créent en 1945 le Bloc soudanais qui deviendra l’Union soudanaise, future section du Rassemblement Démocratique Africain (RDA) dont le congrès constitutif, rassemblant 800 délégués venant de l’Afrique Occidentale Française (AOF) et de l’Afrique Equatoriale Française (AEF), se tient le 18 octobre 1946 à Bamako avec la participation particulièrement remarquée de Félix Houphouët-Boigny, futur président de la Côte d’Ivoire.

Généreux et avide de justice sociale, Mamadou Konaté, élu en janvier 1956 député à l’Assemblée nationale française dont il sera désigné vice-président, s’investira avec passion dans l’émancipation des populations africaines et de l’Océan indien.

Tout au long de sa vie, ses convictions politiques et humanistes trouvent leur éloquente illustration dans ses déclarations, comme en témoigne celle-ci : «Il est essentiel de ne pas se complaire égoïstement dans la seule satisfaction de ses besoins matériels. L’aspect civique et moral, la dignité, l’honneur doivent nécessairement avoir le pas sur la vile satisfaction des besoins matériels. Se battre, lutter, se sacrifier au bénéfice du groupe. Lorsque la cause est juste, la foi, le courage, la détermination ne peuvent pas échouer».

Lors des funérailles de Mamadou Konaté à Bamako en mai 1956, le gouverneur Lucien Geay du Soudan français le dépeint ainsi : «Aimé et respecté de ses mandants qui sans cesse lui manifestaient leur plein et confiant attachement, Mamadou Konaté s’était, dès son entrée à l’Assemblé nationale, fait remarquer par ses pairs pour sa droiture, son sens élevé de la justice, sa franche lucidité, son honnêteté scrupuleuse. La calme dignité qu’il apportait dans son intervention jointe à ses qualités intellectuelles et morales, l’avait fait désigner rapidement comme un homme dont l’avis comptait le plus».

<strong>Bamako – 11 mai 2019</strong>

<strong>Source : communiqué de presse de l’Association Mamadou Konaté (AMK) </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Gouvernement de Dr. Boubou Cissé : Une débordante énergie de proximité et de générosité aux commandes de la Jeunesse et des Sports</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement-de-dr-boubou-cisse-une-debordante-energie-de-proximite-et-de-generosite-aux-commandes-de-la-jeunesse-et-des-sports-2819245.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 May 2019 01:24:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À peine 44 berges, l’âge où l’on commence difficilement à se faire, Arouna Modibo Touré vient encore de bénéficier de la confiance des Autorités pour présider aux destinées de la Jeunesse et des Sports sous l’impulsion du Président IBK et de  la clairvoyance du PM Boubou Cissé.

Point besoin d’être un initié pour savoir que le nouveau Ministre de la Jeunesse et des Sports apportera de l’espoir pour une jeunesse en perte d’avenir surtout pour un sport qui peine à <strong>faire</strong> vibrer ses nombreux fans, affecté et infecté en cela par une crise au niveau du sport roi au Mali : le football.

Qui mieux que ce jeune dévoué et engagé pour sa patrie pour relever les défis de ce secteur après un passage salutaire et apprécié au niveau du celui de la communication. Il est peut-être trop tôt de le dire, mais, ce qui est sûr, avec Arouna Modibo Touré, la jeunesse se réveillera et le sport en général, le foot en particulier enchantera.

En cela, il est jeune et a réussi à concrétiser ses projets, ses rêves. Une expérience qu’il partagera volontiers avec la jeunesse. C’est plutôt cela qui manque à la jeunesse malienne. Les bonnes références à l’antipode des raccourcis. Ministre, le jeune Touré orientera la jeunesse malienne sur l’effort, le courage et l’innovation.

Son discours devra galvaniser cette jeunesse à la quête de repères pour son implication dans l’édification nationale. Le Ministre Touré entamera sans doute une politique citoyenne de proximité et de conseils de la jeunesse. Il bénéficiera en cela des structures d’encadrement des jeunes déjà installées auxquelles, il apportera sa touche personnelle en terme d’innovation. Ce sera<strong>,</strong> avec lui, sans doute, l’ère de la confiance à la  jeunesse renaîtra.

Sur le plan sportif, le Ministre Arouna Modibo Touré s’emploiera, à ne pas en douter, outre la promotion d’un sport de masse,  à la  gestion de la crise au sein du foot. Ce sera un test de grande envergure à ce niveau. Mais l’espoir est permis quant à une bonne résolution de cette crise par l’aura du Ministre Touré.

En fait de gestion de crise, le jeune Touré y est aguerri. D’abord au service de ses affaires mais ensuite quand il était aux commandes du monde des médias. Un monde de crise que, en son temps, le Ministre a eu à gérer et au point que les acteurs de ce monde de médias ont été les premiers à saluer sa capacité d’écoute. Un fait rare dans un monde bâti sur des intérêts difficilement conciliables pour ne pas être relevé.

Bien imprégné des difficultés au niveau du monde de la jeunesse et fervent défenseur d’un sport au service de la société, le Ministre Arouna Modibo devra pouvoir assurer un élan d’espoir pour la jeunesse et le Sport au Mali.

<strong>Mais au fait qui est Arouna Modibo Touré ?</strong>

Papou pour les intimes officiait jusqu’à sa nomination au Ministère de l’Économie numérique et de la Communication. Directeur de PMU-Mali de 2015 à 2017, il a été Directeur Général de l’Agence nationale pour l’emploi de 2014 à 2015. Expert-comptable, Arouna Touré a travaillé à l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT). Il a aussi servi tour à tour pour le compte du cabinet d’audit Nicolas Kouvahey (consultant), de la société ABB SAE SPA (auditeur interne) et de TOURE &amp; Associés.

Arouna Modibo Touré a fait ses études supérieures à l’ENA de Bamako, à Sciences Po ainsi qu’à l’ESCP Europe. Le 11 avril 2017, il bénéficie de la confiance des autorités et fait son entrée au Gouvernement comme  ministre de l’Économie numérique et de la Communication.

Ce dimanche 5 mai 2019, il est nommé Ministre en charge de la Jeunesse et des Sports. Bien des observateurs saluent sa nomination qui fonde l’espoir. C’est dans les tous cas, une débordante énergie de proximité et de générosité aux commandes de la jeunesse et du Sport au Mali. Bon vent à vous Monsieur le Ministre.

<strong>Noumoutène </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le Mali vaut&#45;il encore le sacrifice des hommes de bien ?</title>
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<pubDate>Wed, 15 May 2019 01:21:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Négus Hailé Sélassié disait : «à travers l’histoire, c’est l’inaction de ceux qui auraient pu agir, l’indifférence de ceux qui savaient, le silence de la voix de la justice quand elle comptait plus qui a rendu possible le triomphe du mal.» </strong>

Et oui ! Cette assertion sied tellement à la situation du Mali que la répéter est une lapalissade. Alors que s’est-il passé pour que ce beau pays jadis respecté de tous soit la risée du monde ? Est-ce que la chute du Mali est due à la veulerie de sa classe politique plutôt qu’à la défaite de tout un peuple ? La servilité, la rouerie, et la trahison seraient-elles donc consubstantielles à la politique ?

En tous les cas, l’histoire se venge cruellement de nous avec cette ironie mordante qui est sa marque de fabrique, en fait de notre pays le lieu géométrique de la trahison et du dédit, le synonyme de l’opportunisme et de la vénalité. Sinon comment comprendre tout ce chamboulement politique, des hommes qui hier ne reconnaissaient pas les institutions de la République se retrouvent tout d’un coup au cœur du système au nom d’un prétendu Accord Politique. Ces partisans et artisans du coup d’État permanent ont réussi leur pari, ces politiciens sans plus pensent que la politique n’est que tactique et stratégie, jeu des hommes et intelligence des choses…

Ces «mangécrates» et nageurs en eaux troubles, pardon ces démocrates et patriotes sincères, ces hommes de tous les régimes sont des partisans indubitables du consensus car, sans cela, ils ne peuvent accéder au pouvoir, parce qu’ils sont à la tête de micro-partis qui n’ont ni la crédibilité, ni les ressources nécessaires pour conquérir le pouvoir.

Alors quand on les éloigne de la mangeoire, ils ne voient qu’échec et désespoir partout et travaillent au pourrissement en ne souhaitant que malheur aux dirigeants et au peuple... Comme ils aiment se glorifier eux-mêmes comme TALLEYRAND «j’ai en moi quelque chose d’inexplicable qui porte malheur aux gouvernements qui me négligent».

Depuis plus d’un demi-siècle, le Mali est pris en otage par cette race d’hommes politiques qui évoluent en bande organisée comme disait François Mitterrand : «Qu’en politique, tout est affaire de bandes», ils se partagent les rôles en se faisant recycler car à chaque fois ils sont obligés  d’abandonner la scène sans que des applaudissements, même de politesse, viennent saluer leur départ. Alors comment pouvons-nous célébrer l’échec et en faire un modèle ? Comme si la complication et l’ambiguïté lui étaient consubstantielles.

O Dieu du ciel, ayez pitié du Mali à la place de ses requins politiques, dont les mâchoires largement détendues ont englouti d’innombrables proies, fruits de l’épargne et du trésor national. Ses agents des sociétés financières, des groupes miniers, ses hommes d’argent, ses hommes d’affaires, ses hommes d’Air Cocaïne, ses hommes sans scrupules, ses hommes à la fois de la Cour et du peuple, ses négociants d’otages, des types accomplis du bandit moderne.

<strong>Le Général De Gaulle disait : «J’ai toujours eu en horreur le mensonge, je ne témoigne pas d’estime à ceux qui me trompent en dissimulant la vérité.»</strong>

Et oui ! La tradition, c’est sacré. Surtout dans l’exercice de la profession. La nomination du nouveau gouvernement est une prime à l’échec, une incohérence politique, un marché honteux, une escroquerie, un moyen pour… la politique, tactique et stratégie, jeu des hommes et intelligence des choses… de priver le Mali des moyens du changement. Or un État privé des moyens du changement est un État privé des moyens de sa conservation.

Le nouveau gouvernement reste aux yeux de la majorité des Maliens un mauvais exemple grossier de mauvaise gestion, coûteuse en ressources et ne répondant pas à la demande du changement avec le retour en son sein de vieux chevaux, ces hommes de l’échec et du déclin du Mali, des débiteurs insolvables.

La seule façon de profiter du passé est d’en conserver l’esprit mais en l’appliquant au présent. J’ai une grande faculté de mépris mais pour l’échec, le mensonge, la manipulation, la laideur, la petitesse, l’ingratitude. (…) Il me suffit de savoir le visage de vos heures d’angoisse ou de plaisir ou d’émotion ou d’amitié pour deviner qui vous êtes.

<strong>À quand la fin de ce théâtre politique toujours en représentation ?</strong>

Et oui, il est temps que la grande comédie Del Arte prenne fin, car la confusion est telle que les bourreaux d’hier qui se cachaient à eux-mêmes sortent aujourd’hui des bois pour s’autoproclamer les héros du jour avec fierté en narguant toujours et encore le peuple. Oui, les détenteurs des valeurs universelles qui ne savaient même plus où était leur responsabilité dans un passé récent sont devenus tout d’un coup des saints et ont même l’outrecuidance de se poser en recours. Ah pauvre Mali ! Que Dieu ait pitié de ton âme !

<strong>D’où la question : si le Mali vaut encore le sacrifice des hommes de bien</strong>

Nos aïeux ainsi que nos pères de l’indépendance l’ont cru hier, nous ne pouvons que le croire aujourd’hui car «la patrie est le seul bien de ceux qui n’ont rien.» Mais souvent, nous nous surprenons à demander au bon Dieu qu’est-ce que le peuple malien a fait pour mériter cet aveuglement sur la nature du péril, cette absence de lucidité et de courage, cette cécité volontaire, en un mot que sais-je cette indifférence polie à son égard.

En ce tournant majeur pour notre pays où l’échec n’est pas une option. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, aujourd’hui, le Mali devrait être porté par des hommes, soutenu par la conscience très nette d’appartenir à une élite, non point de pouvoir et d’argent, mais celle des hommes qui jamais ne renoncent, jamais ne baissent la garde et ne se satisfont à aucun prix d’une existence médiocre.

On ne fait pas de politique en dehors des réalités, les hommes politiques doivent comprendre que leur crédibilité en sera fonction de la concordance de leurs projets, de leurs discours et de leurs comportements à l’égard du peuple. Dans nos actions et agissements, nous devons faire un tri et ne retenir que ce qui est fiable, viable et transmissible aux générations du futur.

<strong>Mariko Bakary/France</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mme Barry Aoua  Sylla, ministre déléguée en charge du Budget</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mme-barry-aoua-sylla-ministre-deleguee-en-charge-du-budget-2-2819300.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 May 2019 01:21:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Moins connue du grand public, elle est certainement l’une des attractions du  gouvernement du Dr. Boubou Cissé, Premier ministre, ministre de l’Economie et des Finances. Une attraction portée par une forte personnalité couronnée de diplômes de haut niveau sur fond d’engagement pour sa patrie,  le Mali.  Au fait, qui est la ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargée du Budget, considérée par nombre de ses collaborateurs comme une référence, une compétence au service du Mali. Profil- portrait !</em></strong>

Le Mali, à l’instar des sept autres pays de l’espace UEMOA, a mis en cohérence la base légale de son cadre budgétaire et comptable avec les bonnes pratiques internationales en achevant le processus de transposition dans le droit interne des six directives relatives au cadre harmonisé des finances publiques au sein de l’UEMOA. Ces réformes participent à la mise en place d’un système de gestion des finances publiques profondément rénové qui met en exergue la modernisation des outils de gestion, des procédures et une adaptation des organisations permettant de renforcer la bonne gouvernance des finances publiques.

L’opérationnalisation de la budgétisation par programme, une desdites réforme, est effective au Mali depuis le 1<sup>er</sup>janvier 2018. L’approche de budgétisation en mode programme constitue sans nul doute celle qui garantit une bonne gestion des derniers publics, à la suite d’efforts conséquents en termes de mobilisation des recettes. Et justement, l’amélioration de la gestion des finances publiques constitue un axe majeur de la mission  du nouveau gouvernement en vue d’assurer une croissance économique inclusive au Mali.

Économiste de formation, ayant bénéficié de la confiance des autorités, la ministre déléguée chargée du Budget n’est pas en terrain inconnu. Loin s’en faut, car,  Mme Barry Aoua Sylla, pour ne pas la nommer, a participé activement à l’avènement des réformes suscitées. Réputée surtout pour son intégrité et sa rigueur dans le travail,  avec son parcours universitaire et professionnel, ici présenté, elle saura certainement insuffler une nouvelle dynamique dans la  mise en œuvre des réformes budgétaires et comptables au Mali.

Mariée, mère de trois enfants, la première nationale au Baccalauréat malien Série Sciences Exactes, avec mention bien en 1976, Mme Barry Aoua Sylla dispose d’un parcours scolaire et universitaire qui se conjugue à l’excellence. Elle est détentrice d’un doctorat de 3<sup>ème</sup> cycle en Gestion Financière, Université de Paris IX Dauphine, avec mention très bien,  d’un Diplôme d'Etudes Approfondies de Gestion Financière, Université de Paris IX Dauphine, avec mention, d’une Maîtrise en Sciences de Gestion, Université de Montpellier I, avec mention, d’un DEUG en Sciences Economiques, Université de Montpellier I, avec  mention.

Elle a participé à une série de formations continues de haut niveau, notamment sur la gestion du changement dans les organisations publiques et privées, à Casablanca (Maroc), le Partenariat public-privé dans le domaine des infrastructures à la «John Kennedy School of Government» de l’Université de Harvard à Cambridge (Etats-Unis), et le management des projets organisé par la Société financière internationale (IFC - Groupe de la Banque mondiale) à Johannesburg  (Afrique du Sud).

<strong>Une  compétence réelle, doublée d’une discrétion au service de l’efficacité dans le travail</strong>

Secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances de septembre 2018 jusqu’à sa nomination comme ministre déléguée, chargée du Budget, Mme Barry Aoua Sylla a été, successivement, chef de cabinet du ministère de l’Economie et des Finances, Secrétaire Général du ministère des Mines, Coordinateur de la Cellule d’Appui à la Réforme des Finances  Publiques et Conseiller à l’Autorité de Régulation des Marchés Publics et des Délégations de Service Public.

La ministre déléguée chargée  du budget a été aussi, en 2018, membre du Conseil d’administration de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), du Fonds de Solidarité Africain (FSA), de la Compagnie Malienne de Développement des Textiles (CMDT) et de la SOTELMA, membre du Comité de Politique Monétaire de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), de 2010 à 2015.

Et, de 2005 à 2009, elle fut membre du Conseil d’administration de la Société Energie du Mali (EDM SA, Bamako), de la Société de Gestion du Barrage de Diama (SOGED, Nouakchott-Mauritanie), de la Société de Gestion et d’Exploitation du Barrage de Manantali (SOGEM, Bamako), du Conseil de Surveillance du Millenium Challenge Account-Mali (MCA-Mali, Bamako).

Au plan sous-régional et international, de 1996 à 2004, elle a été Conseiller en investissements de <em>«l’Africa Project Development Facility</em>» (APDF-Abidjan, Côte d’Ivoire), une initiative de la <em>Société financière internationale (IFC du Groupe de la Banque mondiale, filiale chargée du financement du secteur privé</em>) ayant pour mission d’aider au développement d’entreprises privées africaines viables et rentables. À ce titre, elle a participé à de nombreux séminaires, ateliers et fora sur la promotion des affaires et du secteur privé, la gestion d’entreprises, le secteur financier, le management des projets, la planification stratégique, etc.

Mme Barry Aoua Sylla a, auparavant, été consultante indépendante en Côte d’ivoire, Auditeur interne d'INADES-FORMATION (Abidjan, Côte d’Ivoire), une ONG internationale présente dans 10 pays africains (Burkina Faso - Burundi - Cameroun - Côte d'Ivoire - Kenya - Rwanda – Tanzanie - Tchad - Togo - République Démocratique du Congo). À ce titre, elle était responsable de l’audit, du contrôle interne, de l’élaboration et de l’amélioration des règles et procédures de gestion au sein du réseau.

Pour être complet sur ce parcours professionnel soutenu, on ajoute que  la ministre déléguée chargée du Budget a été Directrice générale des Marchés publics (Mali), Conseiller Technique au Secrétariat général de la Présidence de la République du Mali, chargée de l'instruction et du suivi des dossiers relatifs aux entreprises publiques et privées et aux institutions financières,  et assistante, chef de mission puis Directrice au sein du Cabinet «Concorde Audit Mali». À ce titre, elle a participé et dirigé de nombreuses missions d'audit et de commissariat aux comptes confiées à cette Société.

Enfin, elle fut aussi Professeur d’enseignement supérieur (Finance et Comptabilité) à l'Ecole Nationale d'Administration du Mali et Chargée de cours à l’Ecole des Hautes Etudes Pratiques (EHEP). La ministre déléguée chargée du budget parle couramment le bambara, le soninké, le français et l’anglais.

<strong>D. FOMBA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Abou Traoré, président du réseau Mali Nièta :   «La jeunesse n’a pas intérêt à rester en marge de l’histoire»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/abou-traore-president-du-reseau-mali-nieta-la-jeunesse-na-pas-interet-a-rester-en-marge-de-lhistoire-2-2819269.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 May 2019 01:15:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le but d’apporter sa pierre à la reconstruction de l’édifice national, le jeune Abou Traoré a mis en place un groupement associatif  nommé «Réseau Mali Nièta». Il nous a accordé une interview pour nous faire découvrir son réseau et ses perspectives pour le retour de la paix au Mali.</em></strong>

<strong><em>Traoré, pouvez-vous nous parler de votre réseau, comment et pourquoi, vous l’avez mis en place ?</em></strong>

Le réseau Mali Nièta a vu le jour grâce à une synergie d’actions de plusieurs associations. Moi-même j’étais membre de plusieurs en même temps avec le même objectif, paix, développement et sécurité au Mali. Donc j’ai pris l’initiative de réunir toutes ces associations avec d’autres associations sous une même bannière. Donc, j’ai entamé les discussions et Dieu merci, je n’ai pas eu de grandes difficultés. Nous sommes aujourd’hui une vingtaine d’associations réunies pour former le réseau Mali Nièta.

<strong> </strong><strong><em>De la mise en place de votre réseau à nos jours, quels ont été les différents grands actes que vous avez posés, et ceux que vous comptez poser pour la réalisation de vos objectifs ?</em></strong>

Cette année, après notre lancement officiel au Cres de Badalabougou, nous avons organisé plusieurs rencontres de prises de contact entre membres du réseau d’abord. Ensuite, nous avons envisagé prendre attache avec certaines personnalités du pays afin de discuter et d’échanger avec elles pour accueillir conseils et bénédictions.

Nous avons rencontré plusieurs chefs coutumiers et religieux, des responsables politiques et aussi de la société civile. Nous comptons rencontrer aussi tous les anciens présidents de la République et anciens Premiers ministres du pays.

<strong><em>Quel était l’objet de ces rencontres ?</em></strong>

C’est le Mali qui était au centre de nos échanges avec ces personnalités. Nous volons comprendre ce qui s’est passé et qui a fait tomber le Mali dans une si grande crise. Nous cherchons les causes de la crise afin de dégager des solutions idoines à la crise malienne. Bientôt, nous comptons lancer nos activités dans les zones de conflits. Nous irons auprès des victimes, les secourir du peu que nous pouvons, et aussi échanger et discuter avec elles afin que la paix puisse revenir au Mali.

<strong> </strong>

<strong><em>Quel est votre dernier mot ou appel que vous à l’endroit de la jeunesse malienne ?</em></strong>

&nbsp;

D’abord, permettez-moi de souhaiter bon vent au jeune Malien qui vient d’être nommé Premier ministre. Cet acte conforte la promesse du président de la République de placer son mandat sous l’emblème de la jeunesse. Donc, nous devrions l’encourager dans ce sens à faisant preuve de maturité, de soutien au Premier ministre afin qu’il réussisse sa mission aussi grande que difficile. La jeunesse n’a pas intérêt à rester en marge de l’histoire. Elle doit rejoindre les remparts de la reconstruction démocratique sur tous les fronts qu’il soit. Je vous remercie.

<strong> </strong>

<strong>Propos recueillis par Ousmane DIAKITE</strong>

<strong>

</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Visite du MDAC au centre du pays</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/visite-du-mdac-au-centre-du-pays-2819255.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 May 2019 01:12:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants vient de boucler une visite de terrain de 48 heures dans la 6<sup>ème</sup> région militaire Sévaré. À Koro comme à Sévaré, le général Dembélé a insisté sur l'indispensable coopération des Fama avec les populations. Au-delà des mots de félicitations et d'encouragements à l'endroit des troupes qui venaient d'enregistrer une victoire opérationnelle à Diankabou, le ministre Ibrahima Dahirou Dembélé a insisté sur le bon comportement à adopter par nos militaires sur le terrain. Pour le ministre Dembélé, le souhait de tout un peuple est aujourd’hui de voir la peur changer de camp. Et de  noter que cela constitue une instruction du chef suprême des armées.

<strong> </strong>

<strong>Koulikoro : des armées étrangères pour les CT1 et 2
</strong>
30 stagiaires de 10 nationalités différentes ont reçu vendredi 10 mai leur certificat des mains de la hiérarchie à Koulikoro. Venus du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, du Congo, de la Côte d’Ivoire, du Djibouti, de la Guinée, du Mali, du Niger et du Sénégal, ces sous-officiers sont tous des administratifs pour la gestion financière des armées. Le Directeur de l’école militaire d’administration (EMA), le Lieutenant-colonel Hamala Diarra, a souligné que la diversité des pays représentés dans cette promotion confirme la vocation régionale de l’Ecole militaire d’administration qui s’est vertueusement illustrée comme une référence sur le continent en matière de formation des officiers et sous-officiers africains, aux techniques administratives comme la comptabilité, les finances, le budget et la trésorerie.

<strong>Ségou : renforcement de capacités d’officiers et sous-officiers… </strong>

La place d’armes du camp Amadou Cheick Oumar Tall de Ségou a abrité, le vendredi 10 mai, la cérémonie de clôture de la formation de la 18<sup>ème</sup> CMATT (Combined mobile advisory Team) de l’EUTM. Organisée par l’EUTM à l’intention de 4 officiers subalternes et 101 sous-officiers et militaires du rang de la 212<sup>ème</sup> Compagnie d’infanterie motorisée, cette formation s’est tenue du 15 avril au 10 mai 2019. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles des Forces de défense et de sécurité de la 2<sup>ème</sup> région militaire.

<strong>DCSSA-DTTA : fin de formation des BA1, BA2 Santé et Transmissions</strong>

Ils étaient environ 200 stagiaires hommes et femmes pour les Brevets d’armes santé et transmissions. Chacun des groupes dans sa spécialité a fait 3 mois d’intenses cours pratiques militaire et professionnel pour répondre aux missions des unités d’origines. Concernant les éléments de la santé, le Coordinateur du centre de formation, le Commandant Oumar Traoré, a félicité ses stagiaires pour les brillants résultats obtenus.
Pour les transmetteurs, le Directeur des Transmissions et des Télécommunications des Armées, le général de Brigade Moussa Traoré, a invité les uns et les autres à prouver sur le terrain les connaissances et les aptitudes acquises. Ces deux cérémonies se sont déroulées à Kati le vendredi 10 mai 2019.

<strong>Les détenteurs des BA1 et BA2 prêts à servir</strong>

La sortie des Brevets d’Armes n°1 et n°2 (Aviation, Sports et Administration) a eu lieu, le jeudi 9 avril 2019, au Centre des formations classiques à la Base 101 de Sénou. Plus de 200 sous-officiers hommes et femmes viennent de boucler un stage de formation classique de 3 mois. Cette formation s’est déroulée en 2 parties, théorie et pratique, sanctionnée chacune par un examen. Les BA aviation ont été innovés par l’introduction de la méthode de raisonnements tactiques. Quant à l’Administration, elle s’est appesantie sur ses fonctions traditionnelles à savoir la gestion du matériel et celle des deniers.

<strong>Mali-France : </strong><strong>lutte contre les feux d’hydrocarbures</strong>

Vingt-cinq officiers et sous-officiers de la Direction générale de la Protection civile au Mali ont été formés cette semaine à la lutte contre les feux d’hydrocarbures, à l’initiative de la coopération de protection civile de l’ambassade de France au Mali. Encadrée par deux cadres de la Brigade de Pompiers de Paris, ce stage a permis aux participants, originaires de Bamako, Sikasso, Kayes et Koulikoro, de consolider leurs connaissances et améliorer leur intervention en cas d’accident de camions citernes, de feux de dépôts pétroliers ou de stations-services, ou encore d’incendie de stockage non réglementé de carburant.

<strong> </strong><strong>Police nationale : nouveau dispositif d’enrôlement du personnel </strong>

La Direction générale de la Police nationale a abrité, le vendredi dernier, le lancement du Système intégré de gestion des ressources humaines (SIRH/PN). Ce système consiste à enrôler tous les fonctionnaires de police dans une base de données. Il permet non seulement de trouver l'effectif réel des fonctionnaires de police mais également de connaître leurs positions et de bien organiser un plan de carrière pour les policiers. Cela va rendre la tâche facile au Directeur des Ressources humaines dans ses missions. Le système va aider la Police dans la confection des cartes biométriques et badges d'accès aux différents services de police. Ce système a été mis en place grâce au partenariat entre la police et l'ambassade des États-Unis au Mali. Le premier enrôlement a commencé depuis le 29 avril et va se poursuivre jusqu'au 24 juin 2019. Il concerne les fonctionnaires de police du District de Bamako.

&nbsp;

<strong>Brèves rassemblées par Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Révision constitutionnelle : les tares de l’avant&#45;projet (1ère partie) : Entre insuffisances et incohérences !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/revision-constitutionnelle-les-tares-de-lavant-projet-1ere-partie-entre-insuffisances-et-incoherences-2-2819293.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/revision-constitutionnelle-les-tares-de-lavant-projet-1ere-partie-entre-insuffisances-et-incoherences-2-2819293.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 May 2019 01:07:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sans nécessairement dénier toute avancée à l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution du 25 février 1992, le constitutionnaliste Dr. Brahima Fomba a préféré dans cette contribution, se focaliser sur ses insuffisances, ses incohérences, et surtout sur les innombrables interrogations qu’il suscite. Comme il a eu à le soutenir, Dr. Fomba considère toujours, au regard des tares de l’avant-projet de révision passé aux cribles que cette deuxième tentative est condamnée à un échec aussi lamentable que celle de 2017. Ainsi donc, la montagne de la diversion, des faux-fuyants et surtout des concertations folkloriques du Comité d’experts, n’aura finalement accouché que d’une souris ! </em></strong>

C’était parfaitement prévisible et nous l’avions pronostiqué en son temps. Sans en être qu’une pâle copie, pour l’essentiel l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution a reconduit, avec parfois de la confusion en prime, les tripatouillages qu’en 2017 le Président IBK avait fait subir, dans les conditions rocambolesques que l’on sait, à la Constitution du 25 février 1992. Comment pouvait-il en être autrement pour une réforme constitutionnelle qui, en dépit de la filiation douteuse qu’elle revendique avec les tentatives d’Alpha et ATT, se révèle plutôt un agenda imposé de l’extérieur au peuple souverain du Mali.

Dans le double contexte d’un Etat qui se veut souverain et institutionnellement démocratique, nul Président de la République, y compris avec son armada de soutiens étrangers, ne peut impunément embarquer tout un peuple dans la mise en œuvre d’un agenda dans lequel celui-ci ne se reconnaît guère. La nouvelle révision constitutionnelle du Président IBK est un agenda mal ficelé d’autant plus voué à l’échec que dans le fond et la forme, on se rend bien compte qu’il suit le même chemin de traverse qui avait conduit à l’impasse de la tentative de 2017.

<strong>Une révision viciée dans la forme par le 118-3 de la Constitution : de l’«insécurité résiduelle» de Manassa à la «souveraineté résiduelle» du Mali</strong>

L’article 118 de la Constitution dispose à l’alinéa 3 qu’«aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire». Ce 118-3 implique que quelle que soit la nationalité des forces d’occupation du territoire l’atteinte à l’intégrité territoriale qui en résulte interdit toute procédure de révision constitutionnelle, afin d’empêcher des modifications éventuelles qui n’auraient peut-être pas pu été envisagées en temps normal. Le lamentable avis de la Cour constitutionnelle de Manassa Danioko opinant sur la question s’est littéralement planté comme un petit débutant en Droit. La scandaleuse «insécurité résiduelle» explique éloquemment la «souveraineté résiduelle» actuelle du Mali qui ne fait pas honneur à l’avis de la Cour constitutionnel.

En réalité, le 118-3 est l’ange-gardien de la Constitution qu’elle protège contre les tentatives de soumission de l’Etat à des chantages en vue d’extorquer de lui des modifications qui s’assimilent à des rançons. L’article 118-3 a été pensé pour empêcher la prise en otage juridique de l’Etat malien. Depuis l’invasion barbare du nord du Mali en 2012 par des groupes rebelles armés aux velléités sécessionnistes affichées face à la République souveraine du Mali, l’Etat agonise sous le poids d’un régime de partage de souveraineté et de parcelles territoriales avec eux.

Le projet de révision constitutionnelle n’est pas crédible au regard de la persistance aggravée de ces situations d’atteintes répétées à l’intégrité du territoire que nul ne peut contester. Si l’alinéa 3 n’est pas qu’une disposition superflue condamnée à la caducité, il est évident que la nouvelle aventure présidentielle de révision constitutionnelle est dos au mur face à la persistance de l’atteinte à l’intégrité territoriale du Mali.

<strong>Une révision parrainée par la «communauté» internationale</strong>

Contrairement aux deux premières tentatives des Présidents Alpha et ATT qui furent d’inspiration authentiquement nationale, la révision que le Président IBK s’évertue depuis 2017 à imposer au peuple souverain du Mali est une révision par procuration délivrée par la «communauté» internationale. Il est affligeant de constater autant d’ingérences étrangères dans cette affaire de révision constitutionnelle que ne justifient nullement de simples préconisations exprimées dans un Accord que ne partage nullement le peuple malien qui n’a, à aucun moment, été associé à son grotesque montage. Il est totalement faux et même franchement insultant pour le peuple malien d’entendre des élucubrations diplomatiques soutenir que la révision est une demande collective des Maliens et qu’elle est utile pour l’ancrage de la démocratie.

De quelle demande collective et de quel ancrage démocratique parle-t-on ? Pourquoi la «communauté» internationale qui fait l’apologie de la souveraineté du Mali se croit-elle fondée, à travers des menaces à peine voilées, à décider de ce qui convient au peuple malien en rapport avec des questions constitutionnelles de souveraineté ? En vertu de quoi la «communauté» internationale peut-elle s’octroyer le droit de contraindre un Etat souverain à réviser sa constitution y compris en décidant de ce qu’il doit y mettre comme un Sénat dicté par un Accord imposé de l’extérieur en lequel le peuple du Mali ne se reconnaît guère ?

Tout se passe comme si dans la tête du Président IBK et de ses parrains étrangers, la révision constitutionnelle est chose acquise dès lors qu’un semblant de référendum peut s’organiser pour mettre en forme les tripatouillages constitutionnels programmés pour le Mali. Cette révision n’est ni plus ni moins qu’une entreprise de confiscation de la souveraineté nationale du Mali par l’infime fraction du peuple constituée des groupes armés qui s’en attribuent l’exercice. Ils tentent ainsi d’imposer à la Constitution du Mali des modifications taillées sur mesure rien que pour satisfaire leurs désidératas catégoriels contenus dans l’Accord d’Alger.

<strong>De nouveaux alinéas maladroitement rafistolés sur des articles</strong>

C’est le cas de l’article 1er de la Constitution ainsi libellé : «La personne humaine est sacrée et inviolable. Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne». À cet article, ont bizarrement été greffés deux alinéas nouveaux relatifs au mariage et à la famille :

Alinéa3 (Nouveau) : «Le mariage et la famille constituent la base naturelle et morale de la communauté nationale. Ils sont placés sous la protection de l’Etat» ; Alinéa 4 (Nouveau) : «Le mariage est une union entre un homme et une femme dans les conditions définies par la loi. Le mariage forcé est prohibé et puni par la loi». <strong>Ces deux alinéas n’ont pas de cohérence avec l’article 1er qu’ils sont censés compléter.</strong>

On retrouve la même incohérence entre l’article 4 de la Constitution et l’alinéa 2 (Nouveau) qu’on y a inséré. L’article 4 dispose : «Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte, d’opinion, d’expression et de création dans le respect de la loi». Le nouvel alinéa greffé dispose que «le droit d’accès à l’information publique et aux documents administratifs est garanti dans les conditions fixées par la loi». Enfin, de la pire manière, l’article 13 (Nouveau) par son anachronisme qui ne s’explique que par l’obsession de vouloir à tout prix insérer l’Accord d’Alger dans la Constitution, symbolise l’incohérence entre le texte original et les rajouts opérés par les nouveaux alinéas.

L’article 13 de la Constitution dispose : «Le droit de propriété est garanti. Nul ne peut être exproprié que pour cause d’utilité publique et contre une juste et préalable indemnisation». À cet article, ont été greffés dans l’anachronisme deux alinéas (Nouveaux). Ainsi de manière pernicieuse, on a fait glisser l’article 13 du thème du droit de propriété privée à celui du «droit de propriété publique» sur la base de la souveraineté de l’Etat sur les ressources naturelles du sol et du sous-sol comme si cela n’allait pas déjà de soi : «Les ressources naturelles du sol et du sous-sol sont la propriété du peuple malien. L’Etat exerce sa souveraineté sur lesdites ressources».

<strong>Le vagabondage terminologique autour de la notion d’autorité traditionnelle</strong>

Comme une obsession, l’avant-projet de loi constitutionnelle se livre à une sorte d’apologie du «traditionnel» qui se nourrit de l’illusion conservatrice importée d’Alger selon laquelle les autorités traditionnelles seraient des institutions magiques qui vont gommer d’un trait toutes les tares de la gouvernance au Mali. C’est sans doute à cause de cette obsession que l’avant-projet de loi constitutionnelle s’est égarée dans la confusion terminologique qualifiant à la fois les autorités traditionnelles de «chefferie traditionnelle» dans le Préambule, d’«autorités traditionnelles et coutumières» à l’article 36 (Nouveau) alinéa 6, de «chefferie traditionnelle» aux articles 70 (Nouveau), 75 (Nouveau) et 102 (Nouveau).  C’est la preuve de la manipulation d’un  concept autrement plus complexe pouvant recouvrir plusieurs réalités. Même la communication officielle du Président IBK qui parle d’«autorités traditionnelles, coutumières et religieuses» n’est pas exempte de ce vagabondage terminologique qui ne mène qu’à de la confusion.

En vérité, le terme d’«autorité traditionnelle» est polysémique eu égard à la richesse socio-culturelle de notre pays et il n’est pas évident que le vagabondage terminologique qui caractérise l’avant-projet  de révision puisse contribuer à une meilleure appréhension du concept. Comment opérer une reconnaissance constitutionnelle à des autorités qui ne sont pas clairement définies par l’avant-projet de révision ?

<strong>Le nouveau scandale du serment présidentiel</strong>

On se demande finalement pourquoi les révisions constitutionnelles du Président IBK en veulent tant à l’article 37 de la Constitution relatif au serment présidentiel qu’elles s’évertuent à amputer de membres de phrases. On se souvient du scandale de la suppression en 2017 de la partie faisant obligation au Président de la République de «garantir l’indépendance de la patrie et l’intégrité territoriale».

Le serment connaît un nouveau tripatouillage. On constate que dans l’avant-projet de révision, un membre de phrase et non des moindres, a été biffé du serment. Il s’agit du membre de phrase par lequel le Président jure de «respecter et de faire respecter la Constitution». En biffant ce membre de phrase du serment présidentiel, l’avant-projet entend-il dédouaner le Président IBK de l’obligation de «respecter et de faire respecter la Constitution?» Quel est l’objectif visé par cette suppression si ce n’est de constitutionnaliser la pratique déviante consistant de la part du Président IBK à prendre de la liberté par rapport à la Constitution. N’a-t-il pas signé l’Accord inconstitutionnel d’Alger alors que la Constitution n’autorise nullement le Président de la République à prendre un engagement quelconque qui comporterait une clause qui lui soit contraire.

Ne vient-il pas, comme si cela ne suffisait pas, d’engager la présente révision constitutionnelle dans le mépris absolu du 118- 3 de la Constitution ? L’obligation de respecter et de faire respecter la Constitution de peser sur le Président de la République.

<strong>Dr. Brahima FOMBA</strong>

<strong>Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako (USJP)</strong>

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<title>Clin d’œil : la société civile est dans sa mue</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/clin-doeil-la-societe-civile-est-dans-sa-mue-2819261.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 May 2019 01:03:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Selon Wikipédia la société civile désigne les organisations non gouvernementales, à but non lucratif, qui animent la vie publique et défendent des intérêts ou des valeurs de leurs membres ou autres…</em></strong>

Au Mali, la société civile a trois composantes : la traditionnelle, la moderne et la dernière que nous désignerons comme la composante 2.0. Depuis l’avènement du Mali moderne, les responsables coutumiers ont joué un rôle très important pour l’équilibre des pouvoirs et pour la stabilité sociale, ils constituent la société civile traditionnelle. Les chefs coutumiers, les chefs de cultes de nos ancêtres et les niamakalaw ont toujours influencé l’opinion de leurs zones de compétence. Ces leaders locaux ont toujours été l’interface entre les pouvoirs publics et les populations locales.

Avec la démocratisation des prêches, le sens de l’organisation des religieux musulmans et la passerelle établie avec le monde chrétien du Mali, les religieux sont devenus une force qui compte dans les activités sociales (Crises et défense des populations). La faîtière des organisations islamiques est aujourd’hui une institution de fait au Mali. Les chefs religieux ne restent plus dans leurs lieux de culte ou dans leurs écoles religieuses.

En dehors de cette composante traditionnelle, nous avons la composante moderne qui concerne les syndicats, les associations et les organisations internationales. En général ces corps de la société civile sont spécialisés. Ils défendent des secteurs d’activités, des causes sociales, ils militent aussi pour des promotions. Cette branche affronte directement l’Etat pour l’atteinte de ses objectifs, elle négocie habilement pour avoir des améliorations, mais elle utilise souvent des méthodes très radicales pour faire fléchir les gouvernants. Cette apparition pour la défense sociale de l’ère moderne, venue avec l’apparition des Etats modernes démocratiques, est en train de se faire supplanter.

Une nouvelle composante commence à pointer du nez, celle que nous appelons la société civile 2.0, elle est plus directe, souvent très virulente et pas organisée, mais extraordinairement efficace. Cette société civile se caractérise par des activistes qui évoluent uniquement en ligne, surtout sur les réseaux sociaux. Ils manœuvrent ou seuls ou en réseau, transpercent les frontières et deviennent des influenceurs globaux ou d’un secteur. Ils n’ont pas souvent un véritable programme, suivent leurs émotions. Ils dérangent les pouvoirs publics qui n’ont pas encore trouvé autre chose pour les contrer que de couper momentanément l’internet, ce qui peut provoquer de nos jours d’énormes problèmes collatéraux.

La société civile est en train de muter, surtout avec l’utilisation du numérique, elle transgresse les frontières, globalise les luttes et les revendications. Les Etats ne doivent plus avoir l’œil que sur leurs agitateurs. Le printemps arabe a montré que les peuples ont les mêmes réclamations sociales, ils peuvent s’observer désormais et le mimétisme peut faire le reste. Aucun n’Etat n’est plus à l’abri, et un peuple qui est poussé à bout réagit forcément, surtout qu’aujourd’hui tout s’étale sur les réseaux sociaux, la nouvelle place publique.

<strong>Macké DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lancement du call center Canal+ Mali :  Une quarantaine d’agents à votre écoute 7 jours sur 7</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/lancement-du-call-center-canal-mali-une-quarantaine-dagents-a-votre-ecoute-7-jours-sur-7-2819262.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 May 2019 01:00:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Dans le souci d’être encore plus proche de ses clients, de satisfaire leurs besoins, d’être à leur écoute, Canal+ a ouvert au Mali et lancé les activités de son call center depuis le jeudi 2 mai 2019. Cette information a été donnée au public le jeudi 9 mai 2019 au siège dudit centre d’appel à Hamdallaye ACI 2000.</span></i></b></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Étaient présents à cette cérémonie de lancement, premier du genre chez Canal + Mali, le directeur général de Canal +, M. Moussa Tièmoko Dao, M. Bakari Fofana, responsable expérience client Afrique de Canal +, M. Abdou Khadim Kane, secrétaire général du groupe «Chaka» et d’autres personnalités ainsi que les hommes de médias.</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Après la présentation du nouveau produit qui a été officiellement mis sur le marché depuis el 2 mai, Moussa Tièmoko Dao, DG de Canal+ Mali, a déclaré que «ce lancement qui vise à assurer un service de qualité à ses clients, Canal + en partenariat avec le call center (Call me Mali) filiale du groupe Chaka, bénéficie d’une équipe formée aux dernières techniques de communication et s’adapte aux besoins de Canal+ Mali».</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ce centre d’appel, selon M. Dao, est installé à Bamako et couvre tout le territoire malien ; il est un espace chaleureux et aménagé conformément aux standards requis pour remplir cette mission de relais entre les abonnées, les prospects et la marque Canal +.</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il permettra de connaître les besoins des clients, a-t-il rassuré, et de prendre connaissance de leurs attentes, d’assurer le service après-vente afin de leur offrir une proposition adaptée tenant compte de leur environnement et de leur mode de vie.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Abondant dans le même sens, M. Bakary Fofana, responsable chargé de la clientèle à Canal + en Afrique et en Asie du sud-est, dira que grâce à ce call center, les abonnés pourront vivre une expérience client agréable et auront la possibilité de remonter toutes les difficultés rencontrées lors de la consommation des produits Canal+.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Quant à  Abdou Khadim Kane, secrétaire général du groupe «Chaka», le concepteur du centre d’appel, il a ajouté que le personnel y travaillant, plus d’une quarantaine dans un premier temps, est formé aux règles sur l’écoute et l’accueil client et parle les quatre langues nationales à savoir le bambara, le peulh, le soninké, le sonrhaï et aussi le français. Soulignons que les agents dudit centre d’appel travailleront 7 jours sur 7 et cela de 8 heures à 22 heures décrochant un seul numéro client : 36.555. </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Au terme de la cérémonie, M. Joël Meyer, ambassadeur de France au Mali, a félicité Canal + pour son ascension fulgurante au fil des ans. «Cet événement qui a réuni ces différents responsables constitue la réalisation d'un projet pharamineux», a fait savoir M. Meyer.  C'est une visite guidée dans les locaux du centre d’appel qui a mis fin à cette cérémonie de lancement. </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ousmane DIAKITE</span></b></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Ibrahima Dahirou Dembélé : ministre de la Défense et des Anciens combattants</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibrahima-dahirou-dembele-ministre-de-la-defense-et-des-anciens-combattants-2819264.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 May 2019 01:00:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une des missions cruciales du gouvernement de Dr. Boubou Cissé est de rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire, en luttant farouchement contre le terrorisme. Pour relever ce défi de taille, le choix a été porté sur le général de division Ibrahima Dahirou Dembélé, dont la compétence est unanimement reconnue par ses frères d’armes.</strong>

Le nouveau ministre de la Défense et des Anciens combattants est né le 9 janvier 1967 à Ségou. Issu de la première promotion du Prytanée militaire de Kati 1981, il rejoint l’Ecole militaire interarmes (EMIA) de Koulikoro en 1988. À sa sortie de l’EMIA en 1991, il est affecté au 11<sup>ème</sup>  Bataillon d’infanterie motorisée de Kidal où il est nommé successivement chef de section puis adjoint au commandant de la 112<sup>ème</sup> compagnie d’infanterie motorisée.

Après sa spécialisation à l’Ecole d’application de l’infanterie de Montpellier en 1994, Ibrahima Dahirou Dembélé commande la compagnie d’intervention rapide de Sévaré (DAMI) de 1994 à 1999 avec un stage de formation des commandants d’unité en 1997 en France. De 1999 à 2001, il est instructeur et directeur adjoint à l’EMIA puis devient officier d’état-major au niveau de différents régiments et régions militaires du Nord (Tessalit, Gao) entre 2001 à 2003. Il obtint son brevet d’état-major à l’école d’état-major de Koulikoro en 2003, avec mention bien.

Nommé chef de division «enseignement-formation» à la direction des écoles militaires en 2004, il rejoint par la suite l’école d’état-major de Koulikoro où il servira d’abord comme professeur de groupe en 2007 et devient directeur des études en 2009. Parallèlement, il donnait des cours à l’école de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye aux observateurs militaires de l’ONU et de l’UA en qualité d’instructeur non permanent de 2005 à 2008.

Ibrahima Dahirou Dembélé fut désigné en 2009 pour l’école de guerre à Bandung en République d’Indonésie. À son retour en 2010, il devient commandant de Groupement tactique interarmes (GTIA) à Tessalit dans le cadre du Comité d’état-major opérationnel conjoint (CEMOC) et repartira à nouveau en République d’Indonésie en 2011 pour compléter sa formation en stratégie à l’Institut de la défense nationale d’Indonésie à Jakarta, où il obtient son master en étude stratégique de résilience nationale.

Suite aux troubles politico-militaires survenus au Mali, en mars 2012, Ibrahima Dahirou Dembélé fut promu chef d’état-major général des Armées le 28 mars 2012. Avant son entrée au gouvernement, il était inspecteur général des Armées et services depuis le 14 février 2018.

Le général de division Ibrahim Dahirou Dembélé a reçu plusieurs décorations : médaille commémorative de campagne Flamme de la Paix en 1996, Officier de l’Ordre national du Mali en 2019, médaille de la Mission des Nations unies au Liberia, médaille de la Mission des Nations unies au Sud Soudan, médaille d’or du ministère de la Défense de France en 2009, médaille de la sécurité de l’Union européenne en 2013.

Père de quatre enfants, il parle couramment le bambara, le français, l’anglais et le bahasa indonésien.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil du Reporter :   Une chance à saisir pour remettre le pays sur les rails</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/loeil-du-reporter-une-chance-a-saisir-pour-remettre-le-pays-sur-les-rails-2819253.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 May 2019 01:00:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Un gouvernement de large ouverture de 38 ministres dirigé par Dr. Boubou Cissé vient d’être mis en place. Au lendemain de sa formation, commentaires et critiques fusent. Normal. </em></strong>

Mais l’essentiel doit résider en la confiance placée en Dr. Boubou Cissé par le chef de l’Etat pour diriger ce gouvernement, et dans le soutien et l’accompagnement de tous les acteurs politiques et de la société civile, pour remettre le pays sur les rails.

Dr. Boubou Cissé a été nommé dans un contexte de crise politique et sociale. Cela a davantage rendu difficile «l’accouchement» du gouvernement. Lequel résulte d’un accord politique que le nouveau Premier ministre a pu faire signer par plusieurs partis politiques. Toute chose qui n’était pas évidente, n’eût été le sens de l’écoute et du dialogue de Dr. Boubou Cissé.

Si le gouvernement mis en place ne répond pas aux aspirations de certains concitoyens, à cause de sa taille, il faut cependant reconnaître qu’il peut amener une certaine décrispation politique. Puisqu’il amenuise les frustrations. Pas que, il y a également des hommes et femmes d’expérience dans ce gouvernement. Signe d’espoir.

Mais, pour qu’ils puissent réussir à relever les multiples défis qui se posent au Mali, tant sur le plan sociopolitique, économique et sécuritaire, les membres du nouveau gouvernement doivent être soutenus et accompagnés par l’ensemble des Maliens.

Pour mener la lutte contre la corruption, le chômage des jeunes, la crise scolaire..., personne n’a intérêt à ce que le Premier ministre et son équipe échouent. Si Boubou Cissé et son gouvernement ont l’obligation de résultat, cela passe nécessairement aussi par l’accompagnement de l’ensemble des Maliens.

<strong> </strong>

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Modibo Sidibé sur Africable :  «L&amp;apos;accord politique actuel est taillé sur mesure, il va servir à calmer mais pas à soigner ni guérir»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/modibo-sidibe-sur-africable-laccord-politique-actuel-est-taille-sur-mesure-il-va-servir-a-calmer-mais-pas-a-soigner-ni-guerir-2-2819305.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 May 2019 00:41:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une soirée pas comme les autres, une émission pas comme les autres, un invité homme d'Etat mais très discret. Mais qui connaît le Mali, ses problèmes et qui a ses solutions. Modibo Sidibé était sur Africable le dimanche 12 mai 2019 pendant une heure dans l'émission "Politik" avec Robert Dissa. Le tout sous le contrôle de notre confrère Sékou Tangara. </em></strong>

Tout Bamako était sur Africable parce que l'invité était à la hauteur, grand commis de l'Etat, il a une connaissance du Mali, qui fait de lui une référence. Il a pu tenir le public en haleine pendant l'émission avec des réponses qui ont une concordance avec les aspirations du peuple malien.

Cette émission a permis aux Maliens et téléspectateurs d'Africable de connaître la position de Modibo Sidibé et son parti, les FARE, sur les questions politiques, la crise de l'école, la sécurité et surtout la bonne gouvernance.

Faut-il le rappeler, le parti FARE avait réuni toutes les sensibilités sociopolitiques de notre pays afin de se pencher sur la reconstruction du Mali. Ce que les Maliens peuvent faire ensemble, c'est que le président Sidibé appelle «l'agenda du Mali». Cette journée, dénommée journée de synthèse, avait été précédée d'une véritable tournée chez tous les Maliens. La classe politique, la société civile, les femmes et les jeunes, sans oublier les leaders religieux musulmans et chrétiens.

Fort de son expérience d'homme d'Etat, pour Modibo Sidibé, on ne peut pas parler des Maliens sans eux. C'est pourquoi lors de l'émission sur Africable, il dira que «la politique, pour nous, c'est de porter un projet de reconstruction fondamentale du Mali. Il ne s'agit pas de soigner la plaie mais de la guérir». Les FARE et son président ne sont nullement opposés aux réformes, mais c’est du ressort des Maliens, estiment-ils, en leur donnant la parole. D'ou la nécessite d'un dialogue national refondateur.

Parlant de la sécurité, qui est son domaine et cela sans fausse modestie, il a été clair dans ses réponses : «par rapport aux forces internationales, on peut prendre leur main pour nous relever mais pas pour nous faire marcher. La question fondamentale : quelle est notre propre capacité de reconstruction de notre propre système de sécurité ? Les opérations de soutien des forces internationales ne constituent qu'un accompagnement.  Il faut avoir à un moment des alliances stratégiques et non les relations que nous avons présentement».

Modibo Sidibé est revenu sur l'accord pour la paix et la réconciliation nationale : «Il y a un accord pour la paix avec qui on était pas d'accord, mais que le gouvernement a signé. Mettons les parties sécuritaires en application, mais la partie politique doit être discutée dans le cadre d'un dialogue national».

Sans occulter les autres aspects de l'accord, il convient que tous les Maliens se prononcent, parce qu'il y a des aspects de développement par zone. «Il faut repenser l'aménagement de notre territoire pour mieux cerner et traiter les problèmes de développement. Ça nous permettra de cibler des zones de développement ; car l'accord de paix tourne aussi autour du développement de certaines parties du territoire. Il nous faut une politique d'alliance pouvant intégrer le système de défense qu'on mettra en place», préconise M. Sidibé.

&nbsp;

Par ailleurs, le Mali doit avoir une armée, mais pas n'importe laquelle. C'est pourquoi Modibo Sidibé pousse l’analyse au-delà de la loi de programmation militaire : «L'analyse est complexe mais il faut changer radicalement le mode de gouvernance au sein de nos forces de défense et de sécurité. Ça coûte cher mais il faut des conditions idoines pour les hommes, la loi de programmation militaire ne suffit pas. Il faut reconstruire et rebâtir selon un schéma qui nous est propre».

<strong>Dialogue national refondateur, une de ses propositions </strong>

«Ce qui frappe notre pays tient à beaucoup d'aspects dont la vulnérabilité de la valeur intrinsèque de l'Etat. Nos fondements ont été atteints ; on ne peut pas se contenter de replâtrage. Il faut donner la parole aux Maliens qu'ils sachent qu’est-ce qu'ils veulent et où ils veulent aller. Le Mali a besoin d'un nouveau contrat social. Comment le faire sans passer par un dialogue refondateur ? Il faut un programme de redressement du Mali car les Maliens sont inquiets et n'entrevoient pas une porte de sortie», analyse sans ambages le fils du Capitaine Sidibé.

Il ajoutera qu'il n'est pas question d'attendre longtemps, mais d'enclencher un dynamisme issu d'un cadrage politique national inclusif. «L'accord politique actuel est taillé sur mesure, il va servir à calmer mais pas à soigner ni guérir. Il faut des réformes politiques et institutionnelles à la base. Tout cela doit ou peut prendre 6 mois, 1 an», pronostique-t-il.

Pour le président du parti FARE, il faut travailler de sorte que le Mali retrouve le rôle de stabilisation de la sous-région et les réformes institutionnelles sont nécessaires pour cela. «Évitons d'avoir un dialogue spectacle, ce sera du gâchis financier», conseille-t-il.

Sur le profil du Premier ministre pouvant servir de levier pour redresser le Mali, son nom était cité : «Ce n'est pas une question de personne mais d'équipe, gouverner c'est donner des orientations», pense-t-il.

Parlant des Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence (FARE), il dira ceci : «La constance, la cohésion sont notre marque. Nous sommes dans l'opposition par choix politique pour faire comprendre à l'opinion qu'on peut faire de la politique autrement. Le chef de file de l'opposition doit s'assurer quand il parle, qu'il parle au nom de toute une opposition  qui doit s'y reconnaître ; mais cela, on ne le sent pas. Tel n'a pas toujours été le cas.»

«Quand on est en crise, il faut choisir la stabilité institutionnelle. Mais il faut savoir choisir, encadrer, gérer et conduire les personnalités publiques à tous les niveaux ; mais ça a été le contraire. Les Maliens ont aujourd'hui besoin de crédibilité découlant d'un accord global politique et le gouvernement présent ne répond pas à cela, car formé par la majorité et deux bords politiques», a-t-il ainsi répondu Modibo Sidibé, à la question relative au nombre de Premiers ministres nommés (6 en 6 ans) sous l’ère IBK.

<strong>L'école et l’année blanche </strong>

«J'espère qu'il n'y aura pas d'année blanche ; tout le monde doit s'y mettre. Au-delà de cette année à sauver, il faut que les syndicats et le gouvernement se retrouvent dans le cadre du dialogue national refondateur pour repenser l'école», recommande M. Sidibé.

Selon lui, l'école a toujours été sa préoccupation. Quand il était Premier ministre, il avait organisé un forum sur l'école. Les recommandations de cette rencontre nationale avaient donné des débuts de solutions à l'école malienne. Aujourd'hui, force est de reconnaître qu'il faut faire recours à ces recommandations du forum sur l'école.

En conclusion, Modibo Sidibé dira ceci : «Il faut redonner la parole aux Maliens et leur faire confiance pour repenser un État fort. La population le veut ainsi, et l'Etat doit être stratégique pour porter les projets stratégiques de reconstruction en matière d'infrastructures de base à tous les niveaux. Aux Maliens : maintenant ou plus tard, le dialogue national refondateur aura lieu. Les Maliens doivent avoir confiance en eux-mêmes. Il faut un choc de gouvernance, la jeunesse et les femmes doivent se lever pour demander et faire reconstruire un autre Mali».

Cette émission a été très suivie partout au Mali, elle ouvre la voie à un vrai débat sur la nation sans saupoudrage ni colmatage.

<strong>Kassim TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Abou Traoré, président du réseau Mali Nièta :   «La jeunesse n’a pas intérêt à rester en marge de l’histoire»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/abou-traore-president-du-reseau-mali-nieta-la-jeunesse-na-pas-interet-a-rester-en-marge-de-lhistoire-3-2819298.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 May 2019 00:32:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le but d’apporter sa pierre à la reconstruction de l’édifice national, le jeune Abou Traoré a mis en place un groupement associatif  nommé «Réseau Mali Nièta». Il nous a accordé une interview pour nous faire découvrir son réseau et ses perspectives pour le retour de la paix au Mali.</em></strong>

<strong>M. Traoré, pouvez-vous nous parler de votre réseau, comment et pourquoi, vous l’avez mis en place ?</strong>

Le réseau Mali Nièta a vu le jour grâce à une synergie d’actions de plusieurs associations. Moi-même j’étais membre de plusieurs en même temps avec le même objectif, paix, développement et sécurité au Mali. Donc j’ai pris l’initiative de réunir toutes ces associations avec d’autres associations sous une même bannière. Donc, j’ai entamé les discussions et Dieu merci, je n’ai pas eu de grandes difficultés. Nous sommes aujourd’hui une vingtaine d’associations réunies pour former le réseau Mali Nièta.

<strong>De la mise en place de votre réseau à nos jours, quels ont été les différents grands actes que vous avez posés, et ceux que vous comptez poser pour la réalisation de vos objectifs ?</strong>

Cette année, après notre lancement officiel au Cres de Badalabougou, nous avons organisé plusieurs rencontres de prises de contact entre membres du réseau d’abord. Ensuite, nous avons envisagé prendre attache avec certaines personnalités du pays afin de discuter et d’échanger avec elles pour accueillir conseils et bénédictions.

Nous avons rencontré plusieurs chefs coutumiers et religieux, des responsables politiques et aussi de la société civile. Nous comptons rencontrer aussi tous les anciens présidents de la République et anciens Premiers ministres du pays.

<strong>Quel était l’objet de ces rencontres ?</strong>

C’est le Mali qui était au centre de nos échanges avec ces personnalités. Nous volons comprendre ce qui s’est passé et qui a fait tomber le Mali dans une si grande crise. Nous cherchons les causes de la crise afin de dégager des solutions idoines à la crise malienne. Bientôt, nous comptons lancer nos activités dans les zones de conflits. Nous irons auprès des victimes, les secourir du peu que nous pouvons, et aussi échanger et discuter avec elles afin que la paix puisse revenir au Mali.

&nbsp;

<strong>Quel est votre dernier mot ou appel que vous à l’endroit de la jeunesse malienne ?</strong>

D’abord, permettez-moi de souhaiter bon vent au jeune Malien qui vient d’être nommé Premier ministre. Cet acte conforte la promesse du président de la République de placer son mandat sous l’emblème de la jeunesse. Donc, nous devrions l’encourager dans ce sens à faisant preuve de maturité, de soutien au Premier ministre afin qu’il réussisse sa mission aussi grande que difficile. La jeunesse n’a pas intérêt à rester en marge de l’histoire. Elle doit rejoindre les remparts de la reconstruction démocratique sur tous les fronts qu’il soit. Je vous remercie.

<strong>Propos recueillis par Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>2000 réfugiés de retour</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/2000-refugies-de-retour-2819213.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 May 2019 00:21:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Environ 400 ménages soit 2000 personnes tous des réfugiés maliens sont de retour du camp N'Bera en République islamique de Mauritanie. Ils sont majoritairement ressortissants du cercle de Goundam, plus précisément du village Koïgouma dans la commune de Gargando. À leur retour, le gouverneur de Tombouctou s'est rendu sur place afin de s'enquérir de leur situation. Le gouverneur leur a offert 10 tonnes de riz, avant que les ONG et les autres humanitaires n'apportent leur appui. Ces réfugiés de retour ont passé des moments difficiles, les premiers jours de leur retour. Ils affirment que ce retour pourrait encourager d'autres Maliens du camp de N'Bera à leur emboîter le pas.

<strong>La révolte des femmes </strong>

Suite à la violation de la loi 052, plusieurs femmes sont en colère. C'est le cas Khady N'Diaye : «J'en souffre, je suis révoltée et très déçue. C'est ridicule. Nous avons été exclues depuis longtemps et pire, nous sommes même étiquetées comme des ‘moussorobatigui’. J'ai sonné l'alarme depuis longtemps, quand la basse-cour est agitée, les mâles se font entendre et les femelles se tassent dans leur coin. Depuis le texte de l'accord, nous avons été ignorées, nos voix depuis longtemps sont étouffées et même méprisées. Nous clamons notre citoyenneté malienne et réclamons nos droits. Les femmes se sont trop sacrifiées pour ce pays. Pour se faire entendre, il faut une rébellion des femmes. Nous réclamons notre droit à la gestion de la chose publique ; c’est la loi 052 qui nous accorde ça. Si ce n’est pas respecter, on tape du poing ensemble sur la table. Une liste des femmes compétentes existe déjà».

<strong>Doublons </strong>

IBK : 6 Premiers ministres et 9 gouvernements. Plus de 200 ministres. Mais plus qu’un milliard de problèmes. Alors, où se trouve l'erreur ? Analysons juste et net : doublon ou méconnaissance ? Ministre du dialogue social, ministre de la cohésion sociale, ministre de la solidarité. Ministre de la culture, ministre de l'artisanat et du tourisme. Ministre des domaines et des affaires foncières, ministre de l'habitat, de l'urbanisme et du logement social. Ministre de l'éducation, ministre secrétaire d'État pour l'éducation nationale... Ministre des Maliens de l'extérieur, ministre des Affaires étrangères.

<strong>3 millions d’enfants seront vaccinés</strong>

C’est parti pour la campagne de vaccination contre la rougeole, une maladie virale très contagieuse classée parmi les principales causes de décès chez les enfants surtout ceux de moins de cinq ans. Le coup d’envoi a été donné mardi par le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, sur le terrain Chaba de Lafiabougou, en présence des membres du gouvernement et de nombreux invités de marque.

<strong>Cstm et Cdtm ignorées</strong>

À défaut de former «un gouvernement de large ouverture» à la demande du président de la République, Dr. Boubou Cissé a formé un «gouvernement de mission». Pour la formation de ce gouvernement, la classe politique, dans son ensemble, a été associée au protocole d’Accord politique de gouvernance, signé le jeudi 2 mai, et à la mise en place dudit gouvernement. Mais, selon nos informations, les centrales syndicales, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) et la Centrale démocratique des travailleurs du Mali (CDTM) n’ont pas été associées aux discussions autour de l’accord politique. Et n’ont donc pas été représentées dans le gouvernement.

<strong>DGI : un gap de plus de 215 milliards </strong>

Pour un objectif annuel initial de recettes de 845,602 milliards de Fcfa, assigné à elle par les plus hautes autorités, en 2018, la Direction générale des impôts (DGI) a pu réaliser, au 31 décembre dernier, 629,817 milliards de Fcfa, soit un taux de 74,48% et un gap de 215,785 milliards de Fcfa. Une contreperformance qui justifie en partie l’incapacité de l’Etat à assumer ses engagements financiers ou à s’aventurer dans d’autres avec les acteurs sociaux.

<strong>Les félicitations  Guterres </strong>

Le jeudi 2 mai 2019, un accord politique a été signé à la primature sise à la cité administrative de Bamako entre le chef du gouvernement, Dr. Boubou Cissé et la classe politique. 72 heures après la signature dudit accord, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, a fait une déclaration, le 6 mai 2019, pour se féliciter de la signature d'un accord politique entre le gouvernement et les partis d'opposition qui a été suivi par la formation d'un cabinet inclusif. Par ailleurs, le Secrétaire général réitère l'engagement des Nations unies à continuer à soutenir le peuple et le gouvernement du Mali dans leur quête de paix et de stabilité.

<strong>Les jalons du dialogue </strong>

Au cours d’une série de rencontres avec les partenaires sociaux, il a souligné la volonté du président de la République d’instaurer un cadre d’échanges pour la paix sociale. Le ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, Oumar Hamadoun Dicko, accompagné de son staff technique, a <strong>effectué une visite</strong> de prise de contact avec les centrales syndicales. Il s’est rendu successivement aux sièges de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), de la Confédération malienne du travail (CMT), de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), avant de se rendre au Conseil national du patronat.

<strong>Reportée mais tenue </strong>

Le nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Dr. Boubou Cissé a décidé, lors de son premier conseil des ministres , «de faire tenir, le samedi 11 mai 2019 à partir de 10 heures au CICB, une importante rencontre regroupant les syndicats d’enseignants, les parents d’élèves, l’AMSUNEN, l’AEEM, les chefs coutumiers et religieux et les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale.» Selon le communiqué du conseil des ministres, ladite rencontre sera dirigée par Me Baba Hakib Haïdara, qui aura à ses côtés les ministres chargés du dialogue social et de l’école. Cette rencontre a été reportée et transformée en une autre tenue à la primature. Les syndicats des enseignants n'y ont pas participé. Parce qu'aucun département n'a pris contact avec eux.

<strong>Une saison pluvieuse normale </strong>

L’Agence nationale de la météorologie a organisé à Ségou, mercredi, un atelier de partage des résultats de la prévision saisonnière 2019. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le gouverneur, Biramou Sissoko. C’était en présence de la directrice générale adjointe de Mali-Météo, Mme Tandia Fanta Traoré. Les producteurs ruraux, les services techniques du développement rural et les hommes de médias de l’ensemble des régions de notre pays ont pris part à la rencontre. Il s’agissait pour Mali-Météo, à travers cette rencontre nationale, de partager les résultats sur la prévision saisonnière pour leur utilisation efficiente par tous les usagers.

<strong>Complicité ininterrompue </strong>

L’équipe gouvernementale mise en place par le Premier ministre Dr. Boubou Cissé a tenu sa session inaugurale de conseil des ministres, le mercredi 8 mai 2019, sous la présidence d’IBK, président de la République. À l’occasion, le chef de l’Etat a insisté sur l’indispensable nécessité de trouver des solutions aux problèmes d’insécurité, de justice et l’éducation. Ibrahim Boubacar Keïta a surtout saisi la circonstance pour rendre un vibrant hommage à son ancien chef du gouvernement, Soumeylou Boubèye Maïga. Pour IBK, lui et son ancien Premier ministre vont continuer à cheminer ensemble. IBK veut dire que sa complicité avec SBM sera ininterrompue.

<strong>La PCC est née </strong>

Le Pr. Clément Dembélé, lors de l’assemblée d’information de la Plateforme contre la corruption et le chômage au Mali : «Nous exigeons la déclaration de biens de tous les fonctionnaires, prévue par la loi au Mali». Face à l’urgence et pour sauver le Mali de toute forme de corruption, la Plateforme contre la corruption et le chômage au Mali (PCC) a tenu une assemblée d’information, jeudi 9 mai, dans la salle de conférence du Conseil national du patronat du Mali (CNPM). Durant laquelle, Pr. Clément Dembélé a exigé la déclaration de biens de tous les fonctionnaires comme c’est prévu par la loi au Mali.

<strong>Train de vie élevé : source d’injustice ?</strong>

Après le tout premier conseil des ministres de l’ère Boubou Cissé, Madame Barry Aoua Sylla, ministre déléguée auprès du Premier ministre, a souligné la nécessité de la réduction du train de vie de l’Etat comme une mesure incontournable pour les pouvoirs publics. Les avalanches de grèves et autres tensions sociales prennent souvent leur source à partir de l’injustice sociale entraînée par ce qu’on appelle : «les dépenses exagérées» de l’Etat.

<strong>Surprise et colère !</strong>

Quand la composition du gouvernement a été rendue publique, le 5 mai 2019, les Maliens étaient partagés entre les sentiments de surprise et de colère. Surprise, par le fait que les grands ténors de la classe politique ou leurs représentants n’y figuraient pas, mais aussi et surtout, colère, quand ils ont constaté le nombre pléthorique de ministres et le cumul par le Premier ministre de deux postes stratégiques du gouvernement : la Primature et le ministère de l’Economie et des Finances. Ce qui cache mal certaines intentions, ne saurait laisser indifférents certains observateurs.

<strong>Baber n'a pas été courageux </strong>

C’est désormais officiel : le gouvernement Boubou-I a failli connaître sa première grosse défection. En effet, le tout nouveau ministre de l’Intégration africaine, non moins secrétaire général du parti au pouvoir, Me Baber Gano, ne veut pas du département à lui confié par le président de la République. Dès sa nomination, dimanche 5 mai, il a qualifié, en présence de proches, cette décision présidentielle d’insulte à l’endroit du parti au pourvoir. Le parti qui, selon lui, a permis à IBK d’accéder au pouvoir et l’a sorti des griffes de Soumeylou Boubèye Maïga. Jusqu’au moment où nous bouclions, mercredi, Me Baber Gano n’avait pas encore effectué sa passation, donc avait refusé de prendre fonction. Cela, malgré les médiations dont on attend les résultats.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Révision constitutionnelle : les tares de l’avant&#45;projet (1ère partie) :  Entre insuffisances et incohérences !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/revision-constitutionnelle-les-tares-de-lavant-projet-1ere-partie-entre-insuffisances-et-incoherences-2819278.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 May 2019 00:15:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sans nécessairement dénier toute avancée à l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution du 25 février 1992, le constitutionnaliste Dr. Brahima Fomba a préféré dans cette contribution, se focaliser sur ses insuffisances, ses incohérences, et surtout sur les innombrables interrogations qu’il suscite. Comme il a eu à le soutenir, Dr. Fomba considère toujours, au regard des tares de l’avant-projet de révision passé aux cribles que cette deuxième tentative est condamnée à un échec aussi lamentable que celle de 2017. Ainsi donc, la montagne de la diversion, des faux-fuyants et surtout des concertations folkloriques du Comité d’experts, n’aura finalement accouché que d’une souris ! </em></strong>

C’était parfaitement prévisible et nous l’avions pronostiqué en son temps. Sans en être qu’une pâle copie, pour l’essentiel l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution a reconduit, avec parfois de la confusion en prime, les tripatouillages qu’en 2017 le Président IBK avait fait subir, dans les conditions rocambolesques que l’on sait, à la Constitution du 25 février 1992. Comment pouvait-il en être autrement pour une réforme constitutionnelle qui, en dépit de la filiation douteuse qu’elle revendique avec les tentatives d’Alpha et ATT, se révèle plutôt un agenda imposé de l’extérieur au peuple souverain du Mali.

Dans le double contexte d’un Etat qui se veut souverain et institutionnellement démocratique, nul Président de la République, y compris avec son armada de soutiens étrangers, ne peut impunément embarquer tout un peuple dans la mise en œuvre d’un agenda dans lequel celui-ci ne se reconnaît guère. La nouvelle révision constitutionnelle du Président IBK est un agenda mal ficelé d’autant plus voué à l’échec que dans le fond et la forme, on se rend bien compte qu’il suit le même chemin de traverse qui avait conduit à l’impasse de la tentative de 2017.

<strong>Une révision viciée dans la forme par le 118-3 de la Constitution : de l’«insécurité résiduelle» de Manassa à la «souveraineté résiduelle» du Mali</strong>

L’article 118 de la Constitution dispose à l’alinéa 3 qu’«aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire». Ce 118-3 implique que quelle que soit la nationalité des forces d’occupation du territoire l’atteinte à l’intégrité territoriale qui en résulte interdit toute procédure de révision constitutionnelle, afin d’empêcher des modifications éventuelles qui n’auraient peut-être pas pu été envisagées en temps normal. Le lamentable avis de la Cour constitutionnelle de Manassa Danioko opinant sur la question s’est littéralement planté comme un petit débutant en Droit. La scandaleuse «insécurité résiduelle» explique éloquemment la «souveraineté résiduelle» actuelle du Mali qui ne fait pas honneur à l’avis de la Cour constitutionnel.

En réalité, le 118-3 est l’ange-gardien de la Constitution qu’elle protège contre les tentatives de soumission de l’Etat à des chantages en vue d’extorquer de lui des modifications qui s’assimilent à des rançons. L’article 118-3 a été pensé pour empêcher la prise en otage juridique de l’Etat malien. Depuis l’invasion barbare du nord du Mali en 2012 par des groupes rebelles armés aux velléités sécessionnistes affichées face à la République souveraine du Mali, l’Etat agonise sous le poids d’un régime de partage de souveraineté et de parcelles territoriales avec eux.

Le projet de révision constitutionnelle n’est pas crédible au regard de la persistance aggravée de ces situations d’atteintes répétées à l’intégrité du territoire que nul ne peut contester. Si l’alinéa 3 n’est pas qu’une disposition superflue condamnée à la caducité, il est évident que la nouvelle aventure présidentielle de révision constitutionnelle est dos au mur face à la persistance de l’atteinte à l’intégrité territoriale du Mali.

<strong>Une révision parrainée par la «communauté» internationale</strong>

Contrairement aux deux premières tentatives des Présidents Alpha et ATT qui furent d’inspiration authentiquement nationale, la révision que le Président IBK s’évertue depuis 2017 à imposer au peuple souverain du Mali est une révision par procuration délivrée par la «communauté» internationale. Il est affligeant de constater autant d’ingérences étrangères dans cette affaire de révision constitutionnelle que ne justifient nullement de simples préconisations exprimées dans un Accord que ne partage nullement le peuple malien qui n’a, à aucun moment, été associé à son grotesque montage. Il est totalement faux et même franchement insultant pour le peuple malien d’entendre des élucubrations diplomatiques soutenir que la révision est une demande collective des Maliens et qu’elle est utile pour l’ancrage de la démocratie.

De quelle demande collective et de quel ancrage démocratique parle-t-on ? Pourquoi la «communauté» internationale qui fait l’apologie de la souveraineté du Mali se croit-elle fondée, à travers des menaces à peine voilées, à décider de ce qui convient au peuple malien en rapport avec des questions constitutionnelles de souveraineté ? En vertu de quoi la «communauté» internationale peut-elle s’octroyer le droit de contraindre un Etat souverain à réviser sa constitution y compris en décidant de ce qu’il doit y mettre comme un Sénat dicté par un Accord imposé de l’extérieur en lequel le peuple du Mali ne se reconnaît guère ?

Tout se passe comme si dans la tête du Président IBK et de ses parrains étrangers, la révision constitutionnelle est chose acquise dès lors qu’un semblant de référendum peut s’organiser pour mettre en forme les tripatouillages constitutionnels programmés pour le Mali. Cette révision n’est ni plus ni moins qu’une entreprise de confiscation de la souveraineté nationale du Mali par l’infime fraction du peuple constituée des groupes armés qui s’en attribuent l’exercice. Ils tentent ainsi d’imposer à la Constitution du Mali des modifications taillées sur mesure rien que pour satisfaire leurs désidératas catégoriels contenus dans l’Accord d’Alger.

<strong>De nouveaux alinéas maladroitement rafistolés sur des articles</strong>

C’est le cas de l’article 1er de la Constitution ainsi libellé : «La personne humaine est sacrée et inviolable. Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne». À cet article, ont bizarrement été greffés deux alinéas nouveaux relatifs au mariage et à la famille :

Alinéa3 (Nouveau) : «Le mariage et la famille constituent la base naturelle et morale de la communauté nationale. Ils sont placés sous la protection de l’Etat» ; Alinéa 4 (Nouveau) : «Le mariage est une union entre un homme et une femme dans les conditions définies par la loi. Le mariage forcé est prohibé et puni par la loi». <strong>Ces deux alinéas n’ont pas de cohérence avec l’article 1er qu’ils sont censés compléter.</strong>

On retrouve la même incohérence entre l’article 4 de la Constitution et l’alinéa 2 (Nouveau) qu’on y a inséré. L’article 4 dispose : «Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte, d’opinion, d’expression et de création dans le respect de la loi». Le nouvel alinéa greffé dispose que «le droit d’accès à l’information publique et aux documents administratifs est garanti dans les conditions fixées par la loi». Enfin, de la pire manière, l’article 13 (Nouveau) par son anachronisme qui ne s’explique que par l’obsession de vouloir à tout prix insérer l’Accord d’Alger dans la Constitution, symbolise l’incohérence entre le texte original et les rajouts opérés par les nouveaux alinéas.

L’article 13 de la Constitution dispose : «Le droit de propriété est garanti. Nul ne peut être exproprié que pour cause d’utilité publique et contre une juste et préalable indemnisation». À cet article, ont été greffés dans l’anachronisme deux alinéas (Nouveaux). Ainsi de manière pernicieuse, on a fait glisser l’article 13 du thème du droit de propriété privée à celui du «droit de propriété publique» sur la base de la souveraineté de l’Etat sur les ressources naturelles du sol et du sous-sol comme si cela n’allait pas déjà de soi : «Les ressources naturelles du sol et du sous-sol sont la propriété du peuple malien. L’Etat exerce sa souveraineté sur lesdites ressources».

<strong>Le vagabondage terminologique autour de la notion d’autorité traditionnelle</strong>

Comme une obsession, l’avant-projet de loi constitutionnelle se livre à une sorte d’apologie du «traditionnel» qui se nourrit de l’illusion conservatrice importée d’Alger selon laquelle les autorités traditionnelles seraient des institutions magiques qui vont gommer d’un trait toutes les tares de la gouvernance au Mali. C’est sans doute à cause de cette obsession que l’avant-projet de loi constitutionnelle s’est égarée dans la confusion terminologique qualifiant à la fois les autorités traditionnelles de «chefferie traditionnelle» dans le Préambule, d’«autorités traditionnelles et coutumières» à l’article 36 (Nouveau) alinéa 6, de «chefferie traditionnelle» aux articles 70 (Nouveau), 75 (Nouveau) et 102 (Nouveau).  C’est la preuve de la manipulation d’un  concept autrement plus complexe pouvant recouvrir plusieurs réalités. Même la communication officielle du Président IBK qui parle d’«autorités traditionnelles, coutumières et religieuses» n’est pas exempte de ce vagabondage terminologique qui ne mène qu’à de la confusion.

En vérité, le terme d’«autorité traditionnelle» est polysémique eu égard à la richesse socio-culturelle de notre pays et il n’est pas évident que le vagabondage terminologique qui caractérise l’avant-projet  de révision puisse contribuer à une meilleure appréhension du concept. Comment opérer une reconnaissance constitutionnelle à des autorités qui ne sont pas clairement définies par l’avant-projet de révision ?

<strong>Le nouveau scandale du serment présidentiel</strong>

On se demande finalement pourquoi les révisions constitutionnelles du Président IBK en veulent tant à l’article 37 de la Constitution relatif au serment présidentiel qu’elles s’évertuent à amputer de membres de phrases. On se souvient du scandale de la suppression en 2017 de la partie faisant obligation au Président de la République de «garantir l’indépendance de la patrie et l’intégrité territoriale».

Le serment connaît un nouveau tripatouillage. On constate que dans l’avant-projet de révision, un membre de phrase et non des moindres, a été biffé du serment. Il s’agit du membre de phrase par lequel le Président jure de «respecter et de faire respecter la Constitution». En biffant ce membre de phrase du serment présidentiel, l’avant-projet entend-il dédouaner le Président IBK de l’obligation de «respecter et de faire respecter la Constitution?» Quel est l’objectif visé par cette suppression si ce n’est de constitutionnaliser la pratique déviante consistant de la part du Président IBK à prendre de la liberté par rapport à la Constitution. N’a-t-il pas signé l’Accord inconstitutionnel d’Alger alors que la Constitution n’autorise nullement le Président de la République à prendre un engagement quelconque qui comporterait une clause qui lui soit contraire.

Ne vient-il pas, comme si cela ne suffisait pas, d’engager la présente révision constitutionnelle dans le mépris absolu du 118- 3 de la Constitution ? L’obligation de respecter et de faire respecter la Constitution de peser sur le Président de la République.

<strong>Dr. Brahima FOMBA</strong>

<strong>Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako (USJP)</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Docteur Boubou CISSE : Cet accord politique n&amp;apos;est autre qu&amp;apos;une manipulation politique…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/docteur-boubou-cisse-cet-accord-politique-nest-autre-quune-manipulation-politique-2818393.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 01:53:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Notre pays, le Mali, a plutôt besoin d'une conférence nationale inclusive digne de ce nom sur toutes les questions relatives à la vie de la nation que d'un partage de pouvoir comme préalable aggravant la souffrance du peuple malien.</strong>

L'accord politique est une forme voilée de transition politique ayant comme seul objectif de réviser notre constitution pour appliquer l'accord d’Alger. Cet accord politique est déjà une appropriation de l'accord d'Alger car la signature dudit accord politique est l'acceptation de l'accord d'Alger et sa mise en application en intégralité. Ce faisant, l'accord d'Alger ne sera plus un sujet de discussion lors de la fameuse concertation inclusive évoquée.

En dernier lieu, cet accord nous donne l'impression que le Nord est déjà stabilisé et que tout le problème réside au centre en oubliant que le centre est la continuité du Nord. Dans tous les cas, cet accord politique est un piège qui ne dit pas son nom et enlèvera le peu de crédibilité sur la politique au Mali.

<strong>Aboubacar Sidiki FOMBA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Qui peut bien être derrière l&amp;apos;hélicoptère qui aurait ravitaillé les groupes terroristes ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/qui-peut-bien-etre-derriere-lhelicoptere-qui-aurait-ravitaille-les-groupes-terroristes-2818386.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 01:41:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une note confidentielle des services de renseignements attribuée au G5-Sahel a fait le tour des réseaux sociaux dans la semaine. On peut lire dans cette fameuse note que «Un hélicoptère inconnu a survolé deux fois la zone de Gomacoura courant journée du 24/04/2019 à 10 H et à 16 H ; un hélicoptère a atterri dans un buisson près de Farabougou vers 16 H au milieu d’un dispositif temporaire établi par les GAT qui ont attaqué Dioura et Guiré.» </em></strong>

La note en question déduit que 《Une puissance étrangère État, ou une personne morale (Organisation internationale, ONG) pourrait apporter son soutien matériel, financier ou moral aux groupes armés terroristes (GAT) évoluant sur le territoire du Mali contre l’État malien. L’acte dont il est question est hostile et tend à déstabiliser d’avantage l’État malien.》

Ce fameux document nous amène à nous poser plusieurs questions. La première concerne l’authenticité de la note et comment cette dernière puisse, malgré son sceau de confidentialité, se retrouver sur les réseaux sociaux ? Par ailleurs, le contenu de la note, en supposant qu’elle soit authentique et les faits avérés, lève le voile sur une question qui taraude bien l'esprit des Maliens. Qui soutiendrait les Groupes terroristes au Mali ? Un autre élément d’analyse est le fait que le document serait issu du bataillon malien avec comme sigle dans le texte «MALIBAT». Est-ce une tentative des services de renseignements maliens de dénoncer une éventuelle ingérence externe en agissant par cette fuite du document ?

Jusqu’à ce jour, le G5 n’aurait pas communiqué officiellement et publiquement sur cette note, ni les faits qu’elle relate. Pour tous les observateurs avertis, les histoires d’appareils (volants identifiés et non identifiés) survolant le désert malien ne sont pas une nouveauté en tant que telle. En 2009 déjà, l’affaire du Boeing surnommé «air cocaïne» avait fait le tour du monde, montrant aux yeux de l’opinion publique les mouvements hors du commun qui se déroulaient dans le Sahara malien.

Depuis, les récits faisant état des objets volants dans le ciel malien sont légions courantes. Qu’il s’agisse des drones ou tout autre appareil. La grande nouveauté dans cette affaire est peut-être la connexion directe faite avec les groupes terroristes (GAT). Les anciens appareils étaient plus liés spécifiquement aux réseaux des trafiquants de drogue, même si les connexions dans le désert ne suivent aucune logique : tout y est lié, d’une manière ou d’une autre ! Une autre nouveauté remarquable, c’est que l’appareil en question aurait atterri à Farabougou dans la région de Koulikoro, plus au sud et à quelque centaine de kilomètres de Bamako, une zone densément peuplée par rapport au nord du pays. À qui peut bien appartenir cet hélicoptère ?

<strong>Quelles hypothèses crédibles ?</strong>

Avant de tenter de répondre à ces questions, il serait important de tenir compte de certaines caractéristiques techniques d’un hélicoptère ! Techniquement l’autonomie de vol d’un hélicoptère moderne varie entre 2 à 4 heures sans ravitaillement. Cette caractéristique peut nous indiquer le point de départ de l’appareil s’il viendrait d’un pays voisin. Donc la liste se réduit à nos voisins géographiques, mais lequel ? Deuxièmement, il y a des forces étrangères disposant des appareils de ce type sur le sol malien. On peut légitimement se demander les motivations pour ces forces, qui sont souvent victimes des terroristes, à apporter un soutien à ces derniers.

<strong>Opérations en lien avec les otages ? </strong>

Il y a la possibilité d’une négociation avec les groupes terroristes sur le sort des otages encore retenus. On se souviendra que, par le passé, des hélicoptères burkinabè ont souvent fait la navette entre les deux pays sur cette question. Dans ce cas, vu le caractère secret des opérations, les services de renseignements n’auraient pas été informés. Il peut s’agir aussi de la remise d’un terroriste de haute valeur en échange des otages, même si pour le moment aucun indice n’indique cette possibilité. Il n’est pas à exclure la remise de médicaments pour certains otages malades même si d’habitude cette opération est menée par des médiateurs locaux qui prennent contact avec leurs propres moyens.

En attendant plus de détails sur cette affaire, on peut dire que cette information vient donner du grain à moudre pour bon nombre de Maliens qui dénoncent depuis des années un complot de pays étrangers pour la déstabilisation du Mali.

<strong>Publié par Mohamed Ag ASSORY</strong>

<strong>Diplômé en Relations Internationales et Diplomatie.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire Tapily /Madou Coulou : De quoi le Recotrade se mêle&#45;t&#45;il ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/affaire-tapily-madou-coulou-de-quoi-le-recotrade-se-mele-t-il-2818382.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 01:38:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Je n'en reviens pas après avoir vu les images de l'accolade entre Mamadou Sinsy Coulibaly et Nouhoum Tapily circulant sur les réseaux sociaux. Selon plusieurs sources, le Réseau des communicateurs traditionnels (Recotrade) a fait médiation pour clore l'affaire en les réconciliant. De grâce, il faut qu'on se respecte dans ce pays.</strong>

Au nom de qui, au nom de quoi et à quel titre le réseau intervient dans une affaire en cours d'instruction ? Nous avons beaucoup de respect  pour nos griots et communicateurs traditionnels. Il faut qu'ils comprennent qu'on ne construit pas un pays dans le déni du droit. Le Mali est un État de droit. Ils (griots, Recotrade) n'ont rien à faire dans une affaire en cours d'instruction. On ne peut vouloir une chose et de son contraire.

Tout le monde est conscient de l'ampleur de la corruption au Mali ayant pratiquement mis le pays à terre. Cette affaire, je la voyais comme un nouveau départ pour le Mali. Le début de la lutte vraie pour la lutte contre la corruption. Je viens de me rendre compte que je rêvais.  Modibo Keita  (Paix à son âme) avait raison de dire ceci &lt;&lt;Quand les défenseurs d'une cause deviennent des spectateurs, c'est le festival des brigands&gt;&gt;. Ce qui vient de se passer c'est révoltant, une pilule dure et amère  à avaler.

<strong>On se demande même dans quel pays on vit?</strong>

J'ose espère que l'action publique n'est pas éteinte. Revenons au Recotrade, je vous pose une question : est-ce que vous aimez réellement ce pays ? Ce n'est pas une question bête, mais je veux vous comprendre.

<strong>Vous voulez servir à quelque chose ?</strong>

Où étiez-vous depuis le déclenchement de la crise malienne jusqu'à nos jours ? On ne vous sent pas. Le pays est fragmenté et vous n'aviez initié aucune médiation pour pacifier le Mali. Les Peulhs et les Dogons peinent à vivre ensemble au centre. Personne n'a entendu une médiation de votre part pour les ramener à la raison. J'ai le cœur qui saigne.

Quant à M. Coulou, vous nous avez fait envelopper dans un beau rêve, d'un Mali débarrassé de la corruption comme au Rwanda de Paul Kagame. Je pense que vous savez depuis au départ que la lutte ne sera pas facile. Vous avez demandé aux gens de vous soutenir. Ils l'ont fait. Mais au finish, nous sommes vraiment déçus. Si vous n'êtes pas en mesure d'aller au bout d'un combat, il ne faut pas commencer. Je commence à douter de vous et de vos déclarations. Y a quoi au juste entre vous et Tapily ? On saura la vérité sous peu.

<strong>On attend les épreuves</strong>

M. Tapily, pourquoi vous tenez tant à cette fonction qu'à votre honneur ? Je crois que vous avez tout eu dans la magistrature. On vous traite de fonctionnaire le plus corrompu, le plus criminel de l'histoire, et vous restez de marbre comme si de rien n'était. Vous êtes une honte pour nous, la jeune génération. Vous auriez dû démissionner et vous remettre à la disposition de la justice. Vous avez préféré votre poste, les privilèges, qu'à servir le Mali. En démissionnant, la justice pourrait faire son travail et l'histoire vous jugerait. Et vous seriez cité dans l'histoire de ce pays. Hélas... Vraiment, le Mali est dans la merde.

<strong>Boubacar SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hama Ould Sidi Mohamed Arbi :   Un homme d’expérience au département de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Logement social</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/hama-ould-sidi-mohamed-arbi-un-homme-dexperience-au-departement-de-lhabitat-de-lurbanisme-et-du-logement-social-2818401.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 01:02:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Âgé de 64 ans, le nouveau détenteur du portefeuille de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Logement social est en terrain connu. Son parcours professionnel lui sera d’un atout certain.  </strong><strong>Ancien Directe<em>u</em>r général de l’AGETIPE-Mali (2005-2010),  </strong><strong>Hama Ould Sidi Mohamed Arbi est Ingénieur en constructions civiles.</strong>

Ingénieur en constructions civiles et âgé de 64 ans, Hama Ould Sidi Mohamed Arbi bénéficie d’une expérience pluridisciplinaire confirmée dans les domaines de l’hydraulique, de l’énergie, des transports et de l’environnement. En tant que membre d’organisations professionnelles africaines et mondiales, il est impliqué depuis plus de 40 ans, au Mali et ailleurs en Afrique, dans le management des infrastructures de développement économique.

Son esprit de Malien africaniste l’a conduit à conseiller plusieurs hommes d’Etat africains sur les questions hautement stratégiques en rapport avec la planification, la création et la gestion d’infrastructures. La capitalisation de ces acquis l’a permis de construire une vision et une méthodologie portant sur la conduite des affaires de l’Etat et de l’intégration régionale et africaine et aussi de construire un tissu relationnel diversifié à travers l’Afrique et le monde. Les objectifs du développement harmonieux du Mali entrent parfaitement dans cette vision et constituent des repères permanents de sa réflexion et de son action.

L’engagement du nouveau ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et du Logement social pour le Mali est motivé par son expérience et son grand intérêt à contribuer à relever le défi du développement de notre pays dans tous les domaines de sa compétence en apportant les méthodes qu’il faut et les changements nécessaires.

En tant que Directeur général de l’AGETIPE-Mali (2005-2010), Hama Ould Sidi Mohamed Arbi a contribué à la restructuration et au  redressement de l’Agence en réglant tous les conflits, en restaurant la confiance avec les partenaires techniques et financiers ainsi que les partenaires opérationnels.

Cette action a permis la progression du portefeuille de l’Agence de 15 milliards à 155 milliards soit 140 milliards de nouvelles conventions signées en 5 ans ; à la mise en place d’un management de qualité ; à la passation de marchés et gestion des études et des travaux avec plus de cent contrats et pour un montant de près de quatre vingt-cinq (85) milliards de Francs CFA durant la période de 5 ans. Le solde des conventions était de 70 milliards à la fin de cette période.

En tant que Consultant auprès des hautes autorités d’Etat, Hama Ould Sidi Mohamed Arbi a mené des missions auprès de la direction générale de l’APD-Burkina (Organisme poursuivant les travaux du Millenium Challenge Account du Burkina Faso) en qualité de «Engineering Specialist», Assistant à la maîtrise d’ouvrage 2014-2015 auprès du Coordonnateur du Millenium Challenge Account du Burkina Faso en qualité de «Engineering Specialist» ; Assistant à la maîtrise d’ouvrage 2013-2014 auprès du président de la République du Togo en organisation de la maîtrise d’ouvrage d’infrastructures de développement (2011) ; auprès du président de la République du Gabon pour l’évaluation des voiries urbaines de la ville de Franceville (1999)  etc.

On ne saurait être exhaustif au sujet de son parcours très riche. C’est donc cet homme d’expérience, Hama Ould Sidi Mohamed Arbi, qui managera désormais le département de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Logement social.  Bon vent !

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pr. Clément Dembélé :  «Le retrait de la plainte de Tapily n’engage que lui…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/pr-clement-dembele-le-retrait-de-la-plainte-de-tapily-nengage-que-lui-2818398.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 00:58:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Sur les réseaux sociaux, des propos imputés au Pr. Clément Dembélé mettent mal à l’aise ses amis journalistes. Il lui est également reproché de s’affubler du statut de « plus grand intello ou instruit en République du Mali». En outre, dans cette entrevue,  il nous parle de la médiation initiée par le Recotrade et les autorités traditionnelles pour concilier le président de la Cour suprême Nouhoum Tapily et le président du Conseil national du patronat malien Mamadou Sinsy Coulibaly. </strong>

<strong><em>Pr. Clément Dembélé, sur les réseaux sociaux, il vous est reproché d’avoir dit «être le plus grand intellectuel en République du Mali». Dites-nous comment et dans quel contexte vous placez ces propos.</em></strong>

<strong>Pr. Clément Dembélé :</strong> Je commence par dire qu’il y a mes enseignants qui sont encore au Mali. Des gens qui m’ont enseigné du primaire à l’Ensup. Je ne peux pas dire que je suis le plus grand intellectuel au Mali. C’est faux. Je ne le serai pas et je ne le dirai pas. Quelqu’un qui a, ne serait-ce que deux neurones dans sa tête, ne dirait pas qu’il est le plus grand intellectuel du Mali. Celui qui a écrit ces propos est venu de lui-même à la conférence de presse que j’ai animée à la Maison de la presse. Je ne connais ses motivations, dans tous les cas, il a sorti carrément mes propos dans leur contexte. Il a utilisé les réseaux sociaux pour faire le buzz.

Dans mes propos, je dis que le problème du Mali vient de ses intellectuels que nous sommes. Le plus grand diplôme étant le doctorat, dont je suis moi-même détenteur, je me rends compte que ce sont ces grands diplômés qui sont le problème du Mali. Cela ne veut pas dire que je suis le plus grand intellectuel. Nous sommes le problème parce que nous n’assumons pas notre responsabilité d’informer, de bien former, de sensibiliser et de mobiliser le peuple malien. Je dis que l’heure est arrivée pour que tous les intellectuels se lèvent pour lutter contre la corruption. Il ne peut y avoir autant de corruption au Mali et autant d’intellectuels. Cela est inconcevable. Voilà tout le propos.

<strong><em>On vous reproche d’avoir dit que les journalistes sont des gens qui se sont reconvertis dans la presse par manque d’emploi. Expliquez-nous votre logique.</em></strong>

Quand j’ai fini d’interpeller les intellectuels, je me suis tourné vers les journalistes en ces termes : «Vous les journalistes, mes amis, vous m’avez toujours soutenu et on a tout fait ensemble. Mais je vous demande une chose, ce combat contre la corruption est votre combat. Vous êtes les plus concernés, vous avez le devoir d’informer les Maliens, de les sensibiliser. D’autant plus qu’au Mali, la plupart des amis journalistes sont devenus journalistes parce qu’ils ne veulent plus rester dans la fainéantise à la maison. Sinon, le diplôme que vous détenez vous permet d’exercer autre métier que le journalisme.

Parce qu’il y a un petit groupe qui prend la part de ce qui vous revient. Ce droit qu’on vous a volé fait que certains sont devenus journalistes. Autrement dit, vous serez dans d’autres fonctions de l’Etat. Ce combat est votre combat pour qu’on vous remette votre droit, ce qu’on vous a volé. Je ne pense pas avoir dénigré qui que ce soit. Au contraire, je soutiens et supporte les journalistes afin qu’ils se libèrent des chaînes de la corruption. Corruption qui empêche un grand nombre d’exercer le métier de leur rêve.

<strong><em>Le Recotrade et les familles fondatrices de Bamako veulent que Tapily et Coulou enterrent la hache de guerre. Ne pensez-vous pas que cela constitue un frein à la lutte contre la corruption ?</em></strong>

Je pars sur le principe que le Recotrade et les autorités traditionnelles jouent un rôle dans le tissu social. Mais il y a des choses dans lesquelles on n’intervient pas, comme il y a des choses dans lesquelles on peut intervenir. Il faut que les choses soient clarifiées. On parle quand même de la corruption avec une personnalité désignée. Ce n’est pas n’importe qui, il est le président de la Cour suprême, une des plus grandes institutions de notre pays. Il doit incarner normalement la probité et doit être une référence de la justice.

On l’accuse d’être corrompu et moi je m’attendais à ce que M. Tapily sorte pour démentir. Il ne s’agit pas seulement de venir faire des annonces mais qu’en démentant, qu’il déclare et justifie tous ses biens. Tapily n’a pas démenti en disant que M. Coulibaly Sinsy a menti. Il n’a pas déclaré ses biens encore moins démissionné pour se mettre sur le même pied d’égalité que Mamadou Sinsy Coulibaly à la justice. Il est resté président de la Cour suprême et a porté plainte pour «outrage à magistrat» ; ce qui n’a rien à voir avec le fond du problème qui est la corruption et il veut amener Coulou sous cet angle.

Ce que je ne conçois pas dans cette affaire, soit Tapily sort pour déclarer ses biens et les justifier et amène Coulou à la justice, si celui-ci ne peut pas prouver le contraire, ou il ne peut pas amener Coulou pour «outrage à magistrat». Je ne dis pas qu’il n’y a eu d’outrage, mais il y a pire qu’outrage à magistrat : c’est la corruption.

Le Recotrade est venu faire la médiation avec Tapily, il a retiré sa plainte. C’est son droit de porter plainte tout comme il lui revient de retirer sa plainte. Mamadou Sinsy Coulibaly m’a dit qu’il n’avait rien au moment où ils sont venus le voir. Il m’avait demandé de venir quand ils sont arrivés, je lui ai dit que je ne viens pas. À la suite de M. Coulou, quelqu’un d’autre m’a appelé pour me dire qu’ils sont tous là, si je pouvais venir pour discuter pour la négociation et la paix.

J’ai dit que je ne venais par principe que je ne suis pas un supporteur de Mamadou Sinsy Coulibaly, encore moins le président du club de soutien à Coulou. Je suis Malien intellectuel qui estime que quand une telle affirmation est faite, il revient à Tapily d’éclaircir les gens. Il ne l’a pas fait, il n’a pas démenti, il veut amener Coulou au Tribunal. Les choses ne se passent pas comme ça, voilà mon combat. Le Recotrade a fait la paix entre Tapily et Coulou, mais les Maliens attendent toujours que Tapily déclare et justifie ses biens ou qu’il démissionne.

<strong>Gabriel TIENOU  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ce que je crois</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/ce-que-je-crois-4-2818361.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 00:54:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'une des caractéristiques du contrat de travail entre un employeur et son employé est le lien de subordination juridique du second envers le premier. Ce lien établit de façon claire les responsabilités de chacun. </em></strong>

À l’employé, le travail correctement fait selon les lignes édictées par l'employeur, sous réserve des amendements (salaire et certains avantages spécifiques réclamés par le travailleur). À l'employeur, les conditions idoines de travail dans de bonnes conditions et la contrepartie du travail, appelée salaire ou traitement. Ce lien de subordination juridique est la clé de voûte de la relation de travail.

Quelles que soient les qualités prodigieuses du travailleur et le besoin impérieux de l'employeur de pourvoir le poste et de satisfaire le besoin recherché par lui, pour autant en vertu de la verticalité, c'est toujours l'employeur en tant que maître d'ouvrage qui fixe les lignes, les limites et les avantages y afférents sous le contrôle bien sûr d'une législation déjà existante et qui régit cette relation contractuelle.

Ce qu'il est important de retenir c'est le fameux lien de subordination qui  crée clairement un donneur d'ordres, de directives et un exécutant de ces dites directives. Imaginez que les deux entités soient sur le même pied d'égalité, il y aurait clairement des conflits de compétences, des contestations et des discussions à n'en pas finir sur le travail à effectuer et comment l'effectuer ; toutes choses qui paralyseraient la collaboration.

Cette analogie si je la fais c'est pour souligner l'incongruité de la proposition de feuille de route rédigée par l'opposition et soumise au gouvernement, lequel en retour en a proposé une autre, provoquant l'ire de l'opposition qui crie que ses propositions, au lieu d'être amendées, soient balayées par une autre. S'il est indéniable que le pays a besoin d'une union sacrée reflétant toutes les sensibilités politiques, de la société civile et d'autres entités, cela ne peut se faire en mettant tous les protagonistes sur le même pied d'égalité. Il est important que le rôle de l'État, du Gouvernement soit prépondérant pour le bon fonctionnement de l'attelage.

Face à l'immensité de tous les défis auxquels nous faisons face, il faut un leadership fort, résolu et non contesté pour aller à l'essentiel et prendre des décisions courageuses et vigoureuses pour réanimer le patient Mali en état de crise cardiaque. Pour ce faire, toute aide est la bienvenue et le danger serait de tomber dans les invectives, les récriminations récurrentes qui nous ramènent en arrière et surtout la mauvaise foi ; doivent être mises de côté si on veut que cela marche. La roue tourne et l'opposition d'aujourd'hui peut être au pouvoir demain. Ne créons pas des précédents dangereux qui risquent de fragiliser nos institutions et nous installer dans l'instabilité et le chaos permanent.

Ce minimum de consensus sur les grands sujets urgents est nécessaire pour avancer ; mais cela doit se faire certes avec beaucoup d'ouverture d'esprit de part et d'autre, mais en étant jamais loin de l'esprit de nos institutions. Nous ne sommes pas dans une transition même si le moment et le contexte sont critiques, cela, ne l'oublions jamais au risque d'ouvrir une boîte de Pandore et des couloirs aux labyrinthes tortueux et sans fin.

Oui à un gouvernement d’ouverture, d'union nationale, appelez-le comme vous voulez, mais sous la direction et le leadership d'un Premier ministre recevant ses instructions d'un président de la République, chef de l'État. C'est cela qu'il nous faut et ce vers quoi nous devons évoluer.

<strong>Kaou Abdramane DIALLO </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dr. Hamidou Tamboura : «L&amp;apos;esclavage qui existait en Afrique n&amp;apos;avait rien à voir avec le commerce triangulaire des Européens…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dr-hamidou-tamboura-lesclavage-qui-existait-en-afrique-navait-rien-a-voir-avec-le-commerce-triangulaire-des-europeens-2818359.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 00:54:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans son exposé, le Pr. Bruno Sanou avait relevé le rôle des Peulhs et Dafing dans la traite négrière comme étant la cause en partie de la naissance de l’alliance à plaisanterie entre Dafing-Bobo-Peulh pour camoufler ce passé douloureux. </em></strong>

Dr. Hamidou Tamboura, son co-conférencier, bien qu’en partie d’accord avec son collègue, n’a pas manqué de rappeler certains faits historiques qui ont même conduit les Peulhs à se dresser contre l’esclavage<em>. </em>

<em>«L’islamisation des Peulhs ne s’est pas faite parce que ceux-ci ont trouvé dans l’islam une source intarissable d’adorer Allah.  D’abord, les Peulhs jadis isolés et nomades ont vu dans l'islam une identité autre et qui diabolisait les peuples non nomades organisés et qui razziaient les troupeaux, dont les Bambara. D'où la naissance du foyer coranique, les talibés servant de service secret et de sécurité ainsi qu'une force de stabilité réduisant le nomadisme», a expliqué Dr. Tamboura. </em>

Pour lui, tous les peuples noirs ont contribué à l'esclavage surtout les chefs, souvent, par contrainte et ou par ignorance. Les esclavagistes vendaient des armes à feu aux chefs locaux dans toutes les régions, en leur demandant d'apporter un certain nombre de captifs ennemis tout en menaçant ceux qui n'en apportaient pas, d'armer leurs ennemis locaux pour les transformer en esclaves, le cas échéant.

Il a surtout précisé que la forme de l'esclavage qui existait en Afrique n'avait rien à voir ni avec le commerce triangulaire des Européens, ni l'esclavage pratiqué par les Arabes à travers le Sahara. Dans bien de nos communautés d'antan, le «maître» donnait son nom à son «esclavage», assumait les dépenses de son mariage, a-t-il conclu Dr. Tamboura.

<strong>Gabriel TENOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali en urgence : «Forobaboro, diakosa,  wa, abi kè pian !»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-mali-en-urgence-forobaboro-diakosa-wa-abi-ke-pian-2818354.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 00:48:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le concept n’a pas été inventé par le quartier Badialan de Bamako, encore moins à Wassoulou. Et, Modibo Sidibé, président du parti Fare, n’aura pas son droit d’auteur. Mais, il  est, à ne pas en douter, son promoteur. Il s’agit du concept «Forobaboro, ou </em></strong><em><strong>Dialogue national refondateur</strong></em><strong>», <em>qui s’est invité dans sa campagne électorale en 2108. Depuis, il s’attèle à cela et est en passe de gagner son pari.  </em></strong>

Convaincu que le Mali est en urgence et fondé sur le fait que la crise au Mali trouvera sa solution dans l’union sacrée des Maliens et que, pour cela, les Maliens doivent se parler, discuter et s’écouter, Modibo Sidibé cultive à souhait le «Forobaboro, le dialogue national refondateur».

À son actif, un forum de haut niveau en ce mois d’avril 2019 avec d’autres acteurs sur le sujet, avec comme acquis, l’accord de tous sur sa tenue.  Une nécessité qui est même un préalable à toute réforme au Mali, croit savoir Mme Sy Kadiatou Sow de l’Adema Association. Il est peut-être trop tôt de le dire, mais le président IBK ferait mieux de l’intégrer dans son agenda au chapitre premier, afin de ne pas réveiller Salama. Cela ne se fait pas !

Il n’a cessé de le dire, Wassoulou Mogoba, Modibo Sidibé, c’est de lui qu’il s’agit, depuis 2012, et à qui veut l’entendre que notre pays vit la crise la plus grave, la plus profonde et la plus dangereuse de son histoire contemporaine. Une constellation de crises  :  situation sécuritaire, politique et économique, surchauffe du front social, conflits fratricides, dégradation continue des conditions de vie des populations, perte de confiance des citoyens à l’égard des institutions de la République et de la classe politique, trafics criminels en tout genre, risque de partition du Mali et d’effondrement de l’Etat.

On ajoute volontiers que, de nos jours, la cohésion sociale est mise à rude  épreuve. Pendant que d’autres conseillent de cesser avec le décompte des  morts. Pour lui, les récents évènements de Dioura, Ogossagou et Guiré, emblématiques de l’inefficacité de l’Etat, viennent de confirmer dramatiquement la détérioration continue et inadmissible de la situation au centre du pays. Déplacés par ici, grogne sur le front social par là.  Oui, au Mali, de nos jours, le contexte social reste fragile.

La question sécuritaire s’est déplacée au centre pendant qu’au sud l’intolérance, la méfiance et le déficit d’écoute demeurent. En effet, le tableau est sombre, l’horizon moins dégagé ; ce qui fera dire à Modibo Sidibé ceci : «<em>Aujourd’hui, tous les voyants du pays sont passés au rouge vif. Il y a urgence que notre peuple puisse se réunir dans la sérénité, pour parler et se parler, en toute responsabilité, de la base au sommet : gouvernants, partis politiques, organisations de la société civile, citoyens maliens de l’intérieur du pays comme de la diaspora, ayons une conscience claire de l’urgence à mettre en œuvre les décisions courageuses et patriotiques devant permettre aux Maliens de conjuguer ensemble leurs intelligences et leurs efforts pour sortir le pays de la trappe dans laquelle il est tombé».</em>

De sa tournée dans le Mali profond en 2012, il aura forgé une conviction, celle relative à l’art social de vivre ensemble et en harmonie. À l’écoute des sentences et autres paraboles des sages du Mali profond, Modibo Sidibé a compris que, dans quel contexte que ce soit, le Mali a su puiser dans ses valeurs ancestrales pour recoudre le tissu social et retrouver l’entente et la fraternité séculaires très caractéristiques de sa culture.

Une culture qui incarne des vertus de droit, de devoir, de tolérance, de la confiance réciproque, l’acceptation de l’autre dans sa différence, la culture du sens de la responsabilité, le respect du bien collectif. Si pour lui donc, la réconciliation nationale constitue une responsabilité malienne vis-à-vis de la patrie, la cohésion sociale, un engagement de  chaque Malien, autant s’asseoir entre Maliens, pour se parler et discuter  pour sortir le Mali de cette crise. Si tant est que, comme on lui a dit à  Ségou lors de son passage durant sa tournée que <em>«Si ka fo gné damou : s’asseoir et discuter procurent du bien-être</em>». Du bien-être, le Malien en a vraiment besoin de nos jours. Ce qui passe par l’union sacrée des Maliens autour du Mali.

C’est à cet effet, qu’au sortir de l’élection présidentielle de 2018, il engagea des rencontres avec les partis politiques de la majorité comme de l’opposition, les organisations de la société civile, les confessions religieuses, des hauts responsables de nos institutions et des personnalités indépendantes, pour partager avec eux la vision du processus de sortie de crise de notre pays que le parti a élaborée. Il tient alors son projet de <strong>dialogue national refondateur, mis en œuvre par le concept «Foroba baro». </strong>

<strong>Ainsi, face à l’inconnue et pour Modibo Sidibé, </strong><em>le Dialogue national refondateur portera sur l’ensemble des sujets d’intérêt national, la priorité étant donnée aux réformes politiques, institutionnelles et sécuritaires. Il donnera par la même occasion à l’Accord issu du processus d’Alger un souffle politique nouveau et partagé. Un projet partagé par tous ces acteurs qui ont participé à cette rencontre de haut niveau organisée par le parti Fare, en ce mois d’avril 2019.</em>

<em>En conclusion de ce forum, il dira ceci : «Certes le président de la République dans sa dernière adresse à la nation a déclaré le dialogue national  incontournable, mais déjà les indications données, le fait  de placer la question de la révision constitutionnelle au niveau d’une concertation nationale montrent bien que nous devons ensemble cerner ce que ne doit pas être le dialogue national. Nous nous sommes enrichis de nos volontés communes de redresser notre pays. Le Mali est en situation d’urgence nationale. Il est temps d’agir et de s’attaquer au Mali en crise. Notre rencontre d’aujourd’hui est une étape importante dans la construction d’un agenda de sortie de crise solide et durable. Merci pour ce que nous sommes en train d’entreprendre pour notre pays». </em>

<em>Et, pour </em>Mme Sy Kadiatou Sow de l’Adema Association<em>, </em>ce di<em>alogue national refondateur</em> est une nécessité préalable à toute réforme au Mali. Toute chose que le président IBK doit fortement intégrée dans son agenda. Mme Sy Kadiatou Sow est reconnue pour son combat pour le Mali et  est saluée pour ses victoires dans ce cadre.

Il est alors peut-être trop tôt de le dire, mais le président IBK ferait mieux d’être le premier à prendre sa place dans ce train de <strong>«</strong>Forobaboro», afin de ne pas réveiller Salama. Cela ne se fait pas ! Il ne se dessine alors que le Mali en urgence : <em>Forobaboro : Diakosa,  Wa abi kè,  Pian ! </em>

<strong>Bekhaye DEMBELE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Un dernier hommage au sergent&#45;chef Dramane Koné</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/un-dernier-hommage-au-sergent-chef-dramane-kone-2818350.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 00:47:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Police nationale a rendu mardi 30 avril un dernier hommage au sergent-chef de police Dramane Koné, arraché à l’affection des siens dans la nuit du 29 avril 2019, des suites d’une agression par la population au cours d’une intervention de la Police nationale. </em></strong>

La cérémonie funèbre s’est tenue à l'Ecole nationale de police, en présence du Directeur général adjoint, le Contrôleur général Moussa Boubacar Mariko, ainsi que des collègues, amis et parents du défunt.

Le mardi dernier, la police nationale s’est rassemblée autour de la dépouille mortelle du sergent-chef de Police Dramane Koné, arraché à l’affection des siens dans la nuit du lundi 29 avril 2019, des suites d’une agression par la population au cours d’une mission de police.
<strong>
</strong>Né le 02 mai 1987 à Bamako, de Mory et Neissa Diaby, après ses études fondamentales sanctionnées par le DEF, il se présente au concours direct de recrutement d’élèves sous-officiers en qualité de chauffeur. Après son admission en 2009, il fut nommé élève sous-officier de police suivant l’arrêté n°10008 MSIPC-SG du 05 janvier 2011, spécialité chauffeur. Par la décision n°2012-0998/DGPN-DF du 31 mai 2012, il fut admis à l’examen de fin de cycle d’élèves sous-officiers de police.

Par l'arrêté n°2012-1530/MSIPCSG du 14 juin 2012, il fut nommé sergent stagiaire de police. Ayant satisfait aux exigences du stage probatoire, il fut titularisé dans son emploi et nommé sergent de police 1<sup>er</sup> échelon par l'arrêté n°20130001/MSIPC-SG du 03 janvier 2013 pour compter du 1<sup>er</sup> mars 2013.

Durant sa courte carrière, le sergent-chef Dramane Koné a servi au commissariat de police du  11<sup>ème</sup> Arrondissement, son premier et dernier poste. Élément discipliné, courageux, exemplaire et surtout gros travailleur, le regretté sergent-chef était apprécié par sa hiérarchique.
Aujourd’hui, il laisse derrière lui une veuve et trois enfants inconsolables.
Dors en paix Sergent-chef Dramane Koné, que la terre te soit légère.
<strong>Ousmane DIAKITE </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Fête des travailleurs : la Centrale démocratique des travailleurs du Mali fait un défilé imposant</title>
<link>https://www.maliweb.net/fetes-nationales/fete-des-travailleurs-la-centrale-democratique-des-travailleurs-du-mali-fait-un-defile-imposant-2818389.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 00:45:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À l'occasion de la fête internationale du travail, les responsables de la Cdtm ont organisé le mercredi 1 mai, sur l'avenue du Mali à Hamdallaye ACI 2000, un défilé gigantesque regroupant tous les syndicats affiliés à la Cdtm. C'était en présence de la secrétaire générale de la Cdtm, Mme Sidibé Dédéou Ousmane, de tous les secrétaires généraux des syndicats affiliés et l’ensemble des militants</em></strong>.

Comme tous les ans, la Centrale démocratique des travailleurs du Mali (Cdtm) organise la journée mondiale du travail qui est célébrée le 1<sup>er</sup> mai dans le monde entier. Avant tout propos, la secrétaire générale de la Cdtm, Mme Sidibé Dédéou Ousmane, a fait observer une minute de silence à la mémoire de tous les camarades de lutte décédés ainsi qu'à toutes les victimes civiles et militaires.

Le 1<sup>er</sup>  mai, ou journée internationale des travailleurs, est la journée de lutte du mouvement ouvrier instaurée en mémoire du massacre de  Haymarket Square, comme journée annuelle de grève pour réduction du temps de travail en une journée de huit heures. Cette revendication fut satisfaite lors de l’entre deux guerres dans la plupart des pays européens industrialisés.

Cette année, les festivités du 1<sup>er</sup> mai 2019 étaient au centre des événements commémoratifs du centenaire de l’organisation internationale  du travail. L'OIT, depuis sa création en 1919, ne cesse de réfléchir et d'agir sur les questions essentielles qui préoccupent les travailleurs et les employeurs, notamment sur la sécurité et la santé au travail, le travail des enfants, le travail décent.

La fête du 1<sup>er</sup> mai devient alors une journée de célébration des combats des travailleuses et travailleurs. Elle est célébrée dans de nombreux pays du monde et est souvent un jour férié, comme c’est le cas au Mali, et le 1<sup>er</sup> mai est l'occasion d’importantes manifestations du monde ouvrier.

La fête internationale du travail doit également être pour les syndicats, le gouvernement, les employeurs et les travailleurs, l'occasion d’une analyse introspective, en tant que partenaires engagés dans la construction de notre pays, à jouer un rôle majeur pour apporter des solutions aux préoccupations des travailleurs.

Toujours selon Mme Sidibé, le 1<sup>er</sup> mai est aussi une fête de la solidarité entre les travailleurs et les travailleuses, qu’ils aient ou non un emploi, solidarité entre le nord et le sud. Solidarité entre les différentes régions du Mali, solidarité entre le Mali et les pays frères. Elle a par ailleurs dénoncé la précarité, l'insécurité sociale, la pauvreté, l’exclusion, la corruption, face auxquelles les salariés continuent de se battre pour gagner leur part des richesses créées par leur travail.

«Face à ce problème majeur de perte massive du pouvoir d’achat, nous continuerons fortement de nous battre pour la préférence représentative contre la préférence de désignation. C’est tout le sens de la lutte que lance la Cdtm dans tout le pays. Alors, pour donner la priorité à l’emploi privé par une politique industrielle de haut niveau et à l’emploi public au travers de services publics de qualité, favorisant la réduction des inégalités et mettre fin notamment au non remplacement d’un fonctionnaire sur 2 partants à la retraite.

Pour l'instauration des unités de production et la ligne du chemin de fer de Bamako Kayes-Dakar. Pour l’augmentation des salaires, des pensions pour un pouvoir d’achat et la garantie pour tous d’une protection sociale solidaire de haut niveau. Pour de bonnes conditions de travail et la reconnaissance de la pénibilité. Pour des élections professionnelles. Pour l'égalité des droits et contre toutes les discriminations, ensemble, battons-nous, manifestons-nous», a ajoutée Mme Sidibé Dédéou Ousmane, secrétaire générale de la Centrale démocratique des travailleurs du Mali.

<strong>Nagnouma DEMBELE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Makan Doumbia, préfet de Ténenkou, à ses collègues: «Si je suis ici, aujourd’hui, c’est en partie dû à vous»</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/makan-doumbia-prefet-de-tenenkou-a-ses-collegues-si-je-suis-ici-aujourdhui-cest-en-partie-du-a-vous-2818304.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 00:37:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Syndicat autonome des administrateurs civils (Synac) et le Syndicat libre des travailleurs du ministère de l’administration territoriale (Syltmat) ont organisé, le jeudi 2 mai, au ministre de l’Administration territoriale, une cérémonie de réception du préfet de Ténenkou, Makan Doumbia, qui avait été enlevé le 8 mai 2018 par des «terroristes» et libéré le 19 février 2019. </strong>

Très ému par cette cérémonie organisée par ses collègues, Makan Doumbia s’est exprimé en ces termes avec beaucoup d’émotions : «Si je suis ici aujourd’hui, c’est en partie dû à vous. Ces épreuves que nous venons de subir m’ont permis de constater que la solidarité du corps des administrateurs civils est une force agissante.

&nbsp;

Le fait d’être ici aujourd’hui, je suis très ému, car vous m’avez beaucoup surpris. J’ai été capturé le 8 mai 2018 entre 10h et 12h. Tout ce que je ressens aujourd’hui, c’est de l’émotion. Tout ce que vous avez fait quand j’ai été capturé, me parvenait. Dieu a répondu à vos aspirations et à vos vœux. J’ai été seul à pouvoir retourner. La solidarité que vous avez manifestée, Dieu a répondu à cela. Ma présence aujourd’hui parmi vous n’a d’autre sens que de vous témoigner ma reconnaissance».

Il a exhorté tous les travailleurs de l’administration à rester soudés, tout en remerciant le président de la République et tous ceux qui ont contribué à sa libération. Makan Doumbia a indiqué que ce sont des mauvaises conditions de détention qui ont fait que les autres otages ont perdu la vie. «Personne n’a été tué par balle. J’ai été avec le juge Soungalo Koné qui communiquait permanemment avec le président de la République», a-t-il conclu.

Dans son allocution, le porte-parole du Synac et du Syltmat, Olivier Traoré, a rappelé que cette journée, qui marque la réception du préfet Makan Doumbia, est un grand jour dans les annales des organisations syndicales des administrateurs civils et des travailleurs du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.

Il a magnifié toute la reconnaissance des administrateurs civils et des travailleurs du ministre de l’Administration territoriale au Tout-Miséricordieux pour la libération de leur camarde des jougs des narcoterroristes.

Selon Olivier Traoré, Makan Doumbia, un homme de grande valeur, stoïque, tenace, un grand serviteur de l’Etat, est l’expression de l’agent public qui, au sacrifice de sa vie, a servi l’Etat au cœur du terrorisme dans sa circonscription. Il a remercié et salué ces femmes et ces enfants pour leur endurance et leur foi en Dieu, car l’attente a été longue. Le porte-parole des deux syndicats a également remercié les autorités du pays pour tous les efforts déployés pour la libération de Makan Doumbia.

Face au fléau du terrorisme qui sème le doute et la panique à tous les niveaux, il a interpellé l’Etat à renforcer la sécurité de ses représentants qui sont les symboles emblématiques de l’existence dans les différentes localités.

Olivier Traoré a profité de l’occasion pour demander aux autorités de traiter diligemment le dossier d’indemnisation des camarades qui ont perdu leurs biens lors des événements douloureux du nord ; d’accélérer le traitement du dossier d’alignement de l’indemnisation des victimes civiles sur celle des victimes militaires en ce qui concerne la bonification d’échelon et le paiement aux ayant-droits de 10 années de salaire.

Accélérer l’érection de stèle et le baptême de salles de conférence dans les régions en mémoire des représentants de l’Etat tombés au champ d’honneur ; accélérer la mise en œuvre de la loi sur les pupilles et de ses textes d’application en ce qui concerne l’indentification et l’adressage exhaustif des ayant-droits des représentants de l’Etat tombés au champ d’honneur, sont entre autres demandes formulées par Olivier Traoré .

Il a enfin rassuré l’ensemble des camardes que le Synac et le Syltmat, dans une synergie d’actions, défendront les intérêts matériels, moraux et professionnels de tous les militants où qu’ils soient.

<strong>Diango COULIBALY</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Général Alhaji Gamou éteint le feu</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/le-general-alhaji-gamou-eteint-le-feu-2818301.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 00:35:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Général Alhaji Gamou a effectué une mission de bons offices auprès des populations du Gourma qui avaient occupé et interrompu le trafic sur le tronçon Gao-Gossi à cause des assassinats ignobles suivis par l'incinération des corps de trois personnes. La mission s'est rendue à Tinassamed, Ilatane et Intahaka auprès des populations éprouvées qui ont exigé l’arrestation, le jugement des auteurs de ces ignobles crimes et le dédommagement des ayant-droits des victimes. Le Général Alhaji Gamou a présenté ses condoléances attristées et témoigné de sa compassion et celles des autorités de notre pays aux familles et aux populations du secteur. Il a prôné la retenue et le retour au calme. Le Général a promis qu'il transmettra toutes les doléances des populations aux autorités compétentes et se fera le devoir de suivre le traitement qui leur sera réservé. Après les prières et les bénédictions, les populations ont accepté de libérer la voie pour la reprise du trafic, tout en insistant sur l’attente des suites qui seront données à leurs doléances qui ne sont que l'application des lois en vigueur.

<strong>Mariko n'est pas d'accord </strong>

Oumar Mariko a manqué les négociations sur l'accord politique. Il était à Moscou, mais suivait les négociations. «Les points 2 à 4 sont-ils inscrits dans le dialogue politique ou seront réalisés par le gouvernement consensuel ?  Sur quoi portera le dialogue politique ? Tous ces points soulignés étaient des priorités du premier mandat d’IBK. Et tous ceux qui discutent de cela dans l'accord politique ont assumé des responsabilités quant à sa gestion... Alors, comment cela peut se gérer à nouveau avec les mêmes qui n'ont pas présenté de bilan de leur gestion assorti d'étalage de leur insuffisance? Nous avons vu les PSPR d’Alpha, le consensus d’ATT,  le contrat de gestion de Tatam Ly, la Convention de la Majorité Présidentielle de Moussa Mara et du RPM et maintenant, l'accord politique FSD COFOP IBK. Même discours, mêmes personnalités, même profession de foi. Terrible non ?»]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mahmoud Dicko: «Boubou est mon fils»</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/mahmoud-dicko-boubou-est-mon-fils-2818296.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 00:32:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«Le travail abattu pendant mon mandat à la tête du HCI (Haut conseil islamique du Mali) a été sans limite et sans repos. Mon combat pour la bonne cause au nom de l’islam va continuer de façon constante tant que je resterai vivant et en bonne santé. Ça se fera au nom de tous les musulmans du Mali. Je vais prendre du recul et tout mon temps pendant ce mois béni de Ramadan, pour réfléchir sur mon avenir d’après le HCI. Je ne ferai rien dans la précipitation. En ce qui concerne le nouveau Premier ministre, c’est mon fils, il venait me voir avant d’être Premier ministre. Il n’a pas besoin de rendez-vous pour me voir, c’est une affaire de famille. Mais cela n’a rien à voir avec la gestion du pays. Je ferai ce que je peux pour défendre les intérêts de la nation et de la religion et je donnerai les conseils nécessaires au Premier ministre pour une bonne gouvernance». C'est ce que l’Imam Mahmoud Dicko a laissé entendre dans une intervention sur les réseaux sociaux.

<strong>Conséquences de la motion de censure</strong>

On est de l’opposition à 100% en profitant des avantages et inconvénients de ce statut, ou on arrête ce cirque politique gratuit de débutant. Le politicien est pire qu’un magicien de minuit. Avec ce «refus bizarre» en cascade de ne pas rentrer dans le gouvernement, à quoi aura servi cette affaire de motion de censure ? Que du temps perdu pour rien ! Refus bizarre parce que certains avaient réellement donné leur CV ou ont même été consultés. Comme ils n’auront pas de chance d’être dedans pour des raisons antérieures à leur attitude, ils nous sortent des déclarations dans tous les sens. Pauvre Mali. Question : Est-ce que les partis politiques qui vont signer ou qui refusent de signer le protocole d’accord politique ont organisé des rencontres avec leur base pour demander l’avis des militants ? Réunions élargies, rencontres d’informations, etc., c’est nécessaire pour un vrai parti politique bien structuré.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Respectez les hommes en uniforme !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/respectez-les-hommes-en-uniforme-2818411.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 00:26:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un ami m'a envoyé ce message ce matin, j’ai eu des larmes aux yeux. Un homme en uniforme (militaires, gendarmes, policiers, douaniers et forestiers) était mort et couché dans une mare de sang, quand un garçon et son père regardaient la scène. Le garçon demande à son père :

Qui est cet homme qui est tué ? Je ne sais pas, mon fils, je sais juste qu'il était un homme en uniforme. Le jeune garçon s'approcha d'une personne habillée d'un joli uniforme différent des autres, très élégante. C'était le commandant de l'unité où travaillait le défunt. Le garçon prit sa main et demanda :

Puis-je savoir ce qu'est un homme en uniforme? L'officier répondit d'une voix tremblante et ses yeux pleins de larmes : Un homme en uniforme est une personne qui dort moins que les autres, travaille dans le froid, la chaleur, la pluie et même alors qu'il a faim,

Et il y a des fois qu'il n'a pas de jours de vacances, Noël, Nouvel An et de nombreux autres moments importants. Il/elle est loin de la famille, de ses enfants quand ils sont malades, ou de leur époux, de leurs parents et de leurs frères et sœurs. Un homme en uniforme reçoit des insultes, des agressions physiques et beaucoup d'autres choses qui lui arrivent dans l'exercice de ses fonctions.

Mais quand il part pour son travail, très tôt, il ne sait pas s'il rentrera chez lui en vie. C'est une partie de ce qu'est un homme en uniforme. (Soudain, il entendit le son d'un téléphone qui retentit dans la poche du défunt. L'officier a laissé l'enfant pendant un moment pour prendre le téléphone portable. Quand il l'a vu, il s'est rendu compte que c'était sa maison. Il a vu qu'il s'agissait d'un message, et à voix basse il a lu : (Bonjour papa, j'ai pris le téléphone portable de ma mère pour écrire ce message:

Je tiens à vous féliciter pour votre anniversaire. Je suis impatient de vous donner votre cadeau car vous n'êtes pas rentré depuis deux jours. Donc, aujourd'hui, nous allons couper le gâteau. Aujourd'hui, nous serons ensemble en famille. Je t'aime papa, tu es mon super papa. Un bisou....Je vous attends à la maison.)

Telle est la vie d'un «un homme en uniforme». Quelle que soit leur unité, qu'elle soit opérationnelle ou administrative. Que Dieu bénisse tous les hommes en uniforme dans le monde.

<strong>Abdoulaye BAH </strong>

<strong>Fonctionnaire </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mondoro attaqué</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/mondoro-attaque-2818291.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 00:21:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans la journée du 1<sup>er</sup> mai 2019, un pick-up du peloton de la Garde nationale de Mondoro, transportant des dons pour la population du village de Tiguila, commune rurale de Mondoro, a sauté sur un EI entre Mondoro et Tiguila, faisant deux blessés secourus par un hélicoptère. Les villageois auxquels ces vivres étaient destinés sont sortis avec des charrettes pour aller sauver le reste des vivres, comme les gardes ne s'occupaient que de leurs deux blessés. Alors que quelques jeunes du village à motos avaient décidé de suivre les traces de roue de motos qui se trouvaient au lieu où l'explosion a lieu. Ces traces les ont conduits près  d'un hameau peulh. Ils ont été rapidement pris à partie par des hommes armés embusqués dans la touffe. Les jeunes de Tiguila ont rapidement tenté de rebrousser chemin. Malheureusement, dans la débandade, ils ont laissé derrière eux douze portés disparus.

<strong>Bon vent !</strong>

En réalité, ce n'est pas un gouvernement de mission mais plutôt une équipe politique et, de surcroît, pléthorique, dans un Mali en guerre où les ressources s'amenuisent considérablement (retards de salaires et pensions de retrait). La fête du travail passée sans salaire, le ramadan débutant aussi sans salaire, la non-satisfaction même partielle des revendications des grévistes sont des indicateurs révélateurs d'une «financite» chronique affectant le pays. Le PM parlera de «tensions de trésorerie»… Rien ne justifie une équipe de cette dimension...dans le fond, des représentants de partis sans envergure siégeant dans ce gouvernement n'apporteront rien, absolument, rien, strictement rien ...leurs voix inaudibles en raison de leur faiblesse structurelle ! Une feuille de route avec des activités identifiées, des objectifs clairement définis et un chronogramme précis devrait accompagner la publication de cette liste… Sinon, 20 jours de palabres pour présenter cette équipe, cela donne des sueurs froides. Un gouvernement «hybride» comme dirait le Tigre fuyard. Bon vent, sans contrition, en ce mois béni Ya Allah assiste Maliba en danger.

<strong>Ramadan </strong>

Le ramadan est sans doute l’un des piliers les plus connus de l’islam. Il est considéré comme obligatoire, au même titre que la shahâda (profession de foi qui atteste qu’il n’y a de dieu que Dieu et que Muhammad est son messager). Le ramadan est -bien sûr- d’abord un mois où le croyant (la croyante) s’abstient de manger et de boire, de fumer ainsi que d’avoir des relations sexuelles tout au long de la journée. Les jeunes enfants, les personnes âgées, les malades et les femmes enceintes ne sont pas, compte tenu de leur état, tenus de respecter le jeûne. Avant le lever du soleil (entre 04h30 et 5h du matin cette année), le croyant se lève pour se nourrir et s’hydrater pour la journée et effectue la première prière. Un peu après le coucher du soleil ("lorsqu’il n’est plus possible de distinguer le fil noir du fil blanc" dit la tradition), la journée s’achève avec la rupture du jeûne, généralement au moyen d’une datte et d’un verre de lait ou d’eau, en disant bismillah ("au nom de Dieu").

<strong>Utilité du  citron </strong>

«Des morceaux de citron dans un verre d'eau chaude peut vous sauver pour le reste de votre vie», explique le professeur Chen Horin, directeur général de l'hôpital militaire de Beijing. Les citrons chauds peuvent tuer les cellules cancéreuses ! Coupez le citron en trois morceaux et placez-le dans une tasse, puis versez de l'eau chaude, il deviendra (eau alcaline), le boire tous les jours profitera certainement à tout le monde...Des citrons chauds peuvent libérer une fois encore un médicament anti-cancer. Le jus de citron chaud a un effet sur les tumeurs cancéreuses et a montré un traitement pour tous les types de cancer. Le traitement avec cet extrait détruira seulement les cellules malignes et n'affectera pas les cellules saines. Deuxièmement: les acides et l'acide mono-carboxylique dans le jus de citron peuvent réguler l'hypertension et protéger les artères étroites, ajuster la circulation sanguine et réduire la coagulation du sang.

<strong>Œuvre utile </strong>

De Diawara Nabou Diawara de l’association des femmes des camps : 16 millions de nos francs pour les veuves des militaires tombés au champ d’honneur.  Comme il est désormais de coutume, en ce mois de ramadan, la marraine des femmes des camps, Madame Diawara Nabou Diawara, a une fois de plus ouvert son cœur en allant faire un don important aux femmes de nos soldats tombés au champ d’honneur. Placée sous la présidence de la directrice du service social des armés, le colonel Samaké Mariétou Dembélé, en présence du chef d’état-major de la Garde nationale du Mali, la cérémonie s’est déroulée à la place d’armes du camp des gardes du quartier Ntomikorobougou. Cet énième geste de Mme Diawara Nabou Diawara est la suite logique du souci permanant qu’elle a pour ses sœurs des camps, veuves, blessés et grands malades. Cette donation destinée aux femmes démunies des camps et aux veuves des militaires et paramilitaires est composée de plus de soixante-huit (68) tonnes de vivres de diverses natures, à savoir du riz, du mil, du sucre et de cent quatre-vingt-deux (182) cartons de spaghetti. Ce geste purement social témoigne, une fois de plus, non seulement l’attachement de Mme Diawara Nabou Diawara à endiguer les difficultés quotidiennes des femmes et des familles endeuillées des Forces de défense et de sécurités. Mais également à renforcer une solidarité déjà existante entre les épouses des militaires et leurs sœurs veuves à travers la Direction du Service social des armées. De l’initiative du cœur, le geste s’en est suivi.

<strong>Les raisons de l'URD </strong>

«Depuis plus d'une semaine, il y a eu plusieurs rencontres au sommet de l'URD, notre parti, pour prendre la décision d'entrer ou non dans le gouvernement en gestation. Après des échanges et analyses, il a été décidé que l'URD ne sera pas représenté dans le nouveau gouvernement. Puisque l'appartenance à ce gouvernement allait museler l'opposition, l'URD a préféré continuer à jouer son rôle d'opposant pour la consolidation de la démocratie et la sauvegarde des intérêts du peuple. Toutefois, l'URD est partie signataire de l'accord en tant que membre du FSD afin de prendre part au dialogue inclusif et au processus de réformes institutionnelles. Il est donc plus que nécessaire de remembrer nos structures pour renforcer le mouvement et relever les défis futurs», nous a confié Abdrahamane Diarra, président de la jeunesse de l’Union pour la République et la démocratie (URD).

<strong>Incroyable réponse</strong>

«Je sais qu'on fait fort dans la désinformation. C'est pourquoi je tiens à préciser que je n'ai jamais été consulté ni pour la rédaction de l'accord, quand bien même les APM sont membres du FSD, ni pour la discussion de ce document avec le gouvernement, encore moins pour sa signature. Aussi, je dis ici mon étonnement face à l'affirmation que je fais partie des signataires. Je n'ai jamais signé l'accord parce qu'il ne m'a pas été soumis. Merci pour votre compréhension, et merci de partager ma réponse avec les autres groupes»,  déclare  Mohamed Ali Bathily.

<strong>Plusieurs morts </strong>

Lors de violences persistantes dans la commune de Mondoro, des membres de la communauté dogon ont été tués au cours de plusieurs incidents distincts survenus les 1<sup>er</sup> et 2 mai 2019 dans le centre du Mali. Mercredi, au nord de Mondoro (région de Mopti), des assaillants ont tendu une embuscade durant laquelle plusieurs Dogons ont perdu la vie. Jeudi, d'autres membres de la même communauté ont été tués alors qu'ils tentaient de retrouver les corps des victimes de la veille. Au cours des incidents, un membre de la communauté peulh aurait également perdu la vie. Au total, au moins 18 morts sont à déplorer.

<strong>Extrême violence </strong>

Vendredi, aux alentours de Talataye (cercle de Ansongo), de violents combats se sont déroulés entre des éléments se réclamant du MSA-D et de la Cma. La Minusma considère que ces affrontements constituent une violation flagrante du cessez-le-feu et a engagé des discussions techniques avec les responsables militaires de la Cma, de Gatia et MSA-D pour que soit mis un terme aux hostilités. Conformément à l’Accord de paix et à son mandat, la Force de la Minusma a déployé des moyens aériens sur place et suit attentivement les évènements. Une Force d’intervention rapide est également sur place, qui permettra à l’équipe d’inspection mixte (EMOV) d’établir un rapport sur les faits qui sera discuté au CTS. La Minusma appelle à un immédiat et strict respect du cessez-le-feu. Elle appelle également les parties concernées à la plus grande retenue et à résoudre leurs différends par la voie du dialogue.]]> </content:encoded>
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<title>Ortm : la direction exige des comptes à Youssouf Diakité pour son adhésion à la Confédération malienne du travail</title>
<link>https://www.maliweb.net/ortm-tele-radio/ortm-la-direction-exige-des-comptes-a-youssouf-diakite-pour-son-adhesion-a-la-confederation-malienne-du-travail-2818404.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 00:07:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C'est qui ressort du point de presse animé par le secrétariat exécutif de la Confédération malienne du Travail à son siège à Djicoroni Para, hier lundi 6 mai 2019. Le choix du comité syndical dirigé par Youssouf Diakité, journaliste à l'Ortm, d'intégrer la Centrale syndicale de la Confédération malienne du travail (CMT) n'a pas été apprécié par la direction de l'Ortm, qui lui a demandé des explications.</em></strong>

Pour la secrétaire générale de la Cmt, Mme Kamaté Kadiatou Touré, c'est un droit indéniable à Youssouf Diakité de décider librement de créer un autre comité  syndical et de choisir une autre centrale syndicale pour faire adhérer son nouveau groupe. Pour cela, il n'a pas besoin de l'approbation de la direction de l'Ortm. «Demander des comptes à Youssouf est une forme d’intimidation et cela est une violation de son droit syndical», a-t-elle ajouté.

Une lettre d'explications dans 48 heures pour Youssouf Diakité, selon le secrétaire général à la communication de la Cmt, Djibril Diallo, est une violation de la convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical. La convention N°87 stipule que «les travailleurs et les employeurs, sans distinction d'aucune sorte, ont le droit, sans autorisation préalable, de constituer des organisations de leur choix, ainsi que celui de s'affilier à ces organisations, à la seule condition de se conformer aux statuts de ces dernières».

Pour Djibril Diallo, si la direction de l’Ortm a des problèmes avec Youssouf, qu’elle le règle autrement, mais pas en piétinant son droit syndical, parce qu’il a choisi de suivre un autre chemin.» M. Diallo se dit surpris de voir que le directeur de l’Ortm, dont il ne doute point des compétences, soit celui qui veuille se livrer à tel un comportement.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Modibo Sidibé, une force politique hors norme</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/modibo-sidibe-une-force-politique-hors-norme-2815182.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Apr 2019 01:25:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est en tout cas un administrateur chevronné, engagé pour le Mali, qui aura gardé la nuque raide durant ces dernières années pour produire certaines valeurs qui le distinguent des autres acteurs politiques. Parmi ces vertus, on relève volontiers l’’inédit, une vision qui place le Mali au cœur de l’action politique, centrée sur l’union des Maliens pour un Mali  nouveau, avec cette conviction que cela est possible. Une conviction dont l’appropriation par l’ensemble des Maliens constitue son quotidien. </em></strong>

En cela, Modibo Sidibé, c’est de lui qu’il s’agit, respecte sa réputation, celle d’un homme qui cultive la rigueur et met du cœur dans tout ce qu’il fait. Et surtout quand il s’agit du Mali, un pays qui lui a tout donné pour lequel il propose un avenir meilleur, sens de son combat politique. Alors, Wassoulu Mogoba, alias Modibo Sidibé, est bien cette force, ou bien cet animal politique classé hors norme au Mali, qui suscite l’espoir et est pour cela, constamment, objet de dénigrements.

<em> </em>

L’inédit dans l’arène politique, en ces années 2012, est au profit de Modibo Sidibé. En effet, candidat déclaré à l’élection présidentielle d’avril 2012, Modibo Sidibé avait tenu à informer le Mali profond de sa décision de briguer la magistrature suprême du pays. Une délégation conduite par lui-même aura, dans ce sens, séjourné à l’intérieur du Mali. Les régions de Sikasso, Ségou, Mopti, Kayes, Koulikoro, Gao, Tombouctou et Kidal ont été les étapes de cette prise de contact de Modibo Sidibé avec le Mali profond.

Le doyen Cheickhna Hamalla Diarra, alors directeur de sa communication, raconte : «C’est qu’en choisissant d’aller à la rencontre des populations, Modibo Sidibé a voulu poursuivre dans la voie inédite empruntée par lui quelques mois plus tôt : inscrire sa démarche dans une approche de proximité, basée avant tout sur l’écoute de l’autre et le respect de nos convenances sociales. Partout, les populations ont vibré à l’unisson avec ce candidat qui, en toute humilité, était venu solliciter «<em>leurs bénédictions</em>» avant de se déclarer candidat.

En effet, cette tournée inédite entreprise dans ces régions aura apporté la preuve évidente de la justesse de la voie choisie par Modibo Sidibé. Et ce sont les populations elles-mêmes qui ont tenu à en témoigner, par l’extraordinaire chaleur de l’accueil, la simplicité du protocole, la sincérité et la spontanéité dans le contact».

Modibo Sidibé était donc venu à l’écoute du pays profond, prendre son pouls, pour l’entendre parler de ses difficultés, et dire aussi toute la détermination qui est celle des populations à ne pas tout attendre des autorités. En dépit des difficultés réelles dont elles ont fait cas, c’est cette volonté des populations à ne pas baisser les bras, mais bien au contraire, à demeurer mobilisées sur le champ de l’effort pour trouver d’elles-mêmes les solutions à leurs difficultés avec le minimum d’accompagnement qui aura séduit Modibo Sidibé.

Et le doyen Diarra de conclure : «c’est alors des centaines d’hommes et de femmes, des adultes et des jeunes et parfois des enfants, venus en nombre à sa rencontre, certains pour le voir, tous pour lui souhaiter la bienvenue. À chaque fois, ce qu’ils ont tenu à souligner, c’est leur grande satisfaction de la venue jusqu’à eux d’une personnalité de l’envergure de Modibo Sidibé. C’est en somme dire leur fierté d’avoir été <em>«considérés</em>».

En somme, par cette sortie inédite, Modibo Sidibé fera le tour du Mali en 25 jours, s’arrêtant dans chaque village, parlant aux hommes, aux femmes et aux jeunes. Il leur a parlé du Mali, de ce pays qui est le leur et pour lequel lui rêve de progrès et de bien-être pour tous. Le message fait mouche. On l’écoute volontiers. Lui est le premier responsable d’importance nationale jamais venu dans certains de ces villages depuis l’indépendance.

Depuis alors, parler du Mali, rêver d’un Mali nouveau avec la participation de tous, est l’ambition de Modibo Sidibé, qui aura placé ainsi le Mali au cœur de son combat politique, porté par une vision sur fond de dialogue national. «Il s’agit bien du Mali. Parce qu’il ne faut pas que nous nous le cachions, il s’agit bien désormais de notre survie collective, en tant que Nation. L’unité plutôt que la division, le partage plutôt que l’exclusion. Tous ensemble et à ces conditions, nous pourrons ne faire qu’une Nation, qu’un Peuple car, au fond de nous-mêmes, nous en avons les ressources». Extrait d’une tribune médias publiée en 2012 par Modibo Sidibé qui lui vaudra un séjour dans les geôles du Capitaine Amadou Haya Sanogo, l’homme fort du Mali en ces années.

La publication de cette tribune participait déjà à une stratégie inédite de Modibo Sidibé en vue de donner le ton de la mobilisation citoyenne et populaire, pour un pays, le Mali, qui avait commencé à se noyer suite à l’intervention de la bande Sanogo. La suite est connue de tous. Modibo Sidibé n’a pas été écouté, ni suivi et le Mali chuta jusque dans ses fondements. Ce qui n’est pas pour le décourager.

Ainsi, il remet ça à l’occasion d’une invitation du président de la République, le président IBK en ce mois d’avril 2019, dans le cadre de la cérémonie de remise officielle de l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution du 25 février 1992.

En effet, dira-t-il à cette occasion, «le parti Fare tient à réaffirmer ici qu’il se démarque totalement de l’approche adoptée par le gouvernement quant aux réformes envisagées, en raison de l’absence de vision et de projet cohérent, et également en raison des circonstances, de la nature et de l’ampleur de la crise. Nous avons plutôt proposé de revenir aux Maliens à travers un dialogue national refondateur, plutôt que de s’en remettre à un Comité d’experts.

À défaut de la légitimité d’un vrai débat national refondateur, il n’y avait aucune raison que les Fare s’inscrivent dans le Cadre de concertation national, qui exclut les Maliens qui aspirent à être acteurs et actrices de leur avenir et de celui de leur pays.

Aussi, nous ne saurions cautionner une telle dynamique où la fuite en avant le dispute à la course de vitesse, au moment où il est question pour les Maliens de parler avec lucidité de ce que nous sommes aujourd’hui, de proposer des réponses endogènes aux maux dont souffre le pays, de refonder les institutions, d’établir les règles du jeu économique, politique et social qui feraient que les Maliens, véritablement, arriveront à ce qu’ils veulent : un Mali de l’effort, de l’entente, un Mali en paix avec lui-même».

Pour Modibo Sidibé, «la seule et vraie exigence de l’heure, est de dégager des perspectives solides de sortie de crise, de restaurer la confiance des Maliens de l’intérieur et de l’extérieur en eux-mêmes et en leur Etat, car le processus qui conduira le Mali à une véritable sortie de crise structurelle, durable et refondatrice ne pourra faire l’économie d’un traitement de fond de l’ensemble des causalités ayant engendré la crise. Il y a donc urgence que notre peuple puisse se réunir pour parler, de la base au sommet, revisiter nos institutions, nos pratiques démocratiques et refonder notre Etat».

Comme on peut l’observer, Modibo Sidibé honore sa réputation. Celle d’un homme qui cultive la rigueur et met du cœur dans tout ce qu’il fait. Une passion qu’il veut partager avec les Maliens. Il est, de nos jours, l’homme politique qui aura fait le tour des acteurs politiques, des associations, bref des Maliens, pour partager cette vision «de refonder le Mali». Une philosophie qui semble faire l’unanimité et qui demeure la seule solution pour sortir le Mali de cette crise qui n’est point finie.

On a fort bien peur que Modibo Sidibé ne soit pas encore écouté. Pire, on a de la peine à penser que sa vision de «refonder le Mali» ne soit accueillie que par son isolement. Car, cela est constant, depuis 2012 à nos jours, Modibo Sidibé surprend le monde politique ; sa sincérité est appréciée par le Peuple et la force de ses arguments séduit le citoyen, le tout sur fond d’engagement pour le pays. En cela, il est perçu comme un danger pour bien d’acteurs politiques. Ni sa philosophie, ni sa démarche encore moins ses arguments ne dérangent. Mais c’est sa personne qu’il faut «liquider» politiquement.

En effet, au Mali, les politiques auront réussi l’exploit de considérer Modibo comme un danger et sont alors unis pour l’abattre. Ce qui a commencé depuis qu’il a «osé» franchir le pas, et laissé entrevoir son ambition pour le Mali. Une ambition fondée sur des vertus qui font de lui une force politique réelle du pays. Contre laquelle s’est mise en place chaque fois une entreprise de démolition inspirée par des milieux politiques. Systématique, méthodique, insistant, souvent grotesque, jamais découragé et ne reculant devant rien, le travail de sape contre Modibo Sidibé a cherché à détruire cette force de propositions et d’actions pour le Mali nouveau.

On se demande d’abord qui a donc si peur de Modibo Sidibé. Qui gêne-t-il tant ? Et, ensuite, on a de la peine à penser que l’espoir pour le Mali ne soit pas pour demain. On se rassure enfin par cette réponse de Modibo Sidibé à tous ceux qui s’investissent dans la croisade contre lui : <em>«sauvons l’essentiel, le Mali</em>».

Alors, Wassoulu Mogoba, alias Modibo Sidibé, est bien cette force, ou bien cet animal politique classé hors norme au Mali, qui suscite l’espoir. On est bien au Mali, un pays en crise, difficile de croire que le citoyen semble ne plus comprendre ce qui est bien pour lui.

<strong>D. FOMBA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>À fleur de vérité :  Petit imprudent</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/a-fleur-de-verite-petit-imprudent-2815181.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Apr 2019 01:22:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Quelqu’un qui est près ou sur le point de mourir se moque des conseils que l’on peut lui prodiguer (sibanto tè ladikan mè», dit un adage de chez nous. Tout autant, un casse-cou (karato) ne réfléchit pas aux conséquences de son acte. Mon cousin semble s’installer dans cette posture. Qu’est-ce qui lui pend au nez ?

Il aura tout eu au Mali ou le Mali lui aura tout donné. Mon cousin est un grand chanceux. Mais il s’est toujours montré incapable de donner un peu de soi à son pays. Notre porte-malheur qui imprime notre quotidien de désolation, défie désormais son peuple qui vient pourtant de lui renouveler sa confiance.

Pendant que le pays est atteint et ébranlé dans ses fondements, mon cousin s’obstine à nous emmener dans une révision constitutionnelle. Au moment où tout le monde lui dit que la priorité est ailleurs. Pourtant, «il y a plus d’esprit dans deux têtes que dans une», dit-on, ou «il y a plus d’idées dans deux têtes que dans une». Mon cousin n’en a cure.

Il va à contre-courant de la tempête populaire qui se fait poindre à l’horizon, au risque de se voir pris au cœur, l’obligeant à devoir marcher à reculons, sans pouvoir donc s’épargner le péril de tomber à la renverse. L’imprudence peut souvent nous coûter cher, cher cousin. Mon petit imprudent de cousin, il faut que tu te le tiennes pour dit.

<strong>Issiaka SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Congrès du Haut Conseil Islamique du Mali : Soufi Bilal Diallo face à Ousmane Chérif Madani Haïdara</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/congres-du-haut-conseil-islamique-du-mali-soufi-bilal-diallo-face-a-ousmane-cherif-madani-haidara-2815176.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Apr 2019 01:19:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La bataille pour le remplacement de l'imam Mahmoud Dicko au poste de président du Haut conseil islamique du Mali (HCIM) est lancée. Le 4<sup>ème</sup> congrès de la faîtière des associations musulmanes du Mali est prévu ce 20 avril 2019. </em></strong>

Tout commence bien. Si pour certains, ce congrès n'allait pas avoir beaucoup d'enjeux, parce qu'il s'agissait de venir proposer Chérif Ousmane Madani Haïdara à la place de l'imam Dicko. La donne a changé. Puisqu’au niveau de la commission d'organisation, il y a 3 candidatures portées par Cheick Soufi Bilal, Daha Kounta, qui a été après remplacé par Chérif Ousmane Madani Haïdara, et Moussa Boubacar Bah.

Pour la présidence du Haut conseil islamique du Mali, l'article 56 des statuts interdit aux membres de faire de la politique. Or, Moussa Boubacar Bah était le porte-parole du président IBK. Selon plusieurs membres du HCIM, le mouvement Sabati n'est pas une association religieuse. Sabati est un mouvement politico-religieux. Une situation qui pourrait emmener la commission d'organisation du congrès à rejeter sa candidature.

Aujourd'hui, on va vers un face-à-face Cheick Soufi Bilal et Ousmane Chérif Madani Haïdara. Malgré le fait que le Chérif de Banconi soit le candidat du groupement des leaders spirituels musulmans, les observateurs accordent beaucoup plus de chance à Cheick Soufi Bilal Diallo. Ce dernier a toujours gardé sa neutralité face aux hommes politiques, alors que la position politique de Haïdara est connue.

Soufi Bilal, c'est aussi le candidat du renouveau et de la convergence. Avec la situation actuelle du pays, il est bien apprécié par les membres du bureau et mieux, il a toujours dit la vérité entre les deux clans rivaux. Certains pensent que, pour éviter la guéguerre entre les frères ennemis, il faut choisir un homme neutre qui ne soit d’aucun des deux bords. Parce que le principal problème au niveau du Haut conseil islamique du Mali, c’est est la guéguerre entre les tendances sunnite et malikité.

Pour beaucoup d’observateurs, la proximité de Haïdara avec le pouvoir ne saurait lui valoir l’obtention de facto de la présidence du HCIM. D’autant qu’il pourrait retourner sa veste en cours de mandat.

Au niveau des associations membres du HCIM, c'est-à-dire celles qui ont voix au chapitre, qui doivent voter, beaucoup préfèrent la candidature de Soufi Bilal afin que le Haut conseil puisse quitter le terrain politique et s'occupe de la vie des associations musulmanes.

<strong>N.S.     </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réunions de Printemps 2019 du groupe Banque mondiale&#45;Fonds monétaire international :   Dr. Boubou Cissé y a participé</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/reunions-de-printemps-2019-du-groupe-banque-mondiale-fonds-monetaire-international-dr-boubou-cisse-y-a-participe-2815174.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/reunions-de-printemps-2019-du-groupe-banque-mondiale-fonds-monetaire-international-dr-boubou-cisse-y-a-participe-2815174.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Apr 2019 01:16:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre de l’Economie et des Finances, Dr. Boubou Cissé, a participé à Washington (USA), du 8 au 14 avril, aux réunions de printemps 2019 du groupe Banque mondiale-Fonds monétaire international, en compagnie du ministre de l’Energie et de l’Eau, M. Sambou Wagué. </strong>

Les rencontres statutaires des institutions de Brettons Woods sont l’occasion pour réunir les dirigeants du secteur public, du secteur privé, représentants d’organisations de la société civile, experts issus des milieux universitaires autour des grands dossiers mondiaux : conjoncture économique mondiale, lutte contre la pauvreté, développement économique, efficacité de l’aide, etc.

Cet événement donne également lieu à toute une série de manifestations (séminaires, zooms régionaux, conférences de presse…) autour de sujets liés à l’économie mondiale, au développement international et au système financier mondial.

Durant son séjour, le ministre de l’Economie et des Finances, Dr. Boubou Cissé, accompagné du ministre de l’Energie et de l’Eau M. Sambou Wagué, a rencontré, lors d’une réunion de haut niveau, le vice-président Région Afrique du groupe de la Banque mondiale, M. Hafez Ghanem, ainsi que plusieurs responsables des départements sectoriels de l’institution.

Après une brève présentation de la situation macro-économique et politique du pays, le ministre de l’Economie et des Finances a évoqué les principales priorités du gouvernement malien en matière de développement pour les cinq prochaines années.

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Le secteur de l’énergie et celui de l’économie numérique, qui figurent parmi les principaux axes stratégiques du nouveau plan de développement du Mali «CREDD 2019-2023», ont été au cœur des discussions entre les deux personnalités.

&nbsp;

L’amélioration du secteur de l’Energie, à travers la diversification des sources de production (mix énergique), et les réformes à engager pour améliorer la gouvernance de la société EDM-sa, constituent des enjeux majeurs pour le Mali. Le développement du secteur de l’économie numérique (digitalisation de l’administration et du secteur de l’éducation) constitue également un axe stratégique prioritaire en vue de rationaliser les dépenses publiques, d’augmenter les recettes et d’améliorer l’accès à l’éducation.

Le ministre de l’Economie et des Finances a également participé à la Réunion du G5 Sahel-Alliance Sahel, présidée par le vice-président de la Banque mondiale. Cette réunion avait pour but d’échanger sur les acquis de l’Alliance Sahel, l’état d’exécution des projets d’investissements prioritaires (PIP) et les nouvelles perspectives. La délégation malienne a participé aussi à d’autres rencontres bilatérales d’intérêt pour le Mali.

<strong> </strong>

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Modibo Sidibé au président IBK :  «Nous avons accepté de répondre par courtoisie républicaine et par respect pour nos institutions»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/modibo-sidibe-au-president-ibk-nous-avons-accepte-de-repondre-par-courtoisie-republicaine-et-par-respect-pour-nos-institutions-2815178.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Apr 2019 01:10:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Sur l’invitation du président de la République, Modibo Sidibé, président du parti Fare, tout comme des présidents d’autres partis politiques, a été reçu à Koulouba dans la soirée du jeudi 11 avril. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la cérémonie de remise officielle de l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution du 25 février 1992. Pour le président du parti des Fare, c’est par courtoisie républicaine et par respect pour nos institutions que les Fare ont accepté de répondre à l’invitation du président Ibrahim Boubacar Kéïta.</strong>

<strong> </strong>Avant de leur remettre l’avant-projet de loi, le président de la République a indiqué qu’il «s’agit du pays ; chacun a souci du pays ; chacun a son approche, sa solution pour sortir de la crise». Pour le président Ibrahim Boubacar Kéita, le pays doit continuer sa marche vers le progrès, d’où la révision d’une Constitution qui a fait son œuvre et qui souffre d’usure à l’épreuve du temps.

Le président de la République a ainsi clairement exposé sa vision d’un Mali uni et refondé pour aller de l’avant. «Malgré les interrogations graves du moment, le pays doit continuer à avancer», dit-il, en rappelant que notre pays, souverain, a pris un certain nombre d’engagements pour la paix, en présence de la communauté internationale qu’il se doit d’honorer.

L’ancien Premier ministre, Modibo Sidibé, non moins président du parti Fare An Ka Wuli, a fait preuve de maturité politique à la différence de certains de ses camarades d’autres formations politiques qui ont boudé l’invitation du président de la République. «Malgré nos profondes divergences de vue d’avec le gouvernement sur la question des réformes politiques et institutionnelles, les Fare ont accepté de répondre à l’invitation du président de la République, essentiellement par courtoisie républicaine et par respect pour nos institutions et par déférence à son aîné IBK», a-t-il laissé entendre M. Sidibé.

En effet, le parti a tenu à réaffirmer qu’il se démarque totalement de l’approche adoptée par le gouvernement quant aux réformes envisagées, en raison de l’absence de vision et de projet cohérent, et également en raison des circonstances, de la nature et de l’ampleur de la crise. Les Fare, selon son président, avaient plutôt proposé de revenir aux Maliens à travers un dialogue national refondateur, plutôt que de s’en remettre à un comité d’experts.

«À défaut de la légitimité d’un vrai débat national refondateur, il n’y avait aucune raison que les Fare s’inscrivent dans le cadre de concertation nationale qui exclut les Maliens qui aspirent à être acteurs et actrices de leur avenir et de celui de leur pays», a-t-il martelé.

À en croire la déclaration faite par le secrétaire général du parti Fare An Ka Wuli, Mahamadou Kéïta, «les Fare ne sauront cautionner une telle dynamique où la fuite en avant le dispute à la course de vitesse, au moment où il est question pour les Maliens de parler avec lucidité de ce que nous sommes aujourd’hui, de proposer des réponses endogènes aux maux dont souffre le pays, de refonder les institutions, d’établir les règles du jeu économique, politique et social qui feraient que les Maliens, véritablement, arriveront à ce qu’ils veulent : un Mali de l’effort, de l’entente, un Mali en paix avec lui-même».

Pour les Fare, la seule et vraie exigence de l’heure est de dégager des perspectives solides de sortie de crise, de restaurer la confiance des Maliens de l’intérieur et de l’extérieur en eux-mêmes et en leur Etat, car le processus qui conduira le Mali à une véritable sortie de crise structurelle, durable et refondatrice ne pourra faire l’économie d’un traitement de fond de l’ensemble des causalités ayant engendré la crise.
Il y a donc urgence que notre peuple puisse se réunir pour parler, de la base au sommet, revisiter nos institutions, nos pratiques démocratiques et refonder notre Etat.

En remerciant le président de la République pour son invitation, le parti Fare, par la voix de son président, Modibo Sidibé, a déclaré ne pas s’inscrire dans la démarche du gouvernement et ne soutiendra aucune initiative référendaire fondée sur un tel avant-projet de loi.

«Le parti Fare reste disposé à concourir pleinement avec le gouvernement et les forces vives de la Nation à l’élaboration d’un processus endogène de sortie de crise structurelle, durable et refondatrice de l’Etat du Mali», a conclu M. Sidibé.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Réveil Citoyen sur Klédu :  Yéli Mady Konaté, un jeune rassembleur dévoué à la cause de la paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/reveil-citoyen-sur-kledu-yeli-mady-konate-un-jeune-rassembleur-devoue-a-la-cause-de-la-paix-2815175.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Apr 2019 01:05:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le samedi 13 avril, le journaliste Kassim Traoré recevait Yéli Mady Konaté, président du mouvement Réveil citoyen, sur son plateau lors de son émission «An ka ben» sur radio Klédu. Selon le jeune leader, le mouvement citoyen est né à la demande d’un habitant de Ménaka suite au cantonnement de l’armée malienne dans cette ville en 2016.</strong>

Le jeune leader Yéli Mady Konaté, au cours de l’émission «An ka ben» animée par Kassim Traoré sur Radio Klédu, a fait la genèse du mouvement citoyen. Selon lui, l’idée de créer ce mouvement citoyen est née d’une émission dénommée «Zone de vérité» qu’il anime sur radio Klédu.

C’est ainsi qu’un jour, au cours de l’émission, un auditeur de la ville de Ménaka a manifesté son inquiétude au sujet du cantonnement de l’armée malienne dans cette ville. Cet auditeur a appelé les Maliens à l’union sacrée pour mettre la pression sur la Minusma et Barkhane afin que l’armée malienne prenne part à la sécurisation des Maliens et de leurs biens dans la région de Ménaka, a-t-il expliqué.

À en croire M. Konaté, à la suite de cet appel, des manifestations ont été organisées à Bamako pour dire non au cantonnement de l’armée malienne à Ménaka. La communauté internationale a pris, en son temps, au sérieux les revendications en laissant les forces armées maliennes sortir de leur cantonnement. Le mouvement citoyen a ainsi vu le jour pour mieux structurer les actions afin de répondre aux questions politiques de l’heure.

Le mouvement a connu en 2018 des temps morts à la suite de l’élection présidentielle, parce que ses membres sont de différents bords politiques. Mais, depuis août dernier, les premiers responsables ont accéléré les rencontres avec des personnes ressources, à savoir le Pr. Abdoulaye Niang, l’animateur vedette Boubou Lah, des jeunes leaders très influents comme Abdoul Niang, Etienne Fakaba Sissoko, Mohamed Yousouf Bathily alias Ras-Bath, et certains acteurs politiques, à commencer par le chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé, nous apprend M. Konaté.

Le but de ces rencontres, poursuit M. Konaté, est de rapprocher les acteurs autour de la mère patrie afin que chacun puisse concourir à la construction de l’édifice national, mais aussi de préparer le lancement officiel du mouvement qui est prévu pour le samedi 27 avril au carrefour des jeunes de Bamako. Rappelons qu’un document est en cours d’élaboration où la vision du mouvement citoyen sera développée y compris ses prochaines actions.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Culture : le Mali et l&amp;apos;Allemagne signent une convention de 2.500.000€ dans le cadre du projet Donko Ni Maaya</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/culture-le-mali-et-lallemagne-signent-une-convention-de-2-500-000e-dans-le-cadre-du-projet-donko-ni-maaya-2815172.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Apr 2019 00:52:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le lundi 15 avril 2019, la salle de conférence du ministère de la culture a abrité la signature d’une convention de financement de 2.500.000€ entre le ministère de la culture du Mali et la coopération allemande dans le cadre du projet Donko Ni Maaya pour le financement des projets culturels. </em></strong>

«Cette cérémonie, certes modeste, a son pesant d’or, pour deux raisons essentielles, que résument parfaitement les deux concepts clés du Projet, j’allais dire du chantier, que nous inaugurions ce matin : «Donko»  et «Maaya».

D’abord «Donko». La sagesse populaire bambara nous enseigne que, je cite : «Donko ka fissa sanu ni wariye. Sanu ni wari be ban. Donko te ban».  Littéralement, l’art, le «Donko», vaut plus l’argent et plus que l’or. Pourquoi ? Parce que l’art est une ressource infinie, inépuisable, que l’on ne peut enlever à celui qui le possède. En outre, le «Donko» est une ressource que l’on peut partager sans jamais s’appauvrir».

Ces propos du ministre de la culture traduisent à souhait l'importance du projet.  Mieux, dit-elle, le «Donko est cette ressource qui, contrairement à l’or et à l’argent, ne se multiplie et ne se bonifie que lorsqu’il est mis en commun, lorsqu’il est partagé. Quant au «Maaya», ou l’humanité, la sagesse malienne nous enseigne qu’elle est un lien. Je cite ‘Maaya ye juruye’. Littéralement encore, l’humanité est un lien. Disons un réseau de liens. Les liens du vivre ensemble. Des liens de sang. Des liens de cœur. Des liens de solidarité. Des liens de fraternité interethnique.»

D'après le ministre de la culture N'Diaye Ramatoulaye Diallo, au Mali, depuis le 13<sup>ème</sup> siècle, ces liens ont été pensés et convertis en pactes et en alliances, érigés en normes et en valeurs sociétales pour notamment prévenir les conflits et faciliter le vire ensemble. «Les drames qui ont endeuillé le Mali, le drame d’Ogossagou, et tous les drames avant Ogassagou, ne sont que la manifestation de la rupture brutale de ces liens, et la remise en cause de notre ‘Maaya’».

Et de poser la véritable problématique : «Comment le Donko peut-il aider à récréer du lien, et à reconstruire le Maaya ? Tel est, à mon sens, l’enjeu des travaux de la session inaugurale du Comité de pilotage du projet Donko ni Maaya, qui est le fruit de la coopération germano-malienne. J’allais dire, Excellence Monsieur l’Ambassadeur, le fruit du ‘Maaya’».

Ce projet, selon N'Diaye Ramatoulaye Diallo, est le fruit des liens d’amitié sincères et de coopération entre le Mali et l'Allemagne. Elle dira que la culture est la dimension du développement où une société exprime son rapport et son originalité au monde. «C’est le socle sur lequel elle fonde son organisation et qui détermine le style du développement. Nous devons préserver, protéger et entretenir ces valeurs culturelles en vue d’une meilleure transmission aux générations futures pour qu’elles en fassent un bon usage dans la construction citoyenne. Cette construction citoyenne doit s’appuyer sur nos valeurs culturelles, telle est la vision du Président de la République, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Kéita», a-t-elle ajouté.

Alors, la cérémonie de lancement des travaux du Comité de pilotage du projet «Donko ni Maaya» est une  heureuse initiative. Car c'est la première fois, dans le cadre de la très fructueuse coopération entre le Mali et l’Allemagne, qu'un projet d’une si grande ampleur concerne le secteur de la culture en vue de contribuer à la valorisation de ses potentialités afin d’optimiser sa part dans le développement économique et social du Mali, d’une part, et de prévenir les crises et renforcer la cohésion sociale, d’autre part. Certes, il est unanimement établi que la culture est un outil efficace de lutte contre la pauvreté, un facteur de développement durable en raison de sa grande capacité à créer des emplois et à générer des revenus.

«Dans cette perception,  le gouvernement s’est engagé, à travers le document cadre de politique culturelle, à développer des industries culturelles plus performantes, à favoriser l’accès et la participation de toutes les communautés, tous les groupes sociaux et tous les individus aux moyens d’expression, de production et de diffusion des biens culturels de leurs choix et à développer le dialogue interculturel. Le temps fort de ces actions a été l’organisation réussie de l’édition spéciale de la Biennale artistique et culturelle, en décembre 2017, où tout le Mali s’est retrouvé pour communier ensemble», a expliqué N'Diaye Ramatoulaye Diallo.

Ainsi, il appartient au comité de pilotage, estime-t-elle, de donner une orientation stratégique au projet, d’apporter des conseils pour sa mise en œuvre et de suivre ses progrès.  Et Mme le ministre d’ajouter que le projet Donko ni Maaya est le symbole d’une vision commune, celle de relever le défi du vivre ensemble et de la cohésion sociale dans une société malienne paisible et prospère, enracinée dans ses valeurs culturelles et ouverte au monde.

«Excellence M. l’Ambassadeur, je ne saurais terminer, sans féliciter et remercier, à nouveau, l’Ambassade d’Allemagne au Mali, pour cette contribution précieuse, donnant encore une fois, la preuve d’un bel exemple de coopération. J’exprime mes vifs remerciements à la GIZ, à Madame Magali Moussa, Directrice du Programme Donko ni Maaya et à toute son équipe…», a conclu Mme le ministre de la culture.

<strong>K.T</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Ils se sont fait peur</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/ils-se-sont-fait-peur-2813692.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Apr 2019 06:04:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C'est devenu une tradition au Mali, dès qu'il y a une grande mobilisation, les autorités se cachent ; la sécurité se renforce devant les maisons des personnalités. C'est ce qui s'est répété lors de la marche du vendredi 05 avril 2019 à Bamako. Quand plusieurs de nos ministres désertent leurs bureaux. Incroyable mais pourtant vrai ! Il nous revient que plusieurs ministres du gouvernement Soumeylou Boubèye Maïga ont volontairement déserté leur département vendredi 05 avril 2019. La raison ? C’est simple : une peur bleue des conséquences de la marche qui a eu lieu vendredi dans la capitale malienne. Plusieurs cadres et responsables sont allés se réfugier dans des maisons d’autrui, d'autres dans leur champ ; les plus malins dans leur grande famille. Le vendredi à 12 heures, on ne travaillait plus à Bamako et des sociétés de téléphonie ont aggravé la situation en envoyant des messages pour demander aux gens de rester à la maison.

<strong>Dicko recule  </strong>

«Nous allons sortir chaque vendredi jusqu'à la satisfaction de nos doléances». C’est ce que Mahamoud Dicko avait promis aux manifestants. Mais à la grande surprise de tout le monde, sur l'ORTM, l’imam Dicko a félicité les autorités pour la sécurisation du rassemblement ; il assure les Maliens qu’il n’y aura pas de mobilisation tous les vendredis. «Il faut quand même saluer nos autorités qui, bien qu’on ne se soit pas plié aux procédures administratives, elles ont par la suite accepté qu’on fasse la manifestation. Pour la paix, la quiétude, les forces de sécurité étaient là avec beaucoup de retenue. Nous saluons cet esprit». Il ajoute aussi qu’ils n’ont pas l’intention d’aller perturber les Maliens tous les vendredis.

<strong>Ogossagou : 157 morts </strong>

Le bilan des trois derniers mois n'est pas du tout bon. Il y a 440 civils et 150 militaires des Forces armées maliennes, de la force Barkhane et de la Minusma qui ont été tués entre janvier, février et mars 2019, selon le ministre de la Sécurité, le général de division Salif Traoré. Face aux députés, le général Salif a reconnu qu'il y a un problème et propose une solution commune avec l'adhésion de tous les Maliens. Sur le terrain à Mopti, le jeudi 04 avril, le gouverneur de la région, après avoir fait un tour à l'hôpital Somilo Dolo pour s'enquérir de l'état des blessés, échangé avec les hommes sur le terrain à Ogossagou, a fait savoir que le bilan de l'attaque du 23 mars 2019 à Ogossagou est de 157 morts pour 65 blessés.

<strong>Le rêve du MNLA </strong>

Le samedi 06 avril 2019, il y avait à Kidal la commémoration de «l'indépendance de l'Etat de l'Azawad». o6 avril 2012- 06 avril 2019, cela fait 7 ans que le Mnla (Mouvement national de libération de l’Azawd) a proclamé l’indépendance de l’Azawad. Une indépendance mal perçue par la communauté  internationale. Malgré la signature de l'accord pour la paix, Kidal reste attaché à son idée d'indépendance. Et depuis six ans, cette journée est immortalisée par les Kidalois. Ils sont sortis en grand nombre samedi pour chanter et danser au son de la guitare. Une manière de montrer leur attachement à l'Azawad. On pouvait entendre des slogans comme : «Mali non, vive Azawad». Cette commémoration intervient à 72h de l'attaque à la roquette du super camp de la mission onusienne au Mali.

<strong>Un soldat tchadien blessé </strong>

Le super camp de la Minusma à Kidal a été la cible d'une attaque à la roquette. «Au total 6 obus sont tombés dans le super camp de la Minsuma en début d'après-midi vers 13h 34. Il y a un blessé côté contingent tchadien. Pour l'instant, la situation est calme. Pas de perte en vie humaine. Le contingent népalais et ceux de UNMAS se sont mobilisés pour enfin dépouiller le super camp» nous confie un habitant de Kidal. «Il y a eu plus de peur que de mal. Les tirs ont dépassé le camp de la Minusma, il n’y aucun dégât matériel. C'est un casque bleu tchadien en sautant qui s'est fait blesser. Le soldat en question détenait une position de garde. Parce que les tirs sont venus de l'extérieur de la ville. Personne ne connaît les assaillants parce qu'ils ne sont pas rentrés dans la ville, ils ont lancé les roquettes à partir de l'extérieur de la ville» nous dit le gouverneur de la région.

<strong>Une affaire de vengeance </strong>

Le groupe terroriste JNIM (Jamma'at Nustra Al Islam Wal Musilimin) s’apprête à diffuser une vidéo intitulée ‘communiqué au sujet du massacre d’Ogossagou de nos frères Peuls dans lequel la France est accusée de complicité dans le massacre d’Ogossagou du 23 mars dernier. Il est aussi question de France Afrique, Total et Areva. Le groupe terroriste promet de se venger du massacre d’Ogossagou perpétré par les milices donsos contre les Peulhs. «Nous constatons que le groupe terroriste veut faire de cette attaque, une récupération en essayant de manipuler les esprits faibles de cette population déjà meurtrie. Il faut que les autorités prennent leurs responsabilités avant que ça ne soit trop tard» préviennent certains observateurs.

<strong>À éviter </strong>

Les plus hautes autorités gagneraient, au lieu de diviser les religieux, à les rassembler plutôt (associer nos communicateurs traditionnels et toutes personnes ressources) pour qu'ils aillent sur le terrain, sous bonne escorte, parlementer avec les autorités coutumières des Dogons, Peuls et autres ethnies en conflit en vue de retrouver l'entente et la paix d'antan. Des séances de prières honnêtes, désintéressées, sincères et de bonne foi adressées à Allah clôturant les différents pourparlers seraient mieux agréées par le Tout-Puissant que celles organisées sur commande depuis 2013 et qui restent jusqu'ici désespérément improductives en termes de sécurité et de paix. Par ailleurs, il s'agit de réfléchir désormais sur les «regroupements ethniques», en termes de cadre de concertation, d'information, pour avoir la mesure de leurs activités et préoccupations, sans intention de les gérer ou contrôler.

<strong>Calamité Isac </strong>

L’élu de Kolondièba, Oumar Mariko, interdit de parole à l’Assemblée nationale. Face aux crises intercommunautaires grandissantes dans le centre et au sud du Mali, l’Assemblée nationale a interpellé, le mercredi 03 avril, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Gal. Salif Traoré. Au cours de cette séance, le député de Kolondièba, Dr. Oumar Mariko, s’est vu retirer la parole par le président de l’Assemblée nationale, Issaka Sidibé. Car l’élu a entamé ses propos en indiquant que l’Assemblée nationale «souffre de légitimité». «Je dis que l’Assemblée souffre de légitimité», reprend l’honorable. «Alors vous n’avez pas droit à la parole ici», proclame le président de l’AN. L’élu a tenté d’insister, mais le refus du président était catégorique.

<strong>Un poisson d'avril à problème </strong>

C'est un ami ivoirien qui se trouve coincé dans une affaire de poisson d'avril. Il raconte lui-même : «Je suis venu rendre visite à mon oncle, un soldat à la retraite et l’ai informé que j’avais obtenu une bourse pour poursuivre mes études aux États-Unis d’Amérique. Il était si heureux qu'il a immédiatement ordonné à sa femme et à ses enfants d'abattre son dernier mouton pour la célébration. Il a également invité des amis et de la famille autour, fait boire du vin et bien plus encore. Nous avons fini de manger et de boire. Maintenant, je songe à lui dire que c'était un poisson d'avril. Je suis toujours là depuis avant-hier, aidez-moi, s'il vous plaît. Comment vais-je lui dire ?»

<strong>Ferme conviction </strong>

Le Mali fut et le Mali sera ! Non le Mali, mon pays, est une grande Nation. À la France et ses alliés internes et externes : sachez que géographiquement, humainement, historiquement, et culturellement, vous avez toujours été petits par rapport au Mali. C'est pourquoi, c'est seulement quand vous parvenez à avoir des traîtres parmi nous, qu'il vous a été donné un semblant de domination, d'ailleurs toujours éphémère. Avec plus de 2500 milliards € de dette, votre force (politique économique) s'est effondrée comme un château de cartes, et les guerres militaire et civile sont vos seuls remparts. Alors sachez que mon Peuple a tout compris et il est désormais bien éveillé. Quoique vous fassiez, vous n'aurez pas de guerre CIVILE au MALI ! Peuple vaillant du Mali, restons unis dans la douleur et acceptons d'avaler leur couleuvre de désolation, sans coup férir, et dans la communion, restons ce que nous fûmes bien avant beaucoup : un peuple courageux, fier et surtout digne.

<strong>Salaire de base  </strong>

La différence de net entre agents de la même catégorie s'explique par la situation matrimoniale, le nombre d'enfants et la région dans laquelle travaillent les agents. Compte tenu du fait que l'ITS prélevé sur le non marié étant plus élevé que pour le marié, le net à payer pour le non marié serait moins élevé. Il en est de même pour celui qui a plus d'enfants. Le nombre des enfants entraîne une diminution de l'ITS à payer et une augmentation des allocations familiales. Les effets combinés des deux situations jouent positivement sur le net à payer. Aussi, un enseignant qui est affecté dans une zone difficile bénéficie d'une prime de zone difficile (Kayes, Tombouctou, Gao, Kidal...) que n'a pas celui qui est à Bamako ou Sikasso. Compte tenu de cette prime, le net à payer est plus élevé pour celui qui est dans la zone difficile. Le dernier élément sur le net est l'ancienneté. En effet, le grade étant déterminant dans le calcul du salaire, l'agent qui occupe le grade le plus élevé a plus de net que le débutant. 226 000FCFA, c'est le brut d’un débutant de catégorie A.

<strong>À méditer </strong>

Il y a quelques années, lors d'une édition du Festival Tamadacht d’Anderamboucane, le berger disait à Ndiaye Bâ, à l'époque ministre chargé de la Culture, que cette «festivaliose» qui s'abattait sur le Mali risque de nous distraire et de nous faire oublier l'essentiel. Il a répondu : en France il y a plus de 1000 festivals. Réplique du berger : la France a fini avec l'essentiel et s'occupe maintenant du superflu. Le ministre n'a pas voulu continuer l'argumentation parce qu'il était ministre. Et le berger est reparti avec son carnet de reporter. Comme dans la fable de La Fontaine «La cigale et la fourmi», force est de constater que pendant que nous chantions et dansions, nos ennemis se préparaient pour nous faire mal. Il est temps, comme titrait le doyen Gaoussou Drabo dans une de ses célèbres chroniques, que l'histoire serve.

<strong>Les raisons du refus </strong>

Pourquoi le collectif des clubs et ligues majoritaires de la Fémafoot fait peur à l'équipe de Veron Omba de la FIFA et certains hauts responsables du gouvernement malien ? Et pourtant, le collectif n'œuvre que pour la bonne gouvernance et la gestion transparente du football au Mali, avec comme seul objectif le développement du football et le football à ceux qui financent le football. De janvier 2015 à ce jour, Mamadou Dipa Fané et ses amis ont eu raison avec tous les arbitrages, tant national qu'international, dont celui du Tribunal arbitral de sports (TAS). Pourquoi l'application de la dernière décision du tribunal pose des problèmes à la FIFA et au gouvernement malien ? Sont-ils impliqués dans la gestion opaque et crapuleuse des fonds de la FIFA, du comité exécutif sortant de Baba Diarra, Boukhary Sidibé dit Kolon, de Mamoutou Touré Bavieux ? Sinon, il n'y a rien qui justifie leur acharnement à vouloir retarder ou contourner l'application de la sentence du TAS. La sentence est très claire conformément aux statuts de la FIFA et de la Fémafoot. L'application intégrale de cette sentence du Tribunal arbitral de sports est la seule solution pour sortir de la crise du football malien. Elle s'impose.

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>2ème édition des contes Buwa : La philosophie et la bravoure buwa inspirées en grande partie des contes</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/2eme-edition-des-contes-buwa-la-philosophie-et-la-bravoure-buwa-inspirees-en-grande-partie-des-contes-2813703.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/2eme-edition-des-contes-buwa-la-philosophie-et-la-bravoure-buwa-inspirees-en-grande-partie-des-contes-2813703.html</guid>
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<pubDate>Wed, 10 Apr 2019 03:24:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Association des jeunes Buwa de Lafiabougou ‘’Synergie Buwa Niimi’’ a célébré la 2<sup>ème</sup> édition des contes buwa, le samedi 6 avril 2019, au manège de Lafiabougou. Quelques heures avant le début des festivités, une conférence de presse a été animée par le jeune conteur Jean Martin Dakouo à la Pyramide du Souvenir, avec pour thème : «le conte facteur de bonne éducation».</strong>

Avec comme thème : «Conte facteur de bonne éducation», la 2<sup>ème</sup> édition des contes buwa était placée sous le parrainage de Koussé Théra, Timothé Dakouo et Josiane Dakoua, avec comme invité d’honneur le célèbre conteur du Bwatun, Alexandre Coulibaly.

Le conférencier Jean Martin Dakouo, qui est aussi un excellent conteur avec un répertoire assez riche de contes du Bwatun, a planté le décor de la conférence par un conte très passionnant. Le principal personnage du conte, Padouba, avait fait un pacte avec le chef des génies maléfiques de la forêt interdite de son village Niimilo. Il pensait pouvoir profiter de la largesse des génies, mais pris au piège de son accord avec les génies, il est sauvé de justesse par son fils qui tua le chef des génies.

De la philosophie et de la sagesse buwa, Jean martin Dakouo dira que dans les contes, on retrouve des éléments de la philosophie Bô, prenant pour exemple l’organisation sociale horizontale, chaque composante de la société a une place de choix et contribue au bien-être social… Le petit garçon est le sauveur de sa famille contre toute attente. L’expression de la sagesse dans ce conte est toujours de se méfier voire se poser des questions quand on vous fait d’innombrables cadeaux sans cause d’où le pacte sans intérêt pour les génies entre Padouba et ces derniers.

L’éducation et la morale ne sont pas en marge dans ce conte, nous rappelle le conférencier. Chez les Buwa, à en croire M. Dakouo, l’éducation est physique et morale, le verbe a une place importante, une partie de cette éducation se fait par le conte. «On a longtemps pensé que faire beaucoup d’enfants facilitait les travaux champêtres, notre histoire nous enseigne, pour les esprits éclairés que autant de bras au travail font autant de bouches à nourrir…».

Le conte est un moyen de renforcer le tissu ; il dénonce les injustices, prend soin de l’orphelin, de la veuve, du faible, du pauvre, etc. Dans le conte, les courageux et les braves entrent dans l’histoire, comme le petit garçon pour avoir osé retourner sur la terre où son père avait fui, mais le père aussi pour avoir bravé une interdiction qui datait de plusieurs générations pour subvenir aux besoins de sa famille. On y trouve la justice sociale et divine. Le conte rend toujours justice à la fin, cette justice peut être humaine ou divine, c’est-à-dire qu’elle proviendrait des divinités telles que le «Dô ou les Nassio».

Le conte est non seulement porteur d’un message, d’une sagesse, d’une philosophie, il se veut aussi une thérapie par le rire et les chants. Ainsi était planté le décor de la soirée culturelle des contes buwa au manège de Lafiabougou pour 8 heures d’horloge dans la nuit de samedi à dimanche.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>FIA&#45;AEEM: de fortes propositions pour apaiser l’école malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/fia-aeem-de-fortes-propositions-pour-apaiser-lecole-malienne-2813691.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Apr 2019 02:04:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le lancement des activités du Forum international des anciens de l’association des élèves et étudiants du Mali (FIA-AEEM) a eu lieu le samedi 30 mars. L’annonce a été faite lors d’une conférence presse donnée à l’hôtel Millénium  par  </em></strong><strong>le Comité de veille et le Secrétariat permanent des anciens de l’Aeem. En prélude à ce forum, les acteurs ont prodigué des conseils et propositions fortes aux plus hautes autorités maliennes.</strong>

Selon Moussa Guindo, ancien secrétaire général au lycée Bouillagui Fadiga et à la FSEJ, l’idée d’aller tous à l’organisation d’un grand forum international autour d’un idéal commun de rassemblement, de retrouvailles, d’unité et de solidarité, est venue des camarades de l’extérieur en relation étroite avec ceux au niveau de Bamako et de l’intérieur du Mali. La dernière assemblée générale fut celle tenue à la maison des Jeunes de Bamako, le dimanche 24 mars 2019.

Cette rencontre, faut-il le noter, a enregistré une participation de qualité et en masse des anciens camarades du mouvement. «Notre credo demeure l’unité de tous les anciens de l’Aeem de l’intérieur et de la diaspora. Pour la réussite du forum, notre conviction est qu’aucun ancien de l’association ne doit être laissé sur les bords de la route. La tenue de la présente conférence marque le lancement officiel des activités du Forum international des anciens de l’Aeem (FIA-AEEM 2019). Il faut noter que l’objectif principal du forum est de retrouver l’unité de tous les anciens de l’Aeem autour de thématiques importantes qui doivent répondre aux grandes préoccupations actuelles du Mali», a-t-il rappelé.

En termes d’objectifs spécifiques, il s’agira pour les participants au forum de concevoir un cadre large de concertations qui renforce l’unité, la solidarité entre anciens de l’Aeem ; de débattre des thématiques importantes ; d’engager des réflexions approfondies allant dans le sens d’améliorer l’image de l’Aeem, entre autres.

En prélude au forum prévu en octobre 2019, après le diagnostic unanimement inquiétant de l’état de l’école malienne, les anciens de l’Aeem ont fait des propositions concrètes susceptibles d’aider à relever les défis. S’agissant de la valorisation de la fonction enseignante, les anciens de l’Aeem proposent de rendre l’autorité à l’enseignant, de lui donner un salaire décent et des garanties juridiques de protection (que l’enseignant ne soit plus arrêté dans sa classe ou à domicile qu’en cas de flagrant délit).

Quant au manque d’infrastructures, ils invitent l’Etat à investir quantitativement et qualitativement dans les infrastructures (pédagogiques, administratives et sportives) ; à procéder sur une période de cinq ans à la création de quarante lycées, 2000 salles de classe ; d’investir dans les laboratoires spécialisés en raison de cinq laboratoires bien équipés par lycée et université.

À propos de la mauvaise gouvernance, pour y remédier, les anciens de l’Aeem proposent que l’Etat assure une bonne formation initiale et continue au personnel enseignant ; qu’il forme les responsables de l’école au management des ressources humaines, redynamise les comités de gestion des différents niveaux d’enseignements. Ils l’exhortent à : intensifier les inspections aussi bien dans le public que dans le privé ; privilégier les enseignants mieux rémunérés et mieux formés à des enseignants plus nombreux ; ouvrir l’école aux parents en leur proposant par exemple de venir passer une demi-journée en classe ; prendre le temps en début de chaque début d’année scolaire d’expliquer aux parents et aux enfants les enjeux de la scolarité.

Au sujet du faible financement de l’éducation<em>, </em>les anciens de l’Aeem invitent l’Etat à consacrer dans la constitution du Mali un pourcentage du budget à l’éducation, d’accepter les financements extérieurs de l’éducation et exiger des PTF leur alignement sur les politiques nationales en matière d’éducation.

Concernant l’inadéquation formation/emploi, ils demandent le développement des nouvelles technologies à l’école, d’adapter les formations aux besoins de l’économie nationale, d’orienter le maximum d’élèves vers les formations qualifiantes et structurantes, d’encourager les échanges avec l’extérieur pour bonifier les pratiques d’enseignement et de formation.

Quant à la problématique des écoles privées, les anciens de l’Aeem insistent auprès des autorités de revoir leurs cahiers des charges pour plus d’inspections obligatoires et rigoureuses, la conformité des programmes et la rigueur dans le choix des enseignants (diplômes, aptitudes physique, intellectuelle et morale).

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ahmed Mohamed Ag Hamani, ancien Premier ministre :   «Il n’est pas intelligent de demander actuellement le départ des forces étrangères»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ahmed-mohamed-ag-hamani-ancien-premier-ministre-il-nest-pas-intelligent-de-demander-actuellement-le-depart-des-forces-etrangeres-2813681.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Apr 2019 02:03:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Coalition citoyenne de la société civile pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale, présidée par l’ancien Premier ministre, Ahmed Mohamed Ag Hamani, a animé une conférence de presse, le mardi 2 avril, à l’hôtel Kimpeski. L’objectif pour les responsables de cette organisation était de  véhiculer un message d’apaisement et de paix face à la situation d’insécurité du pays greffée à l’effervescence  politique, religieuse et syndicale.</strong>

Pour la circonstance, l’ancien Premier ministre et président de  la  Coalition citoyenne de la société civile pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale, Ahmed Mohamed Ag Hamani, était accompagné d’autres membres, à savoir le président de Cri 2002, Dr. Abdoulaye Sall ; le président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur, Habib Sylla ; le maire de Ouenkoro, Harouna Sankaré, et l’imam Mamadou Diallo.

Selon <strong>Ahmed Mohamed Ag Hamani</strong>, la tragédie d’Ogossagou «doit nous inspirer, interpeller et nous inviter à plus de réflexion, d’introspection et surtout d’autocritique». Il dira que si les problèmes du Mali peuvent avoir des ramifications et des causes en partie extérieure, ils sont pour l’essentiel maliens et leurs solutions ne viendront que de nous-mêmes.

À en croire Ahmed Mohamed Ag Hamani, ce qui s’est passé à Ogossagou est une tragédie nationale pour tout le Mali. Selon lui, le village martyr a certes payé le prix fort, mais ce qui lui est arrivé fend le cœur de toute la République.

Aux dires du conférencier, les victimes de cette barbarie sont des victimes maliennes et ne sont ni peuhles, ni dogons, tout comme hier au nord,  les nombreuses victimes ne sont ni sonrhaïs, ni arabes, ni touaregs et d’autres ethnies, mais tout simplement maliennes.

<strong> </strong>«Ne nous trompons surtout pas d’ennemi ni de combat. L’ennemi, ce n’est ni le gouvernement, ni l’opposition, ni la société civile. L’ennemi a un seul nom : notre propre désunion», a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que  «nous devons en ces temps de tragédie et d’épreuves contribuer à l’apaisement, à la cohésion sociale, éviter les discours de haine, de violence».

Ahmed Mohamed Ag Hamani a lancé un appel patriotique et fraternel à ses frères de la sphère religieuse de contribuer à l’apaisement. Avant de  rappeler que son association a sillonné récemment le Mali de Kidal à Kayes, pour écouter ses compatriotes. Selon lui, partout, le message exprimé, c’est la paix, la sécurité et la stabilité.

En répondant à une question sur  le départ des forces étrangères, réclamé  par certains citoyens maliens, l’ancien Premier ministre, Ahmed Mohamed Ag Hamani, a indiqué qu’il n’est pas intelligent pour nous de demander actuellement le départ des forces étrangères. Selon lui, «si nous sommes là aujourd’hui, c’est  grâce à  l’intervention de la France qui a stoppé les terroristes à Konna et a permis la tenue des élections en 2013».

<strong> </strong>

<strong>Diango COULIBALY</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le Comité d&amp;apos;experts remet un avant&#45;projet de loi portant révision constitutionnelle au président IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/le-comite-dexperts-remet-un-avant-projet-de-loi-portant-revision-constitutionnelle-au-president-ibk-2813679.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Apr 2019 02:03:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le lundi 1<sup>er</sup> avril 2019, le Comité d'experts a remis son rapport au président de la République. Mis en place le 14 janvier 2019, le comité d'experts pour la réforme constitutionnelle était composé de 11 membres dont 2 femmes. «Le temps était venu pour nous de remettre notre ouvrage en question et de le reconsidérer»,  soutient IBK. </em></strong>

Le président du Comité d’experts pour la réforme constitutionnelle a dévoilé les grandes lignes de son rapport. «Le document prend en compte des clauses de l’Accord pour la paix et la réconciliation qui relèvent de la matière constitutionnelle, des propositions pertinentes des précédentes tentatives de révision constitutionnelle et d’autres réaménagements devant être apportés à la Constitution au regard de l’évolution du contexte institutionnel et juridique du pays. Il prend en charge les suggestions recueillies auprès des Maliens, qu’ils soient de l’intérieur ou de l’extérieur», a déclaré Makan Moussa Sissoko, président du comité.

Makan Moussa Sissoko continue son intervention en annonçant les grandes lignes : «Il nous a fallu moins de trois mois, pour dégager quinze grandes tendances. La prise en compte de certains principes et valeurs de notre passé et présent glorieux, puis la consécration constitutionnelle de certains droits et devoirs nouveaux, notamment le droit au mariage, le droit de la famille, la protection de l’environnement, la lutte contre le changement climatique ainsi que la protection de la biodiversité».

«La clarification des compétences entre les institutions de la République, la définition des rôles du président de la République et du Premier ministre au sein de l’exécutif. Aussi, le texte annonce la création d’une seconde chambre dénommée Sénat devant assurer la représentation des collectivités territoriales. Les Maliens établis à l’étranger, les autorités traditionnelles et coutumières, les personnalités ayant honoré le service de l’Etat, les femmes et les jeunes sont appelés à y siéger», poursuit-il.

Par ailleurs, «l’avant-projet indique également l’augmentation des délais relatifs à l’élection du président de la République et à la durée de la période intérimaire au niveau de cette institution ; le réaménagement des attributions, des règles d’organisation et de fonctionnement de la Cour suprême, de la Cour constitutionnelle et de la Haute cour de justice ; et la création d’une Cour des comptes conformément au traité de l’UEMOA. En outre, il prévoit la possibilité pour les citoyens de saisir la Cour constitutionnelle par voie d’exception», conclut Makan Moussa Sissoko.

Le président Keïta a rappelé que la Constitution de 1992 avait des insuffisances. «C’est en raison de cela que l’ensemble national s’est convaincu que le temps était venu pour nous de remettre notre ouvrage en question et de le reconsidérer», soutient IBK. *

L'opposition politique n'est pas d'accord avec le comité encore moins son rapport. «Nous n'avons été associés ni de près, ni de loin à ce travail. Pour nous, le comité d'experts ne peut pas faire la réforme constitutionnelle à la place du peuple malien. Nous n'avons jamais fait de propositions à ce comité, parce qu'il n'est pas habilité. Nous ne nous reconnaissons pas dans leur rapport, qui est aussi un avant-projet de loi, même s'il doit être soumis à l'Assemblée nationale», déclare à l'AFP Nouhoum Togo, porte-parole du chef de file de l'opposition.

«C'est un travail bâclé fait en l'absence du peuple. Comme le président de la République doit encore nous recevoir, nous le lui ferons savoir de vive voix que nous ne sommes pas concernés par ce rapport bâclé des experts», nous confie l’honorable Oumar Mariko, président du parti SADI.

<strong>K.T </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil  du Reporter :   IBK va&#45;t&#45;il écouter son peuple ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/loeil-du-reporter-ibk-va-t-il-ecouter-son-peuple-2813711.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Apr 2019 02:00:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une marée humaine était dans la rue le vendredi dernier à Bamako à l’appel de l’imam Mahamoud Dicko et du Chérif de Nioro. En plus des messages inscrits sur les pancartes pour demander la démission du Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, les manifestants dénonçaient également la mauvaise gestion, l’insécurité, la vie chère, la crise scolaire, et réclamaient le départ de la Minusma et des forces françaises.

Ce genre de rassemblement à l’appel des deux grandes personnalités religieuses dans notre pays est une chose à prendre au sérieux par le président de la République. Car personne ne sait où est-ce que la colère des partisans de ces deux hommes, qui sont incontestablement les plus puissants, s’arrêtera. Ce qui est sûr, c’est que la mobilisation du vendredi dernier contre le régime laisse à croire qu’il y a un mécontentement général dans le pays et cela 6 mois seulement après l’élection du président de la République.

&nbsp;

Après cette démonstration de force de Mahamoud Dicko et du Chérif de Nioro et leurs partisans, IBK va-t-il enfin céder en limogeant son Premier ministre ? Difficile de répondre à cette question. Mais ce qui est certain, c’est que le message du peuple a été très clair. C’est au président de la République de saisir l’occasion pour une décrispation totale de la situation, en prenant la décision qui va dans l’intérêt du peuple et non d’une seule personne. Il doit savoir que le dernier mot revient toujours au peuple. Par conséquent, un dialogue national s’impose à lui, pour ramener le peuple sur le chemin de la paix et de la cohésion sociale.

&nbsp;

Selon toute vraisemblance, IBK n’est pas dans la logique de faire chemin avec ses adversaires religieux en satisfaisant leurs doléances. Puisqu’après la marche du vendredi, il a rencontré, le samedi, la ligue des imans et érudits du Mali. C’est une bonne chose, mais il devrait en toute responsabilité aussi chercher à rencontrer les initiateurs de la marche, pour calmer le jeu.

&nbsp;

Au cours de cette rencontre avec la ligue des imans et érudits, le président de la République déclarait : «Je me réjouis d’abord que les imams du Mali aient souhaité me rencontrer, et surtout au lendemain d’une journée d’effervescence autour de laquelle beaucoup de choses ont été entendues parmi lesquelles certaines déclarations fortes, certains slogans et surtout des déclarations désobligeantes pour nos amis en souci du Mali aujourd’hui, tous ceux-là qui sont aujourd’hui à nos côtés pour combattre le terrorisme au Mali. Et j’ai tenu donc à attirer l’attention des Maliens, à travers les imams, sur ce fait très simple, qui est un principe de criminologie très simple, à qui profite le crime ? Qui est gêné par la présence de la Minusma et des troupes françaises ?».

&nbsp;

Dans son intervention, IBK poursuit encore en ces termes : «…nous demandons à nos concitoyens de nous faire confiance, nous sommes en mission de protection du pays, en mission de défense du pays et nous y sommes attelés par toutes les voies, par tous les moyens, c’est de ça qu’il s’agit et c’est ça la vérité. Tout autre discours est mensonger et poursuit d’autre but. Il appartient aux Maliens d'ouvrir les yeux pour comprendre de quoi il s’agit. Nul n’arrivera à subvertir le Mali, à le prendre de l’intérieur, nul !»

Selon plusieurs observateurs, ce genre de discours au lendemain de la grande marche à l’appel de l’Imam Dicko et Cherif de Nioro n’est pas de nature à apaiser la situation et à répondre aux doléances de l’Imam Dicko et ses partisans.

<strong> </strong>

<strong>Diango COULIBALY </strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Surdité : la 4e maladie du président IBK !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/surdite-la-4e-maladie-du-president-ibk-2813705.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Apr 2019 01:47:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après sa «bad-com», sa mauvaise stratégie publique, la 4<sup>e </sup>maladie établie du président IBK semble être la surdité. Pourtant, aucun de son bulletin de santé ne laisse présager des maux au niveau de ses oreilles. Il reste que le président IBK n’entend pas son peuple, si bien qu’il n’a jusque-là su donner une réponse conforme aux différents cris populaires  en faisant toujours une lecture contraire de ce que le peuple exprime. Surprenant, non !</em></strong>

Difficile alors de parler de réconciliation nationale et de mobiliser l’ensemble du Mali sur le chantier de la paix, quand le peuple et son leader ne s’écoutent pas. La surdité, 4<sup>e</sup> maladie du président IBK,  constitue un handicap sérieux pour l’entente sociale et est un déclencheur de tous les mouvements sociaux. Démonstration !

Les premiers «médecins» qui ont établi ce diagnostic l’attribuent à cette forte capacité du président IBK à ne guère s’accommoder de toute forme  de critique. Démocrate, en tout cas, il  revendique volontiers ce titre, IBK a de la peine à admettre une autre perception. Sa vision, s’il a en, ne peut et ne doit souffrir d’aucune critique. Résultat : IBK, ses conseillers, pour ne pas perdre leur place, valident et ne prennent jamais le chemin inverse celui du président IBK. Ceux qui osent, décampent ou sont  considérés comme des ennemis.

Mon patron au niveau de la rédaction peut bien en témoigner. Lui qui, par le lien du cousinage, essaya de dire au président IBK ce qui n’est pas bon dans sa gouvernance, n’est plus son cousin mais son ennemi qu’il ne veut pas voir même en peinture.

Mieux, d’anciens collaborateurs racontent leur galère, à chaque fois qu’ils ont essayé de proposer autre chose. Ils ne bénéficient tous en cela que du qualificatif de «moins sûr», une expression que, si elle n’existait pas, le président IBK l’aurait inventée. Pour ces «médecins», donc, la surdité du président IBK est due à sa personnalité. Ils établissent qu’il se croit suffisant. Président d’un pays qui égorge de personnes suffisantes, cela pose problème, le déficit d’écoute et le manque d’entente. Comment expliquer  que celui qui s’est battu pour une loi d’entente n’entend point ?

Les seconds «médecins», certainement les plus nombreux, ont trouvé comme pathogène à la 4<sup>e</sup> maladie du président IBK, qu’il est  dur d’oreille. Une capacité à n’écouter personne et donc à ne rien comprendre de l’autre, sauf que si celui-ci perdure dans sa position. Les promoteurs des mouvements sociaux peuvent en témoigner. Les causes de leurs mouvements et les manifestations ne sont jamais entendues.

Le syndicat des juges, les tenants de la grève du chemin de fer et bien d’autres sont imprégnés de cela. L’entêtement du président IBK permet de poser la question suivante : pourquoi gouverne-t-il ? Si IBK prétend améliorer le bonheur de son peuple, cela passe d’abord par comprendre ce que vit le peuple. Il se doit de l’écouter à temps. Ce qui n’est jusque-là  pas le cas.

Les tenants de la troisième tendance existent, parce que le président IBK ne s’accommode guère de critique et n’écoute pas non plus. Ces derniers «médecins» sont portés par les Frères musulmans du Mali. Anciens compagnons du président IBK, ils ont eu le temps de l’observer. Ils se sont surtout impliqués dans sa gouvernance. Frustrés par les différentes facettes du président IBK, ils ont, au nom d’Allah, pris leurs distances.

Décidés à se faire entendre, pour eux, le président IBK a le don de transformer ce qui est dit. Plus qu’un sourd-muet, IBK comprend de travers l’autre qu’il qualifie toujours d’ingrat.

En somme, la 4<sup>e</sup> maladie du président n’est pas sans conséquence sur sa gouvernance. Laquelle, portée par une mauvaise communication, est incapable de susciter de l’espoir.

C’est dire combien de fois la surdité, 4<sup>e</sup> maladie du président IBK, constitue un handicap sérieux pour l’entente sociale et est un déclencheur de tous les mouvements sociaux. On se surprend à penser que le président IBK a besoin d’assistance, que d’aucuns réclament, et on a de la peine à savoir qu’il n’en veut pas. Alors, le Mali nouveau n’est pas pour demain.

<strong>Bekkaye DEMBELE  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les députés invitent le gouvernement à faire toute la lumière sur les circonstances du massacre d&amp;apos;Ogossagou</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/les-deputes-invitent-le-gouvernement-a-faire-toute-la-lumiere-sur-les-circonstances-du-massacre-dogossagou-2813698.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Apr 2019 01:46:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite à l'attaque d'Ogossagou du 23 mars 2019, l'Assemblée nationale du Mali a tenu une plénière d'interpellation du gouvernement sur la situation sécuritaire. C'est le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Salif Traoré, qui a représenté le gouvernement. </em></strong>

«Tout ce qui a été investi dans la loi de programmation militaire n'a rien servi, parce que nos militaires ont été attaqués et surpris à Dioura. Des civils sont la cible d’hommes armés identifiés. À quoi ont servi les multiples financements de la loi de programmation militaire ?» s'interroge Diallo Aissata Cissé, députée du Rassemblement pour le Mali (RPM).

Avant d’enfoncer le clou : «Nous voulons la démission du Premier ministre parce que c'est lui qui est venu dire ici qu'il va désarmer toutes les milices d'ici le 31 janvier 2019. Il a été incapable de le faire, il doit démissionner parce que le pays ne se limite pas à lui seul. Rien ne va dans ce pays : l'école, la santé. Des grèves partout au Mali, ça ne va pas. Nous devrons faire une motion de censure contre ce gouvernement.»

«Il faut qu'on mette les choses dans leur contexte, nous sommes en guerre depuis 2012. Donc à défaut du Premier ministre c'est le ministre de la défense qui devrait venir nous répondre. Que faut-il faire face à la situation actuelle ? Le pays va mal, l'insécurité s’est généralisée, les conflits communautaires et les amalgames aussi», déclare soutient Dr. Kalilou Samaké de l'opposition. «La série noire continue après Aguel Hoc, Soumpi, Nampala, Dioura, Kouloungo et Ogossagou, va-t-on continuer comme ça ? Qui tue, monsieur le ministre, nous voulons savoir», demande Alkedy Mahamoud Touré de l'opposition.

De fait,  certains députés ont fait parler leur cœur en parlant au nom des Peulhs ou des Dogons. Le président de l'Assemblée nationale Issaka Sidibé a dû faire un rappel : «Je vous comprends parfaitement mais l'Assemblée nationale n'est pas le lieu de faire parler son cœur, ou de défendre sa communauté ou son ethnie. Pas de nous, nous sommes des Maliens. Je vous demande d'arrêter de parler au nom d'une communauté.»

Prenant la parole, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Salif Traoré, a donné des réponses. «Je comprends vos réactions et questionnements, j'ai aussi le cœur meurtri comme vous, honorables députés. Parce que le bilan des trois derniers mois n'est pas du tout bon. Il y a 440 civils et 150 militaires (FAMA, Barkhane, Minusma) qui ont été tués entre janvier, février et mars 2019», selon le ministre de la Sécurité, le général de division Salif Traoré.

«Nous avons plus de 15000 hommes déployés sur le terrain, il y a des camps dans une quinzaine de localités. Aucun officiel n'accuse Dan Nan Ambassagou. Nous avons retiré le récépissé d'une association qui a dévié de ses missions initiales. Le gouvernement ne fait rien que trouver des voies et moyens pour une amélioration de la situation sur le terrain», soutient le ministre Salif Traoré.

«Le gouvernement n'a donné aucune autorisation de port d'arme à une milice, c'est pourquoi nous allons désarmer toutes les milices. Une vaste opération est en cours sur le terrain. Nous sommes en train de travailler avec des pays voisins parce que la question est internationale. Mais avant, nous allons désarmer tous les détenteurs d'armes», ajoute le général Salif Traoré.

<strong>«Nous sommes ouverts à toutes les propositions pour une sortie de crise»  </strong>

Pour lui, «l'enquête est ouverte, les enquêteurs sont sur le terrain. L'interrogation des suspects est en cours. Je ne peux pas dire plus mais c'est une commission d'enquête nationale appuyée par des partenaires. Et les résultats de cette enquête seront connus de tous».

Pour le général Salif Traoré, «Nous allons renforcer notre présence au centre du pays, mais actuellement rien ne peut se faire sans les populations. C'est pourquoi il y aura des aides pour les déplacés, accompagnées des missions de sécurisation sur l'ensemble du terroir».

À la fin de la session d'interpellation, l'Assemblée nationale a adopté une série de recommandations lues par l'honorable Karim Keita, président de la commission de la défense nationale. L’Assemblée nationale : «Condamne avec la plus grande fermeté le massacre des populations civiles survenu à 0gossagou le 23 mars dernier, exprime sa très vive préoccupation face à la situation sécuritaire, qui ne cesse de se dégrader notamment dans les parties du nord et le centre du territoire national comme en témoignent les attaques perpétrées à Dioura et dans le village d'Ogossagou dans le cercle de Bankass dont les victimes se comptent par centaines.

Présente ses condoléances émues aux familles de l'ensemble de la crise et souhaite un prompt rétablissement aux blessés... Prend acte des mesures adoptées par le gouvernement lors du conseil des ministres extraordinaire du 24 mars 2019. Invite le gouvernement à faire toute la lumière sur les circonstances de tous ces massacres pour en identifier les auteurs, à engager contre eux des poursuites devant les juridictions compétentes et apporter aux survivants l'assistance nécessaire».

Sur le terrain à Mopti, le gouverneur a fait le point de la situation de l'attaque. «Les enquêteurs sont sur le terrain, l'interrogation des suspects a commencé. Le bilan est de 157 morts et 65 blessés à ce jour», déclare Sidi Alassane Touré.

<strong>Kassim TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Nous sommes des Peulhs, des Dogons et collectivement des jouets ensanglantés de la France</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Apr 2019 01:33:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le massacre perpétré, le 23 mars dernier, dans le village d’Ogossagou (région de Mopti), a soulevé une houle de colère amplifiée par une émotion sans cesse croissante et prolongée par une indignation difficile à éteindre, notamment en Afrique de l’Ouest. C’est juste. C’est logique. C’est normal. Et, surtout, c’est louable pour les Africains concernés et indignés qui ne doivent, sous aucun prétexte, laisser le monopole de la dénonciation et de la condamnation à l’opinion internationale. </em></strong>

Cependant, l’émotion ne doit pas débouter la raison. La colère ne doit pas renforcer la myopie sur la dramatique actualité malienne.  Toute lecture hystérique de la tragédie d’Ogossagou, en particulier, et des évènements du Mali, en général, aide et aidera, longtemps encore, les pêcheurs en eaux troubles qui ont suffisamment troublé les eaux, conformément à un agenda truffé de sous-agendas bien cachés.

En effet, il fallait être le roi des naïfs, pour croire que la France avait déclenché SERVAL, en janvier 2013, puis ajouté BARKHANE, en août 2014, dans le but philanthropique de «libérer» bénévolement le Mali des griffes de l’intégrisme religieux et armé. Les jeunes soldats aux yeux bleus et aux cheveux blonds ne crapahutent pas et ne meurent pas sous le chaud soleil du Sahara-Sahel, pour les beaux yeux des Bambaras. La contrepartie existe.

La France qui digère et «calédonise» Kidal (la Nouvelle Calédonie du désert est en gestation) voit-elle vraiment d’un mauvais œil, l’abcès de fixation que constitue le brasier intercommunautaire dans ce Macina qui est la passerelle ou le tampon géographique entre le Sud et le Nord du Mali ? Bien au contraire. La meilleure manière de fortifier le Protectorat franco-touareg de Kidal n’est-elle pas de donner indéfiniment du fil à retordre à l’armée régulière et au gouvernement central de Bamako ? Ne tombons pas bêtement dans un piège très destructeur et bien dissimulé !

De 1960 à nos jours, le Centre du Mali n’a jamais brûlé ; en dehors des conflits de routine et de basse intensité entre éleveurs et agriculteurs. Mieux, Mopti est le berceau d’un des Présidents du Mali, en l’occurrence, le Général Amadou Toumani Touré dit ATT. Question : pourquoi ce havre de coexistence durablement paisible entre les sédentaires Dogons, les éleveurs Peulhs et les pêcheurs Bozos, s’est subitement transformé en crématoire pour tous ? Chronologiquement, l’enchaînement des faits est saisissable. C’est la naissance du Front de Libération du Macina (un avatar de l’irrédentisme et du djihadisme armés au Mali, créé par le Peulh Amadou Kouffa) qui a mis le feu aux poudres. Son messianisme porté par les armes et non par une pédagogie persuasive ou pacifique, s’est heurté à l’hostilité tardive mais lourdement armée des Dogons et des autres ethnies qui peuplent les Plateaux du Macina, la Boucle intérieure et le Delta central du Fleuve Niger.

Historiquement, Amadou Kouffa porte donc la plus grande part de responsabilité. Lui (Amadou Kouffa) qui, sans légitimité et en dehors de tout référendum, désire islamiser à outrance, par le fer et par le feu, d’autres compatriotes. Evidemment, tous les Peulhs de la région de Mopti ne partagent pas les vues et les méthodes d’Amadou Kouffa qui s’appuie notoirement sur des Katibas arrivées du Nord et cataloguées pro-Iyad Ag Ghaly. Loin s’en faut. Tout comme la majorité des Dogons ne bénissent pas les agissements démentiels de la milice Dan Na Ambassagou ou Amassagou. Manifestement, l’horrible déflagration était planifiée, avec un décor machiavéliquement planté. L’ethnie transfrontalière et transnationale des Peulhs n’a pas été choisie fortuitement. Ainsi, l’épicentre des massacres se situe au Mali, mais les échos sous-régionaux de la boucherie sont et seront toujours -à cause justement de la trans-territorialité de la communauté peulh- plus déstabilisateurs, en termes de tonalité et d’échelle. Le face-à-face Peulhs-Dogons est donc très clairement recherché.

En effet, beaucoup de Dogons sont superficiellement musulmans et/ou chrétiens. Mais tous les Dogons restent profondément animistes et, par conséquent, réfractaires au prosélytisme forcé et forcené d’Amadou Kouffa. À ce propos, peu de gens savent que les Dogons possèdent une franc-maçonnerie appelée le «Siggi» et une autre dite le «Lébé» plus hermétiques et plus ésotériques que leur lointaine sœur d’Angleterre.  Avec des pratiques plus exigeantes que celles qui sont en vigueur dans le Rite Ecossais. Lire les travaux de l’ethno-anthropologue Marcel Griaule et le livre intitulé «Noces sacrées» de Seydou Badian Kouyaté qui donnent des aperçus sur la cosmogonie dogon et au-delà.

Bref, ceux qui allument le Centre du Mali savent bien s’y prendre. Depuis la fin (sans fin) de la colonisation, la doctrine de la France en Afrique est intangible. De Jacques Foccart à Frank Paris : «La France flatte le Président, ménage l’opposant et aide le maquisard». Des œufs répartis dans trois paniers. Au Mali, on flatte Ibrahim Boubacar Keita, on ménage Soumaïla Cissé, on aide Alghabass Ag Intalla du MNLA, on épargne Iyad Ag Ghaly du GSIM et on fait semblant de tuer Amadou Kouffa. Quel merdier que le Mali !

<strong>PS :</strong> Nos voisins Peulhs et autres Toucouleurs de Mauritanie sont tombés dans le piège. Le 28 mars dernier, ils ont manifesté devant l’ambassade du Mali à Nouakchott, en traitant le Président IBK «d’assassin». Une manifestation autorisée par le gouvernement et encadrée, avec une curieuse bienveillance, par la Police du Général Mohamed Abdelaziz. C’est vraiment surréaliste dans un pays où la plus petite protestation de l’anti-esclavagiste et fervent abolitionniste Biram Dah Ould Abeid est rudement réprimée. Décidément, la colère -même justifiée et légitime- demeure l’ennemie numéro 1 de la lucidité.

En effet, les Peulhs-Toucouleurs qui ont manifesté en faveur des victimes d’Ogossagou, ne peuvent pas le faire, sur place, contre le bourreau d’Inal, le Colonel Sid ‘Ahmed Ould Boïlil, le féroce superviseur de l’exécution de 300 éléments Al Pulhar de l’armée mauritanienne, sous les ordres de l’ancien Président Ould Taya. Les morts d’Ogossagou ont-ils effacé des mémoires, les victimes de Oualata et d’ailleurs, comme l’écrivain Tène Youssouf Guèye et le Lieutenant Ba Abdoul Khoudos ?

Rappelons que le Lieutenant Ba et ses complices ont été fusillés pour un coup d’Etat projeté et déjoué. Alors que le capitaine arabo-berbère Saleh Ould Hanena a démarré son putsch, affronté les blindés des unités loyalistes et provoqué la mort du CEMGA de l’époque. Il n’est pas au cimetière. Il a un destin d’ex-député toujours en vie.

En Mauritanie, les Al Pulhar insultent IBK et oublient de demander l’extradition et le jugement de Maaouya Ould Taya. Au Sénégal, les Toucouleurs ont assisté impassiblement au jugement de Hissène Habré par les Chambres Extraordinaires Africaines, sans exiger celui de l’Africain Ould Taya qui côtoie Karim Wade dans un exil doré au Qatar. Qui disait que «la raison est hellène et l’émotion est nègre» ? Les théories enflammées des FLAM sont-elles désormais caduques ?

<strong>Par Babacar Justin N'DIAYE  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Demande de Démission Immédiate : Au Président de la République du Mali Ibrahim Boubacar Keita</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/demande-de-demission-immediate-au-president-de-la-republique-du-mali-ibrahim-boubacar-keita-2813715.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Apr 2019 01:33:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Excellence Monsieur Le Président de la République,</strong>

Nous, Maliens de la Diaspora, nous joignant à ceux de l'intérieur, par la présente lettre, tenons à vous signifier votre incompétence et incapacité notoires à diriger notre pays et à assurer notre sécurité. Par conséquent, nous retirons notre confiance placée en vous et nous demandons purement et simplement votre démission de la Présidence de la République du Mali avant la date du 12 avril, 2019. Par la présente, nous demandons également la démission de tous les membres de votre gouvernement et la dissolution de l’Assemblée Nationale dont la légitimité est déjà mise en cause.

La corruption à ciel ouvert, les détournements de deniers publics, le népotisme, l'irresponsabilité, le manque de conscience, l’affairisme et la gabegie qui sévissent au sommet de l’Etat ont fait perdre au peuple malien tout espoir et enfoncent inéluctablement, de jour en jour, le Mali dans la pauvreté, la misère et l'insécurité.

La récente célébration en grande pompe de l'anniversaire du Directeur des Services de Renseignements de l’Etat (Sécurité d'Etat), à coup de dizaines de millions de francs CFA du contribuable malien, est la preuve flagrante du peu de considération, voire votre mépris à l’endroit des braves populations qui n’arrivent plus à couvrir leurs besoins les plus élémentaires (nourriture, frais médicaux, etc.). Un tel acte posé par un officier militaire, fonctionnaire de l’Etat, en temps de guerre, serait sévèrement puni et accompagné de sanctions exemplaires dans tout État de droit.

Votre Présidence a réduit le Mali au plus bas niveau, avec les attaques quotidiennes de nos forces de l’ordre et des civils, des conflits et tueries de masse spontanées entre des populations qui ont toujours vécu en harmonie. Devant cette insécurité générale dont la vie du Malien est exposée quotidiennement, votre gouvernement n’a trouvé mieux que de sous-traiter avec des milices privées, des mercenaires et des forces externes pour assurer la sécurité des populations maliennes. Ce fait, une fois de plus, vient étaler votre manque de vision pour la gouvernance de notre pays. Toute chose qui constitue une sérieuse menace pour notre souveraineté, notre unité et l’intégrité territoriale de notre pays.

<strong>Excellence, Monsieur le Président de la République</strong>,

Vous avez trahi notre grand Mali, et bafoué son honneur et sa dignité. Vous aviez promis lors de votre prestation de serment, d’assurer la restauration de la paix et de l’autorité d’un Etat républicain, juste, rigoureux et équitable. Aujourd'hui la constitution dont vous avez juré d'être le garant est allègrement et quotidiennement violée par vous-même, vos proches et les membres de votre gouvernement.

Le peuple malien a perdu toute confiance en votre personne et s’est rendu à l’évidence que vous êtes inapte à apporter les solutions aux nombreux problèmes et défis du pays. Votre présence à la tête de l'Etat ne nous inspire plus et nous avons perdu l'enthousiasme patriotique dont toute nation a besoin pour son émergence.

Les Maliens de la Diaspora aussi bien que ceux de l'intérieur, debout comme un seul homme, vous demandent de prendre la décision sage pour sauver le peu d’honneur qui vous reste encore et pour éviter un bain de sang des innocents.

Monsieur le Président, vous avez une occasion de sortir par la grande porte, saisissez-la ! Comme l’ont fait beaucoup de Présidents avant vous pour sauver leur pays, vous pouvez sauver le vôtre déjà en crise, en cédant le pouvoir. Vous avez déjà atteint vos limites, il serait mieux, dans l’intérêt supérieur de la nation, de donner la chance et surtout l’espoir aux générations futures, de bâtir un Mali nouveau, à la hauteur de leurs légitimes ambitions.

Après votre départ, un gouvernement de transition inclusif sera mis en place par l’ensemble du peuple malien, de l'intérieur et de l'extérieur, composé de citoyens patriotes et intègres. Ce gouvernement de transition organisera une conférence nationale à laquelle les Maliens de la diaspora prendront une part très significative. Le Mali compte encore de nombreux cadres honnêtes et compétents qui ont l’amour du pays et qui peuvent redonner l’espoir au peuple malien. Nous sommes engagés à apporter notre soutien financier et technique à ce gouvernement de transition et suivrons étroitement ses travaux jusqu'à ce que les conditions soient réunies pour assurer des élections libres et désormais transparentes et crédibles.

À la lumière de tout ce qui précède, nous vous demandons de rendre au peuple son pouvoir afin d'apaiser le climat social et sauver notre pays d’une guerre civile et fratricide imminente. Nous sommes persuadés que vous mettrez l'intérêt de la nation malienne, héritière d’empires  immémoriaux, au-dessus de tout. Nous savons compter sur votre bonne foi.  Très haute considération.

<strong>Pour le groupe Changement Pour Le Mali</strong>

<strong> Mr. Bekaye Traoré, Coordinateur du Groupe</strong>

<strong>  Ampliation:</strong>

<strong> Président de la République du Mali Ibrahim Boubacar Keita</strong>

<strong> Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la République du Mali</strong>

<strong> Président de l'Assemblée Nationale de la République du Mali</strong>

<strong> Président de la Cour Constitutionnelle</strong>

<strong> L’Ambassadeur du Mali Aux Etats-Unis</strong>

<strong> Le Représentant Permanent du Mali auprès des Nations Unies, New York</strong>

<strong>Washington, le 8 Avril 2019</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Imam Mahamoud Dicko:  «Nous disons non à la confusion, non à la barbarie…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/imam-mahamoud-dicko-nous-disons-non-a-la-confusion-non-a-la-barbarie-2813695.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Apr 2019 01:32:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le vendredi 05 avril 2019 restera dans les annales de la mobilisation humaine, la marée humaine de ce jour était du jamais-vu au Mali. Les Maliens, toutes sensibilités confondues, sont sortis pour répondre à l'appel de l’imam Mahamoud Dicko. Les manifestants sont arrivés depuis 12 heures en petits groupes sur l'esplanade de la Bourse du Travail, certains ont même prié sur place. Tellement déterminés. </em></strong>

Il y avait certains leaders de l’opposition comme Me Mountaga Tall, président du CNID, Me Mohamed Aly Bathily, président des APM, Housseyni Amion Guindo dit Poulo, président de la CODEM, Harouna Diallo, ancien maire de Gao, actuellement vice-président de la CODEM, Oumar  Mariko, président du parti SADI, Tiébilé Dramé, président du PARENA, Me Hamidou Diabaté (PARENA). Sans oublier les syndicats d’enseignants, les responsables de Tabitaal Pulaaku, les organisations de la société civile, des cheminots, parents d’élèves, des députés de la majorité et de l'opposition.

«Nous allons prier ici pour ne pas rater l’appel de l’imam Dicko», déclare Issa Traoré, mécanicien. «IBK dégage», pouvait-on lire sur des pancartes portées par des femmes de tout noir vêtues. Mais aussi : «Pas de sécurité, IBK dégage, Boubèye out».

Les manifestants étaient éparpillés entre l’esplanade de la Bourse du travail et le monument de l’indépendance. Ceux qui ont prié sur l’esplanade de la Bourse du travail ont convergé vers le monument de l’indépendance vers 14 heurs, l'heure de la convocation. Elles étaient là aussi les forces de l’ordre. «Nous sommes venus pour encadrer la manifestation et éviter des dérapages», déclare le commissaire de police du 5<sup>ème</sup> arrondissement.

«Nous sommes venus répondre à l’appel de l’imam Mahamoud Dicko et Bouyé Haïdara. Personne ne peut nous empêcher d’assister à ce rassemblement», laisse entendre Gaoussou Kouyaté, un manifestant.  Malgré le soleil, des femmes, jeunes et vieux ont fait le déplacement. «Ce régime nous a fatigués, nos enfants, nos maris et nos parents meurent à cause de la mauvaise gestion d’IBK et de son clan. Trop c’est trop ! on ne peut plus continue avec ce régime. IBK dégage», s’égosille Mariam Fomba, veuve de militaire.

«Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Nos enfants ne partent plus à l'école, les autorités ne font rien, nous sommes à la fin de l'année scolaire, une année qui reste d'être blanche. C'est pourquoi nous profitons de l'appel de l'imam Dicko pour dénoncer la situation de l'école», déplore Aissata Sidibé, manifestante.

Éclectique, la marée humaine était réunie en attendant l'arrivée de l'imam Dicko et des retardataires. Aly Cissé, un jeune assis sur le mur d'un bâtiment, rumine encore son licenciement «abusif» du fait d’un proche d'un ministre, au niveau de la direction de la caisse des retraités. Moussa Diawara était lui en contact avec des habitants de Nioro du Sahel, qui faisait partie de la marche de Nioro du Sahel avec à sa tête le Chérif Bouyé. «Nous sommes rassemblés pour les morts d’Ogossagou, la mauvaise gestion du pays par IBK et son Premier ministre incompétent», s’épanche le fils du Cherif de Nioro, Moulaye Oumar.

La ville de Kayes n’était pas en reste. <strong>«</strong>Nous sommes sortis parce que les leaders religieux demandent la démission des politiques qu’ils accusent de ne pas être à la hauteur des défis que traverse le Mali actuellement», déclare Boutou Guiro de la coordination des jeunes de Kayes.

Après une longue attente, l'imam Mahamoud Dicko arrive sur place. «Je voudrais le dire à l'intention de l'opinion nationale et internationale, à l'intention de tout le monde, le peuple souverain du Mali s'est réuni ici, pour montrer et démontrer sa désapprobation de ce qui se passe dans notre pays, notamment ces tueries barbares qui ont eu lieu dans notre pays. Nous sommes étonnés que ce ne soit pas la majorité présidentielle avec à sa tête le président de la République, qui organise ce rassemblement pour prouver à la face du monde qu'elle condamne cet acte.

Parce que lui, il a l'habitude de prendre l'avion qui a été payé par l'argent des contribuables maliens, pour traverser l'océan, pour aller en Europe. Aller marcher avec des gens parce qu'il y a eu des tueries. Donc marcher au Mali parce qu'il y a eu des massacres au Mali, ne doit pas être un crime. On ne doit pas chercher une autorisation pour faire cette marche. Ils doivent être tous, gouvernement, Assemblée nationale, tout le monde devrait être là aujourd'hui. Pour qu'ensemble nous puissions dire non à l'amalgame, non à la confusion, non à la barbarie. Pour qu'ensemble, nous disions plus jamais ça au Mali.»

Le décor était ainsi planté par l'imam Mahamoud Dicko. Il a ensuite dit aux Peulhs que la vengeance n’est pas la solution et demandé aux  Dogons de déposer les armes. «Nous sommes un peuple.  Ceux qui sont venus nous aider doivent le faire en toute franchise ou quitter le Mali. Si nos autorités sont incapables, nous allons désormais prendre nos responsabilités. Ça ne peut plus continuer comme ça», ajoute l'imam de Badalabougou. D'après lequel, le message du Chérif de Nioro lors du meeting du 10 février 2019 a été mal interprété par les autorités.

«Encore une fois, nous leur demandons d’écouter, de comprendre, de diligenter ce message. Nous avons vu l'exemple ces quelques jours, un grand homme qui a lutté pour l'indépendance de son pays, le président Bouteflika, il a été l'artisan de l'indépendance de son pays. Quand le peuple lui a demandé de partir, il est parti avec dignité en adressant une lettre d'excuses, de pardon à son peuple. C'est ça la grandeur d'âme, c'est ça la dignité, c'est ça l'honneur et c'est ce que les grands hommes font face à l'histoire. Ce n'est pas de braver votre opinion, votre propre population en se disant que si vous écoutiez votre population, c'est une humiliation. C'est ce qui vous honore, je le dis à l'endroit de mon frère et ami. Nous ne faisons pas du mal à ce pays, nous avons toujours contribué et participé pour qu'il y ait la paix dans ce pays», conclut Mahamoud Dicko.

Le porte-parole du Chérif de Nioro a informé les manifestants que le Chérif a marché à Nioro. Il est parti de sa Zawiya au lieu de rassemblement à pied pour témoigner son soutien.

<strong>Kassim TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>À fleur de vérité :  Avec mon cousin, on risque tous un AVC</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/a-fleur-de-verite-avec-mon-cousin-on-risque-tous-un-avc-2813683.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Apr 2019 01:30:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Plus de six ans de dilettantisme à la tête de l’Etat, mon cousin n’a pas encore fini de nous faire voir de toutes les couleurs. Surfant sur l’émotivité d’un peuple groggy, il s’en donne à cœur joie à le «prendre aux tripes».

Ceux qui voient clair dans ce jeu deviennent les mal aimés de la République. On utilise les deniers publics (ou ce qu’il en reste) pour les invectiver. Et la République ne s’en portera que mieux puisqu’elle manque de défenseurs désintéressés. Mon cousin le sait, il doit sa longévité à une telle manœuvre.

Vous savez, le peuple malien a beaucoup plus besoin d’un traitement de choc que mon cousin. Celui qu’on fait passer pour un idiot est celui-là même qui n’en pense pas moins du peuple. Qui est alors idiot ?

Tout ce que mon cousin risque dans cette situation, c’est de rester prisonnier dans les bras de Morphée et se la couler douce comme bon lui semble. Surtout qu’il bénéficie actuellement de la protection d’un chef de gouvernement qui a réussi l’exploit de se mettre tout le monde à dos.

Qui peut pousser l’ignominie à nous faire croire que tout va bien, quand tout le monde, d’une manière ou d’une autre, souffre aujourd’hui ? De honte, d’empathie, d’asthénie, d’inertie. L’engourdissement n’est pas loin. Et ce cocktail nous fait courir à tous le risque d’un AVC.

<strong>Issiaka SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali un pays en guerre depuis 2012</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-mali-un-pays-en-guerre-depuis-2012-2813710.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Apr 2019 01:28:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis 2016, nous l’avons répété à maintes reprises que le pays est en guerre, hélas les vrais chefs de guerre à commencer par le président de la République et sa bande ont sciemment conduit le Mali dans l’abîme. Il n’y a pas mille façons de procéder, pour sauver notre existence en tant que peuple, il faut démettre, voire chasser ce président Ibrahim Boubacar Kéita sans délai</em></strong>.

En réalité, nous n’avons jamais été dépassés par la situation du pays, nous nous sommes toujours rebiffés non pas forcément par peur, mais par pur égoïsme, car le peuple ne se reconnaît plus appartenir à quelque chose qui tient pour des raisons évidentes. C’est vrai, nous avons abandonné le Mali, nous l’avons laissé entre les mains des gouvernants en mission.

Aujourd’hui chacun d’entre nous le sait, nous avons eu la malchance qu’un incapable mène à bateau tout un peuple, un président sans aucune formation, sans aucune carrière dans l’administration, sans aucun diplôme supérieur. Ce n’est pas moi, c’est son actuel ambassadeur en France qui l’avait dit à l’époque.

Monsieur Toumani Djimé Diallo, lorsqu’il était directeur de publication du Journal la Nation et du Démocrate, entre 1992 et 1998, a eu à mettre à défi quiconque qui pourra démontrer la preuve de l’obtention d’un quelconque diplôme universitaire par l’actuel président de la République du Mali. Vous connaissez le reste de l’histoire, pour le faire taire, Monsieur Toumani Djimé Diallo a été coopté par IBK comme chargé de mission à la primature, en 1998, conseiller puis chef de cabinet à l’Assemblée nationale, entre 2002 et 2007. Il travaille désormais avec celui qu’il a défié de ne détenir aucun diplôme de niveau supérieur. Et pourtant, nous le savons tous !

Le même Toumani Djimé Diallo disait que le Mali pouvait se redresser si les hommes politiques au pouvoir prenaient conscience, mais où est-il ? Il s’est associé comme beaucoup d’autres intellectuels au fossoyeur numéro IBK pour accélérer dans la descente aux enfers du Mali. Si nous laissons des incompétents doublés d’inconscience nous diriger, comment s’étonner que des cancres, ignorants, rebelles, terroristes, ou mercenaires détruisent notre avenir en commun ? Quelqu’un posait la question à savoir si le Capitaine Sékou Traoré et ses cent dix-sept (117) autres soldats héros de Aguelhok étaient-ils les derniers vrais maliens. Car ayant été de dignes soldats qui ont crânement joué leur partition pour le Mali.

Le philosophe, professeur Issa N’Diaye, a dit dans son ouvrage très récent que notre génération est la plus maudite depuis l’indépendance, car, celle ayant jeté le Mali à l’air. Je ne sais pas de quelle tranche de génération il s’agit, mais dans tous les cas la leur a lamentablement échoué, car par manque d’entente et de cohésion, ils ont laissé le champ libre aux Ibrahim Boubacar Kéita et Soumeylou Boubèye Maïga qui ont été les acteurs de premier d’hier quand le professeur Issa N’Diaye quittait le parti au pouvoir et ils sont encore à la manœuvre de la destruction subite du Mali. Nous ne savons que blâmer les autres à commencer par la France et le reste de ce que l’on nomme la communauté internationale. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de responsabilité de la France dans le problème malien, s’il y a en a, c’est que ce pays est bien en train de défendre ses intérêts, pourquoi ne pouvons-nous pas défendre les nôtres.

En plus, nous connaissons où se situent le ou les problèmes pourquoi nous sommes aussi incapables de nous lever pour les solutionner. En tout dans la même logique de Issa N’Diaye, par manque de réaction pour notre survie collective, notre génération est définitivement la génération la plus lâche. De l’indépendance à nos jours, la menace sur l’existence du Mali n’a jamais été aussi perceptible comme le cas aujourd’hui. Il y a de faux diplômés partout dans l’administration d’État, ajouter à cela une justice corrompue dénoncée depuis toujours, mais confirmée par le président du patronat malien dont les propos ont été confirmés par un ancien Garde des Sceaux qui ajoute que le président de la République lui a dit à l’époque où il était ministre de laisser en paix le juge cité incriminé qui se trouve être le président de la Cour Suprême du Mali. Il dira cet ancien garde des Sceaux que les juges ne vont pas se juger eux-mêmes qu’attendons pour les juger ?

Ici, il ne s’agit plus de reculer face à quoi que ce soit, mais de défendre notre survie. Décidons de nous battre ou nous allons périr, car, quant au Mali, il n’existe plus à l’heure où je vous parle, notre combat, c’est de chercher à dégager ceux qui menacent cette survie du peuple, pour ensuite faire renaître le Mali que nous avons perdu depuis longtemps. Que vous croyez à la théorie économique ou historique qui, selon laquelle, à un certain nombre d’années le cycle normal de la vie fait que les choses changent, que l’on veuille ou pas, c’est la fin d’une époque pour le Mali.

Si nous voulons être les acteurs de ce renouveau, battons-nous pour libérer le Mali de cette impasse qui a comme origine la haine, l’injustice, la dépendance économique corrélée à la dépendance intellectuelle qui ont toute leur source dans le mensonge et l’imposture comme règle de ceux qui se veulent et se disent leaders religieux, d’associations ou de partis politiques. Ce qui est sûr, à ce niveau de putréfaction avancée, nous ne pouvons rien sauver, il ne faut pas se leurrer, comme nous l’avons toujours fait, tous les jours, tout le monde dit, il faut faire confiance à la justice, une institution qui existe que du nom, si ce n’est que pour abuser ou tromper comme en témoignent les dernières révélations. Que dire de la politique ?

Tous les voyous se transforment en homme politique ou en leader d’association ; que pouvait-on espérer de la gouvernance ? Quant à l’école, tous les cancres se réfugient dans l’enseignement, le pire, ceux qui falsifient les faux diplômes de doctorat au vu et au su de toutes les autorités pullulent les plateaux de télévision et polluent les facultés pour accélérer la chute du Mali. Nous nous sommes assez égarés à l’instar de nos gouvernants actuels ; ne vous inquiétez point par rapport à ce que les générations futures vont vous demander, car il n’y aura pas de génération future s’il y a plus de Mali.

En théorie, la fin ne justifie pas toujours les moyens, malheureusement dans le cas pratique du Mali, toute stratégie qui dit autre chose que le départ immédiat de IBK et sa clique nous éloignera inexorablement de la récupération de notre pays perdu et constitue un acte de non-assistance d’un pays en ruine, donc un cas d’abandon pur et simple de notre part.

Sortons enfin, battons-nous, révolu le temps de l’indignation, c’est le moment d’agir ou périr à jamais. Nous sommes pris en otage par des gouvernants mercenaires, maintenant que nous le savons, nous le peuple, sommes le dernier rempart qui a coulé depuis belle lurette, mais ressaisissons-nous au plus vite en nous levant pour ne pas nous retrouver tous et toutes en fuite comme les Dramé et consorts.

<strong>Kassoum Monzomba TRAORE</strong>

<strong>Enseignant-chercheur</strong>]]> </content:encoded>
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<title>GLSM : Ousmane Madani Haïdara plaide la cause de l’opposition auprès du président IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/glsm-ousmane-madani-haidara-plaide-la-cause-de-lopposition-aupres-du-president-ibk-2813707.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Apr 2019 01:28:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le palais des Sports a abrité le dimanche 7 avril la rencontre pour la restitution des recommandations des journées de la mobilisation d’urgence du Groupement des leaders spirituels musulmans du Mali (GLSM). Des délégués venus de Kayes jusqu’à Kidal ont répondu à l’appel d’Ousmane Chérif Madani Haïdara, président du Glsm. Au-delà de la restitution, un thème avait été choisi pour cadrer les échanges : «défendre notre humanité, notre foi et vivre ensemble». </strong>

<strong> </strong>En plus des délégués venus de l’intérieur du pays, les premiers responsables des communautés touaregs et arabes ont répondu à l’appel, entre autres, l’honorable Badjan Ag Amantou de la région de Ménaka, Mohamed Madji Ag Nasser de la Tribu des Kel Antasar.

Après la lecture du coran pour camper le décor, c’est le représentant des familles fondatrices de Bamako, Bamoussa Touré, qui a pris la parole, au nom des familles Niaré, Touré et Dravéla. Bamoussa Touré a remercié les initiateurs de cette journée de restitution des recommandations issues des assises régionales. Il a fait une mention spéciale à l'honorable Badjan de Ménaka pour sa présence.

Le vice-président du Groupement des leaders spirituels musulmans, Thierno Hady Thiam, président de la commission d'organisation, a rappelé, dans son intervention, que le mal dormant ne doit pas être réveillé. Pour lui, les musulmans doivent faire extrêmement attention. Car, tout bon citoyen est un bon musulman, mais tout mauvais citoyen ne saurait être un bon musulman. «Travaillons à l'apaisement du Mali afin que nous puissions être les acteurs de la paix», a-t-il déclaré.

L’honorable Badjan, prenant la parole au nom de la délégation de la région de Ménaka, a rappelé que le Mali est une grande nation qui tire sa grandeur de sa diversité, malgré les multiples tentatives de la France à  diviser le Mali depuis les premières heures de l'indépendance. Les hommes et femmes de toutes les ethnies et religions ont dit non au projet de la France. Cependant, il a dénoncé le désordre qui règne dans le pays.

«Il est important que chacun de nous sache qu’il est comptable de la stabilité du Mali. À chacun de comprendre que tout ce qui dérange son voisin ne saurait construire le Mali», a-t-il rappelé, l’arrière petit-fils de Féroun. Et pour finir, l’honorable Badjan a interpellé les autorités religieuses et coutumières à travailler à la stabilité et à la cohésion sociale du pays.

Pour Mohamed Madji dit Nasser, chef des Kel Antasar, tout comme l’ensemble des délégués venus des régions, la paix et la cohésion sociale étaient les mots sur les lèvres de tous. Pour eux, le pays est tellement fragile qu’on n’a plus besoin de tension supplémentaire. Les efforts doivent être orientés vers la recherche de sortie de crise multidimensionnelle. Ce qui justifie les recommandations qui ont été faites par les légitimités coutumières et religieuses sur l’ensemble du territoire national.

Pour le président de l’Union des jeunes musulmans du Mali (Ujmma), Mohamed Maky Bah, cette journée de restitution des recommandations des journées de mobilisation d’urgence est la suite des assises de l’année dernière, qui avaient instruit au Glsm de descendre sur le terrain pour recenser les problèmes à la base afin de présenter au gouvernement des propositions de solutions à la crise. Selon lui, certaines des recommandations de 2018 ont été prises en compte tout comme beaucoup reste à faire.

Quant au président du GLSM, Chérif Ousmane Madani Haïdara, il a lancé un appel au président la République Ibrahim Boubacar Kéïta à faire une plus large ouverture à l’opposition politique, car le concours de tous les fils et de toutes les filles du Mali est plus que nécessaire.
Les recommandations qui vont être peaufinées dans les prochains jours seront mises à la disposition du chef de l’Etat, de l’opposition politique, de la majorité présidentielle et des organisations internationales qui œuvrent aux côtés de notre pays pour ramener la paix.

<strong> </strong>

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>El Hadj Djimé Kanté invité d’honneur du grin de la presse : «Vous êtes en train de bâtir le Mali nouveau»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/el-hadj-djime-kante-invite-dhonneur-du-grin-de-la-presse-vous-etes-en-train-de-batir-le-mali-nouveau-2813719.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Apr 2019 01:21:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’invité du grin de la presse du dimanche 7 avril était El Hadj Djimé Kanté, président de l’association globale Santé Solidarité au Mali (AGSS-Mali). Il s’est entretenu avec les journalistes sur le travail de son association et a donné son impression sur le regroupement. </em></strong>

C’est avec un réel plaisir que l’allié de Kassim Traoré a répondu à l’appel du grin de la presse. El Hadj Djimé Kanté a expliqué le fonctionnement de l’association globale Santé Solidarité au Mali (AGSS-Mali), qu’il dirige depuis sa création. Il a déclaré que le but de l’AGSS-Mali est de susciter une chaîne de solidarité au Mali. C’est dans ce cadre qu’elle lance des appels aux dons, à travers Facebook et divers canaux, pour venir en aide à des personnes vulnérables.

Selon l’enfant de Kita, certaines situations méritent une prise en charge rapide et ne peuvent par conséquent attendre les services publics. «Nous venons en complémentarité de l’Etat», précise El Hadj Djimé Kanté.  C’est dans cette optique que l’AGSS-Mali et d’autres associations sont venues en aide aux déplacés. Il a indiqué que plus de deux-cents d’entre eux ont été recasés à Sénou.

Au moment de se dire au revoir, El Hadj Djimé Kanté a affirmé être très comblé que sa modeste personne ait été choisie comme invité d’honneur. Il se dit surpris de voir des journalistes avec des lignes éditoriales différentes et de religions différentes s’asseoir et discuter du Mali.

Très comblé, le président de l’AGSS-Mali a indiqué que les hommes de médias sont en train de réaliser un travail extraordinaire et inimaginable. «Vous êtes en train de bâtir le Mali nouveau. Ce Mali dont nous avons besoin» a-t-il lancé. Avant d’ajouter que le grin de la presse est une initiative à encourager, à soutenir et à reproduire partout pour que, très vite, nous retrouvions notre cohésion d'antan.

Rappel utile, le grin de la presse se tient le dernier dimanche de tous les mois chez Seydou Oumar Traoré à Missabougou. C’est pour raison de deuil national qu’il a été décalé pour ce dimanche 7 avril. Le prochain grin est prévu pour le dimanche 28 avril.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>

<strong> </strong>

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<title>Bandiagara : des jeunes dénoncent l&amp;apos;insécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/bandiagara-des-jeunes-denoncent-linsecurite-2813700.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Apr 2019 01:20:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les jeunes du pays dogon ont organisé le jeudi 04 avril des marches pour dénoncer la multiplication des attaques dans le cercle de Bandiagara surtout les villages aux alentours du chef-lieu de cercle. </em></strong>

<strong><em>«</em></strong>C'est vers le crépuscule que nous avons été surpris par les bruits des armes, certainement des tirs de sommation tout autour de nos villages  Tabia et Bondo. Nous étions encerclés par des individus armés à environ 1 km  et demi. Il n’y a pas eu de victime parce que les militaires maliens sont intervenus. Ils les ont pourchassés», déclare Youssouf Yanoga, conseiller communal à Tabia.

«Notre village est Têgrou situé au sud et à 9 km de Bandiagara. Les assaillants sont venus en masse, ils ont mis le feu brûlant nos maisons. Ils ont quitté ici pour Dionbolo à 4 km de Bandiagara, et Ogossagou village à 6 km environ de Djagassagou, commune de Timiniri dans le cercle de Bandiagara. C'est en ce moment que nous avons entendu les bruits des avions et l'arrivée des militaires», explique Adama Djiguiba, chef de village de Kegrou.

«Nous avons vu les militaires maliens dans la zone, ils ont utilisé leur avion et ont travaillé avec les casques bleus. Toute la nuit avant de repartir vers Bankass» déclare de son côté le préfet de Bandiagara, Siriman Kanouté.

Face à cette situation, les jeunes des localités de Bandiagara, Bankass et Koro ont marché. Pour «rappeler à l'Etat sa responsabilité exclusive par rapport à sa sécurisation du pays dogon. Pour non à l'insécurité, oui à la protection de tous», laisse entendre Adama Dionko, porte-parole du collectif des associations du pays dogon.

«À Bandiagara, il y a eu plus de 1000 personnes, commerces et administration étaient fermés. Koro, plus de 2000 personnes, la ville était totalement paralysée. À Bankass toutes les communes étaient représentées et la ville était en arrêt avec plus de 1000 personnes mobilisées. Douentza a désisté à la dernière minute», raconte Adama Dionko.

«Aujourd’hui, 04 avril 2019, nous, jeunes du pays dogon, sortons en masse et de façon synchronisée à Bandiagara, à Bankass, à Douentza et à Koro afin de crier haut et fort notre ras-le-bol de l’insécurité, des violences, des amalgames ainsi que les stigmatisations qui sont devenus depuis 2012 notre apanage quotidien. Le pays dogon est meurtri par les assassinats et les destructions de ses villages. Le pays dogon est dépouillé de ses réserves alimentaires. Le pays dogon est devenu méconnaissable à cause de ces lots de morts, de blessés, de disparus et de dégâts matériels importants. Le pays dogon est emprisonné dans la violence depuis 3 ans. En un mot, le pays dogon est au bord du gouffre. Ça suffit et réellement ça suffit.» Telle est la quintessence d’une déclaration lue par Yapéné Dolo.

«Les populations du pays dogon, toutes ethnies confondues, réclamons en ce jour et en ce lieu précis, notre droit à la vie, à la sécurité, à la protection de tous et surtout à la paix et au développement», renchérit Abdoulaye Barro de la jeunesse de Bankass. Et Maimouna Nantoumé de Koro d’ajouter : «Ces marches synchronisées ont pour objectif de mettre un terme aux souffrances et libérer les populations de cette vague de violence inouïe venue d’ailleurs et qui empoisonne notre vivre ensemble. C’est un cri du cœur. Chers autorités du Mali, prenez toutes les dispositions utiles afin que le pays dogon ne tombe plus bas que ce que nous venons de vivre ces dernières semaines à Bandiagara, à Bankass à Douentza et à Koro».

La jeunesse du pays dogon demande à l’Etat de : «accélérer son retour dans toutes les localités du pays dogon afin d’assumer ses responsabilités régaliennes et exclusives, renforcer et rendre plus opérationnelles les forces de sécurité présentes dans la zone afin de mettre à l’abri nos champs, nos greniers, nos pâturages, nos puits et nos villages, apporter une réelle assistance humanitaire aux déplacés, anticiper la crise alimentaire qui naitra de l’impossibilité pour les paysans de cultiver lors de l’hivernage prochain. Vive le pays dogon, vive la région de Mopti et vive le Mali.»

Avant ces marches, l’intervention des hélicoptères d’attaque des Forces armées maliennes (Fama), le 3 avril 2019, après le coucher du soleil, a permis de mettre un terme à une attaque lancée par des hommes armés non identifiés contre les villages de Tégrou, Ogossagou, Kobadiè au centre du Mali.

<strong>K.T. </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Fiwa : L’amateurisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/fiwa-lamateurisme-2809962.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Mar 2019 12:30:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Festival international du Wassoulou (FIWA) s'est déroulé les 15 et 16 mars 2019 à Yanfolila. Contrairement à la première édition, la deuxième a été marquée par l'inauguration du campement Oumou Sangaré de Yanfolila. Trois ministres ont répondu présents : Yaya Sangaré des Maliens de l'extérieur, enfant du territoire, N'Diaye Ramatoulaye Diallo, pour le lancement du festival, et Nina Walet Intallou pour l'inauguration du campement. Les activités ont bien démarré avec une cérémonie d'ouverture réussie sous la présence des autorités nationales et locales. Le président de l'APCAM Bakary Togola était aussi de la fête. Sans oublier la caravane de la paix, dont les caravaniers ont remis du sel à Oumou Sangaré.

<strong>L'amateurisme </strong>

Le Fiwa a été marqué par plusieurs imperfections : l'agencement de la cérémonie d'ouverture, le manque de personne, la restauration et l'hébergement. La première nuit du festival, plusieurs personnes n'ont pu trouver à manger  et où se loger. Et la plupart des artistes et autres invités misaient sur les 40 cases du nouveau campement qui n'a pas suffi pour les invités de marque. Tout le monde a compris que l'importance pour Oumou Sangaré était l'ouverture de son campement et l'accompagnement des autorités. Le festival n'était pas trop son affaire. Mieux, les populations de Yanfolila ont trouvé le site très loin de la ville (7km). Sans compter la non-implication de la jeunesse dans l'organisation.

<strong>La fête dans la poussière</strong>

Manque d'assistance parce qu'il n’y avait aucun service de la protection civile déployée, les forces de sécurité n’étaient pas nombreuses alors que l'affluence était grande dans la ville. Les gens sont venus de Côte d'Ivoire, de Guinée surtout les villages frontaliers pour envahir Yanfolila pendant les deux jours du Fiwa. Dans cette atmosphère sans loi, le festival pour les soirées de spectacles se passait dans la poussière. À part la place des officiels, aucune disposition n'avait été prise pour arroser l'espace avant les soirées artistiques. C'est ainsi qu'avec plus de véhicules et de motos, une fille a été cognée par une moto. Malheureusement, elle a succombé à ses blessures. Le Fiwa est un grand rendez-vous mais peut et doit changer avec beaucoup plus de professionnels dans l'organisation. Cependant, les populations ont bien aimé le festival.

<strong> </strong>

<strong>La pomme de discorde</strong>

Trois points sont actuellement à la base du blocage des négociations entre le gouvernement et les syndicats d'enseignants. Il s'agit de : la prime de logement, prioritairement, la majoration des frais de correction, surveillance et la présidence des centres d'examens et l'accès aux services centraux pour les collectivités. Pour les enseignants, la prime de logement était acquise d’avance, étant donné qu'ils ont un statut particulier. Mais l'Etat a fait savoir qu’en leur octroyant cette prime, d'autres vont emboîter le pas aux enseignants qui sont les plus nombreux. À propos du 2<sup>ème</sup> point, l'Etat trouve qu'en majorant les frais de correction, il sera obligé d’en faire pour tous les autres examens et concours. Quant au dernier point, le gouvernement redoute que tous les autres syndicats demandent la même chose. Les syndicats membres de la synergie pensent que l'Etat ne veut même pas les écouter sur ces points, à fortiori accepter leurs propositions.

<strong>La prise de conscience </strong>

«Chers tous et toutes en ce moment où l'avenir de la Nation est en péril, il me plaît de réagir pour ne pas consommer une participation active. À cet effet, il n'est caché à personne que depuis très longtemps de cela, notre système éducatif souffre. Il souffre de notre propre faute, alors il est temps de bien songer à l'avenir de nos fils, petit-fils, arrière-petits- fils... Il est temps de régler ce problème qui persiste au détriment de notre  avenir. Alors, chers bons citoyens, gouvernés comme gouvernants, la situation nous interpelle tous. Donc il faut une solution rapide et durable, sinon la situation est intenable aussi bien que insupportable. Chers frères et sœurs, mon cœur saigne en voyant tous ses enfants le sac au dos sur le chemin de retour parce qu'il n'y a pas d'étude à l'école. Cela me fait mal en voyant d'autres dans des grandes écoles (plus chères, plus évoluées) à travers le monde en train d'étudier… Ne soyons pas comptables du mauvais rapport et retenons aussi que l'histoire est têtue. Qu'Allah aide le Mali et qu'Il illumine le cœur des décideurs pour que les innocents puissent espérer un avenir meilleur». C'est qu'a dit Elhadj Cheick Soufi Bilal, Guide spirituel des Soufis du Mali, Chevalier de l'ordre national du Mali à propos de l'école.

<strong>Modibo Keita a dit :</strong>

Rappel : les derniers mots du président Modibo Keïta lors de son arrestation.  «Qu’on désarme ma garde et qu’aucun camp ne riposte. Il ne faut pas qu’une seule goutte de sang malien soit versée pour que je reste au pouvoir. Le Mali n’appartient ni à moi, ni à ceux qui sont en train de faire le coup d’Etat, mais à vous les jeunes. Alors, prenez le flambeau ...et tenez-le bien haut. Il faut bien y veiller car le Mali ne sera que ce que vous en ferez.» Modibo Keita (19 Novembre 1968). Alors nous veillons sur le Mali comme nous l'a recommandé notre regretté président Modibo Keïta, père de l'indépendance.

<strong>Un garde tué à Sévaré </strong>

Il y a eu une tentative de braquage à l'agence Ecobank de Sévaré. Le jeune garde en poste a été tué, l'assaillant a pris la fuite avec son arme. C'était au rond-point sur la route de Gao. Le garde Boubacar Sangaré a été la cible d'un tir d'arme à feu artisanal. L'assaillant, après son forfait, s'est approprié le PM du jeune garde et a pris les ruelles du quartier Filadjonbougouni. Juste derrière ladite banque. Aussitôt une patrouille à pied composée de militaires, gardes et gendarmes a été déployée dans ledit quartier. Le garde est mort après avoir été évacué à l'hôpital de la ville. C'est le samedi 16 mars 2919, après fouille minutieuse, que l'assassin a été arrêté par les Fama (Forces armées maliennes) avec ses complices.

<strong>L’importance des autres</strong>

Dans la vie, nous ne sommes rien sans les autres, notre naissance est arrivée par les autres, notre nom a été donné par les autres. Nous avons été éduqués par les autres, notre revenu provient indirectement des autres. Notre respect est donné par les autres, notre premier bain a été donné par les autres. Notre dernier bain sera fait par les autres, notre  prière mortuaire sera faite par les autres. Nous serons amenés à notre dernière demeure par les autres. Tout ce que nous possédons sera hérité  par les autres. N'est-il pas grand temps que nous apprenions à vivre en paix et en harmonie avec les autres ? Car, que nous le voulions ou pas, tout au long de notre vie, nous aurons toujours besoin des autres.

<strong>Oumar Mariko égratigne France Nicolas Normand</strong>

Suite à une interview que l'ancien ambassadeur de France Nicolas Normand a donnée à RFI, pour parler de l'accord pour la paix et des rebelles de Kidal comme des minoritaires, voici ce que Oumar Mariko pense de lui : «Cet ambassadeur m'a menacé de mort quand je me suis érigé contre l'ingérence de Nicolas Sarkozy à l'époque dans les affaires internes du Mali. Il a tenu un grossier mensonge et montage faisant croire que j'appellerais à abattre tous les Blancs au Mali. Et quand ATT se cachait, c'est lui qui l'a eu au téléphone et s'était fait son porte-parole sur RFI. Quand je suis arrivé de notre rencontre avec Ansardine à Niafunké, il a insisté que je rencontre le MNLA aussi… oui, avec insistance… naturellement c'était pour mettre en valeur leur bébé. Evidemment, c'est  parce qu'il était de service et des services…maintenant il confirme beaucoup de chose.»

<strong>Dain encerclé </strong>

Dounde a été totalement mis à sac le vendredi 15 mars 2019. Un villageois tué, 3 assaillants abattus par les jeunes du village. Dounde est situé à 25 km de Bankass. Les chasseurs ont poursuivi des voleurs de bétail et ramené plus de 500 têtes. Les habitants de la commune rurale de Dain, dans le cercle de Bandiagara, disent être encerclés par des hommes armés, personne ne peut sortir de Dain. Cette situation date de décembre 2018. Les populations espéraient qu'avec le DDR, qu'elles allaient sortir de cette situation. Mais rien n’a changé. Un camion 10 tonnes transportant des forains en provenance de Dinangourou pour Koro a sauté sur un EEI entre Dioungani et Gourti au PK 48. Le bilan fait état de cinq blessés dont un grave. Il faut également signaler des dégâts matériels importants.

<strong>La jeunesse sensibilise </strong>

Les jeunes de Gao initient une série de sensibilisation pour partager le contenu de l'accord pour la paix et la réconciliation. Il s’agit de la  jeunesse de Gao sous la houlette de la fédération des organisations de la résistance civile. Le but de la rencontre dans la commune de Gounziré était de voir la compréhension des communautés locales sur le processus de réconciliation à travers l'accord d'Alger 2015. Cette campagne vise les femmes des différentes communautés. Selon Abdoul Baki Touré, l'accord contient des points essentiels et bons pour les communautés à la base. Certes certains passages ne sont pas bons, selon lui, mais rejeter l'accord dans son ensemble n'est pas non plus bon. Après les échanges de Gounziré, les jeunes doivent passer dans d'autres communes de Gao pour le même exercice.

<strong>L'injustice à Djenné </strong>

Dans le cercle de Djenné, autorités administratives militaires et milices donsos complotent et s'associent pour arnaquer les éleveurs peulhs du cercle. Modus operandi : les milices donsos menacent de razzier les troupeaux des éleveurs ou de payer 100 000 FCFA par troupeau. Entrent ensuite dans la danse des intermédiaires pour baisser le tarif par troupeau (50 000F à 10 000F) selon la taille du troupeau. Après paiement, la rançon est partagée entre milices, militaires et autorités administratives, selon une clé spécifique. Les miliciens donsos affirment que les autorités militaires qui les couvrent leur demandent de se faire payer sur les animaux des Peulhs. Ils seront protégés par les autorités à tous les niveaux, bien sûr, sans les oublier pendant le partage.

<strong>La France encourage </strong>

L’ambassadeur de France au Mali, à l’issue de sa rencontre avec Soumaïla Cissé,  a déclaré : «nous sommes satisfaits qu’un dialogue s’est engagé avec les plus hautes autorités de l’Etat malien.» Joel Meyer, ambassadeur de France au Mali, s’est rendu dans les locaux du parti de la poignée de main, le lundi 11 mars dernier, dans le cadre d’une visite au chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé. Les discussions entre les deux hommes ont essentiellement porté sur la décrispation de la situation sociopolitique.

<strong>Recherche et confirmation</strong>

Recherché pour son implication dans le meurtre des deux journalistes de RFI, en 2013, à Kidal, Seydan Ag Hita convoite la place du n°2 du GSIM. Cela ne fait l’ombre d’aucun doute. Le N°2 du «Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans» (GSIM), Djamel Okacha alias Yahya Abou Al-Hammam, a bien été tué par les forces françaises, lors d’un raid survenu le 21 février dernier, dans la région de Tombouctou. La confirmation de cette information a été faite par un ex-déserteur de l’armée malienne, devenu cadre dans les mouvements terroristes, à savoir Seydan Ag Hita, selon le réseau social WhatsApp.

<strong>202 déplacés à Tinkelé</strong>

Dans le but de porter assistance et secours aux Dogons déplacés dans le village de Tinkelé, commune rurale de Ouélessebougou, cercle de  Kati,  le collectif des associations du pays dogon était parti mardi 12 mars à la rencontre du chef du village de Tinkelé. Bien que les déplacés aient eu droit à des gestes humanitaires au-delà des engagements pris, l’objectif de cette rencontre était d’échanger avec les habitants du village et les déplacés eux-mêmes au sujet des difficultés que bravent les 202 déplacés Dogons composés de 17 familles. C’était sous la présidence du président dudit collectif, Adaman Diongo, et son responsable financier, Mamadou Zikimé, en présence du député de Koro, Issa Togo, du président de la jeunesse de l’Adéma, Lazare Tembely.

<strong>Le bout du tunnel ?</strong>

La commission d’attribution des logements sociaux de Bamako a remis, <strong>hier après-midi</strong>, au ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Moustapha Mohamed Sidibé, le rapport contenant la liste provisoire des bénéficiaires de la première tranche des logements sociaux de Bamako. Une bonne nouvelle pour des milliers de postulants qui avaient commencé à perdre patience. Car avoir un toit est le rêve le plus cher de la majorité de nos compatriotes.

<strong>Le GPAC se tire d'affaire </strong>

Le lancement officiel du processus des agréments professionnels du Groupement Professionnel des Agences de Communication (GPAC) s’est déroulé au siège de DFA Communication, le lundi 11 mars 2019 à l’ACI 2000, sous la présidence du ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Arouna Modibo Touré, qui avait à ses côtés, les anciens ministres de la Communication, le président du Cnpm, les présidents des groupements professionnels, les membres du GPAC, etc. Suite à l’adoption de la loi N°2017-017 du 12 juin 2017 portant sur la régie publicitaire au Mali par le gouvernement, le GPAC a initié une série d’activités de formation, d’information et de sensibilisation, entre ses membres, pour pouvoir se conformer à la nouvelle loi.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mamadou Sinsy Coulibaly et le CNPM partent en croisade contre la corruption au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mamadou-sinsy-coulibaly-et-le-cnpm-partent-en-croisade-contre-la-corruption-au-mali-2809967.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Mar 2019 11:23:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le classement du Mali dans les indices de corruption basés sur des enquêtes d’opinion suggère un problème de corruption généralisée. Le Mali obtient la note de 32/100 à l’indice de perception de la corruption de Transparency International. En 2015, notre pays obtenait la note 35, en 2013,  la note 28, en 2012, la note 34. Converti en rang, le Mali se classe à la 116<sup>ème</sup> place sur les 176 pays les plus corrompus au monde. </strong>

Le Conseil national du patronat du Mali (Cnpm) a organisé le vendredi 15 mars, dans ses locaux, une conférence-débat sur le thème «rôle du secteur privé dans la lutte contre la corruption». La conférence était animée par le Pr. Clément Dembélé, en présence du président du Cnpm, Mamadou Sinsy Coulibaly.

Dans son discours d’ouverture, Mamadou Sinsy Coulibaly a rappelé qu’il n’y a pas et qu’il n’y aura jamais de développement économique sans l’implication et la considération effective du secteur privé. Selon lui, les vrais et premiers acteurs de la stabilité sont les entrepreneurs, qui  observent, savent, analysent, réfléchissent et créent la richesse. Le président du Cnpm dira que c’est avec les entrepreneurs qu’une nation avance dans la mesure où un Etat n’est véritablement riche que lorsque ses populations sont riches, et la première source de la richesse est entre les mains de ceux qui entreprennent.

<strong> </strong>Il a souligné qu’après 28 ans de démocratie au Mali, force est de constater qu’un tiers des Maliens ne mangent toujours pas 3 fois par jours ;  les jeunes maliens sont majoritairement chômeurs, vivant dans le désespoir et la misère intellectuelle et matérielle, sans aucun espoir de savoir quand cela prendra fin ; le Mali reste un pays richement pauvre dans lequel s’entretuent les frères au centre et au nord ; ce sont des millions de Maliens qui vivent dans l’ignorance totale, la misère et la famine, la maladie, l’insécurité et l’injustice, juste parce que quelques personnes détournent et s’approprient tout ce qui appartient à tout un peuple, etc.

Le patron des patrons a également rappelé que, sous le premier régime, les opérateurs économiques ont été considérés comme des malfaiteurs à l’antipode d’un système qui se voulait socialiste dont l’enrichissement personnel, l’effort individuel, le marché libéral n’étaient pas la priorité. Selon lui, le régime de Moussa Traoré a observé et ménagé l’opérateur économique comme «un vil homme sans envergure, qui se réduisait essentiellement et injustement à la dimension de voleur, de malhonnête, de trompeur, etc.», au lieu de le considérer comme acteur de développement social, économique, humain et culturel…

Aux dires de Mamadou Sinsy Coulibaly, après les évènements de mars 1991, l’espoir fut donné à tout un peuple galvanisé par les grands discours de ces «démocrates sincères et convaincus» contre la corruption, le mensonge, le chômage, l’injustice, l’inégalité. Mais force est de constater que tous les rêves et promesses ont été avortés quelques années après. Il a indiqué que l’instauration de la démocratie avec ses valeurs devrait accompagner les principes fondateurs de notre Nation depuis l’époque précoloniale jusqu’à l’indépendance : il s’agit du respect des droits de l’homme, la dignité, l’honneur, le plein emploi, l’autosuffisance alimentaire, la sécurité, la solidarité, la justice et la transparence pour tous.

Pour le patron des patrons, les opérateurs économiques, au lieu d’être au carrefour de ce rendez-vous tant espéré, ont été trébuchés dans la boue de l’ignorance, du mépris et de l’abandon : depuis des années, les bonnes volontés entrepreneuriales sont enchaînées, piétinées par la corruption de quelques dizaines de fonctionnaires devenus milliardaires avec l’argent du peuple. Ces vagabonds financiers, dit-il, sont même fiers de voler, de montrer leur richesse, de s’organiser en bourgeoisie compradore, d’évoluer en toute impunité face à un peuple intellectuellement désorienté, moralement dépersonnalisé, idéologiquement déstructuré.

À qui la faute ? Pourquoi sommes-nous en arrivés là ? Que devons-nous faire chacun et chacune dans sa responsabilité citoyenne et civique ? s’interroge le président du Cnpm. «Pour ma part, j’agis en toute conscience et en toute liberté pour défendre les causes contre la corruption. Je fais ma part. Il ne s’agit pas d’un combat de Mamadou Sinsy Coulibaly, mais le combat de tout un peuple, le combat de chaque génération. Il ne s’agit pas de la seule volonté des opérateurs économiques, mais la conscience de toute une Nation dressée contre l’injustice, la pauvreté, les délinquances, l’insécurité, les violences intercommunautaires, l’immigration clandestine, les maladies, les misères, qui ont un dénominateur commun : la corruption.  La combattre est l’œuvre de tout le peuple malien pour un Mali digne, prospère mais aussi riche et commun en droit», a-t-il déclaré.

Et le président du Cnpm d’ajouter : «si nous voulons une vraie politique de développement, luttons contre la corruption, si nous voulons la paix, luttons contre la corruption, si nous voulons une Nation libre et un système équilibré, luttons contre les magouilles et les rackets. Démanteler les réseaux des délinquants financiers, désarmer les corrompus, c’est rendre service à la Nation malienne tout entière. C’est la responsabilité morale et intellectuelle de chaque Malien et ami du Mali. Car il n’y aura jamais de développement dans le mensonge et le vol, il n’y aura jamais de paix ni de stabilité dans l’injustice et la corruption, il n’y aura jamais d’égalité et de confiance dans les magouilles. Un pays avec des fonctionnaires milliardaires n’est pas un pays pauvre, mais un pays pauvrement géré qui doit se débarrasser de ses ennemis intérieurs».

<strong>Voler au Mali est devenu comme un jeu</strong>

Dans son exposé, le conférencier, Clément Dembélé, a indiqué que la corruption, c’est lorsque vous êtes tenté un moment de faire la démarche pour donner quelque chose en biens, en nature à un autre individu déposant un pouvoir, pour l’influencer dans l’exercice de sa fonction. Selon lui, à partir de cette définition, on se rend compte que la corruption est à tous les niveaux au Mali. Le conférencier dira que la corruption au Mali n’est plus un phénomène institutionnel, elle a été aussi culturalisée. «Voler au Mali est devenu un jeu. Plus on vole au Mali, plus on a la promotion. La corruption se trouve au plus haut niveau de l’Etat», a déclaré Clément Dembélé.

Avant de faire savoir que le classement du Mali dans les indices de corruption basé sur des enquêtes d’opinion suggère un problème de corruption généralisée. Le Mali obtient la note de 32/100 à l’indice de perception de la corruption de Transparency International.

En 2015,  le Mali obtenait la note 35,  en 2013, la note 28, en 2012, la note 34. Converti en rang, le Mali se classe à la 116<sup>ème</sup> place sur 176 pays les plus corrompus au monde. Selon le conférencier, Transparency International, dans ses recommandations, se basant sur l’enquête qui a été faite par le Programme alimentaire mondial (Pam-Mali), déclare qu’à partir de juin 2018, une famille sur trois ne mangera pas trois fois par jour à cause de la corruption dont la moyenne atteint annuellement entre 250 et 350 milliards de Fcfa détournés dans l’impunité totale.

Il a indiqué que les solutions sont très simples et sont connues. Clément Dembélé propose d’auditer les comptes des partis politiques, de fixer le montant des frais de campagnes électorales, d’introduire l’éducation civique  et morale dans le programme scolaire et universitaire ; de mettre en synergie des structures de contrôle ; de systématiser le contrôle interne et externe des services ; de multiplier les pôles économiques, etc.

<strong> </strong>

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Révision constitutionnelle : le Mali est un jamana</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/revision-constitutionnelle-le-mali-est-un-jamana-2809952.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Mar 2019 10:55:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le problème du Nord, avec la révision constitutionnelle qu’il a induit, est interprété par certains comme l’ébauche de la partition du Mali. Et pour d’autres, elle transparaît dans le redécoupage occulte de 2012 du pays en 20 régions, surtout quand les responsables, à tous les échelons, semblent bien tirer la couverture du budget national vers leur terroir. Les Maliens, ceux qu’on appelle depuis 1960 de ce mot français d’origine malinké, regardent la scène, incrédules, se demandant lequel des trois adages suivants conviendrait à la situation de leur pays : «L’homme ignore peut-être le plat qu’on lui destine lors d’un festin, mais il reconnaît un propos qui le vise» (sagesse bamanan) ; «quand les acteurs d’une cause deviennent des spectateurs, c’est le festival des brigands» (Modibo Keïta, premier président de la République du Mali). Mais, moins culinaire et peut être plus intellectuel et plus vrai, celui-là, dû au chancelier Bismarck : «la Géographie est la seule composante invariable de l’Histoire».</strong>

<strong>Le Mali est un jamana </strong>

En soninké on dirait «jamaane» ; Kadhafi disait «Jamahiriya arabe libyenne socialiste et démocratique». Le mot, d’origine arabe, signifie «pays, région, regroupement, masse…», évoquant à la fois la formation politique et l’étendue géographique. Vient ensuite le «Faso», l’équivalent de nos régions actuelles. Le terme «Kafo» est également d’origine arabe, désignant une subdivision politico-administrative plus petite, comme le cercle, le département, la préfecture. C'est-à-dire qu’on pourrait, comme Kadhafi, abandonner le mot “République“ (là-bas, c’était d’ailleurs un royaume). On aurait donc : «Mali Jamana» (Mali Jamaane). En fait, chez nous, le jamana était désigné par un nom propre : Niangana, Wagadu, Soso, Mandé, Khaso, Segu, Wasulu, Kenedugu, Gao ou Songey, Macina…

<strong>Lois non écrites</strong>

Le nom du pays serait désormais, en français : «Le Mali» tout court en éliminant le mot «République» ou, au besoin, on dirait «le Jamana», comme on dit «Le Faso» chez nos voisins burkinabè. L’actuel Mali est composé de 10 Faso qui sont : le Faso Xayi à l’Ouest, le Kulukoro, le Segu et le Macina au Centre, le Songey et le Timutu à l’Est, l’Azawad (Kidal, Ménaka, Tawudenit) au Nord et le District de Bamako, la capitale, c'est-à-dire le siège du gouvernement central du Jamana. Il est entendu que les noms de Faso ci-dessus peuvent différer selon les langues. Par exemple en bamanankan, on dira <em>Koroborola</em> pour le Songey ou <em>Burudamela</em> pour l’Azawad, etc.

Une migration interne des hommes et des noms de clans a créé de forts liens d’amitié et des règles de coexistence pacifique manifestées par le Kalun goraaxu (ou sinankuya en bamanankan).

Le jamana, voire le Kafo, a ses règles civiles bien codifiées et scrupuleusement respectées, même si la «République» feint de les ignorer. Elles changent quand on se déplace d’un Faso à un autre. Ainsi Traoré, ou Diarra, noms de princes dans le Mandé et à Segu, peuvent être des patronymes d’esclaves au Kaarta ou au Nord. Le nom Koïta, princier au Soroma et au Tiringa, est porté par des griots dans le Baxunu (Kafo de Nara). Maître Demba Diallo nous apprend que dans sa famille, on laisse volontiers les esclaves prendre le nom Diallo et le transmettre à leur descendance. Feu Seydou Badian, avant sa mort, a abandonné le nom Kouyaté pour celui de Noumboïno, signant ainsi son appartenance à une nouvelle ethnie et à un nouveau Faso.

«La République» ferme sournoisement les yeux sur cette violation grave des lois traditionnelles des Faso d’autant plus que certains de ses propres hauts magistrats, pour leur propre reconnaissance sociale, luttent pour leur abolition. Un descendant d’esclave ou de nyamakala (homme de caste) peut alors prétendre à la main d’une fille noble. Toutefois, en cas de création d’une fédération des Faso, chacun de ceux-ci pourrait, profitant de la forte autonomisation obtenue, mettre en place des lois démocratiques plus faciles à mettre en œuvre et supprimer les coutumes désuètes.

Au Mali, quand on change de nom, on change de statut social, de Kafo ou de Faso. Le Conseil des ministres du 20 février 2019, au titre des mesures législatives et réglementaires autorisant certaines personnes à changer de nom, aurait donc dû préciser les noms en question : pour les Maliens il ne s’agit nullement d’une question personnelle mais d’une affaire nationale. Quitter «un nom de famille» (terme impropre, on le voit), c’est donc quitter un clan, un Faso et éventuellement une ethnie.

Ces lois non écrites, inscrites dans les mœurs, sont très fortes. Mais une menace leur pèse dessus : celle des médias monolingues, avec le bamanankan comme langue unique. Dans une génération ou deux, il est à craindre qu’une plate uniformisation les remplace, reproduisant chez nous le modèle unitaire français au moment où, dans ce pays, la Corse, la Bretagne, la Catalogne, affirment leur personnalité, sans craindre de revendiquer une forte autonomie voire l’indépendance. Sans parler des territoires d’Outremer : Guadeloupe, Guyane, Martinique, Nouvelle-Calédonie (ou l’indépendantiste Jean Marie Tchibaou a été assassiné pendant la présidence Mitterrand).

<strong>CONJURER LE MAL</strong>

Kayes, Kita, Segu, Nioro, Nara forment le Faso des Bamanan, des Khasonké, des Toucouleur, des Malinké et des Soninké. Bien entendu, le Beledugu, le Kaarta et Kangaba sont inclus dans cet espace. Il existe un lien de sinankuya entre les Malinké, les Soninké et les Bamanan. Il y aurait parjure si les uns acceptaient de se désolidariser des autres à l’occasion de l’actuel redécoupage. On dit que la République (française) ne considère pas les ethnies, les prenant pour source de division, sauf à l’hôpital, où le médecin lors de certains examens, s’en enquiert, sachant peut-être que, quelque part, c’est vital.

<strong>Ibrahima KOÏTA</strong>

<strong>Journaliste </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>À fleur de vérité :   Serait&#45;il (encore) en train de se payer notre tête ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/a-fleur-de-verite-serait-il-encore-en-train-de-se-payer-notre-tete-2809946.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Mar 2019 10:40:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une tentative d’exister ? Ce ne me semblerait pas aussi grotesque que cela face à un Premier ministre encombrant et plein de ressources et de jus. De cet autre cousin, j’attends mon jus de citron.

Une tentative de détendre le climat politique ? Ce ne sont pas les expressions que j’emploierais pour qualifier cette espèce de prise de conscience soudaine de péril en la demeure. Que mon cousin est très souvent et parfois aussi malicieux !

Il aura quand même réussi à donner un os à ronger à ses compatriotes : possible gouvernement d’union nationale ; un leader de l’opposition comme Premier ministre. Vous y croyez franchement ? En attendant, je vais ronger mon frein.

Quand le vieux fut enfin réveillé, qu’a-t-on obtenu de lui ? Quand il n’était au courant de rien, et avait par la suite obtenu toutes les informations  nécessaires ; qu’en a-t-il fait ? Vous n’aurez pas à donner votre langue au chat : rien.

Il (mon cousin) a d’abord renvoyé tous ses pourfendeurs à son Premier ministre. Pour ensuite annoncer une prétendue main qu’il leur tendrait. Attention à la psychologie inversée !

Quand son Premier ministre fut au cœur de la tempête, il lui réaffirma son entière confiance. Avant de le laisser errer dans le centre et le nord du pays, pendant qu’il recevait, en catimini, en tout cas nuitamment, ses pourfendeurs. C’est peut-être une démarche «inclusive». Mais attention à la ruse !

J’aimerais vraiment, mais vraiment, voir mon cousin faire moins le «bon pacha et mauvais vizir». Mais je ne saurais me donner de faux espoirs. C’est comme ça !

<strong>Issiaka SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Souleymanebougou dans la commune rurale de Moribabougou :  Une grande escroquerie mise à nu par la jeunesse</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/souleymanebougou-dans-la-commune-rurale-de-moribabougou-une-grande-escroquerie-mise-a-nu-par-la-jeunesse-2809977.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Mar 2019 02:36:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les autorités communales de Moribabougou ne finissent pas de se faire distinguer par des affaires de tout genre. En effet, la Mairie de Moribabougou a pris tout le monde de court en organisant le 28 février 2019 une cérémonie de lancement des travaux de réhabilitation du village de Souleymanebougou. </em></strong>

Pour rappel, ce village vieux d’une centaine d’années a commencé à se peupler à partir des années 80 par des familles venues de Bamako alors qu’il n’était pas loti. Depuis plus d'une décennie, les conseillers communaux en étroite collaboration avec les populations ont émis le souhait de rendre effectif le redressement du village afin de le doter de voiries et d’équipements collectifs adéquats.

C’est ainsi que le conseil communal, dirigé par Diarrah Diarra, a, au terme d’une enquête complète et rigoureuse menée par le maire domanial de l’époque (M. Alassane Maïga), délibéré sur le redressement de Souleymanebougou en sa séance du 30 juin 2014. Cependant, faute d’approbation du plan par les autorités, le projet n’a pu être exécuté.

Avec l’arrivée d’une nouvelle équipe suite aux élections de 2016, le maire (multi locataire des maisons d’arrêt) a monté un stratagème pour faire un nouveau plan dans le seul but de se faire de l’argent (vu qu’il n’y a plus de terrain à vendre). C’est ainsi qu’il fera monter de toute pièce un faux PV d’une session fictive, avec des signatures falsifiées de certains conseillers municipaux, pour attester la délibération en session du conseil communal d’un nouveau projet de redressement savamment dénommé cette fois-ci «Réhabilitation de Souleymanebougou».

Sur la base de cette fausse délibération, le Gouverneur de la région Koulikoro, après avis des services techniques, a pris un arrêté (N° 18/GRKK du 18/10/2018) portant approbation de ladite réhabilitation.  Toutefois, le projet porté par le nouveau maire domanial (Cheick Tidiane Sissoko dit KIZO) a commencé à battre de l’aile quand les populations, en particulier les jeunes, ont eu du mal à obtenir des réponses satisfaisantes à leur questionnement lors des séances de discussion autour de la question de redressement du village de Souleymanebougou.

À ces échanges la jeunesse était représentée par Ibrahima Kébé, Mamadou Gaoussou Diop dit Wagué, Mohamed Diarra, Mamadou Coulibaly dit Diblo, Moussa Traoré, etc. Nonobstant l’impasse sur les questions essentielles : Quelles sont les familles qui seront touchées partiellement ou totalement ? Qu’en est-il de la zone de recasement ? Quelle sera la participation de la mairie dans la couverture des frais ?

Le maire s’est entêté d’instruire à son maire domanial de lancer les travaux et de collecter illégalement les fonds des populations (en raison  de 30.000Fcfa par concession soit une somme globale d'au moins 90.000.000FCFA).  Après leur cérémonie folklorique du 28 février 2019, la riposte dirigée par M. Ibrahima Kébé, président d’honneur de la jeunesse de Souleymanebougou, non moins président du Collectif pour la défense du patrimoine foncier des communes de Moribabougou et de N'gabacoro droit, ne s’est pas fait attendre. Cette riposte est soutenue entièrement par l'ensemble de la jeunesse de Souleymanebougou, la majorité écrasante des chefs de famille, des femmes et une bonne partie des conseillers du chef de village.

En effet, les jeunes et les chefs de famille, à travers une forte délégation, ont entrepris de multiples démarches à l’endroit des conseillers du conseil de village, des notabilités du village et des conseillers communaux ; ce qui a abouti à l’organisation d’une assemblée générale le samedi 16 mars 2019 à l’école de Souleymanebougou, ayant conclu comme suit.

Conditions préalables au redressement de Souleymanebougou : 1. Instituer une commission représentative de l'ensemble des couches de la population 2. Identifier physiquement la zone de recasement 3. Attester l'absence de charge sur cette zone et l'applicabilité du plan de morcellement approuvé 4. Dévoiler le plan du redressement pour que chaque famille sache à quoi s'attendre 5. Réactualiser l'enquête ménage 6. Annuler ou baisser les frais à payer (ces frais devraient être à la charge de la mairie, qui avait par ailleurs déjà perçu des fonds pour cette même affaire).

En tout cas, les jeunes sont décidés à porter l’affaire devant le Gouverneur en cas de non satisfaction de ces points de revendication.

<strong>Affaire à suivre. </strong>

<strong>Source : la rédaction du journal Combat du Peuple </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alphady Yaro, coordinateur du Projet Education Inclusive :  «Le seul héritage qu’on peut léguer à nos enfants, c’est l’éducation et la connaissance acquise à l’école»</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/alphady-yaro-coordinateur-du-projet-education-inclusive-le-seul-heritage-quon-peut-leguer-a-nos-enfants-cest-leducation-et-la-connaissance-acquise-a-leco-2809970.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/non-classe/alphady-yaro-coordinateur-du-projet-education-inclusive-le-seul-heritage-quon-peut-leguer-a-nos-enfants-cest-leducation-et-la-connaissance-acquise-a-leco-2809970.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Mar 2019 01:22:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Union malienne des aveugles du Mali (UMAV), à travers le projet Education Inclusive, a rencontré les enseignants et les parents d’élèves. C’était le samedi 16 mars à son siège sis à Faladié.</em></strong>

L’objectif était d’échanger avec les enseignants et les parents d’élèves afin d’identifier les difficultés auxquelles les enfants malvoyants et non-voyants sont confrontés en classe et à la maison pour lire et  écrire.

Il s’agissait d’inviter les différents participants autour de deux fiches : le Plan d’éducation individuelle et la fiche de monitorage de l’étudiant. Ces deux fiches comportent les difficultés rencontrées par les élèves pour lire et écrire, l’équipement et les ressources additionnelles requis par l’élève. Elles comportent également la déficience visuelle, l’impact de la déficience, les conditions sur les performances de l’élève et l’appui dont l’élève a besoin.

Ils étaient au nombre de 252 parents d’élèves, 10 maîtres itinérants et plus d’une centaine d’enseignants à prendre part aux différentes rencontres à Bamako, Fana et à Ségou. Pour Bamako, les enseignants et les parents d’élèves de l’Institut national des aveugles du Mali (INAM) et de l’école Prosper Kamara étaient concernés par cette rencontre.

Au cours des échanges, les difficultés auxquelles ces enfants sont confrontés en classe et à la maison pour  lire et  écrire ont été exprimées par les participants. À l’issue des échanges, des solutions ont été proposées.

Selon le coordinateur du projet Education Inclusive, Alphady Yaro, le constat durant cette rencontre est que les parents d’élèves sont peu nombreux à suivre leurs enfants à la maison. D’après lui, beaucoup de parents d’élèves ignorent l’écriture braille. En plus de ces problèmes, Alphady Yaro a déclaré que les parents d’élèves ne répondent pas aux convocations.

«On ne peut pas dire à l’enfant dans une telle situation d’étudier. Donc, j’appelle les parents d’élèves à venir vers les enseignants pour prendre les renseignements. Il faut comprendre qu’on ne peut avoir plus de temps que ce qu’on peut consacrer à sa famille, plus singulièrement aux enfants. Le seul héritage qu’on peut léguer à nos enfants, c’est l’éducation et la connaissance acquise à l’école», a-t-il précisé.

Notons que le projet éducation inclusive est financé par USAID et Sightsavers. Son objectif c’est d’aider les enfants qui sont en situation de déficience visuelle afin de les maintenir à l’école.

<strong>Assan TRAORE/ Stagiaire </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Domaines concernés par la corruption au Mali : la justice en première position avec 55%</title>
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<pubDate>Wed, 20 Mar 2019 01:16:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Fondation Friedrich Ebert Stiftung a rendue publique, le jeudi 14 mars, à l’hôtel Radisson Blu, son enquête d’opinion dénommée «Mali-Mètre», qui a interrogé les Maliens sur la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, la sécurité, la justice et la bonne gouvernance, la réconciliation ainsi que le processus électoral. Il ressort des résultats de l’enquête que les domaines les plus concernés par la corruption sont la justice 55, 4%, la police 49,9%, les autres services publics 32,3% et la douane 27,7%. </strong>

<strong> </strong>La présentation de cette 10<sup>ème</sup> édition de l’enquête d’opinion dénommée «Mali-Mètre» a été faite par le directeur du cabinet de sondage Gissé, Sidiki Guindo, et le directeur du programme de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung, Abdourhamane Dicko, en présence du représentant résident de la Fondation, Philip Goldberg.

Mali-Mètre est un instrument d’analyse socio-politique qui a pour but non seulement de recueillir les perceptions et les opinions politiques des Maliens, mais aussi de les porter à la connaissance des décideurs politiques. La Fondation Friedrich Ebert Stiftung a démarré cette enquête d’opinion en novembre 2012, comme contribution à la recherche de solutions à la crise et pistes d’amélioration de la gouvernance globale du Mali.

La présente édition s’est déroulée du 13 au 27 octobre 2018 sur un échantillon global de 2.156 personnes âgées de 18 ans et plus, reparties dans le District de Bamako et l’ensemble des capitales régionales, y compris Kidal, Ménaka et Taoudéni.

Comme les enquêtes antérieures, celle-ci a questionné les défis et priorités au niveau national et régional. Elle a passé en revue l’appropriation et la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali, la justice et la bonne gouvernance, la sécurité, la réconciliation ainsi que le processus électoral.

Cette édition a fait encore ressortir des défis majeurs pour le Mali, notamment en ce qui concerne la justice en termes de confiance et de connaissance de son fonctionnement. La corruption et l’impunité dont la perception n’a pas évolué depuis la dernière enquête en font également partie.

Au sujet de l’affirmation de la méconnaissance des procédures de la justice par les populations, elle est partagée par une grande majorité (88%) des personnes interrogées contre 9% qui sont d’un avis contraire. Dans les domaines concernés par la corruption, il ressort des résultats des enquêtes que les domaines les plus concernés sont la justice 55,4%, la police 49,9%, les autres services publics 32,3% et la douane 27,7%.

En ce qui concerne l’appréciation du niveau d’avancement de la mise en œuvre de l’accord pour la paix, 60% des citoyens estiment que le processus n’est pas avancé alors que 24% jugent le contraire et 16% sont sans opinion. Pour l’appréciation du niveau de l’insécurité, 53% des personnes interrogées ont déclaré ne pas se sentir en sécurité la nuit chez elles, contre 47% qui affirment le contraire. Ce sentiment d’insécurité chez soi pendant la nuit est particulièrement prononcé à Kidal (100%), Ménaka (98%), Taoudéni (80%) et Bamako (74%).

Les plus grands souhaits des personnes enquêtées pour le Mali d’ici 5 ans portent sur le retour de la paix et de la sécurité (67,3%), l’emploi des jeunes (56,3%), s’ensuivent de bonnes récoltes et la sécurité alimentaire (33%).

<strong> </strong>

<strong>Diango COULIBALY</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Fare An Ka Wuli&#45;Cnid&#45;Faso Yiriwa Ton : Les efforts convergent vers la tenue du dialogue national refondateur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/fare-an-ka-wuli-cnid-faso-yiriwa-ton-les-efforts-convergent-vers-la-tenue-du-dialogue-national-refondateur-2809973.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Mar 2019 00:45:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la matinée du samedi 16 mars 2019, une forte délégation des Fare conduite par son président, Modibo Sidibé, a été reçue au siège du Cnid-Faso Yiriwa Ton sis aux 300 logements de Sabalibougou. Sous la direction de Me Mountaga Tall, les deux formations politiques ont parlé de la situation plus que préoccupante du Mali. Les efforts convergent vers la tenue d’un dialogue national inclusif et refondateur.</strong>

«Ce samedi 16 mars 2019, une forte délégation du parti des Fare An Wuli conduite par son président, Monsieur Modibo Sidibé, a été reçue au siège national du Cnid-Faso Yiriwa Ton par le président Me Mountaga Tall entouré des membres de la direction nationale du parti.

Considérant les menaces réelles qui pèsent sur l’Etat et la démocratie ; considérant la nécessité d’un véritable dialogue national inclusif pour résoudre les grands problèmes auxquels le pays confronté ; considérant l’extrême dégradation des conditions de vie de nos populations et de la situation sociale dans notre pays ; considérant la crise généralisée qui menace les fondements de l’Etat du Mali ; considérant l’acceptation du dialogue national inclusif proposé par une grande partie de la classe politique et de la société civile malienne ; plaçant le Mali au-dessus de toute contingence politique dans leur combat ; après des échanges très fructueux  et cordiaux, une large convergence de vue sur les problèmes suscités, les deux partis ont convenu de travailler à l’organisation d’un dialogue national inclusif refondateur, créer un cadre permanent de rencontres bilatérales entre nos deux partis», dit le communiqué qui a sanctionné la rencontre.

Il convient de rappeler que cette rencontre fait suite à une série de rencontre avec d’autres partis politiques à l’initiative des Fare. Tout porte à croire que la rencontre entre IBK et Modibo Sidibé, la semaine dernière, n’a pas eu d’impact sur la vision du président des Fare et sa vive volonté d’aller au dialogue national inclusif et refondateur.

<strong>Gabriel TIENOU  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Quand Konimba Sidibé et semblables s’adossent sur une armée de putschistes… et de déserteurs pour vendre la haine</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/quand-konimba-sidibe-et-semblables-sadossent-sur-une-armee-de-putschistes-et-de-deserteurs-pour-vendre-la-haine-2808300.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Mar 2019 02:54:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’honorable et malheureux candidat à l’élection présidentielle et autres acolytes, de son genre, semblent avoir la mémoire courte. Rappelez-le-leur qu’au Mali, en mars 2012, des militaires déserteurs de plusieurs fronts au Nord ont dirigé un putsch, prirent le contrôle de la plus haute institution de la République (Présidence) et suspendirent la constitution pendant plusieurs mois. Le trésor public fut vidé, les services pillés, des hauts responsables d’Etat humiliés, des civils violentés...</strong>

La même année, des militaires de la même République, appartenant à des corps différents (bérets verts et bérets rouges), s’affrontèrent, générant des crimes et violations graves des droits de l’homme (Exécutions sommaires de détenus, disparitions forcées, viols massifs d’épouses et filles d’éléments du corps adverse...). Des dizaines d’éléments du corps des bérets rouges désertent et se réfugient pendant plusieurs mois en Guinée Conakry et en Côte d’Ivoire.

Quelques mois plus tard, à l’exception de quelques leaders putschistes placés en résidence surveillée dans l’optique de leur éviter la CPI, tous les militaires putschistes, de contre-putsch et déserteurs, ont repris fonction avec des promotions en terme de grade et de nomination dans des services importants de l’Etat.

Il a fallu qu’au sein de la même République, l’on entame la phase de régularisation de l’autre composante dans la même armée dite nationale, pour que le fameux député et ses acolytes étalent leur offre populiste de haine à l’intention des rues bamakoises. La culture de deux poids, deux mesures ne fait nullement une République.

<strong>Noter donc bien ceci pour mémoire :</strong>

Au Mali, à la différence des situations ailleurs en Afrique, les rebelles s’en prennent au gouvernement central sur une limite territoriale n’incluant pas Bamako et sa suite dans le sud. Ils revendiquent des changements dans la gestion des affaires au profit de populations discriminées et abandonnées du système.

Dans le même pays, les putschistes s’en prennent au pouvoir partout sur le territoire et suspendent la loi fondamentale pour proclamer un gouvernement militaire. Ils revendiquent le pouvoir et se contentent des privilèges offerts contre le retour à l’ordre constitutionnel. À suivre...

<strong>Attaye Ag MOHAMED</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Dialogue politique : le vœu le plus ardent de Modibo Sidibé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dialogue-politique-le-voeu-le-plus-ardent-de-modibo-sidibe-2808291.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Mar 2019 01:32:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À la quête d’un dialogue politique au Mali, on constate volontiers, de nos jours, un mouvement tous azimuts des leaders politiques. Les réseaux sociaux sont inondés d’images de ces hommes, illustrant des rencontres au profit du dialogue politique, considéré comme l’unique solution à la crise. De cela, Modibo Sidibé, président du parti Fare, semble être dans son élément. </em></strong>

Car, depuis sa descente dans l’arène politique, il a cultivé l’union sacrée des Maliens autour du Mali. Mieux, s’il n’est pas le propriétaire du concept «Forobaboro», mais il est son promoteur durant la campagne électorale  de 2108. Qu’on soit d’accord avec lui ou pas, qu’on l’écoute ou pas, Modibo Sidibé, Wassoulou mogoba, voit sans le demander son pari réussir : la tenue de «Forobabaro» par les Maliens pour le Mali.

Modibo Sidibé est de ceux qui affirment volontiers que tout schéma de sortie de crise au Mali doit être porté par une vision. La crise est profonde et la vision se doit d’être partagée et appropriée par tous les Maliens. Il est en tellement convaincu que, lors de la campagne électorale passée, il lança le concept «Forobaboro». La suite est connue.

Les tenants actuels du pouvoir savaient et fêtaient déjà leur victoire. Suite à laquelle, ils affichaient une arrogance dans le triomphe, en premier le président IBK. Seulement voilà, IBK s’est fait rattraper par les faits. À cela s’ajoute l’intensité de l’aggravation de la crise au Mali. Ce deuxième mandat commence par l’éveil du front social. Il est surtout dominé par l’insécurité qui aura un nouveau front, le centre du Mali. La tuerie des citoyens se ne fait plus en détail mais en gros.

L’avènement d’un «sécurotocrate» à la tête du gouvernement ne peut rien. Pendant ce temps, les manifestations sur le plan politique ne sont pas tolérées. Les amis d’hier du président IBK ne se reconnaissent plus en lui. Et le vase débordera quand les amis d’hier devenus des ennemis d’aujourd’hui voient le pouvoir heurter leur sensibilité. Les «frères musulmans» du Mali avaient de quoi perturber IBK dans son ingratitude. Ils entrent dans la danse et leur meeting de prières et de bénédictions  pour le Mali est, sans le dire, une Fatwa contre le président IBK et son pouvoir.

La réponse à ce meeting est à la taille de la mobilisation des «frères musulmans» : monstrueuse. Pour une fois au Mali, IBK est au courant de ce qui passe au Mali. Et, pour une fois, il prêche le Mali au fond de son cœur. Et décide de nouer le dialogue avec l’opposition et ses acteurs politiques. Ce qui refusa jusque-là.

Et, à sa suite, les leaders et partis politiques se mobilisent pour le dialogue politique. Parmi eux, naturellement Modibo Sidibé, président du parti Fare. Disons pour ceux qui ne le savent pas, que Modibo Sidibé a toujours placé au cœur de son engagement pour le Mali, le dialogue fondé sur nos convenances sociales. Il appelle cela la refondation du Mali et engage d’autres acteurs politiques.

Pour lui, la tendance actuelle du président IBK est en retard. Mais il se satisfait en disant que pour le Mali, l’écoute doit être permanente. On pense ou souhaite bien avec lui, que le «Farobabaro» se tiendra au terme du processus de ce dialogue politique entamé. Cependant un bémol : la fuite en avant du président IBK est devenue un critère de la gouvernance publique. Qu’elle ne soit pas de mise cette fois-ci.

Est-ce la bienvenue, la tenue d’un autre meeting de prières et de bénédictions par les «frères musulmans» du Mali au stade du 26 mars afin que le président IBK aille au bout du dialogue politique ? D’aucuns le pensent. Décidément, le «Farobabaro» de Modibo Sidibé n’est pas encore gagné.

<strong>Bekhaye DEMBELE </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Visite du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga à Konna : Le développement au cœur des actions du gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/visite-du-premier-ministre-soumeylou-boubeye-maiga-a-konna-le-developpement-au-coeur-des-actions-du-gouvernement-2-2808259.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Mar 2019 01:28:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga a entamé samedi 9 mars une visite de terrain qui va le conduire dans plusieurs localités des régions de Mopti et Tombouctou. La première étape a été la ville de Konna, sur laquelle on se rappelle, la barbarie des djihadistes avait fondu en janvier 2012. </em></strong>

La plupart des infrastructures publiques et de production avaient été notamment détruites au cours des opérations de reconquête et il s’en était suivi un déplacement massif des populations fuyant l’insécurité et la précarité. Le Projet de reconstruction et de relance économique (PRRE) financé à hauteur d’1milliard 228 millions de FCFA par la Banque mondiale a été initié pour relancer l’économie dans les zones frappées par la crise. Il s’appuie sur la réhabilitation des infrastructures de base et le rétablissement des activités productives des communautés. Le projet de réhabilitation d’urgence du port de pêche de Konna répond à ce souci.

C’est une foule des grands jours qui est sortie pour accueillir ce samedi le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, à la tête d’une forte délégation comprenant outre ses collaborateurs, plusieurs ministres ainsi que des représentants de haut niveau de la Banque mondiale.

Dans son discours d’accueil, le maire Ousmane Kampo s’est dit heureux et fier de la résilience qu’incarne sa ville. Il a salué les efforts du gouvernement et de la Banque mondiale pour remettre la ville martyre debout, même si, selon lui, des chantiers sont toujours attendus, comme celui de l’électrification de la ville.

Pour M. Boubacar Sidiki Walbani de la Banque mondiale, son institution est toujours prête à accompagner les efforts du gouvernement. Elle vient ainsi de consentir pour le PRRE un financement additionnel de 30 millions de dollars. En cours depuis 5 ans et couvrant dans la région, le cercle de Mopti, Youwarou et Douentza, le PRRE a permis le retour de nombreuses personnes déplacées. Grâce à son efficacité, il a surtout convaincu d’autres partenaires au développement de notre pays à adopter la réhabilitation de Konna comme projet phare de l’Alliance pour le Sahel.

Ce que confirmera le ministre de l’Economie et des Finances Dr. Boubou Cissé selon qui, les 50 000 âmes qui vivent dans le cercle de Konna, et qui avaient été d’une manière ou d’une autre affectées par la crise de 2012, commencent aujourd’hui à sentir l’impact des nombreux projets initiés pour circonscrire «la spirale négative».

Avant de conduire la visite guidée du site, Hamidou Touré, le Directeur général de l’Office de Développement de la Pêche et de l’Aquaculture dans le delta intérieur du Niger, dira dans sa présentation de l’infrastructure que «le port de pêche de Konna est un projet structurant majeur, porteur de développement inclusif et durable qui mérite toute l’attention dont il est l’objet aujourd’hui».

Devant l’enthousiasme des populations, le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga a renouvelé l’engagement du président de la République de travailler à un Mali émergent, dans un environnement de paix et de sécurité. Cela passe ici entre autres par le désensablement du chenal qui relie le port au fleuve, la construction d’une fabrique de glace, le soutien financier à un millier de jeunes, l’aménagement de 50 km de pistes rurales, le financement d’agences de transfert monétaire. Il s’est engagé à renforcer la résilience économique des populations pour le renforcement de la cohésion sociale.

Avant de regagner Mopti, le Premier ministre a procédé à la remise, dans une école de la ville, d’un millier de lanternes solaires destinées à 24 établissements scolaires du cercle y compris des médersas ainsi qu’à deux Cscom. Comme pour confirmer que l’éducation des enfants et la santé des populations sont bien des priorités du gouvernement. Le Premier ministre a achevé sa première journée dans la 5<sup>ème</sup> région par des visites de courtoisie aux autorités traditionnelles et religieuses de la ville de Mopti.

<strong>CCRP</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kalaban&#45;Nerekoro : l&amp;apos;entraide féminine lance son programme d&amp;apos;activité pour 2019</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/kalaban-nerekoro-lentraide-feminine-lance-son-programme-dactivite-pour-2019-2808221.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Mar 2019 01:24:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre des festivités de la journée internationale de la femme, l'association «L'entraide Féminine» a organisé une cérémonie de prêche sur les attitudes du musulman, le rôle et les droits de la femme, les relations entre parents et enfants. Ce fut un moment pour l'association de dévoiler ses actions et projets pour l'année 2019.</strong>

Devant son siège sis à Kalaban-Nerekoro, l'association «L'entraide féminine» a officiellement lancé son programme d'activité 2019, le vendredi 8 mars 2019. Profitant des festivités de la journée internationale de la femme, elle a organisé un débat sur les attitudes du musulman, le rôle et les droits de la femme et pour finir, les relations parents et enfants. C’était sous l’égide des prêcheurs Ibrahim Traoré, Mohamed Cissé, Mme Diakité Mariam Coulibaly et Amadou Baba Haïdara.

Les prêcheurs ont interpellé les femmes sur leurs responsabilités en tant que pièce maîtresse du foyer dans l'islam. Selon le prêcheur Ibrahim Traore, l'islam a privilégié la femme avant que la communauté internationale ne décide de lui dédier la journée du 8 mars. Mohamed Cissé a invité les femmes à plus de responsabilité vis-à-vis de leur mari et leurs enfants car, dit-il, l'islam a prescrit un code de conduite pour la famille musulmane.

Les nouvelles technologies de l’information avec lesquelles certains parents veulent combler leur laxisme vis-à-vis de leur devoir d'éduquer leurs enfants, les enfoncent davantage. Résultat : les enfants sont plus attachés au téléphone que d'écouter les enseignements de leurs parents.

Rappelons que l'association “L'entraide féminine” a pour but de créer entre ses membres la solidarité et l'entraide pour le développement économique et social. Son objectif général est d'œuvrer pour l'épanouissement et le bien-être de toutes les femmes de toutes confessions, et toutes cultures afin de promouvoir le statut de la femme épanouie, équilibrée et émancipée, nous rappelle la présidente Mme Maïga Mariam Maïga, directrice de la Tour de l'Afrique.

Elle soutient que «notre vision est de valoriser notre solidarité légendaire et de défendre les intérêts des femmes auprès des instances décisionnelles : gouvernement, conseils communaux, institutions publiques et parapubliques, partenaires techniques et financiers...».

Plusieurs actions et projets courant 2019 sont en vue dans les domaines tels que l'économie, la santé et le bien-être, l'éducation, la formation et le développement personnel, les droits humains et l'assistance juridique. Le projet Dambé ni Ladamou Bon et la conception d'un livret sur les valeurs et coutumes du Mali, avec pour cible les enfants de 7 à 20 ans, sont au nombre des activités. Les projets (An ka an tere ta) sont des projets qui visent à l'autonomisation de la femme. D'autres projets sont en cours d'exécution comme «les élites de demain», Action de solidarité et la nounou nationale qui va bientôt voir le jour.

<strong>Gabriel TIENOU </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le dilemme...</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-dilemme-2808285.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 13 Mar 2019 01:24:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ma conviction personnelle est que tout doit être fait pour éviter une nouvelle crise au Mali, surtout dans ses centres urbains, cela conduira inéluctablement à une dislocation et enlèvera le peu de socle qui nous reste. </em></strong>

En ces périodes de difficultés pour la nation, j'estime que notre devoir est la mise à disposition de nos compétences et exiger des gouvernants un comportement exemplaire. La réalité est que Bamako n'a jamais cessé de faire la fête, même aux heures les plus sombres de 2012, pendant l'occupation djihadiste.

L'élection présidentielle fut avant tout une fête, là où l'exigence de véritables programmes de société auraient dû l'emporter. La chanson bien inspirée d'Amadou et Mariam, nous indique que "le dimanche c'est le jour de mariage à Bamako", un accent particulier est mis sur la fête, oui le mariage est toujours une fête, mais quand la plupart des invités s'endettent, ou favorisent toutes sortes de pratiques pour y être vus, il cesse d'être une fête, car la crainte du lendemain est toujours présente.

Nous aurions dû être ce peuple sage et orienté vers nos produits locaux, car c'est cela qui nous a été légué par les anciens, mais hélas, la trahison nationale est passée par là. Nous sommes devenus le peuple de l'émotion insincère et maintenant virtuelle. Ce peuple qui dénonce souvent quand lui-même n'a pas la possibilité de faire. Un peuple constitué d'anciens pauvres, où plutôt de riches intérimaires, ou hybrides qui oublient vite leur passé et qui croient à l'éternelle richesse sans le travail.

Au final, la question qui demeure est de savoir, quel type de société voulons-nous. Beaucoup disent souhaiter une dictature, en oubliant que la pire des dictatures est celle qu'on s'impose soi-même, celle qui nous domine actuellement, la quête perpétuelle du luxe. Ce qui est dénoncé aujourd'hui, peut être pire demain, car les modestes, sans influence, ne sont ni aimés, ni respectés. De la majorité, dépendra le comportement futur des gouvernants.

<strong>BST</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK poursuit sa série de rencontre</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/ibk-poursuit-sa-serie-de-rencontre-2808229.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 13 Mar 2019 01:15:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après l’honorable Soumaïla Cissé, le président de la République a reçu, mercredi 6 mars, Tiébilé Dramé, président du Parena. IBK commence à respecter sa promesse de rencontrer tous les opposants. L’information a été donnée par le président du parti du Bélier blanc, lui-même. «À l’issue du tête-à-tête du 5 mars, le président IBK a exprimé à Soumaïla Cissé le souhait de rencontrer Tiébilé Dramé, membre du FSD. Cette audience aura lieu mercredi 6 mars dans la soirée», a-t-il annoncé sur le groupe Whatsapp du directoire de campagne de Soumaïla Cissé. Il faut noter que de plus en plus, le président IBK et l’honorable Soumaïla Cissé continuent, chacun à son niveau, à rencontrer les différents acteurs politiques du Mali pour avoir une solution définitive à la crise à laquelle ce pays est confronté.

<strong>La colère des enseignants </strong>

À la grande marche des enseignants du mercredi 6 mars, les syndicats ont exprimé leur ras-le-bol et dénoncé le mépris du gouvernement à leur égard. Lors de cette grande marche qui a vu la mobilisation massive des enseignants, les syndicalistes ont vivement dénoncé les tentatives d’intimidations et de calomnie dont ils font l’objet de la part du ministre du travail, de la fonction publique, chargé des relations avec les institutions, Mme Diarra Racky Talla. Cette dernière est accusée d’avoir entrepris une tournée visant à dénigrer le syndicat et diviser le corps enseignant. Pour les syndicalistes, elle a lamentablement échoué dans ses manœuvres à Dioïla, Ségou et San. Toutefois, les enseignants ont réaffirmé leur ferme volonté d’aller jusqu’au bout pour obtenir gain de cause.

<strong>Elles se parlent à Niono </strong>

«Dialogue intercommunautaire, Niono et Macina, ensemble pour la paix». Notre pays se trouve dans une phase cruciale de son histoire, celle qui doit l’amener à sortir définitivement de la crise multidimensionnelle dans laquelle il fut plongé en 2012. Comme thérapie de choc à ce mal, le ministère de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale a initié une rencontre intercommunautaire dans la région de Ségou et principalement dans les cercles de Macina et de Niono. Faut-il le rappeler, les différentes communautés des deux cercles avaient pu conclure un accord à travers le forum qui a permis aux filles et fils du terroir de se donner la main et revenir à un vivre ensemble qui était sérieusement menacé.

<strong>Oumou et son FIWA </strong>

Oumou Sangaré relance le Festival international du Wassoulou. Le Festival international de la musique du Wassoulou (FIWA), prévu du 15 au 16 mars, se déroulera à Yanfolila dans la région du Wassoulou au sud du Mali. Ce sera en présence de plusieurs médias internationaux et acteurs culturels dont Toumani Diabaté, le virtuose de la kora. L’information a été donnée mardi 05 mars au cours d’une conférence de presse animée par la présidente de FIWA, Oumou Sangaré, la diva. C’était en présence de Many Anzar initiateur de la caravane de la paix du Festival au désert et plusieurs responsables du FIWA.

<strong> </strong>

<strong>Les charniers de Mondoro</strong>

Ce sont les habitants de Mondoro qui ont découvert deux fosses communes à 3 kilomètres au nord de leur village, dans le cercle de Douentza (région de Mopti). Les faits remontent à la fin du mois de  février dernier, selon plusieurs sources concordantes. Les corps découverts étaient tous identifiés comme des Peulhs. Des associations de défense de la culture peulh affirment que les 24 corps découverts seraient ceux des Peulhs enlevés il y a quelques jours dans la zone. Selon un responsable de Tapital Pulaaku, qui parle sous anonymat, affirmant avoir été menacé plusieurs fois par l’armée malienne, «je n’ai pas pu avoir le nombre exact des personnes découvertes dans les charniers. Les populations ont même peur de communiquer. Ils se cachent pour le faire, car un simple appel téléphonique peut leur coûter la vie». Le préfet de Douentza, d'où relève Mondoro, dit ne pas être informé de ces fosses communes. La hiérarchie militaire basée à Bamako n’a non plus souhaité réagir. L’Association malienne des droits de l'homme affirme que des investigations sont en cours pour confirmer ou infirmer l’existence de ces nouvelles fosses communes. Il est à signaler qu'en 2018, des fosses communes avaient été découvertes dans les localités de Nokora, Nantaka et Boulkessy, toujours dans la région de Mopti.

<strong>L'ingratitude </strong>

Un petit rappel sur le long parcours de ces enfants qui ont failli ne pas participer à cette compétition à cause de l'attitude de certains responsables du foot malien. Le parrain de cet entraîneur victorieux s'appelle Magassouba. Oui, c'est bien l'actuel entraîneur des séniors M. Magassouba qui a choisi Mamoutou Kané pour diriger cette équipe de jeunes. Il a été vilipendé et insulté pour avoir fait ce choix par ceux-là mêmes qui crient de joie aujourd'hui. Au Mali, le jour où nous mettrons nos intérêts personnels de côté, nous remporterons la grande coupe d'Afrique. Tout ce bruit autour de la Fémafoot c'est du business, ce n'est pas pour le Mali. Enfin, un grand merci au président IBK, qui avait mis en garde les responsables du foot malien au cas où le Mali ne participerait pas à cette compétition. Merci aux jeunes et que chacun se regarde dans une glace pour une autocritique pour qu'on avance sur de bonnes bases.

<strong>Un génie malien </strong>

Dans la zone de Méma, située entre la zone inondée de la région de Mopti et la région exondée de Tombouctou, un jeune homme, qui s'appelle Bouaré, a confectionné un modèle de taxi moto à lui pour permettre l'évacuation d'urgence des femmes rurales qui accouchent sans aucune assistance médicale vers des centres de santé se trouvant à plus de 100 km. On se demande que font les autorités qui reçoivent des milliards d'aide de la part des partenaires. Il est vraiment temps qu'on songe à ces populations afin qu'elles puissent bénéficier des dividendes de l'accord. Nous ne pouvons parler de développement sans les services sociaux de base.

<strong>Nasser à l'honneur </strong>

Le chef général de la tribu Kel Antessar de Tombouctou, M. Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmad dit Nasser, est invité ce mardi 19 février 2019 à l'inauguration de la première édition du salon ASEC EXPO 2019. À «African Security Exhibition &amp; Conférence, prévu du 19 au 21 février 2019 à Rabat au Maroc sous le thème «Les solutions technologiques de sécurité pour le développement humain en Afrique», des personnalités importantes sont présentes à cette grande cérémonie, entre autres, le conseiller spécial du président sénégalais Macki Sall, Dr. Ada conseiller spécial du président du Niger, le directeur de la sûreté de la Guinée, Mohamed Alouefi, ambassadeur des chefferies traditionnelles au Maroc et un chef traditionnel du Nigeria.

<strong>Mort naturelle ?</strong>

Son corps sans vie a été découvert dans la chambre 620, au 4<sup>ème</sup> étage à Hôtel Radisson ; il s’agit de M. Cornel Gheorghe Trifu, né le 28/03/1968 (Roumanie), Colonel, Attaché de défense. Selon le médecin, sa mort remontait à 03 heures du matin. Le défunt colonel Roumain serait arrivé à Bamako le samedi ayant précédé sa mort et dans son agenda, il avait une rencontre avec le ministre de la Défense et le chef d'état-major général des armées du Mali. Il devrait retourner le 10 mars. Seule l'autopsie pourrait déterminer la cause de son décès. Le corps a été déposé à la morgue de l'hôpital Gabriel Touré. Une enquête est ouverte par le 14<sup>ème</sup> arrondissement.

<strong>La crise du football </strong>

Seul le collectif des clubs et ligues majoritaires a une position. Aucune autre position ne peut être tenue par qui que ce soit, qu'elle soit figée ou pas. Et pourtant, cette crise est terminée depuis le 15 novembre 2018, avec la décision d'arbitrage du TAS. Pensez-vous qu'avec une telle décision en France, en Espagne ou en Argentine, la FIFA oserait appeler les protagonistes pour discuter de son application ? Pourquoi la FIFA réunit aujourd'hui les protagonistes du football malien à son siège pour discuter de la crise ? Elle avait toujours rejeté la demande des clubs et ligues majoritaires pour l'arbitrage. Elle a toujours fait savoir que le problème est interne. Finalement, est-ce que la FIFA n'est pas à la base de cette crise ? Quand c'est le collectif des clubs et ligues majoritaires, la FIFA est indifférente mais pour l'autre camp, elle se voit dans l'obligation de s'impliquer.

<strong>Les femmes sont folles </strong>

«Je pense que les femmes sont folles si elles prétendent être les mêmes que les hommes. Elles sont tout à fait supérieures à eux et l'ont toujours été. Tout ce que tu donnes à une femme, elle le fera mieux. Si vous lui donnez du sperme, elle vous donnera un fils. Si tu lui donnes une maison, elle te donnera un chez toi. Si tu lui donnes des aliments, elle te fera à manger. Si tu lui souris, elle te donnera son cœur. Elle magnifie et multiplie tout ce que vous lui donnez», Selon William Golding 1911-1993.

<strong>La première femme…</strong>

Sadio Morel-Kanté, elle est la première femme journaliste malienne à être correspondante des médias internationaux (à partir de 2002) : BBC Afrique, Associeted Press, Reuters et la seule à avoir été attachée de presse aux Nations unies à New York (2006 sous Koffi Hannan). Née congolaise, aujourd'hui en exil en France pour s'être opposée au 3<sup>ème</sup> mandat de Sassou Nguesso, elle est l'une des rares femmes africaines à être spécialiste de l'Afrique et analyste politique. La cinquantaine révolue, Sadio, ancienne journaliste à Klédu (1998), n'a pas fini d'explorer les méandres de la place de la femme africaine dans les médias.

<strong>Un tigre en papier </strong>

Dans une interview à DW, le président Roch du Burkina Faso a fait savoir  qu'au Sahel : «Tout est lié. C’est vrai qu’il y a deux aspects que nous devons consolider. Nous devons combattre le terrorisme tout en assurant l’aguerrissement de nos soldats. Je crois que nous travaillons dans ce sens et je crois également que l’appui apporté dans la coopération avec l’Allemagne participe de la consolidation de notre armée.» Il a répondu à une question sur l'ancienne garde présidentielle du Faso, le RSP : «Le RSP, on en parle beaucoup mais l’expérience nous montre que c’était un tigre en papier. Le RSP, c’était la défense du pouvoir de Blaise Compaoré et non pour la défense du territoire burkinabè. Il y a des rumeurs qui disent que Blaise Compaoré aurait eu des liens avec des terroristes et que c’est à cause de sa chute maintenant que le Burkina souffre du terrorisme aujourd’hui…»

<strong>Le beau de Gbagbo</strong>

L'humoriste et comédien ivoirien non moins acteur de cinéma, Bakary Bamba alias demi dieu, est le beau-père de Laurent Gbagbo. Cela à travers sa fille Nadia Bamba, qui est la fille de Bakary Bamba. Selon nos informateurs, pendant tout le règne de Gbagbo, cette relation n'a jamais joué sur les activités du comédien. Lequel est resté égal à lui-même. Lors de la cérémonie d'ouverture du Fespaco, c'est Bamba qui a été choisi pour faire une partie de la présentation de la cérémonie. Il est toujours en jambe mais reconnaît qu'il n'est plus ce gosse, qui venait pour le Fespaco quand il avait 25 ans. Les mêmes sources nous informent que la grande réalisatrice burkinabè, Appoline Traoré, est la nièce de Nacouma Keita du RPM. En tout cas, pendant tout le Fespaco, Appoline a été très disponible pour les Maliens sur différents plans. Merci à notre nièce.

<strong>Merci à Alpha Barry</strong>

Notre confrère et ancien correspondant de RFI au Burkina Faso, actuel ministre des Affaires étrangères du Faso, Alpha Barry, respecte la tradition. À chaque Fespaco, il invite des confrères au Fespaco, et pendant toute la durée du Fespaco, il organise des dîners en rotation afin d'échanger avec des journalistes et des diplomates à sa résidence à Ouaga 2000. Dramane Aliou Koné, Alexis Kalambry, Nouhoum Keita, Assane Koné, Moustaphe Maïga, Amadou Sidibé et Kassim Traoré ont eu la chance d'être invités. Cette nuit, il y avait le directeur de la RTI, des organes ivoiriens, et le doyen Jean Baptiste Placca de RFI. Un dîner d'échange autour de plats variés. Mais aussi des échanges de coordonnées entre journalistes. Certains de nos confrères ont eu la chance d'être pris en charge par Alpha Barry tout le long du Fespaco. Merci au Peul au nom de la confraternité.

<strong>Peur sur Ouaga </strong>

Les participants au Fespaco 2019, l'édition cinquantenaire, ont été surpris de voir que Ouagadougou avait très peur. Toute la ville était quadrillée, les endroits et bâtiments publics barricadés et encerclés par des hommes en armes. Les rues qui ne «dorment» pas à Ouaga ont été réduites en silence. L'avenue Kwamé N'Kruma, la plus vivante, était déserte. Les restaurants et autres espaces de loisirs fermaient à 23 heures. Les Burkinabè sont restés chez eux, ils avaient peur. Les habitués du Fespaco ont été très déçus. Le seul coin où il y avait du show, c'était le siège du Fespaco. Même là, à partir de 00 heure, les gardes demandaient aux gens de rentrer à la maison, avant de fermer les portes. Tout cela est lié à la situation sécuritaire dans nos pays, c'est ce qui explique les dispositions sécuritaires prises pendant le Fespaco.

<strong>Trouver l’homme qu’il faut… </strong>

Le chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé, au sortir de sa première rencontre, en cette nouvelle année 2019, avec le président IBK, a déclaré ce qui suit : «Nous avons convenu de nous revoir dès le lundi ou mardi prochain pour tracer ensemble les solutions que nous avons envisagées». Faisant honneur à cette parole, les deux hommes se sont effectivement retrouvés une seconde fois, le mardi 5 mars, au palais de Koulouba. Après un entretien qui a duré plus de «deux heures», selon le président du FSD, ils ont convenu du «mode opératoire» qui permettra de sortir le pays de la crise, notamment le choix d’une personnalité capable d’impulser le dialogue et de rétablir la confiance. Par ailleurs, le président du Parena, Tiébilé Dramé, farouche opposant au président Keïta, et Soumaïla Cissé, ont été tous les deux reçus par IBK dans la soirée de mercredi 6 mars.]]> </content:encoded>
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<title>Centre de développement de l’artisanat textile :  Un bilan satisfaisant enregistré en 2018 malgré l’insuffisance des ressources</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cmdt-textile/centre-de-developpement-de-lartisanat-textile-un-bilan-satisfaisant-enregistre-en-2018-malgre-linsuffisance-des-ressources-2808251.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Mar 2019 01:15:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Centre de développement de l’artisanat textile a tenu, le mardi dernier, à son siège à Niamakoro Cité Unicef, la 6ème session ordinaire de son conseil d’administration. La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Nina Wallet Intallou, en présence du directeur du CDAT, Ousmane Coulibaly.</strong>

L’ordre du jour portait sur l’examen et l’adoption du procès-verbal de la 5ème session du conseil d’administration, l’état d’exécution des recommandations de la 5ème session du conseil d’administration, le projet de rapport du budget programmes d’activités 2018 et le projet du budget programmes d’activités 2019.

Dans son discours, le ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Nina Wallet Intallou, a rappelé que la création du CDAT répondait à un souci majeur des plus hautes autorités du pays d’apporter une plus-value au coton malien, au regard de l’importante place que le Mali occupe dans la production en Afrique. Elle dira que le Mali, avec plus de 700.000 tonnes par an, occupe désormais la première place de producteur de coton en Afrique.

Paradoxalement, selon Nina Wallet Intallou, le taux de transformation peine à dépasser les 2%, avec des unités industrielles quasiment à l’arrêt, à l’instar d’autres pays producteurs de l’espace Uémoa. Elle a indiqué que le CDAT, dont la mission est de promouvoir la transformation artisanale des matières premières textiles localement produites, est tenu d’améliorer les conditions de création et de production pour une transformation locale de qualité.

Par ailleurs, Nina Wallet Intallou a souligné que le CDAT se doit de relever le défi principal qui consiste à fournir l’accompagnement nécessaire aux unités artisanales pour mettre à la disposition des consommateurs des produits de qualité afin de stimuler le véritable «consommer malien». Pour l’année 2019, elle dira qu’il s’agira pour le centre de renforcer la capacité de gestion des femmes pour leur meilleur positionnement au sein des organisations de production de coton et leur accès équitable aux différents services dans le secteur.

En outre, Nina Wallet Intallou a rappelé que cette session se tient dans un contexte national particulier marqué par les préparatifs de la 2ème édition du salon international de l’artisanat du Mali. Elle a invité tous les Maliens à une synergie d’action afin de faire de cet événement le plus grand rendez-vous des artisans, des acheteurs professionnels, un espace d’échanges et d’illustration parfaite pour la promotion des produits de l’artisanat en général et ceux de l’artisanat textile en particulier.

Selon le directeur du CDAT, Ousmane Coulibaly, le bilan de l’année 2018 est très satisfaisant malgré l’insuffisance des ressources. Il dira que l’ensemble du programme d’activités qui a été soumis aux administrateurs pendant la 5ème session a été exécuté.

«Nous avons pu faire des formations à Kita et à Sikasso avec l’appui de la CMDT et du PMU-Mali. Nous avons pu faire aussi des innovations au niveau même des tissus et de la communication qui nous ont permis d’atteindre un plus grand nombre de stylistes qui commencent à connaître beaucoup les tissus que nous produisons et à faire plus de modèle avec ces tissus», a-t-il déclaré.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Bamako News : une série TV d’éducation à la citoyenneté</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/bamako-news-une-serie-tv-deducation-a-la-citoyennete-2808246.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 13 Mar 2019 00:57:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La saison 3 de la série TV «Bamako News», diffusée sur la télévision nationale et Africable, a démarré le jeudi 7 mars. C’est un court métrage d’information et d’éducation à la citoyenneté. Il s’inspire du concept du «grin» malien et aborde, dans un style à la fois ludique, humoristique et pédagogique, les questions de société. Le concept repose sur des personnages qui incarnent chacun une couche bien déterminée de la société.</strong>

Les programmes TV qui suscitent à la fois l’intérêt d’un large public (jeunes comme adultes) ne sont pas très nombreux dans notre pays. Les quelques rares qui attirent l’attention du public sont le plus souvent sur des chaînes de télévision étrangères ou des productions internationales.

Dans le lot des productions nationales bien suivies par le public malien et qui rivalisent, en termes d’audience et de qualité, figure la série TV «Bamako News», diffusée sur la chaîne de télévision nationale et Africable. Un produit made in Mali, initié par un jeune malien et composé exclusivement d’acteurs maliens, dont la saison 3 suscite déjà la curiosité des internautes.

Après deux saisons appréciées par les téléspectateurs, cette nouvelle saison de la série «Bamako News» annonce déjà la couleur d’une aventure que le réalisateur Fousseyni Maïga, rencontré en début de semaine sur le plateau de tournage dans les locaux du Groupe Arc-en-ciel, qualifie de stratégique dans la vie du programme.

Dans un long entretien qu’il a bien voulu accorder à notre rédaction, il justifie le caractère stratégique de la saison 3 par les ambitions affichées et les innovations apportées dans la production. L’objectif affiché, sur le plan de l’audience, est de passer de 3 millions de téléspectateurs par épisode à 5 millions en 2019.

Sur le plan financier, l’ambition du Groupe Arc-en-ciel, producteur de la série, est de rentabiliser le programme. Les deux premières années, explique le réalisateur et producteur, ont été consacrées à faire connaître la série, expérimenter son concept et l’intégrer dans les habitudes des téléspectateurs. Ce pari étant atteint, il s’agit maintenant de rentabiliser l’investissement tout en fidélisant le public.

Il faut rappeler que Bamako News est un court métrage d’information et d’éducation à la citoyenneté. Il s’inspire du concept du «grin» malien et aborde, dans un style à la fois ludique, humoristique et pédagogique, les questions de société. Le concept repose sur des personnages qui incarnent chacun une couche bien déterminée de la société.

Chaque épisode de la série, explique son initiateur Fousseyni Maïga, part des appréhensions, le plus souvent figées, qu'ont les citoyens sur un sujet bien défini pour aboutir à une explication pédagogique et objective de la question. Il poursuit que l'option stratégique du programme repose sur l'humour pour capter l'attention du public et faciliter la digestion des messages, l'information qui repose toujours sur des données scientifiques ou des cas pratiques pour éveiller les consciences et enfin, la sensibilisation pour impulser une dynamique de changement de mentalité et/ou de comportement.

Pour cette saison qui a démarré le jeudi dernier, le réalisateur annonce beaucoup plus d’humour pour accrocher davantage les Maliens, d’ambiance pour capter le public jeune et de couleurs afin de diluer les messages de sensibilisation. L’esprit du concept, c’est-à-dire impulser une prise de conscience citoyenne par le biais du divertissement, sera renforcé avec de nouvelles innovations, tant dans la scénarisation que les mises en scène.

L’usage du bambara, contrairement aux deux précédentes saisons, a connu une progression de 40%. Les sujets, sans heurter la sensibilité sociale, seront plus orientés sur les faits de société. La posture de «donneur de leçon», prêtée au programme, a été atténue au profit d’une scénarisation, selon le scénariste et réalisateur Fousseyni Maïga, faisant plus confiance à l’intelligence des téléspectateurs.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>13ème anniversaire de la disparition d’Ali Farka Touré :  Un hommage à la dimension de l’homme</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/13eme-anniversaire-de-la-disparition-dali-farka-toure-un-hommage-a-la-dimension-de-lhomme-2808244.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Mar 2019 00:57:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il y a 13 ans, le 7 mars 2006, disparaissait l’artiste noir contemporain le plus célèbre, Ali Farka Touré. Le président de la Fondation qui porte son nom, Ali Guindo, accompagné des autres membres, a donné un point de presse, le jeudi 7 mars, à la Maison de la presse, pour annoncer les activités prévues dans le cadre de ce 13ème anniversaire de la disparition de l’artiste. 97 37 30 16 6673 77 28</strong>

Homme de culture africaine, ayant vécu à cheval entre la seconde moitié du 20ème et le début du 21ème siècle, il a tiré son inspiration de la couleur bleue du ciel et de l’eau, des vagues drainant dans leur long parcours l’onde coulante et fugitive du fleuve Niger, entraînant à perte de vue les piroguiers sorkos. Aussi, tira-t-il sa grande inspiration de la constellation étincelante des étoiles dans les nuits profondes au cœur des terroirs les plus reculés de la région de Tombouctou aux portes du Sahara.

Ali Farka Touré, du groupe musical Asco, a drainé les grandes foules occidentales dans les stadium les plus célèbres, tenant sa guitare en compagnie du Maestro Toumani Diabaté à la kora et de Basékou Kouyaté au Ngoni, de l’héritier Afel Bocoum, sous le contrôle majestueux de Nick Gold, son producteur. Pendant des années, il a suivi une carrière réussie, adaptant des chansons et des rythmes traditionnels dans six langues. Cette carrière a été combinée avec une vie enracinée dans son Niafunké natal.

Selon le président de la Fondation Ali Farka Touré, Ali Guindo, plusieurs activités sont prévues pour ce 13ème anniversaire. Il s’agit d’une journée de lecture de Coran (8 mars), d’une nuit des ambassadeurs en hommage à Ali Farka Touré le samedi 4 mai et la finale de la coupe Ali Farka Touré, le dimanche 5 mai.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil du Reporter : IBK va&#45;t&#45;il enfin choisir un Premier ministre de consensus ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-du-reporter-ibk-va-t-il-enfin-choisir-un-premier-ministre-de-consensus-2808297.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 13 Mar 2019 00:51:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis un certain temps, le président de la République a décidé de prendre les choses en main pour la décrispation politique. Le premier signal fort a été cet appel téléphonique à l’endroit de son principal opposant, Soumaïla Cissé, qui a abouti à une rencontre entre ces deux hommes. Depuis lors, les choses commencent à bouger et s’accélérer.</strong>

Soumaïla Cissé multiplie aussi de son côté les consultations auprès des personnalités. Nous avons appris qu’il a rencontré, la semaine dernière, Moussa Traoré et Alpha Oumar Konaré, tous anciens présidents de la République. Il a également eu un appel téléphonique avec Amadou Toumani Touré.

Avec ces trois personnalités importantes, qui ont certainement des mots à dire pour l’apaisement du climat politique, les échanges ont sûrement porté sur la gouvernance actuelle du président IBK et la nécessité pour le Mali d’opérer un changement dans la gouvernance.

Ce changement dans la gouvernance devrait aboutir, les prochains jours, à la formation d’un gouvernement d’union nationale, avec à sa tête un Premier ministre de consensus dont la mission première sera de rassembler tous les Maliens autour du président de la République.

En plus de ces rencontres entre Soumaïla Cissé et IBK et les anciens présidents de la République, Modibo Sidibé du parti Fare Anka Wuli, lui aussi, multiplie les concertations avec plusieurs partis politiques. Ces rencontres ont pour but d’échanger sur les propositions de réformes politiques et institutionnelles du pays et la nécessité d’un dialogue national refondateur que Modibo Sidibé prône depuis plus de 4 ans.

Au regard de cette nouvelle donne politique, IBK va-t-il enfin choisir un Premier ministre de consensus ?

<strong> </strong><strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>PREM 2017&#45;2021 : 3ème génération d’un programme de réforme des finances publiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/prem-2017-2021-3eme-generation-dun-programme-de-reforme-des-finances-publiques-2808240.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Mar 2019 00:51:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Cellule d’appui à la réforme des finances publiques (CARFIP), ayant pour mission d’animer et de coordonner les activités se rapportant à la politique de réforme des finances publiques, a initié un atelier de formation au bénéfice d’une dizaine de journalistes de la presse écrite.  </strong>

Tenu du 4 au 5 mars 2019 à l’Inspection des finances sur le pilotage des actions du Plan de réforme de la GFP au Mali (PREM) 2017-2021, ce vaste programme triennal se veut plus efficace avec des résultats plus convaincants. L’atelier a été animé par Seydou Djimdé, Chef division des études de la CARFIP.

Adopté par le gouvernement le 21 septembre 2016, le Plan de réforme de la gestion des finances publiques au Mali (PREM-2017-2021) est la concrétisation de la volonté politique du gouvernement en matière de réforme des finances publiques. Il couvre trente structures opérationnelles et douze structures gestionnaires de crédits (DFM-DAF et SAF).

Le PREM s’inscrit dans une vision marquée par trois concepts clés : l’optimisation de l’espace budgétaire ; l’efficience et l’efficacité de la dépense publique ; l’alignement aux bonnes pratiques internationales et aux engagements communautaires. L’effet ultime du PREM 2017-2021 est d’optimiser l’espace budgétaire afin d’exécuter, de manière transparente et efficace, les dépenses publiques en vue de l’atteinte des objectifs de croissance et de développement durable.

Selon les explications du chef division de la Carfip, le plan de réforme de la gestion des finances publiques au Mali est articulé autour de quatre pôles de changement : la modernisation des administrations et des politiques fiscales ; la mise en œuvre du nouveau cadre de programmation, d’exécution et de suivi budgétaire ; la mutation vers un système de contrôle interne et externe aligné sur les bonnes pratiques et  l’établissement d’un système contractualisé et transparent de gouvernance financière locale.

«Piloté par la Cellule d’appui à la réforme des finances publiques (CARFIP), le PREM 2017-2021 est la troisième génération de plusieurs programmes de réforme de la gestion des finances publiques au Mali, à savoir, le Plan d’action gouvernemental pour l’amélioration et la modernisation de la GFP I et II (PAGAM/GFP I et II) sur les périodes 2006-2009 et 2011-2015», a-t-il rappelé.

Suivant les résultats obtenus durant l’exercice 2018, la mobilisation des recettes fiscales, douanières et domaniales continue d’être au cœur des objectifs du programme de réforme des finances publiques. Il s’agira d’assurer au mieux le financement des besoins sans cesse croissants de développement du pays et de permettre l’atteinte du critère de convergence de l’Uémoa et de la Cédéao (20%) de taux de pression fiscale à l’horizon 2019 pour l’Uémoa et 2020 pour la Cédéao.

Ainsi, dans le cadre de l’élargissement de l’assiette fiscale, à en croire M. Djimdé, les travaux des études portant sur la fiscalisation du secteur agricole et celui de l’informel avec un focus sur l’orpaillage traditionnel ont été finalisés. L’adoption prochaine des recommandations desdites études par le gouvernement permettra de parvenir à la mise en place d’un système d’imposition adapté à ces secteurs.

Le Fonds pour le développement durable (FDD) a été également créé suivant la loi n°2018-010 du 12 février 2018 portant institution de taxes et prélèvements divers. Cette loi a institué une contribution générale de solidarité, une taxe de solidarité et de lutte contre le tabagisme et un droit de sortie du coton. Une part importante des ressources générées par ces droits et taxes nouveaux sera dédiée au financement des stratégies de développement identifiées par les Collectivités territoriales et mises en œuvre sous leur maîtrise d’ouvrage.

Pour 2019, une inscription budgétaire de 40 milliards de FCFA a été faite au titre de la mise en œuvre des activités à financer à travers ledit Fonds, a expliqué le chef division études de la Carfip.

Rappelons que les finances publiques font état des recettes de l’Etat, des dépenses publiques, du déficit et des dettes.

<strong>Gabriel TIENOU </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Housseyni Amion Guindo : «Le dialogue national refondateur a contaminé la classe politique malienne dans son ensemble»</title>
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<pubDate>Wed, 13 Mar 2019 00:48:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le parti Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence (Fare An Ka Wuli) est allé à la rencontre du parti Convergence pour le développement du Mali (Codem) le jeudi 7 mars 2019 à Djelibougou. Les échanges ont porté sur le projet  des Fare : «le Pacte malien pour la refondation (PMR)». </strong>

Conduite par son président, Modibo Sidibé, la délégation des Fare a été reçue au siège de la Codem à Djelibougou à la suite d’une série de rencontres entre le parti Fare et les autres partis et mouvements politiques et aussi les associations de la société civile. Les échanges entre les deux formations politiques ont porté sur le Pacte malien pour la refondation (PMR), un projet dans lequel une vision de sortie de la crise multidimensionnelle est concoctée par les Fare et d’autres partis politiques.

Ayant reçu le document du projet des mains du président des Fare Modibo Sidibé, Housseyni Amion Guindo dit Poulo a promis de l’examiner avec son équipe et d’y répondre cette fois chez les Fare dans le plus bref délai. Car, dit-il, «il faut aller vite car nous sommes déjà en retard. Si ce dialogue avait lieu au lendemain de l’élection présidentielle, la question de la prorogation du mandat des députés aurait trouvé une réponse appropriée».

Poulo estime que l’actuel président de la République a le profil pour rassembler les Maliens car il a tout eu du Mali : ministre, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale, président de la République pour un second mandat ; il a 74 ans, il doit rassembler les Maliens». Avant d’admettre que le dialogue national refondateur de Modibo Sidibé a contaminé la classe politique malienne dans son ensemble.

Pour le président des Fare, Modibo Sidibé, chef de la délégation, le  PMR est une initiative qui privilégie le Mali, en cela qu’il envisage une voie structurelle de sortie de crise. «Le Pacte malien pour la refondation campe le décor, fixe un certain nombre d’objectifs qui ont trait à la refondation de nos institutions, la nécessité de constituer des forces solides qui soient capables de conduire ce débat, la nécessité d’un renouveau citoyen, d’un renouveau démocratique», a expliqué M. Sidibé.

Selon lui, le PMR  n’est pas un regroupement idéologique ou électoraliste encore moins un regroupement de gens d’un camp comme l’opposition ou la majorité. «Tous ceux qui pensent Mali, qui mettent le Mali avant tout et devant tout, et qui pensent qu’une démarche de refondation est absolument indispensable aujourd’hui, pourraient se retrouver dans ce cadre», a-t-il déclaré.

Avant de terminer, le président Sidibé a rappelé que ce pacte n’est pas encore signé, il est perfectible pour le Mali. C’est pourquoi il espère que de nombreux acteurs politiques et autres signeront ce Pacte pour le Mali.

<strong>Gabriel TIENOU </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Signature d’un accord&#45;cadre de partenariat entre ANPE&#45;Mali ONAPE du Tchad :  Pour renforcer les liens de coopération sud&#45;sud</title>
<link>https://www.maliweb.net/emploi-apej/signature-dun-accord-cadre-de-partenariat-entre-anpe-mali-onape-du-tchad-pour-renforcer-les-liens-de-cooperation-sud-sud-2808238.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Mar 2019 00:43:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La coopération en matière d’emploi entre le Mali et le Tchad est au beau fixe. L’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et l’Office national pour la promotion de l’emploi du Tchad (ONAPE) viennent de signer un accord cadre de partenariat. L’objectif visé est de renforcer les liens de coopération sud-sud et d’échanges d’expériences entre les deux services publics d’emploi.</strong>

La cérémonie de signature était présidée par le ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et de la Construction citoyenne, Amadou Koïta, en présence du directeur général de l’Anpe, non moins président de l’Association africaine des services d’emploi publics (AASEP), Ibrahim Ag Nock, et du directeur de l’Onape du Tchad, Fayçal Hissein Hassan. C’était le mercredi 6 mars à l’auditorium du centre de perfectionnement et de reconversion de l’Anpe.

Rappelons que la délégation de l’Office national pour la promotion de l’emploi du Tchad (Onape) a formulé une demande de partenariat formel bilatéral avec l’Anpe pour renforcer les liens qui unissent les deux services publics d’emploi au sein de l’Association africaine des services d’emploi publics (AASEP). Le directeur général de l’Anpe Mali, Ibrahim Ag Nock, a été élu en qualité de président de l’AASEP par ses pairs en avril 2018 à Marrakech pour un mandat de trois ans (2018-2020).

C’est à ce titre que le Mali a abrité la réunion du comité exécutif de l’AASEP, le mardi 5 mars 2019, à Bamako. À cette occasion, l’Anpe Mali et l’Onape du Tchad ont décidé de sceller leurs liens de coopération et d’échanges d’expériences à travers la signature d’un accord cadre de partenariat, précédée d’une visite d’étude dans les locaux de l’Anpe.

L’objectif principal visé par la signature de l’accord cadre de partenariat entre l’Anpe Mali et l’Onape du Tchad rentre dans le cadre du renforcement des liens de coopération sud-sud et d’échanges d’expériences entre les deux services publics d’emploi.

Dans son intervention, le directeur général de l’Anpe et président de l’Association africaine des services d’emploi publics, Ibrahim Ag Nock, a rappelé que, lors de la conférence sur l’emploi vert de l’association mondiale des services de l’emploi publics, tenue en Ndjamena, il y a deux mois, il a été constaté qu’il est important de dynamiser et redynamiser la coopération bilatérale au niveau des services publics de l’emploi (Office national pour la promotion de l’emploi du Tchad (Onape)-Agence nationale pour l’emploi (Anpe).

C’est dans ce cadre que, selon lui, la présente convention est signée et porte sur le renforcement de la coopération sud-sud entre les deux services publics de l’emploi en matière de promotion d’emploi, de création d’emploi, de facilitation d’intermédiation, de partage d’information sur le marché du travail. Mais aussi, en matière de facilité d’insertion des groupes vulnérables des deux populations respectives qui sont sur le long du lac Tchad, mais aussi celles qui sont au niveau de Bamako.

Il a souligné que la Première dame du Tchad, lors de la conférence sur l’emploi vert, s’est engagée à accompagner l’Onape du Tchad et l’Anpe-Mali, dans le cadre de la promotion de l’emploi, de l’insertion des couches vulnérables et les femmes. Aux dires d’Ibrahim Ag Nock, la Première dame du Mali s’est aussi engagée dans le cadre d’une convention entre l’Anpe, l’ONG Agir et la Fondation Grand Cœur de la Première dame du Tchad, à accompagner les deux services dans l’insertion des couches vulnérables. Il a informé qu’une convention est en passe d’être signée avec le réseau des Premières dames et l’association africaine des services d’emploi publics.

Par ailleurs, Ibrahim Ag Nock a indiqué que la présente convention va porter sur les aspects pratiques entre les deux services de promotion de l’emploi, mais utilisera aussi le chapeau de l’association africaine des services d’emploi publics pour davantage renforcer et atteindre les résultats.

M. Nock a remercié la délégation du Tchad conduite par le directeur de l’Onape du Tchad, qui n’a ménagé aucun effort pour que le renforcement de la coopération sud-sud soit une réalité. Il a également remercié le ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et de la Construction citoyenne, pour son accompagnement constant.

Celui-ci dira, dans son intervention, que cette rencontre vise à préparer le présent et le futur de notre continent. «Nous pensons qu’à travers les services publics d’emploi, vous participez à la réalisation de l’unité africaine. L’emploi préoccupe tous nos Etats aujourd’hui. Chaque pays a son expérience et son expertise. C’est à travers la mutualisation des efforts, l’échange d’expériences que nous pourrons demain venir à bout de ce mal», a-t-il déclaré.

Avant de saluer la République sœur du Tchad, «un pays ami et frère, qui a bien voulu être à nos côtés lors des événements douloureux que le Mali a connus et qui est toujours à nos côtés, pour nous aider à endiguer le fléau du terrorisme». «Des enfants tchadiens sont tombés chez nous. Tombés pour la paix, pour la liberté, pour la stabilité et pour la sécurité», a martelé le ministre Amadou Koïta. Il a, au nom des plus hautes autorités du Mali, félicité le directeur général de l’Anpe et l’ensemble de son personnel, pour cette belle initiative.

Le directeur de l’Onape du Tchad, Fayçal Hissein Hassan, s’est dit particulièrement heureux d’être aujourd’hui au Mali pour la signature de l’accord cadre de partenariat liant sa structure d’une part et l’Anpe d’autre part. Ce partenariat, selon lui, a pour objet d’établir un cadre de coopération des opportunités d’emplois décents et la valorisation des ressources humaines dans les deux pays. Fayçal Hissein Hassan a souligné que cet accord, à l’égard de son pays et l’institution qu’il représente, est un événement majeur et s’inscrit dans la directe ligne de la coopération historique entre le Tchad et le Mali dont la portée va au- delà du simple lien d’amitié et de fraternité.

Il a rappelé que la problématique de l’emploi des jeunes reste d’actualité et demeure une préoccupation majeure surtout pour nos deux pays dont les conséquences sont diverses et variées conduisant parfois les jeunes à la radicalisation et au terrorisme.

«Je suis persuadé qu’en conjuguant nos efforts, nous pouvons relever le défi en traduisant dans les faits les politiques de nos gouvernements en matière d’emploi, à l’instar des autres services publics d’emploi africains», a déclaré le directeur de l’Onape Tchad. Avant de signaler que la signature de cet accord marque le début d’un vaste chantier de coopération technique entre les deux institutions. Il a félicité et remercié le ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et de la Construction citoyenne et le directeur général de l’Anpe, pour la tenue de cette signature.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transports de médicaments au Niger : couacs et suspicions</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/transports-de-medicaments-au-niger-couacs-et-suspicions-2808288.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Mar 2019 00:28:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La chaîne logistique du secteur de la santé publique connaît des dysfonctionnements au Niger. L’un de ses principaux maux est la difficulté d’acheminer les produits médicaux des grands centres vers les centres de santé périphériques. Le recours aux entreprises privées, censé résoudre le problème, n’a pu rien changer et semble même l'accentuer. Cette solution palliative, qui n’en est pas vraiment une, a créé un business florissant pour certains opérateurs économiques, au détriment du bon fonctionnement des centres de santé. </em></strong>

La chaîne logistique souffre de divers maux qui font que les produits médicaux arrivent à leurs destinataires, parfois à une période où leur impact sur les indicateurs de santé (notamment les taux de fréquentation des centres de santé, les taux de guérison ou encore de morbidité...)  reste minime, voire insignifiant. Cette chaîne est malade, ce qui ne permet pas de tirer le meilleur parti des investissements réalisés dans ce secteur. Insuffisance du stock, voire sa rupture, peut advenir au niveau des centres de santé périphériques, lorsque la chaîne de transport connaît des failles.

Ali Ado, infirmier au centre de santé intégré de Bambèye, se rappelle la rupture d’antipaludéens en juillet 2017. Selon lui, ils durent se résoudre à rédiger des ordonnances à tous les patients diagnostiqués, y compris les patients de moins de cinq ans. Ces patients bénéficient pourtant d’une prise en charge gratuite totale par l’Etat depuis une décennie. «Quand les médicaments nous arrivent en retard, nous sommes impuissants», affirme quant à elle Djamila Iliassou, sage-femme au Centre de Santé Intégré (CSI) de Tébaram.

À la date du 18 janvier 2019, la direction régionale de la santé publique de Tahoua attendait encore qu’un stock de vaccins contre la poliomyélite soit acheminé dans les centres d’Illéla et Bouza. Une partie de ce stock est prévue en complément de la campagne de vaccination qui commençait à la date sus-indiquée.

<strong>Diagnostic difficile</strong>

Ces dysfonctionnements sont admis, à demi-mot, par le ministère de la santé publique. Il existe «quelques retards çà et là» dans l’acheminement des produits vers les centres de santé, explique Dr. Maitournam Rabi, directrice des immunisations au ministère de la santé publique. Dr. Maitournam poursuit, en indiquant qu’avec l’extension des programmes de vaccination et l’introduction de nouveaux vaccins, le système de distribution est soumis à des tensions sans précédent. Ce système n’ayant pas changé depuis des décennies, il est clair que des failles apparaissent.

Dans le système de santé nigérien, il y a un magasin central qui approvisionne des entrepôts régionaux qui, à leur tour, alimentent des entrepôts de provinces, puis de districts qui finissent par approvisionner les centres de santé locaux. Ce système prévaut encore aujourd’hui. Il s’agit-là d’une stratification «inutile» des réseaux de distribution, estime la directrice des immunisations au ministère de la santé publique. Cette stratification est  l’une des causes de «l’efficacité limitée» des programmes de vaccination dans notre pays.

Pour la directrice des immunisations, si cette multiplication des niveaux de stockage avait tout son sens il y a 30 ans, en raison de la faiblesse des communications, la technologie des télécommunications de notre époque a changé la donne. On n’a plus besoin d’un entrepôt à chaque niveau administratif parce qu’avec la pénétration de la téléphonie mobile, une personne du centre de santé peut désormais appeler directement le magasin central. La téléphonie mobile a fait des progrès au Niger avec un taux de pénétration de 45,54% en 2017. Ce discours semble aligné sur celui de l’organisation mondiale de la santé (OMS).

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Au Niger, l’OMS et l’organisation non gouvernementale PATH mettent en œuvre le projet Optimize. Ce dernier prône l’usage de la technologie de l’information pour s’attaquer à l’un des plus gros problèmes rencontrés par les systèmes de distribution des vaccins : le surstockage. Ce dernier augmente les frais de conservation réfrigérée et entraîne des pertes (quand les vaccins sont perdus, endommagés ou non utilisés avant leur date de péremption, ou bien quand toutes les doses d’un flacon multidose ne sont pas administrées), tel est le principal argument donné par l’OMS pour justifier ce projet. Tout en reconnaissant l’inadéquation de l’organisation administrative dans cette chaîne, un autre coupable -tout désigné– revient avec insistance dans certains services techniques du ministère de la Santé publique : le réseau routier.

À ce niveau, ce ne sont point les routes reliant la capitale aux différents chefs-lieux de région qui sont visés. Mais les axes secondaires qui font cette jonction -importante- entre le second niveau et les centres de santé périphériques. Cependant ces deux arguments se contredisent. À ce propos, le président du Réseau des Organisations et Associations du Secteur de la Santé du Niger (ROASSN), Idé Djermakoye, estime qu’il s’agit d’une «confusion qui est faite à dessein». «Le recours à la téléphonie (là où elle existe) est une bonne chose, mais est-on sûr de pouvoir livrer ‘’la commande’’ dans les délais ?» s’interroge M. Djermakoye. D’une part, il est affirmé que le stockage n’est pas efficient et qu’il faut recourir aux technologies qu’offrent aujourd’hui la téléphonie mobile. De l’autre, l’état des routes ne permet pas d’acheminer en temps voulu dans les centres de santé périphériques les produits. Pire, les centres de santé sont situés essentiellement dans les zones rurales où l’accès reste réduit à certaines périodes de l’année.

Le district sanitaire de Tahoua compte, par exemple, 17 centres de santé intégrés ; quatre en zone urbaine et 13 en milieu rural, distants de plusieurs dizaines de kilomètres. Tous ces dysfonctionnements ne sont pas sans impact sur le taux de couverture sanitaire du pays qui reste assez faible (49,08%), d’après l’enquête démographique et de santé de 2017. Un taux à peine plus élevé que celui de 2016 (48,31%) donné par l’annuaire des statistiques sanitaires du Niger de la même année publié en juin 2017.

Au nombre des difficultés citées par les responsables de l’administration sanitaire, pour justifier ces dysfonctionnements, figure l’état du parc automobile du ministère de la Santé publique. Il est dans un état «peu enviable», selon Mme Djermakoye Hadiza JACKOU, coordinatrice du programme national de lutte contre le paludisme (PNLP). Cet argument est remis en cause par l’état du matériel roulant tel qu’il est répertorié dans l’annuaire des statistiques sanitaires du Niger de 2016 publié en juin 2017.

À cette date, cet annuaire reste le plus récent du pays et la principale référence en la matière. Selon cet annuaire, le parc automobile du ministère de la santé publique compte 620 véhicules. Ce nombre inclut les véhicules de toutes catégories (ambulances, véhicules administratifs, gros porteurs…). Ils se répartissent ainsi qu’il suit : 293 sont en bon état ; 184 dans un état passable tandis que 143 sont jugés en mauvais état. Cette dernière catégorie désigne «les véhicules hors d’usage», tandis que ceux dits passables «présentent des pannes récurrentes à intervalles réguliers».

Interrogée sur le sujet, dans le cadre de cette enquête, Mme Sani Fatouma Ali, assurant l’intérim du directeur des statistiques du ministère de la santé publique, a admis son incapacité à fournir des chiffres plus récents.

<strong>Recours aux privés</strong>

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L’état des véhicules sur lesquels est censée s’appuyer la chaîne de distribution a conduit les responsables de ce ministère à se tourner vers les entreprises privées de transport, expliquent certains cadres que nous avons rencontrés. La coordinatrice du programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) ajoute que ce «système est antérieur» à son arrivée à la tête du programme. Elle reconnaît, tout de même, n’avoir pas pu changer la donne. Pourquoi recourir aux transporteurs privés, en dépit de l’existence d’un parc automobile destiné à l’accomplissement de cette tâche ? Lorsqu’est évoqué l’interventionnisme, tous les regards sont braqués sur les politiques et les cadres de l’administration.

La réponse à cette question se trouve dans l’intéressement des acteurs dans l’attribution des marchés, selon Abdoutan Harouna, chercheur associé au Laboratoire d’Etudes et de Recherches sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local (LASDEL). D’une part, les opérateurs privés sont à l’affût de telles opportunités à même de booster leurs activités. D’autre part, les responsables de l’administration en charge de cette attribution ne sont point insensibles aux retombées financières et politiques qui peuvent en découler. Un opérateur économique dont l’entreprise bénéficie d’un marché reste un client politique, voire un bailleur pour des activités politiques. D’où la place grandissante que ne cesse de prendre l’intervention des acteurs politiques dans l’attribution des marchés publics. Les marchés de transport de médicaments n’y échappent point.

<strong>Interventionnisme</strong>

Dans le cadre de la passation des marchés publics, les prestataires sont recommandés par un coup de téléphone ou une note d’un responsable, selon le rapport sur les «comportements des agents de santé au Niger» de 2017. C’est le résultat d’une étude réalisée en juillet 2017 par le Laboratoire d’Etudes et de Recherches sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local (LASDEL). «On peut également vous envoyer un fournisseur et vous dire de lui donner un marché, même s’il n’a pas les moyens d’honorer le marché. Ce qui pose problème. Ceci fait que vous ne pouvez pas faire votre travail comme vous le voulez», déplore Adamou Boubacar, le chef de service administratif et financier de la direction régionale de santé publique (DRSP) de Tahoua, au cours de l’entretien qu’il nous a accordé à son domicile dans le cadre cette enquête.

Pour Mamane Wada, secrétaire général de l’association nigérienne de lutte contre la corruption –section de Transparency International (ANLC/TI) : «la passation des marchés publics est le nid de l’interventionnisme et de la corruption». Il semble que l’attribution des marchés du transport des médicaments n’échappe pas à cette logique.

Un responsable haut placé peut introduire une demande afin de voir «un agent placé à tel poste, même s’il ne peut pas l’assumer et ne le mérite pas», selon Mamane Adamou, chef du personnel du ministère de la santé publique. Abdoutan Harouna, chercheur associé au LASDEL ayant participé à l’étude sur les comportements des agents de santé mentionnée plus haut, estime que l’interventionnisme a plusieurs sources. Il peut être politique, c’est-à-dire basé sur un mobile politique et peut également être le fait d’un politicien ressortissant du terroir où l’action doit être réalisée ou les produits convoyés, poursuit-il.

Cette présence de l’interventionnisme dans les marchés publics de transports de médicaments est loin de laisser indifférent l’organe en charge de la régulation des marchés publics. Sur 182 marchés, «nous avons annulé 17 marchés passés sous le ressort du Ministère de la santé publique sur les exercices 2016, 2017 et 2018», indique Souley Abdou, directeur des affaires juridiques de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP). Ce chiffre représente 9,34% des marchés publics de ce ministère.

Souley Abdou poursuit en précisant que sept de ces marchés annulés sont relatifs au transport de médicaments et intrants médicaux. Ces annulations ont fait suite à «l’incapacité des soumissionnaires à exécuter les prestations», ajoute-t-il.

Au cours d’une restitution d’une étude sur «les comportements non-observant des agents de la santé publique» au ministère de la santé, Zakari Oumarou, un membre du parti au pouvoir et gouverneur de la région de Maradi (Centre), a admis publiquement devant les partenaires techniques et financiers, ainsi que des journalistes, que l’interventionnisme est une gangrène, mais qu’on ne peut s’en passer. «C’est vrai, l’interventionnisme, c’est un grand problème. Il nous cause des problèmes. Mais le chef est là, le garde du corps est là avec moi. Même chose avec le SG (Secrétaire général, NDLR), le directeur de cabinet et autres directeurs. Ils ont tous des cousins, des neveux, des frères qui viennent les voir pour ceci ou cela. S’ils viennent me voir pour une intervention, comment pourrais-je faire ? » conclut-il.

Contacté par téléphone, le gouverneur Zakari Oumarou reconnaît avoir tenu ces propos avant d’ajouter «qu’il s’agit d’une triste réalité» et que personne n’en est fier.

<strong>Si les acteurs institutionnels (chercheurs, société civile et politiques) semblent unanimes et presque fatalistes sur le problème, qu’en pensent ceux à qui bénéficient les marchés de transports de médicaments ? </strong>

Dans les documents retraçant les prestations de transport du ministère de la santé publique, il ressort que la société NTH revient de façon récurrente. Le patron de cette société est un opérateur économique réputé proche du parti présidentiel, élu chef de canton en 2018. Cette société a son siège dans le quatrième arrondissement de Niamey. À la périphérie Est de Niamey, un garage où sont stationnés cinq semi-remorques et trois remorqueurs. L’absence de roues nous fait déduire qu’ils ne sont point en état de rouler. C’est là que nous sommes reçus par Garba Nabirni, gérant de l’entreprise de transport NTH.  Il montre avec une certaine fierté les engins qui servent dit-il à exécuter «tous les marchés que nous gagnons».

Selon M. Nabirni, sa flotte exécute du transport pour le compte du ministère de la santé, celui de l’éducation ainsi que l’office des produits vivriers du Niger (OPVN). Ceux-ci sont essentiellement attribués «directement» à leur entreprise. La précision prend toute son importance lorsqu’il ajoute que d’autres entrepreneurs ont recours également aux camions de la NTH pour exécuter des charges qu’ils n’auraient pas les capacités d’accomplir dans les délais impartis. Il reconnaît que la NTH recourt également à la même technique. Il s’agit, selon lui, du procédé de sous-traitance. La sous-traitance doit être autorisée par la personne responsable du marché et ne peut excéder quarante pour cent (40%) de la valeur globale d'un marché (article 23 du Code des Marchés Publics et des Délégations de Service Public).

Un taux qui n’est pas toujours respecté de l’aveu de M. Nabirni qui reconnaît ignorer l’existence d’une telle limitation. Dans un angle de la concession un local d’à peine quatre mètres sur trois. C’est le bureau, indique notre hôte tout en nous conviant à y entrer. À l’intérieur, une table, quelques chaises disposées tout autour. Accroché au mur un calendrier mural (2018) tient aux côtés du certificat d’immatriculation au registre du commerce des «Ets NTH». Le parc automobile de cette entreprise comporte «une dizaine de véhicules», à en croire M. Nabirni. Dans ses locaux, on peut constater la présence de cinq semi-remorques et trois remorqueurs. Notre interlocuteur se veut pourtant rassurant quant à leur fiabilité : le reste des camions se trouve dans un second local ; le «garage», explique-t-il.

Quand nous exprimons le désir de nous y rendre, il promit de nous rappeler le lendemain. Devant notre insistance, il nous conduisit dans ce qu’il présente comme le «garage». À la devanture du «garage» se trouvent deux camions dont l’un chargé de sacs de maïs. La cargaison, propriété de l’Office des Produits Vivriers du Niger (OPVN), était à destination de Loga, à 214 kilomètres de Niamey. À l’intérieur un air de déjà vu : plusieurs véhicules donnent l’impression d’y être stationnés depuis belle lurette. Quand nous observâmes que les engins ne sont pas opérationnels, notre interlocuteur rétorqua : «en ce moment il n’y a pas de travail».

<strong>«Personne ne peut prétendre avoir un quelconque marché que ce soit sans coup de pouce»</strong>

À l’évocation des marchés annulés par l’autorité de régulation des marchés publics, Garba Nabirni affirme : «je ne suis pas autorisé à vous parler de ça». Cette autorité a procédé à l’annulation de six marchés de transport dont l’entreprise NTH est titulaire sur la période 2016-2018. Il s’agit d’une petite partie des 62 marchés de transport dont a bénéficié cette société, sur les trois années au ministère de la santé. Pendant ce temps, trois autres sociétés se contentaient de 29 marchés. Une hégémonie remise en cause par les recours devant l’autorité de régulation des marchés publics.

Le Comité de Règlement des Différends qui est l’instance établie auprès de l’Agence de Régulation des Marchés Publics, chargée de statuer sur les irrégularités et les recours relatifs à la passation des marchés publics, a connu 12 plaintes contre NTH en 2018. Une information sur laquelle la société NTH s’est refusée à tout commentaire. «Plus de la moitié» des 62 marchés accordés à la NTH l’ont été selon la procédure de «l’entente directe», selon Souley Abdou, directeur des affaires juridiques de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP).

L’attribution des marchés par entente directe reste légale dans des cas exceptionnels, au titre de l’article 27 n°2016-641/PRN/PM du 1<sup>er</sup> décembre 2016 portant Code des Marchés Publics et  des Délégations de Service Public. Cet article dispose que : «Les marchés peuvent être passés soit par appel d'offres ouvert ou restreint, en une ou deux étape(s), avec concours, soit par Sollicitations de Prix, soit par procédure négociée par entente directe».

<strong>«Entente directe», les transporteurs apprécient !</strong>

Elhadj Alla Zangui, président régional du syndicat national des transporteurs de marchandises (SNTM) de Tahoua, reconnaît que «chacun se débrouille comme il peut» pour obtenir des marchés et faire fonctionner son entreprise. Visiblement gêné d’aborder cet aspect de son activité, Elhadj Alla Zangui tenta vainement d’orienter nos échanges vers d’autres sujets. «Personne ne peut prétendre avoir un quelconque marché que ce soit sans coup de pouce» finit-il par lâcher, un peu exaspéré.

Garba Nabirni, gérant de l’entreprise de transport NTH, semble du même avis. Lequel avis est à l’opposé des textes qui régissent les marchés publics au Niger. La réglementation des marchés publics fait l’objet d’un foisonnement de textes au Niger. En plus des directives communautaires de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), au plan interne le Niger y a consacré une loi, sept décrets pris en conseil des ministres et 11 arrêtés !

Au nombre de ces textes, le décret n°2011-688/PRN/PM du 29 décembre 2011 portant code d’éthique des marchés publics et des délégations de service public. Ce dernier impose un certain nombre d’obligations notamment aux candidats et titulaires de marchés publics. L’article six de cet arrêté oblige ceux-ci à éviter «notamment les délits tels que le faux, la corruption, la concussion, la concurrence déloyale, le faux et usage de faux, le renoncement injustifié à l’exécution d’un marché, les manœuvres frauduleuses et tout acte similaire».

<strong>Par Issa Mahamadou Mourtala</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’Association des policières interroge le rôle des femmes dans le processus de paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lassociation-des-policieres-interroge-le-role-des-femmes-dans-le-processus-de-paix-2808249.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Mar 2019 00:11:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À l’occasion de son 3<sup>ème</sup> anniversaire, l’Association des policières du Mali (APM) a organisé une conférence de presse,  mardi 5 mars, au Centre social de la police nationale hébergé dans la cour du Groupement mobile de sécurité (GMS). Le thème portait sur le «Rôle des femmes dans un pays post-conflit».</em></strong>

Ont pris part à cette conférence de presse, la commissaire principale Assitan Traoré, directrice du Centre social, le contrôleur général Cheickna Magassouba, le représentant du directeur général de la police nationale, Keita Mariam Touré, la représentante d’Eucap Sahel, commissaire divisionnaire Zeynabou Walet Amidi, la présidente de l’APM, contrôleur général Célestine Dombwa, conférencière et l’ensemble des femmes policières.

Après les mots de bienvenue de la directrice du Centre social et du représentant du directeur général de la police nationale, la conférencière Celestine Dombwa, à travers une projection, a fait un exposé sur le rôle prépondérant des femmes dans la résolution des conflits. Elle a donné quelques exemples à travers le monde. Au cours de son exposé, elle a également identifié des obstacles et défis à la participation des femmes au processus de paix ainsi que le rôle des médias.

Selon la conférencière, l’importance du thème n’est pas à démontrer  vu la situation actuelle du pays. D’après elle, les femmes policières jouent le même rôle que les femmes civiles pour la consolidation de la paix et la résolution des conflits dans les communautés. «Nos attentes en organisant cette conférence, c’est qu’il y ait la vulgarisation sur le rôle et la contribution de la femme dans la résolution des conflits. Nous voulons que l’inclusion des femmes dans la consolidation de la paix soit vulgarisée à tous les niveaux», a-t-elle dit.

Aux dires de la présidente, commissaire divisionnaire Zeynabou Walet Amidi, l’objectif c’est pour mettre en exergue l’importance et la valeur de la femme dans la résolution de la paix. À cet effet, à l’en croire, les femmes doivent jouer pleinement leur rôle dans la communauté.

Signalons que l’Association des policières du Mali a été créée le 3 mars 2016. Parmi ses activités, il y’a la sensibilisation et la formation des femmes.

<strong>Assan TRAORE/ Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Marche de soutien au maire de la Commune V : Des jeunes et femmes disent non à l’injustice contre Amadou Ouattara</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/marche-de-soutien-au-maire-de-la-commune-v-des-jeunes-et-femmes-disent-non-a-linjustice-contre-amadou-ouattara-2808303.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Mar 2019 23:58:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des jeunes et groupements d’associations de femmes de la commune V ont organisé une marche pacifique en soutien au Maire Amadou Ouattara de la commune V du district de Bamako. C’était hier lundi 11 mars devant la maіrіe de la commune sise à Torokorobougou.   </em></strong>

Selon le porte-parole des marcheurs, Boubacar Traoré, depuis quelques mois, des individus malintentionnés et ayant été vaincus sur des terrains politiques, sont en train de se réorganiser pour surgir sous une autre forme, dans le seul but de saboter les projets de développement du Maire Amadou Ouattara, depuis son installation à la tête de la maіrіe de la commune V du district de Bamako.

«C’est pourquoi nous, les jeunes, les femmes ainsi que les associations de la commune V, soutenons notre Maire de façon inconditionnelle, afin qu’il puisse achever ses projets dans l’intérêt de tous les ressortissants de la commune en particulier et du peuple malien en général», a-t-il déclaré.

À l’en croire,  cette tentative de déstabilisation de leur Maire, qui a été élu par la population de façon démocratique, ne passera pas. «La calomnie, la désinformation et la diffamation n’auront jamais gain de cause dans notre commune et ne vont jamais prospérer tant que nous vivrons. Nous demandons à ces individus et à leurs complices tapis dans l’ombre, de surseoir à cette forfaiture qui n’honore ni leur personne ni la démocratie», a-t-il déclaré à l’endroit des pourfendeurs du Maire Ouattara.

Pour finir, Boubacar Traoré a lancé un appel : «encore une fois, nous demandons à ces malfrats de respecter le choix des électeurs ; d’être des démocrates et de revenir à de meilleurs sentiments. La population de la commune V, malgré son silence, reste toujours vigilante et n’est pas surtout dupe. C’est la raison pour laquelle, nous réaffirmons notre soutien indéfectible au Maire, Amadou Ouattara, pour le bonheur des citoyennes et citoyens de la commune V», a-t-il conclu.

<strong>Korotoumou KARABENTA/Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali tient bon avec Barkomo ou la grotte</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-mali-tient-bon-avec-barkomo-ou-la-grotte-2806837.html</link>
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<pubDate>Wed, 06 Mar 2019 23:05:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Tout ou presque est inédit dans ce seul film qui part à la conquête de l’Étalon du Yennenga pour notre pays samedi soir. </em></strong>

Les réalisateurs jouent un duo (Boubacar Draba et Boucary Ombotimbé). Ils ont juste 30 ans. C’est la première fois qu’un long métrage malien voit tout son dialogue en langue dogon. Tous les personnages sont amateurs et ressortissants des villages dogons dans lesquels le film a été tourné. Last but not least, le film a coûté juste 2 millions de FCFA, vous avez lu, 2 millions de FCFA, puisés dans les poches de ces jeunes ambitieux, qui en ont eu besoin pour prendre la restauration des acteurs en charge, le décor naturel s’y prêtant déjà.

Le film est beau avec un paysage dogon : dans un petit hameau, un chasseur vit avec ses deux femmes. La première, Yamio, infertile après 10 ans de mariage, tente de se suicider à cause de l’humiliation que lui impose sa jeune coépouse, qui a donné un enfant à son époux. Sa tentative de suicide avortée, sur le chemin de son exil, elle arrive plus tard dans une grotte où vit le Roi de Barkomo. Elle trouve enfin la délivrance chez le Roi Ogono grâce à la naissance inattendue, enfin, de son bébé «gaucher» (nommé Anabaliéle) qui, selon les devins, était le seul à pouvoir sauver le village de l’inadvertance du Roi ayant sacrifié son cousin à son fétiche, s’attirant à lui et aux siens des malheurs (épidémie, sécheresse, récoltes de céréales au goût amer).

En remerciement, le Roi prend Yamio comme 2e épouse. Anabaliéle gaucher grandit dans une atmosphère de bonheur pour devenir un jeune homme doué, admiré de tous. Mais à l’âge de 18 ans, il devra fuir le village de la grotte sacrée, chassé par ses compagnons qui l’accusent d’avoir volé la fiancée du fils du roi…

Tourné donc dans de magnifiques décors naturels de la Falaise de Bandiagara, le scénario met en valeur les rituels enrichis de chants, de tambours et des danses de masques qui traduisent toute la gloire et la renommée de la tradition du Pays Dogon.

<strong>Moustapha MAÏGA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L&amp;apos;agression de Madina Tall, épouse de Mamadou Sinsy Coulibaly, président du patronat : la vraie version</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/lagression-de-madina-tall-epouse-de-mamadou-sinsy-coulibaly-president-du-patronat-la-vraie-version-2806901.html</link>
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<pubDate>Wed, 06 Mar 2019 09:17:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Contrairement aux informations mensongères données par certains journalistes aux ordres des opposants politiques, Mme Coulibaly Madina Tall a été agressée sur la colline de Médine par des délinquants ordinaires. </strong>

<strong>Le film...</strong>

Le mardi 25 janvier 2019 vers 17h, partie pour faire son jogging traditionnel, Mme Cly a garé sa voiture en face du conservatoire Balla Fasseké pour entamer la colline en tenue de sport.

Selon ses déclarations, elle a entendu une voix derrière elle et un délinquant, l'air soûl, est apparu pour demander qu’elle lui remette son téléphone, elle a un peu résisté avant de lui tendre le premier téléphone et puis le second. Elle a tenté de dissuader le délinquant drogué en lui proposant de l'argent qu'elle aurait dans sa voiture en contre-partie des téléphones.

Entre-temps, apparaît un autre sportif et le délinquant pris de panique a poignardé à deux coups de couteau, Mme Madina Tall, avant de prendre la fuite. Aussitôt elle fut secourue par ce sportif et d'autres personnes pour l'emmener à la clinique Pasteur où elle a subi une opération et sa vie ne serait plus en danger.

Informée, la BR du 8ème arrondissement a ratissé dans les parages et a reçu l'information de l’existence d'un groupe de voyous vers le stade omnisports Modibo Keita. Une descente policière a permis l'interpellation de dix délinquants drogués. Suite à leur interrogatoire, ils ont dénoncé l'agresseur de Madina Tall, un jeune du nom de Boubacar Dao, 21 ans, que la police arrêtera mercredi à 1h du matin. Il a avoué qu'il avait faim et envie de fumer et était allé guetter quelqu'un à «attaquer». Le hasard a donc fait que c'est tombé sur la bonne dame Madina Tall. L'agresseur, qui avait déjà vendu les deux téléphones, a dénoncé l'acheteur. Ce dernier est aussi arrêté et placé en garde à vue.

Actuellement, les 12 individus interpellés, dont l'agresseur de Madina Tall, sont au 8<sup>ème</sup> arrondissement et seront présentés au procureur de la commune III à la fin de leur PV en finition.

Quel serait alors le lien avec les déclarations faites par son mari Mamadou Sinsy Coulibaly au sujet des fonctionnaires corrompus ? Rien.

<strong>Seydou Oumar Traoré </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cabale médiatique contre les Affaires Étrangères :  Qui en veut à la ministre Kamissa Camara ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/cabale-mediatique-contre-les-affaires-etrangeres-qui-en-veut-a-la-ministre-kamissa-camara-2806896.html</link>
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<pubDate>Wed, 06 Mar 2019 09:09:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’histoire nous a toujours dit que c’est David qui a dû faire usage de pierres pour combattre Goliath et non le contraire. Cependant, les rôles dans cette histoire sont inversés dans le contexte malien actuel. Notre «Goliath», symbolisant la presse à scandale toujours à la recherche de la petite bête, allant d’article en article, aussi infondés les uns que les autres, a décidé de jeter un torrent de pierres sur le jeune «David». Détrompez-vous ! </em></strong>

Dans notre cas, David est une femme mais la superposition de contextes se justifie dans le fait qu’elle est jeune et n’a nulle autre arme pour se défendre que le travail qu’elle accomplit et la confiance placée en elle par le président de la République.

En effet, Kamissa Camara est, depuis peu, le sujet de discussions favori de personnes aux intentions douteuses qui écriraient peut-être des révélations leur venant en songes -sait-on jamais- car le contenu nous pousse souvent à relativiser et analyser avec un certain esprit critique.

Alors, faisons une petite interrogation de mathématiques improvisée : sur un gouvernement de plus de 30 ministres, seul un ministre mériterait d’être dans les tabloïdes, semaine après semaine ? Pourquoi un large nombre de ces derniers est tranquille et arrive à travailler sans se soucier d’autres aspects ?  À vos stylos ! Réveillez-nous lorsque vous aurez des réponses.

Oui, nous parlons de réveil car il semble qu’on essaye d’endormir l’opinion publique, l’arroser de leurres pour qu’elle en oublie les vrais problèmes. Dans un pays en crise, de surcroît frappé par un contexte sécuritaire délicat, il serait judicieux de se donner la main et débattre sur les difficultés essentielles. Un vieux sage disait : «Les Maliens sont des vrais patriotes, ils aiment tous le Mali mais le seul souci est que chaque Malien a son Mali dans sa poche», cette citation résume malheureusement la situation qui prévaut présentement.

C’est connu, l’information s’est souvent vendue à prix d’or mais pour ce qui est de la désinformation, le phénomène est nouveau et assurément plus rentable, à en croire son ampleur actuelle. Le boom des réseaux sociaux n’aide pas vraiment, cette nouvelle démocratie digitale qui, à priori, est une vraie aubaine pour le peuple, ne lui sert malheureusement pas car elle crée plus de problèmes qu’elle n’en résout. Le fait qu’il y ait peu ou pas d’organes de régulation fait que n’importe qui peut diffuser n’importe quelle information et elle fera le tour sans vérification aucune.

Nous interpellons les autorités compétentes pour pallier ce problème sinon nous nous dirigeons tranquillement vers un avenir incertain. Nous ajouterons qu’il est du devoir de chaque Malien d’aider à la préservation de la souveraineté de l’État et ce auprès de tous ses ennemis. Nous sommes tous mis à l’épreuve, tous autant que nous sommes et seule l’histoire nous jugera.

Quant à Kamissa Camara, nous espérons qu’elle saura trouver la force de résister à ces ennemis de l’ombre car s’il y a une seule tâche qui lui incombe vraiment, c’est de faire briller la Nation malienne sur l’échiquier international. À nous autres citoyens maliens d’appuyer le gouvernement dans sa tâche de remise en route d’un pays en crise depuis 7 ans.

<strong>Bennet WANGARA </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Travail des enfants dans les plantations de cacao: le trafic a la peau dure</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/travail-des-enfants-dans-les-plantations-de-cacao-le-trafic-a-la-peau-dure-2806886.html</link>
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<pubDate>Wed, 06 Mar 2019 09:04:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En Côte d'Ivoire, plus d'un million d'enfants travaillent dans les champs de cacao, victimes d'un trafic qui prend souvent source au Mali, en Guinée et surtout au Burkina Faso. Malgré les efforts du gouvernement ivoirien et de quelques ONG pour éradiquer le phénomène du trafic des enfants dans la production du cacao, le mal persiste.</em></strong>

Le travail des enfants dans les champs de Cacao de la Côte d’Ivoire persiste malgré les efforts de l’Etat pour éradiquer le phénomène. Une réalité que Louho Jean Jacques, propriétaire terrien et chef du village de Keibly (Blolequin) dans la forêt de Goin Debé, une grande zone productrice de cacao, dépeint avec beaucoup d’amertume : «C’est un phénomène auquel nous assistons chaque jour, par le fait de nos frères de la sous-région venus du Mali, du  Burkina Faso, de la Guinée, etc. Des enfants qui travaillent dans les champs. Quand on parle, ils disent que ce sont leurs enfants. Souvent ils nous menacent».

À en croire le notable, ces planteurs sont pour la plupart installés dans leur campement avec ces enfants. «Aujourd’hui, nous les regardons faire. Ce sont les ONG qui font la sensibilisation. Un comité de protection des enfants a été mis en place pour lutter contre le phonème. Mais c’est difficile», poursuit-il.

Ils sont des centaines d’enfants, filles et garçons, qui sont aujourd’hui des manœuvres dans les champs de cacao des forêts du sud de la Côte d'Ivoire. Citant un rapport de l’Unicef, l’expert Mamadou Dombia, président du Réseau des Acteurs des Médias pour les Droits de l’Enfant en Côte d’Ivoire (RAMEDE-CI), estime leur nombre à 1,6 million d’enfants ivoiriens de cinq à quatorze ans travaillant en moyenne pendant 30 à 56 heures par semaine.

&nbsp;

<strong>Une réalité dans les campements des forêts classées</strong>

Dans le village de Keibly (Blolequin, dans la forêt de Goin Debé à l’Ouest de la Côte d’Ivoire), le petit Amidou, de nationalité burkinabè, explique que sa paie est envoyée à ses parents à Banfora par son tuteur et que lui ne bénéficie que d’habits pendant les fêtes. Il est nourri et logé directement au champ, même si pendant quelques occasions (fêtes, décès), il «descend» au village.

«À l’intérieur de la forêt de Goin Débé, chacun d’entre eux s’y met, enfants comme adultes.  (…) Souvent, nous nous plaignons de voir des enfants d’à peine dix ans, faire le même travail que les adultes. Mais qu’est-ce qu’on peut faire?» relate le chef de village de Béoua, le patriarche Daglohi Martin.

Selon le président de l’Organisation des planteurs pour la lutte contre le travail des enfants dans la cacaoculture (ONG OPLANSELT), Jean Claude Tchetenomon, nombre de ces enfants sont «vendus» par des trafiquants qui les enlèvent ou les «achètent» dans des pays voisins de la Côte d’Ivoire.

«Quand tonton est allé me chercher, il a dit à mes parents que c’était pour me mettre à l’école. Depuis que je suis arrivé, il n’y a pas d’école dans le campement. Très tôt le matin, on nous réveille pour aller pomper les plantations (NDLR ; traitement phytosanitaire) de cacao avant que le soleil ne se lève. Après on va débroussailler», raconte Nikiéma, 14 ans, en classe de CM1 au moment où il quittait le Burkina. Cette victime résidait dans le canton Zarabaon à Bangolo, elle a été sauvée par l’ONG OPLANSELT.

Les responsables de l’ONG ont décidé de porter plainte contre le chef de la communauté burkinabè  (communément appelé Naaba, appellation en mooré de chef), Jean-Marie, pris la main dans le sac avec une vingtaine d’enfants de moins de 18 ans en juillet 2018. Usant de son statut de chef de communauté, le Naaba avait réussi à convaincre ses parents burkinabè de lui confier leurs enfants afin qu’il les scolarise en Côte d’Ivoire. Mais une fois sur place, il utilisait ces enfants dans ses plantations de cacao.

Moumouni, compagnon du petit Amidou, les larmes aux yeux, raconte leur calvaire au quotidien : «Avec quelques chefs de plantations, c’est nous qui rassemblons le cacao cueilli et transportons la fève vers les fours. La nuit, on retourne au campement dormir. Il y a certains parmi nous qui ont fui pour aller en ville à cause du travail difficile». Il explique que depuis donc la fuite de certains de leurs camarades, ils sont désormais interdits d’aller les dimanches ou les jours de marché en ville.  Pour ce qui est des salaires, les enfants expliquent que le chef leur fait croire qu’il envoie chaque mois de l’argent à leurs parents alors qu'il n'en est rien. Mais, selon le délégué de l’ONG OPLANSELT pour la région de Soubré, Innocent Kapet, le phénomène dans la région a sensiblement diminué, depuis la mise en place en juin 2018 du Centre d’accueil pour enfants en détresse de Soubré.

Ce Centre se veut une structure de transit et d’encadrement pour les enfants victimes de traite et d’exploitation en Côte d’Ivoire, avant leur réintégration dans leur famille d’origine. «En raison de l’existence de ce Centre, tous les trafiquants se font désormais discrets. Quand nous découvrons des cas nous saisissons automatiquement le Centre. Les auteurs sont arrêtés et les victimes prises en charge par le centre», affirme M. Kapet.

Dans l’autre grande zone productrice de Cacao qu’est la région de Duekoué et de la forêt du mont Peko, la lutte semble également porter ses fruits. «Aujourd’hui dans la zone de Duekoué, le nombre d’enfant travaillant dans les champs de cacao a sensiblement diminué grâce à la campagne de lutte initiée par la Première Dame de Côte d’Ivoire. La plupart des planteurs ont peur d’employer des enfants dans leurs champs de Duekoué jusqu’à Abengourou», explique Seydou Kiebré, président de coopérative et acheteur de cacao à Duekoué. Mieux, poursuit-il, les plantations de cacao n’attireraient plus les enfants.

«Les enfants qu’on rencontrait dans les champs de cacao préfèrent désormais les zones minières, pour l’extraction de l’or ou du diamant. Ils prennent ces destinations plutôt que les champs de cacao. Vous constaterez aujourd’hui que tous les planteurs ont des problèmes de main-d’œuvre pour  leurs champs», nous confie M. Kiebré.

Malgré tout, les enfants continuent de venir et de travailler dans les plantations. Mais comment arrivent-ils tous à traverser les frontières sans que les forces de l’ordre ne les appréhendent ?

<strong>La filière burkinabè</strong>

Dimanche 17 décembre 2017, il est 6h du matin lorsque nous embarquons, au marché de Niangoloko, première ville burkinabè frontalière avec la Côte d’Ivoire, à bord d'un car de transport TSR de 70 places qui transporte plus de 100 personnes. Certains sont accompagnés de jeunes filles mères. On devise à tous les coins du véhicule avec des éclats de voix comme dans un marché à ciel ouvert.

Notre voisin, Dramane, jeune burkinabè, entre deux causeries avec ses camarades de voyage, nous relate comment il s’est retrouvé dans ce car à destination de la zone forestière de la Côte d’Ivoire. Avec pour seul bagage un baluchon.

Comme la plupart des passagers de ce car, Dramane dit venir de Garoua (ville située à environ 200 km de la frontière ivoirienne et 275 km de Bobo Dioulasso) et se rend à Nonobrousse (une localité de la ville portuaire de San Pedro) pour travailler dans les champs de cacao d’un oncle. «Les travaux champêtres sont durs. Cette année, nos récoltes ont été mauvaises à cause du manque de pluie et mes parents sont tous découragés (…) Un ami à mon père a demandé qu’on le rejoigne à Nonobrousse. C’est lui qui nous a envoyé 25 000 Fcfa comme frais de transport par personne pour arriver à San Pedro où il nous attend pour aller à Nonobrousse», précise le jeune homme.

Comme beaucoup d'autres, Dramane est sûr qu'il travaillera avec un ami de son père. Mais la vérité est que de nombreux jeunes ont tendance à dire la même chose, selon un policier à la frontière de Laleraba (frontière Burkina-Côte d’Ivoire).

Pour le cas de la frontière Mali-Côte d’Ivoire, des informations recueillies sur le terrain ont permis d’avoir des statistiques sur les enfants qui traversent la frontière. Ainsi, selon les données du  Syndicat national des transports de l’Afrique de l’ouest (CSCRAO), basé à Ouangolodougou, ville située à une vingtaine de kilomètres de la frontière Côte d’Ivoire-Burkina, en une semaine, les trafiquants peuvent traverser la frontière avec 10 personnes. Ce sont généralement des mineurs, déscolarisés très tôt, dont l’âge est compris entre 10 et 14 ans. «Par mois ce sont des centaines d’enfants qui passent sous nos yeux», relève Soumaïla Doumbia, responsable du  CSCRAO.

Il explique que ce sont des intermédiaires qui convainquent souvent les parents de ces jeunes gens avec de belles promesses, afin de les laisser venir en Côte d’Ivoire. De nombreuses personnes dans les zones forestières passent par les chefs de communauté ou par des personnes très écoutées et respectées dans leur communauté, pour avoir de la main- d’œuvre bon marché. L’intermédiaire a un quota sur la paie de chaque migrant.

«Chaque mercredi et samedi, ce sont des cars remplis qui arrivent aux frontières. Et cela nous inquiète, car il n’y a pas de véritables contrôles de la part des forces de l’ordre. On ne sait pas qui est qui. Pis, la plupart de ces personnes n’ont pas de papiers», relève Soumaïla Doumbia.

Lorsque nous décidons d’en savoir davantage sur les nombreux déplacements d’enfants aux frontières, au bureau de poste de la police des frontières, l’officier nous demande de nous adresser à sa hiérarchie à Abidjan.

En fait, le trafic des enfants se fait avec la complicité de certains individus qu’on peut appeler des sous-traitants, qui vont à la recherche des enfants dans les villages. Ils profitent de la naïveté de ces adolescents et de leurs parents en leur faisant de belles promesses, lorsqu’ils acceptent d’aller en Côte d’Ivoire.

Selon M. Doumbia, le responsable du  CSCRAO, certains trafiquants corrompent les policiers en cas de soupçons. Toutefois, Alex O, un policier avec qui nous avons sympathisé à la frontière de Laleraba (Côte d’Ivoire-Burkina Faso), nous explique : «Chaque fois qu’on demande aux enfants, ils disent qu’ils vont chez un parent. Souvent, ils sont accompagnés d’adultes qu’ils présentent comme un parent chez qui ils vont», ajoute-t-il. Selon lui, depuis le démarrage des campagnes contre le travail des enfants, ils exigent l’extrait de naissance des enfants pour savoir s’ils sont accompagnés par leurs vrais parents.

<strong>La filière malienne</strong>

L’autre grande piste reste du côté de la frontière malienne. Alors, ce 16 décembre 2017, destination le Mali. La première étape de cette visite sur le sol malien passe nécessairement par la traversée des frontières.

La ville frontalière entre les deux pays que nous traversons est Pogo, dernière ville ivoirienne avant Zégoua au Mali. Une escale est observée dans la bourgade le lendemain de notre départ (le 17 décembre 2017). Une fois hors du car, les passagers sont assaillis par une vingtaine de conducteurs de motos-taxis.

Ces derniers se chargent de transporter les voyageurs au-delà de la frontière. «Monsieur, avez-vous vos pièces?» interroge un passeur avant de poursuivre : «Si vous n’avez pas vos pièces, nous allons prendre un autre chemin pour contourner les forces de l’ordre». Pour éviter le contrôle des forces de l’ordre et des agents de l’Institut national d’hygiène publique, stationnés à la frontière, les trafiquants et voyageurs descendent des cars et empruntent des motos taxis pour contourner les postes de contrôle.

Selon les transporteurs ou convoyeurs, le réseau de trafic d’êtres humains est animé par des individus qui sont sur l’axe routier Sikasso-San-Pedro, une zone de production de cacao et de café. Plusieurs pistes sont empruntées par les trafiquants. Mais la voie la plus fréquentée reste Sikasso (Mali) jusqu’à Soubré (grande zone de production de cacao), ou à San-Pedro en Côte d’Ivoire. C’est un trajet long de 985 km dont 100 km seulement au Mali.

Les convois des migrants venus du Mali, du Niger, du Burkina ont, pour grande destination centrale, Yamoussoukro. C’est à partir de la capitale politique ivoirienne que chacun prend le chemin de la destination finale qui est la zone forestière : Soubré, San Pedro, les forêts de Duekoué, Guiglo, Blolequin, etc.

Une visite à Woroni, un grand village malien situé à 40km de Zegoua, a mis en évidence les raisons profondes de l’exode des enfants. Youssouf Diakité, natif de Woroni qui a passé dix ans en Côte d’Ivoire avant de revenir s’installer au Mali pour gérer son propre business de transit, pointe du doigt la pauvreté et les durs travaux champêtres.

Ce sont des dizaines d’enfants et de bras valides, femmes, hommes comme enfants qui traversent la frontière à la recherche du bonheur. «Certains sont attirés par ce que leurs amis et voisins ramènent de la Côte d’Ivoire tels les motos, les radios, les téléphones portables, etc. Ils ne savent pas dans quelles conditions ils les ont acquis. J’ai vu certains faire des boulots inimaginables et mourir souvent dans des situations dramatiques», raconte notre interlocuteur.

De la frontière jusqu’à Sikasso, des personnes se sont spécialisées dans le rabattage pour la main-d’œuvre. «Ils louent des cars pour les transporter jusqu’à destination», explique Youssouf Diakité. Les ONG et organismes internationaux pour les droits des enfants y mènent beaucoup d’actions, mais le fléau persiste.

<strong>La racine du mal</strong>

«Le phénomène existe en Côte d’Ivoire comme presque dans tous les pays» selon le RAMEDE-CI qui identifie parmi les causes, «la pauvreté», «l’ignorance» dues au taux relativement élevé d’analphabétisme. Il faut ajouter à cela «la cupidité de certaines personnes qui vivent de ce phénomène de travail des enfants».

Pour le responsable de ce réseau, c’est ce qui explique la construction dans cette dernière ville citée d’un centre d’accueil par la Fondation Children of Africa de la Première Dame ivoirienne Dominique Ouattara. Il déplore néanmoins la persistance du phénomène et l’existence de «complicités au sein des communautés d'où sont issus les enfants, de certains planteurs et aussi de certains agents des forces de l’ordre».

Dans un rapport sur la situation de l’enfant en Côte d’Ivoire, publié par le gouvernement et l’UNICEF (Fonds des nations unies pour l’enfance) dénommé SITAN, l’étude la plus récente sur le travail des enfants en Côte d’Ivoire, réalisée en 2014, il ressort que «20% des enfants de cinq à 17 ans, soit 1.424.996 sont engagés dans un travail à abolir et ceux vivant dans les régions des Montagnes, Moyen Cavally (ouest), Worodougou, Denguélé, Bafing (nord-ouest) et celle des Savanes au nord du pays, sont plus exposés».

«Parmi eux, 539 177 sont victimes de travail dangereux (37,8%) et les zones du pays où ils sont plus exposés sont les régions de l’Agnéby, d’Abidjan et du sud Comoé (sud), où le danger est lié essentiellement au volume horaire de travail (77%), même si 22% d’entre eux travaillent la nuit», explique M. Doumbia, qui cite l’étude.

À la question de savoir si le chocolat de Côte d’Ivoire est issu du travail des enfants, le premier responsable du Réseau des Acteurs des Médias pour les Droits de l’Enfant en Côte d’Ivoire (RAMEDE-CI) répond : «Non, cela n’est pas exact. Surtout ces dernières années». Mais la réalité dans les plantations nuance ses propos.

<strong>Cartographie du travail des enfants par région</strong>

Le groupe Nestlé, leader du cacao en Côte d’Ivoire, accusé il y a quelques années de traite et de travail forcé des enfants dans les plantations de cacao en Côte d’Ivoire, rejette toute activité ou complicité dans la traite et le travail des enfants dans les champs de cacao. «Le travail des enfants n’a pas sa place dans la chaîne d’approvisionnement de Nestlé», se défend Omaro Kané, responsable de la communication du groupe Nestlé à Abidjan. Pour appuyer ses propos, il souligne les efforts faits par son groupe dans le cadre de la lutte contre le phénomène intitulé «Plan Cacao de Nestlé 2020».

Ce plan, selon lui, a pour objectif d’améliorer les conditions de vie des cultivateurs et de leurs communautés à travers trois piliers : de meilleures cultures, de meilleures vies et un meilleur cacao. «Nous formons les cultivateurs aux meilleures pratiques agricoles, distribuons des plants de cacaoyers offrant un rendement supérieur, favorisons la parité hommes femmes, luttons contre le travail des enfants et développons des relations à long terme avec les groupes de cultivateurs», précise-t-il.

Comme Nestlé, aucune firme n’accepte de reconnaître sa culpabilité dans ce phénomène devenu un sujet délicat qui mobilise toute la communauté internationale.

<strong>Par Abou Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire Birama Touré : Abdoul Niang demande la mise en examen d’Adama Dramé et Papa Mambi Kéita</title>
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<pubDate>Wed, 06 Mar 2019 08:53:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le porte-parole du Mouvement «Faso ni Dambé», Abdoul Niang, a animé mardi 26 février une conférence de presse sur l’affaire Birama Touré. Tenue au siège du Mouvement Arc-en-ciel, où Abdoul Niang a demandé la mise en examen d’Adama Dramé, ancien patron de Birama Touré, et de Papa Mambi dans la disparition de notre confrère. </strong>

La conférence de presse animée à Sotuba ACI a été l’occasion pour Abdoul Niang de répondre au directeur de publication du journal d’investigation «Le Sphinx», Adama Dramé, sur ses allégations parues  dans son journal. Ces accusations portent entre autres sur Abdoul Niang comme étant à la solde de Karim Kéita et sa famille pour tout besoin de répondre à des propos portant atteinte à leur honneur, et surtout des propos incriminants le colonel Cheick Oumar N’Diaye dans l’affaire Birama Touré.

Selon Abdoul Niang, cette conférence de presse n’a absolument rien à voir avec le fait si oui ou non, le président de la commission de la défense nationale de l’Assemblée nationale, Kassim Kéita, nommément cité par Dramé dans l’affaire Birama Touré, est coupable. Par contre, les allégations portées sur lui par Dramé, ancien patron de Birama, ne sont pas fondées (Dramé l’accuse d’avoir pris la somme de 8 millions de nos francs à Karim Keita et à sa famille).

Idem pour le colonel N’Diaye dont parle Dramé comme étant l’agent de la Sécurité d’Etat (SE) qui a enlevé Birama. Pour lui, le colonel N’Diaye était en formation à l’école de guerre en France au cours de l’année académique 2015-2016, donc au moment des faits, il n’était pas au Mali.

La personne qui, selon Papa Mambi Kéita, a vu le corps sans vie de Birama enterré dans un puits, a démenti cette information. Quant à sa personne, Abdoul Niang a défié Ammy Baba Cissé, directeur de publication du journal «Le Figaro du Mali», d’apporter la preuve que lui Niang a reçu 8 millions de Fcfa pour être au service de Karim Kéita et ses proches.

Cependant, M. Niang a demandé que Dramé et Papa Mambi soient extradés de la France où ils se réfugient pour raison de sécurité afin d’apporter la preuve de leurs affirmations dans l’affaire Birama Touré devant la justice malienne.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Armes légères : le plan d’action national 2019&#45;2023 validé</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/armes-legeres-le-plan-daction-national-2019-2023-valide-2806876.html</link>
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<pubDate>Wed, 06 Mar 2019 08:50:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le plan d’action national de lutte contre la prolifération des ALPC au Mali se fixe pour objectif général de contribuer à restaurer la paix et la cohésion sociale par le contrôle efficace de la circulation des armes.</strong>

Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de division Salif Traoré, a présidé le 27 février au Grand l’hôtel de Bamako l’ouverture du forum de validation du plan d’action national 2019-2023 de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre.

Organisé par le secrétariat permanent de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre, avec l’appui financier et technique de la Coopération allemande et du Groupe conseil pour les mines (Mag), on notait la présence à ce forum du secrétaire permanent de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre, colonel-major Néma Sagara, du directeur pays de Mag, Benoit Poirier.

Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a rappelé que, depuis les années 90, la lutte contre le phénomène de la prolifération des armes légères et de petit calibre se poursuit, comme en témoigne la flamme de la paix à Tombouctou en 1996, suivie de la création, la même année, de la première commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre dans l’espace Cédéao.

Selon le ministre Traoré, ce forum permettra de promouvoir une véritable culture de paix durable au Mali. Et d’ajouter que ce forum de validation s’inscrit dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité qui prévoit une vision holistique des questions sécuritaires ainsi que la réalisation d’objectifs nationaux en matière de paix et de sécurité.

«Aujourd’hui, pas plus qu’hier, la situation devient de plus en plus préoccupante et nous interpelle davantage. Cette restructuration a pour but de rapprocher l’organe du terrain, en créant un secrétariat permanent cheville ouvrière de la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre», a souligné le Général Traoré. À l’en croire, l’organisation de cette nouvelle structure prévoit la création de bureaux dans les régions, cercles et communes du pays.

Pour le directeur pays de Mag, Benoit Poirier, il y a aujourd’hui plus de 875 millions d’armes légères et de petit calibre qui sont dispersées aux quatre coins de la planète. À elle seule, l’Afrique en comptabilise quelque 100 millions, a-t-il dit. «On estime que 90% des victimes de guerre, des femmes et des enfants pour la plupart, sont tuées par des armes légères. La surabondance de ce type d’armement continue ainsi d’avoir des effets négatifs et de déstabilisation pour le développement», regrette M. Poirier.

Le directeur pays de Mag dira que le contrôle efficace sur l’ensemble du cycle de vie des armes légères nécessite une coopération et une coordination entre un large éventail d’acteurs. Il s’agit des agences gouvernementales, la société civile, le secteur privé et les organisations intergouvernementales. Et d’ajouter que la question intersectorielle des armes légères requiert une réponse cohérente et transversale, et ce plan d’action identifie différents domaines d’intervention.

Ousmane DIAKITE]]> </content:encoded>
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<title>La Banque mondiale a investi près de 650 millions de dollars américains au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/la-banque-mondiale-a-investi-pres-de-650-millions-de-dollars-americains-au-mali-2806872.html</link>
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<pubDate>Wed, 06 Mar 2019 08:47:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique, Hafez M. H Ghanem, a effectué la semaine dernière une visite de travail dans notre pays. Au cours d’un petit déjeuner de presse, organisé au siège de l’institution au Mali, il a expliqué les 4 grands axes stratégiques et prioritaires pour lesquels la Banque mondiale est tout à fait prête à soutenir les efforts du gouvernement malien.

Il s’agit du développement du capital humain, de la transformation économique, de la création d’emploi et l’investissement dans les infrastructures digitales, des transports et de l’énergie, dont le montant actuel alloué au Mali par la Banque mondiale, selon Hafez M. H. Ghanem, se chiffre à 650 millions de dollars américains.

«J’ai pu écouter les grands axes stratégiques et prioritaires du gouvernement du Mali, à savoir le développement du capital humain, la transformation économique et la création d’emploi pour la jeunesse, l’investissement dans les infrastructures, surtout digitales, des transports et de l’énergie. Nous sommes tout à fait prêts à soutenir les efforts du gouvernement du Mali dans cette direction. Nous avons nos projets qui investissent davantage dans le capital humain et surtout dans l’autonomisation des femmes, dans l’éducation, dans la santé. Nous avons aussi, avec l’Union africaine, une initiative pour la transformation numérique de l’Afrique. Le Mali va profiter de cette initiative», a déclaré le vice-président pour la région Afrique de la Banque mondiale, Hafez M. H. Ghanem.

Il a expliqué que le développement durable passe nécessairement par un investissement important dans le développement et la formation du capital humain. «Aucun pays au monde ne peut se développer sans une jeunesse éduquée, bien formée et en bonne santé», a-t-il ajouté. Avant de noter que les experts de la Banque mondiale étudient de façon très précise l’impact des différents financements sur le développement économique.

Aux dires de Hafez M. H. Ghanem, un exemple en matière de l’essor du capital humain est l’investissement visant à assurer l’autonomisation de la femme. Il a souligné qu’en Afrique en général et au Mali en particulier, nombreuses sont les filles qui ne vont pas à l’école à cause, peut-être, du fait qu’elles se marient à l’âge précoce et commencent à avoir des enfants à partir de cet âge. Dans ces conditions, souligne le vice-président pour la région Afrique de la Banque mondiale, ces femmes sont trop jeunes et trop faibles et elles n’arrivent pas à prendre soin de leurs enfants. C’est pourquoi, dit-il, «nous avons un taux de mortalité maternelle le plus élevé».

Parlant de la sécurité, Hafez M. H. Ghanem a indiqué que la sécurité est nécessaire pour le développement économique du Mali. «C’est difficile de faire le développement sans la sécurité. Le développement économique peut contribuer à la sécurité. Beaucoup de nos projets qui visent l’emploi des jeunes contribuent directement à l’amélioration de la situation sécuritaire. C’est pourquoi, la Banque mondiale participe au financement de l’Alliance Sahel», a-t-il expliqué.

Notons que le vice-président pour la région Afrique de la Banque mondiale a signé, avec le gouvernement malien, un contrat de 45 milliards de Fcfa pour l’électrification rurale au Mali. Cette enveloppe financera la première phase du Projet régional d’accès à l’électricité au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Il permettra dans les cinq pays concernés (Mali, Gambie, Guinée-Bissau, Niger et Togo) d’accroître l’accès à l’électricité pour 2,5 millions de personnes. À terme, la Banque mondiale va injecter 225 millions de dollars (112,5 milliards de Fcfa) dans ce projet.

Diango COULIBALY]]> </content:encoded>
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<title>Le film «Jamu duman»</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/le-film-jamu-duman-2806831.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Mar 2019 00:56:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le film «Jamu Duman» du réalisateur Salif Traoré a été projeté la nuit du lundi 25 février 2019 dans la salle de cinéma Neerwaya. Il fait partie des films maliens en compétition dans la sérié documentaire. Plusieurs chercheurs et hommes de culture ont participé à ce film ; le conservatoire des arts multimédia Balla Fasséké Kouyaté est à la base de la réalisation de ce documentaire sur les mythes, légendes et récits fondateurs des alliances à plaisanterie entre patronymes. </em></strong>

Le film documentaire «Jamu Duman» a été réalisé grâce aux efforts conjugués de plusieurs chercheurs maliens. Les ressortissants de l’espace ouest-africain en général et du Mali en particulier ont hérité de leurs ancêtres une richesse culturelle inestimable à travers les alliances, les patronymes, les règles et obligations qui les régissent. Cependant, ils ignorent de plus en plus leurs significations profondes et symboliques.

C’est face à ce triste constat que le CAMM/BFK, dans le cadre de son programme de recherche sur les arts et les traditions du Mali, a commandité une étude sur le thème «Mythes et réalités sur les alliances entre patronymes». Le  film documentaire «Jamu Duman» est donc le résultat de cette étude scientifique conduite par d’éminents chercheurs nationaux : Moussa Traoré du Bureau pour l’Accompagnement, la Recherche et la Formation (BAREF) et Bakary  Diarra, traditionnaliste.

Sous la supervision de Dr. Salia Malé, professeur  au Conservatoire, sa réalisation a été conduite par deux professeurs au CAMM/BFK : le premier, Salif Traoré, enseigne le cinéma et le second Gaoussou Tangara assure la formation en camera. Il est par ailleurs réalisateur du court métrage «Oumou, un destin arraché».

Ce film, tout comme «Jamu Duman», fait partie des six films nominés pour la 26<sup>ème</sup> édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou  (FESPACO) qui a débuté le vendredi dernier. À en croire le Directeur général du CAMM/BKF, Bréhima Fofana, la réalisation du film a nécessité de nombreuses sorties sur le terrain dans le but de constituer une base de données (photos, vidéos) sur les mythes, légendes et récits fondateurs des alliances à plaisanterie entre patronymes. Ce, avant l’exécution des travaux de post-production et de diffusion télévisuelle afin de promouvoir nos arts, traditions culturelles et valeurs sociétales.

Bréhima Fofana a insisté sur le fait que le jeu des alliances en patronyme a constitué dans nos vastes empires et royaumes médiévaux, des mécanismes de prévention et de gestion des conflits. Il demeure de nos jours une valeur culturelle inestimable, est-il convaincu.

Au cours de sa présentation, le Directeur général a indiqué que le film fait la restitution des alliances patronymiques dans leur contexte historique et social avec en toile de fond des sites historiques, le sens et la signification de certains patronymes. Il a aussi déclaré que le film fait connaître les principes ou codes de conduite qui sous-tendent les alliances, les règles de civilité, de courtoisie dans les relations entre alliés.

Il montre en outre les fonctions de ces alliances basées sur la résolution des problèmes de société, une façon de rendre plus conviviale la prévention d’éventuels foyers de tension….bref, tout pour faire comprendre comment nos aïeux ont organisé leurs échanges et structuré le tissu social autour des grands évènements de la vie.

<strong>K.T </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bien avant Christophe Colomb, les Maliens naviguaient vers les Amériques en 1311</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/bien-avant-christophe-colomb-les-maliens-naviguaient-vers-les-ameriques-en-1311-2806883.html</link>
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<pubDate>Wed, 06 Mar 2019 00:52:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Bien qu’il soit maintenant largement admis que Columbus n’a pas découvert les Amériques lors de son débarquement dans les Caraïbes en 1492, car des Amérindiens le surveillaient depuis les côtes du continent, une histoire plus contestée d’explorateurs partis en Amérique contin Beeso est un réseau social qui a pour but la promotion de la culture afropolitaine et urbaine.</strong>

Selon un certain nombre de sources, Abubakari II, Mansa (roi) de l'Empire du Mali au XIVe siècle, aurait conduit des marins maliens en Amérique, plus précisément au Brésil actuel, près de 200 ans avant l'arrivée de Christophe Colomb. Abubakari II a dirigé ce qui était sans doute le plus riche et le plus vaste empire de la planète, couvrant la quasi-totalité de l'Afrique de l'Ouest. La BBC écrit sur 'La saga d'Abubakari II… il est parti avec 2000 bateaux' de l'érudit malien Gaoussou Diawara : Abubakari voulait savoir si l'océan Atlantique- comme le grand fleuve Niger qui avait balayé le Mali- avait une autre "banque". Il avait beaucoup voyagé à travers et hors du continent africain, possédant déjà la majeure partie du continent.

Soundjata Keita, son prédécesseur et oncle, avait déjà fondé l'empire du Mali et conquis une bonne partie du désert du Sahara et des grandes forêts qui bordent la côte ouest-africaine».

L'historien afro-guyanais Ivan Van Sertima, écrivant sur le témoignage de l'empereur Kanku Moussa enregistré par l'Arabe Ibn Amir Hajib et transcrit par Al Omari au XIVe siècle en Égypte, lors du pèlerinage de Moussa, et sur la description de l'empire du Mali fabriqué par Ibn Battuta au 14ème  siècle, a expliqué : Attiré par l'exploration, Abubakari II a appelé des ingénieurs du lac Tchad connus pour construire des navires comme leurs ancêtres égyptiens et pour étudier tous les navires sur les rivières Djoliba (Niger) et le Sénégal afin de l'aider à lancer une immense flotte au-dessus de l'océan. Il a également embauché une équipe nombreuse et diversifiée de marins, commerçants, constructeurs, artistes, guerriers et hommes instruits, et leur a fourni des rations suffisantes pour deux ans. La flotte a ensuite traversé le grand océan occidental en s’appuyant sur un système unique de communication de batterie. Quand un seul navire est revenu avec un seul capitaine, disant au roi "qu'après plusieurs jours passés en mer, les navires ont été aspirés par une sorte de rivière avec un puissant courant sur l'océan et que tous les navires ont disparu à l'horizon", Abubakari a décidé d'envoyer lui-même le voyage.

Les musulmans (certains disent notamment Mansa Abu Bakar II) rencontrent des Amérindiens. (Source: Ancient Origins) Abubakari II passa son trône à son frère, Kankou Moussa, et partit pour une expédition dans l'inconnue en 1311. «Les empereurs ont renoncé à tout pouvoir et à tout or pour poursuivre leurs connaissances et leurs découvertes», expliquent les historiens. Son frère, Kankou Moussa, plus connu sous le nom de Mansa Musa, deviendrait l'homme le plus riche de toute l'histoire. Certains historiens disent que rien n’a été entendu d’Abubakari II après, et pour cette raison, certains estiment que les Maliens n’ont pas navigué vers les Amériques à cette époque. Mais d'autres disent que c'est l'expédition d'Abubakari II qui a aidé Mansa Musa à devenir aussi riche que lui. Un site dit sur l'arrivée d'Abubakari II au Brésil : «Il décide plutôt de traverser l'océan pour gouverner cette nouvelle terre qu'il appelle «Boure Bambouk», d'après le plus riche gisement aurifère du Mali.

La troisième année dans la jeune colonie de Boure Bambouk, la première sous la direction d’Abubakari II, voit ses hauts et ses bas. Abubakari établit les premiers contacts diplomatiques avec les tribus Tupi curieuses de la région et encourage les échanges commerciaux avec elles. Grâce à ce commerce, les colons de Boure Bambouk se familiarisent d'abord avec les cultures du Nouveau Monde, notamment le maïs, les haricots, les arachides, le tabac, le coton et les fruits tropicaux. Ces produits agricoles permettront à la colonie de devenir autonome. De même, les animaux d'élevage du vieux monde, tels que les bovins, les ovins et les pintades, sont d'abord introduits dans les Tupi, tout comme les céréales comme le riz, le mil et le sorgho.

En 1314, Abubakari renvoie un bateau au Mali pour demander un soutien à son frère. Mansa Musa est impressionné par les nouvelles récoltes qui lui sont présentées et recueille plus de colons et d’aide à envoyer à Boure Bambouk. Ainsi commence un échange de marchandises bamboukiennes en échange d'une aide malienne. L'agriculture du maïs, des haricots, des cacahuètes, des poivrons et du coton va déclencher une explosion démographique au Mali, qui fournira les futurs colons venus de l'autre côté de la mer. " Bien que tous les historiens ne s'accordent pas pour dire qu'il existait des preuves du voyage et du débarquement d'Abubakari II dans les Amériques, beaucoup s'accordent pour dire qu'il y a peut-être eu une présence africaine noire dans les Amériques bien avant Christophe Colomb.

Tiémoko Konaté, responsable du projet de recherche sur les voyages d'Abubakari II, a déclaré à la BBC que Christophe Colomb lui-même avait déclaré avoir trouvé des commerçants noirs déjà présents sur le continent américain. De plus, les analyses chimiques des pointes d'or découvertes par Christophe Colomb sur des lances en Amérique montrent que l'or provenait probablement d'Afrique de l'Ouest.

Certains disent qu'au-delà de Christophe Colomb, les contributions africaines à la civilisation américaine incluent «l'importation de l'art de la construction de pyramides, des systèmes politiques et des pratiques religieuses ainsi que des mathématiques, de l'écriture et d'un calendrier sophistiqué». Van Sertima cite la divinité aztèque Quetzalcoatl qui est parfois représentée au Mexique en tant qu'homme noir à la barbe, vêtu de blanc, arrivé six cycles après le dernier homme venu de l'étranger.

D'autres encore disent que la présence de têtes de pierres avec des «traits africains» de l'ancienne civilisation olmèque d'Amérique du Sud, antérieure aux Aztèques et aux Mayas, en est une preuve encore plus grande. Avec de plus en plus de preuves suggérant une présence africaine dans les Amériques avant Christophe Colomb, il est peut-être juste de dire que les relations de l'Afrique avec les Amériques n'ont pas commencé avec l'esclavage. Mais avec les marins, les explorateurs et les rois.

<strong>Le songhoy classé par l'Union africaine comme langue officielle</strong>

<strong><em>Le songhaï (soŋay en langue songhaï) ou sonrhaï (on écrit souvent songhaï mais on devrait, en accord avec la règle actuelle pour l'Afrique de l'ouest, écrire sonxay) est une langue africaine. Le songhaï compte 3 millions de locuteurs et est parlé dans plusieurs pays d’Afrique de l'ouest.</em></strong>

<strong>Répartition géographique du songhai en Afrique</strong>

Le songhaï est caractérisé par un faisceau de dialectes, parlés en grande partie le long du fleuve Niger à l'ouest dans le delta intérieur au Mali, au nord du Burkina Faso (Falagountou), dans la partie occidentale du Niger, au nord-ouest du Nigeria et dans le nord du Bénin, autour des montagnes de Hombori au sud de Tombouctou, plus à l'est dans la région d'Agadez à l'ouest du massif de l'Aïr et dans les oasis d'Ingall. Vers la fin du XIXe siècle, un dialecte songhaï appelé Emgadesi a été parlé dans la ville d'Agadez. Enfin, plus au nord dans les oasis de Tabelbala (en Algérie), on parle une langue qui est songhaï en structure mais, en grande partie arabe et berbère dans son lexique.

<strong>Classification</strong>

Le songhaï est classé dans la famille nilo-saharienne. Le rapport du songhaï avec les autres langues de cette famille est cependant contesté et certains le rapprochent des langues mandé (appartenant à la famille des langues nigéro-congolaises) avec lesquelles il partage de fortes similarités.

<strong>Les Groupes</strong>

Selon Robert Nicolaï, le songhaï se compose de deux groupes distincts de dialectes : songhaï méridional et songhaï septentrional. L'intercompréhension n'existe pas entre ces deux groupes.

<strong>Songhaï méridional</strong>

Le songhaï méridional est parlé principalement le long de la vallée du Niger, entre Djenné et Labzenga (au Mali) connu sous le nom de sonrhaï, puis le zarma en aval jusqu'au nord-ouest du Nigeria, le dendi dans le nord du Bénin. On le trouve aussi dans plusieurs villages du Burkina Faso et au Ghana. Les principaux dialectes (ces trois dialectes du Mali sont le songhaï proprement dit ou sonrhaï) : Hombori Senni, Koyra Chiini, Koyraboro Senni, autres dialectes : Djerma et Dendi

<strong>Songhaï septentrional</strong>

Le songhaï septentrional est parlé par des populations sédentaires d'Ingall et de l'Aïr, et dans les oasis de Tabelbala (en Algérie), ainsi par des populations nomades à Abala et Abalac au Niger, et au Mali à Ménaka. Les principaux dialectes : Tasawaq, Tadaksahak, Korandjé

<strong>Notes</strong>

Songhaï/zarma est un nom régional, bien qu'une langue nationale au Mali et au Niger. Si pour diffuser des émissions en cette langue la radiodiffusion du Mali utilise le nom songhaï, la radio Voix du Sahel du Niger utilise toujours le nom zarma, alors qu’ils ne font référence qu'à la même langue.

Langue de commerce et langue d'instruction au niveau primaire dans quelques écoles expérimentales à Gao (Mali). Le songhaï est parlé par un quart de la population du Niger, 17% de la population du Mali, et 4% de la population du Bénin. Le songhaï a connu son apogée au moyen-âge, plus particulièrement au moment de l'expansion de l'empire songhaï, il est devenu langue d'administration et langue véhiculaire des commerçants.

<strong>Exemples</strong>

Le Songhaï se prononce comme il s'écrit, ou plutôt s'écrit comme il se prononce. Ceci inclut les longueurs vocaliques marquées par des lettres doublées. On notera tout de même une exception pour les pluriels qui peuvent se terminer par ey ou ay mais se prononcent toujours ey. Aussi, on ne double pas les lettres en fin de mots monosyllabiques.]]> </content:encoded>
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<title>Ségou’Art 2019 : La galerie «Sunjata Créations» émerveille spécialistes et profanes des arts</title>
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<pubDate>Wed, 06 Mar 2019 00:49:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Avec son écriture artistique dénommée le «Bogopaint», qui est un mélange de tissus bogolan à la peinture, la Galerie «Sunjata Créations» a fait sensation à la Fondation du Festival sur le Niger à Ségou. Galerie invitée à l’édition 2019 de Ségou’Art, par la beauté esthétique de ses œuvres et par la profondeur des thématique qu’elles abordent, «Sunjata Créations» est parvenue à réconcilier simples amateurs et professionnels pointus des arts du continent et du monde.</em></strong>

De l’œuvre intitulée «le Pouce de la famille» à celle dénommée «Symphonie», en passant par des œuvres comme «Le Complot», «Le Joueur de Kora», «Les Danseuses de charme», «Le Balafoniste», «le Parfum du désert», «La Danse du couple», «Initiation maritale», et «Parole de musique», la dizaine d’œuvres exposées à Ségou’Art 2019, par la Galerie «Sunjata Créations», est une invitation à apprécier l’harmonie entre le bogolan et la peinture acrylique.

De cette harmonie, les œuvres de la galerie «Sunjata Créations» dégagent une beauté esthétique qui n’a d’égale que leur signification. En plus de leur spécificité d’être des œuvres collectives, la dizaine de tableaux exposés, avec manière, ramènent des profondeurs du riche patrimoine culturel africain des concepts artistiques et culturels, dans le but de jeter des ponts entre le passé, symbolisé par l’usage du «Bogolan» et la peinture acrylique qui reste une forte expression de l’époque contemporaine.

<img class="aligncenter size-full wp-image-2806824" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/03/SOUNDJTA-CREATION.jpg" alt="Ségou’Art 2019" width="720" height="540" />Selon Guédiouma Sanogo, Directeur général de «Sunjata Créations», le «Bogopaint» s’inscrit résolument dans le contexte de la Renaissance culturelle africaine, dans la mesure où il contribue à faire connaître les valeurs de la cosmogonie africaine. Le Collectif d’artistes de la galerie «Sunjata Créations» s’est aussi inscrit dans la démarche de reprise du témoin du Bogolan, là où des stylistes de renom comme Chris Seydou l’ont laissé, pour lui ouvrir de nouveaux horizons. Nous nous rappelons que le Bogolan a été révélé au monde dans les années 80 par le styliste malien Seydou Doumbia dit Chris Seydou.

«Si celui-ci l’a introduit dans la haute couture et l’habillement, ‘’Sunjata Créations’’ en a fait un objet d’art plastique, en introduisant cette technique millénaire de teinture des tissus dans l’univers de l’art et de la décoration», nous a indiqué le Directeur général de «Sunjata Créations».  Et cela se voit très bien, le Bogolan est intégré de façon harmonieuse dans la quasi-totalité des œuvres de «Sunjata Créations», à travers une plastique qui utilise un large éventail d’objets sculptés peints comme la porte et la serrure dogon, les masques africains, les tabourets, les coffrets à bijoux, les statuettes, les walé, les animaux…

Contrairement aux autres galeries, «Sunjata Créations» n’expose pas d’autres artistes que ceux qui sont membres de son collectif de créateurs. «Sunjata Créations» collabore avec un certain nombre de peintres, dont la plus illustre est Mme Irina Condé, peintre russe de l’Ecole des Beaux-arts de Moscou, basée à Conakry. Le Promoteur de la galerie «Sunjata Créations» est l’honorable Guédjouma Sanogo, député de Sikasso, et est au centre de la conception et la production artistiques de «Sunjata Créations»

<strong>Assane KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ségou’Art 2019 : Adama Diarrisso interroge le mariage à travers son exposition «Bi Fourou»</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/segouart-2019-adama-diarrisso-interroge-le-mariage-a-travers-son-exposition-bi-fourou-2806823.html</link>
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<pubDate>Wed, 06 Mar 2019 00:42:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Interroger l’amour pour tenter de décrypter les causes des nombreux divorces qui minent notre société, est le défi qu’Adama Diarrisso, jeune artiste peintre malien, vient de relever dans son exposition intitulée l’amour. Dans le cadre de la 2<sup>ème</sup> édition de Ségou’Art, l’Institut Kôrè des Arts et Métiers/Centre culturel Kôrè de Ségou a donné une opportunité dans une exposition «OFF» à ce jeune talent de la peinture malienne de présenter son travail. </em></strong>

«Les dimanches à Bamako, ce sont les jours de mariages». Ce refrain de la chanson d’Amadou et Mariam, très connue en Afrique et dans le monde, cache difficilement le nombre de procès en divorce inscrit au rôle des différents tribunaux du Mali. En effet, s’il y a un pays, où on se marie beaucoup, c’est bien le Mali. Mais, au regard des nombreux procès en divorce, l’on peut sans risque de se tromper dire que le Mali a tendance à battre les records en la matière.

Cette problématique dramatique qui a tendance à devenir un fléau dans la société malienne, vient d’inspirer le travail artistique d’Adama Diarrisso, jeune artiste plasticien malien. Comme troublé par ce drame, l’artiste nous propose 15 œuvres qui nous poussent à la réflexion sur les causes profondes de cette problématique, même s’il a sa petite idée.

Pourquoi tant de divorce ? Est-ce par manque d’amour ? Est-ce parce que les jeunes sans être prêts se précipitent pour se marier ? Ou, pour certaines jeunes filles, c’est tout juste pour le plaisir de porter la robe de mariée, elles aussi ? Ou, encore, est-ce parce que jeunes hommes et jeunes femmes ont fréquenté plusieurs marchés avant leur mariage ? Et, conséquemment, personne ne parle de virginité ? Ce sont autant d’interrogations qu’Adama Diarrisso se pose dans son travail artistique exposé dans la salle d’exposition de l’IKAM à Ségou.

«J’ai choisi de travailler sur cette thématique, parce que c’est une préoccupation de ma société. Le sujet est d’actualité : les jeunes filles comme garçons veulent se marier alors qu’ils ne sont pas prêts à affronter les difficultés de la vie de couple», a indiqué l’artiste. Auteur de 4 expositions individuelles en 2014, 2015, 2018 et 2019 à Anko’Art, après avoir raffermi sa technique picturale à travers le concept «Racine», qui donne une allure de sculpture plate à ses œuvres, Adama Diarrisso, dans son exposition «Bi Fourou», nous propose 15 œuvres de belle facture.

Du concept de la «famille» au concept «du regard de la société», en passant par «Court séjour», «L’amour», «La confusion», «Les disputes», «L’apitoiement», «Le secret ou Goundo», «Le foyer ou Gwakulou», «Trouble», «Racine», «Ngloma», «Ma robe de marié», «La chambre nuptiale», et «Pour mieux vivre», Adama Diarrisso expose avec le pinceau ce qui pourrait être les causes du divorce et les conséquences du divorce.

<strong>Assane KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Rentrée littéraire 2019 : les Ecrivains se mobilisent au Mali pour «Un monde de la rencontre»</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/rentree-litteraire-2019-les-ecrivains-se-mobilisent-au-mali-pour-un-monde-de-la-rencontre-2806820.html</link>
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<pubDate>Wed, 06 Mar 2019 00:38:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour ses 11 ans, la Rentrée littéraire du Mali s’est déroulée du 19 au 23 février 2019 simultanément à Bamako, Sikasso, Djenné et Tombouctou. Pour cette 11<sup>ème</sup> année, le thème retenu par les organisateurs est «Un monde de la rencontre». L’annonce a été faite au cours d’une conférence de presse organisée en prélude à cet événement culturel à la Maison de la presse. C’était le vendredi 8 février 2019 sous la présidence d’Ibrahim Aya, directeur de la Rentrée littéraire du Mali. On notait la présence des partenaires comme le ministère de la Culture, l’Union européenne, l’Institut français et la Sotelma Malitel, etc.

À l’entame, Ibrahim Aya a remercié d’abord les partenaires qui étaient présents dans la salle. «Depuis fort longtemps nous sommes accompagnés de façon régulière ce qui est extrêmement important», a-t-il reconnu. Selon Ibrahim Aya, l’année dernière, la Rentrée avait entamé son extension à l’intérieur du Mali. Et Tombouctou et Djenné ont reçu des évènements cette année-là. Il conclura que chaque année, ils reçoivent des écrivains des cinq continents.

Hamidou Konaté, président de l’organisation malienne des éditeurs de livres dira que «la Rentée est un peu la vitrine de tout ce que nous faisons». Parce que les auteurs et leurs œuvres sont les propriétés des éditeurs. Avant d’ajouter que : «Nous avons commandité une étude sur le secteur du livre au Mali qui a été financée par nos amis du Canada. De cette étude est sortie un certain nombre de constats : les défis et difficultés».

De son côté, Ousmane Konaté, président de l’Union des éditeurs malien, a estimé que la Rentrée littéraire est la Rentrée des écrivains même si l’essentiel est orienté vers les jeunes. La Rentrée littéraire est un événement culturel annuel qui progresse au fil des ans.

Pour rappel, créée en 2010, elle a célébré ses 10 ans lors de son édition de 2018, qui s’est déroulée du 17 au 24 février sur le thème : L’humanité est un lien. Ce jubilé a été commémoré à la fois comme un moment de rétrospective, de prospective et de fête. Cet anniversaire a été l’occasion d’étendre l’évènement aux emblématiques cités des manuscrits de Tombouctou et de Djenné. La Rentrée littéraire du Mali a pour objet le livre, défini comme : «expression de la pensée et témoignage de l’être, support essentiel d’accès au savoir, aux compétences, à la diversité culturelle et linguistique, à la liberté et à la paix». Le livre est ainsi vu comme «un outil de progrès et de développement».

La Rentrée littéraire se fixe comme objectif de «faire du Mali un des grands rendez-vous de la célébration et de la diffusion de la création littéraire et intellectuelle en Afrique». Elle entend «contribuer à l’amélioration de la structuration et de l’intégration de la filière du livre en Afrique en général et au Mali, en particulier, en promouvant les auteurs et la diffusion de leurs œuvres».

À cet effet, elle met en lumière, les métiers, les productions, les activités et les besoins et projets des différents acteurs de la filière du livre : auteurs, éditeurs, diffuseurs, critiques, bibliothécaires, documentalistes, animateurs, médias, lecteurs. Cette promotion se fait dans un échange d’expériences et un partage de savoirs avec des acteurs du livre et de la lecture d’autres continents.

Cette édition a été marquée par des cafés littéraires, lectures, dédicaces, tables rondes, débats, ateliers, hommages, spectacles, prix littéraires 2019.

<strong>Source: notrenation.com </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Salif Traoré rassure les populations</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/salif-traore-rassure-les-populations-2806817.html</link>
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<pubDate>Wed, 06 Mar 2019 00:32:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Division Salif Traoré, était en visite mardi 26 février à Banamba. À la tête d’une forte d’une délégation, le ministre, après les civilités rendues aux notabilités, a successivement visité le camp du détachement de l’armée, la Brigade territoriale de la gendarmerie, avant de rencontrer à la mairie, les élus, les représentants des jeunes et des femmes de la ville de Banamba. Le maître-mot à cette rencontre a été «insécurité», un sujet de préoccupation majeure pour les populations. La construction d’un camp militaire, la sécurisation des écoles de Sébété et de Touba, en proie aux menaces terroristes et l’ouverture d’autres écoles relevant du cercle ont été largement évoqués. En réponse, le Général de Division Salif Traoré a rassuré les populations de Banamba, à travers leurs représentants, que dès le lendemain, des éléments de la Garde nationale viendront en renfort aux forces déjà sur place. Certains de ces éléments, dira le ministre, iront sécuriser les écoles de Sébété et de Touba. Quant à la construction du camp, le Général Salif Traoré a promis de rencontrer, dès son retour, son collègue de la Défense et des Anciens combattants, pour une meilleure diligence de cette activité.

<strong>«Hakilitan» ou mémoire en fuite</strong>

Ce film de 75 mn n’est pas fait pour la majorité des cinéphiles comme nous. Il ne peut être compris que par les professionnels du 7<sup>ème</sup> Art. Un docu-fiction projeté à 8 heures au Ciné Neerwaya ouvre le bal des 3 films burkinabè en compétition au Fespaco, 50<sup>ème</sup> anniversaire. L’auteur, Issiaka Konaté, nous dit, au départ, que c’était un documentaire sur lequel il s’était lancé, puis le charme des 50 ans du cinéma de Ouagadougou l’ont contraint à faire garder la mémoire. Une mémoire du cinéma perdue dans les dédales de la grande inondation de 2009, que la capitale du Faso a connue et qui a emporté des œuvres gigantesques de la cinématique du Faso. La mémoire collective filmique africaine a donc frôlé une destruction totale lors des ces inondations si bien que le film l'en évoque à travers l’histoire individuelle d’un professeur amnésique, qui oublie tout, malgré une relation amoureuse avec une de ses étudiantes et dont la vie remonte, par bribes, à la surface. Les puristes apprécieront.

<strong>L’Afrique du sud propose «Coudre l’hiver à ma peau»</strong>

Le premier film sud-africain en compétition long métrage pour l’Étalon du Yennenga, «SEW THE WINTER TO MY SKIN», a bouclé les projections dominicales de ce 24 février. Le film est absolument long (118 mn) et son réalisateur Jahmil X.T. Qubeka peut l’expliquer par le fait qu’il y a de nombreuses scènes muettes en paroles ; cette absence de dialogue est un message en lui-même et arrive par-dessus le marché à proposer une sorte de thriller qui vous tient perpétuellement en haleine. Le film commence sur l'image de chasseurs munis de chiens qui traquent une forme sombre et boueuse, avant de faire un bond en avant, dans le temps, pour arriver au moment du procès de l’État contre Kepe, reconnu coupable pour 37 chefs d'accusation et condamné à mort. Un journaliste couvre le procès, et c'est sa machine à écrire qui sert d'outil permettant au film de sauter d'avant et arrière, dans le temps, pour retracer le parcours de Kepe, un hors-la-loi, autoproclamé le «Samson des monts Boschberg», qui volait du bétail et des vivres aux fermiers blancs pour les donner aux indigènes pauvres. On est donc bien dans l’Afrique du sud de toutes les injustices et de toutes les cruautés.

<strong>«Jusqu’à la fin des temps»</strong>

Derrière l’expression de l’affiche du film de la réalisatrice algérienne, Yasmine Chouik, il faut trouver en réalité la mort ! L’effroyable mort, dépeinte et galvaudée dans tous les sens. Une Ziara d’été (pèlerinage), un marabout bienveillant qui veille sur les âmes des défunts des villages alentours, une sexagénaire qui vient pour la première fois se recueillir sur la tombe de sa sœur et qui fait la connaissance du fossoyeur et gardien du cimetière au point de lui demander de l’aider à organiser ses propres funérailles, un jeune chômeur qui flaire un business de faire des affaires sur les futurs défunts qui doivent signer un document…c’est tout simplement, un autre cinéma sur une autre façon de traiter la mort banalisée ici avec de futures funérailles qui vont bouleverser le quotidien de ce village et le transformer alors en théâtre amoureux. Le film est d’une belle facture et le jury qui est présidé par une Algérienne aura du pain sur la planche, puisque sa compatriote opte pour des plans larges et des décors naturels qui traduisent le milieu rural dans lequel se déroule cette histoire, tout en redonnant vie à des lieux réservés aux morts et en faire un lieu de vivre-ensemble où l'amour se substitue à la…mort.

<strong>Keteke ou le train </strong>

Le Ghana a servi un film caustique, donc inédit à une compétition de cinéma africain ; l’humour que les deux personnages qui tournent entièrement ce film de 70 mn ont procuré au public se le dispute à la vie de ce couple qui se joue toutes les scènes du film à la dérision. Pour avoir raté le seul moyen de locomotion disponible dans leur bourgade qu’est le train (Keteke veut dire train en langue akan), le couple va vivre un chemin de croix pour mettre au monde son premier bébé, finalement dans un vieux train en partance pour une maintenance, grâce à des mécanos devenus le temps d’un voyage des gynécologues. Le réalisateur, dans des contours comiques et un scénario tonique, nous montre deux personnages truculents qui cherchent par tous les moyens à être à l’heure pour l’accouchement. Le film aurait pu avoir plus de réaction à l’applaudimètre si le réalisateur n’avait pas «privé» les francophiles de mieux comprendre les dialogues (en anglais, la traduction du film était aussi en anglais).

<strong>Le Mali au Fespaco </strong>

Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) célèbre son 50e anniversaire du 23 février au 2 mars 2019. Quelle sera la représentation du Mali à ce cinquantenaire du Fespaco ? Le film long métrage Chitane de Assane Kouyaté a été financé par l’Etat à travers le CNCM (Centre national de la cinématographie du Mali) pour représenter le pays à la compétition officielle. Mais il semble qu’il n’est pas achevé pour des raisons techniques et de sérieux problèmes de gestion financière. En définitive, c’est le film de fiction Barkomo de Boukary Ombotimbé qui a représenté le Mali dans la compétition phare des longs-métrages. Côté films documentaires, il y avait deux films maliens : «Dawa», L’appel à Dieu, du jeune réalisateur Malick Konté et «Jamu Duman» (Quel valeureux nom as-tu ?) de Salif Traoré. Aussi, «Village apaisé» d’Issouf Bah a défendu le Mali en compétition de films d’animation. Boubacar Sidibé, avec son nouveau film «La langue et les dents», était en compétition dans la série TV.

<strong>«INDIGO»</strong>

De nouveau, une réalisatrice en long métrage pour l’Etalon du Yennenga. Les femmes pèsent, visiblement, sur ce Fespaco 50 ans et la Marocaine Selma Bargach ne se raconte pas conter avec son film «INDIGO», un film de toutes les couleurs ! Nora est une petite fille de 13 ans ; elle se sent abandonnée. Après un choc émotionnel, Nora se réfugie dans le monde de la voyance pour échapper à la brutalité de son frère Mehdi. Nora découvre un cadeau qui pèsera sur elle comme une malédiction et provoquera des malentendus autour d'elle. Livrée à elle-même et cherchant désespérément une certaine façon de prouver qu’elle existe dans sa particularité et dans sa différence, le film marocain joue sur le tableau de l’enfance abandonnée par une société d’égoïstes, préoccupée par ses propres problèmes et qui  ignore tout de la souffrance des enfants. Ce film est capable de faire gagner à sa réalisatrice le trophée du meilleur rôle féminin incarné par cette petite fille Rim Kettani.

<strong>Un autre mensonge </strong>

Le forum de Goundam, encore un forum «préfabriqué». Un forum de trop dont les conclusions sont déjà rédigées et où les participants n'ont pas eu droit à la parole. L'habitude est une seconde nature ! Beaucoup de notables et de cadres qui se sont déplacés à leurs frais sont sortis de la salle pour manifester leur colère. Il faut changer de style. Laissons les locaux organiser leurs fora. L'administration doit accepter réellement le transfert du pouvoir. La décentralisation des années 92 a échoué parce que l'administration a exercé une résistance qui a fait que le transfert des compétences et des fonds n'a pas été effectif jusqu'à nos jours. Qu'on ne s'étonne pas des réactions des populations qui avaient une grande attente de ce fort.

<strong>La DGSE achève…</strong>

Les éléments de la DGSE malienne ont engagé une opération de ratissage au cours de laquelle, ils ont découvert le second véhicule kamikaze retranché sur le flanc du Nianankoulou. Le second groupe attendait la nuit pour déguerpir des lieux. Après des échanges de coups de feu, dans l'après-midi de dimanche, la force spéciale de la SE a neutralisé un assaillant et récupéré des sacs contenant des munitions de divers calibres, des chargeurs garnis, des grenades, des armes AK-47 et des bouteilles d'essence ainsi que des effets militaires. Les autres membres du commando ont été mis en déroute, les recherches se poursuivent.

<strong>Faso : découverte d’armes et de munitions</strong>

Burkina, dans la région de l'est, une base terroriste démantelée. 29 terroristes «mis hors d'état de nuire», une importante quantité d'armes, de munitions, de vivres et de matériels roulant et divers détruite ; une importante quantité d'armes (dont un 12.7 et des kalachnikovs) et de munitions, du matériel militaire (dont des gilets pare-balles et des casques), de carcasses de motos et de matériel divers (marmite, bouteille de gaz).  Voici l’importante «moisson» présentée à une équipe de presse au camp militaire de Fada N'Gourma (région de l'Est), le dimanche 24 février 2019. Avec la précision que ce n'est qu'une partie du matériel saisi au cours d'une opération conjointe menée dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 février. Tout est parti du braquage et du pillage d'une pharmacie à Kompienbiga par des individus armés non identifiés, le 19 février dernier. La riposte des forces de défense et de sécurité a permis de «neutraliser» 6 d'entre eux. Le ratissage dans les localités de Kompienbiga, Kabonga et dans la zone du campement présidentiel, mené conjointement par les forces spéciales et les forces aériennes et terrestres, a permis de localiser une base terroriste dans la forêt de Kabonga. «À l'issue de la surveillance de la zone, des frappes aériennes ont été faites avant que les forces spéciales et terrestres n'entrent en action», explique le directeur de la communication et des relations publiques des armées, le Colonel Karim Ouily, ajoutant que 23 autres terroristes ont été «mis hors d'état de nuire» et que le campement présidentiel a été sécurisé. L'enquête et les opérations suivent leur cours, a simplement répondu le colonel Karim Ouili aux questions sur la présence d'autres bases dans ladite forêt et sur le lien entre la base détruite et les attaques récentes dans la région de l'est. Il précise néanmoins que l'opération est menée exclusivement par les forces burkinabè.

<strong>Un officier du Gatia lâchement tué </strong>

Les faits se sont produits en début de soirée de mercredi 20 février dernier, dans la région de Ménaka. Des individus armés sur trois motos on fait irruption au domicile d’un des officiers du Gatia répondant au nom de Youness Ag Hamadi Iknane, à Inegar, localité située à environ 30 km au nord-ouest de Ménaka. L’officier, bien que n’étant pas en position combattante, a tenté de se défendre. Il finira par être tué par les assaillants. Lesquels ont aussi grièvement blessé sa femme et l’une de ses proches.

<strong>20 briques de chanvre indien saisies </strong>

20 briques de chanvre indien ont été saisies, le lundi dernier, à Ouolofobougou, dans un quartier de la Commune III du District de Bamako. Selon la police du Vème Arrondissement, la drogue était emballée dans des cartons de condiment «Soumbala». Le convoyeur du produit stupéfiant est en détention au Commissariat de police et les enquêtes sont en cours pour retrouver ses complices et démanteler le réseau.]]> </content:encoded>
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<title>Le Cameroun a fait dérouler «Les armes miraculeuses»</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/le-cameroun-a-fait-derouler-les-armes-miraculeuses-2806843.html</link>
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<pubDate>Wed, 06 Mar 2019 00:21:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ah, que je voudrais bien que mon pays, le Mali, dont la délégation avoisine maintenant les 100 personnes, avec une communauté de ressortissants assez nombreux résidant au Faso, parlent d’une même voix, pour faire comme le Cameroun ce lundi 25 février, en accompagnant ses ambassadeurs du 7<sup>ème</sup> Art !

Le Cameroun a mis les petits plats dans les grands avec la projection du film «Les Armes Miraculeuses» de Jean Pierre Bekolo, un prétendant sérieux au titre d’Étalon samedi prochain. Les Camerounais chatouillent les Burkinabè en arguant venir remporter la Coupe d’Afrique du Cinéma après que la CAF leur eut retiré la CAN de Football sur le plan de l’organisation.

Une salle du Ciné Burkina archicomble où les journalistes camerounais pouvaient à eux seuls remplir sa moitié, un cocktail avec une vingtaine de mets pour servir le public gratuitement avant la projection au point de faire ombrage au restaurant local du ciné Burkina, deux diapo de 3 mn chacun, diffusés avant la projection du film, relatant le parcours du pays au Fespaco depuis 1976, où il a glané son premier Étalon, conclu par le message du ministre de la Culture, Pierre Ismaël, qui dit attendre le sacre final et une invite à appeler les festivaliers à découvrir Douala, capitale d’un écotourisme, des artistes locaux de Ouaga, enfin, qui font entrer, sous une haie d’honneur, dans la salle, le réalisateur du jour, Jean Pierre Bekelo…

Le Cameroun aura fait forte impression ce soir ! Surtout que le public en a eu pour son compte, avec un excellent film de 99 mn qui ne se raconte pas mais qui se vit. Trois femmes sont amoureuses d’un homme noir qui se trouve dans le couloir de la mort, un condamné à mort qui rêve autrement de liberté, même en se sachant condamné à être exécuté.

Au-delà de son traitement des relations de chacune d’elles avec l’homme, le réalisateur questionne la condition du Noir dans le monde d’aujourd’hui et appelle à une relecture du concept de la Négritude, la situation du Noir qui est déjà condamné (donc c’est comme une métaphore) et du concept de la peine de mort, c’est-à-dire des hommes qui décident qu’un autre homme va mourir parce qu’il a fait ceci ou cela. Le film camerounais pourrait laisser des traces au Faso.

<strong>Mouta </strong>

&nbsp;

<strong>Le Kenya et son film polémique «rafiki» ou l'homosexualité sur les écrans </strong>

<strong><em>C’est un film osé et poignant qui fera grand bruit au Fespaco et dans certains pays qui décideront de le projeter, qui a été servi,  lundi 25 février dans la nuit, au public ouagalais ; un film dont la force et le courage de la réalisatrice doivent être salués, nonobstant toutes les critiques qui en découleront sur un sujet tabou qui fut la cause même de sa censure dans son pays, le Kenya. </em></strong>

Mais on peut se rappeler qu’en septembre dernier, on apprenait que la cour de justice kényane a finalement autorisé la diffusion temporaire (7 jours seulement) de ce film qui narre une histoire d’amour homosexuelle, l'autorité de régulation du pays ayant interdit la sortie, l’accusant de faire la promotion de l'homosexualité.

Rafiki ou «Ami» en swahili raconte l’histoire de deux étudiantes dont les pères sont des adversaires politiques où, pour avoir déchiré l’affiche de campagne électorale du premier, la fautive viendra s’excuser tout en tombant amoureuse l’une de l’autre. Les scènes sont surréalistes dans une Afrique conservatrice, surtout à l’écran, qui plus est, avec des adolescentes (un amour lesbien, dans un pays où l’homosexualité est illégale).

Les paroles sont elles aussi directes : «tu crois que ça plaît à Dieu de voir deux hommes baiser entre eux» ou «les filles des politiciens collés comme des chiens». Somme toute, «Rafiki» affiche une formidable et belle histoire d'amour émouvante, engagée et féministe avec de la romance à couper le souffle de deux jeunes lesbiennes qui ont osé.

Cependant, la réalisatrice Wanuri Kahiu, 38 ans, de cet amour interdit qu'est homosexualité, surfe très bien sur les causes d’une société où les parents n’ont plus de temps pour leurs enfants, occupés à chercher le pouvoir par tous les moyens en plus d'un sermon de la religion : «Retournons à Dieu» !

<strong>Mouta</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Apolline du Faso revient avec «Desrances»</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/apolline-du-faso-revient-avec-desrances-2806834.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Mar 2019 23:04:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En 2017, cette brave femme que les cinéphiles maliens connaissent avec la série «Mounia et Rama», s’était fait remarquer avec «Frontières», un road-movie qui démarrait de Dakar à Lagos en passant par Bamako, Ouaga et Cotonou. </em></strong>

«Desrances» projeté ce mardi dernier est un film dramatique de 96 mn tourné majoritairement en Côte d’Ivoire et qui aura englouti plus de 700 millions de FCFA puisque les acteurs ne sont pas n’importe qui : Jimmy Jean-Louis, un acteur de Hollywood par exemple. Le film commence alors en Haïti où Francis Derrances assiste au décès de ses parents, massacrés par des soldats du régime dictatorial en place.

Installé à Abidjan, avec sa femme Ivoirienne, Aïssey, et sa fille Haïla, 12 ans, il attend avec impatience la naissance d’un héritier, dernier descendant de la famille Desrances puisque, pour lui, avoir un fils est crucial depuis l’anéantissement de son pays d’origine, ravagé par un terrible tremblement de terre en janvier 2010. Sa joie est de courte de durée car, alors qu’Aïssey est sur le point d’accoucher, une guerre civile éclate à Abidjan et la capitale est à feu et à sang. Mais Francis doit amener sa femme à l’hôpital.

Quelques heures plus tard, au milieu du chaos, Francis constate que son fils nouveau-né et son épouse ont disparu. Bien décidé à conjurer le malheur qui s’est une fois de plus abattu sur lui, il part à leur recherche avec courage et détermination en dépit des escadrons de la mort. Malgré son refus, sa fille Haïla décide de l’accompagner dans sa quête.

Ensemble, père et fille traversent la ville et affrontent ses multiples dangers. Au fur et à mesure de leur périple, Francis va découvrir le courage insoupçonné de sa fille Haïla, et comprend qu’elle est la digne héritière de son illustre ancêtre : Lamour Desrances, un esclave devenu général dans l’armée de Napoléon. Le film est beau, les acteurs sont magnifiques et les effets spéciaux sont dignes d’un thriller américain.

<strong>Moustapha MAÏGA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Youssouf Cissé dit Baba réalisateur :  «Je dénonce l&amp;apos;injustice de l&amp;apos;OIF envers les jeunes porteurs de projets»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/youssouf-cisse-dit-baba-realisateur-je-denonce-linjustice-de-loif-envers-les-jeunes-porteurs-de-projets-2806839.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Mar 2019 00:09:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Youssouf Cissé dit Baba, producteur, réalisateur, monteur, gérant d’Afrimage, est le fils du grand cinéaste malien Souleymane Cissé. C'est grâce à son père qu'il est devenu réalisateur et producteur. Dans cet entretien, il nous parle de son parcours, ses projets, mais surtout la grande difficulté d'avoir du financement pour la réalisation des films. </em></strong>

<strong>Comment êtes-vous venus dans le cinéma ? </strong>

Le cinéma et moi, c’est surtout grâce à mon père, M. Cissé, cinéaste de son état qui m’a introduit et formé durant trois ans d’apprentissage en production réalisation, après mon Bac, pour qu’ensuite je me retrouve en formation professionnelle dans les laboratoires de post-production numérique chez Éclaire, GTC et KODAK en France et à Montréal. Ensuite, poursuivre à l’ISIS de Ouagadougou grâce à une bourse d’Africalia et au Mali pour compléter le tout avec un master 2 en communication-marketing.

<strong>Comment vous travaillez, est-ce que vous avez une structure ? </strong>

J’ai une organisation composée d’associations en incubation «Jâ-Labs», le centre de formation «Farafina-Jâ» et une agence de Production communication-marketing du nom d’Afrimage. Nos activités sont la promotion, la production, la formation et l’accompagnement dans le secteur du 7<sup>ème</sup> art et de l’audiovisuel en général. Elles s’articulent sur ces quatre éléments : récemment la relance des rencontres cinématographiques de Bamako-RCB 2018, initiées par l’UCECAO en 2004 dont le succès fut au rendez-vous, avec comme impact beaucoup de prise en compte de la valeur du 7<sup>ème</sup> art pour jouer un rôle considérable dans le développement socio-économique de notre pays.

Aussi, il faut savoir que le centre de formation FARAFINA JA et ses partenaires techniques et financiers ont formé et inséré des centaines de jeunes et vidéastes dans le secteur de l’emploi et de la création audiovisuelle avec comme impact, plus de contenus audiovisuels et la sécurisation positive de l’environnement socio-économique dans ces régions qui ont bénéficié de ces formations.

À propos de l’association d’incubation, Jâ-Labs, on se prépare à incuber des jeunes dames et filles issues de milieux défavorisés, pour une prise en charge en accompagnement dans le marché de la technologie numérique, notamment le graphisme, la vidéo et JRI, etc.

Car, après leur audition, il se trouve que beaucoup n’ont pas terminé leur cycle scolaire ou sont des mères au foyer à moins de 20 à 30 ans, mais sont à même de comprendre vite et de s’appliquer dans ce secteur avec beaucoup de volonté et un accompagnement dans la dignité et le respect qu’elles méritent. Ces dames sont prêtes à créer leur startup et à se lancer à la création et l’offre de service dans l’image et le son, grâce à l’accompagnement de Jâ-labs, dont la vocation est «seules la confiance et la volonté peuvent vaincre la pauvreté».

<strong>Quels sont projets et qu'est-ce qui est en gestation immédiate ? </strong>

Nos projets sont nombreux, mais 2019 s’annonce décisive dans le changement social de notre pays. C’est pourquoi notre organisation a décidé d’aller à la rencontre de ceux qu’on peut appeler les «sans voix» afin de leur permettre de communiquer et de s’insérer grâce aux NTIC à travers l’audiovisuel. Il s’agira de former et d’accompagner des centaines de jeunes dans trois villes du Mali, en proie au banditisme, au djihadisme à cause de la pauvreté. Ce projet vise à aider nos autorités et partenaires socio-économiques à relever le défi de la division intercommunautaire que notre pays traverse. Ce qui est sans précédent dans notre histoire culturelle.

Nous nous devons d’apporter notre contribution en tant que citoyen. Ce projet qui se clôturera par des festivités lors desquelles nos populations pourront voir, à travers des séances de projections publiques et des diffusions télé, des images qui reflètent les réalités d’autres communautés maliennes, dont les vécus et l’émotion ressentie par ces histoires pourront nous aider à mieux communiquer et à nous comprendre pour un avenir meilleur dans la paix et le développement du Mali. L’impact économique de ce projet vise à l’insertion, à travers un métier passionnant et créateur de vocation.

<strong>On a appris récemment que vous avez eu un problème de financement au niveau de l'OIF. Est-ce vrai ?</strong>

Pour ce dossier, un petit rappel s’invite. Effectivement, j’ai eu à travailler dans plusieurs universités privées au Mali avant d’être à mon propre compte aujourd’hui. Cette expérience fut une découverte pour moi, avec des jeunes de 16 à 29 ans, à la suite de laquelle, en tant que cinéaste et citoyen soucieux de l’avenir éducatif de notre jeunesse, je me suis engagé à écrire une histoire sur ce que j’ai vu et ressenti durant cette période. Ces récits sont la triste réalité que je déplore avec ferveur et qui m’a laissé sans voix.

Alors, je me suis dit que je me devais de le transmettre à travers mon métier, aux jeunes eux-mêmes d’abord et ensuite, les parents ainsi que l’exécutif de notre pays. Le Mali, aujourd’hui, dans ma vision de créateur et chercheur, traverse une crise sans précédent. Au-delà de la guerre, des problèmes intercommunautaires, du banditisme, de la pauvreté, etc., un autre souci majeur jalonne nos rapports, notamment ceux de l’éducation et du rapport entre les parents et les enfants.

Ces faits sont, dans la majeure partie, les conséquences de nos comportements et mœurs calqués sur des vies occidentales ou imaginaires avec comme impact (l’isolement, le mépris et le sarcasme à tous les niveaux sociaux de la capitale Bamako). Ceci est la confirmation d’une perte de référence cultuelle et de repère moral.

Pour résumer, il était important d’agir. C’est la raison de ce projet de série télé afin de montrer cette réalité négligée, au vu et au su de tout le monde, mais qui nous envoie direct dans une séparation sociale générationnelle. En tant que cinéaste, j’ai voulu apporter une lumière sur cette négligence afin d’interpeller l’opinion nationale et internationale pour parvenir à un changement dans la vie des jeunes, eux-mêmes, mais aussi des parents afin qu’ils surveillent et s’inquiètent davantage de ceux qu’ils vont laisser après eux.

En gros, voilà ce qui a été jugé de vulgaire et de complaisant avec des personnages paresseux, cupides, voire stupides, par Youma Fall, Directrice des langues et de la diversité à l’OIF. En d’autres termes, il aurait été simple de dire que ce projet ne pouvait les intéresser ou que ce projet ne rentrait pas dans leur objectif ou de diversité culturelle, mais elle a préféré une réponse vulgaire à une création authentique et même prémonitoire, car c’est cela aussi le pluralisme de la création avec des visions différentes pour un monde diversifié et non soumis à une volonté dictatoriale, couronnée de mépris et de sarcasme se cachant derrière une institution.

Cette remarque que je dénonce aujourd’hui existe sûrement depuis plusieurs années, dont les jeunes cinéastes ou porteurs de projet font face sûrement de manière délibérée et n’osent pas le dénoncer, peut-être, par peur d’être rejeté ou de mordre la main qui le nourrit ou pour d’autres raisons propres à eux. Car il faut vraiment oser et ne rien craindre en retour, pour donner un tel avis sur le travail intellectuel de création d’un autre individu de sens moral et de dignité, sans chercher le fond, et la volonté qui anime ces écrits.

Je ne dis pas que mon travail est parfait, sûrement pas, car nul est parfait. Mais les insultes en sont de trop, car si ça devrait leur arriver de telles insultes, vous imaginez la suite. C’est la raison pour laquelle je ne répondrais pas en insultant, mais, avec respect, dû à mon statut et intelligence, mais aussi par respect pour l’institution pour laquelle j’ai eu confiance. Et surtout pour que ça n’arrive pas à d’autres que je dénonce aujourd’hui ce genre d’ingérence gratuite et méprisante.

Dans ce que je peux appeler un abus de pouvoir décisionnel sur le travail de longue haleine, de sacrifices avec beaucoup de courage et d’abnégation, qui se voit jugé par quatre petits mots insignifiants mais insultants pour la création et le travail de recherche fourni par les jeunes cinéastes, ça ne peut être que la preuve d’un mépris ou d’un sarcasme envers nous, ou plus précisément notre communauté. Le plus drôle, on nous écrit que ce compte-rendu de la commission chargée d’évaluer les projets n’est pas publié, juste que ça reste entre vous et nous.

Pendant qu’eux-mêmes multiplient les communications pour nous demander de soumettre nos projets en toute transparence, tout en faisant croire à nos autorités et populations de leur appui et de leur soutien à nos initiatives quelles qu’elles soient, pour ensuite conclure à une insulte. Et c’est en cela que l’inefficacité, ou le laissez-allez de certains personnels avec des postes à responsabilité, qu’ils ou elles occupent dans une institution de telle envergure, doit être reconsidéré. Car trop c’est trop.

<strong>Quelle sera la suite de cette affaire ?</strong>

La suite de cette affaire, je ne pourrais pas me prononcer car j’attends un retour officiel, non seulement pour le mépris, mais aussi pour que la dignité des créateurs et porteurs de projets soit respectée et établie afin que leur vision aussi soit mieux appréhendée au lieu d’être juste flirtée. En ceci, je m’en tiens aux procédures engagées de mon côté afin que le respect que chacun mérite dans ses travaux soit dû.

<strong>Quels sont vos projets pour l'année 2019 ? </strong>

2019 réserve des surprises avec beaucoup d’émotions et de solidarité pour tous, car nos activités, qui démarqueront très bientôt, seront des moments sans précédent pour le développement de certaines régions du Mali à travers Afrimage et ses partenaires.

<strong>Avez-vous des mots pour conclure cet entretien ?</strong>

Je souhaite vivement à tous les concitoyens maliens, africains et du monde, soyons passionnés dans tout ce que nous entreprenons, en ayant la solidarité, la compassion et la compréhension dans nos cœurs pour les uns et les autres. Car nous restons humains de la même planète et les actes de chacun comptent vivement pour un monde meilleur.

<strong>Entretien réalisé par Kassim TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Coup de fil du président au chef de file de l’opposition : Et si une alliance naissait contre Soumeylou Boubèye Maïga ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/coup-de-fil-du-president-au-chef-de-file-de-lopposition-et-si-une-alliance-naissait-contre-soumeylou-boubeye-maiga-2805547.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 02:50:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La politique est une bête que nulle ne peut cerner totalement. C’est aussi une guerre perpétuelle d’intérêts. Et aujourd’hui, IBK, ou du moins son parti et son entourage, et Soumaïla peuvent tous trouver leur intérêt dans l’éviction de Soumeylou Boubèye Maïga, l’homme fort du moment.</em></strong>

Il n’est un secret pour personne que Soumeylou Boubèye Maïga est devenu une véritable épine dans le pied des membres du RPM (Rassemblement pour le Mali) et de la famille du président, d’aucuns osent même dire pour le président.

Depuis son arrivée à la primature et la réélection très contestée d’IBK, Soumeylou Boubèye Maïga semble être la plaque tournante du pays. Il règne en maître sur tout, pour certains, il dirige même le président IBK. Ses ambitions pour le futur font qu’aujourd’hui, il entretient de très mauvaises relations avec l’opposition, avec la majorité et même avec certains religieux poids lourds. Ce qui amène à croire qu’une alliance entre Tréta, la famille d’IBK et Soumaïla Cissé peut bien naître dans la seule optique de dégager l’obstacle qu’est devenu Soumeylou Boubèye Maïga.

Ainsi, au-delà d’un simple appel téléphonique, si Soumaïla Cissé devient le Premier ministre d’un gouvernement d’union nationale dans lequel presque tous les partis du pays se retrouveront. Par cette manœuvre, le tout-puissant Premier ministre devrait être évincé du pouvoir ; les religieux qui demandent son départ reviendraient dans les rangs et le peuple qui aime les réconciliations en applaudirait.

Ceci n’est qu’une analyse, mais qui sait ? Peut-être que l'analyste stratège et le politique cogitent dans le même sens ? Néanmoins, il reste important que le départ ou le maintien de Soumeylou Boubèye Maïga devrait se faire uniquement dans l'intérêt du peuple souverain du Mali, et non de quelques personnes et leurs intérêts égoïstes.

<strong>Le Panaf   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interdiction de circuler entre 18 heures du soir et 6 heures du matin : Une mesure strictement respectée par les usagers</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/interdiction-de-circuler-entre-18-heures-du-soir-et-6-heures-du-matin-une-mesure-strictement-respectee-par-les-usagers-2805519.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 00:57:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le souci de venir à bout de l’insécurité dans la zone, le gouverneur de la région de Mopti a interdit toute circulation de véhicules de transports en commun, les particuliers et motos sur toute l’étendue du territoire de sa région entre 18 heures du soir et 6 heures du matin. </em></strong>

La présente mesure, qui est entrée en vigueur depuis le 1<sup>er</sup> avril 2017, est scrupuleusement respectée par les usagers. Cela, vu le nombre de cars et bus de transports en commun en attente de la sortie de Sévaré et à l’entrée du territoire de Mopti au niveau du carrefour de Djenné.

S’il y a une décision salutaire prise par le chef de l’exécutif régional pour contrer l’entrée des jihadistes dans la région, c’est bien l’interdiction de circuler à motos et en véhicules entre 18 h et 6h du matin. Hormis les ambulances et véhicules militaires et des forces de sécurité, les autres usagers sont soumis à l’observation stricte de ces règles. Malgré les réticences de certains usagers de la route, le gouverneur a maintenu le cap en observant la décision entrée en vigueur depuis le 1<sup>er</sup> avril 2017.

Près de deux ans après, des citoyens se prononcent sur le bien-fondé de la mesure qu’ils considèrent dissuasive. Aly Kéïta, cadre travaillant dans un organisme international à Sévaré, apprécie : «Cette interdiction de circuler entre 18h et 6h du matin faite aux usagers de la route a fait des effets salvateurs. Elle a permis de contrôler le trafic d’armes et autres objets dangereux par les transports en commun. Même si les forces de sécurité et de défense se réservent à communiquer le nombre de personnes épinglées, tout porte à croire qu’il y a eu des cas épinglés. Chose qui a permis de maintenir la situation sécuritaire stable au niveau de Mopti. Pour ma part, cette mesure mérite d’être maintenue jusqu’à la stabilisation totale du pays».

Même appréciation du côté de ce chauffeur de car qui a voulu garder l’anonymat : «Nous sommes les premiers bénéficiaires de ces mesures. Si, auparavant, les compagnies vous obligeaient à voyager à n’importe quelle heure de la nuit et des conditions difficiles, aujourd’hui, les départs et retours des voyages sont précis. Les Compagnies ont établi des calendriers qui ne dérangent pas les chauffeurs, encore moins les voyageurs. Ces derniers n’ont aucun souci à se faire par rapport à leur arrivée à domicile. C’est un des avantages de cette mesure de sécurité instaurée par le gouverneur de Mopti».

L’insécurité routière est sensiblement réduite dans la région de Mopti. Tout le monde peut contrôler la circulation des engins à deux roues et les véhicules. Toute personne circulant aux heures indues est stoppée dans la circulation par les habitants des villages de passage. Dans certaines localités, les citoyens bloquent les voies de passage des motos et véhicules par des troncs d’arbre. Tout individu pris s’expose aux vindictes populaires, dans le cas contraire, il perd sa vie.

Pour éviter ces risques d’excès et de dérapage, les usagers de motos et véhicules particuliers s’interdisent de circuler aux heures indues. C’est une façon pour les populations de veiller à leur propre sécurité, d’où l’adhésion populaire. Vu l’impact positif qu’a engendré la présente décision, le Premier ministre, lors de sa visite à Gao, a souhaité son application dans cette région.

C’est pour dire que la mesure a produit les effets escomptés. Le gouverneur de Mopti aura eu le mérite d’avoir réduit l’insécurité et préservé jusque-là l’infiltration des terroristes dans la capitale de la Ve région par cette décision palliative qu’est d’interdire toute circulation de véhicules et motos entre 18h et 6h du matin.

<strong>Ambaba de Dissongo, de retour de Mopti</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Renforcement des capacités : l’Umav forme des parents d’élèves</title>
<link>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/renforcement-des-capacites-lumav-forme-des-parents-deleves-2805508.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 00:45:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv1863688294ydp3f943521msonormal" style="text-align: justify"><b><i><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Pour permettre aux parents d’élèves non-voyants et malvoyants de bien suivre leurs enfants à la maison, l’Union malienne des aveugles du Mali (Umav), appuyée par ses partenaires, leur a organisé vendredi 22 février une formation à son siège. </span></i></b></p>
<p class="yiv1863688294ydp3f943521msonormal" style="text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">L’objectif était non seulement d’aider les enfants malvoyants à lire et à écrire, mais aussi d’apprendre les différentes séries d’écriture en braille (écriture des non-voyants). La  formation concernait les parents d’élèves de l’Institut national des aveugles du Mali (Inam) et de l’école Prosper Kamara de Bamako. </span></p>
<p class="yiv1863688294ydp3f943521msonormal" style="text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Pendant deux jours, les participants ont été formés à comment aider un enfant non-voyant ou malvoyant à lire et à écrire en braille. Cela à travers la main, les doigts et des jeux de lecture et d’écriture. Il s’agit d’un jeu d’alphabet conçu pour développer le vocabulaire des enfants. </span></p>
<p class="yiv1863688294ydp3f943521msonormal" style="text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Pour accompagner ces enfants, des conseils pratiques ont été donnés par le formateur, Alphady Yaro, coordinateur de l’Education inclusive. D’après Alphady Yaro, aider un enfant à apprendre à lire et à écrire est une des choses les plus importantes que tous les parents peuvent faire. Selon lui, cette formation  identifie certaines façons de le faire. «Rappelez-vous que la meilleure façon d’aider votre enfant à lire et à écrire est de veiller à ce qu’il aille à l’école tous les jours, et qu’il ait de nombreuses occasions de pratiquer ses compétences en lecture et en écriture», a-t-il précisé</span></p>
<p class="yiv1863688294ydp3f943521msonormal" style="text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">À l’ouverture des travaux, le président de l’Union malienne des aveugles du Mali, Hadji Barry, a déclaré que les parents d’élèves ont un rôle important dans l’éducation des enfants. C’est la raison pour laquelle, il a demandé à tous les participants d’être assidus pour pouvoir suivre les enfants à la maison. «L’éducation est le meilleur moyen pour permettre à l’enfant de réussir. L’enseignant ne peut pas tout faire, il faut que les parents soient là afin d’accompagner les enfants pour la réussite totale», a-t-il ajouté.</span></p>
<p class="yiv1863688294ydp3f943521msonormal" style="text-align: justify"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Assan TRAORE/ Stagiaire</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le calvaire de nos Généraux...</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/le-calvaire-de-nos-generaux-2805539.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/armee/le-calvaire-de-nos-generaux-2805539.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 00:41:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>J'ai pu constater que de nombreux citoyens dénoncent la nomination des Généraux à des postes d'ambassades lointaines. Personnellement, je n'en suis pas surpris, car la gestion des affaires militaires ne s'improvise pas, surtout pour un Etat qui n'est pas seulement en guerre, mais qui est dépendant de l'aide des autres.</strong>

Les réunions, les promesses, les annonces, tout a été dit, mais rien de profond n'a été fait.  Malgré les apparences, le secteur de la défense reste l'un des plus maltraités du pays, le calvaire du soldat est réel et celui du Général est honteux.

Certains Généraux passent les dernières années de leurs activités à la maison, faute d'être dans les petits papiers. D'autres qui sont parfois les meilleurs, sont maintenus à des postes subalternes. Après les Colonels, la précarisation des Généraux devient une réalité dans notre pays.

La loi d'orientation et de programmation pour la période 2015-2019 n'a jamais pu être mise en œuvre, les dirigeants actuels ne connaissent pas la situation véritable de nos forces, ils ne se sont donné ni les moyens, ni la volonté. Alors, comment peuvent-ils proposer des pistes crédibles ?

<strong>Comprenez ma sidération lorsque j'ai lu ça….</strong>

Le Conseil Supérieur de la Fonction Militaire (CSFM) du Mali se réunit en session extraordinaire du 19 au 21 février 2019 pour discuter de la mise en œuvre de la loi d’orientation et de programmation militaire et de l’amélioration des conditions de vie et de travail des militaires. Je rappelle que cette loi arrive à échéance cette année…

La misère du militaire est exploitée à des fins politiques, on peut parler d'une armée d'en haut et d'une armée d'en bas. Le véritable problème des autorités est qu'elles n'ont pas été capables de mettre en œuvre des réformes structurelles crédibles pour doter le pays d'une armée solide. Les Généraux sont devenus un problème, il faut leur trouver des postes, or, l'Etat n'a rien prévu. Aucune organisation régionale ou internationale ne se précipite pour engager nos Généraux à des postes de commandement, ça en dit long...

Notre pays continuera comme ça, car l'écoute, la prise de conseil et le travail efficace semblent être les véritables faiblesses des décideurs. Même faire un bon communiqué reste problématique. Des officiers se retrouvent à des postes sans jamais savoir ce qu'ils doivent faire, faute d'un objectif national, clair et commun.

La désorganisation interne est flagrante, la prise de décision est loin d'être sérieuse. Les influences se mêlent et s'entrechoquent. Il ne faut s'étonner de la nomination des Généraux aux postes d'ambassadeurs, mais plutôt de la précarisation progressive des officiers maliens, faute d'organisation et de réformes...

Les succès ponctuels sont le fait de l'engagement personnel de certains militaires présents sur les théâtres d'opération. Ils font surtout preuve d'initiative. Au passage, je rappelle que le Mali n'a pas accueilli depuis 2012, la manœuvre Flintlock (exercice de grande envergure organisé par l'armée américaine). Avant 2012, le Mali l'organisait régulièrement.  Cette année, elle se déroule au Burkina Faso et réunit plus de 30 pays. C'est par ces évènements aussi que l'on jauge le sérieux des politiques mises en œuvre.

<strong>BST</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La colère du président du CNPM, Mamadou Sinsy Coulibaly, contre « les 1600 fonctionnaires qui ont pris le Mali en otage» :</title>
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<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 00:35:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>«Je préfère parfois même être en face d’Amadou Kouffa que d’être devant ces fonctionnaires malpropres…»</strong>

<strong><em>Dans une interview accordée au correspondant de VOA Afrique à Bamako, Kassim Traoré, le président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mamadou Sinsy  Coulibaly, a dénoncé la prise en otage de tout le Mali par certains fonctionnaires. Au nombre de 1600, ces fonctionnaires sont, selon lui, à bannir. </em></strong>

Le président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) est très remonté contre certains fonctionnaires qui sont, selon lui, à la base de tous les problèmes de ce pays. D’un ton très serré, il fustige le comportement de ces agents de l’État. «Les fonctionnaires ont pris en otage le secteur privé. Donc du coup, on est sous la coupe d’un certain nombre de fonctionnaires véreux, des fonctionnaires malpropres, des fonctionnaires qui ne pensent qu’à eux-mêmes», a-t-il déclaré au micro de Kassim Traoré.

Pour le président du patronat du Mali, ce sont 1 600 sur les 16 000 fonctionnaires qui prennent en otage le Mali. «Sur les 16 000, nous, nous pensons qu’il y’a 1 600 fonctionnaires qui sont des gens à bannir du secteur public, des gens qui doivent disparaître de la sphère publique», dit-il avant d’ajouter : «Ces 1 600 personnes, c’est eux qui ont pris en otage la population malienne. Ils ont pris en otage le secteur privé».

Mamadou Sinsy Coulibaly ne cache pas sa colère contre ces fonctionnaires «malpropres». Pour lui, ces personnes sont les pires des maux. «Moi je préfère parfois même être en face de Amadou Kouffa que d’être devant ces fonctionnaires malpropres qui sont en train de gérer la vie publique», laisse-t-il entendre. À l’en croire, le secteur privé joue son rôle. Désormais, il luttera pour que les gouvernants de ce pays prennent des décisions pour leur débarrasser de ces «1600 fonctionnaires qui ont pris en  otage» l’État malien. «On ne dit pas de les renvoyer, de les mettre dans la rue, mais qu’ils n’exercent plus de fonctions de responsabilité», sollicite le président du Conseil national du patronat du Mali auprès du gouvernement.

Le secteur privé menace de prendre des dispositions si le gouvernement  ne met pas à l’écart ces 1600 fonctionnaires. Le premier acte que compte poser le secteur privé, s’il n’est pas écouté, c’est de suspendre le paiement des impôts et taxes dans les jours à venir. Ensuite, M. Coulibaly menace de dire à tous les partenaires au développement du Mali, à tous ceux qui sont là pour le développement de ce pays : «voilà un certain nombre de fonctionnaires dont l’obtention de leur visa dans les chancelleries est conditionnée à la justification de l’origine des fonds qui vont servir à acheter le billet, et à payer les frais d’hôtellerie et de restauration en Occident».

Aussi, menace-t-il, en troisième point, de demander à ces chancelleries que si les fonctionnaires maliens envoient leurs enfants étudier, il faudrait qu’ils justifient la provenance des fonds et comment ces fonds ont été acquis. «On va demander à ce que tous les  fonctionnaires dont les enfants sont scolarisés dans les lycées français ou les lycées américains justifient l’origine de leurs fonds».

Une autre action que le secteur privé malien prévoit, c’est de passer dans chaque assemblée nationale de l’Occident, écrire à tout le monde, pour leur dire ce qu’on fait avec les fonds qu’ils distribuent au Mali pour un certain nombre de projets. «On a tellement de choses à faire qu’on peut débarrasser ce pays de ces 1600 fonctionnaires qui sont malhonnêtes vis-à-vis de leurs populations, qui sont malhonnêtes vis-à-vis des gens qui les ont nommés à leurs postes».

Pour le président du Conseil national du patronat du Mali, il faut dire merci à ces fonctionnaires pour que la jeunesse puisse trouver sa voie. «Ils sont même plus aptes à travailler. Ils ont aujourd’hui plus de 55 ans», crache-t-il. Pis, ces fonctionnaires ne pourront rien faire dans une administration digitalisée, selon lui.

«C’est eux qui empêchent la digitalisation de l’administration publique. Ils ne savent pas utiliser l’outil numérique, et si on l’utilise, ils ne pourront plus voler et ne pourront plus prendre en otage la population», dévoile-t-il au micro du correspondant de VOA Afrique au Mali, Kassim Traoré. Avant de terminer, M. Coulibaly appelle la jeunesse à s’ajouter au secteur privé pour la promotion de l’emploi.

«Il faut qu’on agisse. Il faut que la jeunesse s’adjoigne au secteur privé pour dire : ça suffit», sollicite-t-il avant de conclure : «C’est les jeunes qui doivent gouverner aujourd’hui. C’est les jeunes qui connaissent l’outil numérique, c’est eux qui savent comment on fait avec ces outils. Ce n’est pas nous, vieux, qui allons faire cela».

<strong>Boureima GUINDO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Yahiya Tandina, directeur adjoint de l&amp;apos;Ortm&#45;Tombouctou :   «Ma neutralité m’a mis à l’abri de beaucoup de choses…»</title>
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<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 00:33:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre des festivités du festival Diiri de Diré, dont le thème était «Rôle des médias dans le processus de paix, de réconciliation et du vivre ensemble», une conférence-débat a été animé à la mairie le lundi 18 février 2019. Le conférencier, notre confrère Yahiya Tandina, a témoigné de l'importance de la neutralité des hommes de médias dans une situation de crise.</strong>

Relativement au thème du Festival, le conférencier Yahiya Tandina, directeur régional adjoint de l'Ortm Tombouctou, a, au cours de son exposé, fait cas du rôle célébrèrent triste de la radio mille collines qui a conduit le Rwanda au génocide. Mettant l'accent sur l'importance de la radio dans la communauté, M. Tandina a rappelé cette assertion des grands spécialistes de la communication pour qui «si la radio est capable de détruire, nous devons nous concerter pour que la radio puisse être désormais un instrument pour qu’on ait la paix, pour consolider le vivre ensemble...».

Se servant de son expérience personnelle, le conférencier Yahiya Tandina dira que «aujourd’hui, les médias surtout les radios, jouent un rôle primordial pour l’information des populations urbaines et rurales. Certaines radios locales se voient comme espace d’expression des populations à la base, avec la complémentarité des radios internationales (RFI, BBC et VOA Afrique) qui ont des correspondants parmi nous. Un facteur important supplémentaire aux médias est sans doute les réseaux sociaux qui permettent de vivre en contact direct avec le monde entier, s’exprimer et d’apprendre des autres».

Revenant sur les médias et le journalisme en situation de crise, le conférencier a rappelé que la situation de crise au Mali n’est pas que l’envahissement du territoire mais aussi des greffes engendrées par les querelles politiques, des maladies épidémiologiques. Prenant le cas de l’épidémie d’Ebola, certains hommes de médias en avaient fait un mythe. N’eût été l’intervention de médecins pour expliquer que c’est une maladie qui se répand par le comportement, on en avait fait une malédiction.

«Juste pour dire que nous avons le pouvoir d’enflammer tout comme nous pouvons être des pompiers. Le journaliste en situation de crise doit être le professionnel suivant l'éthique et la déontologie qui exigent des principes à suivre», a-t-il déclaré. Cependant, le cas de refus des autorités administratives de recevoir les hommes de médias afin de donner la bonne information dans le cadre du processus de paix et la cohésion sociale ne contribue pas à aider les journalistes dans leur rôle, a-t-il signalé.

Il a invité les journalistes qui utilisent les réseaux sociaux à faire plus attention aux informations diffusées par ce canal qui ne sont parfois pas vérifiées. Rappelant que toutes les informations sur les réseaux sociaux ne sont pas de bonnes informations tout en mettant en garde les radios qui prennent leurs informations sur la toile.

Le journaliste de paix est celui-là qui, tout en gardant sa ligne éditoriale, doit pouvoir être tenace pour avoir une notion sur la culture de la communauté avant d’apporter une quelconque information afin d’éviter les écarts de langage. M. Tandina a profité de l'occasion pour inviter les autorités locales à comprendre les journalistes qui se retrouvent souvent confrontés à leur refus pour des raisons hiérarchiques. Les médias, dit-il, ont besoin de l'information pour répondre aux besoins de savoir de l'auditoire car quand ceux qui doivent donner la bonne information se retiennent, cela compromet le travail du journaliste. Il a demandé aux élus locaux d'être compréhensifs quand ils sont approchés par les hommes de médias afin de donner la bonne information.

Concluant sur l’importance de la neutralité, Yahiya Tandina a évoqué sa propre expérience lors de l'invasion de sa région (Tombouctou) par les jihadistes. Bien que des restrictions lui aient été imposées par les maîtres des lieux, il a su collaborer avec eux pour éviter la stigmatisation de certaines communautés aux moments de la crise. «Je rappelle que ma neutralité dans le traitement de l’information m’a mis à l’abri de beaucoup de choses à des moments critiques dans l'exercice de ma fonction de journaliste», a-t-il témoigné.

Rappelons que la 5ème édition du festival prendra une dimension internationale et s’appellera désormais «Festival international Diiri de Diré» avec le blé au cœur de l’événement, a révélé le directeur du festival, Mahamane Idal Traoré.

<strong>Gabriel TIENOU envoyé spécial à Diré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mise au point sur les récentes mesures sécuritaires prises par Monsieur Alghabass Ag Intalla, président de la Cma</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-au-point-sur-les-recentes-mesures-securitaires-prises-par-monsieur-alghabass-ag-intalla-president-de-la-cma-2805571.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 00:32:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'Islam depuis le Royaume touareg de Tadamakat, communément appelé Essouk, a régi la vie des populations de l'Adagh et des autres localités de ce vaste territoire sahélo-saharien. La conquête coloniale française de l'Adagh s'est heurtée sous la bannière islamique depuis 1923 à l'insoumission du notable Albacher puis de son fils Alla, assassiné le 15 juillet 1954 par le Sergent-chef Huguet à la tête du Peloton Méhariste de Timetrine (PMT).

Attaher Ag Illi, l'Amizzar des Ifoghas et des Kàl Adagh a posé aux autorités administratives coloniales françaises de la Subdivision de Kidal avant l'indépendance du Mali, les revendications des populations autochtones touareg à savoir :1. L'autonomie administrative et régionale  de l'Adagh ; 2. La gestion de la sécurité de l'Adagh par ses habitants ;  3. Le choix de l'Islam comme Religion et de l'Arabe comme langue d'apprentissage et d'enseignement sans exclure le français et le tamachaqt; 4. La programmation et le financement par l'État du Soudan français du développement local fondé sur les initiatives, attentes et aspirations des communautés de l'Adagh...

Ces revendications ont été portées à la connaissance de Monsieur Madeira Keïta en visite politique à Kidal pour rallier l'Adrar des Iforas à l'indépendance du Mali puis de Monsieur Bakara Diallo en tournée administrative dans l'Adrar des Iforas. L'insurrection, la révolte ou la rébellion de Zeid Ag Attaher Illi en 1963, en intelligence opérationnelle avec Illadi Ag Alla Albacher, tirait ses origines de la nouvelle gouvernance idéologique prônée par l'USRDA basée sur un socialisme malien centralisateur et réducteur des diversités géographiques, ethnoculturelles, linguistiques et religieuses du Mali indépendant.

Les autres luttes, rébellions, résistances ou révolutions dites de l'Azawad de 1990 à nos jours n'ont jamais renoncé aux revendications portant sur l'Islam et la Charia. Dans le sillage des négociations et de la mise en œuvre du Pacte national, les MFUA ont adressé une requête en date du 18 avril 1992 au président du CTSP et au Médiateur algérien demandant la reconnaissance officielle du Qadi et la revalorisation de sa fonction comme sous le Soudan français...

La Constitution de la République du Mali et les différents accords de paix signés protègent les différentes croyances religieuses mais n'ont jamais interdit à une communauté de choisir son identité religieuse. Les groupes armés nationaux d'obédience islamique revendiquent la Charia pour un Mali uni et dans un Mali indivisible. À nous, Maliens et Maliennes, de recoudre notre pays en tissant mieux son voile identitaire, spirituel et religieux. Sécuriser c'est anticiper sur le désordre et prévenir le chaos à Kidal, à Kangaba, à Kaboul et à Kigali.

<strong>Zeidan Ag SIDALAMINE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’AME se dit préoccupée de la situation des déplacés à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lame-se-dit-preoccupee-de-la-situation-des-deplaces-a-bamako-2805533.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 00:28:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Association malienne des expulsés (AME) a organisé, le jeudi 21 février, à son siège, une conférence de presse placée sous le thème «problèmes des déplacés à Bamako, vagues de rapatriement et conditions des migrants de retour». </em></strong>

Il ne fait plus aucun doute que le centre de notre pays est devenu le théâtre de nombreuses tensions. Celle qui a le plus soulevé l’indignation a été l’affrontement entre les communautés peuhles et dogons.

Selon le président Ousmane Diarra, l’AME est préoccupée par la situation des personnes déplacées du centre du Mali ainsi que les conditions de vie des migrants de retour. «Certains groupes armés ont profité de cette occasion pour semer la terreur et perpétrer des actes aussi ignobles que barbares : tueries, pillages, extorsions et dépouillements de biens et d’autres actes atroces. Cette situation chaotique a provoqué le déplacement massif des centaines de personnes de tous les âges des régions du centre vers des régions stables au sud du pays», a-t-il indiqué.

L’association malienne des expulsés, selon lui, au cours d’une de ses sorties, a rencontré au marché à bétail de Niamana un groupe de personnes déplacées du centre du Mali. Tous du même village, Sadja, situé dans la commune rurale de Bani-Bonzon et le cercle de Bankass. «Au total, 107 personnes ont échappé à une tentative d’assassinat collectif visant leur village. Cela fait maintenant plus d’un mois et demi que ces personnes chassées et privées de leur village sont arrivées à Bamako. Elles sont confrontées à d’innombrables difficultés d’ordre sanitaire et hygiénique», a fait savoir Ousmane Diarra.

Et de regretter, par ailleurs, que la Libye et l’Algérie continuent, de leur côté, à barrer la route aux migrants subsahariens. «En ce début de l’année 2019, il y a eu plusieurs vagues de rapatriement et d’autres sont en cours. Du premier janvier à nos jours, trois convois sont déjà arrivés de l’Algérie et un de la Libye. Au total l’Algérie seule a rapatrié plus de 300 migrants en seulement un mois et demi et la Libye en a rapatrié 165. Quant au Maroc, ce pays a refoulé 1350 migrants de novembre 2018 au janvier 2019», a-t-il annoncé.

L’AME souhaiterait attirer l’attention de l’opinion publique nationale et internationale sur les conditions tragiques des migrants africains vivant en Angola. Ces derniers continuent d’être la cible des autorités policières et de la population angolaise.

Selon Ousmane Diarra, «l’association malienne des expulsés, toujours présente et disposée à écouter et répondre aux appels de détresse des migrants, recommande aux autorités de continuer à veiller efficacement à la sécurité de la population sur toute l’étendue du territoire national ; invite les autorités et les organisations humanitaires à apporter un accompagnement constant sur le plan social et sanitaire aux groupes de personnes déplacées qui vivent dans des conditions inacceptables à Bamako ; encourage le gouvernement pour son implication et son assistance aux ressortissants maliens de l’Angola, tout en lui demandant de renforcer son action pour une meilleure protection de nos compatriotes ; exhorte les Etats africains à respecter la charte africaine des droits et des peuples qui interdit le rapatriement massif des migrants ressortissants d’un pays membre de l’Union africaine».

<strong>Korotoumou KARABENTA/Stagiaire </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali au Fespaco</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/le-mali-au-fespaco-2805461.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 00:27:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) célèbre son 50e anniversaire du 23 février au 2 mars 2019. Quelle sera la représentation du Mali à ce cinquantenaire du Fespaco ? Le film long métrage Chitane d’Assane Kouyaté a été financé par l’Etat à travers le CNCM (Centre national de la cinématographie du Mali) pour représenter le pays à la compétition officielle. Mais il semble qu’il n’est pas achevé pour des raisons techniques et de sérieux problèmes de gestion financière. En définitive, c’est le film de fiction Barkomo de Boukary Ombotimbé qui représentera le Mali dans la compétition phare des longs-métrages. Côté films documentaires, il y aura deux films maliens : «Dawa», l’appel à Dieu du jeune réalisateur Malick Konté et «Jamu Duman» (Quel valeureux nom as-tu ?) de Salif Traoré. Aussi, «Village apaisé» d’Issouf Bah va défendre le Mali en compétition de films d’animation. Boubacar Sidibé, avec son nouveau film «La langue et les dents», sera en compétition dans la série TV.

<strong>Le Fespaco a 50 ans </strong>

La cérémonie d'ouverture de la 26<sup>ème</sup> édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou a débuté. Cette édition marque les 50 ans de la manifestation démarrée en 1969. Il y aura 300 projections dans les différentes salles de cinéma ; 20 films sont en compétition pour le long métrage de fiction dont le film Barkomo (la grotte) du Mali. Le Mali, détenteur de 3 étalons du Yennenga avec Souleymane Cissé par deux fois et Cheick Oumar Sissoko, sera en compétition en long métrage, documentaire, série télévisée et film d'école. Le président IBK, champion de la culture en Afrique, offre un concert gratuit aux organisateurs le 1<sup>er</sup> mars. IBK est même attendu à Ouagadougou dans ce cadre.

<strong>Attentat kamikaze raté </strong>

Dans leur tentative d’attaque kamikaze complexe aux véhicules piégés sur le camp militaire Boubacar Sada Sy, le dimanche 24 février 2019, vers 03h00 du matin, les assaillants ont d'abord tiré sur le poste de Mafeya, vers la sortie de Banamba, pour entrer dans la ville et foncer vers le camp. Face à l'alerte, ils étaient obligés de déclencher leur système juste à l'entrée du camp. Le bilan : 02 sentinelles blessées du fait du choc auditif dû au bruit de l'explosion ; le deuxième véhicule dont une grande quantité d’explosifs n'a pas pu être déclenchée va faire l'objet d'explosion contrôlée dans les minutes qui suivent par les démineurs. La cible était clairement les partenaires occidentaux qui y sont en nombre important, notamment l’EUTM. N'oublions pas la même tentative sur le siège d’EUCAP il y a deux ans à l'ACI 2000.

<strong>La propagande du SAM </strong>

Depuis l'annonce du décès du juge Soungalo Koné de Niono, le SAM et le SYLIMA sont entrés dans la propagande. La famille de Soungalo Koné a initié une cérémonie de lecture de Coran le vendredi dernier, les deux syndicats l’ont transformée en trophée de victoire pour eux. «Fin de la cérémonie des funérailles de Feu Soungalo Koné, digne et loyal magistrat de son état dans l'honneur et la dignité. Nous avons enregistré la participation très massive de ses collègues, magistrats et auditeurs de justice en robe, des greffiers et secrétaires de greffe et de parquet, des avocats, des huissiers-commissaires de justice, des notaires, bref la grande famille judiciaire du Mali. Nous avons en outre enregistré la participation d'une forte délégation venue de Niono, des amis, proches et parents de l'illustre disparu dont les qualités humaines de spiritualité et de piété furent exaltées. Puisse le bon Dieu l'accueillir dans son paradis éternel. Puisse le bon Dieu nous assister dans nos nobles et exaltantes missions au service de la justice malienne». Ce message publié par le SAM et le SYLIMA n'a jamais été de l'avis des parents de Soungalo Koné, qui ont été surpris de voir leur cérémonie transformée en meeting des syndicats avec des caméras un peu partout.

<strong>Naye noyé </strong>

Une pluie de projectiles sur le village de Naye. Le jeudi 21 février, vers midi, après le départ des militaires du village en direction de Madougou, chef-lieu de commune, situé 5 km à l’ouest, des tirs nourris venant du sud et de l’est ont repris et s’intensifient de plus en plus. C’était prévisible. Les villageois contactés sont convaincus que c’est un piège de l’armée pour qu’en cas de riposte, elle revienne pour désarmer de force les Peuls. Ce qui n’est pas faux, si on se réfère aux faits antérieurs en autres lieux. Encore une fois, certains ont contacté des chefs militaires pour éviter le pire. Malgré tout, les tirs continuaient avec intensité.

<strong>Point final </strong>

Le comité de crise pour la libération du journaliste Issiaka Tamboura s’est réuni samedi 23 février à la Maison de la presse en présence du désormais ex-otage pour d’abord écouter le récit de sa captivité, saluer son courage et remercier les autorités pour leur forte mobilisation qui a débouché au dénouement heureux. Il a adressé une mention spéciale au président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, au ministre de l’économie numérique et de la communication Arouna Modibo Touré et au ministre de la sécurité le Général Salif Traoré pour leur implication. Le jeune Tamboura a salué la presse dans son ensemble et le comité de crise pour les efforts fournis dans sa libération avant d’inviter les uns et les autres à la prudence dans le traitement de certaines informations et à respecter les règles de la profession.

<strong>Accord en chiffres </strong>

Parmi les 78 engagements identifiés et spécifiques dans l'APR, suivi par le centre Carter, 20 engagements sont achevés en 3 ans et 1/2 après la signature de l'accord, 14 engagements presqu'achevés, 18 au stade intermédiaire et 14 au stade minimal, 12 engagements n'ont pas été initiés et constituent l'essentiel des grands défis. Si on avait sorti la part de réalisation par acteur et engagement, c'est-à-dire la responsabilité de chaque acteur dans le retard et le succès, il aurait été plus édifiant et aurait permis de pouvoir situer la responsabilité individuelle des acteurs.

<strong>Une annonce française </strong>

Dans un communiqué, Florence Parly, ministre des Armées, salue l’action des forces françaises ayant abouti au décès de Yahia Abou Hamman, numéro deux du RVIM (Rassemblement pour la victoire de l’islam et des musulmans) et chef de l’Emirat de Tombouctou, et remercie tous ceux qui y ont contribué. Il était le chef d’un des principaux groupes armés terroristes sévissant au Sahel, le concepteur et le financier de nombreuses attaques contre les valeurs et intérêts communs «que nous partageons et défendons avec les pays du G5 Sahel : le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. Cette action spectaculaire concrétise des années de recherche. Ainsi, dans la journée du 21 février, la force Barkhane a intercepté Yahia Abou Hamman identifié dans un groupe de véhicules en progression au nord de Tombouctou. Concernant le RVIM, il aura perdu trois de ses principaux chefs en l’espace d’une année. Tous étaient des adjoints proches d’Iyad Ag Ghaly».

<strong>Braquage de camions </strong>

Le vendredi 22 février 2019, il y a eu le braquage de 02 camions entre Bambara Maoudé et Garey (axe Tombouctou-Douentza) par des individus armés à moto. Les camions ont été conduits hors de la route, incendiés et les passagers dépouillés avant le départ des assaillants. Le 21 février 2019, vers 18 h 30 mon, un véhicule de forain en provenance de Labbezanga a été attaqué par cinq hommes armés au niveau de la déviation du pont de Tassiga. Les passagers ont été dépouillés de leurs biens (téléphone, argent et autres biens.) Selon les passagers, aucune violence physique n’a été commise.

<strong>Une alliance en difficulté </strong>

L'alliance Gatia-Msa porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que ses patrouilles opérant à Tamalate (est de Ménaka), dans la zone frontalière avec le Niger, ont accroché le 22 février 2019 des malfrats sévissant dans cette zone par le vol de bétail. L'alliance Gatia-Msa, suite à cet accrochage, a pu récupérer approximativement sept-cents (700) têtes de bétail (petits ruminants) appartenant essentiellement aux populations vivant à Tamalate. Fidèle à sa démarche de sécurisation de personnes et de leurs biens, la coalition informe que ce nombre important de bétail volé et destiné à la vente dans certains pays limitrophes du Mali et du Niger, va être remis aux responsables des communautés pour être restitué à qui de droit. Pendant l'accrochage les malfrats opérant sur sept motos ont été mis en déroute, laissant deux  de leurs morts sur place. Les autres ont réussi à s'échapper. La coalition Gatia-Msa a pu établir lors de ses patrouilles le constat que ces vols de bétail sont à l’origine de beaucoup de tensions intercommunautaires mais surtout constituent une source de financement des activités terroristes dans la zone. L'alliance Gatia-Msa appelle les gouvernements malien et nigérien à mettre tout en œuvre pour mettre fin à ces vols qui financent les activités criminelles.

<strong>Avantages et inconvénients de la migration</strong>

Phénomène récurrent avec son cortège de morts, la migration illégale est à l’origine de relations, de plus en plus, tendues entre notre continent et l’Europe, où des pays se barricadent pour contrer les flux migratoires. Cette situation a inspiré la fondation du forum de Bamako dans le choix du thème de sa 19<sup>ème</sup> édition qui a débuté samedi au CICB : «immigration : quelle dynamique entre l’Europe et l’Afrique ? Opportunité ou menace pour les pays d’accueil ? Nationalisme ou métissage ? Construire des ponts ou construire des murs ? Que faire ensemble ?». À ces questions, d’éminents universitaires, chercheurs, anciens chefs de gouvernement, experts internationaux…ont apporté des éléments de réponse et proposé des éléments pour un nouveau paradigme sur la question migratoire.

<strong>Bouyé maintient la pression</strong>

«Avertis ton frère trois fois avant de lui déclarer la guerre». Cette sagesse longtemps enseignée dans les milieux religieux semble désormais la démarche empruntée et épuisée par le Chérif de Nioro à travers cette troisième reformulation de sa demande de «limogeage» de l’actuel Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga. Cela, selon les proches du Chérif de Nioro, pour incapacités et haute trahison à l’égard du peuple malien. Du Stade du 26 Mars au vendredi dernier, dans sa mosquée, puis à la Maison de presse, l’attachement du chef des hamallistes au départ à tout prix de Soumeylou Boubèye Maïga de la Primature est et demeure ferme et de rigueur.]]> </content:encoded>
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<title>En une année d’exploitation commerciale au Mali :  La société Telecel enregistre un million de clients</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/en-une-annee-dexploitation-commerciale-au-mali-la-societe-telecel-enregistre-un-million-de-clients-2805502.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 00:25:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>15 février 2018- 15 février 2019, la détentrice de la 3ème licence de télécommunication globale au Mali, Telecel, a déjà un an. Les résultats sont très significatifs : un million de clients, près de 5% de part de marché et un réseau 3G+ de très grande disponibilité dans les localités de Bamako, Kati, Koulikoro, Ségou, Sikasso et Kayes.</strong>

Dans le cadre de la fête de ce premier anniversaire, le directeur général de Telecel-Mali, Souleymane Diallo, accompagné de Maye Niaré, directrice de la communication, et certains responsables, a donné une conférence de presse pour partager les résultats enregistrés par la société et les perspectives pour les années à venir. C’était le vendredi 22 février à l’hôtel Azalaï Salam.

Selon Souleymane Diallo, l’année 2018 a permis à sa société le lancement de nombreuses offres diverses et variées en accord avec les attentes des consommateurs. Il a expliqué que les coûts de communication sont devenus abordables grâce à Telecel et les clients ont le bonheur d’appeler à partir 1.5 F à la seconde au Mali et à l’international, de bénéficier d’un bonus de 300% à la recharge et de profiter d’une connectivité Data reconnue comme la meilleure du marché.

Le directeur général a souligné que pour marquer cette date d’anniversaire et remercier ses clients, Telecel-Mali organise une méga Tombola du 25 février au 17 mars 2019 avec des tirages journaliers et hebdomadaires. À l’en croire, durant cette période, les participants pourront gagner une moto par jour, un million de Fcfa par semaine, sans compter de nombreux autres lots, le tout pendant 21 jours d’affilée.

M. Diallo a expliqué que pour participer au tirage journalier, il suffit d’envoyer le mot Telecel par sms au numéro 100 et pour le tirage hebdomadaire, il suffit de recharger au moins 500 Fcfa dans la semaine. Aux dires du directeur général de Telecel-Mali, Souleymane Diallo, cette méga Tombola est l’occasion non seulement de remercier les clients pour leur fidélité et leur confiance, mais également d’inviter les autres clients à se joindre à la société et profiter du meilleur de la téléphonie mobile au Mali.

«Nous sommes conscients qu’il reste beaucoup de choses à réaliser, mais les perspectives sont bonnes. Nous nous réjouissons du travail déjà accompli et nous allons dérouler avec vigueur notre plan d’action 2019 qui prévoit la couverture d’une trentaine de nouvelles localités», a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Souleymane Diallo a noté qu’Alpha Télécommunication Mali (Atel S.A) fait partie d’un conglomérat africain actif dans les télécommunications, les assurances et la banque. Au Mali, Atel-sa est détentrice de la 3ème licence de télécommunication globale, opérant sous la marque internationale Telecel, et a mobilisé près de 100 milliards de Fcfa d’investissements pour son réseau au Mali. Il a souligné que Telecel a payé plus d’un milliard d’impôts de Fcfa en 2018 au trésor public du Mali.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Police Nationale : le bilan de l’année 2018 jugé satisfaisant</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/police-nationale-le-bilan-de-lannee-2018-juge-satisfaisant-2805530.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 00:21:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le directeur général de la Police nationale, Moussa Ag Infahi, était face à la presse mercredi 20 février à la direction générale de la Police nationale. L’objectif était de faire part aux journalistes du bilan des activités de l’année 2018 et des perspectives pour 2019. </em></strong>

L’une des missions des plus attendues de la police nationale, c’est celle liée à la sécurité publique. À cet effet, le directeur général de la police nationale, au cours de cette conférence de presse, a précisé que, dans le cadre de la sécurisation des personnes et des biens, 20 010 patrouilles ont été organisées sur l’ensemble du territoire national, dont 112 010 à Bamako. Par rotation, 75 147 éléments ont été déployés dont 4 182 à Bamako. 20446 personnes ont été interpellées dont 15 822 à Bamako. 7480 engins ont été saisis dont 6900 à Dourou. Dans le cadre du maintien d’ordre, des opérations de ratissage et de maintien d’ordre ont été menées sur l’ensemble du territoire national. Soit 2 205 services dont 627 à Bamako.

Le directeur général de la police nationale, Moussa Ag Infahi, a confirmé la descente des policiers sur l’ensemble du territoire national à l’exception de Kidal, prévu pour bientôt. En ce qui concerne les opérations, 1293 opérations ont été menées. 10406 accidents recensés dans la circulation routière dont 7588 blessés. Au niveau des dégâts matériels, 8873 ont été recensés à Bamako contre 2659 dans les régions. Suite à ces accidents, 322 morts ont été recensés à Bamako et 143 dans les régions.

En matière de police administrative, 32 8186 cartes d’identité nationale ont été délivrées. Concernant la police judiciaire, elle a déféré 11 138 personnes qui sont impliquées dans des délits ou crimes. Au cours de ces opérations, 126 armes de tous canaux ont été saisies et environ 1994 militions en branle. 2 tonnes et 770 kg d’herbe de cannabis, 374g d’origine de cannabis, 1072 craques dérivées de cocaïne,  569 doses dérivées d’héroïne,  un ensemble de comprimés et produits pharmaceutiques illicites, soit 2 tonnes 633, ont été saisis.

En plus des activités judiciaires, la police nationale, appuyée par d’autres forces de défense, a couvert l’ensemble des évènements majeurs au cours de l’année 2018. Pour ce qui est de la sécurité aux frontières, la police nationale a facilité les mouvements des Maliens à travers la délivrance des passeports biométriques.

Au cours de l’année 2018, 86860 passeports ont été établis. Au titre de visa, 7530 ont été délivrés, 12717 visas de séjour dont 2363 en situation régulière ont été reconnus à la frontière et 248 personnes non admises sur le territoire national. Aux dires du directeur général, toutes ces actions ont été menées par l’ensemble des services de police. Ainsi, l’inspection de la police nationale a supervisé 60 services et 60 missions sur le terrain, pour le contrôle des services de police dans toutes les régions du pays.

D’après lui, le policier, c’est un fonctionnaire qu’il faut former et équiper. Sur ce, le directeur M. Infahi a rappelé la formation des contingents de commissaires et des officiers qui viennent de terminer. 750 élèves sont en formation et seront déployés sur l’ensemble du territoire national d’ici à fin mars.

Dans le cadre du renforcement des ressources humaines, un recrutement de 2200 fonctionnaires est en cours dans un plan quinquennal de recrutement courant jusqu’en 2021. Sans oublier que les fonctionnaires de police, déjà en fonction, aspirent à évoluer dans leur carrière. Un concours professionnel est organisé chaque année afin de renforcer et donner la chance à un policier de faire évoluer sa carrière.

Quant aux infrastructures, de nouveaux commissariats ont été construits en 2018. Ceux de Diéma, Banamba, Douentza et Bourem sont en cours de réalisation. Selon le directeur général de la police nationale, 4 nouveaux commissariats avec logements seront construits à Bamako, Koulikoro, Sikasso. Vu la situation sécuritaire au centre du pays, 3 nouveaux commissariats sont prévus dans la région de Mopti.

En plus des infrastructures, des équipements ont été réalisés. 67 véhicules et 84 motos ont été acquis. Le renforcement des ressources humaines passe nécessairement par la formation, c’est ainsi que 48 fonctionnaires de police ont reçu des formations courte durée à l’extérieur dans tous les domaines.

Parlant de la collaboration de la police avec les civils, le directeur général de la Police nationale dira que : «Notre vison c’est de pouvoir mettre en place une sécurité de proximité, qui lie la confiance entre la population et les services de sécurité». Pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, la police nationale, à travers ses services, ne cesse de mener ses activités partout dans le pays et les résultats sont fiables. Pour accompagner la police nationale dans sa mission de tous les jours, Moussa Ag Infahi a sollicité la collaboration de toute la population.

Pour la sécurité des personnes et de leurs biens, la police nationale a pris des dispositions nécessaires pour renforcer ses capacités d’intervention au fur et à mesure. Selon M. Infahi, la difficulté rencontrée lors des missions, c’est la compréhension avec la population. «Il faut que la population comprenne les rôles de la police. Nous sommes en état d’urgence, qui est une mesure exceptionnelle. Quand il y a des mesures exceptionnelles, il faut les respecter», a-t-il souligné

En effet, selon Moussa Ag Infahi, il faut que la population comprenne que la police n’est pas là pour lui faire peur mais pour la sécuriser. «Le message que j’ai pour la population est que j’ai trop entendu qu’on a peur de la police. N’ayez pas peur, cette police, c’est votre police. Ce sont vos enfants qui sont des policiers, on ne peut pas avoir peur de son enfant. Donc, quand un policier se comporte mal dans l’exercice de ses fonctions, nous sommes là pour le corriger. S’il ne veut pas se corriger, on le sort des rangs…» a-t-il déclaré.

<strong>Assan TRAORE/ Stagiaire </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Trois Casques bleus tués à Siby</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/trois-casques-bleus-tues-a-siby-2805567.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 00:18:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En partance pour leur pays pour y passer leurs vacances, cinq soldats guinéens dont une dame ont été interpellés à une barricade érigée par une dizaine d’hommes armés. Trois y ont perdu la vie.</em></strong>

Ils étaient tous en service à Kidal au sein de la Minusma, les cinq soldats guinéens qui se rendaient dans leur pays à bord d'un taxi, de marque Renault 21 immatriculé RC-0931-S, conduit par un civil guinéen répondant au nom d’Ababacar Barry.

C'est en cours de trajet que leur véhicule, dans la soirée du 22 au 23 février 2019 aux environs de 22 heures, est tombé sur une barricade érigée par une dizaine d'hommes armés sur la route de Siby, après le péage. Six autres véhicules avec occupants étaient retenus par ces hommes armés qui, selon eux, parlaient tamasheq et bamanan.

C'est après qu'ils ont fait usage de leurs armes de guerre en blessant le conducteur et en lui retirant son argent et son téléphone portable. Et lorsqu'ils ont constaté que les autres passagers étaient des militaires de la Minusma, ils ont tiré sur eux tuant trois et blessant un autre par balles au niveau de la poitrine et au bras. L'unique dame, Caporal Khadiatou Ba, a eu la vie sauve parce qu'elle avait déclaré travailler à la Croix rouge en montrant une ancienne carte qu'elle détenait. Les forces de sécurité ont immédiatement envoyé des équipes d'intervention pour ratisser la zone.

L'équipe de patrouille conjointe UNPOL/FDSM, qui était dans le 6e arrondissement du district de Bamako, a été instruite de se diriger vers les lieux pour secourir les blessés. Les blessés et les trois corps sans vie ont été transportés à l'hôpital Gabriel Touré où les blessés ont reçu les premiers soins. Les trois corps ont été placés à la morgue dudit hôpital. Le militaire blessé a été ensuite transféré à la clinique Pasteur en présence du docteur de la SENFPU-1.

Les trois militaires guinéens morts sont Adjt Michel Théa, Sergent Haba Ives et le Caporal Ismaël Bangoura. Les deux blessés sont Lieutenant Mohamed Lamine Sylla et le chauffeur civil Ababacar Barry.

<strong>Sinaly KEITA </strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’association des jeunes Buwa du Mali a officiellement lancé ses activités</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lassociation-des-jeunes-buwa-du-mali-a-officiellement-lance-ses-activites-2805527.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 00:17:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La salle de conférence du palais de la culture Amadou Hampâté Bah a abrité samedi 16 février le lancement officiel de l’Association des jeunes Buwa du Mali «AJBM». La cérémonie était présidée par le représentant du ministre de la jeunesse et de la construction citoyenne. </strong>

<strong> </strong>

Le samedi 16 février s’est tenu dans la salle de conférence le lancement de l’Association des jeunes Buwa du Mali (AJBM) en présence du représentant du ministre de la jeunesse et de la construction citoyenne, du président du Conseil national de la jeunesse (CNJ), du président de Niimi présence Buwa, et de plusieurs associations comme Tan’éré, l’association des élèves et étudiants Buwa des lycées et universités et les associations villageoises.

Le président de l’Ajbm, Pierre Dakouo, a rappelé dans allocution que pour les jeunes Buwa, l’heure n’est plus au rejet de la responsabilité sur telle ou telle personne, le temps leur impose d’assumer la responsabilité et la conscience morale qu’il faut. «Qu’aucun fils et qu’aucune fille de ce pays le Mali n’accepte plus jamais encore d’être à la base de la souffrance des Maliens, mais et surtout que tous et toutes acceptent d’être acteurs de la paix et de la cohésion sociale, gage de tout développement économique, social et culturel», a-t-il déclaré.

Rappelant la situation socio-politico-sécuritaire de notre pays, le président de l’Ajbm, Pierre Dakouo, a interpellé tous à définir ensemble les meilleures voies de sortir de l’impasse actuelle. «C’est pourquoi, nous jeunes Buwa du Mali, de notre rôle éminemment socio-stratégique, nous en sommes conscients, car constituant environ 35% de notre armée nationale, 5% d’enseignants et j’en passe… l’Ajbm s’engage à être un vecteur de paix et de cohésion à travers des mécanismes renforçant l’exercice démocratique pour que chaque citoyen puisse jouer pleinement son rôle premier afin de contribuer à l’édification de la bonne gouvernance au Mali et en Afrique», a déclaré M. Dakouo.

Au sujet des conflits intercommunautaires, l’Ajbm a fait le vœu à travers son président qu’ <em>«en lieu et place des conflits et des attaques contre la mère patrie, nous devons choisir la jalousie légitime du progrès de notre beau pays, le Mali. C’est pourquoi en tant que Buwa, communauté frère directe des Dogons et cousins directs des Peulhs, nous sommes convaincus que notre rôle est stratégique pour réconcilier ces deux communautés frères, mais qui au cours de l’histoire se sont vus trompés par les dires et souvent par les faits. Du haut de cette tribune, nous les appelons tous à porter un regard citoyen sur la situation actuelle de notre pays, le Mali, afin de revoir leurs différentes positions dans cette incompréhension qui les oppose.»</em>

Rappelons qu’un hommage a été rendu à Ambroise Dakouo, un des acteurs de cette mobilisation, arrachée à l’affection des parents, amis, des collaborateurs et à la communauté Buwa dans la fleur de l’âge et tous ceux qui ont quitté ce monde.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réforme constitutionnelle : Le débat se poursuit en commune V entre jeunes et leaders religieux</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/reforme-constitutionnelle-le-debat-se-poursuit-en-commune-v-entre-jeunes-et-leaders-religieux-2805552.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 00:02:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après Kalaban-Coura, Daoudabougou a accueilli samedi 23  février, sur son terrain de football, le débat sur la révision constitutionnelle initié par le Collectif des jeunes de la commune V, avec à sa tête Mamadou Dao. Cette fois-ci, les leaders religieux étaient à l’honneur.</strong>

Selon le secrétaire général du Collectif des jeunes de la commune V, Mamadou Dao, le choix des leaders religieux est très important parce qu’ils sont les plus écoutés dans les communautés. «Le but n’est pas qu’ils battent campagne pour le oui ou pour non. Nous estimons qu’avant de parler de la révision constitutionnelle, les gens doivent savoir ce qu’est la constitution, leur rôle et pourquoi, les autorités ont besoin d’eux pour procéder à sa révision», a-t-il fait savoir.

Pour le conférencier, Me Cheick Tidiani Sy, la constitution n’émanant pas du coran, elle est susceptible d’être révisée dès l’instant qu’il y a une nécessité comme dans le cas actuel du Mali. En 27 ans d’existence, les choses ont changé, les réalités ne sont plus les mêmes, et rien que pour cela, il faut aller vers cette révision constitutionnelle, a-t-il déclaré.

«La définition ou la raison d’être d’une constitution est de fixer les règles qui vont gouverner les cités, le pays. Ces règles peuvent être obsolètes, donc il faut les mettre à jour, notamment, le système éducatif et la langue officielle qui est le français», a-t-il ajouté.

Parlant des experts engagés pour conduire le processus de révision de la constitution, Me Sy dira que la méthode est vouée à l’échec parce que ces hommes n’iront jamais à Hombori ou à Kidal. Il s’interroge sur la qualité de l’instrument qui va conduire tous les Maliens et qui sera construit par des experts. Pour lui, les experts sont les chefs de village et les chefs de quartier dans les grandes villes. «Seuls ceux-ci peuvent donner la méthode efficace de gouverner ce pays», a-t-il affirmé. Pour finir, M. Sy a déclaré qu’aucun pays au monde ne peut se développer en utilisant la langue d’autrui.

Les leaders religieux ont salué à leur tour l’initiative en invitant les organisateurs à multiplier ce genre de rencontres afin de mieux édifier l’opinion publique. Ils souhaitent que le bamanankan devienne la langue d’expression officielle, de même que d’importantes réformes au niveau de l’éducation.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali Festi Reggae : la 14ème édition a répondu à toutes les attentes</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/mali-festi-reggae-la-14eme-edition-a-repondu-a-toutes-les-attentes-2805521.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 00:00:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La 14<sup>ème</sup> édition du Mali Festi Reggae s’est tenue du 21 au 23 février au Musée national du Mali. La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence de la représentante du ministre de la Culture, Diarrah Sanogo, en présence du parrain Mamadou Sidiki Konaté, directeur général de l’Anaser. Au regard des activités tenues pendant le festival, cette édition a répondu à toutes les attentes.</strong>

La présidente de Mali Festi Reggae Traoré Mariam Sangaré dite Sista Mam et celle de la commission d’organisation Aminata Sangaré dite Queen Mamy étaient bien évidemment présentes.

Pour cette 14<sup>ème</sup> édition, en plus des activités traditionnelles que sont les conférences-débats sur la citoyenneté, l’histoire du reggae, les expositions et le Rasta Sugu, les prestations de plusieurs artistes africains et internationaux en concert live et d’autres animations musicales, Mali Festi Reggae a initié la formation en vidéo mobile. À cet effet, 12 jeunes utilisant régulièrement les réseaux sociaux pour les publications à titre informatif et interpellateur de la société sur certains faits et pratiques pouvant porté atteinte à la bonne gouvernance dans les Etats ont été formés pendant une semaine.

Selon la présidente de la commission d’organisation, Aminata Sangaré dite Queen Mamy, ce festival rentre en droite ligne de la reconnaissance par l’Union africaine de l’œuvre du grand homme Robert Nesta Marley. Elle a invité ses frères et sœurs à être positifs et à cultiver l’amour pour le pays.

Pour la représentante du ministre de la Culture, Diarrah Sanogo, Mali Festi reggae s’est imposé comme l’un des rendez-vous incontournables de l’agenda culturel de notre pays. Elle a salué, au nom de son département, l’initiative qui vise à mettre en exergue le reggae à travers ses sources, ses différentes tendances et son rôle socio-politique et culturel.

Selon Diarrah Sanogo, promouvoir cette musique consiste à trouver des solutions aux différents problèmes qui entravent le développement dans nos pays, à inciter les jeunes à prendre conscience de leur rôle et place dans la société, à servir de cadre d’échanges, de recherches, de divertissement et de promotion culturelle, à informer et sensibiliser la population sur les droits humains et les grands défis de l’heure et à promouvoir la musique live menacée par la programmation et le playback.

En outre, elle a indiqué que la musique reggae a un rôle à jouer dans le processus de la recherche de la paix et de la réconciliation. Tout en soulignant la contribution de cette musique à la prise de conscience internationale sur les questions d’injustice, d’amour et d’humanité  grâce à des artistes comme Bob Marley.

Et de déclarer : «Quel bonheur de vous voir ensemble, artistes, musiciens et intellectuels. Je vous remercie d’avoir répondu nombreux à l’invitation du Mali. Pendant trois jours, vos créations musicales, vos réflexions, vos échanges feront vibrer les mélomanes, adoucir les cœurs et contribuer à l’éducation citoyenne de la jeunesse et au développement. Ce rendez-vous doit être l’occasion pour les jeunes de prendre conscience et de cultiver les valeurs d’humanité et de paix».

Le parrain de l’édition, Mamadou Sidiki Konaté, directeur général de l’Anaser, a remercié la présidente de Mali Festi reggae, Sista Mam, pour le choix porté sur sa personne. Il a rappelé que dans le cadre de la mise en œuvre de ses orientations et ses instructions en matière de sécurité routière, le ministère des Transports a toujours encouragé l’agence nationale de la sécurité routière (Anaser) à renforcer les partenariats et les campagnes de proximité pour une meilleure protection des usagers de la route. C’est ainsi que, ajoute Mamadou Sidiki Konaté, Mali Festi reggae, sous la conduite de Sista Mam, depuis ses premières éditions, accompagne l’Anaser pour dire non à la violence routière sous toutes ses formes.

Le parrain a rappelé que selon l’organisation mondiale de la santé, 1,35 million de personnes sont tuées chaque année sur les routes dans le monde. À l’en croire, au Mali, il a été enregistré en 2017, sur le réseau routier national, 801 tués et des milliers de blessés.

Le rastafarisme, aux dires de Mamadou Sidiki Konaté, est reconnu  comme une philosophie, un comportement et un Rasta est un éducateur et un ambassadeur de la paix. «Nous pouvons continuer à compter sur l’ensemble des mouvements Rasta du Mali à cultiver la paix et la tolérance dans le cœur de tous les Maliens, sur nos routes, à inviter tous les conducteurs et passagers de motos à porter le casque, à éviter la vitesse excessive», a-t-il déclaré. Avant de remercier la présidente de Mali Festi reggae pour son intérêt et son engagement pour la sécurité routière au Mali.

Notons qu’après la cérémonie d’ouverture, une conférence-débat s’est tenue sur le thème : «veille citoyenne et engagement de la société civile». Elle était animée par Thierno Traoré, professeur d’université, Seydou Diabaté, conseiller technique au ministère de la Construction citoyenne, avec comme modérateur Kassim Traoré, journaliste.

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<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Religieux et politiciens</title>
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<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 12:56:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il est clair que les rapports ne sont plus bons entre certains hommes religieux et le pouvoir en place mais aussi entre les religieux eux-mêmes, la fissure est devenue claire et nette. Les derniers évènements qu’a connus notre pays témoignent que les deux camps sont à l’œuvre et chacun semble vouloir finir pour de bon avec l’autre. </em></strong>

D’une part le camp dirigé par Mahmoud Dicko, président en fin de mandat du Haut conseil islamique qui, sans aucune forme de diplomatie, veut mettre fin au pouvoir de l’actuel Premier ministre.

Dans un meeting gigantesque dimanche 10 février 2019, il a appelé de nouveau à la démission pure et simple de M. Maïga. Une pensée que partagent les partisans de ce camp parmi lesquels on peut citer le Chérif de Nioro Mohamed Bouyé Haidara. De l’autre côté, il y’a le tigre de Badala qui n’a pas mâché ses mots en clamant sa tigritude dans une vidéo virale sur les réseaux sociaux.

Pour Soumeylou, il n’y a aucun doute le camp de Dicko est tout simplement en opposition politique mais qu’ils ne pourront rien contre leur pouvoir comme ils n’ont pas pu les empêcher de l’obtenir. Dans cette histoire, tout semble indiquer que l’ancien chef de la sécurité d’Etat  compte sur le soutien de plusieurs religieux puissants acquis à sa cause. Ce bras de fer entre le temporel et le spirituel fait des émules des deux camps. Cette situation va malheureusement détruire davantage le tissu social déjà décousu.

Si Dicko risque sans nul doute de perdre son fauteuil au Haut conseil islamique, Boubèye, lui, risque d’échouer en faisant passer la révision constitutionnelle de mars 2019. Le bras de fer pourrait continuer sur la révision aussi, le camp de Dicko va, si rien n’est fait, s’arranger dans la partie du non et cela, pas par conviction, mais par position. Une issue qui va bouleverser la quiétude nationale et fera naître malheureusement une division plus profonde dans la société malienne.

La moralité doit cadrer toute action politique mais la religion ne doit pas être politisée. Comme aime le dire le locataire du palais de Sébénicoro, «il faut savoir raison garder».

<strong>Le Panaf</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Abdoullah Coulibaly, Président de la Fondation du Forum de Bamako :  «Nous nous réjouissons du partenariat avec la France et le Maroc»</title>
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<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 12:51:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À la veille du 19<sup>ème</sup> Forum de Bamako (qui se tiendra du 20 au 23 février), son fondateur, Abdoullah Coulibaly, vient d'annoncer -lors d'une conférence de presse mardi au siège de l'OIF à Paris- un partenariat avec le Cercle des Economistes français de Jean-Hervé Lorenzi et le groupe marocain Policy Center for the New South. Objectif : booster les politiques de développement du Mali et du continent africain.</em></strong>

<strong>Quelle sera la particularité de la 19ème édition du Forum de Bamako ?</strong>

La grande nouveauté de cette 19ème édition du Forum de Bamako sera la participation de deux partenaires majeurs dont l’expertise va nourrir les réflexions. Le Cercle des Economistes français -reconnu pour son expertise avisée et présidé par mon ami Jean-Hervé Lorenzi- va contribuer à hisser le niveau des échanges. Sa proximité avec le patronat français, et donc avec les patrons du CAC 40, est une formidable opportunité. N’est-ce pas que l’objectif du Forum de Bamako d’attirer les investisseurs potentiels au Mali ? Le Forum de Bamako a aussi pour vocation de créer des perspectives nouvelles dans nos pays. Je rappelle que le thème retenu cette année est l’immigration, un sujet de société préoccupant qui soulève plusieurs problématiques. C'est un thème d'une parfaite actualité.

Croyez-moi, on est mieux chez soi, et c’est justement parce que l’immigration pose de sérieux problèmes que nous en parlons. Avec le Cercle des Economistes, nous pensons que nous pouvons mener la réflexion, dans une dynamique gagnant-gagnant, afin de créer les conditions idoines d’accueil des immigrés en donnant par exemple des perspectives aux populations et en faisant la promotion des investissements.

Je suis pour le métissage des cultures et des compétences. Je suis heureux de commencer cette dynamique avec le Cercle des Economistes qui organise chaque année les Rencontres économiques d'Aix-en-Provence. Il n'y a donc pas mieux que de se donner la main car l'Afrique est la profondeur stratégique de l'Europe. Nos destins sont liés, ne pas comprendre cela, c'est commettre une grande erreur. Entre nos deux continents, je crois qu'il est préférable de construire des ponts plutôt que des murs.

<strong>Vous innovez également cette année en lançant un partenariat avec un «think tank» marocain ?</strong>

Le deuxième partenaire majeur de cette 19ème édition du Forum de Bamako est en effet le Policy Center for the New South (anciennement OCP Policy Center), un groupe de réflexion marocain basé à Rabat, au Maroc, qui s'efforce de promouvoir le partage des connaissances et de contribuer à enrichir la réflexion sur des questions clés en matière de relations économiques et internationales.

Le Policy Center for the New South va organiser, en marge du Forum de Bamako et en partenariat avec la Fondation Forum de Bamako, un side event le 20 février sur le thème de «la sécurité alimentaire et la transformation structurelle des économies africaines». L’objectif sera de mener une réflexion approfondie autour de plusieurs problématiques comme la transformation de l’agriculture africaine en une puissance agricole, la sécurité alimentaire face à l’explosion démographique, la transformation structurelle des pays africains ou encore le modèle de développement agricole pour les pays africains.

<strong>De nombreux forums qui se tiennent sur le continent se terminent par de belles résolutions qui restent le plus souvent dans les tiroirs par manque de volonté politique et de vision des dirigeants africains. Le Forum de Bamako est-il différent ? </strong>

Personnellement, je ne suis pas de ceux qui pensent qu’il faut tout attendre des dirigeants. Un Forum comme le nôtre doit créer des dynamiques intelligentes que nos dirigeants pourront suivre. C'est pourquoi nous faisons toujours le compte-rendu de nos travaux aux plus hautes autorités maliennes, à commencer par le président de la République qui nous reçoit traditionnellement au Palais de Koulouba.

<strong>Pour faire bouger les lignes, n'est-ce pas question de volonté politique ?</strong>

Je n’en disconviens pas. Quand un investisseur vient s’installer dans un pays pour créer une entreprise, c’est dans le but de gagner de l’argent et non de faire de la philanthropie. Dans le contexte de nos pays où les jeunes constituent la majorité de la population mais sont malheureusement plus touchés par le chômage, ils constituent, de toute évidence, une «bombe à retardement». La réalité impose donc aux dirigeants d’encourager l’emploi jeune, de promouvoir l’entrepreneuriat jeune pour avoir la paix. Le Forum de Bamako réfléchit à toutes ces problématiques.

Comme disait le président de la République Ibrahim Boubacar Keita, «le Forum de Bamako dépasse maintenant la personne de Monsieur Abdoullah Coulibaly. Il est désormais devenu une institution, un des rendez-vous incontournables que l’Etat doit encourager.» Si le chef de l’Etat, lui-même, le dit, c’est à nous, en tant qu’organisateurs, et avec l’aide de nos partenaires, de concrétiser les objectifs fixés. Je suis confiant parce qu’avec la présence des experts du Cercle des Economistes français et du Center for the New South, nous avons espoir d’y arriver. Pour me résumer, je dirais que les responsabilités sont partagées. N’attendons pas tout de nos dirigeants. J’ai foi que, si chacun fait quelque chose à son humble niveau, les choses changeront.

<strong>Après dix-huit éditions du Forum de Bamako, quelles en ont été les retombées concrètes pour le Mali ?</strong>

En 18 éditions, ma première satisfaction est que le Forum a attiré des investisseurs qui ont créé des entreprises au Mali, je pense au nombre de trois. Je conviens que ce n’est pas assez, mais c’est déjà une avancée. L’autre élément important à prendre en compte, c’est que certaines résolutions du Forum ont servi à des Etats africains qui nous sollicitent. Ce fut par exemple le cas de nos résolutions sur les privatisations ou encore sur l’éducation en Afrique. Il y a aussi de la recherche générée par le Forum. Elle est certes immatérielle, mais elle contribue à formater fortement l’état d’esprit de nos concitoyens. L’innovation cette année est de mettre dans le même panel des décideurs, en l’occurrence des membres du gouvernement et des investisseurs, pour faciliter les mises en relation. Une disposition qui est plus pragmatique pour les affaires et permet d’avancer certainement plus vite sur la conduite des projets et leur mise en œuvre.

<strong>Est-il facile d’organiser un événement comme celui du Forum de Bamako, qui est l’initiative privée de la Fondation que vous présidez, en dépit du soutien de l’Etat malien ? </strong>

Je dirais tout simplement qu’il faut que les gens comprennent que les espaces de réflexions sont primordiaux pour le développement de nos pays. Je remarque tout simplement que les bonnes volontés ne manquent pas quand il s’agit de mobiliser de l’argent pour organiser un concert ou encore un match de football.

Inversement, quand il s’agit de mobiliser des moyens pour des réflexions, les bonnes volontés se font rares. Nous avons, certes, des difficultés de financement, mais avec le volontarisme et la détermination qui nous caractérisent, nous allons y arriver. Au demeurant, nous tirons aussi les leçons de nos faiblesses. En effet, la mobilisation des ressources pour organiser un événement comme celui du Forum de Bamako est un métier. Nous avons bien compris qu’il nous faut davantage de compétences et d’expertises pour mieux organiser les prochaines éditions. L'an prochain, nous fêterons nos 20 ans de manière grandiose !

<strong>Propos recueillis par Clément YAO</strong>

<strong>L'Afrique Aujourd'hui</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Clin d’œil : le Mali est pourtant bien photogénique</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/clin-doeil-le-mali-est-pourtant-bien-photogenique-2803899.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 12:30:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Communiquer c’est vendre une histoire, susciter de l’émotion, faire aimer un produit ou faire adhérer à une vision. Le Mali est un pays si coloré qu’il aurait pu à son indépendance se faire bien entourer, aduler et chouchouter. Malheureusement, nous n’avons pas cherché à créer de l’émotion à travers ce pays, nous avons véhiculé l’image des fils des fondateurs d’empires qui nous a fait conquérants, alors que nous étions dans une phase de structuration. Fils de conquérant ne fait pas immédiatement conquérant.</em></strong>

Le Mali à l’indépendance s’est présenté comme un peuple d’hommes forts et fiers dans un pays continental. Un tel pays n’a besoin de personne à priori, et ne veut devoir à personne. L’avions-nous fait exprès, par calcul ? Etions-nous outillés pour la posture ? Au lieu de nous présenter comme un pays central, nous nous sommes fait découvrir comme un pays sans aucune débouchée maritime, donc encerclé.

La Suisse a revendiqué sa neutralité dans tous les conflits en Europe en prônant sa centralité, donc un axe. Ce positionnement des helvétiques a fait de la Suisse la gardienne du trésor de l’Europe et une grande place financière mondiale sûre. La perception que nous créons nous privilégie, ou nous transforme en rien.

Le Mali est un pays entouré, à une journée et demie de près de cinq capitales et à deux heures d’avion de chacune de ces capitales, cela fait du Mali la meilleure place pour des hubs de tous types, le Mali est un pays hub, mais il faudrait savoir planifier cela et l’ancrer dans les esprits. A contrario, un pays continental se présente naturellement comme une entité fermée, étouffée.

Les communicants de la deuxième République ont, quant eux, véhiculé l’image d’un Mali rural et travailleur, ils n’avaient pas comme priorité de faire venir des investisseurs de l’extérieur, la promotion d’un Mali attrayant n’était pas leur premier souci. Ils croyaient plus aux réformes des entreprises d’Etat existantes pour prétendre créer des emplois.

Les dirigeants de l’ère démocratique ont plutôt misé sur la promotion du concept de l’Etat démocratique, elle créait une grande sympathie et véhiculait une image de bonne gouvernance, sans transformer automatiquement cela en investissement financier, qui a besoin d’autres initiatives. Ils ont, il faut le reconnaître, bien vendu le tourisme malien.

Quant au président Amadou Toumani Touré, il avait lui, en plus, une communication basée sur sa propre personne, il savait charmer ses partenaires et arrivait à lever des fonds. À la fin de son mandat, il avait compris qu’il fallait que le Mali même parvienne à se vendre. Les prémices d’un plan national de communication s’est fait sentir, les investisseurs et les Maliens de la diaspora ont commencé à lorgner sur le pays. Le problème sécuritaire est vite venu interrompre ce mouvement.

De prime abord, le président actuel a raté son entrée en matière de communication étatique. Il a, dans ses premières adresses en 2013, qualifié le Mali d’un pays à terre, en pleine crise, sans présenter avec vigueur un plan de réconciliation et de relance de l’économie.

Quand le président Ibrahim Boubacar Keita disait qu’il a hérité d’un pays en lambeaux, Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire avait à peu près un message qui disait, c’est vrai nous sommes tombés, mais maintenant une équipe sûre est venue, elle a un véritable plan que voilà, qui va sûrement relancer ce pays riche, vous ne devez pas rater une telle occasion pour venir y investir. Bien que le problème de la Côte d’Ivoire fût à l’époque plus grave que notre crise, les investisseurs ont cru au message, et l’économie ivoirienne a décollé. Le reste nous savons et nous voyons.

La cellule de la communication de la présidence de la République n’a pas, à présent, intégré la leçon. Le peuple et l’extérieur n’ont pas encore vu un signal bien cohérent et bien enchaîné. La communication du président, dans un pays en crise, doit entraîner le peuple ainsi que les partenaires, et dans sa forme, et dans le fond.

Nous devons entendre le Mali à travers nos experts locaux sur les plateaux des chaînes internationales. Un lobbying efficace et pour eux, et pour le Mali. La diplomatie commence là.

Aujourd’hui, la négligence va jusqu’à utiliser au niveau de la présidence une page Facebook officielle non vérifiée. Pourtant, nous sommes dans l’ère de la digitalisation et le Mali se doit d’être bien doté.

<strong>Macké DIALLO </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Telecel&#45;Mali : pour la satisfaction de ses clients</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/telecel-mali-pour-la-satisfaction-de-ses-clients-2803911.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 07:01:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les progrès réalisés par Telecel en l’espace d’un an en disent long sur le sérieux de cet opérateur de téléphonie mobile au Mali.</strong>

Au commencement, il y avait Alpha Télécommunication Mali (ATEL), qui fait partie d’un conglomérat africain actif dans les télécommunications, les Assurances et la Banque. ATEL, qui est détentrice de la 3ème licence de télécommunication globale, opérant sous la marque internationale Telecel, a mobilisé près de 100 milliards Fcfa d’investissements pour son réseau au Mali. Durant les 12 mois d’exploitation, l’activité a connu une croissance remarquable, avec environ 4% de part de marché en moins d'un an.
De fait, Telecel Mali met au cœur de ses ambitions la satisfaction de ses clients, portée par des valeurs que sont l’audace, la persévérance, l’agilité, l’innovation, la simplicité, l’écoute et l’excellence. Toutes ces valeurs sont parties intégrantes d’une vision forte, soutenue par l’ensemble de ses collaborateurs et partagée avec ses partenaires et clients. Ces derniers seront près d’un million à la fin de la 1ère année d'exploitation.
Le réseau Telecel met à la disposition des entreprises maliennes des services de téléphonie et d'internet de très haute qualité et d'une grande fluidité. Il permet à ses clients d’appeler au meilleur tarif du marché à partir de 1 FCFA la seconde au Mali et 1,5 F la seconde à l’international. Les clients peuvent aussi naviguer facilement et rapidement sur internet grâce aux forfaits internet mobile 3G+ mensuels à partir de 100 FCFA, bénéficier d’un bonus de 300% à la recharge, et profiter d’appels gratuits entre abonnés Telecel de 22h à 7h du matin.
Par ailleurs, pour assurer un service de qualité et de proximité, un réseau étendu d’une vingtaine d’agences commerciales Master Dealers et plus de 20 000 points de vente a été mis en place dans les zones couvertes.
Comme pour faire écho à la volonté du président de la République malien, Ibrahim Boubacar Keïta, qui dédie son second mandat à l’emploi des jeunes, Telecel Mali a fait le pari de la jeunesse. Depuis son arrivée, une centaine d’emplois directs et des milliers d’emplois indirects ont été créés. Donnant ainsi la chance à de nombreux jeunes d’obtenir un premier emploi et une première belle expérience.

Faut-il le souligner, huit mois après avoir lancé ses opérations commerciales au Mali, l’opérateur Telecel couvre désormais toute la zone sud du Mali. Telecel Mali est désormais disponible dans les localités de Kati, Baguinéda, Sikasso, Ségou, Kayes, Koutiala, et Koulikoro.

En termes de perspectives à Telecel Mali, l’année 2019 sera une année de consolidation des acquis et de passage à un palier supérieur en vue d’atteindre un parc de 2 000 000 d’abonnés en fin 2019. Le déploiement du réseau va donc se poursuivre avec la création d’une cinquantaine de nouveaux sites à Bamako et dans de nouvelles localités à l'intérieur du pays.

Pour tout vous dire, Telecel Mali demeure fidèle à sa politique interne et son slogan : TOUJOURS OFFRIR PLUS…
Issiaka SISSOKO]]> </content:encoded>
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<title>Édition spéciale des migrances à Bamako : le défi migratoire et le Fcfa en débats</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/edition-speciale-des-migrances-a-bamako-le-defi-migratoire-et-le-fcfa-en-debats-2803898.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 06:57:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Forum pour un autre monde (Foram) a organisé samedi 16 février, au Mémorial Modibo Keïta, l’édition spéciale des migrances sur le thème «le défi migratoire et le Fcfa : sortir ensemble de l’impasse». Cette édition des migrances à Bamako fait suite celle tenue le 20 janvier dernier à la Bellevilloise à Paris. Le choix de la capitale du Mali vise à rendre hommage aussi au président Modibo Keïta qui avait fait de la souveraineté monétaire l’une des exigences de l’indépendance du pays.</strong>

Pour mener des réflexions sur ce thème : «le défi migratoire et le Fcfa : sortir ensemble de l’impasse», les panelistes invités étaient Martial Ze Belinga, Taoufik Ben Abdallah, Kafo Nubukpo, Pr. Issa N’Diaye, Mamadou Coulibaly, Demba Moussa Dembélé et Aminata Dramane Traoré.

L’Afrique fait face, depuis près de deux décennies, à une véritable saignée humaine sans qu’une position collective concertée et partagée vienne changer, un tant soit peu, le cours désastreux des événements. Cette absence de réaction publique, intellectuelle et sociale africaine forte était manifeste quand deux adolescents guinéens et un jeune camerounais (1998 et 1999) sont morts dans des trains d’atterrissage d’avions, en tentant de rallier l’Europe. À cela s’ajoute une longue liste de violences institutionnelles, policières, mafieuses liées à la criminalisation de la mobilité humaine quand les marchandises et les capitaux circulent librement.

Face à cette situation, des intellectuels, artistes, acteurs des sociétés civiles africaines ont décidé d’assumer pleinement leur part de responsabilité dans la défense des droits humains et la dignité des migrants. Les instrumentalisations politiciennes du lien entre cette tragédie et le Fcfa n’augurent en rien de lendemains meilleurs pour l’Afrique et les Africains.

Un débat d’idées rigoureux en vue d’une mobilisation des opinions publiques et des forces sociales à la hauteur de la gravité de la situation s’impose. C’est pourquoi, le Forum pour un autre monde (Foram) a organisé cette édition spéciale des migrances à Bamako, qui fait suite à celle tenue le 20 janvier dernier à Bellevilloise à Paris.

Dans son discours, la présidente du Foram, Aminata Dramane Traoré, a expliqué que les problèmes, ce ne sont pas l’Afrique et les migrants, mais  c’est que le modèle économique injuste, prédateur, incapable de répondre à la légitime demande des gens de travailler et de vivre décemment chez eux.

Elle s’est réjouie de recevoir à Bamako ses frères du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Congo, du Cameroun, de la Tunisie, etc., pour dire à vive voix, ostensible et claire que la faiblesse de nos démocraties, c’est le déficit de connaissance sur les enjeux économique et géopolitique qui nous valent aujourd’hui toutes ces crises, fractures, divisions internes dans nos sociétés et entre nos pays.

«Autant  nous sommes choqués par le traitement inhumain et dégradant réservé au Subsaharien par un Occident qui croit que nous devons absolument ouvrir nos économies à ses entreprises pour qu’il puisse piller davantage et garantir la croissance et l’emploi à ses concitoyens, autant nous nous posons des questions sur le sens de l’intégration africaine, de l’Union africaine», a déclaré Aminata Dramane Traoré.

Prenant la parole, le conférencier, Martial Ze Belinga, a fait son exposé sur les migrations africaines : une vision globale décoloniale. Il a expliqué que nous devons sortir de l’idéologie actuelle de la migration qui fait d’elle l’envahissement de l’Europe. Selon lui, la migration a quelque de chose de positif, comme par exemple, la transmission de connaissances et de culture. Martial Ze Belinga a aussi souligné que les conditions d’existence poussent les jeunes africains à sortir du continent. Il a proposé des solutions parmi lesquelles, la décolonisation du savoir.

Dans son exposé, le Pr. Issa N’Diaye a expliqué les déterminants politiques et géopolitiques des départs des jeunes africains. Selon lui, les problèmes de nos pays ne sont pas seulement la mal gouvernance et la corruption, mais ce sont aussi un système mondial de prédation qui se fait avec nos dirigeants. Le professeur Issa N’Diaye a fait savoir que 67%  des ressources de l’Afrique sont volées par les multinationales.

À l’en croire, la situation de migration est la conséquence du pillage par le système mondial de prédation. Il propose de changer ce modèle qui a montré ses limites. Pour ce faire, Issa N’Diaye a indiqué que c’est aux Africains de réfléchir aux alternatives nouvelles.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali Festi Reggae : une grande affiche avec des célébrités nationales et africaines</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/mali-festi-reggae-une-grande-affiche-avec-des-celebrites-nationales-et-africaines-2803875.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 01:43:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La 14<sup>ème</sup> édition du Mali Festi Reggae se tiendra du 21 au 23 février au Mussée national. La présidente de la commission d’organisation de l’événement, Aminata Sangaré dite Mamy, accompagnée du directeur artistique, Sharaf Coulibaly, a donné une conférence de presse. C’était  le mercredi 13 février au Parc national du Mali, pour informer l’opinion nationale et internationale de la tenue de ce rendez-vous du reggae. </strong>

L’initiative du Mali Festi Reggae, qui en est à sa 14<sup>ème</sup> édition, est née de la célébration du 60<sup>ème</sup> anniversaire du grand homme en février 2005, à Addis-Abeba, par la Fondation Bob Marley-Rita Marley en collaboration avec le gouvernement éthiopien, les autorités de la ville d’Addis-Abeba, l’Union africaine, la banque mondiale, la commission économique pour l’Afrique et l’Unicef. Et depuis, Sista Mam a insaturé cette date dans le calendrier culturel malien pour permettre aux uns et aux autres de mieux cerner la philosophie rasta à travers la musique reggae.

Pour cette 14<sup>ème</sup> édition du Mali Festi Reggae, la commission d’organisation promet un événement haut en couleurs avec un programme riche en culture. Au menu des activités, il y aura la formation des jeunes en vidéo mobile activiste network. Il s’agit de former des jeunes qui utilisent régulièrement les réseaux sociaux pour les publications à titre informatif et interpellateur de la société sur certains faits et pratiques pouvant porter atteinte à la bonne gouvernance dans les Etats.

Il y aura également des conférences-débats sur Bob Marley et l’unité africaine,  l’évolution du reggae de 1970 à nos jours et la citoyenneté. S’y ajoutent vente et exposition d’objets d’art ; prêche rastafarien et séquence  musicale ; démonstration des animateurs d’émissions reggae ; comédie musicale ; slam et remise de diplôme de reconnaissance aux animateurs d’émission et aux reggae makers de 3<sup>ème</sup> génération et à l’ambassadeur du festival. En outre, à la clôture du festival, un concert géant  sera organisé avec la participation des musiciens qui viendront de l’étranger et du Mali.

Selon la présidente de la commission d’organisation, Aminata Sangaré, pour mener à bien ces activités, un comité de pilotage a été mis en place  et comporte 5 grandes commissions de travail composées d’hommes et femmes engagés pour hisser très haut le drapeau de l’Afrique.

Par ailleurs, elle a informé que le reggae est désormais classé patrimoine mondial par l’Unesco. Selon Aminata Sangaré dite Mamy, pour que ceci soit, il a fallu que des hommes et des femmes se battent dans l’arène musicale hermétiquement fermée à cette époque aux Noirs et aux messages anti-babyloniens véhiculés par eux. Ces messages, dit-elle, s’articulaient autour de la liberté, l’égalité des droits pour tous, la fierté, l’africanité. La conférencière dira que le reggae a permis une prise de conscience sur la compréhension du monde spirituel et la place de Dieu dans tout ce qui se passe.

Rappelons que le Mali Festi Reggae a pour objectifs, entre autres, de mettre en exergue le reggae, ses sources, ses différentes tendances et le rôle qu’il joue ; de promouvoir la musique reggae et à travers elle trouver des solutions aux différentes problèmes qui entravent le développement ; d’inciter la jeunesse à une plus grande conscientisation dans son rôle et place dans la société.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Cheick Mohamed Chérif Koné : «Je n’ai nulle part vu une disposition de la loi malienne, prévoyant le droit du magistrat à la désertion»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/cheick-mohamed-cherif-kone-je-nai-nulle-part-vu-une-disposition-de-la-loi-malienne-prevoyant-le-droit-du-magistrat-a-la-desertion-2803884.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 00:53:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pourquoi la REFSYMA alors que nos concitoyens ont tendance à vous confondre au SAM ?</strong>

La REFSYMA, issue de la partition du SAM, a vu jour le 17 décembre et elle enregistre déjà de nombreux adhérents. Cette partition s’imposait comme un facteur de stabilité au sein du corps du fait d’un antagonisme  exacerbé et injustifié entre une tendance très agitée hostile à l’UIM et une autre plus responsable et active favorable à ladite organisation et à ses principes.

La liberté syndicale étant consacrée par notre constitution, il ne servait à rien de s’entre déchirer pour une cause qui n’en valait pas la peine. <strong>Vous </strong>n’êtes pas sans savoir que plus des 2/3 des militants du SAM avaient cessé de s’y reconnaître, souhaitaient voir une autre structure capable de rehausser l’image du corps gravement entamée par le comportement de certains collègues pour qui l’indépendance du magistrat était sans limite ; toutes choses contraires au sens même de ce principe, de même qu’à la vision de l’Union Internationale des Magistrats dont notre pays est membre.

Le mouvement illicite de cent jours et les dérives qui ont terni l’image même du corps, ont été unanimement condamnés par toutes les associations membres de l’UIM. Le dernier congrès (s’il en est un) organisé le 29 décembre 2017, en violation des statuts et le règlement intérieur n’a enregistré qu’une petite poignée de magistrats, les invités étant d’ailleurs plus nombreux que les participants.

Le SAM, se résumant à une coquille vide depuis 2017, la REFSYMA n’est donc pas un syndicat de trop. Rendue nécessaire par les circonstances, sa création, considérée comme relevant d’un sens de responsabilité, a été vivement saluée tant au plan national qu’international.

Contribuer au renforcement de la démocratie ; assurer la défense de l’indépendance judiciaire sans la détourner de son sens ; assurer la défense des intérêts matériels et moraux des magistrats dans le respect des lois de la République sans porter délibérément atteinte aux droits des citoyens ou à la marche des institutions de la République, sont entre autres des objectifs de la REFSYMA, membre de l’Union Internationale des Magistrats.

<strong>Des informations sur les réseaux sociaux, en provenance de Sahelien.com, une structure crédible de communication, font état de la mort de votre collègue Soungalo Koné. Quelles sont vos réactions en tant que président de la REFSYMA, chargée de la défense des magistrats ?</strong>

Ces informations auxquelles nous ne sommes pas restés indifférents de même que le ministre de justice et son cabinet, restent à vérifier. Des informations similaires ont circulé et qui ont été démenties par la suite.

Dans la gestion de ce dossier, la sincérité et la bonne foi du gouvernement  sont manifestes,  quant à ses efforts, ils ont été reconnus à tous les niveaux. Pas plus qu’hier, sur implication de la REFSYMA, le ministre de la justice lui-même était en contact direct avec le frère de Soungalo Koné qui est d’ailleurs un avocat.

Tout en gardant toujours espoir, conformément aux  conseils de l’Union Internationale des Magistrats, la REFSYMA et ses militants restent derrière les plus hautes autorités pour l’aboutissement des investigations en cours, tant pour la libération de notre collègue, que pour mieux édifier sur les dernières informations véhiculées par les réseaux sociaux.

<strong>Que pensez-vous de ce communiqué accompagné de votre photo, de ces syndicats invitant les magistrats à la désertion des juridictions suite à cette information véhiculée par les réseaux sociaux ?</strong>

Ce communiqué est un non évènement pour la REFSYMA et ses militants qui n’en sont nullement concernés. Nous entendons privilégier le dialogue et la concertation avec le gouvernement par rapport à la sécurisation des juridictions et des acteurs de la justice.

Le magistrat, c’est la soumission à la loi, le discernement et le sens de responsabilité. Je n’ai nulle part vu une disposition de la loi malienne, prévoyant le droit du magistrat à la désertion. Pour se faire entendre, la REFSYMA n’a pas besoin de créer des problèmes en voulant en régler. Cela pourrait être une différence fondamentale entre ce syndicat de référence et d’autres regroupements de magistrats.

&nbsp;

<strong>En tant que responsable syndical, quelles sont vos réactions face à la jeunesse malienne hostile à la prolongation de l’âge de la retraite ?</strong>

Je dirai qu’on a sous la pression précipitamment évacué une question capitale, en créant des problèmes plus complexes que sont les conflits de générations avec les conséquences qui ne sont pas sans conséquence sur l’équilibre social.

Prolonger l’âge de la retraite sans envisager une revalorisation des pensions, n’apporte aucune solution à l’angoisse de la retraite qui reste entière. Si la retraite est angoissante et n’est plus perçue comme une joie, c’est parce que justement les pensions placent leurs titulaires dans  la précarité. De ce point de vue, prolonger l’âge de la retraite, sans envisager une revalorisation des pensions, n’apporte aucune solution à l’angoisse de la retraite qui reste entière. Quel que soit le temps passé au service, la retraite est incontournable.

Les arguments avancés par les jeunes qui ne sont autres que nos enfants, sont pertinents et je les trouve cohérents. Je me sens désarmé à les entendre dire qu’on ne peut pas faire son temps et celui de son enfant.

Nos parents sont allés dignement à la retraite et sans regret, selon la catégorie à 53, 56 et 59 ans. Longtemps après avoir quitté la fonction publique, ils sont restés productifs et utiles à la société, parfois en occupant d’autres postes de responsabilité élevée.

Si la précarité de la pension est une angoisse pour le fonctionnaire, il faut aussi reconnaître que les problèmes liés à l’emploi constituent un réel cauchemar pour la jeunesse qui souhaite aussi donner tout ce qu’elle a de meilleur. Prolonger l’âge de la retraite, sans envisager une politique cohérente d’emploi des jeunes, n’est pas régler le problème.

<strong>Les tenants de la prolongation de l’âge de la retraite justifient le fondement de cette revendication par une comparaison entre les magistrats et corps des préfets d’une part et les autres agents de l’Etat de  la même catégorie  d’autre part. Qu’en pensez-vous ?</strong>

Encore une fois, comparaison n’est pas raison. Les magistrats et les préfets ne sont pas en dehors de cette mesure de prolongation de l’âge de la retraite, et la mesure leur est ipso facto applicable sans aucune autre forme ce, en raison des statuts autonomes dont ces grands corps disposent.

Sachant bien que le corps de la magistrature est de plus en plus pris  comme baromètre au soutien des revendications catégorielles, je préfère me passer de toute comparaison au plan interne. Cela pour éviter des polémiques inutiles et sans intérêt.

Il est toutefois intéressant de rappeler que la maîtrise et le doctorat reconnus par le CAMES ne sont pas suffisants pour exercer directement les fonctions de magistrat. Ils ne sont que des conditions d’aptitude au concours de la magistrature. L’admission à ce concours donne droit à deux ans de formation à l’INFJ, sanctionnée par un diplôme en cas de succès à l’examen final.

Échappant à toute emprise du CAMES, les diplômes des écoles ou instituts de formation des magistrats sont des diplômes de très haut niveau universellement reconnus comme tels. Il en est de même pour les formations spécialisées ultérieures qui peuvent aussi s’étendre sur de longues périodes.

Tout ce qui concerne le magistrat et la magistrature se fonde sur des principes universels clairement définis par les instruments internationaux qui engagent tout Etat démocratique, dont naturellement le Mali. Des obligations incombant aux Etats sont déjà fixées dans le cadre des Nations Unies ce, en tenant compte de la spécificité des fonctions  de juges ou de magistrats.

Concernant l’âge de la retraite du magistrat, le minimum est de 65 ans à l’échelle universelle. C’est ce que le Mali a intégré sans difficulté dans ses textes juridiques internes sous le président Alpha Oumar Konaré en satisfaction d’un engagement international. Concernant les préfets, leur âge minimum de la retraite est également de 65 ans, comme l’on pourrait le constater à travers la sous-région et ailleurs de par le monde.

<strong>Quelle est votre position au sujet de la révision constitutionnelle ?</strong>

Le Mali de 1992 n’est plus le Mali de 2019. Nous devons avancer et suivre le rythme de l’évolution. Il ne sert à rien de rester réfractaires au changement dès lorsque cela est positif et se pose comme une nécessité  incontournable.

Ma position reste la même sur la question : la REFSYMA est favorable à la révision constitutionnelle qui est unanimement perçue comme une exigence qui s’impose à tous, au vu des évolutions et des engagements internationaux pris par le Mali.

Il est grand temps que ce projet en cours depuis près de deux décennies puisse connaître un aboutissement heureux au-delà de toutes considérations ou mesquineries politiciennes. La composition de la commission, devant conduire les travaux, nous rassure. Cela a d’ailleurs été reconnu tour à tour par le président de la Cour Suprême et Madame le Président de la Cour Constitutionnelle qui sont des voix très fiables.

Nous avons tous les atouts pour réussir cette révision, entre autres : le président de la commission, éminent professeur de droit public, est parfaitement dans son rôle et sur terrain connu. Nous saluons déjà en son sein la présence d’une des nôtres en la personne de l’ancienne présidente de la Cour suprême, une forte personnalité connue pour sa grande expertise et sa grande capacité d’écoute et d’analyse.

<strong>Et de la politisation de l’islam à laquelle l’on assiste de nos jours de la part de quelques leaders religieux surtout à l’occasion du rassemblement organisé par le HCI le 10 février ?</strong>

L’islam est une belle religion avec ses règles qui sont clairement définies. Les leaders religieux ont surtout besoin du soutien et de la confiance des fidèles, plutôt que de l’accompagnement des politiciens qui ne peuvent leur apporter que des tracas.

J’ai pu relever que quelques hommes politiques ont été hissés au rang de nos leaders religieux du fait des places spéciales à eux réservées,  comme s’ils étaient les superviseurs de cet évènement à caractère strictement religieux, dédié à la prière et à la méditation pour la paix dans le pays. Cela a été de mon point de vue une erreur à ne plus commettre.

Ce ne sont pas les hommes politiques qui doivent nous guider en matière de religion, mais plutôt les leaders religieux qui n’ont pas le droit de se laisser divertir. En tant que fidèles, les hommes politiques, sans autres responsabilités publiques, ne sont pas différents des autres fidèles, et  ils devraient être traités comme tels lors des rassemblements à caractère purement religieux.

Ces remarques me conduisent à dire qu’un leader religieux doit être prudent dans ses propos, démarches et façon de faire pour éviter qu’on lui prête des intentions qui ne sont pas forcément les siennes.

Les moindres mots ou les simples gestes d’un leader religieux, dans le contexte que nous connaissons, pourraient être surexploités et interprétés à dessein dans tous les sens, par des politiciens à la recherche de caution ou de soutien. Bien évidemment, les leaders religieux ont le devoir de se faire entendre sur toutes les questions intéressant la vie de la nation et de s’impliquer dans la recherche de solutions aux problèmes, comme ils l’ont jusqu’ici fait, et cela de façon appréciable.

<strong>Vos derniers mots pour la sortie de crise ?</strong>

Certains sont prêts à tout entreprendre pour plonger ce pays dans une crise. Cela ne marchera pas, le bon Dieu veillera toujours sur le Mali. Notre démocratie se trouve grippée du fait des considérations partisanes et purement politiciennes. La recherche d’intérêts personnels des acteurs de la classe politique a pris le pas sur les intérêts de la société. Je ne vois d’actions concrètes ou sincères de leur part dans le sens de l’intérêt général du Mali.

En tant que membre de la société civile, je voudrais inviter tous les acteurs de ce secteur à la vigilance et être plus actifs sur le terrain. Donner l’impression aux hommes politiques qu’ils sont les seuls ayant voix au Mali, est une tendance que nous devons rapidement renverser, puisqu’une faute inacceptable dans un régime de démocratie.

<strong>Propos recueillis par Sinaly KEITA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Enfin, un point d’eau pour l’école de Kolondiéba</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/enfin-un-point-deau-pour-lecole-de-kolondieba-2803848.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 00:52:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>«L’eau est source de vie» dit-on souvent. Ceci est désormais une réalité au premier groupe scolaire de Kolondiéba. En effet, cet établissement créé en 1955 et qui n’avait pas de point d’eau jusqu’à présent vient d’être doté d’un château d’eau de 7m3 réalisé à près de 18 millions de francs CFA. C’est une initiative d’un fils du terroir, un ancien élève de cette école, Dr. Sidiki N’Fa Konaté, et de son partenaire l’Entreprise Elysée Conseils. </em></strong>

La date du 9 février 2019 restera longtemps gravée dans la mémoire des 2024 élèves, des 46 enseignants et des familles environnantes, bref de toute la population de la ville de Kolondiéba. L’approvisionnement en eau de cette école était un calvaire depuis fort longtemps.

Sidiki N’Fa Konaté, un ancien élève de cet établissement, n’est pas resté indifférent à ce problème crucial. Il a demandé et obtenu de l’Elysée Conseils Sarl, un château capable d’absorber le besoin en eau de ce grand groupe scolaire. Pour Sidiki N’Fa Konaté, l’objectif est de mettre les élèves et les enseignants dans les meilleures conditions pour étudier.

C’est pourquoi il a lancé le «Prix d’excellence Seydou Diakité», qui fut un brillant élève de Kolondiéba, camarade d’enfance et ami du Dr. Sidiki N’Fa Konaté. Il a été prématurément arraché à l’affection de tout Kolondiéba. Ce prix sera remis aux élèves méritants lors de la prochaine édition du Festival international Mbolon, du 22 au 24 mars, à Kolondiéba.

Le PDG de l’Elysée Conseils, Mamadou Diarra, n’a pas manqué d’évoquer les qualités humaines et professionnelles du donateur et président de l’Association des ressortissants de Kolondiéba pour le développement (ARKOD). Le Directeur du Centre d’animation pédagogique, Massoudou Issa, a remercié le donateur de l’ouvrage car ce château d’eau était indispensable pour assurer le besoin en eau des élèves.

Quant au préfet du cercle, Karifa Koné, il a salué Sidiki N’Fa Konaté et son partenaire Elysée conseils Sarl pour ce geste louable qui cadre bien avec la politique d’approvisionnement en eau potable des populations par le gouvernement. Il a demandé aux responsables scolaires et au Comité de gestion scolaire de faire bon usage de ce point d’eau potable. Pour la population de Kolondièba, c’est plus qu’un château. C’est le retour de l’enfant prodige après avoir servi la Nation.

La cérémonie d’inauguration a regroupé des responsables politiques, administratifs, coutumiers ainsi que les membres du club des amis de Sidiki N’Fa Konaté (KSSD).

Rappelons qu’en quelques mois, Sidiki N’Fa Konaté en est à son 4<sup>ème</sup> point d’eau après ceux de Tousséguéla, Djibléna et Sirakoro, tous dans le cercle de Kolondiéba.

<strong>Sitan COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Stigmatisation et discrimination des personnes vivant avec le VIH au Mali :  Le Réseau malien des associations des personnes vivant avec le VIH présente les résultats de son étude</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/stigmatisation-et-discrimination-des-personnes-vivant-avec-le-vih-au-mali-le-reseau-malien-des-associations-des-personnes-vivant-avec-le-vih-presente-les-resultats-de-son-etude-2803880.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 00:49:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une étude réalisée sur 13 sites sur l’ensemble du pays, excepté la région de Kidal, a été menée auprès de 686 personnes vivant avec le VIH dont 257 hommes et 429 femmes. L’étude a été faite en 2016 et a duré près de deux mois. Les membres du comité de pilotage de l’étude étaient face à la presse, le mercredi 13 février, au siège du Réseau malien des associations des personnes vivant avec le VIH (Rmap+), pour partager les résultats de leur enquête.</strong>

Cette étude est réalisée par le Réseau malien de personnes vivant avec le VIH (Rmap+) pour mesurer le niveau de stigmatisation et de discrimination au niveau du pays. Elle a pour objectif de réunir des preuves sur la stigmatisation et la discrimination au niveau du pays. Ces preuves seront utilisées pour entreprendre des actions de plaidoyer en vue d’améliorer les conditions de vie des PVVIH, de promouvoir le dépistage et la prise en charge du VIH au niveau national.

Un atelier sous-régional avait été organisé dans ce sens à Dakar en juin 2015 par le bureau régional de l’Onusida sous la facilitation d’une consultante recrutée à cet effet pour préparer les pays de l’Afrique de l’Ouest à la mise en œuvre de cette étude.

C’est ainsi qu’au Mali, un comité de pilotage de 15 membres a été mis en place par un groupe de travail restreint pour diriger le processus. Avec la facilitation du bureau régional de l’Onusida, ce comité de pilotage a pu influencer le secrétariat exécutif du Haut conseil national de lutte contre le Sida qui s’est engagé à financer intégralement l’étude à hauteur de 38.000.000 de Fcfa.

Après l’élaboration du protocole et sa validation au niveau du comité d’éthique, le personnel de la mise en œuvre a été recruté et formé selon les principes du manuel de l’utilisation pour préparer la phase de collecte sur 13 sites retenus dans l’échantillon. Les phases de collecte, de saisie et d’analyse des données ont duré près de deux mois. Les résultats ont été validés dans un atelier national en octobre 2016.

L’enquête a été menée auprès de 686 PVVIH dont 257 hommes et 429 femmes. 76,20% des enquêtés habitaient dans les zones urbaines pendant que 20,80% étaient dans les zones rurales. Par rapport à la situation de l’emploi, 203 enquêtés étaient employés. Le revenu mensuel moyen était 82 320 Fcfa pour un ménage de 6 personnes.

Concernant l’exclusion des PVVIH au niveau social et familial, 8,5% des 686 enquêtés ont été exclus à cause de leur statut sérologique et pour d’autres raisons non spécifiées autant pour les hommes que pour les femmes. Les autres violences subies par les enquêtées portent sur les commérages (32%), les insultes ou harcèlement (16%) et les agressions physiques (5%).

Il faut aussi noter que l’orientation sexuelle et le travail du sexe constituent également des causes de stigmatisation et de discrimination chez les deux sexes à la même proportion (80 à 100% des cas dans la population clé). En outre, selon l’étude, 54 personnes, soit 9,1%, ont perdu un emploi ou une source de revenu. 42 personnes, soit 7,1%, ont été refusées pour un emploi ou une opportunité de travail en raison du statut sérologique. 22 personnes soit 4,3% se sont vus refuser les services de planification familiale à cause de leur statut sérologique.

L’étude a fait quelques recommandations en vue de continuer à améliorer les conditions de vie des personnes vivant avec le VIH. Ces recommandations sont adressées aux différents acteurs de la lutte contre la maladie. Il s’agit entre autres de : renforcer la sensibilisation des associations des personnes vivant avec le VIH ; renforcer les capacités des associations en connaissance de procédure en vigueur pour une protection de leurs membres ; utiliser les associations pour une large diffusion de la loi 06028 du 29 juin 2006 fixant les règles relatives à la prévention, à la prise en charge et au contrôle du VIH au Mali dans toutes les langues nationales ; renforcer l’implication des familles dans la prise en charge des PVVIH ; favoriser l’adhésion des personnes vivant avec le VIH.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Kidal: la CMA instaure un permis de séjour pour les visiteurs…</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-la-cma-instaure-un-permis-de-sejour-pour-les-visiteurs-2803879.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 00:48:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em> «Dispositions générales relatives à la réglementation de certains secteurs». C’est l'intitulé d'un document signé le 30 janvier 2019 par Alghabass Ag Intalla. «Nous avons vu le document et nous sommes au courant, mais tout ce qui se fait à Kidal est fait de façon concertée. Il y a la Cma qui sécurise la ville de Kidal, Aguel Hoc et Takalot sont surveillées par le Gatia». C'est ce que le gouverneur de la région de Kidal, Sidi Mohamed Ag Ichrach, nous a confié. </em></strong>

Le document de la Cma indique : «Pour la mise en œuvre de la politique générale de la Cma qu'adjure sa structuration, la nécessité s'impose de la mise en place d'un arsenal règlementaire régissant la vie courante de la société, adapté à ses cultes, à ses us et coutumes. Cette réglementation fait une classification tripartite des catégories d'infractions à savoir : les contraventions, les délits et les crimes. Les contraventions sont réprimées par les services de répression et en rendent compte au Cadis à travers un procès-verbal (PV).»

Cette situation n’est rien d’extraordinaire à en croire le gouverneur de région. «Nous travaillons de façon concertée avec les groupes armés ; nous les observons mais ils ne peuvent pas entraver la vie des citoyens. Le jugement des candidats concerne des délits mineurs, mais les crimes sont traités autrement, parce que le juge est à Gao», déclare le gouverneur de Kidal. Avant de déplorer le fait que ce soient les groupes armés qui sécurisent aujourd'hui l'intérieur de la ville de Kidal.

«Nous n'avons pas de police, ni de gendarmerie. Donc c'est forcé que la Cma et le Gatia régulent la vie dans les localités. Parce qu'il y a souvent aussi des départages. Chaque matin, ce sont des boutiques et des commerces qui sont braqués. Il y a l'indiscipline des gros porteurs et autres camions. Donc il faut une restriction dans la ville», avoue Sidi Mohamed Ag Ichrach, gouverneur de la région de Kidal.

La règlementation de la Cma régit un certain nombre de domaines : «le défaut de permis de conduire, le permis de conduire non conforme à la catégorie de l'engin conduit, l'excès de vitesse dans les agglomérations, le chargement volumineux. Au plan des stupéfiants et alcools, la consommation et la vente des stupéfiants, l'incitation et facilitation d'accès à l'usage des stupéfiants au public (liquides ou solides), l'exposition des stupéfiants dans les lieux publics (établissement public ou privé), la vente et la consommation de l'alcool, les manifestations, le meeting ou le sit-in doivent faire l'objet d'une demande écrite précisant la nature et le calendrier de l'évènement, adressée au Bureau régional de la Cma qui en donnera suite».

Désormais, les activités nocturnes ne sont plus autorisées et le séjour pour les étrangers est concerné par la réglementation. «Chaque étranger doit avoir une pièce d'identité de son pays d'origine, avoir un tuteur local, être muni d'un permis de séjour de la Cma en cours de validité, l'exploitation des mines par des étrangers n'ayant pas de tuteurs locaux. Les organes de répressions de la Cma concernés sont chargés chacun en ce qui le concerne de l'exécution correcte de la présente décision dans le respect du droit», conclut le document de la Cma.

«Vu de loin, c'est difficile, mais avec la situation à Kidal, c'est normal parce que il y va de la sécurité de nous tous. Je ne vois rien de désobligeant dans la mesure, tout a été fait avec le gouverneur, les partenaires (Minusma, Barkhane) et les autres sont informés. Kidal c'est la Cma, le Gatia fait la même chose à Aguel Hoc et Takalot», nous confie Dindy Walet Hachim, très joyeuse habitante de Kidal.

«Ce n'est pas du tout une bonne chose parce que ça sera un Etat dans Etat. Seulement, nous ne pouvons pas hausser le ton étant dans la ville de Kidal, sinon les bandits de Kidal et les braqueurs, ce sont les combattants de la Cma. Sur la route Gao-Kidal, à partir d’Anefif, c'est la Cma qui contrôle. Et c'est toujours des tracasseries et des difficultés avec les combattants de la Cma», rapporte un transporteur qui a requis le sceau de l’anonymat.

Si les autorités de Bamako ne sont pas au courant de cette décision, le gouverneur de Kidal est formel : «Nous allons continuer à veiller et travailler avec les groupes armés main dans la main, parce que la situation actuelle l'impose. Le reste va venir avec le temps et l'application de l'accord pour la paix et la réconciliation», affirme Sidi Mohamed Ag Ichrach, gouverneur de la région de Kidal.

<strong>Kassim TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Acte uniforme de l’Ohada sur le droit des sociétés coopératives :  Les sociétés coopératives agricoles renforcent leurs capacités</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/acte-uniforme-de-lohada-sur-le-droit-des-societes-cooperatives-les-societes-cooperatives-agricoles-renforcent-leurs-capacites-2803902.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 00:44:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Renforcer les capacités des leaders des sociétés coopératives, des unions, des fédérations et confédérations sur l’Acte  uniforme N°9 de l’Ohada sur le droit des sociétés coopératives, tel est l’objectif d’un atelier de formation qui s’est tenu du 14 au 15 février à la maison du partenariat.</strong>

Organisé par le ministère du Développement industriel et de la Promotion des investissements, à travers la cellule technique des réformes du climat des affaires avec l’appui financier du Danemark, cet atelier s’inscrit dans le cadre de l’appui qu’apporte l’ambassade du Royaume du Danemark au gouvernement du Mali, à travers la promotion du secteur privé.

La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre du Développement industriel et de la Promotion des investissements, Moulaye Hamed Boubacar, en présence du représentant de l’ambassade du royaume du Danemark, Boubacar Ba.

Selon le ministre Moulaye Hamed Boubacar, cette session qui vise à adapter les statuts et le règlement intérieur des sociétés coopératives à l’Acte uniforme de l’Ohada et à renforcer leurs capacités, prouve à suffisance l’excellence des relations de coopération existant entre le Mali et le Danemark. Il a salué la forte mobilisation des sociétés coopératives pour la formation qui leur permettra de disposer de compétences adéquates pour la gestion quotidienne de leur organisation, conformément à l’Acte uniforme de l’Ohada, qui est désormais la législation supra nationale qui renforce les dispositifs nationaux des différents pays.

Le ministre a rappelé que les sociétés coopératives agricoles participent de façon constante à assurer la sécurité alimentaire, à créer des emplois et à réduire l’extrême pauvreté. Il dira que c’est à ce titre que l’importance des sociétés coopératives agricoles a été reconnue par l’organisation des Nations-unies, qui a proclamé 2012, année internationale des coopératives.

Moulaye Hamed Boubacar a en outre souligné que l’évolution des entreprises et particulièrement des PME/PMI au Mali, ces derniers temps, révèle que nombreuses sont les formes sociétaires qui s’offrent aux dirigeants désireux de fonder une entreprise selon leurs aspirations et au mieux de leur convenance. Il a indiqué que l’amélioration de la gouvernance des coopératives est un indicateur de résultat des réformes du climat des affaires. Tout en signalant qu’au Mali, rares sont les sociétés coopératives qui se sont pliées à cette obligation de l’Ohada. C’est pour corriger cette insuffisance que cette formation, ajoute le ministre, a été organisée par son département à travers la cellule technique des réformes du climat des affaires.

Le représentant de l’ambassade du Danemark, Boubacar Ba, a salué cette initiative du ministère du Développement industriel et de la Promotion des investissements, qui consiste à faire connaître les textes de l’Ohada  aux coopératives des filières agricoles et agro alimentaires au Mali. Selon lui, plus de 70% des coopératives actuelles ne sont pas alignées sur les textes de l’Ohada ; ce qui démontre à juste titre la pertinence de la présente formation.

Boubacar Ba a aussi rappelé que les producteurs agricoles et les coopératives constituent les premiers investisseurs du Mali. Avant d’assurer l’accompagnement du Danemark au ministère du Développement industriel et de la Promotion des investissements.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Une autre semaine noire pour les Fama : sept militaires tués dans trois attaques distinctes</title>
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<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 00:39:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans la région de Mopti (centre du pays), 7 militaires maliens ont été tués durant la semaine dernière. Six ont été tués dans deux attaques distinctes et le septième a été victime d’un assassinat ciblé.

La première attaque a visé des éléments de la gendarmerie quittant Mopti pour Dialloubé. Un de leurs véhicules a sauté sur un engin explosif improvisé, tandis que des assaillants tiraient à l’arme automatique sur le convoi. Le bilan fait état de quatre gendarmes tués.

Dans la même région, deux militaires maliens en patrouille entre Koro et Bankass, près de la frontière avec le Burkina Faso, ont également été pris pour cible par des assaillants non identifiés, selon les autorités locales.

À la veille de ces attaques, c’est le chef adjoint du bureau de la Douane de Hombori qui a été tué par des hommes armés non encore identifiés aussi sur des motos. Ces derniers sont venus le trouver alors qu’il était en compagnie d’autres amis pour le cribler de balles.

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pôle des actions d’intégration des droits humains en Afrique : Pour renforcer le leadership de 30.000 jeunes</title>
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<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 00:37:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Pôle des actions d’intégration des droits humains en Afrique  (Pacindha) a lancé jeudi 14 février son projet de renforcement de leadership de 30.000 jeunes en promotion de la citoyenneté, la prévention et la résolution des conflits et la protection des droits humains. </em></strong>

C’était à travers une conférence de presse tenue à la Maison de la presse en présence des principaux acteurs du projet. L’activité était présidée par le président du Pacindha, M. Amadou Konaté, qui était accompagné du représentant du Fonds d’appui aux moteurs du changement (Famoc).

D’entrée de jeu, le président Konaté expliquera que sa structure a été créée le 29 août 2001. Elle intervient dans les domaines de la protection de l’environnement, les droits humains, la gouvernance, la sécurité alimentaire, la prévention et la gestion des conflits, l’éducation et la santé.

Dans ses explications, relève-t-il, le Pacindha intervient principalement dans plusieurs régions du Mali dont celles de Kayes et Koulikoro. Le Pacindha est le chef de file de deux grands consortiums d’ONG à savoir : le Collectif des organisations intervenant dans le Baoulé (Coba) et la Coalition d’appui à la réserve de biosphère transfrontalière (Cartb) entre le Mali, le Sénégal et la Guinée Conakry.

En outre, ce projet, qui vient ainsi d’être lancé, vise comme objectifs de développer le leadership des jeunes et les amener à jouer un rôle moteur de changement dans la citoyenneté, la prévention et la gestion des conflits, la gestion des affaires de la communauté, la protection des droits de l’homme.

Et principalement, de renforcer les capacités de 30.000 jeunes sur la citoyenneté, le leadership, la culture de la paix, la lutte contre l’extrémisme violent et la protection des droits de l’homme ; promouvoir l’implication des jeunes dans la mise en œuvre de la politique nationale sur la citoyenneté et le civisme adoptée par le gouvernement en septembre 2017 ; renforcer le leadership de 900 jeunes dans la gestion des affaires de la communauté et impliquer les radios communautaires et les télévisions dans le traitement et la diffusion des informations sur la gouvernance, la citoyenneté et le radicalisme de façon critique et impartiale.

Notons que ce projet est soutenu par plusieurs partenaires financiers du Pacindha dont le PNUD et l’Union européenne.

<strong>Ousmane DIAKITE </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mali&#45;Niaiserie : Meeting du 10 février : Haro sur le Premier ministre !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mali-niaiserie-meeting-du-10-fevrier-haro-sur-le-premier-ministre-2803841.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 00:36:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Haut conseil islamique va-t-il ouvrir une nouvelle page politique ce 10 février ? En exigeant la démission du Premier ministre, le meeting du HCI, le 10 février 2019, n’a pas seulement mis le pouvoir IBK dos au mur, il a ouvert une nouvelle page dans notre vie politique dont les contours sont loin d’être cernés. Aussi, peut-on comprendre que le fusible fasse de la résistance, mais sa vocation est de sauter dans une situation de haute tension.</em></strong>

Le porte-parole du Chérif de Nioro a été on ne peut plus clair dans ses rapports avec le pouvoir IBK : «je n’étais pas avec IBK pendant la campagne, je ne suis pas avec lui aujourd’hui et je ne serai pas avec lui demain», mais «IBK doit sauver son pouvoir et son pays. Pour cela, le chef du gouvernement, Soumeylou Boubèye Maïga, doit partir. S’il reste, si nous ressortons, tout peut arriver parce que nous ne assiérons plus…». L’Imam Dicko de renchérir, ils doivent écouter le Chérif de Nioro, «nous ne sommes pas restés assis, mais si nous nous levons, nous allons leur demander de dégager...»

Le décor de la contestation est planté. L’objet de l’ultimatum est le départ du Premier ministre. On savait que ce dernier était le mal aimé de la classe politique, que son image est le plus souvent associée aux petits coups bas de la politique locale, voilà que la fermeté inhabituelle des leaders religieux envers lui, laisse entrevoir la profondeur du fossé entre le chef du gouvernement et la société dans son ensemble. Devant ce qui apparaît désormais comme un ultimatum, le Premier ministre a semblé perdre son sang-froid. Lui qui avait l’habitude dans le confort des institutions de donner des coups, n’a certainement pas vu venir le feu du stade du 26 mars.

Pris de panique, il se donne une nouvelle mission, non de rassembler les Maliens, mais de combattre désormais ceux qui le combattent surtout tous les hybrides qui naviguent aux frontières de la politique et du religieux. D’autant qu’il a la conviction de les avoir battus lors des élections présidentielles. Mais il oublie de dire qu’il a pris soin de truquer lui-même ces élections.

En vérité, dans le Mali de l’après meeting du 10 février, au-delà des apparences, deux Mali se regardent en chiens de faïence : un pouvoir vautré dans son arrogance originelle et un peuple à jamais déterminé à se construire un avenir. Ceux d’entre les Maliens qui ne voient dans le meeting du 10 février qu’un mouvement religieux se trompent de lecture de la société d’aujourd’hui.

Aucun thème n’y a été abordé que les forces politiques et certaines de la société civile n’ont traité dans les mêmes termes que l’ont fait les leaders musulmans.  Il y a longtemps que nous avons dans cette même chronique souligné la grande colère du Mali contre le pouvoir IBK, sa gouvernance désastreuse, sa corruption, sa propension au vol organisé des deniers publics, sa culture de mensonge érigée en système de pouvoir, etc.

Que le Premier ministre concentre sur sa personne toutes les expressions de cette révolte permanente dans tous les secteurs de la vie et de toutes les couches socio-professionnelles, depuis six ans, cela tombe sous les sens. La déception, les frustrations et les injustices qu’engendre un système de prédation, ont conduit les citoyens au désaveu de l’Etat et ses représentants. Les Maliens sont en quête de forces alternatives.

Il est clair que cette alternative se construit avec la classe politique, la société civile et le secteur privé, la société civile religieuse. Ceux qui voudraient dans cette période faire le tri dans cette action collective de construction d’une alternative pour le Mali, sont en retard d’une société.

On peut seulement regretter que le HCI n’ait pas développé cette formidable capacité, il y a quelques mois, pour aider à lutter contre le vol des élections présidentielles. Mais, sa dénonciation des tares de la société et de la gouvernance actuelle est parfaitement légitime et appropriée, et toutes les forces patriotiques doivent s’en convaincre. Le mérite des leaders musulmans c’est d’être plus audibles aujourd’hui, parce que le pouvoir en place a cultivé la futilité de toute opposition politique démocratique dans le système.

Alors, face au désir ardent d'émancipation, de la libération de toutes espèces de servitude dans la société, des acteurs non conventionnels sont devenus plus présents dans ce combat, même si rien ne garantit le succès à eux seuls. Alors l’intervention des leaders musulmans sonne à tout le moins comme une intervention citoyenne, au plus comme un air de «théologie de la libération».

D’après Gustavo Gutiérrez, «la théologie de la libération dit aux pauvres que la situation qu'ils vivent actuellement n'est pas voulue par Dieu» et qu’ils sont invités à se battre pour la transformation de leur société. La théologie de la libération est un courant de pensée théologique chrétienne venu d'Amérique latine, suivi d'un mouvement socio-politique, visant à rendre dignité et espoir aux pauvres et aux exclus et les libérant d'intolérables conditions de vie. C’est grâce à cette philosophie combinée au combat des forces de progrès que l’Amérique latine a pu transformer ses sociétés et chasser des dictatures sanguinaires et des démocraties de façade.

Nous sommes dans un pays où ceux qui sont dans les charges publiques ignorent royalement les partis politiques, les organisations autonomes de la société civile, comme acteurs de gestion de crise, de captation de la colère et des demandes sociales. Ils n’ont donné aucune capacité à la nation de se défendre contre ses agresseurs, ni en matière d’organisation politique encore moins en capacité militaire. Tout a été fait pour maintenir notre pays à genoux devant toutes sortes d’occupations. Alors, libérer le Mali de ses agresseurs, de ses propres prédateurs, voire cauchemars, n’est-il pas un impératif national ?

Aussi, devant la dégradation absolue des conditions d’existence dans notre pays, quelle est la catégorie socio-professionnelle qui ne s’est pas fait entendre d’une manière ou d’une autre ? Quelle catégorie de Maliens pourrait-on décemment exclure du débat national sur la sauvegarde de la nation ? Devant la colère permanente du Mali sur la gouvernance du pays, les tenants du pouvoir n’ont qu’une formule magique à servir dans tous les plats, mais très vite devenue creuse : s’unir derrière le pouvoir pour sauver le Mali. Sauver le Mali autour de quelle vision-Mali se demande le peuple, est la seule question à laquelle ceux qui vivent de la crise ne veulent pas ou ne peuvent pas répondre. Le Mali qui agonise a été abîmé par la gouvernance en cours qui semble n’avoir rien d’autre à proposer que ses propres stratégies de conservation du pouvoir.

Faut-il le souligner, face à la mobilisation exceptionnelle et la détermination des leaders musulmans à obtenir la démission du Premier ministre, l’indignation sélective des tenants du pouvoir sur la politisation du discours, relève du plus grand mépris à la mémoire des Maliens. Qui ne se souvient pas des mobilisations électorales antérieures en 2013, des virées et des promesses de terrain lors des cérémonies religieuses du président de la République, des routes électorales ? «La crédibilité de celui qui vous accuse suffit à vous innocenter», disait Olivier Tambo, le très combattif président de l’ANC d’Afrique du Sud.

<strong>Souleymane Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tiébilé Dramé face à la presse :   «Au niveau du secteur minier, les recettes fiscales sont passées de 48 milliards de Fcfa en 2016 à 8 milliards en 2018»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/tiebile-drame-face-a-la-presse-au-niveau-du-secteur-minier-les-recettes-fiscales-sont-passees-de-48-milliards-de-fcfa-en-2016-a-8-milliards-en-2018-2803888.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 00:35:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président du Parena Tiébilé Dramé était face à la presse, le jeudi 14 février, à la Maison de la presse. Comme à l’accoutumée, il a dressé un tableau sombre de la gestion du pays par le régime en place. </strong>

D’entrée de jeu, le conférencier a laissé entendre que le Mali, en ce début d’année, est confronté à plusieurs crises dont la combinaison menace ses fondations. Parmi ces crises, selon lui, il y a une crise sécuritaire particulièrement grave qui a fait plus de 1.800 morts en 2018 et qui s’est étendue du nord au centre.

À l’en croire, à côté de cette crise, il y a aussi une crise politique née de la dernière élection présidentielle organisée sous l’emprise de la fraude ; une crise institutionnelle qui fait que la quasi-totalité des institutions n’ont plus de légitimité et une crise financière grave. Le président du Parena n’a pas manqué de noter le mécontentement et les grognes sociales qui se traduisent par la défiance vis-à-vis de l’Etat.

Aux dires de M. Dramé, en 2017, il y a eu 716 morts au Mali et du premier janvier au 31 décembre 2018, 1.814 personnes ont été tuées dont 1026 personnes au centre du pays. Parmi ces victimes, il a noté que 697 civils ont été tués en 2018 au centre contre 114 civils tués en 2017. Selon Tiébilé Dramé, cette explosion de violences coïncide avec l’entrée en fonction du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga. Il a également souligné qu’une guerre civile intercommunautaire est en cours au centre du pays dont une dizaine de villages ont été incendiés en 2018 à cause de cette guerre.

Comme recommandations sur le plan sécuritaire, le président du Parena  demande aux tenants du pouvoir de se démarquer en paroles et dans les faits de tous les groupes armés irréguliers et illégaux ; de mettre en place, de toute urgence, une commission indépendante d'enquêtes pour faire la lumière sur les graves violations des droits humains perpétrés au centre ; de rechercher et punir tous les auteurs et complices des crimes abominables commis au centre ; d’enquêter sur l’origine des armes de guerre et leur circulation dans les régions de Ségou et Mopti.

Il recommande aussi de démanteler les check-points illégaux installés au vu et au su des autorités locales et régionales ; de mettre fin au délit de faciès ; de désarmer et dissoudre les milices ; de déployer dans le centre des observateurs indépendants des droits de l’homme ; d’organiser des patrouilles régulières FAMA-Force Minusma ; et de convoquer des assises régionales sur la restauration de la sécurité, de la stabilité et sur la bonne gouvernance au centre.

Parlant de la crise financière, le conférencier a indiqué que l’Etat fait une propagande en disant que le Mali est la 3<sup>ème</sup> économie de l’Uemoa. Selon lui, en 2018, les principaux services pourvoyeurs de recettes de l’Etat n’ont pas été en mesure d’atteindre les objectifs assignés. M. Dramé dira que c’est à cause de la mauvaise gouvernance et de la mauvaise gestion que la pression fiscale au Mali est allée au-dessus de 12% faisant perdre à notre pays 4 points dans l’espace Uemoa.

Par ailleurs, le président du Parena a fait savoir qu’au niveau du secteur minier, les recettes fiscales sont passées de 48 milliards de Fcfa en 2016 à 8 milliards en 2018. À l’en croire toujours, de 2016 à 2018, les 40 milliards de recettes fiscales provenant du secteur minier se sont évaporés, or la production d’or continue.

Autre révélation faite dans ce secteur par le conférencier, c’est qu’aucun dividende n’a été versé à l’Etat pendant cette période. En termes de dividendes non versés, il a aussi révélé que le PMU-Mali n’a pas versé un franc à l’Etat en 2016 et 2017. Pendant qu’en 2014 et 2015, la société a versé à l’Etat (l’actionnaire à 75%) 2 milliards 635 millions de Fcfa.

En 2018, selon M. Dramé, ce sont seulement 460.000.000 de Fcfa qui sont été versés à l’Etat en termes de dividende par le PMU-Mali. Tiébilé Dramé a souligné que les impayés de la dette intérieure au niveau du trésor public s’élèvent à 200 milliards de Fcfa.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance : les nouveaux artistes du Koteba national</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernance-les-nouveaux-artistes-du-koteba-national-2803838.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 00:34:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ils sont au sommet du pouvoir, au niveau des Institutions, au sein de la haute sphère de l’administration. Responsables publics, ayant bénéficié de la confiance du peuple ou d’une partie, ils s’affichent avec arrogance, vanité et extravagance. Reconnus à travers ce slogan, «nous fûmes quand d’autres n’étaient pas», avec cette  conviction, celle de penser qu’au vu du hérisson sur le chemin de Gao à Bamako, le chien ne peut qu’aboyer, comptez sur eux pour que «le grand Mali avance» relève de l’utopie. Bienvenue à ces nouveaux artistes du Koteba national, qui méritent d’être mieux connus. Nous y consacrons cette rubrique. </em></strong>

L’honneur revient au président IBK, en tant que chef de troupe, d’être le premier concerné. Lui-même, il en est convaincu. Il parle pour ne pas  être entendu et agit pour ne pas être compris. Preuve, de son premier mandat au second, la vision stratégique du président IBK, pour le pays, n’a jusque-là su séduire le citoyen. Lequel cherche sans trouver, où précisément, l’honneur du Mali a été rehaussé et le bonheur du Malien restauré. Bien sûr que notre grand Mali avance. Mais il avance vers l’abîme, lui a répondu l’autre. Difficile de ne pas le croire.

En effet, cinq ans durant, le président IBK, de par sa gouvernance, est resté invisible, éloigné de son peuple. Aux engagements non tenus, il a développé une instabilité de son équipe gouvernementale. Un mandat qui restera comme celui le plus abonné aux scandales financiers. De nos jours encore, l’autorité de l’Etat, la paix sociale et la sécurité du pays sont au cœur de sa gouvernance. Pendant que les effets de la relance économique demeurent invisibles. Lui et ses alliés de tout bord reconnaissent les efforts menés.

Cependant, une partie de la population attend de s’identifier à une œuvre réelle de développement national. L’absence de lisibilité de sa gouvernance a  affecté beaucoup son premier mandat. Lequel a plus inspiré les artistes, les activistes et les animateurs de l’opposition politique. À tort ou à raison, en tout cas, dans la compétition  électorale  de 2018, IBK a eu du mal à convaincre l’électorat par un bilan de réalisation. Il a surtout brillé par des positions de karaté et des sorties incomprises pour son rang. C’est pourquoi, il cultiva l’espoir de voir notre grand Mali qui avance. Mais difficile de se convaincre que le Mali avance dans l’insécurité galopante, avec un Etat moins présent, une administration absente dans certaines localités du Mali, un pays devenu le théâtre d’une tuerie en gros et en détail, où chaque jour relève son lot de victimes.

L’on se demande comment le Mali avance avec un front social en ébullition, une cohabitation difficile entre les communautés, le tout sur fond de contestation de son élection à la magistrature suprême du pays, avec une arrogance affichée à la tête du gouvernement.

De tout cela, le président IBK en est conscient. Mais il croit dur comme fer que ce sont ceux d’en face qui sont responsables. Alors, le voici, devenu chef de troupe, de ces nouveaux artistes du Koteba national, dans des œuvres, gestes, ou paraboles qui divisent les Maliens et vident la fonction présidentielle de son contenu.

De là, à narguer une partie du peuple en adoptant une position de défiance publique, on comprend pourquoi IBK a du chemin à faire en vue de prouver son engagement pour le Mali. Point étonnant de penser que compter sur ces nouveaux artistes du Koteba  national, IBK en tête, pour que notre grand Mali avance, relève de l’utopie.

<strong>Bekhaye  Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Appel intelligent</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/appel-intelligent-2803837.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 00:31:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Soumaïla Cissé a été surpris par le coup de fil d'IBK dans l'après-midi du jeudi 14 février 2019. C'est IBK, lui-même, qui le dit : «C'est bien moi, c'est naturel». Oui, IBK a pris son téléphone pour appeler Soumaïla Cissé. Cela, pour décrisper la situation politique. Deux raisons principales sont à la base de ce coup de fil : IBK veut rencontrer et échanger avec la classe politique et il n'est pas question de recevoir tout le monde sans le chef de file de l'opposition. L'autre raison est la prochaine visite du Premier ministre français au Mali. Il viendra avec une forte délégation et doit échanger avec tout le monde. C'est sur instruction de la partie française qu’IBK aurait fait signe à son jeune frère. Mais il faut signaler aussi que le grand meeting du Haut conseil islamique a aussi fait peur à Koulouba. C'est pour toutes ces raisons que certains disent que c'était un coup de fil intelligent.

<strong>Bouyé ne désarme pas </strong>

Il réitère son exigence au président de se débarrasser de Soumeylou Boubèye Maïga qui est à l'origine des difficultés que «nous connaissons en ce moment». Celui qui a déjà fait démissionner 5 PM ne doit avoir aucun état d'âme pour remercier un cinquième. «IBK doit nous écouter pour l'intérêt du pays en ayant à l'esprit qu'il n'est rien sans son peuple dont l'intérêt est plus important que Boubèye. Ceux qui soutiennent le PM ne m'intéressent pas, c'est au président que je m'adresse : Boubèye doit partir», déclare-t-il.

<strong>Encore Koulogon </strong>

Dans la nuit de vendredi 15 à samedi 16 février 2019 à Talataye, cercle d'Ansongo, une attaque kamikaze contre un véhicule du MSA (Mouvement pour le Salut de l’Azawad) a fait un mort et deux blessés. Le 15 février dans la région de Gao, cercle de Bourem, sur l'axe Bourem-Temera, une équipe de prêcheurs, conduite par Alpha Oumar de Gao, a été braquée aux environs de 11 heures par des individus armés non identifiés. Pas de violences physiques, mais biens et argent emportés. Dans la région de Mopti, cercle de Bankass, le 16 février, une double attaque d’individus armés a visé deux villages de la commune de Koulogon Habe (Minima Maoudé peul et Ourotidiani). Le bilan fait au moins état de 05 morts et des blessés. Les deux villages ont été complètement détruits.

<strong>Une affaire nationale  </strong>

Contrairement au ministre des sports au service du Premier ministre, pour contourner la sentence du TAS, les jeunes maliens prouvent que le football est facteur de cohésion nationale. Des jeunes de Gao ont fait le déplacement sur le Niger. La jeunesse a déménagé dans la capitale nigérienne, Niamey, afin de soutenir les Aiglons du Mali, qualifiés pour la finale de la CAN U-20. À travers une délégation du Conseil régional de la jeunesse de Gao qui s'est rendue à Niamey pour un court séjour afin d'aller soutenir l'équipe nationale junior, qui s'est qualifiée en finale de la CAN des moins de 20 ans. Les jeunes de Gao décident ainsi de ne pas rester en marge de cette consécration et d'être témoins, quand nos héros soulèveront le trophée continental de leur catégorie. C'est ainsi que les  Maliens du Niger, responsables maliens au Niger, ont réservé un accueil chaleureux à cette délégation. Ils sont sortis massivement pour la cause nationale.

<strong>Un coup d'Etat évité </strong>

Les bombardements de la semaine dernière au Tchad ont été justifiés devant l’Assemblée nationale française par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Il était question selon lui d’«éviter un coup d’Etat» de nature islamiste de soldats en partance du sud de la Lybie. Même si cette information ne concerne pas directement le Mali, nous la jugeons pertinente parce que la presse établit un lien entre ces deux pays, tous deux protégés par l’opération militaire Barkhane. De plus, Jean-Yves Le Drian a rappelé la similitude avec l'intervention française au Mali en janvier 2013, quand une colonne de groupes djihadistes du nord se dirigeait vers la capitale, Bamako : «C'est la même démarche [...] faite par le président Traoré en janvier 2013».

<strong> </strong>

<strong>Cinq soldats tués </strong>

«Une mission des forces armées maliennes, des éléments de la gendarmerie de Dialloubé, quittant Mopti pour Dialloubé, a fait l'objet d'une attaque à l'aide d'IED suivie de tirs nourris. Le bilan est de trois morts, leur véhicule totalement endommagé», déclare une source militaire à Mopti. Selon Diadié Alpha, les gendarmes en question «avaient escorté sur Mopti les gendarmes devant se rendre à Bamako pour suivre les formations militaires appelées BA1 et BA2. C'est à leur retour de mission qu'ils ont été accrochés. Les trois soldats ont été inhumés à Saré Samba village». Toujours au centre et dans la région de Mopti, d'autres soldats maliens ont perdu la vie dans le pays dogon. «Entre Koro et Bankass à Dogo, les militaires maliens étaient en patrouille, ils ont été attaqués par des hommes non identifiés», nous a confié Youssouf Ouédraogo, notable de Koro. Le bilan de cette attaque  est de deux morts. «La première victime est tombée sur le champ, le corps du jeune soldat porté disparu a été retrouvé le lendemain. Il y a eu un blessé», affirme le gouverneur de Mopti. L'unique blessé est en traitement au niveau de l'hôpital de Mopti, ajoute le gouverneur. «Il a été abattu par deux hommes armés non identifiés sur une moto, qui ont fait des tirs de sommation avant de laisser le douanier dans le sang. Tout le monde était à l'intérieur des maisons parce que l'insécurité est totale à Hombori», soutient Balobo Dicko de la jeunesse de Hombori.

<strong>Panique à l'auto-gare </strong>

Dans le cadre de la lutte contre la recrudescence de l'insécurité à Bamako, le 14 février, aux environs de 13 heures, une descente a été effectuée à l'auto-gare de Sogoniko par les Forces spéciales de la police, de la Gendarmerie et de la Garde nationale. Au cours de cette opération, 04 personnes ont été interpellées. 61 motos, 01 sac contenant du rizla et des plaquettes de tramadol en vrac et une somme de 5.046.355 FCFA ont été également saisis. Une enquête est ouverte par le commissariat de Police du 7<sup>ème</sup>  arrondissement.

<strong>Le «Sécurocrate» interpellé </strong>

Le «sécurocrate», le stratège et enfin le hérisson ou encore le Tigre, est informé que dans le cercle de Banamba à 200 kilomètres de Bamako, toutes les écoles des communes de Sébété et Toubacôrô sont fermées depuis plus de 03 mois (novembre 2018) par les hommes de la Qatiba d'Ançardine du Macina d’Ahmadou Koufah. Au total 21 écoles sont fermées privant des milliers d'enfants de scolarisation et ce dans l'indifférence totale de l'Etat. L'insécurité, qui était à des milliers de kilomètres, est revenue à des centaines de kilomètres et maintenant elle est à quelques dizaines de kilomètres de Bamako. Faut-il fermer les écoles à la périphérie de Bamako pour que les autorités se bougent ?

<strong>Le député tueur </strong>

Un député de Tominian tue un motocycliste et prend la fuite. Ange Marie Dackouo, député élu dans la circonscription électorale de Tominian, dans la région de Ségou, a, au milieu de la semaine, percuté un motocycliste dans le secteur de Bla. Après avoir mortellement percuté sa victime, le député n'a pas voulu être courtois en lui portant secours. Ange Marie a donc continué sa course sur Tominian. Malheureusement pour lui, des témoins de l'accident ont pu alerter les autorités sécuritaires. Celles-ci vont finir par arrêter le député au poste de contrôle de Sienso, à 45 kilomètres de Tominian. Il serait conduit à Bamako où il est en garde à vue. Il faut dire qu'Ange Marie Dackouo a été élu après des élections partielles occasionnées par la mort du député Sadrac Keita. Il avait été élu sous les couleurs de l'Union pour la République et la démocratie (URD). Aujourd'hui, il est au parti du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga (ASMA/CFP).

<strong>Mensonge </strong>

C'est une contrevérité de dire que Soumeylou Boubèye Maïga a créé le Haut conseil islamique du Mali (Hcim). En fait, c'est plutôt le ministre de l'Administration Ousmane Sy qui en a été l'initiateur et le maître d'œuvre. «C'est nous qui avons préparé les textes comme conseiller technique à l'époque sous la direction de feu Ouali Konté», nous a confié Dr. Brahima Fomba. Il répond ainsi aux partisans du Premier ministre qui ne cessent de dire, à chacune de leurs sorties, que c'est leur champion qui a créé le Haut conseil islamique du Mali. Ils oublient aussi que les musulmans avaient besoin d'une faîtière en dehors de l'AMUPI.

<strong>Les 11 recommandations de Tiébilé </strong>

Le Parena était devant la presse le jeudi 14 février pour parler de la situation du pays et c'est le bélier en chef Tiebilé Dramé qui a animé cette rencontre. Il a formulé 11 recommandations pour le régime d'IBK. Le régime devrait : se démarquer en paroles et dans les faits de tous les groupes armés irréguliers et illégaux ; mettre en place, de toute urgence, une commission indépendante d'enquêtes pour faire la lumière sur les graves violations des droits humains perpétrés au centre ; rechercher et punir tous les auteurs et complices des crimes abominables commis au centre ; enquêter sur l’origine des armes de guerre et leur circulation dans les régions de Ségou et Mopti ; démanteler les check-points illégaux installés au vu et au su des autorités locales et régionales ; mettre fin au délit de faciès ; désarmer et dissoudre les milices ; déployer dans le centre des observateurs indépendants des droits de l’homme ; organiser des patrouilles régulières Fama-Force Minusma ; convoquer des assises régionales sur la restauration de la sécurité, de la stabilité et sur la bonne gouvernance au centre.

<strong>Laconique </strong>

Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale informe l’opinion publique que la 11<sup>ème</sup> Conférence des ambassadeurs et consuls généraux du Mali, initialement prévue du 18 au 22 février 2019, est reportée à une date ultérieure. Cet évènement important se tiendra à une date plus appropriée permettant ainsi d’intégrer les grands enjeux nationaux et internationaux. Le ministère présente ses regrets à l’opinion publique et aux différents organes de presse qui avaient déjà modifié leur agenda afin de pouvoir couvrir et/ou suivre ladite conférence. C’est un communiqué laconique qui l’annonce.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Les partisans d’IBK s’insurgent contre les propos de l’imam Mahmoud Dicko</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/les-partisans-dibk-sinsurgent-contre-les-propos-de-limam-mahmoud-dicko-2803895.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 00:24:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Maison de la presse a abrité la conférence de presse des faîtières des associations, organisations, mouvements et clubs de soutien à Ibrahim Boubacar Keïta, président de la République du Mali. Objectif : attirer l’attention de l’opinion publique nationale et internationale sur les propos «incendiaires» tenus par certains leaders religieux dont l’imam Mahmoud Dicko.</strong>

Vendredi, le 15 février, ils étaient là, Mansour Cissé, Abdoul Niang, Boubacar Fané et d'autres présidents d'associations de soutien à IBK. Après avoir fait observer une minute de silence à la mémoire des victimes de la crise notre pays, le président Mansour Cissé a procédé à la lecture de leur déclaration sur la situation actuelle du pays.

Dans laquelle, il fustige ouvertement le comportement «maladroit» de plusieurs leaders religieux dont le président du Haut conseil islamique du Mali (Hcim), l’imam Mahmoud Dicko. Selon M. Cissé, dans un pays comme le nôtre, les religieux n’ont pas leur place dans la politique. Ils ont comme mission primordiale, selon lui, la réconciliation des cœurs et des esprits des citoyens.

De son côté, Abdoul Niang a fustigé le comportement de certaines personnalités au Mali dont l'imam Dicko du Hcim. Aux différents leaders religieux, il demande de s’abstenir de faire l'apologie du terrorisme au risque de s’exposer à la rigueur de la justice. Il a d’ailleurs demandé à la justice de se saisir de certaines déclarations incendiaires qui se font dans notre pays.

M. Niang a aussi déploré ce qui est en train d’être fait par l'imam Mahmoud Dicko au sujet du président de la République. Selon lui, son combat n’est dirigé contre qui que ce soit, mais il est contre les leaders religieux qui se croient tout permis au Mali.

Répondant à une des questions qui lui a été adressée, M. Abdoul Niang dira qu’il est au présidium de la présente conférence pour défendre l’article 22 de la Constitution malienne. À l’en croire, les propos tenus par l’imam Dicko, lors de son meeting, le 10 février dernier, étaient destinés à déstabiliser le Mali et non pour une prière. Pour sa part, Bouba Fané a abondé dans le même sens que ses prédécesseurs.

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>À fleur de vérité : Exorcisez mon cousin</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/a-fleur-de-verite-exorcisez-mon-cousin-2803892.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 00:11:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Son sort ne s’est guère amélioré. Il s’est empiré. De son élection (2013) à nos jours, pas un seul jour ne passe sans qu’on ait eu droit à ce qui nous ébranle au plus profond de notre être. Telle une malédiction dont on n’arrive pas à se décrotter.

Celui qui devrait travailler à notre salut et notre étonnement, soi-même, n’a guère fait au mieux que nous égarer. Mon cousin a laissé entendre un jour qu’il était comme marabouté tant lui-même s’était rendu compte de sa déviation grand angle de l’image donnée à ses compatriotes. Est-ce une excuse ? Peut-être, mais celle-ci n’est pas bonne.

Au lieu d’avoir été marabouté, il est plutôt possédé. Par des puissances du mal. Lesquelles ne lui laisseraient pas une trop grande marge de manœuvre. Il est alors incapable de ce que l’on attend de lui.

Au lieu d’être un Midas, il est ce qu’on pourrait désigner par ce barbarisme «Maldas». Entendez que Midas avait la faculté de transformer en or tout ce qu’il touchait. Mon cousin a celle de transformer en mal tout ce qu’il touche. Au point que rien ne lui réussit.

Au lieu d’être celui qui restaure notre honneur, il est devenu pour nous une flétrissure, au sens littéraire du terme (grave atteinte à notre honneur, à notre réputation).

Au lieu d’être l’homme à poigne dont on lui attribuait les qualités, il s’est révélé être celui qui ne sait guère intimider sa progéniture. Au lieu de sortir de sa bulle, il en fait son seul lieu de confort.

Autant le délivrer des puissances du mal, pour que l’on retrouve un semblant de chef qui a souci de son peuple.

<strong>Issiaka SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L’association des jeunes Buwa du Mali lance officiellement ses activités</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lassociation-des-jeunes-buwa-du-mali-lance-officiellement-ses-activites-2802337.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Feb 2019 01:42:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La cérémonie de lancement officiel, prévue pour le samedi 16 février 2019 à 10 heures au Palais de la Culture Hamadou Hampâté Ba, sera mise à profit pour informer l’opinion publique nationale et internationale de la création et de l’existence de l’association des jeunes Buwa du Mali «AJBM». </strong>

<strong> </strong>Le processus de développement et d’émergence des Etats met les citoyens au cœur de l’action dans un souci de mieux répondre aux besoins et exigences de ceux-ci pour le bien-être de tous. Il s’agit ainsi de donner aux citoyens la possibilité de contribuer de façon pleine et active par eux-mêmes et pour eux-mêmes à l’amélioration de leurs propres conditions de vie.

Toutes choses qui justifient la création de l’association des jeunes Buwa du Mali «AJBM». Le Bwatun, face aux multiples interrogations d’ordre politique économique, social et culturel, se doit de bâtir un avenir prometteur pour les générations futures.

C’est pourquoi l’AJBM veut être un cadre d’amélioration et de valorisation des conditions de vie et de dignité du peuple et des communautés du Bwatun. Le Bwatun (pays des Buwa) est une zone située à cheval entre le Mali et le Burkina Faso entretenant avec ce dernier des relations très étroites sur plusieurs plans.

<strong> </strong>Rappelons que l’AJBM est une association apolitique à but non lucratif, créée en 2017 par des jeunes Buwa du Mali et d’ailleurs, dans le but de : créer un cadre de rencontre et d’échange entre les jeunes Buwa du Mali et d’ailleurs ; favoriser et promouvoir le développement économique, social et culturel ; contribuer au développement rural et agricole, contribuer à l’insertion socio-professionnelle des jeunes, renforcer les principes civiques et moraux.

Elle concourt désormais à l’amélioration de l’éthique, la déontologie, la bonne gouvernance, le civisme et le patriotisme. De même que favoriser la cohésion sociale entre les peuples et les communautés au Mali.

<strong> </strong>

<strong>Gabriel TIENOU</strong>

&nbsp;

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</item>

<item>
<title>Hadj 2019 : Le billet maintenu à 2,3 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/pelerinage/hadj-2019-le-billet-maintenu-a-23-millions-de-fcfa-2802329.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Feb 2019 01:20:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Directeur général de la Maison du Hadj, le Dr Hamza MAIGA, a animé un point de presse, ce lundi 04 février 2019, au Centre islamique de Hamdallaye, pour annoncer l’ouverture de la campagne du Hadj 2019. Le Conseil des Ministres a pris acte, le mercredi 30 janvier dernier, d’une Communication présentée par le ministre des Affaires religieuses et du Culte, M. Thierno Amadou Omar Hass DIALLO, relative au lancement officiel de l’ouverture de la campagne au titre du Hadj 2019, a révélé le Directeur général de la Maison du Hadj.  C’est avec satisfaction qu’il dit avoir noté « la reconduction du quota de pèlerins de 2018, soit 2 000 pèlerins pour la filière gouvernementale et 11 323 pèlerins pour la filière privée, et la reconduction du coût du pèlerinage 2018, soit 2 363 615 FCFA pour la filière gouvernementale, sans pécules moutons, ni passeport ».  La reconduction du même quota à notre pays, à savoir 13 323 pèlerins, traduit la confiance placée et renouvelée au Mali par les plus hautes autorités d’Arabie Saoudite, notamment le ministère en charge du Hadj et celui de la Santé, s’est réjoui le Directeur de la Maison du Hadj. Le maintien du coût au même niveau que celui de 2018, pour ce qui concerne la filière publique, témoigne également des efforts consentis par le Gouvernement malien, malgré des coûts supplémentaires enregistrés cette année en Arabie Saoudite, a salué le Dr MAIGA. « Le renouvellement du parc auto a poussé les autorités saoudiennes à augmenter le coût du transport terrestre ou chèque pèlerin de l’ordre de 60 000 FCFA », a-t-il indiqué à titre d’illustration.  « En dépit de toutes ces contraintes, nous avons pu mener à bon port la campagne 2018 grâce à la synergie d’actions de tous les acteurs, maliens et saoudiens », a complimenté le Directeur général, après s’être réjoui des distinctions remises par la partie saoudienne au Bureau malien du Hadj, pour« les conditions optimales de séjour de nos pèlerins, singulièrement à Médine, et la prise en charge médicale de tous les pèlerins à hauteur de souhait ».

« Nous osons espérer que la campagne 2019 sera couronnée des mêmes succès, à la satisfaction de tous », a-t-il exhorté, avant d’annoncer, pour le 11 février 2019, le lancement officiel de la campagne du Pèlerinage 2019, sous l’égide du ministre des Affaires religieuses et du Culte, M. Thierno Amadou Omar Hass DIALLO. A signaler que la campagne 2019 est ouverte plus tôt par rapport à 2018, soit un gain temporel de 40 jours, couvrant une période de 90 jours.

<strong>Source : CCOM/MARC</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Réforme constitutionnelle : la jeunesse de la commune V initie le débat</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/reforme-constitutionnelle-la-jeunesse-de-la-commune-v-initie-le-debat-2802351.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Feb 2019 01:16:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le collectif des jeunes de la commune V a initié une conférence- débat sur la révision constitutionnelle, le samedi 9 février 2019, à Kalaban-coura sur la route de l'aéroport. Les enjeux de cette réforme constitutionnelle sont entre autres sa nécessité et la légitimité des initiateurs. Le débat était co-animé par les professeurs Bailla Niang et Cheick Sy.</strong>

C’est le porte-parole du collectif des jeunes de la commune V, Mohamed Kéita, qui a souhaité la bienvenue aux invités et conférenciers. Pour lui, parler de réforme constitutionnelle, c’est parler de l’avenir des jeunes. Il y voit la nécessité et le devoir de s’informer et d’informer les autres d’où la tenue de cette conférence-débat.

Le premier intervenant, le professeur Bailla Niang, s’est attaqué à la genèse de la Constitution de la République du Mali. Issue de la révolution politique de mars 1991, la constitution du 25 février 1992, selon M. Niang, devait être révisée deux ans après son adoption car défaillante. Si 27 ans après, il ressort des problèmes dans le processus de cette même constitution, cela dénote du déficit de communication des différents gouvernements, a-t-il fait savoir.

Le professeur Cheick Sy de l’Institut Vito’s a fait savoir que ce ne sont pas les raisons qui manquent pour réviser la constitution. À l’en croire, notre système de gouvernance, l'éducation et le rôle du citoyen sont entre autres faits qui exigent cette réforme constitutionnelle. Les experts commis à cette tâche, estime-t-il, doivent rencontrer les chefs de quartiers dans les grandes villes tout comme dans les villages et fractions, afin d'avoir leurs avis et leurs contributions pour la révision constitutionnelle.

«Les politiques prennent souvent en otage les réformes institutionnelles parce qu’ils n’ont pas eu la place souhaitée dans le processus mettant en retard tout un peuple pour leurs intérêts personnels», a déploré M. Sy. À propos de la légitimité de l’Assemblée nationale à conduire cette réforme, vu qu’elle est en fin de mandat, le chercheur Baba Dakono dira que la prorogation du mandat des députés a été faite dans un contexte spécifique.

Il est tout de même d’accord que c’est en violation de la constitution, mais que cela date de 2012. Après la démission du président ATT, Dioncounda Traoré est allé au-delà de la période intérimaire pendant laquelle il devait organiser l’élection présidentielle.

Les chefs de quartiers présents ont apprécié l'initiative du débat et invité les initiateurs à multiplier les rencontres de ce genre, mais souhaitent que le bamanakan soit désormais la langue officielle dans la nouvelle constitution.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le scandale des 50 millions ; Le Kotèba national continue...</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-scandale-des-50-millions-le-koteba-national-continue-2802345.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Feb 2019 01:15:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au Mali, ce n’est pas la première fois que de pareils scandales éclatent entre le gouvernement et les religieux.  De fait, à part quelques mots ou phrases lancés en arabe pour mieux enfumer les naïfs, tous les prêches des religieux sont centrés sur l’argent et sur la politique ; il est très rare de les voir parler de Dieu et de la religion. Qui veut nous faire croire que Dicko n’a jamais accepté de grosses sommes d’argent ou des voitures de luxe offertes par le gouvernement ? Les faits nous disent bien le contraire. De quoi s’agit-il en fait maintenant ? </em></strong>

Ce n’est un secret pour personne que le torchon brûle entre le gouvernement et Dicko depuis les dernières élections présidentielles bâclées et truquées au Mali. Plus précisément, la querelle se situe au niveau de Soumeylou et IBK d’une part, et Dicko et son camp de l’autre. Avec Haïdara au centre.

Actuellement, pour se venger, le gouvernement met tout en œuvre pour affaiblir les positions de Dicko au sein du HCIM. En effet, les divergences se sont accentuées entre les religieux qui ont commencé eux-mêmes à se dénoncer. Aujourd’hui, ce HCIM est divisé, il est devenu la scène des querelles futiles entre les religieux. Alors question : pour quand la prochaine élection du président du HCIM ?

Dicko sent déjà que ce ne sera plus facile pour lui. Avec, bien sûr, la complicité du gouvernement, il y en a déjà qui prétendent à son fauteuil. Fauteuil qui lui permet de mieux rester sur la scène politique et de parler légalement au nom d’un organe officiel. À défaut, il devrait retourner dans sa mosquée de Badalabougou ou reprendre la craie pour continuer à enseigner l’arabe comme par le passé.

À son dernier meeting, il est venu trouver que les portes étaient fermées. Il a dû se contenter de la cour pour parler. C’était déjà un avertissement et une sorte d’humiliation pour un homme de son rang. Tout le bruit qui se fait maintenant autour du meeting du 10 février, c’est une sorte de chantage et d’intimidation, rassembler les gens pour faire voir une sorte de démonstration de force. Ni plus ni moins.

Dicko a déclaré : «On ne veut pas mettre ce pays à feu et à sang.» Que veut-il dire par ces mots, et à qui ces mots sont-ils adressés ? Un leader devrait-il parler de la sorte dans un pays en crise ? Comment va-t-on faire encore un meeting, prétendument pour faire des prières, sur un sujet d’homosexualité dont le projet a été déjà abandonné il y a déjà des semaines ? Ce n’est pas logique !

Maliens, ne nous laissons pas manipuler par cette somme de 50 millions, d’ailleurs trop maigre pour nos religieux habitués à recevoir des milliards. C’est plutôt une question de querelle entre des hommes bien précis, autour d’un fauteuil bien précis aussi. Voilà le fond. Et le Mali vaut mieux que tout ça, le pays doit être au-dessus de ces spectacles hilarants.

Le fait même d’avoir exhibé cet argent en dit long. C’est la volonté de vouloir se faire passer pour incorruptible alors que tel n’est pas le cas. Dicko lui-même dit dans la vidéo : «Si mon grand-frère IBK me donne un milliard, je vais prendre. Pas parce qu'il est Président de la République, mais parce qu'il est mon grand-frère.» Que dire de plus ? Peut-être que les 50 millions sont peu et ont été estimés comme un manque de respect à sa personne ? On parlait de la somme de 100 millions au départ.

Je n’ai encore jamais vu au Mali un religieux qui refuse de l’argent ! Tout comme je n’ai encore jamais vu un religieux dire aux hommes politiques d’aller distribuer aux pauvres les millions et les voitures de luxe qu’on leur donne. Au contraire, ils les prennent et les mettent dans leurs poches ! S’ils refusent maintenant, c’est donc qu’il y a une autre cause. Je maintiens ma position de toujours : la classe politique et les religieux sont tous les mêmes au Mali. Blanc bonnet, bonnet blanc ! Ne nous faisons pas avoir pour des querelles individuelles.

La prochaine élection du président du HCIM va réserver bien des surprises. Comme d’habitude, des voix pourront être achetées à coup de milliards pour faire partir Dicko. Nous sommes l’un des champions des élections bâclées et achetées ! C’est là que nous comprendrons tout le fond de ce bruit qui se fait dès maintenant.

D’ici là, si l’entente et la paix ne sont pas obtenues entre tous ces camps, je ne serais pas surpris de voir un nouveau président du HCIM. Ma conviction est tout de même que ce HCIM doit être dissout, tout comme l’AEEM. Ça ne sert à rien, sinon qu’à drainer des millions du budget pour des causes personnelles.

<strong>Sékou K. DIALLO </strong>

<strong>Appui financier proposé par le gouvernement pour la tenue de la journée de prière pour la paix et la cohésion sociale</strong>

<strong>Le ministre porte-parole du gouvernement s’explique</strong>

<strong>Suite à la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux relative à l’appui financier proposé par le gouvernement pour la tenue de la journée de prière pour la paix et la cohésion sociale, le ministre porte-parole du gouvernement, Amadou Koïta, a donné un point de presse, le samedi 9 février au Cigma, pour s’expliquer. Lisez sa déclaration.</strong>

<strong> </strong>Le gouvernement reconnaît avoir octroyé un soutien moral et financier au Haut conseil islamique du Mali (Hcim) pour l’organisation d’un rassemblement de recueillement et de prières pour le Mali. Le gouvernement l’a fait par le passé pour d’autres événements et activités du Hcim, comme pour d’autres organisations qui œuvrent à la consolidation de la cohésion sociale, de la démocratie et du vivre- ensemble dans notre pays.

Le gouvernement rappelle qu’il est l’objet quotidiennement de sollicitations pour divers appuis émanant d’une variété d’organisations maliennes. Nous avons toujours traité ces demandes avec beaucoup d’égards. En répondant à ces demandes d’aides, il n’a jamais été question d’autre chose que de gestes de solidarité envers des organisations pas toujours dotées de budgets de fonctionnement conséquents. Il n’a donc jamais été dans l’intention du gouvernement de tenter d’influencer quelque responsable d’aucune organisation.

Le gouvernement prend donc acte du fait que la rencontre du Haut conseil islamique du Mali, du dimanche 9 février 2019, ne requiert pas d’assistance financière et formule ses vœux de réussite à cette rencontre dédiée à la prière pour la paix au Mali.

Toutefois, dans le contexte difficile que traverse notre pays avec notre tissu social qui demande d’être ressoudé, nous appelons l’ensemble des personnalités publiques au sens de la responsabilité. Cet appel, à savoir raison garder, s’adresse particulièrement aux sentinelles morales que sont nos leaders religieux, les chefs coutumiers, les leaders d’opinion et responsables à divers niveaux, qui aideraient le Mali en prêchant par l’exemple, par le bon exemple.

<strong>Fait à Bamako, le 08 février 2019</strong>

<strong>Le porte-parole du gouvernement</strong>

&nbsp;

<strong>Soumeylou Boubèye Maïga : </strong>

<strong>«L’Etat a toujours soutenu toute initiative de citoyens qui disent agir pour la paix»</strong>

<strong><em>En vue de renforcer les capacités de ses membres pour accompagner le gouvernement dans la conduite des réformes politiques et institutionnelles, l’Alliance «Ensemble Pour le Mali» a organisé un atelier d’échange le dimanche 10 févier à Orpheus Dream Village hôtel. Le thème portait sur le «processus de révision de la constitution du 25 février 1992</em></strong>»<strong><em>.</em></strong>

La cérémonie d’ouverture était présidée par le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga et Dr. Bocary Tréta, président de l’Alliance EPM.  À l’issue de ces assises, un rapport général a été produit, contenant l’essentiel des réflexions sur la révision constitutionnelle du 25 février 1992.

Dans ce cadre et celui du processus d’échanges avec les acteurs politiques engagés par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation au niveau du cadre de concertation, il est apparu utile pour l’Alliance EPM et le gouvernement d’organiser un atelier d’harmonisation des points de vue dans la conduite de la révision constitutionnelle. Après le premier thème, les échanges ont porté sur «regards croisés entre la constitution du 25 février 1992 et l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger».

Dans son allocution, Bocary Tréta, président de l’Alliance EPM, a tout d’abord salué le Premier ministre, d’avoir pris l’initiative de proposer l’idée de réunir la majorité présidentielle autour d’une question importante. Il a ensuite souhaité que tous les participants prennent la mesure de cette initiative et s’engagent résolument à la faire aboutir.

Dans son intervention, le Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, a déclaré que la nécessité de la révision constitutionnelle de 1992 s’est pratiquement imposée à tous les présidents de la République qui se sont succédé à Koulouba. À l’en croire, les raisons de cette révision se sont progressivement enrichies.

«Dans l’esprit du président de la République, la révision qui s’engage, vise essentiellement le renforcement de l’Etat et la souveraineté de la nation, à fortifier les institutions de manière à garantir leur permanence et clarifier leur accord pour avoir une organisation plus rationnelle et plus efficiente du pouvoir public», a précisé le Premier ministre. Lequel ajoute que des séances d’échanges seront programmées pour renforcer les compréhensions communes sur de grandes problématiques du pays,  pour s’assurer que tout le monde aille dans la même direction.

Notons qu’au cours de cet atelier, Soumeylou Boubèye Maïga s’est  également exprimé sur le contexte de la somme d’argent remise au Haut conseil islamique. «Par rapport à l’appui que le gouvernement s’est fait le devoir d’apporter à l’organisation d’une prière destinée normalement à appeler à la paix et à la réconciliation, franchement on n’a rien vu de bizarre.

L’Etat a toujours soutenu toute initiative de citoyens qui disent agir pour la paix. Donc, quand l’Etat a été informé que le Haut conseil voulait organiser une journée de prière pour la paix et la cohésion, nous avons fait ce qu’il fallait faire. Quand il nous est apparu que ce n’était pas une initiative unitaire, tout en maintenant le principe de l’appui, nous avons revu le niveau de l’appui», a-t-il dit.

<strong>Assan TRAORE/ Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Paix et sécurité : Quels mécanismes de résolution des conflits intercommunautaires au Mali ?</title>
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<pubDate>Wed, 13 Feb 2019 01:13:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les conflits intercommunautaires au Mali résultent de la défaillance du système de défense économique, civile et militaire. Nous essaierons de vous développer ces trois éléments qui constituent la base de la sécurité nationale et la cohésion sociale avec des personnes rencontrées dans ce sens.  </strong>

<strong> </strong>Le mouvement démocratique, issu des événements de mars 1991, a montré ses limites avec son système de gouvernance aujourd'hui défaillant à tous les niveaux de la vie de la nation. Il s'est écroulé au fil des années sous le poids de la corruption, de la démagogie et de la dépravation des mœurs. Le pays s'est ainsi vidé de ses valeurs intrinsèques mettant en péril la sécurité nationale.

Depuis 2012, les conflits intercommunautaires se multiplient, avec l'occupation du septentrion de notre pays par les jihadistes et les narcotrafiquants. Cette situation a nourri des velléités sécessionnistes chez certains et l'obsession de dominer leurs semblables pour d'autres. Avec un espace tant convoité pour ses ressources naturelles, l'ennemi a eu le temps de se glisser parmi nous. Nous sommes désormais dans une guerre asymétrique alimentée par des puissances étrangères.

Alors, face à de tels défis politico-géostratégiques, le diagnostic met en cause notre système de gouvernance à trois niveaux, à savoir la défense économique, la défense civile et la défense militaire. La défense économique, élément essentiel  dans la stabilité d'un pays, est aussi incontestablement un mécanisme de résolution des conflits intercommunautaires. Selon le Pr. Abdoulaye Niang, PhD en économie, le Mali étant un pays d'agriculture par excellence, il faut impérativement passer par l'aménagement du territoire national.

Face aux défis climatiques avec de mauvaises pluviométries, l'agriculture ordinaire ne permet plus, estime-t-il, de garantir l'autosuffisance alimentaire. D’autant que de nouveaux systèmes d'exploitation agricoles expérimentés ont permis d'avoir sur une superficie de 4 hectares le même rendement que sur une superficie de 40 hectares d'exploitation connus de nos pères, analyse-t-il. Les quatre hectares de terre aménagés prennent en charge 12 foyers dans un système de co-entreprise agricole. Ce même modèle permet aux éleveurs de bétail d'avoir plus d'espace avec moins d'interactions avec les producteurs de céréales, estime le Pr. Niang.

Il convient d'admettre qu'une économie solide met à l'abri les citoyens à la convergence vers l'économie criminelle (le trafic de drogue, des armes et des personnes). Privilégier à l'occasion la consommation des produits locaux facilite également les échanges commerciaux sur le territoire national, préconise-t-il.

Selon le Pr. Abdoulaye Niang, la défense civile, elle, est tellement importante qu'il suffit de la minimiser pour détruire des générations entières et mettre en péril l'avenir d'une nation toute entière. Elle repose sur l'éducation à travers laquelle l'histoire d'un peuple, d'une civilisation, des valeurs sociétales et l'amour de la patrie est enseignée et défendue. Quand le système d'éducatif ne répond plus aux besoins des citoyens, des réformes s'imposent ou c'est à l'effondrement de la nation qu'on assiste avec une génération d'irresponsables en charge de la destinée du peuple.

En d'autres termes, il faut responsabiliser les parents dans l'éducation de leurs enfants. S'il le faut, les soumettre à la punition pour les comportements délictuels de leurs enfants mineurs sans complaisance. Car la construction d'une nation commence dans la famille, viennent ensuite le quartier et le village ou la ville. Quand les ingrédients sont réunis pour amorcer ce processus, la paix et la cohésion sociale ne sont plus un souci pour la population, se dit convaincu le Pr. Abdoulaye Niang.

À cela, il faut ajouter la justice qui, pour le cas du Mali, est la cause de la plupart des conflits intercommunautaires car mal rendue du fait de la corruption. Au lieu d'apaiser les tensions en disant le droit, elle les active en rendant le verdict à la faveur du plus offrant. Une justice indépendante de toute pression extérieure et débarrassée de ces agents véreux contribue, selon lui, à la stabilité, et consolide les rapports entre l’autorité et la population.

La défense militaire assure la souveraineté d’un pays vis-à-vis de ses voisins, de la violation de son espace territorial et la sécurité des personnes et de leurs biens. On peut aujourd’hui dire sans se tromper que le Mali n’est pas un bon exemple en matière de défense militaire par le favoritisme dans le recrutement des hommes et femmes dans les rangs de nos forces armées et de sécurité.

Par ailleurs, dans le contexte sécuritaire où nous sommes, le renseignement est primordial. Pour ce faire, il faut s’appuyer sur les réservistes issus du Service National des Jeunes (SNJ) et qui travaillent dans tous les secteurs de l’administration.

Selon Ousmane Abou Diallo dit Boubou, qui appartient au premier contingent du Service national des jeunes en 1985, actuellement membre de la commission d’opérationnalisation pour la reprise du service national des jeunes SNJ, nouvelle formule,  «non seulement, les sortants du SNJ ont une formation de base dans la défense, ils peuvent aussi faire la médiation entre les communautés en cas de conflit, renseigner les autorités sur les menaces qui planent sur la population afin que des mesures soient prises pour éradiquer le mal à la source».

On peut donc déduire que l’arrêt du SNJ en avril 1991 a affaibli la vigilance de l’Etat parce que quand le mal prend racine dans la population, seuls ceux qui cohabitent avec les malfrats peuvent aider les forces armées et de sécurité à s’en défaire.

Aujourd’hui, les mécanismes de résolutions des conflits intercommunautaires au Mali se trouvent dans l’application stricte des différents paramètres de la défense économique, civile et militaire dans la rigueur avec les moyens qu’il faut.

<strong> </strong><strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cadre de concertation des directeurs de publication : un bilan très riche</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/cadre-de-concertation-des-directeurs-de-publication-un-bilan-tres-riche-2802335.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Feb 2019 01:00:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Cadre de concertation des Directeurs de publication (CCDP) a rendu public, le 31 janvier 2019, son bilan annuel 2018. Au cours de l’année passée, il a mené plusieurs activités et obtenu des résultats satisfaisants. </em></strong>

La présentation du bilan annuel du Cadre de concertation des directeurs de publication (Ccdp), dont le coordinateur est Aboubacar Bany Zan, est devenue une tradition. Comme pour donner force à la conviction de M. Aboubacar Bany Zan, selon laquelle la vitalité d’un regroupement se mesure au nombre des activités qu’il mène et des résultats qu’il obtient vis-à-vis des membres qui en sont les principaux bénéficiaires.

Au nombre des activités principales menées en 2018 par le Ccdp, on peut noter la distribution gratuite de viande aux membres et aux participants aux activités du Cadre à l’occasion de la fête de fin d’année du 31 décembre 2018. Il s’agit d’une tradition que s’est imposée le Cadre de concertation des directeurs de publication, dès les premières années de sa création, en décembre 2013. La même action a été faite à l’occasion de la fête de ramadan (comme tous les ans). S’y ajoute, pendant le mois béni de ramadan, une rupture de jeûne à l’intention des sympathisants et membres du Ccdp.

En octobre 2018, le Ccdp a organisé la première journée des hommes de médias avec la direction générale de Nyèsigiso au Centre Aoua Keita. À laquelle plus d’une vingtaine de journalistes, d’animateurs de radio et de sites internet ont pris part. Un magazine télé réalisé et diffusé sur l’Ortm et un press-book en font foi.

Durant le même mois, le Ccdp a organisé la 1<sup>ère</sup> rencontre sur l’assurance volontaire avec l’accompagnement de la direction générale de SAER à travers le directeur général de l’AV+. En septembre, soit un mois auparavant, la première édition de la journée d’information des hommes de médias sur l’INPS (Institut national de prévoyance sociale) a été tenue à la Maison de la presse, avec le soutien de la direction générale de l’INPS.

&nbsp;

Il faut par ailleurs noter la donation de 20 kg de sucre à chacun des membres de l’association et participants aux activités à l’occasion du début du mois de ramadan ; l’organisation en juin avec l’appui de la CANAM (Caisse nationale d’assurance maladie) d’une journée d’information des hommes de médias sur la poursuite de l’enrôlement à la carte biométrique ; plus d’une trentaine d’hommes de médias (télés privées, radios et presse écrite), y compris les membres du Ccdp, ont pris part à cette activité ; la publication dans les journaux du bilan annuel 2017 du Ccdp en février 2018.

<strong><em> </em></strong>

<strong>Diango COULIBALY </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dialogue interpartis : les Fare An ka Wuli reçoivent l’Urd et le  Rpm</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dialogue-interpartis-les-fare-an-ka-wuli-recoivent-lurd-et-le-rpm-2802346.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Feb 2019 00:57:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le parti Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence (<em>Fare An Ka Wuli</em>) a reçu le 5 février 2017, à son siège, une délégation du parti Urd conduite par son 1<sup>er</sup>  vice-président, le professeur Salikou Sanogo ; avant d’accueillir une forte délégation du BPN du Rpm, le vendredi 8 février 219, conduite par son président Bocary Tréta.</strong>

<strong> </strong>Les concertations entre l'Urd et les Fare, le mardi 5 février 2019, ont porté sur «les propositions de l’Urd relatives aux réformes politiques et institutionnelles, au système électoral et la réorganisation territoriale du pays». Les deux formations politiques ont tenu à rappeler l’impératif de la tenue d’un dialogue national refondateur pour répondre aux besoins des Maliens plus efficacement.

Un accord politique qui, pour eux, déterminera les mécanismes de l’organisation d’un large débat national sincère, global, inclusif, interactif, dynamique et transparent avec l’ensemble des forces vives de la nation. Malgré des divergences constatées de part et d’autre dans les démarches pour aboutir au dialogue national inclusif, les deux partis ont dans le fond le même objectif.

Si pour l’Urd, la rencontre avec les Fare était une continuité, le Rpm venait de renouer le dialogue avec les Fare après 5 bonnes années. Il est à noter que  cette rencontre s'est tenue à la demande du parti présidentiel en vue d'échanger avec Modibo Sidibé et ses camarades sur la situation globale du pays, notamment les grandes réformes envisagées actuellement par les autorités de la République.

Selon le président du Rpm, Dr. Bocary Tréta, la rencontre avec les Fare s'est déroulée dans un esprit empreint d'humilité, de profond respect, de fraternité, mais aussi de vérité et de sincérité à la satisfaction générale des deux partis politiques.

Modibo Sidibé, visiblement satisfait de la démarche de son frère Tréta, a accepté l’invitation de celui-ci pour de prochaines retrouvailles qui devraient se tenir au siège du Rpm afin d'approfondir les discussions autour des sujets vitaux pour la nation et son avenir à court et moyen termes.

Un bon signe sur la voie de la décrispation politique prônée par les Fare depuis la dernière élection présidentielle et surtout en prélude au dialogue national refondateur que Modibo Sidibé et ses camarades n'ont de cesse de réclamer depuis l'avènement de la grave crise multidimensionnelle dont le pays peine à sortir depuis des années.

<strong> </strong>

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Contrôleur général Moussa Boubacar Mariko : un policier au parcours riche</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/controleur-general-moussa-boubacar-mariko-un-policier-au-parcours-riche-2802338.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 13 Feb 2019 00:55:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Titulaire du diplôme de Commissaire de police de la prestigieuse Ecole nationale supérieure de police de Saint-Cyr au Mont d’Or (France) et d’un Diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en Droit et politique de sécurité de l’Université Jean Moulin 3 de Lyon (France), le Contrôleur général de police, Moussa Boubacar Mariko, est le nouveau Directeur général adjoint de la Police nationale, depuis le conseil des ministres du 6 février 2019. Parcours.</strong>

Le natif de Koutiala, après son Diplôme d’études fondamentales (DEF), le Contrôleur général de police Moussa Boubacar Mariko, appelé Balla Mariko par les intimes, a décroché le baccalauréat (1<sup>ère</sup> et 2<sup>ème</sup> parties) au Lycée régional de Sikasso, en série Langues et Littératures Terminales (LLT).

Après 2 ans et demi d’études à l’Ecole des hautes études pratiques (EHEP), où il a obtenu le Diplôme universitaire de technicien supérieur (DUTS), spécialité Administration, Moussa Boubacar Mariko a intégré la Police nationale en avril 1987, en qualité d’élève sous-officier de police.

Entreprenant et ayant le souci constant de parfaire ses connaissances et son parcours universitaire, il a préparé et réussi son concours d’entrée à l’Ecole nationale d’administration (ENA) de Bamako, où il a obtenu une maîtrise en Sciences juridiques (Droit privé).

Nommé élève-commissaire de police en août 1997, conformément aux dispositions statutaires d’alors, il a été déclaré admis à la prestigieuse Ecole nationale supérieure de police de Saint-Cyr au Mont D’or, après un test de sélection rigoureusement organisé par l’Ambassade de France à Bamako. Soucieux du respect de  la protection et de la promotion des Droits de l’Homme, il a fait une spécialisation en Droits économiques, sociaux et culturels (DESC) à l’Université d’Eté des Droits de l’Homme à Genève (Suisse).

En matière d’opérations de maintien de la paix des Nations-unies, le Contrôleur général Moussa Boubacar Mariko a acquis une expérience avérée. Il a, à son actif, plus de sept années passées dans le système des Nations-unies en Haïti. En effet, il y a accompli trois séjours dans le cadre de la Mission des Nations-unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), où il a successivement servi comme Commandant de la région ouest de Port-au-Prince, Directeur central de la Police judiciaire, Officier chargé des Droits de l’Homme et Point focal du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-unies, auprès du Conseil supérieur de la Justice haïtienne en matière de monitoring des Droits de l’Homme.

Comme postes occupés, il a été Secrétaire particulier du Directeur général de la Police nationale, Commissaire adjoint de la ville de Kita, celui de l’Aéroport international Président Modibo KEITA Sénou, Chef adjoint au BCN-INTERPOL de Bamako, adjoint au chef du Bureau des études, de la coopération et de l’informatique, et enfin, chef du Bureau des études de la coopération et de l’informatique, faisant office de chef de cabinet du Directeur général de la Police nationale, dernier poste qu’il occupait jusqu’à sa nomination comme Directeur général adjoint de la Police nationale. Il parle bambara, français, anglais. Il s’exprime en créole haïtien avec un niveau acceptable.

Reste à souhaiter que cet homme affable, courtois, disponible et pétri d’expériences trouve en son chef Moussa Ag Infahi son binôme idéal pour relever ensemble les multiples défis sécuritaires du moment.

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ségou’Art 2019 : Valérie Oka est formelle : «la carte n’est pas le territoire»</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/segouart-2019-valerie-oka-est-formelle-la-carte-nest-pas-le-territoire-2802330.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 13 Feb 2019 00:51:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de l’édition 2019 de Ségou’Art, l’ivoirienne Valérie Oka est en passe de rééditer son exploit de Dak’Art 2018 : inviter l’humanité à revisiter les figures noires disparues, qui ont marqué le monde. Dans une approche artistique qui allie la peinture au numérique, elle nous propose une exposition de belle facture : «La carte n’est pas le territoire». Quand le traditionnel crayon à papier rencontre le numérique, la réalité virtuelle ne peut être qu’éblouissante. Telle est aujourd’hui la nouvelle trouvaille de Valérie Oka pour s’exprimer artistiquement. En principe, cet artiste n’est plus à présenter tant l’immensité de son travail artistique est reconnue au-delà des frontières de son pays. Au Mali, dans le cadre de la 2ème édition de Ségou’Art, cette artiste qui intègre allègrement le clan des seniors sur le continent africain, a osé ce que bon nombre de grandes célébrités de sa génération n’oseraient jamais faire : s’essayer à l’art numérique. Du 2 au 9 février 2019, dans la salle Abdoulaye Konaté de la Fondation du Festival sur le Niger, les œuvres de Valérie Oka, constituent une attraction particulière. En plus de représenter des figures emblématiques noires en Afrique et dans le monde, l’ivoirienne invite à la découverte d’une nouvelle façon d’apprécier une œuvre d’art, en utilisant le casque de la réalité virtuelle. Dans son exposition d’art contemporain numérique, intitulée «La carte n’est pas le territoire», l’artiste ivoirienne dans une démarche qui interroge la question de la frontière ou encore celle de l’identité, montre une exposition moitié réelle et moitié virtuelle. Dans une démarche bien dosée, l’artiste soutient que «la carte n’est pas le territoire». Pour la simple raison, selon elle «la carte est la vision qu’on donne des choses, tandis que le territoire est le réel, cette chose réelle que tente de représenter la carte». Et, pour nous le faire comprendre, l’artiste a décidé d’une mise en valeur des figures de l’Afrique et du peuple noir qui ont marqué l’histoire de l’humanité. Dans une performance à l’allure d’une installation d’un genre particulier où le visiteur est acteur de ce qu’il va voir à travers des casques de réalité virtuelle, Valérie Oka propose une exposition qui allie des portraits accrochés au mur à un outil numérique, qui prolonge l’exposition, d’où la notion de : moitié réelle et moitié virtuelle. L’exposition «la carte n’est pas le territoire» présente d’un côté des dessins/portraits de figures du peuple noir qui ont marqué l’histoire. De l’autre côté, nous sommes invités à nous faire transporter dans une galerie imaginaire, pour une réalité virtuelle. Où, nous retrouvons des figures de prou de l’histoire des indépendances africaines : les pères fondateurs, ou les pères de l’indépendance. Aussi, des grandes dames, souvent au sens figuré comme au sens propre, qui ont participé à l’écriture des belles pages de la promotion des noirs dans ce monde, n’ont pas été oubliées. Elles occupent la place qui a toujours été la leur dans le combat de l’émancipation du noir. Le travail de Valérie Oka est captivant à plus d’un titre. Et, il ne pouvait en être autrement quand on se rend compte que l’artiste a pris le soin de rappeler à notre mémoire collective et individuelle des illustres personnalités comme : Nelson Mandela, Aimé Césaire, Léopold Sedar Senghor, Bilie Holiday, Martin Luther King, Mohamed Ali, Félix Houphouët Boigny, Nkwamé Nkrumah, Louis Armstrong, Bob Marley, Fela Anikulapo Kuti… En alliant le dessin traditionnel au crayon digital, Valérie Oka explore une nouvelle approche qui l’aide à interroger les frontières entre l’art traditionnel et l’art numérique, entre le réel et le virtuel, entre l’histoire racontée et la vérité historique, entre «représentation» et «chose représentée». «Cette approche fait tomber les barrières de notre regard sur le monde…», a-t-elle indiqué. Dans tous les cas, pour Valérie Oka, «La carte n’est pas le territoire».

<strong>Assane Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cheikh Anta Diop dans l&amp;apos;oubliette au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/cheikh-anta-diop-dans-loubliette-au-mali-2802333.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Feb 2019 00:45:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Que le 7 février ne soit pas férié peut être compris mais que nul part au Mali, aucune conférence publique n'est organisée (même pas au lycée portant son nom) est la preuve tangible que nos consciences souffrent de soif de vérité sur notre passé. Un adage Africain ne dit il pas que celui qui ne sait pas d'où il vient ne saura où  il va ! L'année dernière avec les membres de l'Association que je dirigeais la Voie Panafricaine ( V.P ) nous avons distribué des centaines de tracts aux étudiants des sciences humaines et sociales pour les  orienter vers la pensée du plus grand savant noir de tous les temps. En ce jour commémoratif de sa disparition, il est important de rappeler à tous que CAD est celui qui a défendu que l'Afrique est le berceau de l'humanité (40 ans avant les découvertes qui l'ont confirmé). C'EST aussi lui qui a démontré à plus b que c'est l'Afrique à travers l'Égypte antique qui a civilisé le monde,que c'est nous aujourd'hui maltraiter et insulter qui avons par le passé dirigé le monde et inventé les sciences,la philosophie et les mathématiques. C'est aussi grâce à ce brillant intellectuel qu'on doit l'étude claire et limpide des systèmes de gouvernance purement Africain développés par des grandes figures historiques du Mali : Soundjata, Kankou, Soni et Askia Mohamed, pour ne citer que ceux-là. C'est aussi lui qui a défendu que l'enseignement de tout  dans nos langues est possible en traduisant en wolof la théorie de la relativité (théorie de la bombe Atomique). CAD est un modèle et une source d'inspiration car il est très différent de nos pseudos intellectuels actuels. Après sa mention honorable en doctorat,il est rentré directement en Afrique où il n'a cessé de partager sa connaissance malgré les énormes difficultés auxquelles il était confronté.CAD est aussi un homme politique exemplaire, il a défendu sa position de panafricain,de démocrate et de républicain en restant droit dans ses choix politiques. Malgré la violence dont il était victime, la prison , les nombreuses interdictions,la dissolution à trois reprises de ses partis politiques. En 1984,il a refusé de siéger à l'Assemblée nationale pour contester les résultats frauduleux. Dort en paix mon maître , je reviendrai sur ta tombe comme promis avec ma femme.

<strong>Issou Bengaly </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Meeting du HCIM: Soumeylou Boubèye Maïga wanted</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/meeting-du-hcim-soumeylou-boubeye-maiga-wanted-2802362.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 13 Feb 2019 00:44:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><i><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Des milliers de fidèles musulmans ont répondu à l’appel du président du Haut conseil islamique du Mali (Hcim) et d’autres leaders religieux, à travers un meeting tenu au Stade de 26 mars de Bamako, le dimanche 10 février 2019. Objectif : dénoncer les maux qui minent le Mali, notamment, la situation sécuritaire dans le pays et plusieurs autres dérives du régime en place. </span></i></b></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">C’est un stade de 26 mars qui a refusé du monde à l’occasion de ce meeting tenu dans une ambiance de désapprobation du régime en place. Considérant la gravité de la situation sécuritaire, depuis un certain temps, le Haut conseil Islamique du Mali exige du président de la République IBK de «débarquer» tout de suite et maintenant son Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, pour son mépris à l’endroit des leaders religieux. </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Le départ du Premier ministre, estiment les leaders religieux, est demandé par 98% des Maliens puisque 98% des Maliens sont musulmans. Passant tour à tour au pupitre, les différents imams membres du Hcim ont exprimé sans détour leur mépris à l’endroit du régime d’IBK à cause de son Premier ministre. Ils le tiennent pour responsable des problèmes du Mali. </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Par la voix du secrétaire général du Hcim, Dr. Mamadou Diamoutani, le Hcim affirme qu’il est nécessaire que le Premier ministre soit chassé une bonne fois pour le bonheur des Maliens. Et le porte-parole du Chérif de Nioro de renchérir que l’érudit désavoue le régime IBK uniquement à cause de son Premier ministre. Car, a-t-il expliqué, le Chérif de Nioro aurait convenu avec le président de la République d’éloigner Soumeylou Boubèye Maïga de quatre postes ministériels dont celui de Premier ministre. </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Par ailleurs, la situation sécuritaire de même que d’autres problèmes qui entravent la bonne marche du pays ont été dénoncés par les leaders religieux musulmans. Lesquels promettent des actions fortes dans les jours à venir contre le régime d’IBK qui, disent-ils, ne cesse de décevoir son peuple. Est-il nécessaire de le souligner, aucune autorité officielle n’était présente à ce meeting.  </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Ousmane DIAKITE</span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Révision constitutionnelle : le comité d’experts se met à la tâche</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/revision-constitutionnelle-le-comite-dexperts-se-met-a-la-tache-2802354.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 13 Feb 2019 00:33:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le comité d’experts pour la réforme constitutionnelle était face à la presse, le mercredi 6 février, à l’hôtel Sheraton, pour échanger autour de la mission à lui confiée par le Premier ministre.</strong>

Le Premier ministre, par un décret en date du 14 janvier 2019, a constitué un comité d’experts pour la réforme constitutionnelle dont la mission consiste à élaborer l’avant-projet de loi portant révision de la constitution du 25 février 1992, en tenant compte notamment des propositions pertinentes de la précédente tentative de révision, des clauses de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger et des autres réaménagements devant être apportés à la constitution au regard de l’évolution du contexte institutionnel et juridique du pays. Constitué par le Premier ministre sur les instructions du président de la République, le comité, composé de 11 membres, est présidé par Makan Moussa Sissoko.

Son président, Makan Moussa Sissoko, accompagné des autres membres, a échangé avec la presse autour de la mission, de la méthodologie de travail et du chronogramme de travail du comité d’experts.

Selon Me Sidi Mohamed Diawara, membre du comité, la méthodologie consiste, dans un premier temps, à comprendre la mission du comité et établir un plan de travail. Pour ce faire, le comité entreprendra, à partir de cet instant, une série de consultations avec les institutions de la République, les acteurs sociopolitiques, les mouvements signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, pour discuter avec eux et prendre leurs propositions.

Aux dires de Sidi Mohamed Diawara, le comité rencontrera aussi les partenaires techniques et financiers, les institutions et organisations internationales accréditées au Mali ainsi que les directeurs et rédacteurs en chef des organes de presse privés et publics et des correspondants des médias internationaux.

En outre, il a expliqué que des fora citoyens seront organisés au cours desquels une série de rencontres citoyennes seront tenues à Bamako et dans chaque capitale régionale. Ces fora, dit-il, seront ouverts à tous les groupes de citoyens organisés. Me Sidi Mohamed Diawara a souligné aussi qu’il existe une plate-forme d’échanges entre les experts et un espace de contributions citoyennes en ligne à travers un site internet spécial. Par ailleurs, il fait savoir que le comité tiendra des séances de travail technique en vue de partager les résultats des consultations et procéder à la rédaction de l’avant-projet de loi portant révision constitutionnelle.

«Nous allons mettre également un accent sur la communication qui est essentielle. Le comité va régulièrement communiquer sur son travail pour permettre à tous les Maliens de s’approprier la constitution en tant que texte fondamental. Des émissions radiophoniques en français et dans les langues nationales seront diffusées sur les radios et télévisons privées et publiques», a-t-il déclaré.

Avant de préciser qu’une fois les consultations et forums citoyens achevés, le comité procédera à la rédaction de l’avant-projet de loi portant révision de la constitution à la lumière des recommandations et suggestions recueillies. Notons que la remise de l’avant-projet de loi constitutionnelle est prévue pour ce 1er avril.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ségou et ses mystères</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/segou-et-ses-mysteres-2802350.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Feb 2019 00:16:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'une des attractions du festival sur le Niger est sa foire internationale avec ses divers produits. Comme la poudre du baobab. «La poudre issue de la pulpe de baobab, appelée pain de singe, est idéale contre la dénutrition. Elle contient 6 fois plus de vitamine C qu'une orange, 2 fois plus de calcium que le lait. Elle contient une forte quantité de phosphore, de fer, de potassium, mais aussi 11 acides aminés. En termes d'antioxydants, elle est 4 fois plus puissante qu’un kiwi, 10 fois plus qu’une orange, 15 fois plus qu’une pomme. Du coup, elle protège des radicaux libres responsables du cancer. Très bonne pour les femmes enceintes, elle fortifie les nourrissons. Elle est enfin d'une grande aide contre l’arthrose, la fatigue, les constipations. Pour en tirer les meilleurs effets, prenez 1 ou 2 cuillerées à soupe par jour pendant 21 jours, à renouveler au besoin», le connaisseur.

<strong>Confusion </strong>

Les rideaux ont été tirés sur les festivités du festival sur le Niger (Ségou Art 2). Cette année, la manifestation a pris beaucoup de coups à cause de plusieurs facteurs qui ont occasionné une grande confusion. À deux semaines de l'événement, personne ne savait s'il aura lieu dans sa forme habituelle. L'initiateur était dans la logique de faire Ségou Art 2. Mais face à l'insistance des Ségoviens, c'est devenu Festival sur le Niger, Ségou Art 2, au lieu de la 15<sup>ème</sup> édition. Au lieu du quai des arts Ousmane Djiré pour l'ensemble des activités, c'est la cour de la CMDT qui a été choisie pour toutes les prestations artistiques et d'art. La foire et les restaurants privés sont restés sur le quai. Ce qui est à la base de la colère des Ségoviens et d’autres participants, c’est que le public a été divisé entre les deux voire trois lieux, et la rencontre a duré une semaine au lieu de deux jours.

<strong>Malick Sène, absent </strong>

Fidèle parmi les fidèles, le Haut conseil de lutte contre le Sida a brillé par son absence au Festival sur le Niger. Abandonnant ainsi son rôle de sensibilisation et de plaidoyer au bénéfice de la jeunesse pendant le festival. Le Haut conseil intervenait aussi lors des concerts en donnant des gadgets, des capotes, et animait surtout une conférence de presse. Cette année, Malick Sène était absent, personne ne l'a vu à Ségou encore son équipe. Mieux, l'antenne de Ségou n'a pas eu un seul stand. En tout cas, plusieurs participants ont constaté l'absence du Haut conseil de lutte.

&nbsp;

<strong>Le général Salif  Traoré à Kouakrou</strong>

Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile le général de division Salif Traoré et le gouverneur de la région de Mopti le général de division Sidi Alassane Touré étaient ensemble dans la localité de Kouakrou le vendredi 07 février 2019. Ils ont visité le camp des Fama (Forces armées maliennes). Le déploiement de la police, de la gendarmerie et le retour des autorités administratives de façon progressive étaient au centre des échanges avec les populations. Le ministre et le gouverneur ont pris l'engagement de tout mettre en œuvre pour la quiétude des populations, afin qu'elles puissent aller aux foires sans anicroche.

<strong>DDR imposé </strong>

Le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) a pu démarrer dans la région de Mopti. Il a pour but d’inviter les groupes armés du centre à déposer leurs armes obtenues de façon illégale pour qu’enfin, la paix puisse régner et qu’ils soient eux-mêmes pris en compte par le DDR. Déjà, 5 mille combattants ont pu être enregistrés. Quant aux armes, plus de 800 armes de guerre, 2 fusils de chasse et armes traditionnelles et 2 grenades ont été récupérés, aux dires d’Oumar Dicko, coordinateur du processus DDR. À s’en tenir à ses dires, le camp de Safroulaye, Mopti, servira à abriter les éléments enregistrés. Par ailleurs, ils étaient 1725 à avoir été enregistrés sur lesquels 899 ont été déclarés aptes et 404 inaptes. Il s’agit des ex-combattants issus des mouvements signataires dans les différents bataillons du Mécanisme opérationnel de coordination (Moc), concernés par le processus de DR/intégration accélérée.

<strong>Retour des déserteurs </strong>

Le retour des déserteurs de l'armée malienne a commencé le lundi 04 février 2019. Ils sont des dizaines de combattants des mouvements armés qui étaient des soldats de l'armée malienne avant de faire partie de la rébellion de 2012, qui ont quitté lundi Tombouctou en direction de Bamako pour revenir dans les rangs des forces armées et de sécurité maliennes. Cela, grâce aux dispositions et décrets pris par le gouvernement dans le cadre de l'accord pour la paix. Ceux qui reviennent ne bénéficieront pas de grade de supérieur, selon la hiérarchie militaire. Il s’agit ainsi d’éviter d'autres problèmes. Parce qu'il y a aussi d’autres soldats pourraient demander la même chose.

<strong>Banditisme </strong>

Le 07 février 2019, très tôt, trois véhicules transportant des forains en partance pour la foire d'Adiora, commune de Ouinerdene, ont été la cible de bandits armés circulant à moto. Ils ont dépouillé les passagers de leurs biens avant de s'emparer d'un des véhicules. Aucun cas de violence physique n'a été perpétré. Il faut noter qu'Adiora est situé à 35 km au Nord de Gossi. À Kidal, au quartier Aliou, vers 14 heures, le 06 février, un jeune homme Issa Adama a été assassiné à la suite d'un braquage par deux individus armés à moto qui ont emporté sa moto. Dans la région de Tombouctou, plus précisément à Goundam Echel, des forains ont été dépouillés de tous leurs biens sur la route Tonka-Goundam. Plusieurs habitants attribuent ces attaques à des bandits.

<strong>4 morts à Gao </strong>

À Gao, le 06 février, aux environs de 12h50, des hommes armés évoluant à bord d'un véhicule Toyota Pick-up ont ouvert le feu sur quatre  combattants des mouvements d'autodéfense Gadan Izo. C'était au 4<sup>ème</sup> quartier non loin du poste de sécurité de Bourem sur l'axe routier Gao-Bourem à 150 mètres du lieu de l'attaque kamikaze contre Barkhane du 1<sup>er</sup> juillet 2018. Les quatre combattants sont morts, ils appartenaient tous à des mouvements d’autodéfense. Les populations de Gao sont excédées que leur quiétude soit tout temps troublée par des groupes armés n’ayant rien à voir avec elles.

<strong>Mobilisation pour Yattabaré </strong>

Khalifa Yara, l’avocat de la Ligue malienne des musulmans et érudits du Mali, l’a affirmé : «Moussa Guido a avoué à la police qu’il est prêt à tuer IBK, Mahmoud Dicko et Abdine Guindo à la première occasion». C'était lors d'une rencontre placée sous le thème «Iman Yattabaré, tes sacrifices ne seront pas vains». Le point de presse, organisé mercredi 6 février, à la Maison de la presse, a été l’occasion pour la Ligue malienne des musulmans et érudits du Mali (Limana) de lancer un appel aux autorités afin qu’elles apportent des réponses aux véritables motifs de l’assassinat de l’imam Yattabaré. La Limana, tout en réclamant la peine de mort pour le présumé coupable Moussa Guindo, a dénoncé la volte-face du gouvernement dans l’application de la peine de mort dans notre pays.

<strong>Union des efforts  </strong>

Le pays n'est toujours pas calme, surtout le cercle de Koro. Le 05 février 2019 à Dioungani, la force Barkhane a mené des raids aériens dans les secteurs de Sobankouma et Tangourou. Après ces frappes, une forte explosion et quelques coups de feu ont été entendus. Les militaires maliens ont arrêté 13 djihadistes dans la forêt de ce secteur. La force du G5 Sahel a mené une opération de ratissage dans cette zone. Le même jour, toujours dans la même région de Mopti, à Douentza, vers 16h, un minibus transportant des forains a sauté sur un engin explosif dans la commune de Haire (boni) sur l'axe routier Boni-Hombori, entre Dagana et Yorbou.  Le bilan fait état d’un mort et de 7 blessés ; les blessés ont été évacués à Boni pour des soins. Selon nos informations, le minibus appartiendrait au journaliste Issiaka Tamboura qui a été enlevé dans la zone en décembre passé.

<strong>Bamba martyr </strong>

Selon des informations reçues dans la matinée du 05 février, aux environs de 09 heures, une pirogue transportant des femmes et des enfants a chaviré à Bamba (Cercle de Bourem). C'est un grand vent qui serait la cause du chavirement. Bilan : 4 morts, des enfants morts par noyade. Dans la même commune, au niveau du village de Garbamé, aux environs de 05 heures du matin, des individus armés auraient tenté d'emporter des produits pharmaceutiques du Centre de santé communautaire (CSCOM). Ils ont été repoussés par des combattants des mouvements d'autodéfense de la localité.

<strong>Voleuse d'enfant </strong>

Une femme a tenté de voler vendredi passé à cinq heures du matin un bébé au CSREF de la commune II sis au quartier Sans fil. Elle s'appelle Mati Sidibé et est mariée à Missira dans une famille Coulibaly. Ses parents sont de Koulouba et elle est comédienne à l’INA. Elle s'est fait passer pour une femme enceinte pour avoir accès à la cour. Après, elle est passée par la maternité sans succès. Elle a alors sillonné les hospitalisés. La voleuse s’était emparée du bébé d’une femme qui avait subi une césarienne. Après avoir réussi à escalader le mur, elle tombe nez à nez avec un jeune qui se rendait à la mosquée et dont elle a éveillé les soupçons. Elle tente alors de fuir et se cache dans un garage sous une voiture. Elle sera dénichée et le nourrisson va bien.

<strong>Violation de la réglementation</strong>

«Je me souviens après le BAC, jeune étudiant en Finance-Comptabilité lors de mes premiers cours de fiscalité, on nous avait enseigné qu'au-delà de 50 000 FCFA tout paiement ou règlement doit se faire par chèque ou virement bancaire pour minimiser le risque de vol ou de corruption et faciliter la comptabilité et la traçabilité... (50 millions cash venant de surcroît d'un gouvernement). Le communiqué du gouvernement dit : (...) l'appui financier proposé par le gouvernement (...) cela sous-entend qu'aucune demande de concours financier n'a été faite ni par le Haut conseil islamique ni par Mahmoud Dicko de facto, c'est l'exécutif même qui a voulu accompagner les organisateurs du meeting. Cet appui financier devrait normalement venir du ministre de tutelle et non du PM ou de la primature. La décision avait-elle été prise en conseil des ministres ? J'en doute fort.  Le communiqué du gouvernement affirme : (...) Comme cela a toujours été (...), cela veut dire qu'ils ont l'habitude de faire pareil geste. Mahmoud Dicko affirme dans sa vidéo: «que le PM nous avait annoncé l'envoi de 100 millions de FCFA.» Pourquoi Dicko n'a-t-il pas renoncé, séance tenante, à l'apport financier ? A-t-il retourné la subvention parce qu’il n'a pas reçu au total les 100 millions promis ? Pourquoi le PM n'a-t-il pas envoyé en même temps le montant promis ? Allait-il expédier le reliquat? Nul ne le sait. Ce qui est sûr, les deux camps sont à couteaux tirés ; Mahmoud Dicko veut nuire aux actions du gouvernement (d'ailleurs il ne l’a pas caché ces derniers temps) et vice versa. Le PM également veut abattre Dicko et le Haut conseil islamique, et cet apport financier était juste un cadeau empoisonné.» C'est ce que pense Issa SB.

<strong>Forum de Bamako</strong>

Le forum est prévu du 21 au 23 février avec un grand débat le 20 février sur la sécurité alimentaire : «que nous organisons avec les Marocains de l’OCP Policy Center actuellement dénommée Policy Center for the New South», nous a confié Abdallah Coulibaly, président de la fondation forum de Bamako. Et d’ajouter : «Par ailleurs, pour information, je dois aller signer le 12 février à l’OIF, un partenariat avec le cercle des économistes français dont le Patron et une forte délégation viendront participer au 19e forum de Bamako. L’AFD est aussi un partenaire cette année. Son directeur Thomas Melonio viendra avec une solide équipe participer au forum. Merci d’avance pour ton fraternel accompagnement. Aide-nous à réussir cette édition comme tu sais le faire si tu veux. Et je sais que tu veux m’aider».

<strong>Sali est décédée </strong>

L'artiste Sali Sidibé n'est plus. Elle est décédée à la suite d'une longue maladie à Bamako. Elle est née en 1959. Sali Sidibé commence sa carrière avec son premier album «L'enfant chéri du Wassoulon». Son style musical est typiquement traditionnel de sa région d'origine. Elle intègre au début des années 1980 l'Ensemble instrumental national du Mali. Elle devient populaire au Mali grâce notamment à Toukan Magni qui fut un grand tube dans le pays. Wassoulou Foli est son premier album vendu à l'international. Sa discographie est composée de 7 albums : «L'enfant chéri du Wassolon (en 1980) ; 1982 : Formidable, 1988 : Tounkan Magni, 1993 : N'Daya International, 1993 : From Timbuktu to Gao, 1993 : Wassoulou Foli, 2000 : Union africaine. Sali Sidibé est décédée le 8 février 2019 à Bamako à l'âge de 59 ans.]]> </content:encoded>
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<title>Fatoumata Barry :   «La 2ème édition de la journée culturelle du hijab a été merveilleuse»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/fatoumata-barry-la-2eme-edition-de-la-journee-culturelle-du-hijab-a-ete-merveilleuse-2802371.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Feb 2019 00:14:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><b><i><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Le Mali, à l’instar de la communauté internationale, a célébré le samedi 9 février la Journée du hijab. L’événement, qui en est à sa 2<sup>ème</sup> édition, a été organisé au carrefour des jeunes par l’Association malienne des femmes voilées pour la promotion des valeurs sociétales. En marge de ladite journée, l’organisatrice principale Fatoumata Barry a accordé une interview à notre reporter. </span></i></b></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif;color: red">Mme Fatoumata Barry : Pouvez-vous nous parler de la Journée du Hijab ? </span></b></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">La journée du hijab ou ‘’World Hijab Day’’ a été initiée dans le cadre d’une tolérance et d’un soutien aux femmes voilées dans le monde, du fait qu’on interdisait un peu partout le voile dans les endroits publics. Elle est célébrée le 1<sup>er</sup> février et la première fois, c’était en 2013 aux USA.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif;color: red">Depuis quand cette journée est-elle célébrée au Mali ?</span></b></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Cette année, nous en sommes à notre 2<sup>ème</sup> édition. La première édition a été célébrée en février 2018 à la Pyramide du Souvenir. Cette année, nous sommes rentrées en partenariat avec plusieurs structures gouvernementales, le ministère de la Culture et celui des Affaires religieuses. Nous avons aussi collaboré avec des opérateurs économiques. Donc, c’est un ensemble d’efforts conjugués qui ont pu mettre en place une excellente journée culturelle pour le hijab au Mali.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif;color: red">Rappelez-nous des grands événements qui ont marqué la journée.</span></b></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">La journée culturelle du hijab a été merveilleuse. Tous les invités étaient présents. Les deux ministres étaient dignement représentés. Le parrain Mahamadou Traoré et la marraine Mme Bah Awa Touré nous ont honorées. Les hommes de médias étaient là. En plus, l’événement s’est très bien déroulé. Il y a eu les discours des parrains et celui d’ouverture de la représentante du ministre des Affaires religieuses. Après, on a procédé au défilé des mannequins habillées en hijab (Bogolan, Wax et Bazin). Des sketchs de sensibilisation aussi étaient au menu. Tout s’est bien passé.  </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif;color: red">Comptez-vous organiser une 3<sup>ème</sup> édition ?</span></b></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Oui, «Inch’Allahou». En 2020, si nous sommes toujours en vie, nous organiserons une 3<sup>ème</sup> édition. En plus de l’aspect culturel et religieux, la promotion du hijab est un facteur créateur ou de revalorisation de plusieurs secteurs d’emploi (couture et même le mannequinat).</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif;color: red">Avez-vous un dernier mot à l’endroit des autres femmes ?</span></b></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Je remercie tout le monde. Je ne peux pas nommer tous, mais nos sponsors, les initiatrices, la présidente des femmes voilées au Mali, Mme Diarra Adam Koné, le parrain et la marraine, sans oublier le président de la Commission du Conseil communal en Commune IV, Cheick Oumar Koné, un bienfaiteur qui nous a beaucoup aidées. Je vous remercie vous aussi, les hommes de médias.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif"> </span></b></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Propos recueillis par Ousmane DIAKITE</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Accord pour la paix et la réconciliation : une camisole de force</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-une-camisole-de-force-2801014.html</link>
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<pubDate>Wed, 06 Feb 2019 06:58:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les seize points qui rendent l’accord de paix et de la réconciliation illégitime et inapplicable dans le cadre de l’Etat unitaire. L’Avenant stipule que les doléances rebelles non inscrites dans l’Accord du 15 mai «seront prises en compte dans le cadre de l’application de l’Accord». En réalité, quiconque examine les 16 nouvelles exigences rebelles acceptées par le Mali se rend aisément compte qu’aucun gouvernement malien ne peut les exécuter, sauf à se mettre immédiatement à dos tout le reste du peuple. Or, justement, les rebelles le savent et font d’une «application intégrale de l’Accord» la condition de leur désarmement. Un vrai marché de dupes ! Mais voyons les 16 exigences intégrées dans l’Accord</em></strong>.

<strong>Les 16 exigences rebelles acceptées par le Mali mais inapplicables en fait:</strong>

1- L’Accord du 15 mai est reconnu «fondamentalement insuffisant» au regard des «revendications du peuple de l’Azawad». En clair, ce que le Mali a signé le 15 mai 2015 n’engage que lui : les rebelles, eux, ne reconnaissent que les nouvelles clauses approuvées par l’Avenant du 20 juin 2015.

2- L’Azawad est reconnu comme «entité politique, juridique et territoriale». Cette disposition  fait passer l’Azawad pour un mini-Etat fédéré ou, à tout le moins, pour un territoire autonome. Ce n’est plus, comme le gouvernement tentait de le faire croire, un simple terroir socio-culturel comparable au Banimonotié, au Ganadougou, au Kharta, au Khasso ou encore au Kénédougou.

3- Le Mali s’engage «à reconnaître et à réparer les crimes qu’ils a commis depuis 1963 dans l’Azawad». Bien entendu, aucune réparation n’est due par les rebelles séparatistes et terroristes azawadiens qui ont allègrement pillé, violé et amputé les pauvres citoyens maliens du nord depuis 1963!

4- La CMA est appelée à «demeurer dans sa mission primordiale de défense et de lutte pour les aspirations du peuple de l’Azawad». En clair, la CMA est reconnue comme une armée légitime au service de l’Azawad dont on sait qu’elle aspire à l’indépendance !

5- Il est décidé la «création d’une assemblée régionale regroupant les régions de Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka et Taoudéni dont les prérogatives relèvent des domaines spécifiques de l’Azawad» : cette disposition regroupe tout le nord (deux tiers du Mali) pour le soumettre à l’autorité légale des groupes armés qui, du fait de leur supériorité militaire, ne manqueront pas de contrôler l’«assemblée régionale» prévue !

6- Le Mali accepte de «surseoir à l’organisation de toute élection jusqu’au retour des réfugiés et jusqu’à la mise en œuvre du nouveau découpage» territorial. On comprend maintenant pourquoi les rebelles s’opposent à toute élection dans le nord, y compris aux régionales prévues pour le 17 décembre 2017!

7- Le Mali accepte de «prévoir et déterminer le quota qui sera affecté à l’Azawad pour les départements de souveraineté, les grands services de l’État, les représentations diplomatiques et les organisations internationales». Vous l’aurez noté : les rebelles de l’Azawad ne se contentent pas de garder le nord sous leur coupe exclusive ; ils auront aussi un «quota» d’ambassadeurs, de consuls et de ministres. Et pas n’importe quels ministres : des ministres de «souveraineté» comme ceux de la Défense, de la Justice, des Affaires étrangères ou de l’Administration territoriale. Il ne faut donc plus exclure de voir un jour Algabass Ag Intallah nommé ministre de la Justice ou de la Défense du Mali!

8- «Les forces de défense et de sécurité à l’intérieur de l’Azawad seront composées à 80% de ressortissants de l’Azawad ainsi qu’au niveau des postes de commandement». Cette disposition consacre la mainmise militaire de la CMA sur tout le nord. Avec 80% des soldats et chefs militaires, quel gouverneur élu pourrait-il leur tenir tête ? Comment parler d’«armée malienne» quand le Mali ne détient que 20% des effectifs et des commandants militaires déployés au nord?

9- «Pendant la période intérimaire, mettre en place des unités spéciales mixtes comprenant 80% de ressortissants de l’Azawad». Cela signifie qu’en attendant la mise en place effective de l’armée hégémonique azawadienne, des unités militaires mixtes feront la loi au nord, composées de 80% de rebelles. Vous voyez maintenant pourquoi, malgré la propagande officielle, les patrouilles mixtes n’ont jamais pu fonctionner!

10- «Les zones de défense et de sécurité seront sous le commandement d’un ressortissant de l’Azawad». C’est-à-dire que l’autorité militaire suprême du nord sera exercée par un officier issu des groupes armés rebelles!

12- «La CMA définit elle-même la liste des combattants et détermine leur grade» dans le cadre de leur intégration dans «l’armée nationale reconstituée». En clair, si la CMA veut ériger un berger touareg ou arabe au rang de général ou de colonel, elle n’aura qu’à le dire!

13-«Considérer la création et l’utilisation de milices comme un acte criminel». Sous ce chapitre, la CMA engage le Mali à livrer la guerre à tous les groupes d’autodéfense pro-Mali, en particulier le GATIA, le Ganda Koy et autres Ganda Izo.

14- «Le mécanisme opérationnel de coordination (MOC) sera présidé par la MINUSMA et coprésidé par les deux parties» (Mali et CMA). Par conséquent, la CMA et le Mali font jeu égal !

15- «Affectation d’un fonds spécial pour l’Azawad sur le budget de l’Etat à hauteur de 40% sur une période de 20 ans en vue de résorber un retard de plus de 50 ans». Ainsi donc, l’Azawad (1. 293. 000 habitants, soit 9% de la population nationale) raflera 40% du budget national pendant 20 ans ! À ce train, nous autres du sud (13, 2 millions d’habitants) finirons bien par brouter de l’herbe ! La CMA gagne, en définitive, le beurre, l’argent du beurre, la vache et la laitière!

16- «Exploitation des ressources minières et énergétiques de l’Azawad soumise à l’autorisation préalable de l’Assemblée inter-régionale, après avis de l’Assemblée régionale. Un quota de 20% de la production sera affecté à l’Azawad avec priorité à la région concernée». C’est entendu : sans l’autorisation des rebelles, aucune ressource du nord ne peut être exploitée. Et s’ils donnent leur autorisation, le Mali devra reverser à la «région concernée» 20% des ressources exploitées. Alors, de quoi le budget national se nourrira-t-il ?

<strong>Almouzar AG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>«Le CICB new look arrive avec des critères d&amp;apos;utilisations élaborés par la nouvelle équipe dirigeante»</title>
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<pubDate>Wed, 06 Feb 2019 06:56:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Conditions générales d’utilisation du CICB</strong>

<strong>Article 1 : dispositions générales </strong>

Les présentes conditions générales s'appliquent aux réservations conclues avec la direction du CICB. Le client s'engage à respecter et à faire respecter toutes les dispositions énoncées dans le présent document, ainsi que les prescriptions légales et réglementaires. Ces conditions sont modifiables à tout moment, et les conditions applicables seront celles en vigueur à la date où la réservation sera effectuée.

<strong>Article 2 : responsabilité</strong>

Durant l’occupation du Centre, le client sera tenu pour responsable de tout dommage, de toute dégradation, de tout acte de vandalisme qui pourrait survenir du fait de l'occupation des locaux et/ou du fait des participants et/ou du personnel dont il a la charge, tant aux biens mobiliers, qu’immobiliers et de décoration appartenant ou non au CICB.  Le CICB décline toute responsabilité en cas de vol, perte, dégradation des effets appartenant aux clients durant l’occupation du site. Le client est invité à prendre toutes les dispositions pour respecter l’espace vert mis à sa disposition.

<strong>Article 3 : modalités de réservation</strong>

La réservation ne sera effective que si le client garantit sa réservation, en payant la moitié du montant de sa facture dès la réservation  et le reliquat une semaine avant le jour de son événement ou en émettant un bon de commande en bonne et due forme, justifiant de sa capacité à contracter avec le CICB. Au cas où la réservation serait faite à sept jours de l’évènement, le paiement intégral doit se faire dès la réservation. Le CICB se réserve le droit de refuser toute réservation dans le cas où ces conditions ne seraient pas respectées.

<strong>Article 4 : horaires</strong>

Pour toute activité, le CICB se rend disponible à compter de 07h45 du matin à 19h (ateliers, séminaires et conférences). Quelle que soit la nature de l’événement, les salles devront être libérées au plus tard à 01h30. Le CICB appliquera une majoration de 25% au-delà de 19h00 et de 50%après minuit pour chaque heure supplémentaire à la facture finale.

<strong>Article 5 : installation et désinstallation</strong>

Pour les évènements nécessitant une logistique extérieure au CICB, la période nécessaire à l’installation est considérée comme une période de location. Pour la désinstallation, le CICB accorde 8h au client sans facturation. Passé ce délai, la désinstallation donnera lieu à une facturation à partir de la neuvième heure.

<strong>Article 6 : mise à disposition </strong>

Le CICB est mis à disposition avec un service intégral qui inclut le rafraîchissement et la restauration. Par conséquent, l’accès au CICB sera restreint à tout service de restauration extérieur.

<strong>Article 7 : sécurité</strong>

En raison des mesures de sécurité soutenues à l’entrée (fouille des voitures et fouille corporelle), le client est tenu d’inviter ses convives, partenaires et/ou spectateurs à se rendre au CICB 2h avant le début de son événement/spectacle. De même, aucun matériel suspect ou inflammable ne sera autorisé dans l’enceinte de l’établissement. Aucune autre mesure de sécurité n’est permise autre que celle exécutée par le CICB.

<strong>Article 8 : cas de force majeure </strong>

Si, pour quelque motif ou circonstance que ce soit, l'évènement prévu ne peut avoir lieu, le CICB dégage sa responsabilité. Le CICB veillera à la conformité de la nature de la réservation et à l'évènement lui-même. La Direction du CICB se réserve le droit d'annuler de fait toute activité qui ne serait pas conforme à l'objet de la réservation.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Hadja Fanta Diabaté lance ce 6 février son album «Sabaly»</title>
<link>https://www.maliweb.net/musique/hadja-fanta-diabate-lance-ce-6-fevrier-son-album-sabaly-2801005.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Feb 2019 06:49:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La jeune artiste musicienne malienne Adja Fanta Diabaté, auteure, compositrice et interprète, a présenté son premier album «SABALY», composé de dix titres : Kanou, I’m ready to sing now, Sabali, Mouguimadé, Bolé Diallo, Idiolé, Toubani, Siguida Lakana, Aw ni ntjé et le danger à Bamako Kabako. La sortie officielle est prévue pour le 8 février 2019 à l’Institut français du Mali. C’était à la faveur d’une conférence de presse, organisée dans le Patio de l’Institut français du Mali.</em></strong>

Native d’une famille griotte d’Abidjan, originaire du Mali, Adja Fanta Diabaté pose enfin sa marque sur la scène musicale avec son premier album dénommé «SABALY». Selon la jeune artiste, la confection de cet album a pris deux ans. «Au début, je voulais être instrumentiste en (Goni), mais au fil du temps on m’a suggéré de prendre la guitare dont je me suis attachée avec enthousiasme en m’auto-formant pendant un bon bout de temps, avant de m’approcher aux professionnels», a déclaré Adja Fanta.

&nbsp;

Lors de cette rencontre, elle a révélé que l’album Sabaly a été inspiré d’un conseil de son père. D’après elle, ce dernier lui a toujours conseillé d’être persévérante.

Constitué de 10 titres, en langue malinké, Bambara, et français, l’auteure aborde plusieurs sujets dans cet album. Selon elle, cet album évoque les maux de la société tout en sensibilisant les jeunes qui sont l’avenir de l’humanité. «Sably», c’est également le mélange des mélodies des instruments traditionnels et modernes.

La jeune artiste Adja Fanta Diabaté a affirmé qu’elle est en bonne relation avec plusieurs grands artistes guinéens et maliens. Elle a par ailleurs indiqué qu’elle a passé une grande partie de son enfance auprès de Kaniba Oulé Kouyaté.

Tout porte à croire que l’aventure de la jeune dame n’a pas été facile. Alors titulaire d’un Bac + 2, l’artiste a martelé avoir connu plusieurs familles d’accueil, en particulier au Mali.

Il est à noter que la mission essentielle de la jeune artiste, c’est la sensibilisation pour la restauration de la cohésion sociale et l’unité nationale. Pour cela, elle a déclaré que son morceau préféré dans son album se nomme «Siguida Lakana», en style rap, destiné aux jeunes urbains qui s’adonnent parfois à l’incivisme et à la dépravation des mœurs. Aussi, s’agit-il d’attirer l’attention de tous sur l’insalubrité, la pollution de la ville de Bamako.

Quant à ses ambitions futures, elle dira que son rêve est de construire un centre de formation et de répétition pour tous les jeunes non scolarisés rêvant de devenir artistes. «Malgré la lourdeur des tâches, seuls le courage et le dévouement peuvent permettre à un artiste de poser ses premiers jalons professionnels dont la sortie d’un album», a-t-elle conseillé.

<strong>Assane KONE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Maître Mamadou Ismaïla Konaté : «Pour que la Justice ait du sens, il faut qu’elle parle aux gens»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/maitre-mamadou-ismaila-konate-pour-que-la-justice-ait-du-sens-il-faut-quelle-parle-aux-gens-2801006.html</link>
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<pubDate>Wed, 06 Feb 2019 06:48:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 31 janvier 2019, la Maison de l’Afrique à Paris recevait Maître Mamadou Ismaïla Konaté, avocat aux barreaux de Bamako et de Paris, et ancien ministre malien de la Justice, à l’occasion de la sortie de son ouvrage intitulé «</em></strong><strong><em>Justice en Afrique, ce grand corps malade -le cas du Mali». </em></strong><strong><em>Sa conférence était principalement centrée sur la thématique de l’entreprise face aux questions de la Justice en Afrique. </em></strong>

«L’environnement économique des États africains, et du continent en général, se caractérise par l’existence de gisements et de matières premières en abondance dans la plupart des pays. Cela devrait signifier exploitation, production et transformation sur place, malheureusement, nous avons une faible capacité d’exploitation, de production et de transformation. Même si nous arrivions à produire et transformer, la question de la faiblesse de notre marché et de notre manque de pouvoir d’achat se pose de façon cruciale.

Les investisseurs étrangers se sont toujours intéressés au continent. Majoritairement originaires hors du continent, les investisseurs s’inscrivent dans le respect des règles fiscales, douanières, commerciales, comptables du pays où ils investissent. Autrefois, l’environnement juridique en Afrique était national, étatique, il était incapable de répondre aux exigences étrangères et manquait de transparence. Les textes juridiques nationaux étaient différents, ou inexistants, ou inaccessibles. Pour résoudre ces difficultés, les États africains ont fait des efforts inouïs pour améliorer, au sein du continent, l’environnement juridique nécessaire aux investissements étrangers.»

En 1993, l’OHADA, Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires, a vu le jour. «Aujourd’hui, les 17 États-membres de l’OHADA fonctionnent dans un même cadre juridique harmonisé, avec le même Droit des affaires, et une jurisprudence mise en commun. Il est à noter que cela n’existe nulle part ailleurs.

Cependant, de gros progrès sont encore à accomplir dans le domaine de l’arbitrage des litiges, de la lenteur des juridictions et du manque de transparence. La qualité de la justice dépend évidemment de la qualité de ceux qui la rendent. Un litige relevant du Droit des affaires ne peut pas être correctement jugé par un spécialiste du Droit commun ou des Affaires familiales qui ne connaît évidemment pas le Droit des affaires. Il est absolument nécessaire de former des magistrats au Droit des affaires, de façon concrète, afin de pouvoir enfin créer dans nos pays une juridiction commerciale, fiable et digne de ce nom, qui pourrait être composée de juges nationaux, d’un juge de la communauté OHADA, et pourquoi pas, ponctuellement, d’un juge du pays dont est originaire l’investisseur impliqué dans le litige. En mettant en commun toutes les compétences, nous pourrions assurer une meilleure efficacité de notre Justice, assurer une réponse transparente conforme aux standards internationaux. Cela revaloriserait notre Justice, et redonnerait confiance aux investisseurs. Aujourd’hui en effet, face à notre manque de réponse juridique locale, nous assistons à la fuite des dossiers vers les chambres commerciales étrangères qui vont arbitrer les litiges en souffrance. Nos dossiers se règlent loin de nous, et sans nous.»

&nbsp;

Maître Konaté n’a pas manqué d’évoquer les difficultés des populations africaines à comprendre la Justice. «Le rapport avec le juge et la notion d’éthique sont des questions très délicates, quasiment partout en Afrique. La plupart des justiciables, dans leur grande ignorance, pensent qu’il est banal de se rendre le soir au domicile du juge pour lui expliquer leur dossier, en l’absence de la partie adverse bien sûr, ou pour lui apporter un petit cadeau parce qu’on est satisfait du jugement qu’il a rendu. Au Mali, il est fréquent qu’un justiciable mécontent du jugement de son affaire porte plainte contre un juge pour mauvaises pratiques. Mais lorsque le plaignant est convoqué pour témoigner lors d’une commission disciplinaire, très souvent, il ne se présente pas car il a déjà essayé de faire pression sur le juge en utilisant le maillage social dont il dispose. En outre, les commissions disciplinaires sont très difficiles à mettre en place car les magistrats se couvrent en eux, et jusqu’alors il a été impossible d’y ajouter un déontologue indépendant et neutre.»

«Les juges sont menacés par deux phénomènes. Le phénomène politique d’abord. En Afrique, on parle de justice indépendante… elle ne l’est pas et ne peut pas l’être.  Comment peut-elle l’être quand il s’agit de rendre une décision dans laquelle l’État, les pouvoirs publics ou les dirigeants politiques sont impliqués ? Dans ces conditions là, la notion d’indépendance de la justice ne peut être que très relative. L’intégrité des juges est aussi menacée par le phénomène argent. Quoiqu’ils disent ne jamais rien demander, ils ont souvent du mal à résister à la tentation.»

«Une grande partie de la coopération internationale est investie dans le secteur militaire, ce qui ne sert pas à grand-chose car le militaire, c’est la conséquence de tous les dérèglements. La question de la Justice, la question du Droit, ainsi que la question de la Loi et de son respect sont les choses essentielles en Afrique aujourd’hui. Au-delà de la «gouvernance», le respect de l’ordre et de la discipline dans le domaine public, dans l’espace public, par tout un chacun, à tous les niveaux et dans tous les domaines, sont les facteurs déterminants pour l’amélioration d’une société. Sans respect de l’ordre et sans discipline rien n’est possible.»
<h2>«La justice n’a de sens que lorsqu’elle parle la langue des gens, lorsqu’elle appréhende l’environnement des gens, lorsque les lois font sens dans l’esprit des gens». Au Mali, «les juges de cour d’assises portent des toges rouges comme en France, alors que le rouge est considéré comme maléfique par la plupart de nos communautés, le rouge est synonyme de sang, de guerre. L’impact sur les gens est aux antipodes de ce que nous voulons. À ça s’ajoutent souvent des militaires armés au fond de la salle. L’accusé pour qui c’est la première fois en cour d’assises est terrorisé. Un procès d’assises devrait être synonyme de sérénité, et pourtant, dans la salle d’audience, il y a tout sauf la sérénité.</h2>
<h2></h2>
Les autres difficultés sont liées à la langue, la langue parlée et la langue écrite. En Afrique francophone par exemple, les juges s’expriment en français. Pour que le justiciable comprenne bien, un interprète local, souvent sans formation juridique particulière, lui traduit leurs propos en langue du pays, sans vraiment comprendre lui-même les termes juridiques utilisés par les juges. Lorsque la condamnation est assortie d’une période de sursis par exemple, comment va-t-il traduire alors que le mot sursis n’a pas d’équivalent dans la langue locale ? Ce verdict passera au-dessus de la tête de l’accusé. Les documents fournis par la Justice sont rédigés en français. Par manque d’instruction dans la langue officielle, par manque de connaissance du vocabulaire judiciaire, une immense majorité des gens ne peut pas comprendre les documents. Cela entraîne beaucoup de frustration et de sentiment d’injustice.»

«La Justice en Afrique déroute les gens. Tant qu’ils ne la comprendront pas, ils ne l’accepteront pas. Tant qu’une réflexion pour résoudre toutes ces difficultés ne sera pas entamée, il sera difficile de rendre opérationnelle la Justice en Afrique.»

<strong>Françoise WASSERVOGEL</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Film Chitane : les malversations financières de l’ex&#45;DG du CNCM</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/film-chitane-les-malversations-financieres-de-lex-dg-du-cncm-2801002.html</link>
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<pubDate>Wed, 06 Feb 2019 06:42:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Qui l'eût cru ! L’ex-directeur général du Centre national de la cinématographie du Mali (Cncm), Moussa Diabaté, bien qu'étant relevé de ses fonctions, continuait à engager le Cncm. Il a fait des contrats antidatés et même une demande de crédit à hauteur de 600 millions au Budget national qui lui a répondu négativement. Ce qui motive le nouveau directeur Modibo Souaré à demander un audit. </em></strong>

Moussa Diabaté n'avait pas le choix, il était obligé de s'adonner à ces malversations financières parce qu'il avait usurpé le poste de réalisateur du film «Chitane», dont la réalisation a été faite par Assane Kouyaté. Ce dernier pensait que le directeur du Cncm était dans son rôle afin que son film puisse être prêt avant le prochain Fespaco. Non, c'était sans connaître les vraies intentions du directeur expropriateur de film.

<strong>Les dessous de la non-sélection du film Chitane du réalisateur malien Assane Kouyaté </strong>

Le film aurait été inscrit par l’ancien DG du Cncm au Fespaco alors que la postproduction n’était pas finie. Pourquoi était-il si pressé d’inscrire un film non étalonné et non mixé ? Il a annoncé une somme qui aurait été mise dans le film, alors que celui-là même qui a produit le film dit n’avoir jamais vu une trace de cette somme.

Oui, Moussa a berné Assane avant de le rouler dans la farine. Car, pour réaliser un film, il faut évaluer le budget du film en amont, mais personne n’a vu le budget du film, même le producteur. Tous les chiffres avancés sont venus de Diabaté lui-même et personne ne savait d’où venaient ces chiffres.

Selon certains travailleurs, l’ancien DG s’était autoproclamé producteur de films et négociait avec des partenaires à la place des producteurs. Son départ a été applaudi par les travailleurs qui étaient en retard de paiement de salaires, une première au Cncm qui n’avait jamais connu une telle mauvaise gestion. Pour justifier ce chaos et échapper à la justice, il a monté des mensonges contre le ministère de la culture, en foulant au sol les principes de l'administration malienne.

Aujourd'hui, les acteurs et autres personnes qui ont travaillé dans la production et la réalisation du film «Chitane» attendent le reste de leur argent. Là aussi, plusieurs montants sont annoncés, des bulletins de paie parallèles sont en circulation avec des comédiens, différents des bulletins officiels du Cncm. Pis, le directeur général limogé doit de l'argent à plusieurs prestataires. Il pensait que la solution la plus facile était de faire porter la responsabilité de la non-participation du Mali à Madame le ministre de la culture.

Nommé à la veille du Fespaco 2017, les acteurs du cinéma malien en étaient restés interloqués. D’ailleurs, on se souvient que, à l’époque, le ministre était contre sa nomination, mais avec les coups tordus des appels à candidatures, il était parvenu, comme par miracle, à s’arroger la première place.

On apprend qu’un audit sera engagé contre sa gestion parce que le nouveau directeur Modibo Souaré n'a pas voulu signer le PV de passation pour ne pas cautionner des contrats antidatés et des malversations financières à crever les yeux.

De fait, l’intention de Moussa Diabaté était de faire en sorte que la 26<sup>ème</sup> édition du Fespaco se fasse sans le Mali. Peine perdue. Le Mali ira à Ouagadougou avec 5 productions en compétition.

<strong>Le Mali ira au Fespaco avec 5 films </strong>

En compétition pour les documentaires de long-métrage, il y aura deux films maliens : Dawa, L’appel à Dieu du jeune réalisateur Malick Konté et Jamu Duman (Quel valeureux nom as-tu ?) de Salif Traoré. Village apaisé d’Issouf Bah va défendre le Mali en compétition de films d'animation. C'est Boubacar Sidibé avec son film «La langue et les dents» qui sera en compétition dans la série TV et le long-métrage de fiction BARKOMO de Boukary Ombotimbé. Il est à signaler que, du 23 février au 2 mars 2019, Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, va abriter la 26ème édition du Fespaco, placée sous le thème «Mémoire et avenir des cinémas africains».

<strong>Kassim TRAORE  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Concentrateur à spirale : un appareil d’extraction de l’or sans mercure</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/concentrateur-a-spirale-un-appareil-dextraction-de-lor-sans-mercure-2800995.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Feb 2019 06:37:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La coopérative Action Solidarité Faléa 21 (asfa21), en partenariat avec l’ONG-GIZ, a présenté à l’esplanade du palais de la culture Hamadou Hampâté Bah le concentrateur à spirale. Un appareil d’extraction de l’or qui n’utilise pas le mercure et un moyen efficace de protéger les orpailleurs et de lutter contre la pollution des terres et des eaux.</strong>

Selon son concepteur, Gulles Labarthe, cet appareil est une alternative offerte par les nouvelles technologies pour l’exploitation de l’or sans mercure dans le programme onusien sur l’environnement. Visiblement très simple d’utilisation sur les sites d’orpaillage traditionnel, il capte l’or aussi bien que d’autres minerais au cours de l’extraction. Il s’agit d’une technologie simple qui peut être confectionnée localement, donc sans de coûteuses importations. De même, il n’existe pas de droit de propriété qui interdit sa reproduction. Son utilisation à grande échelle au Mali valorisera sans nul doute les résultats acquis par un autre projet de la GIZ au Pérou en 2010.

À en croire la directrice du Projet d’appui à la gouvernance des industries extractives (PAGIE), Mme Kabongo M’Buyi, le projet GIZ avait accompagné le ministère de l’environnement péruvien dans l’introduction et la maîtrise de cette technologie par les orpailleurs.

«En dehors de ces aspects techniques, cette démonstration doit nous sensibiliser sur l’éradication de l’extraction à l’aide de produits chimiques car les dégâts sur la santé de l’être humain et l’environnement sont considérables. En effet, il a été démontré que le mercure impacte  les systèmes nerveux, digestif et immunitaire, mais attaque également les poumons, les reins, la peau et les yeux. De plus, l’exposition au mercure, même à de petites quantités, constitue une menace pour le développement de l’enfant in utero et à un âge précoce, donc les générations futures…» a rappelé la directrice de PAGIE.

Concluant, elle précisera que l’environnement est également très négativement impacté par l’extraction aurifère à l’aide du mercure. Cette activité humaine entraîne le rejet de trop grandes quantités de mercure dans l’environnement, qui peuvent alors circuler librement pendant des milliers d’années. Présent dans l’eau et les sédiments, le mercure devient extrêmement toxique, il est facilement ingéré par les animaux, se frayant ainsi un chemin dans la chaîne alimentaire humaine.

La représentante de Action solidarité Faléa 21 villages (Asfa21), Mme Traoré Ami Diallo, ancienne ambassadrice du Mali au Canada, a chaleureusement remercié la coopération allemande GIZ pour son accompagnement technique et financier depuis trois.

Asfa21 est une organisation citoyenne malienne d’appui au développement local et durable qui intervient depuis une dizaine d’années dans la commune rurale de Faléa et dans d’autres communes du cercle de Kéniéba, dans la région de Kayes. Face au développement de l’utilisation des produits chimiques dans l’orpaillage au Mali et soucieuse de mettre en œuvre la convention de Minemata pour la protection de la santé humaine et de l’environnement contre le mercure, Asfa 21 a initié avec l’appui technique et financier de la Giz-Pagie un projet de production artisanale d'or sans l'utilisation des produits chimiques. Une mention spéciale a été faite aux ouvriers maliens qui ont su dupliquer l’appareil.

<strong>Gabriel TIENOU </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Université de Kabala : une formation sur l’employabilité empêchée par l’Aeem</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/universite-de-kabala-une-formation-sur-lemployabilite-empechee-par-laeem-2800991.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Feb 2019 06:11:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><b><i><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Le samedi 2 février 2019, la Faculté des lettres (Licence III) a organisé une conférence en guise de formation sur l’employabilité des diplômés en lettres. Ladite conférence a été empêchée par des membres de l’Aeem emmenés par Mansour Koné. </span></i></b></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Georgia',serif"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Dans le but de renforcer les capacités des futurs diplômés en lettres et langues, Bernard Jacquin, prometteur de l’université (ESC-Mali), Pr. Clément Mamadou Dembélé et deux autres entrepreneurs étaient face aux étudiants de la Licence III pour une conférence. La conférence devait porter sur l’employabilité, les comportements, les attitudes et surtout l’esprit d’entreprenariat privé. Ils étaient plus de 300 étudiants à suivre la formation dans l’amphithéâtre de la fac des lettres.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Georgia',serif"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Subitement, une dizaine de membres de l’Association des étudiants et élèves du Mali (AEEM) de ladite fac, sous l’égide de Mansour Koné, ont fait irruption dans la salle. Ils ont mis fin à la conférence en faisant sortir les étudiants et en menaçant d’user d’autres moyens si les organisateurs insistaient sur la tenue de la conférence. </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Selon Mansour, les étudiants étaient censés faire un examen ce jour. Ils ont dû, selon lui, surseoir à la tenue de l’examen pour la conférence. Ce qui, pour lui, ne pouvait pas prospérer.  </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Georgia',serif"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Les discussions ont été tendues entre le corps professoral, les organisateurs et les membres de l’Aeem. À la fin, pas d’examen, il n’y a pas eu de conférence. Les étudiants sont tous rentrés à la maison.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Bernard Jacquin, conférencier, s’est fortement indigné contre cet acte des membres de l’Aeem. Il a même invité l’Etat malien à mettre en place un dispositif policier au sein des universités pour que plus jamais une minorité de l’Aeem ne fasse la loi parmi des milliers d’étudiants voulant avancer dans la vie.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Georgia',serif"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">L’un des organisateurs clés de cette formation, Chaka Keita, président du club des lettres, s’est plaint d’une mauvaise communication. Il a aussi condamné l’acte des membres de l’Aeem, avant de terminer par un grand remerciement à l’endroit de Bernard Jacquin, du Pr. Clément Mamadou Dembélé, leur administration et autres.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Ousmane DIAKITE</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La coopération militaire Mali&#45;Algérie s’évalue…</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/la-cooperation-militaire-mali-algerie-sevalue-2800987.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Feb 2019 06:09:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Les généraux Ibrahim Dahirou Dembélé du Mali et Oudjani Moustapha de l’Algérie ont codirigé les travaux de la 12e session de la coopération bilatérale militaire Mali-Algérie qui a débuté mardi 29 janvier 2019 au ministère de la Défense et des Anciens combattants (MDAC). Tous les représentants des services des armées du Mali et les attachés de défense étaient présents à cette session. Elle était surtout axée sur deux points essentiels : la coopération militaire portant sur l’état récapitulatif des activités de formation au titre du cycle 2017-2018 et le 1<sup>er</sup> cycle 2018-2019 et les perspectives pour l’année 2019-2020.</span></p>
<b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif;color: red">Base aérienne 101 : des fusiliers commandos se forment</span></b>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Pendant trois mois, trente-deux jeunes sous-officiers et militaires du rang ont suivi une formation de commandos fusiliers de l’Air. Ils ont appris le contrôle des check-points, les patrouilles à pied, la sécurisation des aéroports, des tirs avec des armes légères et les combats de localité. Des exercices de simulation de contrôle de véhicules, des patrouilles et des échanges avec les aviateurs ont été les temps forts de cet évènement.
La cérémonie de fin de formation des fusiliers commandos s’est déroulée le mardi 29 janvier 2019 au Centre d’instruction de la Base aérienne 101 de Sénou. Elle a été présidée par le chef d’état-major de l’Armée de l’Air, le Général Souleymane Bamba. Étaient présents, le Commandant de l’EUTM, le Général de Brigade Peter Mirow, le Commandant de la Région aérienne N°1 ainsi que des instructeurs de l’EUTM.</span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif;color: red">Gendarmerie nationale : sortie de la 26<sup>ème</sup> promotion </span></b></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">La cérémonie de fin de formation professionnelle de la 26ème promotion d’élèves gendarmes, couplée avec la remise de médailles commémoratives de campagne à 244 gendarmes, a u lieu, le vendredi 1 février 2019, à l’Ecole nationale de la Gendarmerie. Elle a été présidée par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de division Salif Traoré. Cette promotion, baptisée feu Commandant Moussa Sanou, a pendant 08 mois subi une formation professionnelle de sous-officier de gendarmerie. Ils sont 388 élèves gendarmes dont 67 personnels féminins. Le major de cette formation est l’élève-gendarme Saïbou Togola.</span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Brèves rassemblées par Ousmane DIAKITE</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Trois actions clés pour sécuriser le processus de maintien de la paix au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/trois-actions-cles-pour-securiser-le-processus-de-maintien-de-la-paix-au-mali-2800986.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Feb 2019 06:08:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em> De nombreux dysfonctionnements mettent en danger l’opération de maintien de la paix mené par la Minusma sur le territoire malien. Trois actions prioritaires permettraient d’y remédier.</em></strong>
<ol>
 	<li>Placer l’armée malienne au cœur de la stratégie de contre-insurrection, aux côtés de la population, pour isoler les Groupes Armés Terroristes. 2. Renforcer la collaboration opérationnelle entre les autorités maliennes et la Minusma pour sécuriser durablement le théâtre des opérations. 3. Rétablir les institutions sécuritaires et judiciaires au niveau de l’Etat pour protéger la population d’elle-même.</li>
</ol>
La Minusma aura notamment permis : de poursuivre le dialogue entre le gouvernement du Mali et les groupes armés avec la signature d’un accord de paix en 2015 ; de mettre en œuvre le processus «Désarmement, Démobilisation, Réinsertion» ; de mieux prendre en compte les populations touchées par la crise, à travers plusieurs projets sociaux.

Malgré ces avancées, six ans après la mise en œuvre d’actions diverses, de nombreux dysfonctionnements sont apparus. La situation actuelle exige de dresser un état des lieux de la situation et de proposer des solutions. Nous identifions trois actions prioritaires à mener à bien pour sécuriser le processus de maintien de la paix.

<strong>Action 1 : Placer l’armée malienne au cœur de la stratégie de contre-insurrection, aux côtés de la population, pour isoler les groupes armés terroristes</strong>

De 2013 à 2018, avec près de 100 morts, la Minusma a perdu plus de militaires que la MONUSCO sur 20 ans. Le théâtre malien est devenu le plus meurtrier et le plus instable de toutes les missions onusiennes. Le nombre de morts dans la population civile et militaire a été multiplié par cinq en trois ans. Selon un rapport du groupe de recherche Armed Conflict Location &amp; Event Data Project, 320 décès étaient imputables au conflit en 2016, 949 en 2017 et 1686 en 2018. L’accroissement du danger a eu pour conséquence d’aggraver l’instabilité de la situation globale. Selon les chiffres du gouvernement malien, l’insécurité alimentaire concerne désormais 5,2 millions de personnes contre 3 millions en 2015.

L’Unicef affirme par ailleurs, que 817 écoles sont restées fermées dans le nord et le centre du pays pour cause d’insécurité en 2018. De l’avis des cadres militaires, la privation de relais au sein de la population représente la solution la plus efficace pour isoler les groupes armés terroristes. Pour cela, il est crucial de mettre en œuvre une véritable stratégie de contre-insurrection, avec en première ligne l’armée malienne, qui devra renforcer la relation de confiance avec les populations locales.

<strong>Action 2 : Renforcer la collaboration opérationnelle entre les autorités maliennes et la Minusma pour sécuriser durablement le théâtre des opérations</strong>

Le manque de coordination entre les experts maliens et onusiens représente non seulement un dysfonctionnement interne majeur du dispositif de maintien de la paix, mais il est également à l’origine directe de l’isolement des forces armées et de drames qui pourraient être évités sur le théâtre des opérations. En mai 2014, les groupes armés ont mené une offensive à l’occasion de la visite du Premier ministre Mara à Kidal. L’attaque a fait plus de 50 victimes parmi les militaires et administrateurs civils maliens.

Les autorités maliennes et la Minusma n’ont cessé de se renvoyer la responsabilité, la partie malienne se plaignant de n’avoir pas reçu toutes les informations, tandis que la force onusienne déclarait avoir mis en garde la délégation malienne du risque élevé de la visite. Il est nécessaire de rétablir les conditions d’une collaboration durable entre autorités maliennes et la Minusma, en mettant en place une gouvernance adaptée à une situation de crise majeure. À minima, il est indispensable d’établir des briefings quotidiens, à l’occasion desquels, seront partagés l’avancement quant à l’atteinte des objectifs, l’identification des principaux risques et les façons d’y remédier.

<strong>Action 3 : Rétablir les institutions sécuritaires et judiciaires au niveau de l’Etat pour protéger la population d’elle-même</strong>

Le premier défi de la Minusma a été de ré-légitimer l’Etat en organisant une élection présidentielle pour sortir de la transition. L’atteinte de cet objectif, dès septembre 2013, a permis de poursuivre les négociations en faveur de la mise en œuvre de l’accord de paix. Cependant, l’Etat n’a pas repris à ce jour le contrôle de l’ensemble de ses prérogatives régaliennes, notamment celles relevant de la sécurité publique et du pouvoir judiciaire.

Suite à la signature de l’accord de paix, les groupes armés ont certes cessé de s’affronter entre eux, mais des conflits intercommunautaires, amplifiés par des implications djihadistes, sont apparus. À titre d’exemple, les communautés daoussahak de la région de Kidal et peules de la région de Mopti et Ségou sont régulièrement victimes d’attaques et d’assassinats comme ce fut le cas le 1<sup>er</sup> janvier 2019, où 37 Peuls ont été tués dans le centre du pays, y compris femmes et enfants. Il est important de comprendre que la crise, jadis présente au nord du Mali, s’est aujourd’hui déplacée vers le centre du pays, jusqu’au cœur des grands centres urbains, en prenant de nouvelles formes.

À Bamako, dans la capitale, comme dans de nombreuses villes du pays, les crimes de droit communs se sont développés et il n’est pas rare d’assister à des scènes de lynchage public. Confronté à la vacance du pouvoir sur les questions sécuritaires et judiciaires, le peuple se fait désormais justice lui-même. L’Etat malien se doit de reprendre rapidement le contrôle de la situation en s’employant à rétablir les institutions sécuritaires et judiciaires. C’est notamment par ce biais qu’il parviendra à retrouver progressivement la confiance de la population.

<strong> Boubacar TRAORE</strong>

Boubacar est le directeur du cabinet Afriglob, conseil spécialisé sur les questions de développement dans le Sahel. Il est diplômé en relations internationales, en économie et gestion ainsi qu’en management stratégique et intelligence économique. Intervenant à l’Institut Catholique de Paris et auditeur à l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN).]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Cercle de San : le commissaire et ses éléments fêtent leur promotion</title>
<link>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/cercle-de-san-le-commissaire-et-ses-elements-fetent-leur-promotion-2800979.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Feb 2019 06:03:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><b><i><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Le commissaire de la ville de San, le commissaire divisionnaire Souleymane B. Dembélé et ses éléments ont organisé une cérémonie à l'intention de 22 de leurs collègues promus aux grades supérieurs. </span></i></b></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Georgia',serif"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">C'était le samedi 2 février 2019 dans la cour du commissariat de police, en présence du Procureur de la République près le tribunal de San, des représentants des forces de défense et de sécurité, de l'association des anciens combattants, des élus locaux, des représentants des services techniques déconcentrés de l'État, des amis et sympathisants des policiers.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">  </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Le commissaire de la ville a donné des explications nécessaires sur les promotions. Ils sont donc 8 nouveaux sergents-chefs, 10 adjudants, 2 adjudants-chefs, un major et un commissaire divisionnaire.  M. Dembélé a exhorté les nouveaux promus et l'ensemble de son personnel à persévérer dans l'effort mais surtout à accomplir du bon travail. Il a fait remarquer aux nouveaux récipiendaires que chaque grade correspond à de nouvelles fonctions et, à ce titre, il les invite à mériter la confiance placée en eux. </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">S'adressant aux invités,  le commissaire divisionnaire dira que «nous sommes dans une période dominée par des situations de conflits sociaux et à cet égard, le commissariat de police de la ville de San reste disponible quant à la collaboration avec l'ensemble des forces vives pour préserver les intérêts des citoyens». </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Georgia',serif"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Quant au procureur de la République près le Tribunal de San, M. Macki Sidibé,  il s'est dit satisfait de sa collaboration avec le commissariat de police de la ville de San, collaboration basée sur la confiance mutuelle et la parfaite complémentarité dans les missions de défense des intérêts de l'État et des populations. </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">M. Sidibé a souligné que le commissaire Dembélé a reçu cette année les félicitations du président de la République et qu'il vient encore d'être promu au grade de commissaire divisionnaire. Cela, pour lui, a tout son sens. Au menu de la cérémonie, il y avait aussi un repas en commun, la présentation de vœux et des bénédictions pour le pays. </span></p>
&nbsp;
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Ousmane DIAKITE</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fonction publique : l’Etat prévoit de recruter 8.676 jeunes en 2019</title>
<link>https://www.maliweb.net/fonction-publique/fonction-publique-letat-prevoit-de-recruter-8-676-jeunes-en-2019-2800972.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Feb 2019 06:00:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’information a été donnée par le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, porte-parole du gouvernement, Amadou Koïta, lors de son briefing hebdomadaire, le jeudi 31 janvier, au CIGMA.</strong>

Mercredi 30 janvier 2019, le conseil des ministres s’est réuni à Koulouba en session ordinaire sous la présidence du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta. Plusieurs projets de textes et décrets ont été examinés et approuvés. Le premier projet de texte a été présenté par le ministre de la Défense et des Anciens combattants. Il est relatif à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’armée de l’air.

Selon le ministre porte-parole du gouvernement, Amadou Koïta, dans le cadre de la mise en œuvre de la loi d’orientation et de programmation militaire et des réformes des forces armées en cours, la restructuration de l’armée de l’air devient aujourd’hui une nécessité pour faire face aux nouveaux défis. À en croire Amadou Koïta, cette restructuration va surtout porter sur la redéfinition de la doctrine de l’armée de l’air. Il s’agira en outre de relever le poste de chef d’état-major de l’armée de l’air au grade d’officier général.

Le 2ème projet de texte concerne la création, l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Garde nationale, qui est un élément essentiel du dispositif de défense opérationnelle de l’intégrité territoriale et la sécurité publique. Il s’agira notamment de la création de certaines sous-chefferies et la création d’un centre de formation et d’entraînement, la création d’un service de renseignement, entre autres.

Le 3ème projet de texte, présenté par le ministre de l’Economie et des Finances, est relatif à l’exonération de certains impôts et taxes et droits suite aux travaux de construction du 2ème pont de Kayes. Le 4ème projet de texte a été présenté par le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne. Il est relatif au cadre organique de la direction des Finances et du matériel. Le 5ème projet a été présenté par le ministre du Développement industriel et de la Promotion du Secteur privé. Il est relatif à la création d’une direction nationale de petites et moyennes entreprises.

Parlant des questions d’actualité, Amadou Koïta a indiqué que le gouvernement se félicite de l’accord intervenu entre l’Etat et l’Untm. Selon lui, dans la feuille de route adressée au Premier ministre, le président de la République a instruit au gouvernement de faire du dialogue social la priorité des priorités afin de ramener la paix sociale.

C’est dans ce cadre que, sous l’autorité du Premier ministre, dit-il, cinq ministres ont participé aux négociations avec l’Untm et la commission de conciliation. M. Koita a rappelé que 12 points étaient inscrits à l’ordre du jour dont 11 points ont fait l’objet d’accord total et un point d’un accord partiel. Il dira que, suite à cet accord, le préavis de grève, qui avait été déposé par l’Untm, a été levé.

Comme points essentiels de cet accord, M. Koïta a cité, entre autres, l’octroi d’une nouvelle grille indiciaire de la fonction publique. Selon lui, l’indice plafond au niveau de la fonction publique à partir de cet accord sera de 1100 à partir de janvier 2019 et 1200 à partir du premier janvier 2021. Le ministre Amadou Koïta a également précisé qu’à travers cet accord, l’harmonisation de l’âge à la retraite a été revue.

À ses dires, l’âge de départ à la retraite sera de 65 ans pour les catégories A et trois ans de plus pour toutes les autres les catégories. Il a été également demandé, selon Amadou Koïta, de procéder au recrutement massif de jeunes au niveau de la fonction publique. Il a informé qu’il est prévu de recruter 8.676 jeunes en 2019 et environ 37.000 jusqu’en 2023.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La série noire continue</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/la-serie-noire-continue-2800973.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Feb 2019 05:58:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Du 1<sup>er</sup> au 3 février 2019, il y a une série d'attaques au nord et au centre du pays. Le 1<sup>er</sup> février, vers 14h, des affrontements ont été signalés à Tidimbawene entre le Gatia et des présumés EIGS à 60 km à l'est de Tinhamma. Le bilan des affrontements, tout au long de la journée entre Gatia et ISGS à Tidimbawen, a atteint 25 morts. Selon un villageois, les pertes des deux camps restent floues ; certains rapports affirment qu'un membre du Gatia aurait été tué et 11 autres portés disparus. Au centre,  des miliciens peuls ont attaqué les hameaux dogons de Yara et Boila (Bankass), dans la région de Mopti, faisant cinq morts et vingt-deux blessés, et incendiant les hameaux. Vers 11 heures, le 3 février, une charrette a heurté un EEI entre Toguéré Coumbé et Koumana à 50 km à l'est de Tenenkou. Bilan : 2 morts civils.

<strong>FORSAT à Ségou </strong>

Le festival sur le Niger Ségou Art 2 a vu la mobilisation de plusieurs forces de sécurité maliennes. En plus des dispositions actuelles, la FORSAT était dans la cité des Balanzans. C'est le samedi 02 février 2019 que plusieurs observateurs ont vu ces hommes en tenue noire, tous encagoulés, circulant dans les rues de Ségou pendant 48 heures. Samedi et dimanche, ils étaient visibles dans la ville de Ségou et environs rassurant du coup les organisateurs du festival. Lesquels avaient abandonné les berges du fleuve Niger à moitié. Tout a été délocalisé au sein de la cour de la CMDT, siège de la fondation festival sur le Niger. Aux dires des autorités de Ségou, la présence des éléments de la FORSAT a été une surprise agréable.

<strong>Confusion </strong>

Quel avenir pour le Festival sur le Niger de Ségou ? La question mérite d’être posée d’autant que cette année, ce sont deux événements qui ont été réunis en un : Festival sur le Niger, Ségou Art2. Les habitués ont souffert pour avoir une programmation musicale. Le festival laissera la place à Ségou Art, mais certains pensent qu'il faut maintenir les deux. Mais force est de reconnaître que le quai a été abandonné. Alors que l'essentiel des activités se tenait dans la cour de la CMDT. Les gens se demandent si l'année prochaine, il y aura une programmation musicale. Les habitants sont restés dans la confusion totale ; les habitués du quai des arts ont été très déçus. Les  jeunes de Ségou, les hôteliers et autres prestataires n'ont rien compris du changement entrepris, parce que rien ne leur a été expliqué par les organisateurs.

<strong> </strong>

<strong>Isoler le tigre </strong>

Le rapprochement RPM-URD, jusqu'a créer un cadre de concertation, ne suffit plus ; la collaboration sera établie entre l'opposition FSD et la majorité EMP. Nous avons pu mettre la main sur une demande de rencontre FSD-EMP. C'est le FSD qui est demandeur avec des points de discussions précis. «Par lettre en date du 11 Janvier 2018, vous avez souhaité une rencontre entre majorité et opposition parlementaire pour évoquer la situation politique et les réformes institutionnelles dont la révision constitutionnelle». C’est un passage de la lettre en question. Le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) marque ainsi son accord pour une telle rencontre. Il propose comme ordre du jour les points suivants : la crise post-électorale : conséquences et enseignements ; la gouvernance électorale : vers quelle architecture ? Les réformes politiques et institutionnelles ; la situation sécuritaire ; le centre et le nord. L'opposition n'attend que la réponse de la majorité.

<strong>Matricide : son enfant la tue </strong>

Rabia Touré est la sœur consanguine de feue Fantani Touré. Elle a été assassinée par son propre fils aux USA dans des conditions terribles dans la localité de Roche ville. Le matin, la police a découvert le corps de la femme mutilé avec plusieurs traces de coups de couteau. Son fils, Ousmane Camara,  26 ans, était un petit délinquant du quartier qui avait fait plusieurs fois de la prison pour des petits délits, mais avait été toujours libéré sous caution grâce à sa mère qui mettait toujours la main à la poche. Le fils n'était pourtant pas fou et jouissait même de toutes ses facultés, mais il était trop chouchouté. C'est dramatique pour les familles Camara et Touré. Le garçon est entre la main de la justice américaine et risque, cette fois, la peine de mort, car la seule personne qui intervenait incessamment pour lui était sa présente victime.

<strong>Crainte de déguerpissement </strong>

Les plus 10 000 commerçants du marché de banane «namassa danakan»  sont menacés de déguerpissement. Que de grogne, d’inquiétudes et de frustration autour du projet des travaux d’élargissement en 2x2 voies de l’échangeur de la place des martyrs et ses différentes voies d’accès ! Pour la réalisation de ces travaux, les commerçants de ce marché de banane sont menacés de déguerpissement. Saisis le mercredi 30 janvier par nos soins, l’adjoint du secrétaire général du syndicat des vendeurs de banane et de fruits, Tahirou Barry, et l’ex-président du premier syndicat des commerçants vendeurs, Kabiné Kaba, ont affirmés être préoccupés par cette situation.

<strong> </strong>

<strong>De nouveaux combattants </strong>

Le 24 janvier 2019, des hommes armés non identifiés, composés de Touaregs d'Algérie-Mali-Niger et des ethnies du sud de Tchad dirigés par le général Moussa Ag Ekawel délogés de ladite région par les hommes du Maréchal Khalifa Belqasim Aftar commandant en chef de l'armée libyenne, auraient quitté la Libye avec armes et bagages en prenant la direction du Niger, probablement pour rejoindre les zones de Assamaka (Niger), Illamawane (Mali), Infali (Mali) ou Adarbouss (zone de colline située au Niger et occupée par les mouvements rebelles maliens des années 1990. De nos jours, cette zone est utilisée par Aqmi comme base arrière (carrefour des routes Nigeria–Tchad-Niger-Algérie et le Mali). Ils auraient comme équipements : les dotations et équipements libyens amenés au Mali en 2012 par le colonel Mohamed Ag Najim, le général Ekawel et Mohamed Ag Najim feraient partie des premiers Touaregs qui ont rejoint la légion islamique. Selon la même source, le général Moussa Ekawel, d’origine malienne, fraction ichadanarane de Tidermène (région de Ménaka), aurait servi à la légion islamique du guide libyen Mouhamar El Kadhafi à la chute de ce dernier, il aurait regagné le Niger avec Saïd Al Islam. Ils seraient dans la zone des collines d'Adarbouss (République du Niger).

<strong>Les dormeurs se réveillent </strong>

Depuis quelques jours, les forces de sécurité semblent se réveiller et, comme par magie, débusquent tous les gros malfrats de notre capitale. On a envie de taper des deux mains et crier Bravo ! Cependant, on n’est  pas du nombre de ceux qui suivent les faits comme de la comédie. La question de la sécurité est très importante pour être gérée sous forme d'un plan de communication avec usage de presse. La sécurité de nos concitoyens mérite d'être mieux étudiée. Bamako devient très grand et l'usage massif des réseaux sociaux facilitent la large diffusion du plus petit des faits divers. Lutter contre la criminalité, la délinquance juvénile et autres formes de problèmes sécuritaires mérite un véritable travail sur la durée. Gouverner c'est savoir prévoir et on ne peut prévoir sans une véritable analyse. Faire des attestations à gauche et à droite pour faire passer une crise de communication pour une institution frôle l'immoral. L'ensemble des acteurs doivent aujourd'hui, dans une démarche constructive, sincère, s'asseoir autour d'une table et formuler de véritables pistes pour non pas calmer une polémique, mais désormais répondre efficacement aux menaces auxquelles nos concitoyens pourront être confrontés.

<strong>Rêve et réalité </strong>

Un Peulh fait un rêve dans lequel la banque où il garde son argent a totalement brûlé et il a tout perdu. Tôt le matin, il se rend à la banque et retire tout son argent. Son ami qui l'accompagnait lui dit : pourquoi tu fais ça ? C'est un simple rêve, non ? Le Peulh lui dit : est-ce que tu connais le slogan de cette banque ? Son ami dit : non et le Peulh réplique : leur slogan est : «nous faisons de vos rêves une réalité.»

<strong>Des égarés  </strong>

Un groupe de femmes et d'enfants du village de Gondogorou dans la commune de Diankabou, ayant fui le conflit qui sévit dans la zone, viennent de regagner la ville de Koro. Au moment où ils s'apprêtaient à emprunter le car pour Bamako, les quelques rescapés (hommes) du village ont pu les en empêcher. La raison invoquée est qu'à la date d'aujourd'hui, ils vivent dans l'insécurité totale et se trouvent menacés par la famine. En ce moment, ils veulent prendre la direction de la préfecture pour lancer un cri du cœur au chef de l'exécutif local. Juste pour rappeler que personne n'est épargné des conséquences de ces conflits. Donc faisons attention.

<strong>Bilan des patrouilles </strong>

Situation du jour des patrouilles effectuées à Bamako et environs du 28 janvier au 1<sup>er</sup> février 2019. Effectifs déployés : 1025 éléments (Police Nationale, Gendarmerie Nationale, Garde Nationale); personnes interpellées : 744 personnes dont 53 étaient recherchées par la justice ; engins à deux roues saisis : 283. Engins à quatre roues retrouvés : 26.  Saisie d’armes et munitions : 55 PA, 26 fusils de chasse et une quantité importante d’armes blanches et munitions. Saisie de stupéfiants : plus de 500 briques de chanvre indien, de comprimés de tramadol et de la cocaïne. Les infractions constatées : usurpation d’identité et de fonction, détention illégale d’armes, vente et consommation de stupéfiants, vol et braquage à main armée et vagabondage.

<strong>Bassamba n'est plu </strong>

Le monde des artistes est en deuil. Le chanteur Alpha Diakité, fils de feu le chanteur Sambou Diakité dit Mince, n'est plus de ce monde. Il a été rappelé à Dieu dans la nuit du vendredi 1<sup>er</sup> février 2019 à Mopti où il travaillait. Décès survenu des suites d'une maladie, à l'âge de 35 ans. Il laisse derrière lui une veuve, deux fillettes et un garçon. L’enterrement a eu lieu le samedi 2 février à Mopti. Dors en paix Alpha.]]> </content:encoded>
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<title>Port autonome de Dakar/Boubacar Sadikh Bèye :   «Nous voulons arriver à une politique de zéro stress au port»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/port-autonome-de-dakar-boubacar-sadikh-beye-nous-voulons-arriver-a-une-politique-de-zero-stress-au-port-2801010.html</link>
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<pubDate>Wed, 06 Feb 2019 05:49:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> «Le travail qu’on veut faire au Port ne pourra aboutir que si on fait de l’investissement. Nous voulons arriver à une politique de zéro stress au port. Pour cela, il faut que chacun y mette du sien pour bien gérer dans le domaine de ses compétences et responsabilités». La déclaration a été faite par Babacar Sadikh Bèye, directeur général du port autonome de Dakar, lors de la cérémonie de vœux du nouvel an. </strong>

La cérémonie de présentation des vœux du nouvel an dans le cadre des activités des journées maritimes et portuaires, dont le thème était : «ensemble pour un port moteur de l’émergence», a eu lieu le jeudi 24 janvier 2019. Elle a été marquée par la remise de cadeaux aux enfants et de décorations aux retraités 2018 du Port Autonome de Dakar. Cette cérémonie a enregistré une animation musicale et humoristique d’un niveau exceptionnellement impressionnant.

M’Baye Bemba M’Bodj, porte-parole des retraités du port, a entamé ses propos en remerciant ses collègues, le Directeur général du port et les autres membres du personnel. «Nous continuerons à servir le Port pour l’atteinte les objectifs», a-t-il déclaré.

M. M’Bodj, lors de son intervention, a soulevé certaines préoccupations. «Ceux qui sont à la base ne pensent pas beaucoup à nous. La communication ne passe pas entre le personnel du port. Les ‘’porteurs’’ travaillent, mais ils ne sont pas dans les bonnes conditions. Les retraités ne bénéficient pas d’accompagnements», a-t-il déclaré. Pour cela, il a demandé l’aide et l’accompagnement du Directeur général avec toute son indulgence. Selon lui, cela contribuera à faire en sorte que l’émergence dont il parle puisse être réalisée.

Babacar Sadikh Bèye, Directeur général du port, après avoir remercié le personnel du port, qui se prépare à la retraite, est revenu sur les propos du porte-parole des retraités. Il dira que, quand on n’est pas épanoui au travail, cela impacte le comportement dans la famille, et même le pays tout entier. Selon lui, c’est ce qui empêche la nation de progresser.

Le Directeur général a rassuré les retraités en indiquant que, dans le budget de l’année 2019, ils ont mis 700 millions de FCFA pour solder tout ce que le Port doit aux retraités de cette année, des années d’avant et surtout les assurer de l’habitat social. Il a instruit de mettre en place des dispositifs pour le personnel et les retraités du port. Et de revoir l’organisation d’une bonne communication pour une meilleure coopération. Aux enfants, il a rassuré qu’ils vont travailler pour leur laisser un outil de travail performant.

Pour un port moteur de l’émergence, selon M. Sadikh Bèye, «Cette année, on est passé de 300 millions de budget pour la formation à 400 millions de FCFA. Pour une ressource humaine de qualité et mieux préparer les portuaires pour la compétition».

<strong>Assane KONE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Une année de plus vers le 7ème anniversaire du pillage du complexe médical «Allama» : Après la destruction, pour quand la construction ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/une-annee-de-plus-vers-le-7eme-anniversaire-du-pillage-du-complexe-medical-allama-apres-la-destruction-pour-quand-la-construction-2800983.html</link>
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<pubDate>Wed, 06 Feb 2019 05:03:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[De la responsabilité incontestable de l’Etat. Le problème du complexe médical Allama est une affaire publique dont un État devait se saisir.  Cette saisine n’était possible que dans un contexte de valeur morale, éthique, et d’un sens réel de justice par des institutions publiques dont tous les acteurs politiques, qu’ils soient de la majorité et de l’opposition, sont garants. L’inertie des acteurs politiques, administratifs, militaires, religieux et de la société civile en fait un crime discriminatoire et de haine raciale d’État.

Le Docteur Elmehdi, ce jour du pillage du 1<sup>er</sup> février 2012, était coupable de ce qu’il est un Touareg mais pas de ce qu’il a fait, s’investir dans la santé publique de son pays (s’il en était le cas). Cette haine d’État a continué devant les tribunaux jusqu’à la saisie des ruines du pillage sans que l’on évoque une force majeure. Ces ruines représentent une scène de crime et non une simple garantie immobilière d’un vulgaire commerce défaillant.

<strong>De la conséquence de cette irresponsabilité d’État</strong>

La banalisation de la haine d’État, le 1<sup>er</sup> février 2012 contre un honnête citoyen Touareg, né dans le sud, a fait voler en éclats la véritable possibilité d’être Touareg au Mali légitimant ainsi le mouvement sécessionniste. Le Docteur Elmehdi et sa famille ont été privés de leur pays. Le Mali est plongé dans une crise sécuritaire globale et de confiance sans précédent avec des <strong>Touaregs résignés à vivre dans les camps de réfugiés.</strong>

<strong>De la complicité de la nation et de ses conséquences</strong>

Le silence complice des voisins, des amis, des proches, des collègues, la banalisation du crime et le non-respect de la vie humaine sont responsables de la perte de ce qui reste du Mali. Après le problème touareg, durant plus de cinq décennies de silence, on tue au nord, c’est le tour des Peuhls, et des Dogons au centre, il y a cinq ans, avec le décompte macabre quotidien des victimes.

<strong>Quelle sera la communauté prochaine ? </strong>

L’État assiste comme dans l’arène médiévale à la mise à mort inter-communautaire. La seule présence citoyenne au Mali consiste à piller et à former une association de malfaiteurs qu’on appelle des partis politiques pour se protéger et semer le CHAOS.

Nous ne sommes plus gouvernables et les gouvernants sont eux aussi issus de ce peuple ingouvernable. Nous vivons la malédiction des MORTS INNOCENTS. Il n’y a pas de République et de Démocratie sans la JUSTICE. C’est pour quand, dans ces circonstances, le ressaisissement et la reconstruction ?

<strong>Dr. Aboubacrine ASSADEK</strong>

<strong>Grand-frère du Dr. Elmehdi, fondateur du complexe médical Allama</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Commune rurale de Mandé :  La marie offre du matériel médical aux centres de santé</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/commune-rurale-de-mande-la-marie-offre-du-materiel-medical-aux-centres-de-sante-2800998.html</link>
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<pubDate>Wed, 06 Feb 2019 04:35:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La marie de la commune rurale de Mandé, sous la houlette du président de l’autorité intérimaire, Nouhoum Kilipily, a offert du matériel médical aux différents centres de santé de la commune dont le montant total s’élève à 10 millions de Fcfa.</strong>

La cérémonie de remise du don a eu lieu le jeudi 31 janvier à la mairie de Kanadjiguila, en présence du président de l’autorité intérimaire de la commune rurale de Mandé, Nouhoum Kilipily, du président de l’Asaco Kanadjiguila Bakary Sinagnogo et du directeur technique du Cscom de Farabana.

Selon le président de l’autorité intérimaire de la commune rurale de Mandé, Nouhoum Kilipily, sa commune est une commune résolument tournée aujourd’hui vers l’avenir. C’est pourquoi, la mairie a fait le constat qu’il y a beaucoup de centres de santé qui manquaient du matériel médical pour leur bon fonctionnement.

C’est dans ce cadre que la mairie a décidé, sur son fonds propres, d’acheter ce matériel dont la valeur est estimée à 10 millions de Fcfa, pour soulager les populations. Selon Nouhoum Kilipily, le matériel est composé de tensiomètres, de pèse-personnes, de matelas médicalisés, etc. Nouhoum Kilipily a par ailleurs lancé un appel aux bénéficiaires de prendre soin du matériel acquis.

Le directeur technique du Cscom de Farabana, Mamary Koné, a exprimé son sentiment de joie pour avoir bénéficié de ce matériel. Car, selon lui, les populations de la commune rurale de Mandé souffraient énormément des problèmes de matériel de prise en charge médical. «Ce matériel donné par la maire de la commune rurale de Mandé va considérablement améliorer le plateau technique au niveau des différentes localités. Le minimum pour nous c’est de prendre soin de ce matériel donné gratuitement et nous allons le faire», a-t-il déclaré.

Pour sa part, Bakary Sinagnogo, président de l’Asaco Kanadjiguila, s’est dit aussi content de recevoir ce matériel. «Nous sommes contents aujourd’hui parce que notre mairie a fait beaucoup d’efforts pour la santé dans la commune rurale de Mandé. Ce matériel manquait beaucoup dans les Cscom et Asaco de la commune. Nous allons en prendre soin», a-t-il promis.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Deux morts à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/deux-morts-a-bamako-2799682.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Jan 2019 01:45:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le samedi 26 janvier 2019, vers le crépuscule, un passager tranche la gorge d'un apprenti de Sotrama. La scène s’est déroulée au tournant de Niamakoro non loin d'Africable. Selon les agents du 7e Arrondissement, que nous avons trouvés sur place, une histoire de pièce de monnaie serait à l'origine de la bagarre. Le corps-à-corps a tourné en faveur du passager qui a tailladé le cou de son vis-à-vis avec son instrument de travail. Un crime qui ne devrait pas rester «impuni» selon la dizaine d'apprentis de Sotrama qui ont convergé vers les lieux. À l’aide de cailloux et bâtons, ils ont lynché le passager.

<strong>Dans son rôle </strong>

Dans sa parution numéro 333 du 23 octobre 2018, le journal Le Reporter a publié un article intitulé : Les caisses de l’Etat sont vides et alors !». La qualité du papier, eu égard tout d’abord aux remarques pertinentes sur le train de vie de l’Etat, mais également aux mesures d’austérité proposées pour réduire le train de vie de l’Etat, lui a valu qu’il soit relayé sur les réseaux sociaux ou encore repris et décortiqué par le célèbre chroniqueur Ras Bath sur le plateau de son émission Carte sur Table... Aujourd’hui, nous sommes tentés d’imaginer que cet article a certainement inspiré le Premier ministre dans la prise de nouvelles mesures d’austérité mentionnées dans un communiqué datant du 21 janvier 2019, ayant justement pour objet : Mesures relatives à la réduction du train de vie de l’Etat. Parmi ces mesures, nous pouvons citer, entre autres, la réduction des coûts des voyages et missions de l’Etat, ceux de l’acquisition- exploitation des véhicules, les dotations en carburants et autres au sein des départements ministériels... Comme mentionné dans l’article publié dans le journal Le Reporter. Nous osons espérer que cela poussera nos journalistes, chroniqueurs et analystes à produire des documents de ce genre pour inspirer nos autorités dans la bonne gouvernance et de sortir des articles à sensation et des critiques stériles. En tout cas, cela démontre quelque peu l’ouverture de ce Premier ministre à concilier sa politique avec les aspirations du peuple.

<strong>Un militaire malien et 13 terroristes tués </strong>

Après l’attaque meurtrière contre le camp de la Minusma à Aguelhok dimanche dernier par un groupe de terroristes, c’est une mission de sécurisation des Forces armées du Mali (Fama) qui a été la cible d’une attaque terroriste dans la région de Ségou. Selon un communiqué du ministre de la Défense et des Anciens combattants, une mission de sécurisation des Fama a été accrochée lundi à Toye dans la commune rurale de Matomo (région de Ségou). Au cours de cette opération, a précisé le communiqué, un personnel Fama a trouvé la mort et 13 terroristes ont été tués.

<strong>Deux morts à Pignari </strong>

Dans le cercle de Bandiagara, deux personnes ont été tuées dont l’imam et trois autres blessées dans le village de Djéri, commune rurale de Pignari, à 30 km de Bandiagara, le week-end dernier, dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés. Les assaillants qui étaient lourdement armés ont encerclé le village après la prière du crépuscule, avant d’ouvrir le feu, faisant deux morts dont l’imam et trois blessés parmi lesquels l’épouse de l’imam et une personne portée disparue. Les terroristes ont également incendié plus de 33 maisons, 27 greniers et 7 motos avant d’empoter plus d’une centaine de bovins et caprins. Informée, une délégation des autorités, conduite par le sous- préfet de Ouo, l’adjudant-chef, Siaka Coulibaly, s’est rendue sur les lieux pour constater les dégâts, souhaiter prompt rétablissement aux blessés et présenter des condoléances aux familles endeuillées. L’adjudant-chef, Siaka Coulibaly, a assuré les populations du soutien du gouvernement avant de les inviter à donner toute information utile aux forces de l’ordre afin de contrecarrer les actions des terroristes qui sèment la terreur dans les villages.

<strong>Douentza-Yirimadio  </strong>

Le 25 janvier 2019, vers 6 heures du matin, un véhicule d’un convoi logistique de la Minusma a heurté une mine aux environs de Douentza, région de Mopti. Suite à l’explosion, deux Casques bleus ont trouvé la mort, plusieurs ont été sérieusement blessés, selon un bilan provisoire. À Yirimadio, Oumar Touré, un grand commerçant de son état, a été assassiné par des individus armés non identifiés. Il était 20 heures, le 24 janvier, quand deux individus armés de pistolets font irruption chez lui à Yirimadio, en lui demandant de l'argent. Sa femme a pris le sac pour remettre aux bandits et c'est là que le sieur Oumar aurait dit aux malfaiteurs de lui donner son sac, afin qu'il puisse prendre un peu d'argent. C'est ce qui n'a pas été du goût des malfrats. Sachant que les gens commençaient à sortir, les bandits ont tiré à bout portant sur Oumar, qui tomba et on le transporta d'urgence pour l'hôpital du Mali. Il succombera à ses blessures quelques minutes plus tard avant d'arriver à l'hôpital. Après leur forfait, les bandits ont disparu dans la nature.

<strong> </strong>

<strong> </strong>

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<strong>Une erreur médicale </strong>

Un médecin de l'hôpital Gabriel Touré a oublié une compresse dans le ventre du chauffeur Adama Diallo, après l'avoir opéré le 09 juillet 2018. Ne sentant pas bien de juillet passé à maintenant, c'est le vendredi passé qu'un certain Dr. Diawara a repris l'opération dans sa clinique pour l'enlever. Le premier qui a fait l'opération à l'hôpital Gabriel Touré s'appellerait Kelly. Le jeune chauffeur a passé des moments très difficiles et personne ne savait ce qui se passait. Il a fallu l'intervention de ses chefs hiérarchiques afin qu'ils puissent avoir un autre médecin. Il a toujours sur lui la compresse en question.

<strong>Premiers ministres maliens de 1960 à nos jours</strong>

Modibo Keïta, 20 juin 1960 à 1965, US-RDA. Yoro Diakité, 19 novembre 1968 au 18 septembre 1969, militaire. Mamadou Dembélé, 6 juin 1986 au 6 juin 1988, indépendant. Soumana Sako, 2 avril 1991 au 9 juin 1992, indépendant. Younoussi Touré,  8 juin 1992-avril 1993, Adéma-Pasj. Abdoulaye S. Sow, avril 1993-2 février 1994, Adéma-Pasj. Ibrahim Boubacar Keïta, 4 février 1994-14 février 2000, Adéma-Pasj. Mandé Sidibé, 21 février 2000-18 mars 2002, Adéma-Pasj. Modibo Keïta, du 18 mars 2002 au 9 juin 2002, Adéma-Pasj. Ahmed Mohamed Ag Mamani, du 9 juin 2002 au 30 avril 2004, indépendant. Ousmane Issouf Maïga, 30 avril 2004-27 septembre 2007, indépendant. Modibo Sidibé, du 28 septembre 2007 au 3 avril 2011, indépendant. Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, 3 avril 2011- 22 mars 2012, indépendant. Modibo Diarra, du 17 avril 2012 au 11 décembre 2012, RpDM.  Diango Cissoko, 11 décembre 2012 - 5 décembre 2013, indépendant. Oumar Tatam Ly, du 5 septembre 2013 au 5 avril 2014, indépendant. Moussa Mara, 5 avril 2014 au 9 janvier 2015, Yelema.  Modibo Keïta, du 9 janvier 2015 au 10 avril 2017, Adéma-Pasj. Abdoulaye Idrissa Maïga, du 10 avril 2017 au 31 décembre 2017, RPM. Soumeylou Boubèye Maïga du 31 décembre 2017 à nos jourse, Asma-Cfp.

<strong>Rien ne se perd </strong>

Dans un village vivaient un richard, un boucher et un boulanger. Chaque jour que Dieu fait, le boulanger passait dans chaque famille et donnait à chacun du pain. Il en était de même pour le boucher qui, après avoir tué son bœuf, distribuait la moitié de la viande aux villageois. Quant au richard, rien du tout. Un jour, le richard tomba malade, et personne au village n'est parti lui rendre visite. Son état de santé se détériorait de jour en jour et personne ne lui rendait visite. Il finit par mourir. Il fut enterré par les membres de sa famille seulement, les villageois ayant refusé de les aider car de son vivant, le richard n'aurait rien fait pour eux. Le lendemain du décès du richard, ni le boucher ni le boulanger n'a donné quelque chose aux villageois. Comme la situation se répétait chaque jour et que les habitants avaient l'habitude de recevoir de la viande et du pain chaque matin, ils décidèrent d'aller se plaindre auprès du boucher et du boulanger. Une fois sur place, les deux leur font savoir que c'était le richard qui achetait du pain et de la viande afin qu'ils partagent aux villageois. Mais comme il n'était plus vivant, eux aussi ont cessé de donner car ils n'en ont plus. Les villageois sont rentrés tous tristes pour avoir causé du tort au richard. C'était trop tard pour se faire pardonner. Combien de fois nous avons eu tort de juger une personne avant de prendre connaissance de la réalité, la vérité ?

<strong>Mah Kouyaté, 18 ans de carrière</strong>

Voilà 18 ans que la fille d’Alpha Kabiné Kouyaté et de Fanta Kamissoko (paix à leur âme) a fait sa sortie fracassante sur la scène musicale. À seulement 24 ans, Mah Kouyaté N°2 prend d'assaut toutes les scènes musicales durant des mois avec la sortie deux albums sumu vol.1 et vol.2, en 2001, après 4 ans d'acharnement et de travail pour satisfaire ses fans et ses djatiguis. Ces 2 albums consistants sont vendus à plus de 200,000 exemplaires à travers toute l’Afrique. On se souvient du titre de Mali Sadjo ou Soumba (une chanson que chantait sa mère Fanta Kamissoko, paix à son âme). Et jusqu'à aujourd'hui, on ne se lasse pas d'écouter et chanter cette chanson. Certains fans de l'artiste consacrent une journée Mah Kouyaté N°2 en écoutant ces 2 albums.

<strong>Manger le vagin </strong>

Selon une étude sur le traitement du cancer, il est maintenant possible de guérir le cancer simplement en mangeant des «organes génitaux féminins». Selon les recherches initialement rapportées à l’Université d’État de New York, le repas le plus important d’un homme, pourrait bien être le vagin de son partenaire ! Les hormones telles que les hormones DHEA et l’ocytocine sont produites chaque fois que le cunnilingus (le cunnilingus consiste à stimuler le sexe féminin avec la bouche) se produit. Les hormones DHEA proviennent de la glande surrénale et sont également fabriquées dans le cerveau. La DHEA conduit à la production d’œstrogènes (les données suggèrent que la DHEA peut aider à traiter la dépression, l’obésité, l’ostéoporose et le Cancer). L’ocytocine est une hormone sécrétée par l’hypophyse qui est connue pour son rôle dans l’accouchement, l’allaitement, l’attachement mère-enfant et le lien social. Des chercheurs ont montré qu’elle peut aussi stimuler la spiritualité. Cette hormone importante joue un rôle crucial dans le processus d’accouchement et contribue également à la reproduction masculine… mais pourrait-elle également prévenir contre le cancer ?

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<title>Commission vérité justice et réconciliation :  10.999 dépositions faites par les victimes</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/commission-verite-justice-et-reconciliation-10-999-depositions-faites-par-les-victimes-2799708.html</link>
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<pubDate>Wed, 30 Jan 2019 01:41:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au 21 janvier 2019, la Commission vérité justice et réconciliation (Cvjr) a enregistré 10.999 dépositions faites par les victimes des différentes crises de 1960 à nos jours. </strong>

Le président de la Commission vérité justice et réconciliation (Cvjr), Ousmane O. Sidibé, était face à la presse, le jeudi 24 janvier, à la Maison de la presse, pour présenter le bilan de 3 ans d’activités de la structure. Ce bilan porte sur trois thématiques majeures d’intervention de la Cvjr : la recherche de la vérité, la politique nationale de réparation et le partenariat.

Pour la recherche de la vérité, selon son président, la Cvjr, pour être plus proche des victimes potentielles, a créé des antennes dans toutes les régions directement affectées par les crises et un bureau. Il a rappelé que l’identification et le recensement des victimes ont débuté en janvier 2017 sur toute l’étendue du territoire, hormis la région de Kidal qui a ouvert son antenne récemment le 18 décembre 2018, et a commencé à recevoir des dépositions dès le 24 décembre.

Le président de la Cvjr dira que les victimes se sont en général personnellement déplacées vers les antennes régionales afin de procéder à leurs dépositions. À l’en croire, au 21 janvier 2019, en tout 10.999 victimes ont fait des dépositions au niveau des antennes et bureaux et auprès des équipes mobiles.

En ce qui concerne la politique de réparation, Ousmane O. Sidibé a indiqué qu’à l’issue de sa mission, la Cvjr soumettra au gouvernement un projet de loi sur la réparation des victimes des crises et conflits que le pays a connus depuis son indépendance en 1960. Selon lui, la notion de réparation va au-delà de l’indemnisation financière et comprendra aussi des mesures aptes à aider les victimes à refaire leur vie dans la dignité, notamment des prises en charge médicale et psychologique, la réinsertion socio-professionnelle ou bien des mesures symboliques et de satisfaction.

M. Sidibé a ajouté que ce projet de loi fait partie de la politique de réparation dont l’élaboration a été entamée en avril 2018. Son élaboration, dit-il, nécessite une démarche inclusive et participative intégrant les principaux acteurs mais également les bénéficiaires.

Le président de la Cvjr a par ailleurs souligné que, pour l’accompagnement psychologique, l’expert psychologue de sa structure a dispensé des entretiens individuels à 122 victimes, en majorité des femmes, présentant des traumatismes. À l’en croire, un certain nombre de facteurs expliquent le faible taux de prise en charge ou de fréquentation des structures sanitaires par les victimes détentrices du récépissé de l’Anam. Il a cité l’accès aux médicaments de spécialité à payer par des patients démunis, les plateaux techniques qui ne répondent pas aux besoins de certaines victimes, notamment, en orthopédie et psychiatrie, et le problème de transport et séjour dans les centres urbains.

Enfin, concernant le partenariat, Ousmane O. Sidibé a indiqué que les actions dans ce domaine ont été menées grâce au soutien technique et financier des partenaires de la commission, chacun dans son domaine d’intervention. Il s’agit de : la GIZ, Avocats sans frontières Canada, Onu-Femmes, la Minusma et l’Unicef.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La France qui pille l’Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/la-france-qui-pille-lafrique-2799675.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Jan 2019 01:39:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le vice-président des conseils des ministres italien Luigi_di_Maio accuse la France d'avoir exploité, appauvri l'Afrique et c'est la principale raison qui pousse les Africains à l'exode, et doit son rang actuel de riche grâce à l'exploitation de l'Afrique. Est que le FCFA est un instrument de colonisation ?

Malgré toutes ces preuves et dénonciations publiques, le peuple africain continue de dormir et considérer les propos du dirigeant de l'extrême droite italien de non-évènement.

Au lieu de saisir cette occasion pour obtenir notre indépendance économique, pour que nous puissions avoir des emplois chez nous et éviter ces tragédies mensuelles à la méditerranée, le peuple africain continue de chanter, danser et regarder les télénovelas brésiliens, mexicains dans les salons feutrés, sur ses chaînes de télévision nationales. Thomas Sankara disait : «Ceux qui veulent exploiter l’Afrique sont les mêmes qui exploitent l’Europe».]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Attaque de Matomo : les Fama neutralisent au moins 13 terroristes</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/attaque-de-matomo-les-fama-neutralisent-au-moins-13-terroristes-2799699.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Jan 2019 01:26:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ce mois de janvier est devenu particulièrement meurtrier pour les Fama et leurs partenaires. Après l’attaque du camp du contingent tchadien à Aguelhok, le dimanche 20 janvier, une autre mission de sécurisation des Fama a été accrochée le lundi 21 janvier 2019 à Toyé dans la commune rurale de Matomo (cercle de Macina). Il s’agit d’une embuscade qui a fait plusieurs victimes.</span></i></b></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Des groupes terroristes ont lancé deux attaques complexes et simultanées contre les Forces armées maliennes (Fama). Il s’agit en premier lieu d’une embuscade tendue contre une patrouille des Fama dans la forêt de Toyé, commune rurale de Matomo (cercle de Macina). Au cours de cette opération, un militaire a trouvé la mort et du côté ennemi, 13 terroristes ont été neutralisés.  </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Quant à la seconde attaque, elle a visé un poste avancé des Fama où elles cohabitaient avec une milice donso du cercle de Macina. Là-bas, les bandits armés ont réussi à saccager cette caserne après le repli tactique des éléments qui l’occupaient. Un militaire malien y a perdu la vie. </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Dans leur fuite, les assaillants ont emporté un pick-up des Fama. Un communiqué du ministère de la Défense et des Anciens combattants, publié dans la soirée, a confirmé le même bilan. Avant d’indiquer que les opérations de ratissage sont en cours dans la zone afin de traquer d’éventuels terroristes blessés au cours de l’accrochage. </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ousmane DIAKITE</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Après la célébration avec faste du mariage de Tal B et Esha le 12 janvier dernier :  Babani Koné et Tal B remercient tous les Maliens et présentent leurs excuses pour les désagréments</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/apres-la-celebration-avec-faste-du-mariage-de-tal-b-et-esha-le-12-janvier-dernier-babani-kone-et-tal-b-remercient-tous-les-maliens-et-presentent-leurs-excuses-pour-les-desagrements-2799695.html</link>
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<pubDate>Wed, 30 Jan 2019 01:18:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Babani Koné et son beau-frère Youssouf Traoré, communément appelé Tal B, ont donné un point de presse pour remercier tous les Maliens qui se sont mobilisés pour le mariage de Tal B et Awa Modibo Diabaté dite Esha, célébré avec faste le 12 janvier dernier. C’était le mercredi 23 janvier au domicile de Babani Koné à Hamdallaye ACI 2000.</strong>

<strong> </strong><strong>«</strong>Je suis très content que ce mariage ait eu lieu sans problème. Je remercie Dieu,  ma famille ainsi que et la famille de ma femme. Je dis la  famille de ma femme, car une famille qui te donne son enfant c’est comme si elle te donne un cadeau précieux. Je suis content que ce mariage puisse se faire dans la joie, dans la prospérité et dans la cohésion sociale. Dans la cohésion sociale, parce que ce mariage a permis que tant d’artistes se rapprochent et qui étaient en guerre depuis des années. Je ne peux qu’être content. Je remercie aussi tous les Maliens pour la mobilisation et les forces de l’ordre qui ont assuré la sécurité. Ma femme se porte très bien.» C’est en ces termes que Youssouf Traoré, communément appelé Tal B, a introduit le point de presse.

Répondant à la question de l’incident qui s’est passé sur le point, Tal B affirme : «Je ne considère pas cela comme un incident. Ce sont des gens malintentionnés qui ont mal interprété la situation. Il était 4h 50 minutes quand je suis arrivé sur le pont. Comme dans la tradition des artistes, on dit si tu arrives et que tu ne chantes pas torse nu sur le pont, on va confisquer ta femme. C’était juste une plaisanterie entre nous, sinon je n’avais pas bu d’alcool et ce n’était pas aussi pour montrer que nous sommes au-dessus de la loi. On a fait ça à 4h du matin et il y avait pratiquement personne sur le pont. La scène n’a pas dépassé une minute et 30 secondes. J’ai dansé torse nu pendant ce temps et après j’ai récupéré ma femme. Mais si j’ai pu offenser ou vexer quelqu’un à cet instant, je demande pardon à chaque Malien par cet acte ou autre acte au cours de ce mariage. Ce n’était pas dans une mauvaise intention». Il a par annoncé que leur lune de miel va se passer au Sénégal, en Suisse et en Turquie, très bien bientôt.

La mère de l’épouse de Tal B, Babani Koné, a remercié ses «Djatigui», les griots, les artistes et tous les Maliens pour leur mobilisation. «Ma satisfaction pour ce mariage c’est que ça s’est bien passé. Tout le monde s’est mobilisé pour moi. Il y a eu vraiment du monde. Je remercie particulièrement Naïni Diabaté et son époux pour leur implication totale», a-t-elle déclaré. Avant de souligner que ce mariage a été entièrement financé par ses «Djatigui».

À propos de ce qui s’est passé sur le pont, Babani Koné a expliqué que c’est un excès de joie. «Ce sont des enfants qui ont voulu s’éclater de joie. Mais je dis mes sincères excuses à chaque Malien qui s’est senti dérangé au cours du mariage», a conclu Babani Koné.

<strong> </strong><strong>Diango COULIBALY </strong>

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<title>À fleur de vérité :  Sans pudeur !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/a-fleur-de-verite-sans-pudeur-2799690.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Jan 2019 01:10:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À entendre mon cousin apprécier le bond qualitatif de la République populaire de Chine, lors de la cérémonie de réouverture du Centre international de Bamako, on reste admiratif devant le discours mais inquiet. Parce que celui qui le dit ne semble pas réaliser le bond régressif qu’il a fait subir à notre pays depuis bientôt six ans. La vision futuriste des dirigeants de ce pays semble émerveiller mon cousin. Lequel en est complètement dépourvu pour son pays.

Morceau choisi de son discours : «…ce grand bond qui a propulsé la Chine dans le monde moderne sur tous les plans, les autoroutes, les chemins de fer, les villes nouvelles, les perspectives de développement planifiées avec précision de Beijing, dans 10 ans, Beijing, dans 20 ans et Beijing dans 30 ans ; les besoins qui seront nouveaux en terme d’urbanisation, en terme d’assainissement, en terme de circulation, telle est la Chine moderne ! Tout a été pensé pour le futur. Et cette Chine moderne mondiale, fabuleuse, est amie avec notre pays.»

Quelle seule autoroute a-t-il fait construire dans la capitale malienne ?  Quelle politique d’urbanisation, d’assainissement a-t-il mise en place pour la ville de Bamako ? Rien. Autant le dire, sans ambages, mon cousin a été élu président pour se la couler douce.

À ta place, cousin d’amour, je serais vraiment, mais vraiment, gêné de prononcer ces mots. De quoi seras-tu fier à la fin de ton mandat ? Que laisseras-tu à la postérité ? Toi qui es même incapable d’élargir quelques voies urbaines de la ville de Bamako.

Un autre morceau choisi : «C’est pourquoi, je suis là aujourd’hui à fêter, avec vous, outre la réouverture de ce véritable joyau qu’est le CICB, mais avec vous également, le nouvel an, la nouvelle année de grâce 2019. Et je fais beaucoup de bonheur en découvrant cet espace qui vous nous offrez désormais, qui nous permettra la tête haute d’accueillir quelle que rencontre que ce soit au niveau mondial».

Et de rester avec beaucoup de bonheur et la tête haute, et sans pudeur, un éternel quémandeur et complexé devant le bond qualitatif que des dirigeants sérieux impriment à leur pays, ai-je envie d’ajouter.

<strong>Issiaka SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lancement du livre «Justice en Afrique, ce grand corps malade : cas du Mali»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/lancement-du-livre-justice-en-afrique-ce-grand-corps-malade-cas-du-mali-2799686.html</link>
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<pubDate>Wed, 30 Jan 2019 01:02:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Parc national a accueilli samedi 26 janvier le lancement officiel du livre «Justice en Afrique, ce grand corps malade : cas du Mali» de Me Mamadou Ismaïla Konaté, ancien ministre de la Justice, Garde des Sceaux. Ce livre de 164 pages dépeint les maux qui minent la justice malienne.</em></strong>

<strong><em>  </em></strong>Me Mamadou Ismaïla Konaté est avocat et ancien ministre de la Justice qui a démissionné de son poste après 16 mois de service en novembre 2017. Après sa démission, il s’est retiré en France et a écrit ce livre qui dépeint, selon plusieurs témoignages, tous les maux de la Justice en Afrique et particulièrement au Mali.

Aux dires de l’ancien Garde des Sceaux, pendant son passage à la tête de la Justice malienne, il avait envisagé plusieurs réformes qui se sont confrontées à des difficultés budgétaires, souvent à l’insouciance ou l’ignorance de la classe politique.

À l’en croire, le budget alloué à la Justice malienne est insignifiant face aux réalités auxquelles les magistrats et autres acteurs de la Justice doivent faire face. Il a dénoncé plusieurs maux qui gangrènent la Justice au Mali, notamment l’insuffisance infrastructurelle et matérielle, la mauvaise formation du personnel judiciaire et les violations des droits humains.

Le livre de Me Konaté ne se limite pas à faire ressortir les causes amputables à la classe politique, selon les témoignages du magistrat Mme Waïgalo Malado Bocoum. Il dépeint les relations entre les magistrats et les justiciables. L’avocat a parlé de la corruption, de la cupidité et l’instinct de protection entre les magistrats eux-mêmes contre les citoyens.

Dans son message, Me Konaté a appelé à une urgente prise de conscience. Pour soutenir l’importance de la Justice, il a rappelé «qu’on ne peut jamais se passer du service du juge et de la Justice». Après son adresse aux magistrats, Mamadou Ismaïl Konaté a interpelé les hommes de médias à s’impliquer davantage pour la bonne marche de la Justice au Mali.

Il a adressé ses salutations à deux magistrats exemplaires, selon lui, Malick Coulibaly du Mali et Ibrahima Dème du Sénégal, tous présents à la cérémonie de lancement.

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<strong>Ousmane DIAKITE  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Festival  international  du M’Bolon à Kolondiéba :   Plus de 15 mille personnes attendues</title>
<link>https://www.maliweb.net/musique/festival-international-du-mbolon-a-kolondieba-plus-de-15-mille-personnes-attendues-2799701.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Jan 2019 00:58:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La 3<sup>ème</sup> édition du festival international du M’Bolon à Kolondiéba se tiendra du 22 au 24 mars. Plus de 15 mille festivaliers sont attendus et la préparation de l’événement va bon train. </strong>

<strong> </strong>Le président du comité d’organisation, Chaka Berthé, accompagné du président du club des amis de Sidiki N’Fa Konaté Chaka Koné et du secrétaire général de l’association des ressortissants du cercle de Kolondiéba pour le développement, Abdoul Berthé, étaient face à la presse le mardi 22 janvier au palais de la culture, pour lancer les activités de l’édition 2019 dont le thème est «culture et développement local».

Selon Chaka Berthé, le festival international du M’Bolon à Kolondiéba permet de renforcer les initiatives en faveur du développement et de la culture en tant qu’élément fédérateur dans le cercle, mais aussi les liens de solidarité séculaires entre les populations de cette communauté. Au cours cette 3<sup>ème</sup> édition, a-t-il expliqué, il y aura une formation en informatique au bénéfice des lycées de Kolondiéba. À l’issue de cette formation, ajoute le président du comité d’organisation, un concours sera organisé entre les différents élèves où les trois premières places seront primées.

Il a noté que le festival va durer 3 jours pendant lesquels des groupes sélectionnés au préalable vont rivaliser dans une ambiance festive. À l’en croire, les manifestations auront lieu sur des places publiques traditionnelles du cercle. En marge du festival, ajoutera-t-il, des déférences-débats sur les thèmes tels que l’utilisation des réseaux sociaux, l’immigration irrégulière, l’environnement, l’orpaillage seront organisées à l’intention particulière de la jeunesse. Il a aussi noté que des visites guidées de sites culturels et touristiques de la localité seront programmées et des récompenses en nature seront attribuées aux groupes ayant interprété de façon authentique les pratiques ancestrales.

En outre, Chaka Berthé a indiqué qu’en plus du M’Bolon, les autres instruments traditionnels de musique ainsi que les danses anciennes du terroir seront valorisés au cours du festival. Selon lui, des dispositions ont été prises localement pour la confection de 100 stands d’exposition de produits locaux et de 15 stands VIP de qualité supérieure, l’identification des artistes et groupes folkloriques locaux, la planification du transport, de l’hébergement et la restauration des artistes.

Par ailleurs, le président du comité d’organisation a souligné que la programmation musicale de cette 3<sup>ème</sup> édition prévoit plus de 20 troupes traditionnelles de Kolondiéba, Bougouni et Yanfolila et 5 orchestres modernes du Mali et de la sous-région.

Notons que pour cette édition 2019, Kalaka Lasso, Yobosso, Clomadio Solo, Seydou M’Bolon, Balafon, et 7 artistes modernes (Nahawa Doumbia, Iba One Nabintou Diakité, Rokia Koné, Koko Dembélé et Neba Solo sont sélectionnés. Le budget prévisionnel du festival, selon Chaka Berthé, se chiffre à 45 millions de Fcfa.

<strong> </strong><strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Région de Kayes : le nouveau gouverneur se nomme Mahamadou Zoumana Sidibé</title>
<link>https://www.maliweb.net/nomminations/region-de-kayes-le-nouveau-gouverneur-se-nomme-mahamadou-zoumana-sidibe-2799684.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Jan 2019 00:54:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le conseil des ministres du 23 janvier a procédé à la nomination du Directeur général adjoint de la Police au poste de gouverneur de la région de Kayes. Marié et père de huit enfants, le Contrôleur général Mahamadou Z. Sidibé est le père fondateur du Syndicat de la Police nationale en 1994.  </em></strong>

Après avoir été l’initiateur des textes régissant les primes et les indemnités allouées aux Fonctionnaires de police, l’homme se retire en 1999 du syndicat. Il est titulaire d’une maîtrise en communication-journalisme délivrée par l’Institut des sciences politiques, des relations internationales et de la communication (ISPRIC) de Bamako.

Mahamadou Z. Sidibé est titulaire du diplôme de Commissaire de police, obtenu au terme des cours supérieurs de police à l’Ecole nationale de police de Bamako. Il est aussi détenteur du diplôme d’Inspecteur de police de l’Ecole nationale de police de Bamako.

Le désormais ex-DGA de la Police nationale est auteur d’œuvres didactiques enseignées à l’Ecole nationale de Police. Il s’agit de l’Enquête de police dans le droit positif malien et de l’aide-mémoire du Commissaire de police.  Il a aussi élaboré deux projets pour le changement voire la refondation de la Police malienne. Il s’agit du projet d’appui à la formation des fonctionnaires de la Police nationale et du projet de réforme de la Police nationale. De façon informelle, des contacts sont pris avec l’Union européenne, la Minusma et l’Interpol pour la mise en œuvre de ces projets.

Au plan international, il est membre actif de la commission (de trois cadres) qui a élaboré le plan de réforme de la Police des Nations unies de la MINUSTAH en Haïti ; membre du panel chargé de l’interview du Directeur général, de l’Inspecteur général en chef, des Directeurs de services et des Directeurs départementaux de la Police nationale d’Haïti, pour la confirmation de leurs nominations respectives.

Au chapitre des formations reçues, on peut retenir qu’il possède un certificat en gestion du personnel obtenu en Algérie, une qualification en sûreté aéroportuaire au Mali, un certificat en formation pédagogique des formateurs (Service de coopération internationale de police -SCTIP), un  certification en lutte contre la délinquance financière (SCTIP), une qualification en formation des formateurs à l’Ecole supérieure de police de Château Neuf à Alger, une formation des formateurs (Unité antiterroriste USA) et enfin une formation sur la réforme du secteur de la sécurité publique à Dakar au Sénégal. Il est formateur à l’Ecole nationale de police en 2000.

Le nouveau gouverneur de Kayes a également été chef du BCN-Interpol/Directeur Interpol (2012-2015), Directeur de l’Ecole nationale de police (2012), chef de la Division planification de la Direction de la formation (2011) et Commandant de région de la Mission des Nations pour la Stabilisation en Haïti- MINUSTAH (2009-2011). Il a été chef de la Division «Affaires Criminelles» de la police (2008-2009), Commissaire de police chargé du commissariat de Koulouba, 8ème Arrondissement de Bamako- (2007-2008) ; chef de Division à l’Inspection générale de la Police nationale (2005-2006).

Le Contrôleur général Mahamadou Z. Sidibé est détenteur d’une médaille de Chevalier de l’Ordre national, médaille de campagne, de médaille du Mérite national avec effigie Abeille et médaille des Nations unies de maintien de la paix (MIPONUH). Il est médaillé des Nations unies de maintien de la paix (MITNUH) avec agrafes n°1, 2 et 3 ; médaillé des Nations unies de maintien de la paix (MINUSTAH) avec agrafes n°1, 2, 3 et 4.

Originaire du cercle de Kita, Mahamadou Z. Sidibé parle bambara, français et anglais. Il s’exprime en créole haïtien avec un niveau acceptable. Dans la vie publique et associative, on retiendra que Mahamadou Z. Sidibé est le secrétaire général de l’Association pour le développement de Fouladougou, de l’Association pour le développement de la Commune rurale de Kassaro, et le président d’honneur de l’Association des élèves et étudiants ressortissants de la Commune de Kassaro.

Sa nomination intervient à un moment où il est question de réinstaurer la confiance entre l’Etat et la population. Ce grand cadre de la police nationale, fin communicateur et pétri d’une somme d’expériences avérées,  devrait pouvoir combler cette attente. Le nouveau gouverneur et la population de Kayes devraient étroitement collaborer pour parvenir à relever les nombreux défis. Bon vent à «Z», comme l’appellent ses proches !

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mines : Barrick Mali remplace Randgold&#45;Sa</title>
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<pubDate>Wed, 30 Jan 2019 00:50:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La bonne santé de la production d’or se confirme dans notre pays avec la récente fusion Barrick/Randgold. Le leader mondial qui en découle, possède cinq structures industrielles du top 10 des actifs.</em></strong>

De plus en plus, les entreprises opérant dans les mêmes secteurs d’activités tendent à fusionner pour renforcer leur niveau de compétitivité, en vue de faire face à la concurrence qui est davantage rude. Ce genre d’opération qui vise à fortifier leur portefeuille porte généralement des résultats probants. L’exemple concret sous nos yeux est la fusion/absorption de la BHM par la BMS qui se positionne aujourd’hui comme une Banque leader dans notre pays.

C’est pour se positionner davantage sur le marché mondial de l’or que la société sud-africaine Randgold Ressources (premier producteur d’Afrique francophone et deuxième sur le continent) et la société canadienne Barrick Gold Corporation (numéro un mondial de l’or en 2017) ont officiellement fusionné le 1<sup>er</sup> janvier 2019, après près de deux ans de négociation. Cette fusion a donné naissance à une société <strong>leader </strong>du secteur aurifère Barrick/Randgold qui possède cinq structures industrielles du top 10 des actifs au niveau de la production d’or dont Cortez et Goldtrike dans le Nevada aux Etats-Unis, Loulo-Gounkoto au Mali et Pueblo Viejo en République dominicaine.

Ces entités ont, en 2017, produit plus de 6,6 millions d’onces, dont 1,315 millions d’onces d’or pour Randgold, créée en 1995 par l’ingénieur géologue Mark Bristow. Rappelons que la société canadienne, présente en Tanzanie, tire près de 75% de sa production annuelle du continent américain. Cette fusion ne fera que renforcer la place de troisième producteur du métal jaune en Afrique de notre pays. C’est le lieu d’ajouter que le Mali est sur le point de réaliser une production record d’or au titre de 2018 avec plus de 60 tonnes d’or (60.893,458 kg) de production industrielle déjà annoncée par le département en charge des Mines.

C’est dans ce contexte de relance durable de leurs activités et de consolidation de ses actifs que la société minière Randgold Ressources a tenu mardi dernier, sur son site de Loulo, le conseil d’administration des mines de Loulo et Gountoko (deux de ses complexes miniers), suivi d’une conférence de presse. La conférence a été animée par le président directeur général de Barrick, Mark Bristow, qui est aussi le directeur exécutif de RandGold Ressources. Au cours de la conférence de presse, le directeur exécutif de RandGold Ressources avait à ses côtés, le directeur régional du groupe Afrique de l’Ouest, Mahamadou Samaké, le directeur général des opérations pour l’Afrique de l’Ouest, Chiaka Berthé et plusieurs autres invités.

Dans son propos liminaire, Mark Bristow a expliqué que le complexe qui figure parmi les actifs de premier rang du Groupe Barrick/RandGold continue à investir dans son avenir en explorant des réserves supplémentaires et en procédant à la mise à niveau de l’usine et de l’équipement. Parlant de l’évaluation économique préliminaire du puits à ciel ouvert de Loulo 3 et du projet de mine souterraine, il a indiqué que l’évaluation est achevée, mais les forages continuent en vue de l’extension de la zone de minéralisation à haute teneur située au sud du gisement de Yaléa. L’exploration de la structure de Faraba sur le permis de Gounkoto a montré un potentiel d’extension et de combinaison de plusieurs zones de minéralisation, a-t-il souligné.

En terme de bilan, il a révélé que la société a enregistré, en 2018, une quatrième amélioration trimestrielle consécutive de sa production d’or, malgré un arrêt de travail illégal et qui lui a fait manquer l’objectif de production de 690 000 onces pour l’année entière, soit 4%. En dépit de cela, 2018 a été une année de production record pour plus de 5 millions de tonnes traitées à une teneur proche de celle de la réserve du complexe, s’est-il réjoui. En outre, il a souligné que la poursuite de la croissance rentable de Loulo-Gounkoto est un brillant exemple d’un véritable partenariat entre les investisseurs, les gestionnaires et le gouvernement.

À cet effet, il a cité l’exonération fiscale accordée récemment pour le développement de la super fosse de Gounkoto comme exemple typique d’une coopération mutuellement avantageuse. «En tant que RandGold, nous sommes engagés au Mali depuis 25 ans et nous avons toujours travaillé de façon productive avec les gouvernements successifs. Nous sommes impatients de poursuivre cette relation avec l’actuel gouvernement. Nos différends sur la question fiscale restent à l’ordre du jour et nous espérons que grâce à la médiation à l’amiable, nous allons arriver à une solution acceptable pour les deux parties», a-t-il ajouté.

S’agissant des installations existantes, un deuxième broyeur a été mis en service à Yaléa aussi bien que le second radar pour la surveillance géotechnique de la fosse de Gounkoto, a-t-il annoncé. À cela, il faut ajouter l’intégration complète du système de répartition automatique à Gounkoto. Entre autres, le projet de convoyeur d’optimisation à Gara a été achevé et l’expansion de l’installation de traitement des résidus s’est poursuivie. Par ailleurs, l’amélioration de la sécurité du complexe et de la gestion de l’environnement s’est poursuivie. Le complexe a obtenu la nouvelle version de la certification environnementale ISO 14001, tout en conservant son certificat de santé et de sécurité OHSAS 18001, et en maintenant son soutien aux programmes de développement et aux projets communautaires, s’est félicité le directeur exécutif de RandGold.

<strong>Abdoul K. COULIBALY </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cercle de Bandiagara : les assassinats ciblés s’installent</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/cercle-de-bandiagara-les-assassinats-cibles-sinstallent-2799698.html</link>
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<pubDate>Wed, 30 Jan 2019 00:48:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Deux personnes ont été tuées vendredi 18 janvier dont l’imam et trois autres blessées dans le village de Djéri, commune rurale de Pignari, à 30 km de Bandiagara. </span></i></b></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les assaillants lourdement armés ont encerclé le village après la prière du crépuscule, le vendredi 18 janvier 2019, avant d’ouvrir le feu, faisant deux morts dont l’imam et trois blessés parmi lesquels l’épouse de l’imam et une personne portée disparue. Les terroristes ont également incendié  plus de 33 maisons, 27 greniers et 7 motos avant d’empoter plus d’une centaine de bovins et caprins.</span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Informée, une délégation des autorités conduite par le sous-préfet de Ouo, l’adjudant-chef Siaka Coulibaly, s’est rendue sur les lieux pour constater les dégâts, souhaiter prompt rétablissement aux blessés et présenter ses condoléances aux familles endeuillées. M. Coulibaly était accompagné du représentant du service du développement social Brehima Kodio, du maire de la commune rurale de Pignari Missiri Tebsougue, du chef d'escadron de la gendarmerie de Bandiagara le capitaine Sékou Kariba Konaté et le représentant du chef de peloton de la garde nationale, l'adjudant-chef Issa Traoré. </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">L’adjudant-chef Siaka Coulibaly a assuré les populations du soutien du gouvernement avant de les inviter à donner toute information utile aux forces de l’ordre afin de contrecarrer les actions des terroristes qui sèment la terreur dans les villages.</span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ousmane DIAKITE</span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Le CICB tout beau prêt à accueillir les grandes rencontres internationales</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/le-cicb-tout-beau-pret-a-accueillir-les-grandes-rencontres-internationales-2799687.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Jan 2019 00:47:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Centre international de conférence de Bamako a ouvert ses portes le samedi 26 janvier sous la présidence du </strong><strong>président de la République Ibrahim Boubacar Keïta.  </strong>

<strong> </strong>

La réhabilitation du nouveau Cicb a coûté au Mali et à la Chine 17 milliards de Fcfa dont 13 milliards en assistance gratuite, conformément à l’accord économique entre le Mali et la Chine, et les 4 milliards restants seront remboursés par notre pays dans le cadre d’un prêt sans intérêt.

&nbsp;

La cérémonie de réouverture a été marquée par un spectacle riche en couleurs. L’occasion était trouvée pour le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, de prendre la parole dans la grande salle de 1000 places flambant-neuve avec toutes les commodités et confort pour magnifier solennellement la bonne qualité des relations séculaires d’amitié sino-malienne, sans oublier ces hommes qui ont été à la base de cette relation.

&nbsp;

«C’est pour dire la profondeur des relations sino-maliennes. Dès l’abord, aussitôt que nous fûmes indépendants, nous avons trouvé à nos côtés la République populaire de Chine. Et, ici en ce jour et en ce moment précis. De la création du parti politique chinois à la belle et grande épopée de la grande marche, à la création en 1949 de la République populaire de Chine, sous la direction du Grand Mao Zedong, que de chemins parcourus !» a-t-il déclaré.

&nbsp;

Reconnaissant envers la République populaire de Chine lors de sa visite en fin août 2018 pour participer au sommet Afrique-Chine , le président de la République a évoqué les grands progrès qui ont été faits dans ce grand pays, notamment ce grand bond qui a propulsé la Chine dans le monde moderne sur tous les plans, mais également, les autoroutes, les chemins de fer, les villes nouvelles, les perspectives de développement planifiées avec précision de Beijing dans 10 ans, Beijing dans 20 ans et Beijing dans 30 ans ; avec quelle précision, les besoins qui seront nouveaux en terme d’urbanisation, en terme d’assainissement, en terme de circulation, telle est la Chine moderne. Tout a été pensé pour le futur. Et «cette Chine moderne mondiale, fabuleuse, est amie avec notre pays», a-t-il dit.

&nbsp;

Ibrahim Boubacar Keïta a déclaré que «c’est pourquoi, je suis là aujourd’hui à fêter avec vous, outre la réouverture de ce véritable joyau qu’est le CICB, mais avec vous également, à fêter le nouvel an, la nouvelle année de grâce 2019. Et je fais beaucoup de bonheur en découvrant cet espace qui vous nous offrez désormais, qui nous permettra la tête haute d’accueillir quelle que rencontre que ce soit au niveau mondial».

&nbsp;

Il a ensuite souhaité à la Chine beaucoup de bonheur et de progrès pour le futur et que «la Chine qui a souci de nous, que cette Chine du progrès continue sa marche glorieuse et qu’elle nous en fasse profiter, et elle le fera parce que le concept de la route de la soie nous concerne aussi».

&nbsp;

Selon l’ambassadeur de la République populaire de Chine, Zhu Liying, le nouveau Cicb apporte sa contribution au Mali moderne, culturel et international. Il dira que la naissance du nouveau Cicb porte trois significations : la persévérance, le pragmatisme et la progressivité. Zhu Liying a remercié le président de la République pour l’importance qu’il donne à la coopération sino-malienne.

&nbsp;

Prenant la parole, le ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo, a rappelé que «le bijou que nous avons entre les mains aujourd’hui, inscrit dans le paysage de Bamako et du Mali, depuis 1995, comme étant le plus grand Centre de conférence, sera désormais rendu à ses usagers habituels, c’est-à-dire les ménages voulant y immortaliser leur bonheur, les conférenciers désireux d’avoir un espace fonctionnel pour leurs réflexions, les organisations à la recherche de lieux d’accueil pour leurs ateliers et autres séminaires, les artistes à la recherche de salles de spectacles et naturellement tous les promoteurs d’activités culturelles sans oublier les grandes conférences internationales».

&nbsp;

Elle dira qu’après 23 mois de travaux, le nouveau Cicb, pimpant et tout neuf, est prêt à remplir toute sa vocation pour les rencontres de haut niveau d’ici ou d’ailleurs. Mme le ministre de la Culture a saisi l’occasion pour souligner la bonne santé de la coopération sino-malienne. «Le Cicb est un projet parmi tant d’autres qui participent de la volonté du président de la République de doter le Mali en infrastructures de qualité pour notre présent et surtout pour le futur», a-t-elle déclaré.

&nbsp;

S’adressant aux travailleurs du Cicb, qui ont souffert pendant la fermeture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo les a salués pour leur sens du patriotisme et leur implication dans les efforts de recherche de solutions aux problèmes de salaires et de redéploiement. Avant de demander aux futurs travailleurs de préserver le site au nom de l’intérêt du Mali. Le ministre de la Culture a assuré le président de la République que la nouvelle direction du Cicb sera, corps et âme, dévouée à l’entretien impeccable de ces lieux.

&nbsp;

Avant de dire au directeur du Cicb que le professionnalisme doit être de rigueur pour une meilleure gestion de la structure. «Vous avez la lourde responsabilité de gérer tout ce beau monde, le nouvel effectif du Cicb, d’une main de maître, pour que soient atteints les différents objectifs que nous nous sommes fixés. Aucune complaisance ne doit prévaloir pour la réussite des missions qui vous sont assignées. Je sais compter sur vos compétences techniques, votre vécu professionnel, mais aussi vos qualités humaines pour conduire le navire à bon port», a-t-elle déclaré.

&nbsp;

Notons que les travaux de rénovation du Centre international de conférence de Bamako ont été lancés le 20 février 2017. Un accord de coopération économique et technique avait été signé le 24 février et le 22 décembre 2014 entre le Mali et la Chine qui prévoyait sa réhabilitation. Une autre convention, celle de la mise en œuvre du projet, a été également signée en août 2016 en Chine. Elle définissait les obligations de chaque partie. L’objectif visé était l’adoption du Cicb aux normes internationales.

&nbsp;

La rénovation a concerné la réhabilitation, le bâtiment de conférence (Bâtiment A), le bâtiment administratif (Bâtiment B, la salle de transformation et de distribution électrique, les tuyaux extérieurs, la voirie et les esplanades ; et prévoit de mettre à niveau le système de climatisation, le système de conférence et le système de sécurité.

&nbsp;

La réhabilitation a également concerné tous les bâtiments, ouvrages connexes et travaux extérieurs (à l’exception du centre de conférence (Bâtiment C), du centre international de presse (Bâtiment D), du local actuel des groupes électrogènes, de l’espace culturel, du poste de garde ouest et des trois toilettes extérieures au nord, au sud et à l’ouest construits par la partie malienne elle-même. C’est la société China Railway Engineering Consultants Group qui a été choisie par la partie chinoise pour réaliser les travaux.

&nbsp;

Après la coupure du ruban symbolique, IBK a effectué une visite guidée des lieux qui a pris fin dans la salle de 1000 places portant le nom de Djeli Baba Sissoko, où il a suivi la prestation musicale inaugurale par l’ensemble instrumental national du Mali, et la prestation culturelle d’artistes maliens et chinois. Il était accompagné de son épouse Keita Aminata Maïga, de Zhu Liying, ambassadeur de la République populaire de Chine, du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga et des présidents des institutions de la République.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mountougoula accueille la rentrée politique 2019 du PS&#45;Yeleen Kura</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mountougoula-accueille-la-rentree-politique-2019-du-ps-yeleen-kura-2799680.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Jan 2019 00:44:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Mountougoula a abrité dimanche 27 janvier la rentrée politique 2019 du parti socialiste Yeleen Kura sur le thème de la paix, la réconciliation et la cohésion sociale.  </em></strong>

Le représentant du chef de village de Mountougoula, Sassy Doumbia, a, au cours de son message de bienvenue, notifié les problèmes qui assaillent la commune. Ces préoccupations sont, entre autres, le bitumage de la voie principale reliant Mountougoula à la NR6. La sécurisation des personnes et de leurs biens est aujourd'hui un rêve pour les populations car elles sont quotidiennement victimes d'attaques de bandits armés.

Le représentant du maire, Binaba Doumbia, la représentante des femmes Kadja Founè Diallo tout comme Boubacar Doumbia représentant des nouveaux adhérents au parti PS-Yeleen-Kura ont tous exprimé leurs préoccupations. Il s'agit, selon le représentant du maire, de l'envahissement de l'espace agricole de Mountougoula par les hauts cadres de l'État. Malgré la présence de nombreuses sociétés exploitant les ressources naturelles de la commune, les enfants bien que diplômés sont sous-employés. Le centre de santé, à en croire Mme Kadja Founè, manque d’appareil d'échographie, d'ambulance pour les besoins d'évacuation.

Boubacar Doumbia a, au nom des nouveaux adhérents, a réitéré leur soutien au PS-Yeleen Kura mais entend faire du ministre Goita leur porte-voix auprès du gouvernement afin que leurs préoccupations puissent être prises en charge.

Le président du parti socialiste PS-Yeleen-Kura, Amadou Goita, en réponse aux doléances des populations, a promis d'être leur porte-parole auprès du gouvernement. Il a aussi rappelé les grands chantiers initiés par le gouvernement Soumeylou Boubèye Maïga sous la houlette du président IBK, qui met la jeunesse au cœur de ses engagements.

Goita a demandé aux jeunes de s'informer sur les opportunités d'emploi qu'offrent les différents services de l'État qui œuvrent dans ce sens. À la suite de la cérémonie, le document des statuts et règlement intérieur du parti a été remis aux nouveaux adhérents.

<strong>Gabriel TIENOU </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Renforcement de capacités : enseignement et apprentissage inclusifs pour les enfants déficients visuels au centre d’une formation</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/renforcement-de-capacites-enseignement-et-apprentissage-inclusifs-pour-les-enfants-deficients-visuels-au-centre-dune-formation-2799709.html</link>
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<pubDate>Wed, 30 Jan 2019 00:41:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le but d’accompagner le ministère de l’Education nationale à la formation continue des enseignants, l’Union malienne des aveugles (Umav), avec l’appui technique et financier de ses partenaires, a organisé vendredi 25 janvier un atelier de formation à l’institut national des aveugles du Mali. Le module portait sur l’enseignement et l’apprentissage inclusifs pour les enfants déficients visuels. </em></strong>

L’objectif de la formation était d’améliorer les conditions d’apprentissage des élèves en situation de handicap. Durant  trois jours, plus d’une vingtaine de professionnels voyants et non-voyants de  Bamako, Fana et  de Ségou ont participé à cette formation.

Il s’agissait d’outiller les enseignants à comment confectionner les manuels éducatifs pour les non et mal voyants, comment faire participer aux jeux l’enfant en situation de handicap visuel avec les autres camarades voyants.

Selon Hadji Barry, président de l’Union malienne des aveugles, l’éducation est une arme pour pouvoir changer le monde. De cet effet, les enfants en situation de handicap ne doivent pas rester en marge. D’après lui, pour qu’une éducation soit bien assurée, il faut mettre en valeur l’éducation inclusive.

«On attend au sortir de cet atelier que les enseignants soient mieux outillés pour que l’éducation des enfants handicapés soit une réalité au Mali. Je demande aux enseignants d’être assidus pour être capables de faire la restitution…» a-t-il ajouté. Il a par ailleurs souhaité qu’on puisse faire face aux problèmes des enfants handicapés pour qu’ils échappent à la mendicité

Le projet éducation inclusive est un projet financé par USAID et Sightsavers. Deux écoles étaient concernées par cette formation à Bamako, notamment l’école Prospère Kamara et l’Institut national des aveugles du Mali (INAM).

<strong>Assan TRAORE/ Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Mine d’or de Fekola&#45;Sa : B2Gold dresse le bilan de l’année 2018</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/mine-dor-de-fekola-sa-b2gold-dresse-le-bilan-de-lannee-2018-2799673.html</link>
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<pubDate>Wed, 30 Jan 2019 00:37:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La société B2Gold, qui a effectué sa première année complète de production commerciale à la mine d’or de Fekola en 2018, a produit sur cette période un total de 439.068 onces d’or, soit 14,12 tonnes, dépassant la limite supérieure de cumul de sa fourchette de prévision comprise entre 420.000 et 430.000 onces, soit 13,5 à 13,8 tonnes. L’information a été donnée par le directeur pays de B2Gold, Mohamed Diarra, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée le jeudi 24 janvier au siège de la société à la cité du Niger. </strong>

Cette performance exceptionnelle est due au dépassement de la capacité de traitement de l'usine de 12%, soit 5,6 millions de tonnes, combiné à un taux de récupération de l'usine de 94,7% contre un budget de 92,7%.

Selon le conférencier, Fekola-Sa a déjà versé un total de 10.948.716.266 Fcfa en 2016, 23.018.299.580 Fcfa en 2017 et 50.887.154.324 Fcfa en 2018, première année de production, à l'État malien sous forme de taxes, de redevances, de dividendes et de droits de douane.

En 2019, la mine prévoit de traiter 5,75 millions de tonnes de minerai à une teneur moyenne de 2,44 g/t et un taux de récupération à 94%. Cela équivaut à 423.142 onces d'or qui devraient être produites en 2019. Les dépenses d'immobilisation, devant être investies en 2019, seront de 48 millions $.

Fekola-Sa a maintenu un programme d’exploration agressif depuis 2014. Ce programme comprenait environ 192.000 mètres de forage d’exploration pour 928 trous de forage. Rien qu'en 2018, 19 millions $ ont été consacrés à l'exploration au Mali.

Cet investissement a permis d'obtenir une estimation actualisée des ressources minérales de 92.810.000 tonnes à 1,92 g/t d'or, pour un total de 5.730.000 onces d'or (184,22 t), ainsi qu'une estimation des ressources minérales présumées de 26.500.000 tonnes à 1,61 g/t d'or, pour un total de 1.370.000 onces d'or (44,05 t). Le budget d'exploration pour le Mali, en 2019, est de 17,5 millions $.

La confirmation de ces nouvelles ressources minérales a conduit à la réalisation d’une étude d’expansion de l’usine de traitement de Fekola, susceptible d'impacter positivement les employés, les communautés environnantes, l’État malien et les actionnaires de B2Gold.

Les résultats positifs obtenus, à ce jour, laissent entrevoir une augmentation potentielle du tonnage de production et par conséquent de la production annuelle d'or de Fekola avec des dépenses en capitaux modérées. Une étude d'optimisation est actuellement en cours pour guider l'expansion de la mine. Les résultats de cette étude sont attendus vers la fin du premier trimestre de 2019.

Selon son directeur pays, Mohamed Diarra, B2Gold s’engage pour une exploitation minière responsable au Mali. «Nos décisions commerciales tiennent compte de la santé et de la sécurité des personnes, de la protection de l’environnement et du bien-être de la population. Nous engagerons un dialogue ouvert et respectueux avec les autorités et les parties prenantes de la communauté dans le but d'apporter des contributions significatives et durables au pays et aux communautés dans lesquelles nous travaillons», a-t-il déclaré.

Avant d’ajouter que la mine de Fekola s'est engagée à maximiser les possibilités d'emploi pour les Maliens. Aux dires de M. Diarra, la mine emploie actuellement 1.925 Maliens dont la majorité est issue des communautés locales et du cercle de Keniéba. Il a indiqué qu’il existe un programme en cours d'amélioration des compétences des employés locaux, comme en témoigne le grand nombre d'employés qui ont été reconvertis, pendant la transition, de la phase de construction à la phase de production du projet.

Le directeur pays a également souligné que sa société a également lancé un programme de bourses pour aider 10 jeunes Maliens à obtenir des diplômes universitaires dans un grand nombre de disciplines. Il a noté que 50% de ces boursiers sont issus du cercle de Keniéba et 50% sont des femmes.

En raison de la proximité relative du village de Fadougou avec les opérations minières, B2Gold, en consultation avec la communauté locale, a entrepris la construction d'une nouvelle ville afin d'atténuer l'impact négatif de ses opérations sur la communauté. Cela a impliqué la construction de 325 nouvelles maisons, d'une mosquée, d'une école, d'un Cscom et d'un marché. Toutes les maisons disposent de l’énergie solaire, de latrines et d’un accès à l’eau potable. Une réalisation importante est qu'environ 400 travailleurs des communautés locales ont été formés à la construction (maçonnerie, menuiserie, soudure, installation solaire, etc.) pour la construction du nouveau village.

Par ailleurs, Mohamed Diarra a rappelé que Fekola-Sa a entrepris plusieurs projets de développement communautaire dont AFECK, qui est une collaboration entre B2Gold et le gouvernement canadien dans le but de faciliter la formation professionnelle des citoyens locaux. Il a précisé que d'autres programmes ont inclus la construction et la réhabilitation de mosquées locales, le financement et la formation de jardins maraîchers communautaires, des moulins, la fourniture de tracteurs et de matériel agricole, des salles de classe, le forage d'eau potable, etc., et seront mis en œuvre sous la direction du comité mixte constitué à cet effet.

Pour  M. Diarra, la sécurité permanente de tous ses employés demeure une priorité majeure. C’est pourquoi, selon lui, sa société a acheté deux  aéronefs pour les déplacements sur de longues distances à travers le pays. À en croire Mohamed Diarra, le service et l'exploitation de ces avions sont conformes aux normes de sécurité et de réglementation de l'aviation internationale.

B2Gold est une société minière aurifère canadienne dont le siège social est situé à Vancouver, en Colombie-Britannique, Canada. La Société exploite cinq mines d'or, notamment Fekola (Mali), Otjikoto (Namibie), La Libertad et El Limon (Nicaragua) et Masbate (Les Philippines).

La mine de Fekola est située dans le cercle de Keniéba dans l’ouest du Mali. La mine appartient à Fekola-Sa, une société malienne dont les actionnaires comprennent B2Gold Corp (80%) et l'État malien (20%). Elle est une exploitation aurifère de classe mondiale dont la construction a été achevée trois mois plus tôt que prévu et dans les limites du budget, pour un coût total de 597 millions de dollars US.

<strong> </strong>

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Soumaïla Cissé s’adressant aux journalistes :  «Continuez à jouer pleinement votre rôle de 4ème pouvoir»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/soumaila-cisse-sadressant-aux-journalistes-continuez-a-jouer-pleinement-votre-role-de-4eme-pouvoir-2799692.html</link>
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<pubDate>Wed, 30 Jan 2019 00:35:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mardi 22 janvier 2019, Soumaïla Cissé, président de l'Urd, chef de file de l'opposition, accompagné de certains membres du bureau national de son parti, a présenté ses traditionnels vœux de nouvel an à la presse nationale et internationale à la Maison de la presse. C’était en présence d’un parterre de journalistes dont le 2<sup>ème</sup> vice-président de la Maison de la presse, M. Alexis Kalambry.</em></strong>

C’est un Soumaïla Cissé très affecté par le décès du 1<sup>er</sup> vice-président de la jeunesse du parti, M. Baba Sow, qui s’est présenté au pupitre pour annoncer cette mauvaise nouvelle à l'assistance. Ainsi, avant de prononcer son discours, il a demandé d'observer une minute de silence en la mémoire de leur camarade qui venait d'être arraché à l'affection de tous à la suite d’un accident.

Dans son allocution, Soumaïla Cissé n'a occulté aucun problème de l’heure. Au sujet de la place de notre pays en matière de liberté de la presse, 115<sup>ème</sup> place selon les statistiques de Reporters Sans Frontières, est un recul inquiétant pour le Mali, analyse-t-il.  Selon lui, l’année 2018 a été particulièrement éprouvante pour les professionnels de la communication, en général, et des journalistes en particulier. En effet, a-t-il précisé, 80 journalistes, tous supports confondus, ont été tués en faisant leur métier.

«80 personnes tuées dans l’exercice de leur métier, tel est le bilan macabre que l’ONG Reporters Sans Frontières a présenté en décembre 2018, contre 65 décès enregistrés en 2017», a-t-il souligné. Cette hausse de la violence perpétrée contre les journalistes, s’indigne-t-il, est tout simplement inacceptable.

Avant d’indiquer que l’Urd partage entièrement ce constat et rappelle sa disponibilité à approfondir et à appliquer toutes les initiatives visant à protéger les journalistes contre ces exactions indignes de notre époque.

Si le nombre de journalistes tués en 2018 a connu une hausse, il en est de même pour les journalistes emprisonnés, 348 contre 326 en 2017, soit une augmentation de 7%. Selon le président Cissé, «nul ne doit se taire face à de telles situations».

<strong>«La liberté d'expression chèrement acquise doit être jalousement entretenue pour le confort de la démocratie» </strong>

«Au Mali, le constat est triste, sinon alarmant ! Plusieurs journalistes ont été assignés en diffamation devant les tribunaux maliens. Il est temps pour notre pays d’aller vers la <em>dépénalisation</em> des délits de presse», a-t-il proposé.

Visiblement en colère contre le régime, le député de Niafunké dira qu’ils ont suivi avec beaucoup de stupéfaction les révélations faites sur les menaces proférées contre des journalistes. Difficile, pour lui, de clore ce chapitre sur la presse sans rappeler la disparition mystérieuse de notre confrère Birama Touré depuis bientôt 4 ans.

À propos de la situation sécuritaire de notre pays, l’honorable Cissé a laissé entende que, depuis 2013, la situation sécuritaire, économique et sociopolitique de notre pays s’assombrit d’année en année. Face à l’ampleur de tels drames, l’Urd réclame haut et fort la mise en place d’une commission d’enquête internationale à l’effet de situer toutes les responsabilités.

.«Nous réitérons notre engagement, quelle que soit la forme du dialogue, de prendre les décisions qui vont uniquement dans l’intérêt du Mali, dans le sens de l’avenir de notre pays et du bien-être de nos concitoyens», a affirmé M. Cissé. Malgré la faiblesse des moyens des journalistes, explique Soumaïla Cissé, qu’ils continuent à donner le meilleur d’eux-mêmes pour dénoncer les maux qui minent notre société.

«Vos dénonciations des maux ainsi que vos révélations des scandales financiers et autres dérives du régime en place constituent un apport inestimable en vue de la quête de la bonne gouvernance et de la gestion saine des deniers publics. Je tiens à vous en féliciter. Continuez à dénoncer les dérives ! Continuez à interpeller ! En un mot, continuez à jouer pleinement votre rôle de 4<sup>ème</sup> pouvoir ! Pour l'honneur de votre profession, pour la dignité des Maliens, pour le confort de notre démocratie, résistez !» a conclu Soumaïla Cissé.

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>

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<title>Tabital Pulaaku exige le désarmement sans délai de toutes les milices</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/tabital-pulaaku-exige-le-desarmement-sans-delai-de-toutes-les-milices-2799703.html</link>
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<pubDate>Wed, 30 Jan 2019 00:32:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’association des amis de la culture peulh (Tabital Pulaaku) a organisé, samedi 26 janvier, au plais de la culture Amadou Hampâté Ba, un grand meeting pour dénoncer l’immobilisme de l’Etat face à la situation «horrible » de la communauté  peulh au centre du pays et exiger le désarmement sans délai de toutes les milices.</em></strong>

Depuis les événements de mars 2012, le peuple malien vit le martyre. La vie de la population est rythmée par l’énumération des exactions, des persécutions, des arrestations et détentions arbitraires, des assassinats ciblés perpétrés par des groupes terroristes et des milices de chasseurs donsos.

Malgré le soutien populaire, celui de la communauté internationale et la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, au lieu de s’améliorer avec la montée en puissance proclamée de l’armée, la situation du pays se dégrade progressivement et les Peuhls sont de plus en plus stigmatisés.

C’est la raison pour laquelle, ils étaient venus très nombreux (des Peulhs) de partout au Mali et des pays voisins comme le Sénégal et la Mauritanie, pour dénoncer l’immobilisme ambiant de l’Etat face à l’intolérance. Aux dires du président de l’association Tabital Pulaaku, Abdoul Aziz Diallo, toutes les communautés maliennes sont victimes de la crise et toutes méritent attention, mais la communauté peulh est martyrisée.

Tabital Pulaaku exige donc le désarmement sans délai de toutes milices et tous les groupes armés, et la dissolution de la milice «criminelle et terroriste Dan na Amassagou». «Face à l’insécurité qui semble s’installer à demeure, Tabital Pulaaku exige au gouvernement la fermeture des camps d’entraînement et les bases des milices, l’arrestation et la poursuite devant les juridictions compétentes des assassins et leurs complices, demande l’accompagnement alimentaire, humanitaire et économique des victimes de la crise», a déclaré Abdoul Aziz Diallo.

Notons que ce grand meeting a été également marqué par la projection d’un film, dans lequel on pouvait voir des hommes armés torturer et massacrer des Peulhs. Selon le président de Tabital Pulaaku, ces individus sont connus par la population et le gouvernement, mais personne n’ose réagir. Au cours de ce meeting, des témoignages ont été faits sur des cas par des témoins oculaires.

<strong>Assan TRAORE/ Stagiaire </strong>]]> </content:encoded>
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<title>N&amp;apos;Diaye Ramatoulaye Diallo :  «Le Festival culturel dogon est l’autre nom du rejet de la division, des inutiles querelles intestines…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/ndiaye-ramatoulaye-diallo-le-festival-culturel-dogon-est-lautre-nom-du-rejet-de-la-division-des-inutiles-querelles-intestines-2798579.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Jan 2019 11:37:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Du 21 au 27 janvier 2019,  la Place du cinquantenaire de Bamako vibrera  au rythme du pays dogon. Cela, à la faveur des activités du festival dogon Ogobagna. C'est la ministre de la culture N'Diaye Ramatoulaye Diallo qui a présidé la cérémonie d'ouverture. Elle, qui a été intronisée Yaïré, avait à ses côtés plusieurs personnalités, des hommes de culture du Mali et ceux venus de la sous-région.  </em></strong>

C’est au son des instruments de musique dogon et d'autres ethnies que les organisateurs ont souhaité  la chaleureuse bienvenue à toutes et à tous, «à cette grande fête de la culture malienne, condensé d’une civilisation millénaire dont chaque fréquentation est un enseignement, comme l’ont dit et écrit d’éminents spécialistes des sciences humaines d’ici et d’ailleurs», déclare  N'Diaye Ramatoulaye Diallo.

Avant plusieurs représentants des différentes communautés du pays ont pris la parole afin de souhaiter la bienvenue mais aussi de souhaiter un bon déroulement du festival. Car cette  fête se tient à un moment où notre nation connaît des épisodes funestes marqués par des atrocités dignes d’une autre époque, perpétrées sur nos populations ainsi que nos frères venus nous appuyer dans notre combat pour la patrie.

Le président de Ginna Dogon a fait observer une minute de silence à la mémoire de tous ceux qui sont morts, ces derniers moments, dans le pays dogon. Pour lui, il faut qu'on cherche à connaître les assaillants : «Les assaillants sont des terroristes, j'ai demandé aux populations de se donner la main pour combattre les terroristes. Mon message n'a pas été entendu. Depuis le 27 décembre 2018, la milice dogon Dana Anba Sassagou a déposé les armes. Mais depuis qu'ils ont déposé les armes les populations sont tuées à longueur de journées».

Le président de Ginna Dogon veut qu'il y ait un désarmement de tous les porteurs d'armes, mais qu'un délai soit donné avant cette opération. Il a salué le gouvernement pour ses nombreuses missions, il a aussi salué le président IBK pour son déplacement à Koulogon. Avant de le remercier pour ses soutiens pour la tenue des activités culturelles. «C'est dire que le grand frère des Dogon n'oublie pas le pays dogon», a-t-il déclaré. Avant de terminer, il a expliqué le thème de la rencontre : «la résistance de l'architecture dogon».

«J’ai une pensée pieuse pour toutes les personnes, victimes de ces actes d’ignominie et inhumains, nous ne les oublierons jamais. En leur mémoire, je voudrais humblement vous demander de consacrer dans la piété du silence une minute de méditation et de prières pour le repos de leur âme. Je vous remercie.» C'est par ces propos que la ministre de la culture a entamé son discours d'ouverture.

Pour elle,  la 4è édition du festival culturel OGOBAGNA,  qu'elle lance aujourd’hui, se présente à toute une nation dans ce qu’elle est réellement. «C’est-à-dire un ensemble de femmes et d’hommes qui recousent le tissu d’une cohésion sociale renaissant des cendres des vicissitudes de l’histoire», a-t-elle affirmé.

Pendant ce festival culturel des filles et des fils d’un même espace territorial diront qu’ils sont nourris du même héritage ancestral et qu’ils resteront soudés à jamais. «Leur viatique, me demanderez-vous, des valeurs communes qui transforment les spécificités en complémentarités donc en richesses. Et c’est le message de cette 4è édition orientée vers ce que l’homme a de meilleur, ce lait de la tendresse humaine qui abreuve ceux qui viennent du Sud Et du Nord, de l’Ouest et de l’Est. C’est cela le Mali qui transcende les régions, les religions, les extractions communautaires appelées ethnies», a-t-elle rappelé.

Pour N'Diaye Ramatoulaye Diallo, par sa pertinence, en parlant du thème du festival de cette année : «L’architecture du pays dogon : transmission du savoir et savoir-faire, éco construction et villes durables», il véhicule le message de ce que l’homme a comme abri, comme confort, comme intimité comme protection et aussi comme vision du monde que représente l’habitat, résumé des besoins immédiats et futurs.

Selon N'Diaye Ramatoulaye Diallo, cette projection de l’architecte reflète la culture au sens de manière d’être, de savoir, de savoir-être et de savoir- faire. Et de préciser : «Nous assistons à l’expression contemporaine de valeurs du pays dogon, de notre pays à nous tous, célébrées il y a plus d’un siècle par des anthropologues de renom qui ont fait mieux connaître au monde ce que nous étions».

Avant de terminer, elle fera savoir qu’avec les acquis des sessions précédentes, le Festival culturel « OGOBAGNAN» s’impose de plus en plus comme un moment culturel majeur de notre pays. «Plus qu’un divertissement, il demeure un lieu d’expression de nos valeurs artistiques et culturelles. Il demeure surtout un instrument de dépassement des conflits par le biais d’utilisation d’outils sociologiques qui permet de conserver notre barque commune intacte, c’est-à-dire de demeurer une vieille nation une et indivisible qui, jamais, ne sombrera. Le Festival culturel est l’autre nom du rejet de la division, des inutiles querelles intestines. Il est synonyme de l’ouverture à l’autre, du refus de la haine et de l’ostracisme», a-t-elle martelé.]]> </content:encoded>
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<title>Ségou/Barouéli : il viole sa nièce avant de l’assassiner</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/segou-baroueli-il-viole-sa-niece-avant-de-lassassiner-2798577.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Jan 2019 11:31:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le mercredi le 09 janvier 2019, Assan Diallo sort de chez elle pour prendre la route de Kolimana, derrière le fleuve à 5 kilomètres de Niamina. Elle ne se doutait point qu'elle venait d'entreprendre ses derniers pas vers la mort, car elle finira violée et assassinée. </strong>

Il était 10 heures du matin, Assan Diallo, originaire de Kôni wèrè dans la commune de Tamani, traverse le fleuve avant d’embarquer dans une charrette, à destination de Kolimana, pour aller rendre visite à son grand-père qui s'appelle Dramane Diallo. En cours de route, le jeune  frère de son père (oncle), qui s'appelle Lassina Diallo, qui était de passage à moto, l'ayant vue dans la charrette, s'arrête pour l'inviter à monter derrière lui.

Ne se doutant de rien, la jeune femme monte, et ils prennent la route. Assan ne savait que c'est la mort qui l'attendait. Arrivés à mi-chemin, son oncle change de route et fonce tout droit dans la brousse avec la jeune femme innocente. Il la viole et la poignarde à 4 coups de couteau, 2 coups  dans le cœur et 2 coups au ventre et la jette au bord du fleuve de  Niamina.

Après son forfait, il se rend chez le grand-père de la jeune femme pour lui demander si sa victime, Assan, était arrivée chez lui. Celui-ci lui demande à son tour si Assan devrait arriver ici. Il le confirme, le grand-père de la victime lui répond qu’il ne l’avait pas encore vue. Il continue son chemin. Quelques heures plus tard, le corps de la jeune fille est retrouvé par les villageois ; les enquêtes commencent.

Les gendarmes de Tamani ont interpellé le jeune qui conduisait la charrette qui, à son tour, a dénoncé l'oncle de la jeune dame qui l'avait prise à moto. La gendarmerie procède à son arrestation, c'est là-bas que le grand-père a affirmé que le boubou de l’assassin était maculé de sang, quand il était venu lui demander si ma petite-fille était arrivée chez lui. Ce témoignage n'a pas été contredit par l'assassin.

Le hic dans cette histoire rocambolesque est que la gendarmerie de Tamani a fini par relâcher le présumé assassin avec la complicité du beau-père de la jeune femme, qui s'appelle Sidiki. Et cela, contre une somme d'argent. Les villageois sont inquiets et demandent justice. Ils veulent l'aide des associations et organismes féminins ou l'aide de toute bonne volonté  pour que justice soit rendue. Les femmes des différents villages voulaient manifester mais le maire leur avait demandé de surseoir à leur manifestation afin qu'il puisse alerter les autorités compétentes.

À noter que c'est la 6<sup>ème</sup> femme violée (même mode opératoire) dans les villages environnants, en une année. Si rien n'est fait pour rétablir la vérité dans cette histoire, si justice n'est pas rendue, les conséquences peuvent être dramatiques car il y a un vrai prédateur, un psychopathe qui court toujours sans être inquiété.

<strong>Moussa NIMAGA  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Aqmi affirme avoir mené l&amp;apos;attaque contre contingent tchadien à Aguelhok</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/aqmi-affirme-avoir-mene-lattaque-contre-contingent-tchadien-a-aguelhok-2798562.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Jan 2019 11:22:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le groupe jihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué dimanche l'attaque au Mali au cours de laquelle 10 Casques bleus tchadiens ont été tués, indiquant qu'il s'agissait d'une «réaction» à la visite au Tchad du Premier ministre israélien Benjamin </em></strong><strong>Netanyahu, <em>selon l'agence de presse mauritanienne Al-Akhbar. </em></strong>

Aqmi affirme avoir mené l'attaque, la plus meurtrière contre la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), «en réaction contre la visite (dimanche) du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu au Tchad», précise Al-Akhbar, une agence connue pour recevoir et diffuser régulièrement des communiqués de cette mouvance.

Les Casques bleus du contingent tchadien stationnés à Aguelhok, dans le nord-est du Mali, à 200 km de la frontière algérienne, ont «repoussé une  attaque complexe lancée par des assaillants arrivés à bord de nombreux  véhicules armés», selon la Minusma. Trois assaillants ont été tués et un capturé lors de la confrontation, une attaque dite «complexe», a indiqué dimanche soir à l'AFP une source proche de la Minusma. L'assaut, qui a fait également 25 blessés parmi les Casques bleus tchadiens, selon l'ONU, a coïncidé avec l'arrivée à NDjamena du Premier ministre Benjamin  Netanyahu, la première visite d'un chef de gouvernement israélien dans ce pays à majorité musulmane, parmi les plus engagés dans la lutte contre les organisations jihadistes Boko Haram et Etat islamique dans la bande sahélo-saharienne et en Afrique de l'Ouest. Les dirigeants israélien et tchadien ont annoncé à cette occasion la «reprise» des relations diplomatiques entre les deux pays, rompues par N'Djamena en 1972.

Déployée en 2013, après que le nord du Mali est tombé sous la coupe de  jihadistes liés à Al-Qaïda, la Minusma, qui compte environ 12.500 militaires et policiers, avait déjà perdu jusque-là plus de 160 Casques bleus, dont plus de 100 dans des actes hostiles, soit plus de la moitié des soldats de l'ONU tués pendant cette période dans le monde.

<strong>Source : bur-siu/lpt</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Opérationnalisation des nouvelles régions :  Le Crnop exige la nomination des gouverneurs et leur prise de fonction</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/operationnalisation-des-nouvelles-regions-le-crnop-exige-la-nomination-des-gouverneurs-et-leur-prise-de-fonction-2798551.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Jan 2019 11:16:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Collectif des régions non opérationnelles (Crnop), soucieux de la mise en œuvre de la loi 2012-017 du 2 mars 2012, portant création de onze nouvelles circonscriptions administratives en République du Mali, interpelle le gouvernement à exécuter ses décisions. </em></strong>

&nbsp;

Après l'opérationnalisation des régions de Ménaka et Taoudenit, le gouvernement a procédé à la nomination des gouverneurs des régions de Koutiala, Nioro, Bougouni et Dioïla, à la veille de la présidentielle de juillet et août 2018, lors du conseil des ministres du vendredi 20 juillet 2018. Sans au préalable passer devant l'Assemblée nationale avec le projet de découpage, ce qui est le processus normal. Le Crnop avait, en son temps, fait savoir son indignation face ce qu'il a qualifié de faits électoralistes.

Par ailleurs, depuis leur nomination, aucun des quatre gouverneurs n'a pris ses fonctions. Alors que les régions de Douentza, Bandjagara, San, Nara et Kita attendent toujours la nomination de leur gouverneur. En plus, le projet de découpage, proposé par le ministre de l'Administration territoriale et la Décentralisation, sort complètement de l'esprit de la loi 2012-017 du 2 mars 2012.

Les récentes concertations régionales sur le processus de découpage n'étaient pas inclusives parce qu'elles n'ont pas pris en compte les nouvelles régions comme des entités désormais indépendantes de leurs régions mères.

Le Crnop invite le gouvernement à respecter l'esprit de la loi 2012-017 du 2 mars 2012, tout au long du processus d'opérationnalisation des onze nouvelles régions. Il exige la nomination des gouverneurs des régions de Douentza, Bandjagara, San, Nara et Kita, et la prise de fonction des gouverneurs nommés lors du conseil des ministres du vendredi 20 juillet 2018.

Le Crnop dit voir la participation des nouvelles régions aux prochaines élections locales et régionales, comme l'expression de la volonté du gouvernement d'amorcer le processus de paix et de développement.

<strong>Gabriel TIENOU  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bintou Sidibé, coordinatrice du MASA au Mali :  «Mon souhait est que les artistes soient nombreux à postuler… avant 2020»</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/bintou-sidibe-coordinatrice-du-masa-au-mali-mon-souhait-est-que-les-artistes-soient-nombreux-a-postuler-avant-2020-2798444.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Jan 2019 02:46:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Bintou Sidibé dite Bébé est opératrice culturelle et manager d’artistes et  membre de l'organisation du Marché des arts et du spectacle d'Abidjan (MASA) auprès des artistes maliens. Elle s'active pour la préparation de la prochaine édition du MASA prévue en 2020 à Abidjan. Elle se bat afin que le maximum d'artistes et artisans maliens puissent participer à la prochaine édition du MASA. </em></strong>

<strong>Quel est votre rôle dans la participation des artistes maliens au MASA ?</strong>

Mon rôle dans la participation au MASA, c'est d'aider les organisateurs à accueillir les artistes maliens. Mon travail consiste donc à préparer l'arrivée des artistes à Abidjan, leur hébergement, la restauration, leurs déplacements et la communication au sein des ressortissants maliens résidant à Abidjan, à l'ambassade du Mali à Abidjan. Sans oublier la presse (télé, radios, journaux) pour leur présence.

<strong>Comment se fait la sélection des artistes maliens</strong><strong> ?</strong>

Tout dépend de la quantité et de la qualité des dossiers des artistes qui vont faire acte de candidature. Les dossiers sont évalués par le Comité artistique international qui se réunira en septembre 2019. Après, il peut y avoir quelques groupes invités par les organisateurs. Tout ce qu'on peut demander aux artistes, c'est de visiter le site web du MASA pour envoyer de bons dossiers de candidature. C'est Mamou Daffé et Adama Traoré qui participent aux réunions techniques, et la sélection des artistes avec beaucoup d'autres opérateurs dans le monde de la culture. Je facilite la communication et leur participation après la sélection. La sélection des artistes se fait en deux phases : il y a des artistes sélectionnés pour les In et les autres pour les Off.

<strong>Parlez-nous un peu du MASA 2020, quelle sera sa particularité ?</strong>

En ce qui concerne sa particularité, le comité d'organisation, sous la houlette du professeur Yacouba Konaté, est en train de réfléchir. Il y aura des innovations par rapport aux autres éditions passées.

<strong>Est-ce que le directeur général du MASA, le professeur Konaté, est attendu au Mali</strong><strong> ? </strong>

Le professeur Yacouba Konaté, directeur général du MASA, est attendu au Mali. C'est une visite professionnelle. Il doit participer comme chaque année aux activités du festival sur le Niger à Ségou, prévu du 02 au 09 février 2019. Il est invité par Mamou Daffé dans le cadre du Salon d'art contemporain (Ségou Art 2019) pour une formation des journalistes culturels.

<strong>Quel est votre souhait pour le prochain MASA et le conseil pour les artistes sélectionnés ?</strong>

Ce qui rend ma tâche difficile est que beaucoup d'artistes n'aiment pas postuler sur Internet, autrement dit, déposer leur candidature sur le site du festival. Alors que maintenant, tout est sur concours ; les choses ne sont plus comme avant. Le message que j'ai à lancer aux artistes et artisans, c’est de réinventer l'art, faire des créations, inventer, surtout en faisant travailler nos instruments de musique, en rénovant l'art. Les paroles dans la musique n'ont pas d'importance à l’extérieur, ce sont les belles mélodies et les clips vidéo qui ont plus de valeur. Et en ce qui concerne les artisans, changeons un peu dans nos créations. On a l'habitude de voir le même produit chaque année.

<strong>Avez-vous un mot pour conclure</strong><strong> ?</strong>

C'est dommage mais on n'entend plus nos autorités parce qu'elles ont arrêté de participer au MASA, pour accompagner nos artistes et artisans. À chaque MASA, on ne voit ni le ministre de la culture ni celui du tourisme, ou même leurs représentants auprès des artistes et artisans maliens. Alors que les autres pays viennent avec leurs artistes et artisans, en les soutenant pendant tout le MASA.

C'est Mamou Daffé seul qui est toujours aux côtés des artistes et artisans maliens, avec sa fondation en tant que directeur artistique du MASA et directeur du Festival sur le Niger. Je le remercie beaucoup pour son courage et sa disponibilité, et tout ce qu'il fait pour les artistes maliens. Mon souhait est que les artistes soient nombreux à postuler sur le site du MASA avant 2020. J'invite le ministère de la culture, les opérateurs et les privés à aider les artistes et les artisans maliens sur le plan national et international, pour bien représenter le Mali.

<strong>Kassim TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Conférence des sections de la CODEM : Début de la grande remobilisation des troupes</title>
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<pubDate>Wed, 23 Jan 2019 02:36:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En prélude aux échéances électorales qui pointent à l’horizon, le bureau exécutif national de la Codem a mis un accent particulier sur la tenue des conférences de sections dans tous les cercles du pays. Cette démarche qui mettra à contribution l’ensemble des forces vives du parti aura pour but essentiel de remobiliser les militants et sympathisants, mais aussi les informer sur la vie du parti. En outre, il s’agira pour les responsables d’édifier les hommes et femmes de la Codem sur l’actualité sociopolitique, mais aussi les orientations prises par le parti ces derniers temps.  </em></strong>

En principe, c’est ce week-end que commencera cette tournée générale de remobilisation de la base du parti Codem. Dans un premier temps, les sections du sud et du centre vont donner le ton sous la supervision du bureau national. Ensuite, suivra celle des régions du nord, toujours sous l’œil avisé des premiers responsables du parti.

Par nature, un parti politique est un groupe de personnes qui s’organise autour d’une idéologie et des intérêts politiques. Sa force et sa stabilité sont étroitement liées à l’organisation interne de ses membres et l’intégration de leurs différentes opinions dans la prise de décision de façon démocratique.

Sachant que la base d’un parti politique, tout comme les racines d’un arbre, doit être solide si le parti veut croître et réussir, la 5<sup>ème</sup> force politique du pays, issue de la dernière présidentielle, a opté pour la redynamisation des structures de l’intérieur. Pour la Codem, le succès de ses candidats à tous les niveaux est étroitement lié à la mobilisation des membres actifs et des sympathisants au niveau local.

Cette remobilisation interne, qui prendra en compte tous les besoins d’organisation, permettra aux membres de participer dans la prise de décision du parti, ainsi que dans la planification et l’exécution de projets organisés au niveau local et national. Il est question également pour les responsables du parti de mettre en pratique des valeurs et des mécanismes démocratiques qui permettront aux membres de participer pleinement à l’atteinte des objectifs, mais aussi à le rendre accessible aux populations.

<strong>Un parti à l’écoute </strong>

Pour la Codem, aller à l’écoute des militants est une tradition, car le parti n’est pas élitiste. Ces conférences de sections visent à permettre aux militants à la base de s’exprimer de façon la plus démocratique sur les orientations du parti. Elles permettent aux dirigeants nationaux de mieux comprendre les intérêts locaux et de développer des projets qui répondent à la réalité des membres à la base de chaque circonscription. Cette bonne communication peut servir à encourager les membres dans leur travail au sein du parti.

Les conférences de sections sont des opportunités inouïes qui permettent au parti de développer ses relations avec les populations locales. Une manière pour les membres actifs au niveau local de se sentir impliqués dans l’organisation du parti. Avec ce sentiment, ils sont en meilleure capacité de transmettre le message du parti aux citoyens locaux, ainsi que d’écouter les intérêts et les préoccupations des populations.

Ces consultations servent à renforcer les relations entre le parti et les populations locales. Cela, par la suite, peut aider le parti à être plus populaire et à attirer de nouveaux sympathisants et membres. Tout le mérite de cet exercice de la Codem réside en cela.

<strong>Un leadership local pour faire la différence</strong>

Un leader, c’est quelqu’un qui planifie, organise, contrôle, communique et délègue la responsabilité de réalisation des objectifs de l’organisation avec de l’autorité et des moyens permettant de les atteindre. Sur ce registre, au plan national, la Codem n’a rien à envier aux partis les plus influents d’Afrique. Les résultats engrangés depuis la création du parti malgré les maigres moyens sont édifiants.

Comme processus d’influence sur les activités de groupe pour la réalisation des objectifs fixés, le leadership est une nécessité à tous les niveaux d’un parti. Pour le président, Housseini Amion Guindo, qui fonde beaucoup d’espoir sur les militants à la base, ce périple est également une opportunité de susciter des leaderships sur le plan local.

<strong>Lamine Diallo            </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Stabilité, paix, sécurité et soutien aux forces armées et de sécurité du Mali :  La Fnad&#45;Ct s’engage à impliquer les femmes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/stabilite-paix-securite-et-soutien-aux-forces-armees-et-de-securite-du-mali-la-fnad-ct-sengage-a-impliquer-les-femmes-2798452.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Jan 2019 02:16:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président de la Fédération nationale des associations pour la décentralisation et le développement des collectivités territoriales (Fnad-Ct), Hamane Touré dit Serpent, a convié à un meeting les femmes de son organisation, de la Cafo, des regroupements des femmes musulmanes et chrétiennes du Mali, des regroupements des femmes leaders et des associations féminines de l’intérieur et du District de Bamako. C’était le samedi 19 janvier à Lafiabougou (terrain Chaba).</strong>

Il s’agissait pour la Fédération nationale des associations pour la décentralisation et le développement des collectivités territoriales (Fnad-Ct), à travers ce meeting, d’impliquer les femmes du Mali dans la recherche de la stabilité, de la paix, de la sécurité au Mali et de soutenir les forces armées et de sécurité.

Selon Hamane Touré dit Serpent, le constat est qu’aujourd’hui, les femmes ne parlent plus alors que ce sont leurs enfants et leurs maris qui meurent à cause de la crise. Pour briser le silence des femmes, dit-il, la Fédération nationale des associations pour la décentralisation et le développement des collectivités territoriales (Fnad-Ct) s’engage à les impliquer dans la gestion du problème du pays.

«Nous pensons qu’il est temps maintenant qu’on arrête les querelles politiciennes pour amener la paix et la sérénité dans le Mali. Pour ce faire, c’est seules les femmes qui peuvent jouer ce rôle de réconciliation et de la cohésion sociale entre les politiques. À partir de ce meeting, si le pays n’est pas calme, j’aurais peur. On ne peut pas avoir la paix tant qu’on ne se donne pas la main. Le président de la République a tendu la main à tous les fils du pays et il est grand temps que nous prenions cette main tendue pour qu’on avance.

Nous demandons à l’opposition et à Soumaïla Cissé de prendre la main tendue du président de la République. Nous demandons également au président de la République de laisser l’opposition jouer son rôle. Nous allons organiser très prochainement au stade du 26 mars un grand meeting, pour obliger publiquement les deux parties, à savoir IBK et Soumaïla Cissé, pour qu’ils se donnent la main devant de tous les Maliens», a déclaré Hamane Touré.

Par ailleurs, il a expliqué qu’à partir de cet instant, les femmes du Mali vont s’engager à soutenir l’armée malienne pour qu’elle ait son autonomie. «Nous n’allons plus accepter à partir de ce meeting que notre armée ne récupère pas l’ensemble du territoire national. Nous disons oui à la collaboration avec la France, mais nous voulons l’autonomie de notre armée aussi», a martelé M. Touré.

«Nous avons été appelées aujourd’hui par Hamane Touré pour que nous puissions nous impliquer dans la gestion du pays et soutenir l’armée nationale dans la sécurisation du pays. Les femmes du Mali doivent s’unir et s’impliquer à partir de cet instant dans la recherche de la paix, de la stabilité et de la sécurité au Mali. Nous voulons la paix. Personne ne viendra construire ce pays à la place des Maliens», a fait savoir Coulibaly Mariam Sissoko, membre de la Fédération nationale des associations pour la décentralisation et le développement des collectivités territoriales (Fnad-Ct).

La vice-présidente de la Fédération, Camara Mariama Camara, a souligné qu’à travers ce meeting, les femmes du Mali veulent montrer leur mécontentement face à la crise du Nord et à la crise entre les politiques. «Nous voulons que la majorité et l’opposition s’entendent pour faire avancer le pays. Nous allons organiser un grand meeting au stade du 26 mars pour réunir IBK et Soumaïla Cissé pour qu’ils se donnent la main. Car, sans l’union de ces deux personnes, il n’y aura pas la paix. Le Mali a trop souffert à cause de la division de ses fils», a-t-elle déclaré.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lieutenant Fatoumata Mariko : celle qui honore d’un plus…</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/lieutenant-fatoumata-mariko-celle-qui-honore-dun-plus-2798441.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Jan 2019 01:42:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Lieutenant Fatoumata Mariko a instauré et perpétue une tradition qui a pour but de renforcer la confiance entre les populations et les forces de l’ordre dans leurs missions régaliennes. Il s’agit de délivrer gratuitement des documents administratifs aux usagers à l’occasion de la célébration de deux fêtes du pays (22 septembre et du 20 janvier). </em></strong>

Nommée première femme commandant de brigade de gendarmerie nationale, le 31 décembre 2015, par le directeur général de l’unité bleue, le Lieutenant Fatoumata Mariko<strong><em> </em></strong>a d’abord servi à la brigade territoriale de Bamako-Coura, où elle passera trois ans à la tête de l’unité d’enquête.  Puis, à Ouenzzindougou, du 15 octobre 2017 à nos jours.

Une innovation ? Certainement, cette démarche qui consiste à délivrer «gratuitement» aux usagers, pendant toute une journée, des documents administratifs (Carte d’identité, Certificat de perte...) à l’occasion de la célébration de deux fêtes du pays (22 septembre et 20 janvier). En vrai, l’usager ne doit payer que ce qui revient de droit à la caisse de l’Etat. C’est la trouvaille du Lieutenant Fatoumata Mariko.<strong><em> </em></strong>

Pourquoi une telle initiative ? Le commandant de brigade Mariko dit l’avoir prise d’elle-même dans le but de garder et renforcer la confiance qui existe entre son unité et sa circonscription territoriale.

En tout cas, de Bamako-Coura à Ouenzzindougou, ses collègues et les populations disent du bien du Lieutenant Fatoumata Mariko. Selon des témoignages, le jeune lieutenant Mariko honore plus d’un aujourd’hui au sein de la gendarmerie.

De Bamako-Coura à Ouenzzindougou, le jeune Lieutenant Mariko a débusqué plusieurs nids de malfrats. Celle qui conseille aux femmes de croire en leurs rêves et de donner le meilleur d’elles, partout elles se trouvent, reconnaît cependant que les débuts en toute chose ne sont pas faciles. Mais elle estime qu’il faut savoir s’adapter à tout prix.

«Ce n’est pas du tout facile mais c’est faisable. On fait les choses sur le même pied d’égalité que les garçons. Nous sommes recrutées sur les mêmes bases et recevons les mêmes formations, que ce soit l’instruction civile ou la formation militaire», acquiesce-t-elle.

Pour rappel, le Lieutenant Fatoumata Mariko dirige la nouvelle brigade de Ouenzzindougou, située dans la commune du Mandé. Une nouvelle responsabilité qu’elle compte assumer avec tout son savoir-faire. «On doit être déterminé dans tout ce que l’on fait et j’appelle les jeunes filles à croire en ce qu’elles veulent. Il faut savoir mettre les préjugés de côté. Quand une femme donne le meilleur d’elle, elle peut même dépasser les hommes. On doit avoir un objectif bien déterminé et le suivre», conseille-t-elle.

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sidiki Diabaté rafle les trophées</title>
<link>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/sidiki-diabate-rafle-les-trophees-2798435.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Jan 2019 01:34:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Lors d’une grande cérémonie des AWARDS, l'artiste malien a remporté, avec brio, trois trophées. Le trophée de l’Africanité, celui de la plus belle voix, et le grand prix talent suprême lui a été décerné lors d’une grande  cérémonie à l’hôtel Ivoire en Côte d'Ivoire. Pour cette 2ème édition, les nominations s’étendaient à toute l’Afrique et la diaspora. AFRICAN TALENT AWARDS se définit comme un évènement de prestige et de récompense des jeunes talents africains dans tous les domaines d’activités.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coalition Gatia&#45;Msa : racket à ciel ouvert</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/coalition-gatia-msa-racket-a-ciel-ouvert-2798460.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Jan 2019 01:33:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans la région de Ménaka, la coalition formée par le Groupe armé Touaregs Imghads et Alliés (Gatia), le Mouvement armé de la Plateforme et signataire de l’Accord d’Alger et le Mouvement pour le salut de l’Azawad (Msa) mènent la vie dure aux transporteurs.</em></strong>

En effet, selon nos sources, depuis plusieurs mois, les deux mouvements armés se livrent à un racket systématique des transporteurs qui empruntent les axes Ansongo-Ménaka et Ménaka-Frontière du Niger. Selon toujours nos interlocuteurs contactés dans la région, «le montant du droit de passage, par camion, est de 35 000 FCFA, non négociable». Plusieurs informations font état d’un blocage systématique des véhicules qui ne s’acquittent pas de la somme demandée.

«Pour contourner les barrières Gatia-Msa, nous sommes obligés souvent de faire un détour de plusieurs centaines de kilomètres. Même si nous rencontrons les véhicules de ces deux groupes armés sur les chemins détournés, nous sommes contraints à mettre la main à la poche. Souvent l’amende peut atteindre 50 000 FCFA», nous rapportent plusieurs usagers de la Route nationale 20 qui mène au Niger.

Comme si cette pratique sur le tronçon Ansongo-Ménaka-Frontière du Niger n’était pas éprouvante, les deux mouvements ont poussé le bouchon plus loin. Ainsi, nous avons reçu, en fin de semaine dernière, à notre Rédaction des ressortissants de la région de Ménaka et non moins proches des 763 personnes revenues de leur exil du Niger. Ces personnes nous ont fait part de la présence des éléments du Gatia et du Msa aux abords de la place publique où les réfugiés s’étaient regroupés dans la ville de Ménaka.

«Les éléments du Gatia et du Msa étaient venus pour récolter le droit de passage des camions transportant les réfugiés, car, à leur passage, en provenance d’Ansongo, la nuit, les mouvements armés n’étaient pas sur place. À la tombée de la nuit, ils quittent leur position et reviennent dans la matinée», nous assure-t-on.

En tout cas, la colère monte en ce moment contre les actes que les deux mouvements, pourtant déclarés «pro Mali», posent. Et certaines personnes que nous avons contactées dans le cercle d’Anderamboukane ne cachent pas leur envie «d’organiser des actions contre la coalition Gatia-Msa pour que les vols cessent».

<strong>Sinaly KEITA  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projet de développement local contre l’immigration clandestine et l’exode rural de Bancoumana :  Pour promouvoir l’auto&#45;emploi des jeunes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/immigration-emigration/projet-de-developpement-local-contre-limmigration-clandestine-et-lexode-rural-de-bancoumana-pour-promouvoir-lauto-emploi-des-jeunes-2798458.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Jan 2019 01:27:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La première phase du projet de développement local contre l’immigration clandestine et l’exode rural de Bancoumana portera sur l’aménagement de 2 hectares, l’implantation de 4 forages, l’achat d’un véhicule Sotrama et des semences pour un coût total de 47.281.044 millions de Fcfa.</strong>

Le président de l’association Abareka Nandree, Mohamed Kanouté, a procédé dimanche 20 janvier au lancement du projet de développement local contre l’immigration clandestine et l’exode rural de Bancoumana. La cérémonie s’est déroulée en présence du chef de village de Bancoumana, Boubacar Camara, du maire de la commune rurale de Bancoumana, Bakary Camara, et du président de l’association Dambé Ani Sobara, Issa Camara.

Si l’immigration est une pratique ancestrale dans notre société, en l’occurrence dans certaines communautés ethniques, elle constitue de nos jours une préoccupation majeure pour les pays du Sud. Le départ massif de ceux qui constituent les bras valides joue sur la productivité et augmente la pauvreté.

C’est pour toutes ces raisons que l’association Abareka Nandree, en partenariat avec d’autres organisations italiennes, notamment la Fondation Valdesi, Projetto Dogon, Seson Rose, Verdi Acque, s’est engagée à sensibiliser la population de Bancoumana, surtout les jeunes qui sont des candidats potentiels à l’immigration clandestine.

Cette campagne de sensibilisation sera soutenue par la mise en place d’activités génératrices de revenus à travers l’aménagement d’un terrain de 10 hectares qui servira de site de maraîchage pour les jeunes et les femmes de Bancoumana. La première phase de ce projet portera sur l’aménagement de 2 hectares, l’implantation de 4 forages, l’achat d’un véhicule Sotrama et des semences pour un coût total de 47.281.044 millions de Fcfa.

Pour la réussite de cette première phase, il est prévu à l’endroit de ces jeunes des séances de formations théoriques et pratiques sur les techniques culturales et la commercialisation des produits maraîchers ainsi que des séances de projection et causerie-débat par les animateurs de l’association malienne des immigrés.

La mise en œuvre du projet a pour but de promouvoir l’auto-emploi des jeunes, d’augmenter les revenus des jeunes de Bancoumana, de contribuer à réduire l’ampleur de l’immigration clandestine et l’exode rural des jeunes.

Ce projet sera mis en œuvre avec la collaboration de l’association Dambé Ani Sobara de Bancoumana. Il envisage une 2ème phase qui portera sur l’aménagement de 8 hectares pour faire de Bancoumana, sur le moyen terme, un modèle d’expérience réussi où le projet de développement local viable remplace l’immigration clandestine des jeunes. D’autres activités comme la pisciculture, l’aviculture, l’embouche et la production laitière seront développées prochainement.

Le président de l’association Abareka Nandree, Mohamed Kanouté, a invité les premiers bénéficiaires à travailler avec sérieux pour produire les résultats escomptés. Il leur a aussi demandé de travailler pour eux-mêmes, car le financement des 8 autres hectares dépendra des résultats qu’ils produiront. Mohamed Kanouté a remercié les autres organisations qui ont cru en son association Abareka Nandree et qui se sont engagées avec elle pour la concrétisation de ce projet.

Dans son intervention, le président de l’association Dambé Ani Sobara, Issa Camara, a salué ce partenariat entre l’association Abareka Nandree et la sienne qui œuvrent toutes les deux pour la création d’emploi, la lutte contre la pauvreté, l’immigration clandestine. Il a rappelé que les 10 hectares ont été prélevés par des familles de Bancoumana sur leur patrimoine ancestral commun et gracieusement mis à la disposition du projet.

M. Issa Camara a enfin exhorté les bénéficiaires et tous les membres de son association ainsi que toutes les personnes de bonne volonté à s’investir avec responsabilité dans les activités du projet, afin que la réussite soit au bout de l’effort.

Le chef de village de Bancoumana Boubacar Camara et le maire de la commune rurale de Bancoumana Bakary Camara ont tous salué l’initiative.

<strong>Diango COULIBALY </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sécurité du Mali : Action pour l’intérêt du peuple engage le débat</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/securite-du-mali-action-pour-linteret-du-peuple-engage-le-debat-2798456.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Jan 2019 01:25:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la célébration du 20 janvier, fête de l’armée nationale, Action pour l’intérêt du peuple (AIP) a organisé une conférence-débat sur le thème «la sécurité du pays». La conférence était animée par Lassina Yonou, Officier de gendarmerie à la retraite, en présence du président de l’association Action pour l’intérêt du peuple, Abdoulaye Fofana.</strong>

Dans son exposé, le conférencier, Lassina Yonou, Officier de gendarmerie à la retraite, a expliqué que l’un des problèmes de l’insécurité du pays est l’existence des milices d’autodéfense qui ne contribuent pas au retour de la paix. Selon lui, l’Etat doit s’assumer et prendre ses responsabilités pour mettre fin à ces groupes d’autodéfense.

Pour ce faire, le conférencier préconise la présence de l’Etat à travers ses forces armées et de sécurité sur l’ensemble du territoire national. Il a en outre souligné que, pour ramener la sécurité, l’Etat doit avoir le courage, à traves ses forces armées et de sécurité, de se rendre sur les zones où les terroristes sont employés.

«Si les terroristes sont de l’autre côté de la rue et que l’Etat aussi est de l’autre côté de la rue, chacun fait ce qu’il veut. Il faudrait que les forces armées et de sécurité prennent en main la gestion de l’insécurité», a déclaré Lassina Yonou. À l’en croire, avec les moyens mis à la disposition de l’armée, elle doit être en mesure de défendre le pays aujourd’hui, si elle est engagée.

Pour le président de l’association Action pour l’intérêt du peuple, Abdoulaye Fofana, le constat dans le pays est que l’insécurité est en train de gagner du terrain sur l’ensemble du territoire national. D’où la tenue de cette conférence-débat sur la sécurité. Les forces armées et de sécurité du Mali, engagées pour la sécurisation du pays, ne peuvent travailler, selon lui, convenablement sans l’implication de la population.

C’est pourquoi, Abdoulaye Fofana propose que la population s’implique aussi dans la sécurisation du Mali en fournissant des informations aux forces armées et de sécurité. Malheureusement, dit-il, il y a une certaine méfiance entre les porteurs d’uniforme et la population. Toute chose qui complique leur collaboration. «Nous voulons inciter la population et les forces armées et de sécurité à se donner la main pour travailler ensemble», a déclaré le président de l’association Action pour l’intérêt du peuple.

Action pour l’intérêt du peuple est une association apolitique créée en 2018 et qui a pour objectif la défense de l’intérêt collectif. De sa création à aujourd’hui, elle a mené plusieurs activités.

<strong>Diango COULIBALY </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Encore Aguelhock</title>
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<pubDate>Wed, 23 Jan 2019 01:23:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le dimanche 20 janvier 2019, tôt le matin, la ville d'Aguelhock était encerclée par des colonnes de véhicules jihadistes. Ces véhicules se sont partagé la ville en fonction des positions des check-points. Aguelhock était sous le feu depuis 4 heures du matin ; tous les check-points des Tchadiens seraient tombés dans les mains des terroristes, excepté le camp. Un bilan provisoire fait état de 10 morts, 19 blessés, 2 assaillants tués et un capturé. Un pick-up de la Minusma a été emporté par les terroristes.

<strong>Victime de l'homosexualité ? </strong>

Meurtre matinal à la mosquée Yattabaré de Missira. Abdoul Aziz Yattabaré est le fils de Cheickna Yattabaré, décédé en 1993, imam et fils d'imam. Il a été assassiné à l'aube quand il venait juste de finir la prière de fajr. L’assassinat de l’imam Yattabaré serait lié à une affaire d’homosexualité. Selon nos informations, un chauffeur de «Katakatani» aurait été traité d’homosexuel par l’imam Yattabaré. Il aurait même été menacé de mort. Un malfrat avait même été contacté par le défunt imam pour tuer le chauffeur de «katakatani», du nom de Soloni Tondjan. Pour laver cette humiliation et éviter d’être victime, il a décidé de passer à l’acte pour se faire justice lui-même en tuant l’imam. Soloni Tondjan a été déjà arrêté pour les besoins de l’enquête qui est en cours.

<strong>Un malade mental ?</strong>

Moussa Guindo allias Balla est l'assassin de l'imam Yattabaré. D'après un témoignage, ce jeune homme, d’environ 30 ans, serait frappé de troubles psychiques. Bien avant son forfait, il y aurait fait un séjour d'une année dans la prison de Black Beach en Guinée équatoriale, pour avoir poignardé un militaire. Après que ce dernier l’eut menacé suite à une dispute. Il se serait rendu chez lui pour prendre le 1<sup>er</sup> couteau qu’il aurait trouvé afin de poignarder le militaire en question qui fut hospitalisé et lui conduit en prison. Les faits se seraient déroulés en Guinée équatoriale. Les proches de Balla confirment son instabilité mentale car, à chaque fois qu’il ouvre la bouche, il ne manque pas de dire qu’il tuera une personne. La source affirme également que Balla appréciait beaucoup l'imam Yattabaré et reste étonné d'apprendre qu’il s’en est pris à l'homme de Dieu. Témoignage d'un Malien en Guinée équatoriale.

<strong>Badalabougou contre G5 Sahel</strong>

Le vendredi  12 janvier 2019, les habitants de Badalabougou ont manifesté contre la construction du nouveau siège du G5 Sahel. Ils redoutent des dégâts collatéraux en cas d'attaque. La manifestation a commencé par un petit groupe et n'a pas pris de l'ampleur. Les jeunes gens portaient des pancartes aux inscriptions suivantes : «pas de camp de G5 Sahel ici», «nous voulons la sécurité, mais pas un camp de G5 Sahel» ; «Pourquoi quitter le front pour Bamako». Les jeunes se sont dirigés vers le Mess des officiers sur les flancs de la colline du savoir, où devrait être construit le camp du G5 Sahel. Ils sont allés rendre visite au professeur Abdoulaye Niang pour lui exposer le problème, et demander son implication afin qu'il n’y ait pas ce camp dans leur quartier.

<strong>Un efféminé tué </strong>

Le 15 janvier 2019, un jeune efféminé de Goundam a été assassiné dans la nuit à coups de couteau à la gorge et au niveau des reins. On ignore l'identité du tueur et sa motivation. Cet assassinat a surpris beaucoup de personnes à Goundam qui veulent connaître les motifs de cet assassinat. D’autant que le jeune homme assassiné était «inoffensif».

<strong>La loi des «pédés</strong>»

Des pédés se regroupent à Wolofobougou Bolibana pour fumer des chichas, causer bruyamment, et même s'embrasser. Ils ont été violemment tabassés par des jeunes du quartier, qui les avaient prévenus depuis longtemps. Selon des témoins, les «pédés» ont convoqué des jeunes du quartier dont les parents sont allés répondre à leur place à la gendarmerie. Selon eux, les «pédés» avaient été prévenus par les jeunes du quartier. Les «pédés» avaient d'abord convoqué les jeunes du quartier à la police, cela n'a rien donné. Ensuite, par la gendarmerie. Les vieux du quartier ont envoyé une délégation au haut conseil islamique pour rencontrer l'imam Mahmoud Dicko. Dans la délégation, il y avait des policiers.

<strong>«Il se peut…» </strong>

Scène macabre ce mercredi 16 janvier 2019 dans une Sotrama à la gare Railda. La police a trouvé deux têtes dans le sac d'un passager dans un véhicule Sotrama reliant Railda/Garantibougou. Les passagers ont senti une forte odeur qui semblait provenir du sac à dos d'un garçon de 21 ans. L'horrible odeur a attiré l'attention des passagers, puis l'un des passagers a alerté le chauffeur du véhicule Sotrama. Lequel a fait un appel de phares lorsqu'il a vu un véhicule de police arriver en face. Les policiers ont intercepté le véhicule Sotrama et fouillé tous les passagers. Beaucoup étaient choqués, ne sachant pas ce qu’il se passait. L'un des policiers a été choqué lorsqu'il a ouvert le sac à dos du garçon de 21 ans et a trouvé deux têtes que le garçon portait. En les examinant attentivement, les autorités ont découvert qu'il s'agissait de deux têtes bien connues. C’était une tête d'ail et l'autre d'oignon. Merci beaucoup pour votre attention ! Vous pouvez maintenant repartir sur ce que vous étiez en train de faire.

<strong>Une nouvelle grève de l’UNTM</strong>

La réunion du Bureau exécutif de l'Union nationale des travailleurs du Mali a décidé de déposer un nouveau préavis de grève pour les 11-12-13-14-15 février 2019. Avant, la centrale syndicale avait été reçue par le Premier ministre, qui, selon nos informations, serait d'accord avec les revendications de l'Untm. Il aurait supplié l’Untm de ne pas boycotter son grand «sumu», pardon, la conférence sociale prévue en février 2019. L'Untm ne pouvant rien promettre au PM à chaud, se devait de prendre congé de lui pour donner des explications à sa base. C'est après que le bureau exécutif a décidé d'aller à une nouvelle grève, étant donné que c'est le même Premier ministre qui avait donné des instructions à son ministre de la Fonction publique de saboter leur mouvement de grève. À travers le ministre Amadou Koïta, qui entretient Khefing Kanté de l'ANPE. Ce dernier est intervenu plusieurs fois sur l'Ortm. Il est à noter que le préavis est indispensable pour ouvrir la négociation dans un cadre formel.

<strong>«Après la mort, le médecin» </strong>

Le gouverneur de la région de Ségou a fait un séjour de 48 heures dans le cercle de San. Au cours de cette visite, il a rencontré les milices donzos qui ont accepté de libérer les animaux des Peulhs qu'elles avaient enlevés le jeudi passé. Il semblerait que ces milices, en dehors du vol et de la violence contre les Peulhs, exigent aux villageois d'adhérer à leur confrérie en payant une quote-part sous peine de menace. Négocier avec ces donzos est synonyme de leur reconnaître et leur accorder de l'importance d'après beaucoup de gens. La population sur place craint que ces actes des donzos ne se terminent en tension intercommunautaire. 630 bœufs ont été restitués aux éleveurs, lesquels ont dû débourser 1 million 800 pour leur libération.

<strong>Décret des déserteurs </strong>

Le décret n°2019 fixe les modalités d’attribution de grade, de reclassement et de fonction de commandement aux ex-combattants des mouvements signataires dans les corps constitués de l’Etat, y compris dans les forces armées et de sécurité. Ce décret est le premier signe du retour des déserteurs dans l'armée malienne, appelés ex-combattants. Certains, sans grade ni échelon, viendront grossir les rangs de l'armée malienne. Avec ce décret n°2019, les déserteurs sont appelés à s'enregistrer et se présenter au lieu administratif militaire le plus proche. En tout cas, c’est ce qui a été dit sur les antennes de l'ORTM.

<strong>Djéri junior est né </strong>

Le jeudi 17 janvier 2019, il y a eu le baptême de l'enfant de feu Mahamadou Djéri Maïga à Niamana. Le nom de son père lui a été donné. Les compagnons de lutte devraient au moins être aux côtés de la famille du défunt vice-président du MNLA. Mais hélas, sur c'est les réseaux sociaux que la plupart a appris le baptême. Djéri est décédé alors qu'il était en chantier dans la zone aéroportuaire de Diallobougou. Il avait aussi commencé des activités avec des jeunes de Gao, et d'autres jeunes parce qu'il était convaincu qu’il y aurait un après-guerre. Sur les lieux du baptême de son enfant, beaucoup de parents et proches de Djéri ont longuement réfléchi en scrutant l'assistance.

<strong>CICB New look</strong>

Le CICB rouvrira ses portes le 26 janvier 2019. Rénové à plus de 8 milliards de FCFA, le Centre international de conférence de Bamako répond à toutes les normes idoines pour être l’un des meilleurs palais des congrès dans la sous-région. La 20<sup>ème</sup> session ordinaire du Centre international de conférence de Bamako (CICB) s’est tenue le samedi dernier, sous la présidence du ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo. À l’ouverture des travaux, elle a fait deux annonces très importantes concernant le CICB. Il s’agit de sa réouverture prochaine, couplée à la fête nationale de la République populaire de Chine et la présentation du nouveau directeur général du CICB, Sékou Dissa. En décidant de rouvrir le CICB à l’anniversaire du pays ami, qu’est la Chine, le Mali veut témoigner son respect pour la coopération sino-malienne. C’est la raison pour laquelle, le CICB a été fermé pendant près de deux ans pour être totalement rénové et rendu conforme aux standards internationaux.

<strong>SOMAPEP-SA 2019 </strong>

«Si 2018 a opposé des défis énormes à la société, l’année s’annonce sous de bons auspices», s’est réjoui Nancoman Keïta, PCA de la Somapep. Car la mise en production de la nouvelle usine contribuera également à améliorer la situation de trésorerie de la Somapep-Sa dont les ressources propres proviennent en grande partie de la redevance patrimoine. C’est dans ce contexte que le budget de la société, pour l’année 2019, a été élaboré en recettes et en dépenses à plus de 69,5 milliards de FCFA, contre 68,6 milliards de FCFA pour l’exercice écoulé, soit une augmentation de 1%. Cette hausse s’explique par la prévision de l’opération 100.000 branchements sociaux à Bamako et environs, dans le cadre du Projet Kabala, mais aussi la réalisation de 200 branchements particuliers. La concrétisation de tous ces projets permettra de rehausser le taux d’accès à l’eau et du coup, de doper la consommation.

<strong>FESPACO, 50 ans </strong>

Le comité d’organisation du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) a révélé, le 15 janvier 2019, lors de la conférence de presse internationale à Paris en France, la liste des films de fiction long métrage sélectionnés pour la 26e édition. 20 films sont retenus avec 16 pays représentés : Mali, Burkina Faso, Tunisie, Tanzanie, Egypte, Ghana, Kenya, Côte d’Ivoire, Cameroun, Mozambique, Maroc, Soudan, Rwanda, Afrique du Sud, Algérie et Nigeria. Le Burkina Faso a le plus grand nombre de films retenus (trois), suivi de l’Afrique du Sud et de la Tunisie, qui ont chacune deux représentants.]]> </content:encoded>
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<title>Régulation de la communication :  Le centre de monitoring et de contrôle des médias audiovisuels est désormais opérationnel</title>
<link>https://www.maliweb.net/technologie/regulation-de-la-communication-le-centre-de-monitoring-et-de-controle-des-medias-audiovisuels-est-desormais-operationnel-2798449.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Jan 2019 01:13:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Arouna Modibo Touré, a procédé mardi 15 janvier à l’inauguration du centre de monitoring et de contrôle des médias audiovisuels. C’était en présence du président de la Haute autorité de la communication, (Hac), Fodié Touré, de l’ambassadeur du Maroc au Mali, M. Hassan Naciri, et du président de la Haute autorité de la communication du Maroc Ben Haissa Asloum.

Ce nouveau centre est un instrument de très haute technologie qui a pour mission d’assurer le monitoring des médias audiovisuels, celui de la presse écrite et en ligne. Concernant l’audiovisuel, il permet la réception, 24/24 et 7 jours sur 7 des programmes audiovisuels, sonores et télévisés édités par les services opérant sur le territoire malien. Le centre permet également l’enregistrement, le stockage et l’archivage desdits programmes sur la plateforme technique centrale installée dans les locaux.

Le logiciel permet aux utilisateurs habilités d’accéder, sur leur poste de travail, en direct ou en différé, à tous les programmes audiovisuels enregistrés sur une année, et classés par service, année, mois, jour et heure. Entièrement paramétrable, le logiciel permet aussi de vérifier l’équité d’accès des organisations politiques, syndicales et professionnelles aux médias. Il permet, notamment en période électorale, le comptage et le relevé des temps de parole des personnalités politiques et des candidats sur les télévisions et les radios à couverture locale, régionale et nationale.

Dans son intervention, le président de la Hac du Mali, Fodié Touré, a rappelé que l’accomplissement de la mission de régulation de la communication, confiée à sa structure, exige des moyens conséquents. À cet effet, il a indiqué que la Haute autorité de la communication, dès son installation, a fait de sa dotation, en équipements techniques, une priorité à laquelle le gouvernement a attaché du prix. Avant de souligner que le centre de monitoring a été entièrement financé par le budget national.

Aux dires de Fodié Touré, la mise en place du dispositif de la HMS pour le monitoring des médias au Mali par les experts de la Haute autorité de la communication du Maroc, est une manifestation des excellentes relations qui existent entre le Mali et le Maroc. Ces relations, dit-il, ouvrent aujourd’hui le chapitre de la coopération entre les instances de régulation de la communication des deux pays dans les domaines de ce secteur. M. Fodié Touré a assuré à son homologue du Maroc que sa structure œuvrera au renforcement de cette coopération millénaire, établie et consolidée à l’épreuve du temps et des contingences.

Son homologue marocain, Ben Haissa Asloum, a expliqué que la consolidation démocratique des sociétés passe par la garantie de l’éthique et de la régulation de la liberté d’accès aux médias. Et ces installations dans les locaux de la Hac du Mali, estime-t-il, est une belle illustration de ce que les deux pays peuvent faire ensemble dans le cadre d’un partenariat expert, diversifié et tourné vers l’avenir. «Nous sommes contents qu’à partir d’aujourd’hui, la Hac du Mali puisse rejoindre notre club amical des régulateurs», a-t-il déclaré.

Dans son intervention, l’ambassadeur du Maroc au Mali, Hassan Naciri, a confié que ces outils permettront à la Hac du Mali de passer à la vitesse supérieure dans l’exécution de la délicate mission de veille en matière médiatique sur le respect des règles du jeu démocratique, de la diversité, du pluralisme et de garantie à l’accès équitable en moyens audiovisuels.

<strong>Assan TRAORE/ Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Promotion de la musique malienne :  Empire, le premier site de promotion et de vente de musique est désormais opérationnel</title>
<link>https://www.maliweb.net/musique/promotion-de-la-musique-malienne-empire-le-premier-site-de-promotion-et-de-vente-de-musique-est-desormais-operationnel-2798447.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Jan 2019 01:11:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Empire Mali est un site de promotion et de vente d’œuvres artistiques (musique, vidéos, clips…). Dans un monde en pleine évolution, Empire Mali est le 1<sup>er</sup> site malien qui donne l’opportunité aux artistes de commercialiser leurs œuvres. Il a été officiellement lancé le 17 janvier à la Maison de la presse en présence d’artistes ou de leurs représentants. </em></strong>

Selon l’initiateur de ce site de promotion et de vente de musique au Mali, M. Gaoussou Chérif Haïdara, Empire Mali est une structure de prestation de service, spécialisée en communication événementielle. D’après lui, la création du site Empire Mali découle d’un long moment d’analyse et de réflexion sur l’évolution de la culture d’une manière générale et de la musique malienne en particulier.

«Peu sont les artistes maliens qui vivent entièrement de leur art. Manque de mécanisme adapté au Mali pour la commercialisation des œuvres artistiques. Revenus des artistes limités aux cachets des concerts», a –t-il expliqué, pour justifier la création de «Empire Mali».

Pour collaborer avec Empire Mali, M. Haïdara soulignera que l’artiste doit : comprendre et être déterminé à vendre ses produits, lire, étudier et signer le contrat et respecter les clauses du contrat. Plus loin, a-t-il indiqué, pour acheter les œuvres des artistiques, il faut aller sur <a href="http://www.empire.com/">www.empire.com</a>. Ainsi, le client doit : avoir un téléphone, être inscrit à Orange money et avoir sur son compte la somme nécessaire à l’achat des produits.

Selon le jeune entrepreneur de son état, Gaoussou Chérif Haïdara, ce site est mis en place par des jeunes maliens et entend être le socle du développement économique dans le domaine de la culture au Mali.

Faut-il le souligner, le projet Empire devrait aller au-delà du site, car bientôt, un studio de production sera mis en place. «Nous souhaitons que les artistes saisissent cette opportunité pour vivre de leur art», a conclu M. Haïdara.

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Association des jeunes en mouvement pour le progrès : plusieurs activités réalisées en 2018</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/association-des-jeunes-en-mouvement-pour-le-progres-plusieurs-activites-realisees-en-2018-2798454.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Jan 2019 00:58:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de son 2ème anniversaire, l’association des jeunes en mouvement pour le progrès (Ajmp) a organisé, le jeudi 17 janvier, à l’école Emitec à Niamakoro Cité Unicef, une conférence-débat sur le thème «l’élève et le téléphone». La conférence était animée par le président de l’association, Mahamadou Issa Samaké, en présence du directeur général de l’école Emitec, Chiaka Samaké.

L’utilisation du téléphone portable par les élèves constitue aujourd’hui un phénomène inquiétant. Car cette utilisation n’est pas faite dans la plupart des cas par les élèves dans le bon sens. D’où la tenue de cette conférence-débat par l’association des jeunes en mouvement pour le progrès (Ajmp) pour sensibiliser les élèves à se servir du téléphone pour en faire un bon usage.

Dans son exposé, le conférencier, Mahamadou Issa Samaké, a indiqué que le constat général fait par les enseignants est que les élèves sont beaucoup accrochés à leur téléphone dans les classes. Toute chose qui, selon lui, joue considérablement sur le niveau des élèves. Il a ensuite épluché les avantages et inconvénients de l’utilisation du téléphone portable par les élèves. Et les a exhortés d’en faire un bon usage.

Rappelons que l’association des jeunes en mouvement pour le progrès (Ajmp) a réalisé, de janvier 2018 à ce jour, plusieurs activités. Sur le plan de l’éducation, elle a organisé des cours de soutien dans la période de mars 2018 à juin à l’endroit des candidats aux DEF, BT1 et BT2. Le taux d’admission pour les candidats au DEF est de 100%, 60% pour les candidats au BT1 et 80% pour ceux du BT2. En outre, l’association a organisé une conférence-débat à l’école Le Génie sur le thème «excellence dans les écoles».

Sur le plan de la solidarité, l’Ajmp a effectué une visite de courtoisie à l’Asaconia à Niamakoro pour présenter ses vœux de rétablissement aux malades et échanger avec le médecin-chef sur les modalités de fonctionnement de la structure. Elle a également organisé en décembre 2018 avec Think Pea-ARC-EMEP, une journée de caravane couplée à un débat public dans le cadre de la campagne de communication et de sensibilisation pour la prévention de l’extrémisme violent en commune VI au terrain de Magnambougou.

Il faut noter que l’Ajmp a été créée le 17 janvier 2017 et a comme objectifs : la recherche de l’emploi, la promotion de l’excellence dans les écoles, la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille et la solidarité.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Attaque contre le contingent tchadien à Aguelhok :  Au moins huit et plusieurs blessés</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/attaque-contre-le-contingent-tchadien-a-aguelhok-au-moins-huit-et-plusieurs-blesses-2798436.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Jan 2019 00:54:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le dimanche 20 janvier 2019, le Mali célébrait la 58<sup>ème</sup> fête de la création de son armée dans toutes les garnisons du pays. Au même moment, dans la région de Kidal, cercle de Tessalit, le camp du contingent tchadien, servant sous la bannière de la Minusma dans la commune d’Aguelhok, a été visé par une attaque terroriste qui a fait plusieurs morts, des blessés et des dégâts matériels importants. </em></strong>

Le  dimanche 20 janvier 2019, des assaillants ont attaqué, tôt le matin, le camp de la Mission des Nations unies au Mali à Aguelhok. Le dernier bilan de l’attaque serait de dix morts, une dizaine de blessés, des dégâts matériels importants et trois autres soldats auraient été capturés par les assaillants, a-t-on appris de bonnes sources.

Les mêmes sources précisent que certains blessés seraient dans un état très grave. Pour précision, le camp d’Aguelhok, dans la région de Kidal, est à l’Est du Mali. Ledit camp est occupé majoritairement par des soldats tchadiens servant sous la bannière onusienne.

Selon une de nos sources, ce bilan provisoire pourrait être revu à la hausse au vu de la violence de l’attaque. Aqmi affirme avoir mené l’attaque  «en réaction contre la visite (dimanche) du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu au Tchad», précise Al-Akhbar, une agence connue pour recevoir et diffuser régulièrement des communiqués de cette mouvance

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autonomisation de la jeune fille :  Le Renajem appelle à la mobilisation générale de tous les acteurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/autonomisation-de-la-jeune-fille-le-renajem-appelle-a-la-mobilisation-generale-de-tous-les-acteurs-2798445.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Jan 2019 00:46:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Réseau national de la jeunesse du Mali (Renajem), fidèle à son engagement pour la jeunesse et pour le Mali, célèbre la jeune fille, couche sociale fragile, mais combien essentielle pour le devenir et l’avenir de l’humanité. Il a organisé, en collaboration avec le projet Swedd, l’ONG Educo et le projet KJK, la 3ème édition du forum national de la jeune fille, le jeudi 17 janvier, au carrefour des jeunes.</strong>

Le thème de cette 3ème édition du forum de la jeune fille portait sur «la promotion de la communication sur la santé reproductive et sexuelle des jeunes filles, gage de la réalisation des objectifs de développement durable». La cérémonie d’ouverture était présidée par la représentante du ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et de la Construction citoyenne, en présence du président du Renajem, Alioune Gueye, et des représentants des partenaires financiers.

Ce forum permet non seulement d’attirer l’attention des autorités, des décideurs sur le problème d’inégalité, de violence, de violation et même de privation des droits essentiels des jeunes filles, mais aussi de mobiliser tous les acteurs, communautés, la société civile, les partenaires au développement, leaders d’opinions, autorités traditionnelles et religieuses ainsi que les jeunes filles elles-mêmes, pour les solutions, propositions et actions afin d’inverser les tendances négatives. Il est aussi une contribution aux efforts immenses du gouvernement et de nombreuses ONG nationales et internationales qui se mobilisent pour la femme et la jeune fille.

Le président du Renajem, Alioune Gueye, a salué les efforts du Mali pour l’autonomisation de la femme et par ricochet de la jeune fille avec l’adoption et la ratification de plusieurs lois et conventions notamment la loi sur la santé de la reproduction ; la convention relative aux droits de l’enfant de 1979 ainsi que son protocole facultatif en 2002 relatif à la vente d’enfants et la charte africaine de la jeunesse. Ces efforts, selon lui, doivent être renforcés, en allant plus loin encore, par la mise en œuvre urgente de ces dispositions et l’adoption d’autres lois afin de permettre à la femme malienne, à la jeune fille, de trouver toute leur place dans la société. Alioune Gueye a appelé à la mobilisation générale de tous les acteurs.

Par ailleurs, le président du Renajem a profité de cette occasion pour évoquer les inquiétudes et interrogations de la jeunesse malienne face à la situation difficile que traverse actuellement le pays. Il a lancé un appel à tous les acteurs politique et sociaux à avoir à cœur le Mali, notre seul héritage. Avant d’ajouter que les Maliens ont besoin de dialogue sincère, d’unité, de regarder dans la même direction et les dirigeants actuels, de quels que bords qu’ils se trouvent, ont l’obligation de transmettre aux générations futures un Mali en paix et émergent.

Alioune Gueye a en outre lancé un appel à la jeunesse du Mali à se mobiliser dans l’unité, la discipline et de façon altruiste pour que triomphe le Mali de nos rêves, pour plus de paix, de démocratie, de solidarité, de cohésion sociale, etc. Il a enfin salué tous les partenaires qui ont accompagné et soutenu ce forum national de la jeune fille depuis 2015 et, spécialement, ceux qui ont soutenu cette édition : le projet Swedd, l’ONG Educo et le projet KJK. Il faut noter que la marraine de cette édition s’appelle Keïta Zeinabou Sacko.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mody Samaké, président du PACP : «Le bilan de notre parti est positif»</title>
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<pubDate>Wed, 23 Jan 2019 00:44:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Comme à l’accoutumée, le Parti pour l’action civique et patriotique (Pacp) a présenté mardi 15 janvier ses vœux de nouvel an à la presse à son siège à Kalaban Coura. L’occasion était trouvée pour le président du parti, Mody Samaké, de présenter le bilan de sa formation politique au cours de l’année écoulée et d’échanger avec la presse sur les enjeux et défis du moment.</strong>

Au plan de la vie du parti, Mody Samaké a rappelé qu’au cours de l’année 2018, sa formation politique a toujours œuvré dans la recherche du bonheur et du bien-être économique, social et la recherche d’un épanouissement politique, économique et social pour ses militants, sympathisants et pour l’ensemble de la population du Mali. Selon lui, en tant que précurseur de la modération à travers l’initiation du centrisme très critiqué en son temps, le Pacp se veut un parti inspirateur et catalyseur sans se détourner de sa vocation première qui est la conquête et l’exercice du pouvoir.

Aux dires de son président, au cours de l’année 2018, le Pacp a enregistré des adhésions tant individuelles que collectives à l’interne et au niveau de la diaspora. «À tous ceux qui ont cru au parti et à ses membres, au leadership de son président, nous en sommes conscients et nous leur disons la bienvenue dans la grande famille du Pacp. C’est au sein de ce parti que l’exercice de la démocratie est le mieux perceptible et mieux appliqué», a-t-il déclaré.

Avant d’affirmer que le parti a été de tous les fronts et fora politiques, de toutes les concertations et activités de jeunesse autour de la gestion de ce pays. Mody Samaké a souligné que le bilan du parti est positif. Cependant, selon lui, cela ne doit pas occulter des insuffisances à corriger. «Nous nous emploierons à apporter des correctifs par des propositions et des recommandations», a ajouté M. Samaké.

Sur le plan national, il a rappelé que le Pacp a présenté un candidat au premier tour de l’élection présidentielle de juillet 2018. «Nous sommes fiers du score enregistré en guise de reconnaissance aux milliers d’hommes, femmes et jeunes qui nous ont fait confiance en votant Yeah Niankoro Samaké, sans achat de conscience», a déclaré Mody Samaké.

En termes d’acquis, il a salué le gouvernement, la classe politique et l’ensemble de la société civile et les partenaires pour leur accompagnement à accepter et à permettre la tenue à dates réelles du 1er et 2ème tour de l’élection présidentielle, malgré le climat social délétère et la situation sécuritaire fragile et ou fragilisée.

Parlant des insuffisances constatées au cours de l’élection présidentielle, le président du Pacp a mentionné le problème d’opérationnalisation de tous les bureaux de vote identifiés sur l’ensemble du territoire national, le manque de formation et d’encadrement des délégués des candidats et partis politiques en vue de mieux identifier et qualifier les erreurs et ou fautes commises lors des élections, et au cours des contentieux liés aux élections, les faibles ressources des partis et ou candidats.

Sur le plan sécuritaire, Mody Samaké a déploré la multiplication à une vitesse vertigineuse des foyers de tension et leur transport du nord vers le centre du pays. Il a exhorté le gouvernement à tout mettre en œuvre pour l’occupation spatiale sur le plan sécuritaire et administratif. Tout en lui demandant de diligenter des investigations en vue d’arrêter et de traduire devant la justice les auteurs et complices de crimes et d’exactions qualifiés de terrorisme.

Au plan social et économique, Mody Samaké demande au gouvernement plus de dialogue par une politique de main tendue à tous les enfants du pays pour le retour de la paix dans les cœurs, gage de toute cohésion sociale. Il a indiqué que son parti soutient l’action du gouvernement dans la mise en œuvre des réformes conformément aux aspirations de la population.

En guise de recommandations, M. Samaké propose au gouvernement de créer plus d’opportunités d’emplois et réinsertion pour les jeunes, les personnes vivant avec un handicap et les compressés des sociétés et entreprises. Il recommande des prospections en vue de l’exploitation des ressources minières, de l’amélioration du plateau technique des centres hospitaliers et hôpitaux.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Equations Nomades : un espace de création favorisant les échanges artistiques…</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/equations-nomades-un-espace-de-creation-favorisant-les-echanges-artistiques-2798439.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Jan 2019 00:39:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Bamako a abrité du 15 au 20 janvier, la 3<sup>ème</sup> édition des rencontres Mali-Maroc-France dénommées «Equations Nomades». Événement initié pour la première fois à Bamako en janvier 2017 par l’Unesco, Totem Melting Culture et le ministère de la Culture, Equations Nomades met à l’honneur la rencontre entre la France, le Maroc et le Mali. Ces trois pays marquent la trajectoire commerciale nommée «le corridor entre l’Europe et l’Afrique Subsaharienne».</strong>

En prélude à l’événement, Ali Daou, chargé de programme culture à l’Unesco, accompagné du conseiller technique du ministère de la Culture, Yamoussa Fané, a donné un point de presse pour présenter le programme des activités de cette 3<sup>ème</sup> édition d’Equations Nomades. C’était le mardi 15 janvier au ministère de la Culture.

Cette 3<sup>ème</sup> édition du festival Equations Nomades, qui porte sur le thème «l’entreprenariat culturel et la création contemporaine : défis majeurs pour la jeunesse», met à l’honneur les regards croisés franco-maliens- marocains, à travers la musique, la danse, le théâtre, la calligraphie arabe, la peinture, la vidéographie et la photographie. C’est également un espace de création visant à favoriser les échanges artistiques entre les artistes, mais aussi entre les artistes et le public, notamment les enfants.

Selon les organisateurs, pour cette édition, le festival a décidé de faire un focus sur des femmes où dans la programmation, elles recevront des formations dans divers domaines et seront accompagnées sur le long terme pour développer leur savoir-faire. En parallèle, les organisateurs ont expliqué que Equations Nomades permettra à 120 enfants venant de différentes régions du Mali de bénéficier de formations artistiques sur la thématique de la paix, mais également d’ateliers d’apprentissage dans des domaines artistiques variés comme la musique, la danse, le théâtre, la couture, la photographie, etc.

Cette formation, à en croire les conférenciers, aura pour objectif de permettre aux enfants d’avoir une fenêtre sur le monde, tout en mettant à leur disposition un espace de participation et de création aux expressions plurielles, nourri de leur propre inspiration.

Rappelons que le festival Equations Nomades a pour ambition de promouvoir le partage, la tolérance et la culture de la paix à travers des spectacles et des conférences qui se dérouleront tout au long de la semaine du 15 au 20 janvier, à la cité des enfants, au conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fassekè Kouyaté et à l’institut français.

Parmi les artistes qui se sont produits lors du festival, il y avait Anne Gravoin, David Braccini, Kawtar El Mebtoul, Mamadou Sidiki Diabaté, Jeremy Jouve, Mathias Duplessy, etc.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Yélimané&#45;Konsiga : plus de 90 personnes arrêtées pour opposition à l&amp;apos;autorité du maire Tamassa Kébé</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/yelimane-konsiga-plus-de-90-personnes-arretees-pour-opposition-a-lautorite-du-maire-tamassa-kebe-2797127.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Jan 2019 01:17:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La population de Konsiga exige le départ du maire Tamassa Kébé de l'Urd, l'organisation d'une nouvelle élection municipale spéciale ou la mise en place d'une autorité intérimaire. Présentement, plus de 90 manifestants sont arrêtés et en détention à Bafoulabé.</strong>

Réélu en novembre 2016, le maire de la commune rurale de Konsiga, dans le cercle de Yélimané, Tamassa Kébé, a dû faire face à une contestation de son autorité par sa population qui l'estime imposée. Le vendredi 15 janvier 2017, des manifestants composés de jeunes et vieux ont pris d'assaut la mairie de Konsiga pour exiger son départ, l'organisation d'une nouvelle élection municipale spéciale ou la mise en place d’une  autorité intérimaire.

Les manifestants dénonçaient également l'illégitimité de Tamassa Kébé et sa carence à jouer pleinement la responsabilité qui lui incombe. Des négociations initiées par le sous-préfet de Tambacara ont tourné court. C'est ainsi que, pour la première fois, les forces de l'ordre sont intervenues à coup de matraques et de gaz lacrymogène pour libérer la mairie de ses occupants «illégaux».

Très vite, la jeunesse de Konsiga va bénéficier du soutien de Dagakané (une association de la société civile) très influente. La manifestation va s'étendre, d'abord à Bamako, puis au-delà des frontières maliennes. C'est ainsi que l'ambassade du Mali en France sentira la colère des jeunes de Konsiga et leurs alliés.

Des sit-in ont continué devant la mairie pour empêcher le maire Tamassa Kébé de rejoindre son bureau. Le vendredi 15 décembre 2017, cinq véhicules des forces de l'ordre ont débarqué à Kersigané (chef-lieu de commune). Tout d'un coup, la devanture de la mairie s’était remplie comme cela n'avait jamais été le cas depuis le début du sit-in, nous apprend le porte-parole de la jeunesse de Konsiga, Lassana Coulibaly.

Le capitaine de l'équipe des forces de l'ordre a d'abord rencontré les leaders du mouvement. Après une heure de discussion, le capitaine a donné un ultimatum (jusqu'à 12h00) aux jeunes pour quitter la mairie. Exactement à 11h 59mn, la foule a reçu les premiers tirs de gaz lacrymogène. Femmes et hommes déterminés ont résisté aux tirs.

Coup de malheur, les forces de l'ordre étaient à court de gaz lacrymogène. Les manifestants ont alors pris le dessus, des corps habillés sont frappés par les jeunes. En situation de repli, les forces de l'ordre ont ouvert le feu sur les manifestants. Le bilan est lourd : beaucoup de blessés dont des cas graves.

Le Cscom de Kersigané est débordé, le Csref de Yélimané et le Cscom de Dogofri viennent en appoint. Les cas graves sont évacués à l'hôpital Fousseyni Dao de Kayes. Le dimanche 17 décembre, Kersigané se réveille avec les nouvelles du décès de Boulaye Sira Coulibaly, un vieux de 63 ans, qui a succombé à ses blessures, laissant derrière lui trois veuves et onze enfants.

Face à la situation devenue très inquiétante, le président de la République a réagi en envoyant son ministre de l'administration territoriale et de la décentralisation, Tiéman Hubert Coulibaly, pour calmer la tension. Comme on pouvait s'y attendre, en dehors des promesses, rien n'est sorti de ce déplacement ministériel.

Après la présidentielle de juillet et août 2018, et dans l'espoir de trouver un terrain d'entente entre la population et le camp du maire Tamassa Kébé, le gouverneur de la région de Kayes s'est rendu à Konsiga, le mercredi 19 décembre 2018. Selon le porte-parole de la jeunesse, Lassana Coulibaly, «le gouverneur a demandé à ce qu'on laisse le maire reprendre ses fonctions et cela avec effet immédiat. Quand deux à trois personnes ont manifesté leur désapprobation vis-à-vis des doléances du gouverneur, ce dernier a demandé de mettre fin à la rencontre, puis il est retourné à Kayes. La délégation du gouverneur était accompagnée des seuls organes de presse de l'État. Il s'agit de l’ORTM et de l'Essor pour couvrir le déplacement du gouverneur».

Des rumeurs à la réalité, le village de Kersigané s'est réveillé le jeudi 20 décembre 2018, encerclé par les forces de l'ordre. Joint au téléphone, l’un des porte-paroles de la jeunesse, Aboubacar Siby, témoigne : «les forces de l’ordre sont venues tôt ce matin. Le chef de village nous a dit de ne pas nous rassembler devant la mairie, mais de venir chez lui. C'est dans ce mouvement qu'ils ont commencé à gazer les gens dans les rues. Ils rentraient maison par maison pour tabasser les gens et beaucoup de gens ont été interpellés. Certaines personnes jugées responsables de la contestation ont été arrêtées et emmenées à Yélimané. Présentement, ils sont au nombre de 67 en détention à Bafoulabé».

Contacté au téléphone, M. Nouhoun Babi Sow, chargé à la communication au gouvernorat de Kayes, nous a confirmé le nombre exact de personnes interpellées lors de l’opération des forces de l’ordre. Dans la foulée des évènements, le gouverneur de la région de Kayes a animé un point de presse pour annoncer que les populations ont reconnu leur tort et acceptent désormais de reconnaître la légitimité du maire Tamassa Kébé.

Cependant, selon Aboubacar Siby, l'un des représentants de la jeunesse de Konsiga, «cela est faux et archifaux». Pour lui, la population n'a rien à se reprocher et ne va jamais reconnaître Tamassa Kébé comme le maire de la commune. Il promet de ne jamais payer les taxes et impôts tant Tamassa sera à la mairie.

Rappelons qu'une manifestation de soutien aux personnes arrêtées a eu lieu à Magnambougou, la semaine dernière, organisée par le mouvement «Faso ni dambé». Beaucoup de responsables de l'association Dagakané sont pris pour cible dans cette affaire.

<strong>Gabriel TIENOU </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Point de presse du gouvernement :  Plusieurs sujets évoqués par le porte&#45;parole Amadou Koïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/point-de-presse-du-gouvernement-plusieurs-sujets-evoques-par-le-porte-parole-amadou-koita-2797084.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Jan 2019 01:13:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le siège du Cigma a abrité, samedi 12 janvier, le traditionnel point de presse du gouvernement au cours duquel les principales décisions issues du conseil des ministres du mercredi dernier ont été commentées par le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, porte-parole du gouvernement, Amadou Koïta.</strong>

Le mercredi 9 janvier, le conseil des ministres s’est réuni sous la haute présidence du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta.  Il a examiné et approuvé plusieurs projets de textes.

Selon  le porte-parole du gouvernement, Amadou Koïta, le premier projet de texte a été présenté par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, relatif à la création, à l’organisation et aux attributions de l’armée de terre.

Dans le souci de la modernisation de notre armée, le gouvernement a adopté la loi d’orientation et de programmation militaire  2015-2019. La mise en œuvre de cette loi, commente le porte-parole du gouvernement,  exige certaines structurations de notre armée dont celle de l’armée de terre. Cette restructuration de l’armée de terre, dit-t-il, porte sur la création d’une sous-chefferie finance, d’une sous-chefferie inspection et d’une sous-chefferie ressource humaine.

Cette structuration, aux dires de M. Koïta, vise également à assujettir le chef d’état-major de l’armée de terre au grade d’officier supérieur de l’armée de terre, et permet aussi à l’armée de terre d’être dotée de structures fonctionnelles et performantes à travers la création de commandement d’organismes de formation, d’entraînement et surtout la création d’un commandement de soutien  à l’armée de terre.

M Goïta a aussi expliqué que 5 projets de textes ont été présentés par le ministre de l’Economie et des Finances. Le premier projet porte sur l’abrogation du marché relatif aux sièges de la recette générale du District de Bamako et de la paierie générale du District de Bamako. Ce marché, selon Amadou Koïta, vise à doter ces deux structures d’un bâtiment de 6 niveaux sur une superficie de 6300 m2. Les deux tours de ce bâtiment seront reliés par une passerelle. Le coût du marché est évalué à 3 milliards 798 millions de Fcfa. Le délai d’exécution est de 26 mois.

Le second projet concerne l’abrogation des marchés de drainage et de voiries dans les commune II et V du District de Bamako. Il s’agit de bitumer de pavés certaines rues de Niaré, de Bamako Coura et de Bagadadji en commune I et en commune 5 à Sabalibougou, à Daoudabougou, Badalabougou et Baco-Djicoroni.

Ce marché est entièrement financé par l’agence française de développement à hauteur de 9 milliards 346 millions de Fcfa. Le délai d’exécution est de 10 mois. Le porte-parole du gouvernement a indiqué qu’à travers ce marché, il s’agit d’améliorer les conditions de vie des Maliens et le réseau routier.

Le 3<sup>ème</sup> dossier présenté par le ministre de l’Economie et des Finances porte sur l’abrogation du marché relatif à la construction de la route Kouala-Mourdiala. Ce marché est entièrement financé par la banque islamique de développement.

Le 4<sup>ème</sup> dossier, qui a aussi été approuvé par le conseil des ministres, est relatif au service de contrôle et de surveillance de ces dits marchés, et est évalué à 1 milliard 400 millions de Fcfa. Le 5<sup>ème</sup> dossier présenté concerne la suppression pendant deux ans de la TVA pour permettre aux usines d’huilerie alimentaire et d’aliment bétail de faciliter l’importation des graines de coton. «Nous avons plus de 90 usines d’huilerie alimentaire et d’aliment bétail  qui  vont s’approvisionner à moindre coût sur le marché», a déclaré M. Koïta.

En outre, le porte-parole du gouvernement a indiqué que, pour renforcer sa protection juridique, le ministère de la Culture a proposé au gouvernement de classer le site de Koulouba sur le patrimoine culturel national. Ce projet de texte a été également approuvé par le conseil des ministres.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CRI 2002 se rajeunit</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/cri-2002-se-rajeunit-2797082.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Jan 2019 01:13:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[CRI 2002, l'une des structures de la société civile malienne, la plus crédible, a organisé son assemblée générale le jeudi 12 janvier 2019 à son siège. À l'issue de l'assemblée générale, Dr. Abdoulaye Sall a été reconduit pour un mandat de 5 ans. On constate la montée en puissance des jeunes aux postes-clés : première et deuxième vice-présidences, coordonnateur scientifique et adjoint, secrétaire général et adjoint, secrétaire adjointe à l'action sociale et aux conflits, trésorier adjoint. Par ailleurs, le doyen de l'association M. Amadou Thiam, plus de 80 ans, qui occupait le poste de secrétaire à l'action sociale, a été promu président d'honneur pour services rendus. Un certificat d'honneur lui sera décerné au cours de la toute prochaine activité de l'association.

<strong>Un crime abominable</strong>

La tension au centre du Mali est en train de prendre des proportions inimaginables ; les tueries en cascade continuent et chaque jour apporte son lot de morts. Le  vendredi 11-01-2019, un Peulh de Seoulasso (Assana Barry, 55 ans, marié et père de 5 enfants) a été décapité à 1 km de Somo par des inconnus dans l'Inter fleuve. Après cet assassinat, ils ont emporté des animaux. Le corps est actuellement à la morgue de San. Et tout le monde se demande pourquoi Barry a été visé.

<strong>Un gouvernement de mission </strong>

Les acteurs politiques sont dans une grande gymnastique pour la formation d'un gouvernement d'union nationale. Certains observateurs et les plus avertis trouvent que le Mali a plutôt besoin d'un gouvernement de mission restreint avec des objectifs précis. Car, à part le président, aucune institution de la République n'est dans la légalité, en raison des contestations nées de la présidentielle de 2018. L'élément fédérateur est le président de la République, qui doit d'abord mettre un vrai contenu dans l'unité entre les Maliens. Parce que cela ne doit pas être simplement une question de place ou de positionnement politique. Le Mali est en danger parce que l'essentiel est en cause du fait du comportement aveugle de certains hommes politiques, pour leurs ambitions démesurées.

<strong>Le plus jeune président du monde </strong>

Le 12 décembre 2018, l’Autriche est entrée dans l’histoire en élisant le plus jeune président du monde, âgé de 31 ans. Il s'appelle Sébastian Kurz. Avant ces élections, il était ministre des Affaires étrangères du pays. Alors que nos jeunes se contentent d'être utilisés, de chanter des louanges et d'être des assistants spéciaux sur les médias sociaux, les jeunes d'autres pays bouleversent le statu quo, poussent à l'innovation, changent le discours et poussent de nouvelles frontières. De Facebook à Snapchat et Taxify, ces géants de la technologie ont été fondés par des milliardaires jeunes. Mark Zukerberg n'a que 32 ans et est le plus jeune milliardaire du monde. La barre a été élevée en Autriche, qui a élu un homme de 31 ans à la tête du pays. Un homme âgé de 31 ans en Afrique est probablement chez ses parents, au chômage, en train de manger de la nourriture gratuite. Il n’est pas du tout dérangé.

<strong>Et la jeunesse africaine </strong>

Les Africains de 31 ans se sentent bien, soutenant les politiciens (qui nous mettent directement ou indirectement dans le pétrin dans lequel nous nous trouvons), sur Facebook sans voir le lien qui existe entre le leadership défaillant et la situation de chômage actuelle. Je pleure pour notre jeunesse dont beaucoup dépérissent, oubliant que le temps n'attend personne. La situation en Afrique n’aide en rien, alors ma génération n’est pas prête à faire pression pour le changement. Ceux qui ont un emploi dans les banques pensent être au sommet du monde, oubliant que les propriétaires des banques étaient des milliardaires à leur âge. Les femmes se marient, conduisent les voitures de leur mari et pensent qu'elles sont «arrivées». Je me demande, ainsi que d'autres jeunes gens qui lisent ceci, que faites-vous de votre vie. Êtes-vous satisfait de votre situation actuelle ? Que faites-vous pour pousser au vrai changement ?

<strong>Konkoura martyr </strong>

Les terroristes dozos sont retournés à Konkoura/San pour razzier encore. Selon nos sources dignes de foi, cette milice est dirigée par Diakaridia Dembélé, originaire de Wenso. Ils étaient à Sombo où ils ont enlevé pas moins de 1000 vaches et 3000 moutons et chèvres. Ils ont aussi tué Hassane Barry. À rappeler qu'ils avaient assassiné son grand-frère qui s'appelait Ali Baba Barry, l'année passée, à San. Les autorités sont informées et n'ont toujours pas réagi. À Konkoura, les «génocidaires» ont tout saccagé dans le village.

<strong>Des dozos enlèvent des bœufs </strong>

Des dozos de Niénou dans la commune rurale d’Ouolon (cercle de San) ont enlevé 630 têtes (bétail), le vendredi 11 janvier. Selon des sources, lesdits animaux appartiennent à des Peulhs du secteur. Dans un premier temps, les dozos ont gardé les animaux dans la cour de l'école de Koro dans la commune rurale de Tineni. Aussi une dizaine de Peulhs se sont regroupés dans la cour de la préfecture pour des déclarations de vol de bétail. Le gouverneur de la région de Ségou, l’inspecteur général Biramou Sissoko, se serait rendu à San, le samedi 12 janvier, pour s'enquérir de la situation. Pourtant, le même vendredi 11 janvier, l'opinion nationale avait été alertée sur un mouvement des dozos dans le secteur de Tènè. Les autorités doivent veiller à ce que la zone de San ne connaisse pas des conflits intercommunautaires.

<strong>La sourde oreille </strong>

Depuis le 02 mai 2018, l'Union nationale des travailleurs du Mali (Untm) avait déposé son cahier de doléances en 12 points. Comme c'était une année électorale, la centrale syndicale a mis la pédale douce, en observant le gouvernement. Le 19 décembre 2018, l'Untm a été obligée de déposer un préavis de grève. Et ce n'est que le lundi 07 janvier 2019 qu’elle a été appelée à la table des négociations. Lesquelles ont tourné court. La centrale syndicale trouve que la technique d'enlisement utilisée par le gouvernement a conduit à la signature du PV de non conciliation. La  grève de l'Untm a été globalement suivie à Bamako et à l'intérieur du pays. Des banques étaient fermées, la douane paralysée ainsi que plusieurs autres services de l'Etat.

<strong>Paroles sensées</strong>

Selon Zeidan Ag Sidalamine, «l'Etat républicain n'est pas un Etat ethnique. La gouvernance démocratique n'est pas une gouvernance démographique où on ne compte que le plus grand nombre. Le fait majoritaire dans le cadre du multipartisme est un fait électoral, loin d'être racial, identitaire, cultuel et géographique. Les idéologues maliens, qui manipulent curieusement et cyniquement les questions raciales, identitaires, cultuelles et d'appartenance géographique, ne doivent pas oublier que le nazisme en Allemagne dans son échec est passé par là avec ses maréchaux, ses médecins et ses piètres politiques. Plus jamais «eux» et «nous» dans les discours officiels ou populaires pour stigmatiser voire opposer les arabo-touareg aux autres communautés maliennes. C'est discriminatoire, injurieux et anticonstitutionnel».

<strong>Premier accident </strong>

Le premier accident de l'année 2019 sur la route Bamako-Sikasso s'est passé à Koumantou. C'était le 05 janvier 2019 vers 18h 45 mn. Un bus "Air Douanzan'' a dérapé à cause d’une panne au niveau de son châssis de devant. Le car s'est renversé au niveau de Tabancoro non loin de l'usine de coton de la CMDT. Il était en direction de Sikasso. Bilan : 01 mort et 07 blessés. Grâce à l'intervention des soldats du feu déployés dans la zone, les blessés ont pu être évacués plus rapidement vers Bougouni et Bamako. Cette rapidité est due au dispositif sécuritaire mis en place dans le cadre des festivités de fin d'année.

<strong>Mine effondrée </strong>

Une mine artisanale s’est effondrée le vendredi 04 janvier 2019 à Sigito Sananto, une localité située à 1 km de la ville de Kéniéba aux alentours de 09 h du matin. Le bilan de ce malheureux incident serait d’un mort, 2 blessés graves et 1 survivant. Les deux blessés ont été évacués au centre de santé de référence de Kéniéba par le service des sapeurs-pompiers du cercle de Kéniéba pour y recevoir des soins. Cette mine artisanale était occupée par 4 personnes originaires du cercle de San dans la région de Ségou.

<strong>La Minusma dans le tiercé </strong>

Depuis 1998, la radio Jamana de Mopti organise chaque année un événement culturel dénommé «La nuit de l’homme de l’année». Une manière de magnifier les hommes, les femmes et les structures qui se sont distingués au cours de l’année, par leurs œuvres ou actions en faveur du développement de la région de Mopti. Le choix des lauréats est fait par les auditeurs à travers les appels téléphoniques, ou par courriers adressés à la radio et/ou aux correspondants de la radio dans tous les cercles de la région de Mopti, où la radio Jamana émet. Ainsi les personnes ou les structures ayant eu le plus grand nombre de vote sont désignées lauréates. Et ces lauréats sont au nombre de trois. Le premier est le président du Conseil de cercle Moussa Allaye Cissé, avec 2558 votes. Le second, avec 1922 votes, est le Dr. Diawara, un pharmacien distingué pour avoir aidé les communautés, et la Minusma est troisième avec 636 votes. Pour cette édition 2018/2019, à la date de clôture des votes, le 31 décembre 2018, plus de 3 006 appels téléphoniques et plus de 2 058 courriers ont été reçus par les organisateurs.  Selon Oumar Diabaté dit Barou, Directeur de la radio Jamana, ce sont les efforts de la Minusma pour la consolidation de la paix qui ont été salués par les auditeurs.

<strong>Deux types de voleur</strong>

Dans la vie, il existe deux types de voleur. Le voleur ordinaire : c’est celui qui vous vole votre argent, votre portefeuille, votre vélo, votre parapluie, etc.  Le voleur politique : c’est celui qui vous vole votre avenir, vos rêves, votre savoir, votre salaire, votre éducation, votre santé, votre force, votre sourire, etc. Le voleur ordinaire vous choisit pour vous voler votre bien,  tandis que le voleur politique, c’est vous qui le choisissez pour qu’il vous vole. Et l’autre grande différence, non des moindres, c'est que le voleur ordinaire est traqué par la police, tandis que le voleur politique est le plus souvent protégé par une escorte de police.

<strong>192 attaques au Mali </strong>

192 attaques à l'engin explosif improvisé ont été enregistrées au Mali en 2018, dont 48 de septembre à décembre, contre 124 l'année dernière (ONU). «Les groupes armés ont mené 64 attaques en 2018, dont 35 contre les FDS maliennes, 16 visant les groupes signataires, 7 contre la Minusma» (ONU). 24 sur les 64 ont eu lieu à Mopti, 13 à Tombouctou, Gao (12), Kidal (7), Ménaka (4), 3 à Ségou et Kayes (1), a dit Guterres (rapport).]]> </content:encoded>
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<title>Bataille de Konna : six ans, jour pour jour, le film des événements</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/bataille-de-konna-six-ans-jour-pour-jour-le-film-des-evenements-2797122.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Jan 2019 01:11:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 03 janvier 2013, un communiqué d'Ansar Dine signé par Iyad Ag Ghali dénonce la «mauvaise volonté» du gouvernement malien lors des négociations et déclare suspendre son offre de cessation des hostilités. Le 04,  Ansar Dine remet un document au médiateur et président burkinabè Blaise Compaoré dans lequel il réclame l'autonomie de l'Azawad et l'application de la charia au nord du Mali.

Mais, depuis le 02 janvier, venues des régions de Gao et de Tombouctou, les forces djihadistes d'Ansar Dine, du Mujao, d'Aqmi, dirigées par Amadou Koufah, se rassemblent à Bambara Maoudé.

Le 07, une cinquantaine de leurs véhicules dépasse Douentza et se positionne à Dangol-Boré, face aux forces de l'armée malienne. Les forces armées maliennes s'attendent à combattre. Dans la région de Mopti, le commandement est assuré par le Colonel-major Didier Dakouo. Le commandant Abass Dembélé dirige les forces spéciales maliennes ; Kassim Goïta, le régiment de Gao ; Elysé Daou, la Garde nationale ; et le capitaine Pascal Berthé, l'artillerie.

Le 08 janvier 2013, les djihadistes sont près de la ligne de démarcation dans la région de Mopti, les soldats maliens effectuent quelques tirs de sommation et des renforts sont envoyés. Le 09, les terroristes franchissent la ligne de démarcation et engagent le combat avec les Fama dans les environs de Konna. Les djihadistes attaquent Konna dans la nuit du 09 au 10 janvier.

Dans la nuit du 10, l'armée malienne arrête quelques terroristes et récupèrent des véhicules, les terroristes se replient en dehors de la ville. Mais, en réalité, c'était un piège pour que l'armée lance une course poursuite et c'était une embuscade qui a fait plusieurs morts parmi les soldats et ils se replient dans la ville.

La matinée du 10, des affrontements extrêmement violents commencent à 08 heures 30 et s'achèvent à 16 heures. Vers 13 heures, deux bus pénètrent dans la ville après avoir été contrôlés par des soldats maliens, mais il s'avère que les 14 occupants de ces bus sont des combattants d'Aqmi déguisés en civils. Arrivés à un check-point au milieu des militaires, ils ouvrent le feu, tirent sur tout ce qui bouge et tuent une soixantaine de soldats avant d'être à leur tour exterminés par les soldats maliens.

Au terme de la journée, la ville est prise par les djihadistes après de très violents combats avec les forces armées maliennes qui se terminent par un carnage total contre les troupes loyalistes. Les troupes maliennes sont mises en déroute et se replient sur Sévaré.

Dans la nuit du 09 janvier au 10 janvier, un enseignant, près de Dangol-Boré, affirme avoir compté plus de 300 véhicules djihadistes. Pour le reporter Jean Paul MARI, les assaillants avaient 150 véhicules, dont 70 pour Ansar Dine. Mais, selon les informations de Moussa Nimaga et Djibril Sow, ils étaient au nombre de 100 pick-up.

Le soir du 10, les terroristes ayant reçu un important renfort, à moins d'une dizaine de kilomètres de Sevaré, s'apprêtent à lancer l'assaut sur la ville de Sévaré. Au même moment, à Bamako, une violente manifestation était en cours. Pendant ce temps, un étrange avion venait d'atterrir sur l'aéroport de la ville Sévaré avec des armes lourdes. C'est l'opération SERVAL qui venait de commencer, qui sera officialisée par le Mali et la France, plus tard...

<strong>Soldat SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Médias pro et anti&#45;IBK : choix délibéré ou inconscient ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/medias-pro-et-anti-ibk-choix-delibere-ou-inconscient-2797121.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Jan 2019 01:11:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de l’exercice de leur mission publique, les journalistes au Mali se trouvent dans deux camps opposés comme dans le champ politique. Un fait révélé ou plutôt exprimé devant IBK par Alexis Kalembry de la Maison de la presse lors de la cérémonie de présentation de vœux de nouvel an. </em></strong>

«Vous êtes notre président à nous tous, mais la presse est divisée en pro et anti-IBK», a-t-il dit. Paradoxe, pas si sûr. Acte délibéré, savamment organisé et entretenu par le camp d’IBK avec comme inspirateur, IBK, lui-même. Oui, serait-on tenté de répondre ! Explications.

Ce qui se dit partout au Mali est que le pouvoir IBK a divisé : politiques, société civile, religieux, médias et familles. Difficile pour IBK d’affirmer qu’il n’est pas au courant. Il en est lui-même l’inspirateur, car ayant toléré le vocable «Hassidi», lancé par un de ses partisans. On en convient, ce mot ne rassemble pas, divise plutôt.

Constellation. Cette série de rencontre et de reconnaissance des communautés à Koulouba. Celle de Kéniéba a été la dernière suite à la mobilisation des communautés pour désavouer ceux-là mêmes qui se sont présentés devant IBK en leur nom. Depuis, Kéniéba vit en pro et anti IBK avec sa bénédiction. Un autre temps fort reste celui des religieux. Ici, le nom IBK divise et il est bien au cœur de cette division.

Si, en politique, l’opposition demeure un indicateur, sous IBK au Mali, elle s’est révélée être de la haine, entretenue par IBK lui-même, qui se réjouit de ses réponses non contenues et conformes aux attaques de l’opposition. Enfin, son propre camp politique reste divisé en membres de la famille, des proches, des ténors du parti et des envieux dont certains ont quitté le parti, le RPM.

Ce parti est bien constitué de cercles qui s’affrontent chacun avec ses armes avec la bénédiction du président IBK. Normal que la presse soit divisée en pro et anti IBK, car, et comme on le constate volontiers, presque ou rien n’est soudé ni uni dans le Mali sous IBK. Alexis s’en étonne et pense que ce n’est pas IBK, et l’affirme devant lui. Sacré Alex !

Et pourtant, c’est bien IBK et sa gouvernance qui divisent tant. En fait, le mérite du Directeur du journal Les Echos, 2<sup>ème</sup> vice-président de la Maison de la presse, est ailleurs. Journaliste, Alex Kalembry, fin observateur, constate avec inquiétude que la division autour de la personne IBK et sa gouvernance a abouti à la haine, cela, dans un pays où la réconciliation reste la seule alternative.

Mieux, sans le dire, encore moins l’écrire, Alex souffre de la position tranchée de certains de ses amis autour du président IBK. Ceux-là mêmes qui devraient cultiver l’union sont devenus des artisans de cette division. Ce patron de presse au Mali reste éclaboussé par le traitement public réservé aux hommes de médias. Il observe volontiers avec quelle nuisance les tenants du camp d’IBK traiter les journalistes en opposants, selon leur produit.

Ensuite, il s’étonne de l’appui et ou du soutien public et ses animateurs  selon leur ligne éditoriale. Enfin, il ne peut comprendre, comment les amis du président IBK s’activent à réprimander les hommes de médias. Sans le dire, il y voit le signe d’un mépris vis-à-vis de la presse. Un mépris affirmé par certains. Son alerte a pour but de solliciter l’implication d’IBK pour freiner la montée en puissance du rejet de la presse. Sauf que, qui mieux qu’Alex, sait que, IBK est l’inspirateur de ce climat.

Journaliste bien introduit, Alex sait qu’aucune nomination n’est faite, sans la réponse à cette question du président IBK, à savoir, ce Monsieur est-il sûr ? Entendez par là : ce Monsieur est-il avec nous ? «Nous», exprime son propre camp, son pouvoir, sa gouvernance, et il divise. L’interrogation présidentielle devrait être : «Ce Monsieur a-t-il les compétences et est-il engagé pour le Mali ?»

Ici et avec IBK, on oublie les compétences, l’engagement pour le Mali. On cultive et on vante la capacité à servir le camp IBK. Point d’étonnant que la rivalité à servir IBK divise. De là à cultiver la haine au Mali, à diviser ce pays entre pro et anti IBK, c’est juste oublier que les hommes passent et le Mali demeure.

Rassurez-vous Alex mon frère. Le Mali ne sera la propriété individuelle de personne. IBK et son camp jouent le match Aller avec haine. Alors, le match Retour sera tout aussi pimenté de cette graine de division. Qui aura changé de camp en ce moment-là, dans un autre Mali. En semant la division, on ne s’attend pas à récolter l’union.

<strong>Bekhaye DEMBELE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gendarmerie nationale : 42 officiers et sous&#45;officiers admis à la retraite</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/gendarmerie-nationale-42-officiers-et-sous-officiers-admis-a-la-retraite-2797112.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Jan 2019 00:59:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est la deuxième année consécutive que la direction générale de la gendarmerie nationale, à travers sa mutuelle, organise une remise de chèque d’une somme d’un million cinq cent mille (1.500.000) aux partants à la retraite. Cette année, l’heureux événement a concerné 42 gendarmes dont dix-huit (18) officiers et vingt-quatre sous-officiers. Nous étions mardi 8 janvier 2019 à la caserne du chef d’escadron Balla Koné de Faladié. </em></strong>

Présidée par le directeur général adjoint de la gendarmerie, le colonel Boukary Kodio, cette activité qui se veut désormais une tradition entre dans  le cadre de l’expression de la volonté de communion avec les anciens au seuil de l’année 2019.

Selon le directeur général adjoint de la gendarmerie, le colonel Boukary Kodio, cet évènement est un moment de joie et d’émotion, car il consiste à rendre un vibrant hommage mérité à ces braves officiers et sous-officiers qui ont consacré toute leur carrière à la protection des personnes et de leurs biens.

«Ils ont contribué significativement et efficacement au rayonnement de toute une institution. Cette cérémonie marque le départ à la retraite de personnel de la gendarmerie nationale à compter de 2018, a souligné le DGA. Tout en indiquant que ces 42 gendarmes dont 18 officiers et 24 sous-officiers supérieurs viennent de faire valoir leur droit à la retraite».

Le colonel Kodio a par ailleurs fait savoir que ces officiers supérieurs, subalternes et sous-officiers supérieurs se sont engagés très jeunes dans la gendarmerie et qu’elle a été une vocation pour eux durant toute leur carrière.

«Ils ont voulu être au service des autres, du concitoyen et de la République. Tout au long de leur service, poursuit le directeur général adjoint de la gendarmerie nationale, le colonel Boukary Kodio, ils ont choisi le juste milieu dans l’exercice de ce métier noble.

Conscients de leurs fonctions et de leurs responsabilités vis-à-vis de l’Etat, ils ont gardé autant de simplicité que d’humour dans l’exercice de ce métier, a-t-il affirmé». «Au regard de ces parcours brillants, la retraite ne sera pas inactive pour vous», a-t-il estimé.

Les 42 gendarmes partants à la retraite ont tous bénéficient d’un chèque de 1. 500 000 FCFA et d’un diplôme de reconnaissance de la gendarmerie. La somme d’argent a été versée par la mutuelle de la gendarmerie qui constitue les différentes cotisations qu’ils ont effectuées au cours de leur carrière. Ils ont procédé aussi à la présentation d’un livre intitulé «le service intérieur de la gendarmerie». Et un défilé des troupes a été effectué pour couronner la cérémonie.

<strong>Ousmane DIAKITE          </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Douentza : la descente musclée des Fama</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/douentza-la-descente-musclee-des-fama-2797130.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Jan 2019 00:20:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le dimanche 13 janvier dans la nuit, après l'agression d'un de leurs camardes à la gare Sonef, qui aurait reçu des coups de couteau, des militaires ont écumé la ville au rythme de persécutions et perquisitions à domicile. Ils ont passé la nuit à tirer en l’air et ont failli blesser un homme ayant échappé belle à une balle perdue qui a touché sa moto pendant qu’il était tranquillement assis devant sa maison. </strong>

Lundi matin, la fouille de porte-à-porte continue dans les familles. Les hommes reçoivent des coups de fouet, les femmes et les enfants sont épargnés. Même si les enfants restent par ailleurs traumatisés par les bruits des armes. Ce qui est sûr, l'armée ne peut pas se permettre de persécuter toute une ville en abusant des droits des citoyens dans la recherche de l'auteur d'un attentat contre un militaire.

Cette publication a pour objet d'informer l'opinion de ce qui se passe à Douentza. Plusieurs habitants de Douentza déplorent la manière de faire de l'armée. «Les militaires terrorisent la population de Douentza. Depuis ce matin, des soldats font des descentes musclées dans des maisons et tabassent violemment tous les hommes de la ville, les femmes sont quand même épargnées», confie Doudou Diallo, habitant de la ville.

«S'ils rentrent dans une maison, ils demandent : pourquoi on agresse un militaire en plein centre-ville et que la population ne réagit pas. Ils tabassent violemment tous les hommes avec leurs ceintures. Selon les soldats, l'opération va durer 3 jours dans la ville de Douentza», déclare Broulaye Cissé, apprenti-chauffeur. Suite à cette descente, plusieurs blessés ont été admis au Csréf (Centre de santé communautaire de Douentza.).

Le militaire blessé a été agressé par un individu inconnu dans la soirée du dimanche 13 janvier ; il avait été stabilisé au Csréf avant d’être évacué à Sevaré le lundi matin à l'hôpital Somino Dolo de Mopti. «On attend la réaction de la hiérarchie militaire pour mettre fin à cette agression contre la population», s’impatiente Youssouf Doumbia, enseignant.

<strong>KT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Situation sécuritaire : le cycle infernal continue pour les civils</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/situation-securitaire-le-cycle-infernal-continue-pour-les-civils-2797125.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Jan 2019 00:15:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Deux agents de l'ONG IMADEL plus le chauffeur et un guide ont été enlevés samedi entre Dinangourou et Dioungani par des individus armés. Après une journée de détention, ces individus armés ont incendié le véhicule et libéré ses quatre occupants, sains et saufs, qui sont arrivés à Dioungani dans la soirée du dimanche 13 janvier 2019. Le samedi 12 janvier 2019, des hommes armés ont fait irruption dans le village dogon de Bay (zone Bankass) et ont brûlé tout sur leur passage. Ayant senti la menace venir, les habitants s’étaient réfugiés dans un village voisin. Le même samedi 12 janvier, 18 hommes armés à motos sont arrivés dans le campement Ingadaya à 18 km à l’ouest d'Inatis sur la route d’Ayerou au Niger. Ils ont ouvert le feu sur les hommes tuant huit personnes tous des Peuls. Avant d’emporter tout le bétail sur place. Après recherche, la population attribue cette attaque à des éléments du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA). La force Barkhane est très présente à Gossi. Selon une source proche de la force française, plusieurs opérations sont en cours dans le Gourma et le Liptako. Il y a eu par ailleurs un crime abominable le week-end passé à San. Un Peulh de Seoulasso, en l’occurrence Hassane Barry, âgé de  55 ans, marié et père de 5 enfants, a été décapité à 1 km de Somo par des hommes armés de l'Inter fleuve. Après leur forfait, ils ont emporté des animaux.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>PMR : un nouveau pacte social porté sur les fonts baptismaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/pmr-un-nouveau-pacte-social-porte-sur-les-fonts-baptismaux-2797118.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Jan 2019 00:04:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les partis et mouvements politiques signataires du Pacte malien pour la refondation (PMR) ont animé un point de presse le samedi 12 janvier à la Maison des aînés. Ils invitent les Maliens à trouver une solution malienne à la détérioration progressive de la situation politique, économique, sociale et sécuritaire nationale.</strong>

Les partis politiques signataires du PMR sont entre autres les Fare «An ka wuli», NPP, Apm-Maliko, Brdm et le parti Solidarité. Lors de leur point de presse, c'est Modibo Kadjogué, président du parti Apm-Maliko, qui a lu la déclaration de création du Pacte.

«L'État malien est dans une crise profonde, durable et dangereuse. La situation sécuritaire, politique, économique et sociale, les conflits intracommunautaires fratricides, la dégradation continue des conditions de vie des populations maliennes, la perte de confiance des citoyens à l'égard des institutions de la République et de la classe politique, les trafics criminels en tout genre, le risque de partition du Mali et de l'effondrement de l'État, sont des réalités quotidiennes que vivent les populations maliennes et qui exigent des réponses fortes et urgentes qu'on ne retrouve ni dans le programme politique de la majorité gouvernante ni dans ceux de la plupart des regroupements politiques», a-t-il fait remarquer.

Face à ce grave péril en la demeure et en l’absence de propositions politiques à même de relever les défis majeurs auxquels le pays est confronté, des patriotes maliens ont décidé de créer le Pacte malien pour la refondation (PMR).

Selon M. Kadjogué, le PMR est une force de rupture crédible, porteuse d'une vraie alternative et animée par une forte ambition de redonner aux Maliens l'opportunité historique de se parler et de convenir du Mali qu'ils veulent bâtir, replaçant ainsi le citoyen au cœur de l'action politique.

Et pour ce faire, le PMR se donne donc pour objectifs d'œuvrer à la tenue d'un dialogue national refondateur qui permettra aux Maliens de revisiter les institutions de la République et d'engager un véritable processus de sortie de la crise multidimensionnelle dans laquelle le Mali est prolongé depuis près d'une décennie et promouvoir le renouveau citoyen dont notre pays à tant besoin ; de construire une force politique crédible, alternative et s'inscrivant dans la durée, aux fins d'engager résolument le peuple malien dans la reprise par lui-même de son destin national ; de réconcilier les Maliens avec la politique et redonner espoir à la jeunesse ; de placer le processus de sortie de crise malienne dans sa dimension sahélienne et africaine.

Il faut rappeler que le PMR est composé de partis politiques, d'associations et de personnalités indépendantes prônant les valeurs d'altruisme, de travail, d'honnêteté, de justice et d'exemplarité.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>

----------------------

<strong>Pacte Malien pour la Refondation (PMR)</strong>
<strong>Préambule</strong>
Nous, partis et mouvements politiques signataires de la présente,

Considérant la détérioration progressive de la situation politique, économique, sociale et sécuritaire nationale, les conflits intercommunautaires fratricides, l’activité des groupes extrémistes violents qui endeuillent régulièrement le pays, la dissémination des armes et la prolifération des trafics de tous genres,

Considérant la crise de l’Etat, l’absence des services sociaux de base dans de vastes parties du pays en raison de l’insécurité, la désorganisation des activités économiques et commerciales, la dégradation continue des conditions de vie des populations maliennes, la forte tension du front social, le développement sans précédent de la corruption et de l’économie criminelle,

Fortement préoccupés par la grave crise morale que vit la société malienne, la perte de confiance des citoyens à l’égard des institutions de la République, la défiance de plus en plus prononcée des Maliens à l’égard de la classe politique et de ses mauvaises pratiques, l’absence d’une vision porteuse d’espoir pour le pays, le risque de partition du Mali et d’effondrement de l’Etat,
Prenant en compte les aspirations profondes et légitimes des Maliens et des Maliennes de l’intérieur et de la Diaspora,
Considérant que l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger peine à apporter les réponses appropriées à la crise au nord du pays,
Profondément attachés à la restauration de la paix, de la sécurité, de la quiétude et de la cohésion sociale au Mali,
Considérant la dimension sahélienne et africaine de la crise malienne,
Convaincus de la nécessité pour les Maliens de convenir ensemble, dans le respect de l’unité nationale et de la forme unitaire de l’Etat, d’une décentralisation fondée sur une vision globale et stratégique de l’aménagement du territoire visant à réaliser des opportunités égales pour tous, et à préparer le pays au décollage économique,
Convaincus que seul un État fort, stratège, respectueux des valeurs et principes démocratiques, peut relever les nombreux défis auxquels le pays est confronté,
Déterminés à offrir à la jeunesse urbaine et rurale de nouvelles raisons d’espérer et de se mobiliser pour la construction d’un Mali prospère et uni,

DECIDONS
De créer le Pacte malien pour la refondation (PMR) qui a pour objectifs principaux :
1 d’œuvrer à la tenue d’un Dialogue National Refondateur, qui permettra aux Maliens de revisiter les institutions de la République et les pratiques démocratiques en cours, afin de proposer les réformes institutionnelles et de gouvernance indispensables, ainsi que les réponses endogènes adéquates pour la résolution des maux dont souffre notre pays,
2 de construire une force politique solide, alternative et s’inscrivant dans la durée, aux fins d’engager résolument le peuple malien dans la reprise par lui-même de son destin national en promouvant un véritable processus de sortie de la crise multidimensionnelle dans laquelle le Mali est plongé depuis près d’une décennie,
3 de promouvoir le renouveau citoyen dont notre pays a tant besoin,
4 de réconcilier les Maliens avec la politique en redonnant à cette dernière sa vocation première qui est de servir le peuple et de défendre l’intérêt général, par des pratiques politiques nouvelles fondées sur les valeurs d’altruisme, de travail, d’honnêteté, de justice, de redevabilité, d’exemplarité et de patriotisme,
5 de placer le processus de sortie de la crise malienne dans sa dimension sahélienne et africaine.

Le Pacte Malien pour la Refondation s’engage à
 mobiliser pour que le Mali demeure cette Nation debout qui a fait la fierté de plusieurs générations de patriotes,
 porter une nouvelle gouvernance des partis et regroupements politiques,
 mutualiser les efforts de ses membres pour la formation civique et l’éducation politique de la jeunesse afin qu’à tous les niveaux de responsabilité, la créativité des jeunes soit mise au service de la patrie.
Le Pacte Malien pour la Refondation est composé des instances et organes ci-après :
- La Conférence des délégués ;
- Le Comité politique;
Un règlement intérieur fixe les conditions d’organisation et les modalités de fonctionnement de l’instance et l’organe ainsi que les règles de financement, d’adhésion de nouveaux membres, les procédures d’amendement et de révision de la présente.
Le PMR est ouvert à toutes les forces politiques, sociales et aux personnalités partageant sa vision, ses valeurs, ses principes et ses objectifs politiques.

<strong>Fait à Bamako</strong>
<strong>Les signataires</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Festival de brassage culturel et artistique de Koutiala :  La première édition prévue du 15 au 21 avril</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/festival-de-brassage-culturel-et-artistique-de-koutiala-la-premiere-edition-prevue-du-15-au-21-avril-2797116.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Jan 2019 00:01:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour la première, Koutiala vibrera du 15 au 21 avril au rythme du festival de brassage culturel et artistique. Pendant une semaine, la capitale de l’or blanc sera le point focal de la culture et de l’art au Mali. Ateliers d’information et de formation, concerts, comédies musicales, dîners et autres activités aussi fédératrices les unes que les autres vont attirer du monde à cet endroit durant toute une semaine.</strong>

Pour annoncer les couleurs de l’événement, les organisateurs étaient face à la presse, le samedi 12 janvier, à l’hôtel Radisson Blu. La conférence était animée par le promoteur du festival de brassage culturel et artistique de Koutiala, non moins directeur général de Bouctou Communication, Adama Konaté, accompagné de l’ambassadeur du festival, l’artiste Abdoulaye Diabaté ; le coordinateur général du festival, Mohamed Lamine Kanté ; le représentant du conseil de cercle de Koutiala, Ladji Dembélé ; le représentant de la marie de Koutiala, Salif Coulibaly.

C’est dans le souci d’offrir à Koutiala un événement à dimension internationale, proportionnel à sa valeur et qui puisse rendre la région plus visible sur le plan national et international, que cette première édition du festival de brassage culturel et artistique de Koutiala a été initiée par Bouctou Communication. Cet événement unique en son genre se révèle comme un brassage de culture et d’art contemporain.

Se hissant dans la lignée des événements d’envergure internationale, ce festival a pour objectif de mettre au devant de la scène nationale et internationale les potentialités socio-économiques et culturelles du cercle de Koutiala. Le festival de brassage culturel et artistique de Koutiala est un projet destiné à tout le public sans aucune distinction d’âge.

Il se veut être le promoteur du prestige d’antan de la région de Koutiala et l’un des acteurs de consolidation des liens de fraternité et d’union qui existent déjà entre les fils du Mali. En plus de son caractère instructif, le festival se déroulera dans une ambiance festive avec la participation de plusieurs artistes nationaux et internationaux.

Pendant une semaine, plusieurs activités se dérouleront tout au long de ce festival. Il s’agit de la compétition entre les établissements secondaires de la région sous forme de questions pour un champion ; la compétition de danse sur les musiques entre les établissements secondaires de Koutiala ; la compétition en athlétisme entre les élèves des seconds cycles de Koutiala et ceux des premiers cycles aussi entre eux ; la compétition de football entre les quartiers de Koutiala ; une journée salubrité.

À cela s’ajoutent également les prestations de plus de 15 artistes musiciens nationaux et internationaux, l’exposition-vente d’articles et produits avec plus de 100 stands disponibles ; la visite des différents sites touristiques de la région de Koutiala et des conférences-débats sur plusieurs thématiques.

Selon son promoteur, Adama Konaté, le festival de brassage culturel et artistique de Koutiala est un projet de Bouctou Communication, mais qui doit être porté par tout Koutiala. Il sollicite le soutien des autorités de Koutiala tout au long du festival.

Les représentants du conseil de cercle et du maire du Koutiala, Ladji Dembélé et Salif Coulibaly, ont tous rassuré de leur accompagnement tout au long du festival. «Le conseil de cercle ne ménagera aucun effort pour la réussite de ce festival. Koutiala est prêt à accueillir le festival de brassage culturel et artistique. Nous allons accompagner les organisateurs», a déclaré le représentant du conseil de cercle de Koutiala, Ladji Dembélé.

<strong>Diango COULIBALY</strong>

<strong>Spot On Mali Music : l’expression culturelle au service de la paix au centre</strong>

Placée sous le thème du «chemin de la paix commence dans le cœur», la 7ème édition du festival de musique «Spot on Mali Music» aura lieu les 25 et 26 janvier à la Maison des jeunes de Bamako. L’information a été donnée, le mercredi 9 janvier, au cours d’un point de presse animé par les membres de la commission nationale d’organisation à la Maison des jeunes de Bamako.

Cette conférence de presse était animée par le coordinateur général du festival, Moussa Diallo, qui avait à ses côtés le président du comité scientifique de sélection des artistes, Barou Diallo. Selon ses organisateurs, Spot On Mali Music se veut un espace de promotion des jeunes talents de la musique malienne. À l’affiche de cette 7ème édition, Awa Poulo, petit Goro et beaucoup d’autres artistes maliens participeront à cet événement culturel majeur.

Pour le coordinateur général du festival, Moussa Diallo, c’est un honneur et un grand plaisir pour lui de pouvoir assister des artistes maliens qui ont beaucoup de difficultés à vivre de leur métier. Il a indiqué que Spot On Mali Music est un tremplin pour les artistes maliens qui ont déjà une expérience musicale de présenter leur musique devant des invités venant de l’extérieur.

À en croire Moussa Diallo, il y aura des promoteurs de spectacles en provenance de la Finlande, de l’Irlande, de la Suède, du Danemark et un Chinois qui s’intéresse à la musique malienne. Il a expliqué que la thématique de cette année porte sur le problème ethnique dans le centre du Mali.

«Nous sommes tous très touchés par ce conflit intercommunautaire dans le centre du pays. Voir des ethnies qui s’entretuent aujourd’hui au Mali, c’est quelque chose qu’on a du mal à comprendre. Nous avons voulu montrer un Dogon et une Peuhle, ‘bras dessus, bras dessous’, parce qu’ils sont du même père et de la même mère, et de mettre un accent sur le cœur, parce que le chemin de la paix commence dans le cœur», a déclaré le coordinateur général du festival.

Selon le président du comité scientifique de sélection des artistes, Barou Diallo, Spot On Mali Music permet aux artistes maliens d’être vus dans le monde entier. «Nous prenons des artistes confirmés, que nous en avons tellement au Mali, qu’il faut montrer au public. Spot On Mali Music ouvre cette porte. Ça permet aux opérateurs culturels du monde entier de voir les musiciens du Mali et de pouvoir aider la musique du pays», a-t-il conclu.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Premières assises de l’alliance EPM : La révision constitutionnelle et l’accord pour la paix et la réconciliation au cœur des échanges</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/premieres-assises-de-lalliance-epm-la-revision-constitutionnelle-et-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-au-coeur-des-echanges-2797115.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Jan 2019 00:01:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Centre régional de l’Energie Solaire (Cres) a abrité samedi 12 janvier les premières assises de l’alliance «Ensemble Pour le Mali) sur le thème «Révision constitutionnelle du 25 février 1992 à l’épreuve des 27 années de pratique démocratique».</em></strong>

La cérémonie d’ouverture était présidée par Soumeylou Boubèye Maïga, Premier ministre, en présence de Lassine Bouaré, ministre de la réconciliation et de la cohésion sociale, Safiatou Traoré, présidente de la Commission réforme institutionnelle, Mahamat Saleh Annadif, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, chef de la Minusma, et Bokary Treta, président de l’alliance EPM.

Présentation et point de mise en œuvre de l’accord pour la paix et de la réconciliation, issu du processus d’Alger, regards croisés entre la constitution du 25 février et l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, étaient d’autres thèmes abordés au cours de ces premières assises.

Pour ainsi dire, il ne s’agissait pas de dispenser des cours magistraux sur le droit constitutionnel, mais de tirer des leçons des difficultés rencontrées compte tenu des nombreuses tentatives infructueuses de la révision constitutionnelle, y compris celle de 2017. Faire preuve d’innovation et d’approche en vue de trouver des solutions idoines pouvant emporter l’adhésion de toutes les forces vives de la Nation.

Dans son intervention, à l’ouverture de la cérémonie, Mahamat Saleh Annadif, représentant spécial du secrétaire des Nations unies au Mali, a déclaré que le thème paraissait opportun au regard de l’actualité au Mali, principalement caractérisée par le vaste chantier des réformes politiques, institutionnelles et électorales que le chef d’Etat a annoncées depuis son investiture, dont la révision constitutionnelle représente la colonne vertébrale.

Selon lui, ce thème permettra aux personnes averties des questions constitutionnelles et de gouvernance de faire des suggestions pour une amélioration de la vie démocratique du Mali. «Le Mali tournera ainsi une page importante de son histoire et de son ère démocratique en faisant en sorte que les insuffisances et les lacunes du passé servent de résolutions à aller de l’avant vers le développement durable et le progrès partagé à travers cette révision constitutionnelle. Les Nations unies et la communauté internationale en général sont toujours aux côtés du peuple malien et de son gouvernement, pour les accompagner en vue d’atteindre  cet objectif de stabilisation, de consolidation de la démocratie, de cohésion sociale et de paix durable», a-t-il précisé

D’après Bokary Treta, président de l’alliance EPM, tout porte à croire que de ces assises sortiront des propositions substantielles pour l’amélioration de la constitution et une meilleure prise en charge des préoccupations de toutes les parties signataires de l’accord.

Pour sa part, le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga a annoncé, dans les jours à venir, la reprise de ses consultations avec les différents regroupements politiques et la société civile, en vue d’instaurer un cadre de dialogue politique qui puisse favoriser l’élaboration d’un texte consensuel.

<strong>Assan TRAORE /Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
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<title>37 civils froidement assassinés</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/37-civils-froidement-assassines-2796062.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Jan 2019 00:39:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le premier jour de l'année, le 1<sup>er</sup> janvier 2019, tôt le matin, 33 civils ont trouvé la mort sur le champ. C'était lors d'une attaque dans le village de Koulogon peulh, situé à 35 km entre Bankass et la commune rurale Bay. Il y a eu aussi des blessés graves admis à l'hôpital régional de Mopti. Le président de la commission de la défense nationale, l'honorable Karim Keita, qui a organisé un réveillon avec les militaires à Mopti, a rendu visite aux blessés. «C'est une milice dozo qui nous a attaqués tôt ce matin. Ils étaient tous armés et habillés en tenue dozo. Notre chef de village Moussa Diallo a trouvé la mort dans cette attaque et ainsi que des vieilles femmes, une fillette, tous des membres de sa famille. Nous avons eu la vie sauve parce que nous étions sortis très tôt pour conduire les animaux. Ce sont les coups de feu qui nous ont fait rebrousser chemin» nous confie Allaye Yattara, éleveur. «Les assaillants sont des hommes armés habillés en tenue de chasseurs traditionnels dozos qui ont attaqué le village aux environs de 5h du matin, ce mardi 1<sup>er</sup>  janvier 2019. Il s'agit vraisemblablement d'un groupe armé dogon» a déclaré une source sécuritaire. Certains blessés graves dont le maire adjoint ont succombé à leurs blessures, ce qui fait un bilan officiel de 37 morts.

<strong>La confirmation de Karim </strong>

«Il y a eu 33 morts tous des civils et des blessés que nous venons de visiter à l'hôpital régional de Mopti. Nos hommes sont sur le terrain depuis l'annonce de cette attaque. Seule l'enquête nous permettra de connaître les raisons. Nous condamnons cet acte criminel. Nous sommes venus pour nous réjouir aux côtés de nos forces de défense et de sécurité et voilà que cet événement tragique survient ce matin. Je tenais vraiment à condamner cela avec la dernière vigueur et présenter par la même occasion nos sincères condoléances aux familles endeuillées.» C'est qu'a déclaré l’honorable Karim Keïta, président de la commission de la défense nationale de l'Assemblée nationale du Mali.

<strong>Koulogon et Bobosso </strong>

Suite à l'attaque de Koulogon du 1<sup>er</sup> janvier 2019, une mission des Fama (Forces armées maliennes) a été dépêchée sur les lieux. Elle y a  interpellé 7 suspects. Par ailleurs, le 02 janvier, aux environs de 10 heures, la même mission a été informée de la survenue d'une attaque en cours contre le village de Bobosso dans la commune rurale de Tori, par des hommes armés qui y ont brûlé des cases. Au cours de l'intervention, un assaillant a été tué, 24 personnes ont été interpellées et 13 fusils Baïkal saisis. Pour les deux cas, les investigations sont en cours par les services compétents ; l'organisation d'une opération de grande envergure est en cours à l'effet de mettre hors état de nuire tous les fauteurs de troubles. Une délégation du gouvernorat de Mopti s'est rendue à Koulogon.

<strong>IBK à Koulogon</strong>

Après s’être rendu sur le site du massacre 72 heures après les événements qui ont coûté la vie à 37 personnes, IBK a déclaré sur place : «Quand on va allègrement sur des sommets en donnant des chiffres fantaisistes de victimes, on n’a pas besoin de ça. Ce qui est déjà avéré, qui a été mis en terre, est suffisamment dramatique et tragique pour qu’il faille en rajouter. Un peu de pudeur, de décence, d’honnêteté intellectuelle, c’est tout ce qu’on demande. Et, si on aime ce pays autant qu’on le proclame urbi et orbi, on devrait avoir ce sens».

<strong>Madiba a dit </strong>

Avant que Nelson Mandela ne quitte la prison, il a déclaré : «Alors que je me tiens devant la porte de ma liberté, je me rends compte que si je ne laisse pas ma douleur, ma colère et mon amertume derrière moi, je serais toujours en prison.» L'auto emprisonnement est pire que celui imposé. Combien de personnes souffrent de manière auto-infligée par manque de pardon ? Combien d'entre nous se sont emprisonnés à l'intérieur des murs de colère et d'amertume ? Garder des rancunes ne vous rend pas fort, il vous rend amer. Le pardon ne vous rend pas faible, il vous libère. Considérez ceci pendant que vous vous préparez à entamer 2019.

<strong>Des braqueurs à Cinzana</strong>

Dans la nuit du 25 au 26 décembre, vers 04 heures, des véhicules et camions de transport furent l’objet de braquage à Falema dans la commune rurale de Sinzana Gara. Une localité située à 22 km de Ségou sur la route de Bla. Ladite attaque a touché une dizaine de véhicules de transport. Après avoir dépossédé les passagers, les bandits armés ont fui. Le bilan fait état d'un camion 10 tonnes touché par balle, pas de blessé ni de mort. Les transporteurs rescapés ont intervenu sur Radio Klédu. Ils disent vouloir ne plus emprunter cette route sans une sécurisation.

<strong>Les plus nulles </strong>

Les universités d’Afrique francophone sont les plus nulles du continent. Aucune université d’Afrique francophone n’est classée dans le top 10, le top 20, le top 30, le top 40. Il faut aller au top 50 pour retrouver l’université Cheikh Anta Diop du Sénégal, qui date de 1959, qui est 48<sup>ème</sup> ! Dans le top 100, l’université de Lomé au Togo est 82<sup>ème</sup> ! Ce n’est que dans le top 150 qu’on retrouve la première université de l’Afrique centrale qui est celle de Yaoundé 1 qui arrive à la 134<sup>ème</sup> position. On comprend maintenant pourquoi l’Afrique francophone, qui produit tant d’universitaires, est toujours derrière. Les enseignements et diplômes délivrés dans ces universités ne valent presque rien.

<strong>Nouveau poste de sécurité </strong>

Le samedi 30 décembre 2018, il y a eu l'ouverture du poste de secours routier de Manankoro dans la commune rurale Sirbirila (cercle de Bougouni). Ladite commune compte 26 villages, 5 gros hameaux et  38921 habitants. Elle est située à l'est des communes de Fakouala et Yiridougou, limitée à l'ouest par la commune de Yimindougou nord, la commune de Garalo au sud de la République de Côte d'Ivoire. Le poste porte secours aux habitants des communes voisines, au territoire ivoirien et les sous-préfectures de Goulia, Tienko, Kimbirila. Courant 2018, ledit poste a enregistré 138 accidents dont 10 graves et 17 évacuations pour accouchement. L'ouverture de ce poste permet la réduction du délai d'intervention des éléments de secours. En plus des autorités locales et administratives, les ministre Salif Traoré de la sécurité et la protection civile et Tiémoko Sangaré de la défense et des anciens combattants étaient présents à la cérémonie. En marge de cette cérémonie, et avec l'appui du MDAC, la Brigade territoriale de Gendarmerie locale a été dotée d'un véhicule pick-up neuf.

<strong>Bankilare</strong>

Le 31 décembre 2018, vers 20h, deux femmes et trois enfants, venant du Gourma et en partance pour la ville de Bankilare, ont pris le chemin du camp du G5 Sahel. Ces personnes ont essuyé des tirs de militaires. Les deux femmes ont été blessées grièvement et aussitôt évacuées sur Niamey. Avant cela, le 28 décembre 2018, vers 19h à Ebang, dans le secteur de Gossi, il y a eu l'enlèvement d'un forgeron par des présumés radicaux circulant sur des motos. Il est accusé de collaborer avec le Gatia. Un  véhicule des Fama a sauté sur une mine le 29 décembre 2018 au soir à quatre kilomètres de Douentza. Alors qu'une attaque était en cours à Tanwaboulgou (Gourma). La cible serait la gendarmerie. L'attaque a débuté vers 18 h45 et jusqu'à 20h45. Aucun bilan officiel n'a été donné.

<strong>Des réfugiés de retour </strong>

763 personnes dont des femmes et des enfants réfugiés du camp de Mangaize (Niger), rapatriés volontaires, ont foulé le sol d’Afoudou. Après six ans d’exil, ils ne veulent que rallier Ménaka afin d'être en famille. Le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) a facilité leur venue au Mali à bord de six camions. Arrivés au Mali dans la commune d'Ansongo, le maire de la commune, Hassane Sidi Touré, s'est saisi du problème avec le chef du service de développement social pour leur prise en charge en les hébergeant et en les soutenant avec une somme de 150 mille francs pour le dîner. «La situation nous interpelle tous car la plupart sont des enfants et des femmes et sont dans le besoin. Les bonnes volontés, prenez attache avec monsieur le maire d'Ansongo»  nous confie Alihidji Touré, ressortissant d'Ansongo.

<strong>Tamboura enlevé </strong>

Notre confrère Issiaka Tamboura dit Issiaka Malien Lamda du journal le SOFT a été enlevé le 28 décembre 2018 au matin par des hommes armés. Alors qu’il quittait son village natal, Boni, dans la région de Mopti, pour Bamako. En effet, selon sa famille, Tamboura s'était rendu aux obsèques d'un oncle et de retour, à bord de sa voiture, 30 km après la ville, il fut arrêté entre Boni et Nokara. Selon des témoignages, ses ravisseurs seraient des djihadistes qui l'ont emmené avec sa voiture en direction des collines. Des habitants de la localité ont annoncé cet enlèvement et parlent de lui comme étant un enseignant de la localité. Dès lors, ses trois numéros de téléphone ont sonné dans le vide jusqu'au répondeur avant de s'éteindre. Pour l'heure, aucune nouvelle du journaliste. La famille est très inquiète à Bamako et à Boni où nous avons pu joindre ses proches au téléphone.

<strong>6 nouveaux ponts </strong>

Selon le chef du gouvernement, Soumeylou Boubèye Maïga, 6 ponts seront construits d'ici à 2030 par le gouvernement du Mali. Il s'agit du  4<sup>ème</sup> pont de Bamako, celui de Ségou, les ponts de Tamani et Bafoulabé, le pont de Sirakoro et celui de Tombouctou. Coût total : 5350 milliards de Fcfa. Selon le Premier ministre, qui l'a annoncé lors de la cérémonie des 100 jours du président de la République, les études seraient déjà terminées ; les modalités de financement déjà acquis. Ces actions comme bon nombre d'autres sont annoncées par le gouvernement alors qu'elles ne sont nulle part notées dans le fameux programme de campagne du président IBK.

<strong>5 militaires nigériens tués </strong>

Des heurts ont eu lieu entre forces militaires mixtes nigéro-nigérianes et un groupe terroriste à la frontière entre les deux pays. Les combats ont eu lieu le 29 décembre 2018 non loin du village de Doumbouroum, localité de Zanfara, à 20 kilomètres au sud de Chirgué, un village du département de Madarounfa. Au cours des combats, cinq militaires du Niger et 5 autres du Nigéria ont perdu la vie. Il a été dénombré une dizaine de corps de terroristes et plusieurs autres grièvement blessés. Le ministre de la défense du Niger est sur place à Maradi pour assister aux cérémonies funèbres des militaires morts sur le terrain.

<strong>Aqmi toujours actif </strong>

Une déclaration audiovisuelle annoncée de 9 minutes 37 secondes (pas encore diffusée) intitulée «Déclaration au Peuple», du groupe terroriste JNIM (Jammat Nustra Al Islam Wal Musilimin), lance un appel par la voix du Saoudien Abu Doujana Al Qoussaïmi. Lequel s'est exprimé sur certains points de l’accord d’Alger, le désarmement des groupes armés, le MOC. Il exhorte les tribus à ne pas se rallier au gouvernement central du Mali et à refuser le désarmement ; il remplace ceux qui collaborent avec la France dans la catégorie des «apostats». Le groupe terroriste accuse une nouvelle fois la France «d’attiser les conflits pour détourner les tribus du combat contre les croisés» et insiste sur sa capacité de «médiation et de maintien de l’ordre» en comparaison avec la situation actuelle du Mali. Comme son nom l’indique, Abu Doujana al-Qoussaïmi est de nationalité saoudienne, il était le porte-parole d'AlMourabitoun. Mais, en décembre 2015, il a rallié Al-Qaïda.]]> </content:encoded>
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<title>À fleur de vérité : Sans honneur !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/a-fleur-de-verite-sans-honneur-2796102.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Jan 2019 00:30:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Naguère, un partisan de mon cousin me demandait à mots couverts d’essayer autre chose que de le harceler. Je l’ai défié par un sourire. J’ai aussitôt compris qu’il ignorait la portée de mes écrits à la sauce du «Synankougna». Je ne le déteste pas, mon cousin, je l’aime à mourir, au point de l’aider à tenir son rang devant son peuple. En cela réside mon propos.

Si mon cousin me lisait, il se serait mieux conduit vis-à-vis de ses concitoyens. Mais c’est trop demander à quelqu’un qui se croit sorti de la cuisse de Jupiter.

Sinon, en ces temps très difficiles, mon cousin aurait dû accepter de se regarder dans la glace et ne voir que sa propre silhouette. Il pourrait, par exemple, accepter de renoncer à des choses nécessaires mais non indispensables. En un mot comme en cent, «voir petit», en ce qui le concerne, et «voir grand», au bénéfice de ses concitoyens.

Continuer à entretenir l’extravagance, les dépenses de prestige, la mondanité de mauvais aloi, la déliquescence financière, la corruption, le clientélisme, c’est favoriser l’immobilisme. En attendant d’emprunter une rue en impasse.

Autant le dire, sans coup férir, je crains un avenir sombre pour mon cousin. S’il ne se remettait pas, un tant soit peu, en cause. La grande porte de l’Histoire lui serait interdite. Il s’en irait sans honneur. Alors, ressaisis-toi, cousin. Bonne et heureuse année.

<strong>Issiaka SISSOKO  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Adama Sogodogo président par intérim Mali&#45;IBK 2018 :   «Nous demandons la condamnation de ceux qui vilipendent les institutions»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/adama-sogodogo-president-par-interim-mali-ibk-2018-nous-demandons-la-condamnation-de-ceux-qui-vilipendent-les-institutions-2796100.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Jan 2019 00:26:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À l'occasion des cent jours du deuxième mandat du président IBK, le mouvement des associations libres de soutien aux idéaux du président (Mali-IBK 2018) lui a réitéré son soutien. C'était à la faveur d'une conférence de presse animée samedi dernier à son siège à Hamdallaye ACI. </em></strong>

Le conférencier, Adama Sogodogo, président par intérim du mouvement Mali-IBK, a, au cours de son allocution, réitéré le soutien du mouvement au président Ibrahim Boubacar Keïta. Il a félicité tous les candidats à la présidentielle de juillet et août pour leur fair-play tout au long du processus électoral, malgré les conditions difficiles dans lesquelles elle s’est déroulée par endroits. Et aux militants du mouvement, une mention spéciale leur a été faite par le président intérimaire.

Profitant de l'opportunité, M. Sogodogo a invité les acteurs politiques de l'opposition républicaine à prendre la main tendue du président IBK. Il s'est également réjoui des propos du représentant du chef de file de l'opposition au congrès de l'Asma, qui a confirmé sa volonté à participer à un dialogue participatif et inclusif.

Pour conclure, le président par intérim du mouvement Mali-IBK, Adama Sogodogo, a condamné le fait de vilipender les institutions de la République et appelé les autorités à punir les auteurs.

<strong>Gabriel TIENOU  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kouffa n&amp;apos;a jamais travaillé à la réhabilitation du Macina</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/kouffa-na-jamais-travaille-a-la-rehabilitation-du-macina-2796097.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Jan 2019 00:24:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les premiers actes de Kouffa étaient de s'en prendre au mausolée de Sékou Ahmadou à Hamdallaye, d'enlever les leaders peuls dont des descendants de Sékou Ahamadou. Saviez-vous que Kouffa a tué un chef de village peul pour épouser sa femme ? </em></strong>

Macina, à travers le front de libération du Macina, est une création des médias (RFI relayée par les officines maliennes et d'autres radios et journaux satellites) avec un argument faussement attribué aux éléments de Kouffa pour nourrir un problème peul, alors que jamais ces gens n'ont porté leur djihadisme pour une suprématie ethnique.

Pour votre information, Kouffa n'est pas du Macina et n'est pas de la même tariqa que les gens de Macina kadria et tijaniya avec l'invasion Toucouleur. Kouffa est wahhabite (Qatar, Arabie et pays du golf). Les gens de Kouffa s'appellent depuis et aujourd'hui les gens de la brousse ; ils n'ont jamais le nom d'un front de libération, n'ont jamais appelé à un jihad ethnique, et les victimes de Kouffa sont plus nombreuses parmi les Peuls que chez les autres.

Réduire le djihadisme terrorisant de Kouffa à une libération ou reconquête d'une domination peule est un discours simplement maladroit et hypocrite. Vous pouvez écouter les enregistrements attribués à Kouffa, depuis leur apparition, vous ne trouverez pas le nom front ni libération de Macina. Ils disent toujours djihadisme en citant principalement les forces internationales qu'ils appellent occupants et des gens de la croix ; le gouvernement du Mali est taxé de soumis aux croisés et cafres. Il appelle à combattre tous ceux qui collaborent avec ces forces et alliés (États). Il y a plusieurs études sérieuses sur le djihadisme au centre, informez-vous au moins, et arrêtons de prendre les informations de certains médias.

<strong>Amadou Sallah CISSE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Issa Camara veut expulser le bureau légal de l&amp;apos;UMAV par la force</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/issa-camara-veut-expulser-le-bureau-legal-de-lumav-par-la-force-2796094.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Jan 2019 00:21:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Issa Camara veut par tous les moyens s'installer à la tête de l'Union Malienne des Aveugles dont le siège est sis à Faladié. Issa Camara, un magistrat, s'oppose au bureau de Hadji Barry. </em></strong>

Par l’entremise de ses collègues magistrats, Issa Camara est parvenu à tripatouiller les textes de l'Union Malienne des Aveugles (UMAV).  Il a tenu son assemblée générale chez lui à domicile et veut prendre la tête de l’UMAV par la force et contre la volonté du bureau légal que dirige Hadji Barry.

Le lundi 07 janvier 2019, au matin, avec l’aide de certains gardes nationaux et policiers, Issa Camara a voulu déloger le bureau légal de son siège. C’était sans compter sur la détermination des occupants, lesquels s’y sont opposés.

Le président l'Union Malienne des Aveugles (UMAV), Hadji Barry, avait auparavant demandé aux agents venus sur les lieux de lui présenter un document pouvant justifier leur expulsion par la force. Ils ont été incapables de présenter le moindre document.

C'est pour cela que des habitants du quartier et les occupants du bureau de l'Union Malienne des Aveugles (UMAV) se sont opposés à cette tentative d’expulsion du bureau que dirige Hadji Barry.

Cependant, il est temps que les autorités interviennent dans cette affaire afin d'éviter d'autres incidents au niveau de l'UMAV. Il faut signaler que le sieur Issa Camara est le  fils de Hamady Tamba Camara, ancien président de la Cour constitutionnelle.

<strong>KT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moustapha Abdoulaye Djiro : «Il faut toujours actualiser et renforcer ses connaissances pour être plus compétitif sur le marché de l’emploi»</title>
<link>https://www.maliweb.net/emploi-apej/moustapha-abdoulaye-djiro-il-faut-toujours-actualiser-et-renforcer-ses-connaissances-pour-etre-plus-competitif-sur-le-marche-de-lemploi-2796093.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Jan 2019 00:21:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le club de soutien aux actions de Moustapha Abdoulaye Djiro  a procédé samedi 5 janvier, au complexe scolaire Rosey Abantara, au lancement officiel de ses activités et la remise d’attestations aux bénéficiaires de sa formation. La cérémonie était présidée par Moustapha Abdoulaye Djiro, président d’honneur du club, et Salif Mamadou Diawara, porte-parole du club</em></strong><strong>.</strong>

La toute première activité du club est un renforcement de capacités. Durant deux jours, plus d’une quarantaine de jeunes de la commune VI ont bénéficié d’une formation basée sur l’engagement politique, les   techniques de recherche d’emploi, le développement personnel et la prise de parole en public.

Au cours de la cérémonie, les participants à la formation ont reçu chacun son attestation. «Vous avez été formés dans des modules très importants, donc notre commune a besoin de vous tous. Vous êtes devenus aujourd’hui des leaders et non des spectateurs. J’ai dit et je le redis encore, ce n’est pas tous les clubs de soutien qui appellent les jeunes de leur commune à les former gratuitement. Même si ce club n’existait pas, il fallait le créer», a déclaré Salif Mamadou Diawara.

En prenant la parole, le jeune ambitieux Moustapha Abdoulaye Djiro a tout d’abord remercié l’ensemble de la jeunesse de la commune pour la confiance portée en sa personne. Il a ensuite présenté ses meilleurs vœux pour le nouvel an qui vient juste de démarrer.

«Mes vœux de santé, de longévité et de prospérité. Aussi je voudrais très singulièrement dire à la jeunesse malienne que cette année soit une année d’abnégation, de travail, d’engagement citoyen, de solidarité entre les jeunes, et une année de plus de participation citoyenne à toutes les questions d’intérêt commun» a-t-il souhaité

Selon lui, ce club est conçu comme une voie vers l’autonomie individuelle et collective pour renforcer l’employabilité des jeunes au monde où on n’a  besoin que des excellents.

Le club de soutien aux actions de Moustapha Abdoulaye Djiro a été mis en place par l’ensemble de la jeunesse de la commune VI pour soutenir les actions socioculturelles et éducatives de Moustapha  Abdoulaye Djiro. Après celle-ci, d’autres formations sont prévues dans les jours à venir.

<strong>Assan TRAORE /Stagiaire </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>France : Djénéba Bamia est une victime de violence conjugale</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/france-djeneba-bamia-est-une-victime-de-violence-conjugale-2796090.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Jan 2019 00:17:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La victime s'appelle Djénéba Bamia. Il s'agit d'un couple qui a quitté le Mali en 2012 suite aux événements pour s'installer dans la région de Toulouse en France. Ils ont 3 enfants et depuis leur arrivée en France le mari était de plus en plus violent et possessif. </em></strong>

Ils exploitaient ensemble une ferme familiale de l'époux mais l'essentiel du travail revenait à Madame Bamia qui a réussi à faire redémarrer cette exploitation agricole. Suite à plusieurs différends, la femme demande le divorce et le juge a ordonné la séparation du couple en confiant la garde des enfants à Madame et en l'autorisant à continuer de s'occuper de l'exploitation agricole en attendant une décision définitive lors du divorce.

En février 2017, Madame Bamia a déposé auprès du consulat du Mali une demande de visa pour amener ses enfants en vacances au Mali, en juin. Le 03 mars, alors qu'elle se rendait sur l'exploitation agricole qu'elle gérait, son époux, Jean Michel Gouzou, l'attendait caché un fusil en main.

Dès qu'elle a garé sa voiture avant de sortir, son mari a tiré sur elle, la blessant à l'épaule. Ensuite, il s'est approché pour lui tirer dans la tête. Il a expliqué aux gendarmes qu'il ne voulait pas que ses enfants partent pour le Mali. C'est Maître Tidiane Guindo qui s'occupe de cette affaire.

<strong>S.K.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>REFSYMA, le troisième syndicat de magistrats est né</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/refsyma-le-troisieme-syndicat-de-magistrats-est-ne-2796088.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Jan 2019 00:16:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cheick Chérif Koné, ancien président du Sam (Syndicat autonome de la magistrature), finalement dénaturé en violation flagrante de ses textes lors de la grève des magistrats de 2017, à l'époque du ministère Mamadou Ismaël Konate, en est le principal fondateur. </em></strong>

En effet, c'est suite à la levée du mot d'ordre de cette grève qu'une dissidence au sein du Sam, avec à sa tête le vice-président Badara Aliou Nanakassé et Boya Dembélé, a décidé d'opérer un «putsch» contre Chérif Koné, le président et Dramane Diarra. En violation flagrante des textes, ils ont tenté de destituer le président, ce qui a donné deux tendances du Sam jusqu'à la dernière assemblée générale ordinaire mal convoquée récemment et  qui vient de porter un certain Mamadou Kassogué à la tête du Sam.

Statutairement, c'est le président Cheick Chérif Koné qui devait convoquer cette assemblée générale, mais ce ne fut pas le cas. Les dissidents ont embarqué certains magistrats. Malheureusement, des magistrats jeunes en majorité ont suivi la fronde de Boya et Nanakassé et sont allés à une grève en juillet dont vous connaissez la suite : aucune satisfaction avec à la clé la détérioration de l'image des magistrats grévistes et la radicalisation de l'État face à cette corporation. Les magistrats en sortent rabaissés aux yeux des justiciables, des autorités et autres partenaires.

C'est face à cette situation que certains sages de la magistrature ont décidé de prendre leurs responsabilités en créant ce nouveau syndicat et son nom est évocateur : Référence Syndicale des Magistrats. Nous soutenons cette initiative de Mohamed Cheick Chérif Koné et alliés, car les hommes de droits ne peuvent pas établir des règles et les violer constamment et se faire respecter par le peuple qui voit tout et sait tout.

Quand vous ne savez pas vous soumettre à la rigueur de la loi et des textes, vous ne le demandez pas aux autres. Bon vent à la REFSYMA.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entrepreneuriat durable des jeunes : C’est parti pour la 9ème génération de startups</title>
<link>https://www.maliweb.net/emploi-apej/entrepreneuriat-durable-des-jeunes-cest-parti-pour-la-9eme-generation-de-startups-2796086.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Jan 2019 00:14:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le samedi 5 janvier 2019, le siège de «Yes Inc Mali», sis à Korofina, a abrité la cérémonie officielle de la rentrée de 3000 entrepreneurs jeunes de la 9<sup>ème</sup> génération de Startups. L’événement était placé sous la houlette du président de la République représenté par le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Amadou Koïta.</em></strong>

«Yes Inc Mali» se focalise sur la construction d’une culture entrepreneuriale. Conformément à un protocole d’accord signé avec le gouvernement du Mali, il exécute un programme décennal d’incubateurs d’entreprises dans le cadre d’un PPP. Plus de 7000 personnes représentant 11 nationalités ont déjà été atteintes. L’objectif est de générer un million d’entreprises durables en Afrique d’ici à 2030.

Le maire de la commune II abritant la cérémonie s’est tout naturellement adressé au public du jour en leur souhaitant la bienvenue avant de saluer cette initiative de la jeunesse à travers «Yes Inc Mali».

Selon le coordinateur de «Yes Inc Mali», Kalilou Diama, l’objectif recherché est de contribuer à la mise en œuvre des politiques gouvernementales de lutte contre le chômage des jeunes et la dépendance économique des femmes en favorisant l’entrepreneuriat et l’auto-emploi. La stratégie de «Yes Inc Mali», a-t-il ajouté, est de booster la croissance économique en utilisant l’entrepreneuriat comme moyen de réduction de chômage des jeunes et d’autonomisation financière des femmes.
<ol start="20">
 	<li>Diama a par ailleurs expliqué que sa structure traite trois dimensions essentielles du développement durable que sont l’environnemental, le social et l’économique. À la fin de 2019, ajoutera-t-il, plus de 20.000 jeunes et femmes seront reconvertis dans l’entrepreneuriat grâce à «Yes Inc Mali».</li>
</ol>
<strong>Qu’en est-il donc du financement de ce gigantesque projet ?</strong>

Cette problématique a été passée au peigne fin par le coordinateur de «Yes Inc Mali», M. Kalilou Diama. D’après lui, qui dit Business durable parle aussi et surtout de solution de financement. Le fonds entrepreneurial pour les femmes et les jeunes, dit-il, est un mécanisme innovant dérivé du «Venture capital». Ce système qui a favorisé l’accès des jeunes et femmes américains à la fortune est en cours d’expérimentation en République du Mali depuis le début de la phase pilote du programme.

C’est pourquoi, à l’en croire, il s’agira de pérenniser et de renforcer ce mécanisme à travers un fonds plus consistant et évoluant au gré du dynamisme des bénéficiaires. Ainsi, le montant de départ de 300 millions US atteindra d’ici à 2030 la proportion d’un milliard de dollars US. Les volets du programme, a-t-il évoqué, favoriseront de nouvelles activités de sensibilisation, d’engagement et de fixation entrepreneuriale des femmes et des jeunes dans toutes les régions du Mali ainsi que dans les autres pays d’intervention en Afrique.

Pour sa part, le ministre Amadou Koïta dira que d’ici à la prochaine édition d’Impact Economic Forum, grâce au volet investissement direct du fonds, les femmes et jeunes incubés verront leurs affaires prendre des proportions envieuses et atteindre des marchés de plus en plus éloignés de leurs bases.

Visiblement satisfait de l’initiative et de l’organisation du lancement de la 9<sup>ème</sup> génération de Startups de «Yes Inc Mali»,  le ministre Koïta dira que le gouvernement est convaincu qu’avec «Yes Inc Mali», leur plus gros souci de l’employabilité des jeunes et des femmes sera atténué.

Signalons qu’au cours des trois journées d’activités, de nombreuses séances préparatoires de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes seront à l’ordre du jour. Au terme de la cérémonie, M. Koïta a visité les stands installés. Lesquels sont occupés par les précédentes générations incubées par «Yes Inc Mali».

<strong>Ousmane DIAKITE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Région de Mopti : début d’année ensanglanté</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/region-de-mopti-debut-dannee-ensanglante-2796085.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Jan 2019 00:13:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><i><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">L’année 2019 a mal démarré notamment dans la région de Mopti (Centre du pays). Le mardi 1<sup>er</sup> janvier 2019 au petit matin, une attaque meurtrière a visé la communauté peule faisant plus d’une trentaine de morts et plusieurs blessés. </span></i></b></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Les faits se sont déroulés à Koulogon, une localité peulh, située entre le cercle de Bankass et celui de Koro dans la région de Mopti. De bonnes sources, les assaillants étaient habillés en tenue de chasseurs traditionnels, communément appelés dozos au Mali. À en croire les mêmes sources, ils ont attaqué le village aux environs de 5 h du matin, le mardi 1<sup>er</sup> janvier 2019. Une autre source sécuritaire dans la zone annonce un bilan de 37 morts sur le champ, tous des civils. </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Plusieurs blessés ont également été enregistrés et de nombreuses maisons incendiées. Il s'agit vraisemblablement d'un groupe armé dogon, indique d’autres sources. Malgré l’interdiction des groupes d’autodéfense, les affrontements intercommunautaires continuent au centre du pays. Ce massacre communautaire est l’une des prémices qui font  craindre en ce début d’année 2019, selon des observateurs. </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Cette attaque meurtrière qui a fait une trentaine de victimes n’est pas le premier du genre dans cette zone de cohabitation peulh et dogon. Aux dernières nouvelles, après la visite de compassion successive des différentes autorités, le président de la République lui-même s’est rendu, le 3 janvier 2019, au chevet des victimes pour leur signifier l’assistance de toute la nation. Il a aussi promis que les auteurs de ces massacres seront traqués partout où ils seront afin de les traduire devant la justice. </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Ainsi, IBK a aussitôt instruit au chef d’état-major général des armées de maintenir un détachement militaire dans la localité en vue d’instaurer la quiétude au sein de la population.  </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Ousmane DIAKITE  </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ibrahim Boubacar Keïta à Koulogon : «Ce crime ne restera pas impuni»</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/ibrahim-boubacar-keita-a-koulogon-ce-crime-ne-restera-pas-impuni-2796078.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Jan 2019 00:07:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>«Le président s'est rendu tôt ce matin dans le village de Koulogon pour consoler les populations et présenter les condoléances de la nation aux familles des victimes. Le président était avec deux députés de Bankass ; ils étaient dans un hélico de l'armée malienne» a déclaré à l'AFP le député Djibril Diarra de la région de Mopti</em></strong>.

«Nous avons senti un accroissement du nombre des militaires dans le village et alentours vers 10h 45 minutes. Le chef du détachement est venu me dire que le président arrive dans 15 minutes. On nous avait rien dit, néanmoins j'ai avisé les autres. À peine j’ai terminé mes mots, l'hélicoptère a atterri dans le village, soulevant une grande poussière» nous confie Souleymane Diallo, notable et porte-parole des habitants de Koulogon.

Dans la délégation d'IBK, il y a des députés de la région de Mopti, certains responsables administratifs et politiques et quelques conseillers du président, sans oublier certains responsables militaires.

«Dès son arrivée et les salutations, le président a visité le cimetière pour se recueillir sur les tombes des victimes ; il a donné une enveloppe et des vivres pour les habitants. Il nous a donné l'assurance que les assaillants seront recherchés et punis conformément à la loi» ajoute Souleymane Diallo, porte-parole des habitants de Koulogon.

«Nous sommes venus vous voir et vous dire que l'Etat malien est à vos côtés, présenter les condoléances de la nation et vous rassurez que ce crime ne restera pas impuni. Je vous promets que nous allons tout faire pour chercher et punir ceux qui ont commis ce forfait. Nous sommes à vos côtés et nous serons à vos côtés» a déclaré IBK devant les populations de Koulogon.

Très inquiets et connaissant le comportement des auteurs des assassins du 1<sup>er</sup> janvier 2019, les habitants ont demandé des garanties au président IBK. «Nous ne voulons pas que les militaires quittent la zone, nous voulons un camp militaire dans le cercle de Bankass. Parce que les bandits sont capables de revenir. En tout cas, nous avons peur pour notre sécurité» s'inquiétait le notable Souleymane Diallo.

Sur le champ, Ibrahim Boubacar Keïta a donné des instructions au chef d'état-major général des armées de prendre des dispositions afin que Koulogon puisse être sécurisé. Et que le détachement des Fama déployé reste dans la zone. «Je vous donne l'assurance que Koulogon sera sécurisé, les enquêtes vont se poursuivre. L’Etat sera présent pour assurer toutes les populations maliennes partout au Mali. Nous vous donnons la garantie que les militaires ne vont pas vous abandonner» a conclu IBK.

C'est vers 13 heures que le président IBK est revenu à Mopti avant de faire des prières et des bénédictions pour les victimes du 1<sup>er</sup> janvier 2019. C'était au cours de la prière de vendredi à la grande de mosquée.

<strong>K.T. </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Attribution d’un marché de fourniture de tablettes et accessoires : Le ministre Boubou Cissé interpellé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/attribution-dun-marche-de-fourniture-de-tablettes-et-accessoires-le-ministre-boubou-cisse-interpelle-2796257.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Jan 2019 00:01:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre de l’Economie et des Finances, Dr. Boubou Cissé, dans ses efforts de toilettage financier, se heurte toujours à la ténacité de ses agents subalternes, rompus dans la gestion opaque, au niveau des Directions des Finances et du Matériel (DFM). Lesquels sont en complicité avec certains soumissionnaires.</em></strong>

Actuellement, le ministre Boubou Cissé a un dossier sous sa main qui mérite une très grande attention et beaucoup de prudence. Il s’agit d’un marché d’attribution de 7327 tablettes et accessoires informatiques dont le processus a été parsemé d’irrégularités perpétrées dans le dessein manifeste d’écarter de la course les autres soumissionnaires.

Depuis quelques temps, un bras de fer oppose la société SOPRESCOM éliminée au dépouillement des offres à la société attributaire provisoire du marché pipé. Tout a commencé au mois d’avril 2018 avec un appel d’offres du ministère du plan et de l’aménagement du territoire pour la fourniture de matériels informatiques devant servir au recensement de la population et de l’habitat en 2019.

Dans son offre, la société SOPRESCOM a été moins-disant tout en répondant à tous les critères des clauses du contrat relatif aux conditions de qualification applicables aux soumissionnaires.

Cependant, quelle ne fut la surprise de ses responsables lorsque la DFM les informa par courrier que le marché est attribué à une société qui propose des sommes faramineuses. Tenez-vous bien, la société SOPRESCOM propose <strong>691 668 800 FCFA </strong>alors que l’autre entreprise est à <strong>942 435 375 FCFA</strong> et curieusement, c’est cette dernière qui fut déclarée bénéficiaire provisoire du marché. Cela est difficile à comprendre car c’est comme si la DFM voulait jeter plus de deux-cents millions de l’Etat par la fenêtre.

Face à une telle injustice flagrante, SOPRESCOM n’est pas restée sans réagir et a exigé des explications sur le rejet de son dossier. Sur cette interpellation, la DFM répondit de façon peu convaincante que les scanners fournis par SOPRESCOM dans un marché similaire ne constituent pas un matériel informatique et que c’est ce qui fut la cause du rejet de son offre.

Sur la contestation engagée par SOPRESCOM, l’Autorité de Régulation des Marchés et des Délégations des Services Publics (ARMDS) a démenti le mauvais motif de rejet avancé par la DFM, et a ordonné la réintégration de l’offre de la société SOPRESCOM SARL, l’évaluation de l’appel d’offres qui doit donc poursuivre son cours.

Pour contourner le caractère obligatoire de la décision de l’ARMDS, s’imposant tant à l’administration qu’à toutes les parties, la DFM, ne devant normalement pas prendre partie, a fini par montrer son vrai visage au grand jour en se permettant de saisir la justice avec l’attributaire provisoire pour demander l’arrêt de l’exécution de la décision d’évaluation de l’ARMDS, ainsi que son annulation, afin de leur permettre de livrer à l’Etat du matériel informatique de moindre qualité.  Ce qui occasionnera une perte de plus de 250 000 000 FCFA.

Ce n’est pas tout. L’affaire étant pendante devant la Section administrative de la Cour suprême, cette haute instance du pays a rendu sa première décision en l’absence de SOPRESCOM, victime d’une grossière erreur de date de convocation pour comparaître à l’audience.

En effet, la société SOPRESCOM SARL représentée par son gérant est avisée le mercredi 19 décembre 2018 à 15 heures moins, que l’affaire sus mentionnée est inscrite au rôle d’audience de la section administrative le jeudi 19 décembre 2019 à 15h, pour représenter ses observations orales.

Alors qu’en réalité, l’audience s’est tenue quelques minutes après la remise de cette convocation pour ainsi rendre le même jour une décision de sursis favorable à la DFM et à l’attributaire provisoire en l’absence de SOPRESCOM.

Quel manque de logique car la date du jeudi indiquée sur la convocation devait correspondre normalement au 20 décembre 2018 au lieu du 19 décembre 2018. Suite à cette erreur grossière de date de convocation, permettant au processus de passation du marché de suivre son cours, les responsables de SOPRESCOM demandent que justice soit faite au cours de la seconde manche consistant en la procédure en annulation qui est actuellement en examen auprès de la section administrative de la Cour suprême. Que la logique et la vérité fassent surface. Que le mérite paye.

En attendant, tous les regards sont tournés vers le ministre de l’Economie et des Finances qui est le dernier signataire de ce dossier qui fera perdre plus de 250 millions à l’Etat en ces temps de sérieuses contraintes budgétaires où le moindre centime doit compter pour le pays.

Ce dossier est donc peut-être l’occasion pour le ministre de l’Economie et des Finances de se montrer cohérent avec les principes de bonne gouvernance qu’il a toujours promus, en se scandalisant contre la gabegie qui a atteint son paroxysme dans ce dossier. Ne serait-il pas mieux de s’informer suffisamment sur la transparence de ce marché ?

En tout cas, en apposant hâtivement sa signature sur un tel dossier controversé, il pourrait jeter un discrédit sur sa personne, hautement distinguée.

<strong>Sinaly KEITA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Affaire Journal «Le Pays»/Cour constitutionnelle :  La condamnation jugée «inique»</title>
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<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 02:17:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le tribunal de grande instance de la commune V du district de Bamako a finalement rendu son verdict dans l’affaire dite Affaire Journal «Le Pays»/Cour constitutionnelle. La sentence est une condamnation de six mois de prison dont deux avec sursis.</strong>

Le tribunal de grande instance de la commune V du district de Bamako a condamné le Directeur de publication du Journal «Le Pays» à six mois de prison dont deux avec sursis, dans l’affaire l’opposant à la Cour constitutionnelle.
On se rappelle que ce journal avait, à l’approche de la présidentielle de cette année, écrit dans ses colonnes que des membres de la Cour constitutionnelle avaient été soudoyés (moyennant 900 millions de FCFA) par le pouvoir en place.

L’instance juridique avait alors convoqué en justice le Journal «Le Pays». Le verdict a été rendu hier 27 décembre par le tribunal de grande instance de la commune V du district de Bamako.

Boubacar Yalkouyé, Directeur de publication du Journal «Le Pays», a été condamné nonobstant des irrégularités et nombreuses exceptions soulevées par ses avocats. Selon l’un d’entre eux, Me Abdramane Ben Mamata Touré, «le verdict ne me paraît pas être une bonne décision, quand on regarde les textes qui régissent la matière.»

Et de poursuivre : «On a débattu pendant 8 heures lors des audiences passées ; chacun a écouté, chacun a pu se faire sa petite religion, on a soulevé beaucoup d'exceptions et d'irrégularités en ce qui concerne la citation directe. Mais le tribunal a passé outre pour prendre une telle décision de condamnation. Pour nous, ce n'est pas une bonne décision. Nous allons voir le reste de la rédaction de cette décision et exercer notre droit de recours en faisant appel à la Cour d'Appel de Bamako.»

Autre fait à signaler, c’est le président du tribunal, Wassa Sermé, qui a prononcé le délibéré, en l’absence de débat après le traitement au fond. «Il rentre en voie de condamnation avec 6 mois, deux avec sursis. Le payement du franc symbolique pour chacun des membres de la Cour constitutionnelle. Mais le dossier a été mis en délibéré par un autre juge du nom de Dambo Macina», se plaint un avocat du Directeur de publication du Journal «Le Pays».

Au sujet du motif d’inculpation, «pour le moment personne ne connaît la motivation de la décision. Il faut attendre la rédaction du factum qui sera fait par le juge Dambo Macina qui a mis l'affaire en délibéré», nous confie Me Touré.

Du côté de la corporation, l’on ne semble guère apprécier ce verdict. «Il y avait des failles et des irrégularités dans la citation de notre confrère, elles ont été soulevées par nos avocats. Or, dans les cas de délit de presse, une fois qu'il y a irrégularité, le dossier tombe. Mais le juge n'a pas tenu compte de tout cela, il a condamné notre confrère. C'est pour cela que nous disons que nous ne sommes pas d'accord avec la décision de la justice», a déclaré Dramane Aliou Koné, président de la Maison de la presse du Mali, la plus grande faîtière des journalistes maliens.

«Boubacar Yalcouyé, directeur de publication du journal Le Pays, n'a pas été arrêté sur place, parce que le juge n'a pas ordonné de décerner un mandat lors de sa délibération sur la condamnation. C'est pour cela que votre confrère est libre», a expliqué, de son côté, Me Gaoussou Diarra, avocat au barreau du Mali.

<strong>Sinaly KEITA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Un an après l’enlèvement du juge Soungalo Koné, comment marche le tribunal de Niono</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/un-an-apres-lenlevement-du-juge-soungalo-kone-comment-marche-le-tribunal-de-niono-2794991.html</link>
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<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 01:34:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le soleil peine à se lever ce mardi 11 décembre sur la ville de Niono. Une brume épaisse enveloppe le Quartier administratif. Le concert matinal de nombreux oiseaux qui gazouillent sur des arbres coloniaux de la Cité du Kala rappelle à certains que, bientôt, c’est l’heure du travail. Le Tribunal de Niono est encore désert. Comme chaque jour, depuis que son président a été enlevé ce 16 novembre 2017.

Comme chaque jour, encore plus, quand les magistrats maliens sont allés en grève illimitée, ce 3 août 2018. Avant de suspendre le débrayage courant novembre. Les fidèles de ce vaste bâtiment, réceptionné et employé en 2015, depuis que la Justice de paix à compétence étendue de Niono a laissé place à un tribunal d’instance, sont néanmoins là, à l’heure du travail. Malgré le tableau des rôles (tableau d’affichage) qui trahit pourtant ! Il n’est pas à jour, certes (des rôles de janvier &amp; février 2018 notamment), mais en dit néanmoins long sur le processus irrégulier de l’animation de cette juridiction.

Deux gardes dont les apparats semblent dissuasifs contrôlent l’entrée et l’intérieur du bâtiment ; une secrétaire qui fait office de greffier ad hoc, est là, toujours présente ; un autre, Elie Togo, imbibé, comme jamais, dans la population locale, est comme un vaguemestre si on comparait ce tribunal à une garnison militaire ! Les autres, ce 11 décembre ?

Le président du tribunal, Soungalo Koné, est depuis un an, jour pour jour, aux mains de ses ravisseurs proches du prédicateur Amadou Kouffa, abattu récemment. Son vice-président est une dame. Mme Doucara Julienne Ouattara a, depuis, pris ses quartiers à Bamako. Le juge d’instruction Noé Thera qui est devenu, par la force des choses, président de séance du tribunal, ainsi que le Procureur, Boureima Tamboura, se la jouent courageux, même s’ils ont déménagé à Ségou, avalant chaque jour 200 km, en aller et retour, à leurs frais, lorsqu’ils décident d’occuper leurs bureaux de Niono.

Le Greffier en chef, M. Sogodogo, lui, est en mission à Koulikoro. Dehors, quelques usagers, surfant sur les nouvelles de tout ce beau monde, surveillent quotidiennement les lèvres d’Elie Togo lorsqu’il annoncera que les deux importants acteurs qui animent le tribunal de Niono (Thera &amp; Tamboura) sont en route depuis Ségou ! La bonne nouvelle est pourtant annoncée ce jour, vers 8 h, par ce dernier. Elle se répand comme une traînée de poudre. Le Tribunal est aussitôt envahi par des usagers. La sécurité est renforcée. On se croirait à une rentrée judiciaire.

Ça vaut le coup, puisque les dernières audiences remontent au mois d’août dernier. Le jeune Noé Thera a une pile de dossiers et de tous ordres. On est mardi, donc pas d’audience correctionnelle. Cependant, avec son équipe, décidés à sérier les difficultés et autres surcharges, ils acceptent une audience extraordinaire (ce qui dans le jargon administratif appelle à des heures supplémentaires) et optent pour trancher les affaires, uniquement, d’hérédité. 14 sont au rôle ce mardi et seront vidés jusque tard dans la soirée ! Une prouesse appréciée par un grand nombre d’usagers, qui apprendront que la semaine d’activité est consacrée à certains détenus, mis sous mandat de dépôt, histoire de désengorger la maison d’arrêt, devenue depuis peu, intenable.

À l’audience extraordinaire, l’ombre du président Soungalo Koné plane et le dispositif de sécurité rappelle bien que quelque chose s’est passé exactement un an dans ce local. Son bureau inoccupé est toujours ouvert : un PC neuf, couvert de sachet plastique transparent orne la table et le drapeau vert jaune rouge scintille dessus. Le réfrigérateur est vide. Le salon des visiteurs, aux couleurs noires, est encore propre et les documents du président sont encore bien ordonnés dans l’armoire chinoise qui jouxte le bureau de la secrétaire.

Marietou Diarra se rappelle bien de ce 16 novembre 2017, même si elle n’apprendra véritablement la nouvelle que le lendemain. Soungalo Koné avait des pressentiments, se souvient-elle. «Il me disait, pendant la semaine de son enlèvement, qu’il préfèrerait l’insécurité de Tombouctou d’où il venait à celle de Niono… Je le voyais, encore, après la prière de 16 heures, tirer de grosses bouffées de cigarette dans la cour. C’était ma dernière image de lui…». Effectivement, puisque trois ou quatre heures après, il se fait enlever chez lui dans un quartier périphérique de la ville de Niono.

On peut s’étonner qu’un juge, de surcroît le président du tribunal, loge dans un espace géographique de ce genre, au moment où l’insécurité va crescendo. Mais c’est là, dans le quartier Lafiabougou C3, en plein Sahel, à 3 km du centre-ville, dans une rue d’immondices où la seule bâtisse du juge fait office d’habitat modeste, que ses prédécesseurs avaient signé un bail avec le propriétaire, un certain Sékou Diallo, garagiste de son état. Six inconnus à bord d’une voiture 4X4 blanche et de quelques motos l’ont violemment maîtrisé, en dépit de l’interposition d’une de ses sœurs, avant de l’embarquer pour une destination inconnue à ce jour.

La bâtisse jaune sale est encore au compte de l’Etat malien même si les occupants l’ont libérée depuis. Le voisinage ne semble pas beaucoup disserter sur le drame, un an après, sauf parmi eux, un vulcanisateur qui pense être au parfum de ce rapt :
- Il savait bien qu’il était menacé. Pourquoi arrêter des terroristes et venir loger jusqu’ici ?

- Est-ce une raison de croire que son dossier n’intéresse plus les autorités au plus haut point, pour qu’un juge soit enlevé depuis un an et qu’il ne soit pas retrouvé, lui répond un jeune enseignant d’un lycée privé à côté ?

Le débat arrive à intéresser le propriétaire du véhicule, venu pour donner un coup d’air à son pneu :
- Je crois qu’il serait plus séant que les gens de Niono s’intéressent d’abord à cette affaire, pour en faire leur propriété, car il est clair que s’ils sont en vie (lui et un gendarme), des gens d’ici savent où ils se trouvent et avec qui…
-Pourquoi le faire, fulmine le vulcanisateur ?

-C’est quand même le Juge de Niono après tout, essaye de convaincre l’automobiliste !
-Non, nous, nous avons peu d’intérêt pour ces gens-là, ces porteurs de tenue, ces gens de la loi, nous ne pouvons pas nous apitoyer sur leur sort, renchérit le prestataire de service, sans état d'âme.

-Pourtant vous avez marché l’autre jour pour Faras (nom d’un ancien footballeur qu’on a donné au député Adama Araba Doumbia) quand on l’a battu à la marche de l'opposition à Bamako.
- Lui est un fils de Niono et puis il est député !
- Thiè, ils sont tous les mêmes. Qui instrumentalise les juges ? Ce ne sont pas ces députés là, argumente l’enseignant, qui répond, sans demander, à la place de l’automobiliste.
Ainsi donc, on rentrait de plein droit dans la quadrature du cercle, avec cette discussion qui étaye des relents d’un enlèvement spectaculaire reposant, en ce moment, sur une passivité d’un Etat sans moyen de défense et sur lequel des citoyens ont encore des doutes pour espérer.

Le Procureur de la République près le tribunal de Niono joue à se donner un bon moral. Boureima Tamboura est conscient que l’atmosphère est lourde mais le sacerdoce doit prendre le dessus, se convainc-t-il ! Même la stagiaire Zeinab Touré, qui a reçu un SMS de menace de mort, au lendemain de l’enlèvement du juge, avant de passer des nuits au commissariat de police, croit savoir que la peur est derrière elle, pour se permettre de ne pas arriver au travail.

Le Procureur tient aux promesses du ministre de tutelle pour étoffer le tribunal de ressources humaines. Il est convaincu que son collaborateur est en vie, sûrement, dans le secteur de Nampala, où des forains bruissent de la rumeur. En tout cas, au lendemain de la réception de ces échos, qui peuvent rassurer, c’est un collectif dénommé “Niono Ben Kan”, présidé par le sieur Adama Coulibaly, qui a écrit au Maire le 10 décembre 2018 pour lui suggérer 6 recommandations, dont une, expressément écrite ainsi : «le retour du tribunal de Niono», au motif, dans leur missive, que «le tribunal de Niono n’est plus fonctionnel, depuis la fin de la grève des magistrats, ayant comme conséquence le non jugement de plusieurs prisonniers et de surcroît le surpeuplement de la prison de Niono…».

L’audience extraordinaire de ce mardi 11 décembre 2018 qui s'est déroulée à l’AN 1 de l’enlèvement du président de cette juridiction est révélatrice du nouvel élan entamé par les rescapés des ravisseurs de Soungalo Koné.

<strong>Moustaphe MAIGA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Migrances 2018 : le modèle économique au cœur des débats</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/migrances-2018-le-modele-economique-au-coeur-des-debats-2794990.html</link>
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<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 01:34:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la commémoration de la journée internationale des migrants, le centre Amadou Hampâté Ba a abrité mardi 18 décembre la 13ème édition de Migrances, qui est un espace d’échanges de la société civile sur des sujets d’actualité. Le thème portait sur «quel modèle économique pour garantir à la jeunesse un avenir durable, la paix et la sécurité au Mali». </strong>

La conférence-débat était aminée par Aminata Dramane Traoré, essayiste et ancienne ministre de la culture et du tourisme ; Issa N’Diaye, écrivain et ancien ministre de l’éducation nationale ; Diadié Dagnoko, ancien ambassadeur et ancien ministre de la jeunesse et des sports, et Nathalie M’Dela-Mounier, écrivaine franco-africaine.

Au cours des échanges, les trois anciens ministres et les autres panelistes ont apporté des réponses maliennes et africaines au durcissement des politiques migratoires en Europe. Le panafricanisme, le modèle économique du développement étaient aussi au cœur du débat.

Selon les intervenants, le dialogue national doit concerner le modèle économique à s’inscrire au cœur des débats nationaux. Pour eux, si on ne parle pas de ce modèle économique qui appauvrit, exclut, et qui nous condamne à nous en prendre à nous-mêmes, les uns aux autres, il n’y aura ni paix, ni sécurité au Mali.

Aminata Dramane Traoré a donné son diagnostic à propos du problème entre Peulhs et dogons. «J’ai l’impression que nous ne regardons que vers le nord. Nous ne voyons pas dans nos quartiers, dans nos villes, cette colère liée à la nature du développement. Nous n’en faisons pas un problème politique, mais un problème de choix de modèle économique de développement. Je dis, on gère mal, nos choix ne sont pas pertinents. Tout dépend de nous, il faut juste voir comment changer de modèle économique», a-t-elle déclaré.

Notons qu’au cours de ce débat, des témoignages ont été apportés sur la situation déplorable des migrants, plus précisément en Libye. D’après ces témoignages, l’Europe en est le seul responsable et ce sont plutôt certains Africains, particulièrement certains Maliens, qui profitent de la situation pour faire leur business.

<strong>Assan TRAORE /Stagiaire </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transmission mère&#45;enfant du VIH : le projet d&amp;apos;élimination lancé à l&amp;apos;Asacosab 1</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/transmission-mere-enfant-du-vih-le-projet-delimination-lance-a-lasacosab-1-2794987.html</link>
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<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 01:31:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministère de la Santé de l'Hygiène publique a procédé au lancement du projet d'élimination de la transmission mère-enfant du VIH (ETME), le vendredi 21 décembre, à l'Asaco 1 de Sabalibougou. Le lancement était présidé par le secrétaire général dudit ministère, Mama Koumaré, en présence de la directrice régionale de la santé, le lieutenant-colonel Assa Badiallo Touré. </strong>

Le projet ETME (2019-2021) cherche à toucher toutes les femmes enceintes qui vivent avec le VIH ainsi que leurs enfants, depuis la grossesse jusqu'à la fin de l’allaitement, dans le but de satisfaire les besoins des mères et des enfants en matière de prévention et de traitement, de soins, soutien et accompagnement liés au VIH dans le district de Bamako, a rappelé M. Koumaré.

Selon Mama Koumaré, ce projet fait suite au plan ETME 2015-2019 du ministère de la santé et de l'hygiène publique à travers sa cellule sectorielle contre le Sida, initié pour l'élimination de la transmission mère-enfant du VIH dans le District de Bamako sur les 5 prochaines années.

Auparavant, le chef de quartier de Sabalibougou Dramane Keita, au nom de ses 45 conseillers, avait souhaité la bienvenue au ministère de la Santé et salué le projet d'élimination mère-enfant du VIH. Il a invité la population au dépistage du VIH et de toutes autres maladies pour une prévention efficace.

Le troisième adjoint au maire de la commune V du District de Bamako, Adama Konate, a précisé que le plan ETME du Mali 21015-2019, dont il est question, s'inscrit étroitement dans les objectifs et les engagements édictés à l'échelle mondiale et est fonction des priorités nationale avec comme ambition, entre autres, de réduire à moins de 4% le taux de la transmission verticale du VIH et de moitié les décès maternels et infantiles liés au VIH d'ici 2019.

Pour cela, préconise-t-il, «nous nous devons de garantir l'accès à la prévention et au traitement, aux soins et au soutien à toutes les mères séropositives en améliorant l'offre de service par la création de nouveaux centres PTME)».

Rappelons que des icônes de la musique malienne, Mylmo et Djénéba Seck ont fait un featuring sur le dépistage et sur l'élimination de la transmission mère-enfant du VIH. Successivement, les artistes Alia Coulibaly, Dabara et Alou Sam ont animé la cérémonie de lancement du projet.

<strong>Gabriel TIENOU </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éducation sexuelle au Mali :  «Le parti FARE condamne la méthode du gouvernement sur un sujet aussi délicat que sensible»</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/education-sexuelle-au-mali-le-parti-fare-condamne-la-methode-du-gouvernement-sur-un-sujet-aussi-delicat-que-sensible-2795015.html</link>
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<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 01:22:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>«Le parti FARE condamne la méthode d’approche du gouvernement sur un sujet aussi délicat et sensible que celui-ci», indique un communiqué du Parti FARE.</em></strong>

«Le parti Fare est vivement préoccupé par la tension sociale provoquée par le projet de manuel d’éducation sexuelle complète entrepris par le Gouvernement, sans concertation préalable aucune avec les organisations politiques, sociales et religieuses représentatives des populations maliennes.

Le parti Fare estime que chaque société édifie des codes fondés sur ses us et coutumes qui sont régulés par des normes endogènes, permettant à ses membres de vivre en harmonie et qu’il est fondamental d’envisager et de concevoir tous les projets sociétaux du vivre-ensemble avec les représentants des légitimités politiques, sociales, culturelles et religieuses du pays.

Le parti Fare condamne la méthode d’approche du gouvernement sur un sujet aussi délicat et sensible que celui-ci.

Le parti Fare salue la vigilance du Haut Conseil Islamique (HCI) sur le sujet et lui exprime toute sa reconnaissance à cette veille sur nos valeurs religieuses et sociétales.

Le parti Fare appelle encore une fois de plus le Gouvernement à s’engager sans délai à l’organisation et à la tenue d’un Dialogue National Refondateur, devant arrêter les orientations majeures dont les Maliens conviendront quant à l’avenir du pays, l’infrastructure institutionnelle de notre Etat, nos réponses endogènes aux exigences de l’intérêt général et aux frustrations dont souffrent les populations au quotidien.

C’est ainsi que nous redonnerons espoir et confiance à nos concitoyens, et que nous serons à même de rebâtir notre nation.»

<strong>Le Secrétariat Exécutif National</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Malien Aliou Boubacar Diallo déclaré Homme africain de l’année par Confidentiel Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-malien-aliou-boubacar-diallo-declare-homme-africain-de-lannee-par-confidentiel-afrique-2794983.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 01:21:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C'est au terme d'un sondage réalisé sur 8 millions de lecteurs du site internet Confidentiel Afrique que la nouvelle est tombée. Parmi une liste d'une vingtaine de personnalités africaines et au terme d'un vote serré, l'entrepreneur et homme d'affaires malien, Aliou Boubacar Diallo, s'est hissé au sommet du classement des personnalités africaines de l'année 2018. </strong>

Derrière Aliou Diallo (59 ans), suivent par ordre de classement le milliardaire nigérian, Aliko Dangote, la nouvelle présidente d’Éthiopie, Sahle-Work Zewde, l’homme politique ivoirien, Guillaume Soro, l’opposant béninois, Sebastien Ajavon, l’industriel franco-sénégalais Abass Jaber, le chef de l’État mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, le patron du Groupe d’assurance SUNU, Pathé Dione, le président du Groupe CORIS, le Burkinabé Idrissa Nassa, l’homme d’affaires tanzanien, Mohamed Dewji, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, le burundais Pierre Buyoya, le Premier ministre guinéen Kassory Fofana, le ministre nigérien des Finances, Hassoumi Massaoudou, l’opposante rwandaise, figure politique emblématique, Victoire Ingibiré.

Ce sont ces personnalités issues du monde de la politique, de la diplomatie, de la finance, du secteur privé et de l’entrepreneuriat qui sont arrivées en tête au terme de l'enquête conduite par Confidentiel Afrique.

<strong>Qui est cet homme, l’Africain de l’année 2018 ?</strong>

Son choix n’est pas fortuit. Résultante de son engagement au développement industriel dans son Mali natal et à fournir de l’électricité écologique aux populations du village de Bourakebougou, abritant l’usine pilote et à l’ensemble des habitants de la capitale Bamako. L’homme a été aussi le plus exposé aux feux brûlants de l’actualité au Mali. Il a battu le record de la médiatisation politique. À l’évidence, Aliou Boubacar Diallo n’est pas un inconnu des consommateurs d’informations, intéressés par la marche du continent africain et les enjeux politico-économiques du 21<sup>ème</sup> siècle. Son parcours force l’admiration.

Âgé de 59 ans, Aliou Boubacar Diallo est à la fois un homme politique et homme d’affaires. Après un baccalauréat technique à Bamako, le jeune malien part étudier en France, à l’université de Picardie où il obtient une maîtrise en économie et gestion financière en 1983. Président de l’entreprise Petroma Inc, Aliou Boubacar Diallo trône majestueusement à la tête de la société Wassoul’Or, également en tant que PDG. C'est notamment le premier au monde à avoir réussi la transformation de l'hydrogène naturel en électricité. Une prouesse d'autant plus exceptionnelle que ce succès technologique est réalisé depuis plus de 7 ans sans aucune émission de CO².

Aliou Boubacar Diallo crée la surprise en Mars dernier en décidant de se lancer dans la course à la présidentielle du mois de Juillet au Mali. L’homme d’affaires s’active en politique sous les couleurs de l’Alliance démocratique pour la paix (ADP-Maliba), dont il est le président d’honneur. Lors de ce scrutin présidentiel très disputé entre les mastodontes politiques du Mali, Aliou Diallo passe rapidement d'Outsider à Favori caché du scrutin.

C'est ainsi qu'au terme du 1<sup>er</sup> tour, venu du néant, il se positionne dans le trio de tête. Le leader de la coalition s’est abstenu d’arbitrer le jeu politique malien dans le derby IBK-Soumaïla Cissé. Il sait que son heure arrivera. Philanthrope et profondément croyant, Aliou Diallo est également le fondateur de Maliba, une fondation caritative intervenant dans les secteurs de l'éducation, de la santé et du développement local.

Ce self made man demeure un pionnier dans beaucoup de secteurs. Actuellement, il est à la tête d'un groupe présent dans plusieurs pays de la sous-région et opérant dans les secteurs des mines, du transport, de la logistique et de l'agro-alimentaire au sein de l'espace Cédéao.

<strong>Amadou TRAORE</strong>

<strong>La Gazette du Mali</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Si je suis IBK, je ferais de Taoudenit la tête de gondole d’un parcours initiatique citoyen pour les jeunes du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/si-je-suis-ibk-je-ferais-de-taoudenit-la-tete-de-gondole-dun-parcours-initiatique-citoyen-pour-les-jeunes-du-mali-2795007.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/si-je-suis-ibk-je-ferais-de-taoudenit-la-tete-de-gondole-dun-parcours-initiatique-citoyen-pour-les-jeunes-du-mali-2795007.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 01:13:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Aujourd’hui, il y a de «nouveaux» jeunes qui émergent au Mali. Ils sont près de 50% de la population. Ils ont entre 30 et 12 ans. Ils connaissent et mettent en œuvre une mutation sociale majeure du fait qu’ils sont désormais en réseaux sociaux. Ils ne sont plus la périphérie.</strong>

Quand ils sont en connexion, ils sont un des centres du monde. Ils produisent la modernité du pays et se reconnaissent peu dans les repères anciens et dans les valeurs prônées par nos autorités sur les chaînes de télévision, les radios et dans les journaux. Ce grand écart entre nouveauté et repère ancien est très perturbant et ouvre la porte à des aventures souvent désespérées : exil, extrémisme religieux, délinquance, abus des drogues, contestation de toute expertise et autorité… Encore plus inquiétante est la montée continue en leur sein de propos «complotistes», négationnistes, homophobes et de temps en temps racistes.

Malgré leur apparente «modernité», influencés et infantilisés par certaines formes perverties de l’Islam, ils développent de plus en plus des propos sans retenue, sans filtre, comme par exemple : «celui dont le front ne touche pas le sol mérite l’enfer et ne doit avoir aucune considération de notre part». Comme si le chrétien ne mérite pas notre considération. Comme si le juif ne mérite pas notre considération. Comme si les gens de la religion traditionnelle ne méritent pas notre considération.

Le développement de ces préjugés repose sur un manque de culture et une méconnaissance totale de notre histoire. C’est également la conséquence de l’absence d’actions continues de construction d’un univers symbolique moderne commun. Pour une nouvelle dynamique du Mali post-crise, il urge de freiner la montée de cette défiance et de construire un univers symbolique commun en phase avec le monde d’aujourd’hui.

Si je suis IBK, je vais entreprendre de confronter ces jeunes avec la réalité de notre histoire, aux enjeux de mémoire et à la nécessité de comprendre leur situation. Si je suis IBK, pour atteindre cet objectif, je monterais un parcours initiatique citoyen destiné dans un premier temps aux lycéens et aux étudiants. Ce parcours initiatique partira de toutes les collectivités territoriales du pays jusqu’à Taoudenit. Taoudénit est une ville symbole de notre pays. Elle a logé le tristement célèbre bagne de Taoudénit. Plusieurs mémoires témoignent de cette partie brutale de notre histoire récente.

Je transformerais le site du bagne en un musée moderne. Le musée doit pouvoir raconter l’histoire récente du pays à travers la documentation de chaque prisonnier politique qui y a passé un séjour ou y a laissé sa vie. Très moderne, j’en ferais un site commémoratif de mémoire collective, de transmission de l’histoire et de réflexion. Très ludique et attirant pour les jeunes, je ferais de sorte que ce musée soit le cœur d’une industrie touristique nationale destinée à booster l’économie de la région de Taoudénit…

J’y encouragerais la construction d’infrastructures modernes d’accueil  comme des campings modernes. Je ferais que chaque année plus de 200 000 jeunes, en lien avec leur collectivité territoriale, une fondation, l’Etat, des privés et autres partenaires, traversent tout le pays pour venir visiter le musée à Taoudenit. Ces 200 000 jeunes dépenseront en moyenne 20 000 FCFA dans la ville, soit un apport de 4 milliards par an.  Je créerais une fondation destinée à piloter tout le dispositif en lien avec les mairies, les écoles, les partenaires.

Ce parcours initiatique doit donner la possibilité à chaque jeune participant, par la découverte du pays, par l’expérimentation, de développer et de renforcer ces compétences citoyennes. Il doit lui permettre, de façon concrète, de revaloriser ses liens sociaux et sa civilité, de connaître les valeurs de la République et l’amener à devenir un citoyen responsable.

Le parcours organisera une mobilité des jeunes sur l’ensemble du territoire et tissera de façon concrète un autre lien avec le pays. Enfin, c’est un potentiel économique formidable pour la région de Taoudenit. Il permettra des investissements pour la construction du musée, des campings modernes, des maisons, des hôtels, de voiries modernes et des routes. Il fera de Taoudenit une destination d’opportunité. Bien à tout le monde !!! C’est ma dernière chronique de 2018. Nous allons nous retrouver à partir du 20 janvier 2019. Bonne année 2019 ! Que de la paix pour notre pays !!!

<strong>Alioune Ifra NDIAYE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Alfousseiny Sidibé, journaliste&#45;communicant :  «Le travail d’information et d’investigation peut apporter une contribution à la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/alfousseiny-sidibe-journaliste-communicant-le-travail-dinformation-et-dinvestigation-peut-apporter-une-contribution-a-la-lutte-contre-le-terrorisme-et-la-criminalite-transn-2795001.html</link>
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<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 01:11:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En marge de l’atelier de formation des journalistes d’investigation, qui s’est tenu du 17 au 21 décembre à Sélingué, notre confère Alfousseiny Sidibé, journaliste-communicant, a accordé une interview à notre envoyé spécial sur le journalisme d’investigation.  </em></strong>

<strong>Reporter Mag : M. Sidibé, comment définit-on le journalisme d’investigation ? Comment le fait-on ? Pourquoi devons-nous le faire</strong> ?

En effet, presqu’un demi-siècle après l’affaire du Watergate, l’épopée mythique dans l’histoire du genre, ni le public ni les journalistes ne sont d’accord sur les réponses. Le journalisme d’investigation implique d’exposer au public des informations et histoires cachées -soit délibérément par quelqu’un en position de pouvoir le faire, soit par hasard, derrière une masse chaotique de faits et de circonstances qui obscurcissent le sens des choses. L’investigation requiert donc la maîtrise de la recherche et de l’utilisation des sources et documents confidentiels, ainsi que (et surtout) des sources «ouvertes». (Mark Lee Hunter).

<strong>Qu’est-ce que le journalisme d’investigation en ce moment ?</strong>

On entend parler de plus en plus de cette forme journalistique. Mais est-ce réellement une spécialité de la profession ou alors un pléonasme, étant donné que l’enquête est l’essence même du travail du journaliste. En tout état de cause, nous tentons de visiter ce qu’en pensent les uns et les autres sur le sujet. La définition du journalisme d'investigation, selon la <a href="http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/D%C3%A9ontologie%20du%20journalisme/fr-fr/">déontologie du journalisme</a>, implique également une indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques ou économiques, et une profondeur d'analyse qui résiste à la tentation de l'<a href="http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/Audimat/fr-fr/">audimat</a> ou à la course à l'exclusivité.

Ce qu’on peut retenir, le journalisme d'enquête, ou journalisme d'investigation, est un genre journalistique qui se caractérise par la durée de travail sur un même sujet et par des recherches approfondies. Par conséquent, le journalisme d’investigation est un facteur crucial de la liberté d’expression et d’information.

<strong>Quel rôle doivent jouer les médias de la zone Sahel pour accompagner et suivre la mise en œuvre du G5 Sahel ? </strong>

Tout d’abord, je tiens à préciser que les chefs d’État du Sahel ont voulu le G5 Sahel comme un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politiques de développement et de sécurité. À notre avis, les hommes et femmes de médias par leur travail d’information et d’investigation peuvent apporter une contribution de taille à la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale. Aux fins d’accomplir cette mission, il est important de se familiariser avec le concept du journalisme d’investigation. D’où la présente communication qui se veut un espace d’échanges et d’expériences.

<strong>Selon vous, quels sont les principes fondamentaux du journalisme</strong><strong> ?</strong>

À mon avis, les principes fondamentaux du journalisme sont entre autres : s’astreindre au respect de la vérité, servir en priorité les intérêts du citoyen, par essence, vérifier ses informations, conserver son indépendance à l’égard de ceux dont on relate l’action, exercer sur le pouvoir un contrôle indépendant, offrir au public une tribune pour exprimer ses critiques et proposer des compromis. Donner intérêt et pertinence à ce qui est réellement important, fournir une information complète et équilibrée et obéir aux impératifs de sa propre conscience.

En plus de ces principes triés sur le volet, mais que nous pensons, prennent largement en compte les principes fondamentaux du métier, il est important de faire référence au code du journaliste. Chaque pays a son code. Là, nous avons choisi de nous pencher sur le code belge. Nous avons préféré, dans le souci d’enrichir nos connaissances, regarder ailleurs aux fins d’une comparaison, et mieux peut-être améliorer le nôtre.

<strong>Expliquez-nous les missions du journaliste d’investigation </strong>

Le journalisme d’investigation repose sur la révélation d’informations exclusives sur des sujets considérés comme sensibles qui portent sur le monde politique, médical ou encore sur de grands groupes industriels.  Souvent considérés comme l’élite du journalisme, les journalistes d’investigation passent parfois des mois sur une même enquête : trouver le sujet et l’angle d’attaque, identifier les sources qu’elles soient ouvertes (c’est-à-dire publiables) ou fermées (off the record), recouper les informations pour enfin publier l’enquête.

<strong>Ce métier de presse, mérite-t-il des soutiens?</strong>

Le rôle de chien de garde qu’ont à jouer les médias est indispensable à la démocratie et c’est pourquoi les organismes onusiens comme l’Unesco ou ONUDC soutiennent activement les initiatives visant à renforcer le journalisme d’investigation à travers le monde. Le présent atelier s’inscrit dans cette logique. J’ose espérer qu’il va contribuer à poursuivre l’action de promotion du journalisme d’investigation, surtout dans le domaine de la lutte contre la drogue et la criminalité transnationale.

<strong>Avez-vous des conseils pour vos jeunes frères du métier, notamment, ceux de l’investigation ?</strong>

Je dirais à mes jeunes frères de vérifier, vérifier encore, vérifier toujours, avant d’écrire quoi que ce soit. Avant toute chose, il faut comprendre toutes les facettes du sujet, prendre des notes, sélectionner les lieux, dénicher les spécialistes qui enrichiront le débat contradictoire. Nous fouinons, nous creusons, nous cherchons les sources les plus fiables. Il faut décrocher les entretiens, obtenir les autorisations de se déplacer, de filmer. Et vérifier, vérifier encore, vérifier toujours.

<strong>Entretien réalisé par Ousmane DIAKITE </strong>

<strong>Envoyé spécial à Sélingué</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pyramide du souvenir : exposition photos sur les pères de l&amp;apos;indépendance, pionniers de la liberté et de la démocratie</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/pyramide-du-souvenir-exposition-photos-sur-les-peres-de-lindependance-pionniers-de-la-liberte-et-de-la-democratie-2795004.html</link>
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<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 00:57:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Cette exposition est une initiative de la Pyramide du souvenir de Bamako dans le but de rendre hommage aux hommes et femmes qui se sont battus pour donner à l'Afrique toute sa grandeur. Le vernissage, qui a eu lieu le jeudi 20 décembre, était placé sous le  thème «Il était une fois les pères, pionniers et combattants de l'indépendance, de la liberté et de la démocratie.» Et sous <em>la présidence du ministre de la culture, Mme N'Diaye Ramatoulaye Diallo.</em></strong>

Le commissaire de l'exposition, Modibo Diallo, a rappelé le devoir de mémoire à l'endroit de ces hommes et femmes qui se sont sacrifiés pour le continent africain. En organisant cette exposition-photos sous le thème (souvenirs : les pères des indépendances, pionniers, combattants de la démocratie et de la liberté), la Pyramide du Souvenir reste dans le cœur de son mandat. Partir du souvenir pour féconder le présent, afin que celui-ci engendre un meilleur avenir.

Il s'agit, à travers cette activité, de mieux faire connaître à la jeune génération cette séquence majeure de l'évolution de l'Afrique que fut l'accession massive des pays du continent à la souveraineté internationale. Elle fut l'aboutissement d'une lutte qui a commencé au milieu des années 1930 et pour laquelle la deuxième guerre mondiale et ses conséquences ont servi de catalyseur, a  expliqué M. Diallo.

Pour lui, cette exposition-photos cherchera à vivifier le souvenir de la lutte pour l'indépendance qui fut, aussi et surtout, un combat pour la liberté et la démocratie. Liberté, pour les peuples soumis et asservis par d'autres ;  démocratie et égalité, pour les citoyens de seconde zone qu'étaient devenus les habitants des territoires d'outremer à la fin de la deuxième guerre.

La directrice de la Pyramide du souvenir, Fadima Coulibaly, a interpellé les politiques dans son allocution à aller au-delà des ensembles régionaux et sous-régionaux,  à l'union sacrée. L'exposition déploie les portraits des grandes figures des indépendances renseignés par des légendes qui les présentent sommairement. Parmi elles, figurent les martyrs pour les causes justes de leurs combats pour la libération politique, économique, culturelle et l'unité du continent. Peut-être, ont-ils eu trop tôt raison, s'interroge-t-elle.

Mme le ministre de la culture était représentée par son secrétaire général. Lequel a témoigné au nom du ministre de la quintessence de l'exposition pour la jeune génération qui devra poursuivre le combat. Le secrétaire général du ministre a reparti cette exposition en trois grandes périodes de l'histoire contemporaine, à savoir celle des luttes d'indépendance à l'avènement de la démocratie pluraliste, en passant par la période des régimes militaires et des partis uniques.

En plus des figures emblématiques, presque légendaires pour certaines, l'exposition nous rappellera les dates, les lieux (où le temps s'est arrêté pour jamais) propres à susciter des émotions et nous imprégner de la densité et de la vitalité de l'histoire contemporaine africaine à travers le charisme des femmes et hommes qui ont forgé cette histoire, a rappelé le secrétaire général du ministère de la culture.

Rappelons que cette exposition a fait connaître les acteurs de l'indépendance du Mali comme Mahamane Alassane Haïdara, Fily Dabo Sissoko, Mamadou Konaté, Jean Marie Koné, Aoua Keita et leur cadet Modibo Keita.

&nbsp;

<strong>Gabriel TIENOU </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Assemblée nationale du Mali : Le dernier verrou à ne pas sauter</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale-du-mali-le-dernier-verrou-a-ne-pas-sauter-2795003.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 00:57:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cette institution est l'émanation du peuple malien à travers une représentativité fonction du nombre de députés élus. Aujourd'hui plus que jamais, les citoyens ont un regard sur les députés qui, pour la plupart, ont échoué à porter la voix des populations dans la prise de décisions. </em></strong>

Au Mali, les lois passent selon l'enveloppe d'argent offerte en «dessous de table» à certains élus. Sans chercher à comprendre, les députés votent les  lois les deux mains et deux pieds en l'air.

Aujourd’hui, la vigilance est plus que de rigueur avec le projet de réorganisation administrative et territoriale enclenché par le gouvernement du Mali, sur les pressions de la communauté internationale et de certains groupes armés qui font dudit projet l'une des conditions «sine qua non» de la paix.

Si hier, le gouvernement a été taxé d'imposer l'accord issu du processus d'Alger en ignorant carrément l'Assemblée nationale. Maintenant, il est clair que si ce projet venait à passer, ça ne saurait être fait sans la bénédiction des élus. C’est pour cela que les regards et les pressions populaires se tournent désormais vers l’hémicycle.

Ils sont 147 députés qui seront appelés à valider ou pas ce projet que j’appelle «projet d'apartheid du Mali» et naturellement, la majorité d'entre eux servent un régime au détriment de ceux dont ils tiennent leur mandat.

L'avertissement sera tranchant et précis à l'endroit de tout élu de la République qui fera la politique du ventre et du bas ventre en acceptant des deux mains et deux pieds soulevés le morcellement du Mali pour des miettes.

Ce processus sera suivi avec une attention spéciale. Tout député qui se sera rendu complice du complot de division du Mali, aura son nom inscrit sur la liste des traîtres de la République. Ce dernier tournant reste le verrou à ne pas sauter par certains députés, si tant est qu’il leur reste un peu d'amour pour le Mali.

<strong>Ibrahima BEN</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Biens culturels africains : vers la restitution aux pays d’origine</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/biens-culturels-africains-vers-la-restitution-aux-pays-dorigine-2794985.html</link>
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<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 00:57:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À ce jour, sur la base des catégories retenues par l’équipe d’experts, 16 objets sont proposés à la restitution à notre pays dont 6 dans un premier temps et 10 dans un second temps. D’autres objets comme le Sabre d’El Hadj Omar Tall convoité par le Sénégal pourraient s’ajouter à cette liste. </strong>

Le ministère de la Culture organise, du 26 au 28 décembre, au palais de la culture, un atelier de réflexion sur les stratégies à mettre en œuvre pour préparer la restitution des biens culturels maliens. L’objectif général est d’apporter une réponse aux questionnements de la restitution des biens culturels en provenance du Mali dans le cadre du retour du patrimoine culturel africain.

Regroupant une équipe pluridisciplinaire, l’atelier proposera les objets et tout autre type de bien culturel à restituer ainsi que les arguments solides pour leur restitution. La cérémonie d’ouverture était présidée par le secrétaire général du ministère de la Culture, Andegoly Guindo.

La restitution des biens culturels africains aux pays d’origine est un débat très ancien. Elle a été remise récemment sur le plateau de l’actualité, suite à une campagne lancée par le conseil représentatif des associations noires de France (Cran) en décembre 2013. Depuis cette date, le Cran a publié plusieurs tribunes, notamment dans les colonnes du journal Le Monde, pour demander que les trésors africains pillés pendant la colonisation soient restitués aux pays d’origine.

Cette campagne a été présentée au niveau de l’Unesco et du Conseil des droits de l’homme de l’Onu et soutenue activement par Jean Gervais Tchiffi Zié, le secrétaire général du Forum des rois et leaders traditionnels d’Afrique.

Interpellé dans ce contexte, le président de la République du Bénin, Patrice Talon, a formulé une demande officielle de restitution en juillet 2016. Puis, l’Assemblée des rois de Côte d’Ivoire a exprimé une requête semblable, transmise à l’Elysée par le Cran.

La décision du président de la République française de restituer ces biens culturels à l’Afrique fait suite à cette campagne. Après son discours de Ouagadougou, renouvelé lors d’une conférence de presse conjointe avec le président du Bénin en mars 2018, le président Macron a confié à deux universitaires (Bénédicte Savoy et Felwine Sarr) une mission d’expertise et de propositions afin que d’ici cinq ans les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain l’Afrique.

Il a recommandé que cette mission soit menée dans une concertation aussi large que possible avec l’ensemble des acteurs concernés, en France et en Afrique. À la suite de cette recommandation, le pool de chercheurs a travaillé avec les équipes du musée du Quai Branly-Jacques Chirac à Paris. Le pool de chercheurs s’est réuni à Dakar avec un groupe d’experts africains et européens le 12 juin 2018 et a organisé un atelier juridique à Paris le 26 juin 2018. Le rapport de cette mission a été officiellement remis le vendredi 23 novembre 2018 au président de la République française par les deux universitaires commis.

Il convient de rappeler que l’équipe de chercheurs mise en place par le président français a séjourné au Mali. À cette occasion, elle a offert au Musée national du Mali un document d’inventaire en trois volumes de 863 pages, contenant 6910 objets en provenance du Mali, inventoriés dans les collections du musée du Quai Branly-Jacques Chirac.

La chronologie de l’entrée de ces objets en France fait état de 89 objets entrés en 1884, 5 863 entrés entre 1885 et 1960, 795 à partir de 1961 et 163 à date d’entrée indéterminée. Cet inventaire ne concerne pas les collections des autres musées publics en France, encore moins celles des musées et des collectionneurs privés dont seul un inventaire peut permettre de connaître la situation.

Le Musée national du Mali a aidé les experts, à leur demande, à définir les catégories d’objets pouvant être concernés par la restitution. Les catégories retenues par la mission des experts sont les «butins de guerre», c’est-à-dire les objets pris aux chefs vaincus et partant à leurs populations dominées à la suite de la colonisation, se trouvant dans les collections publiques, tels que les trésors de Cheick Amadou et éventuellement d’autres chefs locaux comme Almamy Samory Touré, Babemba Traoré... ; les missions et ‘’raids’’ scientifiques, car de l’aveu même des acteurs impliqués sur le terrain, les transactions s’apparentaient en réalité à «des méthodes d’achat forcé, pour ne pas dire de réquisition» (Michel Leiris), voire à une sorte de perquisition menée par une troupe d’Européens qui, crayon et mètre en main, fouillaient partout» (Éric Lutten).

Difficile dans ces conditions d’interpréter le versement d’argent lors des «missions scientifiques» comme le signe d’un consentement des populations visées. Aussi, parallèlement à l’initiative de la France, d’autres initiatives de restitution ou de don d’objets provenant du Mali sont à l’étude. Il s’agit d’une collection de 650 objets Tellem et Dogon de Jan Baptiste Bedeau des Pays-Bas et d’une sélection d’environ 110 objets de la collection Joe Mulholland à Glasgow en Ecosse.

À ce jour, sur la base des catégories retenues par l’équipe d’experts, 16 objets sont proposés à notre pays à la restitution dont 6 dans un premier temps et 10 dans un second temps. D’autres objets comme le Sabre d’El Hadj Omar Tall convoité par le Sénégal pourraient s’ajouter à cette liste.

Depuis la réouverture du débat sur la restitution des biens culturels africains aux pays africains, le ministère de la Culture du Mali s’est approprié le dossier. Ainsi, à l’instar de ses homologues africains (Bénin, Sénégal et Gabon, entre autres, à l'occasion d’une conférence organisée à l'Unesco, à Paris, le vendredi 1er juin 2018), il a réclamé la restitution à leur pays d'origine des biens culturels pillés durant la colonisation.

Le but de cette réunion était d'ouvrir de nouveaux espaces de dialogue entre les pays dont sont originaires ces objets et ceux qui les conservent, en dépassant les seules questions juridiques afin de proposer des solutions et des outils pour les États.

Ce combat des pays africains pour la restitution de leurs biens culturels, disparus à l'époque coloniale dans des circonstances discutables, est soutenu, depuis plus de 40 ans, par l’Unesco.

En vue d’apporter une réponse aux questionnements en rapport avec la capacité réelle du Musée national et des Musées régionaux à assurer aux objets rapatriés, de bonnes conditions de conservation et de faire des propositions concrètes d’objets à la partie française, le ministère de la Culture a opté pour une approche participative en incluant outre les professionnels du patrimoine culturel, des historiens, des anthropologues, la société civile, etc.

<strong>Diango COULIBLY</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>4ème édition de la nuit de l’entreprenariat</title>
<link>https://www.maliweb.net/emploi-apej/4eme-edition-de-la-nuit-de-lentreprenariat-2794998.html</link>
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<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 00:49:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La nuit de l’entreprenariat est organisée par B&amp;T, une agence spécialisée dans l’événementiel en France et en Afrique. B&amp;T a créé ce concept pour mettre en lumière les talents en matière d’entreprenariat au Mali. </em></strong>

Après l’organisation avec succès de la première édition (2016), de la deuxième édition (2017) et la troisième édition (2018). B&amp;T. Communication Evénementiel organisera la quatrième édition le samedi 26 janvier 2019 à l’hôtel Laïco Amitié de Bamako. Pour la quatrième édition, le concept a évolué en prenant en compte une journée thématique animée par des personnalités du monde des affaires en plus de la soirée de gala de remise des trophées.

<strong>La Nuit de l’Entreprenariat, 4ème édition </strong>

Dès le début de l’année 2018 une équipe constituée d’un panel de spécialistes et de hautes personnalités ont formé un jury chargé de : sélectionner les panelistes pour l’animation de la journée thématique. Sélectionner les entreprises lauréates parmi celles qui se sont mises en valeur le plus, mais également celles qui malgré leur jeunesse ont relevé le défi du dynamisme au cours de l’année. Les critères de sélection ont porté non seulement sur le chiffre d’affaires, la qualité de leurs produits et la perception de satisfaction exprimée par les consommateurs, mais également sur leur responsabilité sociale et environnementale ainsi que certaines initiatives allant dans le sens du développement à l’égard des citoyens et du pays.

<strong>Invitée d’honneur : Keita Aminata Maïga</strong>

C’est une force tranquille et une femme de l’ombre. Sa discrétion n’a pourtant rien effacé de son dynamisme. À travers son ONG Agir, Keita Aminata Maïga apporte sa pierre à l’édification du pays. Entre distribution de médicaments, et soutien aux enfants de la rue, la Première dame ne ménage aucun effort pour aider les populations démunies. La Première dame est également engagée dans la lutte contre la mortalité infantile et maternelle. Kéita Aminata Maïga soutient dans ce sens les œuvres de l’ONG Save the Children au Mali. Pour ceux qui l’ont abordée, elle est simple et généreuse. Humble et discrète, c’est en France qu’elle a fait ses études universitaires. Son ONG a fait de la lutte pour l’environnement son cheval de bataille. Elle a mené plusieurs actions en faveur du recyclage des déchets plastiques.

<strong>Invité d’honneur : Soumeylou Boubèye Maïga, chef du gouvernement du Mali</strong>

Le nouveau chef du gouvernement a occupé, par deux fois, le poste de ministre de la Défense et des Anciens combattants (2000-2002 et 2013-2014) et il était entré au gouvernement en 2011 comme ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale jusqu’au coup d’Etat de mars 2012. Soumeylou Boubèye Maïga est donc une personnalité très connue dans le pays et à l’étranger pour s’être illustré dans le combat pour la démocratie, avoir occupé plusieurs postes de responsabilité et développé une expertise dans le domaine de la sécurité, notamment dans la bande sahélo-saharienne.

Il exerce le métier de journaliste d’abord à L’Essor, puis au mensuel Sunjata édité par l’AMAP dont il est le rédacteur en chef de 1981 à 1990. Militant au sein du Parti malien du travail, il a été l’un des principaux artisans de la révolution de Mars 1991. Il entre au cabinet d’Amadou Toumani Touré, alors président du Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP), en qualité de conseiller spécial d’avril 1991 à juin 1992. Vice-président et membre fondateur de l’Alliance pour la démocratie au Mali Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA/PASJ), il devient en 1992 chef de cabinet du président de la République Alpha Oumar Konaré.

En janvier 1993, il est nommé directeur général de la Sécurité d’Etat. En 2000, il entre au gouvernement en tant que ministre des Forces armées et des Anciens combattants. Soumeylou Boubèye Maïga a été candidat à la présidentielle d’avril 2007. L’année suivante il est nommé président du Conseil d’administration de l’APEJ. Soumeylou Boubèye Maïga est commandeur de l’ordre national du Mali.

<strong>Invité d’honneur : Mamadou Sinsy Coulibaly, président du Patronat du Mali</strong>

Président fondateur du groupe Kledu, son empire très diversifié s’étend de l’imprimerie numérique aux médias (Malivision, Radio Kledu, Kledu Events...), en passant par le tourisme (Tam Voyages), l’assurance, l’agrobusiness, la restauration, la distribution de courriers ou les nouvelles technologies. Il est un touche-à-tout de l’entreprise qui assure «marcher au feeling, se fier au bout de son nez». Le groupe Kledu, qui porte le prénom de sa mère et de sa fille, emploie 1 800 personnes et compte aujourd’hui une cinquantaine de sociétés au Mali, dont la plus importante est Malivision qui réalise un chiffre d’affaires annuel de 25 millions d’euros environ.

<strong>Invité d’honneur : Diadié dit Amadou Sankaré, PDG du groupe SAER EMPLOI</strong>

À la tête d’une flotte d’entreprises installées dans beaucoup de pays de la sous-région, notamment au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Burkina, en Guinée et au Niger, géant des ressources humaines, de la finance, du tourisme, du conseil d’entreprises, des transports et des mines, Diadié dit Amadou Sankaré, le puissant patron de Mali-Créances et de SAER– emploi, sort enfin de sa réserve.

<strong>Invité d’honneur : Mossadeck Bally, PDG groupe AZALAÏ</strong>

Azalaï fait partie des rares chaînes hôtelières 100% africaines installées sur le continent. Parti du sentiment d’insatisfaction généralement constaté chez ses partenaires d’affaires en déplacement à Bamako, M. Mossadeck Bally a décidé d’élever le niveau en répondant aux normes en vigueur en matière d’hôtellerie. La plupart de ses hôtels sont de 4 ou 5 étoiles.

<strong>Invité d’honneur : Samba Bathily, PDG groupe ADS</strong>

En 2014, Samba Bathily a cofondé Akon Lighting Africa. Cela a été lancé avec la star internationale de la musique Akon et Thione Niang. L’objectif de cette initiative est de sensibiliser à l’utilisation de solutions solaires pour fournir aux villages de toute l’Afrique un accès à une électricité propre, renouvelable et fiable. À ce jour, les résultats comprennent une série de développements solaires tels que l’installation de lampadaires et de solutions d’énergie renouvelable domestiques et communautaires dans 14 pays d’Afrique.

<strong>Invité d’honneur : Didier Acouetey, médias et communication</strong>

Né à Lomé, il quitte son pays à 13 ans, imprégné des valeurs africaines, pour venir se former à Paris. Partant du postulat que des ressources humaines de qualité sont l’une des clefs de voûte du développement, il fonde en 1996 le seul cabinet international de recrutement ayant une implantation en Afrique francophone. Considérant que le salut de l’Afrique passe par de nouveaux entrepreneurs, ce passionné de 40 ans se fait promoteur de l’expertise africaine. Installé sur les Champs-Elysées, il a ouvert la voie à un marché en pleine expansion, comme l’atteste le véritable boom des cabinets de recrutement spécialisés sur l’Afrique.

<strong>Invité d’honneur : Amadou Koita</strong>

Ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne et aujourd’hui président du parti socialiste, Amadou Koita, avec ses 44 ans, est un jeune connu des jeunes du Mali. Il fut surtout président de la jeunesse du Mouvement citoyen (2005-2010) puis du Parti pour le développement économique et social (PDES, 2009-2010). Après son baccalauréat en sciences biologiques au lycée de Markala, le nouveau ministre arrive à l’ENA pour étudier la gestion et décrocher une maîtrise.

Une année après, il travaille dans une entreprise privée «Réveil» dont il deviendra le Directeur général de 2002 à 2006. Puis il entame une carrière dans l’administration publique comme chargé de mission au ministère de l’artisanat et du tourisme (2006-2011), puis chef de cabinet adjoint à la Primature pendant neuf mois.

De décembre 2015 à son entrée au gouvernement, Amadou Koïta occupait le poste de chef de Cellule d’appui à la décentralisation et à la déconcentration du ministère de l’Economie et des Finances. Le nouveau détenteur du portefeuille de la Jeunesse et de la Construction citoyenne ne devrait pas se sentir en terrain inconnu. Son parcours de syndicaliste estudiantin et de politique lui seront d’un appui certain. Ancien secrétaire général du comité AEEM de l’Ecole nationale d’administration.

<strong>Invité d’honneur : Harouna Toure, ministre de l’économie numérique et de la communication</strong>

Il a apporté de nombreuses innovations en tant que Président directeur général du PMU-Mali depuis février 2014. Harouna Modibo Touré a également fait des passages remarqués à la direction générale de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et en tant que responsable financier et comptable à l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (l’ANICT). Le ministre de l’Économie numérique et de la Communication a également des compétences dans la coordination des activités de gestion, l’audit et le contrôle, la conception et l’évaluation des politiques publiques, la gestion des travaux des écritures comptables auprès des trésoriers payeurs régionaux, le contrôle des procédures financières et administratives, la réorganisation du système comptable et financier au niveau des collectivités locales, le suivi du dispositif d’appui technique et financier au niveau des collectivités locales, etc. Expert international en finances, comptabilité, audit, gestion financière, Harouna Modibo Touré dispose du bagage technique nécessaire pour donner un coup de fouet au développement de l’économie numérique dans notre pays.

<strong>Source : Agence B&amp;T</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ménaka : une embuscade fait plusieurs victimes</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/menaka-une-embuscade-fait-plusieurs-victimes-2794996.html</link>
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<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 00:44:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le lundi 24 décembre 2018, très tôt le matin, des individus lourdement armés, venus du Niger voisin et appartenant à une organisation criminelle opérant le long de la frontière, ont attaqué un poste avancé de la coalition Gatia-Msa dans la localité d'Infototane (Cercle d'Anderamboukane), située dans la région de Ménaka. L’attaque a fait plusieurs victimes des deux côtés.</strong>

Selon des sources concordantes, ces assaillants lourdement armés sont venus du Niger voisin. Ils appartiennent à une organisation criminelle opérant le long de la frontière de la bande sahélo-sahélienne. Après leur forfait, a-t-on appris, la coalition Gatia-Msa a immédiatement tendu un guet-apens qui aurait finalement payé, nous confie un responsable de la coalition.

Selon lui, après d'intenses combats, qui ont duré plusieurs heures, les assaillants ont été défaits avec près d'une quinzaine de morts dans leurs rangs. Du matériel roulant, des armes et des munitions ont été également récupérés. La coalition Gatia-Msa ne déplore aucune perte en vie humaine de son côté, mais elle regrette des cas de blessés graves.

Aux dernières nouvelles, certains de ces bandits armés auraient réussi à s’enfuir en territoire nigérien. Avant leur traque, une mission des forces armées malienne a été dépêchée sur les lieux de l’attaque pour vérification. Ce qu’il faut souligner, depuis le début de la crise malienne en 2012, cette zone frontalière est réputée être une localité dangereuse.

<strong>Ousmane DIAKITE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Force à toi Mahmoud Dicko</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/force-a-toi-mahmoud-dicko-2794974.html</link>
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<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 00:44:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«J'invite le gouvernement malien et son ONG bidon et satanique à aller rembourser l'argent des Blancs et sans délai, s’ils ne veulent pas de problèmes avec le peuple. L'argent, l'argent, l'argent ! L'État malien a eu le courage de vendre la dignité et l'honneur de tout un peuple à 1 milliard et quelque. Pendant que nous vous confions nos enfants en comptant sur vous pour leur inculquer nos valeurs sociétales, leur apprendre : les mathématiques, l'agriculture, l'élevage, la médecine, etc. Leur apprendre l'amour de la patrie, le sens du patriotisme et le civisme, la bonne conduite, à lire et à écrire... Au retour le gouvernement aux abois, à sa tête un soi-disant 'tigre’ ou Handaconda propagandiste, n'a eu que comme projet : leur enseigner la sexualité et l'homosexualité dans ses diverses formes. Malédictions, méconnaissance ou ambitions démesurées ? Le peuple malien vous a demandé l'éducation, l'eau, la santé, l'emploi, l'autosuffisance alimentaire et la sécurité. Mais vous avez préféré le mépris, le vol orchestré, la corruption continuelle, le népotisme, la gabegie et la promotion de l'indignité et de l'irresponsabilité pour quelques miettes. Peuple du Mali sache que beaucoup de pseudo-leaders religieux abusent de ton ignorance et de ta naïveté. Honte aux religieux affairistes, businessmen, organisateurs de festivals au nom d'un Maouloud profitant de la misère des Maliens. Aujourd'hui les masques sont tombés et vous savez maintenant : qui est leader et qui est dealer. Force à toi Imam Mahmoud Dicko pour ce combat noble. Peuple malien sache que Dieu s'occupe de ses enfants qui se prennent au sérieux. Peuple malien, tout ce qui est fait pour toi sans toi est contre toi» Master Soumi.

<strong>6 morts à Dallah </strong>

C'est après un bon départ dans une ambiance bon enfant, que le bus se dirigeait vers Douentza. Dans les alentours du village de Dallah et à 35 km de Douentza, il a heurté un engin explosif. Un grand bruit a attiré l'attention de tous les riverains qui se sont rendu compte qu'un drame venait de se produire. Dans le feu de l'action, les populations sont venues afin d'apporter secours. C'est ainsi qu'ils ont constaté qu'il y avait deux passagers morts sur le champ. Le détachement de l'armée au poste de Douentza est venu en premier afin de porter assistance. Certains blessés graves ont rendu l'âme à leur arrivée à l'hôpital de Mopti. Le bilan provisoire donne 6 morts et 7 blessés. Les forces armées maliennes ont été déployées dans la zone pour faire les premières enquêtes.

<strong>15 jihadistes neutralisés </strong>

Tôt le matin du 24 décembre des individus lourdement armés, venus du Niger et appartenant à une organisation criminelle opérant le long de la frontière, ont attaqué un poste avancé de la coalition Gatia-Msa dans la localité d'Infototane (cercle d'Anderamboukane). La coalition ayant appris grâce à son réseau de renseignements de l'imminence de l'attaque a tendu un guet-apens aux assaillants. Après d'intenses combats qui ont duré plusieurs heures, les malfrats ont été défaits avec près d'une quinzaine de morts dans leurs rangs. Du matériel roulant, des armes et des munitions ont été récupérés. La coalition Gatia-Msa ne déplore aucune perte de son côté. Le restant des malfrats a fui en territoire nigérien. Ils étaient venus du Niger lourdement armés sur une quarantaine de motos.

<strong>Barkhane tue 7 jihadistes </strong>

Au moins six membres d'un groupe de jihadistes circulant à moto au Mali, près de la frontière nigérienne, ont été «mis hors de combat» par l'armée française dans la nuit de mercredi à jeudi. Selon le colonel Patrik Steiger, l’opération a commencé quand un groupe de combattants circulant sur huit motos a été repéré au Niger. «Cela a permis de constater qu'ils avaient franchi la frontière pour pénétrer au Mali», a précisé le porte-parole. Barkhane a déterminé le caractère terroriste de ce groupe grâce à des critères qu'elle s'est refusé à préciser, «afin de ne pas les renseigner utilement». Barkhane a tué ou fait prisonniers plusieurs centaines de jihadistes dans le nord du pays. Mais l’opération a coûté la vie à une dizaine de soldats français.

<strong> </strong><strong>Grève de la faim</strong>

Des cheminots maliens observent une grève de la faim pour se faire entendre afin d'avoir 9 mois d’arriérés de salaire. Ces chefs de famille ont tout fait pour que le gouvernement puisse les entendre, mais ils semblent avoir en face des ministres «menteurs» et sourds à leurs revendications. Au lieu de trouver des solutions aux difficultés de la régie des chemins de fer, le Mali et ses partenaires parlent de navigabilité entre le Sénégal et le Mali. Moussa, en observant la grève de la faim, a marché de Kati à Bamako (18 km) pour réaffirmer leur engagement à poursuivre leur lutte pour leurs droits légitimes piétinés avec mépris par le régime d'IBK. À son arrivée à Bamako, il a été accueilli par certains de ses camarades cheminots et le camarade Ibrahima Kébé Tamaguidé de Faso Kanu.

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<strong>BMS-SA : nouvelle étape </strong>

La Banque malienne de solidarité connaîtra son nouveau Directeur général dans quelques jours. Après 18 ans de bons et loyaux services, Babaly Bah, l'enfant de Diakabou dans le cercle de Koro, sera remplacé. C'est feu Mandé Sidibé qui lui avait donné 1 milliard 500 millions de Fcfa pour lancer la BMS-Sa. La banque était logée à la Dette publique et avait commencé ses activités avec 4 ordinateurs, une seule agence et 16 personnes. Babaly Bah s'est mis en quatre pour débuter les activités avec 2 milliards de capital. À ce jour, la BMS-SA en est à 730 milliards de Fcfa, 45 agences, 525 travailleurs et plus de 500 ordinateurs. 600 milliards de Fcfa de dépôt, 400 000 clients, et 96% des dépôts sont détenus par des Maliens. La BMS-SA a secouru plusieurs fois l'Etat malien pour le payement des salaires des fonctionnaires. Selon ses clients, la BMS-Sa est très liquide grâce à la bonne gestion de son Directeur général, M. Babaly Bah. Lequel va désormais prendre la présidence du Conseil d'administration conformément aux directives de la BCEAO, qui ne permettent plus qu'un responsable politique influent soit Président du Conseil d’administration d'une banque.

<strong>Des armes lourdes saisies </strong>

Si ce n'est pas une opération d'éclat de fin d'année, c'est une belle prise des flics. Tout s'est déroulé le mercredi 19 décembre vers 11h au quartier du fleuve non loin du Centre international de conférence de Bamako. La police malienne, à travers sa brigade des stupéfiants, a arrêté un jeune homme en possession d’armes lourdes à Bamako. Les policiers ont ensuite fait une perquisition chez lui en sa présence à Baco Djikoroni ACI, côté ouest, rue 636 porte 727 (selon l'interpellé, c'est le Domicile du 1<sup>er</sup>  vice-président du Haut conseil des collectivités territoriales, Azaze Ag Loud Dag Dag). Deux valises vides ont été retrouvées dans sa chambre. Selon lui, dans ces deux valises, étaient dissimulées des armes en provenance d'un individu de nationalité ghanéenne. Une enquête est en cours. Pourvu qu'elle ne soit pas comme les autres enquêtes maliennes.

<strong>Cible différente </strong>

Le vendredi 21 décembre 2018, vers 15 h00mn, à Guiré, situé à 103 km à l'est de Nara, deux individus armés évoluant sur une moto ont tiré sur le Sergent Nouhoum Ballo en promenade vers le cimetière. Après forfait, les deux assaillants ont été arrêtés par la population civile ainsi que leurs complices au nombre de trois et remis aux Fama (Forces armées maliennes) sur le lieu de l'incident. Le Sergent est décédé au cours de son évacuation sur Nara. Les assaillants sont à la disposition du BT de Nara. Le même vendredi, vers 05 h 30mn à Ménaka, quatre obus sont tombés dans l'enceinte du camp de la Minusma. Cette action intervenait après la visite de terrain du Comforce/Minusma, le Général de division Gyllensporre, le jour précédent. Un hélicoptère et un bâtiment ont été détruits.

<strong>La vigilance des Fama </strong>

Le 21 décembre, il y avait des tirs en plein centre-ville de Tombouctou entre les Fama et des assaillants qui ont tenté d'enlever un véhicule. La suite a été une course à la Hollywood. Vers le quartier Sans fil, un innocent a pris une balle perdue dans sa paillote. Aussitôt informées, les forces armées et de sécurité maliennes les ont poursuivis. Un renfort de l'armée et des civils à motos ont poursuivi l'opération pour arrêter les bandits. Malgré tout, ces derniers ont pu s'échapper avec le véhicule. Cet acte intervenait moins de 24 heures après l'enlèvement d'une moto qui s’était soldé par des tirs nourris à Abaradjou.

<strong>Premier Africain </strong>

Pour la petite histoire, le 1<sup>er</sup> champion du monde de boxe est un Africain originaire du Sénégal, mort dans l'oubli total. C'est ici le lieu d'interpeller le président Macky Sall afin de le réhabiliter à titre posthume. Le président américain Donald Trump doit revisiter l'histoire. Louis Fall «Battling Siki» naît en septembre 1897, à St-Louis au Sénégal. Arrivé en France au début de l’adolescence, (selon la rumeur en tant que domestique d’une actrice française qui l’avait pris à son service), il commence à gagner sa vie de façon indépendante en faisant la vaisselle, puis démarre dans le monde de la boxe à l’âge de 15 ans. De 1912 à 1914, il livre 16 combats (8 victoires, 6 nuls, 2 défaites). Sa carrière est interrompue par la première guerre mondiale. Incorporé comme soldat, Siki est décoré de la croix de guerre et reçoit la médaille militaire. Il reprend sa carrière en 1919, et enchaîne 43 victoires.

<strong>Aucune perte  </strong>

À Toye, dans la commune rurale de Matomo (Cercle de Macina), un convoi d’une relève des forces armées et de sécurité du Mali a vu un de ses véhicules sauter sur un engin explosif entre Toye et Mamba, le dimanche 23 décembre. Selon nos sources, il n’y a eu aucune perte en vie humaine. Quatre éléments des forces armées et de sécurité ont été blessés et leur véhicule endommagé. Si Toye est dans la commune de Matomo, Mamba est situé dans la commune de Diafarabé et fait frontière avec Toye, le dernier village de Macina, à la frontière de la région de Mopti. À Toye où se trouvent les donsos et Mamba, un gros village à dominance peulh, des conflits opposent les communautés.

<strong>5 morts à Diafarabé </strong>

Des jihadistes présumés auraient tendu dimanche 23 décembre une embuscade à un convoi des Fama entre Tenenkoun et Diafarabé. Le bilan fait état de 5 morts, d’un véhicule incendié et deux emportés du côté des Forces armées maliennes. À Ménaka, le mercredi passé, la force  Barkhane a conduit une opération contre l'EIGS à 45 km à l'est d'Akabar. Bilan : 6 terroristes tués et du matériel récupéré. Mohamed Issa Ag  Mohamed et Ahmedou Ag Ousmane Ansary ont été enlevés le même jour par des individus au nord de Goundam dans la région de Tombouctou.

<strong>Conflit d'intérêt  </strong>

Deux jeunes du village d’Alliakoum situé à 2 km de Gorom Gorom ont été tués par les FDS, après un refus de s'arrêter pour un contrôle routier, le 23 décembre, dans la nuit, lorsque ces derniers se rendaient à un mariage à  Bosseye. Ils étaient plusieurs motorisés et deux ont été interpellés, les autres ont pris la poudre d'escampette. L'une des victimes est le fils du conseiller municipal dudit village. Un malentendu entre les éléments de Ganda-Izo et la gendarmerie d’Ansongo autour de l’arrestation d’un de leurs éléments a provoqué des tirs de sommation dans la cour de la gendarmerie. Selon l’adjoint au CB, c’est un combattant de ce groupe armé qui a été convoqué par une jeune fille pour harcèlement et qui a été arrêté par la gendarmerie. Ces camarades étaient venus faire des tirs pour manifester leur mécontentement. Quant au combattant dudit mouvement, il rejette l’accusation. Cet incident a créé une panique en ville.

<strong>Dana Amassagou pose ses conditions</strong>

Démarrage «non effectif» du processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) à Mopti. Annoncé pour ce lundi en faveur des milices peulhs et dogons, «le processus doit encore procéder à certains réglages», nous rapportent les acteurs. Selon eux, c'est plutôt la phase d'identification qui est en cours. La milice «Dana Amassagou» pense qu’il y a «des conditions préalables» à respecter. Au même moment, une rencontre entre les autorités maliennes et les représentants des communautés concernées se tient ce lundi à Mopti. Toutefois, les responsables de la milice «Dana Amassagou» posent des «conditions préalables», pour leur participation à ce DDR. Selon eux, l'accent doit être mis sur le dialogue inclusif. «Il faut d'abord parler, dialoguer entre les protagonistes. Ensuite avoir un accord sur comment aller vers le DDR. On ne se lève pas du matin au soir pour demander de récupérer les armes. Nous pensons quand même qu'il faut mettre en place un processus qui va aboutir au DDR», a déclaré Marcelin Guengeré, un des responsable de la milice «Dana Amassagou». Cette opération intervient quelques semaines après le désarmement de 1 500 combattants des groupes armés signataires de l’accord d’Alger. Ce processus a concerné les régions de Tombouctou, Gao et Kidal.

<strong>L'ambiance est Gilets jaunes</strong>

Malgré tous les pillages en Afrique, toutes les destructions en Afrique par la France, la mise sous tutelle de la souveraineté de nombreux pays africains, malgré le nombre d'années que la France nous détruit pour aller construire chez elle et faire de nous des clandestins, des immigrés chez eux et un peu partout dans le monde, voir cette France dans des difficultés de telle banalité, ce que les dirigeants français sont tombés vraiment bas. L'Africain du Mali dit bonjour au régime Macron-Brigitte. Nous, au moins, on dort malgré les différentes vicissitudes de la vie que vous nous causez depuis 50 ans déjà.

<strong>La vieille garde </strong>

Nous, qui sommes nés entre 1945-1977, sommes les plus heureux ...Notre vie en est une preuve vivante. Après l'école, nous avons joué jusqu'au crépuscule ; nous n'avons jamais regardé la télé. Nous avons joué avec de vrais amis, pas des amis sur internet. Si jamais nous avions soif, nous allions boire de l'eau du canari ou du robinet et non de l'eau embouteillée. Nous ne sommes jamais tombés malades en partageant le même verre de jus avec quatre amis. Rien n'est arrivé à nos pieds malgré l'errance aux pieds nus. Nous n'avons jamais utilisé de compléments pour rester en bonne santé. Nous avions l'habitude de créer nos propres jouets et de jouer avec. Nos parents n'étaient pas riches. Ils nous ont donné l'amour... pas les gadgets électroniques. Nous n'avons jamais eu de téléphone portable, de DVD, de consoles de jeux, de Xbox, de jeux vidéo, d'ordinateurs personnels, d'internet, de chat, mais nous avions de vrais amis. Nous avons visité la maison de notre ami sans y être invité et avons apprécié la nourriture avec eux. Des parents vivaient à proximité pour profiter du temps passé en famille. Nous avons pu avoir des photos en noir et blanc, mais vous pouvez trouver des souvenirs colorés dans ces photos. Nous sommes une génération unique et la plus compréhensive, car nous sommes la dernière génération à écouter les parents...et aussi les premiers qui ont dû écouter leurs enfants.

<strong>Ce qu'un enfant ne doit pas faire </strong>

Évite de donner à ton enfant tout ce qu’il demande. Il grandira en croyant qu’il a le droit d’obtenir tout ce qu’il désire. Évite de rigoler quand ton enfant prononce des paroles injurieuses. Il grandira en pensant que le manque de respect est un divertissement. Évite de rester insensible face à un mauvais comportement qu'il peut afficher sans le gronder pour son mauvais comportement. Il grandira en pensant qu’il n’existe pas de règles dans la société. Évite de ramasser tout ce que ton enfant met en désordre. Il grandira en croyant que les autres doivent prendre en charge ses responsabilités. Évite de le laisser suivre n’importe quel programme à la télé. Il grandira en pensant qu’il n’y a pas de différence entre être un enfant et être un adulte. Évite de donner à ton enfant tout l’argent qu’il demande. Il grandira en pensant qu’obtenir de l’argent est facile et n’hésitera pas à voler pour l’avoir. Évite de toujours te mettre de son côté quand il a tort contre les voisins, ses enseignants, la police. Il grandira en pensant que tout ce qu’il fait est correct, ce sont les autres qui se trompent. Évite de le laisser seul à la maison quand tu te rends au culte, sinon il grandira en pensant que Dieu n'existe pas. En suivant ces instructions, je garantis que votre enfant sera un modèle pour la société et fera votre fierté en tant que parents !]]> </content:encoded>
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<title>Noël 2018 au Mali : prière pour la paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/noel-2018-au-mali-priere-pour-la-paix-2794994.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 00:41:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans la nuit du lundi 24 au mardi 25 décembre 2018, le ministre des Affaires religieuses et du Culte, M. Thierno Amadou Omar Hass Diallo, a célébré l’anniversaire de la naissance de Jésus Christ, successivement à l’Eglise protestante de Bamako-coura et dans la cour de l’école de la Cathédrale de Bamako. </em></strong>

À Bamako-coura, la prière a été dite par le Délégué général de l’Association des Groupements d’églises et missions protestantes évangéliques au Mali (AGEMPEM), le Dr. Nouh Ag Infa Yattara. Le Délégué général de l’AGEMPEM a prié pour la paix des cœurs et le développement durable de notre pays : «Seigneur Dieu, bénit notre pays, le Mali, et inspire nos gouvernants et donne leur la force nécessaire pour sortir notre pays des difficultés auxquelles il est confronté et où il fera bon vivre, en aidant à neutraliser les malfaiteurs qui ne veulent pas de la paix».

Dans la cour de l’école de la Cathédrale, l’office religieux était dirigé par le Cardinal Jean Zerbo, Archevêque de Bamako, qui a également prié pour la paix dans notre pays et dans le monde entier. «Nous devons nous employer à être des artisans et des apôtres de la paix, à l’image de Jésus, fils de Marie», a exhorté le Cardinal Zerbo. «On aime se glorifier soi-même, pas les autres», a fustigé l’Archevêque de Bamako, invitant tout un chacun à purifier et à ouvrir son cœur en se débarrassant de l’orgueil et en tournant le dos à la méchanceté gratuite, qui sont monnaie courante dans notre société d’aujourd’hui.

«Le Christ est paix et justice et il a dédié toute sa vie à la sentence équitable», a renchéri le ministre Diallo, après avoir rappelé et souligné que «Jésus a porté et est mort sur la croix pour souffrir à notre place». Le ministre des Affaires religieuses et du Culte a également félicité l’Eglise pour le choix du thème, à savoir : la paix au Mali et l’interpellation de la jeunesse au sujet de l’enseignement du Seigneur.

«Qu’attendez-vous, jeunesse, pour être dans l’enseignement du Seigneur», a interpellé, à son tour, le ministre Diallo. Enfin, le ministre des Affaires religieuses et du Culte a invité les uns et les autres à prier pour le Mali, afin que règnent, dans notre pays, la paix, la concorde et le vivre ensemble qui caractérisaient, jadis, notre vielle Nation.

<strong>Source : CCOM/MARC</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sans Noirs ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/sans-noirs-2795023.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 00:38:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>On raconte une histoire très amusante et très révélatrice à propos d'un groupe de Blancs qui en avaient marre des Noirs. Ces Blancs avaient décidé, d'un commun accord, de s'évader vers un monde meilleur. Ils étaient donc passés par un tunnel très sombre pour ressortir dans une sorte de zone nébuleuse au cœur d'une Amérique sans Noirs, où toute trace de leur passage avait disparu. </em></strong>

Au début, ces Blancs poussèrent un soupir de soulagement. Enfin, se dirent-ils, fini les crimes, la drogue, la violence et le malaise social. Tous les Noirs ont disparu. Mais soudainement, ils furent confrontés à une toute autre réalité, la nouvelle Amérique n'était plus qu'une grande terre aride et stérile. Les bonnes récoltes étaient rares car le pays s'était jusque-là nourri grâce au travail des esclaves noirs dans les champs. Il n'y avait pas de villes avec d'immenses gratte-ciel, car Alexander Mills, un Noir, avait inventé l'ascenseur et, sans cette invention, on trouvait trop difficile de se rendre aux étages supérieurs.

Il n'y avait pratiquement pas d'automobiles, car c'était Richard Spikes, un Noir, qui avait inventé la transmission automatique. Joseph Gammel, un autre Noir, avait inventé le système de suralimentation pour les moteurs à combustion interne, et Garret A. Morgan, les feux de circulation. En outre, on ne trouvait plus de réseau urbain express, car son précurseur, le tramway, avait été inventé par un autre Noir, Elbert R. Robinson.

Même s'il y avait des rues où pouvaient circuler automobiles et autres rames ferroviaires express, elles étaient jonchées de papiers et de déchets, car Charles Brooks, un Noir, avait inventé la balayeuse motorisée. Il y avait très peu de magasines et de livres car John Love avait inventé le taille-crayon, William Purvis, la plume à réservoir, et Lee Burridge, la machine à écrire, sans compter W.A. Lovette, avec sa nouvelle presse à imprimer.

<strong>Vous l'avez deviné ? Ils étaient tous des Noirs. </strong>

Même si les Américains avaient pu écrire des lettres, des articles et des livres, ils n'auraient pu les livrer par la poste, car William Barry avait inventé le tampon manuel et Phillip Downing, la boîte aux lettres. Le gazon était jaunâtre et sec, car Joseph Smith avait inventé l'arrosoir mécanique, et John Burr, la tondeuse à gazon.

Lorsque les Blancs entrèrent dans leurs maisons, ils trouvèrent que celles-ci étaient sombres, pas étonnant, Lewis Latimer avait inventé la lampe électrique, Michael Harvey, la lanterne, Grantville T. Woods, l'interrupteur régulateur automatique. Enfin, leurs maisons étaient toutes sales car Thomas W. Steward qui avait inventé la vadrouille (balai), et Lloyds P. Ray, le porte-poussière. Leurs enfants les accueillirent à la porte, pieds nus, débraillés et les cheveux en broussaille, à quoi fallait-il s'attendre ? Jan E. Matzelinger avait inventé la machine à formes de chaussures, Walter Sammons, le peigne, Sarah Boone, la planche à repasser, et George T. Samon, la sécheuse à linge.

Les Blancs se résignèrent finalement à prendre une bouchée, dans tout ce chambardement, mais pas de chance, la nourriture était devenue pourrie car c'était un autre Noir, John Standard, qui avait inventé le réfrigérateur.

<strong>N'est-ce pas étonnant ? Que serait le monde moderne sans contribution des Noirs ?</strong>

Martin Luther King Jr. a dit un jour : «Quand vous êtes prêts à partir pour le travail, sachez que la moitié de toutes les choses et de tous les appareils dont vous vous êtes servis avant de quitter votre maison a été inventée par des Noirs». Tout ça pour vous dire, chers frères et sœurs, que l'histoire des Noirs ne se résume pas seulement à l'esclavage. Quand nous pensons à Fréderik Douglass, Martin Luther King Jr, Malcolm X, Marcus Garvey et Du Bois.

&nbsp;

<strong>«Le changement viendra quand nous assumerons nos responsabilités, refuserons de corrompre…» </strong>

Depuis plusieurs jours, une question simple me traverse la tête sans que je ne puisse trouver la réponse la plus convaincante à mes yeux. Vous serez peut-être surpris, mais je me demandais ces derniers temps quelle définition à donner à la corruption qui reflèterait la réalité d'un citoyen dans un pays comme le Mali. J'ai fini par arriver à une réponse qui m'a semblé évidente.

Prenons l'exemple d'une jeune femme médecin, Aïcha, d'un commerçant Garba et d'un agent de police Emanuel. Un matin, Dr. Aïcha se rendant d'urgence à l'hôpital et a oublié de prendre sa vignette. Elle arrive au carrefour et se fait arrêter par un agent de police, Emanuel. Ce dernier lui réclame sa vignette.

Aïcha ne disposant pas de ce document sur place, l'agent lui dit qu'elle a trois choix : lui remettre 500F et partir ; payer la contravention mais qu'il n'y aura pas de reçu ; voir sa moto confisquée puis envoyée à la fourrière où elle va devoir payer et reprendre sa moto seulement en fin d'après-midi. Aïcha a fait le choix d'aller payer la contravention en fin d'après midi, sa moto a été confisquée et elle a pris un véhicule de transport en commun.

Au même carrefour, Garba, qui se rendait à ses affaires, s'est aussi fait arrêter pour défaut de permis. Emanuel lui fait une proposition similaire. Garba paye puis il continue son chemin. Quelques instants après son départ, un camion voulant éviter des nids de poule sur le goudron perd le contrôle et alla renverser Emanuel. On l'amena à l'hôpital pour le soigner.

À son arrivée, il apprend qu'il doit prendre son mal en patience car le médecin qui doit s'occuper de lui est en retard exceptionnellement ce matin. Quelques instants plus tard, il s'est fait prendre en charge par la Dr. Aïcha qui est arrivée en retard à cause des multiples arrêts de transports en commun. Par la suite, Emanuel apprend qu'il n'aura plus  jamais l'usage de ses jambes. Le camion qui l’a renversé sortait du contrôle technique avec un défaut de frein et appartient à Garba.

<strong>Cher/es amies, </strong>

C'est bien triste cette histoire, mais c'est celle-là que nous vivons tous les jours et que nous ne nous rendons même plus compte. C'est aussi au regard des situations similaires que je vois tous les jours que je suis arrivé à définir la corruption comme étant l'acte le plus irresponsable qu'un individu, quel que soit son rang social ou professionnel, pose pour s’autodétruire et détruire tout ce qu'il touche.

Si vous êtes d'accord avec cette définition, certes non académique et même  peu commode, souvenez-vous que le plus important n'est pas ce que chacun d'entre nous a pu faire dans le passé, mais ce que chacun d'entre nous fera dès cet instant. Le changement viendra quand nous assumerons nos responsabilités, refuserons de corrompre, refuserons de nous laisser corrompre ou de regarder les corrupteurs agir sans les en empêcher de toute notre énergie. Que Dieu vous Bénisse !

<strong>Tidiane TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Festival international du Mbolon 2019 : La 3ème édition aura lieu du 22 au 24 mars à Kolondièba</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/festival-international-du-mbolon-2019-la-3eme-edition-aura-lieu-du-22-au-24-mars-a-kolondieba-2795011.html</link>
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<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 00:37:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Abdoul Berthé, président du comité d’organisation du festival international MBolon, a animé le mardi 25 décembre 2018, une conférence de presse d’information dans le cadre de la 3<sup>ème</sup> édition du Festival international du Mbolon. L’édition de cette année est placée sous la haute présidence de la ministre de la culture, Mme Ndiaye Ramatoulaye Diallo, et consacrée au thème : «Culture et Développement local». C’était dans les locaux de Maestro Sound sis à Kalabancoura.</em></strong>

L’évènement se tiendra du 22 au 24 mars 2018 à Kolondièba, dans la région de Bougouni au Mali. Était présent à cette conférence Bakary Kouyaté, secrétaire général de la commission d’organisation. Selon les organisateurs, Bakary Togola, président de l’APCAM, est le parrain du festival international du MBolon. Le président d’honneur est le colonel Mamaou Touré.

Il faut reconnaître aussi que le président et non moins promoteur dudit festival se nomme Dr. Sidiki N’fa Konaté, Directeur général de l’ORTM, selon les conférenciers. Les organisateurs ont indiqué que l’organisation d’un festival culturel dans ce cercle va sûrement libérer des initiatives, notamment dans le secteur de la culture. «Ce festival viendra compléter et renforcer cette chaîne d’initiatives en faveur du développement et la culture en tant qu’élément fédérateur. Il permettra sûrement de renforcer les liens de solidarité séculaire entre les populations de cette communauté», a indiqué Abdoul Berthé.

Avant de préciser qu’il s’agit d’organiser des manifestations artistiques et culturelles autour des traditions populaires des groupes ethniques de la commune, animées par des groupes venant de différents villages et d’autres communes.

Pour sa 3<sup>ème</sup> édition en cette année 2019, le festival organisera une formation en informatique à l’attention des lycéens de Kolondièba sur place. À l’issue de cette formation, un concours sera organisé entre les différents participants. En marge du festival, des conférences-débats seront organisées. Certaines thématiques porteront sur l’utilisation des réseaux sociaux à l’attention particulière de la jeunesse. Des visites guidées de sites culturels et touristiques de la localité seront programmées. Des récompenses en nature seront attribuées aux groupes ayant interprété de façon authentique les pratiques ancestrales.

En plus de Mbolon, les autres instruments traditionnels de musique ainsi que les danses anciennes du terroir seront valorisés au cours des différentes éditions du festival. «L’objectif de ce festival est de sauvegarder le patrimoine culturel matériel et immatériel de la localité et renforcer les liens de solidarité entre les populations qui y vivent», précisera Abdoul Berthé. Il a précisé que ce festival mobilise les 12 communes rurales de Kolondièba.

En plus de ça, il dira que des commissions seront mises en place par le président de la Commission d’organisation à Tingrela en Côte d’Ivoire, en vue de les mobiliser à participer en grand nombre à cette 3<sup>ème</sup> édition, gage de paix, de stabilité et de cohésion sociale entre les populations tout au long des deux frontières (Mali-Côte d’Ivoire). M Abdoul Berthé a rappelé que l’année derrière, près d’une trentaine de groupes d’artistes folkloriques et modernes ont presté durant les trois jours de festivités, qui ont mobilisé plus de 1000 à 2000 personnes. Quatre-vingt exposants étaient venus.

Cette année les organisateurs attendent continuer dans cette dynamique. Il a ajouté que dix folklores locaux de Kolondiéba seront programmés cette année. Les orchestres modernes ne seront pas oubliés. Il s’agit entre autres de Nahawa Doumbia, Iba One, Nabintou Diakité, Rokia Koné, Koko Dembélé et Nieba Solo. Il a également souligné les difficultés d’électricité et de site de réalisation du festival. Il faut retenir que le MBolon est un instrument traditionnel de musique à trois cordes et chaque corde a sa signification.

<strong>Lamine KANE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La France est en train de mettre la pression sur les chefs d&amp;apos;Etat africains</title>
<link>https://www.maliweb.net/sommet-france-afrique/la-france-est-en-train-de-mettre-la-pression-sur-les-chefs-detat-africains-2795019.html</link>
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<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 00:30:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Des chefs d'Etat qu'ils choisissent car, actuellement, il se passe quelque chose qui va encore faire sombrer l'Afrique dans la misère. La France souhaite la dévaluation du FCA. Le FCA, pour ceux qui ne le savent pas (Franc de la communauté française d’Afrique), est une monnaie fabriquée en France, plus précisément à Clermont Ferrand et c'est la France qui décide du taux des politiques économiques et du contrôle de la gestion. Le but étant d'acheter des matières premières à des prix de merde.

En 2018, la France nous prouve une fois de plus qu'elle se considère comme colon en Afrique. Et actuellement, 1 euro = 655 FCA. Et la France souhaite encore appauvrir les Africains en dévaluant à nouveau le FCA. Bientôt, 1 euro sera égal à 1300 FCA, si ce n'est pas une ultime humiliation. La colonisation à ciel ouvert.

Sans oublier la dette coloniale provenant de 14 pays en Afrique. La France perçoit plus de 500 milliards de dollars chaque année. La solution est la sortie du FCFA. Kadhafi a voulu la monnaie unique en Afrique, il a été tué ! Je pense qu'il est temps de se réveiller.

En Afrique, tu manifestes contre cette servitude monétaire, on te tire dessus ou tu fais de la prison, sans aucune forme de procès. Rassembler les Africains pour parler de l'avenir du continent est très compliqué, car nous manquons de solidarité ! Je vais sans doute entendre (que Dieu nous aide…). Il ne nous aidera pas ! C’est des conneries ! Ça fait des siècles que cela dure.

Si on organise une soirée (hip-hop, zouk, afro) beaucoup seront disponibles. Il est temps de se réveiller !

<strong>Ensemble trouvons des solutions@contrecfa </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Général Alhaji Ag Gamou réunit toutes les communautés pour un dialogue franc</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-general-alhaji-ag-gamou-reunit-toutes-les-communautes-pour-un-dialogue-franc-2795014.html</link>
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<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 00:22:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une rencontre fraternelle regroupant uniquement les leaders de la Plateforme, la Cma, la Cme, des élus et notables du nord du Mali, s'est tenue, le 24 décembre 2018, chez le Général Alhaji Ag Gamou à Bamako. Ladite rencontre avait pour objectifs dont l’analyse de la situation dramatique (le terrorisme et les conflits intercommunautaires).</em></strong>

Il s’agissait aussi, pour le Général Alhaji Ag Gamou et ses invités de : échanger sans tabous sur tous les problèmes qui divisent nos communautés ; élaborer un plan d'action avec des engagements solennels pour constituer un front commun contre le terrorisme et le banditisme pour que plus jamais cessent les massacres en masse et enlèvements dont sont victimes nos populations ; envisager d'autres rencontres dans chaque région pour la réconciliation et le vivre ensemble pour une paix inclusive.

Étaient présents, le président du conseil supérieur des Imghads et Alliés,  le président de la Cma, le président de la communauté arabe, le porte-parole de la plateforme, le secrétaire général du Gatia, le secrétaire général du Mnla, le porte-parole de la Cme et plusieurs notables et responsables de toutes les communautés sœurs vivant au nord du Mali.

<strong>Fady WALET  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alassane Ouattara et les affaires de famille</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/alassane-ouattara-et-les-affaires-de-famille-2795017.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 29 Dec 2018 23:33:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Auréolé d’une image d’économiste exigeant lorsqu’il officiait comme directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), Alassane Ouattara s’est singulièrement éloigné de cette ligne de conduite depuis son arrivée au pouvoir en 2011, comme l’illustre ce dossier de La Lettre du Continent. </em></strong>

Après avoir dénoncé la gestion du pays par ses prédécesseurs (Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo...) comme étant familiale voire clanique, l’ancien gouverneur de la BCEAO n’a de cesse depuis cinq ans d’ouvrir les portes de l’Etat mais aussi des sociétés publiques et, plus largement, de l'économie ivoirienne, à ses proches parents ou amis fidèles.

Ces nominations ont été majoritairement décidées de manière discrétionnaire. Du cacao au marché de vérification des importations, en passant par les affaires présidentielles ou bien la communication, le premier cercle du chef de l’Etat et de son épouse Dominique Ouattara rayonne dans tous les secteurs stratégiques du pays.

<strong>Masséré Touré à l’école de journalisme...</strong>

Dircom' de la présidence ivoirienne, Masséré Touré a été nommée le 13 juillet nouveau membre du CA de l’Institut supérieur des sciences et techniques de la communication (ISTC), établissement public sous tutelle du ministère de la communication. Le même jour, la nièce d’Alassane Ouattara a été adoubée au sein du CA du groupe public RTI. Elle y remplacera Amadou Coulibaly alias "AM'S", actuel chef des services extérieurs au palais présidentiel. De quoi renforcer encore l’influence de celle qui n’hésite plus à réprimander les patrons de presse proches du pouvoir lorsqu’un article lui déplaît. Masséré Touré cumule plusieurs autres postes d’administratrice dans des structures publiques (groupe Fraternité Matin, AIP...).

<strong>Ouattara veut son homme à la tête de la CCICI</strong>

La présidence influe pour la désignation d'un membre du RDR comme futur président de cette structure. La liste "Unis pour la promotion des entreprises" emmenée par le pharmacien et militant du Parti Démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) Parfait Kouassi et l’assureur Faman Touré est sortie grande victorieuse de l'élection des nouveaux membres de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire (CCICI), le 10 juillet.

Avec 93 sièges sur 102, elle a écrasé la liste "Union pour une chambre forte" dirigée par les hommes d’affaires Souleymane Méïté, Ibrahim Traoré et Moussa Diomandé. Principales victimes de cette dernière liste : Zoumana Bakayoko, le frère aîné du ministre de l’intérieur et de la sécurité Hamed Bakayoko mais aussi d'autres personnalités comme Augustin Sidi Diallo, patron d’Ivosep, principale société de pompes funèbres d’Abidjan ou Jean­Louis Menudier, le directeur général de l’entreprise Uniwax spécialisée dans la confection de tissu et de pagnes.

Ce vote ouvre la voie à un round de négociations entre Parfait Kouassi et son colistier Faman Touré en vue de désigner le futur président de la chambre. Cette élection doit se tenir le 31 juillet. Selon nos sources, la présidence ivoirienne pousse clairement pour une candidature de Faman Touré à ce poste. Gestionnaire de ce dossier au palais, le secrétariat général piloté par Amadou Gon Coulibaly estime notamment que la CGECI, autre structure du même type, étant déjà dirigée par un "PDCiste", en l’occurrence Jean Kacou Diagou, la CCICI doit logiquement revenir à un membre du RDR d'Alassane Ouattara.

<strong>Sega Sangaré mis en orbite à la SNEPCI</strong>

Le professeur en médecine Sega Sangaré est pressenti pour présider la Société nouvelle de presse et d'édition de Côte d'Ivoire (Snepci) éditrice du quotidien gouvernemental Fraternité Matin. Il succèderait à Viviane Zunon Kipre arrivée en fin de mission. Sega Sangaré est l'actuel président de l'hôpital mère­enfant de Bingerville, érigé grâce aux fonds issus des activités caritatives de Dominique Ouattara dont il est proche. Masséré Touré, responsable de la communication présidentielle et nièce d'Alassane Ouattara, a par ailleurs été confirmée, le 29 juin, comme membre de ce même conseil d'administration.

<strong>ADO promeut Jean-Baptiste Soro</strong>

Le chef d'Etat a élevé Jean­Baptiste Soro, son principal chargé de mission à la présidence et fidèle collaborateur depuis les années 90, au grade de général de gendarmerie. Jean­Baptiste Soro s’était mis en retrait de la gendarmerie en 1994 à la fin du mandat d'Alassane Ouattara alors Premier ministre. Selon nos sources, il a bénéficié d’une décision spéciale du président ivoirien. Une confusion inédite entre sphère publique et secteur privé s’est installée à Abidjan. Elle profite surtout aux ministres.

De nombreux parents de personnalités politiques profitent de leur réseau familial au sein de l’appareil d’Etat pour prospérer dans le privé. Des pratiques aux antipodes de l’image que souhaite véhiculer Alassane Ouattara, ancien haut fonctionnaire du FMI. Pétrole, énergie, transports ­ La société Citrans logistique et patrimoine, opportunément créée en 2014 par Zoumana Bakayoko, le frère aîné du ministre de la sécurité et de l’intérieur Hamed Bakayoko, s’est vue octroyer l’une des deux concessions de transport fluvial à Abidjan. Le gouvernement a apporté sa garantie pour le financement de ce projet à hauteur de 21 milliards FCFA (32 millions euros) en signant avec le groupe marocain Banque populaire.

Zoumana Bakayoko est aussi présent dans le cacao via sa société Agro West Africa. Egalement dans la course aux marchés publics, l'entreprise Tanassa Technologies SA, fondée en 2012, est présidée par le ministre de l’énergie et du pétrole Adama Toungara et dirigée par... sa fille Bintou Kamara Toungara. Entreprise présente sur divers marchés, Tanassa Technologies emporte des contrats liés au secteur pétrolier. Dès la nomination de son père Gaoussou Touré comme ministre des transports, Mariam Touré a, pour sa part, créé First Communication. Cette société de conseil récupère de nombreux contrats émanant du même département ministériel ainsi que l’organisation d’événements comme l’African Network BBQ.

Cercles présidentiels ­Quant aux membres de la famille de Dominique Ouattara, ils sont aux premières loges. Son frère Philippe Nouvian, patron du cabinet Gemco, s’est vu octroyer des chantiers de réhabilitation de la présidence. Le second de la fratrie, Marc Nouvian, s’active dans le cacao via la Soneici tout comme l'aîné de la première dame ivoirienne, Loïc Folloroux. L'entreprise de ce dernier, Africa Sourcing, a d'ailleurs été gratifiée de plus de 3,6 milliards FCFA d’exonérations fiscales. Jean Marc Béjani, le mari de Nathalie Folloroux, fille de Dominique Ouattara, dirige Majestic One qui possède le monopole d’exploitation des salles de cinéma à Abidjan.

Bon pied, bon œil, Benedict Senger, le gendre d’Alassane Ouattara, préside, quant à lui, Webb Fontaine Côte d’Ivoire, filiale du groupe Webb Fontaine chargée de contrôler les importations et les exportations du pays. Quant au neveu du chef de l’Etat, Ahmadou Touré, patron de Puma Energy Côte d’Ivoire, filiale de Trafigura, il s’apprête à récupérer en gré à gré le réseau de stations service de la Petroci.

<strong>Cadeau en chocolat pour les proches du Palais !</strong>

Une trentaine d’exportateurs sont exemptés de payer certaines taxes pour la campagne en cours. Les ministres Mamadou Sangafowa Coulibaly (agriculture), Abdourahmane Cissé (budget) et Adama Koné (finances) ont accordé une exonération de taxe équivalente à 54 FCFA (0,08 euros) par kilogramme de fèves récoltées à une trentaine d’exportateurs.

Au total, 200 000 tonnes issues de la campagne 2016­2017 sont concernées par cette mesure, soit un cadeau de près de 11 milliards FCFA (16,7 millions €). Ces opérateurs sont membres du Groupement des négociants ivoiriens (GNI), proche des cercles du pouvoir. Lambert Konan Kouassi et Massandjé Touré­Litsé, deux proches de Dominique Ouattara, respectivement président et DG du Conseil café­cacao (CCC), ont préparé l’arrêté signé par les ministres.

Africa Sourcing, la société de Loïc Folloroux, le fils de la première dame ivoirienne, obtient le plus gros quota (60 000 tonnes, soit 3,6 milliards FCFA) sur lequel ces mesures seront appliquées. La coopérative Coopadis de Raymond Koffi, un proche du régime, se contente de 20 000 tonnes. Agro West Africa dirigé par Zoumana Bakayoko, le frère du ministre de l’intérieur Hamed Bakayoko, n’a obtenu que 1 000 tonnes. Ces avantages ont eu le don d’agacer les multinationales qui ne parviennent toujours pas à obtenir un accord similaire des autorités.

<strong>Les familles au pouvoir !</strong>

Les chefs d'Etat s'en remettent à leurs proches pour tenir les leviers du pouvoir et penser l'avenir. Le phénomène touche désormais des pays qui à l'instar de la Guinée semblaient jusqu'à présent peu concernés. Ex­femme à la manœuvre. Après avoir nommé, dès son premier mandat, son fils unique Mohamed Alpha Condé comme conseiller spécial au palais Sekoutoureya, Alpha Condé ne jure que par son cousin Gabriel Curtis. Depuis février 2014, ce financier formé à l'université McGill (Canada) et à la Columbia University (Etats­Unis) pilote l'influente Agence de promotion des investissements privés (APIP) chargée d'ouvrir le pays aux opérateurs étrangers.

Curtis ne quitte plus le chef d'Etat guinéen notamment lors de ses missions à l'étranger. Réélu en octobre pour un second mandat, Alpha Condé, 78 ans, mise en outre plus que jamais sur sa première épouse peule, Mama Kanni Diallo, rare femme de pouvoir à ne pas verser dans le caritatif. Ministre du plan, celle­ci a récupéré début avril, au sein de son département, l'influente direction nationale des investissements publics du ministère de l'économie et des finances. Cette restructuration permet parallèlement à Alpha Condé d'adresser un signe fort aux Peuls, au moment où il entreprend un rapprochement avec cette communauté proche de son opposant Cellou Dalein Diallo.

<strong>Frères, sœurs, cousins... </strong>

À Abidjan, Alassane Ouattara s'appuie sur son frère cadet Téné Birahima Ouattara, inamovible ministre d'Etat chargé des affaires présidentielles au palais du Plateau. Tour de contrôle du régime ivoirien, il gère aussi bien les finances et les fonds souverains que l’agenda et les rendez-vous médicaux du chef de l’État. Il pilote également les dossiers relavant de la sécurité du pays, d'où sa présence au CNS. D'autres membres du clan ont ainsi été "placés", comme la nièce Masséré Touré, directrice de la communication du palais.

Gendre d'Alassane Ouattara, Benedict Senger dirige quant à lui depuis 2011 la filiale du groupe Webb Fontaine, attributaire du juteux contrat de vérification des importations en Côte d'Ivoire.

<strong>Deux proches de Ouattara se disputent le transport lagunaire</strong>

Zoumana Bakayoko et Adama Bictogo sont en concurrence sur ce secteur stratégique promis à un bel avenir. La société de transport lagunaire Citrans fondée par Zoumana Bakayoko, frère du ministre de l’intérieur et de la sécurité, Hamed Bakayoko, vient de signer un contrat de 22 millions $ avec le sud­africain Nautic Africa. Cet accord doit permettre la construction de 18 navettes de 240 places d’ici septembre.

Pour cette opération financée par le Groupe Banque populaire, représenté localement par sa filiale Banque Atlantique, l’homme d’affaires a bénéficié de l’appui de Goodwill. Ce cabinet de conseil est dirigé par Adou Bakar Ouattara, un conseiller d’Hamed Bakayoko. De son côté, l'ancien ministre de l'intégration démissionné en 2012, Adama Bictogo, est toujours à la recherche de financements pour développer le même type de projet via sa société RF Lines, après le retrait de son partenaire turc Yildirim Group of Companies dirigé par Robert Yüksel Yildirim. Les deux hommes ne sont pas parvenus à s'entendre, notamment sur le business plan (LC no714). En attendant, Citrans et RF Lines sont les seules entités privées à bénéficier d’une concession pour exploiter le transport sur la lagune Ebrié, brisant ainsi le monopole de la Société des transports abidjanais (Sotra), compagnie publique de transport.

<strong>Ouattara cadeaute les exportateurs de cacao</strong>

Sur instruction d'Alassane Ouattara, le ministre ivoirien de l’agriculture, Mamadou Sangafowa Coulibaly, a signé le 18 décembre un arrêté favorisant les opérateurs nationaux de cacao. Ce texte a notamment adopté une exonération fiscale sur les exportations pour les entreprises commercialisant moins de 150 000 t de fèves. Parmi celles­ci figurent Africa Sourcing fondée par Loïc Folloroux, le fils de Dominique Ouattara, Agro West Africa dirigée par Zoumana Bakayoko, le frère aîné du ministre de l’intérieur et de la sécurité, Hamed Bakayoko, ou encore Sonemat de Malick Toé, un proche du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro.

<strong>Ouattara lave moins blanc dans son propre camp</strong>

Décidé à nettoyer les écuries d'Augias durant son second mandat, le chef de l'Etat devrait cette fois encore épargner les figures de son camp. La guerre à l'impunité qu'Alassane Ouattara a décidé d'intensifier durant son second et dernier quinquennat devrait, comme au cours du précédent mandat, éviter de cibler les membres du Rassemblement des républicains (RDR), ainsi que les proches du régime impliqués dans des affaires douteuses et, jusqu'à présent, non inquiétés par la justice. C'est le cas de Mamah Diabagaté. Membre du parti au pouvoir, ce dernier vient d'être limogé de son poste de DG de la Caisse nationale des Caisses d’épargne (CNCE) par la ministre déléguée à l'économie et aux finances, Kaba Nialé. Il lui a été reproché des "manquements professionnels graves".

Toutefois, aucune enquête n'a été lancée au niveau national alors que Mamah Diabagaté, coordinateur de la dernière campagne électorale d'Alassane Ouattara à Bondoukou (nord­est), a déjà été sanctionné pour les mêmes faits par la commission bancaire de l'UEMOA. Avant Mamah Diabagaté, Barnabé Yobouet Yao, autre directeur de banque publique, en l'occurrence la Banque pour le financement de l'agriculture (BFA) ­aujourd'hui liquidée­, a fait l'objet d'une procédure émanant de la même commission bancaire. Ces exemples ne sont pas isolés.

En août 2012, le président ivoirien avait procédé au limogeage, par décret, du directeur financier et responsable du patrimoine du ministère de l’enseignement supérieur, Adama Méité, en raison d'une "mauvaise gestion" constatée sur l'ambitieux programme de réhabilitation des universités publiques. Premier ministre à cette époque, Jeannot Kouadio Ahoussou avait été contraint d'ouvrir une enquête sur les conditions d'attribution de ce marché. Sauf que les conclusions n'ont jamais été rendues publiques... Pour sa part, Adama Bictogo, limogé en 2012 de son poste de ministre de l'intégration régionale car visé dans l'affaire de détournement des fonds des victimes du Probo Koala, continue de prospérer à la tête de son groupe Snedai.

<strong>Cacao : les proches du régime Ouattara veulent leur part du gâteau</strong>

Après la liquidation du GNI, Loïc Folloroux, le fils de Dominique Ouattara, est à l'origine d'une nouvelle structure destinée à capter une partie du négoce géré par les majors. La création en 2011 du Groupement des négociants internationaux (GNI), destiné à soutirer une partie du négoce du cacao aux groupes internationaux (Cargill, ADM, Olam...), a fait long feu. Des désaccords ­en particulier entre Loïc Folloroux, patron d'Africa Sourcing et inspirateur du GNI, et Sucden­, suivis de la défection de plusieurs autres membres ont poussé à la liquidation de cette structure, fin juin.

Connexions au palais ­En lieu et place, le fils de Dominique Ouattara vient de fonder le Groupement des négociants ivoiriens (GNI) avec l’appui d'entreprises locales pilotées, pour la plupart, par des figures du régime Ouattara, à l’instar de Malick Tohé, patron de la Sonemat, conseiller de Guillaume Soro et membre du défunt Comité de gestion de la filière café­cacao (CGFCC). Autre adhérent du nouveau GNI, Alassane Salifou Kadher Kandé dirige la société Miral, initialement dédiée au commerce de l’or.

En 2012, il a modifié les statuts de cette entité pour pénétrer le secteur du cacao. Kandé appartient au cercle rapproché de Kanté Koly, le président du Port autonome d’Abidjan (PAA), par ailleurs conseiller d'Alassane Ouattara. Formé à l'Ecole du bâtiment et des travaux publics à Vincennes (France), Jean Anthony Fortez, qui dirige la Sicao, évolue pour sa part dans la mouvance de la Grande Loge de Côte d’Ivoire (GLCI). Stéphane Apoque, DG de Kineden, qui a également rejoint le GNI, est proche du président de la Cour suprême, Aphing Kouassi.

Quotas ­L’objectif du GNI pour la campagne 2015­2016 vise à faire gentiment pression sur Massandjé Touré­Litsé, la DG du Conseil café­cacao (CCC), structure chargée de gérer ces deux filières stratégiques (voir notre Insiders "Les nouveaux barons du cacao"), pour mettre à disposition de ses adhérents un quota plus élevé de fèves à négocier. En décembre, le CCC avait déjà demandé aux multinationales de sous­traiter une partie de leur contrat ­ équivalent à 150 000 t de fèves­ aux opérateurs nationaux. D’autres organisations de négociants ivoiriens comme l’Unacoopex de Fulgence N’Guessan ou le Coopex­Pmiex de Raymond Koffi tentent également de récupérer une partie de ces quotas prévus dans le cadre de la réforme du secteur cacaoyer.

<strong>Business : les patrons qui rient, ceux qui pleurent</strong>

Si l'arrivée au pouvoir d'Alassane Ouattara a précipité la chute des hommes d'affaires réputés proches de Laurent Gbagbo, beaucoup d'autres se sont fait une place au soleil. Contraint de liquider sa compagnie Nouvelle Air ivoire sous la pression du régime Ouattara, l'homme d'affaires Koné Dossongui a également dû céder, au marocain Banque centrale populaire (BCP), 65% du capital de son groupe Atlantic Business International (ABI).

Mal vu à Abidjan, Dossongui préfère désormais se tourner vers l’Afrique centrale, où il compte développer des projets dans l'immobilier et dans la transformation du cacao. Il devrait notamment pour cela s'appuyer sur les réseaux de son ami Paul Fokam, patron d'Afriland First Bank. Déshérence ­Autre personnalité jadis proche du régime Gbagbo actuellement en disgrâce en Côte d'Ivoire, Charles Kader Goré, dit CKG, tente toujours de récupérer, par voie judiciaire, plusieurs de ses usines de transformation de cacao. Celles­ci ont atterri, au lendemain de la crise post­électorale, entre les mains de proches du ministre de l'intérieur, Hamed Bakayoko. Depuis la fin de la crise ivoirienne, CKG a relocalisé ses affaires dans le quartier chic d'East Cantonment d'Accra, au Ghana. Il s’apprête, sur financement omanais, à construire une centrale thermique à Takoradi.

Pour sa part, le Français Frédéric Lafont, ex­patron de Risk &amp; Vision et de Sophia Airlines, s'est exilé au Maroc. Autrefois ami de William Attéby, bras droit de l'ex­première dame Simone Gbagbo, il espère se relancer au Burkina Faso.

Protection­Inversement, le régime Ouattara a permis l'ascension de nouvelles figures dans le business. Fondateur de la société Snedai, après un bref passage au gouvernement, Adama Bictogo a raflé plusieurs marchés publics dans les secteurs de la documentation biométrique et du transport lagunaire. Le frère d'Hamed Bakayoko, Zoumana Bakayoko, fondateur de la société de télécoms Swindevco, a étendu son rayon d'action en se lançant dans l'exportation de cacao (voir notre Insider "Les nouveaux barons du cacao"). Très en vogue sous Gbagbo, Mohamed Sidy Kagnassi, lobbyiste en titre du groupe français Safran­Morpho en Côte d'Ivoire, a en revanche réussi une totale reconversion sous Ouattara en créant la société de BTP SIMDCI. Son premier contrat (180 milliards FCFA) concernait la rénovation des universités publiques. Ce proche de Guillaume Soro s’est aussi rapproché d'Hamed Bakayoko, lequel aurait pesé de tout son poids auprès de la Commission électorale indépendante (CEI) pour l'attribution à Morpho du contrat de révision des listes électorales.

<strong>L'arbre généalogique de Ouattara prend racine au cœur du pouvoir</strong>

L’accession d'Alassane Ouattara à la tête de la Côte d'Ivoire a mis en lumière le poids des intérêts familiaux dans la gestion du pays. Oncle, frère, nièce, gendre, beau-frère... : depuis trois ans, les parents directs du chef de l'Etat ­qui est entouré de onze frères et sœurs-  sont cooptés à un rythme soutenu au sein de l'exécutif, mais également à la tête d'entreprises publiques stratégiques.

Les nièces en force ­Dernier exemple de ce "syndrome Ouattara", la nièce du président Nina Keita vient de rejoindre le ministère du budget comme conseillère chargée de la communication du ministre Abdourahmane Cissé. Dans une autre vie, elle officiait comme mannequin à New York. Elle était notamment l'égérie de plusieurs marques de cosmétiques comme Black up ou de lignes de vêtements telles qu'Old Navy. Plus qu'une nouvelle communicante appelée à intervenir sur des dossiers stratégiques, Nina Keita représentera son ministère de tutelle au conseil de gestion de l’Agence ivoirienne de presse (AIP), l’agence d’information publique du pays. Elle siègera à ce titre aux côtés de sa cousine Masséré Touré, autre nièce du chef de l'Etat, chargée de la communication au palais d'Abidjan.

Cette énième nomination d'un membre de la famille présidentielle vient compléter un arbre généalogique déjà bien garni au cœur du pouvoir. Parallèlement à l'influente Masséré Touré, le frère cadet d'Alassane Ouattara, Téné Birahima Ouattara, alias "Photocopie" en raison de sa ressemblance trait pour trait avec son aîné, règne en maître absolu à la présidence. Après en avoir été le directeur des affaires administratives et financières, il est désormais auréolé du titre de ministre des affaires présidentielles.

À ce poste, il gère aussi bien le budget du palais que les fonds souverains, l'agenda, les déplacements et les prises de rendez-vous médicaux du "chef", voire certains dossiers sensibles relevant de la sécurité via le Conseil national de sécurité (CNS). Sherpa, Birahima Ouattara n'a été nullement inquiété dans ses prérogatives par la récente réorganisation de la présidence ayant vu l'arrivée de Philippe Serey­Eiffel et de Thierry Tanoh aux postes de secrétaires généraux adjoints. Autre membre de la fratrie, Baudin Sarrahn Ouattara, la fille de Gaoussou Ouattara, le frère aîné d'ADO, dirige toujours depuis sa nomination fin 2011 l'Agence nationale de la salubrité (Anasur). Cette entité dépend du ministère de l'environnement.

Business ­ La politique de préférence familiale s'étend au business. Oncle maternel d'ADO, Lancine Camara est le puissant président de la Société des transports abidjanais (Sotra), entreprise publique historique qui, placée sous la tutelle du ministère des transports, gère notamment les transports publics de la capitale économique. La Société de développement du tourisme de la région des lacs (Sodertour­Lacs), qui opère plusieurs établissements emblématiques dans le pays (Hôtel président à Yamoussoukro et Hôtel la paix à Daoukro), est dirigée par Malekah Mourad Condé, l’épouse d’un des neveux du président. Alors que l'ex­beau­frère d'Alassane Ouattara, Ibrahim Keita, qui fut l'époux de la petite sœur du chef de l'Etat Sita Ouattara, préside toujours la Versus Bank, le gendre Benedict Senger s'est vu subitement propulsé l'an passé à la tête de Webb Fontaine Côte d'Ivoire (WFCI), la filiale de Webb Fontaine. Déjà présent au Nigeria, ce groupe helvético­dubaïote a récupéré, au terme d'une procédure de gré à gré, le marché du contrôle et de la vérification des importations dans le pays à la barbe du français Bivac, précédemment détenteur de ce contrat. WFCI gère par ailleurs le Guichet unique du commerce extérieur (GUCE). Autant dire un poids central dans l'économie du pays.

<strong>LOIC FOLLOROUX (Armajaro négoce)</strong>

Actionnaire de référence de la société Armajaro négoce, entité désormais autonome de l'ex­négociant britannique Armajaro Trading Ltd racheté en 2013 par le suisse Ecom Agroindustrial Corp., Loic Folloroux s'apprête à lancer plusieurs opérations d'envergure dans les secteurs du cacao et des produits agricoles dans une poignée de pays africains (Ghana, Togo, Cameroun, Guinée...). A Abidjan, le fils de la première dame Dominique Ouattara et ex­patron Afrique d’Armajaro Trading continue de s'appuyer sur son bras droit Ismaël Koné. Ce dernier planifie la stratégie d'Armajaro négoce pour l’Afrique sub­saharienne.

<strong>Dominique Ouattara décroche le jackpot</strong>

Courtisée par de nombreux hommes d'affaires, la première dame ivoirienne, Dominique Ouattara, n'a pas eu trop de difficultés à mobiliser, pour son gala, les fonds destinés à équiper son hôpital de Bingerville.

Pour la seconde édition à Abidjan du gala de sa fondation Children of Africa organisé le 14 mars à l’hôtel Ivoire, Dominique Ouattara avait misé sur quelque 3,5 milliards FCFA de recettes pour équiper son complexe hospitalier de Bingerville, en banlieue d’Abidjan. Même si Alassane Ouattara n'a fait qu'une très courte apparition, la soirée animée par les "ambianceuses" Adriana Karembeu et Noémie Lenoir a permis d’approcher cette somme en partie grâce à Salma Bennani, épouse du roi du Maroc Mohammed VI. Entre un homard poché ou un dos de mérou de San Pedro à la sauce N'Gatie, celle­ci a fait un don d’un milliard FCFA avant de s’éclipser au dessert.

L’absence des patrons du CAC 40 comme Martin Bouygues, retenu à Paris pour gérer sa tentative de rachat de l’opérateur mobile SFR, a permis aux hommes d’affaires africains de s’illustrer. L’Américano­Guinéen Mamadi Diané, par ailleurs conseiller diplomatique à la présidence ivoirienne, a emporté un lot à plus de 100 millions FCFA lors de la vente aux enchères au profit de la fondation Children of Africa, tout comme le jeune Franco­Tchadien Adoum Dennis, patron du groupe éponyme proche du secteur pétrolier. Autre enchérisseur, Ousmane Diagana du groupe Mimran, propriétaire en Côte d’Ivoire des Grands Moulins d’Abidjan (GMA), a acquis un lot à plus de 200 millions FCFA. Du côté des hommes politiques, la soirée n’a donné lieu à aucune passe d’armes entre Guillaume Soro et son frère­ennemi Hamed Bakayoko, contrairement à la première édition. Privilégiant la discrétion, de nombreux autres invités ont préféré remettre leur obole sous forme de don en cash ou en chèque.

<strong>Les très bonnes affaires du clan Ouattara</strong>

Ex­directeur général adjoint du FMI, et donc garant d'une certaine "rigueur", Alassane Ouattara n'hésite pourtant pas à rompre avec les pratiques de transparence érigées comme un sacerdoce par les institutions de Bretton Woods. Depuis son accession au pouvoir en 2011, les contrats de gré à gré pleuvent (centrale de Singrobo­Ahouaty, barrages sur la Comoé, autoroute Abidjan­Bassam...) sans que la Banque mondiale, très sourcilleuse sur cette question, ne bronche.

D'autres marchés sont tombés dans l'escarcelle de parents ou proches du chef de l'Etat, créant un profond malaise dans l'environnement des affaires. Voyage en "Côte d'Ivoire émergente".

Les happy fews du palais ­Emblématique de cette gouvernance, le marché de contrôle et de vérification des importations a été soufflé au groupe Bivac par la société de Dubaï Webb Fontaine, dans des conditions que le premier n'a toujours pas digéré.

À Abidjan, la filiale de Webb Fontaine est dirigée par Benedict Senger, époux de Fanta Catherine Ouattara, la fille du chef de l'Etat. De telles relations de parentèle dans les affaires s'étendent à des conseillers influents du palais, qui n'hésitent pas à user de leur proximité avec le "chef". L'un d'eux, Koly Kanté, par ailleurs actionnaire de référence de la Société des cimenteries d’Abidjan, voit cette entreprise bénéficier de contrats de l'Etat. Autre conseiller à la présidence, Mamadi Diané a introduit le groupe roumain Timis en Côte d’Ivoire via son cabinet de lobbying Amex. Les filiales Pan African Minerals et African Petroleum de ce groupe fondé par Frank Timis multiplient les chantiers, dont la réhabilitation de la ligne Abidjan­Ouagadougou.

À la tête d'ACE­CI depuis 2011, Daouda Gon Coulibaly, le frère du secrétaire général de la présidence Amadou Gon Coulibaly, s'épanouit sur les marchés de contrôle­qualité de plusieurs filières agricoles, dont celle du cacao. Heureux ministres ­Les ministres ne sont pas en reste. Un réseau dense de patrons gravite autour de l'un des plus fidèles soutiens du président Ouattara, le ministre de l'intérieur Hamed Bakayoko, à commencer par son frère Zoumana Bakayoko.

Ce dernier, actionnaire de la société spécialisée dans les infrastructures de télécoms Swindevco, a introduit en Côte d'Ivoire le Franco­Libanais Philippe Nakad, patron d'Agro West Indutries. Hamed Bakayoko a lui-même ouvert les portes du pays au Turc Nihat Ozdemir, président de Limak Group of Companies. Ce groupe vise la construction de centrales hydroélectriques sur le fleuve Sassandra. Pour sa part, après avoir créé coup sur coup Stylus Sarl et Tanassa Technologies en 2012, entités spécialisées dans l'intermédiation financière et la biométrie, Bintou Toungara Kamara, la fille du ministre de l'énergie et du pétrole Adama Toungara, travaille aux côtés de la Petroci et de la SIR.

Patrons cadeautés ­La Côte d'Ivoire de Ouattara restera dans les annales pour avoir évincé un membre du gouvernement suspecté de détournement de fonds publics sans que ce dernier ne soit inquiété par la justice. Mieux, Adama Bictogo, ex­ministre de l'intégration africaine proche de la première dame Dominique Ouattara, réalise de nombreuses opérations dans le secteur lucratif de la biométrie via sa société Snedai. Il s'appuie aussi sur ses relais à la présidence ivoirienne pour introduire des intérêts turcs, à l'instar du Yildirim Group qui va ouvrir une filiale à Abidjan en vue de concurrencer la société de transport Sotra.

Toute la fratrie Bictogo s'implique autour du "grand frère" Adama. Moumouni Bictogo et Salif Bictogo ont ainsi fondé la firme minière Lagune exploration, détentrice de plusieurs permis aurifères. Mohamed Sidi Kagnassi est une autre "singularité". Cet homme d'affaires en vogue sous le régime de Laurent Gbagbo et proche de Guillaume Soro a su rebondir grâce à son entregent. Du jour au lendemain, il est devenu un magnat du BTP sans posséder aucune société dans ce secteur. Après avoir décroché le marché de la réhabilitation des universités ivoiriennes, il a opportunément fondé la SIMDCI (LC no677). Il négocie actuellement un contrat pour la construction de 10 000 classes.

<strong>Ces familles qui règnent à Abidjan</strong>

En politique comme dans les milieux d'affaires, les grandes familles influentes de Côte d'Ivoire continuent de régner sans trop d'encombre. Galerie de portraits.

Membre de la plus célèbre des familles ivoiriennes ­celle du père de l'indépendance Félix Houphouët­ Boigny ­, Guillaume, l’un des fils du "Vieux", prospère depuis des années dans les affaires. Il a notamment bâti le prestigieux immeuble Jeceda ­ du nom de ses enfants Jean, Cécile et David ­ au cœur du quartier du Plateau d'Abidjan. Profitant de la situation du patriarche Henri Konan Bédié, alias "HKB", les enfants de l’ex­président défait en 1999, mais qui a joué un rôle central durant la crise postélectorale, occupent des postes convoités. Son fils Jean­Luc Bédié est conseiller spécial chargé de l’économie et des finances à la présidence ivoirienne. Lucette, l’une des filles du “Bouddha de Daoukro”, est DGA de la Société des palaces de Cocody (SDPC), qui gère les complexes hôteliers de l'Etat. Autre fils, Patrick Bédié, fait carrière dans le négoce du café­cacao. Patron de la division Afrique du trader suisse Novel Commodities, il a récemment étendu ses activités au riz.

La famille d'Alassane Ouattara n’est pas en reste depuis son arrivée au pouvoir. Le frère cadet Ibrahima Ouattara, dit "Photocopie", cumule ses fonctions d'élu avec celles de ministre chargé des affaires présidentielles au palais d'Abidjan. Nièce du chef de l'Etat, Masséré Touré gère pour sa part la communication de ce dernier. Dans le sillage de son époux, Dominique Ouattara a également placé ses enfants et ses frères.

Son fils Loïc Folloroux pilote le département Afrique du trader Armajaro. Le frère Marc Nouvian a fondé la Société négoce internationale de Côte d'Ivoire (Soneici), qu'il dirige avec sa sœur Noelle Nouvian. Autre frère de la première dame, Philippe Nouvian dirige le cabinet Gemco (maîtrise d’ouvrage, gestion immobilière, intermédiation financière) et possède plusieurs marchés en Côte d’Ivoire.

Du côté de la famille Billon, Jean­Louis a dirigé, à partir de 2011, le groupe familial Sifca, premier groupe privé ivoirien fondé par son père Pierre Billon Ouattara, un proche d’Houphouët­Boigny. Il a renoncé à ses mandats sociaux au profit de son frère Pierre, suite à sa nomination, fin 2012, comme ministre du commerce. David, un autre de ses frères, dirige la société Sivom. Son beau-père Charles Providence Gomis est l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France.

Enfin, aux côtés des Donwahi ou des Yacé, la famille d’Amadou Thiam, ex­ministre de l’information d'Houphouët­Boigny, reste également incontournable dans le paysage ivoirien. L'un de ses fils, Augustin, est gouverneur de Yamoussoukro. Parmi ses autres fils, Daouda occupe le poste stratégique de conseiller chargé des ressources naturelles à la présidence, tandis qu’Abdel Aziz poursuit sa carrière dans le privé au sein du groupe maritime Necotrans.

<strong>Source : La Lettre du Continent </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali: Attention, les Peulhs sont en danger !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mali-attention-les-peulhs-sont-en-danger-2793529.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Dec 2018 12:46:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ancien Premier ministre Moussa Mara, aujourd’hui dans l’opposition au président IBK, met en garde contre le risque de facture ethnique que crée, au centre du Mali, la répression aveugle contre les Peulhs. Hier comme aujourd’hui, le Centre du Mali s’illustre par des conflits intercommunautaires, l’instrumentalisation des chasseurs traditionnels, une pression accentuée sur l’ethnie peulh et, par conséquent, un tissu social fissuré, au détriment de l’Etat !</strong>

Dans le Centre, les populations maliennes perdent confiance en l’Etat avec comme conséquence un dispositif de renseignement inopérant, accroissant ainsi la myopie de nos forces de sécurité. Face à cette situation inquiétante, les groupes armés terroristes (GAT) sont mobiles, imbriqués dans la population, agiles et mettent en œuvre une stratégie limpide : ciblage de l’Etat et de ses attributs, attaque des forces internationales, discours structuré se fondant sur les iniquités causées par l’Etat, justice expéditive mais simple et reconnue par les populations…

<strong>La bataille devient inégale, et en faveur des forces terroristes. </strong>

Partout et en même temps, sur le terrain, les terroristes s’installent et s’autorisent des incursions toujours plus loin dans le pays profond. Tantôt c’est vers le Sud (Banamba début novembre), tantôt c’est le Sahel occidental (Nara, Kolokani, Diema, Nioro). Ils métastasent et surfent sur toutes les frustrations des communautés maliennes. Ils n’occupent pas de ville ou de village, ne se regroupent pas mais donnent l’impression d’être partout en même temps. Il nous faut nous rendre ainsi à l’évidence que nos discours martiaux, nos actes pour affirmer la présence de l’Etat sonnent et sonneront creux face à la réalité.

Le Centre devient emblématique des faiblesses structurelles de l’Etat au Mali : incapacité à comprendre et à dialoguer avec la société, inaptitude à percevoir les besoins de ceux qu’il est censé servir, échouant ainsi dans ses missions. Partant de ce contact, il convient de changer de fusil d’épaule. Sinon nous échouerons et contribuerons à creuser encore plus le fossé entre les populations et ceux qui sont censés les servir. Au détriment de la collectivité et du pays.

<strong>Changeons d’approche</strong>

Le changement d’approche doit se traduire par une modification profonde de la démarche. Deux objectifs sont à fixer pour la gestion de la crise au Centre du Mali : faire cesser tous les conflits intercommunautaires, ramener la quiétude entre les Maliens dans cette zone. Il s’agira ensuite de faire des populations les premiers alliés de l’Etat et gagner ainsi leur confiance !

L’objectif ne doit pas être la pacification ou la destruction obsessionnelle des GAT mais restaurer la confiance entre l’Etat et les populations et recoudre le tissu social. Cela inclut de lutter contre les malfaiteurs, mais par un chemin différent et sans doute plus efficace. Il faut au préalable changer de discours et faire en sorte que les forces de sécurité tiennent le langage de la solidarité entre l’Etat avec et les populations ! Annulons immédiatement la mesure d’interdiction de circuler à moto ou à bord de «pick-up».

<strong>Stop aux amalgames</strong>

Nous devons arrêter les amalgames, éviter les exactions contre les populations, renoncer définitivement à toute forme de brutalité contre ceux que nous devons protéger, toutes communautés confondues, respecter scrupuleusement les droits de l’Homme et observer une sévérité accrue contre tous les contrevenants. Il serait bien indiqué d’organiser dans chacun des cercles du Centre du pays, des forums de la paix et de la réconciliation et y convier toutes les communautés.

Ils permettront de faire la cartographie des sources de tensions intercommunautaires et d’identifier des moyens de les résorber. Il faut placer ces rencontres sous l’égide des légitimités traditionnelles et religieuses et faire assurer la mise en œuvre de leurs recommandations par le préfet et les élus du cercle avec l’appui de l’Etat dans toutes ses dimensions (forces de sécurité, administration, projets de développement…).

<strong>Les «chasseurs» à leur place</strong>

Parallèlement à l’engagement des communautés vers la pacification et l’entente, il est indispensable que l’action des chasseurs traditionnels (dozos) soit inscrite exclusivement dans un registre défensif. Ils ne doivent pas s’adonner à des attaques ou à des représailles. Force est à restituer à la loi et à ses défenseurs (justice). L’Etat ne doit permettre aucune enfreinte à ces règles et de manière durable. Le déploiement complet de l’Etat (administration, collectivités, élus, justice, services de base…) et la fourniture de tous les services nécessaires aux populations est à faire rapidement.

Nos concitoyens sont à rassurer. Pour ce faire, il faut envisager des mesures ponctuelles visant à enrôler des ressortissants de la zone dans la fonction publique et les déployer au Centre ou y ramener les ressortissants de la zone qui étaient affectés ailleurs. C’est à cette condition que les Maliens seront plus motivés, mieux acceptés, mieux informés et plus protégés que d’autres.

<strong>Moussa MARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali vit dans une confusion politique et sociale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-mali-vit-dans-une-confusion-politique-et-sociale-2793563.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Dec 2018 12:13:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Cette situation se caractérise par des alliances politiques contre nature des partis politiques opposés au pouvoir en perte de crédibilité et cherchant à se maintenir. Les partis politiques de la majorité, moins entreprenants et  au lieu de soutenir le gouvernement avec engagement, sont dans les combats de positionnement et l'attente de récompenses politiques.</strong>

Elle peine à se confirmer et à occuper le premier rang pour accompagner le gouvernement en termes d'actions et de communication. Une société civile divisée entre les deux clans à cause de leur prise de position qui a également perdu la confiance des politiques est dans toutes les difficultés à jouer son rôle.

De même que les organisations syndicales fer de lance de la société civile ayant perdu également leur crédibilité en devenant plus politiques que les partis politiques. La refondation, élément essentiel à travers les réformes politiques et institutionnelles, est au second plan.

La vie chère et intenable n'est plus la préoccupation des politiques. Pas de communiqués des politiques en soutien aux sinistrés et victimes de toute nature. C'est l'après-IBK qui se prépare en son vivant et tous les partis politiques ou des leaders aussi bien de la majorité que de l'opposition sont sur la pointe des pieds à la recherche de point de chute.

Entre-temps, le centre se détruit, la communauté internationale se réconforte dans sa stratégie. On veut une décentralisation de notre pays, mais la forme de décentralisation conforme à notre situation est ignorée de tous, y compris l'opposition et la majorité. Il est difficile, sinon impossible, d'organiser une concertation nationale dans cette confusion. Le Mali tient aujourd'hui grâce aux hommes de médias malgré certaines prises de position. Unissons-nous pour le Mali pour éviter le pire.

<strong>Aboubacar Sidick FOMBA </strong>

<strong>Président du parti ADEPM</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dans un pays à terre, la démocratie devient un slogan</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dans-un-pays-a-terre-la-democratie-devient-un-slogan-2793561.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Dec 2018 12:06:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président Modibo Keïta ne s’est pas retrouvé à la tête du Mali à la suite d’un coup d’Etat, il a accédé au pouvoir grâce à un mouvement populaire démocratique. Il a bénéficié d’une démocratie de «Fait accompli». Le président Moussa Traoré s’est hissé à la tête de la nation malienne à l’issue d’un coup de force, pourtant il a eu un soutien populaire parce qu’il avait parlé de démocratie et de liberté. </strong>

Pour le leader militaire la démocratie est nécessaire, mais elle doit se faire au sein d’une structure unique. Donc la démocratie «contrôlée». Le général avec sa démocratie cernée tomba sous la passion des multipartistes. Ces derniers ont prôné une démocratie populaire élargie et accessible à tous. Une démocratie «claniste» où tout est permis.

Le président Modibo Keïta a créé un Etat, le général Moussa Traoré a maintenu l’honneur du Malien, les multipartistes ont apporté la liberté d’expression, mais aussi l’anarchie et la faiblesse. Depuis près de trente ans, tout est permis au Mali. L’école n’est plus une priorité, le jeune Malien qui ne sortait qu’après le baccalauréat, ne reste plus étudier au pays si ses parents ont les moyens. L’étudiant malien fier et respecté est devenu du has been. La citoyenneté n’est plus mise à la tête de notre liste.
Le Malien, fils du Maliba, vole, triche et détourne sans vergogne. Les fonctionnaires sont devenus des milliardaires, plus riches que les opérateurs économiques, qui se sont recyclés en de véritables porteurs de fonds et d’experts en blanchiment de capitaux. La dignité et l’honneur ne sont plus dans le comportement mais dans la poche.

Depuis près de trois décennies le même clan, les mêmes potes se succèdent à la tête de la nation, la main passe ou on se pousse, depuis tout ce temps bien que nous ayons eu certaines commodités, nous avons perdu notre âme et notre futur est bien hypothéqué. La relève n’a pas été préparée, le pays n’a pas été sécurisé. Nos pères de la démocratie se sont plus concentrés sur le jeu du pouvoir. Qui faire partir, qui maintenir, qui se positionner ou qui positionner ?

Les querelles d’ambitions pour accéder au sommet n’ont pas donné le temps à ces hommes politiques de se pencher sur les moyens de consolidation du pays. Les institutions sont tombées dans la désuétude à leur insu, ils ont affaibli et corrompu l’armée pour se protéger, ils ont abandonné l’école malienne pour laisser leurs enfants venus des écoles d’ailleurs devenir l’élite. Le peuple a détourné le regard, le pays se fragmente chaque jour. Ils se cramponnent encore tels de vieux dinosaures qui résistent au temps. La démocratie est devenue leur fond de commerce ou plutôt leur produit d’appel.

Le monde a évolué pourtant ils tiennent, même en se perdant dans cette forêt de dématérialisation, ils persistent. Le peuple s’est muté en citoyen actif, impliqué avec le numérique. La rue s’est élargie sur le net, le citoyen ne se tait plus, les politiques ne peuvent plus se cacher. La gestion de l’Etat a changé, les nouveaux dirigeants doivent être des leaders 2.0 et savoir maîtriser un peuple sur deux fronts, réel et, virtuel impactant. Les pays sont devant des mouvements violents à cause de la circulation des informations.

Les rebellions des citoyens mécontents prennent des formes religieuses ou de politique d’autonomie dans les pays pauvres, et dans les pays nantis l’immigration et le déséquilibre économique deviennent des bombes sociales. Notre pays, le Mali, est confronté à cette réalité, il est affaibli, divisé et ses leaders sont en guerre de positionnement pour le pouvoir en brandissant la mal gouvernance, et la menace sur la démocratie.
Un pays disloqué, un peuple égaré est un corps malade qui doit d’abord se soigner. Quand le Mali se réunira sous un leadership éclairé, en dehors d’ambitions revanchardes, il entamera sa construction et sa consolidation. Cela ne sera pas possible sans l’engagement de cette génération sautée.

<strong>Macké DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La direction d’Onusida mise en cause dans des affaires de harcèlement</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/la-direction-donusida-mise-en-cause-dans-des-affaires-de-harcelement-2793559.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Dec 2018 11:55:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Un rapport de quatre experts indépendants dénonce la culture et la gestion des cas de harcèlement et ébranle le directeur exécutif, Michel Sidibé.</em></strong>

«Le secrétariat d’Onusida est en crise, une crise qui menace son travail vital.» C’est en ces termes que s’ouvre le rapport d’un comité d’experts indépendants publié vendredi 7 décembre et présenté lors du conseil de coordination du programme Onusida, qui s’est tenu à Genève du 11 au 13 décembre. Cette instance de direction, devant laquelle le secrétariat rend compte, avait mis sur pied, le 20 juillet, le comité d’experts constitué de quatre membres, à la suite de la demande du directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sidibé, en février.

Les experts devaient évaluer la culture et la politique internes, et proposer à l’organisation onusienne des recommandations destinées à «renforcer la mise en œuvre de sa politique de tolérance zéro à l’égard du harcèlement sexuel». Leur rapport met sévèrement en cause l’équipe dirigeante de l’institution et appelle à la mise en place d’une nouvelle direction. Le jour où le rapport du comité d’experts a été mis en ligne, le 7 décembre, le secrétariat d’Onusida a simultanément publié sa réponse sous la forme d’un document de 62 pages incluant la mise en place d’un «agenda du changement» destiné à «transformer l’Onusida».

&nbsp;

Dans la foulée du rapport des experts indépendants, des voix se sont multipliées pour réclamer la démission de Michel Sidibé : du rédacteur en chef de la revue Lancet, Richard Horton, au gouvernement suédois, qui vient d’annoncer le gel de sa contribution à l’Onusida tant que le directeur exécutif n’aura pas démissionné.

<strong>Harcèlement, intimidation et abus de pouvoir</strong>

L’émergence du mouvement #metoo à la fin de l’année 2017 a fait éclore sur la place publique une affaire antérieure d’accusations de harcèlement sexuel de la part du directeur exécutif adjoint d’Onusida, le Brésilien Luis Loures. En novembre 2016, un haut responsable de l’Onusida, Badara Samb, signale un incident, survenu dix-huit mois plus tôt, au cours duquel son supérieur hiérarchique –Luis Loures– aurait tenté d’embrasser de force dans un ascenseur une employée de l’Onusida, Martina Brostrom, qui est la compagne de M. Samb.

Auparavant, en mars 2016, M. Samb et Mme Brostrom avaient fait l’objet d’une enquête pour des soupçons d’abus d’autorité et d’inconduite. Menée durant quatorze mois par le bureau des services de contrôle interne de l’Organisation mondiale de la santé, l’enquête sur les soupçons de harcèlement sexuel a conclu que les accusations n’étaient pas suffisamment étayées et recommandait de classer l’affaire. Luis Loures a quitté l’Onusida en mars. Quatre autres femmes se sont également manifestées et ont signalé des faits analogues contre M. Loures.

Le rapport présenté au conseil de coordination du programme Onusida par le comité d’experts indépendants dresse un véritable réquisitoire contre le secrétariat et au premier chef contre le directeur exécutif, même s’il reconnaît à ce dernier sa «contribution exceptionnelle» à la lutte contre la pandémie de VIH-sida. Le rapport attaque, bille en tête : «Les dirigeants, les politiques et les procédures de l’Onusida ont échoué à prévenir ou à répondre convenablement aux accusations de harcèlement y compris sexuel, d’intimidation et d’abus de pouvoir à l’Onusida. Les preuves d’une culture organisationnelle brisée rassemblées par le comité d’experts indépendants sont écrasantes.»

La raison, estiment les quatre experts, en est que l’Onusida est «gouvernée d’une façon qui a établi un vide de responsabilité». Le secrétariat «n’accepte pas la responsabilité d’une culture d’impunité devenue prévalente dans l’organisation, une culture qui ne garantit pas un lieu de travail sûr et digne pour le personnel, et ne respecte pas les droits humains». S’est installée, selon le rapport, «une culture de travail faite de peur, de défiance et de représailles contre ceux qui prennent la parole sur le harcèlement ou l’abus de pouvoir».

<strong>Des mesures «cosmétiques»</strong>

Insistant sur l’urgence d’un changement, le comité juge impératif «un remaniement significatif des procédures et de la culture de travail, et de la direction qui est responsable de cet état de fait». Les mesures adoptées par le secrétariat face à ces problèmes «systémiques» et notamment son «plan en cinq points» sont qualifiées de «guère plus que cosmétiques». Ailleurs dans le rapport, elles sont jugées «superficielles et insuffisantes».

Dans ses recommandations, le rapport enfonce le clou vis-à-vis du directeur exécutif, indiquant que le comité «n’a pas confiance dans la capacité de l’actuelle direction à conduire un changement culturel quand cette direction a été largement responsable du malaise actuel» et estime nécessaire un changement.

Sans surprise, ce n’est pas le point de vue de Michel Sidibé et du secrétariat de l’Onusida. Dans l’avant-propos du mémoire publié simultanément au rapport des experts, Michel Sidibé rappelle que, depuis dix ans, il est chargé de diriger l’Onusida dans sa mission vitale : «soutenir les pays afin de faire progresser la vision de zéro nouvelle infection par le VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida». Il affirme : «le personnel est notre atout majeur» et «le comportement exemplaire commence par moi».

<strong>Des problèmes qui remontent à 2011</strong>

Le directeur exécutif dit «accueillir favorablement beaucoup des recommandations» du rapport et introduit les cinq composantes du plan d’action : «Placer le personnel au centre, renforcer les normes de comportement, galvaniser la direction, la gouvernance et le contrôle, investir dans les systèmes et activité de management et, enfin, développer les capacités.»

Plus concrètement, le mémoire déclare que «le secrétariat de l’Onusida travaille à se transformer en éliminant toute forme de harcèlement et la culture qui lui permet de se produire». Le document rappelle que, tous les ans, l’Association du personnel du secrétariat de l’Onusida (USSA) mène une enquête et que celle présentée en juin au conseil de coordination du programme estime que «bien que pas toujours parfaites, les relations de management du personnel au sein de l’Onusida continuent à être considérées comme un modèle pour les autres organisations». Les premiers problèmes d’intimidation, de harcèlement et d’abus de pouvoir au sein du secrétariat ont été identifiés par l’enquête annuelle de 2011, signale le mémoire, qui reconnaît que toutes les failles n’ont pas été comblées dans ce domaine.

<strong>Un ancien membre d’Onusida confie au Monde sa critique de la méthodologie adoptée par les experts :</strong>

«D’un côté, ils ont fait une enquête par questionnaire qui recoupe ce qui était connu par celles de l’USSA et, de l’autre, ils ont eu des entretiens avec des personnes qui se sont manifestées d’elles-mêmes, y compris des anciens membres du personnel, sachant qu’en dix ans, l’effectif est passé de 1 100 à moins de 700, ce qui a engendré des frustrations. Onusida n’est ni meilleure ni pire que les autres organisations des Nations unies et les règles sont établies par les Etats membres.»

Michel Sidibé a fait savoir qu’il n’entendait pas démissionner. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Gutteres, a seul le pouvoir de le démettre de ses fonctions. Les regards se tournent donc vers lui.

<strong>Paul BENKIMOUN </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Message de la CNDH à l’Espace d’Interpellation Démocratique (édition 2018)</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/message-de-la-cndh-a-lespace-dinterpellation-democratique-edition-2018-2793558.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Dec 2018 11:51:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mesdames et Messieurs en vos titres, rangs, grades et qualités ;</strong>

<strong>Tout protocole observé ;</strong>

La CNDH remercie et félicite le Médiateur de la République et, à travers lui, l’ensemble de ses personnels pour toutes les bonnes dispositions prises en vue de l’organisation réussie de la présente édition de l’EID.

La CNDH exprime sa très profonde gratitude à Monsieur le Président de la République, son Excellence Ibrahim Boubacar KEITA dont l’engagement indicible a permis le changement de paradigme opéré par la CNDH. En effet, il aura fallu les instructions claires et déterminantes du Chef de l’Etat pour l’avènement de la Loi n° 2016-036 du 07 juillet 2016 portant création de la Commission Nationale des Droits de l’Homme. Les innovations importantes induites par cette Loi ouvrent grandement les portes de l’Accréditation au Statut A de l’Alliance Globale des Institutions Nationales des Droits de l’Homme. L’Etat a posé les jalons nécessaires, il revient donc à la CNDH de jouer sa partition. A cet effet, les femmes et les hommes qui ont l’insigne honneur d’animer l’institution ont fait le pari d’être à hauteur de mission.

<strong>Excellence Monsieur le Premier Ministre,</strong>

<strong>Mesdames et Messieurs les ministres,</strong>

Il m’est particulièrement agréable d’apprécier à sa juste valeur la bonne collaboration entre la CNDH et le Gouvernement.

Monsieur le Ministre de l’Economie et des Finances, Docteur Boubou CISSE, comment ne pas saluer les efforts financiers importants que vous avez bien voulu consentir à la CNDH en termes de dotation budgétaire.

Monsieur le Ministre Tienan COULIBALY, hier en charge du Ministère de la Défense et des Anciens combattants et aujourd’hui Garde des Sceaux, vous avez toujours été réceptif aux sollicitations de la CNDH.

Monsieur le Ministre de la Sécurité, mon Général, je vous remercie pour votre proactivité et votre disponibilité à accompagner la CNDH.

Monsieur le Ministre de la Défense, Professeur Tiemoko Sangaré, la CNDH ne doute point que vous réussirez à maintenir l’excellence des rapports entre votre département et la CNDH.

Monsieur le Ministre Tienan, il vous souviendra qu’à l’EID 2012, à un moment où sur mes frêles épaules reposait le très lourd fardeau de la justice, j’avais déclaré ici même : «sankorowoshitè don» ; traduction prosaïque : «transpirer sous la pluie n’est point perceptible». Aujourd’hui, je ne le pense pas moins !

Mesdames et Messieurs les ministres,

Permettez-moi d’aborder la situation des droits de l’Homme au Mali.

Monsieur le Président du jury d’honneur,

Partageant votre souci du temps, je souhaiterais juste évoquer quelques éléments.

Je voudrais d’abord vous parler d’impunité. L’impunité est définie dans sa plus haute accession dans cette déclaration d’un repris de justice à qui un Avocat avait osé demander : «Monsieur, comment se peut-il que vous ayez maille à partir avec la justice ; vous qui avez échappé de peu à la pendaison ?» Le repris de justice lui répondit «Vous savez cher Maître, il y a tellement de chance en notre faveur et tellement peu contre nous que je suis davantage surpris que vous. D’abord les chances sont élevées de ne pas être pris ; si pris de ne pas être poursuivi ; si poursuivi de ne pas être jugé ; si jugé de ne pas être condamné et si condamné de ne pas être pendu».

Ces propos suffisent à démontrer que l’impunité est la sève nourricière du crime. Elle est pour le crime ce qu’est le Nil pour l’Egypte.

Au Mali, l’impunité résulte de la paralysie de la Justice dans les zones où l’insécurité règne en maître. Ailleurs, elle est le fruit de nombreux dysfonctionnements du service public de la justice.

J’illustre mon propos par les tueries de Haguel Hoc en 2011, l’affaire des 16 prêcheurs mauritaniens et maliens tués en 2012, la mort suspecte du jeune Fousseyni Ouattara le 19 août 2012, les charniers non encore refroidis de Sokolo, Dioura, Dogo,… Dans ces affaires tragiques, la réponse pénale appropriée se fait attendre.

L’impunité est aussi induite par le projet de loi d’entente nationale à travers ses articles 3 et 4. De la lecture combinée de ces textes, il résulte que les crimes isolés non imprescriptibles peuvent être « exonérés ». De notre point de vue, les exonérations de poursuites devraient concerner les crimes contre la chose publique (Attentats et complots contre le gouvernement, crimes portant atteinte à la sécurité intérieure de l’état ou à l’intégrité du territoire par la guerre civile, l’emploi illégal de la force armée, la dévastation et le pillage public).

L’impunité explique, pour une grande part, la résurgence de la vindicte populaire et de la justice privée. Ainsi, pour ne prendre que cet exemple, une mère a perdu trois (3) de ses fils le 30 octobre courant à Doumanzana, lynchés pour avoir eu le malheur d’être assimilables à des voleurs. Mais entendons-nous bien ; le sentiment d’impunité peut expliquer la justice populaire ; elle ne peut en aucun cas la justifier.

Je voudrais ensuite vous parler des violations des droits humains inhérents au terrorisme mais aussi à la lutte contre ce fléau. Dans leur projet diabolique et ubuesque, les terroristes n’épargnent pas les civils. Les Engins Explosifs improvisés sèment la mort presque quotidiennement et n’épargnent ni les femmes, ni les enfants. Nos braves militaires dont nous saluons le courage et le sacrifice sont tués en violation flagrante des règles du Droit International Humanitaire.

Il faut oser le dire, le contre – terrorisme a aussi son lot de violations des droits de l’Homme. On ne saurait passer sous silence les allégations d’exécutions sommaires imputées à nos forces. Les allégations de tortures et autres mauvais traitements infligés aux présumés terroristes. A titre d’illustration, je voudrais citer les actes de tortures avérés sur Monsieur Amadi Amadou Ba, ressortissant de Diondiori ; Wangara Dianka SOW, ressortissant de la Commune rurale de Toguéré-coumbé Cercle de Ténékoun.

Notre conviction est faite : la victoire sur l’obscurantisme passera inéluctablement par le cœur de nos concitoyens pris dans l’étau infernal de la barbarie!

Le droit au procès équitable surtout dans un délai raisonnable est constamment violé au Mali. Je voudrais simplement rappeler ici le cas emblématique du nommé Youssouf Diarra détenu provisoirement plus de 12 ans (2006-2018). Il a recouvré sa liberté grâce à l’intervention de Monsieur le Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako que la CNDH salue pour sa bonne collaboration.

Dans l’affaire dite des 21 bérets rouges disparus, parties civiles et accusés courent après la justice. Les premières veulent légitimement savoir comment leurs proches ont disparu ; les seconds se prévalent du droit fondamental «d’être jugé dans un délai raisonnable ou d’être libéré» comme le prescrit l’article 9 paragraphe 3 du pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966. La Justice doit impérativement veiller sur les droits humains des deux parties et aider notre armée à tourner cette page douloureuse de son histoire.

<strong>Monsieur le Président du Jury,</strong>

<strong>Honorables membres du jury</strong>

Je voudrais vous évoquer les assassinats ciblés dans nos villes et campagnes. Pour ne parler que des cas les plus récents, je rappelle avec émotion feus Adjudant-chef Abdoul K TOURE, Abdoulaye Oumar Maiga et son garde de corps lâchement assassinés à Gao en novembre dernier.

Je voudrais vous entretenir de l’esclavage par ascendance principalement au nord du pays et dans la région de Kayes. Ainsi, la CNDH exprime-t-elle sa très vive préoccupation suite aux multiples allégations d’exactions commises sur des citoyens s’élevant contre leur condition «d’esclaves» par ascendance dans de nombreuses localités de la région de Kayes.

Je voudrais vous parler de ces milliers d’enfants privés du plus élémentaire des droits mais qui dès fois conditionne beaucoup de droits : le droit à l’éducation. La CNDH loue les efforts personnels du Chef du Gouvernement pour l’ouverture de certaines écoles dans le centre du pays mais déplore la fermeture à ce jour de centaines d’autres. Dans d’autres écoles ouvertes, les enfants et les enseignants manquent de tout. Je m’en voudrais de ne pas évoquer ici, ces enfants de Samé Ouolof, à seulement 12 km de la ville de Kayes, qui apprennent à même le sol en ce 21ème siècle !

Je voudrais vous parler de ces nombreux citoyens qui ont perdu la vie parce qu’on voulait juste leur retirer de force une moto Djakarta, vendue quelques instants après à quelques milliers de FCFA !

Je voudrais vous parler des cas isolés de tortures dans nos établissements pénitentiaires et unités d’enquête. A ce propos, la CNDH remercie et félicite le Directeur National de l’Administration Pénitentiaire pour la lettre circulaire rappelant l’interdiction absolue de la torture.

Je voudrais vous parler de ces citoyens qui ont le malheur d’habiter dans les zones abritant les transit et dépôt d’ordures (Lafiabougou et Médine).

Je voudrais vous parler des millions de maliens qui n’ont pas accès à des soins de qualité en dépit de tous les bienfaits de l’AMO !

Je voudrais vous parler de ces jeunes filles mutilées ou mariées de force à l’âge de la scolarité, des milliers de femmes battues ou dépouillées du patrimoine successoral si elles n’en constituent pas tout simplement un élément !

Je voudrais vous parler des entraves à la liberté syndicale et à certains droits des travailleurs dans nombre de nos entreprises et services publics !

Je voudrais aussi et surtout vous parler des détentions illégales au niveau de la Sécurité d’Etat totalement en marge du droit. Oui, il faut oser le dire, la SE détient au secret. En dépit du mandat légal d’accès à tous les lieux de privation de liberté, la CNDH se heurte à un mur du silence.

Monsieur le Premier ministre aidez-nous à avoir une collaboration saine avec ce service important de l’Etat mais qui n’a pas reçu de l’Etat le pouvoir et la prérogative d’être au-dessus du droit dont l’Etat lui-même est soumis. En application du sacrosaint principe «nemo plus juris» nul ne peut transmettre plus de droit qu’il n’en a lui-même.

En le disant nous chantons avec le poète : Marchant à la mort ; oubliant calme et confort pour dire la vérité, une minute ; juste une minute !

A la lumière de ce qui précède, la CNDH recommande :

-la mise à la disposition de la justice des moyens humains, matériels et financiers à la hauteur de ses missions ;

-le renforcement des structures de contrôle en vue de corriger les dysfonctionnements de la chaîne pénale ;

-l’accélération des procédures ouvertes et l’engagement sans délai d’enquêtes appropriées concernant toutes les violations graves des droits humains ;

-l’adoption des mesures propres à garantir le droit à l’éducation, à un environnement sain et à la santé sur l’ensemble du territoire.

<strong>Mesdames et messieurs,</strong>

Il me restait tant à dire ; mais en tant que Président de la Commission nationale des Droits de l’Homme, je me dois juste de respecter votre droit à ne pas être soumis à un message excessivement long, barbant et rébarbatif.

Je vous remercie de votre aimable attention.

<strong>Le Président</strong>

<strong>Maître Malick COULIBALY   </strong>

<strong>Chevalier de l’Ordre</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Respect des droits humains au Mali : péril en la demeure</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/droits-humains/respect-des-droits-humains-au-mali-peril-en-la-demeure-2793553.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Dec 2018 11:40:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le futur classement des pays africains en matière de respect des droits humains, le Mali pourrait se retrouver très bas de la liste. Depuis la proclamation des résultats de l’élection présidentielle, couronnée de contestations par l’opposition, le pouvoir en place a instauré une stratégie de privation des libertés d’opinion et d’expression, à travers la répression des marches.</strong>

Le Mali n’a jamais connu autant de violations des droits humains que celles exercées en ce moment par le régime d’IBK. Plongé dans une crise politique au sortir de l’élection présidentielle, notre pays, par manque d’initiative et de dialogue politique, est accusé par plusieurs organisations internationales et nationales de défense des droits de l’homme de violation des droits fondamentaux des citoyens, pourtant garantis par la constitution. Toute chose qui ne l’honore point et risquerait de le placer en dernière position dans le futur classement des pays africains en matière de respect des droits humains.

Depuis l’avènement de la démocratie, le Mali était jusque-là considéré comme un pays respectant les droits de l’homme. Il a signé toutes les conventions et les textes relatifs au respect des droits de l’homme. Les libertés d’opinion et d’expression étaient une réalité.

Mais, ces dernières années, plus singulièrement en cette période post-électorale, le pays est plongé dans une spirale de dictature qui ne dit pas son nom. Les libertés de presse, d’opinion et d’expression sont violées. Les marches sont interdites et réprimées dans le sang en violation flagrante de la constitution.

Les lieux symboliques de la démocratie tels que la Bourse du travail (qui n’a jamais été interdite pour un rassemblement, même sous le régime dictatorial de Moussa Traoré) a été interdite par le régime d’IBK. Ces actes et décisions du pouvoir portent aujourd’hui un grand coup à notre démocratie, acquise très chèrement.

Toute chose qui, aujourd’hui, fait que le Mali est accusé par plusieurs organisations internationales et nationales de défense des droits de l’homme, qui elles aussi ont été interdites de marcher, par une décision du gouverneur du District de Bamako.

En conférence de presse, la semaine dernière, ces organisations ont dénoncé l’interdiction des marches par le gouverneur du District de Bamako qu’elles qualifient d’anti-démocratique et attentatoire aux libertés fondamentales. Selon elles, le déni du droit de manifestation, de réunion, d’association et liberté d’expression est en violation flagrante de la constitution du 25 février 1992 de la République du Mali et des instruments juridiques nationaux et internationaux relatifs aux droits de l’homme.

La directrice exécutive d’Amnesty international, Ramata Guissé, déclarait également dans une conférence de presse que les droits humains sont dans leur globalité violés au Mali, à travers la répression des marches de l’opposition. À l’en croire, il n’y a aucune mesure prise par le gouvernement pour améliorer les droits humains au Mali.

Pour éviter à notre pays les conséquences de ces violations des droits humains, le régime d’IBK doit se ressaisir en restaurant le respect des droits humains, condition sine quoi non d’une vraie démocratie.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>EMA : des sous&#45;officiers fin prêts</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/ema-des-sous-officiers-fin-prets-2793555.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Dec 2018 11:40:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Trente stagiaires dont 4 femmes sous-officiers de la  20<sup>ème</sup> promotion du Certificat technique de deuxième degré (CT-2) sont prêts à gérer les finances de leurs différentes armées après une formation de qualité à l’école militaire d’administration de Kayo à Koulikoro. Une école qui incarne aujourd’hui l’intégration sous-régionale sous la direction de la France. Durant 4 mois, ces stagiaires venus du Mali, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Niger, de la Centrafrique, du Djibouti, de la Guinée Conakry, du Madagascar, du Cameroun, du Togo, du Gabon et du Bénin ont pris part à cette formation. Le sergent-chef Mideton du Bénin est le major de la promotion avec une moyenne de 17,1.

<strong>Gao : le colonel Yacouba Sanogo galvanise sa troupe à Boni</strong>

Le commandant de zone du secteur n°1 de Gao, le colonel Yacouba Sanogo, poursuit sa visite de terrain dans les zones d’intervention. Accompagné du commandant de la Force Barkhane, Le colonel Yann de Kermenguy, il s’est rendu à Boni, le samedi 8 décembre 2018, pour échanger avec les hommes sur l’aspect de la sécurité, leurs conditions de vie et de travail ainsi que leurs préoccupations majeures. Le visiteur du jour se dit également très satisfait de la mission accomplie par cette troupe dans la localité.

<strong>Génie militaire :</strong><strong> des spécialistes contre les </strong><strong>EOD renforcés</strong><strong>
</strong>
La cérémonie de fin de stage sur les éléments opérationnels de pollution et de destruction (EOD1) s’est déroulée le jeudi 13 décembre au Centre national d’entraînement commando de Samanko (Bamako). Elle était présidée par le Directeur du Génie militaire, le colonel-major Boubacar Diallo. Ils étaient au nombre de 30 stagiaires dont 21 éléments de la direction du Génie militaire, 2 éléments de la Garde nationale, 2 éléments de la Gendarmerie nationale, 2 éléments de l’Armée de terre, 1 élément de la Direction du Matériel, des Hydrocarbures et des Transports de l’Armée et 2 éléments de la Police nationale à prendre part à cette formation d’un mois.

<strong>Gendarmerie nationale :</strong><strong> nouvelle unité </strong>

Le 1<sup>er</sup> escadron du Groupement d’action rapide de surveillance et d’intervention au Sahel est désormais opérationnel. La fin de formation du 1<sup>er</sup> escadron du Groupement d’action rapide de surveillance et d’intervention au Sahel a eu lieu le mardi 11 décembre 2018 dans la caserne Chef d’Escadron Balla Koné. L’unité GARSI Mali fait partie d’un projet régional pour améliorer la sécurité dans les pays du G5-Sahel, plus le Sénégal. Au total, il s’agit de six pays qui parlent la même langue et sont désormais bien dotés de matériels importants. Ce projet a été financé par l’Union européenne.

<strong>Brèves rassemblées par Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Élevage : encourager les institutions financières à accorder des crédits aux éleveurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/elevagepeche/elevage-encourager-les-institutions-financieres-a-accorder-des-credits-aux-eleveurs-2793547.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Dec 2018 11:34:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre d’une synergie entre les programmes financés par l’USAID et en prélude à la prochaine campagne d’embouche et de commercialisation des produits d’élevage, les programmes Feed the Future Mali Livestock Technology Scaling (FTF MLTSP, Programme de Mise à l’Echelle des Technologies d’Elevage)) piloté par l’International Livestock Research Institute (ILRI), et le Food for Security Women Entreprise (FFSWE) mis en œuvre par IESC, ont conjointement organisé deux ateliers de formation à l’intention des institutions financières en financement des micro, petites et moyennes entreprises de la chaîne de valeur de l’élevage à Sikasso et Koutiala, respectivement le 22 et 23 et le 27 et 28 novembre 2018.

Ces ateliers avaient pour but d’outiller les institutions financières en analyse des demandes de financement et le financement des projets des acteurs de la chaîne de valeur de l’élevage. Plusieurs institutions de micro-finance et des banques de Sikasso et de Koutiala ont pris part à ces ateliers qui leur ont permis de mieux comprendre les spécificités des chaînes de valeur de l’élevage, les actions entreprises par le FTF MLTSP pour minimiser les risques associés à la production et améliorer la qualité du bétail commercialisé.

Au sortir des ateliers, plusieurs représentants d’institutions financières ont témoigné de leur confiance aux producteurs et ont affirmé leur ferme volonté d’accorder des prêts aux entrepreneurs de la filière élevage.
Outre ces ateliers de renforcement des capacités, le FTF MLTSP et le FFSWE ont organisé une journée de mise en relation des institutions financières avec les producteurs, vendeurs de bétail, vétérinaires et autres acteurs de la chaîne de valeur par localité.

Ces évènements communément appelés B to B ont permis à ces acteurs et aux institutions financières de mieux se connaître afin de créer, renforcer et redynamiser des relations pérennes d’affaires. Beaucoup parmi les producteurs se sont réjouis des rencontres B2B et ont souligné leur importance pour le financement de leurs projets d’élevage.

Il faut rappeler que le FTF-MLTSP, à travers la dissémination à grande échelle des technologies appropriées et des meilleures pratiques, contribue à la croissance inclusive de l’élevage des ruminants dans les régions de Mopti, Tombouctou et Sikasso. Le programme s’inscrit dans l’initiative Feed the future du gouvernement américain et est appuyé par l’USAID au Mali. Il vise à accroître les revenus, la sécurité alimentaire et nutritionnelle des éleveurs de bovins, ovins et caprins.

<strong>Békaye DEMBELE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Commissariat du 14ème arrondissement : Un malfrat mis hors d’état de nuire</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/commissariat-du-14eme-arrondissement-un-malfrat-mis-hors-detat-de-nuire-2793551.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Dec 2018 11:26:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><i><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">L’équipe de patrouille de la Brigade de recherche du commissariat du 14<sup>ème</sup> arrondissement de Bamako, lors d’une ronde dans la nuit du mardi 11 décembre dernier, aux environs de 3 heures, a aperçu trois individus sur une moto Djakarta à Hamdallaye ACI 2000</span></i></b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">.  </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Décidant de les interpeller pour une vérification d’identité, ces individus ne voulant pas obtempérer, ont tenté de s’échapper. Après une longue poursuite jusqu’à la Boulangerie «BADJELIKA», un des trois individus s’est jeté de la moto laissant tomber derrière lui une arme à feu de fabrication artisanale qui a été ramassée par un des éléments du Capitaine Haïdara, chef BR. </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">À la suite de cette poursuite, les limiers ont pu mettre la main sur un des trois individus et leur moto. Conduit dans les locaux du commissariat du 14<sup>ème</sup> arrondissement, le mis en cause lors de son interrogatoire a déclaré qu’ils évoluent en bande avec ses complices. </span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Il a par la suite avoué qu’ils avaient volé la même nuit une moto tricycle qu’ils ont abandonnée en cours de route en voyant l’équipe de patrouille du 9<sup>ème</sup> arrondissement. Ladite moto tricycle a été localisée et mise à la disposition du 14<sup>ème</sup> arrondissement pour les besoins d’enquête. Les recherches sont en cours pour interpeller le reste de la bande.</span></p>
<p style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Ousmane DIAKITE</span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre les cas d’hydrocèle :  Un camp de chirurgie installé à Kita pour la prise en charge gratuite des malades</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/lutte-contre-les-cas-dhydrocele-un-camp-de-chirurgie-installe-a-kita-pour-la-prise-en-charge-gratuite-des-malades-2793549.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Dec 2018 11:24:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ambition du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique est d’éliminer la filariose lymphatique d’ici à fin 2020 comme recommandé par l’Organisation mondiale de la santé.</strong>

Le ministre en charge de la Santé et de l’Hygiène publique, Pr. Samba Ousmane, a procédé mercredi 12 décembre à Kita au lancement des activités du camp de chirurgie pour la prise en charge gratuite des cas d’hydrocèle, qui s’étend du 15 au 22 décembre. La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence des partenaires techniques et financiers, des autorités administratives et traditionnelles du cercle de Kita.

Selon le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Pr. Samba Ousmane Sow, le lancement du camp de chirurgie de Kita pour la prise en charge gratuite des cas d’hydrocèle est d’une importance capitale, car elle concrétise les efforts du gouvernement et de ses partenaires à réduire les souffrances des malades victimes des complications de la filariose lymphatique notamment le lymphœdème et l’hydrocèle. Il a rappelé qu’au Mali, la totalité des districts sanitaires sont touchés simultanément par diverses maladies tropicales négligées notamment le trachome, la filariose lymphatique, les schistosomiases, les géo helminthiases et l’onchocercose.

Plus commue sous le nom d’éléphantiasis, la filariose lymphatique est l’une des maladies tropicales à la fois les plus invalidantes, répandues et négligées dont la transmission se fait d’une personne malade à une personne saine par piqûre de moustique. Elles frappent surtout les pauvres aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, environ 1,4 milliard de personnes sont exposées au risque d’infestation de la filariose lymphatique à travers le monde. Dans ce lot, 120 millions sont infestées dans 73 pays où 40 millions d’individus souffrent de complications chroniques telles que le lymphœdème et l’hydrocèle.

L’enquête de prévalence réalisée en 2004 a montré que la filariose lymphatique sévit à l’état endémique dans toutes les régions du Mali avec un taux de prévalence global de 7,07% à l’exception de celle de Sikasso qui a le taux de prévalence le plus élevé de 18,6%.

Face à cette situation, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, avec l’appui des partenaires, a élaboré un plan intégré de lutte contre les maladies tropicales négligées les plus fréquentes et qui peuvent être traitées simultanément par chimiothérapie préventive. À cet effet, toutes les régions du Mali ont été couvertes par le plan, d’une durée de 5 ans (2017-2021). Les données de recensement disponibles sur la prévalence des cas de morbidité d’hydrocèle sont insuffisantes. Elles sont en moyenne de 2367 cas recensés en 2010.

Pour le ministre Sow, l’ambition de son département est d’éliminer la filariose lymphatique d’ici à fin 2020 comme recommandé par l’Organisation mondiale de la santé. Il a souligné que des résultats satisfaisants ont été obtenus après plusieurs années de lutte contre la filariose lymphatique.

À en croire le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le traitement de masse a été arrêté dans 49 districts sanitaires sur les 75 qui étaient endémiques en 2017. Cependant, dira-t-il, l’évaluation des 26 districts restants a montré une prévalence inferieure au seuil d’endémicité de 1% préconisé par l’Organisation mondiale de la santé comme critère d’évaluation pour l’arrêt du traitement.

Par ailleurs, M. Sow a expliqué que les complications dues à la filariose lymphatique sont perçues dans notre société comme des malédictions ou un mauvais sort jeté par un ennemi humain. Il a ajouté que les services de santé dotés de compétences techniques et d’équipements adéquats ont prouvé que la prise en charge de ces complications peut se faire en donnant de bons résultats.

Rappelons que sur environ 2367 cas recensés en 2010, 855 cas ont été opérés avec succès de 2014 à 2017 dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti et Tombouctou et 114 cas d’éléphantiasis ont été pris en charge à Bamako et Koulikoro, sur financement de Endfund à travers Helen Keller International. Le nombre de cas théoriques d’hydrocèle restant à opérer est de 1145.

En outre, selon Pr. Sow, son département avec l’appui de l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas) et de l’unité du projet paludisme /maladies tropicales négligées a organisé deux camps de chirurgie des hydrocèles dans les districts sanitaires de Bougouni et Kolondiéba, où 153 cas opérés ont tous guéri en 2017. En 2018, dira-t-il, le lancement de deux camps de chirurgie d’hydrocèle, dont un à Kita et l’autre à Koutiala, permettra d’opérer 255 cas dont le coût total de la prise en charge s’élève à 143.325.503 Fcfa sur financement de l’Ooas et du projet paludisme/maladies tropicales négligées au Sahel.

Pour le ministre Sow, malgré la mise en œuvre de différentes stratégies, le défi majeur demeure : la détection et la prise en charge des cas de complication de la filariose lymphatique.

Prenant la parole, le 3ème adjoint au maire de la commune urbaine de Kita, Yacouba Keïta, a remercié le gouvernement pour cette belle action à l’endroit des malades d’hydrocèle. Il a salué le ministre de la Santé pour les efforts qu’il a consentis pour l’amélioration de la santé des populations du Mali.

Notons qu’après cette cérémonie de lancement, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Pr. Samba Ousmane Sow, a visité le Centre de santé de référence (Csrf) et le Centre de santé communautaire (Cscom) de Kita.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Remaniement ministériel ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/remaniement-ministeriel-2793543.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Dec 2018 11:19:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ça se murmure, un rapprochement entre différents bords politiques pour faire face aux défis qui assaillent le Mali. Les deux visites de religieux au président du Front pour la sauvegarde de la démocratie en sont-elles pour quelque chose ? Oui, affirme notre source qui n'écarte pas l'élargissement du gouvernement à «l'opposition» dans les prochains jours. Puisque tous ne pourront pas être casés, des ténors seront affectés aux représentations diplomatiques et consulaires. Est-ce une façon d'étouffer la contestation consécutive à la présidentielle ? Non, répond notre source. Il s'agit plutôt d'une approche gagnant-gagnant. En tout cas, le Premier ministre et le président ont eu un long entretien pendant le week-end passé, un remaniement ministériel a été proposé afin de désamorcer la crise politique actuelle.

<strong>Qui fait un mauvais procès à Boubou Cissé ?</strong>

Baba Cissé, le frère du ministre des finances a été nommé sous Igor. Et il est à la tête de la SGI dont le travail consiste à aider l'Etat (le trésor public) à lever des fonds sur le marché financier et monétaire. Et c'est ce qu'il a fait avec beaucoup de réussite depuis 2016. Il est dans son rôle et ce n'est pas une question de frère du ministre Boubou Cissé. L'argent qui est levé va directement sur le compte du trésor public à la BCEAO. Tout est absolument clair et transparent. Malheureusement, dans notre pays,  les gens disent et racontent n'importe quoi. Boubou Cissé n'a jamais été politique, il n'a jamais pris la carte de membre du RPM (Rassemblement pour le Mali). Des gens malintentionnés veulent le mêler à la guéguerre ASMA-RPM via son grand-frère Baba Cissé, vice-président de l'ASMA. Récemment, un baron de la majorité a accusé le ministre Boubou Cissé de mettre l'administration douanière au service de Boubèye. Boubou Cissé ne voulait pas répondre à la personne, mais à son instance. Il lui a répondu. Parce qu'il ne comprend pas tout ce qui se passe, encore moins les interprétations que des uns et des autres. Pour le ministre des finances, les nominations relèvent des prérogatives d'un directeur. Il n'a jamais voulu s'impliquer personnellement dans les affaires internes.  Boubou Cissé est loin de toutes ces considérations politiques, et son souhait le plus ardent est de rester comme tel.

<strong>Avant le verdict </strong>

La loi de protection des sources permet aux journalistes de ne pas divulguer un renseignement ou un document identifiant ou susceptible d’identifier une source journalistique, à moins que le renseignement ou le document ne puisse être mis en preuve par un autre moyen raisonnable et que l’intérêt public dans l’administration de la justice l’emporte sur l’intérêt public à préserver la confidentialité de la source journalistique. Le délit de presse le plus typique et sans doute le plus couramment poursuivi est la diffamation. La diffamation est l’imputation à une personne identifiée ou simplement indentifiable d’un fait précis, attentatoire à l’honneur ou à la considération de cette personne. Concrètement, un fait précis est un fait dont la preuve peut être débattue en justice, par opposition à un simple commentaire ou jugement de valeur, qui ne peut être sanctionné, ou à une invective ne renfermant l’imputation d’aucun fait, qui sera poursuivie comme injure.

<strong>La colère de Gao</strong>

Soumeylou Boubèye Maïga a son propre programme. Il est grand temps que le président de la République IBK prenne les choses en main. On constate un vrai nettoyage et une chasse à l'homme contre les cadres du parti présidentiel. En moins d'un mois, le PM a fait démissionner plus d'une vingtaine de députés du RPM au profit de son parti l'ASMA-CFP. Que prépare donc le PM ? Déstabiliser le RPM ? Se positionner ? Créer des problèmes au président de la République ? En tout cas, ce sont des questions qui méritent d'être posées. L’ASMA profite du poste du PM pour se refaire une santé : de 4 à 21 députés en 2 mois ; de 145 à 300 conseillers en 2 mois environ. C’est la performance réalisée par l’Alliance pour la solidarité au Mali/Convergence des forces patriotiques (ASMA/CFP). L’information a été donnée par le 1<sup>er</sup> vice-président du parti, Amadou Baba Cissé, lors de la conférence de section du parti en Commune III du District de Bamako, au siège national, à N’Tominkorobougou.

<strong>Message rack </strong>

Dans le cadre de la réorganisation territoriale en cours, j’ai l’honneur de vous inviter à : vérifier conformément aux tableaux joints (villages/fractions/quartiers) dans les communes de vos ressorts respectifs et apporter corrections nécessaires. 2 Renseigner le nombre d'habitants par village/fraction/quartier.3 Fournir la distance des villages/fractions/quartiers avec leurs chefs-lieux de communes et avec les chefs-lieux de cercles. Ailleurs, mettre toute correction en couleur rouge.

<strong>Gamou parle </strong>

Le général Alhadj Ag Gamou intervenant en plénière lors de la réunion de haut niveau, le 14 décembre 2018, a laissé parler son coeur. Il a invité les responsables des mouvements à être pragmatiques dans la lutte contre le terrorisme. Les populations civiles ont trop souffert des conflits qui ne sont pas les leurs. Il faut se donner la main pour protéger nos populations et cesser l'indifférence vis-à-vis des assassinats à longueur de journée. Il est inadmissible que les auteurs de ces  assassinats, qu'il trouve ciblés, ne soient dénoncés et punis. Il demande aux mouvements d'encourager la création des unités spéciales de lutte contre le terrorisme transnational et les doter d'éléments volontairement engagés dans la protection des populations et de leurs biens. Il a été très ovationné par le public.

<strong>Les raisons d'une visite </strong>

Comme à chaque sortie ou voyage, le PM, lui-même, en donne les grandes lignes sur sa page Facebook. «Accompagné d’une forte délégation comprenant notamment quatre membres du gouvernement, j’ai effectué, hier vendredi et ce samedi une visite dans la ville de Tombouctou. J’ai inauguré, au sein du camp Fort Cheick Sidi Bekaye de Tombouctou l’extension-rénovation de l’infirmerie dont la capacité passe de 4 à 18 lits. J’ai ensuite pu effectuer la prière de Jumah dans la mosquée Djingayerbyer où des prières ont été dites pour la paix et la stabilité au Mali. Dans l’après-midi, j’ai présidé à l’amphithéâtre de l’Institut Ahmed Baba une conférence des cadres qui a regroupé à la fois les ressortissants de la région de Taoudenit et de ceux de Tombouctou. Je leur ai assuré que conformément à la volonté du Président de la République, la mission principale du Gouvernement est de servir les citoyens en créant les conditions de transformations du pays à travers un ambitieux programme d’infrastructures économiques et de développement. Dans cet esprit, je leur ai annoncé le renforcement continu des moyens des Forces Armées et de Sécurité, du commandement administratif (corps préfectoral) et des services de santé, la création d’un corps de garde-frontières qui aura en charge de veiller à la sécurité de nos frontières ainsi que la création prochaine de la région militaire de Taoudenit.»

<strong>11 civils exécutés à Mamba </strong>

Les populations de Mamba, un village situé à 7 km de Diafarabé, sont en train de quitter leur village à cause d’une attaque en début de semaine. Selon des habitants, plus d'une dizaine de personnes ont été tuées et 7 blessées. Les blessés sont actuellement à l'hôpital de Ségou. Amadou Barry est du village de Mamba : «Nous avons été surpris de voir des donzos dans les véhicules de l'armée malienne. Ils ont laissé les donzos à l'entrée de notre village, ils ont tué les gens, certains ont fui. Ils les accusent d'avoir travaillé et caché des terroristes. Il y a eu 11 morts ; certains ont été transportés de Mamba à Macina pour les premiers soins, après les plus graves ont été référés à l'hôpital de Ségou». Et Barry d’ajouter que c'est le chef des donzos qui s'oppose au traitement des blessés. «C'est un certain Bassiki Diarra, chef des donzos, au  service de l'armée malienne», déclare-t-il.

<strong>L'engin fatal </strong>

Le 14 décembre 2018, dans la zone de Ghachaf, commune de Gargando, cercle de Goundam, région de Tombouctou, un berger adolescent a été tué par une grenade qu'il avait ramassée un peu plus tôt. Le jeune a tenté de briser cette grenade avec deux cailloux. C'est qu'elle l'a dispersée en morceaux. C'était aux environs de 14 heures que ce jeune berger adolescent, Kel Ertak, a trouvé la tête d'un obus entre la route Wartimichate et Tin-Aghimine. «Il avait amené cette tête à Wartimichate pour la casser et voir son contenu. L’explosion s’est produite et le petit est parti en morceaux. Et moi j'étais sur le lieu», nous a confié Hamady Ag Mohamed de Gargando. Pour plusieurs habitants, le Mali et ses partenaires doivent reprendre la sensibilisation, afin d'éviter aux habitants des régions du nord une telle fatalité.

<strong>Tueries en cascade </strong>

Plus d'une cinquantaine de civils ont trouvé la mort dans le pays dogon la semaine écoulée. La plupart des parents des victimes accusent les donzos surtout ceux du cercle de Bankass. Le 11 décembre 2018, deux Peuls ont été assassinés par des chasseurs dogons et il y a eu l'enlèvement de plusieurs autres à bord d'un véhicule, tous originaires du village de Mora dans la Commune de Dialassagou. Le véhicule affrété par les villageois pour rejoindre Ouenkoro et transportant uniquement des ressortissants du village de Mora, tous des Peuls, a été intercepté par des chasseurs dogons entre les villages de Mora et de Gari et conduit vers une destination inconnue. Tous les occupants (femmes, hommes et enfants) du véhicule y compris le chauffeur restent introuvables. Quand est-ce que les paisibles citoyens peuls cesseront d'être la cible des chasseurs dans cette zone ?

<strong>Infernale vie </strong>

Un camion a été enlevé par les donzos dogons le 12 décembre. Le camion avait quitté Mora/Dialassagou (cercle de Bankass) pour Ouenkoro. Il contenait au moins une trentaine de personnes dont des femmes, enfants et quelques hommes. Les donzos ont détourné le camion et l'ont acheminé à Wéla, leur fief. Wéla est interdit aux Peuls il y a de cela une année au moins. Au moment où les donzos dogons faisaient descendre les otages, trois Peuls ont pu s'échapper et ont regagné Ouenkoro. «Il nous revient que tous les hommes ont été tués» indique une source. Les femmes sont gardées pour le moment au camp des donzos. «Nous redoutons qu'elles soient gardées pour être violées afin d'être exécutées par ces donzos dogons» ajoute la même source. Il faut noter que le nombre de morts à Mora demeure inconnu.

<strong>«Sourire et silence»</strong>

Les gens qui réussissent ont deux choses sur leurs lèvres : sourire et silence. Le sourire peut résoudre un problème, le silence peut éviter des problèmes. Le sucre et le sel peuvent être mélangés ensemble mais les fourmis rejettent le sel et n'emportent que le sucre. Sélectionnez les bonnes personnes dans votre vie et rendez votre vie meilleure et plus douce. Si vous échouez à réaliser vos rêves, changez vos voies, pas votre Dieu. Rappelez-vous, les arbres changent leurs feuilles et non leurs racines. Vous n'atteindrez jamais votre destination si vous vous arrêtez pour jeter des pierres à chaque chien qui aboie. Les haineux vous verront marcher sur l'eau et diront que c'est parce que vous ne savez pas nager. Même si vous dansez sur l'eau, vos ennemis vous accuseront d'élever de la poussière. Faites votre ambition de vivre une vie tranquille, de prendre conscience de votre propre entreprise et de travailler de vos propres moyens. Rappelez-vous, ne jamais lutter avec un cochon. Vous serez tous les deux sales, mais le cochon l'appréciera. Soyez inspiré et passez une bonne journée. Soyez gentil et partagez. Dieu marche de porte en porte en déposant le succès et la bonne santé. Il vient de quitter ma maison et m'a demandé à qui il pouvait faire suivre la prochaine. Je l'ai dirigé vers ta maison. Reçois sa lumière et sa grâce, mais ne la garde pas dans ta maison.

<strong>5 véhicules enlevés </strong>

Le vendredi 14 décembre 2018, alors que le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga était en tournée dans la région, au moins 5 véhicules ont été enlevés dans la seule ville de Tombouctou. Tout juste après l'arrivée du PM, il y a eu l'enlèvement du véhicule du bureau du génie rural de Tombouctou à Hamabangou, secteur sans-fil. Le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga est arrivé à Tombouctou, où il a effectué une visite de travail de 24 heures au cours de laquelle il a eu des rencontres avec les forces vives de la région, les notabilités et des séances de travail avec les responsables militaires et du commandement de Tombouctou et Taoudenit, une région où toute l'administration est basée à Tombouctou ville.

<strong>42 morts en une matinée </strong>

Dans la nuit du 11 et la matinée du 12 décembre, des bandits armés, sur plus de vingt motos, ont fait irruption dans plusieurs localités au sud de la région de Ménaka, et ont exécuté des civils de la communauté Idaksahak. Entre l'ouest de la localité de Tinabaw (20 km de Ménaka) et celle de Tabangout-Tissalatatene (près de 50 km de Ménaka). Selon le responsable des groupes armés du MSA dans la zone, quarante-deux civils ont été exécutés dans leurs campements parmi lesquels deux enfants de moins de huit (8) ans. Les assaillants après leur forfait sont repartis vers la frontière nigérienne après avoir allumé un feu de brousse. Le Mouvement pour le Salut de l'Azawad a rapidement dépêché des troupes sur place pour faire le constat et venir en aide aux populations victimes. Il a ainsi pu évacuer sur Ménaka trois blessés, rescapés des massacres. Des troupes des forces armées maliennes (FAMA) et de certains mouvements signataires ont aussi rejoint les lieux des massacres. Ces troupes ont aidé à contenir le feu de brousse.

<strong>La DGSE déjoue des attaques </strong>

Une cellule terroriste a été démantelée, jeudi dernier, par la DGSE malienne aux environs de Koutiala. Adama Konaté, 31 ans, originaire de Yira Dioubasso au Burkina, tout comme son frère Kassim Konaté ainsi que Youssouf Sako et Abdramane Sanogo ont été appréhendés alors qu'ils s'apprêtaient à perpétrer des attentats sur certains points sensibles d'Abidjan, Bamako et Ouagadougou, lors des fêtes de fin d'année. Il ressort que le chef de la cellule Adama Konaté et ses trois lieutenants ont participé au double attentat effectué le 2 mars dernier à Ouagadougou. C'est d'ailleurs ce même Adama qui assurait la succession de son mentor Abdallah Sawadogo tué par les forces burkinabè le 22 mai 2018. À ce titre, il était devenu le point focal des groupes terroristes dans la jonction des trois frontières (Mali, Burkina et Côte d'Ivoire) et avait entamé une opération de recrutement. Toutefois, Kassim Konaté installé à Abidjan était chargé de la reconnaissance des sites susceptibles de faire l’objet d'éventuelles attaques. Il avait sur lui des images de ces différents endroits ciblés. Abdramane Sanogo faisait l’objet de recherches depuis 3 ans par les éléments de la SE à la suite de l'arrestation du guide d’Ancardine du sud, Souleymane Keita. Les premières investigations ont prouvé aussi que les quatre terroristes ont participé à l'enlèvement de la Colombienne sœur Cécilia Gloria le 7 février 2017 à Karangasso. Youssouf Sako, ressortissant de la commune de Sanankoroba, est le dernier élément membre du commando auteur de la double attaque de mars au Burkina. Il était activement recherché depuis ce temps jusqu'au jeudi dernier quand la DGSE malienne a mis fin à sa cavale. De toute façon, la DGSE malienne collabore étroitement avec ses homologues de certains pays à travers le partage du renseignement pour agir efficacement dans la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent.

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<strong>Norbert Zongo, 20 ans après son assassinat </strong>

Cela fait 20 ans que tous les fervents défenseurs de la démocratie, de la bonne gouvernance et de la liberté de la presse attendent que justice soit rendue dans l'affaire Norbert Zongo, assassiné en rase campagne à Sapouy, le 13 décembre 1998. Le 15 décembre dernier, la Cour d'Appel de Paris donnait son feu vert à l'extradition de François Compaoré, principal suspect dans ladite affaire et par ailleurs frère cadet de l'ancien président du Faso Blaise Compaoré. Une avancée qui constitue une lueur d'espoir dans la quête de justice. À l'occasion de la commémoration du 20e anniversaire de cet assassinat et dans le cadre de son "Programme Promouvoir le Journalisme d'investigation au Sahel", la CENOZO a publié, ce 13 décembre 2018, une enquête qui traite de «la destruction d'écoles dans le nord et le centre du Mali et l'enrôlement d'enfants par les groupes djihadistes». Cette investigation est la première d'une série d'enquêtes journalistiques réalisées par les journalistes de la CENOZO, dont les publications courront jusqu'en mars 2019.

<strong>Le chemin de non-retour </strong>

Dialassagou, le lundi 10 décembre, des habitants affirment que des chasseurs  ont fait arrêter des véhicules de forains venant de Dialassagou  pour Mopti sur l'axe Dialassagou-Gomsagou en empruntant la route de Segué, et auraient fait descendre des Peuhls. Deux Peuhls auraient été exécutés. D'autres auraient pu s'enfuir. Il faut noter que les forains ont changé leur itinéraire depuis quelques semaines justement pour échapper aux barricades des chasseurs dogons terroristes. Cet axe est devenu un chemin de non-retour, tous ceux qui y passent ne sont plus retrouvés. Grâce au bouche-à-oreille, plusieurs forains ne fréquentent plus cette route. Avant cela, le 5 décembre, il y a eu une attaque contre le village Diabel dans la commune de Kani Bonzon (Cercle de Bankass) par des chasseurs venus du village dogon voisin de Saye-Sarè. L'attaque s'est soldée par la mort de 5 Peuls et des personnes manquent à l'appel. L'armée, arrivée sur les lieux, a désarmé les Peuls qui ne sont pas morts.

<strong>De la FIF au TAS </strong>

La Fédération ivoirienne de football (FIF) a annoncé jeudi avoir «saisi le Tribunal arbitral du sport (Tas) d’un recours contre la décision de la Confédération africaine de football (CAF) de retirer l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de 2021 à la Côte d’Ivoire». La FIF a saisi ce jour, le Tas contre la décision de la Caf de réattribuer l’organisation de la CAN 2021 au Cameroun, indique un communiqué signé du directeur exécutif Sam Etiassé. La FIF dit avoir «été surprise d’apprendre que le président de la CAF, Ahmad Ahmad, a décidé de sa seule autorité et sans aucune concertation préalable avec elle, de réattribuer au Cameroun, l’organisation de la CAN 2021 confiée jusque-là à la Côte d’Ivoire».]]> </content:encoded>
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<title>Journée mondiale du migrant :  L&amp;apos;Ame et Caderka rendent hommage aux victimes maliennes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/immigration-emigration/journee-mondiale-du-migrant-lame-et-caderka-rendent-hommage-aux-victimes-maliennes-2793545.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Dec 2018 11:19:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Coordination des associations de développement de la région de Kayes (Caderka) et l'Association malienne des expulsés (Ame) ont, en prélude à la journée mondiale du migrant, célébrée le 18 décembre, rendu hommage aux victimes maliennes de l'émigration. C'était le samedi 15 décembre à la maison des aînés de Bamako.</strong>

Dans leur communication, l'universitaire Dr. Fodié Tanjigora et le président de l'Ame ont expliqué les raisons historiques de l'émigration pour les pays africains vers l'Occident, du Mali et particulièrement, dans la région de Kayes. Pour les deux conférenciers, toutes les régions du Mali sont concernées par le phénomène mais la région de Kayes demeure la zone d'excellence de départ, et a connu le plus grand nombre de victimes du fléau. Aussi longtemps que les zones de départ resteront mal développées, persisteront les flux d'émigration.

Il faut noter le durcissement des conditions d'entrée dans les pays dits de l'«eldorado» qui multiplient et renforcent les réseaux mafieux de passeurs et la prise de chemins les plus risqués pour les candidats. Il se trouve justement que les zones de départ des candidats à l'émigration forcée sont immensément riches de ressources naturelles de tous ordres, favorables à leur développement économique et l'épanouissement des populations locales, régionales voire nationales, ont-ils rappelé les conférenciers.

Malheureusement, toutes les politiques élaborées et mises en œuvre pour la gestion des flux d'émigration, aussi bien dans les pays de départ que dans les pays dits de l'eldorado, n'ont pu régler la situation car ne traitant pas le mal à la racine.

Au Mali, l'exemple le plus affreux est celui arrivé aux larges des côtes libyennes, communiqué officiellement par le gouvernement même du Mali, le 03 août 2014. Ce cas concernait 209 Maliens majoritairement originaires de la région de Kayes, plus précisément de Sélinkégni, Tomora, cercle de Bafoulabé, avec un seul survivant du nom de Maciré Sacko, lui aussi du cercle de Bafoulabé.

Pour faire face cette situation, les deux organisations Caderka et l'Ame proposent l'installation de villages agricoles dans la région de Kayes.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Projet de reconstruction et de relance économique :  La Banque mondiale octroie un financement additionnel de 17 milliards de Fcfa sous forme de don</title>
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<pubDate>Wed, 19 Dec 2018 11:15:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Banque mondiale a consenti au 30 octobre 2018 un financement additionnel de 30 millions de dollars américains, soit environ 17 milliards de Fcfa, au projet de reconstruction et de relance économique au Mali. Ce qui permettra au projet de consolider les résultats obtenus dans sa mise en œuvre et augmenter le potentiel de son approche d’intervention à produire des résultats rapides et tangibles dans les zones sujettes à une insécurité récurrente.

La cérémonie de signature de cet accord de financement additionnel du projet de reconstruction et de relance économique a eu lieu le vendredi 14 décembre au ministère de l’Economie et des Finances. C’est le ministre Dr. Boubou Cissé et la directrice des opérations de la Banque mondiale au Mali Soukeyna Kane qui ont procédé à la signature du document.

L’accord de financement additionnel du projet de reconstruction et de relance économique, qui vient d’être signé, d’un montant de 30 millions de dollars américains, soit 17 milliards de Fcfa environ, sous forme de don, permettra au gouvernement du Mali de consolider les acquis du financement initial de ce projet et d’étendre ses activités et ses bénéfices à d’autres populations du nord et du centre du Mali touchées par la crise multidimensionnelle de 2012.

Selon le ministre de l’Economie et des Finances, Dr. Boubou Cissé, ce projet de reconstruction et de relance économique est un instrument très important du gouvernement du Mali pour favoriser le relèvement socio-économique des zones du nord et du centre du Mali, par la restauration des services sociaux de base et des activités productives et le retour de la confiance et de la paix.

Il a rappelé qu’après 4 ans d’activités, le projet a enregistré des résultats très appréciables en dépit des conditions sécuritaires volatiles. C’est pourquoi, Dr. Cissé dira qu’en vue de poursuivre cette dynamique, le gouvernement a demandé à la Banque mondiale une extension de la durée d’exécution du projet et un financement additionnel afin d’achever les activités en chantier et permettre la réalisation de nouveaux projets au bénéfice des populations affectées par la crise.

Il a indiqué que le présent financement permettra d’entreprendre des actions de développement dans les zones économiques comme celles de Konna, d’Ansongo et de Goundam pour la relance des activités de pêche, d’élevage, entre autres.

Aux dires du ministre de l’Economie et des Finances, cet appui financier s’inscrit dans la vision de l’alliance Sahel qui a pour objectif essentiel la stabilisation et le développement global de la région par la réalisation des projets répondant aux défis actuels qui sont sécuritaires, démographiques, économiques et sociaux.

Il a rassuré la directrice des opérations de la Banque mondiale que le gouvernement du Mali ne ménagera aucun effort pour honorer les engagements pris afin d’assurer la bonne réalisation de ce projet, contribuant indéniablement à la mise en œuvre réussie du Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable.

M. Cissé a enfin remercié la Banque mondiale, au nom du gouvernement, pour cet important soutien à un moment où notre pays compte sur tous ses amis et partenaires pour conforter ses efforts de stabilisation, de développement durable et d’instauration de la paix.

La directrice des opérations de la Banque mondiale, Soukeyna Kane, a rappelé que le projet initial d’un montant de 100 millions de dollars américains a pour objectif de réhabiliter des infrastructures de base, restaurer des activités productives des communautés touchées par la crise. Selon elle, malgré les défis rencontrés dans sa mise en œuvre, notamment un retard de 12 mois dans son démarrage et la situation sécuritaire difficile, le projet a atteint à date sa cible de 1,4 million de bénéficiaires affectés par la crise dans les régions du nord et du centre, mais également des déplacés internes.

Soukeyna Kane a souligné que 93% de micro-projets productifs prévus ont été financés dont 38% au profit d’organisations féminines. À l’en croire, une aide d’urgence a été apportée à environ 50.000 personnes vulnérables contre un objectif initial de 52.000. En matière de participation communautaire et de gouvernance locale, Soukeyna Kane a fait savoir que le projet a permis d’initier et maintenir une bonne dynamique de mobilisation sociale autour de la détermination de ses priorités d’intervention au niveau communautaire et du suivi participatif de ses activités tant sur les plans de réalisations des investissements que d’exportations des factitifs mis en place.

C’est ainsi que, dira-t-elle, 290.000 personnes au moins ont pu participer à diverses consultations locales contre un objectif initial de 322.000 ; ce qui a permis de renforcer tant l’appropriation du projet par les bénéficiaires que la cohésion au niveau de plusieurs communautés pour une sortie de crise rapide.

Notons que la signature de cet accord de financement additionnel au projet de reconstruction et relance économique est le 9ème accord signé avec la Banque mondiale depuis le début de l’année 2018, totalisant un montant de plus de 342,2 millions de dollars américains, soit environ 198 milliards de Fcfa.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ahmed Mohamed Ag Hamani, président de la CCSC/PURN :  «La communauté internationale prend le risque mal calculé de se substituer à l’Etat du Mali à travers le pacte pour la paix»</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ahmed-mohamed-ag-hamani-president-de-la-ccsc-purn-la-communaute-internationale-prend-le-risque-mal-calcule-de-se-substituer-a-letat-du-mali-a-travers-le-pacte-pour-la-paix-2793530.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Dec 2018 10:58:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Coalition citoyenne de la société civile pour la paix et la réconciliation nationale (Ccsc/Purn), en partenariat avec la Fondation Friedrich Ebert Stiftung, a présenté mardi 12 décembre, à l’hôtel Radison Blu, son deuxième rapport sur la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger. </strong>

Face aux nombreux défis dans le processus de mise en œuvre de l’accord, l’ancien Premier ministre Ahmed Mohamed Ag Hamani, président de la Ccsc/Purn, a tenu un discours très musclé à l’endroit du gouvernement malien et de la communauté internationale. Il a d’abord rappelé la mission fondamentale de l’organisation.

«L’objectif recherché par un tel exercice est de permettre l’information et la sensibilisation des citoyens sur l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali et de rechercher les voies et moyens favorisant sa mise en œuvre, en maintenant fermement cette nécessaire synergie nationale alliant les efforts de la communauté internationale à ceux déployés par les parties à l’accord : passage obligé pour la restauration de la cohésion sociale», a-t-il fait savoir.

À l’en croire, les actions entreprises dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord, relayées dans des mémorandum et rapports des acteurs et partenaires concernés par la crise, ont fait l’objet d’analyses et d’évaluations des experts commis à ce effet, puis enrichies par les pertinentes observations du bureau de la coalition citoyenne. Ces actions ont été validées en atelier pour restituer enfin le contenu du deuxième Rapport alternatif citoyen sur la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger.

Dans le rapport, il ressort que la phase de mise en œuvre de l’accord est délicate et plus difficile en raison de l’interprétation souvent divergente des termes de l’accord par des parties, confrontées elles-mêmes à des contradictions internes et du fait des réalités complexes du terrain.

En dépit des incohérences manifestes entre la constitution et l’accord, des engagements peu réalistes ont été pris dans le cadre de la mise en œuvre dudit accord. Il en résulte que l’appropriation de l’accord par les populations devient un écueil insurmontable, faute de mots justes pour y arriver.

La communauté internationale, pourtant consciente de cette omission, a continué d’exiger l’application intégrale et à la lettre de l’accord, sachant bien que le gouvernement malien fait face à de multiples résistances contre les réformes et les procédures envisagées pour l’adoption de celles-ci par une grande partie de la population malienne et de la classe politique qui, dans sa grande majorité, observe une indifférence totale à la mise en œuvre de l’accord qu’elle considère comme l’affaire du seul pouvoir en place.

«Dans cette situation véritablement complexe, la communauté internationale prend le risque mal calculé de se substituer de l’Etat du Mali à travers un pacte pour la paix, lequel n’est rien d’autre qu’une gifle à la souveraineté du Mali», a déclaré le président de la Ccsc/Purn, Ahmed Mohamed Ag Hamani.

<strong>Gabriel TIENOU  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Réparation des victimes de la crise au Mali :  Les structures d’accompagnement se penchent sur les acquis, défis et perspectives</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/reparation-des-victimes-de-la-crise-au-mali-les-structures-daccompagnement-se-penchent-sur-les-acquis-defis-et-perspectives-2-2793532.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Dec 2018 10:39:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la célébration de la déclaration universelle des droits de l’homme, la Coalition malienne des défenseurs des droits de l’homme (Comaddh) a organisé du 03 au 9 décembre la 3<sup>ème</sup> édition de la semaine des victimes de la crise du Mali. Jeudi 6 décembre à la Maison de la presse, elle a animé une conférence-débat sur les acquis, défis et  perspectives des structures d’accompagnement des victimes. </strong>

Les conférenciers étaient Dembélé Oulématou Sow, commissaire à la Commission vérité justice et réconciliation (Cvjr), Thierno Amadou Sissoko, membre de la Comaddh, Thésée Makaba, conseillère juridique du projet Justice prévention et réconciliation (Juprec) et non moins représentante des partenaires techniques et financiers.

Dans son mot introductif, le commissaire à la Cvjr, Dembélé Oulématou Sow, a rappelé que la question de réconciliation est au centre des préoccupations maliennes. Elle a ensuite énuméré les acquis en matière de réparation des victimes, entre autres, la mise en place de la Commission vérité justice et réconciliation (Cvjr) dans un contexte de crise ainsi que son institutionnalisation à travers l’installation de ses 5 antennes régionales.

Autres acquis, l’enregistrement à ce jour de 10.247 victimes par la Cvjr à travers le pays ; la prise en charge médicale et le transfert des centaines de victimes aux structures d’accompagnement.  Sans oublier l’implication des victimes dans l’élaboration d’une politique de réparation.

En ce qui concerne les défis, Dembélé Oulématou Sow a relevé ceux liés à l’insécurité résiduelle, aux insuffisances au niveau de la participation et l’inclusion des victimes, à la prise en charge des victimes par les organisations de défense des droits de l’homme et l’insuffisance  organisationnelle au niveau des victimes.

Au sujet des perspectives, elle a noté la finalisation dans les jours à venir  de l’élaboration de la politique de réparation et de la loi sur la réparation, la mise en place du comité qui va travailler sur les mémoires des victimes, l’organisation des audiences publiques pour identifier les victimes emblématiques et la poursuite des enregistrements des victimes au niveau des antennes régionales de la Cvjr.

Du côté de la Comaddh, son représentant Thierno Amadou Sissoko a expliqué  certains  acquis relatifs  au regroupement des victimes au sein d’une organisation, à la formation des victimes à la justice transitionnelle, à la prise en charge psychologique des victimes en cours, à la constitution d’une base de données des victimes. Il a aussi relevé comme avancées, l’adoption de la loi de protection des défenseurs des droits de l’homme.

Au nombre des  défis, M. Sissoko a cité l’accès des victimes à la justice. S’y ajoute la loi d’entente nationale d’autant que les victimes et les organisations de la société civile n’ont pas été consultées. Le degré d’application de la loi de protection des défenseurs des droits de l’homme, le manque de collaboration entre la Cvjr et les victimes, le problème de leadership au sein des organisations des victimes, constituent d’autres défis soulignés par M. Sissoko.

Et en termes de perspectives, il indique que la société civile entend ouvrir le dialogue avec le gouvernement pour le respect du projet de loi d’entente nationale et du projet de loi des victimes et des témoins. En plus d’une proposition dans les jours à venir visant le rapprochement de la base des données des victimes au niveau de la Cvjr de celle au niveau de la société civile.

Thésée Makaba, conseillère juridique à Juprec, a souligné l’appui technique et financier de son organisation à la CVJR et aux organisations de la société civile qui accompagnent les victimes. Avant d’assurer l’accompagnement de Juprec aux victimes dans la prise en charge juridique et psychologique. En outre, son organisation va continuer à travailler avec les organisations de la société civile pour lutter contre la corruption au Mali et accompagner les femmes victimes de violences.

Notons qu’un panel sur la situation des défenseurs des droits humains a eu lieu le samedi 8 décembre à la Maison de la presse. Cette conférence était animée par Mahamar Moctar, président de la Comaddh, Thierno Amadou Sissoko, membre de la Comaddh et Thésée Makaba, conseillère juridique de Juprec. Elle a mis fin aux activités de la 3<sup>ème</sup> édition de la semaine des victimes de la crise au Mali.

<strong> </strong>

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Journée internationale des volontaires : Le volontariat célébré dans son ensemble</title>
<link>https://www.maliweb.net/fonction-publique/journee-internationale-des-volontaires-le-volontariat-celebre-dans-son-ensemble-2-2793536.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Dec 2018 10:36:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La journée internationale des volontaires, édition 2018, avait pour thème «les volontaires construisent les communautés résilientes».  Le Centre national de promotion du volontariat au Mali a souhaité célébrer à la fois le volontariat dans son ensemble, mais aussi rendre hommage à la participation populaire qui permet de faire bouger les choses au niveau local, tout comme national et mondial, autour des objectifs mondiaux des Nations unies. </strong>

Le Mali, à l’instar de la communauté internationale, a célébré le  mercredi 5 décembre la journée internationale des volontaires. Placée sous la présidence du ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, cette édition 2018 se veut un créneau par lequel les plus hautes autorités affirment leur adhésion aux idéaux des Nations-unies en matière de volontariat.

Ces idéaux sont axés sur l’accès aux services et prestations de services, l’intégration et la participation des parties prenantes, le renforcement du rôle des jeunes à travers le volontariat à apporter une réponse ciblée et conjoncturelle dans le contexte de la crise.

Selon le ministre du Travail et de la Fonction publique, Diarra Racky Talla, représentant son collègue de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, cette célébration, par son caractère solennel, marque toute l’importance que les pouvoirs publics, la société civile et les communautés accordent au volontariat.

Sous ses différentes formes, a-t-elle indiqué, le volontariat s’est imposé comme un instrument efficace de développement économique et social. Aux dires de Mme le ministre, cette célébration nous donne l’occasion de magnifier le travail réalisé à travers le monde par des millions de volontaires, qui, loin des feux de l’actualité, au prix de multiples sacrifices, aident leurs prochains ou œuvrent pour le développement de leur localité ou de leur pays.

Selon Diarra Racky Talla, le Mali doit faire face à d’importants défis en matière de développement économique, social et en particulier, le développement à la base. C’est pourquoi, ajoute-t-elle, les corps de  volontaires présents dans notre pays, notamment les volontaires des Nations unies, les volontaires nationaux, les volontaires français, constituent une force remarquable dans la lutte contre la pauvreté et l’atteinte des objectifs de développement durable.

À l’en croire, le gouvernement du Mali, conscient de l’apport du volontariat et de l’effet multiplicateur de l’engagement volontaire, s’est attaché à créer un dispositif visant à promouvoir et à favoriser le volontariat au Mali. Parmi ce dispositif, elle a notamment cité la création en 2011 du Centre national de promotion du volontariat qui mobilise aujourd’hui plus de 600 volontaires nationaux sur le territoire.

Après la cérémonie d’ouverture, une conférence-débat a été animée par le directeur général du Centre national de promotion du volontariat, Cheick Oumar Coulibaly, et le représentant national de France Volontaires au Mali, Koly Macalou, sur le thème de la journée.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La riposte des terroristes</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/la-riposte-des-terroristes-2793527.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Dec 2018 10:27:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'attaque d'un village peul dans le cercle de Ténénkou a fait cinq morts et plusieurs blessés. Cinq personnes dont deux enfants ont été tuées par des milices donzos à Mamba, le jeudi 6 décembre 2018. D'autres ont été blessés. Mamba est une localité située près de Diafarabé dans le cercle de Ténénkou. Les assaillants ont emporté des motos, des plaques solaires et des bijoux en or et argent appartenant à des habitants. La localité de Mamba a subi plusieurs actes de ce genre depuis l'occupation de la région par des terroristes. En septembre 2016, des terroristes ont pris en otage plusieurs jeunes du village qu'ils ont accusé d'être à l'origine de l'assassinat de l'un des leurs à la suite d'une rixe. Courant 2017 et 2018, le village a subi plusieurs blocus de la part des donzos et les hommes de la brousse. Ces différents blocus ont privé les habitants des foires hebdomadaires de Diafarabé et de Dia.

<strong>Lutte contre la violence </strong>

Au Mali, un nouveau rapport de Human Rights Watch (HRW) évoque la mort d’au moins 200 civils dans le centre en 2018. L’organisation de défense des droits de l’homme demande d’établir une commission parlementaire «chargée d’enquêter sur la violence communautaire dans le centre du Mali.» L’une des missions de cette commission  parlementaire devrait être, selon HRW, de déterminer les origines des armes utilisées par les groupes islamistes armés et les groupes d’autodéfense. Ces derniers détiendraient des armes automatiques ou de guerre dont ils font usage lors des violences intercommunautaires. En 2018, plus de 200 civils ont été tués, selon HRW. L’autre question sur laquelle, cette probable commission devrait se pencher est la présumée «partialité» de l’armée et du gouvernement maliens dans ce conflit qui explose le centre du Mali. L’armée malienne est régulièrement accusée par les organisations de défense des droits de l’homme d’être impliquée dans l’exaction de civils peulhs. Et enfin, les parlementaires maliens sont invités à envisager la création d’un «programme de dédommagement pour les victimes civiles de la violence communautaire.» «Et veiller à ce que ces dédommagements soient accordés de manière transparente, quelle que soit l’appartenance religieuse ou ethnique», conclut le rapport.

<strong>Qu'est-ce que la sagesse?</strong>

«Je ne sais rien de la sagesse. Tout ce que je sais, c'est que la vie est une occasion de rencontrer des vivants, des hommes comme toi et moi. Fais en sorte que toute personne que tu rencontres, ne serait-ce qu'une fois en passant, ne regrette pas de t'avoir connu. Fais en sorte que ta famille, tes amis, tes collègues souhaitent ta présence et regrettent ton absence. Sois serviable et ne néglige personne pour sa condition sociale car avant d'avoir ou de savoir quoi que ce soit, chaque humain est un être issu de la création du divin. L'humain est respectable par ses origines. Accepte les torts de tout le monde car c'est la volonté de Dieu que le mal ou le bien des uns et des autres te parviennent. N'envie surtout personne dans la fortune matérielle car toute richesse comporte son lot d'exigences. Sois prompt à donner et facile à pardonner. Écoute plus ton cœur que celui des autres ; suis plutôt ton chemin que celui des autres. Enseigne à l'ignorant qui rêve de s'instruire et laisse parler l'orgueilleux qui pense tout connaître. Je pourrai continuer mais je préfère résumer le reste en une courte phrase : Ne te plains pas, ni de la vie, ni de personne.»

<strong>Ignominieuse affaire </strong>

Tout est parti d’un article publié par notre confrère sur les malversations au sein de la CVJR. Mécontent de cet article, le secrétaire général de la Commission et ses complices ont invité le directeur de publication de malimédias.com, Hamidou El hadji Touré, dans les locaux de la CVJR. Selon la version de notre confrère, une fois sur les lieux, il a été séquestré, torturé et menacé de mort par le secrétaire général de la CVJR, le colonel Abdoulaye Macalou. Face à cette situation, le colonel Macalou a démissionné de son poste, mais dans sa lettre de démission, il nie les faits et avance une cabale contre sa personne : «J’ai l’honneur de vous présenter ma lettre de démission du poste de secrétaire général de la Commission vérité, justice et réconciliation à compter de ce jour, lundi 3 décembre 2018. En effet, face à une campagne d’intoxication médiatique mensongère, d’atteinte à mon honneur, à celle de ma famille et de ricochet sur l’une des rares structures de mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du Processus d’Alger, par des individus dont j’ignore les véritables raisons car n’ayant jamais pris le soin de me rapprocher, pour vérifier la véracité des faits rapportés par un pseudo-journaliste…» En attendant l’élucidation des choses, l’affaire est entre les mains des gendarmes du camp I.

<strong>Louis Cheick élu  </strong>

Louis Cheick Sissoko vient d’être élu membre de l’Assemblée générale de l’ECOSOCC de l’UA pour un mandat de 4 ans au nom du Mali, à travers l’association Open Mali. Pour la 1<sup>ère</sup> fois, le Mali occupe son siège au sein de cette prestigieuse organisation. C’est le Mali qui est honoré.

<strong>Loi promulguée </strong>

Selon nos informations, le président de la République a promulgué la loi organique prorogeant le mandat des députés. Il s’agit de la loi n°2018-067 du 06 décembre 2018 portant loi organique relative à la prorogation du mandat des députés à l’Assemblée nationale. L’Assemblée nationale avait délibéré et adopté cette loi en sa séance du 15 novembre 2018. Le président de la République promulgue la loi dont la teneur suit : «Article 1<sup>er</sup> : Le mandat des députés de la Vème législature, objet de l’Arrêt n°2013-12/CC-EL du 31 décembre 2013, est prorogé jusqu’au 30 juin 2019. Article 2 : La présente loi organique sera enregistrée et publiée au Journal officiel. Bamako, le 06 décembre 2018, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita.»

<strong>Des chefs de dépôt d’armes outillés</strong>

27 stagiaires de l’Armée de terre, de la Garde, de la Police et de la Gendarmerie nationale ont reçu, le jeudi 6 décembre, leur attestation après 4 jours de formation sur la gestion sécuritaire. Intitulé «Gestion de la Sécurité Physique et du Stockage des Armes, des Munitions et des Explosifs», ce module répond à la vision actuelle de la hiérarchie pour la sauvegarde du patrimoine militaire.

<strong>Niamey </strong>

Niamey est la capitale du Niger, située sur le fleuve Niger dans l'extrême ouest du pays. Fondée au XIXe siècle, longtemps restée un village de quelques centaines d'habitants, Niamey a considérablement augmenté sa population à partir du milieu des années 1940 pour atteindre 1 302 910 habitants en 2011, la ville la plus peuplée du Niger. Depuis le 24 novembre 1988, la ville, qui compte cinq communes, est constituée en une communauté urbaine dénommée Communauté urbaine de Niamey. Les fondateurs du village de Niamey seraient des Maouri, venus de Matankari vers la fin du XIXe siècle. Ils se seraient installés sur une île appelée Neni Goungou face au Niamey actuel, avant de venir s'implanter sur la rive gauche du Niger, dit-on, à côté d'un arbre ce qui donnera plus tard le nom au village : Niame pour Nia, le nom de l'arbre et me en djerma qui signifie rivage où l'on puise de l'eau. Niamey est alors le chef-lieu du cercle de Djerma qui comprendra les régions comprises entre le fleuve et le Dallol Bosso.

<strong>Sans conscience </strong>

Des pneus brûlés à Bamako ? Eh bien qu’ils continuent à tout brûler, on va les applaudir pour le bonheur de ce pays. Tous ces politiciens sont pareils : opposition et majorité !!! À quoi a servi la médiation des chefs religieux l’autre jour, ils ont été roulés dans la farine ! !! Il n’y a pas pire espèce qu’un homme politique, il suffit qu’il trouve à manger c’est tout ! Ils n’ont aucune conviction. Le plus étonnant, personne n’a vu le visage de ces leaders politiques samedi matin à part Mariko et Madame Sy Kadiatou Sow.

<strong>Les non-dits d'une rencontre </strong>

La non-reconnaissance du président IBK par Soumaïla Cissé est de sa propre initiative pas celle d’IBK ni du Chérif Madani Haïdara. D’ailleurs, Haïdara était chez lui à Tamani quand il a été sollicité par Soumaïla Cissé qui avait d’abord demandé l’implication du Chérif de Nioro et de l’imam Dicko. L’implication de tous ces leaders religieux allait compliquer la démarche. C’est pourquoi elle a été allégée autour d’Ousmane Chérif Haïdara. C’est bien lui Haïdara qui a sollicité l’implication du Cardinal Zerbo et du Patriarche Niaré. Donc, ils ne se sont pas levés d’eux-mêmes pour aller chez Soumaïla, c’est bien lui qui les a invités pour sortir enfin de la crise politique et de reconnaître IBK. Donc, l’initiative n’a rien à voir avec cette fameuse affaire des 100 millions.

<strong> </strong><strong>Reprise totale </strong>

Dans le cercle de Bankass deux villages (Djabel et Sadja) ont été attaqués par des génocidaires donzos. Le 05 décembre, tôt le matin, les chasseurs génocidaires donzos appuyés par des militaires maliens ont attaqué deux villages peuls : Djabel et Sadja. Bilan : quatre Peuls tués (Hamadoun Bolly, Yaya Bolly, Nouh Bolly et Almamy Bolly) d'après les témoins oculaires. Les habitants demandent à l'armée malienne d'être impartiale entre les fils du Mali afin de sécuriser les personnes et leurs biens. C'est la énième fois que Djabel est attaqué par les terroristes génocidaires donzos et Fama. Dans la journée du 6 décembre, l’un des deux bandits armés qui avaient enlevé le véhicule 4x4 de la Croix rouge de Bourem, a été arrêté par la population et le véhicule a été retrouvé par les Fama dans la zone d’Almoustratt.

<strong>4 à 7 morts </strong>

Quatre à sept personnes ont été tuées mercredi dans le centre du Mali dans un incident impliquant l'armée, qui affirme qu'elle a été visée par des «terroristes», alors que selon un groupe d'autodéfense et une association, la majorité des victimes sont des Peuls. «En mission commandée dans le cercle de Bankass, région de Mopti, les Forces armées maliennes (Fama) ont été la cible d'une attaque terroriste à Sadia, dans la commune de Kany-Bonzo, localité située à 10 km de Bankass ce mercredi», a indiqué jeudi soir dans un communiqué l'armée malienne.  «Au cours de cette opération, un élément des Fama a trouvé la mort. Côté assaillants, le bilan est de six morts», tandis que «deux motos, de l'armement, des munitions et autres matériels de guerre (ont été) récupérés», selon la même source. «Ce sont quatre Peuls combattants de notre mouvement qui ont été tués», a toutefois affirmé à l'AFP le président du Ganda Izo, un groupe d'autodéfense à dominante peule, Mohamed Attaib Sidibé. Alors que les Peuls dénoncent régulièrement des exactions de la part de groupes de chasseurs dogons, tolérées voire encouragées selon eux au nom de la lutte contre les jihadistes par les autorités ou l'armée, des «chasseurs traditionnels» auraient été vus aux côtés des forces armées au cours de l'attaque de mercredi, a affirmé M. Sidibé. «Nous démentons catégoriquement cette information, nous avons été victimes d'une attaque terroriste et nous avons riposté», a déclaré à l'AFP un officier de l'armée malienne s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.]]> </content:encoded>
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<title>Journée africaine des télécommunications :  Le développement socio&#45;économique au moyen d’innovations en matière de TIC</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/journee-africaine-des-telecommunications-le-developpement-socio-economique-au-moyen-dinnovations-en-matiere-de-tic-2793515.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Dec 2018 10:24:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali, à l’instar des autres Etats africains, a célébré vendredi 7 décembre la journée africaine des télécommunications. L’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des technologies de l’information et de la communication et des postes (Amrtp) a organisé, au Conseil national du patronat du Mali, une conférence-débat sur le thème «renforcer les capacités d’innovation en matière des TIC en Afrique en vue de stimuler le développement socio-économique».</strong>

La cérémonie d’ouverture était présidée par le secrétaire général du ministère de l’Economie numérique et de la Communication, Cheick Oumar Maïga, en présence du directeur général de l’Amrtp, Cheick Sidi Mohamed Nimaga.

Dans son allocution, le directeur général de l’Amrtp a expliqué que le thème de la journée «renforcer les capacités d’innovation en matière des TIC en Afrique en vue de stimuler le développement socio-économique», en phase avec la vision de son institution, rencontre l’engagement du régulateur à apporter sa contribution à la réalisation de la politique prônée par les plus hautes autorités en matière de développement de l’économie numérique au Mali.

Il a indiqué que dans le sens de l’optimisation de la bande passante afin de stimuler le contenu Mali, notre pays a mis en place un point IXP. En attendant d’avoir son propre local, Cheick Sidi Mohamed Nimaga dira que l’Amrtp a offert au point IXP un espace pour y abriter ses équipements avec les commodités de connexions et d’installations connexes requises d’énergie, de climatisation et de sécurité.

Il a en outre souligné que des instruments juridiques ont été mis en place afin de favoriser l’inclusion numérique à travers notamment le partage des infrastructures et la libéralisation de l’accès au canal USSD. Avant d’ajouter que l’engagement de l’Amrtp s’exprime également par l’octroi de bourses aux étudiants admis au concours d’entrée à l’école supérieure multinationale des télécommunications de Dakar.

Pour M. Simaga, le secteur des télécommunications/TIC regorge toujours du potentiel pour mieux offrir des services à des prix plus abordables. Il ajoutera qu’une étude faite par l’Amrtp et à laquelle les opérateurs de téléphonie mobile ont participé a permis de faire baisser les tarifs d’interconnexion. Et son institution a pu valider en 2008 des propositions de baisse du coût de l’internet et surtout encourager des offres de services internet de meilleure qualité.

Pour le secrétaire général du ministère de l’Economie numérique et de la Communication, Cheick Oumar Maïga, cette journée est aussi l’occasion de commémorer la naissance en 1997 de l’union panafricaine des télécommunications dont l’objectif était de coordonner le développement et l’exploitation des réseaux des services régionaux des télécommunications de manière concertée et harmonieuse sur l’ensemble du continent.

De sa création à nos jours, a-t-il ajouté, l’union panafricaine des télécommunications, devenue union africaine des télécommunications en 1199, s’est imposée comme un acteur majeur de partenariat entre les acteurs public et privé, des industries de nouvelles technologies de l’infirmation et de la communication.

M. Maïga a en profité pour citer certaines réalisations de son département, au nombre desquelles, l’agence de gestion du fonds d’accès universel, la société malienne de transmission et de diffusion, la direction nationale de l’économie numérique, dédiées exclusivement au renforcement de l’économie numérique. Le gouvernement, à travers son ministère, s’est doté d’un cadre juridique et réglementaire approprié pour l’adoption, entre autres, des textes sur les échanges et les transactions électroniques.

Selon Cheick Oumar Maïga, le département travaille à la mise en place d’incubateurs et à la promotion de startups nationales qui auront comme avantage la mise à disposition de produits innovants et de contenu malien répondant à nos besoins et offrant des opportunités d’emplois, en collaboration avec l’ensemble des acteurs intervenant dans notre pays.

Notons que dans le cadre combiné de la tenue du 2ème forum Amrtp-Associations des consommateurs, l’Amrtp a entrepris et assuré, du 3 au 6 décembre 2018, la formation de personnes vivant avec un handicap. Cette formation a concerné 10 malentendants, 10 malvoyants et 10 personnes vivant avec un handicap physique. Ils ont reçu leur attestation au cours de la cérémonie d’ouverture de cette conférence-débat.
<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Situation sécuritaire : une semaine ensanglantée</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/situation-securitaire-une-semaine-ensanglantee-2793521.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Dec 2018 10:19:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La semaine du 10 au 16 décembre 2018 a été très ensanglantée au Mali. Une seule attaque terroriste a fait 42 morts dans la région de Ménaka. Tandis que dans les plateaux, une série noire de tuerie et d'exécution se poursuivait surtout dans la région de Mopti. Au total, plus de 75 civils et militaires ont perdu la vie dans différentes attaques. </em></strong>

Le 13 décembre, vers 13 heures, sur l'axe Doro-Intidayniwen, à 60km au nord-est de Gossi, sur la RN 16 et à 38 km à l’Est de Gossi à 15 km au sud de Doro, un véhicule de patrouille du Gatia, quittant la foire hebdomadaire de Doro pour Intidayniwen, a heurté un engin explosif improvisé. L'explosion a été suivie de tirs sur le véhicule et les assaillants ont été repoussés par la riposte d'un combattant isolé du Gatia, armé de PKM. Bilan : 02 morts et 03 blessés, le véhicule endommagé.

Le même jour, vers Daressalam, situé à 45 km au nord de Bambara Maoudé,  trois hommes armés d'AK-47 évoluant sur 02 motos ont braqué un véhicule de transport quittant Sevaré pour Tombouctou. Bilan : passagers dépouillés de leurs biens. Le 13 décembre, vers 02h à Goundam, des hommes armés à bord de 02 pick-up ont enlevé le groupe électrogène qui alimente le réseau Orange-Mali de Goundam. Après forfait, ils ont pris la direction nord de Goundam. C’est le 4<sup>ème</sup> cas d'enlèvement de groupe électrogène à Goundam.

Vers 11h 30mn à Boré, situé à 60km à l’ouest de Douentza, des hommes armés d'AK-47 évoluant sur une dizaine de motos ont fait irruption après la jonction de 02 missions des Forces armées maliennes (Fama). Après le forfait, des jeunes du village armés de fusils de chasse ont poursuivi les assaillants. Bilan : côté villageois : locaux de la mairie et de l'école fondamentale brûlés ainsi qu’une moto. Côté assaillants : 06 suspects arrêtés, 05 motos, 02 ordinateurs, et 03 téléphones portables récupérés.  Les suspects ont été remis à un renfort de la GNM de Konna dépêché sur les lieux.

Plus tôt, dans la journée du 12 décembre, vers 11h 30mn, aux points de coordonnées N°14°35'17", W001°53'53", près de la forêt de Foulsaré (30km au sud-est de Mondoro), la patrouille Alpha (Cie Secteur 1) de l'opération Tiessaba a surpris trois terroristes en train d'enfouir un EEI (Engin explosif improvisé). Suite à une mauvaise manipulation, l'EEI a explosé tuant les 03 terroristes sur place.

Le jour précédent, la même patrouille a découvert et brûlé une moto des terroristes dans ladite forêt. Le même jour, vers 08 h à Toyé (12 km au sud-est de Diafarabé), des hommes armés ont attaqué des forains. Ils se sont ensuite dirigés vers Mamba à 40km au nord de Macina. Bilan : côté forains : 06 morts et 06 blessés. Aucune victime du côté des assaillants.

Dans le village de Deberé situé à 15 km au nord de Douentza, une patrouille de l'opération SAMA a arrêté deux suspects sur une moto en possession d'une quantité importante de chaussettes de couleur verte dans un sac contenant six téléphones portables. Les téléphones contenaient des images d’hommes habillés en uniforme militaire.

Depuis le début de l'opération Tiéssaba-2, les combattants GAT fuient vers la zone des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso) et vers Tessit. Cependant, le poste de Tessit doit doubler de vigilance pour éviter toute surprise. Par ailleurs, Abdoul Hakim aurait quitté le Gourma pour trouver refuge au Burkina.

Faut-il le signaler, le 11 novembre 2018, à Karedjon (Niger), situé à 44km au sud-est de Niamey, des djihadistes ont recruté de nouveaux combattants, et ont pris un fils dans chaque famille pour le djihad. Les familles des adhérents mariés sont prises en charge par les recruteurs et celles des célibataires reçoivent une moto Haojin et une somme de 100 000 FCFA.  Pis, 70% de la population sont réceptifs au discours des terroristes. Presque sous la contrainte, puisque les non-adhérents sont tout simplement exécutés sur place.

<strong>Sinaly KEITA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le Mali sous IBK et Boubèye : la République du désespoir !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-mali-sous-ibk-et-boubeye-la-republique-du-desespoir-2793523.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Dec 2018 00:17:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il ne se passe pas un seul jour, ces derniers temps, sans que le front social ne connaisse une grève ou un mouvement de protestation populaire du genre meeting, sit-in ou marche. D’un secteur à un autre, le mécontentement et le désarroi se font sentir avec force, et mettent plusieurs services publics en état de veille. Le gouvernement passe plus de temps à tenter de désamorcer cette situation qu’il a créée plutôt que de s’occuper réellement des préoccupations du peuple. </em></strong>

Le dialogue réclamé par l’opposition et les forces vives de la nation est balayé d’un revers de main au profit du diktat des partenaires en déphasage avec les réalités du pays. La prorogation du mandat des députés et le projet de découpage électoral du ministre Ag Erlaf soulèvent un tollé général depuis un certain temps.

Malgré la gravité de la situation, le gouvernement, qui a opté pour la répression sauvage et la restriction arbitraire des libertés, fait semblant d’ignorer que le désespoir du peuple est l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête des tyrans déguisés en démocrates des temps modernes. Un vrai tigre doit savoir qu’un chat désespéré peut se jeter sur ses yeux et lui faire très mal.

La situation sociale en cette fin d’année semble inextricable, dans le sens où, dans un grand courant de mécontentement, on retrouve le secteur de la santé, les magistrats, les DFM, les enseignants, les affaires étrangères, les institutions, la police, les mines et même les centrales syndicales.

Au cœur de leurs revendications, on retrouve l’amélioration de leurs conditions sociales et professionnelles à travers le respect de certains engagements du gouvernement. Cette situation illustre un mal être et un mal vivre, qui se généralise et ne cesse de s’amplifier de jour en jour. Et ce, à travers, des scènes désolantes, où les services publics, les religieux, la société civile et les regroupements politiques en quête de sécurité, d’une gestion transparente et de liberté, défrayent la chronique chaque jour à juste titre. La volonté de s’en prendre aux libertés fondamentales au lieu de traiter le mal à la racine est devenue une source d’instabilité pour l’ensemble du pays.

Malgré les mises en garde répétées de la société civile et des structures dédiées à la protection des droits humains, le Premier ministre continue avec sa gestion patrimoniale du pays. Il s’agit pour Boubèye d’imposer la prorogation du mandat des députés et les réformes impopulaires qui vont redorer son blason aux yeux de la communauté internationale et en prélude aux échéances de 2023. Ignore-t-il que dans les vraies démocraties, la bonne gouvernance est un sédatif politique qui étouffe la contestation en lieu et place des coups de cross ? Une chose est sûre, celui qui affronte la contestation sans heurts, évite la conciliation dans la douleur.

Aujourd’hui, à tous les nouveaux, la confiance est brisée entre le gouvernement et les syndicats, les politiques, les religieux… En d’autres termes, la méthode Boubèye a montré ses limites dans la conduite des affaires du pays. Les mosquées ont donné le ton aujourd’hui à travers des prêches virulents contre le régime IBK.

L’UNTM est dans les starting-blocks depuis son préavis de grève. La marche de demain est une occasion pour les victimes de la politique Boubèye de manifester leur mécontentement. Mais également, de dire à IBK que qui veut être heureux tout seul ne le sera jamais, car tout le monde contestera son bonheur. C’est à ce niveau que notre pays se trouve aujourd’hui.

Les clans du président de la République et du Premier ministre se partagent les maigres ressources du Mali. Pendant ce temps, les fils des pauvres qui croupissent sous le poids de la cherté de la vie, meurent dans l’indifférence totale dans une bonne partie du pays abandonnée par l’Etat. Le cas récent de Ménaka est une parfaite illustration. Seule la Munisma est disposée à ouvrir une enquête pour les dizaines de morts. Pourtant, la force de Boubèye a pignon sur rue à Bamako face à des civils à mains nues. Que Dieu sauve Mon Mali !

<strong>Lamine DIALLO </strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’association des policières du Mali sensibilise sur les VBG</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/lassociation-des-policieres-du-mali-sensibilise-sur-les-vbg-2792151.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 12:38:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À l’instar des autres organisations féminines de la communauté internationale, l’Association des policières du Mali (APM) a organisé une journée de sensibilisation et de contribution sur le fléau des violences faites aux femmes. </strong>

Le jeudi 6 décembre 2018 dans la cour du Groupement mobile de sécurité, les activités de ladite journée se sont déroulées sous la haute présidence de la première responsable de l’APM, le Commissaire Divisionnaire Zeynabou Walet Amidi.

Elle avait à ses côtés la représentante d'Onu-Femme au Mali, Boré Oumou Bella, et le Commissaire Divisionnaire Célestine Dombwa, le point focal genre de la police nationale, ainsi qu’une foule nombreuse. Le thème de la campagne des 16 jours d’activisme dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles de l’année 2018 est «Orangez le monde et écoutez-moi aussi». Son objectif est entre autres d’informer et sensibiliser les populations sur les Violences basées sur le genre (VBG).

Selon le Commissaire Divisionnaire Zeïnabou Walet Amidi, son association ne restera pas en marge de cette lutte malgré son jeune âge. «Au-delà de sa mission originelle de promotion du genre au sein de la police nationale, notre association œuvre inlassablement à l’essor des femmes et filles dans le monde», a-t-elle précisé. Et d’assurer que les policières du Mali se baseront sur le thème de la présente campagne pour booster le combat de l’amélioration des conditions de la femme au niveau national et international et de lutter contre toute forme discrimination et de violence à l’égard des femmes et filles.

La représentante d'Onu-Femme du Mali, Boré Oumou Bella, a évoqué les cinq domaines d’intervention prioritaires de son organisation : le renforcement de leadership des femmes et leur participation au processus de décision, mettre fin à la violence à l’égard des femmes, intégrer les femmes dans tous les aspects de processus de paix et de sécurité, renforcer l’autonomisation économique des femmes et placer l’égalité des sexes au cœur des processus de planification et de budgétisation.

Le Commissaire Divisionnaire Célestine Dombwa, le point focal genre de la police nationale, a dit apprécier le thème de la campagne mondiale de l’année 2018. Elle a aussi saisi cette occasion pour déclarer que la femme ne doit faire l’objet d’aucune violence quelles que soient les circonstances. La fin de la cérémonie a été marquée par une animation folklorique, des sketchs et une remise de T-shirt en orange.

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Réparation des victimes de la crise au Mali :  Les structures d’accompagnement se penchent sur les acquis, défis et perspectives</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/reparation-des-victimes-de-la-crise-au-mali-les-structures-daccompagnement-se-penchent-sur-les-acquis-defis-et-perspectives-2792149.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 12:34:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la célébration de la déclaration universelle des droits de l’homme, la Coalition malienne des défenseurs des droits de l’homme (Comaddh) a organisé du 03 au 9 décembre la 3<sup>ème</sup> édition de la semaine des victimes de la crise du Mali. Jeudi 6 décembre à la Maison de la presse, elle a animé une conférence-débat sur les acquis, défis et  perspectives des structures d’accompagnement des victimes. </strong>

Les conférenciers étaient Dembélé Oulématou Sow, commissaire à la Commission vérité justice et réconciliation (Cvjr), Thierno Amadou Sissoko, membre de la Comaddh, Thésée Makaba, conseillère juridique du projet Justice prévention et réconciliation (Juprec) et non moins représentante des partenaires techniques et financiers.

Dans son mot introductif, le commissaire à la Cvjr, Dembélé Oulématou Sow, a rappelé que la question de réconciliation est au centre des préoccupations maliennes. Elle a ensuite énuméré les acquis en matière de réparation des victimes, entre autres, la mise en place de la Commission vérité justice et réconciliation (Cvjr) dans un contexte de crise ainsi que son institutionnalisation à travers l’installation de ses 5 antennes régionales.

Autres acquis, l’enregistrement à ce jour de 10.247 victimes par la Cvjr à travers le pays ; la prise en charge médicale et le transfert des centaines de victimes aux structures d’accompagnement.  Sans oublier l’implication des victimes dans l’élaboration d’une politique de réparation.

En ce qui concerne les défis, Dembélé Oulématou Sow a relevé ceux liés à l’insécurité résiduelle, aux insuffisances au niveau de la participation et l’inclusion des victimes, à la prise en charge des victimes par les organisations de défense des droits de l’homme et l’insuffisance  organisationnelle au niveau des victimes.

Au sujet des perspectives, elle a noté la finalisation dans les jours à venir  de l’élaboration de la politique de réparation et de la loi sur la réparation, la mise en place du comité qui va travailler sur les mémoires des victimes, l’organisation des audiences publiques pour identifier les victimes emblématiques et la poursuite des enregistrements des victimes au niveau des antennes régionales de la Cvjr.

Du côté de la Comaddh, son représentant Thierno Amadou Sissoko a expliqué  certains  acquis relatifs  au regroupement des victimes au sein d’une organisation, à la formation des victimes à la justice transitionnelle, à la prise en charge psychologique des victimes en cours, à la constitution d’une base de données des victimes. Il a aussi relevé comme avancées, l’adoption de la loi de protection des défenseurs des droits de l’homme.

Au nombre des  défis, M. Sissoko a cité l’accès des victimes à la justice. S’y ajoute la loi d’entente nationale d’autant que les victimes et les organisations de la société civile n’ont pas été consultées. Le degré d’application de la loi de protection des défenseurs des droits de l’homme, le manque de collaboration entre la Cvjr et les victimes, le problème de leadership au sein des organisations des victimes, constituent d’autres défis soulignés par M. Sissoko.

&nbsp;

Et en termes de perspectives, il indique que la société civile entend ouvrir le dialogue avec le gouvernement pour le respect du projet de loi d’entente nationale et du projet de loi des victimes et des témoins. En plus d’une proposition dans les jours à venir visant le rapprochement de la base des données des victimes au niveau de la Cvjr de celle au niveau de la société civile.

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Thésée Makaba, conseillère juridique à Juprec, a souligné l’appui technique et financier de son organisation à la CVJR et aux organisations de la société civile qui accompagnent les victimes. Avant d’assurer l’accompagnement de Juprec aux victimes dans la prise en charge juridique et psychologique. En outre, son organisation va continuer à travailler avec les organisations de la société civile pour lutter contre la corruption au Mali et accompagner les femmes victimes de violences.

Notons qu’un panel sur la situation des défenseurs des droits humains a eu lieu le samedi 8 décembre à la Maison de la presse. Cette conférence était animée par Mahamar Moctar, président de la Comaddh, Thierno Amadou Sissoko, membre de la Comaddh et Thésée Makaba, conseillère juridique de Juprec. Elle a mis fin aux activités de la 3<sup>ème</sup> édition de la semaine des victimes de la crise au Mali.

<strong> </strong>

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Journée internationale des volontaires :  Le volontariat célébré dans son ensemble</title>
<link>https://www.maliweb.net/emploi-apej/journee-internationale-des-volontaires-le-volontariat-celebre-dans-son-ensemble-2792147.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 12:29:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La journée internationale des volontaires, édition 2018, avait pour thème «les volontaires construisent les communautés résilientes».  Le Centre national de promotion du volontariat au Mali a souhaité célébrer à la fois le volontariat dans son ensemble, mais aussi rendre hommage à la participation populaire qui permet de faire bouger les choses au niveau local, tout comme national et mondial, autour des objectifs mondiaux des Nations unies. </strong>

Le Mali, à l’instar de la communauté internationale, a célébré le  mercredi 5 décembre la journée internationale des volontaires. Placée sous la présidence du ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, cette édition 2018 se veut un créneau par lequel les plus hautes autorités affirment leur adhésion aux idéaux des Nations-unies en matière de volontariat.

Ces idéaux sont axés sur l’accès aux services et prestations de services, l’intégration et la participation des parties prenantes, le renforcement du rôle des jeunes à travers le volontariat à apporter une réponse ciblée et conjoncturelle dans le contexte de la crise.

Selon le ministre du Travail et de la Fonction publique, Diarra Racky Talla, représentant son collègue de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, cette célébration, par son caractère solennel, marque toute l’importance que les pouvoirs publics, la société civile et les communautés accordent au volontariat.

Sous ses différentes formes, a-t-elle indiqué, le volontariat s’est imposé comme un instrument efficace de développement économique et social. Aux dires de Mme le ministre, cette célébration nous donne l’occasion de magnifier le travail réalisé à travers le monde par des millions de volontaires, qui, loin des feux de l’actualité, au prix de multiples sacrifices, aident leurs prochains ou œuvrent pour le développement de leur localité ou de leur pays.

Selon Diarra Racky Talla, le Mali doit faire face à d’importants défis en matière de développement économique, social et en particulier, le développement à la base. C’est pourquoi, ajoute-t-elle, les corps de  volontaires présents dans notre pays, notamment les volontaires des Nations unies, les volontaires nationaux, les volontaires français, constituent une force remarquable dans la lutte contre la pauvreté et l’atteinte des objectifs de développement durable.

À l’en croire, le gouvernement du Mali, conscient de l’apport du volontariat et de l’effet multiplicateur de l’engagement volontaire, s’est attaché à créer un dispositif visant à promouvoir et à favoriser le volontariat au Mali. Parmi ce dispositif, elle a notamment cité la création en 2011 du Centre national de promotion du volontariat qui mobilise aujourd’hui plus de 600 volontaires nationaux sur le territoire.

Après la cérémonie d’ouverture, une conférence-débat a été animée par le directeur général du Centre national de promotion du volontariat, Cheick Oumar Coulibaly, et le représentant national de France Volontaires au Mali, Koly Macalou, sur le thème de la journée.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Clin d’œil :  La politique de l’autruche des jeunes cadres maliens tue le pays</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/clin-doeil-la-politique-de-lautruche-des-jeunes-cadres-maliens-tue-le-pays-2792204.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 12:25:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali n’a pas un problème avec la France, il n’a pas de problème avec les irrédentistes, il n’a pas de problème avec les djihadistes. Les difficultés du Mali se trouvent en son sein. Le ver est dans le fruit. </em></strong>

Le Mali est à terre parce que sa jeunesse a abdiqué. Elle ne veut pas souffrir, elle a décidé de suivre. Le Mali souffre et va continuer de souffrir tant que ses jeunes cadres croiseront les bras, tant qu’ils ne se sentiront pas concernés, tant qu’ils se contenteront de ce qu’on prévoit pour eux.

Ces cadres jeunes ont choisi de monnayer leur diplôme, leur courage et leur futur. Ils se contentent des offres, des récompenses et des miettes mises à leur disposition par des mentors qui ne pensent plus qu’aux prestiges. De vieux cadres qui ont combattu dans leur jeunesse pour atteindre leurs objectifs, qui ont fait leur Mali, qui se sont soutenus, se sont querellés et sont en train de devenir des dieux, créant et anéantissant des carrières, disposant des vies comme bon leur semble.

Je plains ces jeunes cadres opérateurs économiques intellectuels ou pas dont les activités dépendent du bon vouloir des gourous qui ont pris l’économie du pays en otage. Je plains ces jeunes cadres dans les grandes entreprises du pays qui ne gravissent les échelons qu’au prix de courbettes et de bassesses.

Je plains ces jeunes fonctionnaires qui sont devenus de véritables larbins pour l’obtention de promotions. Je plains ces jeunes cadres politiques, abonnés aux postes de chargés de mission et dépendants des humeurs des boss. Les jeunes cadres maliens qui ne veulent pas supporter la faim, qui rêvent des chantiers de villa sans projet, qui se pavanent dans les aéroports sans but, juste pour des concours de m’as-tu-vu sur Facebook, ces jeunes cadres ne produiront jamais un Sékou Touré qui, à 36 ans, a dit NON au président De Gaulle en 1958 à Conakry, ces jeunes cadres n’auront jamais un Thomas Sankara qui, à 37 ans, a interpellé le président François Mitterrand assis à côté de lui à Ouagadougou un soir de Novembre 1986, ces jeunes cadres n’imiteront jamais Nelson Mandela qui, à 46 ans, a abandonné femme et enfants et refusé toutes les propositions alléchantes pour choisir 27 ans de prison pour une indépendance harmonieuse de son pays, la nation arc-en-ciel.

Des jeunes cadres sont assassinés à Gao et Tombouctou parce qu’ils ont réussi leur vie, ou parce qu’ils sont influents. Qui contestent ? Des jeunes n’arrivent plus à cultiver dans le Gourma et dans tout le centre du Mali, ils ne pêchent plus, ils ne peuvent plus aller dans les pâturages avec leurs animaux. Qui s’inquiètent ? Les jeunes forment des milices parce que téléguidés et appauvris, ils tuent et s'entre-tuent. Qui parlent ?

Ce pays tombe et va sûrement se «somaliser» parce qu’une génération n’a pas su réfléchir, elle n’a pas su se rassembler, elle n’a pas voulu prendre ses responsabilités. Elle s’est abandonnée et a trahi ses enfants, son futur par manque de courage et de vision.

&nbsp;

Le Mali pleure, il pleure ses terres, il pleure ses hommes, il pleure sa cohésion, il pleure ses richesses, il pleure sa fierté, il pleure sa dignité, il pleure son honneur, il pleure ses anciens parce que son président est en train d’échouer. Mon Mali, on t’abandonne par manque de courage.

<strong> </strong>

<strong>Macké DIALLO </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les non&#45;dits d&amp;apos;une rencontre</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/les-non-dits-dune-rencontre-2792144.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 12:22:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La non-reconnaissance du président IBK par Soumaïla Cissé est de sa propre initiative pas celle d’IBK ni du Chérif Madani Haïdara. D’ailleurs, Haïdara était chez lui à Tamani quand il a été sollicité par Soumaïla Cissé qui avait d’abord demandé l’implication du Chérif de Nioro et de l’imam Dicko. L’implication de tous ces leaders religieux allait compliquer la démarche. C’est pourquoi elle a été allégée autour d’Ousmane Chérif Haïdara. C’est bien lui Haïdara qui a sollicité l’implication du Cardinal Zerbo et du Patriarche Niaré. Donc, ils ne se sont pas levés d’eux-mêmes pour aller chez Soumaïla, c’est bien lui qui les a invités pour sortir enfin de la crise politique et de reconnaître IBK. Donc, l’initiative n’a rien à voir avec cette fameuse affaire des 100 millions.

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>Reprise totale </strong>

Dans le cercle de Bankass deux villages (Djabel et Sadja) ont été attaqués par des génocidaires donzos. Le 05 décembre, tôt le matin, les chasseurs génocidaires donzos appuyés par des militaires maliens ont attaqué deux villages peuls : Djabel et Sadja. Bilan : quatre Peuls tués (Hamadoun Bolly, Yaya Bolly, Nouh Bolly et Almamy Bolly) d'après les témoins oculaires. Les habitants demandent à l'armée malienne d'être impartiale entre les fils du Mali afin de sécuriser les personnes et leurs biens. C'est la énième fois que Djabel est attaqué par les terroristes génocidaires donzos et Fama. Dans la journée du 6 décembre, l’un des deux bandits armés qui avaient enlevé le véhicule 4x4 de la Croix rouge de Bourem, a été arrêté par la population et le véhicule a été retrouvé par les Fama dans la zone d’Almoustratt.

<strong>4 à 7 morts </strong>

Quatre à sept personnes ont été tuées mercredi dans le centre du Mali dans un incident impliquant l'armée, qui affirme qu'elle a été visée par des «terroristes», alors que selon un groupe d'autodéfense et une association, la majorité des victimes sont des Peuls. «En mission commandée dans le cercle de Bankass, région de Mopti, les Forces armées maliennes (Fama) ont été la cible d'une attaque terroriste à Sadia, dans la commune de Kany-Bonzo, localité située à 10 km de Bankass ce mercredi», a indiqué jeudi soir dans un communiqué l'armée malienne.  «Au cours de cette opération, un élément des Fama a trouvé la mort. Côté assaillants, le bilan est de six morts», tandis que «deux motos, de l'armement, des munitions et autres matériels de guerre (ont été) récupérés», selon la même source. «Ce sont quatre Peuls combattants de notre mouvement qui ont été tués», a toutefois affirmé à l'AFP le président du Ganda Izo, un groupe d'autodéfense à dominante peule, Mohamed Attaib Sidibé. Alors que les Peuls dénoncent régulièrement des exactions de la part de groupes de chasseurs dogons, tolérées voire encouragées selon eux au nom de la lutte contre les jihadistes par les autorités ou l'armée, des «chasseurs traditionnels» auraient été vus aux côtés des forces armées au cours de l'attaque de mercredi, a affirmé M. Sidibé. «Nous démentons catégoriquement cette information, nous avons été victimes d'une attaque terroriste et nous avons riposté», a déclaré à l'AFP un officier de l'armée malienne s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

<strong>La riposte des terroristes </strong>

L'attaque d'un village peul dans le cercle de Ténénkou a fait cinq morts et plusieurs blessés. Cinq personnes dont deux enfants ont été tuées par des milices donzos à Mamba, le jeudi 6 décembre 2018. D'autres ont été blessés. Mamba est une localité située près de Diafarabé dans le cercle de Ténénkou. Les assaillants ont emporté des motos, des plaques solaires et des bijoux en or et argent appartenant à des habitants. La localité de Mamba a subi plusieurs actes de ce genre depuis l'occupation de la région par des terroristes. En septembre 2016, des terroristes ont pris en otage plusieurs jeunes du village qu'ils ont accusé d'être à l'origine de l'assassinat de l'un des leurs à la suite d'une rixe. Courant 2017 et 2018, le village a subi plusieurs blocus de la part des donzos et les hommes de la brousse. Ces différents blocus ont privé les habitants des foires hebdomadaires de Diafarabé et de Dia.

<strong>Lutte contre la violence </strong>

Au Mali, un nouveau rapport de Human Rights Watch (HRW) évoque la mort d’au moins 200 civils dans le centre en 2018. L’organisation de défense des droits de l’homme demande d’établir une commission parlementaire «chargée d’enquêter sur la violence communautaire dans le centre du Mali.» L’une des missions de cette commission  parlementaire devrait être, selon HRW, de déterminer les origines des armes utilisées par les groupes islamistes armés et les groupes d’autodéfense. Ces derniers détiendraient des armes automatiques ou de guerre dont ils font usage lors des violences intercommunautaires. En 2018, plus de 200 civils ont été tués, selon HRW. L’autre question sur laquelle, cette probable commission devrait se pencher est la présumée «partialité» de l’armée et du gouvernement maliens dans ce conflit qui explose le centre du Mali. L’armée malienne est régulièrement accusée par les organisations de défense des droits de l’homme d’être impliquée dans l’exaction de civils peulhs. Et enfin, les parlementaires maliens sont invités à envisager la création d’un «programme de dédommagement pour les victimes civiles de la violence communautaire.» «Et veiller à ce que ces dédommagements soient accordés de manière transparente, quelle que soit l’appartenance religieuse ou ethnique», conclut le rapport.

<strong>Qu'est-ce que la sagesse?</strong>

«Je ne sais rien de la sagesse. Tout ce que je sais, c'est que la vie est une occasion de rencontrer des vivants, des hommes comme toi et moi. Fais en sorte que toute personne que tu rencontres, ne serait-ce qu'une fois en passant, ne regrette pas de t'avoir connu. Fais en sorte que ta famille, tes amis, tes collègues souhaitent ta présence et regrettent ton absence. Sois serviable et ne néglige personne pour sa condition sociale car avant d'avoir ou de savoir quoi que ce soit, chaque humain est un être issu de la création du divin. L'humain est respectable par ses origines. Accepte les torts de tout le monde car c'est la volonté de Dieu que le mal ou le bien des uns et des autres te parviennent. N'envie surtout personne dans la fortune matérielle car toute richesse comporte son lot d'exigences. Sois prompt à donner et facile à pardonner. Écoute plus ton cœur que celui des autres ; suis plutôt ton chemin que celui des autres. Enseigne à l'ignorant qui rêve de s'instruire et laisse parler l'orgueilleux qui pense tout connaître. Je pourrai continuer mais je préfère résumer le reste en une courte phrase : Ne te plains pas, ni de la vie, ni de personne.»

<strong>Ignominieuse affaire </strong>

Tout est parti d’un article publié par notre confrère sur les malversations au sein de la CVJR. Mécontent de cet article, le secrétaire général de la Commission et ses complices ont invité le directeur de publication de malimédias.com, Hamidou El hadji Touré, dans les locaux de la CVJR. Selon la version de notre confrère, une fois sur les lieux, il a été séquestré, torturé et menacé de mort par le secrétaire général de la CVJR, le colonel Abdoulaye Macalou. Face à cette situation, le colonel Macalou a démissionné de son poste, mais dans sa lettre de démission, il nie les faits et avance une cabale contre sa personne : «J’ai l’honneur de vous présenter ma lettre de démission du poste de secrétaire général de la Commission vérité, justice et réconciliation à compter de ce jour, lundi 3 décembre 2018. En effet, face à une campagne d’intoxication médiatique mensongère, d’atteinte à mon honneur, à celle de ma famille et de ricochet sur l’une des rares structures de mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du Processus d’Alger, par des individus dont j’ignore les véritables raisons car n’ayant jamais pris le soin de me rapprocher, pour vérifier la véracité des faits rapportés par un pseudo-journaliste…» En attendant l’élucidation des choses, l’affaire est entre les mains des gendarmes du camp I.

<strong>Louis Cheick élu  </strong>

Louis Cheick Sissoko vient d’être élu membre de l’Assemblée générale de l’ECOSOCC de l’UA pour un mandat de 4 ans au nom du Mali, à travers l’association Open Mali. Pour la 1<sup>ère</sup> fois, le Mali occupe son siège au sein de cette prestigieuse organisation. C’est le Mali qui est honoré.

<strong>Loi promulguée </strong>

Selon nos informations, le président de la République a promulgué la loi organique prorogeant le mandat des députés. Il s’agit de la loi n°2018-067 du 06 décembre 2018 portant loi organique relative à la prorogation du mandat des députés à l’Assemblée nationale. L’Assemblée nationale avait délibéré et adopté cette loi en sa séance du 15 novembre 2018. Le président de la République promulgue la loi dont la teneur suit : «Article 1<sup>er</sup> : Le mandat des députés de la Vème législature, objet de l’Arrêt n°2013-12/CC-EL du 31 décembre 2013, est prorogé jusqu’au 30 juin 2019. Article 2 : La présente loi organique sera enregistrée et publiée au Journal officiel. Bamako, le 06 décembre 2018, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita.»

<strong>Des chefs de dépôt d’armes outillés</strong>

27 stagiaires de l’Armée de terre, de la Garde, de la Police et de la Gendarmerie nationale ont reçu, le jeudi 6 décembre, leur attestation après 4 jours de formation sur la gestion sécuritaire. Intitulé «Gestion de la Sécurité Physique et du Stockage des Armes, des Munitions et des Explosifs», ce module répond à la vision actuelle de la hiérarchie pour la sauvegarde du patrimoine militaire.

<strong>Niamey </strong>

Niamey est la capitale du Niger, située sur le fleuve Niger dans l'extrême ouest du pays. Fondée au XIXe siècle, longtemps restée un village de quelques centaines d'habitants, Niamey a considérablement augmenté sa population à partir du milieu des années 1940 pour atteindre 1 302 910 habitants en 2011, la ville la plus peuplée du Niger. Depuis le 24 novembre 1988, la ville, qui compte cinq communes, est constituée en une communauté urbaine dénommée Communauté urbaine de Niamey. Les fondateurs du village de Niamey seraient des Maouri, venus de Matankari vers la fin du XIXe siècle. Ils se seraient installés sur une île appelée Neni Goungou face au Niamey actuel, avant de venir s'implanter sur la rive gauche du Niger, dit-on, à côté d'un arbre ce qui donnera plus tard le nom au village : Niame pour Nia, le nom de l'arbre et me en djerma qui signifie rivage où l'on puise de l'eau. Niamey est alors le chef-lieu du cercle de Djerma qui comprendra les régions comprises entre le fleuve et le Dallol Bosso.

<strong>Sans conscience </strong>

Des pneus brûlés à Bamako ? Eh bien qu’ils continuent à tout brûler, on va les applaudir pour le bonheur de ce pays. Tous ces politiciens sont pareils : opposition et majorité !!! À quoi a servi la médiation des chefs religieux l’autre jour, ils ont été roulés dans la farine ! !! Il n’y a pas pire espèce qu’un homme politique, il suffit qu’il trouve à manger c’est tout ! Ils n’ont aucune conviction. Le plus étonnant, personne n’a vu le visage de ces leaders politiques samedi matin à part Mariko et Madame Sy Kadiatou Sow.]]> </content:encoded>
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<title>Républicains et démocrates sincères debout sur les remparts : Interdiction de «réunions publiques à la Bourse du Travail»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/republicains-et-democrates-sinceres-debout-sur-les-remparts-interdiction-de-reunions-publiques-a-la-bourse-du-travail-2792155.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 12:21:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un chef d’Etat africain en exercice a affirmé le jour de son investiture que le président Moussa Traoré était «républicain». Cela a surpris plus d’un vu le combat dans lequel cet homme d’Etat s’est jeté des années durant.  À Ségou, on dit «je n’ai pas vu ça, je n’ai pas entendu ça ; c’est que tu n’as pas vécu longtemps». </strong>

Eh bien, avec le temps, on peut comprendre le sens du combat de nombreux démocrates et patriotes sincères. En effet, ce chef d’Etat avait raison : Moussa Traoré est effectivement «républicain». En tout cas, il semble l’être plus que beaucoup d’entre nous soi-disant «acteurs du 26 mars» : le président Moussa Traoré, au fort de l’insurrection de 1991, malgré que le fait son régime fût vacillant, n’a pas osé toucher à ce symbole emblématique de la lutte syndicale et démocratique de notre pays qu'est la «Bourse du Travail». Ce sanctuaire du peuple souverain vient d’être «interdit à toutes réunions publiques» par le gouverneur du District, alors que le pays est aux mains de certains de ceux qui ont combattu Moussa Traoré prétendument pour la démocratie et la liberté d’expression.

Que doivent comprendre nos enfants de nos idéaux et luttes ainsi contrariés par une telle dérive ? Était-ce juste des convictions de circonstance, de la démagogie pour arriver à nos fins : la boulimie du pouvoir ? L’histoire, ce grand juge passera certainement sur chaque cas. En attendant, nous autres, ne devons jamais nous taire devant la négation des idéaux de nos combats. Nous devons refuser cela pour l’éducation de nos enfants : vérité d’hier doit être vérité d’aujourd’hui ou ne l’est pas !

Quoiqu'il en soit, j'élève ici une vive protestation contre cet acte malencontreux et regrettable qui plus est irrecevable. Il est souhaitable que l'Exécutif mette un cran d'arrêt à des mesures controversées du genre. J’espère que les syndicalistes d’aujourd’hui auront le courage de leurs devanciers pour protester et dire non comme tous ceux qui l’ont fait savoir. «Indignez-vous !» disait un penseur français devant des situations du genre. Alors indignons-nous pour ne pas être complices !

<strong>Modibo KADJOKE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coopération policière Mali&#45;Corée du Sud :  Le Contrôleur général de police Mahamadou  Z.  Sidibé récompensé</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/cooperation-policiere-mali-coree-du-sud-le-controleur-general-de-police-mahamadou-z-sidibe-recompense-2792142.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/police/cooperation-policiere-mali-coree-du-sud-le-controleur-general-de-police-mahamadou-z-sidibe-recompense-2792142.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 12:15:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une forte délégation de la Corée du Sud avec à sa tête M. Park Hee Jin, responsable chargé de l'organisation IYF en Afrique de l'Ouest, a été reçue en audience le mercredi 5 décembre par le Directeur général adjoint de la Police nationale, le Contrôleur général Mahamadou Z. Sidibé.</em></strong>

La délégation était venue saluer et remercier les autorités policières des efforts consentis pour la sécurisation des personnes et des biens. Après l’audience, le Contrôleur général Mahamadou Z. Sidibé a reçu une reconnaissance des mains de ses hôtes du jour.

Le DGA s'est réjoui de cette visite et n'a pas manqué de saluer les efforts de la Corée du Sud au Mali. Il a, au nom du Directeur général de la Police nationale, offert un certificat de reconnaissance aux hôtes en guise de satisfaction du travail que la République de Corée du Sud ne cesse de faire pour notre pays. Cette visite intervient après une conférence-débat animée par la délégation sud-coréenne sur «le changement de mentalité» à l'intention de la police malienne.

Le Contrôleur général Mahamadou Z. Sidibé s'est dit confiant pour un avenir meilleur pour le Mali. «J'espère que chaque officier de la police serait un messager pour véhiculer l'idée de changement de comportement», a-t-il déclaré.

Les visiteurs ont offert un «tchizen» (symbole de reconnaissance de leur pays) au Directeur général adjoint de la Police nationale. La rencontre s'est déroulée en présence du chef du Bureau des études et de la coopération et d'informatique le Commissaire Divisionnaire Moussa B. Mariko et le Commissaire Divisionnaire Mamy Sylla, Directeur de la Formation.

<strong>Ousmane DIAKITE      </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali, face à la fin de l’exemplarité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/le-mali-face-a-la-fin-de-lexemplarite-2792153.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 12:10:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Nulle volonté de ma part de vouloir prolonger la réflexion du Dr. Francis Fukuyama, au sujet de la «fin de l’histoire», une thèse qui est d’ailleurs remise en cause progressivement. Au sujet du Mali, les plus optimistes, ou, dois-je dire, les inconscients y ont cru. En effet, pendant des années, tandis que régnait un calme relatif, jonché de quelques actions sporadiques ou coup d’éclats, nous étions tous fiers de crier le progrès du Mali...En réalité, l’on ne connaissait pas le véritable sens du progrès…</strong>

Dans un mélange de discours populistes et folkloriques, notre argent fut pillé, le pays s’est enfoncé dans de graves problèmes, à commencer par l’absence de formation. Oui, en effet, comme il est difficile de berner un peuple bien formé, c’est donc dans une connivence générale, que l’empêchement à accéder à une bonne instruction fut érigé en doctrine par d’égoïstes dirigeants, qui pourtant, majoritairement, ont été des enseignants.

Les détournements de fonds ont eu raison de la durabilité de nos projets, de nos routes, de notre environnement, de nos hôpitaux, n’est-ce pas au Mali qu’un ministre fut démis pour détournement supposé de fonds destinés aux malades ? Nous sommes le fruit de celles et ceux qui n’ont pas pu nous léguer une école publique de qualité, qui nous aurait permis d’épargner pour nos enfants. Les anciens n’ont pas payé pour aller à l’école, car l’enseignement était de qualité et équitable.

Nous sommes devenus des citoyens hybrides qui participent au travestissement de la charte de Kurukanfuga. Un mélange de liens familiaux, sentimentaux et financiers, nous condamne à critiquer le matin, applaudir l’après-midi et solliciter le soir. Si nous ne changeons pas, en retirant le droit de considération aux médiocres dirigeants, alors nos enfants auront raison non pas de nous critiquer, mais de nous tuer.

<strong>Modibo Keïta, l’insoupçonnable…         </strong>

Je n’ai pas connu le Président Modibo Keïta, mais jamais je n’ai entendu des soupçons à son sujet. Cela me suffit, car un grand homme est celui qui est au-dessus des soupçons. Dans les faits, sa volonté était d’imposer une société du travail et de l’effort. Ce dont je suis certain, c’est que depuis plus de 30 ans, il n’y a eu ni prêche, ni grand discours, en faveur du travail, comme valeur fondamentale. Ceux qui ne travaillent pas, ne peuvent ni croire au travail, ni inviter au travail, pourtant, c’est ce dont le pays a le plus besoin.

S’étonner de tout ce qui arrive à notre pays, une terre fâchée avec le travail, relève soit de l’ignorance, soit d’une grande hypocrisie. Le pire est que nous savons tous ce qui ce passe depuis des années, nos terres appartiennent à des intérêts privés, devant lesquels l’Etat (s’il y en a un) ne cesse de clamer son impuissance, l’accès aux financements se fait à la carte et le mérite y est un défaut.

<strong>Exemplarité</strong>

Chercher un président d’honneur pour une structure qui se veut respectable, dans notre pays, relève du parcours du combattant. Bon courage ! Pourtant nous continuons à applaudir celles et ceux auxquels nous ne croyons point, nous sommes une génération orpheline de l’exemplarité. La scène est prise d’assaut, par des personnes peu qualifiées, versatiles, sans perspectives et cupides, voulant incarner le changement au nom d’une certaine jeunesse, comme si cela suffisait.

Continuons ainsi, dans notre processus d’hybridation, la retraite n’est pas loin. La nouvelle génération est-elle plus méritante ? J’en doute, vous verrez très peu de groupes WhatsApp dominés par des propositions. Par contre, des critiques, animées par des politiciens en herbe, qui, souvent, cherchent à rattraper le temps perdu par absence de mérite, ne manquent pas.

De ces différentes crises, nous en sortirons le jour où nous déciderons d’être vrais et où chacun aura reconnu ses limites. Nous perdons des jours à être distrait par de faux problèmes, qui n’auraient pas existé, si nous avons été sérieux, car nous sommes majoritaires. La faute ce n’est pas eux, mais nous !

<strong>BST</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Signe des temps : le nouveau président mexicain réduit son salaire de 50% et quitte la résidence présidentielle</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/signe-des-temps-le-nouveau-president-mexicain-reduit-son-salaire-de-50-et-quitte-la-residence-presidentielle-2792160.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 12:06:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Investi le 1<sup>er</sup> décembre, Andrés Manuel Lopez Obrador, nouveau président mexicain, a décidé de diviser son salaire par deux, de vendre l'avion présidentiel et de transformer la luxueuse résidence d'Etat en centre culturel ouvert au public. Le nouveau président du Mexique, qui a prêté serment le 1<sup>er</sup> décembre, a tenu à marquer le début de son mandat par de forts symboles. </em></strong>

Andres Manuel Lopez Obrador dit en effet vouloir en finir avec les privilèges et, pour ce faire, semble avoir voulu commencer par abolir ceux réservés à sa fonction. Il a donc pris la décision hautement symbolique de réduire son salaire de plus de moitié et de vendre le luxueux avion présidentiel qui avait coûté 218 millions de dollars au pays.  Alors que le chef d’Etat gagnait jusque-là un peu plus de 209 000 pesos mexicains par mois, Andres Manuel Lopez Obrador gagnera lui 108 000 pesos, équivalant à un peu plus de 4 700 euros par mois. Ce sera d'ailleurs le salaire maximum autorisé dans la fonction publique selon la nouvelle loi sur les rémunérations des fonctionnaires publiée le 3 décembre, deux jours après l'investiture du nouveau président socialiste.

Andrés Manuel Lopez Obrador, surnommé «Amlo», va vendre l'avion présidentiel comme il l'avait promis lors de sa campagne et compte emprunter les lignes aériennes commerciales pour ses déplacements. Il a en outre allégé sa garde rapprochée car il considère que «le peuple le protège». En outre, la somptueuse résidence d'Etat appelée Los Pinos, que son prédécesseur Enrique Pena Nieto habitait encore, sera transformée en centre culturel à destination du public mexicain. En attendant, la demeure est d'ores et déjà ouverte au public qui peut la visiter. Quatorze fois plus grande que la Maison Blanche, cette bâtisse pharaonique est située dans un vaste parc de 5,6 hectares.

Andrés Manuel Lopez Obrador, le premier président de gauche de l'histoire récente du Mexique, a officiellement pris ses fonctions le 1er décembre après avoir été élu le 1<sup>er</sup> juillet, promet de lutter contre la corruption, véritable fléau dans ce pays, en menant une transformation «profonde et radicale» du pays. «Cela peut paraître prétentieux, mais aujourd'hui commence non seulement un nouveau gouvernement, mais un nouveau régime politique», a-t-il déclaré devant le Congrès mexicain et des chefs d’Etat étrangers ou représentants diplomatiques réunis à Mexico pour son investiture.

«À partir de maintenant, une transformation pacifique et ordonnée mais profonde et radicale va être réalisée car nous allons en finir avec la corruption et l'impunité qui empêchent la renaissance du Mexique», a promis celui qui considère que «la politique économique néolibérale a été un désastre, une calamité pour le pays». Le nouveau président mexicain s'est engagé à gérer de façon rigoureuse les finances publiques, afin de lancer divers programmes sociaux et une augmentation du salaire minimum.

Le 1<sup>er</sup> décembre, «Amlo» a été intronisé par un représentant des peuples indigènes mexicains qui lui a remis un bâton de commandement lors d'un rituel de purification au milieu des effluves d'encens et de plantes traditionnelles –une première pour un chef d'Etat mexicain. «Je réaffirme mon engagement à ne pas mentir, ne pas voler ni trahir le peuple mexicain», a lancé solennellement Amlo à la foule, en tenant à la main le fameux bâton.

La cérémonie a eu lieu au milieu d'une foule impressionnante sur la place centrale du Zocalo, où est situé le Palais national. «Amlo» compte y installer ses nouveaux bureaux. De nombreux présidents d'Amérique latine, le roi d'Espagne Felipe VI, le vice-président américain Mike Pence et Ivanka Trump, la fille du président américain, étaient notamment présents.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro est arrivé pour le déjeuner qui suivait la cérémonie. Après son investiture, le nouveau président a rejoint le Palais national à bord de son habituelle Volkswagen Jetta blanche, encadré par une sécurité limitée.

<strong>Nouhoum KEITA </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>«Chassez le naturel, il revient au galop»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chassez-le-naturel-il-revient-au-galop-2792181.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 11:59:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis quelques jours, le député élu à Yélimané, Mahamadou Hawa Gassama, se donne en spectacle sur une radio de la place sur une affaire de 80 millions, voire 100 millions de FCFA, que lui Gassama et l’ancien diplomate Gakou avaient remis au Guide spirituel de la Fédération Ansar Dine internationale, Cherif Ousmane Madani Haïdara, de la part du candidat à l’élection présidentielle Soumaïla Cissé. Pour cette sortie à l’emporte-pièce de ce député, que rien ne semble justifier surtout dans le contexte actuel, il s’est piégé en étalant lui-même son manque de loyauté vis-à-vis de son mentor Soumaïla Cissé. De quoi s’agit-il ? </strong>

À la veille de l’élection présidentielle de 2013, Mahamadou Hawa et Bandiougou Gakou  débarquent au domicile du Guide spirituel d’Ançar Dine et demandent à le voir au motif qu’ils sont porteurs d’un message du candidat Soumaïla Cissé de l’URD. Chérif Ousmane Madani Haïdara, pour qui le respect et la modestie sont des valeurs sacrées, ne tarde pas à les recevoir. Les deux émissaires font savoir à l’érudit qu’ils sont porteurs d’une somme de 80 millions FCFA de la part de Soumaïla Cissé. Surpris, il fait savoir à ses hôtes qu’il ne peut prendre cet argent venant d’un politicien de surcroît candidat à l’élection présidentielle et qu’il ne saurait y avoir d’engagement politique entre lui et un homme politique. Les deux émissaires reviennent à la charge et notifient au Chérif que ce n’était pas dans le contexte politique mais plutôt une marque de déférence de Soumaïla Cissé à son endroit.

Sur ces entrefaites, le guide spirituel d’Ançar Dine précise donc aux deux personnes qu’il accepte le geste du candidat de l’URD empreint de respect mais qu’il ne donne aucune consigne de vote et ne va pas influer sur  le vote citoyen de ses partisans. Certains proches du Chérif ont assisté à l’entretien. Lors d’une assemblée générale d’Ançar Dine, il informe ses disciples et sympathisants du geste de Soumaïla Cissé tout en leur précisant qu’il ne s’agit pas d’un contrat politique et qu’il ne saurait y avoir de contrat entre lui et un homme politique. Quelques jours après, Soumaïla Cissé se rend au domicile du Guide spirituel, il le remercie pour son geste et lui précise qu’il l’a accepté à une seule condition : «le respect qu’il dit manifester à sa personne».

Par la même occasion, Soumaïla Cissé se rend compte que les deux émissaires ont détourné la somme de 20 millions de FCFA sur les cent millions de FCFA à eux remis. Très déçu de cette attitude de Mahamadou Hawa, il s’est tout de même arrangé à apporter le complément. La présidentielle de 2013 a toutefois prouvé la constance de Chérif Ousmane Madani Haïdara et toute sa dimension spirituelle d’homme d’une très grande moralité et d’ouverture. Il s’est abstenu de donner des consignes de vote. Cela est connu de tous.

Depuis lors Mahamadou Hawa devait comprendre qu’il avait affaire à un homme dont la parole est sacrée et qui ne se dédit pas. Comme si cela ne suffisait pas, il faisait dire au premier venu que Soumaïla Cissé a donné de l’argent à l’érudit en échange de son soutien. Les déclarations calomnieuses de l’élu de Yélimané s’étant intensifiées et dont la seule motivation est de jeter l’opprobre sur une personne respectable,  le Chérif a été obligé de briser le silence un vendredi jour saint lors d’une kutouba que lui-même dirigeait et dans un lieu sacré pour prendre les fidèles à témoin de la vérité crue qu’il a prononcée à cette occasion sur cette sortie du député. Et dans le message qu’il a livré, des esprits malintentionnés ont fait des enregistrements dans lesquels la substance même de son message est dénaturée.

Seulement les passages se rapportant «Soumaïla Cissé m’a remis à travers intermédiaires la somme de 100 millions de FCFA, je l’ai fait retourner en leur disant qu’il n’y a pas de contrat entre moi et un homme politique» ont été mis sur les réseaux sociaux. Toute la quintessence du discours a été amputée. Ceux qui ont œuvré de la sorte avaient leur propre stratégie : faire des sorties le moment venu et annoncer à la face du monde que le Chérif a bel et bien pris de l’argent. Il y a lieu de se demander pourquoi ces esprits malsains n’ont pas pris soin de diffuser tout l’enregistrement et pourquoi revenir sur une affaire qui remonte à 2013.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, Mahamadou Hawa Gassama a été désavoué par son compagnon Bandiougou Gakou. Ce dernier soutient dans une vidéo en ligne que Mahamadou Hawa n’a pas restitué les faits comme ils se sont déroulés. Et que ce n’est pas dans un contexte politique qu’ils sont allés voir le Chérif. De même, des cadres de l’URD, embarrassés par la sortie de l’encombrant député, lui ont signifié leur désapprobation.

Il appartient au président Soumaïla Cissé, en homme d’Etat et qui aspire à une fonction suprême, de prendre ses distances avec cette méconduite qui ne peut que lui porter préjudice. Il doit prendre ses responsabilités et prouver qu’à l’URD, l’on demeure toujours un parti fort porté par des hommes de grande valeur et d’intégrité.

<strong>Sinaly KEITA </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Si je suis IBK, je transformerais le rapport des Maliens à l’impôt</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/si-je-suis-ibk-je-transformerais-le-rapport-des-maliens-a-limpot-2792179.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 11:59:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La charge historique que nous, les Maliens, avons avec les impôts et dérivés n’est pas simple. En bamanankan, notre principale langue de communication et de commerce, l’impôt est généralement nommé «Ni’nsogon» : «le prix de la vie» ou «le prix de l’âme». Cette notion est un héritage de l’administration coloniale. Le «ni’nsongo» y était perçu non pour prioritairement développer la colonie, mais pour entretenir les autorités coloniales et participer au développement de la métropole.</strong>

L’administration coloniale n’avait pas pour priorité le développement de sa colonie et le bien-être de ses habitants. La société a donc organisé sa résistance à la colonisation à travers de réguliers sabotages du paiement des impôts. Les écrits sur cette période, notamment ceux de Amadou Hampâté Ba,  témoignent des nombreuses répressions des commandants coloniaux aux résistances au paiement des «ni’nsongon».

À l’indépendance, nous avons malheureusement reconduit presque telle quelle l’administration coloniale et ses méthodes répressives. Les Blancs ont été simplement remplacés par des commandants locaux. Le grand public est donc resté dans sa logique de la résistance coloniale.

Ne percevant pas toujours l’utilité réelle de l’Etat, il ne l’intériorise pas comme représentant légitime de l’intérêt général. Il le garde comme un corps étranger et hostile, et développe un ensemble de comportements qu’Ali Cissé définit, dans son livre «Mali : une démocratie à refonder», comme des «anti-corps» pour détruire l’intrus : grogne continue, résistance passive ou active, révolte latente ou ouverte, non respect du bien public, incivisme fiscal, etc.

Voler l’Etat, ce n’est pas voler. Casser des édifices publics, c’est faire du mal à l’Etat. Payer ses impôts, c’est enrichir une clique de dirigeants véreux. Dénoncer un suspect, c’est faire de la délation. Défier un représentant de l’Etat dans l’exercice de sa fonction, c’est faire acte d’héroïsme. Violer une loi et un interdit n’est pas bien grave, car tout peut se négocier et tout peut s’arranger.

Avec les médias modernes et les réseaux sociaux, ces comportements d’incivisme s’amplifient de plus en plus, prennent des formes inquiétantes et viennent renforcer la défiance généralisée et les autres espaces de dysfonctionnement de notre pays. La société elle-même n’a pas pris la mesure du chantier et la crise catastrophique que nous vivons traduit l’absence de cette conscience civique.

Nous demandons, par exemple, à notre armée des sacrifices héroïques, mais considérons comme normal de frauder le fisc et de la priver ainsi des moyens nécessaires. Une participation plus active des citoyens à la vie de la société reste la solution immédiate à cette déliquescence. Elle est loin d’être acquise.

En la matière, le paiement des impôts et autres contributions fiscales est la première forme de participation du citoyen dans la construction de son pays. Pour que cela se fasse de façon satisfaisante, il faudrait qu’il soit convaincu de la pertinence d’un tel agissement. Cet engagement ne surgit pas spontanément. Il exige une action à long terme, des ressources soutenues et une stratégie éducative et communicationnelle cohérente.

Si je suis IBK, je commencerais le dénouement de cette situation en proposant un programme de pédagogie pour populariser la notion postcoloniale de l’impôt.

Si je suis IBK, je confierais à ce programme la délicate tâche de faire évoluer dans la société la notion «ni’nsongon» (prix de la vie ou de l’âme) en notion «nansongo» (prix du condiment). L’action partirait du principe que chaque hórón (citoyen) du Mali du 21<sup>ème</sup> siècle est un chef de famille de la nation. La première responsabilité d’un chef de famille au Mali est le paiement du «nansongon» (prix du condiment).

Un chef de famille qui ne s’acquitte pas de cette responsabilité ne peut exiger de repas à la maison. Egalement, un hórón (citoyen) qui ne s’acquitte pas de son «nansongon» national ne peut exiger un service public de qualité de son pays. Car le budget de l’Etat est en grande partie alimenté par les impôts.

À partir de cette métaphore, le programme pourrait inventer des outils pour populariser les faits fiscaux. À la semaine prochaine.

<strong>Alioune Ifra NDIAYE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mahamoud Dicko persiste et signe : «L’enseignement de l’homosexualité bientôt dans nos écoles»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mahamoud-dicko-persiste-et-signe-lenseignement-de-lhomosexualite-bientot-dans-nos-ecoles-2-2792174.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 11:54:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un programme pédagogique relatif à l’enseignement de l’homosexualité dans nos écoles est actuellement en voie d’adoption à Ségou. Il s’agit, selon Mahamoud Dicko, Président du Haut Conseil Islamique (HCIM), de faire accepter et adopter la pratique de l’homosexualité depuis la 5ème année de l’Ecole fondamentale jusqu’au niveau supérieur. Mais pas question ! Nous avons écouté, traduit et transcrit l’enregistrement vocal pour vous.</strong>

<strong>Mahamoud Dicko :</strong>

«Ils ont tenté la même chose au temps d’Amadou Toumani Touré en l’introduisant dans le code [des Personnes et de la Famille]. Nous avons protesté. Tous les Musulmans du pays se sont en effet levés pour s’y opposer. Nous avons obtenu le soutien d’Allah parce que nous n’avions autre intention que de soutenir les valeurs de la religion. Pas d’agenda, pas de programme politique ! Rien que la volonté d’Allah ! Cela Dieu le sait mieux que nous-mêmes. Fort de cela, leur projet n’a pu passer ! Pour autant, les mêmes projets malveillants sont aujourd’hui en train d’être secrètement élaborés. Et nous mettons en garde. Nous avons mis en garde en cachette et publiquement. Mais nous n’avons pas été entendus.

C’est un projet qui porte les germes de la trahison du pays tout entier, de ses valeurs ainsi que de notre religion. Mais de quoi s’agit-il en fait ? Nous savons aujourd’hui et nous en avons la preuve. Il ne s’agit pas de rumeur, de déclarations d’opposant politique… Rien de tout cela ! Il s’agit de faits palpables et dont nous avons la preuve. Depuis le mois d’Août dernier (2018), sont en conclave à Ségou, des personnalités et responsables du Ministère de l’Education nationale : des Professeurs, Chercheurs et autres. Ils sont en train d’élaborer un document devant être pris en compte dans le système éducatif malien. C’est la Hollande qui a financé le projet à hauteur de plusieurs milliards FCFA. Les travaux en question visent à faire introduire le concept de l’homosexualité dans notre système éducatif. L’enseigner dans nos écoles à partir de la 5ème année de l’école fondamentale jusqu’au niveau supérieur. Enseigner la chose, la banaliser et la faire accepter ! Tel est le but recherché. Nous ne cesserons jamais de le dire : ils veulent détruire ce pays. Ils sont déjà parvenus à banaliser la consommation de l’alcool et de la drogue, la prostitution… Et quand bien même l’homosexualité soit aujourd’hui une pratique courante, ils veulent néanmoins l’introduire dans notre système éducatif et dans nos mœurs. J’ai en ce moment le document sous mes yeux. Je n’ai rien inventé et l’on ne dira pas que je suis contre le pouvoir… Nous avons la preuve ! Alors, devrions-nous, à partir de cet instant, fermer les yeux ? Non ! S’ils sont la preuve du contraire de nos affirmations, qu’ils l’apportent ! Qu’ils apportent le démenti ! Mais ils ne peuvent parler ! Je dis bien le ministère de l’éducation et sa section pédagogique ! Je connais bien les acteurs et eux aussi me connaissent. Nous avons été informés depuis très longtemps de ce qu’ils œuvrent en douce. Il s’agit pour eux d’enseigner à l’adolescent de 10 à 11 ans que l’homosexualité est chose tout à fait normale ! Qu’elle ne doit susciter ni honte ni indignation. Et c’est la Hollande qui a financé le projet ! Et le Ministère de l’Education a validé ! Nous avons tous les documents ! Ils ne peuvent nous contredire ! A se demander si ces gens ont souci de construire ou de détruire le pays. Il s’agit, en tout cas, d’une haute trahison ! Nous informerons suffisamment tous les Musulmans du pays le moment venu et ensemble nous nous opposerons à cette pratique. Cela ne passera pas chez nous. Pas question ! C’est pire que le motif pour lequel nous avons combattu Amadou Toumani. Et même là les choses n’étaient pas claires autant pour lui (ATT) que les autres. Il y avait des préjugés et des contraintes. Mais là, c’est clair et net ! Nous avons les documents et personne ne peut nous contredire. Les travaux sont en cours et les participants à l’atelier n’ont pas encore fini. Ils sont toujours là-dessus. Ils établissent chaque jour de nouveaux documents qui sont immédiatement validés par le Ministère…

Tout dirigeant qui se rend coupable de telle pratique ne peut qu’échouer... C’est à cause des mêmes pratiques que Dieu a anéanti des contrées.  50% de la population des Pays-Bas (Hollande) qui ont financé l’opération, sont homosexuels. Et ici au Mali, c’est une femme qui dirige en ce moment l’opération et finance le projet. L’argent ! Voilà tout le mal ! Ils ont «bouffé» tout l’argent et mis le pays en difficulté !  Et aujourd’hui nous ne savons pas où aller et que faire ! Parce que chacun a pensé à lui-même et à ses propres poches ! Et les auteurs de cette déchéance ne constituent qu’un clan, voire une seule famille. Ils ont ruiné le pays militairement, politiquement et économiquement ! Qu’Allah nous assiste !

<strong>Traduit et transcrit par B.S. Diarra, le photomontage est du journal KOJUGU. </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Marche de l’opposition politique : Plusieurs personnes blessées et d’autres interpellées</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/marche-de-lopposition-politique-plusieurs-personnes-blessees-et-dautres-interpellees-2792173.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 11:54:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’opposition poursuit sa contestation. Initialement prévue samedi, pour être une marche, la manifestation de l'opposition a fini par des regroupements dans les différentes communes du District de Bamako. Les manifestants disent marcher pour dénoncer «la mauvaise gestion du pays». </em></strong>

Ces rassemblements se tiennent alors que le gouverneur du district de Bamako a, dans un arrêté, interdit tout regroupement dans la ville pour cause d’Etat d'urgence. Ladite marche a été réprimée par les Forces de l’ordre jusqu’aux ruelles de la capitale.

Une forte présence des forces de l’ordre était visible sur les grandes artères et les itinéraires concernés par la marche de l'opposition. La police, la gendarmerie et la garde nationale étaient présentes un peu partout dans la ville de Bamako. Des patrouilles passaient également dans certaines rues de la capitale.

Malgré cette présence, des partisans de l'opposition se sont réunis dans plusieurs communes du District de Bamako. Ces regroupements ont eu lieu dans les six communes de Bamako et dans certains quartiers périphériques.

Chassés par les forces de l’ordre, les manifestants se sont donc regroupés au grand marché de Bamako. Sur place, ils ont été dispersés par des gaz lacrymogènes. Selon des témoins, plusieurs manifestants ont été blessés et interpellés.

Ces dispositifs font suite à la décision du gouverneur du District de Bamako d'interdire des manifestations et réunions publiques au nom de l'instauration de l'Etat d'urgence en vigueur dans le pays.

Quant à l’opposition, elle justifie sa marche par «<em>la mauvaise gestion de la situation sécuritaire et politique du pays<strong>»</strong>.</em>

<strong>Ousmane DIAKITE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ousmane Diagana, vice&#45;président de la Banque mondiale, aux étudiants de l’IHEM :   «Étudiez et soyez curieux»</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/ousmane-diagana-vice-president-de-la-banque-mondiale-aux-etudiants-de-lihem-etudiez-et-soyez-curieux-2792168.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 11:52:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de sa visite officielle effectuée au Mali la semaine dernière, Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale, chargé des ressources humaines, a animé mardi 4 décembre une conférence-débat à l’Institut des hautes études en management (IHEM). Objectif : échanger avec les étudiants  sur la Banque mondiale afin de pouvoir susciter des vocations auprès d’eux.  </strong>

En visite officielle la semaine au Mali, le vice-président de la Banque mondiale, chargé des ressources humaines, Ousmane Diagana, a été invité par le Président directeur général de l’Institut des hautes études en management, Abdallah Coulibaly, pour échanger avec les étudiants sur la mission et le mode de fonctionnement de l’institution financière mondiale.

D’entrée de jeu, Ousmane Diagana a rendu hommage à Abdallah Coulibaly pour avoir investi dans l’éducation, socle de tout développement. Il a indiqué que le développement de toute nation dépend de comment on développe l’éducation et qu’il ne saurait y avoir un projet de développement économique et social plus important que l’éducation. M. Diagana a dit être impressionné par les valeurs maliennes (l’intégrité et le respect). «Si je suis à ce niveau aujourd’hui à la Banque mondiale, c’est parce que je suis passé par le Mali. J’ai énormément appris dans ce pays. Les valeurs maliennes faites de respect, d’intégrité, je les ai vécues au quotidien», a-t-il déclaré.

M. Diagana a rappelé que son institution offre des possibilités à tous les ressortissants du monde entier et tient à ce que la diversité soit un de ses mots d’ordre. Il s’agit de la diversité sur les plans géographique, ethnique, racial, la diversité en genre et en terme d’âge. Il a expliqué que la Banque mondiale n’appartient pas à une puissance.

«C’est un instrument de développement qui a été mis en place à la suite de la 2<sup>ème</sup> guerre mondiale et qui ne reconnaît qu’une seule chose : le mérite,  la capacité de travailler très dur, la capacité de pouvoir valoriser ses compétences. Car sa mission est d’apporter le développement et de pouvoir contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations», a-t-il laissé entendre.

Avant d’ajouter que l’institution a deux objectifs cardinaux : faire en sorte que l’extrême pauvreté soit éliminée d’ici une génération 2030 et créer la condition d’une prospérité partagée. Le conférencier a fait savoir que cela ne se fera pas seulement avec l’assistance financière, mais aussi avec les  vertus dans la gestion des ressources financières.

Parlant de son mode de fonctionnement, Ousmane Diagana a expliqué que la Banque mondiale est une institution qui a été créée en 1944 à la fin de la 2<sup>ème</sup> guerre mondiale, dont l’objectif était d’aider les pays qui avaient été affectés par cette guerre à se reconstruire et à se développer. À l’en croire, c’est pour cela que la première entité de la Banque mondiale s’appelle la banque internationale pour la reconstruction et le développement.

Et le premier pays auquel la banque a octroyé un prêt, c’est la France qui avait besoin des financements importants  pour se reconstruire.  Depuis, ajoute-t-il, plusieurs autres pays qui sont des pays développés aujourd’hui ont bénéficié de l’assistance financière de la Banque mondiale.

En 1960, la 2<sup>ème</sup> branche de la banque mondiale, appelée association internationale pour le développement, a été établie avec l’objectif de créer de la richesse et de lutter contre la pauvreté. À ce jour, dira-t-il, l’association internationale pour le développement a mis à la disposition  des pays à revenus faibles environ 370 milliards de dollars. À côté de ces deux entités de la Banque mondiale, il y a la société financière  internationale qui aide le secteur privé en particulier.

Selon Ousmane Diagana, pour être recruté au niveau de la Banque mondiale, certaines valeurs comptent énormément. D’abord, il faut sortir de l’école avec un très bon niveau, car toutes les sélections sont faites par voie de compétitions extrêmement dures. Et Ousmane Diagana de noter que la Banque mondiale est une institution composée de 16.000 personnes avant de lancer ce conseil aux étudiants : «étudiez et soyez curieux».

<strong>Diango COULIBALY    </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Campagne de lutte contre la corruption :  Mme Safia Bolly opte pour le changement de comportement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/campagne-de-lutte-contre-la-corruption-mme-safia-bolly-opte-pour-le-changement-de-comportement-2792166.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 11:51:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Conformément à ses missions, le ministère de la Réforme de l'administration et de la Transparence de la vie publique engage plusieurs activités. Mme le ministre Safia Bolly en a annoncé quelques-unes dans le cadre de la célébration du 9 décembre, Journée internationale de lutte contre la corruption. </strong>

En conférence de presse le jeudi 6 décembre dans son département, Mme le ministre Safia Bolly a annoncé l'organisation de la semaine nationale de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite et le démarrage d'un sondage d'opinion sur les services publics suivi du lancement d'un portail web.

La résolution 58/4 du 31 octobre 2003 de l’assemblée générale de l'organisation de Nations unies a déclaré le 9 décembre Journée internationale de lutte contre la corruption pour sensibiliser sur le phénomène de la corruption et faire connaître le rôle de la convention dans la prévention et la lutte contre celle-ci. Au Mali, c'est le décret N010-624/PM-RM du 26 novembre 2010 qui a institué la semaine nationale de lutte contre la corruption.

Outre ces instruments, la bonne gouvernance, à travers une forte rigueur dans les comptes, une rationalisation des dépenses publiques et la lutte contre la corruption, s'inscrit dans les priorités du président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, pour son nouveau quinquennat. D'ou la création d'un département en charge de la Transparence de la vie publique, qui marque d'une pierre blanche cet engagement présidentiel, a rappelé Mme Safia Bolly.

Par conséquent, à l'instar des 183 autres Etats parties de la convention, le Mali mettra à profit la Journée internationale de lutte contre la corruption pour lancer une véritable campagne d'information, de sensibilisation et d'éducation sur la corruption et ses dangers en mettant l'accent sur les conséquences. La campagne se déroulera autour du thème : «Unissons-nous contre la corruption pour le développement, la paix et la sécurité». Et couvrira l'ensemble du territoire ; Bamako et Ségou abriteront spécifiquement des rencontres précises.

Le gouvernement du Mali, à travers le ministère de la Réforme de l'administration et de la Transparence de la vie publique, va organiser du 9 au 15 décembre 2018, une campagne de sensibilisation pour lutter contre la corruption. L'objectif de cette semaine est non seulement de sensibiliser sur le phénomène de la corruption, mais aussi et surtout de mobiliser l'opinion nationale sur les immenses défis dans ce combat.

S'agissant du site internet, il s'inscrit dans le cadre de la stratégie globale de communication qui a pour objectif, d'une part, de donner de la visibilité aux actions du département dans ses missions de réforme de l'administration et de transparence de la vie publique. Et d'autre part, le portail web va donner le maximum d'informations utiles au public et à la presse dans la plus grande transparence. C'est dans ce cadre que des rubriques appropriées ont été conçues et validées pour l'atteinte des objectifs.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Conflit entre communautés dogon et peulh :  Dental Niebé et l’association des griots dogons appellent à la réconciliation</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/conflit-entre-communautes-dogon-et-peulh-dental-niebe-et-lassociation-des-griots-dogons-appellent-a-la-reconciliation-2792164.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 11:48:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un conflit opposant les communautés dogon et peulh dans la région de Mopti fait depuis plusieurs mois de nombreuses victimes. En raison de la gravité de la situation, l’association  Dental Niebé et celle des griots dogons, en collaboration avec le groupe Weltaré d’Afrique, ont organisé une conférence de presse le samedi 8 décembre à la Maison de la presse. Elles appellent ces deux communautés à se réconcilier. </strong>

La conférence de presse était animée par le président de l’association Dental Niebé Oumar Sarré et le président de l’association des griots dogons, Seydou Singoé.

Selon Oumar Sarré, si un conflit s’établit aujourd’hui entre les communautés dogon et peulh, qui vivaient en parfaite symbiose, les griots de ces deux communautés se doivent de jouer le rôle de négociateur. Il a expliqué que ce conflit est un défi majeur qui appelle à la concertation. Oumar Sarré a, au nom de l’association Dental Niebé et de l’association des griots dogons, demandé aux deux communautés de se réconcilier.

«Nous sommes convaincus que nos valeurs coutumières n’ont pas perdu leur valeur. C’est pour cela que nous sommes sûrs qu’elles nous écouteront comme leurs grands-parents ont écouté et respecté les engagements et les prières de nos grands-parents. Nous devons renforcer notre lien de solidarité pour que la paix règne sur notre communauté», a-t-il déclaré.

Le président de l’association Dental Niebé a interpellé le gouvernement et la communauté internationale en leur demandant de se rappeler leur rôle de protecteur. Avant de dénoncer leur silence et leur inaction sur les différences fictives qui opposent les Peulhs et les Dogons.

Le conférencier dit regretter que Barkhane ait pu contrôler la région de Kidal pendant plusieurs mois, mais pas le centre du Mali pourtant moins vaste. Il a en outre dénoncé l’inaction du G5 Sahel et l’a invité à s’intéresser au «prétendu conflit qui oppose les Peulhs et les Dogons». Car, dit-il, «ce conflit est une histoire montée de toutes pièces».

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Institutions bancaires : la problématique des prêts non performants et les finances islamiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/institutions-bancaires-la-problematique-des-prets-non-performants-et-les-finances-islamiques-2792163.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 11:48:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une formation a été organisée mardi 4 novembre par le ministère de l’Economie et des Finances pour mieux outiller les consultants et les agents de finances sur la gestion des prêts non performants et les finances islamiques. </em></strong>

La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le Secrétaire Général du ministère de l’Economie et des Finances, Mme Barry Awa Sylla, qui avait à ses côtés le Directeur de la BCEAO, Conzo Traoré, la Coordinatrice de l’UASSDSF, Mme Touré Fatoumata Coulibaly, et le président de l’Association  professionnelle des systèmes financiers décentralisés (APSFD), Adama Camara.

Suivie par une cinquantaine de participants durant trois jours, cette formation s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des acteurs du secteur financier. Elle constitue une des missions principales de l’Unité d’appui et de suivi de la stratégie de développement du secteur financier. L’UASSDSF, c’est une unité créée au sein du ministère de l’Economie et des Finances dans le but de renforcer et de suivre la mise en œuvre des réformes du secteur financier.

Face aux nombreux défis du secteur financier, selon la coordinatrice de l’UASSDSF, Fatoumata Coulibaly, le niveau élevé des créances non performantes et la faible diversification des produits offerts par les institutions financières et les systèmes financiers décentralisés sont à prioriser. D’où la nécessité de cette session de formation, explique-t-elle, qui concerne en  premier lieu un module de gestion des prêts non performants. Et une bonne organisation de la fonction du crédit adossée à des procédures plus efficaces constituerait un préalable indispensable à la constitution d’un portefeuille sain, selon elle.

Cette première session poursuit l’objectif de donner aux participants les moyens d’une instruction efficace en termes de demande de crédit ainsi que d’instruments permettant le suivi efficace des risques en vue de limiter en amont la génération de créances en souffrance. Elle vise aussi à renforcer les capacités des participants en matière de réhabilitation de projets et de recouvrement des créances en souffrance.

Le second module concerne le cadre de la diversification des produits financiers offerts par les institutions que la Banque centrale a adopté en 2018 par la Loi de micro-finance en donnant la possibilité aux systèmes financiers décentralisés  (SFD) d’offrir des produits relevant du domaine des finances islamiques.

L’objectif de la deuxième session est d’outiller les agents de banques et ceux des SFD à comprendre les principes et instruments des finances islamiques pour mieux démontrer l’intérêt de ce mécanisme dans le cadre de l’accélération de l’inclusion financière et de la diversification des produits offerts à la clientèle.

À en croire Mme Barry Awa Sylla, la créance non performante, selon le plan comptable bancaire, est un concours accordé à la clientèle dont le remboursement présente des difficultés à l’emprunteur, et est constaté par le traiteur durant une période d’observation allant de 30 à 90 jours. À l’issue  de ce délai, la gestion des prêts donne lieu à une procédure de recouvrement qui pourrait se traduire par une perte de l’établissement traiteur  lorsque la créance n’est pas recouverte. Elle estime par ailleurs que les finances islamiques constituent une solution de financement pour l’économie nationale.

&nbsp;

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Un soldat français tué au Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/un-soldat-francais-tue-au-niger-2792201.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 11:24:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>«Profonde tristesse d'apprendre cette nuit la mort accidentelle en opération extérieure du brigadier-chef Karim EL ARABI du 2ème Régiment de Hussards au Niger. J'assure à sa famille et ses proches mon indéfectible soutien et leur témoigne la fraternité de l'armée de Terre.» cette déclaration est du Général Bosser, chef d'état-major de l'armée de Terre.</strong>

Selon nos informations, «tôt dans la nuit sur la base d’Aguelal au Niger, le brigadier-chef Karim El Arabi du 2e régiment de Hussards, 29 ans, a été victime d’un accident de véhicule. Il n’était pas engagé dans une activité opérationnelle au moment des faits. Il est décédé des suites de ses blessures malgré une rapide prise en charge par les secours vers l’hôpital militaire américain d’Agadez. Une enquête est en cours sur les circonstances exactes de son décès.

Au Mali, depuis le 28 septembre, comme équipier d’appui au recueil de l’information au sein du groupement de recherche multicapteurs (GRM), le brigadier-chef El Arabi a été victime d’un accident de la route dans la région d’Aguelal, au Niger. Il a été évacué en hélicoptère vers l’antenne médico-chirurgicale américaine d’Agadez où il est décédé à 3 h 43 mn de Paris. Le 2e RH appartient à la brigade de renseignement, qui regroupe toutes les unités spécialisées «renseignement» de l’armée de Terre. La mission du 2e RH consiste à aller rechercher le renseignement sur les arrières de l’ennemi.

<strong>Sources : AFP</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Crise sécuritaire au Sahel : La bataille des puissances internationales pour les ressources en tous genres</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/crise-securitaire-au-sahel-la-bataille-des-puissances-internationales-pour-les-ressources-en-tous-genres-2792190.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 11:22:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Plusieurs journalistes ouest-africains sont actuellement en conclave à Niamey au Niger sur la question du journalisme d’investigation dans la zone. Les débats sont dominés par la situation sécuritaire dans le Sahel et les difficultés liées à la couverture d’attaques terroristes. La rencontre de Niamey bénéficie de la contribution du colonel-major Ali Mahamadou et du professeur Issoufou Yahya. Plusieurs autres partenaires comme la Fondation Hirondelle et l'URTEL ont pris part à cette réunion annuelle doublée de la réunion des acteurs médias. </em></strong>

Les acteurs médias et développement au Burkina Faso, Mali et Niger étaient  en réunion de démarrage de réseau régional Sahel à Niamey. Le président de l'Union des radios libres et télévisions (URTEL) a pris part aux travaux. Bandiougou Danté a participé à la table ronde internationale des partenaires de l'IMS. Cette partie était réservée aux partenaires clés.

Quant à la seconde partie ouverte à tous les participants, elle s’est focalisée sur la situation sécuritaire au Sahel qui dépasse tout commentaire. C’est pour cela que l'IMS et ses partenaires ont consacré un panel aux enjeux socio-économique et sécuritaire au Sahel. Et ce sont l'historien et professeur Issoufou Yahya et le colonel-major Ali Mahamadou qui ont entretenu l'assistance sur ce thème. Les premiers jours de la rencontre des journalistes d'investigation ont été marqués par des témoignages sur la crise sécurité.

«Nous avons la situation en Libye où le sud libyen est occupé par les jihadistes et les trafiquants de tous genres. Vous avez la situation au Nigéria où la secte Boko Haram occupe toutes les villes frontalières du Niger et du Nigéria et vous avez la situation malienne jusqu'à celle de la frontière du Burkina Faso où les groupes jihadistes sont en train de se réorganiser. Ils mènent des attaques contre les postes frontaliers isolés, causant la mort des soldats et des innocents dans les écoles et autres bâtiments publics», témoigne Moussa Ag Aksar, un journaliste nigérien.

Comment mieux couvrir les attaques terroristes ? La question a été traitée par Ibrahim Moussa du Niger. «Généralement, pour les experts, ce qui est conseillé c'est essayer de voir comment est-ce qu'il faut approcher une situation d'attaque terroriste, quand elle se présente. Parce que généralement, quand la situation se présente, les journalistes, sans le savoir, de façon inconsciente donc, ont pendant longtemps joué le jeu des terroristes. Dès qu'une attaque se passe, les médias relaient les informations, qui, au lieu de desservir les terroristes, les gens, sans le savoir, ont joué le jeu», poursuit-il.

De fait, les enjeux géostratégiques du Sahel font que plusieurs acteurs y interviennent : les pays africains mais aussi les puissances internationales. «Aujourd'hui c'est une course mondiale pour l'énergie, les meilleures sources d'énergie sont au Sahel. Aujourd'hui, les ressources minérales, on les a à moindre frais. Les investissements font que tout le monde crée un mouvement pour venir au Sahel, parce que c’est un eldorado du point de vue stratégique, en ce qui concerne les matières premières où tout est à moindre frais, avec des dirigeants peu responsables et peu regardants, si bien que chacun trouve son compte. Malheureusement, sauf le Sahélien», analyse le professeur Issoufou Yahya du Niger.

Dans cette situation, la collecte de l'information est difficile pour certains médias comme les radios communautaires, selon  Bandiougou Danté, président de l'URTEL. «Il y a des défis parce que du côté même des acteurs de la sécurité, il y a une interprétation, il y a souvent un sentiment de mea-culpa, si je peux m'exprimer ainsi. Et même un sentiment de faiblesse et d'abandon dans un tel contexte, quand vous avez des acteurs politiques, des acteurs militaires qui, parfois, pour trouver des explications à des choses, sont dans l'accusation. Ça montre que nous avons une responsabilité partagée», ajoute-t-il.

La question de l'équilibre de l’information a aussi été évoquée par  Ibrahim Moussa du Niger, qui a surtout insisté sur le droit à l’information. «Même s'il faut faire l'équilibre de l'information, il faut essayer de prendre dans l'extrait de ce que les terroristes ou jihadistes disent, quelque chose qui arrange la communauté. Mais pas des informations ou des déclarations qui peuvent créer la psychose chez nos populations. Les confrères ont parlé de leur sécurité sur le terrain parce que l'ennemi n'a pas de visage. Tout cela peut avoir une solution avec les autorités en place en suivant leurs conseils», estime-t-il.

Selon le colonel-major Ali Mahamadou du Niger, ces deux dernières années, il y a eu 133 morts lors de 80 attaques au Burkina Faso, des milliers de morts au Mali à la même période. Tandis que le Niger enregistrait 40 attaques de Boko Haram entre 2015 et 2018.

«Ce qui rend la lutte contre le terrorisme difficile au Sahel, c'est le manque de partage d'informations entre les services de renseignements des différents pays. Le manque de confiance et de communication. Or, cela peut aggraver la situation», explique-t-il.

Aujourd'hui force est de constater que le Sahel est le lieu de bataille des puissances internationales à cause des ressources en tous genres.

<strong>Kassim TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>La partition du Sam : trois syndicats de magistrats ou la fin d’une tension au sein du Sam ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/la-partition-du-sam-trois-syndicats-de-magistrats-ou-la-fin-dune-tension-au-sein-du-sam-2792192.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 11:17:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après la création du Sylima (Syndicat libre de la magistrature) en 2006, que reste-il aujourd’hui du Sam (Syndicat autonome de la magistrature), avec sa partition consommée entre les deux tendances ? </strong>

En attendant d’être mieux édifiés sur les raisons de cette position jugée de solution sage par les uns et les autres, la situation se présente ainsi. D’un côté un Sam tenu au respect des principes et directives de l’Uim (Union internationale des magistrats), présidé par Cheick Mohamed Chérif Koné, et de l’autre un Sam présidé par Aliou Badara Nanacassé, qui se dit non lié par lesdits principes et directives, lequel bénéficie du soutien d’une partie du Sylima.

Si dans le camp de Chérif, l’on enregistre des magistrats de tout âge y compris ceux admis à la retraite conformément aux principes de l’Uim, le camp de Nanacassé est majoritairement composé de jeunes. Si le logo du Sam reste le patrimoine commun des deux parties, le droit d’usage de  celui de l’Uim reste réservé à la seule partie présidée par Chérif Koné. C’est dire qu’il n’y a pas lieu à amalgame.

De l’avis des observateurs, cette partition, que les sages avaient voulu éviter, semble aujourd’hui être la solution salutaire, pourvu que les deux tendances parviennent à collaborer dans l’intérêt du corps de la magistrature. Si les choses sont claires au niveau international, les autorités devront désormais en tenir compte au plan national pour éviter toutes autres difficultés.

<strong> S. KEITA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles : Souleymane Cissé initie des projections du film «Den Muso» dans les 6 communes de Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lutte-contre-les-violences-faites-aux-femmes-et-aux-jeunes-filles-souleymane-cisse-initie-des-projections-du-film-den-muso-dans-les-6-communes-de-bamako-2792195.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 11:14:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour contribuer à sa manière à la lutte contre les violences faites aux femmes et plus précisément aux jeunes filles, Souleymane Cissé, cette icône du cinéma qui n’est plus à présenter, en partenariat avec les 6 Communes du District de Bamako et la Minusma, a initié une série de projections de son film «Den Mouso». Le lancement de l’opération, qui vise à sensibiliser sur la persistance des viols dans nos villes, a eu lieu le samedi 1<sup>er</sup> décembre 2018, à Sabalibougou.</strong>

«À cœur vaillant rien d’impossible». Tout porte à croire que cette citation est devenue le leitmotiv du célèbre cinéaste malien Souleymane Cissé. Jugez-en vous-même. Loin des salles luxueuses de projection qu’il a l’habitude de fréquenter à la faveur des grands festivals dédiés au cinéma dans le monde et qui réservent une place de choix à ses films, Souleymane Cissé a décidé de faire du cinéma ambulant. Mais, avec la ferme conviction que cela pourra contribuer à provoquer un changement dans sa société.

Le 1<sup>er</sup> décembre 2018, au moment où la communauté internationale faisait une halte pour rappeler aux uns et aux autres qu’il faut beaucoup plus d’engagement pour bouter le Sida hors de nos villes et de nos vies, Souleymane Cissé, pas qu’il soit indifférent à ce combat, a décidé de lancer une autre bataille, qui n’est pas du tout loin de la lutte contre le Sida. Et mieux, qui a même des similitudes avec la lutte contre le Sida, parce que pouvant éviter la transmission de cette maladie.

Souleymane Cissé a décidé de sensibiliser ses concitoyens sur les viols récurrents dans nos villes et surtout sur les conséquences désastreuses de cette violence faite aux jeunes filles. Et, comme il est cinéaste, il s’est souvenu qu’il y a 43 ans, c’est-à-dire en 1975, il avait émerveillé le Mali et le monde avec la sortie de son film «Den Musso». «Nous avons fait le film ‘’Den Musso’’ en 1975, parce qu’à cette époque Bamako était confrontée à un phénomène que les Maliens n’avait jamais connu : les grosses hors mariage des jeunes filles», nous a indiqué Souleymane Cissé, après la projection de Sabalibougou. «Il était pratiquement impossible de trouver une famille à Bamako qui ne ruminait pas son chagrin face à ce fléau», a-t-il ajouté. Avant de se demander quelle est la situation 43 ans après.

Malheureusement, avec le cinéaste Souleymane Cissé, nous sommes au regret de constater que la problématique posée par le film «Den Musso» est d’actualité dans notre société. Et peut être que la problématique se pose aujourd’hui avec beaucoup plus d’acuité. Pire que des grossesses hors mariage, les jeunes filles sont aujourd’hui victimes de violences sexuelles. Vous vous souvenez, il y a si peu, de ces nombreux cas de viols, souvent en bande et qui mettent en jeu des personnes de différents âges et de statuts divers. Et, comme un signe des temps, ce fléau n’est pas propre qu’au Mali. Il est pratiquement planétaire.

On se souvient qu’en octobre passé, Plan International, une ONG engagée dans la promotion et la protection des droits des enfants, a publié un rapport se basant sur une enquête réalisée auprès d’experts mondiaux dans 22 villes. Il disait clairement que : «Le harcèlement sexuel présente un risque majeur pour la sécurité des filles et des jeunes femmes dans le monde». En attendant que des solutions idoines soient trouvées à ce fléau, Souleymane Cissé a décidé de mettre à contribution le cinéma, à travers une série de projection du film «Den Muso» dans 6 quartiers de 6 communes de Bamako.

<strong>«Une soirée très instructive pour nous les jeunes filles»</strong>

«Je suis très heureuse de voir ce film dont j’avais entendu parler. Ce fut une soirée très instructive pour nous les jeunes. Et je retiens que nous avons une obligation de nous conduire de telle sorte à ne jamais décevoir nos parents qui nous aiment tant». Cette déclaration a été faite par une jeune fille qui a assisté à la projection, sur le terrain de Sabalibougou, tout juste derrière le Centre de Santé du quartier.

Pour cette projection qui a attiré du grand monde, notamment du côté des jeunes gens (filles et garçons), eu égard à la modicité des ressources, Souleymane Cissé a utilisé les moyens du bord. 200 à 300 chaises métalliques pour recevoir les cinéphiles d’un certain âge, le gros lot constitué d’enfants et de jeunes s’étant offert une place à même le sol ; Un rétroprojecteur ; un ordinateur portable pour la lecture du film et une table de mixage faisant office d’amplificateur pour servir les deux enceintes sonores ; un écran de projection monté sur des trépieds. Le dispositif technique était sommaire pour la qualité de la projection.

«Au nom de la Mairie de la Commune V du District de Bamako, nous sommes venus pour soutenir cette initiative de Souleymane Cissé. Et, au regard de l’engouement de la population, nous avons été renforcés dans notre conviction que la culture est un facteur de mobilisation de nos populations», a indiqué Mahamadou Sawadogo, Maire délégué de Garantiguibougou et président de la Commission Jeunesse, Art et Culture, à la Mairie de la Commune V du District de Bamako. Il a estimé que le problème abordé par ce film est d’actualité et invite tous les Maliens à la réflexion.

En effet, le film «Den Muso» nous plonge dans le Mali des années 70. Dans ce film, Sékou a été mis à la porte de l’Usine où il travaillait par Malamine Diaby, son patron et propriétaire de l’entreprise. Sékou voulait une augmentation de son salaire. Désœuvré et aimant la belle vie, il n’a le choix que de devenir voleur. Il lui arrive même de collaborer avec un gang. L’occasion faisant le larron, il sort avec Ténin, une jeune fille muette, qu’il ignorait être l’enfant de son ex-patron. Et Sékou las de lui faire la cour la viole un jour lors d’une sortie entre jeunes à la plage. La grosse de Ténin va lui faire subir la colère de ses parents, surtout de son père. Ténin va vite se retrouver entre l’enclume et le marteau. Ses parents qui n’arrivent à accepter cette situation humiliante et amorale, et l’inconscient de Sékou qui refuse de reconnaître son enfant.

Sous le choc, son père va perdre la vie dans une course-poursuite. Ténin désabusée et persuadée que Sékou n’est qu’un vulgaire coureur de jupons, qui se paye la tête des jeunes filles, va commettre l’irréparable : incendier la maisonnette de Sékou, non sans prendre la peine de l’enfermer avec une de ses nombreuses copines et se donner ensuite la mort.

Après Sabalibougou, ce film sera projeté le 2 décembre 2018, à partir de 19 heures, devant la Mairie de Yirimadio. Le 3 décembre 2018, ce sera le tour de Djicoroni Para de recevoir la projection sur le terrain Dabarabani. Bozola est programmé pour le 4 décembre 2018. Alors que les habitants de Bamako Coura seront servis le 5 décembre 2018 derrière l’Institut français, ceux de Banconi Djanguinébougou recevront le film le 5 décembre 2018.

<strong>Assane KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Kermesse du Maouloud : Cheick Soufi Bilal Diallo respectueux de ses engagements envers les enfants</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/religion/kermesse-du-maouloud-cheick-soufi-bilal-diallo-respectueux-de-ses-engagements-envers-les-enfants-2790175.html</link>
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<pubDate>Thu, 29 Nov 2018 01:08:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le samedi 24 novembre 2018, au Stade Omnisport Modibo Keita de Bamako, les Soufis du Mali ont respecté leur engagement à travers une donation de jouets aux enfants venus de différents horizons. Ce geste de bonté s’inscrit dans le cadre de la célébration du Maouloud, fête anniversaire de la naissance du Prophète Mohamed (PSL).  </strong>

Tout au long de la cérémonie de remise de cadeaux aux enfants de tout âge, l’émotion était vive de par les jeux de compétitions initiés par les organisateurs, mais aussi, de voir les larmes de joie sur le visage des petits enfants qui ne s’attendaient à absolument rien. Les jouets étaient nombreux pour les enfants, des vélos pour ceux de 5 à 10 ans, des véhicules en miniature pour les plus jeunes et poupées pour les fillettes et plein d’autres choses pour émerveiller les tout-petits.

Autant les jouets étaient nombreux, autant les jeux pour les remporter l’étaient. Les meilleurs ont remporté les gros lots et les moins bons ne sont non plus retournés bredouille à la maison. Parmi les jeux, on pouvait retenir : la course en sac, les yeux bandés, le remplissage des bouteilles avec les mains et les questions relatives à la vie et la famille du Prophète Mohamed (PSL), sans oublier le Guide des Soufis du Mali Cheick Soufi Bilal.

Depuis plus de 20 ans, le Guide des Soufis du Mali, Cheick Soufi Bilal, donne des cadeaux aux enfants pour célébrer dans la joie le Maouloud. Selon Bilal, l’Islam est perçu aujourd’hui comme étant une religion de haine où la joie de vivre est camouflée par les actes de terrorisme. «Nous avons placé la célébration du Maouloud de cette année sous le thème, ‘l’Islam et le rôle des jeunes’. Nous voulons montrer aux enfants que l’islam n’est pas ce qu’ils ont tendance à croire ou voir avec les extrémistes religieux. Que l’islam est une religion de paix, de partage, et de joie», a-t-il déclaré.

Du Mali, de la sous-région, de l’Europe et de l’Amérique et de l’Asie, les membres de la famille Soufi sont venus nombreux pour la fête du Maouloud.

Rappelons que la valeur du lot de jouets est estimée à plus de 4 millions de Fcfa. Au-delà des enfants, certaines personnes âgées qui ont pris part aux jeux ont eux aussi bénéficié de livrets, chapelets et tapis de prière.

<strong>Gabriel TIENOU </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Kayes : une coalition dénonce de graves violations des droits de l’homme</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/kayes-une-coalition-denonce-de-graves-violations-des-droits-de-lhomme-2790173.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Nov 2018 01:05:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Des organisations de défense des droits humains s’inquiètent de graves violations des droits de l’homme qui sont en cours dans la région de Kayes depuis six mois.</strong>

En effet, depuis juin 2018, des citoyens s’élevant contre leur condition «d’esclave» par ascendance dans les cercles de Kayes, Nioro, Diéma, Yélimané et Kita sont victimes de multiples exactions. Ces informations ont été données à l’occasion d’un point de presse tenu le vendredi 23 novembre au siège de la coalition à Magnambougou Faso Kanu.

Dans une déclaration lue par le représentant du président de la coalition de lutte contre l’esclavage, M. Abdiase Coulibaly, il ressort que des compatriotes considérés comme «esclaves» par de soi-disant «maîtres» sont chassés de leurs villages d’origine, humiliés, battus, traînés devant la justice suite à des allégations mensongères. Sans compter la destruction d’habitations, la privation de l’usage des services sociaux de base, le retrait des terres de culture et autres avantages.

Les membres de la coalition signalent que des agressions et menaces de mort sont proférées contre des défenseurs des droits de l’homme. Ils condamnent avec la dernière rigueur les agressions perpétrées contre les défenseurs des droits humains à Troungoumbé et plusieurs autres villages de la région de Kayes.

Face à cette situation qu’elle qualifie d’injuste, la coalition exige la fin immédiate de cette pratique qui date d’une autre ère. La coalition demande que des poursuites judiciaires soient engagées contre les commanditaires vivant à l’étranger qui font l’apologie de l’esclavage et encouragent les violations des droits de l’homme dans la région de Kayes.

Les organisations de défense des droits de l’homme sollicitent par ailleurs le soutien des pays de la sous-région, de l’Union africaine, des Nations unies, des missions diplomatiques et consulaires accréditées au Mali et des partenaires techniques et financiers pour l’éradication de l’esclavage au Mali.

<strong>Ousmane DIAKITE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>«Lynchage» d’un député par la police nationale : Le Mali n’a&#45;t&#45;il pas atteint le fond du caniveau ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/lynchage-dun-depute-par-la-police-nationale-le-mali-na-t-il-pas-atteint-le-fond-du-caniveau-2790195.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Nov 2018 00:54:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Retrouvez la vidéo qui revient sur comment des policiers maliens s’en sont donné à cœur joie dans une agression d’un manifestant devant la Bourse du travail, qui plus un est un député, et vous comprendrez que ce pays est vraiment dans l’impasse. Et, il faut que cela soit clair pour tous, les Maliens ne payent pas leurs impôts pour entretenir une police qui veut maintenir l’ordre public comme si nous étions à l’époque de la pierre taillée, même pas polie. Et, aucune affirmation de l’autorité de l’Etat ne doit encourager un tel excès.</em></strong>

Loin d’être un fait anodin, ce qui s’est passé ce jour-là devant la Bourse du travail doit interpeller les sociologues maliens à une étude rapide pour expliquer comment des policiers, payés par les deniers publics, grâce à l’effort des contribuables maliens, peuvent se transformer en une machine capable de donner la mort. En effet, le député Araba Doumbia a eu la vie sauve par le fait d’un pur hasard. Il aurait pu mourir. Vu le niveau de la violence déployée par les éléments de police nationale, l’on doit conclure à une volonté affichée de donner la mort. Et, nous sommes plus inquiets qu’à la place d’une condamnation collective, des énergumènes qui ont envahi l’espace public par effraction se masturbent les méninges à longueur de journée sur les réseaux sociaux pour donner des explications à cette débauche inutile d’énergie par des agents de la police nationale.

Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile doit pouvoir donner des explications aux Maliens sur cette autre façon de maintenir l’ordre public. Il n’y a pas une autre façon de maintenir l’ordre public au Mali par la Police nationale que de laisser des agents de police se mettre en danger et mettre en danger la vie d’autrui ? Ou bien, le maintien d’ordre donne le droit à des policiers maliens d’ôter la vie à leurs concitoyens qui estiment en bon droit que la constitution du Mali leur garantit une liberté de manifester. Et, sur ce, je vous invite à lire cette publication qu’a fait Yaya Coulibaly sur sa page facebook sur la question. Intitulée «Le pays est fini», cette contribution de Yaya Coulibaly met un accent particulier sur le bon sens. Malheureusement, au Mali, le bon sens n’est pas la chose la mieux partagée. Lisez-le !

«Le pays est fini. Mes chers compatriotes rien n’explique un lynchage, même celui d’un voleur à fortiori une police nationale qui moleste un citoyen. Ce dernier qu’il ne soit pas élu, même pas député, qu’il soit un citoyen ordinaire. Une horde de policiers armés comme jamais qui se mettent à bastonner un homme inoffensif, sans arme et de surcroît dont le macaron d’élu est visible sur le boubou blanc. Et c’est à ça que ressemble notre police. Et c’est à ça que ressemble notre autorité. Et c’est cela le Mali. Je ne veux pas savoir de quel bord politique, ce pauvre député est, mais je sais que nul n’a le droit de s’en prendre à lui de la sorte. Les policiers auraient pu facilement l’interpeller s’il s’était mal comporté verbalement ou physiquement. Y-a-t-il encore un Malien normal qui soutiendrait de tels gestes ? Je ne pense pas car le Malien devrait voir juste dans tous les faits et gestes. Vous ne verrez ça qu’au Mali et vraiment qu’au Mali. Ce qui m’inquiète est que certains écervelés ont du courage à apprécier ce fait honteux car ils font eux-mêmes honte. Je suis Malien et je lève mon doigt contre cet acte, qui s’apparente au crapuleux, contre un député de mon Assemblée nationale et cela mérite toute sanction car c’est le Mali au plus profond de son Institution législative qui est ainsi bafouée. Députés du Mali, au nom de vos clivages claniques, allez-vous cautionner ce crime ? Ça ne vous ressemble pas en tout cas. Vous êtes la voix du peuple malgré vos dérives, restez une voix respectée et légale. Frappez un député n’est pas être homme surtout lorsque c’est la police qui le fait. Je me perds dans mes mots car c’est là de très loin son rôle. Qui ignore son rôle devient inefficace et dangereux pour la société. Sommes-nous en train d’avoir une autorité dangereuse qu’utile ? Je refuse l’affirmative car c’est vraiment là que tout sera fini ».

Le Mali dans l’état actuel de la situation du pays a-t-il besoin d’une autorité dangereuse pour la population ou d’une autorité utile, pédagogue et engagée à faire changer les choses, mais en restant dans le cadre de la loi ? L’on me dira que le meeting a été interdit, donc illégal. Mais, ici, est-ce que ce n’est pas la décision d’interdiction de cette manifestation qui est plutôt illégale ? Le Gouverneur du District de Bamako, en prenant sur lui la responsabilité d’interdire ce meeting n’est-t-il pas hors la loi ?

Au Mali, la loi est claire en la matière. Marche où meeting ne sont pas soumis à des demandes d’autorisation, donc aucune possibilité d’interdire. Ici, ce sont plutôt des déclarations qui sont de rigueur. Mais, l’on dira que l’Etat d’urgence l’exige. Mais, au même moment des regroupements de personnes, même si les motivations sont différentes, ne sont pas réprimés. Donc, où est le principe de l’égalité des citoyens devant la loi ?

Il faut que les Maliens, de façon calme et sereine, demandent au gouvernement du Mali de prendre toutes ses dispositions pour que des policiers maliens, censés protéger en premier lieu des citoyens maliens, parce que payer pour ça, ne soient plus des sources de dangers. Que ce soit dans des circonstances ordinaires d’exercice de leur fonction, ou que ce soit au cours des maintiens d’ordre, plus jamais, un policier, à plus forte raison une cohorte de policiers, ne doit s’en prendre avec autant de violence à un citoyen malien.

<strong>Assane KONE </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lancement officiel de la campagne de vaccination du cheptel 2018&#45;2019 :   Plus de 56 millions d’animaux et de volaille concernés</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/elevagepeche/lancement-officiel-de-la-campagne-de-vaccination-du-cheptel-2018-2019-plus-de-56-millions-danimaux-et-de-volaille-concernes-2790168.html</link>
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<pubDate>Thu, 29 Nov 2018 00:54:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La commune rurale de Baguinéda, située à une trentaine de km de Bamako, a abrité samedi 24 novembre le lancement officiel de la campagne nationale de vaccination du cheptel 2018-2019. Cette année, ce sont quelque 56 680 830 têtes d'animaux et de volaille (toutes espèces confondues) contre 53 231 379 l'année passée qui seront vaccinées.</strong>

L’ouverture de cette campagne était présidée par le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, représentant le président de la République, qui avait à ses côtés plusieurs autres membres du gouvernement dont Dr. Kané Rokia Maguiraga, ministre de l'Elevage et de la Pêche.

Après les mots de bienvenue du Maire et du chef du village de Baguinéda, le ministre de l’élevage et de la pêche, Dr. Kané Rokia Maguiraga, a expliqué que cette campagne vise à contribuer à l’amélioration de la couverture vaccinale du cheptel national, donner un caractère officiel au démarrage de la campagne de vaccination annuelle du cheptel, impliquer tous les partenaires dans l’organisation et l’exécution correcte de la campagne de vaccination à travers un appui matériel et financier, et sensibiliser les éleveurs et les décideurs sur la lutte contre les maladies animales prioritaires.

D’ailleurs, selon elle, l’élevage occupe une place particulièrement importante dans le développement économique et social du Mali. En effet, poursuit-elle, il contribue pour environ 12% au PIB, de 25 à 30% de la production du secteur rural et procure au pays 15% de ses recettes d’exportation et représente le 3ème produit d’exportation après le coton et l’or.

Cependant le cheptel malien, d’après Dr. Kané Rokia Maguiraga, est confronté à de graves contraintes sanitaires. C’est ainsi que les campagnes de vaccination visant le contrôle des maladies sont organisées chaque année. Et pour marquer toute l’importance que les autorités accordent au secteur rural en général et au sous-secteur élevage en particulier, elles ont décidé de procéder à un lancement officiel de la campagne de lutte contre les maladies animales au niveau national et dans toutes les régions dont le coup d’envoi vient ainsi d’être donné par le Premier ministre Maïga.

Apparemment ravie par la bonne organisation de l’événement par son cabinet, qu’elle juge dynamique, Dr. Kané Rokia Maguiraga a insisté sur les résultats attendus à la fin de cette campagne de vaccination : l’implication de tous les partenaires dans l’organisation et l’exécution correcte de la campagne de vaccination et la sensibilisation des décideurs pour la lutte contre les maladies animales prioritaires.

Par ailleurs, le représentant de la chambre des éleveurs et le président de l’Apcam M. Bakary Togola ont indiqué que la maîtrise de la santé animale contribuera à l’atteinte des objectifs d’amélioration des productions animales particulièrement le lait et la viande.

Au terme de la cérémonie, le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga a procédé à la remise symbolique d’un lot de matériels composés de : vaccins, aliments-bétail, motos, entre autres. Suivie de l’administration de la première dose de vaccin, musique et danse traditionnelles.

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réduire un parti à ses députés pour légitimer la prorogation du mandat : une insulte au peuple</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/reduire-un-parti-a-ses-deputes-pour-legitimer-la-prorogation-du-mandat-une-insulte-au-peuple-2790178.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Nov 2018 00:51:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans l’euphorie de la prorogation illégale du mandat des députés, les avocats du diable tentent désespérément de noyer le poisson dans l’eau. La Codem qui est l’un des fers de lance du tollé contre cette violation flagrante de la constitution reste droit dans ses bottes. </em></strong>

L’honorable cinquième place arrachée lors de la dernière présidentielle dans les conditions qu’on connaît ne saurait être l’œuvre de 3 députés, mais plutôt celle d’une base constante aujourd’hui en phase avec la direction du parti sur la prorogation du mandat. Certes, les députés sont très importants dans l’architecture d’une formation politique, mais ils ne décident pas forcément de l’orientation du parti. L’honnêteté intellectuelle nous recommande une analyse objective de la situation.

Au-delà de toutes les gymnastiques occultes effectuées par la majorité présidentielle pour parvenir à ce résultat, la crainte de ne pas être reconduit en cas d’élection et les retombées financières ont poussé certains députés à aller à l’encontre de leur parti. Du côté de la Codem, sans être forcément une excuse, l’appartenance à un groupe parlementaire de la majorité peut expliquer en partie la démarche des députés. Par respect pour la décision collégiale, ils peuvent être amenés à aller dans le sens de la majorité au sein du groupe comme d'habitude.

En tout état de cause, selon plusieurs sources concordantes, le parti tirera des enseignements de cette situation. Profiter d’une situation dont on connaît les tenants et les aboutissants pour jeter le discrédit sur un parti ou toute une opposition est malhonnête. En bons citoyens, ils auraient dû centrer le débat sur la constitutionnalité de la prorogation. Même si Poulo, Mara, Mariko et Soumaïla avaient voté pour la prorogation, il n’en demeure pas moins qu’elle resterait anticonstitutionnelle. Pour cela, le combat des opposants à la prorogation devient légitime et obligatoire au- delà de toutes considérations personnelles et politiques.

Tout autre débat pour se donner bonne conscience n’est que baliverne. Rien que pour l’histoire, la Codem n’entend pas se laisser distraire. L’heure est désormais aux préparatifs de la grande marche du 04 décembre prochain. Occasion pour le peuple souverain de réclamer son mandat à partir du 31 décembre, mais aussi de rejeter le projet de balkanisation du Mali.

<strong>Prorogation du mandat des députés, un non évènement pour la Codem</strong>

Les députés maliens ne donnent-ils pas raison aujourd’hui à Churchill qui disait en mars 1959 : «Après la guerre, deux choix s’offraient à moi : finir ma vie comme député, ou la finir comme alcoolique. Je remercie Dieu d’avoir si bien guidé mon choix : je ne suis plus député».

Après l’auto prorogation du mandat des députés, on peut dire que la politique malienne, hélas, est une jungle, trop souvent une brousse fétide où l’enchevêtrement des intérêts personnels brouille la perspective pour le peuple. La prorogation du mandat des députés en violation de la constitution illustre bien la déchéance de l’homme politique malien qui n’agit que pour des intérêts personnels. Au-delà de cet état de fait qui n’est autre que la prolongation de l’animalité, il est pourtant admis que pour tout homme d'État, tout doit disparaître devant les nécessités impérieuses de l'intérêt général garanti par la constitution. C’est à cet exercice rare dans notre pays que Poulo et la Codem se plient aujourd’hui.

Opposition ou pas, majorité présidentielle ou pas, il est du devoir pour tout citoyen de dénoncer les violations de la constitution comme l’avait fait Tréta lors des premières rencontres avec le Premier ministre concernant la prorogation avant de se rétracter. Sachant bien que généralement l’Assemblée nationale du Mali est renouvelée à 80% à chaque nouvelle législature, il était donc légitime pour ceux qui n’ont pas honoré leur contrat avec le peuple ou qui ont été recalés par leur parti, lors des primaires, de s’accrocher à un mandat «bonus», fut-il illégal.

Brandie comme un trophée de guerre par les avocats du diable, cette prorogation était tout sauf une surprise. Elle aura certainement le mérite de remobiliser les défenseurs de la constitution qui auront un argument de taille contre le régime. Une fuite en avant au moment où le pays fait face à plusieurs défis.

Pour la Codem, la prorogation du mandat des députés est un non évènement. Le seul maître mot au sein du parti reste détermination et mobilisation au sein de la COFOP et avec le FSD. Une source proche du parti de la quenouille a laissé entendre qu’à partir du 31 décembre prochain, la Codem pourrait ne pas reconnaître l’Assemblée nationale.

Au sein de la direction du parti, le choix est fait et assumé. Le 04 décembre est plus que jamais un tournant décisif pour la nation. Une chose est sûre, les intérêts sont des grains à l’opium pour la conscience, mais ils ne l’endorment qu’au prix d’un épouvantable réveil. Le régime et ses députés qui sont tout de feu pour leur intérêt et tout de glace pour leur devoir sont avertis.

<strong>L.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au Mali, un ancien ministre dénonce une justice à la dérive</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/au-mali-un-ancien-ministre-denonce-une-justice-a-la-derive-2-2790162.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Nov 2018 00:45:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ministre de la justice du Mali de juillet 2016 à novembre 2017, Mamadou Ismaïla Konaté, avocat de métier, relate dans un livre à paraître son passage au gouvernement. Il y décrit une justice gangrenée par la corruption et la passivité du pouvoir.</em></strong>

Mamadou Ismaïla Konaté donne le ton dès le jour de son entrée en fonctions, en accompagnant les cadres du ministère de la justice à la maison d’arrêt de Bamako. Un bâtiment datant des années 1950 prévu pour 400 détenus, mais où s’entassent quelque 1 900 prisonniers. Certains y sont enfermés depuis plus de dix ans sans que personne ne se souvienne pourquoi.

Le ministre souhaite que les hauts magistrats et hauts fonctionnaires présents, peu habitués aux réalités carcérales, voient dans cette visite «le meilleur stage pour apprécier les effets négatifs d’un mandat de dépôt décerné ou d’une condamnation prononcée à la légère». Partout au Mali, Mamadou Ismaïla Konaté, nommé le 7 juillet 2016, constate l’état déplorable de la justice. Des «tribunaux mal sécurisés, aux toits branlants», voire sans toit. Des registres parfois «rongés par les rats et les termites» ou exposés à la pluie. Dans les régions du nord et du centre où l’insécurité a chassé les services publics, «la justice n’est plus qu’une lueur, un souvenir tellement lointain».

Au tribunal de grande instance de Tombouctou, on compte alors une seule greffière pour toutes les audiences, une seule surveillante de prison et aucun véhicule de liaison. Les fonctionnaires qui occupent ces bâtiments délabrés ne sont pas en meilleure forme, «pris dans un système qui les dépasse [...], végétant dans leur petit confort et se souciant comme d’une guigne de transformer les choses». La désorganisation est profonde, l’ordre absent, au point que «dans diverses juridictions, surtout en dehors de Bamako, des personnels de greffe affectés n’avaient jamais rejoint leur poste, sans conséquences sur leur rémunération ou leur carrière ! ».

Le sommet de l’État ne montre pas l’exemple. Après un mois au ministère, l’auteur s’étonne de n’avoir toujours pas reçu de «feuille de route valant instructions particulières du président de la République ou du chef du gouvernement au sujet de la justice». Il s’agace de la « [perte] de temps dans les rituels et autres règles de préséance alors que la gravité de la situation voudrait que l’on fasse court, vite et bien».

Ce professionnel du droit découvre la dureté du pouvoir en son épicentre. «Les petits coups bas entre collègues ne pensant qu’à se maintenir et à durer le plus longtemps dans leurs fonctions», les articles de presse qui «se commandent et se recommandent». Pendant seize mois, il a  «slalomé entre absence de réel soutien de la part de [ses] collègues de l’exécutif et silence étourdissant de l’opposition».

Les déconvenues commencent dès son premier mois d’entrée en fonctions. À Gao, où il se rend avec une délégation gouvernementale à la suite de la mort de plusieurs personnes lors d’une manifestation, il promet l’ouverture d’une enquête pour situer les responsabilités. Mais celle-ci est rapidement refermée. «[Dès] les premières convocations adressées aux gens, j’ai été assailli de demandes pour reporter tout cela ou différer pour éviter des vagues et des remises en cause... au nom de la paix sociale...»

En 2013, Ibrahim Boubacar Keïta, alors candidat à la présidentielle, avait pris l’engagement de mettre «fin à l’impunité, aux passe-droits qui sont à l’origine du dévoiement des institutions judiciaires et étatiques». En 2018, alors en campagne pour un second mandat, il déclarait que «des efforts [...] déployés pour mettre fin aux dérives nées de la corruption, de l’arbitraire et de l’impunité [...] n’ont pas produit tous les effets attendus de nos populations». Un euphémisme, tant la justice est décrite dans ce livre comme gangrenée par la corruption qu’elle est censée combattre.

La verticalité du système judiciaire favorise une inféodation directe au pouvoir, tous les hauts magistrats étant nommés par décret présidentiel. «Même debout, dignes, plutôt animés d’une foi ardente en la justice et d’une volonté farouche de bien faire leur travail de juge, face à une telle situation, bon nombre de bons et loyaux magistrats finissent par courber l’échine et rendre des “services” indus aux gouvernants.»

Ces «services» peuvent consister à fermer les yeux sur les détournements colossaux repérés chaque année par l’institution du vérificateur général (qui n’en repère qu’une petite partie) et transmis à la justice. Un procureur peut ainsi «classer sans suite, tout seul, un dossier initié par le bureau du vérificateur général, d’un montant de trois milliards et demi de francs CFA [plus de 5 millions d’euros –ndlr]», destinés à la construction d’un centre hospitalier universitaire régional. Pourtant l’argent a disparu, le centre n’est jamais sorti de terre et les personnes arrêtées ont toutes été relâchées.

Dans les bureaux des procureurs, «on ne peut plus compter le nombre de dossiers dont les pièces auront disparu». «Nombreux et très nombreux, tous ces dossiers classés sans suites par un parquet et un seul, le principal, qui intervient en matière de lutte contre la corruption en République du Mali.» Des détournements également favorisés par l’opacité des transactions bancaires et la complicité de certains de leurs employés. Cette situation permet par exemple à «un seul compte bancaire, dans une région du nord, [de recevoir] tous les matins près de 75 millions [plus de 100 000 euros – ndlr] en liquide venus d’on ne sait où». Les tentatives de lutte contre la corruption sont menées en vain, sans insistance.

À peine mis en place en mars 2017, l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei) est dénoncé par le Syndicat national des travailleurs des administrateurs d’État (Syntade), hostile à l’obligation de déclaration de revenus. «Dès le départ l’Oclei a vu s’aiguiser contre lui les lames de ceux qui voulaient continuer leur petite cuisine dans leur coin», dénonce-t-il. Huit mois plus tard, sous la pression des frondeurs et «sur instruction du président de la République », l’Oclei est mis en sommeil. «Traduction : face à la menace, le gouvernement dont je faisais partie a ployé et plié.»

Pour le ministre, «le vase était alors plus que plein, il débordait». Sans compter «des gens en mission de sabotage» au sein du ministère. L’ouverture du procès du putschiste Amadou Sanogo – qu’«on ne voulait pas juger parce que l’on craignait peut-être des révélations çà et là ou parce que l’on jugeait cela accessoire au vu du contexte» – puis la relaxe de l’activiste Ras Bath, finissent de convaincre l’avocat de mettre fin à son expérience de ministre. «Fatigué de prêcher dans le désert et de parler à des murs», il rend sa démission le 26 novembre 2017.

<strong>Par Fabien OFFNER</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Concertations régionales : les raisons de ne pas participer, les défis à relever</title>
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<pubDate>Thu, 29 Nov 2018 00:38:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le courant de la première semaine du mois d’octobre 2018, fuite organisée ou négligence administrative, le peuple malien prend connaissance, par le canal des réseaux sociaux, d’un projet de loi portant «découpage administratif», d’un projet de réorganisation administrative avec «création de circonscriptions administratives et de collectivités territoriales ; rattachement des villages, fractions, quartiers, communes et cercles». Si le nombre de régions ne varie pas, le projet prévoit une augmentation exponentielle du nombre de cercles et de communes.</strong>

Il suscite la désapprobation générale. Pour aplanir cette désapprobation, le ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation a décidé d’organiser des concertations régionales afin de recueillir l’avis des populations. Le MPR a choisi de ne pas y participer, pas par opposition de principe au régime, mais par fidélité à une ligne de conduite, celle qui consiste à ne s’associer à aucune action tendant à diviser notre pays ou à poser les fondements de sa partition future.

<strong>Le MPR a choisi de rester à l’écart de ces concertations régionales pour une série de raisons.</strong>

La première raison tient à la manière dont ces assises sont organisées. Sur ce point, moins d’une organisation, il faudrait plutôt parler d’inorganisation. D’ordinaire, pour associer le peuple, à travers ses différentes composantes, à une prise de décisions dont les conséquences influent sur le devenir de la Nation à plus ou moins long terme, les autorités  commencent par effectuer un travail en amont.

Suffisamment à l’avance, le projet gouvernemental est préparé et présenté par des spécialistes du droit et des experts en différents domaines. Ces derniers statuent sur son opportunité, sa pertinence, sa viabilité et sa faisabilité. Le résultat de leurs travaux sert à rédiger les termes de références et les documents de travail. L’ensemble est examiné à différents échelons de la prise de décision gouvernementale. Cela s’étend sur des mois.

Ce travail en amont n’a pas été effectué dans le cas d’espèce. Tout se passe comme si, à la suite du tollé provoqué par la découverte du projet, au préalable tenu secret, le ministère en charge de la Décentralisation a cherché à se rattraper à travers des concertations régionales ; d’où la grande précipitation avec laquelle celles-ci sont convoquées.

Des documents de travail ont été élaborés : un livret par région. Quand ont-ils été élaborés ? Où ont-ils été élaborés ? Qui en sont les auteurs ? En quoi concourent-ils à mettre fin à la rébellion avec le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’intégralité du territoire ? Telles sont certaines des questions que l’on est en droit de se poser et qui, à ce jour, restent sans réponse.

La deuxième raison de la non-participation du MPR aux assises régionales tient à la qualité des participants : un ensemble hétéroclite. Les assises vont regrouper d’une part, ceux qui auraient dû faire le travail en amont, les administrateurs et les spécialistes du droit, et, d’autre part, les représentants des partis politiques, les représentants d’associations et des notabilités dont la vocation réelle se situe ailleurs. Assurément, le choix est tout sauf fortuit. Qui peut, par exemple, imaginer des administrateurs allant à l’encontre des dispositions d’un projet émanant de leur département de tutelle ?

La troisième raison tient à l’opportunité des assises envisagées. Le projet de réorganisation administrative est présenté comme un «moyen de rapprocher davantage l’administration des populations», de «redimensionner les grands espaces pour permettre à l’Etat de mieux encadrer les collectivités territoriales et de favoriser l’atteinte des objectifs de développement économique, social et culturel».

Retenons, pour les besoins d’une hypothèse, que cela soit le motif réel incitant le pouvoir à procéder à une réorganisation territoriale. La vérification de l’hypothèse fera relever son caractère spécieux. En effet, le constat qui se dégage est que l’entreprise, toute louable qu’elle serait, ne s’inscrit pas dans les priorités qui doivent être les nôtres en cette phase de l’histoire de notre pays. Pour parler d’un meilleur encadrement des populations, il faudrait d’abord que celles-ci soient sécurisées, vivent en harmonie les unes avec les autres, se sentent complémentaires, solidaires. En outre, un Etat administre un territoire après l’avoir, au préalable, contrôlé et sécurisé. Or, tel n’est pas le cas actuellement de l’Etat  malien. Plus des deux tiers du  territoire échappent à son contrôle. Alors, de quelle utilité serait une réorganisation d’un territoire placé sous coupe réglée par les fossoyeurs de l’unité nationale ?

Cependant, les raisons évoquées pour procéder à la réorganisation administrative envisagée ne sont que des prétextes. Le projet, en réalité,  est conçu comme un des moyens de mettre en œuvre l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. L’Accord…, parmi  les «mesures destinées à assurer une meilleure gouvernance», exige «une plus grande représentation des populations du Nord au sein des institutions nationales».  Or, il n’échappe à personne qu’en augmentant, particulièrement dans le Nord avec une discrimination flagrante en faveur de certaines communautés, le nombre de régions, le nombre de cercles, le nombre de communes, on augmente, systématiquement le nombre de présidents de conseil de régions, de présidents de conseils de cercles, de maires, de députés, de sénateurs, de conseillers… Du coup, une tendance se trouve inversée, la tendance naturelle, avec la transformation d’une minorité sociologique en majorité politique. Ainsi se trouvent posés les fondements d’une gestion de l’Etat sur des bases ethniques et discriminatoires.

Enfin, la dernière raison pour laquelle le MPR s’abstient de participer aux concertations régionales tient au fait que ces concertations, tout comme la réorganisation administrative, censée en découler ne seraient que des actes inadéquats et inefficaces : de 1992 à ce jour, à la suite de différentes réorganisations administratives, l’Etat a créé au Nord du Mali 3 nouvelles régions, 15 cercles et plus de 50 communes ; aucune de ces mesures ne fut suffisante pour mettre fin à la récurrence des rébellions. Qu’on y regarde de près. En 2012, sous la pression de la rébellion, le gouvernement réorganise, dans un cadre général, la physionomie administrative du Nord du Mali avec, en particulier, la création de deux nouvelles régions, Ménaka et Taoudéni, et d’une série de cercles.

Ces régions ont été rendues opérationnelles avec la nomination des gouverneurs censés y représenter l’Etat. Cela ne fut d’aucun apport pour la restauration de l’autorité de l’Etat dans le Nord. Quant aux autres régions, elles restent, à ce jour, non opérationnelles, même si, pour des motifs électoralistes, les gouverneurs de certaines d’entre elles ont été nommés à la veille de la présidentielle de juillet-août 2018. De ce point de vue, tout se passe comme si, le pouvoir  procède  à une fuite en avant, en se constituant en soutien, et à son insu ou par faiblesse, des forces et puissances ayant déjà planifié la partition du Mali.

Telles sont, exposées, les raisons qui incitent le MPR à s’abstenir de participer aux concertations régionales prévues cette semaine à travers le pays. Pour le MPR, au sortir de la dernière élection présidentielle avec la crise qui en a résulté, ajoutée à celle qui prévaut depuis janvier 2012 ayant conduit à la partition de fait du Mali, les priorités pour notre peuple se situent ailleurs. L’important consiste à : considérer que la Patrie est en danger et à agir en conséquence en retenant que la rébellion n’est pas encore terminée (les séparatistes, au sortir de la Conférence d’Entente Nationale, n’ont-ils pas clairement fait comprendre qu’il n’y aura pas de paix tant que l’Azawad ne sera pas reconnu comme entité politique ?), en plaçant la sécurisation des régions troublées au centre des préoccupations ; se donner des délais pour parvenir à cette sécurisation, respecter ces délais et tenir le peuple constamment informé des progrès accomplis dans ce sens ; recouvrer notre souveraineté nationale à laquelle, en signant le Pacte pour la paix, les autorités ont délibérément renoncé en reconnaissant, officiellement, par cet acte, la tutelle des Nations Unies ; restaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national en mettant fin en particulier à la situation qui prévaut à Kidal et qui fait de cette localité un Etat dans l’Etat, en appliquant le DDR pour autoriser le redéploiement de l’Armée et de l’Administration dans les régions qui continuent d’échapper au contrôle du Gouvernement ;

- rétablir la confiance et le dialogue entre les décideurs politiques d’une part, entre ces mêmes décideurs et les populations d’autre part en faisant accepter, au terme d’un débat sincère, les conditions de tenue d’élections au terme desquelles chacun se reconnaîtra dans les résultats proclamés ; repenser en profondeur la décentralisation afin de prévenir la partition du Mali si l’on sait que celle-ci est inscrite dans l’agenda des idéologues du séparatisme dont l’un des porte-paroles les plus en vue, Bernard Lugan, n’a pas hésité à recommander, dans le numéro spécial de la revue l’Afrique réelle d’avril 2018 consacré à «l’impasse malienne» : «La sortie de crise doit donc se faire par une très large autonomie donnée aux trois Azawad» : «l’Azawad touareg, l’Azawad arabe, l’Azawad du fleuve», cette dernière entité étant présentée comme domaine des «Songhaï, Peul, Touareg, Maures, etc.»

Les autorités maliennes se sont engagées à mettre en œuvre, et de façon diligente depuis l’élection présidentielle, les dispositions de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Pour y parvenir, elles envisagent une réorganisation administrative à l’issue des travaux de concertations régionales. Le MPR choisit de se désolidariser de l’entreprise estimant qu’elle ne ferait qu’ajouter à toute une série de décisions non suivies d’effet tout en compromettant, dangereusement, l’intégrité territoriale, l’unité nationale et la cohésion sociale.

Expliquer son choix lui a été également l’occasion d’attirer l’attention sur les défis à relever pour une véritable sortie de crise.

<strong>Bamako, le 11 novembre 2018</strong>

<strong>Choguel Kokalla Maïga,</strong>

<strong>Président du MPR</strong>]]> </content:encoded>
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<title>2ème édition du petit déjeuner du CNPM :  Le capital humain et l’employabilité des jeunes au cœur des échanges</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/2eme-edition-du-petit-dejeuner-du-cnpm-le-capital-humain-et-lemployabilite-des-jeunes-au-coeur-des-echanges-2790136.html</link>
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<pubDate>Thu, 29 Nov 2018 00:32:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’invité de la 2ème édition du petit déjeuner du Conseil national du patronat du Mali (Cnpm) était le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Amadou Koïta. Il a échangé avec les chefs d’entreprises sur la problématique du développement du capital humain et de l’amélioration de l’employabilité des jeunes. C’était le jeudi 22 novembre au siège du Cnpm en présence de Mamadou Sinsy Coulibaly.</strong>

L’objectif de cette rencontre est de créer un climat de sérénité et de confiance et de marquer la volonté du secteur privé à apporter sa contribution dans la recherche de solutions au problème récurrent du chômage de masse dans notre pays. Il s’agit aussi d’instaurer un partenariat plus efficace entre les décideurs politiques et le secteur privé pour tout ce qui concerne l’emploi, la formation et le développement de compétences au Mali.

Dans son mot de bienvenue, le président du Cnpm, Mamadou Sinsy Coulibaly, a insisté sur un accompagnement constant de l’Etat en faveur des entreprises et l’instauration d’un dialogue fécond entre les deux parties. C’est à cette condition, estime-t-il, que «nous pourrons relever ensemble les défis qui s’imposent à nous et contribuer à susciter un développement du capital humain.»

À l’entame de ses propos, l’invité du jour, Amadou Koïta, a expliqué que l’employabilité, selon l’organisation internationale du travail, est l’aptitude de chacun à trouver et conserver un emploi, à progresser au travail et à s’adapter au changement tout au long de la vie professionnelle. Il dira que le capital humain n’est autre que l’ensemble des aptitudes, talents, qualifications, expériences accumulées pour un individu et qui déterminent en partie sa capacité à travailler ou à produire pour lui-même et pour les autres. «Le capital humain est facteur fondamental de développement. Aucun pays ne peut se développer sans mettre l’accent sur la promotion du capital humain», a déclaré le ministre Koïta.

Il a ensuite rappelé la vision gouvernementale sur le développement du capital humain et l’amélioration de l’employabilité des jeunes, présenté quelques initiatives concrètes en développement et donné des pistes de solutions. Abordant la vision gouvernementale, le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction civile a rappelé l’axe 3 du projet de société du président de la République, qui est articulé autour du développement de plusieurs secteurs interdépendants comme la santé, le développement social, les actions humanitaires, la famille, etc.

Concernant les initiatives en cours, Amadou Koïta a cité la maîtrise du taux de chômage, la faible qualification des jeunes, le sous-emploi et la faible capacité entrepreneuriale. Ces défis, selon lui, ont commandé la mise en place d’actions robustes au triple niveau juridique, institutionnel et programmatique.

Évoquant le 3ème aspect se rapportant aux pistes de solutions, l’invité du jour dira que le gouvernement est hautement conscient du fait que le secteur privé est et demeure le moteur de la croissance et créateur d’emplois. C’est pourquoi, à l’en croire, le gouvernement entend faire du partenariat public-privé le levier du développement du pays. Amadou Koïta a en outre fait savoir que le gouvernement entend faire du dialogue public-privé, le créneau des actions à poser en vue de répondre aux défis du développement du pays.

Il a par ailleurs exprimé sa volonté de dynamiser le cadre de concertation mis en place en janvier dernier en vue d’impulser la mise en œuvre de la politique nationale de l’emploi et de la formation professionnelle. Dans cette perspective, il a invité le président du Cnpm à réaliser une visite des centres de formation en vue d’identifier les axes possibles de partenariat. Avant de l’exhorter à faire de l’employabilité son créneau, car le secteur du développement du capital humain et de l’employabilité est un secteur pourvoyeur de richesses.

À la fin des échanges, des recommandations ont été faites, entre autres, la création des concertations pour traiter la fiscalité de l’emploi, la gestion des centres de formation, la relecture des textes portant sur la création et le fonctionnement des centres de formation.

Diango COULIBALY]]> </content:encoded>
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<title>Si je suis IBK, je ferais de Tombouctou une marque prestigieuse cotée en bourse</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/si-je-suis-ibk-je-ferais-de-tombouctou-une-marque-prestigieuse-cotee-en-bourse-2790181.html</link>
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<pubDate>Thu, 29 Nov 2018 00:30:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Selon le World Travel and Tourism Council, le tourisme est à 9% de contribution à l’emploi dans le monde. Soit 274 millions d’emplois. Selon toujours le même organisme, il contribue à la richesse du monde plus que l’industrie automobile, l’industrie pétrolière ou l’industrie agroalimentaire. Les activités du tourisme couvrent l’hébergement des visiteurs, la restauration, les agences de voyage, le transport des passagers, les activités culturelles, le commerce de biens et services caractéristiques du tourisme. Il contribue fortement au dynamisme de l’économie des territoires par ses effets indirects et induits.

Le Mali peut s’inscrire dans cette corrélation positive entre le développement du tourisme et le développement socio-économique d'un territoire. Il a les moyens de se hisser au niveau des plus grands pays touristiques du monde. Oui ! Il a singulièrement Tombouctou, un des noms de villes les plus légendaires de la terre. Le mythe, la construction imaginaire, que s’est fait le monde de cette ville est un potentiel touristique extraordinaire. Les professionnels du Marketing ne me contrediront pas si j’affirme que le nom Tombouctou est plus qu’une mine d’or. Si je suis IBK, je ferais du mythe des 333 saints de Tombouctou une marque capable d’attirer des milliards de dollars d’investissement.

Si je suis IBK, pour atteindre cet objectif, je demanderais à un groupe d’experts, composé d’architectes, d’urbanistes, de financiers, de communicateurs, de juristes, d’écologistes, de professionnels du tourisme, etc., de me proposer un programme Tombouctou. Le programme doit être développé à partir d’un «produit» touristique : «se marier à Tombouctou». Il s’agirait de vendre le mariage à Tombouctou au monde entier : Afrique, Japon, USA, Chine, Europe, pays arabes et asiatiques, etc. Le label «Se marier à Tombouctou» part du principe que les 333 saints de la ville couvrent de leur bénédiction tout mariage noué à Tombouctou.

À partir de cette norme, je demanderais au groupe d’experts de me proposer une série de packages «mariage», avec les produits dérivés et les divertissements qui les accompagnent. Pour cela, il doit envisager, sur la rive droite du fleuve Niger, la construction d’une nouvelle ville écologique, moderne, avec aéroport, port fluvial, voirie moderne, hôtels, transport urbain, espaces de loisirs, etc. Et sur la rive gauche, le programme doit proposer la restauration à 100% de la vieille ville de Tombouctou ainsi que toute sa voirie. Les travaux de construction de la nouvelle ville et de la restauration de la vieille ville incluront le désensablement  et l’aménagement de cette partie du fleuve Niger. Ce qui permettra le développement de plusieurs activités et services commerciaux liés au fleuve.

Le programme Tombouctou doit être en capacité : d’organiser chaque année 15 000 mariages, déclarations d’amour et renouvellements de vœux par an pour une dépense moyenne de 3 000 dollars liée à chaque activité (500 à 10 000 dollars selon les packages) ; de créer 10 000 emplois  directs ; de donner un rayonnement au Mali.

Tout cela doit apparaître dans le plan d’affaire que proposerait le groupe d’experts. Ainsi que le processus permettant l’évolution du programme vers le dépôt du nom Tombouctou comme marque. Et tous les produits, articles et services qui porteront le label Tombouctou.

Si je suis IBK, pour lancer ce programme et convaincre les investisseurs, je développerais un inédit programme de communication qui ferait revivre le mythe Tombouctou, populariserait les bonnes perspectives de la nouvelle dynamique du Mali post-crise au monde entier. Je créerais les «Cadi modernes» qui marient à Tombouctou selon les lois du monde entier, capables de parler anglais, espagnol, allemand, français, portugais, chinois, japonais ou arabe, avec leur habit officiel tout en couleur. Je les ferais inviter et présenter dans les plus grands festivals de cinéma au monde tels Cannes (France), Venise (Italie), New-York Tribeca (USA), Berlin (Allemagne), Toronto (Canada), Melbourne (Australie), Hong-Kong (Chine), etc., ainsi qu’aux Oscar…, pour leur donner une visibilité mondiale.

J’achèterais un espace pour afficher le nom Tombouctou à la finale de l’UEFA Champion League de football et du super bowl de la ligue de football américain. Je présenterais le plan d’affaire du programme Tombouctou lors d’un grand événement planétaire que j’organiserais à Doha (Qatar), en présence des investisseurs, des plus grands magazines people, chaînes de télévision et influenceurs du monde. À la semaine prochaine.

<strong>Alioune Ifra NDIAYE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cercle de Bandiagara : un camion transportant du bétail échappe à une attaque armée</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/cercle-de-bandiagara-un-camion-transportant-du-betail-echappe-a-une-attaque-armee-2790152.html</link>
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<pubDate>Thu, 29 Nov 2018 00:28:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un camion remorque transportant des bœufs en provenance de Koro a été attaqué mercredi 21 novembre entre les villages de Eguela et Bodio sur la route du poisson aux environs de 13 heures par des hommes armés circulant à moto, a appris Le Reporter de sources sécuritaires.</strong>

Les assaillants dont le nombre n’a pas été précisé par nos sources ont pris en chasse le véhicule sur une longue distance obligeant les occupants de la cabine de s’arrêter. Lesquels n’ont pas voulu obtempérer, a expliqué un témoin.

Les poursuivants ont donc commencé à tirer sur les pneus du camion pour obliger le chauffeur à immobiliser son engin. Mais, c’était sans compter sur la détermination des occupants qui ont poursuivi leur route jusqu’au niveau du village de Bodio, dans la commune de Doucombo, distante d’environ 18 km de la ville de Bandiagara.
Les assaillants ont été obligés d’abandonner leur projet avec la proximité du chef-lieu de cercle pour disparaître dans la nature. En dépit des recherches des éléments de la brigade territoriale de Bandiagara et du peloton de la Garde nationale, qui ont été dépêchés dans la zone après en avoir été alertés, ces malfrats courent toujours.

Ousmane DIAKITE]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Centre du Mali : «500 civils tués en sept mois», selon la Fidh</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/centre-du-mali-500-civils-tues-en-sept-mois-selon-la-fidh-2790148.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Nov 2018 00:23:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv3795508176msonormal" style="margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><b><i><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Ces chiffres sont révélés par la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (Fidh) dans un nouveau rapport publié le mardi 20 novembre 2018. Selon la Fidh, ces civils sont victimes d'exécutions sommaires, de tortures et de disparitions forcées. Elle demande aux autorités de changer d'approche pour la sécurité de la population au nord et au centre du Mali.</span></i></b></p>
<p class="yiv3795508176msonormal" style="margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Dans ce rapport, les défenseurs des droits de l'homme déplorent la situation sécuritaire dans le centre du Mali. Selon eux, 40% des attaques sont concentrées dans cette partie du pays. La fédération internationale des ligues des droits de l’homme estime que, de janvier à août 2018, près de 500 civils ont été victimes d'exécutions sommaires, de tortures et de disparitions forcées. </span></p>
<p class="yiv3795508176msonormal" style="margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">L’organisation soutient également que des dizaines de villages ont été brûlés, assiégés et leurs habitants pourchassés. Selon le responsable Afrique de la Fidh, Florent Geel, «les djihadistes se sont attaqués à tous les symboles de la présence étatique avant de se substituer à ce vide en imposant la charia». Toujours, d’après la Fidh, d'avril à juin dernier, il y a eu environ 300 morts dans le centre suite à des violences intercommunautaires.</span></p>
<p class="yiv3795508176msonormal" style="margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">
La Fidh avertit que «la seule réponse sécuritaire ne pourra suffire». Elle appelle à une justice exemplaire pour les auteurs d’exactions, et cela «quel que soit leur camp», conclut l'organisation.</span></p>
<p class="yiv3795508176msonormal" style="margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Ainsi pour Serge Daniel, spécialiste des questions sécuritaires, «il faut des méthodes d'approche pour rassurer la population». Aux dires de certains observateurs, la stabilité dans ces zones du centre ne peut être effective que par le développement et une justice équitable. Selon eux, malgré le déploiement de nombreux agents des forces de sécurité, le problème demeure. </span></p>
<p class="yiv3795508176msonormal" style="margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif"> <b>Ousmane DIAKITE</b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Festival international de la caricature et de la bande dessinée :  Caricaturistes et dessinateurs exposent leurs talents</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/festival-international-de-la-caricature-et-de-la-bande-dessinee-caricaturistes-et-dessinateurs-exposent-leurs-talents-2790146.html</link>
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<pubDate>Thu, 29 Nov 2018 00:20:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La 2ème édition du festival international de la caricature et de la bande s’est tenue du 22 au 24 novembre au musée national de Bamako, sous la présidence du secrétaire général du ministère de la Culture, Andogoly Guindo , en présence de l’ambassadeur de Belgique au Mali, Adrien Théâtre, et du président du festival, Adama Diongo. Le thème de cette édition était «femme et développement».</strong>

Le festival international de la caricature et de la bande dessinée met en valeur les talents des caricaturistes et dessinateurs maliens et attire l’attention sur le potentiel d’un véritable secteur économique.

Pour cette 2ème édition, le festival se concentre sur le thème «femme et développement». Un thème qui vient à point nommé d’autant qu’il a lieu à la veille de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes le 25 novembre et des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes.

À travers des dessins de Maliens, le festival international de la caricature et de la bande dessinée ouvre la réflexion sur les problèmes auxquels les femmes maliennes sont confrontées comme les violences basées sur le genre, leur représentation dans les institutions, la reconnaissance de leur contribution économique ou encore leur participation au dialogue pour la paix.

Pendant trois, des caravanes, concours, ateliers, conférences et expositions ont eu lieu. Les gagnants des différents concours (meilleure bande dessinée, meilleure caricature, meilleure artiste femme et meilleur lycée) ont reçu de nombreux cadeaux d’une valeur approchant 2 millions de Fcfa. Il s’agit de tablettes graphiques professionnelles, disques durs, clés USB, bandes dessinées, livres, du matériel de dessin et de peinture.

Le secrétaire général du ministère de la culture, Andogoly Guindo, a indiqué que le Fescab est bien parti pour s’inscrire dans la durée au rang des rendez-vous culturels majeurs de notre pays. Selon lui, l’objectif de ce festival est la valorisation et la promotion de cette discipline artistique que constituent la caricature et la bande dessinée, discipline exaltante mais peu connue du grand public malien et surtout des jeunes.

Pour lui, la caricature et la bande dessinée constituent deux styles d’expressions artistiques et littéraires qui reflètent et critiquent les réalités de nos sociétés. Cette 2ème édition sera un cadre d’échanges des expériences et d’innovation qui favorisera un engouement d’apprentissage des techniques de recherche dans les domaines de la caricature et de la bande dessinée chez les jeunes artistes et les scolaires, a-t-il ajouté.

L’ambassadeur belge Adrien Théâtre s’est dit heureux d’appuyer pour la 2ème année consécutive une opportunité de mettre ces artistes en lumière. Pour le président du festival international de la caricature et de la bande dessinée, Adama Diongo, cette 2ème édition a pour objectif principal de mettre en exergue la question des femmes par rapport au développement à travers la caricature et la bande dessinée.

«Nous voulons aussi démontrer à travers le thème «femme et développement» que la femme a un rôle à jouer dans le cadre du développement de son environnement. Nous avons voulu donner l’opportunité aux dessinateurs maliens de mettre sur papier ce rôle de la femme, pour amener les gens à engager une réflexion sur la question», a-t-il déclaré.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Association de la grande famille Sissoko : pour favoriser l’intégration et le brassage culturel</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/association-de-la-grande-famille-sissoko-pour-favoriser-lintegration-et-le-brassage-culturel-2790144.html</link>
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<pubDate>Thu, 29 Nov 2018 00:19:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’association de la grande famille Sissoko a été lancée le samedi 24 novembre à la maison des Aînés. Cette cérémonie couplée avec le 3ème anniversaire de la création de l’association s’est déroulée en présence de son président, Ibrahim Sissoko, de la marraine de la cérémonie, Keïta Aïchata Touré, et du parrain, Mamadou Sissoko.</strong>

Dans son discours, le président Ibrahim Sissoko a rappelé que, depuis sa création en 2016, l’association de la grande famille Sissoko a connu des moments d’hésitation entremêlés de lassitude et parfois même de sentiment d’abandon. À l’en croire, ce tournant décisif de l’histoire de l’association témoigne de la volonté de ces femmes et hommes qui ont cru à l’idéal du rassemblement et du vivre ensemble dans un contexte douloureux de l’histoire de notre nation.

Selon Ibrahim Sissoko, cette association est pour eux un espace d’échange, d’intégration et de brassage culturel et d’union entre le peuple africain en général et les Maliens en particulier afin de renforcer le Sinankouya et le Djo entre villages, ethnies, peuples pour pouvoir dédramatiser les conflits sociaux. «Il est important pour nous les jeunes de nous imprégner de nos valeurs culturelles et de revenir à nos sources ancestrales», a-t-il fait savoir.

Ibrahim Sissoko a profité de l’occasion pour lancer un appel à tous les Sissoko du Mali et de la diaspora à les rejoindre pour renforcer la cohésion sociale et tisser entre Sinankou les véritables bases institutionnelles de nos sociétés traditionnelles. «Nous disons non à toute forme d’idée séparatiste au sein de notre association», a lancé Ibrahim Sissoko. Avant de souligner que l’association projette la mise en place de son comité de Ségou en décembre 2018, de Koulikoro et Keniéba en janvier 2019 ; le renouvellement de son bureau et la commémoration de son 4ème anniversaire en mai 2019.

M. Sissoko a remercié les autorités du pays, la marraine de la cérémonie Keïta Aïchata Touré et le parrain Mamadou Sissoko, chef de quartier d’Hamdallaye, pour leur soutien. Il a rendu un grand hommage à toutes les notabilités des grandes familles Sissoko du Mali, du Burkina Faso, de la Gambie, du Sénégal, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire, etc.

Notons que l’association de la grande famille Sissoko a été créée en 2011 sur Facebook par Aboubacar, le muezzin, juste dans le but de pouvoir sympathiser ou communiquer avec les frères et sœurs à travers les réseaux sociaux. La donne va changer 4 ans plus tard avec l’arrivée de Mody Sissoko, connu sous le nom de l’écrivain de la savane en janvier 2015. Il multiplia des publications sur la page Facebook de l’association.

Déterminé à sortir du virtuel, Mody Sissoko a mis en place un staff de personnes dont 9 ont répondu à l’appel le 4 avril 2015 au camp de la base 101 chez le feu Majou Saiba Sissoko. C’est là que tout est parti pour la mise en place officielle de l’association.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Hamadoun Kouffa  tué</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/hamadoun-kouffa-tue-2790140.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Nov 2018 00:19:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La mort de Hamadoun Kouffa est confirmée. Hamadoun Koufa a été tué lors de la destruction de la base de la Katiba Ansar Eddine du Macina, au cours d'une opération coordonnée par les Fama et Barkhane.  Hamadoun Hassan Barry vient de Guimbala non loin du village appelé Kouffa, appartenant au cercle de Niafunké. Ses surnoms sont Tenkadi, Borry et Sékou. Son âge était estimé entre 55 et 60 ans. Il mesurait environ 1,77 et pesait plus de 100 kg, et avait au moins trois femmes. «Ce qui aurait été déterminant c’est même l’infiltration du groupe jihadiste par le renseignement militaire malien. Ces va-et-vient auront été surveillés mais surtout, l’endroit considéré comme sa base a été identifié. Les informations ont été partagées avec les partenaires sur le terrain, Barkhane, mais également des forces de sécurité d’autres pays amis», explique un haut gradé. Et d’ajouter : «Kouffa a été blessé avant de mourir mais même étant blessé, les Fama qui ont mené toutes les opérations au sol, surveillaient la zone jusqu'à la fin de l'opération terrestre».

<strong>Les Fama ont participé  </strong>

Depuis plusieurs mois, les services de renseignements militaires du Mali ont collecté une masse d'informations sur la Katiba Ançar Eddine du Macina (KAEM), et ces renseignements précis ont été partagés avec les partenaires. Grâce à cet appui et cette coordination et avec l'aval des autorités militaires, une opération a été rendue possible le 23 novembre, et cette opération a permis la neutralisation de plusieurs cadres du KAEM dont Djourétou, le chef de base, Bobala, le chef des opérations, Hamadoun Kouffa qui était localisé depuis un moment par les renseignements militaires. L'état-major adresse ses vives félicitations aux Fama et les exhorte à poursuivre l'effort de sécurisation du territoire.

<strong>Honteuse opposition </strong>

L'opposition malienne a montré son vrai visage. Le Front de sauvage de la démocratie (Fsd) et la Coalition des forces patriotiques (Cofop), qui devraient avoir au moins une trentaine de députés, ne se sont pas opposés au vote de la prorogation du mandant des députés. Ils avaient pourtant dénoncé les concertations régionales lors de la visite de prise de contact du PM chez les leaders politiques. Le chef du gouvernement avait annoncé les échéances électorales de 2019 avec le référendum en mars 2019, les élections législatives en mai 2019, les élections sénatoriales en juillet 2019 et les élections locales en novembre 2019. Tout cela avait été décrié par les opposants. Mais, devant l'argent, leurs députés ont voté la prolongation. Leur marche du 04 décembre risque de ne pas se tenir parce que plusieurs jeunes et responsables d’associations sont démotivés à cause du comportement des députés de l'opposition.

<strong>Des villages ciblés </strong>

Le village de Guiwagou (cercle de Bankass) a été attaqué le 18 novembre 2018 par les dozos de Dan Nan Amassagou. Selon les habitants de la zone, à la veille soit le 16 novembre, des milices ont attaqué Perga et Perkoy dans la commune de Wakoro. À Perga, ils ont enlevé trois personnes (Modibo Diagayeté, Yaya Diagayeté et Modi Diagayeté). À Perkoy, ils ont tué deux personnes : Boubacar Sidibé et M. Barry. Les milices ont attaqué à l’arme lourde le village de Youhagou et celui de Diabéle dans la commune rurale de Kaniboson au petit matin et à 16 heures, quand les gens étaient à la mosquée, les mêmes bandits armés sont revenus. Selon nos sources, ce sont des villages, familles et communautés peules qui étaient ciblés par les dozos qui sont les auteurs des différentes attaques dans le cercle de Bankass.

<strong>Diadié Boucari égorgé </strong>

Le 20 novembre, une double attaque a ciblé les Forces armées maliennes (Fama). Le bilan est de 3 morts et 8 blessés dont un grave à Boni dans la région de Mopti, et Sokolo dans la région de Ségou. Alors qu'un chef de village a été égorgé lors de la foire hebdomadaire de Bankass dans la région de Mopti. En revenant d'une patrouille, aux environs de 13 heures, un véhicule de l'armée malienne a sauté sur un engin explosif à Boni dans la région de Mopti. L'attaque a été suivie de tirs nourris d'armes automatiques. Trois militaires maliens ont été tués et 4 blessés. À Sokolo dans le cercle de Niono (région de Ségou), 3 gendarmes ont été blessés dont 01 grièvement lorsque leur véhicule a sauté sur un autre engin explosif. Par ailleurs, le chef du village de Djabel (Dianweli) Diadié Boucari a été égorgé par des hommes armés non identifiés en pleine foire de Bankass. Djabel est un village situé à 12 km de Bankass dans la commune de Kanibonzon. Ce village avait déjà été attaqué il y a trois jours par des hommes armés non identifiés et qui n'ont toujours pas été arrêtés.

<strong>Le Mali indivisible </strong>

«Le Mali ne sera pas divisé entre les ethnies, entre les communautés. Personne n'aura sa portion de terre parce qu'il est Bwa, Bamanan, Sarakolé, Peul, Touareg. Tant que je respire, il n’y aura aucune partition du Mali. L'Etat s'assumera et prendra ses responsabilités». Ces propos ont été tenus lors de la présentation de vœux du nouvel an 1991. Le président Moussa, répondant au Grand Imam de Bamako (Balla Kalé), parlait ainsi de la rébellion (et des revendications des rebelles). Les propos, en son temps, avaient été sortis de leur contexte et manipulés par les opposants d’alors, en disant que «Moussa a promis de ceindre une couronne d’enfer sur la tête des Maliens», et utilisés, après le 26 mars 1991, pour le discréditer. La vérité rattrape aujourd’hui les Maliens (qui avaient été trompés et abusés). Surtout après les multiples concessions faites à la rébellion, qui n’ont servi qu’à diviser et détruire le Mali, et ce par la faute de ses dirigeants.

<strong>L'apport des médias </strong>

Une vingtaine de femmes et hommes de médias venus du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali, du Niger et du Togo ont pris part à l’atelier régional sur la gestion intégrée des sécheresses et inondations : apport des hommes/femmes de médias dans le plaidoyer et la sensibilisation en Afrique de l’Ouest. La rencontre co-organisée par le Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’Ouest (GWP-AO), l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV) et le Partenariat national de l’eau (PNE) du Burkina Faso s’est tenue du 20 au 22 novembre 2018 à Ouagadougou dans les locaux de la Direction exécutive de l’ABV. Les participants ont tous indiqué, à l’issue de l’atelier, avoir une meilleure compréhension des différents types de sécheresses, des inondations et les problématiques liées à leur gestion intégrée. Ils ont indiqué avoir désormais une bonne compréhension de l’implication et du rôle à jouer par les médias dans la promotion de la gestion intégrée des sécheresses et des inondations en Afrique de l’Ouest dans leurs pays respectifs pour un développement durable.

<strong>L’opposition lâchée par ses députés</strong>

La loi organique sur la prorogation du mandat des députés à l'AN vient d'être adoptée : 137 pour ; 5 abstentions et 0 contre. Sur un total de 146 députés, 142 ont pris part au vote, 4 députés (tous du parti Sadi) étaient absents. Sur les 5 députés de Sadi seul un (Nango Mariko de Koutiala) a pris part au vote. Outre les 106 députés de la majorité, 28 députés au moins de l’opposition ont voté la loi. Seulement cinq députés de l’opposition se sont abstenus. Ce sont : Mody N’Diaye (Urd), Soumaïla Cissé (Urd, procuration à Mody N’Diaye) ; Nango Mariko (Sadi), Oumar Mariko (Sadi), procuration à Nango Mariko) ; Ibrahim Ahmadou Dicko (démissionnaire du Rpm, élu Gao).

<strong>Décompte </strong>

Sur les 5 députés de Sadi, 3 n’ont pas pris part au vote. Nango Mariko présent dans la salle s’est abstenu pour lui et Oumar Mariko. Se sont abstenus deux députés de l’Urd sur 21 députés que compte le Groupe parlementaire VRD ; deux députés de Sadi sur 14 que compte le groupe parlementaire Adp-Sadi ; et un député démissionnaire du Rpm. Donc, ont voté pour la prolongation du mandat des députés, au total, 19 députés sur 21 que compte le groupe VRD (19 députés Urd, 1 député Parena et 1 député Prvm), 9 députés sur 14 que compte le Groupe parlementaire Adp-Sadi (5 députés pour le Sadi et 9 députés pour Adp-Maliba).

<strong>La petite milice </strong>

Un nouveau groupe armé peulh est en train de voir le jour. Son chef, un certain Sékou Bolly, est un ancien officier de l'armée malienne radié pour vol d'armes. Il a créé une base près de Sévaré (Mopti) où des jeunes peulhs dont des anciens djihadistes l’ont rejoint avec armes et bagages. Il dit lancer un message à la communauté nationale et internationale que tous les Peuls ne sont pas des djihadistes. En 2016, Sékou Bolly avait été interpellé par la brigade mixte de Sévaré pour détention d'arme de guerre dans sa maison et conduit à Bamako à la  SE (Sécurité d'État). Après un moment là-bas, il avait été transféré à la maison d'arrêt de Koulikoro. Son mouvement inquiète Hamadou Kouffa qui n'a pas hésité à faire un message audio spécial pour le mettre en garde. Mais sa mission consiste à quoi ? Si c'est pour montrer à la communauté internationale que tous les Peuls ne sont pas djihadistes, il n'a pas besoin de créer un groupe armé.

<strong>Le rapport de trop </strong>

Le centre du Mali concentre 40% des attaques djihadistes au Mali avec plus d’un millier de morts. C’est ce qui ressort d’un rapport du FIDH et de l’AMDH rendu public mercredi dernier à Bamako. Ce rapport est le fruit d’une enquête de terrain menée entre mai et juillet 2018 par les deux organisations de défense des droits de l’homme dans les régions de Mopti et de Ségou. Il paraît au moment où plusieurs chefs djihadistes appellent à la poursuite et à l’extension du conflit en s’appuyant sur les différences communautaires. Le porte-parole du gouvernement malien rejette les conclusions de ce rapport de l’AMDH et de la FIDH sur la situation sécuritaire au centre du Mali. Amadou Koita estime que les accusations portées contre les Fama (les Forces armées maliennes) dans le centre du pays sont «infondées» car ne s’appuyant sur aucune preuve.

<strong>Gallery Rama Design</strong>

La nouvelle vitrine de l’artisanat malien et de l’art contemporain à Bamako. À travers le vernissage de la première exposition de Fatoumata Boukounta Armand Sangaré (Artiste, peintre et décoratrice), le 19 novembre 2018, le Mali s’est découvert une nouvelle vitrine de promotion de son artisanat : la Galerie Rama Design (Quinzambougou, Rue 542, Porte 248). Vitrine de la créativité d’un talent, mais aussi de la diversité culturelle du Mali à travers l’artisanat et l’art contemporain.  Les œuvres de «Boukounta Sangaré» séduisent non seulement par leur style original, mais aussi par la subtile finesse dans leur finition. Par le choix de ses matières (étoffes tissées, teintures traditionnelles, cuivre, bronze, perle…) et de ses techniques, Boukounta revisite le patchwork et donne une nouvelle âme à l’art contemporain. Et cela avec un style atypique qui rehausse des accessoires traditionnels aujourd’hui gardés dans le tiroir généralement par complexe. Visitez cette vitrine de l’authenticité culturelle, artistique et artisanale malienne qui vous ouvre largement ses portes à travers la Galerie Rama Design à Quinzambougou, près de Le Rabelais.]]> </content:encoded>
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<title>Le projet de découpage territorial au Mali : Gouvernants, gouvernés et partenaires du Mali, ressaisissez&#45;vous !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-projet-de-decoupage-territorial-au-mali-gouvernants-gouvernes-et-partenaires-du-mali-ressaisissez-vous-2790188.html</link>
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<pubDate>Thu, 29 Nov 2018 00:14:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’existence du Mali, au moins dans sa partie Nord, se joue pleinement en ce moment. En effet, le projet du Ministre Ag Erlaf de l’Administration Territoriale n’a rien à voir avec l’Accord pour la paix d’Alger. Et c’est avec beaucoup d’inquiétudes et de craintes légitimes que nous avons parcouru le projet de découpage territorial, un projet osé et d’une rare arrogance qui laisse entrevoir derrière tout un stratagème qui, à terme, détruira le Nord du Mali et même le Mali tout entier. Un principe en droit constitutionnel qui ne sera jamais démenti dit bien : «Qu’un Etat Faible ne décentralise pas».</strong>

Aujourd’hui, tout le monde est d’accord que le Mali traverse une crise sans précédent, qui menace son existence et le meilleur moyen de faire du champ à cette menace est bien ce genre d’initiative. Le projet de découpage territorial qui au Nord érige d’entités désertiques en circonscriptions administratives non viables car très peu peuplées et où chaque famille dispose de son arsenal de guerre viendra, éloigner, voire anéantir définitivement les fonctions régaliennes de l’Etat du Mali sur cet espace. Retenons que le Nord n’est toujours pas dans le giron national malgré tout ce qui se dit.

Une autre violation inacceptable de la Constitution, loi suprême du Mali, est que ce projet de découpage va sur une base ethnique et raciale. L’Accord pour la paix d’Alger parle effectivement d’autonomie prononcée par la décentralisation, elle ne parle nullement d’une décentralisation qui menace la paix, détruit les solidarités existantes entre les Communautés depuis des millénaires. Mieux, cette décentralisation voulue par l’Accord pour la Paix d’Alger doit venir largement après les «D.D.R  (Démobilisation, Désarmement et réinsertion des Combattants) ; la montée réelle en puissance des forces armées et de sécurité ; le recouvrement total de la souveraineté sur l’étendue du territoire national jusqu’à la frontière Algérienne à «TENZAWATEN» et enfin le retour des populations déplacées. Ce sont là les préalables non négociables nécessaires et obligatoires, avant de passer à l’autonomisation.

L’Accord ne parle non plus de décentralisation sur une base ethnique ou raciale : Entités Touarègues à part, Entités Arabes à part, les Sédentaires à part ; une violation inacceptable de la Constitution du 25 Février 1992 modifiée par la loi du 02 Août 2011 : Son Préambule, les articles 25 et 29 notamment ; la décentralisation pour être viable doit d’abord être pensée par les populations à la base et formalisée ensuite au niveau central. Rien, absolument rien ne doit venir du sommet vers la base si on veut aller à la paix.

<strong>Maître MAÏGA Abouba Aly</strong>

<strong>Avocat à la Cour</strong>

<strong>Ancien Membre du Conseil de l’Ordre</strong>

<strong>Membre de l’Union Internationale des Avocats </strong>

<strong>Membre du barreau Pénal International </strong>

<strong>Président Assistant du Président du Barreau Pénal International chargé de l’Afrique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kalifa Sanogo maire de Sikasso :  «Bolodi Gnogoma Ton fait de la démagogie avec sa requête de fermeture des bars illégaux»</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/kalifa-sanogo-maire-de-sikasso-bolodi-gnogoma-ton-fait-de-la-demagogie-avec-sa-requete-de-fermeture-des-bars-illegaux-2790163.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/kalifa-sanogo-maire-de-sikasso-bolodi-gnogoma-ton-fait-de-la-demagogie-avec-sa-requete-de-fermeture-des-bars-illegaux-2790163.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Nov 2018 20:59:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Face à la prolifération de bars illégalement ouverts dans la ville de Sikasso, l’Association Bolodi Gnogoma Ton a interpellé le maire Kalifa Sanogo pour des mesures de fermeture. Ayant compris autrement la démarche de l’association, le maire Khalfa a boudé ses interlocuteurs qu’il qualifie d’usurpateurs et de démagogues. Regards croisés. </strong>

L’association Bolodi Gnogoma Ton, suite à la 1<sup>ère</sup> édition de sa conférence-débat tenue le samedi 7 octobre 2017, qui avait pour thème «Force à la loi», avait saisi le maire Khalfa Sanogo sur la question de la prolifération des bars illégaux dans la ville de Sikasso dont il est le premier citoyen.

Dans sa lettre du 26 novembre 2017 adressée au maire de la commune urbaine de Sikasso, l’association Bolodi Gnogoma Ton avait ainsi interpellé le maire : «au-delà des préjudices que ces bars causent à leurs voisins (tapages nocturnes, troubles à l’ordre public...), nous vous informons qu’il y a un bar dont je vais taire le nom, qui reçoit trois jours dans la semaine, des dizaines d’élèves et d’enseignants pendant des heures de cours. Cependant, nous vous laissons le soin d’apprécier vous-même cette information après l’avoir vérifiée.»

Pour le maire Khalfa Sanogo, Bolodi Gnogoma Ton est une association d’entre-aide et non un censeur qui doit se mêler de la vie publique. Selon  ses propre mots, «si Bolodi Gnogoma Ton était une organisation de la société civile qui dans ses statuts qui lui ont valu le récépissé avait dit que c’est pour surveiller les services publics, en ce moment ça ne sera plus Bolodi Gnogoma ton, mais une association pour la surveillance de la vie publique».

Selon Khalfa Sanogo, Bolodi Gnogoma Ton fait de la démagogie. «Les bars, je n’en ai ouvert aucun depuis que je suis arrivé. En vérifiant les registres vous verrez que les bars étaient là bien avant. Et Bolodi Gnogoma Ton existe depuis quelques années. Alors pourquoi, ils ne se sont pas intéressés à ces bars avant puisqu’il n’y en a pas eu d’ouvert pendant notre mandat de deux ans ? Pourquoi, ils insistent tant sur cette affaire alors que les bars existent bien avant notre arrivée ?» s’interroge le maire Khalfa Sanogo.

À l’en croire, après sa prise de fonction, le 4 janvier 2017, déjà le 28 février 2017, il avait annulé l’ouverture d’un bar comme l’indique l’ordonnance N°79 portant annulation d’autorisation du bar Terminus au quartier Lafiabougou Sikasso. Le maire soutient avoir rencontré l’association Bolodi Gnogoma Ton pour la première fois en avril 2017 alors qu’il était déjà dans la perspective de fermeture de ces bars.

«Ils sont mal partis pour mettre une quelconque pression pour me demander de fermer ces bars. Cela n’est pas de leur ressort. J’ai même demandé à mes services de faire le point des bars qui sont dans la légalité et ceux qui ne le sont pas. Il y a quatre mois que j’ai envoyé des lettres de sommation pour qu’ils se mettent en règle. Nul ne me poussera par démagogie et opportunisme à fermer un quelconque bar», peste-t-il.

L’association Bolodi Gnogoma Ton, lors de sa dernière conférence le 13 octobre 2018, avait voulu marcher le 20 octobre pour manifester sa déception devant le refus du maire de s’impliquer dans le dossier des bars illégaux. Le maire Khalfa Sanogo rétorque que ce n’est pas du ressort de cette association de lui demander des comptes sur la fermeture des bars. «C’est pourquoi d’ailleurs, j’ai refusé d’autoriser la marche qu’ils avaient prévue pour le 20 octobre, devenue un sit-in devant la mairie  et un meeting devant le Conseil de cercle de Sikasso. J’en ai fait ampliation de la réponse au procureur et au commissaire de la police», explique-t-il.

Le président de l’association Bolodi Gnogoma Ton, Yaya Ouattara, se dit surpris de la réaction du maire qui affirme que Bolodi Gnogoma Ton n’est pas dans son rôle d’interpeller le maire. «Nous sommes une association pour le développement de la ville de Sikasso. Je rappelle que nous avons mené des activités d’intérêt public avant que Khalfa ne devienne maire et au cours de son mandat, nous en avons fait des réalisations, comme rabibocher le bitume ; nous avons fait des ponts dans cette ville à des sommes colossales pour rendre la vie supportable aux Sikassois dont il a lui-même apprécié la portée», rappelle M. Ouattara.

Yaya Ouattara estime que la population de Sikasso est aujourd’hui outrée de la prolifération des bars et l’autorité qui doit apaiser la population est le maire parce qu’il y a des textes qui règlementent l’ouverture des espaces de loisirs comme les bars. Les bars dont les gens se plaignent violent les conditions d’ouverture et c’est pourquoi Bolodi Gnogoma Ton  demande leur fermeture.

«Si le maire estime que nous n’avons pas compétence à l’interpeller, il faudrait peut-être redéfinir les prérogatives d’un maire et pour qui il est élu. Ce que nous savons, c’est que n’importe quel citoyen jouissant de ses droits civiques peut interpeller le maire, et nous sommes une association de développement de la troisième région», argumente le président de Bolodi Gnogoma Ton.

<strong>Gabriel TIENOU </strong>

<strong>Envoyé spécial à Sikasso  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Koro : un affrontement entre Fama et Dan Nan Ambassagou fait 4 morts, 5 blessés et 15 individus arrêtés</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/koro-un-affrontement-entre-fama-et-dan-nan-ambassagou-fait-4-morts-5-blesses-et-15-individus-arretes-2788939.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Nov 2018 05:44:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cercle de Koro, plus précisément dans le village de Koromatintin, la tension est montée entre les Fama (Forces armées maliennes) et les combattants du groupe d’autodéfense Dan Nan Ambassagou. Un bilan provisoire fait état de 4 morts, 5 blessés et 15 individus arrêtés.</em></strong>

«Le dimanche passé, des hommes armés non identifiés ont réveillé les populations du village de Koromatintin, commune de Dougoutené 2, par des coups de feu. Face à cette situation, les combattants de Dan Nan Ambassagou sont allés s’installer dans le village pour la sécurité des populations et de leurs biens», explique Youssouf Toloba, chef d'état-major de la  milice dogon.

«Le même jour cinq véhicules pick-up d’un détachement des Fama, basé à Koro et conduit par le Colonel Modibo Koné, a encerclé ledit village. Vers 5 heures du matin, deux autres pick-up sont venus en renfort et ont ouvert le feu», selon les responsables de Dan Nan Ambassagou. Lesquels estiment que les dégâts sont importants.

«Quatre blessés graves ont été évacués à l’hôpital Sominé Dolo, la concession de Mariam Togo a été incendiée et deux autres détruites, 11 motos des chasseurs brûlées, plusieurs personnes portées disparues et plusieurs animaux emportés par les Fama. Le lendemain des hommes armés sont venus occuper le village et aujourd’hui il est sous contrôle des hommes du groupe Dan Nan Ambassagou», assure Youssouf Toloba, son chef d’état-major.

Le gouverneur de la région de Mopti explique les faits en d'autres manières. Selon le général de division Sidi Alassane Touré, «les éléments des Fama étaient en patrouille dans le cercle de Koro. Ils ont entendu des coups de feu et se sont rendus dans la localité. Dès que les chasseurs dogons ont aperçu leurs véhicules, ils ont ouvert le feu sur eux. L'armée a riposté, il y a eu des échanges de tirs».

Le gouverneur affirme que la zone de Koromatintin est très «dangereuse» en raison des infiltrations d'autres groupes armés. «Le bilan est de 4 morts, 5 blessés qui reçoivent des soins à l'hôpital de Mopti et les Fama ont arrêté 15 personnes», déclare le gouverneur.

Le groupe Dan Nan Ambassagou est en colère puisqu’il estime que ce n'est pas la première fois que les Fama s'attaquent à leurs positions. «Il est important de rappeler que c’est le même détachement conduit par le colonel Modibo Koné qui avait incendié 93 motos des chasseurs dogons», confie Youssouf Toloba, le chef d’état-major de Dan Nan Ambassagou.

«J'attire l’attention du gouvernement et l’invite à prendre toutes les dispositions pour faire la lumière sur  cet acte barbare du colonel Modibo  Koné qui n’est pas à son premier acte et d’infliger des sanctions à ces malfaiteurs qui viennent s’attaquer à des Maliens qui ont, de façon volontaire, décidé de sécuriser leurs parents», ajoute-t-il.

Il demande  par ailleurs la libération sans délai des chasseurs arrêtés par les Fama et la restitution de tous les biens saisis. Et invite le gouvernement à faire le choix entre le pays dogon et le colonel Modibo Koné.

«Rien n'est perdu et cette attaque ne change en rien l'accord signé par Dan Nan Ambassagou. C'est à eux de nous indiquer où ils sont basés. Mais ils ne peuvent pas continuer à tourner partout comme par le passé, parce qu'ils ont été clairs lors de la signature de la convention de cessez-le-feu avec le gouvernement», déclare le général de division Sidi Alassane Touré, gouverneur de la région de Mopti.

<strong>Kassim TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le choc de l&amp;apos;albinisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/le-choc-de-lalbinisme-2788882.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Nov 2018 05:42:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Bamako le 16 novembre 2018. Antoine Gliksohn de Genespoir, une association française de défense des albinos, a fait un exposé sur le thème «Les problèmes auxquels font face les personnes atteintes d'albinisme». «L'albinisme ce n'est pas une maladie, l'albinisme ce n'est pas contagieux. On associe traditionnellement l'albinisme à des personnes qui ont la peau et les cheveux blancs. Le nom albinisme vient du mot latin albus qui veut dire blanc. Albinisme c'est une infection génétique rare et universelle. On trouve les personnes albinos dans tous les groupes humains, dans toutes les régions du monde. Globalement, on peut penser que la fréquence de l'albinisme est assez souvent sous-estimée ; il est vraiment temps de mener plus d'études sur le sujet pour avoir une vision précise de la situation. La pigmentation, la mélanine c'est ce qui constitue notre protection naturelle contre les rayons UV du soleil. Ces rayons ultra-violets qui sont dangereux pour notre peau. Il est très important que les personnes albinos se protègent contre le soleil. Les personnes albinos ont tous en commun une déficience visuelle, elles voient mal de loin comme de près. Si on se protège correctement la peau, l'expérience de vie d'une personne albinos va être la même que celle du reste de la population.»

<strong>Le CDR assure </strong>

Lors du grand concert gratuit organisé le samedi 17 novembre à Fana, pour rendre hommage à la petite Ramata Diarra, albinos assassinée le 13 mai 2018, le CDR de Fana a joué un grand rôle dans l'organisation de l'événement. Selon les organisateurs, la manifestation a réuni plus de 5000 personnes, une première en matière de mobilisation à Fana. Les jeunes du CDR ont veillé au grain, les sorties et les entrées dans les allées entre le public. La très dynamique équipe a fait de son mieux. Les agents de police, la garde nationale et les gendarmes étaient tous sur place et dans les alentours du stade de football de Fana. À l'intérieur, le CDR et ses jeunes braves ont donné le meilleur d'eux-mêmes. Il n’y a eu aucune bousculade encore moins de tension entre les gens. Bravo aux jeunes du CDR Fana ! À signaler que Ras Bath était au concert mais n'a pas voulu se présenter publiquement.

<strong>Encore le Moc </strong>

Un officier du Moc (Mécanisme opérationnel de coordination) a été assassiné à Tombouctou. Moulaye Touhami était sur une moto avec un autre élément du Moc le dimanche peu avant 11 heures, lorsqu'il est surpris par des hommes armés à bord d'un pick-up de couleur blanche. Armé, Moulaye a tenté de se défendre, mais ses assassins étaient déjà en avance sur lui. Son camarade qui le conduisait a pu s'échapper grâce à un camion de couleur orange qui lui servait de rempart. Des témoins indiquent qu'il est revenu quelques minutes plus tard, habillé en civil, pour voir dans quel état se trouvait son camarade. Mais il était trop tard. C'est la énième fois qu'un officier du Moc ou des Fama est assassiné en pleine ville. Les populations de Tombouctou exigent le désarmement de tous les groupes armés.

<strong>Gao dit non </strong>

Depuis les événements douloureux de janvier 2012, le peuple malien, à travers des dignes fils, a répondu à l'appel du Mali. Ces dignes fils, debout sur les remparts, se sont sacrifiés pour l'honneur du Mali. Leurs efforts soutenus ont surtout hissé le drapeau du Mali. Outre la résistance civile, la lutte par les armes a été déterminante, à Konna, à Tabankort, etc. Ainsi, les mouvements de la plateforme ont redonné espoir au peuple. Toujours fidèles à leur combat, les mouvements de la plateforme (Cmfpr1, Cmfpr 3, le Gatia, le Maa) et CMFPR 2 de la Cma ont dit une fois encore non à une politique haineuse incarnée par un découpage territoriale inique, qui risque de mettre le pays sur la voie du déclin. «Nous prenons les communautés africaine et internationale à témoin et lançons un vibrant appel au peuple malien de se dresser comme un seul homme et à apporter aide et assistance à ces hommes et femmes qui ont décidé de protéger notre unité et notre cohésion nationale par le sacrifice ultime», disent-ils. Ces groupes armés sont opposés au découpage territorial dans la région de Gao et avec la société civile ont empêché la tenue des concertations à Gao.

<strong>Félicitations aux Aigles </strong>

Le samedi 17 novembre 2018 est désarmais inscrit dans les annales du football malien, parce que c'est ce jour que les Aigles du Mali ont battu le Gabon à domicile 1 but à zéro pour se qualifier à la CAN 2019 au Cameroun. Félicitations aux Aigles et à leur entraîneur intérimaire malien Magassouba. Cet entraîneur avait été vilipendé avant même le dernier tour. Nous avons rarement vécu ça au Mali, alors qu’on était habitué aux calculs compliqués avec des équations en tout genre durant les éliminatoires. Bravo à Magassouba de nous avoir préservés de la déprime.

<strong>Encore de la barbarie </strong>

Après le 2 juin 2018, à l'intérieur du siège de l’ADP-Mali, on a assisté à une nouvelle barbarie de la part du régime incarné par IBK. Le vendredi 16 novembre, les partis politiques d'opposition voulaient faire leur meeting sur le découpage territorial suite à leur conférence populaire de la veille au Palais de la culture Amadou Hampâté Bah. Les forces de l'ordre avaient envahi la Bourse du travail bien avant l'arrivée des militants de l'opposition. Venus tous dans un car, les leaders de l'opposition, à peine descendus du car et le temps d'échanger avec les responsables des forces de l'ordre, ont été gazés. Faisant plusieurs blessés dont le plus grave est l'honorable député Amadou Araba Doumbia du parti Sadi élu à Niono. Il fut admis à la Clinique Pasteur. Cette barbarie n'est pas à encourager, elle est contraire aux principes démocratiques.

<strong>Niono en colère </strong>

Très populaire à Niono, député exemplaire, l'agression par les forces de l'ordre de leur député a courroucé la jeunesse de Niono. Elle a envoyé une délégation à Bamako pour s'enquérir de l'état de santé de l’élu, puis échanger avec les responsables du parti Sadi. En plus des jeunes, le cercle de Niono même a envoyé une  délégation. Niono se prépare à organiser une grande marche. Pour cette marche, toutes les populations des différentes communes ont décidé d'apporter leur soutien. Les paysans des zones de l'office du Niger y participeront en solidarité avec le député du parti Sadi qui est réputé très dévoué à la cause de toutes les populations du cercle de Niono. Les femmes ne sont pas restées en marge, pour elles, l'honorable Doumbia a toujours été à leurs côtés et de façon désintéressée.

<strong>Le Mali des défis </strong>

Une opposition radicale, une majorité sourde, un pays en crise avec des  défis à surmonter qui sont nombreux et énormes. Certains Maliens en ajoutent tous les jours, alors que les anciens problèmes ne sont pas réglés. Les problèmes dans l'éducation consécutifs à des réformes inopportunes, les problèmes dans l'armée avec sa politisation à outrance causant l'indiscipline et la non maîtrise des hommes par un commandement très éloigné de la troupe. Et avec une politique d'équipement sur mesure pour ne pas offenser la métropole. Sinon, un pays vaste comme le nôtre a besoin d'avions rapides et de longue portée. L'Occident ne nous en vendra pas, cela est certain. Ou alors la Russie ? Cette route est interdite au Mali. Sinon comment comprendre que depuis l'avènement de la 3<sup>ème</sup> République, aucun président malien ne se soit rendu à Moscou ? En tout cas, tout concourt à ce que le Mali ne puisse disposer d'une réelle capacité pour défendre son terroir. Que de problèmes dans les secteurs de la santé, de la justice, l'absence de l'Etat dans beaucoup de parties du pays. Comme si ces défis n'étaient pas suffisants, on en crée encore avec ce projet de nouveau découpage. Beaucoup de problèmes vont encore surgir.

<strong>Diabaly perd 2 soldats </strong>

Le 14 novembre 2018, dans le cercle de Niono, dans la localité de Diabaly vers Sokolo, une position des Fama (Forces armées maliennes) a été  attaquée. Le bilan provisoire côté Fama fait état de 2 morts et 1 blessé. Les assaillants après leur crime ont repris le même chemin qu'ils avaient emprunté en venant. L'armée a fait une poursuite sans succès. Par ailleurs, dans la région de Tombouctou, il y a eu des échanges de tirs à Ntahaka le 18 novembre 2018 vers 04h30. Les assaillants ont refusé  d'obtempérer à la sommation des forces armées maliennes. Il y a eu des blessés qui ont par la suite été soignés par la force Barkhane.

<strong>Le TAS tranche enfin </strong>

Après la CAF et la FIFA, la roue implacable de l'histoire vient de redonner raison à Poulo. Que Dieu est Grand ! Contre vents et marées, l'ex-ministre des sports s'est accroché de façon désintéressée à la vérité. Malgré la pression de l'Assemblée nationale, de certains membres du gouvernement et même du Premier ministre, il a tenu bon. Guidé par sa conscience et la crainte de Dieu, il n'a jamais accepté de marchander ses convictions. La décision du TAS apparaît aujourd'hui comme un soulagement pour l'homme et son entourage. Car le retour à l'AG de 2015 est un désaveu pour tous les soutiens de Baba et Bavieux. Ils diront certainement que le Tas est corrompu comme ils l’ont dit de la CAF et la FIFA, puisque le ridicule ne tue plus au Mali. Tôt ou tard, ils demanderont pardon, pas à Poulo, mais pour pouvoir prier et dormir tranquilles. Ce jour, ils rendront des comptes au peuple qu'ils ont berné pour leurs intérêts personnels.

<strong>S’il le savait ? </strong>

L'honorable Amadou Araba Doumbia, loin de savoir ce qui l'attendait à la Bourse du travail, était de ceux qui avaient reçu le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga au siège du parti Sadi, vendredi matin. Et pourtant, au cours de cette rencontre, Oumar Mariko a rappelé au PM, le sens de leur lutte de 91, et a expressément demandé au PM de permettre l'expression démocratique des libertés, et particulièrement de ne pas empêcher la tenue du meeting en lui disant qu'il était pacifique et comme en 91, si l'État ne sévit pas, les responsables de ce genre d'activités peuvent toujours contenir leur manifestation. Il est important de dire que le PM a écouté sans entendre, et la cible n'était pas seulement Doumbia, gazé malgré son badge, mais Dieu veille et bien que légèrement atteint, Mariko a joué à l'apaisement pour éviter le pire. Ce, avec d'autres responsables, ciblés également, car rien n'est plus dangereux qu'une vague humaine déchaînée, et ce pouvoir joue avec des allumettes dans une maison en paille. Son état reste stable, une suture est envisagée au niveau de la bouche, et il est touché au niveau du crâne, des yeux et d'autres lésions sont signalées. Presque tous les leaders de la COFOP et du FSD, l’Adéma-Association et plusieurs personnalités lui ont rendu visite.

<strong>Une lâche attaque terroriste </strong>

L’ignoble attentat à la voiture piégée, perpétré le  12 novembre à Gao, a fait plusieurs victimes. Ces victimes innocentes étaient des habitants de Gao sans défense, parmi eux des femmes et de très jeunes enfants gravement blessés. Il y avait également des contractants civils de la Minusma venus à Gao pour aider à sauver des vies et porter assistance aux populations. Cette attaque, qui a été revendiquée comme une attaque contre des forces étrangères, n’a visé principalement que des civils maliens, majoritairement des femmes et des enfants de 9 mois à 14 ans. Il n’y a dans ces actes aucune fierté ou acte de courage à revendiquer, mais plutôt une lourde responsabilité qu’il faudra assumer aux yeux du monde et surtout auprès du peuple malien.]]> </content:encoded>
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<title>La région de Mopti opte pour 7 cercles et 37 arrondissements</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/la-region-de-mopti-opte-pour-7-cercles-et-37-arrondissements-2788937.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Nov 2018 05:21:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les rideaux ont été tirés jeudi 15 novembre sur les travaux de la conférence régionale sur la réorganisation territoriale dans la région de Mopti. Après trois jours d'intenses travaux, d’échanges francs et fructueux assortis de recommandations et de propositions concrètes. </em></strong>

À l'issue des débats sur les avant-projets de loi portant sur la création des circonscriptions administratives et des collectivités territoriales, qui ont été inclusifs et participatifs, les forces vives de la région de Mopti, à travers deux commissions thématiques, sont parvenues aux propositions suivantes sur la nouvelle configuration de la région de Mopti, découpée en trois régions suivantes : la région de Mopti avec 7 cercles et 37 arrondissements. Il s'agit des cercles de Djenné, Mopti, Tenenkou, Youwarou, Sofara, Konna et Korientze.

La région de Bandiagara avec 8 cercles et 32 arrondissements. Les cercles de Bandiagara, Bankass, Koro, Ningari, Sangha, Diallassagou, Socoura, et Dinangourou. La région de Douentza avec 7 cercles et 21 arrondissements. Les cercles de Diankabou, Douentza, Hombori, Mondoro, Bore, Boni et N'gouma. La conférence a également souhaité l'érection de Mopti en district et le cercle de Koro en région dans les futures réformes.

Il faut rappeler que tout cela reste des propositions qui seront soumises à l'analyse d'une instance nationale de validation de la réorganisation territoriale. Le moins qu'on puisse dire, c’est que cette conférence a été une véritable réussite car elle a été inclusive et participative dans un climat d'entente et de paix.

Tout cela sous le leadership et la clairvoyance du chef de l'exécutif régional, le Général de Division Sidi Alassane Touré, entouré de son cabinet et tous les acteurs sociaux qui se sont impliqués sans réserve dans la réussite de ce challenge.

<strong>Y.M </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Educo Mali : Journée de réflexion sur le travail des enfants</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/educo-mali-journee-de-reflexion-sur-le-travail-des-enfants-2788898.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Nov 2018 05:09:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Fondation éducation et coopération (Educo Mali) a organisé jeudi 15 novembre une journée de réflexion sur le travail des enfants à l’hôtel Salam. Elle marquait le début d’une semaine de communication, de sensibilisation et d’interpellation sur la problématique des filles travailleuses domestiques au Mali. </strong>

Présidée par le représentant du ministre en charge de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, en présence du représentant du président du parlement des enfants avec les partenaires, l’occasion était bonne pour Educo Mali de mettre l’accent sur son plan stratégique 2016-2019. Membre de l’alliance Childfund, Educo est une ONG globale de coopération pour le développement, intervenant dans une quinzaine de pays à travers le monde en faveur des droits et de la protection des enfants.

En Afrique, Educo intervient au Mali, Burkina-Faso, Bénin et Sénégal. Le bureau Educo au Mali intervient principalement dans les domaines de l’éducation, de la sécurité alimentaire et du Wash en milieu scolaire. Les principales zones d’intervention sont dans la région de Ségou (accès, qualité, gouvernance, alternatives éducatives). L’Ong s’engage de plus en plus dans les interventions humanitaires au profit des communautés, enfants directement affectés par la situation de crise (perspectives d’actions à Mopti).

Son plan stratégique est bâti sur trois priorités thématiques à savoir l’éducation, la protection et la gouvernance, et vise également trois objectifs stratégiques organisationnels : l’intégration de l’approche basée sur les droits de l’enfant ; la visibilité et le travail en réseau et le financement. Il met particulièrement l’accent sur l’ensemble des acteurs en responsabilisant en particulier les titulaires d’obligation et de responsabilités tout en renforçant les capacités des titulaires de droits à réclamer leurs droits.

Devant les défis, Educo Mali a réalisé une étude entre juillet et septembre 2018, qui a révélé voire confirmé de nombreux constats : «1 fille sur 3 de ces filles travailleuses domestiques soit 30% serait de moins de 15 ans, sachant qu’au Mali l’âge minimum pour travailler est de 15 ans ; certaines n’ont malheureusement que 8 ou 9 ans. La plupart de celles qui ont plus de 15 ans (donc qui ont l’âge de travailler) sont dans des conditions très difficiles et de non accès à leurs droits principaux (salaires, conditions de travail, besoin de repos).»

Le même rapport d’étude estime que la plupart de ces filles n’ont pas le droit ou la chance, même en travaillant, de poursuivre leur éducation, leur scolarisation ou de bénéficier de formes alternatives d’éducation ou alphabétisation leur permettant juste d’apprendre à lire et à écrire. D’autres études menées par d’autres organisations font état de près de 150 000 filles travailleuses domestiques dans la seule capitale de Bamako.

Se référant aux études conduites par l’Ong allemande (KIRA) à travers le Gradem, le directeur national d’Educo Mali, Herman Zoungrana, a révélé qu’en 2018, «87% des jeunes filles aide-ménagères mineures commencent leur journée de travail avant 6 heures du matin, des journées allant de 13 heures à 16 heures sans aucun repos. 65% d’entre elles ont une rémunération mensuelle de moins de 10 000 Fcfa et seulement 19% gagneraient au moins 10 000 Fcfa. Encore plus triste, 9% ne connaissent même pas le montant de leur rémunération».

Car la triste réalité est aussi que pour la grande majorité de ces filles travailleuses domestiques, la question du contrat et des engagements reste presqu’une nébuleuse. Parmi les filles interrogées dans le cadre de ces études, il a été rapporté que 42% d’entre elles étaient confrontées à des risques de violences verbales, plus d’une sur trois soit 37% exposée à des risques de violences physiques, à des risques de grossesses non désirées et de violences sexuelles (13%).

Educo Mali souhaite donc, dans le cadre de ses activités de protection de l’enfance, attirer l’attention des uns et des autres sur cette cible particulièrement vulnérable et mobiliser les énergies en synergie, alliance et partenariat pour accompagner les efforts de l’Etat, sensibiliser l’opinion publique (les employeurs et chefs de ménage) sur les réflexes de protection de ces enfants qui ont tant besoin d’être protégés. Même si la législation au Mali accorde aux enfants le droit de travailler dès 15 ans, il n’empêche que ce travail soit cadré, réglementé et soumis à des conditions spécifiques.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Drôles de concertations à Tombouctou</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/droles-de-concertations-a-tombouctou-2788945.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Nov 2018 02:40:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le gouvernement de la République du Mali a proposé à l'attention des délégués un document dit «projet de réorganisation territoriale de la région» créant 10 cercles pour la seule région de Tombouctou. Ironie du sort, le document a été littéralement ignoré par les participants, tous inscrits dans la logique de multiplier les communes et faire des chapelets de villages, fractions et quartiers à la limite du possible, mais en l'absence de toute logique. </em></strong>

Au regard des propositions, le cercle de Tombouctou se limitera juste aux 8 quartiers de la commune urbaine. Tombouctou qui était jadis le plus vaste cercle du Mali avant la création de la région de Taoudeni, sortie de ses entrailles.

Le comble est que Tombouctou, composé selon le document de 4 communes (Alafia, Bourem-Inaly, Lafia et Tombouctou), se voit isolé par la proposition irréaliste de création des cercles de : Alafia, Bourem-Inaly et Lafia. Toutes propositions qui ne peuvent prospérer, puisque sous-tendues seulement par des intérêts politiques sordides aux desseins inavoués.

Faut-il confiner Tombouctou dans un rayon de 10 km2 au détriment de ses communes, ne possédant ni territoires vitaux, ni économies pérennes encore moins le peuplement requis pour la cause des appétits insatiables ? Nous devons nous insurger contre cette posture d'extinction de Tombouctou.

Le gouvernement de la République doit tirer les enseignements d'une division profonde des communautés qui n'ont point été consultées pour ce forfait sans lendemain. Nous prônons la conservation en gardant l'entièreté de notre cercle.

Toutefois, jadis lié à l'Algérie et la Mauritanie par les frontières, la création de la région de Taoudeni, coupe le cordon ombilical avec ces voisins dont l'apport dans l'économie locale était jusque-là inestimable. Il convient, dès lors, de rattacher au cercle de Tombouctou les communes de Agouni 35 km au Nord, Nibkit-El-Ilk 18 km à l'Ouest, Nibkit Jemea 25 km au Nord Ouest, Almatla 35 km au Nord-est, et la création de la commune de Tindjambane à 18 km à l'Est, après l'érection de Ber en cercle.

Force est de constater qu'au regard du document proposé par l'Etat, qui consacre 10 cercles, ce qui est déjà énorme, il est illusoire de vouloir en rajouter, même dans un rêve, ce qui est le cas en ce moment. En attendant, nous nous organisons à défendre Tombouctou dans sa forme actuelle.

<strong>Baba  SY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fana à l&amp;apos;unisson pour la cause des albinos</title>
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<pubDate>Thu, 22 Nov 2018 01:48:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le samedi 17 novembre 2018, le terrain de football de Fana a refusé du monde, à la faveur du concert gratuit pour rendre hommage à la petite Ramata Diarra assassinée à la veille de la présidentielle malienne. Un public coloré s'est installé tôt car les concerts gratuits de Salif Keita ne se font pas tous les jours. </em></strong>

Tout de blanc vêtu, Ousmane Wélé Diallo, albinos, arrive au concert. «Je viens de Bamako avec ma femme et mes enfants suivre le concert et soutenir notre cause en rendant hommage à Ramata Diarra», nous confie-t-il. Comme les autres albinos et invités d'honneur, la famille Diallo s'installe dans la loge officielle, juste devant le géant podium avec sons et lumières pour la scène. Pourtant, «Je n’aime pas trop de lumières, surtout les ampoules géantes de la scène me frappent, mais ce soir j'accepte pour notre cause», affirme Ousmane Wélé Diallo.

Peu après, un cortège de véhicules et cars franchissent le portail principal du terrain de football. C'est l'arrivée des invités et des artistes, sous une escorte des forces de l'ordre dont certaines étaient déployées tout autour du lieu de concert placé au centre de la ville de Fana.

«Nous veillons pour la sécurité de tout le monde. Fana n'a jamais vu un tel regroupement humain encore moins un grand concert avec des artistes internationaux», déclare l’adjudant-chef Mamady Touré de la garde nationale.

«Je suis très contente d'être là ce soir, je suis venue de Ségou pour le concert de Salif Keita. Je ne savais pas qu'il y aurait tant de monde et tout le monde danse sans bousculade», se réjouit Mariam Koné, spectatrice.

Une brochette d'artistes musiciens en herbe, des humoristes et slameurs ont fait la première partie du concert. «Ça commence très bien, tout le monde chante et danse pour remercier Salif Keita et rendre hommage à Ramata Diarra, vous avez vu ses parents sur la scène. Ils ont remercié tout le monde. Ici à Fana, on ne demande que la libération des personnes arrêtées dans cette affaire», lâche Lassana Diabaté, le grand griot de Fana.

«L'albinisme n'est pas une maladie, nous ne devrons pas être des produits pour les hommes politiques et la risée pour certains de nos parents. Je condamne les crimes contre tous les albinos, je suis Fana, je suis Ramata, je suis toutes les victimes des ignominies de certains assoiffés du pouvoir», soupire Karim Diallo, slameur malien.

À la suite du jeune touareg Kader, qui a fait danser le public, Safi Diabaté, dans une ambiance survoltée, a maintenu le cap avec trois titres. «Avec Salif Keita les albinos sont désormais rassurés. Nous sommes des femmes, nous sommes des mamans et nous savons ce que c'est qu'un enfant. C'est pour cela que nous sommes dans ce combat. Personne ne doit sacrifier un albinos pour son pouvoir, personne ne doit vendre les cheveux ou organes d'un albinos. Trop c'est trop. Je suis venue à Fana parce que je dois mener ce combat pour sauver des vies humaines», s’exclamait Safi Diabaté, artiste malienne, lors de sa prestation sur la scène.

Les jeunes de Fana étaient sortis massivement pour ce concert. «Nous demandons la libération de nos amis et camarades, c'est ce que Fana demande. Ils ont dit qu'ils sont arrêtés parce que l'Etat ne voulait pas d'autres troubles pendant les élections, les élections sont finies, on doit les libérer», souhaitent-ils.

Le même souhait avait été repris par Salif Keita, qui avait été précédé sur la scène par Ismaël Lo du Sénégal, seul artiste international à avoir pris part à ce grand concert. «Nous sommes ici ce soir pour que ce qui est arrivé à Ramata ne se reproduise plus jamais, et cela doit être le combat de nous tous. Plus jamais ça à Fana, au Mali, en Afrique et dans le monde», fulmine Ismaël Loh, artiste sénégalais.

«Je demande, pour l’amour de Dieu, je demande au président IBK de libérer les personnes arrêtées. Je vous en prie, M. le président, faites libérer ces personnes», avait déclaré Salif Keita avant de commencer sa prestation. Il a fait danser le public pendant 45 minutes avec des titres d'hommage à la bravoure des femmes. Une chanson de son nouvel album avant de clôturer avec le morceau intitulé ''blanc et noir'', un hommage aux albinos.

«J'ai eu la chance de danser sur la scène aux côtés de Salif Keita», s'exclamait, de son côté, Mamy Touré, une fillette de 9 ans, qui a passé toute la soirée à danser aux côtés des autres albinos.

Pour son dernier morceau de la soirée, Salif a fait monter sur la scène tous les albinos et les délégations venues d'Afrique et du monde. «Très heureuse d'être à ce grand concert, nous remercions Fana pour cette grande mobilisation. Je suis fière d'être albinos, je suis Ramata, plus jamais ça», chantonnait la jeune artiste sénégalaise Mah Koudia, albinos.

«Très satisfaite et contente. Dieu merci, tout s'est bien passé, aucune bousculade même si le stade était plein à craquer ; ce n'est pas facile de réunir 5000 personnes pour un tel concert. Nous remercions tout le monde, les parents de Ramata, les populations de Fana, ce charmant public et toutes les délégations venues du monde pour nos activités et ce grand concert», se réjouissait Keita Coumba Macalou, présidente de la Fondation Salif Keita.

Avant de descendre de la scène, Salif Keita a remercié tous les participants, les populations de Fana, la famille de Ramata Diarra et les autres albinos, qui sont venus de par le monde. «Aucune âme n'est supérieure à une autre, on ne va plus laisser faire. C'est le début d'un combat à Fana. Pourquoi ôter la vie d'une innocente, d'une fillette de 5 ans ? Nous allons faire ce combat. Nous ne voulons plus voir ça au Mali, que nos autorités prennent des dispositions, parce que, désormais, nous n'allons plus nous taire à face à cette agression ou atteinte portée à nos vies», conclut de fort belle manière Salif Keita.

<strong>Kassim TRAORE </strong>

<strong>  </strong>

<strong>Diarra Awa Touré, mère de Ramata la fillette albinos assassinée</strong>

«Je commence par remercier tout le monde pour cette soirée. Au début, je me sentais seule mais avec ce grand concert et les condamnations faites devant le monde, je ne me sens plus seule. Grâce à Salif Keita, aux bonnes volontés et à la population de Fana, la justice est en train de travailler sur le dossier. Les autorités nous avait donné des assurances, mais avec les condamnations que je vienne d'entendre les choses vont bouger positivement. Aujourd'hui tout le monde sait qu'une fillette de 5 ans a été assassinée à Fana parce qu'elle est albinos ; le monde s'est mobilisé pour la cause de ma fille Ramata Diarra, que ce monde ne baisse plus les bras afin que les albinos puissent vivre en paix partout dans le monde. Nous demandons aux autorités de libérer les gens qui sont arrêtés, parce que les populations de Fana ne comprennent pas pourquoi ils sont arrêtés, alors que le principal meurtrier est introuvable.»]]> </content:encoded>
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<title>Une première pour un Africain : un trophée en Or massif pour le colonel&#45;major Kéba Sangaré</title>
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<pubDate>Thu, 22 Nov 2018 01:23:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Lauréat du Prix international du Bouclier Bleu de l’Unesco, le colonel-major Kéba Sangaré, issu d’une famille militaire, est petit-fils de feu capitaine Aly Sangaré, fils du général Pangassi Sangaré, frères de Saran Sangaré et d’Issa Sangaré, tous militaires. Le colonel-major Kéba Sangaré est le premier Africain à avoir reçu le Prix international du Bouclier Bleu de l’Unesco. Il a était décerné le 13 septembre 2017 et reçu le 6 novembre 2018 lors d’une cérémonie au Parlement européen. </em></strong>

Créé par le Comité international du Bouclier Bleu pour récompenser des hommes et femmes qui ont œuvré pour la protection des biens culturels en période de conflits. Ce trophée est en Or massif. La cérémonie de remise était présidée par la directrice de l’Unesco, Irina Bokova, et du président du Bouclier Bleu, Kark Won Habsburg.

Le colonel-major Kéba Sangaré est le premier Africain à avoir ce prix. Ce prix prestigieux de l’Unesco récompense le courage et l’engagement du colonel-major Kéba Sangaré pour la protection des biens culturels en période de conflits. Notre compatriote dirige depuis mai 2017 la direction générale du Service national des jeunes (SNJ).

Lors du déclenchement de l’opération Serval en 2013, le colonel-major Kéba Sangaré dirigeait des opérations du Fuseau-ouest, qui va de Niono jusqu’à Bamba vers la région de Taoudéni. Après l’entrée de son unité à Tombouctou, le 26 janvier 2013, en passant par Markala, Diabaly, Léré, Niafunké, Goundam…, le colonel-major Kéba était resté dans la région jusqu’en 2015 comme commandant des opérations militaires.

Ancien directeur de l'Ecole des sous-officiers de Banankoro, il a occupé les postes de commandant par intérim de la 331e Compagnie des commandos-parachutistes de Djicoroni en 1995, adjoint au commandant de la 334e Compagnie des commandos instruction de la troupe aéroportée en 1996, commandant de la 334e Compagnie des commandos instruction de la troupe aéroportée de 1996 à 1998.

Le nouveau DG du SNJ a également commandé la 333e Compagnie des commandos-parachutistes, chargée de la sécurité du président de la République, de 1999 à 2002. L’ancien officier observateur des Nations unies en République démocratique du Congo, de 2002 à 2003, a été chef bureau opération au niveau du 33e Régiment des commandos- parachutistes de 2005-2006.

<strong>Blondin Aboubacar CISSE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lancement du programme jeunesse et stabilisation des régions de Ségou et Mopti :  Pour le relèvement socio&#45;économique du centre du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/lancement-du-programme-jeunesse-et-stabilisation-des-regions-de-segou-et-mopti-pour-le-relevement-socio-economique-du-centre-du-mali-2788910.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Nov 2018 01:19:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>D’un montant global de 20 milliards de Fcfa, le Programme jeunesse et stabilisation des régions de Ségou et Mopti (Projes), financé par l’Union européenne, est mis en œuvre par la coopération allemande (GIZ). Conçu pour une durée de mise en œuvre de 36 mois, l’approche d’intervention séquentielle prévoit une phase de démarrage de 6 mois, une phase de croisière de 28 mois et une phase de clôture de 2 mois.</strong>

Le lancement de ce programme ambitieux a eu lieu le vendredi 16 novembre à l’hôtel Omono sous la présidence du ministre de l’Administration territoriale, Mohamed Ag Erlaf, en présence de l’ambassadeur de l’Union européenne au Mali, Alain Holleville, et du directeur du programme, Jürgan Kah.

Le Programme jeunesse et stabilisation des régions de Ségou et Mopti (Projes) s’inscrit dans la stratégie régionale d’intervention de l’Union européenne au centre du Mali dont l’objectif global est de favoriser la stabilisation et le relèvement socio-économique du centre du Mali, par un renforcement de l’offre et de l’accès des populations aux services sociaux de base, par le soutien à la cohésion sociale et communautaire et par la création des revenus et d’emplois au bénéfice des couches sociales fragilisées.

Bâti autour de deux grandes composantes, le Projes vise 4 résultats dans sa première composante (notamment le renforcement de la fonctionnalité et de l’accès de proximité des services), et 4 résultats pour sa composante 2 (promotion du développement économique local par la formation, l’insertion socioprofessionnelle et la création d’opportunités économiques pour la jeunesse).

D’un montant global de 20 milliards de Fcfa, le Projes est mis en œuvre par la coopération allemande (GIZ) pour une durée de 36 mois dont l’approche d’intervention séquentielle prévoit une phase de démarrage de 6 mois, une phase de croisière de 28 mois et une phase de clôture de 2 mois.

Selon le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Mohamed Ag Erlaf, en ciblant singulièrement les jeunes par la création d’opportunités d’emplois et de génération de revenus, le Programme jeunesse et stabilité vise à promouvoir la stabilisation et le redressement socio-économique dans le centre du Mali, mais aussi le renforcement de l’offre et de l’accès des populations aux services sociaux de bases, tout en soutenant la cohésion sociale et communautaire. D’après lui, le programme apportera un soutien précieux aux collectivités territoriales en améliorant les conditions de vie des populations dans des zones qui ont souvent souffert des fortes dégradations tant au plan sécuritaire, de la cohésion sociale qu’à celui des infrastructures de base. Le ministre Mohamed Ag Erlaf a assuré aux partenaires que le gouvernement facilitera la bonne exécution du programme.

L’ambassadeur de l’Union européenne, Alain Holleville, a rappelé que ce Programme jeunesse et stabilisation fait partie des 11 projets financés dans le cadre du fonds fiduciaire d’urgence de l’UE pour l’Afrique pour un montant de 191,5 millions d’Euros, soit 125.6 milliards de Fcfa. Il a souligné que le Projes s’inscrit également dans la continuité des actions de l’Union européenne en soutien au processus de décentralisation au Mali. Tout en précisant que l’Union européenne appuie déjà les 5 conseils régionaux dont ceux de Mopti et Ségou avec des subventions d’un montant de 852 millions de Fcfa chacune, afin d’améliorer leurs capacités à assurer des prestations de base au bénéfice des populations. Par ailleurs, M. Holleville a indiqué que le Projes doit apporter une réponse forte dans les zones affectées par les conflits inter et intra-communautaires.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Programme d’accompagnement du secteur de la défense et de la sécurité :  L’étude sur le paysage médiatique validée</title>
<link>https://www.maliweb.net/securite/programme-daccompagnement-du-secteur-de-la-defense-et-de-la-securite-letude-sur-le-paysage-mediatique-validee-2788902.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Nov 2018 01:14:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Cercle de réflexion et d’information pour la consolidation de la démocratie au Mali (Cri 2002), en collaboration avec Transparency international défense et sécurité, a organisé jeudi 15 novembre à l’hôtel Radisson Bleu un atelier de validation de l’étude du paysage médiatique au Mali intitulé «programme d’accompagnement du secteur de la défense et sécurité». </strong>

La cérémonie d’ouverture était présidée par un conseiller technique au ministère de l’Economie numérique et de la Communication, Assana Diawara, en présence du président de Cri 2002, Dr. Abdoulaye Sall, et du représentant de Transparency international défense et sécurité, Julien Joly.

Les objectifs recherchés par cet atelier étaient de contribuer avec au moins 20 hommes des médias à une connaissance et une compréhension communes et acceptées sur les textes fondateurs et fédérateurs de la liberté de l’information au Mali, du régime de la presse et délit de presse, de la Haute autorité de la communication, de la loi relative aux défenseurs des droits de l’homme. Et de présenter et faire valider l’étude sur le paysage médiatique au Mali intitulé «Programme d’accompagnement du secteur de la défense et de la sécurité.»

Après la tenue à Bamako le 7 juin 2018 de la séance d’information publique, suivie de la session de formation des facilitateurs des focus groupes, les 27 et 28 juin, le programme d’accompagnement du secteur de la défense et de la sécurité rentre dans la phase de la campagne médiatique.

Dans cette perspective, Cri 2002 et Transparency international défense et sécurité ont commis un consultant international et un consultant national pour réaliser une étude sur le paysage médiatique au Mali intitulé «programme d’accompagnement du secteur de la défense et de la sécurité : promouvoir l’intégrité, la transparence et la redevabilité dans le secteur de la défense et de la sécurité au Mali-plan modèle de communication et de plaidoyer».

L’étude, à travers ses articulations, ses constats, ses analyses et les perspectives porteuses pour l’émergence d’une collaboration franche et fructueuse entre les organisations de la société civile et les forces armées et de sécurité, devrait servir de guide pour Cri 2002 et Transparency international et le gouvernement du Mali, pour assurer d’une part la visibilité des activités du projet et d’autre part, mobiliser les différents médias pour co-réussir une production de contenus de qualité à diffuser et renforcer les acteurs à mieux conduire leur campagne de plaidoyer auprès des différentes parties prenantes dans les 10 régions du Mali et le District de Bamako.

Le conseiller technique du ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Assana Diawara, a remercié et félicité Cri 2002 et Transparency international pour la réalisation de cette étude.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Crise du football : le collectif des ligues et clubs majoritaires partage la sentence du Tribunal arbitraire du sport avec la presse</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/crise-du-football-le-collectif-des-ligues-et-clubs-majoritaires-partage-la-sentence-du-tribunal-arbitraire-du-sport-avec-la-presse-2788931.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Nov 2018 01:10:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les membres du collectif des ligues et clubs majoritaires étaient face à la presse, le dimanche 18 novembre, à la Maison de la presse, pour partager la sentence du 15 novembre 2018 du Tribunal arbitraire du sport (Tas). </strong>

Suite à la déclaration d’appel du collectif des ligues et clubs majoritaires, à l’encontre de la tenue de l’assemblée générale extraordinaire, de multiples actions ont été initiées pour engager des pourparlers afin de trouver une solution à la crise qui agitait le football, entraînant à la demande du collectif, la suspension par le Tas de la procédure d’appel.

Entre-temps, le ministre des Sports ayant dissout le 8 mars 2017 le comité exécutif de la Fémafoot et désigné le 14 mars un comité provisoire pour gérer le football, le 16 mars, la Fifa a décidé de suspendre la Fémafoot, puis procédera à la mise en place d’un comité de normalisation pour trouver une solution à la crise.

Le 4 mai 2017, constatant que la situation n’avait pas connu d’évolution significative, le TAS a informé les parties qu’il a décidé de reprendre la procédure. La présente sentence du 15 novembre est l’aboutissement de cette procédure au terme de laquelle, le TAS a pris certaines décisions. Il ordonne au comité de normalisation de la Fémafoot de convoquer une assemblée générale ordinaire en respectant les statuts et le règlement intérieur de la Fémafoot.

Plus précisément, les dispositions de l’article 31 relatif au délai de convocation, aux questions soumises par les membres, à la communication des documents devant être envoyés aux participants à l’assemblée générale ordinaire. Et celles de l’article 32 relatif à l’ordre du jour, telles qu’interprétées par le TAS dans sa sentence 2016 ainsi que celles de l’article 34 relatif au quorum, le tout sous réserve des précisions suivantes : la liste des membres devant être convoqués à cette assemblée générale ordinaire doit correspondre à celle sur la base de laquelle l’assemblée générale ordinaire du 10 janvier 2015 a été convoquée et le quorum, au sens de l’article 34 des statuts de la Fémafoot, applicable lors de l’assemblée générale ordinaire à venir, doit également correspondre à celui qui était applicable au moment de la convocation de l’assemblée générale ordinaire du 10 janvier 2015.

Selon le porte-parole du collectif des ligues et clubs majoritaires, Moussa Konaté, leur intention est de partager avec la presse les suites que le Tribunal arbitral du sport a donnée à leur démarche auprès de lui, avec la profonde et intime conviction que tous les protagonistes et acteurs concernés par la crise du football malien trouveront dans les conclusions du TAS des raisons définitives pour tourner la page sombre du football malien. Il souhaite que la famille du football trouve là aujourd’hui une occasion de sursaut pour se mobiliser résolument au profit du seul développement harmonieux du football au Mal

«Nous restons profondément persuadés que la vraie bataille à gagner est celle de la concorde. Nous invitons tous les militants et fervents du football à faire le pari de gagner ensemble cette bataille infiniment plus honorable. Nous affirmons du fond du cœur que nos émotions individuelles ne sont rien devant les intérêts majeurs de la nation. Nous demandons humblement à nos adversaires d’hier et frères de toujours, de nous mobiliser pour faciliter la tâche du comité de normalisation et à travers lui, la Caf et la Fifa, qui ne demandent qu’à nous aider à travers les voies et  moyens pour sauver notre football», a déclaré le conférencier Moussa Konaté.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Si je suis IBK, je «défolkloriserais» la culture</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/si-je-suis-ibk-je-defolkloriserais-la-culture-2788926.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Nov 2018 01:00:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au Mali, quand on parle de culture, nous sortons le masque dogon, le tam-tam, la Kora et donnons la parole au griot ; et tout le monde est content. Cela taraude même dans nos documents les plus essentiels pour l’organisation de notre avenir. Le Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté considère la culture comme seulement «une composante essentielle du patrimoine qu’il convient de préserver… et une des composantes de l’attractivité touristique et du rayonnement du Mali à l’International» et ne lui consacre dans son rapport de mise en œuvre à mi-parcours (2012-2017) que 2 pages de clichés.

L’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali ne propose que la Biennale Artistique et Culturelle comme solution culturelle à la cohésion sociale. J’affirme, sans risque de me tromper, que si nous ne sortons pas de ce seul rapport à la culture, une nouvelle dynamique d’un Mali post-crise en phase avec le monde d’aujourd’hui va être difficilement possible.

L’homme est la matière première de toute société et de toute économie. Son moteur culturel détermine sa qualité de citoyen, d’inventeur, de producteur, de distributeur et de consommateur. Pour qu’une société, un espace économique, soit efficace, il faudrait que les hommes et les femmes (citoyens, inventeurs, producteurs, distributeurs et consommateurs) qui l’animent soient de qualité.

Au-delà des lieux formels et informels de formation et d’éducation, ils sont exposés tous les jours aux textes, aux sons et aux images qui influencent quotidiennement qualitativement et quantitativement leur choix et leur consommation. Ces sons, textes et images sont émis par des livres, des théâtres, des concerts, des télévisions, des radios, des réseaux sociaux, des salles de spectacles et de cinéma, des espaces publics, des espaces privés, etc. Ces sons, textes et images sont créés, produits et diffusés principalement par des disciplines culturelles.

Au-delà d’être un instrument essentiel de la construction et de l’entretien d’un imaginaire profane commun et d’une société harmonieuse, la culture pourrait avoir un impact très positif sur l’économie du Mali. Le potentiel culturel du Mali est inouï. Organisée, elle pourrait être une industrie capable de générer des dizaines de milliers d’emplois directs et contribuer au PIB à hauteur de dizaines de milliards par an.

En France, selon le dernier rapport conjoint des ministères de l’Economie et de la culture, la culture a contribué à près de 40 000 milliards de francs CFA au PIB, soit plus de 7 fois la valeur ajoutée de l’Industrie automobile, et emploie 670 000 personnes. À l’échelle de son économie, le Mali pourrait faire mieux.

Si je suis IBK, je travaillerais, tout de suite, à sortir la culture de sa «folklorisation» continue. Je construirais les bases d’un dispositif culturel qui pourrait être progressivement un appel d’air vers une industrie culturelle économiquement viable.

Si je suis IBK, je commencerais la mise en place de ce dispositif par la création d’un marché intérieur pour les artistes. En lien avec 70  collectivités territoriales du Mali, je créerais 70 équipements culturels avec des salles de 200 places en moyenne, capables de diffuser du théâtre, de la musique, de la danse, du cinéma, des expositions, des conférences-débats et d’accueillir des manifestations populaires.

Ce qui ferait un potentiel de plus de 2 millions de spectateurs et de 10 080 dates par an pour les artistes maliens. À partir de ce dispositif, je proposerais un statut de l’artiste et des techniciens de la culture, en lien avec le bureau des droits d’auteur, qui leur permettra d’accéder à la bancarisation de leur revenu, au crédit et à des programmes de couverture sociale.

Si je suis IBK, j’accompagnerais ce marché intérieur de la culture par un programme interministériel autour de 2 urgences culturelles nationales : la lecture et Internet. Le Mali ne lit pas. Un pays qui ne lit pas ne saurait véritablement prétendre au développement. Je lancerais une «Urgence culturelle nationale» en faveur de la lecture sur une base interministérielle : Education nationale, Culture, industrie, communication, commerce, affaires étrangères et coopération… Tout le poids de l’Etat, au plus haut niveau, y serait mis pour légitimer la pratique de la lecture et créer les conditions de son exercice : librairies, édition, bibliothèques publiques, etc.

Je lancerais également une «Urgence culturelle nationale» pour faire du Mali une source de production numérique. Même si pour le moment, il y a beaucoup de dérapages, Internet est un des domaines où la créativité de la société malienne apparaît le mieux et de la façon la plus prospective. C’est également une technologie où le «retard» sur les nations les plus développées est faible et rattrapable.

Mise en place et généralisation du haut débit, formation aux métiers de créations numériques, popularisation du codage, organisation de l’accès à internet, échanges nationaux et internationaux autour de la création de contenus sont des tâches immédiatement possibles que je mettrais tout de suite en œuvre. J’articulerais la mise en œuvre de cette «urgence culturelle nationale» au dynamisme des entreprises privées dans le domaine numérique et à l’inventivité des dizaines de milliers d’internautes déjà actifs, surtout dans la jeunesse.

Si je suis IBK, j’accompagnerais la mise en œuvre de ce programme par une ambitieuse opération de communication qui populariserait les bonnes perspectives de la nouvelle dynamique du Mali post-crise et mettrait la communauté de la culture, les collectivités territoriales concernées et les entreprises du numérique en action. À la semaine prochaine

<strong>Alioune Ifra NDIAYE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ratissage dans la forêt de Wagadou : Une dizaine de terroristes mis hors de combat et des bases détruites par l’armée</title>
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<pubDate>Thu, 22 Nov 2018 00:44:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’armée malienne annonce avoir «neutralisé une dizaine de terroristes» lors d’une opération de ratissage dans la forêt de Wagadou, près de Koulikoro, où des hommes armés avaient ordonné la fermeture des écoles début novembre. C’est le ministère malien de la Défense qui a annoncé cette information en fin de semaine dernière à travers un communiqué. </em></strong>

L’opération, selon le ministère malien de la défense, a été menée les 15 et 16 novembre derniers dans la forêt de Wagadou, près de Koulikoro, vers la frontière Mali-Mauritanie.

«Une base terroriste a été détruite et une dizaine de terroristes neutralisés», selon le gouvernement. Avant de préciser que les forces armées maliennes ont également «récupéré deux pick-up équipés, cinq motos, du matériel téléphonique, des armes collectives et individuelles et munitions, des produits et matériels destinés à la fabrication d’Engins explosifs improvisés (EEI).»

Dans cette zone, des terroristes avaient interdit, début novembre, l’ouverture d’une vingtaine d’écoles dans plusieurs communes et villages. Aujourd’hui, malgré l’intervention de l’armée, plusieurs écoles restent fermées. Les autorités scolaires veulent la mise en place permanente d’un détachement militaire avant de reprendre les cours. D’ici là, les enseignants des écoles fermées ont quitté les lieux.

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>FSD&#45;COFOP&#45; ADEMA Association face à la presse :  Vent debout contre la «répression barbare planifiée par les plus hauts responsables du régime»</title>
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<pubDate>Thu, 22 Nov 2018 00:44:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite à la répression de leur manifestation pacifique du 16 novembre 2018, le Front de sauvegarde de la démocratie (Fsd), la Coalition des forces patriotiques (Cofop) et  l’Adéma  Association ont animé lundi 19 novembre une conférence de presse à la Maison de la presse. Au cours de laquelle, ils ont affiché leur volonté de porter plainte contre certaines personnalités du régime pour violation de la Constitution.   </em></strong>

Devant la presse nationale et internationale, les responsables du Fsd, de la Cofop et de l’Adéma Association ont fustigé le régime en place pour violation grave de la loi fondamentale du pays.

Dans une déclaration, leur porte-parole, Dr. Oumar Mariko,
a affirmé que l'intention des forces de l’ordre était de tuer ou blesser pour l’exemple, faire peur et dissuader l'opposition à organiser d’autres manifestations. Soulignant plus loin que des dizaines d’agents se sont acharnés, entre autres, sur Amadou Araba Doumbia, député à l'Assemblée nationale et membre du Bureau politique du parti SADI (Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance).

«Il a été violemment frappé à coup de bâtons et de matraques.
Admis à la Polyclinique Pasteur après un passage aux urgences du CHU Gabriel Touré, le sang coulait de son nez et de sa bouche suite aux coups de matraques et de pieds qui lui ont été assénés… Il saignait abondamment», déplore Dr. Mariko. Avant de relever que d’autres participants au rassemblement ont été blessés et que quelques-uns ont été interpellés et au moins deux militants sont détenus au commissariat du premier arrondissement de Bamako. Il s'agit de Sadou Touré, 38 ans, et de Bassidi Haïdara, 28 ans.

La déclaration relève que, «dans son obsession à étouffer par la violence toute contestation même pacifique, le régime n’a pas hésité à ordonner à sa police de gazer des personnalités de dimension nationale et internationale comme Ali Nouhoun Diallo, Soumaïla Cissé, Mme Sy Kadiatou Sow, Djibril Tangara, Mohamed Ali Bathily, Choguel Kokalla Maïga, Housseinou Amion Guindo, Maître Mountaga Tall et Hassane Barry, Djiguiba Keïta, Oumar Mariko ou Coulibaly Kadiatou Samaké.»

En plus de condamner la «répression barbare planifiée par les plus hauts responsables du régime», les responsables des organisations signataires de la déclaration «tiennent Ibrahim Boubacar Keïta, Soumeylou Boubèye Maïga et le général Salif Traoré (ministre de la Sécurité du régime) pour responsables de cette violence que rien ne justifie.»

&nbsp;

Et de constater : «en s’en prenant au droit de manifestation pacifique garanti par la constitution, le régime d'Ibrahim Boubacar Keïta veut intimider et terroriser l’opposition, les forces vives et l'ensemble du peuple malien. Ce faisant, il espère faire passer par la terreur ses réformes dont la finalité est la déstabilisation du Mali.

Face à l’arrogance d’État et aux velléités autocratiques du régime, nous lançons un vibrant appel à toutes les forces démocratiques de l'intérieur et de l'extérieur afin qu’elles se mobilisent pour mettre en échec le fascisme rampant et les plans machiavéliques du régime.»

&nbsp;

Les signataires de la déclaration entendent initier, au plan judiciaire, des plaintes, avec constitution de parties civiles, contre Soumeylou Boubèye Maïga, le général Salif Traoré, le commissaire divisionnaire Siaka D. Sidibé, directeur de la Police du District et le commissaire principal Siriman dit Bah Tangara, commissaire du 1<sup>er</sup> arrondissement de Bamako, pour violations de la constitution et de la loi, coups et blessures volontaires ayant entraîné de graves lésions.

&nbsp;

Au plan politique, ils affirment boycotter les séances d'écoute programmées par l'Assemblée nationale sur le projet de loi organique relatif à la prolongation du mandat des députés et des députés des deux regroupements d’opposition interpelleront devant l'Assemblée nationale le gouvernement de fait et, notamment, les ministres de la Sécurité, de la Justice et de la Santé.

Au plan de la mobilisation, une grande marche populaire de protestation et de résistance contre la répression, la violation de la constitution, les dérives anti-démocratiques et autocratiques, les projets de découpage territorial et de déstabilisation du Mali et l'insécurité, sera organisée après la semaine du Maouloud, précisément le mardi 4 décembre prochain.

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À fleur de vérité : Tout beau</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/a-fleur-de-verite-tout-beau-2788923.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Nov 2018 00:38:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Est-ce la France ou la présence de sa jeune ministre des Affaires étrangères à ses côtés qui donnait une sensation de bien-être à mon cousin ? L’interrogation vaut son pesant d’or parce qu’il était tout beau, mon cousin, dans son manteau en cuir, dans son abacos, col à la Mao Zeitung. Le voyant se tenir légèrement en retrait derrière sa jeune ministre, sur le tarmac, j’ai senti mon cousin revivre. Il rayonnait. Il brillait de mille feux.

Là-bas, le bien né est un bienheureux. O la France de mon cousin ! S’il ne s’embarrassait pas de vos mesquineries, il aurait établi, comme cet autre président africain l’a fait en Europe, sa cour royale à Paris. Le faisant, les jaloux en auraient à redire. Il se contente, bien malgré lui, d’inhaler l’odeur qui se dégage du fleuve Djoliba. Alors, ne soyez pas étonnés qu’il soit mal luné en terre malienne. Il ne se sent pas chez lui. Il vit le mal de son pays d’amour.

Bon, je vais être un peu plus sérieux. J’aime bien voir mon cousin tout feu tout flamme. Ce qui l’empêche de l’être ici, c’est qu’on aurait dit que certains lui cherchent des noises. Réveillant ainsi un roi sans souci de sa torpeur. Ils ne peuvent donc avoir droit qu’à sa colère, son mépris. Non, cousin, ils ne méritent pas ton respect. Ne le leur donne pas, sinon, ce serait comme «donner de la confiture aux cochons».

Hé, je n’insinue rien, mais si la présence à ses côtés de sa jeune ministre des Affaires étrangères peut lui donner une sensation de bien-être à mon cousin, autant les laisser bourlinguer, et laisser le pays à ses enfants pour qu’ils mangent à «s’en faire péter la sous-ventrière» ! À mon avis, ils sont déjà beaucoup trop gras pour pouvoir tout manger. Ils nous laisseront, certainement, des miettes en lot de consolation.

<strong>Issiaka SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Célébration du Maouloud 2018 : le ministre Diallo sur les principaux sites</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/religion/celebration-du-maouloud-2018-le-ministre-diallo-sur-les-principaux-sites-2-2788944.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Nov 2018 00:36:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre des Affaires religieuses et du Culte, M. Thierno Amadou Omar Hass Diallo, a sillonné la ville de Bamako, dans la nuit du 19 au 20 novembre 2018, pour témoigner la communion du Gouvernement et des plus hautes autorités du pays avec les leaders religieux musulmans dans le cadre des dates anniversaires célébrant la naissance et le baptême du Prophète Mahomet (PSL).</em></strong>

La soirée marathon du ministre Diallo a commencé par le Stade du 26 Mars de Yirimadio où le leader spirituel de «An Sardine internationale», Chérif Ousmane Madani Haïdara, a donné rendez-vous à des dizaines de milliers de fidèles musulmans pour célébrer la naissance du Prophète Mahomet (PSL). Le ministre Diallo s’est ensuite rendu au Stade Mamadou Konaté, au quartier N’Tominkorobougou, qui refusait du monde à l’invitation de Cheick Oumar Seydou Coulibaly alias Al Farouk.

La troisième étape a conduit le ministre Diallo sur le site du Stade Omnisports Modibo Keïta, à Médina Coura, également plein comme un œuf, à l’appel de Soufi Bilal Diallo. Partout où il est passé, le ministre Diallo a livré le même message : la reconnaissance des plus hautes autorités du pays, à commencer par le chef de l’Etat, SEM Ibrahim Boubacar Keïta, à l’endroit des leaders religieux en général, et musulmans en particulier, pour le rôle qu’ils ont joué et qu’ils continuent de jouer pour la paix sociale et la stabilité de notre pays.

La thématique retenue pour le Maouloud 2018, «paix, stabilité et cohésion sociale», en est une parfaite illustration pour un Mali prospère et uni dans sa diversité. Aussi, le ministre Diallo a-t-il exhorté les leaders religieux et leurs fidèles à persévérer dans cette voie, celle de l’islam authentique qui est une religion de paix, en référence à son étymologie elle-même et à la pratique inspirée du Prophète Mahomet (PSL) lui-même qui a défini l’islam comme «une religion du juste milieu».

Le Prophète de l’islam a également travaillé et collaboré avec les pratiquants d’autres confessions religieuses pour la gestion de la cité, dans le respect de la différence, a rappelé le ministre Diallo qui a alors invité les leaders religieux musulmans à prôner justement un islam du juste milieu.

«Les bouches desquelles sortent des insultes ou  des propos malveillants ne sont pas des nôtres», a déclaré le Prophète Mahomet (PSL), cité par le ministre Diallo selon lequel «tous les musulmans sont des frères et sœurs», comme nous l’enseignent l’islam et les hadits du Prophète Mahomet (PSL).

L’Etat, pour sa part, s’assumera pour garantir la liberté religieuse dans un cadre républicain, c’est-à-dire à équidistance entre tous les animateurs du champ cultuel, a assuré le ministre Diallo, pour lequel «la laïcité n’est point synonyme de laïcisme parce que Dieu n’est pas mort chez nous». Rendez-vous est pris pour le 26 novembre 2018, date anniversaire du baptême du Prophète de l’islam.

<strong>Source : CCOM/MARC</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Des mots pour des maux : pour le Mali, mettre les égos entre parenthèses</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/des-mots-pour-des-maux-pour-le-mali-mettre-les-egos-entre-parentheses-2788934.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Nov 2018 00:34:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Telle pourrait être la quintessence du message que le Président des FARE AN KA WULI, l'ancien Premier ministre Modibo Sidibé, a certainement voulu faire passer à travers la tribune publiée le 13 novembre 2018 relative au processus de réformes politiques, institutionnelles et au projet de découpage administratif qui alimentent actuellement le débat au plan national. </em></strong>

En effet, dans cette tribune, le président des FARE An Ka Wuli, fait des propositions concrètes pour une sortie de crise durable, notamment un Dialogue national inclusif et refondateur mettant le citoyen au cœur de l'action publique et qui conduira à un Pacte social de stabilité, tous portés par une vision et un projet clairs pour le Mali.

Malheureusement au Mali de ces dernières années, l'on a cessé de lire, d'analyser et de chercher à comprendre les propositions venant d'autrui, car obnubilés que nous sommes les uns les autres par des considérations personnelles, partisanes ou claniques et un égo surdimensionné. Dans un tel contexte, le Mali mettra longtemps avant de voir véritablement le bout du tunnel.

Depuis l'éclatement de la crise multidimensionnelle qui secoue le pays depuis 2012, les errements, les faux-fuyants et autres actions spectaculaires de complaisance n'ont fait qu'aggraver la situation. Malheureusement, il est évident que tous ne semblent pas encore appréhender les défis, les enjeux, les menaces et les périls que telle attitude fait peser sur l'existence même du pays en tant qu'Etat et de Nation à part entière.

Ce fut ainsi lors de l'entame et de la conduite du processus ayant abouti à l'Accord pour la paix et la réconciliation issu des pourparlers d'Alger. C'était encore la même chose lors de la Conférence dite d'Entente nationale. C'est encore et toujours la même chose aujourd'hui au moment où le pays entame une démarche aussi importante concernant les concertations régionales.

Ainsi, ce qui aurait pu être une belle opportunité d'échanges, de partage et de convivialité entre les citoyens au destin commun dans un même espace géographique, risque une fois de plus d'être une autre et nouvelle occasion ratée. Que c'est bien dommage. Car le Mali mérite mieux de la part de nous tous et de chacun d'entre nous.

En effet, jusqu'à quand les Maliens, tous ensemble, accepteraient-ils de sortir des faux-fuyants pour jeter véritablement les bases d'un vrai dialogue inclusif sur l'ensemble des maux qui minent actuellement notre vivre ensemble commun ? S'il est vrai que les responsabilités peuvent, à des égards, être partagées entre tous les acteurs de la société, celle du gouvernement est encore plus grande, puisque c'est lui qui tient entre ses mains les destinées du pays à travers la définition et la conduite des affaires publiques.

Le père de la Côte d'Ivoire moderne, le président Félix Houphouët Boigny, n'aimait-il pas à répéter que «le dialogue est l'arme des forts». Alors, pourquoi diantre les fils et filles d'un vieux pays comme le Mali, qui s'est bâti depuis la nuit des temps sur le socle du dialogue, de la concertation et du respect mutuel et réciproque, auraient-ils tant «peur» de s'asseoir et de discuter du vivre ensemble commun et de notre avenir à tous ?

C'est toute l'importance de l'appel que le président des FARE AN KA WULI, Modibo Sidibé, adresse à tous les acteurs politiques et sociaux afin de sortir des antagonismes politiques stériles et, sans lendemain, que rien ne justifie dans la situation actuelle de notre pays. Serait-il entendu ? Seul le temps nous édifiera. Mais, comme lui, unissons-nous tous dans la prière et les invocations pour que Dieu sauve et bénisse le Mali. Amen !

<strong>B. SIDIBE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cérémonie de remise des sabres saint&#45;Cyr</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/ceremonie-de-remise-des-sabres-saint-cyr-2788916.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Nov 2018 00:28:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 17 novembre a eu lieu à Saint Cyr-Coëtquidan la cérémonie de remise des sabres à la 58<sup>ème</sup> promotion de l'Ecole Militaire Interarmes (EMIA) sous la présidence du Général Jean Pierre Booser, chef d'état-major de l'armée de terre. Au cours de cette cérémonie, l'élève officier d'active Mahamadou Diakité du Mali a reçu des mains de son parrain, le Colonel- major Boubacar Keita, Attaché de Défense à l'Ambassade du Mali à Paris, son sabre, signe visible de son entrée dans le corps des officiers maliens.

<strong>Passation de service : un nouveau commandant à la tête d’EUTM Mali</strong>

Le commandement de la mission européenne EUTM Mali a été confié par le général de brigade espagnol Enrique Millan Martinez au général de brigade allemand Peter Mirow. Le transfert a été effectué par le major-général Grammatico (directeur des opérations du comité militaire de l'Union européenne). Dans son discours, Grammatico a souhaité bonne chance au nouveau commandant de mission et remercié son prédécesseur pour l’excellent travail accompli ces derniers mois.

<strong>Formation : le Droit international humanitaire expliqué au camp d’entraînement à Koulikoro</strong>

Le cours de Droit international humanitaire (DIH), dispensé au camp  d’entraînement à Koulikoro, du 12 au 16 novembre, a pris fin. Ce cours revêt une importance capitale eu égard à la demande du  CEMGA, le Général Keïta, qui souhaitait qu’EUTM commence la formation de futurs formateurs en DIH au sein des forces armées. Ce cours était donc le premier du genre et est amené à se répéter, suite à son succès incontestable. Le Général de brigade Mirow, nouveau commandant de la Force EUTM, s’est longuement entretenu avec les élèves, échangeant sur leurs expériences au cours de la semaine passée, ainsi que sur l’applicabilité du cours en fonction de leurs expériences personnelles. Le Général de brigade Mirow a ainsi souligné l’importance de cette formation et du DIH dans leur travail, et dans leur mission à venir concernant la transmission de leur savoir. Une cérémonie de remise de certificat, présidée par le Général Mirow, et en présence du Colonel- major Daouda Dembélé, commandant du centre de formation Boubacar Sada Sy à Koulikouro, de la Lieutenant-colonel Aminata Diabaté, chef de section DIH au sein de l’EMGA, et du Colonel Ignacio Rosales de Salamanca, Commandant de l’ETTF au sein du centre de formation Boubacar Sada Sy de Koulikouro, a eu lieu ensuite sur la place d’armes. Les 27 stagiaires ont enfin été chaudement félicités par toutes les parties pour leurs efforts et leur réussite.

<strong>Région de Tombouctou :</strong><strong> le MOC encore endeuillé </strong>

Un officier du Moc (Mécanisme opérationnel de coordination) a été assassiné à Tombouctou. Moulaye Touhami était sur une moto avec un autre élément du Moc dimanche peu avant 11 heures, lorsqu'il est surpris par des hommes armés à bord d'un pick-up de couleur blanche. Armé, Moulaye a tenté de se défendre, mais ses assassins étaient déjà en avance sur lui. Son camarade qui le conduisait a pu s'échapper grâce à un camion de couleur orange qui lui servait de rempart. Des témoins indiquent qu'il est revenu quelques minutes plus tard, habillé en civil, pour voir dans quel état se trouvait son camarade. Mais il était trop tard.  C'est la énième fois qu'un officier du Moc ou des Fama (Forces armées maliennes) est assassiné en pleine ville.

<strong> Niger :</strong><strong> crash d'un drone Reaper de la force Barkhane
</strong>
Le 17 novembre 2018, vers 1 heure du matin, heure de Paris, le contact a été perdu entre la base aérienne de Niamey et un drone Reaper de la force Barkhane qui rentrait de mission. Le drone s’est écrasé dans une zone désertique à quelques kilomètres de la piste, sans faire aucune victime. Les raisons exactes de cet accident ne sont pas connues. Une enquête pour en déterminer les causes est ouverte. Il s’agit du premier accident d’un drone Reaper français depuis sa mise en service en janvier 2014 par l’armée de l’air et sur la bande-sahélo-saharienne. Les drones Reaper ont effectué plus de 23 000 heures de vol depuis leur mise en service opérationnel.

<strong>Commissariat des armées :</strong><strong> le directeur en visite à Sikasso </strong>

La visite du camp de Sikasso a conduit, évidemment, le colonel Diarra et son personnel à la Direction zonale du commissariat des armées placée sous la responsabilité du lieutenant Boubacar Sidiki Camara. Cette Direction zonale a pour mission de soutenir des militaires en vivres alimentaires (riz, lait, sucre), en matériel d’habillement, de couchage, campement et alimentation, plus les matériels de subsistance et enfin la surveillance administrative des corps de troupe. La visite du camp de la 8<sup>ème</sup> région militaire s’est terminée par des dons en matériels de couchage à l’infirmerie de la garnison, à la DTTA et aux postes de sécurité de ladite région militaire. La 8<sup>ème</sup> région militaire (Sikasso) a aussi fait des doléances au même titre que les endroits visités et le Colonel Diarra entend y mettre du sien pour subvenir aux besoins des hommes. D’ailleurs, il n’est pas parti les mains vides, il a offert du matériel aux différentes unités.

<strong>Génie militaire :</strong><strong> un nouveau contingent de soldats prêts à servir</strong>

Près de deux-cents recrues du contingent 2017 du 26<sup>ème</sup> bataillon du Génie militaire bouclent leur formation technique professionnelle. Ces recrues ont reçu mercredi 14 novembre leur parchemin à Bapho. C’était en présence des autorités militaires, des chefs de village et des notables des villages environnants. Après la formation commune de base, ces jeunes recrues ont appris pendant 6 mois des connaissances techniques et tactiques nécessaires dans le domaine  du Génie militaire. Selon le Colonel Faraba Sangaré, sous-directeur d’étude et de formation de la Direction du Génie, représentant du Directeur, ces soldats ont été formés sur une dizaine de matières. Ils ont été aussi initiés à des formations sur la neutralisation des engins explosifs dénommés EOD. Pour le colonel Sangaré, les connaissances théoriques dans ces domaines d’instruction ont été consolidées et validées par des activités pratiques. Rappelant aux recrues leur engagement, le représentant du Directeur leur a demandé de travailler dans la discipline car elle est la force principale des Armées.

<strong>Cercle de Diabaly :</strong><strong> une attaque armée fait deux morts et un blessé </strong>

Le check-point des militaires à Diabaly, localité située à une soixantaine de kilomètres de Niono, dans la région de Ségou, a été visé par une attaque meurtrière, le mercredi 14 novembre, vers 1 heure du matin. Il s’agit du barrage installé au niveau du pont Sokolo sur la route de Molodo. Le bilan fait état d’au moins deux militaires tués et d’un autre blessé. D’aucuns parlent même de trois morts. Aussitôt après l’attaque, les assaillants ont disparu dans la nature. Des sources estiment qu’ils auraient même emporté avec eux les corps de certains des leurs tués au combat. L’identité des assaillants n’est pas encore connue faute de revendication, mais cette zone est très souvent prise pour cible par les éléments de la Katiba d’Ançar dine du Macina.

<strong>Coopération :</strong><strong> EUCAP-Sahel appuie la Garde nationale</strong>

La Garde nationale du Mali (GNM) a organisé, le vendredi 16 novembre,  sur sa place d’armes, une cérémonie de fin de stage de deux mois. Cette formation a porté sur le recentrage pédagogique des formateurs en maintien d’ordre de la GNM et la formation professionnelle des sergents de la 12<sup>ème</sup> promotion de l’Ecole des Sous-officiers (ESO) de Banankoro. Elle a été organisée par EUCAP Sahel-Mali. Le représentant des stagiaires, le sous-lieutenant Drissa Coulibaly, soutient qu’ils ont bien maîtrisé tous les modules enseignés, notamment celui relatif au  maintien de l’ordre public, la gestion d’un groupe en formation.

<strong>Coopération :</strong><strong> des écussons pour la Police nationale  </strong>

La cour du Groupement mobile de sécurité (GMS) a abrité le vendredi 16 novembre une cérémonie de remise d’écussons au Groupe d’intervention de la Police nationale (GIPN), sous la présidence du Directeur de la sécurité publique, le Commissaire Divisionnaire Moussoudou Arby, en présence du représentant de l’Ambassade de France au Mali, le Commandant Gottin, et du Commissaire Moussa Bengaly, Commissaire intérimaire en charge du GIPN. Offerts par l’Ambassade de France au Mali, ces écussons sont de deux types : écussons de parade et d’intervention. Une minute de silence a été observée au début de cette cérémonie en mémoire de l’ancien Commandant du GIPN Feu Cheick Coulibaly et à tous ceux qui ont versé leur sang pour la paix et l’intégrité nationale. Rappelons que cette remise résulte de la volonté de l’ex-commandant, paix à son âme, qui avait bien voulu avoir ces écussons pour cette force dont il avait la charge. Le directeur de la sécurité publique, le Commissaire Divisionnaire Moussoudou Arby, lors de son intervention, il a vivement salué l’Ambassade de France au Mali pour cette initiative et espère que le GIPN en fera bon usage. Quant au Commissaire Moussa Bengaly, il se dit fier et satisfait par ce geste symbolique de l’Ambassade de France et promet d’en faire bonne utilisation.

<strong>Brèves rassemblées par Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Amadou Ba, président de la Céni :   «La crise provoquée par certains membres ne se justifie ni en fait, ni en droit»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/amadou-ba-president-de-la-ceni-la-crise-provoquee-par-certains-membres-ne-se-justifie-ni-en-fait-ni-en-droit-2786021.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Nov 2018 12:09:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Amadou Ba, accompagné de son questeur, Beffon Cissé, et son vice-président chargé de la communication, Amary Traoré, était face à la presse pour rétablir la vérité sur la brouille qui existe au sein de la structure depuis quelques moments. C’était le jeudi 1er novembre à la Maison de la presse.</strong>

Selon le président de la Céni, Amadou Ba, la crise provoquée par certains membres ne se justifie ni en fait, ni en droit. Cette crise, à l’en croire, ne doit pas pouvoir nuire à l’image de l’institution et de notre pays.

Répondant aux questions des journalistes, le conférencier a précisé que la Céni a reçu une mission d’audit du ministère de l’Economie et des Finances sur une période de 45 jours. «Il faut attendre les conclusions de cet audit pour parler de détournement. Tous les budgets de la Céni sont logés au ministère de l’administration territoriale. On n’a pas détourné de fonds. Je ne vois pas ni dans notre règlement intérieur, ni dans le manuel de procédures, ni dans la loi électorale, une procédure de destitution d’un membre du bureau de la Céni. Ce n’est même pas la Céni nationale, mais la Céni à l’intérieur du pays. Je suis surpris que ce débat revienne», a déclaré Amadou Ba.

Il a également cité l’article 12 de la loi électorale qui stipule que «toute contestation par les partis politiques et les candidats en lice aux différentes élections portant sur les membres de la Céni et de ses démembrements est soumise respectivement à l'appréciation de la cour suprême et des tribunaux administratifs dans un délai de 15 jours à compter de la date de publication du décret ou de la décision de nomination. Et lesdites juridictions statuent dans un délai de dix jours». Selon M. Ba, le législateur a fait cela pour stabiliser les organes.

Le président de la Céni, Amadou Ba, a aussi expliqué les procédures d’achat de véhicules qui font polémique. Selon lui, c’est le ministre Boubou Cissé en personne qui a signé le marché d’achat de 17 véhicules, qui a été ensuite ordonné par le marché public. En outre, Amadou Ba a souligné que seuls les coordinateurs n’ont pas encore justifié les fonds qui leur ont été alloués. «Aucun parti politique ne peut me revendiquer», a-t-il déclaré.

Avant de déplorer le fait que son bureau a été vandalisé par ses détracteurs. «Je cherche à apaiser. Je ne cherche à blesser personne. J’ai voulu former une famille pour qu’on soit ensemble. Même si Me Issiaka Sanogo dit qu’il est le président. Il est dans son bureau et moi je suis dans le mien», a conclu Amadou Ba.

Le questeur Beffon Cissé a précisé que sur un budget de 9 milliards de Fcfa, la Céni n’a reçu que 5 milliards. Sur ce montant, poursuit-il, 100 millions de Fcfa étaient réservés à la communication (confection de T-shirts et badges, communication et sensibilisation, etc.).

Dans une déclaration liminaire, Amadou Ba a rappelé que la Céni, chargée de la supervision et du suivi du processus électoral, a joué sa partition dans l'élection du président de la République lors du scrutin du 29 juillet 2018. Elle a déployé sur l'ensemble du territoire et à l'extérieur plus de 23 000 délégués.

Notons que, depuis le 22 octobre 2018, une brouille s’est installée à la Commission électorale nationale indépendante (Céni). C’est suite à cela que certains membres de l’institution ont affirmé avoir destitué le président Amadou Ba et le questeur Beffon Cissé, le 22 octobre dernier, «pour malversations, violation du règlement intérieur et affairisme». Un autre bureau présidé par Me Issiaka Sanogo a été mis en place le 25 octobre.

Diango COULIBALY]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Randgold en deux décennies au Mali : 12.6 millions d’onces produites à ce jour</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/randgold-en-deux-decennies-au-mali-12-6-millions-donces-produites-a-ce-jour-2786019.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Nov 2018 12:07:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En deux décennies d’activité au Mali, la société Randgold Resources a produit 12.6 millions d’onces. Elle a contribué à hauteur de 6,0 milliards de dollar US à l’économie malienne sous forme d’impôts, de redevances, de salaires et de paiements aux fournisseurs locaux au cours des 23 ans de sa présence.</strong>

L’information a été donnée par le directeur exécutif de la société Randgold Resources, Mark Bristow, en conférence de presse, la semaine dernière, à l’hôtel Sheraton. Selon lui, le complexe minier Loulou-Gounkoto augmente sa production après le démarrage des travaux d’expansion de la nouvelle super fosse de Gounkoto avec une augmentation attendue des teneurs aux 3ème et 4ème trimestres de l’année.
Au cours de cette conférence de presse, Mark Bristow a informé que le profil de production du complexe est attendu à la hausse vers le second semestre de l’année en raison de l’impact des grands travaux de décapage au cours des deux premiers trimestres.

Le directeur général des opérations de Randgold pour l’Afrique de l’Ouest, Chiaka Berthé, a expliqué que l’exploration sur les prolongements du gisement ont confirmé le potentiel du complexe de poursuivre le remplacement des réserves épuisées par des onces de même qualité. Il dira que Loulou-Gounkoto est l’une des plus grandes opérations de ce type au monde et constitue un pilier de l’économie malienne depuis la mise en production de Loulou en 2005. Les derniers résultats d’exploration montrent que sa durée de vie dépassera probablement la prévision actuelle de 10 ans, a précisé Chiaka Berthé.

Il a en outre souligné que l’équipe d’exploration des sites vierges continue de définir des cibles au Nord et au Sud des structures de Loulou-Gounkoto sur une faille de 70 km dans l’une des régions aurifères les plus prolifiques au monde.

Par ailleurs, M. Berthé a ajouté que Randgold a entamé au Mali des discussions sur une éventuelle joint-venture avec le gouvernement en vue d’explorer une zone d’intérêt régional pour développer un ensemble de données géologiques détaillées. Suivant les termes de la proposition, il a fait savoir que Randgold aura le premier choix des prospects identifiés et le reste sera mis à la disposition du gouvernement en vue d’attirer d’autres investisseurs. Le processus, à l’en croire, offrira l’opportunité à certains détenteurs privés de titres miniers dans la région de devenir des partenaires potentiels dans de nouvelles entreprises minières.

Le directeur exécutif de Randgold, Mark Bristow, a déclaré qu’un processus de médiation est en cours pour parvenir à un règlement à l’amiable avec le gouvernement des différends portant sur les impôts et la TVA des sociétés du groupe Randgold et ce par le recours à un facilitateur et des experts tiers nommés conjointement. Toute chose qui démontre, selon lui, que l’approche du partenariat constructif entre Randgold et le gouvernement est le meilleur moyen de résoudre les désaccords survenant parfois avec les gouvernements hôtes.

Notons qu’au cours du trimestre, une autre promotion a obtenu son diplôme au collège agricole de Loulou-Gounkoto et une nouvelle promotion d’étudiants est attendue pour la mi-novembre. Le collège a été créé dans le cadre du programme de soutien communautaire de la mine visant à former des agriculteurs commerciaux.

Au même moment, à la mine d’or de Randgold à Morila, le projet agrobusiness que la société met en place, afin d’assurer une source locale d’activité économique durable après sa fermeture, a franchi une étape importante lorsqu’il a été reconnu par le gouvernement comme un agropole. Le projet a été officiellement lancé le 8 octobre lors d’une cérémonie organisée sur le site, à laquelle ont assisté le Premier ministre et certains membres du gouvernement.

Faut-il rappeler qu’en deux décennies d’activité au Mali, la société Randgold Resources a produit 12.6 millions d’onces. Elle a contribué à hauteur de 6,0 milliards de dollar US à l’économie malienne sous forme d’impôts, de redevances, de salaires et de paiements aux fournisseurs locaux au cours des 23 ans de sa présence.

<strong>Diango COULIBALY </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Les caisses de l’Etat sont vides : Dr. Boubou Cissé coupe court aux rumeurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/les-caisses-de-letat-sont-vides-dr-boubou-cisse-coupe-court-aux-rumeurs-2786057.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Nov 2018 12:05:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis un certain moment, les Malines apprennent dans les journaux et sur les réseaux sociaux que les caisses de l’Etat seraient vides. Le ministre de l’Economie et des Finances, Dr. Boubou Cissé, a coupé court aux rumeurs, en conférence de presse, sur les conclusions relatives à la 10ème et dernière revue du programme économique et financier du Mali, appuyé par l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (Fec) du Fmi. Voici ses explications.</strong>

«On entend dire que l’Etat est en faille et que les caisses sont vides. La réalité, c’est que quand on dit qu’un pays est en faille, ça veut dire qu’il est en cessation de paiement et qu’il n’arrive pas à faire face à un minimum de charges à savoir les salaires, les pensions, etc. Ensuite, un Etat en faille est un Etat surendetté. Or, le Mali n’est pas un pays surendetté qui n’arrive pas à faire face au paiement de sa dette.

Aujourd’hui, les salaires sont payés régulièrement avant même la date légale pour le paiement des salaires. Les pensions sont aussi payées. Ce qui fait plus d’une cinquantaine de milliards de Fcfa par mois. Un pays en faille ne pourrait pas faire face à ces charges, si ce qui est dit était vrai. Nous remboursons normalement les dettes aussi. Tous les mois, nous arrivons à les rembourser.

Si vous voyez que le Mali, quand il sort sur le marché pour lever des fonds et le dernier en date, nous avons cherché à peu près 70 milliards de Fcfa et nous avons eu 103 milliards. C’est parce que nous sommes crédibles. Aujourd’hui, on parle de dettes intérieures. Sur 2017, il n’y a pas d’arriérés de paiement au niveau du Trésor public. C’est une intoxication. Mais il y a des tensions de trésorerie qui ne sont pas à cacher. Cela a fait que nous avons pris certaines décisions qui ne sont pas des décisions qui plaisent, mais qui sont nécessaires pour toute personne qui a la charge de la gestion des deniers publics.

Ces tensions de trésorerie peuvent s’expliquer du fait qu’il y a des dépenses qui n’avaient été prévues dans le budget que l’Etat a dû prendre en charge. Depuis le mois d’avril, le Trésor public s’est substitué à Edm pour faire face à ses créances. Si on ne fait pas cela, c’est Bamako qui sera dans le noir. Parce que les fournisseurs d’Edm ont menacé de fermer l’approvisionnement en hydrocarbures».

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le conclave du Mnla</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/le-conclave-du-mnla-2786012.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Nov 2018 11:57:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mnla était en conclave à Kidal du 2 au 4 novembre. Ces concertations ont tourné autour de 3 à 4 points. Le renouvellement des instances du Mnla, la sécurisation des régions du nord du pays, l'éducation à Kidal, l'accord pour la paix. Les délégués sont venus de l'intérieur et l'extérieur du pays. À l'ouverture des travaux, Billal Ag Chérif, le président du Mnla, a invité ses frères de la plateforme à la paix et la cohésion sociale. Pour lui, les populations sont fatiguées et veulent avoir afin les dividendes de l'accord pour la paix et la réconciliation. Cette rencontre intervient une semaine après le décès du premier vice-président du Mnla Mahamadou Djeri Maïga et à la veille des concertations régionales sur le découpage territorial.

<strong>Sans sécurité </strong>

Gao, le 31 octobre. Huit personnes des fractions Imghad et Ihayawan ont été arrêtées avec armes et munitions par les Fama au quartier Château. Transférées à la gendarmerie, elles ont été relaxées mais sans leurs armes. Toujours à Gao, le véhicule du chef de la douane du poste de Labbezanga a été la cible d'un braquage le mardi 30 octobre, vers 17h, entre Nonia et Bara, sur la route de Gao. Les bandits à motos ont fait descendre la victime de sa voiture avant de le dépouiller de tous ses biens. Les bandits ont pris la fuite après leur forfait.

<strong>Énième tentative </strong>

Le processus de DDR sera accéléré ce 6 novembre. Dans le quotidien L'Essor, le directeur de cabinet du gouverneur de Gao, Cheick Fanta Mady Bouaré, a annoncé que le lancement officiel du processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) accéléré des combattants du Mécanisme d’opération et de coordination (MOC) de Gao aura lieu le 6 novembre à Gao. Il concerne aussi les régions de Tombouctou et Kidal. Le général Mamadou Coulibaly a dit que son rôle est de dresser une liste des éléments constitués des parties signataires du processus de l’Accord d’Alger de 2015. Il s’agit du gouvernement, de la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma) et de la Plateforme. Le quota de chaque partie est de 200 éléments. Le général Coulibaly a annoncé que les tentes de cantonnement sont déjà disponibles ainsi que deux ambulances.

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>Concertation inclusive </strong>

Il me semble que le Projet de redécoupage administratif est en lien avec l'Accord pour la paix et la réconciliation nationale. Si tel est le cas, il urge que le président de la République initie un dialogue inclusif avec l'ensemble de toutes les forces vives de la nation avec comme idée directrice la demande in fine de l'avis du peuple malien sur ledit accord. Toute démarche excluant l'avis du peuple sur des enjeux aussi fondamentaux que ceux relatifs à la forme républicaine, à laquelle il aspire, est contre-productive et risque de faire apparaître, aux yeux des Maliennes et des Maliens et de l'histoire, que le président de la République est le principal artisan de la partition du pays. Et cela pour la sauvegarde d'un poste ! Le projet de redécoupage administratif risque de créer les conditions de l'érection d'un apartheid au Mali. Cela est inadmissible ! Devant l'importance des enjeux et de la survie même du Mali, sous une forme républicaine moderne et souhaitable, il me semble que l'avis des Maliens importe davantage que celui de l'Occident dont le but ultime est la partition du pays. Il me tardait de le dire, mais c'est fait maintenant ! Ousmane Wane.

<strong>À vous de juger </strong>

Service de réanimation et de soins intensifs de l'hôpital le DANTEC à Dakar. Les patients du lit 4, dans la salle 2, meurent tous les jours à 7h du matin, quel que soit leur état. Désemparé, le corps médical tient une réunion d'urgence et décide de percer le mystère. Aucune piste n'est écartée. Sorcellerie, malédiction, coïncidence... Le lendemain matin avant l'heure H, tous espionnent par les fenêtres. Les uns tenant bible ou coran, d'autres des croix et même des gourdins. Les plus sceptiques s'apprêtant à transporter le brancard du prochain cadavre vers la morgue. Puis, la porte s'ouvrit et Mam NDIOBA du service de nettoyage fit son entrée, munie de balais, serpillières et autres. Elle débranche machinalement l'appareil d'assistance respiratoire du lit 4 et branche le chargeur de son vieux Nokia 3310 dans la prise. Si vous pensez que l'éducation coûte cher, essayez le prix de l'ignorance.

<strong>Méditation </strong>

Albert Einstein disait ceci : «Le monde est dangereux à vivre non pas à cause de ceux qui font du mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.» Puis Desmond TUTU ajouta ceci : «Si tu es neutre en situation d'injustice, c'est que tu as choisi le camp de l'oppresseur». Et Martin Luther King  a affirmé ceci : «Notre vie commence par s'arrêter le jour où nous gardons le silence sur des choses graves. Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants, mais l'indifférence des bons...puis, à la fin, nous nous souviendrons, non pas des maux de nos ennemis, mais du silence de nos amis.»

<strong>Au nom des siens </strong>

«Suite au rappel de l'âme de notre frère Dr. Cheich René Sidibé à Allah, Le Miséricordieux, dans la nuit du 27 octobre 2018, les funérailles furent organisées le vendredi 26 octobre 2018 dans la famille Sidibé au Badialan 1. Notre famille est encore submergée d’émotions face au flot ininterrompu de soutiens et de compassions de toute la nation malienne. Au nom de toute la famille Sidibé et alliés, et en celui des Forces Alternatives pour le Renouveau et l'Emergence et du NPP, je remercie le Président de la République, le Premier ministre et son gouvernement, les chefs des institutions républicaines, les collaborateurs, les voisins, amis et parents, les médecins et l’ensemble des travailleurs socio-sanitaires, ainsi que toute personne ayant eu une pensée pour nous. Que tous et toutes soient assurés de ma reconnaissance éternelle et de celle des miens. Puisse le Tout-Puissant nous agréer de ses bienfaits ici et dans l’Au-delà. Amin.» Modibo Sidibé.

<strong>«On s'en fout»</strong>

Pendant que le tout-puissant Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga fait du boucan sur l'ORTM, les terroristes dictent leurs lois dans le cercle de Banamba, à 150 kilomètres de Bamako. À Banamba, depuis le mercredi 24 octobre 2018, les jihadistes tournent dans la zone. À ce jour, 26 écoles dans les communes de Sebété et Toubacoro ont été fermées par des groupes terroristes se réclamant de la Qatiba d'Ançardine du Macina d’Ahmamadou Koufah. Le vendredi le 02 novembre, ils ont prêché dans 22 villages (chaque village 3 prêcheurs) : ils étaient sur des motos Sanili et étaient armés de kalachnikovs. Consignes très claires : quiconque ouvrira les écoles sera identifié et traité comme mécréant et tué. Une dizaine d'enseignants ont déjà quitté la zone par peur de représailles. Le gouvernement doit réagir très vite avant que ça soit trop tard.

<strong>Ils refusent les règles </strong>

Le Trésor public a payé plus de 25 milliards de Fcfa sur 32 milliards et attend les justificatifs pour payer le reste. L'ensemble des promoteurs des régions ont été payés. Une bonne partie des promoteurs de Bamako refusent de présenter des justificatifs au Trésor public pour un montant de 6,6 milliards. Ils comptent se faire payer sans justificatifs. Au département de l’éducation, on soutient : «Il ne s’agit nullement de tension de trésorerie, mais de moralisation des dépenses publiques, un exercice auquel les promoteurs ne veulent visiblement pas se soumettre». Selon certaines indiscrétions, l’instrumentalisation de cette question viendrait de certains élus à Bamako, qui sont eux-mêmes propriétaires d’écoles privées. En refusant de fournir les justificatifs demandés, ils  comptent mettre la pression sur le chef du gouvernement afin qu’ils puissent être payés.

<strong>GTM, le médiateur</strong><strong> ! </strong>

Ce n'est plus un secret : le général Moussa Traoré, ancien président du Mali, est devenu le médiateur entre Ibrahim Boubacar Keita et le Chérif de Nioro. Ça fait quelques jours que l'information circule sur une éventuelle visite d'excuses d'IBK chez Bouyé. Après l'échec de la première tentative, la seconde est en cours de préparation. C'est pour cela que Moussa Traoré est arrivé le jeudi 1<sup>er</sup> novembre au matin à Nioro du Sahel, pour tenter une nouvelle médiation entre le Chérif Mohamed Ould Cheickne et le président IBK. GMT réussira-t-il cette fois-ci dans cette mission qui lui a été confiée par son allié IBK ? La question mérite d'être posée car l'ancien dictateur déchu avait échoué dans sa première tentative de réconcilier Bouyé et IBK. Selon des sources fiables, ce dernier a complètement perdu le sommeil à cause de sa brouille avec le saint homme de Nioro du Sahel. À suivre.

<strong>La grève des 100 jours </strong>

«Après 100 jours de grève dans l'honneur et dans la dignité, les dignes et loyaux magistrats du Mali ont décidé sagement et magistralement de suspendre leur grève inédite. Sur le volet sécuritaire, des avancées consistantes sont obtenues. Sur le volet financier, la famille noble et digne s’en remet à la sagesse du président de la République du Mali. L'assemblée générale a pris cette décision en toute sagesse et par civisme ou patriotisme. Tous les magistrats sont à saluer vivement pour leur résistance, leur courage, leur sens élevé de responsabilité et du devoir bien accompli. Tous les syndicalistes méritent nos congratulations, nos très chaleureuses félicitations pour le gros travail abattu dans l'honneur et dans la dignité».

<strong>Enlèvement évité de justesse</strong>

Léré le 1<sup>er</sup> novembre, vers 18h 30 minutes, une tentative d'enlèvement du véhicule (occupé par 4 éléments) de relève de la Garde nationale échoue. Les 3 assaillants armés de PM étaient sur une moto et étaient arrivés à 400m du check-point. Bilan : 2 blessés. Il s'agit des gardes Boubacar Fofana (blessé grave-fracture au bras droit) et Daouda Sangaré, chauffeur, blessé à la poitrine. Une  fillette de 3 ans a été blessée à la tête à cause des tirs essuyés par les éléments du check-point. Les assaillants ont pris la direction sud-ouest. La même nuit, entre 22h et 23h, des forains de retour de N'Daky à bord de 5 véhicules ont été attaqués à Tawalate par un groupe de jeunes armés sur une dizaine de motos. Les forains ont été dépouillés, les véhicules enlevés.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Abdoul Niang:  «Nous demandons au procureur général de la République de poursuivre Mohamed Aly Bathily pour incitation à la violence»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/abdoul-niang-nous-demandons-au-procureur-general-de-la-republique-de-poursuivre-mohamed-aly-bathily-pour-incitation-a-la-violence-2786062.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Nov 2018 11:53:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’association «Faso Ni Dambé» a tenu vendredi 2 novembre une conférence de presse, à Sotuba, sur le projet de découpage administratif, la grève des promoteurs d’écoles privées et sur les fronts politiques contre le président de la République. Le conférencier, Abdoul Niang, le porte-porale de l’association ‘’Faso ni Dambé’’, a interpellé le procureur général de la République à s’autosaisir pour poursuivre Mohamed Aly Bathily pour ses propos incitant à la haine et à la violence.

Selon le conférencier Abdoul Niang, Mohamed Aly Bathily a incité les populations à la désobéissance civile, lors d’un meeting du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), le dimanche 29 octobre, au palais de la culture.

Au cours de ce meeting, M. Bathily a aussi émis l’idée d’empêcher les députés, les membres de la Cour suprême, de la Cour constitutionnelle et les membres du gouvernement d’aller travailler, après le 31 décembre 2018. Pour le porte-parole de l’association «Faso ni Dambé», ces propos sont une invitation à la haine et à la violence contre le président IBK, démocratiquement élu.

Parlant du projet de découpage administratif, Abdoul Niang dira que la loi a été votée par l’Urd en 2012 à l’Assemblée nationale. Il s’agit de la loi N°2012-017 du 2 mars 2012 portant création de onze nouvelles circonscriptions administratives en République du Mali. Contrairement aux allégations des opposants qui prétendent que ce découpage a pour but de diviser le Mali. Pour Niang, cela n’est que de l’intoxication car il concerne l’ensemble du Mali et même les partis sud du pays.

Concernant le paiement des arriérés des promoteurs d’écoles privées, Abdoul Niang dira que certains de ces promoteurs d’écoles devraient être en prison. À l’en croire, cette situation est seulement due au fait que certains promoteurs d’écoles n’ont pas pu justifier l’argent qu’ils perçoivent de l’Etat depuis plusieurs années, dont cette année, il leur est demandé de justifier ce que l’Etat leur doit.

Gabriel TIENOU]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Des rencontres inter&#45;religieuses pour bien vivre ensemble</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/des-rencontres-inter-religieuses-pour-bien-vivre-ensemble-2786009.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Nov 2018 11:53:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Guillaume Mamadou Hachim Diallo, né le 20 août 1951, dans la ville de Ségou au Mali, d’un père catholique pratiquant, et d’une mère musulmane pratiquante, est le premier «hybride des deux religions» de sa famille. Comme tant d’autres familles maliennes moins métissées religieusement, celle de Guillaume incarne la laïcité du Mali. Chacun pratique sa foi librement, chacun respecte la foi de l’autre. Ensemble, ils fêtent les fêtes musulmanes, ensemble ils fêtent les fêtes catholiques. Ils sont la diversité du Mali. Ils sont le Mali. Guillaume, qui vit à Paris, a répondu à nos questions. </em></strong>

<strong><em>L’occupation des régions septentrionales du Mali par des</em></strong><strong><em> groupes armés islamistes en 2012 aurait pu déstabiliser la cohabitation harmonieuse qui existait entre les différentes communautés religieuses, n’est-ce pas ? </em></strong>

Effectivement, mais les valeurs de la société malienne sont solides. À l’arrivée de ces groupes, les catholiques et les protestants ont immédiatement été protégés par leurs voisins et amis musulmans. Ensuite, comme beaucoup d’autres gens qui fuyaient la violence perpétrée par ces groupes, ils sont partis se réfugier, chez des parents et proches, au centre et au sud du pays. En 2012, ces groupes n’ont pas réussi à triompher du bien-vivre-ensemble malien.

Cependant, il faut appeler un chat un chat. Depuis plusieurs années, les choses évoluent, et ce n’est pas une conséquence de l’occupation du Nord en 2012. Des mosquées ont fleuri un peu partout, construites grâce à des fonds provenant des pays du Golfe, et ça continue. Les familles maliennes qui les fréquentent semblent oublier ce qu’elles ont appris de leurs parents. Elles adoptent la pratique religieuse ultra-rigoriste en vigueur dans ces pays-là. Elles s’habillent même comme si elles vivaient là-bas. Ces Maliennes et Maliens se replient un peu sur eux-mêmes. Dans les quartiers, c’est le vivre-ensemble entre eux et l’immense majorité des Maliens musulmans qui en est affecté. Ce n’est donc pas seulement notre vivre-ensemble inter-religieux qui est mis à mal, mais celui au sein de notre société en général.

Dans leurs prêches, certains attisent la haine envers les communautés chrétiennes. Par exemple, fait rarissime dans l’Histoire du Mali, en octobre 2017, dans le centre du pays, plusieurs églises et chapelles ont été saccagées par des «hommes armés non identifiés». Ils attisent la haine aussi envers les musulmans qui pratiquent leur religion «à la malienne». Pour le moment, nos valeurs ancestrales sont plus fortes que leurs prêches.

Au sein de la diaspora, nous constatons également une évolution, sans doute due à notre éloignement du pays. Nous vivons moins «ensemble». Nous nous connaissons moins. Notre tissu social est fragilisé, et trop de nos jeunes méconnaissent nos valeurs. Ils peuvent être influençables. Parfois ici, en France, nous entendons des propos à l’égard de telle ou telle communauté que personne n’oserait tenir au Mali.

À ces faits inquiétants s’ajoutent deux choses. Vous savez au Mali, beaucoup de gens «se cherchent», ils cherchent à plaire à ceux qui sont bien placés socialement. Si ton patron fréquente tel lieu de culte, tu vas t’y faire voir au moment de la prière, dans l’espoir de gagner sa sympathie, et peut-être même une promotion. Il ne s’agit plus de foi, tout le monde le sait, tout le monde fait semblant.

Et au niveau national, comme on dit chez nous, les pintades se suivent, elles regardent la nuque de celle qui est devant. Tout le monde comprend ce que cela veut dire. Depuis 2013, la route est tracée par celui qui est à la tête de l’Etat. Alors que le Mali est constitutionnellement défini comme laïc, la plupart des plus hauts responsables du pays commencent et terminent leurs discours en se référant à la religion musulmane. Sur l’ORTM, la télévision nationale, vous n’avez qu’à regarder le journal d’information, les présentateurs en font autant. Les chrétiens ne sont pas les seuls à le remarquer. De très nombreux Maliens musulmans en sont choqués également.

&nbsp;

<strong><em>L’Association des catholiques maliens de France travaille actuellement  sur un projet de rencontres de dialogue inter-religieux, dites-nous en plus, Guillaume. </em></strong>

C’est vrai. Dans un objectif d’apaisement général, et avec l’aide de Pierre Diarra, théologien, <em>responsable de l’Union pontificale missionnaire</em>, nous souhaitons mettre en place des rencontres favorisant le dialogue inter-religieux au niveau des populations. Nous commencerons ici en France, car nous savons l’influence que la diaspora exerce sur nos parents restés au pays. Nous pensons qu’en démarrant ici, l’objectif de ces rencontres sera plus vite atteint.

La première étape du projet se fera au niveau des prêtres et imams maliens vivant en France. Ils n’ont en général pas de pratique inter-religieuse. Pour qu’ils en comprennent l’intérêt, il faut d’abord qu’ils rencontrent des imams et prêtres français, qui œuvrent pour le dialogue inter-religieux, et travaillent avec eux. Moussa Namoko, un prêcheur malien, originaire de Ségou, qui vit en région parisienne, a été informé de notre projet par mes soins. Il a salué l’initiative. Il est même pressé que cela se fasse. Nous l’avons missionné pour qu’il en parle à d’autres prêcheurs ici. Si cela est possible pour eux, nous inviterons les Protestants maliens de France à se joindre à nous.

La deuxième étape sera l’organisation d’une série de rencontres publiques sur des thèmes variés qui permettront aux Maliennes et Maliens de se parler, de s’écouter, afin de raccommoder ensemble notre tissu social profondément fragilisé par une crise multiforme qui dure depuis trop longtemps. Nous programmerons le début des rencontres publiques dans les premiers mois de 2019.

&nbsp;

Je tiens à préciser que nous sommes allés voir le nouvel Ambassadeur du Mali en France, car comme tous ses prédécesseurs, il est également Ambassadeur du Mali auprès du Vatican. C’est en cette qualité que nous, l’Association des Catholiques maliens en France, lui avons demandé audience pour l’informer de notre projet. Il nous a félicités pour l’initiative. Nous aussi, nous l’avons assuré de notre accompagnement pour sa mission auprès du Vatican.

<strong><em>En attendant, le début de ces rencontres pour favoriser le dialogue inter-religieux, je vous laisse le mot de la fin, Guillaume Diallo : </em></strong>

Au sein de l’Eglise catholique, il y a une hiérarchie très structurée, on parle d’une seule voix. Au niveau du Mali, c’est la Conférence épiscopale qui décide tout ce qui relève de la position de l’Eglise. Ce qui évite des discours personnels des prêtres. Or, chez nos sœurs et frères musulmans, beaucoup s’autoproclament imams et prêcheurs, parfois sans réelle formation. Il y a sans doute un travail à faire sur ce sujet aussi, afin d’éviter qu’une poignée de gens n’enflamme davantage notre Maliba.

<strong>Propos recueillis par Françoise WASSERVOGEL</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L’œil du Reporter :  En attendant le pire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-du-reporter-en-attendant-le-pire-2786060.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Nov 2018 11:53:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Jamais régime, après les premières années de la démocratie, n’a eu autant chaud au Mali démocratique. Quelles en seraient les explications plausibles ? L’exercice est périlleux. On va s’y essayer.</strong>

Un nid d’oiseau se bâtit avec des matériaux disponibles. La patience en garantissant l’aboutissement. De fait, la technique des oiseaux ne diffère pas énormément de celle des humains. Les oiseaux se contentent de rassembler des matériaux et s’en construisent un nid : paille, herbe, brindille, plume…Parfois ils rassemblent même des bouts d’objets abandonnés par les humains. L’hétérogénéité en fait sa beauté.

À l’image de la construction d’un nid d’oiseau, le régime actuel s’est fabriqué son «nid à emmerdes». Pour ne pas dire la rue en impasse qu’elle emprunte depuis son avènement. À croire qu’avec des riens, on se crée de véritables problèmes. L’enlisement étant la finalité.

Au final, le régime actuel est comme entouré de points chauds, en leur sens en géologie. Et rien de tout ce qu’elle entreprend ne trouve grâce aux yeux des populations. Lesquelles n’ont cesse de se lamenter et veulent se prévaloir de leurs propres turpitudes.

Quand l’espérance entretient des frontières très floues avec la désespérance. Il n’y a vraiment pas meilleur moyen pour écumer un pays. En attenant le pire et, donc, la noyade collective, la bourrasque est assurée de son passage.

<strong>Issiaka SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Front social : les magistrats reprennent le travail</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/front-social-les-magistrats-reprennent-le-travail-2786026.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Nov 2018 11:52:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les magistrats ont décidé de reprendre le travail le lundi. À l'issue d'une assemblée générale tenue jeudi dernier, les deux syndicats de magistrats ont annoncé la suspension de leur mot d'ordre de grève illimitée. Toutefois, les promoteurs d'écoles privées, les travailleurs des collectivités, ou encore les enseignants de l’École normale supérieure poursuivent leur mouvement de grève.</strong>

Après plus de trois mois d'arrêt de travail, les syndicats de magistrats ont suspendu jeudi leur mot d'ordre de grève. L'information a été donnée par les responsables du syndicat autonome de la magistrature au sortir d'une assemblée générale. Les magistrats réclamaient de meilleures conditions de vie et de travail.

Cependant, d'autres mouvements de grève sont en cours dans le pays. C'est le cas du syndicat des travailleurs des collectivités territoriales qui observe depuis mercredi une grève de trois jours dans plusieurs localités du pays. Les grévistes réclament le payement des arriérés de salaires et l'élaboration d'un plan de carrière pour les fonctionnaires des collectivités territoriales.

Dans le domaine de l'éducation, le comité du syndicat national de l'enseignement supérieur de l'Ecole nationale supérieure (ENSUP) a aussi entamé mercredi une grève illimitée. Il demande au ministre de l'enseignement supérieur d'abroger un décret qui violerait la loi 049-2014. Selon eux, cette loi décrit les conditions de nomination du Directeur général de l'institut par appel à candidatures. Ainsi, ils estiment que l'actuel DG ne répond pas aux critères de sélection.

Quant aux promoteurs d’écoles privées agréées, ils restent campés sur leurs positions. Ils déclarent que «tant que le payement intégral de leurs arriérés n'est pas effectif, la grève sera toujours maintenue».

Selon certains observateurs, ces grèves à répétition ont des impacts négatifs sur le développement du pays. Ils déplorent un manque de volonté politique pour résoudre ces problèmes.

<strong> Ousmane DIAKITE </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>10ème revue du programme économique et financier du Mali soutenu par la FEC :  Le FMI juge satisfaisante la mise en œuvre du programme au cours du 1er semestre 2018</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/10eme-revue-du-programme-economique-et-financier-du-mali-soutenu-par-la-fec-le-fmi-juge-satisfaisante-la-mise-en-oeuvre-du-programme-au-cours-du-1er-semestre-2018-2786050.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Nov 2018 11:42:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une mission du Fonds monétaire international (Fmi), conduite par Boriana Yontcheva, a séjourné à Bamako du 24 octobre au 3 novembre dans le cadre des conclusions relatives à la 10ème et dernière revue du programme économique et financier du Mali appuyé par l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (Fec) du Fmi. À la fin des travaux, le ministre de l’Economie et des Finances Boubou Cissé et la cheffe de la mission du Fmi Boriana Yontcheva ont donné une conférence de presse, le samedi 3 novembre, pour partager les conclusions de cette revue.</strong>

La mission du Fmi et les autorités du Mali sont parvenues à un accord préliminaire sur la conclusion de la 10ème revue du programme économique et financier du Mali soutenu par la Fec, sous réserve de l’approbation par la direction et le conseil d’administration du Fmi. L’examen du dossier par le conseil d’administration du Fmi est prévu pour décembre 2018.

Selon une déclaration faite par Boriana Yontcheva, la croissance du PIB de 2018, soutenue par une production agricole solide, devrait rester robuste à environ 5%. L’inflation est projetée à environ 1.9% en dessous du plafond régional. La mise en œuvre du programme au cours du premier semestre 2018 a été globalement satisfaisante. La mission et les autorités du Mali ont revu l’exécution budgétaire du premier semestre 2018. La plupart des critères quantitatifs de performance en fin juin 2018 ont été atteints.

La moins-value importante au niveau des recettes intérieures a été compensée par une réduction des dépenses car les autorités du Mali ont fait preuve de détermination pour respecter leur objectif de déficit budgétaire. Le niveau attendu des recettes en fin décembre 2018 est inferieur à l’objectif du gouvernement de 1% du PIB.

En plus de la mise en œuvre de mesures correctives d’administration fiscale pour redresser le niveau des recettes, les autorités ont également prévu de resserrer significativement les dépenses courantes, hors salaire, afin de respecter l’objectif de déficit budgétaire de 2018.

Aussi, plusieurs réformes structurelles ont été mises en œuvre en particulier celles sur la gouvernance où l’objectif de transmission des déclarations de patrimoine par les hauts fonctionnaires a été largement rempli. Cependant, la formule de fixation des prix pétroliers n’a pas été constamment mise en œuvre et la réforme relative au relèvement du seuil des investissements bénéficiant d’exonérations fiscales a été retardée.

En outre, selon la déclaration du Fmi, le budget préliminaire de 2019 est en ligne avec le respect du critère de convergence de l’Uemoa limitant le déficit budgétaire à 3% du PIB. L’atteinte de cet objectif va nécessiter plus d’efforts de recouvrement des recettes dans un contexte de prix pétroliers toujours élevés et une situation sécuritaire difficile.

Par ailleurs, pour le moyen terme, le Fmi demande aux autorités d’accroître leurs efforts afin de créer de l’espace pour les dépenses en infrastructures sociales. Cela nécessite une mise en œuvre inébranlable des réformes sur l’amélioration de l’administration fiscale, l’amélioration de l’efficacité de la taxation du secteur minier et des recettes sur les produits pétroliers ainsi que l’amélioration de la gestion des finances publiques. En particulier, l’augmentation de l’efficacité des investissements publics et le renforcement de la gestion de la dette.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Dr. Boubou Cissé, a rappelé que le Mali a négocié et conclu avec le Fonds monétaire international un programme depuis décembre 2013. Selon lui, c’est un programme triennal qui s’est glissé sur 3 ans, mais que le Mali et le Fmi ont convenu de renouveler pour une année supplémentaire, il y a un an et demi. Ce programme, explique Boubou Cissé, est soutenu par le Fonds monétaire international (Fmi) à travers la facilité élargie de crédit.

Il dira que c’est un programme économique et financier dans lequel il y un ensemble de réformes qui sont discutées et conclues entre le Fmi et le gouvernement pour être mises en œuvre. Cet ensemble de réformes, dit-il, est mis en œuvre sur un calendrier bien défini avec des résultats mesurables à atteindre. C’est la 10ème et la dernière revue de ce programme, a précisé le ministre de l’Economie et des Finances.

Avant de faire savoir que les revues du Fmi consistent à faire le point sur la situation du programme et sur la situation macro-économique du pays. «Le futur, pour nous, c’est la loi de finances de 2019. Elle a été examinée par le Fmi et nous sommes arrivés à une entente», a déclaré Dr. Boubou Cissé.

Il a par ailleurs expliqué que ce programme a été signé en 2013 sur la base de 46 millions de dollar. En fin de programme, ajoute-t-il, l’enveloppe a augmenté significativement jusqu’à 250 millions de dollar. Car il y a eu deux augmentations significatives en 2016 et 2017 pour récompenser les efforts du gouvernement en matière de réformes et les résultats atteints.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK, de la démocratie à Moussa Traoré, quelle ignominie !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-de-la-democratie-a-moussa-traore-quelle-ignominie-2786076.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Nov 2018 11:41:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis plusieurs années, la manière dont notre peuple peut prévenir, démanteler ou même décourager les dictatures, a été l’une de mes principales préoccupations. Elle s’est en partie nourrie d’une confiance dans l’idée que les Maliens ne doivent pas être, ne doivent plus être dominés et détruits par de tels régimes.</em></strong>

Au fil des ans, j’ai eu l’occasion de connaître des gens qui ont vécu et souffert sous le joug de Moussa Traoré, et qui ont survécu aux escadrons de la mort (Victor Sy, Feu Amadou Djicrony Traoré,  Oumar Mariko, Tiéblin Dramé et autres…)

À Bamako, j’ai rencontré des gens qui ont résisté aux lois d’exception de Moussa et sa lanière ensuite qui ont survécu, et j’ai entendu l’histoire de ceux qui ont péri. J’ai parlé avec des Bambaras, Songhaïs, Sarakolés, Tamasheqs, Senoufos, Bouas, Peulhs, Arabes, etc., qui se sont échappés des griffes de croque-morts de la liberté et avec des gens qui les y ont aidés.

Mes connaissances relatives aux politiques de terreur du régime de Moussa Traoré, que j’ai vécues, m’imposent à dire que IBK fait partie des altérations et des traitres de notre révolution de 1991. La politique de terreur exercée par le système Moussaïste m’apparaît spécialement poignante, étant donné que des camarades sont tombés devant moi gisant dans le sang, j’ai vu et vécu l’averse de sang que le régime polichinelle du général et ses fantassins ont exercé sur les Maliens.

La conscience du caractère pathétique et outrageux des brutalités du régime de Moussa et de son parti UDPM ne devrait plus amener aucun démocrate malien à céder à Moussa Traoré un rôle dans ce pays. IBK est une flétrissure pour notre pays et je l’assume, il est en train, et de façon désagréable, de ramener Moussa Traoré malgré que son premier test (Modibo Keita, ex-ministre des Affaires étrangères de Moussa a lamentablement échoué comme Premier ministre et a foutu le bordel dans notre contrée avant de s’effacer sur la pointe des pieds. Moussa est trop encrassé par le sang de nos camarades de 1991 pour pouvoir faire rallier le Chérif, mais puisque IBK n’entend rien, ne distingue rien, ne voit rien, c’est son tout pouvoir qui l’intéresse, pas de dignité, pas de montant, pas de valeur, pas de vertu, pas de morale, pas d’éthique, pas de… La démocratie doit être accrochée ou pendue, c’est pour cela qu’on  n’aura plus aucune circonspection à cette poutre Moussa IBK. Tout le monde sait que la dignité du Chérif de Nioro n’est pas en bourse (Quand le Chérif dit non c’est non, Bouya est un homme de distinction, dignité, d’honneur et surtout de conviction et de croyance).

Nous disons au tandem IBK-Moussa que ce commentaire est encore soft, nous insistons et disons à Moussa de ne plus se mettre dans cette nouvelle imposture pour vouloir faire mal à la démocratie, les cicatrices de ses balles sont encore humides même si le portable a remplacé les talkies-walkies.

À IBK, nous disons, de cesser de vouloir nous rapetisser toutes les secondes parce qu’il serait un envoyé de Dieu, même s’il n’a jamais respecté les préceptes initiaux de l’honneur. Notre amertume est obèse mais nous allons résister et montrer que nous sommes résolus à démontrer que la prévention de la tyrannie est possible, que des combats victorieux contre des dictatures peuvent être menés sans massacres mutuels massifs, que des dictatures peuvent être détruites et qu’il est même possible d’empêcher que de nouvelles ne renaissent des cendres de celles qui sont tombées.

Après avoir consolidé sa position par la duperie, la nouvelle aventure d’IBK peut se révéler plus impitoyable et plus ambitieuse que la précédente. Ainsi, malgré le désespoir que nous éprouvons, la ligature  veut se donner un rôle, le rôle de défendre IBK pour leur mangeoire sans se préoccuper de démocratie ou de droits humains.

Nous disons en irrévocable, si les démocrates acceptent d’arrêter leur résistance afin de gagner un sursis devant la répression, ils peuvent se retrouver fort déçus. Vive l’ardent soulèvement populaire de Mars 1991 contre Moussa. Vive le Mali !

<strong>Ousmane MOHAMED</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Réseau «Joko Ni Maaya» salue le nouveau découpage administratif en vue</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-reseau-joko-ni-maaya-salue-le-nouveau-decoupage-administratif-en-vue-2786032.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Nov 2018 11:30:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> </strong><strong><em>Samedi 3 novembre 2018, le Réseau Joko Ni Maaya a initié une journée d’échange entre ses membres sur la problématique de la nouvelle architecture administrative du Mali.</em></strong>

Au menu des échanges, il s'agissait d’informer les membres des félicitations du ministre de la Justice M. Tienan Coulibaly pour l'implication du réseau dans l'apaisement du climat social, qui était en ébullition depuis un moment.  Après quoi, le conférencier principal, Pr. Niang), a détaillé point par point les maux qui assaillent notre pays à travers une andragogie adaptée.

De l'accord pour la paix et la réconciliation nationale au nouveau découpage administratif, en passant par le respect de la constitution du pays et d'autres problèmes, le conférencier n'a occulté aucun sujet  brûlant.

Au sortir de la rencontre, tous étaient unanimes à approuver le projet de loi sur le nouveau découpage administratif en vue et demandent l’indulgence de tout et un chacun pour qu’il soit réalisé dans les jours à venir.

Le réseau Joko Ni Maaya est un réseau de réflexion et de communication, pour une prospérité partagée dans la stabilité, la paix et la sécurité au Mali.

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’association malienne des expulsés se dit préoccupée par la situation des migrants en Angola</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/immigration-emigration/lassociation-malienne-des-expulses-se-dit-preoccupee-par-la-situation-des-migrants-en-angola-2786031.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Nov 2018 11:29:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En conférence de presse, jeudi 1<sup>er</sup> novembre, l’Association malienne des expulsés (AME) a fait le point sur l’expulsion et la violation des droits humains des migrants africains en Angola. </em></strong>

Depuis un certain moment, la communauté africaine vivant sur le territoire angolais fait l’objet de toute sorte de violation de ses droits les plus fondamentaux par les autorités de ce pays.

Selon son président Ousmane Diarra, l’AME est vivement préoccupée par les récentes arrestations, détentions et expulsions des centaines de milliers de migrants africains dont des Maliens. Selon des informations recueillies sur place, une centaine de Maliens sont concernés par cette situation qui évolue et change de jour en jour, a-t-il ajouté. Et de poursuivre que ces violations se matérialisent par des arrestations musclées et arbitraires, des emprisonnements dans des conditions inhumaines et dégradantes.

«Nous attirons l’attention de l’Union Africaine et de ses pays membres sur la situation inacceptable que vivent les étrangers sur la terre africaine d’Angola et rappeler que les droits de l’homme sont des droits inaliénables de tous les êtres humains, quels que soient leur nationalité, leur lieu de résidence, leur sexe, leur origine ethnique ou nationalité, leur couleur, leur religion», a rappelé Ousmane Diarra.

Sachant que l’article 5 de la déclaration universelle des droits de l’homme et de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples interdit pourtant l’expulsion collective, indique l’AME, l’Angola comme la plupart des pays africains s’est engagé à protéger, respecter et réaliser les droits de l’homme, non seulement de ses nationaux, mais de toute personne sous sa juridiction. Dans ce contexte, tous les étrangers se trouvant sur le sol angolais auraient dû bénéficier de la protection des autorités angolaises quelles que soient les raisons qu’elles mettent en avant pour justifier ces expulsions.

Et de poursuivre : «Nous jugeons que la situation est grave, nous exhortons le gouvernement à tout mettre en œuvre pour la sécurisation de nos compatriotes et de leurs biens dans les pays d’accueil. Et de communiquer davantage sur cette situation en donnant beaucoup plus d’informations aux familles des Maliens vivant en Angola, de continuer à œuvrer pour le respect des droits des migrants maliens et aussi pour le développement d’une relation franche entre les Etats africains en vue de la réalisation de l’unité africaine comme le prévoit l’article 117 de la constitution. Nous invitons l’Union Africaine à dénoncer et prendre des mesures contre les violations des droits humains dans les pays membres, également les Etats membres de l’Union Africaine à renoncer aux expulsions massives des ressortissants d’autres pays africains et à mettre fin sans délai aux opérations actuelles en cours».

<strong>Korotoumou KARABENTA/Stagiaire </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les fonctionnaires de la région de Kidal :  «Nous ne serons jamais les boucliers de guerre d’un quelconque gouverneur politique»</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/les-fonctionnaires-de-la-region-de-kidal-nous-ne-serons-jamais-les-boucliers-de-guerre-dun-quelconque-gouverneur-politique-2786073.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Nov 2018 11:25:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les fonctionnaires de la région de Kidal s’étaient réunis hier dans les locaux de l'UNTM à Bamako pour protester contre leur éventuel retour. Et ont fait savoir qu’ils ne seront jamais les boucliers de guerre d'un quelconque gouverneur politique.</strong>

À la volonté du gouverneur, les fonctionnaires opposent un «niet». Ils exigent en premier lieu le retour de l'armée pour garantir la sécurité et la stabilité de la région comme avant. À cela s'ajoutent les services techniques, le gouvernorat du gouverneur qui fait la navette entre Bamako et Kidal, sans bureau, le budget, le Trésor public, l'académie, etc.

La panoplie se rallonge avec les primes suivantes : prime de zone (150.000Fcfa), prime de risque (200.000Fcfa), prime de logement (75.000Fcfa). Soit un total de 425.000Fcfa par fonctionnaire.

Les fonctionnaires signalent que les conditions sont loin d'être réunies à Kidal pour un retour quelconque des administrations en particulier de l'éducation. Selon eux, les attaques se multiplient de jour en jour et le drapeau de l'Azawad flotte partout à Kidal. Comme cela a été constaté suite au départ du candidat IBK, à l'époque, président sortant, à Kidal pour sa campagne électorale, où ce drapeau flottait dans la salle de réunion, sous ses yeux.

Lors des cérémonies, affirment-ils, on laisse flotter le drapeau de l'Azawad en traînant celui du Mali par terre pour marcher dessus. Les fonctionnaires font savoir au gouverneur qu'ils ne seront jamais les boucliers de guerre d'un quelconque gouverneur politique.

Par ailleurs, ils comptent se faire entendre partout où c’est nécessaire pour, disent-ils, «ressourcer l'opinion nationale et internationale sur la situation qui prévaut dans la région». Les fonctionnaires de la région de Kidal disent enfin bénéficier du soutien de l'UNTM, de la CSTM, des syndicats de l'éducation et du Collectif des ressortissants du nord. Le bras de fer entre gouverneur et fonctionnaires s’installe.

<strong>Sinaly KEITA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Suspension de la grève illimitée : les magistrats veulent «envoyer Tapily au tapis»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/suspension-de-la-greve-illimitee-les-magistrats-veulent-envoyer-tapily-au-tapis-2786066.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Nov 2018 11:20:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les magistrats grévistes du Sam et du Sylima ont tenu jeudi dernier une assemblée générale extraordinaire au cours de laquelle ils ont décidé de suspendre leur mot d’ordre de grève. Les magistrats ont accepté de reprendre le travail mais exigent qu’il soit démis de ses fonctions le président de la Cour suprême avant la rentrée judiciaire prévue pour le 22 novembre.</strong>

Après 100 jours de grève illimitée, les magistrats grévistes ont tenu une assemblée générale extraordinaire pour évaluer leur parcours. La lecture des résolutions prises par l’assemblée générale a été faite par le magistrat Mahamoudou Kassogué, porte-parole du Sam et du Sylima.

«Après avoir évalué objectivement la grève en cours depuis le 25 juillet 2018, le Sam et le Sylima prennent l’opinion publique nationale et internationale à témoin et apprécient le bilan de leurs représentants syndicaux et les en félicitent. Constatent l’accord intervenu entre les syndicats de la magistrature et le gouvernement de la République du Mali par rapport au volet sécuritaire, acceptent la main tendue du président de la République quant à sa promesse de mettre les magistrats dans les meilleures conditions de vie et de travail et de tenir compte de la spécificité de leur profession. Lui renouvellent par la même occasion leur confiance. Décident par conséquent de suspendre le mot d’ordre de grève en cours depuis le 25 juillet 2018, à partir du jeudi 1<sup>er</sup> novembre à minuit et invitent leurs militants à reprendre le travail dès le lundi 5 novembre 2018 à partir de 7 heures 30.

Engagent le ministre de la justice et les sages de la magistrature à veiller à la mise en œuvre correcte et diligente des engagements pris. Présentent leurs sincères excuses à tout le peuple malien et à toute l’opinion internationale ainsi qu’aux usagers du service public de la justice pour les désagréments induits par la grève. Remercient l’ensemble des personnes de bonne volonté qui leur ont apporté leur soutien mais aussi leur précieuse contribution à cette sortie de crise heureuse particulièrement les sages de la magistrature et les syndicats amis notamment les syndicats des magistrats du Burkina-Faso et les membres élus du conseil supérieur.

Décident, par ailleurs, de boycotter l’audience solennelle de la rentrée des Cours et Tribunaux prévue pour le 22 novembre 2018, tant que M. Nouhoum Tapily demeurera président de la Cour suprême. Invitent leurs militants à rester vigilants et mobilisés».

Ceci n’est qu’une étape dans notre combat pour la quête de notre indépendance, a-t-il conclu, le magistrat Mahamoudou Kassogué, porte-parole des deux syndicats (Sam et Sylima).

<strong>Gabriel TIENOU </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coopération Mali&#45;Etats&#45;Unis : deux responsables américains au PIGN</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/cooperation-mali-etats-unis-deux-responsables-americains-au-pign-2786049.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Nov 2018 05:40:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Deux responsables américains du Bureau de contreterrorisme, en l’occurrence Alina Romanowski, Coordinatrice adjointe principale pour la lutte contre le terrorisme, et John Hassan, Directeur de programme, ont visité la nouvelle académie de formation du Peloton d'intervention rapide de la Gendarmerie nationale (PIGN), située à Faladié. C’était la semaine dernière.</strong>

Cette académie, qui a été inaugurée il y a près de deux mois, a été construite et équipée sur un financement américain, en collaboration avec le gouvernement du Mali.

Les deux visiteurs américains étaient venus s’enquérir du fonctionnement de la nouvelle structure qui comprend un champ de tir pour l'entraînement tactique, des casernes pouvant accueillir jusqu'à 80 personnes sur le site pendant l'entraînement, une armurerie, un entrepôt de matériels et des salles de classe.

Sur place, la délégation a eu droit à une visite guidée, suivie d’entretiens avec les instructeurs étrangers et les responsables maliens. Avec le Directeur général de la Gendarmerie, le Général de Brigade Satigui dit Moro Sidibé, les échanges ont porté sur les perspectives liées au projet et à la lutte antiterroriste. La Coordinatrice en a profité pour saluer les progrès réalisés et remercié le Directeur de son soutien et son engagement.

En 2016, pour faire face aux attaques terroristes potentielles, l'ambassade américaine à Bamako a consacré des ressources importantes à la création d'un partenariat visant à aider le Mali à créer une équipe de réponse aux crises autonomes au sein d'une unité spécialisée de la gendarmerie, le Peloton d'intervention de la gendarmerie nationale (PIGN).

Ousmane DIAKITE]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projet USAID&#45;Mali Sira : pour promouvoir l’apprentissage de la lecture&#45;écriture chez les enfants</title>
<link>https://www.maliweb.net/org-non-gouvernementales/projet-usaid-mali-sira-pour-promouvoir-lapprentissage-de-la-lecture-ecriture-chez-les-enfants-2786042.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Nov 2018 05:29:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le projet Usaid-Mali Sira a organisé une rencontre avec ses partenaires publics et privés. Objectif : tisser un partenariat solide avec eux afin de mieux accompagner les enfants dans l’apprentissage de la lecture-écriture. C’était le mercredi 31 octobre au Conseil national du patronat du Mali, en présence de la directrice du projet Usaid-Mali Sira, Adwoa Atta Krah, et de plusieurs acteurs du public et du privé.</strong>

C’est suite à la sollicitation du gouvernement malien que Usaid-Mali a financé pour 5 ans (février 2016-février 2021) le projet Usaid-Mali Sira afin de promouvoir l’apprentissage de la lecture-écriture en 1re et 2ème années du fondamental. Le projet est composé de trois volets : pédagogique, institutionnel et participation communautaire.

La présente rencontre visait la mise en œuvre des activités du dernier volet qui est le volet participation communautaire. Il s’agissait de mettre en place des bibliothèques communautaires (Yeelenkene) dans les différentes communautés dans les régions de Ségou, Sikasso, Koulikoro et le district de Bamako.

Yeelenkene est une petite bibliothèque contenant environ 350 titres. Ces livres sont gardés dans une malle conservée dans un espace aménagé par la communauté. Elle est gérée par deux volontaires sélectionnés par la communauté et formés par le projet. En plus de la lecture sur place, les enfants et leurs parents peuvent emprunter ces livres et textes plastifiés. Ces volontaires animent aussi des jeux d’apprentissage avec les enfants pour renforcer la lecture.

Selon la directrice du projet Usaid-Mali Sira, Adwoa Atta Krah, la maîtrise de la lecture-écriture est la clé de réussite scolaire pour tout enfant, car c’est dans les premières années d’apprentissage que l’élève doit acquérir les compétences fondamentales.

Pour avoir ces compétences, dit-elle, il faut nécessairement savoir lire et écrire ; ce qui est impossible sans les matériels adéquats, à savoir les livres. Ce défi mérite d’être relevé dans les zones urbaines à plus forte raison les localités d’intervention du projet, a ajouté Adwoa Atta Krah.

Avec 42 Yeelenkene en 2017, le projet Usaid-Mali Sira, avec l’appui du secteur privé, envisage 1000 Yeelenkene en 2018, 1000 en 2019 et 1000 en 2020. Le coût unitaire d’un Yeelenkene s’élève à 350.000 Fcfa.

«Nous sollicitons l’accompagnement du secteur privé pour donner une bonne base scolaire à nos enfants. Nous souhaitons que tous ces futurs cadres soient compétitifs demain et à la hauteur des attentes des entreprises maliennes. Pour cela, offrons-leur une formation adéquate aujourd’hui, en soutenant des actions en faveur de l’amélioration de la qualité de l’éducation», a conclu la directrice du projet Usaid-Mali Sira.

<strong>Assan TRAORE/ Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Promotion de la micro&#45;finance :  Le CCDP et la direction du réseau Nyèsigiso se donnent la main</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/promotion-de-la-micro-finance-le-ccdp-et-la-direction-du-reseau-nyesigiso-se-donnent-la-main-2786041.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Nov 2018 03:29:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Cadre de concertation des directeurs de publication (Ccdp), en partenariat avec la direction générale de Nyèsigiso, a organisé, la semaine dernière, au Centre Aoua Keïta, la première édition de la journée d’information des hommes de médias sur le réseau Nyèsigiso.</strong>

Cette journée était présidée par la directrice générale par intérim de Nyèsigiso, Traoré Mah Djénéba Coulibaly, en présence du coordinateur du Cadre de concertation des directeurs de publication (Ccdp), Aboubacar Bany Zan, et du représentant du maire de la commune III, Cheick Fanta Mady Traoré.

Dans son allocution, le coordinateur du Ccdp, Aboubacar Bany Zan, a remercié tous les cadres de Nyèsigiso sous la conduite du directeur général, qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de cette journée. Selon lui, nombre d’observateurs et participants à cette journée pourront de prime à abord penser que la tenue de cette activité a été obtenue sur un simple claquement de doigts ou coup de fil. «Mais, loin de là, elle est le résultat de 3 ans d’envoi de correspondances, de va-et-vient incessants dans les locaux de la direction générale de Nyèsigiso», a-t-l déclaré.

«Aujourd’hui, la patience, la persévérance et le courage ont payé pour la réalisation de l’un des objectifs clés du Cadre de concertation des directeurs de publication, à savoir informer et sensibiliser les journalistes sur toute thématique importante. Ce qui permet également la promotion du professionnalisme dans notre métier», a souligné Aboubacar Bany Zan.

Il a rappelé que les systèmes financiers décentralisés jouent un rôle important dans la mobilisation des ressources locales. Malgré les difficultés auxquelles certains sont confrontés dans leur mission d’optimisation de l’épargne des populations, d’autres, par contre, parviennent à transcender ces turpitudes le plus souvent inhérentes à l’activité. «C’est le cas de Nyèsigiso qui fait partie du cercle très restreint des réseaux de caisses d’épargne et de crédit qui tiennent bon au Mali et dans la sous-région ouest-africaine. Pour preuve, il est membre de la Confédération des institutions financières de l’Afrique de l’Ouest, un regroupement de réseaux de caisses et de crédit performants de l’espace Uemoa», a fait remarquer le coordinateur du Ccdp.

Selon Aboubacar Bany Zan, ces dernières années, Nyèsigiso a mis sur le marché, pour le bonheur des Maliens et de ses sociétaires, de nouveaux produits qui ont véritablement boosté ses réseaux de mobilisation de l’épargne. Ces actions méritent d’être connues et partagées avec les hommes de médias, a-t-il expliqué, car l’image négative d’un système financier décentralisé, qui est divulguée dans les médias, ne doit plus prendre le dessus sur les réalisations positives de celui-ci.

De fait, selon d’Aboubacar Bany Zan, le Cadre de concertation des directeurs de publication vient par ce projet contribuer à instituer un cadre d’échange annuel entre les hommes de médias et Nyèsigiso. Il a salué la participation des points focaux du Ccdp de Ségou, de Koutiala et de Mopti à cette journée d’information.

Pour la directrice générale par intérim de Nyèsigiso, Traoré Mah Djénéba Coulibaly, cette journée d’information est un cadre d’échanges avec les médias qui permettra à Nyèsigiso d’informer davantage ses membres sur les acquis du réseau et les innovations offertes dans le cadre de leur satisfaction. Elle dira que cette première édition se déroule à un moment où le secteur de la micro-finance est secoué, comme tant d’autres, par la crise politico-sécuritaire qui traverse le Mali.

Par ailleurs, la directrice générale par intérim de Nyèsigiso, Traoré Mah Djénéba Coulibaly, a rappelé que le réseau Nyèsigiso, en tant que système financier décentralisé, mutualise et demeure, de nos jours, porteur de valeurs telles que la solidarité, la transparence, le professionnalisme et l’intégrité. Elle a souligné qu’en 5 ans, soit de 2013 à 2017, son institution financière a injecté plus de 63 milliards de Fcfa dans le financement des activités de ses membres.

Le réseau Nyèsigiso fait partie des plus grandes institutions de micro- finance au Mali avec 90 points de services repartis dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Tombouctou et le District de Bamako. Il a une représentation en France pour accompagner les migrants maliens. Au 30 septembre 2018, Nyèsigiso affichait 215.060 membres, 225 dirigeants élus, 302 employés, 11 milliards de dépôts, 11 milliards d’encours de crédits et 15 milliards d’actifs.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Niamakoro&#45;Zone aéroportuaire :  Les petits entrepreneurs dans la savonnerie artisanale menacés de déguerpissement</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/niamakoro-zone-aeroportuaire-les-petits-entrepreneurs-dans-la-savonnerie-artisanale-menaces-de-deguerpissement-2785414.html</link>
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<pubDate>Sun, 04 Nov 2018 13:01:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Association nationale des fabricants de savon artisanal (Anafasa) a animé, le samedi 28 octobre, sur leur site de production, une conférence de presse pour dénoncer leur déguerpissement en cours. Ce sont 57 hangars abritant 3000 personnes sur ce site, depuis 2005, qui sont menacés de destruction et de perdre d’emploi.</strong>

<strong> </strong>

Plusieurs entrepreneurs dans la fabrication du savon artisanal, réunis en association, ont pris pour quartier les abords de la zone aéroportuaire du côté de Niamakoro, depuis 2005.

&nbsp;

En 2007, selon les explications du secrétaire administratif de l’Anafasa, Mahamadou Sidibé, l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) avait fait le constat de la présence d’activités sur son espace et avait sommé ses voisins de quitter les lieux.

&nbsp;

Après l’expiration des 1<sup>er</sup> et second délais, suivie de pourparlers, un consensus a été trouvé entre les deux parties, à en croire le secrétaire administratif de l’Anafasa. Certaines conditions ont été imposées aux nouveaux occupants des lieux. Jusqu’à ce jour, l’Asecna ne s’est plaint d’un quelconque débordement de la part de ses voisins, a-t-il ajouté.

&nbsp;

Cependant, le samedi 20 octobre dernier, c’est tout un arsenal de démolition qui s’est mis à tout raser. L’opération a été vite interrompue devant la colère des occupants. Néanmoins, les dégâts causés lors de cette opération s’élèvent à plus de 1.750.000Fcfa, selon les estimations du secrétaire administratif.

&nbsp;

D’après le secrétaire administratif, les agents venus pour la démolition disent être au service de la mairie du District. Sans avoir été avisés au préalable, les entrepreneurs et les milliers d’autres personnes qui gagnent leur vie à travers cette activité, ont manifesté tout leur désarroi face à ce qu’ils appellent leur «mort programmée» par le maire Adama Sangaré.

&nbsp;

Selon Seydou Diakité, un petit entrepreneur, rien n’est clair dans le processus de démolition, car, pour lui, ils paient leurs taxes à la mairie de la commune VI. Quoi qu’il advienne, ils auraient pu être informés de la décision. Il dénonce du coup la mauvaise organisation de leur association.

&nbsp;

Rappelons que ces entrepreneurs de petites et moyennes entreprises produisent du savon artisanal exporté au Burkina-Faso, au Sénégal et en Guinée Conakry. Sur les 57 hangars en tout installés sur plusieurs hectares de la zone aéroportuaire, ce sont plus de 8000 personnes qui y trouvent les moyens pour soutenir leur famille. L’opération de déguerpissement a démoli 4 hangars, sans compter de nombreux autres dégâts d’une valeur de 1.750.000Fcfa.

<strong> </strong>

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Boubacar Sidibé, réalisateur et scénariste :  «Les films en langues nationales ont plus de chance avec le jury du Fespaco»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/boubacar-sidibe-realisateur-et-scenariste-les-films-en-langues-nationales-ont-plus-de-chance-avec-le-jury-du-fespaco-2785407.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 04 Nov 2018 12:55:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le producteur et réalisateur de films et séries TV, Boubacar Sidibé, a plusieurs fois participé au Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou (Fespaco). Des films ayant représenté le Mali et des Prix récoltés, Boubacar Sidibé nous raconte son parcours.</em></strong>

<strong>En tant que producteur et réalisateur, combien de fois avez-vous participé au Fespaco au Burkina-Faso ?</strong>

<strong>Boubacar Sidibé :</strong> 2019 sera ma neuvième participation au Festival Panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco). J’ai été à ce festival pour la première fois en 1999 comme caméraman et j’étais avec l’ancien Directeur du Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM) Moussa Ouane, alors en service à l’ORTM comme réalisateur.

Nous devions réaliser un documentaire sur le Fespaco avec le matériel et le regard de l’ORTM. Les organisateurs du Fespaco avaient donné un jour à toutes les télévisions africaines pour faire un document filmé sur les activités du Fespaco pendant une journée. Ces reportages ont été montés et diffusés sur la RTB et l’ORTM.

<strong>Lesquels de vos films de séries TV se sont-ils illustrés au cours de vos différentes participations et les prix s’il en a eu ?</strong>

Comme réalisateur en 2001, j’ai eu la chance d’être invité et d’avoir à la sélection officielle du Fespaco deux courts métrages, à savoir "Tronkélé" et "les aventures de Seko". Ce dernier a été primé meilleur film de fiction dans la compétition série TV et Vidéo professionnelle. Tandis que "Tronkélé" a été mis en sélection officielle en panorama. En 2003, j’ai eu la chance d’être invité et d’avoir à la sélection officielle du Fespaco  Fiction TV deux autres films, "Sanoudjè" et "Fantan ni monè".

"Sanoudjè" a été également primé meilleur film de fiction TV et "Fantan ni monè" a eu le prix UEMOA de l’intégration. En 2005, j’ai eu la chance d’être invité et d’avoir à la sélection officielle du Fespaco série télévisuelle avec 3 épisodes de la série "les aventures de Seko". Elle n’a pas été primée mais j’étais dans la même compétition que la série "Sidagamie", du Burkinabé Maurice Kaboré, produit par Sarama Films, réalisée au Mali avec des techniciens et des comédiens maliens qui ont eu le premier prix. J’étais le conseiller artistique du réalisateur Maurice Kaboré primé. En 2007, je n’ai eu la chance d’être invité.

Cependant, j’ai envoyé la série «Dou» dans la compétition série télé et le film «Le fou du village», malheureusement, ces deux films diffusés par TV5 et CFI, appréciés au niveau national et international, n’ont pas été retenus dans la sélection officielle du Fespaco 2007. J’ai été à mes frais pour soutenir «Faro, la reine des eaux» de Salif Traoré en compétition officielle dans la catégorie des longs métrages, car j’étais assistant réalisateur de ce beau film qui n’a pas été primé au Fespaco 2007.

En 2009, j’étais absent du festival car la période du festival a coïncidé avec le tournage des 20 épisodes de Bajènè la Sitcom de l’ORTM. En 2011, j’ai eu la chance d’être invité et d’avoir à la sélection officielle du Fespaco la série télévisuelle ‘’Les rois de Ségou’’ (saison 1) 21 épisodes de 26 minutes.

En 2013, j’ai eu la chance d’être invité et d’avoir à la sélection officielle du Fespaco la série télévisuelle ‘’Les rois de Ségou’’ (saison 2) 20 épisodes de 26 minutes. En 2015, j’ai eu la chance d’être invité et d’avoir à la sélection officielle du Fespaco la série télévisuelle<strong> ‘’</strong>Dougouba Sigui’’ 26 épisodes de 26 minutes. En 2017, j’ai eu la chance d’être invité et d’avoir à la sélection officielle du Fespaco la série télévisuelle DU’ANAADO SAARAA 28 épisodes de 20 minutes. En 2018, j’ai eu la chance d’écrire et de réaliser 3 grandes séries en langue bamanan. Ce qui est une prouesse technique et artistique, du jamais vu au Mali. Ces 3 séries non encore diffusées sont pour moi trois grands prix, car la première est sur la retraite. La deuxième sur la réconciliation nationale, la troisième sur les forces de sécurité.

<strong>Comment se passe la présélection des films qui doivent représenter le Mali au Fespaco ? </strong>

Comme beaucoup de festival à travers le monde, le principe du Fespaco est d’inscrire et d’envoyer les films. Il y a une commission nationale d’organisation qui est là pour les visionner. Ce sont les membres de cette commission qui choisissent les films. La décision de cette commission est sans appel.

En 2007, j’ai envoyé la série Dou dans la compétition série télé et le film «Le fou du village» en compétition fiction. Malheureusement ces deux films diffusés par TV5 et CFI, appréciés au niveau national et international, n’ont pas été retenus dans la sélection officielle du Fespaco 2017, et je n’ai rien pu faire.

<strong><em>Est-ce que vous êtes candidat cette année ? Si oui, avec quel film ?</em></strong>

Nous attendons la liste des films retenus mais j’affirme que l’ORTM a envoyé à la commission nationale de préselection la série ‘’La langue et les dents’’ ou La reconciliation Nationale. <em>Cette série </em>rappellera au fil des épisodes que le Mali est un peuple pacifique qui n'a qu'une seule aspiration, celle de la paix, de la cohésion sociale, du respect des religions et des libertés, et du développement économique et social pour toutes les ethnies qui y vivent et y cohabitent pacifiquement et fraternellement depuis des millénaires.

En 2011, j’ai eu la chance d’être invité et d’avoir à la sélection officielle du Fespaco la série télévisuelle ‘’Les rois de Ségou’’ (saison 1), mais le jury a primé la seule série en langue nationale wolof avec sous-titre français et a disqualifié les autres comme les rois de Ségou en langue française. Dans sa recommandation, il a invité les réalisateurs à faire les séries en langues nationales. Pour cette édition, j’ai réalisé la série ‘’La langue et les dents’’ en bambara et les sous-titres sont en français. J’espère avoir le genre de jury comme en 2011 avec l’esprit de promotion de nos langues nationales dans la commission de présélection avant d’être à la phase finale. TV5 et Canal encouragent à faire les séries en français. Une série avec sous-titre n’a pas beaucoup de chance avec eux.

<strong>Quelle est votre appréciation des éditions précédentes du Fespaco, et quelles sont vos attentes de la prochaine édition ? </strong>

Je pense que ce festival se professionnalise à chaque édition. Il y avait beaucoup d’aspects que nous ne maîtrisions pas auparavant. Les problèmes de logements se posaient de façon récurrente. Maintenant, les organisateurs commencent à avoir une approche professionnelle. Aujourd’hui, nous avons des contacts et des ateliers qui s’organisent autour des projections de films. Ces activités sont vraiment propices pour nous les professionnels du cinéma. Les partenaires du cinéma et de l’audiovisuel, pour donner de la visibilité à leurs actions, organisent des rencontres professionnelles, des conférences et des colloques pour que les cinéastes et les réalisateurs connaissent davantage leur travail. Nous aurons aussi des contacts au Marché International de la TV et du Cinéma Africains (MICA) avec les producteurs, les distributeurs, les diffuseurs, OIF, TV5, Canal Plus, l’UE, Canal Plus, etc.

<strong>Interview réalisée par Gabriel TIENOU</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coalition des forces patriotiques : «Nous nous battrons contre ce régime illégitime…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/coalition-des-forces-patriotiques-nous-nous-battrons-contre-ce-regime-illegitime-2-2785402.html</link>
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<pubDate>Sun, 04 Nov 2018 12:53:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La coalition des forces patriotiques a tenu sa première assemblée générale d’information (Cofp), dont l’objectif était de peaufiner ensemble la stratégie de combat. C’était le samedi 27 octobre en présence de milliers de participants.   </em></strong>

Ils étaient tous présents au présidium. Ils, ce sont les membres de la coalition : Housseiny Amion Guindo de la Codem, Moussa Mara du parti Yelema, Moussa Sinko Coulibably de la Plateforme pour le changement, Dr. Oumar Mariko du parti Sadi et d'autres membres de la coalition.

Le président de séance, M. Badra Ali Sy, ouvre le bal des interventions en ces termes : «Nous ne sommes pas à une conférence de presse, mais plutôt à une assemblée générale d'information afin d'édifier les uns et les autres sur les objectifs de notre plateforme».

Le président du parti Yelema, Moussa Mara, fixe le cap : la coalition a pour but de s'ériger contre toutes les dérives du régime et la violation de la constitution. En clair, il s’agit, pour lui, de bloquer d'emblée les intentions attentatoires du gouvernement.

En sus, précisera Moussa Sinko Coulibaly de la Plateforme pour le changement, ils défendront la constitution malienne au prix de leur vie. Avant de poursuivre que notre pays est dans une hémorragie depuis longtemps et c'est pourquoi, ils veulent sauver l'essentiel.

Pour sa part, Dr. Oumar Mariko a fustigé le report des législatives qui, dit-il, est une violation flagrante de la loi. Aussi, selon lui, l'existence de notre pays est menacée au centre et au Nord du pays. Il a par ailleurs promis la détermination de la coalition pour changer la donne dans les jours à venir.

Quant au représentant de «Badenyaton», Fousseyni Amion Guindo, lui et ses camarades disent ne pas reconnaître le régime actuel comme légitime. Il a par ailleurs annoncé qu'ils s’associeraient à toute organisation qui a comme objectif de combattre le régime d'IBK. Et de rappeler que «la prorogation du mandat des députés est une violation flagrante de la loi et d'ailleurs, c'est ce qui me fait mal.»

Après les interventions des membres de la coalition, les participants à l'assemblée générale ont pu poser quelques questions d'éclaircissements. Lesquelles étaient relatives aux problèmes qui assaillent le Mali actuel.

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sista Mam : «Beaucoup de gens pensent que le reggae est une musique venue d’ailleurs, mais ils se trompent largement...»</title>
<link>https://www.maliweb.net/musique/sista-mam-beaucoup-de-gens-pensent-que-le-reggae-est-une-musique-venue-dailleurs-mais-ils-se-trompent-largement-2785405.html</link>
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<pubDate>Sun, 04 Nov 2018 12:47:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À l’état civil Traoré Mariam Sangaré, Sista Mam est mariée et mère de trois enfants. Elle a fréquenté d’abord le centre commercial de Ségou, l’école fondamentale de Boulkassoumbougou, ensuite le lycée Bouillagui Fadiga Annexe, pour terminer par la Faculté des Sciences juridiques et politiques avec une maîtrise en Doit public international. Celle qui dit avoir été beaucoup marquée par la tendresse de ses grand-mères à Ségou, «deux merveilleuses personnes que je garde au fond de mon cœur», espère qu’elles veillent sur elle de là-haut.  </strong>

&nbsp;

<strong>Pourquoi vous avez choisi la musique reggae pour vous exprimer ?</strong>

&nbsp;

Le reggae, ma défense de la philosophie rasta, a d’abord commencé par l’animation d’une émission reggae «kingston road» sur la Radio Kayira de Bamako en 2004. À l’époque je n’avais pas commencé une carrière musicale car ma liberté dans ce domaine dépendait de l’obtention de mon Diplôme de fin d’étude, certes je suis très amie avec mes parents, mais ils sont stricts quant à l’éducation des enfants.

En 2005, j’intègre la célèbre chorale catholique Ba Antoine pour maîtriser les chants aigus et six mois plus tard, je sollicite  des cours privés de chant avec M. Massambou Wele Diallo à l’INA et au Conservatoire afin de parfaire ma technique vocale. C’est finalement en 2006 que je vais enregistrer mon premier single «Maman» dédié à ma mère  et d’autres reprises comme «wari bana» de Alpha blondy ou «war» de Bob Marley. En 2007, je mets en place un groupe de reggae avec d’autres musiciens africains vivant au Mali «hakilima roots band», il connaîtra un succès fulgurant entre 2007 et 2011.

&nbsp;

<strong>Parlez-nous un peu de votre premier album.</strong>

Mon premier album sortira en février 2010, un album de neuf titres qui abordera des thèmes sur «les us et traditions africaines, le sous-développement du continent, le respect des droits humains et la justice, le discours d’indépendance du Mali, prononcé par SEM Modibo KEITA boucle l’album. Parce que je suis défenseur des droits humains et de la foi rastafarienne, le reggae est cette arme, ce moyen d’expression qui peut atteindre des milliers de personnes à la fois. La vie de tous les jours, les précurseurs du reggae, les combattants pour l’émancipation des peuples noirs d’Afrique et d’ailleurs et les pères de l’Indépendance de nos pays.

<strong>Est-ce que vous avez eu le soutien des rastamen maliens ?</strong>

Ils ont toujours été là pour moi, ils sont mes premiers sponsors, ils me font confiance et sont fiers de ce que leur petite fille devient.

<strong>Quelles sont les difficultés pour une musicienne rasta ?</strong>

Waw ! il y en a tellement. D’abord, il n’y a pas de producteur de musique au Mali «sauf si tu chantes les louanges de quelqu’un» ; ensuite il n’y a plus de distributeur au Mali depuis plus de 5 ans. Du coup, l’artiste doit tout faire tout seul… après t’être débrouillé à faire ton album voilà des inconscients qui vont télécharger ton œuvre gratuitement à but commercial pendant que tu ne récolteras même pas les royalties. Avec le reggae c’est encore pire. Cette année, nous «chanteurs de reggae» n’avons été programmés sur aucun festival au Mali, on donne des trophées et nous ne sommes pas honorés. Pourquoi une telle discrimination des organisateurs de festivals et acteurs culturels ?

Le président de la République a récemment décoré tous les anciens artistes du Mali. Pourquoi Koko Dembélé n’a rien reçu ce jour-là ? Beaucoup de gens pensent que le reggae est une musique venue d’ailleurs, mais ils se trompent largement, le reggae est une musique déportée par des esclaves sénégalais, sud-africains et congolais dans les Caraïbes. Le reggae est une musique africaine qui évolue et qui fait nourrir des millions de personnes à travers le monde, c’est la seule musique aujourd’hui qui s’efforce à trouver des mots qui conviennent pour décrier des problèmes auxquels nous sommes confrontés.

<strong>Quels sont vos projets en perspectives ? </strong>

Nous sommes à pied d’œuvre pour l’organisation de la 14<sup>ème</sup> édition de Mali festi reggae, prévue les 21, 22 et 23 février 2019 à Bamako. Vu le succès éclatant de la  13<sup>e</sup> édition au musée national du Mali, beaucoup  d’artistes internationaux ont émis  le souhait de participer à ce festival qui n’est désormais plus pour le Mali, mais pour l’Afrique et le monde entier.

Des écrivains et professeurs d’université de renommée internationale souhaitent apporter leurs concours aux panels et débats. Pendant 3 jours de Festival, tout y sera : conférences-débats, concerts sur la petite  scène avec des artistes en herbe, concerts sur la grande scène avec des grosses pointures du Reggae, exposition et vente d’objet d’art «Rasta Sugu» sound system, projection de films, nayabingui…

<strong>Avez des relations de collaboration avec les autres artistes ?</strong>

J’entretiens une bonne relation de camaraderie avec les autres artistes, qu’ils soient reggae makers ou pas, Master Soumi, tonton Idriss, Sory  par exemple, me soutiennent dans toutes mes activités et les bons conseils de Cheick Tidiane Seck, Massambou Wele Diallo ou Barou Diallo dit Barou bléni n’ont jamais fait défaut. Sinon avec les frères rastas, on se serre les coudes et il le faut bien.

<strong>Est-ce que vous donnez des concerts ?</strong>

Oui je donne beaucoup de concerts privés à Bamako, des cafés-concerts aussi mais les grands live se font rare à Bamako, les consommateurs et les organisateurs sont beaucoup plus dirigés vers la musique programmée. Or, la valorisation de la musique en live est une de mes priorités.

<strong>Est-ce que la musique fait vivre de nos jours ?</strong>

Seuls Oumou Sangaré, Kar kar, Salif keita, Habib Koité et quelques-uns pourront répondre positivement à cette question.

<strong>Qu’en est-il de votre engagement politique ? </strong>

Je suis citoyenne, j’ai accompli mon rôle en procédant au vote. Dans mon centre,  il n’y a avait pas d’affluence comme en 2013, les gens rentraient et sortaient facilement. N’étant plus membre d’un parti politique, je n’avais pas les capacités et les moyens de juger les procédures. J’attends de voir les résultats et les recours des différents candidats pour apporter un jugement. Ce qui est sûr, j’ai voté pour mon candidat «rire».

<strong>Quels sont tes projets immédiats et votre passion? </strong>

Je ne renonce toujours pas à mon projet de restaurant, la cuisine est une passion, malgré mes deux échecs dans l’affaire. Je compte bien tenter ma chance encore, l’espace pourra servir de cadre d’échange des rastas, mais aussi les retrouvailles des mélomanes et fans de musique. Le nouvel album «Trône de Jah» est prêt, il est composé de 15 titres. C’est un album très spirituel dans lequel j’aborde beaucoup de thèmes. Cela va de l’éducation à la spiritualité en passant par l’unité, la dégradation de l’école malienne, la promotion de nos langues maternelles, le comportement des jeunes.

<strong>Vous êtes animatrice de télé maintenant ?</strong>

Non pas, forcément. J'ai une émission Ziiri-naamu… sur Cherifla TV. Face à la déperdition presque totale de notre jeunesse due en partie au délaissement de certaines de nos valeurs éducatives, sociales et culturelles, au profit des médias sociaux, nous avons jugé nécessaire et urgent de faire renaître une de nos valeurs  appelée "Ziiri Naamu" ou (les Contes). L’émission est diffusée tous les samedis à 17h 30, et rediffusée dimanche matin à 10h sur Cherifla TV. En même temps, je continue avec l’émission reggae… La promotion du reggae et la défense de la philosophie rasta continuent sur la chaîne 2 tous les mardis de 15h à 16h.

<em><strong>Avez-vous des mots pour conclure cet entretien ?</strong></em>

Je remercie votre journal pour l'opportunité, je remercie aussi mes parents et tous ceux qui me soutiennent. Dire qu'il y aura des concerts à l’extérieur du Mali prévus dans le cadre de la promotion du nouvel album et la préparation d’une grande soirée dédicace pour mes fans.

<strong>Propos recueillis par Kassim TRAORE  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mme Sy Kadiatou Sow, présidente de l’Adéma&#45;Association :  «Aucune solution durable ne saurait être trouvée sans une large concertation…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mme-sy-kadiatou-sow-presidente-de-ladema-association-aucune-solution-durable-ne-saurait-etre-trouvee-sans-une-large-concertation-2785404.html</link>
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<pubDate>Sun, 04 Nov 2018 12:45:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À l’occasion de son 28<sup>e</sup> anniversaire, l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma-association) a tenu sa 6<sup>ème</sup>  assemblée générale le samedi 27 octobre au Centre Djoliba. L’objectif était de passer en revue les activités réalisées au cours de la période allant de juin 2016 à septembre 2018 et de formaliser les nouvelles adhésions.</em></strong>

La cérémonie d’ouverture était présidée par Mme Sy Kadiatou Sow, présidente de l’association. À ses côtés, plusieurs membres du mouvement démocratique avaient pris place. Lesquels ont apporté des témoignages sur les différentes luttes menées par les démocrates pour la sauvegarde des acquis de la démocratie et la défense des valeurs républicaines.

Dans son discours, Mme Sy Kadiatou Sow a fait un long exposé sur la situation actuelle du pays. Selon elle, le constat fait lors de la dernière assemblée générale de 2016 reste d’actualité. «La situation s’est même dégradée. Nous faisons face à une crise multidimensionnelle. À la crise sécuritaire, s’est ajoutée une crise postélectorale et sociale», a-t-elle déclaré.

Pour Mme Sy, aucune solution durable ne saurait être trouvée sans une large concertation de toutes les composantes de la société malienne. «Nous n’avons cessé, à travers des déclarations, des ateliers, des conférences-débats et conférences de presse, d’affirmer que les Maliens doivent eux-mêmes d’abord réfléchir aux stratégies de sortie de crise et s’accorder sur les modalités de mise en œuvre des résolutions prises par la communauté nationale avant de compter et d’attendre une feuille de route conçue par l’extérieur», a-t-elle martelé.

En effet, les activités de l’alliance, durant la période de septembre 2016 à septembre 2018, s’inscrivent dans son objectif global qui est «la sauvegarde des libertés publiques fondamentales, la consolidation d’une société démocratique et pluraliste».

Durant cette période, elle a conduit et tenu des conférences-débats, des conférences de presse, fait des déclarations, organisé des rencontres d’échanges, et a participé à des événements et manifestations de rue tels que les marches et meeting.

«Le combat est loin d’être terminé et le chemin reste encore long et difficile. Mais avons-nous d’autre choix que de dresser la tête, bander les muscles, se triturer les méninges pour mener et gagner ce combat», a-t-elle souligné.

Connue sous le nom «Adéma-association», l’alliance pour la démocratie au Mali est née officiellement le 24 octobre 1990. Elle a eu 28 ans le 24 octobre 2018. Elle est le fruit de la longue et courageuse lutte des patriotes maliens organisés au sein de partis clandestins œuvrant aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du Mali.

<strong>Assan TRAORE/ Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Si je suis IBK, j’éviterais le piège de la décentralisation ethnique</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/si-je-suis-ibk-jeviterais-le-piege-de-la-decentralisation-ethnique-2785398.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 04 Nov 2018 12:39:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’absence d’une institution acceptée et intériorisée comme représentant et garant de l’intérêt général a ouvert la porte ces dernières années à un recul grave de notre organisation sociale. La question ethnique fait partie de ces reculs. De plus en plus d’associations ethniques voient le jour. Même au sein des universités dont le principe est pourtant de promouvoir les fondements, les savoirs et les cultures universels du monde. </em></strong>

Sous le couvert de promouvoir une culture ethnique, ces associations s’inspirent secrètement de l’exemple de la minorité touarègue qui a déstabilisé le nord du Mali pour peut-être devenir, comme eux, puissantes, écoutées et intouchables. Ces «associations ethniques» se positionnent de plus en plus pour influencer ce qu’on appelle aujourd’hui dans la presse «le découpage territorial».

Si je suis IBK, plutôt que de faire un «découpage territorial», j’organiserais la décentralisation de la gestion du pays sur une base objective de production de richesse et d’un système de solidarité entre les territoires. C’est la démarche la plus objective qui s’offre à nous contre un découpage ethnique. D’ailleurs nos anciens, dont s’inspirent les entrepreneurs de «l’ethnitisation» du Mali, n’ont jamais organisé leur société en ethnie.

Nos sociétés anciennes étaient plutôt organisées en lignées professionnelles : cultivateurs, éleveurs, pêcheurs, commerçants, forgerons, tisserands, griots, cordonniers, familles maraboutiques…  Chacune de ces organisations sociales, que les premiers sociologues occidentaux ont abusivement nommée ethnie, avait une fonction professionnelle qu’elle transmettait de génération à génération et développait des spécificités en phase avec le territoire climatique qu’il occupait. Nos institutions politiques traditionnelles ont été inventées en phase avec cette organisation sociale et de production. Le sinankoya fait partie de ces institutions.

Si je suis IBK, je m’inspirerais de cette démarche moderne de nos anciens pour proposer une décentralisation qui organise le Mali en pôles territoriaux de développement et de productions. Je ferais : des régions de Koulikoro et de Gao, les Pôles de la Justice, de l’armée et de la Sécurité ; des régions de Kidal, de Taoudéni et de Ménaka, le Pôle énergie solaire ; des régions de Mopti et de Tombouctou, des Pôles de tourisme, d’élevage et de la pêche ; des régions de Sikasso et de Ségou, le Pôle agriculture ; de la région de Kayes, les Pôles Industrie et Mines ; du district de Bamako, les Pôles ingénierie financière, nouvelles technologies et culture.

Cette spécialisation des différents territoires du pays permettra une meilleure lisibilité de la décentralisation et une facile répartition des ressources publiques. En fonction de leur mission, l’évolution de la décentralisation des territoires pourrait être pensée objectivement en dehors des petits jeux politiques, par étape et dans un délai raisonnable.

Si je suis IBK, symboliquement, je commencerais la mise en place des pôles de développement par la région de Kidal. Considérée comme une destination de punition, j’en ferais une destination d’opportunités. J’y lancerais un programme ambitieux d’énergie solaire en y attirant des centaines de milliards d’investissement sur une dizaine d’années.

Il y a la géographie (le soleil, l’espace et le sable). Il y a une base de travail : le CRES. Il y a des développements de collaboration structurelle possible avec certains pays et des multinationales d’énergie solaire : Allemagne, Espagne, Chine, Israël. J’y développerais des expertises techniques (construction de plaques solaires et de batteries), des ingénieries (stockage, distribution et transport d’énergie) et des recherches (Université) et y construirais quelques plus grands champs d’énergie solaire au monde. Enfin, je ferais de Sévaré la capitale du Mali. À la semaine prochaine !

<strong>Alioune Ifra N’Diaye</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Soumaïla Cissé au meeting du FSD :   «Ce régime n’apprend même pas et jamais de ses propres erreurs»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/soumaila-cisse-au-meeting-du-fsd-ce-regime-napprend-meme-pas-et-jamais-de-ses-propres-erreurs-2785396.html</link>
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<pubDate>Sun, 04 Nov 2018 12:36:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) a tenu au palais de la culture Amadou Hampâté Ba, dans la salle Bazoumana Sissoko, son 1<sup>er</sup> meeting le dimanche 28 octobre 2018. Plusieurs leaders politiques et de la société civile ont pris d’assaut le palais de la culture pour témoigner de leur solidarité tout en qualifiant le régime  d’illégitime. Soumaïla Cissé, président de l’Urd, n’a pas manqué de dézinguer le régime d’IBK tout au long de son intervention. Nous vous proposons en partie son discours.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Soumaïla Cissé, président de l’Urd, candidat à la présidentielle du 29 juillet au 12 août 2018, réclame toujours sa victoire. Plusieurs marches de contestation de la victoire d’IBK et pour restaurer le pouvoir au président légitiment élu, et regroupant ses militants et ceux d’autres partis, ont déjà eu lieu. C’est ainsi que le Front pour la sauvegarde de la démocratie a vu le jour. Regroupant plusieurs partis politiques y compris des acteurs de la société civile, le FSD entend aujourd’hui faire respecter la constitution malienne qu’ils trouvent aujourd’hui violée par ceux-là mêmes qui doivent être ses garants.

Soumaïla Cissé très déterminé dira qu’«aucune révolte ne sera de trop ! L’injustice et l’impunité engendrent la colère. La colère d’un peuple est donc de droit quand son avenir est volé ! Oui, son avenir est volé. Plus qu’une intime conviction, le peuple en a les preuves. De plus en plus manifestes ! De plus en plus alarmantes ! Les marches et les manifestations des Maliens de l’intérieur et de la diaspora de ces deux derniers mois contre les fraudes massives et dysfonctionnements de toutes sortes lors des dernières élections présidentielles attestent si besoin en était du rejet de ce régime par notre peuple».

Pour lui-même, la communauté internationale n’arrive plus à se taire sur la situation volatile du pays. «La dernière mission de bons offices dépêchée par le Président Buhari Président de la conférence des Chefs d’Etat de la CEDEAO l’atteste. Le dernier rapport de l’Union Européenne que je vous invite à consulter en ligne ne dit pas autre chose, même si par précautions diplomatiques il n’utilise pas le mot fraude.
Les manifestations de rejet du projet de découpage administratif du territoire sur l’ensemble du pays finissent par nous en convaincre».

«Le régime autocratique, clanique, anachronique et boulimique qui agonise lentement depuis deux mois, criminalise le pays et instrumentalise sa partition, ce régime est clairement en train d’échouer gravement dans son rôle, hérité de la fraude, de la corruption et de la prévarication, à sauver le Mali de la débâcle et de son dépeçage, de réunir son peuple autour d’un soupçon, pour ne pas dire brouillon, de programme et de redistribuer les richesses, qu’il a longtemps dilapidées et pillées, aux populations, devenues misérables, mendiant presque leur survie chaque jour. La seule vision de ce pouvoir, tantôt honteusement monarchique, surtout à l’étranger, tantôt terriblement oppressif et répressif à l’intérieur, sa seule vision est devenue «très court-termiste» ! Préserver le trône, privatiser l’économie, manœuvrer dans l’ombre, le secret et la compromission, espérer un miracle... Nul miracle en vue, car rien ne va, rien ne va plus dans notre pays ! La panique inonde Koulouba et noie désormais tout le pays ! Nous sommes dignement là parce que notre Mali est en grand danger car menacé de toute part !
Le pays vit dans l’incertitude totale», s’offusque M. Cissé.

«La vie de la nation très alarmante n’est guère le souci de celui qui occupe Koulouba, peste-t-il. Aujourd’hui au Mali, des centaines d’écoles sont fermées, des milliers d’écoliers sont privés d’études. 175 000 élèves admis au DEF ne sont toujours pas orientés au grand désespoir de leurs parents. Levez-vous parents d’élèves, il s’agit de l’avenir de la Nation ! Des centaines de centres de santé sont fermés : des milliers de Maliens sont privés de soins primaires. Le panier de la ménagère se vide dangereusement.

Le prix du carburant continue de prendre l’ascenseur de manière incompréhensible. Les communautés maliennes s’affrontent à coup d’armes de guerre après des millénaires de cohabitation fraternelle et pacifique au nord comme dans le centre du pays. Personne ne peut s’aventurer en dehors des grandes villes au risque de se faire tuer…».

&nbsp;

Avant d’ajouter que notre Mali ne sera plus notre Mali, si les magistrats, les enseignants, les élèves et étudiants, les personnes handicapées, les veuves éplorées de nos soldats, les ouvriers, les opérateurs économiques, les médecins et autres agents de santé poursuivent dans la douleur et dans la rue des revendications légitimes.

&nbsp;

«Je tiens solennellement à dire aux tenants illégitimes du pouvoir et à la communauté internationale que le projet de découpage du territoire national qu’ils tiennent en main est une bombe à fragmentation qui va dévaster et détruire à jamais notre pays. Il n’a fait l’objet d’aucune consultation ni de la société civile ni de la classe politique ni des principaux intéressés et encore moins de nos mécanismes traditionnels incluant les chefs de villages et de tribus dépositaires de pouvoirs traditionnels. Ce découpage n’a rien à voir avec l’accord d’Alger, il déstabilisera durablement le Mali s’il ne fait pas l’objet d’un large consensus. Les consultations régionales envisagées début novembre connaîtront le sort de la triste ‘conférence d’entente nationale’ qui a accouché d’un ‘pacte pour la paix’ mort-né. Ce régime n’apprend même pas et jamais de ses propres erreurs», a rappelé Soumi Champion.

&nbsp;
<ol>
 	<li>Cissé a conclu son intervention sur le report des élections législatives. «Je suggère vivement aux tenants du pouvoir de retenir les conclusions de la mission de bons offices diligentée par le Président Buhari. Je cite le rapport du ministre des affaires étrangères du Nigeria : ‘Prenant acte de la prolongation de la législature actuelle selon l’avis de la Cour Constitutionnelle et au regard des dysfonctionnements largement reconnus et évoqués par tous les interlocuteurs lors du scrutin présidentiel passé, il est impératif que le Gouvernement et tous les acteurs sociopolitiques conviennent, de manière consensuelle, d’entreprendre des réformes courageuses des cadres légaux, y compris la Constitution de février 1992, et du système électoral avant de s’engager dans les prochaines échéances électorales que compte mener le pays.
- Aux fins de faire face, efficacement, aux multiples et importants défis à venir, les Maliens ont besoin de rétablir, par tous les moyens nécessaires, un climat de confiance réciproque et d’unir leurs forces…’.
Enfin, je voudrais insister sur le sort de nos compatriotes vivant en Angola. Humiliés, torturés, dépouillés de leurs modestes mais si précieux biens sans que le régime actuel ne fasse un simple signe. Le ministre de tutelle préférant une balade en Côte d’Ivoire, au Cameroun et en Guinée Équatoriale, que d’interpeller les autorités angolaises et porter secours à nos compatriotes».</li>
</ol>
<strong> </strong>

<strong>Gabriel TIENOU</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Modibo Keïta parle</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/modibo-keita-parle-2785393.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 04 Nov 2018 12:35:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour un peuple digne, pour un peuple fier de son passé, et fier de son présent, mourir c'est renoncer à tout ce à quoi il était attaché ; c'est tourner le dos à son idéal, c'est rebrousser chemin, ce chemin dans lequel il s'était librement engagé, le chemin de la réelle indépendance ; mourir, c'est être obligé de se mettre à genoux devant ceux qui veulent vous humilier et vis-à-vis desquels vous vouliez affirmer votre dignité, votre indépendance. Maliennes et Maliens, vous avez prouvé que vous êtes un Peuple qui, une fois décidé et engagé, marche d'un pas certes mesuré, mais sûr, vers l'objectif qu'il s'est assigné. Vous avez également donné la preuve que malgré les difficultés connues et à connaître, vous recelez en vous une réserve considérable d'énergie et une foi inébranlable en l'avenir socialiste de notre pays. (...) Peuple du Mali, nous ne trahirons pas ta confiance, car ce serait en même temps trahir tous les espoirs fondés sur la République du Mali. Ce serait trahir l'Afrique qui combat pour se libérer du joug colonial ; ce serait trahir l'Afrique libérée qui veut conquérir sa souveraineté totale et construire son économie dans la voie de son choix. Ce serait enfin trahir la mémoire de tous ceux qui ont souffert et de tous ceux qui sont morts pour la cause sacrée de notre Peuple. Maliennes et Maliens et chers Camarades, après la victoire du 12 avril 1964, en avant donc pour de nouveaux succès dans le combat pour l'indépendance réelle et pour l'édification socialiste de la République du Mali. Allocution du président Modibo Keïta à l'issue des élections législatives du 12 avril 1964.

<strong>La trahison démasquée </strong>

La suite des messages précédents envoyés par Sbeyti Akado est que la Minusma est alertée par les réactions des Maliens face au découpage et au pacte de lâchage du Mali, qui mettent à nu le plan de partition et de vassalisation du pays. Pour briser la résistance des Maliens, la Minusma a déjà approché certaines organisations et personnes de la Société civile qu’elle financera pour expliquer, défendre et promouvoir le découpage et le pacte comme elle l'a fait pour l'accord. Elle a déjà mesuré la faiblesse de certains face à l'argent. Nous ne céderons pas cette fois-ci. C'est la dernière bataille que nous livrerons contre les imposteurs pour sauver notre pays. Il nous suffira de sensibiliser et de mobiliser 2 à 3 millions de Maliens contre les signataires du pacte de la trahison.

<strong>2 morts et 6 blessés </strong>

Le samedi 27 octobre, tôt le matin, le camp de la Minusma à Ber, dans la région de Tombouctou, a été attaqué. Les casques bleus disent avoir repoussé une attaque complexe lancée simultanément par plusieurs pick-up armés de lance-roquettes et de mitrailleuses et d’autres chargés d’explosifs, et ont poursuivi les assaillants. Bilan : 2 casques bleus tués et 6 blessés. Quelques heures plus tard, à Konna dans la région de Mopti, des Casques bleus de la Minusma ont également été l’objet d’une attaque à l’engin explosif improvisé (IED). Il n’y a pas eu de perte en vie humaine. M. Annadif a présenté ses condoléances aux familles et proches des soldats tués et au gouvernement et souhaite un prompt et complet rétablissement aux blessés. Il rappelle que les attaques contre les Casques bleus peuvent constituer des crimes de guerre selon le droit international. «Les auteurs de ces crimes doivent être poursuivis afin de payer pour leurs actes» a-t-il ajouté.

<strong>2 gardes inhumés à Koro </strong>

Dans la région de Mopti, plus précisément dans le cercle de Koro, le vendredi 26 octobre, entre Tonou et Dioungani, un véhicule d'une mission de ravitaillement des Fama (Forces armées maliennes) a sauté  sur une mine aux environs de 10h30 minutes à 10 kilomètres de Dioungani. Bilan : 2 soldats tués et 3 autres blessés. Les deux soldats tués appartenaient à la garde nationale. Leur inhumation a eu lieu le samedi 27 octobre à Koro, aux environs de 10 heures 30 minutes. Il s'agit du  sergent-chef Abdoulaye M. Seck et du garde Abdoulaye Diarra. Ils ont été conduits à leur dernière demeure par leurs frères d'armes devant les autorités de la localité et des officiers militaires qui séjournaient à Koro.

<strong>Des sédentaires armés </strong>

Avant la prétendue campagne du gouvernement sur le découpage territorial, les populations des régions du nord se mobilisent contre ce projet. C'est ainsi que les Mouvements des sédentaires armés de la région de Tombouctou ont organisé une marche où ils exigeaient de larges concertations au sujet du découpage territorial. Outre les populations de Tombouctou, celles d'Ansango, Bourem et Gao manifestent aussi, pour les mêmes raisons (le projet de découpage). Face à cette situation de contestation, certains nomades ont lancé cet appel à leur communauté : «Ainsi, il serait prudent que toute personne issue des communautés dites "nomades" évite les zones de rassemblement». Parce que les sédentaires ont décidé de ne plus se laisser faire face aux braquages et enlèvements des véhicules.

<strong>Goundam, décompte macabre  </strong>

La situation à Tombouctou mérite beaucoup d’attention. Toutes les régions sont concernées. Mais le cas de Tombouctou est plus que préoccupant. Un mort et 2 blessés entre Goundam et Douethiéré, c'était le mardi 23 octobre lors d’un braquage de forains. Toujours à Gounda,  une pinasse a chaviré tôt le lundi 22 octobre entre Tondi-farma et Tonka dans le cercle de Goundam, région de Tombouctou. L'accident a fait 4 morts dont deux enfants. Le  corps d'un enfant de 6 mois et 25 rescapés ont été retrouvés. L'insécurité grandit dans le cercle de Goundam, où des forains ont été dépouillés de leurs biens et tabassés entre Echell et Tonka, le jeudi matin 25 octobre. À toutes les foires, on assiste aux mêmes scènes de banditisme sur les différents axes du cercle de Goundam.

<strong>Plus de cadeau ! </strong>

Il n'est pas possible de filmer à Tombouctou sans mettre la main à la poche, surtout les monuments et les lieux touristiques de la ville des 333 Saints. Nous avons fait le constat quand nous avons voulu faire un documentaire sur le centre Ahmed Baba. Sur place, la direction nous a fait savoir qu'il faut payer 100.000 FCFA afin d'avoir droit à une visite guidée et pouvoir filmer des locaux. Évidemment, nous pouvions leur poser nos questions. Il en est de même pour la mosquée Djigarey Ber. Parce que l'entretien des liens, le fonctionnement et le personnel sont des charges que les visites gratuites ne pourraient pas supporter. Et dire que l'actuel maire de Tombouctou n'est pas tendre avec les mosquées. Le hic est qu'il n’y a pas de tarif pour les locaux, tout le monde doit payer 100.000 FCFA pour avoir des images.

<strong>Un boutiquier enlevé </strong>

Dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 octobre, Almouner Ag Tikinou, boutiquier au village d’Achérane, à 45 km à l'ouest de Tombouctou, a été  enlevé par des hommes armés à bord d’un 4x4 pick-up. La même nuit, un kiosque Orange money a été braqué non loin du grand marché de Tombouctou par deux jeunes armés. Les deux jeunes, à l'aide de tirs de somation, ont pu s'éclipser sans être inquiétés. À la veille, une jeune fille a été touchée par une balle, dans le quartier Bellafarandji. Elle a été hospitalisée. Elle a été victime des échanges de tirs entre des groupes armés. Ceux-ci polluent la vie aux populations de Tombouctou. Parce qu'ils attendent le cantonnement, qui tarde à voir le jour. Avec les armes, ils se débrouillent pour vivre soit dans la ville ou sur les routes.

<strong>Les Idakshak en colère </strong>

Le 19 octobre 2018, il y a eu l'assassinat barbare et lâche de neufs civils à Hobaye dans la zone d'Indeliman, commune de Talataye. Il s'agit  de : Sidiham Ag Ibrahim, Mouhama Ag Algameiri, Ag Amadanga, Sidi Kanin Ag Adoum, Ag Amadanga Achagir, Ag Ahmad Adoum, Ag Amadanga  Alkassoum, Ag Asghayar, Ag Bobaz Ahmad, Almactar Ag Abdoulahi,  Mamou Ag Takanin, AG Hama, Tamou Ag Takanin, Ag Hama   Almahmoud AG Alhassane AG Intifiniga. Cette attaque, qui n'est pas une première dans la zone, serait l'œuvre d'individus armés non encore formellement  identifiés évoluant à motos et qui auraient pris la direction de la frontière nigérienne après leur forfait. La coordination des Idakshak saisit l'occasion pour présenter ses condoléances les plus attristées aux familles et proches des victimes et demande à Dieu le Tout-Puissant d'accueillir les victimes dans son paradis éternel. Le porte-parole de la coordination, Salah Mohamed Ahmed Abba.

<strong>Visite avortée </strong>

Des dizaines de pick-up de l'armée avaient acheminé de nombreux soldats depuis Kayes pour la sécurité des visiteurs de marque. Le camp militaire de Nioro ne suffisait pas. Un nombre important de land-cruiser étaient venus de Bamako, des travaux ont été effectués en urgence au Pied-à terre de la ville. Tout avait été mis en place pour le séjour d’IBK et de son grand ami «le républicain», GMT. Le préfet du cercle avait convié les chefs de service à l'aéroport pour 9h du matin ce 22 octobre. Une forte ébullition dans la ville sainte où IBK n’est plus en odeur de sainteté. Les habitants ne cachaient pas leur hostilité à sa venue. Bamako : dans la nuit de dimanche à lundi, IBK se rend au domicile de GMT pour des conciliabules autour des nouvelles en provenance de Nioro. Nioro, lundi 22 octobre : il est midi, pas d’avion. Pas de nouvelles. Le préfet et ses adjoints ordonnent le retrait du dispositif de sécurité et d’accueil. Les militaires venus de Kayes prennent le chemin du retour vers 14h,  désabusés et amers. Un d'entre eux lance : «a tò kèra molobaliya ye»! 16h : les véhicules de la présidence et du protocole reprennent le chemin de Bamako.

<strong>De sages conseils </strong>

Si tu veux vivre longtemps et heureux, écoute et pratique ces conseils : écoute et ne crois pas à tout ce que l’on te dit. Garde les secrets, ne raconte pas ce que tu entends. Ne dis pas tout ce que tu penses, mais dis toujours la vérité. Sois honnête, mérite que l’on te respecte. Reconnais tes erreurs et n’aie pas peur de dire «je ne sais pas» et «je regrette». Ne perds jamais le contrôle de toi-même et traite les autres de la même manière que tu voudrais qu’on te traite. Plutôt de critiquer, fait l’éloge de ceux qui t’entourent. Ne prive personne d’espérance, cela peut être la seule chose que quelqu’un possède. Laisse tomber la haine et la rancœur, ils font plus de mal à toi-même. Apprends à dire non avec courtoisie et aisance. N’oublie pas de dire «s’il te plaît» et «merci». Regarde les gens dans les yeux. Vis le moment présent et fais une seule chose à la fois. Ne laisse pas les choses en suspens. Fais ce qui est à faire au moment précis où cela doit être fait. Ne prends aucune décision quand tu es fâché. Il y a des choses qui ne reviennent pas en arrière : la parole prononcée, le temps parcouru et les opportunités qui se présentent. Tu as le droit d’être heureux. Par conséquent, profite de ce qui est beau. Découvre les plaisirs les plus élémentaires : voir, écouter, respirer, toucher et savourer.

<strong>Le téléphone de tous les malheurs !</strong>

Les histoires autour du téléphone portable peuvent faire des livres de nos jours, chaque cas est un scénario avec des acteurs très souvent des couples et ou une vie de foyer. Un réparateur de téléphone portable nous a confié qu'il répare les téléphones des grands patrons dans leur bureau. Parce que c'est rempli d'images et de vidéos pas croyables. Il en est de même pour certaines grandes dames du pays. Bon, nous avons tous des téléphones pareils, nos femmes et enfants ne peuvent pas les toucher. Un jeune Américain hospitalisé, il y avait une semaine, a reçu la visite de sa femme. Laquelle est repartie avec son téléphone portable. Quand le jeune homme s’en est rendu compte, il a couru 5 km, fait le tour du parking des voitures, descendu des escaliers, le tout dans son habit de malade. De fait, il était à l'hôpital pour pouvoir tranquillement converser avec certaines de ses petites amies. Il doit être un Américain Diarra.

<strong>Sacrée femme </strong>

Une femme a emmené son mari très malade chez le médecin. Après l'examen médical de routine, le Docteur a confidentiellement dit à la femme : donnez-lui un bon et sain petit déjeuner tous les jours, soyez agréable et de bonne humeur. Cuisinez un dîner délicieux et ne discutez pas de vos problèmes avec lui. Arrêtez de regarder les émissions de télévision et WhatsApp. N'exigez pas d'argent pour la Tabaski, pour la rentrée des classes ou de nouveaux bijoux. Votre mari est stressé. Si vous pouvez faire ça pendant un an, il ira bien. Sur le chemin du retour, le mari demande à sa femme : qu'a dit le docteur ? Sa femme répond : ta survie n'est pas possible !

<strong>Attention à l'eau potable </strong>

Juste pour attirer votre attention sur la qualité de l'eau que nous buvons. L'eau du robinet n'est pas du tout potable. Déposez de l'eau du robinet pendant 2 ou 3 jours, vous verrez au fond du récipient toutes les saletés de couleur foncée ; essayez dans plusieurs quartiers de Bamako, même résultat. Donc, nous nous intoxiquons en buvant cette eau ; nous tuons nos enfants à petit feu avec cette eau, eux et leur famille ne boivent pas cette eau. Nous qui n'avons pas les moyens de boire de l'eau minérale, pensons à notre vie, à notre santé, et surtout faites de cette lutte une priorité...

<strong>Hors de chez moi</strong>

Un couple va chez un sexologue. Il demande au médecin de les regarder pendant qu'ils font l'amour car ça ne se passe pas bien. Après qu'il eut fait l'amour, le médecin leur dit qu'il n'y a rien d'anormal. Et il paie les 40€ de consultation. Deux jours après, ils reviennent et, rebelote, font l'amour devant le médecin, paient et repartent. Au bout de la 5<sup>ème</sup> fois, le médecin leur demande pourquoi ils reviennent alors qu'il n'y a pas de problème. Le type lui dit : «elle est mariée, on ne peut pas aller chez elle, je suis marié on ne peut pas aller chez moi, l’hôtel c'est 70€, ici c'est 40€ et mon assurance santé me rembourse 80%. En plus, vous êtes tenu par le secret professionnel.»]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Plusieurs pays en Afrique de l’Ouest tirent une grande part de leurs recettes publiques de leurs ressources naturelles, y compris l’or</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/plusieurs-pays-en-afrique-de-louest-tirent-une-grande-part-de-leurs-recettes-publiques-de-leurs-ressources-naturelles-y-compris-lor-2783484.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Oct 2018 10:41:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si le métal précieux est principalement exploité de manière industrielle, l’orpaillage (souvent clandestin et illégal) prend de l’ampleur depuis quelques années. Entre les pertes de l’ordre de milliards de dollars et les risques de violation des droits humains, le phénomène est un véritable casse-tête pour les dirigeants. </em></strong>

L’orpaillage est la recherche et l’exploitation artisanale de l’or dans les terrains ou les rivières aurifères. En Afrique de l’Ouest, l’activité s’est développée au fil des années dans plusieurs pays. Selon un rapport de l’OCDE paru ce mois-ci, la production aurifère artisanale et à petite échelle cumulée du Mali, du Burkina Faso et du Niger serait entre 15 et 85 tonnes, une estimation probable situant ce chiffre à environ 50 tonnes par an, soit un volume qui représente plus de 50% de la production industrielle légalement enregistrée pour l’année 2017.

L’étude, préparée par Roberto Sollazzo sur la base de recherches effectuées en 2018, indique qu’au cours moyen de l’or, en 2017, cette production, dont la très grande majorité est exportée illégalement, représentait une valeur de 2,02 milliards de dollars.

Si le Niger est plus connu pour ses grandes ressources d’uranium, l’or constitue le principal moteur des exportations et l’un des piliers des économies du Mali et du Burkina Faso. Par ailleurs, selon des estimations récentes, plus d’un million de personnes seraient directement employées par l’exploitation artisanale et à petite échelle au Mali (400 000), Niger (450 000) et Burkina Faso (200 000) et 6 100 000 personnes en dépendraient au moins partiellement, sur une population cumulée dans les trois pays de près de 60 millions d’habitants.

En 2016, ce sont environ 22 tonnes d’or qui ont été illicitement exportées à partir de la nation éburnéenne. Le phénomène est présent également au Sénégal, en Guinée, ou encore en Mauritanie. Hormis le fait que l’orpaillage occasionne d’énormes pertes pour les pays où il se développe du fait de la contrebande, l’activité est un nid à problèmes.

«Les risques de corruption, fausses déclarations, blanchiment d’argent et non-paiement des taxes, ainsi que le développement de pratiques contraires aux droits humains, comme le travail des enfants, la prostitution et les violences sexuelles, ainsi que le travail forcé, figurent parmi les vulnérabilités observées dans le secteur», souligne le rapport de l’OCDE.

Dans la plupart des pays ouest-africains où le phénomène est observé, les orpailleurs sont généralement de jeunes gens mobiles qui tentent de résoudre leurs difficultés économiques en s’engageant dans l’extraction de l’or. Ainsi, l’activité peut être vue comme réductrice du chômage dans les différents États.

En attendant, le cours du métal précieux s’est refait ce mois une petite santé, atteignant les 1 220 $ l’once, une première depuis fin juillet. Que la «ruée vers l’or» continue !

<strong>Source : Agence Ecofin </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Impôts : l’Administration fiscale lance une campagne de sensibilisation sur le civisme fiscal</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/impots-ladministration-fiscale-lance-une-campagne-de-sensibilisation-sur-le-civisme-fiscal-2783482.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Oct 2018 10:37:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La direction générale des impôts à travers le ministère de l’Economie et des Finances a sollicité et obtenu du programme des réformes économiques du Mali, le financement d’une campagne de sensibilisation et d’information des populations sur le civisme fiscal. L’exécution de ce contrat a été confiée à l’Agence nationale de communication pour le développement (Ancd). Cette campagne de sensibilisation et d’information sur le civisme fiscal se déroulera du 22 au 28 octobre.</strong>

Le directeur des impôts du District, Oumar Bilal Maïga, a animé un point de presse hier lundi, à la direction générale des impôts, pour lancer cette campagne de sensibilisation et d’information sur le civisme fiscal.

La constitution du Mali prône l’obligation de l’impôt en son article 23 qui stipule que «tout citoyen doit œuvrer pour le bien commun. Il doit remplir toutes ses obligations civiques et notamment s’acquitter de ses contributions fiscales». Les contributions fiscales comprennent les recettes de porte et les recettes intérieures.

Ces recettes intérieures relèvent, à titre principal, de la direction générale des impôts. C’est pourquoi, elle a lancé cette campagne de sensibilisation et d’information sur le civisme fiscal afin d’expliquer et faire comprendre au citoyen à quoi servent les impôts, le mécanisme de déclaration et le recouvrement de l’impôt, les obligations et droits des contribuables. L’exécution de ce contrat a été confiée à l’Agence nationale de communication pour le développement (Ancd). La campagne s’étendra du 22 au 28 octobre prochain.

Selon le directeur des impôts du District, Oumar Bilal Maïga, un micro- programme relatif aux différents types d’impôts, en français et traduit dans 12 langues nationales, a été réalisé pour cette campagne. Quels sont les différents impôts ? Comment l’impôt est déclaré et payé ? Quelles sont  les procédures de recouvrement de l’impôt ? Qu’est-ce que la fraude fiscale ? Ce sont des messages qui seront diffusés au cours de cette campagne. En plus de ce micro-programme, ces mêmes messages seront repris par des affiches au niveau de toutes les structures de la direction générale des impôts.

Le directeur des impôts du District a précisé aussi que la campagne sera clôturée par un débat prévu le 28 octobre sur l’Ortm dans l’émission actu-hebdo.

Notons que l’impôt est un prélèvement obligatoire effectué par l’Etat et les collectivités territoriales, à travers ses structures comme les impôts, les douanes, le domaine, le trésor public, destiné à assurer les dépenses publiques et offrir les services aux populations. C’est une somme d’argent que doit payer tout citoyen en fonction de ses biens immobiliers, mobiliers ou en fonction de ses services. Les impôts permettent à l’Etat de financer ses nombreuses missions régaliennes et de mettre en œuvre ses projets et programmes de développement socio-économique.

<strong> </strong>

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le paradoxe malien : c&amp;apos;est vraiment terrible !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-paradoxe-malien-cest-vraiment-terrible-2783479.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Oct 2018 10:32:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Malien va à l'église et à la mosquée, récite la Bible et le Coran, mais cultive la haine, la médisance, la corruption, le vol. Le Malien mal payé, veut changer les choses. Il démissionne, crée sa boîte et emploie d'autres Africains sans les payer. Le Malien lynche un malheureux voleur de poulet, mais s'aligne sous le soleil pour acclamer un voleur de milliards. Le Malien est cadre d'entreprise. Il  gagne un salaire à 7 chiffres, mais ne paye pas le SMIG à sa ménagère. Le Malien a peur de s’engager politiquement mais veut le changement et l'alternance.

Le Malien veut que son président quitte le pouvoir, mais il n'arrive pas à lâcher la présidence de son parti. Le Malien pisse en pleine poste centrale, tu lui dis qu'on ne fait pas ça il te demande si c'est le mur de ta maison. Le Malien critique son pays sans arrêt, mais il ne s'arrête jamais au feu rouge et de sa voiture, il jette ses ordures dans la rue. Le Malien dit que le pays est corrompu, mais il va saluer le maître de son fils avec 10 000 Fcfa le jour même de la rentrée scolaire.

Le Malien ne fait pas de la politique. Il ne participe pas aux élections, mais attend le changement, assis derrière son ordinateur. Le Malien dénonce le tribalisme, mais dès qu'on lui confie des responsabilités, il s'entoure d'abord des gens de son ethnie. Le Malien traite policiers, gendarmes, douaniers et inspecteurs d'impôt de voleurs, escrocs, mais cherche le réseau pour y faire entrer ses enfants. Le Malien n'a jamais tort. C'est toujours la faute aux autres. Le Malien a la gorge profonde quand c'est l'autre qui donne le vin, quand c'est lui il devient plus rationnel (il fait les calculs).

Prions pour que nos comportements changent.... Au lieu de gémir et de nous plaindre, changeons d'attitudes…

<strong>Blaise KAMATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les caisses de l’Etat sont vides et alors !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/les-caisses-de-letat-sont-vides-et-alors-2783476.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Oct 2018 10:22:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis l’apparition sur les réseaux sociaux de la note d’information attribuée à la présidence, et faisant cas de l’interruption de la dotation hebdomadaire en carburant, c’est la panique générale. Ça tombe mal à un moment où chacun demande de meilleures conditions de travail ; ça tombe d’autant plus mal à un moment où le peuple décrie le train de vie de l’Etat. </strong>

Nous avons aussi remarqué qu’un décret a été pris, récemment, concernant l’application des infractions du code de la route allant des irrégularités techniques du véhicule, des défauts de documents ou d’immatriculation, de port du casque. Est-ce à dire que le gouvernement a décidé de mettre les agents de la circulation à contribution pour renflouer ses caisses ?

Ce ne sont certainement pas les recettes issues de ces contraventions qui vont renflouer les caisses car leur gestion est plus opaque que l’Etat lui- même. Mais par contre, c’est toutes les recettes fiscales et parafiscales issues des désagréments dus au contrôle intempestifs que les usagers voudront éviter. Chacun va courir pour prendre sa vignette, passer sa visite technique, commander une plaque pour sa moto... et bientôt, on leur exigera le permis. Même la douane aura pour son compte car les commerçants vont bien devoir importer des casques pour approvisionner les centaines de milliers de motards. Ce n’est pas si mal trouvé, mais encore une fois c’est le contribuable qui va casquer.

Aussi, nous sommes tous conscients que ces dernières élections, aussi décriées fussent-elles, ont affaissé l’Etat, l’organisation ayant été prise entièrement en charge sur l’argent du contribuable malien. Ça fait cinq ans que ça dure, mais on tient le coup, dans l’honneur et la dignité, pour que la République résiste. Mais je pense qu’il est temps que l’Etat revoie sérieusement son train de vie avec des mesures d’austérité budgétaires courageuses. D’abord, pour arrêter l’hémorragie et ensuite pour rétablir la confiance avec le peuple et tous ceux qui demandent aujourd’hui à avoir leurs augmentations.

Dans l’immédiat, il faut revoir la feuille de route des missions officielles en République du Mali (le nombre, le profil des missionnaires, les niveaux de prise en charge...). Pourquoi un ministre de la République perdrait-il en image en voyageant en classe économique dans un pays pauvre où le contribuable n’en a pas les moyens ? Bien au contraire ! Nous devons consentir à suspendre toutes les dotations de carburant aux cadres des cabinets et de l’administration. Par exemple, un chargé de mission gagne entre 150 000 à 200 000 francs CFA de dotation de carburant par mois. Il faudrait supprimer ces carnets de bons d’essence qui ne font qu’augmenter la dette intérieure. Par contre, la moitié de la contrevaleur pourra être ajoutée comme prime de transport sur le salaire du fonctionnaire.

Eu égard à tous les avantages, le niveau de salaire, les prises en charge (à vie) accordées aux plus hautes institutions de la République (président, président de l’Assemblée nationale, Premier ministre), quelle utilité d’avoir ce qu’on appelle «une caisse noire» ou encore «budget de souveraineté» ? Je n’en vois aucune. Il faut les supprimer et réorienter l’argent du contribuable à bon escient.

À court terme, il faut supprimer le financement des partis politiques qui s’élève à plus de 7 milliards par an. Ces ressources peuvent être réorientées vers l’éducation, à soutenir les écoles communautaires, vers l’accès à l’eau ou à la santé. Un parti responsable avec de vrais militants se prend en charge. À ce que je sache, l’Etat dispose de deux aéronefs dont l’un est d’ailleurs stationné depuis le départ d’ATT en 2012. Il faut le mettre en vente ou sous exploitation commerciale pour dégager des ressources pour renflouer les caisses.

Dans la même lancée, il faut dégraisser le parc automobile de l’Etat qui nous coûte si cher en acquisition, exploitation et en entretien. Commencer par vendre tous les véhicules de l’Etat dont l’amortissement est échu à plus de 80% en permettant aux fonctionnaires de l’Etat d’en être acquéreur. Limiter les véhicules mis à la disposition de cabinets ministériels et autres services rattachés.

À moyen terme, il faut créer un garage du gouvernement (ou garage administratif) qui aura la charge de gérer tous les véhicules de l’Etat. Tous les véhicules de terrain y seront gérés. Par exemple, pour une mission d’un département, le service enverra une demande à la primature pour réquisition véhicule et chauffeur sur la base de l’ordre de mission. À la fin de la mission, le véhicule est mis à la disposition du garage. Cela évite également que les véhicules de l’Etat, en surnombre, ne passent leur temps à des tâches domestiques ou privées aux frais du contribuable.

Voici le genre de proposition que j’entends tous les jours lors de mes échanges avec les Maliens concernant le train de vie de l’Etat tel que perçu par les Maliens sans voix. Dieu bénisse le Mali.

<strong>Boubou DOUCOURE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Avant&#45;projet de découpage territorial :  Une coalition d’associations demande la démission du ministre de l’Administration territoriale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/decentralisation/avant-projet-de-decoupage-territorial-une-coalition-dassociations-demande-la-demission-du-ministre-de-ladministration-territoriale-2783457.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/decentralisation/avant-projet-de-decoupage-territorial-une-coalition-dassociations-demande-la-demission-du-ministre-de-ladministration-territoriale-2783457.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Oct 2018 10:20:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un avant-projet de découpage territorial du Mali a été élaboré par le gouvernement. Il instaure 20 régions et un District, 92 cercles contre 49 existants. 34 cercles pour le Nord et sur lesquels, Tombouctou et Gao ont 10 cercles. Pour manifester leur désaccord, une coalition d’associations sœurs du Nord et Sud du Mali a animé une conférence de presse, le mardi 16 octobre, à la Maison de la presse. Elle demande la démission du ministre de l’Administration territoriale. </strong>

La conférence de presse était animée par le président de l’association Gao Lama Bory, Abdel Kader Maïga ; le président de l’association des Bellah, Isbypty Ag Akado ; le secrétaire général de l’association Songhoy Ganda Borey et le représentant de l’association Ir-Ganda, Alassane Amadou.

Selon la déclaration lue par Abdel Kader Maïga, «quoi qu’on puisse dire aujourd’hui, force est de constater que le caractère unitaire de la République du Mali est menacé par une mise en œuvre non inclusive de l’accord d’Alger qui fragilise l’Etat à travers ses institutions. Ce qui conduira inévitablement à la partition du Mali. C’est pourquoi, la coalition des associations sœurs du Nord et du Sud rejette avec force et détermination le projet de morcellement du pays».

Selon la déclaration, il est patent que cette gymnastique de création de cercles est calculée et basée justement sur l’institution d’une hégémonie arabo-touarègue dans les régions du Nord du Mali. Elle indique aussi que le caractère injuste, inéquitable et unilatéral, sans concertation des populations à la base autour du découpage ainsi projeté, est «attentatoire à la cohésion sociale, à la paix et à la prospérité du Nord du Mali».

Et d’ajouter : «De par cette boucherie territoriale, selon la déclaration, nos autorités  confèrent à une minorité démographique la majorité démocratique. Démocratiquement, comment une majorité de la population du nord du Mali à 90% pourrait se retrouver avec 8 députés alors que la minorité  10% se tape 32 députés». Cette déclaration estime également que ce découpage est une bombe qui gangrènera tout le Mali car d’autres personnes ou communautés tentent déjà et tenteront le même exercice pour leur terroir.

C’est pourquoi, la coalition réitère son rejet catégorique du projet de découpage territorial du Mali, en général, et en particulier, du Nord du Mali, en cours d’élaboration et exige le retrait de ce projet de découpage unilatéral dangereux pour nos régions, en attendant que toutes les composantes de la nation malienne soient conviées, en temps opportun et par qui de droit, à une large et inclusive consultation dans le cadre d’une concertation nationale.

Préoccupés par les menaces de partition du pays qui prennent de plus en plus corps, ces associations, société civile, Maliens de la diaspora, personnalités indépendantes, leaders d’opinion, décident de mettre en place une coalition des associations sœurs du nord et du sud, afin de conjuguer le dynamisme des initiatives individuelles de chaque entité avec le sens de l’action commune pour la défense du caractère unitaire de notre Etat, sa forme républicaine et réinstaurer la cohésion sociale sur toute l’étendue du territoire national.

Le président de l’association des Bellah, Isbypty Ag Akado, a expliqué que le projet de loi de découpage territorial, qui vient renforcer le malaise des Maliens, n’est qu’une suite logique des coups qui nous ont été portés par le pouvoir depuis 2013. Il dira que le pouvoir en place se donnera le moyen de créer un espace pour les Touareg en oubliant les autres communautés avec lesquelles les Touareg partagent le même espace.

«Nous sommes prêts à rejeter tout accord qui met dans un ensemble les régions du Nord, mais qui n’accorde aucune importance aux majorités sédentaires noires que nous sommes. Aujourd’hui, le peuple ne saurait se considérer comme étant le responsable des dérives, du déshonneur et de la perte de souveraineté sur notre territoire. Les responsables de cette situation continuent de pactiser, de jouir du labeur des citoyens et de se taire sur le péril dans lequel ils nous ont installés. Nous demandons la démission du ministre de l’Administration territoriale. Nous n’avons pas le droit de refuser à l’Etat de créer autant de cercles et de régions qu’il veut. Mais nous refusons que l’Etat nous comptabilise comme des faire-valoir dans un espace où nous sommes majoritaires», a-t-il déclaré.

<strong>Diango COULIBALY  </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Si je suis IBK, j’organiserais une franche rupture indispensable au renouveau</title>
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<pubDate>Wed, 24 Oct 2018 10:14:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Quels qu’ils soient, les chemins de l’avenir ne s’ouvriront pas sans que le Mali ne se soigne d’un cancer qui empoisonne toutes les initiatives publiques ou privées : le système généralisé des arrangements privés. Pour ne pas dire corruption. </em></strong>

«Tu es avec nous ou tu es contre nous» est le principe de fonctionnement du système généralisé des arrangements privés. La forme d’organisation est devenue tellement systémique que personne n’ose fonctionner selon les règles établies, écrites, signées et souvent votées par notre Assemblée nationale. Le mal est immense, historique, il touche l’ensemble de notre corps social. Il est si profond, si répandu, si accepté ; il touche tellement de gens, du ministre au simple fonctionnaire, du simple fonctionnaire à sa lointaine cousine du village, que le remède doit être d’une nature complètement nouvelle et inédite. Voici ce que je ferais si je suis IBK.

<strong>J’effacerais l’ardoise</strong>

Nous souffrons de nous voir dans cette situation, si contraire à ce que nous croyons au fond de nous-mêmes. Si nous voulons nous arracher à ce que nous avons de bas, il nous faut donner une chance à ce que nous avons de grand. Même si le Coran préconise de couper la main des voleurs, nous ne pouvons pas sérieusement envisager de devenir un pays de manchots. Que faire ?

Nous n’avons pas le temps d’attendre. Pour sauver le pays du système généralisé des petits arrangements privés et bénéficier proprement des bienfaits de la modernité, il nous faut une nouvelle dynamique, un événement politique majeur pour en sortir. Nul ne souhaite qu’il soit réglé par la violence. Toutes les nations qui veulent vraiment se sortir d’un désastre doivent choisir des solutions inédites. Il faut repartir à zéro. Cela ne peut concrètement se faire sans un coup d’éponge sur le passé.

Je proposerais une amnistie générale des délits financiers et violences politiques  du passé. C’est très injuste. Mais le mal est tellement profond qu’on ne peut l’éviter. Si pour passer à une étape nouvelle et retrouver la grandeur qu’il porte en lui, le Mali doit remettre les comptes à zéro, je le ferais. Toutes proportions gardées, c’est par un tel coup d’éponge et malgré l’immensité des dommages que l’Afrique du Sud a pu se sortir sans nouvelle guerre inutile de l’apartheid, que la France et l’Allemagne sont aujourd’hui amies, que le Rwanda a transcendé les affres du génocide. C’est de cette façon que nous aussi, nous pourrons repartir sur de nouvelles bases, nous faire à nouveau confiance.

<strong>J’organiserais une conférence du pardon national suivi d’un référendum</strong>

Je réunirais les Maliens en une conférence nationale du pardon pour mettre en œuvre ce coup d’éponge du passé, montrer clairement nos errements et exorciser les démons des arrangements privés. Ce serait l’occasion de réviser notre texte fondamental afin de le mettre en phase avec une administration, des collectivités territoriales au service de notre prospérité. Un référendum sera convoqué pour permettre au peuple d’adopter ou pas cette rupture.

Les institutions et les décisions sorties de cette conférence nationale de pardon auront la force et les moyens d’une vraie sévérité contre ceux qui, à l’avenir, reviendraient aux anciennes pratiques, la force et les moyens d’une vraie sollicitude pour tous ceux qui n’ont qu’une hâte, se consacrer au bien commun et en même temps améliorer honnêtement leur existence.

<strong>À la semaine prochaine !</strong>

<strong>Alioune Ifra N'DIAYE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aliou Diallo : leader d’une opposition constructive pour le bien des Maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/aliou-diallo-leader-dune-opposition-constructive-pour-le-bien-des-maliens-2783467.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Oct 2018 10:04:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>«Le Mali est dans le creux de la vague. Je ne vais pas occuper la rue pour me faire entendre. Je suis dans l’opposition pour jouer un rôle bien précis, il s’agit de dénoncer et de proposer», a déclaré Aliou Diallo qui propose une approche plus constructive dont la principale caractéristique est d’appeler les autorités à engager un dialogue sincère avec l’opposition.</strong>

«Je n’ai pas accepté une quelconque main tendue, j’ai plutôt lancé un appel au dialogue, à l’unité, à la cohésion et à l’entraide afin que tous les Maliens puissent avoir à manger, à boire, à avoir une bonne santé», a poursuivi le chef de file d’ADP-Maliba avant de préciser les contours de sa stratégie pour le Mali.

Selon lui, les responsables politiques doivent laisser les tensions de l’élection présidentielle derrière eux afin de se remettre ensemble au travail pour le bien-être des populations. Aliou Diallo a affirmé ne pas se battre «contre un individu, une personne, mais pour le bien-être des Maliens. Et cette bataille, je ne me lasserai jamais de la continuer et rien ne me détournera de ce chemin. Puisque les Maliens souffrent aujourd’hui.»

Un message qui fait écho à son programme électoral, axé prioritairement sur la relance économique et la lutte contre le chômage. «Pour les réformes, je pense que l’opposition doit être une actrice principale pour nous éviter les crises postélectorales comme celle à laquelle nous assistons actuellement. J’ai vu des pays où des membres de l’opposition sont nommés avec rang de ministres et qui appliquent leur projet ou programme au sein de la majorité pour le bien-être commun», a ajouté M. Diallo, pour préciser les contours d’une éventuelle participation d’ADP-Maliba au gouvernement.

<strong>C.O.D</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dramane Diarra:  «Je dois rappeler à certains de mes collègues que la justice n’est pas circonstancielle»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/dramane-diarra-je-dois-rappeler-a-certains-de-mes-collegues-que-la-justice-nest-pas-circonstancielle-2783462.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Oct 2018 09:57:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Union internationale des magistrats (U.I.M) a tenu du 14 au 18 octobre sa 61<sup>ème</sup> rencontre annuelle à Marrakech au Maroc. Ayant pris part à la rencontre, le Procureur de la République près le tribunal de la commune IV, Dramane Diarra, nous donne les détails sur les grandes lignes de l’UIM. </strong>

<strong><em>Bonjour Monsieur le Procureur de la République près le Tribunal de la Commune IV. Vous étiez à la rencontre du Groupe africain de l’Union internationale des magistrats au Maroc. Pouvez-vous nous en parler davantage ?</em></strong>

<strong><em>Dramane Diarra</em></strong><em> :</em> Oui. En effet, j’étais, en qualité de Secrétaire aux relations extérieures du Syndicat autonome de la magistrature (S.A.M), dans la délégation malienne de deux personnes, qui a participé à la 61<sup>ème</sup> rencontre annuelle de l’Union internationale des magistrats, tenue du 14 au 18 octobre 2018, à Marrakech, au Maroc. L’Union internationale des magistrats, fondée en 1953 à Salzbourg (Autruche), est une organisation internationale professionnelle apolitique, qui regroupe les associations nationales ou syndicats nationaux de magistrats du monde entier. Elle compte, à ce jour, 90 Etats repartis sur les 5 continents.

L’U.I.M a le statut d’observateur auprès des Nations unies (Conseil économique et social et Bureau international du travail) et auprès du Conseil de l’Europe. Son but principal est la sauvegarde de l’indépendance du pouvoir judiciaire, condition essentielle de la fonction juridictionnelle et garantie des droits et libertés de l’homme. Chaque année, l’U.I.M organise un congrès (réunion annuelle) dans un pays membre, au cours duquel, des thèmes d’actualité en rapport avec la magistrature, considérés du point de vue comparé et transnational, sont débattus au travers de 4 Commissions s’intéressant particulièrement : 1<sup>ère</sup> commission : au statut des magistrats ;  2<sup>ème</sup> commission : au droit civil et à la procédure civile ; 3<sup>ème</sup> commission : au droit pénal et à la procédure pénale ; 4<sup>ème</sup> commission : au droit public et social.

De la même manière, chaque année, se tiennent, avant le conseil central, les réunions de quatre commissions régionales : le groupe européen, le groupe ibéro-américain, le groupe africain, le groupe ANAO : Asie, Océanie et Amérique du Nord. La synthèse des débats et les résolutions sont mises sur le site Web de l’UIM. Après l’adoption entre 1993 et 1995 de chartes régionales, l’Union internationale des magistrats s’est dotée d’une Charte universelle sur le statut des juges, à l’unanimité, le 17 novembre 1999 à Taiwan.

Depuis, des questions d’éthique et de déontologie, des questions de communication, des questions budgétaires et indemnitaires sont envisagées et développées. Mais avant, c’est dès 1985 que l’Organisation des Nations Unies (ONU) avait édicté des principes fondamentaux relatifs à l’indépendance de la magistrature. Et depuis un rapporteur spécial chargé de l’indépendance des juges et des avocats est chargé de s’assurer du respect de ces normes et de les faire évoluer vers toujours plus d’indépendance dans l’intérêt des citoyens.

Ainsi, à Marrakech, au Maroc, et du 14 au 18 octobre 2018, c’est tout cet arsenal qui a été mis en branle à la faveur de la réunion annuelle du conseil central. Le dimanche 14 octobre 2018 a été consacré aux réunions des groupes. C’était l’occasion pour chacun des 4 groupes sus cités de discuter et prendre éventuellement des résolutions sur les problèmes en relation avec la magistrature dans leurs zones respectives. Pour le groupe régional africain, il y a eu deux (02) résolutions : une concernant la situation de grève au Mali, et l’autre concernant le Libéria où les magistrats perçoivent à la retraite 1% de leur traitement.

Aussi, le conseil central a adopté le nouveau statut universel des juges dont le projet a été élaboré par une commission de dix (10) personnes dont notre compatriote Cheick Mohamed Chérif Koné, président du SAM. Le conseil central a entériné l’adhésion de quatre (04) nouveaux Etats : Angola, Bolivie, Equateur et Guatemala. Ensuite, sur une centaine de propositions de thèmes, la première commission d’étude a retenu le thème : «L’utilisation des réseaux sociaux par le juge : opportunités et inconvénients (danger)». Vous constatez que la situation en cours au Mali est passée par là.

En outre, cette année était une année électorale. Donc il y a eu des changements à la tête de l’U.I.M, au niveau des commissions et même au niveau du groupe régional africain. C’est ainsi que l’Australien Toni PAGONE a remplacé le Français Christophe REGNARD à la présidence, les six (6) vice-présidents ont changé. Ainsi l’Algérien Djamel AIDOUNI a remplacé le Sud-africain Cagney MUSI, aussi bien à la Présidence du groupe africain qu’à la vice-présidence du comité de la présidence de l’U.I.M. Une des nouvelles dispositions du statut universel révisé est l’article 9-3 relatif à l’indépendance des procureurs : «L’indépendance des procureurs, qui est essentielle à l’Etat de droit, doit être garantie par la loi, au plus haut niveau possible, tout comme celle des juges.»

Pour l’U.I.M, «Pas d’indépendance de la justice sans indépendance des procureurs».  Enfin, le conseil central de l’U.I.M a décidé de la tenue de la prochaine réunion à Astana (Kazakhstan) à partir du 20 septembre 2019. Voici, en résumé, ce qui s’est passé à la réunion du conseil central de l’U.I.M à Marrakech.

<strong><em>En plus de vous, qui d’autres étaient à cette rencontre pour représenter le Mali ?</em></strong>

La délégation malienne comportait deux (2) membres : le président du SAM Cheick Mohamed Chérif Koné et moi-même. C’est ainsi généralement depuis quatre (4) ans. En effet, lors de la réunion annuelle du groupe africain de l’U.I.M en 2014 à Niamey (Niger), il y avait huit (8) volontaires du bureau du SAM. Mais finalement, il n’y avait que Chérif et moi pour participer à cette réunion. Depuis nous avons régulièrement participé aux différentes rencontres. Chérif était seul à Barcelone en 2016, et le Mali était absent en 2017 à Santiago du Chili. Pour l’histoire, je rappelle que le Mali a abrité la rencontre du groupe régional africain deux (2) fois : en 2000 et en 2011.

<strong><em>Nous apprenons aussi qu’une résolution a été prise concernant le Mali, laquelle ?</em></strong>

Le monde est désormais très ouvert et connecté. Le Mali est au-devant de la scène déjà avec la présence de la Minusma, de l’Eutm et d’autres organisations internationales dans le cadre de la gestion de la crise que traverse notre pays depuis quelques années. En plus, l’élection présidentielle de juillet-août 2018 a été suivie de près avec le développement post-électoral.

&nbsp;

Mieux, avec cette grève de certains magistrats qui perdure depuis environ trois (3) mois, la délégation malienne ne pouvait qu’être très attendue à cette réunion. D’ailleurs, à propos de ladite grève, les magistrats d’ailleurs avaient, à travers les réseaux sociaux, pris connaissance de plusieurs publications, souvent avec stupéfaction et consternation. En effet, même là où les magistrats peuvent faire usage des réseaux sociaux, ils le font avec beaucoup de tacts et de discernement en respectant le devoir de réserve. Mais le cas du Mali avait dépassé tout entendement selon la compréhension de l’écrasante majorité des magistrats de l’U.I.M. Le comble, c’était lorsque les meneurs de ce mouvement demandaient la démission du président de la Cour Suprême, du Premier ministre, du ministre de la justice et du ministre de la fonction publique et du travail. Alors, la délégation du Mali a été invitée à s’expliquer sur la situation.

&nbsp;

Il faut rappeler en passant, que l’U.I.M avait apporté son soutien à la grève de 2017 qui a abouti à la signature du procès-verbal de conciliation du 9 février 2017. Au-delà des explications des faits, lors de la réunion du 14 octobre 2018, le groupe régional africain a exigé d’avoir l’avis de la Cour Suprême. Ainsi, l’Avis N°001-2018/CS-AC de consultation juridique du 2 octobre 2018 et le Décret N°2018-0773/PM-RM du 9 octobre 2018 portant réquisition temporaire des magistrats en grève ont été versés aux débats. C’est ainsi que le groupe régional africain a voté la résolution concernant la situation au Mali, le même jour, à l’unanimité.

&nbsp;

Mais le texte en anglais et en français a été adopté le jeudi 18 juillet 2018, à l’unanimité, dont la teneur suit : <strong><em>«</em></strong><em>Résolution du groupe africain de l’Union internationale des magistrats concernant le Mali : Lors de la réunion du Groupe Africain, à l'occasion de la tenue de la 61<sup>ème</sup> réunion de l'UIM; les membres du Groupe ont été informés par la délégation du Mali, qu'un groupe de magistrats de leur pays a entamé depuis trois mois une grève illimitée. Cette grève a eu des conséquences néfastes sur les droits de l'homme et des justiciables, causant beaucoup de torts. Devant cette situation, le Groupe Africain demande, unanimement, aux magistrats grévistes d'obéir aux règles du droit de grève et de se conformer à l'avis de la Cour Suprême du Mali. Le Groupe souligne que ce pays est régi par des règles de démocratie et que tout le monde doit obéir à ces règles, y compris et surtout les magistrats<strong>».</strong> </em>Le secrétariat général de l’UIM est chargé de faire parvenir officiellement la résolution aux autorités maliennes.
<ul>
 	<li></li>
</ul>
<strong><em>Quelle est la portée de cette résolution pour le Mali et sur les magistrats grévistes ?</em></strong>

Une résolution au niveau de l’U.I.M va au-delà du symbole. Il s’agit de l’organisation professionnelle internationale des juges, avec toutes ses implications aux Nations-Unies, auprès de la Commission des droits de l’homme (Genève), à la Haye et à d’autres niveaux. Aussi c’est acté dans les archives (site Web et papier) de l’organisation que l’on peut retrouver cent (100) ans après. Egalement, la résolution est un désaveu pour les grévistes à qui l’U.I.M demande de respecter les règles du droit de grève d’une part, et d’autre part de respecter les règles de l’Etat de droit. L’U.I.M, par essence, soutient les magistrats, mais elle s’insurge contre les magistrats qui ne respectent pas la loi. C’est pourquoi la charte universelle ainsi que les chartes régionales rappellent «la soumission du juge à la loi». Enfin, nous n’allons pas jusqu’à dire que la résolution donne raison au gouvernement, mais elle lui apporte, sans doute, de l’eau à son moulin. L’U.I.M a mille et un moyens d’agir sur les décisions au niveau des pays. Elle n’a pas son pareil dans le monde. Ces résolutions ne sont pas à prendre à la légère. L’indépendance de la justice c’est le respect strict entre les trois pouvoirs d’un régime démocratique, mais c’est aussi et avant tout le respect de la loi. Les grévistes sont allés jusqu’à s’en prendre à l’institution judiciaire. La Cour Suprême, notamment son président, a été prise à partie, vilipendée par des magistrats. Que deviendra notre pays, si chaque justiciable insatisfait en faisait de même à l’occasion de chaque procès ?

En somme, cette résolution lave l’honneur du Mali, qu’elle reconnaît comme un Etat démocratique, un Etat de droit. Par contre, elle met au pilori les grévistes qui doivent revoir leur copie et revenir dans les voies de droit. En même temps, elle leur tend la perche pour ce faire.

<strong><em>Un message à l’endroit de vos collègues magistrats et du peuple malien.</em></strong>

Je dois rappeler à certains de mes collègues que la justice n’est pas circonstancielle. Elle se fera au-delà d’eux et de moi. Maintenant à tous les magistrats, je rappelle que le juge (magistrat) c’est la légalité, c’est la responsabilité, c’est l’impartialité, c’est le devoir de réserve et c’est la probité. Je laisse le soin à chacun de nous de faire son propre bilan pendant ces derniers mois. En a-t-il été ainsi ? J’en doute fortement.

Il n’est pas trop tard pour revenir à la normale, à la loi, pour un magistrat. Au peuple malien dont je partage la peine, j’adresse mes sincères regrets. Je l’invite, envers tout, d’œuvrer pour l’indépendance de la justice, pas pour la justice, mais pour lui-même. L’indépendance du pouvoir judiciaire garantissant l’équité entre les citoyens. Je rends, enfin, hommage à ce peuple qui s’est levé en bouclier pour soutenir nous, magistrats lors de la grève de 2016 et 2017. Sa désapprobation et son agacement par rapport à la grève actuelle, laisse penser qu’on n’a pas un peuple peu éclairé, comme certains semblent faire comprendre. Puisse Dieu préserver notre pays le Mali dans la justice et la paix.

<strong>Réalisée par Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L’AEPM&#45;Mali fait œuvre de solidarité</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/solidarite/laepm-mali-fait-oeuvre-de-solidarite-2783456.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Oct 2018 09:43:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Samedi 20 octobre, l’Amicale des anciens élèves du prytanée militaire du Mali (Aepm) a fait un don de médicaments et d’autres produits pharmaceutiques, dont le coût est estimé à plus de 13 millions de Fcfa, aux forces armées et de sécurité. Cette journée s’inscrit dans la dynamique nationale du mois de la solidarité.</strong>

Cette journée de donation était co-présidée par les ministres de la Solidarité et de l’Action humanitaire, de la Sécurité et de la Protection civile, le parrain national du mois, Dr. Nouh Ag Infa Yattara, et le représentant du ministre de la Défense, en présence effective des membres de l’Aepm, le chef d’état-major général adjoint des armées, plusieurs officiers, sous-officiers, militaires du rang et d’autres invités de marque.

Le lieutenant-colonel Sidy Lamine Traoré, directeur adjoint du Génie militaire, a souhaité la bienvenue aux invités du jour avant de laisser entendre qu’ils sont heureux d’abriter cette cérémonie.

Dans son allocution, le président de l’Apem, Ousmane Siné Diallo, soulignera que cette journée s’inscrit dans la dynamique nationale du mois de la solidarité. Une volonté politique nationale, dit-il, à laquelle l’Amicale des anciens élèves du prytanée militaire (Apem) a voulu se joindre pour la deuxième année consécutive par cette activité de don de sang et de médicaments aux forces armées et de sécurité.

Selon lui, le coût de ce projet de don de sang de 479 poches de sang et des médicaments est estimé à 13. 500.000 de nos francs. Ces dons sont destinés aux casernes de Gao et Tombouctou. Ils ont été rendus possibles grâce à plusieurs partenaires comme la pharmacie populaire du Mali, le Centre national de transfusion sanguine du Mali, notamment.

Les forces armées, la police nationale, la protection civile et enfin, le prytanée militaire de Kati, ont tour à tour eu un lot de médicaments et d’autres produits pharmaceutiques pour leurs infirmeries respectives. Après quoi, le parrain national du mois, en l’occurrence Dr. Nouh Ag Infa Yattara, a salué à sa juste valeur cette donation.

Rappelons que l’Amicale des anciens élèves du Prytanée militaire du Mali (Apem) est une organisation qui compte plus de 1.500 membres (civils et militaires) évoluant dans diverses catégories socioprofessionnelles. Elle a pour objectifs d’établir entre tous les anciens élèves du Prytanée, des relations amicales, de faciliter la constitution d’un réseau d’entraide mutuelle entre les anciens élèves du prytanée militaire, de contribuer à l’amélioration de la formation donnée au prytanée et de contribuer au développement des activités sociales.

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Travailler la terre plutôt que de mourir dans la mer</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/travailler-la-terre-plutot-que-de-mourir-dans-la-mer-2783453.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Oct 2018 09:40:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Parti de son village soninké sur les berges du fleuve Sénégal dans la région de Kayes au Mali, Bouba Touré arrive à Paris en septembre 1965. Il a 17 ans. Un lit dans un appartement collectif loué par un marchand de sommeil. Douze par chambre, tous Africains. Pas de problème de papiers. La France a besoin de travailleurs. C’est le plein emploi. Bouba est embauché à l’usine de matériel automobile Chausson à Gennevilliers, à la périphérie nord-ouest de la capitale. Il apprend le français et à lire et à écrire. Auprès de leurs collègues de travail, Bouba et beaucoup de travailleurs africains se politisent. Ils se rapprochent souvent du parti communiste à travers le syndicat ouvrier «la CGT». Les grandes manifestations et grèves de mai 1968 les éveillent au militantisme actif. </em></strong>

En 1971, ils créent l’ACTAF (association culturelle des travailleurs africains en France) à travers laquelle ils soutiennent ceux qui se battent sur le continent africain pour se libérer du joug du colon portugais. Les membres de l’ACTAF réfléchissent aussi aux causes de leur propre émigration. S’il y a tant de travailleurs africains en France, c’est que quelque chose ne fonctionne pas dans leurs pays d’origine. Génération après génération, les jeunes quittent chez eux et vivent toute leur vie dans les «foyers», loin de leur village et de leur famille. Bouba et ses camarades ne veulent pas de ça pour leurs futurs enfants et petits enfants. Ils sont persuadés que pour retenir la jeunesse africaine chez elle, il faut développer le monde rural, le rendre attractif aux yeux des jeunes.

Très imprégnés de ce qui se fait dans les pays socialistes et communistes, ils élaborent un projet de ferme collective en Afrique de l’Ouest. Sur le Continent, les terres appartiennent aux Etats. Au nom de l’ACTAF, ils demandent donc aux responsables politiques de leurs pays d’origine, le Mali, le Sénégal et la Mauritanie, de leur octroyer des parcelles. C’est le Mali qui répond en premier, et propose de mettre 60 hectares de terres à la disposition de l’ACTAF. Trois membres de l’Association sont immédiatement missionnés sur place pour rencontrer les responsables maliens et leur demander des terres le long du fleuve Sénégal, dans la région de Kayes, voisine du Sénégal et de la Mauritanie. En avril 1975, effectivement, on leur attribue 60 hectares de terres en friche, non loin de Somankidi, près de la ville de Kayes, sur la rive droite du fleuve.

Sur la centaine de membres que compte l’ACTAF, une quinzaine se lance concrètement dans le projet de création de cette coopérative agricole. En mai 1976, ils quittent leur vie de travailleurs immigrés pour suivre, pendant 6 mois, des stages agricoles chez des paysans dans l’Est de la France. Certains apprennent à cultiver, d’autres à élever la volaille ou à entretenir et réparer les machines agricoles. Chacun d’eux cotise chaque mois à hauteur de 500 Francs français (50 000Fcfa) pour constituer une caisse qui leur permettra de démarrer le projet, une fois arrivés au Mali. En décembre 1976, ils se donnent rendez-vous en janvier 1977 au Mali, à Somankidi, le village qui les hébergera en premier.

Tous doivent affronter la désapprobation de leurs pères. Tu avais un travail en France, tu m’envoyais de l’argent, tu quittes tout ça pour revenir ici faire le paysan… Qui va m’envoyer de l’argent maintenant ? Qui va me permettre de vivre ? Toute la question de l’émigration était posée en quelques phrases… Ils devaient réussir leur projet.

Le 16 janvier, après avoir acheté des pioches, des haches, des brouettes, etc., chez les forgerons locaux, ils commencent à défricher et dessoucher leurs terres à 7 kilomètres de Somankidi, sous le regard des responsables de la région qui les encouragent tout en les surveillant tout de même. Le régime de Moussa Traoré craint en effet que ces jeunes de l’extérieur revenus faire les paysans poussent le monde rural malien à se révolter.

L’organisation du quotidien des travaux et des finances est gérée collectivement. Dès le début, en plus du travail d’aménagement, ils cultivent un peu pour se nourrir. Ils se préparent eux-mêmes à manger, puis deux épouses rejoignent leurs maris, et s’occupent des repas. Quelque temps plus tard, ils peuvent être logés à «Samé Plantation», plus proche de leurs terres. En septembre, les canaux d’irrigation construits avec de la terre de termitière sont terminés, les sols sont prêts à être cultivés, les cases sont construites. Ils s’installent dans leur «chez eux» qu’ils baptisent «Somankidi Coura», le nouveau Somankidi. La coopérative agricole commence réellement ses activités. Grâce à l’irrigation, leur première récolte de maïs et de mil est très bonne alors que tout avait été semé pendant la saison sèche. Ils sont contents de pouvoir apporter leurs parts à leurs pères. L’année suivante, ils ajoutent le maraîchage. Les gens des villes viennent jusqu’à eux pour acheter leurs tomates, oignons et salades. Plus tard, alors que tout le monde les en dissuade, ils osent planter des bananiers, et à la surprise générale, la récolte est excellente.

Bouba travaille à Somankidi Coura pendant 6 ans avant de retourner vivre et travailler en France. Son frère prend le relais. Certains de ses camarades initiateurs et fondateurs de la coopérative font comme lui, leurs jeunes frères les remplacent. D’autres restent et deviennent les leaders agricoles de la région. Depuis, Bouba retourne à Somankidi Coura chaque année pendant de longues périodes. Il y retrouve sa case, c’est sa seule maison au Mali.

Bouba et ses camarades auraient souhaité que la réussite de la coopérative agricole soit un exemple pour les jeunes de la région. Ils auraient souhaité que les jeunes comprennent que travailler la terre permet de vivre dignement et de nourrir la famille. Malheureusement, les jeunes de la région continuent de partir massivement. Ils ne résistent pas au mirage occidental, largement entretenu par leurs frères qui, de là-bas, les incitent à tenter l’aventure. Et la région de Kayes voit des dizaines et des dizaines de ses jeunes mourir chaque année dans le désert ou dans la mer.

<strong>Françoise WASSERVOGEL</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté :  Journée portes ouvertes couplée à la rentrée académique 2018&#45;2019</title>
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<pubDate>Wed, 24 Oct 2018 09:39:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté a organisé, la semaine dernière, une journée portes ouvertes couplée à la rentrée académique 2018-2019. L’événement a été marqué par des activités de projection en boucle de courts métrages et d’art vidéo, des travaux pratiques des étudiants, du visionnement d’un film de long métrage d’un étudiant terminaliste, des prestations de musique moderne et traditionnelle, des scènes de chorégraphie, une exposition d’œuvres des étudiants d’arts patristiques et de design.</strong>

La cérémonie était placée sous la présidence de la ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo, en présence de l’ancien Premier ministre, Moussa Mara ; du ministre de l’Education nationale et du directeur général du Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté, Bourama Fofana.

Mme le ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo, a rappelé que, depuis 2013, le Conservatoire Balla Fasséké Kouyaté assure l’approfondissement de la formation artistique et professionnelle des créateurs dans le domaine des arts plastiques, de la musique, de la danse, du théâtre, des métiers multimédia, du design et de l’ingénierie culturelle. Selon elle, l’établissement est l’instrument de l’amplification de notre rayonnement culturel afin de fournir des entrepreneurs culturels audacieux et créatifs, capables de mettre en valeur nos ressources culturelles. N’Diaye Ramatoulaye Diallo dira que présentement, certains diplômés de cet établissement sont devenus des références dans leur domaine et contribuent à faire rayonner l’industrie de notre culture à l’échelle sous-régionale, africaine et internationale.

En dépit des résultats élogieux, la ministre de la Culture a indiqué que le rôle du Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté, dans la mise en valeur et la promotion de la culture malienne, demeure inconnu du plus grand nombre. «Dès lors, il nous a paru nécessaire d’organiser cet évènement afin de présenter l’établissement à certains décideurs, aux partenaires potentiels ainsi qu’au grand public», a-t-elle ajouté.

En outre, N’Diaye Ramatoulaye Diallo a expliqué qu’au cours des dernières années, et sous l’impulsion du président de la République, la vision tantôt exprimée s’est aussi traduite par un soutien politique à l’affirmation de la culture comme facteur de création de richesse et de cohésion sociale, via notamment la littérature, la musique, l’audiovisuel, les spectacles vivants, les arts plastiques, la photographie, le design et un éventail riche de festivals destinés à sauvegarder notre patrimoine culturel et le faire connaître du reste du monde.

Elle a aussi souligné qu’un autre acquis majeur, qui traduit en acte concret l’ambition du gouvernement du Mali de faire de la culture un des leviers du développement de notre pays, est l’application, depuis le 1er juin 2017, de la loi fixant les propriétés littéraires et artistiques, qui permettra aux artistes, enfin, de vivre décemment et dignement de leur travail, et de bénéficier d’une couverture sociale et sanitaire.

À en croire la ministre de la Culture, c’est une avancée importante, qui va directement impacter la carrière professionnelle des talents sortis du Conservatoire Balla Fasséké Kouyaté. Toutefois, N’Diaye Ramatoulaye Diallo dira que «l’arbre ne doit pas cacher la forêt», car son département reste conscient de l’immensité des défis émergeants pour le monde des arts et de la culture.

Dans cette optique, a-t-elle fait savoir, son département a entrepris une réévaluation de notre politique culturelle afin de parvenir à une feuille de route assortie d’objectifs réévalués, ambitieux et mesurables, acceptés de tous les acteurs.

Par ailleurs, la ministre de la Culture a ajouté que cette journée Portes ouvertes, couplée à la rentrée académique 2018-2019, est le lieu de fixer un cap, et de mobiliser toutes les volontés pour réaliser le potentiel de cet établissement.

Selon son directeur général, Bourama Fofana, pour donner une visibilité au Conservatoire en général et aux réalisations faites dans le cadre de ses activités pédagogiques et de partenariat, l’école a voulu donner un éclat particulier à la rentrée académique 2018-2019 par l’organisation de cette activité.

Notons que la journée a été marquée par de nombreuses activités : la projection en boucle de courts métrages et d’art vidéo, des travaux pratiques des étudiants, le visionnement d’un film de long métrage d’un étudiant terminaliste de cette année, des prestations de musique moderne et traditionnelle, des scènes de chorégraphie, une exposition d’œuvres des étudiants d’arts plastiques et de design.

En ce qui concerne la rentrée académique 2018-2019, 62 candidats dont 24 filles et 38 garçons ont été admis à la suite d’un concours. Ce faible taux de recrutement, selon Bourama Fofana, s’explique par la spécificité d’un établissement d’arts où la prise en charge des apprentissages donnés demeure très élevé. Il a invité la ministre de la Culture à trouver une solution auprès du gouvernement pour recruter des professeurs spécialistes en faveur du Conservatoire conformément aux différentes filières de formation qui s’y trouvent.

Créé le 14 juillet 2003, le Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté est un établissement d’enseignement supérieur qui assure la formation artistique et professionnelle des créateurs dans le domaine des arts plastiques, de la musique, de la danse, du théâtre, des métiers multimédia, du design et de l’ingénierie culturelle.

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Décédé en opération extérieure</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/decede-en-operation-exterieure-2783434.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Oct 2018 09:22:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 17 octobre, vers 18h00, heure locale, alors que le caporal Abdelatif Rafik se trouvait avec deux de ses camarades dans l’atelier et qu’il procédait à des actes de maintenance sur un camion logistique, un pneu a explosé accidentellement. Le caporal Rafik a été projeté violemment au sol. Il a été immédiatement pris en charge par les médecins de l’antenne médico-chirurgicale militaire. En dépit des soins d’urgence prodigués, il est décédé à 18 h 50. Ses deux camarades ont été placés sous surveillance médicale. «Profonde tristesse d’apprendre hier la mort en opération extérieure du caporal Abdelatif RAFIK du 14ème Régiment d'Infanterie et de Soutien Logistique Parachutiste au Mali. J’assure à sa famille et ses proches mon indéfectible soutien et leur témoigne la fraternité de l’armée de Terre», a déclaré le général Bosser, chef d'état-major de l'armée de Terre.

<strong>333<sup>ème</sup> numéro  dans la ville des 333 Saints !</strong>

Le hasard n'existe pas, disent certains. C’est étant dans la ville des 333 Saints, que nous nous sommes rendu compte que Le Reporter N°333 doit sortir ce mardi 23 octobre. Le hasard fait que nous écrivons certains textes de ce numéro exceptionnel à Tombouctou. C’est la preuve que Tombouctou est mystérieuse et très mystérieuse. Mais aujourd'hui, Tombouctou souffre, la ville n'a pas un kilomètre de route bitumée. L'insécurité, les braquages et même le jihadisme ternissent son image d’antan. Houka-Houka, un grand terroriste et jihadiste, continue de faire respecter la loi islamique à Goundam. Tombouctou, c'est aujourd'hui des règlements de comptes entre groupes armés, simples hommes en armes et même des hommes politiques. Alors que la ville et ses cercles m'ont bénéficié que d'une seule infrastructure du régime actuel. «Ici tu fermes la bouche ou on te bute», disent les jeunes. 333 Saints, 333<sup>ème</sup> numéro de votre journal, que Dieu bénisse Le Reporter.

<strong>Les 12 victimes de Telly</strong>

C'est après la visite du PM qu'il y a eu l’assassinat d'une douzaine de personnes dans le village de Telly, dans le cercle de Tenenkou. C'est aux environs de 10 heures, le dimanche 13 octobre, que le village de Telly a été attaqué par des terroristes génocidaires dozos. Le bilan fait état de 12 personnes tuées et plusieurs autres portées disparues. Les chasseurs sont appuyés par des hommes armés non identifiés, d'après des témoins. Le chef de village est très en colère, nous a-t-on fait savoir. «Les militaires ont quitté le village dès le départ du Premier ministre, on croyait qu'ils allaient rester à nos côtés», se plaignent les villageois. La liste des victimes suite à l'attaque ignoble de chasseurs terroristes dozos à Telly : Diawbè, Hama Boubou Diall, Mody Diall, Boubou Dia, Sidy Coulibaly, Layya Coulibaly, Ali Oumarou Dia, Abberè Oumar Ali Dia, Afourou Dia. Les autres n'ont pas encore été identifiés.

<strong>Des inutilités </strong>

Le gouvernement malien s’accommode beaucoup des conseils de certaines «références» ou hommes politiques, qui ont atteint leurs limites, et qui ont une vision et une pratique non conforme aux mutations politiques mondiales et aux aspirations des nouvelles générations. Il est important de savoir qu’en se basant sur ces approches et ne faisant pas attention, le gouvernement et la communauté internationale risqueront d’être canalisés dans des tunnels de deux classes sociales intimement liées et confondues dans le système des régimes maliens successifs qui, eux-mêmes, ont fait preuve de leur incapacité à trouver des solutions justes à la question depuis 53 ans. Ces classes sociales sont les anciens dignitaires des tribus, des empereurs, des propriétaires ou gestionnaires titulaires des ONG nationales ou internationales. C'est uniquement de l'argent perdu et très souvent, ce sont des gens payés pour des inutilités et qui ne servent à rien l'Etat malien.

<strong>Les vérités connues </strong>

Il y a beaucoup de vérités qui sont connues dans la crise malienne, mais elles sont ignorées par ceux qui sont venus pour diviser ce pays. Ils ne pourront jamais diviser le Mali. Tous les Maliens savent qu'il n’y a aucune différence entre les jihadistes et les autres groupes armés ; les Maliens savent que la Minusma joue pour certains groupes armés ; les Maliens savent que 12000 casques bleus ne se battent pas pour le Mali, mais pour leur propre sécurité. «En 2012, les djihadistes progressaient au Mali. J’ai dit à Fabius : 'Vous allez affronter les mêmes que vous avez armés en Libye' Il a ri : 'C’est la vie !' Non, la politique ce n’est pas : 'c’est la vie'!", dit Sergueï Lavrov, le patron de la diplomatie russe. Fabius, Sarkozy, Blaise et leurs soutiens sont où actuellement ? Qui touche au Mali verra d'une manière ou d'une autre.

<strong>Mopti se meurt </strong>

L'insécurité a occasionné la perte de plusieurs boulots dans le secteur informel. Certaines décisions de sécurisation de la région comme l'interdiction de circuler à moto et à bord des pick-up font que plusieurs activités génératrices de revenus sont arrêtées. Les populations de Mopti se disent abandonnées par les autorités. L'une des décisions du gouverneur de Mopti est le fait qu'à partir de 18 heures, les véhicules et autres engins en provenance des autres localités doivent passer la nuit au Carrefour de Djenné et cela sans sécurité. Les populations de Mopti demandent la suppression de cette décision. Plusieurs actions de sécurisation, de retour à la paix, de bonne gouvernance, sont en cours dans la région de Mopti. Ces actions sont en cours d'exécution. C'est pour cela que le Premier ministre est fréquent dans cette région. En 5 visites dans la région, les populations affirment que le Premier ministre n'a jamais pris en compte leurs préoccupations. D'où la grande colère des populations de la Venise malienne.

<strong>Tonka abandonné </strong>

Aucun représentant de l'Etat n'est dans cette commune de plus de 16 000 âmes, elle se situe dans le cercle de Goundam. Cette année, la crue a dévasté les champs de céréales et des tubercules. Oui, Tonka est la capitale de la patate douce jaune. Avec la montée des eaux, plusieurs cultivateurs ont presque tout perdu. Tonka manque d'eau potable, d'électricité, de sécurité : on y dénombre de multiples cas de viols de la part d’hommes armés non identifiés. Personne ne peut aller au-delà de 5 km ou aller à une foire hebdomadaire. Les jeunes piroguiers sont toujours victimes de braquages de la part des groupes armés sur le fleuve Niger. Les Fama sont à Tonka en effectif très réduit, elles sont alors très peu efficaces.

<strong>700 maisons écroulées </strong>

Le 18 août 2018 restera dans les annales du cercle de Diré, à cause de l'inondation dont a été victime le cercle et ses différentes communes. Plus de 700 maisons se sont écroulées en deux semaines de pluies et d'inondation. Pendant toute cette tragédie, aucune autorité n'a fait le déplacement. Le gouverneur de la région de Tombouctou s'est limité à envoyer un représentant. Il a fallu une solidarité agissante des ressortissants et des bonnes volontés afin de venir en aide aux populations sinistrées de Diré.

<strong>La rencontre de Soumpi </strong>

Face à l'insécurité grandissante doublée du banditisme, les populations du cercle de Niafunké se sont réunies le samedi 20 octobre à Soumpi. Le but était de trouver une solution à l'insécurité et le banditisme sur les routes, combattre les coupeurs de route et autres délinquants qui évoluent dans leur cercle. Parce qu'à Niafunké, les Fama de la zone ne s'occupent que de la sécurité de Satom, les populations se débrouillent alors que les travaux de construction de la route sont arrêtés. L'école ne fonctionne que dans la ville de Niafunké, alors que le manque d'électricité et d'eau potable devient une réalité.

<strong>Jouons avec le feu</strong>

Pour certaines populations des régions du nord, le gouvernement est en train de jouer avec le feu. Certains disent que le gouvernement a fermé les yeux en excluant la grande majorité des Maliens pour aller discuter de l'accord pour la paix d'Alger. Le gouvernement a commis une grosse bêtise en mettant le ministre des Affaires étrangères comme chef de file de la médiation. Comme pour dire c'est pour aller négocier avec un autre pays. Malheureusement, les Maliens ont rejeté l'accord partout. Trois ans après, aucun volet n'est appliqué. Et le même gouvernement continue de jouer avec le feu. En qualifiant des groupes armés de «gentils» : Hcua, Mnla, Maa-c*Cma, Maa-plateforme, Msa Daoussahak, Msa Chamanamass, Cja Nasser, Cja Hamma, Gatia, Gandakoye, Ganda izo, MPSA, MPA de Jimmy, FPA, Dozo dogons. Selon Abdoulaye Haïdara, un notable de Gounda, «Tous ces groupes armés font allégeance au terroriste et criminel Iyad, le gouvernement est au courant mais ne fait rien. Ils ne peuvent rien faire contre le Mali». «Je veux comprendre comment 17 groupes armés, chacun se glorifiant de sa force militaire, peuvent ne pas écraser un seul groupe éparpillé sur 3 pays et traqué par trois armées nationales + tous les services secrets occidentaux. Moi qui suis de la zone et dans la zone, je pense que Barkhane que j'ai vu se balader et balader ses petits drones au-dessus de nos campements, peut désarmer tout le monde en moins de deux semaines», déclare Cheikh Ould Albina.

<strong>Rions beaucoup</strong>

Hier soir à la mosquée, il y avait une collecte d'aumône. Pour ces aumônes «fiisabiilillah», un fidèle sort une pièce de 100FCFA et au moment de la déposer dans la caisse, son voisin lui remet un billet neuf de 10.000FCFA. Sans se poser de question, il met les 10.100F dans la caisse. Néanmoins, à la sortie, il prend la peine de demander à son voisin pourquoi il a fait une si grande aumône. Le voisin lui réplique : «Ce billet est tombé de votre poche quand vous avez retiré les 100F». Jusqu'à présent, on n'arrive pas à les séparer, la bagarre continue ! Le rire  augmente notre espérance de vie.

<strong>Des élus à vie </strong>

Paul Biya, âgé de 85 ans âge, pulvérise le record du plus vieux président du monde avec 36 ans de règne. Le Cameroun a aussi le plus vieux sénateur du monde avec Chief Muketé âgé de 100 ans. Le plus ancien député du monde est Camerounais, en la personne de Cavaye Yeguié Djibril, élu pour la première fois en 1958 ; le plus vieux patron de la police nationale du monde est Camerounais Martin Mbarga Nguele, âgé de nos jours de 85 ans. Tout comme le doyen des chefs des missions diplomatiques du monde est Camerounais : il s’agit de Koué Ntonga, actuel ambassadeur du Cameroun au Sénégal, dont l’âge est de 85 ans. Le plus ancien membre du gouvernement de la planète est du Cameroun, et a pour nom Amadou Ali, actuel vice-Premier ministre, chargé des Relations avec l’Assemblée. Voilà 38 ans qu’il est ministre. Et pour clôturer sous une note humoristique, on dira que le Cameroun détient le record du plus vieux marqueur de but de l’histoire de la Coupe du monde, en la personne du très populaire Roger Milla, qui avait officiellement 42 ans en 1990 lors du Mondial italien. Voilà donc cette culture patriarcale dans l’exercice du pouvoir qui s’impose ainsi au Cameroun à travers le système Biya.]]> </content:encoded>
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<title>Kibali, sur la voie de réaliser un autre trimestre record, maintient le cap pour excéder les objectifs de 2018</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/kibali-sur-la-voie-de-realiser-un-autre-trimestre-record-maintient-le-cap-pour-exceder-les-objectifs-de-2018-2783485.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Oct 2018 08:38:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Kinshasa, RDC, le 22 octobre 2018</strong></em><strong><em> –La mine d'or Kibali en République Démocratique du Congo continue à améliorer sa performance sur l'ensemble de ses opérations et est sur le point d’afficher des résultats record pour le trimestre jusqu’à septembre, a déclaré aujourd'hui (lundi 22 octobre) Mark Bristow, le président-directeur général de Randgold Resources.</em></strong><em>
</em>
S'exprimant lors d'une conférence de presse avec les médias locaux, Bristow a déclaré que la mine fonctionnait au-dessus de ses paramètres de production, notamment son alimentation, son taux de récupération et sa capacité de hissage des minerais, réalisation due à la croissance de la production souterraine, l’accès au minerai souterrain de haute teneur et l'optimisation du système automatisé de manutention des matériaux.

«Ceci confirme notre vision lors de la revue semestrielle selon laquelle Kibali est sur le point de dépasser sensiblement son objectif de production de 730 000 onces pour l'année entière», a déclaré Bristow.

«Dans l’entretemps, le passage à la gestion interne de l’exploitation de la mine souterraine des mains des entrepreneurs a été réalisé avec succès par une équipe de Kibali composée presqu’entièrement des Congolais, et la mise en service de la troisième centrale hydroélectrique Azambi a eu lieu. Il faudra noter que cette centrale est la toute première centrale hydroélectrique de taille industrielle construite entièrement par des entrepreneurs congolais, et l'expertise qu'ils ont acquise dans le processus, est de bon augure pour le développement du secteur de l'ingénierie du pays.»

Bristow soutient qu’avec la mine, fonctionnant maintenant à pleine capacité et de manière stable, l'effort déployé sur la recherche d'onces fraîches pour alimenter son taux de production élevé s'est intensifié ; les équipes d'exploration sont en train de travailler sur la conversion des ressources en réserves et s’attellent à trouver de nouvelles ressources.

«Son programme d'investissement en capital de sept ans étant terminé, Kibali se prépare maintenant à commencer à rembourser le capital aux investisseurs qui ont financé le développement de ce vaste et complexe projet dans cette partie périphérique de la RDC», a déclaré Bristow.

«Bien que Kibali vienne à peine de se lancer dans la production totale en mine souterraine cette année, elle a déjà énormément contribué à l'économie congolaise. À ce jour, sa contribution dans le pays s'élève à environ $2.5 milliards sous forme d'impôts, de renouvellement des permis, de développement d'infrastructures, de paiement des salaires et des paiements aux fournisseurs locaux. Juste pour le troisième trimestre de cette année, Kibali a dépensé plus de $40 millions sur les entrepreneurs locaux.»

Bristow a également annoncé que Kibali a conclu une entente avec le Ministère des Finances pour le remboursement de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) en souffrance, qui s’élève à $218 millions. L'accord prévoit que $40 millions soient payés dans un premier temps et que le solde soit réglé sur base compensatoire. Un autre fait important est que le Ministère a accepté d'exempter Kibali de la TVA sur les biens et services locaux.

«Nous considérons le Gouvernement comme un partenaire clé dans notre engagement à long terme pour la création de valeur pour toutes les parties prenantes en RDC et nous échangeons avec eux sur un nombre de questions variées, notamment les défis générés par l’application du nouveau Code Minier», a-t-il déclaré.

Il a noté qu’à ce jour, Kibali a dépensé plus de $1.3 million sur les projets locaux de développement communautaire, le plus récent étant le lancement du réseau de distribution d'eau à grande échelle à Durba.

<strong>Source : Randgold</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Quand le mensonge au sommet de l&amp;apos;Etat atteint les limites de l&amp;apos;acceptable...</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/quand-le-mensonge-au-sommet-de-letat-atteint-les-limites-de-lacceptable-2783477.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Oct 2018 08:16:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au moment où tout le monde est d'accord que la grève des magistrats doit trouver une solution, le Premier ministre se permet des déclarations enflammées qui n'arrangent rien ni personne. </em></strong>
<ol>
 	<li style="list-style-type: none">
<ol>
 	<li>Il affirme que le gouvernement ne s'est engagé qu'à consentir une augmentation de 10% du salaire des magistrats et à rien d'autre. Les grévistes, eux, sont formels à dire que l'Etat s'est bel et bien engagé, dans un accord signé entre les deux parties en 2017, à soumettre à la relecture de leur Statut avec la grille salariale annexée. Pour édifier le peuple, je demande aux deux parties de rendre public ce fameux accord. On saura alors qui dit vrai...</li>
</ol>
</li>
</ol>
<ol>
 	<li>Le PM dit vouloir, dès la semaine prochaine, vérifier si son décret portant réquisition est d'application effective dans les juridictions. Pourquoi ? Les syndicats n'ont-ils pas communiqué sur leur détermination à garder les cours et tribunaux fermés malgré ce décret de la discorde ? Il n'a alors qu'à sévir si tant est qu'il est sûr de pouvoir le faire.</li>
 	<li>Il envisage de saisir le Conseil supérieur de la magistrature qui, seul, est susceptible de prendre des sanctions contre les grévistes. Il oublie qu'il n'a ni la qualité ni la compétence de saisir cet organe qui est composé, en majorité, de magistrats élus par leurs pairs.</li>
 	<li>Le chef du gouvernement se montre catégorique à dire que l'Etat ne consentira pas d'efforts financiers supplémentaires car ne pouvant pas le supporter. Simple déclaration d'intention ou vérité absolue ? Ce qui est sûr, c'est que des experts financiers commis par l'Etat lui-même affirment, avec force démonstrations, le contraire. Contre l'avis de ses propres experts, le gouvernement gagnerait à opposer plus que de simples déclarations. Un avis contradictoire d'autres experts est une piste possible... Ces quelques réflexions ont pour objectif de montrer au Premier ministre et au peuple du Mali que la posture adoptée par la partie gouvernementale, en l'occurrence un passage en force, ne résoudra pas cette crise. Le Peuple a certes droit à la JUSTICE, il en a plus à la VÉRITÉ de la part de ses dirigeants. L'eau du mensonge a vite fait d'éteindre les flammes du moment, elle ne viendra pas à bout du feu qui continuera de couver.</li>
</ol>
<strong>Ould DAMOIN  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À fleur de vérité :  Rendez&#45;vous manqué</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/a-fleur-de-verite-rendez-vous-manque-2783418.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Oct 2018 08:02:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’être humain est d’une complexité inouïe. Le Malien l’est encore davantage. Qui aurait cru en la réélection de mon cousin, tant ses compatriotes semblaient le vouer aux gémonies ? Moi, sans fausse modestie. Tant la vie du Malien se résume à des actes manqués (manifestes et latents), à des rendez-vous manqués avec lui-même et avec l’histoire.

Un soir dominical (dimanche tout près), je conversais au téléphone avec un ami, fervent admirateur de mon cousin, qui l’avait, pourtant, un moment et un tantinet, détesté. Avant de se raviser, en lui renouvelant sa confiance. Au fil de notre conversation, il dit déjà regretter son choix. Et pour cause : l’argent circule très peu et, soi-même, peine à recouvrer ses créances auprès de l’Etat.

En vérité, ce qu’il n’a pas dit, ce qu’il souhaite être payé par l’Etat. S’il avait eu gain de cause, il se soucierait peu du reste. Était-ce un acte manqué ? Un acte manqué est, en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychanalyse">psychanalyse</a> et depuis <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Freud">Freud</a>, le résultat d'un acte qui a manqué un objectif consciemment visé et qui traduit par là l'expression d’un désir <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Inconscient">inconscient</a>.

Le cas singulier de mon ami (il a un inconscient satisfait, mais, consciemment, il ne désirerait pas en être là) renseigne davantage sur le comportement de chacun d’entre nous. Mon cousin l’a compris, même si lui-même en est l’exemple parfait.

Pour son confort, mon cousin sacrifierait la vie de milliers de Maliens. Et il n’en serait pas peu fier, mais il s’en cacherait, en feignant la tristesse (verser quelques larmes de crocodile). Il met des milliards dans un défilé militaire, pendant que ses compatriotes tirent le diable par la queue.

Comme une lettre envoyée au mauvais destinataire ; comme faire durer une conversation avec une personne afin de ne pas avoir à discuter avec une autre personne ; nous avons (une majorité supposée de nos compatriotes) renouvelé notre confiance à mon cousin.

Ce faisant, nous avons manqué le rendez-vous avec nous-mêmes et avec l’histoire. Mon cousin et sa douce moitié peuvent encore roucouler dans leur jacuzzi. Et nous, «trimer» du matin au soir !

<strong>Issiaka SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’armée de terre jauge la combativité du personnel opérationnel</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/larmee-de-terre-jauge-la-combativite-du-personnel-operationnel-2783459.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Oct 2018 07:46:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Prix d’aptitude opérationnelle de l’Armée de terre (PAOAT), qui en est à sa deuxième édition, a eu lieu le lundi 15 octobre au camp Cheickou Amadou Tall de Ségou. En présence du chef d’état-major de l’Armée de terre, le Général de brigade Abdrahamane Baby, cette 2<sup>ème</sup> édition marque une étape décisive dans le fonctionnement du corps des fantassins. Le PAOAT a été initié et créé par décision N°0711/CEM-AT/IAT du 1<sup>er</sup> mars 2017 modifiée par la décision N°0593/CEM-AT/CAB du 12 février 2018. Il a pour objet d’entretenir une saine émulation tout en renforçant l’esprit de corps, de cohésion et de fraternité d’armes entre l’ensemble du personnel de l’Armée de terre. La première édition dans la région de Sikasso a donné un résultat plus que satisfaisant. Plus de 200 personnes venues des différentes régions militaires et des éléments en formation classique ont participé à cette compétition. Elles vont être soumises, pendant 3 jours, aux épreuves physiques et militaires. Les meilleurs seront classés en tête de leurs unités, à savoir l’infanterie, l’unité blindée, la cavalerie et l’artillerie.

<strong>Visite du MDAC : dernière étape à Bamako</strong>

Les Directions des ressources humaines du Génie militaire, des écoles militaires, du sport militaire et l’école de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye ont reçu, le mardi 16 août, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Pr. Tièmoko Sangaré. Dans toutes ces structures, les difficultés sont identiques. Il s’agit notamment des problèmes d’infrastructure et de formation du personnel. Le Pr. Tièmoko Sangaré dit avoir noté toutes les préoccupations des uns et des autres. Au cours de cette visite, le ministre a procédé à la signature d’un accord de partenariat pour la paix entre le Maroc et le Mali à l’Ecole de maintien de la paix. Le MDAC s’est réjoui de l’effort fourni par les départements respectifs. Selon lui, beaucoup de progrès ont été faits dans les rangs des Forces de défense et de sécurité à travers la loi d’orientation et de programmation militaire. Il a réitéré son engagement à mettre les Forces de défense et de sécurité dans des conditions favorables. Enfin, le ministre de la Défense a appelé chaque citoyen à apporter son soutien aux Fama (Forces armées maliennes).

<strong>Un autre grand témoin de l’armée s’éclipse</strong>

Le capitaine Seydou Traoré, né vers 1932, était de ceux qui ont quitté la patrie pour aller défendre la France. Parti du Soudan français comme engagé volontaire pour l’armée coloniale, il a regagné le bercail à l’éclatement de la fédération du Mali, répondant sans hésitation à l’appel de la Mère patrie. Il est incorporé dans l’armée française en 1952. Le capitaine Traoré a porté haut l’étendard du Mali nouveau partout où le besoin s’est fait sentir, malgré la modestie des moyens. Il a donné ses lettres de noblesse à la jeune armée malienne et à plusieurs de ses cadets et fils, le désir de faire carrière dans ce corps. Il a été décoré de la médaille commémorative de campagne et est Chevalier de l’Ordre national du Mali depuis 1974.

<strong>Région militaire de Tombouctou : Barkhane change de commandement
</strong>
Le commandement régional de Barkhane change de chef à Tombouctou. C’est le commandant Jean-Yves qui est désormais aux commandes. Il remplace le commandant David en fin de mission à Tombouctou. Le départ du sortant a fait l'objet d'une cérémonie qui a eu lieu le mercredi 17 octobre à la place d'armes du camp Cheick Sidi Békaye. L'occasion a été opportune pour le commandant de zone du secteur N°3, le colonel Abass Dembélé, de féliciter son compagnon d'armes pour le soutien indéfectible aux Forces de défense et de sécurité sur tous les plans. Le colonel Dembélé espère que le nouveau commandant régional de Barkhane, le commandant Jean-Yves, œuvrera avec le même dynamisme pour cette coopération bilatérale mutuellement bénéfique. Des échanges de cadeaux ont agrémenté la cérémonie. Le commandant sortant de la force Barkhane, le commandant David, a félicité les Forces de défense et de sécurité maliennes pour leur dévouement, leur détermination, leur courage et leur collaboration franche pour la sécurisation des personnes et de leurs biens, et pour le retour de la paix.

<strong>Barkhane : décès en opération extérieure du caporal Abdelatif Rafik
</strong>
Le 17 octobre, vers 18h00 heure locale, alors que le caporal Abdelatif Rafik se trouvait avec deux de ses camarades dans l’atelier et qu’il procédait à des actes de maintenance sur un camion logistique, un pneu a explosé accidentellement. Le caporal Rafik a été projeté violemment au sol. Il a été immédiatement pris en charge par les médecins de l’antenne médico-chirurgicale militaire. En dépit des soins d’urgence prodigués, il est décédé à 18h50. Ses deux camarades ont été placés sous surveillance médicale. «Profonde tristesse d’apprendre hier la mort en opération extérieure du caporal Abdelatif RAFIK du 14<sup>ème</sup> Régiment d'Infanterie et de Soutien Logistique Parachutiste au Mali. J’assure à sa famille et ses proches mon indéfectible soutien et leur témoigne la fraternité de l’armée de Terre», général Bosser, chef d'état-major de l'armée de Terre.

<strong>Brèves rassemblées par Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Partenariat SAER&#45;Emploi&#45;CCDP : les journalistes à l’école de l’assurance maladie volontaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/partenariat-saer-emploi-ccdp-les-journalistes-a-lecole-de-lassurance-maladie-volontaire-2783450.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Oct 2018 00:25:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Informer et sensibiliser les hommes de médias et des acteurs des couches socio-professionnelles, notamment les commerçants détaillants, les vendeuses de poisson, les artisans et les conducteurs de camions-bennes, en vue de s’inscrire à l’assurance volontaire (Av+). C’était l’objectif d’un atelier organisé par le Cadre de concertation des directeurs de publication (Ccdp), en collaboration avec la Société africaine d’études et de réalisations (Saer-Emploi).</strong>

<strong> </strong>

Cet atelier d’une journée, qui s’est déroulée le jeudi 18 octobre, à la Maison de la presse, était présidé par le directeur général de la Saer-Emploi, Maharafa Traoré, en présence du coordinateur du Ccdp, Aboubacar Bany Zan, et du représentant de la Maison de la presse, Mahamadou Talata Maïga.

&nbsp;

Dans son allocution, le coordinateur du Ccdp, Aboubacar Bany Zan, a exprimé sa reconnaissance aux cadres de la Saer-Emploi et au président directeur général, qui ont soutenu cette journée d’information des hommes de médias sur l’assurance volontaire (Av+). Un projet, selon lui, suscité suite à l’intervention brève et éloquente du directeur général de la Saer-Emploi, le 19 septembre dernier, lors de la journée d’information des hommes de médias sur l’Inps.

&nbsp;

Aboubacar Bany Zan a souligné que cette confiance placé en lui est un défi pour lequel le Ccdp n’a ménagé aucun sacrifice pour que cette activité se tienne dans les conditions idoines. «Tel est notre credo au Ccdp pour réaliser nos objectifs d’information et de sensibilisation des journalistes. Nous souhaitons que le coup d’essai soit un coup de maître», a-t-il déclaré.

&nbsp;

Avant de rappeler que la Saer-Emploi n’est plus une société méconnue au Mali, en Afrique et à travers le monde, car ses actions dans plusieurs domaines du développement économique, financier et social sont appréciées par tous. Le coordinateur du Ccdp a fait savoir qu’aujourd’hui, tout Malien ou étranger salarié ou non vivant dans notre pays peut s’inscrire à l’assurance volontaire de l’Inps par le biais des agents de la Saer-Emploi déployés dans de nombreuses localités du Mali et dans le District de Bamako.

&nbsp;

Selon le représentant de la Maison de la presse, Mahamadou Talata Maïga, disposer d’un revenu suffisant pour se nourrir de manière appropriée, accéder à l’éducation, à un logement décent, à l’eau potable et à un assainissement de base, être en bonne santé et pouvoir participer à la vie culturelle, s’exprimer librement et partager ses connaissances et ses idées, sont des droits de l’homme dont chacun devrait pouvoir jouir à tout moment. C’est ce principe existentiel, selon lui, qui régit les normes minimum du droit à la protection sociale pour toutes les couches de la société.

&nbsp;

Aux dires de Mahamadou Talata Maïga, «aujourd’hui, nul n’ignore le rôle implorant que jouent les médias en termes d’information et de sensibilisation de nos concitoyens». Il a souligné que, dans notre secteur, seule une proportion réduite de travailleurs de l’information sont couverts par la sécurité sociale et la grande majorité reste exclue et exposée à l’insécurité professionnelle due à l’absence d’un socle de protection au sein de certains organes de presse pouvant leur permettre de jouir de ce droit fondamental.

&nbsp;

Le représentant de la Maison de la presse a par ailleurs indiqué qu’il est nécessaire de trouver une stratégie pour amener les professionnels de l’information à penser à leur avenir, à la retraite et les prestations de soins de santé à moindres coûts pour eux et leurs familles avec à la clef des allocations pour les enfants. Il a salué et félicité le Ccdp et son partenaire pour cette initiative combien pertinente.

&nbsp;

Le directeur général de la Société africaine d’études et de réalisations (Saer-Emploi), Maharafa Traoré, a, pour sa part, rappelé que le partenariat entre l’Inps et sa société pour la mise en œuvre du projet de l’assurance volontaire (Av+) est né de la ferme volonté des deux structures de mettre en commun leurs efforts pour augmenter le nombre d’adhérents au régime de l’assurance volontaire. En vue d’accomplir le mandat qui lui a été confié par l’Inps, ajoutera-t-il, la Saer-Emploi a retenu Av + comme appellation commerciale du projet dont l’approche a été bâtie à partir de solutions apportées comme obstacles identifiés sur le terrain et des bonnes pratiques observées çà et là dans le domaine de la protection sociale.

<strong> </strong>

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nara : toutes les voies d’accès à la ville barricadées par la population</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/nara-toutes-les-voies-dacces-a-la-ville-barricadees-par-la-population-2782329.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 01:01:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La population de Nara a barricadé hier les routes de Dilly, Goumbou, Niamana accédant à la ville. Selon Daouda Magassa, un conseiller au cercle de Nara, 85 correspondances ont été envoyées pour alerter qui de droit avant une assemblée générale à Nara le samedi dernier pour sensibiliser la population. Laquelle a adhéré à l’initiative. </em></strong>

L’objectif est d’accélérer le démarrage des travaux de construction de la route de Nara dont le marché a été attribué à une entreprise qui tarde à commencer les activités. Ayant connu la même situation à plus de cinq reprises, la population a donc décidé d’agir. Au moment nous mettions sous presse, aucun véhicule n’arrivait à sortir du cercle de Nara.

Aux dernières nouvelles, le gouverneur de la région de Koulikoro aurait demandé au préfet de Nara de négocier avec la population afin que les véhicules puissent circuler librement dans le cercle. L’assemblée générale, qui a décidé de couper les accès à la ville pendant deux jours, a accepté de surseoir à sa décision. Les voies seront donc libres aujourd’hui pour une semaine. Au terme de laquelle, sans suite favorable, la population compte reprendre ses activités de perturbation du trafic routier, annonce M. Magassa.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: les 7 décisions prises par les syndicats de magistrats</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-les-7-decisions-prises-par-les-syndicats-de-magistrats-2782326.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 01:00:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce 10 octobre 2018, à la Cour d’appel de Bamako, s’est tenue une Assemblée Générale Extraordinaire Conjointe du Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM) et du Syndicat Libre de la Magistrature (SYLIMA). Ordre du jour: la réponse à apporter au décret du 9 octobre 2018 du Gouvernement tendant à réquisitionner les magistrats grévistes. L’Assemblée a adopté une résolution en 7 points :

1- L’Assemblée Générale Extraordinaire invite les magistrats requis à refuser de se soumettre au décret illégal du Gouvernement;

2- Elle engage les Syndicats de Magistrats à saisir l’Organisation Internationale du Travail (OIT) face aux atteintes graves par le Gouvernement, à l’exercice de la liberté syndicale et au droit de grève ;

3- Elle engage les deux syndicats à saisir les instances juridictionnelles nationales et internationales pour:

a- Récuser le Président de la Cour Suprême du Mali dans la conduite des procédures à venir qui opposeront les syndicats de magistrats au Gouvernement;

b- Surseoir à l’exécution du Décret illégal tendant à réquisitionner les magistrats;

c-Poursuivre l’annulation dudit Décret ;

4- Elle exige la démission de Messieurs Soumeylou Boubèye MAIGA, Tiénan COULIBALY et Madame DIARRA Racky TALLA de leurs fonctions respectivement de Premier ministre, de Ministre de la Justice et de Ministre de la Fonction Publique et de porter plainte contre eux pour haute trahison et pour complot contre la sûreté de l’Etat conformément aux dispositions de l’article 95 de la Constitution du Mali du 25 février 1992);

5- Elle exige la démission de Monsieur Nouhoum Tapily de ses fonctions de Président de la Cour Suprême et engage les syndicats à porter plainte contre lui pour forfaiture et violation de son serment;

6- Elle constate le silence de Monsieur le Président de la République, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature et Garant Constitutionnel de l’indépendance de la Magistrature, face aux graves atteintes par les membres du Gouvernement susnommés à l’indépendance du Pouvoir Judiciaire ;

7- Elle décide enfin du maintien du mot d’ordre de grève illimitée jusqu’à l’aboutissement des revendications légitimes de la corporation.

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune VI : la mairie lance une opération de recensement des équipements marchands</title>
<link>https://www.maliweb.net/mairie-du-district-district-de-bko/commune-vi-la-mairie-lance-une-operation-de-recensement-des-equipements-marchands-2782315.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 00:58:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le développement d’une commune passe nécessairement par la contribution des opérateurs économiques de ladite commune à travers le paiement des taxes. Lesquelles serviront à construire des infrastructures scolaires, sanitaires, routières et autres. </strong>

Afin de mieux contrôler l’assiette fiscale de la commune VI du District de Bamako, la marie vient de lancer une opération de recensement de tous les équipements marchands, qui s’étend sur une période d’un mois et demi.

Le maire de la commune VI du District de Bamako, Boubacar Keïta, a donné un point de presse, le vendredi 12 octobre, dans les locaux de la mairie de Sogoniko, pour sensibiliser sa population à cette opération de recensement.

Selon le conférencier, l’objectif de ce recensement des équipements marchands dans la commune VI du District de Bamako est de pouvoir connaître la fourchette de l’assiette fiscale. Il dira qu’on ne peut pas développer aujourd’hui cette commune si on ne connaît pas l’assiette fiscale.

Aux dires du maire Boubacar Keïta, pour développer une commune en termes d’infrastructures routières, scolaires, sanitaires et autres, il faut de l’argent. C’est pourquoi, dit-il, «nous allons recenser tous les équipements marchands de la commune VI pour inciter les opérateurs économiques à payer leurs taxes locales». Selon le maire, les commerçants sont déjà informés.

«Nous avons rencontré toutes les couches, à savoir, les commerçants détaillants, les chambres de métiers et l’ensemble des partenaires pour les sensibiliser et les mettre au bain afin de nous aider. Les enquêteurs vont aller vers les gens sur le terrain sur l’ensemble du territoire de la commune VI», a-t-il déclaré.

Avant de noter que ce recensement permettra aussi à la marie de disposer d’un répertoire des différents équipements marchands qui existent dans la commune VI du District de Bamako. Il faut noter qu’après ce recensement, le paiement des taxes va commencer à partir de janvier 2019.

<strong>Diango COULIBALY </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sikasso : «Bolodi Gnogon ma Ton» dézingue élus communaux et députés</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/sikasso-bolodi-gnogon-ma-ton-dezingue-elus-communaux-et-deputes-2782331.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 00:55:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’association «Bolodi Gnogon ma Ton» a tenu samedi 13 octobre  une conférence de presse à la chambre de commerce et d’industrie de Sikasso. Les élections législatives prochaines en étaient le point d’orgue. Du maire sortant à l’actuel, des députés sortants aux potentiels candidats véreux, personne n’a échappé à la foudre de El Hadji Ouattara, président de l’association. </strong>

À la veille des élections législatives, l’association «Bolodi Gnogon ma Ton», très déçue de ses honorables députés élus en 2013, a animé une conférence de presse pour attirer l’attention de la population sur la mission des députés dans la défense des intérêts de la région.

Le conférencier El Hadji Yaya Ouattara a rappelé que les députés élus à Sikasso n’ont pas honoré leurs engagements pour relever les multiples défis auxquels Sikasso fait face. Selon lui, même quand les députés sont interpellés par la société civile afin qu’ils interpellent les autorités compétentes au sujet d’un problème, ils n’arrivent pas à honorer leurs engagements.

Pis, dans le comportement des élus nationaux à Sikasso, à en croire El Hadji, se cache la guerre politique à laquelle qu’ils se sont livrés quelques mois après leur élection. Une situation qui explique à suffisance qu’ils ne pourront pas s’unir pour faire face aux attentes des populations. En résumé, ils ne méritent pas d’être appelés des honorables mais plutôt des «déshonorables», fulmine-t-il.

Selon El Hadji Yaya Ouattara, l’université construite à Ségou devrait être réalisée à Sikasso. «Malheureusement, les députés n’ont pas été à la hauteur et personne ne sait quand Sikasso aura son université, d’autant que la place réservée est aujourd’hui en vente par certains notables de la ville. Les députés élus à Sikasso ont échoué sur toute la ligne et n’ont aucunement droit à une seconde chance», peste-il.

Que faut-il faire pour que les prochains élus soient des hommes dignes de confiance et respectueux de leurs propres engagements ? Telle est la problématique à laquelle «Bolodi Gnogon ma Ton» veut apporter sa contribution. Sans langue de bois, le président de l’association, M. Ouattara, a insisté sur la qualité des prochains représentants de la région à l’Assemblée nationale.

Pour ainsi dire, il a invité les potentiels candidats, connus pour leur indélicatesse, à abandonner la course, «car l’association veillera à ce qu’ils ne passent pas aux législatives en vue, particulièrement l’ancien maire de la ville de Sikasso, Mamadou Tangara, en liberté provisoire pour sa gestion désastreuse de la mairie de Sikasso». L’association promet par ailleurs d’examiner minutieusement les projets des potentiels candidats à la députation, y compris le porteur du projet.

«Les policiers dans la circulation dont certains agissent en violation de la loi seront identifiés et dénoncés aux plus hautes autorités», promet le président de l’association, tout en invitant les populations au respect du code de la route. Le cas d’agression d’un usager de la route par un policier a été publiquement débattu. L’assistance a alors demandé que la lumière soit faite sur cette affaire.

El Hadji Yaya Ouattara, président de «Bolodi Gnogon ma Ton», a aussi rappelé le thème de la conférence de 2017 : «Force doit rester à la loi». Lors de laquelle, il avait dénoncé les agissements hors loi des agents de la circulation routière, plus précisément les policiers, et les bars illégalement ouverts dans la ville de Sikasso.

Cependant, un an après, le constat reste le même. Ce qui interpelle le nouveau maire Kalifa Sanogo, malgré ses réalisations pour lesquelles un hommage mérité lui a été rendu par l’association. Selon M. Ouattara, la question des bars reste préoccupante, et les éléments de réponse donnés par le maire Kalifa Sanogo sont inappropriés, venant d’un élu qui doit veiller à la légalité des actions posées par sa population.

C’est pourquoi, un sit-in sera organisé devant la mairie le 20 octobre en lieu et place de la marche refusée par le maire afin qu’il explique aux Sikassois les mesures entreprises par sa personne dans le cadre de la fermeture de ces bars illégalement ouverts dans la ville de Sikasso.

<strong>Gabriel TIENOU </strong>

<strong>Envoyé à Sikasso </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Déclaration du parti Fare&#45;An Ka Wuli</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/declaration-du-parti-fare-an-ka-wuli-2782320.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 00:52:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Bamako, le 15 Octobre 2018</strong>

Au sortir de l’élection présidentielle de 2018 entachée par de graves irrégularités et des fraudes, le parti FARE, après un examen approfondi de l’état du pays, constate que la situation sécuritaire, socio-politique et économique nationale continue de se détériorer inexorablement, en raison de :

L’affaiblissement généralisé de l’Etat, qui se manifeste dans des régions entières, par l’absence d’autorité et de services sociaux de base,

La tension de plus en plus exacerbée du front social dans divers secteurs d’activités et la dénonciation sur la voie publique par certaines populations de leurs difficiles conditions de vie,

Le manque de ressources financières dans les caisses de l’Etat,

La fragilisation progressive du tissu social sous l’effet de conflits intercommunautaires fratricides, aggravés par l’activité des groupes extrémistes violents et la dissémination croissante des armes,

La détérioration continue des conditions de vie des populations,

Le développement sans précédent de la corruption, du narcotrafic et de l’économie criminelle,

L’indéniable crise morale résultant du délitement des valeurs qui ont façonné la nation malienne,

La perte de confiance persistante des citoyens à l’égard des institutions de la République,

L’inadéquation profonde entre le mode de gouvernance en cours et les nombreux défis sécuritaires, politiques, économiques et sociaux   auxquels le pays est confronté.

De plus, l’absence de vision et de perspectives d’avenir aggravent les inquiétudes et les incertitudes que ressentent nos compatriotes.

S’agissant plus particulièrement du drame de l’insécurité que vivent nos concitoyens, le Rapport du 25 septembre 2018 du Secrétaire Général des Nations Unies relève qu’il y a eu au cours du trimestre écoulé : 58 attaques terroristes ayant fait 287 morts, 38 blessés,  67 personnes enlevées et plus de 5000 déplacés.

Il ne se passe quasiment plus de semaine sans que ne soient perpétrés des assassinats, des enlèvements, des actes de dévastations et de destructions de biens, dont les auteurs semblent agir dans une impunité quasi-totale.

Ce développement de l’insécurité dans le pays montre combien la crise est profonde et force est de constater pour le déplorer, que l’Accord issu du processus d’Alger peine à apporter les réponses appropriées à la crise.

C’est dans ce contexte d’insécurité persistante, de forte crispation politique, d’exacerbation du front social, de paupérisation générale des populations et de défiance des Maliens à l’égard des institutions étatiques, que les élections législatives sont censées se tenir.

Si c’était le cas, et sans que les leçons du scrutin présidentiel n’aient été tirées, cela aurait sans aucun doute pour conséquence d’alourdir encore plus le climat politique conflictuel né de la contestation des résultats de l’élection présidentielle par la majorité des candidats.

Aussi, rendre les prochaines élections législatives libres, transparentes et équitables est non seulement une nécessité mais un impératif pour tous ceux qui veulent effectivement un avenir de paix et de sécurité pour le Mali.

Dans un tel contexte particulier contenant les germes véritables d’une crise identitaire, sécuritaire et institutionnelle grave pour notre pays, il nous faut éviter certains pièges :

Rester confinés dans la crispation politique post-électorale, qui n’offre aucune perspective de sortie de crise

Recourir à des solutions de replâtrage, de «compromis politiques» qui ne feront qu’aggraver la crise

Tenir les élections législatives dans ces conditions comme les reporter unilatéralement en dehors de tout processus consensuel de sortie de crise durable serait une fuite en avant désastreuse pour notre pays.

Face à une telle situation, nous sommes convaincus que l’expression démocratique, source de légitimité et de stabilité, constitue le socle de la paix à venir et du redressement de notre pays. Tant il est vrai, comme le  soutient un Prix Nobel de la Paix que l’essentiel de la démocratie réside non pas dans le vote, mais dans le débat public pour l’action commune.

Les FARE ont compris dès le départ la nécessité, face à la grave crise vécue, d’une refondation par le dialogue national. Elles n’ont cessé depuis 2013, d’attirer l’attention du gouvernement et de l’opinion nationale sur l’urgence à engager un vrai processus inclusif de refondation de l’Etat au regard des insuffisances de nos institutions, des menaces qui pèsent sur l’unité nationale et l’intégrité territoriale du pays, ainsi que des problèmes de développement économique et social.

Plus que jamais, il y a urgence, face aux multiples périls qu’il y a en la demeure malienne, que notre peuple puisse se réunir pour parler, de la base au sommet, revisiter nos institutions et nos pratiques démocratiques et proposer des réponses endogènes aux maux dont souffre le pays.

Le gouvernement et les forces politiques et sociales doivent avoir la lucidité de poser les jalons d’une véritable sortie de crise structurelle de notre pays. Ils doivent :
<ul>
 	<li>convenir de la tenue d’un Dialogue National Refondateur, devant arrêter les orientations majeures dont les Maliens conviendront quant à l’avenir du pays, l’infrastructure institutionnelle de notre Etat, nos réponses aux exigences de l’intérêt général et aux frustrations dont souffrent les populations au quotidien.</li>
 	<li>décider du report des élections législatives pour une durée en cohérence avec la conduite des réformes institutionnelles et structurelles dont le pays a besoin.</li>
</ul>
C’est ainsi que nous redonnerons espoir et confiance à nos concitoyens, et que nous serons à même de donner un souffle politique nouveau à l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.

La gravité et la complexité de la crise impliquent une reprise en main par nous-mêmes de notre destin commun, parce qu’il n’y a de solutions durables que maliennes. Cette reprise en main espérée par notre peuple exige de dégager des perspectives solides, d’agir avec fermeté, rigueur, justice et compétence.

&nbsp;

Le parti FARE invite ses militants et sympathisants à persévérer dans leur engagement et leur détermination à agir avec les autres forces patriotiques et de progrès pour refonder et rebâtir la maison Mali.

Rester unis, solidaires et garder foi en notre projet, tel est le credo des FARE.

&nbsp;

<strong>Le Secrétariat Exécutif National.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les bouchers de la Cma</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/les-bouchers-de-la-cma-2782270.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 00:52:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Des officiers de la Cma (Coordination des mouvements de l’Azawad) ont procédé à des massacres de civils dans le campement d’Inghounane (Lefetane), site habité par la fraction Kel Indjarene de la tribu des Kel Antessar. Les auteurs de cette tuerie procédaient depuis quelques semaines à des menaces sur les Kel Ansar en affirmant que cette communauté, qui n'a aucune histoire, se hasarde à disputer des bourgoutières avec les propriétaires terriens. Les Kel Inogozmi se proclamaient depuis 2012 comme d'origine Indnane, ainsi, se galvanisent du soutien de Mohamed Ag Najim et de la Cma. Ce qui donne l'audace au petit trafiquant d'arme Bocari, couvert par la Cma, de mener des attaques contre d'autres communautés. Les criminels qui ont commis le massacre tragique de Lefetane sont Bokari Ag Intadakmar, chef militaire du Hcua à Ber, Assalekh Ag Med Ag Rabah, officier du Mnla, et Mahmoud Ag Intadakmar, officier du Hcua. Les 3 officiers ont quitté Ber avec 3 véhicules et 8 motos. À leur arrivée au campement, ils ont directement ouvert le feu sur les maisons ; un vieillard et une vieille ont été gravement blessés, un malade mental tué. Ensuite, ils ont enlevé 4 jeunes Kel Ansar qu'ils ont par la suite égorgés sans aucune forme de procès. Les 3 officiers et leur milice sont fiers d'avoir commis leur forfait au nom de la fraction Kel Inagozmi et de la célèbre Cma.

&nbsp;

<strong>Apaisement </strong>

&nbsp;

Suite à ce massacre la communauté Kel Antessar joue à l'apaisement. C'est ce qui ressort d'un communiqué. Le chef général de la tribu Kel Antessar de Tombouctou, M. Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmad dit Nasser, informe les ressortissants de la tribu qu'une délégation de sages et de bons offices sera désignée dans les plus brefs délais pour se rendre sur place dans la commune de Ber et sur le lieu où il y eu des affrontements autour d'un conflit qui a fait malheureusement plusieurs morts et des blessés dont des civils. Il déplore cette situation, adresse ses sincères condoléances aux familles des victimes et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Il appelle également les populations civiles et militaires au calme et à la retenue en attendant de trouver une solution juste et définitive à ce conflit.

&nbsp;

<strong>La saison des embuscades </strong>

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Sachant bien qu'ils ne peuvent évoluer comme ils le souhaitent, les terroristes et autres jihadistes ont opté pour les embuscades et les mines. C'est ainsi que l'axe routier Gao-Sévaré est devenu le plus dangereux avec des embuscades incessantes. Dans la région de Tombouctou, il y a eu une embuscade le 11 octobre impliquant des Dansa et Dalah. Selon nos informations, des tirs nourris à l’arme lourde et automatique étaient entendus jusqu'à des kilomètres. Le même jour, des combats ont lieu entre Douenza et Boni. Un véhicule militaire a sauté sur une mine. Il s'agit de l'escorte des camions de ravitaillement. Ce même jour, vers 04 heures, il y a eu des échanges de tirs à Diabaly, côté nord, position Tinzan. Les assaillants tentaient de percer le dispositif. Ils ont été repoussés par les BRDM. À Boulkessy, le convoi des relèves des bérets rouges quittant Boulkessy a sauté sur une mine (EID). Bilan : 3 morts, 4 blessés.

&nbsp;

<strong>Une colère mesurée </strong>

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Les personnes en situation de handicap ont décidé de manifester leur mécontentement. Ils attendent que leurs droits spoliés soient rétablis après des négociations qui n'ont pas abouti, dont certaines ont commencé il y a plus de 20 ans. Les points de revendications : la reprise immédiate de l'intégration spéciale des hommes en situation de handicap à la fonction publique d'État, arrêtée depuis le coup d'État de mars 2012. Le rattrapage sur la période 2012 à aujourd'hui. L'arrêté d'intégration de toutes les personnes qui étaient sur la note technique de mars 2012 du Premier ministre, Madame Mariam Kaidama Cissé (intégration immédiate) à la fonction publique adressée à son collègue de la fonction publique. Le financement des projets convenus depuis plus d'un an avec leur ministère de tutelle. L'application de la loi de protection des personnes en situation de handicap, votée par l'Assemblée nationale le 10 mai 2018. Si leurs revendications ne sont pas satisfaites, les personnes en situation de handicap décident de faire un sit-in contre «le mois de la solidarité hypocrite» au siège des personnes handicapées sis à l'ex-base aérienne (base B).

&nbsp;

<strong>Chavirement mortel </strong>

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Dans la nuit de lundi 08 à mardi 09 octobre, une pirogue a chaviré avec sept élèves maîtres de l'IFM de Diré, tous du Sud. Trois sont sortis sains et saufs, deux ont été repêchés morts. Le cinquième n'a pas été retrouvé jusqu'à présent. Ils sont arrivés le soir à Diré au bord de la pinasse Ségou numéro trois, mais ils ont utilisé une pirogue pour débarquer de cette pinasse qui a chaviré à deux mètres de la berge. Ils étaient venus à Diré pour un recyclage de dix jours décidé par le ministre à la dernière minute. Ils sont tous en 4<sup>ème</sup> année. Selon un témoin joint par téléphone, «les passagers qui devraient descendre à Diré sont au nombre d’au moins dix personnes tous des élèves-maîtres de l'IFM de Diré. Pour l'instant, le corps d'une des victimes a été repêché et les recherches continuent pour retrouver les autres corps». Voici les noms des victimes : Sivirin Koné (21 ans) ; Rodrigue Keita (20 ans) ; Seydou Dembélé (23 ans). Les faits se sont produits entre 21 heures et 22 heures. Le samedi 13 octobre, il y a eu un autre accident de pinasse sur le fleuve en provenance d’Arnassaye, qui a fait environ 26 morts.

<strong> </strong>

<strong>La série noire </strong>

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Dans la nuit du 09 octobre, vers 01 heure du matin, sur la route de Kayes, avant d'arrivée à Diéma, un car s’est renversé faisant plusieurs morts et blessés. Le car quittait Kayes pour Bamako. La même nuit au carrefour de Boni, dans la région de Mopti, le vendeur de billets de la compagnie Ghana transport Sidy Ould Dah a été lâchement assassiné par des hommes armés non identifiés. Le 11 octobre vers 9 heures, un cas d'enlèvement de véhicule 4×4  a été signalé à Dili, dans le cercle Nara, par des bandits armés.

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<strong>Bruits de couloirs </strong>

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Remplacement des magistrats grévistes au Mali. Avec la radicalisation du mouvement de grève des magistrats au Mali, le Premier ministre Boumeylou Boubèye Maïga envisagerait des scénarii de durcissement de la crise pour son issue. Ainsi, le mercredi 10  octobre, le Premier  ministre Soumeylou Boubèye Maïga aurait ordonné au ministre de la sécurité le général de Division Salif Traoré d'envoyer dans les plus brefs délais les noms de 300 Officiers de police judiciaire (gendarmes et policiers) expérimentés avec 10 ans d’ancienneté en qualité d'OPJ, pour remettre au ministre de la justice. Selon les recommandations du Premier ministre, aucune traçabilité ne devrait être visible dans les désignations des 300 OPJ expérimentés dans les archives des différents ministères.

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<strong>Modibo Keita aux magistrats </strong>

&nbsp;

Le président Modibo Keita a pu dire aux magistrats maliens : «L’indépendance du juge n'est pas dans les textes. Mais dans la valeur morale du magistrat lui-même, dans sa probité, dans sa compétence, dans sa conscience professionnelle (...) il cesse vraiment d'être libre et indépendant, le jour où il prend l'argent de la corruption». «Nous avons un peuple admirable, capable d'accepter tous les sacrifices pourvu que ceux-ci soient équitablement répartis. Ce qui peut le décourager, le démobiliser, le révolter, c'est l'injustice. Faites donc en sorte que tous ceux qui sortiront de nos Palais de justice, après une sentence, disent : justice a été rendue».

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<strong> </strong>

<strong>Aucune compassion </strong>

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Les magistrats, pour bon nombre de Maliens, ont raté l'opportunité de renter dans l'histoire avec les scandales (Equipment miliaire, engrais frelaté, les tracteurs,  OMH...). Ils n'ont pas défendu le peuple comme il le faut. Les Maliens disent que les magistrats ont toujours été du côté des nantis. Les pauvres sortent des tribunaux toujours en larmes. C'est pour cela que les magistrats n'ont pas le soutien du peuple. Sinon, «leurs doléances ne sont pas hors de portée, mais le peuple pense qu'ils ne méritent pas leur soutien». Ils ne se sont jamais assumés pleinement ; on a le sentiment qu'ils sont là pour juger les pauvres. C’est pour cela que la majorité des Maliens n'ont aucune compassion pour eux.

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<strong>Hamady Sangaré, candidat </strong>

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Le président de l'association Jeunesse et Alternance (AJA) initie depuis un bon moment des actions sociales en Commune IV. C'est ainsi que des forages ont été gracieusement offerts à Sébénicoro, Lafiabougou et dans  différents quartiers, pour soulager les femmes et hommes dans la corvée d'eau. Lors de l'inondation, des dons en vivres, moustiquaires et des habits ont été offerts aux sinistrés. Des pavés sont en train d'être posés. L'école qui a fait l'objet d'inondation a été rétablie à coup de plus de 50 chargements de camion-benne. Bref, la liste est loin d'être exhaustive. Hamady Sangaré représente une alternative pour sortir la commune IV de l'ornière. Toutes ces actions s'inscrivent dans le cadre de la candidature de Hamady Sangaré, qui sera en compétition pour les législatives en commune IV, en alliance avec l'UDD.

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<strong>La loi de la vie </strong>

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Au Salon de l'Agriculture, un agriculteur qui a été primé trois années de suite pour la qualité de son maïs, a révélé au cours d'une interview qu'il partageait sa semence avec ses voisins. Perplexe, le journaliste a demandé : «Comment pouvez-vous vous permettre de partager votre meilleure semence avec vos voisins qui sont en concurrence avec vous chaque année ?» Le fermier sourit et explique : «Le vent décroche le pollen du maïs de maturation et le répand d'un champ à l'autre. Si mes voisins cultivent du maïs de qualité inférieure, la pollinisation croisée va constamment diminuer la qualité de mon maïs. Si je veux cultiver du bon maïs, je dois aider mes voisins à cultiver un maïs de bonne qualité. «Il en est ainsi de la vie des êtres humains. Ceux qui veulent vivre de façon significative et bien, doivent contribuer à enrichir la vie des autres. Pour la valeur d'une vie, elle est mesurée par les vies qu'elle touche. Et ceux qui choisissent d'être heureux, doivent aider les autres à trouver le bonheur. Car le bien-être de chacun est lié au bien-être de tous. Appelez cela le pouvoir de la collectivité. Appelez-le un principe de réussite. Appelez-le une loi de la vie. Le fait demeure : «Aucun de nous ne gagne vraiment, jusqu'à ce que nous gagnions tous». Aime ton prochain comme toi-même.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Pr. Samba Sow au personnel de l&amp;apos;hôpital du Mali : «Vous faites honneur à votre profession»</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/pr-samba-sow-au-personnel-de-lhopital-du-mali-vous-faites-honneur-a-votre-profession-2782318.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 00:52:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En marge de sa visite de terrain, à l'hôpital du Mali, le ministre de la Santé et de l'Hygiène publique, Pr. Samba Sow, a rencontré la direction et le personnel dudit hôpital pour échanger sur les conditions de travail. Très heureux de ce qu'il a constaté pendant sa visite, le ministre a félicité tous les travailleurs de l'hôpital du Mali (la direction et le personnel) pour leur sens élevé du travail bien fait. </em></strong>

&nbsp;

Considéré comme l'une des vitrines du parc hospitalier du Mali, l'hôpital du Mali a reçu la visite du ministre de la Santé et de l'Hygiène publique  lundi 8 octobre. Au cours de la rencontre entre le personnel et le ministre Sow, le directeur général de l'Hôpital du Mali, Ousmane Attaher Dicko, a, au nom de tous les travailleurs, félicité le Pr. Samba Sow pour sa reconduction à la tête du département de la Santé et de l'Hygiène publique. Il l'a rassuré de leur accompagnement pour la réussite des missions qui lui ont été confiées par les plus hautes autorités du pays, avant d'égrener les problèmes auxquels ils sont confrontés. Il s'agit de l'insuffisance du budget alloué à l'hôpital, et surtout de l’insuffisance des ressources humaines qualifiées.

&nbsp;

Très heureux, le ministre n'a pas caché sa satisfaction devant la propreté des locaux et le sens élevé du travail bien fait du personnel de l'hôpital. «Nous sommes très fiers de vous, vous faites honneur à votre profession, vous avez placé la barre très haut en matière de travail bien fait, dans le domaine de la santé au Mali», a-t-il souligné. La mobilisation de l’ensemble du personnel de l’hôpital lors de la prise en charge des blessés de l’attaque du Campement «Le Kangaba» en est une parfaite illustration.

&nbsp;

Le ministre Sow a sollicité l'accompagnement des travailleurs de l'hôpital du Mali pour mener à bien la réforme de notre système de santé. Une réforme, qui, selon lui, n'est dirigée ni contre une personne, ni contre une structure, mais qui vise le bien-être des Maliens en matière de santé. Concernant les problèmes soulignés par le DG de l'hôpital du Mali, Pr. Samba Sow a affirmé qu'il continuera à se battre pour les intérêts des agents de la santé, malgré le contexte socio-économique et sécuritaire que connaît notre pays. Samba Sow a appelé le personnel et la direction de l’hôpital à mettre l’intérêt de l’hôpital au-dessus de tous les autres intérêts, et de faire du dialogue social leur credo.

<strong>A.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le MDAC dans les locaux de l’IGAS</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-mdac-dans-les-locaux-de-ligas-2782307.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 00:51:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministre de la Défense et des Anciens combattants (MDAC), le Pr. Tièmoko Sangaré, a effectué le 8 octobre une visite de prise de contact à l’Inspection générale des Armées et Services (IGAS). Le service de contrôle des armées a été le premier à recevoir le nouveau ministre de la Défense et des Anciens combattants.  Les échanges ont permis au Pr. Tièmoko Sangaré de constater les efforts, les difficultés de l’inspection générale des armées et services. Ces difficultés sont, entre autres, le manque de ressources humaines, le manque de locaux adéquats pour l’IGAS. À cela s’ajoute la non-prise en compte des rapports d’inspection des inspecteurs. Le Pr. Sangaré a rassuré l’inspecteur en chef des armées et services, le Général de Division Ibrahim Dahirou Dembélé, de sa  disponibilité à accompagner et à travailler avec l’IGAS. Il a déclaré qu’il fera tout son possible afin de remédier aux difficultés de l’Inspection générale des Armées et services.

<strong>Un nouvel engagement de l’Allemagne pour l’EMPABB
</strong>
L’Allemagne vient en aide à l’école de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye, avec un montant de 1,4 million d’euros, soit plus 600 millions de Fcfa. La signature de l’accord de financement s’est déroulée le 9 octobre entre l’ambassadeur d’Allemagne au Mali, Diedrich Becker, et le directeur de l’école, le général de brigade, Cheick Fantamady Dembélé. L’ambassadeur Becker s’est dit très heureux et espère que ce fonds sera bien utilisé par l’EMP. Il permettra, a-t-il signalé, de financer beaucoup de cours dans le domaine du maintien de la paix, comme par exemple, pour des observateurs militaires, la coopération civilo-militaire. La République fédérale d’Allemagne est un partenaire financier privilégié de l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye de Bamako, selon son Directeur.

<strong>Le MDAC encourage et exprime sa disponibilité aux Fama
</strong>
Le vendredi 12 octobre, c’était le tour des Directions centrales des services de santé des armées (DCSSA) et du matériel, des hydrocarbures et du transport des armées (DMHTA), de recevoir le ministre de la Défense et des Anciens combattants (MDAC), le Pr. Tièmoko Sangaré.
À Kati, le ministre a invité les responsables au respect des grands principes : la cohésion, l’éthique et la justice dans leur travail de tous les jours. Dans tous ces services visités, le ministre est en phase avec les responsables pour mettre l’armée dans son contexte d’armée combattante et protectrice. Selon les deux directeurs, le médecin général de Brigade Boubacar et le général de Brigade Moustapha Drabo Dembélé, cette visite du ministre est réconfortante. Une occasion qui leur a permis aussi d’exposer au ministre les perspectives de leurs structures qui sont capitales pour la bonne marche des Fama. Une visite des locaux a mis fin à la prise de contact du Pr. Tièmoko.

<strong>Le sergent-chef Dramane Koné conduit à sa dernière demeure</strong>

Victime de braquage de moto entre Siby et Bamako, le Sergent-chef Dramane Koné a été conduit à sa dernière demeure. Il est né le 17 août 1993 et très jeune, il a épousé le métier des armes. Incorporé le 01 janvier 2011 à Bamako, ce sous-officier a fait plusieurs pays dont la Russie comme technicien de l'air. Il a gravi les échelons grâce à son courage et son patriotisme. Le sergent-chef Dramane Koné a été le major de sa promotion au brevet d'arme numéro 2 (BA2), promotion 2017, à Sénou. Son humilité, sa sagesse, sa générosité et son courage sont les qualités que les gens retiennent de lui. Il repose désormais au Cimetière de Kanadjiguila et laisse derrière lui une promotion inconsolable, en l’occurrence la 6<sup>ème</sup> promotion  de l’ESO.

<strong>Partage et cohésion à la DTTA </strong>

À l’instar des autres corps au sein des Forces de défense, la Direction des transmissions et des télécommunications des armées (DTTA) a servi son repas de corps dans la convivialité le vendredi 12 octobre. Son directeur, le colonel-major Moussa Moriba Traoré, a invité tous les transmetteurs à partager ce moment inoubliable avec d’autres frères d’armes et les partenaires chinois. Le colonel-major Traoré a profité de l’occasion pour féliciter les nouveaux promus de la DTTA et a encouragé les autres à rester sereins. Il s’est dit fier d’avoir un pourcentage acceptable pour les promotions de 2018. Il a encouragé les transmetteurs à maintenir leur cohésion partout où ils se trouvent et sur toute l’étendue du territoire malien. Lors du défilé du 22 septembre 2018, a-t-il évoqué, la DTTA a occupé la 3<sup>ème</sup> place.

<strong>Armée de l’Air : enfin un foyer au féminin</strong>

D’un coût total de 25 millions de Fcfa, la Minusma offre aux veuves et épouses militaires de l’armée de l’Air à Sénou, un Centre multifonctionnel appelé «foyer féminin». Ce centre permettra aux femmes de la base 101 de mener à plein temps des activités génératrices de revenus. Il est composé d’un hangar pour la teinture et la savonnerie, une salle de formation, une salle de couture, un magasin et des latrines. Le Commandant de la Région aérienne N°1, le Colonel Mohamed I Dolo, a souligné que ce complexe sera également un cadre d’information et de sensibilisation sur les thèmes relatifs aux droits des femmes à travers des échanges d’expériences. Il faut enfin souligner que les femmes bénéficiaires ont, à travers leur présidente d’association, demandé d’électrifier le centre et une adduction d’eau potable afin d’éviter les difficultés à l’avenir.

<strong>Rassemblées par Ousmane DIAKITE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouveau découpage administratif : Le Crnop demande au gouvernement de revoir sa copie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/decentralisation/nouveau-decoupage-administratif-le-crnop-demande-au-gouvernement-de-revoir-sa-copie-2782337.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 00:49:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président du Collectif des régions non opérationnelles (Crnop), accompagné de certains de ses camarades, a donné un point de presse le mercredi 10 octobre. Objectif : inviter le gouvernement à revoir sa copie du nouveau découpage administratif avant de l’envoyer à l’Assemblée nationale pour l’adoption ; et  proposer à la demande desdites régions leur subdivision en cercles. </em></strong>

Conformément à la loi 2012-017 du 02 mars 2012, portant création des régions de Bougouni, Kita, Nioro, Koutiala, Diola, Nara, Douentza, Bandiagara et San, le Crnop, après avoir étudié le projet de loi publié par le gouvernement, portant création des circonscriptions administratives desdites régions, juge insuffisante la proposition faite par l’équipe technique du ministère de l’Administration territoriale et de la primature. Cette proposition ne prend pas en compte, selon le Crnop, les réalités politiques, économiques, socioculturelles et sécuritaires dans plusieurs localités.

Par ailleurs, le Crnop estime que l’esprit de la loi 2012-017 est de rapprocher l’administration des administrés. À cet effet, le président du Crnop, M. Mamba Coulibaly, invite l’ensemble des députés des neuf régions à veiller sur l’application stricte de cette proposition, qui est une exigence de leurs populations.

Le Crnop lance un appel aux autres régions, qui ne sont pas d’accord avec leur découpage administratif, à la formation d’un front pour demander au gouvernement de revoir sa copie du projet de création des circonscriptions administratives en République du Mali.

«Nous ne rejetons pas totalement la proposition faite par le gouvernement, mais nous lui exigeons de revoir sa copie afin que les aspirations des uns et des autres soient prises en compte pour le bonheur des Maliens» a-t-il conclu.

<strong>Ousmane DIAKITE  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>«Mon combat» d’Ami Yèrèwolo : un album de belle facture désormais disponible</title>
<link>https://www.maliweb.net/musique/mon-combat-dami-yerewolo-un-album-de-belle-facture-desormais-disponible-2782301.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 00:46:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après trois ans de labeur, la rappeuse malienne Aminata Dagnoko ou Ami Yèrèwolo, pour ses fans, vient de mettre sur le marché musical son 2ème album intitulé «Mon combat». La présentation de cet album composé de 15 titres a eu lieu le samedi 13 octobre à la Maison de la presse. </strong>

C’est avec Zack Production qu’Ami Yèrèwolo a travaillé pour la finition de son 2ème album «Mon combat», disponible sur le marché musical. Avec cet album, la rappeuse compte donner un nouveau souffre au rap féminin. C’est un album live, composé de 15 titres, où elle parle de la discrimination et des violences faites aux femmes, de l’éducation et surtout de sa rencontre avec le rap.

Dans cet album, Ami Yèrèwolo rend également un vibrant hommage à l’homme de sa vie qui n’est autre que son grand-père Fily Dagnoko. C’est un album qui a aussi vu la participation de Master Somy, Yeli Fuzzo, Natty (la fille de Salif Keïta) et Monza de la Mauritanie. C’est un album de belle facture, une belle performance au niveau du flow avec de très beaux titres.

Il faut rappeler qu’Ami Yèrèwolo, une femme qui incarne dix ans de succès dans le rap et l’émergence au Mali du rap féminin, est incontestablement la plus connue des rappeuses du pays. Prenant son envol en 2009, elle est depuis la tête de proue du rap féminin au Mali.

En 2014, Ami Yèrèwolo sort son premier album intitulé «naissance» qui fut une bombe. Puissant et savamment dosé, cet album va faire d’Ami Yèrèwolo la nouvelle coqueluche du rap et va inciter plusieurs «ladies» à se lancer dedans. La rappeuse a été classée meilleure artiste féminin au Kalata Musiques Awards en 2014, meilleure rappeuse au Mali Hip-hop Awards en 2016 et 2ème du prix Découverte RFI en 2017.
<strong>
Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Quand le mensonge au sommet de l&amp;apos;Etat atteint les limites de l&amp;apos;inacceptable...</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/quand-le-mensonge-au-sommet-de-letat-atteint-les-limites-de-linacceptable-2782344.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 00:37:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au moment où tout le monde est d'accord que la grève des magistrats doit trouver une solution, le Premier ministre se permet des déclarations enflammées qui n'arrangent rien ni personne.  </em></strong>
<ol>
 	<li>Il affirme que le gouvernement ne s'est engagé qu'à consentir une augmentation de 10% du salaire des magistrats et à rien d'autre. Les grévistes, eux, sont formels à dire que l'Etat s'est bel et bien engagé, dans un accord signé entre les deux parties en 2017, à soumettre à la relecture leur Statut avec la grille salariale annexée. Pour édifier le peuple, je demande aux deux parties de rendre public ce fameux accord. On saura alors qui dit vrai...</li>
 	<li>Le PM dit vouloir, dès la semaine prochaine, vérifier que son décret portant réquisition est d'application effective dans les juridictions. Pourquoi ? Les syndicats n'ont-ils pas communiqué sur leur détermination à garder les cours et tribunaux fermés malgré ce décret de la discorde ? Il n'a alors qu'à sévir si tant est qu'il est sûr de pouvoir le faire.</li>
 	<li>Il envisage de saisir le Conseil supérieur de la magistrature qui, seul, est susceptible de prendre des sanctions contre les grévistes. Il oublie qu'il n'a ni la qualité ni la compétence de saisir cet organe qui est composé, en majorité de magistrats élus par leurs pairs.</li>
 	<li>Le chef du gouvernement se montre catégorique à dire que l'Etat ne consentira pas d'efforts financiers supplémentaires car ne pouvant pas le supporter. Simple déclaration d'intention ou vérité absolue ? Ce qui est sûr, c'est que des experts financiers commis par l'Etat lui-même affirment, avec force démonstrations, le contraire. Contre l'avis de ses propres experts, le gouvernement gagnerait à opposer plus que de simples déclarations. Un avis contradictoire d'autres experts est une piste possible...</li>
</ol>
Ces quelques réflexions ont pour objectif de montrer au Premier ministre et au peuple du Mali que la posture adoptée par la partie gouvernementale, en l'occurrence un passage en force, ne résoudra pas cette crise. Le peuple à certes droit à la JUSTICE, il en a plus à la VÉRITÉ de la part de ses dirigeants. L'eau du mensonge a vite fait d'éteindre les flammes du moment, elle ne viendra pas à bout du feu qui continuera de couver.

<strong>Moussa GUINDO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Convention Unesco de 1954 pour la protection du patrimoine culturel :  Les forces de défense et de sécurité outillées</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/convention-unesco-de-1954-pour-la-protection-du-patrimoine-culturel-les-forces-de-defense-et-de-securite-outillees-2782293.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 00:33:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité sur la convention Unesco de 1954 pour la protection du patrimoine culturel. C’était l’objectif d’un atelier de formation de formateurs qui s’est tenu du 11 au 12 octobre à l’école de maintien de la paix. </strong>

<strong> </strong>

Cet atelier de formation des formateurs à l’attention des forces armées et de sécurité sur la convention Unesco de 1954, et autres mesures de protection du patrimoine culturel, était organisé par le ministère de la Culture à travers la direction nationale du patrimoine culturel, en collaboration avec le bureau de l’Unesco au Mali.

&nbsp;

La cérémonie d’ouverture a été présidée le jeudi 11 octobre par la ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo, en présence du directeur général de l’école de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye, Cheick Fanta Mady Dembélé, et du représentant du chef de bureau Unesco Mali, Hervé Huot-Marchaud.

&nbsp;

Le présent atelier fait suite aux ateliers de formation des forces de défense et de sécurité sur la Convention de la Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, tenus respectivement à Bamako, les 16 et 17 novembre 2016, à Ségou, les 22 et 23 juin 2017, à Sikasso, les 14 et 15 août 2017 et aussi à Bamako les 25, 26 et 27 octobre 2017.

&nbsp;

Selon la ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo, durant la crise de 2012, les forces de défense et de sécurité ont contribué activement à la protection du patrimoine culturel, en participant à la préservation de plusieurs sites archéologiques et monuments historiques à Gao, au sud de Tombouctou et dans la région de Mopti, non seulement contre les mouvements des engins, mais aussi contre l’action des groupes insurgés.

&nbsp;

Ces multiples actions réalisées par les forces de défense et de sécurité, ajoute-telle, témoignent non seulement de leur engagement commun, mais aussi de leur rôle comme acteurs importants dans la protection de notre riche patrimoine culturel. N’Diaye Ramatoulaye Diallo dira que par delà l’affirmation de l’identité culturelle et de la cohésion sociale, ce patrimoine culturel est à la base de l’autopromotion communautaire et constitue un maillon essentiel de la chaîne d’existence et de survie des populations détentrices.

&nbsp;

Elle a par ailleurs souligné que la convention de la Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé constitue, sans doute, le trait d’union, un point d’action commun entre les départements de la défense, de la sécurité et de la culture, car elle vise à protéger le patrimoine culturel menacé non seulement par les catastrophes naturelles, mais aussi et surtout par les conflits armés. Tout en expliquant que cet atelier est une étape décisive dans la formation des forces de défense et de sécurité sur la protection du patrimoine culturel en période de conflit et de post-conflit.

&nbsp;

«À la fin de cette session de formation, vous serez dotés, j’en suis sûre, de compétences nécessaires, outillés pour accomplir votre future mission, à savoir former vos collègues aux différents modules concernant la convention de 1954 et autres conventions et mesures de protection juridiques et physiques du patrimoine culturel, les menaces et les difficultés de gestion, le trafic illicite des biens culturels mobiliers et les aspects opérationnels (militaires, sécuritaires et culturels) inhérents à une protection effective du patrimoine culturel», a-t-elle. Avant d’inviter les participants à suivre attentivement les modules qui seront présentés au cours de cet atelier dans l’objectif de se les approprier en vue de les transmettre à ceux dont ils auront la charge de former.

&nbsp;

N’Diaye Ramatoulaye Diallo a enfin remercié les partenaires techniques et financiers du Mali, notamment l’Unesco dont les efforts ont contribué à l’élaboration et à la mise en œuvre du programme de réhabilitation du patrimoine culturel et de sauvegarde des manuscrits anciens du Mali, qui ont été sérieusement affectés par la crise politique, institutionnelle et sécuritaire dans les trois régions du nord du pays et celle de Mopti, à partir de janvier 2012.

&nbsp;

Le représentant du chef de bureau de l’Unesco au Mali, Hervé Huot-Marchaud, a rappelé que le système de protection porté par la convention de la Haye de 1954 et ses deux protocoles additionnels (celui de 1954 et 1999) contient trois formes de protection. Il s’agit de la protection générale qui concerne tous les biens répondant à la définition portée par la convention, de la protection spéciale qui ne concerne que certains biens considérés comme de très haute importance et de la protection renforcée, réservée aux biens qui revêtent de la plus haute importance pour l’humanité.

<strong> </strong>

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mois de la solidarité :  Le général Moussa Diawara met 30 millions dans la réfection de l&amp;apos;infirmerie du Génie militaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mois-de-la-solidarite-le-general-moussa-diawara-met-30-millions-dans-la-refection-de-linfirmerie-du-genie-militaire-2782288.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 00:30:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le jeudi 11 octobre, s’est déroulée la cérémonie de présentation de l'infirmerie rénovée du 34ème bataillon du génie militaire. C'est grâce à un appui financier du général Moussa Diawara, directeur de la sécurité d'Etat. Le général donateur était sur place avec d'autres hauts gradés de l'armée, des soldats et des femmes militaires et épouses de militaires. Deux temps forts : la visite du bâtiment et le repas de corps sur la place d'armes du 34ème bataillon du génie militaire.</strong>

Trente millions, c'est le montant qui a servi à la réfection de l'infirmerie du 34ème bataillon du Génie militaire. C'est le général Moussa Diawara, directeur de la SE, qui est le généreux donateur de cette somme. Son action s'inscrit dans le cadre du mois de la solidarité. Après la réception de l'infirmerie, le donateur a partagé un repas de corps avec les soldats du Génie militaire.

Le colonel-major Boubacar Diallo, commandant du Génie militaire, a tenu à remercier le général Diawara pour son geste. Selon lui, la cérémonie est marquée du sceau du mois de la solidarité et placée sous le signe du renforcement du cadre de vie des militaires de leur famille, et de l'ensemble de la population.

«Le général vient de procéder à l'inauguration du plateau technique de l'infirmerie de l’hôpital de Bamako, qui a reçu un toilettage à hauteur d'une trentaine de millions du donateur. C'est un geste symbolique qui va à l'endroit de tous les militaires, de nos familles. Et on a enchaîné avec ce copieux repas de corps», s’est-il réjoui.

Cerise sur le gâteau, la réfection de l'infirmerie a engendré la réalisation d’une bretelle de 200 mètre en béton armé avec tous les constitutifs qu'il fallait, comme le dallage de l'intérieur de la cour de l'infirmerie, a noté le colonel-major Boubacar Diallo. Avant de souligner que le général Diawara n'est pas à son premier geste.

«Vous avez visité avec nous, vous avez les images du plateau technique avant les travaux et l'état actuel avec une cour propre, ça a été salutaire pour nous commandement, et ça nous a enlevé une grosse épine du pied. Ça, c’est le geste d’un chef, nous sommes des militaires et cela fait partie de notre quotidien. Ce joyau sera entretenu et moi-même en tant que gardien des lieux, le père des sapeurs, je veillerai personnellement de concert avec le médecin-chef de l'infirmerie. Ce n'est pas un premier geste du donateur. Au niveau de la garde nationale, du bataillon para, de la gendarmerie, il y a eu des forages, des fournitures scolaires. Il y a un programme, ça concerne tout le monde sans aucune exclusion. On souhaite que ce geste se pérennise à l'endroit de nous tous. Nous ne cesserons jamais de remercier le général donateur», a-t-il affirmé.

Le général Moussa Diawara, après avoir mangé avec les hommes du génie militaire, les invités, les anciens, les enfants et les enfants, il a eu quelques courts échanges avec certains, avant une photo de famille avec l'ensemble des invités.

Kassim TRAORE]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Quand le mensonge d&amp;apos;Etat s&amp;apos;érige en système de gouvernance et menace d&amp;apos;ébranler les institutions de la République...</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/quand-le-mensonge-detat-serige-en-systeme-de-gouvernance-et-menace-debranler-les-institutions-de-la-republique-2782339.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 00:30:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour donner un crédit à sa décision de réquisitionner les magistrats aux yeux de l'opinion, le gouvernement a, dans un communiqué conçu pour le besoin, aligné une série de contre-vérités qui ne résistent pas à une analyse avisée. </em></strong>

<strong>Pour nous y livrer, un rappel des faits s'impose.  </strong>

Depuis quelques années, les syndicats de magistrats ont présenté au gouvernement un cahier de doléances, axées essentiellement sur un meilleur traitement et une sécurisation significative des fonctionnaires de la justice et de l'environnement dans lequel ils exercent leurs fonctions. En somme, une amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

Pour y trouver des solutions, une série de rencontres a regroupé d'abord les syndicats et le garde des sceaux pour faire le tour des revendications et voir ensemble ce qui était raisonnablement possible pour l'Etat. Les revendications connues, il fallait les soumettre à l'avis d'experts financiers aux fins de déterminer la capacité du budget à les supporter. Entre-temps, à l'initiative du gouvernement lui-même, un expert avait été chargé d'élaborer un projet de relecture du Statut de la magistrature. Le projet concocté par l'expert a été discuté, amendé et validé au cours d'un atelier ayant regroupé les magistrats, les représentants des ministères des finances et du travail, ceux de la société civile, les experts financiers désignés par le gouvernement, les partenaires financiers, etc.

On pouvait noter dans le projet, qu'une revalorisation de la grille salariale des magistrats pour l'aligner sur celle de leurs collègues de la sous-région était indispensable. Se posait alors la question de savoir si le budget de l'Etat pouvait supporter cette revalorisation. Là-dessus, l'avis des experts financiers du gouvernement était sans appel : l'incidence budgétaire de la future grille des salaires était infime, presque nulle... C'est donc un projet consensuel qui a été validé par l'ensemble des participants qui étaient assez représentatifs de toutes les couches socio-professionnelles du pays. La suite logique du parcours du projet restait désormais donc son adoption en conseil des ministres et sa relecture et son adoption (ou son rejet) par un vote de l'Assemblée nationale. Il reste entendu que le projet validé en atelier national ne devait subir aucune modification avant d'atterrir sur la table des élus de la nation.

À la surprise générale (est-ce vraiment une surprise venant de ce gouvernement qui nous a habitués à le voir renier ses engagements à maintes occasions?), le gouvernement avait outrageusement décidé que ce qui avait été jugé bon par une assemblée de personnalités issues de tous les secteurs intéressés par la question et qui avait fait l'objet d'un protocole d'accord entre les syndicats et le gouvernement, ne l'était plus pour un ministre. Et qu'il fallait le changer à mi-chemin de son vote à l'Assemblée nationale. En fait de changement, le ministre des finances entendait, ni plus ni moins, supprimer du projet de relecture l'une de ses raisons d'être : la grille des salaires. Voilà les vraies raisons qui ont amené les magistrats à observer leur grève. Il n'y en a aucune autre.

Voyons maintenant comment le gouvernement cherche à surprendre la vigilance et le bon sens de l'opinion par des mensonges éhontés qui trahissent mal sa volonté à faire passer une grève légitime à tous points de vue pour un moyen d'empêcher le fonctionnement normal de l'Etat,  d'entraver le droit des citoyens à un accès au service public de la justice et de violer leurs libertés et droits fondamentaux par la paralysie des juridictions.

Dans un communiqué qui n'avait pas sa raison d'être une fois le décret portant réquisition de magistrats pris, le gouvernement affirme que cette mesure fait suite au "refus" des magistrats grévistes d'assurer le service minimum. FAUX ! Depuis le début de la grève, les chefs de service assurent bel et bien le service minimum par leur présence constante dans les juridictions. À moins que le service minimum, dont les contours ne sont pas définis par la loi, ne signifie à ses yeux tenir des audiences et délivrer aux candidats politiques les pièces indispensables à la constitution de leurs dossiers de candidatures...

Ensuite, toujours dans son communiqué, le gouvernement dit que les magistrats exigent dans leurs doléances la sécurisation "immédiate" des juges et des juridictions ainsi que l'application "immédiate" de la nouvelle grille salariale. Encore FAUX ! Comment demander l'application immédiate d'une grille salariale annexée à un Statut qui n'est encore qu'un projet de loi susceptible d'être amendé voire rejeté par les élus nationaux lors de sa relecture ? La vérité est que le gouvernement a décidé d'extraire du projet de loi de relecture de leur Statut une partie essentielle des revendications des magistrats en dépit du fait que c'est l'ensemble du projet qui avait fait l'objet d'un accord avec la partie gouvernementale.

Toutes ces manigances du gouvernement et bien d'autres qui feront l'objet d'autres publications, procèdent d'un dessein de voir le pouvoir judiciaire vidé de l'essence même de son existence c'est-à-dire son INDÉPENDANCE et de le voir maintenu dans un état de délitement permanent qui l'empêcherait de contrarier l'exécutif dans sa propension à abuser, sans crainte, du peuple. Le doute n'est plus permis sur le péril que fait planer sur la démocratie et l'Etat de droit le mensonge d'Etat érigé en mode de gouvernance qui menace d'ébranler les institutions de la République.

Les magistrats sont du côté du peuple et de nul autre. Nous sommes déterminés à défendre à tout prix notre indépendance. À jouer notre rôle de garants du respect des lois et de défense des droits du peuple et de leurs libertés fondamentales. Là-dessus, il faudrait plus que des pressions pour nous ébranler. Après cette crise, la justice ne sera plus la même...

<strong>Moussa GUINDO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Silatigui Dembélé/BMS.SA :  Quand le voleur crie au voleur</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/affaire-silatigui-dembele-bms-sa-quand-le-voleur-crie-au-voleur-2782338.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 00:28:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cette affaire remonte à 2016. Quand Salatigui Dembélé était chef d'agence BMS de Koutiala. Il fait une transaction via Orange money de 3 millions FCFA avec le téléphone de son épouse. Laquelle transaction se transforme en une fraude et violation des procédures bancaires. Silatigui Dembélé est ainsi pris la main dans le sac. Conséquence : il est suspendu pendant deux mois, le temps de dérouler les enquêtes. </em></strong>

&nbsp;

Pendant les mois de février et mars 2016, il n’a alors pas travaillé jusqu’à la fin des enquêtes. De fait, Silatigui Dembélé a, selon nos informations, reconnu les faits. C'est pour cela que son licenciement a été demandé au niveau de la direction générale.

&nbsp;

Alors, sur la base du rapport des enquêteurs, la direction générale de la BMS a demandé l'avis de la direction régionale du travail de Sikasso. Motifs : cas de fraude en violation des procédures internes de la banque. Pour étayer son dossier, la direction de la banque y avait joint une copie du rapport de l'inspection BMS-SA et une copie du contrat de travail de Silatigui Dembélé.

&nbsp;

De l'enquête réglementaire, menée par les services de la direction régionale du travail de Sikasso (au cours de laquelle Mamadou Dicko, chef service ressources humaines, Birama Raphan Sidibé, secrétaire général de l’UNTM de la BMS et Silatigui Dembélé ont été entendus), il ressort que Silatigui Dembélé a commis une faute professionnelle grave. Ce qui constitue un manquement aux obligations.

&nbsp;

La direction régionale du travail de Sikasso avait ordonné la sanction de Silatigui Dembélé, en vertu du pouvoir disciplinaire de la BMS-Sa. C'est ainsi qu'un avis favorable a été émis pour son licenciement. Il devrait néanmoins jouir des droits auxquels il pouvait prétendre.

&nbsp;

Débiteur à la BIM avec d'autres montants à payer, Silatigui Dembélé devrait recevoir son certificat de travail et une copie de sa lettre de licenciement. D'avril 2016 à octobre 2018, selon nos informations, Silatigui Dembélé n'a pas reçu son certificat de travail, encore moins sa décision de licenciement.

&nbsp;

Du côté de la direction de la banque, du moins, selon certains de ses responsables, cela ne veut aucunement dire qu'ils lui doivent quelque chose. «Il n'a pas reçu la notification de licenciement parce que la direction générale n'a pas voulu le chasser comme un malpropre, ou lui créer d'autres ennuis», affirment-ils.

&nbsp;

Cependant, la direction de la banque dit ne pas craindre d'aller en procès. D’autant qu’elle estime qu’elle ne doit rien à Silatigui Dembélé. Elle dit être prête à répondre partout au sieur Silatigui Dembélé.

<strong> </strong><strong>S.K  </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lancement du projet agrobusiness de Morila :  Pour un coût global de 4.156.810.534 Fcfa</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/lancement-du-projet-agrobusiness-de-morila-pour-un-cout-global-de-4-156-810-534-fcfa-2782311.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 00:25:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le projet ambitieux d’agrobusiness de la mine de Morila, conçu pour remplacer la mine par des activités économiques viables dans la communauté, a été lancé par le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga. Le coût global du projet, sur 4 ans, s’élève à 4.156.810.534 Fcfa.</strong><strong> </strong>

La cérémonie de lancement du projet a eu lieu le lundi 8 octobre sur le site de la mine de Morila, en présence du ministre des Mines et du Pétrole, Lelenta Hawa Baba Ba, et du directeur exécutif de Randgold, Mark Bristow.

&nbsp;

La mine de Morila s’achemine progressivement vers sa fermeture prévue pour fin 2019. Pour la reconversion de ce site minier, il est envisagé la mise en place pour les communautés voisines, d’un projet agropole dont les activités porteront essentiellement sur la production végétale, animale et la transformation agroalimentaire, basé sur le modèle Songhoï au Bénin. La production brute ou transformée sera destinée principalement au marché intérieur malien initialement et progressivement celui étranger.

&nbsp;

Ainsi, l’espace du site de la mine sera partiellement utilisé pour des activités de production, de transformation et d’écotourisme, prévues dans le cadre du projet (484 ha sur 1250 ha). En outre, les terres des communautés voisines, soit environ 1.400 ha, le long du canal d’adduction d’eau à partir de la rivière Bagoé à 35 km du site, seront également aménagées pour les productions agricoles.

&nbsp;

Cette transition vers l’agro-industrie a déjà été amorcée depuis 2008 à travers la mise en œuvre d’un projet pilote dont certaines composantes utilisent actuellement les infrastructures existantes de la mine. Les composantes identifiées pour tester la faisabilité, l’accès au marché et les aspects pratiques de l’agrobusiness à la mine comprennent 5 secteurs. Il s’agit de l’aviculture, de la pisciculture, de l’arboriculture, de l’apiculture et de la production d’aliments. Le coût total des investissements des projets pilotes était de l’ordre de 1.012.821.905 Fcfa. Les recettes générées de 2015 à la fin du premier semestre de 2017 se chiffrent à 375.415.204 Fcfa.

&nbsp;

En partant de ces résultats encourageants de ce projet pilote, Morila-Sa a entrepris de transformer le projet pilote en un projet structurant, s’inspirant de l’initiative Songhoï du Bénin. À cet effet, une étude de faisabilité a été conduite par un bureau de consultant indépendant aux frais de la mine. Ainsi, le projet agropole sera exécuté sur une période de 30 ans. La phase de démarrage se fera sur 4 ans avec l’accompagnement du centre Songhoï-Bénin.

&nbsp;

La contribution de la société Morila-Sa s’élève à 1.059.967.545 Fcfa et créera de plus 213 emplois permanents pour le site de Morila et plus de 1100 pour le projet pipeline. Le coût global du projet sur 4 ans s’élève à 40156.810.534 Fcfa. Les chaînes de valeur sélectionnées sont l’agriculture, l’élevage, l’aviculture, l’apiculture, la pisciculture, l’écotourisme et la formation aux métiers agricoles.

&nbsp;

Selon le directeur exécutif de Randgold, Mark Bristow, le projet renfoncera la volonté du gouvernement à réduire la pauvreté en promouvant le secteur agricole. Il dira que convertir les infrastructures de Morila en une base pour le développement d’une zone agro-industrie ne développera pas seulement une économie alternative pour la région, mais créera aussi un centre d’excellence pour l’agriculture au Mali.

&nbsp;

Mark Bristow a enfin souligné que le gouvernement devra maintenant prendre des décisions d’investissements et fiscales pour stimuler l’environnement des affaires pour ce projet, avec un accent particulier sur l’amélioration des infrastructures régionales, pour promouvoir l’accès aux marchés.

&nbsp;

Pour la ministre des Mines et du Pétrole, Lelenta Hawa Baba Ba, la réussite du projet agrobusiness de Morila passera nécessairement par l’implication et l’appropriation des communautés, des collectivités administratives et locales dans sa mise en œuvre. Elle a souligné que le projet pourrait s’étendre à toutes les autres mines en exploitation en tenant compte des spécificités locales pour gérer l’après-mine.

&nbsp;

Dans une interview accordée à la presse, le Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, s’est réjoui de cette initiative qui ouvre des perspectives de création d’emplois. Il a expliqué que c’est une première en Afrique, la reconversion d’une mine d’or en agrobusiness.

<strong> </strong>

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>«Si je suis IBK…»</title>
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<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 00:20:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«Si je suis IBK…» est le nom de la nouvelle chronique que j’ouvre dans les colonnes de votre hebdo dans les jours à venir. J’ai la chance d’échanger régulièrement avec les cadres de tous les bords et sans bord politiques. Je me suis rendu compte, au-delà de leurs défauts et qualités, qu’ils ont en commun l’amour du Mali. Cependant, ils ont une curieuse manière de s’en occuper. Chacun à son niveau s’est construit une bulle et reste dans sa «vérité» tout en critiquant l’autre. Nous en sommes devenus les champions du monde du «korofoli». Comment sortir de ce cercle infernal et stérile de propositions et d’actions ?

Pendant un échange avec Alioune Ifra N’Diaye, l’idée d’ouvrir une chronique de propositions a vu le jour. Chaque semaine, une proposition sera faite sous la plume d’une personne sous le générique «Si j’étais IBK…». Cette proposition sera mise en débats objectifs dans les réseaux et nous publierons les meilleures réactions à l’offre de la semaine. Avant de l’ouvrir à une personne par semaine, j’ai décidé de confier exceptionnellement la rédaction des premières chroniques pendant les 3 premiers mois à Alioune Ifra N’Diaye. Homme engagé pour les causes de la culture et de la citoyenneté, Alioune Ifra N’Diaye s’est impliqué auprès d’une centaine de jeunes acteurs pendant presque deux ans, en tant que président d’honneur, dans l’animation du projet social wélé wélé.

Ce mouvement inédit a animé plus de 200 conférences-débats pour expliquer les enjeux nouveaux du Mali et du monde aux jeunes et aux femmes dans les quartiers et villages. À travers un manifeste qu’ils ont adapté en spectacle musical, ils ont inventé une nouvelle forme de meeting qu’ils ont mis en œuvre dans près d’une trentaine de grandes villes et de communes urbaines. Ils ont ainsi recueilli les inputs de beaucoup de jeunes dans les quartiers, dans les villages et auprès de la diaspora pour nourrir une proposition de projet de société qu’ils ont essayé, mais échoué, de mettre en débat pendant la campagne présidentielle de 2018. J’ai demandé à Alioune Ifra N’Diaye de puiser dans les propositions de Wele wele et de son essai «On ne naît pas Banyengo, on le devient» pour vous proposer les premiers numéros de la série «Si je suis IBK…»

<strong>Le président de la République est le garant de l'indépendance du pouvoir judiciaire. </strong>

Dès lors son silence face à la tentative de caporalisation du judiciaire par l'exécutif est insupportable. À moins qu'il ne soit au courant de rien dans ce pays ; qu'il ne sache que le Premier ministre n'est pas le patron de l'administration judiciaire ou que son histoire, genre «j'ai une haute vue de la chose justice» ne soit que circonstanciée à ses différentes rencontres avec les acteurs judiciaires. Aussi ne sait-il pas qu'il revient au bon père de famille d'agir à temps pour séparer ses enfants qui s'affrontent sous son regard !!! À moins que la stabilité de sa famille ne soit le dernier de ses soucis !!! Qu'est-ce que la gouvernance dans l'indifférence est en train de bouffer le peu qu'il nous reste du Mali !!!

Il est facile de gérer cette crise et de couper l'herbe sous les pieds des lucioles qui rigolent sous cape, mais pour ça, il se faut avoir une haute idée de l'indépendance de la justice et du juge dans une démocratie. Engager des négociations, faire des contre-propositions, dialoguer, etc., cela ne tue pas. Ça construit. Mais quand on veut agir par orgueil et par mépris, on finira tôt ou tard par se casser le nez contre un pouvoir permanent comme la justice. La logique voudrait que si l'on vous demande par exemple 10 F que vous nous dîtes n'avoir que 5 F, etc.

Mais vous vous abstenez de toute contre-proposition et après vous voulez nous obliger à reprendre le service ignorant certainement que la réquisition ne cadre pas avec l'esprit de l'indépendance de la justice et du juge consacrée par la constitution du Mali du 25 février 1992. La notion d'indépendance veut dire exclusion de toute contrainte, de toute pression à l'égard d'un juge. Aussi on ne réquisitionne pas un pouvoir. Or, parce qu'il incarne le pouvoir judiciaire, chaque juge est un pouvoir. Dommage que l'ignorance, l'inculture, la bêtise aient atteint la haute sphère politique. Si c'était sur concours beaucoup ne seraient pas planton dans un ministère à fortiori ministre de la République vu leur infirmité intellectuelle. C'est haut les mains et avec mention qu'on est devenu magistrat dans ce pays donc, aucun nullard ne viendra nous imposer sa volonté. On ne se soumettra qu'à l'autorité de la loi et à celle de notre conscience. Point.
<strong>
MST </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hôtel Radisson Blu : des travailleurs tentent de calmer les ardeurs des réfractaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/hotel-radisson-blu-des-travailleurs-tentent-de-calmer-les-ardeurs-des-refractaires-2782316.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 00:19:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mercredi 10 octobre, la direction générale de l’hôtel Radisson Blu et la majorité de ses travailleurs ont aminé une conférence de presse dont le but était de «tenter de calmer les ardeurs» de certains de leurs collègues.</strong>

Il y a quelques semaines, le directeur général de l’hôtel Radisson Blu a effectué des permutations qui n’ont pas visiblement plu aux agents permutés. Ces agents, qui seraient du syndicat, ont appelé à un sit-in devant l’hôtel perturbant ainsi toutes les activités de l’hôtel pendant un temps. Les agents qui se rebellent contre le DG lui reprochent d’être «raciste».

C’est après la publication de ces informations dans les colonnes des journaux, que d’autres travailleurs se sont impliqués pour apporter leur part de vérité. Au cours de la conférence de presse, la représentante du DG Mme Ally Daxe et certains travailleurs de l’hôtel, dont M. Mahamadou Traoré, chef du personnel cuisinier, ont appelé leurs camarades à la retenue.

Selon eux, le DG de l’hôtel accuse les agents permutés d’incompétence, de vols et diffamations. À les en croire, le DG n’a jamais dit aux grévistes qu’il les licencierait, encore moins couperait leurs salaires contrairement à ce qu’ils ont véhiculé dans les journaux. Les conférenciers déplorent le manque de véracité des faits qui ont été reprochés au directeur italien qui gère l’hôtel.

Enfin, Mme Ally Daxe et M. Mahamadou Traoré, non moins membre du syndicat, chargé des revendications, ont demandé à leurs collègues de regagner leurs postes respectifs.

<strong>Ousmane DIAKITE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cheick Mohamed Cherif Koné, président du SAM :  «Nous, les membres du Sam, nous nous désolidarisons  des chantages de certains magistrats qui n’honorent pas la profession»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cheick-mohamed-cherif-kone-president-du-sam-nous-les-membres-du-sam-nous-nous-desolidarisons-des-chantages-de-certains-magistrats-qui-nhonorent-pas-la-profession-2782268.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 00:17:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0414208743msonormal" style="text-align: justify"><b><i><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Le président du Comité directeur du Syndicat autonome de la magistrature, membre élu du Conseil supérieur de la magistrature, membre du Conseil central de l’union internationale des magistrats, Cheick Mohamed Cherif Koné, a animé un point de presse, le jeudi 11 octobre, à la Maison de la presse. Il entend ainsi ne plus être passif ou inactif face aux dérives et excès de certains membres du corps, «qui ternissent l’image de l’institution tout en mettant en péril l’indépendance du pouvoir judiciaire qu’ils vident de tout sens».</span></i></b></p>
<p class="yiv0414208743msonormal" style="text-align: justify"><b><i><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">«</span></i></b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">C’est pour  informer l’opinion publique nationale et internationale que des propos malveillants, inappropriés, tenus en violation du serment de magistrat et à son devoir de réserve, par des collègues sans mandat de s’exprimer au nom de tous les magistrats du pays, n’engagent que leurs auteurs, et non pas le Sam, encore moins le corps de la magistrature dont la conduite devrait inspirer et susciter confiance et espoir».</span></p>
<p class="yiv0414208743msonormal" style="text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Le décor était ainsi planté par le président Cheick Mohamed Cherif Koné. Selon lequel, il s’agit d’apporter la réplique aux attaques malveillantes pour des intentions inavouées contre l’honorable président de la Cour suprême, la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire et administratif, en même temps plus haute juridiction des comptes, et de clarifier la position du président du Sam, dont il est et reste seule voix autorisée à l’engager sur la réquisition des magistrats par le pouvoir exécutif. </span></p>
<p class="yiv0414208743msonormal" style="text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Selon Cheick Mohamed Cherif Koné, de sérieux dangers menacent, depuis quelques temps, notre démocratie, du fait de quelques individus aux services d’intérêts égoïstes. Au titre des mises au point, dit-il, il rejette toute implication dans les spectacles humiliants contre le président de la Cour suprême, qui, de par sa haute personnalité, force l’admiration et l’estime du SAM et de ses militants. </span></p>
<p class="yiv0414208743msonormal" style="text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">«Le SAM ne se reconnaît pas dans des pétitions à caractère politique en violation du devoir de réserve du magistrat, telles celles exigeant la démission de quelques membres du gouvernement, lesquelles  sortent  du cadre des revendications syndicales et n’engagent que leurs auteurs et le SAM et ses militants se désolidarisent des chantages sur fond de délation dirigés contre un ministre du gouvernement dont la seule faute commise a été une saine et juste application de la loi, conformément au principe de l’égalité des citoyens», a-t-il déclaré.</span></p>
<p class="yiv0414208743msonormal" style="text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Au sujet de la fameuse «réquisition» des magistrats, M. Koné a apporté des précisions de taille : «Le SAM prend acte du décret portant réquisition des magistrats, en tant qu’acte réglementaire régulier en la forme et au fond, qui suspend juridiquement le droit de grève, suite à l’avis  de la Cour Suprême faisant ressortir le caractère illégal de la grève illimitée des magistrats, sans service minimal, déclenchée le 25 juillet 2018». </span></p>
<p class="yiv0414208743msonormal" style="text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Il a par ailleurs indiqué que le recours du pouvoir exécutif à la réquisition des magistrats en tant que fonctionnaires de l’Etat, au sens de l’article 77 du code pénal, certes encore inédit, est loin d’être une violation de la loi ou une quelconque forme d’atteinte à l’indépendance du Pouvoir judiciaire, lequel n’est incarné ou exercé par des syndicats de magistrats. </span></p>
<p class="yiv0414208743msonormal" style="text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Dans la situation en présence, explique-t-il, ce recours à la réquisition, imposé à l’exécutif, apparaît comme la traduction concrète du devoir  incombant à celui-ci d’assumer les responsabilités qui sont les siennes dans la restauration de l’ordre public républicain.</span></p>
<p class="yiv0414208743msonormal" style="text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Il estime que  ces mesures réglementaires exceptionnelles, responsables  et salutaires, nonobstant leur caractère péremptoire, offrent  une  sortie de crise honorable  aux magistrats, eux-mêmes, durement éprouvés  par le bilan et les conséquences dramatiques d’un mouvement illicite, qui n’a que trop duré, sans pour autant avoir de rapports établis avec l’intérêt du corps de la magistrature. </span></p>
<p class="yiv0414208743msonormal" style="text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Cheick Mohamed Cherif Koné a aussi salué la fermeté du gouvernement et son refus de céder aux chantages sur fond de délation, contraires au serment du magistrat, et souhaite que toutes les dispositions soient prises afin que ce décret hautement salutaire pour l’intérêt général, y compris celui des magistrats, puisse connaître son plein et entier effet. </span></p>
<p class="yiv0414208743msonormal" style="text-align: justify"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Georgia',serif">Ousmane DIAKITE</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Élections législatives : Qui remportera le duel fratricide de l&amp;apos;EPM à Bourem ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/elections-legislatives-qui-remportera-le-duel-fratricide-de-lepm-a-bourem-2782327.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 00:13:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Parce que je suis issu du cercle de Bourem, j’avais aussi promis de revenir sur les chances de l’une ou de l’autre de ce fameux duel féminin épique que je voyais venir, qui intéresserait d’ailleurs bien le Mali en entier, pour ne pas dire le continent (une d’entre elles est quand même vice-présidente du parlement panafricain), en plus d’un autre enjeu (bataille d’un héritage dans le cercle du pouvoir actuel), je me dois de revenir sur ce que peut nous donner l’issue de cette joute électorale à Bourem en vous étayant les forces et les faiblesses de chaque liste. </em></strong>

Bourem est composé de 5 communes ; 4 communes sédentaires le long du fleuve Niger (Bamba, Temera, Bourem Ville et Taboye) et 1 commune nomade dans le haoussa (Almoustarat ou Tarkint). Sans insulter la liste URD qui pourrait être de la course, il va être difficile de ne pas croire que le duo gagnant des législatives prochaines ne sortira pas du regroupement politique «EPM» qui a volé en éclats ce jeudi, au dernier jour du dépôt de candidatures pour se retrouver ainsi :

<strong>1- La Liste RPM avec Abdou Moha un entrepreneur et Soya Maïga une dentiste </strong>

Forces : Elle a la particularité d’être une liste du parti au pouvoir. Elle a la confiance du Maire de Bourem, l’inamovible député UDPM qui fait et qui défait toutes les listes des scrutins électoraux (grâce à elle, Chato est devenue, par exemple député en 2007, après sa débâcle de 1997 ! Elle a le quitus d’une très grande partie de la chefferie de Bourem incarnée par les Touré et du reste, la famille de la 1<sup>ère</sup> dame de la République du Mali.

Un ancien député de Bourem se trouvant dans le parti politique du Premier ministre a confirmé que les frères et sœurs de Soya ont appelé pour leur confier leur cadette. Pendant ce temps, son colistier est un jeune entrepreneur, membre de l’autorité intérimaire régionale de Gao qui a raflé tous les marchés au profit du cercle de Bourem ; du coup, tient beaucoup de familles et de jeunes sur le marché de l’emploi.

Faiblesses : C’est une liste de jeunes candidats qui font un saut dans l’inconnue ; ils n’ont jamais postulé pour un scrutin électoral quelconque ! Elle va pécher par inexpérience. La liste n’est pas aussi de couleurs. Ce sont deux sédentaires noirs qui vont à la conquête d’un électorat où les peaux blanches (permettez-moi l’expression) abhorrent toute idée de stigmatisation dans cette partie du pays. On la voit mal alors, cette liste, mener une campagne à Tarkint ou, comme c’est toujours le cas, attendre qu’on leur dicte, même si on est au pouvoir, à leur profit, des suffrages conséquents, surtout que le Maire de Tarkint, RPM certes, a claqué la porte de la conférence du parti.

Aussi, le RPM a, certes, choisi une dame pour respecter le genre et la loi qui s’y apparente mais, en politique, tous les détails sont importants quand il faut choisir une femme ; et Soya n’est pas l’idéale pour une communauté conservatrice. À 55 ans, le destin ne lui a pas permis dans sa vie, ni de se marier, ni d’avoir un enfant ! Une femme célibataire, proche de la ménopause, n’offre-t-elle pas à ses détracteurs, durant la campagne, un moyen de s’y rétracter ?

<strong>2- La Liste des députés sortants composée de Chato (UM RDA) et Ould Matali (RPM)</strong>

Forces : Cette liste qui va devoir se trouver un mode de dépôt de sa candidature, (on parle d’Ensemble Pour Bourem) pour ne pas être attaquée par le RPM ou l’EPM, est celle de deux députés qui ont gagné ensemble en 2013 et qui veulent remettre ça. Ils sont déjà aguerris dans le jeu électoral. Ils disposent de moyens financiers et matériels conséquents, capables de mettre la balance de leur côté. Ils sont capables, même en perdant après le vote, de jouer un «troisième tour» pour rempiler, le passé de certains scrutins électoraux nous l’ont démontré. Leur bilan est mitigé pour moi et ne rentrera pas en compte de mon analyse.

La liste bénéficie néanmoins du concours de 2 sous-sections RPM (Taboye et Tarkint) qui ont opté pour la tendance EPM ainsi que l’ADEMA PASJ qui a écrit dans ce sens, après avoir annoncé qu’elle ne présentera pas de candidat. Outre la présidente de la CAFO, Bintou Guiteye, qui n’a certes pas une totale emprise sur toutes les femmes de Bourem, le nouveau président de l’autorité intérimaire de Bourem est aussi dans le sillage de cette candidature.

Faiblesses : C’est une liste qui souffre un peu de la routine qui s’empare de tout électeur qui voit des élus se comparer comme des indispensables. Chato est à 11 ans de mandat et nombre de ses électeurs antérieurs ont opté pour le changement en le lui disant. Ould Matali a fait de l’AN son antichambre, vient et repart. Leur bilan, je le disais mitigé, puisque le duo a transformé les vraies raisons de leur réélection. Les populations de Bourem se sont résignées à l’assistanat avec eux et ce système d'assistance a fait d’eux des personnes nécessiteuses au point que le minimum vital populaire (eau, électricité, désenclavement, autosuffisance alimentaire….) est relégué au second plan par rapport au spectacle éphémère et dispendieux.

Quel discours de ces deux compères pour ce nouveau front dont l’un (Ould Matali) est à la base de la candidature de Soya au RPM avant d’abandonner la pauvre dentiste dans la tourmente et l’autre (Chato) jouant à la naïveté pour croire que Soya ne sera pas candidate et ne semblerait pas avoir de soutien ! Le combat de face qui pourra donc les opposer le 25 novembre lui fera comprendre que des ficelles sont tirées quelque part, avec l’onction du Maire de Bourem, qu’elle a fait revenir à l’Hôtel de Ville, un an après les élections de 2004, suite à un Arrêt traficoté de la Cour d’Appel de Mopti ; lequel lui fait dos désormais !

<strong>Moustaphe MAÏGA </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tour de vis à Toguna agro&#45;industrie : 250 chefs de famille licenciés ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/secteur-prive/tour-de-vis-a-toguna-agro-industrie-250-chefs-de-famille-licencies-2782371.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 00:05:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’entreprise citoyenne qui a de tout le temps mis le social au cœur de ses actions, vient de mettre à la porte 250 employés de son usine d'engrais. Beaucoup de gens ne sont pas au courant de ce premier grand licenciement au sein de Toguna agro-industrie. Les plus curieux ont pu s’en rendre compte aux mouvements très réduits des chauffeurs. Il y a moins de mouvement au niveau de l'usine et de la lenteur dans les activités. </em></strong>

À ce jour, selon nos investigations, l'usine d'engrais de Toguna agro-industrie tourne avec 1205 employés, tous des chefs de famille qui nourrissent en moyenne 5 personnes. Le marché de l'engrais, sur le plan international, bat de l’aile. Conséquence : les 1205 employés produisent, mais l'usine de Toguna, selon nos sources, en tire peu de bénéfice.

&nbsp;

Sur le marché local de l’engrais, ici au Mali, Toguna agro-industrie, qui emploie plus de 1000 personnes, doit de plus faire face à d'autres concurrents dont le personnel n’atteint guère 200 salariés. De fait, Toguna agro-industrie est privée de la moitié du marché des engrais au Mali. Or, d'après nos investigations, à défaut de conquérir et d’obtenir la moitié du marché des engrais, dans les années à venir, l’usine sera obligée de se débarrasser d'autres travailleurs.

Comme pour dire que le licenciement de 250 travailleurs n'est que le début et cela devrait se poursuivre. «Ce n'est pas de gaieté de cœur que le patron le fait, nous le connaissons. Nous savons ce qu'il a fait ici au Mali pour les pauvres et les personnes en difficulté. Donc nous mettre à la porte, c'est le cœur serré qu'il nous a informés», témoigne un des infortunés travailleurs licenciés.

Dans un passé encore récent, Togouna Agro-industrie a fait florès dans le social. Récemment, son patron a mis la main à la poche dans le cadre de la construction de l'université de Bandiagara. Ses actions dans le monde des religieux, de la santé, la construction des forages, des écoles, éclairages et autres, sont nombreuses.

Mais l’enthousiasme et la détermination d’antan des travailleurs, la prodigalité du chef de l'entreprise citoyenne restent aujourd’hui de beaux souvenirs à Toguna agro-industrie. La tristesse a gagné certains travailleurs de l'usine d'engrais qui fonctionne au ralenti, les activités étant réduites. Mais l’on espère, cette année, que la situation revienne au plus vite à la normale.

Mais rien n'est gagné d'avance puisqu'il y a d'autres concurrents sur le marché des engrais au Mali, même s'ils n'ont pas les mêmes capacités  de production que Toguna agro-industrie.

En tout cas, à Toguna agro-industrie, c'est la première fois qu'il y a un tel nombre de personnes licenciées. D’un seul coup. Plusieurs personnes concernées restent sans voix, tant qu’elles pensaient que le caractère citoyen de l’entreprise et les gestes de bonne volonté du promoteur étaient un gage de sécurité et d'assurance pour elles. Mais à l'impossible nul n'est tenu.

Du côté de la direction de la société, personne n'a voulu, pour le moment, répondre à nos sollicitations. Même si plusieurs personnes et travailleurs ont confirmé certaines de nos hypothèses.

Reste à espérer que le tour de vis se limite à ces 250 personnes. Sans quoi, les rues de Bamako accueilleront de nombreux chômeurs, des chefs de famille !

<strong>Kassim TRAORE  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Quand Sékou Touré déclenche l&amp;apos;abandon de la France</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/quand-sekou-toure-declenche-labandon-de-la-france-2779724.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 13:57:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Trois mille Français quittèrent le pays, en prenant tous leurs biens et détruisant tout ce qui ne pouvait être déplacé : les écoles, les crèches, les bâtiments de l’administration publique furent détruits, les voitures, les livres, les médicaments, les instruments de l'institut de recherche, les tracteurs ont été écrasés et sabotés ; les chevaux, les vaches dans les fermes ont été tués, et les nourritures entreposées furent brûlées ou empoisonnées. Le but de cet acte scandaleux était bien évidemment, d’envoyer un message clair à toutes les autres colonies sur les conséquences du rejet de la France.</em></strong>

Le fait est que peu à peu, la peur s’empara des élites africaines, et après ces événements aucun autre pays ne trouva jamais le courage de suivre l’exemple de Sékou Touré, dont le slogan était “Nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage”. Pour les pays nouvellement indépendants il fallut trouver des compromis avec la France. Sylvanus Olympio, le premier président de la République du Togo, un petit pays d’Afrique de l’Ouest, trouva une solution susceptible de calmer les Français :

Ne voulant pas continuer à subir une domination française, il refusa de signer le pacte colonial proposé par De Gaule, mais accepta en contrepartie de payer une dette annuelle à la France pour les soi-disant avantages obtenus lors de la colonisation française. Ce furent les seules conditions de la France pour ne pas détruire le pays avant de partir. Toutefois, le montant estimé par la France était si grand que le remboursement de la soi-disant «dette coloniale» était proche de 40 % du budget du pays en 1963. Dès lors, la situation financière du Togo tout juste indépendant fut très instable, et afin de se sortir de cette situation, Olympio décida de sortir du système monétaire mis en place par la France coloniale le FCFA (franc des colonies françaises d’Afrique), et créa la monnaie du pays. Le 13 Janvier 1963, trois jours après qu’il a commencé à imprimer les nouveaux billets, une escouade de soldats (soutenus par la France) s’empara et tua le premier président élu de l’Afrique indépendante : Olympio fut exécuté par un ex Légionnaire français, le sergent de l’armée Etienne Gnassingbé qui, au passage, reçu à ce moment une prime de 612 dollars de l’ambassade française locale pour le succès de sa mission. Le rêve de Olympio était de construire un pays indépendant et autonome. Mais l’idée ne correspondait pas aux volontés françaises. Le 30 Juin 1962, Modibo Keita, le premier président de la République du Mali, décida également de se retirer du système monétaire FCFA (imposé à 12 pays africains nouvellement indépendants).

En effet, pour le président malien, qui se penchait plus vers une économie socialiste, il était clair que la colonisation qui perdurait avec ce pacte avec la France, devenait un piège, un fardeau pour le développement du pays. Le 19 Novembre 1968, comme Olympio, Keita sera victime d’un coup d’Etat mené par un autre ex légionnaire français des Affaires étrangères, le lieutenant Moussa Traoré. De fait, durant cette période turbulente où l’Afrique combattait à se libérer du joug de la colonisation européenne, la France usera à nombreuse reprises de mercenaires anciennement affiliés à la légion étrangère pour réaliser des opérations coup de poings contre les présidents nouvellement élus :

Au 1<sup>er</sup> Janvier 1966, Jean- Bedel Bokassa, ex-légionnaire français, portait un coup d’état contre David Dacko, le premier président de la République centrafricaine. Le 3 Janvier 1966, Maurice Yaméogo, le premier président de la République de Haute-Volta, aujourd’hui appelé Burkina Faso, a été victime d’un coup porté par Aboubacar Sangoulé Lamizana, un ex légionnaire français qui a combattu avec les troupes françaises en Indonésie et en Algérie contre ces pays l’indépendance Le 26 Octobre 1972 Mathieu Kérékou qui était un garde de sécurité au président Hubert Maga, le premier président de la République du Bénin, a porté un coup d'État contre le président, après avoir fréquenté les écoles militaires françaises de 1968 à 1970. En fait, au cours des 50 dernières années, un total de 67 coups état qui se sont passés dans 26 pays en Afrique, 16 de ces pays sont des ex- colonies françaises, ce qui signifie que 61 % des coups d'États en Afrique ont été initiés dans d’anciennes colonies françaises.

<strong>En Mars 2008, l’ancien président français Jacques Chirac a déclaré :</strong>

«Sans l’Afrique, la France va glisser vers le bas dans le rang de vingt-troisième puissance [du monde] “ Le prédécesseur de Jacques Chirac François Mitterrand avait déjà prophétisé en 1957 que : «Sans l’Afrique, la France n’aura pas d’histoire au 21e siècle”

En ce moment même où j’écris cet article, 14 pays africains sont obligés par la France, à travers le pacte colonial, de mettre 85% de leurs réserves à la banque centrale de France sous le contrôle du ministère des finances français. Jusqu’à maintenant, en 2014, le Togo et environ 13 autres pays africains doivent encore payer la dette coloniale à la France. Les dirigeants africains qui refusent sont tués ou victimes de coup d’Etat. Ceux qui obéissent sont soutenus et récompensés par la France grâce à style de vie somptueux, tandis que leurs populations endurent la misère et le désespoir. Un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année. Nous accusons souvent les dirigeants africains de corruption et de servir les intérêts des nations occidentales, mais il y a une explication claire de ce comportement. Ils se comportent ainsi parce qu’ils ont peur d’être tués ou d’être la victime d’un coup d'État. Ils veulent s’allier à une nation puissante pour se sauvegarder en cas d’agression ou de difficultés. Mais, contrairement à une protection amicale, la protection de l'ouest est souvent offerte en échange du renoncement à servir leur propre peuple ou les intérêts des nations. Les dirigeants africains travailleraient dans l’intérêt de leur peuple s’ils n’étaient pas constamment harcelés et intimidés par les pays coloniaux. En 1958, effrayé des conséquences de son choix d’indépendance face à la France, Léopold Sédar Senghor a déclaré : «Le choix du peuple sénégalais, c’est l’indépendance, ils veulent qu’elle ait lieu seulement dans l’amitié avec la France, pas en litige. “ Dès lors la France a accepté qu’une « indépendance sur le papier” pour ses colonies, mais a signé en parallèle des ” accords de coopération “, précisant la nature de leurs relations avec la France, en particulier les attaches envers la monnaie (le Franc), le système éducatif français, les ententes militaires et les préférences commerciales. Voici les 11 principales composantes de la poursuite du pacte de colonisation depuis les années 1950 :
<ol>
 	<li><strong> La dette coloniale pour les avantages de la colonisation française</strong></li>
</ol>
Les pays nouvellement «indépendants» doivent payer pour l’infrastructure construite par la France dans le pays pendant la colonisation. Je dois encore trouver les détails sur les montants, l’évaluation des avantages coloniaux et les conditions de paiement imposées aux pays africains, mais nous y travaillons (nous aider avec des informations).
<ol start="2">
 	<li>Confiscation automatique des réserves nationales Les pays africains doivent déposer leurs réserves monétaires nationales en France à la banque centrale. La France a tenu des réserves nationales de quatorze pays africains depuis 1961 : Bénin, Burkina Faso, Guinée- Bissau, Côte-d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Congo -Brazzaville, la Guinée équatoriale et le Gabon. La politique monétaire régissant un tel regroupement diversifié de pays est simple car il est géré par le Trésor français, sans en référer aux autorités fiscales centrales comme l’UEMOA ou la CEMAC. Selon les termes de l’accord qui a été mis en place par la banque centrale du CFA, chaque Banque centrale de chaque pays africain est obligée de garder au moins 65 % de ses réserves de change dans un «compte d’opérations» tenu au Trésor français, ainsi qu’un autre 20 % pour couvrir les passifs financiers. Les banques centrales CFA imposent aussi un plafond sur le crédit accordé à chaque pays membre à l’équivalent de 20 % des recettes publiques de ce pays sur l’année précédente. Même si la BEAC et la BCEAO ont une facilité de découvert auprès du Trésor français, les traites sur les facilités de découvert sont sous réserve du consentement du Trésor français. Le dernier mot est celui de la Trésorerie française qui a investi les réserves étrangères des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris. En bref, plus de 80% des réserves de change de ces pays africains sont déposées dans les «comptes d’opérations» contrôlés par le Trésor français. Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais n’ont pas de politique monétaire propre. Les pays eux-mêmes ne savent pas, ne sont pas informés, à hauteur de combien la réserve de change détenue par le Trésor français leur appartient en tant que groupe ou individuellement. Les gains de l’investissement de ces fonds du Trésor français sont censés être ajoutés à la réserve de change, mais il n’y a pas de comptabilité transmise aux banques ou aux pays, ni les détails de ces modifications. «Seul un groupe restreint de hauts fonctionnaires du Trésor français connaissent les montants figurant dans les «comptes d’opérations» où ces fonds sont investis ; si il y a un bénéfice sur ces investissements, ils ont interdiction de divulguer ces informations aux banques CFA ou aux banques centrales des états africains. ” écrit le Dr Gary K. Busch. Il est estimé que la France gère près de 500 milliards d’argent africain dans sa trésorerie, et ne fait rien pour mettre un peu de lumière sur ce côté sombre de l’ancien empire.</li>
</ol>
<strong>La finalité reste : Les pays africains n’ont pas accès à cet argent.</strong>

La France leur permet d’accéder à seulement 15 % de leur argent par an. S’ils ont besoin de plus, les pays africains doivent emprunter, à des taux commerciaux, sur les 65% de leur argent détenu au Trésor français. Pour rendre les choses plus tragiques, la France impose un plafond sur le montant de l’argent que les pays peuvent emprunter à la réserve. Le plafond est fixé à 20 % de leurs recettes publiques de l’année précédente. Si les pays ont besoin d’emprunter plus de 20% de leur propre argent, la France a un droit de veto. L’ancien président français Jacques Chirac a récemment parlé de l’argent des pays africains dans les banques en France. Voici une vidéo qui parle du système d’exploitation français.
<ol start="3">
 	<li><strong> Droit de priorité sur toute ressource brute ou naturelle découverte dans le pays</strong></li>
</ol>
La France a la priorité en matière d’achats de toutes les ressources naturelles de la terre de ses ex- colonies. C’est seulement en cas de refus de celle-ci que les pays africains sont autorisés à chercher d’autres partenaires.
<ol start="4">
 	<li>Priorité aux intérêts et aux entreprises françaises dans les marchés publics et constructions publiques Dans l’attribution des marchés publics, les entreprises françaises doivent être considérées en premier lieu, et seulement après les marchés étrangers sont considérés. Le fait que les pays africains pourraient obtenir une meilleure offre financière ailleurs n’est pas pris en compte. En conséquence, dans la plupart des ex- colonies françaises, toutes les plus grosses compagnies et acteurs économiques sont dans la main des expatriés français. En Côte d’Ivoire, par exemple, les entreprises françaises possèdent et contrôlent tous les grands services publics – eau, électricité, téléphone, transports, ports et les grandes banques. Idem dans le commerce, la construction et l’agriculture. En fin de compte, comme je l’ai écrit dans un précédent article, les Africains vivent maintenant sur un continent possédé par les Européens</li>
 	<li>Droit exclusif de fournir des équipements militaires et de former les officiers militaires des pays. Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions, et les «accords de défense» attachés au pacte colonial, les africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs de formation en France ou dans des infrastructures militaires françaises. La situation sur le continent est telle que la France a formé et nourri des centaines, voire des milliers de traîtres. Ils sont en sommeil tant qu’ils ne sont pas nécessaires, et activés en cas de besoin pour un coup d’état ou à d’autres fins !</li>
 	<li>Droit pour la France de pré-déployer des troupes et intervenir militairement dans le pays pour défendre ses intérêts. Sous la dénomination «Accords de défense» attachés au pacte colonial. La France a le droit d’intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans des bases et installations militaires, entièrement géré par les Français.</li>
</ol>
<strong>Les bases militaires françaises en Afrique</strong>

Lorsque le président Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire a tenté de mettre fin à l’exploitation française du pays, la France a organisé un coup d’état. Durant le long processus pour chasser Gbagbo du pouvoir, les tanks français, les hélicoptères de combat et les forces spéciales sont intervenues directement dans le conflit, ont tiré sur des civils et tué beaucoup d’entre eux.

Pour ajouter l’injure à l’insulte, la France estime que la communauté d’affaires française a perdu alors plusieurs millions de dollars lors de la ruée pour quitter Abidjan en 2006 (où l’armée française a massacré 65 civils non armés et blessé 1200 autres.) Après la réussite du coup d’état par la France, et le transfert du pouvoir à Alassane Ouattara, la France a demandé au gouvernement Ouattara de verser une indemnité à la communauté d’affaires française pour les pertes pendant la guerre civile. Du fait, le gouvernement Ouattara leur a payé le double de ce qu’ils ont dit qu’ils avaient perdu en quittant.
<ol start="7">
 	<li>Obligation de faire du français la langue officielle du pays et de la langue pour l’éducation</li>
</ol>
Oui, monsieur. Vous Devez parler français, la langue de Molière ! La langue française et une organisation de la diffusion de la culture a été créée. Appelée «Francophonie» qui regroupe avec plusieurs branches et organisations affiliées toutes contrôlées par le ministre français des Affaires étrangères.

Comme démontré dans cet article, si le français est la seule langue que vous parlez, vous auriez accès à moins de 4% de la connaissance de l’humanité et des idées. C’est très limitant.
<ol start="8">
 	<li>Obligation d’utiliser la l’argent de la France coloniale le FCFA. C’est la véritable vache à lait pour la France, un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année. Lors de l’introduction de la monnaie euro en Europe, d’autres pays européens ont découvert le système d’exploitation français. Beaucoup, en particulier les pays nordiques, ont été consternés et ont suggéré à la France se débarrasser du système, mais sans succès.</li>
 	<li>Obligation d’envoyer en France le rapport annuel du solde et de réserve Sans le rapport, pas d’argent. Quoi qu’il en soit le secrétariat des banques centrales des ex- colonies, et le secrétariat de la réunion biannuelle des ministres des Finances des ex- colonies sont assurés par la France banque centrale / Trésor.</li>
 	<li>Renonciation à entrer en alliance militaire avec tout autre pays, sauf autorisation par la France Les Pays africains en général sont ceux avec le moins d’alliances militaires inter-Etats. La plupart des pays ne disposent que d’alliances militaires avec leurs ex- colonisateurs ! (drôle, mais vous ne pouvez pas faire mieux ! ). Dans les cas où ils souhaiteraient une autre alliance, la France les garde bien de le faire.</li>
 	<li>Obligation de s’allier avec la France en situation de guerre ou de crise mondiale Plus d’un million de soldats africains se sont battus pour la défaite du nazisme et du fascisme pendant la seconde guerre mondiale. Leur contribution est souvent ignorée ou minimisée, mais quand vous pensez que cela a pris seulement 6 semaines pour l’Allemagne pour vaincre la France en 1940, la France sait que les Africains pourraient être utiles pour conserver la « Grandeur de la France ” à l’avenir. Il y a quelque chose de quasiment psychopathe dans la relation de la France avec l’Afrique. Tout d’abord, la France est gravement accro au pillage et à l’exploitation de l’Afrique depuis l’époque de l’esclavage. Ensuite, il y a ce manque complet de la créativité et de l’imagination de l’élite française à penser au-delà du passé et de la tradition. Enfin, la France dispose de 2 institutions qui sont complètement gelées dans le passé, habitées par des paranoïaques et psychopathes ” les hauts fonctionnaires ” qui répandent la crainte de l’apocalypse si la France devait être amenée à changer, et dont la référence idéologique vient toujours du romantisme du 19ème siècle. Ils sont : le ministre des Finances et du Budget de la France et le ministre des affaires étrangères de la France.</li>
</ol>
Ces deux institutions ne sont pas seulement une menace pour l’Afrique, mais pour les Français eux-mêmes. C’est à nous qu'il revient de libérer l’Afrique, sans demander la permission, parce que je ne peux toujours pas comprendre par exemple comment 450 soldats français en Côte d’Ivoire pourraient contrôler une population de 20 millions de personnes ? La première réaction des personnes lorsqu’ils apprennent l’existence de l’impôt colonial français est souvent une question : « Jusqu’à quand ?“A titre de comparaison historique, la France a fait payer à Haïti l’équivalent moderne de 21 milliards de dollars de 1804 à 1947 ( près d’un siècle et demi ) pour les pertes causées aux marchands d’esclaves français suite à l’ abolition de l’esclavage et à la libération des esclaves haïtiens Les Pays africains paient la taxe coloniale depuis les 50 dernières années ! Combien de temps les Africains doivent-ils encore attendre pour mettre fin à ce grand vol organisé et esclavage organisés depuis plusieurs siècles
<strong>MBIM</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Quelques dates importantes de la vie du président Modibo Kéita</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/quelques-dates-importantes-de-la-vie-du-president-modibo-keita-2779727.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 13:33:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[4 juin 1915 : naissance à Bamako (de Daba Kéita et de Fatouma Camara). Il fréquente l’École coranique jusqu’en septembre 1924 où il entre à l’école française, 1930 : CEP et Entrée à l’École Primaire Supérieure du Soudan. Cette école devient École Terrasson de Fougères en 1931 et enfin Lycée Askia Mohamed à partir de 1962. 1933 Modibo Kéita est reçu major au concours Fédéral d’entrée à l’école Normale de Gorée. Cette école recevait les élèves du Sénégal, de la Mauritanie, de la Guinée, du Soudan, de la Haute Volta (Burkina Faso), du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Dahomey (Bénin) et du Togo.

1936 Modibo Kéita sort major de sa promotion avec le diplôme d’Instituteur. Il crée avec Ouézzin Coulibaly le syndicat des Enseignants d’Afrique Occidentale Française. A Bamako il anime l’Amicale du Foyer , le Groupe art et travail, et fait du Scoutisme. Muté à Sikasso où il reste jusqu’en 1946. Muté à Kabara pour l’empêcher d’assumer ses fonctions de Secrétaire Général de l’USRDA. 1948 : Élu Conseiller général. Mars 1952 : élu vice-président du Conseil général du Soudan. 1953 : élu Conseiller de l’Union Française (Secrétaire de la Commission du Plan, de l’équipement et des communications). 1956 Député au Palais Bourbon à Paris. Il est élu Vice-Président de l’Assemblée Nationale Française de 1956 à 1957. 17 mai 56 au 18 novembre 57 : Sous-secrétaire d’État à la FOM dans le Gouvernement Maurice Bourgès-Maunoury.  18 novembre 1957 au 13 mai 1958 : Secrétaire d’État à la Présidence du Conseil dans le Gouvernement Félix GAILLARD. 1947 à 1958 : Membre du Comité de coordination du RDA

<strong>1957 : Maire de Bamako</strong>

1957 Congrès du RDA où se pose le problème des Exécutifs fédéraux. 17 janvier 1959 : Conférence pour la création de la Fédération à Bamako. 4 avril : signature des accords de transfert de compétences entre la France et la Fédération du Mali. Cette date restera celle de la fête Nationale du Sénégal. 1957 : Président du Conseil de Gouvernement autonome du Soudan. Janvier à avril 1959 : Président du Grand Conseil de l’AOF. 17 janvier 1959 au 20 août 1960 : Président du Gouvernement de la Fédération du Mali. 20 août 1960 : rupture de la Fédération du Mali.

<strong>22 septembre 1960 : Indépendance du Mali</strong>

20 janvier 1961 : demande d’évacuation des bases militaires françaises. 5 septembre 1961 : date de départ du dernier contingent de soldats français du territoire du Mali. 1960 : Constitution de l’Union Ghana Guinée Mali. 1961 : Charte de Casablanca. Octobre 1961 : lancement du premier Plan Quinquennal septembre 1962 : 2ème Séminaire et 6ème Congrès de l’USRDA. 1962 Réforme de l’Enseignement. 1963 : Séminaire de l’Armée et des Forces de sécurité. 1963 : Conférence d’Addis Abéba : création de l’OUA. Octobre 1963 : médiation réussie mettant fin au conflit armé opposant l’Algérie au Royaume du Maroc. 1er mars 1966 au 19 novembre 1968 : Président du Comité National de Défense de la Révolution (CNDR). 22 septembre 1960 au 19 novembre 1968 : Président du Gouvernement, Chef de l’État du Mali. Prix Lénine de la Paix.M1967 : Conception du Plan triennal de redressement économique et financier. 1968 : Bilan de la politique agricole à travers le Séminaire sur la coopération en milieu rural. 1968 : Tournées dans les zones pour la préparation de la mise en place des comités révolutionnaires de base (CRB) en vue du 7ème Congrès du Parti. 19 novembre 1968 : arrestation à la suite d’un putsch militaire. 16 mai 1977 : Assassinat du Président Modibo Kéita en détention au camp des parachutistes de Djikoroni. 17 mai 1997 : inhumation au cimetière d’Hamdallaye.

<strong>Source : Les grandes dates du Mali </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Diplomatie : Ibrahima Diawara est désormais consul  honoraire d&amp;apos;Indonésie au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie-ibrahima-diawara-est-desormais-consul-honoraire-dindonesie-au-mali-2779722.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 13:25:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les liens de coopération entre le Mali et la République d'Indonésie se renforcent, avec la nomination d'un consul honoraire à Bamako en la personne d’Ibrahima Diawara, investit le 25 septembre 2018 à Dakar. Il est chargé d'insuffler une nouvelle dynamique à cette coopération dans divers domaines comme l'agriculture, le commerce et l'industrie. </em></strong>

Ambassade d'Indonésie à Dakar, un grand jour pour Ibrahima Diawara. Ce jeune et dynamique opérateur économique malien vient d'être investi de la confiance du président de la République pour être désormais le trait d'union entre le Mali et la République d'Indonésie. Le très bouillant jeune chef d'entreprise, Aujourd’hui ajoutez-y Monsieur le Consul Honoraire de l'Indonésie au Mali', Ibrahima Diawara, vient tout juste d'avoir sa lettre d'accréditation au Mali des mains de l'ambassadeur d'Indonésie au Sénégal au nom du président de la République d'Indonésie et cela, à la Chancellerie.

La cérémonie s'est déroulée conformément à la constitution indonésienne : remise de la lettre de mission et les symboles de la République d'Indonésie. Telles ont été les grandes articulations de cette cérémonie d'investiture du tout nouveau consul honoraire d'Indonésie au Mali Ibrahima Diawara. Il est chargé de dynamiser davantage l'axe Bamako Jakarta durant les 5 prochaines années.

Selon l'ambassadeur d'Indonésie au Sénégal, son pays a besoin d'un consul honoraire pour beaucoup plus d'activités, notamment dans des secteurs comme l'industrie, le commerce, l'agriculture, les infrastructures et l'éducation. Ces secteurs sont porteurs au Mali, c'est pour cela que cette représentation a été créée au Mali. Elle complète les consulats indonésiens à 59 dans le monde.

Nommé sur proposition des autorités maliennes, l'opérateur économique Ibrahima Diawara est en terrain connu, car il a longtemps séjourné en Indonésie, un pays de l'Asie de l'est peuplé d'environ 260 millions d'habitants pour une superficie de 1 million Km2. «Je joins ma voix à celle de ma famille pour remercier le président de la République du Mali son excellence Ibrahim Boubacar Keita, qui a joué un rôle capital dans cette nomination. Cette nomination est très importante parce que le Mali est premier producteur de coton, mais malheureusement, le Mali passe par des intermédiaires pour vendre son coton à l'Indonésie. Aujourd'hui, l'Indonésie est en train de fabriquer des avions, une industrie très forte ; l'Indonésie est un leader dans l'agriculture, tout ceci augure de bonnes perspectives pour notre pays», a déclaré Ibrahima Diawara.

Sa prestation de serment s'est déroulée en présence de Mahamoud Arby du ministère des Affaires étrangères du Mali ; sans oublier la famille du consul, ses amis comme notre confrère et aîné Hamidou Sampi de Creacom Afrique et plusieurs autres invités.

<strong>K.T </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Élection présidentielle et célébration du 22 Septembre 2018 :  Quand l’ORTM marque encore des points</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/election-presidentielle-et-celebration-du-22-septembre-2018-quand-lortm-marque-encore-des-points-2779721.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 13:23:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après le retour de Sidiki N’Fa Konaté à l’Ortm en avril 2016, plus rien n’est impossible à Bozola. Au lendemain de la célébration du 22 septembre et de l’entrée en fonction du président élu, le personnel de l’Ortm peut avoir le sentiment du devoir bien accompli. On peut penser ce qu’on veut, on peut dire ce qu’on veut, mais ce Sidiki N’fa Konaté est un manager atypique, d’un style particulier, toujours au plus près de ses hommes. </em></strong>

L’autre jour, il a fait la revue complète de tout l’effectif : les cars, les cameramen, les ATP, le son, les reporters. Il a un petit mot pour chaque agent, «c’est extraordinaire!». C’est ce qu’on appelle avoir la passion pour son travail. Cette passion de Sidiki est vraiment contagieuse.

1<sup>er</sup> défi relevé par Sidiki N’Fa Konaté et ses hommes, la couverture médiatique du scrutin présidentiel avec en toile de fond «une élection apaisée». Pour relever ce premier défi, il a fallu mettre en œuvre un plan de couverture. Des reportages bien élaborés ont été faits avant, pendant et après le scrutin.

En ce qui concerne la pacification du processus, des messages d’apaisement et de sensibilisation sur l’importance d’une élection apaisée ont été diffusés à la télévision nationale, à la radio nationale et sur les stations régionales. Mieux, le Directeur général de l’Ortm Sidiki N’Fa Konaté, accompagné de certains de ses collaborateurs, est allé remettre un téléviseur, un kit d’alimentation solaire à celle qui a donné le meilleur message. Il s’agit de madame Camara Bayni Camara domiciliée à Ouezzindougou. Ce n’est pas la valeur des équipements remis à Mme Camara mais plutôt la symbolique pour la chaîne de service public.

Les Maliens dans leur majorité n’oublieront pas de sitôt les images de la célébration du 58è anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance. Comme le dirait l’autre, «l’Ortm a vraiment crevé l’écran». Pour l’occasion, Sidiki N’Fa Konaté a déployé de gros moyens (techniques et humains) pour permettre aux Maliens de l’intérieur et de l’extérieur de vivre en temps réel cet événement d’une part et d’autre part d’apprécier les importants efforts financiers consentis par le gouvernement pour équiper nos forces armées et de sécurité, sous le leadership bien éclairé du président Ibrahim Boubacar Keita.

Déjà, à quelques jours du 22 septembre, l’Ortm, à travers des reportages, a raconté l’histoire du Mali. C’est ainsi qu’on a pu suivre des reportages sur la naissance du Mali, la contribution des femmes à la lutte d’indépendance, les aspects vestimentaires et culturels du Mali nouvellement indépendant, un certain 22 Septembre 1960.

Quand l’Ortm marque encore des points, les Maliens sont tout simplement fiers. À Bozola, on attend les défis de pied ferme !!!!

<strong>Le Neveu </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali, une République bananière : voici ses fondateurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-mali-une-republique-bananiere-voici-ses-fondateurs-2779717.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/le-mali-une-republique-bananiere-voici-ses-fondateurs-2779717.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 13:19:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali est devenu une République bananière depuis l’avènement de l’Adéma/Pasj. Des hommes marquent cette République bananière qu’ils ont faite et façonnée. Ils sont : Soumeylou B. Maïga, Ibrahim Boubacar Keita, Alpha Oumar Konaré, Soumaïla Cissé.</em></strong>

Durant des années, ils ont pillé ce pays, se sont protégés mutuellement, tout en feignant de se faire des crocs-en-jambe, se couvrant mutuellement de mensonges, de calomnies, dénigrant tous ceux qui leur portent ombrage ou osent mettre à nu leur vilenie. Curieusement, ils arrivent à se supporter, à s’accepter, surtout, lorsque le peuple médusé grogne.

Chaque jour, les choses se précisent et le champ politique s’éclaircit avec des révélations aussi scandaleuses les unes que les autres. En voilà l’annonce d’une des révélations qui mettra en ébullition les milieux politiques, démontrant l’une des causes de la misère de notre peuple, qui n’a que souffert de l’incurie de ceux qui le mettent en danger de partition, de liquidation de la cohésion sociale et de l’unité nationale.

<strong>Alpha Oumar Konaré n’a pas remis à ATT les rapports d’inspection sur IBK et Soumaïla</strong>

Les rapports d’inspection sur la primature (lorsque le bourgeois IBK en était le locataire) et le ministère de l’équipement ont été recherchés, photocopiés et remis à ATT, par Soumeylou Boubèye Maïga, à travers son ami le plus proche d’alors. IBK et Soumaïla Cissé devraient être arrêtés et mis définitivement en dehors de la scène politique. Alors, le seul qui resterait après ATT serait SBM.

Comment les rapports ont été remis ? À quelle heure les rapports ont été remis ? Qui a remis les rapports à ATT ? En compagnie de qui, ils ont été remis ? Pourquoi IBK a demandé à Samir Nama, son protocole, de faire venir le procureur de la commune III d’alors ? Pourquoi chaque page des rapports de la primature mettait IBK en cause ?

Ces réponses seront bientôt données. Le témoin de toute cette méchanceté sera bientôt à Bamako. Cette carte au temps d’ATT a échoué. La carte actuelle et la dernière est : voler les élections et gérer le Mali après IBK.

L’avion présidentiel, les contrats militaires et les contrats qu’ils font en ce moment seront aussi exposés par les juges. Ils répondront de tout, mais le pays ne sera pas leur boutique. Bientôt, la Maison de la presse abritera la conférence la plus explosive depuis que la République existe.

<strong>O.M.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Arrêt sur images : imposture au comble !</title>
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<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 13:12:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Quand un ministre dit des "Maliens de l’extérieur", M. Yaya Sangaré, aux frais de l'Etat, vient rencontrer des membres du clan présidentiel en France, au nom de toute une diaspora, plus de 100.000 Maliens.</em></strong>

Depuis IBK I jusqu'à IBK II, une tradition malsaine s'est installée dans la politique malienne de l'extérieur qui consiste à éviter de rencontrer le peuple des diasporas en face en face. À chaque arrivée d'une autorité de la République, des compatriotes timbrés RPM et acolytes sont invités dans une salle pour représenter toute une diaspora. La supercherie pour ne pas dire l'imposture consiste à dire que nous avons invité «des responsables associatifs», vu problème de salle, de timing serré du ministre, vu de ceci, vu de cela..... L'ORTM achève le travail avec des images taillées sur mesure pour dire qu'un tel ministre a rencontré la diaspora de France, puis il a recensé leurs doléances pour y trouver des solutions.

Pour protester contre une telle pratique politicienne, des jeunes de la diaspora malienne de France ont effectué un pied de grue devant la salle où le ministre des Maliens d'IBK, M. Yaya Sangaré, rencontrait ses amis politiques. Ils ont été empêchés d’accéder à la salle. Loyaux, qu'ils sont, ils ont discuté avec la police française appelée pour les déloger. Finalement, ils ont levé le camp pacifiquement après avoir hué les occupants de la salle à leur sortie.

Il ressort de cette pratique clanique voire politicienne que le président de la République fraîchement réélu dans un contexte de contestation n'a pas encore tiré la leçon des ratés de sa politique des Maliens de l'extérieur : absence de dialogue direct avec les diasporas. D'où pendant l'élection présidentielle dernière, par exemple en France, IBK a été copieusement battu au premier tour par exemple avec 38,78% pour Soumaïla Cissé et IBK 32, 62%. Hélas, la leçon n'est pas encore tirée...

Si les ambassades, le ministre des Maliens de l'extérieur font leur boulot dans l'intérêt des Maliens de l'extérieur, il n'y a pas de raison qu'un ministre de la République ait des boules au ventre pour rencontrer ses compatriotes de l'étranger. Il est grand temps que cette pratique clanique cesse ! Soit on est ministre de la République, soit on est ministre de la famille présidentielle. Auquel cas, les diasporas doivent se mobiliser pour combattre une telle pratique ostensiblement illégale et illégitime !

<strong>Bakary TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Adieu père ! Adieu soldat de la démocratie malienne !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nomminations/adieu-pere-adieu-soldat-de-la-democratie-malienne-2-2779707.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 12:43:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans la nuit du mardi 11 septembre 2018, à l’hôpital «Mère-Enfant» le Luxembourg du Mali, à l’âge de 79 ans, une grande figure de la culture et de la littérature malienne s’est éteinte. L’écrivain Gaoussou Diawara, grand homme du monde des arts et de la culture, s’en est allé. Il a été vaincu par une maladie contre laquelle il se battait depuis quelques mois.</em></strong>

Né en 1940 à Ouéléssoubougou, après de brillantes études primaires et secondaires au Mali, il  s’est rendu à Moscou pour des études supérieures. Diplômé de l’Institut de Littérature Maxime Gorki, de l’Institut Théâtral d’État Tounatchasky, et d’un Doctorat en dramaturgie obtenu à l’Institut de Littérature Mondiale de Moscou (ex-URSS).

Écrivain engagé, militant politique, le Professeur Gaoussou Diawara est membre fondateur du Comité National d’Initiative Démocratique en 1990 (CNID Association) au sein duquel il a assumé les fonctions de secrétaire aux conflits. Il a joué un rôle décisif dans la longue lutte de notre peuple pour l’avènement d’une société démocratique, fondée sur les valeurs de justice, de liberté et de développement social et économique équitable.

Il est également l’auteur de l’hymne du CNID et du premier et célèbre générique prosaïque de la Radio Kayira. Gaoussou Diawara a eu une vie professionnelle exceptionnellement riche. Écrivain prolifique, Gaoussou l’a été aussi. Il est l’auteur de plusieurs romans, entre autres, <em>Aboubacar II l’explorateur Manding, le grenier, miroir brisé, panorama critique du théâtre malien dans son évolution, etc.</em>, 38 pièces de théâtres, dix essais, huit recueils de poésie, et sept recueils de nouvelles.

L’Homme inondait les pages du quotidien national «Essor» et du Journal «Dambé» (Organe de presse du CNID) de contributions d’une grande portée pédagogique et politique et à travers lesquelles il affichait ses positions sur les grandes questions d’intérêt national.

Entrepreneur culturel, Gaoussou l’a été aussi. Il a créé la troupe artistique et culturelle «Teriya» qui a porté au firmament notre pays lors des festivals en Afrique et partout dans le monde.

Le Professeur Gaoussou et moi, nous nous sommes connus dans le feu de l’action politique. Lui, Professeur d’enseignement supérieur à l’École Normale supérieure, à la Faculté des lettres, des arts et des sciences Humaines, et à l’Institut National des Arts et moi, militant politique.

Au fil du temps, s’est développée entre nous une relation cordiale désintéressée, fondée sur l’affection constante de sa part pour moi, admiration pérenne de ma part pour lui, le tout dans un respect mutuel malgré l’écart d’âge important entre nous.

Je me plaisais en sa compagnie car l’homme était un trésor immense de connaissances multiformes et une mine d’informations intarissable. J’étais son fils, son ami, son confident.

Il m’a raconté en détail la grande et glorieuse histoire du Comité National d’Initiative Démocratique (CNID) et les péripéties de la marche historique du 10 décembre 1990 contre le régime décrié du Général Moussa Traoré pour réclamer à visage découvert l’avènement d’une société démocratique de justice, de liberté et de progrès économique et social équitable.

Cet homme de savoir avait le savoir-vivre, le savoir-être, le savoir-faire ; bref, il était d’un commerce extrêmement agréable. Il avait un profond respect pour les valeurs familiales et sociétales en général. Sans doute cela expliquait-il son refus d’adhérer à un parti politique pour ne pas contrarier ses parents qui ne voulaient pas qu’il fasse de la politique.

Patriote et intègre, Gaoussou l’était également. En pleine dictature militaire CMLN /UDPM, il refusa l’offre du régime en place d’être ambassadeur du Mali en Russie. Quel courage ! Peu de cadres du Mouvement démocratique n’auraient pas pu résister à une telle tentation.

Dans son lit de malade, il me fit appel pour un projet qui lui tenait particulièrement à cœur : la  rédaction de l’histoire du CNID pour la jeune génération.

Il me disait qu’il n’allait pas mourir et que nous irions ensemble dans son bercail à Ouéléssébougou pour rédiger «notre livre de la vie» qui n’excéderait pas une vingtaine de pages. L’ouvrage aurait eu comme titre «<em>Histoire d’une vie au service de la nation, Gaoussou, père et Alpha, fils</em>».

Il ne cessait de s’enquérir des nouvelles politiques du pays et de certains camarades en particulier, de la rentrée scolaire, de l’Université. Il insistait que je l’emmène chez moi et chez mon père avec lequel il a partagé l’histoire du CNID Association.

L’écrivain britannique William Shakespeare le disait à juste raison «Mourir en combattant, c’est la mort détruisant la mort. Mourir en tremblant, c’est payer servilement à la mort le tribut de sa vie». Le Professeur Gaoussou est mort non pas en tremblant mais en combattant. Il a affronté la mort avec courage, bravoure et abnégation.

Napoléon Bonaparte me prêtera l’expression, «mourir ce n’est rien, mourir vaincu et sans gloire, c’est mourir tous les jours». Le Professeur Diawara a eu sa part de gloire à travers des signes de reconnaissance de ses contemporains, notamment en ayant été le lauréat du concours théâtral interafricain organisé par Radio France Internationale (RFI) en 1975, du Grand Prix UNESCO de la Poésie en 1972, et en ayant été élevé au grade de chevalier de l’ordre national à la fois du Mali et de la France.

Il y a lieu de saluer la présence à ses obsèques de certaines autorités politiques et administratives comme le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, le ministre de l’Enseignement supérieur Assétou Founé Samaké et celui de la Culture Ramatoulaye Diallo, de ses camarades, entre autres, Oumar Mariko, Maître Mountaga Tall, Moriba Sangaré et ses collègues de l’association des écrivains du Mali dont il fut le premier président. L’hommage de la nation et du peuple malien qui a été ainsi rendu à la mémoire de ce patriote géant n’en est que légitime. Dors en paix, cher père ! Amen.

<strong> </strong>

<strong>Alpha Sidiki SANGARE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Axe Gossi&#45;Hombori : un calvaire pour les transporteurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/axe-gossi-hombori-un-calvaire-pour-les-transporteurs-2779708.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 12:41:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le dimanche 30 septembre, un véhicule de l'armée malienne escortant des cars de transport en commun pour Gao est tombé dans une embuscade entre Gossi et Hombori (Centre du Mali) faisant plusieurs morts et blessés. </em></strong>

Un véhicule des forces armées maliennes escortant des cars de transport de passagers en partance pour Gao est tombé dans une embuscade entre Gossi et Hombori (Centre du Mali). Les assaillants étaient sur 5 motos et ont subitement surgi du buisson pour accrocher les soldats maliens.

Ces derniers ont engagé une riposte contre les assaillants. Ainsi, les passagers se retrouvèrent pris au piège entre le déluge de deux feux semant tout de même la panique. C’est au cours des échanges de tirs que les Fama ont reçu un renfort venant du GTIA (groupement interarmes) le plus proche, qui était stationné à une quarantaine de km du lieu de l’embuscade. Ce renfort épaule l’escorte militaire pour mettre en déroute les assaillants.

Selon des sources concordantes, dans la foulée, deux soldats maliens ont été tués et deux autres sont mortellement atteints par balles. Lesquels succomberont plus tard à leurs blessures. On dénombre également plusieurs civils blessés. Une source sécuritaire jointe sur place par «Le Reporter» se réjouit de l’arrestation de certains assaillants. Cette  attaque est la énième intervenue sur ce tronçon principal reliant Bamako au Nord du pays.

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>

<strong>======= </strong>

<strong>Dégradation du tronçon Sévaré-Gao : le cri du cœur des populations du nord </strong>

<strong><em>La route qui relie directement Sévaré à Gao en passant par Konna, Boré, Douentza, Hombori ou encore Gossi est en mauvais état depuis dix ans. Malgré le cri du cœur des usagers, les autorités maliennes font la sourde oreille. </em></strong>

Construite en 1986 par le régime de Moussa Traoré, la route Sévaré-Gao devient de plus en plus désastreuse et impraticable. Les bus et les rares camions qui empruntent cette voie sont confrontés à tous les maux du monde.

Emprunter cette route c’est prendre de gros risques, sans oublier les mines qui y sont posées au quotidien. Il ne se passe pas un mois sans qu’un ou deux bus transportant des passagers ne soient attaqués et dépouillés de tous leurs biens. Les passagers arrivent parfois bredouilles à destination.

Bien que considérée comme un facteur du développement des localités qu’elle traverse, cette route semble être oubliée par les autorités maliennes. De Douentza à Gao, les populations ont carrément perdu l’espoir. Certaines pour rallier Bamako préfèrent la voie du Niger pour ressortir directement sur Sévaré.

«Cette route, ce n’est plus la peine, je préfère négocier avec les gens de la Minusma pour rallier Bamako par vol même si ça prend trop de temps parfois. Même avec ça, je ne suis pas à l’aise parce que je suis obligé de mettre mes marchandises dans les bus ou dans les camions et me remettre à Dieu», nous relate Abdoulaye Maïga, commerçant à Gao.

Comme lui, les populations de Gao et celles des zones traversées par cette route demandent à l’Etat malien d’apporter une solution urgente à cet enfer qui n’a que trop duré.

<strong>API </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Madame Mouncourt et ses filles sont des combattantes de la démocratie</title>
<link>https://www.maliweb.net/people/portrait/madame-mouncourt-et-ses-filles-sont-des-combattantes-de-la-democratie-2779704.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 12:31:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>«Une femme libre est exactement le contraire d'une femme légère.  Parler de liberté n’a de sens qu’à condition que ce soit la liberté de dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre» disait George Orwell. La liberté consiste à choisir entre deux esclavages : le nombrilisme et la conscience. Celui qui choisit la conscience est celui qui est libre.</em></strong>

Lorsqu'un homme crie : «Vive la liberté !» il pense évidemment à la sienne. Mais quand la femme la hurle c’est pour tout un peuple, pour tout le peuple. Que dire ? Que décrire ? Que narrer ? Si ce n’est dire ce que Madame Mouncourt m’a susurré à l’oreille : «Il faut vivre sa vie en essayant d’en faire un modèle pour les autres» ; elle poursuit en chuchotant, «mon fils, il ne faut pas avoir la gorge sèche,  nous sommes dignes d’être là, mes filles et moi sommes prêtes à trépasser pour la cause de la démocratie».

Elle me tapa sur l’épaule avec un regard idéalisé et sublimé comme pour me rappeler la fameuse phrase de Simone de Beauvoir : «Une liberté qui ne s'emploie qu'à nier la liberté doit être niée.» Elle ne savait pas qu’elle m’enfonçait encore plus dans le déshonneur, je n’avais plus la gorge  déshydratée mais entièrement irritée de flétrissure pour placer un mot. J’allais oublier que j’étais un adepte de Raul Castro Ruz. Bon ? Bon sang !

J’ai fait un jet de ce que vous savez ? Bon des larmes quoi, larmes qui se sont taries aussitôt car ma coupole me rappela que la vertu la plus triste est celle de la résignation. Guidant ma tête, je voyais de très loin (pourtant l’espace ne distançait pas trois mètres) ma fille Ada, l’incontournable, l’indomptable, la plus grande animatrice du groupe «Nous soutenons Soumaïla», la fidèle, l’assidue, la sincère, la cordiale Ada Clissé «l’inventrice» des termes «les chiots d’IBK, IBK KA OULOUDENIW», qui me disait haut et fort Tonton, Tonton vas y «Ya foye !» «Grâce à vous tous, on se lave avec de l’eau minérale, on n’a pas peur et elle ajouta : nous sommes des enfants, des filles à madame Mouncourt…»

Puis lança dans ma figure, Tonton Touré, ne pleure pas, on est ensemble jusqu'à la victoire finale, je l’ai chevillée dans mes yeux et je me suis tourné vers Madame Bathily Fanta Gambie, pour lui dire : tiens bon madame ! Promptement, elle me dit : Tonton Touré, c’est le destin, notre référence c’est Dieu même, demain nous allons marcher «fo adan !».

Enfin, un autre ternissement pour moi, madame Tenin Clissé, qui, du reste, est une tante à ADA. La veille de leur arrestation, Ada me disait : Tonton ! Ténin est lourde pour marcher mais elle va marcher ! Elle veut que tu lui achètes des baskets.» J’avais rigolé et promis de m’exécuter.

Mais, après la caravane, voilà que mon amie Ténin a déjà trois nuits au premier arrondissement. Ténin, promis, tu auras tes baskets Inch’Allah ! Madame Mouncourt, Madame Bathily, Ténin Clissé l’Ivoirienne et Ada ma fille,  je vous dis tout simplement que vos noms seront gravés sur les murs de l’histoire de notre pays.

Camarades Combattantes «ambé gnogon Bolo fo adan  dan !  Je finis par cette phrase emblématique d’une brave femme du nom de Simone de Beauvoir : Se vouloir libre, c'est aussi vouloir les autres libres.

<strong>Ousmane Mohamed TOURE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation politique surréaliste au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/situation-politique-surrealiste-au-mali-2779703.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 12:30:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La crise postélectorale couve sous les cendres d'une accalmie apparente. La contestation n'est pas finie, quoique ses initiateurs donnent l'impression d'avoir épuisé toutes les options pacifiques. Mais ne nous y trompons pas, leur capacité de mobilisation est intacte. Ce qui a changé c'est le désir de plus en plus prononcé des jeunes de vouloir en découdre. </em></strong>

<strong>Les dirigeants tentent de les raisonner à chaque fois. </strong>

La conviction des leaders est que le premier qui usera de la violence perdra sa cause. Ils ne laissent donc pas les brides aux jeunes. Le risque est qu'à un moment donné les jeunes pourraient s'affranchir. C'est là que le débordement pourrait survenir.

De l'autre côté, malgré des discours destinés à la consommation de l'opinion publique nationale aussi bien que internationale, le pouvoir semble faire fi de cette vague de protestation. Le pouvoir n'a esquissé aucun acte de bonne volonté à l'égard de l'opposition. L'explication se trouve dans une ou plusieurs des hypothèses ci-après :

1-la lassitude va finir par gagner, la démobilisation n'est pas loin ; 2-le pouvoir dispose de l'effectivité de l'appareil d'État et des moyens de répression donc la situation est sous contrôle ; 3-laissons l'opposition amuser  la galerie, pendant ce temps le pouvoir rafle la mise à l'Assemblée nationale et s'octroie la majorité absolue. Ceci pourrait d'ailleurs expliquer l'empressement à organiser les élections législatives et locales et l'avis douteux suscité à la Cour constitutionnelle pour se couvrir les arrières ; 4-l'absence de médiateurs crédibles : les griots, les religieux, les familles fondatrices, la France, l'UE, la CEDEAO ? Y en a-t-il parmi tous ces acteurs un seul qui n'a pas péché par un parti pris ?

<strong>Même les N.U. ne sont pas impartiales dans cette histoire. </strong>

Dès lors, qui pour renouer le fil du dialogue ? À moins que l'opposition ne se résolve à  accepter un de ces acteurs tout en se pinçant le nez ! Quelles que puissent en être les raisons, il faut se détromper, la situation ne va pas se tasser par elle-même. Chaque nouvelle manifestation de l'opposition  sème davantage de doute dans l'esprit des gens honnêtes, y compris parmi les partisans du pouvoir, qui avaient pourtant voué l'opposition aux gémonies.

Chaque manifestation de la diaspora à Paris, New York, Barcelone, Bruxelles, Berlin, Genève jette un discrédit supplémentaire sur le pouvoir. Et cela ne va pas faiblir. Cela risque même d'être la marque de fabrique de ce quinquennat. Au niveau national, nous marchons sur le fil du rasoir. Le moindre petit acte de trop pourrait faire basculer les choses. Par exemple, l'initiative des contre-marches, la répression policière contre les manifestants, les arrestations de manifestants et leur garde à vue, les incursions extrajudiciaires des forces en cagoules et les enlèvements nocturnes forcés sont autant d'actes dignes d'un autre âge.

<strong>À partir de ce moment l'Etat devient hors la loi. </strong>

Ainsi quelle devrait être la réaction du citoyen face à ces excès ? La résistance, bien sûr. On n'en est pas loin. En témoignent les systèmes d'alerte précoce qui se mettent en branle dès qu'un mouvement nocturne des forces en cagoules est suspecté ou l'autodéfense quand les mêmes forces essaient de soustraire des manifestants. Ces mouvements vont aller grandissants. Ils seront mieux structurés avec l'expérience.

Enfin, l'autre risque est que l'on ne s'habitue aux canistères de gaz lacrymogènes et aux coups de matraques. L'appareil de répression perdrait alors son effet dissuasif. De mon point de vue, la situation pourrait se détériorer et le fragile équilibre politique et sécuritaire pourrait être remis en cause.

<strong>Notre seul salut se trouve dans le DIALOGUE.</strong>

Et il n'est nul besoin d'un intermédiaire pour engager le dialogue. Soumaïla Cissé l'a déjà prouvé en 2013 en prenant son courage pour aller saluer le président élu d'alors. À mon avis, il faut qu’Ibrahim Boubacar Keita taise son ego et prenne l’initiative de décrocher son téléphone pour appeler Soumaïla Cissé et l'inviter à discuter de comment construire le Mali ENSEMBLE. Cela devra se faire avant le 29 septembre, date du lancement du Front pour la Sauvegarde de la Démocratie, car les choses pourraient se compliquer à partir de là. Le dialogue est la voie du salut. Tout le reste ne serait que calcul mesquin et fatuité de la part du pouvoir. À bon entendeur salut !

<strong>Tignèfò</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali entre suicide collectif et prise en main</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-mali-entre-suicide-collectif-et-prise-en-main-2779698.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 12:25:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le président a été humilié pour certains, dans les événements de contestation contre IBK aux USA, pour d'autres, il le mérite. Pour les premiers «Le shame on event» a humilié le Mali et le peuple malien en entier, pour eux, IBK mal élu ou pas, il a la reconnaissance de la communauté internationale et la réalité du pouvoir, donc il doit être respecté, car étant le représentant officiel de la nation. C'est solide comme argumentaire.

Pour les activistes, le pays est dans la honte depuis longtemps, parce que mal géré, corruption à ciel ouvert, manque de sanction ; aussi, trouvent-ils que le président a été élu par bourrage d'urnes, l'intrusion de la Mauritanie dans les affaires intérieures du pays. Ils en ont aussi des argumentaires.

<strong>Dans tout ça, qui gagne ? </strong>

Car c'est plus facile de regarder dans ce sens que de se demander si quelqu'un perdait. S'il y a gagnants, le nombre doit être minime. Mais les perdants sont presque innombrables. Le Mali avance pour les supporters du régime, le Mali chute pour les activistes. La réalité aujourd'hui est que notre pays fait rire certains dans le monde, il fait pitié à d'autres, ces derniers sont plus nombreux.

Le Mali est au centre de l'Afrique de l'Ouest, donc au centre de tout. Les Maliens sont partout et créent de la richesse,  nos terres ne mentent pas, l'eau y est abondante et bonne. La faune et la flore font des envieux. Nous avons juste besoin d'être en paix, être organisée et éduquer notre peuple, pour nous en sortir et retrouver notre fierté et notre dignité.

Le monde actuel avance à pas de géant, regardons dans les pays autour de nous, si nous ne faisons pas attention, leurs fils prendront les places des nôtres chez nous. Nous,  politiques, religieux, notables, éducateurs, intellectuels, pensons à cela. Nos intérêts individuels sont éphémères, nos haines nous détruisent.

Je lance un appel de citoyen désemparé à la société civile consciente et désintéressée à prendre ses responsabilités et à faire asseoir les Maliens autour du Mali. Il commence à se faire tard.

<strong>Macké DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Législatives 2018 : au RPM le choix des hommes crée des frustrations</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/legislatives-2018-au-rpm-le-choix-des-hommes-cree-des-frustrations-2779700.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 12:24:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le parti au pouvoir est en phase d'implosion dans la quasi-totalité des circonscriptions électorales à un mois du scrutin législatif. Les frustrations gagnent du terrain. </em></strong>

Le cas de Kenieba où les deux députés du parti ont rendu le tablier, même cas presque de figure à Kolokani, sans oublier d'autres localités ou des démissions sont attendues. Le cas de la commune V du district de Bamako risque d'imploser le parti du Tisserand.

En effet, le président du bureau exécutif veut être député. Ce qui complique la tâche à Moussa Timbiné, actuel 1<sup>er</sup> vice-président de l'hémicycle qui a la prétention d'occuper le fauteuil d'Issiaka Sidibé, selon des sources proches. L’annonce de la candidature de Bocary Treta vient à un moment où le RPM en commune V s'apprêtait à faire alliance avec le RJM de Kimbiri et de l'Adema avec Mme Katilé, l'épouse du secrétaire général de l'UNTM.

Certains ténors du parti en commune V s'apprêtent à virer à l'URD de Soumaïla Cissé. Si jamais, ils ne sont pas inscrits sur la liste du RPM. Le nom du maire de la commune V est beaucoup cité pour avoir invité M. Treta à se présenter en commune V. En tout cas, les observateurs attendaient la candidature du président Bocary Treta dans le cercle de Teninkou dans la région de Mopti.

Après les démissions de plusieurs députés RPM pour frustration, plusieurs conseils communaux ont déjà quitté le parti. Aujourd'hui, ce sont les partis du chef du gouvernement (ASMA), la CODEM de Housseini Amion Guindo, l'Adema ou encore l'URD de Soumaïla Cissé qui reçoivent les désespérés du parti au pouvoir.

<strong>S.T.</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Aliou Diallo : la victime facile</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/aliou-diallo-la-victime-facile-2779692.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 12:18:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les extrémistes qui continuent à attaquer inutilement Aliou Diallo font fausse route. Tôt ou tard, ils seront bien obligés de reconnaître qu'Aliou Diallo a été un visionnaire dont la position est la plus sage, la plus raisonnable. Parmi les candidats, rares sont ceux qui peuvent avoir été plus touchés par ce qui s'est passé que lui. Chacun sait que la véritable menace à IBK était Aliou Diallo et qu'il a été injustement écarté.</em></strong>

Mais aujourd'hui, force est de constater qu'on ne peut pas nier éternellement la réalité en vivant dans une illusoire victoire qui n'existe que dans les beaux bureaux de Soumaïla Cissé. De fait, IBK est investi président par la Constitution. Bien ou mal élu, c'est un fait qui, au vu de la crise que cela a ouverte, impose le dialogue entre toutes les parties.

À ce titre, le fait qu'Aliou Diallo appelle au dialogue n'a absolument rien de mal. Ceux-là qui veulent faire croire que c'est de la compromission ou une reconnaissance de la fraude oublient vite que c'est Soumaïla qui a trahi les autres et qui a disloqué le bloc compact qui s'était constitué pour faire barrage à la fraude. Qui ne se souvient pas des propos de l'honorable Gassama qui révélait que Soumaïla n'irait jamais au second tour ?  «Il m'a promis qu'il n'allait pas reconnaître la fraude dont tous les candidats ont été victimes. S'il y va, je suis un homme d'honneur, je le bannis de ma vie», disait le plus connu de ses militants.

Et pourtant, Soumaïla y est allé. Et en acceptant d'aller au second tour, en validant l'arrêt de la Cour du 1<sup>er</sup> tour, c'est bien Soumaïla qui a accepté la fraude dont tous les candidats ont été victimes. C'est lui qui a abandonné sur le carreau les 18 candidats qui avaient cru en sa bonne foi.

À présent, on demande à l'un d’entre eux, notamment Aliou Diallo, la principale victime de la fraude du 1<sup>er</sup> tour, de se battre contre une prétendue fraude au second tour. De toute façon, tout le Mali sait qu'on peut rejouer mille fois un match entre Soumaïla Cissé et IBK, rien n'y fera : le président sortant le battra lamentablement sans avoir besoin de frauder. Tout le Mali le sait. En revendiquant donc une victoire illusoire, cette fameuse "remontada", Soumaïla et ses sbires sont RIDICULES. Personne ne les suit à part les quelques anciens ministres du même IBK qui ont été balayés du scrutin et qui se cherchent une nouvelle virginité de révolutionnaires. Les plus radicaux de Soumaïla Cissé filent le mauvais coton et veulent que tout le monde fasse autant.

Sauf à être aveugle, sauf à être dans le déni, mal élu ou pas, IBK est légalement le président du Mali. Tout le monde sait que le système actuel a été créé par les anciens de l'ADEMA au rang desquels figurent IBK et Soumaïla qui s'affrontent aujourd'hui dans la rue et par discours interposés au risque de plonger le pays dans la guerre civile. C'est ce système actuel qui a mis le pays en faillite et qu'Aliou Diallo a passé sa campagne à critiquer, proposant comme alternative son projet pour "une nouvelle indépendance".

En homme de paix, si Aliou Diallo appelle au dialogue, c'est parce qu'on ne peut pas laisser les prochaines réformes (électorales, institutionnelles et politiques) entre les mains des mêmes qu'on accuse d'avoir floué le système. Soumaïla Cissé doit revenir à la raison car, pour sa part, Aliou Diallo reste cohérent avec lui-même. Mais puisque "Soumi Champion" ne veut pas reconnaître ses propres erreurs (notamment la validation de l'arrêt du 1<sup>er</sup> tour, une équipe de campagne laissant à désirer, une campagne de la colère plutôt qu'une campagne de programme), ses partisans préfèrent taper sur Aliou qui n'a fait que dire la vérité : il faut dialoguer et sauver le peu d'Etat qui reste de ce Mali.

Et malheureusement, Soumaïla est piégé dans la bulle de ses radicaux dont le vœu inavoué est de réaliser un coup d'Etat. La preuve en est le voyage précipité qu'il a organisé la veille du 22 Septembre pour ne pas être témoin des "caravanes" que ses partisans ont organisé sans même prendre son avis. Il ne maîtrise plus ses troupes qui veulent chasser par la force un président légalement installé, aussi mal élu soit-il, au profit d'une anarchie qui ne profitera ni à la démocratie, ni à ce même Soumaïla qui sert de prétexte pour réaliser un putsch.

Si la Cour a légitimé IBK, ce n'est pas parce qu'une requête en récusation a été introduite que l'on doit prendre ses rêves pour des réalités. De plus, si le vœu inavoué de ses extrémistes se réalise, Soumaïla pense-t-il sincèrement qu'il sera "le président de tous les Maliens"? Que ceux tapis dans l'ombre le laisseront prendre les devants ? Si tel est le cas, c'est qu'il est véritablement dans une illusion incroyable. Un conte de fée.

Rien ne dit qu'appeler au dialogue signifie abandonner la lutte contre la fraude comme l'a affirmé Ras Bath dans son émission. Même après la guerre mondiale, le dialogue a eu lieu. Lui-même Rasta qui parle ainsi n'a-t-il pas reconnu l'élection et l'installation au pouvoir d'IBK et "mis fin" à son "contrat" avec Soumaïla ?

Mais comme ils ne peuvent pas toucher au "Rasta", Aliou Diallo est la meilleure cible. Aliou Diallo suit sa voie et continuera, comme il l'a toujours dit, à lutter contre la fraude, à défendre la démocratie par des voies légales et constitutionnelles. Si cela veut dire pour certains qu'il les a trahis, nous qui sommes très fiers de sa décision disons : SOIT !

<strong>Gontron KONATE</strong>

<strong>Enseignant à la retraite</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Cercle de Sévaré : signature d&amp;apos;un engagement en faveur d&amp;apos;un cessez&#45;le&#45;feu unilatéral du groupe Dan nan ambassagou</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/cercle-de-sevare-signature-dun-engagement-en-faveur-dun-cessez-le-feu-unilateral-du-groupe-dan-nan-ambassagou-2779676.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 12:08:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La signature de cet engagement traduit la volonté de la milice Dan nan ambassagou d'aller vers une résolution de la crise qui sévit au pays dogon. La cérémonie de signature était initiée et organisée par le Centre de dialogue humanitaire. C’était le jeudi 27 septembre à Sévaré, région de Mopti.</em></strong>

Cet espace a été une véritable tribune d'expression pour le chef d'état- major de la milice Dan nan ambassagou Youssouf Toloba et le président de la coordination nationale de Dan nan ambassagou, le capitaine à la retraite M. Goudienkile.

Ainsi, sans pression et en présence de l'ensemble des représentants des camps de la milice et des présidents des coordinations des cercles de Bandiagara, Bankass, Koro et Douentza, les responsables de la milice ont apposé leur signature sur le document dont le contenu a été apprécié par les Donzo (Chasseurs traditionnels). Le document est composé de trois chapitres et dix articles. Dans ce document de référence, la milice, conformément à son communiqué du 16 septembre 2018, confirme son engagement dans le processus de paix.

Un geste qui a été apprécié par l'ensemble des participants. C'est pourquoi, dans leur intervention, le représentant du centre HD, Abdou Sékou Ouologuem, le doyen Madani Tolo et le représentant de l'association Ginna Dogon Baba Kassogué, ont chacun remercié le chef d'état-major de Dan nan ambassagou Youssouf Toloba et son groupe, pour ce geste qui contribuera sans nul doute à apaiser le pays dogon. Ils ont aussi invité les autres groupes armés à s'inscrire dans cette logique.

À l'issue de la rencontre, un comité de suivi de dix membres a été mis en place.

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Crise sécuritaire au Centre et au Nord du Mali : Plus d’une quarantaine de morts dénombrées la semaine dernière</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/crise-securitaire-au-centre-et-au-nord-du-mali-plus-dune-quarantaine-de-morts-denombrees-la-semaine-derniere-2779674.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 12:00:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Plusieurs incidents sécuritaires entraînant la mort de civils et de militaires se sont déroulés la semaine passée au Nord et au Centre du pays. Dans la région de Ménaka, près d’une vingtaine de personnes appartenant à la tribu Ibogolitane ont été tuées. Pendant ce temps, les Forces armées maliennes ont subi plusieurs attaques dans les localités de Ténenkou, Niafunké, Douentza et Boni. Toutes ces attaques se sont déroulées entre la nuit du lundi 24 au mercredi 26 septembre 2018.  </em></strong>

C’est au petit matin du mardi 25 septembre 2018 que des hommes armés circulant à moto sont arrivés dans les environs d’Inekar dans la région de Ménaka, plus précisément à 45 km à l’Ouest de la ville de Ménaka. Des témoins affirment que les assaillants portaient des armes et des grenades à la ceinture.

Ils ont d’abord saccagé les habitations de la population et ont ensuite procédé à des exécutions sommaires. C’est ainsi qu’une douzaine de personnes auraient donc été tuées. Les raisons de ces assassinats restent pour le moment inconnues, mais la totalité des civils tués sont de la tribu des Touaregs Ibogolitanes, selon une source locale jointe au téléphone par Le Reporter.

Plusieurs hypothèses sont avancées par des spécialistes de questions sécuritaires pour expliquer ces «exécutions sommaires». Selon eux, les causes de ces tueries pourraient provenir des conflits communautaires fréquents dans la zone ou encore la forte présence du groupe djihadiste État islamique au grand Sahara.

Dans un communiqué rendu public, le 27 septembre, reconnaissant le massacre de 35 civils à Inekar, le gouvernement promet de traquer les auteurs afin de les punir. Au surlendemain de ces assassinats ciblés, l’armée française a largué 120 parachutistes dans la région de Ménaka.

Environ 80 parachutistes ont été largués par deux Transall et 40 autres ont sauté d’un A400M, dans l’est du pays.  L’armée française a largué 120 parachutistes jeudi 27 septembre matin dans la région de Ménaka (nord-est du Mali), l’une des zones les plus instables du pays, dans le cadre de son opération anti-djihadiste. Cette annonce intervient alors que sept soldats maliens et un civil ont été tués par l’explosion d’engins artisanaux dans le centre du pays.

Ces parachutistes de la force Barkhane étaient épaulés par une troupe d’infanterie de l’armée malienne. Ils avaient pour mission de débusquer ceux qui ont commis ce forfait à Ménaka. Au cours de leur opération, ils procédé aux perquisitions de plusieurs habitations avant d’arrêter huit hommes appartenant à l’antenne régionale de la CMA de Ménaka.

Au même moment, une escorte militaire de bus de transport a été attaquée entre Simby et Boni dans la région de Mopti. Des témoins affirment que les assaillants auraient mis le feu à deux (2) citernes qui étaient devant le convoi militaire. Les passagers se rendaient à Gao. Une partie du convoi a donc replié sur Boni.

Toujours dans la région de Mopti, des soldats maliens ont arrêté plusieurs civils lundi 24 septembre à la foire hebdomadaire de Dioura, une localité située dans le cercle de Ténenkou. Ces arrestations sont intervenues après qu'un individu armé non identifié a tiré à bout portant sur un militaire en plein marché.

Le mercredi 26 septembre, une autre mission de l'armée malienne est tombée dans une embuscade suivie d’un combat d’une rare violence entre Douentza et Bambara-Maoudé, faisant d’emblée sur le champ 8 soldats tués dont des officiers. Pour le moment, l'on n'a aucune nouvelle de la dizaine de soldats portés disparus. Au total, c’était une quinzaine de soldats dont des officiers qui étaient de la partie. Selon une source sécuritaire, les recherches sont en cours pour les retrouver le plus rapidement possible.

À Tombouctou, c’est un véhicule de ravitaillement d'eau des Fama qui a heurté le 24 septembre un engin explosif entre Soumpi et Niafunké. Un bilan provisoire fait état de deux morts et deux blessés.

Pour Serge Daniel, journaliste et spécialiste du Mali, approché par le journal Le Reporter, «l’État malien doit mettre un embryon d’administration dans ces zones pour combler son absence. Et dès qu’il y a un problème, intervenir dans les 30 minutes qui suivent».

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Couacs nombreux</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-insolites/couacs-nombreux-2779670.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 11:41:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La célébration du 22 septembre 2018, avec un défilé sur l'avenue du Mali, a occasionné beaucoup de couacs. Les couacs étaient nombreux, en plus du fait que plusieurs participants à cette fête n'étaient pas concentrés sur le défilé. Cela s'est illustré par les différents échanges entre le président Déby et IBK. Mieux, il faut se demander ce que les Maliens ont retenu de cette fête. IBK est arrivé avant certains chefs d'Etat et ils ont commencé l'hymne national avant l'arrivée de Déby. Déby s'est arrêté jusqu'à la fin de l'hymne... Au départ, ADO a attendu 30 minutes debout à côté de sa voiture ; Sassou s'est assis énervé pour attendre sa voiture. Le PM de la Côte d'Ivoire attendait perdu. À Koulouba, au déjeuner, des gens sont entrés avec la carte d’invitation au défilé et ont pris la place de ceux qui avaient celle du déjeuner et qui n'ont pu pas entrer. Beaucoup d'amateurisme à ce niveau. Mais faut-il être surpris ?

<strong>Nouvelle embuscade </strong>

Le  26 septembre, aux environs de 17h, une mission des Fama est tombée dans une embuscade entre Douentza (Mopti) et Bambara Maoudé (Tombouctou). Le véhicule a d'abord sauté sur une mine artisanale avant  des échanges de tirs nourris à l’arme automatique. Bilan : 7  soldats tués et un civil. Il s'agissait d'une mission d'escorte du GTIA-DEBO. Deux camions civils en provenance de Bambara Maoudé et à destination de Douentza ont sauté sur une mine à peu près 50 km au nord de Douentza. Selon nos renseignements, ladite embuscade a été menée par 2 véhicules KIA  équipés de mitrailleuses de 12,7 mm, emportés par l'ennemi lors de l'embuscade du 07 septembre 2018 contre une mission des Fama sur l’axe Douentza-Hombori et un  1 pick-up blanc. Sur les 7 morts, il y a 5 éléments du GTIA Debo, 01 élément de Tombouctou, 01 gendarme  prévôtal de Douentza. 5 blessés ont été évacués sur le Centre de santé de Douentza ; 02 VLRA sont détruits dont 01 totalement calciné.

<strong>Le niet des magistrats </strong>

Échec des négociations avec les magistrats. Lesquels refusent de suspendre leur mot d'ordre de grève. Les pourparlers entre les syndicats de la magistrature et les leaders religieux ont échoué mercredi 26 septembre 2018. Seid Chérif Ousmane Madani Haïdara, président du groupement spirituel des leaders religieux, à la tête d'une délégation composée de l'imam Kokê Kalé de la grande mosquée, ont rencontré les magistrats afin qu'ils suspendent leur grève. Après 2h30mn de discussions, les deux syndicats de la magistrature ont finalement opposé leur refus de suspendre leur mot d'ordre de grève. Les deux syndicats ont respectueusement demandé aux émissaires de bonne foi d'aller rencontrer le chef de l'Etat, IBK, qui, selon eux, est le seul à avoir la solution à la présente crise. Quant à la rencontre entre les deux syndicats et le président de la Cour suprême, ce fut une cuisine interne, car rien n'a filtré.

<strong>Au nom du Mali </strong>

Le Mali est un pays qui nous appartient à tous, que l’on soit opposant ou du côté du pouvoir. Le Malien vivant en dehors de son pays a toujours mérité du respect dans les différents pays d’accueil. Cette image de voir un chef d’Etat se faire hué en dehors de son pays n’est pas propre aux Maliens. On peut critiquer notre président en lui disant tout ce qu’on veut, mais avons-nous besoin de nous exhiber aux yeux du monde dans d’autres pays pour insulter notre président ? Si c’est pour faire mal au président, non, nous faisons mal à nous-mêmes, car c’est notre propre image qu’on dégrade. De toute façon, on est habitué à tout dans ce pays, un pays où on frappe le président de la République.

<strong>Non Kassim !</strong>

Pour une fois, je ne suis pas d'accord avec le jeune frère Kassim au sujet des manifs contre IBK à New York. En volant de manière grotesque les élections, c'est IBK qui a piétiné le premier nos valeurs sociétales qui condamnent le vol et le mensonge. À ce titre, il ne mérite absolument rien. Il ne peut plus faire la morale à quiconque, surtout pas à ces jeunes de New York ou d'ailleurs. Notre société ne doit plus continuer à fonctionner dans l'hypocrisie généralisée et le mensonge maladroitement enveloppé dans nos VALEURS. Dr. Brahima Fomba.

<strong>Jeune frère Kassim</strong>

Te sachant non politicien et sans doute de bonne foi, je sais que tu auras fort à faire pour argumenter ta condamnation de la manif de New York. Que peut-on objectivement reprocher à ces jeunes qui protestent légitimement contre un président : -qui n'a rien foutu durant son premier mandat sauf le pillage à grande échelle des deniers publics ;-qui a volé ouvertement son second mandat-qui organise le rapt de ses citoyens dans des conditions d'humiliation inqualifiables ; -qui instrumentalise à outrance nos leaders coutumiers et religieux totalement bafoués et  discrédités de nos jours ; -qui inocule à grande dose comme un poison le venin des contre-valeurs de la démocratie et de notre culture séculaire ; - qui va loger lui, sa famille et ses affidés dans un hôtel de luxe avec l'impôt de nos pauvres parents qui ne peuvent ni se soigner ni disposer de l'eau potable pour ne citer que ces exemples. Quelle exemplarité IBK exhibe-t-il ainsi à ses jeunes maliens ? Je considère pour ma part qu'il est indéfendable dans cette affaire de New York. Les esprits doivent nécessairement et définitivement s'émanciper désormais des chaînes d'embrigadements culturels qui les retiennent et qui ne contribuent en réalité qu'à perpétuer la misère politique, sociale et culturelle que nos gouvernants sans scrupule nous imposent comme une fatalité. Le peuple malien et surtout sa jeunesse a l'obligation d'assumer son refus catégorique à cette mentalité ringarde. Bravo aux Maliens de New York pour cette vision du futur. Dr. Brahima Fomba.

<strong>BK déconsidéré</strong>

Selon Sonia Rolley, envoyée spéciale de RFI à l'Assemblée générale des Nations unies, IBK était «le seul chef d’État présent à la réunion spéciale consacrée au Sahel, le 26 septembre». Aucun autre président du G5 Sahel n'a cru utile de faire le déplacement. Pas même le président en exercice du G5 ! «Où sont les autres?» La réunion sur le G5 Sahel a déçu délégations et journalistes. La petite salle de réunion était à moitié vide et le seul chef d'État présent (IBK)  n’était pas du tout concentré et semblait inquiet et soucieux tout au long de la rencontre. Les Maliens d'Amérique venaient de gâcher la première sortie de son 2è mandat obtenu au forceps à coup d'irrégularités et de fraudes massives.

<strong>Transféré à Bamako</strong>

La force conjointe du G5 Sahel, qui peine à être opérationnelle selon IBK, une force qui avait son poste de commandement à Sévaré, vient de le transférer à Bamako à l’ACI 2000. Très loin de la zone des combats, ce commandement sera doté de 101 hommes, commandé par le général mauritanien qui a remplacé le général Didier Dakouo. La force du G5, malgré les multiples réunions, ne parvient pas à avoir le financement souhaité encore moins une résolution des Nations unies. La réunion de  haut niveau à New York n'a rien servi parce qu'aucun acquis n'a été obtenu. Ce désaveu de la communauté internationale doit pousser les Maliens à se ressaisir et à faire face à leur sécurité.

<strong>La CMA a peur </strong>

80 commandos parachutistes de la force française Barkhane, basée au Mali, ont été largués jeudi 27 septembre 2018 matin au-dessus de Ménaka (Nord). Le Bureau régional de la Cma de Ménaka a été perquisitionné le même jour par Barkhane, après plusieurs heures, qui a ensuite arrêté toutes les personnes qui étaient à l'intérieur du Bureau, sans aucune explication. Les personnes arrêtées par Barkhane au bureau de la Cma à Ménaka sont : Daoud Ag Midoua, Ahmed Ag Zeiny, Mohamed Ag Dahassan, Oumar Ag Agaly, Zeidan Ag Wattan, Ibrahim Ag Hamed Almaktar, Ismaël Ag Fily, Bika Ag Bilal, Mohamed Ag... avec leurs armes et munitions. Un véhicule emporté et un autre endommagé par les éléments de Barkhane. Sur les 8 personnes arrêtées et acheminées à Gao, dans la soirée du vendredi 28 septembre 2018, 5 personnes ont été libérées. Les 3 autres sont qualifiées de complices des terroristes.

<strong>4 personnes enlevées </strong>

Le vendredi 28 septembre, un groupe terroriste identifié comme chasseurs donzos a fait irruption à Sewéré/Seworè se trouvant à 2 km de Saye/Sakaye dans la commune rurale de Sana vers 04h du matin. Les assaillants ont enlevé quatre personnes, Boucari Alaye Sow dit Boucari Saïdou, Yero Sow, Boulo Diallo et Gouro Diallo, le fils de l'imam du village. Nous rappelons qu'il n'y a aucun village ou hameau peul qui n'a pas fait l'objet de provocation des éléments armés terroristes donzos dans la zone de Ké-Macina et une partie de Djenné. Les quatre personnes enlevées auraient été tuées à quelques kilomètres du village.

<strong>Hadj, une autre réalité </strong>

Une autre toute petite réalité. Quand nous arrivions dans l'hôtel où nous logeons à Makkah, tout était propre. Des jours durant j'ai cherché mouches et moustiques en vain. Aujourd'hui, on en voit partout dans nos chambres. Des eaux usées, des ordures, un peu de tout un peu partout. Heureusement que ces insectes vont embarquer avec nous car dans nos valises, nous emportons un peu de tout, même les bols à usage unique.

<strong>Difficile application </strong>

Dans l'accord, c'est écrit au niveau des aspects politico-institutionnels : reconnaissance officielle de l’Azawad comme une entité géographique, politique et juridique ; création d’une assemblée interrégionale regroupant les régions de Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka, et Taoudéni dont les prérogatives relèvent des domaines spécifiques à l’Azawad ; surseoir à l’organisation de toute élection jusqu’au retour des réfugiés et jusqu’à la mise en œuvre du nouveau découpage. C'est pourquoi l'entreprise terroriste de l'Azawad a fait le tout pour le tout pour la mise en pratique de l'accord d'Alger. Alors, où est le respect de la souveraineté, de l’unité et de l’intégrité territoriale du Mali ? Les problèmes du Mali ne leur préoccupent point, l’intégrité du territoire et de la souveraineté nationale qui doivent à jamais demeurer globale et indivisible. Comme pour dire que le Mali s’enfonce dans une poudrière. En clair, IBK a signé un accord prévoyant l'indépendance de l'Azawad ; il est clair que c'est la fin d'un Mali unifié... Voilà pourquoi, pour s'y rendre à Kidal, il faut d'abord négocier avec les Azawadiens.

<strong>Les 10 plus riches pays africains </strong>

Top 10 des pays africains les plus riches en 2018, selon la Banque africaine de développement (BAD) : Nigeria (581 milliards de dollars). 2- Afrique de Sud (276 milliards de dollars). 3-Égypte (264 milliards de dollars). 4-Algérie (170 milliards de dollars). 5- Soudan (124 milliards de dollars). 6-Maroc (121 milliards de dollars7)- Angola (104 milliards de dollars). 8-Éthiopie (93 milliards de dollars). 9-Kenya (77 milliards de dollars). 10-Tanzanie (52 milliards de dollars). Remarque : aucun pays utilisant le franc CFA ne figure dans ce classement et chaque pays figurant dans ce classement possède sa propre monnaie. C'est curieux non ?

<strong>18 chasseurs arrêtés </strong>

Les noms des 18 chasseurs arrêtés par les Fama le 18 septembre à la foire de Sofara et transférés à la brigade de recherche. Ils ont été libérés le 24 septembre sur instruction du gouverneur de Mopti. Ils étaient sur le point d'être transférés à Bamako après leur audition par la gendarmerie. Dans le procès-verbal, on les accuse d'atteintes à la sûreté de l'État, djihadisme, associations de malfaiteurs et détention illégale d'armes de guerre. Mamadou Coulibaly (46 ans), Yacouba Coulibaly (18 ans), Abdoulaye Tangara, Mama Konaké, Noumoudjan Plea (75ans), Mama Plea (41ans), Sekou Tounkara (41 ans), Adama Diarra (30 ans). Oumar Dembélé, Tahirou Plea (42 ans), Mamadou Plea (43 ans), Yaya Diarra (35 ans), Amadou Dembélé (57 ans), Oumar Bouaré (58 ans), Bougadary Plea (56 ansà), Sidiki Dembélé (45 ans), Issa Tangara (46 ans), Adama Tangara (58 ans). Tous sont originaires des villages de : Taga, Kounti, Pertakou, Dorobougou du cercle de Djenné. Les armes saisies n'ont pas été restituées et se trouvent au niveau de la brigade de recherche.]]> </content:encoded>
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<title>3ème anniversaire de l&amp;apos;Agenda 2030 des ODD : état des lieux</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/3eme-anniversaire-de-lagenda-2030-des-odd-etat-des-lieux-2779669.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 09:29:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les acteurs de la société civile constitués en plateforme interactive ont aminé une conférence de presse à l’occasion du 3<sup>ème</sup> anniversaire de l'Agenda 2030 des Objectifs de développement durable (Odd). Cette activité intervenait en marge de la journée d’ouverture de la 73<sup>ème</sup> session de l’Assemblée générale des Nations unies pendant laquelle les chefs d’Etat et de gouvernement ont débattu des questions d’ordre mondial. Elle s’est tenue le 25 septembre au siège du  Conseil national de la société civile sis à Hamdallaye ACI 2000. </em></strong>

Ladite conférence était co-animée par Mme Barry Aminata Touré, présidente de la coordination d’alliance contre la pauvreté au Mali, et M. Ely Kamaté, membre de la plateforme en présence d’autres membres de la faîtière.

D’entrée de jeu, Mme Barry Aminata Touré, présidente de la coordination d’alliance contre la pauvreté au Mali, précise qu’il s’agit de faire un état des lieux sur les 17 objectifs de développement durable dans le monde en général et en particulier au Mali. Selon elle, les 17 objectifs de développement durable constituent un appel universel à l’action pour réaliser trois choses importantes dans la vie : mettre fin à la pauvreté extrême, combattre l’inégalité et l’injustice et s’attaquer au changement climatique.

À la date anniversaire de ce jour historique, explique-t-elle, la plateforme mondiale des actions, constituée de la Campagne d’action des Nations unies sur les Odd, Action pour le développement durable et les coalitions nationales de l’appel mondial à l’Action contre la pauvreté, lance un appel dénommé «Journée mondiale d’Action pour sensibiliser, mobiliser tous les citoyens et acteurs de la société pour l’atteindre des objectifs de développement durable (Odd).

Et de poursuivre : «à travers cette journée mondiale d’action, nous pouvons aider à bâtir cet élan de solidarité pour que personne ne soit laissé de côté. Nous devons soutenir les personnes de tout âge, venant de différents secteurs et contextes socio-culturels à faire entendre leur voix sur les Odd, demander aux citoyens, aux institutions publiques et privées et aux organisations du monde entière, à prendre des mesures concrètes pour réaffirmer l’engagement mondial en faveur de la réalisation des Odd et demander des comptes aux gouvernements sur leurs engagements d’atteindre des Odd à l’horizon 2030…».

Pour Ely Kamaté, les acteurs de la société civile, réunis au sein de la plateforme nationale de suivi de la mise en œuvre des Odd et alliés, demeurent très préoccupés par le fait que le rythme des changements est encore trop lent et les inégalités s’agrandissent à l’échelle locale, nationale et globale.

Selon la plateforme, le gouvernement du Mali a fait des progrès dans l’atteinte des Odd. Mais ses efforts ne sont pas satisfaisants au regard du chemin qui reste à parcourir. Cependant, la plateforme reconnaît des avancées notoires dans le domaine de l’éducation et la santé.

Signalons que la plateforme de la société civile est soutenue par plusieurs ONG de la place et internationales comme programme "Voice" d'Oxfam, Fongim (Forum des ONG internationales au Mali), Global Call to Action Against Poverty...

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Rencontre avec le ministre des Maliens de l&amp;apos;extérieur et de l&amp;apos;intégration africaine</title>
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<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 08:43:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le lundi 24 septembre 2018 à 17h, j'ai pris part sur invitation du consulat général du Mali à Paris et au nom du conseil national de la jeunesse malienne de France, dont j'assure la présidence intérimaire, à la rencontre entre certains responsables associatifs dont les associations faîtières dont les hauts conseils, le conseil des sages et le Cnjmf et le ministre des Maliens de l'extérieur et de l'intégration africaine au consulat général du Mali à Paris sis au 53 rue hoche à Bagnolet. J'illustre ma publication avec ces deux photos qui ont déjà été publiées sûrement de bonne foi sur Facebook. Toute chose qui, à mon avis, doit faciliter la compréhension.

D'après l'introduction du ministre, il s'agit d'une première prise de contact qui sera basée sur l'écoute de sa part, sa visite s'inscrivant dans le cadre de la célébration de la fête de l'indépendance de notre pays. Pour ma part, j'ai regardé le format de la réunion qui n'avait pas permis la participation d'un grand nombre de nos compatriotes, ce, malgré le déplacement d'un certain nombre d'entre eux devant le consulat. Connaissant la situation qui nous a conduit à un tel format, j'ai demandé à ce que chacun s'interroge sur ses responsabilités dans les causes, nous de la communauté comme les autorités. J'ai demandé que l'on s'interroge sur la représentativité réelle de nous qui sommes appelés à parler au nom de nos compatriotes.

C'est pourquoi, je demande à ce qu'individuellement, nous soyons désormais appelés à prendre part à la désignation de ceux qui parlent en notre nom. Je me suis réjoui au nom de la jeunesse malienne de France, de la nomination de notre sœur Kamissa Camara au ministère des Affaires étrangères tout en espérant que ce geste ne soit pas qu'une opération de communication, mais l'amorce d'une volonté réelle d'ouverture de la gestion de la chose publique aux compétences de la diaspora particulièrement la jeunesse.

Pour ce faire, j'ai proposé l'organisation au sein des différentes missions diplomatiques et consulaires les concours d'entrée dans la fonction publique et veiller à leur transparence quitte à accorder un quota à la diaspora qu'ils soient étudiants nés au Mali ou issus de l'immigration malienne.

Pour revenir au haut conseil des Maliens de l'extérieur, j'ai été honoré d'appuyer la proposition du doyen Diadié Soumaré, ancien président du haut conseil des Maliens de l'extérieur de France, deux mandats durant, de faire un état des lieux de cette structure 27 ans après sa mise en place, afin de savoir si elle répond aux véritables aspirations des Maliens de l'extérieur car la navigation à vue ne peut plus continuer. Pour finir, j'ai remercié nos aînés pour leur sens du sacrifice au nom de la solidarité qui existe à la base au sein de la communauté. Eux qui nous ont montré le chemin d'accepter la cohabitation dans les foyers pour que les Maliens ne dorment pas dans les rues parfois au prix de la raillerie des autres.

La division à laquelle nos officielles n'hésitent pas à nous ramener à chaque occasion se situe au sommet et est alimentée par des volontés politiques de contrôler les structures. D'autres questions ont été évoquées à savoir le soutien et l'accompagnement des étudiants, le désenclavement de la région de Kayes, l'aéroport de Kayes, l'accompagnement des structures venant en aide à nos compatriotes en situation irrégulière en France, la difficulté de délivrance et des corrections des NINA, l'arrêt du Ravec.

Globalement, le ministre est resté sur sa position d'écoute en ne prenant pas de promesse et renvoyant les questions techniques à l'ambassadeur, qui était bien plus ouvert à la question de l'audit politique du Hcme et au consul général. Sur l'existence des deux bureaux de haut conseil en France, le ministre est resté sur la ligne de la facilité prônée par son prédécesseur à savoir le respect des textes de l'association qui s'impose au gouvernement ainsi que le respect de la décision hiérarchique de l'association.

S'il reste sur cette position, je crains que le sort de Sylla soit plus enviable au sien. Il ferait mieux savoir le courage puisque cette association bénéficie des fonds publics, de savoir si la hiérarchie elle-même respecte les textes dans ses prises de décision.

<strong>Tapa KONTE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Accès pour tous à une identité numérique d’ici 2030 : Les dirigeants africains, le Groupe de la Banque mondiale et les partenaires se mobilisent</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/acces-pour-tous-a-une-identite-numerique-dici-2030-les-dirigeants-africains-le-groupe-de-la-banque-mondiale-et-les-partenaires-se-mobilisent-2-2779702.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 08:26:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>New York, 25 septembre 2018 -Les dirigeants africains, le Groupe de la Banque mondiale, les Nations unies et d’autres partenaires de développement se sont réunis en marge de l’Assemblée générale des Nations unies pour une table ronde des dirigeants africains sur l’identification au service du développement. Le but était de mobiliser une action collective, stimuler des soutiens financiers et mettre à profit l’innovation pour soutenir le programme d’action sur l’identification numérique et l’enregistrement des faits d’état civil en Afrique. </em></strong>

Le Groupe de la Banque mondiale a également annoncé une initiative innovante baptisée «Mission Billion», qui vise à résoudre les problèmes les plus épineux en matière d’identification numérique. Lorsqu’ils sont conçus et mis en œuvre de manière responsable, les systèmes d’identification numérique en Afrique procurent des avantages à long terme sur les plans de l’inclusion financière, de l’amélioration de la gouvernance, de l’autonomisation des femmes et des filles, du commerce et des migrations au service de l’intégration régionale, et permettent aux pouvoirs publics d’investir dans le capital humain en promouvant l’élargissement de l’accès des pauvres aux services d’éducation et aux programmes de protection sociale.

Selon les estimations de l’initiative Identification pour le développement (ID4D) du Groupe de la Banque mondiale, un milliard de personnes à travers le monde, dont plus de la moitié en Afrique, ne sont pas en mesure de prouver leur identité. L’Unicef quant à lui estime que près des deux tiers des enfants africains âgés de moins de cinq ans n’ont pas de certificat de naissance. L’Afrique compte neuf pays sur dix parmi les 99 pris en compte dans l’enquête ID4D-Findex 2017 qui affichent les taux de couverture les plus faibles en matière d’identité, et sept des dix pays présentant les écarts les plus importants entre les hommes et les femmes.

«La moitié du milliard de personnes «invisibles», c’est-à-dire sans identité officielle, se trouve en Afrique. Si on n’a pas d’identité, cela signifie qu’on n’a pas accès aux services de santé et d’éducation ni à d’autres services essentiels», fait observer Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque mondiale et coprésidente du Conseil consultatif de haut niveau de l’initiative Identité pour le développement (ID4D). Et d’ajouter : «Nous devons travailler de concert pour créer des systèmes d’identification numérique fiables et ne faisant pas d’exclus, à même de débloquer des opportunités économiques pour les personnes les plus vulnérables.»

Selon le Groupe de la Banque mondiale, il faudrait six milliards de dollars pour répondre aux besoins de l’Afrique en matière d’identification numérique et d’enregistrement des faits d’état civil. Par le biais de l’initiative ID4D, le Groupe de la Banque mondiale fournit une gamme complète de soutiens financier et technique aux niveaux national et régional en Afrique. Près d’un milliard de dollars sont actuellement mobilisés pour des projets portant sur l’identification numérique et l’enregistrement des faits d’état civil dans 30 pays, dont 23 en Afrique. À titre d’exemple, des projets récemment approuvés et en cours d’élaboration en Afrique de l’Ouest permettront de créer les plateformes d’identification interopérables de base par-delà les frontières nationales, au service de plus de 200 millions de personnes.

L’initiative ID4D fournit également des services de conseil à de nombreux pays, notamment dans des domaines tels que la conception, la législation et la réglementation, et la participation citoyenne, en mettant un accent particulier sur l’inclusion, la protection et la confidentialité des données, et la neutralité de la technologie et des prestataires, le tout reposant sur les principes régissant l’identification pour le développement. «L’identification numérique peut jouer un rôle important dans la réalisation des Objectifs de développement durable. Elle peut donner aux personnes les plus pauvres et les plus vulnérables de la planète des moyens d’accéder à des services essentiels, notamment l’éducation, les soins de santé et les financements, tout en promouvant leurs droits juridiques et politiques», déclare Amina Mohamed, Secrétaire générale adjointe des Nations unies et coprésidente du Conseil consultatif de haut niveau de l’initiative ID4D.

Grâce à une vague d’innovations et de financements et engagements accrus, l’Afrique a la possibilité de mettre en place des systèmes d’identité numérique fiables, au service de tous, qui transformeront les pays et le continent en une économie numérique, créant par là même de nouveaux mécanismes pour une croissance économique rapide, la création d’emplois et l’accès aux services. L’Afrique a besoin d’une approche commune pour traduire cette possibilité en réalité, en veillant à ce que les systèmes d’identification numérique puissent être utilisés au-delà des frontières nationales et non pas conçus en vase clos.

«Si la moitié de notre population ne peut pas prouver son identité, comment peut-elle participer à la marche de la société et exercer ses droits ? L’Afrique doit régler cette question et se montrer audacieuse. Nous avons besoin d’une approche commune sur le continent non seulement pour fournir aux populations un moyen de prouver leur identité, mais aussi pour mettre en place des systèmes responsables et respectueux du droit à la vie privée», déclare Mo Ibrahim, président de la Fondation Mo Ibrahim et membre du Conseil consultatif de haut niveau de l’initiative ID4D de la Banque mondiale.

<strong>L’initiative «Mission Billion»</strong>

En matière d’identification, les écarts entre les pays à travers le monde sont importants et complexes. Pour stimuler des solutions innovantes à ce problème, l’initiative ID4D et ses partenaires, la Fondation Bill et Melinda Gates, le gouvernement australien et Omidyar Network, travaillant en collaboration avec le Forum économique mondial, ont annoncé l’initiative innovante Mission Billion, dont le but sera de relever un défi particulier chaque année.

Pour l’année en cours, le défi consiste à présenter des fonctionnalités simples et économiques qui, du fait de leur conception, protègent la vie privée, et peuvent être intégrées dans les systèmes d’identification numérique aux quatre coins du monde. «L’initiative Mission Billion offre une occasion fort intéressante de mettre à contribution les esprits les plus créatifs pour combler le fossé mondial en matière d’identification. Lorsque l’identité numérique permet à des personnes d’exercer un contrôle accru sur leurs données personnelles, cela leur donne des moyens de créer des opportunités et d’accéder à des services par des mécanismes inimaginables il y a tout juste dix ans», fait remarquer Nandan Nilekani, président fondateur de Unique Identification Authority of Inidia et membre du Conseil consultatif de haut niveau de l’initiative ID4D de la Banque mondiale, qui fera office de conseiller auprès des instances de l’initiative Mission Billion.

<strong>À propos de l’initiative Identification pour le développement (ID4)</strong>

L’initiative Identification pour le développement (ID4D) du Groupe de la Banque mondiale aide les pays à exploiter les potentialités transformatrices des systèmes d’identification numérique. Il s’agit d’une initiative intersectorielle menée en étroite collaboration avec les pays et les partenaires afin de permettre à tous les êtres humains d’exercer leurs droits et d’accéder aux services, notamment en aidant à fournir des moyens d’identification à environ un milliard de personnes qui n’en disposent pas actuellement.

L’initiative ID4D comprend trois axes d’intervention : l’action aux niveaux national et régional ; le leadership éclairé ; et la mobilisation et les plateformes à l’échelle mondiale. Le programme de cette initiative soutient la réalisation du double objectif primordial du Groupe de la Banque mondiale, à savoir mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et promouvoir une prospérité partagée. L’initiative ID4D est parrainée par la Fondation Bill et Melinda Gates, Omidyar Network et le gouvernement australien.

<strong>Source : Banque mondiale</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Regret : un film sur l’immigration clandestine</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/regret-un-film-sur-limmigration-clandestine-2779687.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 08:05:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après son premier film «Irganda Missay» en 2015, le jeune réalisateur Oumar Almahmoud Maïga revient avec le film «Regret» sur la question de l’immigration clandestine. Le produit a été présenté en partie aux médias le vendredi 28 septembre à l’Hôtel Laïco par le réalisateur en compagnie de son partenaire financier qui est le ministère des Maliens de l’extérieur.</strong>

Cette production est une heureuse collaboration avec le ministère des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine, dans le cadre de la politique nationale de migration, avec le soutien de l’ambassade des Pays-Bas.

C’est l’aventure de dix jeunes africains qui, comme pour de milliers avant eux, est vite devenue une mésaventure cauchemardesque. Les sirènes de l’Europe du bien-être sont toujours tentantes pour une jeunesse africaine désabusée par les politiques de développement pas toujours à leur avantage.

Le film «Regret» décrit cette tragédie quotidienne qui, pour la plupart, connaît des débuts silencieux et des fins bruyantes et tristes par l’odeur de la mort dans le Sahara, puis de la méditerranée. Regret retrace le chemin sinueux et surtout cynique de cette filière de la traite des personnes pour ne pas dire deshumanisante de l’émigration clandestine, véritable alchimie des passeurs et trafiquants de tout acabit.

On y trouve des scènes invraisemblables, depuis les négociations entre candidats naïfs et passeurs, entre passeurs et rabatteurs, entre militaires véreux et chauffeurs indélicats. Et surtout, entre migrants déçus d’une route infinie et désespérante, un horizon sans issue.

Regret nous mène sur le chemin de la migration clandestine qui mine l’Afrique et la vide de son avenir, à savoir sa jeunesse. Des maisons en banco pour recueillir les candidats, aux routes dangereuses délimitant le Sahel et le Sahara, aux dunes de sable brûlantes, le film présente des décors pittoresques dignes de la description d’une telle histoire. Regret décrit le regret qui est au bout de cette tentative à partir dans le risque, vers la mort certaine.

Pour la représentante du ministre des Maliens de l’extérieur et l’intégration africaine, Mme Sidibé Mahawa Haïdara, chef de la cellule de suivi de la politique nationale de migration (Ponam), ce film a coûté au ministère des Maliens de l’extérieur la somme de 29 millions de nos francs. «Le film regret fera l’objet d’une large diffusion tout au long des campagnes de sensibilisation dans les régions ciblées par la politique nationale de migration au Mali», a déclaré Mme Sidibé.

<strong>Gabriel TIENOU </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mali&#45;Côte d’Ivoire : un rapport d’observation à la frontière accable les autorités routières</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/mali-cote-divoire-un-rapport-dobservation-a-la-frontiere-accable-les-autorites-routieres-2779675.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 07:43:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Association malienne des expulsés (AME) et la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI) ont produit un rapport d’observation à la frontière Mali-Côte d’Ivoire. Ce document de 39 pages a été présenté aux journalistes le mercredi 26 septembre au siège de l’AME sis à Djélibougou.</strong>

L’AME fait partie d’un vaste réseau dénommé «le collectif Loujna Tounkaraké», réunissant des organisations de la société civile de France, du Maghreb et de l’Afrique de l’Ouest, pour la protection des droits des migrants. Une mission conjointe de l’AME et de la CSCI s’est déroulée du 29 septembre au 5 octobre 2017. Il s’agissait de procéder à la collecte des données sur les violations des droits des migrants et entraves à la liberté de circulation sur cet axe routier Abidjan-Bamako long de 1175 km.

Sur les axes routiers Bamako-Zégoua et Abidjan-Pogo, selon le rapport d’observation produit par la mission, les autorités routières extorquent les migrants au détriment des accords et conventions signés entre les Etats membres de la Cédéao dans le cadre de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace Cédéao. Ce sont autant de situations qui impactent négativement la vie de certaines personnes vulnérables en situation de migration.

À l’issue de cette mission d’observation, il a été constaté une violation récurrente des droits des voyageurs et des migrants au cours de leur déplacement, même si certains ont affirmé qu’ils n’ont pas encore été victimes de refoulement ou de détention arbitraire. Le rapport conclut qu’ils ne sont guère protégés contre ces atteintes à leurs droits fondamentaux.

Il ressort, entre autres, l’abus et l’extorsion de fonds sur des personnes vulnérables ; le comportement de certains agents des forces de sécurité ayant pour habitude de récupérer toutes les pièces d’identité des voyageurs en les rackettant ; le durcissement des contrôles aux frontières ivoiriennes et maliennes.

Il s’avère que les rackets récurrents sur le trajet avec prélèvement de sommes d’argent dont le montant varie selon les postes de contrôle n’ont aucune base juridique et nuisent à la liberté de circulation dans la sous- région ouest-africaine, éloquemment exprimée et défendue dans les protocoles de la Cédéao.

Rappelons que le rapport produit par les deux organismes sera remis aux autorités compétentes ivoiriennes et maliennes pour le respect des engagements signés dans le cadre de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace Cédéao.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Printemps route au Mali : les jeunes optent pour la résistance</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/printemps-route-au-mali-les-jeunes-optent-pour-la-resistance-2778465.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Sep 2018 13:42:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après les jeunes de Kati, ceux de Kolokani sont rentrés en action aujourd’hui pour bloquer le passage de véhicules. Comme à Kati, la jeunesse de Kolokani dénonce la dégradation de la route nationale RN3. </em></strong>

Lundi 17 septembre 2018, les jeunes de Kati se sont rebellés contre l’état de la route. Ils ont érigé des barricades. Pendant plusieurs heures, aucun véhicule ne passait. C’étaient de longues files d’attentes pour qui connaît la fréquentation de ce tronçon, l’un des plus importants du pays. Les jeunes de la ville-garnisons obtiennent gain de cause. Des mesures urgentes ont été prises dans le cadre de l’entretien de la route. Kati a fait peur à Bamako.

Mardi, c’était autour des jeunes de Kolokani de barricader la route. Sur des images diffusées sur les réseaux sociaux, on aperçoit de nombreux véhicules stationnés au bord du goudron en attendant le feu vert des nouveaux maîtres de la RN3 à Kolokani. Dans le district de Bamako, précisément en commune I, les populations appellent la jeunesse à se mobiliser pour attirer l’attention des autorités sur l’état des tronçons Djelibougou-Nafadji et Djelibougou-Fadjiguila. Demain ou après-demain, les jeunes d’autres villes se serviront de ces exemples pour obliger les autorités à satisfaire leurs doléances. Cette attitude de la jeunesse est à saluer.

Le président malien réélu, Ibrahim Boubacar Kéïta, pourra faire face dans les jours à venir à une vague de contestations à l’intérieur du pays. Il revient maintenant à la jeunesse de prendre conscience de son rôle historique et s’attaquer à cette légion de bourgeois qui exploitent l’écrasante majorité du peuple depuis plusieurs décennies.

Jeunes du Mali, levez-vous maintenant. Sans violence, battez-vous. Résistez face à ces dirigeants qui pillent les caisses du Trésor public pour installer une dynastie au pouvoir. Vous êtes les maîtres de votre propre destin et de celui de la nation. C’est le début du printemps route au Mali.

<strong>OBT </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les élections de 1945 à 1951 au Soudan français</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/les-elections-de-1945-a-1951-au-soudan-francais-2778463.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Sep 2018 11:44:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour les élections législatives de fin 1945, les premières réunions électorales ont lieu à Ségou, au Cinéma Ségou-Vox. Se succèdent ainsi Mamadou Konaté, Ibrahima Sall et Modibo Keita. Au premier tour du 21 octobre, Ibrahima Sall (secrétaire des greffes et parquets de Bamako) arrive en tête, suivi de Mamadou Konaté, Fily Dabo Sissoko et Modibo Keita. Au second tour du 18 novembre, à l’échelle de la circonscription, Fily Dabo Sissoko est élu Député, largement en tête devant son adversaire Konaté.

À la suite de l’élection, les comités électoraux se transforment en partis politiques. Celui de Fily Dabo Sissoko crée le Parti Progressiste Soudanais (PSP) le 13 février 1946 alors que celui de Mamadou Konaté crée le 22 janvier 1946 le Bloc Soudanais rattaché à la SFIO sénégalaise de Lamine Gueye. Le 13 octobre 1946, la Constitution de la IVe République est adoptée en France, créant ainsi l’Union Française. Trois députés Soudanais doivent siéger à l’Assemblée Nationale, ainsi que quatre représentants Soudanais au Conseil de la République.

<strong>Le 25 octobre 1946, les Conseils généraux sont créés dans toute l’AOF</strong>

Aux élections des Conseillers généraux de 1946-1947, les élus du Cercle de Ségou sont Roger Cordon (secrétaire général de l’Office du Niger), Jean Tricon et Ibrahima Niang (commerçant), Almami Koureissi (chef de Canton de Diagana dans le Macina), Thierno Alassane Bah (médecin à Ségou) et Siriman Mariko (Niono). Le Rassemblement Démocratique Africain (RDA) est créé en octobre 1946 à Bamako, la branche soudanaise est appelée US.RDA et voit la fusion du Bloc Soudanais, du PSP et du Parti Démocratique Soudanais (PDS).

Mais, sous la pression du gouverneur Louveau, Fily Dabo Sissoko reprend vite son autonomie. Ainsi, de 1946 à 1956, soutenu par l’administration coloniale, le PSP remporte toutes les élections nationales. En février 1948, un grand meeting est organisé au stade de Ségou. Les Ségoviens viennent alors écouter les députés Konaté, Ouenzzin Coulibaly et Houphet Boigny.

En juin 1950, Louveau tient à Ségou une grande réunion en présence des notables, anciens combattants et fonctionnaires africains. En 1951, le RDA réalise un bon score à Ségou mais les députés élus au Soudan Français sont toutefois Fily Dabo, Jean Silvandre et Hamadoun Dicko du PSP. Seul Mamadou Konaté est élu sur la liste du RDA.

<strong>Mamadou Hachim Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sidi Alassane Touré promu au grade de général de division : Un soldat du renseignement reconnu à travers le monde</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/sidi-alassane-toure-promu-au-grade-de-general-de-division-un-soldat-du-renseignement-reconnu-a-travers-le-monde-2778459.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Sep 2018 11:38:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C'est lors du conseil des ministres extraordinaire, du jeudi 20 septembre 2018, que le général de brigade Sidi Alassane Touré a été promu au grade de général de division. Comme plusieurs autres militaires du pays, qui ont été promus à ce grade, à la seule différence que l'ancien directeur des services de renseignement du Mali, et actuel gouverneur de la région de Mopti, est une tête bien faite de l'armée malienne. </em></strong>

Sidi Alassane Touré est un officier de l'armée malienne ayant fait des études exclusivement dans le domaine du renseignement. Il est né le 26 juin 1970 à Niafunké, dans la région de Tombouctou.

Depuis l'école militaire interarmes de Koulikoro qu'il a fréquentée de 1993 à 1996, où il sort comme sous-lieutenant, le jeune officier ne va pas arrêter de se former. C'est ainsi qu'en 1998, il est envoyé en Egypte pour suivre le cours de base en renseignements militaires. De 1999 à 2000, il suit le cours d'application d'officiers des blindés aux USA. Il continua ses études aux Etats-Unis avec le cours élémentaire international d'officier de renseignement, en Arizona.

En 2004, il change de cap. C'est ainsi qu'il est envoyé en formation au Nigeria en cours d'état-major. Après cela, l'officier Sidi Alassane Touré a suivi plusieurs autres cours comme celui sur le renseignement opérationnel, la rédaction des écrits en renseignement, le programme américain de formation délocalisé à Bamako, le cours d'observateurs militaires des Nations unies aux Pays-Bas, le programme américain de formation en renseignement stratégique et opérationnel, à Washington DC, aux Etats-Unis, le cours supérieur d'état-major, aux USA, la réaction civilo-militaire face au terrorisme, aux USA. Et, en 2011, il participe à la rencontre internationale des experts en renseignements militaires aux USA.

Concernant ses promotions aux différents grades, Sidi Alassane Touré a monté tous les échelons, en 17 ans. C'est ainsi que de sous-lieutenant en 1996, il a été promu colonel en 2012 à titre exceptionnel, puisqu'il avait été élevé au grade de lieutenant-colonel en 2011. Au Mali, le général Sidi Alassane Touré a occupé plusieurs fonctions militaires et une fonction civile qu'il occupe présentement. Il a occupé son premier poste à Gao où il était adjoint au commandant du 133<sup>ème</sup> Escadron de reconnaissance, de 1996 à 1998.

De 1998 à 2001, il fut Officier sécurité de l'état-major général des armées. S'en est suivi le poste de chef de bureau d'exploitation du renseignement d'état-major général des armées de 2001 à 2004. De 2005 à 2008, il occupa le poste de chef de cellule antiterroriste de la direction de la sécurité militaire. Il fut également chef de la division renseignement G2 et de l'état-major général des armées. En 2008, avant d'être nommé en 2012 directeur général de la sécurité d'Etat (SE). Courant 2017, le général de brigade Sidi Alassane Touré a été nommé gouverneur de la région de Mopti, une région en proie au terrorisme.

Cette promotion lui a permis de mettre en œuvre ses compétences pour sortir cette région de la crise. Avant son arrivée, plusieurs localités étaient sous contrôle des terroristes. Les localités sous contrôle terroriste et qui ont été libérées sont : Kouakourou et Mougna (cercle de Djenné), Dialloube et  Sendegue (cercle de Mopti) Toguere koumbe, Diondiori, Dioura (cercle de Tenenkoun), Gathji Lemou et Dogo (cercle de Youwarou) Diougani, Dinangourou et Diankabou (cercle de Koro). Il y a eu, en sus, la libération de ces localités et le déploiement de l'administration et des services techniques déconcentrés de l'Etat. Ce qui a permis la tenue de l'élection présidentielle.

Au plan international, le général Touré a effectué une mission internationale au compte des Nations unies, en République démocratique du Congo RDC, en tant qu'observateur militaire et officier de liaison base à Goma, de 2003 à 2004. Enfin, le général Sidi Alassane Touré a reçu trois décorations dans sa très riche carrière. Ainsi, il est chevalier de l'Ordre national du Mali depuis 2013. Auparavant, il avait reçu la médaille militaire de campagne du Mali en 2006 et la médaille de la mission des Nations unies au Congo RDC en 2004.

Le général de division Sidi Alassane Touré est issu de la promotion 1992 de l'armée ; il est marié et père de 3 enfants. C'est sans surprise que le général gouverneur de brigade a appris sa promotion au grade de général de division. Plusieurs personnalités maliennes, des officiers supérieurs de plusieurs pays ainsi que de nombreux anonymes lui ont adressé des messages de félicitations. Chapeau bas, mon Général !

<strong>A. Togo et API </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les voleurs de dignité</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/les-voleurs-de-dignite-2778460.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Sep 2018 11:34:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le pouvoir périra par là où il a depuis si longtemps gravement péché : la corruption étatique, la fraude électorale, l’hypocrisie diplomatique, la mise en soins intensifs répressifs de toutes oppositions, la tyrannie constitutionnelle, la précarité économique et la fracture sociale. Peut-être que l’un de ces IBK-péchés émergera avant les autres et entraînera une nouvelle violente colère et possible révolte populaires ? </em></strong>

Peut-être y aura-t-il convergence de deux ou trois en un temps circonstanciel ? Ce régime autocratique et illégitime est trop rongé par le cancer de la dictature des scandales et de la forfaiture gouvernementale pour ne pas agoniser à terme et mourir dans l’indignité.

Car la cascade des révélations sordides, permanentes, coupables et perverses que le peuple a vraiment découverte lors de cette élection présidentielle, non seulement fait trembler et vaciller sur ses bases un régime massivement rejeté, mais a profondément meurtri toutes les générations maliennes...pour la plupart en survie.

Les exhortations tactiques d’un président perclus de contradictions et de compromissions pour appeler à la concorde nationale, à la fraternité civique et à la transparence démocratique, après tant d’atrocités financières, de manipulations outrancières et de dévoiements de gouvernance, ces exhortations ne sont qu’une supplique, teintée de roublardise et de fausse repentance, pour voler au secours de son mandat en péril. IBK n’a pas changé, ni de mentalité, ni de morale.

Il ne s’est pas réformé en esprit et encore moins en vision tant son clan familial et courtisan contrôle ses faits et gestes et articule, par d’habiles déclarations et de subtiles manifestations à sa gloire, les principaux points logistiques de sa présence institutionnelle dans son palais doré. Et de son exposition médiatique à l’étranger...où il dépense sans compter l’argent public et compense le discrédit énorme intérieur qui marque sa chaotique gouvernance. IBK a abandonné, dès le premier jour du premier mois de son premier mandat, son peuple.

À la dramatique réalité du pays, il a privilégié celle virtuelle, si magique à ses yeux, des privilèges attachés à son titre, ou qu’il estimait tels : tapis rouge et griots, excellence étoilée et luxueuse des palaces, courtoises flatteries et modestes honneurs, potentialité d’investissements familiaux hors Mali, et accessoirement tentatives, le plus souvent vaines, de convaincre d’en réaliser en son pays. Toujours avec cet irrépressible penchant pour le secret des affaires et la défense de son proche entourage.

Oui, IBK a sacrifié l’intérêt supérieur de son peuple pour son confort personnel dans les hôtels internationaux. La communauté internationale, tout en blâmant dans les coulisses le président malien pour son appétence au luxe, son indolence dirigeante, sa connivence mafieuse, sa déficience au travail et son absence récurrente de son pays, a non seulement cultivé un insupportable silence à son endroit au sein des institutions partenaires, mais, avec une duplicité digne de ses petits arrangements colonialistes d’antan, a protégé un coupable de tricheries, de vols et d’infamies en cautionnant et orchestrant sa réélection. Au mépris du vote d’un peuple souverain.

L’accablant plus encore dans sa dignité et l’humiliant ouvertement dans sa citoyenneté. Brisant son espoir de changement et paralysant son avenir. Au nom de quoi ? D’intérêts cachés et peu nobles à avouer, de desseins diplomatiques complexes pour préserver son pré carré, de calculs sournois pour étouffer certaines alliances contre-nature ?

La communauté internationale, donc les contribuables occidentaux, a sans doute aussi financé, peut-être à son insu logistique mais de son plein gré partisan, la fraude éhontée et intolérable qui a été opérée sous ses yeux. Leurs observateurs constatent ce que l’on leur permet de vérifier, dans moins de 2% des bureaux de vote, parfaitement identifiés par les autorités pour maîtriser les irrégularités. Ils ont bonne conscience alors sur la qualité de leur mission accomplie, déclarant sans l’ombre d’un doute que l’élection est crédible et transparente. «Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil» : un refrain universel très en vogue en Afrique qui engendre systématiquement des communiqués de félicitations des éminences des pays frères, amis ou...complices en arnaque électorale. Parfois même avant la proclamation officielle des résultats par les cours constitutionnelles...le plus souvent les obligées du pouvoir.

Elle s’étonne ensuite que des résistances se créent et manifestent. «Ah le peuple, pourquoi ne respecte-t-il pas un semblant de décence ?» chuchote-t-elle dans ses salons feutrés. «Tout faire alors afin que ce peuple contestataire ne bouleverse pas l’ordre des choses qui arrangent le monde que nous voulons pour lui...surtout pour nous !». Le fossé se creuse donc de plus en plus profond entre les élites et les peuples. Des peuples en mouvement cependant. Qui refusent qu’on leur impose des comportements grégaires.

Le Mali ne veut pas d’un gourou international institutionnel. Il veut sa liberté de penser, d’agir et de choisir son destin. N’en déplaise à tous les tartuffes de la planète. IBK qui se targue de ses connaissances littéraires et abuse, en plus de ses «Inch Allah» chaque dix mots, de locutions latines pour épater sa cour et appâter son auditoire, connaît bien le personnage de Tartuffe. C’est le rôle qu’il interprète à merveille depuis si longtemps. Depuis trop longtemps, pense majoritairement son peuple.

Il est venu le temps pour lui de faire définitivement ses adieux s’il ne veut pas demain être en plus de Tartuffe, Guignol, célèbre marionnette manipulée de main de maître par des hommes de l’ombre. Qui n’ont qu’un seul programme pour les cinq années à venir : «Voler plus encore la dignité du peuple et le pays».

Adeptes de ce proverbe toujours d’actualité de Joseph Michel Antoine Servan (1807) : «Telles sont aujourd'hui nos mœurs, qu'une grande fortune sans dignité est préférée à une grande dignité sans fortune, et qu'une grande dignité sans mérite est plus estimée qu'un grand mérite sans dignité». Il n’est plus certain que le peuple du Mali veuille subir désormais ce spectacle !

<strong>Ousmane Mohamed TOURE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune  de Fallou : plus de 386 hectares de champ sous les eaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/commune-de-fallou-plus-de-386-hectares-de-champ-sous-les-eaux-2778450.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Sep 2018 11:01:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 18 septembre 2018, la commune de Fallou, dans le cercle de Nara, a été victime d’une inondation. De nombreux dégâts ont été constatés.</strong>

Cette catastrophe a touché 13 villages : Toumboula, Diankabougou, Sansankoura, Tronthila, Madina Soucko, Djigue, Kolonkroba, Marena Diarisso, Ntomondo, Sountiana, Siebougou, Fallou et Badianbougou.  Plus de 386 hectares de champ de toutes variétés (mil, gombo, sorgho, arachides, haricots) ont été inondés.

L'inondation a occasionné l'effondrement de 179 maisons dans la commune dont 56 à Fallou et 123 à Sountiana. Elle a aussi occasionné le déplacement de 835 personnes dans la commune (259 personnes de 15 familles à Fallou et 576 personnes de 22 familles à Sountiana). Des écoles, des magasins de stockage, des boutiques, la caisse d'épargne et l'hôpital ont aussi été envahis par les eaux.

Suite à cette inondation, les ressortissants de la localité se sont rencontrés à l’école de la République située à Bagadadji, le samedi 22 septembre, dans la matinée.  Au nom de la population sinistrée, un vibrant appel a été lancé au gouvernement et à tous les ressortissants et sympathisants de Fallou, les partenaires techniques et toute autre personne de bonne volonté, pour les appuyer afin de surmonter cette épreuve douloureuse. Une lettre de demande d’aide a été ainsi adressée au ministre de la Solidarité et de l’action humanitaire.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Discours de Soumaïla Cissé à l&amp;apos;occasion de la célébration du  58è anniversaire de l’indépendance nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/discours-de-soumaila-cisse-a-loccasion-de-la-celebration-du-58e-anniversaire-de-lindependance-nationale-2778447.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Sep 2018 10:27:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mes chers Compatriotes, </strong>

<strong>Maliens de l’Intérieur et de l’Extérieur, </strong>

<strong>Mes frères et sœurs de tout âge, de toute condition et de toute communauté, </strong>

À la veille de la fête nationale, je m'incline respectueusement devant la mémoire des pionniers de l’Indépendance, les fondateurs du Mali contemporain ! Puisse Allah les couvrir de sa grâce éternelle. Amine !

Le 22 septembre 1960, dans un sursaut de dignité et de patriotisme dont seuls les grands peuples sont capables, les Maliens ont décidé de prendre en main leur destinée et d'exercer pleinement, en tant que Nation, leur droit inaliénable à la souveraineté nationale et internationale. Pendant des décennies, des générations de Maliens ont, au prix de mille sacrifices, forgé une Nation et posé les fondations du développement national.

Cet édifice patiemment construit connaît aujourd'hui des fissures : -de gros nuages planent sur l'unité nationale et l'intégrité du territoire; -le centre, passerelle humaine et géographique, trait d'union et creuset de diverses communautés qui composent la Nation, est entrée dans une sanglante ébullition ; - la démocratie et les libertés chèrement conquises souvent même dans le sang sont foulées aux pieds ; -le vote sur lequel repose la souveraineté nationale du peuple est détourné et confisqué.

L’élection présidentielle 2018 a été l'illustration d'une perversion démocratique sans précédent depuis l'indépendance : le coup d'État contre les élections et contre la volonté du peuple a pris, entre autres,  les formes de bourrage des urnes, de falsification des résultats avec la complicité d'une Cour constitutionnelle dont la vassalité lui a malheureusement fait perdre toute crédibilité.

La célébration du 58ème anniversaire de l'accession du Mali à la souveraineté nationale et internationale me donne l'occasion de saluer l'émergence d'une conscience nationale malienne : celle qui, à Bamako, dans les villes et les villages de l'intérieur du pays et au sein de la diaspora, résiste contre le hold-up électoral, exprime son dégoût et son rejet de la fraude et exige, semaine après semaine, le respect du suffrage des électeurs, la souveraineté de notre peuple et le rétablissement de la vérité des urnes.

Cette nouvelle conscience malienne est un des principaux acquis de cette étape cruciale de notre Histoire que nous traversons. Honneur aux jeunes et aux femmes du Mali ! Honneur aux femmes et aux hommes de la diaspora dont le cœur vibre à l'unisson avec les Compatriotes de l'intérieur ! Hommage à celles et à ceux qui refusent le fait accompli de la dictature de la  fraude !

<strong>Mes chers compatriotes, </strong>

La nouvelle résistance malienne contre les élections frauduleuses prolonge la tradition de lutte héroïque de notre peuple pour l'indépendance et la souveraineté nationales. Le respect des règles de la démocratie et du vote du peuple doit être un principe cardinal respecté par tous.  Le Président de la République, les députés, les maires et autres responsables des collectivités doivent être élus de manière irréprochable. Il est donc impératif de renouer avec le dialogue, le temps qu’il faudra, pour sécuriser le processus électoral et rassurer la société civile, l’ensemble des partis et autres acteurs politiques, par une saine et consensuelle gouvernance électorale. Il faut rétablir un minimum de confiance pour, de nouveau, aller aux urnes !

J'invite mon frère aîné Ibrahim Boubacar Keita à se ressaisir et à sortir par la grande porte en évitant à notre pays les conséquences d'une crise supplémentaire. Je l'invite à un dépassement de soi et j’affirme ici, très solennellement que je rassure ses partisans. Le Mali doit être un État gouverné par la loi, rien que la loi, à laquelle tous doivent se soumettre : le peuple, les faibles comme les puissants.

J’ai toujours affirmé ma volonté de construire un État juste, qui traite tous les Maliens équitablement, quelle que soit leur origine ou leur appartenance partisane. Je m’adresse enfin à toutes les Maliennes et à tous les Maliens de bonne volonté, vous qui mettez le Mali au-dessus de tout. Au-delà de nos divergences partisanes, nous devons nous rassembler sur l’essentiel : l’unité, la sécurité de notre pays et la légitimité de nos institutions.

<strong> Chers Compatriotes,</strong>

C’est à nous de restaurer l’espoir. Ils ont voulu désenchanter les Maliens et nous plonger dans une nuit de cauchemars sans fin. C’est à nous d’aller chercher la lumière et de ranimer le rêve malien de grandeur et de dignité.  Dans notre programme, nous avons proposé toutes les mesures d’urgence et de long terme pour restaurer l’autorité de l’État, rétablir la sécurité des Maliens, relancer une économie au service de la population et non de prédation. Ce programme et ce projet pour le pays finiront par triompher, car ils constituent la seule issue. Je serai le président de tous les Maliens. Vive la République, Vive le Mali éternel !

&nbsp;

<strong>Communiqué </strong>

Le  directoire de campagne de la plate forme ENSEMBLE RESTAURONS L'ESPOIR a adressé une lettre d'information au gouverneur du district de Bamako le 18 septembre 2018 relative à l'organisation d'une caravane  a travers toutes les communes le vendredi 21 septembre 2018 suivi d'un meeting le samedi 22 septembre sur l'esplanade de la bourse du travail.

En réponse  le gouverneur du district d'abord par un simple SMS, puis par copie de lettre adressée au directeur de campagne a notifié ne pas pouvoir donner une suite favorable à ces manifestations.

Nous rappelons que le droit de manifester au Mali est un droit constitutionnel  et que cette  mesure d'interdiction est une violation de la loi et de la charte des partis.

Elle ne repose sur aucun motif valable et procède tout simplement du fait du prince.

La plate forme a suffisamment démontré si besoin en était, son caractère pacifique et républicain lors de toutes les manifestations qu'elle a organisé et où aucun débordement n'a été constaté. La plate forme rend le gouvernement entièrement responsable de toutes les conséquences issues de cette violation des libertés.

<strong>Une dizaine de personnes ont été arrêtées </strong>

Plusieurs véhicules des membres de l'opposition ont été saccagés par la police ainsi que le siège l'association Kaoural Renouveau en commune 4. La plate forme condamne avec la dernière rigueur ces arrestations arbitraires survenues ce jour 21 septembre 2018 et exhorte les responsables à se ressaisir en libérant immédiatement ces victimes innocentes. Nous prenons à  témoin l'opinion nationale et internationale de cette volonté manifeste de la part d'un état  policier de confisquer les libertés démocratiques en utilisant la force contre des manifestants pacifiques aux mains nues.

Nous resterons debout et mobilisés pour défendre la démocratie et la République.

<strong>Bamako  le 21 septembre 2018 </strong>

<strong>Pour La Plate forme</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>25 novembre 1985 : LA &amp;quot;GUERRE DES PAUVRES&amp;quot; MALI&#45;BURKINA</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/25-novembre-1985-la-guerre-des-pauvres-mali-burkina-2778448.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Sep 2018 10:23:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 25 décembre 1985, l’armée malienne lance une offensive en territoire burkinabè à cause d’un litige frontalier dans la bande d'Agacher, mais aussi en raison de plusieurs mois de tensions entre les présidents du Mali, Moussa Traoré, et du Burkina, Thomas Sankara.</em></strong>

<strong>Bande litigieuse</strong>

La bande d'Agacher, vaste  de 30 km de long, est à cheval entre le Mali et le Burkina. Depuis leur indépendance, en 1960, les deux pays se disputent cette zone riche en minerais. En décembre 1974, ils s’opposent pour son contrôle lors d’une première "guerre des pauvres". Les combats durent deux jours et font quelques morts, avant qu’une médiation des pays voisins y mette fin.

En 1985, les tensions refont surface. En cause : des incursions militaires maliennes de l’autre côté de la frontière, mais aussi un recensement mené par des fonctionnaires burkinabè dans des villages revendiqués par les deux États. Ce litige frontalier surtout fournit un prétexte à Moussa Traoré et à Thomas Sankara pour en découdre. Les deux dirigeants entretiennent des relations exécrables.

<strong>Guerre des pauvres </strong>

Cette guerre est qualifiée de "guerre des pauvres" par la presse internationale. Au pouvoir depuis 1968, le président malien, Moussa Traoré, voit d’un mauvais œil l’arrivée aux affaires du capitaine Thomas Sankara à Ouagadougou, le 4 août 1983. Comme son voisin ivoirien Houphouët-Boigny, il craint une "contagion" révolutionnaire au-delà des frontières burkinabè. Or, en septembre 1985, lors d’un discours à Ouagadougou, Sankara appelle pour la première fois à la révolution chez les voisins.

«Les autres peuples qui sont à nos frontières ont eux aussi besoin de révolution […] Je veux parler du Mali. […] La révolution du peuple burkinabè est à la disposition du peuple malien qui en a besoin. Parce qu’elle seule lui permettra de lutter contre la faim, la soif, l’ignorance et de lutter contre les forces de domination néocoloniales». Sankara est aussi convaincu que Traoré aide ses opposants à Bamako. Il les soupçonne de fomenter un complot pour le faire chuter, avec la bénédiction des dirigeants ivoiriens et togolais, eux aussi préoccupés par l’influence des théories sankaristes dans leur pays.

Selon Sennen Andriamirado, auteur du livre "Sankara le rebelle", Sankara croit que ses ennemis ont mis sur pied un plan pour le renverser : profiter d’une nouvelle guerre entre le Burkina et le Mali, occuper la ville burkinabè de Bobo-Dioulasso et, de là, lancer une contre-révolution.  À la fin du mois d’octobre 1985, Sankara lance un avertissement à son homologue malien, par l’intermédiaire du président algérien Chadli Bendjedid. Pas de réponse de Traoré, qui ne reçoit pas les émissaires de Ouagadougou. Il ne suffit plus que d’une étincelle pour mettre le feu aux poudres. Elle intervient quelques semaines plus tard avec la répétition d’incidents frontaliers dans la bande d’Agacher.

<strong>5</strong><strong> jours de combats</strong>

Le 25 décembre 1985, aux premières lueurs du jour, 150 chars maliens franchissent la frontière et attaquent plusieurs localités. Dans le ciel, des Mig 21 bombardent les deux principales villes du nord du Burkina: Djibo et Ouahigouya. L’armée malienne, dont la puissance de feu est supérieure, s’enfonce en territoire burkinabè. Son objectif est de prendre en tenailles la seconde ville du pays, Bobo-Dioulasso. Ses adversaires peinent à contenir son offensive. Ils sont débordés sur le front nord mais tiennent le front ouest.

Commandées par le capitaine Blaise Compaoré, les forces burkinabè se sont éparpillées et ont adopté la technique de la guérilla. Elles se sont déployées en petits groupes qui pratiquent le harcèlement avec un certain succès. Compaoré dira : "Il est facile à des blindés d’entrer dans un territoire. Il leur est très difficile d’en sortir."’. Des soldats attaquent les chars maliens à la roquette, à la grenade ou au couteau, après avoir ouvert les écoutilles. Les affrontements sont meurtriers. Une centaine de Burkinabè et une quarantaine de Maliens sont tués, militaires et civils confondus.

Le bombardement aérien du marché de Ouahigouya est particulièrement sanglant. S’ajoutent à cela des exécutions sommaires de prisonniers de guerre. Après 5 jours de combats, un accord de cessez-le-feu est trouvé le 30 décembre par la médiation ouest-africaine menée par l’Ivoirien Félix  Houphouët-Boigny.

Le 17 janvier 1986, à Yamoussoukro, en présence de Traoré et de Sankara (photo), cette mesure est complétée par un retrait des belligérants du champ de bataille. Le conflit frontalier est finalement réglé le 22 décembre 1986, lorsque la Cour internationale de justice de la Haye, à laquelle ce dossier a été confié en 1983, partage la zone litigieuse entre les deux pays.

<strong>Source : Jeune Afrique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À fleur de vérité : Un couple de bambins</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/a-fleur-de-verite-un-couple-de-bambins-2778445.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Sep 2018 10:20:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ils assurent le show, à leur manière, mon cousin et sa douce moitié. J’avoue que celle-ci ne pouvait avoir meilleur cavalier à sa taille que mon cousin. Tous deux hilarants, expansifs et insouciants, ils n’ont guère boudé leur plaisir de gambader de frénésie au défilé militaire du 22 septembre. Comme si tout allait bien en leur pays, «le Mali qui avance», selon leur slogan de campagne.

C’était amusant de les voir jubiler, comme des bambins, alors que leur fils, au nombre des invités, s’en gardait. Un enfant ne tient pas tout de ses parents. Quand on a des parents aux comportements puérils, on se doit de suppléer leur déficit comportemental. Karim est-il plus sage que ses parents ?

C’est peut-être ce qui explique sa présence dans toutes les sphères. Pour ne pas parler d’omniprésence. Il est arrivé à mes oreilles, plusieurs fois, que son père, mon cousin, recommanderait à ses visiteurs de se confier à Karim. Celui-ci serait, selon lui, un garçon très intelligent. Le fiston a pignon sur rue, puisque ne bénéficiant pas de conseils avisés de parents réfléchis. Il peut alors user et abuser de la candeur de ses parents. Tant pis pour le peuple malien !

Comment peut-on avoir une attitude aussi désinvolte quand la gravité du moment et la solennité de l’événement exigent tout le contraire ? Je vais vous donner la réponse en quelques mots : insouciance absolue, déconcertante, dédaigneuse, fanfaronne, glaciale.

Devant le spectacle produit par ce couple de bambins, je pleurais à la dérobée mais à chaudes larmes. Maigre consolation.

<strong>Issiaka SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dafing&#45;Bobo&#45;Peulh s’amusent :  «Une initiative née sur Facebook du constat amer de l’abandon de la parenté à plaisanterie…» dixit Noho Traoré</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/dafing-bobo-peulh-samusent-une-initiative-nee-sur-facebook-du-constat-amer-de-labandon-de-la-parente-a-plaisanterie-dixit-noho-traore-2778444.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Sep 2018 10:12:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>«Dafing-Bobo-Peulh s’amusent», un groupe sur facebook, né du constat de l’abandon de la parenté à plaisanterie au détriment de la modernisation, est une initiative de Noho Traoré, un jeune Burkinabé qui répond à nos questions sur les motivations du groupe DBP. </strong><strong>Noho Traoré est Dafing (Marka) de la commune rurale de Douroula à 25 km de Dédougou dans la province de la Boucle du Mouhoun. Il est Comptable de formation.</strong>

<strong><em>En tant fondateur du Groupe DBP, comment et quand est née cette initiative sur les réseaux sociaux ?</em></strong>

Le groupe DBP a été créé au lendemain de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, plus précisément, le 25 mars 2015. L’initiative est née du constat amer de l’abandon de la parenté à plaisanterie au détriment de la modernisation (l’urbanisation, la scolarisation, le développement technologique...), car tout le monde se sent mieux européen. Il était donc temps de concilier modernisme et culture afin de ne pas oublier nos propres traditions car un peuple sans culture est comme un arbre sans racines, un avion sans pilote.

Face à ces changements globaux (modernisme), la parenté à plaisanterie devra cependant se pratiquer à travers d’autres canaux et cadres afin de toucher un plus grand nombre de personnes, d’où la création sur Facebook du groupe «Dafing, Bobo et Peulh s’amusent». Ce cadre est le lieu de retrouvailles des membres des trois communautés à travers le monde.

<strong><em>Est-ce que le groupe a une base légale devant les autorités burkinabé ?</em></strong>

Oui, le groupe a une base légale devant les autorités burkinabé. Depuis le mois d’août 2018, il existe juridiquement à travers le récépissé N°00000334701 du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation du Burkina-Faso.

<strong><em>Quels sont les objectifs ou missions du Groupe DBP ? </em></strong>

Les objectifs ou les missions du groupe sont les suivants : participer activement à la promotion de la cohésion sociale ; valoriser et développer la parenté à plaisanterie admise comme valeur stabilisatrice sociale ; rassembler dans un élan de solidarité les membres des trois communautés en vue de la défense, la perpétuation et le renforcement de la parenté à plaisanterie ; animer des conférences publiques en vue d’une meilleure connaissance et intégration de la parenté à plaisanterie ; organiser des activités de promotion de la culture des communautés qui la composent.

<strong><em>Pensez-vous qu'une telle initiative peut jouer un rôle dans la crise sécuritaire qui secoue le Burkina Faso?</em></strong>

Cette initiative joue un rôle très important dans la crise sécuritaire qui secoue le Burkina Faso. L’insurrection des 30 et 31 octobre 2014 à confirmé la thèse que la parenté à plaisanterie constitue un rempart face aux conflits tout comme le disait le professeur Albert Ouedraogo, le Burkina Faso à l’époque de la Haute-Volta a connu une rupture institutionnelle sans effusion de sang aux premières heures de son indépendance grâce à la parenté à plaisanterie. Les sociologues voient cette liberté de parole qui est la parenté à plaisanterie comme un solide antidote aux conflits.

Comme le disait le père de la révolution burkinabé, Thomas Sankara, «Nous devons accepter de vivre africain, c’est la seule façon de vivre libre et vivre digne». Pour tout dire, la parenté à plaisanterie, plus qu’un jeu, ces relations sont sans doute un moyen de désamorcer les tensions entre ethnies voisines ou entre clans familiaux. Cette valeur que nous ont léguée nos ancêtres doit être un grand levier pour mieux construire nos sociétés et assurer un développement harmonieux dans la diversité.

<strong><em> </em></strong><strong><em>Vous tenez fréquemment des rencontres. De quoi discutez-vous ?</em></strong>

Depuis la prise de décision de créer une association à partir du groupe sur Facebook, plusieurs réunions ont été tenues, des assemblées générales comme des réunions de bureau. Au cours de ces rencontres, nous discutons du programme d’activités annuelles ; de comment recadrer les membres afin de respecter les objectifs que nous nous sommes assignés ; de l’avenir du groupe ; des propositions de création des bureaux déconcentrés sur le territoire burkinabé, mais aussi, dans les différents pays, à travers le monde, etc.

<strong><em>Depuis la création du groupe, avez-vous remarqué un quelconque impact sur les trois groupes ethniques ciblés?</em></strong>

La création de ce groupe a permis la renaissance du sentiment d’appartenance à une même culture chez les trois groupes ethniques cibles. Aussi, à travers nos différentes activités, nous avons pu constater l’élan de solidarité, de cohésion sociale et de fraternité entre les membres. La tenue de la 1<sup>ère</sup> édition de la «Journée Des Communautés» a prouvé l’attachement des membres du Burkina et partout ailleurs à cette valeur, à travers leurs contributions pour la réussite de ladite activité.

<em> </em>

<strong><em>En dehors du Mali, qui a récemment créé son groupe DBP, avez-vous connaissance de l’existence du groupe dans d'autres pays ?  </em></strong>

&nbsp;

En dehors du Mali, qui a récemment mis en place son bureau, nous avons déjà le bureau de la Côte d’Ivoire. Nos membres des Etats-Unis ont en vue de se rencontrer afin de mettre en place aussi leur bureau.

&nbsp;

<strong><em>Quel est votre  message à l'endroit des membres du Groupe DBP ?</em></strong>

&nbsp;

Mon message aux membres. Premièrement, c’est un remerciement à l’endroit de Marcel Domboué, Narcisse Tuina, Tahirou Konaté, Toualby Gnanou, qui, au début, ont cru au projet et ont porté le bébé afin qu’il grandisse. Secundo, je tiens à remercier tous les membres qui me procurent aujourd’hui un sentiment de fierté pour leur contribution combien inestimable à l’atteinte de nos objectifs.

&nbsp;

Je m’en voudrais de finir sans rendre grâce à Dieu. Et je lance un appel aux membres de travailler sans cesse à l’atteinte de nos objectifs et de se démettre de tout esprit égoïste afin que nous puissions transmettre cet héritage aux générations à venir, car, comme le dit Joseph Ki-Zerbo,  «Il faut creuser les puits d’aujourd’hui pour les soifs de demain».

<strong> </strong>

<strong>Propos recueillis par Gabriel TIENOU  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Loi de finances 2019 :  Les recettes budgétaires évaluées à 2023 milliards 150 millions de Fcfa</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/loi-de-finances-2019-les-recettes-budgetaires-evaluees-a-2023-milliards-150-millions-de-fcfa-2778440.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Sep 2018 09:55:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le mercredi 19 septembre 2018, le conseil des ministres, réuni en session ordinaire, sous la haute présidence du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a examiné 6 projets inscrits à son ordre du jour. Quatre dossiers ont été présentés par le ministre de l’Economie et des Finances et 3 par le ministre de la Solidarité et de l’Action humanitaire.</strong>

Le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, porte-parole du gouvernement, Amadou Koïta, a, au cours de son briefing hebdomadaire, fait le point de ce conseil des ministres, le jeudi 20 septembre, au Centre d’information gouvernementale (Cigma).

Le premier projet de loi est relatif à la loi de finances 2018, qui s’inscrit dans la mise en œuvre du budget programme. Il s’articule autour de 145 programmes,  328  actions,  457 objectifs  et 1097 indicateurs. Les ressources de l’Etat sont constituées des recettes budgétaires et des ressources de trésorerie.

Pour l’année 2019, les recettes budgétaires sont évaluées à 2023 milliards 150 millions de Fcfa contre 1 957 milliards 625 millions Fcfa en 2018, soit une augmentation de 3,35%. Les charges qui sont également constituées par les dépenses budgétaires sont évaluées à 2 410 milliards 400 millions de Fcfa contre 2 330 milliards 778 millions de Fcfa dans le budget de 2018, soit une augmentation de 3,42%. Ce qui constitue un déficit de 385 milliards 250 millions de Fcfa. Ce déficit sera financé par les ressources de l’aide extérieure et par l’épargne à travers des emprunts sur le marché financier.

Cette loi de finances s’inscrit dans la mise en œuvre des grandes lignes dégagées par le président de la République, surtout, la matérialisation de son programme de société. Ainsi, la priorité sera donnée à la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale ; au financement de la loi de programmation et d’orientation militaire et celle de programmation sur la sécurité intérieure ; au financement du secteur agricole ; à la création massive d’emploi ; à la promotion d’une croissance inclusive ; au respect des engagements du gouvernement avec les partenaires sociaux ; à la construction de la nouvelle université de Bandiagara et celle de Sikasso.

Le 2<sup>ème</sup> projet de texte porte sur la participation de l’Etat à la société minière Koffi-Sa dans la région de Kayes. Cette société minière va permettre de créer 79 emplois permanents et de générer des ressources pour le Trésor public à hauteur de 16 milliards de Fcfa et participera également au développement économique de la localité.

Le 3<sup>ème</sup> dossier présenté par le ministre de l’Economie et des Finances est le projet de décret autorisant la déclaration d’utilité publique pour les travaux de construction d’un échangeur à Sikasso et l’aménagement de 10 km de voirie. Ces travaux vont permettre de développer la ville de Sikasso, d’améliorer la mobilité urbaine et de développer les échanges économiques sur les plans national et international.

Le conseil des ministres a également adopté un projet de décret portant avenant du marché de construction du pont de Kayes. Cet avenant n’a pas d’incidence financière, selon le ministre porte-parole du gouvernement. Il vise à apporter certaines corrections pour rendre le pont plus solide.

Les 3 autres dossiers ont été présentés par le ministre de la Solidarité et de l’Action humanitaire. Il  s’agit du projet de décret portant approbation de la politique nationale de la solidarité, du projet de décret portant sur la stratégie nationale du financement de la couverture sanitaire universelle et du projet de décret portant sur le plan d’action de l’action humanitaire 2018-2022.

<strong> </strong>

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Disparition de jeunes du Mouvement citoyen de retour de l’inauguration du pont de Wabaria à Gao :    12 ans après, la nation malienne se recueille</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/disparition-de-jeunes-du-mouvement-citoyen-de-retour-de-linauguration-du-pont-de-wabaria-a-gao-12-ans-apres-la-nation-malienne-se-recueille-2778441.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Sep 2018 09:54:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>23 septembre 2006- 23 septembre 2018. Cela fait 12 ans que le bus transportant la jeunesse du Mouvement citoyen, de retour de l’inauguration du pont de Wabaria à Gao, dans le cadre des festivités du 50<sup>ème</sup> anniversaire de l’indépendance du Mali, et le bus du Djiguiya Transport, sont entrés en collision à quelques kilomètres de San. 22 jeunes sur 27, plus les deux chauffeurs de la compagnie Djiguiya Transport y ont trouvé la mort.</strong>

Tous les ans, une cérémonie de recueillement sur leurs tombes est organisée par le ministère en charge de la Jeunesse. Le dimanche 23 septembre 2018, le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Amadou Koïta, a organisé une cérémonie de recueillement sur les tombes des 22 victimes. C’est l’imam de Badialan 3 qui a officié la cérémonie au cimetière d’Hamdallaye.

Dans le cadre du 50<sup>ème</sup> anniversaire de l’indépendance du Mali, en 2006, la jeunesse du Mouvement citoyen s’était mobilisée pour aller assister à l’inauguration du pont de Wabaria à Gao. De retour de Gao, ils ont fait un accident à quelques kilomètres de San avec un car de Djiguiya Transport. Ces jeunes étaient tous des cadres et leaders engagés pour la patrie. Parmi ces victimes, il y avait, ingénieurs, juristes, enseignants, opérateurs économiques, jeunes diplômés sans emploi et militaires. À leur départ pour les festivités du 50<sup>ème</sup> anniversaire à Gao, ils étaient 27 personnes et après l’accident, 22 plus 2 chauffeurs de Djiguiya Transport et 5 jeunes y ont survécu.

&nbsp;

«Chaque année, nous nous retrouvons ici pour nous recueillir sur les tombes de nos camarades disparus le 23 septembre 2006 de retour de Gao où ils étaient allés célébrer le Mali et l’accession à notre pays à l’indépendance. À leur mémoire, nous avons décidé, chaque année, de venir nous recueillir sur leurs tombes et leur dire que le combat continue. Ils sont morts pour le Mali. Nous prions Allah, le Tout-Puissant, pour le repos éternel de leur âme et tous ceux qui sont tombés pour le Mali.  Nous prions aussi Allah, le Tout-Puissant, de nous donner longue vie pour que chaque année, nous puissions venir nous recueillir ici. Je suis très ému, puisque le souvenir, c’est comme si c’était hier», s’est exprimé le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Amadou Koïta.

Il a par ailleurs remercié tous ceux qui ont effectué le déplacement et les familles des disparus. Le ministre Koïta a profité de l’occasion pour demander de prier encore pour le Mali, pour la paix et la cohésion sociale et la sécurité du pays.

<strong> </strong>

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>58ème anniversaire de la fête d’indépendance du Mali : un défilé grandiose</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/58eme-anniversaire-de-la-fete-dindependance-du-mali-un-defile-grandiose-2778439.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Sep 2018 09:32:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le samedi 22 septembre, le Mali a célébré le 58<sup>ème</sup> anniversaire de son accession à la souveraineté nationale et internationale. Tous les pays membres du G5 Sahel et beaucoup de partenaires du Mali ont répondu à l’appel de son président, Ibrahim Boubacar Kéita. </em></strong>

Les festivités de ce 58<sup>ème</sup> anniversaire du Mali ont été des plus grandioses après la crise institutionnelle et sécuritaire de 2012. Le président de la République n’a pas manqué de le rappeler dans son discours avant le défilé militaire. Le président IBK a rendu hommage aux acteurs de la lutte pour l’accession de notre pays à la souveraineté nationale, notamment Mamadou Konaté, Fily Dabo Sissoko et leur cadet Modibo Kéita.

«Nous fûmes très proches de l’abîme en 2012», dira le président Kéïta pour rappeler et remercier le courage politique des chefs d’Etat de la Cédéao qui n’ont ménagé aucun effort pour faire revenir à l’ordre constitutionnel les acteurs du coup d’Etat. Le chef de l’Etat a fait une mention spéciale à la France et à son ancien président François Hollande, grâce  auquel, l’avancée des jihadistes a été stoppée à Konan en janvier 2013. Il a aussi rendu hommage à Daniel Boiteux et à ceux qui ont payé de leur vie pour que le Mali vive. L’armée tchadienne, qui ne reculait devant rien, a aussi eu droit aux honneurs tout comme la Minusma et la force Barkhane.

Dans le cadre du redressement de l’armée, le président IBK a affirmé que des efforts importants ont été consentis dans l’équipement et le traitement des droits des hommes engagés à défendre la mère patrie. Ces efforts, dont parlait le président, ont été confirmés lors du défilé des troupes à pied et sur les engins qui a suivi juste après son discours. Toutes les composantes des forces armées maliennes et de sécurité ont défilé devant un grand public admiratif, des invités ravis, et sous le regard satisfait du chef de l’Etat.

Les troupes étrangères comme celles du Togo, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Conakry, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal, du G5 Sahel, de l’EUTM, de la Minusma et de Barkhane, sous la musique de la fanfare malienne, ont défilé lors de cette fête commémorative. Les troupes tchadiennes ont bouclé le défilé terrestre au rythme de leur fanfare.

À la suite du défilé des troupes à terre, les regards étaient tournés vers le ciel pour voir les nouvelles acquisitions de notre force aérienne. Pour clore le défilé, les spectateurs ont eu droit à un bel atterrissage de parachutistes largués à plusieurs mètres du sol.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contestation sans répit</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/contestation-sans-repit-2778437.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Sep 2018 09:26:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Bamako était sous tension le vendredi 21 septembre, à la veille de la fête de l'indépendance combinée avec l'investiture du président contesté IBK. Depuis 15 heures, de jeunes manifestants de l'opposition étaient descendus dans les rues pour organiser des caravanes. Ces manifestations visaient à protester contre la réélection d’IBK. Des affrontements entre policiers et manifestants ont été signalés dans plusieurs communes de Bamako au moment où des chefs d'État et des personnalités invités par IBK commençaient à arriver dans la capitale malienne. Une dizaine de personnes ont été arrêtées et sont en détention au niveau du 1<sup>er</sup>  arrondissement.

<strong>58 ans mitigés </strong>

Pour le chroniqueur Cheick Oumar Ballo, «le 22 septembre, Modibo l'a acquis il y'a 58 ans. Moussa l'a personnalisé pendant 23 ans. Les démocrates le vendent depuis 27 ans». Opposition et majorité sont comptables du bilan des 58 années du Mali. Les critiques seront orientées selon la position que les uns et les autres occupent en ce moment. Les acteurs du mouvement démocratique, dont IBK est le dernier dinosaure, ont joué un rôle prépondérant soit 27 années sur 58. Attention à tout ce qui nous reste à faire 58 ans après. Se gazer, crise intercommunautaire, séparatistes arrosés avec le gain public. Corruption, népotisme, populisme. Bonne fête à ceux qui se croient indépendants.

<strong>Ils ont passé une nuit </strong>

Ils étaient 8 chefs d'Etat à avoir répondu à l'invitation du président IBK pour assister au grand défilé du 22 septembre 2018, marquant le 58<sup>ème</sup>  anniversaire du Mali indépendant. Tous étaient venus à la veille de la fête et ont passé une nuit à Bamako. Contrairement à certaines habitudes, car, très souvent, nos voisins viennent le jour de l'événement et ne passent pas la nuit chez nous. Alpha Condé, président de la République de Guinée Conakry, Idriss Déby Itno, président de la République du Tchad, Denis Sassou N’guesso, président de la République de Congo Brazzaville, Alassane Dramane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire. Mahamadou Issoufi, président de la République du Niger, Nana Akufo-Addo, président de la République du Ghana, Rock Marck Christian Kobaré, président du Faso, Julius Maada Bio, président de Sierra-Leone. Ils ont tous salué les forces armées et de sécurité du Mali, pour ce grand défilé. Le Niger, la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso, le Sénégal et le Tchad ont, à travers leurs soldats, participent au défilé, tout comme Barkhane, la Minusma et le MOC (Mécanisme opérationnel de coordination).

<strong> </strong>

<strong>Double présence </strong>

Des ministres étaient aussi de la fête : Ahmed Ouyahia, Premier ministre d’Algérie, Amadou Gon Coulibaly, Premier ministre de la République de Côte d’Ivoire, Konimba Selom Klassou, Premier ministre de la République de Togo, Édouard Ngirente, Premier ministre du Rwanda, Komi Sélom Klassou, Premier ministre du Togo, Mahammed Boun Abdallah Dionne, Premier ministre du Sénégal et Saâdeddine El Othmani, chef du gouvernement du Maroc. Amadou Gon Coulibaly était à Bamako pour le défilé du 22 septembre 2018, ce qui marque une double présence de la Côte d'Ivoire. Certains trouvent que c'est l'avenir de la RCI qui se jouait dans ce voyage à deux...la guerre de succession faisant rage du côté d'Abidjan. En tout cas, c’est un honneur pour le Mali d’accueillir le président ivoirien et son Premier ministre. N’oublions pas qu’en RCI, il y a un vice-président.

<strong>Seynabou à la rescousse </strong>

Axe Tour de l’Afrique-Yirimadio-3<sup>ème</sup>  pont : l’heure de la réhabilitation a sonné. La ministre Traoré Seynabou Diop lance le compte à rebours des travaux d'aménagement en 2x2 voies de la route reliant le 3<sup>ème</sup> pont de Bamako à la RN6, y compris la construction d'un échangeur au croisement avec la RN6 et la réhabilitation de la section Tour de l'Afrique-Yirimadio. Pour un montant d’un peu plus de 33 milliards de francs CFA, entièrement financé sur le budget national et un délai d’exécution de 18 mois, ce projet permettra de densifier le réseau routier dans le district tout en améliorant le cadre de vie des populations.

<strong>Le Drian pour la France </strong>

Jean-Yves Le Drian était à Bamako pour le défilé du 22 septembre 2018. Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a représenté le président de la République français le 22 septembre à Bamako lors de la cérémonie d’investiture du président élu de la République du Mali, M. Ibrahim Boubacar Keïta, fixée le même jour que la fête nationale malienne. À cette occasion, il s’est entretenu avec le président Keïta, ainsi qu’avec son Premier ministre, M. Soumeylou Boubèye Maïga. Il leur a redit le soutien de la France, qui se tient aux côtés du Mali dans la lutte contre le terrorisme. Il a également évoqué avec eux la coopération franco-malienne en matière de développement, nécessaire pour enrayer les causes profondes de l’instabilité. Il rappela l’appui de la France au processus de paix et de réconciliation malien, qui est la voie suivie par la communauté internationale pour le retour de la concorde au Mali. Le ministre français a eu des échanges avec d’autres chefs d’Etat et ministres africains, partenaires de la France, en marge des cérémonies.

<strong>Aucune raison </strong>

Le 19 septembre à Bamako, plus précisément à Sotuba, les ravisseurs du vieil Ibrahim Kontao de l'ONG Alfarouk ont été arrêtés. Il avait été enlevé chez lui dans la nuit du 03 au 04 septembre 2018 à Kalabancoro. Il a passé 16 jours de captivité dans les toilettes d’une villa. L’un de ses ravisseurs est le beau-fils d'un intime ami du religieux. Pendant la détention de l'imam, des sommes d'argent ont été payées par Orange money aux ravisseurs. C'est même grâce au concours de ces transactions que la police a pu les arrêter. Mais une seule question reste sans réponse : que s’est-il réellement passé pour que ces gens arrêtés cet imam ?

<strong>Orange en difficulté </strong>

Depuis un certain temps, nous constatons des difficultés chez l'opérateur de téléphonie mobile, Orange, à offrir un service de qualité à sa clientèle malienne. En effet, après avoir accepté l'un des plus élevés tarifs en Afrique, c'est un service médiocre avec des appels qui se coupent en milieu de communication, des appels qui vont directement sur la messagerie, ou simplement absence de réseau Orange, sans oublier des textos qui peuvent prendre entre 24 et 48h pour arriver à leurs destinataires. Comme si tout ceci ne suffisait pas, on assiste à un dédoublement de la consommation des unités de crédits téléphoniques. Où sont les institutions de régulation de la télécommunication et les associations de consommateurs ? Où sont les Maliens ? Où sont nos droits ?

<strong>Achoura ou Djomine </strong>

Dans nos us et coutumes, le 10<sup>ème</sup> jour de l’année musulmane, appelé (DJOMINÈ), est une journée de réconciliation, de pardon, de considération mutuelle, (de respect d’une tradition qui n’a pas de prix et dans toutes les religions pratiquées au Mali et dans certains pays voisins), de solidarité ; et même, avoir sa cousine la plus belle en mariage sans avoir les moyens. «Un adage dit si tu vois une belle avec un pauvre, ce que c’est sa cousine. Les enfants de la tante rendent visite à la famille de leur oncle avec fagots, balais, pour aider leur tante dans les travaux ménagés. Cela n’est pas une soumission, mais une considération mutuelle de respect. En récompense, cela leur donne droit de satisfaction à tous leurs désirs ce jour avec leurs oncles et leurs cousins et cousines, que l’argent ne peut pas avoir. C’est ça notre 31, notre Saint-Valentin, et notre valeur de cousinage.

<strong>Forum et concert </strong>

Bamako va abriter en novembre prochain un forum international sur l'albinisme et un concert sur initiative de l'artiste Salif Keita et Global Foundation qui porte son nom. Une conférence de presse a marqué le lancement de la campagne de sensibilisation pour le changement de comportement envers les albinos. Un projet mûri par l'artiste musicien Salif Keita suite à l'enlèvement suivi de l'assassinat de la petite Ramata Diarra (5 ans) à Fana dans la région de Koulikoro. Pour Keita Coumba Makalou, présidente de Salif Keita Global Foundation, «c’est un combat qu'entend mener désormais la Fondation pour que cet acte ignoble ne se reproduise plus jamais». Elle a ensuite annoncé la date du forum international sur l'albinisme qui se tiendra le 15 novembre prochain à Bamako. La méga star internationale du Mali a mis à profit cette conférence de presse pour parler de son nouvel album intitulé ‘Un autre Blanc’. Selon l'artiste, cette production de belle facture sera le dernier album de sa carrière musicale. L'opus qui a vu la participation des sommités de la world music sera présenté le 17 novembre prochain au cours d'un concert gratuit de lancement à Fana en hommage à Ramata Diarra. À l'issue de la conférence de presse, les intervenants ont attiré l'attention des décideurs sur la nécessité d'un plan national pour sauvegarder et améliorer la vie des personnes atteintes d'albinisme au Mali.

<strong>Des assassinats sans fin </strong>

Le lundi 17 septembre, Ali Sadou Touré dit King, enseignant à Aljanabandia Zaba, a rendu l'âme à Ansongo suite à une attaque de bandits à Tassiga. Le samedi 22 septembre, à Kidal, Mohamed Ag Iljimit, 50 ans, chef de fraction Techrerat (Taghat Malat) et Said Ould Cheick,  40 ans, chef de fraction Oulad Malouk, ont été assassinés par des individus à moto devant la boutique de Mohamed. Said Ould Cheick est mort sur place et Mohamed à l'hôpital. Au centre, 7 corps sans vie ont été retrouvés dans le cercle de Djenné, tous des Peuls. Les jeunes de la localité accusent les dozos, parce que depuis le retrait de l'armée, ils sont laissés à eux-mêmes sans aucune défense.

<strong>Le budget 2019 en hausse</strong>

Les dépenses sont plus élevées que les recettes. Les recettes et les dépenses du budget national de l’an prochain vont connaître une hausse de plus de 3%. C’est ce qu’indique le nouveau projet de budget adopté en conseil de ministres. En 2019, les recettes sont estimées à plus de 2 mille milliards de CFA avec un déficit de dépense de 378 milliards FCFA. Le gouvernement explique cette augmentation de budget par la mise en œuvre de l’accord ou encore par les lois de programmation militaire et sécuritaire.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sécurité routière et règles de base de la conduite :  La société Taxi Plus outille quinze de ses chauffeurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/securite-routiere-et-regles-de-base-de-la-conduite-la-societe-taxi-plus-outille-quinze-de-ses-chauffeurs-2778456.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Sep 2018 09:08:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la circulation routière, on rencontre aujourd’hui chez certains chauffeurs de taxi un comportement qui met en danger la vie des usagers de la route. Ce comportement est dans la plupart des cas est dû à la non formation sur la circulation routière et les règles de base de la conduite. Consciente de cette situation, la société Taxi Plus, en collaboration avec l’Institut de formation en transport et logistique (Iftral) et l’ONG Suisse Contact, a initié une formation de 15 jours au bénéfice de 15 chauffeurs de taxi.</strong>

<strong> </strong>

La remise des attestations de formation aux 15 chauffeurs a eu lieu le vendredi 21 septembre à Hetec, en présence du PDG de la Société Taxi Plus, Ibrahim Maïga, et du directeur associé de l’Institut de formation en transport et logistique, Thiam Jeams.

L’objectif de cette formation est de rehausser le niveau des chauffeurs de taxi. La formation a porté sur la sécurité routière et les règles de base de la conduite. Elle s’est déroulée sur 15 jours à l’intention de 15 chauffeurs de la société taxi Plus. Les 15 chauffeurs ont été bien formés et ont reçu  chacun une attestation de formation.

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Selon le PDG de Taxi Plus, Ibrahim Maïga, c’est le début d’une série de formations, car, aujourd’hui, le Mali compte plus de 15.000 chauffeurs  dans le domaine et 30.000 dans le domaine du transport. «Le niveau des chauffeurs est très bas et on veut arrêter cela. On veut des chauffeurs de qualité aujourd’hui, des chauffeurs qui peuvent se comporter aujourd’hui dignement au niveau de la circulation. C’est pourquoi, c’est une longue série de formations est lancée», a-t-il déclaré.

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Avant d’ajouter qu’«il faut professionnaliser le métier du chauffeur. N’importe qui devient chauffeur aujourd’hui et met la vie du citoyen en danger. À travers cette formation, on veut aussi encourager les autres sociétés des transporteurs à se donner la main pour obliger leurs chauffeurs à se former».

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Il faut rappeler que la société Taxi Plus se porte mieux aujourd’hui. D’une vingtaine de taxis, il y a quelques temps, elle compte aujourd’hui une centaine à Bamako. La société est représentée à Sikasso avec une dizaine de taxis et à Tombouctou avec 5 taxis. Les difficultés qu’elle rencontre, selon Ibrahim Maïga, ce sont les chauffeurs. C’est pourquoi, dit-il, la société Taxi Plus a organisé cette formation pour les conscientiser que ce métier est un métier à part entière.

<strong> </strong>

<strong>Diango COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le parti SADI prône «une transition pour sauver le Mali»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-parti-sadi-prone-une-transition-pour-sauver-le-mali-2777446.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Sep 2018 00:48:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le deuxième tour de la présidentielle, le 12 août, le principal challenger du président IBK, Soumaïla Cissé, et certains candidats continuent de contester la réélection du président sortant. Ainsi, lors de la marche du samedi 15 septembre, le parti Sadi a estimé que «pour sauver le Mali, une transition s’impose».</strong>

La journée du samedi a vu défiler de la Place de la liberté à l’esplanade de la Bourse du travail de Bamako, une foule estimée à 25 000 personnes pour dire non à la fraude électorale ou tout simplement défendre la démocratie. Du moins, si l’on se réfère aux pancartes ou banderoles de certains manifestants. Les enlèvements et les séquestrations de certains acteurs politiques étaient également au centre de cette mobilisation.

Les ex-détenus Paul Ismaël Borro et Moussa Kimbiri libérés 24 heures avant la marche étaient également de la marche pour dénoncer leur arrestation qu’ils estiment arbitraire. Par contre, Bourama Diarra reste encore entre les mains des autorités policières du 4<sup>ème</sup> arrondissement de Bamako.

Fortement contestée, la réélection d’Ibrahim Boubacar Kéita à la magistrature suprême est vue comme un affront par le camp de M. Soumaïla Cissé et certains candidats à l’élection présidentielle de 2018. Soumaïla Cissé et ses partisans ont appelé à la restauration de leur victoire.

De son côté, le parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (SADI) soutient plutôt qu’une transition s’impose au Mali afin de le sauver.

Rappelons qu’une bataille juridique est engagée au niveau de la Cour suprême contre les membres de la Cour constitutionnelle pour forfaiture et aussi niveau de la cour de justice de la Cédéao. Avant les décisions de ces juridictions, le Mali est en proie aux mouvements de contestation.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L&amp;apos;immortalité d&amp;apos;un dictateur est l&amp;apos;enchaînement de ses captives</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/limmortalite-dun-dictateur-est-lenchainement-de-ses-captives-2777469.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Sep 2018 00:34:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>On ne naît  pas  dictateur on le devient, un homme qui croit qu’il n'a pas de concurrent à sa taille est  aisément  un despote en puissance. Qui fréquente un dictateur est  toujours sous sa tutelle ! (Le président actuel de la Mauritanie avait perpétré un putsch contre un président démocratiquement élu). Au moment des Vulgaires dictateurs,  l’autorité est présentée comme sacrée, souvent innée et d’inspiration divine. </em></strong>

À ce titre, même s’ils sont élus selon un système moderne, les dirigeants grimperaient dans la hiérarchie de leur clan. Or la conception traditionnelle de l’autorité confère à celui qui en bénéficie un pouvoir sans partage et incontestable. Cette conception du pouvoir transmise par chromosome est aux antipodes des principes démocratiques qui consacrent une séparation des pouvoirs et admet même des institutions de contre-pouvoir.

Le père de famille est respecté et vénéré (en son temps un père de famille ne subornait pas). Ce trait de l’éducation est souvent extrapolé par les expressions «père de la nation» ou «père de l’indépendance» utilisées pour installer dans l’inconscient des peuples l’image d’une autorité paternelle à la tête du pays. Ce rapport d’inféodation au pouvoir est aujourd’hui reconnaissable dans le Mali  «IBEKAKRATIQUE».

Dans le camp au pouvoir, le diagnostic est souvent simple. Les tentatives de discussion s’assimilent à un partage de galette. Cette prédisposition à défendre son clan, son parti, ces valets  dissout toute prééminence de l’intérêt général et augmente la réceptivité des peuples aux stratégies de communication des absolutistes qui savent s’en servir.

En effet, si aujourd’hui  IBK a échoué, c’est le fait du terrorisme et surtout de l’opposition qui  a fait entorse à sa posture d’extraterrestre Malien incontesté et incontestable. Les populations maintenues dans l’ignorance restent donc étrangères au système, vulnérables à la propagande. C’est d’ailleurs de cette faille dont profitent certains légats pour orchestrer la désinformation à leur avantage. Les vecteurs de communication des dictateurs sont multiples et multiformes et sont favorisés par des prédispositions des populations à y répondre.

C’est pour cela qu’il s’avère impératif pour notre peuple de s’affranchir des considérations familiales, claniques, ethniques, tribales et régionales dans l’arène politique. C’est une condition de leur quiétude, de notre quiétude. IBK est médiocre et ce qui le maintient au pouvoir aujourd’hui, ce n’est ni son intelligence, ni son intégrité, ni même sa capacité de comprendre ce qu’il fait. Sa médiocrité est telle que sa main gauche ne sait même pas ce que fait sa main droite.

Frappé d’une schizophrénie du pouvoir contrairement à ce qu’il «tonne». Il manipule, se sert et se sacrifie tout pour s’y maintenir. Il veut se maintenir, malgré la volonté du peuple, malgré les cris et les souffrances des opprimés et, contre tout, il affiche une arrogance sous le couvert d’une légalité usurpée et d’une légitimité qu’il n’a jamais eue. Nous disons  tout simplement La capture d’Ismaël Paul Boro et du camarade Moussa Kimbiri  est un acte d’immoralité politique avérée.

<strong>Ousmane  Mohamed TOURE</strong>]]> </content:encoded>
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