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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Le Wagadu</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Le Wagadu</description>
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<dc:rights>Copyright 2002&#45;2026 maliweb.net &#45; All Rights Reserved.</dc:rights>

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<title>Le placement sous mandat de dépôt de Chahana Takiou relance le débat sur le sort des journalistes</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/le-placement-sous-mandat-de-depot-de-chahana-takiou-relance-le-debat-sur-le-sort-des-journalistes-3117466.html</link>
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<description><![CDATA[ Le placement sous mandat de dépôt de Chahana Takiou, directeur de publication du journal « 22 Septembre », le 8 juin, par le tribunal de Pôle national de lutte contre la cybercriminalité ... ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 06:55:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le placement sous mandat de dépôt de Chahana Takiou, directeur de publication du journal « 22 Septembre », le 8 juin, par le tribunal de Pôle national de lutte contre la cybercriminalité relance le débat sur le traitement judiciaire des faits reprochés aux journalistes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après les cas Youssouf Sissoko et Alfousseyni Togo, la question n’est pas de soustraire la presse à toute responsabilité, mais de clarifier le cadre applicable entre rigueur professionnelle, loi sur la presse et recours croissant aux textes sur la cybercriminalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, la liberté de la presse a longtemps fait partie des marqueurs démocratiques du pays. Avant la crise de 2012, le Mali était régulièrement cité parmi les espaces les plus ouverts du continent en matière de pluralisme médiatique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les radios privées, la presse écrite, les débats publics et les journaux d’opinion ont accompagné l’enracinement démocratique depuis les années 1990. Cette tradition demeure un capital précieux pour un pays qui a souvent voulu se distinguer par la vitalité de sa parole publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est dans ce paysage que s’inscrit le dossier Chahana Takiou. Directeur de publication du journal Le 22 Septembre, il a été placé sous mandat de dépôt le 8 juin 2026 par le tribunal de Pôle national de lutte contre la Cybercriminalité, selon des sources professionnelles concordantes, pour des faits rapportés comme relevant de « l’atteinte au crédit de l’État » à travers l’institution judiciaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette procédure intervient deux jours après la clôture du Forum panafricain des médias, tenu à Bamako du 3 au 6 juin, au cours duquel des propos qui lui sont attribués auraient retenu l’attention. Les détails judiciaires précis doivent naturellement être établis par les autorités compétentes et les conseils de l’intéressé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelques mois plus tôt, Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal L’Alternance, avait lui aussi été placé sous mandat de dépôt, le 5 février 2026, après la publication d’un article de presse. Les chefs d’accusation rapportés concernaient notamment la diffusion de fausses informations, l’atteinte au crédit de l’État et l’offense à un chef d’État étranger. Ces affaires, ajoutées à d’autres procédures récentes visant des professionnels des médias, installent une interrogation de fond dans la corporation comme dans l’opinion publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette interrogation ne porte pas sur le droit de sanctionner les abus. Aucun métier ne peut fonctionner sans responsabilité. Le journaliste n’est pas au-dessus des lois. Il doit vérifier ses informations, recouper ses sources, éviter les accusations gratuites, distinguer les faits du commentaire, respecter la présomption d’innocence et donner la possibilité aux personnes mises en cause de répondre. La liberté de la presse n’est crédible que lorsqu’elle s’accompagne d’exigence, de prudence et de déontologie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais l’autre versant du débat concerne la proportionnalité des réponses. Lorsqu’un fait reproché relève de l’exercice journalistique, beaucoup d’acteurs de la presse estiment que la loi portant régime de la presse et délit de presse devrait rester le cadre naturel d’appréciation. Cette loi de 2000 n’a pas supprimé toutes les peines d’emprisonnement, contrairement à une idée parfois répandue, mais elle institue un régime spécifique, avec des procédures, des délais et des garanties propres aux infractions de presse. Elle distingue aussi les cas ordinaires de diffamation ou d’injure des faits plus graves touchant à la défense, à la sécurité ou à l’incitation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le débat s’est compliqué avec l’essor du numérique. Les articles de journaux circulent désormais sur Facebook, WhatsApp, les sites d’information et les plateformes de partage. Une publication née dans un organe de presse peut être reprise, découpée, commentée, sortie de son contexte ou amplifiée en ligne. C’est précisément là que se pose la difficulté : quand un contenu journalistique passe par Internet, doit-il être traité comme un délit de presse ou comme une infraction de cybercriminalité ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La loi de 2019 sur la cybercriminalité répond à des menaces réelles. Elle vise les fraudes informatiques, l’usurpation, les données illicites, les atteintes commises par voie numérique, les escroqueries en ligne, les menaces, le cyberharcèlement et d’autres formes d’abus. Elle est nécessaire dans un pays où les réseaux sociaux servent parfois à propager de fausses informations, des insultes, des manipulations, des images sensibles ou des accusations sans preuve. Mais son usage dans des dossiers concernant des journalistes pose une question de frontière juridique et professionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette frontière mérite d’être clarifiée. Si un journaliste commet une faute dans l’exercice de son métier, le premier réflexe devrait être d’examiner si cette faute relève du régime de la presse. Si le même fait est poursuivi sous un autre fondement, plus lourd, plus rapide ou plus coercitif, la profession peut y voir un déplacement du contentieux journalistique vers un terrain plus répressif. Même lorsque la procédure est légalement défendue, son effet public peut être mal compris.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La place d’un journaliste n’est pas entre quatre murs</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enjeu est aussi international. Le Mali n’est pas un pays sans histoire en matière de libertés. Son image a longtemps reposé sur une presse vivante, parfois excessive, souvent critique, mais considérée comme un acquis de l’ouverture démocratique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les classements internationaux, le pays figurait encore parmi les bons élèves africains avant la crise de 2012. Sa chute progressive dans les évaluations de la liberté de la presse montre que chaque dossier de journaliste emprisonné dépasse le cas individuel. Il nourrit un récit extérieur sur le rétrécissement de l’espace civique, même lorsque les autorités estiment agir dans le strict cadre de la loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette mauvaise publicité peut être évitée sans affaiblir l’État. Protéger la liberté de la presse ne signifie pas accepter les dérives. Cela veut dire organiser une réponse graduée, lisible et conforme à la nature des faits. Un droit de réponse rapide, une mise au point, une saisine de l’organe de régulation, une plainte en diffamation, une citation directe ou une sanction financière peuvent parfois suffire à rétablir un équilibre, sans transformer un contentieux médiatique en affaire carcérale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La place d’un journaliste n’est pas entre quatre murs lorsqu’il s’agit de répondre d’un article, d’une opinion ou d’une information contestée, sauf lorsque des faits d’une gravité particulière sont clairement établis. Sa place est dans la rédaction, sur le terrain, devant ses lecteurs, et, si nécessaire, devant un juge, mais dans un cadre qui préserve à la fois les droits de la défense, l’ordre public et la liberté d’informer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La profession, de son côté, doit aussi faire sa part. Le climat actuel impose plus de rigueur, pas moins. Les rédactions doivent renforcer les mécanismes internes de vérification, archiver leurs preuves, solliciter les réactions avant publication, corriger rapidement les erreurs et refuser la confusion entre journalisme, activisme, règlement de comptes et rumeur numérique. Plus la presse sera professionnelle, plus elle sera forte pour défendre ses droits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La solution durable passe donc par une relecture apaisée des textes et des pratiques. Il serait utile de préciser l’articulation entre la loi sur la presse, le Code pénal et la loi sur la cybercriminalité lorsque les faits concernent des professionnels des médias. Un dialogue entre autorités judiciaires, régulateur, organisations professionnelles de la presse, juristes et représentants de l’État pourrait permettre de fixer des repères clairs, sans créer d’impunité ni d’arbitraire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali a besoin d’une presse responsable. Il a aussi besoin d’un cadre qui rassure ceux qui informent, ceux qui gouvernent et ceux qui lisent. Trop de laxisme affaiblit la qualité du débat public. Trop de restrictions l’étouffent. Entre les deux, il existe une voie plus exigeante : celle d’une presse tenue à la rigueur, mais protégée dans sa mission essentielle d’informer librement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B. CISSE<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pénurie de carburant : Pourquoi le Mali doit repenser son modèle de résilience face au blocus</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/penurie-de-carburant-pourquoi-le-mali-doit-repenser-son-modele-de-resilience-face-au-blocus-3116581.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali a récemment renforcé l’escorte des convois de carburant pour garantir l’approvisionnement face aux menaces armées. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 May 2026 07:42:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette opération met en lumière des défaillances structurelles dans la protection des infrastructures essentielles et leur impact sur l’économie et la vie quotidienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à l’insécurité persistante, plus de 830 camions citernes de carburant ont été réceptionnés début mai 2026 sous escorte militaire et policière pour alimenter Bamako et les zones environnantes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les attaques répétées sur les corridors logistiques ont transformé la distribution du carburant en un défi stratégique pour l’État. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’opération est coordonnée par la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence et la Police nationale avec le soutien des Forces de Défense et de Sécurité. Les hydrocarbures sont essentiels pour les transports, l’électricité, les télécommunications, l’industrie, les mines et les services de santé, rendant toute interruption particulièrement critique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali dépend fortement des importations, avec plus de 2,6 millions de mètres cubes importés en 2024 et une augmentation de 14,4% des volumes de gaz butane par rapport à 2023. Les attaques de septembre 2025 avaient déjà détruit une quarantaine de camions citernes, révélant l’incapacité des forces de sécurité à protéger ces infrastructures sur de longues distances. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les perturbations affectent directement les entreprises et les services essentiels, provoquant des files d’attente devant les stations service et perturbant l’électricité et les transports. Le stock national de sécurité couvre 45 jours de consommation, mais il reste insuffisant pour garantir la résilience face à des attaques prolongées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les importations de carburant sont gravement fragilisées depuis septembre 2025 par le blocus imposé sur les axes routiers principaux en provenance de Côte d’Ivoire, du Sénégal et de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Guinée, paralysant des secteurs économiques entiers. La pénurie a entraîné des retards et des perturbations de services essentiels comme le transport ambulancier et l’alimentation électrique des centres de santé, y compris certaines activités médicales menées par Médecins Sans Frontières dans les zones affectées. Avant l’escalade récente, des stations service avaient été réservées aux forces de sécurité pour sécuriser le carburant, laissant la population civile vulnérable. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’international, des pays comme Singapour, la Thaïlande et la Malaisie, confrontés aux tensions sur le marché énergétique, ont développé des réserves stratégiques et diversifié leurs sources d’approvisionnement, réduisant ainsi leur vulnérabilité aux interruptions. Le Mali pourrait s’inspirer de ces modèles pour sécuriser ses corridors logistiques et renforcer sa souveraineté énergétique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des initiatives multilatérales montrent également qu’il est possible d’améliorer la résilience des chaînes logistiques grâce à la coopération régionale. Par exemple, des accords récents entre Singapour et la Nouvelle Zélande ont permis de maintenir ouverts les circuits d’approvisionnement des biens essentiels, y compris le carburant, même en période de tensions ou crises locales. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’analyse révèle que la sécurité de l’approvisionnement au Mali ne peut reposer uniquement sur l’escorte militaire de corridors vulnérables. Elle nécessite un renforcement institutionnel, une diversification des routes logistiques, des stocks stratégiques et des partenariats régionaux pour protéger les services essentiels et maintenir la confiance des citoyens et des acteurs économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick Bougounta CISSE <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La végétalisation de la ville de Bamako face aux effets néfastes des changements climatiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-vegetalisation-de-la-ville-de-bamako-face-aux-effets-nefastes-des-changements-climatiques-3116580.html</link>
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<description><![CDATA[ Une stratégie de résilience oubliée par les pouvoirs publics ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 May 2026 07:38:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque année, à partir des mois de mars, avril, mai et un peu juin, Bamako en particulier et la plupart des villes du Mali en général, sont caractérisées par des températures très élevées (36°, 38°, 39°, 40°, 42°, 45°). Par conséquent cette hausse de la température nuit beaucoup à la santé des populations citadines, en diminuant leur qualité de vie et leur commodité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce faisant, ce dernier temps, les pouvoirs publics sont en train d’aggraver la situation à travers l’exécution de certains projets urbains qui ne tiennent pas compte de la végétalisation de la ville de Bamako. Ces infrastructures urbaines, notamment la voirie urbaine, sont réalisées sans l’intégration du végétal en leur sein. C’est le cas actuellement de la section urbaine de la Route nationale numéro 6 (RN6) qui quitte la Tour de l’Afrique jusqu’à Niamana. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En pratiquant cette voirie urbaine, l’usager voit le ciel « grandement ouvert » avec un ensoleillement très intense qui frappe les citoyens aussi bien dans les véhicules, qu’à pied. Aucun végétal ne s’aperçoit à l’horizon en ce qui concerne les emprises de la voie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette minéralisation extrême de cette section urbaine, contribue à l’augmentation de la température dans la ville de Bamako en général et dans les quartiers traversés en particulier. Par ricochet, cela diminue l’aménité, l’urbanité, et la qualité de vie des citoyens. Les trottoirs de la voie dédiés ou conçus pour la marche, sont aussi occultés de végétal. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la ville de Bamako les modes doux de transport comme le vélo, la marche à pied, doivent être encouragés dans le cadre de l’adaptation face aux changements climatiques. Dans cette dynamique, les terrepleins centraux doivent aussi être végétalisés. À ce sujet, on doit veiller à leur entretien en y empêchant les entreposages, les stationnements de véhicules, les pratiques sociales et spatiales du secteur informel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La ville ne doit pas être faite seulement par du bitume, du béton et de l’asphalte etc., elle doit être faite par une composition entre le végétal et le minéral. Dans les pays très développés, la toute minéralisation de la ville est finie. Ce type d’urbanisme est à son déclin. Pour ce faire, en ce qui concerne les stratégies d’adaptation face aux changements climatiques, c’est le végétal qui est priorisé et préconisé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À ce titre, le végétal non seulement il joue un rôle important dans la fonction chlorophyllienne comme poumon de la ville d’une part, et d’autre part, il contribue à l’esthétique de la ville, en procurant à la ville, des paysages urbains et des urbanités particulières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette posture, on assiste au retour dans la ville de la rusticité, donc de la nature. L’homme qui avait chassé de la ville, la nature, recourt à elle afin de se résilier face aux effets néfastes du changement climatique. L’autre projet urbain qui quitte Azalaï Grand Hôtel de Bamako jusqu’à Titibougou et qui aboutit sur la RN 27, risque d’être semblable au précédent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, en tant qu’enseignant-chercheur sur la ville, je me suis permis de parcourir le tronçon en chantier dans le but d’observer l’exécution des travaux d’aménagement. Mon inquiétude apparaît, c’est que ce grand projet de voirie urbaine, n’a pas prévu d’aménagement en végétal, non seulement au niveau des terrepleins centraux, mais aussi au niveau des trottoirs. En tout cas, les sections du chantier qui sont réalisées à Djélibougou et à Boulkassoumbougou, ne laissent pas s’apercevoir l’aménagement en végétal. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par conséquent, on voit le ciel encore grandement ouvert. À n’en pas douter, si un apport en végétal n’a pas été prévu pour cette grande voirie dans sa section urbaine, cela va aussi entraîner la hausse de la température dans les communes traversées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette route a de grandes emprises en certains endroits. À ce sujet, l’entreprise en charge de l’aménagement de la voie doit prévoir des petits massifs forestiers (comme on les voit dans les villes nouvelles en Europe) sur les espaces qui ne seront pas concernés par le bitumage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Actuellement, dans l’attelage gouvernemental, il y a trois ministères (le Ministère de l’Urbanisme de l’Habitat, de l’Aménagement et des Affaires Foncières, le Ministère de l’Environnement, de l’Hygiène, et de l’Assainissement et de Développement Durable, et le Ministère des Équipements et des Transports) dont les actions sont transversales et s’inscrivent dans le cadre de l’aménagement urbain. Pour ce faire, ces ministères doivent conjuguer leurs efforts pour bien prendre soin de la ville de Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cadre de l’augmentation du végétal dans la ville dans un contexte d’adaptation au changement climatique, les parcs de bétail ou «Grabal» qui viennent d’être démolis et déguerpis à Faladié en Commune VI et Niamana en Commune VII, doivent être érigés en Parcs et jardins publics. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, la Rive Droite du Fleuve Niger pour rattraper son retard face à cette inégalité spatiale en termes d’aménagement et d’équipement collectif structurant paysager face à la Rive Gauche, mérite qu’on y aménage ces friches urbaines en parcs et jardins publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce faisant, pour une durabilité ou une pérennisation de ces équipements publics urbains, on peut attribuer leur gestion à des structures privées. Ce qui va induire que l’accès à ces parcs et jardins, sera payant comme au Parc national de Bamako. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toujours dans le même registre, et dans le but de l’augmentation du végétal dans la ville de Bamako, la restauration et la réhabilitation des anciens jardins publics aménagés par «Feu» le Président Amadou Toumani Touré (Place du Général Abdoulaye Soumaré, Place du Cinquantenaire à Darsalam, le jardin public de Badalabougou) et la Place CAN à Lafiabougou ACI par le Président Alpha Oumar Konaré, doivent être effectuées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour terminer, un service consacré à l’aménagement et à l’entretien du végétal doit être créé au sein de la Mairie du District de Bamako dans le cadre de la résilience face au changement climatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Abdramane Sadio SOUMARÉ, Maître de Conférences CAMES en Géographie urbaine et détenteur d’un Master en Urbanisme et Territoires, Spécialité : Aménagement des Espaces Publics, en service à la Faculté des Sciences Administratives et Politiques (FSAP) de l’Université KURUKANFUGA de Bamako (UKB) Cell: 00223.5.20.00.58/63.21.03.23<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aide publique à la presse : six ans d’oubli et une profession à l&amp;apos;article de la mort</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/aide-publique-a-la-presse-six-ans-doubli-et-une-profession-a-larticle-de-la-mort-3116578.html</link>
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<description><![CDATA[ À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai, le rapport 2026 de Reporters Sans Frontières (RSF) classe le Mali à la 121e place sur 180 pays, confirmant ainsi l’inquiétant déclin du paysage médiatique national. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 May 2026 07:31:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Privés de l’aide publique à la presse depuis six ans, les médias maliens ne survivent désormais que par pur sacrifice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le classement mondial 2026 de la liberté de la presse publié par l’ONG Reporters Sans Frontières (RSF), le Mali est classé 121e sur 180 pays, enregistrant un recul de deux rangs. Ce document publié chaque année retrace l’état de la liberté de la presse dans le monde. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On enregistre une dégradation continue de la situation de la liberté de la presse qui n’a jamais été aussi alarmante dans le monde depuis 25 ans. Les journalistes travaillent dans un environnement de plus en plus difficile où il n’est plus bon de soutenir la vérité. Le classement est établi selon cinq indicateurs clés (politique, légal, sécuritaire, économique, social) qui évaluent la dégradation des conditions de travail des journalistes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ce qui concerne le Mali, le pays reste toujours dans la zone rouge et perd même deux places en une année passant de la 119e place en 2025 à la 121e place en 2026. Selon RSF, les journalistes et les médias sont libres de couvrir l’administration, et les médias privés sont relativement indépendants. « Cependant, les journalistes sont particulièrement fragilisés par la situation politique et le durcissement du pouvoir en place », note le rapport de l’ONG. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan économique, les journalistes et médias maliens travaillent dans un environnement très difficile. Ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vivent dans une grande précarité, ce qui les rend vulnérables aux influences et à la corruption. Ces difficultés ont été accrues par la baisse des recettes publicitaires due à la crise sanitaire et l’arrêt total, ces dernières années, de l’aide publique à la presse, souligne le rapport. Il confirme une vérité immuable et admise dans les pays au monde : l’indépendance du journaliste est liée à son indépendance financière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant l’aide publique à la presse, il faut à ce niveau rappeler que les médias n’ont reçu un kopeck depuis plus de six ans. La dernière distribution de l’aide à la presse remonte à l’année 2019. Pourtant, l’aide publique à la presse n’est pas de l’aumône, c’est un dû. Elle a été instaurée pour soutenir des médias qui non seulement exercent une mission de service public, mais vendent également une marchandise atypique : l’information.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le non-versement de cette aide, en plus d’accroître la précarité des entreprises de presse, contribue à "clochardiser" les journalistes. À cela s'ajoute le problème des abonnements via des tiers : de nombreux services publics préfèrent passer par des intermédiaires plutôt que de s'abonner directement auprès des médias. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela constitue un manque à gagner considérable pour ces derniers, qui continuent de crouler sous la misère. En d'autres termes, des acteurs extérieurs captent des revenus destinés aux médias, accentuant ainsi leur vulnérabilité ou leur marginalisation sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré les démarches entreprises par le bureau de l’Association des Éditeurs de la Presse Privée (ASSEP), rien n’y fait. Pendant ce temps, les directeurs de publication, en tant que chefs d’entreprise, doivent faire face à des charges fixes lourdes : frais d’impression, salaires, loyers, impôts et taxes (ces dernières ayant même augmenté par endroits). Comme si tout cela ne suffisait pas, les entreprises de presse subissent une concurrence déloyale des réseaux sociaux, qui captent de plus en plus le peu de ressources disponibles.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à de telles difficultés, exercer le métier de journaliste dans notre pays est un véritable sacerdoce. Dans un monde en pleine mutation, une vérité demeure pourtant : le Mali n’aura une presse de qualité que le jour où l’État malien décidera de mettre des moyens adéquats à sa disposition. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdrahamane SISSOKO<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère de la Défense et des Anciens combattants : Le général Assimi Goïta prend les commandes pour maintenir le cap</title>
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<description><![CDATA[ En décidant de prendre personnellement le contrôle du portefeuille de la Défense et des Anciens combattants, le président de la transition, le général Assimi Goïta, souhaite poursuivre les œuvres entreprises par son camarade de la 24e promotion de l’EMIA, feu le général Sadio Camara, mort le 25 avril, à la suite d’une attaque kamikaze contre son domicile. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 May 2026 07:26:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, est le nouveau ministre de la Défense et des Anciens combattants, selon un décret lu le lundi 04 mai à la télévision nationale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À travers cette décision, qui intervient dans un contexte marqué par des défis sécuritaires importants après les attaques coordonnées du 25 avril dernier, est un signal fort envoyé au peuple malien : maintenir le cap dans la lutte contre le terrorisme.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mort de son camarade de la 24e promotion de l’École Militaire Interarmes (EMIA) de Koulikoro, feu le général Sadio Camara, décédé le 25 avril à la suite d’une attaque kamikaze contre son domicile, semble plus que renforcer la détermination du chef de l’État de bouter l’hydre terroriste hors du territoire national. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En cumulant sa fonction de chef de l’État et celle de ministre de la Défense et des Anciens combattants, le président de la transition répond à l’urgence du moment en accélérant la prise de décision. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prendre les rênes de ce département stratégique marque la volonté du président Goïta d’éviter toute rupture dans la dynamique enclenchée au sein des forces de défense et de sécurité. C’est aussi une façon pour lui de réaffirmer sa ferme volonté de maintenir la sécurité au cœur de ses priorités et de poursuivre les œuvres entreprises par son prédécesseur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président de la transition sera assisté par le général Oumar Diarra. Ce dernier, précédemment chef d’état-major général des Armées, devient ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants, chargé de la Défense. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’entrée au gouvernement de l’ancien chef d'état-major de l’Armée de terre, qui évolue en terrain connu pour avoir gravi tous les échelons au sein des Forces de défense et de sécurité maliennes, marque la volonté du président de la Transition de préserver les acquis et de sauvegarder la chaîne de commandement de l’Armée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon l'ordre protocolaire, le ministre délégué vient immédiatement après les ministres d’État, signe de la volonté du chef de l’État de placer la Défense au cœur de son action. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdrahamane SISSOKO<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contribution   : La nation en deuil</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/contribution-la-nation-en-deuil-3116425.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 May 2026 10:16:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le samedi 25 avril 2026 restera gravé dans notre histoire comme le jour où notre pays a subi la conséquence la plus dramatique de la trahison et du laxisme de son histoire moderne. Cinq régions majeures ont été frappées par des groupes terroristes, dans sept villes presque simultanément : Bamako (Sénou), Koulikoro (Kati et Tiénafla), Kidal (ville-centre), Mopti (ville-centre, Sévaré) et Gao (ville-centre).<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une telle opération exige des mois de préparation. Des alertes ont été émises. Quelque part, certains n’ont pas fait leur travail, d’autres n’ont pas pris à temps les décisions nécessaires. Et voilà que nous subissons d’énormes pertes stratégiques, dont la perte, tragique, de notre ministre de la Défense, le général Sadio Camara, l’un des plus intègres de nos soldats. Des positions stratégiques restent encore disputées par nos braves FAMa...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Gouvernement a eu raison de décréter un deuil national de deux jours, à compter de ce lundi à minuit, pour honorer la mémoire d’un héros et souligner la gravité de la situation. Une fois l’émotion retombée, tous les enseignements doivent être tirés de cet épisode malheureux. Les responsabilités doivent être établies sans exception. Les sanctions et les reconnaissances doivent être attribuées avec objectivité et rigueur. Plus jamais cela.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président doit repenser sa stratégie nationale de gouvernance de l’État. Le Gouvernement doit revoir sa stratégie globale de gestion de la crise malienne. Il faut, de toute urgence, sauvegarder l’unité nationale par des mesures courageuses et nécessaires, reconstruire nos alliances, relancer la lutte et ouvrir un dialogue sincère avec qui le souhaite. Inch’Allah.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Mahamadou KONATÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sacrifice du général Sadio Camara : que ce deuil devienne un sursaut national</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/sacrifice-du-general-sadio-camara-que-ce-deuil-devienne-un-sursaut-national-3116424.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 May 2026 10:05:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les attaques du 25 avril ont frappé des sites sensibles, déjà exposés lors de précédents connus, et ont entraîné la mort tragique du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général Sadio Camara. Elles posent une question centrale : comment des signaux aussi clairs ont-ils pu se répéter sans qu'une nouvelle offensive d’envergure ne soit empêchée ? Une fois la période de deuil passée, des leçons devront impérativement être tirées afin que de tels événements ne se reproduisent plus jamais dans notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 25 avril, plusieurs attaques coordonnées perpétrées par des mouvements terroristes ont visé Bamako, Kati, Sévaré, Gao, Mopti et Kidal, selon un communiqué du gouvernement de la transition lu par son porte-parole sur les écrans de l’ORTM, la télévision nationale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les assaillants ont frappé des sites militaires, des points stratégiques et des zones à forte valeur symbolique. À Kati, la résidence du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général Sadio Camara, a été touchée par un kamikaze, entraînant sa mort confirmée le lendemain par les autorités, plongeant le pays dans l’émoi et la consternation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le même mouvement, les séparatistes du Front de libération de l'Azawad (FLA) ont revendiqué la reprise de Kidal, tandis que des informations concordantes ont évoqué un retrait des instructeurs russes dans certaines zones du nord.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la suite de ces événements, plusieurs localités, dont Bamako, Mopti, Gao, Sikasso et Koulikoro, ont été placées sous couvre-feu. Ces mesures ont affecté la circulation, les activités économiques et l’organisation des services, traduisant l’ampleur du choc sur la vie quotidienne. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce choc ne surgit pas dans le vide. En juillet 2022, la base militaire de Kati avait déjà été attaquée à l’aide de véhicules piégés. La même chose s’est reproduite en septembre 2024 où l’école de gendarmerie de Faladié et la base aérienne 101 de Bamako-Sénou avaient été visées simultanément. Ces attaques ciblaient déjà des installations situées au cœur du dispositif sécuritaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la suite de ces précédents fâcheux, des mesures avaient été engagées. Les contrôles ont été renforcés aux entrées de la capitale, la présence sécuritaire accrue autour des sites sensibles et la surveillance étendue sur plusieurs axes. Des marchés à bétail, notamment les « garbaal », ainsi que des activités commerciales installées à proximité de camps militaires, ont été déplacés afin de limiter la présence civile autour de ces infrastructures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La répétition des attaques contre ces mêmes zones interroge la portée de ces ajustements dans la durée. Kati en 2022 montrait que le cœur militaire pouvait être atteint. Bamako en 2024 montrait que la capitale restait exposée. Le 25 avril 2026 a confirmé que ces vulnérabilités n’avaient pas été entièrement corrigées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question du renseignement apparaît centrale. La simultanéité des frappes et le choix des cibles suggèrent une préparation en amont et une capacité à contourner les dispositifs de surveillance. L’efficacité du renseignement humain, la circulation de l’information et la coordination entre services restent déterminantes dans la prévention de ce type d’attaques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les groupes armés ont adapté leurs modes d’action. Ils combinent frappes symboliques, pression sur les axes routiers, menaces sur les circuits d’approvisionnement et actions simultanées. Cette évolution traduit une capacité à produire des effets militaires et psychologiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’autres pays confrontés à des attaques ont engagé des réponses combinées. Au Maroc, les attentats de Casablanca du 16 mai 2003 ont fait 33 civils tués, en plus des kamikazes, et près d’une centaine de blessés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les enquêtes ont établi que plusieurs auteurs venaient du quartier de Sidi Moumen, marqué par des fragilités sociales. La réponse des autorités a associé action judiciaire, réforme du cadre légal antiterroriste, réorganisation du champ religieux et programmes urbains. Le programme « Villes sans bidonvilles », lancé en 2004, et l’Initiative nationale pour le développement humain en 2005 ont été présentés comme des leviers pour réduire les vulnérabilités mises en évidence par les attentats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En Mauritanie, après plusieurs attaques entre 2005 et 2011, l’État a renforcé ses capacités militaires et son renseignement, tout en développant une présence dans les zones éloignées à travers des unités mobiles et des services publics. À partir de 2010, un dialogue a été engagé avec des détenus impliqués dans des mouvements extrémistes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon des analyses de l’Institut d'études de sécurité (ISS), une part importante de ces détenus ont renoncé à ces positions à l’issue de ces échanges. Depuis 2011, aucune attaque majeure n’a été enregistrée sur le territoire mauritanien, malgré une frontière étendue avec des zones instables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces exemples montrent qu’une réponse durable repose sur plusieurs leviers. La protection des sites sensibles, le suivi des axes stratégiques, la présence de l’État dans les zones exposées et la fluidité de la circulation de l’information jouent un rôle déterminant dans la prévention. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour que le sacrifice du général Camara et de toutes les victimes civiles et militaires, tombés sous les balles assassines des terroristes, ne soit pas vain, le gouvernement doit tirer tous les enseignements de cette énième attaque afin que de tels événements ne se reproduisent plus jamais dans notre pays. C’est ainsi que l’on rendra un hommage mérité au ministre de la Défense et des Anciens combattants ainsi qu'à toutes les autres victimes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B. CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accident de la route : l’urgence d’agir</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/accident-de-la-route-lurgence-dagir-3116423.html</link>
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<description><![CDATA[ Les données sur les accidents de la route sont disponibles, actualisées et largement partagées. Elles posent une question directe : pourquoi leur exploitation ne se traduit-elle pas par une baisse nette des accidents ? ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 May 2026 09:56:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les chiffres font froid dans le dos. En une année, ils sont passés de 7 673 accidents, 8 828 blessés et 682 morts en 2024 à 7 691 accidents, 8 863 blessés et 648 morts en 2025. La variation reste limitée, avec une stabilité du nombre d’accidents et de blessés, malgré une légère baisse des décès. Ces chiffres confirment un niveau élevé et consternant du phénomène. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les accidents de la route, qui sont loin d’être une fatalité, ont également un coût économique et sanitaire important. Dans plusieurs pays africains, les pertes liées aux accidents représentent entre 3% et 5% du produit intérieur brut, avec des conséquences directes sur les systèmes de santé et les revenus des ménages.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs facteurs sont identifiés de manière récurrente. L’état des routes reste désastreux, avec des portions dégradées ou insuffisamment aménagées. Le parc automobile est marqué par la vétusté et l’absence de contrôle technique régulier pour une partie des véhicules. Le non-respect du code de la route est également relevé, notamment l’excès de vitesse, la surcharge, la conduite sans permis et l’usage du téléphone au volant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En milieu urbain, la densité du trafic et la cohabitation entre motos, véhicules particuliers et transports collectifs multiplient les situations à risque. Sur les axes interurbains, la vitesse et l’état des infrastructures contribuent à la gravité des accidents. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La prise en charge des victimes reste un facteur déterminant. Sur plusieurs axes, les délais d’intervention des secours peuvent être prolongés en raison de l’éloignement des centres de santé et des difficultés d’accès, ce qui aggrave un peu plus le bilan humain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités disposent désormais de systèmes de collecte et d’analyse des données, permettant d’identifier les zones à risque et les comportements récurrents. L’application des règles de circulation constitue toutefois un enjeu central. Les contrôles routiers existent, mais leur régularité et leur couverture restent variables selon les zones, ce qui limite leur effet dans la durée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces éléments montrent que les informations sont connues, les facteurs identifiés et les outils disponibles. La question reste celle de leur traduction en actions continues capables de réduire durablement le nombre d’accidents et leurs conséquences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick Bougounta CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le défi vital de l’union sacrée face aux attaques coordonnées du 25 avril</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/le-defi-vital-de-lunion-sacree-face-aux-attaques-coordonnees-du-25-avril-3116422.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 May 2026 09:43:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au lendemain des attaques terroristes coordonnées ayant frappé plusieurs localités stratégiques du Mali le 25 avril, de Bamako à Kidal, l’heure est au bilan mais surtout à la résilience. Au-delà du choc sécuritaire, ces offensives simultanées révèlent une volonté délibérée de fracturer la cohésion sociale de notre pays. Face à cette stratégie du chaos, l’unité nationale s’impose désormais comme une nécessité stratégique absolue pour faire échec aux tentatives de déstabilisation durable du tissu social malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le Mali a été durement éprouvé le 25 avril 2026. Des attaques terroristes coordonnées ont visé plusieurs localités, de Bamako à Kati, en passant par Gao, Kidal et Sévaré. Par leur simultanéité, ces offensives ont cherché à installer un climat de peur et à donner l’image d’un pays fragilisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais au-delà de leur portée sécuritaire, ces événements posent une question essentielle : comment une nation réagit-elle lorsqu’elle est frappée au cœur ? Car l’objectif des groupes armés ne se limite pas à des gains militaires. Il consiste aussi à fissurer la société, à opposer les citoyens entre eux, à nourrir la suspicion et à fragiliser le vivre-ensemble. En d’autres termes, transformer une attaque ponctuelle en crise durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est précisément là que se joue l’essentiel. Face à l’épreuve, le Mali n’a d’autre choix que de se rassembler. L’unité nationale n’est pas une posture, encore moins un slogan de circonstance : elle est une nécessité stratégique. Dans un contexte où les menaces évoluent et s’adaptent, la division interne serait la plus grande des failles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela implique un engagement à tous les niveaux.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les autorités sont attendues sur un terrain de responsabilité : informer avec rigueur, éviter toute communication précipitée, rassurer sans minimiser. Les acteurs politiques, religieux et communautaires ont un rôle de stabilisation, en appelant au calme et en refusant toute instrumentalisation des événements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais l’enjeu concerne aussi chaque citoyen. Refuser les rumeurs, éviter les amalgames, ne pas céder à la peur ou à la colère : ces gestes, en apparence simples, participent directement à la solidité du tissu national. Dans les moments de tension, la cohésion se construit aussi dans les comportements individuels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire récente du Mali montre que les crises sécuritaires peuvent rapidement se doubler de tensions sociales. C’est ce terrain que cherchent à exploiter les groupes armés. En cultivant la division, ils espèrent affaiblir durablement le pays. À l’inverse, en renforçant l’unité, les Maliens opposent une réponse silencieuse mais décisive. Les attaques du 25 avril rappellent une réalité : la menace persiste. Mais elles offrent aussi une occasion, celle de réaffirmer ce qui fait la force d’une nation. Dans l’épreuve, choisir l’unité, c’est déjà résister.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kéniéba : le fleuve Falémé sacrifié sur l’autel de l’or</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/kenieba-le-fleuve-faleme-sacrifie-sur-lautel-de-lor-3116235.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 09:53:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Kéniéba, la dégradation de la Falémé ne relève plus de l’alerte, mais d’un dommage installé. Entre interdictions déjà prévues par la loi, plaintes locales répétées et exemples étrangers plus fermes, la question est désormais celle de la responsabilité de l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le sujet est grave. Dans le cercle de Kéniéba, la Falémé est devenue le point de rencontre entre la rente aurifère, la fragilité de l’environnement et les carences du contrôle public. Ce fleuve transfrontalier, long d’environ 625 à 650 kilomètres, prend sa source en Guinée, marque une grande partie de la frontière entre le Mali et le Sénégal, puis rejoint le fleuve Sénégal. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Kéniéba, territoire aurifère majeur, il reste un support vital pour l’eau, l’agriculture, le maraîchage, l’élevage et la pêche, dans une zone dont la population était estimée à 42 657 habitants au dernier recensement réalisé en 2024. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, ce cours d’eau est aujourd’hui décrit comme gravement dégradé par le dragage, les engins lourds, les “crasseurs” et l’usage de produits chimiques sur ou à proximité du lit du fleuve. Des témoignages recueillis sur place évoquent un lit de rivière parcouru sur plus de 7 kilomètres sans eau en saison sèche, des activités de pêche en recul, des terres devenues difficilement exploitables et une eau jugée impropre par les riverains. Le site Mongabay rapporte aussi la présence de chantiers au cyanure et au mercure, ainsi qu’une division locale alimentée par les intérêts économiques que génère l’orpaillage. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alertes <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les données scientifiques renforcent ces alertes. Une étude publiée en 2024 sur la qualité des eaux de la Falémé à Kéniéba relève des niveaux de cyanure atteignant 0,067 mg/L et 0,078 mg/L sur certains points, au-dessus de la norme de référence de 0,05 mg/L mentionnée par les auteurs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La même étude relève des concentrations de plomb allant jusqu’à 0,163 mg/L, également au-dessus de la norme de 0,05 mg/L, ainsi qu’un fer total moyen de 3,726 mg/L, supérieur aux seuils retenus par le Laboratoire national des eaux. Une autre publication scientifique parue la même année confirme une pollution du fleuve par des matières en suspension supérieures à 1 100 mg/L et par plusieurs métaux, dont le fer, le zinc, l’aluminium et l’arsenic. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une telle exposition n’est pas neutre pour les populations riveraines, le mercure étant associé à des atteintes du système nerveux, tandis que l’ingestion d’eau ou de poissons contaminés peut entraîner des risques sanitaires accrus, en particulier chez les femmes et les enfants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Arsenal juridique <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le plus accablant est que le Mali dispose déjà de l’arsenal juridique nécessaire. Le Code minier de 2023 interdit explicitement l’exploitation dans les lits des cours d’eau par dragage ou par toute autre méthode. Il interdit aussi, dans l’exploitation artisanale, l’usage de substances chimiques dangereuses, notamment le cyanure, le mercure et les acides. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le texte prévoit en outre des couloirs d’exploitation artisanale, une publicité de leur localisation et un permis environnemental. En clair, la loi existe. Le problème n’est donc pas l’absence de norme, mais l’absence de mise en œuvre visible et durable. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce décalage interpelle d’autant plus que l'or est le principal produit d'exportation du Mali, représentant environ 75% à plus de 90% des recettes d'exportation totales selon les années. En 2024, la part du métal jaune atteignait 84,41% des exportations, générant 1 608,48 milliards FCFA. Il constitue également une part importante du PIB (environ 10-25%). Cette défaillance de l’État est d’autant plus difficile à minimiser que les alertes ne datent pas d’hier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des associations locales, des pêcheurs, des groupements de femmes et des acteurs de la société civile disent avoir multiplié marches, meetings, interpellations et courriers. En 2022, après une mobilisation importante, des membres du gouvernement s’étaient rendus à Kéniéba pour constater la situation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trois ans plus tard, la présence de pelleteuses, de chantiers chimiques et de dispositifs de lavage dans ou près du fleuve continue d’être dénoncée. Un spécialiste cité par Mongabay estime même qu’en cas d’arrêt immédiat de toutes les activités de dragage et d’orpaillage, il faudrait près de 20 ans pour que la couleur de l’eau redevienne normale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des actions <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bamako peut difficilement soutenir qu’il n’agit pas du tout. Le gouvernement a adopté en mars 2026 les textes créant une Brigade spéciale des mines, chargée notamment de la police judiciaire des mines et de l’application des mesures de protection et de sécurisation des sites. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il affirme aussi qu’en 2024, l’intensification de la répression a permis la fermeture de 61 sites d’orpaillage illégaux et la saisie de 286 pelleteuses et 63 véhicules. Mais ces chiffres, loin de clore le débat, posent une autre question : comment, après de telles opérations, les plaintes restent-elles aussi fortes dans une zone aussi sensible que la Falémé ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des exemples <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exemple le plus proche est celui du Sénégal, et il est embarrassant pour le Mali. En août 2024, Dakar a suspendu toutes les activités minières sur sa rive de la Falémé jusqu’au 30 juin 2027, dans un périmètre allant jusqu’à 500 mètres de la rive gauche. Le Sénégal a également gelé la délivrance de permis dans cette zone. Cette décision a été prise après un constat de pollution du fleuve par le dragage et les rejets chimiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une enquête avait recensé plus de 800 sites illégaux le long des rives sénégalaise et malienne, contre 600 en 2021. Le signal envoyé est clair : face à un cours d’eau menacé, l’État peut choisir le moratoire, la zone tampon et la suspension des titres. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un espace partagé entre le Mali, le Sénégal et la Guinée, la dégradation du fleuve ne s’arrête pas aux frontières et soulève la question d’une réponse coordonnée, les pollutions observées en amont pouvant se répercuter sur les usages en aval.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Ghana offre un autre enseignement, même si la situation y reste loin d’être réglée. Accra a choisi en 2025 de serrer la chaîne de contrôle sur l’or artisanal. Une nouvelle structure publique, le Ghana Gold Board, est devenue l’unique entité autorisée à acheter, vendre, expertiser et exporter l’or provenant des petits producteurs licenciés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À partir du 1er mai 2025, les étrangers ne pouvaient plus acheter ni négocier cet or dans le pays sans passer par ce cadre. En juillet 2025, le président ghanéen a en outre lancé une task force spécialisée, dotée de pouvoirs d’arrestation, pour lutter contre l’exploitation illégale et la contrebande, avec un suivi par caméras-piétons. Même si les résultats restent discutés, la logique est cohérente : traçabilité, centralisation des achats, force d’intervention dédiée et responsabilisation du marché. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, la leçon pour le Mali est simple. Le dossier de la Falémé ne peut plus être géré par de simples annonces, ni par des missions ponctuelles, ni par des descentes spectaculaires sans suite publique. Il faut un moratoire immédiat sur le dragage et l’exploitation à proximité immédiate des berges, au moins sur le modèle sénégalais, une cartographie publique des sites, des analyses régulières et publiées de l’eau et des sols, des poursuites effectives contre les contrevenants, une coordination Mali-Sénégal et un plan de réhabilitation du fleuve.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tant que ces mesures n’existent pas à la hauteur du péril, les autorités resteront exposées à une critique difficile à écarter notamment celle d’avoir laissé s’installer, malgré la loi et malgré les alertes, une pollution dont les riverains paient déjà le prix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick Bougounta CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Stock national de sécurité de produits pétroliers : Une réponse stratégique face à une fragilité structurelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/stock-national-de-securite-de-produits-petroliers-une-reponse-strategique-face-a-une-fragilite-structurelle-3115912.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 11:25:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La création d’un stock national de sécurité de produits pétroliers marque une étape importante dans la gestion énergétique du pays. Mais cette décision, prise après plusieurs pénuries, hausses de prix et attaques de convois, soulève aussi la question d’une réaction venue après plusieurs signaux d’alerte</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réuni le 1er avril 2026, le gouvernement malien a adopté les textes instituant un stock national de sécurité de produits pétroliers liquides et gazeux, avec une capacité de couverture annoncée de 45 jours de consommation pour le super carburant, le gasoil, le jet A1 et le gaz butane. La mesure vise à réduire les risques de rupture d’approvisionnement dans un pays fortement dépendant des importations, alors que les tensions logistiques et sécuritaires se sont multipliées ces derniers mois. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les chiffres officiels donnent la mesure de cette dépendance. Les importations de produits pétroliers ont atteint 2 665 106 m³ en 2024, contre 2 621 513 m³ en 2023, soit une progression de 1,66%. Pour le gaz butane, les volumes sont passés de 13 847 tonnes à 15 838 tonnes, soit une hausse de 14,38%. Ces volumes confirment le rôle central des hydrocarbures dans le fonctionnement quotidien de l’économie, du transport routier à la production d’électricité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette annonce intervient quelques jours seulement après la hausse des prix du carburant entrée en vigueur le 28 mars 2026. Le litre de super est passé de 775 Fcfa à 875 FCFA, soit +100 FCFA, tandis que le gasoil a connu une augmentation plus marquée, passant de 725 Fcfa à 940 Fcfa, soit +215 Fcfa. Cette hausse, particulièrement lourde pour le diesel, a immédiatement affecté les transporteurs, les industriels et surtout les centrales d’EDM-SA, dont le fonctionnement reste étroitement lié au gasoil.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La question qui se pose est celle du timing. Pourquoi avoir attendu une succession de pénuries, des files d’attente dans les stations, des délestages aggravés et plusieurs attaques contre les convois pour mettre en place un outil qui existe déjà dans de nombreux pays ? L’attaque du 29 janvier 2026 contre un convoi dans l’ouest du pays, après plusieurs escortes de 300 à 400 citernes, a surtout révélé une fragilité devenue structurelle. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le stock stratégique constitue une réponse utile, mais 45 jours de couverture peuvent paraître limités pour un pays enclavé, exposé à la fois aux tensions régionales, aux contraintes des corridors et à une forte demande énergétique intérieure. La pression reste particulièrement forte sur le gasoil, devenu une ressource essentielle pour le transport, l’activité économique et l’alimentation des centrales électriques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs pays africains ont adopté des approches plus complètes. Le Sénégal a progressivement renforcé ses réserves tout en diversifiant ses sources avec le gaz et les énergies renouvelables. Le Maroc a, de son côté, associé les capacités de stockage à des investissements massifs dans le solaire et l’éolien. Dans ces cas, le stock de sécurité n’est qu’un maillon d’une politique énergétique plus large.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le véritable enjeu reste donc la suite. La sécurisation durable des corridors, la transparence sur le niveau réel des réserves et surtout la réduction progressive de la dépendance au diesel seront déterminantes. Sans cela, ce stock risque d’être perçu moins comme une solution durable mais une réponse tardive à une crise qui s’installe depuis plusieurs années.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B. CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contribution : &amp;quot;LE DÉTROIT DE D’ORMUZ : la géopolitique du levier et les leçons stratégiques pour l’Afrique&amp;quot;</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 11:19:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise récente autour du détroit d’Ormuz dépasse largement le cadre d’un simple affrontement entre puissances régionales. Elle révèle une vérité fondamentale des relations internationales contemporaines : dans un monde dominé par les rapports de force, la puissance ne se mesure pas uniquement en missiles ou en budgets militaires, mais en capacité à contrôler des leviers stratégiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En moins de 48 heures, l’échec du cessez-le-feu entre États-Unis et Iran a démontré que la maîtrise d’un point névralgique du commerce mondial peut suffire à faire vaciller l’économie globale. La fermeture du détroit, par lequel transite près de 20% du pétrole mondial, n’est pas un acte militaire classique : c’est un instrument de coercition économique d’une efficacité redoutable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">UNE GUERRE ASYMÉTRIQUE MAÎTRISÉE <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à une superpuissance comme les États-Unis, l’Iran n’a jamais prétendu rivaliser sur le terrain conventionnel. Téhéran a plutôt développé une doctrine fondée sur la guerre asymétrique : utiliser ses vulnérabilités apparentes pour créer des dépendances critiques chez ses adversaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le détroit d’Ormuz est au cœur de cette stratégie. En le fermant ou en menaçant de le fermer, l’Iran transforme une faiblesse militaire en force géopolitique. Il impose ainsi un dilemme stratégique à Washington : intervenir au risque de provoquer une crise énergétique mondiale, ou négocier en position de contrainte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette capacité à « verrouiller » un point stratégique confère à l’Iran un pouvoir disproportionné par rapport à son poids économique réel. Elle illustre parfaitement une règle essentielle : le contrôle des flux est plus déterminant que la possession des ressources elles-mêmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'EXTENSION RÉGIONALE DU CONFLIT: une lecture divergente<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La rupture de la trêve met également en lumière une divergence fondamentale d’interprétation. Pour Israël, les opérations contre le Hezbollah relèvent d’un théâtre distinct. Pour l’Iran, au contraire, le conflit est systémique et englobe l’ensemble de ce qu’il considère comme « l’Axe de la Résistance ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce désaccord n’est pas seulement diplomatique : il est stratégique. Le Hezbollah n'est pas un simple allié. Il est une puissance militaire et stratégique et constitue ainsi pour Téhéran une pièce centrale de sa dissuasion régionale. Laisser cet acteur être affaibli sans réaction reviendrait à compromettre l’ensemble de son architecture sécuritaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, la fermeture du détroit d’Ormuz apparaît comme une réponse indirecte mais structurante : plutôt que de répondre frontalement, l’Iran frappe là où cela fait le plus mal: l’économie mondiale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">LE PIÈGE STRATÉGIQUE DES GRANDES PUISSANCES <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La situation actuelle révèle un paradoxe majeur pour les États-Unis. Malgré leur supériorité militaire, leur marge de manœuvre est limitée. Une escalade militaire risquerait d’embraser la région.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Une attaque contre les infrastructures énergétiques amplifierait la crise pétrolière. Une pression sur Israël fragiliserait une alliance stratégique clé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce blocage illustre une évolution du système international : la puissance militaire brute ne garantit plus la maîtrise des crises. Les acteurs capables d’influencer les chaînes d’approvisionnement mondiales disposent désormais d’un avantage décisif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’AFRIQUE FACE À SES PROPRES VULNÉRABILITÉS <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La seconde lecture, la plus importante, concerne directement l’Afrique. Le cas iranien agit comme un miroir stratégique. Il pose une question essentielle : pourquoi des régions riches en ressources naturelles, comme l’Afrique, restent-elles marginales dans les rapports de force mondiaux ? Le continent dispose pourtant de nombreux atouts : ressources minières critiques (cobalt, lithium, or) ; vastes terres agricoles ; corridors maritimes et terrestres stratégiques. Mais contrairement à l’Iran, ces ressources ne sont pas transformées en leviers géopolitiques. Elles sont exploitées dans des conditions souvent dictées par des acteurs extérieurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trois leçons majeures pour l’Afrique : 1. Transformer les ressources en instruments de puissance ; posséder des ressources ne suffit pas. Il faut contrôler leur accès, leur transformation et leur distribution. Sans cela, elles deviennent une richesse captée par d’autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Maîtriser les points de passage stratégiques : ports, détroits, corridors logistiques : ces infrastructures doivent être sécurisées et intégrées dans une vision continentale. À l’image du détroit d’Ormuz, certains points africains pourraient devenir des leviers de négociation majeurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Construire une doctrine de dissuasion économique : l’Afrique n’a pas besoin de rivaliser militairement avec les grandes puissances. Elle doit plutôt développer une capacité à rendre toute exploitation extérieure coûteuse sans contrepartie équitable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela suppose : une coordination régionale forte, des politiques souveraines sur les ressources, une capacité à imposer des conditions dans les échanges internationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vers une souveraineté stratégique africaine<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enseignement principal de cette crise est clair : dans le monde actuel, la souveraineté ne se décrète pas, elle se construit autour de leviers concrets. L’Iran, malgré ses contraintes, parvient à peser sur l’ordre mondial grâce à un atout géographique unique et une stratégie cohérente. À l’inverse, l’Afrique, pourtant riche et stratégique, peine encore à transformer ses avantages en pouvoir réel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question n’est donc pas de reproduire le modèle iranien, mais de s’en inspirer : identifier ses propres leviers, les sécuriser et les utiliser comme instruments de négociation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion : de la dépendance à la dissuasion<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La fermeture du détroit d’Ormuz n’est pas seulement un épisode de crise. C’est une démonstration de puissance non conventionnelle. Elle rappelle une vérité fondamentale : ceux qui contrôlent les points de passage du monde contrôlent le rythme de l’économie globale. Pour l’Afrique, l’enjeu est désormais clair. Continuer à subir, ou apprendre à dissuader.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car dans le jeu des nations, la vraie puissance n’est pas d’avoir des ressources. C’est de faire en sorte que personne ne puisse y accéder sans votre consentement."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pr Clément DEMBÉLÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Derrière les chiffres record, les défis persistants de l&amp;apos;agriculture malienne</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 11:12:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La campagne agricole affiche des résultats en progression et des budgets revus à la hausse. Pourtant, les tensions sur les prix, les pertes post-récolte et la dépendance aux aléas climatiques continuent d’alimenter les interrogations sur la solidité du secteur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les données officielles présentées à l’issue de la campagne 2025 font état de 11,45 millions de tonnes de céréales, 433 700 tonnes de coton, plus de 157 000 tonnes de viande contrôlée, 17 238 tonnes de lait collecté et 122 671 tonnes de poisson. Pour 2026, les projections portent la production céréalière à 11,9 millions de tonnes, soutenue par un budget de 164,4 milliards de FCFA, en légère hausse par rapport à l’exercice précédent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces chiffres traduisent une dynamique encourageante, portée par les aménagements hydro-agricoles, la récupération de superficies perdues et les efforts de mécanisation. Mais sur les marchés, la perception reste plus nuancée. Les prix de plusieurs produits de base demeurent élevés, sous l’effet des coûts de transport, des difficultés logistiques et des perturbations sur certains axes commerciaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une partie du problème se situe entre le champ et le consommateur. Malgré les volumes produits, les pertes post-récolte continuent de peser lourdement sur la disponibilité réelle des denrées. Le manque de magasins de stockage, de chambres de conservation et d’unités de transformation réduit l’impact concret des performances annoncées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La maîtrise de l’eau reste également un point sensible. Même si les autorités mettent en avant de nouveaux aménagements, une part importante de la production demeure encore fortement dépendante de la pluviométrie. Dans un contexte de saisons de plus en plus irrégulières, cette dépendance fragilise les prévisions et expose les producteurs à des risques récurrents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La transformation locale constitue un autre défi majeur. Une grande partie des produits agricoles continue d’être écoulée à l’état brut, avec une faible valeur ajoutée sur place. Cette situation limite les revenus des producteurs et freine la création d’emplois dans les filières agroalimentaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’autres pays africains ont engagé des approches plus intégrées. La Côte d'Ivoire a développé des chaînes de transformation dans plusieurs filières stratégiques, tandis que l’Ethiopie a investi massivement dans l’irrigation et les programmes céréaliers. Le Rwanda, de son côté, s’est appuyé sur les coopératives, l’encadrement technique et l’intensification agricole pour améliorer durablement les rendements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces expériences montrent qu’une hausse de la production ne suffit pas à elle seule. Le véritable enjeu reste la capacité à relier production, stockage, transformation et commercialisation, afin que les performances annoncées se traduisent par une amélioration visible pour les producteurs comme pour les consommateurs. Tant que cette chaîne restera fragile, la question de l’efficacité des investissements publics et de la résilience du secteur continuera de se poser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>11è édition du FIDEM : cap sur les chaînes de valeur locales durables</title>
<link>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/11e-edition-du-fidem-cap-sur-les-chaines-de-valeur-locales-durables-3115909.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 11:01:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Centre international de conférence de Bamako a abrité le mardi 24 mars le lancement de la 11ᵉ édition du Forum international de l’entrepreneuriat du Mali (FIDEM). C’était sous la présidence du ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck. <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Placée sous le thème « Mines et entrepreneuriat : créer des chaînes de valeur locale durable ». Ce thème traduit la volonté ferme de transformer nos ressources naturelles en un moteur puissant de développement économique, en plaçant l’entrepreneur malien au cœur de cette dynamique de création de richesse. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette édition du Forum international de l’entrepreneuriat du Mali (FIDEM) a rassemblé, comme tous les ans, des décideurs, des opérateurs économiques et des porteurs de projets. L’événement a été marqué par des panels, des ateliers et des rencontres d’affaires, visant un entrepreneuriat malien plus fort, résilient et inclusif. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le promoteur du Forum, Bakary dit Bouba Traoré, a chaleureusement salué l’accompagnement des sponsors et le soutien du ministère pour la réussite de cet événement. Dans son discours, le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a indiqué que « le Mali de demain se construira en grande partie par et avec ses entrepreneurs ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a mis en avant le rôle essentiel des Petites et moyennes entreprises (PME) et des startups. La cheffe du département de l’Emploi et de la formation professionnelle a également présenté la Stratégie nationale de l’entrepreneuriat, adoptée par le gouvernement, qui vise à faire de l'entrepreneuriat le moteur du développement économique et social du Mali d'ici à 2063. « Cette stratégie repose sur six axes prioritaires, incluant l'amélioration de l'environnement des affaires et l'accès facilité aux marchés », a expliqué Oumou Sall Seck.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Anne Marie Soumouthéra</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>« N’té&#45;N’tala » : la riposte citoyenne de la jeunesse malienne face au terrorisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/nte-ntala-la-riposte-citoyenne-de-la-jeunesse-malienne-face-au-terrorisme-3115903.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 07:47:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à la persistance de la menace terroriste, depuis plus d’une décennie, une nouvelle voix s’élève au Mali, portée par la jeunesse elle-même. À travers le slogan « Non, je ne suis pas dedans (N’te-N’tala) », une initiative citoyenne entend déconstruire les récits extrémistes et offrir des alternatives concrètes à une génération exposée aux risques de radicalisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Je suis jeune comme vous. Si j’échoue, c’est toute la jeunesse qui aura échoué ». Cette déclaration du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, en 2021, résonne encore dans la tête de la jeunesse malienne. Face à l’insécurité, dont la lutte constitue la priorité numéro un des autorités maliennes, la jeunesse ne souhaite plus rester les bras croisés. « La jeunesse ne vous laissera pas échouer, monsieur le président », semble désormais dire en substance cette jeunesse de plus en plus engagée pour le retour de la paix. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un contexte sécuritaire toujours fragile, la lutte contre le terrorisme au Mali ne se joue plus uniquement sur le terrain militaire. Elle s’étend désormais à un autre front, tout aussi décisif : celui des esprits. Face à cette guerre cognitive, la jeunesse s’implique à travers l’initiative citoyenne « Non, je ne suis pas dedans (N’té-N’tala) », un mouvement de sensibilisation destiné à dissuader les jeunes de rejoindre les groupes extrémistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Déconstruire les récits de la radicalisation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Portée par des acteurs de la société civile, cette campagne cible en priorité les jeunes de 15 à 35 ans, notamment dans les zones les plus exposées à l’influence des groupes armés. Elle s’inscrit en appui aux efforts des Forces armées maliennes, en agissant en amont, là où se construisent les choix individuels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cœur de l’initiative, c’est la conviction que le terrorisme prospère sur la manipulation. Les groupes extrémistes exploitent les frustrations sociales, les vulnérabilités économiques et les aspirations identitaires pour recruter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À travers « N’té-N’tala », les initiateurs entendent déconstruire ces discours en mettant en lumière les mensonges qui les sous-tendent. Promesses de richesse, d’honneur ou de justice sociale. Autant d’arguments qui, une fois confrontés à la réalité, se révèlent illusoires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réhabiliter les valeurs du vivre-ensemble<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La campagne insiste ainsi sur la nécessité de développer un esprit critique chez les jeunes, afin qu’ils puissent identifier et rejeter les tentatives d’endoctrinement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de la déconstruction, l’initiative s’appuie sur un socle de valeurs profondément ancrées dans la société malienne : le « Maaya » (humanisme) et le « Dambé » (dignité).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un pays marqué par une riche diversité culturelle, « N’té-N’tala » promeut la tolérance, la solidarité et la cohésion sociale comme remparts contre l’extrémisme. Il s’agit de rappeler que l’identité malienne s’est historiquement construite sur le dialogue et le vivre-ensemble, à rebours des logiques de violence et d’exclusion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Montrer les conséquences réelles du terrorisme<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’un des axes majeurs de la campagne consiste à exposer les conséquences concrètes du terrorisme sur les individus et les communautés. Derrière les discours idéologiques se cachent des réalités brutales : pertes humaines, déplacements de populations, destruction des infrastructures, traumatisme psychologique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En mettant en avant ces impacts, « N’te-N’tala » cherche à briser toute forme de fascination ou de banalisation de la violence. Le message est de faire comprendre que rejoindre un groupe terroriste, c’est participer à la destruction de sa propre société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais sensibiliser ne suffit pas. Encore faut-il proposer des perspectives. Consciente de cet enjeu, l’initiative met en avant des alternatives positives : accès à l’éducation, insertion professionnelle, engagement communautaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un slogan comme acte d’engagement<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’objectif est de redonner aux jeunes des raisons d’espérer et de s’investir dans des trajectoires constructives. Dans un contexte où le chômage et le manque d’opportunités alimentent les frustrations, ces alternatives constituent un levier essentiel de prévention.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Non, je ne suis pas dedans (N’té-N’tala) » n’est pas qu’un simple slogan. Il s’agit d’une déclaration d’intention, d’un acte de résistance individuelle face à la pression des groupes extrémistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En affirmant leur refus, les jeunes deviennent acteurs de leur propre protection, mais aussi de celle de leur communauté. Le slogan incarne ainsi une prise de position claire : celle d’une jeunesse qui choisit la paix plutôt que la violence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une bataille décisive pour l’avenir<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un pays confronté à des défis sécuritaires complexes, l’émergence d’initiatives citoyennes comme « N’té-N’tala » témoigne d’une évolution des stratégies de lutte contre le terrorisme. Elle souligne que la réponse ne peut être uniquement militaire, mais doit également être sociale, culturelle et éducative.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En mobilisant la jeunesse autour d’un message simple et puissant, cette initiative ouvre une nouvelle voie : celle d’une résistance par la conscience et l’engagement. Car, au-delà des armes, c’est bien dans les esprits que se joue l’avenir du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Correspondance particulière <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Santé : l’explosion du privé à l’épreuve du contrôle au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/sante-lexplosion-du-prive-a-lepreuve-du-controle-au-mali-3115574.html</link>
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<description><![CDATA[ La multiplication des structures privées de santé au Mali redessine progressivement le paysage des soins, notamment à Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 09:43:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette évolution, qui répond à une demande croissante des populations, soulève en parallèle des interrogations sur la capacité des pouvoirs publics à encadrer durablement ce secteur en pleine expansion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Bamako, en l’espace de quelques années, les établissements privés ont pris une place de plus en plus visible dans l’offre sanitaire. Cliniques, cabinets, maternités, laboratoires et centres spécialisés se sont installés dans de nombreux quartiers de la capitale, mais aussi dans certaines grandes villes de l’intérieur. Les données disponibles montrent qu’on est passé d’environ 1 038 structures en 2011 à plus de 2 300 en 2018, signe d’une progression particulièrement rapide.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour de nombreux patients, ce réseau représente aujourd’hui la première porte d’entrée vers les soins. Dans certains cas, il permet de contourner l’engorgement des structures publiques, les longues files d’attente ou les difficultés d’accès à certaines spécialités. Cette montée en puissance du privé s’explique aussi par une pression démographique croissante et par les attentes d’une population urbaine qui recherche davantage de proximité, de rapidité et parfois une meilleure qualité perçue du service.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais derrière cette expansion se pose une question plus large : l’appareil de contrôle observe-t-il le même rythme ? Plusieurs analyses relèvent que les mécanismes de supervision, d’agrément et de collecte des données n’ont pas évolué à la même vitesse que le secteur lui-même. Une partie des informations issues du privé continue de remonter de manière incomplète vers le système national d’information sanitaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une fragilité structurelle plus profonde<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce point n’est pas secondaire. Lorsqu’une part importante des consultations, diagnostics ou actes médicaux échappe à une centralisation rigoureuse, cela complique la lecture réelle de la situation sanitaire du pays. La surveillance des maladies, la planification des besoins en médicaments, la gestion des urgences sanitaires et l’anticipation des flambées épidémiques deviennent alors plus difficiles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’autre enjeu majeur reste celui des ressources humaines. Les références de l’OMS en matière de densité du personnel de santé restent un indicateur particulièrement parlant. Le seuil historique souvent retenu est d’au moins 2,5 professionnels de santé qualifiés pour 1 000 habitants, tandis que le repère plus récent lié à la couverture sanitaire universelle se situe à 4,45 pour 1 000 habitants. Le Mali demeure encore très éloigné de ces niveaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce déficit contribue à expliquer l’essor du privé, mais il met aussi en évidence une fragilité structurelle plus profonde. Dans certains quartiers de Bamako, l’offre privée s’est fortement densifiée, alors que plusieurs régions continuent de souffrir d’un accès limité aux soins spécialisés. Cette concentration territoriale crée un déséquilibre entre la capitale et le reste du pays, avec un risque d’accentuation des inégalités sanitaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autre sujet régulièrement évoqué par les observateurs du secteur : la question des structures non autorisées ou insuffisamment encadrées. L’absence d’un recensement public régulièrement mis à jour complique l’identification des établissements pleinement conformes aux exigences administratives et techniques. Cela alimente les inquiétudes sur la qualité des prestations, la qualification du personnel et le respect des protocoles de sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans plusieurs pays africains, des dispositifs ont été mis en place pour mieux accompagner la montée du privé. Le Rwanda a renforcé l’intégration des structures privées dans le suivi national des données de santé. Le Maroc a consolidé le cadre d’agrément et d’inspection des cliniques. En Côte d’Ivoire, des mécanismes de contrôle plus soutenus ont été développés à mesure que le secteur gagnait en importance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La capacité de l’État à garantir une qualité minimale des soins pour tous<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali pourrait utilement s’inspirer de ces expériences. La publication d’un registre national des structures agréées, l’obligation de transmission régulière des données sanitaires et le renforcement des inspections de terrain constitueraient déjà des avancées importantes. À cela s’ajoute la nécessité d’un effort plus large sur la formation et le déploiement des personnels de santé afin de réduire l’écart avec les standards internationaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enjeu dépasse largement la simple croissance du privé. Il touche à l’équilibre même du système de santé et à la capacité de l’État à garantir une qualité minimale des soins pour tous. Le véritable défi n’est donc pas l’existence du privé, mais la manière dont cette évolution s’inscrit dans une politique sanitaire cohérente, contrôlée et équitable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B. CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Effondrement d’un immeuble à Bamako : le naufrage du contrôle public</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/effondrement-dun-immeuble-a-bamako-le-naufrage-du-controle-public-3115573.html</link>
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<description><![CDATA[ L’effondrement de l’immeuble en construction à Daoudabougou en commune V du district de Bamako, survenu le 22 mars 2026, a de nouveau placé la question de la sécurité des chantiers au cœur du débat public au Mali. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 09:37:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le bâtiment, un R+4 en cours de réalisation, s’est écroulé en pleine phase de bétonnage, ensevelissant plusieurs ouvriers et personnes présentes sur le site. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après plusieurs jours de recherches et de fouilles sous les décombres, le bilan officiel s’est alourdi à six morts et une vingtaine de blessés, selon des sources concordantes relayées par la presse nationale. Outre le drame humain, ce nouvel accident remet en lumière une interrogation récurrente : comment des immeubles de plusieurs niveaux continuent-ils de s’effondrer dans la capitale alors que des services techniques, des procédures d’autorisation et des règles de construction existent en principe pour prévenir ce type de catastrophe ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les premières informations recueillies pointent une défaillance survenue lors du coulage du béton, étape particulièrement sensible dans tout chantier de hauteur. Des questions se posent déjà sur la qualité des matériaux, le dosage du ciment, la résistance des étais ainsi que le respect du plan de ferraillage. Mais très vite, le débat dépasse le seul aspect technique pour interroger la chaîne de contrôle administratif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce drame n’est malheureusement pas un cas isolé. À Bamako, plusieurs incidents similaires ont été signalés ces dernières années dans des quartiers en forte expansion urbaine, notamment dans les communes V et VI. Même en l’absence d’un recensement officiel consolidé, les professionnels du bâtiment et plusieurs observateurs rappellent que la multiplication des constructions verticales dans la capitale s’est souvent accompagnée d’un contrôle insuffisant, voire inexistant, des chantiers en cours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’effondrement survenu à Daoudabougou ravive ainsi le souvenir d’autres accidents liés à des constructions irrégulières, des surélévations non maîtrisées ou des travaux engagés sans supervision technique rigoureuse. Cette répétition alimente un sentiment de vulnérabilité dans une ville où la pression foncière pousse de plus en plus vers les constructions à étages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête officielle afin de déterminer les causes exactes du sinistre et d’identifier les responsabilités. Cette enquête devrait notamment porter sur l’existence d’un permis de construire, la conformité du projet aux normes urbanistiques, la présence ou non d’un ingénieur agréé, ainsi que les éventuels contrôles effectués par les services municipaux et ceux de l’urbanisme avant et pendant les travaux. C’est précisément sur ce point que la responsabilité publique est posée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsqu’un immeuble de cette envergure atteint un stade avancé sans qu’aucune anomalie ne soit détectée ou corrigée, la question ne concerne plus seulement le promoteur ou l’entrepreneur. Elle touche aussi le rôle des mairies, des services d’urbanisme, des bureaux de contrôle et, plus largement, la capacité de l’État à faire respecter les normes minimales de sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les faits, Bamako connaît depuis plusieurs années une urbanisation rapide, parfois anarchique. La demande croissante en logements et en espaces commerciaux a favorisé l’essor de constructions menées à un rythme soutenu, souvent sans accompagnement technique suffisant. Dans certains cas, les projets évoluent avec des modifications non autorisées en cours de chantier, notamment des surélévations qui augmentent considérablement la charge sur les structures initiales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Renforcer la responsabilité des mairies et des services techniques dans le suivi des autorisations et des visites de chantier<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le drame de Daoudabougou met ainsi en évidence une faiblesse plus profonde : celle du contrôle public en matière d’urbanisme et de sécurité des constructions. D’autres pays de la sous-région ont été confrontés à des situations comparables et ont adopté des mécanismes correctifs dont Bamako pourrait utilement s’inspirer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Dakar, après plusieurs effondrements d’immeubles, les autorités ont renforcé les contrôles préalables sur les bâtiments à étages, avec des inspections obligatoires à des étapes clés du chantier, notamment avant le coulage des dalles. À Abidjan, les services municipaux ont multiplié les opérations de vérification et les démolitions administratives de bâtiments jugés dangereux ou non conformes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Maroc, les projets immobiliers de plusieurs niveaux sont soumis à une validation technique renforcée par des bureaux d’études agréés, avec un suivi plus strict des phases critiques. Pour Bamako, plusieurs mesures concrètes apparaissent aujourd’hui indispensables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La première serait de rendre obligatoire la validation de toute construction à partir de R+2 par un ingénieur en structure. La deuxième consisterait à instaurer des contrôles physiques systématiques à chaque étape structurante du chantier, en particulier avant le bétonnage des planchers. La troisième viserait à renforcer la responsabilité des mairies et des services techniques dans le suivi des autorisations et des visites de chantier. Enfin, une publication périodique des chantiers autorisés et contrôlés permettrait d’améliorer la transparence et de renforcer la confiance des citoyens.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au fond, ce drame dépasse la seule tragédie d’un chantier effondré. Il interroge la manière dont la ville se construit, la solidité des mécanismes de contrôle et la capacité de l’État à protéger les populations face à des risques pourtant largement prévisibles. À chaque immeuble qui tombe, ce sont certes des vies qui sont brisées, mais aussi la confiance dans l’autorité publique qui vacille.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le défi n’est donc pas seulement de sanctionner les responsables du chantier de Daoudabougou. Il est aussi de corriger durablement les défaillances institutionnelles qui rendent possible la répétition de tels drames.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick Bougounta CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Football : la CAN féminine 2026 renvoyée à juillet&#45;août au Maroc</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/football-la-can-feminine-2026-renvoyee-a-juillet-aout-au-maroc-3115024.html</link>
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<description><![CDATA[ La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) féminine 2026, initialement prévue du 17 mars au 3 avril au Maroc, se jouera finalement du 25 juillet au 16 août, comme l’a annoncé ce jeudi 5 mars la Confédération africaine de football (CAF). ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 20:05:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À quelques jours du démarrage officiel de la compétition, la CAF a décidé de décaler le tournoi afin qu'il se tienne après la Coupe du Monde masculine prévue aux États-Unis, au Canada et au Mexique (du 11 juin au 19 juillet 2026). L’instance dirigeante du football africain a ainsi reprogrammé la CAN du 25 juillet au 16 août 2026. C’est ce qu’a indiqué la CAF dans un communiqué publié ce jeudi 5 mars. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, l’instance n’a fourni aucune justification précise sur les raisons de ce report, se contentant d’évoquer des « circonstances imprévues » sans plus de détails. « Après des discussions entre la CAF et ses partenaires, la FIFA et d’autres parties prenantes, la CAF a décidé de reprogrammer les dates de la TotalEnergies CAF WAFCON 2026, du 25 juillet au 16 août 2026, afin d’assurer le succès de cette importante compétition féminine », souligne le communiqué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si les observateurs ne sont pas surpris par ce report, tant les signaux étaient alarmants (l’Afrique du Sud avait été même évoquée pour se substituer au Maroc), ils s’étonnent en revanche du timing. Pourquoi la CAF a-t-elle attendu seulement deux semaines avant le démarrage initial pour annoncer ce changement de calendrier ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il faut dire que les équipes engagées dans la compétition avaient déjà commencé leurs stages de préparation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette affaire, la Confédération semble avoir fait preuve de légèreté et d’amateurisme. Un épisode qui n'honore pas le football africain, dont l’image se trouve une fois de plus écornée par la faute de ses dirigeants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À titre de rappel, 16 Nations, dont le Mali, réparties en quatre groupes, participeront à cette 14e édition contre 12 pour les précédentes. C’est la troisième fois consécutive que le royaume chérifien va abriter la compétition. Les Aiglonnes sont logées dans le groupe D en compagnie du Ghana, du Cameroun et du Cap-Vert.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Abdrahamane SISSOKO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Présidence de la FEMAFOOT : Dr Moussa Sow, pour un Football Malien Fort et Respecté!</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/presidence-de-la-femafoot-dr-moussa-sow-pour-un-football-malien-fort-et-respecte-3115023.html</link>
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<description><![CDATA[ Unir, Réformer, Performer, telles sont les visions qui motivent la candidature du Dr Moussa Sow à l’élection du Président de la Fédération Malienne de Football du Mali. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202507/image_870x580_68743f62e4308.jpg" length="58560" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 19:49:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour un Football Malien Fort et Respecté, Dr Moussa Sow, ce jeune et ambitieux Président de la League Régionale de Kayes, vise à rassembler la famille du football malien, restaurer la confiance et bâtir une gouvernance moderne et performante. Sans prétendre avoir un bâton magique pour rendre possible cette vision, le jeune prodige vous dévoile un résumé de son projet tant performant et efficace. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I. POSITIONNEMENT STRATÉGIQUE DU CANDIDAT DR MOUSSA SOW<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Moussa Sow, comme il a l'art de le faire partout il est passé, dans sa vie socio-professionnelle, se veut un homme de dialogue et de consensus une fois à la tête de la FEMAFOOT. Cela, avec un esprit réformateur, pragmatique d'un gestionnaire rigoureux et transparent. Mais aussi et surtout avec une vision tournée vers la jeunesse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet esprit réformateur transparent se justifie avec ses principaux slogans, à savoir : « Ensemble pour un nouveau départ du football malien ; la compétence au service du ballon rond ; la Transparence, l’unité et l’ambition de Bâtir aujourd’hui les victoires de demain. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">II. LES 5 PILIERS DU PROGRAMME DU DR MOUSSA SOW : <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1 Gouvernance &amp; Transparence : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Audit indépendant dès les 100 premiers jours ; Publication annuelle des comptes ; Mise en place d’un comité d’éthique indépendant ; Digitalisation de l’administration fédérale.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Objectif : restaurer la crédibilité auprès de la FIFA, de la Confédération Africaine de Football et des partenaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2 Réconciliation &amp; Unité du Football Malien: <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dialogue inclusif avec tous les clubs et ligues régionales ; Médiation institutionnelle permanente ; Réintégration des acteurs marginalisés. À en croire le Dr Moussa Sow, il n’y aura pas de développement sans <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">unité. <o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3 Développement du Football Local<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conscient que la performance de l’équipe nationale dépend de la professionnalisation progressive du championnat national ou local, il ambitionne : La création d’un fonds d’appui aux clubs ; La Réforme du calendrier pour plus de compétitivité ; La Formation des dirigeants de clubs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4 Formation &amp; Jeunesse : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cœur de la professionnalisation progressive dans laquelle se projette le Dr Moussa Sow, il y a la Relance des centres de formation agréés ; la Détection nationale annuelle des jeunes talents ; le Renforcement des équipes U17, U20 et féminines ; Partenariats avec des académies internationales. L’objectif sera pour le candidat Sow, de faire du Mali une référence en Afrique de l’Ouest.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5 Performance des Aigles : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant la sélection nationale, les Aigles du Mali "Mali national football team" : Plan de performance à long terme ; Encadrement technique stable ; Meilleure coordination avec les joueurs évoluant en Europe et la Prime basée sur la performance et la discipline. Cela, dans l’ambition de la qualification régulière du Mali à la CAN et au Mondial. Et mieux, remporter la CAN afin d'inscrire le Mali dans le concert des nations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Correspondance Particulière<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pression minière à Kéniéba : les mutations foncières et sociales de Faléa</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/pression-miniere-a-kenieba-les-mutations-foncieres-et-sociales-de-falea-3115022.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans la commune rurale de Faléa, dans la région de Kayes, l’essor des activités aurifères modifie progressivement l’équilibre foncier et économique local. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 19:40:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre ventes de terres, orpaillage artisanal et présence d’opérateurs étrangers, cette zone du cercle de Kéniéba se trouve au cœur d’une pression minière croissante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Située dans le cercle de Kéniéba, dans la région de Kayes, Faléa appartient à l’un des principaux bassins aurifères du Mali et de l’Afrique de l’Ouest. Cette zone frontalière avec la Guinée et le Sénégal concentre plusieurs projets miniers industriels et de nombreux sites d’orpaillage. L’or constitue aujourd’hui la principale richesse minérale du pays : le Mali produit en moyenne entre 65 et 70 tonnes d’or par an, et ce métal représente environ 76 à 80% des exportations nationales ainsi qu’une part importante des recettes publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, certaines terres agricoles de Faléa font l’objet de transactions entre habitants et exploitants attirés par le potentiel aurifère du sous-sol. Selon les informations rapportées dans la presse, des parcelles sont cédées par des propriétaires locaux à des opérateurs impliqués dans l’exploitation artisanale de l’or. Les montants varient selon les superficies et la localisation des terrains, certaines transactions atteignant plusieurs millions de francs CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces acquisitions concernent notamment des exploitants étrangers présents dans l’orpaillage, dont certains opérateurs venus d’Asie, en particulier de Chine. La présence d’acteurs extérieurs dans les zones aurifères du Mali s’inscrit dans une dynamique plus large observée dans plusieurs régions minières d’Afrique de l’Ouest, où l’exploitation artisanale attire des travailleurs et des investisseurs venus de différents pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le développement de l’orpaillage artisanal constitue un facteur important de cette évolution. Au Mali, cette activité mobiliserait plus d’un million de personnes directement ou indirectement et s’exerce sur plusieurs centaines de sites répartis principalement dans les régions de Kayes, Sikasso, Koulikoro et Kangaba. La production artisanale est estimée entre 10 et 20 tonnes d’or par an, ce qui en fait un secteur économique significatif en dehors des mines industrielles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La pression sur les terres s’explique aussi par l’importance stratégique du cercle de Kéniéba dans l’industrie aurifère malienne. Cette zone abrite plusieurs grandes mines industrielles, notamment Fekola, exploitée par la société canadienne B2Gold, ainsi que le complexe Loulo-Gounkoto exploité par Barrick Mining. Ces installations comptent parmi les plus grandes mines d’or d’Afrique et contribuent fortement à la production nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faléa est également connue pour avoir fait l’objet de projets d’exploration minière portant non seulement sur l’or, mais aussi sur d’autres ressources du sous-sol. Des études géologiques réalisées dans les années précédentes ont notamment mis en évidence la présence de minerais contenant de l’uranium ainsi que d’autres métaux, suscitant par le passé des débats au sein des communautés locales et parmi certaines organisations de la société civile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La transformation progressive des terres agricoles en zones d’exploitation aurifère soulève plusieurs enjeux pour les populations rurales. Dans certaines localités, la réduction des surfaces cultivables peut affecter les activités agricoles qui constituent la principale source de subsistance des familles. L’arrivée de travailleurs venus d’autres régions ou de l’étranger modifie également l’organisation économique et sociale des villages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exploitation artisanale de l’or peut par ailleurs entraîner des impacts environnementaux liés notamment à l’utilisation de produits chimiques comme le mercure, utilisé pour séparer l’or des autres matériaux. Dans plusieurs zones aurifères du Mali et de l’Afrique de l’Ouest, ces pratiques ont été associées à la dégradation des sols, à la pollution de l’eau et à la transformation des paysages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une évolution réglementaire depuis l’adoption d’un nouveau code minier en 2023<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans plusieurs pays africains producteurs d’or, des dispositifs ont été mis en place pour encadrer ces activités. Au Ghana, l’orpaillage artisanal est soumis à un système de licences et à la délimitation de zones autorisées afin de mieux contrôler l’exploitation et de limiter les impacts environnementaux. Au Burkina Faso, les autorités ont également instauré un cadastre minier et des mécanismes d’encadrement des sites d’orpaillage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, le secteur minier fait l’objet d’une évolution réglementaire depuis l’adoption d’un nouveau code minier en 2023, qui prévoit notamment une participation plus importante de l’État dans les projets miniers ainsi qu’une implication intense d’investisseurs nationaux. Cette réforme vise à renforcer les retombées économiques du secteur pour le pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, la situation observée à Faléa illustre les transformations en cours dans certaines zones rurales du Mali où l’expansion des activités aurifères redéfinit progressivement l’usage des terres, l’organisation des économies locales et les perspectives de développement des territoires concernés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B. CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise énergétique : entre incidents techniques et défis structurels</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/crise-energetique-entre-incidents-techniques-et-defis-structurels-3115021.html</link>
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<description><![CDATA[ La distribution de l’électricité s’est encore dégradée dans la capitale et dans plusieurs villes du pays. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 19:35:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation intervient après l’incendie survenu fin février 2026 sur un poste électrique stratégique de la Société d’exploitation de Manantali et de Félou (SEMAF) de l’Organisation pour la mise en valeur du Sénégal (OMVS) à Bamako. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La situation énergétique s’est nettement détériorée au début du mois de mars 2026, avec des coupures d’électricité prolongées dans de nombreux quartiers de Bamako. Dans certaines zones de la capitale, l’alimentation électrique n’est assurée que quelques heures par jour, tandis que d’autres secteurs restent parfois toute une journée sans courant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette dégradation du service intervient après l’incendie d’un poste de la SEMAF (Société d’exploitation de Manantali et de Félou) à Bamako. Cette structure assure l’exploitation des installations hydroélectriques du système énergétique de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les barrages de Manantali et de Félou, exploités dans le cadre de l’OMVS, alimentent les réseaux électriques du Mali, du Sénégal et de la Mauritanie. Une partie importante de l’électricité hydraulique consommée au Mali provient de ces installations. L’incident survenu sur le poste de Bamako a perturbé l’acheminement d’une partie de cette énergie vers le réseau national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation intervient dans un contexte où les besoins en électricité ont fortement augmenté au Mali au cours des deux dernières décennies. La consommation nationale est passée d’environ 600 millions de kilowattheures en 2002 à près de 3,2 milliards de kilowattheures en 2024, soit une progression de plus de 430% en un peu plus de vingt ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La structure de la production d’électricité a également évolué au cours de cette période. Au début des années 2000, l’hydroélectricité représentait environ 83% de la production nationale, contre 17% pour les centrales thermiques. En 2024, près de 70% de l’électricité consommée au Mali provient des centrales thermiques, tandis que l’hydroélectricité et les autres sources représentent environ 30% de la production.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les centrales thermiques utilisées pour compléter la production hydraulique fonctionnent principalement avec des combustibles importés, notamment le fioul et le gasoil. Leur utilisation permet de répondre aux besoins du réseau lorsque la production des barrages est insuffisante ou lorsque la consommation dépasse les capacités disponibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Énergie du Mali (EDM-SA) est l’entreprise publique chargée de la production, du transport et de la distribution de l’électricité sur l’ensemble du territoire national. Elle exploite les centrales thermiques, gère les lignes de transport haute tension et assure la distribution vers les centres urbains et les localités raccordées au réseau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fonctionnement du système électrique repose sur plusieurs infrastructures : les barrages hydroélectriques, les centrales thermiques, les lignes de transport et les postes de transformation. Lorsqu’une infrastructure de transport est affectée, comme dans le cas de l’incendie du poste de la SEMAF à Bamako, la distribution de l’électricité disponible sur le réseau peut être perturbée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De nouveaux projets annoncés <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis avril 2025, l’État malien a mis en place un prélèvement sur les recharges téléphoniques et les transferts d’argent via mobile money afin d’alimenter un fonds de soutien aux infrastructures de base et au développement social. Ce mécanisme de financement concerne notamment les infrastructures énergétiques et les prélèvements continuent d’être appliqués sur ces transactions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le secteur de l’électricité fait également l’objet de plusieurs programmes visant à augmenter les capacités de production et à renforcer le réseau national. Ces initiatives concernent notamment la construction de nouvelles centrales électriques, l’extension des lignes de transport et le développement de projets solaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi les projets annoncés figure notamment la centrale solaire de Sanankoroba, dont la capacité prévue est d’environ 200 mégawatts, pour un investissement estimé à plus de 120 milliards de francs CFA. Les travaux de cette installation ont été lancés en mai 2024.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un autre projet de centrale solaire a également été annoncé à Safo, dans le cercle de Kati. Ces installations doivent contribuer à exploiter le potentiel solaire du Mali et à compléter la production issue des barrages et des centrales thermiques. Cependant, ces projets ne sont pas encore opérationnels et leurs effets ne se reflètent pas pour l’instant dans l’approvisionnement du réseau national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans plusieurs pays africains, des réformes du secteur énergétique ont été engagées pour améliorer la production et la distribution de l’électricité. Au Sénégal, les investissements dans les centrales électriques et l’extension du réseau ont permis d’augmenter progressivement l’accès à l’électricité, avec un taux national supérieur à 80%. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Rwanda, les programmes combinant développement du réseau et solutions hors réseau ont permis d’augmenter l’accès à l’électricité, passé de moins de 10% au début des années 2010 à plus de 70% aujourd’hui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’évolution du secteur électrique au Mali reste liée à la progression de la demande nationale, au développement des infrastructures de production et à la capacité du système énergétique à assurer l’acheminement de l’électricité vers les zones de consommation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’incident survenu fin février 2026 sur une infrastructure de la SEMAF intervient dans ce contexte où l’équilibre entre production, transport et distribution demeure déterminant pour le fonctionnement du réseau électrique national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick Bougounta CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mohamed Diarra, un champion national au service de l’émergence minière du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/mohamed-diarra-un-champion-national-au-service-de-lemergence-miniere-du-mali-3114679.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans le paysage stratégique de l’industrie extractive en Afrique de l’Ouest, certains noms s’imposent par la force de leur expertise et la profondeur de leur engagement. Mohamed Diarra, actuel vice-président exécutif Afrique de l’Ouest de Toubani Resources, est de ceux-là. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 09:15:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Plus qu’un cadre dirigeant, il incarne aujourd’hui la figure du « Champion National », un leader visionnaire dont le parcours est une boussole pour la jeunesse malienne et un gage de confiance pour les investisseurs internationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un parcours d’excellence entre rigueur académique et leadership mondial<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réussite de Mohamed Diarra repose sur un socle solide : une formation multidisciplinaire de haut niveau, acquise dans les meilleures institutions mondiales. Titulaire d’un Master of Science en économie des minéraux et de l’énergie de la Curtin University en Australie, il a su coupler cette expertise technique à des certifications en gestion de projet aux États-Unis et en leadership exécutif. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette polyvalence rare lui permet de naviguer avec une aisance égale entre les modèles financiers complexes, les audits opérationnels et les enjeux de gouvernance. Pour M. Diarra, la mine ne se résume pas à l’extraction ; c’est une science de l’optimisation où la stratégie doit rencontrer la responsabilité sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’architecte des grands projets<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La carrière de Mohamed Diarra est jalonnée de succès qui ont marqué l’histoire minière récente du Mali. L’expérience B2Gold (2015-2020) : en tant que Country Manager, il a piloté les opérations de ce qui est devenu la plus grande mine d’or du pays, prouvant sa capacité à gérer des budgets CAPEX/OPEX dépassant les 50 millions USD. M. Diarra a aussi servi l’État : son passage au ministère des Mines comme Chargé de mission lui a conféré une compréhension unique des rouages institutionnels et de la conformité réglementaire, faisant de lui un pont indispensable entre le secteur privé et les autorités publiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a aussi servi à l’Agence de promotion pour l’investissement (API) – Mali comme le Responsable de la promotion des investissements. À API-Mali, il a été l’ambassadeur du Mali, élaborant des stratégies pour attirer les capitaux étrangers et rassurer les géants miniers mondiaux. Aujourd’hui, chez Toubani Resources, il supervise le développement du projet Kobada Gold. Sa mission est claire : transformer ce potentiel en une réalité industrielle génératrice de valeur pour les actionnaires et de progrès pour la nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un stratège de terrain et un mobilisateur de fonds<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Diarra se distingue par une approche « pratique » du management. Il ne se contente pas de diriger depuis un bureau ; il audite, analyse les risques et évalue la pertinence des modèles financiers pour maximiser le retour sur investissement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa capacité à mobiliser des fonds auprès d’institutions prestigieuses comme la Banque mondiale, le FMI ou l’Union européenne témoigne de sa crédibilité internationale. Expert des partenariats publics-privés (PPP) et des projets d’infrastructure (IPP, BOT), il est l’un des rares cadres capables d’accompagner avec succès la transition critique d’un projet de la phase d’exploration vers la mise en production effective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un leader engagé pour la jeunesse et le développement local<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des chiffres et des onces d’or, c’est l’impact humain qui définit le leadership de Mohamed Diarra. Leader démocratique, il prône une culture de la performance basée sur la communication ouverte et la motivation des équipes. Son engagement envers la jeunesse malienne est profond. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il voit dans le secteur minier un levier d’insertion professionnelle et de renforcement des compétences locales. Pour beaucoup, il est une « légende vivante », un modèle de réussite qui prouve qu’avec de la rigueur, une formation solide et un patriotisme économique, un cadre malien peut diriger les projets les plus ambitieux du continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi suivre Mohamed Diarra<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Suivre Mohamed Diarra, c’est comprendre l’avenir du Mali. Sa nomination en tant que vice-président exécutif Afrique de l’Ouest de Toubani Resources n’est pas seulement une promotion personnelle, c’est la confirmation que le Mali dispose de champions capables de conjuguer souveraineté économique et attractivité internationale. Pour la nouvelle génération d’ingénieurs, d’économistes et de décideurs, Mohamed Diarra n’est pas seulement un mentor ; il est la preuve que l’excellence malienne n’a pas de frontières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Mazo KONE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Élection à la Femafoot : qui est le Dr Moussa Sow, le candidat du renouveau et du leadership régional ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/election-a-la-femafoot-qui-est-le-dr-moussa-sow-le-candidat-du-renouveau-et-du-leadership-regional-3114678.html</link>
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<description><![CDATA[ Le président de la Ligue régionale de football de Kayes, Dr Moussa Sow, est candidat à l’élection de la présidence de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) prévue le 16 avril à Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 09:06:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il a officiellement annoncé sa candidature le dimanche 1er mars à Kayes lors d’une rencontre avec les responsables des districts de football de ladite localité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président de la Ligue régionale de football de Kayes, Dr Moussa Sow, se lance dans la course à la présidence de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT). L’annonce a été faite ce dimanche 1er mars lors d’une rencontre avec les responsables des districts de football de Kayes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette candidature s’inscrit dans une dynamique de renouveau, de transparence et de professionnalisation de notre sport roi. Elle se veut un appel au rassemblement de tous les acteurs du football malien : dirigeants, joueurs, encadreurs, supporters et partenaires, pour construire une fédération forte au service du sport et de la nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec détermination et foi en l’avenir du football malien, l’homme dit être porteur d’une vision ambitieuse, moderne et rassembleuse. Fort de son expérience à la tête du football régional à Kayes, il entend bâtir une fédération plus structurée, plus inclusive et plus performante, capable de valoriser les talents locaux, de renforcer la formation des jeunes, de soutenir les clubs et d’assurer une meilleure gouvernance du football national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’engagement du président de la ligue régionale du football de Kayes repose sur quatre valeurs fortes : l’unité du football malien ; la promotion des jeunes talents, la modernisation des infrastructures ; et la crédibilité et la bonne gouvernance. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Il est temps d’ouvrir une nouvelle page pour notre football. Ensemble, nous pouvons redonner au Mali toute sa grandeur sportive », a déclaré le désormais candidat à la présidence de la FEMAFOOT devant les responsables du sport de la région. Cette candidature, nous a-t-on dit, est perçue comme un souffle d'espoir pour les acteurs du sport à la base.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut rappeler que l’annonce de la candidature de Dr Moussa Sow intervient quelques jours seulement après le lancement de l’appel à candidatures pour l’élection du président et des membres du bureau de la FEMAFOOT. Celui-ci fait suite aux directives de la FIFA, consécutives à la démission collective en janvier des membres du bureau précédent. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un mot sur le candidat Moussa Sow <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Moussa Sow est président de la ligue régionale de football de Kayes et 2e vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie de Kayes. Acteur engagé pour le développement durable, Dr Moussa Sow se distingue par son leadership, sa vision et son implication constante en faveur du progrès économique et social. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jeune entrepreneur dynamique et engagé, il évolue dans plusieurs secteurs clés du développement socio-économique de la région. Il est notamment : promoteur du Complexe scolaire et universitaire Boubou, du Centre de formation professionnelle agro-pastorale de Kayes et de Bafoulabé. Dr Sow participe à ce titre au renforcement du système éducatif malien en œuvrant pour la formation des jeunes et leur insertion professionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdrahamane SISSOKO<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Qualité des aliments: l’alerte rouge du Laboratoire National de la Santé</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/qualite-des-aliments-lalerte-rouge-du-laboratoire-national-de-la-sante-3114677.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Laboratoire National de la Santé (LNS) a révélé, lors de sa 36e session ordinaire le vendredi 27 février, un taux de non-conformité de 38,59 % pour les produits alimentaires contrôlés. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 09:04:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce manquement est principalement dû à un défaut de fortification en vitamine A. Parallèlement, 28,5 % des échantillons d’eau analysés se sont révélés non conformes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces chiffres interpellent : près de quatre produits sur dix présentent des irrégularités, qu’il s’agisse de denrées périmées, mal conservées, mal étiquetées ou hors normes sanitaires. Au-delà des statistiques, c'est un enjeu de santé publique majeur qui est soulevé. L’insécurité alimentaire ne se limite plus à la disponibilité des denrées ou au pouvoir d’achat ; elle concerne désormais la qualité sanitaire de ce que consomment les citoyens, particulièrement dans un contexte où l’alimentation de rue est devenue un pilier du quotidien urbain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, comme dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest, l’alimentation de rue joue un rôle central. Elle nourrit chaque jour des milliers de ménages urbains, étudiants, travailleurs informels et familles à revenus modestes. Mais les études menées par des chercheurs et les diagnostics soutenus par la FAO indiquent que ces circuits sont exposés à des risques de contamination microbiologique importants, liés au manque d’eau potable, à l’insuffisance des équipements de conservation et à la faiblesse des contrôles réguliers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus de 91 millions de personnes tombent malades chaque année en Afrique à cause d’aliments contaminés, entraînant environ 137 000 décès. Les maladies diarrhéiques représentent une large part de ces cas. Si ces chiffres sont continentaux, ils éclairent l’ampleur du défi sanitaire auquel les États sont confrontés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les conséquences ne sont pas seulement sanitaires. Les maladies d’origine alimentaire entraînent des pertes économiques considérables, liées aux hospitalisations, à l’absentéisme au travail et à la baisse de productivité. Selon des estimations de la Banque mondiale et de l’OMS, l’Afrique subsaharienne enregistre chaque année des pertes de plusieurs milliards de dollars en raison d’aliments contaminés. Outre des cas individuels, l’insuffisance des contrôles fragilise également la crédibilité des filières agroalimentaires nationales et limite leur potentiel d’exportation. La sécurité sanitaire des aliments est donc aussi un enjeu économique stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question est donc institutionnelle. Un taux de non-conformité de 38,59 % traduit des failles dans la chaîne d’approvisionnement, de stockage et de distribution, mais aussi dans la régularité et la dissuasion des contrôles. La protection des consommateurs suppose une traçabilité renforcée, des inspections fréquentes, des laboratoires fonctionnels et des sanctions appliquées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, des exemples existent sur le continent. Au Ghana, la Food and Drugs Authority publie régulièrement les résultats des inspections et procède à des rappels publics de produits non conformes. Au Rwanda, la digitalisation des inspections et le renforcement des laboratoires ont permis d’améliorer la traçabilité. Au Sénégal et au Maroc, des campagnes de contrôle médiatisées et la destruction publique des produits saisis contribuent à renforcer l’effet dissuasif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le défi n’est pas d’opposer vendeurs et autorités, mais de structurer un système où la sécurité sanitaire devient un réflexe collectif. Dans un contexte de pression économique et démographique, garantir la qualité des aliments n’est pas un luxe administratif. C’est une obligation régalienne, au cœur de la confiance entre l’État et les citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cheick Bougounta CISSE</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise de carburant : Bamako replonge dans une pénurie de gasoil</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/crise-de-carburant-bamako-replonge-dans-une-penurie-de-gasoil-3114676.html</link>
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<description><![CDATA[ Après des mois de tensions liées aux attaques contre des convois-citernes, Bamako replonge dans une pénurie de gasoil. Cette nouvelle crise révèle des fragilités structurelles dans la gestion des approvisionnements énergétiques. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 08:59:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La capitale sort à peine d’une période critique amorcée en septembre 2025, lorsque des attaques ciblées contre des camions-citernes ont perturbé les circuits d’approvisionnement. Depuis, la question énergétique s’est imposée comme un enjeu de sécurité nationale autant qu’économique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les longues files devant les stations-service et l’immobilisation de véhicules de transport rappellent combien la chaîne logistique demeure vulnérable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le gasoil est au cœur de l’activité urbaine. Il alimente les transports publics, les groupes électrogènes des entreprises, les chantiers et une large partie du commerce informel. Chaque rupture d’approvisionnement ralentit l’économie, augmente les coûts de transport et alimente un marché parallèle où les prix dépassent largement le tarif officiel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation interroge la planification stratégique. La dépendance à des corridors routiers exposés, l’insuffisance de capacités de stockage stratégique et la faiblesse des mécanismes d’anticipation accentuent l’impact des chocs. Dans plusieurs pays africains confrontés à des risques similaires, des mesures ont été mises en place pour atténuer ce type de crise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali demeure fortement dépendant des importations de produits pétroliers raffinés, acheminés principalement par voie terrestre depuis les ports d’Abidjan, Dakar, Lomé ou Conakry. En l’absence de raffinerie nationale pleinement opérationnelle et de réserves stratégiques couvrant plusieurs semaines de consommation, toute perturbation logistique —qu’elle soit sécuritaire, politique ou technique— se répercute immédiatement sur le marché intérieur. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans plusieurs pays, les standards recommandent des stocks de sécurité couvrant entre 30 et 90 jours de consommation afin d’amortir les chocs d’approvisionnement. L’absence d’un tel mécanisme expose davantage l’économie nationale aux aléas régionaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Sénégal et en Côte d’Ivoire, des mécanismes de gestion des stocks stratégiques permettent d’absorber temporairement les ruptures d’approvisionnement. Le Maroc, confronté à la volatilité des marchés internationaux, a renforcé ses capacités de stockage et diversifié ses sources d’importation. Au Kenya, des dispositifs de coordination entre autorités sécuritaires et opérateurs pétroliers ont été mis en place pour protéger les axes logistiques sensibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, la sécurisation des convois reste indispensable, mais elle ne peut constituer l’unique réponse. La question des réserves stratégiques, de la transparence sur les volumes disponibles et de la régulation du marché parallèle mérite d’être posée avec clarté. Une économie qui dépend massivement du transport routier ne peut se permettre des ruptures répétées sans en payer un coût social élevé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La pénurie actuelle ne se limite pas à un problème d’approvisionnement. Elle met en lumière une fragilité structurelle qui appelle des réponses durables. Garantir la continuité énergétique ne relève pas seulement de la gestion de crise. C’est une condition essentielle de stabilité économique et de confiance publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cheick Bougounta CISSE</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coopération internationale : le Ministre Assa Badiallo Touré renforce les axes humanitaires et sanitaires avec l&amp;apos;ONU et la Banque mondiale</title>
<link>https://www.maliweb.net/communique-391/cooperation-internationale-le-ministre-assa-badiallo-toure-renforce-les-axes-humanitaires-et-sanitaires-avec-lonu-et-la-banque-mondiale-3114485.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce lundi 23 février 2026, le Ministre de la Santé et du Développement social, le Médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré, a reçu successivement le Coordinateur résident du Système des Nations Unies au Mali Madame Hanaa Singer, puis la Chargée du projet de santé de la Banque mondiale au Mali. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 15:44:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’agissant du Coordinateur-résident du Système des Nations Unies au Mali, les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération humanitaire, l’alignement des interventions sur les priorités du gouvernement et la concrétisation matérielle du plan humanitaire 2026.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son intervention Madame Hanaa, a félicité l’excellent partenariat entre le département et les structures du système des Nations Unies au Mali ; elle s’est également réjouie de la réussite de l’organisation du Forum humanitaire de l’AES par le Mali, tout en mettant l’accent sur la consolidation de cette forme de partenariat à l’issue de laquelle, elle invite Madame le ministre à effectuer ensemble une mission à Genève auprès des partenaires pour contribuer à porter les priorités nationales et à renforcer le mécanisme d’assistance en faveur des couches vulnérables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’issue de cette intervention, madame le ministre de la Santé et du Développement Social a félicité le nouveau coordinateur pour sa nomination. Elle a invité Madame Hanaa à s’inscrire dans la dynamique de continuité de son prédécesseur pour une meilleure intervention sur le terrain. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La seconde audience a été consacrée au projet ARISE, axé sur la santé maternelle et infantile, l’amélioration de l’offre de soins, le financement basé sur les résultats et la couverture sanitaire et universitaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le projet ARISE est un programme qui vise à appuyer les priorités du département en matière de santé, conçu pour renforcer la fourniture des soins et à institutionnaliser le financement basé sur les résultats. Il prévoit également une assistance technique destinée à soutenir la capacité du ministère à offrir des soins adéquats aux populations, a indiqué Madame Zenab Konkobo Kouanda, Cheffe du programme Santé à la Banque Mondiale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre Assa Badiallo Touré a salué la convergence de vues entre les deux parties, estimant que cette synergie constitue un atout majeur pour renforcer l’efficacité des interventions. « Nous regardons dans la même direction afin d’offrir le meilleur à nos concitoyens », a-t-elle conclu, réaffirmant ainsi la volonté du département de consolider ce partenariat stratégique au service des populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réseau de communication du MSDS<o:p></o:p></span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">NB : le titre est de la Rédaction</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contenu local : une impulsion structurante pour l’économie malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/contenu-local-une-impulsion-structurante-pour-leconomie-malienne-3114483.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans une économie, certaines décisions font du bruit. D’autres sont plus silencieuses, mais transforment durablement les mécanismes de création de valeur. L’orientation de la commande publique vers la production locale appartient à cette seconde catégorie ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 15:37:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque ministère réserve 100 millions FCFA à des acquisitions issues de la production nationale. Sur une base de 28 ministères, cela représente 2,8 milliards FCFA potentiellement injectés dans le tissu productif malien. Ce n’est pas simplement un chiffre budgétaire. C’est un flux économique structurant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout dépendra évidemment du calibrage des marchés. Si les lots peuvent démarrer à partir de 1 million FCFA, la diffusion peut être massive. À 1 million, on parle théoriquement de 2 800 lots. À 5 millions, environ 560 lots. À 10 millions, 280 lots. Plus les lots sont accessibles, plus l’effet d’écosystème est large : artisans, PME, fournisseurs de matières premières, transporteurs, manutentionnaires, services connexes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans des secteurs comme l’ameublement, l’agro-transformation, l’hygiène ou les fournitures de bureau, une commande publique régulière agit comme un premier marché stabilisateur. Elle permet de planifier, d’acheter en volume, d’investir progressivement, de formaliser des emplois et de renforcer la crédibilité bancaire. La visibilité est souvent plus structurante que le volume lui-même.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si l’on considère de manière prudente que 20 à 30% des montants se transforment en masse salariale et services locaux, cela représenterait entre 560 et 840 millions FCFA directement redistribués aux ménages et aux prestataires nationaux. C’est par ce canal que se crée l’effet multiplicateur interne. Avec un multiplicateur raisonnable entre 1,5 et 2, les 2,8 milliards pourraient soutenir entre 4,2 et 5,6 milliards FCFA d’activité économique totale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais au-delà des calculs, l’impact le plus structurant est peut-être ailleurs. L’État envoie un signal. Il assume un rôle de client structurant. Il affirme que la production nationale peut répondre à ses besoins. Ce signal agit sur plusieurs niveaux : confiance des producteurs, adaptation des banques, intérêt des investisseurs. Il pousse aussi à la formalisation. Pour accéder à la commande publique, il faut s’identifier, présenter un catalogue, afficher des prix, fournir des échantillons, respecter des standards. Ce processus améliore la qualité et renforce la crédibilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a également un impact territorial. Des lots accessibles ouvrent la porte aux unités productives régionales. Le contenu local devient alors un outil d’équilibre économique entre Bamako et les régions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À terme, ce mécanisme peut élargir la base fiscale, structurer des filières, créer un standard “Made in Mali” et installer progressivement un véritable marché domestique organisé. Ce qui se joue ici dépasse une enveloppe annuelle de 2,8 milliards FCFA. Ce qui se joue, c’est la structuration d’un marché intérieur. Ce n’est pas seulement une dépense. C’est une orientation stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mahamet TRAORÉ/Expert en communication Stratégique/Analyste<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commande publique : entre espoir de souveraineté et risques d’effets pervers, la réussite de la mesure dépendra de sa mise en œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/commande-publique-entre-espoir-de-souverainete-et-risques-deffets-pervers-la-reussite-de-la-mesure-dependra-de-sa-mise-en-oeuvre-3114480.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/commande-publique-entre-espoir-de-souverainete-et-risques-deffets-pervers-la-reussite-de-la-mesure-dependra-de-sa-mise-en-oeuvre-3114480.html</guid>
<description><![CDATA[ En orientant la commande publique vers les produits nationaux, le gouvernement malien veut faire de l’État un moteur direct de la relance économique. Entre espoir de souveraineté et risques d’effets pervers, la réussite de la mesure dépendra de sa mise en œuvre. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 15:24:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali fait le pari du 100% local. La décision est claire et politiquement assumée. À travers une instruction signée par le ministre de l’Économie et des Finances, l’administration malienne est appelée à privilégier les biens fabriqués localement dans ses achats, qu’il s’agisse de mobilier, de produits alimentaires ou d’articles d’hygiène. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque département ministériel devra réserver une enveloppe de 100 millions de FCFA dédiée dans le budget 2026 afin de soutenir les petites et moyennes entreprises nationales. L’État veut montrer l’exemple et transformer la commande publique en levier de souveraineté économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le papier, les avantages sont évidents. En orientant ses dépenses vers les entreprises maliennes, l’État crée des débouchés stables pour un tissu productif souvent fragilisé par l’accès limité au crédit et par la concurrence des importations. La trésorerie des PME peut s’améliorer, leur capacité d’investissement se renforcer et l’emploi local bénéficier d’un effet d’entraînement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’argent dépensé par l’administration circule ensuite dans l’économie nationale, alimentant un effet multiplicateur susceptible de soutenir la consommation et l’activité dans d’autres secteurs. Dans un contexte marqué par la réduction de certains partenariats extérieurs et par la nécessité de réduire la dépendance aux importations, cette orientation apparaît comme un signal fort en faveur du “consommer malien” et de la résilience économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La commande publique représente en effet un instrument stratégique puissant. Dans de nombreux pays, elle a servi à structurer des filières locales, à encourager la formalisation des entreprises et à améliorer les standards de production. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En garantissant un volume d’achats, l’État peut inciter les producteurs nationaux à investir dans la qualité, la normalisation et la modernisation. Pour des secteurs comme le mobilier, l’agroalimentaire ou les produits d’hygiène, l’effet peut être significatif à court et moyen terme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, l’expérience internationale invite aussi à la prudence. Lorsque des politiques de préférences nationales ont été appliquées sans préparation suffisante, les résultats ont parfois été contrastés. Au Nigeria, dans le secteur pétrolier, les exigences élevées de contenu local ont contribué à une montée en compétence progressive, mais elles ont également entraîné des hausses de coûts et des retards dans certains projets, faute de capacités techniques immédiatement disponibles. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En Afrique du Sud, des audits publics ont mis en lumière des surcoûts et des difficultés de qualité dans certains marchés réservés à des fournisseurs locaux. Au Ghana, des chantiers confiés prioritairement à des entreprises nationales ont souffert de retards et de sous-traitances informelles vers des partenaires étrangers, révélant les limites d’un dispositif insuffisamment encadré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le principal risque tient à la compétitivité. Si l’offre locale n’est pas en mesure de garantir des prix raisonnables, des volumes suffisants et des standards de qualité conformes aux exigences publiques, la facture peut s’alourdir pour l’État. Une concurrence réduite peut également freiner l’innovation et créer des situations de rente, où certains fournisseurs deviennent dépendants de la commande publique sans chercher à améliorer leur performance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les environnements où les mécanismes de contrôle sont fragiles, une préférence locale mal encadrée peut aussi exposer à des risques de favoritisme et entamer la confiance dans la transparence des marchés publics. La question n’est donc pas de savoir s’il faut soutenir la production nationale, mais comment le faire efficacement. Les exemples comparatifs montrent qu’une politique de préférence locale réussit mieux lorsqu’elle est progressive, accompagnée de programmes de renforcement des capacités et adossée à des mécanismes rigoureux d’évaluation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mise à niveau des entreprises en matière de qualité, de certification et de gestion financière apparaît comme un préalable essentiel. Le respect du code des marchés publics, la publication transparente des appels d’offres et l’évaluation régulière des coûts et des performances constituent également des garde-fous indispensables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour que le pari du 100% local produise ses effets, il devra s’inscrire dans une stratégie plus large de compétitivité. Investir dans la formation technique, faciliter l’accès au financement, encourager l’innovation et promouvoir la normalisation des produits nationaux seront autant de conditions de réussite. À défaut, la mesure risque de rester symbolique ou de générer des effets inattendus sur les finances publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En choisissant d’orienter sa commande publique vers la production nationale, le Mali engage un tournant économique assumé. Entre ambition de souveraineté et exigences de performance, l’équilibre sera déterminant. La solidité du tissu productif local et la rigueur institutionnelle feront la différence entre une politique transformatrice et un simple affichage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick Bougounta CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Comprendre la décision contre Wave : un débat de droit au service de la saine concurrence</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/comprendre-la-decision-contre-wave-un-debat-de-droit-au-service-de-la-saine-concurrence-3114479.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans toute économie organisée, il existe des institutions chargées de veiller à l’équilibre du marché, à la protection des consommateurs et au respect des règles de concurrence. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 15:16:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, cette mission incombe à la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC). Son rôle n’est ni accessoire ni symbolique : il est au cœur de la régulation économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsqu’elle est saisie d’une plainte, la DGCC agit dans le strict cadre de ses attributions en procédant à des investigations. Enquêter n’est pas condamner ; instruire n’est pas accuser. C’est exercer une compétence que la loi lui confère afin d’établir les faits avec impartialité. Une administration qui n’enquête pas lorsqu’elle est saisie manquerait à sa mission.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces missions d’investigation exigent du temps et de la méthode. L’examen des pratiques commerciales, l’analyse des structures tarifaires, la vérification des pièces comptables et la confrontation des éléments recueillis ne sauraient se faire dans la précipitation. La durée de l’enquête dépend nécessairement de la complexité du dossier et du volume d’informations à analyser. La rigueur commande la patience<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au fond, la question posée est celle de la vente à perte. L’article 13 de la loi portant organisation de la concurrence prohibe expressément la pratique consistant à vendre un bien ou un service à un prix inférieur à son coût de revient lorsqu’elle est de nature à fausser le jeu normal de la concurrence. Cette disposition vise à empêcher les stratégies d’éviction, par lesquelles un opérateur, disposant d’une forte capacité financière, pratique des prix artificiellement bas pour capter la clientèle et affaiblir ses concurrents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vente à perte est qualifiée de délit économique parce qu’elle ne constitue pas une simple politique commerciale agressive, mais une atteinte à l’équilibre du marché. Elle peut provoquer un afflux massif de consommateurs vers un seul acteur, désorganiser le secteur, fragiliser les entreprises concurrentes et, à terme, installer une position dominante préjudiciable à la concurrence et aux consommateurs eux-mêmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cas évoqué, la société Wave est mise en cause pour une pratique présumée de vente à perte sur certains services de transfert et de retrait d’argent. Toutefois, il convient de faire preuve de prudence. Nous ne sommes pas en mesure d’infirmer les conclusions de la DGCC sans avoir accès aux documents comptables de l’entreprise concernée. Seule une analyse technique des coûts réels de prestation permettrait de déterminer si les tarifs pratiqués sont effectivement inférieurs au coût de revient.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un esprit d’apaisement et de pédagogie, il serait néanmoins opportun que la DGCC explicite davantage le bien-fondé de sa décision. Une communication plus détaillée sur les éléments factuels retenus, la base juridique mobilisée notamment l’article 13 ainsi que la méthodologie d’analyse utilisée contribuerait à renforcer la compréhension du public et la confiance des acteurs économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des clivages, ce débat doit rester un débat de droit et d’économie. La régulation n’est pas l’ennemie de l’innovation ; elle en constitue le cadre. Protéger la concurrence loyale, c’est préserver la vitalité du marché et garantir que la compétition se fasse sur l’efficacité, et non sur des pratiques susceptibles d’en compromettre l’équilibre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hamidou DOUMBIA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">NB : le titre est de la Rédaction<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Concours de bras de fer sportif : la 11ᵉ édition placée sous le signe de la paix, de l’unité et de la cohésion sociale</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/concours-de-bras-de-fer-sportif-la-11%E1%B5%89-edition-placee-sous-le-signe-de-la-paix-de-lunite-et-de-la-cohesion-sociale-3114028.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Club Djibril Force a perpétué la tradition en organisant, ce dimanche 11 janvier 2026, la 11ᵉ édition du concours de bras de fer sportif sur le terrain Ami Koïta de Korofina Sud. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 16:05:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le thème retenu pour cette édition était : « Le bras de fer, une méthode pour préserver l’harmonie sociale. Unissons nos voix pour favoriser la cohésion entre les jeunes ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un thème fort et interpellateur, qui appelle la jeunesse malienne de tous horizons à s’engager activement dans la recherche d’une paix durable, longtemps espérée. Placée sous le haut parrainage de Djibril Bagayoko, avec le soutien de Youssouf Diallo dit Yékini, sans oublier Mme Korotoumou Koné dite Tenin, présidente de l’Association Moussow Bin Ton de Konébougou (AMBTK), la cérémonie a enregistré la présence de nombreuses autorités locales et administratives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi elles figuraient notamment Karim Diatré, chef de quartier, Sidaty Coulibaly, élu communal représentant le maire, Mme Binta Diallo, coordinatrice des femmes leaders de l’AES, ainsi que Seyba Sidibé, Cheick Oumar Diallo et plusieurs autres personnalités influentes de la commune. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son intervention, le promoteur et entraîneur de la salle Djibril Force a rappelé que la jeunesse demeure la gardienne et l’actrice principale de la paix et de la cohésion sociale. Selon Djibril Camara, le bras de fer sportif est une discipline à part entière, loin de toute assimilation au banditisme. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Un bandit n’a même pas le temps de s’entraîner régulièrement. Notre objectif est de faire découvrir cette discipline aux enfants de notre quartier et d’ailleurs. Nous nous entraînons sérieusement avec des charges pour mieux nous préparer. La plupart d’entre nous sont des lave-gardes, des ouvriers ou exercent d’autres métiers », a-t-il expliqué. Il a également précisé la signification du nom Djibril Force : « Djibril, c’est moi, le responsable de la salle. Mais la force, ce sont les hommes et les femmes qui m’accompagnent. Comme on le dit souvent : seul on va vite, mais ensemble on va loin ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prenant la parole, le parrain de l’événement, Djibril Bagayoko, a exprimé sa fierté d’accompagner cette initiative. « Le bras de fer sportif est une discipline comme le football ou le basketball. Je suis très honoré de parrainer cette 11ᵉ édition placée sous le thème de la paix, de l’unité et de la cohésion sociale. En tant que jeune d’un autre quartier de Bamako, j’ai accepté pour la cause du Mali, qui nous rassemble tous », a-t-il soutenu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a également lancé un appel à la jeunesse à multiplier ce type d’initiatives contribuant au développement du pays, soulignant que l’amour du Mali l’a motivé à quitter Badialan (Commune III) pour soutenir cette activité en Commune I. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au total, 32 compétiteurs ont pris part au tournoi. À l’issue des combats, deux se sont particulièrement distingués : Rougeo de Bagadadji, vainqueur de la compétition, a remporté 200 000 FCFA ; Pap Ché, arrivé deuxième, a reçu 100 000 FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À titre de distinction individuelle, Seydou Traoré dit Seydouba, demi-finaliste du club Djibril Force récemment revenu d’une mission d’État (militaire), a bénéficié d’un don de trois tonnes de ciment offert par le parrain. La marraine, Tenin Koné, a pour sa part promis de l’accompagner dans son projet, notamment en l’aidant à trouver une moto, tout en réaffirmant son soutien annuel aux organisateurs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour leur engagement remarquable et leur contribution significative au développement du sport, en particulier du bras de fer, le Club Djibril Force a décerné des attestations et des trophées au parrain Djibril Bagayoko, à la marraine Tenin Koné, ainsi qu’à plusieurs jeunes et personnalités engagées du quartier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La cérémonie a également été marquée par la remise symbolique du drapeau de l’AES au chef de quartier Karim Diatré, en reconnaissance de son engagement en faveur de la jeunesse, par Mme Binta Diallo, coordinatrice des femmes leaders de l’AES. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À noter que des tableaux de reconnaissance ont aussi été attribués à diverses personnalités, dont Sidaty Coulibaly, élu communal, le parrain Djibril Bagayoko, la marraine Tenin Koné, pour leur soutien constant aux initiatives de la jeunesse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sidy COULIBALY<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Navigabilité du fleuve Sénégal : ce que le projet d’Ambidédi change réellement pour le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/navigabilite-du-fleuve-senegal-ce-que-le-projet-dambidedi-change-reellement-pour-le-mali-3114026.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis plusieurs jours, le projet de navigabilité du fleuve Sénégal et l’aménagement du port d’Ambidédi suscitent de nombreux commentaires au Mali. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 16:01:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans certains discours politiques et sur les réseaux sociaux, cette initiative est présentée comme un accès du Mali à la mer, voire comme une victoire géopolitique majeure. Une lecture attentive des textes, de l’histoire du projet et du cadre juridique permet pourtant de distinguer clairement la réalité technique et économique de ces interprétations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le projet de navigabilité du fleuve Sénégal est porté par l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMS), qui regroupe le Mali, le Sénégal, la Mauritanie et la Guinée. Créée en 1972, l’OMVS repose sur un principe central, celui de la gestion commune et solidaire des eaux du fleuve Sénégal, considéré comme un cours d’eau international. Aucun État membre n’en est propriétaire, et les infrastructures qui y sont développées relèvent d’accords partagés et encadrés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’idée de rendre le fleuve navigable entre l’Atlantique et l’intérieur du Mali n’est pas récente. Elle apparaît dès les premières réflexions sur l’aménagement intégré du bassin, dans les années 1970, avant d’être relancée à plusieurs reprises au fil des décennies. Des études techniques ont été conduites dans les années 1990 puis au début des années 2010, avec un objectif constant : faciliter le transport fluvial de marchandises lourdes entre le port de Saint-Louis, au Sénégal, et l’ouest du Mali, afin de compléter les corridors routiers et ferroviaires existants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ambidédi, dans la région de Kayes, a été identifié très tôt comme un point d’ancrage naturel pour ce dispositif. Située sur le fleuve et connectée au réseau routier, la localité offre une interface logistique entre le transport fluvial et l’arrière-pays malien. Le port qui y est projeté est un port fluvial intérieur, conçu pour accueillir des barges et convois fluviaux, et non des navires maritimes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors de la 78ᵉ session ordinaire de l’OMVS, tenue les 30 et 31 janvier 2026, les États membres ont validé le lancement opérationnel de certains volets du projet, dont l’aménagement du port d’Ambidédi. Le coût annoncé pour ces travaux est estimé à 7,38 milliards de francs CFA, avec un démarrage prévu en avril 2026. Cette décision marque une avancée concrète dans l’exécution d’un projet ancien, mais elle n’en modifie ni la nature ni le cadre juridique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le port d’Ambidédi, une alternative aux axes routiers souvent saturés ou vulnérables<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrairement à ce qui est parfois affirmé, ce projet ne confère pas au Mali une façade maritime, ni un accès souverain à la mer. En droit international, un accès à la mer suppose un littoral, une souveraineté territoriale côtière et une juridiction maritime propre. Le Mali ne dispose d’aucun de ces éléments et ne les acquiert pas à travers la navigabilité du fleuve Sénégal. Le transport des marchandises maliennes vers l’océan s’effectuera dans le cadre d’un corridor fluvial international, soumis aux règles de l’OMVS et à la souveraineté des États traversés, en particulier le Sénégal pour l’accès à l’Atlantique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le port d’Ambidédi n’en reste pas moins un outil important de désenclavement économique. Il doit permettre de réduire les coûts de transport pour certaines marchandises, notamment les produits pondéreux, d’améliorer la sécurisation des flux logistiques et d’offrir une alternative aux axes routiers souvent saturés ou vulnérables. En diversifiant les voies d’acheminement, le Mali renforce sa résilience logistique et limite sa dépendance exclusive à quelques ports étrangers, sans pour autant remettre en cause les cadres juridiques existants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enjeu du projet est donc économique et régional. Il s’inscrit dans une logique de coopération entre États riverains, fondée sur le partage des bénéfices et des responsabilités. Le fleuve Sénégal demeure un espace commun, et sa navigabilité vise à soutenir le développement des territoires qu’il traverse, plutôt qu’à redéfinir les frontières ou les statuts géopolitiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les interprétations présentant ce projet comme une conquête maritime relèvent davantage du registre symbolique que de l’analyse technique. Elles traduisent un imaginaire compréhensible dans un pays enclavé, mais elles ne correspondent ni aux décisions prises, ni aux textes officiels, ni au fonctionnement réel de l’OMVS. Confondre un corridor logistique avec une façade maritime revient à créer des attentes irréalistes et à brouiller la compréhension d’un projet pourtant porteur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réalité, l’aménagement du port d’Ambidédi constitue une avancée pragmatique, inscrite dans le temps long, au service du commerce, de l’intégration régionale et du développement économique. Son succès dépendra moins des discours que de la qualité des infrastructures réalisées, de la coordination entre États membres et de la capacité à intégrer ce corridor fluvial dans une stratégie logistique cohérente pour le Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est à cette condition que le projet pourra produire des effets durables et mesurables, sans être détourné de son objet par des lectures excessives ou approximatives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick Bougounta CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Secteur agricole : l’Office du Niger face au défi de la stabilité institutionnelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/office-du-niger/secteur-agricole-loffice-du-niger-face-au-defi-de-la-stabilite-institutionnelle-3113993.html</link>
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<description><![CDATA[ Institution centrale de l’agriculture irriguée, l’Office du Niger concentre des enjeux économiques, sociaux et fonciers majeurs. Les décisions prises aujourd’hui en matière de gouvernance pèseront directement sur sa capacité à remplir durablement son rôle au service des producteurs et de la sécurité alimentaire. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 08:10:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En moins de deux mois, l’Office du Niger a connu plusieurs changements à sa tête, ramenant au premier plan la question de la continuité dans le pilotage d’un outil stratégique pour l’économie agricole malienne. Au-delà des profils individuels, la situation interroge sur la capacité de l’institution à fonctionner dans le temps long, à conduire des réformes attendues et à produire des résultats visibles sur le terrain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La lecture des décisions récentes passe d’abord par le calendrier. Le 22 janvier 2020, Abdel Karim Konaté, dit « Empé », est nommé président-directeur général par le Conseil des ministres. Quatre ans plus tard, le 14 février 2024, Badara Aliou Traoré lui succède. À partir de la fin de l’année 2025, les changements s’enchaînent plus rapidement avec l’abrogation du décret de février 2024, suivie de la mise en place d’une direction intérimaire, dans un contexte marqué par de fortes attentes autour de la campagne agricole et de la gestion des périmètres irrigués. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’intérim est confié à Sékou Ibrahima Barry à la suite d’une décision intervenue en novembre 2025 et formalisée par un acte ministériel daté du 3 décembre. Cette transition est brève. Le 16 janvier 2026, le Conseil des ministres nomme Abdoulaye Diané, juriste, à la tête de l’Office du Niger, mettant fin à l’intérim. Moins d’un mois plus tard, le 6 février 2026, une nouvelle décision porte Samba Bocary Tounkara, spécialiste en aménagement et gestion durable des ressources, à la direction de l’établissement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette succession de décisions ne suffit pas à conclure à elle seule à un dysfonctionnement généralisé. Elle traduit toutefois le niveau de pression qui s’exerce sur un établissement public appelé à concilier production agricole, gestion foncière, entretien d’infrastructures hydrauliques, attentes sociales et exigences de rigueur financière. Lorsque la direction change fréquemment, les effets sont concrets : des arbitrages tardent, des dossiers avancent moins vite et la lisibilité de l’action publique se réduit, avec des répercussions directes pour les exploitants et les partenaires techniques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, les contrôles externes apportent un éclairage utile. Le Bureau du Vérificateur général a conduit une vérification financière portant sur la gestion de l’Office du Niger, couvrant notamment les exercices 2019 à 2022, avec un examen spécifique de la subvention des engrais de la campagne 2020-2021. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rapport relève des manquements aux règles et procédures en vigueur et chiffre à 655 444 000 francs CFA les irrégularités financières liées à cette subvention. Il mentionne également la transmission de faits aux autorités judiciaires compétentes, rappelant que l’amélioration de la gouvernance repose à la fois sur la prévention et sur la responsabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de ces constats, l’Office du Niger demeure un pilier de l’agriculture malienne. Il gère l’un des plus vastes ensembles irrigués de la sous-région, avec une superficie aménagée estimée autour de 100 000 hectares. Son rôle est déterminant dans l’approvisionnement national en riz, dans l’emploi rural et dans l’équilibre de nombreuses filières locales. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand le pilotage évolue trop souvent, ce ne sont pas seulement des organigrammes qui changent, mais des dossiers très concrets qui prennent du retard, depuis l’entretien des canaux jusqu’à la planification des campagnes, en passant par l’encadrement technique, la gestion du foncier et le suivi des intrants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au fond, le débat n’oppose pas stabilité et réforme <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette question dépasse le seul cas du Mali. Dans plusieurs pays de la région, les États ont cherché à préserver leurs grands périmètres irrigués des effets de décisions discontinues en clarifiant les responsabilités, en donnant une réelle autonomie de gestion aux structures chargées des aménagements et en organisant un suivi régulier. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Sénégal, la société chargée de l’aménagement du delta du fleuve Sénégal et de ses vallées intervient depuis plusieurs décennies avec une organisation qui combine pilotage public et implication des usagers dans la gestion quotidienne. Cette approche n’a pas supprimé toutes les difficultés, mais elle a réduit la dépendance à des arbitrages centraux pour chaque ajustement opérationnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Maroc, les offices régionaux de mise en valeur agricole fonctionnent comme des établissements publics dotés d’une autonomie financière et encadrés par des conseils d’administration, avec des structures de proximité chargées du suivi quotidien. Cette organisation vise à assurer la continuité de l’action, même en cas de changement de responsables. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Burkina Faso et au Niger, les structures chargées des aménagements hydro-agricoles ont été conçues avec des mandats clairs et une capacité de gestion dans la durée, afin de coordonner des territoires irrigués complexes. D’autres expériences, notamment au Ghana, montrent également l’intérêt de dispositifs où l’État conserve un rôle structurant tout en confiant aux organisations d’usagers une part réelle de la gestion et de l’entretien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour l’Office du Niger, ces références ne constituent pas des modèles à reproduire, mais des enseignements utiles. Elles rappellent que la durée, la clarté des responsabilités et la qualité du lien avec les exploitants sont des conditions essentielles pour qu’un grand périmètre irrigué fonctionne efficacement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une direction installée doit disposer du temps nécessaire pour conduire une feuille de route lisible, avec des objectifs suivis et des résultats observables sur la maintenance hydraulique, la gestion foncière, la transparence des procédures et la qualité du service rendu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au fond, le débat n’oppose pas stabilité et réforme. Les deux vont de pair. La continuité permet d’appliquer les recommandations issues des contrôles, de corriger les faiblesses identifiées et de replacer la performance au centre de l’action publique, sans repartir sans cesse de zéro. L’enjeu est désormais que l’Office du Niger retrouve un pilotage suffisamment stable pour répondre aux attentes des producteurs et jouer pleinement son rôle de fleuron de l’agriculture malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B. CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Revenus miniers : des recettes additionnelles en quête de clarification</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/revenus-miniers-des-recettes-additionnelles-en-quete-de-clarification-3113531.html</link>
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<description><![CDATA[ Le secteur minier traverse une phase de recomposition marquée par une baisse de la production industrielle d’or en 2025. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 10:57:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette évolution est notamment liée à l’arrêt prolongé du complexe de Loulo-Gounkoto ainsi qu’à plusieurs contraintes techniques et opérationnelles. Parallèlement, les autorités ont engagé une série de renégociations contractuelles et procédé à une révision du cadre réglementaire, présenté comme devant renforcer la part de l’État dans les revenus extractifs. Les résultats annoncés font état de recettes additionnelles importantes. Toutefois, la consolidation de ces acquis repose sur la clarification de plusieurs paramètres, notamment la ventilation des montants effectivement mobilisés, les mécanismes de calcul retenus, l’existence de procédures d’audit et le calendrier d’affectation des ressources aux finances publiques ou aux zones de production.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B. CISSE <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Souveraineté minière : l’État malien prend le contrôle de la production d’explosifs civils avec FARATCHI&#45;CO&#45;SA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/souverainete-miniere-letat-malien-prend-le-controle-de-la-production-dexplosifs-civils-avec-faratchi-co-sa-3113530.html</link>
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<description><![CDATA[ Les autorités maliennes ont formalisé la participation majoritaire de l’État dans une société dédiée à la production d’explosifs à usage civil. Cette décision s’inscrit dans les réformes engagées depuis 2022 pour encadrer un secteur classé sensible. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 02:25:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le gouvernement a récemment acté l’entrée de l’État au capital de la Société industrielle du Centre du Mali FARATCHI-CO-SA, spécialisée dans la production d’explosifs à usage civil. La décision, adoptée en conseil des ministres, prévoit une participation publique de 51%, aux côtés du partenaire industriel chinois Auxin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La filiale malienne, FARATCHI-CO SA, annoncée pour la première fois en 2024, produira des explosifs à usage civil pour les opérations d'or, de lithium et de carrières au Mali, selon un communiqué lu à la télévision nationale vendredi soir. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette prise de participation majoritaire vise à « renforcer la gestion des explosifs à usage civil, promouvoir le développement d'une industrie locale, améliorer la supervision et garantir la sécurité », selon le texte. Car, jusqu’à présent, le Mali dépendait largement des importations pour l’approvisionnement de ces produits classés sensibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de l’annonce institutionnelle, plusieurs paramètres techniques détermineront l’efficacité réelle de ce dispositif. Les autorités n’ont pas encore communiqué sur la capacité annuelle de production envisagée, le calendrier opérationnel de l’unité industrielle, ni sur les mécanismes précis de stockage, de sécurité et de contrôle des flux. La question de la traçabilité des explosifs, enjeu central dans un contexte sécuritaire sensible, reste également à documenter, tout comme les modalités de séparation entre le rôle de l’État régulateur et celui d’actionnaire majoritaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les données commerciales disponibles, les importations maliennes liées aux explosifs et articles pyrotechniques avaient atteint environ 5,2 millions de dollars au deuxième trimestre 2023, dans un contexte marqué par un renforcement progressif des contrôles administratifs. La création d’une unité de production locale vise à améliorer la traçabilité des flux, à renforcer la surveillance de la chaîne d’approvisionnement et à réduire la dépendance extérieure. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités n’ont toutefois pas communiqué, à ce stade, sur la capacité annuelle de production ni sur le calendrier opérationnel du site industriel. Cette initiative s’inscrit dans un cadre juridique élargi mis en place depuis 2022. Le Mali a notamment adopté un nouveau Code minier en 2023, complété par une loi sur le contenu local, renforçant le rôle de l’État dans les secteurs stratégiques liés à l’exploitation des ressources naturelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Outre le cadre national, des dispositifs comparables existent dans plusieurs pays producteurs d’or. En Afrique du Sud, au Ghana ou en Tanzanie, la fabrication et la distribution d’explosifs civils relèvent d’un encadrement étroit des autorités publiques, en raison des enjeux de sécurité et de traçabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La participation majoritaire de l’État dans FARATCHI-CO-SA vise ainsi à structurer durablement un maillon stratégique de la chaîne minière, alors que le secteur aurifère demeure la principale source d’exportation du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cheick B. CISSE</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Célébration de la Journée internationale des Douanes : échanges autour d’une douane qui protège la société par sa vigilance et son engagement</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/celebration-de-la-journee-internationale-des-douanes-echanges-autour-dune-douane-qui-protege-la-societe-par-sa-vigilance-et-son-engagement-3113533.html</link>
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<description><![CDATA[ La Journée internationale de la douane 2026 au Mali, célébrée le 26 janvier, a été marquée par l’annonce  d’une prévision de recettes de 915 milliards FCFA, selon les dires du DG des douanes, l’Inspecteur général Cheickna Amala Diallo. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 01:21:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette célébration avait pour thème 2026 : « Une douane qui protège la société par sa vigilance et son engagement ». La rencontre a enregistré la présence de plusieurs personnalités et invités de marque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la cérémonie d’ouverture de la journée internationale de la douane, le représentant du maire de la commune rurale du Mandé a souhaité la cordiale bienvenue à toutes et à tous et tout en rappelant le rôle important que la Douane joue dans l’économie nationale et dans la lutte contre les fraudes. Il a reformulé ses vœux les meilleurs pour l’année 2026 et tout en félicitant la nomination du nouveau DG à la tête de la Douane malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son intervention a été suivie du message du Secrétaire général de l’Organisation mondiale des Douanes, lu par le colonel Abdoulaye Maïga, qui a aussi souligné le rôle important que les Douanes apportent en matière de développement de nos pays. Il a noté que la douane contribue à la stabilité, avec sa lutte contre les fraudes et l’insécurité transfrontalières. Tout en souhaitant une bonne journée des douanes à toutes et à tous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puis, Yacouba Katilé, Secrétaire général de la Section syndicale de la douane malienne, a souhaité la cordiale bienvenue à toutes et à tous. Il a fait un vibrant hommage aux agents qui se sont sacrifiés pour le Mali et les douaniers partants à la retraite. Il s’est appuyé sur l’intégrité des agents pour la sauvegarde des intérêts communs et la protection des personnes et de leurs biens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’inspecteur Général Cheickna Amala Diallo, qui est le 27è DG des Douanes, a souligné dans son discours que chaque année, l’organisation mondiale de la Douane met en place un instrument fédérateur et, cette année, le thème retenu est « Une douane qui protège la société par sa vigilance et son engagement ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a noté que la mobilisation des recettes reste un pilier important et l’objectif de 2026 est de 915 milliards de FCFA. Il a alors appelé tous ses partenaires à l’accompagner pour l’atteinte de ces objectifs. Il a lancé un message à l’endroit des Douanes, pour plus d’engagement et de détermination au service du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son discours d’ouverture, le ministre de l’Economie et des finances, Alousseni Sanou, a rappelé que le rôle de la douane n’est pas seulement une administration frontalière et ils sont des garants des sécurités financières du Mali. Il a remercié les opérateurs économiques qui ont accepté d’accompagner les plus hautes autorités pour le développement du pays. Et il a rendu un vibrant hommage aux douaniers qui ont perdu la vie et ceux qui se sont sacrifiés pour l’atteinte des objectifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette journée commémore la première session du Conseil de coopération douanière, qui s’est tenue le 26 janvier 1953 à Bruxelles (Belgique). Cette institution est devenue en 1994 l’Organisation mondiale des douanes. La Journée internationale de la douane vise à : rendre hommage aux agents des douanes pour leur travail quotidien dans la surveillance des frontières et la facilitation du commerce ; sensibiliser le public au rôle des douanes dans la prévention de l’entrée de produits illégaux (armes, drogues, contrefaçons) et dans la protection des citoyens ; mettre en lumière les défis actuels liés au commerce mondial, à la sécurité et à la modernisation des pratiques douanières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce thème met l’accent sur la vigilance, l’engagement professionnel et la responsabilité croissante des services douaniers face à des défis complexes du commerce mondial, tout en facilitant les échanges légitimes de biens. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, plusieurs agents ont reçu des attestations de la part de la hiérarchie, pour services rendus à la nation. Il s’agit, entres autres, du capitaine Yacouba Sylla. Plusieurs panels ont été animés pour mettre en lumière les objectifs et les besoins des agents de la douane, afin de mieux contribuer et rehausser l’économie nationale et la lutte contre les fraudes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mody Gandega</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moov Africa Malitel : une soirée de prestige pour célébrer l&amp;apos;excellence et le mérite de ses collaborateurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/moov-africa-malitel-une-soiree-de-prestige-pour-celebrer-lexcellence-et-le-merite-de-ses-collaborateurs-3113529.html</link>
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<description><![CDATA[ La société de téléphonie mobile, Moov Africa Malitel, a organisé à Bamako le vendredi 16 janvier une soirée dînatoire afin de récompenser ses meilleurs collaborateurs au titre de l&#039;année 2025. La cérémonie était placée sous la présidence de son directeur général, Abdelaziz Biddine. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 01:18:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Magnifier le mérite des hommes et des femmes, tel est l'objectif de la soirée dînatoire organisée par Moov Africa Malitel marquée par la remise de prix aux meilleurs collaborateurs au titre de l'année 2025. Ainsi, 25 prix ont été décernés aux cadres et agents dans différentes catégories pour services rendus tandis que sept entités ont été primées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Ces récipiendaires ont fait preuve d'engagement, de rigueur, de ponctualité et de réalisation d'objectifs aussi quantitatifs que qualitatifs tout au long de l’année écoulée », a déclaré le directeur général de Moov Africa Malitel, Abdelaziz Biddine. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est aussi la récompense de leur loyauté, de leur professionnalisme ainsi que de leur engagement pour le travail bien fait. Elle est également le symbole de la reconnaissance de la Direction générale pour les performances réalisées. Selon lui, la célébration des collaborateurs qui se distinguent par la qualité de leur travail, est une expérience exemplaire de promotion d'une véritable Culture de l'Excellence. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Cela peut également être une excellente opportunité pour l'ensemble des collaborateurs de mieux se connaître et de renforcer le climat de confiance et de famille. Une telle soirée d'Entreprise augmente le sentiment d'appartenance des collaborateurs à l'Entreprise », a-t-il expliqué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’adressant aux récipiendaires, le directeur général de l’entreprise citoyenne estime que le choix porté sur eux n'est pas fortuit. « Vous avez fait preuve d'engagement, de détermination, d'assiduité, de ponctualité et d'efficacité dans l'exercice de votre travail et vous avez largement dépassé les objectifs qui vous ont été fixés par votre hiérarchie », a-t-il fait remarquer. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout en les félicitant, il les a exhortés à voir en ces récompenses reçues une invitation à persévérer dans l'effort et à chercher sans cesse à donner le meilleur d’eux-mêmes dans leurs domaines de compétence.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« À partir de maintenant, vous avez la lourde charge de ne point décevoir et de prouver à chaque instant, la justesse du choix porté sur vous par votre hiérarchie pour ces différents prix », a précisé Abdelaziz Biddine. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À titre de rappel, les récipiendaires étaient répartis dans quatre catégories à savoir : le Prix de la performance doté d'un montant de 250 000 Fcfa, le Prix de l'excellence doté d'un montant de 300 000 Fcfa, le Prix spécial doté d'un montant de 350 000 Fcfa, le Prix spécial management de 350 000 Fcfa et enfin, le Prix spécial directeur général doté d'un montant de 400 000 Fcfa.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces gratifications restent, somme toute, symboliques, mais elles marquent la volonté de Moov Africa Mali de reconnaître et récompenser le mérite et l’excellence de son personnel. En agissant ainsi, la société de téléphonie mobile honore sa réputation d’entreprise citoyenne.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Abdrahamane SISSOKO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Coupe CAF : et de trois pour le Djoliba AC !</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/coupe-caf-et-de-trois-pour-le-djoliba-ac-3113532.html</link>
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<description><![CDATA[ En 3e journée de la phase de poule de la coupe de la Confédération africaine de football (CAF), le Djoliba AC en déplacement à Alger (Algérie) s’est incliné le samedi 24 janvier face à l’USM locale sur le score de 2 buts 0. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 01:15:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est la troisième défaite des Rouges de Bamako en autant de rencontres et sans pourtant marquer le moindre but depuis le début de la phase de poule. Avec zéro point au compteur, les pensionnaires de Hérémakono occupent la dernière place du classement du groupe A. Ce groupe est dominé par leur adversaire du soir, l’USM Alger (09 points), suivi de l’Olympique Club de Safi du Maroc (06 points) et du San Pedro de la Côte d’Ivoire (03 points). Lors de la quatrième journée, le Djoliba AC recevra l’USM Alger ce dimanche 1er février à Bamako, avec l’obligation de gagner. Tout autre résultat éliminerait les Rouges. Ce qui constituerait une énorme contre-performance et une grande désillusion pour leurs supporters. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ligue des Champions : le Stade malien leader du groupe D<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En troisième journée de la phase de poule de la ligue africaine des champions, le Stade malien a battu le dimanche 25 janvier à domicile le Petro de Luanda par le score de 2 buts à 0. Avec cette victoire, les Blancs de Bamako occupent la première place du classement du groupe D avec 07 points. Ils sont suivis par Espérance de Tunis (Tunisie) avec 05 points. Le Petro de Luanda (Angola) 04 points et le Simba Sport (Tanzanie) zéro point occupent respectivement les 3e et 4e place du classement. Lors de la 4è journée de la phase de groupes de la Ligue des champions de la CAF, le Stade malien se déplacera à Luanda où il affrontera le Petro local le samedi 31 janvier 2026. Une victoire lui permettrait de faire un pas décisif vers les quarts de finale. Ce sera une performance notable pour les pensionnaires de Sotuba, qui retrouvent pour la première fois la phase de groupe de ligue des champions africaine.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rassemblées par Abdrahamane SISSOKO<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>CAN Maroc 2025 : le Sénégal et le Maroc dominent l&amp;apos;équipe type de la compétition, pas de joueurs maliens retenus</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/can-maroc-2025-le-senegal-et-le-maroc-dominent-lequipe-type-de-la-competition-pas-de-joueurs-maliens-retenus-3113303.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Groupe d’Étude Technique (TSG) de la Confédération Africaine de Football (CAF) a dévoilé l’équipe type de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 17:58:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette sélection est dominée par le Sénégal, le Maroc et le Nigéria, qui sont montés sur le podium de la compétition. Bien que les Aigles du Mali aient atteint les quarts de finale, aucun joueur malien ne figure dans cette sélection honorifique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelques jours après la fin de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025, la Confédération Africaine de Football (CAF) a dévoilé l’équipe type de la compétition. Elle est dominée par le Sénégal et Maroc. Les deux équipes finalistes se taillent la part du lion avec chacune quatre joueurs dans la sélection de la CAF, établie par le Groupe d’Étude Technique (TSG) de la CAF.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon l’instance dirigeante du football africain, l’Équipe type du tournoi a été désignée à l’issue d’un processus d’analyse technique approfondi, reposant sur un modèle entièrement intégré, combinant analyses à distance et sur site tout au long de la compétition. Ce dispositif était soutenu par des plateformes de données en direct, des flux vidéo multi-angles et des analystes vidéo dédiés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On retrouve dans le but Yassine Bounou. Le gardien marocain s’est distingué par sa régularité et son efficacité, n’encaissant que deux buts en sept matches. Il est accompagné de ses coéquipiers Achraf Hakimi, Noussair Mazraoui et Brahim Diaz, ce dernier terminant meilleur buteur du tournoi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sénégal, vainqueur de la compétition, place également quatre représentants dans cette sélection : le défenseur Moussa Niakhaté, les milieux de terrain Pape Gueye et Idrissa Gueye, ainsi que Sadio Mané, désigné Joueur du tournoi. Le Nigeria, troisième de la compétition, est représenté par Calvin Bassey, Ademola Lookman et Victor Osimhen. Au niveau du banc, la domination maroco-sénégalaise se confirme également : Walid Regragui a été élu entraîneur de la CAN 2025, récompensant le parcours solide et la maîtrise tactique affichée par le Maroc tout au long du tournoi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il importe de rappeler que bien que les Aigles du Mali aient atteint les quarts de finale, aucun joueur malien ne figure dans cette sélection honorifique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Équipe du tournoi de la CAN Maroc 2025</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gardien de but<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yassine Bounou (Maroc)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Défenseurs<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Achraf Hakimi (Maroc)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moussa Niakhaté (Sénégal)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Calvin Bassey (Nigeria)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Noussair Mazraoui (Maroc)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Milieux de terrain<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ademola Lookman (Nigeria)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pape Gueye (Sénégal)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Idrissa Gueye (Sénégal)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Attaquants<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Brahim Diaz (Maroc)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Victor Osimhen (Nigeria)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sadio Mané (Sénégal)*<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">* Joueur du tournoi<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Équipe du tournoi<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gardien de but<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yassine Bounou (Maroc)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Défenseurs<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Achraf Hakimi (Maroc)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moussa Niakhate (Sénégal)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Calvin Bassey (Nigeria)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Noussair Mazraoui (Maroc)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Milieux de terrain<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ademola Lookman (Nigeria)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pape Gueye (Sénégal)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Idrissa Gueye (Sénégal)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Attaquants<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Brahim Diaz (Maroc)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Victor Osimhen (Nigeria)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sadio Mané (Sénégal)*<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">*Joueur du tournoi<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdrahamane SISSOKO/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Football malien : une crise de gouvernance profonde qui freine le potentiel des Aigles</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/football-malien-une-crise-de-gouvernance-profonde-qui-freine-le-potentiel-des-aigles-3113302.html</link>
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<description><![CDATA[ Les contre-performances répétées de la sélection nationale malienne remettent au premier plan les fragilités profondes du football national. Au-delà d’un tournoi ou d’un match manqué, c’est l’organisation même du système sportif qui interroge, dans un pays pourtant reconnu pour la richesse de son vivier de talents. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 16:36:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis plusieurs années, la Fédération malienne de football traverse une instabilité institutionnelle persistante. Le président Mamoutou Touré, dit Bavieux, est en détention depuis août 2023 dans le cadre d’une procédure judiciaire liée à sa gestion à l’Assemblée nationale. Malgré cette situation, il a été réélu à la tête de la FEMAFOOT en 2023, alors qu’aucune date de procès n’a, à ce jour, été officiellement communiquée. Cette configuration inédite a durablement fragilisé le fonctionnement de l’instance dirigeante, contrainte d’évoluer par délégation, sans visibilité claire sur l’avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette crise de gouvernance s’inscrit dans un contexte plus large marqué par une succession rapide de responsables techniques, une absence de continuité dans les projets sportifs et une difficulté à instaurer un cadre stable autour de la sélection nationale. Les changements fréquents de sélectionneurs, les orientations sportives parfois contradictoires et les tensions internes ont contribué à brouiller la lisibilité du projet des Aigles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le terrain, le constat reste paradoxal. Le Mali continue de produire des joueurs évoluant dans des championnats européens compétitifs, régulièrement salués pour leurs qualités individuelles. Pourtant, cette richesse peine à se traduire en performances collectives durables. Les observateurs soulignent un déficit de cohésion, une irrégularité dans l’engagement et une difficulté à transformer le potentiel en résultats constants lors des grandes compétitions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation relance le débat sur l’encadrement global du football malien. Plusieurs acteurs du milieu sportif estiment que la formation technique ne suffit plus et que l’accompagnement mental, institutionnel et identitaire des joueurs demeure insuffisant. La sélection nationale apparaît souvent comme une addition de talents plutôt qu’un projet structuré porté par une vision commune.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La comparaison avec le Sénégal voisin revient fréquemment dans les analyses. Après plusieurs échecs successifs, la fédération sénégalaise avait engagé une réforme de fond, misé sur la stabilité technique et confié la sélection à un encadrement national soutenu par d’anciennes gloires du football. Cette approche progressive a permis au pays de disputer trois finales de la Coupe d’Afrique des nations en quatre éditions et d’en remporter deux, illustrant l’impact d’une politique sportive cohérente et durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, les investissements consentis ces dernières années, tant publics que privés, n’ont pas encore produit les effets escomptés. Centres de formation, compétitions nationales et soutien à la sélection existent, mais peinent à s’inscrire dans une stratégie globale lisible. Plusieurs spécialistes évoquent la nécessité d’une réflexion nationale approfondie, capable de dépasser les crises conjoncturelles pour poser les bases d’un projet sportif à long terme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, la question d’états généraux du sport, régulièrement évoquée, refait surface. L’enjeu ne se limite plus à la gestion d’une fédération ou au choix d’un sélectionneur, mais touche à la gouvernance, à la formation, à la responsabilité des acteurs et à la place du sport dans la construction nationale. Pour beaucoup, le football malien ne manque ni de passion ni de talents, mais d’un cadre structurant capable de transformer son potentiel en réussite durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B.CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ramadan 2026 : vers un approvisionnement sous haute surveillance face au défi de la vie chère</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/ramadan-2026-vers-un-approvisionnement-sous-haute-surveillance-face-au-defi-de-la-vie-chere-3113301.html</link>
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<description><![CDATA[ À moins d’un mois du Ramadan, attendu autour du 18 février 2026, la question du coût de la vie s’impose de nouveau au cœur des préoccupations des ménages. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202004/SAHEL-CONDIMENTS.jpg" length="51806" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 15:02:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un contexte marqué par la fragilité du pouvoir d’achat, les autorités multiplient les concertations afin d’anticiper les tensions sur les produits de première nécessité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 19 janvier 2026 à Bamako, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a réuni opérateurs économiques, importateurs et acteurs de la chaîne d’approvisionnement pour faire le point sur la disponibilité des denrées essentielles. Selon les autorités, cette rencontre visait à garantir un approvisionnement régulier du marché national et à prévenir toute flambée des prix à l’approche du mois sacré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les échanges ont notamment porté sur le riz, le sucre, l’huile alimentaire, la farine et le lait, produits fortement sollicités durant le Ramadan. Le ministère a rassuré sur l’existence de stocks jugés suffisants et sur la volonté de maintenir la stabilité des prix à travers un suivi renforcé des circuits de distribution. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur les marchés, cependant, la réalité demeure contrastée. Dans plusieurs quartiers de la capitale comme dans les villes de l’intérieur, les consommateurs font face à des prix encore élevés, alimentés par le coût du transport, l’irrégularité de l’approvisionnement et les effets persistants de la crise énergétique et sécuritaire. Si certaines denrées connaissent des variations limitées, d’autres restent difficilement accessibles pour une frange importante de la population.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La stratégie actuelle repose essentiellement sur la concertation avec les opérateurs privés et sur les mécanismes de contrôle. Des équipes de surveillance sont annoncées afin de lutter contre la spéculation et le stockage illicite, pratiques régulièrement observées en période de forte demande. Toutefois, ces mesures peinent parfois à produire des effets immédiats, les prix étant largement déterminés par des acteurs économiques soumis à leurs propres contraintes financières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation relance le débat sur la place de l’État dans la régulation du marché. Plusieurs observateurs estiment que la seule surveillance ne suffit plus face à la sensibilité sociale du mois de Ramadan. L’absence de points de vente publics ou de boutiques témoins directement gérées par l’État limite la capacité à imposer un prix de référence susceptible d’influencer l’ensemble du marché.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les inquiétudes des ménages à l’approche du mois de Ramadan<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, les attentes restent fortes à quelques semaines du début du jeûne. Au-delà des assurances officielles, les ménages attendent des mesures perceptibles dans les étals, capables d’alléger concrètement le panier alimentaire. Car pour une grande partie de la population, la stabilité annoncée ne se mesure pas aux réunions ministérielles, mais au pouvoir réel d’acheter l’essentiel au quotidien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’approche du mois sacré, la gestion des prix apparaît ainsi comme un enjeu économique mais aussi social, où chaque décision influe directement sur la sérénité des familles et sur le climat général du pays. Les données les plus récentes issues des systèmes de suivi des marchés indiquent que plusieurs denrées de base restent sous tension sur les principaux marchés du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le riz importé, le sucre et l’huile végétale figurent parmi les produits les plus sensibles, en raison du coût élevé du transport, de la dépendance aux importations et des difficultés d’acheminement vers certaines régions. Dans plusieurs centres urbains, les variations de prix demeurent irrégulières, alimentant les inquiétudes des ménages à l’approche du mois de Ramadan.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La rencontre tenue le 19 janvier 2026 entre le ministère de l’Industrie et du Commerce et les opérateurs économiques intervient dans ce contexte de vigilance intense. Les échanges ont porté sur l’état des stocks disponibles, la capacité des importateurs à maintenir l’approvisionnement et les mécanismes de contrôle annoncés par l’administration. À l’approche du Ramadan attendu autour du 18 février 2026, la stabilité du marché reste un enjeu central, alors que la demande connaît traditionnellement une hausse marquée durant cette période.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick Bougounta CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Crise énergétique : Le PMU&#45;Mali dote l&amp;apos;ASSEP de kits solaires</title>
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<description><![CDATA[ Sous le magistère de son Directeur Général, Fassery Doumbia, le Pari Mutuel Urbain du Mali (PMU-Mali) confirme son statut d’entreprise citoyenne en multipliant les actions de solidarité. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 14:57:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le dernier bénéficiaire en date de cet engagement est l'Association des Éditeurs de la Presse Privée (ASSEP), qui vient de recevoir un appui décisif pour son autonomie énergétique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Partenaire stratégique de la presse malienne, Fassery Doumbia vient une nouvelle fois de tenir ses engagements. Face aux difficultés causées par la crise énergétique actuelle, il a répondu favorablement à la sollicitation de l’Association des Éditeurs de la Presse Privée (ASSEP) afin d'abréger les contraintes opérationnelles de la faîtière. En fin de semaine dernière, des équipes techniques ont procédé à l'installation d'un kit solaire complet au siège de l'association, concrétisant ainsi une promesse faite au nouveau bureau de la faîtière de la presse écrite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Impressionné par la diligence du traitement de ce dossier, le Bureau de l’ASSEP a publié un communiqué pour informer ses membres et exprimer sa gratitude envers la Direction Générale du PMU-Mali :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« L’Association des Éditeurs de Presse Privée (ASSEP) informe l’ensemble de ses mandants qu’elle a procédé, le vendredi 16 janvier 2026, à la réception d’un kit solaire offert par le PMU-Mali. Ce don s’inscrit dans le cadre des efforts visant à faire face à la crise énergétique actuelle, en mettant à disposition une solution durable et autonome. Le kit réceptionné contribuera au renforcement des capacités opérationnelles de l’ASSEP et à la continuité de ses activités. L’ASSEP exprime sa profonde reconnaissance au PMU-Mali pour cet appui significatif et réaffirme son engagement à utiliser cet équipement de manière responsable et transparente. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Anne Marie Soumouthéra <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Finale Can 2025 : halte à l’indignation sélective</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/finale-can-2025-halte-a-lindignation-selective-3113299.html</link>
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<description><![CDATA[ Si nous sommes pour l&#039;équité sportive, pour la justice, il est, à mon sens, incohérent et disproportionné de condamner l&#039;acte posé par le sélectionneur des Gaindés sénégalais, Pape Thiaw, et appliquer la loi du silence sur les manquements du directeur du jeu de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 14:52:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le respect des règles du football n’est pas uniquement valable que pour les seuls joueurs ou l'encadrement technique des équipes. Il l'est aussi et surtout pour les arbitres. Ces hommes en noir, qui ont, fort malheureusement, tout au long de la compétition, littéralement terni l'image du football africain et par extension l'image de tout le continent. Nous pointons un doigt accusateur vers la Confédération africaine de football (CAF), organisatrice en chef de l'événement, au-delà du pays hôte, le Maroc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est la CAF qui désigne les arbitres, les contrôle. C'est à elle que la responsabilité incombe de les noter. C'est encore à la CAF, qui, in fine, les paie. Si le refus de poursuivre un match de football pour des raisons, x ou y, est répréhensible -punissable vis-à-vis des règles établies par la Fédération internationale de football associations (FIFA) et la CAF, le respect des lois du jeu qui est tout aussi non négociable, doit être appliqué à la lettre par les arbitres, qui font office de " Seigneur " sur le rectangle vert. Nous ne sommes pas là pour dire que nous encourageons le libre-arbitre de Pape Thiaw et de ses joueurs, mais disons que nous le comprenons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque dans le même match, il y a un fait de jeu qui aurait mérité d'attirer l'attention de la VAR en plus de l'arbitre central, et que cela passe sous silence, nonobstant le fait que l'action se termine sur un but, et que deux minutes plus tard, pour un geste quasi similaire dans la surface de réparation adverse cette fois-ci, le même arbitre s'empresse pour consulter la VAR et pour donner un penalty à la dernière seconde du match, la balle de match ...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La décision tombe comme un couperet et le sentiment d'injustice revient à la surface comme une peste. Pour s'en prémunir, la potentielle victime, sur le gril, use de tous les moyens, parfois illégaux, pour préparer sa défense. C'est sous cette grille de lecture, que nous devons, à mon avis, placer l'attitude du sélectionneur sénégalais.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le coup de sang de Thiaw, nous a d’ailleurs permis de suivre des prolongations presque sans tache côté arbitrage, aux antipodes du temps réglementaire. L’Afrique du football méritait un bien meilleur sort que celui, piteusement proposé lors de cette finale opposant les deux meilleures équipes du continent (classement FIFA) à travers des décisions arbitrales très discutables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ni le Maroc, encore moins le Sénégal, n'a, de mon point de vue, volé sa place en finale. Ce sont deux équipes fortes aux fortes individualités sur lesquelles le continent peut compter lors du prochain mondial. Mais l'arbitrage demeure stricto sensu, la grosse plaie noire de cette CAN marocaine du début à la fin du tournoi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les alertes et autres plaintes n'y ont rien fait. Le niveau n'a cessé de s'étioler au fil du tournoi. À la CAF, d’arrêter de s’agripper aux baskets ou aux sifflets des arbitres afin que le jeu se fasse, que les talents s'expriment et que le meilleur gagne. Toute démarche différente de celle décrite ci-dessus, ne contribuerait qu’à davantage discréditer notre football aux yeux du monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mahamadou KANE</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>En marge de la CAN : Sacré&#45;Cœur, la cathédrale close ou la mémoire blanche de Casablanca</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/en-marge-de-la-can-sacre-coeur-la-cathedrale-close-ou-la-memoire-blanche-de-casablanca-3112882.html</link>
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<description><![CDATA[ Sous le voile de ses portes closes, le Sacré-Cœur de Casablanca s’impose comme un palimpseste silencieux, révélant les strates d’une cité façonnée par le temps et les civilisations. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 14:05:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Blanche et imposante, la cathédrale se fait témoin vivant d’un passé colonial et d’un carrefour de cultures. Un endroit où le temps se lit dans la pierre et la lumière, et où le sacré se transforme en récit urbain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Ce matin-là, elle est restée close. Silencieuse, presque retranchée derrière ses portes scellées, la cathédrale de Casablanca, ancienne église du Sacré-Cœur, semblait retenir son souffle. Ses clochers, dressés vers le ciel, demeuraient encore drapés de leur blanc immaculé, comme lavés par la nuit et offerts à la lumière neuve du jour. Debout au cœur battant de la métropole, elle impose sa présence sans fracas. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ni appel, ni cloche, ni procession. Seulement cette masse verticale, ferme et calme, qui traverse le tumulte urbain comme un vestige debout face à l’oubli. La cathédrale du Sacré-Cœur est à la fois symbole d’une ouverture religieuse assumée, rare et précieuse dans l’histoire du Maroc, et archive silencieuse d’un temps révolu, celui du Casablanca colonial, laboratoire architectural et spirituel du XXᵉ siècle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Devant l’édifice, le pas ralentit. Les regards se lèvent. Une trentaine de journalistes forment un demi-cercle discret, carnets ouverts, appareils en bandoulière. Ils sont les invités de l’Association nationale des médias et des éditeurs (AMNE), conviés au Maroc à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Le football, ici, n’est qu’un seuil. Derrière la compétition, une autre ambition s’affirme : faire découvrir le Royaume dans sa profondeur économique, religieuse, patrimoniale, touristique, loin des images rapides et des raccourcis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au centre du groupe, Mourad Djellab prend la parole. Spécialiste du bâti casablancais, membre engagé de «Casamémoire», il ne guide pas seulement une visite, il orchestre une lecture. Sa silhouette est soignée, son geste mesuré, sa voix posée. Il avance avec une énergie contenue, presque élégante. Lorsqu’il parle de Casablanca, ses yeux s’éclairent d’un éclat vif, comme si la ville, dans ses murs et ses lignes, déclenchait chez lui une joie intérieure difficile à dissimuler. Il commence par l’essentiel. Sans effet de manche ni esbroufe. « Il n’y a pas de culte ici, parce qu’il y a moins de chrétiens à Casablanca et qu’il n’y a pas d’archevêque. » La phrase tombe, sobre, sans nostalgie forcée. Le Sacré-Cœur n’est plus un lieu liturgique. Il change de nature. « Aujourd’hui, on ne peut plus la visiter comme une église, parce qu’elle est considérée comme un centre d’exposition. » Un atelier au sens large : expositions de peinture, de sculpture, de photographie, programmes éducatifs, conférences. Le sacré s’est déplacé. Il ne s’est pas éteint ; il s’est transformé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autour, les journalistes notent. Certains photographient les lignes tendues de la façade, d’autres suivent du regard la verticalité plus ou moins sévère des tours. Mourad Djellab précise que la communauté chrétienne, elle, demeure bien présente dans la ville. «42 000 lors d’un recensement de 2022», glisse-t-il. Ou peut-être un peu plus. Les églises sont nombreuses à Casablanca. « Mais l’église officielle, c’est ce que l’on voit devant nous : le Sacré-Cœur.» Même désaffectée, la cathédrale conserve une centralité symbolique, presque administrative, dans l’imaginaire urbain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puis vient le temps long. Mourad Djellab déroule la stratification historique du lieu avec la patience de l’érudit. Le Sacré-Cœur apparaît d’abord comme crypte dans les années 1920. Il devient paroisse dans les années 1930. Il s’achève architecturalement vers 1954, avant de s’ouvrir au public français en 1959, trois ans après l’indépendance. Cette ouverture accompagne la présence de Français d’avocats, de médecins, de notaires, de professeurs de langue française qui choisissent de rester au Maroc et de prolonger leur inscription sociale et culturelle dans ces lieux hérités du Protectorat. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La cathédrale, observe-t-il, est une architecture de transition. Inspirée des grandes cathédrales européennes, elle en reprend les codes sans jamais les imiter servilement. La nef s’élève avec retenue, les contreforts rythment l’élévation, les deux tours rectangulaires encadrent la façade avec une rigueur presque géométrique. L’Art Déco y dialogue avec une austérité assumée, tandis que le béton clair, matériau moderne par excellence, impose une discipline visuelle proche de l’ascèse. Rien n’est décoratif : tout est structure, tout est intention.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais le regard de Mourad Djellab ne s’arrête jamais à un seul édifice. Très vite, il élargit la focale. «Le Maroc est un pays musulman, bien sûr, mais il a toujours été un croisement de civilisations, de cultures et de religions.» La cathédrale devient alors un seuil vers une histoire beaucoup plus vaste. Il évoque les premières vagues juives dès le VIᵉ siècle avant Jésus-Christ, celles qui suivent la destruction du temple de Jérusalem, puis celles de l’an 70. Il rappelle l’arrivée des Séfarades après la chute de Grenade en 1492, d’abord au nord du Maroc, avant leur diffusion progressive dans l’ensemble du royaume. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A cette trame, souffle-t-il, s’ajoutent les Berbères, premiers habitants du nord de l’Afrique, la période romaine lorsque le Maroc est province de l’Empire sous Caracalla et Caligula, puis les basculements religieux successifs, du judaïsme au christianisme, avant l’arrivée de l’islam avec les Arabes venus de la péninsule Arabique. « Il y a eu plusieurs arrivées, plusieurs passages », résume Mourad Djellab. Le mot s’impose comme une clé de lecture : passage des peuples, des croyances, des formes architecturales. Autour de lui, les journalistes écoutent dans un silence presque religieux. La visite se transforme en exercice de diplomatie culturelle ou le Maroc se raconte comme un territoire de sédimentation lente, où chaque époque laisse une trace lisible pour qui sait regarder.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">PSN (CASABLANCA)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre-Dame-de-Lourdes, prière et mémoire au cœur de Casablanca<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Après la blancheur silencieuse du Sacré-Cœur, le groupe se dirige vers l’église Notre-Dame-de-Lourdes, autre repère du patrimoine chrétien casablancais. Construite en 1954 par l’architecte Achille Dangleterre et l’ingénieur Gaston Zimmer, elle s’élève aujourd’hui comme un phare discret de spiritualité et d’histoire, encore actif dans la vie de la cité. Deuxième église de Casablanca après le Sacré-Cœur, elle incarne la continuité d’une présence catholique longtemps intégrée au tissu urbain.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès l’entrée, une reproduction presque fidèle de la grotte de Lourdes, inspirée de la célèbre cavité française, capte le regard. Les pierres reproduisent avec précision la texture et l’ombre du site original, tandis que des fleurs déposées à ses pieds rappellent l’esprit de dévotion universelle. « Elle symbolise un lien spirituel qui dépasse les frontières », souligne le père André Keumaleu, curé de la paroisse, accueilli par le soleil qui traverse les vitraux colorés. La lumière y joue comme un révélateur, projetant sur le sol des éclats polychromes, à la fois décoratifs et méditatifs. A l’intérieur, l’église s’ouvre sur une nef lumineuse, sobre et élégante, où les vitraux de Gabriel de la Gloire retracent les grandes étapes de l’histoire du christianisme. Les figures saintes se détachent dans des cadres rouges, bleus et dorés, ponctuant la lumière naturelle d’une narration visuelle. Chaque tableau de verre dialogue avec le béton clair et les lignes géométriques de la construction, témoin d’un modernisme retenu et réfléchi, où l’Art Déco se marie à l’ascèse sacrée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le père André Keumaleu prend la parole, sa voix mesurée mais chaleureuse : « Cette église est un lieu de prière, mais aussi un espace ouvert où chacun peut entrer et comprendre notre histoire commune. » Il rappelle que la communauté catholique casablancaise, bien que réduite aujourd’hui à 1 200–1 500 fidèles, principalement des étrangers et des ressortissants subsahariens, continue de vivre au rythme des célébrations, des baptêmes et des messes dominicales. 9 prêtres assurent le service pastoral, offrant présence et guidance dans un environnement où les religions cohabitent depuis des siècles. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le guide touristique Mourad Djellab replace ensuite l’édifice dans son contexte urbain et historique : « Casablanca a compté environ 40 000 chrétiens à une époque. Ces bâtiments témoignent d’une cohabitation ancienne et pacifique entre cultures musulmane et chrétienne. » Selon lui, Notre-Dame-de-Lourdes, comme le Sacré-Cœur, n’est pas seulement un lieu de culte : c’est un point de repère urbain, un témoin de l’histoire et de la mémoire collective, où architecture et spiritualité dialoguent avec la vie quotidienne de la ville.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le regard parcourt la nef, s’attarde sur les colonnes épurées, les arcs doux et la lumière filtrée par les vitraux. Comme devant le Sacré-Cœur, dans cet antre de la chrétienté, le religieux et le civil se superposent sans conflit. L’Eglise vit dans la cité, accueillant fidèles et visiteurs, mémoire et prière, dans un équilibre délicat. Chaque pas résonne sur le sol poli, et l’air, chargé d’encens et d’histoire, semble porter un message immuable : Casablanca, ville de passages et de rencontres, conserve dans ses pierres l’écho des croyances et des peuples qui l’ont traversée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">PSN (CASABLANCA)<o:p></o:p></span></b></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">..............................................................................................................</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CCMEX : Mme Dalla Dramé plaide pour une prise en compte effective des préoccupations des Maliens de la diaspora</title>
<link>https://www.maliweb.net/maliens-de-lexterieur/ccmex-mme-dalla-drame-plaide-pour-une-prise-en-compte-effective-des-preoccupations-des-maliens-de-la-diaspora-3112881.html</link>
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<description><![CDATA[ Le mardi 16 décembre 2025, le Centre International de Conférence de Bamako (CICB) a abrité cette rencontre historique, organisée à l’initiative du ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Moussa Ag Attaher. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 13:59:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’objectif : instaurer un dialogue inclusif et durable avec les Maliens de la diaspora afin de renforcer la cohésion, l’unité nationale et la confiance entre les acteurs de la gouvernance migratoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Placée sous le haut patronage du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, cette rencontre répond aux recommandations issues des Assises Nationales de la Refondation et des États généraux de la Migration tenus en août 2023. Elle s’inscrit également dans le cadre de la politique nationale de migration et du Dialogue inter-malien pour la paix et la réconciliation nationale. Les travaux se sont poursuivis les 16 et 17 décembre 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prenant la parole, Mme Dalla Dramé s’est dite satisfaite de la mise en place de ce cadre d’échange. Elle a ainsi exprimé son sentiment en ces termes : « C’est un sentiment de joie. Ce cadre nous permet de parler d’une seule voix, d’avoir une voix plus forte pour que les problématiques des Maliens de la diaspora soient véritablement prises en compte », a-t-elle souligné.<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202601/image_870x_69625b3127b04.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon elle, les principales préoccupations des Maliens de France portent notamment sur les difficultés administratives, en particulier les problèmes liés à la carte NINA. « Les erreurs sur les cartes NINA ont des répercussions directes sur les titres de séjour, l’emploi et le logement. C’est tout un cercle de difficultés qu’il faut traiter dans sa globalité », a-t-elle expliqué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Dalla Dramé a tout de même exprimé sa reconnaissance aux autorités maliennes, au ministre de tutelle, ainsi qu’au président du Haut Conseil des Maliens établis à l’extérieur, Habib Sylla, pour la création de ce cadre de concertation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des recommandations concrètes formulées<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cours du deuxième jour des travaux, la délégation des Maliens de France a formulé plusieurs recommandations. Sur une dizaine proposée, trois ont pu être exposées en séance, les autres ayant été transmises par voie électronique pour examen. La première recommandation concerne le rapatriement des corps de compatriotes décédés en situation de détresse en France, notamment ceux sans famille proche sur place. Mme Dramé a souligné l’absence de mécanisme financier dédié au sein des services diplomatiques et consulaires, plaidant pour la mise en place d’un accord-cadre ou d’un dispositif spécifique pour répondre à ces situations humanitaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La deuxième recommandation porte sur la situation des retraités maliens ayant travaillé toute leur vie en France et souhaitant se réinstaller au Mali. « Ils ne perçoivent pas leur pension dans les mêmes conditions qu’en France. Nous demandons des négociations afin qu’ils puissent bénéficier de leur retraite intégrale, même en vivant au Mali », a-t-elle indiqué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La troisième recommandation, jugée prioritaire, concerne les difficultés administratives liées à la carte NINA. Elle propose de doter les consulats des moyens techniques et humains nécessaires pour effectuer sur place les corrections mineures, notamment les erreurs d’orthographe sur les noms et prénoms, afin d’éviter des délais longs et coûteux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un espoir fondé sur des engagements concrets<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La présidente Dramé s’est montrée confiante quant à la suite du processus. « Un calendrier a déjà été mis en place. Le comité technique se réunira deux fois par an et le comité de pilotage une fois par an. C’est un premier pas important, et nous espérons que les recommandations formulées seront effectivement prises en compte », a-t-elle conclu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faut-il le rappeler, la tenue de cette première session du Cadre de concertation constitue une étape majeure dans le renforcement de la collaboration entre la diaspora et le gouvernement. Elle vient combler un vide longtemps ressenti, en établissant un pont de dialogue qui n’avait jusque-là jamais été pleinement concrétisé. Cette rencontre a été suivie par la célébration de la Journée internationale des migrants (JIM), le jeudi 18 décembre au CICB, laquelle s’est achevée par une soirée de gala.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sidy Coulibaly<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Encadré :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">CCMEX, un cadre de dialogue historique, juge le président du CSDM Gabon, Abdoulaye Baba Sylla<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce mardi 16 décembre 2025, le Centre International de Conférences de Bamako (CICB) a accueilli la première Réunion du Cadre de Concertation avec les Maliens Établis à l’Extérieur (CCMEX). Cette initiative, portée par le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, M. Moussa Ag Attaher, vise à instaurer un cadre structuré et pérenne de dialogue avec la diaspora malienne, afin de renforcer la cohésion, l’unité et la confiance entre les acteurs de la gouvernance migratoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Placée sous le haut patronage de Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, cette rencontre s’inscrit dans la mise en œuvre des recommandations issues des Assises Nationales de la Refondation ainsi que des États généraux de la Migration tenus en août 2023. Elle s’aligne également sur la Politique nationale de migration et le Dialogue inter-malien pour la paix et la réconciliation nationale. Les travaux se sont déroulés sur deux jours, du mardi 16 au mercredi 17 décembre 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’occasion de la cérémonie de clôture, M. Abdoulaye Baba Sylla, président du Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne au Gabon (CSDM Gabon) et secrétaire chargé des conflits et de la médiation du Bureau international, a salué le bon déroulement et les résultats de cette première session du CCMEX. « La première réunion que nous venons de tenir durant ces deux jours a été un véritable succès. Le dialogue, le partage et la concertation ont été au cœur de cette rencontre, qui représente le cadre réel de concertation tant attendu par la diaspora », a déclaré le président du CSDM Libreville Gabon, non moins secrétaire chargé des conflits et de la médiation du Bureau International.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon lui, chaque représentant de la diaspora a eu l’opportunité d’exposer, en fonction de son pays de résidence, les difficultés rencontrées par les compatriotes maliens à l’étranger. Ces préoccupations ont été portées à la connaissance du ministre et de son cabinet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« La partie technique a pris bonne note de toutes les interventions et en a fait une synthèse soumise à monsieur le ministre, qui la transmettra au comité de pilotage composé de membres du gouvernement. Ce comité décidera, approuvera et veillera à l’exécution des décisions au moment opportun », a-t-il précisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">M. Sylla a également tenu à féliciter les autorités de la Transition pour cette initiative, qu’il qualifie d’innovante et porteuse d’espoir pour la diaspora malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Nous disons bravo à nos gouvernants, à commencer par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, ainsi qu’au ministre Moussa Ag Attaher, à l’origine de ce cadre de concertation dédié aux Maliens établis à l’extérieur », a-t-il souligné. Il s’est enfin réjoui de la perspective de restituer les conclusions de ces travaux aux communautés maliennes vivant à l’étranger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« C’est un réel plaisir pour nous de retourner dans nos pays de résidence afin d’expliquer à nos compatriotes ce qui a été discuté, ce qui a été approuvé et les actions envisagées pour la défense de leurs droits, leur réintégration, leur retour au pays, ainsi que l’accompagnement des retraités et des personnes confrontées à des difficultés de logement social. Désormais, ces préoccupations ne seront plus oubliées. Toutes les instances nécessaires seront mises en place pour soutenir la diaspora malienne et lui permettre de contribuer davantage au développement de notre pays », a-t-il conclu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À noter que la tenue de cette 1ère session du Cadre de concertation constitue une étape majeure dans le renforcement de la collaboration entre la diaspora et le gouvernement. Elle vient combler un vide longtemps ressenti, en établissant un pont de dialogue qui n’avait jusque-là jamais été pleinement concrétisé. Cette rencontre sera suivie par la célébration de la Journée internationale des migrants (JIM), prévue pour ce jeudi 18 décembre au CICB, laquelle sera achevée par une soirée de gala.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Sidy Coulibaly</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Festival international des chants de Linguère au Mali ; Mme Kouma Houdeïma Touré honorée parmi les figures féminines du développement 2025</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/festival-international-des-chants-de-linguere-au-mali-mme-kouma-houdeima-toure-honoree-parmi-les-figures-feminines-du-developpement-2025-3112880.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans le cadre de la 2ème édition du Festival International des Chants de Linguère, une initiative portée par l’artiste sénégalaise de renommée internationale Coumba Gawlo Seck, plusieurs femmes maliennes issues de divers secteurs d’activité ont été distinguées pour leur engagement remarquable en faveur du développement. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 13:51:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi ces figures emblématiques figure Mme Kouma Houdeïma Touré, promotrice du Groupe Gaïa, une entreprise spécialisée dans la restauration collective, la formation professionnelle aux métiers de l’hôtellerie et de la restauration, ainsi que dans la transformation des produits locaux. Elle a été honorée au titre de Linguère du Développement 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Placée sous le thème « La culture, levier et facteur de développement », la cérémonie s’est tenue le vendredi 12 décembre 2025 sur l’esplanade du Centre International de Conférence de Bamako (CICB), en présence de nombreuses personnalités du monde culturel, institutionnel et économique. Très émue par cette distinction, Mme Kouma Houdeïma Touré a exprimé sa reconnaissance. « C’est un sentiment de fierté, d’honneur, mais surtout un sentiment de responsabilité. Cela signifie que nos activités ont porté leurs fruits. C’est aussi un appel à continuer, à nous améliorer et à accompagner davantage de femmes à travers la formation professionnelle dans les métiers de l’hôtellerie et de la restauration », a déclaré la promotrice du groupe Gaïa.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a tenu à dédier ce trophée à des figures chères à son cœur : « Ce trophée est pour ma Linguère, ma mère. Il est aussi pour toutes les femmes que j’ai rencontrées au cours de mon parcours, pour celles que nous avons formées, et bien sûr pour ma famille, notamment mon père. » Mme kouma a également rappelé la portée stratégique de la restauration collective, un secteur encore peu connu mais essentiel. « La restauration collective concerne la gestion des cantines d’entreprises, d’institutions, d’hôpitaux, de centres pénitentiaires, d’établissements scolaires et universitaires, ainsi que de complexes bancaires. Le Groupe Gaïa est aujourd’hui la première entreprise au Mali certifiée dans ce domaine. Au-delà de cela, nous investissons fortement dans la formation professionnelle aux métiers de la restauration et de l’hôtellerie », a-t-elle indiqué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant de terminer, la Linguère du Développement 2025 a adressé un message fort aux femmes africaines. En ces termes, elle a lancé : « Je veux dire à toutes les femmes de travailler, de se donner les moyens. Le travail ne manque jamais de récompense. Si vous avez un rêve ou des objectifs, travaillez dur jusqu’à les atteindre. Personne ne viendra nous sauver. En tant que femmes africaines, nous devons être nos propres héroïnes »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par cette distinction, le Festival International des Chants de Linguère célèbre non seulement une femme d’exception, mais aussi un engagement concret en faveur de l’autonomisation féminine et du développement durable au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Sidy Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Esclavage : malgré les avancées juridiques, une réalité toujours persistante</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/esclavage-malgre-les-avancees-juridiques-une-realite-toujours-persistante-3112877.html</link>
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<description><![CDATA[ Au Mali, l’esclavage est désormais explicitement interdit par la Constitution promulguée en juillet 2023 et réprimé par le Code pénal adopté en décembre 2024. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 13:41:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré ces avancées, les données disponibles indiquent que la pratique, en particulier sous sa forme héréditaire, demeure présente à une échelle significative et continue à défier l’action publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La rupture juridique est réelle. Avec la Constitution de juillet 2023, l’interdiction de l’esclavage et des pratiques assimilées est affirmée sans ambiguïté, engageant l’État à protéger les personnes contre toute forme de servitude. Cette orientation a été consolidée par l’adoption d’un nouveau Code pénal en décembre 2024, qui criminalise l’esclavage et prévoit des sanctions. Ces textes alignent le cadre normatif national sur les engagements internationaux du Mali et répondent à des demandes anciennes des organisations de défense des droits humains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le terrain, cependant, la réalité demeure préoccupante. Selon l’association TEMEDT, 2 314 personnes ont été recensées ces dernières années comme victimes directes ou déplacées en lien avec des situations d’esclavage, dont 1 873 vivant sur le site de Mambri à Kita et 441 réparties entre Bamako et Diéma. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces chiffres, souvent cités dans le débat public, ne prétendent pas refléter l’ampleur totale du phénomène. Ils constituent plutôt un indicateur minimal, fondé sur des cas identifiés et accompagnés, dans un contexte où le silence, la peur et la pression sociale limitent fortement les signalements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les estimations internationales élargissent la focale. Le Global Slavery Index 2023 estime qu’environ 5,2 personnes pour 1 000 vivaient au Mali dans une situation relevant de la « modern slavery » au début des années 2020, ce qui représenterait plus de 100 000 personnes concernées par différentes formes de servitude contemporaine, incluant le travail forcé et les pratiques assimilées. Ces données, prudentes par nature, ne capturent qu’imparfaitement la spécificité la plus persistante dans le contexte malien : l’esclavage par ascendance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Difficile d’évaluer l’efficacité des actions engagées et d’orienter des politiques ciblées<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette forme héréditaire, transmise de génération en génération, repose sur un statut social assigné à la naissance et demeure profondément enracinée dans certaines structures communautaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des experts des Nations Unies et des organisations spécialisées estiment que des centaines de milliers de personnes pourraient être affectées par ces situations de dépendance au Mali, certaines évaluations évoquant jusqu’à plusieurs centaines de milliers de personnes potentiellement concernées. Ces chiffres, difficiles à documenter avec précision, traduisent néanmoins une réalité largement reconnue : l’essentiel du phénomène échappe aux statistiques judiciaires et aux dossiers formels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette persistance met en lumière les limites de la réponse étatique actuelle. L’accès à la justice reste inégal, en particulier dans les zones rurales, où l’éloignement des juridictions, le manque d’assistance juridique et la crainte de représailles découragent les plaintes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La protection des victimes et des défenseurs demeure insuffisamment structurée, tandis que la prise en charge sociale et économique reste fragmentaire. En l’absence de données publiques consolidées, il est difficile d’évaluer l’efficacité des actions engagées et d’orienter des politiques ciblées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’expérience de pays voisins offre des enseignements utiles. En Mauritanie, une loi spécifique adoptée en 2015 a qualifié l’esclavage de crime et instauré des mécanismes dédiés, renforçant l’identification des faits, même si les défis d’application persistent. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Niger, la criminalisation de l’esclavage par ascendance dès 2003 a fourni un cadre clair pour l’action judiciaire et le plaidoyer, facilitant la reconnaissance des victimes. Ces trajectoires montrent qu’un texte dédié, distinct du droit pénal général, peut renforcer la cohérence et l’effectivité de la lutte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, l’adoption au Mali d’une loi spécifique sur l’esclavage apparaît comme une étape décisive. Un tel texte permettrait d’intégrer explicitement l’esclavage par ascendance, de préciser les définitions, d’organiser la protection des victimes et des défenseurs, et de prévoir des mécanismes de réparation et de réinsertion. Il offrirait également un cadre opérationnel à la coordination entre justice, administration territoriale, services sociaux et acteurs communautaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les recommandations les plus tangibles relèvent de l’organisation de l’État. Lequel est appelé à mettre en place un dispositif national de signalement et de suivi avec des données régulières ; spécialiser une partie de la chaîne pénale par la formation de magistrats et enquêteurs ; et lier la réponse judiciaire à une réponse sociale financée, condition essentielle pour éviter le retour à des situations de dépendance. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les avancées juridiques de 2023 et 2024 tracent une direction claire. La crédibilité de l’État se mesurera désormais à sa capacité à transformer ces textes en libertés réelles pour celles et ceux qui vivent encore sous le poids d’une servitude héritée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cheick Bougounta CISSE</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>El Hadj Touré, patron d’Afrik Express &amp;amp; Logistics : du rêve américain à la révolution logistique en Afrique de l’Ouest</title>
<link>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/el-hadj-toure-patron-dafrik-express-logistics-du-reve-americain-a-la-revolution-logistique-en-afrique-de-louest-3112112.html</link>
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<description><![CDATA[ Après une décennie dans la finance automobile américaine, El hadj Touré surnommé ‘’ Bey Touré’’ par ses proches revient en Afrique pour transformer le paysage logistique ouest-africain. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 13:32:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la tête d’Afrik Express &amp; Logistics et avec un investissement de près de 2 milliards FCFA, il modernise les corridors stratégiques reliant Abidjan, Dakar et Bamako, faisant de la logistique un levier de croissance, d’intégration régionale et de compétitivité internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le parcours d’El hadj Touré est l’illustration vivante d’une tendance forte et prometteuse : celle des talents africains formés à l’international qui reviennent investir leur expertise au service du développement du continent. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après une décennie passée dans le secteur ultra concurrentiel de la finance automobile américaine, où rigueur, conformité et sens aigu de la négociation sont essentiels, le jeune financier a choisi de réorienter sa carrière vers un secteur stratégique et en pleine mutation : la logistique en Afrique de l’Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est ainsi qu’est née Afrik Express &amp; Logistics, avec un investissement inédit de 1,978 milliard FCFA, visant à moderniser les couloirs essentiels reliant Abidjan et Dakar à Bamako, véritables artères économiques de la région. Ce projet audacieux témoigne de l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs africains déterminés à redéfinir les standards du continent en matière de transport, de sécurité et de performance logistique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le retour stratégique d’El hadj Touré et la création de cette société ne sont pas le fruit du hasard. Ils s’inscrivent dans une vision claire : optimiser la fluidité des échanges, renforcer la fiabilité des corridors commerciaux et accompagner la transformation économique de l’Afrique de l’Ouest. L’investissement initial traduit la confiance des fondateurs dans le potentiel logistique régional et dans sa capacité à rivaliser avec les standards internationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous la direction de son président, Afrik Express &amp; Logistics mise sur une démarche structurée, durable et axée sur la performance. Transparence, optimisation et maîtrise des risques sont les piliers d’un projet qui répond aux besoins des entreprises locales et transfrontalières, ainsi qu’aux exigences des institutions régionales.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette initiative incarne une vision ambitieuse : faire du transport non plus un défi, mais un moteur de croissance, d’intégration et de compétitivité. De Morgantown à Houston, puis de Houston à Bamako, l’histoire d’El hadj Touré dépasse celle d’une carrière réussie. C’est l’histoire d’un engagement concret : celui d’un financier qui transforme son succès personnel en projet collectif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son retour en Afrique n’est pas un retour en arrière. C’est une projection vers un continent en mouvement, ambitieux et créatif. Avec Afrik Express &amp; Logistics, Bey Touré aspire à connecter les économies, rapprocher les peuples et ouvrir la voie à une nouvelle génération d’entrepreneurs qui pensent grand, s’organisent avec méthode et investissent avec impact.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">El hadj Touré fait partie de ces leaders qui ne se contentent pas d’observer le changement : ils le provoquent. Et dans son cas, le changement prend la forme d’une logistique modernisée, d’échanges facilités et d’une Afrique de l’Ouest plus compétitive sur la scène internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Agoumour</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Association Khasso Kèno : le Pr Makan Moussa Sissoko fixe le cap d’une nouvelle dynamique</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/association-khasso-keno-le-pr-makan-moussa-sissoko-fixe-le-cap-dune-nouvelle-dynamique-3112111.html</link>
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<description><![CDATA[ L’Association culturelle Khasso Kèno a organisé, le samedi 06 décembre, son assemblée générale ordinaire au Centre international de conférence de Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 13:20:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Placée sous la présidence de son président, le Pr Makan Moussa Sissoko, cette assemblée générale marque le lancement officiel des activités de l’association.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Promouvoir l’épanouissement et le développement du Khasso, c’est l’ambition de l’Association culturelle Khasso Kéno, dont les activités ont été officiellement lancées samedi 06 décembre au Centre international de conférence de Bamako (CICB), à l’issue de son assemblée générale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’objectif de cette assemblée générale était de redynamiser l’association à travers la mise en place de ses démembrements et le renouvellement de ses instances, afin de permettre au Khasso de fédérer les énergies et aux fils du Khasso de parler d’une même voix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’issue des travaux, un nouveau bureau a été mis en place. Dirigé par le Pr Makan Moussa Sissoko, il se donne comme objectif de fédérer davantage les enfants du Khasso partout où ils se trouvent sur le territoire national, mettre l’accent sur le patrimoine et la culture du Khasso. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout de blanc vêtu (boubou blanc), symbole de la pureté, de la paix et de la simplicité, le Pr Makan Moussa Sissoko a fixé le cap : « Notre vision pour les années à venir doit être audacieuse et pragmatique ». Celle-ci, souligne-t-il, doit s’articuler autour de trois piliers : la promotion de la culture et le patrimoine du Khasso, ciment de l’unité du Khasso, le développement économique local, gage d’autonomie et de sécurité, l’éducation et la formation de la jeunesse, socle notre avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ancien ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle est revenu sur les activités réalisées par l’association depuis sa création. Il a entre autres cité le soutien à des personnes en détresse grâce aux réseaux relationnels, l’organisation et la participation aux journées culturelles, soutenir les actions de développement socio-culturelles et éducatives des jeunes et des femmes de Bamako à Kayes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Pr Sissoko a par la même occasion salué les organisateurs de la coupe du Khasso. « Ces réalisations modestes mais significatives sont les pierres sur lesquelles nous construisons notre avenir. Elles témoignent que lorsque nous unissons nos forces, nos volontés, nous pouvons améliorer concrètement les conditions de vie des nôtres, de faire rehausser notre identité culturelle », a souligné le président de l’Association Khasso Kéno.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces réalisations ne masquent toutefois pas les défis, qui demeurent très nombreux. Parmi ceux-ci, le Pr Sissoko a mis l’accent sur la transcription de la langue et des traditions kassonké dans un monde en mutation ; le besoin criant d’infrastructures de la région de Kayes, l’emploi des jeunes et femmes, la préservation de l’environnement sont des défis constants auxquels nous devons faire face. Il faut dire que la langue khassoké, qui tend à disparaître, doit être impérativement préservée. Cette sauvegarde ne peut se faire sans l’implication de tous les fils du terroir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moment de retrouvailles, de joie et de réjouissance pour les fils et filles du Khasso, cette assemblée générale a été marquée par des manifestations folkloriques au cours desquelles les cantatrices du Khasso, à travers leurs chants et leurs pas de danse, ont mis en valeur toute la diversité culturelle du Khasso.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Abdrahamane SISSOKO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre déficit, gouvernance et crise sociale : les enjeux de la loi de finances 2026</title>
<link>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/entre-deficit-gouvernance-et-crise-sociale-les-enjeux-de-la-loi-de-finances-2026-3112083.html</link>
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<description><![CDATA[ Adoptée à l’unanimité le 7 décembre 2025 par le CNT, la loi de finances 2026 prévoit 3 057,79 milliards de FCFA de recettes et 3 578,22 milliards de dépenses, soit 520,42 milliards de déficit. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 09:16:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7088678351msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle consacre une hausse des budgets de la Présidence, de la Primature et du CNT, dans un contexte de vie chère, de crise énergétique, de chômage élevé et de services publics sous forte pression.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7088678351msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La loi de finances 2026 fixe les recettes de l’État à 3 057,79 milliards de FCFA et les dépenses à 3 578,22 milliards de FCFA, pour un déficit de 520,42 milliards de FCFA, en léger recul par rapport à 2025. Ce déficit est présenté par les autorités comme maîtrisé, alors que l’économie reste fragilisée par les chocs sécuritaires, climatiques et financiers, et que la capacité de mobilisation des recettes constitue un enjeu central.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7088678351msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Derrière ces agrégats, les arbitrages retenus touchent directement les conditions de vie des Maliens. Le budget du CNT passe d’environ 11,451 à 13,620 milliards de FCFA, celui de la Primature de 12,803 à 14,413 milliards, et celui de la Présidence de 15,672 à 17,407 milliards de FCFA, soit des hausses d’un peu plus de 2 milliards pour chaque institution. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7088678351msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le même temps, l’enveloppe du ministère de la Défense recule d’environ 554,091 à 531,206 milliards de FCFA, soit une baisse de l’ordre de 22 milliards de FCFA, alors que le pays reste engagé sur plusieurs fronts sécuritaires. Ces choix interviennent alors que les ménages font face à la hausse durable des prix, aux coupures d’électricité répétées, aux difficultés d’accès au carburant et à un chômage massif des jeunes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7088678351msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les documents budgétaires mettent en avant des montants destinés à l’éducation, à la santé, aux infrastructures et à l’opérationnalisation des nouvelles régions. Mais ces efforts s’inscrivent dans un contexte où près de 36% de la population vit encore sous le seuil de pauvreté monétaire, selon la Banque mondiale, et où le Mali figure parmi les derniers pays du classement mondial du développement humain, 188ᵉ sur 193 dans le rapport 2023-2024 du PNUD. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7088678351msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La pression sur les services de base reste forte : les hôpitaux, les écoles et les administrations locales peinent à répondre à la demande, sur fond de réduction de l’aide publique au développement et de besoins humanitaires importants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7088678351msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le volet de la gestion publique, les rapports du Bureau du Vérificateur général documentent des irrégularités récurrentes dans plusieurs entités. Une vérification d’Énergie du Mali (EDM-SA), portant sur la période 2020-2023, a ainsi mis en évidence des irrégularités financières dépassant 92 milliards de FCFA, en lien notamment avec les conditions d’achat d’énergie auprès d’un producteur indépendant. D’autres rapports pointent des anomalies dans la gestion d’organismes publics, ce qui interroge l’efficacité de la dépense à un moment où l’État explique la tension sur sa trésorerie par l’ampleur des besoins.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7088678351msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question de la transparence patrimoniale des responsables publics constitue un autre élément structurant. La loi sur la prévention et la répression de l’enrichissement illicite impose aux hauts responsables, dont les membres du gouvernement, de déclarer leurs biens à l’entrée et à la sortie de fonction. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7088678351msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rapport 2023 de l’OCLEI fait cependant état d’une chute des déclarations, passées de 629 en 2018 à seulement 60 en 2023, soit une baisse de plus de 90% en cinq ans, et relève que cinq ministres sur 29 seulement ont déposé leur déclaration cette année-là. Ce décalage entre l’obligation légale et la pratique nourrit les interrogations sur la redevabilité au moment où les dotations des plus hautes institutions augmentent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7088678351msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La loi de finances 2026 se situe au croisement des enjeux budgétaires, sociaux et de gouvernance</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7088678351msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans d’autres pays confrontés à des contraintes budgétaires fortes, des mesures ont été engagées pour réduire le train de vie de l’État et orienter une partie des économies vers les dépenses sociales : baisse ou gel des primes et indemnités, limitation des avantages des hauts responsables, encadrement plus strict des missions et des véhicules de fonction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7088678351msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la zone CEMAC, par exemple, certains États ont assorti leurs plans d’ajustement de réductions ciblées des dépenses de fonctionnement de l’administration afin de répondre aux exigences de soutenabilité budgétaire. Ces expériences, aux résultats variables, illustrent une orientation possible lorsque les finances publiques sont sous pression et que la demande sociale reste élevée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7088678351msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre déficit jugé « maîtrisé », renforcement des moyens des institutions politiques, recul relatif du budget de la Défense, persistance d’indicateurs sociaux dégradés et signaux d’alerte répétés sur la gestion et la transparence, la loi de finances 2026 se situe ainsi au croisement des enjeux budgétaires, sociaux et de gouvernance. Les chiffres fixent le cadre ; l’exécution concrète de ce budget dira dans quelle mesure ces ressources contribueront à alléger, ou non, l’étau qui se resserre sur le quotidien des ménages maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7088678351msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick Bougounta CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les remboursements de la dette extérieure des pays en développement ont atteint en 2022&#45;2024 leur plus haut niveau depuis 50 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/les-remboursements-de-la-dette-exterieure-des-pays-en-developpement-ont-atteint-en-2022-2024-leur-plus-haut-niveau-depuis-50-ans-3112082.html</link>
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<description><![CDATA[ La Banque mondiale a été la plus importante source de nouveaux financements nets pour les 78 pays les plus vulnérables du monde. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 09:11:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7293739304msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le dernier </span></i></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><a href="https://www.worldbank.org/en/programs/debt-statistics/idr/products" target="_blank" rel="noopener"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-theme-font: major-fareast; color: windowtext;">Rapport sur la dette internationale</span></i></b></a><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"> publié aujourd’hui de la Banque mondiale, les paiements des pays en développement au titre du service de la dette extérieure entre 2022 et 2024 ont dépassé de 741 milliards de dollars le volume de nouveaux financements, ce qui correspond à l’écart le plus important depuis au moins 50 ans.<a name="m_-4468970322148991294__Hlk214283981"></a> <o:p></o:p></i></b></span></p>
<p class="yiv7293739304msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="mso-bookmark: m_-4468970322148991294__Hlk214283981;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La plupart des pays ont néanmoins pu bénéficier d’un peu de répit l’année dernière après la hausse historique des taux d’intérêt et grâce à leur retour sur les marchés obligataires. </span></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela a permis à de nombreux pays d’écarter le risque de défaut de paiement en restructurant leur dette. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7293739304msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au total, les pays ont procédé à la restructuration de 90 milliards de dollars de dette extérieure en 2024, un montant record depuis 2010. Parallèlement, les investisseurs obligataires ont injecté 80 milliards de dollars de nouveaux financements de plus que ce qu’ils ont perçu en remboursements du principal et en intérêts. Cela a permis à plusieurs pays de mener à bien des émissions obligataires de plusieurs milliards de dollars. Ces financements ont toutefois été obtenus à un coût élevé : les taux d’intérêt ont fluctué autour de 10%, soit environ le double des niveaux observés avant 2020.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7293739304msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> <i>« Les conditions de financement mondiales s'améliorent, mais les pays en développement ne doivent pas s’y tromper : ils ne sont pas hors de danger,</i> alerte <b>Indermit Gill, économiste en chef et premier vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’Économie du développement</b>.<b><i> </i></b><i>Leur dette continue de s’accumuler, parfois sous des formes nouvelles et pernicieuses. Les responsables publics, où qu’ils soient, devraient profiter de la marge de manœuvre dont ils disposent aujourd’hui pour remettre de l’ordre dans leurs finances publiques, au lieu de précipiter leur retour sur les marchés d’emprunt internationaux. »</i><o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7293739304msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le nouveau rapport, la dette extérieure combinée des pays à revenu faible et intermédiaire s’est élevée en 2024 au niveau record de 8 900 milliards de dollars. Sur ce montant, la dette des 78 pays à faible revenu éligibles aux prêts de l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale a également atteint un volume inédit de 1 200 milliards de dollars. Les taux d’intérêt moyens sur les nouveaux prêts contractés en 2024 par les économies en développement auprès des créanciers publics et privés se situent respectivement à leur niveau le plus élevé en 24 ans et 17 ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7293739304msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au total, ces pays ont déboursé un montant sans précédent de 415 milliards de dollars rien qu’en intérêts, au détriment de dépenses qui auraient pu être consacrées à la scolarisation, aux soins de santé primaires et aux infrastructures essentielles. Dans les pays les plus endettés, une personne sur deux en moyenne ne peut pas se procurer les apports alimentaires journaliers nécessaires pour rester durablement en bonne santé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7293739304msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Il est plus difficile d’obtenir des financements à faible coût, sauf auprès des banques multilatérales de développement. La Banque mondiale est ainsi le principal bailleur des fonds des pays admis à emprunter à l’IDA. En 2024, elle a fourni à ces pays 18,3 milliards de dollars de nouveaux financements de plus que ce qu’elle a perçu en remboursements du principal et en paiements des intérêts. Ce chiffre record s'est en outre accompagné du versement de 7,5 milliards de dollars de dons, lui aussi sans précédent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7293739304msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Le rapport met en évidence un repli de la part des créanciers bilatéraux publics (principalement des États et assimilés) après leur engagement dans une vague de restructurations qui ont réduit jusqu’à 70% la dette extérieure à long terme de certains pays. En 2024, les créanciers bilatéraux ont reçu des pays en développement 8.8 milliards de dollars de plus en principal et en intérêts qu’ils n’en ont versé en nouveaux financements. Les possibilités de financement à faible coût s’amenuisant, de nombreux pays en développement se sont tournés vers des créanciers intérieurs — banques commerciales et institutions financières locales. Sur les 86 pays pour lesquels on dispose de données, plus de la moitié ont vu leur dette publique intérieure augmenter plus rapidement que la dette publique extérieure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7293739304msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">« La propension grandissante de nombreux pays en développement à recourir à des sources de financement nationales traduit une réussite importante de l’action publique, </span></i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">souligne <b>Haishan Fu, statisticienne en chef de la Banque mondiale et directrice de la cellule Données sur le développement. </b><i>Cela montre que les marchés financiers locaux évoluent. Toutefois, des emprunts intérieurs massifs peuvent inciter les banques nationales à privilégier les obligations d’État, plutôt que de prêter au secteur privé local. La dette publique contractée auprès de créanciers nationaux est en outre soumise à des échéances plus courtes, ce qui peut augmenter le coût du refinancement. Les gouvernements doivent par conséquent veiller à ne pas en abuser. »</i><o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7293739304msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rapport présente également une analyse alarmante des conséquences du fardeau de la dette publique sur la vie quotidienne des habitants des pays en développement. Il en ressort que dans les 22 pays les plus endettés (c’est-à-dire ceux dont l’encours de la dette extérieure représente plus de 200% des recettes d’exportation), 56% des habitants en moyenne ne peuvent pas se permettre une alimentation saine et nutritive. Dix-huit d’entre eux sont des pays IDA, où ce chiffre grimpe à près des deux tiers de la population.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"> Relations médias Banque mondiale</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview : Professeur Mamadi Sidibé en exclusivité :   « Le lancement de l’Association Khasso Keno sera l’occasion de mettre en scène les plus belles valeurs culturelles de la région de Kayes... »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-professeur-mamadi-sidibe-en-exclusivite-le-lancement-de-lassociation-khasso-keno-sera-loccasion-de-mettre-en-scene-les-plus-belles-valeurs-culturelles-de-la-region-de-kayes-3111839.html</link>
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<description><![CDATA[ En prélude à l’assemblée générale et au lancement officiel des activités de l’Association Khasso Keno, prévus le 6 décembre 2025 au Centre international de conférence de Bamako, ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 02:02:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Sirène a rencontré le Professeur Mamadi Sidibé, Secrétaire administratif de l’organisation. Il revient ici sur les missions, les actions et les ambitions de cette importante structure culturelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Professeur Sidibé, pouvez-vous présenter brièvement l’Association Khasso Keno à nos lecteurs ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prof Mamadi Sidibé</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> : Je suis le Secrétaire administratif du Bureau de l’Association Khasso Keno. Le mot Keno signifie Espace, et renvoie au regroupement des quatorze jamanas, ou pays, qui composent le Khasso. À l’image d’autres grandes organisations communautaires telles que Ginna Dogon, Tabital Pulaaku ou encore Irganda, les Khassonkés se sont eux aussi constitués en association culturelle reconnue par l’État et disposant d’un récépissé officiel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que se passera-t-il précisément le 6 décembre 2025 ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prof Mamadi Sidibé :</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Ce jour-là, nous procéderons au renouvellement du Bureau exécutif. Cette assemblée générale sera immédiatement suivie du lancement officiel des activités, marqué par l’organisation d’une grande soirée culturelle, festive et ouverte au public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelles ont été les principales actions de Khasso Keno durant ces cinq dernières années ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prof Mamadi Sidibé</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> : Beaucoup de choses ont été accomplies. D’abord, notre association a adhéré à la Coordination des associations pour la paix, l’entraide et le développement au Mali (CAPEDEM), une organisation de la société civile qui regroupe aujourd’hui 27 associations. Nous avons également participé à la Biennale de Mopti, et nous collaborons régulièrement avec les autorités administratives et politiques pour la gestion et la résolution des conflits dans la région de Kayes. Khasso Keno est désormais invitée à prendre part à toutes les questions relatives à la vie socio-politique et économique, aussi bien pour la région de Kayes que pour l’ensemble du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quels sont les engagements actuels de votre organisation ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prof Mamadi Sidibé</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> : Notre structure est fortement engagée dans le développement local, avec un accent particulier sur le désenclavement et la sécurisation des zones rurales. Nous travaillons étroitement avec la Coordination des associations pour le développement de la Région de Kayes (CADERKA) afin de devenir des partenaires actifs de l’État dans les efforts de développement régional et national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’attendez-vous du lancement officiel en décembre ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prof Mamadi Sidibé</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> : Ce lancement sera l’occasion de mettre en scène les plus belles valeurs culturelles de la région de Kayes. Nous donnerons une place de choix aux artistes traditionnels, mais aussi à ceux qui représentent une modernité assumée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même si l’Année de la culture touche à sa fin, Khasso Keno compte prolonger l’élan culturel et rappeler que, même symboliquement terminées, les années de la culture sont immortelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quel est votre message à l’endroit du public malien et international ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prof Mamadi Sidibé</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> : Nous lançons un appel à toutes les populations de Kayes et du Mali, aux Maliens de la diaspora et aux peuples amis du monde entier. Nous leur demandons une oreille attentive et une participation active à cet événement majeur de fin d’année. Khasso Keno est et restera une association résolument engagée pour la paix, la solidarité et le développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous exprimons par ailleurs notre gratitude à toutes les autorités, à nos partenaires et surtout à nos donateurs qui ne cessent de nous soutenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qui est Mamadi Sidibé, pourquoi avez-vous accepté de militer au sein de cette organisation ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prof Mamadi Sidibé</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> : Je suis originaire du village de Saorane, dans la commune de Sidibéla, cercle de Oussoubidiagna. Je suis Professeur titulaire, admis à la retraite depuis 2021. Aujourd’hui, j’ai mis mon expertise au service de Khasso Keno, une association déterminée à renforcer la paix, à promouvoir notre riche culture et à contribuer au développement économique et social du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Interview réalisée par Abdourahamane Doucouré du journal La Sirène <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>FESTI&#45;FEM 2025 : un festival pour promouvoir la femme malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/festi-fem-2025-un-festival-pour-promouvoir-la-femme-malienne-3111840.html</link>
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<description><![CDATA[ La première édition du Festival international des Femmes se tiendra du 4 au 7 décembre au Palais de la Culture de Bamako. L’information a été donnée le samedi 22 novembre lors d’une conférence de presse animée par Assétou Traoré, présidente de l&#039;association Cira Charity. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 01:40:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La première édition du Festival international des Femmes (FESTI-FEM 2025), prévue du 04 au 07 décembre au Palais de la Culture de Bamako, est placée sous le thème : « Femme, pilier de la paix et gendarme des valeurs socio-culturelles ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette première édition qui s’inscrit dans le cadre de la clôture de l’année de la culture décrétée par le président de la transition sera un espace inclusif visant à valoriser la femme malienne dans toute sa diversité. C’est un festival qui se veut inclusif, festif et éducatif, où vont se croiser des femmes rurales et urbaines, des artistes, des entrepreneures, des leaders, communautaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">FESTI-FEM 2025 est organisé par l’association Cira Charity et Moussow Ka Kurunta, deux associations engagées depuis plusieurs années dans la promotion et l’autonomisation des femmes, la protection des enfants vulnérables et la consolidation de la solidarité communautaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à la presse, Assétou Traoré, présidente de l'association Cira Charity, a indiqué que le FESTI-FEM 2025 sera un espace de dialogue, d’expression artistique et de mobilisation citoyenne en faisant de la culture un levier pour sensibiliser les femmes et les jeunes filles.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Selon la conférencière, l’objectif est de créer une plateforme d’échange et d’inspiration entre les femmes. « Il sera également une contribution concrète à la réconciliation nationale et communautaire », a-t-elle souligné. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le FESTI-FEM 2025 sera marqué par plusieurs activités, notamment des panels, conférences-débats, prestations artistiques ; des expositions et des dialogues intergénérationnels. Il y est attendu plus de 300 participants et il touchera 1500 femmes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdrahamane SISSOKO<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réseau routier : des routes qui s’effondrent, un ministère des Transports et des Infrastructures à l’arrêt</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/reseau-routier-des-routes-qui-seffondrent-un-ministere-des-transports-et-des-infrastructures-a-larret-3111399.html</link>
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<description><![CDATA[ Entre nids-de-poule, affaissements, chantiers à l’abandon et promesses non tenues, les routes maliennes se détériorent au rythme de l’inaction du ministère des Transports et des Infrastructures. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 01:14:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du tronçon Bamako-Kayes aux axes régionaux, le réseau routier se dégrade dangereusement, plongeant des millions d’usagers dans la frustration et l’insécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Déformations (affaissements), fissures, arrachements (nids-de-poule, écaillage) et usure de la surface : tel est le triste constat de l’état des routes au Mali. Celles-ci se dégradent de jour en jour sous le regard impuissant de la ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko. Au point que l’on se demande s’il existe réellement, au sein du gouvernement, un ministère chargé des Transports et des Infrastructures. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À partir de Bamako, à l’exception de Koulikoro et Ségou, il est difficile de rejoindre les autres capitales régionales du pays par la route, tant leur état est déplorable. Le tronçon Kayes–Bamako est révélateur de l’état préoccupant du réseau routier dans notre pays. Il illustre le manque de vision des gouvernements successifs en matière d’infrastructures routières. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis près d’une décennie, cette route, par laquelle transite une grande partie du fret malien, se trouve dans un état de dégradation avancé, sans que le ministère des Transports et des Infrastructures ne parvienne à en assurer la réhabilitation. La remise en état du tronçon Kayes–Sandaré, long de seulement 120 km, dont les travaux ont été lancés en août 2023, n’est toujours pas achevée à ce jour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce retard ne s’explique pas uniquement par l’incendie du matériel de construction de l’entreprise chargée de la réhabilitation du tronçon, perpétré en mai 2025 par des groupes armés non étatiques. Le chantier, aujourd’hui à l’abandon, accusait déjà un important retard avant cet incident malheureux et regrettable. Le train voyageur, qui avait repris du service en juin 2023, est lui aussi à l’arrêt depuis son déraillement survenu en novembre de la même année. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, son lancement, accompagné d’une forte campagne publicitaire et médiatique, avait suscité beaucoup d’espoir chez les Maliens en général et les Kayésiens en particulier. Avec des discours rassurants, le ministère des Transports et des Infrastructures avait promis une reprise rapide du trafic après l’accident. Deux ans plus tard, rien n’a changé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La non-reprise du train jusqu’ici est symptomatique des promesses non-tenues par le ministère des Transports et des Infrastructures depuis le début de la transition en 2020. D’ailleurs, à part des opérations tapageuses, ce département stratégique, sous le magistère de Dame Madina Sissoko, n’a jusqu’ici tenu que très peu de promesse, s’enlisant de jour en jour. Pourtant, Amadou Hampathé Bah disait : « en Afrique, manquer à sa parole, c’est manquer à Dieu ». L’arrêt du train voyageur, combiné à la dégradation de la route reliant Bamako à Kayes, nourrit un profond sentiment de frustration chez de nombreux ressortissants de la première région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le tronçon Banankoro–Dioro, long de seulement 45 km et dont les travaux avaient été lancés en juin 2023 à Ségou par le président de la Transition, connaît le même triste sort. Le chantier est à l’arrêt depuis l’incendie du matériel de construction, en novembre 2023, par des groupes armés non étatiques. Depuis, plus aucune avancée. À Bamako, la réhabilitation du tronçon urbain de la route nationale n°27, reliant la capitale à Koulikoro et lancée en juillet 2024, semble traîner en longueur : les travaux n’avancent pas depuis des mois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’échec d’une gouvernance routière<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant aux routes urbaines de Bamako, elles sont « plus que vieilles », pour reprendre les termes d’un ancien directeur national des Routes. La quasi-totalité devient de plus en plus impraticable en raison de leur dégradation avancée. Cette situation, qui réduit la mobilité de la population, accroît sa vulnérabilité en la plongeant davantage dans l’insécurité. Tout cela sous le regard impassible de Dembélé Madina Sissoko, qui semble manquer de réactivité. Le pire, c’est qu’elle n’arrive même pas à achever les chantiers lancés par ses prédécesseurs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, à sa nomination en juin 2021 dans le gouvernement de Choguel Kokalla Maïga, les Maliens avaient placé beaucoup d’espoir en elle. L’arrivée de cette ingénieure à la tête du département laissait espérer une nouvelle dynamique dans le secteur routier. Aujourd’hui, l’espoir est déçu sous le soleil de l’immobilisme et du manque de vision. Et évoquer le contexte sécuritaire pour expliquer l’immobilisme dans le secteur ne saurait prospérer. Il est avant tout le signe de l’échec d’une gouvernance routière. <o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Abdrahamane SISSOKO</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Eric Sékou Chelle : le poids d&amp;apos;un passé non soldé</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/eric-sekou-chelle-le-poids-dun-passe-non-solde-3111398.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/eric-sekou-chelle-le-poids-dun-passe-non-solde-3111398.html</guid>
<description><![CDATA[ À la veille du match décisif face à la RD Congo, Éric Sékou Chelle a choisi de rompre le silence. Avec une Grande Interview auprès d&#039;une jeune dame méconnue pour nous dans le microcosme médiatico-sportif. Mauvais timing mais sûrement l&#039;homme avait sa stratégie de communication. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 21 Nov 2025 12:52:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais plutôt que de recentrer l’attention sur l’enjeu sportif majeur (qualification du Nigéria à la Coupe du Monde), il a ravivé les braises d’un épisode douloureux : son limogeage à la tête des Aigles du Mali. Une sortie médiatique sincère, certes, mais révélatrice d’un homme encore prisonnier de son histoire. Car au-delà de la tactique et du terrain, l’élimination de son équipe, habituée à la grande messe sportive mondiale, s’est aussi jouée dans l’ombre des non-dits et des blessures non guéries. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chelle n’a jamais digéré son départ de la sélection malienne.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il y voit une injustice.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il en porte encore la cicatrice. Et il espérait sans doute, dans ce match aux allures de barrage, livrer aussi son propre match de réhabilitation. Mais la vérité est cruelle : en voulant régler ses comptes avec le passé, il a peut-être perdu le présent. En laissant transparaître ce besoin de justification, de revanche personnelle, il a involontairement fait glisser la mission collective vers un enjeu trop personnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’émotion a pris le pas sur la stratégie. Le vécu sur l’objectif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hier soir, sans même revenir sur ces épisodes de remplacement calamiteux qu'ils livrent chaque fois en fin de match (il a changé toute son attaque à la 60è mn) et son attitude caractérielle de coach de quartier (se bagarrer avec un membre du staff adverse et justifier sa défaite par une histoire de vaudou alors qu'il n'avait pas en face le Bénin) ou encore son esprit trop émotif (tombé dans les bras de ses joueurs après une défaite alors que c'est le contraire qui est populaire et souhaitable), hier soir donc, ce n’est pas seulement une équipe qui est tombée. C’est aussi un homme, ESC de ses initiales, qui espérait boucler une boucle, et qui s’est retrouvé face à une nouvelle impasse. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Non, Éric Chelle ne manque ni de talent ni de vision. Mais il doit apprendre dans le métier de sélectionneur ! Ne pas brûler les étapes dans la vie (il avait su bien réussir en club en Algérie, après son limogeage de la sélection nationale du Mali, avant de voir trop gros avec une sélection nationale nigériane). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les victoires ne lavent jamais les blessures intimes. Elles s’écrivent dans le silence du travail. Et pas dans l’écho des regrets. Il est temps pour lui d’écrire une nouvelle page. Une page tournée vers l’avant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moustaph Maïga (Le Cactus Malien)<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au Mali, l’économie menacée d’asphyxie logistique</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/au-mali-leconomie-menacee-dasphyxie-logistique-3111159.html</link>
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<description><![CDATA[ Les restrictions de circulation sur les axes d’approvisionnement ont mis en évidence la vulnérabilité des chaînes logistiques, particulièrement pour un pays enclavé dont 70% du fret transite par les ports de Dakar et d’Abidjan. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 08:01:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La coordination entre acteurs publics, transporteurs et opérateurs portuaires peine à suivre un contexte marqué par l’insécurité sur les routes et les perturbations d’acheminement du carburant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Port autonome de Dakar, l’interdiction des camions hors gabarit a conduit à l’immobilisation de près de 1 526 conteneurs destinés au territoire intérieur. Les entreprises de transport sont désormais contraintes d’utiliser un nombre plus réduit de véhicules conformes, ce qui crée un effet de congestion progressive et renchérit le coût du fret. Les frais cumulés de magasinage et de surestaries atteignent plusieurs centaines de millions de FCFA, affectant directement les commerçants, les distributeurs et les consommateurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dépendance logistique est un défi structurel pour les pays sans accès maritime. L’Éthiopie a fait de la modernisation du corridor Addis-Abeba–Djibouti un axe prioritaire de politique publique, incluant la relance ferroviaire pour réduire la pression sur le transport routier. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Rwanda, autre pays enclavé, a développé un système de hubs logistiques régionaux et un guichet unique électronique pour réduire les délais douaniers. Ces stratégies visent un objectif commun à savoir anticiper la vulnérabilité et la gérer avant la rupture.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le contexte actuel, l’absence d’un système de coordination permanente entre douanes, transporteurs et opérateurs privés fragilise l’ensemble de la chaîne. Les acteurs du secteur routier signalent également une multiplication des points de contrôle et des délais administratifs, qui ralentissent les livraisons et génèrent des surcoûts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cela s’ajoute la sécurité sur les corridors transfrontaliers, notamment les axes reliant les zones pétrolières de Côte d’Ivoire, du Sénégal et de Mauritanie aux centres urbains de l’intérieur. La protection des convois par les forces de sécurité demeure ponctuelle, alors que la pression des groupes armés vise précisément l’asphyxie logistique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enjeu reste le même et vise la capacité de l’État à garantir la fluidité de l’approvisionnement. Sans politique logistique planifiée, la dépendance devient fragile. Et c’est sur cette fragilité que les acteurs violents cherchent désormais à agir. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’où la nécessité non seulement de renforcer la coordination entre acteurs, mais également de développer des infrastructures telles que les ports secs et les plateformes de transit intérieur, afin de réduire la vulnérabilité des corridors et d’assurer, dans la durée, la continuité de l’approvisionnement national.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Cheick Bougounta CISSE </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre pénurie de carburant et sous&#45;financement, l’Office du Niger vacille</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/office-du-niger/entre-penurie-de-carburant-et-sous-financement-loffice-du-niger-vacille-3111160.html</link>
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<description><![CDATA[ L’Office du Niger, pivot historique de la sécurité alimentaire, se trouve sous pression alors que la pénurie de carburant ralentit la récolte et le transport du riz paddy dans son principal bassin de production. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 07:41:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Derrière les difficultés conjoncturelles liées à la crise énergétique se révèle une fragilité structurelle ancienne, liée au sous-financement, à l’irrégularité des investissements publics et à l’absence de stratégie industrielle stable pour le secteur agricole.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Office du Niger représente depuis des décennies la base de la production céréalière nationale, avec une superficie aménagée d’environ 120 000 hectares consacrés principalement au riz. En année normale, la zone assure entre 900 000 et 1 000 000 tonnes de riz paddy, soit une part décisive du riz consommé dans les centres urbains. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les campagnes de Macina, Niono et Kouroumaga, la mécanisation des récoltes dépend presque entièrement du gasoil, nécessaire aux batteuses, aux motopompes et au transport. Or, depuis la montée des difficultés d’approvisionnement en carburant à l’échelle nationale, le prix des 20 litres de gasoil destinés aux exploitations est passé de 15 000 à plus de 50 000 FCFA dans certaines zones, rendant la récolte plus coûteuse et plus lente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les producteurs redoutent des pertes importantes. Le riz paddy ne peut rester longtemps sur pied sans exposer les parcelles à l’incendie, à la prédation animale ou au vol. Dans un bassin où la marge bénéficiaire des paysans est souvent faible, le retard de quelques jours suffit à fragiliser l’équilibre de revenus déjà précaire. L’absence d’un mécanisme public d’approvisionnement prioritaire du secteur agricole en période de crise apparaît aujourd’hui comme une vulnérabilité majeure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation révèle un problème plus profond que la seule pénurie. En effet, malgré les énormes efforts consentis, l'Office du Niger ne dispose pas de moyens nécessaires à sa mission stratégique. Les investissements annuels destinés à la réhabilitation des canaux, digues et casiers sont inférieurs aux besoins techniques identifiés depuis plus de dix ans. Les programmes successifs d’aménagement de nouvelles superficies sont régulièrement annoncés, mais rarement financés ou achevés à hauteur des ambitions affichées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’examen de comparaisons internationales met en évidence l’écart de soutien public. En Égypte, pays qui dépend fortement de l’irrigation, l’État consacre environ 4% du budget national à l’entretien hydraulique et à la mécanisation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En Zambie, pays enclavé cherchant l’autosuffisance en maïs, le gouvernement subventionne à hauteur de 30 à 40% le carburant agricole et les intrants pendant les périodes critiques. Au Burkina Faso, l’Autorité d’aménagement des vallées bénéficie d’un mécanisme d’achat groupé du gasoil pour les coopératives afin de sécuriser les récoltes en période d’instabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, l’enjeu dépasse la simple production agricole. Il concerne la souveraineté alimentaire, la stabilité des prix urbains et la capacité de l’État à limiter la dépendance aux importations. La situation actuelle révèle une question centrale à savoir comment assurer une stratégie nationale de sécurité alimentaire sans politique d’appui stable, financée, planifiée et protégée des aléas conjoncturels ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Reste à savoir si cette crise pourra être transformée en opportunités par les autorités maliennes pour augmenter leur appui à l’Office du Niger afin qu’elle redevienne le rempart contre la famine, l’insécurité alimentaire et la malnutrition en assurant pleinement son l’auto-suffisance alimentaire.   <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick Bougounta CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pneumonie : une maladie évitable, mais toujours meurtrière au Mali et en Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/pneumonie-une-maladie-evitable-mais-toujours-meurtriere-au-mali-et-en-afrique-3111163.html</link>
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<description><![CDATA[ La pneumonie demeure l’une des infections les plus graves et les plus meurtrières au monde, pourtant elle reste insuffisamment perçue comme une urgence de santé publique. En Afrique, et particulièrement au Mali, elle constitue l’une des principales causes d’hospitalisation, autant chez les enfants que chez les adultes. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 07:03:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un fardeau lourd en Afrique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la pneumonie est responsable de plus d’un million de décès chaque année, dont plus de 50 % en Afrique subsaharienne. Chez les enfants de moins de cinq ans, elle tue davantage que le paludisme, la diarrhée et le VIH réunis, avec près de 490 000 décès annuels sur le continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali face à une maladie encore trop meurtrière<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, les statistiques nationales montrent que la pneumonie figure parmi les trois premières causes de consultation respiratoire. On estime à plus de 8 000 décès annuels chez les enfants, tandis que chez les adultes, les formes graves sont en nette augmentation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les chiffres récents du service de pneumologie du CHU Point G<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Service de Pneumologie du CHU Point G, centre de référence national pour les maladies respiratoires, enregistre :<o:p></o:p></span></p>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus de 2 800 consultations pour pneumonie par an, toutes formes confondues.<o:p></o:p></span></li>
<li class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Environ 950 hospitalisations annuelles pour pneumonies sévères.<o:p></o:p></span></li>
<li class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une hausse notable des formes graves chez les personnes âgées et les patients vivant avec des comorbidités :<o:p></o:p></span></li>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="circle">
<li class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal; mso-list: l1 level2 lfo1; tab-stops: list 72.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">27 % des cas graves sont liés au diabète,<o:p></o:p></span></li>
<li class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal; mso-list: l1 level2 lfo1; tab-stops: list 72.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">18 % chez les patients hypertendus,<o:p></o:p></span></li>
<li class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal; mso-list: l1 level2 lfo1; tab-stops: list 72.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">12 % chez les patients vivant avec le VIH.<o:p></o:p></span></li>
</ul>
<li class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une mortalité hospitalière d’environ 7 à 9 %, variant selon les saisons.<o:p></o:p></span></li>
<li class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant l’harmattan, les admissions pour pneumonie augmentent de 35 à 40 %, selon les données internes du service.<o:p></o:p></span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces chiffres reflètent l’importance de cette maladie, qui reste souvent sous-estimée dans les communautés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi la pneumonie reste-t-elle si dangereuse ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs facteurs expliquent cette mortalité élevée :<o:p></o:p></span></p>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal; mso-list: l2 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Retard de consultation, souvent dû à l’automédication.<o:p></o:p></span></li>
<li class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal; mso-list: l2 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Manque d’accès à l’oxygène médical, surtout dans les zones rurales.<o:p></o:p></span></li>
<li class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal; mso-list: l2 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pollution de l’air, notamment l’exposition à la fumée du bois et du charbon.<o:p></o:p></span></li>
<li class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal; mso-list: l2 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comorbidités non contrôlées (diabète, HTA).<o:p></o:p></span></li>
<li class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal; mso-list: l2 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Insuffisance de couverture vaccinale, notamment le vaccin pneumococcique.<o:p></o:p></span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des mesures simples mais essentielles<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour réduire le fardeau de la pneumonie, plusieurs actions sont essentielles :<o:p></o:p></span></p>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal; mso-list: l0 level1 lfo3; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Renforcer la vaccination contre le pneumocoque.<o:p></o:p></span></li>
<li class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal; mso-list: l0 level1 lfo3; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Améliorer l’accès à l’oxygène médical dans tous les centres de santé.<o:p></o:p></span></li>
<li class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal; mso-list: l0 level1 lfo3; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Éduquer les populations à consulter précocement.<o:p></o:p></span></li>
<li class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal; mso-list: l0 level1 lfo3; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réduire la pollution domestique (foyers améliorés, biogaz, gaz).<o:p></o:p></span></li>
<li class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal; mso-list: l0 level1 lfo3; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Développer des programmes de dépistage respiratoire précoces.<o:p></o:p></span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La pneumonie est une maladie grave mais évitable. Les chiffres du Mali et du CHU Point G rappellent l’urgence d’une mobilisation collective. Sensibiliser, prévenir et améliorer la prise en charge sont des priorités si nous voulons réduire durablement sa mortalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Dr Salif KONE</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pneumophtisiologue<o:p></o:p></span></b></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Praticien Hospitalier au CHU du Point G</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Compétitions africaines des clubs : le Stade Malien et le Djoliba AC connaissent leurs adversaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/competitions-africaines-des-clubs-le-stade-malien-et-le-djoliba-ac-connaissent-leurs-adversaires-3111161.html</link>
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<description><![CDATA[ Le tirage au sort des phases de groupes des clubs de football a eu lieu le 03 novembre en Afrique du Sud. Le Stade Malien et le Djoliba AC connaissent désormais leurs adversaires. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 02:21:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ligue des champions, le Stade Malien de Bamako évoluera dans le groupe D en compagnie de l’Espérance de Tunis de la Tunisie, Simba SC de la Tanzanie et Petro Athletico de </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">??????</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> de l’Angola. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour sa première participation à la phase de groupes de ligue des champions, les Blancs de Bamako sont tombés dans un groupe particulièrement élevé. L’Espérance de Tunis, Simba SC et Petro Athletico étant tous des habitués de la compétition, les pensionnaires de Sotuba doivent élever leur niveau de jeu pour <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>espérer sortir de la poule. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">??</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">??????</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">???????</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> : <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">????��?</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">?</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> : RS Berkane (Maroc), Pyramids (Égypte), Rivers United (Nigeria), Power Dynamos (Zambie)<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">??????</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">?</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> : Al Ahly (Égypte), Young Africans (Tanzanie), AS FAR (Maroc), JS Kabylie (Algérie)<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">??????</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">?</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> : Mamelodi Sundowns (Afrique du Sud), Al Hilal (Soudan), MC Alger (Algérie), Saint-Eloi Lupopo (RDC)<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">??????</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">?</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> : Espérance Tunis (Tunisie), Simba SC (Tanzanie), Petro Luanda (Angola), Stade Malien (Mali). <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La première journée de la phase de poules est prévue les 21, 22 et 23 novembre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En coupe de la Confédération africaine (CAF) de football, le représentant malien a hérité d’un groupe jugé plutôt abordable par les observateurs : composé de l’USM Alger (Algérie), de l’Olympic Club Safi (Maroc) et du FC San Pedro (Côte d’Ivoire). Des adversaires certes coriaces mais qui ne sont pas au-dessus des héritiers de Karonga Kéïta. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une élimination à la phase de poules serait considérée comme une contreperformance du club de  Hérémakono, qui participe pour la <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>5<sup>e</sup> fois à la phase de poules de la coupe CAF. Les Rouges qui ont déjà disputé la finale de la compétition en 2012 doivent nourrir beaucoup d’ambition en visant le titre cette année. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le tirage complet :<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">??????</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">?</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• USM Alger (Algérie)<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Djoliba AC (Mali)<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Olympic Club Safi (Maroc)<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• FC San Pedro (Côte d’Ivoire)<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">??????</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">?</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Wydad AC (Maroc)<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• AS Maniema (RDC)<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Azam FC (Tanzanie)<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Nairobi United (Kenya)<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">??????</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">?</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• CR Belouizdad (Algérie)<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Stellenbosch FC (Afrique du Sud)<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• AS Otoho (Congo)<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Singida Black Stars (Tanzanie)<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">??????</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">?</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Zamalek SC (Égypte)<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Al Masry (Égypte)<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Kaizer Chiefs FC (Afrique du Sud)<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Zesco United (Zambie)<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme pour la ligue des champions, la première journée de la coupe CAF se jouera les 21, 22 et 23 novembre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7121957607msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdrahamane SISSOKO<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de performance de la gestion du Centre de Formation des Collectivités Territoriales : D’importantes faiblesses dans l’efficacité de la gestion relevées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-performance-de-la-gestion-du-centre-de-formation-des-collectivites-territoriales-dimportantes-faiblesses-dans-lefficacite-de-la-gestion-relevees-3111162.html</link>
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<description><![CDATA[ La gestion du Centre de formation des collectivités territoriales a fait l’objet d’une vérification de performance par le Bureau du Vérificateur général sur la période allant du 1er janvier 2021 au 31 mars 2025. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 01:35:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification avait pour objectif d’une part, de déterminer dans quelle mesure les organes d’orientation, d’administration, de surveillance et de gestion du CFCT jouent pleinement leur rôle et, d’autre part, de s’assurer que la mise en œuvre des activités opérationnelles se fait en prenant en compte les critères d’économie, d’efficience et d’efficacité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les travaux ont concerné le fonctionnement des organes d’administration et de consultation, la gestion opérationnelle, la gestion des ressources humaines, la gestion des ressources financières et la gestion des matériels et équipements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les principales constatations de la vérification, accompagnées de recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées, sont les suivantes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fonctionnement des organes d’administration et de consultation <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’équipe de vérification a constaté que l’orientation pédagogique et scientifique du CFCT n’est pas efficacement assurée. Le Conseil d’Administration du CFCT n’exerce pas pleinement sa fonction d’orientation et de contrôle des activités du Centre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a ainsi recommandé au Directeur général du CFCT de solliciter le Ministre chargé des Collectivités territoriales pour la nomination des membres du Conseil pédagogique et scientifique. Quant au Président du Conseil d’Administration du CFCT, il doit veiller à la tenue régulière des sessions du Conseil d’Administration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gestion opérationnelle <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a constaté que la procédure de signature des conventions et contrats au sein du CFCT ne garantit pas une supervision adéquate de la part de l’autorité de tutelle. Le CFCT n’a pas été efficient dans la réalisation d’activités programmées. Il n’accomplit pas sa mission relative aux études et recherches en matière de décentralisation et de développement local. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi la mission a recommandé au Directeur général du CFCT de soumettre à l’autorisation préalable de l’autorité de tutelle les actes de gestion qui le requièrent, de veiller à la réalisation à temps des activités programmées et de réaliser des études et recherches conformément aux missions qui lui sont assignées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gestion des ressources humaines <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission a constaté que la gestion des ressources humaines du CFCT présente des insuffisances qui ne favorisent pas l’atteinte des objectifs. Il a été recommandé au Directeur général du CFCT de proposer une relecture du cadre organique prenant en compte les besoins et les spécificités du Centre et d’élaborer et de mettre en œuvre un plan de formation du personnel du Centre.<span style="background: yellow; mso-highlight: yellow;"><o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mobilisation des ressources financières <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission a constaté que la mobilisation des ressources de la Dotation pour les appuis techniques (DAT) n’est pas efficace pour soutenir les activités de formation. Il a été recommandé notamment au Directeur général du CFTC d’élaborer et mettre en œuvre des procédures internes spécifiques efficaces pour la mobilisation des ressources de la dotation pour les appuis techniques. Quant au Directeur général de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT), il doit respecter les procédures de mise à disposition des ressources de la dotation pour les appuis techniques au CFTC.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gestion des matériels et équipements <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission a constaté que l’état des infrastructures et équipements du CFTC ne garantit pas un appui efficace à ses prestations. Il a été recommandé à son Directeur général d’équiper,<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>suivre<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>et entretenir les infrastructures d’accueil et d’hébergement du Centre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">CCOM/BVG<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fermeture des écoles : une décision de crise, une reprise sous conditions</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/fermeture-des-ecoles-une-decision-de-crise-une-reprise-sous-conditions-3110805.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/fermeture-des-ecoles-une-decision-de-crise-une-reprise-sous-conditions-3110805.html</guid>
<description><![CDATA[ Au Mali, les cours à l’école et dans les Universités sont suspendus du 27 octobre au 9 novembre dans tout le pays. La mesure répond à une impossibilité de se déplacer et de faire fonctionner les établissements sous pénurie de carburant ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202510/image_870x580_68f3586e1d4a5.jpg" length="92276" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 17:06:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’annonce est tombée au plus fort des ruptures. Deux semaines sans école ni université, le temps de tenter de rétablir des flux minimaux d’essence et de gasoil, alors que les transports publics, les taxis et les motos sont à l’arrêt ou rationnés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministère de l’Éducation a justifié la décision par l’impossibilité matérielle pour le personnel et les élèves de rejoindre les établissements et par les risques d’attroupements en contexte de stations à sec.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La même cause immédiate, liée au blocus des carburants imposé par le JNIM depuis début septembre, et la même intention affichée par les autorités qui prévoient une reprise des cours le 10 novembre si l’approvisionnement s’améliore, après deux semaines de suspension. Parler d’improvisation ne rend pas compte de la chronologie. Les ruptures sont documentées depuis le début du mois d’octobre, les files s’allongeant à Bamako et dans plusieurs villes, alors que l’armée escortait déjà des convois sous pression.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>À mesure que la pénurie gagnait le cœur des services urbains, l’éducation est devenue l’un des premiers secteurs ingouvernables sans carburant et la décision de fermeture a pris la forme d’une gestion de crise réactive plutôt que d’un pilotage pédagogique classique. La comparaison avec l’année 2024, marquée par un report de la rentrée à cause de fortes inondations, rappelle que l’école malienne subit régulièrement des chocs extérieurs auxquels l’administration répond par des ajustements de calendrier plutôt que par des suspensions prolongées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question d’une prorogation au-delà du 9 novembre dépend donc de variables entièrement matérielles : volumes réellement entrés, stabilité des axes, capacité des stations à rouvrir, et reprise minimale des transports. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’heure où l’accord d’importation avec la Russie est présenté comme une voie de soulagement, l’absence d’un calendrier public de livraison et de distribution laisse subsister une incertitude. Si l’approvisionnement ne s’améliore pas, la fermeture des écoles pourrait être prolongée. En revanche, si les convois reprennent et que la mobilité revient à la normale, les cours pourront reprendre comme prévu, avec un calendrier scolaire ajusté pour rattraper le retard.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un pays qui affronte simultanément l’insécurité et l’enclavement énergétique, le secteur de l’éducation devient mécaniquement le thermomètre des crises. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B. CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mauritanie&#45;Mali: l’arrêt de la transhumance du bétail nourrit bien d’inquiétudes</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/elevagepeche/mauritanie-mali-larret-de-la-transhumance-du-betail-nourrit-bien-dinquietudes-3110801.html</link>
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<description><![CDATA[ Près de 70% des 30 millions de têtes qui constituent le cheptel mauritanien s’alimentent dans les pâturages du Mali. Mais depuis que Bamako a décidé de fermer ses frontières, les éleveurs mauritaniens ne peuvent plus nomadiser à la recherche de prairies naturelles pour leurs bêtes. Les conséquences peuvent être terribles. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 16:45:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’arrêt de la transhumance du cheptel mauritanien vers le Mali aura des conséquences très néfastes sur l’économie mauritanienne et pourrait engendrer des tensions sociales au niveau des quatre régions de l’Est et de Sud-Est limitrophes du Mali : Hodh el Charki, Hodh el Gharbi, Assaba et Guidimakha.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’arrêt de la transhumance peut avoir des impacts socioéconomiques dans un pays où le secteur de l’élevage est l’un des principaux piliers de l’économie et représente environ 10,1% du PIB en 2020, 70% de la valeur ajoutée du secteur rural et emploie 10% de la population active. Mohamed Maouloud, président de l’Union des Forces de Progrès (UFP/opposition) et Alioune Kane, cadre du Groupement National des Associations Pastorales, évoquent cette fermeture avec une vive inquiétude et tirent la sonnette d’alarme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«La fermeture de la frontière avec le Mali était prévisible à cause de l’insécurité. Cependant, cette mesure a de graves conséquences pour nos éleveurs qui se retrouvent dans l’impossibilité de transhumer vers les pâturages du Mali». Une situation face à laquelle le gouvernement mauritanien n’a pas anticipé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Rien n’a été fait pour se préparer au pire. Aujourd’hui, la frontière est fermée. Nous avons tous nos éleveurs dans les deux Hodh, l’Assaba et le Guidimakha, mais pour combien de temps encore? D’ici quelques mois, il leur sera impossible d’y rester». Une absence de solution pourrait provoquer la perte d’une importante partie du bétail, une des principales richesses de la Mauritanie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alioune Kane, cadre du Groupement National des Associations Agropastorales, est inquiet : «Le gouvernement malien a publié une circulaire pour dire stop à la transhumance du cheptel mauritanien sur son territoire. Plus de 70% du bétail mauritanien transhume vers le Mali. C’est un problème pour l’Etat et surtout pour les éleveurs que nous sommes. L’état prend déjà des initiatives pour faire face à la nouvelle situation, mais nous lançons un appel, aux partenaires techniques et financiers».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces derniers sont invités à accompagner un projet de développement de culture fourragère et d’alimentation en eau dans certaines régions. Entre ovins et caprins, bovins et camelins, la Mauritanie compte plus de 30 millions de têtes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)/afrique.le360.ma</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CSDM France : le bureau d’Europe récuse Beydi Dramé et réaffirme son unité autour de Mohamed Chérif Haïdara</title>
<link>https://www.maliweb.net/maliens-de-lexterieur/csdm-france-le-bureau-deurope-recuse-beydi-drame-et-reaffirme-son-unite-autour-de-mohamed-cherif-haidara-3110800.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Conseil supérieur de la diaspora malienne de France (CSDM-France) a tenu, le samedi 25 octobre, un point de presse déterminant à Paris. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 16:37:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Placée sous la présidence de Mme Mariétou Diallo, cheffe du bureau France, et soutenue par le président national du CSDM, Mohamed Chérif Haïdara, cette rencontre a permis de lever le voile sur plusieurs zones d’ombre concernant la vie interne de l’organisation et de trancher, une fois pour toutes, sur le cas Beydi Dramé, ancien membre, désormais exclu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un point de presse sous le signe de la clarté</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Animé par M. Kaloga et Mme Geneviève Ouattara, maîtres de cérémonie du jour, le point de presse s’est articulé autour de trois axes majeurs : la genèse et la légitimité du CSDM, la division interne au bureau France et l’exclusion de M. Dramé*, et enfin, l’ingérence supposée d’un ministre de la République dans les affaires internes de l’organisation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le premier point, Mme Mariétou Diallo et Mme Mariam Coulibaly ont retracé avec précision la création du CSDM, documents officiels à l’appui. Elles ont insisté sur la légalité et la légitimité du bureau actuel, reconnu par les autorités compétentes et soutenu par le président Haïdara.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exclusion de Beydi Dramé : une décision assumée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le deuxième point, le plus attendu, concernait la crise interne qui secoue depuis plusieurs mois la section France du CSDM. Les conférencières ont expliqué en détails les raisons ayant conduit à l’exclusion de M. Beydi Dramé, d’abord du bureau de France, puis du bureau international. Selon les responsables du CSDM-EF, M. Dramé aurait eu des comportements déplacés et contraires aux valeurs de l’organisation, allant jusqu’à créer une structure parallèle concurrente au CSDM.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pire encore, il est accusé d’avoir emporté le récépissé officiel de l’association ainsi que le contenu de la caisse, provoquant de graves dysfonctionnements au sein du bureau. Les responsables ont souligné que les justices française et malienne ont toutes deux condamné M. Dramé pour utilisation frauduleuse du nom et du logo du CSDM, confirmant ainsi la position du bureau dirigé par Mme Diallo.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des ingérences politiques dénoncées<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le troisième point du jour a révélé un aspect plus politique : l’implication présumée d’un ministre de la République du Mali dans les affaires internes du CSDM. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon Mme Diallo, cette intervention aurait contribué à freiner l’exécution des décisions de justice rendues contre M. Dramé, alimentant ainsi la confusion au sein de la diaspora. Le bureau du CSDM-EF a profité de cette tribune pour remercier les autorités de la Transition malienne pour leur vigilance et leur refus de délivrer un récépissé parallèle au sieur Dramé. « Nous saluons la rigueur de l’État malien et sa reconnaissance du seul et unique CSDM, dirigé par Mohamed Chérif Haïdara », a déclaré Mme Diallo sous les applaudissements de l’assistance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un appel à la cohésion et à la transparence<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, le CSDM-EF a réaffirmé son engagement pour l’unité de la diaspora malienne et appelé les autorités à plus de transparence et de vigilance dans leur interaction avec les structures de la diaspora. Le bureau a également renouvelé son soutien indéfectible à Mohamed Chérif Haïdara, « président légitime du CSDM », dont le travail constant pour l’amélioration des conditions de vie des Maliens de l’extérieur est unanimement salué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le RECOTRADE s’engage pour la réconciliation<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le point de presse s’est achevé sur une note d’espoir. Le Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE), représenté par M. Issa Sylla et M. Kaloga, a réaffirmé son engagement à favoriser une issue pacifique à la crise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Le CSDM est une grande famille, et comme dans toute famille, les désaccords doivent se régler dans le dialogue et le respect », ont-ils déclaré. En somme, cette journée du 25 octobre marque un tournant décisif pour le CSDM-France. L’organisation, désormais unie autour de Mme Mariétou Diallo et de son président national Mohamed Chérif Haïdara, entend poursuivre sa mission au service de la diaspora malienne, dans la légalité, la transparence et la cohésion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Correspondance Particulière</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : Pour une gestion rationnelle et apaisée de la crise du carburant</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-pour-une-gestion-rationnelle-et-apaisee-de-la-crise-du-carburant-3110799.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali traverse une crise d’approvisionnement en carburant dont les répercussions touchent les citoyens, les forces de défense, les services sociaux, les entreprises et l’ensemble de la chaîne de mobilité. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 16:34:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les longues files d’attente, les stations prises d’assaut, les surenchères, les pertes de revenus et les tensions sociales créent un climat de fatigue, de stress collectif et de frustration légitime. Cette situation met à l’épreuve notre cohésion nationale et notre capacité à organiser rationnellement la gestion d’une ressource temporairement rare.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, cette crise n’est pas une fatalité. D’autres pays confrontés à des pénuries similaires ont démontré qu’une approche fondée sur la méthode, la transparence et la discipline pouvait réduire rapidement les files d’attente et restaurer la confiance. Le Mali peut et doit en faire autant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi les files d’attente persistent<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les files actuelles résultent de trois facteurs combinés : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Une demande concentrée, amplifiée par la peur. Notre pays consomme en moyenne entre 3,2 et 3,5 millions de litres par jour, alors que l’offre livrée ces derniers jours ne couvre parfois que 50 à 60% des besoins urbains, créant mécaniquement un effet d’embouteillage humain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Une logistique sous tension. Les corridors doivent être sécurisés, les livraisons sont irrégulières et la répartition entre stations reste parfois inefficace. 3. Un déficit d’information et de visibilité. Les rumeurs remplacent souvent l’information officielle, provoquant des ruées soudaines qui aggravent les files. Autrement dit : nous vivons autant une crise d’organisation qu’une crise d’approvisionnement. C’est précisément sur l’organisation que nous pouvons agir immédiatement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Recherche Opérationnelle : une méthode pour réduire les files et rétablir l’ordre<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Recherche Opérationnelle (RO) est un outil scientifique utilisé dans les armées, les réseaux de transport, la logistique pétrolière, les ports et les grandes entreprises pour optimiser les flux, réduire les files d’attente et allouer rationnellement des ressources limitées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Appliquée à notre situation, elle permet de : réduire les files en organisant l’accès et en répartissant la demande par créneaux ; accélérer la distribution en optimisant les tournées des camions-citernes ; allouer le carburant selon des priorités claires, pour éviter le chaos ; anticiper les tensions par la simulation plutôt que de réagir dans l’urgence ; offrir de la visibilité aux citoyens, pour calmer la peur et le désordre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plan d’urgence en 10 mesures (sur 30 à 60 jours)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Créer une Cellule de Coordination Logistique et RO rattachée au CIGCC et à l’ONAP, dotée d’un pouvoir d’arbitrage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Prioriser la distribution : d’abord Sécurité et Périmètre d’État, ensuite Santé, puis Transport, puis Agricole, enfin Grand public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Dédier des stations par catégorie (taxis, SOTRAMA, services d’État, grand public…) pour casser les files mixtes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Organiser l’accès par créneaux horaires afin d’éviter les pics de demande. 5. Optimiser les tournées de camions par une méthode mathématique de type Vehicle Routing Problem (VRP).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6. Instaurer un quota temporaire par véhicule, pour partager l’effort sans injustice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">7. Sécuriser les corridors et citernes prioritaires par escortes ciblées. 8. Publier une communication unique et quotidienne, à heure fixe, pour couper les rumeurs. 9. Établir la cartographie réelle de la demande (communes et régions) afin d’adapter la distribution. 10. Évaluer et ajuster chaque semaine, sur la base d’indicateurs et non d’impressions. Avec cette organisation, il est réaliste d’espérer réduire de plus de 50% les files en trois à quatre semaines, tout en restaurant l’ordre et la visibilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le succès repose sur trois principes : une chaîne de décision claire, alignée sur l’intérêt général ; une gestion par les données, et non par la rumeur ; une communication honnête, calme et rationnelle, pour apaiser et unir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Message aux citoyens<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La situation actuelle est difficile et éprouvante. Elle exige de nous patience, civisme et solidarité. Le carburant disponible sera distribué de manière organisée, transparente et équitable, afin que chaque famille, chaque service essentiel et chaque secteur vital puisse continuer à fonctionner. Aucun pays ne traverse l’épreuve dans la confusion. Ensemble, dans le calme et la discipline, nous surmonterons cette crise et servirons l’intérêt supérieur de la nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise du carburant que traverse le Mali peut être surmontée par l’organisation, la transparence et la méthode. La Recherche Opérationnelle offre un cadre moderne, rationnel et éprouvé pour réduire les files, sécuriser les flux, garantir la continuité des services vitaux et restaurer la confiance. Le désordre n’est pas une fatalité. La solution existe : elle repose sur la science, la discipline, la coordination et l’unité nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Harouna Niang/Ancien Ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements du Mali<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Football : la ligue de Ségou conteste avec véhémence le repêchage en ligue 1 du FC Diarra de Bamako par le Comité exécutif de la Femafoot</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/football-la-ligue-de-segou-conteste-avec-vehemence-le-repechage-en-ligue-1-du-fc-diarra-de-bamako-par-le-comite-executif-de-la-femafoot-3110798-3110798.html</link>
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<description><![CDATA[ Le repêchage du FC Diarra en championnat national de football professionnel, à la suite de l’absorption de l’AS Police par l’USFAS, par le Comité exécutif de la Fédération malienne de football, est vivement contesté par la ligue régionale de football de Ségou. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 16:31:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la suite de l’absorption de l’AS Police par l’USFAS, le Comité exécutif de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), réuni le jeudi 16 octobre en séance ordinaire, a décidé de repêcher le FC Diarra de Bamako, classé 13e au terme du championnat national 2024-2025 de football, afin de maintenir l’effectif à 14 clubs, conformément aux dispositions de l’article 27 de la FEMAFOOT.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cours de la même rencontre, le comité exécutif de la FEMAFOOT a pris acte de l’absorption de l’AS Police par l’USFAS. « Ces décisions s’inscrivent dans le cadre de la bonne gouvernance du football malien et visent à préserver l’équilibre sportif et institutionnel du championnat national », peut-on lire dans un communiqué daté du 21 octobre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sauf que cette façon de faire, en l’occurrence le repêchage du FC Diarra de Bamako en ligue 1 de football, par le Comité exécutif de la FEMAFOOT, irrite la ligue régionale de football de Ségou. Dans un communiqué daté du 24 octobre, la ligue de la cité des Balazans, qui conteste la décision du Comité exécutif de la FEMAFOOT, parle de « repêchage maladroit en Ligue 1 du FC Diarra de Bamako ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans sa missive, la ligue de Ségou indique que : « aucune disposition des Statuts, Règlements Généraux ou Spécial de la Ligue 1 ou de la Montée en D1 ne prévoit un tel repêchage, surtout sans validation en Assemblée Générale, même en cas non prévu et force majeure qui se fonde, là aussi, textuellement et obligatoirement sur *LE DROIT ET LA JUSTICE* ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon la ligue de la Cité des Balazans, la FEMAFOOT fait une interprétation extensive et erronée de l’article 27 pour justifier une modification structurelle, sans consultation ni procédure valide, alors que la FEMAFOOT a maintenu des effectifs variables (23 à 16 clubs chaque saison) de 2018 à 2024 sans altérer cet article. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au regard de ce qui précède, la ligue de Ségou exige la suspension de la décision jusqu’à ce qu’une expertise juridique indépendante se prononce sur la conformité avec les textes. Elle demande par la même occasion la mise en place d’une concertation urgente avec toutes les parties prenantes avant toute réforme structurelle. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À défaut, prévient la ligue régionale de Ségou de football, les assemblées et instances sportives nationales et internationales, ainsi que le ministère des Sports, seront saisis pour recours, afin de défendre l'intégrité des compétitions sportives nationales, l'équité et la crédibilité du football malien. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le comité exécutif de la FEMAFOOT va-t-il accéder à la demande de la ligue de Ségou afin d’éviter une nouvelle crise à notre football national ? Bien malin celui qui pourra répondre à cette question tant les deux parties sont loin d’être sur la même longueur d’onde. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Abdrahamane SISSOKO</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Du commerce légal au marché noir : de moyens de transport à armes de guerre</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/du-commerce-legal-au-marche-noir-de-moyens-de-transport-a-armes-de-guerre-3110566.html</link>
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<description><![CDATA[ Notre enquête révèle l’exclusivité des modes d’acquisition évolutifs des motos. Dans la région septentrionale du Bénin, le marché noir de moto est très poussé et incontrôlé. « Une moto en vente se distingue facilement. Il suffit d’accrocher au guidon une feuille d’arbre verte pour signifier que la moto est en vente», explique Olivier N’tcha, un revendeur de motos dans le Borgou. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 13:01:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les achats massifs pouvant réveiller des suspicions, les réseaux s’adaptent à la vigilance croissante des forces de sécurité. « Aujourd’hui, les achats se font à l’unité, via plusieurs intermédiaires », explique Dr Abdel Aziz Mossi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Gat s’appuient souvent sur des complicités locales. Dans certaines localités comme Malanville ou Djougou, où les jeunes vont travailler dans des champs au Nigeria voisin pendant les saisons agricoles, des mécaniciens, des commerçants, à leur retour, revendent leurs motos sans vraiment se soucier de l’identité des acheteurs. « On vend la moto pour repartir travailler. Mais qui nous empêche de vendre à qui on veut ? », s’agace Badarou, un jeune de Bakou, commune de Djougou, rencontré dans la commune de Tchaourou.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autrefois, des points comme Cinkansé, au nord du Togo, étaient stratégiques dans cette filière. Mais la surveillance accrue des forces de l’ordre a fait migrer les réseaux vers le Nigeria. Dans le Borgou, notamment dans la commune de Tchaourou au Bénin, un nouveau corridor s’est imposé via Kabo. Sur place, des dizaines de jeunes tout couverts de poussière, arrivent avec des motos neuves, encore emballées dans du plastique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrairement à la région de Malanville où ce sont les marques Kasea, Skygo ou Sanili qui sont les plus utilisées, ici, c’est la marque bajaj qui domine. Elle est achetée à Tchikandou au Nigeria pour les positions de Ségbana, Nikki, mais également Kishi, Ibadan, Shaki, Oyo via la route non revêtue de Kabo pour les demandeurs de Parakou, de Tchaourou et de Djougou au Bénin. Les engins sont revendus rapidement, parfois dans la discrétion, parfois au vu de tous. « Vous voyez un jeune qui revient avec une moto neuve et du jour au lendemain, il la revend, on ne sait à qui, avant de reprendre la route de l’exode », confie, le chef du village de Gorobani, Arouna Sidi. Selon ce dernier, la pratique est monnaie courante dans la région. Plus loin Silas Koma, Conseiller local de Guessou peul, un village administratif de l’arrondissement de Partago, commune de Djougou, affirme que la vente des motos n’est pas réglementée au niveau local. « Les élus n’ont aucun regard sur le marché de motos. Chacun est libre de disposer de sa moto comme il entend», fait savoir Koma.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Le client paie plus cher quand il comprend les risques encourus pour acheminer la moto », explique un revendeur. « Si vous êtes prêts, je peux vous emmener le nombre de motos que vous souhaitez avoir », propose Safiou avant d’avancer qu’en période de saison sèche, les commandes avoisinent la dizaine de motos en deux ou trois jours. Un ancien Naï-Naï devenu agent dans une administration dans la région voit ce secteur, auquel il a appartenu cinq ans en arrière, comme une source de ravitaillement en motos pour les Gat. « L’identité, la provenance et l’usage qu’en fera le client importe peu. L’essentiel pour les Naï-Naï, c’est l’argent », affirme-t-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De plusieurs témoignages, il se dégage une constante : des personnes achètent de manière légale et revendent dans la clandestinité à ces organisations. C’est d’ailleurs la stratégie d’achat détaillé adoptée par les Gat, selon le socio-anthropologue Abdel Aziz Mossi. « Vous avez aussi des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>gens qui achètent leurs motos qui les utilisent quelques jours et qui leur revendent à prix très élevé », ajoute l’enseignant d’université.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un impact considérable sur les économies locales<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un entretien, Arouna Sidi, Chef du village de Gorobani dans la commune de Djougou, souligne l’apport du prix d’une moto pour une famille. « L’argent issu de la vente d’une moto sert à célébrer des mariages pour les jeunes. Également cela permet à certains de construire des logements», explique l’élu local. « Cet argent sert à construire des chambres, à acheter des parcelles, à faire de l’élevage, à entreprendre des activités économiques. Cela permet aussi de nourrir la famille avec des provisions en vivres, à payer des dettes et j’en passe », confirme Bousso Théophile, jeune aventurier rentré du Nigeria voisin..<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais ce qui peut paraître comme un avantage personnel dissimule en réalité un impact préoccupant sur les économies locales. Dans un rapport intitulé ‘‘Motos et groupes armés au sahel : Anatomie d’un marché régional’’, Dr Eleanor Beevor démontre comment la criminalité liée aux motos et ses déclinaisons sont une source de déstabilisation pour les économies locales en Afrique de l’Ouest et dans le cadre plus large du conflit au Sahel. Si des acteurs locaux rencontrés dans le cadre de cette enquête se réservent de chiffrer les livraisons en raison du non-archivage des commandes, l’exclusif travail du chercheur du GI-TOC présente des liens directs avec les Gat. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’analyste principale à l’Observatoire des économies illicites en Afrique de l’Ouest à la GI-TOC révèle qu’à Djougou et à Malanville dans le nord du Bénin, des commerçants interrogés en février 2023, ont estimé que les groupes armés achetaient au moins une douzaine de motos neuves par mois dans leurs aires.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« Une personne à Malanville a déclaré qu’une douzaine de motos au moins y étaient achetées contre au moins quinze à Djougou selon un vendeur de motos », peut-on lire dans ce document de 37 pages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Kandi, à un peu plus d’une centaine de kilomètres de Malanville, un magasin de vente de motos de marque Sanya et Quingo a été fermé en 2022 avant d’être rouvert en 2024 sous grande surveillance, par les autorités sécuritaires locales. La quantité des ventes mensuelles a<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>laissé croire que ce magasin pourrait être une source de ravitaillement pour les Gat, rapporte une source locale sans préciser le nombre exact. Une autre estime la quantité à plus d’une dizaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’implication prononcée des motos dans des actes criminels a conduit à des restrictions dans certains milieux. Par exemple au Nigeria en 2019, selon une révélation d’enquête journalistique,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’armée nigériane a interdit l’utilisation de motos dans sept États du nord, dont Zamfara. “Les autres États sont Kaduna, Kano, Katsina, Sokoto, Kebbi et Niger. L’armée avait déclaré avoir constaté l’utilisation de motos par des bandits armés, des ravisseurs, des criminels et leurs collaborateurs, comme outils de perpétration de crimes ; d’où cette interdiction”, rapporte Daily Trust. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Bénin l’interdiction de la circulation motorisée n’est pas formelle. Des sources sécuritaires admettent qu’aucune mesure spécifique n’est prise contre les engins à deux roues. Cependant il existe un couvre-feu dans certaines régions comme Karimama, Cobly, Matéri. Cette limitation de locomotion court de 20 heures à 6 heures et concerne également les piétons. Elle intègre la liste des mesures anti-terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des clients atypiques aux gros moyens<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Ségbana, Karimama et Malanville, des zones frontalières où les échanges commerciaux sont aussi courants que les traversées du fleuve, certains clients attirent particulièrement l’attention. Ce ne sont ni des commerçants ordinaires ni des villageois pressés mais plutôt les membres des Groupes armés terroristes (Gat). Ils se déplacent généralement en équipe, parfois armés, à en croire les témoignages des locaux. Ils sont reconnaissables non pas à leur visage mais à leur comportement d’achat peu commun, insistent nos sources.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Mon patron vendait à tout le monde sans distinction, jusqu’au jour où la communauté a attiré son attention sur le profil de ces clients particuliers », raconte un assistant de kiosquier de Karimama. Selon lui, pour dissuader ces individus, le vendeur avait décidé de tripler les prix. Une stratégie censée créer une barrière économique. Mais le résultat fut tout autre : « À notre grande surprise, ils ont payé sans broncher. Ils n’ont même pas discuté les prix».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En dehors donc des intermédiaires locaux, les membres des Gat ont la possibilité de se déguiser en client ordinaire. « Il y a quelques signes qui peuvent indiquer aux vendeurs que ce ne sont pas des personnes bien intentionnées, notamment le fait de ne pas débattre du prix, le fait d’avoir des billets neufs,… ça peut être des indices qui peuvent attirer l’attention de celui qui est instruit ou de celui qui est informé », indique Dr Mossi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’il s’agisse de biens de consommation, de logistique ou de déplacements, les Gat semblent disposer de ressources financières leur permettant de contourner les restrictions sociales et économiques qui freinent le citoyen ordinaire. Soumana, un habitant de Karimama , confirme cette tendance en évoquant les traversées du fleuve. « Pour une traversée de cinq minutes, ils paient jusqu’à 30 000 FCFA, soit environ 50 USD, contre moins de la moitié d’un dollar soit 200 ou 300 FCFA pour les passagers ordinaires », témoigne-t-il. Pour un passeur sur le fleuve, ce montant est une ressource importante. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’argent devient un passe-droit, facilitant des mouvements qui échappent au contrôle des autorités locales et des forces de sécurité. L’un des témoignages les plus édifiants, c’est les aveux de ce conducteur de taxi-moto de Kalaé jugé à la Cour de répression des infractions économiques et de terrorisme (Criet) pour soutien logistique à groupe djihadiste. Dans sa confession, il déclare que les activités d’acheminement de vivres et munitions d’armes au profit des groupes armés terroristes lui rapportaient quotidiennement 20 000 à 50 000 Fcfa, (33,33 USD à 83,33 USD).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Force est de constater que la puissance d’achat des Gat leur permet non seulement d’obtenir ce qu’ils veulent, mais aussi de s’insérer dans les circuits économiques locaux sans résistance immédiate. Une stratégie efficace, qui repose sur l’intimidation passive et le pouvoir de l’argent dans des zones souvent marquées par la pauvreté. « C’est un profit pour les revendeurs des pièces détachées et des vendeurs de motos clandestins », témoigne Mourtala D., un conducteur de taxi moto rencontré à Guéné. « Pour acheter une moto de 400 000 FCFA (715 USD – Ndlr), les personnes malveillantes sont prêtes à la payer à 600 000 voire 700 000 FCFA (soit 1 076 à 1251 USD- Ndlr) sans trop discuter », confie notre source.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« L’accès aux pièces de rechange représente également un enjeu majeur. Il existe pourtant un mode opératoire bien connu. Un groupe à la recherche d’une nouvelle implantation recherchera très souvent des contacts avec les fournisseurs potentiels en termes de denrées alimentaires ou de pièces de rechange. Il est clair que nous ne verrons pas dans ce cas de terroristes en armes faire leurs achats. C’est de manière très simple et souvent sans le savoir que des commerçants vont voir une opportunité d’améliorer leur chiffre d’affaires avec ces nouveaux arrivants qui n’ont aucun intérêt à attirer l’attention. L’influence, l’emprise et le contrôle viendra plus tard», décrit l’officier, analyste en renseignement et consultant en sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Abdel Aziz Mossi, spécialiste des questions d’extrémisme violent, de radicalisation et de terrorisme, y voit un marché très important en termes économiques : « Ce sont des centaines de motos qui sont vendues par mois, des milliers de motos par an. Cela a un impact important aussi bien sur l’économie de ces pays que sur la vie quotidienne des populations qui, d’une certaine façon, profitent de la vente de ces motos; soit en tant qu’intermédiaires soit en tant que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>revendeurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’accès aux pièces de rechange représente également un enjeu majeur. L’analyste en renseignement et consultant en sécurité explique le mode opératoire des Gat. « Un groupe à la recherche d’une nouvelle implantation recherchera très souvent des contacts avec les fournisseurs potentiels en termes de denrées alimentaires ou de pièces de rechange. C’est de manière très simple et souvent sans le savoir que des commerçants vont voir une opportunité d’améliorer leur chiffre d’affaires avec ces nouveaux arrivants qui n’ont aucun intérêt à attirer l’attention. L’influence, l’emprise et le contrôle viendront plus tard», décrit l’analyste en renseignement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En majorité, les Nigérians sont les détenteurs de ce commerce des pièces de rechange. Les boutiques et magasins de pièces détachées ouverts dans presque toutes les régions du pays sont tenues par les ressortissants du pays voisin communément appelés ‘‘Ibo’’. Devant son kiosque de vente de pièces de rechange, Ngozi, la quarantaine, attend les clients. Assis dans un fauteuil en plastique à l’ombre de son kiosque dans une température au-delà de 40°C, il nous accueille dans une ambiance de convivialité, un accueil ordinairement réservé aux clients. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après les civilités, nous lui arrachons quelques mots sur son activité. « Je vends les pièces de moto depuis que j’avais environ 20 ans. J’ai fait Parakou, Kandi et d’autres localités du Bénin auprès d’un aîné, avant de voler par mes propres ailes. C’est du Nigéria que nous emmenons ces pièces détachées pour engins. Il y a des boulons, des pneus, des câbles, des caoutchoucs, des pièces de moteur de tous genres, selon les marques et les tailles des engins », confie notre interlocuteur dans un français approximatif. Comme les autres acteurs qui ne s’intéressent qu’aux recettes, Ngozi se soucie peu du profil de ses clients. « Comment voulez-vous que j’accable mes clients de questions avant de leur vendre ce qu’ils recherchent ? », réagit-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la maintenance des engins, nous avons pu rencontrer et échanger avec un ancien prisonnier d’un groupe armé terroriste dans l’Alibori. Dans le souci de garantir sa sécurité, nous décidons de le rapporter en anonymat. Pour avoir passé plusieurs jours avec les groupes armés terroristes, il dévoile ce dont il dit avoir été témoin pendant sa captivité pendant plus d’une semaine dans le parc W, une réserve de biosphère partagée entre le Bénin, le Niger et le Burkina Faso. « Parmi les groupes armés, il y a des membres qui se chargent de dépanner les engins de combats. Ils ont suffisamment de stocks de pièces détachés », raconte Boubacar. Selon ce dernier, des mécaniciens régulièrement installés dans les bases des Gat au sein des forêts font tourner les moteurs et s’assurent de leur bon état avant les assauts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand la moto devient rançon<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lien entre ce trafic et les groupes armés violents devient encore plus préoccupant lorsqu’on observe les pratiques d’enlèvements au nord-ouest du Nigeria. « Les familles doivent payer des rançons sous forme d’argent, de motos ou même de vivres. Parfois, les motos deviennent littéralement la monnaie d’échange », confie Lami Sadiq, journaliste nigériane qui s’empresse de donner un exemple. Dans une publication, Daily Post, un média nigérian, rapporte que des bandits réclament une rançon de 44 000 000 N (16 145 206 FCFA ou 28 786 USD), ainsi que 10 motos contre la libération Bashir Aliyu Abara Gummi, chef du bureau de l’État de Zamfara de la Commission d’allocation et de fiscalité de mobilisation des revenus. Ces rançons, une fois collectées, alimentent les besoins logistiques des groupes armés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi les groupes les plus actifs dans cette zone figure<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les ‘‘Lakurawas’’, un groupe armé opérant entre le nord-ouest nigérian et le nord-est du Bénin, comme le renseigne Clingendael Report dans un rapport sur les liaisons dangereuses le long des frontières entre le Bénin et le Nigéria. Ces derniers, soupçonnés d’être affiliés à l’État Islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), mènent des incursions répétées à Malanville, Segbana ou encore Kalalé, avec pour objectif d’étendre leur territoire. Un autre rapport de la Fondation Konrad-Adenauer présente à sa page 16 le banditisme béninois et menace venant du Nigéria. Selon des sources locales, ces groupes utilisent les motos pour des attaques rapides, mais aussi comme moyen de transport des marchandises illicites, d’armes et de ravitaillement. En octobre 2018, révèle le Clingendael Report cette branche d’extrémistes violents est soupçonnée d’être affiliée à l’Etat Islamique en Afrique de l’ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, le réseau de trafic d’engins s’est répandu aussi rapidement comme l’extrémisme violent en Afrique de l’ouest. Vendredi 23 mai 2025, dans une déclaration faite à Ouagadougou au sein du Groupement des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS), le ministre de la Sécurité burkinabé, Mahamadou SANA, a annoncé la saisie de trois camions transportant plus de 160 tricycles et plus de 900 motos de type Aloba. Selon ses propos, ces véhicules ont été interceptés depuis le 7 avril 2025, alors qu’ils se dirigeaient vers la ville de Korhogo, en République de Côte d’Ivoire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il indique qu’à la date du 23 mai, soit plus d’un mois après la saisie, aucune réclamation n’a été enregistrée auprès des services compétents. Cela laisse échapper les premières conclusions des investigations : ces engins seraient destinés à des zones à risque et financeraient le terrorisme dans la sous-région, selon le Ministre de la Sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vols, pillages, butins de guerre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En dehors des achats directs ou des rançons, les groupes armés se procurent également des motos par vols ou saisies lors d’attaques armées. En mai dernier, le JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué la saisie de près de 200 motos lors d’une série d’attaques dans la région du Sahel. À travers un bilan diffusé sur les réseaux sociaux, le groupe évoquait aussi la mort de 560 militaires, la capture de plus de 900 armes et 19 véhicules. La même communication a été faite dans le mois de juin 2025 où le même groupe affirme avoir emporté plus de 130 motos après des combats, soit environ un mois après la présentation du précédent butin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi, le rapport de la Fondation Konrad-Adenauer renseigne à sa 18e page, sur des cas de vols répétés de motos dans le département de l’Alibori par des hommes armés. La même source décrit les mouvements motorisés des groupes armés dans la région. La question du ravitaillement en engins est complexe avec diverses formes qui tiennent compte des réalités et conditions selon les régions. Le phénomène des motos dans la zone nord du Bénin, autrefois synonyme de mobilité, est devenu un enjeu géopolitique, sécuritaire et économique majeur. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce marché informel, structuré autour des Naï-Naï et bras valides des régions, alimente à la fois les économies locales et les réseaux criminels transfrontaliers. Malgré les actions visant à réduire leur marge de manœuvres, les organisations criminelles continuent de se forger des mécanismes pour se procurer les motos. À l’heure où les menaces terroristes gagnent du terrain, maîtriser la circulation de ces engins devient une urgence stratégique. C’est pourquoi le socio-anthropologue Mossi déclare : « La lutte doit être continue, la vigilance doit être aiguisée et les populations doivent être sensibilisées pour être attentives ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi, propose le spécialiste, il est nécessaire d’initier des formations à l’endroit des vendeurs de motos qui peuvent se retrouver, de manière innocente, inconsciente, à vendre des motos à des personnes mal intentionnées. « Il va falloir former ces vendeurs à la détection des signes d’alerte précoce de la présence de ces personnes ou de leur implication dans des opérations d’achat des motos », conclut l’universitaire. Cependant, relève le consultant en sécurité, « tant qu’un approvisionnement extérieur est possible, en provenance d’un autre pays, les groupes terroristes seront toujours capables d’acheter, et réparer leur meilleur outil». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi cet ancien soldat recommande une mesure à l’échelle de la sous-région. « Pas de permis, pas d’achat, ni de la moto, ni des pièces, avec contrôle des inventaires par les autorités, serait déjà une première étape. Si d’une manière globale les autorités de la sous-région prennent de véritables dispositions par rapport à ce problème, cela affectera au moins un facteur de mobilité essentiel à ce fléau qu’est le terrorisme ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nos démarches auprès de l’armée béninoise à travers son porte-parole, le Colonel Johnson sont restées sans suite. Elles visaient à obtenir des informations sur d’éventuelles mesures prises concernant l’usage et le commerce des motos dans certaines régions, ainsi que la cartographie officielle des zones concernées par des restrictions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enquête réalisée par Loukoumane Worou Tchehou ; avec le soutien de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Global Transnational Organized Crime Initiative (GI-TOC) et La Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO) <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Polémiques et plaintes : le cas d’Aboubacar Sidiki Fomba relance le débat sur les critères de nomination au CNT</title>
<link>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/polemiques-et-plaintes-le-cas-daboubacar-sidiki-fomba-relance-le-debat-sur-les-criteres-de-nomination-au-cnt-3110564.html</link>
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<description><![CDATA[ Les membres du Conseil national de transition (CNT), nommés et non élus, sont censés incarner la responsabilité, la dignité et la retenue, car ils occupent des fonctions législatives d&#039;une importance capitale dans le pays. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 12:50:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Cependant, la récente plainte déposée par le Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (SYNACOR) contre Aboubacar Sidiki Fomba, membre du CNT, soulève de sérieuses questions sur la qualité de la gouvernance au sein de cette institution. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Accusé de diffamation pour avoir qualifié les chauffeurs maliens de « complices de terroristes », Aboubacar Sidiki Fomba semble avoir franchi une ligne rouge, en exprimant des propos aussi graves sans aucune preuve tangible. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré ses excuses publiques, le SYNACOR- le Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali- estime que ces excuses ne font qu’accentuer la gravité des propos tenus. Le syndicat a d'ailleurs réagi en annonçant une grève générale, soulignant que ce n’est pas la première fois que M. Fomba, comme d’autres membres du CNT, s'attire les foudres du Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali, après des déclarations controversées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n'est pas un incident isolé. Depuis sa nomination en 2020, Aboubacar Sidiki Fomba a déjà fait face à plusieurs procédures judiciaires. En avril 2024, il a été mis en cause pour usurpation de titre médical et en octobre de la même année, des accusations d'injures et de discrimination à l’encontre de la communauté soninké ont été formulées contre lui. Ces récidives de propos controversés laissent à penser que des enquêtes de moralité sérieuses sont plus que jamais nécessaires avant de confier de telles responsabilités publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’affaire actuelle s’ajoute à un contexte tendu. Le pays traverse une pénurie de carburant aggravée par des attaques terroristes contre des camions-citernes. Dans ce climat de crise, les chauffeurs maliens, déjà exposés aux dangers sur les routes, se retrouvent stigmatisés et dévalorisés par des propos irresponsables de la part de ceux censés représenter les institutions législatives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation soulève une question fondamentale : les membres du CNT sont-ils réellement préparés à assumer les responsabilités qui leur ont été confiées ? Si l’on attend d’un élu –ou d’un membre nommé de l’organe législatif– qu’il soit le modèle de la responsabilité et de la retenue, ce n'est manifestement pas ce qui se passe ici. Le faux et l’injure semblent avoir fait partie de l'arsenal de certains des membres du Cnt, mettant en lumière un manque de préparation et de discernement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En parallèle, il convient de mentionner que Biton Mamary Coulibaly et Moulaye Keïta, deux autres membres du CNT, sont également concernés par des procédures judiciaires, bien que des informations supplémentaires soient nécessaires pour éclaircir les détails exacts de ces affaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces plaintes multiples contre des membres du CNT soulèvent la question de leur capacité à représenter efficacement le peuple malien. Si des erreurs de jugement aussi sérieuses sont commises par ceux qui sont censés être les garants de la stabilité législative, comment peuvent-ils répondre aux défis urgents du pays ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le manque de responsabilité et de retenue n’est pas une option pour des membres d’une institution aussi importante. Un changement radical de comportement, ainsi qu'une vigilance accrue sur les nominations à des postes aussi sensibles, semblent désormais nécessaires pour rétablir la crédibilité du CNT.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B. CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Faux, détournement, excès de pouvoir : ce que révèle le bras de fer entre Amadou Cissé et Abdoulaye Garba Maïga, président du Conseil régional de Mopti</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/faux-detournement-exces-de-pouvoir-ce-que-revele-le-bras-de-fer-entre-amadou-cisse-et-abdoulaye-garba-maiga-president-du-conseil-regional-de-mopti-3110563.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans une lettre adressée au gouverneur de la région de Mopti, Amadou Cissé, Inspecteur des finances locales au Conseil régional de Mopti, a appelé à la démission du président du Conseil régional, l&#039;accusant de plusieurs irrégularités graves dans la gestion de la structure. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 12:37:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi les accusations formulées, Cissé parle de faux et usage de faux, de détournement de fonds publics et d'excès de pouvoir, qu’il estime avoir été commis par Abdoulaye Garba Maïga. Celui-ci contacté par le journal Le Wagadu réfute ces allégations et se dit serein. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président du Conseil régional de Mopti sur la sellette. Dans un courrier envoyé au Gouverneur de la région de Mopti consulté par<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le Wagadu, Amadou Cissé, Inspecteur des finances locales au Conseil régional de Mopti, qualifie de faux et usage de faux trois délibérations : la n°2021-006/CRM du 1er avril 2021 portant suppression des primes et indemnités des conseillers techniques, la n°2022-009/CRM du 20 octobre 2022 relative à l’adoption du budget primitif 2023, et la n°2022-010/CRM du 21 octobre 2022 concernant l’octroi d’indemnités forfaitaires à certains agents du Conseil régional.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Ces délibérations illégales ont été prises sur la base de signatures falsifiées », fait remarquer Amadou Cissé. Selon lui, les Conseillers présents à la session ont signé à la place des Conseillers absents, ce qui constitue une violation des procédures légales, car la loi exige une majorité absolue des membres du Conseil pour que les décisions soient valables. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les accusations ne s’arrêtent pas là. L’Inspecteur des finances locales au Conseil régional de Mopti met également en cause la gestion des finances publiques lors de la session du 18 au 22 octobre 2022. Bien que cette session n’ait duré que deux jours, il souligne que des indemnités de déplacement et des frais de restauration ont été approuvés pour cinq jours, une situation qu’il qualifie de détournement de fonds. Il précise que des indemnités ont été attribuées à des Conseillers absents, portant atteinte à la transparence de la gestion financière du Conseil.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cadre de la suspension des salaires et des licenciements unilatéraux, Cissé reproche également au président Abdoulaye Garba Maïga de n’avoir pas transmis les délibérations au Gouverneur et au ministre de tutelle, et d’avoir pris des décisions excédant ses prérogatives, en violation des règles de gouvernance du Conseil régional. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce dossier prend une tournure encore plus complexe lorsqu’Amadou Cissé souligne une complicité en bande organisée, sans citer de noms, impliquant des élus, des fonctionnaires du Conseil régional, et des membres de l’État, notamment du Contrôle financier et de la Trésorerie régionale, qui auraient facilité ces infractions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président Abdoulaye Garba Maïga réfute les allégations et affirme être serein <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au regard de ces faits, Amadou Cissé réclame la démission du Président du Conseil régional de Mopti, en vertu de l'article 193 du Code des Collectivités territoriales. Il demande en outre l'annulation des délibérations et des arrêtés illégaux, ainsi que le remboursement des sommes indûment perçues. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une indemnité de 15.057.680 FCFA en dommages-intérêts est également exigée pour le préjudice causé par ces irrégularités. Il est important de noter que cette demande de démission a été envoyée non seulement au Gouverneur de la région de Mopti, mais aussi à la Présidence de la République, à la Primature, et au Ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contacté par Le Wagadu, le Président du Conseil régional de Mopti s’est défendu en expliquant que la situation financière difficile de la structure, à son arrivée à la tête du Conseil en 2020, avait justifié certaines mesures. Selon lui, Amadou Cissé, marié à une proche du président défunt, aurait bénéficié de certains avantages qu’il estime non conformes aux règles. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président explique que, lors de son arrivée, le Conseil avait du mal à payer les agents de façon régulière, alors que les salaires étaient versés au plus tard le 20 de chaque mois. Lorsqu’il a cherché à comprendre la cause de cette situation, il aurait découvert que ces avantages étaient accordés non seulement à Amadou Cissé, mais aussi à sept autres agents. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Estimant que ces avantages ne correspondaient pas aux textes en vigueur, il a décidé de les suspendre en attendant de remettre de l’ordre dans les finances du Conseil. « Le conseil lors de sa session a entériné la suppression pure et simple des indemnités », a-t-il. Abdoulaye Garba Maïga a indiqué que le salaire se fait de nouveau normalement au Conseil régional de Mopti depuis la suppression des indemnités et avantages accordés à certains agents. Au passage, il a affirmé que le conseil emploie 40 personnes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président Maïga dit ne pas comprendre pourquoi Amadou Cissé est le seul à se plaindre de la suppression des indemnités. Si les délibérations des sessions ne sont pas bonnes pourquoi la tutelle les a-t-elle alors validées, s’interroge-t-il.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Selon lui, Amadou Cissé l’accuse à tort. « Il a porté l’affaire en justice jusqu’à la Cour suprême, où il a été débouté » affirme le président du Conseil régional de Mopti. Pour finir, Abdoulaye Garba Maïga dit ne rien se reprocher et affirme être serein.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdrahamane SISSOKO/Cheick Bougounta CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Renforcement du partenariat entre le ministère de la Santé et l’Unité de coordination du partenariat de Ouagadougou</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/renforcement-du-partenariat-entre-le-ministere-de-la-sante-et-lunite-de-coordination-du-partenariat-de-ouagadougou-3109429.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce mercredi 10 septembre 2025, le Ministre de la Santé et du Développement Social, le Médecin-Colonel Assa Badiallo Touré, a reçu en audience une délégation de l’Unité de coordination du partenariat de Ouagadougou (UCPO), conduite par sa Directrice, Madame Marie Ba. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Sep 2025 11:56:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Cette rencontre avait pour objectif de renforcer la collaboration entre les deux institutions, dans un contexte de réformes internes en cours au sein de l’UCPO. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Les échanges ont porté sur plusieurs points essentiels : les efforts conjoints du gouvernement malien et de ses partenaires pour la mise en œuvre des engagements FP2030 ; les conséquences du retrait de certains financements dans les pays partenaires ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’information des parties prenantes sur les activités stratégiques à venir dans le cadre du partenariat ; l’identification des priorités et opportunités sur le terrain, ainsi que les actions concrètes en faveur des populations bénéficiaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Madame Marie Ba, directrice UCPO, a salué les efforts remarquables du Mali dans le maintien et l'amélioration des résultats en santé reproductive. « C’est un accomplissement important que nous saluons vivement », a-t-elle déclaré. Le Directeur général de l’Office national de la santé de la reproduction (ONASR), a, pour sa part, mis en lumière les progrès réalisés grâce à la promotion de la santé, notamment l’augmentation de 80% de la couverture des consultations prénatales (CPN) et le renforcement des moyens alloués à la césarienne, soulignant le leadership du Ministère de la Santé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Le Ministre, Médecin-Colonel Assa Badiallo Touré, a réaffirmé sa disponibilité à poursuivre des actions concrètes pour renforcer le système de santé, améliorer la qualité des soins et promouvoir le bien-être des populations. Son engagement constant reflète une volonté politique forte de faire de la santé une priorité nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Ce dynamisme s’inscrit dans une vision stratégique portée par les plus hautes autorités de la Transition, sous le leadership du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math'; color: black; mso-themecolor: text1;">??</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">́</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math'; color: black; mso-themecolor: text1;">????</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"> </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math'; color: black; mso-themecolor: text1;">??</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"> </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math'; color: black; mso-themecolor: text1;">?????????????</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"> </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math'; color: black; mso-themecolor: text1;">??</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"> </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math'; color: black; mso-themecolor: text1;">????</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au Sahel, la réorientation des appareils de sécurité a perturbé les trafics criminels</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/au-sahel-la-reorientation-des-appareils-de-securite-a-perturbe-les-trafics-criminels-3109428.html</link>
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<description><![CDATA[ L’Afrique de l’Ouest, déjà marquée par la fragilité institutionnelle et la faiblesse de ses dispositifs de contrôle maritime, s’impose depuis deux décennies comme une zone stratégique pour le narcotrafic mondial. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Sep 2025 11:50:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Depuis les années 2000, la cocaïne en provenance d’Amérique latine a trouvé dans les rivages ouest-africains une route alternative vers l’Europe, échappant aux radars traditionnels de la répression. Si le phénomène n’est pas nouveau, son intensification récente porte la marque d’un nouvel acteur collectif : les groupes criminels issus des Balkans, notamment d’Albanie, du Monténégro et de Serbie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Selon le rapport de la Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC), ces organisations ont consolidé des bases opérationnelles dans plusieurs États côtiers – Sénégal, Gambie, Sierra Leone, Guinée-Bissau, Guinée et Cap-Vert –, transformant ces points d’ancrage en hubs de transbordement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">L’inscription durable de ces réseaux dans le paysage criminel ouest-africain révèle à la fois une internationalisation des routes et un redéploiement stratégique : l’Afrique n’est plus seulement une zone de passage, mais un segment intégré de la chaîne logistique du narco trafic vers l’Union européenne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Face à cette dynamique, l’Union européenne demeure le principal destinataire de la cocaïne transitant par l’Afrique de l’Ouest. Or, les bouleversements politiques récents au Sahel – avec l’effondrement institutionnel relatif au Mali, au Burkina Faso et plus récemment au Niger – viennent perturber les circuits établis du crime transnational. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Le discours dominant, en Europe comme en Afrique, souligne d’abord les effets négatifs de cette militarisation du pouvoir : risques sécuritaires accrus, affaiblissement des États civils, marginalisation des alliances internationales conventionnelles. Pourtant, un paradoxe mérite attention : l’instabilité générée par les juntes militaires fragilise aussi des canaux de trafic qui menaçaient directement la sécurité européenne. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Contrairement à une idée reçue, les narcotrafiquants recherchent avant tout la stabilité et la prévisibilité : un environnement portuaire fluide, des fonctionnaires corruptibles mais prévisibles, une hiérarchie policière claire où l’achat de protection est possible. L’irruption d’appareils militaires au sommet du pouvoir brise cette mécanique huilée, plongeant les réseaux dans l’incertitude et interrompant parfois les accords informels établis depuis longtemps avec les milieux politico-administratifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Les pouvoirs du Sahel agissent comme un grain de sable dans la mécanique criminelle transnationale. Les narcotrafiquants sont sérieusement perturbés.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"> Le Mali et le Niger, bien qu’ils ne soient pas directement des plaques côtières, jouent un rôle de corridors terrestres pour les convois de stupéfiants. Les cargaisons débarquées en Guinée-Bissau ou au Sénégal traversent ensuite ces espaces sahéliens en direction du Maghreb et de la Méditerranée. Les coups d’État successifs et la réorientation des appareils de sécurité ont introduit une imprévisibilité inédite. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Au Mali, les nouvelles autorités ont redéployé priorités et effectifs vers la lutte contre les insurrections internes. Les mécanismes de compromission qui facilitaient autrefois le transit sont désormais brouillés, voire stoppés, par la reconfiguration de l’autorité militaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Au Niger, la prise de pouvoir en 2023 a contribué à désorganiser les circuits logistiques du crime, prouvant une fois encore combien les trafiquants dépendent d’une géographie politique stable pour prospérer. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">L'arrivée des militaires, agit paradoxalement comme un grain de sable dans la mécanique criminelle transnationale. Là où les narcotrafiquants recherchaient des routes fluides et pérennes, ils trouvent aujourd’hui des goulots d’étranglement, des contrôles erratiques, une imprévisibilité nuisible à leurs cargaisons. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Dans ce contexte, l’Union européenne, souvent critique vis-à-vis des nouveaux pouvoirs sahéliens, a intérêt à nuancer son discours. Certes, les transitions militaires posent de redoutables défis diplomatiques et géopolitiques. Mais du strict point de vue sécuritaire, leur existence introduit une variable favorable : la désarticulation de réseaux criminels Balkans–Afrique de l’Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">L’UE, grande consommatrice de cocaïne et confrontée à une hausse de la pénétration de drogues sur son espace intérieur, voit mécaniquement sa vulnérabilité réduite. Chaque retard, chaque détour, chaque perte financière imposée aux organisations criminelles compromet leurs marges et affaiblit leur capacité d’expansion. Dans la realpolitik sécuritaire, les militaires sahéliens rendent involontairement un service à l’Europe, en perturbant une chaîne logistique dont Bruxelles et les capitales européennes peinent à endiguer l’ampleur. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Faut-il pour autant souhaiter la perpétuation des régimes militaires pour affaiblir les routes de la cocaïne ? Poser ainsi la question révèle l’ambivalence morale et politique. Une Europe qui se féliciterait explicitement du verrouillage incertain introduit par les militaires donnerait prise à une accusation de cynisme. De plus, l’effet reste conjoncturel : les trafiquants, adaptatifs par nature, repèrent déjà d’autres trajectoires, notamment via le Golfe de Guinée et en direction de l’Afrique du Nord-Est. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Il serait donc illusoire de croire que la seule instabilité politique suffit à enrayer durablement le commerce de cocaïne. Mais sur la temporalité immédiate, la désorganisation imposée au Sahel réduit la fluidité des flux et contribue, factuellement, à une baisse des volumes qui atteignent les ports européens. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">L’Afrique de l’Ouest reste un théâtre où s’entrecroisent vulnérabilités institutionnelles et ambitions criminelles mondiales. L’ancrage de groupes venus des Balkans illustre combien le continent est intégralement intégré à la géopolitique du crime globalisé. Mais l’irruption des militaires au Mali et au Niger, tout en posant d’immenses défis en matière de gouvernance, a débouché sur un effet paradoxal : la fragilisation des routes de la cocaïne vers l’Europe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">L’Union européenne aurait tort de ne voir dans ces transformations qu’un facteur négatif. Tout en maintenant une ligne de principe attachée au rétablissement d’autorités civiles, elle gagnerait à reconnaître que l’instabilité sahélienne lui offre, à brève échéance, un ralentissement du flux de stupéfiants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Une lucidité stratégique – consistant à anticiper les recompositions, développer une coopération accrue avec les pays côtiers, et exploiter la fenêtre d’opportunité créée par la désorganisation actuelle du crime transnational –s’impose désormais. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">En d’autres termes, dans une région où les équilibres se redessinent brutalement, il est permis à l’Europe de se réjouir silencieusement : la militarisation politique du Sahel, en perturbant les circuits criminels, offre une respiration inattendue à ses propres dispositifs de sécurité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"> </span></b></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Oussouf Diagola<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="yiv0459942147msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"> La chronique des relations internationales et de la geopolitique du sahel, la feuille n° 67 du 15 sept. 2025 contact <a href="mailto:NABARA@GMAIL.COM" target="_blank" rel="noopener"><span style="mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-theme-font: major-fareast; color: black; mso-themecolor: text1;">nabara@gmail.com</span></a><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Culture malienne et réseaux sociaux : la ligne rouge franchie ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/technologie/culture-malienne-et-reseaux-sociaux-la-ligne-rouge-franchie-3107908.html</link>
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<description><![CDATA[ Trois des voix les plus reconnues de la musique malienne, Babani Koné, Mariam Bah et Binguini Bagaga, sont aujourd’hui derrière les barreaux à la suite d’un mandat de dépôt rendu le 22 juillet par le Procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 Aug 2025 09:38:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Poursuivies pour injures réciproques et atteinte à la moralité publique via des échanges jugés offensants en ligne, leur procès est fixé au 4 septembre 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Babani Koné, née en 1968 à Ségou, est une figure traditionnelle de la musique malienne connue et respectée au sein de la diaspora. Mariam Bah et Binguini Bagaga incarnent une génération plus jeune, fortement présente dans les débats numériques contemporains. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rappel de leur statut culturel est essentiel dans la mesure où ces artistes ne sont pas que de simples voix publiques, mais des griots contemporains, porteurs de l’image du Mali au-delà des frontières. Dans ce contexte, beaucoup attendent d’eux une retenue, une voix au-dessus de la mêlée, un exemple structurant pour la jeunesse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cas de Mariam Bah et Binguini Bagaga peut être compris sous l’angle de la jeunesse, de l’expérience limitée et de l’exposition amplifiée dans un univers où les réseaux sociaux façonnent l’identité publique. Cela n’exonère aucun comportement, mais permet un éclairage nuancé sur leurs réactions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cas de Babani Koné, à l’inverse, surprend. À l’âge où l’on attend solennité et sagesse, son implication dans ce conflit numérique interroge. Son enracinement culturel devrait inspirer équilibre et vigilance. Que ce soit au Mali ou dans d’autres pays ouest-africains, les artistes de sa stature bénéficient souvent d’une médiation étatique en cas de crise. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En Guinée, lorsque l’artiste Azaya a frappé sa femme, le ministère de la Culture s’est activement mobilisé pour favoriser une réconciliation. Au Mali, aucun cadre institutionnel similaire ne semble exister pour accompagner des personnalités placées sous mandat de dépôt alors qu’elles représentent le pays au-delà de ses frontières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il reste essentiel que les artistes maliens se perçoivent avant tout comme des Ambassadeurs culturels, notamment lorsqu’ils se produisent à l’extérieur. C’est l’image du pays qui est en jeu, souvent réduite à celle de l’artiste. Leur trajectoire inspire des milliers de jeunes et leurs paroles peuvent façonner les normes sociales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aucun détail des échanges incriminés n’a été rendu public pour éviter une circulation incontrôlée des propos litigieux. La justice malienne s’appuie sur la loi 2019 056 sur la cybercriminalité, plus précisément les articles réprimant la diffusion numérique de contenus contraires aux mœurs publiques (article 20) et les injures en ligne (article 23).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce dossier pose une question majeure, celle de la forme de responsabilisation, de médiation ou de défense accordées à des voix qui incarnent l’identité culturelle du pays dans des contextes fragiles politiquement et socialement. Ces artistes étaient-elles laissées à elles-mêmes sur un terrain judiciaire qui s’est mué en arène publique sans filet ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali gagnerait à envisager des mécanismes de cadrage pour ses figures culturelles, afin que leur voix reste une fenêtre sur l’âme du pays, en particulier pour les plus jeunes qui les voient comme modèles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette affaire n’est pas seulement une chronique judiciaire. Elle est le reflet d’un moment où culture, expression et responsabilité publique convergent. Et rappelle que la posture d’un artiste dépasse l’art, elle est affaire d’influence collective et de confiance sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cheick B. CISSE</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali, Burkina Faso, Niger : des enfants oubliés dans l’ombre des conflits</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/mali-burkina-faso-niger-des-enfants-oublies-dans-lombre-des-conflits-3107907.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Sahel central traverse une crise profonde qui ne dit pas toujours son nom. Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, la succession des coups d’État, la résurgence des groupes armés et l’effondrement des services sociaux ont plongé des millions d’enfants dans une situation d’extrême vulnérabilité. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 Aug 2025 09:35:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’attention politique et diplomatique est captée par les enjeux sécuritaires. L’accent est mis sur les alliances militaires, la souveraineté territoriale, les chartes de transition, les programmes de refondation. Pendant ce temps, une autre réalité se développe dans le silence celle d’enfants privés d’école, déplacés, mal nourris, désorientés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ces trois pays sahéliens, plus de 8000 écoles sont aujourd’hui fermées à cause de l’insécurité. Cela signifie que des millions d’enfants ont vu leur scolarité interrompue sans solution de remplacement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon des estimations de Save the Children et des agences des Nations unies, près de 28% des enfants en âge scolaire dans la région ne sont plus inscrits dans aucun établissement. Ce chiffre alarmant recoupe une tendance plus large observée à l’échelle du Sahel élargi, où l’on parle de près de 39 millions d’enfants déscolarisés. Si le nombre est à manier avec prudence, il témoigne de l’ampleur du phénomène.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le système éducatif subit de plein fouet les conséquences des déplacements massifs de population. En 2025, plus de 4,2 millions de personnes sont déplacées dans les trois pays. Parmi elles, 3,7 millions sont des déplacés internes. Les enfants en constituent la majorité. Beaucoup d’entre eux vivent dans des campements de fortune sans accès régulier à une école, à une cantine, à un espace sécurisé pour apprendre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, on dénombre plus de 118 000 réfugiés enregistrés, dont une part importante venue du Burkina Faso. Plusieurs dizaines de milliers d’autres restent encore invisibles dans les chiffres, faute de procédures d’enregistrement ou de structures d’accueil adaptées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La détérioration des conditions de vie des enfants ne se limite pas à l’école. La crise humanitaire a un impact direct sur leur santé. En 2025, les structures humanitaires estiment que 6,9 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë dans la région, dont 1,4 million dans une forme sévère qui met leur vie en danger immédiat. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’accès à une alimentation adéquate reste un défi quotidien pour une majorité d’entre eux. Seuls 18% bénéficient d’un régime alimentaire équilibré, intégrant les cinq groupes nutritionnels recommandés. Environ 40% se contentent de trois à quatre groupes et 32% vivent avec des rations très limitées, souvent réduites à du lait maternel et de la bouillie céréalière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les financements restent en deçà des besoins<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ceux qui tombent dans la malnutrition sévère, moins d’un enfant sur deux reçoit un traitement approprié. Le manque de ressources, les contraintes logistiques et l’insécurité rendent difficiles l’acheminement des produits thérapeutiques vers les zones les plus touchées. Le personnel humanitaire lui-même est confronté à des risques croissants, ce qui réduit encore la couverture des services essentiels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette situation, des initiatives existent. Elles sauvent, chaque jour, un nombre important d’enfants de l’oubli. Au Burkina Faso, le programme Education Cannot Wait a permis à près de 680 000 enfants de suivre un enseignement via la radio. Plus de 23 000 élèves bénéficient de repas dans des cantines scolaires. Et plus de 6 000 enfants vulnérables reçoivent des transferts monétaires pour faciliter leur maintien dans le système éducatif. Des ONG comme Save the Children déploient également des espaces d’apprentissage protégés, forment des enseignants, apportent un soutien psychosocial aux élèves traumatisés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais ces efforts, bien qu’indispensables, ne suffisent pas à inverser la tendance. Les financements restent en deçà des besoins. Les priorités nationales, dans un contexte de transition politique et de lutte contre le terrorisme, se concentrent essentiellement sur les enjeux militaires et institutionnels. Les enfants, pourtant au cœur de l’avenir du Sahel, ne bénéficient pas de l’attention nécessaire dans les politiques publiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans condamnation ni mise en accusation, les chiffres parlent d’eux-mêmes. La communauté régionale et internationale doit pouvoir regarder cette réalité en face. Ce ne sont pas seulement des enfants déscolarisés ou déplacés. Ce sont des citoyens en formation, des sociétés en devenir. Ne pas leur offrir les conditions minimales de développement aujourd’hui, c’est condamner toute perspective de stabilité pour demain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B. CISSE <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Stade kayesien, avec ses couleurs &amp;quot;Vert et Blanc&amp;quot;, le premier club à s&amp;apos;affilier de manière formelle à la Fémafoot</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/le-stade-kayesien-avec-ses-couleurs-vert-et-blanc-le-premier-club-a-saffilier-de-maniere-formelle-a-la-femafoot-3106685.html</link>
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<description><![CDATA[ La Fédération malienne de football a été fondée en septembre 1960, avec le contrôle de six ligues, correspondant aux six anciennes régions économiques du pays. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 28 Jun 2025 08:54:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv8705019762msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce processus a été établi en collaboration avec le Haut-commissariat à la jeunesse et aux sports et n'a été achevé qu'au cours de la saison sportive 1961-1962.<o:p></o:p></span></i></p>
<p class="yiv8705019762msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, il n'y a pas eu de Championnat national immédiatement après l'indépendance, autrement dit durant la saison sportive 1960-1961 ; les clubs devaient s'affilier progressivement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv8705019762msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un tournoi inter-ligues a été mis en place comme formule transitoire, tandis que le Gouvernement a offert une Coupe nationale à la FMF, initialement connue sous ce sigle, qui a été nommée Coupe du Mali. Cette première édition a été remportée par le Stade Malien de Bamako, qui s'était affilié en réalité, avec une seule et unique couleur, le Blanc, sous le Numéro 8. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv8705019762msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais avant, le Stade Kayesien, avec ses couleurs "Vert et Blanc", est devenu le premier club à s'affilier de manière formelle. D'autres clubs comme le Samory Olympique Club de la Cité des Rails ont également été affiliés, devançant des équipes comme le Djoliba AC, qui n'évoluait pas en fait, à l'origine en Rouge, ou encore le Club Olympique de Bamako (COB), affilié sous le Numéro 13, qui arborait alternativement un maillot Rouge principal ou un Vert.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv8705019762msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Ségou, véritable bastion du football malien, des clubs comme Étoile Filante de Ndébougou, Foyer de Kourouma, Espérance de Kogoni et Racing Club de Diabaly ont été affiliés avant les trois clubs phares de Ségou, les trois Glorieuses comme on les appelait (Olympique, JSS et Avenir), se situant entre la 28e et la 33e place, aux côtés de l'Espérance de Markala, du Sporting de Ségou et de la Société Sportive du Macina.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv8705019762msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Affiliés entre la 24e et la 27e place, la Jeanne d'Arc de Sikasso, l'AJS du Kenedougou, Espoir de Sikasso et Avenir du Kenedougou fusionneront pour former le Babemba Club de Sikasso et le Stade Malien de Sikasso, sous les numéros plus tard de 36 et 37.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv8705019762msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'US Kita, qui a longtemps brillé en Ligue 1 avant sa descente l'an dernier, a toujours conservé sa tunique jaune unique, depuis son affiliation sous le Numéro 34. Enfin, ce sont nos cousins d'Ansongo qui n'ont pas fait dans la dentelle ; son club historique n'a pas lésiné du tout sur les couleurs. Espoir d'Ansongo s'est donc affilié avec trois couleurs, arborant du "vert, jaune et rouge", à une époque où les règlements étaient moins stricts qu'aujourd'hui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv8705019762msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un an après l'affiliation de ces 39 clubs à la FMF, 37 autres clubs ont été conformés pour la saison sportive 1961-1962, incluant trois pour Bamako (tous du ressort de Koulikoro dont le Meguetan Club), cinq pour Gao, dont l'US Foghas de Bourem, 13 pour Kayes, y compris Mali Sadio de Bafoulabé, sept pour Mopti, parmi lesquels le Stade Malien de Djenné et Tibo Club de Mopti, quatre pour Ségou, incluant le Réveil Club de Molodo, et cinq pour Sikasso, comme Avenir de Bougouni et la Renaissance Mali de Koutiala.....<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv8705019762msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Cahiers de Moustaph – 1<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv8705019762msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">NB : le titre est de la Rédaction <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sahel : le changement climatique comme facteur aggravant des conflits</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/sahel-le-changement-climatique-comme-facteur-aggravant-des-conflits-3106388.html</link>
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<description><![CDATA[ Au Sahel, l’urgence climatique ne s’affiche pas en slogans. Elle se vit, chaque jour, dans les campagnes où les récoltes échouent, dans les villages où les puits se tarissent, dans les zones de conflit où les ressources deviennent un facteur de guerre. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 11:05:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, les gouvernements de transition du Mali, du Burkina Faso et du Niger persistent à ne répondre à la crise sahélienne que par la force. Alors que le changement climatique s’impose comme un facteur aggravant des conflits, leur silence ou leur inaction climatique devient un risque stratégique majeur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le tableau est sans appel. La région perd chaque année entre 100 000 et 120 000 hectares de terres arables, rongées par l’érosion, l’ensablement et l’épuisement des sols. Le changement climatique multiplie les épisodes de sécheresse extrême et rend les pluies de plus en plus imprévisibles. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les dernières projections du Programme alimentaire mondial, 52 millions de personnes seront menacées d’insécurité alimentaire aiguë en Afrique de l’Ouest et centrale durant la saison de soudure 2025. Dans les trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel, plus de 10 millions d’enfants nécessitent déjà une aide humanitaire. Et pourtant, ces chiffres n'ont provoqué aucune inflexion sérieuse des politiques publiques nationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités de transition continuent de penser la crise sahélienne sous l’angle strictement sécuritaire. La lutte contre les groupes armés monopolise les ressources, les discours et les alliances. Mais les armes ne feront pas pousser les arbres. La militarisation du territoire ne protège pas les éleveurs privés de pâturages, ni les cultivateurs confrontés à l’effondrement des rendements. Et les victoires tactiques, aussi nombreuses soient-elles, resteront sans lendemain si la base sociale et environnementale s’effondre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette logique, le climat reste relégué à la marge. Aucune stratégie climatique nationale intégrée n’a émergé au sein de l’AES. Les projets environnementaux sont fragmentés, dépendants de bailleurs étrangers, souvent cantonnés à des zones périphériques. Les filets de sécurité sociale adaptés aux chocs climatiques, comme le recommande le Sahel Adaptive Social Protection Program (SASPP), sont quasi inexistants dans les zones rurales, alors qu’ils représentent une chance de prévenir les déplacements massifs, la misère et la radicalisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le terrain pourtant, des solutions locales existent. Dans la région du Yatenga, au nord du Burkina Faso, des communautés rurales ont su restaurer des centaines d’hectares dégradés en construisant des diguettes de pierre, une technique traditionnelle simple et efficace pour retenir l’eau et reconstituer les sols. Ces initiatives, portées par les paysans eux-mêmes avec l’appui de quelques ONG, démontrent que la résilience est possible, à condition d’être reconnue et soutenue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la radio communautaire de Téra, dans l’ouest du Niger, Aïssa Garba, présidente d’un groupement de femmes agricoles, alerte : « On parle de sécurité, mais on oublie que la vraie insécurité, ici, c’est de ne plus savoir si on va manger demain. Ce sont nos enfants qui s’en vont, faute de terre, faute d’eau. Si on nous aide à garder nos champs vivants, on tiendra le reste ». Ces mots résument mieux qu’aucun rapport les défaillances du modèle actuel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Changer de cap <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sahel n’est pas un cas isolé. Du lac Tchad à la Corne de l’Afrique, les experts observent la même mécanique : le changement climatique aggrave la vulnérabilité des sociétés, détruit les économies locales et facilite l’ancrage des acteurs armés qui se présentent comme des protecteurs ou des employeurs. Ignorer cette dynamique, c’est répéter les erreurs qui ont transformé des crises alimentaires en guerres civiles ailleurs sur le continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est encore temps de changer de cap. Faire du climat un pilier de la sécurité nationale ne relève pas du luxe mais de la survie. L’AES doit mettre en place une planification commune des risques climatiques, mutualiser les données, investir dans la restauration des écosystèmes et la transformation de l’agriculture. Surtout, elle doit redonner aux communautés locales les moyens d’agir. La résilience ne viendra pas d’en haut, elle viendra des terroirs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à la désertification, aux déplacements massifs et à l’effondrement des ressources, la question n’est pas de savoir si le climat est un enjeu politique. Il l’est déjà. La seule question qui vaille est de savoir si les dirigeants des transitions auront le courage d’en faire une priorité. L’avenir nous le dira. <o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Cheick B. CISSE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le FMI confirme la solidité économique du Mali malgré un contexte difficile</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/le-fmi-confirme-la-solidite-economique-du-mali-malgre-un-contexte-difficile-3106386.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans le cadre d&#039;une étude approfondie et d&#039;analyses méticuleuses, une équipe d&#039;experts du Fonds Monétaire International (FMF) a achevé le 13 juin une visite au Mali au cours de laquelle elle a révélé une réalité économique singulièrement positive, soulignant la résilience et la vigueur du pays face aux défis multiples. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 08:48:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’équipe du Fonds Monétaire International (FMF) a constaté que, malgré les obstacles persistants, l'économie malienne se maintient à un niveau de performance remarquable. Selon l’institution de Breton Woods, la croissance économique est estimée à 4,7% en 2024, sans changement depuis 2023, en raison d'une combinaison de facteurs, dont une crise de l'électricité, des inondations et une baisse de la production aurifère. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette observation contraste vivement avec la situation de certains pays voisins, dont les pratiques économiques ont été entachées par la dissimulation de dettes et la manipulation de données financières, souligne Abdoul Karim Konaté, enseignant-chercheur à l’Université de Nouakchott. Sans citer le nom d’un pays, il fait référence au Sénégal où le FMI a confirmé en mars 2025 l’existence d’une dette cachée de plus de huit milliards de FCFA. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les conclusions du FMI, selon Abdoul Karim Konaté, soulignent non seulement la stabilité économique du Mali, mais également son potentiel de croissance. Car, malgré la baisse de production résultant de la fermeture de la plus grande mine d'or et des risques, la croissance du PIB réel devrait atteindre 5,0% en 2025. « Sous réserve de la reprise de l'intégralité des activités minières, la croissance devrait rebondir pour atteindre 5,4% en 2026 », souligne l’Institution de Breton Woods. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les perspectives macroéconomiques du Mali sont bonnes traduisant la solidité des fondements de l’économie malienne. Ce qui est de bon augure pour notre pays confronté à une crise multidimensionnelle. Toutefois, le Mali doit faire des efforts en donnant la priorité à la variabilité des finances, notamment en se rapprochant du plafond de déficit budgétaire de 3% fixé par l'UEMOA.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Les principales priorités consistent notamment à accroître les recettes intérieures en élargissant l'assiette fiscale, y compris celles provenant du secteur minier, et à renforcer les administrations fiscale et douanière », insiste le FMI. De plus, les autorités devraient s'attacher à améliorer l'efficience des dépenses, tout en préservant l'investissement public et les ménages vulnérables. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Efforts constants et gestion rigoureuse <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En guise de perspectives, le FMI recommande : réduire l'incertitude entourant les politiques intérieures et faire avancer les réformes structurelles ; poursuivre l’amélioration de la gouvernance budgétaire et la gestion des finances publiques ; remédier à la vulnérabilité des entreprises publiques et renforcer leur surveillance, en particulier la Société d'électricité Énergie du Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et enfin, il est essentiel pour le FMI, le renforcement des cadres réglementaires transparents pour attirer l'investissement étranger. Des mesures qui permettront à coup sûr de libérer le potentiel de croissance du Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Abdoul Karim Konaté, l'analyse du FMI offre une perspective encourageante pour l'économie malienne, tout en soulignant l'importance de la transparence et de l'intégrité dans la gestion des affaires économiques. « Le Mali, grâce à ses efforts constants et à sa gestion rigoureuse, se distingue comme un exemple de réussite économique dans un environnement régional souvent tumultueux », souligne l’enseignant-chercheur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut rappeler que l’équipe du FMI a rencontré le ministre de l'Économie et des Finances, Alousséni Sanou, le ministre de la Justice Mamoudou Kassogué, et le directeur national de la BCEAO pour le Mali, Baréma Bocoum, des cadres des principaux ministères et organismes publics, des partenaires au développement et des représentants du secteur privé.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><strong>Abdrahamane SISSOKO</strong></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Football : le Stade malien de Bamako sacré champion du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/football-le-stade-malien-de-bamako-sacre-champion-du-mali-3105619.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Stade malien de Bamako est sacré champion du Mali de football pour la 21e fois de son histoire en battant l’AS Bakaridjan de Baraouéli (1 but à 0), à l’issue de la 24e journée du championnat national de football. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 May 2025 11:32:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec 56 points et à deux journées de la fin du championnat, les Blancs de Bamako ne peuvent plus être rejoints par leurs poursuivants immédiats, le Djoliba AC avec 48 points. Les pensionnaires de Sotuba peuvent sereinement préparer la finale de la coupe du Mali prévue ce 31 mai contre les Rouges de Bamako, leurs éternels rivaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Rédaction</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Inde&#45;Pakistan: une relation hostile</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/inde-pakistan-une-relation-hostile-3105616.html</link>
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<description><![CDATA[ L’Inde et le Pakistan ont été impliqués dans quatre guerres majeures depuis leur indépendance de la Grande-Bretagne en août 1947. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 May 2025 11:15:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils ont également été impliqués dans des dizaines d’escarmouches et de conflits de moindre intensité</span></i><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 1947, deux États distincts furent créés, constituant le «divorce» le plus violent de l'histoire. L’Inde, où les hindous prédominent, et le Pakistan, où les musulmans prédominent. La coexistence des deux pays a été entachée par des violences de masse et des mouvements de population, causant des blessures irréparables et une profonde suspicion mutuelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La guerre indo-pakistanaise de 1947-1948, également connue sous le nom de première guerre du Cachemire, opposa l'Inde et le Pakistan au sujet de l'État princier du Jammu-et-Cachemire, une région stratégiquement importante de l'Himalaya occidental, au nord de l'Inde et du Pakistan. L'Inde occupait alors environ les deux tiers de la région et le Pakistan l'autre tiers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient également de noter que la Chine contrôle une partie du Cachemire, l'Aksai Chin à l'est, depuis les années 1960. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Cachemire couvre une superficie de 222.200 kilomètres carrés. Environ 4 millions de personnes vivent au Cachemire sous administration pakistanaise et 13 millions au Jammu-et-Cachemire sous administration indienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La population de la région est majoritairement musulmane. Le Pakistan contrôle les parties nord et ouest, à savoir l'Azad Cachemire, le Gilgit et le Baltistan, tandis que l'Inde contrôle les parties sud et sud-est, dont la vallée du Cachemire et sa plus grande ville, Srinagar, ainsi que le Jammu et le Ladakh.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Cachemire revêt non seulement une importance stratégique, mais aussi une profonde valeur symbolique pour l'Inde et le Pakistan, que les deux pays revendiquent dans leur intégralité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Pakistan souligne que la majorité de la population du Cachemire est musulmane et le considère donc comme une extension naturelle de lui-même, tandis que l'Inde met en avant son caractère multiconfessionnel et le considère donc comme partie intégrante de celui-ci.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Cachemire est également devenu un élément essentiel du récit national des deux pays, rendant tout retrait politiquement difficile. L'expression «Cachemire occupé par l'Inde» domine le discours médiatique pakistanais, tandis que les manuels scolaires pakistanais présentent l'Inde sous un jour négatif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parallèlement, la région est riche en ressources hydriques, vitales pour l'agriculture du nord de l'Inde et du Pakistan. Les plus grands fleuves de la région, entre autres, prennent leur source ou traversent le Cachemire. En particulier, le fleuve Indus prend sa source au Tibet, traverse l'Inde depuis le Cachemire indien et se jette au Pakistan, constituant ainsi l'artère principale du système hydrologique pakistanais. Plus de 90% de l'agriculture pakistanaise dépend directement ou indirectement de ses eaux. Les eaux de l'Indus ne sont pas seulement une ressource naturelle, mais aussi un enjeu géopolitique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 1965, la guerre éclata à nouveau entre l'Inde et le Pakistan, connue sous le nom de deuxième guerre du Cachemire, et fut une série d'escarmouches entre les forces militaires des deux pays, d'août 1965 à septembre de la même année. Les combats ont eu lieu dans cette zone territoriale, revendiquée par les deux pays, et s'inscrivaient dans la continuité des batailles qui y avaient eu lieu en 1947. Bien que la guerre n'ait duré que trois semaines, elle a été particulièrement sanglante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La guerre indo-pakistanaise de 1971 débuta avec la guerre d'indépendance du Bangladesh, alors connu sous le nom de Pakistan oriental. Le soutien indien au mouvement d'indépendance du Bangladesh fut à l'origine de ce conflit, qui s'inscrivait dans la continuité de la guerre précédente de 1965 entre l'Inde et le Pakistan.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 3 décembre 1971, l'armée de l'air pakistanaise lança une frappe préventive spectaculaire contre des bases aériennes du nord de l'Inde, dans le but de détruire l'armée de l'air indienne au sol. Cette frappe entraîna l'Inde dans la guerre entre le Pakistan et le Bangladesh, qui avait déjà éclaté le 26 mars 1971 et se termina par la défaite de l'armée pakistanaise le 16 décembre de la même année et l'indépendance du Bangladesh.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La guerre de Kargil a opposé le Pakistan et l'Inde dans la région de Kargil entre mai et juillet 1999. Ce conflit d'une ampleur considérable et meurtrier s'est déroulé à une altitude d'environ 5.000 mètres et dans des conditions extrêmes. Il a fait d'importantes victimes des deux côtés: on estime à environ 527 le nombre de morts parmi les soldats indiens et entre 400 et 4. 000 les pertes pakistanaises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Inde et le Pakistan, qui sont estimés posséder un nombre égal d'ogives nucléaires - l'Inde possède 172 ogives nucléaires et le Pakistan 170 - ont récemment été impliqués dans un nouveau conflit militaire, le conflit le plus grave entre les deux puissances nucléaires depuis deux décennies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le nouveau «chapitre» de tension s'est ouvert aux premières heures du mercredi 7 mai 2025, lorsque l'Inde a bombardé neuf cibles à l'intérieur du Pakistan et du Cachemire pakistanais, en représailles au massacre du 22 avril 2025, lorsque 25 touristes indiens et un ressortissant népalais ont été assassinés par des hommes armés dans la station touristique de Pahalgam dans la vallée de Baisaram, provoquant une colère généralisée en Inde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès les premières heures suivant le massacre, New Delhi a accusé Islamabad de soutenir le groupe extrémiste responsable de cette attaque meurtrière, ce que le gouvernement pakistanais a catégoriquement nié.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après quatre jours d'affrontements acharnés à la frontière entre les deux puissances nucléaires, un accord de cessez-le-feu a été conclu le 10 mai 2025, suite à une intense pression diplomatique américaine. Ce qui sera gratifiant s'il est consolidé et ne se révèle pas fragile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Inde est cependant plus importante que le Pakistan en termes de population, de puissance économique et de puissance militaire. Sa population s'élève à 1,438 milliard d'habitants, contre 247,5 millions pour le Pakistan. Elle est également classée quatrième puissance militaire mondiale, tandis que le Pakistan est douzième. L'Inde se classe également cinquième parmi les économies les plus puissantes du monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Suite au tragique incident de Pahalgam, l'Inde a suspendu le traité de 1960 sur les eaux de l'Indus, qui divisait les six fleuves du bassin de l'Indus entre les deux pays. La suspension du traité par l'Inde, en guise de représailles après la violente attaque, n'est pas seulement symbolique, elle a également des conséquences matérielles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, je voudrais souligner avec insistance que les deux pays devraient enfin trouver une solution à leurs différends - ce qui n'est certainement pas facile - et s'engager sur la voie d'une paix durable, étant donné qu'ils sont des puissances nucléaires, et qu'une confrontation nucléaire entre eux, qui pourrait résulter d'une erreur fatale, serait absolument dévastatrice.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Isidoros Karderinis est journaliste, correspondant de presse étrangère accrédité auprès du ministère grec des Affaires étrangères. Ses articles et reportages ont été publiés dans des journaux, des magazines et des sites web de 130 pays. </span></i></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contribution :  Fonctionnaires au service du peuple : un appel au respect et à la responsabilité</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/contribution-fonctionnaires-au-service-du-peuple-un-appel-au-respect-et-a-la-responsabilite-3105615.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans une société démocratique, la fonction publique est le pilier sur lequel repose le bon fonctionnement de l&#039;État. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 May 2025 11:11:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Les fonctionnaires, des ministres aux agents de terrain, sont les garants du service public et les serviteurs du peuple. Il est donc impératif de rappeler les principes fondamentaux qui doivent guider leur action quotidienne : le respect des usagers et la conscience de la responsabilité qui leur incombe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le premier devoir de tout fonctionnaire est de respecter les usagers. Chaque citoyen qui sollicite un service public est en droit d'être traité avec dignité, courtoisie et efficacité. Cela implique une écoute attentive, une réponse claire et rapide aux demandes, et une attitude empreinte de considération. Le fonctionnaire doit se rappeler qu'il est au service du public et que son rôle est de faciliter la vie des citoyens, et non de la compliquer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La fonction publique est financée par l'argent des contribuables, y compris les plus modestes. Les salaires, les équipements, les infrastructures, tout est payé grâce aux impôts et aux taxes. Il est donc essentiel que les fonctionnaires aient conscience de cette responsabilité financière et qu'ils gèrent les ressources publiques avec rigueur et transparence. Chaque dépense doit être justifiée, chaque procédure doit être suivie avec diligence, et toute forme de gaspillage doit être proscrite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De plus, il est impératif que tous les agents de la fonction publique, des ministres aux agents de terrain, prennent conscience de leur responsabilité collective dans le bon fonctionnement de l'État. Chacun, à son niveau, contribue à la qualité du service public. Un dysfonctionnement à un niveau peut avoir des conséquences néfastes sur l'ensemble du système. Il est donc essentiel de travailler en équipe, de se coordonner, de partager les informations et de s'entraider pour atteindre les objectifs fixés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, le respect des usagers, la conscience de la responsabilité financière et la prise de conscience de la responsabilité collective sont les piliers d'une fonction publique efficace et au service du peuple. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les fonctionnaires doivent se rappeler qu'ils sont les garants du bien-être de la société et qu'ils doivent agir avec intégrité, dévouement et professionnalisme. C'est ainsi qu'ils gagneront la confiance des citoyens et qu'ils contribueront à bâtir un État juste, équitable et prospère.<o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">KONATÉ ABDOUL KARIM</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Daouda Berthé écroué pour abus de confiance portant sur 109 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/daouda-berthe-ecroue-pour-abus-de-confiance-portant-sur-109-millions-de-fcfa-3105614.html</link>
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<description><![CDATA[ Pour avoir détourné le contenu de sept camions citernes de carburant, d’une valeur estimée à plus de 200 millions de FCFA, Daouda Berthé a été placé sous mandat de dépôt le 28 avril par le tribunal de grande instance de la Commune VI du district de Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 May 2025 11:06:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’affaire relève d’un abus de confiance. Se faisant appeler Daouda Cissé, Daouda Berthé entretenait des relations d’affaires avec un jeune opérateur économique malien qui lui livrait du carburant. Les deux hommes se sont connus, il y a moins d’une année. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le jeune opérateur économique lui fournissait des camions citernes de carburant. Au début, Daouda était correct et exécutait correctement le marché, en remboursant intégralement l’argent du jeune opérateur économique. Stratagème : ce n’était qu’un moyen pour le sieur Berthé d’abuser de la confiance de son fournisseur. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En février, il commande sept camions remplis de carburant auprès du jeune opérateur économique, arguant qu’il va les envoyer à Ségou et Mopti. La valeur du contenu de ces camions est estimée à plus de 200 millions de FCFA. Une fois en possession du carburant, il disparait sans laisser de traces. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’expiration de l’échéance, le jeune opérateur économique tente de l’appeler. Le faussaire prétextait chaque fois un déplacement. Après de nombreuses tractations, il a accepté de payer 99 millions de FCFA sur les 208 millions dus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Interrogé par Le Wagadu, Daouda Berthé reconnaît les faits tout en tentant de se justifier. « Ce n’est pas la première fois qu’on travaille ensemble », déclare-t-il. « Je n’ai pas détourné son argent. C’est quelqu’un à qui j’ai fait confiance qui m’a trahi. Si j’avais son argent, je paierais dès aujourd’hui », a-t-il ajouté. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon ses dires, il a été victime d’un abus de confiance de la part d’une tierce personne aujourd’hui introuvable et supposément en fuite hors du Mali. « Ce n’est pas vrai », assure une source proche du dossier. Selon laquelle, les camions citernes n'ont jamais quitté la ville de Bamako. « Il les as tous vendus ici », affirme-t-il tout en ajoutant qu’il a de l’argent. Daouda Berthé a néanmoins promis de rembourser intégralement l’argent du jeune opérateur économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Agacé, ce dernier a décidé de porter l’affaire devant la justice en saisissant le tribunal de grande instance de la Commune VI. Après deux jours de garde à vue à la police, Daouda Berthé a été conduit devant le tribunal, qui l’a condamné à deux ans de prison ferme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Anne Marie Soumouthéra</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coopération sous&#45;régionale en matière de protection sociale : Le Mali en première ligne à l’atelier sous&#45;régional sur les mutuelles sociales en santé à Abidjan</title>
<link>https://www.maliweb.net/securite/cooperation-sous-regionale-en-matiere-de-protection-sociale-le-mali-en-premiere-ligne-a-latelier-sous-regional-sur-les-mutuelles-sociales-en-sante-a-abidjan-3105609.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 20 mai 2025, à Abidjan, le ministre ivoirien de l’Emploi et de la Protection sociale, Me Adama Kamara, a ouvert un atelier sous-régional sur le rôle des mutuelles sociales dans les systèmes de protection sociale en santé. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 May 2025 09:26:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Organisé par l’UEMOA en partenariat avec le BIT, l’événement réunit les États membres de l’UEMOA et des partenaires techniques du 20 au 22 mai. Il vise à faire le point sur l’application du Règlement n°07/2009/CM/UEMOA sur la mutualité sociale et à renforcer les réformes sanitaires nationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali, représenté par la DNPES, la CANAM, l’AMAMUS et l’UTM, s’est distingué par sa participation active, témoignant de son engagement pour une couverture santé inclusive et résiliente. Cette présence s’inscrit dans sa stratégie de structuration des mutuelles communautaires et de mise en œuvre progressive de la couverture sanitaire universelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet atelier marque une étape clé vers un socle régional de protection sociale, avec une forte implication du Mali, moteur d’une dynamique de solidarité et d’inclusion au sein de l’UEMOA<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">SERCOM/CANAM<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sahel central : plus de 19 millions de personnes confrontées à la crise alimentaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/sahel-central-plus-de-19-millions-de-personnes-confrontees-a-la-crise-alimentaire-3105607.html</link>
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<description><![CDATA[ Un rapport conjoint de Food Security and Nutrition Working Group, soutenu par l’IGAD et la CEDEAO, a récemment tiré la sonnette d’alarme sur une réalité largement reléguée en arrière-plan. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_683826e1a05e3.jpg" length="89597" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 29 May 2025 09:21:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sahel, ainsi qu’une bonne partie de l’Afrique de l’Ouest, traverse une crise alimentaire d’une ampleur sans précédent.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Près de 52 millions de personnes sont aujourd’hui confrontées à une insécurité alimentaire aiguë dans la région, soit une augmentation de 30% par rapport à 2023. Pour le seul Sahel central (Mali, Burkina Faso, Niger), 19 millions de personnes sont touchées, dont plus de 3 millions en situation d’urgence humanitaire (phase 4 selon le Cadre Harmonisé).</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le nombre de déplacés internes continue de croître. En avril 2025, on dénombrait 4,85 millions de personnes déplacées au sein des pays sahéliens. La majorité de ces déplacements est causée par les conflits armés, mais les sécheresses prolongées, la hausse des prix alimentaires et l’effondrement des moyens d’existence aggravent la situation. En moyenne, le prix du mil, aliment de base dans la région, a augmenté de 48% au Burkina Faso, de 52% au Mali et de près de 60% au Niger depuis le début de l’année.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise touche désormais des zones autrefois considérées comme stables. Au Mali, des régions comme Sikasso ou Ségou, habituellement excédentaires sur le plan agricole, affichent aujourd’hui des poches de malnutrition sévère. Au Burkina Faso, près de 800 000 personnes vivent actuellement dans des zones hors de contrôle de l’État, où l’accès humanitaire est extrêmement limité, voire impossible. Les distributions alimentaires du Programme alimentaire mondial n’atteignent plus qu’une fraction des bénéficiaires identifiés dans certaines zones, en raison des risques sécuritaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un désengagement progressif des partenaires techniques et financiers traditionnels</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cela, les réponses nationales restent en deçà. Aucun plan actualisé de riposte multisectorielle n’a été publié depuis le début du deuxième trimestre 2025. Les Plans de réponse humanitaire des pays concernés accusent des retards de financement critiques : le Mali n’a mobilisé que 19% des 752 millions de dollars nécessaires, le Niger 23% sur un besoin estimé à 638 millions et le Burkina Faso 16% sur 671 millions attendus. Ces chiffres traduisent un désengagement progressif des partenaires techniques et financiers traditionnels, mais aussi une faiblesse interne de mobilisation des ressources domestiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les États sahéliens, pris dans des enjeux de souveraineté, de réformes monétaires et de redéfinition de leurs alliances, semblent parfois reléguer cette urgence alimentaire au second plan. Et pourtant, c’est bien la faim, silencieuse et persistante, qui mine les fondations sociales. Les tensions communautaires, les déplacements forcés, l’effondrement du tissu économique rural, tout cela découle d’une insécurité alimentaire structurelle, qui dépasse la seule saison agricole.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rapport de FSNWG appelle à une rupture. Il ne suffit plus de distribuer de la nourriture, ni de gérer des crises à court terme. Il faut repenser les politiques agricoles, sécuriser les marchés locaux, créer des stocks alimentaires stratégiques, investir dans les cultures résilientes et surtout redonner un pouvoir économique réel aux communautés rurales.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans cela, les États risquent de perdre le peu de cohésion territoriale qui leur reste. Il y a assurément tellement de faille que les discours politiques et les promesses peinent à combler.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cheick B. CISSE</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ce qu’il faut retenir de l’élection à la présidence de la BAD</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/ce-quil-faut-retenir-de-lelection-a-la-presidence-de-la-bad-3105606.html</link>
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<description><![CDATA[ La Banque africaine de développement, à l’issue de son assemblée générale ordinaire prévue ce 29 mai à Abidjan en Côte d’Ivoire, va élire son nouveau président pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 May 2025 09:16:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Ils sont cinq candidats, aucun Malien n’y prétend, en lice pour la succession du Nigérian Akinwumi Adesina.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Banque africaine de développement (BAD) aura ce jeudi 29 mai un nouveau président. Cette élection, qui va se tenir dans le cadre de l’assemblée générale ordinaire de la BAD, déterminera le successeur de la présidente sortante dont le mandat arrive à expiration, la Nigérian Akinwumi Adesina. Il laisse une institution financièrement solide mais confrontée à des défis importants notamment la mobilisation des financements.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il sera choisi parmi les cinq candidats, sans aucun Malien, en lice : le Sénégalais Amadou Hott, la Sud-Africaine Swazi Bajabulile Tshabalala, le Mauritanien Sidi Ould Tah, le Zambien Samuel Munzele Maimbo et le Tchadien Mahamat Abbas Tolli.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réuni à Abidjan (Côte d’Ivoire), siège de la BAD, les 11 et 12 février, le Comité directeur du Conseil des gouverneurs après examen des dossiers de candidature a validé la liste des candidats à l’élection du président de l’institution panafricaine. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les différents candidats ont des profils variés et cumulent chacun des dizaines d’années d’expérience. Selon plusieurs analystes, difficile pour l’instant de dégager un favori tant les candidats sont au coude à coude.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Comment se déroule l’élection du président de la BAD ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président de la BAD est élu par le conseil des gouverneurs, représentants les pays membres, pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. À la date du 31 décembre 2023, 81 pays membres avaient souscrit au capital autorisé de la BAD, dont 54 pays africains indépendants (membres régionaux) et 27 pays non africains (membres non régionaux).</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’élection du président de la BAD est un processus complexe. Selon l’article 9 des Règles de procédure relatives à l’élection du président de la Banque africaine de développement telles qu’amendées (les « Règles de l’élection »), est élu président de la Banque, le candidat qui obtient à la fois au moins 50,01% de voix attribuées à tous les pays membres régionaux (africains) et au moins 50,01% des voix attribuées à tous les pays membres (régionaux et non régionaux). C’est ce qui est couramment appelé « le vote à la double majorité ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qui sont les principaux contributeurs ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au niveau africain, le vote des pays n’a pas le même poids. Celui-ci est déterminé en fonction de la contribution de chaque pays.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ainsi les votes des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>gros actionnaires : le Nigeria avec 9,333% du capital de la banque 15,80%, l’Égypte, second actionnaire avec 6,33% des droits de vote, l’Algérie (5,331%), le Maroc (4,761%) et la Côte d’Ivoire (3,824%) vont peser lourd sur le choix du futur président. Les votes des gros actionnaires des non régionaux (États-Unis, le Japon, l’Allemagne, le Canada, et la France) sont également déterminants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La BAD est une institution financière panafricaine qui finance à taux réduit des grands projets dans plusieurs domaines : agriculture, énergie, transports, des infrastructures, etc. Pour le cas spécifique du Mali, la BAD a financé plusieurs projets de développement allant des infrastructures à l’énergie en passant par l’agriculture.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi lesquels on peut retenir : le Projet d'assainissement de la ville de Bamako, le Projet d'élargissement de la route Carrefour de la Paix-Pont Woyowayanko-Point Y, Projet de renforcement de la sécurité alimentaire et de réduction de la pauvreté (PReSAN-KL), le Projet de développement de mini-centrales hydro-électriques et des réseaux de distribution associés (PDM-HYDRO), le Projet de financement inclusif des filières agricoles (Projet INCLUSIF), etc.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’élection du nouveau président intervient à un moment où les Etats-Unis, principaux contributeurs à la BAD, envisagent de se retirer de la BAD. L’institution financière panafricaine ne fait pas partie des priorités des Etats-Unis, selon l’administration Trump.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son budget 2026, la nouvelle administration américaine a proposé la suppression pure et simple de la contribution des Etats-Unis au Fonds africain de développement (FAD), donc de la BAD. Ce qui représente une manne financière de 555 millions de dollars.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président élu doit fixer le cap en donnant les nouvelles orientations de la Banque africaine pour le développement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdrahamane SISSOKO<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BCID&#45;AES : promesse de souveraineté ou mirage monétaire sahélien ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/bcid-aes-promesse-de-souverainete-ou-mirage-monetaire-sahelien-3105605.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 23 mai 2025 à Bamako, les ministres des Finances et de l’Économie du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont officialisé la création de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID-AES). L’annonce est majeure malgré les innombrables embûches ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 May 2025 09:12:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID-AES), bras financier de l’Alliance des États du Sahel (AES), sera dotée d’un capital de 500 milliards de francs CFA à mobiliser d’ici à septembre 2025. Elle devra financer des projets d’envergure dans des secteurs vitaux comme l’énergie, l’agriculture, les infrastructures et les télécommunications, avec une promesse claire : bâtir une souveraineté économique dégagée de l’influence des bailleurs de fonds traditionnels.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’initiative arrive à un moment où les trois États membres (Mali, Burkina Faso, Mali) cherchent à se redéployer sur le plan régional et international, après l’officialisation de leur retrait fracassant de la CEDEAO en janvier 2025.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, ils restent à ce jour membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et donc rattachés au franc CFA. Une monnaie dont ils contestent la légitimité, mais qu’ils continuent d’utiliser, faute d’alternative immédiatement opérationnelle. Ce paradoxe soulève une série de contradictions. Peut-on bâtir une banque de développement régionale souveraine tout en continuant à dépendre d’une monnaie arrimée à l’euro, émise sous la supervision du Trésor français ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’avènement de l’éco, prévu pour 2027 dans le cadre de la relance du projet de monnaie unique de la CEDEAO, pourrait rebattre les cartes. Si ce calendrier est maintenu, le franc CFA disparaîtra, entraînant dans son sillage la fin de l’UEMOA, dont la seule raison d’être est justement la gestion de cette monnaie.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les États de l’AES devront alors faire un choix fondamental : soit réintégrer une architecture monétaire ouest-africaine élargie, soit créer leur propre monnaie. Or, à ce jour, aucun cadre légal ni institutionnel pour une future monnaie AES n’a été présenté. Dans ces conditions, la BCID-AES apparaît comme une structure sans socle monétaire propre, un édifice institutionnel ambitieux mais bancal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prisonnière de ses contradictions <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce flou est accentué par l’opacité entourant les modalités de fonctionnement de la banque. Aucune information détaillée sur la répartition des parts, les règles de gouvernance, les garanties de transparence ou les mécanismes de décaissement n’a été rendue publique. On ignore également si la banque travaillera en franc CFA dans un premier temps, ou si elle adoptera un système multidevise en attendant la création d’une monnaie AES. Cette absence de clarté n’est pas anodine. Elle compromet la crédibilité de l’institution avant même son opérationnalisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une autre inconnue pèse sur l’articulation entre la BCID-AES et les institutions financières régionales existantes, telles que la BOAD ou la BIDC. Si l’objectif est de contourner ces dernières, encore faut-il prouver que la BCID est en mesure de proposer une alternative efficace, agile et mieux gouvernée. Sans cela, elle risque de reproduire les lenteurs, les opacités et les lourdeurs bureaucratiques qu’elle prétend dépasser.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cela s’ajoute un autre enjeu de taille à savoir celui de la cohésion régionale. À mesure que l’espace CEDEAO se fragmente, la question se pose de savoir si la BCID-AES peut réellement fonctionner comme un instrument d’intégration, ou si elle n’incarnera qu’un repli souverainiste difficilement viable sur le plan financier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le symbole est fort, la volonté politique réelle, mais les moyens institutionnels encore incertains. Sans réforme monétaire, sans clarté stratégique sur l’avenir de l’UEMOA et sans articulation avec les dynamiques de l’éco, la BCID-AES risque d’être prisonnière de ses contradictions. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre affirmation d’une souveraineté économique retrouvée et gestion d’une transition monétaire explosive, l’AES joue gros. La réussite de la BCID ne dépendra pas seulement du montant de son capital, mais de la capacité des États à concevoir un cadre cohérent, crédible et techniquement solide. Faute de quoi, l’ambition pourrait se fracasser sur les réalités d’un espace sahélien encore en pleine recomposition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Cheick B. CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La loterie nationale du Niger s’inspire du modèle du PMU Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-loterie-nationale-du-niger-sinspire-du-modele-du-pmu-mali-3105604.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans le cadre du partage d’expérience entre les loteries sœurs membres de l’Association des Loteries d’Afrique (ALA), de la coopération entre les pays de l’AES, de la stratégie de modernisation et d’amélioration de ses performances ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 May 2025 09:08:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une forte délégation de la Loterie Nationale du Niger (LONANI) a entamé une mission de benchmarking au PMU Mali ce lundi 26 mai 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La délégation est composée de : Directeur Général le Colonel-major Soumana Djibo, Directrice Générale des Etablissements Financiers du Ministère de l’Economie et des Finances du Niger Madame Barazé Salamatou, Directeur de la Législation du MEF du Niger Monsieur Ali Maiga, Directeur Financier<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la LONANI Monsieur Djibo Mohamed Al Kabir, Directeur Commercial et Marketing de la LONANI Monsieur Aloua Aboubacar, Chef Service Commercial et Marketing de la LONANI Monsieur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mamoudou Saidou, et du Chef Service des Paris de la LONANI Monsieur Manouga Ali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le DG M. Fassery Doumbia et son comité de Direction ont reçu les hôtes dans la salle de réunion du PMU Mali. À l’entame de la rencontre, le DG Fassery Doumbia a souhaité la bienvenue aux missionnaires tout en affirmant la disponibilité du PMU Mali à accompagner la LONANI.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut souligner que cette visite traduit la volonté de coopération sous-régionale entre les institutions sœurs de l’espace AES, dans un esprit de partage d’expertise et de solidarité institutionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Directeur Général de la LONANI le Colonel-major Soumana Djibo a affirmé être à l’école du PMU Mali et entend tirer profit de cette immersion pour analyser en profondeur les mécanismes de gestion, les outils technologiques et les méthodes marketing et commerciales déployés par le PMU Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette démarche vise à renforcer les capacités internes de la LONANI, à améliorer l’expérience client, et à diversifier son offre dans le respect des normes de transparence et d’éthique. Bon séjour à nos hôtes de la LONANI et vive l’intégration à travers les loteries.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">DIRECTION MARKETING ET COMMUNICATION <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CANAM : Le DG toujours en contact direct avec ses agents</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/canam-le-dg-toujours-en-contact-direct-avec-ses-agents-3104496.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Médecin Général de brigade Boubacar Dembélé, Directeur Général de la CANAM, a effectué une visite de travail à la Direction du Budget, du Contrôle de gestion et de l’Organisation de la qualité, ainsi qu’à la Direction de l’Audit interne ]]></description>
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<pubDate>Sun, 04 May 2025 01:25:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">L’objectif principal de cette visite était d’adresser ses félicitations à la Directrice du Budget et à l’ensemble de son équipe pour la qualité remarquable du travail accompli dans l’exécution de leurs missions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le Directeur Général s’est ensuite rendu à la Direction de l’Audit interne, puis aux services de l’Actuariat, où il a pris connaissance des spécificités et des réalités propres à chaque entité. Il s’est également informé de l’état d’avancement des différentes missions en cours, réaffirmant ainsi son engagement à accompagner et à renforcer l’efficacité opérationnelle de ces structures.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">SERCOM/CANAM </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au Mali, le BTP s&amp;apos;effondre dans le silence</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/au-mali-le-btp-seffondre-dans-le-silence-3104495.html</link>
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<description><![CDATA[ Entre manque d’investissements, impayés de l’État et pression fiscale, le secteur du BTP (Bâtiment et Travaux Publics) traverse une crise profonde. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 03 May 2025 20:01:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Autrefois pourvoyeur d’emplois et symbole du dynamisme économique du Mali, le BTP (Bâtiment et Travaux Publics) n’est plus que l’ombre de lui-même. Sa situation reflète les tensions économiques et financières profondes que traverse le pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Cette crise se répercute sur l’ensemble de l’économie, car un seul chantier peut faire vivre tout un écosystème : fournisseurs, transitaires, commerçants, banques et même les localités voisines en bénéficient. Comme le dit l’adage : « <i>Quand le BTP va, tout va ; quand il s’arrête, tout s’arrête. »</i><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Les entreprises (bureaux d’études, cabinets d’architecture, ingénierie civile, etc.) subissent de plein fouet cette situation. Selon des informations recueillies par le journal Le <i>Wagadu</i> auprès de plusieurs sources concordantes, le personnel du secteur se retrouve dans un dénuement total. Ayant perdu leur emploi, maçons, manœuvres, ferrailleurs, techniciens, ingénieurs… ont vu leur quotidien bouleversé par la crise. <b>« </b><i>Le secteur est à genoux</i><b> »</b><span style="mso-bidi-font-weight: bold;">,</span> confie un entrepreneur interrogé par Le <i>Wagadu</i>. Assis dans son bureau, le visage fermé, il s’interroge sur l’avenir du secteur dans un Mali embourbé dans une crise sans fin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Parmi les nombreux problèmes rencontrés, le manque de financement arrive en tête. Au Mali, il est de notoriété publique que la plupart des grands projets nécessitent un financement extérieur. Lequel est généralement assuré par les partenaires techniques et financiers. Avec la crise multidimensionnelle que traverse le pays, la quasi-totalité de ces partenaires se sont retirés, laissant un vide immense. L’État, censé prendre le relais dans de telles circonstances, peine à jouer son rôle, englué dans la crise sécuritaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Conséquence : aucun investissement significatif dans le secteur depuis des années. Sans nouveaux marchés, les entreprises se retrouvent confrontées à leurs charges fixes et à leurs créanciers, notamment les banques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Pourtant, la réhabilitation des infrastructures routières et autres est plus que nécessaire. « <i>La prochaine crise sera celle des routes</i> », alerte une source crédible. De nombreuses voies ont dépassé le simple besoin d’entretien : elles sont aujourd’hui éligibles à une reconstruction complète. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Mais faute de moyens, ces travaux ne peuvent être engagés, glissent plusieurs sources concordantes. <span style="mso-bidi-font-style: italic;">Investir dans les routes, c’est investir dans le développement</span>, martèle un expert du secteur. « <i>Ce sont des dépenses qui génèrent une dynamique économique</i>. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">À cela s’ajoute un autre fléau : le non-paiement des prestations réalisées. De nombreuses entreprises ont travaillé pour les Conseils de cercle sans jamais être payées. Avec la suppression de ces structures par le gouvernement de transition, les entrepreneurs n’ont parfois plus d’interlocuteurs. « <i>Il faut attendre des années pour espérer un paiement après avoir terminé les travaux</i> », témoigne l’un d’eux. Résultat : certains finissent par déposer le bilan, sous le poids de leurs dettes contractées auprès des banques pour financer les chantiers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Un meilleur contrôle du secteur informel </span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Ces arriérés font partie de la dette intérieure du Mali, estimée à près de 3 000 milliards de francs CFA en 2024. Son apurement reste un casse-tête pour les autorités de la transition, accentuant les difficultés économiques du pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le FMI a d’ailleurs recommandé de régler cette dette pour relancer l’économie. En octobre 2024, le gouvernement avait promis de débloquer 200 milliards de FCFA, soit à peine 5% du montant total. <b>« </b><i>Une goutte d’eau dans l’océan</i><b> </b><span style="mso-bidi-font-weight: bold;">»,</span> commente un entrepreneur sous couvert d’anonymat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Comme si cela ne suffisait pas, les entreprises doivent aussi composer avec la pression fiscale. Déjà en difficulté, elles subissent les rigueurs de l’administration. « <i>La fiscalité a toujours été un problème pour le secteur privé malien</i> », confie une bonne source, qui plaide pour une réduction des taxes sur l’emploi afin de favoriser la création d’emplois formels. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Selon elle, le vrai problème réside dans la faiblesse de l’assiette fiscale : seulement 5% de la population paie 95% des impôts. Un élargissement de l’assiette fiscale est donc indispensable, ce qui passe nécessairement par un meilleur contrôle du secteur informel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Abdrahamane SISSOKO<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Avant l’hivernage, Bamako déjà inondée : alerte rouge sur la capitale</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/avant-lhivernage-bamako-deja-inondee-alerte-rouge-sur-la-capitale-3104483.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce lundi 28 avril 2025, une pluie torrentielle de plus de 50 millimètres s’est abattue sur Bamako, provoquant des inondations majeures dans plusieurs quartiers de la capitale malienne. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 03 May 2025 09:49:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Des zones administratives telles que la route de Koulikoro et l'ACI 2000 ont été particulièrement touchées, avec des débordements d'eau signalés à plusieurs endroits. Cette situation survient alors que l’hivernage n’a pas encore officiellement commencé, laissant présager des défis encore plus importants pour les mois à venir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">L’hivernage de 2024 avait déjà laissé des cicatrices profondes. Le Mali avait alors enregistré 729 cas d’inondations, causant l’effondrement de 47 306 maisons et affectant plus de 88 000 ménages. Le bilan humain était dramatique en ce sens qu’il a fait état de 77 décès et 148 blessés. Face à cette catastrophe, le gouvernement avait déclaré l'état de catastrophe nationale le 23 août 2024.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Pourtant, malgré l’ampleur des dégâts, les leçons semblent ne pas avoir été tirées. Un plan d'action de 43 milliards de francs CFA avait été annoncé, avec le soutien de la Banque mondiale, pour restaurer les infrastructures, curer les caniveaux et renforcer les capacités de réponse aux urgences. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Parmi les mesures phares figurait la démolition de plus de 750 constructions illégales entravant les voies naturelles d’écoulement des eaux. Un budget spécifique de 800 millions de francs CFA avait été mobilisé, dont 700 millions destinés exclusivement aux opérations de démolition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Mais aujourd’hui, force est de constater que peu de ces engagements ont été tenus. Les caniveaux, censés être curés, sont toujours obstrués, remplis de déchets plastiques et d'ordures ménagères. Ils sont devenus de véritables dépotoirs à ciel ouvert. Les démolitions annoncées se font attendre, et les constructions anarchiques persistent, accentuant la vulnérabilité de la ville face aux inondations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">L’incivisme a atteint des sommets. Les habitants continuent à jeter leurs ordures dans les canaux, contribuant à l’envasement des voies d’évacuation des eaux. Les campagnes de sensibilisation prévues n’ont manifestement pas porté leurs fruits. Pourtant, le contexte climatique actuel exige une vigilance intense. Les experts prévoient pour l’hivernage 2025 des précipitations moyennes à supérieures à la normale, avec des risques élevés d’inondations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Bamako souffre aujourd’hui d’une double peine à savoir l’imprévisibilité climatique et l’inaction humaine. Alors que la ville avait un an pour se préparer, elle se retrouve submergée avant même le début officiel de l’hivernage, attendu entre fin mai et début juin. Cette situation n’augure rien de bon pour les semaines à venir. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Il est urgent que les autorités maliennes passent de la parole aux actes. Les populations, elles aussi, doivent comprendre que la sécurité collective dépend de la responsabilité individuelle. Sans une prise de conscience générale, Bamako continuera à compter ses morts et ses sisnistrés à chaque pluie, aussi précoce et minime soit-elle. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 8.0pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Cheick B. CISSE <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Escalade des tensions régionales : redonner à la diplomatie malienne sa juste place</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/escalade-des-tensions-regionales-redonner-a-la-diplomatie-malienne-sa-juste-place-3103311.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 08:18:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Entre crise ouverte avec l’Algérie et tensions passées avec la Côte d’Ivoire, le Mali accumule les contentieux diplomatiques. Si les raisons diffèrent, le constat reste le même : l’outil diplomatique, censé prévenir et apaiser, peine à jouer pleinement son rôle. Dans un contexte régional fragile, le silence ou l’effacement des canaux de dialogue interroge.</strong>

Dans la nuit du 31 mars au 1<sup>er</sup> avril 2025, l’armée algérienne annonce avoir abattu un drone militaire, accusé d’avoir violé son espace aérien. Le Mali conteste cette version, affirmant que l’appareil opérait dans ses propres frontières.

En quelques jours, les ambassadeurs sont rappelés, les contacts suspendus, les tensions cristallisées. Une nouvelle crise s’installe, alimentée par des différends anciens autour du rôle de l’Algérie dans le processus de paix malien, et d’une souveraineté de plus en plus affirmée par Bamako au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Cette rupture ne se limite pas aux chancelleries. Elle affecte aussi, de manière diffuse, des centaines de ressortissants, des commerçants transfrontaliers, des étudiants en programme d’échange ou des familles binationales, soudain plongés dans l’incertitude. La diplomatie, en retrait, ne joue plus pleinement son rôle de passerelle.

En juillet 2022, le Mali vivait déjà une autre impasse diplomatique, cette fois avec la Côte d’Ivoire. L’arrestation de 49 soldats ivoiriens à l’aéroport de Bamako avait provoqué une onde de choc dans la région. La crise dure six mois, ponctuée de déclarations fermes, d’incompréhensions tenaces, avant que le Togo ne parvienne à obtenir leur libération. L’épisode laisse des traces durables dans les relations bilatérales et dans la perception du Mali comme partenaire diplomatique.

Ces deux affaires, bien que distinctes, révèlent une tendance selon laquelle les mécanismes classiques de dialogue semblent de plus en plus contournés, voire neutralisés. Et pourtant, dans d’autres contextes, la diplomatie a su démontrer qu’elle restait un levier décisif de sortie de crise.

&nbsp;

En 2018, l’Éthiopie et l’Érythrée, après deux décennies d’hostilité silencieuse, ont signé un traité de paix historique, grâce à une volonté politique affirmée et au soutien discret de l’Union africaine. Cette même année, les deux Corées, séparées par une frontière surmilitarisée et des décennies de méfiance, ont engagé un rapprochement diplomatique inédit.

En 2020, les Accords d’Abraham ont permis à plusieurs États arabes de normaliser leurs relations avec Israël, brisant un statu quo diplomatique vieux de plusieurs générations. Même dans des contextes asymétriques ou fragiles, la diplomatie a montré qu’elle pouvait ouvrir des brèches.

Ces expériences partagent un point commun démontrant une stratégie patiente, souvent discrète, portée par des diplomates aguerris et soutenue au plus haut niveau de l’État. À l’inverse, dans le Sahel actuel, la diplomatie donne souvent l’impression d’être réduite à un outil réactif, utilisé par à-coups, lorsque la crise est déjà installée.

<strong>Défendre ses intérêts sans rompre les ponts</strong>

Depuis son retrait de la CEDEAO, le Mali s’est inscrit dans une logique d’affirmation souveraine, qui a pu renforcer certaines postures de repli. Le ministère des Affaires étrangères, peu visible, peine à s’imposer dans la gestion des tensions, tandis que les ambassadeurs sont rappelés sans perspectives claires de médiation.

Dans un monde où les relations se nouent autant dans les salons discrets que sur les tribunes publiques, cette absence de dialogue diplomatique risque de fragiliser encore davantage la position du pays sur la scène régionale.

Pourtant, réinvestir dans une diplomatie forte, lucide et stratégique ne serait pas un renoncement. Ce serait au contraire un acte de souveraineté réfléchi, permettant au Mali de défendre ses intérêts sans rompre les ponts. La parole diplomatique n’est pas un luxe, c’est un outil d’influence. Elle ne remplace pas les armes, mais elle peut éviter qu’elles ne deviennent la seule option, disait un penseur.

Alors que le Sahel traverse une période de recomposition profonde, il est temps de redonner à la diplomatie sa juste place. Non comme une façade, mais comme un levier de stabilité et de projection. Car aucune paix durable ne se construit sans dialogue, et aucune souveraineté ne se maintient sans vision.

<strong>Cheick B. CISSE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Irrigation au Mali : des promesses arrosées de contradictions</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/irrigation-au-mali-des-promesses-arrosees-de-contradictions-3103314.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 07:32:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À Dakar, six pays sahéliens ont lancé, le 9 avril, un appel à l’action en faveur de l’irrigation agricole, dix ans après la première Déclaration de Dakar. L’objectif affiché est de faire passer à un million d’hectares les superficies irriguées dans la région d’ici 2035.</strong>

Le Mali, signataire de cette initiative régionale, y voit une réponse stratégique aux enjeux de sécurité alimentaire, de résilience climatique et de développement rural. Pourtant, à l’intérieur de ses frontières, la réalité du terrain contraste fortement avec l’élan affiché à l’international.

Aujourd’hui, à peine 243 000 hectares sont sous irrigation au Mali, tous systèmes confondus. Ce chiffre stagne depuis plusieurs années, malgré les plans et les projets successifs. Pire encore, à peine 40% de ces périmètres sont pleinement fonctionnels selon les données du ministère de l’Agriculture.

Le delta intérieur du Niger, considéré comme l’un des plus grands potentiels agricoles du pays, est à peine exploité à 30% de ses capacités estimées, en raison du manque d’aménagements, d’entretien et de gestion des eaux.

Alors que les engagements régionaux misent sur l’accélération des investissements, le financement de l’irrigation au Mali reste largement en deçà des besoins. Le Programme d’appui régional à l’irrigation au Sahel (PARIIS) –censé catalyser les efforts nationaux– n’a permis d’aménager que 1 300 hectares sur les 10 000 initialement prévus entre 2018 et 2023.

Plusieurs projets soutenus par des bailleurs, dont la Banque africaine de développement, sont souvent ralentis par la lourdeur administrative, l’instabilité institutionnelle et l’absence de données fiables pour guider les décisions.

Mais au-delà des chiffres, c’est l’approche même qui soulève des questions. Le modèle d’irrigation dominant repose encore sur de grands périmètres publics gérés de façon centralisée, hérités des décennies précédentes. Or, les petits exploitants, qui représentent plus de 70% de la main-d'œuvre agricole au Mali, restent très peu accompagnés pour développer une irrigation à leur échelle. Les techniques dites « d’irrigation dirigée par les agriculteurs », plébiscitées dans plusieurs pays voisins, peinent à se diffuser faute de formation, d’accès au crédit, et de cadre réglementaire incitatif.

<strong>Les promesses de Dakar risquent de se dissoudre</strong>

Les effets du changement climatique rendent pourtant ces questions plus urgentes que jamais. En 2023, la région de Tombouctou a connu une baisse de rendement de 40% sur les cultures maraîchères par rapport à l’année précédente, selon l’ONG ACF.

L’absence de maîtrise de l’eau y a entraîné une perte directe de revenus pour plus de 12 000 familles. Dans le cercle de Youwarou, les inondations de septembre 2024 ont détruit plus de 600 hectares de cultures faute d’infrastructures de drainage adaptées. Ces situations ne sont plus exceptionnelles, elles sont devenues la norme.

Dans ce contexte, les engagements internationaux du Mali soulèvent une interrogation de fond. Comment atteindre un objectif d’extension massive de l’irrigation si l’existant se dégrade, si les paysans ne sont pas outillés, et si les politiques publiques ne sont pas ancrées dans les réalités socio-économiques locales ? La question mérite d’autant plus d’être posée que l’agriculture irriguée est au cœur des discours de souveraineté alimentaire brandis par les autorités de transition.

L’irrigation peut transformer l’économie rurale malienne, mais à condition qu’elle ne soit pas uniquement traitée comme un slogan politique ou un indicateur dans un rapport. Elle exige des choix cohérents, un appui technique continu, une gestion participative des ressources hydrauliques, et surtout une vision adaptée aux contraintes du terrain. À défaut, les promesses de Dakar risquent de se dissoudre, comme tant d’autres, dans les méandres du fleuve Niger.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed dit Nasser Ansary : Un Leader au carrefour de la tradition et de l’engagement républicain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/abdoul-magid-ag-mohamed-ahmed-dit-nasser-ansary-un-leader-au-carrefour-de-la-tradition-et-de-lengagement-republicain-3103315.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 07:29:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’honorable Abdoul Magid ag Mohamed Ahmed, plus connu sous le nom de Nasser Ansary, est chef général de la tribu Kel Ansar. Il est une figure centrale du leadership traditionnel et institutionnel au Mali. À la fois chef coutumier ancré dans les valeurs ancestrales et acteur engagé de la République, il incarne une double légitimité : celle des peuples du Sahel et celle des institutions de l’État.</em></strong>

<strong>Chef général des Kel Ansar : un symbole de légitimité et de continuité</strong>

Élu en janvier 2015 à la tête de l’emblématique tribu Kel Ansar, il œuvre depuis à préserver l’équilibre entre l’héritage coutumier et les exigences de la modernité. Il est aujourd’hui un repère moral et social pour sa communauté, garant des principes de justice, de paix et de cohésion sociale.

Lors de son intronisation à Gargando en 2016, en présence de l’ensemble des leaders politiques, communautaires et religieux de la région de Tombouctou, il a hissé le drapeau national du Mali dans une base de la CMA, acte hautement symbolique d’engagement républicain et de fidélité à l’unité nationale.

<strong>Artisan infatigable de la paix, du dialogue et de la réconciliation</strong>

Connu pour sa diplomatie et son attachement à la paix, Nasser Ansary est l’initiateur de plusieurs actions majeures : Caravane pour la paix dans le cercle de Goundam, réunissant les forces vives locales.

Rencontre régionale sur la paix et la sécurité à Tombouctou en 2022. Forum des légitimités traditionnelles pour la paix, la sécurité et le développement, tenu sous la haute présidence de Son Excellence le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition.

Rencontres stratégiques à Zarho (à 170 km à l’est de Tombouctou) et au camp de réfugiés de Mberra en Mauritanie, porteurs de messages de retour, de dignité et de cohésion nationale. Missions de sensibilisation en Arabie Saoudite, au Maroc et en Mauritanie, véhiculant les messages de paix, d’unité et de souveraineté du Mali.

<strong>Un acteur respecté des institutions nationales et sous-régionales</strong>

Membre du Conseil National de Transition (CNT), Vice-président du Comité Interparlementaire de l’UEMOA et membre du Comité de Pilotage du Dialogue Inter-Maliens, il représente avec rigueur la voix des communautés sahéliennes dans les instances de décision, œuvrant pour une gouvernance inclusive et une paix durable.

<strong>Mars 2025 : Une déclaration solennelle de fidélité à la République</strong>

En mars 2025, les chefs de fractions, guides religieux et notabilités locales ont publié une déclaration officielle de soutien à l’Amanokal Nasser Ansary et à la République du Mali. Par cet acte collectif, ils ont exprimé leur attachement aux institutions de la Transition, à l’unité nationale et à l’autorité morale que représente le Chef général des Kel Ansar.

<strong>Un leadership fondé sur l’exemplarité, la proximité et la loyauté</strong>

Populaire auprès des jeunes comme des anciens, Nasser Ansary inspire respect et admiration par sa discrétion, son sens du devoir et sa fidélité aux valeurs maliennes. Il est aujourd’hui reconnu comme un homme de consensus, de sagesse et de vision, à la croisée des héritages et des aspirations d’avenir. « Servir avec honneur, unir avec sagesse, défendre avec dignité. »

<strong>Correspondance Particulière</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moov Money Malitel : Les transferts d&amp;apos;argent entre comptes désormais gratuits</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/moov-money-malitel-les-transferts-dargent-entre-comptes-desormais-gratuits-3102585.html</link>
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<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 10:51:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Chez Moov Money Malitel, la satisfaction de la clientèle est une priorité. Dans cette optique, le premier opérateur de téléphonie mobile au Mali a décidé de rendre gratuit le transfert d'argent entre comptes Moov Money en supprimant les frais de transfert. Désormais, il est possible d'effectuer des transferts d'argent entre comptes Moov Money Malitel sans frais, soit zéro franc CFA.

« Les transferts entre comptes Moov Money sont gratuits, quel que soit le montant. Profitez-en pour transférer de l'argent à vos proches sans frais via Moov Money », tel est le message envoyé par Malitel à ses abonnés. Beaucoup d’entre eux, surpris et ravis, ont salué cette initiative de l'entreprise citoyenne, n’en croyant pas à leurs yeux en voyant une telle offre.

<strong> Anne Marie Soumouthéra </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contribution :  Et si le Mali se spécialisait dans les produits semi&#45;finis du coton</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/contribution-et-si-le-mali-se-specialisait-dans-les-produits-semi-finis-du-coton-3102582.html</link>
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<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 10:48:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Avec une production estimée à 690 000 tonnes de coton graine pour la campagne 2023/2024, le potentiel de création de valeur est considérable. Pourtant, moins de 2% de cette production est transformée localement. Le reste est exporté à l’état brut, avec une faible valeur ajoutée captée sur le territoire national. Face à ce constat, une piste stratégique mérite une réflexion sérieuse : se spécialiser dans les produits semi-finis, et notamment le fil de coton.

Dans ce contexte, se spécialiser dans les produits semi-finis, notamment les fils de coton, apparaît comme une stratégie à la fois accessible et structurante. La filature est une activité techniquement maîtrisable, moins capitalistique que la confection, et plus adaptée à une montée en gamme progressive. Elle permettrait d’ancrer une dynamique industrielle à partir d’une base productive existante, en s’inscrivant dans une ???????? ?’???é??????? ???????????? ??????????? de la chaîne de valeur cotonnière.

Ce positionnement intermédiaire a fait ses preuves ailleurs sur le continent. ?? ?é??? s’est engagé dans une trajectoire ambitieuse de transformation locale de son coton fibre, en visant au moins 50% de transformation dans sa zone économique spéciale de Glo-Djigbé, avec un accent mis sur la filature pour l’exportation.

De son côté, ?’É??????? a structuré sa stratégie textile autour de la filature comme point d’ancrage, avec l’appui d’investisseurs asiatiques et une énergie compétitive. Quant à ?’î?? ???????, bien qu’elle ne cultive pas de coton, elle a bâti une industrie textile performante en maîtrisant les maillons intermédiaires-fil, tricotage, teinture- pour alimenter des marchés internationaux exigeants.

Le cas malien présente des atouts similaires : une production abondante, une main-d’œuvre disponible, et une expertise cotonnière ancienne. Reste à franchir un cap industriel.

La spécialisation dans les produits semi-finis permettrait de créer des emplois qualifiés, de diversifier les débouchés à l’export, de réduire la dépendance aux cours mondiaux du coton brut, et de constituer un socle technique pour de futures extensions industrielles.

À défaut de produire immédiatement des vêtements « ???? ?? ???? », pourquoi ne pas viser une ??î????? ????????? ??? ?????è??? é????? ?? ??????????????, en commençant par ce que nous savons déjà produire : du coton de qualité, qu’il nous faut désormais filer nous-mêmes. ?? ??????, ???? ?’????? ?é?à. ?????? ???????? ?’?????? ?? ??????. ?? ????? ??????? ???? ?? ?????.

??????? ?????/????? ?? ?????? à ?? ????????

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sahel : plus de 8 000 écoles sont fermées dans la région en raison de l’insécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/sahel-plus-de-8-000-ecoles-sont-fermees-dans-la-region-en-raison-de-linsecurite-3102581.html</link>
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<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 10:45:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un rapport accablant du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, publié début avril 2025, alerte sur une réalité ignorée au cœur du chaos sahélien : la fermeture massive d’écoles et la marginalisation de l’éducation, dans un contexte d’insécurité croissante. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.</strong>

Dans un Sahel rongé par les attaques armées, les prises de pouvoir militaires et la fragmentation régionale, les projecteurs restent braqués sur les réponses sécuritaires. Pourtant, une autre bataille se joue en silence : celle de l’école.

Selon le dernier rapport du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), plus de 8 000 écoles sont fermées dans la région en raison de l’insécurité, laissant des centaines de milliers d’enfants sans accès à l’éducation.

Le Mali est particulièrement touché. À la date d'août 2024, plus de 1 700 écoles étaient fermées, privant plus de 522 000 enfants d’un droit fondamental et affectant plus de 10 000 enseignants. Ces chiffres, déjà alarmants, s’ajoutent à ceux du Burkina Faso, où plus de 5 000 structures éducatives ont cessé de fonctionner, perturbant la scolarité de plus de 430 000 élèves. Le Niger n’est pas en reste, avec une dynamique similaire dans les zones frontalières du Liptako-Gourma, fortement exposées à l’insécurité.

Ce que révèle le rapport, c’est que les réponses politiques ne sont pas à la hauteur. Les budgets de l’éducation restent faibles dans ces États, malgré l’urgence. Le Mali n’a consacré que 4% de son PIB à l’éducation en 2022, un chiffre bien en deçà des recommandations de l’UNESCO. Au Burkina Faso, les dépenses éducatives, qui représentaient en moyenne 23% du budget national entre 2020 et 2023, sont tombées à 20% en 2024, en pleine crise sécuritaire.

Les conséquences de cette marginalisation sont lourdes. Enfants livrés à eux-mêmes, adolescents privés de perspectives, communautés locales sans repères. C’est un terrain fertile pour les groupes extrémistes, qui recrutent facilement parmi une jeunesse abandonnée. Là où l’école ferme, les armes s’ouvrent.

Il est temps que les dirigeants du Sahel réalisent que la lutte contre l’insécurité ne peut se gagner uniquement sur le terrain militaire. Réhabiliter les écoles, sécuriser les enseignants, garantir l’accès à l’éducation, même dans les zones de conflit, doit devenir une priorité stratégique. Il ne s’agit pas simplement d’un geste social, mais d’un acte de défense nationale. Envoyer un enfant à l’école aujourd’hui, c’est désarmer un terroriste de demain.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abdoul Madjid Ag Mohamed Ahmed dit Nasser Ansary, la défense de la République chevillée au corps</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/abdoul-madjid-ag-mohamed-ahmed-dit-nasser-ansary-la-defense-de-la-republique-chevillee-au-corps-3102578.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 10:43:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’honorable Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed, dit Nasser Ansary, Amanokal de la grande tribu Kel Ansar, non moins Vice-président du Comité Interparlementaire de l’UEMOA, membre du Conseil National de Transition (CNT), Inspecteur des douanes, c’est de lui qu’il s’agit. L’homme au parcours rarissime dans la défense de la patrie. </em></strong>

De ce fait, l’histoire contemporaine du Mali et de la sous-région ouest-africaine ne saurait s’écrire sans évoquer le parcours exemplaire d’un homme de paix, de dialogue et d’engagement : l’honorable Abdoul Magid ag Mohamed Ahmed, plus connu sous le nom de Nasser Ansary.

Fils légitime de la noble tribu Kel Ansar, dont il incarne aujourd’hui la dignité en tant qu’Amenokal, il a su conjuguer sagesse traditionnelle et modernité institutionnelle. À travers ses fonctions nationales et régionales, il incarne la figure du chef rassembleur, de l’acteur de réconciliation et du bâtisseur d’un avenir commun.

En tant qu’Inspecteur des douanes depuis 2008, il a servi avec intégrité et compétence, défendant les intérêts économiques du Mali. Son engagement pour la justice et la transparence l’a naturellement conduit à des fonctions politiques, notamment au sein du CNT, où il œuvre pour une transition apaisée et inclusive.

À l’échelle sous-régionale, son élection au poste de Vice-président du Comité Interparlementaire de l’UEMOA témoigne de la reconnaissance de ses pairs et de son influence croissante. Il y défend les principes d’unité, d’intégration et de solidarité entre les peuples ouest-africains.

Partout où il passe, Nasser Ansary porte un message : la paix n’est pas une option, c’est un devoir. Sa voix résonne comme un appel à la réconciliation, au dialogue entre les communautés, et au respect des institutions.

Chef traditionnel respecté, parlementaire aguerri, homme de terrain et de conviction, il demeure un repère pour la jeunesse et un espoir pour les populations du Sahel. Que la paix, la prospérité et l’unité continuent à accompagner le parcours de ce digne fils de la Nation et de l’Afrique.

<strong>Bocary Dicko/Journaliste consultant</strong>

<strong>NB : le titre est de la Rédaction.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coopération Mali&#45;Russie : un forum pour explorer les enjeux économiques entre les deux pays</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/cooperation-mali-russie-un-forum-pour-explorer-les-enjeux-economiques-entre-les-deux-pays-3102576.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 10:41:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'Association Perspective Sahélienne, en collaboration avec l'agence de presse African Initiative, a organisé, le 25 mars, au Centre international de conférence de Bamako, la première édition du Forum économique international Mali-Russie. L'événement s'est déroulé sous l'égide du président de Perspective Sahélienne, Mamadou Bah.</em></strong>

Organisée par l'Association Perspective Sahélienne en collaboration avec l'agence de presse African Initiative, et avec la Chambre de commerce et d'industrie du Mali comme partenaire technique et l'accompagnement institutionnel de la Primature du Mali, la première édition du Forum économique international Mali-Russie s'inscrit dans le cadre du développement de la politique économique entre les deux nations.

Placée sous le thème <em>« Les enjeux actuels de la coopération économique entre le Mali et la Fédération de Russie</em> », cet événement majeur dans les relations entre les deux pays a permis de mettre en relation des entrepreneurs maliens et russes, allant au-delà des enjeux politiques pour se concentrer sur des échanges commerciaux concrets.

Au cours des échanges, des experts maliens, notamment l'économiste Modibo Mao Makalou et l'ancien ministre du Commerce Harouna Niang, ont abordé, lors des panels, les défis et les opportunités d'une coopération renforcée entre les deux pays. Les discussions se sont centrées sur des secteurs clés tels que l'énergie, l'agriculture et l'import-export, marquant ainsi un nouveau chapitre dans la coopération économique russo-malienne.

Outre les panels, la première édition du Forum économique Mali-Russie a été marquée par des discours. « <em>Ce jour marque un moment historique pour notre association et pour tous ceux qui y ont cru, à l'importance de renforcer les liens économiques entre le Mali et la Fédération de Russie </em>», a déclaré Mamadou Bah, président de l'Association Perspective Sahélienne.

Selon Mamadou Bah, le Mali et la Russie partagent une longue histoire de relations diplomatiques et de coopération. « <em>Aujourd'hui, dans un contexte mondial en pleine mutation, il est plus que jamais nécessaire de renforcer ces liens pour faire face aux défis économiques, sécuritaires et environnementaux qui touchent nos régions respectives</em> », a-t-il souligné. Tout en ajoutant que ce forum constitue une « occasion unique de stimuler les investissements, promouvoir les échanges commerciaux et développer des partenariats technologiques ».

« <em>Cette rencontre est une opportunité pour ouvrir de nouveaux horizons pour notre coopération. Nous sommes convaincus que notre partenariat continuera à se renforcer, contribuant ainsi au développement économique de nos pays</em> », a poursuivi Ivan Ilinski, attaché de presse à l'ambassade de Russie à Bamako.

Pour Boubacar Tandia, premier vice-président de la Chambre de commerce et d'industrie, ce forum se tient à une période où nous assistons à un renforcement significatif des relations commerciales et économiques entre le Mali et la Fédération de Russie.

Il est important de rappeler que l'événement s'est déroulé simultanément en Russie et à Bamako grâce aux nouvelles technologies de l'information et de la communication, permettant ainsi aux experts et responsables russes de participer activement aux discussions.

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Destruction du drone de l’Armée malienne : un acte d’hostilité de l’Algérie</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/destruction-du-drone-de-larmee-malienne-un-acte-dhostilite-de-lalgerie-3102575.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 10:27:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>« Le drone qui a crashé dans la nuit du 31 mars au 1<sup>er</sup>  avril à proximité de Tin-Zaoutène, dans la région de Kidal, a été abattu par le régime algérien », informe le gouvernement malien de transition dans un communiqué daté du 6 avril. En réaction, tout en déplorant cet acte inamical de l’Algérie, le gouvernement malien a décidé de convoquer l’ambassadeur algérien pour protester contre l’hostilité du régime algérien.</em></strong>

On sait désormais ce qu’il est advenu du drone de l’Armée malienne, qui s’est abîmé à proximité de Tin-Zawatène, dans la région de Kidal, durant la nuit du 31 mars au 1er avril. <em>« Le gouvernement de la transition conclut, avec une certitude absolue, que le drone des Forces armées et de sécurité malienne a été détruit suite à une action hostile préméditée du régime algérien </em>», a précisé le gouvernement malien de transition dans un communiqué daté du dimanche 6 avril.

Ce qui constitue un acte d’hostilité et une énième provocation de l’Algérie. Le gouvernement avance comme preuve le silence coupable du régime algérien à la demande malienne, son refus de coopérer, ainsi que les données précises de la trajectoire de l’appareil enregistrées dans le système.

La destruction du drone appartenant à l’Armée malienne, et de surcroît sur le territoire national, est considérée par les autorités de Bamako comme un acte d’agression, détériorant encore un peu plus les relations entre le Mali et son voisin du Nord.

Les signes de tensions entre Alger et Bamako ne manquent pas. Les deux pays sont en froid depuis la prise de la ville de Kidal par l’armée malienne en novembre 2023 et surtout la dénonciation de l’Accord d’Alger par les militaires au pouvoir à Bamako.

En réaction à cet incident grave et sans précédent dans l’histoire entre les deux pays, le gouvernement de la transition a décidé de : « <em>convoquer l’Ambassadeur algérien pour protester contre l’hostilité du régime algérien ; se retirer avec effet immédiat du Comité d’état-major conjoint (CMOC) ; et enfin porter plainte devant les instances internationales contre le régime algérien pour acte d’agression</em> ». L’exécutif n’a toutefois pas indiqué les instances internationales devant lesquelles il compter porter plainte.

Tout en condamnant cet acte d’agression inédit, le gouvernement de la transition, dans son communiqué, profite de l’occasion pour rappeler au <em>« régime algérien, exportateur de terrorisme, de cesser d’être une menace pour la paix et la sécurité régionales, puis d’adopter un comportement responsable visant à promouvoir la paix et le développement </em>».

Considérant l’espace aérien de l’AES comme un seul théâtre d’opération, en guise de protestation et en soutien au Mali, le Burkina Faso et le Niger, deux pays formant la confédération de l’AES avec le Mali, ont décidé de rappeler leurs ambassadeurs pour consultation.

« <em>Cet incident est d’autant plus grave, qu’il ressort des conclusions de l’enquête que la destruction du drone a empêché la neutralisation d’un groupe terroriste qui planifiait des actes terroristes contre l’AES</em> », indique la conférence des chefs d’État de l’AES dans un communiqué daté du 6 avril.

La réaction de l’Algérie ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué daté du lundi 07 avril, tout en rejetant les accusations du Mali, Alger, en guise de réciprocité, a rappelé ses ambassadeurs pour consultation au Mali et au Niger, et à retarder la prise de service de son ambassadeur au Burkina Faso.

Signe des tensions croissantes entre les deux pays, Alger a fermé son espace aérien à tout aéronef en provenance ou à destination du Mali. Bamako a immédiatement réagi en fermant son espace aérien à tout avion en provenance ou à destination de l’Algérie.

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La révolution géostratégique en Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-revolution-geostrategique-en-afrique-3102567.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 10:25:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'Afrique, souvent perçue comme le continent des promesses inexploitées, se dresse aujourd'hui comme une véritable reine des matières premières. </em></strong>

Avec ses vastes ressources naturelles, allant des minéraux précieux aux richesses agricoles, l'Afrique a le potentiel de transformer son économie et de s'imposer sur la scène mondiale. Cependant, pour réaliser cette ambition, il est impératif que les gouvernements africains, en particulier ceux du Mali, prennent des mesures audacieuses pour développer des industries locales dans des secteurs cruciaux tels que l'agriculture, la fabrication alimentaire, l'éducation, la santé, l'habillement et les communications.

L'industrialisation est un levier essentiel pour sortir de la dépendance économique. En investissant dans des infrastructures, en formant une main-d'œuvre qualifiée et en encourageant l'innovation, l'Afrique peut créer un écosystème économique dynamique qui favorise la création d'emplois et la génération de richesses.

Par exemple, le développement d'industries agroalimentaires pourrait non seulement répondre aux besoins alimentaires croissants de la population, mais aussi permettre à l'Afrique de devenir un acteur majeur sur le marché mondial des exportations agricoles.

Il est également crucial d'éduquer la jeunesse africaine. Une éducation de qualité est la clé pour libérer le potentiel des jeunes et les préparer à relever les défis de demain.

En investissant dans l'éducation, les gouvernements africains peuvent favoriser l'émergence d'une nouvelle génération d'entrepreneurs, d'innovateurs et de leaders qui seront en mesure de porter le continent vers de nouveaux sommets. L'éducation doit être accompagnée d'un engagement fort en faveur de la santé et du bien-être, car une population en bonne santé est essentielle pour un développement durable.

Cependant, ce chemin vers l'autonomie et la prospérité est semé d'embûches. Les puissances occidentales, conscientes des richesses africaines, ont souvent cherché à maintenir le continent dans un état de dépendance. La présence de bases militaires occidentales sur le sol africain témoigne de cette volonté de domination. Ces bases ne sont pas seulement des instruments de sécurité, mais aussi des outils de contrôle culturel et économique. Il est donc impératif que les gouvernements africains prennent conscience de cette réalité et s'unissent pour défendre leurs intérêts.

La question qui se pose alors est celle de la volonté politique. Pourquoi les dirigeants africains ne s'interrogent-ils pas davantage sur les stratégies à adopter pour briser le cycle de dépendance ? Pourquoi ne pas s'engager dans une réflexion collective sur les moyens de renforcer l'autonomie économique et politique du continent ? Les défis sont nombreux, mais les opportunités le sont tout autant. En unissant leurs forces, les pays africains peuvent construire un avenir où l'Afrique ne sera pas seulement la reine des matières premières, mais également une puissance respectée sur la scène mondiale.

En conclusion, l'Afrique a toutes les cartes en main pour s'affirmer comme un acteur incontournable du 21e siècle. En développant des industries locales, en éduquant sa jeunesse et en s'opposant à la domination extérieure, le continent peut réaliser son potentiel immense. Il est temps pour les gouvernements africains de se lever, de s'affirmer et de tracer une voie vers un avenir prospère et autonome.

<strong>KONATÉ ABDOUL KARIM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Se renouveler ou périr, le dilemme des partis politiques au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/se-renouveler-ou-perir-le-dilemme-des-partis-politiques-au-mali-3100222.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 07:56:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors que plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest ont basculé ces dernières années dans des régimes militaires, les partis politiques y sont de plus en plus menacés. Au Mali, si les citoyens semblent toujours attachés à la démocratie chèrement acquise en 1991, ils sont de plus en plus déçus par l’offre des partis et deviennent indifférents à leur sort.</em></strong>

Dans un contexte de défiance des citoyens à l’égard des partis politiques et des élites en général, le Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale (DIMPR), organisé par les autorités de transition, a recommandé, le 10 mai 2024, la relecture de la « charte des partis politiques [afin de] durcir les conditions de création et de fonctionnement, [diminuer] leur nombre et [supprimer leur] financement public ».

Cette recommandation, qui a repris une préconisation formulée lors des Assises nationales de la refondation, en 2021, est devenue un entêtant serpent de mer. Elle se base sur un constat établi de longue date : une inflation politique ou partisane qui serait source de « problèmes [pour le] processus démocratique ». L’une des solutions imaginées à la crise des partis politiques serait donc l’instauration d’une limitation de leur nombre.

Les échanges se sont tenus alors que les autorités maliennes ont suspendu, le 10 avril, les activités des partis politiques et des associations à caractère politique « jusqu’à nouvel ordre » et sur toute l’étendue du territoire, pour que le dialogue se « déroule dans un climat de sérénité et non de cacophonie ».

<strong>Absence d’alternance politique pacifique</strong>

Deux mois plus tard, le 22 juin 2024, des figures politiques – dont des responsables de partis – sont arrêtées lors d’une rencontre qualifiée par elles-mêmes de « privée », puis emprisonnées, le pouvoir leur reprochant une violation de l’interdiction des activités politiques. Auparavant, en décembre 2023, le parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (Sadi) avait reçu une assignation en justice pour sa dissolution réclamée par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD). Si la justice a rejeté la demande de l’État le 20 mai 2024, le leader du parti, Oumar Mariko, est en exil depuis avril 2022.

En plus d’illustrer une institutionnalisation de la répression politique, ces épisodes mettent en évidence la décomposition du système des partis et une crise de la représentation démocratique, qui a culminé avec les larges protestations contre le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) à l’été 2020.

Le renversement du régime par des militaires, qui s’organiseront plus tard dans le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), est venu renforcer le constat de l’absence d’alternance pacifique mise en évidence par la cascade de coups d’État (2012, 2020 et 2021). De fait, le recours à la violence pour « démettre l’ordre politique et y substituer un autre » demeure une dynamique de l’alternance qui a caractérisé – mutatis mutandis – les pouvoirs étatiques de la période précoloniale.

<strong>L’héritage intact du parti unique</strong>

Les Maliens ont d’abord expérimenté la violence politique sous l’ère Modibo Keïta (1960-1968) à travers l’opposition entre l’Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain et le Parti soudanais progressiste. Ensuite, le régime de parti unique, dirigé par un groupe de militaires sous la direction de Moussa Traoré (1968-1991), a criminalisé l’idée et la pratique du pluralisme politique.

Enfin, l’avènement de la démocratie après le renversement du pouvoir militaire n’a pas fait disparaître complètement certains réflexes et pratiques hérités du régime de parti unique, ce qui a freiné la consolidation démocratique à travers la pacification du jeu politique, l’alternance au pouvoir et l’adhésion des Maliens à la politique partisane.

Par ailleurs, le déficit de démocratie interne dans le fonctionnement des partis et d’alternance à la tête des organisations a contribué à la multiplication des scissions. Les cas les plus connus sont ceux intervenus au sein de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-PASJ), du Congrès national d’initiative démocratique (CNID Faso Yiriwa Ton) et de l’Union pour la République et la démocratie (URD).

Aussi, l’engouement créé par la fin du parti unique n’a pas suscité un réel intérêt des citoyens pour l’engagement militant. Pour l’économiste camerounais Célestin Monga, dans certains pays ont été construits « des partis politiques centralisés et rigides qui ne se différencient des anciens partis uniques ni par le degré d’exigence éthique, ni par le mode de fonctionnement, ni même par le positionnement idéologique. Cette similitude avec l’ordre ancien a suscité le sentiment que le multipartisme africain n’était, en fin de compte, qu’un système de multiples partis “uniques”».

<strong>Des crises incessantes</strong>

Le pouvoir d’Alpha Oumar Konaré – issu en 1992 de l’instabilité sociopolitique ayant entraîné la démission de deux Premiers ministres – a fait face, de nouveau, à des protestations liées à la longue crise politique et électorale ayant prévalu entre 1997 et 2000. L’annonce des résultats du premier tour des élections législatives de 1997 a conduit dix-huit partis de l’opposition, réunis au sein du Collectif des partis politiques de l’opposition (Coppo), à descendre dans la rue pour réclamer « la dissolution de la Ceni [Commission électorale nationale indépendante], la démission du gouvernement et le gel du processus électoral ».

L’ordre donné par le pouvoir aux forces de sécurité de charger la manifestation, en plus de matérialiser la persistance de la violence politique, a suscité des marches qui ont paralysé Bamako, rappelant les journées d’insurrection contre le régime de Moussa Traoré. La multiplication de ces actions par l’opposition a entraîné des morts, des interpellations et l’inculpation d’acteurs politiques.

L’ouverture d’une enquête sur le décès d’un policier battu par la foule lors d’un meeting le 9 août 1997 a conduit à l’interpellation de neuf personnes, parmi lesquelles des leaders de l’opposition tels que Almamy Sylla, Seydou Badian, Mamadou Lamine Traoré, Youssouf Traoré, Mountaga Tall, alors placés sous mandat de dépôt pour « complicité de violences ayant entraîné mort d’homme et pour non-assistance à personne en danger ».

En outre, les multiples manifestations en 2017 de la plateforme Ante Abana (Touche pas à ma Constitution) contre le projet de réforme de la Constitution d’Ibrahim Boubacar Keïta ont également été émaillées de violences en plein cœur de la capitale malienne, annonciatrices de moments beaucoup plus sombres.

Après deux mobilisations, les 5 et 19 juin 2020, la coalition hétéroclite du Mouvement du 5-Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a appelé les populations à entrer en « désobéissance civile », ce qui a conduit à de violents affrontements entre forces de sécurité et manifestants, qui s’en sont pris à des bâtiments publics, parmi lesquels l’Assemblée nationale et la télévision nationale (ORTM). Alors que le M5-RFP annonçait une vingtaine de morts et plus d’une centaine de blessés, le ministère de la Santé et des Affaires sociales faisait état de onze morts parmi les manifestants et les forces de sécurité.

<strong>Une régulation à marche forcée</strong>

En plus de trente ans de pratique démocratique, le Mali n’a enregistré qu’une seule alternance pacifique au pouvoir : en 2002, entre Alpha Oumar Konaré et Amadou Toumani Touré. Cette alternance apparaissait d’ailleurs comme une continuité de régime à travers le mode de gestion concertée du pouvoir sur la base du consensus politique. Ce partage de l’exercice du pouvoir a lui-même entraîné un affaiblissement des partis politiques, qui sont alors apparus dans une « perspective opportuniste » au service de la survie des appareils.

La transition commencée avec le coup d’État du 18 août 2020 a ouvert deux fenêtres d’opportunité que les partis politiques peinent à saisir. D’une part, bien que les Maliens manifestent un regain d’intérêt pour la chose politique, cela ne se traduit pas par une adhésion aux partis. D’autre part, le débat sur l’avenir des formations politiques porte sur leur nombre plutôt que sur le nécessaire renouveau de leur offre et de leurs pratiques. Or, si la crise du politique est bien réelle, du moins celle des partis, la régulation à marche forcée de ces derniers risque d’ouvrir la porte à une fragilisation du processus démocratique.

La période de transition, comme le montre l’enquête Mali-Mètre 2020 de la Fondation Friedrich-Ebert-Stiftung, avait d’abord été perçue comme « une opportunité de réconciliation entre les partis politiques et les citoyen(ne)s selon plus de la moitié (55,8 %) de la population ». Pourtant, quatre ans plus tard, à l’occasion du Dialogue inter-Maliens de mai 2024, des Maliens appelaient à la diminution forcée du nombre des partis politiques et à la fin de leur financement par l’État.

<strong>Refonder la démocratie... Sans les partis ?</strong>

Les partis politiques maliens évoluent dans un environnement de plus en plus hostile à leurs activités mais, paradoxalement, ils apparaissent comme les premiers responsables de la fragilisation démocratique : les scissions et les transhumances ont « engendré une crise de légitimité et une incompréhension des citoyens ».

En même temps, les Constitutions changent mais les partis politiques sont juridiquement reconnus et reconduits dans leur rôle de concourir à « l’expression du suffrage universel », tout en précisant qu’« ils se forment et exercent librement leurs activités dans les conditions déterminées par la loi » (Constitution de juillet 2023, article 39).

Cette consécration juridique démontre un attachement des Maliens à l’État de droit et aux valeurs démocratiques ainsi qu’une volonté de sauvegarder les acquis de mars 1991. De ce fait, l’article 185 garantit que « la forme républicaine de l’État, la laïcité, le nombre de mandats du président de la République et le multipartisme ne peuvent faire l’objet de révision ».

Ensuite, malgré le rejet du régime de parti unique par 67 % des Maliens, selon une enquête d’Afrobaromètre publiée en 2024, ils n’affectionnent pas non plus la multiplicité des partis politiques. En 2020 déjà, Afrobaromètre indiquait qu’en termes de confiance populaire dans les institutions les partis politiques arrivaient loin derrière les légitimités traditionnelles, les Forces de défense et de sécurité et les chefs religieux.

« Les partis demeurent des acteurs incontournables du jeu politique » sans que cela leur confère une légitimité suffisante auprès de la majorité des citoyens. Les Maliens ont même développé une forme d’indifférence à leur sort, comme en témoigne leur absence de réaction à la suspension du financement public des partis, en 2018, puis à l’interdiction de leurs activités, d’avril à juillet 2024.

Si cette insatisfaction des Maliens ne doit pas être interprétée comme un rejet du principe du pluralisme, le regain de confiance entre les Maliens et les organisations politiques n’est pas pour demain. Une longue histoire marquée par le désaveu, voire le rejet, se traduit concrètement par les scissions, la crise du militantisme et les faibles taux de participation aux élections, jusque-là en dessous de 50 %. Certes, ces taux n’interpellent pas seulement les partis politiques, qui ont vocation « à la formation de l’opinion, à concourir à l’expression du suffrage, à l’exercice du pouvoir et à encadrer des élus ». La faible participation électorale est également liée à des défis structurels comme l’inscription sur les listes électorales, l’accès aux documents et aux bureaux de vote ainsi que la motivation des électeurs. En atteste le faible taux de participation au référendum (39 %) de juillet 2023. Malgré un fort soutien des Maliens aux autorités de la transition, le scrutin a peu mobilisé, bien que le « oui » l’ait emporté avec plus de 96 % des suffrages exprimés.

<strong>Les besoins des Maliens ignorés</strong>

Dans son édition 2022, Mali-Mètre a confirmé un désintérêt chronique des Maliens pour la politique partisane : « Les discussions politiques restent insignifiantes : si l’on se penche sur les défis, les souhaits et les besoins des personnes interrogées, on constate que ce sont toujours les besoins fondamentaux de sécurité, d’emploi et d’alimentation qui sont au centre des préoccupations ».

Et c’est là que réside tout l’enjeu pour les partis politiques, véritablement concurrencés par les collectifs citoyens, les mouvements associatifs et les leaders religieux dans les mobilisations pour la satisfaction de ces besoins fondamentaux. Les partis politiques ne représentent plus, aux yeux des citoyens, des intermédiaires crédibles et capables de proposer des offres pouvant répondre à leurs demandes d’accès aux services sociaux de base (éducation, santé, eau).

Cette délégitimation des partis et des acteurs politiques, loin d’être un processus récent, s’inscrit aussi dans un contexte où les évolutions technologiques ont bouleversé les formes de participation politique, privant à la fois les élites et les partis de leur monopole sur le discours et la représentation politiques.

L’«horizontalisation » de la parole favorisée par les médias sociaux a donné lieu à des processus de construction ou de contrôle de l’opinion. Les médias en ligne (web TV et chaînes Facebook) non réglementés sont investis par des animateurs, des influenceurs ou des activistes qui exacerbent parfois le climat sociopolitique, y compris à travers des discours haineux à l’encontre des partis.

Les «  influenceurs locaux spécialisés dans la communication politique, appelés “vidéomans” », qui reprennent parfois les répertoires officiels des autorités de transition, semblent davantage dans une logique de neutralisation des formes anciennes de mobilisation citoyenne et politique instituées. Ces formes d’expression et de mobilisation, y compris le recours à la rue – qui ne sont pas propres au Mali – visent avant tout une « refondation politique et un changement pour le développement ».

<strong>Les « déviances » des formations</strong>

La Quatrième République, promulguée le 22 juillet 2023, est née dans un contexte de forte remise en cause de la façon dont la politique était menée, en particulier par les partis politiques, qui doivent, d’une part, faire face à la défiance des citoyens, des religieux et des légitimités traditionnelles, et, de l’autre, à celle qui préside aux relations entre acteurs politiques.

Les réformes souhaitables pour les partis politiques ne relèvent pas d’un ajustement d’ordre quantitatif mais fondamentalement qualitatif. Or, jusqu’ici, les propositions qui reviennent dans le débat public comme alternatives à « l’inflation » des partis politiques consistent à ramener leur nombre à cinq ou à moins de cinq.

Au même moment, les systèmes bipartisans sont en train de voler en éclats avec la multiplication des mouvements et des fronts politiques en France et aux États-Unis, deux pays dont les systèmes inspirent le débat public malien. Ne serait-il pas plus judicieux de se demander comment les partis peuvent mieux représenter les Maliens dans leur diversité et élargir les espaces de participation à la vie publique plutôt que de chercher à réduire davantage les champs d’expression des préférences politiques et de participation à la vie publique ?

Dans son essai Mali : une démocratie à refonder (L’Harmattan, 2006), Ali Cissé explique les « déviances des partis politiques » par deux facteurs : leur nombre élevé et la survivance des pratiques du parti unique. Le constat est pertinent mais il ne permet de saisir qu’une partie de la réalité : sa conséquence et non sa cause.

<strong>« Le vieux monde se meurt... »</strong>

L’économiste camerounais Célestin Monga a qualifié de « surchauffe politique » les évènements de 1991, avec la création d’une quarantaine de partis dans le sillage de la Conférence nationale tenue la même année. En août 2022, les partis politiques étaient au nombre de 273. L’euphorie suscitée par l’ouverture démocratique et le choix du multipartisme s’est vite transformée en un plébiscite nostalgique du régime de parti unique et un rejet de l’esprit du pluralisme, notamment pour une génération désenchantée.

Depuis la consécration du multipartisme, le champ politique malien est caractérisé par une fragmentation qui n’a pas empêché les alliances conjoncturelles pour une gestion concertée du pouvoir et l’installation d’un système reposant sur un modèle népotique. L’illusion unanimiste des élites autour du partage du pouvoir a imprimé au système politique un fonctionnement clientéliste, qui a créé chez les citoyens un sentiment de défiance, voire de désillusion. Les lignes de séparation entre les forces politiques ne se fondent pas sur des divergences idéologiques ou programmatiques, ce qui relativise aussi l’intérêt de l’explosion du champ politique.

Plusieurs facteurs explicatifs peuvent être mobilisés : le financement des partis, les conditions libérales de leur création et la personnalité de leurs leaders12. Pour l’ancien ministre Ousmane Sy, « les plus grandes menaces pour le pluralisme et la démocratie se trouvent être la faiblesse des partis et le comportement de leurs leaders ».

Actuellement, le Mali se trouve dans la situation décrite par le philosophe italien <strong>Antonio Gramsci : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres. »</strong> Le Mali traverse une zone de crise, un moment d’incertitude et d’imprévisibilité. Les acteurs politiques qui sont arrivés dans le sillage de mars 1991, labellisés sous l’appellation de « mouvement démocratique », approchent de la retraite politique forcée avec la Constitution de juillet 2023 qui interdit aux plus de 75 ans de briguer les suffrages à l’élection présidentielle.

<strong>Un paysage nouveau peine à émerger</strong>

Cependant, un paysage politique nouveau peine à émerger autour d’identités politiques bien construites permettant aux citoyens de choisir parmi une diversité d’offres. Les partis ne donnent pas l’impression d’être prêts pour ce travail. La rareté des écoles de partis et des cercles de réflexion ainsi que la difficile mutation vers les opportunités offertes par les technologies de l’information et de la communication pour mieux diffuser leurs idées et leurs programmes sont des freins au renouvellement. Une reconfiguration politique fondée sur la nécessité d’une réinvention pour ne pas périr pourrait prendre la forme d’un courant transpartisan au sein de la jeunesse, alors que les anciens appareils semblent en panne.

Dans un contexte de fragmentation sociale, de décomposition du système multipartite et de faible institutionnalisation, réduire le nombre des partis et supprimer leur financement public reviendrait à déplacer le problème plutôt qu’à le résoudre. Il suffirait d’appliquer les textes d’encadrement, notamment la Charte des partis politiques, pour les rappeler à l’ordre sans entrer dans une logique de restriction des droits et des libertés garantis par la Constitution.

Comme le souligne l’historien burkinabè Joseph Ki-Zerbo14, la question des partis est complexe en Afrique, dans la mesure où les formations ne se créent ni à partir de clivages sociaux ni sur des bases idéologiques. Toutefois, il leur reste des opportunités de positionnement par rapport aux systèmes de valeurs qui nourrissent les demandes politiques des Maliens.

<a href="http://www.afriquexxi.info"><strong>www.afriquexxi.info</strong></a><strong>  </strong>

<strong>Bokar Sangaré</strong>

Bokar Sangaré est actuellement doctorant en science politique à l’Université libre de Bruxelles (ULB), affilié au centre Recherche et études en politique internationale (Repi). Il a notamment publié Les Familles fondatrices de Bamako : une histoire de l’État au Mali, La Sahélienne, 2023.
<p class="yiv7327940572msonormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><strong><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Mahamadou Cissé</span></strong></p>
<p class="yiv7327940572msonormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Mahamadou Cissé est chargé de questions de gouvernance dans une organisation non gouvernementale et il est l’auteur d’un mémoire de recherche en science politique sur « Les petits partis politiques dans le système multi-partisan malien ».</span></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mauritanie et la crise migratoire : entre contrôles renforcés et nécessité de sécuriser son territoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mauritanie-et-la-crise-migratoire-entre-controles-renforces-et-necessite-de-securiser-son-territoire-3100219.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 07:50:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis plusieurs semaines, la Mauritanie est au cœur de critiques acerbes sur sa politique migratoire. Certains observateurs estiment qu’elle aurait durci ses contrôles sous l’influence de l’Union européenne en échange d’un financement de 210 millions d’euros. Pourtant, cette analyse, bien que plausible, occulte une réalité bien plus complexe. La Mauritanie doit faire face à une pression migratoire grandissante, à l’exploitation des migrants par des réseaux criminels et aux défis sécuritaires qui l’obligent à renforcer la surveillance de son territoire.</em></strong>

Depuis janvier 2025, Nouakchott a intensifié les contrôles et les expulsions de migrants dits en situation irrégulière. De nombreux Maliens figurent parmi eux, notamment dans les villes de Nouadhibou et Nouakchott, avant d’être refoulés vers leur pays d’origine.

L’incident du 8 mars 2025 à Gogui Zemal à la frontière mauritano-malienne, où des migrants expulsés ont incendié un poste de police après des affrontements avec les forces de l’ordre, a exacerbé les tensions. Certains dénoncent une politique répressive dictée par l’Europe.

Toutefois, cette lecture ne prend pas en compte le fait que la Mauritanie est avant tout confrontée à une gestion complexe de ses frontières et aux conséquences d’une migration incontrôlée. Des ONG ont rapporté des cas d’arrestations arbitraires, évoquant l’expulsion de migrants pourtant en situation régulière. Si de tels abus sont avérés, ils doivent être documentés et sanctionnés. Cependant, réduire la question migratoire à ces expulsions revient à occulter l’ampleur de cette crise et les véritables enjeux sécuritaires et humanitaires qu’elle soulève.

<strong>Les naufrages et l’exploitation des migrants, un drame ignoré</strong>

Si les expulsions font polémique, elles ne sont qu’un aspect d’une tragédie bien plus grande. Il s’agit des départs massifs depuis les côtes mauritaniennes et les nombreuses pertes humaines en mer. En 2024, l’ONG Caminando Fronteras a recensé 10 457 migrants morts en tentant de rejoindre l’Espagne par l’Atlantique, soit une moyenne de 30 décès par jour. Beaucoup de ces départs se font depuis Nouadhibou. Pourtant, ces drames passent souvent sous silence, alors qu’ils constituent la véritable urgence humanitaire.

Chaque migrant débourse entre 1 500 000 et 2 000 000 FCFA pour embarquer sur des bateaux de fortune, alimentant ainsi des réseaux criminels prospères. Derrière cette migration clandestine se cachent également des filières de traite humaine, d’exploitation sexuelle et même de trafic d’organes, qui mettent en péril la vie de milliers de personnes.

<strong>Des réseaux criminels et terroristes qui profitent du chaos</strong>

Les passeurs, véritables artisans du trafic de migrants, organisent des traversées sur des embarcations surchargées et dangereuses, n’hésitant pas à abandonner des passagers en pleine mer. Bien que certains trafiquants soient arrêtés, les véritables chefs de ces réseaux restent rarement inquiétés.

Par ailleurs, la migration clandestine ouvre aussi la porte à d’autres menaces, notamment le recrutement de migrants par des groupes terroristes comme l’État Islamique au Grand Sahara (EIGS), le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) ou Boko Haram. Ces organisations exploitent la détresse des jeunes en leur promettant de l’argent ou en les enrôlant de force. Ignorer cette réalité, c’est sous-estimer les dangers liés à une migration non contrôlée.

L’Union européenne joue un rôle actif dans le renforcement des contrôles migratoires en Afrique. Toutefois, il serait simpliste de considérer que la Mauritanie agit uniquement sous pression extérieure. Nouakchott a ses propres intérêts dans la gestion de cette crise en cherchant à éviter que son territoire ne devienne une plateforme incontrôlée pour l’immigration clandestine et lutter contre l’implantation de réseaux criminels et terroristes.

Si l’argent européen est un levier, la politique migratoire mauritanienne répond aussi à des impératifs sécuritaires et économiques internes. Un État a le droit de contrôler ses frontières, mais il doit aussi garantir le respect des droits humains. Si des abus sont avérés lors des expulsions, ils doivent être dénoncés et faire l’objet d’enquêtes.

Mais il serait injuste de résumer la crise migratoire à ces incidents sans prendre en compte l’ensemble des facteurs qui l’alimentent. La véritable question à se poser est celle des solutions durables : comment lutter contre les passeurs et les réseaux criminels ? Comment offrir aux jeunes Africains des alternatives viables pour ne pas risquer leur vie en mer ?

Les critiques contre la Mauritanie sont compréhensibles, mais elles ne doivent pas masquer l’ampleur des enjeux migratoires. Se focaliser uniquement sur les expulsions et les financements européens revient à détourner l’attention des vrais responsables de cette crise : les passeurs, les trafiquants et l’absence de solutions pour ces jeunes qui cherchent à partir.

La Mauritanie a un rôle à jouer, mais elle ne peut pas être le seul acteur blâmé dans une crise qui dépasse largement ses frontières. C’est une affaire qui doit normalement préoccuper toute l’Afrique qui voit encore une fois la vie de ses nombreux fils et bras valides engloutis par les eaux de l’océan Atlantique.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sahel : privilégier le développement socio&#45;économique pour sortir de l’impasse sécuritaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sahel-privilegier-le-developpement-socio-economique-pour-sortir-de-limpasse-securitaire-3100214.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 07:46:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis plus d'une décennie, le Sahel est en proie à une instabilité grandissante. Les gouvernements successifs de la région semblent privilégier une approche essentiellement sécuritaire pour contrer les menaces terroristes. Cette stratégie, centrée sur l'acquisition d'armements et le renforcement militaire, a souvent relégué au second plan des secteurs importants tels que l'éducation, l'environnement et l'aide humanitaire, exacerbant ainsi les crises humanitaires et entravant le développement socio-économique de la région.</em></strong>

Les budgets nationaux des pays du Sahel illustrent la priorité accordée à la défense. Au Burkina Faso, la loi de finances pour 2025 alloue 29,49% du budget de l'État aux secteurs de la défense et de la sécurité, soit environ 960 milliards de FCFA. Cette allocation massive contraste avec les ressources limitées dédiées aux secteurs sociaux tels que l'éducation et la santé.

Au Mali, les dépenses militaires ont connu une augmentation significative ces dernières années. Selon les données de Trading Economics, elles sont passées de 582 millions de dollars en 2022 à 784,50 millions de dollars en 2023. Cette hausse reflète une priorité donnée aux dépenses militaires au détriment des investissements dans les infrastructures sociales et le développement humain.

Cette tendance n'est pas isolée. Selon un rapport de la Fondation pour les études et recherches sur le développement international (Ferdi), entre 2010 et 2014, les dépenses militaires des pays sahéliens se sont élevées en moyenne à 1,136 milliard de dollars US par an, la moitié provenant du Tchad. Cette orientation budgétaire reflète une priorité donnée aux dépenses militaires au détriment des investissements dans les infrastructures sociales et le développement humain.

L'accent mis sur la réponse militaire a eu des répercussions directes sur l'éducation. Au Burkina Faso, au Mali et au Niger, environ 7 millions d'enfants nécessitent une aide humanitaire en raison de la crise sécuritaire. Actuellement, 8 856 écoles sont fermées, privant 1,66 million d'enfants d'accès à l'éducation. Cette situation compromet l'avenir de toute une génération et affaiblit les perspectives de développement à long terme.

<strong>Vers une approche intégrée et inclusive</strong>

Les attaques contre les infrastructures éducatives sont fréquentes. Entre 2015 et 2019, plus de 430 incidents d'attaques contre l'éducation ont été signalés au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Ces violences, combinées à la militarisation des écoles, exacerbent le traumatisme chez les enfants et compromettent leur bien-être psychologique.

La focalisation sur le tout sécuritaire a également des implications environnementales. Les opérations militaires intensives perturbent les écosystèmes fragiles du Sahel, aggravant la dégradation des terres et la désertification. Cette dégradation environnementale, couplée à l'insécurité, a conduit à des déplacements massifs de populations. Selon l'UNICEF, au cours de l'année écoulée, la forte augmentation de l'insécurité, de la violence et des opérations militaires a entravé l'accès des acteurs humanitaires aux populations touchées par le conflit.

L'approche militarisée a également entravé l'accès de l'aide humanitaire aux populations vulnérables. Les acteurs humanitaires font face à des défis croissants pour atteindre les communautés affectées, en raison de l'insécurité et des restrictions imposées par les autorités. Cette situation a exacerbé la crise humanitaire, laissant des millions de personnes sans assistance essentielle.

Pour sortir de cette impasse, il est impératif que les gouvernements du Sahel adoptent une approche plus holistique, intégrant les dimensions sécuritaires, éducatives, environnementales et humanitaires. Investir dans l'éducation, protéger l'environnement et assurer l'accès à l'aide humanitaire sont des éléments essentiels pour stabiliser la région et promouvoir un développement durable. Sans une réorientation stratégique, le Sahel risque de s'enliser davantage dans une spirale de violence et de sous-développement.

<strong>Comparaisons régionales : des modèles alternatifs en Afrique</strong>

Pourtant, d'autres nations africaines, confrontées à des défis sécuritaires similaires, ont adopté des approches plus équilibrées, combinant sécurité et développement. Le Rwanda, par exemple, après le génocide de 1994, a mis en place des politiques axées sur la réconciliation nationale, le développement économique et la stabilité politique. Cette stratégie a permis une croissance économique soutenue et une réduction significative de la pauvreté.

De même, l'Éthiopie, malgré des conflits internes, a investi massivement dans les infrastructures, l'éducation et la santé, tout en maintenant une politique de sécurité robuste. Ces investissements ont conduit à une croissance économique rapide et à une amélioration des indicateurs sociaux. Ces exemples illustrent qu'une approche intégrée, alliant sécurité et développement, peut conduire à une stabilité durable et à un progrès socio-économique.

La dynamique sécuritaire au Sahel est également influencée par l'intervention de puissances étrangères. Celles-ci ont renforcé leur présence dans la région, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Cette implication vise à combler le vide laissé par le retrait des forces occidentales et à sécuriser des ressources stratégiques. C'est ainsi que, de plus en plus, des acteurs comme la Russie et la Turquie jouent des rôles actifs dans la région.

Cette stratégie s'inscrit dans une volonté d'accroître leur influence en Afrique, en concurrence avec d'autres puissances.  Auparavant, c'était surtout l'Union européenne et la Chine qui jouaient des rôles significatifs, notamment à travers des initiatives de développement et des partenariats économiques. Cependant, l'accent mis sur la sécurité par certains gouvernements du Sahel, souvent soutenus par ces puissances, a conduit à une militarisation accrue, parfois au détriment des besoins civils.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La résilience malienne face aux campagnes médiatiques négatives : un Pays Debout et Résolu</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-resilience-malienne-face-aux-campagnes-mediatiques-negatives-un-pays-debout-et-resolu-3098621.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Mar 2025 13:33:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali, terre d'histoire et de culture, traverse une période difficile marquée par la menace terroriste et une intense campagne médiatique occidentale négative. Pourtant, malgré les défis, le peuple malien reste debout, uni et résolu à défendre son intégrité territoriale et sa souveraineté.</em></strong>

L'amalgame souvent véhiculé par certains médias occidentaux entre le combat contre le terrorisme et la stigmatisation d'un groupe ethnique, les Touaregs, est un danger réel. Il est primordial de rappeler que la lutte contre le terrorisme ne doit pas être confondue avec une chasse aux sorcières ethnique. Les Touaregs du Mali, comme toutes les autres ethnies du pays, sont des citoyens maliens à part entière, et les actes de quelques individus ne doivent pas servir à ternir l'image d'une communauté entière.

La campagne médiatique, souvent biaisée et tendancieuse, cherche à dépeindre le Mali comme un pays instable et à la merci des forces terroristes. Or, la réalité est bien différente. Le peuple malien, conscient des enjeux, s'est mobilisé pour faire face à la menace terroriste. Les forces armées maliennes, appuyées par des partenaires internationaux, mènent des opérations militaires efficaces pour contrer les groupes terroristes.

Le Mali, fort de son histoire et de sa culture, s'appuie sur sa cohésion sociale et son unité nationale pour surmonter cette période difficile. Les différents groupes ethniques du pays, conscients de leur destin commun, se mobilisent pour défendre leur patrie. Les initiatives citoyennes se multiplient pour promouvoir la paix, la tolérance et le dialogue interculturel.

Le gouvernement malien, soutenu par la communauté internationale, met en place des stratégies pour lutter contre le terrorisme et pour assurer le développement économique et social du pays.

<strong>KONATÉ ABDOUL KARIM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contribution : Exploitation de l&amp;apos;or au Mali : Entre Richesse Prometteuse et Défis Sociaux et Environnementaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/contribution-exploitation-de-lor-au-mali-entre-richesse-prometteuse-et-defis-sociaux-et-environnementaux-3097721.html</link>
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<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 17:27:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'or est une ressource naturelle précieuse au Mali et son extraction est un secteur économique important. Voici l'importance de la production aurifère malienne et son rôle dans l'économie.</strong>

<strong>Importance de la production aurifère</strong>

Revenus importants : l'or est la première source de devises du Mali. Il contribue significativement au budget de l'État et au PIB, et est essentiel pour financer les dépenses publiques, les importations et le développement économique.

<strong>Création d'emplois</strong>: l'extraction minière de l'or génère des emplois directs dans les mines, mais aussi indirects dans les secteurs liés à l'industrie minière (transport, logistique, services).

<strong>Investissements étrangers</strong>: l'attractivité du secteur minier attire des investissements étrangers importants, ce qui contribue à la croissance économique et au développement du pays.

<strong>Développement des régions minières</strong>: l'exploitation minière peut générer des investissements dans les régions minières, améliorant les infrastructures et les services (éducation, santé).

<strong>Rôle dans l'économie malienne</strong>:

<strong>Stabilité économique</strong>: la production aurifère est un facteur important de stabilité économique pour le Mali, car elle contribue à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté.

<strong>Financement du développement :</strong> l'or est une source de financement importante pour les projets de développement, notamment dans les secteurs de la santé, de l'éducation et de l'infrastructure.

<strong>Attrait pour les investissements étrangers :</strong> le secteur minier attire des investissements étrangers directs, contribuant à la croissance économique et à la création d'emplois.

<strong>Contribution au PIB:</strong> la production aurifère représente une part importante du PIB du Mali, contribuant ainsi à la croissance économique du pays.

Cependant, il est important de noter que la production aurifère a des impacts négatifs : la pollution, la dégradation de l'environnement, les conflits fonciers et l'exploitation des travailleurs sont des problèmes liés à l'industrie minière.

La concentration des revenus : les bénéfices générés par l'or ne profitent pas toujours de manière équitable à la population malienne.

La corruption et la mauvaise gouvernance: ces phénomènes peuvent nuire aux efforts de développement et empêcher la population de bénéficier pleinement des ressources minières.

En conclusion, l'or joue un rôle majeur dans l'économie malienne, mais il est important de gérer son exploitation de manière durable et équitable pour garantir un développement économique inclusif et une protection de l'environnement.

<strong>Abdoul Karim Konaté</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Reconnaissance du passeport AES : entre validation officielle et blocages diplomatiques</title>
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<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 16:39:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis son introduction officielle le 29 janvier 2025, le passeport biométrique de l'Alliance des États du Sahel (AES) suscite des interrogations et des difficultés administratives pour ses détenteurs, notamment en ce qui concerne l'obtention de visas.</em></strong>

Plusieurs représentations diplomatiques ne le reconnaissent pas encore comme un document de voyage valide. Cette situation, qui place de nombreux citoyens maliens dans l'incertitude, soulève une question fondamentale : s'agit-il d'un problème purement administratif ou d'un enjeu diplomatique plus large ?

Le Mali possède une tradition migratoire ancienne. Selon les données de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), environ 1,26 million de Maliens vivent à l'étranger, représentant 6,63% de la population totale du pays.

Parmi eux, près de 1,04 million résident en Afrique de l'Ouest, principalement en Côte d'Ivoire, qui accueille à elle seule 41,29% des émigrés maliens. En Europe, la France est la principale destination, avec une communauté estimée à 700 000 personnes.

La non-reconnaissance du passeport AES par certaines chancelleries occidentales, notamment françaises, pose des défis majeurs pour les ressortissants maliens et, plus largement, pour ceux des pays membres de l'AES résidant en Europe et en Amérique du Nord.

Ces citoyens pourraient rencontrer des obstacles lors du renouvellement de leurs titres de séjour, l'obtention de documents administratifs essentiels, ou lors de voyages nécessitant des visas. Cette situation pourrait entraîner des complications juridiques, des limitations de mobilité et une insécurité administrative pour une diaspora déjà confrontée à divers défis.

<strong>Nécessité d'une clarification urgente </strong>

Face à ces enjeux, il est impératif que les autorités de l'AES entreprennent des démarches diplomatiques proactives pour assurer la reconnaissance internationale du nouveau passeport. Une communication transparente et cohérente est essentielle pour rassurer les citoyens concernés et prévenir toute forme de discrimination ou de marginalisation résultant de cette ambiguïté administrative.

La mise en circulation du passeport AES, bien qu'étant une initiative visant à renforcer l'intégration régionale, nécessite une coordination diplomatique efficace pour garantir sa reconnaissance universelle. La protection des droits et des intérêts des ressortissants de l'AES, tant sur le continent africain qu'à l'étranger, dépend de la résolution rapide de ces obstacles administratifs et diplomatiques.

<strong>Cheick Bougouta CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Semaine des marques au Mali : la CANAM aux côtés des Entreprises</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/semaine-des-marques-au-mali-la-canam-aux-cotes-des-entreprises-3097720.html</link>
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<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 16:38:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après une première édition réussie en 2022, la Semaine des Marques revient en 2025 avec pour thème : « Faire des marques locales un pilier du développement endogène ».

L’événement a été officiellement lancé le 18 février 2025 à l’hôtel Salam par le Premier ministre Abdoulaye Maïga, en présence de plusieurs diplomates et membres du gouvernement. Dans ce cadre, la CANAM a tenu un stand d’information ce jeudi 19 février aux abords du Centre malien de promotion de la propriété intellectuelle (CEMAPI).

Les agents de la CANAM ont sensibilisé les visiteurs sur l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO), ses avantages, les défis à relever ainsi que sur le régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU) qui sera bientôt opérationnel. À rappeler que l’évènement est organisé par le CEMAPI.

<strong>SERCOM/CANAM</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La dévaluation du franc CFA, un scénario impossible à exclure</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/la-devaluation-du-franc-cfa-un-scenario-impossible-a-exclure-3097718.html</link>
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<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 16:26:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Visages masqués, des centaines de jeunes armés de gourdins déferlent dans le quartier du Plateau, à Dakar. Scandant des slogans hostiles au chef de l’État, les manifestants prennent la direction du palais présidentiel et saccagent tout sur leur passage. Malgré les nuages de gaz lacrymogènes, les forces de l’ordre ont du mal à contenir la vague. Les affrontements sont violents et causent la mort d’au moins quatre policiers et un civil. Les militaires prennent finalement position autour du bâtiment de la radiotélévision, et des blindés légers font leur apparition à certains carrefours de la ville. </em></strong>

Ces événements, assimilables à des émeutes de la faim, se sont déroulés le 16 février 1994. Les Sénégalais protestaient contre l’explosion des prix, conséquence d’une décision historique prise un mois plus tôt. Ce fameux 11 janvier 1994, il est 20 h 50 lorsqu’Antoine Ntsimi, le ministre camerounais des Finances, visiblement épuisé par quarante-huit heures de négociations, s’assied, face caméra, entouré d’une forêt de micros. À sa droite, Michel Roussin, le ministre français de la Coopération, le toise, bras croisés. Antoine Ntsimi lit alors un communiqué annonçant la « décision » des quatorze chefs d’État et de gouvernement des zones Uemoa et Cemac de « modifier la parité franc CFA ».

<strong>Traumatisme </strong>

Du jour au lendemain, la valeur du billet est divisée par deux. Conséquence immédiate, le prix des produits importés, comme l’essence ou la farine, double mécaniquement. D’Abidjan à Yaoundé en passant par Libreville, la situation est vécue comme un traumatisme. « Après le boom de la démocratie, nous voilà dans le krach de la dévaluation. Le tout, imposé par les capitales occidentales, devenues plus que jamais maîtresses de notre destin », résumait L’Union, le quotidien gouvernemental gabonais.

C’est la conclusion de mois, voire d’années de rumeurs et d’hésitations. À l’époque, les économies des zones franc vont mal, très mal. Les cours des matières premières sont au plus bas et les taux d’intérêt en dollars augmentent. La part de l’Afrique dans le commerce mondial décline. Les pays de la zone ne parviennent plus à rembourser leurs dettes. Ils ont parfois des difficultés à payer les fonctionnaires. Les ajustements structurels du FMI n’ajustent rien, les réserves de change sont au plus bas, les capitaux fuient la zone et, face aux impayés, les institutions de Bretton Woods ferment finalement le robinet. Appelée à la rescousse, la France conditionne tout appui budgétaire à un programme du FMI. Mais l’institution conditionne tout programme à une dévaluation. « Les chefs d’État n’ont pas eu le choix. Le décès du charismatique Félix Houphouët-Boigny, le 7 décembre 1993, qui était farouchement opposé à une dévaluation, a achevé le processus », raconte l’économiste togolais Kako Nubukpo.

Arriver à un taux crédible Contraints et forcés, les quatorze présidents finissent par accepter l’inacceptable. « Il fallait arriver à un taux durablement crédible, un taux qui réellement autorise et stimule le retour des capitaux ainsi que les investissements étrangers. C’est la raison pour laquelle ce taux a été choisi », expliquait alors le Français Michel Camdessus, directeur général du FMI.

Malgré son coût social particulièrement élevé, l’opération est un succès d’un point de vue macroéconomique. « Les importations, devenues plus chères, ont chuté. Dans le même temps, les exportations devenaient concurrentielles. La balance des paiements s’est rééquilibrée », explique l’économiste malien Modibo Mao Makalou.

Trois décennies plus tard, le spectre de la dévaluation continue de hanter les nuits des dirigeants des zones franc CFA. Car les mêmes causes produisant les mêmes effets, un tel scénario est impossible à exclure totalement. Et ces derniers temps, la rumeur enfle, alimentée par les discours souverainistes qui agitent l’Afrique de l’Ouest. « Attention aux prophéties autoréalisatrices, la valeur d’une monnaie repose aussi sur la confiance qu’elle inspire », prévient un investisseur ouest-africain sous couvert d’anonymat.

Néanmoins, le « franc CFA est une monnaie trop forte, surévaluée d’environ 10 % », estime Kako Nubukpo, qui poursuit : « Même si à court terme, l’option d’une dévaluation semble être exclue, nous sommes dans une situation qui, à certains égards, pourrait rappeler celle qui prévalait en 1994. Les critères de convergence ne sont plus respectés depuis 2021 et il y a un dérapage budgétaire dans de nombreux pays de la zone. Par exemple, le déficit budgétaire du Sénégal a pu dépasser 10 % du PIB. »

<strong> Situation alarmante </strong>

La situation est encore plus critique dans la zone Cemac. Dans la sous-région, la croissance tourne au ralenti, l’inflation se maintient à un niveau élevé, le surendettement menace et les réserves de change baissent petit à petit. Conséquence : le 16 décembre dernier, Paul Biya a réuni ses pairs à Yaoundé à l’occasion d’un sommet extraordinaire pour répondre à ces « signaux d’alerte préoccupants ».

Abebe Aemro Selassie, le directeur Afrique du FMI, ainsi que Thierry Marchand, l’ambassadeur de France au Cameroun, étaient également présents lors du sommet. Un tour de table qui n’est pas sans rappeler celui qui avait eu lieu trente ans plus tôt. « Aucun ajustement monétaire n’est à l’ordre du jour », s’est néanmoins empressé de préciser le communiqué de la présidence camerounaise, alors que plusieurs médias locaux avaient agité le fameux chiffon rouge de la dévaluation. De fait, la réunion des chefs d’État d’Afrique centrale n’a pas débouché sur une telle décision.

<strong>Cours des matières premières au plus haut </strong>

Les conditions sont-elles réunies pour que la crainte devienne réalité ? « Pour qu’une monnaie soit solide, il faut l’équivalent d’environ trois mois d’importations en réserve de change », rappelle Modibo Mao Makalou. Au terme de l’année 2024, les réserves de change des pays de la Cemac se sont établies à environ 10,2 milliards d’euros, en baisse de 5 % sur un an. Cela correspond à 4,4 mois d’importations, contre 4,9 mois à fin 2023. Côté Uemoa, la couverture des importations par les réserves de change est passée de 3,4 mois en 2023 à 3,7 mois en 2024.

Dans son dernier rapport sur la politique monétaire, la BCEAO estime que ces réserves devraient même monter à 4,5 mois d’importations d’ici à la fin de l’année. La zone commence à bénéficier de l’augmentation des exportations de pétrole et de gaz, notamment grâce à la mise en production en Côte d’Ivoire, au Niger et au Sénégal.

Autre argument qui semble exclure l’option d’une dévaluation, les cours de la plupart des matières premières sont à leurs plus hauts, à l’image de l’or et du cacao dont la Côte d’Ivoire et le Ghana sont les premiers producteurs mondiaux. Enfin, l’Afrique de l’Ouest affiche des taux de croissance parmi les plus élevés de la planète. « Non seulement une dévaluation est improbable mais surtout elle n’est pas nécessaire, tranche Bruno Cabrillac, directeur général de la Fondation pour les études et la recherche sur le développement international (Ferdi). Les banques centrales prennent les mesures qu’il faut pour éviter ça. De nombreux pays des deux zones ont des accords avec le FMI qui prévoient justement un renforcement des réserves de change. »

<strong>Risque d’éclatement de la zone franc </strong>

En 2016, les six pays membres de la Cemac, confrontés à une forte baisse des cours du pétrole et des réserves de change qui approchaient dangereusement les deux mois d’importations, étaient pourtant passés tout près d’un « réajustement de la parité monétaire ». « Ils avaient deux options sur la table : la dévaluation ou le programme avec le FMI », se souvient Bruno Cabrillac, qui fut aussi administrateur pour la France à la BEAC.

Conscients des troubles sociaux qui provoqueraient une dévaluation, les chefs d’États ne semblent même pas avoir envisagé la première option. « Le contexte actuel est beaucoup plus tendu qu’en 1994, analyse Kako Nubukpo. Les conséquences politiques d’une dévaluation seraient incomparables. » Alors que les pays du Sahel et le Sénégal de Bassirou Diomaye Faye ne cachent pas leur volonté de se départir de ce symbole de la colonisation à plus ou moins long terme, une dévaluation pourrait précipiter l’éclatement de la zone monétaire.

<a href="http://www.jeuneafrique.com">www.jeuneafrique.com</a>

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<item>
<title>Mouvements de soutien à la transition : l’illusion qui étouffe les vraies urgences</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mouvements-de-soutien-a-la-transition-lillusion-qui-etouffe-les-vraies-urgences-3096500.html</link>
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<pubDate>Fri, 21 Feb 2025 11:16:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis plusieurs mois, le Mali est le théâtre de la prolifération de mouvements dits de soutien à la transition. Ces initiatives, souvent orchestrées par des personnalités déjà impliquées dans les sphères du pouvoir, prétendent appuyer les autorités actuelles. Cependant, une analyse approfondie révèle que cette approche pourrait s'avérer contre-productive, détournant l'attention des véritables défis auxquels le pays est confronté.</strong>

La notion même de transition implique une période limitée, destinée à préparer le retour à un ordre constitutionnel normal. Or, au Mali, cette phase semble s'éterniser. En 2022, les autorités militaires avaient proposé une prolongation de la transition sur cinq ans, suscitant une levée de boucliers tant au niveau national qu'international.

En mars de la même année, elles en ont proposé une autre qui devait prendre fin depuis février 2024. Avant qu'une prolongation censée être "légère" ne soit proposée et depuis nous en sommes là. Cette indétermination temporelle alimente une instabilité politique et sociale, freinant les efforts de redressement du pays.

<strong>Des mouvements de soutien : une façade trompeuse</strong>

La multiplication des mouvements de soutien à la transition donne l'illusion d'une adhésion populaire massive aux autorités en place. Cependant, ces initiatives sont souvent le fait de figures déjà bien établies dans l'appareil d'État, cherchant à préserver leurs privilèges. Plutôt que de mobiliser les citoyens autour des enjeux cruciaux, ces mouvements créent une bulle d'autosatisfaction, éloignant les dirigeants des réalités du terrain.

Le Mali est confronté à une multitude de défis : insécurité persistante, crise économique, services publics défaillants, pour n'en citer que quelques-uns. Au lieu de concentrer les efforts sur la sensibilisation et l'implication citoyenne pour adresser ces problématiques, l'énergie est dilapidée dans des campagnes de soutien superficielles. Cette déconnexion entre les priorités affichées et les actions menées contribue à l'aggravation du malaise social.

<strong>Une critique interne révélatrice</strong>

Même au sein du gouvernement, des voix s'élèvent pour dénoncer cette dérive. En novembre 2024, le Premier ministre de transition, Choguel Maïga, a ouvertement critiqué la gestion de la transition, pointant du doigt l'absence de progrès tangibles et la marginalisation des véritables enjeux. Avant qu'il ne soit débarqué. Cette prise de position souligne le fossé grandissant entre les aspirations du peuple et les actions des dirigeants.

La focalisation sur des mouvements de soutien factices détourne les ressources et l'attention des urgences nationales. Pendant ce temps, les citoyens subissent de plein fouet les effets de la crise : augmentation des taxes, inflation galopante, insécurité omniprésente. Plutôt que de répondre à ces préoccupations légitimes, les autorités semblent s'enfermer dans une bulle de complaisance, alimentée par des soutiens intéressés.

Il est impératif que les dirigeants maliens recentrent leurs efforts sur les véritables priorités du pays. Cela passe par une écoute attentive des doléances populaires, une implication réelle de la société civile dans le processus décisionnel et une transparence accrue dans la gestion des affaires publiques. La création de mouvements de soutien artificiels ne fait que fragiliser davantage le tissu social et éloigner le pays de la stabilité tant recherchée.

Le Mali ne pourra sortir de l'impasse actuelle qu'en affrontant courageusement ses défis structurels. Les autorités doivent privilégier l'action concrète et l'engagement citoyen authentique, plutôt que de se complaire dans des démonstrations de soutien déconnectées des réalités du terrain.

<strong>Cheick Bougounta CISSE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>???? : ???????é? ?? ????????????, ?’??????????? ?? ?? ??????????????? ?? ?’????, ??????? ???????</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/%25f0%259d%2590%2588%25f0%259d%2590%258d%25f0%259d%2590%258f%25f0%259d%2590%2592-%25f0%259d%2590%2580%25f0%259d%2590%25ac%25f0%259d%2590%25ac%25f0%259d%2590%259e%25f0%259d%2590%25a6%25f0%259d%2590%259b%25f0%259d%2590%25a5e%25f0%259d%2590%259e-%25f0%259d%2590%259d%25f0%259d%2590%259e-%25f0%259d%2590%25a6%25f0%259d%2590%25a8-3096497.html</link>
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<pubDate>Fri, 21 Feb 2025 11:12:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Aujourd’hui, c’est un grand jour pour le comité syndical de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali, section SYNTADE de l’INPS. Un grand jour, car il a organisé une démonstration de force à travers un séminaire de deux jours sur la culture syndicale, qui s’est tenu les 11 et 12 février, et s’est conclu ce vendredi 14 février 2025 par une grande assemblée générale au Centre de formation de l’INPS.</em></strong>

En présence de plusieurs personnalités, notamment le Directeur Général de l’Institut National de Prévoyance Sociale, M. Ousmane Karim Coulibaly, le représentant du Secrétaire Général de l’UNTM, M. Yacouba Katilé, en la personne de M. Issa Sanogo, secrétaire général du SYNTADE, ainsi que les secrétaires généraux des autres syndicats représentés à l’INPS (CDTM et CSTM), les représentants syndicaux de la CANAM, CMSS, ANAM, et le formateur du séminaire, M. Ahmed Sidibé, la rencontre a été marquée par des recommandations et la présentation des principaux chantiers de l’UNTM.

L’objectif des deux jours de formation était d’instaurer un climat de confiance réciproque entre les acteurs et de privilégier le dialogue social et la négociation collective qui ont toujours été présents à l’INPS.

Pour le secrétaire général de la section syndicale UNTM de l’INPS, Dr Boulkassoum Dicko, cette assemblée était placée sous trois (3) signes : le signe du sursaut, de l’engagement patriotique et de l’union, ainsi que la cohésion et la vigilance. Il invite ainsi la nouvelle génération de l’INPS à être engagée, intègre, loyale et surtout exemplaire dans leur travail, car le syndicalisme est l’exemple du travailleur modèle.

En prenant la parole, M. Ousmane Karim Coulibaly a affirmé que peu de directeurs ont l’opportunité d’être face aux syndicats. C’est une chance pour lui et il exprime sa gratitude envers Allah.

Concernant le renforcement des ressources humaines de l’Institut, le Directeur Général a tenu à rassurer que nous sommes en transition générationnelle, soulignant l’importance d’intégrer la nouvelle génération et leur transmettre la culture d’entreprise. Il a également formulé des conseils aux jeunes en rappelant que les défis sont nombreux et doivent être surmontés. Il a mis l’accent sur le travail d’équipe, l’entente et l’entraide. Enfin, M. Coulibaly a salué le travail patriotique des syndicats.

Un moment fort de la cérémonie a été la remise de cadeaux à quelques personnalités dont M. Ousmane Karim Coulibaly et le Secrétaire général de l’UNTM.

À noter que cette assemblée a enregistré la présence des représentants régionaux de l’UNTM.

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</item>

<item>
<title>Canam : des cadres formés à l’élaboration du compte de gestion et du compte administratif des EPA</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/canam-des-cadres-formes-a-lelaboration-du-compte-de-gestion-et-du-compte-administratif-des-epa-3096495.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 21 Feb 2025 11:08:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le mardi 11 février 2025, la salle de conférence de la Maison du Partenariat de Bamako a accueilli la cérémonie de lancement d’une session de formation destinée aux cadres de la Canam, portant sur le thème : « L’élaboration du Compte de Gestion et du Compte Administratif des Établissements Publics à Caractère Administratif (EPA) ».

Dispensée sur une durée de quatre jours, cette formation est animée par M. Ali Boubacar Cissé, expert du Cabinet CAUSO EXPERTISE. Elle vise à renforcer les compétences des cadres de la Canam en matière de gestion financière des EPA, en leur fournissant les outils nécessaires pour assurer la conformité des comptes aux normes en vigueur.

Cette initiative représente une opportunité précieuse pour les participants, leur permettant d’acquérir des connaissances théoriques et pratiques essentielles à l’élaboration et à la gestion des comptes financiers et administratifs des EPA.

<strong>SERCOM/CANAM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sept choses à savoir sur Hamadou Fall Dianka, directeur général des Impôts</title>
<link>https://www.maliweb.net/people/portrait/sept-choses-a-savoir-sur-hamadou-fall-dianka-directeur-general-des-impots-3096487.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 21 Feb 2025 11:06:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Âgé de 52 ans, Hamadou Fall Dianka est le nouveau directeur général des Impôts. Inspecteur des impôts, le natif de Léré est un homme du sérail et un fin connaisseur de la fiscalité au Mali. Nous vous proposons de le découvrir en sept points. </strong>

<strong>1973</strong>

Hamadou Fall Dianka, nommé le 18 décembre 2024 Directeur général des impôts, est né le 30 juillet 1973 à Léré. Une localité qui lui tient à cœur, en témoigne le fait qu’il il préside depuis novembre 2024 la nouvelle Coordination pour le Développement du Cercle de Léré. <em>«Chers amis, en ce jour mémorable, nous écrivons ensemble une nouvelle page de l’histoire de Léré»</em>, a-t-il déclaré le 23 novembre 2023 à Bamako.

<strong>2002</strong>

Cet inspecteur des impôts a été admis au concours direct de recrutement à la Fonction publique en janvier 2002. Entre juillet 2002 et janvier 2003, il sera chargé de la législation à la sous-direction législation et contentieux fiscal de la Direction générale des impôts.

<strong>2004</strong>

Il a une carrière professionnelle assez garnie. De Koutiala à San, il a été Receveur des impôts, Chef de centre des impôts pour la première localité et chef du centre des impôts pour le second entre 2004 et 2011.

<strong>2012</strong>

L’année 2012 marque un nouveau tournant dans sa carrière en devenant Inspecteur Vérificateur à la Direction des Grandes entreprises (2012 à 2015). Il devient plus tard Chef de Centre des Impôts de la Commune IV (mars 2015-mars 2019). Du 25 mars 2019 au 17 décembre 2019, il est nommé Directeur des Impôts du District de Bamako. Par la suite, il occupa le poste d’Inspecteur des Impôts chargé du Contentieux à la sous-direction législation et contentieux de la Direction Générale des Impôts du 17 décembre 2019 jusqu’à sa nomination en qualité de Directeur général des Impôts.

<strong>06</strong>

Il est détenteur de six diplômes. Il s’agit d’un Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées (DESS) en Fiscalité, obtenu à l’Ecole Nationale des Finances Publiques de France (Promotion 2011-2012) ; d’un Diplôme d’Etudes Approfondies en Droit Public, Faculté des Sciences Juridiques et Économiques (FSJE), session de juin 2002 ; d’une Maîtrise en Administration Publique Ecole Nationale d’Administration (ENA), session de juin 1999 et du Baccalauréat malien, Lycée Mahamane Alassane Haïdara de Tombouctou (LMAHT), session de juin 1995. De plus, il est auréolé de plusieurs attestations et certificats.

<strong>07</strong>

<strong>Père de cinq enfants, le natif de Léré parle sept langues : français</strong>, peulh, maure, sonrhaï, bambara, tamasheq et anglais.

<strong>MC/NouvelleAfrique</strong>

<strong>NB : le litre et le chapeau sont de la Rédaction. </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fiscalité : trois questions à Modibo Mao Makalou sur l’augmentation de la TARTOP et ses implications</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/fiscalite-trois-questions-a-modibo-mao-makalou-sur-laugmentation-de-la-tartop-et-ses-implications-3096491.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 21 Feb 2025 11:05:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gouvernement de la transition a décidé, lors du conseil des ministres du mercredi 5 février, d'augmenter la « Taxe sur l'Accès au Réseau des Télécommunications Ouvert au Public », en abrégé TARTOP, dont le taux était fixé à 5% selon la loi de finances de 2013 et qui passe à 7%. Cette somme sera prélevée sur le chiffre d'affaires des entreprises de télécommunications opérant au Mali.  </strong>

L'exécutif a également introduit une contribution spéciale de solidarité, consistant en un prélèvement spécifique sur la consommation des services de communications téléphoniques et les opérations de retrait d'argent via le mobile money. Concrètement, pour chaque recharge de 1 000 francs CFA, le consommateur recevra 900 francs CFA de crédit, soit une retenue de 10%. Ce n'est pas tout, une taxe de 1% est également instaurée sur les transferts via mobile money.

Afin de mieux comprendre le sujet, le journal Le Wagadu s'est entretenu avec Modibo Mao Makalou, président du cabinet de conseil IBS. Selon l'ancien sherpa de la Commission de l'Union africaine et du Nepad, l'instauration de ces nouvelles taxes vise à renflouer les caisses de l'État, lequel est confronté à une rareté de ressources financières.

<strong>Le Wagadu : Que pensez-vous de l'adoption par le gouvernement de nouvelles mesures fiscales lors du conseil des ministres du 5 février 2025 ?</strong>

<strong>Modibo Mao Makalou :</strong> Selon le Code général des impôts du Mali, il  est institué, au profit du budget de l’État, une taxe dénommée « Taxe sur l’Accès au Réseau des Télécommunications Ouvert au Public », en abrégé TARTOP dont le taux était fixé à 5% selon la loi de finances 2013 et qui augmente à 7%.

L’assiette de la TARTOP est constituée par le montant hors TVA du chiffre d’affaires réalisé par le titulaire d’une licence d’exploitation du réseau des télécommunications ouvert au public. Ce sont les trois titulaires de licences d’exploitation du réseau des télécommunications ouvert au public fixes et/ou mobiles qui sont les redevables réels et légaux de la TARTOP.

L’Ordonnance No.2025-007/PT-RM du 7 février 2025 institue, au profit du budget de l'Etat, une contribution dénommée « Contribution spéciale de Solidarité », en abrégé « CSS » qui est assise sur le chiffre d'affaires hors taxe réalisé par les entreprises relevant de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux ou de l'impôt sur les sociétés. Le taux de la contribution spéciale de solidarité est fixé à 0,5%.

L’Ordonnance No.2025-007/PT-RM du 7 février 2025, institue par ailleurs, au profit du budget de l’Etat, une Contribution spéciale sur la Consommation des boissons alcoolisées qui est à la charge du consommateur desdites boissons. La base de la contribution est le volume en litres pour la production locale et importée

<strong>Le Wagadu : Est-ce que l'adoption de ces différentes mesures n’est pas l'illustration des difficultés économiques que connaît le Mali ? </strong>

<strong>Modibo Mao Makalou</strong> : Selon le projet de loi de finances 2025, la politique budgétaire viserait à maintenir un solde budgétaire global compatible avec la viabilité de la dette publique en 2025. Le solde budgétaire global (dons inclus) serait orienté à la baisse de -4,4% dans la LFR2024 à -3,5% dans le PLF2025, les normes des critères de convergence fixant la limite du solde budgétaire à -3%.

Les recettes fiscales nettes augmenteraient d’environ 1,4 point de pourcentage en 2025 pour se situer à 16,2% du PIB contre 14,8% dans la loi de finances rectifiée 2024. La prévision des recettes fiscales nettes, constituées d’impôts directs et indirects, est fixée à 2 334,491 milliards de FCFA en 2025 contre 2 071,369 milliards de FCFA dans la loi de finances rectifiée 2024, soit un accroissement de 263,122 milliards de FCFA, ou un taux d’augmentation de 12,70%.  Les dons devraient baisser de 0,1 point de pourcentage, passant de 0,6% du PIB en 2024 à 0,5% en 2025.

En ce qui concerne les dépenses budgétaires, elles augmenteraient pour atteindre 21,1% du PIB en 2025 contre 20,6% dans la loi de finances rectifiée 2024. Les dépenses courantes représenteraient 16,2% du PIB en 2025, tandis que les dépenses en capital (elles s’élèveraient à 4,9% du PIB.

Ainsi, le déficit budgétaire (dons inclus) diminuerait de 0,9 point de pourcentage pour s’établir à 3,5% en 2025 contre 4,4% dans la loi de finances rectifiée 2024, soit 581 milliards FCFA en 2025 contre 683 milliards FCFA en 2024.

<strong>Le Wagadu</strong> : <strong>Est-ce qu’il n’y a pas une autre manière de financer l’économie malienne sans passer par l’augmentation des taxes qui aura des répercussions sur les citoyens ?</strong>

<strong>Modibo Mao Makalou</strong> : Dans presque tous les pays du monde, les dépenses budgétaires dépassent les recettes budgétaires. Le fonctionnement d’un Etat qui agit en puissance publique exige des missions régaliennes comme les services sociaux de base, la défense, la justice… Le déficit budgétaire est financé par la dette publique (qui est constituée de la dette intérieure qui est libellée en monnaie locale et de la dette extérieure qui est libellée en monnaie étrangère qui lorsqu’elles sont librement convertibles sont appelées devises).

Aussi certains pays qui bénéficient de l’assistance extérieure ou l’aide publique au développement l’utilisent pour combler une partie des déficits budgétaires. Malheureusement, cette aide publique au développement est en train de tarir car ceux qui fournissent l’aide sont eux-mêmes confrontés à des difficultés financières et budgétaires ou ont décidé de réformer l’assistance extérieure.

Notons que les 8 pays membres de l’Union monétaire ouest- africaine (UMOA), qui ont en partage le FCFA en Afrique de l’Ouest, utilisent constamment le marché sous-régional monétaire et financier pour financer la trésorerie des 8 États membres et combler les déficits budgétaires. Ce qui fait augmenter aussi la dette publique qui s’élevait à 49,1% du PIB en 2024, un niveau encore soutenable selon les critères de convergence de l’UEMOA, qui exigent un seuil de l’encours de la dette en deçà de 70% du PIB.

Selon la stratégie d’endettement de notre pays, le besoin de financement net sous forme d’emprunts est estimé à environ 1480,7 milliards de FCFA en 2025 contre 1476,3 milliards FCFA en 2024.

<strong>Propos recueillis par Abdrahamane SISSOKO  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Amélioration de la qualité des services et soins de santé au Mali  Les activités du projet ARISE lancées avec une enveloppe de plus de 77 milliards 500 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/amelioration-de-la-qualite-des-services-et-soins-de-sante-au-mali-les-activites-du-projet-arise-lancees-avec-une-enveloppe-de-plus-de-77-milliards-500-millions-de-fcfa-3094460.html</link>
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<pubDate>Fri, 07 Feb 2025 09:29:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Conformément aux recommandations du gouvernement malien, le ministre de la Santé et du Développement social, le médecin Colonel Assa Badiallo Touré, avait entrepris une série de démarches auprès des partenaires internationaux pour le financement du projet ARISE Kénéya Yiriwali. </em></strong>

Comme couronnement de cette démarche, le projet ARISE, suite logique du projet PACSU et doté d'un budget de 77 milliards 500 millions de FCFA, a été lancé, vendredi 31 janvier 2025, en présence de plusieurs responsables des services et des partenaires techniques et financiers du Mali.

Le projet ARISE « Kénéya Yiriwali », dirigé par Dr Ousmane Habib Diallo, est le fruit du partenariat entre le Mali, la Banque mondiale, les Pays-Bas et le Fonds de financement global avec pour objectif de réduire de façon significative, la mortalité maternelle et infantile, tout en comblant les principales insuffisances des structures de soins.

Avec une durée de 5 ans, le projet a pour but de promouvoir la résilience et le renforcement d'un système de santé inclusif et davantage résilient.

Pour la directrice des Opérations de la Banque mondiale, Anna Clara de Souza, le projet mettra l'accent sur la santé des femmes en âge de procréer, des adolescentes et adolescents et des enfants, soit plus de 15 millions de Maliens dans le District de Bamako et dans les régions de Koulikoro, Ségou, Sikasso, Mopti, Tombouctou et Gao.

L'Ambassadeur des Pays-Bas au Mali, Caecilia Wijgers, a, pour sa part, rappelé les performances du projet PACSU qui a permis à 8 millions de Maliens d'accéder à des services et soins de santé de qualité. Elle a ensuite réitéré l'engagement de son pays à soutenir le Mali dans sa quête d'amélioration de la santé.

Pour le ministre de la Santé et du Développement social, le médecin Colonel Assa Badiallo Touré, ce projet marque un tournant décisif pour le Mali en quête d’un service de santé plus performant et mieux équipé permettant à chaque citoyen, quelle que soit sa situation sociale, de bénéficier des services et soins de santé de qualité.

Pour Mme le ministre, ce projet qui s’inscrit dans le cadre du renforcement du système de santé permettra au Mali de faire face aux nombreux défis sanitaires, en particulier, de créer les conditions pour que « chaque mère en état de procréer puisse accoucher en toute sécurité, que chaque enfant ait accès à des vaccins et que chaque malade bénéficie de soins selon ses besoins ».

Le ministre de la Santé et du Développement social a réitéré l’engagement du Mali, avec l'accompagnement des partenaires, à former, équiper et mettre en place un mécanisme de financement davantage innovant. Elle s'est enfin engagée à outiller les professionnels de la santé et à accompagner la mise en œuvre de ce projet, gage du renforcement du système de santé au Mali.

<strong>Réseau de Communication du MSDS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Canam : une innovation continue au service de l&amp;apos;Amo</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/canam-une-innovation-continue-au-service-de-lamo-3094457.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Feb 2025 02:25:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Caisse nationale d'Assurance Maladie (CANAM) joue un rôle central dans la gestion de l'Assurance Maladie Obligatoire (AMO) au Mali. Fidèle à sa mission, son Directeur Général, le Médecin Général de Brigade Boubacar Dembélé, met tout en œuvre pour faire de la CANAM une institution de référence en matière de protection sociale.</em></strong>

Seule structure, dans le domaine de la Protection sociale, certifiée ISO 9001 version 2015 au Mali, la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CANAM) est un modèle de gestion saine et efficace. Depuis quelques années, elle multiplie les initiatives pour améliorer ses prestations et renforcer la qualité des services aux assurés. Cette certification atteste son engagement en faveur de l'efficience et de la rigueur dans la gestion des fonds publics.

<strong>Lutte contre la fraude : un impératif pour garantir la pérennité du système</strong>

Conscient des défis liés à la préservation des ressources de l'Assurance Maladie Obligatoire (AMO), le Directeur Général, le Médecin Général de Brigade Boubacar Dembélé, à l’instar de ses prédécesseurs, a fait de la lutte contre la fraude son cheval de bataille. Des outils de détection et de contrôle ont été mis en place afin d’identifier et de sanctionner toute tentative de manipulation du système. En 2024, des mesures sévères ont été prises à l’encontre de prescripteurs, des centres de santé et de pharmacies indélicats. L’organisme de sécurité sociale rappelle ainsi aux prestataires de santé l’importance d’une prescription rationnelle et éthique.

<strong>Vers une meilleure accessibilité des services de santé</strong>

L’amélioration continue des services reste une priorité pour la CANAM. Sous la direction du Général Dembélé, le nombre d’immatriculés progresse chaque année. En 2025, l’objectif est d’enregistrer 85 000 nouveaux assurés des secteurs public et privé.

Pour rapprocher davantage les services de santé des bénéficiaires, la CANAM prévoit en 2025 le conventionnement de 50 nouveaux établissements de santé, publics et privés. Cette initiative vise à élargir son réseau de prestataires et à garantir une meilleure couverture sanitaire à travers le pays.

La CANAM s’efforce également à faciliter l’accès aux cartes AMO pour les assurés. Par ailleurs, convaincue que la qualité des services dépend des compétences de son personnel, la direction générale de l’organisme de sécurité sociale a mis en place un programme de formation continue. Plusieurs dizaines de travailleurs ont ainsi bénéficié de sessions de renforcement de capacités pour répondre efficacement aux exigences du secteur.

<strong>Une institution en marche vers l’excellence</strong>

Sous la direction éclairée du Médecin Général de Brigade Boubacar Dembélé, la CANAM s'affirme comme un pilier essentiel de la sécurité sociale au Mali. Par sa gestion rigoureuse, ses actions concrètes contre la fraude et son engagement en faveur de l’innovation, elle se positionne comme un modèle d’efficacité et de transparence dans la gestion. Plus qu’une simple institution, la CANAM incarne aujourd’hui un espoir pour l’avenir de la protection sociale dans notre pays.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Amanokal Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed dit Nasser Ansary, un homme au service du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/amanokal-abdoul-magid-ag-mohamed-ahmed-dit-nasser-ansary-un-homme-au-service-du-mali-3094463.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Feb 2025 01:33:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed Ag Attaher, plus connu sous le nom de Nasser Ansary, est l’Amanokal de la tribu Kel Ansar. Issu d’une lignée prestigieuse, il représente l'une des grandes chefferies traditionnelles du Mali. La famille Ansar, la sienne, exerce la chefferie des Kel Ansar depuis plus d'un siècle et dix ans. </em></strong>

<strong>Un parcours professionnel distingué</strong>

Inspecteur des douanes depuis 2008, Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed a su conjuguer son expertise administrative avec un engagement profond pour la paix et la réconciliation nationale. Il occupe aujourd’hui plusieurs responsabilités de haut niveau. Membre du Conseil national de Transition depuis 2020, il occupe à ce titre la vice-présidence du Comité interparlementaire de l’UEMOA (CIP-UEMOA) au titre du Mali, Membre consultatif du Barreau pénal international

<strong>Un acteur clé de la paix et du vivre-ensemble</strong>

Fortement investi dans la stabilisation du Mali, l’Amenokal a initié et organisé plusieurs rencontres et forums majeurs pour la paix et la cohésion sociale, parmi lesquels on peut citer : la rencontre de Gargando, un moment historique où le drapeau du Mali a été hissé, symbolisant l’unité nationale et l’attachement aux institutions républicaines ; la rencontre de Goundam ; la Caravane pour la paix ; la rencontre de Tombouctou ; la rencontre de Zarho ; la rencontre de Bamako, en collaboration avec les chefferies traditionnelles sous la présidence du Chef de l’État ; la rencontre d’engagement patriotique, présidée par le Ministre de la Réconciliation ; la rencontre au camp de Mberra ; la rencontre à la Mecque en Arabie Saoudite ; le Forum des jeunes leaders pour la paix, destiné à vulgariser la nouvelle Constitution du Mali.

Il a également joué un rôle déterminant en tant que membre de la Commission de révision constitutionnelle et du Comité chargé de l’organisation du Dialogue inter-malien pour la paix et la réconciliation.

<strong>Distinctions et reconnaissances</strong>

Son engagement inlassable pour la paix et le développement lui a valu plusieurs distinctions honorifiques, dont : le Trophée du Professeur Dioncounda Traoré pour la paix ; la Médaille du Mérite national ; le grade d’Officier de l’Ordre national ; la Médaille d’honneur de l’administration du territoire

<strong>Un leadership au service du Mali</strong>

À travers son rôle de chef traditionnel et ses responsabilités institutionnelles, Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed dit Nasser Ansary incarne un leadership équilibré, ancré dans la préservation des valeurs ancestrales tout en étant résolument tourné vers la modernité et la stabilité du Mali. Son action continue à renforcer l’unité nationale et le dialogue intercommunautaire, contribuant ainsi à un avenir de paix et de développement durable pour le pays.

<strong>Correspondance Particulière </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait du Mali de la CEDEAO : une opportunité pour redéfinir la trajectoire économique et renforcer la coopération sahélienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-du-mali-de-la-cedeao-une-opportunite-pour-redefinir-la-trajectoire-economique-et-renforcer-la-cooperation-sahelienne-3094467.html</link>
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<pubDate>Fri, 07 Feb 2025 01:25:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali, en tant que nation riche en ressources et en potentiel humain, se trouve à un carrefour décisif de son développement économique. Envisager de quitter la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) pourrait sembler, à première vue, une démarche audacieuse, mais cela pourrait également ouvrir la voie à une nouvelle ère de coopération et de prospérité, notamment par le biais d'une coordination renforcée avec ses voisins immédiats, le Burkina Faso et le Niger, dans le cadre de l'AES (Alliance des États sahéliens).

Tout d'abord, il convient de souligner que la CEDEAO, bien qu'elle ait été conçue pour promouvoir l'intégration économique et le développement régional, a également été confrontée à des défis importants, notamment en matière de gouvernance, de sécurité et de cohésion économique.

Le Mali, en se retirant de cette organisation, pourrait se libérer de certaines contraintes bureaucratiques et réglementaires qui entravent son développement. Cela lui permettrait de concentrer ses efforts sur des partenariats plus ciblés et stratégiques avec le Burkina Faso et le Niger, deux pays partageant des défis similaires en matière de sécurité et de développement.

Dans un premier temps, le Mali pourrait envisager de renforcer ses échanges commerciaux avec ses partenaires sahéliens. Cela impliquerait la mise en place d'accords commerciaux bilatéraux favorables, visant à faciliter le commerce transfrontalier.

Par exemple, les échanges de produits agricoles, de ressources naturelles et de biens manufacturés pourraient être encouragés. En développant des corridors commerciaux efficaces et en améliorant les infrastructures de transport, tels que les routes et les points de passage frontaliers, le Mali pourrait non seulement stimuler sa propre économie, mais aussi contribuer à l'essor économique de ses voisins.

Ensuite, la coopération en matière de sécurité représente un autre axe crucial. Les menaces terroristes et les conflits internes qui touchent la région du Sahel exigent une réponse collective. En unissant leurs forces, le Mali, le Burkina Faso et le Niger pourraient mettre en place des initiatives conjointes pour lutter contre l'insécurité.

Une région plus stable attirerait davantage d'investissements étrangers, favorisant ainsi la création d'emplois et le développement des entreprises locales. De plus, une coopération en matière de renseignement et de partage d'informations pourrait renforcer la résilience des États face aux menaces communes.

Par ailleurs, le développement de projets d'infrastructure régionale pourrait constituer un levier significatif pour le Mali. En collaborant avec le Burkina Faso et le Niger, le Mali pourrait initier des projets d'envergure, tels que des systèmes d'irrigation, des barrages hydroélectriques ou des réseaux de transport multimodaux. Ces projets, en plus de créer des emplois, permettraient d'améliorer l'accès aux ressources et aux marchés, tout en favorisant une intégration économique régionale plus profonde.

Enfin, il serait essentiel que le Mali, tout en se retirant de la CEDEAO, veille à maintenir des relations diplomatiques constructives avec les autres États membres. La diplomatie régionale et internationale demeure un outil puissant pour négocier des accords favorables et pour garantir que les intérêts du Mali soient respectés sur la scène internationale.

En conclusion, bien que quitter la CEDEAO puisse sembler une décision radicale, cela pourrait également représenter une opportunité pour le Mali de redéfinir sa trajectoire économique.

En s'engageant dans une coopération étroite avec le Burkina Faso et le Niger, le Mali pourrait non seulement renforcer son économie, mais également contribuer à la stabilité et à la prospérité de toute la région sahélienne.

L'avenir du Mali dépendra en grande partie de sa capacité à tirer parti de ces nouvelles alliances et à mettre en œuvre des stratégies innovantes pour surmonter les défis qui se présentent.

<strong>Abdoul Karim Konaté/Analyste économiste/écrivain/chercheur à l'université de Nouakchott (Mauritanie)</strong>

<strong>NB : le titre est de la Rédaction.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sahel : face à la crise humanitaire, un changement de stratégie globale s’impose</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sahel-face-a-la-crise-humanitaire-un-changement-de-strategie-globale-simpose-3094470.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/sahel-face-a-la-crise-humanitaire-un-changement-de-strategie-globale-simpose-3094470.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Feb 2025 01:18:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La crise humanitaire au Sahel atteint des proportions alarmantes, affectant des millions de personnes au Burkina Faso, au Mali et dans l’ouest du Niger. Les conflits armés, les déplacements massifs de populations, l’insécurité alimentaire et les carences en services de base plongent la région dans une spirale de violence et de misère. D’où un changement de cap de la stratégie globale dans la lutte contre les groupes armés jihadistes. </em></strong>

Alors que l’Alliance des États du Sahel (AES) mise sur une réponse militaire pour éradiquer les groupes armés, cette stratégie semble atteindre ses limites. Loin de ramener la stabilité, elle contribue à une escalade des violences, à une fragilisation des populations et à une aggravation de la crise humanitaire.

Les chiffres du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) sont éloquents. Entre octobre et décembre 2024, la région a enregistré 619 incidents de sécurité, contre 569 entre août et septembre. Si le nombre de morts a diminué, passant de 1 946 à 1 526, la fréquence des attaques armées, des enlèvements et des affrontements entre groupes armés et forces gouvernementales continue à augmenter.

<strong>14,4 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire aiguë</strong>

Cette montée en intensité pousse les populations à l’exode. Au 30 novembre 2024, 2,6 millions de personnes étaient déplacées internes, un chiffre en légère baisse de 3% par rapport à septembre, mais qui ne traduit en rien une amélioration de la situation, les recensements étant limités par l’insécurité. Dans le même temps, le nombre de réfugiés dans ces trois pays a augmenté de 3%, atteignant 329 500 personnes, un indicateur du climat de terreur qui s’est installé.

Le spectre de la famine plane sur la région. Selon le Cadre harmonisé de novembre 2024, 14,4 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire aiguë, une situation exacerbée par la destruction des activités agricoles et pastorales.

L’insécurité empêche les agriculteurs d’accéder à leurs terres, les conflits entraînent des pertes massives de bétail et les restrictions d’accès aux marchés rendent la nourriture inabordable. Dans certaines zones, les prix des denrées de base ont explosé, aggravant la précarité des populations les plus vulnérables. La malnutrition infantile progresse dangereusement, menaçant une génération entière de séquelles irréversibles.

<strong>Une montée en puissance de la coopération sécuritaire</strong>

L’accès aux services essentiels est de plus en plus compromis. Dans les régions les plus touchées par le conflit, les infrastructures sanitaires sont détruites ou inopérantes, les centres de santé débordés manquent de personnel et de matériel, et les maladies transmissibles prolifèrent dans les camps de déplacés.

Le secteur éducatif est en ruine, avec des milliers d’écoles fermées sous la menace des groupes armés, privant des centaines de milliers d’enfants d’instruction. L’eau potable devient un luxe inaccessible pour des millions de personnes, alimentant les épidémies de choléra et de diarrhées aiguës.

Face à cette catastrophe humanitaire, les États de l’AES ont annoncé la création d’une force conjointe de 5 000 soldats pour combattre les groupes extrémistes et restaurer l’ordre dans la région. Cette initiative marque une montée en puissance de la coopération sécuritaire entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali, mais son efficacité reste incertaine.

Si l’offensive militaire permet de reprendre temporairement certains territoires, elle ne parvient pas à instaurer une stabilité durable. Les groupes armés adoptent des tactiques plus mobiles, multipliant les attaques éclairs et s’infiltrant dans les communautés locales. Loin d’affaiblir leur influence, cette stratégie sécuritaire crée des frustrations et renforce le cycle de violence.

L’un des principaux écueils de cette approche réside dans l’absence d’un projet politique et social global. La réponse militaire ignore les causes profondes du conflit, notamment l’exclusion de certaines communautés, le manque de perspectives économiques et la défiance généralisée envers les institutions étatiques. La lutte contre les groupes armés ne peut être gagnée uniquement par les armes. Sans gouvernance efficace, sans dialogue inclusif avec les populations et sans programmes de développement concrets, les opérations militaires risquent de produire l’effet inverse de celui escompté.

<strong>La nécessité d’une approche plus visionnaire </strong>

Au-delà des considérations purement sécuritaires, la viabilité de cette approche est fragilisée par la dépendance des États de l’AES à des ressources extérieures. Malgré les discours affirmant une souveraineté retrouvée, ces gouvernements restent tributaires d’un soutien logistique et financier extérieur pour mener leurs offensives. Or, avec le retrait progressif des partenaires occidentaux et les limites de l’aide apportée par de nouveaux alliés, les capacités opérationnelles de ces armées risquent de s’essouffler rapidement.

L’urgence d’un changement de cap est indéniable. La stabilisation du Sahel ne peut se faire sans une approche combinée, intégrant sécurité, gouvernance et développement économique. La restauration de services publics fiables, notamment en matière de santé et d’éducation, est essentielle pour reconstruire la confiance des populations envers l’État. Le renforcement des infrastructures agricoles et la mise en place de projets économiques viables doivent offrir des alternatives crédibles aux jeunes souvent enrôlés dans les groupes armés faute de perspectives.

L’heure n’est plus aux demi-mesures. La crise humanitaire qui frappe le Sahel est l’une des plus graves au monde, et elle ne saurait être réduite à un simple problème sécuritaire. Tant que la réponse des États de l’AES se limitera à une logique de guerre, la situation continuera à se détériorer. Une approche plus inclusive et plus visionnaire est nécessaire pour éviter que cette région ne bascule définitivement dans le chaos.

<strong>Cheick Bougounta CISSE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tribune :  Relance de l&amp;apos;économie malienne : la nécessité d&amp;apos;améliorer le climat des affaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-relance-de-leconomie-malienne-la-necessite-dameliorer-le-climat-des-affaires-3094465.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Feb 2025 01:15:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gouvernement malien se trouve confronté à des défis économiques significatifs qui exigent une attention particulière afin de soutenir la croissance économique tout en réduisant la dette extérieure du pays. Pour atteindre ces objectifs, plusieurs stratégies peuvent être envisagées. </strong>

En premier lieu, il est impératif d'améliorer l'environnement des affaires. Cela pourrait se traduire par une simplification des procédures administratives relatives à la création et à la gestion d'entreprises, ainsi que par une réduction des impôts pour les petites et moyennes entreprises (PME).

Par ailleurs, il conviendrait d'améliorer l'accès au financement pour les entrepreneurs. En favorisant un climat d'investissement attrayant, le gouvernement pourrait encourager les investissements tant étrangers que locaux, ce qui stimulerait la création d'emplois et la production.

Ensuite, le développement des infrastructures constitue un enjeu majeur. Investir dans les infrastructures de transport, d'énergie et de communication serait un moyen efficace de faciliter le commerce et d'améliorer l'accès aux marchés. Une infrastructure de qualité permettrait de réduire les coûts de production et d'accroître la compétitivité des entreprises maliennes sur les marchés régional et international. Le gouvernement pourrait envisager des partenariats public-privé pour financer ces projets, évitant ainsi un alourdissement de la dette publique.

<strong>Diminuer sa dette extérieure</strong>

Enfin, il est crucial de diversifier l'économie malienne. Actuellement, le pays repose fortement sur l'agriculture et l'exploitation minière. En développant d'autres secteurs tels que le tourisme, l'artisanat ou encore les technologies de l'information, le gouvernement pourrait créer de nouvelles sources de revenus. De surcroît, il serait essentiel de renforcer la formation et les compétences de la main-d'œuvre afin de répondre aux besoins des nouveaux secteurs et d'améliorer la productivité.

En somme, pour soutenir sa croissance économique et diminuer sa dette extérieure, le gouvernement malien doit se concentrer sur l'amélioration de l'environnement des affaires, le développement des infrastructures et la diversification de l'économie. Ces actions permettront non seulement de stimuler la croissance, mais également de créer un cadre économique plus résilient et durable.

<strong> Abdoul Karim Konaté/Analyste économiste/écrivain/chercheur à l'université de Nouakchott (Mauritanie)</strong>

<strong>NB : le titre et l’intertitre sont  de la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Des Etats&#45;Unis à l’Afrique de l’Ouest : la victoire d’étape du cynisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/des-etats-unis-a-lafrique-de-louest-la-victoire-detape-du-cynisme-3093654.html</link>
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<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 19:12:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>On le savait en fait dès le 1er janvier, que cette année 2025 serait celle de grands bouleversements et d’incertitudes majeures sur tous les continents et qu’il faudrait en Afrique rester concentrés sur nos défis les plus cruciaux tout en gardant un œil vigilant sur le reste du monde, sur les décisions des grandes, moyennes et petites puissances. Le discours d’investiture du président Donald Trump a ressemblé à sa campagne : pas de retenue, pas de réserve, pas de délicatesse, pas de langage diplomatique, aucun souci avec les amalgames, les raccourcis y compris les plus choquants. </em></strong>

Aucun signe d’une disposition à écouter des points de vue différents du sien, à donner l’impression de souhaiter une réduction de la division et de la polarisation de la société américaine. Et bien sûr une focalisation sur les boucs-émissaires favoris dans les pays qui vont mal : les étrangers et assimilés, avec une confusion volontairement entretenue entre les migrants illégaux et les criminels qui agressent les bons citoyens authentiquement Américains.

Les invités étrangers à la cérémonie d’investiture, personnalités politiques essentiellement d’extrême droite d’Argentine, de France, d’Italie, d’Allemagne, notamment, ont aussi confirmé la volonté d’assumer parfaitement la nouvelle orientation idéologique du pouvoir de Washington DC.

<strong>Des effets potentiellement désastreux du désengagement des Etats-Unis </strong>

Est-ce vraiment grave et en quoi sommes-nous vraiment concernés en Afrique ? Il y a bien sûr les possibles effets des changements de politiques commerciales des Etats-Unis, ceux des changements dans la politique d’aide au développement, de la réduction drastique des financements des Etats-Unis aux organisations internationales incarnant le multilatéralisme, à l’instar de l’Organisation mondiale de la santé, ou encore des effets potentiellement désastreux du désengagement des Etats-Unis de tous les accords et mécanismes censés lutter contre le réchauffement climatique.

Il faut anticiper toutes ces conséquences mais au-delà, l’impact le plus dévastateur est peut-être celui du signal qui est donné par la première puissance mondiale en matière de pratiques politiques internes comme de politique étrangère.

Le signal donné par la forme et le fond de la gouvernance de Donald Trump, c’est le triomphe de la politique sans scrupules, sans limite d’ordre éthique, sans considération des enjeux globaux de long terme, comme la préservation de la planète ou la réduction des inégalités extrêmes à l’échelle mondiale.

C’est le triomphe de la politique des intérêts nationaux exclusifs tels que définis par les groupes au pouvoir – des groupes qui, dans le cas de Donald Trump, ne se soucient guère de faire semblant de respecter les frontières entre intérêts publics et intérêts privés.

Elon Musk et les autres riches et puissants patrons des énormes multinationales de la tech qui entourent le nouveau président annoncent une ère de dérégulation maximale aux Etats-Unis mais aussi des pressions dans le même sens partout ailleurs pour faire à peu près ce qu’ils veulent.

Une personnalité comme Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, parle de « libertariens qui veulent maximiser leurs profits, payer le moins d’impôts possible, polluer l’écosystème de l’information, torpiller la démocratie ». Il n’hésite pas à parler d’une oligarchie dangereuse pour les Etats-Unis et pour le monde.

<strong>Afrique de l’ouest, un séisme politique régional</strong>

En Afrique de l’Ouest, comme aux Etats-Unis, l’état politique du moment n’est pas le fruit du hasard ni de développements récents inexplicables. Il est l’épilogue provisoire de tendances de longue durée et d’une accélération au cours des dernières années.

En Afrique de l’Ouest, ce 29 janvier, le Mali, le Niger et le Burkina Faso quittent formellement la CEDEAO qui passera de 15 à 12 pays membres. C’est un séisme politique régional. Épilogue avant tout de ce qui n’a pas été fait dans chacun des pays membres, en commençant par les plus importants à l’instar du Nigeria, en trois décennies.

Résultat de la faiblesse des systèmes d’éducation et de formation qui ont façonné les esprits, les valeurs et les aptitudes des civils comme des militaires. Résultat aussi de l’abandon des sociétés ouest-africaines à elles-mêmes, en particulier dans les zones rurales. La crise de la CEDEAO est avant tout la conséquence de l’affaiblissement ou de la trop faible consolidation politique et économique de la majorité des États membres.

Tout est désormais permis dès lors qu’on se pose en fervent défenseur de la souveraineté nationale et en même temps du panafricanisme. Les incohérences et les demi-vérités ne choquent personne. La sortie des trois pays du Sahel central est un coup dur porté au projet d’intégration.

Elle ne dit rien par contre sur les perspectives politiques incertaines de ces trois pays. Comme elle ne dit rien sur la conscience des dirigeants des autres pays ouest-africains de la nécessité d’expliquer avec conviction aux populations de la région pourquoi il faut éviter la fragmentation, pourquoi il faut préserver et renforcer la CEDEAO plutôt que de contribuer à l’affaiblir.

Je n’ai toujours pas entendu un seul chef d’État de la région prendre l’initiative d’un discours fort sur les vertus de l’intégration et de la construction qui ne peut être que progressive d’un bloc politique, économique, culturel et technologique ouest-africain. On en est plutôt aux petits calculs économiques et politiques de court-terme.

Le chef de la diplomatie du Togo, pays censé accompagner le Sénégal dans des efforts de médiation pour éviter le départ des trois pays sahéliens a choisi ce moment pour déclarer que son pays pourrait rejoindre la Confédération des États du Sahel et pour pronostiquer un soutien de 70% des populations togolaises à une telle perspective. Les citoyens togolais n’ont pourtant pas été consultés sur un sujet peut-être plus crucial pour eux: leur nouvelle constitution consacrant un changement de système politique...

<strong>Les réseaux sociaux transformés en relais puissants d’une communication agressive et mensongère</strong>

L’Afrique de l’Ouest est déjà très fragile, du Nigeria à la Guinée-Bissau, du Sahel aux pays côtiers. Elle le sera encore davantage avec des nationalismes exacerbés, des relations tendues entre des pays voisins, des violations graves des droits humains, des réseaux sociaux transformés en relais puissants d’une communication agressive et mensongère servant des intérêts d’acteurs nationaux et étrangers qui ne se soucient guère de la stabilité, de la paix et de la sécurité des populations de la région.

Si les organisations de la société civile et les citoyens de manière générale ne se mobilisent pas davantage, partout ou presque, ce sont les acteurs et les groupes les moins scrupuleux dans la poursuite de leurs intérêts privés qui finiront par prendre le pouvoir et qui auront toutes les chances de s’imposer durablement.

<strong>Gilles Yabi</strong>

<strong>Nb : les surtitres sont de la Rédaction. </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Accès à l’eau potable : la Banque mondiale approuve 40 milliards de FCFA au Mali à travers le projet PASEMa</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/acces-a-leau-potable-la-banque-mondiale-approuve-40-milliards-de-fcfa-au-mali-a-travers-le-projet-pasema-3093650.html</link>
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<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 15:12:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour appuyer le Mali à augmenter l'accès à l’eau potable et améliorer la conservation des sources d'eau à Bamako et dans plusieurs villes secondaires du pays, la Banque mondiale a approuvé mercredi un crédit de l’Association internationale de développement (IDA) d’un montant de 100 millions de dollars soit 40 milliards de FCFA.  </em></strong>

100 millions de dollars américains soit 40 milliards de FCFA, c’est le montant approuvé mercredi par la Banque mondiale pour appuyer le Mali à augmenter l'accès à l’eau potable et améliorer la conservation des sources d'eau à Bamako (notamment la zone de la rive gauche), Mopti/Sévaré, San, Ouélessébougou, Dioila, Bafoulabé/Mahina) à travers le <strong>Projet d’appui à la sécurité de l’eau au Mali (PASEMa). </strong>

Selon le communiqué de la représentation de la Banque mondiale Mali, daté du 22 janvier, les travaux à Bamako concerneront le transfert d’eau de Djikoroni-Para à la station de Missira et de la station de Missira à Kati-Sud, la construction de la station de pompage à Missira, celle d’un château d'eau de 2 000 m<sup>3</sup>, ainsi que des branchements sociaux pour les ménages non raccordés à un réseau d’eau potable.

Pour les villes secondaires, notamment Mopti/Sévaré, San, Ouélessébougou, Dioila, Bafoulabé/Mahina, le projet supportera la construction de systèmes d'alimentation en eau comprenant la réalisation d’infrastructures de production pour un volume de 24 400 m<sup>3</sup>/jour, des stations de pompage, trois châteaux d’eau de 2 000 m<sup>3</sup> chacun, un réservoir semi-enterré de 1 000 m<sup>3</sup>, un réseau de distribution d'eau, des branchements sociaux et des bornes fontaines publiques dans les périphéries.

Il est également prévu l'acquisition d'équipements de détection des fuites pour la réduction des eaux non facturées, l’amélioration de la qualité des services d’alimentation en eau et une meilleure maîtrise des réseaux et des coûts d’exploitation. Enfin, souligne le communiqué, le PASEMa soutiendra l’aménagement de périmètres de protection des sources d’eau situées dans les bassins des fleuves Niger et Sénégal et alimentant les villes sélectionnées.

Selon Clara de Sousa, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, le<em> PASEMa « permettra de répondre de façon pérenne aux préoccupations immédiates en matière d'accès à l'eau potable, tout en prenant en compte la préservation des sources d’eau. Il jette ainsi les bases d'une résilience à long terme du secteur et contribuera à la croissance de l'emploi et de l'activité économique dans le secteur de l’eau ». </em>

Les investissements du PASEMa vont bénéficier à quelque 500 000 personnes dont environ 50% de femmes et 19,2 % de jeunes, réparties comme suit : 227 000 personnes auront accès au moins aux services d'eau de base ; 270 000 personnes bénéficieront d'une meilleure qualité de service ; et 30 000 personnes dans les zones rurales proches des villes de la mise en œuvre du projet, bénéficieront de la restauration des écosystèmes.

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview : Modibo Mao Makalou : « Pour intégrer leurs économies, les pays de l’AES devraient réduire les obstacles aux échanges commerciaux et à l’investissement »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-modibo-mao-makalou-pour-integrer-leurs-economies-les-pays-de-laes-devraient-reduire-les-obstacles-aux-echanges-commerciaux-et-a-linvestissement-3093649.html</link>
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<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 15:07:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, réunis au sein de la Confédération des Etats du Sahel, ont décidé de la création d’une banque publique d’investissement. Afin de comprendre les enjeux de sa création, le journal Le Wagadu s’est entretenu avec Modibo Mao Makalou. </em></strong>

Selon l’économiste et ancien sherpa de la Commission de l’Union africaine et du Nepad, la mise en place des banques publiques d’investissement vise en premier à orienter les investissements vers des infrastructures ou des secteurs économiques considérés par l’État comme prioritaires.

<strong>Le Wagadu :<em> le Mali, le Burkina Faso et le Niger réunis au sein de la Confédération des Etats du Sahel ont décidé de la création d’une banque publique d’investissement. Quels peuvent être les avantages pour trois Etats ?</em></strong>

<strong>Modibo Mao Makalou</strong> : Les banques publiques d’investissement ou de développement, qui investissent dans divers secteurs économiques et dans les infrastructures socio-économiques, sont cruciales pour la croissance économique forte, durable et inclusive.

La mise en place des banques publiques d’investissement vise en premier lieu à orienter les investissements vers des infrastructures ou des secteurs économiques considérés par l’État comme prioritaires. Ensuite, en deuxième lieu, elle vise aussi à pallier les imperfections du marché en intervenant dans des domaines jugés peu ou pas rentables par les investisseurs privés, bien qu’ils soient essentiels pour la cohésion sociale et la bonne marche de l’économie.

On pourrait par exemple citer les services sociaux de base comme l’éducation ou la santé, mais aussi l’habitat social, l’assainissement et l’agriculture familiale, qui par ailleurs constitue une source de revenus essentielle pour la majorité de la population des trois pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).

<strong>Le Wagadu : <em>Sa création peut-elle favoriser le décollage des Etats de l'AES confrontés à des déficits d'investissement notamment économiques et infrastructurels ? </em></strong>

<strong>Modibo Mao Makalou :</strong> Pour intégrer leurs économies, les pays de l’AES devraient réduire les obstacles aux échanges commerciaux et à l’investissement et relier leurs réseaux d’infrastructure. Ils devraient axer leurs efforts sur la libéralisation des échanges de biens et de services et celle des marchés financiers et des marchés du travail.

La levée progressive des obstacles aux échanges intra régionaux, la construction d’infrastructures régionales, l’amélioration du climat des affaires, et l’utilisation d’une monnaie commune ou unique qui réduirait les coûts de transaction stimuleraient les échanges commerciaux au sein de l’AES, mais aussi entre l’AES et les autres organisations d’intégration économique sous-régionales. Ce qui permettrait d’intégrer davantage les chaînes de valeur mondiales et renforcer l’activité économique.

L’intégration commerciale au sein de l’AES pourrait constituer une étape vers la mise en œuvre intégrale de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAF) qui regroupe environ 1,5 milliard de consommateurs africains. De plus, une intégration plus poussée au sein de l’AES pourrait amortir l’impact éventuel de la montée des tensions commerciales aux niveaux sous-régional, régional et mondial.

Si le protectionnisme devait s’intensifier sur les marchés traditionnels, les pays de l’AES pourraient partiellement en compenser les effets négatifs sur leurs exportations et leur croissance en augmentant leurs échanges intra régionaux ; ce qui leur permettrait de préserver les bienfaits, pour leurs économies malgré les turbulences géopolitique et géostratégique qui pourraient affecter le commerce mondial, en attendant éventuellement la reprise économique mondiale.

<strong>Le Wagadu</strong> : <em><strong>En quoi, cette banque d'investissement sera différente des autres banques d’investissement ? </strong></em>

<strong>Modibo Mao Makalou</strong> : Les quatre principaux domaines de la banque d’investissement comprennent la gestion d’actifs, les services de conseil, le trading et le marché des capitaux. L’investissement public ne doit pas se substituer à l’investissement privé mais doit posséder un effet d’entraînement et donc de renforcer la complémentarité avec l’investissement privé.

Il s’agirait essentiellement d’accorder des prêts et garanties pour le financement du développement durable des États membres, de mobiliser les ressources financières, humaines et techniques pour la réalisation des projets et programmes d’investissement et de promouvoir où mener toute activité économique, commerciale, et financière pour améliorer les conditions de vie des populations des États membres de l’AES

<strong>Entretien réalisé par Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sahel : une nouvelle force conjointe de 5000 hommes pour combattre l’insécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/sahel-une-nouvelle-force-conjointe-de-5000-hommes-pour-combattre-linsecurite-3093645.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 15:04:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Niger, le Burkina Faso et le Mali ont décidé de créer une force conjointe de 5 000 soldats pour lutter contre les groupes terroristes qui sèment le chaos dans la région. Présentée comme une réponse souveraine à l’insécurité croissante, cette initiative marque une rupture avec les anciennes collaborations militaires sous influence occidentale. L’heure semble à l’autonomie stratégique, à la solidarité entre régimes militaires, à une logique de défense sans tutelle étrangère.</em></strong>

L’annonce est tombée le 22 janvier 2025. Le Niger, le Burkina Faso et le Mali ont décidé de créer une force conjointe de 5 000 soldats pour lutter contre les groupes terroristes qui sèment le chaos dans la région. Mais au-delà du discours martial et de la rhétorique souverainiste, cette force conjointe soulève déjà des questions.

Qui dirigera cette armée commune ? Avec quels moyens sera-t-elle financée ? Comment garantir son efficacité alors que tant d’initiatives similaires se sont heurtées aux réalités du terrain ? Si l’idée semble audacieuse, l’histoire récente des forces multinationales en Afrique rappelle que l’enthousiasme initial ne suffit pas à assurer le succès.

L’initiative annoncée rappelle inévitablement d’autres tentatives de mutualisation militaire en Afrique de l’Ouest et du Centre, dont les résultats mitigés n’incitent guère à l’optimisme. Le G5 Sahel, lancé en grande pompe en 2017 pour lutter contre le terrorisme et le crime organisé transfrontalier, a souffert d’un manque chronique de financement et d’une dépendance excessive aux partenaires internationaux. Son efficacité opérationnelle a toujours été limitée, et son éclatement après le retrait du Mali en 2022, suivi par le Burkina Faso et le Niger, a scellé son sort.

Avant lui, le Comité d’état-major opérationnel conjoint (CEMOC), mis en place par l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger en 2010, s’était donné pour mission de coordonner les efforts contre les groupes armés dans la bande sahélo-saharienne. Mais des divergences politiques et une méfiance persistante entre les États membres ont vite transformé cette belle ambition en coquille vide.

Dans le bassin du lac Tchad, la Force multinationale mixte (FMM) a mieux résisté au temps et aux épreuves. Mise en place pour combattre Boko Haram, elle a connu quelques succès tactiques, mais souffre des mêmes maux : lenteurs bureaucratiques, coordination difficile entre les armées nationales, financement aléatoire.

Quant à l’AMISOM, la mission de l’Union africaine en Somalie, elle offre une leçon précieuse : une force multinationale ne peut fonctionner durablement sans un soutien logistique et financier extérieur solide. Sans l’aide massive de l’Union européenne et des Nations unies, l’opération n’aurait jamais pu maintenir la pression sur les Shebab. Alors, la nouvelle force conjointe sahélienne parviendra-t-elle à éviter ces écueils ? Rien n’est moins sûr.

<strong>Un projet militaire aux contours flous</strong>

Les trois pays assurent que la force disposera de moyens aériens et d’un service de renseignement intégré. Mais au-delà de ces promesses, le flou demeure. Qui en prendra le commandement ? Sera-t-elle une véritable armée conjointe ou simplement une coordination entre forces nationales ? Quelle doctrine d’engagement suivra-t-elle ?

Le financement constitue une autre épine dans le pied de cette initiative. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso sont confrontés à des difficultés économiques majeures et subissent les conséquences des sanctions internationales et des ruptures avec leurs anciens alliés occidentaux. Qui mettra la main à la poche ?

La Russie, de plus en plus présente dans la région, pourrait-elle être sollicitée ? La Turquie, qui multiplie ses accords de défense avec les pays sahéliens, pourrait-elle jouer un rôle ? Pour l’instant, aucune source de financement durable n’a été officiellement annoncée.

<strong>L’illusion du tout militaire</strong>

Pourtant, une réponse strictement militaire à la crise sahélienne est vouée à l’échec. L’histoire récente l’a démontré à maintes reprises. L’intervention française de 2013 au Mali, qui avait pourtant permis de stopper l’avancée jihadiste vers Bamako, s’est enlisée dans un bourbier où les succès militaires ne se sont jamais traduits par une stabilisation durable. Les frappes aériennes et les opérations au sol n’ont pas suffi à éradiquer un ennemi qui se nourrit des frustrations locales, du vide étatique et des rivalités communautaires.

Le danger d’une nouvelle approche purement militaire est de répéter les mêmes erreurs. Sans une stratégie globale incluant des solutions politiques, économiques et sociales, cette force conjointe risque de n’être qu’un instrument de plus dans une guerre qui semble ne jamais finir.

Les jihadistes prospèrent sur la mauvaise gouvernance, la marginalisation des communautés et l’absence de perspectives pour la jeunesse. Ils ne se combattent pas seulement avec des fusils et des blindés, mais aussi avec des écoles, des infrastructures et des opportunités économiques.

Si la force conjointe sahélienne ne s’accompagne pas d’un plan sérieux pour restaurer la présence de l’État, assurer les services de base aux populations et reconstruire un tissu social détruit par des années de guerre, elle ne sera qu’un énième coup d’épée dans l’eau.

<strong>Une réponse musclée, mais fragile</strong>

Certes, l’initiative des 5 000 soldats marque un tournant dans la coopération militaire entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali. Elle s’inscrit dans la volonté de ces régimes militaires de prendre leur destin en main et de ne plus dépendre d’alliés extérieurs. Mais l’enthousiasme politique ne garantit pas le succès opérationnel.

Sans un cadre de commandement précis, sans financement stable, sans mécanismes de contrôle et surtout sans une stratégie globale qui dépasse le strict domaine militaire, cette force risque de connaître le même sort que ses prédécesseurs : des annonces grandiloquentes, des opérations ponctuelles, quelques succès tactiques… et, inévitablement, une impasse stratégique.

L’avenir du Sahel ne se jouera pas uniquement sur les champs de bataille. Il se jouera aussi sur le terrain du développement, de la gouvernance et de la réconciliation nationale. Faute de comprendre cela, les armes continueront à parler, sans jamais imposer le silence aux conflits.

<strong>Cheick Bougounta CISSE </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>CAN 2025 : le Mali dans le groupe du Maroc, pays hôte</title>
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<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 08:08:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Confédération africaine de football (CAF) a procédé lundi à Rabat (Maroc) au tirage au sort de la phase de poules de la coupe d’Afrique des nations (CAN) de football, Maroc 2025. Les Aigles du Mali qui participent à leur 14<sup>e</sup> CAN, se retrouvent dans le groupe A en compagnie du Maroc, pays hôte.  </em></strong>

Les 24 pays participants à la coupe d’Afrique des nations (CAN) de football, Maroc 2025, connaissent désormais leurs adversaires. C’était à l’issue du tirage au sort de la phase de poules effectué  lundi à Rabat au Maroc. Six groupes de quatre équipes chacun ont été constitués. Le tirage au sort a donné dans l’ensemble des groupes homogènes. Toutefois, le groupe B, composé de l’Egypte, de l’Afrique du Sud, de l’Angola et du Zimbabwe, est particulièrement relevé.

Le Mali, qui participe à la CAN pour la 14<sup>e</sup> fois, la 10<sup>e</sup> de rang, hérite du groupe A en compagnie du Maroc, pays hôte, de la Zambie et du Comores. À l’exception du Maroc, qui fait figure de grandissime favori de la compétition, les poulains du sélectionneur de Tom Saintfiet (classés au 51<sup>e</sup> rang mondial) ont toutes les chances de se sortir de cette phase de poules.

Sans faire injure à la Zambie (92<sup>e</sup> au classement Fifa) et au Comores (103<sup>e</sup> au classement Fifa), qui ne sont pas des foudres de guerre, une élimination au premier tour d’Amadou Haïdara dit Doudou et ses coéquipiers serait considérée comme une énorme contre-performance.

Au pays des Lions de l’Atlas, les Aigles doivent aussi faire mieux que lors de la précédente CAN en Côte d’Ivoire où ils ont été éliminés en quart de finale. Ce qui n’est pas au-dessus des moyens de la génération Djigui Diarra et compagnies, laquelle est aujourd’hui arrivée à maturité.

Ils ont le talent pour hisser haut le drapeau malien dans le ciel marocain. À eux d’en prendre conscience et de s'y mettre.  Surtout que cette cuvée marocaine risquerait d’être la dernière pour la plupart d’entre eux. Pour ce faire, il faut travailler à la pacification de l’environnement du football en mettant fin à la guéguerre entre les joueurs et le bureau fédéral.

La composition des groupes :

Groupe A : Maroc, Mali, Zambie, Comores

Groupe B : Egypte, Afrique du Sud, Angola et Zimbabwe

Groupe C : Nigéria, Tunisie, Ouganda et Tanzanie

Groupe D : Sénégal, RD Congo et Tanzanie

Groupe E : Algérie, Burkina Faso, Guinée Equatoriale et Soudan

Groupe F : Côte d’Ivoire, Cameroun, Gabon et le Mozambique

La phase finale de la CAN est prévue du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. C’est la première fois que la compétition se joue à cheval sur deux années.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>CANAM : Pour une production et distribution efficace des cartes AMO</title>
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<pubDate>Sat, 25 Jan 2025 12:07:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Directeur Général de la CANAM, le Médecin Général de Brigade Boubacar DEMBELE, s'est rendu ce mardi 21 janvier 2025 à la Direction du Système d'Information et à la Direction de l'Appui aux Organismes Gestionnaires Délégués (DAOGD) pour s'enquérir de l'état de la production et de la distribution des cartes AMO.

Lors de cette visite, le Directeur du Système d'Information a rassuré le Directeur Général concernant l’état de production des cartes à Bamako et dans les régions.

À souligner que les cartes produites sont transmises aux Organismes Gestionnaires Délégués (OGD), notamment l'INPS et la CMSS, afin que les assurés puissent les retirer dans les meilleurs délais.

Le Directeur Général a donné des instructions aux responsables en charge de la production et de la transmission des cartes aux OGD pour une meilleure diligence.

<strong>SERCOM/CANAM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alliance des États du Sahel : des ambitions régionales face à la réalité</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/alliance-des-etats-du-sahel-des-ambitions-regionales-face-a-la-realite-3092429.html</link>
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<pubDate>Sat, 25 Jan 2025 12:03:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La rencontre ministérielle de l'Alliance des États du Sahel (AES), tenue à Bamako du 14 au 17 janvier 2025, a posé un jalon important dans les ambitions d’intégration économique et sécuritaire des membres.</em></strong>

Portée par le président de la Confédération, Assimi Goïta, cette réunion visait à concrétiser des initiatives phares comme la création d’une banque régionale d’investissement, l’instauration d’un prélèvement confédéral, la promotion de la libre circulation des biens et des personnes... Cependant, derrière les discours ambitieux, des défis structurels majeurs risquent de compromettre la mise en œuvre de ces projets.

Les capacités institutionnelles des pays membres, souvent affaiblis par des crises politiques répétées et un manque de ressources humaines qualifiées, constituent un obstacle majeur. La création d’une banque régionale, par exemple, exige une gouvernance rigoureuse et une coordination sans faille entre les États, des exigences que les structures actuelles peinent à remplir. Par ailleurs, les contraintes financières demeurent une épine dans le pied de l’AES.

Les économies des pays membres, fortement dépendantes de l’aide internationale et affectées par des budgets nationaux limités, auront du mal à générer les ressources nécessaires pour financer ces projets ambitieux. L’idée d’un prélèvement confédéral, bien qu’alléchante sur le papier, pourrait être perçue comme une charge supplémentaire pour des populations déjà confrontées à une précarité économique croissante.

À ces défis économiques s’ajoute une insécurité persistante dans la région. Le Sahel reste une zone de conflit où les groupes armés prolifèrent. Cette instabilité complique l’exécution de projets d’infrastructures et décourage les investisseurs privés. Les ressources des États sont, par ailleurs, largement absorbées par les dépenses militaires, limitant ainsi les investissements dans le développement économique et social.

Cette situation est exacerbée par les relations tendues entre l’AES et des organisations régionales comme la CEDEAO. Les tensions politiques et les divergences stratégiques alimentent une méfiance mutuelle, isolant ainsi l’AES sur la scène internationale et réduisant ses opportunités de partenariats ou de financements extérieurs.

La question des infrastructures demeure un autre frein majeur. L’objectif de libre circulation des personnes et des biens dépend de la mise en place d’un réseau de transport robuste, une condition encore loin d’être remplie dans ces pays confrontés à un déficit chronique en infrastructures routières et ferroviaires. Ces besoins nécessitent des investissements massifs, difficilement mobilisables dans le contexte économique actuel.

Malgré les ambitions affichées lors de cette rencontre, l’AES doit faire face à une réalité complexe. Si la volonté politique semble présente, les contraintes financières, institutionnelles et sécuritaires posent de sérieuses questions sur la faisabilité des initiatives proposées.

Une approche plus réaliste, basée sur une évaluation approfondie des capacités actuelles et des priorités locales, est essentielle pour transformer ces projets en résultats concrets. Sans cela, l’AES risque de voir ses ambitions se heurter à la dure réalité d’une région où les défis structurels continuent à freiner les rêves d’intégration et de souveraineté régionale.

<strong>Cheick Bougounta CISSE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Journée de la souveraineté : l’université de Ségou accueille une conférence ayant pour thème « la culture au cœur du développement »</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/journee-de-la-souverainete-luniversite-de-segou-accueille-une-conference-ayant-pour-theme-la-culture-au-coeur-du-developpement-3092425.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 25 Jan 2025 11:54:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans la continuité des activités de la 3ᵉ édition de la Journée de la Souveraineté, une conférence s’est tenue à l’Université de Ségou, mardi 14 janvier 2024, sous l’initiative du ministre de la Santé et du Développement social, le Médecin Colonel Assa Badiallo Touré.</em></strong>

Placée sous le thème de la refondation du Mali, cette rencontre a permis de revisiter les fondements historiques, sociaux et culturels du pays tout en évoquant les enjeux actuels et futurs.

Avant l’ouverture officielle de la conférence, plusieurs personnalités de renom ont pris la parole, marquant le ton de l’événement par des messages de reconnaissance, d’engagement et d’appel à l’action collective.

Parmi eux, le représentant du RECOTRADE (Réseau des Communicateurs Traditionnels), Mohamed Lamine Diabaté, qui a salué cette initiative et insisté sur son importance pour la refondation du Mali. Il a, par ailleurs, exprimé sa gratitude envers le ministre et les autorités de la transition pour leur dévouement à consolider la souveraineté nationale.

Dans son allocution, M. Diabaté a exhorté la jeunesse malienne à redoubler d’efforts et à faire preuve de vigilance face aux défis actuels, dont les fléaux sociaux tels que la drogue. Selon lui, les jeunes représentent l’avenir du Mali et doivent incarner les valeurs maliennes pour contribuer à la construction du Mali Koura.

S’en sont suivis les mots du maire Modibo Traoré, Sébougou et du représentant des affaires religieuses qui ont chaleureusement accueilli les participants et souligné l’importance de cette journée pour la population du Ségou et du Mali dans son ensemble.

Quant au président de la Commission Santé du Conseil National de Transition (CNT), Aboubacar Sidiki Fomba, il a livré un discours poignant et visionnaire, mettant en lumière les principaux défis et opportunités pour construire un Mali souverain. Il a évoqué l’importance de la jeunesse, de l’éducation et de la culture comme levier indispensable pour bâtir une nation prospère.

Le ministre de la Santé et du Développement social, le Médecin- Colonel Assa Badiallo Touré, a ouvert la conférence en insistant sur la nécessité de refonder le Mali à travers des principes solides axés sur la culture, les valeurs et l’identité nationale.

Elle a souligné que cette refondation implique de consolider les bases d’un « Mali Koura » où l’intégrité et le mérite sont valorisés. Un exemple marquant a été évoqué : le rejet de 2000 jeunes candidats au recrutement pour des postes publics en raison de tests positifs à la drogue. Ce fait symbolise les défis sociétaux et rappelle l’importance d’une jeunesse disciplinée et consciente pour bâtir une nation forte.

Grâce à sa maîtrise des enjeux sociopolitiques et culturels du Mali, le Dr Soumaïla Oulalé, animateur de la conférence, a captivé l’audience en abordant des thèmes fondamentaux liés à la culture malienne, aux valeurs et aux défis auxquels fait face la jeunesse.

Ses interventions enrichies d’exemples concrets ont mis en lumière les moyens de construire un « Mali Koura » solide. Il a ensuite insisté sur l’importance des valeurs qui forgent l’identité malienne : le « sinankouya », le « mogoya », le « mogosèbèya » et d’autres qualités incontournables.

La conférence s’est clôturée par une séance de questions-réponses qui a permis d’aborder des problématiques majeures tout en offrant des pistes concrètes pour atteindre les objectifs communs.

Par ailleurs, il est essentiel de rappeler que Madame le Ministre de la Santé et du Développement Social, le Médecin Colonel Assa Badiallo Touré, a présidé une cérémonie de donation de sang au niveau de l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou où une quantité importante de poches de sang a été collectée. Cet acte de solidarité illustre l’engagement communautaire envers la santé publique et renforce les valeurs de fraternité et d’entraide qui sont au cœur du Mali Koura.

<strong>Le Réseau de Communication du MSDS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>5e congrès ordinaire de l’URD : l’hommage le plus abouti et le plus solennel rendu à Soumaïla Cissé depuis sa disparition tragique, ce funeste 25 décembre 2020</title>
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<pubDate>Sat, 25 Jan 2025 11:50:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 5e congrès ordinaire de l’Union pour la République et la Démocratie (URD), le parti fondé et porté par le regretté Soumaïla Cissé. Une occasion pour les participants et intervenants de rendre hommage à cet homme d’exception, qu’était Soumy Champion, arraché à l’affection des siens le 25 décembre 2020.

Ce samedi 21 décembre 2024, le Centre international de conférence de Bamako (CICB) a été le théâtre du 5è congrès ordinaire de l’Union pour la République et la Démocratie (URD), le parti fondé et porté par notre regretté président, Soumaïla Cissé.

Cet événement d’envergure s’est imposé comme un vibrant hommage à cet homme d’exception, unanimement salué par l’ensemble des intervenants. Le président du parti, Honorable Gouagnon Coulibaly, a déclaré avec émotion : « Le président Soumaïla Cissé est et sera toujours l’absent le plus présent de nos réunions et rassemblements politiques. »

Ce congrès a ainsi marqué, sans conteste, l’hommage le plus abouti et solennel rendu à Soumaïla Cissé depuis sa disparition tragique, ce funeste 25 décembre 2020. Parmi les moments marquants de cette journée, le discours d’Abdrahamane Diarra, président de la jeunesse du parti, a particulièrement captivé l’auditoire. Il a exprimé avec éloquence le souhait qu’une statue symbolisant l’héritage et la stature de Soumaïla Cissé soit érigée en son honneur. Ce message, empreint de solennité, reflète l’attachement des nouvelles générations à l’œuvre politique et humaine de ce grand homme.

L’intervention percutante d’Hamidou Doumbia, représentant du parti Yéléma (« changement »), a également marqué les esprits. Avec un verbe incisif et une éloquence captivante, il a interpellé l’actuelle direction de l’URD en ces termes : « Vous ne pouvez pas vous réclamer de l’héritage de Soumaïla Cissé tout en soutenant aveuglément ceux qui cherchent à affaiblir les partis politiques maliens. »

Bien que cette déclaration mérite une analyse nuancée, elle met en lumière l’exigence d’une position cohérente et stratégique dans la défense des acquis démocratiques. Il a terminé pour dire : « Heureusement que le soutien de l’URD se fait avec des propositions de réformes ». Le représentant de la CODEM, quant à lui, a souligné que plusieurs partis politiques perçoivent l’URD comme un acteur clé pour la restructuration et la revitalisation de l’espace politique malien.

Cette observation revêt une importance capitale dans un contexte où le pluralisme politique est menacé. Les propos récents qu’aurait tenus le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, affirmant que « nous allons réduire le nombre de partis politiques, et cela fera mal », invitent à une anticipation stratégique. Une rationalisation des formations politiques pourrait se justifier, mais elle doit se faire dans le respect des principes démocratiques et non au détriment de la diversité des idées.

Dans une intervention vibrante, Nouhoum Togo, fidèle à son style énergique et direct, a appelé à l’unité en ces termes saisissants : « Si vous échouez à rassembler tous ceux qui ont œuvré aux côtés de Soumaïla Cissé, ce dernier vous maudira depuis l’au-delà ! » Avant de faire un lapsus révélateur - en disant 'mon parti URD', au lieu du nom de son propre parti, dont je ne me souviens pas ici."

En effet, après la disparition de Soumaïla Cissé, il était inévitable que des divergences émergent quant à la direction du parti. Bien que j’aie initialement soutenu les opposants à la direction actuelle, j’ai fait le choix de rester fidèle à l’URD après l’échec des recours judiciaires. Quitter le parti aurait été une démarche incohérente ; connaissant l’ancrage immuable de l’URD dans ma propre circonscription et dans l’ensemble de la région de Kayes, qui constitue l’agrégat électoral de Soumaïla Cissé durant toute sa carrière politique.

En somme, son nom et l’URD sont indissolublement liés, et sa mémoire constitue un socle fédérateur pour les militants. Dans une salle comble, les ovations nourries chaque fois que son nom était mentionné m’ont conforté dans ma conviction : ma place est ici, au sein de l’URD, pour œuvrer à la pérennité de son « bébé politique ». Je ne regrette pas les combats menés pour préserver l’intégrité de la direction du parti. Certes, il ne suffit pas d’avoir des idées ; il faut du pouvoir pour les mettre en pratique, et une direction d’un parti politique n’est pas négligeable dans cette perspective. Mon principal souci était d’éviter que l’URD ne devienne un simple outil au service d’ambitions d’autres figures politiques, une dérive qui aurait trahi son essence.

Aujourd’hui, ce congrès a permis de consolider une direction stable et légitime, offrant une base solide pour envisager l’avenir avec ambition. Il appartient désormais à chaque militant de transcender les clivages internes et de s’engager pleinement dans le renforcement du parti. Parmi les réformes stratégiques nécessaires, la digitalisation complète de nos processus doit être une priorité. Une transition numérique permettra d’améliorer l’efficacité organisationnelle, de renforcer la transparence et d’accroître la visibilité du parti.

En tant que l’un des secrétaires chargés des relations extérieures, nommé à l’issue de ce congrès, je m’engage à impulser cette dynamique de modernisation et à œuvrer pour que cette vision devienne une réalité tangible.

En conclusion, ce congrès représente un tournant décisif pour l’URD. Il relance l’espoir, redéfinit nos priorités et réaffirme notre engagement envers les idéaux portés par Soumaïla Cissé. Son héritage restera une boussole et une source d’inspiration éternelle pour notre parti et pour le peuple malien. Ensemble, nous ferons de l’URD une force incontournable au service du Mali et de sa démocratie.

<strong>Moustapha Siby (Fidèle compagnon de Soumaïla Cissé)</strong>

<strong>NB : le chapeau est de la Rédaction.</strong>

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<item>
<title>Corica Mining Services : un acteur clé de la sous&#45;traitance dans le secteur minier</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/corica-mining-services-un-acteur-cle-de-la-sous-traitance-dans-le-secteur-minier-3092421.html</link>
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<pubDate>Sat, 25 Jan 2025 11:46:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le domaine du secteur minier au Mali et ailleurs en Afrique, Corica Mining Services s’impose comme un acteur de la sous-traitance de premier plan. Grâce à une gestion stratégique et à une vision claire, l’entreprise, dirigée par Abdoulaye Diallo, connaît un développement remarquable. Corica Mining Services se distingue par son professionnalisme et son engagement à fournir des services de qualité à ses clients.   </em></strong>

CORICA Mining Services est un acteur de premier plan dans la fourniture de services miniers et de construction civile en Afrique et exploite diverses unités d'affaires. La société offre une gamme de services qui répondent aux exigences des plus grands acteurs du secteur minier.

Spécialisée dans la sous-traitance, CORICA Mining Services propose une gamme de services allant de l’ouverture de carrière, à l’excavation, à la gestion des ressources en passant par la formation jusqu’à l’exploitation et le transport de minerais.

Créée en 2002, Corica Mining Services a su se positionner comme un leader dans l’accompagnement des entreprises minières. Présente au Mali (mine d’or de Siama, mine de lithium de Goulamina...), au Burkina Faso, au Sénégal, en Guinée Conakry, en Côte d’Ivoire, etc., l’entreprise, qui emploie 2000 personnes, est aujourd’hui en passe de devenir un leader des solutions minières et civiles, qui livre des projets réussis pour ses clients et crée une valeur durable pour les parties prenantes.

<strong>Une vision durable et responsable</strong>

Sous la direction de son PDG, Abdoulaye Diallo, Corica Mining Services a su allier innovation et savoir-faire traditionnel. L’homme, qui possède une solide expérience dans le secteur, a su imposer une approche rigoureuse et axée sur l’efficacité, tout en respectant les normes environnementales et sociales strictes. Son leadership et sa vision ont permis à l’entreprise de se faire une place de choix parmi les grandes entreprises du secteur.

Dans le domaine environnemental, Corica Mining Services s’engage activement à promouvoir une approche durable et responsable à travers une politique environnementale claire et bien définie. En faisant un point d’honneur, l’entreprise met en œuvre des initiatives visant à réduire son empreinte écologique en veillant à ce que le potentiel de préjudice environnemental de ses activités soit minimisé et géré de manière responsable.

Consciente de sa responsabilité sociale, l’entreprise Corica Minnig Services veille à ce que ses activités bénéficient aux communautés locales en leur offrant des équipements et en leur fournissant des biens et services.

<strong>Anne Marie Soumouthéra </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sahel et l’Afrique de l’Ouest : une région au cœur des tensions et défis sécuritaires pour 2025</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/sahel-et-lafrique-de-louest-une-region-au-coeur-des-tensions-et-defis-securitaires-pour-2025-3088624.html</link>
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<pubDate>Fri, 20 Dec 2024 07:31:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La région du Sahel et des côtes de l’Afrique de l’Ouest demeurent au centre des préoccupations sécuritaires mondiales. Les projections pour 2025 indiquent une amplification des dynamiques de violence déjà observées, marquées par des conflits intergroupes, l’instabilité politique et des défis humanitaires sans précédent.</strong>

Le Burkina Faso reste l’un des pays les plus touchés par les violences politiques dans la région. En 2023 et 2024, le pays a enregistré des massacres systématiques impliquant des acteurs étatiques, des milices communautaires et des groupes jihadistes. Alors que les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) sont devenus un pilier des réponses sécuritaires burkinabè, leur implication a souvent exacerbé les tensions intercommunautaires.

En 2025, les perspectives prévoient une extension des attaques ciblées sur des localités isolées, notamment dans la région du Sahel et du Centre-Nord. Les déplacements massifs de populations observés ces dernières années pourraient s’intensifier, aggravant une situation humanitaire déjà critique.

Au Mali, les affrontements entre les Forces armées maliennes (FAMa) et les groupes jihadistes se poursuivent, avec des combats particulièrement intenses dans les régions septentrionales. En 2024, il y a eu des avancées militaires dans certaines zones stratégiques. Cependant, ces victoires ont souvent été suivies d’une intensification des tensions avec des groupes armés de la rébellion, notamment ceux regroupés au sein du Front de Libération de l'Azawad (FLA).

Pour 2025, la montée en puissance des rébellions touareg et arabe, combinée aux attaques incessantes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et de l’État islamique au Sahel (EIS), promet de compliquer encore davantage la stabilité politique et sécuritaire du Mali.

Après le coup d’État de juillet 2023, le Niger reste dans une position délicate. Les tensions politiques internes combinées aux défis sécuritaires rendent la gestion de l’État particulièrement difficile. Les forces armées nigériennes ont intensifié leurs opérations pour contrer l’expansion de l’EIS, qui continue à viser les régions frontalières avec le Mali et le Burkina Faso.

En 2025, la priorité sécuritaire du Niger sera de renforcer ses frontières tout en rétablissant une certaine légitimité politique sur la scène internationale. Cependant, les attaques de grande envergure menées par les groupes jihadistes, notamment dans les régions de Tillabéri et Diffa, pourraient s’intensifier, mettant davantage à l’épreuve les capacités militaires nigériennes.

<strong>Les dynamiques régionales : militarisation et rivalités jihadistes</strong>

Le Sahel reste marqué par une militarisation croissante. La prolifération des groupes jihadistes, notamment l’EIS et le JNIM, alimente une compétition violente pour le contrôle territorial. En 2024, cette rivalité a culminé avec des attaques complexes et bien coordonnées ciblant des bases militaires ainsi que des populations civiles. En 2025, ces groupes devraient continuer à exploiter les faiblesses des États sahéliens pour consolider leurs positions.

L’utilisation croissante de technologies militaires avancées, comme les drones armés déployés par les forces sahéliennes, offre une nouvelle dimension aux conflits, mais soulève également des questions sur les impacts collatéraux sur les populations civiles. Par ailleurs, l’implication persistante de paramilitaires dans la région pourrait renforcer l’autoritarisme militaire, au détriment d’une approche intégrée pour résoudre les conflits.

<strong>L’impact sur les populations civiles et les perspectives pour 2025</strong>

Les projections pour 2025 indiquent une aggravation de la crise humanitaire dans le Sahel. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger devraient enregistrer une augmentation des déplacements internes et des mouvements transfrontaliers vers des pays comme la Mauritanie et l’Algérie. La situation dans les villes comme Djibo, toujours sous blocus jihadiste, illustre la vulnérabilité extrême des communautés locales.

Le rôle des acteurs internationaux sera crucial en 2025. La région pourrait voir des initiatives plus prononcées pour freiner les dynamiques violentes, mais les approches exclusivement militarisées risquent d’aggraver les tensions, à moins d’un investissement parallèle dans le développement et la gouvernance inclusive.

Le Sahel et l’Afrique de l’Ouest entreront en 2025 avec des défis sécuritaires majeurs, nécessitant des réponses globales et multidimensionnelles. La montée des violences, les rivalités jihadistes et les crises politiques internes exigent une vigilance accrue et des stratégies coordonnées pour contenir l’escalade et éviter un effondrement total dans certaines zones.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>« Aujourd’hui, il faut tenir des propos vulgaires pour être en vogue », déplore la griotte Nènè Soumano</title>
<link>https://www.maliweb.net/musique/aujourdhui-il-faut-tenir-des-propos-vulgaires-pour-etre-en-vogue-deplore-la-griotte-nene-soumano-3088623.html</link>
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<pubDate>Fri, 20 Dec 2024 07:27:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Nènè Diabaté, née Soumano, est une chanteuse malienne. Âgée de 45 ans, la griotte à la voix d’or a cinq albums à son actif dont le premier est sorti en 2001.</em></strong>

Née à Missira il y a 45 ans en commune II du district de Bamako, Nènè Soumano, épouse Diabaté, est une chanteuse malienne. Issue d’une grande famille de griots, Nènè Soumano est paradoxalement la première personne à chanter dans leur famille. Elle affirme avoir commencé à chanter dès l’âge de huit ans contre la volonté de ses parents. Son père Moussa Soumano, gendarme, était opposé à sa musique. « <em>Il voulait que j’étudie. C’est pourquoi, il n’a jamais aimé que je sois une chanteuse</em> », assure-t-elle.

Amoureuse de la musique, la chanteuse à la voix d’or a très vite quitté l’école pour se consacrer à sa passion, la musique. Déjà, à l’âge de 10 ans, Nènè Soumano, en plus d’imiter les artistes qui chantaient à la télé et à la radio, animait les sumus à l’occasion des mariages et des baptêmes. Mariée à l’âge de 16 ans, son mari guitariste l’a beaucoup aidée dans son ascension.

Auteure de cinq albums sortis respectivement en 2001, 2003, 2006, 2007 et 2016, Nèné Soumano donne de nombreux conseils dans ses chansons. « <em>En général ma musique est faite de conseils. Ce sont les femmes que je défends beaucoup. J’aime toujours chanter pour les femmes. Parce qu’il y a une certaine souffrance des femmes que beaucoup d’hommes ignorent. Je mets l’accent sur les conditions de vie des femmes vivant en milieu rural. Celles-ci vivent dans des conditions extrêmement difficiles. Elles n’ont pas d’argent, elles n’ont pas d’eau et sont confrontées à une insuffisance de nourriture. Que les femmes soient saluées</em> », a déclaré la chanteuse.

Selon elle, la façon de chanter a fondamentalement évolué dans le temps.  « <em>Autrefois, on chantait avec respect. Ce qui n’est pas le cas maintenant. Aujourd’hui, il faut être un « impoli » et tenir des propos vulgaires et grossiers pour être en vogue ou pour que tu sois reconnu comme chanteur.  Quand tu chantes dans les normes, personne ne pensera à toi. C’est le monde qui est devenu ainsi</em> », regrette celle qui a comme modèle Founèmoussou Soumano, sa regrettée grande sœur.

Pour Nènè Soumano, les familles de griots incarnaient les valeurs comme la dignité et l’honneur. « <em>Ce qui n’est plus le cas</em> », déplore-t-elle. Sur la fonction du griot, la chanteuse estime qu’il joue un grand rôle dans la société. « <em>C’est le griot seul qui peut dire la vérité au président. C’est le griot qui peut réconcilier les époux en conflit</em> », insiste-t-elle.

En guise de conseils, Nènè Soumano invitée les griots à ne pas faire de différence entre les membres d’une même famille. « <em>Le rôle du griot est de mettre tout le monde sur le même pied d’égalité</em> », conseille-t-elle.

<strong>Anne Marie Soumouthéra </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Inauguration de la mine de lithium de Goulamina : d’importantes retombées économiques attendues</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/inauguration-de-la-mine-de-lithium-de-goulamina-dimportantes-retombees-economiques-attendues-3088619.html</link>
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<pubDate>Fri, 20 Dec 2024 07:22:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>D’un coût total d’investissement d’environ 318 millions de dollars américains, la mine de lithium de Goulamina, appartenant à la société chinoise Ganfeng et à l’Etat malien, a été inaugurée dimanche passé par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Elle va générer environ 250 milliards de Francs CFA en chiffre d’affaires pour les entreprises détenues par les Maliens. </em></strong>

Après des décennies de production aurifère, le Mali fait son entrée dans le cercle fermé des pays producteurs de lithium dans le monde avec l’inauguration de la mine de lithium de Goulamina dans la région de Bougouni.

Pour un coût total d’investissement d’environ 318 millions de dollars américains, la mine de lithium de Goulamina, exploitée par Lithium du Mali SA avec comme actionnaire principal la société chinoise Ganfeng, va permettre une diversification du secteur minier, tout en inscrivant le Mali parmi les pays leaders dans la transition énergétique.

Prévue pour une durée minimale de 21 ans, l’exploitation de la mine de lithium de Goulamina va offrir des opportunités économiques et de création d’emplois pour les Maliens. « <em>Elle permettra de générer environ 250 milliards de Francs CFA en chiffre d’affaires pour les entreprises détenues par des Maliens. Ces dernières vont obtenir au moins 51% des contrats de sous-traitance à la mine</em> », a souligné le ministre des Mines, Pr Amadou Kéïta.  Aussi, la mine de Goulamina contribuera-t-elle au développement local, notamment par la réalisation d’infrastructures routières, énergétiques et hydrauliques avec un investissement variant entre 22 à 25 milliards Francs CFA.

Lithium du Mali SA a d’ores et déjà investi plus de deux milliards de FCFA sur trois ans (de 2021 à 2024) dans les initiatives de développement communautaire notamment l’amélioration de la santé, la promotion de l’éducation, la création d’activités génératrices de revenus, la construction d’infrastructures socio-économiques de base (...).

<em>« La particularité de l'usine de lithium de Goulamina est qu'elle contribuera à booster la transition énergétique en fournissant des équipements qui seront utilisés dans l'énergie solaire vers laquelle notre pays est tourné afin de répondre à la demande en énergie conformément aux orientations du Président de la Transition</em> », a souligné le ministre Kéïta.

Il a rappelé que le secteur minier, qui contribue pour 7% au PIB, se veut un maillon essentiel de la politique de développement du Mali depuis de nombreuses décennies. Sous le leadership du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, le ministre des Mines a indiqué que ces dernières années ont vu ce secteur prendre un tournant majeur avec l’impulsion de réformes d’envergure qui ont instauré une nouvelle vision stratégique pour l’exploitation des ressources du sous-sol malien.

Le président de la Transition a exprimé toute sa satisfaction de voir aboutir ce projet de grande envie de vivre. Le général d’Armée Assimi Goïta a indiqué que la mise en marche de la mine de l'usine de Goulamina est le résultat de grandes réformes entreprises dans le secteur minier dans notre pays.

La mine va générer plusieurs retombées économiques qui vont impacter positivement l'économie malienne. Il est attendu un premier chiffre d'affaires de 680 milliards qui seront rapatriés au Mali et alimenteront les banques maliennes pour poursuivre le développement économique.

<strong>Accroître l’employabilité des jeunes </strong>

En plus de celui-ci, il est attendu 71 milliards de francs CFA de dividendes dont 30% reviendront à l'Etat du Mali, et 5% au secteur privé et un investissement de 25 milliards pour le développement communautaire, c'est-à-dire tout ce qui concerne la construction de routes, de centres de santé, des écoles et surtout l'énergie. « Toutes ces initiatives vont accroître davantage l'employabilité, renforcer l'employabilité dans notre pays, augmenter le nombre d'employés », a commenté le président de la Transition.

Cette mine représente la première initiative de la société en dehors de la Chine et marque une étape importante dans sa stratégie d’expansion à travers le monde. Sa mise en service est d’une importance capitale pour le Mali et Ganfeng, a souligné le président directeur général de la société Ganfeng, Wang Xiao SHEN. Il a indiqué que l’objectif principal de Ganfeng en tant qu’entreprise est de parvenir à un bénéfice gagnant-gagnant avec la communauté hôte.

Il convient de rappeler que la production du spodumène, un minéral riche en lithium, est la finalité de ce projet de la mine de Goulamina. Essentiel à la fabrication de batteries lithium-ion, qui sont largement utilisées dans les appareils électroniques portables, les véhicules électriques et les systèmes de stockage d'énergie, le spodumène voit son marché connaître une croissance en raison des changements dans les modes de consommation dans le monde.

La cérémonie, qui s’est déroulée en présence des habitants des villages environnants qui ont massivement fait le déplacement, a pris fin par la visite de la mine (carrière) par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, accompagné d’une forte délégation ministérielle qui avait effectué le déplacement sur Goulamina.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>

<strong>Envoyé spécial à Goulamina</strong>]]> </content:encoded>
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<title>10 décembre 2018&#45; 10 décembre 2024 : Le Wagadu a six ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/10-decembre-2018-10-decembre-2024-le-wagadu-a-six-ans-3087953.html</link>
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<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 22:22:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 10 décembre 2024 marque le sixième anniversaire du journal Le Wagadu. En six ans, le journal Le Wagadu, hebdomadaire d’informations générales paraissant tous les mercredis, a réussi à frayer son chemin dans le landerneau médiatique malien.

La présence régulière de Le Wagadu dans les kiosques à journaux n’a pu se faire que grâce aux soutiens multiformes de ses partenaires, annonceurs et de ses abonnés. Par cet acte, ils ont contribué au rayonnement du journal Le Wagadu. C’est le lieu de leur dire merci pour leur confiance. Et merci pour la confiance renouvelée.

Comment oublier nos lecteurs, les infatigables de tous les jours et de tous les instants. Vos observations et critiques ont contribué à améliorer la qualité du Canard. Soyez-en remerciés et continuez à nos faire parvenir vos remarques, critiques et suggestions. Parce qu’au journal Le Wagadu, nous voyons en vos critiques, remarques et suggestions une marque d’estime et de sympathie. C’est pourquoi nous leur accordons beaucoup d’importance.

Le sixième anniversaire du journal Le Wagadu est célébré à un moment où le Mali traverse une crise multidimensionnelle avec ses nombreuses implications sur les différents secteurs d’activités économiques. Une crise qui a eu une grande répercussion sur les médias maliens.

Toutefois, en dépit de cette crise multidimensionnelle, il est du devoir de l’Etat, des pouvoirs publics de soutenir la presse malienne, qui est aujourd’hui à l’article de la mort. Faut-il rappeler que la dernière aide publique à la presse remonte à 2019 et les abonnements au niveau des ministères sont arrêtés depuis 2020.

Aussi, les pouvoirs publics rendront-ils un immense service à la presse en mettant fin aux abonnements avec les tiers et en poussant les départements ministériels et les services publics à s’abonner avec les propriétaires des journaux. Cette histoire d’abonnement à travers des tiers est un manque à gagner considérable pour les journaux maliens, qui doivent faire face à des nombreuses charges notamment les impôts.

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Afrique de l’Ouest : Entre résilience démocratique et transitions militaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/afrique-de-louest-entre-resilience-democratique-et-transitions-militaires-3087956.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 11:29:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'Afrique de l’Ouest traverse une période charnière où les contrastes démocratiques entre pays anglophones et francophones se font de plus en plus visibles. Alors que des nations comme le Ghana et le Libéria se distinguent par leur engagement envers des élections transparentes et des transitions pacifiques, d’autres, notamment francophones, sont embourbées dans des crises politiques marquées par des régimes militaires et des transitions interminables.</em></strong>

Le Ghana vient d’écrire une nouvelle page de son histoire politique avec le retour au pouvoir de l’ancien président John Dramani Mahama. Ce scrutin, marqué par un fort taux de participation et une transparence exemplaire, illustre une fois de plus la maturité démocratique de ce pays anglophone. Malgré un contexte économique difficile — avec une inflation galopante, un chômage élevé et une dette publique alarmante — les citoyens ghanéens ont fait preuve d’une résilience remarquable.

Cette alternance pacifique démontre que, même dans l’adversité, des institutions solides et une volonté populaire peuvent garantir la stabilité et la continuité démocratique. Le Ghana, souvent présenté comme un modèle en Afrique subsaharienne, confirme sa position en tant que phare démocratique.

<strong>Le Libéria : George Weah s’incline avec honneur</strong>

Au Libéria, l’ancien footballeur devenu président, George Weah, a quitté le pouvoir après avoir perdu une élection saluée pour sa transparence. L’acceptation des résultats par George Weah et son départ digne montrent qu’une culture démocratique s’enracine progressivement dans ce pays autrefois marqué par la guerre civile. Cette attitude, qui devrait être la norme, demeure pourtant exceptionnelle dans certaines régions du continent.

<strong>Le Botswana : Une femme à la tête d’un État stable</strong>

Plus au sud du Continent, le Botswana, autre exemple de résilience démocratique, a vu l'élection d'une femme à la présidence. Ce choix progressiste est un témoignage de l’évolution politique et sociale du pays, déjà connu pour sa stabilité et sa bonne gouvernance.

<strong>Francophonie ou malédiction des transitions militaires</strong> ?

En contraste frappant, plusieurs pays francophones d’Afrique de l’Ouest restent empêtrés dans des transitions militaires interminables. La Guinée, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, tous dirigés par des juntes militaires, peinent à organiser des élections et à rétablir l’ordre constitutionnel. Ces pays invoquent souvent des défis sécuritaires majeurs, comme la lutte contre le terrorisme, pour justifier le maintien des militaires au pouvoir.

Cependant, au-delà de ces justifications, une question demeure : est-ce une incapacité structurelle ou une mauvaise foi de ces dirigeants à transmettre le pouvoir aux civils ? Le cas du Tchad, où Mahamat Déby Itno, fils de l’ancien président Idriss Déby, a consolidé son pouvoir après une transition contestée, illustre les limites de la bonne foi dans ces processus. Élu président tout en restant général et maréchal, il perpétue une tradition dynastique contraire aux principes démocratiques.

<strong>Pourquoi cette différence entre anglophones et francophones ?</strong>

Plusieurs facteurs historiques et structurels peuvent expliquer ce contraste : colonialisme et héritages institutionnels : les pays anglophones ont souvent hérité de systèmes juridiques et politiques plus inclusifs, tandis que les pays francophones, marqués par le centralisme, ont souvent reproduit des systèmes autoritaires post-indépendance.

Rôle des élites : Les élites politiques francophones, parfois plus enclines à monopoliser le pouvoir, limitent la consolidation de la démocratie. En revanche, dans les pays anglophones, la culture de l'alternance est plus ancrée.

Influence régionale et internationale : les institutions comme la CEDEAO semblent avoir plus de succès dans la pression exercée sur les pays anglophones pour des transitions pacifiques. Dans les pays francophones, cette pression est souvent inefficace ou contournée.

Facteurs culturels et sociaux : une culture démocratique basée sur la reddition des comptes et le respect des institutions semble davantage valorisé dans certains pays anglophones.

<strong>Le Sénégal : L’exception francophone</strong>

Le Sénégal reste l’exception notable dans cet océan d’instabilité francophone. Ce pays a su préserver des institutions fortes et un processus électoral crédible, permettant des alternances pacifiques. Cependant, les tensions récentes autour des candidatures potentielles pour 2024 montrent que même cette démocratie exemplaire n’est pas à l’abri des défis.

<strong>Vers une harmonisation démocratique ?</strong>

À terme, les pays francophones devront inévitablement embrasser des transitions démocratiques, qu’elles soient volontaires ou imposées par la pression populaire. L’histoire montre que les régimes militaires finissent par céder face à l’aspiration des peuples à plus de liberté et de représentation.

Pour éviter de suivre des modèles comme celui du Tchad, où les transitions deviennent des subterfuges pour la consolidation du pouvoir, ces nations doivent s’appuyer sur des institutions solides, encourager la participation citoyenne, et renforcer la société civile.

Le contraste entre pays anglophones et francophones en Afrique de l’Ouest souligne la nécessité de réformes profondes dans les systèmes politiques des États francophones. Les exemples du Ghana, du Libéria et du Botswana prouvent qu’une alternance démocratique est possible, même dans des contextes difficiles. Il est impératif pour les pays en transition de comprendre que la démocratie n’est pas seulement un idéal, mais aussi un outil de développement durable et de stabilité à long terme.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financiere de la gestion du comité national olympique et sportif du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-du-comite-national-olympique-et-sportif-du-mali-3087958.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 11:21:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Des irrégularités financières s’élevant à plus de 50 millions de FCFA. Sur ce montant, 25 565 837 FCFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification et 25 154 500 FCFA ont été justifiés pendant la séance du contradictoire physique.</strong>

La présente vérification porte sur la gestion du Comité National Olympique et Sportif (CNOS) du Mali au titre des exercices 2022, 2023, 2024 (31 août). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses effectuées sur les subventions reçues de l’Etat du Mali. Les travaux de vérification ont porté sur l’évaluation du contrôle interne, l’examen des dépenses effectuées sur les subventions financières et matérielles allouées par l’Etat.

La mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.<a name="_TOC_250014"></a>

<strong><u>Irrégularités administratives</u></strong> :

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, l’équipe de vérification a constaté que le CNOSM ne dispose pas de manuel de procédures administratives et financières. Il ne dispose pas de répertoire des fournisseurs. Il ne fait pas recours à la procédure d’appel à la concurrence. Il ne tient pas les documents de la comptabilité-matières. Il ne procède pas à la retenue de l’IBIC sur les paiements des prestataires de services. Il a mis en place la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage non opérationnelle. Il ne fournit pas au Ministre chargé de l’Administration Territoriale ses budgets et comptes. Le ministère chargé des Sports et le CNOSM n’ont pas établi la Convention relative à la gestion des aides et soutiens de l’Etat.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées.

Elle a ainsi demandé au Président du Comité National Olympique et Sportif du Mali d’élaborer le manuel de procédures administratives et financières ; de constituer le répertoire des fournisseurs conformément à la réglementation en vigueur ; de recourir à la procédure d’appel à la concurrence conformément à la réglementation en vigueur ; de tenir les documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur ; de procéder à la retenue de l’IBIC sur les paiements des prestataires de services sur différents fonds ; de rendre la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage opérationnelle ; de fournir les budgets et comptes au ministre chargé de l’Administration Territoriale et d’établir la Convention pour la gestion des aides et soutiens dans le cadre de la préparation et la participation des athlètes et des sélections nationales aux jeux.

Au Ministre chargé des Sports, il a recommandé d’établir la Convention pour la gestion des aides et soutiens dans le cadre de la préparation et la participation des athlètes et des sélections nationales aux jeux.

Enfin, au Ministre chargé de l’Administration Territoriale, il a demandé de veiller sur la fourniture régulière des budgets et comptes du CNOS.

<strong><u>Irrégularités financières</u></strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 50 720 337 FCFA. Sur ce montant, 25 565 837 FCFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification et 25 154 500 FCFA ont été justifiés pendant la séance du contradictoire physique.

Ces irrégularités sont : le Président et le Trésorier Général du CNOSM ont effectué une dépense irrégulière lors des Jeux Olympiques de Paris 2024 ; ils ont effectué des dépenses irrégulières lors des activités sportives hors du Mali ; ils ont procédé à des achats fictifs d’équipements sportifs ; ils ont ordonné le paiement d’un marché non enregistré au Service des Impôts ; ils n’ont pas retenu l’IBIC sur les paiements effectués au profit des prestataires de services.

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alassane Abba, secrétaire général de la CODEM : « Les partis politiques sont créés pour conquérir et exercer le pouvoir et non pour applaudir et accompagner les régimes comme des clubs de supporters sportifs »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/alassane-abba-secretaire-general-de-la-codem-les-partis-politiques-sont-crees-pour-conquerir-et-exercer-le-pouvoir-et-non-pour-applaudir-et-accompagner-les-regimes-comme-des-clubs-de-support-3087951.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 01:41:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au cours de la rencontre entre le ministre de l’Administration territoriale et la classe politique, Alassane Abba, le représentant du parti CODEM, a plaidé pour la tenue des élections dans notre pays après près de cinq ans de transition. Une vérité crue qui contraste avec le discours tenu par une partie de la classe politique qui estime que la tenue des élections n’est pas une priorité au Mali, poussant les militaires à se maintenir au pouvoir. </em></strong>

Enfin en voici un homme politique qui ose dire publiquement ce qu’il pense en appelant à la tenue des élections dans notre pays. Un sujet qui semble jusqu’ici être tabou au Mali.  Alassane Abba, secrétaire général du parti CODEM, connu pour son franc-parler, n’a pas dérogé à sa réputation lors de la rencontre entre le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Général Abdoulaye Maïga, et la classe politique, tenue le jeudi 05 décembre.

Sans détour et avec pugnacité, l’ancien député élu à Goundam a plaidé pour la tenue des élections et par ricochet la fin de la Transition. « <em>Il faut limiter, vous donnez un jour où les élections vont se tenir. Nous ne pouvons pas continuer avec des élections qui ne se tiendront jamais. Nous avons fait près de cinq ans. Cette fois-ci, on dit qu’il faut créer les conditions pour des élections apaisées et crédibles. Cela va prendre combien de temps ? 10 ans ? 15 ans ?</em> » a lâché le secrétaire général de la CODEM.

Il a invité le gouvernement à donner un chronogramme électoral. « <em>Donnez-nous un délai, quel que soit le délai au cours duquel vous pouvez faire le travail. Respectez le délai </em>», a-t-il insisté.

Le discours du secrétaire général du parti de la quenouille contraste avec celui d’une partie de la classe politique, notamment les soutiens des militaires, qui estiment que l’organisation des élections n’est pas une priorité dans notre pays. À ceux-ci, le secrétaire général de la CODEM rappelle que « <em>les partis politiques sont créés pour conquérir et exercer le pouvoir et non pour applaudir et accompagner les régimes comme des clubs de supporters sportifs</em> ».

Il a profité de l’occasion pour inviter les autorités du pays à respecter le fait majoritaire, fustigeant ainsi le tirage au sort intervenu lors de la désignation des membres du collège de l’AIGE. « <em>Beaucoup de gens vous disent, nous sommes d’accord parce qu’ils ont peur. C’est ça la vérité. Sinon, pour beaucoup, ce n’est pas vrai ce qu’ils vous disent</em> », a rappelé Alassane Abba. Il a invité le chef du gouvernement à ne pas écouter les personnes qui ne l’ont connu que lorsqu’il est devenu ministre ou Premier ministre. « <em>Ils ne vous connaissent pas, ils ne vous aiment pas. Donc écoutez seulement votre conscience, votre conscience d’officier</em> », a conseillé Alassane Ag Abba.

Pour rappel, ce n’est la première fois qu’Alassane Abba appelle au retour à l’ordre constitutionnel. On se souvient qu’il avait tenu des propos similaires lors de la rencontre entre l’ancien Premier ministre, Dr Choguel K. Maïga, et la classe politique, le 02 avril dernier. La CODEM, la formation politique d’Alassane Abba, fait partie d’une coalition de partis politiques réunis au sein de l’Alliance du 31 mars qui appelle à la fin de la Transition à travers l’organisation des élections.

<strong> Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Donald Trump, le tonton d’Amérique plébiscité par les néo&#45;souverainistes en Afrique*</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/donald-trump-le-tonton-damerique-plebiscite-par-les-neo-souverainistes-en-afrique-3087950.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/international/donald-trump-le-tonton-damerique-plebiscite-par-les-neo-souverainistes-en-afrique-3087950.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 01:30:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Isolationniste, autoritaire et anti-élites : le profil du président américain séduit les mouvements « patriotiques » qui accompagnent les régimes militaires du Sahel.</em></strong>

«Le futur n’appartient pas aux mondialistes. Le futur appartient aux patriotes. Le futur appartient aux nations souveraines et indépendantes qui protègent leurs citoyens, respectent leurs voisins, et honorent les différences qui rendent chaque pays spécial et unique.»

C’est par la diffusion sur les réseaux sociaux de cet extrait d’un discours enflammé de Donald Trump aux Nations unies, datant de 2019, que certains internautes au Mali ont salué son triomphe face à Kamala Harris. Au Sahel, comme ailleurs dans le monde, ce come-back politique du président américain a suscité de nombreux commentaires.

Les uns se sont livrés à une analyse des impacts de cette élection pour l’Afrique – sans doute limités, et en tout cas très incertains, Trump n’ayant jamais défini la moindre stratégie à l’égard du continent. D’autres ont appelé de leurs vœux un renforcement des liens avec le pays de l’oncle Sam.

En réalité, les Etats-Unis – pays ayant joué un rôle de premier plan dans l’essor du libéralisme et de la mondialisation – sont confrontés au déclin de leur influence. Or ce mouvement de repli nationaliste, observé aussi au Royaume-Uni avec le Brexit, a été impulsé lors du premier mandat du même Donald Trump.

La campagne électorale américaine a prouvé, si besoin était, que l’Afrique n’aura que peu d’importance – comme sous l’ère Biden – dans l’agenda international de la nouvelle administration américaine. Et pourtant, étrangement, «America First» résonne favorablement au sein de la galaxie «patriotique» urbaine de Bamako à Niamey, en passant par Ouagadougou, par Dakar, par N’Djamena, etc.

Dans ces Etats sahélo-sahariens pris à la gorge par de nouveaux enjeux géopolitiques (percée jihadiste, conflits locaux, mutations de la configuration sécuritaire par l’arrivée de nouveaux acteurs comme la Russie, la Turquie, l’Ukraine), on assiste au retour sur le devant de la scène politique de la question souverainiste. Investie par les pouvoirs militaires en place cette lame de fond a emporté sur son passage jusqu’aux troupes américaines chassées de leurs bases militaires au Niger.

Aux oubliettes, donc, le tropisme raciste d’un Donald Trump ayant qualifié publiquement les États du continent de «pays de merde», de «trous à rats» ? Malgré ces insultes, les affinités électives entre le 47e Président américain et les mouvements articulant la rhétorique néosouverainiste au Sahel semblent l’emporter. Dit autrement, la doctrine isolationniste, nationaliste de Trump s’emboîte avec le «respect de la souveraineté, des choix de partenaires, la défense des intérêts» érigés en principes sacro-saints par les pouvoirs militaires du Mali, du Niger et du Burkina.

Le candidat républicain jouit, a priori, du prestige de la non-ingérence de sa future administration. «Donald Trump-AES, même combat !» osait titrer au Mali le journal le Repère au lendemain de sa victoire (l’AES désigne l’Alliance des Etats du Sahel, l’organisation commune créée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger après leurs putschs respectifs).

Dans un contexte d’agrégation des crises au Sahel, s’est renforcée au fil des années, au sein d’une frange de la population, la prédilection pour l’homme fort, autoritaire, proche du peuple –ce qu’incarnent les militaire–, même sans vision structurée. Et Trump n’apparaît pas comme une menace sérieuse pour contester cette figure, étant lui-même l’incarnation de ce modèle de dirigeants «à poigne».

<strong>Le contrôle de l’information qui s’opère au Sahel</strong>…

Le candidat républicain a notamment remporté l’élection par sa façon d’influencer l’opinion –à coup de contre-vérités, comme l’ont montré de nombreuses analyses. Ce rapport biaisé à la vérité n’est pas sans rappeler, mutatis mutandis, le contrôle de l’information qui s’opère au Sahel. Ce qui a valu à la région d’être cataloguée comme le «laboratoire de la désinformation et de la propagande», par l’organisation Reporters sans frontières en 2023.

Ce tournant stalinien a été justifié par la prétendue nécessité d’épurer les espaces politiques et économiques des influences impérialistes ou occidentales. Il s’est appuyé sur des mouvements se réclamant du panafricanisme. Mais ces organisations ont ensuite elles-mêmes été mises au pas quand leurs critiques ont visé les pouvoirs militaires. Ce fut le cas avec des leaders du mouvement Yerewolo-Debout sur les remparts au Mali.

Autre motif de résonance entre le trumpisme et le souverainisme sahélien : les critiques d’une partie des populations à l’encontre des élites politiques, accusées d’être «offshore» par rapport à la société. Façonnant ainsi cette «République malade des années d’errance et de démocratie factice», décrite par le Malien Ousmane Diarra dans son roman la Route des clameurs («Continents noirs», Gallimard, 2014).

Pour tout dire : les bouleversements au Sahel révèlent l’absence de références politiques stables et une mise à mal des fondations même de l’organisation sociale. Résultat des courses : dans certains discours, le repli identitaire est posé en remède à une globalisation jugée déviante et la définition du «soi-national» légitimée par un «soi-d’avant» romantisé. Le fameux «again» du slogan trumpiste «Make America Great Again».

<strong>Bokar Sangaré/</strong><a href="http://www.liberation.fr"><strong>www.liberation.fr</strong></a>

<strong>Bokar Sangaré, doctorant en sciences politiques à l’Université libre de Bruxelles </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les grands chantiers ouverts par l&amp;apos;INPS pour pérenniser les actions du développement social au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/les-grands-chantiers-ouverts-par-linps-pour-perenniser-les-actions-du-developpement-social-au-mali-3087960.html</link>
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<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 01:18:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au Mali, il y a un nombre insuffisant de fonctionnaires d'État ; cependant, de nombreuses entreprises privées et étatiques emploient des travailleurs. Ces hommes et ces femmes sont des soutiens pour leurs familles respectives. </em></strong>

Ces sociétés existent sous plusieurs formes. Le constat général est que les citoyens au sein de ces entreprises sont souvent très mal payés et n'ont pas de plan de carrière. Le plus souvent, les mauvaises conditions de travail entraînent des licenciements, et les travailleurs sont victimes d'accidents du travail, souvent abandonnés par leurs employeurs.

Face à ces maladresses et incohérences, l'INPS s'impose comme un soutien indéfectible pour les employés en apportant une assistance sociale. Il sert également d'institut de conseil aux nombreux employeurs pour les aider à éviter des erreurs dans la gestion de leur personnel.

Pour accomplir cette noble mission avec succès, le Directeur général, M. Ousmane Karim Coulibaly, et son équipe ont élaboré une stratégie efficace pour rapprocher les employés et leurs entreprises. Ils ont également opté pour une campagne de sensibilisation auprès de la population malienne afin d'encourager une adhésion massive à la cotisation à l'INPS. Grâce à l'efficacité de cette méthode, plusieurs catégories socioprofessionnelles adhèrent massivement à l'assurance volontaire.

La direction générale a mis en place une stratégie efficace pour multiplier les activités de l'institut à travers des séries de formations. Plusieurs cadres de l'INPS ont récemment suivi des formations de haut niveau, uniquement pour le bien-être de ses usagers.

L'INPS s'est doté d'un centre de formation efficace pour la formation continue de ses agents. De nos jours, les CMI sont bien équipés et disposent d'un personnel qualifié pour une prise en charge efficace des nombreux patients.

Pour l'horizon 2025, M. Ousmane Karim Coulibaly, Directeur général, et son équipe projettent d'apporter du sang neuf au développement social avec l'accompagnement des plus hautes autorités du Mali.

<strong>Correspondance Particulière  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>M5&#45;RFP, le plus grand perdant</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/m5-rfp-le-plus-grand-perdant-3085966.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Nov 2024 10:00:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Absent du gouvernement pendant la première phase de la Transition, c’est un retour à la case de départ pour le M5-RFP, le mouvement insurrectionniste à la base du double coup d’Etat 2020 et 2021. Aucun de ses membres ne siège dans le nouveau gouvernement dirigé par le général Abdoulaye Maïga. Tous ont été congédiés avec le limogeage de Dr Choguel K. Maïga de la Primature. Le mouvement hétéroclite paie les contradictions internes de ses membres qui ont fini par l’imploser. Le passage des membres du M5-RFP au gouvernement n’a pas donné les résultats escomptés. La justice qu’ils réclamaient pour les tueries des 11, 12 et 13 juillet se fait toujours attendre. Outre l’insécurité qu’il est venu trouver et qu’il n’a pu endiguer, malgré les multiples efforts, l’histoire retiendra que c’est sous le gouvernement dirigé par le M5-RFP que le Mali a connu sa pire crise énergétique avec des implications multiples. En somme, la réalisation du Mali Kura (nouveau Mali, tant vanté et chanté) s’avère être  une arnaque.

<strong>MEADD : la ministre Mme Doumbia Mariam Tangara en terrain connu </strong>

Nommée le 22 novembre en qualité de ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable (MEADD) dans le gouvernement du général Abdoulaye Maïga, Mme Doumbia Mariam Tangara est dans son élément. Maa, comme on l’appelle affectueusement à la maison, en plus de ses qualités humaines, est très bien outillée pour faire avancer le secteur, elle qui cumule plus d’une décennie d’expérience dans le domaine. La nouvelle patronne du département de l’Environnement est titulaire d’un certificat en changements climatiques obtenu en 2016 à l’Institut de météorologie et d’hygiène (SMHI) de Suède et d’un diplôme d’études approfondies (DEA) en Population-Environnement-Gestion des Zones humides et Développement durable obtenu en 2013, à l’ex Institut supérieur de formation et de recherche appliquée (ISFRA) de Bamako et l’actuel Institut pédagogique universitaire (IPU). Mariée et âgée de 42 ans, celle qui travaillait jusqu’à son entrée dans le gouvernement à l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD) a de solides compétences dans le domaine du changement climatique.

<strong>Retrait de la licence de Joliba TV News par la HAC : indignation et condamnation des organisations professionnelles des médias</strong>

Réunies samedi à la Maison de la presse, les organisations professionnelles et la Maison de la presse affirment dans un communiqué avoir appris avec indignation la décision de retrait de la licence de diffusion de la chaîne Joliba TV News, suite à la plainte en date du 12 novembre du Conseil supérieur de la communication du Burkina Faso contre cette télévision. Une décision qui ne passe pas auprès de la Maison de la presse et des organisations professionnelles des médias. Elles appellent la Haute Autorité de la Communication (HAC) à reconsidérer sa décision, jugée inique et extrême. En cas de refus, la Maison de la presse et les organisations professionnelles des médias vont procéder à la diffusion synchronisée de l’élément incriminé par l’ensemble des médias maliens. Pour ainsi pousser la HAC à procéder à la fermeture de toutes les télévisions et radios du Mali, ce qui équivaudrait à sa fermeture puisqu’elle n’aura plus rien à réguler. En attendant, une délégation de la Maison de la presse et des organisations professionnelles des médias composée de plus d’une dizaine de personnes a échangé lundi avec les membres du collège de la HAC afin de trouver une issue heureuse à cette malheureuse affaire.

<strong>Maintien en détention des 11 responsables politiques </strong>

<strong> Colère et indignation des partis signataires de la déclaration du 31 mars </strong>

À la faveur d’une conférence de presse tenue le mercredi 20 novembre à la Maison de la presse, le Collectif des partis signataires de la déclaration du 31 mars 2024 exige la libération de 11 responsables politiques. Pour ce collectif de partis politiques, la mise sous mandat de dépôt de 11 leaders politiques constitue une atteinte grave aux libertés fondamentales garanties par la Constitution. En colère, le collectif de partis politiques et regroupements politiques, composé de l’Adéma-PASJ, le RPM, Yéléma, Espérance Jikiya Kura, le parti Union, M5-RFP Mali Kura, etc., exprime son indignation et son incompréhension devant le refus du parquet d’accorder la liberté conditionnelle à leurs camarades. En effet, le parquet, en dépit d’une ordonnance de mise en liberté conditionnelle prononcée par le juge d’instruction, s’est opposé à leur libération, le 12 novembre dernier. À titre de rappel, Moustapha Dicko et Yaya Sangaré (Adema-PASJ), Amidou Maïga (RPM), Abdourahamane Korera (ASMA-CFP), Moulaye Haïdara (PDES), Samba Coulibaly (NEMA), Mamadou Traoré (UNION), Laya Amadou Guindo (ADRP), Mohamed Aly Bathily (M5RFP-MALI KURA), Mamadou Traoré dit Le Roi (ALTERNATIVE POUR LE MALI), Malley Camara (CNDR) croupissent en prison depuis le 24 juin. Ils sont accusés de : « opposition à l’exercice de l’autorité légitime » par la justice malienne. Outre ces 11 responsables politiques, le collectif réclame la libération de tous les détenus politiques, notamment Ras Bath, Ben le Cerveau, Rose la vie Chère et Clément Dembélé.

<strong>Rassemblées par Anne Marie Soumouthéra   </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vérification financière de la gestion de la Commune Urbaine de Sikasso   :  Des irrégularités financières s’élevant à plus de 48 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-urbaine-de-sikasso-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-48-millions-de-fcfa-3085962.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Nov 2024 09:56:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification a pour objet la gestion de la Commune urbaine de Sikasso (COU-SIK) au titre des exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (31 mars). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. </em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l’état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières. Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives </strong>

La mission de vérification a constaté que le Préfet du Cercle de Sikasso ne veille pas à la tenue régulière des registres d’état civil de la COU-SIK. En effet, à l’issue de l’inspection systématique de la COU-SIK de 2024, le Préfet de Sikasso n’a fait aucune recommandation concernant la tenue régulière des registres d’état civil quand bien même des anomalies ont été relevées à la clôture des registres d’état civil des exercices 2021, 2022 et 2023

La société Energie du Mali (EDM-SA) ne s’acquitte pas de ses engagements dans le cadre de la convention de gestion des installations d’éclairage public de la COU- SIK.  Contrairement aux dispositions de la convention de gestion des installations d’éclairage public, signée le 3 avril 2002, EDM-SA ne transmet ni mensuellement ni annuellement la situation de facturation de l’éclairage public, les encaissements de redevance obtenus et les charges de maintenance et de dépannage à la COU-SIK.

Le Receveur-percepteur de Sikasso ne produit pas d’états financiers. En effet, il établit la balance générale, les bordereaux sommaires des dépenses et les états comparatifs des recettes sans les états financiers de fin d’année.

La COU-SIK ne sollicite pas l’avis des commissions de travail sur les affaires intéressant la vie de la collectivité. Ainsi, sur les 11 commissions de travail, seules cinq (5) ont produit des rapports pour aider le Conseil Communal dans la prise de décisions sur les questions intéressant la vie de la Commune.

La COU-SIK ne respecte pas l’organigramme adopté par le Conseil Communal. En effet, l’analyse de la structure organisationnelle en place à la COU-SIK fait ressortir l’absence du service information et communication et de toutes les divisions qui le composent à savoir la division protocole, la division accueil et orientation et la division communication.

La COU-SIK ne procède pas à la tenue correcte des registres d’état civil.  L’officier de l’état civil ne procède pas à l’établissement de la table alphabétique des déclarations de naissance et de décès enregistrées dans les cahiers de déclaration d’état civil dans le délai de trois (3) mois.

La COU-SIK ne s’assure pas du respect du plafond de l’encaisse de la Régie de recettes. En effet, il ressort de l’arrêté de caisse de Régie de recettes de la COU-SIK, effectuée par l’équipe de vérification, une encaisse de 21 282 360 FCFA.

Le Maire de la COU-SIK et le Receveur-percepteur de Sikasso ne contrôlent pas la Régie d’avances. Ils n’ont pu mettre à la disposition de l’équipe de vérification la preuve attestant le contrôle effectué sur la régie d’avances durant la période sous revue.

La COU-SIK ne tient pas régulièrement le registre des permis d’occuper, de construire et de transfert. De plus, il ne tient pas de registre pour le traitement des demandes de transfert et de duplicata des documents fonciers

La COU-SIK ne transmet pas les volets et les déclarations de naissance au Préfet du Cercle de Sikasso. En effet, il ressort de l’examen des registres de déclaration et d’actes d’état civil que, durant la période sous revue, la COU-SIK n’a pas transmis les volets destinés, respectivement au Représentant de l’Etat et au Greffe du Tribunal de Sikasso.

Le Maire de la COU-SIK et le Directeur de l'Académie d'Enseignement de Sikasso ont pris en charge les salaires des enseignants en situation administrative irrégulière. En effet, il ressort des travaux de rapprochement entre le fichier de paie et le fichier du tableau de bord des écoles un écart de 67 enseignants payés par la COU-SIK. Sur les 67 enseignants, les actes d’affectation à la COU-SIK de 55 agents n’ont pas été fournis à l’équipe de vérification et 12 enseignants sont affectés en dehors de ladite commune.

Les Régisseurs de Recettes et d’Avances de la COU-SIK n’ont pas accompli des formalités requises pour l’exercice de leurs fonctions. L’attestation de prestation de serment manque au dossier du Régisseur de recettes et au procès-verbal d’installation de l’intéressé.

Le Régisseur d’avances ne procède pas à l’enregistrement exhaustif des opérations. En effet, les opérations comptables, notamment les écritures d’approvisionnement et les opérations d’achat ne sont pas enregistrées dans le livre journal.

Le Régisseur de recettes ne respecte pas les délais de reversement des encaisses au Receveur-percepteur de Sikasso. Durant la période sous revue, les retards de reversement sont de six (6) à 145 jours pour un montant total de 86 714 025 FCFA.

La COU-SIK ne tient pas une comptabilité-matières régulière. En effet, l’état récapitulatif trimestriel n’est pas tenu. Ainsi, à la place de ce document, le Comptable-matières de la COU-SIK tient semestriellement un état récapitulatif. De plus, le Comptable-matières de la COU-SIK ne procède pas régulièrement à la certification des factures des acquisitions faites sur la Régie d’avances.

Au regard de toutes ces constatations, la mission de vérification a recommandé au Préfet du Cercle de Sikasso de procéder régulièrement au contrôle des registres d’état civil de la COU-SIK. Au Directeur Général de l'EDM-SA de respecter ses engagements dans le cadre de la convention de gestion des installations d’éclairage public conclue avec la COU-SIK. Au Receveur percepteur de Sikasso de produire les états financiers et de procéder au contrôle de la Régie d’avances conformément à la réglementation en vigueur.

Au Maire de la COU-SIK de solliciter l’avis de toutes les Commissions de travail sur les affaires intéressant la vie de la Collectivité ; procéder au suivi de la convention de gestion des installations d’éclairage public ; respecter l’organigramme adopté par le Conseil Communal ; procéder à la tenue correcte des registres d’état civil ; fixer le plafond d’encaisse de la régie de recettes conformément à la réglementation en vigueur ; procéder au contrôle de la Régie d’avances conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la tenue régulière des registres des permis d’occuper, construire et de transfert ; transmettre les volets d’actes et de déclarations de naissance au Préfet du Cercle de Sikasso ; procéder à la régularisation des enseignants en situation irrégulière et veiller à la tenue régulière de la comptabilité-matières.

À l’Agent chargé des affaires domaniales et foncières de la COU-SIK, il a été demandé de tenir régulièrement les registres des permis d’occuper, de construire et de transfert. Au Régisseur d’avances de la COU-SIK de procéder à l’enregistrement exhaustif des opérations de la Régie d’avances. Au Régisseur de recettes de la COU-SIK de respecter les délais de reversement des encaisses au Receveur percepteur. Enfin, il a été recommandé au Comptable-matières de tenir une comptabilité-matières régulière conformément à la réglementation en vigueur.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 48 908 005 Fcfa. Elles sont relatives à la violation de la procédure de mise en concurrence lors de la passation des marchés ; aux pénalités de retard pour un montant de 3 233 040 Fcfa ; à la réception d’un marché partiellement exécuté pour un montant de 9 101 340 Fcfa ; au fractionnement de marchés et à la non-justification des fonds mis à la disposition des Comités de Gestion Scolaire pour un montant de 36 573 625 Fcfa.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour suprême.

<strong>CCOM/VBG</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>1,5 milliard de FCFA de kits césarienne remis au ministère de la Santé et du développement social par UNFPA sur financement USAID</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/15-milliard-de-fcfa-de-kits-cesarienne-remis-au-ministere-de-la-sante-et-du-developpement-social-par-unfpa-sur-financement-usaid-3085961.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Nov 2024 09:55:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant, un important lot de kit césarienne a été remis ce lundi 18 novembre à Madame le Ministre de la Santé et du Développement social, le Médecin Colonel Assa Badiallo Touré par l’UNFPA sur financement de USAID à hauteur de 2,5 millions USD soit 1,5 milliard de FCFA en présence du ministre de la Promotion de la Femme, de l'Enfant et de la Famille, Coulibaly Mariam Maïga ainsi que les partenaires humanitaires.</em></strong>

Cette donation de kits est faite dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Fourniture de services intégrés et vitaux de SSR et de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles affectées par le conflit dans les 8 régions d’intervention du projet (Gao, Ménaka, Tombouctou, Mopti, Ségou, Sikasso, Koulikoro et Bamako).

Elle vise à répondre aux besoins de 35 7371 femmes et filles et est composée de kits pour accouchement individuel, de kits pour la prise en charge du viol, de kits pour la prise en charge des IST, la prise en charge des accouchements cliniques (accouchement normal par voie basse et instrumentale), des kits pour chirurgies obstétricales et complications obstétricales graves et des kits pour la transfusion sanguine.

Le Ministre a saisi cette occasion pour rappeler que le gouvernement du Mali s’est engagé à augmenter le portefeuille alloué à la prise en charge de la césarienne, à hauteur de 1 milliard 347 742 000 FCFA soit un taux de couverture de 24,9%. Il est donc a rappelé que de 2005 à 2023, le nombre de femmes césarisées a évolué de 4300 à 40527 femmes césarisées.

Dans cette perspective, le département de la Santé et du développement social, avec l’appui logistique des FAMA, a mis à la disposition de plusieurs districts sanitaires des régions de Kidal, Ménaka, Taoudéni et autres localités difficiles d’accès, des moyens pour assurer l’approvisionnement continu des aires de santé en médicaments antipaludéens et d'autres intrants d’interventions obstétrico-chirurgicales vitales pour la vie des femmes, des nouveau-nés et des filles.

Pour le Représentant de UNFPA Mali, Mohamed Lemine Mohamed Beiba, cet évènement marque la première étape d’un processus progressif de remise de kits permettant de réaliser environ 2000 césariennes dans des conditions optimales de sécurité sanitaire.

Dans les prochains mois, une deuxième phase permettra de compléter le besoin pour atteindre un nombre total de 12 125 césariennes soit environ 30% des besoins totaux annuels qui seront couverts dans le cadre de cet appui.

Cet appui en kits est certes une étape importante, toutefois elle ne couvre pas les besoins du Mali, dira l’Ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Rachna Korhonen. Aussi, a-t-elle annoncé que des réflexions sont en cours pour répondre davantage aux besoins notamment en kits de transfusion sanguine pour les deux années à venir. Ce geste et cette promesse reflètent à suffisance l'engagement du gouvernement américain à soutenir le gouvernement malien dans la réalisation de ses priorités nationales en matière de santé.

Tout en saluant la coopération avec cette importante donation, le ministre de la Santé et du Développement social a exprimé sa satisfaction pour les perspectives d'étendre les interventions obstétricales à environ 2 000 femmes en âge de procréer à court terme et à 12 125 patientes avec les étapes ultérieures du programme.

<strong>Réseau de Communication du MSDS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le général Abdoulaye Maïga à la  Primature : impulser une nouvelle dynamique à la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/le-general-abdoulaye-maiga-a-la-primature-impulser-une-nouvelle-dynamique-a-la-transition-3085951.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nation/le-general-abdoulaye-maiga-a-la-primature-impulser-une-nouvelle-dynamique-a-la-transition-3085951.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Nov 2024 09:49:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Nommé le 21 novembre en remplacement de Dr Choguel K. Maïga, limogé la veille, le Général Abdoulaye Maïga doit donner un nouveau souffle à la Transition, plongée dans une léthargie depuis plus d’un an. </em></strong>

Maintenir le cap et la même vision tout en donnant une nouvelle impulsion à la Transition, voilà le principal chantier du général Abdoulaye Maïga, dont la nomination à la tête du gouvernement marque un tournant dans la Transition avec la mise à l’écart des membres du M5-RFP, mouvement insurrectionniste, à l’origine du double coup d’Etat de 2020 et 2021.

La nomination de l’ancien porte-parole du gouvernement intervient à un moment où la Transition peinait à engranger des résultats tangibles. Ankylosée depuis près de deux ans, la Transition était même tombée dans une léthargie du fait du manque de leadership du Dr Choguel K. Maïga.

Crise énergétique, crise sécuritaire, baisse du pouvoir d’achat de la population, détérioration des conditions de vie des Maliens, tensions permanentes entre les Maliens constituent le lourd héritage laissé par Dr Choguel K. Maïga que le Général Maïga va devoir gérer en y apportant des solutions.

Après plus de trois ans à la tête du gouvernement, le désormais ancien Premier ministre n’a eu que très peu de résultats tangibles (voir ci-dessous notre article sur son bilan). Ce n’est pas par faute de moyens ou de temps. Ce manque de résultat est dû à la méthode utilisée par le président du MPR, qui a érigé la propagande et le populisme en mode de gouvernance.

Pour sortir de ce bourbier et faire face aux vrais problèmes des Maliens, notamment la résolution de la crise énergétique avec ses implications multiples, la crise sécuritaire, le problème d’emploi, etc., le général Maïga doit user de toutes ses qualités d’officier en donnant un coup de pied dans la fourmilière pour redorer le blason du gouvernement après des années de disette de l’ère Dr Choguel K. Maïga.

Le Premier ministre et ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, il a des atouts pour y parvenir. Ayant déjà occupé la fonction comme intérimaire pendant plus de quatre mois, le Général Maïga se trouve en terrain connu. Il n’aura aucune difficulté pour prendre ses marques.

<strong>Maintenir la même vision</strong>

Dans les gouvernements successifs depuis le début de la transition en août 2020, l’officier supérieur de la gendarmerie nationale du Mali connaît toutes les priorités de la Transition, notamment l’organisation d’élections transparentes et crédibles. Avec un leadership affirmé, son sens du devoir et sa quête de résultats concrets, le nouveau chef du gouvernement a autant d’atouts qui militent en sa faveur, pour engager le Mali sur la voie de la refondation mais aussi et surtout du développement.

Cette mission exige un don de soi, une vision claire, mais aussi une capacité à rassembler au-delà des divergences pour répondre aux aspirations légitimes du peuple malien. Des qualités qui ne manquent pas chez le général de Division de la Gendarmerie.

Celui qui est connu des Maliens par son ton martial lors de la lecture des communiqués du gouvernement déchu, est conscient de sa mission. « <em>Notre engagement pour le Mali est le même. Il n’y aura pas de changement de cap, mais une réorientation technique. L’essentiel, c’est de maintenir la même vision pour atteindre les objectifs de réalisation de la vision du chef de l’Etat, celle du Mali kura</em>», a martelé lundi le nouveau Premier ministre lors de sa première rencontre avec les membres de son cabinet.

Il convient de rappeler que le Général Abdoulaye Maïga, âgé de 43 ans, n’est pas seulement qu’un officier de la gendarmerie, il a aussi un solide bagage intellectuel puisqu’il est titulaire d’un doctorat en Sécurité Internationale et Défense obtenu en 2011 à l’Ecole Doctorale de Droit-Université Jean Moulin, Lyon, France. Outre sa loyauté et sa fidélité aux idéaux du chef de l’Etat et de ses compagnons d’armes, c’est peut-être sa capacité intellectuelle doublée de sa vision claire des choses qui justifie sa nomination à la tête du gouvernement.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>À Ténenkou, en proie aux crues et aux violences dans le centre du Mali, MSF agit pour l’accès aux soins</title>
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<pubDate>Sat, 23 Nov 2024 08:47:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La situation humanitaire dans le cercle de Ténenkou, situé au cœur du delta du Niger au centre du Mali, se dégrade après plusieurs années de crise. Les habitants se trouvent pris en étau entre opérations militaires et violences des groupes armés, avec de nombreuses répercussions sur leur vie quotidienne, notamment l’accès aux services de santé. En collaboration avec les autorités sanitaires, MSF facilite l’accès aux soins avec plusieurs initiatives, visant principalement les femmes enceintes et les enfants.</strong>

<em>« Les gens ont de plus en plus de difficultés, à cause de l’escalade des violences, à mener des activités comme les foires locales ou la pêche qui généraient des revenus. Même pour les familles qui se consacrent à l’agriculture, c'est compliqué de cultiver suffisamment pour subvenir à leurs besoins. Les groupes armés imposent aussi des restrictions de mouvements et exercent une pression constante sur ces communautés, à travers des enlèvements, des actes d’intimidation et d’autres exactions »</em>, déplore <strong>Assane Compaoré, Chef de mission de MSF au Mali</strong>.

Entre janvier et août 2024, plus de 50 personnes blessées par violence ont été reçues aux urgences de l’hôpital de Ténenkou et dans les centres de santé que MSF soutient à travers des donations de fournitures médicales.

Le district de Ténenkou comptant près de 257 735 habitants répartis dans une dizaine de communes souvent séparées les unes des autres par les affluents du fleuve Niger, le cercle de Ténenkou vit dans une insécurité grandissante provoquée par des attaques et affrontements entre groupes armés, milices et forces régulières.

Les équipes de MSF y travaillent depuis 2016. Autre particularité de la zone : les crues du fleuve et de ses affluents qui inondent les axes routiers et isolent de nombreuses localités plusieurs mois par an. En 2024, des pluies diluviennes se sont abattues sur le Mali et ont provoqué des crues d’une ampleur inhabituelle.

<strong>Reprise des cliniques mobiles</strong>

L’insécurité avait poussé MSF en 2022 à suspendre ses cliniques mobiles dans les villages du cercle de Ténenkou et à renforcer les approches de santé communautaires. « <em>Face au constat d’un véritable désert médical et humanitaire dans la zone, et de besoins croissants dans les villages reculés où les structures de santé ne sont plus approvisionnées, nous reprenons actuellement nos cliniques mobiles. Nous multiplions les efforts pour fournir une offre de soins essentiels à tous et toutes, même si ce n’est pas une activité sans risque, compte tenu de la géographie du cercle inondé la majeure partie de l’année et du contexte sécuritaire »</em> déclare Assane Compaoré.

Les cliniques mobiles de MSF sont composées d’infirmiers, de sage-femmes et du personnel paramédical qui se déplacent de village en village pour prodiguer des soins primaires et référer les patients qui en ont besoin vers le centre de santé de référence de Ténenkou. Les activités de santé communautaire continuent, avec du personnel recruté par le ministère de la santé directement dans les villages et mis à disposition de MSF qui les forme à la prise en charge des formes simples de paludisme, diarrhée et infections respiratoires et qui les approvisionne en médicaments et fournitures. 103 agents de santé communautaire travaillent actuellement avec MSF dans le cercle de Ténenkou.

<strong>“Village mamans”, une initiative pour suivre les grossesses à risque</strong>

<em>« C’est difficile de se déplacer pour venir à l’hôpital à cause du niveau de l’eau. Même avec la pirogue ou à pied, mon village est isolé. Cela fait un mois que les docteurs m’ont gardée ici dans le Village Mamans pour suivre ma grossesse et m’éviter les risques sur la route »</em>, témoigne en août dernier <strong>Binta Sow</strong>, une femme dont la grossesse était bientôt à terme et qui vient du village de Guillé<strong>  </strong>situé à 25 <strong>km</strong> de la ville de Ténenkou. Elle a été hébergée  à côté de l’hôpital dans une petite structure gérée par MSF et dédiée à l’accueil des femmes enceintes et de leurs accompagnants.

Ce “Village mamans” existe depuis 2018 pour proposer aux femmes qui ont des grossesses à risque de complications d’être hébergées à proximité de la maternité et de bénéficier d’un suivi facilité. On y accueille les femmes enceintes y compris leurs accompagnantes qui viennent de très loin de l’hôpital, souvent dans des localités en proie aux violences.

<em>« Il y avait beaucoup de décès maternels et de complications liés aux accouchements. Certaines femmes devaient parcourir de longues distances, étaient victimes d’accidents, et d’autres préféraient ne pas prendre les routes et accouchaient à domicile malgré les risques pour elles et leurs nouveau-nés. On recevait une partie de ces femmes à la maternité dans un état critique </em>», explique <strong>Mariam Dembélé, sage-femme superviseur de MSF à Ténenkou. </strong>

<strong>« </strong><em>Pour aider ces femmes, </em>ajoute-elle,<em> nous avons mis en place ce lieu d’accueil et de suivi qui a vraiment contribué à diminuer les cas de complications au cours de la grossesse. Sur les 1029 femmes qui ont accouché à la maternité entre janvier et septembre 2024, 109 étaient accueillies au Village Mamans »</em> se réjouit Mariam.

<strong>Pic d’activités à l’hôpital </strong>

En plus du service de maternité et des consultations gynécologiques, les équipes de MSF à l’hôpital de Ténenkou travaillent dans les services des urgences, d’hospitalisation pédiatrique et des adultes, et de néonatologie et assurent les références vers d’autres hôpitaux, généralement à Ségou ou Macina, pour les malades en urgence vitale et qui ont besoin de soins qui ne peuvent être fournis à Ténenkou.

<em>« Ici au service des urgences, nous avons pris en charge plus de 2400 patients depuis le début d’année, soit 25% de plus que l’année dernière. Parmi eux, une cinquantaine ont été référés vers l’hôpital de Ségou, et nous prenant en charge tous les frais médicaux y compris le transport »</em>, précise M. Koné Youssouf, infirmier superviseur des urgences de la médecine interne et pédiatrie de MSF à Ténenkou.

<strong>CCOM/MSF</strong>]]> </content:encoded>
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<title>CANAM : Rencontre avec une Délégation de la Banque Mondiale</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/canam-rencontre-avec-une-delegation-de-la-banque-mondiale-3085437.html</link>
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<pubDate>Sat, 23 Nov 2024 08:45:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une délégation de la Banque Mondiale, dirigée par M. Moulay Driss Zine Eddine El Idrissi, Directeur Sectoriel de la Santé, Nutrition et Population pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, est actuellement en visite à Bamako, la capitale malienne.</em></strong>

Le jeudi 14 novembre 2024, cette délégation s'est rendue à la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (Canam) pour échanger avec la Direction Générale. L'objectif principal de cette rencontre était de discuter des performances actuelles et des perspectives du portefeuille santé au Mali.

Les échanges ont principalement porté sur le nouveau projet ARISE de la Banque Mondiale, notamment dans sa composante de soutien à la réforme du Régime d'Assurance Maladie Universelle (RAMU). Cette initiative prévoit d'accompagner la Canam dans les domaines suivants : extension de la couverture de l’assurance maladie, adoption de meilleures pratiques de gouvernance,  amélioration de la coordination des acteurs, renforcement des compétences et la gestion des systèmes d’information.

Le Médecin Général de Brigade Boubacar Dembélé, Directeur Général de la Canam, a mis en avant les résultats positifs obtenus grâce au projet PACSU, notamment en termes de gouvernance, de qualité des soins, de motivation du personnel et d'amélioration des indicateurs de performance par rapport aux zones non couvertes.

Il a également informé la délégation que plusieurs textes relatifs au RAMU ont été adoptés, à l'exception de celui concernant son financement, qui est encore en cours d'approbation. Le Directeur Général a souligné que la dématérialisation et la digitalisation des processus étaient désormais des priorités pour la Canam afin de mieux maîtriser les dépenses.

Par ailleurs, le Directeur Général a sollicité auprès de son partenaire, un appui en matière de communication et de sensibilisation sur les thèmes portant sur la prévoyance de la maladie, le respect du protocole thérapeutique et un mécanisme de surveillance des épidémies. La Banque Mondiale a réaffirmé son engagement à accompagner la Canam dans ses efforts et à tenir compte des attentes exprimées par la Direction Générale.

<strong>SERCOM/CANAM</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sonko : le vrai Gaïendé, c&amp;apos;est lui !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/sonko-le-vrai-gaiende-cest-lui-3085433.html</link>
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<pubDate>Sat, 23 Nov 2024 08:42:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>On a connu les Lions de la Teranga. Qui ont dominé l'Afrique, de la tête au pied. Dans toutes les disciplines sportives ces trois dernières années. En se hissant sur le toit du Continent. Ces Lions sont aussi appelés les GAÏENDÉ, dans la langue populaire du pays, le Wolof. </strong>

Mais, pour nous, le vrai Lion que nous fait découvrir le Sénégal contemporain, c'est incontestablement Ousmane SONKO. Qui finit, en si peu de temps, d'appartenir à son corps défendant, à toute l'Afrique. Qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, il déroule et illumine sa planète.

Tout de SONKO est un Lion. Il est né un 15 Juillet, sous le signe astrologique de cet animal. Dans la forme, ne doutons point alors de sa PASSION pour tout ce qu'il entreprend, depuis 9 ans qu'il a troqué son costume de fonctionnaire des impôts aux chemisettes et polos Lacoste du politicien qui veut se fondre dans ses militants ; de son ÉLÉGANCE justement comme le Roi de la brousse, flamboyant, possédant du flair et du génie pour attraper sa proie. Et c'est pourquoi, malgré cet air d'animal vorace, les gens l’adulent et les adversaires, par finir, le craignent et surtout le respectent.

L'on a vu comment, durant trois semaines de campagne intenses et houleuses, hormis son dérapage verbal qu'on n'a pas aimé, du milieu de semaine passée, consécutif certainement à la fatigue et au stress, ces intimes adversaires n'ont pas attendu la nuit du dimanche se coucher, pour lui dérouler la victoire limpide qu'il a octroyée au prix d'un risque extraordinaire : laisser le très jeune parti politique compétir en solo, face à des Coalitions et des Inter Coalitions (cette dernière est de son imagination en 2021 qui a malheureusement fait pschitt chez ses adversaires), des groupements coachés par deux Ex- Présidents de la République, Deux Anciens PM, deux Maires de Dakar, tous battus à plate couture !

SONKO est donc le Lion politique sénégalais qui possède une force intérieure à toute épreuve. Régulièrement diabolisé ou souvent essayant de ternir son image au pays, comme chez nous dans le continent, qui ne l'a pas vu sur la toile mondiale, séquestré 59 jours chez lui, l'empêchant même d'aller à la mosquée un vendredi (ne parlons pas de ses enfants qui ne pouvaient pas se rendre à l'école, sous l'œil inquisiteur des riverains du quartier, mais surtout devant des porteurs d'uniforme qui faisaient là un métier tout à fait ingrat ?

Comme un Lion qu'on voulait apprivoiser dans une cage, Macky Sall avait décidé de la sale besogne : l'empêcher d'être candidat à tout prix. Lui, Macky Sall, l'amnésique, qui a oublié sa traversée de désert de 2011 sous Wade, dans la mêmes conditions politiques, lui qui n'a jamais voulu prononcer, par mépris, le nom de SONKO, même dimanche soir dans sa lettre de félicitations (la seule fois où nous l'avions entendu, c'était quand il faisait visiter le Palais de Roume au duo de PASTEF, on pouvait capter là aussi l'expression "Ousmane, ça va....", se gardant, par une phobie bleue de l'epeler par le nom panégyrique "SONKO" dont il est connu au pays et dans le monde au point d'inventer dans la langue française, le verbe sonkoriser : les chansons populaires dans les stades, à sa gloire pour sa libération de prison)

SONKO, par la preuve, a mis donc tous ses opposants au pas. Au point que les superlatifs n'ont pas manqué chez la presse de toute obédience, pour qualifier sa bourrasque des législatives du 17 Novembre 2024 : plébiscite, tsunami, ouragan, déferlante....les qualificatifs météorologiques ont prospéré, si bien qu'un canard s'est jeté à l'eau : Le Sénégal a tout donné à SONKO titrait-il hier lundi. Sans compter notre confrère Madiabal Diagne, un irréductible opposant à lui (il a écrit des livres au vitriol sur SONKO), qui s'est résigné à inventer un nouveau slogan : SÉNÉGAL MOY SONKO c'est à dire SÉNÉGAL EGAL SONKO !

Si SONKO a réussi cette bérézina politique, en faisant élire, depuis 5 ans, des MAIRES, des DÉPUTÉS et même un PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE (c'est là aussi sa qualité, le don de soi, il aurait pu bien faire, comme nombre des chefs de parti politique en Afrique qui, une fois exclu du Jeu Électoral, exige le boycott, sans alternative), s'il a réussi cette déculottée contre ses opposants, c'est donc en raison de sa manière de faire la politique.

SONKO ne triche pas. Il n'excelle pas dans les propos lénifiants. Et il abhorre tout simplement le politiquement incorrect. Des vertus que la nouvelle génération en Afrique adore chez nos gouvernants. Et sur lesquelles SONKO surfe pour pousser toutes ses tentacules, tel un fauve, le Lion qui sait dominer la savane. Or, SONKO est aussi originaire de la Casamance, dans la forêt du Sud du Sénégal, un Diola en somme, de la lignée par exemple d'un Kunta Kinté qui a bravé "la terre entière", l'Amérique !

Tout cela se ressent sur cet animal politique qui a du panache dans ses faits et gestes et qui aime manifester son look, tel que le Lion avec sa belle crinière (chemisettes class, polos Lacoste, képis bien mis....), marchant avec assurance et en toute dignité.

Le Plus Dur Commence

&nbsp;

SONKO a, par finir, dominer le Sénégal. C'est une étoile de son moment. Qui fascine et qui va briller le temps que Dieu lui a prévu. Il règne comme un Lion dans sa nature. Mais comme tous ces félins, il s'agit, chaque jour, d'entretenir son environnement ; celui de SONKO est, maintenant qu'il à carte blanche, d'appliquer le Référentiel qu'on a lu et qui a été lancé le mois dernier. Cet Agenda National 2050 est son bréviaire et le contrat qui le lie au Sénégal et sa diaspora. Il va retrousser ses manches, trouver la thérapie aux problèmes de ces millions de femmes, jeunes, vieux et enfants qui ne jurent que par lui.

Une tâche extrêmement complexe dans un monde très difficile, où chacun scrutera ses faux pas et ses faiblesses, quand d'autres feront tout pour passer par le plus simple jeu de division afin d'annihiler son PROJET : créer une dissension entre lui et son petit frère, le Président de la République Diomaye Faye ; lequel a pourtant, dans une métaphore, avisé les colporteurs de fausses nouvelles (marchands de sandales en bambara) : Mon PM, je ne lui demande pas de lorgner le fauteuil présidentiel, mais de le regarder droit dans les yeux, car je me suis battu durant 10 ans pour qu'il y soit, et lui en 10 jours, il s'est battu pour que j'y sois.

Pourtant en Afrique, on n'a pas souvenance d'un duo, trio ou groupe soudé au départ, dans tous les domaines, qui ne fut pas éclater pour des questions d'égo ou d'intérêts, en dehors (un cas d'exemple et d'école) du Groupe Magic Système, un quatuor qui a résisté contre le mal de notre continent.

<strong>Moustaph MAIGA </strong>

<strong>Journaliste Ségou</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Remise officielle du rapport annuel 2022 du Vérificateur général au Président de la Transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/remise-officielle-du-rapport-annuel-2022-du-verificateur-general-au-president-de-la-transition-2-3085434.html</link>
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<pubDate>Sat, 23 Nov 2024 08:42:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Bamako, le 14 novembre 2024 – Le Vérificateur général Monsieur Samba Alhamdou Baby a solennellement remis son Rapport annuel 2023 à Son Excellence le Général de corps d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’Etat. La cérémonie a eu lieu  au Palais présidentiel de Koulouba, en présence du Premier ministre, Chef de Gouvernement, D<sup>r</sup> Choguel Kokala Maïga, du Président du Conseil national de Transition, des Présidents des Institutions de la République et de certains membres du Gouvernement. Il était accompagné d’une forte délégation du Bureau du Vérificateur Général (BVG).</strong>

Dans son allocution introductive, le Vérificateur Général a soutenu que « Le présent rapport annuel embrasse des domaines particulièrement importants. En effet, les 50 missions de vérification et d’évaluation de politiques publiques, dont les résumés constituent la quintessence, ont été réalisées dans des secteurs ayant un lien direct avec le quotidien et le bien-être de nos concitoyens. » Avant d’ajouter qu’en 2023, ces missions se répartissent en 35 vérifications financières et de conformité, quatre (4) vérifications de performance, huit (8) vérifications de suivi de recommandations et trois (3) évaluations de politiques publiques. »

Évoquant l’évolution de la situation de traitement de ces dossiers, M. Baby a dit qu’elle <em>« se présente comme suit : neuf (9) dossiers ont été déférés au Parquet général de la Cour Suprême ;  seize (16) dossiers ont fait l’objet d’examen par la chambre compétente ; deux (2) sont en instruction ; trois (3) sont en instance de déféré. En outre, la saisine du parquet était en cours pour cinq (5) dossiers. »</em>

Sur le même registre, la situation des trente-cinq (35) dossiers dénoncés au Procureur de la République du Pôle National Economique et Financier se présente comme suit :   trente-deux (32) dossiers sont en cours de traitement à la brigade d’investigation spécialisée, dans les cabinets d’instructions spécialisés, et au Parquet national économique et financier ; un (1) dossier a été transmis à la cour suprême ; un (1) dossier a été transmis au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune III du District de Bamako ; un dossier (1) a été jugé.

&nbsp;
<ol>
 	<li>Baby ajoutera : <em>« En ce qui concerne les transmissions et dénonciations en 2023, le Vérificateur Général a transmis 35 dossiers au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et dénoncé trente-cinq (35) dossiers aux Procureurs de la République, chargé du Pôle économique et financier. »</em></li>
</ol>
<em> </em>

Comme suites judiciaires à ces dossiers transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême, le point du traitement desdits dossiers se présente comme suit<em> : </em>neuf (9) dossiers ont été déférés au Parquet général de la Cour Suprême ; seize (16) dossiers ont fait l’objet d’examen par la chambre compétente ; deux (2) sont en instruction ;  trois (3) sont en instance de déféré.  En outre, la saisine du parquet était en cours pour cinq (5) dossiers.

Sur le même registre, la situation des trente-cinq (35) dossiers dénoncés au Procureur de la République du Pôle national économique et financier se présente comme suit<em> : </em>trente-deux (32) dossiers sont en cours de traitement à la brigade d’investigation spécialisée, dans les cabinets d’instructions spécialisés, et au Parquet national économique et financier ; un (1) dossier a été transmis à la cour suprême ; un (1) dossier a été transmis au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune III du District de Bamako ; un dossier (1) a été jugé. Ces résultats sont le fruit des rapports synergiques entre les autorités judiciaires et le Bureau, suite notamment à l’adoption et à la promulgation de la nouvelle loi régissant le Vérificateur Général.

Le Vérificateur Général a aussi remercié la Section des Comptes de la Cour Suprême, le Pôle national économique et financier et toutes les autorités judiciaires, la Direction générale du Contentieux de l’Etat, le Conseil national de la Société civile et tous les autres acteurs intervenant dans la chaîne de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière.

En réponse, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, SE le Général de Corps d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’Etat, a vivement félicité le BVG pour le travail remarquable qu’il accomplit et qui aide le Gouvernement à lutter efficacement contre la corruption et la délinquance économique et financière pour une gestion irréprochable de nos ressources publiques, l’avènement du Mali kura avec une totale refondation de l’Etat. Car, décidé à redresser le pays, il dira : <em>« Nous devons unir nos forces pour créer un environnement où la corruption n’a plus sa place. »</em>

Après cette cérémonie solennelle, le Vérificateur Général remettra dans les jours à venir son rapport annuel 2023 au Premier ministre, Chef du gouvernement et au Président du Conseil national de Transition. Il le présentera aussi au Président de la Cour suprême.

<u>NB :</u> Retrouvez le Rapport annuel 2023 qui est axé sur le condensé de synthèses de l’ensemble des rapports sectoriels déjà rendus publics sur le site du BVG (<a href="http://www.bvg-mali.org">www.bvg-mali.org</a>).

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les 11 responsables politiques restent en détention</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/les-11-responsables-politiques-restent-en-detention-3084284.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 08:05:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Cour d’Appel de Bamako a rejeté mardi la demande de mise en liberté des responsables politiques, qui ont été arrêtés dans la soirée du 20 juin alors qu’ils tenaient dans un domicile privé. Ils sont accusés pour « opposition à l’exercice de l’autorité légitime » et mis sous mandat de dépôt le 24 juin par le Tribunal de grande Instance de la Commune V du district de Bamako. A titre de rappel, les 11 leaders politiques sont : Moustapha DICKO et Yaya SANGARÉ (Adema-PASJ), Amidou MAÏGA (RPM), Abderhamane KORERA (ASMA-CFP), Moulaye HAÏDARA (PDES), Samba COULIBALY (NEMA), Mamadou TRAORÉ (UNION), Laya Amadou GUINDO (ADRP), Mohamed Aly BATHILY (M5RFP-MALI KURA), Mamadou TRAORÉ dit Le Roi (ALTERNATIVE POUR LE MALI), Malley CAMARA (CNDR). Leur arrestation est intervenue dans un contexte marqué par la suspension des activités politiques par le gouvernement. Une décision dénoncée en son temps par les partis politiques et regroupements politiques signataires de la déclaration du 31 mars. Malgré la levée de la mesure de la suspension par le gouvernement, les 11 responsables politiques restent à prison.

<strong>Le procès en appel de Etienne Fakaba renvoyé au 02 décembre </strong>

[caption id="attachment_3062776" align="alignleft" width="300"]<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/05/Etienne-Fakaba-Sissoko-9.jpg"><img class="size-medium wp-image-3062776" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/05/Etienne-Fakaba-Sissoko-9-300x167.jpg" alt="" width="300" height="167" /></a> Dr Etienne Fakaba Sissoko[/caption]

Initialement prévu au 11 novembre, le jugement en appel de l’universitaire Etienne Fakaba Sissoko est renvoyé au 02 décembre prochain. Pour rappel, Etienne Fakaba Sissoko est depuis sept mois en détention, suite à la publication d’un livre dans lequel il dénonce la « propagande » dans la communication des autorités de transition. Arrêté et accusé de « atteinte au crédit de l’Etat, injures, propos et fausses nouvelles mensongèrement attribués à des tiers faites de mauvaise foi et de nature à troubler la paix publique », l’économiste avait été condamné en mai à deux ans de prison dont un prison ferme par le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Son avocat Maître Ibrahim Marouf Sacko parle d’un acharnement judiciaire contre son client.

<strong>Rassemblées par Anne Marie Soumouthéra </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pneumonie : une maladie qui tue les enfants de moins de cinq ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/pneumonie-une-maladie-qui-tue-les-enfants-de-moins-de-cinq-ans-3084281.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 08:00:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comme chaque année depuis 2010, le 12 novembre est consacrée à la Journée mondiale de la pneumonie. Une occasion de jeter un coup de projecteur sur une crise sanitaire qui demeure l'une des principales causes de mortalité infantile. Bien que la pneumonie puisse être traitée et prévenue, elle reste, au Mali, un fléau qui frappe particulièrement les enfants des foyers les plus démunis.</em></strong>

La pneumonie est responsable d’un nombre considérable de décès chez les enfants de moins de cinq ans. Selon un rapport élaboré par des organisations internationales, notamment Save the Children et l’Unicef, avec la participation de la coalition Every Breath Counts, en 2018, près de 12 557 enfants maliens sont décédés à cause de cette infection respiratoire, soit environ un enfant chaque heure. Elle représente 17% de tous les décès infantiles, faisant de cette maladie la première cause de mortalité chez les moins de cinq ans au Mali.

Les disparités socio-économiques aggravent les risques. Par exemple, le taux de mortalité infantile est de 143 pour 1 000 naissances vivantes dans les foyers les plus pauvres contre 57 dans les foyers aisés. Ces chiffres illustrent une situation d’inégalité sanitaire, où les enfants des milieux défavorisés paient le plus lourd tribut.

La pneumonie se manifeste par des symptômes tels que la toux, la fièvre, et la difficulté respiratoire. Ces détresses sont surtout fréquentes en période de fraîcheur comme actuellement. La prévention repose sur plusieurs mesures, notamment la vaccination, l’amélioration de la nutrition, et la réduction de la pollution de l’air intérieur.

En 2018, le Mali a enregistré une couverture vaccinale de 71% pour le vaccin pentavalent chez les enfants d’un an, mais ce chiffre reste insuffisant pour endiguer efficacement la propagation de la maladie.

<strong>État des structures sanitaires et de la prise en charge</strong>

La capacité du système de santé malien à répondre aux besoins en matière de soins est limitée. En 2017, la couverture des services de santé essentiels était seulement de 38%, un chiffre alarmant pour un pays confronté à des taux de mortalité infantiles élevés.

Les centres de santé manquent cruellement d’oxygène médical, une ressource essentielle pour le traitement des cas graves de pneumonie. De plus, les agents de santé communautaires (ASC), souvent en première ligne, ne sont pas autorisés à utiliser des oxymètres de pouls pour surveiller les niveaux d’oxygène des enfants, ce qui complique le diagnostic et l’aiguillage rapide des cas graves.

Le manque d’investissement dans la santé reste un problème majeur. Le Mali consacre seulement 0,85% de son PIB à la santé, loin des 5% recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour garantir des services de santé primaire de qualité.

La lutte contre la pneumonie au Mali doit être intensifiée. Des actions concertées sont nécessaires pour améliorer l’accès aux soins, renforcer les systèmes de santé, et garantir la couverture vaccinale universelle. Seule une approche globale et inclusive permettra de réduire les inégalités et d’assurer à chaque enfant malien le droit fondamental à la survie.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’économie malienne plombée par des incertitudes</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/leconomie-malienne-plombee-par-des-incertitudes-3084278.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 07:56:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au Mali, l’économie se caractérise par sa morosité ambiante engendrant une baisse du pouvoir d’achat de la population. « Dougou be kake », littéralement le pays est dur, clament des Maliens à longueur de journée, traduisant des difficultés économiques auxquelles le pays fait face. Le licenciement pour motif économique, le sous-emploi et le chômage sont devenus le lot quotidien des Maliens.</em></strong>

Au Mali, tous les secteurs d’activités de l’économie sont à l’arrêt. Du BTP (Bâtiment, Travaux Publics), au commerce en passant par les transports, tous les pans de l’économie malienne connaissent des difficultés. L’industrie et le secteur informel, où travaille une partie importante de la population notamment dans les centres urbains, sont paralysés par la crise énergétique. La société Energie du Mali (EDM-SA), qui traverse un des pires moments de son existence, peine à fournir depuis bientôt deux ans convenablement de l’électricité aux Maliens. Et le pire est qu’il y a aucune perspective de sortie de crise du moins pas à court et moyen termes. Les centrales solaires qui étaient annoncées comme une panacée n’ont jusqu’ici pas produit le moindre méga.

La situation économique du Mali est très inquiétante, en témoignent les notes des agences de notation et des difficultés du pays sur le marché financier. En juillet 2024, le Mali est noté D par Coface, ce qui indique un risque élevé de cessation de paiement.

Déjà, en juin, c’est Moody’s, une autre agence de notation, qui donnait la note Caa2. L’agence américaine de notation financière maintient le Mali trois loges au-dessus du défaut de paiement.

« L’affirmation de la note Caa2 reflète les tensions politiques persistantes du Mali, les graves problèmes de sécurité, et la violence continue qui continuent de nuire à la situation économique, financière et sociale du Mali », justifie Moody’s. Cette situation entraîne une perte de confiance des investisseurs, une augmentation des coûts d'emprunt et une détérioration des conditions de vie pour les citoyens.

Selon Modibo Mao Makalou, ancien Sherpa de la Commission de l’Union africaine et du NEPAD, la morosité ambiante actuelle sur le plan socio-économique peut être liée aux incertitudes auxquelles fait face la population quant à l'avenir de notre pays. Celles-ci se résument : au chronogramme non défini de la Transition malgré la prévision des dépenses électorales dans le projet de Loi de Finances 2025 ; la crise énergétique qui impacte négativement la production et la consommation nationale.

À ceux-ci s’ajoutent le vaste contrôle fiscal prévu avant la fin de l'année 2024, afin de renflouer le Trésor public pour faire face au déficit budgétaire de 683 milliards FCFA en 2024, et enfin les conséquences imprécises de la sortie programmée du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO en fin janvier 2025 sur la libre circulation des personnes, des biens, des services et des investissements sur les trois pays membres de la Confédération de l'AES.

Avec la baisse de son pouvoir d’achat, du fait de la crise économique, la population malienne assiste impuissamment à la détérioration de ses conditions de vie. Pour relancer l’économie malienne, il appartient au gouvernement de transition de trouver une réponse adéquate aux différentes incertitudes. Ce qui va permettre de donner de la confiance et permettre le retour des investisseurs tant nationaux et internationaux et les autres partenaires techniques au développement.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DFM du Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme : Des irrégularités financières s’élevant à plus de 71  millions de FCFA…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dfm-du-ministere-de-lartisanat-de-la-culture-de-lindustrie-hoteliere-et-du-tourisme-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-71-millions-de-fcfa-3084276.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 07:55:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière porte sur la gestion de la Direction des finances et du matériel du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. </em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur l’examen des dépenses d’investissement et de fonctionnement, la gestion des ressources humaines et la comptabilité-matières pour les exercices 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024 (1<sup>er</sup>trimestre). Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives </strong>

La mission de vérification a constaté <a name="_TOC_250012"></a>que la DFM du MACIHT ne respecte pas les dispositions de son cadre organique. En effet, la DFM compte un effectif de 57 agents pour une prévision de 60 agents, soit un écart de trois (3) postes non pourvus.

<a name="_TOC_250011"></a>La DFM du MACIHT publie des Avis généraux de passation des marchés publics non conformes.<a name="_TOC_250010"></a> Elle ne publie pas le plan de passation révisé des marchés et ne <a name="_TOC_250009"></a>respecte pas les seuils de conclusion et d’approbation des marchés publics. Le Régisseur spécial d’avances n’a ni constitué le cautionnement ni prêté serment avant son entrée en fonction. La DFM a effectué des achats avec des fournisseurs non répertoriés sur la liste des fournisseurs.
<h3>C’est pourquoi la mission de vérification a recommandé au Directeur des finances et du matériel de respecter le cadre organique et pourvoir les postes conformément à la réglementation en vigueur ; publier les avis généraux de passation des marchés publics ; publier les Plans de Passation des Marchés révisés ; respecter les seuils de conclusion et d’approbation des marchés publics conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la prestation du serment et au cautionnement du Régisseur spécial d’avances ; effectuer les achats avec les fournisseurs qui figurent sur la liste du fichier fournisseurs ; faire approuver les expressions de besoin par les Responsables de Programme. Au Régisseur spécial d’avances du Salon International de l’Artisanat du Mali (SIAMA) de prêter serment et constituer le cautionnement conformément à la réglementation en vigueur.</h3>
<h3><u> </u><strong>Irrégularités financières</strong></h3>
La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 71 279 782 Fcfa. Sur ce montant, 11 428 441 Fcfa ont été régularisés et 57 290 317 Fcfa ont été justifiés pendant la séance du contradictoire physique. L’irrégularité financière retenue est relative à la non-application des pénalités de retard pour un montant de 2 561 024 Fcfa.

Les faits relatifs au montant non justifié et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.

<strong>CCOM/BVG  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sahel : une région aux multiples facettes au&#45;delà des crises</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sahel-une-region-aux-multiples-facettes-au-dela-des-crises-3083355.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 07:55:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>S''étendant de l'Atlantique à la mer Rouge et englobant des pays tels que le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad, le Sahel est souvent perçu à travers le prisme de l'instabilité politique, de la pauvreté et des défis climatiques et sécuritaires. Cependant, cette région possède une richesse historique, culturelle et écologique qui mérite d'être mise en lumière.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Contrairement aux images stéréotypées de terres arides, le Sahel abrite une biodiversité remarquable. Des espèces végétales et animales uniques se sont adaptées aux conditions semi-arides, contribuant à un écosystème diversifié. Des initiatives telles que la Grande Muraille Verte visent à restaurer et préserver cette richesse naturelle, en luttant contre la désertification et en favorisant le développement durable.

Historiquement, le Sahel a été le berceau de royaumes et d'empires influents, tels que l'empire du Mali et celui du Ghana, qui ont joué un rôle central dans les échanges transsahariens. Ces entités politiques ont favorisé le commerce, la culture et l'innovation, laissant un héritage durable dans la région.

<strong>Défis contemporains et instabilité politique</strong>

Depuis 2020, le Sahel a connu une série de coups d'État, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger, perturbant les gouvernements civils et modifiant les alliances internationales.

En janvier 2024, le retrait de ces pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a accentué l'isolement diplomatique. Les relations avec les États-Unis se sont également détériorées, l'administration Biden suspendant l'accès libre-échange de ces pays aux marchés américains.

<strong>Une jeunesse dynamique et porteuse d'espoir</strong>

Avec 65% de sa population âgée de moins de 25 ans, le Sahel est l'une des régions les plus jeunes au monde. Cette jeunesse représente une ressource humaine abondante pour le développement régional et mondial.

Cependant, les défis sécuritaires et économiques rendent les jeunes vulnérables à l'extrémisme violent et aux recrutements armés. Selon le Haut-commissariat des Nations-unies pour les réfugiés (HCR), environ 4,2 millions de personnes sont déplacées dans la région, et plus de 4 000 écoles ainsi que 150 centres de santé ont été fermés.

<strong>Nécessité de changer la perception du Sahel</strong>

Pour contrer ces défis, le Programme des Nations-unies pour le développement (PNUD) a lancé la campagne #IAMSahel, visant à redéfinir l'image de la région en mettant en avant sa résilience et son potentiel.

Ahunna Eziakonwa, administratrice adjointe du PNUD, souligne la nécessité de se concentrer sur les forces du Sahel plutôt que sur ses faiblesses. La campagne s'appuie sur des récits locaux, des partenariats communautaires et une couverture médiatique stratégique pour mettre en lumière la beauté, la force et le talent du Sahel.

Des ambassadeurs de bonne volonté, tels que les musiciens Alif Naaba et Patoranking, participent activement à cette initiative. Ils mettent en avant l'importance de la culture et de l'art saheliens, piliers du secteur du divertissement en Afrique, pour redéfinir la perception de la région. Patoranking souligne également le potentiel du Sahel, notamment à travers des projets ambitieux comme la Grande Muraille Verte.

La campagne #IAMSahel vise à toucher jusqu'à 300 millions de jeunes, en créant des opportunités d'emploi, en encourageant l'entrepreneuriat et en impliquant la jeunesse dans la gouvernance et la consolidation de la paix. Cette initiative offre une occasion de redécouvrir les qualités du Sahel, longtemps occultées par les récits de crise.

En somme, au-delà des narratifs de crise, le Sahel est une région de résilience, de diversité culturelle et de potentiel immense, prête à écrire un nouveau chapitre de son histoire.

&nbsp;

<strong>Cheick B. CISSE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Une coalition de partis politiques appelle à la libération des personnes détenues pour leur opinion</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/une-coalition-de-partis-politiques-appelle-a-la-liberation-des-personnes-detenues-pour-leur-opinion-3083349.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 07:46:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce n’est plus la libération des 11 leaders politiques, incarcérés depuis le 20 juin, que réclame la coalition de partis et mouvements politiques mais celle de toutes les personnes détenues pour leurs opinions. Dans une note publiée la semaine dernière, dont Le Wagadu s’est procuré une copie, une coalition de partis politiques et de mouvements politiques plaident pour la libération des personnes détenues pour leurs opinions. Las de la lenteur de la justice, les partis signataires de la déclaration du 31 mars, tout en se disant attachés au dialogue, en appellent aux Autorités de la Transition, pour libérer, dans les meilleurs délais, les 11 responsables politiques, et au-delà, tous les camarades détenus pour leurs opinions politiques, notamment Ras Bath, Mme Sidibé Rose Vie chère, Etienne Fakaba Sissoko, Clément Dembélé, Ben Le Cerveau, afin de favoriser la réconciliation nationale et une paix durable, gages du développement harmonieux du pays. Les autorités n’ont pour le moment pas réagi à cet appel. En attendant, la Cour d’Appel de Bamako va se prononcer sur le cas des 11 leaders politiques le 12 novembre.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Village de Mékungo : accusé d’avoir accaparé des terres agricoles, l’opérateur économique Hamady Kindy Bathily s’en défend</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/village-de-mekungo-accuse-davoir-accapare-des-terres-agricoles-loperateur-economique-hamady-kindy-bathily-sen-defend-3083347.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 07:35:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les habitants du village de Mekungo, dans la commune rurale de Meguetan, cercle de Koulikoro, accusent l’opérateur économique, Hamady Kindy Bathily dit Puma, d’avoir accaparé leurs terres. Une accusation que réfute Puma et qui affirme les avoir légalement acquises. </em></strong>

Le village de Mékungo fondé depuis des siècles serait-il menacé de disparition ? C’est le cri du cœur lancé par les habitants dudit village qui accusent l’opérateur économique, Hamady Kindy Bathily dit Puma, d’avoir accaparé 500 hectares de leurs terres.

L’affaire remonte à 2017 où une équipe composée de géomètres et de manœuvres se présente au village de Mekungo pour procéder à la délimitation d'une parcelle de 30 hectares au profit de l’opérateur économique Hamady Kindy Bathily dit Puma. Et cela à peine un mois après le décès de l'ancien chef de village.

Son fils Drissa Coulibaly, qui devait lui succéder, en a vite informé les habitants du village. Eux qui n’avaient en aucun moment été informés d'une affaire foncière impliquant Hamady Kindy Bathily dit Puma dans leur village, ont fini par chasser l'équipe.

Quelques jours après, il envoie un émissaire avec une somme d'un million de FCFA afin de soudoyer le chef de village. Mais le deal était que ce dernier le laisser faire tranquillement ses opérations de délimitation. Le nouveau chef du village, Drissa Coulibaly, a fait retourner l’argent à la mairie. Les collectivités, à leur tour, ont instruit Drissa Coulibaly de remettre l'argent à l'intéressé par l'intermédiaire d'un huissier de justice.

Frustré par l'action du chef de village, Hamady Kindy Bathily a convoqué Drissa Coulibaly et certains de ses conseillers au tribunal de Koulikoro, indiquant qu'il leur avait remis 10 millions de FCFA. Comme solution à la crise, il propose deux options : la prison ou la confirmation des 10 millions de FCFA. Drissa Coulibaly et ses conseillers ont préféré la première. Dans cette aventure, Drissa Coulibaly et ses conseillers ont fait sept mois et dix jours à la Maison centrale d'arrêt de Koulikoro.

À la veille de l'hivernage en 2018, Puma conditionne la mise en liberté du chef de village et ses conseillers à la signature d'un document dans lequel ils reconnaissent avoir empoché les 10 millions de FCFA. À ce niveau, le chef de village a indiqué qu’on a imité sa signature lors de son emprisonnement. Une signature qui continue à être exploitée par l’opérateur économique, déplore le chef de village.

<strong>"Plus de 300 familles à déloger"</strong>

Si en début d’année 2017, la superficie de Hamady Kindy Bathily dit Puma était estimée à 300 hectares. De nos jours, l’opérateur économique en réclame 500 hectares. Tout le village est inclus dans le plan sans parler des réserves. L’espace, dont PUM se dit propriétaire, englobe la zone située entre Korokoro à Fiena en passant par Sido, Tourabougou, Siratiguila, Zantiguila et Mekungo. Avec cette superficie, plus de 2000 habitants n'auront plus droit à leurs terres agricoles.

Si Hamady Kindy Bathily met en exécution ses menaces, le village de Mekungo dans la Commune rurale de Meguetan, cercle de Koulikoro, n'aura plus de site où s’abriter à plus forte raison des terres agricoles. Puisque les 500 hectares de Puma rasent complètement le village. Pour leur survie, les habitants invitent à une analyse approfondie de la situation afin de leur permettre d'exercer leurs activités agricoles.

Approché par Le Wagadu, Hamady Kindy Bathily réfute les accusations. Contrairement aux allégations des habitants du village, l’opérateur économique affirme que l’affaire remonte à 2013, année à laquelle ils ont commencé à lui vendre leurs champs. Se fondant sur des documents de justice, qu’il brandit fièrement, Puma affirme avoir acquis légalement les parcelles. Il dispose pour cela des documents de vente signés par les différentes parties.

Aussi, Puma indique n’avoir pas 500 hectares mais plutôt 298 hectares, qu’il affirme avoir achetés à plusieurs dizaines de millions de FCFA avec les villageois. Selon l’opérateur économique, qui parle d’escroquerie, il n’a même pas recouvré la totalité qu’il a achetée. « <em>Les villageois ont vendu les mêmes parcelles à une autre personne</em> », affirme-t-il ; il promet d’engager une plainte en justice afin de rentrer dans ses droits.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chine&#45;Afrique: une relation dynamique</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/chine-afrique-une-relation-dynamique-3-3083346.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 07:35:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis le début du 21e siècle, la Chine a réussi à se hisser à la deuxième place dans l'économie mondiale, après les États-Unis. Elle revendique ainsi une influence diplomatique et économique mondiale, rivalisant avec les autres grandes puissances en matière de commerce et d'investissement, notamment en Afrique. </em></strong>

L'Afrique, en revanche, est une vaste zone géographique de la planète, c'est le troisième continent le plus grand du monde en termes de superficie et le deuxième en termes de population (estimée à environ 1,5 milliard d'habitants en 2024). Elle a une superficie d'environ 30,2 millions de kilomètres carrés avec les îles environnantes et occupe 6% de la surface totale de la Terre et 20,4% de la superficie totale des terres émergées.

Elle est également riche en ressources naturelles (pétrole, gaz naturel, uranium, lithium, cobalt, diamants, or, cuivre, etc.) et présente donc un grand intérêt économique. La République démocratique du Congo, par exemple, représente environ 70% de la production mondiale de cobalt.

Les relations de la Chine avec les pays africains ne sont pas nouvelles. Elles remontent aux années 1950, et plus précisément à 1955, lorsque la Conférence de Bandung eut lieu, au cours de laquelle les 29 pays africains et asiatiques participants adoptèrent les “Cinq principes pour une coexistence pacifique", auxquels la Chine avait initialement souscrit en 1954 avec l'Inde.

Ces principes sont le respect mutuel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, la non-agression mutuelle, la non-ingérence mutuelle dans les affaires intérieures de chacun, l'égalité et les avantages mutuels et la coexistence pacifique.

À cette époque, la Chine signait des accords commerciaux avec des Etats africains, comme l'Algérie ou le Soudan. Fin 1963, Chu Enlai, alors Premier ministre chinois et numéro deux après Mao Zedong, effectua un voyage dans dix Etats africains en deux mois. Depuis, la présence chinoise en Afrique n'a cessé de s'intensifier.

Les intérêts de la Chine sur le continent africain sont centrés sur l'économie, la politique, la sécurité et la culture. L'Afrique est importante pour la Chine principalement parce qu'elle lui fournit d'importantes ressources pour soutenir sa base industrielle en pleine croissance, ainsi que pour assurer sa sécurité énergétique. En même temps, la Chine considère l'Afrique comme une destination importante pour ses produits manufacturés à bas prix.

L'Afrique joue également un rôle important au sein des organisations multilatérales internationales et notamment dans celles où chaque pays-membre dispose d'une voix. La Chine tente ainsi d'attirer les gouvernements africains afin de recueillir le soutien de ses politiques sur la scène internationale.

Depuis 2002, en effet, le Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) est pleinement opérationnel, dont les membres sont 53 pays africains (c’est-à-dire tous pleinement reconnus à l’exception du Royaume d’Eswatini qui entretient des relations diplomatiques avec Taiwan), et qui fonctionne à trois niveaux, le niveau ministériel étant le plus élevé. Il se tient également tous les trois ans, en alternance entre un pays africain et la Chine. La dernière conférence du FOCAC s’est tenue à Pékin du 4 au 6 septembre 2024.

Lors de cette 9e Conférence, le président chinois Xi Jinping s'est engagé à fournir à l'Afrique 360 milliards de yuans (50,7 milliards de dollars) d'aide financière au cours des trois prochaines années, tout en promettant que son gouvernement contribuerait à créer au moins 1 million d'emplois sur le continent.

Le FOCAC, créé en 2000, est le principal mécanisme de coordination multilatérale entre les pays africains et la Chine, et repose sur les déclarations sur les principes de coexistence pacifique. Il est le principal canal par lequel la Chine fournit des ressources aux pays africains. Par le biais du FOCAC, la Chine fournit des aides sous forme d'annulation de la dette (en 2003, elle a annulé 750 millions de dollars américains pour un total de 31 pays africains) sous forme de dons, de prêts à taux réduit et de prêts sans intérêt.

Pékin est donc le premier créancier et l'un des principaux financeurs de nombreux projets d'infrastructures. Les fonds chinois ont servi à la construction d'autoroutes, de voies ferrées -récemment les réseaux ferroviaires Addis-Abeba-Djibouti et Mombasa-Nairobi au Kenya ont été livrées aux gouvernements locaux -, de ports et de centrales électriques sur tout le continent (au Nigeria, au Ghana et au Gabon, par exemple).

En effet, plus de 3 000 entreprises chinoises sont présentes dans les villes africaines, dont plus de 70 % sont des entreprises privées, constituant le pilier des investissements chinois en Afrique.

De 2017 à 2022, les investissements directs étrangers (IDE) de la Chine en Afrique ont atteint 74 milliards de yuans (10,14 milliards de dollars), ce qui représente 18 % des investissements directs étrangers mondiaux en Afrique et au même niveau que l'Europe et les États-Unis.

Pékin est le premier partenaire commercial du continent africain. Selon le Fonds monétaire international (FMI), près d'un quart des exportations africaines sont destinées à la Chine, principalement des minéraux et des métaux, et environ 16 % des importations proviennent de ce pays. Les échanges commerciaux de la Chine avec les pays africains ont atteint un pic en 2023, à 282 milliards de dollars.

Parallèlement, comme le rapporte le Global Times, des touristes chinois ont visité plusieurs destinations africaines en 2024, notamment le Kenya, la Tanzanie et le Maroc. En fait, selon cette publication, le Kenya a annoncé 1,1 milliard de dollars de revenus provenant d'activités touristiques similaires au cours du seul premier semestre de 2024.

La Chine est en outre en concurrence féroce et ouverte avec l'Occident, en premier lieu avec les États-Unis, en Afrique, les deux superpuissances tentant d'accroître leur influence politique sur le continent et leur accès à ses ressources naturelles.

La campagne de pénétration de la Chine en Afrique prend un poids supplémentaire pour le régime chinois, qui revendique le leadership dans ce qu'on appelle le ‘Sud global’, qui a pris une telle ampleur qu'elle indique implicitement la réorganisation du pouvoir mondial entre un monde ancien et un monde émergent.

En conclusion, je voudrais souligner que le principe déclaré de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres États ne doit en aucun cas être contourné par la Chine. L'avenir de l'Afrique, qui a été brutalement torturée par le colonialisme européen - la plus exploitée en termes de ses ressources naturelles et de sa population - doit être déterminé par les Africains, et non dicté par des puissances étrangères qui pourraient chercher à exploiter leurs ressources et leurs points problématiques à leur propre avantage.

<strong>*Isidoros Karderinis est né à Athènes en 1967. Il est journaliste, romancier et poète. Facebook : Karderinis Isidoros</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Contribution : Moustapha Siby : me voilà encore obligé de parler de Moussa Mara avec justesse</title>
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<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 07:31:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il y a quelques semaines, sur l’un des deux seuls groupes WhatsApp auxquels je me suis laissé inscrire— un moyen de suivre les opinions de quelques concitoyens— une question a été posée concernant le renoncement de Moussa Mara à ses indemnités d’ancien chef du gouvernement. S’agissait-il d’un acte salutaire ou populiste ? </em></strong>

Ce geste a suscité une polémique aussi inutile que stérile. Un mois à peine après cet épisode, une nouvelle controverse éclate autour de l'ancien Premier ministre malien, une situation qui semble presque être devenue son terrain habituel.

Son nom reste particulièrement associé à un événement tragique survenu lors de sa visite à Kidal, où un massacre a touché les Forces Armées Maliennes (FAMA). Cette visite, perçue par certains comme précipitée et mal préparée, a laissé des séquelles profondes, dont des pertes humaines dramatiques parmi des officiers supérieurs maliens en mission dans la région.

Cet événement aurait pu compromettre durablement sa carrière politique, d'autant plus qu’il a aussi entraîné la perte de Kidal et la rupture d’un statu quo qui garantissait jusque-là une certaine paix dans la région. En effet, les circonstances entourant ce déplacement montrent qu’il ne pouvait se faire sans un accord au plus haut niveau.

Quelques mois avant l’incident, le président Keïta avait abordé la question lors d'une interview pour le journal Jeune Afrique. À la question « Quand comptez-vous vous rendre à Kidal, M. le Président ? », il avait répondu en indiquant qu’il s’y rendrait bientôt, tout en affirmant que la visite de son Premier ministre, Moussa Mara, était déjà en préparation.

Pourtant, lorsque les événements ont pris une tournure tragique et que la situation a dégénéré, une partie significative de l'opinion publique a désigné le PM comme l’unique responsable du chaos qui a suivi. Ce pilori médiatique et politique n’a cependant pas empêché Mara de rebondir et de maintenir une certaine influence dans le paysage politique malien, témoignant ainsi d’une résilience et d’une détermination peu communes.

En 2017, dans mon ouvrage L’enfant de Marena, j’avais consacré onze pages à une analyse détaillée de la période tumultueuse entourant le mandat de Moussa Mara comme Premier ministre, un moment où il faisait l’objet de vives critiques notamment sur son incapacité à rassembler une partie significative de la classe politique. Dans mon analyse, j'avais défendu l’idée que Moussa Mara avait été injustement tenu pour responsable concernant son déplacement à Kidal, qui avait suscité une polémique nationale.

En outre, j’avais également souligné son engagement personnel auprès des institutions de Bretton Woods pour qu’une enquête soit menée sur les irrégularités dans l’attribution de certains marchés publics. Ces contrats, d’une valeur de plusieurs milliards de francs CFA, avaient été octroyés de gré à gré à des entreprises peu connues, comme GO STAR. Grâce à son initiative, le pays avait vu l’un de ses audits les plus rigoureux, révélant les dérives de cette gestion opaque.

Pour enrichir mes recherches, à l'époque, j’avais pris contact avec Mara par e-mail, lui demandant s’il pouvait partager certains de ses écrits ou ouvrages afin de mieux comprendre les enjeux de l’époque. Quelques échanges ont suivi, permettant d’approfondir ma réflexion et d’éclairer davantage les dynamiques qui entouraient ce gouvernement marqué par de fortes tensions.

Malgré des échanges par e-mail, il serait inexact d’affirmer que Moussa Mara m’ait accordé une attention particulière. Je lui ai accordé le bénéfice du doute ; il ne me connait pas personnellement, et à l'époque, j’étais un auteur encore relativement inconnu. Cette indifférence manifeste n’a toutefois pas influencé mon approche : j’ai fait le choix de conserver dans mon ouvrage les passages qui lui sont consacrés.

Pour moi, l’écrivain a des responsabilités complexes, parmi lesquelles celle de ne pas déformer l’histoire, même lorsque les personnages qui la marquent lui sont distants ou indifférents. Il est essentiel de rapporter les faits dans leur intégrité, en respectant les nuances et les contradictions inhérentes à toute période historique. En réalité, j’aurais eu de bonnes raisons de ne pas exprimer un jugement favorable à son égard, surtout dans un ouvrage destiné à traverser le temps —car un livre, en définitive, se destine à la postérité.

Quelques mois avant que je n’entame cette analyse, Moussa Mara s’était attaqué avec une virulence certaine à mon président et mentor politique, feu Soumaïla Cissé. Lors d’une session parlementaire, retransmise en direct à la télévision nationale, il l'avait publiquement interpellé devant une assemblée de députés. Que la session ait été ordinaire ou extraordinaire importe peu : ce moment restera dans la mémoire collective.

Pourtant, mon engagement en tant qu’auteur me dictait de dépasser mes réticences personnelles et de relater cette période avec l'objectivité requise, en tenant compte des actions et intentions de chacun, indépendamment des querelles politiques ou des affinités personnelles. C’est ce que j’ai fait. Sinon à dire vrai, j’avais déjà parcouru l’essentiel des écrits de Moussa Mara, depuis son premier ouvrage publié chez Jamana en 2006 jusqu’à son plus récent, « Pour un Mali meilleur ».

Ce qui m’a toujours frappé chez lui, au-delà de son rôle dans le paysage politique national, c’est la rigueur et la constance de sa production intellectuelle. Il maîtrise les rouages de l’administration malienne, un sujet qu’il a approfondi à maintes reprises dans ses publications.

Ses écrits, tout comme ses discours publics, se distinguent par une remarquable simplicité et clarté. Avec ce ton passif-agressif qui lui est propre, il parvient à exposer ses idées sans tomber dans la trivialité ni dans le discours belliqueux, bien qu’il garde un tempérament tenace—pour ne pas dire coriace (rire).

Quoi que rien de révolutionnaire dans son approche. Il souligne les faiblesses de nos institutions et propose des pistes d’amélioration, mais sans prôner de rupture radicale avec le système en place. C’est peut-être là où résident ses faiblesses : en cherchant à ménager les divers acteurs et en voulant maintenir de bonnes relations avec toutes les corporations, etc.

Dans le domaine politique, caresser tout le monde dans le sens du poil a ses limites. Toujours est-il que, à la parution de mon ouvrage en juin 2017, je l’ai informé de son existence, espérant un éventuel retour de sa part. Mais n’a jamais donné suite : ni demande de dédicace, ni message de remerciement pour avoir analysé son travail avec honnêteté et objectivité.

<strong>Premier ministre Mara ne ressemble pas à ces politiciens intermittents</strong>

Aujourd’hui, en novembre 2024, je n’ai toujours jamais rencontré Moussa Mara en personne ni échangé directement avec lui par téléphone. Pourtant, malgré cette distance, je me retrouve encore dans l’obligation de parler de Moussa Mara avec justesse, car ma propre estime ne doit pas interférer quand il s’agit de mon pays, notre bien commun, le Mali. Pour paraphraser mon frère Thiambel Guimbayara. Ce devoir de vérité, je me l’impose, tant pour la clarté historique que pour le futur de notre nation.

Alors, de quoi s’agit-il cette fois ? Une autre de ces éternelles "palabres sous l’arbre" où son nom refait surface. Moussa Mara aurait fait une sortie en France, exprimant son avis sur la dernière trouvaille de nos colonels récemment autoproclamés généraux. Dans les jours suivants -toujours en France, il a tenu une conférence de presse dans un foyer de travailleurs maliens à Vitry-sur-Seine, qui fut perturbée par quelques soutiens à la transition.

Peu après, un activiste opérant sous un pseudonyme sur Facebook a soulevé une question préoccupante : Moussa Mara pourrait-il, lui aussi, être contraint à l’exil en France ou ailleurs, à l’image d’autres figures politiques maliennes ? Sur les réseaux sociaux, on lit également que l’actuel Premier ministre aurait affirmé ne pas être informé de la récupération ou de la restitution —les versions divergent— d’un véhicule autrefois attribué à l’ancien Premier ministre.

Ce geste semblerait provenir de son conseiller à la défense, ou devrais-je dire du conseil de défense de la primature. Ces événements récents ont piqué mon intérêt. En y réfléchissant, il m’est apparu que, dans les faits, Moussa Mara représente un rempart essentiel que la classe politique malienne, dans son ensemble, aurait tout intérêt à préserver. Le Premier ministre Mara ne ressemble pas à ces politiciens intermittents qui ne se manifestent qu’à l’approche des élections et dont l’engagement semble se limiter à la poursuite de leurs propres ambitions.

Dans un contexte politique aussi figé que celui du Mali, où le blocage entre la junte militaire et la classe politique traditionnelle paraît insurmontable, Moussa Mara fait preuve d’un équilibre rare dans ses propos. Par sa modération et sa constance, il est l’une des rares figures politiques maliennes capables de lancer, au nom de toute la classe politique nationale, un dialogue direct entre les militaires et les civils pour sortir de cette impasse dangereuse.

<strong>Renforcer sa légitimité</strong>

D’ailleurs, n’a-t-il pas déjà entrepris une telle démarche par le passé, avec l’initiative « Sauvons la Transition » ? Aujourd’hui, plus que jamais, il est temps de se remettre à cette tâche. Mais cette fois, il doit élaborer un plan bien structuré, en y intégrant des concessions claires à proposer aux colonels, désormais généraux de la République. Un plan de dialogue et de compromis pourrait être la clé pour engager un retour à l’ordre constitutionnel.

Pour ma part, Moussa Mara mérite mon soutien entier, et il devrait également bénéficier de celui de toute la classe politique. Ce soutien n’est pas seulement un appui à sa personne - encore moins sur son parti, « moi je suis du parti URD de Soumaïla Cissé », mais celui à un avenir malien où les intérêts individuels laissent place à une vision collective et constructive pour le pays.

En effet, l’ancien Premier ministre pourrait contribuer à établir un programme de transition qui accorde aux militaires un rôle légitime dans la sécurité et la stabilité de la nation, tout en veillant à ce qu’ils s’éloignent de la gestion politique directe.

Le soutien de la classe politique est donc essentiel pour renforcer sa légitimité dans cette entreprise, et pour donner à son initiative le poids nécessaire pour être acceptée par les différents acteurs. Il est urgent de ne pas laisser Mara seul face à ces défis. C’est dans l’unité et la solidarité autour de figures capables de promouvoir un dialogue sincère que le Mali pourra espérer un avenir pacifique.

<strong>Moustapha Siby (l’Enfant de Marena)</strong>

<strong><u>NB</u> : les surtitres sont de la Rédaction. </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le PMU Mali à la 3e édition du Grand Prix d’Afrique (GPA 2024)</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-pmu-mali-a-la-3e-edition-du-grand-prix-dafrique-gpa-2024-3083342.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 07:29:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le DG Fassery Doumbia et la délégation du PMU sont présents à la 3<sup>e</sup> édition du Grand Prix d’Afrique 2024 au Marrakech. Le Grand Prix d’Afrique est une référence des courses de chevaux africaines.

Cette édition s’étalera sur 3 jours et est coorganisée par la SOREC et l’ALA. Le programme est riche et varié.

Un séminaire sera organisé sur la régulation des jeux notamment sur les aspects sécuritaires, judiciaires et fiscaux en marge des courses de chevaux. Les débats, le partage d’expérience et les échanges stratégiques entre les loteries sœurs animeront la galerie.

Il est important de signaler que le DG est accompagné de l’administrateur du Ministère de l’élevage et de la Pêche M. Keita Madi Maténé, du Directeur Général Adjoint des Opérations M. Traoré Kalifa, de la Directrice des Ressources Humaines et des Affaires Juridiques Mme Condé Annick Kaba et de la Directrice Commerciale Mme Diarra Kadidiatou Traoré.

Cette édition doit connaitre la participation de plus de 14 loteries d’Afrique et près de 4 000 personnes sont attendues à l’hippodrome de Marrakech. Vivement le partenariat et le partage d’expérience entre les loteries d’Afrique.

<strong>Direction du Marketing &amp; Communication de PMU Mali</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Élargissement des BRICS : un défi croissant pour les institutions de Bretton Woods</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/elargissement-des-brics-un-defi-croissant-pour-les-institutions-de-bretton-woods-3082678.html</link>
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<pubDate>Fri, 01 Nov 2024 07:48:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’attrait croissant des BRICS et l'adhésion de nouvelles puissances émergentes : une redistribution des cartes économiques mondiales ?</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Le groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), longtemps perçu comme un bloc de puissances émergentes cherchant à contrer l'influence occidentale, accueille désormais de nouveaux membres : l'Algérie, l'Éthiopie, l'Égypte, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l'Iran.

Cette expansion rappelle presque le Brexit, mais inversé : ici, ce n’est pas un pays qui quitte une union, mais plusieurs nations qui rejoignent un bloc alternatif, cherchant à échapper aux contraintes économiques occidentales et à se donner une nouvelle place sur la scène mondiale. L’élargissement du groupe des BRICS avec des pays africains et du Moyen-Orient marque un tournant géopolitique majeur.

Pour l’Algérie, l’Éthiopie et les autres nouveaux membres, cette alliance symbolise une alternative viable aux institutions financières internationales comme le FMI et la Banque mondiale. En rejoignant les BRICS, ces nations espèrent accéder à des financements et à des marchés sans les contraintes habituelles. « <em>C’est une manière pour ces pays de diversifier leurs partenariats et d’affirmer leur autonomie</em> », note un économiste spécialisé en politique africaine.

Bien qu'il ne soit pas encore membre des BRICS, le Mali observe cette évolution avec un intérêt particulier. Confronté à des défis sécuritaires et économiques, le pays cherche depuis plusieurs années à diversifier ses alliances internationales. Selon certaines sources, le Mali serait favorable à l'idée de rejoindre le bloc, bien qu’aucune candidature officielle n’ait encore été annoncée.

Pour le Mali, intégrer les BRICS pourrait signifier une libération progressive des conditionnalités économiques imposées par les institutions internationales comme l’UEMOA ou la Banque mondiale, qui demeurent majoritairement alignées sur les normes occidentales.

Cependant, cela impliquerait aussi des choix stratégiques lourds de conséquences, notamment en matière de politique monétaire et de stabilité régionale. Le Mali devra peser les avantages potentiels, comme un accès facilité aux financements des BRICS, contre les risques d’isolement vis-à-vis de ses partenaires traditionnels en Afrique de l’Ouest.

L'élargissement des BRICS pose un défi croissant aux institutions de Bretton Woods. Avec des membres comme l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, riches en ressources énergétiques, le Nouveau Développement des BRICS (NDB) pourrait offrir des alternatives de financement significatives. Pour des pays comme le Mali, l'Algérie ou l'Éthiopie, ce modèle de coopération représente une échappatoire aux pressions de la finance traditionnelle, mais aussi une source d'incertitude économique si les BRICS ne parviennent pas à stabiliser leur influence.

<strong>Avantages et incertitudes </strong>

Pour des pays comme l'Égypte, l'Iran, ou potentiellement le Mali, l'adhésion aux BRICS est une opportunité de s'affirmer économiquement et politiquement. Mais la stabilité de ce bloc reste une question ouverte. Sans les garanties des grandes institutions financières, les BRICS, bien qu’en expansion, doivent encore prouver leur capacité à gérer les défis économiques et diplomatiques mondiaux. « <em>La diversité des membres est un atout, mais aussi une source de tension potentielle, si leurs priorités économiques diffèrent</em> », avertit un analyste en relations internationales.

Face à l'élargissement des BRICS, le monde pourrait bien être témoin d'une redéfinition des alliances économiques mondiales, avec des pays comme le Mali qui scrutent l'initiative. Pour ces nations, rejoindre les BRICS signifie prendre part à un projet de développement alternatif, au prix de se détourner d’un système économique mondial établi. Reste à savoir si cette prise de risque, entre promesse de souveraineté et incertitude, marquera le début d’un véritable "BRICSite".

&nbsp;

<strong>Cheick B. CISSE   </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Consultation gratuite : le Colonel Assa Badiallo Touré en action pour la solidarité à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/consultation-gratuite-le-colonel-assa-badiallo-toure-en-action-pour-la-solidarite-a-bamako-3082671.html</link>
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<pubDate>Fri, 01 Nov 2024 07:46:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre des activités de la 29e édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l'exclusion, le médecin Colonel Assa Badiallo TOURE, accompagné de son homologue de la justice, des droits de l'homme, Garde des Sceaux, Mahamadou KASSOGUE, a procédé samedi 26 octobre 2024 sur l’esplanade du Stade du 26 mars de Bamako, au lancement des activités de dépistage de masse du paludisme, de l’hypertension artérielle, du diabète, des cancers du sein et du col de l’utérus.</strong>

La cérémonie a enregistré la présence effective de plusieurs personnalités notamment les autorités coutumières et communales de la commune 6, les Partenaires techniques et financiers représentés par l’OMS, les membres du cabinet, les directeurs des services centraux du département de la santé et du développement social.

Les temps forts de cette journée ont été marqués par l’intervention du Coordinateur des chefs de quartiers de la commune VI, Monsieur Seydou Sangaré, qui a souhaité la bienvenue à l’ensemble des participants. Il a profité de l’occasion pour saluer la bravoure du Colonel Assa Badiallo TOURE, pour son dévouement et sa disponibilité pour la cause des populations vulnérables.

Quant au représentant du maire de la commune 6, il a également remercié le premier responsable du Département en charge de la Santé et du Développement social, pour l’organisation de cette campagne de dépistage, qui s’inscrit dans la dynamique de la concrétisation des actions du Gouvernement de la Transition. Il a lancé un vibrant appel à l’endroit de la population à sortir massivement pour se faire dépister pour ces maladies.

En prenant la parole, le représentant de l’OMS, chef de file des Partenaires techniques et financiers, Dr Christian ITAMA, a félicité le Gouvernement pour l’instauration du mois de la solidarité et de l’exclusion qui, selon lui, contribue à la couverture sanitaire universelle à travers un accès équitable de la population aux soins de santé. Il a, à son tour, salué et remercié le Ministre pour tous les efforts consentis pour répondre aux attentes de la population en termes de santé. Il a réitéré l’engagement de l’OMS à accompagner et soutenir le ministère dans cette campagne de dépistage massif.

Les différents intervenants ont tenu à adresser leurs sincères remerciements au parrain de cette 29ème édition, le professeur Jean Bosco KONARE. Pour le Ministre ASSA BADIALLO, cette journée revêt une importance particulière pour son département, car elle témoigne d'une volonté commune en ce mois de la solidarité, d’agir concrètement en faveur des populations les plus vulnérables, notamment en matière de santé reproductive et de bien-être social.

La vision du Gouvernement de la Transition est de fournir un accès à des services de qualité, d’améliorer la santé des populations, de réduire la morbidité et la mortalité afin d’offrir un avenir meilleur à nos jeunes générations.

Ces actions sont le fruit d’un engagement collectif, de la solidarité des partenaires et des autorités. Elles sont également l’illustration concrète de la stratégie pour garantir à tous un accès équitable aux services essentiels, en particulier aux femmes et aux jeunes filles, qui sont généralement les plus vulnérables. Le ministre a remercié toutes les parties prenantes pour leur engagement et leur soutien dans l’organisation de cette activité.

La visite du Ministre de la Santé et du développement social, auprès des équipes médicales et la consultation du premier patient par elle-même, ont donné le ton officiel au lancement des activités de consultation de masse qui comportaient le dépistage du paludisme, du diabète de l’HTA ,de la pédiatrie, la médecine générale et le dépistage du cancer du col et du sein.

À noter qu’une forte mobilisation de tous les acteurs a été faite, dont plus de 100 agents sanitaires mobilisés pour le bon déroulement de l’activité. Au total 1398 patients ont été consultés dont 585 dans les box de diabétologie et de cardiologie, 150 dans les box de pédiatrie, 276 en médecine générale.

En ce qui concerne le dépistage des cancers du col de l’utérus et du sein, 177 patientes ont été consultées dont 2 cas positifs au cancer du col de l’utérus et 2 cas suspects pour celui du sein.

<strong>Réseau de communication du MSDS </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance en Afrique : tous les indicateurs au rouge</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/gouvernance-en-afrique-tous-les-indicateurs-au-rouge-3082674.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 Nov 2024 07:46:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le rapport 2024 de l'Indice Ibrahim de la Gouvernance en Afrique (IIAG) met en lumière une tendance inquiétante : la dégradation générale des indicateurs de gouvernance sur le continent. Si le Mali illustre de manière frappante cette régression, il n'est pas le seul pays à voir ses acquis s'effriter. D'autres nations comme le Burkina Faso, le Tchad et la Guinée sont également en proie à une détérioration accélérée de la gouvernance, conséquence directe des crises sécuritaires, économiques et politiques.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Tous les indicateurs de perception de la gouvernance en Afrique sont en déclin, à des degrés divers. Cette évolution est particulièrement notable dans le domaine de la perception des opportunités économiques, qui a chuté de 12,4%, le plus fort recul enregistré parmi les 96 indicateurs analysés. Ce déclin reflète une détérioration plus large qui touche plusieurs pays, certains étant même au bord du gouffre en raison de l’aggravation des crises internes.

Outre le Mali, le Burkina Faso et le Tchad sont particulièrement touchés par la recrudescence des conflits armés et des coups d’État, qui ont fragilisé leurs institutions et dégradé la gouvernance.

Au Burkina Faso, la montée en puissance des groupes terroristes a fait fuir des milliers de personnes, perturbé les services publics et miné la confiance des citoyens envers l’État. Le Tchad, quant à lui, traverse une période d'incertitude politique depuis la mort de son président Idriss Déby en 2021, aggravée par des tensions ethniques et un système politique verrouillé.

Ces crises ont des répercussions directes sur la vie quotidienne des citoyens. L’insécurité empêche le développement économique, bloque l'accès aux services essentiels et entrave les investissements étrangers, plongeant ainsi ces pays dans une spirale descendante. Dans le cas de la Guinée, la situation politique instable, notamment après les récents coups d'État, a également contribué à la baisse des indicateurs de perception des opportunités économiques et de participation citoyenne.

La Guinée et la République Centrafricaine sont des exemples frappants où l’instabilité politique chronique a eu des répercussions désastreuses sur la gouvernance. En Guinée, la transition militaire et les tensions ethniques ont entraîné un effondrement de la confiance citoyenne et une baisse de l'accès aux opportunités économiques. La République Centrafricaine, quant à elle, reste empêtrée dans des conflits armés internes qui sapent les efforts de gouvernance et de reconstruction.

<strong>L’aggravation de la crise sécuritaire</strong>

Le repli de la participation citoyenne, ajouté à une méfiance croissante envers les institutions démocratiques, accentue les difficultés de ces pays à stabiliser leur gouvernance. Mo Ibrahim, fondateur de la Fondation, souligne l’urgence de cette situation : « L’IIAG 2024 nous rappelle froidement la menace que l’aggravation de la crise sécuritaire et le rétrécissement de l’environnement participatif font peser sur les progrès du continent».

Bien que cette crise de la gouvernance soit observée à l’échelle mondiale, elle prend une ampleur particulièrement préoccupante en Afrique, où les progrès réalisés au cours des dernières décennies sont aujourd’hui en péril. Mo Ibrahim rappelle que cette dégradation n'est pas spécifique au continent : « L’escalade des conflits et la méfiance croissante à l’égard des institutions et des valeurs démocratiques ne sont pas le seul apanage de l’Afrique. Ils s’observent partout dans le monde. »

Cependant, l'Afrique subit des effets plus graves en raison de ses vulnérabilités structurelles, notamment la faiblesse des institutions, la dépendance économique vis-à-vis des matières premières, et l'insécurité. Les pays comme le Mali, le Burkina Faso, la Guinée et la République Centrafricaine se trouvent dans une position particulièrement difficile, où chaque nouvelle crise aggrave une situation déjà critique.

Malgré ces trajectoires préoccupantes, le rapport de l’IIAG insiste sur le fait que le continent ne doit pas être perçu comme une entité homogène. Certains pays continuent à montrer des signes de progrès, prouvant que des améliorations sont encore possibles. Le Maroc, la Côte d'Ivoire, l'Angola, les Seychelles et le Bénin font partie des nations qui ont enregistré des avancées notables, notamment dans les domaines des infrastructures et de la parité entre les genres.

Ces progrès illustrent la diversité des trajectoires de gouvernance en Afrique. Le leadership féminin, en particulier, a joué un rôle central dans ces améliorations. Des pays comme la Côte d'Ivoire et le Bénin, en intégrant plus largement les femmes dans les processus décisionnels, ont montré qu'un renforcement de la parité pouvait contribuer à stabiliser et renforcer la gouvernance.

Le rapport de l'IIAG 2024 nous rappelle que la situation en Afrique est complexe et nuancée. Si certains pays, tels que le Mali, le Burkina Faso, le Tchad et la Guinée, font face à une crise de gouvernance exacerbée, d'autres continuent à progresser, prouvant que des solutions existent. Cependant, pour que ces progrès soient partagés plus largement, une réponse collective est nécessaire.

&nbsp;

<strong>Cheick Bougounta CISSE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conseil de la FIFA : la Fémafoot soutient la candidature de Mamoutou Touré</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/conseil-de-la-fifa-la-femafoot-soutient-la-candidature-de-mamoutou-toure-3082672.html</link>
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<pubDate>Fri, 01 Nov 2024 07:41:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de l’élection au Conseil de la FIFA, le Comité exécutif de la Fémafoot a décidé, à la majorité absolue, de déposer et parrainer la candidature de Mamoutou Touré dit Bavieux pour une des sept places de la Confédération africaine de football au Conseil de la FIFA. Élu pour la première fois en 2021, le président de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), incarcéré depuis des mois pour une affaire extra-sportive, veut rempiler pour un second mandat à l’instance décisionnelle de la FIFA dont l’élection du Conseil aura lieu le 12 mars 2025. Les dossiers doivent être déposés quatre mois avant à la CAF, soit le 12 novembre. Bénéficiant du soutien des présidents de la FIFA et de la CAF, Bavieux, qui est déjà membre du bureau du Conseil de la FIFA, a une réelle chance de se faire élire s’il parvient à faire campagne.  Le Conseil de la FIFA, à titre de rappel, est composé de 37 membres : un président, élu par le congrès de la FIFA ; huit vice-présidents et 28 autres membres élus par les associations membres de la FIFA, chacun pour un mandat de quatre ans. Au moins une représentante doit être élue par confédération.]]> </content:encoded>
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<title>Bintou Sanankoua, une femme au cœur de l’Histoire :  « Quand on a des convictions, on ne les change contre rien !»</title>
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<pubDate>Fri, 01 Nov 2024 07:37:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Portrait (3/3) ·</em></strong><strong><em> Enseignante, militante marxiste et féministe, députée : Bintou Sanankoua a mené une vie de luttes dès les années 1960, à une époque où « la femme suivait son mari ». Pour l’historienne Madina Thiam, il est urgent de relire ses écrits, qui offrent un antidote contre les dénis d’histoire et esquissent une voie panafricaine et démocratique pour les sociétés ouest-africaines. Portrait en trois épisodes.</em></strong>

Dans une salle de séminaire à Bamako, en juillet 2024, une étudiante présente le fruit de ses recherches sur les débats autour de la réforme du code de la famille au Mali : <em>« Je me suis appuyée sur les travaux de Bintou Sanankoua »</em>, explique-t-elle. Si l’on devait interroger la nouvelle génération d’étudiants maliens, beaucoup associeraient sans doute le nom de l’historienne à ses travaux et à son engagement liés au genre et à la cause des femmes.

Dans son article « Femmes du Mali » (<em>Esprit</em>, 2005), elle aborde sous l’angle de la recherche un phénomène qui a marqué sa trajectoire personnelle : la marginalisation des femmes maliennes et l’oubli de leur histoire et de leurs combats.

La colonisation rompt l’équilibre de la société et marginalise la femme. Elle est la grande oubliée de la scolarisation (la véritable scolarisation des filles commence seulement en 1948) et de l’économie de rente, ce qui la tient en dehors de tout ce qui, dans la société coloniale et post-coloniale, permet d’accéder à la considération, au pouvoir et au savoir.

L’indépendance acquise en 1960 ne change structurellement ni sa situation ni son statut malgré le rôle important qu’elle a joué dans l’avènement de la souveraineté nationale et le discours officiel des responsables politiques en faveur de l’émancipation de la femme, <em>écrit-elle</em>.

Dès l’enfance, Bintou Sanankoua comprend qu’elle devra évoluer dans un environnement masculin. Lorsque la famille Sanankoua déménage de Kayes à Mopti, elle est la seule fille dans une classe de garçons. Puis, à la fin du collège, la plupart de ses camarades filles se marient et ne poursuivent pas leurs études. Résultat : au lycée, elles sont deux filles en seconde, dans une classe de trente. Et durant ses années bamakoises passées à la rue 14, le fait qu’elle soit <em>« la seule fille de la maison à faire des études universitaires »</em> a sans doute nourri l’affection que lui portait Amadou Hampâté Bâ.

<strong>Les pantalons contre les pagnes</strong>

Les combats politiques au Mali sont souvent perçus comme l’apanage d’une poignée d’hommes politiques et d’intellectuels ; pourtant, sur le terrain, une autre réalité prévaut. À son retour de Paris, en 1982, l’École normale supérieure (ENSup), que Bintou Sanankoua intègre, est un foyer de lutte.

<a href="https://maitron.fr/spip.php?article160548">Madina Tall</a>, historienne et militante syndicale et politique de longue date, figure de proue du mouvement démocratique, y a enseigné à partir de 1969. Mais elle est contrainte à l’exil en 1978 avec son mari, l’écrivain et mathématicien <a href="https://maitron.fr/spip.php?article160384">Ibrahima Ly</a>, tout juste libéré après quatre années passées dans les prisons du régime et au bagne de Taoudeni (situé dans l’extrême nord du Mali).

Dans les années 1980, dans un contexte tendu de lutte contre le parti unique marqué par de nombreuses grèves du corps professoral, Bintou Sanankoua est élue cheffe du département d’histoire-géographie par ses pairs. Fortement engagée dans la révolution de 1991, qui voit de nombreux manifestants torturés et tués et qui met fin au régime de Moussa Traoré, Bintou Sanankoua insiste : la lutte contre la dictature fut aussi une lutte des femmes. Ces femmes n’étaient pas toutes issues de milieux favorisés ou de la classe des cadres ; au contraire, nombre d’entre elles, issues des classes populaires, n’ont pas fait d’études :

En 1977-1978, lors des premières crises scolaires graves, elles s’étaient rangées du côté des élèves. Abdoul Karim Kamara, le leader du mouvement estudiantin arrêté et violenté, meurt. Les femmes prennent fait et cause pour les élèves, leur donnent à boire sur tout leur parcours et sur leur lieu de sit-in. Elles rabrouent les policiers qui violentent les élèves, fustigent le silence coupable des hommes et leur proposent d’échanger les pantalons contre leurs pagnes.

Après 1991, elle est nommée directrice régionale de l’éducation dans le district de Bamako, puis directrice nationale de l’enseignement secondaire général, technique et professionnel. Au sein de ces administrations, elle imprime des réformes visant à créer une filière d’excellence et faire de l’école malienne un meilleur ascenseur social.

<em>« Mais la chose que j’ai faite dont je suis très contente, c’est améliorer la condition des femmes »</em>, affirme-t-elle. Dotée d’une connaissance fine des problèmes et des abus auxquels se heurtent étudiantes et enseignantes, elle s’attaque notamment aux contraintes administratives et sociétales qui empêchent de nombreuses femmes de poursuivre leurs études et leur carrière une fois mariées.

<strong>Les « couleuvres » du jeu politique</strong>

Après trois années, un bouleversement personnel survient : le décès de sa mère. Désirant accompagner son père dans cette épreuve, et en désaccord avec des remaniements en cours à la tête de l’administration scolaire, elle démissionne, quitte Bamako, et retourne s’installer à Mopti. En 1994, elle est nommée coordinatrice régionale, pour Mopti, du Commissariat à la promotion des femmes.

Ce nouveau poste lui permet d’entretenir des liens étroits avec les organisations féminines de tous les secteurs de la société et de l’économie mopticienne, dans un environnement très différent de celui de la capitale. Elle organise notamment la première célébration du 8 mars, la Journée internationale des droits des femmes, une première à Mopti. L’affluence est énorme : <em>« La mairie a failli exploser »</em>, se souvient-elle.

Elle soutient également le milieu associatif féminin, en facilitant l’accès des associations aux subventions et aux financements publics et privés. Alors que les élections législatives de 1997 se profilent, l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adema), le parti au pouvoir, que le Parti malien du travail (PMT) a rejoint dans une coalition, s’intéresse à son profil. Fille du terroir, bien connue grâce à son père et implantée localement de par ses activités professionnelles, elle pourrait conquérir ce qui est jusqu’ici un fief de l’opposition.

Initialement peu encline à quitter Mopti pour les bancs de l’Assemblée nationale, Bintou Sanankoua décide finalement de s’engager. La stratégie de campagne de l’Adema consiste largement à souligner son statut d’<em>« enfant du pays »</em>. C’est utile, mais ce n’est pas suffisant, d’autant que le Rassemblement pour la démocratie et le travail (RDT), parti majoritaire à Mopti, est dirigé par Ali Niangado, lui aussi originaire de la région. Finalement, un autre facteur s’avérera décisif : la mobilisation politique des femmes. Les associations et ONG féminines de Mopti joueront un rôle déterminant dans sa campagne, et la porteront à la victoire. En 1997, Bintou Sanankoua est élue députée de Mopti.

La société civile féminine, à travers ses milliers d’associations qui ont explosé au lendemain de la révolution de mars 1991, doit imposer un seuil critique de femmes au gouvernement et au Parlement pour que leur participation à la vie politique ne soit plus un slogan creux, mais une condition nécessaire pour influer les décisions qui engagent l’avenir du pays, <em>écrit-elle</em>.

Le milieu parlementaire, qu’elle découvre, est en antithèse avec sa liberté de ton et d’opinion ; l’apprentissage est rude. Un jour, elle décide d’interpeller le ministre de l’Éducation au sujet de réformes qu’il a mises en œuvre à l’École centrale pour l’industrie, le commerce et l’administration (Ecica). Elle est vite recadrée : en tant que députée de la majorité, elle doit soutenir le gouvernement.

<em>« J’ai avalé des couleuvres »</em>, sourit-elle au sujet de sa brève expérience parlementaire. Plus tard, elle analysera, dans un article intitulé « Femmes et Parlement au Mali », cette législature composée de 129 hommes et seulement 18 femmes. <em>« Une fois à l’Assemblée</em>, note-t-elle, <em>les femmes ne réussissent pas à s’imposer pour accéder en nombre significatif aux postes de responsabilité. Le combat avec les hommes est âpre car ces postes comportent pouvoir, prestige et avantages matériels. »</em> À l’issue de son mandat, elle décide de ne pas le renouveler. Après l’élection de 2002 qui suivra, seules 14 femmes siègeront dans la nouvelle Assemblée.

<strong>« Mon engagement, c’est la recherche »</strong>

<em>« Je ne le regrette pas</em>, assure Bintou Sanankoua en évoquant sa brève expérience politique, <em>car cela m’a bien fait comprendre que mon engagement c’est la recherche, pas autre chose. »</em> Après l’Assemblée nationale, elle intègre l’Institut des sciences humaines de Bamako, le centre qu’avait fondé Amadou Hampâté Bâ près d’un demi-siècle plus tôt.

Dans les années 2000, en plus de ses articles sur les femmes maliennes, elle coordonne notamment un ouvrage collectif, <em>Les États-nations face à l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest. Le cas du Mali</em> (Karthala, 2007). Aujourd’hui, à plus de 80 ans, elle participe à des jurys de thèse, donne des conférences et a toujours des projets d’écriture en chantier.

Quel regard porter sur la trajectoire de Bintou Sanankoua ? Depuis les années 1960, son parcours conjugue trois engagements : lutte militante, travail intellectuel et appui au secteur de l’éducation et aux femmes. Ces engagements se fondent sur le socle d’une conviction, celle que bâtir une société plus juste est possible.

Et les convictions, elle le martèle, <em>« on ne les change contre rien ! »</em> Dans le Mali contemporain, il est urgent de relire Bintou Sanankoua, dont les travaux offrent un antidote contre l’amnésie et les dénis d’histoire. Ses recherches sur la Dina nous rappellent les diverses formes de gouvernance et d’expérimentations politiques qui ont façonné le Sahel. Ses écrits sur les femmes, son long engagement militant au sein de la gauche malienne et les combats qu’elle a menés contre le régime militaire et le parti unique nous poussent à appréhender la démocratie comme un héritage local, ancré dans les luttes anticoloniales et féminines.

La longue tradition de lutte des femmes maliennes contre la brutalité et les abus du système colonial dans un premier temps, contre le système lui-même ensuite, un système déshumanisant qui dénie toute dignité aux peuples colonisés, la lutte des femmes pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail par la suite, peut être considérée comme une lutte pour la démocratie, <em>soutient-elle</em>.

Contre la corruption des élites administratives et politiques et les politiques néolibérales ayant décimé les secteurs de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche au Mali, et contre les régimes autoritaires, l’arbitraire et la privation des libertés, les écrits de l’historienne esquissent une autre voie pour la gouvernance des sociétés d’Afrique de l’Ouest : populaire, panafricaine et démocratique.

<em>« S’ils veulent être crédibles aux yeux de leurs peuples et de leurs partenaires, et s’ils veulent que l’intégration sous-régionale soit réalisée, les États-nations, issus du système colonial, n’ont pas d’autre alternative que de renforcer la démocratie en la rendant accessible à leur peuple »</em>, affirmait-elle en 2007.

<a href="http://www.afriquexxi.info"><strong>www.afriquexxi.info</strong></a>

Madina Thiam est historienne, spécialiste de l’Afrique de l’ouest et du Sahel aux XIX<sup>e</sup> et XX<sup>e</sup> siècles. Elle est professeure adjointe à l’université de New York.]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre le cancer : MSF fait une donation d’intrants de dépistage au Ministère de la Santé et du Développement social</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/lutte-contre-le-cancer-msf-fait-une-donation-dintrants-de-depistage-au-ministere-de-la-sante-et-du-developpement-social-2-3082668.html</link>
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<pubDate>Fri, 01 Nov 2024 07:34:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la campagne d’Octobre Rose édition 2024, Médecins Sans Frontières a procédé à la donation d’intrants dédiés aux dépistages de cancer à l’Office National de la Santé de la Reproduction, ce mardi 24 septembre 2024. Cette donation vise à renforcer les efforts du Ministère de la Santé et du développement social dans la lutte contre le cancer du sein et du col de l’utérus en facilitant l’accès au dépistage gratuit afin de réduire le nombre de décès liés à cette maladie.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Depuis 2018, MSF intervient au service d’hémato-oncologie du CHU de l’hôpital Point G à Bamako pour appuyer les autorités dans la prise en charge gratuite des cancers du sein et du col de l’utérus.

Le package de soins offerts par MSF comprend les soins spécifiques tels que la chimiothérapie, la chirurgie et radiothérapie, les soins palliatifs avec des visites à domicile des patients, l’accompagnement social pour les plus vulnérables, les soins psychologiques ainsi que les activités de dépistage précoce.

Depuis début 2024, les équipes de MSF et celle du Ministère de la Santé et du Développement social ont entamé un processus de réajustement autour des soins offerts par MSF. Ainsi, depuis mars 2024, les équipes de MSF ont arrêté les activités liées au dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus dans toutes les structures où l’organisation menait cette activité.

<em>« Après six ans de collaboration avec le ministère de la Santé, nous avons mis en place un comité de pilotage conjoint afin de redéfinir et réajuster la prise en charge fournie par MSF. MSF va désormais orienter son appui exclusivement sur la prise en charge médicale directe chez les patientes dépistées positives. Ceci dit, les femmes vont continuent à bénéficier de la prise en charge gratuite de MSF après qu’elles eurent apporté les résultats des tests effectués, analysés et approuvés en réunion médicale des oncologues au service d’hémato-oncologie du CHU de l’hôpital Point G »</em>, déclare <strong>GAMBA Félicité  Chantal, Coordinatrice médicale de MSF au Mali</strong>.

Une fois les cas prouvés en réunion médicale, ajoute-elle, MSF admet les nouvelles inclusions dans sa cohorte et accompagne les malades tout au long de leur processus de traitement jusqu’à la rémission en prenant en charge les frais liés à la chimio, la radiothérapie et à la chirurgie.<em> « Nos activités de soins palliatifs avec des consultations à domiciles des patients ainsi que l’accompagnement social et psychologique vont demeurer », rassure <strong>Dr Chantal</strong>.  </em>

Le dépistage précoce du cancer du sein et du col n’est plus un volet intégrant des activités de MSF. Cependant, nous continuerons à appuyer les efforts du Ministère dans la formation du personnel et la fourniture d’intrants ponctuelle et encourageons les femmes au dépistage précoce surtout pendant cette campagne d’octobre rose.

De 2020 à mars 2024, <strong>298 672 femmes</strong> ont bénéficié d’un dépistage gratuit (sein et utérus) dont <strong>2654</strong> de femmes positives et incluses dans la prise en charge offerte par MSF, <strong>7 692</strong> de chimiothérapie réalisée, <strong>11 844</strong> consultations médicales, <strong>15214</strong> pansements réalisés et 2<strong> 270</strong> visites à domicile pour les soins palliatifs (soutien psycho-social, pansement à domicile, consultation médicale).

Au CHU de l’hôpital Point G, Médecins Sans Frontières a construit des zones de déchets des produits toxiques et s’est aussi engagée dans la réhabilitation et l’équipement du laboratoire d’analyse (Anapath) pour aider le personnel du Ministère à réaliser des examens de qualité et dans des délais plus courts.

Nous sommes ouverts à la coordination avec les autorités pour garantir que les populations continuent à recevoir des soins médicaux de qualité et que le service de dépistage ainsi que la prise en charge puissent bien fonctionner.

<strong>CCOM/MSF</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dette publique : trois questions à Modibo Mao Makalou</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/dette-publique-trois-questions-a-modibo-mao-makalou-3082073.html</link>
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<pubDate>Sat, 26 Oct 2024 08:05:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Se situant à 56,9% du PIB à la fin 2023, la dette publique malienne augmente d’année en année. Pour l’économiste Modibo Mao Makalou, la hausse sur le court terme de la dette publique malienne résulterait d’une hausse du service de la dette suite au resserrement de la politique monétaire pour lutter contre l’inflation mais aussi d’une accumulation importante d’arriérés intérieurs envers les fournisseurs pour faire face au remboursement de la dette publique.</em></strong>

<strong> </strong><strong>Le Wagadu : <em>Quel est l’état de la dette publique au Mali et ses répercussions sur l’économie nationale</em></strong><em> <strong>?</strong></em>

<strong>Modibo Mao Makalou</strong> : La dette extérieure du Mali demeure modérée selon le Fonds monétaire international (FMI), avec une certaine marge pour absorber les chocs. La dette publique (extérieure et intérieure) se situe à 56,9% du PIB à la fin 2023, contre 53,1% en 2022.

Quant à la dette intérieure, elle est essentiellement composée de titres publics (85,7%). La dette publique était estimée à 51,6% du PIB en 2024 et devrait baisser à 50,6 % du PIB en 2025. La hausse sur le court terme de la dette publique malien résulterait d’une hausse du service de la dette suite au resserrement de la politique monétaire pour lutter contre l’inflation mais aussi d’une accumulation importante d’arriérés intérieurs envers les fournisseurs pour faire face au remboursement de la dette publique.

<strong>Le Wagadu :<em> la dette publique a-t-elle un impact sur la morosité de l’économie que nous connaissons actuellement ?</em></strong>

<strong>Modibo Mao Makalou</strong> : Présentement, le pouvoir d’achat est en train de s’effriter et c’est partout à travers le monde dans les pays les plus riches tout comme dans les pays aux revenus les plus faibles.

Les prix de l’alimentation ont beaucoup augmenté, de même que ceux de l’énergie suite à la hausse du prix du baril de pétrole et de l’appréciation du dollar face à l’euro et au FCFA.

L’Etat devra nécessairement continuer les subventions des produits de première nécessité de même que des transferts d’argent ciblés envers les couches de population les plus vulnérables, et cela engendrera une hausse des dépenses publiques et de la dette publique.

Il va falloir trouver des solutions pour améliorer le pouvoir d’achat, c’est-à-dire en subventionnant davantage et en diminuant certains prix des produits de première nécessité tout en surveillant étroitement que les subventions sont réellement bénéfiques aux populations.

Les hausses de prix impactent de façon disproportionnée les ménages les plus pauvres, qui doivent dépenser une plus grande part de leurs revenus sur l’alimentation, par rapport aux ménages plus aisés.

<strong>Le Wagadu :<em> Et que faut-il faire pour relancer l’économie nationale ?</em></strong>

<strong>Modibo Mao Makalou</strong> : Pour relancer son économie, le Mali devrait essentiellement utiliser la politique budgétaire ou fiscale qui constitue le meilleur instrument de politique économique conjoncturelle plutôt que la politique monétaire.

Il s’agira essentiellement, à travers les dépenses publiques, de cibler les secteurs clés et les services de base essentiels, comme l’agriculture, l’éducation, la santé, la protection sociale, l’eau potable, l’industrie, les logements, le développement urbain et l’assainissement, de même que des infrastructures de base de qualité qui ont une forte incidence sur la réduction des inégalités, surtout parmi les couches les plus vulnérables, notamment le secteur informel, les femmes, les filles et les jeunes.

Mais aussi d’augmenter, de diversifier et de transformer la production nationale, stimuler la production d’aliments et d’engrais, améliorer les systèmes alimentaires, soutenir les ménages les plus vulnérables et les producteurs vulnérables pour renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

<strong>Propos recueillis par Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>MSF assiste les victimes des inondations au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/msf-assiste-les-victimes-des-inondations-au-mali-3082067.html</link>
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<pubDate>Sat, 26 Oct 2024 07:59:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Face aux dégâts causés par les récentes pluies diluviennes qui se sont abattues dans la région, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) au Mali ont porté secours aux victimes des inondations à Ténenkou, Douentza et Bankass, notamment en distribuant des articles de première nécessité (couvertures, assiettes, nattes, etc.) aux sinistrés. </em></strong>

<strong>Inondation dans la ville de Ténenkou</strong>

Le Mali a enregistré de très fortes pluies cette année provoquant des inondations dans plusieurs régions du pays y compris à Bamako. Selon les autorités maliennes, 47 000 personnes étaient sinistrées au mois d’août, une centaine blessées et 30 décédées suite à ces pluies diluviennes.

Face à ces dégâts et à l’ampleur de la situation, le 23 août, le gouvernement a déclaré l’état de catastrophe nationale et lancé un appel à la mobilisation internationale.

Pour répondre à cette situation d’urgence, « MSF a mobilisé ses équipes médicales et logistiques et procédé à des évaluations sur des sites touchés par les inondations. Des familles ont perdu tous leurs biens emportés par les eaux, ont vu leurs maisons inondées ou effondrées, certaines  ont été relogées dans des écoles et d’autres vivent en plein air et dorment à même le sol », déplore Paul Solomon OKECH, coordinateur de MSF à Douentza au centre du Mali. Des sites qui accueillaient des personnes déplacées ayant fui les violences ont également été inondés comme à Ténenkou détériorant davantage leurs conditions de vie déjà précaires.

En appui aux autorités, les équipes de MSF ont porté secours à ces victimes en donnant des articles de ménage de première nécessité à 796 familles sinistrées dont 150 dans la ville de Ténenkou, 110 dans les villages de Tinto et Golo dans la commune de Bankass et 328 dans le village de Dalla à Douentza.

Les inondations exacerbent les risques d’épidémies, de maladies hydriques et de paludisme. MSF renforce également la prise en charge médicale de ces pathologies à Ténenkou, Douentza et Ansongo et les mesures de prévention dans les unités d’accueil des malades et au niveau communautaire par la sensibilisation.

<strong> Distribution de kits aux sinistrés de Bankass</strong>

À Ténenkou, les hautes digues n’ont pu éviter que la ville soit complètement inondée cette année, une première depuis 1966. Les fosses septiques sont remplies d’eau de pluie remplissant ainsi les puits et compliquant l’accès à l’eau propre pour la consommation quotidienne.

« Nous avons facilité l’accès à l’eau potable à Ténenkou pour éviter le développement de certaines maladies hydriques et renforcé notre système de surveillance épidémiologique. Nous avons commencé à appuyer de manière temporaire le centre de santé central de Ténenkou et  le centre de santé de Dalla à Douentza afin de prendre en charge toutes les victimes pendant cette période cruciale et nous faisons des cliniques mobiles sur les sites où se sont rassemblés les sinistrés. Déjà, plus de 100 personnes ont été consultées sur les sites à Ténenkou », rassure Gamba Felicite  Chantal, Coordinatrice médicale de MSF au Mali.

MSF a entrepris des actions de plaidoyer sur ses projets auprès des autres acteurs humanitaires afin d’apporter une assistance plus holistique aux victimes en termes de vivres alimentaires, d’abris et de protection. Cette situation augmente la vulnérabilité de ces populations déjà victimes des conséquences de la crise sécuritaire qui dure depuis plus de 10 ans.

Selon les prévisions des autorités, de fortes pluies sont encore annoncées dans le pays et pourraient provoquer de nouvelles inondations. C’est ainsi que les autorités ont placé en vigilance rouge le 26 septembre plusieurs localités du pays dont certains quartiers de Bamako où les seuils d’alertes ont été dépassés. Les équipes de MSF se tiennent prêtes à intervenir.

Médecins Sans Frontières est une organisation médicale d’urgence qui vient au secours des populations victimes de catastrophes et de conflits armés affectant leur accès aux soins de santé.

Au Mali, MSF travaille depuis 1985  en collaboration avec les autorités sanitaires dans les régions de Gao (Ansongo), Tombouctou (Niafounké-Goundam), Kidal, Mopti (Ténenkou, Douentza, Koro), Ségou (Niono), Koutiala et Bamako.

<strong>CCOM/MSF</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de suivi des recommandations :  Le CHU du Point G a mis en œuvre seulement 17,65% des recommandations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-le-chu-du-point-g-a-mis-en-oeuvre-seulement-1765-des-recommandations-du-bvg-2-3082070.html</link>
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<pubDate>Sat, 26 Oct 2024 07:59:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations formulées par la vérification financière de la gestion du Centre hospitalier universitaire (CHU) Point G effectuée en 2021. </em></strong>

Elle a pour objectif de s’assurer de la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la vérification initiale et de la correction des faiblesses constatées. La présente mission de suivi de mise en œuvre des recommandations s’étend du 1<sup>er</sup> janvier 2022 au 30 juin 2024.

Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 17,65%, le niveau de mise en œuvre n’est pas satisfaisant. Sur les 19 recommandations, trois (3) sont entièrement mises en œuvre, deux (2) partiellement mises en œuvre, 12 non mises en œuvre et deux (2) non applicables.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre  </strong>

Il ressort de la vérification que <a name="_TOC_250010"></a>le Directeur général du CHU du Point G respecte l’imputation budgétaire dans les opérations d’exécution des dépenses. Le Directeur général du CHU du Point G intègre la Direction générale des Marchés publics et des délégations de service public dans les décisions portant création de commissions de réception. Enfin, le chef du service administratif et financier du CHU du Point G ne respecte pas l’imputation budgétaire dans les opérations d’exécution des dépenses.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre </strong>

<a name="_TOC_250007"></a>

Le Comptable-matières du CHU du Point G a entamé la codification et l’immatriculation des matériels conformément à la réglementation en vigueur. <a name="_TOC_250017"></a>Il a aussi entamé la tenue des documents de la Comptabilité-matières.

<strong>Recommandations non mises en œuvre </strong>

<strong> </strong>

Le Conseil d’administration du CHU du Point G ne tient pas des sessions ordinaires réglementaires. Le CHU du Point G ne dispose pas d’un projet d’établissement. Il utilise un manuel de procédures administratives, financières et comptables non validé. La Direction générale du CHU du Point G n’élabore pas le budget de la pharmacie hospitalière. Elle ne respecte pas la procédure de la Demande de cotation.

La Commission d’ouverture des plis et d’évaluation des offres du CHU du Point G ne respecte pas les procédures de passation de marchés par Demande de renseignement et de prix à compétition restreinte. Le chef du Service des ressources humaines n’a pas mis à jour des dossiers du personnel.

L’Agent Comptable du CHU du Point G ne tient pas des documents de la comptabilité générale. Les Guichetiers du CHU du Point G n’ont pas justifié l’écart entre le « Hospital Management System » ou Système hospitalier de management (HMS) et les quittances.

Le Régisseur des recettes du CHU du Point G n’a pas justifié l’écart entre le HMS et les quittances. L’Agent Comptable du CHU du Point G ne fait pas un suivi régulier des recettes. Le Régisseur des recettes ne respecte pas le seuil des disponibilités d’encaisse.

<strong>Recommandation non applicable</strong>

<strong> </strong><a name="_TOC_250006"></a>Une recommandation est classée non applicable lorsque les raisons qui lui ont donné lieu n’existent plus ou parce que la question a été remplacée par un nouveau processus ou programme. Pour ces raisons, les recommandations suivantes sont sans objet : la commission de réception du CHU du Point G ne s’assure pas de l’effectivité de la fourniture des repas aux malades indigents avant la signature des procès-verbaux de réception et la Direction générale du CHU du Point G a admis des patients sans billet d’hospitalisation.

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Colonel Abdoulaye Maïga à la tribune des Nations Unies : un rendez&#45;vous manqué</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-colonel-abdoulaye-maiga-a-la-tribune-des-nations-unies-un-rendez-vous-manque-3079545.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 04 Oct 2024 23:25:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le discours du colonel Abdoulaye Maïga, ministre d’État, porte-parole du gouvernement et ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation du Mali, à la 79e session ordinaire de l'Assemblée générale de l'ONU, aurait pu être une opportunité de traiter des problèmes urgents auxquels le pays est confronté. Alors que le Mali, comme de nombreux autres pays du Sahel, fait face à des défis climatiques majeurs, à des catastrophes naturelles et à une situation économique de plus en plus critique, le ministre a choisi une voie qui semble s'éloigner des préoccupations immédiates de la population.</em></strong>

Dans son allocution, le colonel Maïga aurait pu lancer un appel à la mobilisation de trois milliards de FCFA nécessaires pour répondre aux urgences liées à l'hivernage, notamment les inondations récurrentes qui frappent le Mali. Cependant, cette question importante n'a occupé qu'une place marginale dans le discours, qui s’est largement concentré sur des questions de géopolitique régionale, notamment les relations tendues avec la France et d’autres partenaires internationaux.

L'Organisation des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a récemment communiqué des chiffres alarmants sur les dégâts causés par les inondations dans le pays. Des milliers de familles déplacées, des centaines de décès et des infrastructures détruites. Pourtant, cette crise aurait dû occuper une place centrale dans le discours du ministre.

Le Mali fait face aux conséquences dramatiques du dérèglement climatique, qui aggravent des situations déjà difficiles telles que l'appauvrissement des sols agricoles, la multiplication des périodes de sécheresse suivies d’inondations soudaines et dévastatrices. Ces réalités nécessitent une réponse concertée et urgente, à la fois au niveau national et international.

L’appel du gouvernement pour la mobilisation des fonds est certes une bonne initiative, mais il manque cruellement d’un plaidoyer fort pour attirer l’attention internationale et obtenir une assistance plus significative. L’occasion était belle pour le gouvernement malien de mobiliser non seulement les citoyens maliens, mais aussi la communauté internationale, face à des catastrophes qui risquent d’aggraver encore plus la situation humanitaire et socio-économique du pays.

Selon les derniers chiffres communiqués par OCHA, les inondations au Mali ont touché plus de 120 000 personnes, avec plus de 5000 foyers complètement détruits. Les infrastructures déjà précaires, notamment les routes, ont subi de lourds dégâts, isolant certaines zones rurales pendant des semaines. Ces crises climatiques révèlent une vulnérabilité profonde des pays du Sahel, dont le Mali est l’un des plus touchés.

Le changement climatique a multiplié les épisodes extrêmes alliant alternance de périodes de sécheresse dévastatrice et d'inondations soudaines. Les populations rurales, qui dépendent principalement de l’agriculture de subsistance, en sont les principales victimes.

Cette situation alimente à son tour une insécurité alimentaire, tandis que la pauvreté s’étend et que la résilience des communautés locales diminue. Au lieu de faire de ces crises une priorité nationale et internationale, le gouvernement semble se concentrer sur des enjeux diplomatiques, comme en témoigne sa tentative infructueuse de convoquer la France devant le Conseil de sécurité de l’ONU pour prouver l’implication de celle-ci dans le terrorisme au Sahel. Une démarche qui, jusqu’à présent, a montré peu de résultats concrets.

<strong>Un discours éloigné des réalités</strong>

Le discours du colonel Maïga semble se focaliser davantage sur des attaques diplomatiques envers des pays étrangers plutôt que sur les véritables problèmes qui affectent quotidiennement les maliens. À l’heure où le pays est frappé par une crise économique grave, où le coût des denrées de première nécessité explose, où les délestages électriques s’intensifient et où la menace d’une famine généralisée plane, le choix de concentrer l’attention sur des enjeux internationaux pourrait apparaître contre-productif. Encore pire, cette approche pourrait éloigner de précieux alliés régionaux.

Le Mali, en dénonçant la supposée implication de l’Algérie dans certaines crises internes, se trouve dans une position délicate vis-à-vis du Niger, qui cherche à renforcer ses liens avec Alger pour sécuriser ses propres intérêts nationaux. Le pays, déjà affaibli par des années de conflits, de terrorisme et d’insurrections, se trouve aujourd’hui à un point critique.

Les entreprises ferment les unes après les autres, le chômage augmente et les jeunes, sans perspectives d'avenir, sont de plus en plus tentés par l'exil ou, encore pire, par des groupes armés. Les infrastructures énergétiques sont défaillantes, aggravant les conditions de vie des populations urbaines et rurales.

Sur le plan politique, la transition, censée ramener la stabilité, semble piétiner. La réconciliation nationale paraît de plus en plus éloignée avec l’incarcération de plusieurs figures politiques. Un an après l’annonce du report de la fin de la transition, l’horizon politique du Mali reste trouble.

Le discours du colonel Abdoulaye Maïga aurait pu être un moment de rassemblement national autour des questions vitales pour l’avenir du Mali. Les enjeux climatiques, économiques et sociaux nécessitent des réponses urgentes et coordonnées.

Cependant, en s’engageant dans une rhétorique de confrontation diplomatique, le gouvernement semble avoir perdu l’opportunité de mobiliser la communauté internationale et de recentrer l’attention sur les problèmes réels des Maliens. Il est temps que les autorités fassent face aux défis pressants qui menacent de plonger le pays dans une crise encore plus profonde.

<strong>Cheick B. CISSE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Confédération de l&amp;apos;AES : une souveraineté menacée par l&amp;apos;isolement et la dépendance étrangère ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/confederation-de-laes-une-souverainete-menacee-par-lisolement-et-la-dependance-etrangere-3079544.html</link>
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<pubDate>Fri, 04 Oct 2024 22:57:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 16 septembre 2023, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, unis par des contextes similaires d’instabilité politique et de crises sécuritaires, ont formé l'Alliance des États du Sahel (AES). Un an plus tard, cette organisation célèbre plusieurs succès militaires, mais est également marquée par la création officielle d’une confédération le 6 juillet 2024, un développement qui suscite de nouvelles inquiétudes tant internes qu’externes.</em></strong>

Depuis sa création, l'Alliance des États du Sahel (AES) a remporté plusieurs victoires tactiques grâce à la mutualisation des moyens militaires et à la coopération renforcée entre les États membres.

Jean-Hervé Jezequel, chercheur spécialisé sur le Sahel, explique que bien que ces victoires aient permis de ralentir la progression des groupes armés, elles n’ont pas réussi à endiguer totalement la menace jihadiste. Il insiste sur le fait que l’AES doit encore développer une doctrine militaire commune pour améliorer l’efficacité de ses opérations, une carence qui limite actuellement la coordination entre les forces des différents pays membres.

De plus, la fragilité du financement de l’AES, un problème hérité d’initiatives similaires comme le G5 Sahel, entrave la pleine mise en œuvre de ses projets sécuritaires et économiques.

Le 6 juillet 2024, l'AES a franchi une étape importante avec la création de la Confédération de l'Alliance des États du Sahel, lors d'un sommet à Niamey. Selon Maceo Ouitona, cette décision, motivée par le désir des États membres de s'émanciper des pressions extérieures, représente un acte fort de souveraineté. En effet, les chefs d’État du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont signé un traité visant à renforcer leur intégration politique et économique.

Toutefois, cette initiative soulève plusieurs préoccupations. L'une des plus importantes est l'isolement diplomatique important que pourrait engendrer cette confédération, notamment après le retrait de l'AES de la CEDEAO.

Selon Rinaldo Depagne, de l'International Crisis Group, l’isolement international et les sanctions économiques qui en résultent ont déjà affaibli les relations économiques des pays membres.

Si la Confédération renforce l’unité entre ses États, elle pourrait également les couper davantage de la scène internationale, compliquant les négociations avec des partenaires économiques cruciaux, notamment l’Union européenne et les institutions financières mondiales.

En parallèle, le rapprochement de l'AES avec la Russie soulève de sérieuses questions sur la souveraineté réelle de ces États. Ce partenariat, bien qu’il ait renforcé les capacités militaires des membres de l’AES, pose des inquiétudes concernant la dépendance de l’alliance à l’égard d’un acteur étranger, un phénomène qui pourrait, à terme, menacer l’autonomie politique et militaire des pays concernés.

Paul Oumarou Koalaga avertit que cette dépendance pourrait nuire à la légitimité de la Confédération et créer des tensions internes entre les États membres, notamment si leurs visions divergent quant à la gestion de cette alliance. Selon ce chercheur, il est également important de noter que l'opacité des accords passés avec des acteurs étrangers rend difficile une évaluation précise des impacts à long terme de cette coopération.

La création de la Confédération de l’AES constitue une étape ambitieuse, visant à solidifier la coopération entre les trois États membres. Cependant, comme le soulignent Jean-Hervé Jezequel, Paul Oumarou Koalaga et Rinaldo Depagne, cette confédération doit encore faire face à des défis importants, tant sur le plan de la lutte contre le terrorisme que sur celui de la souveraineté économique et politique.

Le véritable test de la Confédération résidera dans sa capacité à surmonter les défis internes liés aux rivalités et à l’absence d’une vision commune, tout en gérant les pressions extérieures provenant d’acteurs internationaux. Si elle parvient à naviguer dans ces eaux troubles, la Confédération de l'AES pourrait devenir un modèle de coopération régionale, mais l’échec à relever ces défis pourrait la fragiliser à long terme.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Village SOS enfants de Sanankoroba : le PMU&#45;Mali offre un don d&amp;apos;une valeur de près de quatre millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/village-sos-enfants-de-sanankoroba-le-pmu-mali-offre-un-don-dune-valeur-de-pres-de-quatre-millions-de-fcfa-3079540.html</link>
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<pubDate>Fri, 04 Oct 2024 01:30:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de son 30<sup>e</sup> anniversaire, la société Pari Mutuel Urbain (PMU-Mali) a procédé, jeudi 19 septembre, à la remise d’un important don de vivres et de matériels au village d'enfants SOS de Sanankoroba. </em></strong>

Ce don destiné aux enfants vulnérables et à leur famille d’accueil a été salué par les bénéficiaires et l’administration de cette structure dédiée à la protection des enfants ayant été abandonnés par leurs parents. C’était sous l’égide du Directeur Marketing et Communication de PMU-Mali, Baye Guindo.

Deux tonnes de riz, cinq sacs de sucre de 50 kg, cinq bidons d’huile de 20 litres, 100 cartons de Spaghetti, 20 paquets de lait en poudre de cinq kg, 10 sacs de chaussures pour enfants, 100 paquets de couches pour bébé et 50 pièces de moustiquaire, le tout pour un montant de près de quatre millions de francs CFA. C’est l’importante quantité de dons offerts par la société Pari Mutuel Urbain (PMU-Mali) au village d'enfants SOS de Sanankoroba. Ce geste humanitaire de l’entreprise citoyenne, qui entre dans le cadre de son 30<sup>e</sup> anniversaire, vise à soulager les responsables du village SOS dans leur prise en charge des pensionnaires et du renforcement de capacités de l’éducation et de la santé.

Par ce geste, le PMU-Mali vient de réaffirmer toute l’attention qu’il accorde à la restauration de la dignité des personnes en situation de vulnérabilité et de précarité.

Selon son Directeur Marketing et Communication, Baye Guindo, le PMU-Mali est une entreprise citoyenne qui œuvre pour le bien-être de tous les citoyens. Cette importante donation n’est pas une première. Elle intervient après celle faite à la mairie du district de Bamako (remise de trois camions bennes) et aux déplacés du site de Faladié (remise de vivres).

<strong>Un appui colossal </strong>

Selon Baye Guindo, le PMU-Mali, plus qu’un jeu, est un véritable partenaire des enfants et « nous pensons que chaque enfant a droit à la nourriture et à l’éducation ». Il a assuré que le Directeur général Fasséry Doumbia et l’ensemble du personnel de PMU-Mali réitèrent leur disponibilité à accompagner le village d'enfants SOS de Sanankoroba.

Le Manager national des Programmes village d'enfants SOS, s’est réjoui du geste philanthropique de PMU-Mali qui constitue un appui colossal à la structure qu’il dirige. Selon Pascal Touré, le Village d'enfants SOS est une organisation dévouée à la protection des enfants.

<em>« Dans cette mission, il a besoin des partenariats comme le PMU-Mali. Nous ne sommes pas à notre première aventure avec cette entreprise. C’est le lieu de remercier sa direction et son personnel. La cérémonie qui nous réunit ce matin est un geste qui nous va droit au cœur et au cœur des enfants pour lesquels nous sommes ici », </em>a-t-il ajouté.

Il convient de rappeler que la cérémonie a pris fin par la remise symbolique de vivres aux responsables du village SOS. Elle s’est déroulée en présence de la superviseure Haïdara Maïmouna Coulibaly et Pascal Coulibaly, Manager national des Programmes village d'enfants SOS de Sanankoroba.

<strong>Anne Marie Soumouthéra </strong>

<strong>Encadré </strong>

Bâti sur 7 hectares, le Village d'enfants SOS de Sanankoroba se situe à environ 30 km au sud de la capitale Bamako et a été officiellement inauguré le 10 décembre 1988. Il comprend 15 maisons familiales pour un total de 120 enfants. Il assure la prise en charge d’enfants vulnérables, ceux ayant perdu la prise en charge parentale ou risquent de la perdre.

<strong>Anne Marie Soumouthéra </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bintou Sanankoua, une femme au cœur de l’Histoire : Sur les pas d’Amadou Hampâté Bâ</title>
<link>https://www.maliweb.net/people/portrait/bintou-sanankoua-une-femme-au-coeur-de-lhistoire-sur-les-pas-damadou-hampate-ba-3079535.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 04 Oct 2024 01:24:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Portrait (2/3) · Enseignante, militante marxiste et féministe, députée : Bintou Sanankoua a mené une vie de luttes dès les années 1960, à une époque où « la femme suivait son mari ». Pour l’historienne Madina Thiam, il est urgent de relire ses écrits, qui offrent un antidote contre les dénis d’histoire et esquissent une voie panafricaine et démocratique pour les sociétés ouest-africaines. Portrait en trois épisodes.</em></strong>

À la fin des années 1970, l’étude de l’histoire de l’Afrique précoloniale est en plein essor. Une première génération d’historiens africains, évoluant pour la plupart entre Dakar et Paris, s’était attelée, à partir du milieu des années 1950, à réhabiliter le passé de l’Afrique de l’Ouest, tout en travaillant à bâtir son futur.

Il s’agit notamment d’Abdoulaye Ly, Cheikh Anta Diop, Joseph Ki-Zerbo ou encore Sékéné Mody Cissoko. Dans les années 1970, une seconde génération, à l’instar d’Henriette Diabaté, Madina Tall, Abdoulaye Bathily et Boubacar Barry, suit la première et combine, comme elle, recherche scientifique et engagement militant. C’est au sein de cette dernière que s’inscrit le parcours de Bintou Sanankoua.

En 1979, elle rejoint le Centre de recherches africaines, au 9 rue Malher, à Paris, où un ancien camarade du Parti malien du travail (PMT) l’a mise en relation avec le professeur Yves Person. Ancien administrateur colonial, plus tard employé du ministère de l’Éducation nationale de Côte d’Ivoire, puis enseignant et chef du département d’histoire à l’université de Dakar, celui-ci a publié, quelques années plus tôt, une thèse monumentale, Samori : une révolution dyula, issue de quinze années de recherche mêlant archives écrites et sources orales.

Rue Malher, Bintou Sanankoua suit également les cours d’histoire africaine de Jean Devisse, Claude-Hélène Perrot, Jean-Pierre Chrétien, ainsi que ceux dispensés par d’autres historiens à la Sorbonne et à Paris VII, notamment Catherine Coquery-Vidrovitch et Jean-Louis Triaud. Elle évoque cette époque avec nostalgie : « C’était le foisonnement ! »

Elle décrit une atmosphère d’effervescence intellectuelle, épurée de toutes barrières hiérarchiques entre les professeurs et la dizaine d’étudiants originaires d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale. On lit, on discute, on débat et on écrit. Finalement, à l’heure de choisir un sujet de thèse, le thème « s’impose à [elle] ».

Ce sera un retour aux sources : sa région natale, et l’éphémère théocratie qu’a érigée Seku Amadu Bari dans le Delta, à Hamdallahi, au XIXe siècle. Ce choix, motivé par le désir de travailler sur une époque majeure de l’histoire du Mali, est également pragmatique : elle sait qu’elle pourra compter sur l’appui et les archives de celui qu’elle appelle affectueusement « le vieux ».

<strong>Aux côtés du « vieux »</strong>

Retour en arrière. Nous sommes en 1958, Amadou Hampâté Bâ vient de fonder l’Institut des sciences humaines de Bamako. Il espère également ouvrir, à terme, un institut de tradition peule à Sévaré, dans la banlieue de Mopti.

Ancien employé de l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan), à Dakar, également passé par l’Unesco, à Paris, Amadou Hampâté Bâ entend faire de ces instituts des plaques tournantes de la recherche. Écrivain, chercheur, fonctionnaire, il a déjà à cette époque une longue carrière à son actif. Il a parcouru toute l’Afrique Occidentale française (AOF), dispose d’une grande renommée et d’un solide carnet d’adresses.

Ainsi, sa concession familiale, rue 14, dans le quartier de Médine, à Bamako, ne désemplit pas : amis, personnalités politiques, chercheurs, griots s’y succèdent. Toute une aile de la résidence est réservée aux proches et à la famille venue de Bandiagara, sa ville natale, située dans le centre du Mali.

Dans la cour, on croise également des jeunes gens venus vivre ou étudier à la capitale, qui ont été confiés au chercheur et à son épouse Baya Diallo. Alors, lorsque sa fille doit quitter le cocon familial de Mopti pour se rendre à Bamako, c’est évidemment chez son ami Hampâté que le docteur Sanankoua l’envoie. Et si Bintou Sanankoua affirme que c’est peut-être là, alors qu’elle assistait au bal d’hommes politiques qui se succédaient à la concession de la rue 14, que son engagement militant est entré « en gestation », nul doute que les années passées auprès du « vieux » ont également semé les germes de son parcours d’historienne.

Je suis arrivée chez A. H. Bâ à son domicile bamakois de Médine en 1958, et je n’en suis jamais pratiquement partie, malgré une carrière professionnelle et une vie de famille indépendante à partir de 1970. Je l’ai côtoyé de très près pendant toutes ces années, vécu avec lui dans toutes ses résidences, beaucoup discuté avec lui sur des sujets divers.

Quelques années plus tôt, en 1955, Amadou Hampâté Bâ et son collaborateur Jacques Daget publiaient le premier volume de L’Empire Peul du Macina. Quinze années durant, Amadou Hampâté Bâ a sillonné le Delta et collecté plus d’un millier de témoignages et de traditions orales.

Il les compile et en tire cet ouvrage, un récit sur la Dina du Macina, et sa capitale, Hamdallahi. L’État musulman, fondé en 1818, est le fruit d’une révolution menée par Seku Amadu Bari contre les élites religieuses et commerçantes de Djenné et de Tombouctou, et la tutelle des rois de Segu (Ségou). Moins d’un demi-siècle après sa fondation, la Dina tombe, envahie en 1862 par les troupes du chef musulman El Hadj Omar Tall, venu du Fuuta Tooro, au nord du Sénégal actuel.

<strong>Vieilles blessures</strong>

Ce premier volume de L’Empire Peul du Macina couvre les années 1818-1853. Le second volume, pourtant annoncé, se fait attendre. L’ouvrage retracera la conquête omarienne du Delta, et la guerre fratricide qui opposa les communautés musulmanes du Fuuta et du Delta, toutes deux de langue et culture peules.

Mais dans le Delta, les blessures enfouies subsistent sur le temps long. Un siècle après la chute de Hamdallahi, la mémoire de la Dina et le choc de l’invasion sont encore vifs ; le « vieux », ne souhaitant pas réveiller de vieilles blessures, temporise. Il décide qu’il ne publiera pas la suite de l’ouvrage, se remémore Bintou Sanankoua, « tant qu’il y aura une personne concernée encore vivante ».

À ce jour, plus de trente ans après le décès d’Hampâté Bâ, le second volume n’a toujours pas été publié. Pourtant, il est entièrement rédigé, affirme-t-elle. Elle le sait, car elle a passé énormément de temps dans le bureau et les archives d’Hampâté. À la rue 14, elle est souvent à ses côtés en ce début des années 1960, échange beaucoup avec lui et lui sert de secrétaire. Le vieux apprécie la compagnie de cette jeune fille curieuse et déterminée. C’est pour cela que des années plus tard, pour Bintou Sanankoua, la décision d’entamer une thèse doctorale sur la Dina ira de soi : « J’avais la matière sous la main ! »

Au début des années 1980, dans le cadre des recherches qu’elle effectue pour cette thèse, elle aussi parcourt le Delta, en quête de sources orales et écrites : à Hamdallahi, Worongya, Sokoura, Djenné, Fatoma, Mopti, Tombouctou, elle recueille témoignages et manuscrits, dont de nombreux textes en langue peule rédigés en alphabet arabe. Elle collabore avec les chercheurs Ali Koulogo et Boubacar Diagayété, à qui Hampâté espère confier la direction de l’institut de Sévaré (qui ne verra finalement jamais le jour).

Contrairement à l’ouvrage d’Hampâté Ba et Daguet, récit épique qui se lit comme un roman, l’étude de Bintou Sanankoua est organisée de façon thématique, détaillée et systématiquement sourcée. Elle retrace la façon dont la Dina bouleverse le cours de l’histoire dans le Delta en réorganisant entièrement l’administration, l’économie et les sociétés de la région. Dans un pays vivant au rythme des crues et des transhumances, les autorités de Hamdallahi se sont attelées à réguler les systèmes pastoraux, agricoles, et fonciers.

<strong>Un État ouest-africain sophistiqué</strong>

Son étude montre également toute la sophistication de cet État ouest-africain, qui instaura l’éducation obligatoire pour les filles et les garçons, établit des relations diplomatiques avec le puissant sultanat de Sokoto (dans le Nigeria actuel), et était gouverné sous l’égide du Batu Mawdo, une assemblée de quarante savants qui se réunissait quotidiennement pour débattre et assister le souverain dans ses pouvoirs législatifs et exécutifs.

Un siècle après la conquête d’El Hadj Omar, Yambo Ouologuem, autre natif de la région, puisera dans l’histoire tourmentée et la tradition littéraire de la Dina pour écrire son fameux roman, Le Devoir de violence (Seuil, 1968). En 1982, à Paris, Bintou Sanankoua soutient sa thèse, « L’Organisation politique du Maasina (Diina), 1818–1862 », une étude monumentale de 1 076 pages.

Doctorat de troisième cycle en poche, Bintou Sanankoua rentre au Mali la même année, et intègre le corps professoral de l’École normale supérieure (ENSup) de Bamako. Une génération exceptionnelle d’historiens maliens anime alors le département d’histoire-géographie, à l’instar de Drissa Diakité, Adame Ba Konaré, Mohamédoune Dicko et Doulaye Konaté. C’est au cœur de ce vivier intellectuel que Bintou Sanankoua publie l’article « Les écoles “Coraniques” au Mali : problèmes actuels » (Revue canadienne d’études africaines, 1985), et avec Drissa Diakité, Bamako, fleur des savanes (la ville hier et aujourd’hui) (Gouvernorat du district de Bamako, 1987).

Deux ouvrages suivront en 1990 : La Chute de Modibo Keïta (Éditions Chaka), dans le cadre de la collection « Afrique contemporaine » dirigée par le Guinéen Ibrahima Baba Kaké, ainsi qu’une version condensée et remaniée de sa thèse, Un empire peul au XIXe siècle.

La Diina du Maasina (Karthala), qui reste à ce jour l’un des ouvrages de référence sur Hamdallahi. L’année suivante, elle coordonne et publie un ouvrage collectif, L’Enseignement islamique au Mali (Jamana &amp; SOAS), avec l’historien Louis Brenner. Nous sommes alors à l’aube des années 1990, et le Mali est sur le point de vivre une révolution politique. Là aussi, Bintou Sanankoua sera « actrice et témoin » des bouleversements à venir.

<strong>(À suivre...)</strong>

<strong>Madina Thiam/ </strong><a href="http://www.afriquexxi.info"><strong>www.afriquexxi.info</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Premier forum africain de coordination et de coopération des institutions africaines de sécurité sociale : le Mali répond présent</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/premier-forum-africain-de-coordination-et-de-cooperation-des-institutions-africaines-de-securite-sociale-le-mali-repond-present-3079534.html</link>
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<pubDate>Fri, 04 Oct 2024 01:20:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Johannesburg, du 25 au 26 septembre 2024. Le Mali a activement participé au premier Forum africain de coordination et de coopération des institutions africaines de sécurité sociale, qui s'est tenu à Johannesburg, en Afrique du Sud. </em></strong>

Cette rencontre majeure, réunissant les principaux acteurs de la sécurité sociale sur le continent, a mis l'accent sur l'importance d'une protection sociale plus inclusive, notamment pour les travailleurs de l'économie informelle, des zones rurales et les migrants.

Une délégation malienne de haut niveau conduite par Monsieur Mohamed Bassirou Traoré, Directeur national de la protection sociale et de l’économie solidaire, a représenté le Mali à ce forum. Il était accompagné du Directeur général de la Canam Médecin et Général de Brigade Boubacar Dembélé et de Monsieur Ousmane Karim Coulibaly, Directeur général de l’INPS. Il a souligné l'engagement de notre pays à renforcer les systèmes de sécurité sociale et à étendre leur couverture à toutes les populations.

<strong>Un enjeu majeur pour le développement du continent</strong>

Organisé par la Commission de l'Union africaine en partenariat avec l'Organisation internationale du travail (OIT), l'Association internationale de la sécurité sociale (AISS) et la GIZ, ce forum a permis de débattre des défis et des opportunités liés à l'extension de la couverture sociale en Afrique.

Les participants ont notamment évoqué les moyens de mettre en œuvre les lignes directrices de l'AISS sur l'administration de la sécurité sociale, afin d'améliorer l'efficacité et l'équité des systèmes existants.

Les enjeux de ce forum sont considérables : une protection sociale pour tous. Il s'agit d'offrir à tous les Africains, quel que soit leur statut ou leur lieu de résidence, un accès à des soins de santé, des pensions et des prestations sociales de base.

Le développement de l'économie informelle : en intégrant les travailleurs de l'économie informelle dans les systèmes de sécurité sociale, on favorise leur inclusion sociale et économique. La mobilité des travailleurs : les migrants ont également droit à une protection sociale, ce qui nécessite une coordination accrue entre les différents pays africains.

Il faut noter que le Mali est un acteur engagé de la sécurité sociale en Afrique. Sa participation à ce forum témoigne de sa volonté de jouer un rôle actif dans la construction d'une Afrique plus juste et plus solidaire.

En s'associant à ses partenaires internationaux, notre pays s'engage à mettre en œuvre des politiques ambitieuses en matière de protection sociale, afin d'améliorer les conditions de vie de ses populations et de contribuer au développement durable du continent.

<strong>SERCOM/CANAM</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Donation d’une importante quantité de médicaments d’une valeur de plus 500 millions de Fcfa destinés aux populations</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/donation-dune-importante-quantite-de-medicaments-dune-valeur-de-plus-500-millions-de-fcfa-destines-aux-populations-3079530.html</link>
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<pubDate>Fri, 04 Oct 2024 01:15:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« Children Believe », en partenariat avec « Partenaire Canadien pour la Santé Internationale », a procédé vendredi 27 septembre 2024 au ministère de la Santé et du Développement social, à la remise d’une importante quantité de médicaments antibiotiques de première nécessité essentiellement du DALACIN C 300 mg destinés aux Centres de santé communautaires de Bamako, Kati, Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao. Cette donation a pour but de soutenir la prise en charge médicale des femmes et des enfants vulnérables de ces localités.

La valeur marchande des médicaments reçus par le secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social, Dr Abdoulaye Guindo, est de 569 millions de Fcfa.

Pour le Secrétaire général du ministère de la Santé et du développement social, cette cérémonie, en dépit de son caractère simple, est très significative car contribue à améliorer la santé de la population et prévenir certaines pathologies pouvant survenir suite aux inondations dans plusieurs localités du Mali.

Au nom de Children Believe, le représentant régional pour l’Afrique de l’Ouest, Fabrice Pare, et en présence du représentant pays Mme Coulibaly Aminata Sangaré, s’est félicité de la concrétisation de cette action après l’implantation de leur bureau au Mali. Il a indiqué que Children Believe œuvre pour la protection de l’enfance et à renforcer les communautés.

À la suite de Fabirce Pare, le président de la commission Santé et du Développement social du CNT, Aboubacar Sidiki Fomba, dira : « avec cette donation, c’est le Mali qui gagne car, pour nous, la santé est une priorité absolue ». Occasion pour le représentant du CNT de saluer les efforts de la transition pour la mise en œuvre des orientations en matière de santé au Mali.

<strong>Réseau de communication du MSDS</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Historienne, militante et députée du Mali :  Bintou Sanankoua, une femme au cœur de l’Histoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/people/portrait/historienne-militante-et-deputee-du-mali-bintou-sanankoua-une-femme-au-coeur-de-lhistoire-3078088.html</link>
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<pubDate>Sat, 21 Sep 2024 08:58:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Enseignante, militante marxiste et féministe, députée : Bintou Sanankoua a mené une vie de luttes dès la fin des années 1960, à une époque où « la femme suivait son mari ». Pour l’historienne Madina Thiam, il est urgent de relire ses écrits, qui offrent un antidote contre les dénis d’histoire et esquissent une voie panafricaine et démocratique pour les sociétés ouest-africaines. Portrait en trois épisodes.</em></strong>

Le delta qui se déploie dans le centre du Mali irrigue une plaine fertile que les crues de deux fleuves, le Niger et le Bani, inondent une fois par an. C’est là, dans la nuit du 3 mai 2015, qu’une détonation retentit dans les ruines de Hamdallahi. La déflagration endommage le mausolée où repose depuis le XIXe siècle Seku Amadu, fondateur de la ville.

Bien que personne ne revendique l’attaque, de nombreux regards se tournent vers la Katiba Macina, un groupe armé dont le chef, Amadou Koufa, ne cache ni son inimitié envers les descendants de Seku Amadu, ni son opposition au caractère sacré qu’attribuent de nombreux habitants à sa sépulture. De fait, la profanation du mausolée, écrit le journaliste Adam Thiam (décédé en mars 2021), « fait saigner le cœur de toute une région ».

Dans les médias internationaux, loin des vagues d’indignation provoquées par les bibliothèques brûlées par les djihadistes à Tombouctou, en 2012, l’attentat n’engendre qu’un faible écho. Pourtant, la cité historique de Hamdallahi, qui a produit lettrés et manuscrits, et que le Mali a fait inscrire à la liste indicative du patrimoine mondial de l’Unesco en 2009, est un site clé de l’héritage culturel ouest-africain.

Hamdallahi se situe au cœur du delta intérieur du fleuve Niger, l’étendue vert-bleu qui détonne des variations d’ocre sur les cartes du Sahel. Les terres du delta, tantôt arides, tantôt aqueuses, évoquent, selon l’historien Joseph Ki-Zerbo, « les oasis du désert, et préludent aux espaces verts de la zone guinéenne. »

Situé au sud-ouest de Tombouctou, le delta enveloppe Djenné, Mopti, et Bandiagara, ainsi que les ruines de Hamdallahi. Et si ces dernières sont chères au cœur de nombreux habitants, c’est parce que la ville fut la capitale de la Dina, un État musulman bâti par un fils de la région, Seku Amadu Bari, en 1818.

<strong>« On n’écrit pas l’histoire pour faire plaisir » </strong>

Dans son ouvrage Un empire peul au XIXe siècle : La Diina du Maasina (Karthala, 1990), l’historienne Bintou Sanankoua revient sur l’organisation sociale, religieuse, économique et politique de cet État précolonial ouest-africain. L’ouvrage est le fruit d’un long cheminement, qui a mené son autrice du Mali à la rue Malher, à Paris, en passant par Zinder (Niger), Yaoundé (Cameroun), et Lomé (Togo).

Née dans le delta, à Macina, en 1943, Bintou Sanankoua traverse les tumultes de la fin de la colonisation et des premières années des indépendances, y compris la chute de Modibo Keïta, en 1968, à laquelle elle consacrera également un ouvrage. Historienne, enseignante et chercheuse malienne, plus tard élue députée de Mopti, elle fut engagée dans de nombreuses luttes.

« On n’écrit pas l’histoire pour faire plaisir à une catégorie de personnes ou pour provoquer un pouvoir en place. L’histoire permet aux générations présentes et futures de connaître les faits et actes des générations antérieures. Les historiens africains doivent s’acquitter de cette dette vis-à-vis des générations à venir », affirmait-elle.

La femme au centre du cliché attire le regard. Ses tresses ornées de parures, son imposant collier et son port de tête respirent l’élégance. Un homme en costume-cravate et quatre enfants l’entourent. La photo, prise à Mopti au début des années 1950, dresse le portrait d’une famille privilégiée dans le Soudan français de l’après-guerre. Les deux parents sont originaires de Konza, un village de la région.

La mère, Hadja Fatoumata (que ses enfants appellent « Gogo »), entend transmettre la culture et la langue bozos à ses enfants, et ne voit pas d’un bon œil l’éducation française que leur père leur inculque. Mamadou Sanankoua, formé à l’école de médecine de Gorée, au Sénégal, est « médecin africain » de Mopti, et appartient donc à la classe restreinte des fonctionnaires et cadres africains d’Afrique-Occidentale française (AOF). À Mopti, tout le monde connaît le docteur Sanankoua. On le voit souvent parcourir à bicyclette les rues de la ville, bordées de concessions en banco. Rares sont celles dont il n’a pas franchi le seuil pour prodiguer soins et conseils aux familles.

<strong>Une double culture</strong>

Les enfants du couple Sanankoua baignent au sein d’une double culture : quand le père est là, on parle français et on mange des repas occidentaux. Mais il voyage souvent, il effectue de longues tournées dans la région, l’accès aux infrastructures médicales restant limité pour la majorité de la population. Alors, quand il s’absente, sous la houlette de Gogo, on parle exclusivement la langue maternelle à la maison, et les nénuphars et autres mets typiques bozos remplacent les petits pois habituels.

Leur fille Bintou, dont la scolarité a débuté à Kayes (dans l’ouest du Mali), termine l’école primaire à Mopti. La ville ne dispose pas d’un collège de filles, et le docteur Sanankoua ne conçoit pas que ses enfants ne poursuivent pas leurs études. En 1958, âgée de 15 ans, elle quitte Mopti pour la capitale.

Dans le Bamako des années 1960, les événements s’enchaînent. D’abord, la chute de l’éphémère Fédération du Mali, qui voit les dirigeants soudanais, Modibo Keïta à leur tête, expulsés hors des frontières sénégalaises en août 1960. S’ensuit dans la foulée la création de la République du Mali. Puis, Keïta est renversé huit ans plus tard lors d’un coup d’État mené par le lieutenant Moussa Traoré.

Si lors de la chute de la fédération, Bintou Sanankoua, alors élève au collège Notre-Dame du Niger, avoue n’avoir pas pleinement pris la mesure des événements, la chute du gouvernement socialiste survient alors qu’elle est étudiante à l’ENSup, l’École normale supérieure de Bamako. La prise du pouvoir par les militaires marque le début de son engagement politique.

<strong>Lutte clandestine</strong>

« Je n’ai jamais eu, avant d’aller à l’ENSup, une vie engagée de militante », confie-t-elle. Recrutée par un camarade, elle rejoint les rangs du Parti malien du travail. Le PMT est l’héritier du PAI-Soudan, la section soudanaise du Parti africain pour l’indépendance issu de Thiès, la ville sénégalaise du rail et des luttes syndicales.

Fondé en 1958, le PAI-Soudan est un parti marxiste-léniniste militant pour l’indépendance. Cette année-là, lors du référendum constitutionnel proposé par Charles de Gaulle, contrairement à l’US-RDA de Modibo Keïta qui prône le maintien au sein de la communauté française, le PAI-Soudan fait campagne pour le « non » et l’indépendance immédiate (à l’instar du Guinéen Sékou Touré).

Après l’indépendance, en 1960, le PAI-Soudan se mue en PMT. « Véritable laboratoire de formation et de structuration des militants de la gauche malienne », selon le politologue Issa Ndiaye, professeur à l’université de Bamako, le PMT jouera un rôle crucial mais souterrain dans la lutte pour la démocratie au Mali.

Parti clandestin ayant pris ses distances avec l’US-RDA qu’il considère comme petit-bourgeois, le PMT apporte néanmoins un soutien « critique » au parti de Modibo Keïta, « dans le but de l’édification d’un État véritablement socialiste ». Au lendemain du coup d’État de 1968, le PMT fait circuler un tract dénonçant les militaires, et appelle le peuple à la résistance : ses dirigeants sont arrêtés.

Pour les membres du parti, le danger est réel, et les règles strictes : « On ne se réunissait jamais deux fois au même endroit », explique Bintou Sanankoua. Le parti est organisé en cellules étanches, regroupant quelques individus, qui ne connaissent pas les membres des autres cellules. Ainsi, ceux qui se feront arrêter ne pourront pas révéler trop de noms, même sous la torture.

Quelques mois après le coup d’État, Bintou Sanankoua est elle-même interpellée. Elle est interrogée dans les locaux de la Sûreté d’État, alors dirigée par le chef des services secrets, Tiécoro Bagayoko, connu et redouté pour la politique de répression violente qu’il mène contre les contestataires, notamment les étudiants. L’expérience est rude, mais Bintou Sanankoua n’est pas brutalisée, et elle sera finalement relâchée.

<strong>« La femme suit son mari ! »</strong>

En plus de l’engagement politique, la période ENSup marque un autre tournant. Une enseignante qu’elle admire réveille en elle ce qui deviendra la passion d’une vie : « Rien à faire, je serai prof d’histoire-géo ! » décide-t-elle. En juin 1969, diplôme de fin d’études en poche, elle intègre la vie professionnelle.

Enseignante en histoire-géographie, Bintou Sanankoua est d’abord affectée à deux lycées bamakois. Mais après son mariage, son époux, fonctionnaire de l’Unesco, est affecté à des postes internationaux. Or « comme le code malien le dit : la femme suit son mari ! » Les règles du PMT sont également sans appel : son conjoint n’étant pas engagé au sein du parti, elle ne peut plus y militer par mesure de sécurité.

Le couple quitte Bamako et s’installe d’abord au Niger : « Je ne savais même pas que je n’étais pas au Mali », sourit Bintou Sanankoua en évoquant la ville de Zinder. Ses fils maîtrisent rapidement le hausa, et sa benjamine naît sur place.

Avec son diplôme malien, Bintou Sanankoua obtient facilement un poste à l’école normale de Zinder. Au Cameroun, où la famille déménage ensuite, son diplôme n’est en revanche pas reconnu, malgré l’appartenance des deux pays au Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). Elle est recrutée au Collège de la Retraite, mais décide tout de même d’entamer un cursus à l’université de Yaoundé pour obtenir un diplôme reconnu.

Elle finit par décrocher un DES en histoire, mais la famille doit encore déménager, cette fois-ci à Lomé, au Togo. Lasse de se heurter aux mêmes embûches, elle décide d’obtenir un diplôme qui sera « reconnu dans toutes les colonies françaises ». Le lapsus est révélateur : quinze ans après les indépendances, un diplôme français reste la valeur la plus sûre pour la mobilité professionnelle en Afrique dite « francophone ». En 1979, Bintou Sanankoua arrive à Paris avec sa fille.

(À suivre...)

<strong>Madina Thiam/</strong><a href="http://afriquexxi.info"><strong>afriquexxi.info</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Mali&#45;Burkina Faso&#45;Niger : le président de la Confédération, le colonel Assimi Goïta, annonce la création d&amp;apos;une Banque d’investissement et d’un Fonds de stabilisation</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/mali-burkina-faso-niger-le-president-de-la-confederation-le-colonel-assimi-goita-annonce-la-creation-dune-banque-dinvestissement-et-dun-fonds-de-stabilisation-3078086.html</link>
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<pubDate>Sat, 21 Sep 2024 08:51:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À l’occasion du premier anniversaire de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), composée du Mali, du Niger et du Burkina Faso, le président de la Confédération de l’AES, le Colonel Assimi Goïta, s’est adressé le dimanche dans la soirée au peuple de la Confédération. Le chef de l’Etat malien a évoqué des succès militaires et annoncé de nombreux chantiers comme la création d'une Banque d’investissement et d’un Fonds de stabilisation. </em></strong>

16 septembre 2023-16 septembre 2024, l’Alliance des Etats du Sahel (AES), composée du Mali, du Niger et du Burkina Faso, a un an. Dans un discours au peuple de la confédération retransmis sur les antennes des télévisions publiques malienne, nigérienne et burkinabè, le président de la transition, le Colonel Assimi Goïta et par ailleurs président de la Confédération, est revenu sur le chemin parcouru par l’Alliance tout en dégageant de nouvelles perspectives.

Une nouvelle étape a été franchie dans l’histoire des trois Etats avec la signature le 06 juillet dernier du traité instituant la Confédération des Etats du Sahel lors du premier sommet des chefs de l’Etat à Niamey.

Ce traité, selon le Colonel Goïta, marque notre engagement irréversible vers l’intégration de nos États et de nos populations, avec une vision partagée de fraternité, de solidarité, et de complémentarité. Avec la Confédération, les trois chefs d’Etat ont pris la décision stratégique d’élargir leur coopération à deux autres piliers essentiels : la diplomatie et le développement.

Selon le président de la Confédération, les forces armées ont relevé des défis majeurs face à des adversaires soutenus par des États tiers, à l’image de l’Ukraine, qui a ouvertement choisi de se ranger du côté du terrorisme au Sahel. « <em>Nous continuons à lutter sans relâche contre toutes les formes de terrorisme et pour défendre l’intégrité de nos territoires et notre souveraineté</em> », a assuré le président de la transition malienne.

À l’en croire, les efforts des chefs d’Etat visent prioritairement à protéger nos populations et à améliorer leur bien-être à travers des actions concrètes. C’est dans ce cadre qu’il a indiqué que la feuille de route, validée par le Collège des chefs d’État de la Confédération, permettra de créer des opportunités d’échanges, de stimuler les investissements et de promouvoir un développement durable dans les différents pays.

En guise de bilan, le Colonel Goïta estime que le chemin parcouru est encourageant. « Les succès enregistrés dans les domaines de la défense et de la sécurité sont indéniables et ont permis d'élargir notre coopération à d'autres secteurs clés », a-t-il précisé. Dans le cadre de l’intégration économique et sociale, les chefs d’Etat du Mali, du Niger et du Niger travaillent à favoriser la libre circulation des biens, des services et des personnes.

<strong>Consolider les liens de coopération </strong>

Les économies des trois pays sont complémentaires mais ont face à des défis. C’est pourquoi, les présidents Assimi Goïta du Mali, Ibrahim Traoré du Burkina Faso et Abdourahamane Tiani du Niger ont pris l’initiative de mutualiser leurs efforts dans des domaines stratégiques, tels que les investissements, la fiscalité et l’exploitation des ressources naturelles. C’est dans ce cadre que le président de la Confédération de l’AES a annoncé la création d'une Banque d’investissement et d’un Fonds de stabilisation.

Dans le but d’harmoniser les documents de voyage dans l’espace commun et de faciliter la mobilité des citoyens à travers le monde, il a assuré la mise en service dans les prochains jours d’un nouveau passeport biométrique de l’AES. Ce qui marque une rupture définitive avec la Cédéao dont les trois pays ont annoncé leur retrait collectif le 25 janvier dernier.

Avant de terminer, le Colonel Goïta a réaffirmé la volonté des chefs d’Etat des trois pays membres de l’AES de consolider chaque jour leurs liens de coopération, d’intégration et de solidarité entre les populations et d’œuvrer ensemble pour que le Sahel devienne un espace de paix, d'entente et de prospérité.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Gestion des inondations au Mali : la Protection civile déploie d’importants moyens humains et logistiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gestion-des-inondations-au-mali-la-protection-civile-deploie-dimportants-moyens-humains-et-logistiques-3078081.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Sep 2024 08:46:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les différents cas d’inondation survenus ces dernières semaines au Mali ont mis en alerte maximale tous les acteurs impliqués dans la gestion des risques et catastrophes, notamment la Protection civile, présente à chaque étape de la chaîne, de la prévention à la gestion des crises. </strong>

Ainsi, la Plateforme nationale pour la réduction des risques et catastrophes (PNRRC), composée de plusieurs structures étatiques et ONG, tient régulièrement des réunions hebdomadaires dans les locaux de la Direction générale de la Protection civile (DGPC) pour évaluer la situation des inondations, les mesures de réponse à apportées et le suivi des recommandations de la précédente réunion.

Il ressort de la présentation de la sous-direction des opérations de secours que plusieurs centaines de cas d’inondation ont été enregistrés dans 17 régions et le district de Bamako ; plus d’une centaine de cas d’effondrements ont été signalés dans plusieurs régions, y compris la capitale ; il y a eu des cas d’électrocution par la foudre ainsi que des incidents liés aux vents violents et aux tempêtes de sable.

Au niveau national, il est important de noter que plusieurs milliers de ménages ont été sinistrés, avec malheureusement des pertes en vies humaines. La région de Ségou est la plus touchée, avec un total de 34 333 personnes sinistrées. Par ailleurs, le bulletin hebdomadaire de l’Agence nationale de prévision météorologique, Mali-Météo, prévoit pour cette semaine des activités pluvio-orageuses, allant de modérées à intenses, sur l’ensemble du territoire.

Face à cette situation, des mesures ont été rapidement prises par la Direction générale de la Protection civile. Des opérations d’évacuation et de mise en sécurité ont été menées, et des soutiens ainsi que des dons ont été fournis par l’État et certains partenaires. Pour ces opérations, la Protection civile a mobilisé plus d’un millier d’agents ainsi que d’importants moyens logistiques pour secourir et assister les victimes. Cela inclut également une grande quantité de carburant pour soutenir les opérations.

Il est à noter que les interventions des soldats du feu dans la capitale ont concerné les domiciles de certaines personnalités et structures étatiques envahis par les eaux, avec des niveaux de boue atteignant plus de vingt centimètres. Lors de la dernière réunion de la PNRRC, il a été recommandé de renforcer toutes les mesures de sensibilisation, de réponse et d’assistance en direction de la population.

Il convient de rappeler que les services de la Protection civile avaient pris des mesures en amont de la campagne d'hivernage 2024, notamment l’organisation de sessions de formation et de recyclage pour les équipes de secours sur les techniques de sauvetage et de premiers secours, en particulier en milieu aquatique ; l’organisation d’exercices de simulation d'évacuation dans les zones à risque pour tester et améliorer les plans d'urgence ; la vérification des moyens d’intervention et leur remise en état, particulièrement les motopompes d’épuisement et de refoulement ; la mise en place de piquets d’intervention rapide au sein de toutes les Directions régionales de Protection civile pour garantir une réponse rapide aux urgences ; l’identification des sites d’hébergement pour les sinistrés ; l’organisation d’une campagne de sensibilisation via la diffusion de messages sur les radios, télévisions, presse écrite, et l’application digitale SOS Sécurité, mettant en avant les risques d'inondation et les mesures de précaution ; la mobilisation de stocks de contingence par secteurs et leur repositionnement auprès des partenaires et dans les Directions régionales de la Protection civile ; l’utilisation des réseaux sociaux pour diffuser en temps opportun des alertes météorologiques.

À travers la Plateforme nationale pour la réduction des risques de catastrophes, dont la Direction générale de la Protection civile assure le secrétariat permanent, il est recommandé d’élaborer et de réviser les plans de contingence multirisques au niveau national et régional ; de tenir les réunions hebdomadaires tous les mardis à la DGPC, où toutes les parties prenantes de la plateforme (structures étatiques, ONG, collectivités, société civile) participent pour assurer le suivi des prévisions hydrométéorologiques, des cas d’inondation et des mesures d’assistance sur l’ensemble du territoire ; et d’activer les mécanismes de coordination dans toutes les régions, cercles et communes sous la responsabilité des autorités administratives compétentes.

<strong>B.P</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’an I de l’AES : focus sur ses principaux acquis</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/lan-i-de-laes-focus-sur-ses-principaux-acquis-3078084.html</link>
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<pubDate>Sat, 21 Sep 2024 01:46:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Créée le 16 septembre 2023 par les chefs d’Etat du Mali du Niger et du Burkina Faso, l’Alliance des Etats du Sahel (AES) a un an. Une année marquée par le renforcement de la coopération militaire à travers la mise en place d’une force unifiée dont le couronnement a été la reconquête de la ville de Kidal et l’anéantissement de plusieurs dizaines de membres de groupes armés non étatiques. </em></strong>

Le 16 septembre 2023, les chefs de l’Etat du Mali, du Burkina Faso et du Niger signaient la Charte du Liptako-Gourma créant ainsi l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Elle est née dans un contexte marqué par de graves crises sécuritaires, politiques et économiques qui ont profondément affecté l’espace sahélien. Son objectif est de promouvoir une approche commune face aux défis sécuritaires, économiques et diplomatiques.

Dans les détails, l’AES met en avant la nécessité de renforcer la sécurité collective, de stimuler le développement économique de la région, et de favoriser une meilleure coordination diplomatique au sein du concert des nations.

La création de l’AES, selon ses initiateurs, marque ainsi une rupture avec les solutions précédentes, perçues comme inefficaces ou externalisées, et pose les bases d’une coopération interétatique durable pour assurer la stabilité du Sahel.

Le premier anniversaire de l’AES représente une étape importante dans l’évolution significative de cette alliance stratégique. En une année, l’AES a su établir les bases d’une coopération renforcée entre les États sahéliens, tant sur le plan sécuritaire qu’économique et diplomatique, avec l’ambition de redonner à ces nations leur pleine souveraineté et de promouvoir un développement durable au bénéfice de leurs populations.

Ainsi, au cours de sa première année d’existence, l’AES a initié plusieurs actions concrètes pour répondre aux défis sécuritaires communs rencontrés par le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Cette organisation trilatérale repose sur une architecture de défense collective et d’assistance mutuelle, visant principalement à lutter contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, deux phénomènes qui fragilisent la stabilité et le développement des pays membres.

Dans le cadre du renforcement de la coopération militaire, on note la mise en place d’une Force unifiée des États du Sahel, officialisée en mars 2024 lors de la réunion des chefs d’état-major à Niamey (Niger). Cette force trilatérale permet une meilleure coordination des actions militaires dans la région, favorisant une lutte plus efficace contre les groupes armés terroristes (GAT). Elle inclut des droits de poursuite transfrontaliers, permettant aux armées des trois pays de collaborer au-delà des frontières nationales, sans contraintes territoriales.

L’un des succès majeurs de la force unifiée est sans nul doute la libération de la ville de Kidal au Mali, un symbole de la souveraineté retrouvée. Cet événement marque un tournant dans la lutte contre le terrorisme dans la région et témoigne de la solidité de la collaboration entre les trois nations. Les actions conjointes des Forces de défense et de sécurité (FDS) des pays membres de l’AES ont permis de réduire l’insécurité dans plusieurs zones autrefois contrôlées par les terroristes.

<strong>La lutte contre l’insécurité </strong>

Les administrations publiques et les populations sont progressivement installées dans des localités libérées, démontrant l’efficacité de la coopération entre les États du Sahel. En perspectives, l’AES prévoit le renforcement de sa coordination dans la lutte contre le terrorisme, tout en se préparant à élargir ses efforts à d’autres domaines stratégiques, notamment le développement économique, la sécurité alimentaire et les infrastructures.

Sur le plan économique et financier, il est prévu la création d’une Banque d’investissement de l’AES et d’un Fonds de stabilisation reflétant cette volonté d’intégration poussée et de mutualisation des moyens pour garantir la prospérité de la région.

Pour rappel, le premier sommet des chefs d’Etat de l’AES s’est tenu à Niamey, le 6 juillet dernier, un événement historique marquant l’opérationnalisation officielle de l’Alliance.

Il a été marqué par la désignation du président de la transition malienne, le Colonel Assimi Goïta, comme premier président de la Confédération pour un mandat d’un an. Sous son leadership, l’AES a affirmé sa volonté de prendre en main la gestion des crises sécuritaires et de tracer une nouvelle voie vers la stabilité et la prospérité au Sahel.

<strong>Anne Marie SOUMOUTHERA  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Premier anniversaire de l&amp;apos;Alliance des États du Sahel : une promesse de rupture non tenue</title>
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<pubDate>Sat, 21 Sep 2024 01:10:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 16 septembre 2024 marque le premier anniversaire de l'Alliance des États du Sahel (AES), organisation formée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Lors de sa création, les dirigeants de ces trois nations, qui avaient accédé au pouvoir via des transitions militaires, ont affiché une volonté de rompre avec les pratiques de leurs prédécesseurs. </em></strong>

Ils s’étaient engagés à consulter davantage le peuple et à donner une place centrale aux aspirations citoyennes dans les processus décisionnels. Un an plus tard, il apparaît cependant que ces promesses n’ont pas été tenues et que plusieurs décisions importantes ont été prises sans consultation populaire. Cet écart entre les discours et les faits soulève des interrogations sur la crédibilité de l'AES et son avenir.

Lorsqu’ils sont arrivés au pouvoir, les dirigeants de l'AES ont insisté sur la nécessité de rompre avec les régimes précédents, qu’ils jugeaient autocratiques et éloignés des réalités populaires. Ces transitions militaires, marquées par les coups d'État successifs au Mali, au Burkina Faso et au Niger, se sont accompagnées de discours qui laissaient espérer une gouvernance plus ouverte et inclusive.

Le Colonel Assimi Goïta, à la tête de la transition malienne, avait à plusieurs reprises insisté sur la nécessité d'une gouvernance transparente, consultative et en phase avec les attentes des populations.

L'un des piliers de cette promesse de rupture résidait dans l'engagement à prendre des décisions stratégiques en concertation avec le peuple. Les nouvelles autorités affirmaient que leur gouvernance se démarquerait par une inclusion plus marquée des citoyens dans la prise de décision.

À cet égard, l’AES, fondée le 16 septembre 2023, avait été présentée comme une alternative aux structures régionales comme la CEDEAO, jugées incapables de répondre aux réalités locales et à la crise sécuritaire sévissant dans le Sahel.

Toutefois, au cours de cette première année d’existence, plusieurs décisions majeures ont été prises sans aucun mécanisme de consultation populaire. La sortie des trois pays de la CEDEAO en janvier 2024 en est un exemple frappant. Cette décision a marqué une rupture avec l’organisation ouest-africaine, à laquelle ils reprochaient d’exercer des pressions pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel, sans tenir compte du contexte sécuritaire. Pourtant, cette décision n’a pas fait l’objet d’un référendum ou d’une quelconque forme de consultation populaire, bien qu’elle engageât de manière significative l’avenir des relations régionales.

Pour les dirigeants de l’AES, cette sortie était justifiée par le besoin de souveraineté et d’indépendance vis-à-vis des pressions extérieures. Ils ont brandi l’argument de la défense de l’intégrité territoriale et de la lutte contre le terrorisme pour éviter une transition politique précipitée.

Cependant, l’absence de consultation sur une décision aussi importante a soulevé des critiques, notamment de la part de la société civile et d’une partie de l’opinion publique, qui ont pointé du doigt une contradiction entre le discours de rupture et les pratiques en cours.

Par ailleurs, le 6 juillet 2024, lors du premier sommet des chefs d'État de l’AES, un autre cap a été franchi avec la création de la Confédération des États du Sahel. Cette confédération vise à renforcer l'intégration régionale entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, en mutualisant leurs efforts dans les domaines de la défense, de la diplomatie et du développement économique.

Cette décision, qui implique des engagements importants à long terme, aurait pu faire l'objet d'une consultation auprès des citoyens concernés. Pourtant, elle a été décidée unilatéralement par les dirigeants des trois pays, sans passer par les parlements, et encore moins par un processus référendaire.

La Confédération des États du Sahel marque une étape supplémentaire dans l’intégration régionale des trois pays, mais cette intégration reste déconnectée des attentes des populations. La création d’un passeport biométrique commun, annoncée lors de l'allocution du président en exercice de cette Confédération, le Colonel Assimi Goïta, vise à faciliter la libre circulation entre les trois pays membres, mais là encore, aucune consultation populaire n’a été menée pour évaluer l'impact de cette mesure sur la vie quotidienne des citoyens.

<strong>Un contraste avec les réalités socio-économiques</strong>

Alors que les dirigeants de l’AES mettent en avant la souveraineté et l’indépendance comme piliers de leur gouvernance, la réalité économique des pays membres contraste fortement avec ces ambitions. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger figurent parmi les nations les plus pauvres au monde.

Selon les données du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), ces pays se classent en bas de l’Indice de Développement Humain (IDH), avec des taux de pauvreté élevés, une éducation déficiente et des infrastructures de santé insuffisantes.

Cette situation est aggravée par une crise énergétique qui freine considérablement le développement économique. Les pays de l'AES connaissent des coupures d’électricité fréquentes, qui affectent gravement les services publics et les industries. Ces crises internes rendent difficile la mise en œuvre des ambitions d’indépendance économique et politique affichées par les dirigeants de l’AES. L’absence de consultation populaire sur ces questions économiques et sur les projets d'intégration régionale pourrait accentuer le fossé entre les gouvernants et les gouvernés.

Aussi, l'une des critiques majeures adressées à l’AES concerne le manque de légitimité des décisions prises depuis sa création. Les dirigeants de l’alliance, bien qu’issus de transitions militaires, avaient promis une gouvernance plus participative, mais en pratique, ils ont évité toute forme de consultation démocratique. Cette approche non consultative pourrait à terme mettre à mal la légitimité de l’AES, d’autant plus que la situation sécuritaire, régulièrement invoquée pour retarder les élections, reste largement précaire.

Les décisions unilatérales concernant la sortie de la CEDEAO, la création de la Confédération des États du Sahel, ou encore le lancement du passeport biométrique commun, montrent que les principes de souveraineté et de rapidité d’action priment sur les engagements de consultation et d’ouverture. Si les dirigeants de l’AES continuent à gouverner sans associer les populations, ils risquent de reproduire les mêmes erreurs que les régimes qu’ils critiquaient.

Force est de constater qu'un an après sa création, l'Alliance des États du Sahel se trouve à un carrefour. Bien que des succès militaires aient été obtenus, les promesses de rupture avec les pratiques autocratiques des régimes précédents semblent inabouties. L’absence de consultation populaire sur des décisions aussi majeures que la sortie de la CEDEAO, la création de la Confédération des États du Sahel et le lancement du passeport biométrique questionnent la légitimité de ces choix.

Si les dirigeants de l’AES souhaitent consolider leur pouvoir et renforcer la confiance avec les populations, ils devront s'engager de manière plus transparente et inclusive dans les processus de prise de décision. Sans cela, le fossé entre les gouvernants et les gouvernés pourrait s'accentuer, fragilisant à terme la stabilité de cette nouvelle alliance.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tom Saintfiet confirme Aliou Badra Diallo dit Conti comme adjoint !</title>
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<pubDate>Thu, 05 Sep 2024 10:27:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv4546281673msonormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">« Pour moi, Aliou Badra Diallo est très important ... Conti est mon adjoint, oui, clairement », c’est ce qu’a déclaré lundi devant la presse le nouveau sélectionneur national des Aigles du Mali, le Belge Tom Saintfiet. « Pour moi, c'est important dans chaque pays où je travaille, en Afrique, d'avoir des locaux dans mon staff, c'est du respect pour les entraîneurs locaux, mais aussi je veux un soutien parfait dans la culture, dans la religion, je veux des gens qui aident, qui donnent, c'est une équipe. Et ensemble, nous allons gagner. Ce n'est pas seulement cette équipe qui gagne des matchs, c'est une équipe, c'est un staff, c'est tous les gens ensemble qui gagnent des matchs. Et nous allons travailler sur ce projet ensemble. »</span></p>
<strong>La Redaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Contribution :  Dénonciation des manœuvres malveillantes de l&amp;apos;Algérie dans le conflit malien</title>
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<pubDate>Thu, 05 Sep 2024 09:33:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En tant que Secrétaire général du CDP MALI KURA, je me fais le devoir de dénoncer avec la plus grande fermeté l'implication pernicieuse de l'Algérie dans le conflit qui déchire notre cher Mali.

L'Algérie, sous le masque de la médiation, joue un double jeu dangereux, s'affichant aux côtés des groupes terroristes tout en tentant désespérément de faire prévaloir un accord, celui d'Alger, dénoncé par toutes les parties concernées pour son inadaptation et son inefficacité.

Ce qui est encore plus préoccupant, c'est l'attitude récente de l'Algérie au Conseil de sécurité de l'ONU, où elle a tenu des propos ouvertement hostiles à l'égard du Mali. Ces déclarations sont révélatrices de ses véritables intentions : fragiliser notre pays et prolonger une situation d'instabilité dont elle cherche manifestement à tirer profit.

Je tiens à rappeler à l'Algérie que le Mali n'oublie pas son rôle historique lors de sa lutte pour l'indépendance. Notre pays a soutenu, de manière fraternelle, la quête de liberté du peuple algérien. Cependant, il est déplorable de constater aujourd'hui que l'Algérie, au lieu de renforcer les liens de solidarité entre nos deux peuples, s'engage sur la voie de la déstabilisation de notre nation.

Les conséquences de ces agissements malveillants sont claires : une déstabilisation continue de la région, un soutien implicite aux forces du mal, et une atteinte grave à la paix et à la sécurité du Mali. Mais l'Algérie ferait bien de se souvenir que les aspirations à l'autodétermination, comme celles des Kabyles en son sein, sont un écho du passé qui pourrait se retourner contre elle. Il est donc dans l'intérêt de l'Algérie de revoir sa position avant qu'il ne soit trop tard.

J'appelle enfin tous les pays africains à rester vigilants et à se montrer forts face à ces ingérences qui ne visent qu'à affaiblir notre continent. La souveraineté et l'intégrité de chaque nation africaine doivent être défendues avec la plus grande détermination. Ensemble, nous devons rejeter toute tentative de division et soutenir les efforts en faveur d'une paix juste et durable pour le Mali et pour toute l'Afrique.

Le Mali est résilient. Nous ne nous laisserons pas intimider. Nous restons fermement engagés à protéger notre peuple, notre territoire, et notre souveraineté, et nous ferons face à toute tentative de déstabilisation, d'où qu'elle vienne.

&nbsp;

<strong>Moussa Tembely/Secrétaire général/CDP MALI KURA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les phénomènes climatiques coûtent 2 à 5% du PIB aux pays africains, selon un rapport de l&amp;apos;Organisation météorologique mondiale</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/les-phenomenes-climatiques-coutent-2-a-5-du-pib-aux-pays-africains-selon-un-rapport-de-lorganisation-meteorologique-mondiale-3076444.html</link>
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<pubDate>Thu, 05 Sep 2024 09:24:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>« Les pays africains perdent en moyenne de 2 à 5% de leur Produit intérieur brut (PIB) », alerte l'Organisation météorologique mondiale (OMM) dans un rapport alarmant publié lundi. Le coût de l’adaptation est estimé entre 30 et 50 milliards de dollars par an au cours de la prochaine décennie en Afrique subsaharienne.</em></strong>

Alors que le continent ne contribue qu’à hauteur de 3% aux émissions mondiales de gaz à effets de serre, la terre se réchauffe plus vite en Afrique que dans n’importe quelle partie de la planète terre. C’est ce que révèle l'Organisation météorologique mondiale (OMM), dans un rapport alarmant publié lundi.

« <em>Le continent africain s'est réchauffé à un rythme légèrement plus rapide que la moyenne mondiale, soit environ +0,3 °C par décennie entre 1991 et 2023</em> », alerte l’agence onusienne.

Dans son rapport sur l'état du climat en Afrique en 2023, l’OMM affirme que l’Afrique est confrontée à une charge disproportionnée liée au changement climatique et aux coûts d’adaptation.

« <em>Les pays africains perdent en moyenne de 2 à 5% de leur Produit intérieur brut</em> (PIB) », alerte l’agence onusienne. De nombreux pays africains consacrent jusqu’à 9% de leur budget à la lutte contre les phénomènes climatiques extrêmes comme les vagues de chaleur, les sècheresses et les fortes précipitations.

Le rapport souligne que le coût de l’adaptation en Afrique subsaharienne pourrait se chiffrer entre 30 et 50 milliards de dollars par an au cours de la prochaine décennie, soit 2 à 3% du produit intérieur brut de la région.

Une situation alarmante qui va augmenter la vulnérabilité de la population de cette région dans la mesure où ce montant pourrait servir à lutter contre le sous-développement à travers la construction des centres de santé et des écoles, gage de mieux-être.

La publication de ce rapport intervient à moment où les pays africains notamment ceux du Sahel central (Mali, Burkina Faso, Niger) sont confrontés à des inondations en raison des pluies diluviennes faisant de nombreux morts et des dégâts matériels importants, laissant de nombreuses familles dans le désarroi.

Face à la situation, le gouvernement de la transition du Mali a décrété l’état de catastrophe nationale. Les autorités annoncent la mobilisation de quatre milliards de Fcfa afin de faire face aux conséquences des inondations.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>FOCAC 2024 : le président Assimi Goïta à Pékin pour renforcer les relations bilatérales entre le Mali et la Chine</title>
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<pubDate>Thu, 05 Sep 2024 09:09:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président de la transition, le Colonel Assimi Goïta, est arrivé dimanche à Pékin où il participe au sommet du Forum de coopération sino-africaine (FOCAC), qui s’ouvre ce matin dans la capitale chinoise jusqu’au 06 septembre. Une occasion pour le chef de l’Etat de renforcer les liens de coopération entre le Mali et la Chine et de nouer des partenariats avec des investisseurs de l’empire du milieu.</strong>

Le Forum de coopération sino-africaine est une opportunité majeure pour renforcer les relations bilatérales entre le Mali et la Chine, en particulier dans les domaines de l'industrialisation, de la modernisation agricole, du développement des talents, ainsi que dans la coopération stratégique dans plusieurs secteurs clés pour le développement de notre pays.

Il intervient à un moment où le Mali s'affirme de plus en plus sur la scène internationale en tant qu'acteur indépendant, suite à des décisions stratégiques telles que la sortie du G5 Sahel et de la CEDEAO, ainsi que la rupture des relations diplomatiques avec certains pays occidentaux et la création d’une Confédération des Etats du Sahel avec le Burkina Faso et le Niger. Le Mali cherche désormais à consolider ses relations avec des partenaires qui respectent sa souveraineté et soutiennent ses objectifs de développement.

Placée sous le thème : « <em>Travailler ensemble à promouvoir la modernisation et à construire une communauté d'avenir partagé Chine-Afrique de haut niveau</em> », l’édition 2024 du FOCAC, qui s’ouvre ce matin à Pékin, sera l’occasion pour le président Goïta de discuter de plusieurs projets prioritaires pour le Mali.

Ainsi, le Mali entend discuter et finaliser plusieurs projets prioritaires lors du FOCAC 2024 notamment dans les domaines de la défense et la sécurité à travers la consolidation de la coopération militaire pour renforcer la sécurité et lutter contre le terrorisme, de l’énergie (partenariats pour développer les énergies renouvelables, en particulier les centrales solaires et hydroélectriques), des mines et l’industrie (développement des infrastructures minières et industrielles pour booster l'économie malienne) et enfin de l’éducation (renforcement des infrastructures éducatives, y compris la modernisation des universités et des centres de formation professionnelle).

Dans le domaine de la coopération économique, le Mali ne se positionne plus uniquement comme un partenaire de développement mais cherche désormais à promouvoir un partenariat orienté vers les affaires. La Chine, respectant les valeurs et les coutumes maliennes, est prête à soutenir cette évolution tout en restant alignée sur ses principes de non-ingérence et de respect de la souveraineté nationale.

<strong>Les relations entre le Mali et la Chine élevées au statut de partenariat stratégique</strong>

En perspective, la coopération sino-malienne promet de s'intensifier dans les années à venir. Le sommet de Pékin sera l'occasion pour les deux pays de renouveler leurs engagements et de signer de nouveaux accords dans des domaines stratégiques. La Chine s'engage à financer plusieurs projets structurants au Mali, renforçant ainsi son rôle de partenaire clé dans le développement socio-économique du pays.

Avant le début du sommet, le président de la transition a rencontré lundi le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, au palais du peuple, avec lequel il a discuté des liens de partenariat stratégique entre les deux pays. Le Colonel Goïta a exprimé sa satisfaction quant à l’état actuel de la coopération entre le Mali et la Chine. Selon le compte rendu de la présidence de la République malienne, les deux chefs de l’Etat ont convenu d’élever les relations entre le Mali et la Chine au statut de partenariat stratégique.

En conséquence, Pékin s’engage à poursuivre et intensifier sa coopération avec le Mali tout en l’accompagnant sur la voie de son développement, conformément à ses réalités nationales. Une nouvelle page historique s’ouvre donc dans les annales de la coopération sino-malienne.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Attaque terroriste à Barsalogho : des émissaires des présidents nigérien et malien témoignent leur compassion et leur solidarité au peuple burkinabè</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/attaque-terroriste-a-barsalogho-des-emissaires-des-presidents-nigerien-et-malien-temoignent-leur-compassion-et-leur-solidarite-au-peuple-burkinabe-3076439.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/attaque-terroriste-a-barsalogho-des-emissaires-des-presidents-nigerien-et-malien-temoignent-leur-compassion-et-leur-solidarite-au-peuple-burkinabe-3076439.html</guid>
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<pubDate>Thu, 05 Sep 2024 09:00:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a reçu, dans la matinée de ce lundi 2 septembre 2024 en audience, des émissaires du Président du Niger, le Général Abdourahamane TIANI et de son homologue du Mali, le Colonel Assimi GOÏTA, Président en exercice de la Confédération « Alliance des Etats du Sahel ».

Conduite par le ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation du Mali, le colonel Abdoulaye MAÏGA et le ministre de l’Intérieur du Niger, le Général Mohamed TOUMBA, la délégation a traduit la compassion et la solidarité des présidents de l’AES et de leurs peuples respectifs au Président du Faso et au peuple burkinabè à la suite de l’attaque terroriste survenue le 24 août 2024 à Barsalogho.

« Nous avons appris avec une grande tristesse et affliction les événements malheureux, l’attaque terroriste lâche ayant visé des populations paisibles de Barsalgho. Il n’y a pas que le Burkina qui est éploré ; c’est toute la Confédération Alliance des Etats du Sahel qui est endeuillée », a déclaré le ministre d’Etat en charge de l’Administration territoriale du Mali, porte-parole de la délégation, le Colonel Abdoulaye MAÏGA.

Il a également rappelé la détermination des trois Chefs d’Etat de l’AES à lutter pour l’éradication du terrorisme dans l’espace. « Tout ce qui est fait comme effort va dans ce sens. L’éradication totale du terrorisme dans l’espace AES est un objectif qui sera atteint grâce au leadership de nos Chefs d’Etat », a-t-il indiqué.

Selon le ministre Abdoulaye MAÏGA, la pression militaire engrange des résultats sur le terrain. « Les groupes terroristes évitent de plus en plus les cibles militaires pour s’attaquer à des populations paisibles. L’objectif est clair, c’est d’atteindre le moral de nos populations. Cet objectif ne sera jamais atteint », a rappelé le ministre malien.

Il est convaincu que les attaques contre les populations civiles ne pourront pas entamer le moral et la détermination des Chefs d’Etats à atteindre tous les objectifs qu’ils se sont assignés en mettant en place la Confédération « Alliance des Etats du Sahel ».

<strong>Source : Direction de la Communication de la Présidence du Faso</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Inondations : une gestion défaillante et des responsabilités partagées</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/inondations-une-gestion-defaillante-et-des-responsabilites-partagees-3075558.html</link>
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<pubDate>Thu, 29 Aug 2024 10:08:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les inondations qui ont récemment frappé le Mali ont provoqué la mort de plus d'une trentaine de personnes et laissé des milliers de familles dans le désarroi. Alors que certains blâment l'incivisme des citoyens pour l'aggravation de la situation, il est indispensable d'évoquer aussi la responsabilité des autorités locales et nationales, dont la gestion des infrastructures s'est révélée insuffisante.</strong>

L'accusation portée contre les citoyens, principalement pour le jet de déchets dans les caniveaux et l'occupation anarchique des espaces publics, est un argument souvent avancé pour expliquer le blocage des systèmes de drainage. Certes, ces comportements aggravent la situation, mais ils ne sauraient être considérés comme la cause principale des inondations.

Il convient de rappeler que le curage des caniveaux, l'aménagement et la réhabilitation des infrastructures relèvent des responsabilités des collectivités locales et de l'État. Malgré les moyens disponibles, ces autorités ont négligé de prendre les mesures préventives nécessaires pour éviter de telles catastrophes. Plutôt que d'anticiper, les actions entreprises n'interviennent qu'après coup, lorsque les inondations ont déjà causé des ravages.

Les maires de certaines localités sont également critiqués pour avoir vendu des terrains, y compris des espaces réservés à l'évacuation des eaux, à des promoteurs immobiliers. Cette pratique, motivée par des intérêts financiers, a réduit la capacité des villes à drainer efficacement les eaux pluviales. Des constructions ont même été autorisées sur les lits des fleuves, en violation des normes qui exigent une distance minimale de 25 mètres entre les berges et les bâtiments.

Bien que le changement climatique soit un facteur aggravant, il n'est pas le seul responsable. L'exploitation minière illégale, les déversements de produits chimiques dans les cours d'eau par les agriculteurs, ainsi que l'extraction incontrôlée de sable ont gravement perturbé les écosystèmes. Ces actions, tolérées voire encouragées par des autorités complaisantes, ont accru la fréquence et la sévérité des inondations.

<strong>Nécessaire prise de conscience</strong>

Les récentes inondations au Mali appellent à la nécessité d'une gestion plus rigoureuse des infrastructures et de l'environnement. Les citoyens doivent être sensibilisés aux conséquences de leurs actions, mais les autorités doivent avant tout assumer leurs responsabilités en matière de prévention. Il faut mettre en place des politiques adaptées pour protéger les populations et éviter que de tels drames ne se reproduisent. Le temps des excuses est révolu, celui de l'action doit commencer.

<strong>Cheick B. CISSE  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Shibadong, berceau de l’initiative chinoise de «la réduction ciblée de la pauvreté»</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/shibadong-berceau-de-linitiative-chinoise-de-la-reduction-ciblee-de-la-pauvrete-3075523.html</link>
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<pubDate>Thu, 29 Aug 2024 08:44:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Situé à 159 km de l’aéroport Zhangiajie Hehua, lui-même situé à trois heures de vol de Beijing (Pékin), le village de Shibadong autrefois pauvre est désormais très célèbre par sa beauté et son succès dans la lutte contre la pauvreté en Chine.</em></strong>

Des montagnes entremêlées par des routes goudronnées, des arbres verdoyants, l’humidité, des rochers. Shibadong les englobe et impressionne par ses routes goudronnées qui démontrent que la nature résiste peu à la volonté et aux désirs de l’homme.

Cet endroit pittoresque, à l’ouest de la province du Hunan, également connu sous le nom « Xiangxi», est rentré à jamais dans l’immense histoire de la République populaire de Chine. Par-dessus sa nature paradisiaque, il est très célèbre pour sa transformation pendant la dernière décennie. Il est, en effet, le haut lieu où l’initiative chinoise de «la réduction ciblée de la pauvreté» a été lancée pour la première fois. Xi Jinping, président de la République populaire de Chine, s’y était rendu en 2013 à cet effet.

Shibadong, habité par l’ethnie Miao, comprend quatre camps naturels. Il s’agit du camp de Lizi, du camp de Zhuzi, du camp de Feichong et du camp de Dangrong. Il combine l’industrie, l’agriculture et le tourisme. Il a développé le tourisme culturel rouge, vert et de mœurs folkloriques et explore une voie de revitalisation rurale culturelle et touristique reproductible.

Il a accueilli un total de 838 000 touristes et réalisé les recettes touristiques de près de 20 millions de yuans en 2023, selon les statistiques fournies par les autorités locales. Malgré la modernisation rapide, le village conserve l’architecture caractéristique des Miao avec les maisons en bois bien proportionnées, rangées après rangées, situées au sommet de la montagne, entourées de montagnes verdoyantes, avec le paysage pittoresque.

Dans le majestueux Camp de Lizi, une industrie de broderie Miao, connue comme «épopée Miao portée sur le corps», s’est développée. L’on y trouve différents motifs reflétant l’histoire et la vision du monde du peuple Miao.

Cette industrie de broderie est, selon des officiels et habitants locaux, devenue un secteur important permettant aux villageois de Shibadong de se débarrasser de la pauvreté et de devenir riches. L’unité est alimentée et gérée par des coopératives, qui ont réussi à faire sortir en 2018 leur broderie des montagnes pour l’exporter dans le monde le long de la nouvelle route de la soie.

<strong>L’agriculture et l’élevage en avant-garde</strong>

Au village de Shibadong, d’autres secteurs d’activités ont été développés dont la plantation de fruits, l’eau de source de montagne, le thé d’or et les séjours touristiques chez l’habitant, etc. Une variété de fruits dénommée kiwi a été développée et se commercialise dans tout le pays via le commerce électronique, avec un dividende moyen de près de 800 yuans par foyer et par an.

En 2016, le village a officiellement mis fin à l’extrême pauvreté avec, selon les chiffres officiels, tous ses 533 villageois pauvres de 136 familles sorties de la pauvreté. Son revenu net par habitat des villageois a atteint 18,369 yuans en 2020, soit onze fois qu’en 2013 en plus de son revenu économique collectif de 1,8 million de yuans.

Toujours dans ces contrées de Hunan, l’agriculture et l’élevage occupent une place importante. Par exemple, la société Wulong Agricultural Developpment possède son champ de thé et son usine de production. L’entreprise Denong Livestock Group est aussi un exemple de réussite en matière de la production de la viande. Elle possède des pâturages, l’abattage, des unités de conservation et transformation de la viande. Selon son manager, la société peut faire un chiffre d’affaires de 90 millions de yuans par an.

<strong>Près de 100 millions de personnes sorties de la pauvreté</strong>

Changputang, un village situé dans la même province et habité par les minorités ethniques dont les Tujia, est un autre modèle de la lutte contre la pauvreté. Dix ans après une visite en 2013 du président Xi Jingping, il possède actuellement de vastes superficies de jardins de pamplemousses, de kiwis, d’oranges et d’autres fruits spéciaux, etc. Toutes choses qui aident ainsi la population locale à devenir riche. Il compte une superficie ayant atteint 533.33 hectares, dont seul le secteur fruitier couvre plus de 400 hectares. Chaque foyer dispose d’un verger et d’une pépinière.

Au plan national, la Chine a annoncé en février 2021 avoir éradiqué l’extrême pauvreté. Les chiffres faisaient état de plus de 98,99 millions résidents ruraux pauvres sortis de la pauvreté. Tous les 832 comités appauvris et 128.000 villages ont été enlevés de la liste de la pauvreté, précise Xinhuet.net, ajoutant que 1,6 billard de yuan (246 milliards de US dollars) de fonds fiscaux ont été investis dans la lutte contre la pauvreté.

La méthodologie utilisée a consisté à envoyer plus de trois millions d’officiels dans les villes, comités et villages. Des mécanismes de financement ont été aussi mis en place dans des banques pour financer les projets des habitants.

<strong>Une usine de poterie pour préserver l’histoire</strong>

À Beijing, (capitale de la Chine), un lieu peu connu du public en dehors de la Chine s’efforce à sauvegarder l’histoire de la poterie. Il s’agit du Parc Culturel et Créatif du Verre coloré de Jinyu qui est situé dans le village de Liuliqu, un célèbre village historique et culturel du district de Mentougou.

Son prédécesseur est l’usine de fours du palais royal fondé en 1263 sous la dynastie Yuan et qui a traversé les dynasties Yuan, Ming et Qing. Il a cuit des produits de verre coloré pour la Cité Interdite, le Temple du Ciel, le Palais d’Été et les autres bâtiments royaux, en 2008. Sa technique de cuisson des glaçages a été incluse dans la deuxième série de la liste nationale des patrimoines culturels immatériels.

Après avoir éteint le feu en raison du rétrécissement de la demande du marché et de la protection de l’environnement, l’usine de fours avait éteint le feu. C’est finalement entre les années 1950 et 1990 que les bâtiments de l’usine d’origine ont été construits, selon les guides du lieu, en ajoutant que certains fours ont été rallumés en février 2023 grâce aux efforts conjoints du Musée de la Cité Interdite, du Bureau municipal des héritages culturels de Beijing, du Gouvernement du district de Mentougou et du Groupe Jinyu.

« Le rallumage des fours signifie que la tradition vieille de plus de 700 ans de fabrication de verre coloré à Liuliqu a été préservée et marque également la  ‘renaissance’ du Parc industriel culturel et créatif du verre coloré de Jinyu», s’est réjoui l’un des responsables du parc, le 16 août 2024, au cours d’une visite guidée. Le parc dispose présentement d’une certaine d’artisans qualifiés pour la fabrication des objets.

<strong>MC/NouvelleAfrique </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Culture/tourisme : un secteur à la traine après quatre longues années de refondation</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/culture-tourisme-un-secteur-a-la-traine-apres-quatre-longues-annees-de-refondation-3075513.html</link>
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<pubDate>Thu, 29 Aug 2024 08:31:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Doumbia Kadia Founè Dembélé, agent touristique à la Direction nationale du tourisme, nous a dressé le bilan de quatre années de refondation du secteur touristique au Mali. « Le bilan de la transition du Mali sur le plan touristique est mitigé », d’après elle. Pourquoi, malgré les ressources financières abondantes, c’est l’argent qui fait défaut pour relancer des secteurs rentables et vitaux comme le tourisme, l’hôtellerie, etc. ?</strong>

« Tandis que des efforts ont été faits pour préserver le patrimoine et développer des alternatives touristiques, les défis sécuritaires, économiques et environnementaux ont largement freiné la reprise du secteur. Des initiatives ont été prises pour restaurer et protéger des sites historiques et culturels, notamment les monuments de Tombouctou, classés Patrimoine Mondial par l'UNESCO, qui avaient été endommagés lors des conflits. Cependant, ces efforts ont été entravés par des contraintes financières et sécuritaires, limitant leur portée et leur efficacité.

Ensuite, il y a eu une certaine réorientation vers le développement du tourisme domestique. Les autorités et les acteurs du secteur ont encouragé les Maliens à découvrir leur propre pays, avec des initiatives (expositions photos, voyages intégrateurs et Bamako City Tour) visant à promouvoir le tourisme interne. Cependant, ce segment reste limité en raison des capacités économiques réduites des populations locales et du nombre d’infrastructures touristiques insuffisantes dans certaines zones.

Aussi des efforts ont été faits pour diversifier l'offre touristique, notamment par le développement du tourisme culturel, des festivals locaux, et des circuits écotouristiques dans les zones relativement sûres. Des événements culturels comme le Festival sur le Niger à Ségou ont continué à attirer des visiteurs, bien que cela soit dans des proportions moindres par rapport aux années précédentes.

Des initiatives de coopération internationale ont continué à soutenir le secteur du tourisme, notamment à travers des programmes de formation pour les professionnels du tourisme, des projets de conservation du patrimoine et des campagnes de promotion à l'international. Toutefois, ces initiatives ont souvent été limitées par les conditions sur le terrain.

Malgré tous ces efforts de la transition, des défis sécuritaires, économiques et environnementaux continuent de freiner la relance du secteur touristique. L'instabilité politique et les conflits armés, notamment dans les régions du nord et du centre, ont considérablement réduit l'afflux des étrangers.

De nombreux touristes de ces zones autrefois prisées pour leur patrimoine culturel et leurs paysages naturels sont devenus inaccessibles en raison des risques de violence, d'enlèvements, et de banditisme. Cette situation a conduit à une baisse drastique des recettes touristiques, à la fermeture de nombreux établissements hôteliers, et à la mise en sommeil de plusieurs agences de voyage.

Le changement climatique, l’érosion, la désertification et la pression sur les ressources naturelles locales ont rendu certaines destinations moins attractives. La transition n'a pas réussi à mettre en place des politiques environnementales robustes pour intégrer pleinement la durabilité dans la relance du secteur touristique, mais elle a permis de maintenir une base pour le tourisme.

Enfin, on peut dire que la relance du tourisme au Mali dépendra forcément de la stabilité politique, de la sécurité et de la capacité à rétablir la confiance des visiteurs nationaux et internationaux ».

<strong>Alfousseini TOGO</strong>

<strong>Source: LE CANARD DE LA VENISE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L’OMS lance un plan stratégique mondial de 135 millions de dollars pour endiguer l’épidémie de mpox</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/loms-lance-un-plan-strategique-mondial-de-135-millions-de-dollars-pour-endiguer-lepidemie-de-mpox-3075509.html</link>
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<pubDate>Thu, 29 Aug 2024 08:24:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de mpox, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) lance un plan stratégique mondial de 135 millions de dollars pour endiguer la maladie. Selon le dernier décompte en date du 18 août, le continent africain recense plus de 3.562 cas dont 26 décès dans une douzaine de pays dont la majorité se trouve en République démocratique du Congo.</strong>

Afin d’endiguer l’épidémie de mpox (variole simienne) sur le continent africain, l’Agence sanitaire mondiale de l’ONU (OMS) a lancé lundi un plan stratégique mondial de préparation et d’intervention d'une valeur de 135 millions de dollars. Ce plan fait suite à la déclaration d’une urgence de santé publique de portée internationale par le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le 14 août dernier. L’objectif est de mettre fin aux flambées de transmission interhumaine de mpox par des efforts coordonnés aux niveaux mondial, régional et national.

Le plan couvre une période de six mois allant de septembre 2024 à février 2025 et prévoit un besoin de financement de 135 millions de dollars de dollars. Ces fonds englobent la réponse de l’OMS, mais aussi celle des États membres et des partenaires, notamment les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC). Le plan actuel est soumis aux contributions des États membres, qui ont été informés du plan le vendredi 23 août, selon un communiqué de l’OMS publié par l’OMS.

En Afrique, où les besoins sont les plus importants, le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique (AFRO), en collaboration avec les Centres africains de prévention et de contrôle des maladies (CDC-Afrique), sera le fer de lance de la coordination des efforts de riposte à la variole. L’OMS-Afrique et les CDC d’Afrique ont convenu d’une approche « un plan, un budget » dans le cadre du plan stratégique de préparation et de riposte à la variole pour le continent africain, en cours de préparation. À notre qu’au Mali, qu’aucun cas de la maladie n’a été recensé selon la ministre de la Santé.

<strong>Anne Marie Soumouthéra avec UN News</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Loi de finances rectificative : top cinq des plus faibles budgets ministériels</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/loi-de-finances-rectificative-top-cinq-des-plus-faibles-budgets-ministeriels-3075508.html</link>
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<pubDate>Thu, 29 Aug 2024 08:22:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sur les 3063,74 milliards de Fcfa, les cinq plus faibles budgets ministériels ne totalisent que 10 285 960 000 soit moins d’un pour cent du budget, selon la loi de finances rectificative adoptée en mai par le Conseil national de transition. Ils disposent de la portion congrue du budget national. </em></strong>

Selon la loi de finances rectificative adoptée en mai par le Conseil national de transition (CNT), les ministères des Mines, des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes et celui de la Refondation, chargé des relations avec les Institutions, totalisent 10 285 960 000 Fcfa soit moins d’un pour cent du budget national.

Dans les détails, le ministère des Mines avec un budget de 2 859 950 000 est le département le mieux loti parmi les cinq plus faibles budgets ministériels. Toutefois, à l’instar de nombreux ministères, le ministère des Mines n’a pas échappé à la coupe budgétaire en raison sans doute des difficultés économiques du Mali.

Ainsi, son budget est passé de 4 624 932 000 dans la loi de finances initiale à 2 859 950 000 Fcfa soit une réduction de 1 764 982 000. Ce budget est une goutte d’eau dans un océan en raison du coût élevé de la recherche minière. On comprend dès lors pourquoi le secteur est dominé par des multinationales (sociétés minières étrangères), qui investissent suffisamment d'argent.

Pourtant, selon de nombreux spécialistes, le salut du Mali passe par un investissement massif dans ce secteur, ce qui n’est possible qu’à travers un budget conséquent. Autrement, les mines ne brilleront jamais pour le Mali.

Après le ministère des Mines, arrive celui des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine. Son budget, qui a connu une coupe budgétaire, est chiffré à 2 405 244 000 Fcfa contre 3 821 170 000 milliards dans la loi de finances initiale.

Les ministères de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes et celui de la Refondation chargé des relations avec les Institutions ne disposent que de la portion congrue du budget de l’Etat avec respectivement 1 838 202 000 Fcfa, 1 708 250 000 Fcfa et 1 474 314 000 Fcfa. C’est à peine suffisant pour le fonctionnement de ces départements !

Avec cette extrême modestie des ressources, difficile de s’attendre à un résultat dans la mesure où rien ne peut se faire sans argent. Cette situation illustre les difficultés budgétaires que connaît le Mali depuis le début de la transition il y a quatre ans.

Par ailleurs, le budget cumulé des cinq ministères dépasse à peine celui du ministère de l’Artisanat 8 601 948 000, bien moins que celui du budget du ministère de l’urbanisme chiffré à 11 546 292 000. Excepté les ministères des mines et des Maliens établis à l’extérieur, les trois autres ministères, dont le budget n’atteint pas deux milliards, ont un budget inférieur à celui de l’OCLEI, qui se chiffre à 2 364 416 000, une institution dont les résultats sont peu visibles sur le terrain. Autant alors les rattacher à d’autres ministères.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chine&#45;Afrique: 45 pays africains à Pékin pour un double forum</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/chine-afrique-45-pays-africains-a-pekin-pour-un-double-forum-3075505.html</link>
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<pubDate>Thu, 29 Aug 2024 08:19:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une quarantaine de pays africains ont participé du 20 au 22 août 2024 à Pékin au 6ème forum sur la coopération des médias sino-africains &amp; Dialogue de haut niveau des Think-tanks sino-africains. Le Mali y a pris part à travers une délégation conduite par Mohamed Ag Albachar, chef de cabinet du ministre en charge de la Communication. </strong>

À Pékin, dans la capitale chinoise, les travaux de ce double forum ont été officiellement lancés, mercredi 21 août, en présence des officiels chinois et africains. Il enregistre 500 participants chinois et 230 participants de 45 pays du continent africain, selon les statistiques fournies par les organisateurs. Il s’agit de l’Angola, du Botswana, du Burundi, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Gambie, de la Guinée, du Nigeria, de la Tunisie, de l’Afrique du Sud, du Rwanda, entre autres.

Ce double forum, qui se déroule à une semaine du sommet du FOCAC (4 au 6 septembre à Pékin), a pour thème central «s’associer pour promouvoir la modernisation». Il aborde quatre autres sous-thèmes dont « coexistence harmonieuse : construire de nouveaux modèles de collaboration médiatique entre les pays du Sud », « innovation et progrès commun : promouvoir l’autonomisation numérique pour le nouveau développement des médias en Chine et en Afrique».

Les deux autres sont «coopération gagnant-gagnant : façonner une nouvelle perspective pour faire concorder l’initiative chinoise la ceinture et la route avec l’agenda 2063 de l’Union africaine » et « Prospérité Commune des civilisations : se diriger vers un nouveau niveau d’échanges et d’apprentissage mutuel entre les civilisations chinoise et africaine».

<strong>Des mesures proposées par l’UA</strong>

Le ministre de l’Administration nationale de la Radio et de la Télévision de Chine, Cao Shumin, a appelé, au cours de la cérémonie d’ouverture des travaux, à la mutualisation les bonnes pratiques en matière de coopération médiatique. Le maire de Pékin, Yin Yong, rassure que sa municipalité est prête à écrire une nouvelle page avec l’Afrique.

Christiane Monsour Matondo-Yanrou, porte-parole du président de la commission de l’Union africaine (UA), a avancé des mesures pour une meilleure coopération médiatique entre la Chine et l’Afrique. Elle invite à encourager les programmes d’échanges et des bourses, les projets conjoints des médias, la couverture conjointe des activités, la création d’un laboratoire d’innovation pratique, l’investissement dans les formations linguistiques.

Le ministre congolais de la Communication, Thierry Lézin Moungalla, a indiqué qu’il est important de renforcer la coopération des médias pour que notre histoire soit écrite pour nous-mêmes. Il a plaidé pour une coopération médiatique moderne.

<strong>« Intensifier la coopération »</strong>

Le chef de la délégation du Mali, Mohamed Ag Albachar, ayant intervenu au cours d’une session, a salué « l’excellence des relations entre les acteurs de l’audiovisuel du Mali et la Chine ». Un partenariat qui a, selon lui, permis à travers « différents accords d’entretenir et de renouveler régulièrement les équipements de diffusion du centre émetteur de Kati et de doter le pays de quatre stations régionales ».

Il annonce que les deux parties ont convenu de poursuivre la coopération à travers la signature d’un nouveau protocole pour la période contractuelle 2024-2029. Ledit protocole d’accord relatif à la poursuite de la coopération de rediffusion des programmes de la radio chinoise, signé en janvier 2020, arrive à échéance en décembre 2024.

« Pour notre part, nous exhortons à l’intensification de la coopération entre nos deux pays notamment dans le domaine de la digitalisation des médias et l’échange de programmes et nous allons nous impliquer à cet effet », a appelé Mohamed Ag Albachar. Sa délégation comprenant particulièrement les responsables de la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD) a eu des rencontres bilatérales et participé à des séances de visites.

<strong>Un expert malien connu en Chine</strong>

Au-delà des officiels, le Mali était également représenté par Pr Boubacar Diarra, expert en médicine traditionnelle chinoise. Il est intervenu au cours d’une session du Dialogue de haut niveau des Think-tanks sino-africains. Dans sa communication, ce praticien a mis l’accent sur les points communs entre les civilisations africaine et chinoise. Après avoir fait ses preuves en Chine, Pr Boubacar Diarra a pris la décision de rentrer au Mali en vue de mettre ses expériences au service des Maliens.

<strong>NouvellleAfrik.com</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Participation du Mali à la 33e olympiade Paris 2024 : le CNOSM n’a reçu que 93,921 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/participation-du-mali-a-la-33e-olympiade-paris-2024-le-cnosm-na-recu-que-93921-millions-de-fcfa-3075497.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Aug 2024 08:00:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les membres du Comité national olympique et sportif (CNOSM) ont animé, mardi, une conférence de presse afin d’éclairer la lanterne de l’opinion nationale sur la participation du Mali à la 33<sup>e</sup> Olympiade Paris 2024. Occasion pour eux de revenir sur la polémique autour du montant réellement décaissé. C’était sous l’égide de Abdoul Wahab Zoromé, 3<sup>e</sup> vice-président du CNOSM. </em></strong>

Cette conférence de presse se veut une explication, un compte rendu de ce que la délégation malienne a fait à Paris lors des Jeux olympiques. Elle est une occasion pour le Comité national olympique et sportif (CNOSM) de livrer sa part de vérité dans la participation du Mali à la 33<sup>e</sup> Olympiade tenue à Paris du 28 juillet au 11 août 2024. Une cuvée 2024 à laquelle le Mali a participé dans cinq disciplines : football, athlétisme, boxe, natation et taekwondo.

Concernant la question des finances, qui continue de faire polémique, Abdoulaye Coulibaly, trésorier du CNOSM, a indiqué que, pour la préparation et la participation du Mali aux JO, le comité avait élaboré un projet de budget d’un montant de 420, 25 millions de FCFA qui a été transmis au département des Sports par courrier n°71 du 15 mai 2024.

Il dit alors ne pas comprendre d’où sort le projet de budget de 782 millions de FCFA que le CNSOM aurait présenté au ministère des Sports distillé dans certains médias. « <em>Quand on fait le ratio, il y a un écart de plus de 362 millions de FCFA entre le budget que le Comité a présenté et celui distillé dans la presse </em>», souligne-t-il.

À l’en croire, sur plus de 782 millions de FCFA adressés au ministère des Finances, le département des Sports a reçu une notification de 360,600 millions de FCFA. Abdoulaye Coulibaly veut que cela soit dit et entendu : « <em>Contrairement à ce qui se raconte, le budget notifié au département des Sports n’a pas été donné au CNSOM. Il a été mis à la disposition du ministère des Sports et c’est le département, qui, avec sa direction technique financière, a fait le préalable, c’est-à-dire les engagements, les mandats et a procédé à une demande de paiement au niveau du trésor public</em> ».

Sur les 360,600 millions, Abdoulaye Coulibaly a indiqué que le Comité n’a reçu que 93 921 633 FCFA à travers trois ordres de virement dont il a exhibé les copies. « <em>Nous avons toutes les décharges avec nous. C’est vérifiable</em> », clame-t-il.

En faisant un petit calcul, on constate qu’il est resté au niveau du département des sports plus de 266 millions de FCFA dont le Comité ignore l’usage. Sur les 96 millions encaissés, le Comité va reverser plus de 11 millions de FCFA au trésor public, un montant qui était destiné à l’achat de billets de 2<sup>e</sup> tour pour l’équipe nationale de football. Le CNSOM va aussi reverser les prix des billets des athlètes à l’Etat.

Le chef de mission à Paris et par ailleurs directeur exécutif du CNSOM est longuement revenu sur la participation des athlètes maliens à la grande messe sportive. Selon Dr Alassane Mariko, les athlètes maliens n’ont pu se qualifier sur le terrain lors des différentes compétitions de qualification, excepté le football qui s’est qualifié lors de la Coupe d’Afrique des Nations-CAN-Espoir, qui s’est jouée au Maroc, où le Mali s’est classé 3<sup>e</sup> de la compétition.

Sinon, tous les autres ont bénéficié de la solidarité olympique. Pour se qualifier aux JO, il faut être parmi les meilleurs du monde de sa discipline. On comprend dès lors pourquoi aucun athlète malien n’a franchi le premier tour.

Pour le 3<sup>e</sup> vice-président du CNOSM, Abdoul Wahab Zoromé, les JO représentent un long processus et demandent beaucoup d’implication. Il a profité de l’occasion pour répondre aux critiques faites à l’encontre du Comité. « <em>Le comité n’a pas une équipe et ne détermine pas la politique sportive du pays</em> », dit-il, taclant ainsi, sans le nommer, le ministre des Sports.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contribution : Liberté provisoire, illogisme d&amp;apos;un droit oppressif</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/contribution-liberte-provisoire-illogisme-dun-droit-oppressif-3075540.html</link>
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<pubDate>Thu, 29 Aug 2024 01:12:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans tous les systèmes juridiques inspirés du modèle français, il est de ces tares congénitales qui persistent et qui empêchent de dépasser l'ancien maître. La liberté provisoire fait partie de ces incongruités du droit qui disposent mal à respecter les droits d'autrui, donc à promouvoir l'État de droit.</em></strong>

Si la liberté est provisoire, même sous contrôle judiciaire, c'est que la culpabilité est présumée. Le jugement à venir est de facto présumé comme pouvant mettre fin à sa liberté recouvrée, n'est-ce pas pour cela qu'elle est maladroitement qualifiée de provisoire ? Mais cela contredit un principe et une valeur cardinaux du droit judiciaire et des droits humains : la présomption d'innocence.

Si la présomption d'innocence est un principe et un droit naturel, tant que sa culpabilité n'a pas été établie par un procès juste et équitable, alors le mandat de dépôt ne se justifie que s'il y a un réel risque que l'accusé se dérobe audit procès. Au cas où un tel mandat imposé viendrait à être levé avant le procès, et après les garanties d'une présence à ce dernier trouvées, on ne devrait aucunement parler de "liberté provisoire", mais plutôt de détention provisoire levée ou de liberté recouvrée en vue du procès.

La détention provisoire levée, puisque que c'est de cela qu'il s'agit en toute vérité et en toute logique, rétablit l'accusé psychologiquement et publiquement dans son droit à la présomption d'innocence. La liberté recouvrée en vue du procès le remet dans son premier état d'accusé devant un tribunal. Son honneur est sauf avant son jugement. Le public lui accorde le bénéfice du doute.

Le juge tranchera s'il doit perdre ou garder sa liberté. La liberté est si chère aux peuples ayant subi la colonisation et la tyrannie, que le Mali, à son indépendance, a décidé d'en faire le symbole de son existence : « Notre drapeau sera liberté », nous endosse-t-il dans son hymne national.

À entendre une si haute note, quel digne citoyen malien, juge de surcroît, osera-t-il caracoler avec la liberté d'un Malien? « Notre drapeau sera liberté ». 64 après, il est temps que le Mali se batte pour la liberté de ses citoyens face à tout assaut arbitraire de l'intérieur comme de l'extérieur.

<strong>Dr Mahamadou KONATÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Football : aucun coach de premier plan n’a manifesté son intérêt pour prendre la tête de l’équipe nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/football-aucun-coach-de-premier-plan-na-manifeste-son-interet-pour-prendre-la-tete-de-lequipe-nationale-3075040.html</link>
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<pubDate>Sat, 24 Aug 2024 12:09:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre du recrutement d’un sélectionneur national pour l’équipe sénior, la fédération malienne de football avait lancé un appel à candidatures qui a été clos le vendredi 16 août. Selon nos informations, la Fémafoot a reçu 33 dossiers dont sept nationaux. Ce qui est inférieur au nombre de dossiers reçus en 2022 qui était de 57. Ce qui traduit par ailleurs un manque d’intérêt et d’attrait des coachs pour notre pays. Aussi aucun coach de premier plan n’a manifesté son intérêt pour prendre la tête de l’équipe nationale. Ainsi, ceux qui espéraient sur la nomination d’Hervé Renard, deux fois vainqueurs de la CAN avec la Zambie et la Côte d’Ivoire, doivent vite déchanter. À noter que les éliminatoires de la CAN Maroc 2025 débuteront en septembre.

<strong>La rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Loi de finances rectificative : top cinq des plus gros budgets ministériels</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/loi-de-finances-rectificative-top-cinq-des-plus-gros-budgets-ministeriels-3075034.html</link>
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<pubDate>Sat, 24 Aug 2024 10:31:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au Mali, sur les 3063,74 milliards Fcfa de budget national, cinq ministères totalisent 1378 274 594 000 Fcfa, soit plus du tiers du budget de l’Etat, selon la loi de finances rectificative adoptée en mai par le Conseil national de transition (CNT). </em></strong>

Ils représentent à eux seuls plus du tiers du budget national. Selon la loi de finances rectificative adoptée en mai par le Conseil national de transition (CNT), dans l’ordre, les ministères de la Défense et des Anciens combattants, de l’Education nationale, de la Santé et du Développement social, de l’Energie et de l’Eau et celui de l’Agriculture totalisent 1378 274 594 000 Fcfa. Ce qui fait d’eux les plus gros budgets du pays.

Si les ministères de la Défense et des Anciens combattants et celui de l'Énergie et de l’Eau ont vu leur budget augmenté, les autres quant à eux ont subi des coupes budgétaires par rapport à la loi de finances initiale. Les difficultés du moment ont dû pousser l’exécutif à changer de priorités. C’est ce qui explique l’augmentation du budget de la Défense et de l’Energie dans la mesure où le pays connaît des difficultés dans les domaines sécuritaire et énergétique.

La reconquête du territoire national par les Forces armées maliennes nécessite des moyens colossaux d’où des réajustements budgétaires en faveur du ministère de la Défense. C’est ainsi que son budget est passé de 472 660 855 000 dans la loi de finances initiale à 565 706 008 000 de Fcfa dans la loi de finances rectificative, soit une augmentation de plus de 93,045 milliards de Fcfa. Ce, afin de prendre en compte la nouvelle donne sécuritaire qui nécessite l’achat d’équipements militaires et l’acquisition de moyens pour le renseignement.

Confronté à une crise énergétique sans précédent (plus de 12 heures de coupures en 24 heures par endroits depuis plus d’une année), le gouvernement ne pouvait que doter le ministère de l’Energie et de l’Eau de moyens conséquents afin de faire face au problème d’où l’augmentation de son budget.

Outre la construction des centrales solaires, l’Etat a été contraint d’affecter de nouvelles ressources financières à la société Energie du Mali (EDM-SA) plombée dans un déficit abyssal. Avec plus de 600 milliards de dettes, la société de production de l’électricité n’arrive plus à fournir convenablement de l’électricité aux Maliens, aggravant ainsi la souffrance de la population meurtrie par les affres de la crise sécuritaire.

<strong>Des difficultés budgétaires</strong>

Les ministères de l’Education nationale, de la Santé et du Développement social, et celui de l’Agriculture, même s’ils font partie des plus gros budgets ministériels, ont dû s’accommoder d’une réduction de leur budget. Ce qui traduit des difficultés budgétaires du Mali dont le budget est chroniquement déficitaire (600 milliards de Fcfa en 2024). Un déficit qu’il faudra chercher à combler ailleurs dans un contexte marqué par l’absence ou à la rareté des partenaires techniques et financiers. La quasi-totalité des partenaires ayant quitté le Mali pour des raisons politiques.

Ainsi, le budget du ministère de l’Education nationale passe de 458 339 619 000 Fcfa à 444 752 485 000 Fcfa. Celui du ministère de la Santé et du Développement social qui était de 154 871 068 000 Fcfa dans la loi de finances initiale a connu une chute et se chiffre à 134 389 062 000 Fcfa dans la loi de finances rectificative. Enfin, le ministère de l’Agriculture a été contraint à une réduction de son budget de 16 650 678 000 Fcfa, passant de 123 515 494 000 Fcfa à 106 864 816 000 Fcfa.

La coupe des budgets des ministères de l’Education nationale, de la Santé et du Développement social, et celui de l’Agriculture aggrave les difficultés économiques dans le pays. La santé, l’éducation et l’agriculture constituent des secteurs clés du pays touchant directement la vie de la population. Les hôpitaux, qui disposent déjà de très peu de moyens, seront fortement touchés.

Quant à l’éducation et l’agriculture, elles ne sortiront pas indemnes de cette situation. Laquelle a déjà commencé à se faire sentir dans le domaine de l’éducation avec l’annonce de la fin de la subvention de l’Etat dans les écoles catholiques. Ce qui pourrait mettre à la rue des milliers d’enfants et d’enseignants.

<strong>Abdrahamane SISSOKOA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Obésité, alimentation et activité physique</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/obesite-alimentation-et-activite-physique-3075035.html</link>
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<pubDate>Sat, 24 Aug 2024 10:24:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La population en surpoids ou obèse est la part de la population ayant un poids excessif présentant des risques pour la santé en raison d’une proportion élevée de tissu adipeux, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). </em></strong>

D’après l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), être en surpoids ou obèse est un facteur de risque majeur pour diverses maladies non transmissibles, notamment le diabète, les maladies cardiovasculaires et certains cancers.

L’outil de mesure le plus fréquemment utilisé est l’indice de masse corporelle (IMC), qui évalue le poids d’un individu par rapport à sa taille (poids/taille, le poids étant exprimé en kilogrammes et la taille en mètres).

Selon la classification de l’OMS, les adultes présentant un IMC compris entre 25 et 30 sont en surpoids, et ceux dont l’IMC est égal ou supérieur à 30 sont considérés comme obèses. Cet indicateur est calculé à la fois à partir de données « autodéclarées » (estimations dégagées de données sur le poids et la taille fournies lors d'enquêtes par entretiens auprès de la population) et de données « mesurées » (estimations précises concernant le poids et la taille tirées d'examens médicaux).

Dans la plupart des pays de l'OCDE qui recueillent des données autodéclarées sur la taille et le poids, plus de la moitié des adultes sont en surpoids ou obèses. En moyenne, dans 32 pays de l'OCDE, 54% de la population adulte était en surpoids ou obèse, et 18% était obèse en 2021. Dans tous les pays, les hommes étaient plus susceptibles que les femmes d'être en surpoids ou obèses.

En conséquence, le coût annuel des soins de santé dans les pays de l'OCDE est supérieur de 209 USD (PPA) par habitant en raison de la surcharge pondérale ou de l'obésité. Au total, les pays de l'OCDE dépenseront en moyenne 8,4% de l’ensemble de leur budget de santé pour traiter les conséquences du surpoids et de l’obésité.

Pour le cas précis du Mali, il n’existe pas de données fiables sur le taux d’obésité dans le pays. Ce qui n’exclut nullement des cas de personnes en surpoids dans le pays, mais l’absence de consultation médicale sur le sujet. Pour lutter contre l’obésité, les professionnels de la santé conseillent la pratique du sport.

<strong>Anne Marie Soumouthéra avec OCDE  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réunion de la commission de suivi de l’assurance maladie obligatoire : bilan et perspectives</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/reunion-de-la-commission-de-suivi-de-lassurance-maladie-obligatoire-bilan-et-perspectives-3075028.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Aug 2024 10:14:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le jeudi 15 août 2024, la Commission de suivi de l’Assurance maladie obligatoire (AMO), créée par la décision N° 2022-526/GRS-CAB, s’est réunie dans la salle de réunion du gouvernorat de Ségou. </em></strong>

La réunion, présidée par le Directeur de cabinet du Gouverneur, M. Boureima Oongoïba, avait pour objectif principal de discuter de la mise en œuvre de l’AMO au niveau régional. La réunion avait comme points inscrits à l’ordre : discussion sur les dysfonctionnements de l’AMO au niveau de la Région de Ségou ; proposer des solutions aux dysfonctionnements énumérés ; sensibiliser et informer les acteurs sur les conditions de prise en charge à l’AMO ; échanger sur la relance des CSCom et adopter une stratégie pour rendre fonctionnels les CSCom dans le cadre de l’AMO.

Lors de cette rencontre, les membres de la Commission ont abordé en détail chacun des points inscrits à l’ordre du jour. Les discussions ont permis d’identifier plusieurs dysfonctionnements dans la mise en œuvre de l’AMO au niveau régional, ainsi que de proposer des solutions concrètes pour y remédier.

La Commission a également mis l’accent sur la nécessité de sensibiliser et d’informer les acteurs concernés afin d’assurer une meilleure prise en charge des bénéficiaires de l’AMO. Un point crucial abordé fut la relance des Centres de santé communautaires (CSCom), avec la volonté d’adopter une stratégie efficace pour leur rendre pleinement fonctionnels dans le cadre du système AMO.

À l’issue de la réunion, des recommandations ont été formulées par la Commission. Elles feront l’objet d’un suivi rigoureux et d’une évaluation continue afin de garantir leur mise en œuvre effective.

Cette réunion marque un pas important dans l’amélioration du système d’assurance maladie obligatoire au niveau régional, avec une attention particulière portée sur la résolution des problèmes identifiés et la mise en place de mesures correctives.

Les acteurs de l’AMO peuvent désormais compter sur un plan d’action clair pour optimiser le fonctionnement du système et améliorer la qualité des services de santé dans la région de Ségou.

<strong>SERCOM/CANAM</strong>

&nbsp;

xxxxx

<strong>Visite du DG à l’hôpital du District de la commune IV</strong>

Le Directeur général de la CANAM, le Médecin Général de Brigade, Boubacar DEMBÉLÉ a effectué, ce lundi 19 août 2024, une visite surprise à l’hôpital du District de la commune IV. Cette visite avait pour objectif de recenser les dysfonctionnements au niveau de l’espace AMO de l’hôpital. Le Général de Brigade a constaté que le réseau et les panneaux solaires installés au niveau de l’espace ne fonctionnaient pas correctement. Immédiatement ordre a été donné au service informatique de la CANAM de résoudre ce problème. Il a ensuite demandé au Médecin Chef de l’hôpital de procéder au déplacement de la borne de mise à jour afin de protéger son utilisation dans un cadre approprié. Le DG a rassuré les agents de l’espace AMO qu’il mettra tout en œuvre pour les mettre dans les meilleures conditions de travail.

<strong>SERCOM/CANAM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commémoration le 4ème anniversaire : Une sortie ou rentrée politique ratée !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/commemoration-le-4eme-anniversaire-une-sortie-ou-rentree-politique-ratee-3075029.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Aug 2024 10:13:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>S'il avait été bien conseillé par ses courtisans, le meeting de samedi soir du Premier ministre Choguel pour commémorer le 4ème anniversaire de la chute du régime du président Ibrahim Boubacar Keita était inopportun et ne devrait pas se tenir pour trois raisons.</em></strong>

1- Choguel n'incarne plus l'idéal pour lequel les Maliens se sont mobilisés dans la rue contre le président IBK, étant donné le train de vie de l'État en ces moments difficiles et son piètre bilan depuis sa nomination en tant que Premier ministre de la Transition après le coup d'État de la rectification du 24 mai 2021. En dehors des inondations, aucun autre besoin basique des Maliens n'a été abordé dans son allocution.

2- Il n'y a aucun avantage politique pour Choguel en tant que Premier de la Transition à commémorer la date du coup d'État du 18 août 2024, s'il veut réellement rassembler les différentes chapelles politiques pour sauver le pays.

Plus que jamais le Mali a besoin de l'union sacrée de tous ses fils et de toutes ses filles afin de trouver une issue favorable à la situation chaotique dans laquelle nous sommes plongés et qui prend de plus en plus des proportions inquiétantes. En tant que Patron de l'administration, il sera jugé sur ses actions concrètes pour atténuer la souffrance de ses concitoyens et non sur ses déclarations et autres diatribes politiques.

3- Choguel n'a aucune légitimité politique aujourd'hui de parler au nom du M5-RFP alors que le mouvement insurrectionnel populaire est fragmenté en mille morceaux et que son orientation politique demeure toujours floue depuis la chute du régime du président IBK.

L'auteur du récent mémorandum M5-RFP tendance Choguel est toujours en prison. Cela nous amène à se demander si les militaires de l'ex-CNSP qui sont venus parachever la lutte populaire du M5-RFP partagent encore les mêmes objectifs que le président du comité stratégique, non moins Premier ministre de la Transition et ses thuriféraires.

En résumé, ce meeting était simplement un "one man show" qui n'a aucun impact politique réel en ce moment critique de la vie de la nation malienne, car les préoccupations des Maliens se portent actuellement sur les délestages électriques, la gestion des inondations, le coût de la vie en cette période de veille de la rentrée scolaire et de soudure, la question de la sécurité au centre et au nord, ainsi que le sort des déplacés internes dans les chefs-lieux de cercles et de régions.

<strong>Sambou SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le M5&#45;RFP doit rendre compte et implorer le pardon du peuple du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-m5-rfp-doit-rendre-compte-et-implorer-le-pardon-du-peuple-du-mali-3075019.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Aug 2024 10:04:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali va de mal en pis, depuis ce 18 août 2020 où l'on a fait miroiter au peuple l'imminence d'un changement vers le progrès et vers un mieux-être individuel et collectif qui seraient intervenus à la suite du coup d'Etat.</em></strong>

Hélas, 4 ans après, le rêve des « pseudo-forces du changement » est mis à rude épreuve et la révolution continue, sans coup férir et sans pitié, de manger les acquis du développement. Les mauvaises options politiques continuent d'asphyxier inexorablement le peuple du Mali et le contraignent à la résignation. La semelle de la godasse s'est, désormais, confortablement posée sur le cou de la démocratie, et la baïonnette est constamment et douillettement pointée sur les libertés individuelles et collectives.

Et pourtant, nombreux étaient ces Maliennes et ces Maliens qui ont battu le pavé et arpenté les trottoirs du Boulevard de l'indépendance jusqu’à en transformer en une mosquée géante du vendredi, un 5 Juin 2020 devenu mémorable pour l’imaginaire collectif, qui pour revendiquer un accès universel aux soins de santé, qui pour demander une meilleure redistribution des richesses de l'État, qui pour solliciter un accès universel à l'eau potable, qui pour réclamer une meilleure distribution de l'électricité, qui pour requérir un accès équitable à la justice et une meilleure garantie des libertés, qui enfin pour exiger plus de sécurité et de paix durable sur toute l’étendue du territoire du Mali.

Le rappel profite aux croyants et à l'heure du bilan le constat amer est sans équivoque. Le Mali ne se porte pas mieux, pire il a régressé dans bien de domaines. Et nous n’avons point besoin de microscope pour s’en apercevoir : nos hôpitaux sont en décrépitude permanente rendant aléatoire l’accès aux services de santé et aux soins de qualité avec un plateau technique vétuste et en piteux état, un personnel démotivé, une hygiène catastrophique...

Une régression déconcertante de l'accès à l'électricité avec de longues et interminables heures de coupures atteignant des niveaux jamais connus par le passé... Une faîtière d'électricité qui n'est que l'ombre d'elle-même, une structure au bord de l'effondrement avec un niveau d'endettement sans précédent.

L'insécurité a atteint des niveaux inquiétants, elle se généralise et oblige les paisibles citoyens à s'y accommoder se traduisant parfois par des signatures de pactes entre les communautés locales et les forces du mal, souvent par des déplacements massifs des populations quittant leur terroir avec armes et bagages.... La guerre contre le terrorisme prend une toute autre tournure et fait peser sur notre pays le risque de devenir le symbole de la dichotomie Est-Ouest et le théâtre de l'affrontement des grandes puissances...

Les voix dissonantes ne sont plus audibles, elles sont soit bâillonnées, soit encellulées soit contraintes à l’exil forcé. Comme dirait l’autre «…la révolution a mangé la liberté d’expression…». Faire de la politique relève dorénavant d’un véritable parcours du combattant.

Les meilleurs n’osent plus s’essayer, laissant la place à des aventuriers d’une autre époque. Notre diplomatie est rendue réactionnaire, va-t’en guerre et dépassée résumant la souveraineté à une réciprocité inintelligente et provoquant un esseulement persistant de notre pays.

Les services sociaux de base se périclitent lamentablement, les secteurs vitaux de notre économie s’essoufflent, le panier de la ménagère se vide, les acquis se dégringolent, la dette intérieure s’amplifie et accroît plus vite que la dette extérieure, et 70% de notre budget est investi dans le fonctionnement empêchant toute vision de développement, donc tout empêchant tout progrès.

De toute évidence, l’état de santé du grand corps malade se dégrade et devient désespérant, le pays manque de tout ou presque. Mais de notre résilience légendaire, nous continuons à nous suffire de nos petites avancées. Les travers de la résilience et la promotion de la médiocrité empêchent même les plus courageux de réfléchir, de proposer et de produire sans se prendre une horde de critiques infâmes des sous-fifres de tel ou tel camp.

Tout ceci révèle de l'immaturité ou du moins de l'égocentrisme de certains leaders politiques et des dirigeants de la transition qui se traduisit par des comportements qui s'apparentent à ce qu'on appelle en psychanalyse le complexe d'Œdipe. Œdipe, qui dans la mythologie grecque, s'est rendu involontairement coupable d'inceste et de parricide. Nos politiques et nos dirigeants aujourd'hui, tellement disent-ils "aimer" leur mère patrie, finissent par la violer et la tuer.

À la question de à qui la faute ? En ce jour tristement célèbre d’anniversaire de coup d’Etat, j’assume mon dire et pointe mon doigt accusateur sur les responsables du M5-RFP toutes tendances confondues.

Oui je les accuse d’avoir créé un monstre incontrôlable et dépourvu de capacités d’anticipation. Oui je les accuse d’avoir pris le risque de conduire le peuple vers un avenir incertain. Oui je les accuse de n’avoir jamais réussi à obtenir, des autorités de la transition, la conduite efficiente d’une procédure judiciaire pour les personnes ayant perdu la vie lors des manifestations du 10 au 13 Juillet 2020. Oui je les accuse d’avoir privilégié les intérêts personnels, pour certains, au détriment de ceux ayant motivé la mobilisation du peuple.

L’histoire retiendra que les revendications légitimes du peuple ont été dévoyées, et sans que, jamais, justice ne soit rendue aux martyrs des évènements des 11, 12, et 13 Juillet 2020, et sans que le changement tant attendu et vaillamment réclamé ne soit toujours pas au rendez-vous.

J’encourage la classe politique à continuer de s’inspirer des acquis de la démocratie pour bâtir et entretenir des relations de militants avec le peuple du Mali ; à cultiver le respect vis-à-vis du denier et du bien public, à faire la promotion du leadership de compétence, à servir le peuple et non se servir des acquis du peuple, et enfin à s’inspirer de nos cultures et de nos traditions pour construire des identités propres à nos valeurs et exemptes de tout mimétisme et de tout psittacisme.

Enfin, je formule le souhait ardent d’une grande mobilisation autour de l’essentiel, le retour rapide et urgent à un ordre constitutionnel par le recours aux élections générales. Le Mali vaut mieux !!! Ceci est une contribution pour faire valoir et servir le destinataire in fine. Que Dieu bénisse le Mali et préserve les Maliennes et les Maliens !

<strong>Dionké Fofana/Expert /Analyste en Sciences sociales, politiques et économiques</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la désinformation : une trentaine de professionnels de médias de Bamako outillés par APPEL Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/lutte-contre-la-desinformation-une-trentaine-de-professionnels-de-medias-de-bamako-outilles-par-appel-mali-3075031.html</link>
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<pubDate>Sat, 24 Aug 2024 00:12:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Du lundi 12 août au mardi 13 août 2024, s’est tenu, au Mémorial Modibo Keita de Bamako, un atelier de formation des professionnels de médias sur la lutte contre la désinformation, organisé par l’Association des professionnels de la presse en ligne au Mali avec l’appui de National Democratic Institute (NDI). </em></strong>

Cet atelier de deux jours s’inscrit dans le cadre de l’exécution du projet ambitieux à trois volets de l’APPEL Mali intitulé « Lutte contre la désinformation et la promotion de l’intégrité de l’information », qui a permis de former 60 professionnels de médias au Mali dont 15 de la région de Koulikoro, 15 de la région de  Ségou et 30 de Bamako sur la vérification de l’information et la lutte contre la manipulation de l’information.

Selon le Représentant de NDI, M. Aly Maïga, la non-maîtrise de la désinformation peut causer des bouleversements profonds dans la société, c’est pourquoi les journalistes doivent être mieux armés pour faire face à ce phénomène. À en croire M. Maïga, les nouvelles technologies, bien qu’elles nous donnent assez d’opportunités, représentent, cependant, des défis énormes, surtout pour le monde journalistique.

Le vice-président de l’APPEL Mali, M. Mamadou Diarra, a, pour sa part, indiqué que cet atelier de deux journées consistait à outiller les acteurs de la presse et des médias sociaux pour faire face à la désinformation et la malformation.

Les participants ont été édifiés par M. Aly Maïga sur les grandes lignes de l’enquête menée par NDI, en collaboration avec l’APPEL Mali, qui a consisté à identifier les mécanismes et stratégies de manipulation de l’information utilisés pour menacer la stabilité démocratique au Sahel et dans les pays voisins.

Aussi, les 30 journalistes issus de différentes catégories de médias ont-ils aussi été édifiés par M. Lassina Niangaly sur les fondamentaux du fact-checking, ses outils et les répercussions possibles de la désinformation.

Des séances de pratique ont également été initiées pour permettre aux participants de disposer d’une bonne maîtrise des différents outils de vérification d’information qui ont été mis à leur disposition.

<strong>Fadiala N. Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vice&#45;présidence OMD&#45;AOC : l’Inspecteur général Amadou Konaté prend fonction</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/vice-presidence-omd-aoc-linspecteur-general-amadou-konate-prend-fonction-3075027.html</link>
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<pubDate>Sat, 24 Aug 2024 00:05:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Élu à Bamako à la faveur de la 30e conférence des Directeurs généraux des Douanes de l'Afrique de l'Ouest, le Directeur général des Douanes maliennes est officiellement installé dans ses nouvelles fonctions de vice-président de la région douanière qui regroupe 24 pays. </em></strong>

C'était dans la salle de conférence de la Direction générale des Douanes à Abuja, au Nigeria, mardi 13 août, lors d'une grande cérémonie en présence de tous les responsables douaniers nigérians et l'ensemble du Cabinet nommé par l'Inspecteur général Amadou Konaté, qui préside les destinées des Administrations douanières de l'Afrique de l'Ouest et du Centre pour un mandat d'un an renouvelable.

« C'est avec beaucoup d'humilité mais un engagement tenace que je prends le témoin au nom de mon pays. La tâche est lourde mais exaltante aussi », confie l'Inspecteur général après une cérémonie militaire riche en couleurs.

Au regard des enjeux et des défis qui nous attendent et du rôle majeur que joue la vice-présidence dans l’accompagnement des Douanes de la région OMD-AOC, poursuit-il, nous prenons le relais ici à Abuja, en terre nigériane africaine, en toute humilité et avec une détermination renouvelée.

Après la passation des charges, le nouveau patron des gabelous de la région douanière dit mesurer le poids de la responsabilité du Mali en briguant ce mandat en des moments si particuliers pour le monde des affaires en général et l'Afrique de l'Ouest en particulier.  « Nous mettrons tout en œuvre pour faire bouger les lignes malgré les contraintes de temps et de mobilisation des ressources » a rassuré le vice-président.

« Au lendemain de notre nomination, nous nous sommes déjà mis à la tâche en formant un Cabinet de 6 membres, nommant des conseillers internationaux, élaborant une vision déclinée en plan d'action opérationnel et validant une stratégie de communication. C'est dire que le Mali entame son mandat avec assurance et méthode » déclare-t-il en marge de la cérémonie.

Il faut rappeler que la vision du vice-président porte sur : « Renforcer le positionnement de la région Afrique Occidentale et Centrale en termes de compétitivité économique et de protection de la société dans un contexte de défis sécuritaires.  « Cette vision est inspirée de préoccupations partagées de l'Organisation mondiale des Douanes et des Administrations membres sur les questions précises liées notamment au renforcement des capacités et du positionnement de la région ainsi les questions sensibles liées aux frontières fragiles.

Le contexte sécuritaire du moment nous impose des réflexions profondes sur le rôle des douanes dans la lutte contre le terrorisme, au-delà même de nos missions classiques de mobilisation de recettes fiscales et de lutte contre la fraude commerciale », a commenté le Général Konaté.

Et d'ajouter que la transversalité qu’illustrent les tâches de la vice-présidence pour notre Région nous oblige à la compétence, la loyauté, la disponibilité en plus de l’engagement. À Abuja, passant le flambeau au Mali, point de doute de la région douanière est en de bonnes mains.

« Notre engagement est de poursuivre sur la lancée de nos prédécesseurs en renforçant notre organisation, en favorisant nos objectifs communs avec professionnalisme en vue de pouvoir réaliser notre vision commune, qui est de faire de notre Région, l’une des plus enviables des Régions de l’OMD », a confié le vice-président sortant, Contrôleur général des Douanes Bashir Adehini Adewale, Directeur général des Douanes nigérianes.

L'élection du Mali au prestigieux poste de vice-présidence a été motivée par trois facteurs essentiellement. Le premier est la vision du candidat dont la pertinence a manifestement séduit les pairs Directeurs généraux. Le deuxième se trouve dans la confiance placée en l'homme compte tenu de son leadership prouvé et de sa maîtrise des instruments généraux du commerce international.

Le troisième, non moins important, demeure l'accompagnement des autorités maliennes qui ont mis en branle son armada diplomatique.  De retour au pays, le vice-président Konaté compte rendre compte aux autorités de sa prise de fonction avant d'attaquer la mise en œuvre de son plan d'action avec l'appui technique de son cabinet et des structures régionales ainsi que l'accompagnement stratégique du Secrétariat général de l'OMD siégeant à Bruxelles. Bon vent !

<strong>CCOM-CAB VP-DGD-ML</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Journée mondiale de l&amp;apos;éducation : 1 700 écoles fermées et 522 000 enfants privés de cours en 2024</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/journee-mondiale-de-leducation-1-700-ecoles-fermees-et-522-000-enfants-prives-de-cours-en-2024-3073147.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Aug 2024 08:39:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mercredi 7 août, la Journée mondiale de l'éducation nous rappelle l'importance vitale de l'accès à l'éducation pour tous les enfants, surtout dans des contextes difficiles comme celui du Mali. Le pays fait face à une crise éducative sans précédent, exacerbée par l'insécurité.</em></strong>

<em> </em>En 2024, plus de 1 700 écoles sont fermées, affectant plus de 522 000 enfants et 10 400 enseignants. Les attaques contre les établissements scolaires et les enlèvements de personnel éducatif créent un climat de peur qui empêche l'accès à une éducation de qualité. En conséquence, les enfants non scolarisés sont plus susceptibles d'être exploités par des groupes armés, de subir des mariages précoces ou de se tourner vers le travail des enfants.

Les fermetures d'écoles entraînent une régression constante du niveau des élèves. L'interruption prolongée de l'éducation conduit à des pertes d'apprentissage irréversibles. En 2023, le nombre de violations graves contre les enfants a atteint 1 024 cas, témoignant de l'ampleur de la crise sécuritaire et de son impact sur l'éducation.

Pour pallier cette situation, il est impératif de renforcer la sécurité autour des établissements scolaires pour protéger les élèves et les enseignants. Il est également essentiel de fournir un soutien psychosocial aux enfants affectés par la violence pour les aider à surmonter leurs traumatismes.

Le développement de programmes éducatifs alternatifs, tels que l'apprentissage à distance ou les classes communautaires, est nécessaire pour garantir la continuité de l'éducation en période de crise. Enfin, la mobilisation de fonds flexibles et pluriannuels permettrait une réponse rapide et efficace aux besoins éducatifs dans les zones touchées par les conflits.

En cette Journée mondiale de l'éducation, il est important de rappeler que l'accès à une éducation de qualité est un droit fondamental pour chaque enfant. En travaillant ensemble, le gouvernement, les ONG et les communautés peuvent créer un environnement plus sûr et plus équitable, où chaque enfant malien a la possibilité d'apprendre et de prospérer.

&nbsp;

<strong> Cheick B. CISSE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Inondations : destruction et détresse à Bamako et à travers le pays</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/inondations-destruction-et-detresse-a-bamako-et-a-travers-le-pays-3073150.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Aug 2024 08:38:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'hivernage 2024 a à peine commencé au Mali et les inondations causent déjà des ravages considérables à travers le pays. Selon la Plateforme nationale pour la réduction des risques et catastrophe (PNRRC), les fortes pluies ont entraîné la mort de 5 personnes, blessé 90 autres et affecté 2 144 ménages, soit un total de 15 192 sinistrés. À Bamako, la capitale, ces inondations ont laissé des centaines de familles sans abri.</strong>

Les inondations ont causé des dommages importants aux infrastructures, notamment aux routes, ponts, et systèmes d'assainissement. En plus des pertes matérielles, les dégâts incluent l'inondation de champs agricoles, ce qui menace la sécurité alimentaire de nombreuses communautés. De nombreuses sources ont rapporté que les régions de Mopti, Ségou, et Kayes sont parmi les plus touchées, avec des dégâts évalués à plusieurs millions de francs CFA.

À Bamako, l'ampleur des dégâts est attribuée à plusieurs facteurs. L'incivisme des populations, qui continuent de jeter des déchets dans les caniveaux, obstruent les voies d'évacuation des eaux de pluie. Ce comportement, combiné à une réponse tardive des autorités, a exacerbé les effets des inondations. Le curage des caniveaux, par exemple, n'a commencé que récemment, bien après le début des premières pluies. Cette négligence a contribué à l'aggravation des inondations urbaines.

Les autorités locales et les organisations humanitaires, dont la Croix-Rouge malienne, ont déployé des efforts considérables pour répondre à cette crise. Des abris temporaires, des kits de survie, et des produits de purification de l'eau sont distribués pour atténuer les impacts immédiats des inondations et prévenir la propagation de maladies hydriques telles que le choléra et la diarrhée. Malgré ces efforts, la situation reste critique, et la nécessité d'une intervention rapide et efficace est plus urgente que jamais.

Il est impératif que des mesures à long terme soient mises en place pour prévenir de telles catastrophes à l'avenir. Cela inclut l'amélioration des infrastructures de drainage, la sensibilisation des populations à l'importance de ne pas obstruer les caniveaux, et la mise en place de systèmes d'alerte précoce plus efficaces. En cette période d'hivernage, il est important que les autorités et les communautés travaillent ensemble pour minimiser les dégâts et protéger les vies et les moyens de subsistance.

Alors que la saison des pluies se poursuit, les leçons tirées des inondations de cette année doivent permettre d’initier des actions préventives plus robustes et une meilleure gestion des ressources hydriques dans les années à venir.

&nbsp;

<strong>Cheick B. CISSE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le service des impôts entre insuffisance et immobilisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/le-service-des-impots-entre-insuffisance-et-immobilisme-3073146.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Aug 2024 08:35:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali est confronté à un problème de mobilisation des ressources internes pour financer ses dépenses publiques ; ce qui s’explique par un système fiscal qui n’arrive pas à faire respecter le principe d’égalité fiscale entre tous les contribuables.</em></strong>

Au Mali, bien que les impôts représentent 54,57% des recettes budgétaires soit 1260 milliards de Fcfa en 2024, le système fiscal n’arrive pas à faire respecter le principe d’égalité fiscale entre tous les contribuables. Le principe d’égalité fiscale est entendu comme l’égalité des contribuables devant l’impôt et qui est par ailleurs le fondement de la justice fiscale. En effet, 5% des contribuables paie 95% des impôts.

Une situation qui traduit des insuffisances dans le recensement des contribuables. « <em>Certains contribuables sont les seuls identifiés et sont les seuls contribuables aux impôts</em>», reconnaît Ibrahim Abdoulaye Camara, Inspecteur des impôts, agent à la division législation de la direction générale des impôts. Des propos tenus le 30 novembre dernier lors du Webinaire organisé par le Conseil national du patronat (CNPM) sur le thème « <em>Amélioration de l’assiette fiscale au Mali : défis et opportunités</em> ».

Les services des impôts souffrent de l’absence d’un système de recensement moderne capable d’appuyer sur la réalité. « <em>Sans cela, on ne pourra jamais faire de l’élargissement de l’assiette fiscale</em>. <em>Et les ressources fiscales que nous attendons ne seront jamais au rendez-vous </em>», prévient Sory Ibrahima Makanguilé, conseiller fiscal.  Comment évaluer un régime fiscal lorsqu’on n’a pas de statistiques et lorsque l’économe est largement informelle, s’interroge Modibo Mao Makalou, ancien Sherpa de la Commission de l’Union africaine et du NEPAD, qui assurait la modération du Webinaire. Il a rappelé que c’est seulement 20% de l’économie malienne qui repose sur les structures formelles par conséquent connues de l’Etat.

Il existe plusieurs types d’impôts au Mali dont l’impôt synthétique. Il est calculé sur la base du chiffre d’affaires. L’application de la fiscalité actuelle (impôt synthétique) entraîne la faillite immédiate du contribuable, insiste l’ingénieur Youssouf Traoré, responsable de la SONATAM.

À titre d’exemple, un commerçant qui vend un sac de riz par an avec un chiffre d’affaires de 20 000 Fcfa et sa marge est de 500 Fcfa. À la fin de l’année, l’impôt va lui réclamer 3%. Un montant supérieur à son fonds de commerce et à sa marge. « <em>Ce qui fait que plusieurs contribuables évitent les services des impôts</em>. <em>Le système est fait aujourd’hui qu’il est obligé de rentrer dans la clandestinité. Et tant que les gens seront dans la clandestinité, l’assiette fiscale ne pourra jamais être élargie </em>», explique-t-il.

<strong>Impôt minimum forfaitaire, un frein à la création des petites et moyennes <em>entreprises industrielles</em></strong>

L’impôt minimum forfaitaire constitue un autre goulot d’étranglement. Il s’agit du minimum en deçà duquel le montant de l’impôt ne peut être calculé (1% du capital). Ce minimum forfaitaire est dû même en cas de déficit et quelle que soit l’importance de ce déficit. « <em>Cet impôt est un extraordinaire frein pour la création de petites et moyennes entreprises industrielles dans le pays</em> », juge Youssouf Traoré, étant entendu que l’industrie est par définition un temps long à l’inverse du commerce.

Cet impôt oblige, selon lui, l’entreprise qui veut faire de l’industrie à emprunter à la banque pour faire face à ses obligations fiscales. « <em>Non seulement, vous avez besoin de cash pour faire fonctionner le process industriel et vos produits, mais en plus cela vous êtes obligé d’emprunter de l’argent à la banque. Ce qui peut réduire considérablement le retour sur investissement qui devient un frein pour avoir le financement pour créer les entreprises industrielles. Ce n’est pas possible d’avoir ce genre d’impôt et de penser qu’on va industrialiser notre pays</em> », a-t-il fait remarquer.

Concernant l’impôt minimum forfaitaire, Sory Ibrahima Makanguilé estime que notre système est très mal conçu en la matière et que nous ne faisons même pas attention à ce qui se passe autour de nous. À l’en croire, l’impôt minimum forfaitaire existe un peu partout. Toutefois, souligne-t-il, le Mali est l’un des rares pays à avoir un impôt proportionnel aux chiffres d’affaires.

« <em>Alors que chez nos voisins, le taux est par plancher avec un maximum. Ce qui permet aux gens de ne pas aller en faillite lorsqu’ils sont en difficulté et qui leur permettent surtout de revenir dans les meilleures affaires après une période de déficit</em> », explique le président de la Commission d’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations de football (COCAN) 2002.

« <em>Notre administration fiscale n’est pas à la hauteur</em>, tranche Sory Ibrahima Makanguilé. <em>Les inspecteurs viennent en vérification dans certaines entreprises ; leurs machines ne peuvent même pas prendre les fichiers</em> ». Il appelle pour cela à doter les services des impôts de moyens techniques notamment la bande passante.

« <em>Vous voulez aller dans un système de télé-déclaration avec un système de télécommunication qui ne marche pas ou avec une énergie qui n’est pas distribuée. On n’est pas dans un bon environnement pour avoir une administration fiscale performante</em> », martèle-t-il.

<strong>L’absence ou l’imperfection de la recherche</strong>

Les locaux des impôts ne sont pas aussi dignes d’une administration moderne. Ceux-ci sont vieillissants, mal sains et impropres. La direction des grandes entreprises des impôts et certains centres des impôts dans le district de Bamako en sont l’illustration la plus parfaite.

« <em>Comment comprendre que vous voulez déposer un chèque de deux milliards au guichet, il faut passer sur des flaques d’eau, devant des toilettes et des bureaux insalubres. Ce n’est pas ça. Une administration, c’est un modèle. L’administration, c’est de l’exemple. Ce ne sont même pas des problèmes fiscaux mais des problèmes de gestion d’administration simple</em> » se désole-t-il.

Au Mali, le service des impôts se caractérise par l’absence ou l’imperfection de la recherche. « <em>Vous ne pouvez pas avoir une administration fiscale moderne sans avoir un service de recherche pointu</em> », note Sory Ibrahim Makanguilé, ajoutant que « <em>payer les impôts ne plaie à personne. Prendre sur son revenu et le donner à l’Etat, s’il n’y avait de sanctions, personne ne veut le faire</em> ».

Cette absence ou imperfection de la recherche explique en grande partie le fait que des personnes qui font de la publicité à longueur de journée sur les antennes des médias sont à l’impôt synthétique ou ne sont même pas identifiées par l’administration fiscale. « <em>C’est un problème inhérent à l’administration fiscale</em> », pointe Sory Ibrahima Makanguilé.

Il faut aussi noter l’insuffisance de dématérialisation des procédures. Celle-ci permet de lutter contre tous les comportements déviants et permettre de mettre le citoyen en confiance. Cette absence de dématérialisation pose un problème en matière de paiement.

« <em>On a commencé un moment pour permettre aux contribuables de payer à travers les banques et autres. Mais chaque fois que certains de nos clients ont procédé ainsi, qu’on les a encouragés, des problèmes se posent. Parce qu’il y a un décalage. Le paiement, le virement qui est ordonné au niveau de la banque et le paiement qui est reçu au niveau du trésor. Donc entre le trésor et l’administration fiscale, il y a très peu de communication</em> », souligne Cheickna Touré, conseiller fiscal.

<strong>Un déficit de communication </strong>

Les grandes réformes fiscales sont très souvent méconnues des contribuables. Ceci est révélateur du manque de communication du service des impôts. La direction générale des impôts ne dispose même pas d’un service de relation digne de ce nom et son site internet n’est suffisamment pas fourni.

« <em>Une administration fiscale qui ne communique pas, c’est un problème</em> », souligne Cheickna Touré. Selon lui,  la direction générale ne donne pas suffisamment d’informations sur les réformes adoptées contrairement aux autres pays où en cas de grandes réformes, le directeur général des impôts même vient à la télévision ou devant les médias pour donner le maximum d’informations. « <em>Ce qui n’est pas toujours le cas chez nous </em>», regrette-t-il.

Malgré tout, des réformes sont en cours pour moderniser l’administration fiscale, indique Ibrahim Abdoulaye Camara, Inspecteur des impôts, agent à la division législation de la direction générale des impôts. Parmi les réformes en cours, on peut citer l’instauration de la facture normalisée, la digitalisation des services des impôts et l’instauration du paiement mobile.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Nouvelle flambée des prix de la viande et du gaz butane</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/nouvelle-flambee-des-prix-de-la-viande-et-du-gaz-butane-3073144.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Aug 2024 08:32:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Hausse du prix de la viande et de celui du gaz butane dans des marchés de la capitale et à l’intérieur du pays. Par endroits le kilo de la viande est cédé entre 3000 et 4000 Fcfa. Pendant que la bouteille de 6 kilogrammes du gaz est vendue à plus de 6000 Fcfa. Les consommateurs demandent aux autorités d’intervenir face à cette flambée.</strong>

Les importateurs de gaz butane expliquent cette hausse par l’arrêt de la subvention de l’État. Une subvention qui n’est plus accordée depuis 2021, selon Abdallah Baby, président des opérateurs gaziers du Mali. « Nous n’arrivons pas à importer comme il faut, parce que nous avons pratiquement 7 milliards avec l’Etat. Le marché est libre. Aujourd’hui, chacun est obligé de faire la petite remise qu’elle peut », affirme-t-il, avant d’ajouter que cette remise est en fonction de la société et de la distance des sociétés. Abdallah Baby conclut que « sans la subvention le gaz est normalement cédé au prix de 7000 Fcfa ».

<strong>La hausse de la viande s’y ajoute</strong>

Autre hausse aussi, c’est le prix de la viande. Des bouchers affirment que ce dernier est lié à celui de l’animal. L’inflation du premier dépend de celle du second, explique Kantara Traoré, membre du syndicat des bouchers de Dibidani à Bamako.

« Ici à Dibidani, la viande coûte 3000F mais certains vendent entre 3200 et 3300 Fcfa. Je ne peux pas dire que c’est cher. Parce que les viandes ne sont pas les mêmes. On achète certains bœufs à 500 mille, 600 mille ou 475 mille. C’est différent des bœufs qu’on achète à 225 mille ou 350 mille », argue-t-il.

L’association des consommateurs impute cette instabilité des prix au système de libéralisation du marché adopté par les autorités en 1991. Ses responsables affirment “en cas de hausse excessive, c’est l’Etat qui doit intervenir pour réguler le marché”.

“Malheureusement tel n’est toujours pas le cas”, regrette Abdoul Wahab Diakité, vice-président de l’Association des consommateurs du Mali. « En ce qui concerne la viande, il y a beaucoup de facteurs. Le Mali est un pays agro-sylvo-pastoral, mais malheureusement aujourd’hui quand on essaie de voir c’est que le bétail malien est ailleurs dans les pays voisins », ajoute-t-il.

L’ASCOMA invite les autorités à prendre des mesures qui s’imposent pour pallier cette inflation récurrente sur le marché.

<strong>Studio Tamani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Etats généraux de la santé du Mali : le ministère de la Santé en quête d’un système de santé performant et davantage accessible</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/etats-generaux-de-la-sante-du-mali-le-ministere-de-la-sante-en-quete-dun-systeme-de-sante-performant-et-davantage-accessible-3073141.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Aug 2024 08:28:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministère de la Santé et du Développement social a initié l’organisation des états généraux de la santé en vue d’identifier et de corriger d’éventuelles perturbations et contreperformances du système de santé.

À cet effet, le ministre de la Santé et du Développement social et celui de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, entourés à l’occasion par les  directeurs nationaux et généraux relevant du ministère de la Santé et du Développement social, ont procédé, ce vendredi 2 août 2024, à l’ouverture des travaux de validation des Termes de référence (TDR) élaborés par les points focaux des départements respectifs pour l’organisation de cette importante rencontre.

La tenue des états généraux de la santé vise l’objectif d’établir le diagnostic et proposer des réformes en vue de corriger les dysfonctionnements constatés lors des instances de suivi et d’évaluation des projets et programmes de santé.

Il s’agira donc pour Mme le ministre de la Santé et du Développement social, le médecin colonel Assa Badiallo Touré, de travailler à la refondation du système de santé autour des préoccupations légitimes des populations, avec la participation de tous les acteurs. Aussi, a-t-elle instruit les points focaux de procéder à un examen plus approfondi du projet des TDR afin qu’ils prennent en compte les préoccupations de tous les départements ministériels.

Quant à son homologue ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Pr Boureima Kansaye, il a demandé aux experts de fixer des objectifs réalisables en travaillant sur une méthodologie qui aboutirait à des recommandations permettant de transformer le domaine de la santé, de la recherche et de la gestion du personnel pour tenir compte du fait qu’une partie de ce personnel est à cheval entre le ministère de la Santé et du Développement social et celui de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

De plus, des expertises impliquées pourront apporter une valeur ajoutée en établissant un plan d’action et un chronogramme pour avancer rapidement dans le traitement de ce dossier.

<strong>Réseau de Communication du MSDS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hôpital du Mali et directions régionales de la santé : l’Unicef offre des équipements de dernière génération !</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/hopital-du-mali-et-directions-regionales-de-la-sante-lunicef-offre-des-equipements-de-derniere-generation-3073139.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Aug 2024 00:13:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après les donations d’équipements effectuées pour renforcer le plateau technique aux Centres hospitaliers universitaires (CHU) de Gabriel Touré, de Kati et à l’Institut national de santé publique (INSP), l'hôpital du Mali vient d'acquérir un nouveau bâtiment équipé d’une nouvelle machine IRM de 1,5 tesla, d’un nouveau scanner 64 barrettes, d’une nouvelle machine de radiothérapie, de véhicules et d’équipements informatiques.</em></strong>

Ce don de près de six milliards a été financé à concurrence de près de quatre milliards huit cent millions par l’Etat et de cinq cent millions par l’Unicef. Ayant reçu ces équipements flambants neufs, le personnel de l’hôpital du Mali est en fête aujourd'hui. Aussi, le médecin Colonel Assa Badiallo Touré s’est félicitée de l’acquisition de ces nouveaux équipements, concrétisation de la volonté des plus hautes autorités du Mali de renforcer les plateaux techniques des hôpitaux afin de permettre au personnel de la santé d’exercer dans les meilleures conditions et contribuer à améliorer la qualité des soins et services de santé offerts à la population.

Ce nouveau bâtiment flambant neuf équipé d’un scanner, d’une nouvelle machine IRM et d’un nouvel accélérateur linéaire acquis sur financement de l’Etat, permettra de redémarrer les activités de la radiothérapie attendues avec impatience par les malades atteints du cancer. En outre, dix 10 ambulances médicalisées ont été fournies respectivement aux directions régionales de la santé des régions de Ségou, Mopti et Tombouctou, à la Coordination de la Direction générale de la santé et de l'hygiène publique, la sous-direction des établissements sanitaires et de la réglementation, la sous-direction de la nutrition et la Cellule de coordination de la nutrition sur financement de l’Unicef pour une valeur de 500 millions de Fcfa.

Le représentant de l’Unicef, par la voix de son représentant, Pierre M'Gom, expliquera que cette dotation vise à renforcer la coordination, la communication, la collecte et l’analyse des données. Elle permettra également de faciliter les déplacements pour les activités de formation et de sensibilisation des communautés, ainsi que le suivi et la gestion des programmes, augmentant ainsi l'efficacité et l'impact des efforts de lutte contre la malnutrition au Mali.

Visiblement heureuse de ces joyaux, la directrice de l'hôpital du Mali, Dr Doumbia Sanata Sogoba, a exprimé sa gratitude aux autorités dans la constance de leur engagement face à la question de santé. Elle a saisi cet espace pour remercier Mme le Ministre d'avoir fait de l'hôpital du Mali, une référence scientifique. Elle se dit convaincue qu'avec l'acquisition de ces équipements de dernière génération, l'hôpital du Mali sera désormais à hauteur de répondre aux sollicitations. Par ailleurs, elle a formulé des doléances, qui, selon elle, amèneront sa structure dans le top des tops en matière d'intervention où toutes les pathologies peuvent être traitées sur place.

Le chef de quartier et le maire ont apprécié à leur juste valeur, ces dons qui viennent à point nommé pour renforcer le plateau technique dont l'objectif est d'améliorer la qualité de la prise en charge des patients. Occasion pour ces deux personnalités de rendre hommage aux Forces armées maliennes (FAMa).

Le ministre de la Santé et du Développement social a rappelé le rôle central de l’Unicef au Mali dans la coordination des efforts nationaux et internationaux pour améliorer la nutrition des enfants, adolescents et femmes. Elle a exhorté les chauffeurs à faire bon usage des nouveaux véhicules tout en insistant sur leur entretien. Le médecin Colonel a par ailleurs félicité le personnel de l'hôpital du Mali pour son engagement à maintenir cet hôpital à un niveau de performance élevé et compétitif, avec une amélioration constante de la qualité de la prise en charge des patients.

Elle a opportunément rappelé le niveau et la qualité de la coopération du Mali avec la République populaire de Chine à travers sa mission médicale présente à l’hôpital du Mali pour former et assister leurs collègues maliens. Le ministre Assa Badiallo Touré de remercier les Directeurs nationaux et généraux qu’elle nomme affectueusement « ses lieutenants » qui répondent présents à chaque fois qu'elle se déplace.

La remise de clés des équipements a été le temps fort de cette cérémonie. Lors de la visite des locaux de la radiothérapie, le mode d'utilisation a été bien détaillé à Mme le ministre et sa délégation.

<strong>Réseau de Communication du MSDS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée panafricaine des femmes : le combat des femmes maliennes pour l&amp;apos;égalité des droits</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/journee-panafricaine-des-femmes-le-combat-des-femmes-maliennes-pour-legalite-des-droits-3071815.html</link>
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<pubDate>Sat, 27 Jul 2024 20:03:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comme chaque année, le 23 juillet marque la Journée panafricaine des femmes, une occasion de célébrer les réalisations et les défis des femmes africaines. </em></strong>

Cette journée a commencé à être célébrée le 31 juillet 1962, date de la création de l'Organisation panafricaine des femmes (PAWO) à Dar es Salaam, en Tanzanie, sous l'égide de l'Organisation de l'unité africaine (OUA), aujourd'hui connue sous le nom d'Union africaine (UA). Au Mali, cette journée prend une importance particulière alors que les femmes continuent à lutter pour leurs droits dans un contexte politique et social difficile.

Adoptée en 2015, la loi 052 au Mali stipule que les femmes doivent représenter au moins 30% des postes dans les institutions nommées ou élues. Malgré cette avancée législative, l'application de la loi reste incomplète.

Actuellement, les femmes représentent seulement 29% des 147 membres du Conseil national de Transition (CNT). En outre, seulement six des 28 membres du gouvernement de transition sont des femmes, ce qui équivaut à 21%. Cette sous-représentation limite leur influence dans les décisions politiques cruciales pour le pays.

La situation des femmes dans d'autres secteurs publics n'est guère meilleure. En 2021, les femmes représentaient seulement 15% des directeurs de services centraux et 11% des ambassadeurs. Le secteur judiciaire n'est pas épargné : les femmes sont sous-représentées parmi les juges, magistrats et autres professionnels du droit.

Un autre aspect préoccupant est la violence basée sur le genre. Malgré les tentatives de législation, il n'existe pas de loi spécifique pour protéger les femmes contre la violence basée sur le genre au Mali. Cette lacune juridique laisse les femmes vulnérables à divers abus sans recours légal adéquat. En 2021, une enquête a révélé que les femmes maliennes sont souvent victimes de violences domestiques, avec peu de soutien des autorités pour les protéger ou poursuivre les agresseurs.

<strong>Obstacles socio-culturels et économiques</strong>

Les obstacles à l'émancipation des femmes maliennes sont nombreux et variés. Les normes religieuses et culturelles traditionnelles favorisent la domination masculine dans les sphères publique et privée.

Économiquement, les femmes font face à des défis importants, notamment un accès limité aux ressources financières et aux opportunités d'éducation. Ces barrières économiques et éducatives limitent leurs possibilités de développement personnel et professionnel.

Pour améliorer la situation des femmes, plusieurs mesures sont nécessaires. L'application stricte de la loi 052 est essentielle pour augmenter la représentation des femmes dans les institutions politiques et administratives. De plus, des programmes de formation en leadership et en développement des compétences peuvent aider les femmes à se préparer pour des rôles de responsabilité. Le soutien financier, par le biais de microcrédits et d'autres initiatives économiques, est également crucial pour favoriser l'indépendance économique des femmes.

Les organisations de la société civile jouent un rôle clé dans cette lutte. Le Collectif des Femmes du Mali, le Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires (REFAMP) et d'autres groupes continuent à plaider pour une plus grande inclusion des femmes dans les processus politiques. Ces efforts comprennent des campagnes de sensibilisation, des formations et des projets de renforcement des capacités pour aider les femmes à s'affirmer sur la scène politique et sociale.

La Journée panafricaine des femmes est une occasion de rappeler les progrès réalisés et les défis persistants dans la lutte pour les droits des femmes au Mali. Bien que les avancées législatives comme la loi 052 soient importantes, leur mise en œuvre effective reste un défi majeur. Les femmes maliennes, avec le soutien des organisations locales et internationales, continuent à se battre pour un avenir plus égalitaire et juste.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Région de Gao : l&amp;apos;inquiétante recrudescence des vols de bétail</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/region-de-gao-linquietante-recrudescence-des-vols-de-betail-3071813.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 27 Jul 2024 19:54:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis plusieurs années, la région de Gao, au nord du Mali, est confrontée à une augmentation alarmante des vols de bétail. Ces actes de banditisme, souvent perpétrés par des groupes armés non identifiés, perturbent gravement la vie des populations locales, principalement composées d’éleveurs et de cultivateurs.</em></strong>

Les conséquences de ces vols vont bien au-delà des pertes économiques, affectant également la sécurité alimentaire, la stabilité sociale et la confiance des communautés envers les autorités. Des communes comme Ansongo, Gabero, Gounzoureye, N’Tillit, Tilemsi et N’Chawadji sont particulièrement touchées par ce phénomène.

Les enlèvements de bétail dans la région de Gao ont atteint des niveaux sans précédent. Selon un rapport de Human Rights Watch, des centaines de têtes de bétail sont volées chaque mois, les groupes armés utilisant souvent la violence pour semer la terreur parmi les populations. En 2023, la région de Bandiagara a enregistré le plus grand nombre de vols avec plus de 65 000 têtes de bétail dérobées.

Les animaux ciblés sont principalement des bovins, des caprins et des ovins, qui constituent la principale source de subsistance pour de nombreuses familles. Les victimes de ces actes criminels se retrouvent souvent dans une situation précaire, incapables de remplacer les animaux perdus en raison de leur coût élevé.

L'impact économique des enlèvements de bétail est considérable. Chaque animal représente non seulement une source de revenu pour les éleveurs, mais aussi un capital crucial pour la reproduction et l'entretien du cheptel.

En 2023, les pertes financières annuelles dues aux vols de bétail dans la région de Gao sont estimées à environ 2 millions de dollars. Cette situation entraîne une hausse de la pauvreté et de l'insécurité alimentaire, car les communautés dépendent fortement de l'élevage pour leur alimentation et leur subsistance.

Sur le plan social, ces vols créent une atmosphère de méfiance et de peur. Les communautés, craignant pour leur sécurité et leurs moyens de subsistance, sont souvent contraintes de fuir leurs villages ou de limiter leurs activités économiques.

<strong>Les causes profondes du phénomène</strong>

Plusieurs facteurs contribuent à l’augmentation des enlèvements d’animaux dans la région de Gao. La situation sécuritaire précaire, marquée par la présence de groupes armés et de bandits, facilite ces actes criminels. De plus, l'instabilité politique et les faibles capacités des forces de sécurité locales à protéger les populations rurales jouent un rôle majeur.

Les changements climatiques, qui affectent les pâturages et les ressources en eau, poussent également les éleveurs à déplacer leurs troupeaux sur de plus longues distances, augmentant leur vulnérabilité aux attaques.

Pour faire face à ce phénomène, plusieurs mesures doivent être envisagées. Renforcer la présence et l’efficacité des forces de sécurité dans les zones rurales est une priorité. Des patrouilles régulières et une coopération renforcée avec les communautés locales peuvent améliorer la protection des troupeaux. De plus, la mise en place de systèmes d'alerte précoce et de communication rapide en cas d'attaque peut aider à mobiliser les forces nécessaires à temps.

Le renforcement des capacités judiciaires pour poursuivre les auteurs de ces enlèvements est également crucial. Des peines sévères et une justice rapide peuvent agir comme un puissant moyen de dissuasion.

Par ailleurs, la promotion de programmes de développement économique et de soutien aux éleveurs, comme des prêts à faible taux d'intérêt pour l'achat de nouveaux animaux, peut atténuer l'impact économique des pertes.

En somme, les enlèvements de bétail dans la région de Gao représentent un défi complexe et multidimensionnel qui nécessite une approche holistique. Il est impératif que les autorités locales, nationales et internationales collaborent étroitement pour améliorer la sécurité, renforcer la justice et soutenir les communautés affectées.

Sans une intervention coordonnée et soutenue, ce phénomène continuera à déstabiliser une région déjà fragilisée par des années de conflits et d'insécurité.

<strong>Cheick B. CISSE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Organisation des élections : l’AIGE dans le tempo</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/organisation-des-elections-laige-dans-le-tempo-3071811.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 27 Jul 2024 16:20:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la relance des activités du Cadre de concertation, l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) a organisé, le lundi 15 juillet, une rencontre d’échange avec les partis politiques. C’était sous l’égide de son président, Me Moustapha Cissé.</em></strong>

Les échanges entre les représentants des partis politiques et l’Autorité indépendante des élections (AIGE) ont tourné autour de l’organisation des élections. Le président de l’AIGE, Me Moustapha Cissé, a mis l’accent sur l’état des préparatifs de l’élection présidentielle censée mettre fin à la transition. C’est dans ce cadre que l’AIGE a élaboré des outils de travail au profit de ses coordinations.

Il s’agit d’un recueil d’actes-types à prendre par les coordinateurs et deux guides de gestion des candidatures à l’élection des députés et des sénateurs d’une part et d’autre part à l’élection des conseillers des collectivités territoriales.

« Ces deux guides expliquent le processus de gestion pratique des candidatures aux élections (législatives et locales) depuis la date de leur dépôt jusqu’à la publication des listes définitives de candidatures », a expliqué l’ancien président de la CENI.

L’ancien Bâtonnier de l’ordre des avocats assure la disponibilité totale de l’AIGE qui entend assumer ses missions avec professionnalisme et cela, conformément aux aspirations profondes et légitimes du peuple souverain du Mali.

« <em>Chacun conviendra que l’AIGE est plus que jamais au rendez-vous de ce défi partagé par tous, qui est de marquer nos élections du sceau de l’expertise, de la transparence, de la crédibilité et de l’apaisement. L’organisation réussie du scrutin référendaire en est la preuve</em> », a-t-il souligné.

Pour terminer, Me Moustapha Cissé a indiqué que l’étape suivante va porter sur la configuration des bureaux de vote dont la responsabilité incombe au préfet, au gouverneur du district de Bamako, à l’Ambassadeur et au Consul, après consultation des partis politiques et de la Coordination de l’AIGE dans la circonscription électorale concernée. Une façon pour lui de mettre le ballon dans le camp de l’administration.

Aux représentants des partis politiques, qui s’interrogent sur la date de l’organisation des élections, Me Cissé a tout simplement répondu : « Cela n’est pas du ressort de l’AIGE ». Une réponse qui n’a pas satisfait les partis politiques.

&nbsp;

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>

<strong> </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ainsi s&amp;apos;exprimait feu le président IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/ainsi-sexprimait-feu-le-president-ibk-3071809.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 27 Jul 2024 16:08:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce discours a été prononcé par l’ancien président de la République, Feu Ibrahim Boubacar Kéïta, le 09 juillet 2020. Dans lequel, l’ancien chef de l’Etat renversé par un coup d’Etat militaire invitait les membres du mouvement insurrectionniste du M5-RFP au dialogue afin de préserver la quiétude et la paix sociale. </em></strong>

Malgré les concessions faites par feu le président IBK, les caciques et les radicaux du mouvement de contestation ont continué à manifester dans la rue allant jusqu’à déclarer la désobéissance civile. Ce qui a conduit des jeunes officiers de l’armée, réunis au sein du CNSP, à prendre le pouvoir le 18 août. Au regard de l’actualité et du contexte dans lequel vit le Mali, Le Wagadu a décidé de republier le discours du chef de l’Etat d’alors.

<strong>Maliennes, Maliens,</strong>

<strong>Respectés hôtes du Mali,</strong>

Comme moi, vous avez tous noté les actes de contestation portés par une partie de nos compatriotes depuis le mois de juin dernier. Ils expriment sans doute une certaine vitalité démocratique. Mais, ils ne sont pas sans conséquences sur le moral et l’image d’un pays comme le nôtre qui doit, pour sa survie, satisfaire à trois exigences : d’abord reconquérir l’intégralité de notre territoire en éradiquant l’insécurité et le sinistre projet de transformer le Mali en califat ; ensuite vaincre la pandémie de COVID 19 au double plan de la réponse sanitaire et de la résilience économique ; enfin poursuivre les tâches de développement en droite ligne du projet d’émergence nationale qui n’a jamais cessé d’être ma préoccupation.

Je sais également, chers compatriotes, les angoisses engendrées par la situation. De chacune de vous, de chacun de vous, je mesure les tourments. Ils sont du reste naturels car ils disent le souci de ce cher pays, ce pays que nous avons en partage et qui attache le plus grand prix au bon voisinage et au compromis que soit préservée la paix sociale. C’est pour cette paix sociale, convaincu que nous avons du ressort pour rebondir à chaque crise, que dans mes précédentes adresses, j’ai tenu à signifier que j’ai entendu les colères et les interrogations qui sont les causes sous-jacentes de la crise actuelle.

Et c’est pourquoi, sans hésiter davantage et ce malgré le coût financier de la mesure et ses possibles effets-domino, j’ai instruit l’application immédiate et pleine et complète de l’article 39. Pour les classes concernées, nos enfants ont repris le chemin de l’école. Je rends grâce au corps enseignant et aux parents d’élèves pour leur diligence, leur disponibilité et leur esprit patriotique.

Entendre et soutenir les Maliennes et les Maliens, ceux majoritaires qui dépendent du secteur informel, de même que les couches les plus vulnérables de la population, telle est aussi la raison pour laquelle, le gouvernement a mis fin au couvre-feu décrété au mois de mars dans le but de limiter la circulation du coronavirus dont les dégâts dans le monde ne sont cachés à personne. Je ne m’entendrais pas sur les mesures sociales mises en œuvre, au niveau national, pour atténuer l’impact socioéconomique de la pandémie.

<strong>Mes chers compatriotes,</strong>

Parce que mon objectif est de ne pas ajouter une crise politique aux graves urgences sanitaires et économiques que nous vivons, et parce que c’est dans mes obligations d’écouter et de comprendre les Maliens, je poursuis, depuis plusieurs semaines, les consultations avec les forces vives du pays. Mieux, j’ai proposé, voici maintenant deux semaines, un gouvernement d’union nationale ouvert à toutes les sensibilités, majorité, opposition, société civile. Car je demeure convaincu que c’est au Mali qu’on donne ainsi la chance de bénéficier de l’accompagnement et de l’expertise de toutes les parties.

C’est ici le lieu et le moment de vous informer que ma décision de renouveler ma confiance en le Premier ministre, Boubou Cissé, le 12 juin dernier, se fonde sur notre lecture partagée des préoccupations du pays, de ses priorités ainsi que de la stratégie requise par les enjeux du moment, en un temps de turbulences. Nous nous sommes mis d’accord, le Chef du Gouvernement et moi-même, de la nécessité de concevoir et proposer un Accord Politique de Rassemblement National qui s’attellera à la mise en œuvre diligente et mesurable des recommandations du Dialogue National Inclusif.

Donc de cet autre grand moment qui a été salué au-dedans comme au dehors du Mali comme une totale réussite et qui a rassemblé les Maliens des communes et des cercles, des régions et du District, de tous les segments et de toutes sensibilités. Cet Accord qui ira jusqu’en 2023, reposera sur les idées force suivantes :

- Première idée-force : pacifier et sécuriser le pays dans toute son entendue, afin que nos producteurs ruraux puissent s’adonner à leurs activités, que les échanges interrégionaux puissent redevenir fluides, que les communautés retrouvent le légendaire vivre ensemble qui a fait la réputation de notre pays.

Le travail de pacification et de sécurisation sera de longue haleine. Mais il s’agit de ne plus concéder un pouce de notre territoire, de faire reculer l’ennemi et de faire en sorte que le Mali en particulier et le Sahel en général ne soient pas le nouveau sanctuaire mondial de l’extrémisme violent. Il est alors indispensable de s’attaquer résolument à la dissolution de toutes les milices d’auto-défense, de porter à son point d’achèvement le processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion et enfin d’accélérer le retour effectif de l’Etat dans les régions Centre et Nord.

Deuxième idée force : entreprendre les réformes institutionnelles convenues et ce dans un délai de 12 mois, afin de mettre en adéquation les demandes de notre peuple et les engagements du gouvernement, et nous doter de textes appropriés en capitalisant sur trente ans de vécu institutionnel.

- Troisième idée-force : opérationnaliser les régions qui ne le sont pas encore. Ce travail a pris du retard mais il ne saurait être continuellement en accuser sans remettre en cause un des fondements de notre stratégie de développement, à savoir la régionalisation, par une décentralisation poussée, voire irréversible, et cela en ancrant les agences de développement régional où la décision de contrôler leur devenir est laissée aux populations à la base.

- Quatrième idée-force : veiller à une saine distribution de la justice. Et cela dans toutes les juridictions et à tous les échelons administratifs du pays. Nous savons que ce pays crie depuis longtemps sa soif de justice. Nous savons que la paix est précaire et volatile sans la justice. Et nous savons hélas que l’engouement des populations pour la justice expéditive des pseudo-jihadistes s’explique par le rejet de la justice d’Etat avec les tares qui lui sont connues dont la corruption et la durée des procédures. Cela devra donc recevoir les réponses appropriées.

<strong>Maliennes et Maliens,</strong>

<strong>Hôtes du Mali,</strong>

Chaque crise offre une opportunité, dit-on dans les civilisations positives. Celle que nous vivons n’échappe pas à cette règle. En écoutant les uns et les autres, en examinant les griefs et en analysant la profondeur des ressentiments, le Chef de l’Etat que je suis, ne pouvait pas rester sourd et inactif. J’aurais tout fait pour trouver les compromis auxquels chacun concède un peu tout en sauvant l’essentiel.

Mais à l’impossible nul n’est tenu, surtout lorsque la paix sociale est mise en danger et exige que j’intervienne, en tant que garant de la sécurité et du bien-être de chacun et de tous. Dans les heures et les jours à venir, la Cour constitutionnelle sera remembrée et mise en fonction le plus rapidement possible. Je suis heureux d'annoncer la venue imminente dans notre capitale d'une mission d'appui, de conseil et d'orientation de Présidents de Cours Constitutionnelles de la CEDEAO. Elle sera d'un apport inestimable pour la résolution de la crise en cours. C'est un geste pour lequel nous remercions une fois de plus les Etats membres de l’institution sous-régionale qui a toujours eu souci du Mali.

Reconnaissons-le, sans jeter la pierre à personne. L’arbitrage du dernier scrutin par la Cour sortante a posé problème et continue à poser problème. En outre, les démissions enregistrées en son sein ne jettent-elles pas un doute sérieux sur l’auguste institution ? Au-delà donc de la situation personnelle des membres du Collectif des candidats malheureux qu’Allah m’a inspiré de recevoir ce mardi, ce dont il s’agit c’est de l’avenir de l’élection dans notre pays, de la crédibilité que le peuple accorde à ses institutions. C’est donc de la survie de notre démocratie qu’il s’agit et je ne puis transiger sur cela. Que justice soit donc rendue, pour le plus grand bien de la morale républicaine, pour l’honneur de la République et l’image de notre pays !

<strong>Mes chers compatriotes,</strong>

Il est alors hautement probable que les solutions trouvées par la nouvelle Cour constitutionnelle résolvent la question de l’Assemblée nationale. Vous n’êtes pas sans savoir que la dissolution de l’Assemblée nationale est une demande portée à mon attention. Si la paix du Mali passe par là et que j’ai les moyens constitutionnels de le faire sans plus tard risquer de créer un vide constitutionnel dommageable pour tout le pays, je le ferai sans hésiter.

Pour autant, aurais-je été juste ? Il ne saurait y avoir de justice en privant de leurs sièges mérités tous ceux qui ont été élus sans contestation et certains dès au premier tour pour tenter de régler le problème que nous ne saurions sous-estimer des candidats qui contestent ouvertement le verdict de la Cour constitutionnelle.

Je ne doute pas que l’intérêt national réside dans un parlement immédiatement opérationnel pour mettre en œuvre l’Accord Politique pour le Rassemblement National dont je viens de vous ébaucher les grandes lignes et qui devra être paraphé sans plus de délais par le Chef de gouvernement et toutes les parties prenantes à l’action gouvernementale, y compris l’opposition, y compris le M5.

Nous sommes en guerre, en pandémie —l’exécutif doit être en place. Décision nationale consensuelle - certains de nos frères doivent quitter la posture de refus — chacun de nous a le droit de conforter ce Mali. De le mettre en mission, en capacité. Les choses sont fragiles. Gardons-nous de faire un mauvais usage du temps et des opportunités.

C’est le lieu de m’incliner sur la mémoire de mon frère Amadou Gon Coulibaly. Nous allons accueillir une mission de la CEDEAO pour nous aider et permettre de mieux appréhender les vœux de la CEDEAO formulés par la première mission pour mettre en œuvre les voies et moyens de sortir de cette crise. Nous sommes un pays qui s’est toujours engagé et a toujours respecté ses engagements nationaux et internationaux. Tout cela un complément de tout ce que nous aurions réussi à atteindre à l’intérieur du Mali.

Je n’ai jamais désespéré du Mali et des Maliens. Aujourd’hui plus que jamais rien d’irrémédiable n’a été commis. Seule l’incompréhension justifie la posture prise par le M5 à notre sortie d’audience. Je n’affichais aucun mépris. Notre pays est basé sur le dialogue. Et demander que les frères se rencontrent. J’invite encore les frères du M5 à se ressaisir. J’invite la majorité à rester ouverte aux échanges avec le M5 aux préoccupations et propositions du M5.

S’agissant de la lancinante question de l’AN et des réformes au niveau de la Cour. Telle est la seule voie du salut. Crédibilité de notre État et respect du droit. Si par malheur nous devrions nous écarter du droit, dans un monde hyper compétitif, où c'est l'Etat de droit qui qualifie les Etats, quel sera notre rôle en face des nations ?

Alors, j’adjure de nouveau ces forces de se joindre à ce projet pour le Mali qui n’a pas d’autre ambition que de consolider la marche de notre pays, car j’ai la claire conscience des enjeux, de notre fragilité à être chacun dans son coin, mais de notre force, de notre puissance quand nous sommes rassemblés. Et ce temps-là est arrivé. Le Mali peut tout. Le Mali est grand. Son peuple est grand.

Je sais la chance et l’honneur de le servir. Je ne cesserai jamais de le servir. Et je veux le faire avec vous toutes, vous tous, toutes les forces, parce qu’au-delà des contingences, nous sommes frères et sœurs, logés à la même enseigne.

Qu’Allah fasse que cette enseigne brille de mille feux ! Qu’il fasse que notre frère Soumaïla Cissé nous revienne sain et sauf et le plus tôt possible ! Que dans sa grande bonté, il nous accorde un bon hivernage ! Qu’il bénisse notre chère patrie !

<strong>Ibrahim Boubacar Kéïta, discours tenu le 09 juillet 2020</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Fiscalité : au Mali, 5% de la population paie 95% des impôts, selon la direction générale des Impôts</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/fiscalite-au-mali-5-de-la-population-paie-95-des-impots-selon-la-direction-generale-des-impots-3071806.html</link>
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<pubDate>Sat, 27 Jul 2024 16:04:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au Mali, les impôts représentent 54,57% des recettes budgétaires pour l’année 2024 soit un montant de 1260 milliards de FCFA. Pourtant, le pays reste confronté à un problème d’élargissement de l’assiette fiscale dans la mesure où 5% de la population paie 95% des impôts, selon la direction générale des impôts.</em></strong>

Le Mali est un pays confronté à la mobilisation des ressources intérieures qui peuvent améliorer le financement des dépenses publiques en cette période de rareté des ressources budgétaires. Surtout qu’il n’y a pas assez de grandes entreprises industrielles.

Pour faire face à ses dépenses publiques, le pays, qui a un budget chroniquement déficitaire, est obligé de se tourner vers le marché de l’emprunt avec des taux très élevés afin de financer son déficit budgétaire, qui se chiffre à 600 milliards en cette année 2024, à travers des émissions de bons de trésor public. Celles-ci, avec 7,8% de taux de remboursement, contribuent à accroître la dette publique du pays.

Afin de renverser la tendance, le Mali doit s’appuyer sur la mobilisation des ressources internes et les impôts constituent à ce titre un levier important sur lequel l’Etat peut s’appuyer. Bien qu’ils représentent 54,57% des recettes budgétaires pour l’année 2024, soit un montant de 1260 milliards de FCFA, très peu de Maliens s’acquittent encore de leurs impôts.

En effet, 5% de la population paie 95% des impôts, selon la direction générale des impôts. En clair, sur les 1260 milliards de recettes fiscales, 1197 milliards sont payés par 46 000 personnes seulement ! Un chiffre qui fait froid dans le dos.

Une situation qui dénote l’étroitesse de la base de l’assiette fiscale et constitue un point d’achoppement entre le gouvernement et les partenaires techniques au développement dont la Banque mondiale qui plaide pour son élargissement.

Le taux de pression fiscale qui est un des critères de convergence macroéconomique de l’UEMOA mesure les recettes fiscales par rapport au produit intérieur brut (PIB). Celui-ci était de 14,7% en 2023 et 14,8% en 2024 contre une norme de 20%, selon le ministère de l’Economie et des finances.

L’économie malienne reste marquée par la prédominance des secteurs primaire et tertiaire qui représentent 80% du PIB du pays. Deux secteurs dominés par l’informel. Seulement 20% de l’économie reposent sur les structures formelles.

« Cela pose un problème au niveau de la fiscalité. Comment évaluer un régime fiscal lorsque nous n’avons pas de statistiques fiables et lorsque le secteur est largement informel », s’interroge l’économiste Modibo Mao Makalou, ancien Sherpa de la Commission de l’Union africaine et du NEPAD.

<strong>Élargir la base de l’assiette fiscale </strong>

D’où la prise en compte des mesures législatives et règlementaires permettant d’élargir l’assiette fiscale. Il s’agit de faire en sorte que d’autres éléments économiques entrent dans l’imposition. « Ceux qui ne font pas partie, ceux qui ne sont pas dans le champ, faire en sorte d’agrandir le champ pour qu’on puisse avoir le maximum d’éléments économiques, le maximum de personnes pour pouvoir augmenter le montant de l’impôt à payer », explique Mohamed Diakité, consultant et chargé de cours de fiscalité dans les Universités.

Dans le cas précis du Mali, certains éléments ne font pas partie de l’assiette fiscale par exemple le secteur agricole qui reste parmi les secteurs les plus défiscalisés dans le pays. « C’est un impôt marginal. Il y a des efforts à faire à ce niveau », souffle un cadre de la Direction générale des Impôts. « Et c’est pour des raisons économiques qu’on a défiscalisé le secteur agricole. Ce n’est pas totalement défiscalisé, mais il y a très peu d’impôts qu’on paie dans ce secteur », précise le consultant Diakité.

Seulement ceux qui font de la transformation paient l’impôt dans le secteur agricole. À titre d’exemple, pendant que les sociétés industrielles paient 30% sur leurs bénéfices comme impôt, celles qui évoluent dans le secteur agricole ne paient que 10% de leurs bénéfices en termes d'impôt. « Alors que dans ce secteur, on peut faire trois à quatre fois le prix de ton investissement en termes de marge. C’est un secteur qui est très rentable », analyse Mohamed Diakité.

Toutefois, le secteur agricole reste très informel. Il va falloir formaliser le secteur agricole même si la formalisation peut poser problème. Parce qu’outre les avantages fiscaux, l’Etat accorde des subventions sur des engrais et se porte garant des produits agricoles. En formalisant le secteur, on peut maîtriser l’assiette fiscale en venant avec de nouveaux impôts qui ne feront pas très mal aux agriculteurs mais qui feront du bien à l’Etat.

Dans certains pays, le secteur agricole est fiscalisé. Mais il y a énormément de subventions qui accompagnent le secteur agricole dans ces pays. Pour le cas précis du Mali, le secteur agricole a été défiscalisé en vue de l’atteinte de la sécurité alimentaire. Car plus de 70% des produits alimentaires du pays sont importés.

Pour promouvoir l’autosuffisance alimentaire, plusieurs avantages, notamment fiscaux, ont été accordés par l’Etat. L’idée est d’inciter le maximum de personnes à aller vers le secteur agricole. « Et c’est pourquoi on a accordé des avantages pour ce secteur en disant que lorsque vous êtes dans le secteur agricole, vous payez moins d’impôts. L’objectif est d’inciter les gens à venir investir dans le secteur agricole afin de se rapprocher de l’autosuffisance alimentaire qui aura un impact considérable sur l’économie du pays », explique Mohamed Diakité.

<strong>Corruption et mauvaise gestion, les éléments déclencheurs de l’incivisme fiscal</strong>

Cette année, il va être très difficile d’atteindre l’objectif des 1260 milliards de FCFA assignés aux services des Impôts. Ce d’autant que l’impôt sur les sociétés est calculé sur les bénéfices. La faute à la crise énergétique que connaît le pays depuis des mois. L’électricité étant devenue un élément central et indispensable pour le fonctionnement normal de toute entreprise.

« Le manque d'électricité dans les entreprises va nécessairement impacter sur le résultat. Parce que ces entreprises vont investir dans les panneaux solaires, d'autres vont investir dans les générateurs et il faut du carburant. Ce qui aura un impact sur le bénéfice », souligne le chargé de cours de fiscalité dans les Universités.

Si on veut coûte que coûte atteindre les objectifs assignés aux Impôts et sans au préalable élargir la base de l’assiette fiscale, il faudra faire très mal à la minorité de contribuables déjà meurtrie par les conséquences des délestages et les coupures intempestives d’électricité. La société Energie du Mali étant incapable de satisfaire le besoin en électricité des entreprises.

C’est pourquoi, il faut faire très attention avec la fiscalité. « Trop d’impôt tue l’impôt », prévient Mohamed Diakité. Selon lui, à force d’augmenter l’impôt, à force de mettre la pression sur les contribuables, ils seront tentés à ne plus payer et à aller vers la fraude fiscale. Ce qui est une manière de se débarrasser du paiement des impôts.

Le chargé de cours de fiscalité souligne aussi le cas de corruption et de mauvaise gestion, qui, selon lui, est l’élément déclencheur de l’incivisme fiscal. « C’est un élément très décourageant. Et tant que les recettes fiscales ne seront pas bien gérées, les Maliens auront du mal à payer.

Très peu de Maliens paient régulièrement leurs impôts. Tu viens pour un service qui est gratuit, on te fait payer alors que toi tu paies tes impôts et tu es conscient que c’est avec tes impôts que ces travailleurs sont payés et qu’ils sont là pour toi. C’est très frustrant », se désole Mohamed Diakité.

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<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Campagne de chimio&#45;prévention du paludisme saisonnier chez les enfants de 3 mois à 10 ans édition 2024</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/campagne-de-chimio-prevention-du-paludisme-saisonnier-chez-les-enfants-de-3-mois-a-10-ans-edition-2024-3071804.html</link>
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<pubDate>Sat, 27 Jul 2024 16:00:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La 1<sup>ère</sup> dose administrée par le ministre Assa Badiallo Touré</strong>

<strong><em>Située à une trentaine kilomètres de Bamako, la commune rurale de Tienfala, dans la région de Koulikoro, a accueilli, ce mercredi 18 juillet, le ministre de la Santé et du Développement social, le Médecin colonel Assa Badiallo Touré, accompagnée d’une forte délégation composée de membres de son cabinet, du Directeur de cabinet du Gouverneur de la région de Koulikoro, de Directeurs nationaux et généraux relevant de son département et de partenaires techniques et financiers.</em></strong>

Dans son discours de lancement le Ministre de la Santé et du Développement social a mis un accent particulier sur le thème de la campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier chez les enfants de 3 mois à 10 ans à savoir « Un Mali sans paludisme, c’est bien possible ».

Devant se réaliser dans cinquante-sept (57) districts sanitaires avec la digitalisation de la gestion des données dans seize (16), cette campagne concernera à peu près 4 millions d’enfants de 3 à 12 mois dont 256 078 de 5 à 10 ans, pour près de quarante-cinq mille agents d’administration de médicaments et de mobilisation de proximité déployés dans l’ensemble des 57 districts sanitaires.

&nbsp;

« La lutte contre le paludisme est une priorité de la politique nationale de santé au Mali », a souligné Mme le ministre de la Santé et du Développement social, du fait que ce sont les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes qui sont les plus affectés. En effet, comme l’attestent les données du Système local d’information sanitaire, le paludisme constitue la première cause de morbidité avec 37,7% de mortalité (source DHIS2).

Il ressort des propos de Mme le ministre que les raisons de l’absentéisme scolaire des enfants sont en grande partie dues au paludisme. Une autre étude menée par l’INSP indique que l’économie des ménages est aussi sérieusement impactée par ce fléau avec les pertes économiques annuelles dues au paludisme de l’ordre de 72 milliards de francs CFA au Mali.

Pour inverser la tendance, le département de la santé, à travers le PNLP et ses partenaires, prévoit dans le nouveau Plan stratégique national 2023-2027 de lutte contre le paludisme, la poursuite de la mise à échelle des mesures de lutte éprouvées.

Cette stratégie de lutte contre le paludisme, recommandée par l’OMS en mars 2012 pour les pays du Sahel, consiste à donner une combinaison de Sulfadoxine Pyriméthamine et d’Amodiaquine (SP+AQ) à dose thérapeutique pour une prévention pendant la période de haute transmission du paludisme coïncidant avec la saison des pluies.

Les enfants reçoivent les médicaments une fois par mois pendant 3 à 4 mois sur la base de la durée de la période de haute transmission dans les différentes régions de notre pays. Dans le cadre de l’intégration des services de santé communautaire, la campagne est couplée au dépistage de la malnutrition des enfants de 6 à 59 mois au 1<sup>er</sup> et au 3<sup>ème</sup>  passage.

Aussi, les partenaires du ministère de la Santé et du Développement social ont salué les résultats obtenus par les responsables de la santé au Mali dans la lutte contre le palu. Cela à la faveur des différents projets d’appuis qu’ils ont apportés à travers la formation des agents de santé, l’achat d’équipements, de médicaments et de moustiquaires imprégnées.

Ils se disent conscients que la lutte contre le paludisme ne se limite pas qu’à la distribution de moustiquaires imprégnées. Une façon de témoigner leur accompagnement constant en faveur de cette maladie assez mortelle dans notre région particulièrement au Mali.

Au nom de la localité d’accueil, le maire et le chef de village se sont réjouis du choix porté sur Tienfala pour abriter le lancement de la campagne et promettent de sensibiliser les populations afin que les enfants concernés prennent tous les médicaments. Occasion de remercier les autorités pour cette initiative qui vise à renforcer le bien-être de la population.

L’administration de la première dose de comprimés par le colonel Assa Badiallo Touré et le Directeur de cabinet du Gouverneur de la région de Koulikoro, a donné le ton de la campagne 2024 à Tienfala.

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<strong>Réseau des Communicateurs du MSDS</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sommet de la Cédéao : la déclaration du Commissaire des affaires politiques de l’UA fâche la Confédération des Etats du Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/union-africaine-oua/sommet-de-la-cedeao-la-declaration-du-commissaire-des-affaires-politiques-de-lua-fache-la-confederation-des-etats-du-sahel-3071803.html</link>
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<pubDate>Sat, 27 Jul 2024 15:58:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans un communiqué conjoint rendu public le 11 juillet 2024, les trois Etats de l’Alliance de Sahel ont réagi à une déclaration faite par le Commissaire des affaires politiques, de paix et sécurité de l’Union africaine (UA), lors du 65<sup>ème</sup> sommet des Etats de la Cédéao.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>La déclaration du commissaire de l'UA, selon laquelle le retrait des pays de l'AES de la Cédéao est inacceptable pour l'Union africaine,  semble avoir exaspéré les trois États de l'Alliance de Sahel.

Dans leur communiqué conjoint, Niamey, Bamako et Ouagadougou s'indignent et condamnent l'attitude du commissaire de l'UA vis-à-vis de leur retrait qu'ils jugent inhabituelle et contraire au devoir de réserve et l'obligation d'impartialité qui incombent à tout fonctionnaire d'une organisation internationale. Selon l'Alliance, cette déclaration du Commissaire constitue une ingérence dans les affaires intérieures des États membres de l'Union.

Les États de l'Alliance rappellent ainsi que leur retrait est une décision souveraine et conforme aux dispositions du traité révisé de la Cédéao du 24 juillet 1993, et toute approbation venant d'un acteur tiers ne s'inscrit pas dans la dynamique de leur alliance dont la priorité est et demeure la préservation de l'intégrité territoriale des États membres et la défense des intérêts vitaux de leurs populations.

L'Alliance considère également toute appréciation comme une ingérence dans les affaires intérieures de ses États et une violation de la Charte des Nations Unies, de l'Acte constitutif de l'Union africaine et du droit international.

L'Alliance, tout en demandant à la Commission de l'UA d'indiquer la décision d'un de ses organes politiques sur laquelle elle se fonde pour faire de telles affirmations, dénonce les jugements de valeur à géométrie variable. Elle s’étonne que la Commission de l'UA n'ait pas jugé inacceptable, en 2000, le retrait d'un précédent membre de l'organisation sous-régionale africaine.

Cette nouvelle situation présage-t-elle une tension entre l'UA et les trois pays qui ont signé à Niamey, le 06 juillet 2024, l'acte instituant la création de leur confédération ? La décision de ces trois États de se retirer de la Cédéao, qui sont dirigés par des régimes issus de putschs, est-elle une manière pour se soustraire de la pression de l'organisation concernant le retour à l'ordre constitutionnel ? Cette décision traduit-elle le dessein inavoué de régimes militaires voulant s'éterniser aux affaires ?

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<strong>Fadiala N. Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L&amp;apos;AES, un espoir confronté à des graves crises économiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/laes-un-espoir-confronte-a-des-graves-crises-economiques-3070172.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 13 Jul 2024 08:41:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Niamey, la capitale du Niger, a accueilli, samedi dernier, le premier sommet des chefs d'État de l'Alliance des États du Sahel (AES). Fondée le 16 septembre 2023 par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, l'AES vise à renforcer la sécurité régionale et à promouvoir le développement socio-économique. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>La création de l'AES marque une rupture avec les politiques antérieures influencées par la France et un rapprochement avec la Russie, dans un contexte de tensions avec la CEDEAO et de menaces économiques et sécuritaires accrues.

L'Alliance des États du Sahel (AES) a été officiellement fondée le 16 septembre 2023 par le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Cette initiative s'inscrit dans un contexte de crises politiques et de menaces sécuritaires croissantes, marquées par des coups d'État dans chacun des trois pays et une intensification des activités terroristes dans la région.

Les trois pays avaient auparavant quitté le G5Sahel (le Mali en 2022, suivi par le Burkina Faso et le Niger en 2023), une organisation régionale soutenue par la France, marquant ainsi leur volonté de prendre une nouvelle direction dans la gestion de leurs défis sécuritaires.

La création de l'AES survient également dans un contexte de tensions accrues avec la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Après le renversement du président nigérien Mohamed Bazoum en juillet 2023, la CEDEAO avait menacé d'intervenir militairement pour rétablir l'ordre constitutionnel.

Ce qui avait poussé le Mali et le Burkina Faso à déclarer qu'une telle intervention serait perçue comme une déclaration de guerre contre eux. Ce climat de solidarité face aux menaces extérieures a renforcé la détermination des trois pays à créer une alliance défensive et à se retirer collectivement de la CEDEAO en janvier 2024.

L'AES a pour but de renforcer la sécurité régionale en mutualisant les efforts militaires et en partageant les renseignements pour lutter contre les groupes terroristes et les réseaux criminels. Elle vise également à promouvoir le développement socio-économique par la coopération sur des projets d'infrastructure, d'éducation et de santé, afin d'améliorer les conditions de vie des populations locales.

L'alliance cherche enfin à faciliter l'intégration politique en harmonisant les politiques et en promouvant des valeurs démocratiques communes pour renforcer la stabilité politique dans la région.

C’est dans ce contexte que Niamey a accueilli le premier sommet des chefs d'État de l'AES. Les discussions ont porté sur les défis communs et les solutions régionales concertées avec des attentes élevées de la part des populations locales pour des décisions majeures dans la lutte contre le terrorisme et la pauvreté.

Le retrait des trois pays de la CEDEAO et la création de l'AES marquent une rupture significative avec leurs politiques antérieures, souvent perçues comme influencées par la France. Les relations entre ces pays et la France se sont considérablement détériorées, notamment après les demandes de retrait des troupes françaises et la fin de la MINUSMA au Mali.

Parallèlement, les trois pays se sont rapprochés de la Russie, cherchant un soutien militaire et stratégique alternatif. En janvier 2024, la Russie a convenu d'établir une coopération militaire avec le Niger et des personnels militaires russes ont récemment été déployés au Burkina Faso.

En mai 2024, les ministres des Affaires étrangères de l'AES ont finalisé à Niamey un texte régissant l'institutionnalisation et l'opérationnalisation de la Confédération de l'AES, un pas important vers la formalisation de cette alliance stratégique. Cette nouvelle alliance devrait incarner une vision ambitieuse pour le Sahel, basée sur la coopération et la solidarité régionales.

<strong>Trois pays à revenu faible </strong>

Bien que l'AES représente un espoir pour une meilleure sécurité et une coopération accrue, plusieurs défis économiques et sociaux pourraient entraver sa réussite. Les trois pays font face à de graves problèmes économiques.

Le Mali, un pays à faible revenu avec une économie peu diversifiée, a été durement touché par les crises sécuritaires et les fluctuations des prix des matières premières. Le taux de pauvreté extrême a atteint 19,1% en 2022, en grande partie en raison de la baisse du pouvoir d'achat des plus vulnérables et de la faible croissance économique.

Le pays reste fortement dépendant de l'agriculture et des exportations d'or, secteurs vulnérables aux aléas climatiques et à l'instabilité sécuritaire. L'économie malienne a montré des signes de résilience avec une croissance estimée à 3,5% en 2022, malgré les sanctions de la CEDEAO et les chocs climatiques.

S'agissant du Burkina Faso, des rapports récents indiquent que plus de 40% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Le pays est d'ailleurs classé 184e sur 191 dans l'Indice de développement humain de 2021-2022.

De plus, il est confronté à une insécurité alimentaire sévère avec environ 2,3 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire aiguë fin 2023. La croissance économique a été modérée par les défis sécuritaires qui ont limité l'accès aux zones rurales et impacté la production agricole.

Concernant le Niger, malgré une projection de croissance économique de 11,2% pour 2024, le pays doit surmonter les conséquences du coup d'État d'il y a un an et la gestion des ressources naturelles telles que l'uranium et le pétrole.

La sécurité reste une préoccupation majeure puisque les dépenses militaires élevées sont nécessaires pour lutter contre le terrorisme. Toutefois, celles-ci pèsent lourdement sur les budgets nationaux et limitent les investissements dans le développement économique et social.

Certes, beaucoup d'espoirs sont fondés sur l'AES pour transformer le Sahel, mais son succès dépendra de la capacité des membres à surmonter les défis économiques, sécuritaires et politiques qui persistent.

La coopération internationale et une stratégie claire seront essentielles pour garantir un avenir stable et prospère pour la région. Même si nombreux sont les partenaires encore réticents à accompagner l'initiative.

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<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>D’importantes irrégularités relevées dans la gestion de la commune rurale de Mandé décelées par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dimportantes-irregularites-relevees-dans-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-mande-decelees-par-le-bvg-3070170.html</link>
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<pubDate>Sat, 13 Jul 2024 08:36:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune rurale de Mandé au titre des exercices 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. </em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l’état civil, les affaires domaniales et foncières, les équipements marchands et la comptabilité-matières.

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que <a name="_TOC_250015"></a>le Représentant de l’Etat dans le Cercle de Kati ne procède pas à l’inspection périodique de la Commune rurale de Mandé. Aucun rapport d’inspection ou autre document attestant l’effectivité d’une inspection par le Préfet du Cercle de Kati durant la période sous revue n’a pu être mis à la disposition de l’équipe de vérification.

<a name="_TOC_250014"></a>Le Maire de la Commune rurale de Mandé et le Receveur-percepteur de Kalabancoro n’effectuent pas de contrôle sur les régies d’avances et de recettes. En effet, ils n’ont pu fournir la preuve de contrôle des régies d’avances et de recettes effectué au cours de la période sous-revue.

<a name="_TOC_250013"></a>La Commune rurale de Mandé emploie un Comptable-matières irrégulièrement nommé. Ce dernier a été nommé par décision n° 2022-027/CRM-SG du 10 octobre 2022 du Maire au lieu d’un arrêté interministériel. En outre, il n’a ni constitué de cautionnement ni prêté serment.

<a name="_TOC_250012"></a>La Commune rurale de Mandé ne tient pas de comptabilité-matières. Le Comptable-matières, nommé depuis le 10 octobre 2022, n’a tenu aucun document de la comptabilité-matières. Ledit Comptable-matières évoque le manque de formation qui ne lui permet pas de s’investir pleinement dans ses fonctions.

<a name="_TOC_250011"></a>Les Régisseurs de recettes et de dépenses de la Commune rurale de Mandé n’ont pas prêté serment. En effet, ils n’ont pu mettre à la disposition de l’équipe de vérification aucune preuve de leur prestation de serment.

<a name="_TOC_250010"></a>Le Régisseur de recettes de la Commune rurale de Mandé ne respecte pas les délais de versement des recettes encaissées. Durant la période sous revue, le montant des recettes encaissées, non versées par le Régisseur dans les délais, a atteint 62.44% du montant total des recettes encaissées.

<a name="_TOC_250009"></a>La Commune rurale de Mandé ne respecte pas les procédures de réception des offres. En effet, le registre ouvert à cette fin ne contient pas toutes les offres relatives aux marchés passés sous la période sous revue. De plus, elle ne délivre pas de récépissé aux soumissionnaires lors des dépôts.

La Commune rurale de Mandé ne soumet pas aux services déconcentrés de la DGMP-DSP pour numérotation des marchés approuvés. En effet, sur 25 marchés examinés, 19 n’ont pas fait l’objet de numérotation auprès de la Cellule de passation des marchés publics de Kalabancoro.

Les Comités de gestion scolaire de la Commune rurale de Mandé n’élaborent pas de plan d’action et ne produisent pas de rapport d’utilisation des fonds d’appui direct à l’amélioration des rendements scolaires (ADARS).

<a name="_TOC_250008"></a>La Commune rurale de Mandé ne tient pas des documents administratifs. Il s’agit du registre des arrêtés, du registre d'enregistrement du courrier confidentiel (départ) et du registre des conventions et contrats.

<a name="_TOC_250007"></a>La Commune rurale de Mandé a établi un contrat sans spécifications techniques pour l’installation d’un château d’eau dans la Commune. Elle n’a pas fait mention de spécifications techniques, ni de bordereau des prix unitaires et de devis estimatif dans le contrat.

C’est pourquoi la mission de vérification a recommandé au Représentant de l’Etat dans le cercle de Kati de procéder à l’inspection périodique de la Commune Rurale de Mandé.

Au Receveur-Percepteur de Kalabancoro de procéder, au moins une fois par an, au contrôle et vérification sur place et sur pièces des régies d’avances et de recettes. À l’Administrateur territorial chargé d'expédier les affaires courantes de la Commune rurale de Mandé de procéder au contrôle et vérification des régies d’avances et de recettes ; initier la procédure de nomination du comptable-matières conformément aux textes en vigueur ; veiller à la tenue de la comptabilité-matières ; veiller à la constitution de la caution du comptable-matières et à sa prestation de serment conformément aux textes en vigueur ; veiller à la prestation de serment des régisseurs conformément à la réglementation ; veiller à l’insertion des spécificités techniques dans les contrats conformément aux textes en vigueur.

Au Secrétaire général de tenir les registres des offres et de délivrer des récépissés aux soumissionnaires conformément à la réglementation en vigueur ; tenir les registres des arrêtés, du courrier de départ confidentiel, des conventions et contrats.

Au Comptable-matières de tenir tous les documents de la comptabilité -matières ; constituer sa caution et prêter serment devant la juridiction des comptes. Aux Régisseurs de recettes et d’avances de prêter serment conformément aux textes en vigueur.

Au Régisseur de recettes de respecter les délais de versement des recettes à la perception conformément à la réglementation. Quant aux CGS de la CRM, ils doivent élaborer le plan d’action et produire les rapports semestriels et annuels d’utilisation des fonds ADARS conformément à la réglementation.

Enfin, au Chef des services financiers de soumettre les marchés approuvés à la numérotation des services déconcentrés de la DGMP-DSP ; insérer les spécificités techniques des fournitures, travaux ou prestations demandées dans les contrats conformément aux textes en vigueur.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 72 098 917 Fcfa. Elles sont relatives à la non-perception des frais d’édilité d’un montant de 55 900 000 Fcfa ; au paiement des travaux non exécutés d’un montant de 1 045 000 Fcfa et au non-recouvrement des créances de redevance des droits de place dans des marchés pour un montant de 15 153 917 Fcfa.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Quand le changement climatique plonge des régions entières d’Afrique dans l’insécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/quand-le-changement-climatique-plonge-des-regions-entieres-dafrique-dans-linsecurite-3070169.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 13 Jul 2024 08:33:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans de nombreuses régions du globe, les changements climatiques se manifestent par des phénomènes extrêmes tels que des vagues de chaleur, des pluies torrentielles et des sècheresses. En Afrique, notamment dans la région sahélienne, le changement climatique fonde la violence, entraînant la perte de milliers de vies innocentes. </em></strong>

Depuis près de quarante ans, le fleuve Niger, le plus grand cours d’eau d’Afrique de l’Ouest, s’ensable progressivement jusqu’à tarir en certains endroits, perturbant le commerce fluvial vital pour des millions de personnes. Le potentiel d’irrigation se réduit, les terres jadis utiles pour le pâturage disparaissent, laissant des millions de pasteurs démunis.

Ces derniers et les nombreux agriculteurs se disputent ainsi les terres et finissent par recourir à la violence les uns contre les autres. Les zones de fortes contestations deviennent ainsi des lieux d’installation prioritaires pour les terroristes, non seulement au Niger et au Burkina Faso, mais également au Mali.

Le Mali a perdu les deux tiers de ses forêts au cours des trente dernières années. Le lac Tchad, autrefois le plus grand lac d’Afrique de l’Ouest, a perdu les trois quarts de son eau par évaporation, laissant des millions de personnes sans activité pour survivre.

Ces populations, contraintes de changer de système de production, entrent en compétition avec les agriculteurs voisins, suscitant des tensions et parfois des violences. Il n’est pas surprenant que les zones autour du Lac Tchad, à la confluence du Niger, du Tchad, du Nigeria et du Cameroun, soient des foyers de groupes terroristes.

La zone sahélienne et ouest africaine connaît une dynamique démographique parmi les plus fortes au monde. La perte de ressources naturelles, conjuguée avec une croissance démographique rapide, génère des conflits et conduit à la violence. Les conflits entre les communautés sont préexistants à l’apparition de groupes terroristes dans nos contrées. Ces conflits n’ont pu être traités par les Etats, au contraire ! En de maints endroits, les interventions étatiques les ont exacerbés.

La mauvaise distribution de la justice, la corruption des administrations, les interférences socio-politiques ont créé de nombreuses frustrations et un net sentiment d’injustice chez des communautés de nos pays.

Les mouvements terroristes, très au fait des réalités de terrain, ont su efficacement exploiter ces ressentiments et gagner la sympathie de populations significatives. La violence est de ce fait devenue endémique dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest. Ces réalités structurantes de nos espaces se répandent, menaçant de nombreux autres pays du continent africain.

Du Mozambique à la Somalie en passant par la République démocratique du Congo, la violence terroriste, alimentée par la paupérisation des populations et leurs frustrations face aux Etats en difficulté, prospère et risque de se propager.

Les armes seules ne suffiront évidemment pas à combattre cette menace. Il est impératif de s’attaquer aux causes profondes de l’insécurité et de la violence terroriste dans nos pays si on veut espérer un changement durable. Ces causes profondes incluent le changement climatique et ses impacts désastreux sur nos écosystèmes naturels.

La première étape pour remédier à ce mal est la prise en compte de l’urgence de la situation et de la nécessité d’y faire face de manière appropriée. S’il y a un espace qui doit urgemment bénéficier des fonds de réparation des pertes et dommages, c’est bien notre région sahélienne.

Là, les pertes et dommages se comptent en centaine de milliers de vies perdues ! Ces fonds pourraient être utilisés dans plusieurs directions. D’abord pour la restauration des patrimoines naturels endommagés.

Le désensablement du fleuve Niger, tenté plusieurs fois au Mali mais sans succès en raison de la modicité des moyens engagés, permettrait l’accroissement des échanges économiques entre des millions de personnes, la reprise des productions céréalières et agricoles et donc une plus grande sécurité alimentaire pour les populations du Mali, du Niger et du Nigeria.

Les fonds devraient être alloués également pour les investissements dans le développement humain, la réconciliation, le renforcement du tissu social, ou encore l’autonomisation des femmes qui sont cruciales dans nos sociétés.

Enfin, il est indispensable d’améliorer les performances étatiques pour assurer la durabilité des actions entreprises. En termes d’outils, il sera intéressant d’impliquer les agences du système des Nations Unies en bonne intelligence avec les organisations locales, nationales et régionales en raison de leur expertise et expérience en la matière.

L’accent devra être mis sur deux conditions majeures, la garantie de la bonne utilisation des ressources et la pertinence des actions engagées, la conjugaison de l’expertise onusienne alliée à la connaissance du terrain des organisations locales devrait permettre d’y parvenir.

L’urgence commande d’aller vite pour ne pas perdre les derniers espoirs de stabilité dans ces zones fortement impactées par les violences armées sur fond de changement climatique. Réduire la bureaucratie et faciliter les accréditations des structures en mesure de collecter les ressources seront des facteurs clés de succès pour les vastes plans à engager afin de sortir ces pays des affres de la déstructuration.

&nbsp;

<strong>Moussa MARA </strong>

<a href="http://www.moussamara.com">www.moussamara.com</a>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Contrat de Création du Fichier Général de la Population et de Production de la Carte d’Identité Nationale de la RDC : les précisions de l’homme d’affaires, Samba Bathily</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/contrat-de-creation-du-fichier-general-de-la-population-et-de-production-de-la-carte-didentite-nationale-de-la-rdc-les-precisions-de-lhomme-daffaires-samba-bathily-3070175.html</link>
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<pubDate>Sat, 13 Jul 2024 00:02:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Samba Bathily, homme d'affaires malien, a apporté des éclaircissements suite aux accusations de l'Inspection générale des finances (IGF) relayées par le journal Le Wagadu, l’interdisant de quitter le territoire congolais durant l’enquête sur un contrat de recensement et de délivrance de cartes d’identité de près de 700 millions de dollars signé entre son entreprise Afritech RDC et l'État congolais. </em></strong>

« <em>Toutes les clauses du contrat de recensement et de délivrance de cartes d’identité de près de 700 millions de dollars signé entre Afritech RDC et l'État congolais sont transparentes. Il n'y a aucune surfacturation dans ce projet</em> », a déclaré Samba Bathily en réponse à l’article du journal Le Wagadu daté du mercredi 6 juillet. L’homme d'affaires rejette catégoriquement les accusations de l’IGF de la République Démocratique du Congo, les qualifiant de non fondées et orchestrées par ses concurrents frustrés de n’avoir pas obtenu le marché.

Pour prouver sa bonne foi, Samba Bathily a fourni plusieurs documents relatifs à l'exécution du contrat de recensement et de délivrance de cartes d’identité, ainsi qu'à celui de l'éclairage public. Concernant le contrat de recensement et de délivrance des cartes d’identité, le directeur général d’Afritech RDC a réfuté point par point les allégations de l’IGF.

Répondant à l'IGF sur la prétendue surfacturation des infrastructures immobilières du projet, évaluées à 444 millions de dollars, Samba Bathily a précisé : « <em>Les 444 millions de dollars ne concernent pas les infrastructures immobilières. Ils couvrent la création d'une base de données pour 150 millions de personnes, la construction de deux datacenters de niveau Tier 3 pour stocker cette base de données, la création d'un numéro d'identifiant national unique pour chaque personne, ainsi que la production et la délivrance de 70 millions de cartes d'identité, et aussi la construction et l’aménagement des sièges locaux de l’ONIP dans les 24 communes de Kinshasa.</em> » Il a également fourni le détail des coûts de chaque produit concerné.

Samba Bathily a souligné que plusieurs actions démontrent que le projet a bien démarré et pourra reprendre rapidement : - Le logiciel permettant la constitution du fichier général de la population a été développé. - L’identification physique et biométrique des personnalités a commencé et des cartes d’identité ont été remises. - Les premiers équipements pour l’identification de masse à Kinshasa sont déjà en place. Il se dit déterminé à relancer et achever le projet d’identification de Kinshasa dans un délai de six à neuf mois.

Concernant le contrat d’éclairage public, Samba Bathily a affirmé que les autorités congolaises ont procédé à la réception provisoire en juin dernier, attestant de la bonne exécution du marché. Ces informations sont consignées dans des procès-verbaux et des interviews télévisées. Selon lui, son entreprise a fourni des lampes de haute qualité. « <em>Une lampe fournie par Solektra RDC Sarlu, l'entreprise dirigée par M. Bathily, éclaire deux fois plus que deux lampes de ses concurrents réunies </em>», estime une haute autorité de la ville de Kinshasa.

Face à ces éléments de réponse et explications, Samba Bathily s’interroge sur les réelles intentions de l’IGF congolais. Philosophe, il considère que ces incidents font partie des affaires et promet de clarifier cette situation. Concernant le contrat d’éclairage public, il préfère ne pas faire de commentaires supplémentaires. Samba Bathily précise que le projet a été réalisé en deux phases, d'abord en 2011 puis en 2014-2015, avec des batteries devant être remplacées après trois ans.

Avec le changement de régime politique, les nouvelles autorités guinéennes ont entrepris de remplacer les batteries sur deux axes, un à Kankan et l’autre à Conakry et les lampadaires se sont rallumés automatiquement, offrant la même qualité de luminosité. Preuve que c’était juste une question de batteries. Il faut rappeler que la durée d’un panneau solaire est de 25 ans, celle d’une lampe est de 10 ans et celle d’une batterie gel est de trois ans.

<strong> Anne Marie Soumouthéra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pourquoi la Banque mondiale n’a pas encore décaissé les 60 millions de dollars</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/pourquoi-la-banque-mondiale-na-pas-encore-decaisse-les-60-millions-de-dollars-3069087.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Jul 2024 08:01:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Le gouvernement de transition peine à faire décaisser les 60 millions de dollars obtenus en avril 2024 avec la Banque mondiale au Mali, en raison, selon le ministre de l’Economie et des finances, Alousseini  Sanou, des conditionnalités imposées par l’Institution de Bretton Woods. Un mauvais signal pour l’économie nationale et  qui nécessite des réformes économiques courageuses. </em>

Un problème de mobilisation des ressources financières, c’est ce à quoi le gouvernement de transition est confronté actuellement. « <em>Nous sommes dans un pays qui est confronté à beaucoup de crises, de difficultés financières</em> », a reconnu jeudi dernier, pour la première fois, le ministre de l’Economie et des finances, Alousseini Sanou, devant les membres du Conseil national de transition (CNT). Ce qui n’est qu’un doux euphémisme.

Les inquiétudes du patron de l’hôtel des finances viennent cependant confirmer la notation de l’agence américaine Moody’s qui vient de reconduire la note souveraine du Mali à « Caa2 », soit un cran à peine au-dessus de la zone rouge du défaut de paiement.

« <em>Les bailleurs de fonds n’accompagnent pas le Mali</em> », s’est plaint le ministre Sanou, qui parle d’un resserrement très important de financement de l’économie. Ce qui peut paraître paradoxal puisqu’au même moment, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, s’exprimait à Bruxelles devant les membres de l’Union européenne dans un discours d’une rare violence.

« Le Mali n’est marié à personne », a-t-il clamé. Certes. Cependant, on ne peut tenir de pareils discours et prétendre avoir l’accompagnement de l’Europe des 27 qui est un des premiers partenaires techniques et financiers du Mali avec une manne financière d’environ 1 milliard d’euros soit 656 milliards Fcfa par an. C’est basique ! On se demande même s’il y a une communication entre les deux ministres, qui normalement doivent évoluer en symphonie. Loin de les rassurer, les propos du ministre Diop contrarient les bailleurs de fonds.

Pour rappel, dans le cadre de l’amélioration de la fourniture d’électricité au Mali, la Banque mondiale avait annoncé en avril 2024 un décaissement en urgence de 60 millions de dollars soit 37 milliards de Fcfa. Cette somme est destinée à l’achat d'énergie à partir des pays de l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) ou du carburant selon un compte rendu publié sur les réseaux sociaux du ministère des Finances.

<em>« À présent, il y a des difficultés pour mobiliser ces ressources. Les 60 millions de dollars qui avaient été annoncés ne sont pas encore décaissés</em> », se désole le patron de l’hôtel des finances, invoquant des conditions imposées par la Banque mondiale, comme la baisse de la masse salariale, qui, selon les normes de convergence macroéconomiques, requièrent que la masse salariale ne dépasse pas 35% des recettes fiscales. Alors qu’au Mali, la masse salariale atteignait presque 49,6% en 2023 et les prévisions autour de 51,1% en 2024, selon les données du ministère de l’Économie et des finances du Mali.

Un accord signé sans avoir pris connaissance des conditionnalités ?

Le ministre Sanou n’a cependant pas dit les conditions dans lesquelles le gouvernement a obtenu l’accord de financement auprès de la BM. Ce qui aurait davantage éclairé la lanterne de l’opinion nationale, qui est en droit de savoir les conditions dans lesquelles le gouvernement a obtenu l’accord de financement.

Car, comme chacun le sait, il est impensable que l’Institution de Bretton Woods puisse signer un accord d'aide financière sans avoir des garanties au préalable pour le respect des conditionnalités. Et on se demande comment l’Etat souverain du Mali, qui n’est marié à personne, et dont le sort ne sera plus discuté ni à Washington, ni à Londres, ni à Bruxelles, encore moins à Paris, pour parler comme le chef de la diplomatie malienne, a pu signer un accord sans avoir pris connaissance des conditionnalités. Le patron de l’hôtel des finances ne le dit pas.

Selon le Dr Boubacar Konaté, enseignant-chercheur à l’Institut national de formation des travailleurs sociaux (INTFS), les prêts de la Banque mondiale sont différents des prêts sur les marchés financiers sur plusieurs aspects.  « <em>Les prêts de la BM sont généralement des prêts à taux préférentiels</em> », explique l’enseignant chercheur. Par exemple, si le taux sur le marché est de 10%, alors, la BM pourra accorder le même montant avec un taux de 3% et généralement une partie du prêt soit 35% concerne les dons.

L’objectif de la BM est d’assurer le développement économique en faveur des pays pauvres. « <em>Ce qui fait qu’elle finance généralement les projets qui concourent au développement économique, c'est-à-dire contribuant au bien-être de la population</em> », a expliqué Dr Konaté. Il va de soi que l’Institution de de Bretton Woods conditionne l’utilisation de l’argent à des principes.

Ainsi, le décaissement à la BM se fait toujours suivant des procédures et sur la base de la présentation d’un projet. Et cela est bien connu au Mali, l’institution de Bretton Woods étant le premier partenaire multilatéral du pays, qui a financé plus de 1500 milliards de Fcfa de projets.

Ce que le ministre Sanou appelle injonction est un moyen pour la BM de s’assurer de la pérennité du projet et surtout une garantie pour le remboursement de son argent. L’institution de Bretton Woods veut avoir de la traçabilité et un droit de regard sur la destination de ses fonds.

Or, il se trouve que les finances publiques du Mali ont besoin d’assainissement, le pays ne respectant que deux des cinq critères de convergence macroéconomiques de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le pays arrive à contenir l’inflation à 2,5%, malgré la hausse de l’inflation dans le monde contre un plafond de 3% préconisé par l’Union monétaire.

Concernant la dette, notre pays, avec 51,6% du produit intérieur brut (PIB), reste en dessous du seuil de 70% demandé par l’UEMOA. Toutefois, la dette publique du Mali est passée de 40% en 2020, date de la chute d’IBK, à 50,4% de nos jours. Ce qui est inquiétant.

Le poids de la masse salariale sur les recettes fiscale, jugé très élevé

Cependant, selon le ministre de l’Economie et des finances, la véritable pomme de discorde au sujet du décaissement des 60 millions de dollars américains par la Banque mondiale concernerait la situation de la masse salariale sur les recettes fiscales.

Elle traduit à elle seule la mauvaise gestion des finances publiques de notre pays et de la mobilisation des ressources intérieures, selon plusieurs économistes contactés par Le Wagadu. « <em>La mauvaise gestion des finances publiques ne se limite pas qu’à la corruption et aux détournements des fonds </em>», soulignent-ils.

Pendant que l’UEMOA préconise 35%, le poids de la masse salariale sur les recettes fiscales, le Mali est à 51,1%. Dans la loi de finances 2024, les salaires représentent à peu près 1/3 du budget faisant du Mali un pays de salaires et de fonctionnement au détriment du financement des investissements qui font prospérer le pays.

« <em>Ce qui est trop</em> » jugent des économistes. En effet, avec un tel niveau de la masse salariale sur les recettes fiscales, le Mali pourra difficilement faire des investissements. C’est d’ailleurs le principal point d’achoppement avec la Banque mondiale, qui assimile cette situation à une mauvaise gestion des finances publiques.

À travers ses conditionnalités, l'Institution de Bretton Woods invite le gouvernement à élargir l’assiette fiscale. Ce qui va permettre d’équilibrer la répartition des ressources entre les différents secteurs et favoriser l’investissement et l’emploi.

« <em>5% des contribuables maliens paient 95% des impôts et trop d’impôts tue l’impôt</em> » souligne l’économiste Modibo Mao Makalou, ancien Sherpa de la Commission de l’Union africaine et du NEPAD. Et cette catégorie de contribuables, composée d’industriels et d’opérateurs économiques, est aujourd’hui en grande difficulté principalement à cause des problèmes d’électricité. Ce qui crispe un peu plus la situation.

Un mauvais signal pour l’économie nationale

Autre point de friction (malentendu) avec la Banque mondiale, c’est l’utilisation des fonds. L’Institution de Bretton Woods veut financer le paiement de l’électricité dans les pays de l’OMVS (Mali, Sénégal, Mauritanie, Guinée) qui impactent directement la vie des populations, meurtries par les conséquences des délestages et des coupures intempestives de l’électricité.

Le gouvernement n’entend pas de cette oreille. L’exécutif, lui, souhaite payer du carburant au Niger afin de faire fonctionner les générateurs d’EDM. Les deux pays ayant signé une convention dans ce sens.

Le non décaissement du fonds de la Banque mondiale est un mauvais signal pour l’économie nationale. C’est un mauvais présage puisque c’est la Banque mondiale qui est considérée avec le Fonds monétaire international (FMI) comme les chefs de file des institutions financières internationales et privées.

Si la Banque mondiale ne donne pas son quitus, c’est difficilement que les autres vont accorder des prêts. Il traduit des difficultés de financement de l’économie, tranche le consultant Ibrahima Nienta, qui n’hésite pas à parler de récession. Il appelle pour cela à faire des économies d’échelle. Ce qui ne peut se faire sans des réformes économiques courageuses.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée Mondiale sans Sac Plastique</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/journee-mondiale-sans-sac-plastique-3069081.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/environnement/journee-mondiale-sans-sac-plastique-3069081.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Jul 2024 02:52:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali produit plus de 320 000 tonnes de déchets plastiques par an, une menace sur l'environnement et la santé publique

<em>Depuis 2010, chaque 3 juillet, la Journée mondiale sans sac plastique vise à sensibiliser sur les dommages causés par l'utilisation excessive de sacs plastiques. À l'échelle mondiale, 500 milliards de sacs plastiques sont utilisés chaque année, causant la mort de milliers d'animaux marins et polluant les océans et les terres. </em>

En France, les sacs plastiques sont interdits aux caisses des magasins, un exemple à suivre pour d'autres nations.

Bamako génère 320 940 tonnes de déchets par an, dont une grande partie est constituée de plastiques. Ces déchets polluent les sols, obstruent les voies navigables et menacent la faune et la flore locales.

Les déchets plastiques libèrent des toxines dans le sol et les eaux souterraines, contaminant ainsi les ressources naturelles essentielles. Cette pollution expose les populations locales à des risques accrus de maladies respiratoires, cutanées et gastro-intestinales.

Malgré une loi malienne de 2012 visant à réguler l'utilisation des plastiques, ces derniers restent omniprésents, compromettant les efforts de gestion des déchets solides. Actuellement, seulement 10% des déchets plastiques produits au Mali sont recyclés, un chiffre qui souligne l'urgence de renforcer les initiatives de recyclage.

En réponse à cette crise, la Fondation Santé-Environnement a lancé un projet en février 2024 pour promouvoir des produits durables, sensibiliser sur la législation antiplastique et créer des emplois verts dans le cadre de la transition écologique. Cependant, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour endiguer cette marée de plastique.

La Journée mondiale sans sacs plastique 2024 est un appel à l'action pour réduire l'utilisation de plastiques à usage unique. Chacun est invité à réfléchir à sa propre consommation et à prendre des mesures concrètes pour adopter des pratiques plus durables.

Selon les données récentes, environ 61% de la population malienne pense qu'il est crucial de remplacer les plastiques par d'autres matériaux. De plus, les initiatives de la Banque mondiale, comme l'émission d'un "Plastic Waste Reduction-Linked Bond", mobilisent des fonds pour des projets de réduction et de recyclage des déchets plastiques, soulignant l'importance de l'engagement public et privé dans cette lutte.

La crise des déchets plastiques à Bamako est un problème urgent qui nécessite des actions immédiates et concertées. La Journée mondiale sans sac plastique est une occasion de sensibilisation, mais surtout un appel à l'action pour tous.

<strong>Cheick Bougounta CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Banque mondiale renforce la résilience du système de santé inclusif pour tous au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/la-banque-mondiale-renforce-la-resilience-du-systeme-de-sante-inclusif-pour-tous-au-mali-3069089.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/la-banque-mondiale-renforce-la-resilience-du-systeme-de-sante-inclusif-pour-tous-au-mali-3069089.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Jul 2024 02:30:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Washington, 28 juin 2024—La Banque mondiale a approuvé un crédit de l’Association internationale de développement (IDA) d’un montant de 100 millions de dollars destinés à appuyer le Mali pour améliorer l'accessibilité et l'utilisation de services essentiels de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile, adolescente et nutritionnelle de qualité, ainsi que renforcer la préparation aux urgences sanitaires dans des zones ciblées.

En utilisant l’approche du Financement basé sur les résultats (FBR), le projet Promouvoir la résilience du système de santé inclusif pour tous au Mali, Keneya Yiriwali (en Bambara), vise à améliorer la qualité globale des services de santé essentiels, en particulier les services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et des adolescents, et de nutrition (RMNCAH+N), grâce à des zones de couverture plus nombreuses et des niveaux plus élevés de la pyramide sanitaire.

Il financera les intrants nécessaires et les paiements basés sur la performance, dans les régions et les écoles ciblées, en fonction des ressources disponibles, pour améliorer la performance de la prestation de services et la disponibilité de ceux-ci.

Cette extension inclut les zones et les communautés vulnérables au climat, les hôpitaux régionaux et les infirmeries scolaires et met plus particulièrement l’accent sur la santé des adolescents, les urgences climatiques ainsi que la préparation et la réponse aux pandémies.

Enfin le projet visera à optimiser la qualité des dépenses dans le secteur de la santé grâce à une meilleure gestion des ressources budgétaires, la défragmentation du financement de la santé, et des systèmes d'information permettant de relier les budgets et les performances.

« L’expansion du FBR avec la prise en compte des risques climatiques tant énergétiques que de gestion des risques d’urgences est le moteur d’amélioration de l’offre de soins de service qualitatifs aux populations pour le projet Keneya Yiriwali.

Il bâtit sur les résultats du projet Accélérer les Progrès vers la Couverture Sanitaire Universelle (PACSU) qui a considérablement amélioré l'utilisation des soins de santé, les scores de qualité, la disponibilité des médicaments et la satisfaction des patients dans neuf régions administratives » a expliqué Clara de Sousa, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali.

« <em>Le FBR s'est révélé être un outil de transformation, qui a permis de renforcer les capacités des établissements de santé et de favoriser le recrutement local, le développement des infrastructures et l'équipement des laboratoires au Mali.</em> »

Le montant global de cette opération IDA est 125 millions de dollars, financée conjointement par le crédit de 100 millions de dollars de l'IDA ainsi qu’une subvention de 25 millions de dollars de la Facilité de financement mondiale (GFF) - dont 15 millions de dollars du gouvernement des Pays-Bas par le biais d'un financement conjoint avec la GFF. Ce partenariat a été à l’origine de la mise en œuvre effective de l’approche FBR de 2020 à 2024 à travers le PACSU au Mali.

« <em>S'appuyant sur un soutien antérieur, la subvention du GFF et le financement conjoint avec le gouvernement des Pays-Bas permettront un alignement solide au Mali pour améliorer les services de santé pour les femmes, les enfants et les adolescents</em> », a déclaré Luc Laviolette, chef du secrétariat de la GFF. « <em>Investir dans un système de santé plus résilient et inclusif peut aider à garantir la satisfaction des besoins des communautés les plus difficiles à atteindre et les plus vulnérables au climat.</em> »

Keneya Yiriwali bénéficiera principalement aux femmes, adolescentes et enfants englobant une population totale de 15,4 millions d'habitants, dont 3 millions d'enfants de moins de 5 ans et 3,4 millions de femmes âgées de 15 à 49 ans.

Sa zone de couverture s’étendra des régions initialement prises en charge par le PACSU, à savoir Gao, Mopti, Douentza, Bandiagara, San, Ségou, Koulikoro, Dioïla et Nara, à de nouvelles régions telles que Tombouctou, Bougouni, Koutiala et Sikasso, dont les taux de pauvreté sont les plus élevés, ainsi que la Commune VI du district de Bamako.

CCOM Banque mondiale]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>PMU&#45;Mali : un bénéfice exceptionnel de plus de 22,585 milliards de FCFA en 2023</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/pmu-mali-un-benefice-exceptionnel-de-plus-de-22585-milliards-de-fcfa-en-2023-3069097.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Jul 2024 02:15:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La 61e session ordinaire du conseil d'administration du PMU-Mali s’est tenue mercredi 26 juin dans la salle de réunion de PMU-Mali. Elle a été marquée par la présentation des résultats. C’était sous l’égide de son PCA, Kafogo Coulibaly. </em>

Le résultat de l’exercice 2023 atteste d’une bonne santé financière de la société Pari-Mutuel Urbain (PMU) Mali. En dépit du fait que l'année 2023 s'est déroulée dans un contexte de  difficile caractérisé par la persistance de la crise multidimensionnelle que traverse notre pays depuis plusieurs années, par les conséquences économiques et financières du conflit russo-ukrainien, a rappelé le PCA du PMU-Mali, Kafogo Coulibaly.

L’entreprise citoyenne continue sa croissance sous le leadership du directeur général Fassery Doumbia et son équipe. Ainsi, après des résultats forts appréciables en 2021 (six milliards de Fcfa net de bénéfice) et 2022 (plus de 20,91 milliards nets de bénéfice), la société a fait en 2023 un bénéfice exceptionnel de plus de 22,585 milliards de Fcfa soit une hausse de 7,41%. Le total bilan passe de 46, 61 milliards de Fcfa en 2022 à 47, 41 milliards de Fcfa 2023 soit une différence.

« <em>Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard</em> », a insisté Kafogo Coulibaly. Cette résilience de PMU-Mali est le fruit des efforts conjugués de toutes les parties prenantes. C’est aussi le fruit du travail acharné et des mécanismes de bonne gestion mises en place par le directeur général, Fassery Doumbia, son équipe et les acteurs du PMU-Mali.

Ce qu’a tenu à saluer le PCA, qui, au nom des administrateurs, a adressé ses félicitations à la Direction générale et à l’ensemble des travailleurs du PMU-Mali toutes catégories confondues pour la réalisation de ce résultat exceptionnel.

Il n’a pas manqué de remercier les parieurs pour la confiance renouvelée depuis près de 30 ans. « <em>C'est un témoignage tangible de notre capacité d'adaptation, de résilience et de succès face aux défis rencontrés</em> », a souligné Kafogo Coulibaly. En effet, le PMU-Mali aura 30 ans le 1<sup>er</sup> septembre prochain. Les 30 ans constituent la preuve que le PMU-Mali a surmonté de nombreuses épreuves et a su se réinventer et innover.

« <em>C’est un gage de stabilité et de sécurité pour l’avenir et une garantie de confiance pour nos parieurs et nos partenaires</em> », insiste-t-il. C’est le lieu de saluer toutes les femmes et tous les hommes qui se sont sacrifiés de 1994 à nos jours. Il n'a pas manqué de saluer  les différents DG qui se sont succédé à la tête du PMU pour leur leadership et leur management.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mauritanie : le président sortant, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, réélu avec 56,12% selon la CENI</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/mauritanie-le-president-sortant-mohamed-ould-cheikh-el-ghazouani-reelu-avec-5612-selon-la-ceni-3069091.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Jul 2024 01:59:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a été réélu pour un second mandat de cinq ans dès le premier tour avec 56,12%, selon les chiffres publiés par la commission électorale nationale indépendante (CNI) du pays. El Ghazouani, 68 ans, dirige la Mauritanie depuis août 2019. Il devance largement son principal rival, le militant anti-esclavagiste, Biram Dah Abeid, qui a recueilli 22,10% lors du vote de samedi, selon les résultats annoncés devant la presse. Il conteste déjà les résultats et parle d’hold-up électoral.

<strong>Cameroun : Brenda Biya, la fille du chef d'État, révèle son homosexualité ?</strong>

L’affaire fait grand bruit au Cameroun. La fille unique de Paul Biya, a-t-elle fait son coming out ? C’est la question que le pays se pose depuis que Brenda Biya a publié une photo sur ses réseaux sociaux, sur laquelle elle embrasse une femme blanche et déclare être follement amoureuse d’elle. Il n’a pas fallu plus que ça pour que certains de ses compatriotes affirment qu’elle a déclaré son homosexualité, surtout que ce n’est la première fois que Brenda Biya est soupçonnée d’homosexualité. Déjà, en janvier, au moment des premières révélations, la rappeuse se défendait d’être lesbienne. Pourtant, l’homosexualité est punie dans le pays. D’où l’incompréhension d’une partie de l’opinion publique qui dénonce le double jeu du gouvernement qui sanctionne la pratique de l’homosexualité dans le pays, tout en tolérant la fille du président.

<strong>Rassemblées par Anne Marie Soumouthéra </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>7ème édition des journées scientifiques du conseil régional de l’ordre des Médecins de la région de Ségou   Ichaka Koné, Directeur général de la CMSS, parrain de l’évènement</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/7eme-edition-des-journees-scientifiques-du-conseil-regional-de-lordre-des-medecins-de-la-region-de-segou-ichaka-kone-directeur-general-de-la-cmss-parrain-de-levenement-3069084.html</link>
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<pubDate>Fri, 05 Jul 2024 01:57:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ségou, la Cité des Balanzans abrite ce vendredi 28 juin 2024 pour deux jours les travaux des 7èmes Journées scientifiques du conseil régional de l’Ordre des médecins de la quatrième région du Mali. </em>

Le thème retenu cette année est « le rôle du personnel soignant dans la gestion de la crise sécuritaire ». Plusieurs médecins et chercheurs ont pris part aux travaux de cette rencontre périodique initiée pour la première fois en 2009, en vue de renforcer les compétences et les capacités des praticiens et de faire progresser la médecine.

Au total, cette rencontre médicale de haut niveau a mobilisé 178 communications, 8 conférences, 4 symposiums avec 25 spécialités sur 28 pratiqués dans la région de Ségou. Ce qui fera dire au président de la commission d’organisation, professeur Thierno Boubacar Bagayogo, que ce congrès régional, par-delà le renforcement des capacités des praticiens, constitue un véritable forum pour échanger les idées, les expériences et les perspectives qui enrichissent sans nul doute la compréhension collective.

Tous les intervenants se sont félicités de l’engagement de la CMSS auprès du personnel soignant. Cet engagement se manifeste surtout à travers le rôle d’Organisme gestionnaire délégué de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO). Ils ont reconnu et salué les efforts déployés par la CMSS, l’INPS et la Canam, faisant de ces Organismes de prévoyance sociale, des partenaires incontournables de la santé dans la région.

À cet effet, le Pr Bagayogo de mentionner que Ségou retiendra le nom du DG Ichaka Koné pour son engagement en faveur de la protection sociale. Il a souligné l'humilité et la clairvoyance de l’homme qui a entre ses mains, aujourd’hui, les destinées de la CMSS pour assurer le bien-être des retraités et des affiliés actifs (fonctionnaires civils, militaires et parlementaires) et le personnel de la CMSS.

Pour le parrain, Ichaka Koné, aucun geste n’est de trop pour contribuer à l’amélioration de la santé au Mali. Au nom de ses aînés Directeurs généraux des Organismes de prévoyance sociale, il a remercié les praticiens pour l’esprit d'équipe dans la gestion de l’AMO. Ce parrainage vise à renforcer le partenariat existant entre les OPS et leurs acteurs.

Ainsi, faut-il rappeler qu’un cadre de concertation de l’AMO existe à Ségou. Tous les problèmes liés à sa gestion sont débattus et soumis aux autorités compétentes. Ce cadre est animé par l’ensemble des acteurs intervenant dans la gestion de l’AMO : la CANAM, CMSS, l’INPS, la DRS, les Ordres professionnels, les syndicats des pharmaciens, des ASACO et tous les autres acteurs intervenant dans la gestion de l’AMO.

Fatoumata Mah Thiam KONE-Moulaye Hassane HAÏDARA-CCOM-RP/CMSS, envoyés spéciaux à Ségou

NB : le titre est de la Rédaction.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CPI lance un mandat d’arrêt international contre Iyad Ag Ghaly</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/entre-nous-ou-va-le-navire-mali-koura-3068817.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Jul 2024 01:45:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La justice internationale se lance aux trousses d’Iyad Ag Ghaly à travers la Cour pénale internationale (CPI) qui a lancé il y a quelques jours un mandat d’arrêt international contre lui. Chef du groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), l’homme est recherché pour des crimes commis pendant l’occupation du nord du Mali entre 2012 et 2013. Toutefois, on se demande comment la CPI, qui n’a pas une force de sécurité, va mettre la main sur lui d’où le scepticisme de nombreux observateurs. Surtout que les autorités maliennes n’ont jusqu’ici pas communiqué sur le sujet.  S’ils parviennent à l’arrêter, il sera le 3<sup>e</sup> Malien à être jugé par la justice internationale après Ahmad Al Faqi, ancien membre d’Ançardine et d’Aqmi et Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud, un autre membre des groupes armés non étatiques. Il faut rappeler que l’ancien consul du Mali à Djeddah en Arabie Saoudite est impliqué dans la quasi-totalité des rébellions qui ont secoué le Mali depuis 1989. On se souvient que c’est lui qui a signé l’accord de Tamanrasset en janvier 1990, au nom des groupes armés. C’est d’ailleurs à partir de cet accord entre l’Etat malien et les mouvements armés que la démilitarisation des régions du nord du pays a commencé.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>17ème Journée Scientifique du Syndicat Autonome des Pharmaciens d’officines privées (SYNAPPO) : L’Assurance maladie obligatoire au centre des échanges</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/17eme-journee-scientifique-du-syndicat-autonome-des-pharmaciens-dofficines-privees-synappo-lassurance-maladie-obligatoire-au-centre-des-echanges-3069083.html</link>
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<pubDate>Fri, 05 Jul 2024 01:15:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La 17ème Journée scientifique du Syndicat autonome des pharmaciens d’officines privées s’est tenue ce jeudi 27 juin 2024 au CICB à Bamako.</em>

Placée sous la houlette de Madame la Ministre de la Santé et du Développement social, cet événement a été l'occasion pour les pharmaciens d’évoquer plusieurs sujets dont l’Assurance maladie obligatoire.

Étaient présents le Directeur général de la Canam Médecin Général de brigade Boubacar Dembélé, le représentant de Madame le Ministre de la Santé et du Développement social, Dr. Keïta, le président du SYNAPPO, Dr. Cheick Oumar Dia, et le représentant de l'Ordre des pharmaciens, Dr. Mamady Mougare.

Dans son discours, le président du SYNAPPO, Dr. Cheick Oumar Dia, a évoqué quelques activités menées par le bureau au cours de l'année, notamment l’adoption de la nouvelle Convention collective, le projet de la Maison du Pharmacien, celui de la mise sur pied de l'Union nationale des pharmaciens privés du Mali (UNPPM) et la mise en place de la mutuelle des pharmaciens du Mali.

<strong>L’AMO au cœur des échanges </strong>

Le moment clé de la journée scientifique a été la présentation par le Dr. Mamady Diawara, Directeur du Contrôle et de la Qualité des Soins à la Canam, du logiciel AMO ANYWHERE. Il a aussi parlé des motifs de rejet des feuilles de soins

Selon lui, face à de multiples difficultés dans la mise en œuvre de l’AMO, la Canam s’est vue dans l’obligation de mettre en place un logiciel de gestion des feuilles de soins dont l’objectif est d’améliorer la gestion du régime.

Le conférencier a  également expliqué et répertorié les motifs de rejet des feuilles de soins et annoncé les dispositions à prendre pour les éviter.

L’un des points saillants de l’exposé a été les éclaircissements sur les mécanismes de la fraude à l’AMO, permettant aux pharmaciens de participer pleinement à la lutte contre la fraude. Ce thème a été évoqué par Mme Fatoumata Zaharaye Haïdara, chef Service Juridique et Contentieux à la Canam.

Le Conseiller technique en charge du RAMU à la Canam, M. Seriba Traoré, a également expliqué les causes des retards  de paiements des pharmaciens.

Dans une dynamique de partenariat gagnant-gagnant, le Directeur général de la Canam, le médecin Général de Brigade Boubacar Dembélé, a tenu à indiquer la totale disponibilité de la Canam.

&nbsp;

<strong>SERCOM/CANAM </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali face à une explosion du trafic de drogues : plus de 1 466 kg de cocaïne saisis en 2023</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-mali-face-a-une-explosion-du-trafic-de-drogues-plus-de-1-466-kg-de-cocaine-saisis-en-2023-3068224.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 11:54:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À l'occasion de la Journée mondiale contre les abus et trafics de drogues, célébrée chaque année le 26 juin, les chiffres récents sur le trafic de drogues au Mali révèlent une situation alarmante. En 2023, les forces de sécurité maliennes ont saisi près de 1 466 kg de cocaïne, contre une moyenne annuelle de seulement 13 kg entre 2013 et 2020 dans les pays du Sahel (Mali, Tchad, Burkina Faso, Niger). Ce chiffre montre une augmentation spectaculaire du trafic de cocaïne dans la région.</em></strong>

Selon l'Office central des stupéfiants (OCS), en début d'année, près de trois tonnes de cannabis dissimulées dans un camion de marchandises en provenance du Ghana via la Côte d'Ivoire ont été interceptées.

En octobre 2017, une personne tentant d'introduire près de 1,4 kg de cocaïne, d'une valeur estimée à 42 millions de francs CFA, a été interceptée à l'aéroport international de Bamako. Toujours en octobre 2017, des champs de cannabis ont été découverts dans la région sud de Sikasso. Ces saisies démontrent que le Mali est devenu un point de transit crucial pour diverses drogues, y compris la cocaïne et le cannabis.

L'implication des groupes armés dans ce trafic est préoccupante. Des groupes djihadistes tels qu'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) sont accusés de participer activement au commerce illicite de drogues, notamment dans les régions nordiques de Taoudéni et Kidal, connues pour le trafic de haschich. Cette participation des groupes armés à divers degrés dans le trafic de drogues contribue à l'instabilité et à la violence dans la région.

Les chiffres récents montrent également une continuité du trafic malgré la pandémie de COVID-19, qui avait temporairement perturbé ces activités en raison des fermetures de frontières. Avec la reprise des activités et la réouverture des frontières, le trafic a recommencé à prospérer, posant un défi majeur pour les autorités maliennes.

Selon un rapport de l'ONUDC, les marchés illicites offrent des ressources financières substantielles aux groupes armés. Cela illustre comment le trafic de drogues, notamment de cocaïne, est devenu une source de financement importante pour ces groupes, exacerbant la crise sécuritaire au Mali et dans la région du Sahel.

Malgré les efforts des autorités, la lutte contre le trafic de drogues et d'êtres humains reste une priorité urgente pour stabiliser le pays. Les récentes saisies massives et les implications des groupes armés montrent l'ampleur du défi à relever pour les autorités maliennes et leurs partenaires internationaux dans la lutte contre ces fléaux.

Pour les citoyens maliens et la communauté internationale, la Journée mondiale contre les abus et trafics de drogues est un rappel de l'importance de renforcer les mesures de prévention, de surveillance et de répression pour combattre ces activités illicites et leurs effets dévastateurs sur la société.

&nbsp;

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Session ministérielle de la CIPRES à Genève : rideau sur la 36ème session ordinaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/session-ministerielle-de-la-cipres-a-geneve-rideau-sur-la-36eme-session-ordinaire-3068218.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/session-ministerielle-de-la-cipres-a-geneve-rideau-sur-la-36eme-session-ordinaire-3068218.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 11:45:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les travaux de la 36ème session ordinaire du Conseil de la Conférence inter-africaine de prévoyance sociale (CIPRES) se sont tenus le mercredi 12 juin 2024 à Genève, en Suisse. </em></strong>

Le Ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel Assa Badiallo Touré, a pris part à ces travaux, précédés de la rencontre des Experts à laquelle a pris part une forte délégation malienne, composée du Conseiller technique en charge des questions juridiques du ministère de la Santé et du Développement social.

L’on a enregistré également la présence du Directeur national de la protection sociale et de l'économie solidaire, du Point focal CIPRES/RAMU, ainsi que des Directeurs généraux des Organismes de prévoyance sociale du Mali (INPS, CANAM, CMSS, ANAM), du DRH du secteur de la Santé, du Développement social, et promotion de la femme, accompagnés par leurs Conseillers techniques respectifs.

Cette réunion, présidée par le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique et du Travail du Burkina Faso, M. Bassolma  Bazié, président du Conseil des ministres de la CIPRES, a réuni les dix-huit pays membres de la CIPRES.  À l'ordre du jour de cette session figuraient notamment l'examen et l'adoption du rapport d'activités 2023 du Secrétariat exécutif, le point sur le rapport du Commissaire aux Comptes, ainsi que les états financiers.

Les ministres ont également étudié le rapport d'audit du Fonds d'investissement africain (FIA) des Organismes de prévoyance sociale, dont l’abandon par la CIPRES a été prononcé. La note sur le renouvellement du mandat du Secrétaire exécutif a été examinée. Les ministres ont entériné le renouvellement du mandat pour cinq ans de Mme Cécile Gernique DJUKAM non sans mettre en place un comité de recadrage de ses missions.

D'autres sujets comme la revalorisation de l'indemnité de départ à la retraite et des avantages accordés aux membres des organes de la CIPRES ont également été abordés.

Mme le Ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel Assa Badiallo Touré, a profité de sa participation à la 36ème session du Conseil des ministres de la CIPRES pour avoir des échanges bilatéraux fructueux avec ses homologues des autres pays membres.

Ces rencontres bilatérales ont permis à Mme le ministre de renforcer les liens de coopération entre le Mali et ses voisins au sein de la CIPRES, dans l'objectif de mutualiser les expertises et les bonnes pratiques en matière de protection sociale. Le Mali, faut-il le rappeler, est à jour du paiement de ses cotisations.

La CIPRES compte actuellement vingt-six organismes de protection sociale, et a pour rôle d'assurer la surveillance et le contrôle de la gestion des organismes des Etats membres, afin de prévenir les risques de déséquilibre financier et garantir la pérennité des régimes.

<strong>Ibrahim GUINDO/Conseiller Technique CANAM, depuis GENÈVE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la Commune VI du District de Bamako :  Des irrégularités financières s’élevant à plus de 323 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-vi-du-district-de-bamako-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-323-millions-de-fcfa-3068215.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-vi-du-district-de-bamako-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-323-millions-de-fcfa-3068215.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 11:41:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la CVI-DB au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes de gestion des organes délibérant et exécutif. </em></strong>

&nbsp;

Les travaux ont porté sur les dépenses de fonctionnement et d’investissement ainsi que le recouvrement des recettes et leur reversement, la gouvernance administrative et la comptabilité-matières. Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que la Mairie de la Commune VI du District de Bamako ne dispose pas de Bureau d’accueil, d’information et d’orientation des usagers. La visite des locaux de la Mairie par l’équipe de vérification a révélé qu’aucun dispositif formel d’accueil, d’information et d’orientation des usagers n'y existe.

La Commune VI du District de Bamako ne dispose pas de Programme de Développement Economique Social et Culturel actualisé. La CVI-DB n’a pu mettre à la disposition de l’équipe un PDESC couvrant la période 2021 à 2025.

<a name="_TOC_250016"></a>La Commune VI du District de Bamako ne respecte pas le délai de convocation des membres du Conseil Communal aux sessions.<a name="_TOC_250015"></a> La Commune VI du District de Bamako a élaboré des plans prévisionnels annuels de passation des marchés incohérents

IL ressort de l’exécution des crédits budgétaires alloués à la CVI-DB qu’elle a exécuté des marchés suivant la procédure de Demande de Renseignement et de Prix à compétition Ouverte (DRPO) et suivant la procédure de Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte (DRPR) qui ne figurent pas dans les plans prévisionnels annuels de passation des marchés validés par la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public.

La Commune VI du District de Bamako ne tient pas les documents de la comptabilité-matières. Le Maire n’a pu mettre à la disposition de l’équipe de vérification les documents demandés. Les documents de mouvement ne sont pas tenus et aucun inventaire des biens meubles et immeubles n’est disponible.

<a name="_TOC_250014"></a>La Commune VI du District de Bamako ne respecte pas les procédures applicables aux marchés en dessous des seuils de passation des marchés publics. Les marchés passés par la procédure de DRPO, les dossiers d’appel d’offres, les avis de publication dans les journaux, les offres des candidats, les décisions de création des commissions d’ouverture des plis et d’évaluation des offres, les décisions de création des commissions de réception, les PV d’ouverture des plis, les rapports d’analyse des offres, les décharges des lettres d’information des candidats retenus et des candidats écartés, les décharges des lettres de transmission des rapports d’évaluation et d’analyse des offres sur lesquels la Cellule de Passation des Marchés Publics s’est appuyée pour donner son avis de non-objection ne figurent pas dans les dossiers fournis à l’équipe de vérification. les marchés passés suivant la procédure de Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte et Demande de Cotation, les décharges des lettres de demande de renseignement ou de cotation adressées aux fournisseurs consultés, les lettres d’information des fournisseurs non retenus, les décisions de création des commissions d’ouverture des plis et d’évaluation des offres et les commissions de réception pour les marchés passés par la procédure de Gestion de la Commune VI du District de Bamako - Vérification financière - Exercices : 2019,2020, 2021 et 2022 13 DRPR ne figurent pas dans les dossiers fournis à l’équipe de vérification. La CVI-DB ne dispose pas de registre pour la réception des offres et ne remet pas de récépissé aux candidats aux marchés qu’elle passe.

&nbsp;

<a name="_TOC_250013"></a>Le Receveur-percepteur ne produit pas les états financiers. Il n’a fourni que les balances des comptes, les états comparatifs, les bordereaux sommaires et les situations de trésorerie.

Le Receveur-percepteur ne respecte pas la règle relative au report des soldes des comptes. L’examen des balances produites par le Receveur-percepteur a révélé que les soldes de clôture des exercices précédents ne sont pas reportés à l’ouverture de l’exercice suivant. Le rapprochement des soldes de clôture de la balance d’un exercice aux soldes d’ouverture de l’exercice suivant a révélé qu’aucun report des soldes antérieurs n’est effectué par le Receveur- percepteur.

<a name="_TOC_250012"></a>Les Régisseurs de recettes et d’avances de la Commune VI du District de Bamako n’ont pas prêté serment. Les Régisseurs d’avances et des recettes, nommés respectivement par Arrêtés n°0004/MCVI-DB du 16 janvier 2023 et n°000008/MCVI-DB du 5 juillet 2017 n’avaient pas encore prêté serment au passage de la mission en avril 2024.

Le Régisseur d’avances de fait ne s’assure pas de la liquidation et de la certification des factures avant de procéder à leur paiement. Il a payé des factures ne comportant ni la certification de la fourniture faite par le Comptable-matières ni les mentions de leur liquidation par l’ordonnateur.

<a name="_TOC_250011"></a>Les Comités de Gestion Scolaire ne produisent pas de rapport de l’utilisation des fonds des cantines scolaires et des fonds Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires (ADARS). La CVI-DB ne produise ni de rapport semestriel ni de rapport annuel de l’utilisation des fonds des cantines scolaires et des fonds ADARS mis à leur disposition.

<a name="_TOC_250010"></a>Le Ministre de tutelle n’a pas initié la procédure de nomination du Comptable-matières principal de la Commune VI du District de Bamako. Le Maire a fourni la Lettre n°501/M-CVI-DB du 8 septembre 2022 par laquelle il a saisi, par l’entremise du Gouverneur du District de Bamako, le Ministre de tutelle, de la nomination d’un Comptable-matières principal. Cette demande du Maire est restée sans suite au passage de la mission.

<a name="_TOC_250009"></a>Le Gouverneur du District de Bamako n’adresse pas de lettre de cadrage au Maire de la Commune VI du District de Bamako. Le Gouverneur du District de Bamako n’a adressé aucune lettre de cadrage au Maire de la CVI-DB durant la période sous revue, en prélude à l’élaboration des budgets annuels de la Commune.

Au regard de toutes ces constatations, la mission de vérification a recommandé au Maire de mettre en place un Bureau d’Accueil, d’information et d’orientation des usagers ; procéder à l’actualisation du Programme de Développement Economique, Social et Culturel de la Commune ; respecter le délai de convocation des membres du Conseil Communal aux sessions ; respecter les plans de passation annuels des marchés ; veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur ; respecter les procédures de passation des marchés en dessous des seuils ; veiller à la prestation de serment des régisseurs de recettes et d’avances.

Au Régisseur d’avances de s’assurer de la liquidation et de la certification des factures avant tout paiement. Au Receveur-percepteur de produire les états financiers de la Commune ; respecter la règle du report des soldes de clôture à l’ouverture de l’exercice suivant.

&nbsp;

Au Ministre de tutelle d’initier la procédure de nomination d’un Comptable-matières principal à la Commune CVI du District de Bamako.

&nbsp;

Au Gouverneur du District de Bamako d’adresser annuellement une lettre de cadrage préalablement à l’élaboration du budget de la Commune VI du District de Bamako.

&nbsp;

Aux Présidents de Comité de Gestion Scolaire de produire régulièrement les rapports semestriels et annuels de l’utilisation des fonds des cantines scolaires et des fonds d'Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires.

&nbsp;

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 323 873 245 Fcfa. Elles sont relatives à l’octroi irrégulier de primes de communication et de fonction pour un montant total de 21 450 000 Fcfa ; au paiement irrégulier d’indemnités de fonction pour un montant total de 3 600 000 Fcfa ; à la non-déclaration des recettes issues des célébrations des mariages pour un montant total de 58 836 700 Fcfa ; à la non-justification des fonds d’Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires pour un montant total de 138 048 500 Fcfa ; à la non-justification des fonds destinés aux cantines scolaires pour un montant total de 101 938 045 Fcfa.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour suprême.

<strong>CCOM/BVG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune rurale de Dialakorodji : d’importantes irrégularités relevées dans la gestion par le Bureau Vérificateur Général</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-dialakorodji-dimportantes-irregularites-relevees-dans-la-gestion-par-le-bureau-verificateur-general-3068213.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 11:38:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière concerne la gestion de la Commune rurale de Dialakorodji au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. </em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l’état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières. Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que la Commune rurale de Dialakorodji n’a pas soumis son Programme de développement économique, social et culturel (PDESC) actualisé à l’approbation de l’autorité de tutelle. Le Conseil communal de Dialakorodji ne dispose pas de règlement intérieur. Il ne tient pas régulièrement les sessions. Le Conseil communal n’a pas délibéré sur les modalités de recrutement du personnel contractuel.

Le Maire de la Commune rurale de Dialakorodji ne procède pas à la restitution publique de sa gestion. Le Maire de la Commune rurale de Dialakorodji et le Receveur-percepteur n’exercent pas de contrôle sur les régies.

La Commune rurale de Dialakorodji ne procède pas à la tenue correcte des cahiers et des registres d’état civil. Elle ne transmet pas régulièrement les volets de déclaration au Représentant de l’Etat et les volets d’acte d’état civil au greffe du Tribunal. Elle ne dispose pas de système d’archivage approprié. Et elle n’a          pas procédé à l’opérationnalisation des commissions de travail.

Le Régisseur d’avances de la Commune rurale de Dialakorodji n’a pas prêté serment. Les Régisseurs de recettes et d’avances de la Commune rurale de Dialakorodji ne tiennent pas une comptabilité régulière.

C’est pourquoi la mission de vérification a recommandé au Maire de la Commune rurale de Dialakorodji de soumettre le PDESC à l'approbation du Préfet ; veiller à l’élaboration du règlement intérieur du Conseil communal ; tenir les sessions conformément à la réglementation en vigueur ; procéder régulièrement à la restitution publique de la gestion de la commune ; veiller à la tenue des cahiers de déclarations et les registres d’état civil conformément aux textes en vigueur.

De transmettre régulièrement les volets des déclarations et des registres de naissance et de mariage au Représentant de l’Etat et au greffe du Tribunal ; mettre en place un système d’archivage approprié ; veiller à l’adoption des modalités de recrutement du personnel contractuel par une délibération du Conseil communal ; opérationnaliser les commissions de travail en les saisissant chaque fois que de besoin ; procéder au contrôle des régies des recettes et d’avances conformément à la réglementation.

Quant au Receveur-percepteur, il doit procéder au contrôle sur place et sur pièces des régies des recettes et d’avances conformément à la réglementation.

Le Régisseur d'avances de la Commune rurale de Dialakorodji doit prêter serment. Enfin, les Régisseurs de recettes et d’avances de la Commune rurale de Dialakorodji doivent tenir une comptabilité régulière.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 206 184 811 Fcfa. Elles sont relatives au non-recouvrement des recettes issues de la délivrance des concessions rurales à usage d’habitation pour un montant de 163 570 000 Fcfa ; au non-reversement des recettes issues de la délivrance des concessions rurales à usage d’habitation pour un montant de 565 000 Fcfa ; au non-recouvrement des recettes issues de l'établissement des actes de mariage pour un montant de 14 651 000 Fcfa et au paiement intégral des marchés partiellement ou non exécutés pour un montant de 27 398 811 Fcfa.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour suprême et au Directeur général des Impôts.

<strong>CCOM/BVG </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Unité, cohésion et défense de la République : le message d’Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed dit Nasser Ansary</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/unite-cohesion-et-defense-de-la-republique-le-message-dabdoul-magid-ag-mohamed-ahmed-dit-nasser-ansary-3068220.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 11:04:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Chers concitoyens,</strong>

En cette période cruciale de notre histoire, il est impératif que nous nous unissions pour défendre les valeurs de notre chère République. La paix, la cohésion sociale et la solidarité doivent être les piliers de notre engagement quotidien.

Nous appelons tous les Maliens à se rassembler autour de notre nation, à promouvoir l'unité et à travailler ensemble pour renforcer les liens qui nous unissent. Chaque citoyen a un rôle essentiel à jouer dans la préservation de la paix et la stabilité de notre pays.

Nous exprimons notre soutien indéfectible aux autorités de la transition du Mali, qui œuvrent sans relâche pour la sécurité et le bien-être de tous. Leur travail acharné pour maintenir l'ordre et la justice mérite notre reconnaissance et notre appui. Ensemble, nous devons les soutenir dans leurs efforts pour bâtir une nation prospère et harmonieuse.

Dans cette quête de paix et de cohésion, il est également crucial de nous démarquer fermement de ceux qui cherchent à déstabiliser notre République. Les forces du désordre et de la division n'ont pas leur place parmi nous. Nous devons rester vigilants et résolus face à toute tentative de saper nos institutions et de semer la discorde.

L'avenir de notre pays dépend de notre capacité à rester unis, solidaires et déterminés. Ensemble, nous pouvons surmonter les défis et construire un Mali plus fort, plus juste et plus pacifique.

Que la paix, l'unité et la prospérité règnent sur notre terre, aujourd'hui et pour les générations à venir. Vive la République du Mali ! Vive l'unité et la paix !

<strong>Honorable Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed dit Nasser Ansary/</strong>

<strong>Amanokal  de la tribu Kel Ansar du Mali</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Incarcération de Moustapha Dicko, Mamadou Traoré, Moulaye O. Haïdara et autres :  Un musèlement de la classe politique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/incarceration-de-moustapha-dicko-mamadou-traore-moulaye-o-haidara-et-autres-un-muselement-de-la-classe-politique-3068223.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 09:10:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une dizaine de leaders politiques, tous membres de l’Alliance du 31 mars, ont été placés lundi sous mandat de dépôt par le tribunal de la Commune V du district de Bamako pour « tentative de déstabilisation, atteinte à la sureté et trouble à l’ordre public ». Leurs partisans parlent « de désactivation de la classe politique » et réclament leur libération immédiate. </em></strong>

Un dispositif sécuritaire impressionnant quadrillant la zone, coupant les routes et empêchant tout accès au tribunal de grande instance de la Commune V, annonçait déjà la couleur.

Ce n’est pas un jour ordinaire au tribunal de la Commune V. Et pour cause : une dizaine de responsables politiques, tous membres de l’Alliance du 31 mars qui réclame le retour à l’ordre constitutionnel, arrêtés jeudi au domicile de Moustapha Dicko, ancien ministre et membre de l’Adéma-PASJ, sont présentés devant un juge. Une grande foule s’était amassée aux abords du palais de la justice afin d’apporter son soutien aux personnes arrêtées.

Les prévenus, qui étaient sous bonne escorte des forces de l’ordre, n’ont pas eu le temps d’échanger avec leurs militants, proches et parents. Ceux-ci avaient bon espoir que l’affaire se borne à un simple garde à vue.

Après quelques heures d’attente, le verdict tombe : Mamadou Traoré, président du parti Union ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018, Moulaye O. Haïdara du parti PDS, Amadou Maïga, vice-président du RPM, Samba Coulibaly du parti NEMA ; Abdrahamane Koréra, de l’Asma CFP, le parti de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga,  Laya Guido, économiste à la FSEG ; Adama Maïga,  Male Camara, du Cndr, Mamadou Traoré dit le Roi, Alternative pour le Mali, les anciens ministres Yaya Sangaré de l’Adéma-PASJ et Moustapha Dicko, également de l’Adema PASJ, ont été placé sous mandat de dépôt par un juge d’instruction du tribunal de grande instance de la Commune V.

<strong>Une désactivation de la classe politique  </strong>

Ils sont accusés de « <em>tentative de déstabilisation, atteinte à la sureté et trouble à l’ordre public</em> » pour s’être réunis dans un domicile privé de l’un d’entre eux en violation, selon les autorités, du décret portant suspension des activités politiques des partis politiques et des activités à caractère politique des associations, pris par le gouvernement début avril.

L’ancien ministre Me Mohamed Ali Bathily, président du parti Fa So Den, n’a pour le moment pas été incarcéré en raison de son statut d’avocat. On ignore pour l’instant s’il y a une procédure spécifique contre lui. Surtout que la justice n’a jusqu’ici pas communiqué sur le sujet.

L’arrestation puis l’incarcération des opposants politiques, qui ne manquent de rappeler les années de braise, ont entraîné un levier de bouclier notamment sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes maliens dénoncent le deux poids deux mesures pointant la rencontre (cérémonie de présentation de vœux) des membres du M5-RFP au Premier ministre, Dr Choguel K Maïga, à son domicile.

La plateforme Alliance du 31 mars, qui réclame la mise en place d’une nouvelle architecture de la transition afin de permettre un retour à l’ordre constitutionnel, et dont sont issues les personnalités incarcérées, parle « <em>d’une désactivation de la classe politique à des fins inavouées et exige des autorités en place, l'abandon pur et simple des poursuites contre les camarades injustement arrêtés et détenus</em> ».

<strong>Obtenir la libération des personnes arrêtées</strong>

Dans un communiqué, les Parties signataires de la déclaration commune du 31 mars 2024 dénoncent cet énième assaut des autorités en place contre les libertés fondamentales, protégées par nos Constitutions et nos lois, notamment l'inviolabilité des réunions privées consacrée par l'Ordonnance n⁰36/PCG de 1959 sur la liberté de réunion, citée au huitième VISA du décret liberticide du 10 avril 2024, portant suspension des activités des partis politiques et des activités à caractère politique des associations. D’ores et déjà, ils assurent que <em>« Les avocats de la défense mettront tout en œuvre pour faire respecter les droits de nos camarades injustement détenus et obtenir leur libération</em> ».

Déjà, dimanche, Modibo Sidibé, président des FARE An Kawuli, dont la formation politique est membre de M5-RFP Mali Kura, s’est exprimé sur le sujet. Il suit, assure-t-il, avec « préoccupation » la situation de ses camarades récemment arrêtés lors d’une réunion privée ». « <em>Ces pratiques, en totale contradiction avec les principes et les idéaux que nous portons, ne peuvent être tolérées</em> », a martelé l’ancien Premier ministre.

Le placement sous mandat de ces opposants politiques intervient au moment où le climat politique est tendu avec notamment la dissolution de la CMAS de l’Imam Mahmoud Dicko, de l’association Karoual Renouveau, de l’AEEM et la tentative de dissolution du parti SADI, présidé par Oumar Mariko, l’opposant politique en exil.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Violations des droits humains : Une augmentation de 230 % en 2023</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/violations-des-droits-humains-une-augmentation-de-230-en-2023-3068226.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 00:10:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Comme chaque année, le 26 juin correspond à la journée mondiale contre les abus et les actes de torture. Au Mali, des sources rapportent une augmentation dramatique de la violence et des violations des droits humains. Entre janvier et novembre 2023, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a documenté la mort de 1 103 civils, représentant une hausse de 230 % par rapport aux neuf mois précédents.

Les abus commis incluent des exécutions sommaires, des tortures et des disparitions forcées, perpétrés par plusieurs forces. Les groupes armés non étatiques tels que Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) et l'État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) continuent également de commettre des atrocités. En août 2023, une attaque du JNIM à Bodio a tué 15 personnes et détruit plusieurs maisons. Les milices ethniques, formées pour protéger leurs communautés, participent également à ces violences, souvent en représailles à des attaques contre leurs propres groupes ethniques.

La situation est exacerbée par l'absence d'enquêtes et de poursuites sérieuses concernant ces abus. Des enquêtes approfondies sur les violations des droits humains ont rarement été menées.  Les responsables de ces actes jouissent souvent d'une impunité totale. Selon les rapports récents, la situation des droits humains au Mali reste préoccupante, avec une augmentation inquiétante du nombre de victimes de torture et de mauvais traitements. En 2021, près de 600 civils ont été tués au Mali, principalement par des groupes djihadistes mais aussi d'autres forces, selon un document de la MINUSMA.

Les principaux groupes responsables d'actes de torture au Mali sont les groupes armés djihadistes comme Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO), ainsi que les milices et d'autres forces. Les groupes djihadistes sont également accusés d'avoir torturé et exécuté des civils, notamment des informateurs présumés pour les forces françaises et maliennes. Les milices, quant à elles, sont accusées d'avoir commis des actes de torture et d'exécutions sommaires de civils. Malgré les condamnations et les appels à la justice, la plupart de ces exactions n'ont pas fait l'objet d'enquêtes et de poursuites judiciaires, aggravant l'impunité pour ces crimes au Mali.

Les régions du nord du Mali, en particulier Gao, Kidal et Tombouctou, sont les plus affectées par la torture et les autres violations graves des droits humains. La Cour pénale internationale (CPI) enquête sur des crimes de guerre commis au Mali depuis janvier 2012, essentiellement dans ces trois régions du nord. La Commission nationale des droits de l'Homme du Mali, désignée comme mécanisme national de prévention de la torture, effectue régulièrement des visites dans les lieux de détention à Bamako et dans plusieurs régions pour s'enquérir des conditions de détention. Ces violations graves persistent malgré les condamnations et les appels à la justice. Les autorités maliennes sont appelées à prendre des mesures urgentes pour prévenir et punir la torture, et apporter un soutien aux victimes, en particulier dans les régions les plus touchées du nord et du centre du pays.

<strong>Cheick B CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Troisième édition du Salon des Médias du Mali : l’INPS au cœur de l’évènement</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/troisieme-edition-du-salon-des-medias-du-mali-linps-au-coeur-de-levenement-3066418.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/troisieme-edition-du-salon-des-medias-du-mali-linps-au-coeur-de-levenement-3066418.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Jun 2024 09:15:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Du 31 mai au 2 juin 2024, Bamako vibrera au rythme de la troisième édition du Salon des médias du Mali (SAM-Mali) au Palais de la culture Amadou Hampâté BÂ. Cette année, le rendez-vous de la presse malienne et africaine a opté pour le thème: « La professionnalisation des médias au Mali et en Afrique ». </strong>

La cérémonie d’ouverture était présidée par le Ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, M. Alhamdou Ag ILYÈNE, accompagné par ses collègues Ministre d’État, de l’Administration territoriale, porte-parole du gouvernement, le Colonel Abdoulaye MAÏGA, Ministre de la Refondation de l’État, et Ministre des Affaires étrangères. Des figures emblématiques de la presse malienne étaient également présentes à la cérémonie. Tous ont témoigné l’importance de ce salon pour le secteur médiatique.

Parmi les participants de marque, il y avait l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) qui se distingue par son rôle central dans la gestion de la sécurité sociale au Mali.

Par sa présence l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) montre qu’elle joue un rôle clé dans la couverture sociale des travailleurs du secteur privé et indépendant. Dans le but d’être plus près de ses partenaires médias et informer plus le grand public de ses prestations, l’institution animera tout au long du salon un stand.

Enfin, en participant activement à cet événement, l’INPS montre son engagement à soutenir le développement des médias professionnels au Mali tout en veillant au bien-être social de ceux qui en sont les acteurs principaux.

<strong>Aminata CAMARA et Koumba BAH/Service des Relations Publiques, INPS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alioune Ifra N’Diaye : « Il nous faut une quotidienne !!! Et non une biennale artistique et culturelle !!! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/alioune-ifra-ndiaye-il-nous-faut-une-quotidienne-et-non-une-biennale-artistique-et-culturelle-3066416.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/alioune-ifra-ndiaye-il-nous-faut-une-quotidienne-et-non-une-biennale-artistique-et-culturelle-3066416.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/09/Alioune-Ifra-Ndiaye.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Jun 2024 09:15:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Très souvent, il apparaît dans les documents officiels ou de réflexion que le Mali subit une crise multidimensionnelle. Dans la « multidimensionnalité » de notre crise, la part de la dimension culturelle me paraît très majoritaire. </em></strong>

En parlant de culture, je ne fais pas référence au folklore et à la tradition comme les ont limités nos autorités et le grand public. Ce qui explique, par ailleurs, leur choix récurrent de la biennale artistique et culturelle comme axe de la politique publique culturelle du Mali.

En parlant de culture, je fais référence à cet univers de liens d’intérêt, d’organisation, émotionnels, spirituels, symboliques, intellectuels, de langages qui permet de mettre en mouvement ensemble et dans la confiance un groupe de personnes.

La richesse de cet univers dépend de la qualité du capital culturel des individus qui le constituent. Le capital culturel d’un individu détermine sa qualité de producteur, de consommateur, sa capacité de coopération, son niveau de confiance et d’ouverture d’esprit, son intelligence émotionnelle.

Le capital culturel de la très grande majorité des Maliens est extrêmement pauvre. Ces individus au capital culturel définissent exclusivement leur présent par le passé. Et très souvent par un passé réécrit au profit des princes du jour.

Ce qui n’a pas permis au Mali l’émergence d’un univers symbolique moderne commun. C’est-à-dire une matrice solidaire, de connaissances, de règles et de confiance, intériorisée et respectée par les individus qui l’habitent, avec un État régulateur reconnu comme représentant de l’intérêt général. Pour l'instant, il n'existe pas au Mali.

Nous avons plutôt des Al-Qaïda qui se construisent et se déconstruisent au gré des conjonctures. Organisées en mafias religieuses, ethniques, syndicales, politiques, amicales (grin),… ou d’intérêts directs, ces Al-Qaïda donnent une impression de sécurité à leurs adhérents qui n’hésitent devant aucune compromission pour bénéficier de la sécurité éphémère que leur donnent ces organisations. C’est la base vers une « somalisation » de notre pays. Il nous faut urgemment sortir de là. Il nous faut renouveler et moderniser notre récit national. Ce qui a été le principal manque de la dynamique démocratique au Mali.

De 1991 à maintenant, il n’y a pas une série télévisuelle produite sur l’environnement des collectivités locales, des CESCOM, de la Justice, du pouvoir exécutif, du pouvoir législatif, sur les outils modernes de solidarité comme l’INPS et l’AMO, sur la vie quotidienne d’un paysan, d’un mécano, d’un apprenti-chauffeur, d’un commerçant, d’une gargotière, d’un fonctionnaire, d’un avocat, d’un transitaire, d’un artiste… Bref, ce qui fait le Mali d’aujourd’hui.

Le manque de construction de cet univers moderne symbolique et d’intérêt commun est à la base de la très difficile mise en œuvre de la dynamique démocratique au Mali. Pour sortir globalement et durablement de notre crise, il nous faut un projet Mali avec au cœur un univers symbolique moderne commun et des citoyens qui définissent leur présent par le futur à construire ensemble.

La biennale artistique et culturelle n’est pas l’outil approprié pour construire cet objectif. Il nous faut plutôt organiser sur l’essentiel du territoire un accès régulier et organisé à la culture pour le grand public. Il nous faut une quotidienne ! Et non une biennale !

<strong>Alioune Ifra N’Diaye </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Saison des pluies : l’urgence d’agir maintenant pour éviter le chaos à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/saison-des-pluies-lurgence-dagir-maintenant-pour-eviter-le-chaos-a-bamako-3066414.html</link>
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<pubDate>Fri, 07 Jun 2024 09:10:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors que l'hivernage approche à grands pas, les premières pluies ont déjà commencé à tomber sur Bamako. Bien que ces précipitations soient encore négligeables, elles ont révélé les défaillances criantes du système de drainage de la ville.</em></strong>

Plusieurs axes, y compris des quartiers chics comme l'ACI 2000 et l'Hippodrome, se retrouvent déjà submergés par les eaux usées. Si rien n'est fait avant l'arrivée des grandes pluies, la situation pourrait devenir incontrôlable avec un risque sérieux de submersion de plusieurs quartiers de la capitale.

Selon une récente étude, à Bamako, moins de 1% des habitants est desservi par un réseau d'égouts, un chiffre en constante diminution malgré l'augmentation de la population et la vétusté croissante du réseau. Environ la moitié des déchets solides ne sont ni ramassés ni traités, finissant souvent dans les caniveaux à ciel ouvert.

Les coûts d'investissement pour un mini-réseau d'égouts dans un quartier de Bamako s'élèvent à environ 54 millions de FCFA, mais les écarts dans les chiffres communiqués montrent un manque de coordination et de planification.

La consommation d'eau moyenne lors des études techniques est de 20 à 40 litres par habitant et par jour, générant ainsi des volumes importants d'eaux usées. Celles-ci sont rejetées dans les marigots après décantation sans traitement adéquat, polluant ainsi les milieux récepteurs.

Initialement conçus pour drainer les eaux de pluie, les caniveaux sont souvent utilisés pour évacuer les eaux usées domestiques, ce qui les bouche fréquemment, aggravant la situation lors des pluies.

Le curage des caniveaux à Bamako est mal organisé, avec un manque de coordination entre les différentes autorités responsables telles que la mairie et le ministère de l'Environnement. Les déchets, au lieu d'être correctement éliminés, sont souvent simplement rejetés sur les bords des caniveaux, entraînant une pollution accrue et une dégradation de l'environnement, notamment au niveau des exutoires.

Cette gestion inadéquate a des conséquences négatives sur la santé et le cadre de vie des populations, augmentant les risques sanitaires et causant des dommages matériels lors des fortes pluies.

<strong>Prendre des mesures concrètes</strong>

Il faut aussi noter que les inondations récurrentes à Bamako sont directement liées à ces problèmes de gestion des eaux usées et de bouchage des caniveaux. Les fortes pluies fréquentes entraînent des inondations dans plusieurs quartiers, causant des dégâts matériels et des pertes en vies humaines.

Aussi, la résilience de Bamako aux inondations est un enjeu stratégique de développement durable, nécessitant des initiatives de relèvement et de prévention comme le Cadre de relèvement aux inondations de la ville de Bamako.

Il convient de signaler que le manque d'infrastructures d'assainissement, le rejet des eaux usées et des déchets solides dans les caniveaux ainsi que leur obstruction chronique sont des facteurs aggravant les inondations à Bamako, surtout en saison des pluies. D’où la nécessité d’une mobilisation urgente pour améliorer la gestion des eaux usées et des déchets dans la capitale malienne.

Les autorités doivent prendre des mesures concrètes pour entretenir régulièrement les caniveaux, coordonner efficacement les efforts de curage et investir dans des infrastructures d'assainissement durables pour protéger la ville et ses habitants des risques d'inondations et de ses conséquences sanitaires désastreuses.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>

............................................................................................................................]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de performance de la gestion de l’agence pour la promotion des exportations :  Les performances de l’APEX ne sont pas satisfaisantes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-performance-de-la-gestion-de-lagence-pour-la-promotion-des-exportations-les-performances-de-lapex-ne-sont-pas-satisfaisantes-2-3066409.html</link>
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<pubDate>Fri, 07 Jun 2024 09:04:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification de performance porte sur la gestion de l’Agence pour la promotion des exportations (APEX) pour la période allant du 1<sup>er</sup> janvier 2019 au 31 décembre 2022. </em></strong>

Elle a pour objectif, d’une part, de s’assurer du fonctionnement efficace et efficient des organes d’administration et de gestion de l’APEX et, d’autre part, d’évaluer dans quelle mesure la gouvernance de l’APEX est conforme à la réglementation en vigueur et aux bonnes pratiques.

Les travaux ont porté sur la gouvernance, la gestion administrative, la gestion des bases de données relatives à l’information des exportateurs sur les normes de qualité et les conditions d’accès aux marchés extérieurs de biens et de services ainsi que la satisfaction des exportateurs des prestations délivrées par l’APEX.

À l’issue de cette vérification, les principales constatations et les recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées se présentent comme suit.

<strong><u> </u></strong>

<strong>Gouvernance institutionnelle et administrative </strong>

&nbsp;

La mission a constaté que le Ministre de l’Industrie et du Commerce ne veille pas au renouvellement du mandat des administrateurs de l’APEX. Le Conseil d’administration ne tient pas régulièrement ses sessions ordinaires. Il ne joue pas pleinement son rôle de pilotage stratégique de l’APEX.

Il a été recommandé au Ministre chargé de l’Industrie et du Commerce de veiller au respect de la durée du mandat des administrateurs.

Le Président du Conseil d’administration doit veiller à la tenue régulière des sessions ordinaires ; fixer les objectifs annuels et pluriannuels à atteindre par l’Agence ; approuver les rapports d’activités du Directeur général et approuver le manuel de procédures administratives, financières et comptables.

<a name="_TOC_250012"></a><strong>Gestion des ressources financières </strong>

La mission a constaté que le Directeur général (DG) n’utilise pas les ressources financières de l’APEX avec un souci d’économie. Le DG ne fait pas une utilisation efficiente des ressources financières.

Il a procédé à une utilisation non judicieuse des ressources financières de l'APEX. Le DG a attribué un contrat n’ayant pas d’objet. Il a en outre ordonné la prise en charge financière par APEX de charges non éligibles selon les dispositions réglementaires.

La mission a recommandé au DG d’arrêter l’acquisition de denrées alimentaires pour le mois de Ramadan avec les ressources financières de l’Agence ; d’arrêter de fractionner les dépenses ; d’arrêter d’utiliser les ressources financières de l’Agence pour des projets non réalisés ; d’arrêter d’ordonner la réalisation d’audit de comptes lorsque les comptes ne sont pas disponibles et d’arrêter d’ordonner le paiement de dépenses indues.

<strong>Mise en place d’une base de données pour l’information des exportateurs </strong>

La mission a constaté que l’APEX ne remplit pas des objectifs opérationnels de sa mission. Elle a recommandé au DG de veiller à la mise à disposition des exportateurs, des informations sur les normes de qualité et les conditions d’accès aux marchés des biens et services des pays destinataires des exportations du Mali.

<strong>Satisfaction des exportateurs </strong>

La mission a constaté que des exportateurs apprécient les services de conseil, d’accompagnement et de délivrance des certificats d’origine rendus par l’Agence pour la promotion des exportations.

<strong> </strong>

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Helen Keller International s’engage aux côtés du gouvernement malien dans la lutte contre les MTN</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/helen-keller-international-sengage-aux-cotes-du-gouvernement-malien-dans-la-lutte-contre-les-mtn-3066407.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Jun 2024 08:59:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de lutte contre les maladies tropicales négligées, le ministère de la Santé et du Développement social en collaboration avec Helen Keller International/Mali a organisé, jeudi 30 mai, une cérémonie au CICB. Une occasion mise à profit par Alex K BROWN, Directeur Pays de Helen Keller international, pour évoquer les avancées de l’élimination et de l’éradication de ces maladies.</em></strong>

Au Mali, la lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN) demeure une préoccupation majeure du gouvernement et ses partenaires dont Helen Keller Intl/Mali. Elles représentent un obstacle majeur au développement, entravant la croissance économique, compromettant la santé des communautés et perpétuant le cycle de la pauvreté.

Témoin des effets dévastateurs de ces maladies sur la vie quotidienne des individus et des communautés, Helen Keller International, ne peut pas rester insensible dans la lutte contre les MTN en tant que partenaire au développement.

D’où la participation de Helen Keller international à la célébration mondiale de lutte contre les MTN. Cette journée a pour but de servir de catalyseur pour transformer la sensibilisation en action, obtenir des ressources accrues pour les MTN et surtout inciter le leadership politique et l’appropriation des programmes, a rappelé Alex K BROWN, Directeur Pays Helen de Keller International.

Il a indiqué que les MTN constituent toujours un véritable problème de santé publique et aussi un fléau qui affecte des millions de personnes dans le monde, en particulier dans les régions les plus défavorisées.

« <em>En tant que partenaires techniques et financiers, nous sommes témoins des effets dévastateurs de ces maladies sur la vie quotidienne des individus et des communautés. Nous voyons des enfants privés de leur éducation, des adultes incapables de travailler et des familles entières plongées dans la détresse en raison de l'impact débilitant de ces maladies</em> », a-t-il expliqué. Cependant, malgré ces défis, beaucoup de progrès ont été réalisés grâce à des initiatives de lutte contre les MTN, telles que les campagnes de traitement de masse, les campagnes de sensibilisation, les formations, les supervisions, les enquêtes…

<strong>Mise en œuvre de stratégies novatrices</strong>

Ces efforts concertés par le gouvernement du Mali et ses partenaires dont les principaux demeurent Helen Keller ont permis de transformer des vies et revitaliser des communautés. Parmi les succès réalisés dans cette lutte contre les MTN, on note : depuis 2020, tous les districts endémiques (75/75) ont atteint les critères d'arrêt de TDM contre la filariose lymphatique ; et la soumission du dossier d'élimination est prévue en 2025.

En avril 2023, le Mali est devenu le 17<sup>e</sup> pays dans le monde et le 7<sup>e</sup> pays en Afrique à être validé par l'OMS comme ayant éliminé le trachome en tant que problème de santé publique.  Actuellement, seulement deux MTN à chimiothérapie préventive sont sous traitement de masse, il s’agit de l’onchocercose et les schistosomiases.

Ces progrès sont le résultat d'engagements fermes des autorités sanitaires, du bon partenariat mais aussi le développement et la mise en œuvre de stratégies novatrices afin de mener des activités de lutte contre les MTN dans un contexte de crise sécuritaire.

Au nom des partenaires, en cette journée mondiale de lutte contre les MTN, Alex K BROWN a rappelé que ces brillants résultats obtenus reflètent la mise en œuvre des plans stratégiques 2007-2011, 2012-2016, 2017-2021 de lutte contre les MTN. « <em>Cependant, de nombreux défis restent à relever pour maintenir les acquis et de prévoir le risque accru de retrait des bailleurs de fonds </em>», a-t-il souligné.

Au nom de Helen Keller Mali et de tous les partenaires, Alex K. BROWN a salué l’OMS pour son engagement constant dans la lutte contre les maladies en général et les MTN en particulier. Il a par la même occasion féliciter toutes les équipes socio-sanitaires, les collectivités et les communautés villageoises qui malgré les multiples crises ont pu atteindre des résultats très satisfaisants

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Visite de travail du président de la confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton du Mali à la Canam</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/visite-de-travail-du-president-de-la-confederation-des-societes-cooperatives-des-producteurs-de-coton-du-mali-a-la-canam-3066411.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Jun 2024 00:02:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mardi 28 mai 2024, la Caisse nationale d'assurance maladie (Canam) a eu l'honneur de recevoir M. Yacouba Traoré, Président de la Confédération des Sociétés Coopératives Producteurs de Coton du Mali (C-SCPC), pour une visite de travail enrichissante. </em></strong>

Accompagné de ses proches collaborateurs, M. Traoré a manifesté son désir de mieux comprendre les mécanismes de protection sociale offerts par la Canam. Cette visite fait suite aux explications détaillées fournies par la Canam lors du dernier Festival panafricain de la cotonnade à Sikasso, où ses représentants avaient présenté les avantages et les processus de la couverture sociale destinés aux cotonculteurs maliens.

L'intérêt suscité par ces explications a incité la délégation de la C-SCPC à explorer plus en profondeur les services proposés par la Canam.

Accueillis chaleureusement par le Directeur général de la Canam, Médecin Général de Brigade Boubacar Dembélé, et son équipe, M. Traoré et ses collaborateurs ont reçu une explication détaillée du principe fondamental de l’assurance maladie, basé sur la solidarité.

Le Directeur général a également retracé l’histoire de l’Assurance maladie obligatoire (AMO), soulignant son rôle crucial comme amortisseur social.

Au cours de cette session, des présentations détaillées ont été faites sur divers aspects de la couverture sociale, incluant les modalités d'inscription, les prestations disponibles et les procédures de cotisations. Ces informations ont permis aux visiteurs de mieux comprendre les services et les avantages offerts par la Canam.
<ol>
 	<li>Yacouba Traoré a exprimé sa profonde satisfaction quant à l'accueil réservé par la Canam et a souligné l'importance vitale de la protection sociale pour les cotonculteurs.</li>
</ol>
« <em>La sécurité sociale est un pilier essentiel pour assurer le bien-être de nos producteurs de coton. Comprendre le fonctionnement de la Canam est un pas important pour offrir à nos membres une protection adéquate et durable</em> », a-t-il déclaré.

Cette visite de travail marque une étape significative dans le renforcement de la collaboration entre la Canam et la C-SCPC, visant à améliorer les conditions de vie des cotonculteurs maliens grâce à une meilleure protection sociale.

Les deux parties ont convenu de poursuivre les échanges et de mettre en place des initiatives concrètes pour élargir la couverture sociale au secteur du coton.

<strong>SERCOM/CANAM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’hôpital de dermatologie de Bamako : introduction du paiement par mobile money et carte bancaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/lhopital-de-dermatologie-de-bamako-introduction-du-paiement-par-mobile-money-et-carte-bancaire-3064829.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 May 2024 21:16:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À l’hôpital de dermatologie de Bamako, le paiement des prestations médicales peut désormais se faire par mobile money ou par carte bancaire. C’est l’innovation majeure introduite par la direction générale de ce Centre hospitalier universitaire.  </em></strong>

Plus besoin d’avoir de la liquidité pour payer ses prestations à l’hôpital de dermatologie de Bamako (HDB). À la pharmacie hospitalière comme au guichet du Centre hospitalier universitaire, on peut désormais faire le paiement des prestations médicales par mobile money (Orange Money, Moov Money, Sama Money), pour des personnes ayant un compte, à travers un Terminal de paiement électronique (TPE) ou par carte bancaire.

Première du genre au Mali, cette innovation est le fruit de l’engagement et la détermination de la direction générale à faire du Centre hospitalier universitaire un modèle de gestion et de référence dans notre pays.

L’introduction du paiement par mobile money et par carte bancaire entre dans le cadre de la bonne gestion de l’hôpital, file d’Ariane de la direction générale depuis plusieurs années.

L’objectif est non seulement de permettre la traçabilité de l’argent en luttant donc contre la fraude et les malversations financières mais aussi de faciliter la tâche pour les usagers, les travailleurs de l’hôpital (guichetiers et pharmaciens) qui se disputaient très souvent pour des questions de monnaie.

Autre facilité, on n’a désormais plus besoin d’être à l’hôpital pour payer les frais médicaux d’un proche. On peut rester sur place et faire le paiement grâce au mobile money.

C’est aussi une facilité pour les patients et leurs accompagnants qui étaient obligés de quitter l’enceinte de l’hôpital pour aller faire des retraits dans des kiosques ou boutiques. Fini désormais ces tracasseries, puisque, à court de liquidité, vous pouvez appeler vos proches afin qu’ils vous envoient de l’argent. Et vous n’avez plus besoin de retrait. Tout le paiement se fait via le téléphone.

Les patients et leurs accompagnateurs se réjouissent beaucoup de l’introduction du paiement par mobile money et par carte bancaire. « <em>Cette innovation est très bénéfique pour nous les usagers souvent confrontés à un manque d’argent. Si on peut recevoir de l’argent et payer les frais médicaux sans se soucier du retrait de l’argent, nous ne pouvons que saluer cette initiative</em> », a déclaré un accompagnant de malade.

Désormais, les allers et retours et les longues attentes sont de mauvais souvenirs grâce au génie créateur de la direction. Outre l’introduction du paiement par mobile money et par carte bancaire, on trouve aussi un guichet automatique dans l’enceinte de l’hôpital.

Ceci pour le bonheur des usagers et des travailleurs de l’hôpital qui n’auront plus de difficulté à accéder à leur argent. Une initiative à salvatrice !

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée internationale des musées : le Musée du Sahel de Gao met en lumière le patrimoine culturel</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/journee-internationale-des-musees-le-musee-du-sahel-de-gao-met-en-lumiere-le-patrimoine-culturel-3064840.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 May 2024 02:27:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Musée du Sahel de Gao a célébré avec ferveur la Journée internationale des Musées, placée cette année sous le thème "Les musées pour l'éducation et la recherche"*. </em></strong>

L'occasion pour le musée de mettre en avant son rôle crucial dans la préservation et la valorisation du riche patrimoine culturel de la région, tout en encourageant l'éducation et la recherche dans ce domaine.

Le musée a ouvert ses portes à un large public, attirant des dizaines de visiteurs venus découvrir les trésors qu'il abrite. Une exposition temporaire a été spécialement organisée pour l'occasion, présentant une collection d'objets culturels uniques cédés par des généreux donateurs. Ces objets, issus des rites et pratiques culturelles, des croyances, des us et coutumes, offrent un aperçu fascinant de la vie quotidienne des communautés du Sahel.

Pour compléter cette immersion dans la culture sahélienne, une visite guidée de l'exposition permanente a été proposée aux visiteurs. Cette visite a permis de retracer l'histoire de la région, depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours, à travers une collection d'objets archéologiques, d'ethnographie et d'art.

En plus des expositions, le Musée du Sahel de Gao a également organisé des projections de films documentaires sur la culture sahélienne. Ces films ont permis aux visiteurs de se familiariser avec les différentes facettes de la vie dans la région, de la musique et de la danse aux traditions culinaires et à l'artisanat.

La Journée internationale des Musées a été une nouvelle occasion pour le Musée du Sahel de Gao de réaffirmer son rôle essentiel dans la vie culturelle de la région. Le musée s'engage à offrir un espace d'apprentissage et de découverte accessible à tous, tout en contribuant à la préservation et à la valorisation du patrimoine culturel du Sahel.

<strong>Kanfari Sonni Anass Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dissolution du parti SADI : le gouvernement débouté par la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/dissolution-du-parti-sadi-le-gouvernement-deboute-par-la-justice-3064834.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 May 2024 02:12:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le tribunal de grande instance de la commune I du District de Bamako a rejeté lundi la demande de dissolution du parti Solidarité Africaine pour l’Indépendance et la Démocratie (SADI). N’appréciant pas les déclarations de Dr Oumar Mariko, président du parti, qu’il juge attentatoires aux institutions de la République, le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, à travers le contentieux de l’Etat, avait introduit une plainte demandant la dissolution du parti SADI. Après plusieurs mois de bataille judiciaire, la justice a débouté le gouvernement jugeant la décision de dissolution disproportionnée. Un verdict qui n’a pas manqué de faire réagir Dr Oumar Mariko en exil. « C’est la victoire de la démocratie », s’écrie-t-il. Le gouvernement a  un mois pour faire appel.

<strong>Etienne Fakaba Sissoko condamné à deux ans dont un avec sursis </strong>

Le verdict du procès du Procureur anti-cybercriminalité contre Etienne Fakaba Sissoko est tombé lundi. L’enseignant-chercheur, auteur d’un livre très critique contre la transition, a été condamné à deux ans de prison dont un avec sursis. Aussi, Etienne Fakaba Sissoko doit payer une amende de trois millions de Francs CFA. Arrêté à son domicile, le 25 janvier dernier, par la Brigade d’intervention judiciaire et placé sous mandat de dépôt 48 heures plus tard, il était poursuivi pour « Atteinte au crédit de l’Etat, injures, propos et nouvelles fausses mensongèrement attribuées à des tiers, faites de mauvaise foi de nature à troubler la paix publique ». Son avocat annonce son intention de faire appel]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : des besoins chirurgicaux accrus chez les femmes et les enfants à Niono</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/mali-des-besoins-chirurgicaux-accrus-chez-les-femmes-et-les-enfants-a-niono-2-3064819.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sante/mali-des-besoins-chirurgicaux-accrus-chez-les-femmes-et-les-enfants-a-niono-2-3064819.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 May 2024 02:03:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Médecins Sans Frontières a lancé des activités de chirurgie à l’hôpital de Niono, dans le centre du Mali. Dans ce contexte sécuritaire volatil, les populations victimes des conflits armés n’ont pas toujours accès à des structures de santé proches ou adéquates. Dans ce service de chirurgie appuyé par MSF, ces quatre derniers mois, 69% du total des interventions ont été effectuées sur des femmes et des enfants. </em></strong>

<strong> </strong>La petite Kadidia Dembélé, 9 ans, est l’une des victimes directes de la crise sécuritaire qui traverse le nord et le centre du Mali depuis 2012. Fin décembre 2023, lors de l'attaque de son village de Diagui Wèrè, elle reçoit trois balles dans le corps, une dans l'abdomen et deux dans les fesses ; elle perd sa maman tuée lors de cet assaut.

Djenaba Kelema, sa tante, l’emmène se faire soigner. « <em>Elle était mourante. Je ne pensais pas qu’elle survivrait », </em>raconte-t-elle.<em> « Elle a subi plusieurs interventions à ventre ouvert. Heureusement, aujourd’hui, ma nièce est sur pied et continue son traitement. »</em>

L’année dernière, la région de Ségou où se situe Niono a connu de nombreux combats entre les forces de défense de sécurité et les groupes armés non étatiques notamment marqués par la pose d’engins explosifs. Dans les localités périphériques de Niono en proie aux conflits, les habitants se trouvent parfois dans l'impossibilité de circuler librement, de cultiver leurs champs, de se rendre sur les marchés ou au centre médical.

Début 2024, plusieurs affrontements ont opposé les forces maliennes aux groupes armés autour de la ville de Niono. Dans les villages où certains de ces combats ont eu lieu, les populations sont prises en étau entre les différents groupes. Le problème est qu’elles n’ont pas toujours accès à des structures de santé proches ou adéquates.<em> </em>

«<em> Lorsque nous avons démarré les activités dans les villages proches de Nampala, dans le cercle de Niono, en 2023, certains patients nous avaient dit qu’ils n’avaient pas vu de docteur depuis sept ans </em>», raconte Aissami Abdou, coordinateur des opérations. Dans ce contexte, l’insécurité ne fait qu’empirer une situation déjà difficile en matière d’accès aux soins.

Face à l’augmentation des violences, MSF a réhabilité la chirurgie de l’hôpital de Niono fonctionnelle fin 2023. Du 19/12 au 30/04, en quatre mois et demi, 230 interventions de traumatismes violents liées aux conflits ou accidentels ont eu lieu. 69% du total de ces interventions ont été effectuées sur des femmes et des enfants.

Pour les cas de traumatismes violents liés au conflit, il s’agit principalement de blessures par coup de fusil, par arme blanche ou par engins explosifs, environ 50% des interventions ont été effectuées sur des femmes et des enfants.

Il y a aussi des cas urgents non liés au conflit, ceux qu’on désigne par des cas de traumas accidentels qui peuvent être fatals sinon soignés, comme par exemple les accidents sur la voie publique, les brûlures, ou les accidents domestiques. Pour les enfants, nous avons notamment traité d’autres problèmes de santé qui nécessitent une intervention chirurgicale d'urgence comme par exemple une appendicite.

<strong>Des interventions suite à des accidents sur la voie publique</strong>

Le petit Tiefing Traoré, 9 ans, était tombé d’un âne. «<em> Depuis sa chute, il se plaignait de douleurs au bras </em>», raconte sa maman, Kadia Diarra. «<em> Nous l’avons soigné à la maison avec des soins traditionnels. Nous avons attendu plusieurs jours en espérant que ça irait mieux. Mais ce délai a causé des complications. Tiefing a été pris en charge au Centre de santé communautaire de Molodo et, par la suite, référé à l’hôpital de Niono où on nous a annoncé qu’il fallait l’amputer de son bras. Avec le temps, sa main et son avant-bras avaient gangrené suite à une fracture de son humérus.» </em>

Ce nouveau projet de chirurgie souhaite apporter un support aux autorités sanitaires locales dans la prise en charge des patients en besoin de chirurgie. Avant la réhabilitation et la construction de la nouvelle chirurgie par MSF, l’hôpital de Niono recevait beaucoup de blessés notamment par balles qui nécessitaient une intervention chirurgicale.

Ils étaient référés à l’hôpital régional de Ségou car Niono ne disposait pas du plateau technique adéquat et de prise en charge.  Après les travaux et la formation du personnel, MSF en collaboration avec le district a commencé les activités au mois de décembre 2023. Le nouveau service de chirurgie intégrant le bloc opératoire a une capacité de 23 lits. L'organisation fournit également des ressources humaines, des médicaments et du matériel biomédical.

Pour la chirurgie à la maternité que nous soutenons depuis 2019, le plateau technique avancé permet aussi la prise en charge de complications obstétricales. En parallèle des 230 interventions de traumatismes violents et accidentels, pour la même période, 289 interventions obstétricales se sont déroulées dont 275 concernaient des césariennes. Pour les autres interventions, on parle surtout de cas de ruptures ou perforations utérines ou encore d’hématomes rétro-placentaires.

<strong>Une organisation impartiale, neutre, indépendante </strong>

« <em>MSF est l’une des rares organisations médicales internationales présente dans la région. Nous prenons en charge toutes les urgences en toute impartialité. Cela signifie que les équipes de MSF soignent tout patient qui a besoin de soins, peu importe sa communauté, son genre, ses croyances politiques ou religieuses. Nous sommes neutres et ne prenons pas parti. Nos seuls critères d’intervention sont ceux qu’un médecin doit à ses patients</em> », explique Aissami Abdou, coordinateur des opérations.

Depuis 2019, MSF intervient à Niono pour offrir des soins principalement axés sur la santé maternelle et infantile des moins de 15 ans, la santé mentale ainsi que la réponse aux urgences médico-humanitaires.

En plus de l’hôpital de Niono, l’organisation travaille dans six centres de santé communautaire ainsi que dans 22 sites communautaires dont deux à Nampala dans le but d’apporter de la santé aux enfants, aux femmes enceintes et aux victimes des différents conflits. De novembre 2023 à avril 2024, MSF avait dû évacuer ses équipes de Nampala suite à la montée des violences. Les activités ont repris en avril 2024.

MSF est présent au Mali depuis 1985. En 2023, MSF a effectué 976 chirurgies, 1342 césariennes et 126 cas de blessés pris en charge (victimes balistiques et engins explosifs).

Actuellement, MSF gère des projets réguliers dans les régions de Kidal, Gao (Ansongo), Tombouctou, Niafounké, Mopti (Ténénkou, Douentza et Koro), Ségou (Niono) et Sikasso (Koutiala), mais aussi dans la capitale, Bamako. L’organisation déploie également de nombreuses interventions d’urgences afin de répondre aux importants besoins des populations à travers le pays.

Nos services sont les suivants : maternité (consultations, accouchements et césariennes), pédiatrie, néonatologie, santé mentale, prévention (vaccination et promotion de la santé), dépistage du cancer et traitement, protection, assistance aux déplacés (kits non alimentaires, accès à l’eau, construction de latrines), constructions et réhabilitations des structures de santé, référencement des patients vers des structures de santé appropriées.

<strong>CCOM/MSF</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Examens et concours : le BVG recommande une organisation et un déroulement plus performants</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/examens-et-concours-le-bvg-recommande-une-organisation-et-un-deroulement-plus-performants-3064818.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 May 2024 02:03:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification de performance porte sur le processus d’organisation et de déroulement des examens et concours de l’éducation durant la période allant de 2019 à 2022. </em></strong>

Elle a pour objectif d’évaluer le degré d’efficacité de l’intervention des structures concernées par les examens scolaires, d’efficience des ressources mises à leur disposition et d’apprécier les opportunités d’économie existantes dans le cadre de l’acquisition des intrants nécessaires à l’organisation des examens et concours de l’éducation nationale.

Les travaux ont porté sur le cadre juridique et règlementaire, les rôles et responsabilités des parties prenantes, l’organisation et le fonctionnement des services, la procédure d’organisation des examens, la gestion des ressources humaines, matérielles et financières.

Les paragraphes qui suivent, présentent les principales constatations de la vérification, lesquelles sont accompagnées de recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées.

<strong> </strong><strong>Recrutement et formation du personnel </strong>

La mission a constaté que le Centre national des examens et concours de l’Education (CNECE) dispose d’un personnel pléthorique insuffisamment qualifié, la Direction des ressources humaines de l’Education ne fait pas une gestion efficace du personnel. Il a été recommandé au Directeur du CNECE de veiller au respect du cadre organique et de communiquer la situation du personnel à la Direction des ressources humaines.

Le Directeur des Ressources humaines de l’Education doit affecter les ressources humaines en fonction des besoins du cadre organique du CNECE ; proposer la révision du cadre organique et assurer la formation des agents, le suivi et la mise à jour des dossiers du personnel.

<strong>Organisation et fonctionnement des services du CNECE </strong>

La mission a constaté que le CNECE fonctionne avec une structure organisationnelle inadaptée et sa dotation budgétaire n’est encadrée par aucun indicateur de performance.

La mission a recommandé au Directeur du CNECE de créer une structure informatique, chargée notamment de la conception des attestations et diplômes des examens et de définir les indicateurs de performance du CNECE dans le cadre du budget programme.

<strong>Gestion financière du matériel et équipement du CNECE </strong>

La mission a constaté que la tenue de la comptabilité-matières n’est pas efficace. Il a été recommandé au Ministre de l’Education nationale de nommer un comptable secondaire des matières auprès du CNECE et de nommer un magasinier-fichiste auprès du CNECE. Le Directeur du CNECE doit veiller à la tenue de la comptabilités-matières au CNECE conformément à la règlementation en vigueur.

<strong>Rôles et responsabilité des parties prenantes </strong>

La mission a constaté que le CNECE n’assure pas efficacement la coordination du dispositif en place pour les examens. Le ministère de l’Education nationale ne veille pas à une répartition efficace des rôles et responsabilités des structures impliquées dans les examens et concours.

Le CNECE et les Académies d’enseignement (AE) ne respectent pas les critères de désignation des responsables des centres d’examens. Des académies d’enseignement ne respectent pas les critères de désignation des surveillants des examens de l’enseignement normal.

La mission a recommandé au ministre de l’Education nationale de clarifier les rôles et responsabilités des structures impliquées dans les examens et concours. Le Directeur du CNECE doit organiser chaque année un atelier national avec toutes les parties prenantes pour faire le bilan des examens et proposer des solutions.

Il doit respecter les critères de désignation des présidents et vice-présidents des centres d’examens. Les Directeurs d’Académies d’Enseignement doivent respecter les critères de désignation des présidents et vice-présidents des centres d’examens et les critères de désignation des surveillants des centres d’examens.

<strong>Procédures d’organisation des examens </strong>

La mission a constaté que le CNECE ne dispose pas de politique nationale des examens et concours de l’éducation et qu’il n’a pas formalisé les dispositifs de confidentialité et de sécurité des sujets des épreuves des examens et concours.

Le Ministre en charge de l’Education nationale n’a pas pris d’arrêté fixant le montant des frais d’inscription des candidats libres et le système de gestion informatique du CNECE présente aussi des insuffisances.

Les AE et les Centres d’animation pédagogique CAP ne disposent pas d’un système d’informations fiable, sécurisé et efficace de gestion des données des examens. Le ministère n’a pas mis de mécanismes clairs en place pour recueillir et traiter les réclamations des candidats. Le CNECE ne veille pas à la correction des insuffisances constatées dans l’organisation et le déroulement des examens.

C’est pourquoi la mission a recommandé au Ministre de l’Education nationale d’élaborer une politique nationale des examens et concours de l’Education ; prendre un arrêté fixant les frais d’inscription des candidats libres aux examens et élaborer une procédure de traitement des réclamations.

Le Directeur du CNECE doit décrire les procédures relatives à la sécurisation et la confidentialité des sujets des examens ; mettre en place un système intégré de gestion de données fiables et sécurisées ; tenir la situation des réclamations des candidats ; améliorer le système d’archivage des réclamations reçues et veiller à la correction des insuffisances constatées dans l’organisation et le déroulement des examens.

Les Directeurs d’Académie d’enseignement et les Directeurs des Centres d’animation pédagogiques doivent mettre en place un système intégré de gestion de données fiable et sécurisée permettant de gérer l’ensemble des examens scolaires et de tenir la situation des réclamations des candidats.

<strong>Le processus d’acquisition, de mise à disposition du matériel d’examen et du paiement des primes et indemnités </strong>

La mission a constaté que la procédure d’acquisition des matériels pour l’organisation des examens présente des insuffisances ; le Ministre de l’Education nationale a irrégulièrement pris un arrêté portant allocation d’indemnités au personnel chargé des examens scolaires et concours professionnels et il a désigné des correcteurs non proposés par les AE.

La mission a recommandé au MEN d’initier un acte administratif exhaustif et précis portant allocation d’indemnités au personnel en charge des examens scolaires et concours professionnels et de respecter les critères de désignation des correcteurs des examens scolaires. Le Directeur du CNECE doit documenter et archiver les besoins en matériel nécessaire à l’organisation des examens et concours.

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Biodiversité en péril : près de 100 000 hectares de forêts détruits chaque année du fait de la déforestation</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/biodiversite-en-peril-pres-de-100-000-hectares-de-forets-detruits-chaque-annee-du-fait-de-la-deforestation-3064832.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 May 2024 01:43:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 22 mai de chaque année marque la Journée internationale de la diversité biologique, une date proclamée par les Nations unies en 2000 pour sensibiliser à l'importance de la biodiversité et à la nécessité de sa préservation. </em></strong>

Le thème de 2024, "Faites partie du plan", appelle à une action collective pour inverser la perte de biodiversité d'ici à 2030, en soutenant le Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, aussi connu sous le nom de Plan pour la biodiversité.

Le Mali, un pays riche en diversité écologique, fait face à une crise de biodiversité alarmante. Situé dans la zone soudano-sahélienne, le pays abrite une variété d’écosystèmes, allant des déserts et savanes aux forêts et zones humides. Cependant, ces richesses naturelles sont gravement menacées.

Les forêts du Mali ont subi une perte dramatique au fil des ans. Depuis le début du XXe siècle, environ 70% des forêts originelles ont disparu. Actuellement, le taux de déforestation annuel est d'environ 1%, soit une perte de près de 100 000 hectares de forêts chaque année. En outre, la désertification affecte environ 40% du territoire national, exacerbée par le changement climatique et l’exploitation excessive des ressources naturelles.

<strong>Perte de biodiversité</strong>

La biodiversité malienne connaît également un déclin rapide. Au cours des 50 dernières années, au moins 200 espèces animales et végétales ont disparu du pays. Actuellement, plus de 300 espèces sont menacées d'extinction, y compris des animaux emblématiques comme les éléphants dont la population a chuté de plus de 90% depuis les années 1970.

<strong>Impacts sur les populations locales</strong>

La perte de biodiversité a des répercussions directes sur les populations locales. Environ 80% de la population rurale dépend de l'agriculture, de l'élevage et de la pêche pour sa subsistance. La dégradation environnementale réduit la productivité agricole, augmentant ainsi la pauvreté et la vulnérabilité des communautés locales.

La préservation de la biodiversité est cruciale pour le développement durable du Mali. Le pays doit urgemment adopter des mesures pour protéger ses ressources naturelles. Cela inclut la sensibilisation des populations locales, l'amélioration de la gouvernance des ressources naturelles, la mobilisation de ressources financières pour la conservation, le développement de pratiques agricoles et forestières durables, ainsi que le renforcement de la lutte contre le braconnage et le commerce illégal d’espèces sauvages.

<strong>Actions et initiatives</strong>

Le gouvernement du Mali a mis en place des mesures pour préserver la biodiversité, telles que la création d'aires protégées et l'adoption de lois pour protéger les espèces menacées. Cependant, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour faire face aux défis croissants. Il est essentiel de sensibiliser les populations locales à l'importance de la biodiversité et de les impliquer dans les efforts de conservation. Des programmes éducatifs et des initiatives communautaires peuvent jouer un rôle vital dans ce processus.

Le renforcement des politiques de conservation et la mobilisation de ressources financières adéquates sont indispensables. Des partenariats avec des organisations internationales et des ONG peuvent également apporter un soutien crucial. La situation de la biodiversité au Mali est critique, mais il est encore possible d'inverser la tendance.

En cette Journée internationale de la diversité biologique, il est crucial que chaque individu, communauté et institution fasse partie du plan" pour préserver les richesses naturelles du Mali pour les générations futures. La biodiversité joue un rôle essentiel dans le maintien de l'équilibre écologique, la fourniture de services éco-systémiques et la lutte contre le changement climatique. Il est donc impératif de poursuivre les efforts pour protéger et restaurer cette précieuse biodiversité.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Insuffisance de pharmacies au Mali : Un Défi Majeur pour le Système de Santé</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/insuffisance-de-pharmacies-au-mali-un-defi-majeur-pour-le-systeme-de-sante-3064826.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 May 2024 01:32:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali fait face à une insuffisance critique de pharmacies, une situation qui impacte négativement la santé de sa population. Alors que les normes internationales recommandent un pharmacien pour 30 000 habitants, le Mali enregistre environ un pharmacien pour 14 500 habitants, créant ainsi un déficit notable dans l’accès aux soins pharmaceutiques, particulièrement en milieu rural.</em></strong>

Les problèmes liés à l’insuffisance de pharmacies au Mali sont multiples et complexes. Premièrement, le nombre de pharmaciens formés dans le pays est insuffisant pour couvrir les besoins de la population. En outre, la répartition des pharmaciens est extrêmement inégale, avec une concentration majeure dans les grandes villes comme Bamako, au détriment des zones rurales où l’accès aux pharmacies est nettement limité.

La difficulté d’installation des pharmacies dans le pays constitue un autre obstacle. Les contraintes administratives et financières rendent l’ouverture de nouvelles pharmacies particulièrement ardue, aggravant ainsi la situation.

L'insuffisance de pharmacies a des répercussions graves sur la santé des Maliens. Le manque d’accès régulier et rapide aux médicaments nécessaires peut retarder les traitements, voire empêcher les soins essentiels, augmentant ainsi les risques de complications et de mortalité. Pour remédier à cette situation, plusieurs mesures peuvent être envisagées. Parmi celles-ci, on peut préconiser l’augmentation des formations en pharmacie, l’incitation pour les zones rurales, la facilitation de l’accès aux médicaments.

<strong>Régulation du marché des médicaments</strong>

Le coût élevé des médicaments au Mali est une autre problématique cruciale. Les prix pratiqués dépassent souvent les prix de référence internationaux et la disparité des prix d’une pharmacie à l’autre rend l’accès aux soins, encore plus difficile, pour les Maliens, en particulier pour les plus pauvres.

Plusieurs facteurs expliquent cette situation, notamment l’absence de régulation efficace des prix, la faiblesse du pouvoir d’achat de la population et les coûts élevés de transport et de logistique des médicaments.

Là encore, ce ne sont pas les propositions qui manquent. Les autorités pourraient ainsi réguler les prix des médicaments, promouvoir les médicaments génériques et soutenir les mutuelles de Santé. Certes, la situation actuelle du système pharmaceutique au Mali requiert des interventions urgentes et structurées. L’accès aux pharmacies est un élément fondamental pour un système de santé performant.

Le gouvernement a toutefois la responsabilité de mettre en œuvre des mesures pour garantir que tous les citoyens aient accès à des pharmacies et à des médicaments essentiels, à un coût raisonnable. Une telle approche améliorerait non seulement la santé publique mais aussi la qualité de vie des Maliens, contribuant ainsi au développement global du pays.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;ignorance du présumé sachant : Un mal malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lignorance-du-presume-sachant-un-mal-malien-3064838.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 May 2024 01:24:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[J'ai eu peur de l'avenir de ce pays depuis que j'ai vu la vidéo d'un "expert minier" dans laquelle il se contredit de manière idiote en soutenant d'abord que la capacité de production du Mali s'élève à 70 Tonnes (2022), avant d'avancer des chiffres bidons sans fondement en affirmant que "si on analyse bien, la production annuelle nationale du Mali atteint les 200 tonnes".

Soutenir que la production annuelle du Mali vaut 200 tonnes revient à dire que le Mali devrait être classé 4ème producteur mondial après la Chine, la Russie et l'Australie. L'Afrique du sud, premier producteur du continent et qui contrôle mieux sa production, ne produit pas 200 tonnes depuis 2010. Sa production annuelle en 2022 était estimée à 84 Tonnes.

En indexant la distribution des dividendes au chiffre d'affaires, je ne connais pas l'information financière que l'on cherche à faire ressortir.  Les dividendes ne sont pas indexés au chiffre d'affaires, ils n'ont aucun ratio pertinemment exploitable parce qu'on peut réaliser un chiffre d'affaires de plusieurs milliers de milliards et avoir un chiffre négatif au bas du compte de résultat.

Par contre, il y'a un lien entre dividendes et bénéfices car ces données permettent de déterminer le taux de distribution de dividendes. Donc, l'information de 60 milliards de dividendes versés sur 1904 milliards de Chiffre d'affaires n'a aucun sens.

Et pour rappel, le partage de dividendes n'est pas obligatoire tous les ans, il est possible que certaines sociétés minières n’aient pas distribué de dividendes depuis des années en raison des exigences légales liées au risque de diminution des capitaux propres comparé au montant du capital social sauf éventuellement si la société dispose des réserves légales ou statutaires suffisantes.

Aussi, il ne faut pas confondre chiffre d'affaires et résultat net, et faut également faire la part entre Bénéfices et dividendes. En d'autres termes, on peut faire 100 milliards de bénéfices et distribuer seulement 10% donc 10 milliards. L'AGO est l'organe souverain à décider ce qui doit être distribué. Dans cet exemple, puisque dans la pratique, le Mali n'a que 10% et non 20% du capital social, il ne peut recevoir que les dividendes prioritaires correspondant à 10% des 100 milliards c'est-à-dire la part d'actions correspondant au 10%.

Même si l'Etat du Mali parvenait à souscrire en numéraire les 10% qui lui sont réservés en option de rachat, ceux-ci échappent aux taux de dividendes prioritaires. Donc, l'Etat n'a aucun droit préférentiel pour se faire distribuer les dividendes résultant de cette part. L'un des grands malheurs de notre société est la fabrique de l'information et l'absence d'humilité devant la connaissance.

Ce qui est encore plus dangereux c'est que ces informations sont souvent l'œuvre de certains comptables, financiers d'entreprise ou de simples citoyens qui ne savent rien et ne comprennent rien mais prennent du plaisir à distribuer des informations erronées. Arrêtez la désinformation.

<strong>L'œil D'Horus/Ancien juriste</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Message d’Abdoul Magid Ag Mohamed dit Nasser Ansary, Chef général de la tribu Kel Ansar</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/message-dabdoul-magid-ag-mohamed-dit-nasser-ansary-chef-general-de-la-tribu-kel-ansar-3064836.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/message-dabdoul-magid-ag-mohamed-dit-nasser-ansary-chef-general-de-la-tribu-kel-ansar-3064836.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 May 2024 01:22:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Chers compatriotes,</strong>

Le Mali traverse des moments difficiles, et il est crucial que chaque Malien et chaque Malienne prenne conscience de la gravité de la situation. Notre pays fait face à de nombreux ennemis, et l’heure est venue de mettre nos différends de côté pour soutenir les autorités de la transition. Nous devons unir nos forces pour éviter le chaos et travailler ensemble pour que nos autorités puissent atteindre les objectifs essentiels de sécurité, de paix et de stabilité pour notre chère patrie. Ensemble, laissons nos égos de côté et engageons-nous pleinement pour l’avenir de notre nation. Seule notre union fera la force de notre pays et garantira un avenir meilleur pour les générations à venir. Vive le Mali, uni et fort !

<strong>Honorable Abdoul Magid Ag Mohamed dit Nasser Ansary/Chef général de la tribu kel Ansar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Amélioration de la gestion de la CMSS : le coup d’accélérateur du Directeur général pour digitaliser les paiements et automatiser les caisses</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/amelioration-de-la-gestion-de-la-cmss-le-coup-daccelerateur-du-directeur-general-pour-digitaliser-les-paiements-et-automatiser-les-caisses-3064823.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/amelioration-de-la-gestion-de-la-cmss-le-coup-daccelerateur-du-directeur-general-pour-digitaliser-les-paiements-et-automatiser-les-caisses-3064823.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/05/DG-CMSS.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 May 2024 01:20:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le but de maîtriser davantage les dépenses de prestations et améliorer l’offre de service aux assurés, le Directeur général de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS) vient de lancer successivement deux chantiers majeurs s’inscrivant dans le cadre de la modernisation de la CMSS. </em></strong>

Il s’agit de : l’étude sur la digitalisation des paiements soutenue par la Banque mondiale à travers le Projet de promotion de l’accès au financement, de l’entreprenariat et de l’emploi au Mali (PAFEEM);  l’informatisation des caisses qui assurent le paiement des pensions inferieures à 50 000 Fcfa des structures centrales et déconcentrées (Directions générales, régionales et agences locales).

La digitalisation des paiements facilitera l’accès des services aux usagers et permettra de sécuriser le paiement en évitant le maniement de la liquidité et minimise les risques de déperditions financières.

L’automatisation des caisses s’opère dans le but d’informatiser l’ensemble du réseau des caisses de la CMSS pour rendre plus sûrs et plus sécurisés les encaissements et les paiements. Il faut noter que le montant des pensions de moins de 50 000 s’élève annuellement à plus de 4 milliards de francs CFA.

Cette informatisation apportera une meilleure qualité de service rendu aux assurés. Elle permettra également d’imprimer plus de transparence et de visibilité à la gestion des caisses de la CMSS.

Le lancement de ces deux chantiers, selon le Directeur général Ichaka Koné, s’inscrit dans le cadre de l’amélioration continue de la gouvernance et de l’offre de services aux assurés.

<strong>Moulaye Hassane HAIDARA/CCOM/CMSS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée internationale de la famille : la pension de réversion au menu des débats</title>
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<pubDate>Fri, 24 May 2024 01:20:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la famille, le ministre de la Santé et du Développement social, Colonel Assa Badiallo Touré, était vendredi 17 mai auprès de son homologue de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Dr Coulibaly Mariam Maïga, pour coprésider un panel de haut niveau sur la réversion des pensions aux veufs des fonctionnaires, des militaires et des parlementaires au Mali. </em></strong>

Au regard de l’importance du sujet, plusieurs personnalités invitées ont répondu par leur présence effective, notamment, le Directeur général de la CMSS, Ichaka Koné, accompagné des membres de sa direction parmi lesquels les conseillers et le directeur de la liquidation Pension.

L’objectif dudit panel est de contribuer à l’appropriation des textes relatifs à la réversion des pensions aux veufs des fonctionnaires, des militaires et des parlementaires.

Pour le Médecin Colonel Assa Badiallo, le bien-être familial et l’équilibre social demeurent des priorités du gouvernement de Transition. Occasion pour elle de rappeler que le Mali dispose d’un code des pensions des fonctionnaires, des militaires et des parlementaires ainsi qu’un décret fixant les modalités pratiques et les conditions techniques de réversion de la pension aux veufs.

Toutefois, elle regrette que ces importants textes ne soient pas connus par les intéressés. Ainsi, dira-t-elle, « <em>Faisons en sorte que la réversion de la pension de la femme salariée au profit du veuf et des enfants soit une opportunité pour revaloriser les relations humaines au sein de la famille, dans la communauté et dans la société par la protection des enfants dans un environnement sûr</em> ».

Prenant la parole, le ministre en charge de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Dr Coulibaly Mariam Maïga, a félicité son homologue de la Santé dont les services ont été d’un grand appui dans la réalisation de cette activité. Ainsi, elle poursuit pour dire que la pension de réversion vise essentiellement à éviter une chute de ressources du dernier survivant du couple en lui versant une fraction de la pension du conjoint décédé.

Avec l'évolution des mœurs, la féminisation croissante du travail et la réglementation en la matière : « Nous assistons à une évolution des règles de base pour faire bénéficier aux veufs, au même titre que les veuves, le droit à la pension de réversion » , a-t-elle ajouté.

<strong>Moulaye Hassane Haïdara/CCOM-RP/CMSS</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les pharmaciens de Ségou vont baisser le rideau</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/les-pharmaciens-de-segou-vont-baisser-le-rideau-3064827.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 May 2024 01:12:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il se pourrait que le lundi 3 juin 2024, durant 24 H, vous parcouriez toutes les Officines pharmaceutiques de la Région de Ségou et que vous ne trouverez que boutiques fermées. Sans médicaments. Les pharmaciens de Ségou sont en colère et tiennent assez bien à le faire savoir. La faute à la célèbre Ramata Traoré de Ségou. Le Gouverneur de la Région de Ségou vient d'être saisi d'un inédit préavis de grève, issu d'un imbroglio juridique. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>À l'initiative des 2 syndicats pharmaceutiques du Mali (le SYNAPPO, Syndicat Autonome des Pharmaciens d'Officine Privée et le SYNAPHARM, Syndicat National des Pharmaciens du Mali), la mobilisation des Officines de la Région de Ségou, à travers aussi l'Ordre des Pharmaciens de Ségou, est donc consécutive à une décision de justice qui trouble.

Flash-back : Depuis quelque temps, une célèbre dame de Ségou a outrepassé son petit commerce à la sauvette de vente illicite de médicaments, comme on en voit souvent dans nos villes.

Dame Ramata Traoré a érigé des containers boutiques pour ce trafic prohibé par les lois et textes sanitaires et juridiques. Après moult négociations, les syndicats l'ont estée en justice.

Le 3 Octobre 2023, le Tribunal de Grande Instance de Ségou livre son verdict : Ramata Traoré est condamnée à 2 ans de prison avec sursis et au payement d'une amende de 1 million de FCFA au titre de dommages et intérêts pour les syndicats.

La prévenue acquiesce à la décision de justice, et pour montrer sa bonne foi paye à ce jour 750 000 FCFA aux parties civiles. Lesquelles l'assignent de nouveau en référé de justice pour l'arrêt définitif de cette vente illicite, constatant que malgré tout, Ramata Traoré s'adonnait de plus belle à son activité.

Le 6 Mai dernier, le juge des référés, après 3 renvois de l'audience, vient de faire tomber son couperet : les syndicats sont déboutés de leur prétention pour défaut de qualité et absence de bordereaux de pièces jointes.

Pour les pharmaciens de la Région de Ségou, ce nouveau verdict est une mascarade qui ne fait que conforter l'exercice illicite de leur profession et surtout à leurs dépens, en dépit de la propre jurisprudence du même Tribunal.

Les pharmaciens de Ségou alertent donc leurs Officines qui seront désertes ce lundi 3 Juin 2024 et non moins sans conséquences graves pour les usagers, d'autant plus que leur combat est de préserver la santé de leurs concitoyens et surtout pérenniser leur profession.

<strong>Moustaph Maïga (Le Ségovien)</strong>

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<title>Message d’Abdoul Majid Ag Mohamed dit Nasser, chef général de la tribu Kel Ansar</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/message-dabdoul-majid-ag-mohamed-dit-nasser-chef-general-de-la-tribu-kel-ansar-3064106.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 May 2024 09:28:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Aux autorités de la transition, aux membres du comité de pilotage, aux délégués, et à tous les participants du dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale

Je tiens à exprimer mes plus sincères remerciements et mes chaleureuses félicitations à vous tous pour le succès remarquable du dialogue inter-Maliens. Votre engagement, votre détermination et votre travail acharné ont permis de réaliser cet événement historique dans la plus grande inclusivité et sans le moindre incident.

La réussite de ce dialogue démontre clairement que nous, en tant que peuple malien, sommes véritablement bénis. Votre volonté de vous rassembler, malgré les défis et les différences, pour rechercher des solutions communes et œuvrer pour un avenir meilleur pour notre nation, est une source d'inspiration pour nous tous.

Nous sommes profondément reconnaissants pour votre leadership, votre vision et votre engagement envers la paix et la réconciliation. Vos actions ont montré au monde entier la force et la résilience du peuple malien. En travaillant ensemble avec une telle détermination et une telle passion, nous avons ouvert la voie à un avenir plus prometteur pour notre pays. Je suis convaincu que les décisions prises lors de ce dialogue auront un impact positif durable sur notre société.

Encore une fois, merci du fond du cœur pour votre précieuse contribution à la réussite de ce dialogue inter-Maliens. Ensemble, nous pouvons construire un avenir meilleur pour tous les Maliens. Avec mes meilleurs vœux.

<strong>Honorable Abdoul Majid ag Mohamed dit Nasser, chef général de la tribu Kel Ansar </strong>

<strong>Membre du CNT</strong>

<strong>Membre du CP DIM</strong>

<strong>Officier de l’ordre national</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’hypertension : un problème de santé publique</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/lhypertension-un-probleme-de-sante-publique-3064112.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 May 2024 01:10:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comme chaque année, le 14 mai est la Journée mondiale de l'hypertension, une occasion de sensibiliser à un problème de santé publique croissant au Mali. L'hypertension artérielle affecte désormais une proportion importante de la population adulte, avec près d'un quart des adultes maliens touchés, selon les estimations récentes.</em></strong>

<em> </em>Les conséquences de cette maladie sont dramatiques, allant de l'augmentation du risque de maladies cardiovasculaires telles que les accidents vasculaires cérébraux et les crises cardiaques, à l'insuffisance rénale et aux dommages oculaires.

Malheureusement, l'hypertension est souvent asymptomatique, ce qui rend crucial le dépistage régulier, surtout pour ceux présentant des facteurs de risque tels que des antécédents familiaux, un âge avancé, ou un mode de vie sédentaire.

Heureusement, l'hypertension est généralement bien contrôlable grâce à des changements de mode de vie et/ou des médicaments. Adopter une alimentation saine, faire de l'exercice régulièrement, perdre du poids si nécessaire et arrêter de fumer sont autant de mesures qui peuvent considérablement réduire le risque de complications liées à l'hypertension.

Des études soulignent la nécessité d'un dépistage systématique et d'une prise en charge précoce pour inverser cette tendance alarmante. Il est impératif de consulter des sources fiables et récentes pour obtenir des informations précises sur la situation actuelle de l'hypertension au Mali.

À l'approche de 2025, on estime que le nombre de personnes souffrant d'hypertension augmentera de 15 à 20%, ce qui en fait un problème de santé publique majeur au Mali, avec une prévalence d'environ 37%.

Pour lutter contre cette menace croissante, il est essentiel de mettre en œuvre des stratégies de prévention efficaces et de promouvoir une sensibilisation accrue à l'hypertension et à ses facteurs de risque.

&nbsp;

<strong>Cheick B. Cissé  </strong>

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<title>Ménaka : réunion du comité régional de coordination humanitaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/menaka-reunion-du-comite-regional-de-coordination-humanitaire-3064108.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 May 2024 00:31:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour répondre aux défis, le comité régional de coordination humanitaire de Ménaka s’est réuni, vendredi, dans la salle de réunion du gouvernorat de la région afin d’évoquer la situation humanitaire. </em></strong>

Ce comité piloté par le gouverneur et le secrétariat assuré par OCHA est un cadre par excellence pour répondre aux défis du moment. Il est constitué de l’ensemble des acteurs humanitaires de la région de Ménaka.

Cette réunion a enregistré la présence de l’exécutif régional mais aussi des autorités administratives locales, des services du  développement social et des acteurs humanitaires.

Pour le gouverneur de la région, après avoir mis un accent particulier sur les déplacements massifs des populations avec 14 192 ménages déplacés totalisant environ 57 931 personnes (selon la Matrice de suivi des déplacements, DTM de décembre 2023). Ce qui classe aujourd'hui la région au 2ème rang après celle de Mopti en termes d'accueil des déplacés. Il a signalé que la région enregistre chaque année des centaines voire des milliers de ménages sinistrés.

Il a aussi rappelé qu’il est du devoir de l’Etat et de ses partenaires de rechercher des solutions durables aux causes sous-jacentes de cette crise multiforme. Car, pour lui, cette première réunion est le début de la création d’un espace idéal de dialogue permanent et sincère entre les acteurs humanitaires et les services étatiques pour assurer la complémentarité autour des actions en vue de faire face aux souffrances de la population.

Quant à l’OCHA, elle a saisi l'occasion au nom de la communauté humanitaire de Ménaka pour renouveler l'engagement des humanitaires auprès de l'Etat et des populations de Ménaka et remercier les autorités, les services techniques pour l'accompagnement et la bonne collaboration.

Ensuite les leaders des clusters ont présenté les activités humanitaires réalisées à Ménaka de janvier à mars 2024 et les perspectives. À l'issue de la rencontre, des recommandations ont été faites pour améliorer la réponse humanitaire dans la région de Ménaka.

Il faut noter que des réunions comme celle-ci se tiendront afin de renforcer la synergie entre l'État et ses partenaires humanitaires pour pallier et minimiser les défis liés à l’insécurité comme le déplacement des populations.

<strong>Radio Aadar de Ménaka </strong>

<strong>NB : le titre est de la Rédaction. </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Patrimoine culturel : la mosquée de Kankou Moussa en péril</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/patrimoine-culturel-la-mosquee-de-kankou-moussa-en-peril-3063429.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 12 May 2024 13:21:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au cœur du Mali, un trésor méconnu crie à l'abandon : la Mosquée de Kankou Moussa, joyau historique datant de 1325, est aujourd'hui plongée dans l'oubli et la décrépitude. Située au quartier Aldjanabandja de Gao, ce site remarquable, classé dans le patrimoine culturel national en 2014, peine à susciter l'attention et l'engagement nécessaires pour sa préservation.</em></strong>

Construite par Kankou Moussa à son retour de pèlerinage en 1324, cette mosquée, s'étendant sur 35 100 m², témoigne de l'ancienne grandeur de la région. Cependant, aujourd'hui, elle gît dans un état de ruine, transformée en dépotoir d'ordures, négligée par les habitants et les autorités locales. Pourtant, son potentiel touristique pourrait non seulement raviver son éclat passé mais également contribuer à son entretien financier.

Malheureusement, la Mosquée de Kankou Moussa est confrontée à une série de menaces imminentes, telles que l'empiètement des activités socio-économiques, l'utilisation inappropriée des environs, la pression croissante du développement urbain et même l'érosion éolienne. De plus, les précieuses découvertes archéologiques risquent d'être ensevelies par le sable, tandis que le conflit armé et l’insécurité ont interrompu les recherches vitales sur le site.

La préservation de ce patrimoine malien requiert une action immédiate et concertée. Il est essentiel de sensibiliser et conscientiser les communautés riveraines pour garantir l'intégrité de ce site historique. Il est temps que chacun reconnaisse la valeur inestimable de notre patrimoine culturel et s'engage à le protéger pour les générations futures.

La Mosquée de Kankou Moussa ne devrait pas être laissée à l'abandon ; elle mérite d'être restaurée et célébrée comme un témoignage vivant de l'Histoire et de la richesse culturelle du Mali.

Il faut rappeler que la Journée du patrimoine mondial africain est célébrée le 5 mai tous les ans. Cette célébration offre l'occasion de célébrer le patrimoine culturel et naturel unique du continent et de mettre l'accent sur l'action de la France en faveur de ce patrimoine souvent méconnu.

<strong>Cheick B. CISSE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Livre : Choguel fait le procès du mouvement démocratique</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/livre-choguel-fait-le-proces-du-mouvement-democratique-3063415.html</link>
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<pubDate>Sun, 12 May 2024 13:20:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Choguel, dans son tout dernier livre « Le Mali…, ma vie », dresse une image peu flatteuse de ce  qu’il est convenu d’appeler  « le mouvement démocratique ». Les guillemets utilisés tout au long des 302 pages à chaque fois qu’il est question de ce mouvement en disent long sur ce qu’il pense des …tombeurs de Moussa. De tombeurs, lui pense plutôt que ce sont des « manipulateurs ».</em></strong>

Des « manipulateurs » qui après avoir travaillé avec Moussa en tant que ministres et cadres l’on ensuite voué aux gémonies, le faisant passer pour le « dictateur » qu’il n’a selon lui jamais été.

« Moussa voulait donner le multipartisme aux Maliens sur un plateau d’argent », ces propos de Cheick Oumar Sissoko, membre du CNID en 91, rapportés dans le livre, convainquent Choguel que les évènements du 22 et du 26 Mars étaient moins une question d’instauration de la démocratie que la « manipulation » de personnes pressées de prendre le pouvoir.

La présidentielle de 97 qui a vu les mêmes s’entredéchirer en dit long selon lui sur la volonté réelle de ceux-là qui, lors du procès crime de sang, n’ont pu confondre celui qui a été le patron de nombre d’entre eux. Du vendeur d’illusions Soumana Sako aux endoctrineurs, Aly Nouhoum Diallo et Bocary Tréta, au gros bosseur Mountaga Tall, à l’opportuniste Tiébilé Dramé, Choguel n’épargne personne.

Ce livre fourmille d’anecdotes datées. C’est ce qui fait son charme, le rend digeste, facile à lire et à comprendre. Si Choguel parle de ses relations faites de hauts et de bas avec les présidents ATT et IBK, il omet volontiers de s’attarder sur le cas AOK. Mais faire un bilan peu élogieux du « mouvement démocratique », c’est aussi parler de celui qui est « resté ministre aux côtés de Moussa au moment où d’autres démissionnaient pour protester contre ses agissements ».

Actualité oblige, ce livre fait la part belle à la lutte du M5-RFP et à ses rapports avec les autorités de la transition. Autorité morale du mouvement, l’attitude actuelle de l’Imam Mahmoud Dicko est dépeinte dans ce livre comme étant celle d’une personne qui a du mal à accepter que les choses se fassent sans lui. Ni plus ni moins.

À la décharge des autorités de la transition, il assume le fait que les nombreuses critiques souvent virulentes à leur endroit sont à cause de lui. L’homme a fini par se convaincre que son attitude faite de « constance » depuis le début de son parcours ne lui vaut pas que des amis dans un milieu où les retournements de vestes se font sans honte.

Sa position et ses écrits sur la « relecture intelligente de l’accord de paix issu du processus d’Alger », sa volonté à assumer l’héritage du général Moussa Traoré, son refus de faire le Malikura avec ceux qui ont plongé le pays dans cette crise sont selon lui autant de griefs retenus par ses adversaires d’ici et d’ailleurs pour le qualifier de « clivant ».

Un sobriquet dont il se moque dans le livre car, pour lui, il est impossible à un jeune de Tabango de présider l’association des étudiants et auditeurs maliens en Russie et une autre plus grande qui regroupe toutes les nationalités africaines s’il n’est pas « fédérateur ».

Les autorités de la transition, à commencer par le Colonel Assimi Goïta, sont selon lui conscientes de sa qualité de « fédérer » autour du Mali, de ses fils et filles qui ont à cœur de travailler pour son développement et non avec ceux et celles qui sont prêts à maintenir le pays sous le joug de puissances étrangères.

S’il y a un homme, bien qu’acteur du « mouvement démocratique », qui a ses faveurs dans ce livre, c’est bien Feu Soumaïla Cissé. Il n’oublie pas que s’il est aujourd’hui à la primature c’est en partie grâce à cet homme qui lui a fait confiance en l’appelant à ses côtés au sein du FSD.

C’est au nom du FSD qu’il devient un des responsables du M5-RFP et ensuite choisi depuis plus de deux ans pour être à la primature. Fidèle à lui-même, il n’a pas porté de gants pour porter ses coups. Il n’a pas fait dans la langue de bois. Chacun s’y reconnaîtra.

La preuve, Soumana Sako a déjà apporté la réplique. Vivement que les autres contribuent à faire jaillir cette lumière issue des débats. Car comme l’a écrit « Tilimazou » au début de son livre, « le mensonge qui parle aura raison de la vérité qui se tait ».

<strong>Mohamed DAGNOKO/i</strong><a href="http://nfhonnete.com"><strong>nfhonnete.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Vers la rénovation des infrastructures sportives de la ville de Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/vers-la-renovation-des-infrastructures-sportives-de-la-ville-de-bamako-3063426.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 12 May 2024 13:16:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l'Instruction civique et de la Construction citoyenne, en partenariat avec le comité exécutif de la Fédération malienne de football (Fémafoot), va procéder à l’aménagement et la modernisation des infrastructures sportives du district de Bamako. L’annonce a été faite, lundi, par le ministre Abdoul Kassim Ibrahim Fomba au cours d’une conférence de presse qu’il a donnée dans la salle de conférence de son département.</em></strong>

Le ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l'Instruction civique et de la Construction citoyenne, en partenariat avec le comité exécutif de la Fédération malienne de football (Fémafoot), va, dans les prochaines semaines, entamer l’aménagement et la modernisation des infrastructures sportives du district de Bamako.

C’est ce qu’a indiqué le ministre Abdoul Kassim Ibrahim Fomba au cours d’une conférence de presse. Cette rénovation des infrastructures sportives de la ville des trois caïmans s’inscrit dans le cadre des missions du département qui consistent à renforcer le sport de proximité. L’idée c’est de voir comment davantage nous pouvons animer la jeunesse et le milieu sportif.

C’est dans ce cadre que la Fédération malienne de football (Fémafoot) a décidé d’appuyer le département à travers un financement de 150 millions de Fcfa. L’identification des sites avec l’aide des municipalités est déjà en cours et le projet va commencer incessamment, a assuré le ministre Fomba. Dans le cadre du même projet, les jeunes des différents quartiers de la commune VI ont réussi à mobiliser 54 millions de Fcfa qui viendront s’ajouter aux 150 millions de la Fémafoot.

« <em>Les 54 sont exclusivement réservés à la commune VI</em> », a insisté le chef du département de la jeunesse ajoutant que lorsque les jeunes ont la volonté et qu’ils se donnent la main : « <em>Ça peut donner quelque chose de productif</em> ». Il a profité de l’occasion pour exhorter les autres jeunes à se donner la main.

<strong>Bonne collaboration entre le département de la Jeunesse et des Sports et les fédérations sportives </strong>

Le ministre Fomba a salué la bonne collaboration entre le département de la Jeunesse et des Sports et les fédérations sportives. « <em>C’est une bonne manière de mettre en avant la bonne collaboration entre le département et les fédérations sportives. La mission du département n’est pas la mission du ministre mais celle de tout le monde</em> », a insisté le chef du département de la jeunesse et des Sports.

Le 1<sup>er</sup> vice-président du comité exécutif de la Fémafoot, Moussa Sylvain Diakité, en retour, a salué le ministre Fomba pour tous ses efforts. « <em>En si peu de temps, il a pu amener la sérénité et l’entente. Maintenant, on se sent en famille, il n’y a plus les animosités qui étaient auparavant entre les acteurs</em> », a témoigné Moussa Sylvain Diakité.

Le football de masse est à la base du football, insiste-t-il. « <em>Si nous laissons comme ça les jeunes faire du thé parce qu’ils n’ont pas un terrain d’entraînement, ce n’est pas bon</em> ». Il a indiqué que la rénovation des infrastructures sportives de la ville de Bamako va donner un élan à la jeunesse et renforcera davantage la fédération.

Au nom des différentes municipalités, Amadou Ouattara, maire de la Commune V, a marqué la disponibilité des équipes communales à accompagner le département dans le cadre de l’exécution de ce projet.

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Polémique autour des produits Nestlé pour bébé contenant du sucre ajouté</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/polemique-autour-des-produits-nestle-pour-bebe-contenant-du-sucre-ajoute-3061590.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 26 Apr 2024 07:48:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comment le géant de l'alimentation rend les enfants addictifs au sucre en Afrique. Nestlé, l'un des plus grands de l'industrie alimentaire mondiale, est sous le feu des critiques pour son rôle présumé dans la propagation de l'obésité infantile en Afrique. Une enquête choquante menée par Public Eye et IBFAN révèle que la majorité des produits pour enfants de la marque, tels que Cerelac et Nido, contiennent des quantités alarmantes de sucres ajoutés. Cette pratique alimentaire a des conséquences dévastatrices sur la santé des enfants africains, en particulier, au Mali.</em></strong>

Selon les résultats de l'enquête, 94% des produits Cerelac et Nido vendus en Afrique contiennent des sucres ajoutés. Cette révélation soulève des préoccupations majeures quant à l'impact de ces produits sur la santé des enfants africains, en particulier dans des pays comme le Mali, déjà confronté à des défis nutritionnels considérables.

En effet, au Mali, l'augmentation alarmante de l'obésité infantile est un sujet de préoccupation croissant. Des études montrent que les taux d'obésité chez les enfants sont passés de moins de 2% à plus de 13%. Ce qui est attribué en partie à une alimentation riche en sucres ajoutés. Cette tendance inquiétante est exacerbée par des pratiques alimentaires inadéquates et une insécurité alimentaire persistante, contribuant ainsi au double fardeau de la malnutrition.

La consommation excessive de sucres ajoutés présente de nombreux risques pour la santé des enfants au Mali. Outre les caries dentaires précoces et les problèmes dentaires, cette pratique peut également entraîner des conséquences sociales et familiales graves, telles que des retards de développement et une baisse de la qualité de vie. De plus, la prise de poids excessive et l'obésité sont des problèmes de santé croissants chez les enfants maliens, mettant leur santé et leur bien-être en danger.

<strong>L'Importance de limiter la consommation d'Aliments Sucrés</strong>

Face à ces défis de santé publique, il est impératif de limiter la consommation d'aliments sucrés chez les enfants au Mali. Des efforts concertés sont nécessaires pour sensibiliser les parents, réglementer l'industrie alimentaire et promouvoir des choix alimentaires sains.

En investissant dans l'éducation nutritionnelle et en encourageant la consommation d'aliments nutritifs et équilibrés, la tendance croissante de l'obésité infantile au Mali peut être évitée afin de protéger la santé future des enfants.

Ainsi, Nestlé et d'autres entreprises alimentaires doivent être tenues responsables de leurs pratiques commerciales et de l'impact sur la santé des enfants en Afrique. En prenant des mesures pour limiter la présence de sucres ajoutés dans les aliments pour enfants et en promouvant des choix alimentaires sains, il est possible de créer un avenir plus sain pour les générations futures du continent africain.

&nbsp;

<strong>Cheick B. Cissé </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Agissons vite pour nos hôpitaux malades du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/agissons-vite-pour-nos-hopitaux-malades-du-mali-3061585.html</link>
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<pubDate>Fri, 26 Apr 2024 07:44:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le témoignage criard de la femme qui a perdu son enfant dans les conditions avilissantes, déshonorantes, et scandaleuses dans un hôpital de Bamako, doit interpeller les autorités sanitaires et les obliger à repenser le système et la gouvernance de la santé du Mali. </em></strong>

Le mal de l'hôpital au Mali est très profond. Les hôpitaux manquent de tout ou presque. Les plateaux techniques sont dans un piteux état, ou sont parfois inexistants dans bien de disciplines.

Les laboratoires sont bien souvent arrêtés faute de réactifs, parfois de consommables et régulièrement par manque d'entretiens courants des équipements. Une simple goutte épaisse ou une numération formule sanguine (NFS) relève du parcours du combattant dans certains hôpitaux.

Les prescripteurs manquent le plus souvent de simples ordonnanciers et de petits matériels de diagnostic et de soins ; L'hygiène est catastrophique, les lits d'hospitalisation sont vétustes, pas de circuits sécurisés d'élimination des déchets biomédicaux exposant à des maladies nosocomiales.

Les directeurs se succèdent, mais rien n'est fait pour l'amélioration continue et intelligente de la gouvernance hospitalière. Bref, la puissance publique elle-même n'accorde aucune importance, ou très peu à la santé (Réf. Loi de finances 2024 et le budget dérisoire alloué à la santé).

Au bout de la chaîne, le personnel hospitalier, sans aide et sans accompagnement, et bien souvent livré à lui-même, devient le maître chanteur qui dicte sa loi avec des méthodes peu orthodoxes pour certains.

Ce qui vaut pour l'hôpital, vaut pour tous les secteurs essentiels, et il urge de nous investir, toutes et tous, au chevet du grand corps malade, le Mali. Je nous y encourage vivement. Vivement des hôpitaux modernes, robustes, intelligents et résilients pour le bonheur du Mali et des Maliens. Dieu bénisse et préserve le peuple du Mali

<strong>Dionké Fofana/Expert/Analyste en Sciences sociales, politiques et économiques</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dr Modibo Soumaré : « Quand la nation brûle aucun citoyen ne doit regarder ailleurs »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dr-modibo-soumare-quand-la-nation-brule-aucun-citoyen-ne-doit-regarder-ailleurs-3061584.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 26 Apr 2024 07:39:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Je suis de ceux qui pensent que ce dialogue inter-maliens sans une majorité d’hommes et de femmes qui peuvent faire des analyses et des propositions pointues constitue une faute politique majeure.

On ne peut pas renier la démocratie et les démocrates et vouloir le progrès. Le problème du Mali n’est ni la CEDEAO, ni la France, ni les NU encore moins le monde. Le Mali comme tout pays en voie de développement connaît à un moment de son existence une crise de croissance.

Non je m’inscris en faux par rapport aux allégations qui affirment qu’il y’a eu un recul pendant les 30 dernières années.  Ceux qui le disent n’étaient certains pas au Mali avant sous le régime dictatorial des 23 ans où il n’y avait ni route ni école avec des bourses comme salaires qui ne tombaient pas non plus.

Nous avons assez regardé en arrière. Malheureusement ce dialogue est un rendez-vous manqué que malheureusement le doyen PM Issoufi n’a pas su arrêter pour apporter les correctifs nécessaires. Je reste convaincu que ce n’est ni les suspensions, ni les dissolutions qui constituent les remèdes.

Je reste convaincu que ce n’est ni les Gabonais ni les Français encore moins les Russes qui viendront bâtir le Mali à la place des Maliens. Il faut les élections et vite. Il faut la démocratie. Il faut les libertés et les droits humains. Il faut le retour du Mali dans le concert des nations. Vive la démocratie. Vive la République.

<strong>Dr SOUMARÉ Modibo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réduction de 80% des délestages pendant le Ramadan :  La fausse promesse d’Assane Sidibé</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/reduction-de-80-des-delestages-pendant-le-ramadan-la-fausse-promesse-dassane-sidibe-3061587.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 26 Apr 2024 00:41:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Lors de la visite effectuée par les membres de la Commission de l’énergie, des mines et de l’eau du CNT dans les centrales thermiques de Balengué et de Sirakoro, leur président, Assane Sidibé, a affirmé que les délestages d’électricité vont diminuer de 80% pendant le mois de jeûne. Promis, juré, mais triché : la situation électrique n’a jamais été aussi tendue que durant ce même mois.  </em></strong><strong>  </strong>

« <em>À l’approche du Ramadan, les autorités veulent tout faire pour donner de l’électricité aux Maliens</em> ». Ces propos sont ceux prononcés par Assane Sidibé, président de la Commission de l’énergie, des mines et l’eau du CNT, lors de la visite des membres de sa commission dans les centrales thermiques de Balengué et Sirakoro, à moins d’un mois du Ramadan. L’ancien député de la Commune IV a dans la foulée promis que les délestages vont diminuer de 80%, sinon de 100%, durant le même mois saint.

Pour convaincre la population, il a indiqué que les installations sont en bon état de marche. « <em>Nous sommes en manque de carburant et c’est explicable. Pour donner 400 mégas de puissance électrique à Bamako, il faut allumer (mettre en marche) les quatre centrales. En les allumant, il faut à peu près 1,2 milliard de Fcfa par jour soit 40 milliards de Fcfa par mois</em> », a expliqué le président Sidibé.

Pour faire face aux problèmes de carburant, le président de la transition a ordonné, selon Assane Sidibé, qu’on fasse le maximum pour faire fonctionner les centrales électriques pour donner de l’électricité aux Maliens.

C’est dans ce cadre qu’il a annoncé le début des livraisons de carburant. « <em>Dans le cadre de l’AES, le Niger accepte de nous donner à peu près 230 FCFA le litre. Ce qui est inédit. Ça veut dire que l’AES est de bon augure. Les livraisons russes ont commencé à partir du port de Lomé. Les livraisons de l’Arabie Saoudite vont aussi commencer</em> », a pompeusement déclaré Assane Sidibé.

D’autres points sont en train d’être vus, notamment la construction de centrales à Kégné à Bagoé qui sont en vue. « <em>Et le mois prochain nous aurons probablement la pose de la première pierre de quatre centrales de 100 mégawatts chacune en centrale photovoltaïque grâce à la collaboration entre le Mali et la Chine et le Mali et la Russie </em>», a affirmé le président de la Commission Énergie, mines et eau du CNT.

<strong>Des promesses sans lendemain </strong>

Toutefois, les déclarations du président Sidibé sont restées au stade de bonnes intentions. Puisque les 80% de diminution du délestage promis n’ont jamais été réalisés. Pis, ils se sont même empirés pendant la période indiquée allant jusqu’à 12 heures d’affilée de coupure d’électricité par 24 heures, EDM-SA n’ayant pu respecter son propre plan de délestage.

À Kalaban-Coura, par exemple, rarement, la population a eu l’électricité durant six heures d'affilée. « <em>EDM-SA servait des jeux de lumière. Quand le courant venait à 21 heures, il fallait souvent attendre minuit pour qu’il se stabilise</em> », constate un habitant dudit quartier.

Pendant ce temps, aucune réaction ni du président Sidibé encore moins d’un membre de la commission. À défaut de l’interpellation du ministre de l’Energie et de l’Eau, Assane Sidibé devrait avoir le courage de dire aux Maliens les raisons pour lesquelles la diminution promise n’a pas été réalisée.

C’est cela la redevabilité et la rupture avec les anciennes pratiques. Et c’est en cela que le Mali Kura tant chanté et tant vanté par les tenants du pouvoir et les nouveaux patriotes (2.0) sera une réalité. Autrement, il reste une chimère ou une vue de l’esprit, donnant ainsi du grain à moudre aux plus sceptiques.

Le nouveau Mali dont rêvent les Maliens, c’est aussi le respect de la parole donnée et de ses engagements. Et, manifestement, Assane Sidibé, qui ne manque jamais l’occasion de brocarder les régimes précédents, a sans doute manqué à sa parole, jetant ainsi du discrédit sur lui. Surtout qu’il n’a donné jusqu’ici aucune explication. Pourtant, Amadou Hampâthé Bah, répondant à une question de Marius Condé en 1970, a déclaré qu’en « <em>Afrique, manquer à sa parole, c’est manquer à Dieu</em> ».

On peut dès lors comprendre que la déclaration d’Assane Sidibé, qui a une langue serpentine et vipérine, n’était que de la poudre aux yeux (une fois de plus) au peuple malien. Un état de fait qui est malheureusement devenu la marque de fabrique des autorités de la transition qui tiennent des promesses sans lendemain.

L’arrivée du carburant russe depuis 2021 rentre dans ce cadre. On attend toujours la pose de la première pierre des quatre centrales photovoltaïques près de deux mois après l’annonce en fanfare du président Sidibé. On se souvient qu’avant lui, un autre membre du CNT avait promis de faire venir la mer au Mali. Pour ainsi dire,  on attend toujours. Ce sont autant d’éléments qui jettent du discrédit sur le pouvoir et vont sans doute éroder en lui la confiance de la population.

Comme le disait Massa Makan Diabaté dans son livre Une hyène à jeun : « <em>Un chef n'est pas obligé de dire tout ce qu'il va faire. Mais il est tenu de faire tout ce qu'il a promis</em> ». Au président de la Commission Energie, mines et l’eau et à l’ensemble de ceux qui dirigent le Mali de méditer !

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kalifa Cissé, Directeur régional de la Somagep&#45;Ségou : « Le CICR est pour nous un partenaire stratégique et sincère »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/kalifa-cisse-directeur-regional-de-la-somagep-segou-le-cicr-est-pour-nous-un-partenaire-strategique-et-sincere-3060972.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Apr 2024 20:25:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La ville de Ségou, surnommée la cité des Balanzans, est située au centre du Mali, à quelques kilomètres de la capitale, Bamako. Avec plus de 35 000 déplacés internes recensés en décembre 2023, selon la direction nationale du développement social, la 4e région administrative du Mali est devenue un refuge et un lieu de transit pour de nombreuses familles fuyant le conflit. </em></strong>

Ceci intensifie la pression sur les services sociaux de base telle que tels que l’accès à l’eau et l’assainissement. Pour améliorer la fourniture d’eau potable aux populations vulnérables, le Comité international de la Croix rouge (CICR) appuie la Société malienne de gestion de l’eau potable (Somagep).

« <em>Le besoin en eau est estimé à 15 000 m³/jour alors que notre capacité journalière de production varie entre 9 500 et 10 000 m³</em> » explique Kalifa Cissé, le Directeur régional de la Société malienne de gestion de l’eau potable (Somagep).

Tiémoko Ouattara, le coordinateur du programme Eau et Habitat du CICR, estime en moyenne à 40 voire 50 litres, la quantité minimale d’eau salubre nécessaire par jour et par personne pour satisfaire les besoins essentiels.

« <em>Les populations déplacées continuent d’affluer à Ségou. Avec la période de grande chaleur, le besoin en eau va croissant. Si aucune disposition n’est prise, la ville sera à nouveau confrontée à une pénurie d’eau</em> », déclare Samou Dakono, Ingénieur en hydraulique au CICR.

Pour pallier ce problème, la Somagep a réalisé trois forages dont les débits cumulés font 73 m³/heure, soit 73’000 libres/h. Afin d’appuyer ses efforts, le CICR, en tant que partenaire stratégique de la Somagep, a contribué au renforcement de la capacité de traitement de la station de Ségou à travers une donation d’équipements de traitement (pompes doseuses, agitateurs, bacs de dosage) ainsi que des appareils de mesures et autres outils de maintenance.

« <em>Ces équipements nous aideront à renforcer la production et surtout d’assurer sur le long terme le traitement tout en réduisant les consommations de réactifs. Ainsi, le soutien du CICR contribuera à garantir la qualité de l’eau dans un environnement marqué par l’arrivée continue de personnes déplacées</em> » se réjouit Kalifa.

La collaboration Somagep-CICR ne date pas d’aujourd’hui. Kalifa se souvient de tout le soutien apporté aux directions régionales de Gao, de Kidal, de Mopti et de Tombouctou depuis l’éclatement du conflit en 2012.

« <em>Des années durant, le CICR a assuré la fourniture en carburant, en pièces de rechange et en équipements, afin de faciliter la production et la fourniture de l’eau aux populations des zones affectées par le conflit. Il a également effectué la maintenance des réseaux de refoulement et de distribution d’eau. De plus, le CICR a réhabilité les lignes électriques et le château d’eau pour la Somagep à Bandiagara (Centre du pays) entre 2019 et 2020</em> ».

Au cours de ces trois dernières années, le CICR intervient de plus en plus en milieu urbain et semi-urbain, en collaboration avec la Somagep et la Somapep.

En partenariat avec les directions régionales de l’hydraulique, la Somapep et la Somagep, le CICR soutient, réhabilite et/ou construit des systèmes d’approvisionnement en eau potable dans les localités les plus affectées par le conflit. Cela inclut des puits, forages (équipés de pompes manuelles ou de groupes électropompes), mais aussi des infrastructures plus complexes composées de réseaux, de réservoirs, de bornes fontaines, d’abreuvoirs et de champs photovoltaïques. En 2023, près de 68 ouvrages ont ainsi été réalisés à travers le pays au bénéfice de 201 800 personnes.

« <em>Le CICR est un partenaire stratégique et sincère car nous travaillons en parfaite harmonie dans la considération et le respect mutuel. Dans l’élaboration de tous les projets du programme Eau et Habitat du CICR, les observations de la Somagep sont toujours prises en compte, de même que les marques d’équipements exigées</em> », affirme Kalifa.

Pour le CICR, ces appuis contribuent à réduire les risques de pénurie d’eau et aussi les risques de développement de maladies d’origines hydriques provoquées par la consommation d’une eau impure.

Le programme Eau du CICR participe également à renforcer la résilience des populations tout en réduisant les risques d’exposition des femmes et de filles qui peuvent être amenées à parcourir de longues distances à la recherche d’eau.

<strong>CCOM/CICR</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le chef de la protection du HCR : un soutien est nécessaire de toute urgence pour éviter une crise encore plus grave au Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/le-chef-de-la-protection-du-hcr-un-soutien-est-necessaire-de-toute-urgence-pour-eviter-une-crise-encore-plus-grave-au-sahel-3060966.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Apr 2024 20:16:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le plus haut responsable de la protection du HCR, l'Agence des Nations unies pour les réfugiés, a félicité le Mali et ses voisins pour avoir maintenu leurs frontières ouvertes aux personnes fuyant le danger et pour avoir respecté les principes d'asile dans une région fragile. Le Mali est l’un des nombreux pays qui offrent un refuge à plus de 1,1 million de réfugiés et de demandeurs d’asile qui ont traversé les frontières internationales pour échapper à la guerre, aux persécutions et à d’autres dangers généralisés et potentiellement mortels à travers le Sahel et ailleurs en Afrique.</em></strong>

Achevant une visite d'une semaine au Mali et au Togo à la fin de la semaine dernière, le Haut-commissaire assistant du HCR pour la protection, Ruvendrini Menikdiwela, a salué l'approche généreuse du Mali envers les réfugiés en gardant ses frontières ouvertes et en leur offrant, une fois enregistrés, les mêmes droits que les Maliens, y compris l'accès à des services comme la santé et l’éducation. Toutefois, elle a averti que de telles réponses humaines pourraient devenir de plus en plus rares sans un soutien international immédiat et soutenu.

À ses yeux, le Mali et d’autres pays de la région africaine du Sahel sont soumis à une pression alarmante en raison des déplacements forcés. De ce fait, elle a insisté sur la nécessité d’un soutien supplémentaire immédiat pour éviter une crise humanitaire encore plus aiguë. « <em>Les risques au Mali et dans les pays voisins, dont beaucoup sont désormais confrontés à leurs propres crises de déplacement, sont alarmants </em>», a déclaré Menikdiwela.

Avant de soutenir que « <em>nous devons agir maintenant pour garantir la sécurité et le bien-être des personnes déplacées, en préservant leurs droits et leur dignité en ces temps difficiles </em>».

Le Mali accueille actuellement quelque 66 793 réfugiés alors qu’il est aux prises simultanément avec les besoins urgents de plus de 354 000 personnes déplacées à l’intérieur de ses propres frontières.

Parmi les réfugiés, principalement originaires du Burkina Faso et du Niger, figure un afflux important de 40 000 personnes en provenance du Burkina Faso au cours des trois derniers mois seulement, fuyant les troubles et l'instabilité dans leur pays.

Les défis auxquels la région du Sahel est confrontée sont énormes. Outre les multiples conflits, la hausse des prix et la diminution de l’aide humanitaire, les effets du changement climatique aggravent encore les tensions. Au total, près de 4,8 millions de personnes au Sahel ont récemment été contraintes de fuir leur foyer pour chercher refuge ailleurs.

Au Mali, dans un contexte difficile, le HCR, en partenariat avec des organisations locales, travaille intensivement pour alléger le sort des réfugiés et des personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays. Cet effort de collaboration se concentre sur la fourniture de services essentiels tels que le logement, la garantie de l'accès aux soins de santé, l'amélioration des installations d'eau et d'assainissement et l'amélioration des opportunités de subsistance.

Au cours de sa visite, Menikdiwela a visité des sites de réfugiés et de personnes déplacées, rencontrant des familles déplacées pour entendre directement leur histoire déchirante d'évasion et de survie, ainsi que leurs besoins urgents en matière de nécessités vitales de base, y compris la protection contre la violence sexiste, qui se propage de manière pernicieuse à travers le pays.

L’intensification des conflits dans la région a un impact sur la gouvernance. « <em>Leur histoire met en lumière le besoin urgent d'un soutien et d'une protection essentiels</em> », a-t-elle déclaré. « <em>Le risque accru de violence basée sur le genre souligne encore davantage le caractère critique de notre réponse. La communauté mondiale doit s'asseoir et en prendre note</em> » a-t-elle souligné.

Il y a lieu de signaler qu’en 2024, le HCR a besoin de 331,4 millions de dollars pour soutenir ses opérations dans le Sahel central (Burkina Faso, Mali et Niger) et pour répondre aux besoins urgents des populations déplacées de force. Cependant, fin février, ces besoins n'étaient financés qu'à 16%, menaçant la continuité des services vitaux.

&nbsp;

<strong>Cheick B. CISSÉ    </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alassane Abba de la CODEM : « Un dirigeant, ça ne s’impose pas avec le canon »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/alassane-abba-de-la-codem-un-dirigeant-ca-ne-simpose-pas-avec-le-canon-3060970.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Apr 2024 01:15:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Lors de la 3e rencontre entre les partis politiques et le Premier ministre, en moins d’un mois, Alassane Abba, représentant de la CODEM, a rappelé la position de son parti, celle de tenir l’élection présidentielle dans les meilleurs délais afin de sortir de la transition. Car, à leurs yeux, c’est le seul baromètre pour choisir le président de la République.</em></strong>

Enfin, en voilà un qui ose parler publiquement de l'organisation de l’élection présidentielle et dénoncer le stratagème des autorités visant à se maintenir au pouvoir !

Lors de la 3e rencontre entre les partis politiques et le Premier ministre, en moins d’un mois, Alassane Abba, représentant de la CODEM, a rappelé sans ambages la position de sa formation politique, celle de tenir les élections afin de permettre le retour à l’ordre constitutionnel dans le pays.

Il a réagi aux propos du Premier ministre Choguel K. Maïga, conditionnant la tenue de l’élection au retour de la sécurité, sans en préciser un calendrier. Toute chose qui tranche avec la vision et la position de la formation politique dont il est membre du bureau national.

Selon lui, le parti de la quenouille réclame la tenue des élections afin de mettre fin à la transition. « <em>J’ai tout aimé et salué dans vos propos sauf le fait de nous dire que sans la sécurité, il n y’aura pas d’élection au Mali. Ça veut dire que nous sommes là je ne sais pas encore pour combien de temps. Il faudrait revoir cette façon de faire de la déduction</em> », a-t-il insisté.

Pour le représentant de la CODEM, lier la tenue des élections au retour de la sécurité, replonge le pays dans une situation incompréhensible. « <em>Alors que cela contredit formellement les propos tenus par les militaires à savoir faire le plus court laps de temps et s’en aller</em> », a rappelé l’ancien député élu à Goundam.

Il a profité de l’occasion pour dévoiler la stratégie des autorités visant à se maintenir au pouvoir. Selon Alassane Abba, les ANR (les Assises Nationales de la Refondation, Ndlr), la création de l’AES (Alliance des Etats du Sahel, composée du Mali, du Niger et du Burkina Faso, Ndlr) et la sortie de la CEDEAO relèvent « <em>d’un manège voulu, consenti pour rester le plus longtemps possible au pouvoir et ne jamais tenir les élections sous prétexte que l’équipe dirigeante en place est en train effectivement de faire un bon travail</em> ». Un travail dont il se félicite du reste.

Toutefois, souligne-t-il, c’est le moment de tenir les élections, renvoyant ainsi les militaires du pouvoir et au respect de leur premier engagement. « <em>Ces élections, on ne cessera jamais de vous demander de les tenir parce que, c’est le baromètre principal pour choisir le président de la République </em>», a-t-il insisté. Avant de conclure : « un dirigeant, ça ne s’impose pas avec le canon ».

À signaler, la CODEM, dont est membre Alassane Abba, fait partie des formations politiques qui ont été constantes dans leur revendication, à savoir, la tenue de l'élection présidentielle afin de sortir de la transition et permettre le retour du Mali à l’ordre constitutionnel.

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alioune Ifra N&amp;apos;Diaye : « Je milite pour un ministère d’État chargé de la culture et de la construction citoyenne »</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/alioune-ifra-ndiaye-je-milite-pour-un-ministere-detat-charge-de-la-culture-et-de-la-construction-citoyenne-3057494.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/alioune-ifra-ndiaye-je-milite-pour-un-ministere-detat-charge-de-la-culture-et-de-la-construction-citoyenne-3057494.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 17 Mar 2024 10:07:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’absence d’une dynamique de développement durable au Mali est due à une très grande pauvreté et à un déphasage chronique avec la réalité d’aujourd’hui du capital culturel de ses citoyens.</em></strong>

Le capital culturel d’un individu détermine sa qualité de producteur, de consommateur, son niveau d’ouverture d’esprit et de tolérance, sa capacité de coopération, son intelligence émotionnelle ; bref sa manière d’être, de faire et de vivre en société. Cette qualité du vivre ensemble est fondamentale pour une culture de paix.

Parce que la paix est une culture. Sa signification ne se limite pas à seulement l’absence de guerre. Elle est un ensemble de valeurs, d’attitudes et de comportements favorisant la résolution pacifique des conflits, ou encore la recherche du consensus. Elle est le logiciel du vivre ensemble harmonieux qui permet de comprendre les enjeux concrets de son temps, d’accepter, d’intérioriser et d’animer les règles de fonctionnement de sa société et d’être un agent actif de la production de richesse et de la préservation de la planète.

Nos anciens ont compris cet enjeu fondamental. C’est pourquoi dans un des versets du serment du Mandé (13ème siècle), il est dit :

" Tous, veillez  sur la patrie, Si tu entends le mot patrie, le mot pays, Sache qu’il s’agit des citoyens qui les peuplent. Car si le citoyen disparaissait de toute l’étendue du pays, Le pays, son sol même, tomberaient dans la nostalgie."

Comprenez par citoyen celui que l’on appelle dans la tradition bamanan « maa » et aujourd’hui dans notre vocabulaire populaire « Hórón » ; c’est-à-dire un être humain disposant d’un bon capital culturel donc d’une bonne qualité d’être, de faire et de vivre en société.

Le Mali a un besoin urgent de prendre en charge ce capital. Vous me diriez que tout est urgent. Je vous répondrais que cet enjeu est l’urgence des urgences. Et j’enrichirais ma réponse par ce dit de l’économiste et désormais homme politique ivoirien Tidiane Thiam : «… un pays riche est celui qui a du capital intellectuel. Tout le reste est secondaire. Des matières premières dans votre sous-sol dont vous ne maitrisez pas la technologie nécessaire pour les extraire n’ont aucune valeur. »

<strong>Le capital intellectuel est une partie intégrante du capital culturel</strong>

J’ai déjà souligné ici, l’urgence d’un programme national d’éducation à la citoyenneté. Il pourrait être associé à une politique publique culturelle moderne. C’est pourquoi je milite pour un ministère d’État chargé de la culture et de la construction citoyenne.

Et les délégations publiques de l’artisanat et du tourisme ? Elles peuvent faire partie d’un grand ministère du commerce ; par exemple un ministère du commerce, de l’industrie, du tourisme et de l’artisanat.

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<strong>Alioune Ifra N'Diaye</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Propagation des fausses informations et des messages de haine :  Mobiliser une pluralité de jeunes influenceurs à travers le Projet Fokaben (Trouvons une solution)</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/propagation-des-fausses-informations-et-des-messages-de-haine-mobiliser-une-pluralite-de-jeunes-influenceurs-a-travers-le-projet-fokaben-trouvons-une-solution-2-3057497.html</link>
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<pubDate>Sun, 17 Mar 2024 10:07:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Search For Common Ground, en collaboration avec ses partenaires, a organisé, jeudi, le lancement officiel couplé à la conférence nationale du projet « Fokaben » (Trouvons une solution). C’est une initiative visant à mobiliser les jeunes influenceurs contre la propagation des fausses informations et des messages de haine au Mali. C’était sous l’égide du secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alkaïdi Amar Touré.</em></strong>

Initié par Search For Common Ground et financé par le Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix à hauteur de deux millions de dollars, le projet « Fokaben » (trouvons une solution) vise à mobiliser une pluralité de jeunes influenceurs contre la propagation des fausses informations et des messages de haine pour contribuer au renforcement de la cohésion sociale et à la participation active de la jeunesse dans l’espace civique au Mali.

D’une durée de 24 mois, il est mis en œuvre par le site Le Jalon et l’Association des Blogueurs du Mali (ABM) et couvre les régions de Kayes, Nioro du Sahel, Mopti, Bandiagara, Gao et le district de Bamako.

« Le projet Fokaben est une initiative audacieuse et cruciale dans la lutte collective que Search for Common Ground mène contre la propagation des fausses informations et des messages de haine au Mali », a rappelé son Directeur des Programmes et de la Qualité, Abdramane Traoré.

À l’en croire, Search for Common Ground, en collaboration avec ses partenaires, s’engage à mobiliser les jeunes influenceurs pour promouvoir la vérité, la paix, et la cohésion sociale à travers les plateformes numériques. « La tâche qui nous attend est immense, mais notre détermination est sans faille », a-t-il insisté.

L’organisation Search est convaincue que les jeunes, en tant que principaux utilisateurs des réseaux sociaux, ont un rôle crucial à jouer dans la lutte contre la désinformation et la promotion de la paix.

Le Projet Fokaben est une approche plus large de Serach en matière de Digital Peacebulding en capitalisant sur le forum de Bamako sur le Numérique. C’est ce qu’a souligné le Manager du projet Fokaben, Bakary Koumaré, qui a mis l’accent sur les objectifs spécifiques du projet. Plusieurs activités seront organisées dans le cadre du projet dont les sessions de formation et de coaching à l’endroit des professionnels de médias.

<strong>Le projet tient compte du contexte social, culturel et sécuritaire du Mali</strong>

<strong> </strong>« Le projet Fokaben a été initié en 2022 dans le cadre de la fenêtre annuelle du Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix », a rappelé Antoine Archange, représentant des bailleurs de fonds. « Le projet tient compte du contexte social, culturel et sécuritaire du Mali », a souligné le secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alkaïdi Amar Touré. La tutelle du projet est assurée par le département de la communication.

Au nom des partenaires de mise en œuvre (le site Le Jalon et l’Association des Blogueurs du Mali), Sidi Dao a indiqué que le projet cible la franche jeune de la population. Il vise à outiller 120 jeunes dans les localités cibles du projet dans la lutte contre la propagation des fausses informations et des messages de haine. Il a salué les partenaires pour la confiance placée en eux dans la mise en œuvre du projet.

Cette cérémonie de lancement couplée à la conférence nationale du projet « Fokaben » a été marquée par l’organisation de deux panels. Le premier panel portait sur le thème : « L’intégration du genre dans les activités numériques au Mali : Où en sommes-nous ? Quels sont les challenges ? Quelles sont les perspectives ? » ; et le second sur « Utilisation des réseaux sociaux : les jeunes comme vecteur de cohésion sociale au Mali ».

Il convient de noter que Search for Common Ground est une organisation internationale qui œuvre dans la transformation des conflits depuis 1982 à travers le monde et depuis 2014 au Mali. Elle a pour objectif de « transformer la manière dont le monde gère les conflits en écartant les approches de confrontation et en privilégiant la recherche commune de solution ».

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<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Dr Mahamadou Konaté, président du comité stratégique du M5&#45;RFP Malikura :  « Nager dans le verbiage, quand on n’a plus de solutions »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dr-mahamadou-konate-president-du-comite-strategique-du-m5-rfp-malikura-nager-dans-le-verbiage-quand-on-na-plus-de-solutions-3057486.html</link>
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<pubDate>Sun, 17 Mar 2024 10:00:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Je viens d'écouter une partie du discours tenu par le PM devant la classe politique qui, dans sa majorité, l'a boudé. Un véritable ciseau personnifié. À la suite de son Kader (Ndlr, Abdoul Kader Maïga), il a tiré sur le M5RFP-MK qui n'est pour rien dans sa destitution par une partie de son mouvement. Qu'ils règlent leur compte entre eux, s'ils le veulent, mais qu'ils « enlèvent notre nom dans leur business, on a tout compris ».

Jusque-là, nous avons évité de nous attaquer à son camp, qui est à découvert sur beaucoup de mensonges, dans leurs verbiages. Parce que la priorité, pour nous, est ailleurs, alerter sur des mauvaises pratiques de gouvernance et contribuer par des propositions de solutions à la reconstruction de notre pays.

Qu'il arrête de nous divertir, le peuple veut du courant, de la sécurité dans ses villages, de l'eau, des produits de première nécessité à prix raisonnables, des jugements de dossiers présumés de corruption, le jugement du dossier des martyrs du M5-RFP des 10, 11 et 12 juillet 2020 (qu'il avait promis de diligenter) et des élections, auxquels il n'a visiblement aucune solution.

Flatter, dénigrer, accuser, endormir, divertir, ne font point partie du vocabulaire de la refondation de l'État. Mais quand on pense qu'on est le ventre du monde, on commence à prendre ses craintes pour le déluge de la fin. Il panique, ça se voit. Qu'il se ressaisisse, il ne peut pas faire peur au Mali.

<strong>Dr Mahamadou KONATÉ/Président du M5RFP Mali-Kura</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Vie de la nation malienne/action gouvernementale :   L’impératif de nommer un nouveau Premier  ministre technocrate !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/vie-de-la-nation-malienne-action-gouvernementale-limperatif-de-nommer-un-nouveau-premier-ministre-technocrate-3057491.html</link>
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<pubDate>Sun, 17 Mar 2024 09:56:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite au marasme économique qui sévit au Mali avec son corollaire de coupure intempestive de l'électricité sans oublier les vociférations au sein du M5-RFP (Mouvement du 5 Juin 2018-Rassemblement des Forces Patriotiques), les tenants du pouvoir dans notre pays se retrouvent dans l'expectative !</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Le chef de l'Etat, Président de la transition, stressé et angoissé par la crise énergétique, ne sait plus à quel saint se vouer ! On se souvient, dès les premières heures de cette crise, il est le premier à monter sur le ring pour étouffer l'affaire. En cela, il n'a pas hésité à mettre la main à la poche pour débloquer une somme colossale pour secourir l'énergie du Mali (EDM).

Malgré sa bonne foi, la situation n'a fait que s'empirer ! N'empêche, les Maliens continuent de l'amadouer au gré de leurs angoisses et pertes. C'est évident quand l'écrasante majorité de nos compatriotes a décidé de le soutenir ainsi que son régime.

La nature humaine étant versatile, il est impérieux là où nous sommes pour le chef de l'État, Président de la Transition, de rebattre ses cartes ! La situation du pays et le contexte actuel l'obligent à donner une nouvelle orientation à sa gouvernance. Il le sait mieux que moi que gouverner, c'est prévoir mais il faut prévoir à temps ! C'est quand le fer est chaud qu'il faut le battre pour l'aplatir sinon le démolir ! Et le Mali est " chaud " actuellement et ça bouillonne partout !

L'économie ne bouge pas tellement au rythme des années précédentes. L'argent se fait rare et presque tout est à l'arrêt ! À cela s'ajoute, la crise politique qui sévit au sein du M5-RFP, le mouvement hétéroclite qui, dès l'avènement des militaires au pouvoir, est devenu une branche de soutien à leurs causes.

Hélas, ça bourdonne, ça chuchote, ça chahute, ça se " tire " aujourd'hui au sein de ce mouvement annonçant certainement sa fin prématurée ! Et le hic dans ce tourbillon, c'est que l'actuel Premier ministre est un des ténors de ce mouvement. Il en était même le Président jusqu'aux dernières nouvelles tombées il y a deux jours. Du coup, il devient un homme affaibli sapant son activité de chef de l'action gouvernementale. Il est entre le marteau et l'enclume ! Va-t-il s'en sortir ? La question reste posée !

De ce fait, au regard de tout ce qui se trame actuellement dans notre pays, après mûres réflexions et analyses, je suis arrivé à la conclusion qu'il est urgent et salutaire pour nous tous de nommer un nouveau Premier ministre de surcroît technocrate sans coloration politique pour donner du souffle à l'action gouvernementale. Ce nouveau Premier ministre doit être l'oiseau rare qui connaît très bien les arcanes des Institutions financières nationales, africaines et internationales.

Ce dernier sera doté des " pleins pouvoirs " par le Chef de l'État, Président de la Transition pour lui laisser les mains libres. Il lui sera instruit fermement des résultats probants quitte à ce qu'il soit suivi dans toutes ses manœuvres par un Conseiller Spécial du Chef de l'État, Président de la Transition.

En outre, l'avantage de ce nouveau Premier ministre technocrate, c'est qu'il n'est pas sous le joug des sanctions internationales comme c'est le cas de l'actuel Premier ministre. Il pourra voyager librement en toute tranquillité partout où il désire aller au nom du Mali.

Dans les coulisses, il aura à nous ouvrir d'autres portes et renouer le dialogue avec certains de nos partenaires. Petit à petit, de fil en aiguille, il détendra l'atmosphère déjà polluée depuis un certain temps entre le Mali et certains pays. Je suis sûr et convaincu que si nous effleurons cette piste, nous allons avoir gain de cause.

Je termine par cette pensée de François Mitterrand : " Dans la vie politique, on ne se fait pas, on ne se crée pas de véritables amitiés. On a seulement quelques bons compagnons ". Donc, allons-y tous à la recherche de ce bon compagnon de nouveau Premier ministre technocrate pour sauver le Mali. Que Dieu bénisse le Mali. Amen.

<strong>Mamadou Macalou, Commissaire Général du Salon du livre de Ségou SALISE et Écrivain.            Tél : (00223) 73 42 42 56    / E - mail : </strong><a href="mailto:salondulivresegou@gmail.com"><strong>salondulivresegou@gmail.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Le Premier ministre snobé par les ténors de la classe politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-premier-ministre-snobe-par-les-tenors-de-la-classe-politique-3057489.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 17 Mar 2024 09:55:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Premier ministre, Dr Choguel K Maïga, avait convié, jeudi, les responsables de partis politiques et regroupements de partis politiques à une rencontre au Centre international de conférence de Bamako. Plusieurs d’entre eux, qui affirment n'avoir pas reçu une notification officielle, ont décidé tout simplement de boycotter la cérémonie</em></strong> <strong><em>rendant ainsi au chef du gouvernement la monnaie de sa pièce.</em></strong>

La rencontre entre le Premier ministre, Dr Choguel K Maïga, et la classe politique n'a pas mobilisé les ténors de la classe politique. Plusieurs partis politiques comme le RPM, l'URD, l'Adema, l'ASMA, l'EPM, pour ne citer que ceux-ci, qui ne sont pas des moindres sur l'échiquier politique national, ont jugé nécessaire de ne pas répondre à l'invitation du chef du gouvernement. Ce qui isole un peu plus encore le chef du gouvernement.

C’est un cinglant revers et camouflet pour le Premier ministre, qui entendait se remettre en selle en s'affichant aux côtés des formations politiques après une semaine tumultueuse pour lui où il avait été fortement malmené par « ses amis » du M5-RFP, jugent plusieurs observateurs de la scène politique.

L'accusant de manipulation et d'avoir semé les germes de la division au sein du mouvement de contestation à la base du double coup d'Etat de 2020 et 2021, Me Mountaga Tall, Oumarou Diarra, Jeamille Bittar et autres l'ont dépouillé de son statut de président du comité stratégique. L'on se souvient que les mêmes accusations avaient été formulées par d’autres avant Me Tall et compagnie. Ce contre quoi l'ancien porte-parole du gouvernement sous IBK et ses proches se défendaient.

Selon plusieurs ténors de la classe politique, contactés par Le Wagadu, les invitations n'ont pas été faites dans les règles de l'art. « <em>C'est sur les réseaux sociaux que nous avons appris la tenue de la rencontre »</em> affirment-ils, dénonçant au passage un manque de respect et un mépris du Premier ministre envers la classe politique.

« <em>Dès lors que nous considérons que nous n’avions pas été invités, nous ne pouvons pas participer à la rencontre »</em> commente un cadre politique qui rappelle que les partis politiques ont toujours été conviés à des rencontres à travers des invitations dûment déposées à leur siège. D'autres indiquent que c'est la veille, dans la soirée, qu'ils ont reçu des SMS les invitant à participer à la rencontre. Ce qui est contraire à toutes les règles de bienséance.

<strong>Une rencontre inutile</strong>

<em> </em>Hors micro, nos interlocuteurs estiment que la rencontre avec Choguel K. Maïga, qui demeure aujourd'hui très affaibli pour diverses raisons, n'est plus nécessaire la jugeant même inutile. « <em>Le Premier ministre a dit que tout va bien dans le pays et qu'il peut à la limite s'en passer de la classe politique »</em>, allume un ponte de la classe politique, sous le couvert de l'anonymat.

Plus sérieusement, « <em>c’est le président de la Transition que nous voulons rencontrer afin d’échanger de vive voix avec lui sur les principales préoccupations de la vie de la Nation et non le chef du gouvernement »</em>, glissent plusieurs d’entre eux.

C’est une façon pour la classe politique de rappeler que le Premier ministre n’est qu’un faire-valoir et de le narguer davantage. Entendez par là que Choguel K. Maïga n'a aucun pouvoir de décision. « <em>C’est une perte de temps d’échanger avec lui »</em>, souffle l’un d’eux. Le manque d’autorité du Premier ministre a été révélé au cours de la semaine lors d’une conférence de presse par un de ses proches, Abdoul Kader Maïga. C’est peut-être la raison pour laquelle, les principaux responsables du M5-RFP n’ont pas répondu à l’invitation du Premier ministre.

Aussi, en boudant la rencontre, la classe politique a rendu au président du Mouvement Patriotique pour le Renouveau (MPR) la monnaie de sa pièce. Lui qui, depuis sa nomination à la tête du gouvernement, n’avait affiché que « <em>du mépris et du dédain envers la classe politique en l’accusant de tous les péchés d'Israë</em>l », analysent plusieurs observateurs de la scène politique.

À titre de rappel, la demande d’audience déposée depuis août 2021 par le Cadre d'échange des partis et regroupements politiques pour une transition réussie à la primature est jusqu'ici restée lettre morte.

Si les Modibo Sidibé, Moussa Mara, Tiébilé Dramé, Koniba Sidibé, Bocary Tréta, Abdel Kader Konaté dit Empé, Housseini Amion Guindo et autres Jeamille Buttar n'ont pas voulu participer à la rencontre, il faut tout de même souligner la présence de Sallikou  Sanogo de EDR, Amadou Abdoulaye Sy de la COFOP et Youba Bah de l’Adp-Mali, pour ne citer que ceux-ci.

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<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre le terrorisme : les défis de la force conjointe de l&amp;apos;Alliance des États du Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/lutte-contre-le-terrorisme-les-defis-de-la-force-conjointe-de-lalliance-des-etats-du-sahel-3057484.html</link>
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<pubDate>Sun, 17 Mar 2024 09:52:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les trois pays membres de l'Alliance des États du Sahel (Mali, Burkina Faso et Niger) ont récemment annoncé leur intention de former une force conjointe pour lutter contre le terrorisme dans la région. Cette initiative intervient après les nombreuses attaques meurtrières perpétrées par des groupes terroristes, mettant en péril la sécurité et la stabilité de ces pays.</em></strong>

Malgré la détermination affichée par ces pays à coopérer pour contrer la menace terroriste, les expériences passées ont pourtant démontré que le recours exclusif à une approche militaire ne suffisait pas à résoudre le problème. En effet, les groupes terroristes opérant au Sahel ont su s'adapter aux nouvelles tactiques et stratégies de lutte mises en place par les forces armées, rendant la tâche encore plus difficile.

Outre les obstacles opérationnels liés à l'équipement et à la logistique des forces armées des trois pays, le financement de la force conjointe constitue également un défi majeur à relever.

En effet, ces pays font face à des contraintes budgétaires importantes dues au fait que l'ordre constitutionnel n'a pas été rétabli depuis son interruption à la suite de putschs militaires intervenus dans les trois pays. Alors qu'il est crucial de mobiliser des ressources financières suffisantes pour assurer le fonctionnement optimal de cette nouvelle force.

Par ailleurs, la coordination entre les différents acteurs impliqués dans la lutte contre le terrorisme au Sahel reste un enjeu crucial. En effet, la coopération entre les forces armées des trois pays, les forces de sécurité intérieures, les services de renseignements et les partenaires internationaux est indispensable pour garantir l'efficacité des actions entreprises.

<strong>Surmonter les obstacles </strong>

Face à ces défis, il est indispensable de mettre en place une approche globale et inclusive, intégrant à la fois des mesures sécuritaires, mais aussi des actions de développement économique et social. Il est crucial d'impliquer l'ensemble des acteurs de la société civile, des communautés locales et des autorités locales dans la lutte contre le terrorisme, afin de construire une réponse collective et durable.

La création d'une force conjointe par les pays de l'Alliance des États du Sahel est une étape importante dans la lutte contre le terrorisme dans la région. Cependant, il est essentiel de surmonter les obstacles et les défis auxquels cette force sera confrontée, en adoptant une approche globale pour assurer la sécurité et la stabilité du Sahel.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Festivités du 08 mars : les femmes de la Canam célèbrent l’événement en prônant une bonne représentativité des femmes dans la vie publique et politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/festivites-du-08-mars-les-femmes-de-la-canam-celebrent-levenement-en-pronant-une-bonne-representativite-des-femmes-dans-la-vie-publique-et-politique-3057487.html</link>
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<pubDate>Sun, 17 Mar 2024 08:00:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Caisse Nationale d’Assurance Maladie (Canam) a rassemblé l'ensemble de son personnel, en particulier ses femmes travailleuses, le vendredi 08 mars 2024, à l'occasion de la Journée internationale de la Femme. C’était dans la salle de réunion de la Direction générale sous la présidence du premier responsable de l’Organisme en charge de la gestion de l’AMO.</em></strong>

L'objectif de cette rencontre était de célébrer la journée du 08 mars, qui mettait cette année l'accent sur le thème "Représentativité des Femmes dans la vie publique et politique : Défis, Enjeux et Perspectives".

Dans son discours d'ouverture, Mme Tene Diallo, vice-présidente de l'Association des femmes de la Canam, a rendu hommage aux collaborateurs disparus pour un monde meilleur en observant une minute de silence.

Elle a également saisi cette occasion pour exprimer la profonde gratitude des femmes de l'organisation envers la Direction générale pour son soutien financier et matériel constant. Tout en célébrant les femmes, la vice-présidente a souligné l'engagement ferme de ses consœurs à travailler pour une Canam prospère au service des Maliens et Maliennes.

Elle a rappelé que le 8 mars était un moment privilégié pour réfléchir, se mobiliser, agir en solidarité et partager des préoccupations et des défis communs, tels que l'autonomie économique et la sécurité, la lutte contre les violences faites aux femmes, le respect des droits du travail et des droits syndicaux.

Cependant, elle a souligné que les femmes étaient largement exclues des postes et des processus officiels de prise de décision, ou qu'elles n'y avaient qu'un accès limité, comme c'est le cas au Mali, où les femmes représentent en moyenne seulement 28,1% du personnel des services publics, soit 2 points de pourcentage de moins que le seuil légal de 30% souhaité, selon les données recueillies auprès des services statistiques chargés de la production de statistiques sur le genre. Cela souligne l'urgence de fournir des efforts pour promouvoir l'égalité des sexes dans l'accès aux fonctions nominatives et élues.

La vice-présidente a conclu en remerciant toutes les femmes de la Canam, ainsi que la commission d'organisation, pour leurs efforts inlassables dans la réalisation des différentes activités. Elle a également réaffirmé l'engagement de toutes les femmes de la Canam à relever les défis, notamment la lutte acharnée contre la fraude, qui concerne tous et menace la pérennité du régime.

Le Médecin Général de Brigade Boubacar Dembélé, directeur général de la Canam, a profité de l'événement pour célébrer les femmes de l'organisation, qui représentent nos mères, nos épouses, nos sœurs, nos collègues et nos filles. Il a également félicité l'Association Solidarité des Femmes Travailleuses de la Canam pour son engagement dans la sensibilisation à la prescription rationnelle et la lutte contre la fraude.

Il a salué la représentativité des femmes au sein de la Canam, où elles constituent 45% du personnel, un chiffre supérieur à celui des autres structures similaires. Le directeur général de la Canam a souligné que lorsque les femmes de l'Organisme s'unissent et travaillent ensemble, le succès et l'avenir de la Canam deviennent inévitables.

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<strong>SERCOM/CANAM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Trajet Bamako&#45; Gao : un parcours du combattant</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/trajet-bamako-gao-un-parcours-du-combattant-3056517.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 09 Mar 2024 13:34:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Cela devait pourtant s’annoncer comme un fait normal, voire anodin, mais de nos jours se rendre à Gao à partir de Bamako est un véritable parcours du combattant. Pourtant, des annonces ont plusieurs fois été faite que des efforts ont été consentis pour rendre le voyage agréable et moins coûteux. Pour l’heure, la réalité demeure tout autre.

Pour un candidat à ce voyage au budget limité, la première idée qui nous vient à l’esprit c’est le trajet Bamako - Douentza- Hombori - Gossi – Gao en passant par une partie de la route nationale 16. Sauf qu’ici, depuis plusieurs mois, outre l’état de dégradation avancée de la route, les terroristes ont imposé un blocus à divers axes notamment autour de la ville de Boni située entre Douentza et Hombori. Ceux qui décident de braver cette interdiction, l’apprennent souvent à leurs dépens. Une situation qui oblige les passagers à débourser davantage de sous en contournant Boni par le route nationale 15, notamment dans le Pays dogon.

Le risque, c’est qu’en plus des djihadistes qui font des apparitions sporadiques, certains chasseurs traditionnels se livrent également à des pratiques s’apparentant à du rançonnage. Pour les passagers un peu plus nantis, ils peuvent choisir un autre trajet consistant à aller au Burkina Faso, puis au Niger et de là-bas rallier Gao à travers Labbezanga et Ayourou. Ici, on traverse trois frontières et deux autres pays en plus du Mali pour rejoindre une ville de son propre pays. Imaginez le calvaire ! Il y a aussi une autre option. Celle-ci consiste à se rendre à Mopti à partir de Bamako. Une fois sur place, il faudra emprunter une pinasse pour se rendre à Diré dans la région de Tombouctou puis changer de pinasse pour rallier Gao. Un voyage qui peut prendre quelques jours, voire même une semaine.

<strong>Lancer un cri d’alarme</strong>

L’inconvénient ici c’est que bientôt çà sera la décrue du fleuve Niger et il sera plus difficile d’effectuer le trajet. La dernière option, pour les plus nantis cette fois, consiste à prendre un billet d’avion de la compagnie Sky Mali dont le tarif peut atteindre dans les 200.000 aller-retour. En principe, il y a au moins deux vols par semaine, de Bamako en direction de la Cité des Askia. Puisque c’est la seule compagnie aérienne qui assure ce trajet, depuis le départ de la MINUSMA, des reports de voyages sont récurrents avec cette compagnie.

Avec l’approche du mois de Ramadan et des périodes de fête, c’est une occasion de lancer un cri d’alarme auprès des autorités afin de revoir cette situation de plus près pour que des citoyens n’en soient pas pénalisés. D’autant que cette situation risque aussi de perturber l’approvisionnement des marchés de Gao en denrée alimentaire avec ces problèmes d’insécurité.

<strong>Cheick B CISSE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Polémique autour de la publication du livre du Colonel Alpha Yaya Sangaré : des détails troublants</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/polemique-autour-de-la-publication-du-livre-du-colonel-alpha-yaya-sangare-des-details-troublants-3056522.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 09 Mar 2024 02:39:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La parution du livre dont l’auteur est le Colonel Alpha Yaya Sangaré, chargé de mission au ministère de la Défense et des Anciens combattants, continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive. L’ouvrage intitulé « Mali : le défi du terrorisme en Afrique » est pourtant disponible depuis décembre dernier. Peut-on dire que depuis lors personne ne l’avait encore lu au Mali ?

Plutôt que de trouver des réponses au phénomène du terrorisme qui ne fait que prendre de l’ampleur de nos jours, le moins que l’on puisse dire c’est que cet ouvrage pose beaucoup plus de question. Le commentaire qui a été fait de l’ouvrage, y compris par les médias publics, c’est qu’il met en lumière les différentes initiatives mises en place aux niveaux national, régional et international pour lutter contre le terrorisme. Tout en louant les efforts réalisés par le Mali depuis la prise du pouvoir par les autorités de la transition en août 2020.  Entre le commentaire et la réalité, il n’y a un fossé.

En effet, personne ne s’est rendue compte qu’au-delà de ces aspects, le livre comportait aussi des incriminations sur les pratiques des hommes sur le théâtre d’opération. Souvent, on tend même à accorder du crédit aux différents rapports des organisations des défense des droits humains. Sur ces aspects, la question à se poser est comment un tel livre a pu franchir toutes ces étapes pour se retrouver sur le marché ? De plus, un ministre a-t-il le droit de présider n’importe quelle activité sans en connaître le contenu ? Si tel est le cas, qu’en est-il du travail des membres des cabinets ministériels ? Sont-ils payés pour ne rien faire ?

Assurément, la responsabilité doit être située afin d’éviter de telles scènes à l’avenir. Il y va de la crédibilité de nos autorités. Rappelons que la cérémonie de dédicace avait eu lieu, le samedi 24 février 2020. Ce n’est qu’une semaine plus tard, soit le vendredi 1er mars que les premières réactions sont tombées dénonçant la présence dans ce livre des paragraphes faisant état d’implication « de nos hommes en kaki dans de graves violations des droits humains ». Peut-on dire que ce n’est qu’après la cérémonie que la lecture du bouquin a commencée ? Là, c’est encore plus grave parce que cela montre notre légèreté dans la pratique administrative. En tout cas, des responsabilités doivent être situées.

<strong>L'importance de la transparence et de la vigilance</strong>

Cette situation illustre parfaitement l'adage selon lequel "lorsqu'on veut cacher quelque chose à un Africain, on la met dans un livre". En effet, les personnalités dont les ministres et d’autres responsables présents à la cérémonie semblaient tellement peu intéressés par le contenu du livre qu'ils n'ont réalisé la portée des révélations que bien après. Une preuve que la lecture et la connaissance peuvent être des outils puissants pour dévoiler la vérité, même aux plus hautes sphères du pouvoir.

Ces faits mettent en lumière l'importance de la transparence et de la vigilance face à des pratiques qui pourraient mettre en péril les droits fondamentaux des citoyens. Le livre du Colonel Sangaré, par sa révélation choc, a rappelé à tous que certaines choses peuvent être cachée dans les pages d'un livre. Elles ne seront prêtes à être découverte par ceux qui prendront le temps de lire et de s'informer.

<strong>Cheick B CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le psittacisme inquiétant du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga dans l’émission &amp;quot; Mali Kura Taa sira&amp;quot; :  Assimi doit trancher, il y va de l&amp;apos;intérêt supérieur du Mali et des Maliens !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-psittacisme-inquietant-du-premier-ministre-choguel-kokalla-maiga-dans-lemission-mali-kura-taa-sira-assimi-doit-trancher-il-y-va-de-linteret-superieur-du-mali-et-des-maliens-3056500.html</link>
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<pubDate>Sat, 09 Mar 2024 02:16:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Soit il fait confiance à son PM, Choguel Kokalla Maïga, auquel cas, il doit lui laisser la main pour réellement coordonner l'action gouvernementale, impulser une dynamique nouvelle avec une vision réaliste et claire, mais surtout avec une équipe renouvelée aux compétences avérées. Soit il confie l'attelage et l'animation d'une nouvelle équipe à une autre personne, aux compétences insoupçonnées, mue par la vertu et l'amour de la patrie. Le statut quo serait la pire des choses. </em></strong>

De notre analyse, la sortie ratée de Choguel Kokalla Maïga dans l'émission "Mali Kura Taa sira" n’est pas de nature à rassurer les Maliens. L’on n’a pas eu besoin de microscope pour comprendre :

D’une part, que l'émission a été préparée avec l'entourage du PM et non avec les ministres sectoriels. Les questions essentielles qui intéressent les Maliens n’ont pas été répondues à souhait par le PM, et pire les réponses étaient bien souvent hors sujet, et d’une platitude déroutante.

L’auditoire a été servi du « déjà entendu et du déjà vu », dépourvu de fond et surtout de vision. Assimi est devenu le messie sur qui toutes les responsabilités incombent, et par qui toutes les solutions doivent partir. Le fil conducteur du PM durant toute l’émission consistait à lancer un appel vibrant et pressant aux Maliens de faire davantage confiance à Assimi et à ses recettes, comme si lui-même était un spectateur ou un observateur résigné.

D’autre part, que l’héritier du parti du lion et non moins président du parti du tigre était en petite forme en raison, certainement, de son grand âge et de la fragilité actuelle de sa santé. Sorti de la clinique 72 heures plus tôt avant l’enregistrement de l’émission, jamais les conseillers de la primature ne devraient accepter de le soumettre à un tel exercice aussi périlleux surtout pour quelqu’un qui est visiblement sevré d’informations stratégiques. Cela donne lieu à du verbiage et à de l’à peu près !!!!

La veille de l’émission, nombreux étaient des rêveurs qui attendaient l’annonce de solutions durables pour résoudre les tribulations quotidiennes des Maliens et l’énoncé d’un véritable plan qui dissiperait les craintes et engagerait le Mali sur la voie du relèvement, du progrès et du développement. Mais hélas ! Je faisais partie de ces Maliens rêveurs. Et oui, moi aussi j’avais fait un rêve. Yes I had a dream ! Dans mon rêve je voyais Choguel Kokalla Maïga faire l’étalage d’un vaste programme de relance qui s’articulerait autour de:

L’économie pour asseoir des mesures correctrices et attractives à la fois et qui favoriseraient la croissance économique. En un mot comment valoriser, maîtriser et exploiter nos facteurs de productions minières, énergétiques, agricoles, et technologiques…

L’accès aux services essentiels de base tels que : l’accès à l’eau potable pour tous, dans un pays qui regorge 40 000 plans d’eau et traversé par 3 grands fleuves, l’assimilant ainsi à un scandale hydraulique. Un plan d’investissement à court terme devrait être proposé.

L’accès à l’électricité en continu et à moindre coût pour tourner définitivement dos  aux délestages et aux coupures intempestives. Un plan pluriannuel de redressement et de développement, devant soulager les usagers, devrait être décliné par le PM avec des actions à court et moyen termes ; ainsi que des mesures structurelles qui pourraient servir aux futurs dirigeants.

L’accès universel aux services de santé de qualité avec des réformes pour redessiner la carte sanitaire avec la réhabilitation/construction des hôpitaux intelligents, et également avec des mesures concrètes et rapides pour l’atteinte de la CSU (couverture sanitaire universelle).

L’accès à l’éducation, à l’enseignement et à l’instruction civique pour tous. Enfin 2023, 1 500 établissements scolaires et péri scolaires étaient fermées à cause de l’insécurité, et affectant 500 000 enfants (source UNICEF), et le PM, sans détour, devrait évoquer les mesures urgentes de réouverture desdits établissements pour que nos enfants retrouvent le chemin du savoir…

La diplomatie en évoquant les atouts et les écueils à éviter dans nos choix diplomatiques. Nombreux sont les Maliens qui ont applaudi l’annonce du retrait du Mali de la CEDEAO et son appartenance à l’AES, mais nombreux sont des Maliens inquiets et qui attendaient des éclairages, sans langue de bois, sur des questions existentielles comme entre autres : comment atténuer les effets de la réinstallation des barrières douanières et tarifaires sur les personnes et les biens dans les frontières hors AES ? Quel atterrissage pour un probable projet de souveraineté monétaire pour le Mali tenant compte du risque pressant d'une sortie prématurée de la zone franc CFA ? Comment se délier de toutes les obligations communautaires avec un vrai plan de sortie, et des mesures d’accompagnement ? Quelle diplomatie économique pour rendre attractive la destination Mali, et rendre vendables les produits « made in mali » ?

La sécurité dans un pays où pour la seule année 2023 de Janvier à Septembre, 1 070 personnes seraient victimes d’insécurité au Nord, contre 1 700 personnes au Centre et 197 personnes au Sud dans la même période selon ACLED.

Certes, le pays a fait d’importants progrès incommensurables dans le domaine de la stratégie militaire et de l’acquisition de matériels de guerre, toutefois le pays est toujours plongé dans une insécurité mouvante à tout point de vue, qu’elle soit alimentaire, ou physique. D’où la nécessité de communiquer sur un plan d’investissement sécuritaire à l’échelle de l’ensemble du territoire.

Le développement avec un plan clair et cohérent qui met en avant les projets d’envergure attendus, lequel plan s’appuie sur notre capacité de levée des fonds sur le marché financier international, de notre capacité d’amélioration des recettes fiscales, de la maîtrise de l’inflation et des dépenses de l’Etat, mais surtout de notre capacité de modernisation des secteurs productifs…

La politique avec un plan d’ouverture aux acteurs et formations politiques dans l’optique d’un apaisement du climat et surtout dans la dynamique d’une revisite consensuelle du chronogramme électoral.

Voilà quelques idées parmi tant d’autres qui ont bercé mon cerveau dans ma nuit de rêve. Mon rêve s'est brutalement interrompu face au psittacisme inquiétant de Choguel Kokalla Maïga.

Le grand taciturne Assimi Goïta, l'impénétrable doit précipiter, impulser et imposer le changement pour une fin heureuse de la transition dans les meilleurs délais.  Ceci est une contribution pour le destinataire in fine sans préjugé aucun. Que Dieu bénisse le Mali et protège les Maliennes et Maliens !

<strong>Dionké Fofana/Expert en Sciences politiques, sociales et économiques</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Rencontre des Imghad et alliés à Kidal : le chef de la tribu des Kel Ansar, Abdoul Nasser, plaide pour l’unité et la cohésion nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rencontre-des-imghad-et-allies-a-kidal-le-chef-de-la-tribu-des-kel-ansar-abdoul-nasser-plaide-pour-lunite-et-la-cohesion-nationale-3056518.html</link>
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<pubDate>Sat, 09 Mar 2024 01:35:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En prélude au dialogue inter-malien, le Conseil supérieur des Imghad et alliés a organisé, samedi, une grande rencontre dans la ville de Kidal. À laquelle a participé, le Chef général de la Tribu Kel Ansar Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed Al Ansari dit Nasser, donnant ainsi un éclat particulier à la cérémonie.  </em></strong>

Placée sous le thème “<em>Cohésion sociale, Dialogue inter-malien et soutien aux autorités de la transition</em>”, cette rencontre a réuni d'éminentes personnalités, comme des membres du gouvernement et ceux du CNT, des délégations régionales et sous-régionales.

Engagé pour le retour de la paix et la cohésion sociale, Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed Al Ansari dit Nasser ne pouvait évidemment en aucun cas rater cet important rendez-vous de Kidal, qui plus est, ancien bastion de la rébellion, un lieu idéal pour prêcher la bonne parole.

Au nom de l'ensemble de la communauté Kel Ansar, Nasser a mis l'accent sur l'unité nationale, la paix et le patriotisme. <em>« Nous formons une communauté forte et résiliente, et il est de notre devoir de travailler main dans la main pour construire un avenir de prospérité et de coexistence pacifique entre les filles et les fils du Mali. En tant que membres de la communauté de Kidal, nous sommes tous responsables de la préservation et de l’unité nationale</em> », a rappelé l’Amenokal des Kel Ansar.

Selon lui, la paix et le vivre-ensemble dans l’harmonie et la diversité constituent le fondement sur lequel est bâtie la vie de la population malienne. Cela, affirme-t-il, conformément à la vision du président de la Transition dans un Mali Koura en phase avec ses valeurs.

C’est dans ce cadre qu’il a remercié les autorités de transition en particulier, le Colonel Assimi Goïta, qui, par sa clairvoyance, a honoré l’ensemble des légitimités traditionnelles. Selon M. Nasser, au-delà de l’institutionnalisation du 11 novembre 2021, comme Journée nationale dédiée aux légitimités traditionnelles et culturelles, le Chef de l’Etat les a valorisés à travers la remise des insignes.

Présent à Kidal, le ministre de la Réconciliation de la Paix et de la Cohésion nationale, le Colonel Ismaël Wagué, a saisi l’opportunité pour inviter les déplacés à rentrer chez eux.

Il faut rappeler que cette rencontre se tient dans un contexte marqué par la reprise de la ville de Kidal par l’armée malienne aux mains de la rébellion du CSP-PSD, et la nomination du Général El Hadj Ag Gamou comme gouverneur de la région. Celui-ci, faut-il le rappeler, est membre de la communauté des Imghad et alliés.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Visite des responsables de la Banque Mondiale au Mali :  Trois questions à Modibo Mao Makalou</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/visite-des-responsables-de-la-banque-mondiale-au-mali-trois-questions-a-modibo-mao-makalou-3056501.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 09 Mar 2024 01:32:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Que faut-il comprendre de la visite d'un responsable de haut niveau de la Banque mondiale au Mali ?</em></strong>

Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a visité le Mali du 18 au 21 janvier 2024. Il a été reçu en audience par le président de la Transition, et a été reçu par les membres du gouvernement et les partenaires techniques et financiers.

Les discussions ont porté sur les défis socio-économiques auxquels le Mali est confronté, notamment la pauvreté, la fragilité, les infrastructures, les conflits et la violence, le développement du capital humain et le changement climatique.

Le vice-président de la Banque mondiale a également rencontré le secteur privé, la société civile et visité des projets financés par la Banque mondiale. Il s’est entretenu avec les bénéficiaires de ces projets afin de mieux comprendre leur impact sur la vie des populations.

<strong><em>Qu'est-ce que la Banque mondiale peut faire pour  aider le pays à sortir du marasme économique ?</em></strong>

Selon la Banque mondiale, son portefeuille de projets et programmes au Mali comprend actuellement 24 opérations pour un engagement total de 1,8 milliard de dollars ou 1088 milliards de FCFA. Les principaux secteurs couverts sont l’énergie (27,5%), l’agriculture (23,7%) et l’eau, l’assainissement et la gestion des déchets (11,7%). Ce portefeuille s’est élargi au cours des dernières années en vue d’adresser les nombreux défis auxquels le pays doit faire face, en l’occurrence ceux induits par les fragilités, les conflits et les violences.

Le portefeuille de la Banque mondiale au Mali en 2023 est estimé à plus de 200 milliards de FCFA, avec un taux de décaissement de 36,7%, a annoncé la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Clara de Souza, lors de la revue conjointe Mali-Banque mondiale qui s’est tenue le mercredi 24 janvier 2024 à Bamako

<strong><em>Est-ce la Banque mondiale peut aider à résorber la crise énergétique au Mali ? </em></strong>

Selon son site web, la Banque mondiale a approuvé en juin 2023 un financement de l’Association Internationale de Développement (IDA) d’un montant de 157 millions de dollars (1$=600 FCFA) pour soutenir le Mali et améliorer la fiabilité et l'efficacité du système électrique, accroître l'accès à l'électricité dans les zones sélectionnées du projet, et faciliter l'intégration des énergies renouvelables.

Le projet est co-financé par le Fonds Vert Climat pour un montant de 43 millions de dollars dont 38 millions de crédit et 5 millions de dons, mobilisés sous l’Initiative d’atténuation des risques pour les projets d’énergies renouvelables durables de la Banque mondiale (SRMI).

Le Programme d’assistance à la gestion du secteur de l’énergie (ESMAP) apporte également un financement de 1 million de dollars sous forme de don, ce qui porte le financement global du projet à 201 millions de dollars.

L’expansion des réseaux de distribution et des raccordements des villes secondaires, permettra de fournir de l’électricité à environ 400 000 personnes (environ 60 000 foyers) et à plus de 1 000 bâtiments publics (dont des centres de santé, des écoles, des bâtiments administratifs, l’éclairage public).

<strong>Entretien réalisé par</strong>

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernement : un boubou trop grand pour son chef !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement-un-boubou-trop-grand-pour-son-chef-2-3056514.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 09 Mar 2024 01:31:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cet article a été publié le 08 juin 2022, soit une année après la nomination de Dr Choguel K. Maïga à la Primature. Près de deux ans après, il peine à rassembler les Maliens autour d’un idéal commun. En conflit ouvert avec une bonne partie de la classe politique, le président du MPR vient d’être désavoué par le comité stratégique du M5-Rfp, dont il assure pourtant la présidence. Me Mountaga Tall, Imam Oumarou Diarra et autre Jeamille Bittar accusent Choguel K. Maïga de manipulation et de vouloir semer les germes de la division. D’autres avant eux avaient formulé les mêmes accusations. Au regard du contexte, nous avons décidé de republier le texte pour vous. </em></strong>

Attendu comme celui qui devrait recoudre le tissu social malien et apporter des solutions aux problèmes du pays, comme le lui a recommandé le président de la transition, le Premier ministre se trouve aujourd’hui au centre de toutes les controverses. Un an après sa nomination, Choguel K. Maïga est devenu, selon plusieurs acteurs de la vie publique, le principal facteur de blocage de la bonne marche de la transition.

« Travailler à fédérer davantage les intelligences et les énergies pour plus d’inclusivité dans le processus de refondation du Mali ». C’est l’une des principales missions assignées au Premier ministre par le président de la Transition. En effet, le colonel Assimi Goïta, conscient de la complexité des problèmes du pays, sait qu’il sera très difficile voire impossible d’amener le Mali à bon port sans l’adhésion de tous les Maliens.

À l’heure où ce qui est convenu d’appeler la rectification de la transition amorce sa deuxième année, il est loisible de constater que l’inclusion tant souhaitée et prônée par le colonel Goïta est loin d’être une réalité. À qui la faute ? Au Premier ministre qui, par ses diatribes et ses attaques en règle, a contribué à cliver davantage les Maliens. Certains, qui pensent comme lui, sont qualifiés de patriotes et d’autres, qui ne partagent pas sa vision des choses, sont taxés d’apatrides ou d’opportunistes (c’est-à-dire des personnes qui cherchent à avoir des postes).

Ce qui fait qu’il est difficile aujourd’hui d’exprimer son point de vue, en toute liberté, sans qu’on ne soit pris à partie par ses partisans, faisant ainsi régner un climat de terreur dans le pays. Et personne n’est épargné. Journalistes, responsables politiques et religieux.

En témoignent les charges contre l’imam Mahmoud Dicko. L’ancienne autorité morale du M5-Rfp, le mouvement à la base de la contestation contre le régime IBK, lors du 22e forum de Bamako, avait parlé de « l’arrogance des gouvernants » et de « l’orgueil de la communauté internationale ». Il n’en fallait pas plus pour qu’il soit traité de tous les péchés d’Israël.

Aussi, le président du comité stratégique, devenu Premier ministre, a eu la prouesse de faire imploser ledit comité. Par ses méthodes jugées peu orthodoxes, plusieurs membres ou entités disent ne plus reconnaître les décisions du comité stratégique. C’est le cas des plateformes Espoir Mali Kura, le mouvement précurseur de la lutte contre le régime IBK, d’Anw Ko Malidron dirigée par la très coriace Mme Sy Kadiatou Sow.

À cela s’ajoute le boycott des réunions dudit comité par des personnalités comme Me Mohamed Ali Bathily pour ne citer que celui-ci. Tous reprochent à Choguel K. Maïga sa mainmise et sa volonté de perversion du mouvement. La question qui se pose est comment celui qui n’a pas réussi à maintenir la cohésion et l’union dans son propre regroupement, peut-il fédérer les Maliens ?

<strong>Un échec patent</strong>

Ce n’est pas tout. Depuis sa nomination comme chef de l’exécutif, le 07 juin 2021, l’ancien porte-parole du gouvernement, sous l’ancien président IBK, n’a jusqu’ici entrepris aucune réforme dans le cadre de la refondation du pays annoncée tambour battant. Les textes comme la loi électorale, la charte des partis politiques, pour ne citer que ceux-ci, ne sont jusqu’ici pas adoptés.

La réduction du train de vie de l’Etat reste au stade des intentions ; la lutte contre la corruption est devenue un mirage et la population se paupérise tous les jours du fait du renchérissement du coût des produits de première nécessité. Toute chose que le gouvernement peine à juguler.

L’organe unique de gestion des élections, annoncé comme la panacée aux problèmes électoraux, est loin d’être opérationnel. Ankylosé, le gouvernement sous son leadership sombre dans une léthargie due à un manque de vision.

En termes de bilan, son échec est patent, en témoigne la mise en œuvre de son propre PAG exécuté à 33,80% seulement selon le document qu’il a lui-même envoyé aux membres du Conseil national de la transition (CNT), lors son interpellation en avril dernier. La seule chose où il a excellé reste les diatribes et la diabolisation d’une partie de la classe politique et de la communauté internationale.

Pour se maintenir au pouvoir, le Premier ministre, par des manœuvres dilatoires, a usé et abusé de subterfuges selon lesquels c’est le peuple qui décide. Les Assises nationales dites de refondation ont constitué une bouée de sauvetage pour lui afin de proroger le délai de la transition, violant ainsi l’engagement des 18 mois pris devant la Cédéao et la communauté internationale.

C’est dans ce contexte que sont intervenues le 09 janvier les sanctions imposées par l’organisation sous-régionale au pays. Quatre mois après, le Premier ministre et son gouvernement peinent à faire sortir le pays des sanctions dont les conséquences étouffent la population.

Qu’adviendrait-il, si lui, Choguel K. Maïga, adepte des critiques les plus violentes, n’était pas chef du gouvernement ? Surtout quand on se souvient qu’il avait indiqué quelques jours avant sa nomination, son opposition à une quelconque prolongation de la transition.  Le reste des travaux doit être laissé à la nouvelle équipe issue des élections, avait-il en substance affirmé. Un engagement qu’il a réitéré en août devant le CNT, le jour du vote de son Plan d’action gouvernemental (PAG), avant de se dédire en septembre aux Etats-Unis.

Sur le plan social, les résultats ne sont guère reluisants. L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), la principale centrale du Mali, est sur le pied de guerre en raison de la non-application du protocole d’accord du 05 février 2021, que Choguel K. Maïga s’était pourtant engagé à mettre en œuvre. Les syndicats d’enseignants reprennent du poil de la bête.

Le pire est qu’à part des actions d’éclat, qui s’apparentent beaucoup plus à de la propagande, le Premier ministre ne donne aucune perspective de sortie de crise, et la prolongation de 24 mois, annoncée dans le décret lu à la télévision, le lundi 06 juin dans la soirée, n’y changera rien !

À court d’idées et sans vision, le chef du gouvernement, à chacune de ses sorties médiatiques, ne fait que rappeler les circonstances dans lesquelles le pays est tombé dans la crise. Visiblement, le boubou du Premier ministre semble trop grand pour les épaules de Choguel K. Maïga.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>CICR : le bilan 2023 jugé satisfaisant</title>
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<pubDate>Sat, 09 Mar 2024 01:30:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le but de présenter le bilan de ses activités de 2023, le Comité international de la Croix Rouge (CICR) au Mali a organisé, mercredi, un café de presse à son siège. C’était sous l’égide du chef de sa Délégation, Antoine Grand.</em></strong>

En 2023, le Comité international de la Croix Rouge (CICR) a mené plusieurs activités au Mali. Parmi lesquelles on peut citer l’assistance d’urgence en vivres et biens ménagers essentiels, appui à la production agricole et à l’élevage (résilience), l’accès aux soins de santé, l’accès à l’eau, visite des personnes privées de liberté, rétablissement des liens familiaux, protection de la population civile affectée par le conflit, promotion du droit des conflits armés et des principes humanitaires, etc.

Dans le cadre de l’accès aux soins, en 2023, le soutien du CICR a permis de prendre en charge 66 312 patients dont 40 420 blessés, et autres cas vulnérables entièrement pris en charge par le CICR.

Dans les zones les plus affectées par le conflit, le CICR appuie une trentaine de centres de santé communautaires en médicaments, en consommables, équipements, évacuations sanitaires et référencement, ainsi qu’à travers le renforcement de capacité et les primes du personnel de santé. Le CICR et la Croix-Rouge malienne ont offert des formations en premiers secours aux forces de défense et de sécurité et autres porteurs d’armes, et aux associations de la société civile.

Dans son intervention, le Chef de la Délégation du CICR, Antoine Grand, qui a jugé le bilan 2023 satisfaisant, a mis l’accent sur la mission de l’organisation humanitaire. Organisation impartiale, neutre et indépendante, créée en 1863, le CICR, a-t-il dit, a la mission exclusivement humanitaire de protéger la vie et la dignité des victimes de conflits armés et d’autres situations de violence, et de leur porter assistance.

Selon lui, la présence du CICR au Mali s’explique par la présence du conflit. « <em>Le jours où la violence s’arrêtera au Mali, le CICR se retirera du pays</em> », a-t-il assuré. Antoine Grand a aussi évoqué la relation entre le CICR et la Croix-Rouge malienne.

En 2023, le CICR a été confronté à deux types de difficultés. Il s’agit de l’insécurité et les difficultés financières. Sur ce dernier point, Antoine Grand a indiqué que le CICR a besoin de ressources pour apporter une réponse humanitaire. « <em>La recherche de ces ressources est un effort constant pour la Croix-Rouge et l’ensemble des humanitaires</em> », a-t-il rappelé.

En termes de perspective, Antoine Grand a annoncé que le CICR et la Croix-Rouge vont rester au Mali conformément à leur mandat aux côtés des populations vulnérables afin de pouvoir les assister du mieux qu’ils peuvent.

Enfin, Antoine Grand a indiqué que le CICR ne reçoit pas de financement français. « <em>Le CICR est neutre. On ne se prononce pas sur le choix stratégique du pays. On collabore de façon étroite avec les ministères</em> », a-t-il commenté.

À noter que le CICR mène des activités <strong>au Mali</strong> depuis 1965 et y est présent de façon permanente depuis 1991, à travers un accord de siège. Le CICR opère depuis sa Délégation de Bamako, les sous-délégations de Mopti, Tombouctou, Kidal et Gao, le bureau de Ménaka et les antennes de Niafounké et Tessalit, et est actif dans les zones les plus affectées par le conflit, au plus proche des populations.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mamadou Sinsy Coulibaly, président de l’ODDHM :  « Pour réussir une lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance, il faut tenir compte de la dimension culturelle et de la rupture idéologique »</title>
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<pubDate>Sat, 09 Mar 2024 01:29:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Maison de la presse a servi de cadre au lancement des activités de l’Observatoire pour la défense des droits de l'Homme et de démocratie au Mali (ODDHM). C’était le samedi 24 février sous l’égide de son président, Mamadou Sinsy Coulibaly.</em></strong>

Placée sous le thème : « <em>La corruption, la démocratie et les droits de l’Homme au Mali</em> », la création de l’Observatoire pour la défense des droits de l'Homme et de démocratie au Mali (ODDHM) fait suite à un constat alarmant.

Son but est d’attirer l’attention des autorités, de veiller sur le respect des règles de la démocratie, de bonne gouvernance, des Droits de l’homme, la lutte contre la corruption et surtout d’éveiller la conscience du peuple.

C’est ce qu’a souligné son coordinateur, Youssouf Sanogo. Il a évoqué la lutte contre la corruption, la mauvaise gouvernance, le favoritisme dans la passation des marchés publics, la concurrence déloyale, qui seront au cœur des activités de l’Observatoire.

Dans la même veine, le président de l’ODDHM a assuré que le fléau de la corruption est tel aujourd'hui qu'il est devenu un phénomène compris comme inhérent, voire partie intégrante de la culture de gestion des affaires publiques, une composante des échanges et des relations de travail.

Mamadou Sinsy Coulibaly a indiqué que, depuis des décennies, acteurs publics, comme du secteur privé et citoyens anonymes, tout le monde convient à la fois du constat de l'existence réelle de la corruption classant le Mali parmi les dix pays les plus corrompus et de la nécessité impérieuse de l'éradiquer. « <em>Mais les pratiques de corruption sont devenues si complexes et si variées qu'elles sont un indicateur de la qualité de la vie de mes contemporains </em>», a expliqué le patron du groupe Klédu.

Comme préalable pour lutter contre la corruption, l’ancien président du CNPM estime qu’il faut d'abord que les politiques croient et encouragent l'initiative privée, le droit à la propriété et s'engagent à diminuer ou empêcher la corruption, déjà en prenant résolument des initiatives pour circonscrire les facteurs de génération et de propagation du phénomène.

<em>« C'est aussi avoir un raisonnement économique libéral dans un monde globalisé, pour créer la richesse nationale, croire et faciliter le développement personnel de la jeunesse et de sa mobilité sociale, en faire un enjeu national pour lui faire accéder à une vie industrieuse et entreprenante</em> », a-t-il poursuivi.

Pour réussir une lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance et avoir une croissance économique solide et conséquente, à travers la création de la richesse par les entrepreneurs, il faut avant tout tenir compte de la dimension culturelle et de la rupture idéologique.

« <em>Ceci est indispensable pour mener une réflexion plus aboutie, qui tienne compte de la capacité humaine, sans oublier l'usage du numérique, des algorithmes et de l'IA</em> », croit savoir le président de l’ODDHM.

Pour couper court aux rumeurs, ses responsables estiment que l’ODDHM, loin d’être une structure de plus, n’a aucun agenda caché. « <em>Son combat est la protection et la promotion des droits humains, la lutte contre la corruption ainsi que la préservation des acquis démocratique</em>s », clament-ils.

Il faut rappeler que l’Observatoire est enregistré sous le récépissé de la déclaration n°0612/G.DB-CAB du 16 octobre 2023, conformément à la Loi n°04-038 du 05 août 2004, relative aux associations.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Fratricide à Kita</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/fratricide-a-kita-3056505.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 09 Mar 2024 01:26:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un homme d’une quarantaine d’années a froidement abattu son grand-frère par balle, incendié son corps et sa moto dans la nuit du mardi au mercredi dernier 28 février. Le drame s’est produit à Kobodakhoto dans la commune rurale de Khontéla, cercle de Bafoulabé. Selon des sources, il a ensuite violemment attaqué son fils de 4 ans à coup de pioche, blessant aussi son fils aîné d’environ 10 ans. Le blessé a été admis au Csréf d’Oussoubidjangna avant d’être évacué à Kayes. L’auteur de ces drames a été arrêté à Bontomé, près de Sébala, un hameau agricole de Bagny, dans la commune rurale de Oualia, et remis à la justice.

<strong>Studio Tamani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le  ministre de la Santé et sa délégation effectuent une visite à l&amp;apos;l’hôpital militaire d&amp;apos;instruction Mohammed V de Rabat</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/le-ministre-de-la-sante-et-sa-delegation-effectuent-une-visite-a-llhopital-militaire-dinstruction-mohammed-v-de-rabat-3056504.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 09 Mar 2024 01:24:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Poursuivant sa visite de travail et d'échange d’expériences, la délégation ministérielle malienne conduite par le ministre, Colonel Assa Badiallo Touré, a visité l’hôpital militaire d’instruction Mohammed V de Rabat (Maroc).

Cette visite a pour objectif de s’enquérir de l’expérience marocaine dans le domaine des prises en charge des malades, de l’acquisition des équipements, de la gestion administrative et de la formation ainsi que la recherche.

À cette occasion, les experts maliens ont visité les installations de l’hôpital, après s’être rendus au pavillon des urgences et à divers autres services médicaux et chirurgicaux, ainsi qu’aux services techniques et radiologiques.

Au cours de cette visite, la partie marocaine a évoqué les efforts que fournis par le Maroc dans la formation continue du personnel médical malien en cours. Dans ce cadre, le directeur général de l’hôpital a indiqué que plusieurs médecins militaires et paramédicaux maliens sont en formation à l’hôpital militaire d’instruction Mohammed V de Rabat.

Le Colonel Assa Badiallo Touré a exprimé la profonde gratitude des autorités maliennes pour les efforts fournis par les plus hautes autorités marocaines pour appuyer le Mali dans le domaine de la formation des personnels médicaux. Elle a rassuré qu’elle mettra tout en œuvre pour le renforcement de la capacité du personnel malien en partenariat étroit avec les autorités  sanitaires du Maroc.

<strong>Fatoumata Mah Thiam KONE/CCOM-RP avec le MSDS</strong>

<strong> </strong>

<strong>La protection sociale au menu de la rencontre Mali- Maroc </strong>

<strong><em>Le Colonel Assa Badiallo Touré était allée à l'écoute de l'expérience marocaine dans la prise en charge des indigents par le mécanisme d'assurance maladie obligatoire.</em></strong>

En marge de la 11<sup>ème</sup> édition de la Conférence africaine sur les droits en santé sexuelle et reproductive, le ministre de la Santé et du Développement social, Colonel Assa Badiallo Touré, et sa délégation composée de membres de son cabinet, des Directeurs nationaux et généraux dont, Ichaka Koné de la CMSS, se sont rendues à la Direction générale de l'Agence nationale d'assurance maladie du Maroc, pour une visite de travail sur l'expérience marocaine dans la prise en charge des indigents et les mécanismes de couverture d'assurance maladie obligatoire.

Le Directeur général de l'ANAM du Maroc, Dr Khalid Lahlou, et son équipe ont tour à tour fait une présentation sur l'historique de l'ANAM, les missions et les réformes en matière de régulation du système d'assurance maladie du Maroc de 2005 à nos jours.

Au terme de cette présentation, le Colonel Assa Badiallo Touré a exprimé sa satisfaction avant d’ajouter que l’expérience marocaine en matière de couverture maladie universelle est une réussite avec 95% de la population couverte. Toute chose qui intéresse le Mali qui s’apprête à lancer dans les mois à venir le régime d’assurance maladie universelle (RAMU).

Ainsi, le ministre Colonel a invité ses collaborateurs en charge de l’opérationnalisation du RAMU à mesurer l’ampleur du chantier et conjuguer les efforts pour une mise en œuvre diligente de cette couverture sociale pour le bonheur des populations maliennes.

<strong>Fatoumata Mah Thiam KONE/CCOM-RP/CMSS</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Burkina Faso–Mali–Niger : le programme des cantines à la merci des caprices de gouvernance</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/burkina-faso-mali-niger-le-programme-des-cantines-a-la-merci-des-caprices-de-gouvernance-3054939.html</link>
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<pubDate>Sat, 24 Feb 2024 14:50:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est une enquête transfrontalière réalisée par des journalistes malien, burkinabé et nigérien en septembre 2023 avec l’appui de la Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO) qui met en exergue des difficultés de tout genre dans la gestion des cantines scolaire. Au regard de leur l’importance dans le maintien des enfants dans certaines régions du Mali, du Burkina Faso et du Niger, nous avons décidé de publier cette enquête.</em></strong>

Dans les pays du Sahel, le maintien des élèves dans les écoles constitue un défi dans les zones rurales. Le programme des cantines scolaires constitue une réponse à ce problème et participe à la sécurité alimentaire des enfants.

Mais du Mali au Niger en passant par le Burkina Faso, ce programme est confronté à de nombreuses irrégularités administratives et organisationnelles qui impactent le taux de scolarisation des enfants, déjà mis à rude épreuve avec la fermeture de milliers d’écoles de la région en raison de la situation sécuritaire liée aux attaques des groupes armés.

Dans le cadre du Programme d’appui à l’inclusion scolaire (PAIS) au Mali, environ « <em>14 millions de repas ont été distribués dans près de 187 écoles/cantines scolaires entre octobre 2018 et juin 2022</em> », soit environ 48 000 écoliers bénéficiaires au cours des quatre dernières années.

Au Niger, entre 2019 et 2020, le Programme alimentaire mondial (PAM) a aidé plus de 127.000 enfants dans 820 écoles à travers les cantines scolaires.

Sur la période 2023-2025, le programme intégré de soutien à l’alimentation et à la nutrition scolaires, lancé en soutien à l’Initiative présidentielle “<em>Assurer à chaque enfant en âge scolaire au moins un repas équilibré par jour</em>“, vise à toucher au Burkina Faso 108.137 enfants issus de 476 établissements (préscolaires et primaires), 2.237 enseignants et 15.420 ménages ruraux vulnérables dans huit communes du pays.

<strong>Mécanisme de scolarisation des enfants défavorisés</strong>

Au Niger comme dans plusieurs pays ouest-africains, plusieurs obstacles empêchent la poursuite de la scolarité des apprenants. Parmi ces difficultés figure la pauvreté des parents.

Selon la Banque mondiale, 40% de la population vit sous le seuil de la pauvreté au Sahel. « <em>Faute de moyens financiers, beaucoup de parents préfèrent garder leurs enfants à la maison. Ils les assistent dans les travaux champêtres et autres. Mais les écoles dotées de cantine permettent aux enfants de rester à l’école puisqu’ils bénéficient des repas journaliers. Ils mangent à l’école et cela facilite la fréquentation</em> », explique Habou Brah, enseignant.

Son collègue Abdou Issa relève la nécessité de créer partout où besoin les cantines scolaires : « <em>En plus du fait qu’elle encourage les élèves à venir à l’école… les enfants sont dans de meilleures conditions d’apprentissage ». « Mes enfants, poursuit-il, passent plus de temps à l’école avec leurs camarades qu’à la maison. Du fait que les élèves mangent ensemble, cela crée une certaine cohésion et solidarité entre eux</em> », constate le parent d’élève Laouali Rabiou.

Pour Salif Kanfo de l’ONG Karkara, « <em>la satisfaction des élèves se lit lors de la récréation où ils reçoivent un petit déjeuner et à la descente pour le déjeuner. Par ce fait, les enfants suivent les cours normalement dans les classes et dépendent de moins en moins des parents qui sont pour la plupart vulnérables. Ce repas est une source de motivation pour la fréquentation scolaire et, de façon générale, incite les enfants du village à plus fréquenter l’école</em> ».

<strong>Le revers de la médaille</strong>

Si le programme des cantines scolaires vise à encourager la scolarisation des enfants vulnérables en milieu rural, force est de reconnaître les effets inverses des difficultés liées à sa mise en œuvre. En cas de rupture de stock, certains élèves refusent d’aller à l’école, jusqu’au prochain ravitaillement, quel que soit le temps que cela puisse prendre.

Au Burkina Faso, certains élèves se voient contraints d’abandonner les classes pour prendre en otage les arbres de raisins sauvages, afin de trouver de quoi calmer la faim.

« <em>Certains parents donnent un morceau de tô</em> (pâte de maïs en langue locale Mooré – NDLR) <em>à leurs enfants en guise de repas de la journée, mais à une certaine période, ils économisent leurs vivres en prévision des prochains travaux champêtres. Et là, les enfants arrivent le matin avec ce qu’ils ont mangé la veille au dîner dans le ventre</em> », confie Edmond Kabré, enseignant à l’école Absouya B dans la région du Plateau central.

Et pourtant, dans le cadre du programme de cantines, le gouvernement du Burkina transfère, depuis 2017, plus de 18 milliards de Fcfa aux communes afin de garantir chaque année au moins un repas par jour à chaque élève burkinabè.

Au Mali, la loi fixant le régime de l’alimentation scolaire stipule dans son article 2 que « <em>l’alimentation scolaire doit contribuer à l’égalité des chances et au bien-être des enfants »</em>. La loi n°98-12 du 1er juin 1998, portant orientation du système éducatif au Niger, comporte des dispositions qui maintiennent les enfants à l’école jusqu’à l’âge de 16 ans. Mais ces nobles engagements sont soumis aux aléas dans sa concrétisation.

<strong>Des irrégularités dans l’approvisionnement des cantines scolaires</strong>

Au Mali, le système des cantines scolaires est confronté à plusieurs défis. Dans le pays, seuls 62% des cantines scolaires sont fonctionnels, selon le rapport final du Groupe de Suivi Budgétaire 2023.

Pour Maman Kamaté, point focal de la cantine scolaire du Centre d’Animation Pédagogique (CAP) de Kalaban Coro, le programme des cantines scolaires « <em>est mis en œuvre de manière irrégulière »</em> pendant l’année scolaire 2022-2023. Il évoque également des difficultés liées à l’approvisionnement en denrées alimentaires en raison de l’absence de dotation de fonds pour l’approvisionnement.

À Ouelessebougou dans la nouvelle région de Bougouni (Mali), les responsables d’écoles, notamment de Dialakoro, de Djitoumou et de Nkorobougou, disent n’avoir rien reçu comme fonds alloués à leur cantine scolaire au cours de l’année scolaire 2022-2023. « <em>Depuis 2016 jusqu’à nos jours (…) nous ne sommes plus approvisionnés en denrées alimentaires de manière régulière. Pour 110 élèves, elle </em>(la mairie–NDLR) <em>nous propose souvent deux sacs de riz pour toute l’année. C’est même le cas cette année, alors que le budget a évolué entretemps, de 600 000 à plus de 2 millions de Fcfa</em> », témoigne Issa Coulibaly, Directeur d’école fondamentale dans le village de Nkorobougou.

Au Burkina Faso, la Direction générale de l’allocation des moyens spécifiques aux structures éducatives (DAMSSE), structure technique en charge des cantines scolaires, relevant de la Direction générale de l’accès à l’éducation formelle du ministère de l’Éducation nationale ; constate que, de façon générale, les communes rencontrent des difficultés pour acquérir les provisions au profit des structures éducatives. Ces difficultés se traduisent par des retards dans l’acheminement des vivres.

La structure pointe du doigt la négligence des mairies, pendant que celles-ci se plaignent de la difficulté à obtenir le quitus du contrôleur financier puis le contrôle de la qualité des vivres. « <em>En fait, je me demande si les gens comprennent ce que veut dire le transfert des compétences et l’importance de l’éducation. Est-ce qu’ils comprennent que l’éducation est une priorité pour l’Etat. Est-ce qu’ils savent que c’est l’avenir de leurs enfants qui est en jeu ?</em> » s’insurge Brama Sessouma, premier responsable de la DAMSSE.

Parmi les anciens maires burkinabè, seul Mathieu Baré Compaoré (maire de la commune de Guiba de juillet 2017 à septembre 2021), a accepté de se prononcer sur la question. Il est catégorique : « <em>le contrôle constitue l’obstacle majeur à la réalisation de tout le processus visant à assurer un repas aux élèves dans les écoles</em> ». Il se rappelle qu’après avoir acquis des vivres en novembre 2019, c’est en juillet 2020 que ceux-ci ont pu être répartis entre les écoles de la commune de Guiba.

<em>« Ça se passe entre le fournisseur et le contrôleur. Le maire assiste impuissant. Ils nous avaient parlé en son temps de taux de brisure et de haricot non fumigé. Nous sommes d’accord que l’on rejette des vivres pourris, mais s’agripper à des détails techniques pendant que les enfants ont faim, c’est un peu abusé</em> », fulmine Mathieu Baré qui dénonce « <em>la mauvaise foi des agents commis au contrôle de la qualité des vivres et les lourdeurs de la chaîne financière</em> ».

<em>« D’année en année, des difficultés surgissent. Nous constatons des problèmes dans le processus d’attribution des marchés. Il arrive qu’un marché soit attribué à un prestataire qui n’a pas la capacité financière. La qualité des provisions est cruciale pour le ministère et nous assurons un contrôle physico-chimique en recrutant des prestataires. Parfois, le contrôle recommande que des provisions soient rejetées ou changées, ce qui contribue parfois à retarder le processus d’approvisionnement des écoles</em> », explique Brama Sessouma, premier responsable de la DAMSSE.

Au Niger, pour permettre la disponibilité des produits et promouvoir la production locale, le PAM a institué deux mécanismes de ravitaillement des établissements scolaires en vivres. Certaines écoles sont payées en cash, via les établissements financiers (Niger Poste et autres), d’autres sont ravitaillées en vivres directement par les fournisseurs du PAM.

Les achats se font au niveau de la communauté. « <em>L’achat local de mil et sorgho permet de servir aux écoliers les aliments de leur propre milieu, d’améliorer les revenus des petits producteurs et de booster leur production</em> » remarque Tassiou Issa, un habitant de Dogo.

« <em>Au niveau de chaque école, il y a un registre où le directeur note la dotation. Elle est faite par trimestre. Le PAM amène du sorgho, de l’huile, du sel et du mil. L’Etat assure de son côté les condiments</em> », explique Habou Brah, Enseignant de carrière ayant servi à l’école Dan Ballou dans la commune rurale de Dogo.

Par rapport à la gestion de vivres, il indique que « <em>le stock est confié au directeur de l’école en présence des membres du Comité de gestion dont le président. Chaque jour, il est tenu d’écrire la situation au niveau des registres</em> ».

Mais la gestion du stock entraîne des conflits entre les acteurs locaux impliqués, notamment entre le Directeur d’école et les membres du Comité de gestion ou entre les membres des Comités de gestion et les populations qui soupçonnent des cas de détournement et de mauvaise gestion. Aussi, l’affectation des enseignants dans une école dotée de cantine constitue un privilège, ce qui laisse planer le doute sur la gestion transparente des dotations des cantines scolaires au Niger.

<strong>Des coupes budgétaires après le coup d’Etat au Mali</strong>

Dans son dernier rapport, le Groupe de suivi budgétaire (GSB) – un regroupement d’ONG et d’association créé en 2007 – stipule qu’il n’y a pas eu la création de nouvelles cantines scolaires au Mali pour le compte de l’année académique 2021-2022. « <em>Le nombre de cantines scolaires de l’année académique 2020/2021 a été reconduit, soit un total de 1 574. Sur ce total, les équipes du GSB ont observé que 980 étaient fonctionnelles contre 594 cantines non fonctionnelles pour un total de 364 599 élevés, selon les données d’enquête</em> », indique le rapport.

Au cours d’un entretien qu’il nous a accordé, le Directeur général adjoint du Centre national des cantines scolaires (CNCS), Nouhoum Doumbia, a souligné que des mesures sont prises pour garantir la sécurité alimentaire dans les cantines scolaires à travers le pays. Cependant, il a admis que des problèmes subsistent notamment en raison de la réduction du budget de fonctionnement de l’État après le coup d’Etat du 18 août 2020.

Selon M. Nouhoum Doumbia, le budget d’Etat consacrait 100 Fcfa par jour et par élève. Le reste est complété par la communauté locale (condiments, bois de chauffe et cuisine). Chaque année, l’Etat faisait progresser cette subvention de 10% du nombre de cantines. Mais après le coup d’Etat, cela n’est plus d’actualité. « <em>Les budgets sont un peu réduits partout</em> », regrette-t-il. Pour remédier à la situation, M. Nouhoum Doumbia estime qu’il faut « <em>organiser les communautés de sorte qu’elles puissent produire pour alimenter les cantines scolaires au-delà du maigre montant que l’Etat met à disposition</em> ».

<strong>Conflit de compétences au Burkina Faso</strong>

Puisqu’il est admis, selon un dicton bien connu, que « ventre creux n’a point d’oreille », il est nécessaire de trouver des solutions pour assurer le fonctionnement des cantines afin de servir des vivres de bonne qualité aux élèves. Le 17 juin 2021, le gouvernement burkinabè a lancé l’« <em>Initiative Présidentielle</em> » qui vise à « <em>mettre fin à la malnutrition des enfants, surtout ceux en âge scolaire</em> ».

L’initiative repose sur plusieurs piliers dont l’amélioration de la disponibilité des denrées alimentaires par un approvisionnement optimal des cantines scolaires, l’amélioration de la valeur nutritionnelle des menus des cantines scolaires ; la couverture des besoins de santé et l’amélioration des revenus des ménages en état de précarité alimentaire.

Deux ans après, la Secrétaire permanente de l’IP (Initiative Présidentielle) se réjouit des acquis engrangés. « L’engagement politique est le premier acquis. Je voudrais souligner que lorsqu’il y a deux ans, on lançait l’initiative dans l’école de Lemnogo, le taux de réussite était de 30%. Une année après, il est passé à 65%. Cette année (2023) le taux de réussite est de 100%. Pour peu que les acteurs fédèrent leurs énergies, on peut former des élites dans ce pays », a-t-elle relevé.

Même si les prouesses de l’IP sont saluées, le rôle de la structure ne fait pas l’unanimité dans le débat public. Le responsable de la DAMSSE, Brama Sessouma, dénonce un conflit de compétence sur le terrain entre le ministère de l’Education nationale et le Secrétariat permanent de l’IP.

<em>« Ce dont on aurait besoin, ce sont des actions pour rallonger le fonctionnement de la cantine et surtout prendre en charge les enfants qui ne sont pas à l’école, alors que pour le moment l’IP apparaît plutôt comme un doublon. Nous pensons que le SP/IP devrait revoir sa copie pour rester une structure d’accompagnement des acteurs qui interviennent pour l’alimentation scolaire</em> », préconise Brama Sessouma.

« <em>J’ai l’impression que le rôle du SP/IP est de capter les partenaires traditionnels pour les cantines et leur dire de passer désormais par lui. L’acteur principal pour l’opérationnalisation des cantines, c’est bien le ministère de l’Éducation nationale</em> », explique Brama Sessouma.

<strong>Nécessité de consolider l’implication des acteurs</strong>

Dans la région du Sahel, il est essentiel de renforcer la coordination entre les différents acteurs impliqués et de mettre en place des mesures visant à assurer la sécurité alimentaire des apprenants, afin de garantir leur santé et leur bien-être.

Pour Guimba Traoré, président du Comité de gestion scolaire (CGS) de Deguela dans la commune de Kangaba (Mali), la nécessité d’une collaboration étroite entre l’Etat et les autorités locales est primordiale pour résoudre les problèmes liés à l’approvisionnement des cantines scolaires.

Kamory Keita, Maire chargé de l’éducation du cercle de Kangaba et représentant de la collectivité, pour sa part, a indiqué qu’il n’y a pas de problème majeur pour faire fonctionner les cantines scolaires, à l’exception de la « <em>non-implication des communautés à hauteur souhaitée</em> ». Au Niger, certains Comités de gestion qui sont censés faire un travail de sensibilisation et de conscientisation dans les communautés restent inactifs. Certains membres de ces comités sont désignés grâce à leur influence au niveau local, ce qui explique l’incapacité des comités à jouer pleinement leur rôle.

En attendant que les différents acteurs accordent leurs violons, les parents d’élèves pourraient eux-mêmes s’impliquer pour lancer des cantines endogènes sur la base de cotisations soit de vivres, soit en cultivant ensemble un champ pour l’école. Cette dernière option n’est d’ailleurs pas nouvelle, il suffirait de la remettre au goût du jour pour améliorer les conditions d’apprentissage des élèves dans la région du Sahel.

<a href="http://www.cenozo.org/">www.cenozo.org</a>

Enquête réalisée par Nadège YE (Burkina Faso), Lin dit Moussa DIALLO (Mali), Souleymane BRAH (Niger), avec l’appui de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO).

<strong>NB : le chapeau est de la Rédaction.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Crise énergétique et sécurité : le psittacisme des perroquets</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/crise-energetique-et-securite-le-psittacisme-des-perroquets-3054940.html</link>
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<pubDate>Sat, 24 Feb 2024 14:45:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>« Arrêtez de vous plaindre pour un problème d'électricité alors qu'on cherche à vous apporter la sécurité ». Je l'ai lu dans un post dont j'ignore l'auteur.</strong>

Il faut que nous apprenions à réfléchir au-delà des limites préétablies sinon nous ne serons pas loin des perroquets. Le perroquet est capable de reproduire le langage humain par psittacisme, mais il n'a pas conscience de ce qu'il dit et ne peut malheureusement mesurer la dimension de la bêtise, s'il en était.

La crise d'électricité est l'un des plus grands facteurs d'insécurité pour un pays pauvre comme le nôtre mais ne peut comprendre cela, celui qui n'a pas une vision globale des choses. Prenons quelques exemples par approche intégrée de la crise énergétique.

1- Les jeunes entrepreneurs venus des villages pour apprendre un métier qui ne fonctionne au moyen de l'électricité sont aujourd'hui contraints à deux options. Soit changer de métier par reconversion ou retourner au village pour cultiver la terre. On sait déjà que dans certains villages existent des problèmes fonciers. Les spéculateurs et riches commerçants ont accaparé les terres.

Alors, ces jeunes désœuvrés retournés au village et qui prétendent avoir des droits fonciers pourraient être confrontés à des difficultés d'accès aux terres et faire face aux résistances de ceux qui occupent déjà les terres. Il y'a une source potentielle de conflits communautaires donc d'insécurité.

2- Nos mères et sœurs vendeuses de produits alimentaires qui ne peuvent être conservés que par réfrigération font d'énormes pertes et manque à gagner. Cela réduit leur capacité à contribuer aux charges du ménage surtout celles dont les époux ont perdu leurs activités.

La baisse d'activité ou de rentabilité de l'épouse vient aggraver la situation socioéconomique de la famille. Cela est une cause potentielle de tension dans le foyer avec le risque de violence conjugale donc d'insécurité.

3- Ces jeunes entrepreneurs et ces femmes qui ont contracté des prêts auprès des institutions de micro-finance ou de banques pour développer leurs activités redeviennent des misérables parce qu’incapables de faire face à leurs engagements. Puisque les prêts sont généralement assortis de garantie, alors les créanciers peuvent réaliser leur droit de suite sur les sûretés (hypothécaire, nanties ou gagées)

4- Les élèves issus des familles défavorisées ne peuvent plus apprendre leur leçon ou faire des révisions convenablement par manque d'électricité. Ce qui affecte leur rendement en classe avec le risque d’échec. L'échec étant une cause de perte de motivation et d'engagement.  Cet enfant, ayant perdu la motivation, est exposé au risque de délinquance juvénile donc d'insécurité.

Je ne parlerai ici du cas des personnes malades qui perdent la vie dans les centres de santé n'étant pas dotés de moyens alternatifs. Ceux qui pensent que nos ancêtres vivaient bien et mieux sans électricité, n'ont pas besoin de lire ce post puisqu'ils n'ont ni téléphone ni chargeur pour accéder aux réseaux sociaux.

Ils peuvent simplement retourner dans les cases, allumer les pailles ou passer la nuit avec leurs enfants et épouses au clair de la lune. L’Energie est un facteur de Paix et de Sécurité.

<strong>Bassirou Ben Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la CEDEAO : de nouveaux problèmes pour le Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-du-mali-du-niger-et-du-burkina-faso-de-la-cedeao-de-nouveaux-problemes-pour-le-sahel-3054052.html</link>
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<pubDate>Sun, 18 Feb 2024 19:26:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 27 janvier, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont annoncé leur intention de se retirer de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), malgré les efforts consentis pour les en dissuader. Le spécialiste en diplomatie Nicholas Westcott, professeur de pratique diplomatique, Département de politique et d'études internationales, SOAS, Université de Londres, explique que cette décision pourrait être le dernier symptôme d'une crise qui s'aggrave au Sahel.

Selon Nicholas Westcott, professeur de pratique diplomatique, Département de politique et d'études internationales, SOAS, Université de Londres, les États côtiers de la Cedeao craignent la contagion du terrorisme et des troubles politiques au Sahel. Si les trois pays sahéliens quittent la Cedeao, ce risque va sûrement augmenter. Pour l’universitaire, il en va de même pour le risque d’hostilité potentielle à l’égard des migrants maliens et burkinabè au Ghana, en Côte d’Ivoire et au Sénégal.

L’arrêt de la libre circulation entre ces trois pays et le reste de l’Afrique de l’Ouest pourrait avoir de graves conséquences économiques pour toutes les personnes concernées, souligne-t-il avec inquiétude. D’autres gouvernements de la région craignent également des dommages causés à leur propre démocratie – sinon par des coups d’État, du moins par des populistes anti-occidentaux.

À cet effet, il a rappelé que la Guinée est déjà dirigée par une transition militaire. D’autres pays, comme le Cameroun, le Togo et la Sierra Leone, pourraient être vulnérables. Avec les élections à venir au Ghana et le report des élections au Sénégal, cette année mettra à l’épreuve la démocratie dans la région. Ce schisme au sein de la Cedeao constitue également un risque pour les partenaires de l’Afrique en Europe et aux États-Unis.

Une étude récente parue dans la revue « African Affairs » a montré que le ressentiment face à la présence militaire française accrue était l'une des principales raisons pour lesquelles l'armée nigérienne a soutenu le coup d'État mené par le général Abdourahmane Tchiani plutôt que le président élu Mohamed Bazoum.

D’autres pays occidentaux risquent d’être mis dans le même panier néocolonial s’ils ne réforment pas les institutions internationales pour refléter les préoccupations africaines. Ils doivent accélérer les changements nécessaires pour garantir que le système multilatéral fonctionne dans l’intérêt des petits pays pauvres. Si cela ne se produit pas, le discours selon lequel le système existant ne fonctionne qu’au bénéfice de « l’Occident » gagnera du terrain sur le continent.

<strong>Le soutien occidental a perdu en crédibilité</strong>

De l’avis de Nicholas Westcott, tous les pays d’Afrique de l’Ouest sont confrontés à une crise à plusieurs niveaux. Cette situation est due à des années de croissance atone suite à la crise financière de 2008, au COVID et à la guerre en Ukraine, à l’impact du changement climatique et à la croissance démographique.

Les gouvernements élus ont de plus en plus du mal à répondre aux attentes de leurs citoyens. Cela est particulièrement vrai au regard du nombre croissant de jeunes au chômage, désillusionnés par la démocratie et ouverts à un changement de régime violent, que ce soit par le terrorisme ou un coup d’État.

Il s’agit presque d’une répétition des années 1970, lorsque la sécheresse, la corruption et les échecs du développement ont conduit à une série de coups d’État dans la région. Les personnes qui ne peuvent pas légitimement gagner leur vie trouveront d’autres moyens de le faire. L’extrémisme religieux et le banditisme ont augmenté malgré les efforts occidentaux pour les combattre. Le soutien occidental a ainsi perdu en crédibilité, même si le véritable échec est avant tout politique et économique.

Pourquoi les organismes régionaux comme la Cedeao n’ont-ils pas été en mesure d’aider ? Face à la menace aux coups d’Etat, les organisations régionales africaines, en l’occurrence la Cedeao et l’Union africaine, sont confrontées à un dilemme. Doivent-elles s’en tenir à leurs principes et exclure les États qui ont connu des changements de gouvernement anticonstitutionnels jusqu’à ce qu’ils rétablissent des gouvernements responsables devant leurs citoyens ?

Ou bien compromettent-elles leurs principes pour préserver au moins une unité nominale et permettre aux gouvernements autoritaires de réintégrer le club ? Les efforts de conciliation déployés par le Togo, à travers son Forum sur la paix et la sécurité à Lomé, en novembre dernier, et par les dirigeants islamiques nigérians, n'ont pas porté leurs fruits.

Néanmoins, il est possible que l’annonce du départ soit une monnaie d’échange pour obtenir des conditions plus clémentes pour leur réintégration au sein de la Cedeao. Celle-ci avait répondu en affirmant n’avoir pas encore reçu de notification formelle, ce qui signifie, selon les textes de l’organisation, que les pays ne pourront partir que dans un an. Cela donne à toutes les parties du temps de négociation. L’UA a également appelé à des négociations pour maintenir l’unité de la Cedeao. Pour sa part, la réponse du Nigeria a été moins accommodante.

<strong>Des arguments faibles</strong>

Que se cache-t-il derrière l’annonce des régimes militaires ? D’après Nicholas Westcott, la survie du régime est devenue leur objectif primordial. Selon lui, leur intention explicite semble être de saper le principe selon lequel les nations africaines devraient s’appliquer mutuellement des normes. Le fait que les gouvernements africains eux-mêmes aient adhéré à ces principes n’a aucune importance pour les insurgés, qui veulent conserver le pouvoir. L’intéressé va même jusqu’à faire une comparaison avec les extrémistes, qui veulent s’en emparer.

Ils ont avancé les justifications suivantes pour leur retrait : la Cedeao n'a apporté aucun soutien contre les jihadistes ; la Cedeao a imposé des sanctions « illégales » qui nuisent à la population ; la Cedeao est tombée sous l’influence de gouvernements étrangers. Pour Nicholas Westcott, ces arguments sont faibles et reflètent une tentative de ressembler à des défenseurs des pauvres et à des opposants à l’influence occidentale. Cela semble fonctionner. Les populations sont mobilisées et armées pour combattre les terroristes.

De plus, Nicholas Westcott souligne que certains de ces dirigeants semblent endosser le rôle de Thomas Sankara. L'ancien président vénéré du Burkina Faso, qui a lui-même pris le pouvoir, est considéré comme un héros pour son opposition aux élites corrompues et à l'influence française, sa modestie et ses principes, ainsi que son souci du citoyen burkinabé ordinaire.

Cela s’inscrit également à merveille dans un discours promu par la Chine et la Russie : selon lequel les institutions mondiales actuelles ont été mises en place pour défendre les intérêts néocoloniaux occidentaux, et que l’adhésion aux « valeurs occidentales » (telles que la démocratie et les droits de l’homme) prive les pays de leur droit au développement. Tout en s’érigeant comme les seuls véritables défenseurs des intérêts du Sud. D’après Nicholas Westcott, c’est l’une des principales raisons du renforcement de la coopération de ces pays avec Moscou au détriment des Occidentaux.

À le croire, cette coopération pourrait surtout s’étendre à la protection des régimes contre de nouvelles menaces de mutinerie, de coup d’État ou d’invasion. Il craint que le danger ne soit le fait que la Russie ne se substitue à ces Etats en s’occupant d’un de leurs rôles régaliens à savoir la sécurité. Ce qui ne devrait pas se faire sans contrepartie.

Il a déploré le fait que le commerce des migrants ait de nouveau repris à Agadez, le principal point de transit du nord du Niger vers la côte méditerranéenne. Et rien n’inquiète plus les pays européens qu’une augmentation spectaculaire de la migration africaine. Ils suivront donc l’évolution de la situation avec inquiétude.

<strong>Cheick Bougounta CISSE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Commissaire Bakoun Kanté, un architecte de la Cohésion Sociale et Gardien de l&amp;apos;Harmonie à Tombouctou</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-commissaire-bakoun-kante-un-architecte-de-la-cohesion-sociale-et-gardien-de-lharmonie-a-tombouctou-3054050.html</link>
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<pubDate>Sun, 18 Feb 2024 02:21:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans la région tumultueuse de Tombouctou, où les défis sécuritaires ont engendré des déplacements massifs de populations à travers les 13 cercles qui la composent, émerge une figure d'exception, un leader visionnaire qui a su transformer l'adversité en une opportunité pour renforcer la cohésion sociale et l'harmonie dans la région. Le Commissaire de Police Bakoun Kanté, gouverneur actuel de Tombouctou, incarne cette résilience et cet esprit de rassemblement qui sont essentiels pour surmonter les obstacles auxquels la région est confrontée.

La région de Tombouctou est confrontée à des défis sécuritaires sans précédent, qui ont contraint de nombreuses populations à se déplacer, cherchant refuge tant à l'intérieur du pays qu'à l'étranger, en Mauritanie et en Algérie. Face à cette crise complexe, Bakoun Kanté a été confronté à la tâche colossale de préserver la stabilité sociale et de guider la région vers un avenir meilleur.

Au fil des années, la région de Tombouctou sous la gouvernance de Bakoun Kanté a vu naître un héritage durable de cohésion sociale. Les liens tissés entre les communautés ont renforcé la résilience collective, offrant un modèle de réconciliation et de coexistence pacifique. Ces bases solides constituent un legs précieux pour les générations futures, un témoignage de la manière dont le leadership visionnaire peut surmonter les divisions.

<strong>La Vision du Commissaire Bakoun Kanté : Cohésion Sociale et Harmonie </strong>

Plutôt que de succomber à la pression des circonstances, Bakoun Kanté a adopté une approche stratégique axée sur la préservation de la cohésion sociale. Sa vision éclairée et son engagement envers l'harmonie ont été les piliers de son action, marquée par des messages positifs et des actions concrètes visant à rassembler les communautés éprouvées. Une caractéristique distinctive de l'approche de Bakoun Kanté est son engagement envers l'inclusion. Il a activement cherché à intégrer toutes les voix, y compris celles qui étaient marginalisées ou exclues. Cet engagement envers la diversité a contribué à apaiser les tensions et à promouvoir une compréhension mutuelle au sein de la population, jetant ainsi les bases d'une paix durable.

Le gouverneur Kanté a compris l'importance cruciale de la communication dans la construction d'une société résiliente. En dépit des défis sécuritaires persistants, il a choisi de faire passer des messages d'unité et de solidarité. Ses discours inspirants ont eu un impact significatif, renforçant le sentiment d'appartenance des citoyens à une communauté plus vaste

<strong>Des Actes Concrets au Service de la Paix </strong>

Bien plus qu'un orateur habile, Bakoun Kanté s'est distingué par ses actions concrètes en faveur de la paix. Il a pris des mesures audacieuses pour stimuler le développement économique, éducatif et social, créant ainsi un environnement propice à la réconciliation et à la coopération. Ces initiatives ont démontré que le gouverneur comprend l'importance de traiter les racines profondes des conflits pour instaurer une paix durable.

Alors que le Mali se trouve à un tournant crucial, l'expérience réussie de Tombouctou offre une inspiration précieuse. Les leçons tirées de la région montrent qu'un leadership éclairé, axé sur la cohésion sociale et le développement inclusif, peut surmonter les fractures sociétales. Bakoun Kanté émerge comme un modèle vivant de la manière dont le dialogue, la compréhension mutuelle et l'inclusion peuvent forger un avenir harmonieux. C'est à travers les discours éclairés du Gouverneur de Tombouctou que j'ai pleinement compris l'importance du dialogue inter-malien.

En écoutant les messages de rassemblement et de solidarité du gouverneur, il est devenu évident que chaque Malien a un rôle à jouer dans la réussite de son pays. Le dialogue, la compréhension mutuelle et la collaboration sont les fondements sur lesquels reposera la construction d'un Mali uni et prospère. Je suis fermement convaincu que chaque Malien, en partant de chez lui, peut contribuer à la réussite de son pays. Que ce soit à travers des actions communautaires, le dialogue interculturel ou la promotion de la paix.

Malgré les progrès significatifs, la région de Tombouctou est confrontée à des défis persistants. Bakoun Kanté a posé des fondations solides, mais la continuité de ses efforts est cruciale. Le gouverneur a lancé un appel à la persévérance et à l'engagement collectif pour consolider les acquis et faire face aux défis futurs. Un appel entendu et relayé par le Chef de la tribu Kel Ansar de Tombouctou à travers ses représentants chefs de fractions et villages, élus présents sur le terrain de toute la région.

Bakoun Kanté se profile comme un architecte de l'harmonie, laissant derrière lui un héritage de paix et de solidarité dans la région de Tombouctou. Son modèle de leadership humaniste, centré sur la cohésion sociale et l'inclusion, offre une lueur d'espoir pour le Mali tout entier.

À l'heure où le dialogue national inter-malien s'ouvre, la sagesse et l'expérience de Bakoun Kanté devraient guider le pays vers un avenir où la diversité est célébrée, les différences sont comprises, et la paix est préservée.

Enfin, en cette période cruciale pour le Mali, il est impératif de rendre hommage à l'excellence et au leadership du Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef de l'État. Alors que le pays navigue à travers des eaux agitées, le Colonel Goïta s'est illustré par sa détermination à guider le Mali vers un avenir plus stable et prospère.

<strong>Metty Ag Mossa Ansary, Conseiller du Chef de Tribu kel Ansar de Tombouctou, leader communautaire du Cercle Ber, Historien</strong>]]> </content:encoded>
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<title>In Memoriam : Siraboula Macalou, il restera toujours quelque chose de toi</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/in-memoriam-siraboula-macalou-il-restera-toujours-quelque-chose-de-toi-3054051.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 18 Feb 2024 01:26:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Décédée le samedi à l’hôpital Mère Enfant de Kayes à plus de 100 ans et conduite à sa dernière demeure le lendemain, dimanche 07 janvier, à Samé Plantation, Siraboula Macalou a été plus qu’une grand-mère paternelle mais une maman pour moi.

Maa, comme tes enfants et petits-enfants t’appelaient affectueusement, aujourd’hui, mercredi 14 février, marque le 40e jour de ton rappel par Dieu, le créateur de la Terre et des Cieux. C’est avec beaucoup de peine que je te vois partir sans pouvoir rien faire pour te retenir.

Siraboula Macalou, à présent, je n’arrive pas à t’oublier et ma peine devient chaque jour plus grande. Inutile donc de rappeler que c’est avec beaucoup de peine et de difficultés que je me suis mis à table pour te rendre hommage à travers ces quelques lignes. J’ai d'ailleurs essayé à plusieurs reprises. En vain. Pourtant, Dieu seul sait qu’il est facile pour moi d’écrire.

Alphonse Lamartine dans ses Méditations poétiques n’a pas tort quand il affirmait dans son poème Le Lac que quand « Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé ». Jean D’Ormesson ajoute : « Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. » Maa, j’ai du mal à te conjuguer au passé un mois et dix jours après ton départ.

Toi qui, malgré le poids de l’âge, s’était toujours battue pour tes enfants, tes petits-enfants et tes arrières petits-enfants. Durant toute ta vie, tu n’as cessé de nous prouver que l’amour pouvait défier toutes les lois de la vieillesse.

Née à Nèfala dans la commune de Sadiola, il y a plus de 100 ans, Grand-mère est partie très tôt en laissant ses enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants inconsolables. Macalou, comme les autres l’appelaient affectueusement, est sans aucun doute l’absente la plus présente dans la famille SISSOKO et alliées.

Pour ma part, Siraboula Macalou a été plus qu’une grand-mère, mais une maman, au point qu’on m’appelait Maa Ka Dra (Dra, le fils de Maman). Maa, dont je pleure encore le départ dans le royaume des justes, occupe une très grande place dans ma vie pour m’avoir élevé en inculquant des valeurs comme la connaissance de soi, l’amour du prochain, l’honneur, la dignité, la reconnaissance du mérite, le respect de l’autre et des engagements pour ne citer que celles-ci. C’est cette brave Dame, qui, jusqu’à sa mort, n'a parlé que le malinké, m’a protégé contre les affres de la vie en me cajolant et en me couvant.

Quand je tombais malade, tu étais la première personne à le savoir puisque je dormais dans ta chambre. Je ne sais pas le nombre de fois, la nuit tombée, où Maa est partie me chercher au parc à bétail de Papa, situé à la lisière du village. Je ne sais pas le nombre de fois où, cette Dame, d’à peine 1m70, a bravé les intempéries pour aller me chercher soit au champ soit au village ou même sur le chemin de l’école. Des souvenirs intarissables, je peux en citer des milliers d’autres.

À chaque fois, tu me grondais d’une voix douce et bienveillante en me déconseillant de ne jamais le reprendre. Insouciant et naïf, je le reprenais à la première occasion. Et elle, très affable, était prête à venir de nouveau à mon secours.

Une femme généreuse

Maa me connaissait mieux que mes propres parents et supportait tous mes caprices. Ce qui fait que, même marié, une fois au village, je dormais avec ma femme dans ta chambre. D’ailleurs, j’ai dormi dans ta chambre quand je suis parti au village pour ton enterrement. Après avoir passé trois nuits à la maison, Papa m’a posé la question : où est-ce que tu passes la nuit ? J’ai répondu : dans la chambre de Maa. Et lui interloqué d’insister : tu dis où ? Et moi de répondre : oui, dans la chambre de Maa. Ce sera ainsi jusqu’à la fin de ma vie.

Une fois à Samé Plantation, je dormirai dans ta chambre comme de ton vivant. C’est la seule façon pour moi de sentir ta présence et d’être à tes côtés. À présent, sans pour autant t'oublier, il me reste de sauvegarder les valeurs que tu m’a toujours inculquées.

Le jour de ton enterrement, plusieurs personnes ont témoigné de ta générosité, ton amour du prochain. Comme la mère Thérèsa, tu as aimé les fils des autres plus que tes propres enfants. En tout cas, c’est ce qui ressort de tous les témoignages.

Quarante jours après ton départ, j’ai une pensée pieuse et émue pour tous tes enfants (Sallé, Magna, Boua, Dalla), particulièrement mon pour père, ton premier fils, Balla comme tu l’appelais affectueusement. Tu étais plus qu’une maman pour lui. Il commençait sa journée dans ta chambre, même s’il devait sortir tôt le matin, et ne partait jamais se coucher sans venir te voir et échanger avec toi.

J’ai aussi une pensée émue pour tous tes petits-enfants et tes proches partout à travers le monde. Siraboula Macalou, tu rejoins ainsi ton mari, Bakou SISSOKO, décédé 48 ans plus tôt, et tes coépouses dans le royaume des Justes.

Comme le disait George Sand : « Tout est beau et serein dans la mort du juste. Son départ cause des larmes, mais son souvenir laisse l‘espérance et la consolation sur la terre ». Je t’envoie un adieu suprême et je souhaite du fond du cœur que ton âme repose dans la paix éternelle comme elle a vécu dans le bien sur la terre ! Qu’Allah que tu as toujours honoré, t’accueille en son Saint Paradis ! Amin.

<strong>Ton petit-fils Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>« Cette CAN est la meilleure de toute l’histoire de la CAF », selon Motsépé, président de la CAF</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/cette-can-est-la-meilleure-de-toute-lhistoire-de-la-caf-selon-motsepe-president-de-la-caf-3054058.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/cette-can-est-la-meilleure-de-toute-lhistoire-de-la-caf-selon-motsepe-president-de-la-caf-3054058.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 18 Feb 2024 01:20:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Dr Patrice Motsepe, a animé, vendredi, une conférence de presse à Abidjan en Côte d’Ivoire. Au cours de laquelle, il a salué les infrastructures de classe mondiale réalisées dans le cadre de la coupe d’Afrique des nations (CAN) et a félicité le président de la République ivoirienne, Alassane Ouattara, pour ces projets. « J’étais à Paris hier pour le congrès de l’UEFA et c’était réjouissant d’entendre tous les dirigeants européens insister sur la qualité du tournoi en Côte d’Ivoire. Cette CAN est la meilleure de toute l’histoire de la CAF, 80 pays qui suivent la CAN. Plus d'un milliard de personnes l'ont suivie. Nous devons être fiers d’avoir organisé une compétition de cette qualité... » a insisté le patron de l’instance dirigeante du football africain.

<strong>Côte d’Ivoire, une terre maudite pour le Nigéria</strong>

Pas de 4e titre pour les Super Eagles ! En finale de la 34e édition de la Coupe d’Afrique des Nations-CAN- de football, le Nigéria s’est incliné dimanche, 1-2, devant les Eléphants de Côte d’Ivoire. Après avoir ouvert le score à la première mi-temps, les Super Eagles se sont fait manger en finale par des Eléphants déchaînés qui ont renversé tout sur leur passage. Victor Oshimen et ses coéquipiers, à l’instar des Lions sénégalais et des Aigles du Mali, n’ont pas résisté à la furia de Sébastien Haller et de ses camarades. Comme en 1984, le Nigéria ne remportera pas une coupe en terre ivoirienne. On se rappelle que Stéphane Keshi et autres avaient perdu en finale, 1-3, face au Cameroun de Théophile Abéga et compagnie.

<strong>CAN 2023/José Mourinho : « J’ai regardé le tournoi, plus que le football européen, ils nous apprennent simplement à être honnêtes »</strong>

Selon José Mourinho, la VAR est utilisée à la CAN exactement comme elle devrait l’être. « Ils ne l’utilisent pas pour aider les équipes qui attirent l’argent ou les équipes célèbres. C’est pourquoi vous avez vu le meilleur de chaque équipe. Parce qu’ils savent que la VAR n’est pas embauchée dans les coulisses, mais s’adresse à tout le monde. Ils écoutent même leurs joueurs si l’arbitre a raté quelque chose et vont vérifier. En Europe, si, en tant qu’entraîneur ou joueur, je demande à un arbitre d’aller vérifier quelque chose, c’est un carton rouge pour cela. Le siège de l’assistance vidéo à l’arbitrage doit être à la CAF », a lâché l’ancien coach de Chelsea, de l’Inter et du Réal Madrid dans les propos relayés par les médias anglais et wesAfricaweekly.

<strong>Rassemblées par Anne Marie Soumouthéra</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Macron ou la catastrophe africaine</title>
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<pubDate>Sun, 18 Feb 2024 01:19:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En choisissant, en réactions aux coups d’Etat, de punir les populations sahéliennes – notamment en coupant nette toute aide humanitaire et au développement –

le Président Macron se trompe de cible et fait le jeu des militaires au pouvoir au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Il ajoute ainsi au ressentiment envers la France au sein de l’opinion publique africaine, et perpétue une politique diplomatique désastreuse.

Une des raisons les plus fréquemment avancées (elle est par ailleurs fort plausible) de la très surprenante décision de Macky Sall de repousser l’élection présidentielle au Sénégal est le piètre score prédit à son candidat (et Premier ministre en exercice) Amadou Ba. La France n’y est peut-être pas pour rien, un impair de plus !

La réception ostensible à Paris, en décembre dernier, du Premier ministre sénégalais par Elisabeth Borne est à mettre en effet au compte des nombreuses gaffes contre-productives qui émaillent la politique africaine d’Emmanuel Macron. Afficher le soutien de la France à un candidat à la Présidence dans un pays africain est probablement le meilleur moyen de faire baisser immédiatement sa côte de popularité. Lionel Zinsou en sait quelque chose : sa proximité avec Macron l’a discrédité lors de l’élection présidentielle au Bénin en 2016. Mais il y a bien plus grave.

C’est la politique africaine tout entière d’Emmanuel Macron qui est inconséquente et calamiteuse. L’un de ses échecs majeurs, tout récent, est sans nul doute d’avoir décidé de « punir » les auteurs de coups d’Etat au Mali, Burkina Faso et Niger en « punissant » les peuples de ces pays. Cette attitude n’est pas sans rappeler celle de De Gaulle envers la Guinée lorsque celle-ci sous l’impulsion de Sékou Touré répondit majoritairement « non » au référendum de 1958 sur l’adhésion à la « Communauté française » et choisit l’indépendance immédiate.

Furieux autant que vexé par ce camouflet, De Gaulle mit fin sur le champ à toute présence française en Guinée, créant une crise économique brutale, précipitant le pays dans les bras de l’URSS et contribuant ainsi à la montée en puissance de la longue dictature paranoïaque de Sékou Touré. Cette décision néfaste fut pour beaucoup dans la popularité de ce dernier parmi les opinions publiques africaines.

En outre, le caractère personnel et purement émotionnel de la réaction gaullienne apparait a posteriori comme d’autant plus vain et contre-productif que la fameuse « communauté » fut un échec total qui ne dura pas plus de deux ans, période au bout de laquelle tous les pays africains qui avaient répondu « oui » choisirent à leur tour l’indépendance, acceptée désormais sans mot dire par la France. Tout ça pour ça ! Et voilà que Macron refait la même erreur !

S’il semble tenté chaque jour d’adopter un peu plus une posture gaullienne, en ce qui concerne l’Afrique, il suit De Gaulle dans une des pires décisions que celui-ci ait prises : la stratégie de la terre brulée par dépit. En coupant toute aide humanitaire ou de développement, toute forme de coopération ou de partenariat pour les trois pays du Sahel, aussi bien à destination des ONG nationales et internationales qu’en direction des services publics, de la recherche et de la culture ; en fermant les trois consulats français et en refusant la délivrance de visas aux ressortissants de ces pays, en rendant de fait impossible aux doctorants, artistes, chercheurs ou opérateurs économiques du Mali, du Burkina Faso et du Niger d’aller désormais en France pour des études, des colloques, des expositions, des concerts ou des affaires ; et, hier, cerise sur ce gâteau oh combien amer, en fermant l’école française de Niamey (le cours Lafontaine, dont une moitié des élèves étaient nigériens), le président français non seulement se trompe de cible en pénalisant directement les populations sahéliennes, mais en plus il joue contre son camp car il fait le jeu des militaires au pouvoir qui prennent la France comme cible principale et rallient un peu plus à eux leurs opinions publiques à chaque mesure brutale de la France comme à chaque déclaration arrogante de son président.

Toutes ces erreurs sont d’autant plus inopportunes que, depuis bien longtemps, la méfiance, la rancœur et le sentiment d’humiliation sont des sentiments largement répandus à l’égard de l’ancien colonisateur (pour de nombreuses raisons légitimes entremêlées de quelques autres plus contestables). Macron joue aussi contre son camp en hypothéquant, par ses propos et ses décisions, l’avenir à court et à moyen terme de toute présence culturelle, développementiste ou humanitaire française au Sahel, et ses bévues politiques contribueront au déclin prévisible de la langue française que les militaires au pouvoir ont sans doute dans leur agenda.

Il fournit une confirmation en or aux propos de tous ceux, fort nombreux au Sahel et en Afrique, qui dénoncent la persistance des comportements coloniaux ou néo-coloniaux des autorités françaises, leur hypocrisie et leur peu d’intérêt réel pour les populations. Il saccage le précieux et fragile capital de confiance qui (parfois ? souvent ?) avait pu être peu à peu établi au fil des années entre d’un côté des professionnels de l’Agence française de développement, des professionnels des centres culturels français ou des professionnels des ONG françaises et de l’autre côté leurs partenaires maliens, burkinabé ou nigériens.

Toutes les cases de ce qu’il ne fallait pas faire ont été cochées

La suite des erreurs d’Emmanuel Macron par rapport à l’Afrique en général et à la crise sahélienne en particulier est impressionnante. Pour deux ou trois déclarations encourageantes à mettre dans la colonne « positif » (une allusion à la colonisation comme crime contre l’humanité, la décision de rendre des pièces de musée volées, la constitution de commissions mémorielles sur la guerre d’Algérie, le rôle peu glorieux de la France au Rwanda, et la répression contre l’UPC au Cameroun[1]), la colonne « négatif » est plus que pleine à ras bord : blague de collégien publique et honteuse à l’égard du Président Kaboré à Ouagadougou, convocation impériale et hautaine des chefs d’État africains à Pau, injonction insultante aux mêmes de ne pas se rendre au soi-disant « sommet France-Afrique » à Montpellier, acceptation relative du premier coup d’Etat (le plus important) d’Assimi Goïta au Mali avant de faire un virage à 180 degrés face à un demi coup d’Etat du même colonel peu après (le limogeage de ministres réputés proches de la France ayant été considéré par celle-ci comme inacceptable), tolérance et absence de sanctions pour les auteurs des coups d’Etat au Tchad, en Guinée et au Gabon tout en dénonçant à cor et à cri leurs homologues du Mali, du Burkina Faso et du Niger, soutien aussi bruyant qu’inopportun aux sanctions très fortes de la CEDEAO contre le Mali et le Niger qui n’a réussi qu’à renforcer les accusations des militaires selon laquelle la CEDEAO serait manipulée par la France (ce qui n’est d’ailleurs pas vrai, en tout cas concernant le Nigéria, puissance dominante de la CEDEAO), soutien encore plus bruyant et encore plus inopportun aux menaces d’intervention militaire de la CEDEAO contre le Niger (qui furent du pain béni pour les régimes au pouvoir au Sahel, leur permettant de mobiliser leurs populations contre une agression éventuelle dont la France tirerait les ficelles), refus contre tout usage diplomatique et contre toute bienséance que son ambassadeur au Niger déclaré persona non grata quitte le pays en lui imposant de rester cloitré dans son ambassade sous les huées populaires…

Certes, nul ne pourrait sérieusement reprocher à Emmanuel Macron d’avoir condamné le coup d’Etat au Niger, ou d’avoir demandé la libération du président Bazoum, ni même d’avoir suspendu provisoirement l’aide directe au budget national géré par le régime militaire. Mais aller beaucoup plus loin comme il l’a fait, prendre des postures de matamore à la fois provocantes et ridicules, oser appeler à une guerre punitive par ailleurs aussi improbable que désolante, mener une stratégie de la table rase, refuser tout dialogue avec les nouvelles autorités, s’en prendre à la société civile nigérienne, tout cela s’est révélé totalement contre-productif.

Toutes les cases de ce qu’il ne fallait pas faire ont été cochées [2]. Personne, dans l’entourage du président, ne l’a donc mis en garde ? Ce qui semble certain, en tout cas, c’est qu’il n’a en l’affaire écouté personne, hormis ses courtisans. Le peu crédible conseil présidentiel sur l’Afrique est aux abonnés absents depuis longtemps. Les ONG (pourtant parfois célébrées par l’Elysée) ont bien sûr protesté publiquement, mais Jupiter ne s’en préoccupe pas le moins du monde quand il est en colère. Du côté des agents de l’AFD, du côté des cadres français des organisations internationales, du côté des diplomates professionnels [3], la très grande majorité déplore (le mot est faible) cette avalanche de fautes lourdes. Tenus par leur devoir de réserve, ils n’ont pu s’exprimer publiquement. Mais en tout cas il n’a jamais été fait appel à leur expertise. Il n’est pas dans l’habitude du président de s’abaisser à prêter attention aux experts proches du terrain [4].

Dans cette succession improbable de propos et de décisions absurdes et néfastes, on ne peut pas même lire une quelconque politique cohérente : tout semble relever de vengeances et de caprices jupitériens (on sait que les dieux de l’Olympes bouleversaient l’histoire des hommes pour de simples jalouseries, bouderies ou querelles d’ego). Mais le recours à la punition collective des peuples du Sahel est bien plus grave encore. Comment oser promouvoir une image de la France qui serait terre de liberté, d’égalité et de fraternité ou qui souhaiterait établir un partenariat équitable avec les pays africains quand on s’en prend, par simple rancune ou dépit, aux populations pauvres bénéficiaires de l’aide française, aux dizaines de milliers d’emplois générés par les ONG financées par la France, aux milliers d’intellectuels qui venaient régulièrement ou exceptionnellement en France pour des échanges, des formations et des partenariats, aux élèves des établissements éducatifs français à Bamako, Ouagadougou ou Niamey ?

La stratégie actuelle de la terre brulée au Sahel est donc catastrophique à trois niveaux : d’une part ce sont les populations locales qui en sont les premières victimes, d’autre part elle donne du grain à moudre à la francophobie des régimes militaires, et enfin elle compromet gravement les relations futures entre la France et les trois pays sahéliens.

&nbsp;

<strong>www.aoc.media</strong>

<strong>Jean-Pierre Olivier de Sardan</strong>

<strong>Anthropologue, directeur de recherche émérite au CNRS et directeur d’études à l’EHESS</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sahel : la baisse de l’aide économique, une conséquence directe de l&amp;apos;instabilité politique dans la région, selon l’OCEDE</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sahel-la-baisse-de-laide-economique-une-consequence-directe-de-linstabilite-politique-dans-la-region-selon-locede-3054057.html</link>
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<pubDate>Sun, 18 Feb 2024 00:32:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Selon un rapport récent de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), l'aide accordée au Sahel a chuté pour la première fois en dix ans. Les pays concernés par cette baisse sont le Burkina Faso, le Mali et le Niger, qui ont reçu un total de 4,7 milliards de dollars d'aide en 2022, par rapport aux 5,3 milliards de dollars alloués en 2020.

Cette tendance inquiétante s'explique principalement par l'instabilité politique qui sévit dans ces pays depuis plusieurs années. En effet, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont tous été touchés par des crises politiques majeures, comprenant des coups d'État, des soulèvements populaires et des attaques terroristes.

Ces événements ont entraîné une détérioration significative de la situation sécuritaire, économique et sociale de la région. Ce qui a conduit les donateurs internationaux à réévaluer l'efficacité de leur aide.

Le rapport de l'OCDE souligne également que cette tendance à la baisse devrait perdurer au cours des prochaines années, à moins que les pays du Sahel ne parviennent à rétablir la stabilité politique et à consolider les bases de la démocratie. En effet, la démocratie est un facteur essentiel dans le maintien de la confiance des partenaires internationaux et de leur volonté de soutenir financièrement ces pays.

Pour faire face à cette situation préoccupante, les gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger doivent redoubler d'efforts pour rétablir l'ordre et la stabilité, renforcer leurs institutions démocratiques et promouvoir la sécurité des populations. Ils doivent en outre mettre en place des politiques de développement économique et social inclusives qui permettront de réduire les inégalités et de lutter contre les causes profondes de l'instabilité.

<strong>Redoubler d'efforts pour rétablir la stabilité politique et consolider la démocratie</strong>

Il est important de souligner que l'aide internationale ne doit pas être considérée comme une solution à long terme, mais plutôt comme un catalyseur pour le développement durable. Les pays du Sahel doivent s'engager activement dans des réformes politiques et économiques visant à construire un avenir stable et prospère pour leurs populations.

La baisse de l'aide au Sahel est un signal d'alarme qui devrait inciter les pays de la région à redoubler d'efforts pour rétablir la stabilité politique et consolider leur démocratie. La réponse durable aux défis que rencontrent ces pays ne peut être que le fruit d'une volonté politique forte et d'un engagement à long terme en faveur du développement économique et social.

<strong>Cheick Bougounta CISSE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Retrait annoncé  des pays  de  l’AES de la CEDEAO :  Le gouvernement malien peine à convaincre l’opinion nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-annonce-des-pays-de-laes-de-la-cedeao-le-gouvernement-malien-peine-a-convaincre-lopinion-nationale-3053149.html</link>
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<pubDate>Sun, 11 Feb 2024 00:13:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis l'annonce du retrait du Mali de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), les autorités maliennes font face à une véritable épreuve pour convaincre l'opinion nationale de la pertinence de cette décision.</em></strong>

La CEDEAO- Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest-, regroupant plusieurs pays de la région ouest-africaine, a joué un rôle crucial dans la stabilité du Mali et la lutte contre les groupes armés qui sévissent dans le pays. Ses troupes étaient en première ligne lors du déclenchement des opérations de reconquête des régions septentrionales du Nord du Mali. D’ailleurs, elles constituaient l’ossature de la Minusma déployée en juillet 2013.

Sans compter le fait que le Mali était membre fondateur de cette organisation dans les années 70, signant et ratifiant tous les accords et conventions régionaux. Parmi ces documents figure notamment le Protocole sur la Démocratie et la Bonne gouvernance additionnel au Protocole relatif au Mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité de 2001.

Lequel stipule dans ses différentes dispositions que : Toute accession au pouvoir doit se faire à travers des élections libres, honnêtes, et transparentes ; tout changement anticonstitutionnel est interdit de même que tout mode non démocratique d’accession ou de maintien au pouvoir ; la participation populaire aux prises de décision, le strict respect des principes démocratiques, et la décentralisation du pouvoir à tous les niveaux de gouvernement ; l’armée est apolitique et soumise à l’autorité politique régulièrement établie ; tout militaire en activité ne peut prétendre à un mandat politique électif ; l’Etat est laïc et demeure entièrement neutre dans le domaine de la religion ; chaque citoyen a le droit de pratiquer librement et dans le cadre des lois en vigueur, la religion de son choix en n’importe quel endroit du territoire national.

La question est de savoir si toutes ces dispositions ont été respectées avant la prise d’une décision d’une telle ampleur. Pire, depuis l’annonce du retrait, le Premier ministre était sur tous les fronts pour convaincre l’opinion du bien-fondé de cette décision qui a du mal à être acceptée. Après des rencontres houleuses avec le secteur privé, celle qui était prévue le lundi 5 février avec les forces vives de la nation, a tout simplement été reportée.

Selon plusieurs sources, à force de vouloir être partout, il en est même tombé malade alors qu’il y a juste quelques mois qu’il est sorti d’une longue période d’hospitalisation. C’est donc un homme à la santé fragile qui a été mis à contribution pour faire accepter cette décision des autorités de la transition par l’opinion.

<strong>Un bégaiement de l’histoire</strong>

L’idéal aurait certainement été de faire ce travail en amont avant la prise de cette décision. Nombreux sont ceux qui pensent qu’en agissant ainsi, les autorités mettent la charrue avant les bœufs. Pourtant, elles auraient dû s’inspirer des raisons des reproches faits aux régimes précédents pour éviter de tomber dans les mêmes travers. En effet, beaucoup reprochaient à ces régimes, bien qu’étant démocratiquement élus, de ne pas consulter le peuple en prenant des décisions qui l’engagent.

Apparemment, on assiste encore à un bégaiement de l’histoire. C’est d’ailleurs l’une des principales raisons pour laquelle les différentes mobilisations initiées pour soutenir cette décision, se sont soldées par des échecs. Le moins que l’on puisse dire c’est que la mobilisation n’était vraiment pas au rendez-vous. D’où la nécessité pour les autorités de tirer les conséquences en rectifiant le tir.

La dynamique de rupture dans laquelle le Mali est engagée depuis la rectification intervenue, en mai 2021, pourrait conduire le pays à renforcer son isolement, si l’on n’y prend garde. En tout état de cause, il n’est pas tard pour bien faire si cela concerne la vie de la nation.

La décision de retrait du Mali de la CEDEAO soulève donc de nombreuses questions quant à l'avenir de la sécurité et de la stabilité du pays. Il est clair que les tentatives des autorités de justifier ce retrait, en affirmant que le pays est désormais en mesure d'assurer lui-même sa souveraineté sur tous les plans, ont montré leurs limites.

Certes, l’armée a fait des progrès en engrangeant d’énormes succès sur le terrain et l’amorce de certaines réformes pourrait être nécessaire pour l’avenir du pays. Cependant, les défis restent encore nombreux et, de nos jours, il est difficile, voire impossible de vivre en autarcie. D’autant que les pays avec lesquels nous formons l’AES connaissent les mêmes défis que nous.

Souvent, ils font face à des difficultés pires que les nôtres et qui pourraient s’empirer au cas où ils persisteraient dans la dynamique de rupture. Cependant, les arguments avancés par les autorités pour justifier ce retrait peinent à convaincre une partie importante de la population. Les attaques terroristes qui persistent dans certaines régions du pays sont un rappel constant de la menace persistante et alimentent les craintes quant à la décision de retrait.

À cette situation, s’ajoutent la persistance ou même l’aggravation de la crise humanitaire, les difficultés économiques, l’augmentation de la pauvreté, les conditions de vie de plus en précaires avec la crise énergétique qui a atteint des proportions inégalées sans la moindre perspective de début de solution.

<strong>Apaiser les inquiétudes</strong>

En outre, certains critiquent la décision du gouvernement malien de se retirer de la CEDEAO sans consultation préalable de la population. Ils estiment que cette décision aurait dû être débattue publiquement, afin de garantir un consensus national sur la question.

Face à cette opposition, les autorités maliennes ont tenté de renforcer la communication autour de leur décision. Des déclarations officielles ont été faites pour expliquer les raisons du retrait et les mesures prises en termes de sécurité. Cependant, ces efforts n'ont pas encore suffi à convaincre une grande partie de la population.

Pour renverser la tendance, il est crucial que les autorités maliennes intensifient leurs efforts pour expliquer et justifier leur décision de manière transparente. Une communication plus ouverte, avec une consultation de l'opinion publique et une prise en compte des préoccupations de la population, pourrait contribuer à apaiser les inquiétudes et à susciter un soutien plus large.

En fin de compte, il est impératif que les autorités maliennes réussissent à convaincre l'opinion nationale sur le retrait du pays de la CEDEAO. La sécurité et la stabilité du Mali dépendent de la confiance de la population envers le gouvernement et ses décisions, et il est crucial de travailler à renforcer cette confiance pour assurer un avenir plus sûr et plus stable pour le pays.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Can 2023/Aigles Du Mali :  Jouons et gagnons en projet !</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/can-2023-aigles-du-mali-jouons-et-gagnons-en-projet-3053146.html</link>
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<pubDate>Sat, 10 Feb 2024 22:53:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après la douloureuse élimination de nos Aigles en quart de finale contre le pays organisateur, il faudrait vite se remettre au travail. Mais avant, faire le bilan technique de notre participation, cela très vite avant la reprise des compétitions de la sélection nationale.</em></strong>

Nous sommes passés tout près de l'exploit historique de vaincre le signe indien ivoirien et de nous projeter dans le dernier carré, dix ans après notre dernière demi-finale.

Sur le match contre les Eléphants ivoiriens, il y a beaucoup à dire. Nous avons perdu sur la gestion des détails et des tournants dans le jeu (le penalty manqué, la supériorité numérique, la gestion émotionnelle, les changements, etc.). Sur ce match il y a et il y aura tellement à dire mais nous finirons par la même conclusion: c'est du passé et il faut vite avancer. Il y aura d'autres Mali-Côte d'Ivoire et vice versa et ce sera le même challenge jusqu'à ce qu'on renverse la vapeur.

Je le dis depuis bientôt vingt ans, depuis le début de ma carrière de journaliste à Bozola où je me souviens, un matin de 2004, le président de la Femafoot de l'époque a débarqué dans le bureau du DG de l'ORTM pour lui demander de faire retirer mon élément d'analyse sur la gestion du football diffusé dans le journal de 7h à la radio nationale, que cela lui créait des problèmes et affaiblissant sa gouvernance.

L'élément n'a pas été diffusé dans les éditions suivantes mais la première diffusion avait été largement écoutée. Pourtant je n’insultais pas, je ne dénigrais pas. Sur la base de faits réels de gestion à l'époque, je disais qu'il fallait sortir de l'improvisation, du laxisme et donc de l'amateurisme dans le management du football. C'était mon devoir d'agent public de l'information et donc de journaliste.

Vingt ans après, je ne pense pas que nous ayons fait de réels progrès et si c'est le cas c'est infime. En 2004, nous avions joué une demi-finale de CAN, chose que cette année nous ratons. Et pourtant les mêmes problèmes demeurent. Au Mali, nous avons du mal à traverser le pont du management, de la gestion par projet, de la gestion du football axée sur les résultats. Cela implique de faire de la projection, de la prospective, de la gestion analytique multidimensionnelle.

Pour cette CAN ivoirienne, retenons que tout n'est pas mauvais mais encore une fois nous manquons de l'élan pour mieux sauter qu'avant. Le Mali ne peut pas se contenter d'être en quart de finale. On dira oui le Sénégal n'y était pas sauf qu'il était le champion sortant donc avec un titre glané lors des trois dernières années, l'Algérie aussi mais récent champion en 2019, le Maroc récent demi-finaliste du Mondial, le Cameroun et la Tunisie étaient au dernier Mondial, etc.

Après cette CAN, encadrement et joueurs ne sont pas à blâmer. Ils doivent être remis au travail, remis à flot pour les futures échéances : éliminatoires du Mondial et de la CAN.

Ce qu'il faut? Que ministère et FEMAFOOT se mettent ensemble pour sortir un projet sur papier avec des axes clairs et se projeter sur les cinq ans ou plus à venir. Que voulons-nous pour notre football dans les 5 ou 10 prochaines années ?

Première qualification au Mondial, premier trophée de CAN à remporter, premiers trophées de Mondiaux cadet et junior, premier titre olympique, un championnat professionnel, première participation d'un club en phase de groupes de la Ligue des champions, de vrais championnats cadets juniors, une vraie Direction technique nationale fournie en compétences humaines et en moyens techniques, etc.

Ce sera à coup sûr le début de la performance planifiée, organisée et

[caption id="attachment_2869841" align="alignright" width="150"]<img class="size-thumbnail wp-image-2869841" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/04/alassane-souleymane-150x110.jpg" alt="" width="150" height="110" /> Alassane Souleymane[/caption]

maîtrisée et donc des titres. Ne brûlons pas les étapes pour éviter de brûler les ailes de nos Aigles, Aiglons et Aiglonnets à chaque fois, avec juste des larmes pour se consoler. Notre football a tout pour briller et nous faire briller de bonheur.

<strong>Sportivement ! Alassane Bamako, le 4 févier 2024</strong>

<strong>Souleymane, journaliste</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal : le colonel Assa Badialo Touré offre des vivres, des médicaments et une ambulance  au CS&#45;Réf de la ville</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/kidal-le-colonel-assa-badialo-toure-offre-des-vivres-des-medicaments-et-une-ambulance-au-cs-ref-de-la-ville-3053153.html</link>
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<pubDate>Sat, 10 Feb 2024 22:21:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une forte délégation, composée de membres du gouvernement et du Conseil national de la Transition, avec à sa tête le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation,  colonel Abdoulaye Maïga, était le jeudi 1 février 2024 à Kidal. </em></strong>

Le ministre de la Santé et du Développement social, membre de la délégation, est parti avec les bras chargés en vue d’apporter du sourire à la population de Kidal qui manque de tout. Dans cette forte délégation, figuraient également les directeurs des organismes de prévoyance sociale dont celui de l’INPS, Ousmane Karim Coulibaly.

Après un accueil chaleureux réservé à la délégation de haut niveau de neuf (09) ministres, en l’occurrence le ministre d'Etat, Abdoulaye Maïga, les ministres de la Santé et du Développement social, de la Promotion de la Femme de l'Enfant et de la Famille, de L'Entreprenariat de l'Emploi et de la Formation Professionnelle, de l'Énergie et de l'Eau du ministre de l'Éducation Nationale, de la Réconciliation, de la Justice et des Droits de l’Homme, avec forte délégation du Conseil National de la Transition (CNT), des directeurs centraux et des membres des cabinets ministériels, plusieurs rencontres ont été organisées pour recueillir les préoccupations des populations de la ville.

Pour sa part, le ministre de la Santé Assa Badialo Touré s’est rendu au Cs-Réf de Kidal pour visiter les locaux. Au terme de cette visite, elle a remis, au nom du chef de l’Etat, Assimi Goïta, au Cs-Réf de Kidal, une ambulance médicalisée, un lot de médicaments et 200 kits alimentaires au bénéfice des personnes handicapées et couches vulnérables de la région de Kidal.

Selon Mme le ministre de la Santé et du Développement social, aucun Malien où qu'il soit ne sera oublié par le département de la Santé et du Développement social.

S’agissant des doléances, le ministre Assa Badialo Touré a promis de tout mettre en œuvre pour venir à bout desdites demandes des autorités sanitaires, notamment combler le déficit de personnel des structures de santé.

<strong>Source : INPS         </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Texte collectif : restaurer la république</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/texte-collectif-restaurer-la-republique-3053150.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 10 Feb 2024 21:13:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Ce 3 février 2024, le président Macky Sall, en interrompant in extremis et illégalement le processus électoral, a plongé le pays dans une torpeur inédite et a embarqué celui-ci dans une aventure aux lendemains plus qu’incertains. Le plan de liquidation de la démocratie sénégalaise, que le régime en place déploie depuis une douzaine d’années, trouve son bouquet final dans cet acte d’annulation du processus électoral. </span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour des accusations de corruption, à ce jour non étayées, de membres du Conseil constitutionnel, le président de la République, avec la complicité d’une majorité circonstancielle à l’Assemblée nationale, a fini de corrompre durablement notre tradition démocratique en interrompant ainsi brutalement le processus électoral en cours. </span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Pourtant rien dans l’échafaudage institutionnel ne lui en donne la prérogative en l’état actuel des choses. Rien dans la trajectoire singulière du Sénégal ne pouvait lui servir de viatique pour poser un tel acte qui risque d’être le marqueur d’un avant et d’un après, pour l’histoire du Sénégal indépendant. Le président Macky Sall a fini de porter un redoutable coup au calendrier républicain qui faisait la singularité et la fierté du Sénégal et constituait le baromètre de la vitalité de notre système politique.</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">La décision par laquelle le président Macky Sall a abrogé le décret n° 2023-2283 du 29 novembre 2023 portant convocation du corps électoral en vue de l’élection présidentielle du 25 février 2024 est, sans conteste, aux antipodes des principes élémentaires du Droit et de la Démocratie. Les arguments qui le sous-tendent sont à la fois faux et légers, et la décision elle-même viole littéralement plusieurs dispositions constitutionnelles. D’un ton qui s’est voulu solennel, le président Macky Sall a décliné les raisons qui l’ont poussé à prendre la décision qui porte un terrible coup à notre République et à la démocratie sénégalaise. Il a d’abord prétexté une crise institutionnelle qui résulterait d’un conflit entre le Conseil constitutionnel et l’Assemblée nationale.</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Selon les députés du PDS qui ont sollicité la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire, l’établissement de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle aurait été faite sur fond de corruption de membres du Conseil constitutionnel. La mise en place d’une commission d’enquête parlementaire par l’Assemblée nationale suffit à ses yeux pour établir l’existence d’une crise. Il s’agit bien évidemment d’un argument fallacieux qui ne résiste à aucune analyse sérieuse. D’une part, le président Macky Sall a agi dans la précipitation pour accomplir sa forfaiture. Il est en effet étonnant qu’il se soit fondé sur de simples accusations dont les auteurs n’ont pas encore montré un début de preuve, pour arguer d’une crise institutionnelle.</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Il aurait été plus raisonnable d’attendre le rapport de la commission d’enquête parlementaire pour être plus crédible dans l’accusation de corruption. D’autre part, quand bien même il y aurait eu une crise institutionnelle, la Constitution prévoit des voies de résolution qui ne peuvent pas s’accommoder de l’attitude despotique du président Macky Sall. À rebours de son rôle de garant du fonctionnement régulier des institutions qu’il tire de l’article 42 de la Constitution, il s’est comporté en l’espèce en fossoyeur de la République. La véritable crise, c’est celle qui découlera de cette décision inédite remettant en cause le calendrier électoral et dont il est l’unique initiateur et l’ultime responsable.</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Outre l’argument de la crise institutionnelle, le président Macky Sall a tenté de justifier sa décision par le fait qu’il existe une candidate à l’élection présidentielle qui ne serait pas exclusivement de nationalité sénégalaise, contrairement aux exigences de l’article 28 de la Constitution. Il a alors jugé opportun d’enfiler son manteau de « gardien de la Constitution » afin d’éviter que le scrutin ne soit biaisé. On tient là la preuve que notre « gardien de la Constitution » ignore tout du contenu de notre Charte fondamentale. Il n’y avait pas besoin de faire de ce cas de figure un prétexte dans la mesure où l’alinéa 1er de l’article 34 de la Constitution propose une solution. La candidate pourrait en effet être invitée à se retirer de la course ou, si le procureur ouvre une information judiciaire à son encontre dans le cadre des poursuites en cours, être déclarée définitivement empêchée. Dans ces deux hypothèses, le Conseil constitutionnel modifierait sa liste et la date du scrutin serait maintenue, comme le prévoit la Constitution.</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">En prenant la décision en question, le président Macky Sall s’est attribué des prérogatives qu’il ne tient ni de la Constitution, ni d’aucune loi de la République. L’artifice du parallélisme des formes sous-entendu est un prétexte ridicule pris par l’auteur de la forfaiture. En droit, il n’est pas toujours vrai que quand on a édicté un décret, on a systématiquement la latitude de prendre un autre décret pour abroger le premier. Pour prendre un exemple simple, un décret de nomination d’un membre du Conseil constitutionnel ne peut pas être abrogé ou retiré par le président de la République dans le but de mettre fin de manière anticipée au mandat du juge concerné.</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">L’abrogation du décret portant convocation du corps électoral implique des conséquences juridiques d’une extrême gravité. À travers sa décision annulant le scrutin, Macky Sall a piétiné les articles 27 et 103 qui interdisent respectivement que le président de la République puisse faire plus de deux mandats ou que la durée du mandat du chef de l’Etat soit modifiée. L’improbabilité de pouvoir tenir l’échéance du 2 avril 2024 vide ces deux articles de toute leur substance. Le Conseil constitutionnel avait d’ailleurs rappelé dans sa décision n° 1/C/2016 du 12 février 2016 que le mandat du président de la République est intangible en des termes on ne peut plus clairs : « Considérant, en effet, que ni la sécurité juridique, ni la stabilité des institutions ne seraient garanties si, à l’occasion de changements de majorité, à la faveur du jeu politique ou au gré des circonstances notamment, la durée des mandats politiques en cours, régulièrement fixée au moment où ceux-ci ont été conférés pouvait, quel que soit au demeurant l’objectif recherché, être réduite ou prolongée » (cons. 32).</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">La décision de Macky Sall constitue, enfin, une défiance à la Constitution qui dispose en son article 92 que les décisions du Conseil constitutionnel s’imposent à toutes les autorités administratives et juridictionnelles. Il s’agit sans doute d’un refus d’appliquer la décision du Conseil arrêtant la liste des candidats à l’élection présidentielle.   En application de cette disposition de la Constitution, ni la loi, ni un décret ne peuvent modifier ou abroger la décision du Conseil constitutionnel établissant la liste définitive des candidats. Cette liste ne peut être modifiée que par une décision du Conseil constitutionnel et pour des motifs limitativement énumérés par les articles 29 à 34 de la Constitution. Cette défiance des pouvoirs politiques (Président de la République et Assemblée nationale) envers la juridiction constitutionnelle, arbitre suprême du jeu électoral, est la véritable source de crise institutionnelle.</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">C’est une évidence que depuis quelques années, ce régime nous a maintenus dans une crise quasi-permanente : disparitions de soldats dans des circonstances troubles, morts de manifestants, intimidations, arrestations, hordes de nervis, harcèlements judiciaires, malversations, corruption, reniements, impunité. Aujourd’hui pour les intérêts d’un homme et d’un clan, sous le fallacieux prétexte d’une crise institutionnelle, le Sénégal vient de gravement régresser dans son histoire démocratique. En effet, ce qui est en jeu les heures et les jours à venir, c’est la survie de l’idée de République ; c’est-à-dire notre volonté de vivre ensemble et d’inventer perpétuellement la société sénégalaise en tant qu’horizon et futur.</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Il est inadmissible de vouloir, pour le bénéfice d’un homme, d’un parti, d’un groupe de courtisans d’une autre époque, compromettre l’avenir d’une Nation qui a eu, un certain 19 mars, la ferme volonté d’entrer dans le nouveau millénaire pour s’inventer un présent et un futur de démocratie, de justice, de liberté, d’équité et simplement d’un vivre-ensemble harmonieux sénégalais. Il s’agit pour les Sénégalais de s’ériger contre cette forfaiture, d’exiger le respect du calendrier Républicain, de faire rétablir le droit par le Conseil constitutionnel, de faire à nouveau nation et de résolument restaurer leur République et leur idéal de vie commune.</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">1 - Babacar GUÈYE, Professeur titulaire, Agrégé en droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">2 - Felwine SARR, Professeur titulaire, Agrégé en Sciences Économiques, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">3 - Maurice Soudiéck DIONE, Professeur assimilé, Agrégé en sciences politiques, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">4 - Malick DIAGNE, Professeur titulaire, Philosophie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">5 - Mbissane NGOM, Professeur titulaire, Agrégé en droit privé et sciences criminelles, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">6 - Abdoul Aziz DIOUF, Professeur titulaire, Agrégé en droit privé et sciences criminelles, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">7 – Mamadou DIOUF, Professeur, Histoire, Columbia University (USA) ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">8 - Abdou Khadre DIOP, Professeur assimilé, Agrégé en droit public, Université numérique Cheikh Hamidou KANE (ex UVS) ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">9 - Sidy Alpha NDIAYE, Professeur assimilé, Agrégé en droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">10 – Boubacar BA, Professeur assimilé, Agrégé en droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">11 - Ferdinand Diène FAYE, Maître de conférences titulaire, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">12 - Moustapha Bassirou NIANG, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">13 - Abdou Yade SARR, Maître de conférences assimilé, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">14 - Djibril DIOUF, Maître de conférences titulaire, Administration publique, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">15 - Tapsirou Bocar BA, Maître de conférences assimilé, Droit Public, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">16 - Mamadou Salif SANÉ, Maître de conférences assimilé, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">17 - Benoît TINE, Professeur assimilé, Agrégé en droit privé et sciences criminelles, Université Assane Seck de Ziguinchor ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">18 - Diouma KOBOR, Professeur titulaire, Physique, Université Assane Seck de Ziguinchor ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">19 - Ibrahima THIAW, Directeur de recherche titulaire, Archéologie-Anthropologie, IFAN - Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">20 - Marie-Pierre Rokhayatou SARR, Maître de conférences titulaire, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">21 - Assane MBAYE, Enseignant-chercheur, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">22 - Moustapha NGAÏDÉ, Maître de conférences, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">23 - Joseph Sambassene DIATTA, Maître de conférences titulaire, Physique, Université Assane Seck de Ziguinchor ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">24 - Rokhy POUYE, Enseignante-chercheuse vacataire, Économie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">25 - Diéry NGOM, Enseignant-chercheur, Informatique, Université Alioune Diop de Bambey ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">26 - El Hadji Babacar LY, Professeur assimilé, Chimie organique, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">27 - Dominique MENDY, Docteur en sciences économiques, Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (Ziguinchor) ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">28 - Awa DOUCOURÉ, Maître de conférences assimilé, Sciences politiques, Université numérique Cheikh Hamidou Kane ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">29 – Ami Collé SECK, Maître de conférences titulaire, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">30 – Mamadou DIANGAR, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">31 – Mouhamadou BOYE, Maître de conférences, Droit privé, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">32 – Gane Diouf, Maître de conférences titulaire, Histoire du droit, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">33 – Mouhamadou Moustapha SARR, Maître de conférences assimilé, Génie mécanique et productique, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">34 – Massamba DIOUF, Professeur titulaire, Santé publique, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">35 – Mouhamadou Ngouda MBOUP, Enseignant-chercheur, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">36 – Minata SARR, Maître de conférences assimilé, Droit privé, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">37 – Moustapha NDIAYE, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Assane Seck de Ziguinchor ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">38 – Jean-Louis CORRÉA, Professeur assimilé, Agrégé en droit privé et sciences criminelles, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">39 – Cheikh Ibra Fall NDIAYE, Enseignant-chercheur vacataire, Droit public, Université Alioune Diop de Bambey ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">40 – Ndèye Dieynaba NDIAYE, Professeur, Droit des migrations, Université de Quebec à Montréal ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">41 – Ndioro NDIAYE, Professeur titulaire, Santé publique dentaire, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">42 – Naphy SAMBA KA, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">43 – Mamecor FAYE, Maître de conférences titulaire, Biologie animale, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">44 – Oumy GUÈYE, Enseignante-chercheuse, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">45 – Ibrahima KA, Maître de conférences assimilé, Électromécanique, École polytechnique de Thiès ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">46 – Babacar CAMARA, Maître de conférences, Agroforesterie, Université Assane Seck de Ziguinchor ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">47 – Ndèye Sophie DIAGNE, Professeur assimilé, Agrégée en droit privé et sciences criminelles, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">48 – Doudou DIOP, Directeur de recherche assimilé, Botaniste, IFAN - Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">49 – Saliou NGOM, Chargé de recherche titulaire, Sociologie politique, IFAN - Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">50 – Malado AGNE, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">51 – Gilbert Coumakh FAYE, Maître de conférences assimilé, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">52 – Seydi Diamil NIANE, Chargé de recherche titulaire, Islamologie, IFAN - Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">53 – Mamadou Lamine SARR, Maître de conférences assimilé, Sciences politiques, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">54 – Momar Sylla DIENG, Maître de conférences titulaire, Économie, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">55 – Babacar DIENG, Maître de conférences assimilé, Gestion, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">56 – Alla MANGA, Chargé de recherche, Géographie, IFAN-Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">57 – Massamba GAYE, Professeur assimilé, Agrégé en droit privé et sciences criminelles, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">58 – Sokhna Mariama Sèye FALL, Enseignante-chercheuse, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">59 – El Hadji Samba NDIAYE, Professeur assimilé, Agrégé en Droit privé et sciences criminelles, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">60 – Ibrahima THIAW, Directeur de recherche, Archéologie, IFAN – Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">61 – Cheikh Abdoulaye NIANG, Chargé de recherche, Anthropologie, IFAN – Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">62 – Abdoulaye KEÏTA, Directeur de recherche, Littérature orale, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">63 – Mouhamed Abdallah LY, Directeur de recherche assimilé, Sciences du langage, IFAN – Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">64 – Lamine Bodian, Enseignant-chercheur, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">65 – Idrissa BA, Professeur titulaire, Histoire médiévale, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">66 – Hamidou DIA, Chercheur, Sociologie, IRD / Université Paris Cité ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">67 – Fatoumata HANE, Professeur assimilé, Sociologie, Université Assane Seck de Ziguinchor ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">68 – Cheikh THIAM, Professeur titulaire, Études africaines, Amherst college (USA) ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">69 – Doyle CALHOUN, Assistant Professor, Francophone Studies, Trinity College (USA) ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">70 – Jean Alain GOUDIABY, Professeur assimilé, Sociologie, Université Assane Seck de Ziguinchor ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">71 – Babacar Mbaye DIOP, Professeur assimilé, Philosophie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">72 – Fatou DIOUF, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">73 – Pape Chérif Bertrand Bassène, Enseignant-chercheur, Histoire, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">74 – Abdou Khadir DIALLO, Enseignant-chercheur, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">75 – Ousmane MANÉ, Enseignant-chercheur, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">76 – Ndéné MBODJI, Maître de conférences titulaire, Philosophie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">77 – Souleymane GOMIS, Professeur titulaire, Sociologie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">78 – Mounirou DIALLO, Maître de conférences titulaire, Philosophie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">79 – Lamine DIÉDHIOU, Maître de conférences titulaire, Philosophie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">80 – Abdou Salam SALL, Professeur des universités de classe exceptionnelle, chimie inorganique, Ancien Recteur, Ancien Président ANEF, Ancien Secrétaire général du SAES, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">81 – El Hadji Malick CAMARA, Maître de conférences titulaire, Sociologie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">82 – Ndèye Fatou LECOR, Enseignant-chercheur, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">83 – Aliou DIAW, Maître de conférences, Lettres modernes, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">84 – Oumar DIOP, Enseignant-chercheur, Mathématiques appliquées, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">85 – Ndiogou SARR, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">86 – Ameth NDIAYE, Maître de conférences titulaire, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">87 – Babacar FAYE, Phd, Formateur en anglais, Groupe AFORP, Paris ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">88 – Boubacar KANTÉ, Maître de conférences titulaire, Sciences politiques, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">89 – Cheikh KALING, Maître de conférences titulaire, Histoire, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">90 – Laina Ngom DIENG, Maître de conférences, Psychologie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">91 – Papa Alioune FALL, Professeur assimilé, Électronique et Télécommunications, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">92 – Oumy NIASSE, Enseignante-chercheuse, Data Science, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">93 – Ibrahima D. DIONE, Maître de conférences titulaire, Sociologie, Université Assane Seck de Ziguinchor ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">94 – Abdoulaye NGOM, Maître de conférences titulaire, Sociologie, Université Assane Seck de Ziguinchor ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">95 – Amary NDOUR, Maître de conférences assimilé, Histoire du droit, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">96 – Aboubekr THIAM, Enseignant-chercheur, Communication multimédia, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">97 – Alioune Badara THIAM, Maître de conférences titulaire, Droit privé, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">98 – Papa SY, Maître de conférences titulaire, Droit privé, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">99 – Ibra SÈNE, Associate Professor of History &amp; Global and International Studies, The College of Wooster (USA) ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">100 – El Hadji Malick Sy CAMARA, Maître de conférences titulaire, Sociologie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">101 – Alpha DIA, Enseignant-chercheur, Économie, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">102 – Bara AMAR, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">103 – Ibrahima SILLA, Maître de conférences titulaire, Sciences politiques, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">104 – Papa Fara DIALLO, Maître de conférences, Sciences politiques, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">105 – Ngalla DJITTÉ, Professeur titulaire, Mathématiques, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">106 – Mactar KAMARA, Agrégé de droit public, Professeur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">107 – Youssou GNING, Professeur titulaire et émérite, Mathématiques, Ontario (Canada) ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">108 – Diouma DIALLO, Maître de conférences titulaire, Sciences de l’information et de la communication, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">109 – Yankhoba SEYDI, Professeur assimilé, Anglais, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">110 – Khadidja DIALLO, Maître de conférences titulaire, Anglais, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">111 – Christian Ousmane DIOUF, Maître de conférences assimilé, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">112 – Maguette DIOP, Enseignant-chercheur, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">113 - Prof Mouhamadou THIAM, École Polytechnique de Thiès ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">114 - Mory THIAM, maître de conférences titulaire, philosophie, Ucad ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">115 - Samba TRAORÉ, Professeur titulaire de classe exceptionnelle à la retraite, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;</span></p>
<p class="yiv7631448665msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">116 - Mahamadou Lamine SAGNA, Professeur de Sociologie- WPI (USA) ;</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nafissatou Ba : « « Action Humanitaire Pour Tous » œuvre pour un monde juste, solidaire et durable »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/nafissatou-ba-action-humanitaire-pour-tous-oeuvre-pour-un-monde-juste-solidaire-et-durable-3052084.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Feb 2024 01:55:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Femme engagée </strong>osant casser les codes pour inventer de nouveaux modèles de société<strong>, dirigeante d’entreprise, humaniste, spécialiste de la communication et de l’événementiel, </strong>indépendante et éprise de liberté<strong>, son histoire est passionnante et inspirante. </strong>Ses multiples combats pour la cause des femmes et des albinos font d’elle une icône du courage et de l’humanisme. <strong>Nafissatou Ba, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, </strong>porteuse d’initiatives concrètes et d’engagement<strong>, est une grande femme d’impact qui donne envie d’agir au plus grand nombre par le levier de l’inspiration. A la tête de l’association « Action Humanitaire Pour Tous » (AHPT), cette Malienne est un modèle de solidarité, de générosité, de résilience et d’altruisme. Dans cet entretien exclusif, elle révèle les objectifs et les activités de son organisation basée à Paris, en France.</strong>

<em><strong> </strong><strong>En 2023, vous avez créé l’association « Action Humanitaire Pour Tous » (AHPT), à Paris. Pourquoi une telle initiative ?</strong></em>

<strong>Nafissatou Ba : Du collège au lycée en passant par l’université et le monde professionnel, j’ai consacré toute ma vie au combat </strong>pour les droits des femmes, la protection des personnes atteintes d’albinisme et contre les inégalités et discriminatoires. Profondément dévouée à plusieurs causes justes et nobles qui me tiennent à cœur (en faveur des enfants, des femmes, des jeunes et d’autres couches sociales), je milite pour un monde véritablement solidaire, fraternel, juste, paisible, tolérant, prospère, durable et débarrassé de tous les clichés sociaux et sociétaux constituant un frein pour les droits humains. Le monde d’aujourd’hui et de demain a besoin d’être humanisé. D’où <strong>l’association « Action Humanitaire Pour Tous » (AHPT) pour le réinventer. Il s’agit pour nous d’agir ensemble pour parvenir à ce monde que nous voulons de tous nos vœux.</strong>

<em><strong>De façon détaillée, quels sont vos objectifs ?</strong></em>

<strong>Nafissatou Ba : Nous </strong>apportons des solutions concrètes et durables dans plusieurs domaines d’intérêt général : environnement, enfance et éducation, recherche médicale et santé, culture et création, aide aux personnes vulnérables, solidarité internationale, urgences, économie verte, numérique…  Nous inscrivons notre projet dans une dimension d’intérêt général, en s’ouvrant à tous les publics, en préservant à nos activités un caractère non lucratif, laïque et non partisan.

En toutes circonstances, nous garantissons un fonctionnement démocratique et transparent et préservons le caractère désintéressé de notre gestion. Nous agissons pour le développement d’une culture de paix, de bonne gouvernance et de développement durable en favorisant la connaissance des valeurs démocratiques et des droits humains pour tous les citoyens. On peut donc dire clairement que c’est l’association de plusieurs causes :
<ul>
 	<li>Fournir une aide médicale d’urgence pour répondre aux crises sanitaires</li>
 	<li>Distribuer des denrées alimentaires essentielles aux communautés touchées par la famine</li>
 	<li>Mettre en place des programmes éducatifs pour les enfants dans les zones en crise</li>
 	<li>Promouvoir l’accès à l’eau potable et l’assainissement</li>
 	<li>Soutenir les initiatives de développement économique local pour renforcer les moyens de subsistance</li>
 	<li>Répondre aux situations de catastrophes naturelles en fournissant une assistance rapide et efficace</li>
 	<li>Promouvoir la santé maternelle et infantile à travers des programmes de soins de santé adaptés</li>
 	<li>Mettre en place des projets de construction d’infrastructures de base (écoles, centres de santé, marchés, centres de loisirs, etc.)</li>
 	<li>Sensibiliser aux droits humains et à la protection des populations vulnérables</li>
 	<li>Collaborer avec les autorités locales et les organisations partenaires pour une action humanitaire coordonnée</li>
 	<li>Fournir un accès à l’éducation pour les personnes vulnérables, en mettant l’accent sur l’inclusion des albinos dans les programmes éducatifs</li>
 	<li>Sensibiliser et lutter contre la discrimination et la stigmatisation des personnes vulnérables, en mettant en place des campagnes éducatives et des projets visant à changer les perceptions</li>
 	<li>Développer des programmes de formation professionnelle pour renforcer les compétences et les opportunités d’emploi des personnes vulnérables</li>
 	<li>Offrir un soutien psychosocial aux personnes vulnérables, en particulier aux albinos, qui peuvent faire face à des défis uniques liés à leurs conditions</li>
 	<li>Défendre les droits fondamentaux des personnes albinos</li>
 	<li>Sensibiliser et informer le grand public, notamment les plus jeunes en milieu scolaire, aux enjeux liés à la faim</li>
 	<li>Promouvoir l’éducation populaire, l’économie sociale et solidaire, l’alphabétisation et l’éducation publique de qualité tout au long de la vie, l’engagement citoyen</li>
 	<li>Assurer une éducation de qualité dans les établissements scolaires garantissant le respect des règles d’hygiène et l’accès aux soins, notamment pour les populations les plus vulnérables</li>
 	<li>Favoriser une démarche écologique et solidaire</li>
 	<li>Accompagner et transformer les envies d’agir en actions d’intérêt général efficaces</li>
 	<li>Aider chacun à agir le plus efficacement possible dans les domaines d’intérêt général de son choix</li>
 	<li>Construire des solutions utiles, concrètes et durables qui font avancer la société</li>
 	<li>Promouvoir la prospérité et faire reculer la pauvreté, tout en protégeant la planète</li>
 	<li>Aider et accompagner les réfugiés…</li>
 	<li></li>
</ul>
<strong>Nafissatou Ba : C’est une très grande ambition que vous portez. Quels sont vos moyens d’action ?</strong>

Notre association a une dimension internationale, mondiale. Nous intervenons dans plusieurs pays. Dans les jours à venir, plusieurs actions concrètes seront mises en œuvre notamment en Europe et en Afrique. Nos moyens d’action sont multiples :
<ul>
 	<li>Les réunions de travail</li>
 	<li>Les conférences et débats au plan national et international</li>
 	<li>L’organisation de conventions, de réunions publiques et d’événements</li>
 	<li>Des actions socioculturels et d’éducation aux médias et à l’information : l’association intervient lors d’ateliers d’éducation aux médias pour apprendre à différencier une info d’une intox et découvrir l’univers des médias. Elle organise également de nombreuses animations d’éducation populaire. Également au menu, des ciné-débats pour les jeunes issus de quartiers défavorisés et de diverses actions culturelles ou d’accompagnement à destination des populations fragiles (éducation populaire en prison, ateliers tremplin vers l’avenir en lycées professionnels, etc.)</li>
 	<li>La création de partenariats avec des organisations agissant dans un but éthique et favorisant une évolution positive de la société, du bien-être personnel, collectif ou environnemental</li>
 	<li>Les formations professionnelles, civiques et bénévoles</li>
 	<li>Des actions de mobilisation publique pour porter la cause</li>
 	<li>Le lobbying auprès des décideurs publics, institutions, médias et autres personnes ressources et organisations</li>
 	<li>Des événements grand public de sensibilisation</li>
 	<li>L’organisation de diverses manifestations pacifiques et toute initiative pouvant aider à la réalisation de l’objet de l’association</li>
 	<li>La publication et la diffusion de médias spécialisés (revue, magazine, web tv, web radio, site internet, réseaux sociaux), etc.</li>
 	<li><strong>Nafissatou Ba : <em>Avez-vous un dernier mot ?</em></strong></li>
</ul>
Je tiens à vous remercier pour cette opportunité qui me permet de mettre en lumière les activités de mon association. Pour ceux et celles qui veulent savoir davantage sur ce que nous faisons, je leur donne rendez-vous à Paris (France), du vendredi 20 au samedi 21 septembre 2024, et à Oujda (Maroc), du jeudi 17 au samedi 19 octobre 2024. Et ce, dans le cadre de la deuxième édition de la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS). <strong>« Action Humanitaire Pour Tous » (AHPT) sera de la partie pour lancer et valoriser plusieurs activités inspirantes.</strong>

&nbsp;

<strong>Marcel ZOUMENOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée internationale des douanes 2024 : Le ministre Sanou salue les efforts des douanes maliennes et les engage pour l’atteinte des résultats</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/journee-internationale-des-douanes-2024-le-ministre-sanou-salue-les-efforts-des-douanes-maliennes-et-les-engage-pour-latteinte-des-resultats-3052073.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Feb 2024 01:48:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre de l’Economie et des Finances,  Alousséni Sanou, a présidé la cérémonie de lancement des activités commémorant la journée internationale des douanes, le vendredi 26 janvier 2024, à la direction générale des douanes. C’était en présence du directeur général des douanes l’inspecteur général Amadou Konaté et de plusieurs personnalités du monde économique.</em></strong>

Pour cette année 2024, le thème retenu par l’organisation mondiale des douanes  est : « pour une douane mobilisant ses partenaires historiques et nouveaux autour d’objectifs précis ». À travers ce thème, l’OMD entend appeler ses membres, les administrations des douanes à examiner les voies et moyens par lesquels elles doivent mieux mobiliser leurs partenaires classiques et nouveaux afin de faire face aux défis actuels, de bien fixer les objectifs en lien avec les bouleversements du monde.

« <em>En ces temps de mutation, je ne doute point de la capacité de résilience de votre administration à consolider les relations avec vos partenaires dans la mise en œuvre des orientations données par les plus hautes autorités </em>», dira le ministre Alousseni Sanou, avant d’exprimer sa pleine satisfaction des résultats atteints par la douane malienne.

« <em>D’ores et déjà, je voudrais vous faire part de ma satisfaction au regard des résultats tangibles atteints ces dernières années. En effet, que cela soit dans le domaine de la mobilisation des recettes, que dans celui de la lutte contre la fraude et les trafics illicites ou dans la mise en œuvre des réformes stratégiques de modernisation, les efforts consentis pour l’atteinte des objectifs dans un contexte difficile sont fort appréciables. Votre capacité d’adaptation et d’anticipation permettra d'avancer sereinement vers les objectifs stratégiques d'indépendance et de souveraineté  financière. La Nation reconnaissante vous dit merci</em> », a déclaré le ministre Sanou.

Avant de terminer son propos, il a remercié les partenaires de la douane malienne pour leur engagement à accompagner ce service pourvoyeur de ressources financières pour l’Etat. « <em>Je pense particulièrement aux opérateurs économiques maliens, commerçants import-export, industriels, chargeurs, transporteurs, transitaires qui, malgré le contexte difficile, ont fait preuve de courage et de patriotisme en assurant le ravitaillement régulier des populations en biens et services. </em>

<em>Je voudrais, au nom des plus hautes autorités et à mon nom propre, leur transmettre la reconnaissance de la Nation entière et leur donner l’assurance que le gouvernement, à travers mon département, continuera à promouvoir les actions contribuant à la mise en place de conditions propices au développement de leurs activités</em> », a conclu le ministre.

Le directeur général des douanes a remercié le ministre et à travers lui les plus hautes autorités pour les efforts engagés en faveur des différentes réformes mises en œuvre dont notamment l’adoption du niveau code des douanes.

Au titre des objectifs de recettes assignés à la direction générale des douanes, au 31 décembre 2023, soit 721,289 milliards de Fcfa, les douanes ont réalisé 758,490 milliards de Fcfa, soit un dépassement de 37,20 milliards de Fcfa avec un taux de réalisation de plus de 105%. Pour l'année 2024, il est demandé à la douane la réalisation de 795 milliards de Fcfa.

Cette journée a été l’occasion pour le directeur général des douanes de recevoir en présence du ministre de l’Économie et des Finances le prix du mérite panafricain 2022/2023 catégorie «meilleures pratiques managériales innovantes», décerné par International Committee Of Excellence (ICE).

<strong> </strong>

<strong>Source : MEF</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Après près de 4 ans d’hibernation : la mort de l’Accord d’Alger finalement proclamée par les autorités</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/apres-pres-de-4-ans-dhibernation-la-mort-de-laccord-dalger-finalement-proclamee-par-les-autorites-3052080.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Feb 2024 01:42:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les autorités de la Transition ont annoncé, le jeudi, la "fin, avec effet immédiat", de l'Accord d'Alger signé en 2015. Un outil considéré jusqu’ici comme essentiel pour stabiliser le pays en mettant fin à la rébellion de 2012. Ce qui n’a pas été du goût de l’Algérie, parrain de cet accord, qui a déploré l'"option militaire" privilégiée par le Mali.</em></strong>

Pour justifier leur décision, les autorités de transition ont évoqué "<em>le changement de posture de certains groupes signataires</em>", mais aussi "<em>les actes d'hostilité et d'instrumentalisation de l'accord de la part des autorités algériennes dont le pays est le chef de file de la médiation</em>".

Déjà considéré comme « mort cliniquement », l'Accord avait été quasiment enterré depuis la reprise en août 2023 des hostilités entre l’armée malienne et les groupes armés du nord rassemblés au sein du Cadre Stratégique Permanent pour la Paix, la Sécurité et le Développement (CSP-PSD) dans le sillage du retrait de la mission des Nations unies (Minusma) demandé par les autorités de Transition après 10 ans de présence.

Cette situation était tout de même prévisible avec le discours de nouvel an du président de la Transition qui a annoncé la mise en place d'un "<em>dialogue direct inter-Maliens</em>". D’ailleurs, le comité stratégique devant préparer et organiser cet événement a été mis en place le 28 janvier sans que ses membres ne soient encore désignés. Pour annoncer la fin de l’Accord, le gouvernement dit avoir constaté son "<em> inapplicabilité absolue</em>".

Cette annonce intervient dans un climat de profonde dégradation des relations entre le Mali et son grand voisin algérien, avec lequel il partage plus de 1000 kilomètres de frontière. De plus, d’après le gouvernement, il a constaté «<em> avec une vive préoccupation une multiplication d’actes inamicaux, de cas d’hostilité et d’ingérence dans les affaires intérieures du Mali par les autorités algériennes</em>".

Il a également dénoncé "<em>une perception erronée des autorités algériennes qui considèrent le Mali comme leur arrière-cour ou un État paillasson, sur fond de mépris et de condescendance</em>".

Autre reproche fait à Alger, c’est celui « <em>d'héberger des bureaux de représentation de certains groupes signataires de l'Accord de 2015 et devenus des acteurs terroristes </em>». D’où son exigence aux autorités maliennes de « <em>cesser immédiatement leur hostilité</em> ».

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Annonce du retrait du Mali, Burkina Faso et Niger de la Cédéao : une décision qui n’est pas sans conséquences</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/annonce-du-retrait-du-mali-burkina-faso-et-niger-de-la-cedeao-une-decision-qui-nest-pas-sans-consequences-3052077.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Feb 2024 01:37:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont annoncé, dimanche, leur "retrait sans délai" de la Communauté Économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Une décision qui ne pourrait entrer en vigueur qu'au bout d'un an conformément au traité de l'organisation sous-régionale en date du 28 mai 1975. Toutefois, la Cédéao se dit prête à une "solution négociée".</em></strong>

Pour la Cédéao, ces trois pays sont <em>"des membres importants de la Communauté"</em>. Avant d’indiquer qu’elle <em>"reste engagée à trouver une solution négociée à l'impasse politique" </em>créée par l'annonce de leur retrait dimanche dans un communiqué commun. La Cédéao dit attendre encore <em>"la notification formelle et directe" </em>de cette décision. Un document qui ne tardera pas puisque le lundi 29 janvier, le Mali et le Burkina Faso ont envoyé cette notification à l’organisation sous-régionale.

En prenant cette décision, les autorités de ces trois pays ont formulé plusieurs reproches à la Cédéao. Elles reprochent à celle-ci de s’être éloignée des idéaux des pères fondateurs et du panafricanisme ; d’être sous influence de puissances étrangères ; de constituer une menace pour ses États membres et non-assistance dans la lutte contre le terrorisme et l'insécurité ; d’avoir imposé de sanctions jugées "illégales, illégitimes, inhumaines et irresponsables en violation de ses propres textes".

Il faut rappeler que le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont tous trois suspendus des instances de l'organisation. Pourtant, celle-ci prévoit dans son Traité au moins cinq types de sanctions <strong>« </strong>en cas de non-respect des obligations » par les États membres. Ces sanctions sont notamment : La suspension de l'octroi de tout nouveau prêt ou de toute nouvelle assistance par la Communauté ; la suspension de décaissement pour tous les prêts, pour tous les projets ou les programmes d'assistance communautaires en cours ; le rejet de la présentation de candidature aux postes statutaires et professionnels ; la suspension du droit de vote et la suspension de la participation aux activités de la Communauté.

<strong>Les élections remises aux calendes grecques</strong>

Au Mali, cela fait bientôt quatre ans que le pays traverse une transition depuis le renversement de feu IBK, en août 2020. Une présidentielle était pourtant prévue en février et mars de cette année avant que les autorités de Transition n’annoncent son report depuis septembre dernier sans qu’une nouvelle date ne soit fixée. Idem pour le Burkina Faso où la transition avait promis d’organiser une présidentielle au mois de juillet 2024.

Là encore, les autorités ont remis cette échéance aux calendes grecques évoquant des raisons de lutte contre le terrorisme. Le Niger dont le putsch est survenu, le 26 juillet 2023, à travers ses nouveaux dirigeants, a promis que la période de transition avant le retour des civils n'excédera pas trois ans. Toutefois, la fixation de la date a été laissée au soin d’un "dialogue national" dont on ne sait toujours pas quand est-ce qu’il aura lieu.

Contrairement au Mali et au Niger, le Burkina Faso n’a pas été sanctionné lors du second coup d’Etat en 2022 autre que la suspension des instances de la Cédéao. Des sanctions économiques et financières prises contre le Mali ont, elles, été levées en juillet 2022. Mais la Cédéao a menacé le pays de sanctions majeures en cas de non-respect d'un échéancier de 24 mois de transition, de même pour le Burkina Faso.

Au Niger, l’embargo a fait grimper le prix des denrées alimentaires et créé une pénurie de produits essentiels, notamment de médicaments. Contrairement aux attentes, ces sanctions ont plutôt permis aux autorités des trois pays de consolider leur pouvoir, se targuant de soutien populaire.

<strong>Des candidats à l’adhésion ne manquent</strong>

Il faut signaler qu’avec le retrait de ces trois États sans façade maritime et qui exportent l’essentiel des besoins de consommation, la Cédéao sera réduite aux 12 Etats littoraux d'Afrique de l'Ouest. Même si des candidats à l’adhésion ne manquent pas tels que la Mauritanie qui veut opérer son retour, 24 ans après l’avoir quittée, le Maroc qui a également exprimé le même souhait, l’Algérie et bien d’autres Etats. Les trois Etats sahéliens sont confrontés à des problématiques similaires d'insécurité, de pauvreté et de chocs climatiques. Ils ont aussi la particularité d’avoir rompu avec la France et de s'orienter politiquement et militairement vers la Russie. Cela, en dépit des propos souverainistes prononcés çà et là.

Pourtant, les textes de la Cédéao sont clairs en la matière. Outre le Traité qui fixe les modalités de retrait, l’organisation s’est aussi dotée, le 21 décembre 2001, d’un « <em>Protocole Additionnel sur la Démocratie et la Bonne gouvernance additionnelle</em>. Lequel établit que <em>« toute accession au pouvoir doit se faire à travers des élections libres, honnêtes et transparentes</em> ».

En plus, le même texte précise aussi que « <em>Tout changement anticonstitutionnel est interdit de même que tout mode non démocratique d’accession ou de maintien au pouvoir</em> ». Cela, en plus du fait que « <em>L’armée est apolitique et soumise à l’autorité politique régulièrement établie ; tout militaire en activité ne peut prétendre à un mandat politique électif </em>». C’est donc en vertu de toutes ces dispositions que les sanctions ont été prononcées.

Cependant, cette décision de retrait pourrait produire des effets considérables, par exemple, pour la circulation des biens et des personnes, pour les trois pays concernés, dépourvus d'accès à la mer et pour la région ouest-africaine en proie à de nombreux problèmes. Il faut s’attendre à la fin des exemptions de visa et les exonérations de taxe, avec des incidences sur les prix.

<strong> Cheick Bougounta CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Départ à la retraite : l’Inps célèbre ses 39 agents</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/depart-a-la-retraite-linps-celebre-ses-39-agents-3052076.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Feb 2024 01:36:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le vendredi 26 janvier dernier, la Direction générale de l’INPS, à travers la Direction des ressources humaines, a organisé un pot de départ en l’honneur des 39 agents ayant fait valoir leur droit à la retraite au mois de décembre 2023. La cérémonie, qui s’est déroulée dans la cour de la Direction générale, était présidée par le Directeur général, Ousmane Karim Coulibaly.</em></strong>

Après plusieurs dizaines d’années de loyaux services, 39 agents de l’Institut national de prévoyance sociale ont été admis à la retraite en décembre 2023. Pour magnifier ces héros, la Direction générale de l’INPS, à travers la Direction des ressources humaines, a organisé un pot de départ en leur honneur.

Cette initiative a été saluée par lesdits retraités. M. Ibrahim Diarra, leur représentant, a exprimé toute sa gratitude à l’endroit de la Direction générale et à tous les agents pour leur bonne collaboration. À l’en croire, il est essentiel de s'appuyer sur la nouvelle génération afin de faire propulser davantage l'institut bien plus haut que ceux que les prédécesseurs avaient réalisé.

Avant de terminer son intervention, il a tenu à présenter des excuses de ses pairs, à tous les agents, notamment leurs anciens collaborateurs pour les manquements éventuels survenus au cours de leur séjour à l’INPS. Rappelons que Monsieur Diarra fut Directeur régional, Directeur des ressources humaines avant d’être nommé Directeur adjoint du recouvrement.

Pour sa part, le Directeur général, Ousmane Karim Coulibaly, a tenu à remercier les partants à la retraite pour leurs bons et loyaux services rendus à la nation avant de leur souhaiter une retraite paisible après tant d'années de dur labeur. In fine, des bénédictions ont été formulées par le DG de l’INPS non seulement pour les 39 retraités mais également pour les agents en activité pour le bien-être de l’Institut au service des assurés.

Des témoignages et des anecdotes de certains anciens ont été des temps forts de cette cérémonie. Au terme de cet événement, des cadeaux symboliques ont été remis aux retraités avant de boucler la boucle par une photo de famille.

<strong>Fatoumata SOW/Service des Relations Publiques</strong>

<strong>Journée de salubrité à l’INPS : l'association des techniciens de surface du secteur de la santé au Mali respecte la tradition</strong>

Le samedi dernier, les membres de l'Association des Techniciens de Surface du Secteur de la Santé au Mali ont débarqué dans la cour de la Direction générale de l’INPS, munis d’équipements d’assainissement, pour une journée de salubrité, deuxième du genre, en collaboration avec les membres de l’Amicale des Femmes Travailleuses de l’INPS, dirigée par le Docteur Doumbia Binta Touré dite « Ina ».

Le premier coup de balai a été donné par le Directeur général de l’INPS, Ousmane Karim Coulibaly, qui n’a pas manqué d’insister sur les liens étroits entre la propreté et la santé lors de son intervention. « L'hygiène, l'assainissement, ce sont des éléments clés de la prévention, et quand on parle de santé, on parle de prévention », a-t-il soutenu.

Il a mis également en avant l'importance de ces mesures d'assainissement pour les établissements de santé, ainsi que l'écosystème en général. Enfin, le Directeur général a conclu son intervention en remerciant ses hôtes du jour tout en les promettant de leur apporter son soutien personnel ainsi que celui de l'Institut.

<strong>Fatoumata SOW/Service des Relations Publiques</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la commune urbaine de Karan :  Des irrégularités administratives et financières relevées dans la gestion de la Commune urbaine de Karan</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-urbaine-de-karan-des-irregularites-administratives-et-financieres-relevees-dans-la-gestion-de-la-commune-urbaine-de-karan-3052066.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Feb 2024 01:20:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune urbaine de Karan (CUK) au titre des exercices 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l’état civil et la comptabilité-matières.</em></strong>

À titre de rappel, à la faveur de la réorganisation administrative et territoriale opérée notamment par la Loi n°2023-007 du 13 mars 2023, portant création des Collectivités territoriales en République du Mali, Karan est l’une des huit (8) Communes qui composent le Cercle de Kangaba.

Elle est également la seule Commune urbaine dudit Cercle. La CUK, sur la base de son PDESC 2023-2027, est composée du seul village de Karan et de plusieurs hameaux répartis entre quatre (4) secteurs que sont : Faragué (10 hameaux), Bafé (15 hameaux), Landi (29 hameaux) et Karan-centre (10 hameaux).

Rappelons que cette mission s’est déroulée dans le cadre de l’Accord entre le BVG et le Projet de déploiement de ressources de l’Etat pour l’amélioration des services et la riposte locale à la COVID-19 (PDREAS). Elle a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, il a été constaté que la CUK ne respecte pas des modalités de clôture et d’arrêt des registres d’actes d’état civil, le Maire de la CUK et le Receveur-percepteur de Kangaba n’effectuent pas de contrôle sur les régies d’avances et de recettes, la CUK ne respecte pas les modalités de constitution des Commissions de travail, la CUK ne tient pas de comptabilité-matières, la CUK n’a pas respecté les modalités de création des régies de recettes et d’avances, la CUK n’informe pas les soumissionnaires non retenus des motifs du rejet de leurs offres lors des appels à concurrence.

La CUK ne procède pas à l’archivage des dossiers de marchés publics, le Maire de la CUK n’a pas respecté les modalités de règlement d’un marché de travaux, la CUK ne soumet pas à l’approbation de la Direction régionale des marchés publics et des délégations de service public (DRMP-DSP) de Koulikoro les dossiers de demande de renseignement et de prix à compétition restreinte (DRPR) et les procès-verbaux (PV) de sélection ; les Régisseurs de recettes et d’avances n’ont ni constitué leur cautionnement ni prêté serment et les Comités de gestion scolaires (CGS)  ne produisent pas de rapport sur l’utilisation des fonds d’appui direct à l’amélioration des rendements scolaires (ADARS).

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées.

Ainsi, au Maire de la Commune urbaine de Karan, il a été recommandé de veiller au respect des modalités de clôture et d’arrêt des registres d’état civil conformément à la réglementation ; d’effectuer les contrôles et vérifications sur place et sur pièces des régies de la Commune, de veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières, d’initier la procédure de nomination du Comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur, de créer les régies de recettes et d’avances conformément à la réglementation en vigueur, d’informer systématiquement les soumissionnaires non retenus des motifs du rejet de leur offre conformément à la réglementation.

De veiller à l’archivage des dossiers des marchés publics, de veiller au respect des modalités de règlement des marchés exécutés, de soumettre à l’approbation de la DRMP-DSP de Koulikoro les dossiers de consultation, les rapports d’analyse comparative et les PV des séances plénières, de veiller à la prestation de serment des Régisseurs de recettes et d’avances de la Commune et de veiller à la production par les CGS des rapports semestriels et annuels sur l’utilisation des fonds ADARS mis à disposition. La mission a demandé au Receveur-percepteur de Kangaba de procéder au moins une fois par an au contrôle sur place et sur pièces des régies d’avances et de recettes de la Commune.

Le 1er Adjoint au Maire chargé de l’Etat civil doit procéder à la clôture et l’arrêt des registres d’actes d’état civil conformément à la réglementation en vigueur.  Le Secrétaire général de la Commune urbaine de Karan doit tenir les documents de la comptabilité-matières conformément aux dispositions du manuel des procédures des Communes du Mali et procéder à l’archivage des dossiers des marchés publics.

Les Régisseurs de recettes et d’avances de la Commune urbaine de Karan doivent prêter serment conformément à la réglementation en vigueur. Les Présidents des CGS doivent produire régulièrement les rapports semestriels et annuels sur l’utilisation des fonds ADARS mis à disposition, en dépit des pièces justificatives des dépenses.

Le Directeur régional du Budget de Koulikoro et le Régisseur des dépenses de la CUK doivent exiger des Présidents des CGS la production régulière des rapports d’exécution des fonds ADARS mis à disposition. Le Directeur du Centre d’animation pédagogique de Kangaba doit exiger des Présidents des CGS la production régulière des rapports semestriels et annuels sur l’utilisation des fonds ADARS mis à disposition.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 9 252 642 FCFA. Elles portent sur le paiement de travaux et d’équipements non conformes ordonné par le Maire, le paiement des dépenses d’achat de matériaux et équipements non fournis et de travaux non exécutés, la passation irrégulière de marché de prestation intellectuelle et la non-application de pénalités de retard sur des marchés exécutés.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour suprême.

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cheicknè Camara, président de la NCA :  « Notre parti soutient le dialogue inter&#45;maliens …»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/cheickne-camara-president-de-la-nca-notre-parti-soutient-le-dialogue-inter-maliens-3052069.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/cheickne-camara-president-de-la-nca-notre-parti-soutient-le-dialogue-inter-maliens-3052069.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Feb 2024 01:12:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À la faveur de la présentation de vœux de nouvel an du Bureau politique national de la Nation Commune Avance (NCA) aux membres et sympathisants du parti, son président, Cheicknè Camara, a évoqué plusieurs préoccupations majeures du peuple malien. C’était le samedi 27 janvier au siège du parti sis à Kalaban-Coura près du terrain Djakarta.  </em></strong>

« <em>On ne peut pas passer sous silence les difficultés et les défis nombreux auxquels la population malienne est confrontée en cette période singulière de l’histoire du pays</em> », a tout de go déclaré Cheicknè Camara, président de la Nation Commune Avance (NCA), qui s’exprimait devant les militants et les sympathisants de son parti venus assister à cette cérémonie de présentation de vœux.

Il a indiqué que cette transition constitue une opportunité historique pour poser les vrais jalons d’un nouveau départ en vue d’un lendemain qui chante. « <em>Pour ce faire, un véritable travail d’introspection, d’autocritique et de remise en cause s’impose à chacun de nous</em> », a-t-il fait remarquer.

Selon le président du NCA, il n’est un secret pour personne que la situation d’exception dans laquelle se trouve plongé le Mali n’est autre que la conséquence « <em>logique de l’incapacité de notre élite politique et administrative à répondre aux aspirations légitimes du peuple malien d’une part et à surmonter les contradictions qui sont propres à la démocratie dans un cadre institutionnel viable</em> ».

Ainsi, la NCA réitère son soutien aux autorités de la transition et se dit solidaire de leur volonté de refondation. Cependant, insiste-t-il, que nul ne se trompe, on ne peut pas au XXIe siècle et dans une société démocratique faire l’économie d’une classe politique capable de répondre aux aspirations légitimes et aux besoins vitaux du peuple malien. « <em>Il est impossible de bâtir de manière pacifique, solide et durable un pays ; de renforcer une nation sans une élite politique crédible, clairvoyante, prévoyante et patriotique</em> », a-t-il souligné.

<strong>La NCA reconnaît les efforts des autorités</strong>

Selon Cheicknè Camara, les souffrances actuelles de la population, la misère chronique, le chômage et ses corollaires s’expliquent par le faible dynamisme de l’économie, la mauvaise qualité des entreprises maliennes, les difficultés de financement inapproprié.

<em>« Il y a lieu de créer les conditions optimales pour l’émergence d’une véritable élite économique, patriotique à travers l’appui et le renforcement des entreprises existantes d’une part et d’autre part en suscitant la création d’entreprises nouvelles, l’investissement massif dans tous les secteurs productifs et sociaux</em> », a-t-il plaidé.

En ce qui concerne les coupures et délestages d’électricité, le président Camara a indiqué que la NCA reconnaît les efforts des autorités tendant à endiguer les problèmes énergétiques et les encourage à trouver les voies et moyens permettant des solutions pérennes à court, moyen et long termes à ces difficultés qui constituent un goulot d’étranglement pour l’économie nationale et une source de souffrance supplémentaire pour nos populations. S’agissant de la lutte contre la corruption, la NCA soutient et salue le dynamisme enclenché et plaide en faveur d’une gestion juste, transparente, équitable et impartiale, a-t-il insisté.

Enfin, selon Cheicknè Camara, la NCA soutient le dialogue inter malien et sollicite le concours de l’ensemble des forces patriotiques en vue de trouver des solutions internes, inclusives et appropriées à nos problèmes.

Pour terminer, le président Camara, tout en présentant ses vœux de nouvel an aux militants et sympathisants du parti et à l’ensemble de la population malienne, a placé l’année 2024 sous le signe des adhésions massives à la NCA, à sa vision et à son noble combat de développement du pays et d’épanouissement de ses enfants. Il a exhorté les militants et sympathisants à aller à la rencontre des Maliens où qu’ils se trouvent pour les convaincre d’adhérer à la NCA.

Auparavant, le président du mouvement des jeunes, la présidente du mouvement des femmes et le secrétaire général du parti ont présenté leurs vœux aux militants et sympathisants qui sont venus du district de Bamako et de l’intérieur du pays. Il est à noter que la NCA n’a que huit mois d’existence et est déjà implantée sur l’ensemble du territoire national.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>« En 2024, 7,1 millions de personnes sur 22,4 millions d’habitants, soit un tiers de la population malienne, seront dans le besoin d’assistance », selon OCHA</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/en-2024-71-millions-de-personnes-sur-224-millions-dhabitants-soit-un-tiers-de-la-population-malienne-seront-dans-le-besoin-dassistance-selon-ocha-3052072.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Feb 2024 00:55:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au Mali, la communauté humanitaire requiert 701,6 millions de dollars cette année pour assister 7,1 millions de personnes sur 22,4 millions d’habitants, soit un tiers de la population. C’était à la faveur de la présentation, jeudi, du plan de réponse humanitaire 2024.</em></strong>

« <em>En 2024, 7,1 millions de personnes sur 22,4 millions d’habitants, soit un tiers de la population malienne, seront dans le besoin d’assistance, dont 23% des femmes et 54% des enfants. Parmi ces personnes, 4,1 millions seront ciblées par la réponse humanitaire</em> ». C’est ce que révèle, dans un rapport publié ce mois-ci, le Bureau des Nations unies pour la Coordination des affaires humanitaires (OCHA) au Mali.

Selon l’organisme onusien, le contexte humanitaire dans le pays reste marqué par une crise complexe résultant d'une situation sécuritaire volatile, exacerbée par des facteurs de vulnérabilité structurelle, des défis socio-économiques et le changement climatique.

Face à cette situation, le gouvernement du Mali, OCHA et les partenaires humanitaires lancent un appel au financement de l’aide d’urgence ciblant plus de 4 millions de personnes dans le besoin. Celles-ci sont exposées aux conflits, chocs, et catastrophes naturelles.

Pour ce faire, le pays a besoin de 701 millions de dollars pour répondre à ses besoins humanitaires cette année. <em>« La détérioration de la situation humanitaire et de la sécurité, conjuguée à la réduction de l'environnement de financement des donateurs au niveau mondial, a conduit à recentrer le PiN sur la réponse humanitaire, à l'exclusion des activités de résilience et de développement</em> », souligne le rapport.

Le Plan de réponse humanitaire 2024 vise à répondre aux besoins les plus urgents des populations, contribuer au renforcement de la résilience des populations qui reste primordiale pour des solutions à long terme, sans lesquelles le nombre de personnes en besoin d’assistance humanitaire risque d’augmenter dans le futur. Il cible les personnes les plus touchées par les crises humanitaires, y compris les conflits, et les plus vulnérables aux quatre chocs humanitaires identifiés par la communauté humanitaire.

Selon le document, les zones géographiques prioritaires comprennent le centre, l'est et le nord du pays, où les conflits actuels et prolongés augmentent les niveaux de précarité, mais aussi là où l'accès humanitaire est maintenu.

Sur les 37 cercles prioritaires concernés par la réponse humanitaire, 30 cercles ont une sévérité comprise entre trois et cinq, dont deux de niveau cinq (Anderamboukane et Inekar dans la région de Ménaka) ; 11 cercles en phase quatre (Abeibara, Bandiagara, Bankass, Bourem, Dire, Douentza, Gao, Goundam, Ménaka, Niafunké, et Tessalit,) ; et 17 cercles de sévérité trois.

La présentation de ce plan de réponse « <em>témoigne qu’il subsiste au Mali des personnes qui ont besoin d’une aide humanitaire vitale</em> », a indiqué la ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel Assa Badiallo Touré, qui présidait conjointement la cérémonie de lancement du plan de réponse humanitaire avec le Coordonnateur humanitaire des Nations unies au Mali, Alain Noudéhou.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport du Bureau des Nations Unies pour l&amp;apos;Afrique Ouest et le Sahel :  Au moins 26,1 millions de personnes sont dans le besoin d&amp;apos;une aide humanitaire et d&amp;apos;une protection</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/rapport-du-bureau-des-nations-unies-pour-lafrique-ouest-et-le-sahel-au-moins-261-millions-de-personnes-sont-dans-le-besoin-dune-aide-humanitaire-et-dune-protection-3050313.html</link>
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<pubDate>Fri, 19 Jan 2024 11:00:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Rapport du Bureau des Nations Unies pour l'Afrique Ouest et le Sahel : </strong>

<strong>Au moins 26,1 millions de personnes sont dans le besoin d'une aide humanitaire et d'une protection</strong>

<strong><em>L’information a été rapportée par le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, présentant récemment un rapport sur les activités du Bureau des Nations unies pour l'Afrique de l’Ouest et le Sahel. </em></strong>

Il ressort dans ce document que la situation humanitaire « <em>reste extrêmement préoccupante et continue de se détériorer, en particulier dans les zones du Sahel central, où l'instabilité politique et les violences contre la population civile ont contribué à accroître les besoins humanitaires dans un contexte de diminution des ressources allouées à l'aide humanitaire</em> ».

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires, au total 26,1 millions de personnes au Sahel ont eu besoin d'une aide humanitaire et d'une protection en 2023, soit une augmentation de 23% par rapport à l'année précédente. De plus, environ 5,3 millions de personnes au Burkina Faso, au Mali et au Niger étaient en situation d'insécurité alimentaire en décembre 2023, tandis que 1,8 million d'enfants dans la sous-région souffraient de malnutrition aiguë sévère.

Par ailleurs, le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés rapporte qu’au 24 décembre 2023, le nombre total de réfugiés et demandeurs d'asile dans la région s'élevait à près de 542 684. Par ailleurs, en raison de la crise sécuritaire, un total de 104 870 réfugiés maliens a été enregistré en Mauritanie, tandis que 3 276 autres Maliens attendaient d'être enregistrés.

Le document indique aussi qu’«<em>au 14 décembre, le nombre de personnes déplacées internes au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Nigeria était d'environ 5 millions</em> ». Dans le même temps, de sérieuses difficultés subsistent en ce qui concerne l'accès aux services de base. Toujours au 14 décembre 2023, plus de 8 400 écoles et 470 centres de santé sont restés non fonctionnels au Burkina Faso, au Mali et au Niger en raison de la violence, l'insécurité et d'autres problèmes.

<strong>Risque élevé d'enlèvement et de violence sexuelle et sexiste</strong>

La protection des personnes les plus vulnérables reste une priorité essentielle, car les femmes et les filles de certaines régions restent exposées à un risque élevé d'enlèvement et de violence sexuelle et sexiste. Aussi, le rapport révèle que l'environnement opérationnel des agences humanitaires est resté très complexe en raison de l'insécurité, des difficultés logistiques et d'autres défis opérationnels.

Depuis le début de l’année 2023, sept travailleurs humanitaires ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Nigeria. Malgré ces difficultés, les organisations humanitaires ont continué à fournir de l’aide, atteignant environ 9 des 17,5 millions de bénéficiaires de l’aide humanitaire à travers le Sahel à la fin du deuxième trimestre 2023.

On apprend également que sur le total des besoins de financement de 3,5 milliards de dollars pour les plans de réponse humanitaire 2023 pour le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Nigeria, seuls 36% avaient été reçus à la mi-décembre 2023. Ce, alors qu’il y a des millions de personnes, en particulier des femmes et des enfants, qui ont besoin d’une aide vitale dans la zone.

S’agissant des droits humains, l'insécurité ambiante a continué d'avoir des conséquences importantes sur ces derniers, en particulier le droit à l'éducation. Du coup, le rapport souligne que cette situation a augmenté la vulnérabilité des enfants non scolarisés au recrutement par des groupes armés non étatiques, exploitation et abus sexuels.

<strong>1 000 écoles fermées au Mali à cause de l'insécurité</strong>

Il faut rappeler qu’au Mali, le 2 novembre, le président de la Commission nationale des droits de l'homme a présenté au Conseil national de transition le rapport 2022 sur les droits de l'homme, qui met en lumière les violations des droits de l'homme et les abus commis contre la population civile et les forces nationales, ainsi que la situation des enfants. Ce document indiquait que des milliers d’enfants sont privés de leur droit à l'éducation, étant donné que 1 000 écoles ont été fermées à cause de l'insécurité.

Enfin, le rapport du bureau de l’ONU en Afrique de l’Ouest et au Sahel s'inquiète de la lenteur des progrès vers le rétablissement de l’ordre constitutionnel dans les pays en transition. D’autant que cette situation se produit dans un contexte d’attaques croissantes de groupes armés et de propagation du terrorisme et de l’extrémisme violent du Sahel vers les États côtiers.

La note insiste sur le fait que le retrait de la Minusma et la dissolution du G5 Sahel et de sa Force conjointe nécessite des approches nouvelles et efficaces pour faire face aux menaces à la sécurité et aux besoins de développement au Sahel.

<strong> Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sahel : une personne sur cinq a besoin d’aide humanitaire, selon le Comité permanent inter&#45;organisations</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sahel-une-personne-sur-cinq-a-besoin-daide-humanitaire-selon-le-comite-permanent-inter-organisations-2-3050311.html</link>
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<pubDate>Fri, 19 Jan 2024 10:30:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Comité permanent inter-organisations (CPI)– instance de coordination humanitaire– des Nations unies a récemment alerté sur la gravité de la situation qui prévaut au Sahel. Les membres de ce comité ont récemment indiqué que « les crises qui frappent le Sahel central exacerbent les besoins humanitaires et de protection et menacent d’anéantir les acquis du développement ».</em></strong>

En 2024, quelque 17 millions de personnes au Mali, au Burkina Faso et au Niger auront besoin d’une aide humanitaire et d’une protection – soit environ un cinquième de la population. Selon les membres du Comité permanent inter-organisations (CPI) (instance de coordination humanitaire – des Nations Unies), « <em>cette crise touche également de manière disproportionnée les femmes et les filles, aggravant les inégalités entre les sexes dans la région</em> ».

À cet effet, ils ont surtout déploré les niveaux alarmants de violence. Suivant les chiffres fournis par les membres de ce comité, rien qu’en octobre et novembre 2023, près de 700 civils auraient été tués – soit 11 personnes chaque jour et près du double du taux signalé en septembre. Ainsi, ils ont précisé qu’« <em>au moins 3 millions de personnes sont actuellement déplacées, principalement des femmes et des enfants</em> ».

De plus, les services de base sont également touchés, avec environ 8 400 écoles et 470 établissements de santé qui ne fonctionnent plus. Des tendances qui intensifient les besoins humanitaires et empêchent les populations de jouir pleinement de leurs droits humains.

Pour ce qui concerne le Mali, ils ont rappelé la persistance de l'insécurité dans certaines parties du nord, de l'est et du centre, générant dans certains cas de nouveaux déplacements et de nouveaux besoins ; et créant des défis pour les opérations humanitaires. Malgré certaines contraintes, il faut souligner que les agences humanitaires entendent rester et continuer à fournir assistance et protection aux hommes, femmes et enfants les plus vulnérables.

Toutefois, des ressources supplémentaires sont nécessaires de toute urgence pour les services de soutien essentiels – notamment la logistique, la sécurité, la lutte contre les mines et les capacités d’évacuation médicale, ainsi que l’engagement communautaire.

Pour le Niger, les membres de ce comité ont précisé que les partenaires humanitaires ont eu du mal, au cours des six derniers mois, à acheminer des fournitures vers le pays en raison de la fermeture des frontières. Cependant, les projections des besoins humanitaires pour les mois à venir sont très préoccupantes et pourraient être exacerbées par les mauvaises récoltes, l’insécurité, les déplacements, les risques en matière de protection, l’impact des sanctions et les effets des suspensions de l’aide au développement.

S’agissant du Burkina Faso, l’insécurité et d’autres défis liés à un environnement souvent hostile, ont de plus en plus contraint les agences humanitaires à recourir à des transports aériens coûteux pour acheminer l’aide, réduisant ainsi la portée humanitaire globale. Par ailleurs, les partenaires humanitaires travaillent avec les autorités pour améliorer l'accès à une aide essentielle, notamment via le transport terrestre.

<strong>Le manque de financement des besoins humanitaires</strong>

Certes, en dépit des risques et les ressources limitées, les partenaires humanitaires nationaux et internationaux – en collaboration avec les organisations locales – continuent d’agir. En 2023, ils ont aidé environ 6,3 millions de personnes dans le Sahel central, complétant les efforts des autorités et communautés nationales et locales. Même si les opérations d’aide sont confrontées à un déficit de financement paralysant les efforts. Il convient de relever qu’en 2023, les appels humanitaires destinés aux trois pays du Sahel central n’ont reçu qu’environ un tiers des fonds requis, soit environ 781 millions de dollars.

<strong>2,2 milliards de dollars nécessaires en 2024</strong>

En 2024, les humanitaires auront besoin d’environ 2,2 milliards de dollars nécessaires pour aider 10,4 millions de personnes dans la région. Les agences humanitaires notent que même si l’aide humanitaire est nécessaire de toute urgence, elle ne constitue pas la solution aux cycles de faim, de déplacement et de maladie qui caractérisent la crise au Sahel central. C’est la raison pour laquelle « <em>les investissements dans la résilience, le développement durable et la cohésion sociale sont essentiels pour aider les communautés à continuer d’avancer et pour éviter une nouvelle augmentation des besoins humanitaires</em> ».

Le Comité permanent inter-organisations (CPI) a mentionné que « <em>ces investissements devraient être complétés par des partenariats élargis avec les communautés locales et la société civile, y compris les organisations dirigées par des femmes</em> ».

Les membres de ce comité ont recommandé d’éviter « <em>les mesures qui risquent d’aggraver les souffrances des civils – telles que des sanctions non ciblées ou des suspensions de l’aide au développement </em>».

Avant de conclure que « <em>depuis des années, le monde reconnaît que nous devons faire davantage pour aider les populations du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Il est maintenant temps de transformer ces paroles en actions</em> ».

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sahel : une personne sur cinq a besoin d’aide humanitaire, selon le Comité permanent inter&#45;organisations</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sahel-une-personne-sur-cinq-a-besoin-daide-humanitaire-selon-le-comite-permanent-inter-organisations-3050308.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/sahel-une-personne-sur-cinq-a-besoin-daide-humanitaire-selon-le-comite-permanent-inter-organisations-3050308.html</guid>
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<pubDate>Fri, 19 Jan 2024 02:08:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Comité permanent inter-organisations (CPI)– instance de coordination humanitaire– des Nations unies a récemment alerté sur la gravité de la situation qui prévaut au Sahel. Les membres de ce comité ont récemment indiqué que « les crises qui frappent le Sahel central exacerbent les besoins humanitaires et de protection et menacent d’anéantir les acquis du développement ».</em></strong>

En 2024, quelque 17 millions de personnes au Mali, au Burkina Faso et au Niger auront besoin d’une aide humanitaire et d’une protection – soit environ un cinquième de la population. Selon les membres du Comité permanent inter-organisations (CPI) (instance de coordination humanitaire – des Nations Unies), « <em>cette crise touche également de manière disproportionnée les femmes et les filles, aggravant les inégalités entre les sexes dans la région</em> ».

À cet effet, ils ont surtout déploré les niveaux alarmants de violence. Suivant les chiffres fournis par les membres de ce comité, rien qu’en octobre et novembre 2023, près de 700 civils auraient été tués – soit 11 personnes chaque jour et près du double du taux signalé en septembre. Ainsi, ils ont précisé qu’« <em>au moins 3 millions de personnes sont actuellement déplacées, principalement des femmes et des enfants</em> ».

De plus, les services de base sont également touchés, avec environ 8 400 écoles et 470 établissements de santé qui ne fonctionnent plus. Des tendances qui intensifient les besoins humanitaires et empêchent les populations de jouir pleinement de leurs droits humains.

Pour ce qui concerne le Mali, ils ont rappelé la persistance de l'insécurité dans certaines parties du nord, de l'est et du centre, générant dans certains cas de nouveaux déplacements et de nouveaux besoins ; et créant des défis pour les opérations humanitaires. Malgré certaines contraintes, il faut souligner que les agences humanitaires entendent rester et continuer à fournir assistance et protection aux hommes, femmes et enfants les plus vulnérables.

Toutefois, des ressources supplémentaires sont nécessaires de toute urgence pour les services de soutien essentiels – notamment la logistique, la sécurité, la lutte contre les mines et les capacités d’évacuation médicale, ainsi que l’engagement communautaire.

Pour le Niger, les membres de ce comité ont précisé que les partenaires humanitaires ont eu du mal, au cours des six derniers mois, à acheminer des fournitures vers le pays en raison de la fermeture des frontières. Cependant, les projections des besoins humanitaires pour les mois à venir sont très préoccupantes et pourraient être exacerbées par les mauvaises récoltes, l’insécurité, les déplacements, les risques en matière de protection, l’impact des sanctions et les effets des suspensions de l’aide au développement.

S’agissant du Burkina Faso, l’insécurité et d’autres défis liés à un environnement souvent hostile, ont de plus en plus contraint les agences humanitaires à recourir à des transports aériens coûteux pour acheminer l’aide, réduisant ainsi la portée humanitaire globale. Par ailleurs, les partenaires humanitaires travaillent avec les autorités pour améliorer l'accès à une aide essentielle, notamment via le transport terrestre.

<strong>Le manque de financement des besoins humanitaires</strong>

Certes, en dépit des risques et les ressources limitées, les partenaires humanitaires nationaux et internationaux – en collaboration avec les organisations locales – continuent d’agir. En 2023, ils ont aidé environ 6,3 millions de personnes dans le Sahel central, complétant les efforts des autorités et communautés nationales et locales. Même si les opérations d’aide sont confrontées à un déficit de financement paralysant les efforts. Il convient de relever qu’en 2023, les appels humanitaires destinés aux trois pays du Sahel central n’ont reçu qu’environ un tiers des fonds requis, soit environ 781 millions de dollars.

<strong>2,2 milliards de dollars nécessaires en 2024</strong>

En 2024, les humanitaires auront besoin d’environ 2,2 milliards de dollars nécessaires pour aider 10,4 millions de personnes dans la région. Les agences humanitaires notent que même si l’aide humanitaire est nécessaire de toute urgence, elle ne constitue pas la solution aux cycles de faim, de déplacement et de maladie qui caractérisent la crise au Sahel central. C’est la raison pour laquelle « <em>les investissements dans la résilience, le développement durable et la cohésion sociale sont essentiels pour aider les communautés à continuer d’avancer et pour éviter une nouvelle augmentation des besoins humanitaires</em> ».

Le Comité permanent inter-organisations (CPI) a mentionné que « <em>ces investissements devraient être complétés par des partenariats élargis avec les communautés locales et la société civile, y compris les organisations dirigées par des femmes</em> ».

Les membres de ce comité ont recommandé d’éviter « <em>les mesures qui risquent d’aggraver les souffrances des civils – telles que des sanctions non ciblées ou des suspensions de l’aide au développement </em>».

Avant de conclure que « <em>depuis des années, le monde reconnaît que nous devons faire davantage pour aider les populations du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Il est maintenant temps de transformer ces paroles en actions</em> ».

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abdoul Majid Ag Mohamed Ahmed Al Ansary dit Nasser appelle au maintien au pouvoir du colonel Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/abdoul-majid-ag-mohamed-ahmed-al-ansary-dit-nasser-appelle-au-maintien-au-pouvoir-du-colonel-assimi-goita-3050324.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 19 Jan 2024 01:42:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À l’occasion de la 2<sup>e</sup> édition de la Journée nationale de la souveraineté retrouvée, le Chef général de la Tribu des Kel Ansar du Mali, Abdoul Majid Ag Mohamed Ahmed Al Ansary dit Nasser, a répondu, le dimanche 14 janvier, à l’invitation des Sages de Ségou. Au cours de son intervention, l’Amenokal des Kel Ansar a appelé au maintien au pouvoir des autorités actuelles.</strong>

<em>« Ce que le Colonel Assimi Goïta a posé comme acte, normalement on ne doit même pas aller aux élections. Il doit être le président éternel du Mali</em> ». Ces propos sont du Chef général de la Tribu des Kel Ansar du Mali, Abdoul Majid Ag Mohamed Ahmed Al Ansary dit Nasser, qui s’exprimait à l’occasion de la journée nationale de la souveraineté retrouvée à Ségou.

Devant les sages de la cité des Balazans, l’Amenokal de la tribu Kel Ansar, qui dit parler en toute sincérité, a indiqué que le Colonel Assimi Goïta a posé « <em>des actes qu’aucun chef d’Etat du Mali n’a jusqu’ici posés</em> ». C’est pourquoi, il dit soutenir le président de la transition tout en lui faisant des prières et des bénédictions. « <em>Parce qu’il a posé des actes qui ont permis aux Maliens de lever la tête en Afrique</em> », a-t-il dit avec force.

Membre du Conseil national de la transition (CNT), Nasser se  réjouit de la célébration de la journée nationale de la souveraineté retrouvée sur toute l'étendue du territoire national. Toute chose qui, selon lui, a rendu heureux « <em>tous les Maliens</em> ». « <em>Cela sous-entend que ceux qui dirigent le pays aujourd’hui doivent rester</em> », a-t-il martelé sous un applaudissement nourri de l’assistance.

Nasser, boubou blanc et turban visé sur la tête, se tenant magistralement derrière le pupitre, justifie le maintien du Colonel Goïta au pouvoir par le fait que « <em>le travail n’est pas encore fini</em> ». C’est ainsi qu’il a listé les préoccupations du peuple malien. <em>« Nous avons besoin de sécurité. Nous voulons le retour des déplacés et des réfugiés chez eux. Nous voulons circuler librement de Kayes à Kidal. </em> <em>Et cela ne peut se faire qu’avec des autorités actuelles</em> », a-t-il insisté.

<strong>AES, une chance cruciale pour la lutte contre le terrorisme</strong>

Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed Al Ansary dit Nasser a, dans la foulée, remercié le président de la transition qui a non seulement réhabilité les légitimités traditionnelles mais aussi décrété une journée de souveraineté nationale. « <em>Il est à saluer et à féliciter avec tout son gouvernement</em> », a-t-il souligné. Dans la même veine, l’Amenokal des Kel Ansar a félicité les forces armées et de sécurité du Mali qui travaillent nuit et jour pour protéger la population et ont permis la libération de la région de Kidal.

Concernant l’Alliance des Etats du Sahel, l’Amenokal a indiqué que c’est une chance cruciale pour la lutte contre le terrorisme et le développement économique et social. « Il faut vraiment soutenir les trois Etats -Niger, le Mali, le Burkina Faso », a-t-il indiqué.

Car, assure-t-il, le Mali seul ne peut pas faire face à la lutte contre le terrorisme. Il faut pour cela une alliance entre les Etats du Sahel, a-t-il martelé. Avant de terminer, Nasser a remercié les sages de Ségou pour leur invitation et s’est dit ravi de l’accueil qui lui a été réservé.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de suivi des recommandations du BVG : l’ANAEB met en œuvre 50% des recommandations</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-du-bvg-lanaeb-met-en-oeuvre-50-des-recommandations-3050315.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 19 Jan 2024 01:36:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a conduit une mission de vérification concernant le suivi des recommandations formulées par la mission de vérification financière de la gestion de l’Agence nationale de développement des biocarburants (ANADEB), effectuée en 2021. </em></strong>

Elle a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées par la mission initiale ont été mises en œuvre et que les lacunes constatées ont été corrigées. La présente mission de suivi couvre les exercices 2022 et 2023 (30 septembre).

Le taux des recommandations entièrement mises en œuvre est de 50%. Sur huit (8) recommandations formulées par la mission initiale, quatre (4) sont entièrement mises en œuvre, deux (2) sont partiellement mises en œuvre et deux (2) n’ont pas été mises en œuvre.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre </strong>

Il ressort de la vérification que le Directeur général a fait signer les attestations de service fait par le Comptable-matières. Le Directeur général a respecté la réglementation en vigueur concernant la composition des commissions de réception. Il n’a pas procédé à des fractionnements de dépenses. Le Directeur général, le Contrôleur financier et l’Agent comptable ont veillé au respect de l’imputation budgétaire.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre</strong>

Le Régisseur d’avances a irrégulièrement certifié des factures de dépenses. Le Directeur général n’a pas fait certifier toutes les factures de la régie d’avances par le Comptable-matières. En effet, sur 181 pièces de dépenses examinées par la mission, 75 ont été certifiées par le Comptable-matières contre 106 par le Régisseur d’avances lui-même.

<strong>Recommandations non mises en œuvre</strong>

Le Président du Conseil d’administration n’a pas veillé à la tenue régulière des sessions ordinaires du Conseil d’administration (CA) et l’Agent comptable n’a pas établi les comptes de gestion.

<strong>CCOM/VBG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éducation nationale : les syndicats sur le pied de guerre</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/education-nationale-les-syndicats-sur-le-pied-de-guerre-3050307.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 19 Jan 2024 01:27:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Un nouveau bras de fer semble se dessiner entre la synergie des syndicats de l’Education et leur ministre de tutelle. En effet, dans une note récemment adressée à l’endroit de leurs militants et adhérents autour de la rencontre avec leur ministre de tutelle, les syndicats de l’Education ont indiqué avoir exprimé certaines préoccupations au premier responsable du département.</em></strong>

Parmi ces préoccupations figurent en bonne place, le retard accusé dans la mise en œuvre des points restants du procès-verbal du 18 mai 2019 ainsi que la question des heures supplémentaires, des frais d'encadrement des stagiaires des IFM et la relecture des textes régissant les enseignants.

Ils ont également pointé l'illégalité de la lettre N°2023-001307/ MEN-SG du 28 décembre 2023, rappelant aux académies les dispositions de la lettre N°2021-00897/ SG du 19 novembre 2021. À cet effet, les syndicats de l'éducation ont tenu à rappeler leur position ferme contre l’application de cette lettre.

À ces explications, il convient de noter que les représentants du département ont opposé une contre-argumentation. Pour autant, afin de trouver une solution à cette opposition d’idées, le ministre a décidé de mettre en place une commission regroupant toutes les parties afin de dégager une position consensuelle.

Ils ont aussi déploré les récents reploiements sur le terrain par certains administrateurs scolaires. Des actes qu’ils jugent « <em>injustes et abusifs</em> ». Ce, avant même d’attendre la mise en place de cette commission et sans être informés des conclusions qui en seront issues.

Selon ces syndicats, le département joue à l'usure. Pour y faire face, ils ont promis d’engager dans les prochains jours des concertations avec les partenaires qui ont contribué à l'obtention de l'apaisement du climat social dans le secteur de l'éducation. Tout en appelant les uns et les autres « <em>à la sérénité et à l'engagement pour le combat du respect des textes, de l'exécution des procès-verbaux de conciliation, de la relecture des textes et du paiement intégral des frais d'encadrement et des heures supplémentaires</em> ».

En somme, on craint un nouveau bras de fer dans le secteur de l’éducation. Ce qui pourrait supposer des mouvements d’humeur qui risquent de perturber l’année scolaire en cours.

<strong>Anne Marie Soumouthéra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Protection sociale : une mission de la DNPES dans les locaux de la Canam à Kayes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/protection-sociale-une-mission-de-la-dnpes-dans-les-locaux-de-la-canam-a-kayes-3050319.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 19 Jan 2024 01:21:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les représentants de la Direction nationale de la protection sociale et de l'économie solidaire se sont rendus ce mardi 09 janvier 2024 dans les locaux du bureau régional de la Canam dans la région de Kayes afin de mener une mission de suivi des institutions de sécurité sociale, comprenant la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS), l'Institut national de prévoyance sociale (INPS) et la Canam elle-même.</em></strong>

En l’absence du chef de Bureau Dr. Diallo Boubacar Alassane en mission à Nioro et Diéma, les hôtes ont été reçus par ses agents notamment Koké Mariko qui assure l’intérim, Samba Sangaré et Aissata Youma Kanouté.

L'objectif principal de cette mission, conduite par Abdoulaye Dem, chef de division sécurité sociale, était d'évaluer la mise en œuvre des politiques nationales en matière de sécurité sociale et de promotion des coopératives, associations, mutuelles et autres groupements dans la région de Kayes.

La Direction nationale de la Protection sociale et de l'Économie Solidaire est responsable de l'élaboration de ces politiques, ainsi que de la coordination et du contrôle des organismes publics et mutualistes qui contribuent à leur mise en œuvre.

Au cours des échanges, plusieurs sujets ont été abordés. Tout d'abord, la problématique des ouvertures de droits en cette période de début d'année a été discutée. Les représentants ont également examiné la gestion des supports et outils de prise en charge tels que les feuilles de soins, les feuilles d'examen, les cartes d'identification et les bornes de mise à jour. La question de la gestion des cas de perte des cartes AMO a également été soulevée.

D'autres points importants ont été traités, tels que la validation des dossiers d'immatriculation, la production et l'envoi des cartes dans les délais impartis, le suivi de la liquidation et des paiements des prestataires au sein des Organismes de Gestion Décentralisée (OGD), la révision de la liste des médicaments, la diligence des demandes d'accord préalables, la relance des Centres de santé communautaires (CSCOM), ainsi que la prescription rationnelle et la lutte contre la fraude.

La délégation a exprimé sa satisfaction quant à la qualité des échanges et des informations fournies par les agents du bureau régional de la Canam. Ces derniers ont souligné que l'opérationnalisation du système de management qualité SMQ ISO 9001 version 2015, adopté par la Direction générale de la Canam, a contribué à accroître la productivité du personnel et, par conséquent, la satisfaction des assurés. Grâce à ce système, toutes les procédures sont clairement définies et les réclamations sont prises en compte de manière efficace.

À l'issue de la mission, une séance de photo a été organisée pour marquer la fin des travaux dans une atmosphère conviviale. Les représentants de la Direction nationale de la Protection sociale et de l'Économie solidaire ont formulé un certain nombre de recommandations qui figureront dans leur rapport final. Une copie de ce rapport sera transmise à la direction générale de la Canam pour examen et suivi.

Cette mission de suivi a permis de renforcer la collaboration et la coordination entre les différentes institutions de sécurité sociale dans la région de Kayes, dans le but d'améliorer la qualité des prestations offertes au public et de garantir une meilleure protection sociale pour les citoyens.

<strong>SERCOM/CANAM avec la collaboration du bureau régional CANAM/Kayes</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de suivi des recommandations du BVG :  L’ANAC met en œuvre la presque totalité des recommandations applicables</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-du-bvg-lanac-met-en-oeuvre-la-presque-totalite-des-recommandations-applicables-3050317.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 19 Jan 2024 01:19:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a conduit une mission de vérification concernant le suivi des recommandations formulées par la mission de vérification financière de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) effectuée en 2021.</em></strong>

Elle avait pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées par la mission initiale ont été mises en œuvre et que les lacunes constatées ont été corrigées. Ladite mission de suivi couvre les exercices 2022 et 2023 (30 septembre). Le niveau de mise œuvre des recommandations est satisfaisant.

Elle a abouti à des conclusions qui révèlent un résultat très satisfaisant avec un taux effectif de mise en œuvre des recommandations de 80%. En effet, sur sept (7) recommandations formulées par la mission de vérification initiale en vue de corriger les lacunes constatées, quatre (4) sont entièrement mises en œuvre, une (1) recommandation est partiellement mise en œuvre, deux (2) recommandations sont sans objet.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre </strong>

Il ressort de la vérification que le ministre des Transports et des Infrastructures veille au respect de la durée du mandat des administrateurs. Ainsi, les travaux de la mission de suivi ont révélé que tous les membres du Conseil d’administration de l’ANAC sont en règle au regard de la durée de leur mandat.

La mission de suivi a également révélé que le Directeur général de l’ANAC a pourvu le poste de l’Auditeur interne et a adopté la Charte d’audit interne. Elle a constaté, en outre, que le Directeur général de l’ANAC établit les procès-verbaux de sélection des candidats suite à des demandes de cotation. Enfin, la mission de suivi a constaté que l’Agent comptable respecte les règles de comptabilisation des provisions pour créances douteuses.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre</strong>

La mission de suivi a constaté qu’une recommandation est partiellement mise en œuvre. Il s’agit de celle relative à la création formelle et à l’opérationnalisation de la Brigade des transports aériens (BTA) de l’Aéroport de Sikasso.

Il apparaît qu’aucune mesure n’a été prise par le ministre de la Défense et des Anciens Combattants pour son opérationnalisation après la prise de la décision de création de ladite brigade et de la finalisation des travaux de construction du bâtiment devant l’abriter.  Ainsi, les moyens humains, matériels et financiers nécessaires à son opérationnalisation n’ont pas été mis à la disposition de la BTA de Sikasso.

<strong>Recommandations non applicables</strong>

Une recommandation est classée non applicable lorsque les raisons qui lui ont donné lieu n’existent plus ou parce que la question a été remplacée par un nouveau processus ou programme. La mission de vérification de suivi a constaté que deux (2) recommandations issues de la vérification initiale sont non applicables.

La première concernait le fait que le Conseil d’administration de l’ANAC a accordé des avantages à son président. Quant à la seconde, elle était relative au fait que les agents de facturation de l’ANAC à l’aéroport n’encaissent pas les recettes en lieu et place de la Régie.

<strong>CCOM/VBG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Appropriation de la stratégie de supplémentation en micronutriments : Helen Keller International s’engage aux côtés du gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/appropriation-de-la-strategie-de-supplementation-en-micronutriments-helen-keller-international-sengage-aux-cotes-du-gouvernement-3047837.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Dec 2023 01:22:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de l’appropriation de la stratégie de supplémentation en micronutriments, Helen Keller International, en collaboration avec le ministère de la Santé et du Développement social, à travers l’Office national de la santé et de la reproduction (ONASR), a organisé, le vendredi 15 décembre, l’atelier de plaidoyer sur la supplémentation en micronutriments multiples au Mali. La cérémonie d’ouverture était placée sous l’égide de N’Tji Kéïta, chef de département mère enfant à l’ONASR.</em></strong>

Financé par Helen Keller International, l’atelier de plaidoyer sur la supplémentation en micronutriments multiples au Mali entre dans le cadre de l’appropriation par les autorités de la stratégie de supplémentation en micronutriment multiple chez les femmes enceintes.

Organisé en partenariat avec l’Office national de la santé et de la reproduction (ONASR), il vise à partager les avancées scientifiques ainsi que les expériences au Mali dans le cadre dans le cadre de la supplémentation en micronutriments chez les femmes enceintes afin de réduire la morbidité et la mortalité maternelle due à la malnutrition aigüe.

Plus spécifiquement, il s’agit de faire la restitution du forum d’Addis-Abeba sur les micronutriments multiples (MMS), présenter le niveau de réalisation dans la mise en œuvre des MMS dans le district sanitaire de Bla ; et enfin partager avec les responsables techniques de l’Etat, de la société civile et les ONG les enjeux et les perspectives sur les MMS dans notre pays.

Selon l’EDSM-VI 2018, la prévalence de l’anémie ferriprive chez la femme enceinte au Mali était plus élevée (69%) que chez celle qui allaitait (62%). La même source indique qu’une femme sur dix (10%) souffre de la maigreur et 28% sont en surpoids ou obèses.

« <em>Etant donné la forte prévalence de l’émaciation chez les nouveau-nés et les jeunes nourrissons, les interventions ciblant les femmes enceintes jouent un rôle particulier dans sa prévention, en particulier les supplémentations en fer et acide folique qui présentent des avantages évidents en termes de prévention de l’anémie pendant la grossesse</em> », a rappelé N’Tji Kéïta, chef de département mère enfant à l’Office national de la santé et de la reproduction (ONASR).

Il a indiqué que la supplémentation en micronutriments multiples (MMS), qui est une intervention prénatale plus prometteuse en matière d’amélioration de la croissance intra-utérine, devient une alternative à la supplémentation en fer-acide folique.

La représentante du Directeur pays d’Helen Keller International, Dr. Wassa Sanogo, a marqué l’engagement et la disponibilité de l’organisation non gouvernementale à accompagner le gouvernement dans le cadre de l’appropriation de la stratégie de supplémentation en micronutriments chez les femmes enceintes. À noter que les participants sont venus des structures de l’Etat, de la société civile et des ONG.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Insécurité alimentaire : plus de 1,5 million d’enfants menacés de mal nutrition aigüe</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/insecurite-alimentaire-plus-de-15-million-denfants-menaces-de-mal-nutrition-aigue-3047839.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Dec 2023 01:11:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La situation nutritionnelle au Mali n’a jamais été aussi préoccupante. Ainsi, 3,8 millions de personnes -soit 16,1% de la population- y compris un million d'enfants, sont confrontées à une insécurité alimentaire et à la malnutrition aiguë. Parmi les facteurs favorisant cette situation, on peut citer les chocs climatiques, les prix élevés des denrées alimentaires, les déplacements massifs et les conflits armés.</em></strong>

Au Mali, près de cinq millions d’enfants ont un besoin urgent d'aide humanitaire, selon l’UNICEF. Sur ce chiffre, on estime à près de 1,4 million d'enfants âgés de six à 59 mois souffrant de la malnutrition aiguë, soit environ 5% de moins d'enfants malnutris que l'année dernière (2022).

Au Mali, la malnutrition aiguë sévère affecte 313 185 personnes. Outre les enfants, les femmes enceintes ou allaitantes malnutries aiguës représentent 1 407 925 cas. Ces chiffres prouvent que près d'un quart de la population malienne souffre d'une insécurité alimentaire modérée ou aiguë.

Parmi les localités les plus touchées figure la région de Ménaka où plus de 2 500 personnes sont menacées de famine, dont de nombreux enfants. Au total, 11 des 19 régions administratives maliennes sont touchées par la crise alimentaire et nutritionnelle, avec une prévalence très critique de la malnutrition aiguë dans la région de Ménaka. D’autres régions comme Kayes, Mopti et Bamako connaissent également une situation nutritionnelle difficile. Ce, à cause des pratiques d'allaitement inadaptées entraînant une malnutrition aiguë, en particulier chez les enfants en bas âge.

Pourtant, le Programme alimentaire mondial (PAM) n’a pas manqué de tirer la sonnette d'alarme, mettant l’accent sur la nécessité d'un soutien urgent. Cette organisation a également appelé à des fonds pour fournir une assistance alimentaire et nutritionnelle à des millions de personnes vulnérables.

Cette situation nutritionnelle difficile est également l'une des causes pour lesquelles des centaines d’écoles ont été fermées à travers le pays empêchant un demi-million d'enfants d'accéder à l'éducation. D’où l’impérieuse nécessité de mettre en place des programmes de prévention et de traitement en faveur des enfants dont la combinaison de ces facteurs a conduit à une augmentation significative de la malnutrition aiguë, mettant en danger la vie de bon nombre d’entre eux au Mali.

De plus, il convient de noter une dégradation des conditions d'hygiène et une diminution de la disponibilité des aliments, contribuant autant à la malnutrition aiguë. Autres facteurs favorisant cette situation, on peut également citer les prix élevés des denrées alimentaires, les déplacements massifs dus aux conflits et aux chocs climatiques.

<strong>Des mesures prises pour améliorer la situation</strong>

La prévalence élevée de la malnutrition aiguë est aussi liée à la difficulté d'accès à la nourriture pour de nombreuses familles, en raison de la situation économique difficile. La perturbation du flux d'approvisionnement alimentaire dans les régions du nord, en raison du blocus imposé par les groupes armés, a également aggravé la situation dans le nord et le centre du pays.

Pour autant, plusieurs mesures ont été mises en place pour améliorer la situation nutritionnelle dans les régions touchées par la crise alimentaire au Mali avec des résultats très mitigés. Ainsi, outre l’appel lancé par le Programme alimentaire mondial (PAM), on peut aussi évoquer le Plan d'action national sur l'alimentation et la nutrition (PANAN) mis en place par les autorités en 2017, afin d’assurer la sécurité alimentaire de la population malienne et à améliorer l'état nutritionnel des couches les plus vulnérables.

Il y a également le Programme d'appui à la sécurité alimentaire (PCIMA) lancé en 2019 pour renforcer la sécurité alimentaire et améliorer la nutrition des populations touchées par la crise. S’y ajoute le Protocole de prise en charge intégrée de la malnutrition aiguë au Mali (PIC-MA) lancé en 2010 afin de prévenir et traiter la malnutrition aiguë chez les enfants et les femmes en situation d'insécurité alimentaire.

Avant ces mesures, il y avait notamment la Politique de Développement Agricole (PDA) adoptée dans les années 90 pour améliorer la productivité agricole, l'accès aux denrées alimentaires et à la nutrition des populations. On se souvient aussi du Programme d'action du gouvernement 2014-2018 (PAG) visant à renforcer la gouvernance institutionnelle et financière ainsi qu'à améliorer l'équilibre énergétique, la qualité et la sécurité alimentaire pour les populations.

Dans la même veine, les autorités avaient initié un certain nombre d’activités de sensibilisation et d'éducation sanitaire pour promouvoir la prise de décision éclairée en matière d'alimentation et de lutte contre la malnutrition, notamment l'exclusivité exclusive et complémentaire pour les femmes enceintes et allaitantes et les enfants de moins de 5 ans.

Ces mesures visent à aborder les défis nutritionnels et à améliorer la situation alimentaire des populations touchées par la crise alimentaire au Mali. Toutefois, force est de constater qu’elles n’ont pas atteint les résultats escomptés. C’est dire toute l’urgence de changer de fusil d’épaule avant que la situation déjà difficile ne s’empire et devienne hors de contrôle.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Certification ISO 9001 de la Canam : le couronnement des efforts du Général de brigade Boubacar Dembélé</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/certification-iso-9001-de-la-canam-le-couronnement-des-efforts-du-general-de-brigade-boubacar-dembele-3047833.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sante/certification-iso-9001-de-la-canam-le-couronnement-des-efforts-du-general-de-brigade-boubacar-dembele-3047833.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Dec 2023 01:07:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À la Caisse nationale d’assurance maladie (Canam), l’année 2023, qui s’achève, a été marquée par des avancées majeures dont le point d’orgue a été l’obtention de la certification ISO 9001 version 2015. Preuve de la volonté de son Directeur général, le médecin général de Brigade Boubacar Dembélé, d’offrir une prestation de qualité aux assurés et prestataires de la Canam.</em></strong>

L’année 2023, qui s’achève, n’a pas été de tout repos pour la direction générale de la Caisse nationale d’assurance maladie (Canam) sous la houlette de son directeur général, le médecin général Brigade Boubacar Dembélé. Celui-ci a été sur tous les fronts afin d’atteindre les objectifs assignés par les autorités, qui ne peuvent être atteints sans un personnel compétent et dévoué.

C’est dans ce cadre qu’il a multiplié les visites et les échanges avec les travailleurs afin de s’enquérir de leurs conditions de travail. Il arrivait même souvent que le directeur général fasse le tour du service en visitant bureau par bureau afin de toucher du doigt les problèmes des employés.

Les différentes visites lui ont permis de prendre en compte et de remédier aux nombreuses préoccupations des employés. Ce dévouement du général Dembélé a permis d’avoir un front social apaisé à la Canam. En bon manager, le DG de la Canam a toujours vu le syndicat comme un partenaire du service, évitant ainsi les confrontations et bras de fer inutiles. Résultat : le service n’a connu aucun mouvement de grève durant toute l’année 2023.

Le directeur général s’est personnellement impliqué dans les toutes activités organisées par le syndicat de la Canam. Ceci s’est traduit par l’organisation de la 6<sup>e</sup> édition de la journée du comité syndical le 02 novembre.

Au cours de cet évènement, le secrétaire général du syndicat de la Canam, Tiécoura Doumbia a salué le travail remarquable abattu par le Général Dembélé et son engagement envers la qualité des soins et prestations sanitaires. C'est le signe que le Directeur général de la Canam partage la même vision que le syndicat. Ce qui est très rare sous nos cieux où on est habitué à une bataille rangée entre les syndicats et la direction générale.

Dans le cadre de la célébration de la même journée, le syndicat a organisé une marche à laquelle ont participé le directeur général, les membres de la direction générale et l’ensemble du personnel de la Canam. Partie du monument Bougie Ba pour le monument Kouamé N'Khruma, l’objectif de la marche, au-delà de son aspect récréatif, était de maintenir la cohésion entre les travailleurs de la Canam.

<strong>Certification ISO 9001 version 2015 </strong>

Dans le cadre du renforcement de ses capacités, le personnel de la Canam a bénéficié de plus d’une trentaine de formations organisées au Mali et à l’extérieur du pays. On peut citer, entre autres, la formation des auditeurs de la Canam axée sur le contrôle interne dont l’objectif est de consolider les compétences des collaborateurs et des responsables de la Canam en matière de maîtrise des mécanismes de contrôle interne, la formation des cadres sur les techniques de rédaction administrative et la formation des auditeurs sur la pratique de l’audit suivant la norme ISO 9001 version 2015.

Le Médecin Général de Brigade, Boubacar Dembélé, tient au renforcement des compétences de son personnel surtout ceux en charge de l’audit afin qu’ils puissent appréhender les contours et les pratiques professionnelles requises, notamment celles édictées par les normes ISO 9001 version 2015.

La certification ISO 9001 version 2015, dont la notification a eu lieu le 27 octobre, est sans nul doute l’un des évènements marquants à la Canam. Couronnement de deux années de travail acharné, elle   est le témoignage de l’engagement et la détermination de la direction générale de la Canam d’offrir une prestation de qualité aux assurés et aux prestataires. « C’est aussi la réaffirmation du leadership du général Dembélé qui n’a jamais faibli tout au long du processus », témoignent les travailleurs de la Canam.

Après la certification, le directeur général de la Canam a tenu à remercier l’ensemble du personnel pour leur engagement. « <em>Cette certification n'est pas seulement une reconnaissance formelle, mais elle est le résultat tangible d'un travail d'équipe remarquable et d'un engagement collectif envers l'excellence</em> », a-t-il fait remarquer.

<em>« Maintenant que nous avons atteint ce jalon significatif, il est crucial de capitaliser sur cette réussite et de maintenir le cap vers l'excellence. Nous devons persévérer dans nos efforts, continuer à innover et à élever nos standards pour garantir une amélioration continue de nos services</em> », a indiqué le médecin général Brigade Boubacar Dembélé.

Au regard des résultats probants, on peut sans risque affirmer que l’année 2024 qui pointe à l’horizon s’annonce sous de bons auspices. Une nouvelle année qui sera marquée par l’opérationnalisation du régime d’assurance maladie universelle  (RAMU).

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>

&nbsp;

<strong>xxxx</strong>

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<strong>Témoignage d’un assuré à l’AMO sur l’amélioration de la qualité du service à la CANAM  </strong>

Après 2 mois d'attente de la carte AMO de mon enfant, le 13 novembre 2023, à travers un commentaire sous l'une de la publication de la page Facebook de CANAM, *je me suis plaint sous forme de suggestion de &lt;&lt; la lenteur de la délivrance des cartes AMO* (trois mois après l'enrôlement)&gt;&gt;.

Quelques minutes après, *j'ai été écrit en inbox par Monsieur Cissé au nom de la cellule de communication de cette structure* et qui m'a envoyé son numéro pour que je lui explique ma préoccupation. Après quelques jours (cinq jours maximum), le même *Monsieur Cissé* m'a annoncé que la carte de mon enfant est enfin disponible.  *Je suis donc dans l'obligation morale de venir à travers ces quelques lignes manifester ma vive satisfaction et remercier la *CANAM* *en général et *Moussa Cissé* en particulier de m'avoir permis d'avoir à temps la carte Amo de mon enfant.

Cet acte m'a permis pour l'une des rares fois de savoir qu'on est réellement dans le Malikura. C'est-à-dire un Mali où le souci majeur est de soulager la population.   *Je demande à tous les agents de l'administration publique et parapublique de prendre l'exemple sur la CANAM, une structure qui est une chance pour toute la population malienne. *

C'est le lieu de rendre hommage au *président ATT* qui est l'initiateur de la CANAM. Vive le Mali ! Ensemble pour un Mali nouveau !!

<strong>*Diakité Bougary, enseignant généraliste au CAP de Senou.*</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali, un pays malade</title>
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<pubDate>Wed, 13 Dec 2023 14:12:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis près d'un demi-siècle notre pays est saisi d'une nervosité légitime. Des actes étranges posés par des personnalités, dont certaines en charge du devenir de la nation interpellent, irritent, exaspèrent, horripilent… Parce que des intérêts personnels, familiaux et affairistes semblent avoir été mis au-dessus de l’intérêt général, national. Parce que des loups semblent avoir été introduits dans la bergerie par le blanc-seing du berger… A qui se fier dès lors ?</em></strong>

La force des Institutions de la République repose sur la confiance des administrés plus que sur la crainte. Lorsque la confiance est entamée, la fin est proche.

Dans ce chaos médiatique où s’entrechoquent pêle-mêle arguties juridiques, intérêts financiers et enjeux politiques, il convient surtout de saisir le moment pour nous interroger en profondeur sur les causes structurelles de tant de désinvolture. Nous demander pourquoi l’appât du gain facile semble être un syndrome malien. Plus particulièrement, au nom de quoi certains de mes concitoyens pensent-ils que l'accession à des responsabilités étatiques leur donne tous les droits ?

Le droit d’aliéner les ressources nationales au profit exclusif de leur famille, celui de leurs amis. Quelle que soit la proportion du préjudice, c’est tout simplement la démarche qui est moralement insoutenable : des tickets de carburant détournés et offerts à des amis aux milliards de Fcfa détournés, le principe est le même. C'est juste l’opportunité qui diffère.

Vu sous cet angle, le Mali est malade. Profondément malade. La corruption, la concussion, les passe-droits, le mensonge, l’enrichissement illicite sont partout et à tous les niveaux. Ne nous voilons plus la face ! Les agents de la circulation se servent au vu et au su de tous les usagers. Les agents de douanes pactisent avec les commerçants véreux et les industriels indélicats qui jouent avec les nomenclatures des intrants pour accroître leurs marges bénéficiaires.

Les Professeurs d’Université font le grand écart entre le public et le privé. Les médecins des hôpitaux publics sévissent dans les cliniques privées… Les ingénieurs agronomes se déploient dans le système des Nations unies, à la FAO, ou dans les Institutions internationales pour réfléchir sur la meilleure manière de lutter contre la faim dans le monde. Pendant ce temps les milliers d'hectares de terres arables sont laissées à la merci du capital étranger qui se crée des boulevards de prospérité à travers notre misère qui est surtout morale.

<strong>La génération actuelle, la plus servile et la moins inventive</strong>

En vérité, les élites militaro-politiques et affairistes du Mali vivent à des années-lumière de la réalité d'un pays pauvre, mal gouverné, sans perspectives autres que des discours chimériques sur une émergence hypothétique.

Et une question qui fâche : Sommes-nous vraiment un pays indépendant ? La question est posée. Car de plus en plus la mainmise étrangère sur notre souveraineté est visible à l’œil nu. En plus, la circulation de l'argent…sale ( ?) achève de corrompre les rares poches de résistance au profit de prédateurs de tout acabit. Et la responsabilité de cet état de fait repose exclusivement sur le manque de courage de plusieurs dirigeants successifs qui ont mis la préservation de leur « pouvoir » au-dessus d'une véritable ambition de grandeur pour notre pays.

Et pour clore le tout, la génération actuelle de leaders est la plus servile et la moins inventive que ce pays a connue depuis 60 ans ! Et voilà que de nouvelles puissances qui se sont construites pendant que nous dansions s’invitent au banquet : les Indiens, les Chinois, originaires de pays vraiment émergents, s’installent et prospèrent devant nous. Chez nous !

Serions-nous des incapables au point de ne pas voir les opportunités qui les attirent ici ? Ou plutôt nos dirigeants ne leur facilitent-ils pas l’accès à ces opportunités qu'ils nous cachent moyennant subsides et dessous-de-table ? Le Mali est malade essentiellement de ses élites.

Ce pays est victime de la gourmandise d'une petite nomenklatura qui siphonne littéralement tout ce qui aurait dû faire l'objet d'un partage avec la majorité à travers un investissement massif dans les services sociaux de base : l’éducation, la santé, les infrastructures de transport, les aménagements hydro-agricoles.

Une minorité capte à son profit exclusif des moyens destinés au bien de tous : et on se partage les tracteurs, et les intrants, et on se destine les fonds pour ouvrir une route jusqu’à l’intérieur de la concession de son marabout ou de son féticheur.

Pour se donner bonne conscience mais aussi pour le compromettre à son insu…Ainsi fonctionne le « SYSTÈME ». Et l'on se tape des voitures d'un luxe insolent aux frais du contribuable. Un train de vie ostentatoire caractéristique des parvenus et des nouveaux riches…

<strong>Ramer à contre-courant</strong>

J’aimerais un jour d’ailleurs que l'on m'explique comment un agent peut se retrouver millionnaire après l'exercice de fonctions publiques. Je ne parle pas de milliards… Techniquement impossible au vu de la grille salariale en vigueur.

La société malienne est donc profondément malade. À nous tous de la soigner en commençant chacun par lui-même ! Il faut des hommes et des femmes de courage pour ramer à contre-courant et se décider à mettre de l’ordre.

Et d'abord restaurer au mérite et au travail son sens et sa noblesse.

Mettre un terme à la société de jouissance dont les Maliens sont si friands. Dénoncer le culte de l'apparence et le griotisme qui en est le levain.

Nous inspirer des meilleures pratiques à travers le monde en termes de gestion vertueuse et inspirée des revenus miniers et pétroliers pour donner à nos enfants une chance de vivre dans un pays organisé, travailleur, respectable et respecté.

Investir massivement dans l’agriculture et les petites industries de transformations. Le reste suivra. Au lieu de nous disputer les classements d’avant-dernier de la classe, selon la Banque Mondiale. Tels sont, à mon sens, les axes structurels d'une Révolution Pacifique à la malienne. Soyons ambitieux !

<strong>Sambou Sissoko</strong>

<strong>Nb: le titre et les intertitres sont de la Rédaction.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Coupures et délestages de l’électricité : les petites et moyennes entreprises à l’agonie</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/coupures-et-delestages-de-lelectricite-les-petites-et-moyennes-entreprises-a-lagonie-3046604.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Dec 2023 13:15:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali connaît depuis des mois des coupures et délestages intempestifs d’électricité. Touchant particulièrement les petites et moyennes entreprises, cette situation affecte négativement la croissance économique en faisant chuter la production nationale tout en ayant des répercussions négatives sur le chômage.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Tailleurs, menuisiers, soudeurs, vendeurs de glace, etc., les petites et moyennes entreprises sont fortement touchées par les coupures et délestages intempestifs de l’électricité. « <em>Je paie chaque jour 20 000 FCFA de carburant pour faire fonctionner le groupe électrogène. Ce qui me fait 140 000 Fcfa par semaine et 560 000 Fcfa par mois </em>», affirme un soudeur à Kalaban-Coura, qui se dit désabusé par les coupures et délestages intempestifs. L’homme dit n’avoir pas le choix. « <em>C’est le seul moyen pour moi de respecter le délai de livraison des produits afin de ne pas perdre ma clientèle</em> », témoigne-t-il.

Son voisin, le vendeur de jus de fruits, n'a pas eu cette chance. Lui qui a impuissamment assisté à la pourriture de ses produits par faute d’électricité. Ne sentant pas d’amélioration dans la fourniture d’électricité, il a été contraint de se procurer un générateur afin de pouvoir travailler entraînant ainsi des dépenses supplémentaires. Puisqu’il lui faudra payer du carburant pour faire fonctionner son groupe électrogène. Si la situation perdure, beaucoup d’entre eux vont mettre la clé sous le paillasson puisqu’ils seront incapables de faire face aux charges.

Ceux qui n’ont pas les moyens passent la journée à poireauter devant la porte de leur magasin en prenant du thé. C’est le cas du photographe dont l’atelier est situé dans la même rue. Le cas du soudeur, du vendeur de jus de fruits et du photographe n’est que la face visible de l’iceberg et est révélateur des difficultés qu’éprouvent la population malienne face aux coupures et délestages de l’électricité. C’est aussi le signe que l’économie nationale reste fortement tributaire de l’électricité.  Celle-ci est utilisée par les unités de production des secteurs primaire, secondaire et tertiaire, et en grande partie par le quaternaire (le secteur informel).

<strong>La chute des revenus et l’augmentation des dépenses de productions</strong>

<strong> </strong>« L’économie malienne est soutenue beaucoup plus par les Petites et moyennes entreprises (PME) et celles-ci sont très fragiles aux chocs », affirme Dr Boubacar Konaté, économiste et enseignant chercheur. La conséquence des coupures et délestage de l’électricité entraîne la diminution des productions, la chute des revenus et l’augmentation des dépenses de production. « <em>Le revenu des ménages travaillant dans ces entreprises diminue, ce qui va affecter négativement le niveau de consommation et l’épargne. Or, c’est l’épargne qui finance en gros l’investissement </em>», note le Dr. Konaté.

Les répercussions sur l’économie nationale sont nombreuses dont l’inflation, consécutive à la baisse de la production, qui est l’un des effets les plus graves. Les coupures vont négativement affecter la croissance économique en faisant chuter la production nationale tout en ayant des répercussions négatives sur le chômage dans la mesure où la production diminue. « <em>Ce qui va naturellement augmenter le taux de chômage et conduire le pays dans une récession économique</em> (période pendant laquelle revenu et emploi diminuent) », analyse Dr Konaté.

Si cette récession perdure, elle aboutira forcément à une crise économique dont les conséquences seront drastiques surtout dans ce contexte géopolitique et géostratégique troublé pour notre pays.  De l’avis de l’enseignant chercheur, les coupures d'électricité feront baisser drastiquement le budget de l’État en ce sens que les principales ressources proviennent des impôts et taxes payés par les entreprises.

<em>« Naturellement le budget de l’État va diminuer à mesure que la rentabilité des entreprises diminue qui aura des répercussions sur l’investissement dépenses publiques</em> (investissement public, Santé, éducation, armée etc.) », soutient-il. Dans ce cas, l’atteinte du taux de croissance de 5,3% en 2024 selon les perspectives économiques de la Banque mondiale reste fortement hypothétique.

<strong>Une baisse du PIB de 2% à 5% selon la fréquence des coupures</strong>

Le secteur de l’énergie couvre des enjeux forts importants en termes de développement économique dans notre pays.  « <em>Il existe une corrélation positive entre la demande d'énergie et la croissance économique</em> », souligne pour sa part, Dr Modibo Mao Makalou, économiste et ancien conseiller à la présidence de la République du Mali. La demande énergétique dans notre pays augmente plus rapidement que l’évolution du Produit Intérieur Brut (PIB) qui mesure l'activité économique.

<em> </em><em>« Ceci pose non seulement d’une part un problème de productivité et de compétitivité, mais d’autre part aussi des difficultés de sécurité d’approvisionnement énergétique</em> », a expliqué Dr Makalou, tout en ajoutant que « <em>le PIB du Mali (production nationale) croit d’environ 5% par an en moyenne contre 14% pour la demande d’énergie primaire hors biomasse et plus de 10 pour cent pour l’électricité</em> ».

À l’en croire, les coupures d'électricité récurrentes et délestages peuvent provoquer une baisse du PIB de 2% à 5% selon la fréquence des coupures qui affectent la production des entreprises et la consommation des ménages. Dans ce cas de figure, il est du rôle de l’État de soutenir les unités économiques les plus fragiles face à ce genre de chocs en mettant en place un fonds de soutien et mobiliser un ensemble de moyens d’accompagnement (réduction fiscale, subvention à la production, à l’exportation etc.).

« <em>Les autorités de la transition doivent rapidement se pencher sur la mise en place d’un fonds solidaire pour soutenir les acteurs du secteur informel victimes des délestages d’EDM</em> » tranche le consultant Ibrahim Nienta, qui affirme avoir vu des jeunes menuisiers métalliques totalement en cessation d’activité faute d’électricité.

« <em>Ceci est d’autant plus important que sans les mesures d’accompagnement, ils n’ont aucune chance de se ressaisir dans un environnement ou l’accompagnement des entreprises par le secteur financier est un secret de polichinelle</em> », rappelle Dr. Boubacar Konaté, enseignant chercheur.

<strong>Adapter les prix de vente de l’électricité</strong>

<strong> </strong>Comme solution à la crise énergétique à court terme et moyen terme, Ibrahim Nienta appelle à nouer des partenariats avec des pays voisins comme la Côte d’Ivoire, qui peut combler le déficit de production d’EDM.

« <em>Il faudra chercher impérativement avec les partenaires que nous avons pour le moment des moyens de financer un plan d’urgence de fourniture en carburants et groupes électrogènes et parallèlement mettre en place un plan stratégique de politique énergétique basé sur les énergies renouvelables tout en mettant en place un système de financement endogène</em> », préconise pour sa part Dr Boubacar Konaté.

À long terme, il serait important de diversifier le parc de production énergétique du pays en exploitant le potentiel hydroélectrique en prenant en compte les potentialités offertes par le solaire, les biocarburants et l’éolienne pour accroître l’offre de l’électricité.

Par ailleurs, souligne Modibo Mao Makalou, il importe d’adapter les prix de vente de l’électricité qui sont restés relativement constants ces 20 dernières années aux coûts de revient pour permettre à EDM d’atteindre son équilibre financier et de pouvoir satisfaire la demande de ses clients. En d’autres termes, il s’agit d’augmenter le prix du kilowatt. Une question qui fâche.

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<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Youssouf Tapo : l’artiste toujours détenu en Côte d’Ivoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/youssouf-tapo-lartiste-toujours-detenu-en-cote-divoire-3046601.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 13 Dec 2023 13:11:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’artiste, chanteur et compositeur malien, Youssouf Tapo, a été arrêté le 11 novembre 2023 à Bouaké, en Côte d’Ivoire, avec 7 membres de son équipe. Il était arrivé à Bouaké pour un concert prévu au Centre culturel Jacques Aka où il a été interpellé par les forces de sécurité ivoiriennes. Son ménager, Papa Konta, affirme ne pas connaître les raisons de son interpellation, puisque les autorités ivoiriennes n’ont jusqu’ici pas communiqué sur le sujet. Il faut rappeler que cette détention de l’artiste, Youssouf Tapo, intervient dans un climat de tension entre le Mali et la Côte d’Ivoire mettant à rude épreuve les relations artistiques et culturelles. On se souvient de l’annulation du concert de Salif Keïta à Abidjan par les autorités ivoiriennes invoquant des raisons « de trouble à l’ordre public ». Une façon polie d’interdire le concert du rossignol de la musique malienne.

<strong>Fonction publique : les enseignants chercheurs attendent la signature de leur arrêté d’affectation</strong>

Admis au concours depuis plus d’année, les enseignants chercheurs attendent toujours la signature de leur arrêté d’affectation. Une situation qui commence à agacer les admis, qui, après avoir fait six mois sans rien faire, ont été mis à la disposition du ministère de la Jeunesse pour effectuer le service militaire au Service national des jeunes (SNJ). Deux mois après cette formation, l’arrêté d’affectation n’a toujours pas été signé au grand dam des admis. Au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, on affirme que le dossier est dans le circuit. À noté qu’ils ont été admis au concours d’entrée à la fonction publique en octobre 2022.

<strong>La CEDEAO lève l’interdiction de voyage du Premier ministre</strong>

<strong> </strong>Au cours de son 64<sup>e</sup> sommet tenu à Abuja le weekend dernier, la CEDEAO a levé l’interdiction de voyage qui frappait le Premier ministre malien depuis 2021. Une manière de permettre au chef du gouvernement malien de participer à des négociations sur la sortie de la transition du pays. C’est aussi une façon pour l’organisation sous-régionale de tendre sa main aux autorités maliennes.

<strong>Rassemblées par Anne Marie Soumouthéra </strong>]]> </content:encoded>
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<title>La Minusma conclut son départ du Mali par une cérémonie à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-minusma-conclut-son-depart-du-mali-par-une-ceremonie-a-bamako-3046597.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Dec 2023 12:40:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Bamako, le 11 décembre 2023 - La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) a organisé aujourd’hui une cérémonie solennelle à Bamako pour marquer son départ du Mali après une décennie de présence dans de pays.</em></strong>

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et Chef de la Minusma, El-Ghassim Wane, a exprimé sa gratitude à tous les pays qui ont contribué à la Mission et appuyé ses efforts. Il a rendu hommage aux casques bleus pour les immenses sacrifices consentis tout au long des dix années de présence de la Mission au Mali. De même, il a remercié ses prédécesseurs à la tête de la Mission pour leur apport précieux à la quête de la paix, de la sécurité et de la stabilité au Mali.

Rappelant les partenariats nombreux que la Minusma a noués en vue de la mise en œuvre de son mandat, il a salué la contribution de différents acteurs internationaux ayant opéré au Mali. Il a relevé, à cet égard, l’apport des opérations Serval, Barkhane et Takuba, de l'Union européenne et de ses Missions de formation, de l’Union africaine, de la CEDEAO et du G5 Sahel, ainsi que celui de la Médiation internationale mise en place dans le cadre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger et conduite par l’Algérie en tant que chef de file.

En ce qui concerne le processus de retrait de la Minusma, le Représentant spécial a rappelé que dix des treize emprises qu’occupait la Minusma avaient déjà été fermées et rétrocédées aux autorités maliennes.

Dans les prochains jours, a-t-il ajouté, des remises partielles des emprises restantes de la Mission seront effectuées, avant leur transformation en sites de liquidation à partir du 1<sup>er</sup> janvier 2024. Il s’agit des camps de Bamako, de Gao et de Tombouctou.

Le Représentant spécial a salué le professionnalisme et l'efficacité des personnels de la Mission tout au long de son processus de retrait, une entreprise d’une infinie complexité. Il a remercié le Secrétariat des Nations unies à New York pour son soutien indéfectible, ainsi que tous les pays et institutions qui ont apporté leur concours pour aider à la bonne exécution de cette opération. Il a rendu un hommage particulier au personnel malien de la Minusma et l'a assuré de la pérennité des liens tissés au cours de la Mission.

Tout en relevant l’environnement difficile dans lequel la Mission a opéré et les attentes fortes de populations confrontées à une violence indicible, le Représentant spécial a mis en exergue le travail accompli et les résultats tangibles obtenus, notamment en ce qui concerne le soutien à la mise en œuvre de l'Accord de paix, la protection des civils dans les zones où la Mission était déployée et l'acheminement de l'aide humanitaire, la mise en œuvre de multiples projets socio-économiques et autres au profit des populations, ainsi que l’accompagnement des efforts de promotion et de protection des droits de l’homme.

Il a réaffirmé la solidarité constante des Nations unies avec le peuple malien dans son aspiration à la paix, à la sécurité et au développement. Il a souligné que l’ONU, à travers ses Agences, Fonds et Programmes, poursuivra son appui au Mali.

La cérémonie a également été marquée par les remarques du Secrétaire général adjoint chargé de l'appui opérationnel aux Missions, Atul Khare, qui a souligné les réalisations de la MINUSMA face à des défis considérables. Il a remercié le peuple malien pour son soutien et lui a souhaité beaucoup de succès pour l'avenir. Le Secrétaire général adjoint a également rendu un hommage particulier au personnel de la Mission pour son dévouement et à ceux qui ont sacrifié leur vie pour la paix et la sécurité au Mali.

Il a souligné les innovations introduites par la Mission pour s’adapter au contexte particulier dans lequel elle a opéré, ajoutant que la Minusma fut à plusieurs égards un véritable laboratoire pour le maintien de la paix.

De même, il a mis en relief les efforts faits pour améliorer les conditions de vie des femmes casques bleus. Il a saisi l’occasion pour également aborder la phase de liquidation de la Minusma, assurant que la sécurité du personnel restera une priorité absolue et appelant au soutien continu des autorités maliennes.

La cérémonie, à laquelle assistaient le corps diplomatique et les chefs des Agences, Fonds et Programmes des Nations unies, ainsi que le représentant du gouvernement malien, s'est achevée par la descente du drapeau des Nations unies et par la présentation d’un livre-photo revenant sur les dix ans de présence de la Minusma au Mali.

<a href="https://minusma.unmissions.org/">https://minusma.unmissions.org</a>]]> </content:encoded>
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<title>Ce qu’il faut dire du franc Cfa</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/ce-quil-faut-dire-du-franc-cfa-3046593.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 13 Dec 2023 12:36:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cette contribution de Madani Tall sur la question du Fcfa a été publiée dans le quotidien gouvernemental sénégalais, le Soleil, du 28 décembre 2022. Une année après, le débat sur le maintien du Fcfa dans nos pays ressurgit à la faveur de la création de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Ce qui nous pousse à publier ladite contribution afin d’éclairer la lanterne de nos lecteurs.</em></strong>

Grâce au Cfa, alors que le reste de l’Afrique en plus de la crise économique subit une crise monétaire des plus violentes, les zones Uemoa et Cemac sont protégées de la hausse du dollar qui déstabilise des pays comme le Nigéria, le Kenya et l’Éthiopie.

Le Ghana est en cessation de paiements. Depuis une semaine, le Fmi est à son chevet, l’inflation y est de 50% et le taux d’intérêt pour un prêt de 27%, l’argent y a perdu la moitié de sa valeur, le prix de l’essence s’est multiplié par deux et les réserves de change ont fondu comme neige au soleil.

Pourtant les Ghanéens ne sont pas moins bons gestionnaires que nous, au contraire, mais simplement le Cédi n’est pas protégé comme le Cfa contre la hausse du dollar. Résultat : le Ghana ne peut payer sa dette et prévoit de troquer son or contre du pétrole.

Au risque de désillusionner les partisans de la souveraineté monétaire, le Cédi ghanéen est imprimé par la société anglaise DeLaRue, qui imprime l’argent d’une centaine de pays. Ainsi, il était ironique d’entendre Kadhafi parler de souveraineté monétaire alors que lui-même a toujours fait imprimer son dinar par DeLaRue.

<strong>La monnaie, une question de bon sens</strong>

<strong> </strong>En 1975, le Rwanda a quitté DeLaRue, non pour produire sa propre monnaie, mais pour l'allemand Giesecke. Même la France ou l’Allemagne n’ont pas de souveraineté monétaire, qui est le privilège d’un seul pays au monde : les États-Unis d’Amérique, dont la banque centrale décide ce que vaudront les devises du reste du monde en jouant simplement avec son taux directeur.

Ce qui interpelle chez la plupart des génies parlant du Cfa, c’est le manque de connaissance économique. Cela conduit à considérer la monnaie comme une affaire de cœur alors qu’il s’agit d’une question de bon sens.

Ainsi, on entend « oui, mais nos réserves de change sont en Europe », comme si les réserves du Ghana n’étaient pas à la Banque fédérale de New York. Tous les pays ont l’obligation de garder des réserves de change pour financer leurs importations. Exemple : le Mali exporte du coton pour 500 milliards, on le paye en dollar. Le Mali importe du pétrole pour 600 milliards, il le paye en dollar.

Alors, pour ne pas perdre en changeant son argent trois fois, le Mali laisse une partie de la vente du coton en dollar pour payer le pétrole en dollar. Et comme le Mali importe plus qu’il n’exporte, qui compense ? Dieu merci, nous sommes dans la Bceao et la Côte d’Ivoire qui, elle, exporte plus qu’elle n’importe compense notre couverture grâce au Cfa puisque nous avons une caisse commune…

<strong>S’instruire avant d’être expert</strong>

Alors, commençons d’abord par produire ce que l’on consomme. Le pays est suffisamment dur comme ça, heureusement que l'on n’a pas en plus une dévaluation monétaire comme nos frères ghanéens. Dieu veille. Lorsqu’il est conseillé de s’instruire avant d’être expert, les gens se fâchent. Résultat, nous avons des savants parlant de choses qui n’existent pas.

Ainsi, beaucoup de commentateurs du FCfa affirment encore sans rire : « ce qui me dérange, c’est le système du compte des opérations », alors qu’ils ne savent même pas ce que c’est. Et surtout, ils ignorent que ce compte n’existe plus.

La Bceao ne dispose plus de compte d'opérations auprès du Trésor français depuis janvier 2020. Ensuite, ils affirment doctement « nous sommes obligés de garder 50% de nos réserves en devises au trésor français ». Cela aussi est faux, puisque depuis 2019, la zone Uemoa place ses réserves de change où elle veut. Ou en se fâchant « pourquoi doit-on accepter un administrateur français à la Bceao » ? Or, les administrateurs français à la Bceao et à la Commission bancaire de l’Uemoa sont partis depuis 2020. En nouchi on dit : « tu es fâché contre un gars qui a béou depuis 2020 ».

Ainsi, beaucoup discutent sans prendre la peine de s’informer. Il y a eu toutes ces réformes, ils ne sont pas informés et continuent à s’agiter. Ils ignorent surtout ce que ces réformes nous ont coûté. Le retrait de nos devises du Trésor français, nous fait perdre environ 60 milliards par an, incluant les intérêts que nous versait la France (pour elle, c’est bon débarras).

Au lieu, comme avec ou sans la France nous sommes obligés par les règles de la finance internationale de maintenir des réserves de changes, nous devons maintenant payer des frais à des prestataires privés pour placer nos réserves sur des emprunts émis en devises internationales, des prêts à l’Amérique à l’Europe ou aux institutions internationales, sans compter les pertes que nous ne manquerons de subir dans ces transactions…

<strong>Garantir notre monnaie avec l’or du Mali</strong>

Le reste est déposé dans des banques commerciales internationales. Au Japon, on appelle cela Hara-Kiri ou Seppuku. Aujourd’hui, la seule aide que la France continue à accorder est la garantie de convertibilité illimitée de la monnaie qui permet d’échanger des Cfa en euros ou en or, quelle que soit la situation. Les champions de littérature devenus économistes peuvent dire que cela aussi nous n’en voulons plus. Ainsi, nous irons garantir notre monnaie avec l’or du Mali à la Banque d’Angleterre, de Russie ou ailleurs…

La France n’attend que cela pour ne plus avoir à se porter caution solidaire de notre monnaie. Bienvenue dans le monde réel. Pour conclure sur le nom de la monnaie, nous pouvons l’appeler Uem ou Uemoa pour ne plus être traumatisés par le mot Cfa. Car, comme l’a dit Deng Xiaoping : « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, s'il attrape la souris, c'est un bon chat ». Dieu veille.

<strong>Madani TALL</strong>

<strong>NB : le chapeau et les surtitres sont de la Rédaction.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Déclaration de la CNDH à l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits de l’Homme</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/declaration-de-la-cndh-a-loccasion-de-la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-3046602.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Dec 2023 00:41:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali, à l’instar des autres pays membres des Nations Unies, célèbre aujourd’hui, 10 décembre 2023, le 75e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Le thème de cette année est : « Liberté, égalité et justice pour tous ». La promesse de dignité et d'égalité des droits que porte la Déclaration a fait l'objet de nombreuses attaques ces dernières années. Alors que le monde est confronté à de nouveaux défis - pandémies, conflits, inégalités croissantes, faillite morale du système financier mondial, racisme, changements climatiques - les valeurs et les droits inscrits dans la Déclaration fournissent des repères pour que nos actions collectives ne laissent personne de côté.

Notre pays a adhéré aux principes et valeurs consacrés par cette Déclaration, dès son accession à l’indépendance en les incorporant dans le préambule de ses différentes Constitutions. C’est pourquoi, la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Mali (CNDH) réitère son appel au Gouvernement à tout mettre en œuvre pour la concrétisation des droits humains en général et de ceux énoncés dans la Déclaration en particulier.

Cette année, le Mali célèbre la Journée internationale des droits de l’Homme dans un contexte particulièrement difficile caractérisé par des violations et abus souvent graves et massifs des droits de l’Homme dont les plus récents sont les attaques multiples perpétrées, le jeudi 07 septembre 2023, contre le Bateau « Tombouctou » et la position des Forces Armées Maliennes (FAMa) de Bamba, dans la Région de Gao.

Les atteintes au droit à la vie, à l’intégrité physique, à la sécurité sont légion, sans oublier la pratique de l’esclavage par ascendance et ses manifestations violentes attentatoires à la dignité humaine.

Les femmes et les filles continuent de subir les violences sexuelles et sexistes dans notre pays. Des arrestations et détentions arbitraires ainsi que des allégations de disparition forcée ont été dénoncées courant 2023.

Sans faire un état des lieux exhaustif, il est important de noter que les droits de l’Homme sont l’affaire de tous. C’est pourquoi la Déclaration Universelle des Droits de l’homme, la Charte Africaine des droits de l’Homme et des Peuples, et bien d’autres instruments juridiques internationaux, nous responsabilisent tous. Les principes et valeurs qui y sont évoqués sont aussi pertinents que d’actualité.

Nous devons défendre nos droits, chacun de nous peut agir au quotidien pour défendre les droits qui nous protègent et promouvoir l’appartenance de toutes et de tous à notre chère humanité.

La CNDH salue les efforts déployés par les autorités et les forces partenaires en vue de sécuriser les populations et leurs biens, et rappelle que de telles actions doivent impérativement s’inscrire dans le strict respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. Elle invite toutes les populations et toutes les composantes de la société malienne à œuvrer main dans la main, dans le respect des engagements régionaux et internationaux du Mali, à un retour à l’ordre constitutionnel fondé sur l’Etat de droit induisant le droit des citoyens à participer à la gestion des affaires publiques soit personnellement soit à travers leurs représentants légitimes.

La 15è édition du Symposium national sur les droits de l’Homme au Mali que la CNDH, en partenariat avec ses partenaires (PNUD, DCAF et FAMOC), dans le cadre du « Mois » des droits de l’homme, s’apprête à organiser du 11 au 12 décembre 2023, va contribuer, j’en suis sûr, à renforcer, les acquis et dessiner des perspectives pour une responsabilité partagée dans la promotion et la protection des Droits de l’Homme au Mali.

Œuvrons tous à la prévention des violations et abus des droits humains.

La protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée.

<strong>Bamako, le 10 décembre 2023</strong>

<strong>Aguibou BOUARE</strong>

<strong>Président de la CNDH</strong>

<strong>Chevalier de l'ordre national</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fonds National d’Appui à l’Agriculture :  Plus de 880,90 millions de FCFA d’irrégularités financières, selon le bureau du VGAL</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/fonds-national-dappui-a-lagriculture-plus-de-88090-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-selon-le-bureau-du-vgal-3045820.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Dec 2023 14:16:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification a pour objet la gestion du Fonds national d’appui à l’Agriculture (FNAA) au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (31 mars). Elle a pour objectif de s’assurer du respect des conventions de financement, de la régularité de la mobilisation des ressources du FNAA du ministère du Développement rural et de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses effectuées sur ce fonds. </em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation de la dotation budgétaire de l’Etat, l’examen des conventions de financement et l’exécution des dépenses effectuées sur le FNAA durant la période sous revue. Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Les travaux de cette vérification ont révélé des déficiences de contrôle interne. En effet, les ressources du FNAA n’ont pas été gérées conformément aux conventions de financement et aux textes de création dudit fonds. Rappelons que FNAA a été créé par la Loi n°10-031 du 12 juillet 2010 dans le but de financer les activités agricoles et péri-agricoles.

Le ministre du Développement rural en est l’Ordonnateur actuel contrairement aux dispositions de l'article 6 du Décret n°10-574/P-RM du 26 octobre 2010 fixant l’organisation et les modalités de gestion du Fonds national d'appui à l'Agriculture qui désigne le ministre chargé des Finances comme l’Ordonnateur dudit Fonds.

Depuis 2015, le FNAA sert à acquérir des équipements agricoles subventionnés. Le processus d’acquisition et de distribution de ces équipements fonctionne avec des insuffisances dont la violation des clauses conventionnelles de financement pour la mise en œuvre du programme de subvention des équipements, le fonctionnement irrégulier du Comité de pilotage, la non-création de commissions régionales de sélection des bénéficiaires, l’attribution des équipements sans recouvrement de la quote-part des bénéficiaires et l’enlèvement de certains équipements sans preuve justifiant leur répartition.

Afin de corriger ces lacunes, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre est vivement souhaitée. Elle a demandé au ministre chargé des Finances de prendre l’arrêté fixant le taux de contribution des Collectivités territoriales, des Organisations professionnelles agricoles et des Organismes de développement rural pour l’alimentation des guichets du FNAA et de veiller, auprès des Ordonnateurs, à l’utilisation de la mercuriale des prix dans le cadre des achats publics.

Quant au ministre chargé de l’Agriculture, il doit veiller à l’utilisation de la mercuriale des prix dans le cadre des achats effectués sur le Fonds ; prendre un avenant en cas de modification des clauses conventionnelles de financement ; veiller à la création des commissions régionales de sélection des bénéficiaires avec les Gouverneurs de Région et du District de Bamako.

En tant que président du Comité de pilotage, il doit veiller à la tenue régulière des sessions ordinaires du Comité et veiller à l’établissement de listes provisoire et définitive des bénéficiaires conformément aux dispositions réglementaires ; veiller à l’adoption des programmes pluriannuels, du budget annuel du FNAA et celui de chaque guichet ; veiller à l’ élaboration et à l’approbation des manuels de procédures des trois Guichets du FNAA ; veiller au respect des modalités de mise à disposition des ressources du FNAA aux bénéficiaires et veiller à rendre opérationnel l'ensemble des sous comptes du FNAA conformément aux dispositions réglementaires.

En tant que président de la Commission de gestion et de suivi du programme de pilotage de la subvention des équipements agricoles, le ministre chargé de l’Agriculture doit aussi veiller à l’application des critères d’éligibilité réglementaires des bénéficiaires du FNAA.

La mission a aussi recommandé aux Gouverneurs des Régions de Koulikoro et de Sikasso, qui sont les présidents des commissions régionales de sélection, de prendre les décisions de création des commissions régionales de sélection des bénéficiaires et de s’assurer de leur opérationnalité.

Au Directeur des Finances et du Matériel du ministère chargé de l’Agriculture, elle a demandé d’utiliser la mercuriale des prix pour la détermination des enveloppes budgétaires des marchés financés sur le FNAA.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 880 904 411 FCFA. Le Vérificateur général a transmis et dénoncé des faits au président de la Section des Comptes de la Cour suprême et au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier relativement à l’affectation irrégulière d’équipements agricoles acquis sur le FNAA pour un montant total de 30 886 725 Fcfa ; à la non-justification des équipements agricoles enlevés pour un montant total de 20 784 000 Fcfa ; à l’apposition du visa sur les pièces de paiement sans la vérification des prix par rapport à la mercuriale en vigueur pour un montant total de 322 500 000 Fcfa ; au paiement d’une prestation d’entretien des équipements doublement facturée pour un montant de 13 090 000 Fcfa.

À la distribution irrégulière d’équipements agricoles pour un montant total de 126 452 855 Fcfa ; à la non-application des pénalités de retard pour un montant total de 22 907 874 Fcfa ; à la non-remise aux bénéficiaires de l’intégralité des équipements agricoles enlevés en leur nom pour un montant total de 92 938 645 Fcfa et au non-recouvrement de la quote-part des bénéficiaires lors de la distribution des équipements agricoles acquis après 2017 pour un montant total de 251 344 312 Fcfa.

<strong>CCOM/BVG</strong>

<strong>NB : le titre est de la Rédaction </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’association médiatique pour la paix récuse à la mairie de Touna la dénomination « Festi&#45;Calebasse »</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/lassociation-mediatique-pour-la-paix-recuse-a-la-mairie-de-touna-la-denomination-festi-calebasse-3045822.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/lassociation-mediatique-pour-la-paix-recuse-a-la-mairie-de-touna-la-denomination-festi-calebasse-3045822.html</guid>
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<pubDate>Thu, 07 Dec 2023 01:34:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’association médiatique pour la paix (AMP) s’oppose à l’utilisation de  la dénomination «  Festival international des calebasses » (Festi-Calebasse) par la Mairie de Touna dans le cercle de Bla. Celle-ci entend organiser une activité culturelle similaire, le 08 décembre prochain à Touna, en utilisant le même nom. L’information a été donnée, le vendredi 1<sup>er</sup> décembre, au cours d’un point de presse animé par Fousseiny Diarra, directeur du Festi-Calebasse.</em></strong>

L’utilisation de la désignation « <em>Festival International des Calebasses</em> » (Festi-Calebasse », déjà établie, divise l’Association médiatique pour la paix (AMP) et la mairie de Touna dans le cercle de Bla. C’est ce qui ressort d’un point de presse animé par l’AMP qui accuse la mairie de Touna de vouloir utiliser le nom du « <em>Festival international des calebasses</em> » (Festi-Calebasse) pour organiser une activité culturelle similaire à partir du 08 décembre à Touna.

« <em>Nous nous opposons à l’utilisation du nom du festival que nous avons initié, affiché et accepté par tous les 24 chefs de village de la Commune de Touna en 2020 </em>», a déclaré Fouseyni Diarra, membre de l’AMP et directeur du Festi-Calebasse.

À l’en croire, c’est une initiative de l’AMP en collaboration avec la jeunesse de Touna réunie en association « <em>Dugu Yiriwaton</em> », dont la première édition s’est tenue en 2020 avec l’aval des autorités administratives et de la municipalité. L’AMP, à cause de la crise multidimensionnelle au Mali, a décidé en toute responsabilité de surseoir à l’organisation de la 2<sup>e</sup> édition en 2022 et prévoyait de l’organiser en mars 2024.

C’est dans ce contexte qu’elle a appris l’organisation d’une activité culturelle similaire par la Mairie avec le même nom. Malgré toutes les tentatives de médiation, le maire Hamidou Dembélé reste inflexible et veut vaille que vaille utiliser le nom du festival de l’AMP, a déploré Hamidou Diarra, dont le visage fermé traduisait toute sa frustration. Puisqu’il dit avoir alerté toutes les autorités administratives et coutumières sur l’utilisation du nom de leur festival par la Mairie. Sans succès.

Loin de lui toute idée d’être contre l’organisation d’un festival à Touna par la mairie, mais il dit s’opposer à l’utilisation du nom <em>« Festi-Calebasse</em> » par la municipalité. Pour montrer sa bonne foi, l’AMP s’était même proposée de s’associer à la mairie afin d’organiser le festival mais à condition qu’elle reporte la date de la tenue de l'événement. C’est que la Maire n’a pas accepté, déplore-t-il.

Il faut rappeler que le Festi-Calebasse vise à faire découvrir la commune de Touna, garantir la visibilité des produits artisanaux maliens à base de calebasse, soutenir les projets communautaires, contribuer au développement socio-économique aux niveaux local, régional, etc., développer le tourisme social et solidaire, etc.

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le PMU&#45;Mali, un levier important pour le développement</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-pmu-mali-un-levier-important-pour-le-developpement-3045827.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Dec 2023 01:24:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Création de milliers d’emplois directs et indirects, injection de la liquidité dans l'économie et mobilisation des recettes pour l'Etat, la société Pari Mutuel Urbain (PMU-Mali), créée en septembre 1994, est et demeure une pièce maîtresse dans le développement économique et social du Mali.</em></strong>

« Le PMU-MALI participe au développement économique du pays à travers la mobilisation des recettes » a souligné le ministre de l’Economie et des Finances, Alfousseini Sanou, en septembre dernier, lors de la journée de don sang organisée par l’entreprise citoyenne. Des recettes qui entrent dans le fonctionnement de l'Etat en lui permettant de faire face à ses obligations, surtout dans un contexte où le pays est confronté à un problème de mobilisation de ressources financières sur le marché international.

Depuis sa création en 1994, le PMU-Mali a fortement contribué à l'amélioration de la situation économique de notre pays en faisant de nombreux Maliens des millionnaires. Outre les dividendes versés à l'Etat, la société partage plus de trois milliards de FCFA par an. Une manne financière qui permet de relancer l'économie malienne (celle-ci est plongée dans une morosité) à travers la consommation des ménages puisque cet argent va directement dans les poches des citoyens.

La société dispose de plusieurs produits comme les paris hippiques où on peut jouer au quattro (voir encadré), au quinté+ et le pari PCD (Point de course en directe). À cela s'ajoutent le pari sportif, loto chance (devenir un millionnaire) et Max 2 cash. Une diversité qui permet aux parieurs de multiplier leurs chances et de maximiser les gains. Car le PMU-MALI n'a d'autres ambitions que la satisfaction de la population comme en atteste son slogan “Plus qu'un jeu, un Plaisir”.

En dépit des résultats probants, la société est engagée depuis deux ans dans une dynamique d’amélioration de la qualité de sa gouvernance, sous le leadership de son Directeur général, Fassery Doumbia, et de la mobilisation de l’ensemble des travailleurs et des partenaires.

Les premiers résultats sont déjà papables puisque le PMU-Mali a enregistré des résultats records en 2022 qui faisaient ressortir un bénéfice net de 20,911 milliards de FCFA, malgré le contexte sociopolitique et sécuritaire difficile, en passant d’un bénéfice net de 6,390 milliards de FCFA en 2021 à un bénéfice net de 20,911 milliards FCFA en 2022 (une hausse de 227%, soit une différence de 14,513 milliards FCFA).

<strong> </strong><strong>Anne Marie Soumouthera </strong>

<strong>xxx</strong>

<strong>Le QUATTRO </strong>

<strong> </strong><strong>ARTICLE 1 : PREAMBULE</strong>

La Société PMU MALI organise sur le territoire national et dans ses espaces dédiés appelés P.C.D. (Points Courses en Direct) un jeu dénommé « QUATTRO ». La mise de base est fixée à 500 FCFA. Un pari « QUATTRO » consiste à désigner quatre chevaux d’une même course sans avoir à préciser leur ordre de classement à l’arrivée.

Un pari « QUATTRO » est payable si les quatre chevaux choisis occupent les quatre premières places de l’épreuve quel que soit leur classement à l’arrivée ; sauf cas prévus aux articles 3 et 4. Il donne lieu à un rapport dit « QUATTRO » si les quatre chevaux choisis occupent les quatre premières places et sans tenir compte de l’ordre stipulé par le parieur. Chaque cheval participant à la course est traité séparément dans la détermination des combinaisons payables.

<strong>ARTICLE 2 : LIMITATION DES ENJEUX</strong>

Un même parieur ne peut engager soit dans un seul, soit dans plusieurs postes d’enregistrement, sur un même « QUATTRO » unitaire, y compris ceux englobés dans une formule « combinée » ou « champ », un enjeu total supérieur à vingt fois l’enjeu minimum fixé pour le pari unitaire. En cas de non observation de cette disposition, les paris seront validés à hauteur de vingt prises et la différence remboursée.

<strong>ARTICLE 3 : CAS DE DEAD-HEAT</strong>

Dans le cas d’une arrivée “dead-heat ”, les combinaisons payables sont les suivantes : a) Dans le cas de « dead-heat » de quatre chevaux ou plus classés à la première place, les combinaisons payables du pari « QUATTRO » sont toutes les combinaisons des chevaux classés premiers pris quatre à quatre. Pour chaque combinaison, il y a un rapport unique pour les vingt-quatre ordres de classement possibles des quatre chevaux entrant dans la même combinaison.

b) Dans le cas de « dead-heat » de trois chevaux classés à la première place et d’un ou plusieurs chevaux classés à la quatrième place, les combinaisons payables du pari « QUATTRO » sont les combinaisons des trois chevaux classés à la première place avec chacun des chevaux classés quatrième.

&nbsp;

<strong>Source: </strong><a href="http://www.pmu.ml"><strong>www.pmu.ml</strong></a>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dubaï|COP28 : le ministre Samaké au panel présidentiel de l’UA</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/dubaicop28-le-ministre-samake-au-panel-presidentiel-de-lua-3045825.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/environnement/dubaicop28-le-ministre-samake-au-panel-presidentiel-de-lua-3045825.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Dec 2023 01:23:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, M. Mamadou Samaké, accompagné du Directeur général de l’Agence nationale de la Grande Muraille Verte, a pris part au panel présidentiel organisé le samedi 2 décembre 2023 par l’Union africaine et ses partenaires dans son Pavillon.

Cet important évènement, initié en marge de la COP 28 dans le cadre de "African Days", a regroupé les présidents du Sénégal, des Seychelles et des Comores, en présence également d’éminentes personnalités dont le président de la Commission de l’Union africaine, la présidente de la Fondation Grande Muraille Verte, notre Compatriote Madame N’Diaye Ramatoulaye Diallo.

L’objectif de cette activité était de permettre à l’Afrique de parler d’une même voix auprès des partenaires pour la mobilisation des ressources dans la concrétisation de ses projets majeurs comme l’Initiative de la Grande Muraille Verte.

<strong>CCOM/MEADD</strong>

<strong>La COP28 au rythme de la sécurité climatique</strong>

<strong><em>Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, M. Mamadou Samaké, a présidé, ce jour à Dubaï, en marge de la COP28, le lancement de l’initiative sécurité climatique au Sahel.</em></strong>

C’était en présence des ministres en charge de l’Environnement du Burkina Faso, de la Guinée, de la Mauritanie et du Tchad, de Mme le ministre de la Santé et du Développement social du Mali, de la Directrice régionale du PNUD pour l’Afrique, du Secrétaire exécutif de la Commission climat du Sahel et de nombreux experts et partenaires techniques et financiers.

Après avoir rappelé les recommandations du forum de Bamako, tenu du 9 au 11 novembre 2023, le ministre Samaké a mis l’accent sur la nécessité pour les pays du Sahel de se donner la main pour faire front commun face aux nombreux défis qui assaillent la région. Il en a profité pour aussi mettre les partenaires face à leur responsabilité.

À sa suite, tous les ministres ont salué son leadership sur la question et se sont engagés résolument aux côtés de notre pays et de l’initiative sécurité climatique pour un Sahel plus résilient et où il fera désormais bon vivre.

Quant à la Directrice régionale du PNUD pour l’Afrique, elle s’est réjouie de l’engagement des pays du Sahel à œuvrer et à tout mettre en œuvre pour que le salut du Sahel passe par l’initiative sécurité climatique.

Par ailleurs, elle a réaffirmé que le PNUD reste plus que jamais engagé à accompagner le gouvernement du Mali à travers le ministère en charge de l’environnement.

<strong>CCOM/MEADD</strong>

<strong>COP 28 : 116 pays s’engagent à tripler la capacité des énergies renouvelables à l’horizon 2030 </strong>

À la COP 28 à Dubaï, 116 pays se sont engagés, le samedi 02 décembre, à tripler la capacité des énergies renouvelables, dans le monde à l'horizon 2030, a annoncé la présidence de la Cop 28. Parmi les signataires figurent les États-Unis, le Canada, le Japon et l'Union européenne. On note l’absence de la Chine, de l'Inde et de la Russie. Les pays signataires se sont engagés à « travailler ensemble » en vue de porter les capacités mondiales d’énergies renouvelables (éoliennes, solaire, hydroélectricité…) à 11 000 gigawatts (GW) à l’horizon 2030, contre environ 3 400 GW aujourd’hui. Selon l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, ces capacités mondiales d’énergies renouvelables sont pour l’instant dominées par l’hydraulique (37%) et par le solaire (31%). La 28<sup>e</sup> édition de la Conférence des Parties s’est ouverte le 30 septembre et se poursuivra jusqu’au 12 décembre à Dubaï aux Emirats Arabes Unis.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Vérificateur Général échange avec les Partenaires Techniques et Financiers sur le rapport annuel 2022</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-verificateur-general-echange-avec-les-partenaires-techniques-et-financiers-sur-le-rapport-annuel-2022-3045823.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-verificateur-general-echange-avec-les-partenaires-techniques-et-financiers-sur-le-rapport-annuel-2022-3045823.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Dec 2023 20:47:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mardi 28 novembre 2023, s’est tenue au siège du Bureau du Vérificateur Général (BVG), la traditionnelle rencontre entre le Vérificateur Général, M. Samba Alhamdou BABY, et les Partenaires Techniques et Financiers (PTF). </em></strong>

Après la cérémonie solennelle de remise de son rapport annuel 2022 à SEM le Président de la Transition, Chef de l’Etat, SEM Assimi GOITA, et sa transmission au Premier ministre, Chef de gouvernement, au Président du Conseil National de Transition et au Président de la Cour Suprême, le Vérificateur Général a reçu les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) pour une présentation du contenu dudit rapport.

Ont participé à cette rencontre la Directrice des Opérations de la Banque Mondiale et ses proches collaborateurs, le Représentant Résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et un de ses collaborateurs, les Chefs de Coopération de l’Allemagne, du Grand-Duché de Luxembourg et de la Suisse, les représentants des Ambassades du Canada, des Etats-Unis d’Amérique, de la Belgique et de la Suède.

Les représentants des organisations et institutions comme la Délégation de l’Union Européenne, l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), la Banque Islamique de Développement (BID), l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) et le Projet de Déploiement des Ressources de l’Etat pour l’Amélioration des Services et la Riposte Locale à la Covid-19 (PDREAS) ont également pris part à la rencontre. Le Vérificateur Général était accompagné de ses plus proches collaborateurs.

Après une présentation de l’environnement de contrôle du Bureau du Vérificateur Général et ses résultats de 2018 à 2022 et de la synthèse du rapport annuel 2022 dont des exemplaires ont été remis aux partenaires présents, les échanges ont suscité des questions et des clarifications auxquelles le Vérificateur Général a apporté des réponses.

Les éclairages ont concerné l’environnement juridique du contrôle au Mali où de profondes réformes ont été engagées dans le cadre de la refondation de l’Etat, les impacts positifs de la nouvelle constitution sur le BVG qui se retrouve renforcé, les relations de complémentarité avec la Section des Comptes de la Cour Suprême ( future Cour des Comptes), la valeur ajoutée des missions de vérifications et d’évaluation du BVG et la synergie que le BVG entretient avec toutes les parties prenantes de l’exploitation des rapports du BVG ainsi que les accords de partenariat existants.

Le Vérificateur Général s’est réjoui de la qualité des différents partenariats et a exprimé sa reconnaissance pour les efforts que les PTF consentent pour accompagner le Bureau. Il a également salué le soutien et l’accompagnement des plus hautes autorités qui ont permis au BVG d’atteindre ses objectifs de vérification et d’évaluation.

À l’unanimité, les PTF ont félicité le BVG pour la qualité et la diversité de ses rapports et réitéré leur engagement à l’accompagner, conscients que « <em>la fonction du VG est un des piliers clés de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière</em> ».

<strong>CCOM/VBG</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Électrifier l&amp;apos;Afrique de l&amp;apos;Ouest et du Centre pour un avenir plus lumineux</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/electrifier-lafrique-de-louest-et-du-centre-pour-un-avenir-plus-lumineux-3045819.html</link>
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<pubDate>Wed, 06 Dec 2023 20:44:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si le niveau d’électrification du Sénégal est l’un des plus élevés d’Afrique de l’Ouest avec un taux d’accès de 80%, de nombreux pays du continent font face à une véritable crise énergétique.</em></strong>

En effet, 220 millions de personnes –soit près de la moitié de la population de la région– n'ont pas accès à l'électricité, limitant ainsi leur capacité d’entreprendre ou d’accéder à des services d'éducation et de santé adéquats. Pour atteindre l'accès universel à l'électricité, le rythme d'électrification en Afrique de l’Ouest et du Centre doit tripler d'ici à 2030.

L'accès à une énergie abordable, fiable et durable constitue une condition essentielle pour améliorer la qualité de vie de chacun et aussi une nécessité pour transformer le continent. La bonne nouvelle, c’est la révolution amorcée dans le domaine de l'accès à l'énergie hors réseau dans nos pays.

Lors de l'Appel à l'action de Dakar du 7 juillet 2022 à l’occasion de l’IDA 20, les dirigeants africains ont exprimé un engagement fort en faveur de l’accès universel à l’énergie et ont rappelé l’importance d’une transition juste et équitable pour le continent. Dans ce contexte, les pays africains comptent utiliser notamment leurs ressources en gaz naturel comme énergie de transition pour atteindre les objectifs d’accès universel à l’électricité à moindre coût tout en facilitant la création d’emplois.

Avec un pétrole à prix élevé, l'Afrique reste dépendante des énergies fossiles surtout que les subventions aux carburants ont fortement augmenté, pesant lourdement sur le budget des Etats. La mauvaise qualité de la fourniture d’énergie figure en tête des préoccupations en matière d’évaluation du climat d’investissement et entrave la numérisation des économies.

Le doublement des financements annuels de la Banque mondiale dans le secteur de l’énergie au cours des trois dernières années a permis des améliorations significatives dans les Etats fragiles. Par exemple, en République centrafricaine (RCA), un nouveau parc solaire de 25 Mégawatts avec batterie de stockage alimentera en électricité 250 000 personnes, doublant sa capacité de génération électrique.

Ce parc solaire remplacera plus de 90% de l’énergie actuellement générée par diesel, représentant une économie annuelle de 4 millions de dollars en coûts de combustibles pour le gouvernement. La mise en service d’une centrale solaire de cette envergure en RCA, ainsi que de cinq mini-réseaux et de l’électrification de plus de 600 écoles et hôpitaux ainsi que de 50% des foyers d’ici à 2030, est source d’espoir pour d’autres pays.

Un autre exemple d’investissement à grande échelle dans le solaire, à savoir le projet régional d’intervention urgente dans le secteur de l’énergie solaire, propose un modèle d’appel d’offres concurrentielles pour augmenter l’accès à l’électricité pour des millions de consommateurs au Tchad, Liberia, Sierra Leone et au Togo, en stimulant la capacité énergétique renouvelable connectée au réseau, ainsi que la transmission et les interconnexions régionales.

Atteindre un accès universel à l’électricité en Afrique subsaharienne nécessitera plus de 200 milliards de dollars de financements avec un rôle essentiel de l’investissement privé. Pour y parvenir, il est impératif de renforcer les cadres réglementaires et de développer des compagnies d’électricité financièrement solides.

Au Nigéria, la plateforme DARES (Distributed Access through Renewable Energy Scale-Up Nigeria) vise à étendre l’accès en développant les énergies renouvelables, tout en levant plus d’un milliard de dollars de financement privé pour donner accès à l’électricité à plus de 15 millions de personnes.

Le Sénégal quant à lui a signé en juin 2023 avec ses partenaires, notamment l’Allemagne, le Canada, la France, le Royaume Uni et l’UE, un Just Energy Transition Partnership (JETP), au titre duquel le pays s’est engagé à porter de 31 à 40% la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici à 2030, avec l’accompagnement des partenaires (mobilisation de 2,5 milliards d’euros en financements nouveaux et additionnels sur une période initiale de 3 à 5 ans).

Parmi ces projets, celui relatif à l’extension de l’accès à l’énergie permet au pays d’améliorer la résilience des infrastructures publiques essentielles, telles que les écoles et les centres de santé, ainsi que de développer les petites et moyennes entreprises en les connectant au réseau, ou à des centrales solaires off-grid.

Par ailleurs, le pays progresse dans la mobilisation des financements des secteurs public et privé pour soutenir ses objectifs d'expansion d'accès à l'énergie. Des investissements supplémentaires se concentrent à présent sur la réduction des écarts et le raccordement de tous au réseau.

Faciliter le commerce de l'énergie au niveau régional pour faire baisser les coûts et offrir un accès plus large et plus fiable constitue une priorité. À cet égard, il faut saluer le lancement réussi de l’interconnexion des réseaux électriques de 14 de ses 15 pays membres de la CEDEAO, une initiative comportant de nombreux avantages dans le cadre du système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (EEEOA). La Guinée-Bissau devrait rejoindre prochainement cette interconnexion pour en tirer les avantages en termes d’accès à une énergie régulière et fiable.

L'accès universel à une énergie abordable est essentiel pour améliorer les conditions de vie des populations africaines et faciliter davantage le fonctionnement des services sociaux. Il est indispensable pour la transformation structurelle des économies, stimulant ainsi la compétitivité et la création d’emplois.

L’utilisation appropriée de l’expertise et des ressources de la Banque mondiale dans le cadre d’une coopération élargie aux institutions bilatérales et multilatérales, en collaboration étroite avec les pays de la sous-région, constitue un gage pour l’électrification accélérée de notre continent -un message important à la veille de la COP28.

<strong>Fatoumata H. Sissao</strong>

<strong>Consultant Communications Officer (World Bank)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  Quand un écran s’allume, c’est un enfant qui s’éteint</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/edito-quand-un-ecran-sallume-cest-un-enfant-qui-seteint-3045402.html</link>
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<pubDate>Sat, 02 Dec 2023 10:57:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le titre n’est pas de moi, mais du docteur Anne-Lise Ducanda. Le médecin français, spécialiste des écrans, a sorti récemment un livre que je vous recommande chaudement : "Les tout-petits face aux écrans : Comment les protéger". Je l’ai découvert il y a quelques jours dans une interview qui a mis le doigt sur un état de fait de plus en plus partagé dans nos foyers, même ici en Côte d’Ivoire. Je me fais donc son porte-voix, en vous donnant un résumé de ce que j’ai retenu de tout ça.

Sans qu’on n'y prenne garde, nous sommes en train d’avoir affaire à une question de santé publique. Nos enfants grandissent dans un environnement différent de celui d'il y a quelques années en arrière. <em>"Il y a 20 ans, il y avait un écran par foyer. Aujourd'hui, on est à 10 écrans par famille, y compris avec les enfants"</em>, révèle le Dr. Ducanda, soulignant les lourdes conséquences liées à une "exposition massive et précoce des bébés et des jeunes enfants à tout type d’écrans : Smartphone, tablette, ordinateur, console, télévision".

<strong> </strong><strong>L’écran et les enfants : attention danger !</strong>

On le constate dans toutes nos maisons, les parents proposent des écrans pour se libérer du temps et s’occuper d'autre chose. Les terminaux sont devenus des moyens de calmer des enfants trop turbulents ou d'obtenir un peu de tranquillité. Mais, sur la durée, c’est tout le développement de l’enfant qui est perturbé. Selon des chiffres publiés en France, les "(enfants de) 0-2 ans passent 3 h 11 " par jour devant un écran. Pour les maternelles, c’est 3 heures 40 minutes, les élémentaires 4 h 40, et les collégiens plus de 8 heures par jour.

Selon les résultats préliminaires d'une étude menée en 2018 sur 4500 enfants de 9 et 10 ans, par les Instituts américains de la santé (NIH), des modifications apparaissent sur le cerveau des enfants qui passent beaucoup de temps sur les écrans. <em>"Si l'étude montre d'ores et déjà que les enfants qui passent plus de deux heures par jour devant un écran obtiennent de moins bons résultats à des tests de langage et de réflexion, les premiers tests IRM montrent une différence dans les cerveaux des plus gros consommateurs d'écrans"</em>, souligne le site français Le Point qui a eu accès à ladite étude. <em>"Nous ne savons pas si cela a un lien avec le temps passé sur les écrans et nous ne savons pas s'il s'agit d'une mauvaise chose"</em>, explique à CBS le Dr. Gaya Dowling, qui a travaillé sur le projet.

Il est vrai, il faudra plusieurs années pour établir et estimer si le temps passé sur les écrans est responsable de la différence du cerveau de ces enfants, ou si c'est cette différence qui les pousse à passer du temps sur les écrans. Cependant, de prime à bord, les effets sur la santé des enfants sont maintenant bien connus. <em>"La nature même des écrans représente un danger. La lumière bleue des LED est une menace pour la rétine. En effet, le cristallin des plus petits n'est pas encore opacifié et certains ophtalmologistes redoutent une augmentation de DMLA dans les années à venir (la dégénérescence maculaire liée à l'âge, qui correspond à une dégradation d'une partie de la rétine macula, NDLR)"</em>, alerte Dr. Serge Tisseron, psychiatre et auteur de ‘Apprivoiser les écrans et grandir’ (aux éditions Érès).

L'exposition aux écrans perturbe également le sommeil des enfants et l'endormissement. Ce que plusieurs parents ignorent, c’est le lien entre les écrans et la difficulté d’apprentissage. <em>"Les écrans privent le tout-petit de ses besoins essentiels, c’est-à-dire interagir avec des humains de façon fréquente et de qualité, notamment avec ses parents avec qui il crée une relation qu’on appelle l’attachement, et d’explorer le monde réel en 3 dimensions avec tout son corps et tous ses sens"</em>, prévient Anne Lise Ducanda. Toutes les compétences de l’enfant se trouvent perturbées, avec pour corollaire <em>"des troubles du développement"</em>.

Comme le rappelle Dr. Serge Tisseron dans Le Point, avant 3 ans, les priorités des enfants résident dans la motricité, le langage, le développement des capacités d'attention et la reconnaissance des émotions. <em>"Les écrans ne peuvent pas répondre à ces différents apprentissages, car ils ne permettent pas d'utiliser son corps, ne s'adressent pas directement à l'enfant, n'interagissent pas avec lui et ne lui permettent pas d'apprendre à se concentrer sur une cible fixe"</em>. Les enfants victimes de trop d'écrans présenteraient aussi des difficultés à identifier les émotions, et donc de l'insécurité relationnelle.

Dans une Tribune signée dans le journal Le Monde en 2017, plusieurs médecins tirent la sonnette d’alarme sur les effets néfastes des écrans. D’abord une désorganisation du comportement : <em>"Des absences totales de langage à 4 ans, des troubles attentionnels prégnants : l’enfant ne réagit pas quand on l’appelle, n’est pas capable d’orienter son regard vers l’adulte ni de maintenir son regard orienté vers l’objet qu’on lui tend hormis le portable"</em>. À cela s'ajoutent <em>"des troubles relationnels : l’enfant ne sait pas entrer en contact avec les autres. Au lieu de cela, il les tape, lèche, renifle…"</em>

<em>"A ces désorganisations du comportement s’adjoignent parfois des stéréotypies gestuelles et, enfin, une intolérance marquée à la frustration surtout lorsqu’on enlève</em> ‘son’ <em>écran à l’enfant"</em>, s’alarment les médecins spécialistes de la petite enfance. Autre effet, le manque de stimulation et d’échange humain. <em>"L’écran offre au cerveau le plaisir sans effort".</em> Cela fonctionne comme une addiction, et l’enfant ne peut plus s’en passer. Conséquence : une perturbation de la relation d’attachement avec les parents, mais aussi des troubles d’apprentissage.

<em>"Un bébé pour lequel ne s’est pas constitué l’accordage primaire avec son parent, grâce auquel se synchronisent les regards, la voix et les gestes, ne peut se développer de façon normale. Il ne peut accéder à une conscience de soi et développer un langage humain de communication et d’échange avec l’adulte"</em>, préviennent les médecins.

<strong> </strong><strong>Ouvrez les livres, offrez de la lecture !</strong>

"Zéro écran jusqu’à 2 ans, ou jusqu’à ce que l’enfant apprenne à parler", c’est ce que propose le docteur Ducanda. Et même là encore, elle suggère que ça soit encadré. <em>"Car il faut offrir du temps de qualité"</em>, qui passe par <em>"avoir des jours sans écran"</em>. De mon point de vue, l’une des façons de ne pas céder à cette déferlante digitale est d’embrasser des alternatives parmi lesquelles il y a le livre (et donc la lecture).

Véritable trésor pour l'épanouissement intellectuel des jeunes esprits, il offre une myriade d'avantages souvent sous-estimés. Tout d'abord, lire, c’est stimuler l'imagination des enfants, les transportant dans des mondes extraordinaires où ils peuvent développer leurs créativités. La lecture favorise également l'acquisition d'un vocabulaire riche, améliorant ainsi leurs compétences linguistiques essentielles. Loin des écrans qui imposent passivité et consommation, les livres invitent à une participation active. La lecture engage l'esprit, incitant les enfants à réfléchir, à poser des questions, et à explorer de nouveaux horizons.

Il s’agit en réalité par cette activité littéraire de favoriser le développement cognitif en stimulant la pensée critique et en renforçant la capacité à résoudre des problèmes. En Côte d’Ivoire, le Salon du livre d’Abidjan (Sila) fait office de fer de lance dans cet engagement. On se souvient du thème de l’édition 2022 : <em>"Allumez vos livres, éteignez vos écran</em>s<em>"</em>. Il illustre parfaitement cette prise de conscience.

En mettant en avant cette thématique, le salon encourage la population à reconnaître la valeur inestimable de la lecture dans la vie des enfants.  Ouvrir des livres à nos enfants, c’est leur offrir bien plus que des mots imprimés.  C’est leur donner des opportunités d'apprentissage, d'évasion et de développement personnel, les guider vers un avenir où la connaissance, la curiosité et la créativité sont les clés de leur croissance harmonieuse.

<strong> </strong><strong>Un engagement (en) commun Nous l’avons dit plus haut</strong>

C’est une question de santé publique. Et elle requiert, de façon impérative, que tous les acteurs de la société se mobilisent pour y faire face. Les enfants d’hier sont devenus les parents d’aujourd’hui. Des adolescents (d’il y a quelques années en arrière) qui ont grandi avec les écrans et qui ne mesurent pas l’impact sur leur vie. Des parents qui sont en train de transmettre le goût de l’écran (et de son addiction) à leurs enfants et, par conséquent, tous les risques sur leur développement qui y sont rattachés.

L'écran, s'il est mal utilisé, peut devenir un véritable obstacle au développement sain des enfants. C'est pourquoi un engagement commun est nécessaire. D’abord par les pouvoirs publics. Il y a urgence de mettre en place des politiques éducatives et des campagnes de sensibilisation pour informer les familles sur les risques liés à une exposition excessive aux écrans.

Des programmes éducatifs dans les écoles peuvent également être renforcés pour promouvoir l'équilibre entre les activités numériques et les activités plus traditionnelles, telles que la lecture. Pour les parents, en tant qu'éducatrice numéro 1 de leurs enfants, il leur revient la responsabilité première d’orienter l'utilisation des écrans. Favoriser un environnement propice à la lecture et à d'autres activités éducatives telles que la danse, la musique, la peinture, etc.

En tout état de cause, il ne s’agit pas de bannir définitivement les écrans des familles. Ce n'est pas la solution. Il s’agit surtout de les intégrer dans une démarche éducative. <em>"Comme c'est le cas avec la nourriture, il faut les introduire progressivement dans le quotidien des enfants. Et comme pour l'alimentation, les écrans ne doivent pas être grignotés toute la journée. Les parents sont là pour en guider l'utilisation"</em>, conseille le Dr. Serge Tisseron.

<strong>Israël Guébo </strong>

Il a travaillé comme journaliste pour des médias ivoiriens, panafricains et internationaux. C’est un communicant, expert du numérique, qui a accompagné de nombreuses institutions nationales et internationales dans la structuration, l’optimisation et le déploiement de leur communication. Depuis plus de 20 ans, il est engagé en Côte d’Ivoire en travaillant à la transformation sociale par des formations et des actions citoyennes auprès des populations. Il est écrivain, auteur de 3 livres.

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<title>Situation difficile du pays dogon	 :  Sékou GUINDO, un élu du cercle de Bankass, interpelle les autorités</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/situation-difficile-du-pays-dogon-sekou-guindo-un-elu-du-cercle-de-bankass-interpelle-les-autorites-3045400.html</link>
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<pubDate>Sat, 02 Dec 2023 10:56:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Malgré les efforts, la situation sécuritaire du pays Dogon reste très précaire. Face à la montée en puissance des groupes armés non étatiques avec son lot de décomptes macabres, un élu de la commune de Ouenkoro, cercle de Bankass a décidé de donner de la voix enfin de sauver ce qui peut encore l'être. Sékou GUINDO qui n'est plus à présenter dans cette partie du Mali interpelle encore une fois les plus hautes autorités sans langue de bois.

Jadis vitrine de notre pays dans le monde entier pour ses sites touristiques, sa diversité ethnique et culturelle, le majestueux pays Dogon n'est plus que l'ombre de lui-même. Et pour cause, les hommes sans foi ni loi ont décidé d'en faire un enfer sur terre pour ses habitants. Face à cette situation qui va crescendo, Sékou GUINDO conseiller communal à Ouenkoro, cercle de Bankass fait un état des lieux sans complaisance qui interpelle les plus hautes autorités. Pour lui, le calvaire vécu par les usagers sur l'axe Bandiagara - Bankass - Koro est indescriptible et inadmissible. Comment un État peut être dans l'incapacité de sécuriser une route aussi vitale pour toute une région, s'interroge Sékou GUINDO.

Entre disparition des véhicules de transport et leurs contenus et l'occupation de la presque totalité des communes du cercle de Bankass, Sékou GUINDO décrit un quotidien insoutenable pour le pays Dogon. Il estime haut et fort que Kidal ne vaut pas mieux que la région de Bandiagara dont la souffrance n'émet plus à certains niveaux. L'élu de Ouenkoro très remonté contre cette situation incompréhensible et inadmissible réclame haut et fort des solutions pour régler définitivement cette situation. Il estime que les mêmes pratiques sous Ibk continuent malheureusement dans l'indifférence totale.

Selon lui, au pays Dogon il est inadmissible que les villages entiers qui refusent de signer allégeance aux terroristes soient chassés de leurs terres natales par ces derniers. " Nous sommes fatigués de voir nos parents quittés leurs terroirs sous la contrainte, nous sommes peinés de les voir erré partout au Mali dans les conditions particulièrement difficiles. Il est temps que les autorités s'assument ou qu’ils nous disent la vérité. Trop c'est trop, a martelé l'ex candidat aux élections législatives dans le cercle de Bankass.

Comment comprendre que les localités et leurs environs comme Bayi, diallassagou, Ouenkoro, sokoura, Tori, Segué, kanibonzon, Soubala soient entièrement ou partiellement sous l'emprise des terroristes. À ses dires, il est triste de voir des parents dormir à même le sol et en plein air, souvent dans les marchés comme à Diallassagou.

À ses dires, le peu d'espoir au pays Dogon réside dans la présence héroïque de Dana. Il a tenu à remercier Youssouf Toloba et ses hommes pour leur présence patriotique. Dépité par la situation, il a fustigé la réponse peu rassurante de certaines autorités. Ces propos venants de celui qui s'est toujours montré disponible pour les populations sur place et celles déplacées indiquent la lassitude des rares bonnes volontés. Pour Sékou GUINDO la situation de Bankass s'empire de jour en jour, d'où l'urgence pour les autorités d'agir dans l'urgence pour sauver des vies.

<strong>Anne Marie Soumouthéra</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>CANAM : le projet de budget 2024 se chiffre à plus 113, 891 milliards de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/canam-le-projet-de-budget-2024-se-chiffre-a-plus-113-891-milliards-de-fcfa-2-3045398.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Dec 2023 10:48:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) a tenu, le mercredi 27 novembre, au siège du Conseil national du Patronat du Mali (CNPM) la 27<sup>e</sup> session ordinaire de son Conseil d’Administration. Une session consacrée à l’examen et l’adoption du budget 2024 qui se chiffre à plus de 113, 891 milliards.  C’était sous l’égide du président de son conseil d’administration, le Pr Mamady Kané.</em></strong>

La 27<sup>e</sup> session ordinaire du Conseil d’Administration de la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) est consacrée à l'adoption du programme d'activités au titre de l'année 2024 et à l'examen et l'adoption du projet de budget au titre de l'année 2024.  Le projet de budget de l’exercice 2024 se chiffre en recettes et en dépenses à plus de 113, 891 milliards de FCFA contre plus de 99, 267 milliards de FCFA en 2023, soit un accroissement de 14,73%.

« <em>Ce projet de budget prend en considération l'ensemble des actions prioritaires qui permettront à la CANAM de renforcer sa capacité financière en partenariat avec les Organismes Gestionnaires Délégués, de préserver les grands équilibres du régime de l'Assurance Maladie, et de garantir l'amélioration de l'accessibilité des soins de qualité au profit de ses assurés sociaux</em> », a souligné le président de son Conseil d’Administration, le Pr Mamady Kané.

Pour l’année 2024, le programme d'activités de la CANAM est construit autour de 5 axes stratégiques, conformément au plan de développement stratégique 2021-2025 de la CANAM, qui sert de base au système de management de la qualité en vue de la certification ISO 9001 version 2015. Ces axes stratégiques sont accompagnés d'objectifs opérationnels. Il s’agit, selon le Pr Mamady Kané, de la couverture des populations cibles du RAMU, mobilisation des financements et la durabilité du RAMU, maîtrise des prestations et la qualité des services de santé, la maîtrise des processus délégués, la performance organisationnelle.

<strong>L’opérationnalisation du régime d’assurance maladie universelle</strong>

Les activités programmées s'articulent autour de quatre résultats stratégiques majeurs : La mobilisation et l'allocation de ressources financières accrues, en tenant compte des disparités ; L’amélioration de la gestion financière du secteur ; L'extension de la couverture des populations par les systèmes de protection sociale ; L'amélioration de la performance des organisations de l'économie sociale et solidaire.

Après la certification ISO 9001 version 2015, la CANAM va s’attaquer au vaste chantier de renforcement des capacités du personnel et de leur condition de travail, a rappelé son Directeur Général, le Médecin Général de Brigade Boubacar Dembélé. « <em>On va travailler essentiellement sur l’opérationnalisation du régime d’assurance maladie universelle (RAMU)</em> », a-t-il annoncé. Le but est la satisfaction des assurés. Car à ses yeux, la population doit être au cœur de toutes les actions entreprises par la CANAM.  C’est dans ce cadre que la CANAM va entamer en 2024 des actions de sensibilisation auprès de la population afin de leur expliquer sur les modalités d’adhésion à l’assurance maladie.  « <em>Il se fera de manière graduelle pour une période de cinq ans. L’objectif est de faire adhérer l’ensemble de la population au régime d’assurance maladie obligatoire (AMO qui va devenir RAMU</em> », a-t-il souligné.

Il faut rappeler que cette 27<sup>e</sup> session du conseil d’administration marque la fin du mandat du Pr Mamady Kané à la tête du Conseil d’Administration de la CANAM. Il passe la main à un nouveau président du Conseil issu du Patronat

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le MPR à propos de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger : &amp;quot;A l’analyse, il ne serait pas excessif de soutenir que la stratégie a été efficace et l’objectif atteint&amp;quot;, estime le parti du Tigre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-mpr-a-propos-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-issu-du-processus-dalger-a-lanalyse-il-ne-serait-pas-excessif-de-soutenir-que-la-strategie-a-ete-efficace-e-3045395.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/le-mpr-a-propos-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-issu-du-processus-dalger-a-lanalyse-il-ne-serait-pas-excessif-de-soutenir-que-la-strategie-a-ete-efficace-e-3045395.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Dec 2023 10:46:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans son livre Les Rébellions au Mali : des origines à nos jours, Dr. Choguel K. Maïga, a publié un extrait de la déclaration liminaire de la conférence des cadres de son parti, le MPR, tenues le samedi 13 juin 2015. Dans cette déclaration, le parti du Tigre marque son adhésion à l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus, malgré ses insuffisances, et enjoint les Maliens à faire de même. Motif invoqué : Son rejet aurait comporté plus d’inconvénients que d’avantage et aurait surtout profité à ceux qui ne se préoccupent nullement de sécurité et de développement.

Aujourd’hui, au moment où l’Accord pour la paix n’a jamais été aussi remis en cause, que Choguel K. Maïga, devenu dans l’entrefaite Premier ministre, et son parti se murent dans un silence de cimetière. Pis, le Tigre en chef s’est révélé être l’un des pires pourfendeurs de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.

Pour édulcorer ses propos, il parle de l’application intelligente de l’Accord que personne ne comprenne du reste. Ce qui ne saurait masquer son hostilité vis-à-vis de l’Accord pour la paix. Une façon pour lui de suivre la direction du vent, comme à son habitude. Puisque, il n’est un secret pour personne que l’Accord pour la paix a toujours été rejeté par une partie de la population qui le juge comme un instrument de partition du Mali.

Une inconstance que soulignent plusieurs observateurs de la vie politique dans notre pays. De deux choses l’une : soit l’ancien porte-parole du gouvernement sous IBK et son parti n’étaient pas sincère à l’époque soit ils ne le sont pas aujourd’hui. Dans les deux cas, le Premier ministre et son parti en sortent totalement discrédités et étalent au grand jour leur incohérence et inconstance.

Nous vous proposons ci-dessous l’extrait de la déclaration liminaire de la conférence des cadres du MPR, le samedi 13 juin 2015, tiré du livre de Choguel K Maïga intitulé : Les Rébellions au Mali : des origines à nos jours.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>

<strong> </strong>

<strong>LE MPR ET L’APR : Pourquoi adhérer ?</strong>

<em>(Extrait de la déclaration liminaire de la conférence des cadres du MPR, le samedi 13 juin 2015)</em>

… L’on ne peut ignorer qu’il s’agit d’un texte issu de négociations et toute négociation intègre un certain nombre de paramètres pour aboutir à un accord qui concilie. Négocier consiste à posséder son dossier, à se présenter devant une partie adversaire en disposant d’une stratégie après avoir retenu une somme de concessions susceptibles d’être consenties. L’Etat s’est présenté dans une position pas des plus confortables. Il n’empêche, il s’y est présenté avec un objectif et une stratégie avec la ferme volonté de négocier que ce qui est négociable.

Pour cette raison, l’objectif ne souffrait d’aucune équivoque : quoi qu’il arrive, quelles que soient les circonstances, ne pas transiger sur un certain nombre de points, ceux-là même qui fondent notre existence en tant que nation, Etat souverain aux frontières reconnues par des traités internationaux. La stratégie consiste à présenter la décentralisation comme moyen le plus sûr pour associer les populations à la gestion de leurs affaires.  A l’analyse, il ne serait pas excessif de soutenir que la stratégie a été efficace et l’objectif atteint. Le document est source de satisfaction pour cinq raisons suivantes :

- il intègre bon nombre de recommandations formulées par le MPR,

- il reprend des points de notre politique de développement économique, social et culturel,

- il ne consacre pas l’existence d’un statut particulier pour une région,

- il écarte toute référence à l’autonomie et au fédéralisme,

- il autorise des négociations ultérieures exclusivement entre Maliens pour se consolider.

Le report à une date ultérieure équivaudrait à prolonger les souffrances dans lesquelles se trouvent toutes les populations du Nord, sans exception, et, par ricochet, celle du sud. Il est temps que prenne fin la précarité, l’insécurité, le non accès aux services sociaux de base. Le souhait est que toute prenne fin sur la base d’un consensus. Mais, à défaut de consensus, le compromis reste possible.

Pour les raisons ci-dessus évoquées, le document, déjà parapher l’Etat, doit susciter l’adhésion des forces vives du pays. Son rejet aurait comporté plus d’inconvénients que d’avantage et aurait surtout profité à ceux qui ne se préoccupent nullement de sécurité et de développement.

Il possède des insuffisances, certes. Mais un débat franc entre fils du même pays peut aider à corriger. La paix qu’il autorise à signer comporte plus d’un avantage dont, entre autres, la fin des souffrances de nos compatriotes réfugiés dans d’autres pays ou déplacés sur le territoire national, la sécurisation des populations du Nord et leur accès à des services sociaux de base, le renforcement de l’Etat et la sortie d’une crise qui perdure depuis janvier 2012.]]> </content:encoded>
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<title>Economie : La population malienne confrontée à la baisse de son pouvoir d’achat</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/economie-la-population-malienne-confrontee-a-la-baisse-de-son-pouvoir-dachat-2-3045391.html</link>
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<pubDate>Sat, 02 Dec 2023 10:46:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est un texte que nous avions publié en juillet 2022 mais que le contexte actuel nous pousse à republier. Plus d’une année après, la situation économique de la population ne s’est guère améliorée et s’est même détériorée. Puisqu’en plus de l’augmentation du prix du carburant s’est greffée les coupures et délestages intempestifs d’électricité. Une situation qui impacte négativement le pouvoir d’achat de la population qui se plonge dans une profonde paupérisation sans que les autorités en arrive à juguler. Nous vous proposons le texte.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Au Mali, la flambée des prix du carburant, des transports en commun et des produits de première nécessité impacte négativement sur le pouvoir d’achat des ménages.

Le gouvernement malien de Transition fait le projet d’augmenter le prix du carburant dans les prochaines semaines même s’il n’a pour l’heure indiqué le montant qui sera ajouté au litre de carburant. Ce qui fait peur à une bonne partie de la population confrontée à une perte de son pouvoir d’achat. Surtout que c’est la 2e augmentation du prix du carburant en moins de quatre mois puisque les produits pétroliers ont connu une augmentation le 17 mars de l’ordre de 99 F CFA pour l’essence et près de 200 F CFA pour le gasoil.

Cette augmentation du prix du carburant a renchéri le coût des transports dans tout le pays. A titre d’exemple, le prix du transport interurbain entre Kita et Bamako est passé de 3000 à 4000 F CFA soit une augmentation de 1000 F CFA. Le prix du transport interurbain entre Bamako-Kayes a connu le même sort passant de 8000 à 11 000 F CFA, celui de Koro-Bamako a connu une augmentation de 3000 F CFA passant de 9000 à 12 000 F CFA. Le transport à Bamako n’échappe pas à cette situation avec des augmentations de l’ordre de 25 à 100 F CFA suivant les lignes.

La hausse du prix des transports a eu un effet domino sur les coûts des produits de première nécessité. Car ce n’est un secret pour personne que le transport détermine le prix des marchandises. Conséquence : les prix des produits comme l’huile, le sucre, le riz (le sac de riz parfumé est passé de 24 000 à 26 000, selon les boutiques à Bamako), et le lait sont repartis à la hausse. C’est dans ce contexte que le gouvernement de transition a annoncé le dimanche 17 juillet au soir l’augmentation (à nouveau) du prix du carburant.

<strong>Un phénomène mondial, soupire l’économiste Modibo Mao Macalou</strong>

L’invasion de l’Ukraine par la Russie en février continue de se répercuter sur la production pétrolière. Moscou qui produit 8 millions de barils par jour (8 % de la production mondiale) est sous sanction européenne et américaine entraînant un déficit dans la production pétrolière. La diminution de l’offre par rapport à la demande augmente le prix du baril sur le marché mondial qui passe à plus de 100 dollars.

<em>"Le renchérissement des prix des produits de première nécessité est un phénomène mondial"</em>, souligne l’économiste Modibo Mao Macalou ; lequel estime que la situation est tributaire du conflit en Ukraine. Cette crise est à l’origine d’une inflation partout à travers le monde. Déjà frappé par les conséquences des sanctions économiques de la Cédéao, le Mali qui n’a jamais connu une inflation de plus de 02 % depuis 1994 en est à 6,1 %. Un taux supérieur à la norme de 3 %, prévue par l’Uémoa.

<strong>Le gouvernement se livre à des incantations</strong>

La crise est certes mondiale mais le gouvernement de transition doit entreprendre des mesures en vue d’atténuer la souffrance des ménages. C’est le cas au Sénégal où l’Etat a lancé un plan de riposte de plus de 50 milliards de F CFA. Mais aussi en Côte d’Ivoire où l’Etat a maintenu le prix du carburant au grand bonheur des consommateurs ivoiriens à travers une subvention des produits pétroliers.

Une politique que peine à mener le gouvernement malien dirigé par Dr. Choguel K. Maïga qui se livre à des incantations et à un pilotage à vue puisque manquant d’initiatives et de visions. Son plan de riposte face aux conséquences des sanctions de la Cédéao, suspendu depuis, n’en était pas un. C’était une vaste fumisterie destinée à mettre de la poudre de perlimpinpin aux yeux des Maliens. L’argument selon lequel la crise est mondiale ne tient pas dans la mesure où des pays voisins du nôtre arrivent à atténuer la souffrance de leurs populations.

<em>"Pour faire face à cette inflation, il faut considérablement diminuer les produits d’importations, penser à des alternatives qui utilisent moins les biens et services importés et enfin promouvoir des économies d’échelle internes"</em>, analyse Ibrahim Nienta, Consultant senior chez Bercap Sahel. Un point de vue soutenu et partagé par Modibo Mao Macalou qui plaide dans l’immédiat pour la subvention des produits de grande consommation.

"<em>Il faut donner l’exonération à tous les commerçants capables d’importer les produits et non à quelques individus qui vont créer une pénurie artificielle"</em>, explique l’économiste soulignant que l’abondance des produits sur le marché va entraîner la diminution des prix.

<strong>Un taux de croissance de -3 %</strong>

Cette subvention ou exonération va certes diminuer les recettes de l’Etat mais permettra de juguler la crise et redonner du pouvoir d’achat à la population. <em>"C’est plus simple à court terme pour l’Etat que d’accorder une augmentation des salaires aux fonctionnaires qui va être extrêmement compliquée"</em>, explique-t-il. En une année, l’Etat a consenti 79 milliards de F CFA en augmentation de salaires pour les fonctionnaires.

Le fonctionnement de l’Etat, salaires y compris, représente 72 % des dépenses budgétaires. Ce qui est très énorme pour un pays comme le Mali où les fonctionnaires ne représentent même pas 1 % de la population. Afin d’éviter les revendications catégorielles, Modibo Mao Macalou invite le gouvernement à trouver un pacte de stabilité sociale avec les syndicats des travailleurs.

Sur le long terme, Modibo Mao Macalou préconise le développement de l’Agriculture qui permettra à notre pays d’atteindre l’autosuffisance alimentaire, gage du développement. Pour cette année 2022, le ministère de l’Economie et des Finances avait prévu un taux de croissance de 5,2 %. Selon les chiffres de la Banque mondiale, le Mali a déjà perdu 02 % à cause des six mois de sanctions économiques de la Cédéao. <strong><em>"Avec cette situation (décrite plus haut), la croissance économique du Mali ne pourra pas dépasser les 3%"</em></strong>, soutient l’économiste <strong>Modibo Mao Macalou</strong>

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>

<strong>            </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Morocco International Meeting 2023 à Casablanca : le Directeur général du PMU&#45;Mali rehausse l’éclat de l’événement</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/morocco-international-meeting-2023-a-casablanca-le-directeur-general-du-pmu-mali-rehausse-leclat-de-levenement-3045387.html</link>
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<pubDate>Sat, 02 Dec 2023 10:42:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’hippodrome d’Anfa de Casablanca a servi de cadre, du 18 au 19 novembre, à la 9e édition du Morocco International Meeting organisée par la Société royale d’encouragement du cheval (Sorec). Un meeting auquel a participé le directeur général du PMU-Mali, Fassery Doumbia a permis de renforcer les liens de partenariat entre la Sorec et le PMU-Mali.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Le Mali, à travers le directeur général de PMU-Mali, Fassery Doumbia, a participé, du 18 au 19 novembre, à la 9e édition du Morocco International Meeting organisée par la Société royale d’encouragement du cheval (Sorec) à l’hippodrome d’Anfa de Casablanca au Maroc. C’est ce qu’indiquent nos confrères du journal Aujourd’hui-Mali.

Cet événement s’inscrit dans le cadre des ambitions de la Sorec pour le rayonnement de la filière des courses marocaines a été une occasion pour le directeur de l’entreprise citoyenne de renforcer davantage les liens de partenariat avec la Sorec et surtout de tisser d’autres relations avec d’autres potentiels partenaires.

Cela afin de faire franchir un nouveau palier au PMU-Mali dont la direction travaille d’arrache-pied pour en faire un modèle sur le continent. C’est dans ce sens que s’inscrit la visite du directeur général, Fassery Doumbia, dont l’ambition est de faire du PMU-Mali est une entreprise dynamique capable de répondre aux besoins des maliens. Puisqu’il faut le rappeler, la première mission du PMU-Mali est de participer en tant qu’entreprise citoyenne à la mobilisation de l’épargne en renflouant les caisses du Trésor public et de réaliser des investissements.

Avec un total bilan record passant de 6 milliards en 2021 à 21 milliards pour l’année 2022, le PMU-Mali, qui a été fête ses 29 ans, fait partie sans nul doute des dix premières entreprises du Mali. Ce résultat est à mettre à l’actif de Fassery Doumbia et toute son équipe.

Outre Fassery Doumbia, directeur général de PMU-Mali, la 9e édition du Morocco International Meeting organisée par la Sorec a vu la participation du président de la Fédération malienne des sports équestres, Mohamed Haïdara.

Plusieurs pays ont participé à la l’édition 2023 du Morocco International Meeting. Il s’agit des es Etats-Unis, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Afrique du Sud, le Royaume-Uni, l’Irlande, la Belgique, le Danemark, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, Chypre, la Turquie, la Suède, la Côte d’Ivoire, l’Italie et la France.

<strong>Anne Marie Soumouthéra</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Kidal : de la scène de joie à des équations à géométrie variable</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/kidal-de-la-scene-de-joie-a-des-equations-a-geometrie-variable-3044898.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Nov 2023 13:55:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 14 novembre 2023, la Direction de l’Information et des Relations Publiques (DIRPA), organe de communication des Forces Armées Maliennes (FAMa), dans un communiqué, confirme la rentrée de l’armée malienne à Kidal, mettant ainsi fin à près d’une décennie d’absence effective et réelle de l’État du Mali dans l’Adrar des Iforas.</em></strong>

En effet, après des bombardements intenses qui ont duré quelques jours, les FAMa ont pu se frayer un chemin vers la ville de Kidal, épicentre d’une partie des mouvements armés signataires de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger, et des groupes armés terroristes, notamment les hommes du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans- GSIM, incarné par le terroriste malien Iyad Ag Ghali.

Il convient de rappeler que, depuis mars 2023, le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM, ou JNIM selon son acronyme en arabe, affilié à Al-Qaïda) et l’État islamique au Sahel sont engagés dans des combats d’une rare violence pour asseoir leur « légitimité » et assurer, par ricochet, le contrôle territorial dans la zone des trois frontières.

Ces combats font rage dans des localités comme Tinzawatene, Ménaka, Tidermène et Achibogho où les populations civiles sont massacrées et fuient vers les villes environnantes (Ménaka, Gao, Kidal etc.). Dans ce contexte, le retour de l’armée dans la ville de Kidal, après la rétrocession de certains camps occupés par la MINUSMA dans le cadre du processus de retrait de cette dernière du Mali, a été accueilli, partout sur le territoire national, par une liesse et une euphorie populaires et a bénéficié du soutien de la classe politique et de la société civile. Cependant, malgré l’euphorie liée à ce succès, le retour de l’armée, du coup de la souveraineté du Mali sur la ville de Kidal, ne doit pas passer sous silence les nombreux défis qui se posent au Mali.

<strong>Des équations à plusieurs inconnues à l’immensité des défis à relever</strong>

La région de Kidal dont la gouvernance a été ponctuée par des troubles politico-sécuritaires de plusieurs ordres depuis l'indépendance est-elle dans le sillage d'un retour paisible dans la gouvernance générale de l'Etat malien ? Le Cadre stratégique Permanent (CSP) ou le Cadre Stratégique Permanent pour la Paix, la Sécurité et le Développement (CSP-PSD), l’organe qui, un moment, a essayé de regrouper les parties signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation (2015), à savoir les mouvements signataires et le Gouvernement, sous forme d’un cadre inter malien de création de confiance, ne compte plus, en son sein, depuis un certain temps, que la Coordination des Mouvements de l’Azawad et ses démembrements.

Des mouvements s’en sont retirés avant le démarrage des affrontements avec les FAMa, d’autres après le déclenchement des opérations. Tous les mouvements signataires ont rejeté la reprise des hostilités et ont ouvertement accusé la CMA d’être le principal instigateur de cette reprise à travers son rejet de la rétrocession des camps de la MINUSMA aux autorités du Mali.

Le CSP-PSD, de son coté, a essayé de justifier son attitude par un accord de cessez-le-feu datant de 2014. Comme on peut le constater, cette divergence de position des mouvements armés sur les événements atteste aussi d’une nouvelle structuration voire « déstructuration » des mouvements pouvant s’expliquer par la multiplicité des acteurs sur le terrain mais aussi la puissance de feu de l’armée malienne, qui a de nouveaux vecteurs aériens qui ont été déterminants dans toutes les opérations ayant opposé l’armée au « CSP-PSD » à Ber, Bourem ou Annefis.

Cependant, le retour de l’armée à Kidal annonce-t-il l’engagement d’une nouvelle dynamique de paix ou l’amorce de vastes opérations de harcèlement et d'attaques dirigés contre les FAMa pour saper le moral des troupes sur le long terme ? Quid du comportement que devraient/pourraient adopter les groupes armés terroristes œuvrant dans les zones anciennement sous le contrôle des mouvements armés ?

Il est de notoriété publique que le lien fonctionnel entre certains mouvements signataires et les groupes armés terroristes a toujours existé avant et durant la signature et la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Mais, il convient de s’interroger sur la mutation potentielle de ce lien dans un contexte désormais sous le contrôle du Mali à travers son armée.

Évoluerait-on vers un retour des « Maliens » membres des groupes terroristes dans un nouveau processus de dialogue avec l’Etat malien ? Cela vaudrait-il aussi pour l’EI-Sahel, pris dans l’étau des pays de l’Alliance des Etats du Sahel qui ont fait de la lutte contre le terrorisme un point central de la création de ce cadre ?

Le retour de l’armée malienne à Kidal serait-il à la base du changement de gouvernance de l’EI-Sahel, changement constaté dans certaines zones où l’EI au Sahel aurait assoupli ses méthodes de gestion des localités afin de conquérir le « cœur » des communautés à la base, évitant de s’imposer uniquement par la force comme à l’accoutumée ?

La reprise des hostilités entre le gouvernement du Mali et une partie du « CSP-PSD » se passe également dans un contexte où aucune partie n’a encore dénoncé l’Accord pour la paix, ce qui permet d’imaginer un retour à la table de la mise en œuvre dudit accord. Mais les rapports de force n’étant plus les mêmes sur le terrain, la situation actuelle différente de celle de 2014, les protagonistes pourraient-ils revenir à l’Accord, sans concession, surtout que la MINUSMA en charge d’accompagner le processus de mise en œuvre parachève son retrait du Mali au 31 décembre 2023 ? Aujourd’hui, les interrogations paraissent plus nombreuses que les solutions qu’offre le terrain.

Mais il serait intéressant d’aller à des retrouvailles entre Maliens, sans exclusive, pour tracer ensemble la nouvelle trajectoire de paix durable car la guerre affectera, à long terme, les communautés/populations dont les besoins fondamentaux ne pourraient plus être assurés. Autant de questions qui soulèvent l'immensité et l’urgence des défis qui se posent aux autorités de la Transition qui ont permis, à plus d’un Malien, de nourrir l’espoir d’une possible fin irrévocable des rébellions récurrentes et l’éradication de la nébuleuse terroriste.

<strong>Perspectives d’avenir</strong>

Les actions militaires en cours permettent certes, par moment et par endroits, de porter des coups durs aux groupes armés terroristes et aux mouvements armés indépendantistes. Cependant, au regard du déni fragrant autour de la question identitaire dans les crises successives, il serait pertinent de réinterroger la place du rapport à l’identité.

Les populations majoritairement du teint clair (Touaregs, Arabes et Maures) ont le sentiment d’être discriminées, voire lésées par l’État central. Tandis que les communautés sédentaires majoritairement noires estimeraient que les premières seraient dans un sentiment de supériorité et de mépris vis-à-vis des peaux « noires ». Ces perceptions sont réelles dans les régions en proie aux attaques terroristes et aux conflits locaux.

Or, ni les réponses institutionnelles (accords pour la paix) ni celles émanant des communautés s'interrogent avec courage cette dimension dans les processus de résolution desdites crises. En effet, l’argumentaire du sous-développement évoqué çà et là pour saisir les dynamiques conflictuelles souffre de pertinence et d’efficacité quand on sait que les services sociaux de base ne sont délivrés ni en qualité, ni en quantité dans aucune partie du territoire national. Donc, les causes profondes des crises sont à rechercher et à analyser sans complaisance. - La définition d’un « idéal type » de l’Homme malien demeure une urgence et une nécessité absolue afin de léguer un récit commun à tous les citoyens dès en bas âge.

En outre, les chefs rebelles et les leaders terroristes sont enviés, adulés et vénérés dans les régions desdites Nord du Mali par une certaine catégorie des populations au travers des mécanismes de socialisation afin de susciter auprès des jeunes générations le sentiment du rejet d’un État « tortionnaire » et discriminatoire. Il urge d'inventer une conscience collective et de la partager.
L’impérieuse nécessité de mettre en place une cohorte d’experts dans tous les domaines du possible pour un éventuel dialogue constructif avec les groupes terroristes et mouvements armés sécessionnistes. Ces experts devraient être des femmes et des hommes dont l’expertise dans leur domaine ne devait souffrir de l’ombre d’aucun doute. En effet, la composition des équipes antérieures qui ont abouti à des accords de (pour la) paix aurait obéi peu à des critères rigoureux et plausibles.

D’où des diagnostics biaisés et partisans qui sous-tendraient le pourquoi de la non-effectivité des accords jusqu’ici signés. Ces experts auront la charge de conduire le potentiel dialogue avec les entrepreneurs de la violence.

<strong>Dr. Aly TOUNKARA/expert des questions de paix, de sécurité et de l’islam politique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La Plateforme des légitimités traditionnelles et coutumières des régions Nord se démarque du CSP et réaffirme avec force et conviction son entière appartenance à la République</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/la-plateforme-des-legitimites-traditionnelles-et-coutumieres-des-regions-nord-se-demarque-du-csp-et-reaffirme-avec-force-et-conviction-son-entiere-appartenance-a-la-republique-3044900.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Nov 2023 00:58:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de son soutien à la transition, la Plateforme des légitimités traditionnelles et coutumières des régions Nord du Mali a organisé, le dimanche 12 novembre, la Journée d’engagement patriotique sous le thème « engagement patriotique et républicain pour le vivre ensemble et l’unité nationale du Mali » au Centre international de conférence de Bamako. C’était en présence du président de la commission d’organisation et chef de la Tribu Kel Ansar, Abdoul Madjid Ag Mohamed Ahmed dit Nasser.</em></strong>

Donner la parole aux légitimités traditionnelles autour du thème « engagement patriotique et républicain pour le vivre ensemble et l’unité nationale du Mali », afin de construire une vision commune et largement partagée avec l’ensemble des communautés du nord et toutes les autres communautés du pays. C’est l’objectif de cette rencontre, qui a regroupé plus de 400 participants dont des légitimités traditionnelles composées des chefs de tribus, des chefs de fractions, des chefs de villages, des chefs coutumiers et des leaders communautaires de l’ensemble du pays.

« <em>Cette journée patriotique et républicaine pour le vivre ensemble, l’unité nationale et de soutien à la transition va permettre d’approfondir une vision commune sur la situation actuelle dans le nord du Mali et particulièrement la situation conflictuelle dans la région de Kidal mais aussi dans un élan patriotique de corroborer le soutien à la transition dans son processus de refondation en cours</em> », a souligné le président de la commission d’organisation et par ailleurs chef de la Tribu Kel Ansar, Abdoul Madjid Ag Mohamed Ahmed dit Nasser. Aussi, la rencontre, qui s’est déroulée en présence du ministre de la Réconciliation, le Colonel Ismaël Wagué, s’inscrit dans le cadre de la consolidation des liens intercommunautaires et de promotion de l’unité nationale.

Après analyse des déclarations d’engagements de l’ensemble des légitimités traditionnelles, la Plateforme des légitimités traditionnelles et coutumières des régions Nord du Mali, dans une déclaration commune, réitère et réaffirme avec force et conviction son entière appartenance à la République du Mali unie dans sa diversité, à la forme républicaine et laïque de l’Etat.

Elle réaffirme son soutien indéfectible et sa reconnaissance au ministre de la Paix, de la Réconciliation et la Cohésion nationale dans le processus de mise en œuvre de l’Accord, et interpelle pour une nouvelle orientation susceptible d’apporter une plus grande implication des légitimités traditionnelles dans le processus de mise en œuvre de l’Accord.

<strong>Accélérer le processus de DDR</strong>

S’inquiétant particulièrement de la reprise des hostilités dans la région de Kidal et les conséquences humanitaires sur les populations, la plateforme demande solennellement au CSP PSD de déposer les armes. <em>« Les conséquences de telles actions irréfléchies et inappropriées seront très préjudiciables aux populations et au vivre ensemble dans toute la zone</em> », souligne la déclaration. Par la même occasion, la plateforme des légitimités traditionnelles et coutumières des régions Nord du Mali salue l’engagement patriotique de l’armée et félicite les progrès tangibles de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et encourage les parties signataires à accélérer le processus de DDR qui clôt les aspects techniques de sa mise en œuvre.

Enfin, elle invite les légitimités traditionnelles et coutumières de l’Adrar des Ifoghas, sous l’emprise de la CMA, de se démarquer de la présente posture afin de sortir d’un engrenage stérile de la violence pour résolument s’engager auprès des siens de la République où chaque Malien a toute sa place.  La plateforme invite toutes les légitimités du Mali du nord au sud à adhérer à la présente déclaration.

Il faut rappeler que la présente rencontre, qui s’est tenue au lendemain de la journée dédiée aux légitimités traditionnelles, intervient dans un contexte marqué par le retour de l’armée nationale dans la ville de Kidal après 11 ans d’absence. Cela après que les forces armées et de sécurité eurent réussi à bouter hors de la capitale de l’Adrar des Ifoghas les rebelles regroupés au sein du CSP.

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Devoir de vérité et de reconnaissance :  Le vérificateur réconforte le ministre Housseini Amion Guindo dans le dossier des élèves fictifs</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/devoir-de-verite-et-de-reconnaissance-le-verificateur-reconforte-le-ministre-housseini-amion-guindo-dans-le-dossier-des-eleves-fictifs-3042723.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 12:30:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Contrairement à tout ce qu'on a pu entendre depuis le début de la transition, le défunt régime a aussi connu des hommes de valeur dotés d'une intégrité sans faille à la tâche. Le récent rapport du vérificateur général sur la gestion des subventions allouées par l'État aux établissements privés est particulièrement une victoire pour un homme qui a payé cher son audace à fouiller dans la chasse gardée de certains caciques de l'époque.</em></strong>

Quatre petits mois, c'est la durée que le ministre Housseini Amion Guindo a passé à la tête du ministère de l'Education nationale. Quatre mois d'éternité pour certains ou de clin d'œil pour d'autres, ne l'a empêché de laisser des traces indélébiles. Ce triste record de durabilité, il le doit particulièrement pour moi au dossier des enseignants et élèves fictifs qu'il a déniché sans le consentement des parrains.

À l'époque des faits, nous étions nombreux à croire que le compte à rebours avait commencé pour lui. Cela pour la simple raison que le département était la chasse gardée naturelle du RPM, de l'Adema et de l'ASMA. Presque de trop dans cette atmosphère, la nomination de Poulo pour gérer ce milieu fermé a été mal vécue par bon nombre de cadres bien protégés.

Non moins enseignant et promoteur d'école, en homme averti donc, Housseini Amion Guindo s'est très vite attaqué aux vrais problèmes de notre système éducatif avec la ferme conviction de changer les choses au plus vite. Il avait la forte conviction que l'argent que l'État injectait chaque année dans l'éducation devrait logiquement nous permettre de nous affranchir de l'aide extérieure contraignante.

Ce chantier gigantesque, non sans conséquence pour lui, a été son combat pendant les quatre mois qu'il a passés à la tête du département. Malheureusement, ses craintes et soupçons furent confirmés par un état des lieux sans complaisance qui a révélé une saignée financière hors du commun au préjudice de l'État.

Les découvertes ahurissantes sur la mafia organisée autour du juteux dossier des élèves ont été très mal vécues par les membres de l'alliance politico-mafieuse qui se servaient à la pelleteuse au vu et au su de tous.

Les élèves fictifs, des doublons, la perception par certains établissements des frais indus, le blocage systématique des réorientations au profit de certains établissements dans la grâce, les cantines scolaires fictives..., bref tous les ingrédients d'un scandale financier hors du commun qu'il n'avait pas hésité à porter à la connaissance des autorités et de l'opinion nationale avec en prime une économie de plusieurs milliards pour l'État.

À l'époque, en dehors de la haine et du mépris suscités à son encontre et qui a engendré le blocage de ses missions et de ses nominations régaliennes, cette découverte n'a pas servi à grand-chose pour le contribuable. Très enracinés politiquement au moment des faits, les cadres impliqués dont la plupart était des promoteurs déguisés en complicité avec certains ténors de l'association des promoteurs d'écoles privées n'ont jamais été inquiétés. Pis, certaines démissions ont été suscitées dans son Parti pour se venger de lui.

Fort heureusement des années après, le récent rapport du vérificateur réhabilite la posture de Poulo qui sacralise la chose publique avec une tolérance zéro pour les sangsues. Aujourd'hui réconforté, Poulo n'en demandait pas plus à l'époque pour sauver ce qui pouvait encore l'être et permettre à notre pays de s'affranchir de l'aide empoisonnée de certains partenaires qui font de notre école un perpétuel laboratoire d'expérimentation des politiques et programmes de colonisation et d'aliénation mentale et culturelle.

En tant qu'ancien acteur et observateur du secteur de notre éducation, il est de notre devoir de rendre au ministre Housseini Amion Guindo, qui n'avait pas hésité à démissionner à l'époque, tout le mérite de son combat pour une gouvernance vertueuse au profit de la patrie. Combien sont les politiques qui peuvent se vanter d'une telle posture surtout pour un secteur vital pour le pays ? Bravo Monsieur le Ministre !

<strong>Seydou Moussa DIARRA/Professeur d'enseignement secondaire à la retraite</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Partenariat concret entre l&amp;apos;EGI&#45;SUP et l&amp;apos;ASSEP :  30 bourses en Licence Journalisme&#45;Communication offertes</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/partenariat-concret-entre-legi-sup-et-lassep-30-bourses-en-licence-journalisme-communication-offertes-2-3042737.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 11:41:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de sa série de prises de contact avec les partenaires, une délégation de l’Association des éditeurs de presse privée (ASSEP), conduite par son président, Boubacar Yalcoué, a été reçue, vendredi 03 novembre, dans les locaux de l’EGI-SUP, par son promoteur et Directeur général, Salif Siré Sylla. Il avait  à ses côtés ses proches collaborateurs dont le Directeur général adjoint, Abdoulaye Sissoko, et le Chef DER de l’annexe de Kabala, Abdoulaye Touré.</em></strong>

Après une brève présentation de la délégation qui l’accompagnait, le président de l’Assep a, tout d’abord, remercié le Directeur général de l’Université pour sa disponibilité et la marque de considération à l’égard de l’Association. Avant de rappeler le contexte dans lequel le bureau qu’il dirige a été élu, le 29 juillet 2023 et les procédures judiciaires en cours pour déloger le président déchu des locaux de l’Assep.

« <em>Sur les 235 membres de notre Association, nous avons avec nous la majorité des Directeurs de publication. Mieux, notre présence aujourd’hui dans la commission de finalisation des textes devant régir la presse, témoigne une fois de plus de notre légitimité</em> », a expliqué Boubacar Yalkoué.

Après ce petit rappel, le président de l’Assep a, par la suite, sollicité l’accompagnement de l’EGI-SUP pour faire face aux défis de formation dans l’exercice du métier de journaliste. Appel qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. C’est le moins que l’on puisse dire.

En effet, prenant la parole, le Directeur général et promoteur de l’EGI-SUP, Salif Siré Sylla, s’est dit honoré quant au choix porté sur son établissement. Lequel aujourd’hui a 16 ans d’existence et a formé, selon ses dires, de valeureux journalistes, exerçant pour certains à l’Ortm, d’autres dans la presse écrite et orale et dans des organisations internationales, etc. Il s’est dit ouvert à un partenariat avec la presse.

« <em>Ce pays m’a tout donné. Je ne peux en retour que donner aux Maliens. C’est le strict minimum</em> », a-t-il fait savoir. Séance tenante, Salif Siré Sylla, a offert 30 bourses d’études (Licence en journalisme -communication) à l’Assep pour l’année universitaire 2023-2024.
Le Directeur général de l’EGI-SUP ne veut pas s’en arrêter là. Il a rassuré ses hôtes de sa disponibilité à aller, dans le cadre du partenariat avec l’Assep, au-delà de la Licence dans les années à venir.

Signalons que suite au plaidoyer du président de l’Assep, le Directeur général de l’EGI-SUP, a décidé d’offrir 10 autres bourses d’études (toujours en Licence Journalisme -Communication) à l’UNAJOM et l’UNAJEP (5 bourses chacune). Ce qui fait un total de 40 bourses d’études pour la seule année universitaire 2023-2024.

<strong>Le secrétariat à la Formation  </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Youssouf Toloba répond à Ty Chérie par le soutien ferme des Donsos et de tout le Centre</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/youssouf-toloba-repond-a-ty-cherie-par-le-soutien-ferme-des-donsos-et-de-tout-le-centre-3042721.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 11:31:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ayant en commun la défense de la Patrie, la lionne indomptable de Paris et le charismatique chef de Dana Ambassagou, en l’occurrence Ty Chérie et Youssouf Toloba viennent de se faire entendre de fort belle manière. Ainsi, le rugissement de la lionne écœurée par certains agissements depuis Paris a eu un écho réconfortant depuis les falaises de Bandiagara. Depuis sa tanière, Youssouf Toloba a apporté tout son soutien à la dame de fer dans son combat désintéressé pour le rayonnement du Mali.</em></strong>

Comme si le capital sympathie dont elle dispose un peu partout au Mali ne suffisait pas, Ty Chérie vient de glaner un soutien de taille dans son combat pour les donsos et la Patrie. Ainsi, au nom des donsos du centre, le chef de Dana Youssouf Toloba s'est exprimé sur la volonté de Ty de diminuer la cadence de son combat pour certaines raisons. Cette première sortie du genre pour un homme d'habitude très réservé mérite qu'on s'y attarde.

En effet, par la voix de certains de ses lieutenants, Toloba a adressé un message très émouvant et réconfortant à l'intention de l’influenceuse. Sans surprendre ceux qui connaissent cette battante qui consacre toute son énergie à l'armée et aux donsos, cette sortie révèle une autre dimension de l'enfant de Nara. Contrairement aux opérateurs de conscience qui profitent de la misère du peuple pour se faire une hypothétique place au soleil, Ty Chérie incarne des valeurs maliennes de modestie et d'humanisme incompatibles avec l'achat de conscience.

Le lieu et le ton de l'adresse des Messagers indiquent l'importance du combat de Ty Chérie aux yeux de Toloba et ses hommes, très représentatifs des populations du centre de notre pays. Pour eux, une combattante de la trempe de Ty ne doit se décourager dans la défense des nobles causes sous aucun prétexte. Au nom de Dana et des donsos, Toloba invite cette ardente défenseure de la patrie à continuer d'inspirer de façon désintéressée des milliers de nos compatriotes qui ont soif de vérité et de patriotisme.

« <em>Votre engagement, vos analyses et vos messages sont des repères pour nous du centre. C'est pourquoi au nom de tout le centre du Mali, nous vous supplions de continuer votre combat pour les donsos et la Patrie. Nous avons fait confiance un moment à certaines personnes, par la suite nous avons trouvé que leur combat avait des agendas cachés et tournait autour de l'argent. Elles ont toutes disparu par la suite sur la pointe des pieds. La sincérité, le franc-parler et l'engagement de la lionne de Paris, Ty Chérie, envers les donsos et toute la nation, nous obligent à la soutenir à tout moment »</em> a souligné le porte-parole de Toloba, Malick Diongo.

<strong>Combat perpétuel pour les donsos et l’armée</strong>

Touchée par cette marque de considération qui est également venue des donsos de Bougouni, de la Guinée, du Burkina et surtout de Bandiagara à travers Toloba, Ty Chérie a été très émue. Elle a d'abord tenu à s'excuser pour le tort que son message a pu causer à chez certains, notamment les donsos. Celle qui incarne aux yeux de bon nombre d'observateurs l'espoir du peuple malien a aussi tenu particulièrement à exprimer tout son engagement en faveur des détenteurs de nos valeurs et traditions ainsi qu'à notre armée pour leur sens du devoir.

Pour celle qui aurait pu tout perdre en France à cause de ses prises de position courageuses en faveur des autorités de la transition, son combat perpétuel pour les donsos et notre armée n'est pas concerné par ses propos. « Je prie Dieu pour qu'il ne me fasse pas voir le jour où je vais abandonner les donsos et notre armée à plus forte raison les trahir » a conclu Ty Chérie.

Cette déclaration d'amour fraternel et patriotique entre Ty Chérie (la reine des donsos) et les donsos intervient à un moment où certains ont voulu profiter de la lutte héroïque des donsos en misant sur leur argent. Au nom du peuple et de façon désintéressée, Ty Chérie a promis de s'investir pleinement et entièrement pour sauver la patrie. Avec la bénédiction des Donsos, elle entend continuer à démasquer les fossoyeurs de la République.

<strong>Lamine Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Abdoul Magid Mohamed Ahmed dit Nasser :  « Je demande aux Maliens  d’accompagner les autorités dans leurs missions de sécurisation&#45;protection des citoyens »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/abdoul-magid-mohamed-ahmed-dit-nasser-je-demande-aux-maliens-daccompagner-les-autorites-dans-leurs-missions-de-securisation-protection-des-citoyens-3042719.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 11:27:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans une interview qu’il a bien voulu accorder à la presse malienne, le chef général de la tribu Kel Ansar, non moins membre du Conseil national de Transition, Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed dit Nasser, est revenu sur les objectifs et les missions de la tribu Kel Ansar, en passant par son engagement dans le processus de paix et de réconciliation au Mali.</em></strong>

Véritable artisan de la paix et de la réconciliation et très engagé pour le développement du Mali, le chef général de la tribu Kel Ansar est reconnu par les plus hautes autorités du pays comme un acteur clé et crédible dans la recherche de la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble.

À ce jour, il demeure actif dans la recherche de solutions idoines pour réconcilier les cœurs et les esprits. Le chef de la tribu Kel Ansar a profité de son entretien pour appeler tous les Maliens à la paix et à la cohésion nationale en cette période de crise.

<strong><em>Notre pays vit en guerre depuis des années, et l’armée vient de déclencher une offensive générale sur la région de Kidal et au-delà. Quels messages avez-vous à lancer à nos compatriotes, notamment ceux du nord ?</em></strong>

<strong>Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed dit Nasser</strong> : Je suis le chef général de la tribu Kel Ansar, membre du Conseil national de Transition. Je lance d’abord un appel à toutes les communautés du nord qu’elles sachent que l’armée malienne est une armée républicaine et qui est là pour tous les Maliens. Elle est en mission de sécurisation des communautés et de leurs biens. Les autorités de la transition sont nos autorités et on leur doit soutien et obéissance.

Le président de la Transition, le col. Assimi Goïta, est notre président que nous devons soutenir. Donc quand les autorités décident de recouvrer le territoire, tous les Maliens doivent les accompagner et les aider par des conseils, par des appels à la paix, ou par des appels de soutien. En tant que chef traditionnel, c’est dans ce rôle que je dois être aujourd’hui.

C’est la mission que la nouvelle constitution nous confie en son article 185 qui confère à chaque chef traditionnel les missions de réconciliation et de règlement de conflits entre communautés. Donc je me vois dans ce rôle aujourd’hui. C’est pourquoi je lance un appel à tous les Maliens épris de paix et de justice d’accompagner les autorités dans leurs missions de sécurisation et de protection des citoyens.

<strong><em>Que pensez-vous de l’offensive menée aujourd’hui de l’armée à Kidal ?</em></strong>

<strong>Nasser</strong> : Je ne suis pas dans les secrets de l’Etat. Je ne sais pas ce qui se passe sur le terrain. Je sais quand même que le pays est en guerre aujourd’hui. Je sais aussi que tous les Maliens doivent jouer leur rôle pour que la paix revienne. C’est mon souhait le plus ardent. Je ne suis pas du genre à insulter les gens. Ma position a toujours été claire et précise, car il s’agit de soutenir les autorités de la transition, de soutenir mon pays.

<em><strong>Quelle est votre contribution au retour à la paix ?</strong></em>

<strong>Nasser </strong>: Les actes que j’ai posés ne datent pas d’aujourd’hui. D’abord, en 2015, lorsque le chef de la tribu Kel Ansar, Mohamed El Mehdi Ag Attaher El Ansari, est décédé en 2014, j’ai été intronisé et ma première mission était de me rendre au camp de réfugiés de Mauritanie. Le camp Maroua était un camp de réfugiés maliens où je me suis rendu pour les sensibiliser afin que cette base du mouvement armé revienne à l’Etat. Aujourd’hui, les gens qui sont dans ce camp se reconnaissent Maliens et participent aux élections du pays.

Deuxièmement, lorsqu’il y avait une tension entre les communautés à Goundam, entre les sédentaires et les nomades en 2015, j’ai organisé une caravane pour la paix. J’ai passé une semaine dans toutes les communes de Goundam. L’administration, l’armée et ainsi que les élus peuvent en témoigner. Cet événement est passé en direct à la télévision et j’ai pu éviter un conflit intercommunautaire.

En 2016, j’ai organisé une grande rencontre à Gargando où j’ai hissé le drapeau malien en enlevant le drapeau de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Les témoins sont toujours là et occupent aujourd’hui les postes de responsabilité du pays.

En 2021, j’ai organisé les assises de la tribu Kel Ansar à un moment où il y avait des tensions à Tombouctou entre les sédentaires et les nomades. Cette rencontre portait sur la paix et le soutien à la transition.

En 2022, j’ai organisé un grand forum des chefs traditionnels du Mali et de la sous-région dont le thème portait sur la paix, la sécurité et le développement qui était aussi présidé par le Premier ministre par intérim, colonel Abdoulaye Maïga. Il faut reconnaître que je continue toujours à véhiculer les messages de paix.

Lorsque les autorités ont commencé, il y a juste un mois lors de l’occupation de Ber, j’ai plaidé auprès des chefs de tribus qui ont lancé un appel aux communautés de soutenir l’armée et de ne pas écouter les messages de désintoxication véhiculés par les personnes malintentionnées.

Ma mission pour la paix continue tous les jours. C’est la raison pour laquelle j’ai reçu le prix de la paix Pr. Dioncounda Traoré, le prix de la paix des Nations unies, et j’ai été décoré officier de l’ordre national. J’ai hérité d’un grand homme qui a toujours œuvré pour la paix.

Le vieux Mohamed El Mehdi était l’ancien chef de la tribu des Kel Ansar qui est décédé à Bamako en 2014, où le chef de l’Etat a fait des éloges sur son parcours et reconnu ses valeurs. Il a été le premier député touareg. C’est lui qui a représenté le Soudan à l’Organisation commune des régions sahariennes (OCRS).

Il a été envoyé par le président Modibo Keïta auprès du président Félix Houphouët Boigny pour que les Etats ne soient pas séparés. Il a beaucoup contribué à la paix et à l’unité africaine. Sachez que les actes qu’on a posés ne datent pas d’aujourd’hui. On le fait pour le pays, car le Mali appartient à nous tous. Celui qui ne se reproche rien a sa place au Mali.

<em><strong>Nous sommes à un pas de la reconquête du territoire national, quels conseils avez-vous à donner à l’armée ou au peuple malien ?</strong> </em>

<strong>Nasser :</strong> J’ai toujours dit de faire l’ouverture à ceux qui veulent la paix même si le pays est en guerre. Il ne faut jamais fermer la porte et il faut toujours tendre la main à ceux qui veulent la paix. Dieu merci, les autorités l’ont fait.

Le président de la Transition, Colonel Assimi  Goïta, et le ministre de la Réconciliation, Colonel Ismaël Wagué, ont toujours tendu la main. Le président du Conseil national de Transition, le col. Malick Diaw, nous a toujours dit qu’il faut que les gens soient ensemble.

Donc aujourd’hui, nous avons de la chance car ce sont les jeunes qui dirigent aujourd’hui le pays et qui veulent la paix et recouvrer l’intégrité territoriale du pays. L’armée est en train de se défendre pour récupérer les bases de la Minusma et cela ne vaut pas la peine de déclencher la guerre.

Qu’est-ce qui empêche les ennemis de laisser l’armée récupérer des zones qui lui reviennent de droit ? Pour ceux qui disent NON, cela constitue une déclaration de guerre contre l’armée malienne. Je ne suis pas d’accord avec eux.

Il faut savoir que le peuple touareg n’est pas représenté par un mouvement armé car chaque communauté est représentée par son chef. Il faut qu’on fasse la part des choses. Le peuple du Mali est représenté par l’Assemblée nationale et le président de la Transition. Le peuple touareg a aussi ses représentants qui sont des Maliens et qui siègent au Conseil national de Transition.

Dans ce cas, comment quelqu’un va oser parler  au nom des Touaregs ? Comment quelqu’un va dire que les Touaregs sont des rebelles ? Il faut donc appeler le chat par son nom. On appelle ceux qui ont pris des armes des rebelles, et ceux qui ne les ont pas prises, des citoyens maliens.

Je lance un appel aussi aux autorités de la transition et à l’armée de protéger les populations civiles qui n’ont pas pris des armes contre leur pays. Il faut les traiter comme telles et c’est des citoyens maliens qui méritent la protection et l’entraide.

<strong><em>Que pensez-vous de la suspension de certains membres du CNT par le président Malick Diaw et de la démission d’autres ?</em></strong>

<strong>Nasse</strong>r : En réalité, le règlement intérieur du Conseil national de Transition est clair et précis. Ce sont des sanctions qui sanctionnent les membres du CNT qui s'absentent lors des plénières sans aucun prétexte ou sans autorisation. Ces personnes sont suspendues et punies. Il ne s’agit pas d’une question raciale car tout le monde peut subir les mêmes peines.

<em> <strong>Avez-</strong>v<strong>ous un dernier message ?</strong></em>

<strong>Nasser</strong> : Je lance un appel à tous les citoyens, à tous les chefs traditionnels, à tous les chefs religieux d’œuvrer pour la paix afin que notre pays retrouve la paix, car la guerre ne réglera absolument rien. Il faut que les gens se ressaisissent et reviennent à la raison pour prôner la paix.

<strong>Alassane Cissé/</strong><a href="http://mehari-consulting.com/"><strong>mehari-consulting.com</strong></a>

<strong>NB : le titre est de la Rédaction.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La Canam bientôt logée dans du neuf</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-canam-bientot-logee-dans-du-neuf-3042731.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 01:35:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Caisse nationale d’assurance maladie (Canam) emménagera dans son nouveau siège de 11 étages situé à l’ACI-2000 d’ici à 2026. Le ministre de la Santé et du Développement social, le colonel Assa Badiallo Touré, a procédé, le jeudi 26 octobre 2023, à la pose de la première pierre de cet édifice qui va surplomber Bamako d’ici 2026.          </em></strong>

Situé à Hamdallaye ACI 2000 non loin de la Bibliothèque Nationale, ce chef-d'œuvre architectural sera bâti dans un délai de 36 mois. D’un coût estimé à 16 344 555 000 FCFA et entièrement financé sur fonds propres de la Canam, l’édifice à usage de bureaux de 11 étages sera une réalisation 100% malienne.

<strong>Présentation de l’édifice</strong>

De l’avis du directeur du bureau d’études d’architecture Spad, M. Abdorahamane Ag Hantafaye, « <em>l’idée générale de la conception est basée sur la création de bâtiments fonctionnels intelligents bien insérés dans le milieu. L’ensemble de l’ouvrage proposé est un symbole, un emblème rappelant l’importance de l’assurance dans la vie quotidienne. Le lien et la fonctionnalité entre les différents accès, partant de l’arrivée aux sites des utilisateurs et des usagers jusqu’à la distribution interne de l’œuvre architecturale, démontrent la recherche d’espaces multifonctionnels, fusionnant, entre autres, espace de travail (bureaux et direction de la Canam) ; espace convivial (cantine, auditorium) ; espace de vie privée (…).</em> »

Et il ajoute : « <em>le tout associé aux espaces de verdure et de parking. Le caractère imposant de l’ouvrage de par ses 11 étages, est inspiré d’une hélice, engrenage de tout moteur, y compris celui de l’assurance, activité de la Canam. Cette hélice de 5 branches prend forme verticalement sur 8 étages avec une base toujours en forme d’hélice, mais plus large élevée sur 4 étages. Elles produisent un mouvement de déplacement, marqué par des bandes métalliques qui mettent en exergue le mouvement, le rendant ainsi visible de tout angle.»</em>

Avant de procéder à la pose de la première pierre, la première responsable du département de la Santé, le colonel Assa Badiallo Touré, a réaffirmé son engagement à être encore plus proche des populations maliennes pour faire de la santé un accès total à tous.

Selon elle, « <em>cette pose de la première pierre du siège de la Canam est une célébration, un jour mémorable dans l’histoire de la prise en charge de la santé des populations maliennes, particulièrement de la Caisse nationale d’assurance maladie (Canam) </em>». Il est l’émanation de notre volonté de fournir un environnement de travail moderne et fonctionnel aux employés de la Canam.

<strong>Assurer une sécurité et un meilleur confort de cadre de travail pour les cadres</strong>

Le ministre est persuadé qu’une fois l’ouvrage terminé, il servira de « <em>cadre d’innovation, de bonne collaboration et de solidarité dans lequel le travail continuera à se faire avec dévouement afin d’offrir une protection sociale de qualité à tous les assurés</em> ». Pour terminer, elle a exhorté les entreprises engagées pour la réalisation des travaux à respecter les délais de 36 mois pour finaliser les travaux sur le site tout en maintenant les normes de qualité les plus élevées.

Dans son intervention, le directeur général de la Canam, le médecin-général de brigade Boubacar Dembélé, a expliqué les objectifs de la construction d’un tel édifice. Et les objectifs de ce projet sont : assurer une sécurité et un meilleur confort de cadre de travail pour les cadres de la Canam ; regrouper tous les services et directions de la Canam sur un seul site ; augmenter à terme la capacité de locaux de services pour la Canam ; assurer un meilleur espace d’accueil pour les populations dans le besoin des services de la Canam, entre autres.

« <em>Les bureaux actuels de la Canam et ses annexes sont dispersés à divers endroits de Bamako. Cette nouvelle bâtisse permettra de regrouper tous les départements et directions en un seul endroit pour donner une meilleure fluidité et beaucoup plus d’efficience dans le travail</em> » a-t-il indiqué. Rendez-vous en 2026 pour l’inauguration de l’édifice.

<strong>Cheickna Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Revalorisation des pensions de retraite au cœur d’un forum</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/revalorisation-des-pensions-de-retraite-au-coeur-dun-forum-3042728.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 01:33:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La problématique de la retraite au Mali : « acquis et perspectives » était au centre d’un forum de deux jours, organisé par la Fédération nationale des associations des retraités du Mali (FNAR) et la Coordination nationale des associations des retraités de l’Inps (CONARI). La cérémonie d’ouverture qui a eu lieu le jeudi 02 novembre était placée sous l’égide du Premier ministre, Dr Choguel K. Maïga.</em></strong>

Initié conjointement par la Fédération Nationale des Associations des Retraités du Mali (FNAR) et la Coordination Nationale des Associations des Retraités de l’Inps (CONARI), ce forum suscite beaucoup d’espoir chez les retraités.

« <em>Au cours des deux jours de réflexion, les participants espèrent trouver des réponses aux nombreuses questions et aux inégalités qui caractérisent le secteur</em> » a rappelé Seydou Monzon Traoré de la FENAR.

Car malgré des efforts louables des pouvoirs publics à opérer des mutations profondes, comme la déconcentration des services techniques, la bancarisation des pensions, le contrôle physique, le paiement en ligne, l’assurance maladie obligatoire et des avancées significatives enregistrées tant au niveau du code des pensions que du code de prévoyance sociale, le président Traoré estime que des questions et des controverses persistent.

Il a indiqué que des interrogations à l’allure de frustrations ont surgi chez une frange importante des retraités des fonctions publiques de l’Etat et des collectivités territoriales aussitôt après l’adoption de la loi 2018-053 du 11 juin 2018 portant code des pensions.

« <em>Les avantages prévus dans le nouveau code des pensions ne concerneraient nullement les pensionnés ayant fait valoir leurs droits à la retraite avant janvier 2019</em> », a dénoncé Seydou Monzon.

À indices et annuités égaux, le niveau de la pension du retraité est fonction de son statut d’avant ou après janvier 2019, date de l’application de la nouvelle loi. « <em>Ainsi qu’on le voit, cette disposition a vite fini de créer deux catégories nettement distinctes de pensionnés aux avantages totalement différents</em> », a déploré le président de la FENAR.

Quant aux retraités de la convention collective, leur sentiment de frustration reste cristallisé autour de la stagnation de leur pension depuis 2019, malgré la crise multidimensionnelle d’ordre économique, sanitaire, sécuritaire survenue dans notre pays et caractérisée par la pandémie de Covid-19, le terrorisme, l’embargo de la CEDEAO et l’UEMOA.

En réponse, le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a indiqué qu’il ne saurait y avoir deux types de pensionnés de retraite au Mali. « <em>Le déficit de pensions de retraite nous concerne tous, gouvernants, employés et employeurs. C’est pourquoi je salue la tenue de ce forum qui constitue un espace d’échange interactif entre les gestionnaires de pension, les bénéficiaires de pension et les décideurs politiques, dans le but de réfléchir et de proposer des solutions pour l’équilibre de la branche pension</em> », a-t-il expliqué.

<strong>Le reversement régulier des cotisations de pension à la CMSS par l’Etat</strong>

En raison des charges du régime, à en croire le chef du gouvernement, il a été constaté que les cotisations collectées pendant la durée d’activité des travailleurs sont épuisées au bout de trois ans de service légal.

Le Premier ministre a alors rappelé tous les efforts consentis par l’État dans le cadre de la revalorisation des pensions de 1974 à 2021. L’objectif de ces efforts du gouvernement est de réaliser le rêve de tout travailleur, celui de « <em>mériter une retraite, une bonne retraite</em> ».

À l’issue des travaux, le forum recommande l’amélioration de la pension des retraités d’avant janvier 2019 gérée par la CMSS, en d’autres termes, la relecture de la loi 2018-053 du 11 juin 2018, portant code des pensions, la revalorisation immédiate de la pension régie par l’INPS, le reversement régulier des cotisations de pension à la CMSS par l’Etat, la mise en place d’un conseil d’orientation et de régulation de la prévoyance sociale etc.

Le président de la Coordination nationale des associations des retraités de l’Inps (CONARI), Sanou Lamine Sow, a remercié les participants pour leur assiduité et leur participation de qualité. Des motions de remerciements adressés au Premier ministre, au ministre de la Santé et du Développement social, aux directeurs de l’INPS et de la CMSS, etc., ont mis fin à la cérémonie de clôture.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Remise officielle du rapport annuel 2022 du Vérificateur général au Président de la Transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/remise-officielle-du-rapport-annuel-2022-du-verificateur-general-au-president-de-la-transition-3042717.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 00:19:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Bamako, le 03 novembre 2022 – </strong>Le Vérificateur Général Monsieur Samba Alhamdou BABY a solennellement remis son Rapport annuel 2022 à Son Excellence Monsieur Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.

La cérémonie a eu lieu ce matin, au Palais présidentiel de Koulouba, en présence du Premier ministre, Chef de Gouvernement, D<sup>r</sup> Choguel Kokala MAIGA, du Président du Conseil National de Transition, des Présidents des Institutions de la République et de certains membres du Gouvernement. Il était accompagné d’une forte délégation du Bureau du Vérificateur Général (BVG).

Dans son allocution introductive, le Vérificateur Général a soutenu que <em>« les actions vigoureuses de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière engagées, sous votre très haute autorité, se concrétisent de jour en jour et consolident la refondation de l’Etat. »</em> Avant d’ajouter qu’en 2022, il a réalisé 36 missions qui se répartissent en 23 vérifications financières et de conformité, 3 vérifications de performance, 8 vérifications de suivi des recommandations et 2 évaluations de politiques publiques.

Evoquant l’évolution de la situation de traitement de ces dossiers, M. BABY a dit qu’elle <em>« se présente comme suit : sur les dix-sept dossiers dénoncés au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, Chargé du Pôle Economique et Financier, huit ont fait l’objet d’ouverture d’enquête et se trouvent au niveau de la brigade économique et financière et les neuf autres sont en cours de traitement ; les deux dossiers dénoncés au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kayes chargé du Pôle Economique et Financier sont en cours de traitement ; les trois (3) dossiers dénoncés au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Mopti, chargé du Pôle Economique et Financier, sont également en cours de traitement. »</em>

<em> </em>

En retour, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, SEM Assimi GOITA a déclaré : <em>« C’est avec un réel plaisir que je vous reçois aujourd’hui dans le cadre de la remise officielle du Rapport du Bureau du Vérificateur général au titre des activités de l’année 2022. En cette occasion solennelle, je voudrais vous exprimer toute notre fierté pour le travail abattu qui vous a permis de mettre en exergue les dysfonctionnements et les faiblesses constatés dans la gestion publique des entités ayant fait l’objet de vos vérifications et évaluations publiques en 2022. » </em>Le Chef de l’Etat a ajouté qu’il <em>« apprécie et encourage la synergie d’actions avec les autorités judiciaires et la Direction Générale du Contentieux de l’Etat dans le cadre de la lutte contre la corruption.»</em>

En ce qui concerne les transmissions et dénonciations en 2022, le Vérificateur Général a transmis 21 dossiers au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et dénoncé 22 dossiers aux Procureurs de la République près les Tribunaux de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, de Kayes et de Mopti, chargés des Pôles Economiques et Financiers.

&nbsp;

La situation des dénonciations se présente comme suit : dix-sept dossiers au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle Economique et Financier ; deux dossiers au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kayes, chargé du Pôle Economique et Financier ; trois dossiers au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Mopti, chargé du Pôle Economique et Financier. Des exemplaires des 22 dossiers ont été transmis au Directeur Général du Contentieux de l’Etat pour suivi et défense des intérêts de l’Etat.

&nbsp;

Par ailleurs, le Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême a communiqué par écrit au Bureau la situation des suites judiciaires des transmissions reçues. À ce niveau, cinq dossiers ont été déférés au Parquet Général de la Cour Suprême et onze ont fait l’objet d’examen par les Chambres de la Section des Comptes dont deux par la Chambre de Contrôle et de Jugement des Comptes des Organismes personnalisés ; huit par la Chambre de Contrôle et de Jugement des Comptes des Collectivités Territoriales ; un par la Chambre de Contrôle et de Jugement des opérations financières des Institutions de la République et des administrations de l’Etat et cinq sont en instruction par les Conseillers Rapporteurs devant lesquels comparaissent les personnes poursuivies.

Ces résultats sont le fruit des rapports synergiques entre les autorités judiciaires et le Bureau, suite notamment à l’adoption et à la promulgation de la nouvelle loi régissant le Vérificateur Général.

Après cette cérémonie solennelle, le Vérificateur Général remettra dans les jours à venir son rapport annuel 2022 au Premier ministre, Chef du gouvernement et au Président du Conseil National de Transition. Il le présentera aussi au Président de la Cour Suprême.

<strong>CCOM/BVG </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Opérations de distribution de tracteurs subventionnés :  Plus de 327,10 millions de Fcfa d’irrégularités financières décelées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/operations-de-distribution-de-tracteurs-subventionnes-plus-de-32710-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-decelees-2-3042716.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 00:19:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur général a vérifié la gestion des opérations de distribution de tracteurs subventionnés par l’Etat au titre des exercices 2021 et 2022. Cette vérification financière et de conformité a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de distribution des tracteurs subventionnés au profit des agriculteurs. </em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur les dossiers de réception des tracteurs, le respect des critères d’éligibilité, la distribution des tracteurs subventionnés, le recouvrement et l’encaissement des montants dus par chacun des bénéficiaires au titre de la quote-part du prix d’acquisition.

Soucieuses d’assurer l’autosuffisance alimentaire sur toute l’étendue du territoire à travers l’intensification d’une agriculture traditionnelle, les plus hautes autorités du Mali ont décidé d’attribuer des tracteurs et accessoires aux agriculteurs à un prix subventionné à 50%.

Pour la période sous revue, 115 tracteurs de 60 Chevaux Vapeurs (CV) et 110 de 50 CV ont été distribués, soit un nombre total de 225. Pour ce faire, la Commission de gestion et de suivi du programme pilote de subvention des équipements agricoles a été mise en place.

Le prix du tracteur devrait être composé comme suit : 50% de subvention de l’Etat, 30% de crédit bancaire accordé par le pool financier aux bénéficiaires et 20% d’apport personnel des bénéficiaires, conformément à la convention qui lie les parties.

Cependant, pour les 225 tracteurs distribués au titre de la campagne agricole 2021/2022, l’Etat a préfinancé la totalité du coût d’acquisition à travers deux contrats publics pour un montant total de 4 108 749 946 Fcfa, tout en maintenant sa subvention à 50% au profit des bénéficiaires éventuels.

Les travaux de vérification, qui se sont déroulés du 11 mai 2023 au 23 août2023, ont relevé des irrégularités administratives et financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La vérification financière et de conformité des opérations de gestion et de distribution des tracteurs a permis à l’équipe de vérification de constater un manque de rigueur de la part des acteurs impliqués. Ainsi, la Commission mise en place ne s’est pas réunie lors des opérations de distribution des tracteurs en 2021 et 2022. Aussi, en plus de la non-production de rapport trimestriel, aucun manuel de procédures n’a été élaboré jusque-là par ladite commission.

Pour y remédier, l’équipe de vérification a recommandé au ministre chargé de l’Agriculture de prendre un arrêté pour actualiser la liste nominative des membres de la Commission de gestion et de suivi du Programme pilote de subvention des équipements agricoles et un autre arrêté pour fixer l’organisation et les modalités de fonctionnement de ladite commission.

Quant au président de la Commission de gestion et de suivi du Programme pilote de subvention des équipements agricoles, il doit convier en réunion les membres de la Commission chaque fois que de besoin, notamment pour toute opération de distribution de tracteurs subventionnés ; établir les rapports trimestriels d’activités ; faire élaborer un manuel de procédures et de gestion du programme de subvention des équipements agricoles et superviser l’immatriculation des tracteurs subventionnés.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 327 104 205 Fcfa. Le Vérificateur général a transmis et dénoncé des faits au président de la Section des Comptes de la Cour suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier relativement à la distribution de tracteurs aux bénéficiaires à un prix inférieur à celui prévu par la convention de financement pour un montant total de 309 929 171 Fcfa et au non-paiement et paiement partiel du prix subventionné des tracteurs par des bénéficiaires pour un montant total de 17 175 034 Fcfa.

<strong>CCOM/BVG </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les cycles de l’eau menacés par le changement climatique et les activités humaines</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/les-cycles-de-leau-menaces-par-le-changement-climatique-et-les-activites-humaines-3040730.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 13:52:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Selon l’agence des Nations-Unies pour l’environnement, le changement climatique a des effets disparates sur les cycles de l’eau dans le monde, avec des inondations dans certaines régions et des sécheresses dans d’autres. Dans un communiqué, elle a invité à une meilleure surveillance du cycle de l’eau de plus en plus irrégulier. « Le cycle hydrologique s’emballe sous l’effet du changement climatique et des activités humaines menaçant ainsi la sécurité de l’eau pour des millions de personnes ». C’est ce qu’indique un nouveau rapport de l’Organisation météorologique mondiale. L’étude, qui contient une évaluation détaillée des ressources en eau de la planète, note que les épisodes de sécheresse et de précipitations extrêmes se soldent par un lourd bilan humain et économique.

<strong>1456 cas du cancer décelés et 150 cas de décès</strong>

La journée mondiale de lutte contre le cancer du sein, célébrée le 19 octobre, se situe en plein Octobre Rose, consacré justement à ce fléau. Un mois pour souligner l’importance du dépistage du cancer du sein. C’est le cancer le plus répandu dans le monde chez les femmes. Elle touche très peu d'hommes. Ainsi, au Mali, de 2020 à 2023, l’hôpital du Point G a enregistré environ 263 919 femmes dépistées dont 1456 cas du cancer décelés et 150 cas de décès. C’est ce qu’a révélé Abdramane Alou Koné, médecin-chef du service d’oncologie médicale du CHU du Point G, interrogé par un confrère du journal Le Sursaut. Le professionnel de la santé conseille aux filles de se faire dépister dès l’âge de la puberté.

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>197 filles déplacées internes bénéficient de l’assistance du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/197-filles-deplacees-internes-beneficient-de-lassistance-du-ministere-de-la-promotion-de-la-femme-de-lenfant-et-de-la-famille-3040724.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 13:46:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Coulibaly Mariam Maïga, a présidé, jeudi 19 octobre 2023, au Centre Mabilé, la cérémonie de remise de dons aux filles et petites filles des familles déplacées installées sur les sites du Centre Mabilé et de Niamana. </em></strong>

Pour l’occasion, elle était accompagnée de son collègue de la Santé et du Développement social, le Colonel Assa Badiallo Touré et le ministre Commissaire à la Sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali.

Cette donation, faut-il le rappeler, s'inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la fille à travers la « Semaine des filles de la refondation ».  Ce sont 197 filles, toutes des déplacées internes, qui ont bénéficié de cette assistance du Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille avec ses partenaires, notamment le Commissariat à la Sécurité Alimentaire, l’Unicef et le PAM.

Les dons sont constitués de : 30 sacs de riz, 18 bidons de 4 litres d’huile, 04 sacs de petit-pois ; 200 kits de dignité ; 200 kits hygiéniques ; 3 pagnes pour chacune des 197 filles et les frais de couture de ces pagnes et enfin 100 kits scolaires pour 100 filles.

Le Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Coulibaly Mariam Maïga, a rappelé l’importance de cette donation en ces termes : « C’est un jour de reconnaissance, de compassion. Ces déplacés ont quitté leurs lieux d’habitation suite à une crise sécuritaire. Leur situation ne doit pas être la préoccupation de l’Etat seulement mais de nous tous car ils sont des nôtres. C’est pourquoi, nous avons entrepris des démarches auprès de nos partenaires pour que les enfants déplacés puissent vivre sans problème et nous remercions tous nos partenaires pour la réalisation de cette activité ».

<strong>CCOM/MPFEF</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pourquoi un nouveau code pénal au Mali ? Les éclairages de M. Ousmane FATI, Procureur du TGI de la CV</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/pourquoi-un-nouveau-code-penal-au-mali-les-eclairages-de-m-ousmane-fati-procureur-du-tgi-de-la-cv-3040722.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 13:45:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Qu’est-ce qui justifie les réformes actuelles du code pénal et de procédure pénale ?</em></strong>

Il y a lieu de rappeler le contexte de réformes, parce que nous avons connu peu de modifications en la matière. La réforme actuelle répond aux besoins de l’évolution de la société malienne actuelle avec les nouvelles incriminations face aux comportements antisociaux qui se développent et la multiplication des activités économiques et financières. Des textes sont dépassés, ou il existe un vide juridique.

<strong><em>Qu’est-ce que ces innovations vont apporter à votre travail au quotidien ?</em></strong>

Ces réformes apportent des nouveautés, des incriminations nouvelles. Des dispositions claires incriminant des faits contraires à nos valeurs. La responsabilité pénale de la personne morale n’était pas prévue et constituait un handicap. Le nombre des articles a doublé ce qui veut dire que les détails, insuffisances signalées par les acteurs et les préoccupations des couches sociales ont été pris en compte.

<strong><em>Que recommandez-vous pour une application efficace de ces réformes ?</em></strong>

Le département de la Justice avait initié des rencontres avec les autorités judiciaires et d’autres acteurs pour mieux affirmer cette volonté de réforme. Il s’agit maintenant de bien expliquer ces textes de fond en comble dans les détails afin que la population s’en approprie.

<strong><u>Source :</u></strong><strong> JDM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Filep 2023: clap de fin sur la 10e édition</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/filep-2023-clap-de-fin-sur-la-10e-edition-3040718.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 13:41:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La 10e édition du festival international de la liberté d’expression et de la presse (Filep) a pris fin le samedi 21 octobre 2023 par la remise de prix aux meilleurs journalistes d’investigation de notre continent. </em></strong>

Du 14 au 22, 200 journalistes venus de 33 pays plus le Burkina, ont apporté de profondes réflexions sur les maux qui écument ces dernières années l’Afrique avec à la clé le terrorisme. Le thème était édifiant : « Médias, conflits et cohésion sociale ».

À cette 10e édition, le Mali était représenté par une forte délégation (35) et notre pays a été honoré par le comité d’organisation du filep. Nous avons mis l’occasion à profit pour effectuer une visite de courtoisie à l’Ambassadeur du Mali au Burkina Faso afin d’échanger sur l’actualité du Mali, du pays d’accueil et du Sahel.

C’est le lieu de remercier le Comité d’organisation du Filep pour la réussite totale de la 10e édition. Mes mots de remerciements vont également à l’endroit des Doyens Hameye Cissé, Sadou Yattara, Talata, Ramata Diaouré ; à Modibo Fofana et Assane Koné (Appel Mali). Bref, tous ceux qui étaient de la délégation malienne sans distinction aucune.

Remerciements particuliers à Bandiougou Danté, Président de la Maison de la Presse du Mali qui a favorisé les conditions nécessaires pour une meilleure participation de la délégation malienne au Filep.

Quant aux membres du bureau de l’Assep (Abdoulaye Niangaly, Albadia Dicko, Arber Maïga, Youssouf Diallo et moi-même) ; les membres de l’Assep ou les représentants de leurs organes (Dado Camara, Mariétou Konaté, Oumar Diop, Fousseini Sissoko, Kissima Bakary Kébé, Gabriel Tiénou, Aliou Touré, Fatim Coulibaly, Maliki  Diallo…) je leur dis merci pour avoir rehaussé l’image de notre faîtière à ce rendez-vous historique de la presse africaine. Vivement la 11e édition.

<strong>Boubacar Yalkoué </strong>

<strong>Président de l’ASSEP</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmad dit Nasser, une chance pour le retour de la paix et l’intégrité territoriale</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/abdoul-magid-ag-mohamed-ahmad-dit-nasser-une-chance-pour-le-retour-de-la-paix-et-lintegrite-territoriale-3040707.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/abdoul-magid-ag-mohamed-ahmad-dit-nasser-une-chance-pour-le-retour-de-la-paix-et-lintegrite-territoriale-3040707.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 13:36:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il se fait connaître en 2012 par le grand public quand il fait descendre le drapeau des séparatistes du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) pour le faire remplacer par celui du Mali à Gargando dans le cercle de Goundam. Aménokal de la Tribu Kel Ansar depuis 2015, Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmad dit Nasser, âgé de 54 ans, est un homme qui démontre dans ses actions de tous les jours son engagement pour le retour de la paix et le respect de l’intégrité territoriale du pays. </em></strong>

Le chef de la tribu kel Ansar Mohamed Elmehdi Ag Attaher est né vers 1923 à Goundam, décédé à Bamako le 29 décembre 2014 à l'hôpital du point G et enterré au cimetière de Faladié. Son règne a duré 69 ans de 1946 à 2015. Il a vécu 92 ans ; il est décédé à un moment où le pays était instable à cause des multiples mouvements qui ont engendré les crises sécuritaires et politiques.

Avant son décès Mohamed Elmehdi Ag Attaher a analysé la situation et au vu de ses analyses, il a jugé nécessaire de porter son choix sur la personne du fils de son frère, qui n'est autre qu’Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmad dit Nasser, pour diriger la chefferie de la tribu kel Ansar et alliés.

Ce, au moment où les Kel Ansar étaient éparpillés à travers le monde en tant que réfugiés, immigrés et dans les pays limitrophes du Mali à cause de l'insécurité dans le pays. La vision du défunt patriarche a été respectée et a fait l'unanimité au sein de la tribu comme si lui-même était présent à l'Assemblée générale de la tribu Kel Ansar et alliés de Zarho jusqu'à Léré à Raselma en 2015.

L'ordre du jour portait sur le choix et l'intronisation du chef de tribu. Après moult consultations entre les différentes légitimités, les leaders religieux, les chefs de fractions et villages, bref toutes les notabilités, le choix et l'intronisation d’Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmad dit Nasser en ont résulté.

La consigne du défunt patriarche Mohamed Elmehdi Ag Attaher a été respectée par toutes les composantes de la tribu sur le choix porté sur l'actuel Amenokal Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed dit Nasser, né le 02 février 1969 à Goundam. Il a été intronisé Amenokal à Gargando lors de la rencontre intra et intercommunautaire du 11 au 12 mars 2016 en présence de tous les leaders de la communauté et de l’administration.

Le nouveau chef de la tribu a ensuite pris son bâton de pèlerin pour sillonner le monde entier. C’est ainsi qu’il s’est rendu en Asie (Arabie Saoudite) et dans toute l’Afrique et partout où il y a les camps de réfugiés et la diaspora de la tribu Kel Ansar et alliés afin d’échanger avec les membres de la communauté.

Partout où il est passé, l’Amenokal a prôné la paix, le vivre ensemble et surtout le respect de l’intégrité territoriale du Mali. En cela, il suit la ligne tracée par les différents Amenokal qui se sont succédé à la tête de la tribu.

Car l’histoire enseigne que c’est Mohamed Elmehdi Ag Attaher, alors chef de la tribu Kel Ansar, qui avait fait échec à la création du projet colonialiste de l’OCRS (Organisation Commune des Régions du Sahara) évitant ainsi la partition de la jeune République du Mali. Le projet visait la prolongation de la colonisation française, pour garder la mainmise sur les ressources sahariennes.

<strong>Rehausser la visibilité et l'image de la tribu Kel Ansar</strong>

L’engagement et le dévouement de Nasser pour le Mali ont poussé le régime IBK à le choisir comme le porte-étendard du flambeau de la paix et de la réconciliation dans toutes les représentations diplomatiques et consulaires au nom de toutes les tribus du nord Mali.

À la chute d’IBK, son souci constant pour le devenir du Mali a amené les autorités de la transition à le nommer membre du Conseil national de Transition CNT dans lequel il continue sa mission d'apaiser, réconcilier et recoudre le tissu social pour un meilleur vivre ensemble.

« On n’a pas d'autre pays où aller », aime-t-il rappeler. C’est dans ce cadre que, tout en se démarquant des actions des membres du Cadre Stratégique Permanent (CSP)-regroupement des groupes séparatistes-, il les appelle au respect de l’intégrité territoriale du Mali.

L’engagement et la détermination de Nasser pour la paix et le respect de la souveraineté territoriale du Mali ont rehaussé la visibilité et l'image de la tribu Kel Ansar à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

Douanier de son Etat, Nasser n'a pas ménagé ses efforts pour la bonne conduite du processus de l’Accord d'Alger en contribuant efficacement sur tous les plans. De 2015 à nos jours, les Maliens ont validé la pertinence de la vision du défunt patriarche Med Elmehdi Ag Attaher. En 2019, Nasser reçoit le Trophée Pr. Dioncounda Traoré, ancien président de la République par intérim, pour la paix.

À titre de rappel, les Kel Ansar ou Kel Antessar sont une des grandes confédérations touarègues vivant au Mali, principalement dans la région de Tombouctou. L’espace des Kel Ansar se situe de la frontière mauritanienne au cercle de Bourem (région de Gao) en allant vers le Nord jusqu’à la frontière algérienne In Khalil. Il existe plusieurs fractions dites Kel Ansar et d’autres tribus Acherifen, Kel Arizaf, Kel Inagozmi, etc.

<strong>Anne Marie Soumouthéra</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sahel :  Plus de 45 000 personnes frappées par la famine</title>
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<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 13:30:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour la première fois au Sahel, 45 000 personnes devraient connaître des niveaux de faim catastrophiques (phase 5) – à un pas de la famine – dont 42 000 au Burkina et 2 500 au Mali, selon un rapport du cadre harmonisé de l’ONU. Les effets combinés de la persistance du conflit armé, des chocs climatiques, de la COVID-19 et des prix alimentaires élevés continuent d'aggraver la faim et la malnutrition dans la région.

Le nombre de personnes n'ayant pas régulièrement accès à des aliments sûrs et nutritifs devrait atteindre 48 millions avant la fin de cette année. Cette situation confirme également une tendance à plus long terme vers une expansion géographique de l’insécurité alimentaire dans la région. La situation nutritionnelle déjà sombre des communautés de la région est également en déclin avec 16,5 millions d’enfants de moins de 5 ans qui seront confrontés à une malnutrition aiguë en 2023, dont 4,8 millions d’enfants souffriront de la forme sévère débilitante, selon un rapport de l’ONU.

Il s’agit d’une augmentation de 83% de la malnutrition aiguë globale par rapport à la moyenne 2015-2022. Outre le caractère inabordable d'une alimentation diversifiée, nutritive et saine (en particulier pour les jeunes enfants et les femmes), les conflits et les déplacements de population sont l'un des principaux facteurs d'aggravation de la situation, entraînant un accès réduit aux services sociaux essentiels et affectant négativement les pratiques de soins. Entre 2019 et 2023, les incidents de sécurité ont augmenté de 79% dans la région, provoquant des déplacements massifs de population et perturbant l’accès aux terres agricoles et au fourrage.

Cette année, l'insécurité alimentaire aiguë est en passe d'atteindre son niveau le plus élevé depuis 10 ans en Afrique de l'Ouest et du Centre - selon une nouvelle étude de cadre harmonisée de l’ONU - avec une expansion inquiétante de l'insécurité alimentaire dans les pays côtiers, et des niveaux catastrophiques de faim dans les zones touchées par les conflits au Burkina Faso et au Mali où l'aide humanitaire est gravement entravée par l'insécurité.

De manière générale, la situation sécuritaire et humanitaire dans les huit pays du Sahel est extrêmement préoccupante, avec environ 35,2 millions de personnes nécessitant une forme d’assistance vitale. À ce jour, seuls 9,6 millions des 23,6 millions visés pour 2023 ont bénéficié d’une aide. Depuis juin dernier, environ 5,6 millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur des frontières et le nombre de réfugiés a augmenté de 15% dans la région du Sahel central, en particulier à l'ouest du Niger.

<strong>Six travailleurs humanitaires tués </strong>

Alors que le conflit continue de s'intensifier au Soudan, des milliers de familles fuient vers le Tchad, mettant encore plus à rude épreuve les ressources d'une région où la situation humanitaire est extrêmement désastreuse. Les femmes et les enfants continuent d'être parmi les plus touchés et les plus vulnérables de la région, puisque près de 7 800 incidents de violence basée sur le genre ont été signalés au Burkina Faso, au Cameroun, au Tchad et au Mali.

Le contexte général d’intervention des agences humanitaires reste particulièrement difficile, en raison d’un grand nombre d’obstacles à l’accès et d’une situation sécuritaire tendue : depuis le début de l’année, six travailleurs humanitaires ont été tués alors qu’ils étaient en service au Burkina Faso, au Niger et au Nigeria.

Alors que l'année tire vers sa fin, les agences humanitaires n'ont reçu qu'un tiers des 4,6 milliards de dollars nécessaires à la mise en œuvre des activités prévues dans les plans de réponse humanitaire des pays pour 2023. 3,1 milliards supplémentaires sont nécessaires de toute urgence pour éviter des pertes de vies évitables et atténuer les souffrances de millions de femmes, d’enfants et d’hommes.

<strong>Cheick B CISSE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La 6ème conférence de l’AfEA couplée au 1er congrès de la SOMEPI s&amp;apos;ouvre ce mercredi à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/la-6eme-conference-de-lafea-couplee-au-1er-congres-de-la-somepi-souvre-ce-mercredi-a-bamako-3040716.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 11:33:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La 6ème conférence de l’Association africaine d'épidémiologie (AfEA) couplée au 1<sup>er</sup> congrès de la Société malienne d'épidémiologie (SOMEPI) s'ouvre ce mercredi 25 octobre pour trois jours. </em></strong>

Placée sous le thème : « Maladies émergentes et Réémergentes : le rôle de l'épidémiologie en Afrique et de l'intelligence artificielle en Santé Publique », la cérémonie d’ouverture est placée sous la présidence de la ministre de la Santé et du Développement social, colonel Assa Badiallo Touré.

À la 6<sup>ème</sup> conférence de l’Association africaine d'épidémiologie (AfEA) et au 1<sup>er</sup> congrès de la Société malienne d'épidémiologie (SOMEPI), participeront 500 spécialistes de santé humaine et animale venant de 39 pays à travers le monde.

Lors de ce congrès, il s’agira de réfléchir sur les voies et moyens de faire face aux maladies infectieuses émergentes et réémergentes. Ce d’autant que la dernière épidémie de Covid-19 au Mali dans le  monde a démontré que la santé d’une personne n’est garantie que par la santé de tout le monde.

Cette aventure scientifique du donner et du recevoir va enregistrer 455 communications dont 375 communications orales et 80 posters. Toutes les communications s'articulent autour de cinq sous thèmes : surveillance et contrôle des maladies transmissibles et non transmissibles : innovations, pratiques exemplaires et leçons apprises ; prévention et contrôle des infections hospitalières ; maladies tropicales négligées (MTN); lutte contre les maladies émergentes, y compris préparation et intervention en cas de pandémie ; santé maternelle et infantile dans la région africaine, etc. L’évènement se poursuivra jusqu’au vendredi 27 octobre.

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cinq questions pour comprendre l’Alliance des Etats du Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cinq-questions-pour-comprendre-lalliance-des-etats-du-sahel-3040341.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Oct 2023 01:48:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Burkina Faso a signé, avec le Mali et le Niger l’acte de naissance d’une nouvelle organisation sous régionale : l’Alliance des Etats du Sahel. Trois pays aux destins presqu’identiques. Tous empêtrés dans une crise sécuritaire qui perdure depuis des années, ils sont maintenant tous dirigés par des militaires à l’issue de coups d’Etat. A travers 5 questions, Paul Oumarou Koalaga, Expert sécurité/Défense et Directeur exécutif de l’Institut de Stratégie et de Relations Internationales (ISRI) décrypte les enjeux de cette nouvelle organisation, ses chances de réussite et sa particularité d’avec d’autres initiatives aux mêmes objectifs mais qui n’ont pas fait long feu au Sahel.

<strong>Studio Yafa</strong> : <strong><em>le Mali, Burkina et le Niger décident de mutualiser leurs efforts dans le domaine sécuritaire à travers l’Alliance des Etats du Sahel signé le 16 septembre. A quoi peut-on s’attendre avec cette nouvelle organisation ?</em></strong>

<strong>Paul Oumarou Koalaga</strong>  : En se référant à la vision et au contenu de la charte, on peut tout de suite déduire que nous avons à faire à un instrument de sécurité collective embryonnaire qui se met en place avec ces trois Etats. On imagine également qu’en choisissant le nom ‘’Alliance des Etats du Sahel’’, ces trois Etats au départ s’attendent en termes de prospective à ce que d’autres Etats qui se trouvent dans l’espace du grand Sahel puissent également intégrer cette alliance dans le futur.

L’objectif est clairement décliné car il s’agira ensemble de mutualiser les efforts dans un élan de solidarité avec une vision politique affichée qui permettrait à ces trois Etats de s’engager ensemble, de s’assister afin de pouvoir lutter effacement contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière qui constituent les grands phénomènes de cet espace. On sait également que ces trois Etats présentent plus de vulnérabilité au niveau sécuritaire que les autres Etats dans cet espace du grand Sahel africain.

Après, au-delà, on peut aussi voir que l’ambition des Etats de l’AES, c’est de lutter contre les menaces extérieures. Si on met tout cela dans le contexte actuel, on comprend qu’à court terme, il s’agira d’utiliser cette organisation comme un instrument de dissuasion et de prévention par rapport à la menace d’intervention de la CEDEAO dans un pays membre de l’Alliance, notamment le Niger. Tout cela se met en place pour à la fois répondre à des besoins conjoncturels c’est-à-dire, la menace de l’intervention au Niger, mais bien après, de façon structurelle, on voit cette vision de mettre en place une sécurité collective embryonnaire avec pour vocation de lutter la grande criminalité transfrontalière.

Il est aussi clair que cet élan de solidarité entre ces trois Etats devrait reposer sur une bonne vision politique. En ce sens, la vision panafricaniste qui sous-entend l’AES est aussi clairement mentionnée.

<strong>Studio Yafa</strong> : <strong><em>Serait-ce une réponse à la moribonde organisation du G5 Sahel ?</em></strong>

<strong>Paul Oumarou Koalaga</strong>: Je ne dirai pas comme vous que le G5 Sahel est une initiative moribonde, même si on peut reconnaître que dans son opérationnalisation elle présente des limites objectives par rapport à ses ambitions de départ.  Quand on parle de G5 Sahel, on voit tout de suite l’Afrique de l’ouest et on l’assimile un peu à la CEDEAO. Il est bon de rappeler qu’à l’intérieur du G5 Sahel,  il y a trois régions. L’Afrique de l’ouest avec le Mali le Niger, et le Burkina. Il y a aussi l’Afrique centrale avec le Tchad et enfin la Mauritanie qui est en Afrique du Nord. On a donc en plus de la CEDEAO, deux autres Communautés Économiques Régionales ( CER) qui sont concernées par la question du G5 Sahel

C’est depuis 2014 que dans une vision d’apporter des réponses à la question sécuritaire et contribuer au développement, des Etats se sont mis en synergie. L’objectif était de permettre à ces 5 Etats d’avoir d’abord un instrument pour assurer la lutte contre l’insécurité. A l’intérieur du G5 Sahel, il y a plusieurs piliers dont celui ‘’Défense-Sécurité’’. C’est à l’intérieur de ce pilier que la force conjointe du G5 sahel a été créé en 2017 pour palier la menace terroriste qui se faisait plus pressante.

Il est vrai que c’est cette force conjointe du piller Sécurité/Défense qui est beaucoup plus médiatisée que les deux autres piliers que sont la gouvernance et la résilience et les infrastructures. La prévention de la radicalisation et l’extrémisme violent avec un focus sur les jeunes et les femmes fait également partie du volet résilience.

Elle a par moment présenté des difficultés dans sa mise en œuvre à cause des problèmes de financement.  Pour faire un parallèle entre l’AES et le G5 Sahel, je dirai que c’est peut-être une réponse et un format plus réduit de mise en œuvre entre ces trois Etats du pilier sécurité défense.  Ces 3 Etats souhaitent certainement avoir plus d’autonomie et s’approprier cette sécurité collective au niveau de l’espace des 3 frontières d’abord.

Ce qu’il faut rappeler aussi, c’est que jusqu’à présent, c’est le Mali, qui avait des difficultés avec l’un des partenaires, qui s’est retiré du G5 Sahel et de sa force conjointe. Mais le Burkina, le Niger, le Tchad et la Mauritanie continuent avec l’initiative. Pour vous donner un exemple que ça continue de fonctionner, le Burkina a pris le commandement de la force conjointe du G5 Sahel au cours du mois d’août passé.

C’est bon de voir qu’au-delà de l’’aspect sécuritaire et de défense qui est beaucoup médiatisé, le G5 Sahel a vocation de toucher d’autres secteurs. Malheureusement les difficultés de financement ont mis en berne les projets. Par ailleurs, le Burkina occupe le poste de secrétariat exécutif et à Ouagadougou, il y a le Centre sahélien d’analyse des menaces et d’alerte précoce (CSAMAP) et qui n’est pas assez médiatisé.

<strong>Studio Yafa</strong> : <strong><em>Comment l’AES pourrait réussir là où d’autres organisations comme le G5 Sahel, le Conseil de l’entente et bien d’autres ont échoué ?</em></strong>

<strong>Paul Oumarou Koalaga</strong>: Les trois Etats sont dans une situation particulière et partagent un certain nombre de réalités. Ils sont dirigés par des militaires et bien entendu il y a une certaine proximité entre eux. Il est plus facile entre eux de communiquer, c’est un coté avantageux de mettre ensemble un certain nombre d’éléments avec une vision acceptable pour tous. C’est un avantage par rapport aux autres initiatives.

Autre point fort, à l’annonce de la création de l’AES, il y a une sorte d’engouement de la part des populations qui soutiennent. Cela n’est pas le cas avec le G5 Sahel ou les autres initiatives comme le Conseil de l’entente qui sont presque méconnues. Ici, à la différence des autres initiatives, il y a cette solidarité et on pourrait imaginer qu’en termes de financement, si on sollicite la contribution des populations, cela faciliterait certaines choses.

Le G5 Sahel par exemple était à un moment décrié parce qu’on soupçonnait un partenaire extérieur, notamment la France d’avoir une grande influence sur cette initiative. C’était un handicap. Cette fois ci, c’est gagné à ce niveau. Après, il faudra faire preuve de solidarité affirmée pour avoir un instrument durable sinon quand les visions vont diverger, les options et les postures vont changer, ça peut être aussi source d’obstacles.

Les trois Etats sont conscients de cette situation pour rester dans la vision qui va survivre aux personnalités qui les ont créés. Cela, pour que demain même si on a des dirigeants civils, ils puissent s’approprier cet outil fortement militaire pour assurer souverainement la sécurité de leur pays eux-mêmes. Il faut un leadership affirmé de ces dirigeants dès le départ et après des partenaires pourraient accompagner l’initiative. Il faut se financer d’abord et les partenaires viendront compléter les demandes de financement.

<strong>Studio Yafa</strong> : <strong><em>Justement, la particularité des trois pays c’est qu’ils sont tous dirigés par des militaires arrivés au pouvoir par coups d’Etat. L’AES pourrait-elle survivre à ces Présidents de transition ?</em></strong>

<strong>Paul Oumarou Koalaga</strong>: De toute évidence quand on crée une initiative pareille, on a le contexte du moment qui facilite, mais il ne faut pas oublier que cette initiative est la concrétisation de la vision qui avait été plus ou moins conçue par les anciens dirigeants notamment depuis 2017. Notamment au sein de l’Autorité du Liptako-Gourma ( ALG)  dont sont membres les trois Etats. Les dirigeants à l’époque avaient prévu de coupler à la vocation du Liptako-Gourma qui est axée sur le développement au contexte sécuritaire de la région avec une perspective de mettre sur pied la Force multinationale contre l’insécurité dans l’espace du Liptako Gourma, et L’AES tire son fondement de cette première tentative.

Ces pays partagent les mêmes frontières, mais aussi ont des vulnérabilités sur la porosité des frontières. Il faut aussi la dynamique de traquer les terroristes. Ces pays étaient confrontés au droit de porosité qui limitait les Armées à 100 km à la ronde.

Aujourd’hui, être dans une alliance pareille pourrait résoudre à la fois ces questions de droit de poursuite, et permettre de mener des opérations dans un esprit de solidarité. Avec cela, des résultats pourraient être concluants.

<strong>Studio Yafa</strong> : <strong><em>Sans la coopération avec des pays voisins, ces pays peuvent-t-ils endiguer les menaces terroristes?</em></strong>

<strong>Paul Oumarou Koalaga</strong>: Ces pays ne peuvent pas vivre en autarcie. Ils seront obligés de composer avec d’autres Etats. Pour le moment, les pays voisins du littoral notamment la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Togo, le Ghana vont regarder la direction et les objectifs de cette initiative. N’oublions pas qu’il avait la naissance de l’initiative d’Accra avec le Burkina. Si l’AES engrange des résultats, il n’y a pas de raison qu’après, lorsque la méfiance va passer, les autres ne collaborent pas. Il n’y a jamais d’initiatives de trop. Ça peut être une initiative qui vienne compléter celles existantes.

Passé donc le temps de la méfiance, il est important de penser à voir comment les autres Etats, même s’ils ne sont pas membres, pourraient être des partenaires privilégiés. Quelle que soit la volonté politique, les ambitions, on ne peut pas répondre à ce type de menaces transnationales tout seul sans la contribution des Etats voisins.

<strong>Source : studio Yafa</strong>

<strong>Entretien réalisé par Tiga Cheick Sawadogo           </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Deux milliards de personnes dans le monde n’ont pas d’installation avec de l’eau et du savon à domicile, selon WaterAid</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/deux-milliards-de-personnes-dans-le-monde-nont-pas-dinstallation-avec-de-leau-et-du-savon-a-domicile-selon-wateraid-3040340.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Oct 2023 01:22:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Deux milliards de personnes n’ont pas d’installation avec de l’eau et du savon pour se laver les mains à domicile en 2023.  C’est ce que souligne l’ONG WaterAid dans un communiqué publié à l’occasion de la journée mondiale de lavage des mains au savon, célébrée le 15 octobre de chaque année.

La célébration de cette journée vise à mettre l’accent sur l’importance de la pratique du lavage des mains avec de l’eau et du savon pour la prévention des infections. « <em>C’est l’occasion d’intensifier la sensibilisation des populations pour l’adoption de la pratique du lavage des mains au savon d’une part, et de faire le plaidoyer à l’endroit des décideurs pour une meilleure prise en compte de l’hygiène des mains dans les politiques et programmes de santé d’autre part</em> », souligne l’ONG dans un communiqué.

Le thème de cette année est : « Des mains propres sont à portée ». Le choix de ce thème s’inscrit dans le cadre de « l’initiative Hygiène des mains pour tous » lancée par l’OMS et l’UNICEF en août 2020. Cette initiative vise à ce que des installations d’hygiène soient accessibles partout et pour tous pour que l’hygiène des mains soit adoptée de manière durable par les populations.

<strong>Anne Marie Soumouthéra</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>28ème édition du mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion :   Le DG de l’Inps Ousmane Karim Coulibaly désigné parrain du mois à Ségou</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/28eme-edition-du-mois-de-la-solidarite-et-de-la-lutte-contre-lexclusion-le-dg-de-linps-ousmane-karim-coulibaly-designe-parrain-du-mois-a-segou-2-3039168.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 07:34:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La salle de conférence du gouvernorat de la région de Ségou a abrité, le lundi 9 octobre dernier, la cérémonie de lancement de la 28ème édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l'exclusion.</em></strong>

L'événement était présidé par le chef de l'exécutif régional, le contrôleur général de police Alassane Traoré. C'était en présence du maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoum Diarra, du directeur régional du Développement social et de l'économie solidaire, Dramane Coulibaly, et du parrain régional du mois de la solidarité, le Directeur général de l'Institut national de prévoyance sociale (INPS), Ousmane Karim Coulibaly.

On notait également la présence du parrain de la première semaine, Ichaka Koné, Directeur général de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS), des autorités traditionnelles et religieuses. Le thème de cette 28ème édition est : « <em>la solidarité au service de la paix, de la stabilité et du développement dans le Mali Koura</em> ».

La remise de céréales aux couches vulnérables, la visite à trois personnes âgées (Mountaga Coulibaly, 97 ans, Fatoumata Coulibaly, 102 ans et Dramane Coulibaly, 93 ans) ont été les temps forts de cette cérémonie de lancement.

Ces personnes âgées ont ainsi reçu des mains du chef de l'exécutif régional une enveloppe symbolique, des céréales, un couvre-lit, une natte de prière, etc. Avant de formuler des vœux de paix et de stabilité pour notre pays.

Tout en se réjouissant du choix porté sur sa personne, le parrain régional du mois a lancé un appel afin de faire de la solidarité et de la lutte contre l'exclusion un facteur de promotion des couches sociales vulnérables.

Pour le gouverneur de la région de Ségou, le Mois de la Solidarité et de la Lutte contre l'Exclusion s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale de solidarité dont la finalité est de garantir la cohésion sociale en faisant de la solidarité, le socle de l'ensemble des politiques économiques et sociales et un puissant vecteur de lutte contre la pauvreté et l'exclusion.

« <em>Le choix de ce thème se justifie par la très grande capacité que les Maliens ont déployé afin de s'adapter aux différentes crises et chocs qui ont secoué notre pays au cours de ces dernières années</em> », a indiqué le chef de l’exécutif régional.

Choisi parrain du mois par la Commission régionale d'organisation de cette 28ème édition, le DG Ousmane Karim Coulibaly a été félicité par le gouverneur pour avoir accepté le parrainage de cette 28ème édition.

<strong>Adama DIARRA/Services des Relations Publiques-INPS</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L’Afrique vers un 3e siège au conseil d’administration du FMI et de la Banque mondiale</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/sahel-la-chine-a-la-quete-dune-place-de-choix-au-detriment-des-occidentaux-3039165.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 07:32:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les premières mesures annoncées de l’assemblée annuelle des institutions de Breton Wood (Banque mondiale et FMI), qui a débuté le lundi 09 octobre à Marrakech, au Maroc, une première sur le continent depuis 50 ans, selon plusieurs médias, devraient être la création d'un troisième siège accordé aux pays africains aux conseils d'administrations de chacune des deux institutions. Cela afin de donner au continent  « une plus forte voix », a annoncé la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva. Toutefois, le principal sujet de ces réunions sera l’argent. Il en faut face aux urgences de l’heure. Problème : les principaux pays ne sont pas favorables à une augmentation du capital qui les obligerait à sortir le chéquier, selon <a href="http://africanews.com/">africanews.com</a>.  Le conseil d’administration du FMI compte actuellement 24 administrateurs et est responsable de la conduite des affaires courantes du prêteur mondial.

<strong>Plus de 1500 écoles restent fermées</strong>

Au Mali, les élèves ont repris le lundi 02 octobre le chemin de l’école pour la nouvelle année scolaire 2023-2024. Selon l’Unicef, malgré les efforts du gouvernement et de tous les partenaires plus de 1500 sur 9.000 sont fermées ou ne sont pas fonctionnelles, en partie à cause de l'insécurité. « Cette année, près d’un demi-million d’enfants en âge scolaire n’auront pas accès à plus de 1500 écoles encore non fonctionnelles malgré la réouverture d’une dizaine d’établissements grâce aux efforts du gouvernement et des partenaires », indique l’institution onusienne.

<strong>L’insécurité persiste à Segué dans le cercle Bankass</strong>

Selon studio Tamani, des hommes armés ont attaqué le village d’Ambassa, commune de Segué dans le cercle de Bankass, le vendredi 06 octobre, aux environs de 19 heures. Pas de perte en vies humaines selon des habitants. « En revanche, ces derniers précisent que face à la menace sécuritaire, les populations des 6 villages du Plateau de la Commune de Segué ont fui la zone en ce moment précis de récolte », rapporte Studio Tamani.

<strong>Réflexion à Kayes sur la consolidation de la paix</strong>

Une journée d’échanges pour la consolidation de la paix a été organisée le 7 octobre 2023 à Yélimané. L’objectif était d’instaurer le dialogue entre les populations pour la promotion de la paix, la cohésion sociale et du vivre ensemble dans le cercle de Yélimané. L’activité a été organisée par le Conseil régional de la société civile de Kayes.

<strong>Studio Tamani </strong>

<strong>Diré : une jeune fille tombe d’une pinasse</strong>

Une jeune fille dans son sommeil est tombée d’une pinasse dans le fleuve. C’était le 8 octobre 2023 aux environs de 2h du matin. L’embarcation, à bord de laquelle elle se trouvait, quittait Mopti et devait se rendre à Diré. Des témoins indiquent que les recherches sont toujours en cours pour la retrouver.

<strong>Studio Tamani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Solidarité : les Directeurs généraux de la CMSS et de l’INPS, tous deux natifs de la région, main dans la main pour donner un cachet particulier au mois de la solidarité et de lutte contre l’exclusion à Ségou.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/solidarite-les-directeurs-generaux-de-la-cmss-et-de-linps-tous-deux-natifs-de-la-region-main-dans-la-main-pour-donner-un-cachet-particulier-au-mois-de-la-solidarite-et-de-lutte-contre-l-3039162.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 07:10:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Parrainée par Ousmane Karim Coulibaly, Directeur général de l’INPS, la 28e édition du mois de la Solidarité et de lutte contre l’exclusion  est placée à Ségou tout comme sur le plan national, sous le thème : « la Solidarité au service de la paix, de la stabilité et du développement dans le Malikura » dans la région. </em></strong>

Il avait, à ses côtés, le Directeur général de la CMSS, Ichaka Koné, parrain de la première semaine de ce mois, dédiée à l’entraide. Le Gouverneur de la région, le Contrôleur général de police, Alassane Traoré, a ainsi fait l’honneur à ces illustres ressortissants de Ségou pour rehausser l’éclat du mois sous les Balazans.

Pour le parrain Ousmane Karim Traoré, la solidarité est cet élan qui pousse les humains à l’entraide et à la conjugaison des efforts dans la lutte contre l’exclusion. Le Directeur général de la CMSS, Ichaka Koné, de renchérir en disant que l’apport de chaque fils du terroir compte pour faire sortir le pays de l’ornière. Quant au Maire de la ville de Ségou Nouhoum Diarra, il a remercié les autorités pour la pérennisation du mois de la solidarité et de lutte contre l’exclusion et a mis l’accent sur les potentialités de la région de Ségou à travers l’agriculture, l’industrie. Il a encouragé les ressortissants de Ségou à agir comme leurs illustres devanciers Traoré et Koné pour consolider les processus de développement enclenchés dans la région.

<strong>Fatoumata Mah Thiam KONE/CCOM-RP/CMSS-envoyée spéciale à Ségou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ségou : le Directeur général de la CMSS, Ichaka Koné, désigné parrain de la 1ère semaine dédiée aux personnes âgées du mois de la solidarité et de lutte contre l’exclusion</title>
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<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 07:06:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après le lancement officiel du mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion par le président de la transition, Assimi Goïta, la région de Ségou a désigné le Directeur général de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS), parrain de la 1ère semaine dédiée aux personnes âgées. </em></strong>

Personnalité très modeste, de par sa fonction à la direction générale de la CMSS, l’établissement qui s’occupe de la gestion de la pension des fonctionnaires de l’Etat, des Collectivités, des militaires et des parlementaires, Ichaka Koné est en contact permanent avec les personnes du troisième âge pour lesquels il voue un grand respect.

Le choix de sa personne pour parrainer la semaine dédiée à ces personnes âgées n’est donc pas fortuit dans la mesure où il a été désigné à l’unanimité par la commission d’organisation du mois au niveau régional.

Pour le Directeur général Ichaka Koné, le mois de la solidarité, hautement humanitaire, est une symbolique en République du Mali caractérisée par des donations aux personnes âgées pour valoriser davantage un des aspects de nos valeurs sociétales : la gérontocratie.

Rappelons que son homologue DG de l’INPS, Ousmane Karim Coulibaly, a été désigné, parrain du mois de la même région. Pour le Gouverneur de la région de Ségou, le Contrôleur général de Police, Alassane Traoré, le choix des deux personnalités, Ichaka Koné et Ousmane Karim Coulibaly, tous deux natifs de la capitale du Balanzan, s’explique par leur dévouement au quotidien pour le développement de la région.

Un des temps forts de ce lancement fut la donation en vivres et non vivres à trois doyens de trois quartiers de Ségou.  Il s’agit de Fatoumata Coulibaly, 102 ans résidant à Pèléganan ; Bah Mountaga Coulibaly, 97 ans loge à Sokola kônô et Dramane Coulibaly, 96 ans du quartier Sébougou. Les heureux récipiendaires se sont réjouis de cette visite en remerciant les donateurs des cadeaux et ont formulé des vœux pour le pays.

À côté du DG, Ichaka Koné, pour la première semaine, les trois autres semaines seront parrainées respectivement par Daouda Kéïta dit Palmer, artiste chanteur, Sidi Doucouré et Moussa Tangara, PDG de Air Niono, tous natifs de la région de Ségou.

<strong>Fatoumata Mah Thiam KONE/CCOM- RP/CMSS-envoyée spéciale à Ségou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Centre national de promotion du volontariat au Mali :  Des insuffisances dans la gouvernance décelée par le Bureau du Vérificateur général</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/centre-national-de-promotion-du-volontariat-au-mali-des-insuffisances-dans-la-gouvernance-decelee-par-le-bureau-du-verificateur-general-3039156.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 07:02:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification de performance a pour objet la gestion du Centre national de promotion du volontariat au Mali (CNPV) durant la période allant du 1er janvier 2019 au 31 octobre 2022. Elle a pour objectif de s’assurer dans quelle mesure le CNPV contribue à la promotion et à la gestion du volontariat au Mali et que les mécanismes mis en place lui permettent une gestion économique, efficiente et efficace des ressources allouées. </em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur le cadre juridique et institutionnel, les rôles et responsabilités des acteurs impliqués dans la gestion des activités, la gestion des conventions signées avec les partenaires, l’organisation et le fonctionnement du CNPV, le recrutement et la gestion des volontaires et le suivi et évaluation des volontaires.

À titre de rappel, le CNPV a été créé par la Loi n°2011-052 du 28 juillet 2011 et placé sous la tutelle du ministère chargé de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne. Il a pour mission la promotion et la gestion du volontariat national.

À ce titre, il est chargé de contribuer à l’élaboration et la mise en œuvre de la politique nationale de volontariat ; élaborer et mettre en œuvre une stratégie de communication autour du volontariat ; favoriser la création des associations des volontaires ; valoriser le volontariat ; développer la coopération et le partenariat avec les organismes similaires publics ou privés, nationaux ou étrangers ; gérer les volontaires ; former les volontaires ; suivre et évaluer les volontaires et les structures d’accueil.

Cette vérification de performance a relevé des insuffisances dans l’adoption, la mise en œuvre et le suivi-évaluation de la Politique nationale de volontariat (PNV), l’organisation et le fonctionnement du CNPV, les rôles et responsabilités des acteurs impliqués dans sa gestion ainsi que le recrutement et la gestion des volontaires.

En effet, la non-adoption de la PNV et le manque des moyens humains, financiers, matériels et techniques pour sa mise en œuvre entament l’efficacité et l’efficience de la stratégie nationale de la promotion du volontariat. De même, le CNPV ne pourrait être performant lorsque l’effectif et le profil des agents ne sont pas en adéquation avec ses attentes. De ce fait, le taux d’exécution des activités du plan de travail annuel du CNPV n’est pas satisfaisant.

S’agissant du recrutement et de la gestion des volontaires, il apparaît, entre autres, que le CNPV ne respecte pas le processus de recrutement et de mise à disposition des volontaires aux structures d’accueil. Il affecte des volontaires dans des structures n’ayant pas exprimé de besoin. Les volontaires, non plus, n’ont pas prêté serment.

La base de données devant recueillir les informations sur les volontaires n’est ni exhaustive ni fiable et aussi ne permet-elle pas d’avoir des informations importantes sur les candidats au volontariat comme le profil, le domaine de compétence, le diplôme et la ville de résidence.

Le renforcement des capacités des volontaires n’est pas effectué de manière optimale du fait de leur non-formation ou leur formation partielle, ayant comme conséquence la mise à disposition de volontaires insuffisamment qualifiés pour appuyer les structures d’accueil. Celles-ci, n’étant pas suffisamment informées des droits et obligations des volontaires, ne payent pas convenablement leurs charges sociales.

Toutes ces insuffisances sont de nature à impacter négativement l’efficacité et l’efficience de la gouvernance administrative et financière du CNPV et ne garantissent pas la promotion du volontariat au Mali.

Pour y remédier la mission de vérification suggère des recommandations dont la mise en œuvre pourrait apporter une valeur ajoutée à la performance du CNPV.

<strong>CCOM/BVG</strong>

<strong><u>NB</u> : le titre est de la Rédaction.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Politique nationale des transports, des infrastructures de transport et du désenclavement : les effets escomptés sont en deçà des attentes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/la-politique-nationale-des-transports-des-infrastructures-de-transport-et-du-desenclavement-les-effets-escomptes-sont-en-deca-des-attentes-3039155.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 06:58:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’évaluation de politique publique fait partie des missions assignées au Vérificateur général en vertu de l’article 2 de la Loi n°2021-069 du 23 décembre 2021 l’instituant. Elle peut se définir comme une appréciation systématique et objective d'une politique, en cours ou terminée, de sa conception, de sa mise en œuvre et de ses résultats, dans le but de déterminer sa pertinence et le degré d'accomplissement de ses objectifs, son efficience en matière de développement, son efficacité, son impact et sa durabilité.</em></strong>

Le Bureau du Vérificateur général (BVG) vient d’évaluer le 1<sup>er</sup> Plan d’action (2015-2019) de la Politique nationale des transports, des infrastructures de transport et du désenclavement (PNTITD), en se basant sur six questions d’évaluation formulées en lien avec cinq critères à savoir : la gouvernance, l’efficacité opérationnelle, l’efficience opérationnelle, les effets et la durabilité.

<strong>Le critère de la gouvernance</strong> : à travers ce critère, la mission a examiné le fonctionnement de la politique en son dispositif de pilotage et de mise en œuvre. Elle est arrivée à la conclusion que le pilotage stratégique et opérationnel de la PNTITD est déficient en raison de la non-fonctionnalité de l’organe d’orientation et de l’organe d’exécution qui n’ont même pas été créés. La mise en œuvre de la politique a donc souffert de l’absence d’un cadre d’ajustement et d’orientation.

Aussi, les activités opérationnelles ont souffert d’un déficit de coordination notamment au niveau régional où il n’existe aucun cadre de coordination ou de concertation entre les acteurs du secteur des transports et des infrastructures.

Avec le transfert des compétences en matière de transports et d’infrastructures routières aux Collectivités territoriales, sans les ressources nécessaires à l’exercice desdites compétences, les Communes, les Cercles et Régions n’arrivent pas à apporter leur contribution à la mise en œuvre de la PNTITD.

<strong>Le critère de l’efficacité opérationnelle</strong> : l’analyse du bilan de la PNTITD, dans son volet entretien, réhabilitation et construction des infrastructures, a démontré une efficacité limitée sur la période d’évaluation. De nombreux indicateurs de suivi du programme indiquent des progrès perceptibles, mais n’atteignant pas les cibles escomptées.

L’Axe stratégique 2 enregistre un taux d’exécution de 89,81% pour l’indicateur portant sur la longueur de routes bitumées entretenues et 35,32% pour celui relatif à la longueur de routes bitumées entretenues. De même, sur 7 082 km de routes bitumées à réaliser, seulement 2 157, 33 km ont été réalisés soit un taux d’exécution de 30,46%.

<strong>Le critère de l’efficience opérationnelle</strong> : la quasi-totalité des acteurs rencontrés reconnaît que les ressources financières mises à leur disposition sont insuffisantes et ne permettent donc pas d’assurer la mise en œuvre des activités planifiées.

L’exemple peut être pris sur l’Agence nationale de sécurité routière (ANASER) avec des difficultés qui minorent la redevance de sécurité routière et le Fonds d’entretien routier du Mali (FER-Mali) avec des contraintes liées à la mobilisation de la Redevance d’Usage Routier sur les Produits Pétroliers (RURPP).

Aussi, les ressources mobilisées ne sont pas mises à la disposition à temps, le tout ajouté à la lenteur et à la complexité des procédures. Les travaux d’entretien routier sont exécutés en retard et le plus souvent pendant l’hivernage. Avec un taux moyen de 34,85% de besoins couverts par les ressources disponibles, le secteur des transports et des infrastructures peine à être efficient dans la mise en œuvre des activités, toute chose qui ne garantit pas les effets escomptés de la politique sur les populations.

<strong>Le critère des effets</strong> : le critère des effets s’intéresse aux résultats produits par l’intervention. L’analyse des données collectées auprès des acteurs et des bénéficiaires permet de soutenir que la PNTITD a contribué à lutter contre l’insécurité dans le transport et à améliorer la mobilité urbaine et l’accessibilité rurale. Toutefois, malgré les efforts entrepris, le nombre d’accidents de la circulation routière, de blessés et de personnes tuées est en hausse année après année.

70% des bénéficiaires interrogés estiment que la visite technique est peu fiable ou n’est pas fiable du tout. 77% des bénéficiaires pensent que la mobilité urbaine n’a pas été améliorée depuis le début de la mise en œuvre de la politique.

S’agissant de l’accessibilité rurale, 37% des bénéficiaires interrogés estiment que la PNTITD a contribué à renforcer le désenclavement intérieur à travers l’amélioration de l’accessibilité rurale. Les transports aérien, fluvial et ferroviaire ont également contribué au désenclavement intérieur et extérieur avec des nombres importants de passagers et de marchandises transportés grâce à la mise en œuvre de la PNTITD.

<strong>Le critère de la durabilité</strong> : les deux principaux facteurs de dégradation des infrastructures sont le défaut d’entretien régulier et les surcharges. Les entretiens ne sont pas faits régulièrement ou sont faits pendant l’hivernage, toute chose qui a été décriée par les acteurs et les usagers interrogés.

En ce qui concerne les pistes rurales, la mission a identifié une bonne pratique qui consiste à instituer un système de redevance en contrepartie de l’utilisation d’une piste en vue de contribuer à garantir sa durabilité.

<strong>CCOM/BVG </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>OPECOM : Boubacar H. Diallo réélu président pour un mandat de cinq ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/opecom-boubacar-h-diallo-reelu-president-pour-un-mandat-de-cinq-ans-3039243.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 01:30:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La 12<sup>e</sup> assemblée générale statutaire de l’Organisation patronale des entrepreneurs de la construction du Mali (OPECOM) s’est tenue, le samedi 30 septembre, dans la salle de conférence du Conseil national du patronat (CNPM).  À l’issue des travaux, Boubacar H. Diallo est réélu par acclamation pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête d’un bureau rajeuni. </em></strong>

Placée sous le signe de la mobilisation pour un secteur BTP (Bâtiments Travaux Pratiques) performant au service du développement du Mali, la cérémonie d’ouverture de la 12<sup>e</sup> assemblée générale statutaire de l’Organisation patronale des entrepreneurs de la construction du Mali (OPECOM-BTP)était présidée par Madame le ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko, en compagnie de son collègue de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, Imrane Abdoulaye Touré. A l’ordre du jour : la présentation des rapports d’activités et financier durant le mandat 2018-2023, en indiquant les ressources financières et l’utilisation qui en a été faite, et le renouvellement du bureau.

Cette 12<sup>e</sup> assemblée générale de l’OPECOM se tient à un moment où le secteur est confronté à d'énormes difficultés. <em>« Les entreprises sont dans un long et pénible cycle de résilience depuis plusieurs années</em> », a tranché Boubacar H. Diallo, président de l’OPECOM. La guerre asymétrique imposée à notre pays fragilise davantage les activités des entreprises.

La loi 93-065 du 15 septembre 1993, portant règlementation de la profession d’entrepreneur, et son décret d’application, sont devenus obsolètes du fait de leur difficile coexistence avec le code des marchés publics, intervenu plus de 20 ans après la loi.

Selon le président de l’OPECOM, les dispositions de l’article 5 du décret d’application relatif à la classification des entreprises ne sont plus respectées depuis des années si bien que des entreprises peuvent accéder aux marchés qui ne sont pas conformes à leur taille, d’où la concurrence déloyale.

« <em>De même, les dispositions de l’article 8 de la loi relative aux incompatibilités entre les professions ne sont pas respectées. Aussi, il y a lieu de mieux encadrer l’offre anormalement basse pour éviter le blanchiment d’argent</em> », a-t-il expliqué. Car il est très facile de s’équiper en matériels avec des moyens d’origine douteuse.

À en croire Boubacar H Diallo, le professionnel qui fait un vrai sous-détail des prix pour réaliser les travaux dans les règles de l’art, payer les impôts et taxes et investir une partie de ses bénéfices, est aujourd’hui quasiment en faillite car les banques ne prêtent plus, l’entreprise n’étant plus solvable, et les délais de paiements sont très souvent plus longs que les délais d’exécution. « <em>Nous ferons un diagnostic de la situation qui sera mentionné dans les recommandations et résolutions éventuelles</em> », a-t-il insisté.

<strong>Une synergie d’action</strong>

C’est pour toutes ces raisons qu’au nom de l’OPECOM, il a demandé une relecture diligente des différents textes énoncés qui, dans le cadre de la paix par le travail, permettra de donner plus de visibilité à la chaîne de métiers autour des grands travaux.

Avant de terminer, Boubacar H. Diallo a indiqué que l’OPECOM entretient des relations étroites avec le ministère des Transports et des Infrastructures et celui de l'Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population.

Le ministre l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population n’a pas manqué d’exprimer toute sa satisfaction. Il a indiqué que la refondation du secteur BTP doit se faire dans une synergie d’action. « <em>Si nous voulons réussir et avoir des entreprises compétitives, des travaux de qualité et de belles infrastructures, il faut les compétences nécessaires et les moyens de le faire</em> », a insisté Imirane Abdoulaye Touré.

« <em>Le BTP contribue à la fois à la création d’emplois, notamment l’emploi des jeunes pour la consolidation de la paix ; à la création et la distribution de la richesse ; à la prospérité de l’économie nationale ; à la réduction de la pauvreté</em> », a renchéri la ministre des Transports et des Infrastructures.

Selon Madina Sissoko, toutes les préoccupations qui seront exprimées et développées à l’occasion de cette assemblée générale, trouveront leurs solutions dans l’engagement, le courage, le dévouement et la détermination de tout un chacun.

À l’issue des travaux, Boubacar H. Diallo a été réélu par acclamation pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête d’un bureau de 30 membres fortement rajeuni. Il faut rappeler que l’Organisation patronale des entrepreneurs de la construction du Mali a 51 ans.

<strong>Abdrahamane SISSOKO  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Canam : rencontre des acteurs de l’AMO à Kayes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/canam-rencontre-des-acteurs-de-lamo-a-kayes-2-3039158.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 01:00:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une rencontre des acteurs impliqués dans la gestion de l’assurance maladie obligatoire s'est tenue le vendredi 06 octobre 2023 dans la salle de conférence du Gouvernorat de Kayes. Elle était présidée par le chef de cabinet du gouverneur en la personne d’Amadoun Dicko.</em></strong>

Elle avait pour objectif principal de faire un bilan de la gestion de l'Assurance Maladie Obligatoire (AMO) au niveau régional. Les points clés abordés lors de cette réunion comprenaient : l’évaluation des dysfonctionnements de l'AMO au niveau de la région ; échange sur les mesures correctives ;  des propositions de solutions pour améliorer la qualité des services dans la région ; la sensibilisation et l’information sur les conditions de prise en charge édictées par la Canam et l’implication des acteurs dans la relance des Centres de santé communautaires (Cscom).

Etaient présents les représentants de la Direction régionale de la Santé, la Direction régionale du développement et de l’économie solidaire,  les Organismes de gestion délégués (INPS-CMSS), des  syndicats des pharmaciens SYNAPHARM et SYNAPO,  les ordres professionnels, les structures sanitaires publiques et privées,  la société civile, l’UNTM, la  CDTM et la FERASCOM.

Les participants ont examiné les problèmes et les défis rencontrés dans la mise en œuvre de l'AMO dans la région de Kayes, qu'il s'agisse de l'accès aux soins, de la qualité des services ou de la gestion des ressources. Les acteurs présents ont discuté des mesures correctives nécessaires pour résoudre les problèmes identifiés. Cela peut inclure des ajustements dans les processus administratifs, des améliorations dans la communication, ou des révisions des politiques existantes.

Ils ont aussi partagé des idées et des recommandations visant à améliorer la qualité des soins de santé fournis aux bénéficiaires de l'AMO dans la région de Kayes. Il est essentiel que les acteurs soient informés des conditions de prise en charge établies par la Caisse nationale d'assurance maladie (Canam). Cela garantit une compréhension claire des règles et des directives en vigueur.

Pour terminer, les participants ont discuté du rôle crucial des CSCOM dans la prestation de soins de santé de base. Ils ont réfléchi à la manière dont ils peuvent contribuer à revitaliser ces centres pour une meilleure couverture de l'AMO.

En fin de compte, l'objectif de la réunion était de s'assurer que chaque acteur prenne en charge les recommandations découlant de la rencontre pour améliorer la gestion de l'AMO dans la région.

<strong>SERCOM/CANAM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alliance des États du Sahel : quid du financement ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/alliance-des-etats-du-sahel-quid-du-financement-3037011.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 Sep 2023 10:15:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les autorités à la tête du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont récemment élaboré un pacte de défense mutuelle, audacieusement intitulé Alliance des États du Sahel (AES), signé le 16 août 2023. Cette décision a laissé couler beaucoup d’encre et de salive dans la mesure où certains craignent qu’elle n'engendre plus de problèmes censés être résolus.

Coïncidence ou réelle volonté de mutualiser les efforts, l'Alliance des États du Sahel (AES) semble être une refonte du G5 Sahel, une alliance similaire formée en 2014. Cette initiative antérieure, soutenue par des partenaires internationaux, dont l'Union européenne, avait des objectifs quelque peu différents, principalement axés sur les enjeux régionaux des politiques de coopération et de développement. À l’opposé, l’AES aussitôt après sa création est en proie au scepticisme et à la critique.

La charte, qui oblige les pays membres à s’entraider, y compris une assistance militaire en cas de menace, reflète dans une certaine mesure les principes de l’OTAN. Mais la comparaison semble s’arrêter là. Contrairement à l’OTAN, qui dispose d’une force militaire considérable, l’AES risque d’avoir des difficultés pour faire respecter sa charte, compte tenu des capacités militaires déjà surchargées des pays qui la composent. L’absence notable d’un soutien international substantiel, un élément crucial du précédent G5 Sahel, laisse entrevoir l’isolement auquel ces pays sont confrontés au milieu des inquiétudes croissantes liées à la résurgence de la rébellion, du terrorisme et des interventions militaires.

Les développements récents mettent encore davantage en lumière l’instabilité croissante dans la région, avec des groupes armés intensifiant leurs attaques et mettant encore plus à rude épreuve les ressources limitées de ces pays. Par exemple, la ville de Léré, dans la région de Tombouctou a fait face, le dimanche 17 septembre, à une attaque meurtrière perpétrée par des éléments de l’ancienne rébellion qui semblent avoir repris du service. Quelques jours plus tôt, soit le 12 septembre, ils avaient perpétré la même attaque contre la localité de Bourem, dans la région de Gao, causant d’énormes dégâts. Cette situation témoigne de l’incapacité croissante des autorités à juguler les insurrections.

De son côté, le Burkina Faso a également connu une recrudescence de la violence depuis son coup d'État militaire perpétré il y a un an. Les attaques meurtrières ayant connu une augmentation stupéfiante de 40 % par rapport à l'année dernière. C’est le même cas pour le Niger où on déplore de plus en plus des attaques meurtrières récemment malgré les progrès constatés sous le régime renversé le 26 juillet dernier.

<strong>L’AES, une quête désespérée de légitimité et de soutien</strong>

C’est la raison pour laquelle d’aucuns craignent que cette nouvelle alliance ne concentre plus ses efforts sur la sécurisation du pouvoir plutôt qu’à rechercher des solutions durables aux troubles croissants que connaît la zone des trois frontières où sévissent toutes sortes de criminels, notamment les terroristes. Aux yeux de certains détracteurs, l’AES apparaît comme une quête désespérée de légitimité et de soutien au milieu d’un tourbillon de sanctions internationales et d’une insécurité croissante.

Pour renverser cette tendance, les dirigeants du Mali, du Burkina Faso et du Niger doivent donner des garanties en travaillant pour un avenir stable pour leurs nations. Ceci ne peut passer que par des actions fortes visant à promouvoir la paix et la stabilité régionales. La Communauté internationale, avant de mettre la main à la poche, va sûrement regarder cette situation avec méfiance et réserve en attendant de voir si cette alliance servira le bien commun ou renforcera simplement l’emprise de ces régimes issus de coups d’Etat.

<strong>Cheick B CISSE </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Respect des droits de l’enfant : que dit la charte des professionnels des médias ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/respect-des-droits-de-lenfant-que-dit-la-charte-des-professionnels-des-medias-3037005.html</link>
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<pubDate>Fri, 22 Sep 2023 01:18:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Signée le 26 juin 2009, la charte des professionnels des médias pour le respect des droits de l’enfant au Mali énonce dans son préambule que l’intérêt supérieur de tout enfant est plus important que toute autre considération.</em></strong>

Ce document de 14 pages, composé de 18 articles repartis en trois titres, est élaboré par la Coalition malienne des droits des enfants (COMADE) et ses partenaires. En effet, la charte des professionnels des médias pour le respect des droits de l’enfant au Mali, qui constitue un mécanisme d’autorégulation, réaffirme la protection de l’enfant en mettant en avant son intérêt supérieur dans le traitement de l’information. L’adoption de cette charte permet de protéger les enfants contre les articles de presse outrageants et diffamatoires.

Dans cette charte, les professionnels des médias sont tenus à œuvrer au respect et à la protection des droits de l’enfant et traitent les informations qui s’y rapportent avec un soin extrême (article 01).  Les comptes rendus et reportages traitant les affaires judiciaires des enfants doivent respecter les principes de la présomption d’innocence et la vie privée de l’enfant, et accorder ainsi une attention particulière et une considération primordiale à l’intérêt supérieur de l’enfant (article 02).

Dans le cadre de la préservation de la dignité de l’enfant, les professionnels des médias se gardent de porter atteinte à la dignité de l’enfant. De ce fait, ils doivent éviter toute production et toutes attitudes susceptibles de le mettre en danger ou l’exposer à une humiliation, ou encore ranimer la douleur ou le chagrin provoqués par des évènements traumatisants. Les professionnels des médias doivent respecter les droits de tout enfant (indépendamment de toute considération liée à sa race, sa couleur, son sexe, sa langue, sa religion, son opinion, etc.) et dénoncer toute violation des droits des enfants.

Pour la préservation de l’image des enfants, les journalistes doivent s’abstenir de publier tout article, toute photographie susceptible de mettre en danger l’enfant. Si toutefois la publication de l’article ou de la photographie vise la protection de l’enfant, les professionnels des médias doivent changer le nom et masquer le visage de tout enfant qui est présenté.

<strong>Abdrahamane SISSOKO  </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Changements climatiques : de graves menaces sur le fleuve Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/changements-climatiques-de-graves-menaces-sur-le-fleuve-niger-3037009.html</link>
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<pubDate>Fri, 22 Sep 2023 01:14:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le fleuve Niger est frappé de plein fouet par les effets néfastes des changements climatiques mais aussi des actions anthropiques avec leurs corollaires de sécheresse et d’ensablement, de pollution de tout genre. Une situation qui, si rien n’est fait, peut conduire à la disparation du cours d’eau, souligne la coalition nationale pour la sauvegarde du fleuve Niger (CNSFN).</em></strong>

« <em>Eboulement des berges, pollution grandissante, le fleuve Niger fait l’objet des dégradations de toutes sortes avec comme conséquence une diminution des ressources halieutiques</em> », constate Dr. Sidy Bah, président de la coalition nationale pour la sauvegarde du fleuve Niger (CNSFN), qui s’inquiète de la disparition progressive du fleuve.

Long de 4 200 km dont 1700 km au Mali, le fleuve Niger est frappé de plein fouet par les effets néfastes des changements climatiques mais aussi les actions de l’homme avec leurs corollaires de sécheresse et d’ensablement.

Une anxiété largement partagée par Abdourahamane Oumarou Touré, directeur général de l’Agence du Bassin du Fleuve Niger (ABFN), qui participait à l’assemblée générale de la CNSFN. « <em>Le fleuve Niger risque de cesser de couler si nous ne faisons rien </em>», s’alarme-t-il.

Pour en convaincre les plus sceptiques, il a indiqué que l’histoire des cours d’eau ayant disparu existe, ajoutant que le processus de disparation du fleuve Niger a déjà commencé. <em>« Les lacs de la rive droite sont aujourd’hui complètement fossilisés. Le système faguibine, dans toutes les littératures, on parle de cinq grands lacs alors qu’il n'y a que trois qui sont actifs. Le Gouber,  Kamango  ont cessé d’être actifs depuis 1973</em> », relate le directeur général de l’ABFN.

Les produits nocifs déversés dans le fleuve agissent sur la santé humaine et animale et la détériore et leur absorption par la population halieutique n’est pas sans conséquence pour les consommateurs, souligne Adama Samassékou, président du conseil consultatif de la CNSFN.

« <em>En vérité, nous sommes tous en danger</em> », ajoute-t-il sonnant ainsi la mobilisation de tout le monde au chevet d’un fleuve de plus en plus malade du fait de nos mauvaises pratiques ou de notre indifférence.

<strong>Règlementer les diverses activités aux impacts négatifs sur le fleuve </strong>

« <em>Le fleuve est notre bien commun. Sauver le fleuve Niger, c’est sauver le Mali</em> », fait-il remarquer.  À l’en croire, les Etats riverains du fleuve, les agglomérations et les populations sur le parcours doivent conjuguer leurs efforts pour mettre un frein aux multiples agressions dont le fleuve Niger fait l’objet, et qui pourraient à terme lui être fatales.

C’est dans ce cadre qu’il en appelle, au nom de la coalition, aux communautés traditionnelles gardiennes du fleuve dont le rôle dans la préservation du cours d’eau ne doit pas être ignoré. « <em>Elles vivent du fleuve, en sommes évidemment les premiers producteurs </em>», signale-t-il.

Les collectivités et l’Etat, de leur côté, doivent mieux régulariser et règlementer les diverses activités aux impacts négatifs sur le fleuve en redoublant de vigilance avec des dispositifs de surveillance plus efficaces.

Enfin, insiste Adama Samassékou, à l’école, tout comme dans les médias, il ne faut pas reléguer la formation du citoyen de tout âge à la culture de l’environnement, à l’hygiène du milieu et à l’éthique de l’eau.

« <em>C’est un don de Dieu, il faut l’entretenir pas pour nous mais pour nos petits-enfants</em> » soupire Bernadette Kéïta, membre de la coalition et ancienne ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable.

Le fleuve Niger joue un rôle vital pour l’ensemble des pays qu’il traverse. Au Mali, la majeure partie de la production en riz étant obtenue avec l’utilisation de l'eau du fleuve Niger ou de celle de ses affluents, on peut donc dire qu'une partie croissante de la production agricole vivrière du pays est liée au fleuve Niger.

<strong>Abdrahamane SISSOKO     </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>UEMOA : « la situation socio&#45;politique dans les États membres » au cœur de la 52e session ordinaire du Comité interparlementaire planche</title>
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<pubDate>Sun, 17 Sep 2023 01:17:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La 52e session ordinaire du Comité interparlementaire de l'Uémoa s’est ouverte le mardi 05 et se poursuivra jusqu’au mercredi 13 septembre à Cotonou (Bénin). Une rencontre à laquelle participent quatre membres du Conseil national de transition dont Abdoul Majid Ag Mohamed Ahmed Al Ansar dit Nasser.</em></strong>

La 52e session ordinaire du Comité interparlementaire (Cip) de l'Uémoa, qui s’est ouverte le mardi 05 septembre, est consacrée à l’examen du budget 2024 et le cadre de programmation budgétaire pluriannuelle 2024-2026 du Cip, au point d'exécution du budget 2023 du Cip au 31 août 2023, et enfin à des échanges sur la situation socio-politique dans les États membres de l'union.

Cette rencontre statutaire regroupe les parlements des huit pays de la zone UEMOA. Le Mali est représenté par quatre membres du CNT dont Abdoul Majid Ag Mohamed Ahmed Al Ansar dit Nasser.

« <em>Cette 52e session ordinaire s’ouvre dans un contexte régional difficile où notre espace communautaire fait face à des défis multiformes</em> », a rappelé Richard Allossohoun, vice-président du Cip-Uémoa, dans son discours inaugural. Ceux-ci se résument à l'exposition à des chocs externes et internes, notamment, des crises socio-politiques, la paix et la sécurité, des contraintes d'infrastructures, la lenteur de transformation de l'économie, les effets négatifs découlant du changement climatique.

Au regard de ces difficultés qu'un seul État ne peut à l'évidence surmonter, Richard Allossohoun se dit convaincu que seule une intégration forte, bien comprise et acceptée des populations, fondée sur une volonté politique inébranlable, constitue la voie inconditionnelle qui s'impose à nos États.

« <em>De ce fait, notre Union doit conforter le pilier fondamental de l’intégration qu’est la libre circulation des personnes et des biens, par l'appropriation effective des réformes par les communautés de nos États elles-mêmes</em> », a-t-il expliqué.

<strong>La solidarité de l'institution parlementaire sous-régionale au peuple nigérien</strong>

À l’en croire, il va falloir persévérer dans la sensibilisation des populations et mener des plaidoyers adéquats auprès des décideurs pour l'application des politiques communes à l'union, à travers l'harmonisation et la mise en œuvre des dispositions pratiques promulguées par le Traité modifié de l'Union économique et monétaire ouest-africaine de 2003. Le vice-président du Cip-Uémoa a exprimé la solidarité de l'institution parlementaire sous- régionale au peuple nigérien et a souhaité une sortie pacifique de la crise.

La 52e session sera également l’occasion de discuter de trois sujets majeurs. Il s’agit de la mise en œuvre des règles communautaires de concurrence, le commerce électronique : opportunités et défis, et enfin la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine : défis et opportunités pour les États membres de l’Uémoa.  Des thématiques qui seront débattues par des experts de la commission de l’Uémoa.

En les choisissant, le comité interparlementaire compte acquérir auprès des spécialistes en la matière, d’amples informations afin d’enrichir ses connaissances sur les enjeux qui entravent la marche des communautés de l’Uémoa vers l’intégration totale, a précisé le vice-président, Richard Allossohoun. Il convient de rappeler que la rencontre prendra fin le mercredi 13 septembre.

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Exclusivité : Afrique de l’Ouest : Comment le trafic de motos alimente les conflits</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/exclusivite-afrique-de-louest-comment-le-trafic-de-motos-alimente-les-conflits-3036341.html</link>
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<pubDate>Sun, 17 Sep 2023 01:16:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les motos sont désormais profondément ancrées dans les tactiques de combat des différents groupes terroristes opérant au Sahel notamment le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’État islamique au Grand Sahara (EIGS). Même si les pickups, souvent accompagnés de 4x4 volés aux ONG, restent importants pour ces groupes armés, ce sont les motos qui deviennent bien plus importantes sur le plus grand champ de bataille d’Afrique de l’Ouest.</em></strong>

Sur leurs images de propagande, ces groupes terroristes exposent très souvent certaines marques de motos. Selon l’Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée, ces motos ne proviennent pas de l'énorme stock d’engins volés déjà en circulation dans la région, la plupart d'entre elles sont neuves. Les attaques par essaims de motos comptent parmi les batailles les plus notoires au Sahel. En janvier 2021, plus de 100 civils ont été tués par des hommes armés conduisant plus de 100 motos qui ont fait irruption sur les villages de Tchoma Bangou et Zaroumdareye à Tillabéri, au sud-ouest du Niger.

Cette adoption des motos par les groupes armés non étatiques s’est répandue bien au-delà du Sahel. Dans le bassin du lac Tchad, les combattants de la province de l'État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) et du Jama'tu Ahlis Sunna Lidda'awati wal-Jihad (JAS) – les deux principales factions rivales de Boko Haram – dépendent également des motos pour une grande partie de leurs déplacements. Pendant ce temps, les combattants séparatistes de l’ouest du Cameroun utilisent des motos pour traverser des terrains reculés et montagneux.

La vitesse, le rendement énergétique, la durabilité sur les routes accidentées et la possibilité d'accéder à des endroits éloignés et hors route qu'offrent les motos ont changé la donne pour les opérations des groupes armés en Afrique de l'Ouest et au-delà.

Les motos « lourdes » sont devenues si importantes pour les groupes armés sahéliens et si étroitement associées à eux, qu’elles ont été choisies et interdites par les gouvernements concernés. Il s’agit notamment de grands modèles des marques Aloba, Sanili, Hajoue et Boxer, qui peuvent accueillir plusieurs personnes, disposent d’amortisseurs puissants et sont bien adaptés aux tactiques et aux environnements opérationnels des groupes armés.

<strong>372 incidents violents contre des civils ou des forces armées en 2021</strong>

Au Mali, au Niger, au Burkina Faso et plus récemment au Bénin, les gouvernements ont tenté d'interdire la circulation dans certaines zones, où toute personne se déplaçant sur une grosse moto est présumée être un combattant et donc une cible légitime. Au Burkina Faso, ils ont également imposé des interdictions de vente et d’importation sur ces marques.

Évaluer l’efficacité de ces interdictions est délicat, compte tenu de la variété des formes que prennent ces interdictions et des lieux où elles sont appliquées. Cependant, les observateurs sont unanimes sur le fait que ces interdictions présentent de nombreux inconvénients, tandis que les effets positifs sont plus difficiles à trouver.

Pour commencer, il existe peu de preuves démontrant que les interdictions réduisent la violence sur une période prolongée. En juin 2021, une interdiction de circulation nocturne des véhicules à deux roues a été mise en place dans les provinces du Sahel et de l'Est du Burkina Faso, deux des provinces les plus touchées par le conflit du pays.

Le GSIM a été à l’origine de 372 incidents violents contre des civils ou des forces armées en 2021. Bien que l’interdiction ait été en vigueur tout au long de l’année 2022, les niveaux de violence provoqués par le GSIM étaient très similaires, avec 365 incidents dans les deux mêmes provinces, selon les données de l’Armed Conflict Location &amp; Projet de données d'événement (ACLED).

<strong>Pourquoi ces interdictions ne fonctionnent-elles pas ?</strong>

Il y a beaucoup de réponses à cette question. Dans certains endroits, civils et combattants se sont adaptés, parfois en conduisant des motos plus petites non couvertes par les interdictions, si le terrain le permet. Dans de nombreux cas, il est tout simplement impossible pour l’armée d’enquêter et de réagir à toute utilisation de moto dans les endroits couverts par des interdictions, à moins de disposer de moyens aériens.

Cependant, il faut tenir compte de deux autres facteurs. Le premier est la forte demande de motos dans la région. La seconde est que cette demande a fait des motos l’un des produits les plus trafiqués au Sahel. Cela rend extrêmement difficile un véritable contrôle de l’approvisionnement en motos. Cela signifie également que les interdictions pourraient stimuler les activités des trafiquants tout en forçant les vendeurs légitimes à cesser leurs activités.

L’utilisation des motos a connu une augmentation astronomique en Afrique de l’Ouest depuis le début des années 2000. Des modèles de motos moins chers produits en Chine et en Inde sont devenus de plus en plus disponibles à cette époque. Celles-ci ont dépassé les motos japonaises plus chères sur le marché ouest-africain, faisant d'une moto un article accessible à un plus grand nombre de ménages.

Les motos ne sont pas seulement moins chères que les voitures. Elles sont plus économes en carburant et, à bien des égards, mieux adaptées à la géographie de la région. Naviguer dans un embouteillage urbain à moto est beaucoup plus rapide qu'en voiture.

Dans les zones rurales, une moto peut bien mieux circuler sur une route non pavée et cahoteuse, et peut s'éloigner de la route pour accéder à des endroits que les voitures ne peuvent tout simplement pas atteindre. Les modèles de motos plus grands peuvent accueillir deux, trois ou même quatre personnes à la fois et peuvent transporter des charges raisonnablement lourdes. En conséquence, les motos ont rapidement commencé à remplacer les charrettes à âne, les chameaux et les charrettes à bras, non seulement dans la vie domestique, mais aussi dans les opérations des petites entreprises.

Dans les zones rurales comme dans les zones urbaines, les motos amènent les produits au marché, emmènent les gens dans les écoles et les hôpitaux et transportent toutes sortes de marchandises. Cependant, ce qui est vrai pour les motos et les villes l’est doublement pour les villages ruraux, où les options de transport alternatives sont beaucoup plus limitées. Dans certains paysages, rien ne peut remplacer les motos lourdes, car aucun autre véhicule ne peut circuler sur les routes.

C’est pourquoi les interdictions de moto peuvent avoir des effets dévastateurs sur les économies locales et sont largement ressenties par les personnes concernées. C’est aussi la raison pour laquelle les trafiquants de motos ont une demande constante pour leurs produits. Même dans les zones interdites, les civils peuvent ressentir le besoin de prendre le risque d’en utiliser. Les groupes armés n’ont aucun intérêt à respecter ces interdictions, surtout s’ils ne voient pas de risque significatif de frappe aérienne.

<strong>Comment fonctionne le trafic de motos au Sahel </strong>

L’économie de contrebande sahélienne est née en grande partie des prix plus élevés des marchandises dans les États enclavés du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Leurs voisins immédiats du sud, notamment le Bénin, le Togo, le Nigeria et le Ghana, qui disposent tous de grands ports maritimes, bénéficient de produits comparativement moins chers.

Cela a conduit à la contrebande de toutes sortes de marchandises à travers les frontières des États côtiers vers le Sahel et les motos ne font pas exception. Les motos faisant l'objet d'un trafic sont souvent détournées de la chaîne d'approvisionnement licite à leur arrivée dans ces grands ports maritimes, notamment Lomé, Cotonou et Lagos. Les concessionnaires de motos ont déclaré que leurs fournisseurs de motos non taxées étaient pour la plupart des importateurs basés dans ces villes portuaires.

Les importateurs, dont certains seraient issus de communautés de la diaspora, commandaient des motos en Asie et déclarent qu'une partie de l'importation serait officiellement vendue. Cependant, selon les estimations des revendeurs de motos et des forces de l'ordre, entre 40 et 50% de certaines expéditions de motos ne seraient pas déclarées et entreraient plutôt dans le commerce illicite de motos -soit dans les États côtiers, soit pour être introduites clandestinement au Sahel.

Le trafic transfrontalier de motos se déroule généralement de deux manières. Les motos peuvent être cachées dans de gros camions transportant d’autres marchandises, ou elles peuvent traverser la frontière par des passagers appelés « passeurs », qui peuvent également transporter d’autres marchandises de contrebande sur leurs motos.

Les deux approches impliquent souvent également la corruption des forces de l’ordre et des garde-frontières. Une fois arrivés à destination finale, elles peuvent être vendues soit directement aux acheteurs par les trafiquants, soit aux vendeurs de motos locaux.

Il n’y a aucune chance d’obtenir des données claires au niveau régional sur le nombre de motos qui font l’objet d’un trafic vers le Sahel chaque année, ou sur le nombre de motos qui finissent entre les mains de groupes armés. Néanmoins, les informations fragmentaires permettent certaines conjectures. De plus, la demande de motos un peu partout au Sahel permet de les vendre dans les petites villes et villages, sans nécessairement dépendre des grands bourgs.

Les individus ou les petits groupes qui parcourent à vélo les zones rurales et isolées des frontières peuvent facilement trouver des acheteurs. On peut ainsi supposer que des dizaines de milliers de motos font chaque année l’objet d’un trafic vers les États sahéliens. Conformément à la tendance du groupe à accorder une certaine autonomie aux commandants locaux, les unités locales semblent se charger de l’achat de leurs propres motos. Des incidents d'achats directs par GSIM auprès de réseaux de trafiquants et auprès de vendeurs locaux ont été documentés.

Priver les civils de cet élément essentiel est profondément préjudiciable aux économies locales, et contre-productif pour la contre-insurrection. Tous les petits revendeurs de motos n’achètent pas les motos faisant l’objet d’un trafic ou ne les vendent pas à des groupes armés. Cependant, de nombreux revendeurs consultés dans les zones touchées par les groupes armés au Burkina Faso, au Bénin, au Togo, au Niger et au Mali ont admis avoir vendu des motos à des groupes armés et les avoir achetées à des trafiquants.

Bien que nombre de ces vendeurs n’aient eu d’autre choix que de vendre au GSIM, ils ont ajouté qu’ils étaient reconnaissants pour cette affaire et que les combattants étaient d’excellents clients. Les vendeurs de plusieurs petites villes des zones affectées ou contrôlées par le GSIM ont rapporté que les combattants passaient chaque mois des commandes anticipées de motos neuves, souvent plus d'une douzaine à la fois, et payaient en espèces au-dessus du prix du marché.

<strong>Les motos vitales pour les groupes armés sahéliens</strong>

Un commerçant de la province de l’Est du Burkina Faso a déclaré : « <em>Pour moi, il est plus rentable de travailler avec ces groupes armés car ils ne négocient pas le prix et ne paient pas l’argent sur place. Je peux même emprunter de l'argent pour acheter plus de motos. Dans leurs régions, je ne paie pas d’impôts et mes marchandises sont en sécurité. Dans d’autres cas, le GSIM semble recevoir de nouvelles motos directement des « passeurs</em> » ou des trafiquants eux-mêmes. À Tamou, un village proche de la frontière entre le Niger et le Burkina Faso, la police locale a déclaré que GSIM avait reçu plus de 80 motos au cours de plusieurs livraisons par un réseau de jeunes locaux, sur une période de deux mois en 2022.

Cependant, si des tendances similaires se vérifient dans les unités GSIM de la région, le groupe achète des centaines de motos neuves chaque mois. Les prix, même ceux des motos faisant l’objet d’un trafic, varient considérablement en fonction de la saisonnalité, de la disponibilité, du prix du vendeur et du modèle de la moto.

La fourchette entre une moto lourde du type privilégié par le GSIM se situe entre 640 dollars et 1 070 dollars. Il est impossible d’estimer leurs dépenses annuelles totales en motos, mais toute estimation de ce chiffre montre clairement à quel point les motos sont devenues vitales pour les groupes armés sahéliens. Il y a de bonnes raisons de penser qu’elles sont tout aussi importantes pour d’autres insurrections ouest-africaines et que des réseaux de trafiquants similaires pourraient être à l’origine des approvisionnements de ces groupes.

Malheureusement, il existe rarement des solutions faciles pour lutter contre le trafic, en particulier lorsque les marchandises faisant l’objet d’un trafic sont aussi importantes pour la stabilité que pour l’instabilité.

<strong>Cheick B. CISSE </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>CNJ : la conférence nationale extraordinaire acte la mise en place d’un comité de normalisation</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cnj-la-conference-nationale-extraordinaire-acte-la-mise-en-place-dun-comite-de-normalisation-3036346.html</link>
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<pubDate>Sat, 16 Sep 2023 22:21:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Réunis en conférence nationale extraordinaire, le samedi 09 septembre, les membres du Conseil national de la jeunesse (CNJ) prennent acte de la démission du président du comité exécutif de la faitière des jeunes et recommande la mise en place d’un comité de normalisation. Une décision qui s’inscrit dans la vision du ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne.</em></strong>

Fin du mandat du Comité exécutif du Conseil national de la jeunesse (CNJ), issu de la prolongation et son remplacement par un comité de normalisation pour une durée de trois mois.

C’est ce qui ressort des relevés de conclusion, consultés par Le Wagadu, de la conférence nationale extraordinaire de la faitière des jeunes. La conférence, tout en constatant un dysfonctionnement profond au sein du Comité exécutif, prend acte de la démission du président du Comité exécutif.

La conférence donne mandat au ministère de la Jeunesse et des Sports chargé de la Construction citoyenne pour l’habillage du comité de normalisation du CNJ par voie administrative et composé de toutes les sensibilités de la jeunesse (Régions, communes, fédérations, Comité Exécutif sortant, la diaspora et les nouvelles plateformes).

Cette décision, qui met fin à la crise que traverse le CNJ, s’inscrit dans la vision du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, qui souhaite faire du CNJ, une faîtière engagée et dynamique afin de relever les défis qui assaillent le Mali.

Placé sous l’autorité du chef du département de la Jeunesse, le Comité de normalisation, qui a pour vocation de fédérer, dans une approche pluridisciplinaire et inclusive, les énergies dans la conduite de sa mission, travaillera à appuyer le département dans l’organisation des états généraux de la Jeunesse du Mali.

Organe consultatif et inclusif, il est chargé de : participer activement aux états généraux de la Jeunesse ; refonder le CNJ Mali en procédant à la validation des recommandations issues des états généraux ; contribuer aux chantiers de la construction citoyenne ; contribuer aux processus des réformes de la jeunesse ; contribuer à l’organisation du 7<sup>e</sup> congrès du Conseil national de la jeunesse.

Il convient de rappeler que les membres du comité de normalisation ne seront ni électeurs, ni éligibles dans les instances futures du CNJ. Cette conférence nationale extraordinaire intervient quelques semaines après que la direction nationale de la jeunesse eut décidé de la fermeture des locaux du Conseil national de la jeunesse jusqu’à nouvel ordre.

La direction de la jeunesse a motivé cette mesure par la non-application des résolutions de la conférence nationale extraordinaire unitaire de Bougouni de mai 2021 ; des dysfonctionnements dans la collaboration entre le CNJ et le ministère de la Jeunesse, avec lequel le CNJ a signé une convention de partenariat depuis le 1<sup>er</sup> février 2005.

<strong> Abdrahamane SISSOKO    </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Changement climatique : que dit la Contribution déterminée au niveau national ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/changement-climatique-que-dit-la-contribution-determinee-au-niveau-national-3036340.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 16 Sep 2023 19:17:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Aux horizons temporels compris entre 2015 et 2100, le scénario climatique le plus plausible prévoit une diminution de la pluviométrie et une augmentation de la température par rapport à la normale dans toutes les localités du Mali.</em></strong>

Diminution de la pluviométrie et augmentation de la température pour toutes les localités du pays. Tel est le scénario climatique le plus plausible aux horizons temporels compris entre 2015 et 2100 prévu par la Contribution déterminée au niveau national (CDN) révisée de 2021.

En termes clairs, le Mali, bien qu’il soit un faible émetteur mondial de gaz à effet de serre (0,06% et 4% pour toute l’Afrique entière), sera durement touché (si ce n’est pas déjà fait) par les conséquences du changement climatique en dépit du fait que le pays reste un puits de carbone.

Pour toutes les localités, le scénario climatique le plus plausible prévoit une diminution de la pluviométrie. Les pertes par rapport à la normale sont de 1 à 5% en 2020, 2 à 6% en 2025, 5 à 8 % en 2030, 5 à 10% en 2050 et 22% en 2100.

Selon la CDN, les résultats de cette étude ont montré que pour toutes les localités, on assisterait à une diminution de la pluviométrie qui se traduirait par un déplacement des isohyètes vers le sud.

Les températures, quant à elles, connaîtront une hausse dans toutes les localités du pays : 0,5° C en 2020, 1°C en 2025, 1,5°C en 2030, 1,7°C en 2050 et 3°C en 2100. Alors que l’Accord de Paris de 2015 auquel le Mali a souscrit prévoit une diminution de la température globale de 2°C par rapport à l’ère industrielle.

La CDN souligne que l’analyse des évènements extrêmes durant la période très humide du mois de juillet au Mali, la température maximale, qui était de 30,5°C pour la période 1961 à 1990, va augmenter de 2°C en 2050 et 4°C en 2100.

Cette situation, qui résulte de l’intensification des changements climatiques, se traduit par les sécheresses à répétition, les inondations, les vents forts, les feux de brousse, les perturbations des pluies entraînant une incertitude sur le calendrier agricole. « <em>Des situations de sécheresse seraient constatées sur la première moitié de l’hivernage</em> (mois de mai, juin et juillet) <em>à partir de l’horizon 2025 sur toutes les stations pour une sensibilité climatique moyenne</em> », note la CDN.

<strong>L’Agriculture durement touchée</strong>

Les deux tiers du pays sont arides et semi-arides (63% du territoire national) dominés par la désertification qui se sont accentués à partir de la deuxième moitié du 20<sup>e</sup> siècle avec l’amplification des effets des changements climatiques. Pourtant, l’Agriculture représente 45% du Produit national brut (PNB) et occupe environ 80% de la population active. Autant dire que c’est toute l’économie nationale qui sera touchée.

Le scénario d’atténuation, selon la CDN, implique des actions ambitieuses favorables au développement du pays et à l’amélioration des systèmes de production. Il s’agit de l’accélération de la prise en compte des énergies renouvelables dans le mix énergétique, l’amélioration des performances des processus de production agricole, la réduction de la déforestation et le reboisement intensif.

Il faut rappeler que la CND révisée du Mali couvre quatre secteurs (Énergie, Agriculture, Foresterie et Déchets) et prévoit à l’horizon 2030, la construction des centrales photovoltaïques dans le mix énergétique, la promotion de l’utilisation de la fumure organique pour une agriculture résiliente, des programmes de reboisement intensif et de protection des aires protégées.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fermeture de l’ambassade de la Norvège au Mali :   Des organisations humanitaires norvégiennes regrettent un « abandon trop tôt »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/fermeture-de-lambassade-de-la-norvege-au-mali-des-organisations-humanitaires-norvegiennes-regrettent-un-abandon-trop-tot-3035333.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Sep 2023 01:43:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À la faveur du retrait en cours de la Minusma devant prendre fin au plus tard le 31 décembre, conformément à la Résolution 2690 adoptée par le Conseil de sécurité, le 30 juin dernier, les autorités norvégiennes viennent d’annoncer à leur tour leur retrait du Mali. Même si elles reconnaissent l’existence d’un grand besoin de stabilisation, de résolution des conflits et de développement au Sahel.</em></strong>

Selon la cheffe de la diplomatie norvégienne, Anniken Huitfeldt, la présence de son pays au Mali se fera désormais différemment malgré les énormes défis qui restent à relever.

Ouverte depuis 2017, l'ambassade norvégienne à Bamako prévoit de refermer ses portes avant la fin de cette année. Bien que comprenant la difficulté de la situation, Morten Bøås, chercheur principal à l’institut norvégien des affaires internationales (Nupi), estime que c’est un « abandon trop tôt ».

L’occasion pour lui de rappeler que la Norvège a maintenu des contacts avec des organisations et des régimes de pays qui ont posé des problèmes dans le passé. Selon lui, les autorités de son pays sont un peu alarmistes sur la situation au Mali.

Il n’a pas manqué d’exprimer son incompréhension face à la stratégie quadriennale 2021-2025 que son pays vient d’adopter pour le Sahel, alors qu’il est en train de se retirer d’un pays central pour ce programme. Celui-ci, a ses yeux, sera difficile à mettre en œuvre.

À l’en croire, si son pays estime avoir des difficultés à travailler directement avec le Mali dans le cadre de l’exécution de ce programme, il fallait songer à d’autres alternatives comme mettre les fonds à la disposition d’acteurs multilatéraux comme la Banque mondiale ou le Programme alimentaire mondial (PAM). D’après lui, sans une présence, il sera difficile de mettre en œuvre ce programme.

Le chercheur du Nupi estime que les autorités norvégiennes abandonnent bien trop tôt. C’est ainsi qu’il a déclaré que «<em> nous abandonnons maintenant quelque chose que nous ne pouvons vraiment pas nous permettre d'abandonner</em> ». Il a indiqué que l’engagement au Sahel est aussi une question d’intérêt personnel.

<em>« Si la situation devient complètement incontrôlable, elle affectera également l’Europe </em>» a-t-il averti. Il a déploré le manque de « courage » de son pays qui n’est pas disposé « à prendre des risques pour résister à des situations exigeantes ». C'est très regrettable, dit Bøås.

Rappelons que lorsque le retrait de la force onusienne –Minusma- a été annoncé, plusieurs organisations norvégiennes travaillant dans la région du Sahel espéraient que la Norvège maintiendrait sa présence. Pour Morten Bøås, « <em>c'est un triste jour que celui où la Norvège a choisi de retirer sa présence au Mali</em> ».

Même son de cloche du côté de l’homme politique et ancien ministre Dagfinn Høybråten, actuellement cadre au Norwegian Church Aid, une organisation mondiale qui œuvre pour un monde plus juste. Ce dernier a souligné que même si l'ambassade est fermée, il est plus important que jamais que la Norvège maintienne son implication au Mali et dans le reste de la région du Sahel.

<strong>Les inquiétudes de l’organisation humanitaire CARE</strong>

Il s’est par ailleurs dit très préoccupé par le développement au Sahel et par le fait que la communauté internationale et divers acteurs réduisent, voire retirent leur soutien à l'aide d'urgence et au travail de développement, en raison de la situation politique et sécuritaire compliquée.

Pour lui, c’est précisément dans cette situation qu’il est important d’intensifier les efforts visant à aider la population à sortir de la pauvreté. D’après cet homme politique norvégien, « <em>ce travail devrait se poursuivre sans relâche, même si l'ambassade est fermée pour le moment</em> ».

L'organisation humanitaire Care dit regretter dans un communiqué la fermeture de l'ambassade et affirme avoir contribué positivement au travail de Care dans la région du Sahel. Elle estime que les pays du Sahel sont parmi les plus pauvres du monde et la région est caractérisée par une série de coups d'État militaires, une intensification des conflits et la crise climatique. En outre, les prix des denrées alimentaires ont augmenté en raison de la guerre contre l’Ukraine.

Le secrétaire général de Care, Kaj-Martin Georgsen, a déclaré que « <em>nous encourageons les autorités norvégiennes à évaluer s'il serait possible d'avoir une présence dans d'autres parties du Sahel</em> ». Quant au secrétaire général du Strømmestiftelsen (organisation norvégienne de développement bénévole), Erik Lunde, il s’est également dit profondément préoccupé par les signaux que la Norvège envoie actuellement en fermant son ambassade à Bamako.

« <em>Cela fait seulement cinq ans que l'ambassade a été ouverte dans le cadre d'un engagement à long terme en faveur des États vulnérables et du Sahel. Dans ce cas, il serait à court terme de fermer l'ambassade maintenant dans une région devenue plus vulnérable ces dernières années</em> », estime Lunde.

C’est ainsi qu’il a demandé au ministère des Affaires étrangères de reconsidérer sa décision soulignant que la population des pays du Sahel subit la terreur, que beaucoup sont déplacées à l'intérieur du pays et que la pauvreté est grande. Il révèle que les besoins d'aide pour sortir les gens de la pauvreté sont énormes.

Dans le même temps, des pays comme la Russie et la Chine sont devenus des alliés plus importants pour plusieurs pays, tandis que l’ancienne puissance coloniale, la France, s’est retirée ou a été éliminée. Lunde estime que la Norvège ne devrait pas se sentir obligée de suivre la France.

<strong>450 millions d’euros versés aux pays du Sahel</strong>

Il a exprimé sa crainte sur la réduction des efforts d'aide de la Norvège à la population du Sahel et que les conséquences en matière de politique de sécurité pour la Norvège soient également plus graves si ce retrait du Mali devient effectif.

C’est la raison pour laquelle il a demandé au ministère des Affaires étrangères de reconsidérer cette position. Il note que les pays de la région pourraient désormais avoir l'impression que la Norvège est plus soucieuse de suivre l'UE et la France que de mener une politique indépendante.

Il faut rappeler que la Norvège apporte une aide considérable aux pays du Sahel, qui s’est élevée en 2022 à un total de 745 millions euros dont 180 millions rien que pour le Mali. En outre, la Norvège fournit un soutien humanitaire considérable au Sahel. Du début de l’année à nos jours, environ 450 millions d’euros ont été versés comme aide humanitaire aux pays du Sahel.

Le ministère des Affaires étrangères norvégien a indiqué que la situation politique au Mali est préoccupante après deux coups d'État militaires en 2020 et 2021. Lorsque l'opération de l'ONU prendra fin, il sera plus difficile de maintenir des activités diplomatiques normales dans le pays, estime le ministère des Affaires étrangères. Grâce à des accréditations dites secondaires, l'ambassade de Bamako a représenté la Norvège au Burkina Faso, en Mauritanie, au Niger et au Tchad, ainsi qu'au Mali.

Le ministère des Affaires étrangères travaille actuellement sur des solutions pour sauvegarder la représentation diplomatique de la Norvège dans tous ces pays après la fermeture de l'ambassade à Bamako.

Pour la diplomatie norvégienne, la fermeture de l'ambassade ne signifie pas la fin de son engagement au Sahel. Il existe des besoins humanitaires majeurs au Sahel et la Norvège doit continuer à être un partenaire crédible à long terme pour la population civile du Mali et des autres pays du Sahel, déclare Huitfeldt, ministre des Affaires étrangères de Norvège. En tout cas, le débat reste très ouvert et il est clair que la communauté internationale dans son ensemble n’est pas favorable au maintien du Mali dans l’isolement.

Encore qu’il faudrait, pour ce faire, un engagement plus accru des autorités de la Transition. Lesquelles doivent prouver que, contrairement aux intentions qu’on leur prête, elles ne cherchent pas à se maintenir au pouvoir.

&nbsp;

<strong>Cheick B. CISSÉ   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sommet africain pour le climat : l’Afrique espère des investissements pour agir sur le climat</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/sommet-africain-pour-le-climat-lafrique-espere-des-investissements-pour-agir-sur-le-climat-3035330.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Sep 2023 01:36:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Sommet africain pour le climat, qui prend fin ce mercredi 06 septembre à Nairobi, au Kenya, a porté sur la fourniture de solutions innovantes en matière de croissance verte et de financement du climat pour l’Afrique et le monde. La cérémonie d’ouverture, qui a eu lieu le lundi 04 septembre, a été présidée par le président kényan, William Ruto.</em></strong>

Organisé sous l’égide de l’Union africaine, le premier Sommet africain pour le climat, défendu par le président Kényan, William Ruto, vise à répondre à l'exposition croissante au changement climatique et à ses coûts associés, tant à l'échelle mondiale qu'en Afrique en particulier.

Des délégations venues de tout le continent et d’ailleurs, dont le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ont planché sur des thématiques comme : <em>« Financement de l’action climat ; Agenda de la croissance verte en Afrique ; Action climat et développement économique ; Optimisation du capital global </em>».

Le président kényan, William Ruto. M. Ruto, souhaite que ce sommet permette au continent de trouver un langage commun sur le développement et le climat afin de <em>« proposer des solutions africaines</em> » à la COP28, qui aura lieu en novembre aux Émirats arabes unis. « <em>L'action climatique n'est pas un problème du Nord ni un problème du Sud. C'est notre défi collectif, et il nous concerne tous. Nous devons nous rassembler pour trouver des solutions communes et mondiales</em> », assure le président kényan sur le site <a href="http://africaclimatesummit.org/">africaclimatesummit.org</a>.

Selon le président kényan, l’Afrique n’a pendant très longtemps fait que regarder cette question. « <em>Il est temps de nous lancer. Nous devons voir dans la croissance verte non seulement un impératif climatique mais aussi une source d'opportunités économiques représentant des milliards de dollars que l'Afrique et le monde sont prêts à capitaliser</em> », a-t-il souligné dans son discours inaugural.

Sur X (ex-Twitter), le président Ruto a appelé la communauté internationale à dégager des fonds pour le continent et à alléger le poids de la dette pesant sur les pays africains. Une solidarité de la communauté internationale qui va permettre au continent africain de faire face aux enjeux du changement climatique. Bien que l’Afrique ne soit responsable que de 6% du total des émissions de CO2, elle reste particulièrement touchée par les conséquences du changement climatique.

Le Mali qui participe au sommet de Nairobi, à travers l’Agence de l’Environnement et du Développement Durable (AEDD), n’échappe pas à cette situation. Pour toutes les localités du Mali, le scénario climatique le plus plausible prévoit une diminution de la pluviométrie et l’augmentation de la température, selon la Contribution Déterminée Nationale (CDN) révisée.

Conséquence : on assistera à une diminution de la pluviométrie qui se traduirait par un déplacement des isohyètes (ligne reliant des points d'égales quantités de précipitations tombées en une période déterminée) plus vers le sud.

Le Sommet va servir de plate-forme pour informer, encadrer et influencer les engagements, les promesses et les résultats, conduisant finalement à l'élaboration de la Déclaration de Nairobi. Il lance les quatre mois les plus chargés pour les négociations climatiques dont le point d’orgue serait la bataille sur la fin des énergies fossiles à la COP28 à Dubaï de fin novembre à début décembre.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Football&#45;disparition :  Salif Kéita : La « Panthère noire » s’en est allée</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/football-disparition-salif-keita-la-panthere-noire-sen-est-allee-3035327.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Sep 2023 01:33:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La première star africaine du ballon rond, décédée samedi à l’âge de 76 ans, était avant tout un buteur hors norme qui a explosé à Saint-Étienne, avant de devenir un homme d’affaires, puis un dirigeant sportif et politique accompli.</em></strong>

Avant d’être un immense joueur, buteur reconnu et admiré dans tous les clubs où il est passé, Salif Keita était avant tout un précurseur. Un homme qui a su prendre son destin en main à une époque où il fallait beaucoup de courage et d’abnégation pour s’ouvrir les portes de la réussite.

L’enfant de Ouolofobougou, un quartier populaire de Bamako, la capitale du Mali, n’aurait jamais pu imaginer devenir un jour un buteur hors norme en traversant la Méditerranée pour venir à Saint-Étienne, l’un  des premiers joueurs reconnus du Championnat nord-américain en franchissant l’Atlantique ou encore un homme d’affaires avisé une fois revenu au pays, bardé de diplômes, pour devenir un jour président de  la Fédération malienne après avoir endossé de façon éphémère le costume de ministre délégué auprès du Premier ministre d’un gouvernement de transition, en 1991.

Salif Keita a été tout cela à la fois, tout au long d’une vie riche qui lui a permis, comme il l’a souvent affirmé, de toujours être « au bon endroit, au bon moment ».

“<strong><em>Chaque fois que tu dribblais un joueur, tu devais ensuite dribbler un arbre''</em></strong>

Le gamin de Bamako, né en 1946, fils d’un modeste camionneur père de onze enfants (9 garçons et 2 filles), a eu une enfance heureuse, « à l’africaine, disait-il, éduqué par les aînés, les amis, le voisinage, jusqu’à ce que nous soyons émancipés ». Très vite, alors que ses parents ne souhaitaient pas le voir prendre cette direction, le jeune Salif tombe dans la marmite du ballon rond qui, au début, prend la forme de chaussettes roulées en boule.

« <em>Au Mali, aimait-il à répéter, je vivais dans un quartier où on avait un terrain de 35 mètres sur 25. Il y avait au moins 20 arbres. Alors, chaque fois que tu dribblais un joueur, tu devais ensuite dribbler un arbre. Tout le monde connaît ça, à Bamako. </em>

<em>D’ailleurs, beaucoup de jeunes de mon quartier qui se sont entraînés là-bas ont fini internationaux. C’étaient tous de très bons techniciens… </em>» Keita, qui évoluait régulièrement avec des juniors dès l’âge de 12 ans, rejoint rapidement l’AS Real Bamako, l’un des clubs les plus importants du pays, et intègre pratiquement dans la foulée l’équipe nationale à 16 ans. Ce qui en fera le plus jeune joueur ayant évolué avec les Aigles du Mali.

Avec son club, il remporte trois Championnats d’affilée, mais s’incline par deux fois en finale de la Coupe d’Afrique des clubs champions. La première avec le Stade Malien (1-0 contre l’Oryx Douala en 1965), club où il avait été prêté, et la seconde avec son club formateur, le Real (3-1 puis 1-4 contre le Stade d’Abidjan en 1966). Deux défaites plus ou moins à l’origine de son départ précipité en France.

« <em>Si je suis parti, c’est parce qu’on m’avait rendu la vie difficile à Bamako, soutiendra l’intéressé. Après la finale de la Coupe d’Afrique à Abidjan, en 1966, j’ai eu beaucoup de problèmes avec le public malien. Une certaine partie me reprochait de ne pas avoir marqué là-bas lors du match retour, alors que j’avais inscrit un doublé à l’aller et, par la suite, ils ne voulaient plus me laisser jouer. À chaque fois que je touchais le ballon, ils criaient, m’insultaient. </em>»

C’est à cette période précise, alors qu’il était déjà considéré comme une star au Mali, que Salif Keita a pris le premier virage important de sa vie. Bien aidé en cela par la providence. Celle-ci porte un nom : Charles Dagher, un Libanais installé à Bamako qui a remarqué depuis longtemps les qualités de celui qui va devenir « la Panthère noire ».

L’homme est également un supporter invétéré des Verts et abreuve de courriers le club pour lui signaler la présence du phénomène. Après un échange de lettres avec Saint-Étienne, Keita rejoint le club. Non sans difficultés. « <em>Les gens disaient que j’étais fini alors que j’avais seulement 18 ans. Je devais partir. Rejoindre l’Europe. C’était mon objectif. Mais le Mali a décidé que j’étais intransférable. Donc j’ai filé à l’anglaise.</em> »

L’icône de tout un pays trompe alors son monde en passant par la Côte d’Ivoire, « caché au fond d’une voiture », puis le Liberia, pour rejoindre l’Hexagone. « <em>Au Libéria, je me suis fait agresser et on m’a volé tout mon argent.</em> »

Il finit par arriver en France et à se poser à Orly à cause du mauvais temps, alors que le vol devait atterrir au Bourget, le 14 septembre 1967. Bien sûr, personne ne l’attend. « <em>À Orly, j’avais la peur au ventre car tout le monde avait fini par savoir que j’avais fui le Mali. Je me suis alors dirigé vers les taxis. Les deux premiers n’ont pas voulu m’emmener jusqu’à Saint-Étienne, à plus de cinq- cents kilomètres. Mais ça, je ne le savais pas. Heureusement, le troisième a accepté.</em> » Grâce à une lettre à en-tête du club stéphanois comme seule garantie.

Le chauffeur, un supporter rémois, connaît le foot et emmène le Malien au siège de l’ASSE. La facture ? 1 062 francs. Une fortune à l’époque. Dans le Forez, Keita est accueilli par René Domingo, un des responsables de l’équipe réserve. « Domingo », comme le surnom de Keita à Bamako depuis qu’il a lu ce nom sur une affiche de cinéma avec ses amis…

<strong>Un passage rapide à l’OM</strong>

Le 20 septembre 1967, Keita participe au lever de rideau du match de Coupe d’Europe entre Saint-Étienne et les Finlandais de Kuopio. L’équipe juniors de l’ASSE affronte sa voisine, l’Olympique de Saint-Étienne, et remporte la rencontre sur le score de 8 buts à 1. Dont 6 buts d’un gamin tout juste débarqué d’Afrique.

Les spectateurs présents ce soir-là ont le privilège d’avoir assisté à la naissance d’un mythe. Le 19 novembre, le jeune buteur, équipé de quatre protège-tibias, placés devant et derrière pour éviter les coups, marque de nouveau. Cette fois, lors de son premier match officiel avec les Verts, contre l’AS Monaco, après seulement sept minutes de jeu.

Le premier d’une très longue série. Douze buts en 18 matches de Championnat lors de la saison 1967-1968. Keita vient de conquérir la cité ouvrière au milieu des stars du ballon rond. Les supporters du Chaudron le surnomment immédiatement la « Panthère noire ». Le futur emblème des Verts.

Auteur de 21 buts en Championnat lors des deux exercices suivants, il joue également un rôle clé dans la conquête de la Coupe de France lors du doublé de 1970, en inscrivant 9 buts en 10 matches dans l’épreuve. En 1971, le Malien atteint son apogée : 42 buts, dont 4 quadruplés et un incroyable sextuplé contre Sedan (8-0) lors de la 35e journée.

Seul un certain Josip Skoblar, de l’OM, le surpasse avec 44 unités. Ce qui donne des idées aux dirigeants marseillais, qui rêvent d’associer Keita à « l’Aigle dalmate ». Premier Ballon d’Or africain en 1970, le Malien – dont Albert Batteux, son entraîneur, disait : « <em>Si Salif avait été brésilien, il aurait été l’égal de Pelé </em>» – voit sa cote atteindre des sommets.

Au contraire de son salaire, puisqu’il est toujours considéré chez les Verts du président Rocher comme un amateur. Keita s’en offusque et engage le bras de fer. D’abord bloqué par Saint-Étienne et condamné à six mois de suspension le 19 mai 1972, il porte enfin le maillot phocéen en novembre. Pour sa première, il affronte le Saint-Étienne de Roger Rocher, son bourreau (3-1). Ce soir-là, il inscrit un doublé et, après le deuxième but, adresse un mémorable bras d’honneur à son ancien président. Un geste qu’il regrettera toute sa vie.

« <em>Après six années fantastiques avec Saint-Étienne, beaucoup de grands clubs comme le Bayern, Anderlecht et l’Ajax m’avaient contacté, expliquera Keita. Je suis alors parti pour Marseille alors que je ne voulais pas forcément y aller. Si ça s’était bien passé avec le président Rocher, j’aurais été prêt à rester à Saint-Étienne toute ma carrière. Je ne regrette qu’une chose : être parti en mauvais termes avec le président. Marseille, je n’y suis resté qu’une saison. Je me suis senti moins à mon aise dans un club qui plaçait les individualités au-dessus du collectif. À cette époque, Skoblar et Magnusson y faisaient la pluie et le beau temps alors que c’était l’inverse à Saint-Étienne. </em>»

<strong>Pionnier outre-Atlantique</strong>

Après avoir inscrit 142 buts en 186 rencontres officielles avec les Verts et 12 en 23 matches avec l’OM, il prend la direction de Valence (Espagne) en 1973. Dans l’équipe entraînée par Alfredo Di Stefano, il passe 3 saisons et inscrit 34 buts en 76 matches, avant de rejoindre le Sporting Portugal en 1976 (67 matches, 43 buts), puis de tenter la grande aventure américaine en 1979, en NASL (le Championnat nord-américain, créé en 1968), avec le New England Tea Men, à 33 ans. « <em>C’était à la fin de ma carrière, avait souligné le buteur, et il y avait une politique de relance du football aux États-Unis. Alors oui, j’ai fait partie des pionniers. C’était une expérience intéressante, dans de beaux stades avec une ambiance agréable.</em> »

Près de Boston, dans le Massachusetts, Keita étudie, tout en poursuivant sa carrière, dans un business school, et travaille dans le secteur marketing d’une banque américaine pendant quatre ans. Le temps de l’apprentissage pour une nouvelle vie au pays. Une vie qui a pris fin hier sous le lourd soleil de Bamako.

Durant toutes ces années, Keita a parfois éprouvé de l’amertume, loin du Forez où il a passé six années. Réconcilié avec les Verts bien des années plus tard, il est nommé, le 26 juin 2013, ambassadeur à vie du club. Ce jour-là, son ultime regret s’est évanoui…

<strong>“<em>Je suis très politique, mais je n’en fais pas</em>''</strong>

Après un bachelor obtenu à la Suffolk University de Boston, aux États-Unis, Keita décide finalement de rentrer chez lui, à Bamako, pour investir dans le secteur hôtelier. Il crée avec des amis une société hôtelière.

Président du conseil d’administration du Mandé Hôtel, qu’il a ouvert sur les bords du fleuve Niger en 1993, l’homme d’affaires averti monte en parallèle le premier centre de formation professionnelle en Afrique portant son nom, d’où sortira, entre autres, Seydou Keita.

L’homme a également été ministre délégué auprès du Premier ministre d’un gouvernement de transition en 1991 et président de la Fédération malienne de foot de juin 2005 à juillet 2009.

Salif Keita, qui a toujours été très proche de son pays et de son continent, au point de refuser un jour la double nationalité franco- malienne que lui proposait l’Olympique de Marseille pour le conserver dans ses rangs, a admis, un jour de 2015 : « <em>Je suis très politique, mais je n’en fais pas. Ceci dit, je suis très inquiet pour l’avenir du Mali et de l’Afrique tout entière à cause de la rébellion islamique. Je pense que tous les Africains ont ce souci car le match qui nous est proposé est très difficile. J’espère que mon continent s’en sortira… </em>»

<strong>L’Equipe</strong>

<strong>JEAN-PHILIPPE COINTOT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Un pied de nez à un cheminement mémoriel apaisé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/un-pied-de-nez-a-un-cheminement-memoriel-apaise-3035324.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Sep 2023 01:29:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Moussa Traoré a été plus que réhabilité. Il est parti avec tous les honneurs, alors que ses victimes et les descendants de ses victimes souffrent le martyre.</em></strong>

Des femmes encore en vie ont été électrocutées dans leur intimité, elles n'ont pas eu droit à des excuses ! Des hommes ont eu des ongles arrachés, ils souffrent dans leur chair, sans le pardon de leurs bourreaux ! Que de vies brisées par des retards de salaires de trois mois ! Bien que nié par Choguel, le massacre de jeunes maliens a bien eu lieu !

Pendant que les Maliens et les Africains luttent contre le néocolonialisme français et pour l'instauration d'un nouvel ordre mondial, Choguel amène Assimi dans sa vision étriquée de sauver la mémoire du régime UDPM !

Merci Me Boubacar Karamoko Coulibaly d'avoir mis en exergue, dans une brillante note, l'injustice envers les victimes de Moussa Traoré et le manque d'affect et d'empathie de la transition d’Assimi Goïta.

Définitivement, je pense que le colonel Assimi ne fait pas le poids pour amener la paix des cœurs au Mali. Dans les foyers, entre les foyers ! En se laissant guider ainsi par Choguel, il vient de s'aliéner des partisans et pas des moindres !  Dommage !

Colonel Assimi, le peuple martyr et meurtri est désabusé. Ce n'est pas comme ça que vous ferez le Mali koura de nos rêves dans la paix et la concorde ! Il est peut-être temps de rectifier le tir, votre bombe nucléaire sur l'espoir des Maliens victimes du régime de Moussa Traoré a fait des ravages ! Et pas peu ! S'il vous plaît, occupez-vous de la défense du pays et éloignez-vous des politiciens sataniques ! Hiroshima a eu lieu, à quand Nagasaki ?

<strong>Le mal est fait !</strong>

Honnêtement, Choguel peut fièrement rendre le tablier, le job est fait !  Bravo Choguel, héritier du Général Moussa Traoré ! Tant pis pour la transition ! Et pourtant nous avions espéré !

<strong>Seydou Traoré/Ancien ministre Mali 2002 2007 Chevalier de l’Ordre National du Mali</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Protection des droits de l’enfant : une trentaine d’hommes de médias outillés par la Comade</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/protection-des-droits-de-lenfant-une-trentaine-dhommes-de-medias-outilles-par-la-comade-3035323.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Sep 2023 01:09:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Coalition malienne pour le droit des enfants (Comade), en partenariat avec Save the Children et l’Agence suédoise de coopération (ASDI), a organisé, du 31 août au 1<sup>er</sup> septembre, à la Maison de la presse, un atelier de formation sur la protection des droits de l’enfant à l’intention d’une trentaine de journalistes.</em></strong>

Ils étaient une trentaine de journalistes de la presse écrite, presse en ligne, de la télévision et de la radio à participer à cet atelier de formation de deux jours (du jeudi 31 août au vendredi 1<sup>er</sup> septembre) sur la protection des droits des enfants.

Organisé par la Coalition malienne pour le droit des enfants (COMADE) en partenariat avec Save the Children et l’Agence suédoise de coopération (ASDI), l’objectif de cet atelier était d’outiller 30 journalistes issus de la presse malienne sur la protection de l’enfance dans l’approche Droits de l’Enfant au Mali en vue d’une amélioration des productions et des analyses des médias en faveur de l’enfant.

« <em>Les hommes de médias ont un rôle important à jouer dans la promotion et la protection des droits de l’enfant</em> »  a insisté la vice-présidente de la Comade, Kondo Alima Coulibaly, soulignant que la presse est un élément clé du combat que mène son organisation en faveur des droits des enfants.

« <em>Il est important que la presse continue à s’investir davantage dans la protection des droits des enfants</em> », a plaidé le directeur plaidoyer de Save Children, Fousseini Traoré. Il a saisi l’occasion pour rassurer l’accompagnement de son organisation dans la protection des droits des enfants.

Durant deux jours, les participants se sont familiarisés avec la Politique de sauvegarde de l’enfant, la charte des professionnels de média sur les Droits de l’enfant, les cadres juridiques (nationaux et internationaux) et institutionnels, les concepts de protection de l’enfant, la convention relative aux droits de l’enfant et ses deux protocoles facultatifs, etc.

Il faut rappeler que la Comade compte 106 organisations et dispose de six bureaux régionaux et le bureau national qui siège à Bamako.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Partenariat ASSEP&#45;CNPM: les jalons posés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/partenariat-assep-cnpm-les-jalons-poses-3035325.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Sep 2023 01:05:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le jeudi 31 août 2023, le Président de l'Association des Éditeurs de Presse Privée ASSEP, Boubacar YALKOUE, à la tête d'une délégation, a rencontré le Président du CNPM, M. Mossadeck BALLY.</em></strong>

L'objectif de ladite rencontre était de présenter le nouveau Bureau de l’ASSEP et explorer les pistes de collaboration entre les deux organisations.
<ol>
 	<li>YALKOUE a fait une présentation succincte de son association, qui est composée de 235 éditeurs de journaux privés, avec un Bureau de 17 membres. Il a ensuite évoqué les difficultés du secteur de la presse au Mali, notamment la pression fiscale, l'impression des journaux et le renforcement de capacités des membres.</li>
</ol>
Pour remédier à ces problèmes, le tout nouveau bureau légal et légitime est dans un processus d’élaboration d’un plan d’action dont la mise en œuvre permettra de prendre en compte ces préoccupations. C'est pour toutes ces raisons que le Président YALKOUÉ a sollicité et obtenu l’accompagnement du CNPM dans le cadre d'un partenariat au bénéfice de tous.

Le Président Mossadeck BALLY a présenté la mission du CNPM, dont la principale vise à faire du plaidoyer auprès des décideurs pour l’amélioration du climat des affaires. Il a également évoqué les principaux axes de travail du CNPM, notamment, la formation des ressources humaines, le développement de l’énergie, l’accès aux entreprises au financement, le développement des infrastructures de désenclavement et la fiscalité.  Il a rassuré le bureau du soutien et de l'accompagnement du CNPM.

<strong>Le Secrétariat Général</strong>

xxx

<strong>Commissariat à la sécurité alimentaire : des projets fructueux avec la nouvelle équipe de l'ASSEP</strong>

Une délégation de l'ASSEP conduite par son président, Boubacar Yalkoué, a été reçue, le jeudi 31 août, au Commissariat à la Sécurité alimentaire par le ministre commissaire à la sécurité alimentaire, Radouane Ag Mohamed Ali.  Il était accompagné par Yaya Guindo, chef de département prévention et gestion des crises alimentaires nutritionnelles résilience et réhabilitation.

L'objectif de la rencontre était non seulement de présenter les membres du nouveau bureau de l'ASSEP mais aussi d'éclairer la lanterne du Ministre Commissaire à la sécurité alimentaire sur la situation qui prévaut au sein de l’association.

"Le groupe qui est passé ici est en train de travailler dans l'illégalité", a insisté Boubacar Yalkoué, président de l'ASSEP. C'est ainsi qu'il est revenu sur le processus ayant conduit à la mise en place du bureau qu'il dirige, depuis le 29 juillet. Il a pour cela remis toute la documentation au ministre Commissaire à la sécurité alimentaire.

Tout en rappelant que le bureau qu'il dirige est dans une dynamique de refondation de la presse, Boubacar Yalkoué a indiqué que l'ASSEP est disposée pour le partenariat avec le Commissariat à la Sécurité alimentaire. "Nous sommes prêts à vous accompagner afin d'apporter de la visibilité dans votre travail" a poursuivi le président Yalkoué.

En retour, le ministre commissaire à la sécurité alimentation Radouane Ag Mohamed Ali, tout en félicitant les membres du nouveau bureau, s'est dit prêt à travailler avec la nouvelle équipe de l’ASSEP. Attaché à la légalité, il dit ne pas avoir de problème à travailler avec le nouveau bureau. "Pour nous, il n'y a aucun problème. On va rester avec vous" a-t-il déclaré.

Avant de prendre congé de ses hôtes, le ministre commissaire à la sécurité alimentaire a affirmé sa disponibilité à mettre en place un cadre de dialogue avec la nouvelle équipe de l'ASSEP afin de rendre compte de ce que le commissariat fait sur le terrain. La séance de photo a mis fin à la rencontre.

<strong>Le Secrétaire à l'information et à la Communication</strong>

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après l’échec de ses missions militaires au Sahel :   L’UE opte pour une nouvelle aventure sécuritaire dans les pays du golfe de Guinée</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/apres-lechec-de-ses-missions-militaires-au-sahel-lue-opte-pour-une-nouvelle-aventure-securitaire-dans-les-pays-du-golfe-de-guinee-3034998.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Sep 2023 13:34:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’annonce a été faite récemment. L’Union européenne prévoit une nouvelle mission sécuritaire dans le Golfe de Guinée. Cette mission, qui vise à prévenir l’instabilité déclenchée par les groupes terroristes au Sahel, pourrait voir le jour dès le mois de novembre prochain. Une aventure sécuritaire très hasardeuse au regard de l’effet contraire produit au Mali et au Niger.</em></strong>

Les États membres de l'Union européenne (UE) ont convenu de lancer une mission dans le golfe de Guinée, en Afrique de l'Ouest. Cette mission sera composée de policiers et de soldats déployés au Ghana, au Togo, au Bénin et en Côte d'Ivoire.

Selon de nombreux médias qui citent des responsables de l’UE, elle aura pour objectif de former et de conseiller les forces de sécurité locales, d'aider à préparer les opérations antiterroristes, de fournir un soutien technique et de mettre en œuvre des mesures de confiance dans le secteur de la sécurité.

La mission doit être lancée après l'approbation formelle des ministres des Affaires étrangères de l'UE lors d'une réunion prévue en octobre à Luxembourg. La raison derrière la mission prévue est la crainte de l'UE que les groupes terroristes ne puissent « étendre leurs activités en Afrique de l'Ouest depuis la zone du Sahel vers les pays côtiers du sud du golfe de Guinée, conduisant à une instabilité encore plus répandue dans la région », selon certains diplomates.

Les activités de ces groupes liés à « l’État islamique » et à Al-Qaida ont secoué des pays comme le Mali, le Niger et le Burkina Faso, ces dernières années. L’UE veut également contrer l’influence russe dans la région, qui s’est étendue grâce aux mercenaires de Wagner soupçonnés d’avoir soutenu des régimes militaires au Sahel.

Ainsi, l’Europe cherche toujours à endiguer la vague d’instabilité. Toutefois, la situation s’est davantage compliquée au Sahel après que le Mali a dénoncé des accords de défense poussant vers la sortie plusieurs partenaires traditionnels occidentaux en matière de sécurité. Le Burkina en a également fait de même. D’aucuns n’excluent pas que le Niger– au cas où le putsch du 26 juillet dernier arrive à être consommé– emboîte le pas au Mali et au Burkina Faso.

Rappelons que le Bénin et le Ghana avaient déjà officiellement invité l'UE à déployer la mission sur leur territoire. Celle-ci intervient alors que plusieurs pays du Sahel anciennement liés par des partenariats sécuritaires avec les Occidentaux sont tombés sous des gouvernements militaires à la suite de coups d'État.

Le dernier en date c’est bien sûr le Niger dont le coup d’Etat est survenu depuis le 26 juillet. Avant le Niger, il y a eu le Mali et le Burkina Faso. La chute du Niger sous le contrôle de la junte est particulièrement préoccupante dans la mesure où ce pays était un allié clé des puissances occidentales opérant dans toute la région.

À l’instar du Mali qui avait accueilli une opération de l’UE dénommée Takuba, le Niger, depuis mars 2020 à la faveur de la présence militaire française, aussi accueillait sur son sol des troupes françaises, allemandes, américaines et italiennes notamment.

D’ailleurs, en raison des tensions avec le Mali obligeant ces forces à se redéployer ailleurs, le Conseil de l’UE avait lancé en décembre 2022 une mission de partenariat militaire au Niger (EUMPM Niger) dans le cadre de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) afin de soutenir le pays dans sa lutte contre les groupes armés terroristes et renforcer la capacité de ses forces armées à contenir la menace, à protéger la population du pays et à garantir un environnement sûr et sécurisé dans le respect du droit relatif aux droits de l'homme et du droit international humanitaire.

<strong>L’UE n’a pas appris de ses erreurs</strong>

L'EUMPM Niger avait pour objectif de soutenir en particulier la création du Centre de formation des techniciens des forces armées, fournira, sur demande, des conseils et une formation spécialisée aux spécialistes des forces armées nigériennes et soutiendra la création d'un nouveau bataillon chargé de la communication et de l'appui au commandement. Le commandant de la mission en la personne du vice-amiral Hervé Bléjean, directeur de la capacité militaire de planification et de conduite (MPCC), avait même été désigné.

Cette situation prouve à suffisance qu’à l’approche tout militaire même si elle a été quelque peu soutenue par des initiatives de développement, adoptée par l’EU, n’a pas été du tout payante. Pire, beaucoup ont l’impression qu’elle a rendu nos forces moins impliquées et moins responsables alors qu’elles devaient être en première ligne.

C’est en partie ce qui explique les échecs de ces missions de l’UE. Apparemment, celle-ci n’apprend pas de ses erreurs puisqu’elle envisage de reconduire la même formule qui n’a pas marché au Sahel dans les pays du Golfe de Guinée dont certains sont déjà frappés par la menace terroriste.

Avec cette méthode que l’UE envisage d’exporter, il faut craindre que la contagion des coups d’Etat ne se propage dans ces pays qui ont également des fragilités. À force de se substituer à nos forces, celles-ci pourraient orienter leurs efforts dans la conquête du pouvoir comme c’est le cas actuellement au Sahel au détriment des acteurs politiques dont une bonne partie de l’opinion publique commence à désavouer en les accusant de tous les péchés d’Israël

&nbsp;

<strong>Cheick B. CISSE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Canam : ouverture de la première revue de direction du Système de Management Qualité (SMQ)</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/canam-ouverture-de-la-premiere-revue-de-direction-du-systeme-de-management-qualite-smq-3034993.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Sep 2023 12:55:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Caisse nationale d'Assurance Maladie (Canam) accorde une grande importance à la démarche qualité de son Système de Management Qualité (SMQ), comme en témoigne l’ouverture, ce lundi 28 août 2023 à MAEVA Palace, de la première revue de direction.</em></strong>

Cette revue de direction ne se limite pas à une simple formalité, mais elle revêt une importance cruciale dans le processus d'évaluation et d'amélioration continue de l'organisation.

Le Directeur général de la Canam, Médecin Général de Brigade Boubacar Dembélé, a souligné dans son allocution d’ouverture que cette revue est un moment de bilan collectif où les avancées, les succès, les défis et les opportunités d'amélioration sont passés en revue.

Il a mis en avant l'objectif majeur de cette revue qui est de réaliser une évaluation globale de la démarche qualité mise en place et mesurer son impact réel. Cela implique de vérifier si les efforts déployés sont alignés sur les objectifs fixés et si les résultats obtenus sont en adéquation avec les attentes des assurés et des partenaires.

Il faut rappeler que la Canam a entrepris des actions visant à renforcer son système de management qualité au cours des deux dernières années, dans le but d'atteindre une amélioration continue.

Cette revue de direction, qui se tient durant deux jours, constitue donc une opportunité de vérifier si le système actuel est toujours approprié et s'il peut s'adapter efficacement aux évolutions et aux besoins changeants.

Il est également clairement énoncé que le succès de la Canam est mesuré par la satisfaction totale de ses assurés. Ces derniers sont placés au cœur du projet, et l'organisation s'engage à constamment dépasser leurs attentes.

Cette perspective met en évidence l'importance de la relation avec les assurés et l'accent mis sur la qualité des services fournis pour garantir leur satisfaction. La revue de direction du Système de Management Qualité de la Canam représente un moment clé où la Canam évalue ses progrès, identifie les opportunités d'amélioration et mesure l'impact de son système de management qualité sur la satisfaction des assurés et des partenaires.

Cela démontre l'engagement de la Canam envers l'excellence opérationnelle et l'amélioration continue de ses services au bénéfice de ses assurés et de tous ses partenaires.

<strong>SERCOM/CANAM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouveau code minier, parlons&#45;en !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/nouveau-code-minier-parlons-en-3034989.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Sep 2023 12:52:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'important ce n'est pas d'applaudir qu'un nouveau Code minier soit voté mais de chercher à savoir en quoi ce Code est-il meilleur aux autres qui l'ont précédé ? Est-ce que ce Code fera briller l'or malien pour le Mali mieux que ses prédécesseurs ?</em></strong>

L'abondance des ressources minières est une bénédiction divine mais cette abondance crée des conditions propices à la corruption et aux gaspillages. Par exemple, dans un environnement de faible gouvernance administrative et institutionnelle, l'attribution de licence et la négociation de contrats peuvent donner lieu à la capture de bénéfices privés au détriment des meilleurs opérateurs et des meilleurs "deals" pour le pays.

Ce sont ces pratiques qui causent un effet négatif sur la croissance et non pas les ressources minières en tant que telles. Ainsi, un accroissement de revenus liés au secteur minier extractif pourrait se traduire non par des investissements publics ou privés mais par une appropriation frauduleuse de ces revenus. L'Etat central qui a été le bénéficiaire principal des revenus du secteur minier n'a pas réussi à les transformer en des actifs socio-économiques durables pour la majorité de la population.

Tout se passe comme si c'est un État dans l'État qui gère le secteur minier malien indépendamment de tout contrôle public et qui expliquerait en partie l'instabilité politico-institutionnelle se traduisant par la fréquence des coups d’État dans notre pays depuis l'indépendance en 1960.

<strong>1- CODE MINIER DE 1963</strong>

Après la proclamation de notre accession à la souveraineté internationale le 22 Septembre 1960, le Président Modibo Keita s’installe à Koulouba et instaure un régime socialiste. Ce Code minier est le premier code du Mali indépendant et il est basé essentiellement sur les sociétés et entreprises d'Etat.

Monopole de l’Etat malien sur la gestion des ressources minières avec interdiction d’investissement privé. Création de la Société Nationale de Recherche et d’Exploitation Minière (SONAREM). De 1963 à 1969, les travaux de la SONAREM ont abouti à de nombreuses découvertes telles que, entre autres, les phosphates de Bourem, l’or de Médinandi et de Kalana, les calcaires de Diamou, le fer de Balé etc.

<strong>2- CODE MINIER DE 1970</strong>

Le Mali enregistre son premier coup d’Etat le 19 novembre 1968 perpétré par les militaires du CMLN dirigé par Moussa Traoré, un jeune Lieutenant de l’armée malienne, âgé de 32 ans. Ce Code minier est le premier code qui a consacré l'entrée de notre pays dans l'économie libérale.

Libéralisation partielle du secteur minier malien. Acquisition d’actions minoritaires du secteur privé national ou international. Création de la DNGM (Direction Nationale de la Géologie et des Mines).

La DNGM devint l’organisme officiel chargé de promouvoir la recherche, l’exploitation et la transformation des ressources du sous-sol et l'activité de la SONAREM fut presque exclusivement orientée vers la recherche de l’or.

<strong>3- CODE MINIER DE 1991</strong>

Ce Code minier est celui qui a coïncidé avec l’avènement de la démocratie et du multipartisme intégral au Mali en la faveur des évènements douloureux de Mars 91 avec la chute du régime autocratique du Général Moussa Traoré. Ce Code a favorisé le partenariat de l'Etat avec des sociétés privées enregistrées dans les bourses internationales.

Libéralisation effective du secteur minier malien avec un appui de l’IDA (Banque mondiale) ; amélioration des conditions fiscales, économiques et douanières ; limitation de la participation gratuite de l’Etat malien à 10% avec une participation numéraire facultative de 10%.

<strong>4- CODE MINIER DE 1999-2012</strong>

Le Général Amadou Toumani Touré, Président de la République, a été renversé par un coup d’État le 22 Mars 2012. Un régime de transition dirigé par le Professeur Dioncounda Traoré a été mis en place dont le pouvoir est contrôlé par le Capitaine Amadou Haya Sanogo. Ce Code minier consacre le renforcement des obligations environnementales et sociales (Obligations de développement communautaire).

<strong>5- CODE MINIER DE 2019</strong>

Le Président Ibrahim Boubacar Keita a été réélu en 2018 après son élection de 2013 à la tête de l’État malien. Ce Code minier consacre la prise en compte du contenu local : renforcement des obligations environnementales ; réduction de certaines exonérations fiscales.

<strong>6- CODE MINIER DE 2023</strong>

Après le double coup d’État d’août 2020 contre le Président Ibrahim Boubacar Keita et celui de Mai 2021 contre le Colonel Ba N'Daw, le Colonel Assimi Goïta et ses camarades militaires de l’ex-CNSP s'installent à Koulouba et s’engagent dans un vaste projet de réformes institutionnelles et administratives. À quelle fin ? L'Histoire nous le dira un jour.

Le Mali a été doté d’une nouvelle Constitution et d’un nouveau Code minier. Dans ce code, le privé malien a la possibilité d'acheter 5% de participation. La participation gratuite de l’Etat malien est toujours limitée à 10% avec une participation numéraire facultative de 20%.

<strong>Sambou SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la commune rurale de Liberté Dembaya :  Plus de 5, 95 millions de Fcfa d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/gestion-de-la-commune-rurale-de-liberte-dembaya-plus-de-5-95-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-3034976.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Sep 2023 12:46:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification financière a pour objet, la gestion de la Commune rurale de Liberté Dembaya, au titre des exercices 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de ladite Commune. </em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l’état civil et la comptabilité-matières.

La Commune rurale de Liberté Dembaya, à l’instar des autres Communes du Mali, a été créée par la Loi n° 96-059 du 04 novembre 1996 portant création des communes en République du Mali. Sa superficie totale est estimée à 268,5 km².

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Plusieurs irrégularités administratives ont été décelées par l’équipe de vérification. Pour y remédier, la mission de vérification a recommandé au Préfet du Cercle de Kayes de procéder à l’inspection périodique de la Commune rurale de Liberté Dembaya, au Trésorier Payeur de Kayes de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes.

Au Maire de la Commune rurale de Liberté Dembaya de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes ; de fixer les attributions spécifiques des adjoints par arrêté, de faire désigner les Présidents des commissions conformément aux textes en vigueur ; de faire adopter une délibération d’institution de la régie de recettes et prendre un arrêté pour sa création, de veiller à la tenue des documents administratifs obligatoires, de solliciter des autorités compétentes, la nomination du comptable-matières conformément aux textes en vigueur, de respecter les procédures de gestion des fonds ADARS et des cantines scolaires, d’informer les soumissionnaires non retenus, de cesser de délibérer et de délivrer des permis d’occuper sur des parcelles issues de lotissements non autorisés.

Au Secrétaire général de tenir l’ensemble des documents administratifs obligatoires et de mettre à jour le registre des délibérations. Aux Régisseurs de recettes et de dépenses de prêter serment conformément aux textes en vigueur, enfin au Régisseur de recettes de constituer son cautionnement.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le Vérificateur général a transmis et dénoncé des faits au Président de la Section des comptes de la Cour suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier relativement : au paiement de travaux non exécutés pour un montant de 2 152 500 Fcfa,  au non-recouvrement de loyers de magasins pour un montant de 2 260 000 Fcfa, au non-recouvrement des recettes issues des tickets de sortie de véhicules de transport pour un montant de 275 000 Fcfa, au non-recouvrement de taxes des stations pour un montant de 810 000 Fcfa.

Il a aussi transmis au Directeur général des Impôts le non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 455 007 Fcfa.

<strong>CCOM/BVG </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Partenariat BMS&#45;ASSEP : un accord de principe validé</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/partenariat-bms-assep-un-accord-de-principe-valide-3034994.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Sep 2023 00:53:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une délégation du bureau de l'ASSEP, composée du Président, Boubacar Yalkoué et du trésorier général, Albadia Dicko, a été reçue, ce jeudi 24 août dans la matinée, à la Direction générale de la Banque Malienne de Solidarité par le directeur général adjoint Gaoussou Barry, accompagné du Directeur des relations publiques, le responsable Pôle support et le chargé à la communication M. KANTE.

L'objectif de la rencontre était d’expliquer les nouvelles directives du bureau de l’ASSEP et explorer les pistes pour un éventuel partenariat. Le président Boubacar Yalkoué a salué la promptitude avec laquelle la direction de la BMS a répondu à la correspondance de l'ASSEP.

« Cela dénote l'intérêt que la BMS accorde à la presse écrite » a-t-il souligné avant d'expliquer la vision et l'ambition de la nouvelle équipe de l'ASSEP. Boubacar Yalkoué a aussi mis en exergue la capacité communicationnelle de l'ASSEP et ce qu'elle peut apporter à la BMS.

En retour le DGA et son équipe se sont réjouis de la démarche entreprise par le nouveau bureau de l'ASSEP. « <em>Nous avons besoin que nos actions soient soutenues par une communication appropriée et pour ce faire nous sommes prêts à vous accompagner »</em> a assuré le DGA BARRY.

<strong>Le Bureau</strong>

<strong>..................</strong>

<strong>ASSEP : La légitimité du nouveau bureau saluée par le DG de l’Ecole de journalisme</strong>

Poursuivant ses prises de contacts avec les partenaires, une délégation du bureau de l’Association des Editeurs de Presse Privée (ASSEP) dirigée par Boubacar Yalkoué a été reçue à l’Ecole Supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC), le jeudi 24 août 2023.

Souhaitant la bienvenue à ses visiteurs du jour, le Directeur Général, Dr. Aboubacar Abdoulwahidou MAIGA, assisté du Secrétaire général de l’école, s’est réjoui de la démarche du bureau de l’ASSEP dont il dit reconnaitre la légitimité.  « Vous avez la légitimité certes, mais la situation qui prévaut au sein de l’association est dommageable et constitue un grand gâchis pour la presse », a-t-il indiqué.

Selon lui, cela intervient dans un contexte où le pays traverse une période critique et charnière qui constitue généralement une menace pour les libertés publiques et individuelles.

Le Directeur MAIGA pense que la situation actuelle ne profite guère à la presse privée, car pour lui, celle publique ne fait pas du journalisme. Dans une posture de médiateur, il préconise de trouver un consensus à l’interne, si cela est encore possible pour sauver l’essentiel.

En cela, il a évoqué tout le dilemme que traverse l’ESJSC à cause de cette supposée crise. Et pour cause, l’ASSEP est membre du Conseil d’administration, selon les textes fondateurs de l’école, représentée par le nommé Ousmane DAO. « Actuellement, l’arrêté de nomination des nouveaux membres est bloqué à cause de la prétendue crise au sein de l’ASSEP », a-t-il déploré. Réaffirmant sa disponibilité pour l’unification de la faîtière tout en espérant que la situation actuelle soit une virgule dans la vie de l’association.

À sa suite, le président de l’ASSEP, Boubacar Yalkoué, a remercié le Directeur pour la qualité de l’accueil avant de lui narrer dans les détails les événements qui ont prévalu à l’avènement du bureau actuel.

Le président Yalkoué a surpris son interlocuteur avec des informations capitales qui ont fondé son opinion sur les réelles motivations de la déchéance du bureau de Ousmane Dao, notamment son statut d’enseignant caché jusqu’alors. Et aussi, la dissimulation des contenus des conventions signées au nom de l’ASSEP y compris celle avec l’école de journalisme.

Il a aussi décliné les grandes lignes de la vision de son bureau pour la refondation de la presse écrite malienne. Les deux parties se sont quittées avec la promesse de maintenir un contact pour se retrouver très bientôt.

<strong>Le Secrétaire aux relations extérieures</strong>

<strong>Harber Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À la découverte des sites touristiques de Bamako et ses environs</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/a-la-decouverte-des-sites-touristiques-de-bamako-et-ses-environs-3034988.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Sep 2023 00:41:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la 2<sup>e</sup> édition de Bamako City Tour, qui s'étend sur 3 mois, une visite spéciale a été organisée à l'intention des hommes de médias. C’était le samedi 26 août.</em></strong>

Bamako City Tour est une initiative du ministère de l'Artisanat, de la Culture et de l'Industrie hôtelière du Mali, pilotée par l'Agence de promotion touristique du Mali (APTM), qui a vu le jour courant 2022. Son objectif principal est de faire découvrir au grand public les différents sites touristiques et culturels de Bamako et ses  environs.

Selon le chef de division Parcs publics et monuments à la direction nationale du patrimoine culturel, Daouda Koné, cette visite spéciale, organisée pour les journalistes, consiste à permettre aux hommes de médias de mieux connaître les sites touristiques et culturels de Bamako et de ses environs, collecter des informations sur ces sites pour mieux informer le grand public sur ces sites et leur importance.

Après notre départ du Musée national, nous nous sommes rendus d'abord sur le site du "Monument aux Héros de l'armée noire ». Érigé sur la place de la liberté en plein cœur de Bamako, le monument aux Héros de l'armée noire, contrairement à l'interprétation populaire qui le dédie improprement aux soldats de Samory Touré, est un hommage rendu aux Africains qui ont combattu aux côtés des troupes françaises pendant la première guerre mondiale. Ce monument inauguré en janvier 1924, après la fin de la première guerre mondiale, est une œuvre de Paul Moreau Vauthier.

Après cette première étape où nous avons été très bien édifiés par Daouda Koné, nous sommes rendus ensuite au parc des Sofas de Samory Touré situé à Dogodouma derrière Lafiabougou. Le parc des Sofas, qui fut le champ de bataille entre les troupes françaises et celles de Samory Touré, s'étend sur 30 hectares et abrite les tombes des guerriers de Samory Touré et une statue construite en leur honneur.

Selon le chef de division Parcs Publics et Monuments, Daouda Koné, c'est sur ce site, situé entre les deux montagnes au bord de la rivière «Woyowayako» qui fait 198 kilomètres de long, que les guerriers de Samory Touré appelés «Sofas» ont campé dans le but de déloger les colons qui s'étaient déjà bien installés au centre de Bamako.

La bataille entre les 3000 sofas de Samory commandés par "Kémé Bourama" et les troupes françaises a commencé le 1<sup>er</sup> avril 1883 pour se terminer le 12 avril 1883. À en croire l'historien et l'archéologue, la première bataille qui s'est déroulée entre le 1er et le 2 avril 1883 s'est soldée par la défaite de la troupe française qui a, après, demandé du renfort et a déployé des armes sophistiquées pour avoir la victoire.

Cette visite, très riche en matière d'informations, a enregistré, en plus de Daouda Koné, la présence du Directeur de l'APTM, Monsieur Sidy Keita.

<strong> Fadiala N. Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sahel : enquête sur l’armement des djihadistes...</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/sahel-enquete-sur-larmement-des-djihadistes-3032785.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Aug 2023 15:03:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Mardi 10 décembre 2019. En fin d’après-midi, près de 500 hommes à motos et à bord de pick-up se dirigent vers la frontière nigéro-malienne, dans la région de Tillabéry. Un carnage se prépare. Mais les soldats nigériens qui occupent le camp avancé d’Inates ne le savent pas encore. Suivant une stratégie bien ficelée, les assaillants visent d’abord le centre de transmission de la garnison et le mettent hors de service. Place aux tirs d’artillerie pour pilonner le camp.  </em></strong>

<em> </em>Selon nos informations, les djihadistes ont fait usage d’une lance grenade saisie à l’armée nigérienne lors de l’embuscade de Baley Béri du 14 mai 2019 (27 militaires tués, six blessés et deux véhicules calcinés). Lorsque les stocks de munitions et de carburant ont explosé, entraînant la mort de certains soldats, ils passent à la vitesse supérieure. Un véhicule kamikaze est envoyé pour ouvrir la voie aux fantassins qui attaqueront avec des mitrailleuses légères et des fusils d’assaut. Les combats sont ainsi partis pour durer au moins trois tours d’horloge.

L’armée nigérienne perd 71 membres dans cet assaut d’envergure revendiqué le 10 janvier par l’Organisation État Islamique qui l’attribue à sa province en Afrique occidentale. Cette attaque d’une rare violence a combiné des tirs d’artillerie, l’emploi de véhicules kamikazes et des centaines d’armes légères. C’est le type d’armes auquel ont recours les groupes armés opérant dans le Sahel.

<strong>Les types d’armes utilisés par les djihadistes</strong>

« Concernant les armes légères d’infanterie (ALI), c’est en général un arsenal assez basique », place d’emblée Franz Najean, coordinateur régional de la sécurité d’une grande organisation humanitaire qui suit de près les groupes djihadistes. « On retrouve le triptyque classique des groupes insurrectionnels depuis des décennies, soit les fusils d’assaut de la famille AK (Kalashnikov), la mitrailleuse légère et le lance-roquette portatif RPG-7 et leurs dérivés. On peut aussi observer des mitrailleuses lourdes de calibre 12.7 mm (souvent DShk ou NSV), qu’on peut facilement monter à l’arrière de pickup pour en faire des véhicules militarisés surnommés les technicals », ajoute-t-il.

Le rapport 2017 de Small Arms Survay sur la circulation des armes légères, souligne que la « majorité des armes illicites qui circulent parmi les groupes armés des zones touchées par un conflit sont des fusils de type militaire et des systèmes d’armement légers souvent fabriqués il y a plusieurs décennies ».

Citant une analyse des données sur les armes illicites rassemblées parmi les différents groupes d’experts de l’Onu chargés de la surveillance des sanctions en Afrique, l’organisation spécialisée sur les recherches sur les armes indique que ces « armes sont constituées pour la majorité de fusils militaires (plus de 60%, mais aussi d’armes de poing (21%), de fusils de chasse (11%) et d’armes factices (4%).

« Concernant les tirs indirects, les groupes sont susceptibles d’utiliser des moyens d’artillerie légère, comme les mortiers légers (60 mm, 82 mm), voire lourds (120 mm), comme c’est le cas de l’État Islamique dans le bassin du lac Tchad. S’ils en disposent, les groupes peuvent parfois aussi utiliser des roquettes de 107 mm ou 122 mm. Souvent, comme les combattants n’ont pas forcément de lanceurs adaptés, ces projectiles sont tirés à partir d’affûts artisanaux », explique-t-il.

Selon notre interlocuteur, « sans être très sophistiquées, ces armes, pour beaucoup d’origine russe ou chinoise, sont efficaces, robustes et adaptées aux conditions difficiles dans lesquelles ces groupes opèrent ». « Elles correspondent aussi à leur mode d’action tactique de guérilla », argumente Franz Najean.

Les djihadistes ont aussi intégré l’usage de véhicules piégés dans leur mode d’action depuis quelques années. Aussi bien le GSIM que l’ex-EIGS font recours à cette « arme » redoutable pour ouvrir la voie aux fantassins.

Pour Dakaractu, le Directeur de Jihad Analytics a répertorié le type et le nombre d’armes dans les 1370 attaques revendiquées par l’État Islamique en Afrique occidentale d’avril 2016 à septembre 2021. L’organisation djihadiste a fourni le type d’armes pour 550 attaques.

Dans ce décompte tiré des revendications de l’hebdomadaire de l’EI, « al Naba », les fusils d’assaut et les mitrailleuses occupent un pan important de l’armement utilisé par la PEIAO. Les engins explosifs improvisés (IED) ont aussi une place non négligeable alors que le reste du matériel est constitué de mortiers, de roquettes, de véhicules suicides, de gilets explosifs et enfin de couteaux.

&nbsp;

<a href="http://www.Dakaractu.com"><strong>www.Dakaractu.com</strong></a>

<strong>Abdou Khadir CISSE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;humilité et la sagesse dans la pratique médicale</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/lhumilite-et-la-sagesse-dans-la-pratique-medicale-3032778.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Aug 2023 14:57:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'humilité et la sagesse sont des vertus de la vie. Ce sont des valeurs qui ont toujours été louées depuis la nuit des temps. L'humilité nous permet d'apprendre et de grandir. La sagesse nous permet de prendre des décisions réfléchies, judicieuses.</em></strong>

L'exercice de la Médecine est un long chemin d'apprentissage de l'humilité et de la sagesse. Ce sont des qualités qui doivent être interconnectées. La Médecine est une relation humaine entre un médecin et son patient. Le médecin rencontre le visage du patient et se sent concerné par sa souffrance, adopte une démarche de bienveillance envers cette personne malade.

Depuis Hippocrate, le médecin sait qu'il va guérir parfois, soulager souvent mais doit toujours consoler. Ce qui demande une humilité et une sagesse dans la pratique médicale. Du haut de sa position de médecin, il doit être humble, il doit humaniser les relations.

Cette humilité doit l'amener à être ouvert à l'apprentissage et à se dire qu'il y a toujours quelque chose à apprendre. Recourir à l'expertise du plus expérimenté s'il le faut dans les soins pour l'intérêt du patient. Une telle attitude élargit son horizon.

Parlant de sagesse, il faut savoir que l'exercice de la médecine est personnel et dans la mesure où la responsabilité du médecin est engagée, il doit faire preuve de sagesse médicale. C'est une forme d'intelligence qui convient à l'action morale. C'est un ingrédient essentiel dans le succès professionnel.

Il y a un impératif éthique en Médecine. Une écoute attentive de ce que nos Maîtres nous ont enseigné, une auto-critique permettent de mettre en avant notre humanisme et d'évoluer dans une sagesse médicale individuelle et collective. Nous avons un devoir d'humanité qui nous oblige à adapter nos connaissances scientifiques au malade, qui se confie à nous dans son désespoir.

Le médecin doit tenter de comprendre et d'apporter des réponses adéquates. La Médecine est une véritable conviction, une communication entre deux personnes dans une situation dissymétrique en apparence, l'une en souffrance qui vient vers l'autre pour ses compétences, qui doit être dans une attitude disponible, accueillante, compréhensible. Exercer la Médecine, c'est avoir une capacité d'intuition novatrice.

L'humilité et la sagesse dans les soins permettent de construire une relation plus humaine. Elles permettent le respect mutuel, une progression, une persévérance et une meilleure connaissance de soi-même en tant que médecin et en tant qu’Homme. La médecine c'est l'humilité, c'est la sagesse !

<strong>Pr. Charlemagne Ouédraogo/Gynécologue-Obstétricien</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>4 des 6 évadées Nigérianes de la prison de Bollé arrêtées à Kéniéba</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/4-des-6-evadees-nigerianes-de-la-prison-de-bolle-arretees-a-kenieba-3032784.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Aug 2023 14:56:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Quatre des six Nigérianes de cette évasion spectaculaire des geôles de Bollé à Bamako ont été arrêtées. Leur cavale n'aura finalement duré que 24 h, pour une distance parcourue de 430 km. Quatre des six évadées de la prison pour femmes de Bollé ont été appréhendées dans un bar à Kéniéba par les forces de sécurité. Ces six dames de nationalité nigériane avaient réussi à s’échapper de la prison dans la nuit du 10 au 11 août dans des conditions non encore élucidées.

xxx

<strong>Insécurité : l’armée annonce la neutralisation de 24 terroristes</strong>

Dans un bilan revu à la hausse publié le samedi 12 août, l’armée annonce la neutralisation de 24 terroristes dans une attaque qu’elle a subie la veille vendredi. L’attaque a coûté la vie à six militaires maliens. Un premier bilan faisait état d’un mort et de quatre blessés dans les rangs des forces armées maliennes. « Les groupes armés terroristes dans leur débandade ont abandonné 24 corps, 18 AK47 (fusils d’assaut Kalachnikov) et 12 motos », détaille l’armée malienne dans un communiqué.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Déclaration du président de la coordination Kel Ansar et allies sur la situation qui prévaut à Ber</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/declaration-du-president-de-la-coordination-kel-ansar-et-allies-sur-la-situation-qui-prevaut-a-ber-3032776.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/declaration-du-president-de-la-coordination-kel-ansar-et-allies-sur-la-situation-qui-prevaut-a-ber-3032776.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Aug 2023 14:40:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C'est avec une profonde préoccupation que nous avons appris ce vendredi 11 août 2023 à travers des témoignages et des déclarations sur les réseaux sociaux, la montée de la tension entre les Forces Armées Maliennes (FAMA) et la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA) dans le cercle de Ber, Région de Tombouctou.

Il nous est revenu que la tension serait liée à une difficile et future cohabitation entre les FAMA et la CMA en prélude à la rétrocession du Camp Minusma de Ber. Si cela s'avère, nous alertons que la pire des choses qui puisse nous arriver en ces moments difficiles est l’ouverture des hostilités entre fils d'un même pays.

Les populations de Ber comme celles d’autres localités du pays, ont assez souffert de la crise que traverse notre pays depuis plus de 10 ans et il n'y a nul besoin de causer d'autres dommages aux populations qui sont des victimes collatérales d'une incompréhension entre fils d'un même pays.

Tant que nous ne nous engageons pas dans la recherche de la paix, nous ne pouvons que conduire notre pays vers l’incertitude et la misère. La priorité de l'heure doit consister pour les Maliens et maliennes à s'unir pour que toutes et tous ensemble, nous réussissons à bâtir un Mali de paix.

Nous invitons ainsi les groupes armés signataires de l'Accord d'Alger ainsi que nos autorités nationales à privilégier en toute circonstance, le dialogue, gage de règlement des différends. Nous invitons les plus hautes autorités du pays et toutes les bonnes volontés à jouer leur partition afin d'éviter à notre pays, une crise dont nous n'avons nullement besoin.

C’est le lieu de rappeler la devise de la CKA&amp;A « ENSEMBLE POUR LA PAIX, LA BONNE GOUVERNANCE, LE DEVELOPPEMENT LOCAL ET LA COHESION SOCIALE ENTRE TOUTES COMMUNAUTES », nous précisions bien, entre toutes les communautés. Cela exige de nous tous un appel aux parties de mettre les raisons au-dessus des passions.

Encore nous exhortons et proposons aux autorités à faire intervenir le génie malien par la participation et le plaidoyer des cadis, des chefs de village, des chefs de quartiers, des chefs de fractions, des imams et des cadres de tous bords au niveau local de toutes les circonscriptions du pays. Puisse Dieu favoriser l'entente entre les Maliens ! AMIN !

<strong>Bamako le 12 août 2023</strong>

<strong>Cissé OUMAR HAMAMA ANSARY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coup d&amp;apos;état au Niger :  Médiation au Niger : « La Cédéao joue sa crédibilité sur le continent africain »</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/coup-detat-au-niger-mediation-au-niger-la-cedeao-joue-sa-credibilite-sur-le-continent-africain-3032757.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Aug 2023 14:17:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une réunion des chefs d'état-major de la Cédéao prévue samedi 12 août à Accra au Ghana pour tenter de rétablir l’ordre constitutionnel au Niger a été repoussée sine die pour "des raisons techniques". Alors que la zone sahélienne rencontre un coup d'État supplémentaire, l’organisation des États ouest-africains semble jouer sa légitimité.</em></strong>

« <em>Il n'est plus temps pour nous d'envoyer des signaux d'alarme »</em>. À la sortie du sommet de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) du 30 juillet, provoqué par le putsch au Niger, Bola Tinubu, à la tête de l'institution, sait que l'heure n'est plus à l'hésitation.

Depuis le 26 juillet, date à laquelle l'armée nigérienne menée par le général Adbourahmane Tchiani a renversé le président Mohamed Bazoum, l'objectif de la Cédéao est clair : rétablir l’ordre constitutionnel au Niger et s’assurer que le chef de l’État nigérien élu en 2021 ne court aucun danger.

« L'un de nous est retenu en otage par sa garde présidentielle. Quelle calamité. [...] C'est une insulte pour chacun de nous. Nous devons agir fermement pour restaurer la démocratie », avait alors déclaré le chef d'État nigérian au lendemain du coup d'État au Niger.

Si une intervention militaire sur place était envisagée comme « <em>la dernière option »</em> par le bloc ouest-africain, c'est pourtant celle qui a été retenue. Jeudi 10 août, la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest ordonnait le déploiement d'une « force en attente » qui devrait intervenir « dans les plus brefs délais ».

La suite de l'opération devait être affinée ce samedi 12 août, au cours de la réunion des chefs d’état-major ouest-africains. Mais la réunion n’a jamais eu lieu, reportée officiellement en raison de « <em>problèmes techniques »</em>. L’intervention de la Cédéao au Niger est une option réelle. La Cédéao en a la capacité et elle en a l’expérience.

<strong>L'intervention militaire en suspens ?</strong>

Comment interpréter ce report alors que l'intervention semblait sur le point d'être lancée ? « <em>Il y a eu de la précipitation de la part de la Cédéao »</em>, reconnaît Ladji Ouattara, responsable de l'Observatoire du Sahel chez Thinking Africa. Selon lui, l'institution « <em>n'a pas pris la pleine mesure de la situat</em>ion » tant au Niger qu’au Sahel. « <em>On voit bien qu’il y a une modification du plan initial pour prendre en compte les annonces qui se sont succédé chaque jour »</em>, explique le chercheur.

Si la Cédéao a toujours affirmé privilégier la voie de la diplomatie, elle entendait explorer « <em>des meilleures options »</em> lors de cette réunion du 12 août avant d'activer sa « force en attente ». Si les capacités logistiques pour mener à bien cette intervention militaire au Niger sont connues, la Cédéao assure pour l’heure que cette décision serait prise uniquement « en dernier ressort ». À ce jour, le calendrier et les modalités de cette intervention ne sont pas connus.

« <em>Toute intervention par des moyens militaires en ce moment aggraverait la situation et transformerait la région en un espace explosif</em> », José Maria Neves, président du Cap-Vert.

D'autant plus que le projet ne fait pas l’unanimité au sein des pays membres de la Cédéao. Le Togo, la Sierra-Leone et le Liberia sont opposés à une intervention militaire au Niger. Le Cap-Vert est le dernier pays en date à avoir fait part de son opposition au projet, par la voix de son président José Maria Neves.

« Nous devons tous œuvrer pour le rétablissement de l'ordre constitutionnel au Niger, mais en aucun cas par une intervention militaire ou un conflit armé en ce moment, a-t-il déclaré vendredi 11 août. Nous devons mener des négociations intenses et, par la voie diplomatique, résoudre ces problèmes car toute intervention par des moyens militaires en ce moment aggraverait la situation et transformerait la région en un espace explosif ».

<em>« Avant d’être une force d’intervention, la Cédéao est une force de dissuasion »</em>, soulève Arthur Banga, docteur en histoire des relations internationales à l’université Houphouët-Boigny à Abidjan en Côte d’Ivoire. Selon l'expert, le projet d'intervention militaire reste toutefois « <em>une option réelle »</em>. « <em>La Cédéao en a la capacité et elle en a l’expérience »</em>, rappelle-t-il, indiquant qu’une force de maintien de la paix sous l’égide de la Cédéao a déjà mené des interventions en Sierra Leone au Liberia et en Gambie à la fin des années 1990.

<strong>En quoi consiste la force en attente de la Cédéao ?</strong>

Elle consiste en une force qui peut être mobilisée pour des raisons militaires ou sécuritaires. « <em>La Force en attente de la Cédéao (FAC) constitue une des cinq composantes de la Force africaine en attente (FAA) »</em>, rappelle le ministère français des affaires étrangères.

Créée à la fin des années 1990, cette force, baptisée ECOMOG, est devenue « <em>l’une des composantes de la force africaine en attente à l’échelle continentale »</em>. En clair, chaque pays membre de la Cédéao peut prélever sur ses propres troupes un effectif qui sera alors mobilisé au sein de cette force. En cas de feu vert de la Cédéao, les chefs d’état-major de chaque pays s’organisent et mettent en place des effectifs en fonction des besoins. Les militaires issus des pays membres sont appelés « <em>Casques blancs »</em>, ou « <em>soldats de la Cédéao »</em>.

La Cédéao peut aussi demander la caution de l'Union africaine ou un mandat de l’Onu avant de décider d’une intervention dans un pays africain, rappelle Arthur Banga. Depuis sa création, l’ECOMOG a été déployée au Liberia (ECOMOG 1990-1998; ECOMIL 2003), en Sierra Leone (ECOMOG II 1997-2000), en Guinée-Bissau (1998-1999) ainsi qu’en Côte d'Ivoire (ECOMICI 2003-2004).

<strong>“<em>La junte reste impassible aux demandes de la Cédéao</em>”</strong>

Jusqu'ici, le dialogue entre la Cédéao et les militaires nigériens semble cependant impossible. Quelques heures après l’annonce de la séquestration du président nigérien au sein du palais présidentiel par sa propre garde, la Cédéao appelait « <em>les auteurs de cet acte à libérer immédiatement et sans condition le Président de la République démocratiquement élu »</em>. Une demande qui est restée sans réponse. À ce jour, Mohamed Bazoum, son épouse et leur plus jeune fils sont toujours aux mains des militaires et ont un accès limité à leurs proches.

<strong>« <em>La Cédéao a été incapable d’anticiper les coups d’État</em> », Ladji Ouattara, directeur de l’Observatoire du Sahel</strong>

Malgré cette première exigence balayée par les putschistes, la Cédéao entend agir rapidement. Après avoir accordé un ultimatum d'une semaine aux militaires ayant pris le pouvoir à Niamey pour rétablir le président Mohamed Bazoum, l'option de l'intervention militaire a été mise sur la table. Là encore, le régime putschiste est resté de marbre face aux offres de négociations de la Cédéao. « La junte reste impassible aux demandes de la Cédéao », reconnait Arthur Banga.

<strong>Une crédibilité en question</strong>

Face à ce constat, que pèse la voix de l'institution sur le continent ? « Aujourd'hui, la Cédéao est en difficulté. Elle a été incapable d'anticiper les coups d’État », déplore Ladji Ouattara. « <em>La crédibilité de la Cédéao est totalement en jeu ces jours-ci. Elle est totalement engagée. Est discuté sa capacité à mettre fin aux coups d’État sur le continent mais aussi à faire entendre ses opinions et ses options à ses pays membres »</em>, analyse de son côté Arthur Banga. Un échec de la Cédéao signifierait que les coups d’État sont un moyen d'accession au pouvoir en Afrique de l’Ouest.

<strong>Pressions économiques… </strong>

Si l’intervention militaire a été au cœur des discussions, de lourdes pénalités économiques ont été infligées rapidement après le coup d’État par la Cédéao au Niger. « <em>Dès son premier sommet consacré à la question, des sanctions économiques parmi les plus dures et les plus sévères depuis ces dernières années ont été prises envers le Nig</em>er », rappelle ainsi Arthur Banga.

Ces sanctions ont eu des effets notables sur la population nigérienne peu de temps après leur entrée en vigueur.  « <em>Les sanctions ont déjà commencé à produire des effets. On le voit à Niamey. Il n'y a pas d'électricité et les prix de certains produits de base sont montés en flèche »</em>, a affirmé vendredi 4 août Kiari Liman-Tinguiri, ambassadeur à Washington du Niger. Selon lui, « <em>le prix du riz qui a augmenté de 40% en 48 heures »</em>.

Ces mesures punitives de la Cédéao avaient alors suscité la colère du régime putschiste à Niamey, empêchant la venue d’une délégation officielle de la Cédéao sur place, en début de semaine. « Le contexte actuel de colère et de révolte des populations suite aux sanctions imposées par la Cédéao ne permet pas d'accueillir ladite délégation dans la sérénité et la sécurité requises », indiquait une lettre du ministère nigérien des Affaires étrangères, adressée à la représentation de la Cédéao à Niamey.

<strong><em>« Aujourd'hui, la Cédéao est en difficulté à cause de ses choix impopulaires auprès de la population qui a une opinion défavorable de l'institution »</em></strong>, explique encore Ladji Ouattara.

À défaut des militaires au pouvoir, la Cédéao a tenté de se faire entendre auprès des chefs religieux communautaires. Le 2 août, une délégation comptait le sultan du royaume de Sokoto, Muhammadu Sa'adu Abubakar, dans ses rangs. « L'un des chefs religieux et les plus respectés du Nigéria » qui a « de très bonnes relations dans l’extrême nord du pays » décrivait la revue Africa Intelligence. Il a par ailleurs été appuyé par l'ancien président du Nigéria, le général Abdulsalami Abubakar.

<strong><em>« Au Niger comme au Nigeria, on a conservé une relation très forte avec la tradition religieuse</em></strong><strong> » Ladji Ouattara, directeur de l'Observatoire du Sahel</strong>

Samedi 12 août, c'était une autre délégation d'érudits musulmans qui se rendait à Niamey. Les chefs religieux de la délégation dirigée par le Sheikh Bala Lau, chef d'un mouvement islamique d'inspiration salafiste au Nigéria, ont été reçus par le Premier ministre fraîchement nommé, Ali Mahaman Lamine Zeine. Ils ont ensuite pu s’entretenir avec le chef du régime militaire, le général Abdourahamane Tiani.

« Au Niger comme au Nigéria, on a conservé une relation très forte avec la tradition religieuse. Le poids de la religion est vraiment très important. On sent par ailleurs que Bola Tinubu, le président du Nigéria, est clairement informé de la démarche de cette délégation », assure Ladji Ouattara. Une source proche de la délégation religieuse a bel et bien indiqué à l'AFP que cette « mission de médiation » avait été menée avec l'accord de l'intéressé.

Selon Ladji Ouattara, « la médiation entre les officiels religieux et les putschistes donne l'impression qu'on privilégie une approche plus traditionnelle et plus religieuse », s'opposant à une médiation extérieure, venant de l'Occident.

Quelques jours auparavant, le général Abdourahamane Tchiani et le général de brigade Moussa Salaou Barmou, nouveau chef d'état-major de l'armée, ont refusé de rencontrer Victoria Nuland, haute responsable de la diplomatie américaine.

<a href="http://www.information.tv5monde.com/">www.information.tv5monde.com</a>

<strong>Par Lauriane Nembrot</strong>]]> </content:encoded>
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<title>ASSEP &#45;Ministère de l&amp;apos;Education : Vision commune</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/assep-ministere-de-leducation-vision-commune-3032781.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Aug 2023 01:32:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre de l'Education nationale, Dr. Amadou Sy Savané, a reçu, le vendredi 11 août, le bureau de l'ASSEP, conduit par son président, Boubacar Yalkoué. Pour l'occasion, le ministre Sy était accompagné par le secrétaire général du département, Kinane Ag Gadeda, le chef de Cabinet, Kalidou Diombéra, et le chargé à la communication, Djibrilla Maïga.</strong>

Les échanges ont porté sur les préoccupations de l'heure, notamment le processus de refondation en cours, où chaque secteur doit jouer sa partition. Le président Boubacar Yalkoué, après avoir présenté les membres du bureau, a décliné la vision et les ambitions de son bureau. À savoir, prendre une part active à la refondation du pays avec des réformes encourageantes au sein du secteur de la presse.

Avant de clore son propos, il a exprimé sa disponibilité et celle de sa faîtière à nouer un réel partenariat avec le département de l'Education nationale.  En retour, le Ministre Sy Savané a salué la démarche des membres du bureau de l'ASSEP, tout en les félicitant pour la confiance placée en eux.

Séance tenante, le chef du département de l'Education a marqué sa disponibilité à établir un véritable partenariat avec l'ASSEP. Pour ce faire, il a instruit son cabinet de dégager des pistes de réflexion pour définir les axes de ce partenariat porteur pour toutes les deux parties.

Le Secrétaire général du département a remercié et apprécié la démarche du bureau en rappelant que c'est la toute première fois que son ministère reçoit une telle délégation au nom de la presse. Cette audience a pris fin par une photo de famille entre les membres de l'ASSEP et le ministre de l'Education nationale.

<strong>Abdrahamane SISSOKO/Le Secrétaire à l'Information et à la Communication </strong>

<strong> </strong>

…………………………………………………………………………………………………………………..

<strong>L'ASSEP au ministère de la Communication</strong>

Dans le cadre de leur série de rencontres, les membres du bureau de l'ASSEP, avec à leur tête, le président Boubacar Yalkoué, ont été reçus au ministère de la Communication par le Secrétaire général, Alkaidy Amar Touré, accompagné du Chef de cabinet, Mohamed Ag Albachar, de Mme Tiouta Traoré, conseillère technique, et Kadiatou Koné, chargée de Communication.

Les échanges ont porté sur la crise que traverse l'ASSEP, la situation de la délivrance de la carte de presse et l'adoption des nouveaux textes régissant la profession.

Concernant la crise que traverse l'ASSEP, le président Boubacar Yalkoué en a fait la genèse. Il a indiqué que le bureau qu'il dirige a été plébiscité par plus de 140 directeurs de publication à l'Assemblée générale, tenue, le samedi 29 juillet, à la Maison de la Presse.

Le président Yalkoué a aussi évoqué la plainte introduite par M. Dao et son bureau déchu auprès du Tribunal de grande instance de la Commune IV du district de Bamako. Pour terminer, le Président Yalkoué a réaffirmé toute sa détermination à aller au bout de la mission qui lui a été confiée par ses pairs.

En retour, le secrétaire général du ministère de la Communication a affirmé avoir pris bonne note des préoccupations soulevées par les membres du bureau de l'ASSEP. Concernant la crise, il a indiqué que le département fera tout son possible pour y mettre fin. D'après lui, l'ASSEP a un rôle important à jouer pour l'adoption de nouveaux textes régissant la profession.

En ce qui concerne la carte de presse, il a déclaré que des dispositions sont en train d'être prises pour la confection avec toute la rigueur requise. Pour terminer, le Secrétaire général a rassuré les membres du bureau, de la disponibilité et de l'accompagnement du département.

<strong>Le Secrétaire à l'Information et à la Communication/</strong>

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>

………………………………………………………………………………………………………..

<strong>Les membres du bureau de l'ASSEP reçus par le Haut Conseil des Collectivités territoriales</strong>

Dans le cadre de sa série de rencontres, le bureau de l'ASSEP, avec à sa tête le nouveau président, Boubacar Yalkoué, a été reçu le mercredi 09 Août 2023 par le Haut Conseil des Collectivités territoriales.

Il s’agissait pour le président Yalkoué et sa délégation de présenter le nouveau bureau mis en place le 29 Juillet 2023 et d'échanger avec les membres du Haut conseil des collectivités territoriales sur un possible partenariat gagnant-gagnant entre les deux parties.

Le Président Mamadou Satigui Sidibé, au nom des membres du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, a félicité M. Yalkoué et son équipe pour la confiance placée en eux par les Directeurs de publication.

Par ailleurs, il a salué la bonne tenue de l'AGO, marquée par une forte mobilisation. « Yalkoué est à la hauteur, car il a une grande maturité » a reconnu Mamadou S. Sidibé, avant de rassurer que l’accompagnement de son institution ne fera pas défaut afin de permettre à l’équipe de la refondation de la presse écrite malienne d’atteindre le plus vite possible ses objectifs.

<strong>Le Secrétaire adjoint à l'Information et à la Communication</strong>

<strong>Moussa Diarra</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>De la frénésie sécuritaire aux équations à plusieurs inconnues</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/de-la-frenesie-securitaire-aux-equations-a-plusieurs-inconnues-3032342.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Gl-Tchiani-Niger.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 12 Aug 2023 15:47:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Niger vient de connaître son cinquième coup d’État militaire depuis son accession à l’indépendance (1960). Le premier coup de force a lieu en avril 1974 contre le président Diori Hamani, perpétré par Seyni Kountché et ses lieutenants. Quant à l’avant-dernier, il remonte à février 2010 contre le président Mamadou Tandja ; coup de force dirigé par Salou Djibo. Et enfin, le dernier (pour le moment) qui est sur toutes les lèvres, survenu contre Bazoum, ce 26 juillet 2023.</em></strong>

Ce dernier putsch, inattendu, est surprenant. En effet, le Niger était considéré ces temps-ci, comme un pays qui a commencé à enregistrer des progrès importants démocratiques (passation de témoin de Mahamadou Issoufou à Mohamed Bazoum après ses deux mandats) et dans la lutte contre la nébuleuse terroriste, ainsi que dans la bonne gouvernance de façon générale, de plus en plus, à travers une meilleure délivrance des services sociaux de base, y compris dans les coins reculés du pays.

Cependant, en dépit de ce tableau reluisant en apparence, la sur-présence des forces étrangères (la France avec plus de 1200 soldats, les USA avec plus de 800, l’Italie presque 300, l’Allemagne avec plus de 200, etc.) sur son territoire reste diversement appréciée. D’aucuns y voient un complot contre le Sahel facilité par les Sahéliens. Tandis que d’autres pensent plutôt à une aubaine à saisir pour booster l’économie du pays et bénéficier de l’expertise de ces puissances militaires, certes en compétition dans la lutte contre le terrorisme.

En tout cas, le coup d’État au Niger vient rappeler que la construction d’un pays revient aux citoyens de ce pays et que la lutte contre le terrorisme ne doit pas supplanter les réelles préoccupations des citoyens, les forces de défense et de sécurité en première ligne. Cet état de fait, interroge à plus d’un titre, quand on sait que tous les États sont dans la conspiration et la propagande.

Dans ce cas, il devient impérieux pour le Mali et le Burkina Faso d’établir un dialogue substantiel imminent avec les nouveaux ‘Hommes forts’ du Niger pour partager leurs expériences et défendre leur vision de sécurisation des trois frontières, devenues l’épicentre des entrepreneurs de la violence. Il ne sert à rien de pleurnicher éternellement sur son sort dans un monde en compétition rude, voire sauvage dans tous les champs du possible.

<strong>Dr. Aly TOUNKARA-Expert au Centre des Études Sécuritaires et Stratégiques au SahelCE3S</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Doit&#45;on sacrifier la démocratie au profit de la soldatesque ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/doit-on-sacrifier-la-democratie-au-profit-de-la-soldatesque-3032347.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 12 Aug 2023 15:46:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Je vois, avec beaucoup de sidération, les masses remplir des stades de 10, 20, 30 et même 60.000 places pour ovationner les auteurs de coups d'Etat dans les pays du Sahel. Le coup d'envoi a été donné par le Mali à la faveur d'une collision entre les auteurs du double putsch en août 2020 et mai 2021 et les forces dites du changement. Une idéologie de l'apocalypse a été conçue et savamment éprouvée et mise en œuvre avec le mot d'ordre de mobilisation : le rejet de l'ancienne puissance coloniale et de sa politique néocoloniale.</em></strong>

À partir de ce moment, une véritable politique de terre brûlée a été mise en œuvre pour embobiner les masses. C'était de bonne guerre, car malheureusement, la France a eu un président jeune et arrogant dont le message est, sans concessions, celui de la répudiation de toute responsabilité de la France dans le sort de l'Afrique francophone et du rejet de l'échec sur les Africains eux-mêmes.

Cette posture de la France a réduit l'admiration, la crainte et le respect jadis portés à cette grande Nation. L'âge de son président et son statut marital aussi jurent également avec l'idée que les Africains se font du chef. La défiance engagée au Mali vis-à-vis de la France a déstabilisé la politique africaine de ce pays au point de lui faire perdre pied.

L'objet de ce texte n'est pas de conseiller à la France la meilleure posture pour sauver les meubles. La France est suffisamment stratège pour trouver la parade et stopper sa descente aux enfers.

Revenant à nos putschistes, je sais qu'ils sont impliqués dans et responsables, avec les civils, de la gouvernance calamiteuse qu'ils finissent par dénoncer quand ils commettent leur forfaiture. Dans la vie publique, ils sont associés à l'évaluation et aux prises de décisions concernant les affaires militaires à travers leur participation aux Conseils nationaux de Défense ou de Sécurité. Les stratégies de Défense et de Sécurité sont conçues dans les états-majors avant d'être approuvées par les politiques.

Les armées définissent leurs priorités et expriment leurs besoins en ressources humaines et en équipements. Les moyens financiers dégagés sont mis à la disposition des états-majors pour l'acquisition des moyens sur la base des priorités qu'ils définissent eux-mêmes.

Les États-majors sont plus qualifiés que les autorités civiles pour apprécier la qualité des ressources humaines et des équipements acquis. Ils ont des voies de recours pour dénoncer le déficit de qualité des équipements au sein du Conseil national de Défense. Sur le champ de bataille, ils sont mieux à même de définir les stratégies et tactiques nécessaires pour sortir victorieux. Le politique se limite à définir l'objectif á atteindre.

Dans la vie civile, la tenue est crainte et respectée dans toutes les structures publiques comme privées. Les hommes en tenue le savent d'ailleurs. Qu'ils soient militaires, gendarmes, policiers, douaniers, agents des eaux et forêts ou autres, ils aiment à se présenter en tenue, sachant qu'ils auront droit à la préséance et au traitement de faveur.

Le Mali a la spécificité d'avoir institutionnalisé un poste de Haut officier militaire dans le cabinet de chaque ministre dans le gouvernement. Les raisons officielles pour l'instauration d'une telle pratique sont d'assurer une meilleure coordination entre les affaires civiles et militaires.

Dans la pratique, elle a créé un véritable pôle d'influence au sein des cabinets ministériels entre les mains de l'officier désigné. Elle permet également au Département chargé de la Défense d'avoir un regard sur les autres politiques sectorielles tout en les influençant, le cas échéant.

<strong>Dès lors que peut reprocher la soldatesque à la gouvernance civile ?</strong>

Vous allez constater que ce sont les officiers qui sont à l'origine des putschs. Ce sont les mêmes officiers qui conçoivent la politique en matière de Défense et de Sécurité. Les moyens humains et financiers sont mis à leur disposition. Vous constaterez avec le cas du Mali que ce sont désormais tous les corps de Défense et de Sécurité qui se liguent contre l'autorité civile démocratiquement élue. Celle-ci n'a plus d'autres voies de recours.

Vous allez également constater que ce sont ceux à qui les autorités civiles confient leur propre sécurité (forces spéciales, garde républicaine...) qui sont à l'origine des complots contre la même autorité.

<strong>Les conséquences sont terribles </strong>

Aucun pays n'est plus à l'abri de la trahison de ses hommes en tenue, mêmes pas ceux des pays considérés comme les plus stables. Les hommes en tenue n'arrêteront plus tant qu'ils sont sûrs de réussir leur coup. La preuve est que cela fait tache d'huile ! Celui qui est dépositaire de la force létale légitime en abuse et en fait un usage illégal et illégitime. Cela devient la loi du plus fort, celle de la jungle quoi !

<strong>Qu’est-ce qui risque d'arriver dans le futur immédiat ?</strong>

Nous apprenons de la nature que les espèces développent une carapace pour se protéger contre les éléments (vent, soleil, eau...) et les hommes développent la résilience face à l'adversité.

Cela pourrait se traduire par les situations suivantes : 1-les politiques vont cesser d'engouffrer des milliards dans la campagne pour se faire élire. Ils feront alliance avec des chefs militaires pour organiser des putschs contre les putschistes. Le plus fort l'emportera pour quelque temps ; 2-si les politiques se font élire, quand même, ils vont faire appel à des milices pour protéger leur pouvoir ; 3- s'ils sont élus, les politiques feront appel à des forces extérieures, qu'elles soient des forces sous-régionales et des mercenaires. 4- Les élus feront appel à leur tribu ou communauté pour les protéger.

Ça en sera fini de l'Armée nationale, à moins que les élus ne la dissolvent pour en revoir le concept, le contenu et la philosophie et la moralité des hommes qui vont l'animer.

<strong>Sambou SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Invalidation de la candidature de Salaha Baby à la présidence de la Fémafoot :  Son équipe de campagne rejette la décision de la commission d’appel et parle de « diversion »</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/invalidation-de-la-candidature-de-salaha-baby-a-la-presidence-de-la-femafoot-son-equipe-de-campagne-rejette-la-decision-de-la-commission-dappel-et-parle-de-diversion-2-3032344.html</link>
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<pubDate>Sat, 12 Aug 2023 15:36:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les membres de l’équipe de campagne de la liste conduite par Salaha Baby ont animé une conférence de presse, le dimanche 06 août, pour dénoncer l’invalidation de leur candidature par la commission d’appel des élections de la Fédération malienne de football (Fémafoot) pour défaut de parrainage requis. C’était en présence de Salah Baby, candidat à la présidence du comité exécutif de l’instance dirigeante du sport roi au Mali.</em></strong>

Les membres de l’équipe de campagne de la liste conduite par Salaha Baby rejettent l’invalidation de la candidature de Salaha Baby, qui brique la présidence du comité exécutif de la Fédération malienne de football (Fémafoot), par la commission d’appel des élections. Une décision qui fait suite à un recours introduit par Mamoutou Touré dit Bavieux, président sortant, auprès de la commission d’appel des élections, demandant l’invalidation de la candidature de Salah Baby pour défaut de parrainage requis.

La commission d’appel des élections dit fonder sa décision sur le fait que le club Alençon de Koutiala a donné son parrainage à la fois à Salaha Baby et à Mamoutou Touré dit Bavieux. Ce qui constitue aux yeux de la commission d’appel un motif d’annulation.

Ce qui serait par ailleurs préjudiciable à la liste conduite par Salah Baby, qui avait été parrainé par cinq clubs dont l’Association sportive (AS) Alençon de Koutiala. Car, faut-il le rappeler, chaque liste de candidature, selon le règlement, doit requérir au minimum sept parrainages dont deux ligues de football.

C’est une décision « <em>inacceptable</em> », juge Abba Mahamane, membre de l’équipe de campagne de la liste de candidature de la liste de Salaha Baby. Cette décision injustifiée prise par la commission d’appel des élections n’est fondée sur aucun texte de la Fémafoot.

« <em>Quand vous prenez une décision de justice, vous vous fondez sur des textes. Et il se trouve que la commission d’appel ne cite aucun article du code électoral, des statuts ou même des règlements généraux. C’est une décision d’opinion. C’est leur propre opinion qu’ils ont exploitée pour prendre une décision </em>», note-t-il, assimilant la décision à une <em>« diversion</em> ».

Selon Abba Mahamane, il existe dans les textes de la Fémafoot le principe du contradictoire. « <em>Vous ne pouvez pas juger une affaire sans confondre les arguments. Vous ne pouvez pas appeler quelqu’un qui donne son argument et ne pas vouloir écouter son adversaire</em> », a-t-il expliqué.

Dans le cas d’espèce, il a indiqué que la commission aurait dû écouter non seulement le président du club Alençon mais aussi le candidat Salah Baby. Ce qui n’a pas été fait, a déploré Abba Mahamane. « <em>Ils ont pris les arguments d’un côté et en fonction de cela, ils ont rendu leur décision</em>, tranche-t-il.  <em>Pourquoi ? C’est parce qu’ils savent qu’en présence d’arguments contraires, il leur serait très difficile de rendre une décision »</em>, a-t-il fait savoir.

<strong>Une plainte devant la justice</strong>

Selon Abba Mahamane, le procès-verbal de la commission électorale a été notifié le 02 août et les textes disent que les candidats ont deux jours pour recourir. « <em>Donc on était surpris de voir la commission rendre sa décision bien avant la fin de la période accordée pour faire l’appel, c'est-à-dire le 04 août. Ce qui constitue un impair que nous avons relevé sur la décision</em> », a-t-il fait remarquer.

Il a aussi reproché aux membres de la commission électorale d’avoir violé la confidentialité de leur dossier de candidature. « <em>Déjà, au niveau de la commission de première instance, quelqu’un a écrit pour dire attention, le club AS Alençon qui a parrainé la candidature de Salah, celui qui l’a fait n’a pas la qualité. Parce qu’avant le dépouillement, personne ne peut savoir qui a parrainé qui. Comment ont-ils pu savoir que nous avons été parrainés par Alençon et même recourir le jour du dépouillement ? </em>» se demande-t-il.

Malgré cette situation, Abba Mahamane rappelle à qui veut l’entendre que la liste conduite par Salaha Baby « <em>ira bien à cette élection et pense même pouvoir la remporter</em> ». Issa Coulibaly, qui se présente comme président et promoteur de l’AS Alençon de Koutiala, a affirmé avoir donné le parrainage du club au candidat Salah Baby.

Il a indiqué que la question avait été préalablement discutée en réunion du comité directeur du club. « <em>Tous les membres ont à l’unanimité donné leur accord </em>», a-t-il assuré. Le président Coulibaly dit ne pas connaître deux présidents de l’AS Alençon, et affirme être surpris d’avoir entendu que quelqu'un d’autre a donné le parrainage du club à un autre candidat.

En tout état de cause, Issa Coulibaly promet de porter plainte devant la justice pour usurpation de titre contre la personne qui prétend être président de l’AS Alençon de Koutiala.

Aux dires du candidat Salaha Baby, seul le football peut galvaniser les gens à se déplacer massivement et volontairement pour défendre leur conviction. « <em>Seul avec le football, vous verrez tous les Maliens brandir le drapeau comme un seul homme</em> », a-t-il poursuivi.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Situation sécuritaire :  Grave menace sur le processus de paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/situation-securitaire-grave-menace-sur-le-processus-de-paix-3032310.html</link>
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<pubDate>Sat, 12 Aug 2023 14:52:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le blocage qui prévaut depuis près d’une année sur la mise en œuvre de l’Accord issu du processus d’Alger semble produire l’effet contraire. Plutôt que d’enregistrer des progrès ou de stagner, la situation connait une détérioration dont l’aboutissement ne peut être qu’une reprise des hostilités entre les parties signataires. Avec le retrait en cours de la MINUSMA qui était le garant du cessez-le-feu, il n’y a plus d’obstacle pour entrer dans cette phase à l’issue très incertaine</strong>.

Actuellement, la question que beaucoup d’acteurs se posent c’est de savoir à quel moment la reprise des hostilités tant redoutée va avoir lieu entre les parties signataires de l’Accord. Ce, dans la mesure où il n’y a plus de mécanisme pouvant empêcher la survenue de ce scénario avec le retrait en cours de la MINUSMA qui a d’ailleurs cessé toute activité dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord. C’est d’ailleurs dans ce cadre que l’on assiste à une rétrocession de ses bases à l’armée malienne.

D’ailleurs, l’opération qui a le plus suscité de réaction c’est sans doute celle de la base de la mission onusienne à Ber, localité située à environ 60 km à l’ouest de Tombouctou. Bien que la MINUSMA ait une base au niveau de cette localité, celle-ci reste tout de même sous le contrôle des ex-rebelles à l’image de la ville de Kidal. Depuis un certain temps, l’on assiste d’ailleurs à des survols des avions de l’armée malienne au niveau de cette localité suscitant quelques réactions. La même scène  qui s’était pourtant produite, le 5 avril dernier, veille de la célébration de l’anniversaire de la « proclamation de l’indépendance de la fantomatique État de  l’Azawad » avait été dénoncée par la CMA estimant ainsi une violation du cessez-le-feu.

<strong>Vers la rupture de cessation des hostilités </strong>

Outre cette situation, les ex-rebelles ont également reproché à l’armée malienne et ses partenaires d’avoir attaqué l’une de ses bases située à Foyta, dans la région de Tombouctou, en fin de semaine dernière. Autant dire que l’on s’avance dangereusement vers la rupture de la cessation des hostilités arrachée après de nombreuses pertes en vie humaine. En plus de cette situation, l’on sait aussi que certains responsables au niveau étatique travaillent d’arrache-pied pour obtenir une division au sein des mouvements impliqués dans le processus de paix.

Le dernier épisode en date remonte à moins d’un mois avec le cas du GATIA dont le ministre en charge de la réconciliation s’est empressé de reconnaître le nouveau bureau qui prétend avoir renversé Fahad Ag Al-Mahamoud dont le mandat n’est pas encore terminé. Cela semble en réaction au fait que ce dernier ait pris fait et cause pour le CSP-PSD une plateforme regroupant de nombreux mouvements impliqués dans le processus de paix et qui est à couteaux tirés avec les autorités par rapport à la mise en œuvre de l’Accord.

<strong>Engager le dialogue avec les mouvements armés</strong>

Pourtant, un nouveau front est loin de faire l’affaire du pays déjà confronté à de nombreux défis. Outre l’incertitude sur le plan sociopolitique, le front sécuritaire connait aussi une certaine détérioration avec la survenue récente de nombreuses attaques meurtrières dans les localités du Nord et du centre ayant coûté la vie à des dizaines de civils et de militaires. Cela, sans compter l’équation nigérienne dont les autorités maliennes ont annoncé que l’option de l’intervention militaire brandie par la CEDEAO pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel est synonyme d’une déclaration de guerre.

Pour ce faire, elles ont même indiqué prendre part pleinement « aux opérations de légitime défense en cas d’agression de la CEDEAO ». Certes, pour l’heure, même après l’expiration  du délai fixé par la CEDEAO pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel, c’est toujours l’option politique qui est privilégiée. Même si rien n’est à écarter dans la mesure où un compromis parait très improbable puisque chaque partie reste campée sur ses positions et la démission du président renversé n’est toujours pas obtenue. Ce qui n’exclut une intervention militaire à laquelle le Mali voudrait y prendre part alors que le front intérieur n’est toujours pas apaisé. C’est dire que le risque est trop grand pour le pays déjà engagé sur plusieurs fronts. D’où la nécessité d’engager le dialogue avec les mouvements armés impliqués dans le processus de paix plutôt que de travailler à l’escalade aux issues très incertaines.

<strong>Cheick B CISSÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le retour de la Russie en Afrique est motivé par des enjeux géostratégiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/le-retour-de-la-russie-en-afrique-est-motive-par-des-enjeux-geostrategiques-3031068.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 10:17:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'URSS n'est pas la FÉDÉRATION de Russie et la FÉDÉRATION de Russie non plus n'est pas l'URSS. Cette précision est de taille car elle permet aux nostalgiques de la guerre froide de faire la part des choses dans leurs élucubrations pardon leurs analyses tronquées basées uniquement sur leurs émotions. Les faits sont têtus.</em></strong>

La cible prioritaire de la Russie à l'instar des autres puissances capitalistes ce sont les consommateurs africains qui représentent aujourd'hui plus d'un milliard d’individus soit plus que l’Europe et l’Amérique du Nord réunies. Un immense marché sur lequel on peut écouler non seulement des produits alimentaires comme le blé, des engrais et des hydrocarbures mais aussi y exploiter des matières premières stratégiques comme le lithium et l'uranium indispensables à la modernité.

En clair, le retour des russes sur notre continent est motivé par des raisons économiques notamment leur mainmise sur les ressources minières et énergétiques nécessaires au fonctionnement de leurs industries manufacturières. Il est indéniable que la Russie dispose déjà d’importantes réserves de pétrole et de gaz naturel chez elle mais celles-ci ne sont pas inépuisables. Comme la plupart des pays occidentaux, l’économie russe dépend en grande partie de l’exploitation des ressources naturelles.

Ainsi, la Russie dans sa coopération avec les pays africains propose essentiellement des équipements sécuritaires et des moyens technologiques de surveillance ou de renseignement en échange de l’accès aux ressources minières et énergétiques pour ses entreprises.

Inversement les États africains dont la plupart des dirigeants sont contre le modèle de démocratie occidentale et qui souhaitent se maintenir au pouvoir de manière autoritaire auraient une tendance à s’intéresser à ces modèles de coopérations où la sécurité du fauteuil présidentiel est généralement bien assurée par des mercenaires russes. Le cas de la Centrafrique est un cas très intéressant pour illustrer ce dernier point.

En effet, la Russie n’avait pas de relation très particulière à l'instar de la France avec la République centrafricaine jusqu’en janvier 2017. À partir de cette date un accord de coopération militaire a été signé entre les deux pays. Après la signature de cet accord, on a assisté à une livraison d’armes et le déploiement de conseillers militaires à Bangui.

Parallèlement à cela, des entreprises russes liées à Evguéni Prigojine, un oligarque très proche du président Poutine, ont obtenu des contrats assez lucratifs dans l’exploitation minière. Ainsi, cela devient très intéressant de constater que les entreprises russes qui jusque-là avaient relativement peu de présence en Afrique sont en train de décrocher des contrats juteux au détriment des entreprises concurrentes européennes et américaines.

Rappelons que c’est seulement à partir du milieu des années 2000 en fait que la Russie a commencé à faire un retour assez timide sur le continent africain avec d’abord un voyage au Maroc et en Afrique du Sud de Poutine en 2006, puis en 2009, un voyage officiel en Angola, en Namibie et au Nigeria de Dimitri Medvedev accompagné d’une délégation de 400 hommes d’affaires russes. Lors de ce voyage d’affaire plusieurs accords économiques ont été signés dans le secteur des ressources minérales et de l’énergie nucléaire notamment.

<strong>Plus d'une trentaine de nouveaux accords de coopération militaire</strong>

Vladimir Poutine estime que si « <em>à une époque, nous avons pu donner l’impression d’avoir perdu tout intérêt pour le continent africain, il est de notre devoir de rattraper le temps perdu. Nous avons quantité de projets et d’idées intéressants et de qualité pour développer notre coopération. La Russie [constate] sans jalousie que d’autres pays ont noué des liens en Afrique, mais elle entend bien défendre [ses] intérêts sur le continent </em>».

De 2017 à ce jour, on peut bien remarquer à travers le nombre d’accords de coopérations militaires existants qu’il y’a eu une accélération du retour de la Russie en Afrique subsaharienne. En effet, plus d'une trentaine de nouveaux accords de coopération militaire ont été signés depuis 2017 contre seulement sept de 2010 à 2017. Également, on peut constater dans certains pays africains le déploiement de conseillers militaires russes liés à la société militaire privée "Wagner" qui est très médiatisée ces derniers temps.

Les médias pro-russes à travers une vaste campagne d’information et de propagande apportent un grand appui à la coopération russo-africaine dont l'objectif est de renforcer ou de légitimer le rôle de la Russie en Afrique et aussi à attaquer les puissances coloniales occidentales en distillant au sein de l’opinion publique des propos fortement nationalistes et anti-impérialistes.

Il faut noter que le retour de la Russie en Afrique est enfin motivé par des enjeux géostratégiques. En effet, ce puissant pays disposant d’un droit de veto au Conseil de Sécurité de l’ONU se sent de plus en plus victime d’une certaine propension des Européens et des Américains à vouloir créer des partenariats avec ses anciens voisins de l’ex Bloc soviétique.

Plusieurs de ces pays ont déjà fait le choix d'évoluer au sein de l’UE et la Russie voit cela comme une menace pour sa survie et du coup elle cherche à se positionner en Afrique, un continent considéré comme la sphère d’influence de l'Allemagne, de la Belgique, du Royaume Uni, de la France, des États-Unis, etc.

Faudrait-il être surpris, dans les années à venir, que les entreprises russes raflent d'importants contrats au Sahel, au Zimbabwe, au Cameroun, en RD-Congo, au Soudan, en Égypte, en Libye, en Algérie, en Éthiopie ? Pas du tout !  Les Américains et leurs alliés européens vont-ils céder leur part du marché africain aux Russes et aux Chinois ? Pas du tout !

Voilà pourquoi le continent africain est en train d'être transformé en champ de bataille d'année en année entre l'Aigle américain, le Dragon chinois et l'Ours russe. Tantôt ce sont des confrontations directes tantôt des guerres par procurations. Dans tous les cas, ce sont les Africains qui sont sacrifiés sur l'autel de la défense des intérêts d'autrui. Pauvre Africain !

<strong>Sambou SISSOKO</strong>

<strong>NB : le titre et l’intertitre sont de la Rédaction.</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Vérification financière et de conformité d’un marché par le Bureau du Vérificateur Général :  690 365 500 FCFA d’irrégularités financières et d’importantes irrégularités administratives dans la modernisation du CTDEC et du système RAVEC</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/verification-financiere-et-de-conformite-dun-marche-par-le-bureau-du-verificateur-general-690-365-500-fcfa-dirregularites-financieres-et-dimportantes-irregularites-admini-3031064.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 01:50:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En vue de l’amélioration du système d’état civil de notre Pays, la Direction des Finances et du Matériel du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation (MATD) a conclu le Marché n°002/MATD-2018 du 23 octobre 2018 relatif à la modernisation du Centre de Traitement des Données de l’Etat Civil (CTDEC) et du système du Recensement Administratif à Vocation d’Etat Civil (RAVEC).

Passé sous le sceau « des intérêts essentiels de l’État », le marché a été conclu par entente directe pour un montant de 12 552 100 000 FCFA HT/HD (contre-valeur 19 135 553 euros HT-HD) et un délai d’exécution de huit (8) mois. Régi par les dispositions du Décret n°2014-0764/ P-RM du 9 octobre 2014 fixant le régime des marchés de fournitures et de services exclus du champ d’application du Code des Marchés Publics et des Délégations de Service Public, le Marché a été notifié le 24 octobre 2018 suivant Lettre n°01416/MATD-DFM-DAMP. Il a été financé par le budget national, Exercices 2018 et 2019.

Dans le cadre de l’exercice de ses missions et sur saisine, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a procédé à la verification financière et de conformité dudit Marché. La vérification a porté sur la passation, l’exécution et le règlement du marché par la Direction des Finances et du Matériel du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation (MATD). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de passation, d’exécution et de règlement dudit marché. Les travaux de vérification ont porté sur les procédures de passation, de la réalisation des prestations, de la réception des équipements et matériels et du règlement des factures.

La mission de vérification a relevé les irrégularités administratives et financières ci-après :

&nbsp;

<strong>Irrégularités administratives :</strong>

Les irrégularités administratives relevées sont relatives à des dysfonctionnements du contrôle interne. Elles concernent notamment la conclusion du marché sans expression de besoin, le non-respect des dispositions réglementaires en la matière et l’absence d’autorisation du Premier Ministre requis pour le seuil atteint.

La mission de vérification a ainsi recommandé que le Ministre chargé de l’Économie et des Finances doit respecter les dispositions réglementaires relatives à la passation par entente directe des marchés placés sous le sceau « des intérêts essentiels de l’État », obtenir l’autorisation du Premier ministre avant toute approbation de marché passé sous le sceau « des intérêts essentiels de l’État » atteignant le seuil requis.

Le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation doit conclure les marchés sur la base d’expression de besoins, requérir l’autorisation préalable du Premier ministre avant la passation de tout marché sous le sceau « des intérêts essentiels de l’État », mettre en place par décision une commission spéciale chargée de la négociation de tout marché sous le sceau « des intérêts essentiels de l’État » passé par entente directe, s’assurer de la disponibilité du crédit avant toute signature de contrat, obtenir l’autorisation du Premier ministre avant toute conclusion de marché passé sous le sceau « des intérêts essentiels de l’État » atteignant le seuil requis, adresser le rapport annuel sur l’état d’exécution des marchés passés sous le sceau « des intérêts essentiels de l’État » au Président de la République et au Premier ministre, organiser des réceptions conformément aux stipulations du marché et exiger des titulaires le respect des clauses contractuelles.

Le Directeur des Finances et du Matériel doit élaborer un plan de passation pour des marchés placés sous le sceau « des intérêts essentiels de l’État », respecter des dispositions réglementaires lors de l’élaboration des contrats, notamment en ce qui concerne les stipulations des CGAP, les mentions obligatoires du contrat et le détail des prestations dans le bordereau des prix unitaires, respecter les dispositions réglementaires relatives à la non-soumission des marchés revêtus du sceau « des intérêts essentiels de l’État » au contrôle a priori de la DGMP-DSP, et exiger des titulaires de marché la garantie de bonne exécution avant tout paiement.

<strong>Irrégularités financières :</strong>

L’exécution du marché, démarré le 24 octobre 2018, a accusé un retard de 684%. Des prestations de service relatives à la mise en œuvre de la plateforme RAVEC modernisée ne sont pas entièrement exécutées. Le montant payé à la société est de 7 280 218 000 F CFA soit 58% du montant marché.

Les irrégularités financières, relevées par la mission de vérification, dont la somme totale est de 690 365 500 FCFA portent sur la non-application des pénalités de retard d’un montant de 251 042 000 F CFA, et le non-paiement des droits d’enregistrement et de la redevance de régulation pour un montant total de 439 323 500 FCFA. Elles ont respectivement fait l’objet de transmission et dénonciation par le Vérificateur Général au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République, chargé du Pôle National Économique et Financier, ainsi qu’au Directeur Général des Impôts.

<strong>CCOM/BVG  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Maison centrale d’arrêt de Bamako : près de 3000 personnes en détention provisoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/maison-centrale-darret-de-bamako-pres-de-3000-personnes-en-detention-provisoire-3031080.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 01:33:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À la Maison centrale d’arrêt de Bamako (MCA), 3 000 des 3 600 personnes sont en détention provisoire. C’est le constat fait par la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) lors de sa visite en avril dernier à la prison centrale de la capitale malienne. L’information a été donnée par son président, Aguibou Bouaré, sur les ondes de Radio Rempart.</em></strong>

« <em>La surpopulation carcérale est un véritable problème dans notre pays, en dépit des efforts fournis par l’administration pénitentiaire. Cette situation persiste voire s’aggrave</em> », alerte Aguibou Bouaré, président de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), sur les ondes de Radio Rempart.

Selon le président Bouaré, en avril dernier, environ 3 000 des 3 600 étaient en détention provisoire. « <em>C’est-à-dire 3000 personnes attendent ou attendaient leur jugement</em> », a-t-il insisté. À titre de rappel, la <strong><em>Maison centrale d’arrêt de Bamako</em></strong> (MCA) a été construite en 1951 avec une capacité d’accueil de 400 personnes.

Une information confirmée par le lieutenant Daouda Konaté, secrétaire général du syndicat des surveillants de prison, sur les ondes de la même station de radio. Ce qui est anormal en vertu de la disposition du code de la procédure pénale au Mali qui dispose que « <em>la liberté est le principe, la détention l’exception</em> », a souligné le président Bouaré.

À en croire M. Bouaré, une personne poursuivie devrait être détenue dans une circonstance exceptionnelle prévue par le code de procédure pénale. <strong>« <em>Or, il se retrouve que banalement l’émission</em></strong><em> ou le décernement excessif de mandat de dépôt continue à aggraver cette situation de surpopulation carcérale</em> », déplore-t-il.

Aussi, souligne le président du CNDH, les statistiques montrent que certaines juridictions sont beaucoup trop enclines à décerner des mandats de dépôt plus que d’autres. Sans en citer une, Aguibou Bouaré demande à en rechercher les raisons.

Pour le magistrat Moussa Guindo, substitut du Procureur en Commune I du District de Bamako et membre du Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM), qui réagissait par téléphone, la surpopulation carcérale s’explique par la multiplication des infractions à la loi par les citoyens et le sous-effectif des magistrats. « <em>Au tribunal de la Commune I, nous jugeons 70 à 80 dossiers par audience. Souvent nous descendons jusqu’à 20 heures</em> », a-t-il rappelé.

Les jugements dans les tribunaux se caractérisent par des renvois et des délibérés, note Daouda Konaté. « <em>Sur 80 détenus qu’on amène au tribunal, moins d’une dizaine de personnes sont jugées. Tout le reste est soit renvoyé ou mis en délibéré</em> », déplore le syndicaliste. « <em>C’est le parquet qui ne travaille pas</em> », tranche Me Sidy Maïga, huissier de justice, qui pointe du doigt la défaillance de l’Etat.

Selon lui, le renvoi des dossiers s’explique par le fait que le parquet ne met pas les documents relatifs au jugement à la disposition des parties dans les délais requis. À l’en croire, il appartient aux chefs de parquet et aux procureurs d’exiger à ce que les dossiers soient transmis dans les délais.  « <em>Tant que cela n’est pas fait, les dossiers seront toujours renvoyés</em> », a-t-il assuré.

Aussi, ajoute-t-il, les dossiers dont les mises en état sont bonnes sont très souvent renvoyés en délibéré. « <em>Les juges aussi prennent tout leur temps avant de prononcer les verdicts</em> », déplore l’auxiliaire de justice.

<em>« Le fait de dire que le parquet ne travaille pas n’est pas exact</em>. <em>Les magistrats font de leur mieux</em> », rétorque le magistrat Moussa Guindo, qui met en avant et en relief la pléthore des dossiers et le sous-effectif des magistrats du pays. À l’en croire, le pays compte un peu moins de 600 magistrats dont près d’une centaine en détachement.

<strong>Des peines alternatives à l’emprisonnement </strong>

Pour lutter contre la surpopulation carcérale, le président de la CNDH, Aguibou Bouaré, affirme avoir recommandé aux autorités la sensibilisation des juges d’instruction et des procureurs en ce qui concerne la délivrance des mandats de dépôt.

Au sujet de certaines infractions, souligne-t-il, « <em>nous pouvons trouver des mesures alternatives à la détention. Ce qui peut contribuer à réduire ou à décongestionner les maisons d’arrêt</em> ». De son côté, Me Sidy Maïga préconise un jugement expéditif. <em>« Les petits délinquants arrêtés pour des vols de motos ou des infractions mineures, une fois l’enquête préliminaire terminée, doivent être immédiatement jugés</em> », plaide-t-il.

L’auxiliaire de justice déplore également le fait que les juges d’instruction mettent le plus souvent sous mandat de dépôt les personnes présentées devant eux. Ce qui contribue à remplir les prisons. Pourtant, insiste-t-il, il n’est écrit nulle part dans la Loi que le juge d’instruction est obligé de mettre sous mandat de dépôt une personne lors de sa première comparution devant lui.

Me Sidy Maïga invite les juges d’instruction à écouter les prévenus afin que « <em>ceux qui présentent des garanties restent en liberté en attendant leur jugement ». </em> Il invite l’Etat à recruter des magistrats, reconnaissant de facto l’insuffisance de juges dans le pays. Ce qui ne dédouane pas le parquet, qui, selon lui, ne travaille pas.

La CNDH recommande des peines alternatives à l’emprisonnement comme le travail d’intérêt général (qui est soit une peine complémentaire, soit une peine alternative ou de substitution à l’emprisonnement). On peut même prévoir les bracelets électroniques, ajoute pour sa part Kalifa Sangaré, chargé de projet au Centre d'assistance et de promotion des Droits humains (CapDH).

Selon le président de la CNDH, la mise en œuvre de ces peines pourrait permettre d’une part à l’Etat de faire des économies. Ce d’autant que la prise en charge des détenus coûte excessivement cher au pays. D’autre part, elle peut contribuer voire faciliter la réinsertion sociale des personnes privées de liberté.

Ce qui restaure les fonctions de la peine dont la mission est de : sanctionner l’auteur de l’infraction ; 2. favoriser son amendement, son insertion ou sa réinsertion.

&nbsp;

<strong>Abdrahamane SISSOKO     </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cédéao : le Mali et le Burkina Faso menacent de se retirer de l’organisation</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-le-mali-et-le-burkina-faso-menacent-de-se-retirer-de-lorganisation-3031078.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 01:31:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les gouvernements de Transition du Burkina Faso et du Mali ont, dans un communiqué conjoint daté du 31 juillet 2023, rejeté l’application des sanctions imposées au Niger par les chefs d’Etat de la Cédéao à l’issue de leur sommet extraordinaire tenu à Abuja le dimanche 30 juillet 2023.</em></strong>

Dans un communiqué conjoint, les gouvernements de Bamako et de Ouagadougou, tout en affirmant leur solidarité au Niger, expriment leur refus d’appliquer les sanctions prises par la Cédéao qu’ils jugent « illégales, illégitimes et inhumaines ».

Concernant la possible intervention militaire étrangère au Niger, annoncée par les chefs d’Etat de la Cédéao dans leur communiqué final, les autorités de Bamako et Ouagadougou affirment que toute intervention de ce genre au Niger s'assimile à une déclaration de guerre contre leurs pays et qu’elle entraînerait leur retrait de la Cédéao ainsi que l’adoption de mesures de légitime défense par les deux pays en soutien aux forces armées et au peuple du Niger.

En outre, Bamako et Ouagadougou, tout en exprimant leur profonde indignation face à la célérité et l’attitude aventurière de certains responsables politiques de l’organisation sous-régionale, d’utiliser la force armée pour rétablir l’ordre constitutionnel dans un pays souverain, ainsi que l’inaction et l’indifférence de l’organisation et certains de ses responsables à aider les Etats et les peuples victimes de terrorisme depuis une décennie, dénoncent la persistance de l’organisation sous-régionale à prendre des sanctions aggravant la souffrance des populations et mettant en péril l’esprit de panafricanisme.

Dans le même communiqué, Ouagadougou et Bamako ont invité leurs forces vives à se tenir prêtes et mobilisées pour porter main forte au peuple nigérien en ces heures sombres du panafricanisme.

Cette posture du Burkina Faso et du Mali face aux sanctions de la Cédéao semble être partagée par les autorités de la transition guinéenne.  Dans leur communiqué en date du 31 juillet, les autorités de la Transition guinéenne, tout en exprimant aussi leur solidarité aux autorités et au peuple nigériens, affirment s’abstenir d’appliquer les sanctions de la Cédéao qu’elles jugent également « illégitimes et inhumaines ».

Quant à une possible intervention militaire pour rétablir l’ordre constitutionnel au Niger, Conakry souligne qu’elle entraînerait de facto la dislocation de la Cédéao. Tout en exhortant la Cédéao à revenir à de meilleurs sentiments pour la décrispation de la situation, Conakry précise que les sanctions prises ainsi que les menaces proférées lors du sommet extraordinaire du 30 juillet 2023 ne l’engagent nullement.

<strong>Fadiala N. Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Niger : la Cédéao condamne le coup d’Etat et menace de rétablir le président Mohamed Bazoum par la force</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-la-cedeao-condamne-le-coup-detat-et-menace-de-retablir-le-president-mohamed-bazoum-par-la-force-3031076.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 01:29:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>S’achemine-t-on vers une intervention armée de la Cédéao au Niger ? C'est la question que tout le monde se pose depuis le dernier sommet de l’organisation ouest-africaine à Abuja sur la situation à Niamey. </em></strong>

Pour rappel, Mohamed Bazoum, président de la République, élu en 2021, a été renversé, le mercredi 26 juillet, par le chef de la garde présidentielle, le général Abdourahmane Tchiani. Une situation jugée inacceptable par la Cédéao et l’ensemble de la communauté internationale, qui exigent le rétablissement du président Bazoum dans son fauteuil.

Les chefs d’Etat de la Cédéao, réunis en sommet extraordinaire à Abuja, ont donné sept jours à la junte nigérienne pour quitter le pouvoir. Faute de quoi, l’organisation sous-régionale, qui a déjà pris une batterie de sanctions contre Niamey, menace d’intervenir militairement dans le pays pour déloger les putschistes. Une réunion des chefs d’état-major des pays membres est prévue dans les prochains jours.

Ce qui ne constituerait pas une première dans l’histoire. Puisqu’on se rappelle, l’Organisation sous-régionale, sous le leadership du président malien, Alpha Oumar Konaté, est intervenue militairement en 1998 pour rétablir dans ses fonctions le président de la République de la Sierra Léone Ahmed Tidiane Kaba, renversé par une junte militaire.

<strong>Anne Marie Soumouthéra</strong>

&nbsp;

<strong>Niger : À Abuja, l’Uemoa décrète 10 sanctions après le coup d’Etat du général Tchiani</strong>

<strong><em>Préoccupés par le coup d’Etat contre le président élu Mohamed Bazoum, les chefs d’Etat membres des pays de l’Uemoa ont décidé d’imposer une série de sanctions d’envergure contre la junte nigérienne. </em></strong>

Ces sanctions, destinées à isoler le gouvernement de la junte, visent autant l'économie que les responsables directs du putsch. Elles sont les plus dures et les plus féroces jamais infligées à un Etat membre depuis la création de l’organisation monétaire.

<strong>Voici les 10 principales sanctions annoncées par l’Uémoa contre Niamey</strong>

Fermeture des frontières aériennes et terrestres entre le Niger et les États membres de l'Uemoa. 2- Interdiction de survol de l’espace aérien du Niger pour tout aéronef lié aux pays de l’Uemoa. 3- Suspension de toutes les transactions commerciales et financières, y compris celles touchant aux produits pétroliers, à l'électricité et autres biens et services. 4- Gel des avoirs financiers et monétaires du gouvernement nigérien auprès de la BCEAO et autres banques commerciales de l’Uemoa.

5- Suspension des opérations financières entre les banques du Niger et celles des pays de l'Uemoa. 6- Gel des avoirs des entreprises publiques et parapubliques nigériennes dans l’ensemble des institutions financières de l’Uemoa. 7- Suspension de toute assistance et transaction financière en faveur du Niger par la BOAD.

8- Interdiction de voyage pour les auteurs du coup d’État, avec gel de leurs avoirs et confiscation de leur patrimoine. 9- Application des mêmes sanctions (interdiction de voyage, gel des avoirs, confiscation) à toute personne participant aux institutions mises en place par la junte. 10- Extension de ces sanctions aux familles des personnes impliquées, avec interdiction de séjour dans les pays de l’Uemoa.

Selon plusieurs économistes, Niamey ne pourra pas supporter ses sanctions économiques en plus de celles imposées par la Cédéao.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le contraste écœurant des contempteurs et autres détracteurs de la démocratie</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-contraste-ecoeurant-des-contempteurs-et-autres-detracteurs-de-la-democratie-3031074.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 01:24:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ils récusent la démocratie, la critiquent, l'accablent de tous les péchés d’Israël ; curieusement et paradoxalement, au même moment, ils invoquent promptement et systématiquement le soutien, l’adhésion de la foule, pardon du peuple, pour légitimer leurs avis, décisions, opinions, actes... Que signifie donc d’autre la démocratie que le système de gouvernance permettant de décider au nom du peuple, pour le peuple, DE FAÇON PROBANTE et ORGANISÉE à travers les urnes (ou se servir à moindre frais de la FOULE DE FAÇON MALICIEUSE) ? Contribuons à éclairer la lanterne des populations. Pour mémoire, l’éducation à la démocratie fait partie intégrante de l'éducation aux droits de l’Homme... Dieu préserve notre Patrie !

<strong>Aguibou Bouaré, président de la CNDH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ASSEP : un nouveau bureau de 17 membres pour donner une nouvelle impulsion à la presse écrite privée</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/assep-un-nouveau-bureau-de-17-membres-pour-donner-une-nouvelle-impulsion-a-la-presse-ecrite-privee-3031072.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 01:22:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Réunis en assemblée générale ordinaire le samedi 29 juillet à la Maison de la presse, les membres de l’Association des Editeurs de Presse Privée (ASSEP) ont élu Boubacar Yalkoué à la tête de l’organisation pour un mandat de trois ans. Le directeur de publication du journal Le Pays dirige un bureau de 17 membres.</em></strong>

L’Association des Editeurs de Presse Privée (ASSEP) dispose d’un nouveau bureau de 17 membres élu à la suite d’une assemblée ordinaire de l’organisation. Il est dirigé par Boubacar Yalkoué, directeur de publication du journal Le Pays.

Cette assemblée générale, à titre de rappel, a été convoquée par le Comité Transitoire de l’ASSEP, qui a été mis en place à la suite de la destitution par les directeurs de publication le 14 janvier du bureau dirigé par Ousmane Dao.

Le nouveau bureau porte la lourde charge de redorer le blason de l’une des plus grandes faitières de la presse privée au Mali en lui redonnant ses lettres de noblesse.

Ceci  en procédant à l’assainissement du secteur à travers un  plaidoyer auprès des pouvoirs publics pour  l’adoption des textes pour mieux encadrer la profession. Ceci afin de faire de la presse malienne une presse professionnelle. Autre mission : la nouvelle équipe dirigeante de l’organisation entend travailler à l’amélioration des conditions de travail et de vie des hommes de médias du pays.

Dans son discours, Boubacar Yalkoué a déclaré que les hommes de médias ont trop souffert. « C’est le moment ou jamais de prendre en main notre destinée. Cela passe par une refondation de notre secteur en vue de le sortir de l’ornière », a rappelé le directeur de publication du journal Le Pays.

À l’en croire, personne ne va plus émerger dans le désordre ambiant de la presse privée malienne. Conscient que rien ne peut se faire dans la division, le nouveau président a tendu la main à l’ensemble des directeurs de publication de l’organisation afin de bâtir ensemble une nouvelle presse écrite privée du Mali, plus respectueuse de la déontologie, attrayante et porteuse d’espoir.

« <em>Par l’union, les petits établissements s’accroissent ; par la discorde, les plus grands se renversent</em> », a-t-il rappelé. Il faut signaler que votre serviteur est le secrétaire à l’information et à la communication du nouveau bureau.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>

<strong> </strong>

<strong>La liste des membres du bureau</strong>

Président : Boubacar Yalkoué, Le Pays

1<sup>er</sup> vice-président : Moustaph   Diawara, Le Sursaut

2<sup>e</sup> vice-président : Moussa M. Bagayoko, L’Humanité

Secrétaire Général : Abdourahmane Doucouré, La Sirène

Secrétaire Général adjoint : Youssouf Diallo, La Lettre du Peuple

Secrétaire Administratif : Oumar Diamoye : L'Officiel

Trésorier Général : Albadia Dicko : Kaloum Infos

Trésorière générale adjointe : Hawa K Berthé, Tribune Libre

Secrétaire à l'Organisation : Sibiri Traoré, La Lumière

Secrétaire à l'Organisation adjoint : Nouhoum Dicko, L’alerte

Secrétaire à l'Information et à la Communication : Abdrahamane Sissoko, Le Wagadu

Secrétaire adjoint à l’Information et à la Communication : Moussa Diarra, Dabaliban

Secrétaire chargé des questions d'Ethique, de Déontologie, du Renforcement des capacités : Amadou N Djim ? Le Point

1<sup>er</sup> Secrétaire chargé des questions d’éthique de déontologie, du renforcement des capacités : Oumar Konaté, La Preuve

2<sup>e</sup> Secrétaire chargé des questions d’éthique et de déontologie, Baly Sissoko, Mali Sadio

Secrétaire chargé des relations extérieures et de la coopération Hamadoun  Maïga dit Harber Azalai Express,

Toumani Coulibaly, Le  Bâtisseur

Président d’honneur : Ibrahim Yattara, L’Informateur

Commissaires aux Comptes: Cleophas Tienou, Providentiel

Abdoulaye Niangaly La Dépêche]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>30 Juillet : Journée Internationale de l&amp;apos;Amitié :  Clarification : la relation de soin n&amp;apos;est pas une relation d&amp;apos;amitié !</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/30-juillet-journee-internationale-de-lamitie-clarification-la-relation-de-soin-nest-pas-une-relation-damitie-3031069.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 01:18:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si des amis sont sur un même pied d'égalité, il faut savoir que le soignant et le soigné se rencontrent dans une relation hiérarchisée. Le soignant et le soigné sont dans une visée de consultation, l'objectif étant de soulager le patient, de lui donner un espoir de guérison.</em></strong>

Le patient s'attend à trouver chez le soignant une réponse à ses questions et inquiétudes. Le soignant n'est pas consulté comme un être humain avec qui nous partageons des rapports de proximité, comme dans le cadre d'une amitié ; mais il est consulté parce qu'il possède un statut particulier, lui donnant des compétences de soins, pour soulager la douleur, pour rassurer, pour faire des prescriptions médicales.

Ce qui fait que même les manifestations de gratitude du soigné envers le soignant, à l'image des cadeaux, des ''merci Dr'', ne doivent pas être prises pour des marques d'amitié. Elles ont lieu dans le cadre de l'acte de soin, où le patient témoigne une certaine reconnaissance. Ce qui n'est pas de l'amitié…

La relation entre le soignant et le soigné est une relation rationnelle, entre deux statuts, différente alors de l'amitié qui se fonde sur la proximité. L'amitié qui naît de l'affectivité et d'une sympathie spontanée n'est pas possible dans la rencontre médicale qui est imposée par des circonstances.

La relation entre le soignant et le soigné dure le temps qu'il faut pour que le soigné retrouve la santé. C'est une relation qui est inscrite dans un contrat et les patients disent en général: '' quand on est guéri on est content de ne plus aller chez le médecin ''.

C'est tout le contraire d'une relation d'amitié dans laquelle, les personnes passent des moments ensemble et se partagent presque tout. Le soignant doit aider le soigné pour qu'il aille mieux. C'est son patient, ce n'est pas son ami!

<strong>Pr. Charlemagne Ouédraogo/Gynécologue-Obstétricien</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Notre football national doit créer la joie dans le cœur du peuple</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/notre-football-national-doit-creer-la-joie-dans-le-coeur-du-peuple-3030508.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Jul 2023 21:11:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Nous voulons un président de la Fémafoot riche et rassembleur. Nous sommes jaloux de la fédération malienne de basket-ball. Nous sommes à quelques encablures du renouvellement du bureau de la fédération malienne de football prévu en fin août 2023. À ce jour, nous remarquons des agissements négatifs entre les éternels candidats et dans leurs camps qui n'honorent pas le Mali.

Ces agissements persistent depuis les dernières élections du bureau de la Fémafoot. Ils contribuent à la détérioration continue du climat footballistique au Mali, à l'instabilité dans notre football, entretenir la guéguerre au niveau des dirigeants de notre football, la haine, le clanisme, la personnalisation de notre football.

Cette manière de gérer notre football n'a jamais contribué à rehausser, ni l'image du Mali, ni à valoriser et promouvoir nos jeunes joueurs talentueux qui sont nés avec le football dans les jambes. À cause de cela, nos jeunes joueurs dans la résilience ne parviennent plus à vivre de leur seul métier d'amour pour venir en soutien à leur famille. À cause de cela, nos anciens joueurs internationaux vivent dans la galère, meurent dans la honte.

Ils sont très nombreux aujourd’hui nos internationaux qui sont très malades, d'autres dans un état de santé dégradant et, quand certains parmi eux venaient à mourir en dehors du pays, il faut toute une gymnastique pour rapatrier leur corps au pays.

Quelle honte et quel regret ! Si cela devait continuer, il ne va jamais encourager d'autres jeunes à se sacrifier pour servir le seul intérêt de quelques personnes. Nous rêvons à partir de la 4<sup>e</sup> République d'une nouvelle race de dirigeants pour notre football. Cette fois-ci, ça ne se passera pas comme ça avant août 2023.

Nous sommes désormais debout, engagés et déterminés pour forcer le changement au niveau de la gestion de notre football par les mêmes dirigeants dans le ping-pong et du tout sauf un seul trophée. Nous attirons ici toute l'attention du nouveau Ministre des Sports, de la jeunesse et de la construction citoyenne pour concrétiser ses compétences à ce niveau. Nous savons qu'il peut faire changer les choses au niveau de la fédération malienne de football. Nous serons ses guerriers pour cela.

Aujourd'hui, nous voulons le rassemblement avec un candidat rassembleur, qui aime le Mali, qui a l'amour du football, qui veut le bonheur des jeunes joueurs et de leurs parents et qui peut nous qualifier à la prochaine phase finale de la coupe du monde après au moins une place de finaliste à la prochaine CAN en Côte d'Ivoire.

Aujourd'hui, nous voulons un candidat au poste de président de la Fémafoot qui a de l'argent pour renforcer les efforts de l'Etat, qui a un carnet d'adresses riche, légitime, charismatique dont la voix porte sur les tribunes et espaces de plaidoyers en faveur du Mali, à l'image de Me Jean-Claude Sidibé de la fédération malienne de basket-ball. L'Etat ne peut pas tout faire.

Nous ne voulons plus des photographies et d'autres actions de communications à la place des trophées. Le peuple du Mali a besoin de vivre la joie des victoires et non pas de se nourrir que de consolations. Nous voulons la fin de ce jeu de ping-pong entre dirigeants de notre football national. Nous sommes les guerriers du changement en faveur de notre football.

<strong>Mamadou CAMARA</strong>

<strong>Ancien joueur en Commune V et au SIGUI de Kayes, Communicateur, journaliste en ligne </strong><a href="http://info360.info/"><strong>info360.info</strong></a><strong> et Coordinateur général de la Radio Couleurs Média 99.3Mhz.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>21 Juillet: Journée Mondiale de la Malbouffe :  Parlons de l&amp;apos;alimentation de la femme enceinte</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/21-juillet-journee-mondiale-de-la-malbouffe-parlons-de-lalimentation-de-la-femme-enceinte-3030504.html</link>
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<pubDate>Fri, 28 Jul 2023 21:06:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les trois premiers mois de la grossesse sont le plus souvent une période difficile pour la femme : nausées, vomissements, toute une transformation du corps de la femme. Après cette étape, l'organisme s'habitue au fur et à mesure et les envies en matière de nourriture commencent : poulet, poisson braisé, pizza, alloco, panini, glace etc. Chaque femme a ses envies et il y a même une perversion des goûts chez certaines. Attention ! Quand on est enceinte, on contrôle ce qu'on mange. Il ne faut pas manger deux fois plus ou moins, mais deux fois mieux !</em></strong>

Quand une femme est enceinte, sa façon de s'alimenter a des incidences sur le fœtus. Si elle mange beaucoup et sans contrôle, ce n'est pas bien. Si elle mange moins et non varié, ce n'est pas bien aussi. Elle doit bien surveiller son assiette du début jusqu'à la fin de la grossesse et poser des questions sur des aliments qui lui sont recommandés. Elle doit bien s'alimenter et avoir une alimentation équilibrée.

Pendant la grossesse, les hormones influencent la manière dont la femme perçoit les odeurs et les saveurs. Il faut savoir que les besoins énergétiques pendant la grossesse ne sont pas si importants que ça. Les besoins sont estimés à 2000 Kcal/jour au premier trimestre pour atteindre 2100 Kcal/jour au 2ème trimestre de la grossesse et au 3e trimestre, la quantité doit être comprise entre 2250 et 2500Kcal par jour.

Les conséquences d'une mauvaise alimentation pendant la grossesse ont un impact pendant l'accouchement et sur le développement de l'enfant.  Durant la grossesse, la mère prend en moyenne 12 à 14 kg. L’obésité pendant la grossesse pourrait être source de maladies.

Chez la mère, il y a des complications à l'accouchement à cause du poids de l'enfant, il y a un risque hémorragique, un risque d'une hypertension, d'une pré-éclampsie, un risque trombo-embolique, un risque de diabète gestationnel, un risque d'obésité maternelle à long terme...

Une alimentation déséquilibrée favorise l'obésité infantile. La sous-alimentation de la femme enceinte est aussi dangereuse. Elle diminue le poids du fœtus, entraînant un faible poids à la naissance. La dénutrition augmente le risque de prématurité, entraîne le faible poids de l'enfant à la naissance, une cause favorisant la morbidité et la mortalité néonatale.

La qualité et la quantité des aliments et des boissons doivent être bien contrôlées. Le poids moyen d'un bébé à la naissance se situe entre 2,5 et 3,5 kg.  L'idée reçue selon laquelle une femme enceinte doit manger pour deux ne se justifie pas scientifiquement. La graisse corporelle n'est pas bien pour la santé du futur bébé. Il n'y a pas de régime alimentaire spécifique pour la femme enceinte mais des précautions sont à prendre et des conseils à suivre.

<strong>Il faut consommer le sel de table iodé</strong>

Une alimentation équilibrée est recommandée et les agents de santé pourront donner des conseils y relatif au cours des consultations prénatales. La consommation de protéines de la viande, du lait, du poisson, des œufs, des légumineuses, de glucides provenant du pain, des pâtes, du riz ; un apport en vitamines, des minéraux et des fibres est essentielle. Il faut aussi limiter les produits sucrés comme les jus, le sucre.

Du reste, l'organisme a plus besoin d'iode. Il faut consommer le sel de table iodé. Il faut consommer raisonnablement les féculents et privilégier les petits plats aux repas copieux. Il faut manger au moins 3 légumes et 2 fruits par jour. Il faut proscrire la consommation d'alcool car l'alcool bu par la mère passe dans le sang du fœtus, le tabac, la drogue.

Il faut réduire la consommation du café et du thé. Il faut éviter les intoxications alimentaires pendant la grossesse. Il faut boire 1,5 litre à 2 litres d'eau par jour pendant la grossesse. Il faut de bonnes doses en acide folique, vitamine B9 et du fer.  Pendant la grossesse, les besoins en vitamines augmentent. Il faut manger de façon équilibrée et fractionnée 4 à 5 fois par jour.

Il ne faut pas hésiter à demander des conseils au professionnel de santé sur l'alimentation pendant la grossesse.  Aux conjoints : il faut veiller à ce que les femmes enceintes mangent de façon saine et équilibrée ! C'est très important !

<strong>Pr. Charlemagne Ouédraogo-Gynécologue-Obstétricien</strong>

<strong>NB : l’intertitre est de la Rédaction.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Visite à Kayes : les grandes annonces du président de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/visite-a-kayes-les-grandes-annonces-du-president-de-la-transition-3030503.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Jul 2023 21:03:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président de la Transition, le col. Assimi Goïta, a effectué son troisième déplacement à l’intérieur du pays, depuis son accession à la présidence de la Transition. Au cours duquel, il a fait de nombreuses annonces dont la réalisation soulève de nombreuses questions. C’était ce dimanche, le 23 juillet 2023, à Kayes, la Cité des Rails.</em></strong>

Cette troisième visite interne du président Goïta, qui s’est effectuée dans la première région, a été marquée par la relance officielle du trafic ferroviaire, le lancement des activités de construction de la route Kayes-Sandaré et la pose de la première pierre du deuxième lycée public sis à Kayes N’dy.

Le col. Goïta a, comme l’a martelé tout récemment son Premier ministre, Dr. Maïga, soutenu à son tour que les efforts fournis pour assurer la sécurité du pays doivent être accompagnés par des actions de développement. « <em>Quelles que soient les actions pour la sécurité, elles doivent être accompagnées par des actions de développement. Je vous avais dit lors du 22 septembre passé que nous allions commencer des actions de développement qui nous permettraient de compléter les efforts de sécurisation fournis par les forces de défense … </em>» a-t-il déclaré.

<strong>Du « <em>réchauffé</em> »</strong>

Pour la concrétisation de ce développement, surtout économique, le président Goïta a annoncé plusieurs projets et dans de nombreux domaines. Ainsi, en plus de la création des universités de Gao, Sikasso et Tombouctou dont le projet a été adopté par le Conseil national de la Transition (CNT) en juin 2022, le président de la Transition a annoncé la création d’une université dans la première région. Sur ce point, le chef de l’Etat n’a fait que du « <em>réchauffé</em> ». Puisque le seul fait nouveau est l’annonce de la création d’une université dans la première région.

Tout le reste, en l’occurrence la création d’une université dans les régions de Sikasso, Tombouctou et Gao, était connu des Maliens depuis très longtemps. On se demande d’ailleurs pourquoi leur réalisation n’a jusqu’ici pas commencé. Aussi, le colonel Assimi Goïta n’a donné aucune indication sur la période d’ouverture des différentes Universités.

Le col. Goïta a aussi promis la construction de 13 lycées publics dont 11 lycées ordinaires et deux lycées d’excellence et l’organisation d’une assise nationale sur l’éducation, avant la fin de l’année en cours pour mieux discuter des questions de l’éducation. Là aussi, le président de la transition n’a donné aucune indication sur la période d’ouverture des différents lycées.

Dans le domaine de l'agriculture, il a annoncé la construction de deux usines de transformation de l’étoffe de coton en fils dont une sera construite à Koutiala et une autre à Bamako. Le successeur de Bah N’Daw, a, en outre, promis la rénovation des stades de Kayes, Sikasso et Mopti et la construction d’un stade dans la région de Tombouctou avant la biennale artistique et culturelle prochaine prévue en 2025 à Tombouctou.

<strong>Plus de 600 milliards de déficit budgétaire</strong>

On se demande par quel moyen (financier) le chef de l’Etat va-t-il pouvoir réaliser les différents projets. Surtout quand on sait que le Mali, dont l’économie est exsangue, vit des emprunts sur le marché financier. L’argent mobilisé par les Douanes et les Impôts ne suffit même pas à faire face au fonctionnement de l’Etat. Ce qui fait qu’au cours des trois années, le Mali, qui ne peut plus compter sur l’aide internationale, a emprunté plus de 400 milliards de Fcfa sur le marché monétaire.

Une somme destinée au fonctionnement de l’Etat, notamment le paiement des salaires, au détriment de l’investissement. En 2023, le Mali présente un déficit global de 695,99 milliards de Fcfa contre 664,58 milliards de Fcfa dans la loi de finances rectifiée 2022, soit une augmentation de 4,73%. Ce qui représente 4,1% du PIB, selon la Banque mondiale.

À en juger par les différentes annonces, le chef de l’Etat est, selon de nombreux analystes, en campagne. Ce qui suscite des doutes quant à la volonté des militaires au pouvoir d’organiser l’élection présidentielle en février et mars 2024.

Car il est impossible de réaliser ces différents projets avant la fin de la transition. Ce qui relance de nouveau le débat sur la volonté des autorités de la transition à passer la main à un président démocratiquement élu dans les délais impartis.

<strong> Fadiala N. Dembélé/Abdrahamane SISSOKO   </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Hamadoun Bah : « Choguel K. Maïga n’est bon que dans la rue »</title>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 08:01:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Choguel K. Maïga est toujours dans la rue au boulevard de l’indépendance. Il lui manque le sens de la mesure et de la responsabilité. Il n’arrive toujours pas à se hisser à la hauteur d’un Premier ministre.</em></strong>

Même PM il raisonne en opposant. J’ai écouté ses propos irresponsables, pas que sur Alpha qu’il n’atteint même pas à l’orteil, non ! j’allais dire même pas la sandale, mais également ses propos sur les militaires. Déjà il dégage ses responsabilités et s’apprête à les abandonner en plein vol.

Il dit n’être pas au courant de beaucoup de leurs actions. Il va jusqu’à dire qu’il y a des colonels qui l’accusent de saboter leurs initiatives. Il est juste incorrigible et veut se faire passer pour ce qu’il n’est pas. Quel antagonisme que de s’habiller en Modibo Kéïta dont il magnifie le bilan et être Moussayiste ?

C’est juste de la duperie, il n’a rien de Modibo, et ne l’a jamais aimé. Il connaît juste la position populaire sur le père de l’indépendance. Il ne rate d’ailleurs pas de petites occasions pour lui donner des coups, c’est le cas lors du témoignage éloquent de mon frère Oumar H. Dicko à la CVJR. Cet ex-porte-parole du gouvernement d’IBK qui nous apprenait que rien ne peut cacher les rayons de soleil parlant du bilan ultra positif d’IBK, espérant pour cela rester à la table.

Quand on a le pantalon troué, on fait profil bas et on évite l’arbre de la vérité. Il faut être un malhonnête intellectuel pour dire que le bilan de Alpha est négatif et celui du sanguinaire dictateur Moussa Traoré positif. Alpha O. Konaré a échoué sur certains plans mais il a transformé le village de Bamako sous Moussa en une ville. Au moins il est le seul à faire deux mandats et passer le pouvoir pacifiquement.

Toutes les ACI qui sont nos vitrines sont d’Alpha. Que le Malien découvre un salaire de plus d’un million, c’est Alpha O. Konaré. Que les salaires puissent être payés à temps, c'est encore le fils de Binlty Diallo. Il a créé des richesses en favorisant la création d’entreprises. En 1992, il n’y avait pas plus de cinq banques, plus de cinq Assurances, le Malien ignorait ce que signifie un échangeur.

Il a créé des stades dans toutes les régions, organisé la première et seule coupe d’Afrique au Mali, créé des boulevards. Il a favorisé la liberté de la presse avec la prolifération des radios et télévisions libres. Le panafricain du Mali, c’est un village, une école. Il a baissé le taux d’analphabétisation considérablement.

Le président Konaré, ce sont les CSCOM et les ASACO qui ont rapproché la santé aux villages et hameaux villages les plus reculés. Alpha O. Konaré, c’est la culture avec les monuments et les sites historiques du Mali, le mémorial Modibo KEÏTA, les lycées Fily Dabo, Mamadou M’Bodj, j’en passe.

Alpha c’est la modernisation de Bamako et de toutes les capitales régionales du Mali. Alpha c’est la décentralisation et la création des communes. Le Mali sous Moussa était le 3e pays le plus pauvre du monde, Alpha a élevé le Mali  à la 2e ou 3e puissance économique de l’UEMOA.

Ceci dit, Alpha a échoué dans la lutte contre la corruption, il a échoué dans la fourniture d’une éducation de qualité, il a négligé, comme beaucoup d’autres pays, l’armée. Un de mes professeurs de Conflits internationaux, M.BESSA à l’ENA d’Algérie en 2003, nous disait que l’Afrique devrait désormais axer ses ressources au développement au lieu de les gaspiller dans la défense.

Il ajoute, il n’y aura plus de guerre interétatique entre pays africains, qu’il fallait donc renforcer la police et la gendarmerie. Alpha a également donné trop de pouvoirs aux magistrats. Ce n’est pas l’ADEMA qui a échoué, en vérité, tous les partis politiques ont échoué avec elle.

Ils ont passé leur temps à se jeter l’opprobre les uns sur les autres. Aujourd’hui c’est exactement ce que fait Choguel K. Maïga, président du parti MPR. Il insulte les politiques en oubliant qu’il est le sommet des politiques, il insulte les 30 dernières années, il oublie qu’il en est un acteur principal. Il pense tromper qui ?

Nous sommes jeunes mais avons la tête sur les épaules. Les faits sont têtus. Bref ! Je lui renvoie ses propos : quand le soleil apparaît, même dans la chambre sous les draps ses rayons nous parviendront. Un dirigeant est par essence un rassembleur. Un Premier ministre est le chef suprême de l'administration d’un État. Choguel K. Maïga n’est bon que dans la rue.

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<strong>Hamadoun BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le président nigérian, Bola Ahmed Tinubu, met en garde contre les changements anticonstitutionnels en Afrique de l’Ouest</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-president-nigerian-bola-ahmed-tinubu-met-en-garde-contre-les-changements-anticonstitutionnels-en-afrique-de-louest-3028522.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 01:46:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Élu le week-end dernier à la tête de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cédéao, le président nigérian, Bola Ahmed Tinubu, ne porte pas de gants pour mettre en garde contre les changements anticonstitutionnels en Afrique de l’Ouest. « <em>Nous ne permettrons jamais que les coups d’Etat se succèdent en Afrique de l’Ouest. Nous allons prendre cette question au sérieux (…). Nous n’avons pas investi dans nos armées, leurs uniformes, leurs formations, leurs bottes pour qu’ils se braquent contre les populations, violent les principes républicains »</em> a-t-il rappelé. Le président Tinubu veut la création d'une force de 5 000 hommes des 15 pays de la CEDEAO pour lutter contre le terrorisme et souhaite également que cette force intervienne contre les changements anticonstitutionnels. Le nouveau président de la conférence des chefs d’Etat de la Cédéao prend ainsi en main le projet de son prédécesseur, le Bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, qui avait fait de la création de cette force son cheval de bataille. C’est donc un changement de doctrine à la Cédéao, qui se contentait jusqu’ici de condamnations et de sanctions économiques. À titre de rappel, depuis 2020, trois (Mali, Burkina Faso et Guinée Conakry) des 15 pays de la Cédéao sont dirigés par des militaires qui sont venus au pouvoir à la suite d’un coup d’Etat.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Ce que je pense du bilan de  Alpha Oumar Konaré</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 01:28:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après une lecture minutieuse du bilan de Alpha Oumar Konaré tel que dressé par l'ADEMA PASJ, le PARENA, après les témoignages d’Alexis Kalembri, du Ministre Seydou Traoré et d'autres, je me permets d'intervenir dans cette discussion pour dire ma désapprobation du dénigrement de l'un des plus prestigieux présidents que le Mali indépendant a connus.</strong>

Ce que Alpha Oumar Konaré "voit" étant assis, d'autres ne le "verront" pas, même juchés sur un promontoire ! Sans m'aventurer dans des champs que je connais moins, je peux mettre en avant des éléments factuels dans le domaine de la politique extérieure et de la diplomatie, qui illustrent la grandeur de l'homme et sa vision :

1- Alpha Oumar Konaré est le concepteur et l'auteur de la Vision 2063 de l'Union Africaine. Il a été combattu à l'intérieur de l'organisation, mais sa vision a fini par prévaloir. Je peux en témoigner parce qu'il m'a fait l'honneur de me faire lire la première version, bien avant le blue print. L'humilité de l'Homme n'aurait pas autorisé que je le révèle. Mais le temps est approprié pour faire taire ceux qui veulent le traîner dans la boue. C’est vous dire que Alpha a été et est un Panafricaniste dans la vision, le discours et dans les faits ;

2- La deuxième fois que, de toute son histoire, le Mali a été membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, c'était grâce aux efforts diplomatiques de AOK. Le Mali n'avait pas été représenté à un si haut niveau mondial entre l'année 1966, date du premier mandat, et l'année 2000.  Alpha O. Konaré a honoré le Mali en participant, en 2000, au Sommet mondial du Millénaire d'où sont partis les Objectifs du Millénaire pour le Développement, les fameux OMD.

Alpha Oumar Konaré, à travers son représentant permanent, un talentueux diplomate dont je tairai le nom, a présidé le Conseil de sécurité des Nations Unies.  Ce n'était jamais arrivé après 1966-67. Et ce n'est pas aujourd’hui que ça risque de se renouveler. Donc le président Konaré a été et demeure un multilatéraliste convaincu. Il connaît la valeur des partenariats utiles. Il a compris que les Nations ont besoin les unes des autres, des plus petites aux plus nanties !

3- Alpha Oumar Konaré a préparé le Mali, avec fierté, à adhérer à la Communauté des Démocraties. Son successeur, ATT, a construit sur les avancées démocratiques de AOK. Ainsi, le Mali a accédé à la Communauté des Démocraties en 2002 et en a assumé la présidence pendant deux ans, en 2006-07, aussi bien à Bamako, à Washington DC qu'auprès des Nations Unies.

Le promoteur infatigable de la Communauté des Démocraties à Washington DC est aujourd’hui chargé de la diplomatie de la transition. Il peut en témoigner. C'est dire que Alpha Oumar Konaré a cru en les vertus de la démocratie et a hissé le Mali au niveau des Nations les plus respectées.

Enfin Alpha Oumar Konaré est le seul Président de la République de toute l'histoire du Mali à avoir achevé ses deux mandats et à avoir passé le relais à son successeur sans coup d'Etat. Si seulement, la tradition qu'il a contribué à instaurer avait survécu à nos tumultes, nous serions dans un pays différent. Il est important de laisser l'Homme jouir de sa retraite plus que méritée.

Assez de digressions et assez de boucs émissaires comme ça.  Assumons-nous. Assumons notre propre bilan. Assumons nos insuffisances.

<strong>Cheick Sidi Diarra-ancien Ambassadeur</strong>

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<title>UEMOA : le Mali reprend sa place après une longue période d’absence</title>
<link>https://www.maliweb.net/uemoa/uemoa-le-mali-reprend-sa-place-apres-une-longue-periode-dabsence-3028548.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 01:22:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali reprend sa place au sein de l’UEMOA après une longue absence. C’est ce qui ressort du communiqué final de la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), qui s’est tenue le 08 juillet 2023 dans la capitale de la Guinée-Bissau.</em></strong>

Après un an et demi d’absence au sein des Organes et Institutions de l’UEMOA, le Mali jouit désormais de son statut de membre après la décision des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union de lever sa suspension imposée le 09 janvier 2022.

Rappelons que cette suspension du Mali au sein de l’UEMOA avait fait suite à la décision de prolonger le mandat de la transition en cours après les Assises Nationales de la Refondation (ANR) en décembre 2021.

Face cette situation, le gouvernement du Mali a constitué un collectif d’avocats qui avaient saisi, en février 2022, la Cour de l’Institution monétaire ouest-africaine pour demander l’annulation des sanctions qui lui ont été infligées par la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement lors de sa session en janvier 2022 à Accra, et le sursis à l’exécution desdites sanctions, notamment sa suspension au sein de l’organisation.

En mars 2022, la cour de l’organisation monétaire sous-régionale, avait accédé à la demande du Mali en ordonnant le sursis à l’exécution des sanctions prises lors de la session extraordinaire d’Accra en janvier 2022.

La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA, qui a discuté d’autres sujets d’intérêt commun lors de cette session extraordinaire à Bissau, se félicite de la résilience des économies de la zone UEMOA dont le taux de croissance économique est prévu à 7,0% en 2023 après 5,9% en 2022, malgré les chocs enregistrés sur le plan national et au sein de l’espace communautaire, et elle note avec satisfaction, la décélération en 2023 du taux d’inflation qui s'établit à 4,4%, soit une baisse de 3,0% par rapport à 2022.

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA ont constaté également un avancement du processus d’élaboration de la Vision prospective de l’Union à l’horizon 2040 pour le doter d’un outil d’anticipation sur le long terme pour asseoir les bases de ses choix et priorités stratégiques.

Pour renforcer la performance des économies des Etats membres, la conférence a instruit la commission de l’Union à soumettre, pour 2023, un nouveau Pacte de convergence, de stabilité et de croissance.

Concernant la revue des réformes, politiques, programmes et projets communautaires, les chefs d’Etat et de gouvernement ont institué une périodicité bisannuelle pour sa phase politique en maintenant la périodicité annuelle dans sa phase technique, à compter de 2023.

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<strong>Fdiala N. Dembélé </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Clinique périnatale Mohammed VI de Bamako : plus de 1500 consultations gynécologiques et 793 consultations pédiatriques</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/clinique-perinatale-mohammed-vi-de-bamako-plus-de-1500-consultations-gynecologiques-et-793-consultations-pediatriques-2-3028518.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 01:19:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Clinique périnatale Mohammed VI de Bamako (CPMVI-B) a un an d’activités. Au cours de cette première année, elle a effectué entre autres : 1564 consultations gynécologiques ; 793 consultations pédiatriques ; 141 accouchements ; 69 césariennes ; 953 examens échographiques et radiographiques ; 4443 examens de laboratoire. C’est une structure sanitaire d’une capacité globale de 79 lits, 5000 naissances par an avec possibilité de traiter jusqu’à 2000 césariennes, 1400 admissions par an en soins intensifs et réanimations mères, et 470 admissions en néonatalogie et réanimation néonatale. Établissement de santé spécialisé de haut standing de 3è référence, la Clinique périnatale Mohammed VI a été entièrement construite et équipée par le Maroc à hauteur de plus de 9,9 milliards FCFA. Elle a pour objectif la fourniture de services périnataux spécialisés, la prise en charge de grossesses à risque et la limitation de la mortalité maternelle et infantile. La clinique est un don de Sa Majesté le Roi Mohamed VI au peuple malien, dont la première pierre a été posée en février 2014, lors de sa visite effectuée au Mali.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Canam : lancement de la campagne d&amp;apos;affiliation, de contrôle et d&amp;apos;immatriculation dans la cité des Rails</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/canam-lancement-de-la-campagne-daffiliation-de-controle-et-dimmatriculation-dans-la-cite-des-rails-3028546.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 01:17:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis le 3 juillet 2023, une équipe de la Canam séjourne dans la région de Kayes afin de mener une mission d'affiliation et de contrôle d'immatriculation auprès des entreprises publiques et privées. Cette équipe est conduite par Monsieur Mory Bengaly Camara, chef de mission.

Après une réunion de travail avec le chef du bureau régional de la Canam et ses agents, l'équipe a entamé la visite des entreprises, commençant par la Mairie de la ville de Kayes le lundi 03 juillet, où elle a rencontré Monsieur Mamadou Kampo, secrétaire général. Cette mission, d'une durée de 5 jours, vise à permettre à la Canam de recenser de manière exhaustive les employés de chaque structure visitée, de sensibiliser ceux qui ne sont pas encore immatriculés à l'AMO, d'informer les assurés de leurs droits concernant l'AMO, ainsi que d'orienter les gestionnaires des ressources humaines sur les démarches à suivre avec les nouveaux employés.

La campagne offre également à chaque participant des informations précises sur le Régime de l'Assurance Maladie, notamment sur les organismes de gestion, les personnes assujetties, le panier de soins, les cotisants et les bénéficiaires, ainsi que sur les taux de prise en charge. De plus, elle permettra de recueillir les plaintes concernant la gestion des droits et les retards dans l'obtention des cartes biométriques.

<strong>SERCOM/CANAM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Belgique adopte sa « Stratégie Sahel »</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/la-belgique-adopte-sa-strategie-sahel-3028554.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 01:15:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Conseil des ministres Belge a officiellement adopté, le vendredi 7 juillet, la Stratégie intégrée pour la région du Sahel, réaffirmant ainsi la priorité que constitue cette région pour le pays. Fruit d'un processus consultatif approfondi et inclusif, cette stratégie démontre l'engagement de la Belgique à mobiliser tous les acteurs de sa politique étrangère dans la région comme la Défense, les Affaires étrangères et la Coopération au développement, ainsi que l'Institut Egmont, un think tank indépendant belge en matière de politique internationale.

La « <em>Stratégie Sahel</em> » reflète l'approche globale de la Belgique, mettant l'accent sur la coordination et la concordance des actions de tous les acteurs impliqués. Dans cet esprit, les acteurs de la coopération non-gouvernementale belge engagés dans la région ont également été sondés sur leurs priorités en la matière. Cette stratégie incarne une vision partagée visant à promouvoir un voisinage européen sûr et stable, la sécurité humaine et la défense des droits humains, l'Etat de droit et la bonne gouvernance, la sécurité économique et la prospérité durable ainsi que le maintien d’un partenariat solidaire et fiable au Sahel. Ces cinq objectifs communs sont au cœur de cette stratégie qui est également étroitement liée à la Stratégie nationale de sécurité de la Belgique.

Compte tenu de la relation étroite entre les pays du Sahel (le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad) et leurs pays voisins, notamment les États côtiers du golfe de Guinée et les pays du Maghreb, le concept de région du Sahel y est défini de manière large et en accord avec les concepts développés par l’Union européenne, les Nations Unies et l’Union africaine.

Les acteurs chargés de mettre en œuvre cette stratégie seront guidés par plusieurs principes directeurs, notamment l'approche globale (qui va désormais au-delà de l’ancien 3D pour « Défense, Diplomatie, Développement »), l'analyse continue et conjointe des risques et du contexte, la recherche de durabilité et d'appropriation locale, ainsi que la sensibilité aux conflits. L'écoute des partenaires locaux dans la mise en œuvre de cette stratégie est également à souligner. Leur implication est en effet essentielle pour garantir l'efficacité et la pertinence des actions entreprises par la Belgique au Sahel.

Grâce à cette stratégie nationale, la Belgique vise aussi à contribuer à la mise en œuvre de la Stratégie intégrée de l'Union européenne pour le Sahel, tout en s'alignant sur les objectifs de l'Agenda 2030 des Nations Unies et de l'Accord de Paris sur le changement climatique.

Soulignons que bien avant cette stratégie, la Belgique avait déjà une présence au Sahel à travers la participation de ses soldats à la mission de maintien de la paix des Nations unies au Mali (MINUSMA) et la mission de formation de l'Union européenne (EUTM).

<strong>Cheick B CISSE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Extrémisme violent au Sahel : un cercle vicieux à enrayer</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/extremisme-violent-au-sahel-un-cercle-vicieux-a-enrayer-3028552.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 01:14:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors que la crise du Sahel entre dans sa dixième année, la violence aveugle à laquelle sont confrontées les populations locales prises au piège entre diverses organisations affiliées à Al-Qaïda et à l'État islamique, d'autres groupes armés non étatiques et des opérations antiterroristes obligent un nombre toujours croissant de civils à fuir, entraînant le déplacement forcé de plus de 2,8 millions de personnes au Mali, au Niger et au Burkina Faso.</em></strong>

Représentant souvent la seule stratégie d'adaptation disponible, le déplacement expose cependant les personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays (PDI) et les réfugiés à des situations encore plus précaires, tout en soulevant des défis importants pour les communautés d'accueil.

À travers une exploration initiale des interconnexions complexes entre déplacement de masse et extrémisme violent, il ressort que cette situation constitue à la fois l'un des symptômes les plus tangibles et un facteur potentiellement aggravant de la crise qui sévit au Sahel.

Plus précisément, ce déplacement massif des populations résulte de la montée de la violence armée qui sévit dans la région. De plus, cette situation perpétue les conditions propices à l'extrémisme violent en augmentant les tensions et les griefs locaux qui sont connus pour être exploités par des groupes extrémistes violents.

Au Mali, on compte près de 400 000 personnes déplacées internes. À ceux-ci s’ajoutent plus de 200 000 de nos compatriotes toujours réfugiés dans les pays voisins tels que la Mauritanie, le Niger et le Burkina Faso.

Fuyant les conflits, ces personnes sont dans une vulnérabilité extrême. Même en dehors du pays, elles sont souvent victimes d’attaques terroristes perpétrées au niveau des camps où elles vivent. Elles sont confrontées à des conditions de vie très précaires. Les assistances qui leur sont apportées sont très en deçà de leurs besoins.

D’aucuns craignent que les autorités ne se détournent de l’attention portée à ces personnes vulnérables avec la suppression du poste de ministre délégué auprès du ministre de la Santé et du Développement social, chargé de l'Action humanitaire, de la Solidarité, des Réfugiés et des Déplacés, qu’occupait l’une des figures du M5-RFP, l’Imam Oumarou Diarra. Sans compter le retrait en cours de la Minusma qui risque également de beaucoup affecter ces personnes.

En effet, la Minusma assiste énormément de personnes déplacées internes dans plusieurs localités du pays telles que Ménaka où la majorité des 40.000 déplacés internes que compte la région vivent près du camp de la Minusma. Au-delà de cette situation, celle-ci transporte également les humanitaires dans plusieurs localités enclavées afin de porter assistance à des déplacés.

C’est dire toute l’urgence de prévoir un plan pour que ces personnes ne deviennent des proies faciles qui peuvent être exploitées par toutes sortes de criminels dont les terroristes. Lesquels pourraient profiter de leur frustration et de leur vulnérabilité pour les enrôler et les pousser à commettre l’irréparable.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>

<strong>..................</strong>

<strong>Le grand bazar des armes au Sahel, entre profits et misère</strong>

<strong><em>Le commerce illégal croissant des armes au Sahel alimente l'instabilité et le terrorisme, nécessitant un soutien international et des stratégies globales pour s'attaquer aux causes profondes. De nos jours, cette région est devenue une plaque tournante du commerce illégal d'armes et d'autres activités criminelles.</em></strong>

S'étendant sur 6 000 kilomètres à travers le continent africain, le Sahel abrite 300 millions de personnes du Sénégal au Soudan, dont beaucoup sont actuellement aux prises avec la sécheresse et l'impact du changement climatique. Dans ce contexte, le marché croissant des armes illégales est alimenté par les tensions intercommunautaires, l'extrémisme religieux et la concurrence pour les ressources.

Dans le même temps, l'absence de contrôle gouvernemental a permis à des acteurs non étatiques de s'emparer du marché, déplaçant des millions de personnes et ouvrant des opportunités lucratives aux trafiquants d'armes.

Le commerce opère à travers des centres d'affaires dans les villes et les villages le long des routes de transport cruciales. Alors que les parties impliquées dans ces conflits se multiplient, la demande d'armes à feu et de munitions augmente également, transformant la région en un marché prospère pour les trafiquants d'armes illégaux.

Selon l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), même les rançons des enlèvements sont acheminées vers ce marché pour acquérir plus d'armes. La Libye, l'Algérie et le Soudan jouent un rôle important dans cet environnement commercial instable. L'intervention de l'OTAN en Libye en 2011 a été un catalyseur du marché illégal des armes au Sahel.

Ainsi, ces armes pillées entrent au Mali, aggravant la situation sécuritaire déjà précaire. Au Soudan, le conflit en cours a encore stimulé le commerce des armes dans la mesure où des soldats vendent leurs armes pour s'assurer des produits de première nécessité comme la nourriture. L'État islamique et d'autres organisations terroristes ont capitalisé sur ce marché illicite, utilisant des armes facilement disponibles pour étendre leurs opérations et leur influence régionales.

Cette situation a transformé le Sahel en incubateurs majeurs de terrorisme et d'extrémisme violent, créant un cycle auto-entretenu de violence et de trafic d'armes. Mais cette activité de marché noir en plein essor n'est pas sans contre-mesures. Les efforts des organisations internationales et des opérations conjointes ont entraîné une augmentation de 105% des saisies d'armes entre 2017 et 2021.

Des initiatives régionales telles que l'Initiative d'Accra 2017 et l'initiative « Faire taire les armes » de l'Union africaine s'emploient à lutter contre ce commerce rentable en se concentrant sur les opérations conjointes, le renforcement de la résilience et l'assistance technique pour le contrôle des armes légères.

Cependant, la nature lucrative du commerce illégal des armes en fait un problème difficile. Les profits élevés et le désespoir des personnes impliquées créent une demande persistante d'armes. Selon la sous-secrétaire générale des Nations unies pour l'Afrique, Martha Ama Akyaa Pobee, il est nécessaire d’obtenir un soutien politique et opérationnel international pour résoudre efficacement le problème.

Il est connu de tous que le coût humain de ce commerce illicite est dévastateur. En effet, les communautés sont submergées par l'afflux de personnes déplacées en quête de sécurité tandis que les auteurs continuent d'en profiter. Sans une stratégie globale axée sur les causes profondes et fournissant un soutien durable aux régions touchées, l'instabilité du Sahel et le commerce d'armes rentable qui y prospère persisteront.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La perte des eaux pendant la grossesse : savoir ce qu&amp;apos;il faut faire !</title>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 01:13:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Signe que l'accouchement c'est pour bientôt, la perte des eaux à terme est l'indice de départ pour la maternité et un signal que bébé arrive bientôt. </em></strong>

Chaque future maman vit différemment la rupture des membranes ou perte des eaux. Si pour certaines, c'est un faible écoulement, pour d'autres c'est un jaillissement d'eau, qui peut intervenir à terme ou avant terme. Chose certaine, ces longs mois d'attente tirent vers leur fin et bientôt, bébé et maman se connaîtront encore mieux !

Dans le ventre de maman, bébé vit dans la cavité amniotique, une poche remplie d'un liquide clair, aqueux, composé de 96,4% d'eau et d'autres substances.  À partir du 4e mois, le fœtus est complètement entouré par le liquide amniotique qui assure plusieurs fonctions. Il joue un rôle mécanique en protégeant le fœtus des chocs, du bruit et garde la température ambiante stable. Il évite la compression du cordon, facilite les mouvements du bébé lui permettant de bien grandir.

Le liquide amniotique joue aussi un rôle antibactérien en protégeant le fœtus des germes qui peuvent remonter jusqu'au vagin. Dans son rôle nutritionnel, le liquide amniotique apporte au fœtus de l'eau et des sels minéraux qu'il absorbe par sa bouche et sa peau. L'accumulation du liquide amniotique au pôle inférieur forme la poche des eaux et en principe, la rupture des membranes ou la perte des eaux doit intervenir en fin de grossesse pendant le travail d’accouchement. Malheureusement ce n'est pas toujours le cas.

La perte des eaux peut intervenir avant terme c'est-à-dire avant 37 semaines d'aménorrhée, tout comme elle peut intervenir à terme, c'est-à-dire 37 semaines d'aménorrhée et plus, avant le travail d'accouchement et pendant le travail d'accouchement. Si la femme perd les eaux avant 22 semaines d'aménorrhée, c'est un signe de menace d'avortement tardif.

Si la perte des eaux intervient entre 22 et 36 semaines d'aménorrhée, c'est un signe de menace d'accouchement prématuré.  Il s'agit d'une perte d'une quantité plus ou moins grande d'un liquide transparent chaud et sans odeur comparable à de l'eau. Une fois la poche rompue, le bébé n'est plus protégé. L’hospitalisation est obligatoire pour une meilleure prise en charge.

Ce qui prédispose à une perte prématurée des eaux : - une inflammation des membranes fœtales, - des saignements importants au niveau du vagin pendant le 2e et le 3e trimestre de la grossesse. - le tabagisme pendant la grossesse - une mauvaise alimentation et un poids suffisant - un col de l'utérus trop court.

<strong>Conseils</strong>

Si vous êtes à terme et que vous perdez les eaux, pas de panique. Informez le professionnel de santé. Vos contractions ne se déclenchent pas, alors que vous perdez les eaux, informez votre agent de santé ou rendez-vous dans le centre de santé le plus proche. Préparez votre accouchement à l'avance avec tout le nécessaire qu'il faut. Lorsque vous perdez les eaux, il faut éviter de faire des douches vaginales ou d'utiliser des tampons car bébé n'est plus protégé.

Si vous ne perdez pas les eaux alors que vous êtes à terme, parlez-en au professionnel de santé qui saura quoi faire. Si vous perdez les eaux avant 37 semaines de grossesse, il faut se rendre immédiatement dans un centre de santé.

<strong>Pr. Charlemagne Ouédraogo/Gynécologue-obstétricien</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>La Banque mondiale invite les Etats à réorienter les fonds destinés à la subvention pour l&amp;apos;agriculture, la pêche et les combustibles fossiles dans la lutte contre les changements climatiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/la-banque-mondiale-invite-les-etats-a-reorienter-les-fonds-destines-a-la-subvention-pour-lagriculture-la-peche-et-les-combustibles-fossiles-dans-la-lutte-contre-les-changements-climatiques-3028549.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 01:10:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Selon un rapport de la Banque mondiale, les dépenses publiques directement affectées à l’agriculture, la pêche et les combustibles fossiles atteignent tous pays confondus 1 250 milliards de dollars par an, soit l'équivalent d'une économie de poids comme celle du Mexique. Une somme qui pourrait servir à lutter contre le changement climatique.</em></strong>

Les subventions pour l’agriculture, la pêche et les combustibles fossiles contribuent à la détérioration de l’environnement. Dans un rapport intitulé Detox Development : Réorienter les subventions nuisibles à l'environnement, la Banque mondiale invite les Etats à réorienter les fonds destinés à la subvention pour l'agriculture, la pêche et les combustibles fossiles dans la lutte contre les changements climatiques.

Ce document indique que les dépenses publiques directement affectées à ces trois secteurs atteignent tous pays confondus 1 250 milliards de dollars par an, soit l'équivalent d'une économie de poids comme celle du Mexique.

Pour subventionner la consommation de combustibles fossiles, les pays dépensent environ six fois l'enveloppe annuelle qu'ils se sont engagés, aux termes de l'accord de Paris, à consacrer aux énergies renouvelables et au développement bas-carbone.

Lors de la 21è Conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique - la COP 21 -, 195 pays et l'Union européenne se sont engagés à investir 120.000 milliards de dollars par an dans les énergies renouvelables. Ceci afin de limiter le réchauffement climatique à 2°C par rapport à l'ère préindustrielle et avant la fin du siècle.

« <em>On dit qu'il n'y a pas d'argent pour le climat. En réalité, il y en a, mais pas là où il faut</em>, affirme Axel van Trotsenburg, directeur général senior de la Banque mondiale. <em>Si nous pouvions rediriger les milliers de milliards de dollars gaspillés en subventions inadéquates vers des utilisations plus écologiques et plus appropriées, nous pourrions ensemble relever nombre des défis les plus urgents pour la planète</em>. »

Le rapport souligne que les aides publiques destinées à réduire artificiellement le prix des combustibles polluants comme l'essence, le gaz et le charbon se sont montées à 577 milliards de dollars en 2021. « <em>Or elles aggravent le changement climatique et ont des effets néfastes sur l’air et la santé, en plus d'engendrer inégalité, inefficacité et creusement des dettes. La réaffectation de ces subventions dégagerait au moins 500 milliards de dollars au profit d'utilisations plus productives et plus durables</em> », note la Banque mondiale dans un communiqué publié sur son site.

<strong>La mauvaise qualité de l'air est responsable d'environ un décès sur cinq dans le monde</strong>

Pour le cas spécifique du Mali, aucun montant n’est avancé pour la subvention accordée aux produits pétroliers. Ce qui ne veut pas dire que l’Etat n’accorde pas de subvention aux produits pétroliers. Dans le monde, les subventions explicites et implicites, estimées à plus de 7 000 milliards de dollars par an, non seulement favorisent les inefficacités, mais causent également de nombreux dommages à l'environnement.

La mauvaise qualité de l'air est responsable d'environ un décès sur cinq dans le monde. Ce montant correspond au coût indirect infligé à la population et à la planète par la pollution, les émissions de gaz à effet de serre, la congestion routière et la destruction du milieu naturel qu'entraînent les subventions.

Dans le secteur de l'agriculture, souligne le rapport, les aides directes, soit plus de 635 milliards de dollars par an, mènent à l'emploi excessif d'engrais qui détériorent la qualité des sols et de l'eau, au détriment de la santé humaine.

Les subventions accordées à des produits tels que le soja, l'huile de palme ou le bœuf, qui incitent les exploitants à restreindre les surfaces occupées par les forêts, sont la cause de 14% de la déforestation annuelle.

Pour ce qui est du Mali, l’Etat accorde une aide à la culture du coton et des céréales, subventionnant les intrants agricoles (engrais, pesticides, etc.).

En 2020, le gouvernement malien avait accordé une subvention exceptionnelle de 35 milliards de Fcfa à la filière coton, sous la forme d’un bonus de 50 Fcfa sur chaque kilogramme de coton produit et vendu à la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT). S’y ajoute la subvention accordée pour l’achat des intrants agricoles

Pour Richard Damania, économiste en chef du pôle Développement durable à la Banque mondiale, <em>« la réaffectation de subventions, anticipée et planifiée, peut procurer un surcroît de ressources pour améliorer la qualité de vie des populations et l'avenir de la planète. On en sait déjà beaucoup sur les bonnes pratiques en matière de réformes des subventions mais leur mise en œuvre n'est pas une mince affaire, en raison d'intérêts tenaces et de dynamiques politiques difficiles à surmonter, entre autres obstacles.</em> »

Pour réussir une réforme des subventions, souligne le rapport, les États doivent compenser celles-ci auprès des groupes les plus vulnérables, moyennant des mesures d'aide sociale, par exemple, des transferts monétaires.

Il leur faut en outre : assurer une communication transparente pour gagner l'adhésion du public ; laisser aux ménages et aux entreprises le temps de s'adapter ; montrer que les recettes dégagées sont réinvesties en faveur d'un développement à long terme.

<strong>Anne Marie Soumouthéra avec la Banque Mondiale </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Coupe corpo 2023 : la Canam en finale !</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/coupe-corpo-2023-la-canam-en-finale-3-3028543.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 01:03:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le jeudi 6 juillet 2023 restera gravé dans les mémoires, où l'équipe de football de la Caisse nationale d'assurance maladie (Canam) vient de se qualifier pour la première fois de son histoire en finale. </em></strong>

Elle affrontait l'équipe de la Douane dans une demi-finale passionnante de la Coupe interentreprises, connue sous le nom de Coupe Corpo. La vaillante équipe de la Canam, dirigée par Hamadi Traoré, le "José Morhrino malien", était prête à se mesurer aux "soldats de l'économie".

Dès le coup d'envoi, les deux équipes ont montré une intensité incroyable. Les attaques pleuvaient de part et d'autre, mais les défenses tenaient bon. Les gardiens de but étaient mis à contribution et réalisaient des arrêts spectaculaires pour préserver leur cage inviolée.

Le match a été disputé âprement, et malgré la fatigue, les joueurs de la Canam, inspirés par leur Directeur général, le Général de Brigade Boubacar Dembélé, qui est toujours présent aux côtés de ses collaborateurs en toutes circonstances, se sont battus avec acharnement, conscients que la finale tant attendue était à portée de main.

Au terme du temps réglementaire, aucun des deux camps n'avait réussi à trouver le chemin des filets. Nous avons donc assisté à une séance de tirs au but époustouflante pour départager ces deux équipes exceptionnelles. Et c'est le gardien de but de la Canam qui a réalisé l'arrêt décisif, permettant ainsi à son équipe de remporter cette demi-finale sur le score de 4 buts à 3.

Toutes nos félicitations à l'équipe de la Canam pour cette victoire méritée ! Rendez-vous donc en finale, où de nouvelles émotions et défis nous attendent.

<strong>SERCOM/CANAM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Banque mondiale plaide pour une plus grande efficacité dans la lutte contre la déforestation</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/la-banque-mondiale-plaide-pour-une-plus-grande-efficacite-dans-la-lutte-contre-la-deforestation-3028536.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 00:56:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Banque mondiale, dans un rapport intitulé « <em>Les frontières de la nature : favoriser le développement durable, l'efficacité et la prospérité grâce au capital naturel </em>», en date du 27 juin, estime que réduire la déforestation pourrait permettre de séquestrer 85,6 milliards de tonnes supplémentaires de dioxyde de carbone, soit l'équivalent de 1,7 année d'émissions mondiales, sans compromettre la croissance économique. Aussi, l'utilisation plus efficace des sommes actuellement consacrées à la prévention de la pollution atmosphérique pourrait contribuer à sauver 366 000 vies supplémentaires chaque année. Bon nombre de ces possibilités d'action concernent les pays à revenu faible ou intermédiaire, qui bénéficieraient le plus de telles mesures.

<strong>Anne Marie Soumouthéra </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sénégal : le président Macky Sall renonce à un 3e mandat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/senegal-le-president-macky-sall-renonce-a-un-3e-mandat-3027720.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Jul 2023 12:55:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président sénégalais, Macky Sall, a annoncé ce lundi soir lors d’une allocution à la télévision nationale qu’il ne sera pas candidat à un troisième mandat lors de la présidentielle de février 2024, respectant ainsi son code d’honneur. </em></strong>

Cette annonce intervient au moment où le Sénégal connaît de fortes tensions liées en partie à l’hypothèse d’une 3<sup>e</sup> candidature. La décision du président Sall a fait réagir la classe politique sénégalaise.

« <em>Chaleureuses Félicitations au PR @Macky_Sall. Il a honoré sa parole et son pays. Sa non-candidature en 2024 est “une belle surprise du Chef” qui fera relever le menton à tous les Africains de notre génération et aux amis du Sénégal. Macky Sall nous a honorés, que Dieu l’honore</em> », tweete l’ancien chef de la diplomatie sénégalaise, Dr. Cheikh Tidiane Gadio.

C’est un discours creux, indiquent pour leur part des cadres du PASTEF, le parti de Ousmane Sonko. Condamné à deux ans de prison ferme le 1<sup>er</sup> juin dernier pour « corruption de jeunesse », la candidature de celui-ci est fortement compromise à la suite de l’affaire du salon de massage Sweet Beauté.

L’engagement de Macky Sall de ne pas briguer une 3<sup>e</sup> candidature, même si selon lui la constitution le lui permet, est susceptible d’anéantir toute la stratégie d’une partie de l’opposition dirigée par Ousmane Sonko, qui a fait de sa candidature à l’élection présidentielle de février 2024 une ligne rouge, qu’ils ont érigée en programme politique. Aujourd’hui, Ousmane Sonko et ses camarades doivent revoir leur plan en proposant une alternative crédible au peuple sénégalais.

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le 22e anniversaire du Rpm placé sous le signe de « l’Unité Retrouvée et la Cohésion Renforcée »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-22e-anniversaire-du-rpm-place-sous-le-signe-de-lunite-retrouvee-et-la-cohesion-renforcee-3027756.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Jul 2023 12:46:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En marge de la célébration de son 22<sup>ème</sup> anniversaire, le samedi 01 juillet 2023, le parti Rassemblement pour le Mali (RPM) a donné un point de presse à son siège national à l’hippodrome de Bamako. C’était sous l’égide de son président, Bokary Treta.</em></strong>

Dans leur déclaration commune lue par Fousseni Evariste Camara, les membres du parti Rassemblement pour le Mali (RPM) déclarent qu’ils soufflent cette 22ème bougie du parti dans un contexte assez particulier tant pour le pays que pour leur parti.

S’agissant spécifiquement du parti RPM, M. Camara a souligné que le contexte se caractérise surtout par la mise en œuvre de la résolution des secrétaires généraux des sections de l’intérieur et de l’extérieur, qui ouvre la voie à une solution politique de sortie de la crise interne que le parti traverse depuis janvier 2022.

Rappelons que certains cadres du parti, pour s’opposer à l’application de la résolution concernant le choix du parti à la présidentielle de 2022, ont décidé de traduire en justice leur président Bokary Treta.

Selon M. Camara, cette situation, qui avait conduit les membres du parti devant les tribunaux, a connu son épilogue le 12 juin 2023 grâce à une décision de la Cour suprême qui a renvoyé le parti à l’organisation d’un congrès pour le renouvellement du Bureau politique national (BPN).

À en croire Fousseni Evariste Camara, la résolution des secrétaires généraux des sections du parti, réunis le 11 juin 2023 à Olympe Hôtel de Bamako, avait demandé, à l’unanimité, la tenue urgente d’un congrès extraordinaire du parti pour la relecture des statuts et du règlement intérieur, prenant en charge, la question de la désignation du candidat du parti à l’élection présidentielle et le renouvellement du Bureau politique national et des Commissions statutaires du parti.

Pour M. Camara, cette décision offre aux membres du parti des opportunités de se retrouver au sein de la famille RPM, pour se parler très fraternellement avec humilité et sincérité. « <em>Le présent anniversaire, placé sous le signe de l’Unité Retrouvée et la Cohésion Renforcée, nous offre l’occasion de lancer un appel au Grand Rassemblement des militantes, militants et sympathisants du RPM, pour Un Dialogue Franc et Constructif et pour le Renforcement de l’Unité et la Cohésion au sein du parti pour Faire Face à l’avenir </em>» a-t-il ajouté.

Selon lui, l’organisation d’un congrès apaisé et inclusif, conformément aux principes et dispositions édictés par les statuts et règlement intérieur du parti, est le seul défi qui doit retenir l’action du parti.  Pour terminer, M. Camara a affirmé que malgré les situations particulières et difficiles que le RPM connaît, ses membres demeurent convaincus que les Maliennes et les Maliens ont toujours confiance en leur projet.

De son côté, le président Boucary Treta, tout en invitant ses camarades au respect du verdict de la Cour suprême, affirme s’y tenir ; ce qui correspond selon lui à leur demande d’aller à un congrès depuis un an.

Le chef des Tisserands a ainsi appelé ses camarades à faire en sorte que la justice n’interfère pas dans les affaires internes du parti car cela est un frein, un blocage à la recherche de solutions politiques aux problèmes. À l’en croire, il n’y a aucun problème politique qui ne puisse être résolu politiquement. « La politique a la solution à tout, elle a la solution à tous les problèmes » a-t-il souligné.

Le Tisserand en chef, a, à cet effet, lancé un appel aux membres du parti à mettre les intérêts du parti au-dessus des intérêts personnels et à se donner la main. L’ancien ministre du Développement rural dit avoir la lourde responsabilité de réunir la famille RPM, et promet de ne ménager aucun effort pour aller à la rencontre de chaque membre pour discuter. Car, selon lui, il n’y a aucune question embarrassante qui ne puisse trouver une solution en famille RPM.

<strong>Fadiala N. Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Afrique membre permanent de l’ONU, un plaidoyer inaudible</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/lafrique-membre-permanent-de-lonu-un-plaidoyer-inaudible-3027701.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Jul 2023 12:43:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Parti pris· Voilà plusieurs années que les dirigeants africains appellent à une réforme de l’Organisation des Nations unies et revendiquent un (ou plusieurs) siège(s) de membre permanent au sein du Conseil de sécurité. Mais cette quête, aussi justifiée soit-elle, n’est-elle pas vaine ? Au verrouillage du système actuel par les grandes puissances s’ajoute en effet l’incapacité des pays africains à s’unir et à dépasser le carcan de l’État-nation.</em></strong>

Dans l’optique de sa participation effective à la gouvernance mondiale, l’Afrique n’a cessé, depuis de nombreuses années déjà, de revendiquer un rééquilibrage, à son avantage, du pouvoir au sein des institutions mondiales. Elle évoque, à l’appui de sa requête, son exclusion en matière de prise de décision dans les instances internationales, notamment financières (Banque mondiale, FMI, etc.).

Le mode de décision dans celles-ci, qui rappelle le vote censitaire, est favorable aux grandes puissances. L’Afrique n’a pas, jusqu’ici, réussi à faire changer ce fonctionnement malgré ses multiples appels dans ce sens. Mais c’est sans conteste la place subalterne qu’elle occupe au Conseil de sécurité des Nations unies qui capitalise ses frustrations quant au rôle marginal qui lui est assigné dans la conduite des affaires du monde.

Le 20 septembre 2022, lors de la 77e session ordinaire de l’Assemblée générale de l’organisation, le président du Sénégal, Macky Sall, alors président en exercice de l’Union africaine, se faisait une fois de plus l’écho de l’insatisfaction et de l’indignation des Africains par rapport à cette situation, qu’il jugeait anachronique et injuste :

Près de quatre-vingts ans après la naissance du système des Nations Unies et des Institutions de Bretton Woods, il est temps d’instaurer une gouvernance mondiale plus juste, plus inclusive et plus adaptée aux réalités de notre temps. Il est temps de vaincre les réticences et déconstruire les narratifs qui persistent à confiner l’Afrique à la marge des cercles décisionnels. Il est temps de faire droit à la juste et légitime revendication africaine sur la réforme du Conseil de Sécurité.

En Afrique, ce discours contestataire répété comme un mantra dans les rencontres internationales est soutenu par tous les leaders politiques, par l’élite intellectuelle, mais aussi par les activistes panafricanistes pourtant peu enclins à s’aligner sur les positions de leurs gouvernements.

En dehors de l’Afrique, plusieurs voix s’élèvent aussi en faveur d’une réforme structurelle des Nations unies qui satisferait à la demande africaine d’une présence permanente au Conseil de sécurité. L’Allemagne, la Chine, les États-Unis, la France, le Japon, parmi d’autres pays, se sont ouvertement exprimés pour appuyer les prétentions africaines.

Au-delà de l’élan de sympathie internationale que cette revendication suscite, il convient pourtant de s’interroger sur la faisabilité, en l’état actuel, d’une reconfiguration de la composition du Conseil de sécurité qui se traduirait par une présence permanente de l’Afrique dans cet organe, avec pleine jouissance des privilèges qui en découlent pour ses membres.

Il faut pour cela ramener le débat sur le terrain de l’analyse politique et juridique. À l’aune de ce regard croisé entre politique et droit, l’ambition de l’Afrique se heurte à deux obstacles majeurs et rédhibitoires. Il s’agit du verrouillage du système onusien, d’une part, et de l’inconsistance du projet politique unitaire africain, d’autre part. Considérés ensemble, ces deux éléments attestent de l’incohérence de la démarche africaine, quelque noble et compréhensible qu’elle fût.

<strong>Un fonctionnement obsolète...</strong>

Le Conseil de sécurité des Nations unies, détenteur à titre principal « du maintien de la paix et de la sécurité internationales » (Charte, article 24, § 1), est actuellement composé de quinze membres : d’une part, des cinq grands vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie)2, qui se sont autoproclamés membres permanents avec droit de veto ; d’autre part, de dix membres non permanents désignés tous les deux ans par l’Assemblée générale, dont trois pour l’Afrique, ne disposant pas de ce privilège du veto.

Jugé obsolète dans sa composition, le Conseil de sécurité est depuis fort longtemps contesté, tant en raison de sa répartition géographique réputée inégalitaire que par l’exclusion de la catégorie de membres permanents, de nouvelles puissances apparues sur la scène internationale depuis son institution en 1945.

L’Allemagne, le Brésil, l’Inde, le Japon, et bien d’autres États encore, ont fait acte de candidature et comptent y siéger en tant que membres permanents. Diverses propositions, à géométrie variable3, visant à son élargissement ont été avancées. Aucune réforme sérieuse du Conseil de sécurité n’a cependant pu aboutir à ce jour, bien que les instances onusiennes se soient saisies à maintes reprises de cette question.

Cet échec et, au-delà, le blocage persistant vers un réaménagement substantiel du fonctionnement actuel des Nations unies sont à apprécier au regard du projet impérial de domination hégémonique qui a présidé à la mise en place de cette organisation, et qui constitue aujourd’hui encore le fondement idéologique de son existence.

La création des Nations unies est une initiative des forces alliées qui ont combattu et vaincu les puissances de l’Axe (Allemagne nazie, Italie, Japon, et autres pays totalitaires) pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette coalition victorieuse, mais hétéroclite en raison des régimes sociaux différents de ses membres, réussit néanmoins à se mettre d’accord quant à la nécessité de préserver l’humanité de futures guerres d’anéantissement.

L’ampleur sans précédent des atrocités commises pendant ce conflit mondial y aura beaucoup contribué. Une nouvelle page de l’Histoire s’ouvrait, avec la mise en place d’un système de sécurité collective garant de la paix mondiale. Avancée significative dans la mesure où, pour la première fois, était interdit l’emploi de la force dans les relations entre États (article 2, § 4).

... <strong>Mais défendu par les puissances historiques</strong>

Ce qui est alors en vue, c’est la pensée d’une communauté mondiale pour tous : « Nous, Peuples des Nations unies », déclare d’entrée le préambule de la Charte de San Francisco, qui souligne ainsi l’universalité de son projet. Mais, en réalité, cet universalisme fut capturé par les États (qui se sont substitués aux peuples et aux nations), et par les plus puissants d’entre eux.

D’où la catégorie de membres permanents qui consacre la rupture du principe d’égalité souveraine entre les membres de l’organisation (article 2, § 1). La composition du Conseil de sécurité est révélatrice des ambiguïtés idéologiques et doctrinales de la Charte, coincée entre le désir d’émancipation collective et les appétits de puissance d’une minorité ayant indûment accaparé à son profit la représentation de l’universel humain.

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La volonté des membres permanents historiques de pérenniser le statu quo actuel se révèle au travers des dispositions relatives à l’amendement de la Charte. Au sens de son article 108, tout amendement ponctuel de celle-ci devra être adopté par les deux tiers des membres de l’Assemblée générale et n’entrera en vigueur qu’après ratification des deux tiers des membres de l’Organisation, dont celle de tous les membres du Conseil de sécurité.

Quant à l’article 109, relatif à une révision complète de la Charte, il met en place une procédure complexe sous l’égide d’une conférence générale convoquée après un vote de l’Assemblée générale acquis à la majorité des deux tiers et de neuf membres du Conseil de sécurité.

La révision n’entre en vigueur qu’après sa ratification par les deux tiers des membres de l’ONU, parmi lesquels doivent impérativement être compris tous les membres permanents du Conseil de sécurité. C’est dire que les membres permanents du Conseil de sécurité, par le mécanisme du veto, sont à la fois juges et parties en matière de modification du texte de la Charte, et donc de toute possibilité d’ouverture de cet organe et d’accueil en son sein de nouveaux candidats au statut de membres permanents.

Il faut donc conclure, au vu du cadenassage du système onusien, à une perte de temps de l’Afrique à vouloir obtenir des membres permanents actuels une renonciation de leurs privilèges de caste. Rien ne les y oblige, ni le droit, ni le rapport de force politique largement en sa défaveur.

Le plaidoyer de l’Afrique ne pourrait aboutir que dans la mesure où se dégagerait une unanimité parmi les membres permanents du Conseil de sécurité. Or, un tel accord n’existe pas, et n’existera certainement pas, compte tenu des positions divergentes et antagonistes des membres de ce conclave intéressés chacun, avant tout, à défendre et à sauvegarder ses propres intérêts. La compassion de l’autre pour soi, registre des complaintes africaines, n’a pas de place en politique étrangère.

Les récriminations de l’Afrique ressortissent d’un discours en déphasage par rapport aux impasses d’un système mondial vrillé à l’origine. La quête effrénée et sans fin de l’Afrique d’une présence permanente au Conseil de sécurité est encore entravée par les contradictions de son propre projet politique unitaire.

<strong>Les contradictions africaines</strong>

L’Afrique est aujourd’hui constituée de cinquante-cinq États. Elle s’est lancée, depuis les années d’indépendance, dans un projet d’unification continentale porté d’abord par l’Organisation de l’unité africaine (OUA), puis par l’Union africaine (UA), qui lui a succédé.

Cette volonté d’unification est un héritage du panafricanisme, mouvement d’émancipation né outre-Atlantique parmi les esclaves noirs. Mais la méthode consistant à vouloir réaliser l’unité continentale à partir des États constitués s’est révélée être une impasse. Les États africains se sont statufiés et refermés sur eux-mêmes, par incapacité à se projeter vers un autre modèle d’association politique transcendant la forme étatique nationale.

Pour comprendre ce blocage, il faut remonter à la querelle de l’unité africaine qui vit, à la naissance de l’OUA, en 1963, les partisans d’une unité différée, émergeant graduellement à partir d’États existants dans le respect des frontières coloniales, l’emporter sur les défenseurs d’une unité immédiate sous la forme des États-Unis d’Afrique. Cette divergence sur la forme constitutionnelle de l’unité africaine a ressurgi en 2002, au moment de la transformation de l’OUA en UA, avec le même résultat d’un refus de l’unité continentale sans délai5. Le principe de souveraineté inscrit dans les actes fondateurs de ces organisations y fait écran.

Ce concept de souveraineté, surgi du Moyen Âge européen par émancipation des principautés italiennes de la double tutelle de l’empereur et du pape, désigne à l’origine un pouvoir absolu et inconditionné qui ne se reconnaît pas d’autres limites que celles qu’il s’impose à lui-même.

Norme fondamentale et universelle inscrite dans la Charte des Nations unies (article 2, § 1), elle est un attribut reconnu exclusivement à l’État par le droit international. Même si la souveraineté n’a plus guère de sens de nos jours car attaquée de toutes parts dans le contexte de la mondialisation, les États africains, mais pas seulement eux, continuent d’en avoir une conception absolue et n’acceptent que très parcimonieusement de l’abdiquer, même dans le cadre de leurs relations.

Et le dessein politique de l’unité africaine se trouve de ce fait freiné dans sa réalisation par la forte contradiction entre, d’une part, son continentalisme organique, et, d’autre part, la garantie de l’existence individuelle des États par le moyen de la souveraineté et d’autres principes du droit international (intégrité territoriale, indépendance politique, non-intervention dans les affaires intérieures, etc.).

<strong>Un nationalisme étriqué</strong>

Comme hier l’OUA, l’UA, aujourd’hui, n’est pas un État. Or seuls les États peuvent être membres des Nations unies et siéger éventuellement au Conseil de sécurité. Reste alors à l’Afrique à se constituer en un État, quelle que soit la matrice de celui-ci, unitaire, confédéral, fédéral, pour rendre crédible sa volonté d’intégrer ce cénacle des puissants. Mutation pour l’instant pas à l’ordre du jour.

Le consensus d’Ezulwini7, par lequel l’Afrique exige, dans le cadre d’une réforme espérée, mais peu probable, du Conseil de sécurité d’être représentée dans cet organe par au moins deux sièges de membres permanents avec droit de veto, et cinq autres non permanents, est une fuite en avant bien en deçà des enjeux réels. Quand bien même le Conseil de sécurité s’élargirait dans le sens proposé par l’Afrique, se poserait néanmoins le problème du choix de ses représentants devant y siéger.

L’Afrique en fait une question de politique intérieure africaine relevant de la seule compétence des instances continentales. Mais, loin de faire l’unanimité, la désignation de ces possibles États soulève des crispations sur le leadership africain. Plusieurs d’entre eux (Afrique du Sud, Égypte, Nigeria, Sénégal, etc.) se sont positionnés et ont affiché leur ambition onusienne, mettant ainsi à nu leur rivalité.

Quel crédit accorder alors à une procédure de désignation de représentants africains au Conseil de sécurité ? Les postulants recalés accepteront-ils de se soumettre ? On signalera, comme présage à de belles empoignades futures, la difficulté de l’Afrique à s’entendre, lors d’un vote le 17 juin 2020 aux Nations unies, sur le choix entre Djibouti et le Kenya, prétendants à un siège de membre non permanent devant la représenter dans cet organe à partir de janvier 20218.

Par ailleurs, au vu déjà de l’indiscipline des membres non permanents actuels par rapport aux résolutions de l’UA, ne verra-t-on pas demain les États africains promus membres permanents du Conseil de sécurité y défendre non pas les positions de politique étrangère continentale commune, mais plutôt leurs propres points de vue et intérêts ?

Le débat doctrinal sur la nature de l’être politique de l’Afrique n’est pas tranché, « […] il est manifeste que l’approche fragmentaire de l’unité continentale n’a pas porté ses fruits. Après cinquante ans, la vision d’une Afrique unie demeure inachevée. En outre, la question de la forme ultime de l’unité continentale, soit celle des États-Unis d’Afrique soit celle d’une confédération d’États, ou encore une autre forme, n’a toujours pas été résolue ».

Le nationalisme sourcilleux et étriqué des États empêche toute évolution vers le supranationalisme. L’Union européenne n’est d’ailleurs pas logée à meilleure enseigne, même si elle peut être considérée comme le modèle le plus avancé en matière de construction communautaire. Bloquée à un stade « préfédéral », elle continue d’être un « non-État » par l’attribut de la souveraineté qui caractérise chacun de ses membres. Aussi les propositions pour lui transférer le siège permanent de la France au Conseil de sécurité n’ont-elles pas trouvé d’écho favorable jusqu’à ce jour.

<strong>Sortir du carcan du modèle de l’Etat-nation</strong>

Aucun État ne peut plus raisonnablement se prévaloir d’exercer une souveraineté pleine et entière dans l’acception originelle de cette notion. Peut-être est-il alors temps, pour les États africains, d’évoluer vers une forme de souveraineté collective dans une démarche d’innovation politique qui permettrait de sortir du carcan du modèle inadapté de l’État-nation.

L’unité politique, préalable indispensable à une représentation permanente et efficiente de l’Afrique au Conseil de sécurité des Nations unies, devra se réaliser dans le cadre d’une communauté politique nouvelle, par dépassement des souverainetés individuelles exsangues et incapables de s’affirmer dans un monde où prédominent les rapports de force et les appétits de puissance des États.

Faute de quoi l’ambition proclamée de l’Afrique à devenir membre permanent du Conseil de sécurité risque d’apparaître comme un bluff à ranger, avec les intégrations économiques régionales sans lendemain, dans le placard des illusions panafricaines.

Avancée majeure au moment où elles furent créées, les Nations unies sont aujourd’hui à bout de souffle et n’incarnent plus vraiment l’utopie d’un monde pacifié. D’où les appels à la création d’une nouvelle organisation universelle mieux à même de répondre aux défis de notre temps. La Société des Nations (SDN) n’a pas survécu à la Seconde Guerre mondiale.

L’ONU survivra-t-elle à une troisième guerre mondiale dont le spectre commence à sérieusement hanter les esprits ? Et le progrès politique de l’humanité doit-il immanquablement emprunter le chemin d’une déflagration généralisée des sociétés humaines ? Il est alors devenu urgent d’imaginer, en temps de paix relative, de nouvelles modalités du devoir-être-ensemble universel dans lequel la voix de l’Afrique compte.

<strong>WILLY JACKSON/</strong><a href="http://www.afriquexxi.info/">www.afriquexxi.info</a>

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<title>Scrutin référendaire au Mali : l’AIGE rattrapée par la réalité</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/scrutin-referendaire-au-mali-laige-rattrapee-par-la-realite-3027783.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Jul 2023 10:20:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Plus de 10 jours après la proclamation des résultats provisoires du référendum du 18 juin, on est toujours dans l’attente des résultats définitifs qui doivent être proclamés par la Cour constitutionnelle. Laquelle continue de garder un silence assourdissant contribuant au renforcement du doute sur la crédibilité de ce scrutin, test grandeur nature avant la présidentielle de 2024. </em></strong>

Toutefois, l’AIGE, qui a proclamé les résultats provisoires, est prise dans une polémique qui n’a pas sa raison d’être. En effet, au lieu de constater que cette élection n’a pu se tenir sur l’ensemble du territoire national, à cause du contexte sécuritaire et la menace brandie par les groupes signataires, elle a voulu faire l’avocat du diable et est désormais rattrapée par la réalité.

Certes, la victoire du Oui, si tel était l’enjeu de ce scrutin, est incontestable. Cependant, l’enjeu était tout autre et les défis multiples. On savait tous que ce scrutin pourrait connaître des lacunes en raison du retard pris dans l’organisation et du fait qu’elle a été tenue dans un délai très court.

Ce qui n’a pas donné le temps nécessaire à une structure comme l’AIGE, chargée de superviser le processus électoral, de se préparer comme il faut. Bien que ce scrutin n’ait pu être organisé dans la région de Kidal et d’autres localités, le président de cette structure a voulu édulcorer cette situation.

C’est ainsi qu’il a persisté à affirmer que le référendum a été organisé partout y compris dans la région de Kidal. Contredisant ainsi ses propres services déconcentrés et les observateurs indépendants déployés pour la circonstance par certaines organisations de la société civile.

À cet effet, une vive polémique s’est emparée des réseaux sociaux pour savoir si oui ou non, le vote avait eu lieu dans la région stratégique de Kidal, bastion de l’ex-rébellion du nord. Une confusion alimentée par l'autorité électorale malienne, qui a multiplié les déclarations contradictoires.

Au soir du scrutin, des observateurs de la société civile et de nombreux responsables locaux avaient démenti sa tenue effective dans cette partie du pays, affirmant que les bureaux de vote n'avaient pas ouvert. Les résultats officiels annoncés le 23 juin semblent conforter leur version des faits.

Quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, le 18 juin, la toile a été inondée par des partisans du pouvoir qui affirmaient que le scrutin s’était bien déroulé dans la région de Kidal, pourtant contrôlée par des groupes armés qui avaient empêché la tenue du vote anticipé des militaires une semaine plus tôt. Même la télévision nationale, l’ORTM, n’a pas échappé à la manipulation dans la grande édition de son journal télévisé de 20 heures.

Sur une vidéo de mauvaise qualité, visiblement tournée avec un téléphone portable, l’ont montrait des électeurs déposer leur bulletin dans une urne posée à même le sol en terre battue, entourée d'hommes au visage enturbanné assis sur des nattes, dans ce qui est présenté comme un bureau de vote d’Aguelhoc, une localité du cercle de Tessalit, qui fait partie de la région de Kidal.

<strong>Des recours auprès de la Cour constitutionnelle demandant l’abandon du processus</strong>

Les résultats provisoires proclamés par l’AIGE faisaient état de 97% des voix en faveur du projet de nouvelle Constitution. Au même moment, elle annonçait aussi que le taux de participation à ce scrutin habituellement faible au Mali tourne autour de 39,4% des électeurs, soit environ 3 millions de personnes ayant pris part au vote.

De nombreux observateurs et partis d'opposition n'ont pas mis du temps à dénoncer « <em>de multiples fraudes et incidents susceptibles d'entacher la crédibilité du scrutin, notamment dans le nord du pays</em> ». D’autres ont même déposé des recours auprès de la Cour constitutionnelle demandant l’abandon du processus.

La tenue du vote à Kidal était un enjeu majeur et stratégique pour les autorités de Transition qui clament haut et fort la souveraineté du pays. Il n’était pas du tout évident d’organiser ce scrutin dans cette région largement contrôlée par des mouvements armés signataires de l’Accord dont les relations avec le pouvoir en place se sont détériorées ces derniers mois autour de la mise en œuvre de l’Accord signé en 2015.

La seule preuve brandie par les autorités sur le fait que les élections se sont déroulées dans cette région, c’est la vidéo-amateur diffusée par l’ORTM sur le vote d’Aguelhoc, abondamment relayée et commentée sur les réseaux sociaux les jours suivants. Curieusement, l’ORTM détient pourtant une antenne régionale à Kidal, mais aucun reporter n’a été déployé pour les élections.

<strong>Toutes les circonscriptions de la région de Kidal affichent zéro</strong>

L’autre fait tout aussi étrange c’est que plus de dix jours après la proclamation des résultats provisoires par l’AIGE, sur son site, elle a publié les tableaux montrant les chiffres bureau de vote par bureau de vote. Pour la région de Kidal, toutes les circonscriptions affichent zéro, que ce soit pour le oui ou pour le non.

Quelques jours plus tôt, un compte-rendu de l'antenne régionale de l'AIGE à Kidal affirmait que « le référendum n'a pas pu se tenir sur l'ensemble de la région », faute de « matériel de vote » et « d’agents électoraux ».

Le président de l’AIGE, au niveau national, Moustapha Cissé, avait dénoncé dans la foulée « la diffusion de faux documents et de fausses informations », relayés par des individus « n'ayant aucune qualité pour s'exprimer » au nom de l'organe.

Dans son rapport à l’issue du scrutin du 18 juin, la Mission d’observation des élections du Mali (Modele-Mali), soutenue par l'Union européenne, a elle aussi confirmé « la non-tenue des élections dans la région de Kidal » où elle avait déployé plus de 150 observateurs. Le coordinateur de MODELE-Mali, Dr. Ibrahima Sangho, avait même, au cours d’une conférence de presse, lancé un défi en déclarant que « si quelqu’un a la preuve qu’il y a eu élection à Kidal, qu’il nous l’apporte ».

Même son de cloche du côté de la Coalition pour l’observation citoyenne des élections au Mali (Cocem), qui, dans un communiqué diffusé pour la circonstance, a déclaré que ses observateurs n’ont constaté l’ouverture d'aucun centre ou bureau de vote dans la région de Kidal.

Comme il fallait le craindre, les mouvements armés signataires de l’Accord sur ce coup ont défié les autorités en empêchant la tenue du référendum dans les zones sous leur contrôle particulièrement à Kidal. Et ce n’est sûrement pas la vidéo-amateur de l’ORTM qui pourrait rectifier le tir.

Les regards sont actuellement tournés vers la Cour constitutionnelle qui doit valider les résultats définitifs mais qui tarde à se prononcer. Pourtant, la Constitution du 25 février 1992, qui est toujours en vigueur, est formelle sur ce sujet notamment dans son article 118, qui dispose : « aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu'il est porté atteinte à l'intégrité du territoire ».

C’est donc à la Cour constitutionnelle, à qui revient la lourde charge de se prononcer sur la sincérité du scrutin, de sortir de son silence assourdissant au risque d’entacher terriblement la crédibilité de ce scrutin.

<strong>Cheick B. CISSE  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Référendum : Abdoul Majid Ag Ahmed dit Nasser, chef général de la tribu Kel Ansar, exhorte les jeunes à œuvrer pour un vote massif en vue du triomphe du Oui</title>
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<pubDate>Thu, 08 Jun 2023 14:31:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la campagne référendaire, le Réseau des jeunes leaders du Mali pour la paix et la cohésion sociale (RJLM PCS) a organisé le samedi 03 juin un forum sur le thème « Rôle des jeunes dans la vulgarisation de la nouvelle constitution et la sensibilisation en faveur du Oui lors du référendum du 18 juin ». C’était sous l’égide d’Abdoul Majid Ag Ahmed dit Nasser, chef général de la tribu Kel Ansar, parrain de l’évènement.</em></strong>

Abdoul Majid Ag Ahmed dit Nasser, chef général de la tribu Kel Ansar, s’approprie le projet de nouvelle Constitution. C’est dans ce cadre qu’il a exhorté les membres du Réseau des jeunes leaders du Mali pour la paix et la cohésion sociale (RJLM PCS) à œuvrer pour un vote massif en vue du triomphe du Oui au soir du 18 juin. Ceci, assure-t-il, afin de tourner définitivement les pages de l'instabilité politique, des coups d'État récurrents et de la mauvaise gouvernance liée à la pratique excessive de modèles importés et non adaptés à nos valeurs et à nos réalités.

Abdoul Majid Ag Ahmed dit Nasser a, pour cela, invité particulièrement les jeunes leaders à actionner tous leurs réseaux pour non seulement sensibiliser l'opinion sur la fidélité de la nouvelle constitution aux idéaux des Maliens et des Africains, mais aussi, de mobiliser la jeunesse pour prendre massivement part au référendum du 18 juin. « <em>Parce que c'est de lui que dépend une grande partie de son avenir</em> », a-t-il fait remarquer.

Pour avoir eu l’honneur et le privilège de siéger au sein de la commission de sa rédaction, l’Amenokal de la Tribu Kel Ansar est persuadé de la pertinence du nouveau projet et de l’impérieuse nécessité de changer la Constitution du Mali. Il a rappelé que le projet de constitution a été écrit en tenant exclusivement compte des désidératas des Maliens exprimés notamment lors des Assises nationales de la refondation.

Ce qui lui fait dire que le texte proposé prend réellement en compte les aspirations profondes et les préoccupations des Maliens. Car, assure-t-il, « <em>tout a été mis en œuvre pour qu'il reflète les attentes des citoyens maliens soucieux de doter le Mali d'institutions fortes capables de le mettre durablement à l'abri de tout risque d'effondrement auquel il a été maintes fois exposé ces derniers temps</em> ».

L’Amenokal de la Tribu Kel Ansar s’est aussi réjoui de l’élaboration de la loi fondamentale par les Maliens avec l'implication active de toutes les forces vives de notre pays et sans le moindre recours à une expertise extérieure.

C’est dans ce cadre qu’il a rendu « <em>un hommage à toutes les Autorités de la Transition avec à leur tête le Colonel Assimi Goïta pour tous les efforts déployés quotidiennement pour conforter la souveraineté de notre pays, soigner sa gouvernance et reconstruire ses fondations afin de renforcer sa viabilité et assurer sa pérennité </em>».

La journée a été marquée par l’organisation de panels animés par des experts sur le projet de nouvelle Constitution. La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités dont Oumar Hamadoun Dicko et des jeunes venus de toutes les régions du Mali.

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<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le président du CAT&#45;INPS rend hommage au président de la CSTM et à son équipe pour leur hospitalité légendaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-president-du-cat-inps-rend-hommage-au-president-de-la-cstm-et-a-son-equipe-pour-leur-hospitalite-legendaire-3024874.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Jun 2023 13:48:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le vendredi 26 mai 2023, s’est déroulée au siège de la CSTM une cérémonie d'au revoir du Collectif des Anciens Travailleurs de l’INPS (CAT-INPS) à la Direction et au personnel de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM). À cette occasion, le président du CAT-INPS, Samba Lamine Sow, a tenu à remercier la Direction générale  de l’INPS et la CSTM à travers son Secrétaire général  pour avoir abrité le siège du CAT depuis sa création. </em></strong>

Cette rencontre festive et sobre a réuni au présidium  le  Représentant du Directeur général de l'INPS, M. Ismaël Diarra, Conseiller technique du DG, le Secrétaire général de la CSTM,  M. Amadou Amion Guindo, M. Modibo Diarrah, Point focal CIPRES/ RAMU auprès du ministre de la Santé et du Développement social et M. Samba Lamine Sow, président du CAT-INPS.

Le président du CAT, Samba Lamine Sow, a tenu à remercier tous ceux qui ont fait le déplacement en particulier le président de la CSTM, Hamadoun Amion Guindo et les nombreux invités de marque.

<em>« En effet, la journée du vendredi 26 mai 2023, à n'en pas douter, fera date dans les annales de l'histoire du CAT-INPS car elle marquera d’une pierre blanche le raffermissement des fructueuses relations de notre association avec d'une part la CSTM et d'autre part, la Direction générale de l'INPS »,</em> a indiqué M. Sow.

Il a salué la CSTM pour avoir accueilli et hébergé pendant une longue période  le CAT-INPS : <em>« durant près de cinq années, soit de 2018 à 2023, cet endroit nous a servi de cadre d’échanges, de rencontres fructueuses, il fut surtout un haut lieu de nos réunions statutaires, de nos débats qui étaient parfois intensément animés mais rarement houleux. Toutefois, nous nous devons reconnaître humblement que nos interminables allées et venues, nos longues séances de travail ne pouvaient point aller sans causer des nuisances au personnel de bureaux et aux cadres de la CSTM. En dépit de tout, nous n'avons jamais été rappelés à l'ordre ni par la Direction de la CSTM ni par le personnel. Jamais ! </em>

<em> Mieux encore, à aucun moment, notre autonomie et notre indépendance n'ont été écornées, ni même mises à l'épreuve ; du reste, faut-il le rappeler, le CAT-INPS, conformément à ses textes fondamentaux, n'est inféodé à aucun syndicat, ni à aucun parti politique. Aussi, nous empressons de présenter ici à toutes et à tous,  nos sincères excuses pour les éventuels désagréments mais surtout notre profonde gratitude à tout le personnel de la CSTM, du planton au cadre, pour leur hospitalité sans faille et leur solidarité manifeste à la cause des personnes âgées. À preuve, nous avons vu, à plusieurs reprises, des cadres de la CSTM nous céder leurs chaises de réception ou les apporter eux-mêmes lors de nos réunions qui prenaient parfois l'allure d'assemblées générales »</em>.

Samba Lamine Sow a également rappelé que les responsables de l’INPS ont doté le CAT de nouveaux locaux avec toutes les commodités. L’acquisition de ces locaux a permis au CAT-INPS la création d'une  coopérative de consommation au profit des militants du CAT et qui fonctionne à la satisfaction générale.

À noter que cette coopérative était dirigée par M. Aboubacar Sidiki N’Diaye, Secrétaire général du CAT-INPS, ancien DGA  de l'INPS de 2006 à 2015. Il a souligné l’engagement de l’association, résolue dans une dynamique de réhabilitation du travailleur retraité de l'INPS, une dynamique  de revalorisation de son statut d'ancien serviteur émérite du pays, histoire de rendre à la retraite toutes ses lettres de noblesse.

<em>« Nous avons choisi ainsi de ne pas rester confinés dans nos domiciles, de ne pas nous résigner à notre sort ou d'adopter une posture de citoyen de seconde zone. Bien au contraire, nous entendons continuer à   défendre, à préserver les intérêts matériels et moraux des anciens salariés »,</em> a indiqué M. Sow.

<strong>Rehaussé le blason de la CSTM auprès des partenaires sociaux</strong>

Il faut noter que grâce à cette dynamique, le CAT-INPS est membre du bureau de la Fédération nationale des associations des retraités du Mali (FNAR), et occupe le poste de  3è vice-présidence du Conseil national des personnes âgées du Mali (CNPAM) et la présidence de la Coordination nationale des associations des retraités régis par l'INPS (CONARI) assurée par Sanou Lamine Sow, 1<sup>er</sup> vice-président du CAT-INPS, ex-DGA de l'INPS de 1996 à 1999.

Le 2è vice-président du CAT-INPS est aujourd'hui le point focal Cipres/Ramu auprès du ministre de la Santé et du Développement social. Il s'agit  de Modibo Diarrah,  ex-commissaire de la Cipres (Conférence interafricaine de la prévoyance sociale),  ex-agent comptable de l'INPS pendant plus de 15 ans.

Le président de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), Hamadoun Amion Guindo, en retour, a remercié le président du CAT-INPS et ses camarades pour cette marque de reconnaissance. Pour lui, la présence du CAT-INPS n’a causé aucun tort à la CSTM mais a plutôt rehaussé la CSTM auprès des partenaires sociaux. À l’en croire, cette cohabitation avec des réunions prouve la dynamique du mouvement syndical. Il a invité le CAT à maintenir le cap et à se valoriser malgré la retraite pour le bien-être de ses adhérents.  Hamadoun Amion Guindo a réitéré toute sa disponibilité à accompagner le CAT pour le bien-être de l’Association. La cérémonie a pris fin à 17h par un cocktail offert par le CAT-INPS.

<strong>Adama DIARRA/INPS-Service des Relations Publiques (SRP)</strong>

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<title>Choguel K. Maïga à L’Aube : « L’objectif inavoué de la révision constitutionnelle c’est la partition du Mali ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/choguel-k-maiga-a-laube-lobjectif-inavoue-de-la-revision-constitutionnelle-cest-la-partition-du-mali-2-3024854.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Jun 2023 13:29:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En 2019, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, avait émis l’intention de procéder à la révision constitutionnelle. Ce qui avait provoqué l’ire chez Dr. Choguel K Maïga, président du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) et candidat malheureux à l’élection présidentielle. </em></strong>

« <em>L’objectif ultime inavoué et inavouable de la révision constitutionnelle c’est la mise sur pied des conditions légales pour réaliser la partition déjà programmée du Mali. Personne n’est dupe !</em> » avait-il tranché dans une interview accordée à nos confrères du journal L’Aube, datée du 05 août 2019.

Près de quatre ans après et à la veille du référendum du 18 juin 2023, dont le but est de doter le Mali d’une nouvelle loi fondamentale, Le Wagadu republie l’intégralité de son interview accordée au journal L’Aube.

Le dialogue national, la révision constitutionnelle, la partition programmée du Mali, les jeux cachés du pouvoir en place en vue d’y parvenir… ce sont là autant de sujets abordés par Dr. Choguel Kokala Maïga, président du MPR (Mouvement patriotique pour le renouveau) et ancien ministre, dans un entretien exclusif accordé à L’Aube. Maïga invite les Maliens à se mobiliser pour déjouer le plan mis en œuvre contre le pays.

<strong>L’Aube : L’actualité est dominée par les préparatifs du débat national. Quel est votre avis sur ce sujet ?</strong>

<strong>Choguel K. Maïga :</strong> Tout le monde dit souhaiter un débat national. Mais j’ai le sentiment que les différents acteurs n’ont pas la même compréhension de ce que doit être ce Dialogue. La preuve c’est que depuis bientôt plusieurs mois que tout le monde en parle, mais à la date d’aujourd’hui, il n’y a même pas de termes de référence (TDR) consensuels. Manifestement, il y a un malaise.

<strong><em>Pensez-vous que ce débat peut amener les Maliens à se parler et à trouver des solutions aux maux qui rongent actuellement le pays ?</em></strong>

<strong>Choguel K Maïga :</strong> Le débat n’aura de sens que si les acteurs s’accordent sur les TDR et si les résultats du débat les engagent tous en termes d’obligation de mise en œuvre des conclusions.

<strong>D’aucuns mettent déjà en doute la volonté du pouvoir à organiser de vraies assises pour sortir le pays de l’impasse.</strong>

<strong>Choguel K. Maïga :</strong> Quand on analyse ce qui se passe depuis la signature du fameux Accord politique de gouvernance du 2 mai 2019, on a effectivement le sentiment que le pouvoir veut juste gagner du temps, calmer le front politique et social, et vider lesdites assises du contenu escompté par le peuple malien. Le temps prévu et convenu pour la préparation et la tenue du Dialogue a constamment changé, allant de deux semaines à un mois, puis finalement à « dans les meilleurs délais ».

Actuellement, personne ne sait quand, comment, sur quels sujets, à quelles conditions, avec quels nombre et qualité de participants, le Dialogue va se tenir. C’est le malentendu permanent, le flou artistique total et ce, depuis la nomination dans des conditions polémiques de ce qu’il est convenu d’appeler Le Triumvirat, et surtout après l’interview controversée du chef de l’Etat dans JEUNE AFRIQUE.

<strong>Une nouvelle plateforme « AWN KO MALI » vient de voir le jour. Et le FSD a rejoint cette organisation qui pose des préalables pour la tenue du dialogue national. Pourquoi le FSD a adhéré à cette plateforme ?</strong>

<strong>Choguel K. Maïga :</strong> Le FSD a été l’un des premiers mouvements politiques à demander et même formuler le schéma du Dialogue. C’était donc tout à fait dans l’ordre normal des choses qu’il soit avec tous ceux qui ont le même combat, même s’il y a des nuances dans les démarches.

Il est important d’avoir le front le plus large possible pour donner au Dialogue tout son sens. Pas celui qui se profile à l’horizon, qui a essentiellement pour but ultime pour le pouvoir de faire passer au forceps la pilule de la révision constitutionnelle, dont la principale finalité est de graver dans la Constitution la stratégie de mise en pièces de l’État unitaire à travers un processus de partition déjà conçue et programmée de l’État malien et ce, sous la pression des forces centrifuges séparatistes et avec le soutien à peine voilée de certaines forces extérieures. Le tout sous le couvert de la décentralisation et de la régionalisation.

<strong>Quel regard jetez-vous sur la situation actuelle du pays ?</strong>

<strong>-Au plan sécuritaire; -Au plan économique; -Au plan social</strong>

La situation actuelle du pays se passe de tout commentaire. Elle est mauvaise à tous égards. Demandez au citoyen malien lambda, il vous dira la même chose.

<strong><em>La question du référendum est remise sur le tapis par le chef de l’État. Quelle est votre position par rapport à ce processus de révision constitutionnelle qui divise (encore) les Maliens ?</em></strong>

<strong>Choguel K. Maïga :</strong> L’objectif ultime inavoué et inavouable de la révision constitutionnelle c’est la mise sur pied des conditions légales pour réaliser la partition déjà programmée du Mali. Personne n’est dupe !

<strong>L’on dit que c’est pour permettre l’application de l’Accord de paix. Quel est votre avis ?</strong>

<strong>Choguel K. Maïga </strong>: C’est un discours spécieux qui est servi pour masquer les vrais objectifs de la révision constitutionnelle. Ce n’est pas par hasard que les séparatistes et leurs soutiens extérieurs y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux. Les Maliens doivent redoubler de vigilance.

<strong>La question du Nord a fait l’objet de beaucoup de prises de position de votre part, ces derniers temps. Pensez-vous que la partition du pays est consommée ? </strong>

<strong>Choguel K. Maïga </strong>: La partition du pays n’est pas encore totalement consommée. Mais, si les Maliens ne redoublent pas de vigilance, le pouvoir en place risque, par un tour de passe-passe, de les mettre devant le fait accompli.

Comme ça a été le cas en 2016, lorsque le Premier ministre et deux membres du gouvernement se sont entendus comme larrons en foire avec les Mouvements armés, pour adopter en catimini le document appelé « Entente sur les Autorités intérimaires », document que le Premier ministre était allé faire valider jusqu’au Conseil de sécurité de l’ONU le 16 juin 2019, sans aucun débat préalable en conseil des ministres.

Ce document, véritable acte de trahison des intérêts nationaux, a servi de base pour remplacer en catimini tous les organes et responsables élus par les populations du Nord par des hommes désignés par les Mouvements armés au niveau des Régions, des Cercles et même au niveau de certaines communes.

On se rappellera que les protestations des braves populations de Gao (qui avaient résisté avec honneur et bravoure aux séparatistes pendant l’occupation en 2012-2013) contre ce qu’elles avaient considéré à juste titre comme une trahison, ont entraîné alors la mort de plusieurs personnes, c’était le 12 juillet 2016.

C’est une expérience malheureuse qui nous interpelle et nous oblige à être extrêmement prudents et vigilants. Par une interprétation abusive de l’Accord pour la paix, le gouvernement venait, par cet acte, de donner aux séparatistes, sous la table, ce qu’ils n’ont pu obtenir ni par les armes ni par la diplomatie, sans que cela ramène ni la paix ni la sécurité.

Je crois que c’est la même technique qui sera utilisée, dès que la révision constitutionnelle est adoptée, pour organiser, à travers divers types de textes (lois, ordonnances, décrets, arrêtés, ententes, etc.) la mise en pièce de l’État unitaire du Mali. Les Maliens n’auront alors que leurs yeux pour pleurer.

Du reste, on se rappelle qu’en novembre-décembre 2018, en accord avec les séparatistes, le gouvernement avait voulu jouer le même coup aux Maliens en imposant le Découpage territorial bidon et injustifié, qui a échoué grâce à la vigilance et à son rejet par l’Opposition et l’opinion publique. C’est pourquoi cette fois-ci, ils veulent tout baliser à travers la révision constitutionnelle, qu’ils feront passer immanquablement à travers le bourrage des urnes.

<strong><em>Comment faire pour éviter justement la partition du Mali ?</em></strong>

<strong>Choguel K. Maïga :</strong> la solution, c’est la grande mobilisation et l’extrême vigilance du peuple malien pour refuser l’inacceptable.

<strong><em>Quel regard jetez-vous sur la gestion d’IBK ?</em></strong>

<strong>Choguel K. Maïga :</strong> C’est une gestion qui est largement en deçà des attentes du peuple malien, singulièrement en matière de sécurité.

<strong>Propos recueillis par Mohamed Sylla/Par l’Aube du 05 Août 2019</strong>]]> </content:encoded>
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<title>BRICS: l&amp;apos;adversaire qui fait peur à l&amp;apos;Ouest</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/brics-ladversaire-qui-fait-peur-a-louest-2-3024843.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Jun 2023 13:12:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine ont initialement formé le bloc en 2009 après une série de réunions et d'accords. Le premier sommet du BRIC s'est tenu à Ekaterinbourg, en Russie, le 16 juin de la même année, où les chefs d'État en question ont convenu de renforcer le dialogue et la coopération entre eux.</em></strong>

L'année suivante, à Brasilia, au Brésil, en avril 2010, s'est tenu le deuxième Sommet, où les dirigeants de ces pays ont souligné la nécessité d'un système intergouvernemental mondial multidimensionnel.

Puis, lors de leur troisième réunion à New York en septembre 2010, les BRIC se sont mis d'accord sur l'entrée de l'Afrique du Sud. L'Afrique du Sud a réussi à adhérer après un effort soutenu du fait de sa politique étrangère active, cette coalition d'Etats la faisant passer de "BRIC" à "BRICS".

Lors du quatrième sommet en mars 2012 à New Delhi, en Inde, une première annonce a été faite de la création d'une nouvelle banque de développement (NDB), qui a été officialisée lors de leur cinquième sommet à Durban, en Afrique du Sud, en 2013, avec l'intention claire de l'indépendance des BRICS par le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, les États-Unis et l'Union européenne. L'accord pour sa création, après avoir résolu des différends sur des questions d'organisation, a finalement été conclu en 2014, lors de la sixième réunion des BRICS à Fortaleza, au Brésil.

Les pays BRICS représentent 40% de la population mondiale, soit plus de 3,1 milliards de personnes. Les BRICS font coexister des pays avec différents degrés de développement et différentes stratégies. Le Brésil est le plus grand pays d'Amérique du Sud, tant en population (environ 213 millions) qu'en superficie, puisqu'il occupe à lui seul 1/3 de l'Amérique du Sud. C'est aussi le quatrième pays le plus riche des Amériques en termes de PIB.

Cependant, il ne dispose pas d'infrastructures appropriées (réseau routier et ferroviaire insuffisant, infrastructures portuaires insuffisantes, etc.) et en combinaison avec des inégalités économiques extrêmes (1 citoyen sur 4 vit dans la pauvreté absolue) ne lui permettent pas d'émerger comme une superpuissance économique.

Selon l'indice de compétitivité mondiale du Forum économique mondial, le Brésil se classait au 108e rang sur 137 économies en 2017 en termes de qualité générale de ses infrastructures. Des scandales de corruption sont également présents dans le pays. Le Brésil traite des questions régionales.

La Russie, qui est le plus grand pays transcontinental d'influence mondiale et une grande économie, possède également le plus grand arsenal nucléaire de la planète et une énorme puissance militaire, qu'elle a utilisée en Syrie et maintenant en Ukraine.

La Russie offre le meilleur niveau de vie à ses résidents, par rapport au reste des pays BRICS, avec 3,5% du PIB consacré à l'éducation et 3,1% à la santé publique. Le nombre d'habitants vivant sous le seuil de pauvreté ne représente que 0,2% de sa population.

L'économie russe souffre cependant du problème critique de la corruption - qui existe dans tous les pays à un degré plus ou moins important - ainsi que du manque important d'infrastructures bancaires, en raison de marchés financiers insuffisamment développés, de la difficulté à obtenir des prêts et d’une possibilité d'investissement.

L'Inde est une puissance mondiale émergente avec une économie en croissance constante. C'est actuellement la cinquième plus grande économie du monde en fonction de son PIB, tandis que son territoire abrite la deuxième plus grande population du monde, après celle de la Chine, atteignant près de 1,4 milliard de personnes.

La croissance du PIB du pays a été parmi les plus élevées au monde au cours de la dernière décennie, atteignant une croissance annuelle comprise entre 6 et 7%. Cependant, l'Inde a l'un des revenus par habitant les plus bas au monde, tout en faisant face à d'énormes problèmes sociaux à cause de la pauvreté. L'Inde a les pourcentages les plus faibles du PIB consacrés à l'éducation et à la santé parmi les BRICS, à 2,7% et 1,2% respectivement. L'Inde a une orientation régionale.

La Chine, qui compte 1,4 milliard d'habitants, se développe rapidement avec une pénétration économique en Asie, en Amérique latine, en Afrique et dans d'autres régions du monde. C'est le géant économique de l'Est avec un taux de croissance annuel de 6,6%, menaçant ainsi la primauté économique des USA.

La Chine est le premier exportateur mondial depuis 2014. Dans le même temps, la Chine, bien qu'elle soit la deuxième plus grande économie du monde, reste un pays à revenu intermédiaire puisque son revenu par habitant n'est encore qu'environ un quart de celui des pays avec revenu élevé et environ 375 millions de Chinois vivent en dessous du seuil de pauvreté de 5,50 dollars par jour. Enfin, la corruption apparaît à des taux particulièrement élevés.

L'Afrique du Sud, de par sa position géographique à la pointe sud du continent, qui lui donne accès à deux océans, est un pays hub. L'Afrique du Sud est le plus grand partenaire commercial de la Chine en Afrique. Dans le même temps, des centaines d'entreprises chinoises, publiques et privées, sont actuellement actives dans le pays. L'économie sud-africaine est la deuxième du continent africain derrière celle du Nigeria.

Il possède des richesses naturelles en or, en argent et en charbon, mais aussi l'un des taux d'inégalité les plus élevés au monde. Les 10% les plus riches de la population possèdent environ 71% de la richesse nette, tandis que les 60% les plus pauvres possèdent 7% de la richesse nette. C'est un pays qui a un poids politique particulier en Afrique en tant que seul État africain membre du groupe du G20, qui a cependant besoin d'un effort de réforme pour poursuivre son développement économique.

<strong>Une coopération étroite pour contrer efficacement et avec succès l'architecture financière internationale dominée par les États-Unis.</strong>

Les BRICS sont donc le camp opposé à l'Occident, que cela s'exprime politiquement, par l'alliance États-Unis-pays anglo-saxons-Union européenne, ou militairement, avec l'OTAN, ou économiquement, avec les organisations économiques internationales d'origine américaine, comme le FMI, la Banque mondiale ou l'Organisation mondiale du commerce. L'orientation stratégique du bloc est une coopération étroite pour contrer efficacement et avec succès l'architecture financière internationale dominée par les États-Unis.

Après quinze ans, au cours desquels beaucoup s'interrogeaient sur la viabilité du dispositif, les équilibres mondiaux existants conduisent à l'élargissement du bloc. De nombreux pays ont exprimé leur désir de devenir membres des BRICS, comme l'Argentine, l'Égypte, le Venezuela, le Mexique, l'Iran, le Vietnam, le Bangladesh et d'autres.

En conclusion, je voudrais souligner que l'agenda des BRICS, qui ont réussi à consolider leur position sur la scène politique et économique mondiale, conduit à la réduction de la domination des États-Unis et du monde occidental en général et à l'établissement d'une nouvelle réalité multipolaire.

<strong>Isidoros Karderinis</strong>

<strong>Curriculum vitae</strong>

Isidoros Karderinis est né à Athènes en 1967. Il est romancier, poète et journaliste. Il a étudié l'économie et a terminé des études de troisième cycle en économie du tourisme. Ses articles ont été publiés dans des journaux, des magazines et des sites Web du monde entier. Ses poèmes ont été traduits en anglais, français et espagnol et publiés dans des anthologies poétiques, des magazines littéraires et des chroniques de journaux littéraires. Il a publié huit recueils de poésie et trois romans en Grèce. Ses livres ont été traduits et publiés aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Italie et en Espagne.]]> </content:encoded>
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<title>Mali : le pastoralisme, un mode de vie ancestral en danger</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/elevagepeche/mali-le-pastoralisme-un-mode-de-vie-ancestral-en-danger-3023081.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 May 2023 15:36:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i><span lang="FR-CH" style="font-family: 'Arial','sans-serif'">L’élevage constitue une des principales sources de revenus des habitants du centre et du nord du Mali. Mais la persistance du conflit armé et l’impact grandissant du changement climatique mettent au défi les efforts de tous les éleveurs pour garder leurs animaux en vie et en bonne santé. </span></i></b>

<span lang="FR-CH" style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Sous une tente de fortune qui le protège à peine du soleil, Arrab Ag Yehia, éleveur et responsable d’un site de déplacés dans les environs de Gao, évoque l’avenir sans cacher ses craintes : « Tout le monde est éleveur chez nous, c’est une pratique ancestrale. Mais je ne sais pas si nous ferons encore la même chose dans dix ans », dit-il.</span>

<span lang="FR-CH" style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Aujourd’hui, les communautés comme celle d'Arrab subissent de plein fouet les conséquences du changement climatique. Aux pluies de plus en plus rares succèdent des inondations aussi soudaines que violentes. Les températures s’élèvent à un niveau inégalé, imposant des sécheresses longues et intenses, qui se sont répétées depuis 2010, en 2015, 2016 et 2021.</span>

<span lang="FR-CH" style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Au Mali, la transhumance se fait majoritairement sur un axe nord-sud, mais certains éleveurs se dirigent vers des lieux spécifiques comme le delta intérieur du Niger ou l’Adrar des Ifoghas. Cette pratique permet aux pasteurs et agropasteurs de gérer les variabilités climatiques, de trouver des zones de repli en cas de sécheresse et d'accéder aux marchés. </span>

<span lang="FR-CH" style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Mais faute de précipitations suffisantes, les pâturages et les terres arables disparaissent dans toute la région du Sahel à un rythme accéléré. </span>

<b><span lang="FR-CH" style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Inflation et sécurité alimentaire</span></b>

<span lang="FR-CH" style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Avec la diminution des surfaces cultivées dans certaines régions, les denrées alimentaires comme le mil et le sorgho deviennent plus rares et leur prix s’envole. Pour manger, les éleveurs sont contraints de vendre plus d’animaux qu’avant et les troupeaux diminuent. Les bêtes, sous-alimentées, sont plus sensibles aux maladies. Dans un contexte d’insécurité accrue, les services vétérinaires ont du mal à fonctionner.</span>

<span lang="FR-CH" style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Oumar Ballo, vétérinaire au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Mali,<b> </b>explique : « Le prix des aliments pour le bétail a également augmenté. Les animaux n’ont plus suffisamment de nourriture, surtout en période de soudure. »  L’élevage est une activité de plus en plus menacée au Mali alors que le pays est l’un des plus grands producteurs de bétail en Afrique de l’Ouest. « En termes de sécurité alimentaire, on ne peut que s’inquiéter », poursuit-il.</span>

<span lang="FR-CH" style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Arrab et sa communauté d’éleveurs recherchent depuis des décennies les pâturages nécessaires à la survie du bétail. Ils se sont installés au Burkina Faso dans les années 1990, espérant y trouver un meilleur cadre de vie. En raison de l’insécurité et des conséquences du changement climatique, ils ont été obligés de revenir au Mali en 2019. </span>

<b><span lang="FR-CH" style="font-family: 'Arial','sans-serif'">« Avec la sécheresse, les pâturages se raréfiaient, nos troupeaux mourraient de faim. Ils n’avaient pas à manger et nous non plus »,</span></b><span lang="FR-CH" style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> déclare Arrab.</span>

<span lang="FR-CH" style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Ils survivent tant bien que mal dans la région du Liptako-Gourma, côté malien, avec les quelques animaux qu’ils leur restent. Les conditions de sécurité se dégradent rapidement. <b>« Nous n’avons pas été attaqués mais il y avait des affrontements dans des villages proches du nôtre. Nous vivions dans l’angoisse. On a préféré fuir pour nous rapprocher de la ville de Gao. Et dans la hâte, nous avons dû tout laisser derrière nous, nos biens et le peu de bétail qui nous restait</b> », explique Arrab.</span>

<span lang="FR-CH" style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Les routes de transhumance dans la région transfrontalière du Liptako-Gourma, sont particulièrement dangereuses pour les éleveurs, exposés aux vols de leur bétail.</span>

<b><span lang="FR-CH" style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Et maintenant, que faire ?</span></b>

<span lang="FR-CH" style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Aujourd’hui, Arrab vit dans un camp de fortune et n’a plus de troupeau. Lui et ses compagnons d’infortune dépendent de l’aide humanitaire et de la générosité de quelques personnes du voisinage qui offrent parfois des sacs de riz. C’est loin d’être suffisant. Il lâche : « <b>Je dois prendre soin des gens ma communauté alors que je n’ai plus rien. Je me suis couvert de dettes pour leur donner de quoi à manger</b>. »</span>

<span lang="FR-CH" style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Beaucoup doivent exercer de petits travaux, à la demande, pour les hôtes. Certains éleveurs, privés d’une grande partie ou de l’entièreté de leur bétail, sont devenus des bergers salariés, élevant les troupeaux des autres. Ceux qui n’ont pas cette chance s’endettent auprès des commerçants.</span>

<span lang="FR-CH" style="font-family: 'Arial','sans-serif'">« <b>On est conscients que l’aide humanitaire ne peut durer toute une vie. À défaut d’avoir de nouveau des animaux, nous devons pratiquer une autre activité pour vivre dignement. Pour l’instant, je ne sais pas si en rentrant chez moi je vais trouver à manger</b> », conclut Arrab en soupirant.</span>
<table width="610">
<tbody>
<tr>
<td width="610">&nbsp;

<strong>Le CICR vaccine des millions d’animaux au Mali</strong>

&nbsp;

Pour lutter contre l’insécurité alimentaire, le CICR, a vacciné de novembre 2022 à avril 2023 plus de 4 millions d’animaux toutes espèces confondues, au profit de 138 702 familles. Cette campagne se fait en partenariat avec le ministère du Développement Rural.

&nbsp;

De plus :

-          10 690 éleveurs ont reçu de l’aliment pour le bétail ;

-          20 auxiliaires d’élevage ont été formés dans les communautés aux techniques d’élevage et de vaccination ;

-          27 ouvrages (puits, forages et parcs de vaccination pour le bétail) ont été réalisés en vue d’améliorer la préservation du cheptel.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
Source : CCOM/CICR]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sahel : rude compétition entre les grandes puissances</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sahel-rude-competition-entre-les-grandes-puissances-3023076.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/Sahel-Barkhane.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 May 2023 15:03:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le gouvernement fédéral allemand a récemment révisé sa stratégie pour le Sahel. Une situation qui intervient alors que la région se transforme de plus en plus en un enjeu international pour les grandes puissances comme la France, la Russie, les Etats-Unis mais aussi la Chine. Chacune se bat pour imposer sa suprématie dans la zone sahélienne. Plutôt que de considérer cet intérêt comme un problème, nos pays devraient considérer cette situation comme une opportunité au regard d’un contexte international en grande mutation.</em></strong>

Sécheresse, terrorisme, chômage endémique… Autant de maux qui préoccupent les habitants de la zone sahélienne dont certains n’ont d’autre choix que de fuir quand ils le peuvent. La région est depuis longtemps devenue un enjeu géopolitique. En effet, la Russie et la France s’adonnent à une guerre d’influence et de positionnement de l'ombre au Mali et au Burkina Faso.

C’est dans ce contexte que le gouvernement allemand entend désormais intensifier la coopération avec des États relativement stables et fiables de la région du Sahel. « <em>Le gouvernement fédéral va donc étendre son engagement, notamment au Niger »</em>, indique un document de stratégie du gouvernement fédéral qui a été présenté vendredi dernier à l'agence de presse allemande à Berlin. L’autre pays stable de la zone et seul partenaire de l'OTAN au Sahel, la Mauritanie, est également un autre partenaire prometteur pour une coopération plus étroite avec l’Allemagne. Ceci pour éviter que la crise ne déstabilise toute l'Afrique de l'Ouest.

Dans le cadre de l'Union européenne et avec d'autres partenaires tels que les États-Unis et la Grande-Bretagne, l'Allemagne veut s'impliquer davantage « <em>là où le soutien promet la perspective d'un changement positif »</em>, indique le concept de dix pages.

Dans ce document, il est également indiqué que « <em>lorsque le soutien aux structures centrales de l'État ne promet aucun effet positif en raison de violations des droits de l'homme ou de gouvernements autoritaires, l'accent sera davantage mis sur la coopération avec les structures régionales ou municipales ainsi qu'avec la société civile et les acteurs non étatiques</em> ». C'est actuellement le cas au Tchad et au Mali notamment.

<strong>2,7 millions de réfugiés au Sahel</strong>

Ces mesures visent également à empêcher l'effondrement de l'État au Burkina Faso et la propagation des crises aux pays côtiers ouest-africains voisins du golfe de Guinée. Selon le gouvernement fédéral, environ 2,7 millions de personnes au Sahel ont fui depuis le début de l'année, dont la majorité d'entre elles étant des personnes déplacées à l'intérieur du pays.

Selon les estimations des Nations-unies, près de 18 millions de personnes dépendent de l'aide humanitaire au Sahel. Le gouvernement fédéral veut également « <em>contribuer au développement d'un arc de stabilité supplémentaire autour du Mali et du Burkina Faso »</em>, indique le document.

Dans le cadre de l'Union européenne (UE) et avec des partenaires internationaux comme les États-Unis ou la Grande-Bretagne, des campagnes seront menées pour soutenir plus qu'auparavant les initiatives africaines de lutte contre le terrorisme. Les points de contact ici incluent les conclusions de l'Union africaine (UA) sur la nécessité de la mise en place d'une force d'intervention africaine, la force en attente de la communauté économique ouest-africaine de la CEDEAO ou les plans de l’Initiative d'Accra, qui comprend le Ghana, la Côte d'Ivoire, Bénin et Togo.

Signalons que des soldats allemands participent à la nouvelle mission de partenariat de l'UE au Niger (EUMPM Niger), qui vise à contribuer au développement ultérieur des forces armées nigériennes dans la lutte contre les terroristes et les gangs armés.

Fin avril dernier, le parlement allemand « Bundestag » avait donné son feu vert pour cette participation. En outre, la contribution allemande à la mission de police civile de l'UE EUCAP Sahel Niger devrait être élargie. Le concept intitulé "<em>Redéfinition et ajustement de l'engagement du gouvernement fédéral au Sahel</em>" a été présenté mercredi dernier par le gouvernement allemand. Le parlement allemand a largement voté en faveur de cette nouvelle stratégie.

« <em>L'Allemagne restera également un partenaire fiable au Sahel à l'avenir - en particulier en ce qui concerne les États et les acteurs qui partagent nos valeurs et comptent sur notre soutien</em> » a relevé le gouvernement. « <em>À court terme, nous devons éviter que les crises ne se propagent davantage et déstabilisent potentiellement toute l'Afrique de l'Ouest »</em> a noté l’équipe gouvernementale.

<strong>Retrait des troupes allemandes de la Minusma</strong>

Pour autant, les solutions ne peuvent venir que des pays touchés eux-mêmes et doivent être soutenues par la Communauté internationale. Dans ce cas, la persévérance et la flexibilité sont nécessaires.

L’Allemagne a décidé du retrait de ses troupes du Mali estimant que les conditions ne sont plus réunies au maintien de celles-ci au sein de la Minusma. Ce retrait ne sera effectif qu’en mai 2024 afin de soutenir la présidentielle au Mali censée être organisée en février et mars.

Avec au moins un millier d’hommes, l’Allemagne est engagée au sein de la Minusma depuis son déploiement en 2013. Le déploiement de la Bundeswehr a été entravé à plusieurs reprises par les autorités maliennes, considérées comme proches de la Russie.

Le nouveau document de stratégie stipule que le contingent allemand au Mali devrait contribuer à soutenir le processus de transition vers un gouvernement démocratiquement élu « <em>dans la mesure du possible et en tenant compte du retrait en cours</em> ».

Reste à savoir si d’ici là cette présence ne sera pas entravée au moment où certaines voix s’élèvent pour demander le départ de la Minusma. Le débat sur le renouvellement de son mandat débute le mois prochain.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La grossesse môlaire : quand un accident de fécondation devient un épisode périlleux à vivre</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/la-grossesse-molaire-quand-un-accident-de-fecondation-devient-un-episode-perilleux-a-vivre-3023072.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 May 2023 14:56:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une jeune dame fait son test de grossesse qui se révèle positif. Elle vient chez le gynécologue pour une échographie de datation et se rassurer que tout va bien. À sa grande surprise, le gynécologue cherche l'embryon en vain, il voit plutôt une masse dans son utérus.

Il dit à sa patiente: « 'il n'y a malheureusement pas de vie dans le placenta ». Le gynécologue lui dit qu'il s'agit d'une grossesse môlaire. Elle n'en a jamais entendu parler. C'est une situation périlleuse comparable à une épée de Damoclès. Commence alors le début d'une longue explication sur ce phénomène. La grossesse môlaire, qu'est-ce que c'est ? Que faut-il faire ?

La grossesse môlaire est une grossesse anormale qui ne voit que son placenta se développer. Même si ''molaire'' fait référence à un terme dentaire, ce n'est pas le cas ici. Il s'agit d'une anomalie de grossesse. La grossesse môlaire s'installe suite à une anomalie génétique majeure. Elle est exclusivement accidentelle. Elle entre dans le cadre des maladies trophoblastiques gestationnelles dont elle est l’entité la plus fréquente.

Normalement, une grossesse doit résulter de la rencontre d'un matériel génétique du père et de la mère, mais dans le cas de la grossesse môlaire complète (sans embryon), il y a une anomalie génétique qui se produit lors de la fécondation. Le fœtus ne peut donc pas se développer. C'est le placenta qui subit une dégénérescence kystique ressemblant à des grappes de raisin.

L'âge de la mère : une grossesse précoce avant 16 ou une grossesse tardive après 40 ans, une fausse couche, l'absence de vitamine A dans l'alimentation, sont entre autres des facteurs qui peuvent entraîner la survenue d'une grossesse môlaire.  La grossesse môlaire se manifeste par des saignements vaginaux du rouge vif, au cours du 1er trimestre, pouvant provoquer une anémie ; des nausées et de vomissements, une augmentation du volume de l'utérus à cause du développement anormal du placenta. Elle peut se manifester aussi sous forme de fausse couche spontanée. Cette fausse couche est hémorragique et presque toujours incomplète.

Le diagnostic de la grossesse môlaire est fait lors d'une échographie. A l'image on ne voit pas d'embryon mais une image en nid d’abeille ou en flocons de neige ressemblant à des grappes de raisin. La grossesse môlaire doit être interrompue pour éviter de graves complications.

Le traitement revient à vider le contenu de l'utérus par aspiration. Elle peut se compliquer et atteindre les poumons et devenir comme une sorte de cancer. Fort heureusement, ce type de cancer se soigne très bien et la chimiothérapie est assez simple.

Il est conseillé aux femmes de ne pas retomber enceintes avant un certain délai prescrit par le gynécologue obstétricien. La grossesse môlaire est un accident génétique et il est tout à fait possible de porter plus tard une grossesse normalement. Mais mal traitée, la môle peut évoluer vers le choriocarcinome qui est un cancer. Le risque de refaire une grossesse môlaire est très faible.

<strong>Pr. Charlemagne Ouédraogo/Gynécologue Obstétricien</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Kabala&#45;extension : discorde autour de l’aménagement du marché</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/kabala-extension-discorde-autour-de-lamenagement-du-marche-3023073.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 May 2023 14:56:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’association des femmes engagées de Kabala-extension (AFEK) et le maire de la commune de Kalaban-Coro, Tiécoura Hamadoun Diarra, se disputent au sujet de l’aménagement du marché du quartier. Les femmes accusent l’édile de s’être servi d’elles pour procéder au morcellement et à la vente de l’espace à aménager. Le maire Diarra récuse les faits et apporte des précisions.</em></strong>

Rien ne va plus entre le maire de la commune de Kalaban-Coro, Tiécoura Hamadoun Diarra, et l'association des femmes engagées de Kabala Sud extension (AFEK). En cause : le morcellement du marché du quartier.

Selon Baldé Awa Dembélé, présidente de l'association des femmes engagées de Kabala, c'est à la demande des femmes de son association qu'elle a introduit une demande pour l’aménagement d'un espace public à Kabala sud extension autour duquel rôdaient déjà certains prédateurs fonciers.

Après avoir soumis la demande au maire Diarra, celui-ci lui a demandé de permettre à la mairie de vérifier si l’espace convoité est effectivement destiné à être un marché. Un mois plus tard, la présidente Baldé Awa Dembélé affirme s'être rendue une deuxième fois à la mairie pour s'enquérir de l'évolution de la situation. Et c’est là qu’on lui a confirmé que l'espace concerné n'appartenait à personne.

C'est ainsi qu'elle a demandé à l’édile la procédure à suivre pour que l'espace puisse être aménagé en marché. À cet effet, le maire lui a dit de créer une association pour porter le projet d'aménagement du marché.

Car, selon lui, c'est une association qui doit faire la demande d'aménagement du marché qui doit être ensuite approuvée par le Conseil communal. Ayant déjà une association ne possédant pas encore de récépissé, Baldé Awa Dembélé et ses camarades ont entamé les démarches pour en obtenir.

<strong>Un géomètre désigné par le maire Diarra</strong>

À l’obtention du précieux sésame, le regroupement des femmes a adressé à la mairie une demande pour l’aménagement de l’espace cité plus haut, comme demandé par le maire. À en croire Awa Dembélé, quand elle est allée déposer la demande de son association à la mairie, elle a clairement dit au maire qu'elle ne connaissait rien du processus d'aménagement d’un marché.

C'est ainsi que le maire Diarra a mis à leur disposition un certain Kaka Traoré, géomètre à la mairie de Kalaban-Coro, pour le processus d'aménagement. Il se disait lui-même trop occupé et s’est même porté garant au cas il y aurait un problème.

Selon Awa Dembélé, quand elle a demandé à Kaka Traoré les étapes à suivre, celui-ci lui a dit que c'est la mairie qui doit faire l'aménagement d'un marché. Si elle en a les moyens financiers. À défaut, la population elle-même pourrait le faire. La mairie fera le réaménagement quand elle en aura les moyens financiers.

Et le lendemain, quand elle et Kaka sont allés voir le maire pour savoir si c'est la mairie ou la population elle-même qui doit faire le travail, Tiécoura Hamadoun Diarra leur a clairement dit que la mairie n'avait pas de fonds pour faire l'aménagement.

Après cette entrevue avec le maire, selon Awa Dembélé, Kaka Traoré (qui a été mis à leur disposition par le maire Diarra lui-même), a indiqué que l'espace doit être d’abord morcelé et c’est seulement après que le plan sera envoyé à la mairie. « <em>Une part sera donnée à la mairie, une part aux chefs de village et une autre part à l'association qui a fait la demande d'aménagement à la mairie </em>», raconte la présidente de l’association.

Et quand elle a demandé à Kaka Traoré, celui qui doit prendre en charge les frais de morcellement, ce dernier lui a proposé de retourner faire une assemblée avec sa base pour expliquer la situation, et surtout demander à ceux qui voudront des magasins ou des places de hangars, de payer des cautions qui couvriront les frais de morcellement et le reste de l'aménagement. Ce qui fut fait par Awa Dembélé.

Les femmes ont adhéré à l’initiative. Elles ont versé la somme d’argent demandée sur le compte bancaire créé par l'association pour la cause. Pour les places de magasins, les cautions ont été fixées à 50000 Fcfa, et pour les hangars, les cautions à 2500 Fcfa.

Entre-temps, la mairie a fait un arrêté d'aménagement du marché et a donné un exemplaire à la présidente Awa Dembélé. Après avoir rassemblé les cautions, l'association a fait un contrat avec le géomètre, Kaka Traoré, pour le morcellement du marché pour une somme de 750 000 Fcfa.

Entre-temps, d'après Awa Dembélé, le maire l'a appelée pour lui faire part de la rumeur selon laquelle elle était en train de vendre des parcelles à des individus. Ce qu’elle niera en arguant être en train de mettre en œuvre la deuxième démarche qui lui a été proposée par le géomètre.

Après cette discussion, Awa Dembélé affirme avoir rencontré le maire pour lui montrer toutes les pièces justificatives. Ce dernier lui a indiqué que son association doit se limiter seulement aux places de hangars, en attendant que la mairie statue sur le cas des magasins.

<strong> </strong>

<strong>Contre toute attente, le maire annule le premier morcellement</strong>

C'est ainsi qu'elle est revenue vers sa base pour expliquer cette nouvelle décision du maire, alors que certains avaient déjà payé des cautions pour les magasins. À ces derniers, elle a alors proposé de prendre deux hangars à la place d'un magasin. Ce qui a été accepté par certains.

Après cela, Kaka Traoré a procédé au morcellement du marché et par la suite les bénéficiaires des places de hangars ont commencé à s'installer jusqu'au jour où une équipe de la mairie s’est présentée pour un autre morcellement.

Et quand cette équipe de la mairie l'a appelée (Awa Dembélé), pour lui dire qu'elle est là pour morceler le marché, elle a répondu que ce n'était pas possible de faire un autre morcellement. À en croire la présidente Dembélé, on leur a dit que ce deuxième morcellement est une décision qui vient d'en haut.

Toutefois, d'après Awa Dembélé, quand elle a contacté le géomètre Kaka Traoré, concernant l'annulation du premier morcellement qui viendrait d'en haut, ce dernier lui a dit que ce n'était pas vrai. Celui-ci lui a indiqué que c’était une décision du maire Diarra, et a affirmé avoir refusé de procéder au second morcellement. Malgré tout, le deuxième morcellement a quand même eu lieu. Et les conditions d’obtention d’une place étaient alors redéfinies par le maire Diarra.

Depuis, à en croire Awa Dembélé, son association court sans succès derrière la mairie pour qu'elle vienne montrer aux femmes leurs places, et entre-temps, des personnes inconnues de l’association sont en train de construire des magasins sur l'espace concerné.

Ce que nous avons constaté de visu. Déjà, deux magasins sont finis, deux autres sont en finition, et à notre arrivée, nous avons aussi aperçu des maçons sur un autre chantier où quatre magasins sont en construction. Et même sur les places initialement prévues pour les hangars, selon la présidente, des magasins sont construits.

Selon la présidente Dembélé, son association a tenté à plusieurs reprises de rencontrer le maire Diarra, sans succès jusqu’ici. « <em>Il a même refusé de décrocher mes appels</em> », s’indigne-t-elle.

Elle a alors tenté de le joindre à partir d’un numéro anonyme qu’il a décroché. Après échanges, le maire Diarra a promis de dire à ceux qui sont en train de construire d'arrêter les travaux. Malgré cette promesse, les travaux se poursuivent.

<strong>Le démenti du maire Diarra</strong>

Après plusieurs tentatives infructueuses pour rencontrer le maire, l'association des femmes engagées de Kabala est allée voir le commandant de brigade de Kalaban-coro qui les a dirigées vers le préfet. Certains membres de l'association ont rencontré le préfet de Kalaban-Coro pour lui expliquer la situation avec des documents à l'appui.

« <em>Les copies lui ont été remises à sa demande et il a promis d'organiser une rencontre entre nous quand il entendra la version du maire</em> », narre Awa Dembélé. La présidente persiste et signe que son association a travaillé avec l'aval et l'accompagnement de la mairie de Kalaban-Coro.

Or, le maire Tiécoura Hamadoun Diarra, joint par téléphone, soutient qu'il n'a jamais donné son aval à l'association des femmes engagées de Kabala dont Awa Dembélé est la présidente pour un quelconque morcellement. Il dit n’avoir mis personne à la disposition de ladite association pour l'aménagement d'un marché.

À en croire l’édile Diarra, Kaka Traoré que la présidente cite comme étant celui qui a été mis à leur disposition par la mairie pour l'aménagement du marché, ne jouit d’aucun statut à la mairie qui lui permettrait de jouer le rôle que Baldé lui attribue dans cette affaire.

Selon le maire Diarra, c'est quand il a été élu qu'il a fait appel à Kaka Traoré, topographe de son état, pour le conseiller en matière foncière. Quand le maire devait procéder au morcellement et à la vente de parcelles, il demandait à Kaka Traoré d'aller les vérifier d'abord si elles n'ont pas été déjà morcelées par ses prédécesseurs et lui faire un rapport après vérification. D'après le maire Diarra, le rôle de Kaka Traoré se limitait à cela à la mairie.

À l’en croire, une association ne peut ni morceler ni attribuer un espace public. « <em>Baladé Awa Dembélé cherche tout simplement un bouc-émissaire pour faire face aux pressions des personnes qu'elle aurait bluffées en promettant des places au marché</em> », s’est-il défendu. Il soutient n’être au courant d’aucune demande d'audience de l’association contrairement à la déclaration d’Awa Dembélé.

À part ces simples affirmations, Tiécoura Hamadoun Diarra n'exhibe aucune preuve palpable pouvant confondre la présidente Awa Dembélé qui dispose de documents signés par le maire lui-même dans cette affaire.

Précisons qu'après sa rencontre avec le préfet, l'association affirme avoir rencontré, le mardi le 16 mai 2023, sur l'initiative de ce dernier, le maire Tiécoura Hamadoun Diarra à la sous-préfecture.

Selon la présidente Awa Dembélé, à la suite de la rencontre, toutes les places de hangars ont été attribuées à son association et on lui a demandé d'adresser une demande au maire pour bénéficier aussi de quelques magasins. Awa Dembélé et ses camarades attendent impatiemment la concrétisation de cette promesse.

Au sujet de la nouvelle donne, Kaka Traoré n’a pas souhaité faire de commentaires. Il s’est tout simplement contenté d’assurer qu’il est prêt à aller répondre devant qui de droit.

<strong>Fadiala N. Dembélé </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le BVG décèle plus de 621 millions de FCFA d’irrégularités financières à la Commune urbaine de Mopti</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-bvg-decele-plus-de-621-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-a-la-commune-urbaine-de-mopti-3023062.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 May 2023 14:46:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La vérification financière a pour objet la gestion de la Commune urbaine de Mopti (CUM) au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 (1<sup>er</sup> semestre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. </em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur les dépenses de fonctionnement, d’investissement, les marchés publics, la comptabilité-matières, les activités domaniales et foncières ainsi que le recouvrement des recettes et leur reversement.

Fondée au 12<sup>ème</sup> siècle, la ville de Mopti a été érigée en Commune mixte en 1919 puis consacrée Commune de plein exercice en 1955. À la faveur de la réorganisation administrative par la Loi 96-059/ANRM du 4 novembre 1996, modifiée, portant création des Communes en République du Mali, la Commune urbaine de Mopti a été créée. Elle est l’une des 15 Communes que compte le Cercle de Mopti. La CUM est composée de 11 quartiers que sont : Komoguel I, Komoguel II, Gangal, Toguel, Bougoufé, Mossinkoré, Taikiry, Médina-coura, Sévaré-Secteur I, Sévaré-Secteur II et Sévaré-Secteur III.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Pour remédier à ces irrégularités, le Vérificateur général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, a recommandé au Maire de la Commune urbaine de Mopti de veiller au respect, par les Comités de gestion scolaire, des modalités de justification des subventions reçues de l’Etat et à la tenue des documents de la comptabilité-matières ; de communiquer les informations requises aux soumissionnaires non retenus à l’issue des appels à concurrence et de tenir les débats et restitutions publics conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

Le Maire doit aussi veiller à la délivrance des concessions urbaines à usage d’habitation et ou des titres fonciers en lieu et place des lettres et permis d’occuper et prendre les dispositions idoines permettant aux représentants du Bureau spécialisé des domaines et du cadastre, d’exercer les attributions qui lui sont dévolues.

Quant aux présidents des Comités de gestion scolaires de la CUM, ils doivent signer les bordereaux de livraison joints aux factures d’achat des produits payés sur les fonds alloués par l’Etat et joindre aux états d’émargement, tout document administratif attestant tout changement de président de CGS.

Le Comptable-matières de la CUM doit tenir régulièrement l’ensemble des documents de la comptabilité-matières et le représentant du chef du Bureau spécialisé des domaines et du cadastre auprès de la CUM doit traiter et soumettre à la signature du Maire, des concessions urbaines à usage d’habitation et des titres fonciers en lieu et place des lettres et permis d’occuper.

<strong>Irrégularités financières </strong>

Le VG a transmis et dénoncé des faits au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Mopti, chargé du pôle économique et financier, relativement au paiement des droits d’enregistrement sur le montant des frais d’édilité pour un montant de 1 980 000 Fcfa ; à la non-attribution d’un marché au moins-disant pour un montant de 72 453 285 Fcfa ; au paiement de travaux non conformes pour un montant de 576 000 Fcfa ; au paiement d’un marché non exécuté entièrement pour un montant de 2 448 000 Fcfa.

&nbsp;

Il a également dénoncé l’octroi d’indemnités et de frais de déplacement indus pour un montant de 7 660 000 Fcfa ; l’octroi de subventions irrégulières pour un montant de 27 817 000 Fcfa ; le non reversement des frais de transfert pour un montant de 48 761 000 Fcfa ; le non reversement des frais d’édilité pour un montant de 313 177 500 Fcfa ; le non recouvrement des frais de permis d’occuper pour un montant de 3 200 000 Fcfa et  le non recouvrement des redevances de marchés et de location pour un montant de 24 867 000 Fcfa.

Par ailleurs, il a aussi transmis au Directeur régional des Impôts de Mopti le non recouvrement des droits d’enregistrement pour un montant de 105 976 098 Fcfa.

<strong>CC/BVG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de la Gestion de la Commune Urbaine de San</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-gestion-de-la-commune-urbaine-de-san-3023070.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-gestion-de-la-commune-urbaine-de-san-3023070.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 May 2023 12:40:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le BVG a décelé 84 847 621 de Fcfa d’irrégularités financières à la Commune urbaine de SAN</strong>

<strong><em>La présente vérification financière a pour objet, la gestion de la Commune urbaine de San au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 (1<sup>er</sup> semestre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de ladite Commune. </em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l’état civil et la tenue de la comptabilité-matières.

La Commune de San a été érigée en Commune de moyen exercice le 1<sup>er</sup> janvier 1958 et en Commune de plein exercice le 2 mars 1966. Elle compte 21 quartiers qui sont : Lafiabougou, Hamdallaye, Santoro, Karentéla, Dabani, Missira, Dallan, Bagadadji, Kayentona, Farakolo, Médine, Térèkoungo, Sibougou, Bélénikégny, Parana, Parana Peulh, Sienso Bobo Marka, Sienso Peulh, SiensoModibougou, Bogossoni et Bougourou.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

&nbsp;

Pour remédier à ces irrégularités, le Vérificateur général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, a recommandé au Receveur-percepteur de San de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes.

Au Maire de la Commune urbaine de San, de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes ; de respecter les attributions du Bureau spécialisé des domaines et du cadastre conformément aux textes en vigueur ; de créer un service d’archivage et veiller à la bonne conservation des archives communales ; de régulariser la nomination du Comptable-matières conformément aux textes en vigueur ; de veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières et à la tenue des documents administratifs obligatoires ; de veiller au fonctionnement des commissions de travail conformément aux dispositions en vigueur ; de respecter les modalités de création des régies et de nomination des Régisseurs.

Au Secrétaire général, il a été recommandé de tenir l’ensemble des documents administratifs obligatoires. Aux Régisseurs de recettes et d’avances, de prêter serment. Au Régisseur de recettes de respecter les délais règlementaires de reversement des recettes encaissées, au Comptable-matières de tenir les documents de la comptabilité-matières.

<strong>Irrégularités financières </strong>

&nbsp;

Le Vérificateur général a transmis et dénoncé des faits au président de la Section des comptes de la Cour suprême et au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du pôle économique et financier, relativement à l’attribution de plus de deux parcelles de terrain à usage d’habitation au même bénéficiaire dans la même agglomération ; au non-recouvrement des frais d’édilité issus de la cession des parcelles de terrains pour un montant de 44 915 500 Fcfa.

Il a également dénoncé le non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 1 798 796 Fcfa ; le non-recouvrement des taxes communales pour un montant de 4 022 000 Fcfa ; le non-recouvrement des taxes sur frais d’édilité issues de la cession des parcelles de terrains pour un montant de 10 600 000 Fcfa ; la non-justification de l’utilisation du carburant pour un montant de 23 511 325 Fcfa.

<strong>CC/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sahel : l&amp;apos;insécurité alimentaire et la malnutrition au plus haut niveau depuis 10 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sahel-linsecurite-alimentaire-et-la-malnutrition-au-plus-haut-niveau-depuis-10-ans-3020196.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/sahel-linsecurite-alimentaire-et-la-malnutrition-au-plus-haut-niveau-depuis-10-ans-3020196.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Apr 2023 14:12:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'insécurité alimentaire aiguë est en passe d'atteindre son plus haut niveau depuis 10 ans en Afrique de l'Ouest, plus particulièrement au Sahel, selon une nouvelle étude. Cette situation intervient alors que l’insécurité alimentaire ne cesse de se répandre dans les pays côtiers. Les zones les plus touchées par les niveaux catastrophiques de faim sont le Mali et le Burkina Faso où l'aide humanitaire est gravement entravée par l'insécurité.

Pour la première fois au Sahel, 45 000 personnes devraient connaître des niveaux de faim catastrophiques de niveau cinq soit à un pas de la famine. A noter qu’au Mali, elles sont 2 500 personnes alors qu’au Burkina elles sont 42 000 à être dans cette situation. Les effets combinés des conflits, des chocs climatiques, de la COVID-19 et des prix élevés des denrées alimentaires continuent d'aggraver la faim et la malnutrition dans la région, le nombre de personnes n'ayant pas régulièrement accès à des aliments sûrs et nutritifs devant atteindre 48 millions en juin.

Selon l'analyse de la sécurité alimentaire du Cadre Harmonisé de mars 2023, il s’agit d’une multiplication par quatre au cours des cinq dernières années. Les résultats confirment également une tendance à plus long terme vers une expansion géographique de l'insécurité alimentaire dans la région. <em>« La spirale de la sécurité alimentaire et de la situation nutritionnelle en Afrique de l'Ouest est tout simplement déchirante </em>», a déclaré Chris Nikoi, directeur régional du PAM pour l'Afrique de l'Ouest. <em>"Il y a un besoin crucial d'investissements massifs dans le renforcement des capacités des communautés et des individus à résister aux chocs tout en donnant la priorité aux solutions locales et à long terme pour la production alimentaire, la transformation et l'accès des groupes vulnérables</em>", a-t-il ajouté.

<strong>Un accès réduit aux services sociaux</strong>

La situation nutritionnelle déjà sombre des communautés de la région est également en baisse avec 16,5 millions d'enfants de moins de cinq ans qui devraient faire face à la malnutrition aiguë en 2023, dont 4,8 millions d'enfants qui devraient souffrir de la forme sévère débilitante. Il s'agit d'une augmentation de 83 % de la malnutrition aiguë globale par rapport à la moyenne de 2015-2022. Outre le caractère inabordable d'une alimentation diversifiée, nutritive et saine (en particulier pour les jeunes enfants et les femmes), les conflits et les déplacements de population sont l'un des principaux moteurs de l'aggravation de la situation, entraînant un accès réduit aux services sociaux essentiels (santé, nutrition, eau et assainissement, protection sociale, etc.) et affectant négativement les pratiques de soins.

Entre 2019 et 2023, les incidents de sécurité ont augmenté de 79 % dans la région, provoquant des déplacements massifs de population et perturbant l'accès aux terres agricoles et au fourrage. « <em>L'insécurité et les conflits croissants signifient que la vulnérabilité augmente dans la région et qu'il est de plus en plus difficile d'aider les communautés dans les zones isolées</em> », a déclaré la Directrice régionale de l'UNICEF pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, Marie-Pierre Poirier.

« Nous aidons les gouvernements à renforcer les systèmes de santé au niveau des établissements et de la communauté pour détecter et traiter avec succès la malnutrition, tout en mettant l'accent sur la prévention » a-t-elle précisé. Pour elle, malgré l'amélioration des précipitations en 2022, l'accès et la disponibilité de la nourriture restent une préoccupation majeure. La région reste dépendante des importations nettes, et la dépréciation de la monnaie et la forte inflation entraînent une augmentation de la facture des importations alimentaires dans la région, alors même que les pays sont aux prises avec des contraintes budgétaires et des défis macroéconomiques majeurs.

En outre, il y a des craintes que les restrictions aux mouvements de transhumance et les fortes concentrations de bétail dans certaines zones ne conduisent à une nouvelle détérioration des conditions pastorales et sécuritaires.

« <em>La détérioration continue de la situation alimentaire et nutritionnelle en Afrique de l'Ouest et au Sahel est inacceptable ; malgré l'augmentation de la production céréalière, l'accès à la nourriture pour la plupart de la population reste difficile en raison du fonctionnement perturbé des marchés en raison de l'insécurité civile et des prix élevés des denrées alimentaires</em> », a déclaré Robert Guei, Coordonnateur sous-régional de la FAO pour l'Afrique de l'Ouest. « <em>Cette tendance va probablement continuer à aggraver la situation alimentaire et nutritionnelle et nous devons donc nous attaquer aux causes profondes de cette crise de manière concertée et immédiate. Il est temps d'agir pour stimuler la production agricole afin d'atteindre la souveraineté alimentaire dans notre région</em> », a ajouté Guei.

La FAO, l'OCHA, l'UNICEF et le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies renouvellent leur appel aux partenaires humanitaires et de développement - ainsi qu'au secteur privé - pour qu'ils aident les gouvernements nationaux à renforcer la sécurité alimentaire et la nutrition dans la région. Cela comprend la construction de systèmes d'alimentation, de santé, d'eau, d'assainissement et d'hygiène, ainsi que des programmes de protection sociale sensibles à la nutrition qui ciblent les groupes vulnérables tels que les femmes et les jeunes enfants.

Les partenariats doivent être renforcés pour prévenir et traiter la malnutrition aiguë chez les enfants et promouvoir des programmes intelligents face au climat qui contribuent à réduire la forte vulnérabilité de la région aux chocs climatiques et le risque d'épuisement des ressources naturelles.

<strong>Cheick B CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sahel :  L’ONU appelle à des élections inclusives et transparentes en 2024</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/sahel-lonu-appelle-a-des-elections-inclusives-et-transparentes-en-2024-3020194.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Apr 2023 14:10:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Représentante spéciale adjointe pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel (UNOWAS), Mme Giovanie Biha, a récemment présenté le rapport du Secrétaire général au Conseil de sécurité. Ce rapport couvre les développements et les tendances en Afrique de l'Ouest et au Sahel au second semestre 2022. Politique et gouvernance, situation socio-économique, sécuritaire et humanitaire, élections, droits de l'homme, genre, sont quelques-unes des questions abordées dans ce document. Lequel met l’accent sur des élections inclusives et transparentes avant le premier trimestre 2024 pour améliorer la situation qui prévaut dans ces pays.

Dans ce document, Mme Giovanie Biha a souligné que certains pays d'Afrique de l'Ouest et du Sahel ont continué à faire des progrès démocratiques, tandis que d'autres sont toujours confrontés à l'insécurité combinée à des crises humanitaires ainsi qu'à un déficit de bonne gouvernance. La situation sécuritaire dans la sous-région a continué de se détériorer, en particulier dans le centre du Sahel, notamment au Burkina Faso et au Mali, estime-t-elle. "<em>Malgré les efforts des forces de sécurité nationales et des partenaires internationaux, l'insécurité s'est à nouveau détériorée dans une grande partie de la région",</em> a déclaré Mme BIHA.

Selon elle, la situation humanitaire est alarmante dans certains pays du Sahel, qui continuent de « faire face à des défis multidimensionnels, des niveaux de sécurité et des défis humanitaires sans précédent, une instabilité sociopolitique, encore aggravée par l'impact du changement climatique, et une insécurité alimentaire exacerbée » par le conflit russo-ukrainien.

Elle a attiré l'attention sur la situation de millions d'enfants de la région qui n'ont pas accès à l'éducation suite à la fermeture de dix mille écoles pour cause d'insécurité. <em>"Des groupes non étatiques se battent pour la suprématie, poussant les États à la marge et causant une misère indicible à des millions de personnes qui ont dû quitter leur communauté pour chercher la sécurité</em>", a-t-elle indiqué. A cet égard, Mme BIHA a encouragé les dirigeants de la région « <em>à intensifier les durs efforts collectifs de lutte contre l'insécurité dans le cadre de l'Initiative d'Accra ». "Une approche holistique est nécessaire et la création de la Force conjointe de l'Initiative est un développement important à cet égard</em>", a-t-elle souligné.

<strong>L'insécurité s'est à nouveau détériorée dans une grande partie de la région</strong>

Au niveau politique, Mme BIHA a souligné que "<em>l'UNOWAS travaille avec les parties prenantes et les partenaires nationaux pour promouvoir le consensus politique et assurer des conditions de concurrence équitables avant les élections prévues avant le premier trimestre 2024 au Sahel</em> ". C’est ainsi qu’elle a salué la présidentielle au Nigéria, le 25 février dernier et les législatives au Bénin, le 8 janvier dernier. Elle a de même loué les efforts des acteurs nationaux, régionaux et internationaux, qui ont abouti à des accords sur la durée des transitions au Burkina Faso et en Guinée. "Malgré les efforts des forces de sécurité nationales et des partenaires internationaux, l'insécurité s'est à nouveau détériorée dans une grande partie de la région" a-t-elle alerté. Elle a assuré de l'engagement actif et continu d'UNOWAS au profit des trois pays en crise actuellement dans la zone à savoir le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

La Représentante spéciale adjointe a en outre encouragé « <em>le système des Nations Unies à continuer de soutenir les pays concernés en se concentrant sur le traitement des griefs qui sont à l'origine des coups d'État</em> ». Mme BIHA s'est également félicitée du fait que « <em>plusieurs pays de la région ont adopté une nouvelle législation nationale en faveur de la parité dans la participation à la prise de décision politique, après des années de plaidoyer soutenu</em> ».

La Représentante spéciale adjointe a enfin réitéré l'engagement d'UNOWAS à continuer d'appuyer les acteurs nationaux et régionaux pour renforcer la paix et la stabilité en Afrique de l'Ouest et au Sahel, tout en mentionnant que « UNOWAS travaille avec le Bureau du Coordonnateur spécial pour le développement au Sahel ainsi qu'avec la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ».

<strong>Cheick B CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre 19% et 50% des médicaments dans des pays du Sahel sont de qualité inférieure à la norme ou falsifiés</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/entre-19-et-50-des-medicaments-dans-des-pays-du-sahel-sont-de-qualite-inferieure-a-la-norme-ou-falsifies-3020182.html</link>
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<pubDate>Fri, 28 Apr 2023 14:06:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Selon le rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, entre 19% et 50% des médicaments dans des pays du Sahel sont de qualité inférieure à la norme ou falsifiés.  Ces données sont alarmantes. </em></strong>

Avant d’être sur les marchés sahéliens, les faux médicaments passent par plusieurs pays, notamment ceux de la zone de WATHI. Les pays côtiers comme la Côte d’Ivoire sont des portes d’entrée. La majorité des médicaments sont importés par voie maritime.

Ils transitent par les ports des pays côtiers. Il faudrait donc pouvoir renforcer la surveillance et le contrôle des marchandises à leur arrivée et leur départ du port afin d’identifier les faux médicaments.

Les autorités politiques devraient également porter leur attention sur la mise en place de mécanismes permettant d’assurer la transparence et la traçabilité des produits. Les gouvernements des pays du Sahel devraient également renforcer, voire implémenter des mécanismes de contrôle des médicaments au niveau de leurs frontières.

Enfin, les pays de la région devraient promouvoir la recherche et l’innovation en matière de santé. Le trafic se maintient et s’intensifie. Cela s’explique par la demande importante de médicaments des populations.

La production faible de médicaments sur les territoires concernés joue un rôle majeur dans l’augmentation du trafic. Le renforcement de la production de médicaments et la mise en place de laboratoires spécialisés dans l’évaluation de la qualité des médicaments peuvent contribuer à la réduction du trafic.

<a href="https://www.wathi.org/">https://www.wathi.org/</a>

<strong>NB : le titre est de la Rédaction. </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tribune :  L’influence des leaders religieux musulmans sur la politique au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/tribune-linfluence-des-leaders-religieux-musulmans-sur-la-politique-au-mali-3020186.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Apr 2023 14:01:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali est un pays majoritairement musulman. La communauté musulmane représente près de 95% de la population. Malgré cette prédominance de l’islam, le pays a toujours été laïc dans sa forme. L’État observe des jours fériés pour les fêtes religieuses comme la fête du Maouloud qui marque la naissance du Prophète Mohamed, le lundi de Pâques, la fête de Ramadan, la fête de « l’Aïd el-kebir » ou Tabaski et Noël. La remise en cause de la laïcité n’avait jamais fait l’objet de vifs débats en dépit du pouvoir social des dignitaires religieux.</em></strong>

Dans un pays gangrené par la corruption et la mal gouvernance, les chefs religieux apparaissent comme des « boucliers » face à certaines pratiques. Ce qui confère aux discours religieux une forte résonance auprès des masses. Au fil du temps, l’influence des leaders religieux musulmans n’a cessé de s’accroître dans le jeu démocratique. Il y a tout de même des tendances religieuses qui s’opposent entre elles et qui s’invectivent régulièrement quant à la pratique de la religion.

L’État peine à réguler cette question malgré des dérives de certains imams à l’encontre d’autres confessions religieuses en dépit de l’existence du ministère des Affaires religieuses, du culte et des coutumes. Ce département ministériel est depuis toujours dirigé par un musulman depuis sa création sous la transition de 2012. Des leaders ont publiquement pris des positions politiques et d’autres essayent d’adopter tant bien que mal une position de neutralité.

La responsabilité des leaders religieux transcende les clivages politiques. Ils ont servi d’avant-garde et de médiateur dans des crises politiques afin de concilier des positions. Ils peuvent également se montrer implacables contre les régimes.

<em>« L’État observe des jours fériés pour les fêtes religieuses comme la fête du Maouloud qui marque la naissance du Prophète Mohamed, le lundi de Pâques, la fête de Ramadan, la fête de « l’Aïd el-kebir</em> » <em>ou Tabaski et Noël</em> »

<strong>L’impuissance de l’État face aux religieux</strong>

L’immixtion des leaders religieux dans le jeu démocratique s’explique par la défection des partis politiques. Le système politique électoraliste encourage les hommes et les partis politiques en quête de légitimité à trouver des moyens d’être élus.

Les leaders religieux apparaissent comme une opportunité en raison de leur rôle social. Ils ont une capacité immense à influencer les décisions politiques de l’État. Ils ont la possibilité d’élire un président, de faire démissionner des ministres ou d’influencer la justice.

En 2009, pour la première fois, sous l’égide du Haut conseil islamique du Mali, structure faîtière des musulmans, les leaders religieux se sont mobilisés contre le Code de la famille, qui avait été voté par l’Assemblée nationale. Près de 50 000 personnes avaient répondu à l’appel des religieux au stade du 26 mars pour dénoncer ce Code qui avait été salué à l’époque par des organisations des droits des femmes. Sous la pression, la loi n’avait pas pu être promulguée par le président de la République et elle fut renvoyée pour une relecture.

Lors de l’élection présidentielle de 2013, plusieurs religieux, notamment le Chérif de Nioro Bouyé Haïdara en plus d’avoir contribué au financement de la campagne du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), avait également donné des consignes de vote à ses disciples. Il est actuellement l’un des plus grands soutiens de la junte militaire au pouvoir.

<strong>« <em>La responsabilité des leaders religieux transcende les clivages politiques. Ils ont servi d’avant-garde et de médiateur dans des crises politiques afin de concilier des positions. Ils peuvent également se montrer implacables contre les régimes</em> »</strong>

À la suite de l’attaque de l’hôtel Radisson Blu en novembre 2015 à Bamako, l’état d’urgence avait été décrété dans le pays et des événements tels que le Maouloud (fête de la naissance du prophète Mohamed) furent interdits. Les leaders religieux virent en cette décision une tentative de saboter une fête célébrée par la tendance malékite au Mali. Malgré tout, ils organisèrent la cérémonie.

En mars 2020, l’imam Mahmoud Dicko, ancien président du Haut conseil islamique, était convoqué au tribunal de la commune V de Bamako pour trouble à l’ordre public à cause d’une manifestation non autorisée sur la situation de l’école malienne et la grève des enseignants. Ceci avait créé une vague de manifestations dans la capitale pour empêcher l’imam de comparaître devant la justice.

&nbsp;

C’est le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Tiébilé Dramé, qui avait rendu visite à l’imam pour lui notifier l’annulation de la convocation. Le mouvement de contestation qui avait causé la chute de l’ancien président IBK avait à sa tête l’imam Dicko. Les hommes politiques réunis au sein de ce mouvement n’avaient pas la capacité de mobiliser des masses pour réclamer la démission du président car ces derniers avaient servi sous ce régime.

<strong>Débat autour de la laïcité</strong>

La remise en cause de la notion de laïcité a fait suite à la publication sur les réseaux sociaux d’une vidéo mettant en scène un homme qui tient des propos virulents sur l’Islam et le Coran. Il se réclame du « Kémitisme », une croyance ancestrale et traditionnelle. Cet acte avait causé une colère générale de la population.

Après une plainte contre l’intéressé, le Haut conseil a appelé à une grande mobilisation contre cet acte jugé blasphématoire. Plusieurs membres de l’organisation ont été arrêtés dont le leader et écrivain Doumbi Fakoli.

<strong>« <em>Les leaders religieux apparaissent comme une opportunité en raison de leur rôle social. Ils ont une capacité immense à influencer les décisions politiques de l’État. Ils ont la possibilité d’élire un président, de faire démissionner des ministres ou d’influencer la justice</em> »</strong>

Plusieurs organisations musulmanes et leaders religieux rejettent la notion de laïcité qui ne leur convient plus. Le projet d’élaboration de la nouvelle Constitution apparaît comme une opportunité pour les leaders musulmans de balayer la laïcité de la Constitution, d’où les nombreuses réactions depuis sa finalisation.

Si le Haut conseil islamique, dirigé par Ousmane Madani Haïdara, reste silencieux sur le sujet, la Ligue Malienne des Imams et Érudits pour la Solidarité islamique au Mali (LIMAMA) appelle à voter contre la nouvelle Constitution lors du référendum.

Elle exige un État islamique ou un État multiconfessionnel à la place de celui laïc. Elle appelle les musulmans à se dresser contre la nouvelle Constitution qui sera soumise à référendum dans les prochains mois.

Pourtant, la laïcité telle qu’expliquée dans la nouvelle Constitution ne s’oppose pas à la religion et aux croyances. Elle a pour objectif de promouvoir et conforter le vivre-ensemble fondé sur la tolérance, le dialogue et la compréhension mutuelle. Cela est loin de convaincre certains dignitaires musulmans même si d’autres restent pour le moment silencieux sur la question.

Pour un vote massif contre le projet, certains leaders religieux se verraient créer un front commun avec des partis politiques et des organisations de la société civile qui réclament l’abandon du projet de Constitution. En cas de « non » à la nouvelle Constitution, l’État garderait toujours sa forme initiale qui est laïque.

<strong>Bah Traoré </strong>

<a href="https://www.wathi.org/">https://www.wathi.org/</a>

<strong>Bah Traoré est chargé de recherche à WATHI. Il est passionné de communication et s’intéresse aux questions politiques et sécuritaires au Sahel. Il anime Afrikanalyste, un site dédié à l’analyse de l’actualité au Sahel. Il a travaillé sur des projets liés à la désinformation et au fact-checking en Afrique de l’Ouest.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Guinée&#45;Siguiri : un féticheur activement recherché pour avoir prédit la chute de la junte</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/guinee-siguiri-un-feticheur-activement-recherche-pour-avoir-predit-la-chute-de-la-junte-3020189.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Apr 2023 13:59:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après avoir prédit la chute du pouvoir du CNRD dans 28 jours, plusieurs membres de la famille du féticheur, Mofa Sory Dounoh, ont été arrêtés ce lundi 24 avril 2023, a appris la rédaction locale de Guineenews. </em></strong>

Dans une vidéo de 12 minutes diffusée sur les réseaux sociaux, le résident de la sous-préfecture de Doko prédit la chute du pouvoir du CNRD en ces termes : « <em>Ce pouvoir va chuter dans 18 ou 28 jours sans problème. Ceux qui sont en haut vont se retrouver au bas de l’échelle. Je ne mens jamais, en plus je ne fume pas et je ne bois pas d’alcool. Mais je dis ce que mes fétiches me révèlent et cela ne m’a jamais trahi.</em> »

Pour le moment, le féticheur est introuvable et activement recherché par les services de sécurité. Face à cette situation, une source familiale nous a déclaré que les forces de l’ordre auraient effectué une descente dans la famille de Mofa Sory Dounoh tard dans la soirée, arrêtant ses deux épouses et l’un de ses apprentis. Les deux véhicules qui étaient stationnés dans sa concession ont été emportés par la mission.

<strong>Source : </strong><a href="http://guineenews.org/"><strong>guineenews.org</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Kayes&#45;présidence de la ligue de football : sauver l’essentiel et non se sauver sans l’essentiel</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/kayes-presidence-de-la-ligue-de-football-sauver-lessentiel-et-non-se-sauver-sans-lessentiel-3020181.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Apr 2023 13:55:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La bataille pour la présidence de la Ligue de football a déjà commencé sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes appellent à voter pour leur candidat.</em></strong>

En mai prochain, une nouvelle page s’ouvrira pour le football de la région de Kayes. Les délégués des différents clubs de la région qui sont affiliés à la Fémafoot (Fédération malienne de football) vont élire un nouveau bureau de la Ligue de football. Le vainqueur de ce scrutin va présider, pendant 4 ans, aux destinées du sport roi, une discipline en agonie.

Ce vote, qui s’annonce déjà électrique, fait l’objet de plusieurs publications sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, et de discussions dans les grins et autres lieux de causerie. Comme toute compétition élective, le monde sportif se sent plutôt intéressé par le profil et le programme des candidats que par les relations amicales, sociales et affectives.

<strong>Bannir le clanisme</strong>

Ici, il ne s’agit pas d’une affaire de club d’amis ou de soutiens. Ce qui compte pour les électeurs et autres amateurs du ballon rond, c’est le programme. Le monde sportif s’attend à une campagne au cours de laquelle, les candidats au fauteuil présidentiel de la Ligue auront à défendre leur programme, leur vision afin de mériter la confiance des électeurs.

D’abord, ces candidats doivent chercher à convaincre les ayants droit, c’est-à-dire les présidents de clubs ou leurs mandataires qui auront la lourde responsabilité de glisser leur bulletin dans l’urne. Car, ce sont eux qui détiennent la clé du changement. Que nulle fanfaronnade ne distraie votre quiétude, probité morale pour ne pas porter la lourde responsabilité d’avoir participé à l’écrasement de notre football local.

Ne vous laissez pas influer par les faits et gestes des individus qui ne pensent qu’à leur bedaine. À travers ce papier, notre intention n’est nullement pas de discréditer Y ou X mais, d’étaler sur la place publique, la léthargie dont souffre le football local, à cause des conflits personnels.

<strong>L’heure n’est plus à la philosophie, mais à l’action</strong>

Pour une fois, les acteurs doivent être en phase avec la réalité, et non le contraire. Il s’agit d’opérer un choix objectif et judicieux pour faire avancer un football kayesien en panne depuis bientôt 10 ans- et qui a tant souffert des affres de la division et du clanisme.

Avant d’appeler à voter pour un candidat, les faiseurs de rois doivent se poser plusieurs questions. Entre autres : quel programme défend le candidat et pour quel intérêt pour la région, en particulier, et pour le pays, en général ? N’est-il pas temps de sortir des considérations amicales pour sauver l’essentiel plutôt que de se sauver sans l’essentiel, c’est-à-dire l’intérêt général ?

La bataille pour la présidence de la Ligue dans la cité des rails fait revivre un élément audio de notre regretté doyen, feu Demba Coulibaly de l’ORTM. L’un de ses éléments revient fréquemment sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Tout droit dans ses bottes et avec son franc-parler, cette légende du journalisme sportif attirait déjà l’attention sur ce que deviendrait notre football, si nous déplaçons les problèmes au lieu de les résoudre. L’heure n’est plus aux affinités personnelles, mais à la défense des intérêts généraux du football kayesien.

En surfant sur Internet, j’ai lu quelque part, football et philosophie : quand Socrates rencontre Luis Fernandez en lisant ceci : « <em>Dans un langage châtié de bistrot, le football s’échappe du terrain et prend une forme inédite. L’arbitre interroge le rapport à la justice, la professionnalisation questionne les intérêts moraux et la promotion des valeurs du sport, le supportérisme ou militantisme intrigue quant aux rapports entre les fans et leur nation</em> ». Du reste chacun doit œuvrer à la promotion et à la valorisation de notre football.

<strong>Michel Yao Officiel, depuis Kayes</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sévaré : afflux de blessés à l’hôpital régional de Mopti soutenu par le CICR</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/sevare-afflux-de-blesses-a-lhopital-regional-de-mopti-soutenu-par-le-cicr-3020183.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Apr 2023 13:54:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le samedi 22.04.23, tôt dans la matinée, plusieurs attaques ont eu lieu dans la ville de Sévaré, près de Mopti, dans le centre du Mali. Une soixantaine de blessés ont été admis à l’hôpital Sominé Dolo de Mopti, soutenu par le CICR. 13 ont dû être pris en charge par l’équipe chirurgicale.</em></strong>

« <em>Toute la ville a été secouée par les explosions, la situation était extrêmement chaotique. Les habitants avaient peur de quitter leur maison</em> », explique Oliver Muvunyi, chef de la sous-délégation du CICR à Mopti.  « <em>Dès 8h30, notre équipe médicale était à l’hôpital Sominé Dolo afin de soutenir leur équipe à faire face à l’afflux de blessés </em>», poursuit Olivier Muvunyi.

En partenariat avec le ministère de la Santé et du Développement social, le CICR soutient depuis 2020 l’hôpital régional Sominé Dolo de Mopti à travers ses équipes chirurgicales présentes sur place de façon permanente, la fourniture d’équipements, de médicaments, de primes et de consommables et la réhabilitation d’infrastructures.

Dans ce cadre, les autorités de l’hôpital et le CICR ont mis en place un plan de contingence d’urgence pour faire face à un afflux massif de blessés. « <em>À la suite des événements de samedi, ce plan de contingence a été activé, et cela nous a permis de faire un triage selon les priorités médicales et d’assurer une prise en charge rapide des blessés</em> », explique le directeur général de l’hôpital Sominé Dolo, Dr. Guindo.

L’hôpital de Sominé Dolo et l’équipe médicale du CICR ont aussi pu compter sur le soutien des volontaires de la Croix-Rouge malienne, notamment pour assurer le triage des blessés. « <em>Sur les 66 patients admis, 44 ont déjà pu rentrer chez eux. Sur les 22 patients restants, il est probable que d’autres puissent rentrer chez eux dès aujourd’hui </em>» précise le Dr. Guindo. « <em>Une mère a perdu ses trois enfants lors des explosions. Voir des corps d’enfants parmi les victimes a été particulièrement éprouvant </em>», a ajouté le Dr. Guindo.

Dès ce lundi, le CICR va envoyer du personnel médical additionnel à Mopti, de même que des équipements et des consommables médicaux pour permettre de continuer à prendre en charge les blessés. Le CICR a déjà fait don de 40 sacs mortuaires à la protection civile.  Le CICR rappelle à toutes les parties au conflit l’obligation d’épargner les populations civiles, et de protéger leur vie et leurs biens.

<strong>Le CICR au Mali </strong>

Organisation impartiale, neutre et indépendante, le CICR est présent au Mali de façon permanente depuis 1991, et a pour mission exclusivement humanitaire de protéger la vie et la dignité des victimes des conflits armés et de leur porter assistance.

Le CICR collabore étroitement avec les autorités nationales, régionales et locales. Il travaille en partenariat étroit avec la Croix-Rouge malienne et les autres composantes du Mouvement International de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Il coordonne également ses activités avec les autres organisations humanitaires.

En partenariat avec le ministère de la santé et du développement social, le CICR soutient les hôpitaux régionaux de Gao (depuis 2012) et de Mopti (depuis 2020) ainsi que le centre de santé de référence de Kidal (depuis 2014) à travers ses équipes chirurgicales présentes sur place de façon permanente, la fourniture d’équipements, de médicaments, de primes et de consommables ainsi que la réhabilitation d’infrastructures.

En 2022, ce soutien a permis la prise en charge de 35’430 patients, dont 21’991 blessés, urgences et autres cas vulnérables entièrement pris en charge par le CICR.

<strong>Services des relations publiques CICR</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Secteur des Affaires étrangères : grève de 576 heures à partir d’aujourd’hui</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/secteur-des-affaires-etrangeres-greve-de-576-heures-a-partir-daujourdhui-3020193.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Apr 2023 00:01:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite à l’échec des négociations avec le gouvernement, la Coalition des organisations syndicales du Secteur des Affaires étrangères et des Maliens de l’extérieur entame à partir de ce mercredi 26 avril une grève de 576 heures.</em></strong>

La Coalition des organisations syndicales du Secteur des Affaires étrangères et des Maliens de l’extérieur, composée du Syndicat libre des travailleurs du ministère des Affaires étrangères (Syltae) et du Syndicat des travailleurs du ministère des Maliens établis à l'extérieur et de l’Intégration africaine (STMMEEIA), maintient son mot d’ordre de grève.

Dans un communiqué rendu public, la Coalition rappelle qu’elle entamera une grève de 576 heures soit 24 jours à partir de ce mercredi 26 avril. Celle-ci fait suite à l’échec des négociations avec le gouvernement. Les deux syndicats, à titre de rappel, réclament l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs du secteur des Affaires étrangères et des Maliens de l’extérieur.

La Coalition des organisations syndicales justifie cette grève, d’une part, par la paupérisation qui caractérise paradoxalement ce Secteur vital et, d’autre part, par l’absence de réponses concrètes aux préoccupations des travailleurs.

« <em>En dépit des conditions difficiles, les travailleurs du Secteur, tels des soldats se tenant sur la première ligne de défense, prêts au sacrifice ultime pour sauver la mère patrie, ont donné la preuve évidente de leur entier dévouement à la défense des intérêts supérieurs du pays </em>», insiste la Coalition des organisations syndicales du Secteur des Affaires étrangères et des Maliens de l’extérieur.

Dans son communiqué, la Coalition annone qu’un service minimum sera observé aussi bien dans les Services centraux que dans les ambassades et consulats du Mali à l’étranger.

Toutefois, les services ci-après ne seront pas fournis pendant toute la période de grève. Il s’agit de : la légalisation des documents d’état civil et les études de passeports diplomatiques et de service à la Direction des Affaires juridiques ;  le traitement des dossiers relatifs à l’état civil et la délivrance de visas dans les ambassades et consulats du Mali ; la révision des listes électorales dans les Missions diplomatiques et Postes consulaires ; la traduction de documents par le Bureau de la Traduction et de l’Interprétariat ;  la permanence à l’Aéroport par les agents de la Direction du Protocole de la République ; l’information et l’accueil des migrants de retour au Mali ; les opérations de mise à jour des données NINA dans les ambassades et consulats du Mali.

<strong>Retenues sur les salaires</strong>

Aussi, la Coalition dit avoir constaté des retenues sur les salaires du mois d’avril. Si elles constituent le pendant légal de la grève à la disposition de l’employeur, la Coalition, tout en déplorant le mode opératoire et le moment choisi pour ces prélèvements, en l’occurrence le mois sacré du Ramadan et l’Eïd El Fitr qui s’en est suivie, salue vigoureusement la bravoure et la résilience de ses militants et militantes.

« <em>Cette mesure a fortement détérioré le climat social et rendu incertain le dénouement de la crise qui secoue les deux Départements depuis plusieurs mois. Pour autant, elle a renforcé la détermination des travailleurs à poursuivre le mouvement de grève jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications</em> », rappelle la Coalition.

<strong>Abdrahamane SISSOKO    </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Terrorisme : la violence terroriste continue de se propager du Sahel vers le Golfe de Guinée</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/terrorisme-la-violence-terroriste-continue-de-se-propager-du-sahel-vers-le-golfe-de-guinee-3018098.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 09:29:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Alors que les groupes terroristes continuent de déstabiliser la région du Sahel en Afrique subsaharienne, la violence s'est propagée dans les États côtiers d'Afrique de l'Ouest qui étaient auparavant hors de portée des groupes terroristes sévissant dans le monde. Ainsi, le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) occupe d’importantes portions de plusieurs territoires des pays de la région en y menant des attaques très meurtrières.

Le Burkina Faso et le Mali qui occupent respectivement la 2e et 4e places du classement établi par l'Indice mondial du terrorisme 2023, publié récemment, sont les pays les plus touchés par le fléau. De plus en plus, le GSIM étend ses activités au-delà du Sahel, s'emparant de plus grandes étendues de territoire dans toute la région. Aussi, son rival l’État islamique du Grand Sahara (EIGS) est également actif au Sahel, défiant les gouvernements fragiles et profitant de la porosité des frontières, des niveaux élevés de corruption et de la faiblesse de l'État de droit.

En 2017, le Bénin, la Côte d'Ivoire, le Togo, le Ghana et le Burkina Faso ont officialisé leur coopération pour lutter contre la propagation des groupes terroristes dans le cadre de l'Initiative d'Accra. L'Union africaine (UA) et la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont également plaidé pour une coordination plus étroite entre les États touchés pour lutter contre l'influence des groupes militants. La menace croissante a également retenu l'attention des partenaires internationaux dans la région.

Pour renforcer la bonne gouvernance, les États-Unis, par l'intermédiaire du Département d'État américain, ont décidé de mettre en œuvre la loi sur la fragilité mondiale, qui fournit des ressources pour aider à "stabiliser les zones touchées par les conflits et à prévenir la violence dans le monde", avec un accent particulier sur la Guinée, la Côte d'Ivoire, Ghana, Togo et Bénin. Malgré ces efforts, les mêmes défis auxquels est confronté le Sahel - la volatilité politique, les conflits intercommunautaires et tribaux exacerbés par la crise climatique et la croissance des réseaux criminels, affligent désormais l'Afrique de l'Ouest côtière.

A cette situation s’ajoute également une augmentation des allégations d’abus et de violations généralisées des droits de l'homme et des crimes contre l'humanité auxquels seraient même impliqués des éléments incontrôlés des FDS. La force croissante du GSIM et d'autres groupes terroristes, dont l'EIGS, associée à un retrait des armées occidentales, dont les États-Unis et la France, a fourni une ouverture à d’autres partenaires comme la Russie pour combler le vide sécuritaire.

Pourtant, l'approche draconienne récente préconisée par certains pays du Sahel peine à porter ses fruits. Par endroit, il a même été observé que cette situation renforce les frustrations envers les gouvernements centraux, poussant des individus à rejoindre des groupes terroristes qui ont récupéré ces griefs pour stimuler le recrutement local.

De son côté, le Ghana a longtemps été considéré comme un îlot de stabilité dans la région élargie de l'Afrique de l'Ouest. Avec des élections pacifiques et des transitions gouvernementales, la démocratie du Ghana a été saluée comme un exemple pour les autres nations. Mais cette stabilité relative est menacée par l'empiètement continu des groupes terroristes, en particulier dans le nord du pays frontalier avec le Burkina Faso et le nord de la Côte d'Ivoire.

Au Bénin, les attaques terroristes ont augmenté depuis la fin de 2021. Le GSIM a occupé certaines parties du Bénin pour établir un couloir d'approvisionnement, faisant la navette entre la main-d'œuvre, les armes et d'autres matériels pour réapprovisionner ses éléments opérant dans tout le Sahel et l'Afrique de l'Ouest. La réaction des forces de sécurité béninoises s’accompagne avec une augmentation des accusations de violations des droits humains. Cela illustre le danger posé par des réponses militarisées brutales, qui créent de nouveaux griefs à exploiter pour les groupes terroristes.

Comme au Mali et au Burkina Faso, des groupes comme le GSIM ont réussi à recruter parmi les communautés locales, particulièrement chez les nomades ethniques dont certains sont frustrés par des faits comme l’enlèvement de leurs troupeaux. Ainsi, les groupes extrémistes ont tendance à opérer et à recruter à proximité des frontières nationales et utilisent souvent les réserves naturelles et les parcs nationaux comme refuges. Cela s’est produit dans des endroits comme le Park W, qui chevauche le Bénin, le Burkina Faso et le Niger, devenu une cible particulièrement attrayante pour les groupes terroristes.

<strong>L'augmentation de la violence terroriste dans la région</strong>

Au Togo voisin, les terroristes du GSIM ont attaqué en grands groupes, tuant des soldats togolais et pillant des armes. Le long de la frontière avec le Burkina Faso, dans des villages et des villes comme Sanloaga et Kpekankandi, des terroristes ont lancé des assauts tout aussi féroces. À Savanes, Kara et Centrale, trois régions du nord du Togo, des avertissements ont été émis concernant la vulnérabilité accrue des populations locales à l'attrait de l'extrémisme violent.

L'augmentation de la violence terroriste dans la région est un aspect d'un ensemble de défis à multiples facettes auxquels sont confrontés les dirigeants régionaux. Les répliques de la période coloniale, la corruption et la méfiance des élites, la migration, le changement climatique et l'exploitation des terres ont créé un environnement dans lequel les divisions ethniques et tribales déclenchent de plus en plus des conflits, soit de manière organique, soit en raison de la manipulation par des groupes terroristes.

Malgré les inquiétudes suscitées par les réponses politiques néocoloniales à la violence croissante, il est indéniable que les États-Unis, la Chine et la Russie considèrent l'Afrique comme une arène de compétition stratégique. Les États-Unis maintiennent une base militaire au Niger, à partir de laquelle ils fournissent un soutien crucial en matière de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR) pour aider les forces locales dans la lutte contre les groupes terroristes.

En plus de cela, les États-Unis mènent des missions d'assistance à la sécurité dans la région pour renforcer les capacités des États partenaires. La Russie opère par l'intermédiaire de paramilitaires, ce qui n’est pas partagé par tous les pays. La Chine, quant à elle, préfère se concentrer sur les opportunités d'investissement et de développement pour construire des relations bilatérales basées sur des liens économiques. La Chine et la Russie proposent toutes deux un accord « sans conditions » aux nations africaines, faisant appel à certains dirigeants pour leur rapidité et leur manque de surveillance.

Dans ce contexte, la violence terroriste continue de se propager du Sahel vers le golfe de Guinée. Il y a de réelles inquiétudes quant au fait que l'instabilité pourrait s'étendre à un pays comme le Nigeria, et finalement l'engloutir, dont l'impact serait désastreux et aurait des effets en cascade dans toute l'Afrique.

<strong>Cheick Bougounta CISSE </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L’Adéma&#45;PASJ, le procès permanent</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ladema-pasj-le-proces-permanent-3018096.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 09:23:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Victime des attaques récurrentes, l’Adéma-PASJ est considérée comme étant à l’origine de tous les maux du pays. Le parti du président Alpha Oumar Konaré est accusé d’avoir détruit le système scolaire et d’instaurer la corruption. Des accusations très exagérées et contraires à la réalité.</em></strong>

Plus de 20 ans après la fin de son régime, l’Adéma PASJ continue d’être accusée comme le principal responsable de la déchéance du Mali. Le parti de Feu Abdrahamane Baba Touré est systématiquement mis sur le banc des accusés par de nombreux Maliens avec toujours la même rengaine : destruction de l’école et la santé et institutionnalisation de la corruption comme mode de gestion du pays.

Pourtant, les faits démontrent le contraire. En 1992, l’école n’existait que de nom. Avec un taux de scolarisation qui frôlait le néant, il était de 2% au niveau du supérieur. Entre 1968 et 1989, le taux de scolarisation passe de 29% à 22% (SALL Alioune, Quelle école au Mali ? Textes fondamentaux 1962-1994, Bamako, SODIFI, 1994 cités par Véronique Hertrich et Seydou Keïta, Question de population au Mali).

S’y ajoutent une absence de tables bancs dans les salles de classe et une insuffisance du personnel, conséquence des politiques d’ajustements structurels initiées par le FMI et la Banque mondiale appliquées par le régime du général Moussa Traoré. À partir de 1979, le pays a connu trois longues années blanches appelées à l’époque suspension (ce qui est un doux euphémisme) au niveau de l’enseignement supérieur.

À la fin du régime Adéma-PASJ en 2002, malgré les insuffisances, le taux de scolarisation s’est largement amélioré (64.5%, 75% pour les garçons, 54% pour les filles) en dépit du boom démographique (conséquence de l’amélioration des conditions de vie des Maliens) faisant augmenter les dépenses au niveau de l’éducation, des salles de classe construites et équipées et des enseignants recrutés.

La santé aussi ne fait pas exception. À l’arrivée de l’Adéma en 1992, le taux de mortalité était 20,1‰ et a chuté à 17,1‰ en 2002, année du départ du président Konaré qui rendait ainsi le pouvoir à son successeur démocratiquement élu. Pendant ce temps, le taux de natalité s’est maintenu à 48‰. Des chiffres vérifiables sur le <a href="https://www.donneesmondiales.com/">https://www.donneesmondiales.com</a>.  Ce qui a entraîné un accroissement rapide de la population. Lequel est le résultat de l’amélioration des conditions de vie des Maliens. Ceux-ci sont rendus possibles grâce à la vision des Abeilles et leurs alliés de l’époque.

En ce qui concerne la corruption, elle a toujours existé au Mali depuis son indépendance, n’en déplaise aux détracteurs de la démocratie et de l’Adéma-PASJ. Il suffit juste de rappeler l’opération taxis et la bataille de Oulessébougou, sous la première République, et les villas de la sècheresse, sous la 2<sup>e</sup> République, pour s’y rendre compte. Aussi à l’époque, les Maliens n’avaient pas de canaux pour dénoncer le phénomène contrairement à l’ère démocratique où les citoyens ont beaucoup de canaux pour dénoncer la situation.

Cette situation fait que le citoyen a beaucoup plus impression que le phénomène est beaucoup plus important maintenant qu’autrefois. Et puis, la rareté des ressources à l’époque n’était pas de nature à favoriser la corruption. Ce qui ne dédouane toutefois pas le régime Adéma-PASJ, qui n’a pas su lutter rigoureusement contre le phénomène.

<strong>Travailler à corriger les insuffisances tout en consolidant les acquis</strong>

En dépit de ce qui précède, des Maliens continuent de faire un procès permanent au parti du président Konaré en le condamnant à la guillotine, cela bien avant la tenue du jugement. Une condamnation qui n’est point une surprise dans un pays où on a pris la fâcheuse habitude de ne pas chercher loin dans la recherche des solutions aux problèmes posés préférant se cacher derrière ses sentiments pour désigner des boucs émissaires.

C’est ce qu’on appelle la culture de l’instant. Et dans ce jeu, l’Adéma-PASJ, qui a dirigé le pays de 1992 à 2002, est le bouc émissaire parfait surtout que le pays est plongé dans une crise multidimensionnelle depuis 2012.

L’attente de la population était légitime, mais les défis à l’époque étaient immenses. Le désenchantement du peuple était à la hauteur de l’immensité des tâches. Mais de là à peindre le tout en noir relève de la phobie de la Ruche et équivaut à jeter l’enfant avec l’eau du bain.

L’erreur du parti de l’Abeille solitaire et des démocrates, c’est de faire croire à la population que la démocratie, à elle seule, peut régler tous les problèmes du Mali. Ce qu’a d’ailleurs reconnu l’Africain du Mali avant la fin de son mandat.

Ceux qui critiquent la décennie de gestion de la Ruche oublient opportunément de rappeler que le Mali était un pays croupissant sous le poids de la mauvaise gestion où les fonctionnaires pouvaient faire quatre à six mois sans salaires où les services sociaux de base étaient complètement inexistants. Les enseignants qui faisaient sept ans sans avancement ni en grade ni en salaire peuvent en témoigner.

Comme toute gestion, celle du pays par l’Adéma PASJ comporte des manquements et des insuffisances qu’il faudra travailler à corriger tout en consolidant les acquis. C’est d’ailleurs sur ce terrain que les autorités actuelles et leurs soutiens sont attendus au lieu de passer tout le temps à jeter la pierre sur ceux qui ont dirigé le pays avant eux.

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Opérationnalisation de l’accueil : les cadres dirigeants comme relais pour améliorer l’accueil et la relation client à la CMSS</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/operationnalisation-de-laccueil-les-cadres-dirigeants-comme-relais-pour-ameliorer-laccueil-et-la-relation-client-a-la-cmss-3018091.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 09:21:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Placer le client au cœur de l’organisation du dispositif d’accueil tout en permettant aux cadres d’améliorer l’accueil et la relation client à la CMSS, voici l’objectif de l’atelier de formation et d’échange sur l’optimisation de l’accueil et de la relation client. La direction générale de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS) sert de cadre depuis ce lundi 3 avril 2023 pour abriter les travaux. Durant une semaine, tous les cadres dirigeants notamment les conseillers techniques, les directeurs centraux, régionaux et chefs service seront à l’école de l’expert de la sécurité sociale, M. Parfait Zozan, pour servir de relais auprès des autres agents. Il s’agira à travers cette formation d’améliorer l’offre de services aux assurés ; d’améliorer les conditions d’accueil ; dynamiser la gestion des réclamations ; d’améliorer l’information et la communication à l’endroit des affiliés ; de veiller à la satisfaction des attentes des bénéficiaires ; d’identifier et planifier les actions d’améliorations pertinentes.

Cette formation selon le Directeur général, Ichaka Koné, figure en bonne place du Contrat d’Objectif et de Moyen. Il en appelle au sens de responsabilité de chaque participant à travers l’assiduité pour que jaillissent des échanges dynamiques qui feront changer la CMSS.

<strong>Fatoumata Mah Thiam KONE-CCOM/CMSS</strong>

<strong>xxx</strong>

<strong>Amo : pour une meilleure rationalisation des feuilles de soins et une prescription rationnelle</strong>

Le Centre de santé de référence de la commune III du District de Bamako et le Centre médical de la Société Énergie du Mali ont reçu ce lundi 03 avril 2023 la visite du Directeur général de la Canam. Le but : s’enquérir du bon fonctionnement de l’Amo au niveau de ces structures. Le médecin général de brigade Boubacar Dembélé, accompagné de quelques agents, a tenu à entretenir les responsables des structures sanitaires visitées sur la prescription rationnelle et la rationalisation des feuilles de soins, entre autres. Aux responsables des deux structures, le Directeur général de la Canam a annoncé la disponibilité de sa structure en vue d’un bon fonctionnement de l’Amo.

<strong>SERCOM/CANAM</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les inquiétudes du Cadre d’échange des partis et regroupements politiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/les-inquietudes-du-cadre-dechange-des-partis-et-regroupements-politiques-3018089.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 09:19:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué, le Cadre des partis et regroupements politiques pour le retour à l’ordre constitutionnel note que le collège électoral pour les élections communales devant être convoqué le 22 mars ne l’a pas été. Cela implique, selon le Cadre, que les élections n’auront pas lieu à la date librement arrêtée et proposée par les Autorités maliennes.

Une situation qui relance à nouveau le débat autour du respect du délai de la transition. Une perspective qui suscite des inquiétudes au sein du Cadre et qui tient les Autorités de la transition pour seuls responsables de ce qu’il en résultera.

Le Cadre s’est aussi prononcé sur la vie chère. Il dénonce l’incapacité du gouvernement à juguler les prix et l’invite à stabiliser les prix, à subventionner les prix, (…) à augmenter sans délai le pouvoir d’achat de la population.

Enfin, les partis politiques et regroupements politiques membres du Cadre s’inquiètent de la procédure de dissolution engagée à l’encontre du parti PSDA. Cette procédure, selon le Cadre, est initiée alors que le PSDA n’a d’abord pas été reconnu coupable des faits prévus aux articles 9,12, 25, 47 et 50 de la Loi n°05-047 du 18 août 2005, portant Charte des partis politiques, culpabilité préalable à toute dissolution.

« <em>Le Cadre en conclut que cette procédure concernant le PSDA cache en réalité une certaine volonté de réduire au silence les hommes et les partis politiques qui ont une voix discordante</em> », souligne le communiqué.

<strong>Rassemblée par Anne Marie Soumouthéra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Une sécurisation au service du peuple est&#45;elle possible au Sahel ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/une-securisation-au-service-du-peuple-est-elle-possible-au-sahel-3018086.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/une-securisation-au-service-du-peuple-est-elle-possible-au-sahel-3018086.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 09:17:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le jihadisme au Sahel a actuellement deux caractéristiques fondamentales. Il progresse partout, non seulement dans les deux pays où il est déjà très fort (Mali et Burkina Faso) et au Niger dans les zones frontalières de l’Ouest et de l’Est, mais aussi en élargissant peu à peu ses opérations et son implantation vers le Sud (Nord musulman du Bénin, du Ghana, du Togo, de la Côte d’Ivoire).</em></strong>

Partout où il est présent de façon significative, dans les vastes zones rurales qui échappent désormais à l’autorité des États de la région, il impose une forme spécifique de régulation/contrôle/propagande/racket/répression/terreur–un « <strong><em>gouvernement indirect</em></strong> ».

À l’évidence, il faudrait des solutions militaires nouvelles. Pourtant j’ai toujours pensé, et je pense encore, comme la plupart des intellectuels africains, comme la plupart des militants des ONG, comme la plupart des professionnels du développement, que la solution à la crise sahélienne ne peut être seulement militaire.

<strong>« <em>Jusqu’à ce jour, les réponses militaires ont échoué dramatiquement à enrayer la dynamique jihadiste, essentiellement au Mali et au Burkina Faso, et dans une moindre mesure au Niger. C’est un fait indéniable</em></strong> ».

Il faut une restauration des services publics, un retour réel de l’État (un État protecteur et non racketteur), des projets de développement et de l’assistance humanitaire. Il faut aussi une main tendue à ceux qui acceptent de quitter les rangs jihadistes, et des négociations avec les insurgés, au moins les plus présentables, les plus aptes à des compromis, les mieux insérés au sein des populations locales, dans la mesure où les insurrections jihadistes ne sont plus uniquement des phénomènes importés comme au début (elles le restent néanmoins pour une part), mais où elles sont aussi devenues des phénomènes endogènes, recrutant significativement au sein des populations locales.

Jusqu’à ce jour, les réponses militaires ont échoué dramatiquement à enrayer la dynamique jihadiste, essentiellement au Mali et au Burkina Faso, et dans une moindre mesure au Niger. C’est un fait indéniable. Pour le Mali, du fait de l’importance qu’avait pris la force Barkhane, c’est à cette dernière que l’échec est assez naturellement imputé.

Cet échec s’explique par un fonctionnement en enclave, une coopération très insuffisante avec l’armée malienne, une méconnaissance des réalités locales, des moyens lourds inefficaces, et enfin une coopération équivoque et malvenue avec des milices Touaregs qui a alimenté les théories du complot déjà populaires au Mali du fait des complaisances antérieures françaises envers les indépendantistes Touaregs.

Cependant, il ne faudrait pas pour autant oublier deux autres facteurs majeurs de la faillite militaire au Mali. Il y a d’abord une absence de mobilisation « réelle » de la part des forces internationales. Cette absence transparaît dans l’inaction de la Mission intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), aussi coûteuse que peu opérationnelle ; dans l’absence du G5 Sahel ; ou encore dans la faible effectivité de la force Takouba.

Nous avons ensuite la situation de l’armée malienne qui est désastreuse. Cette dernière a été délaissée sous l’ancien président Alpha Konaré. Elle est devenue massivement corrompue, inefficace et affairiste sous Amadou Toumani Touré (ATT), puis laissée en l’état par Ibrahim Boubacar Keita (IBK). Malgré de gros investissements extérieurs depuis 20 ans en moyens et en formations (USA, Union européenne, France), les Forces armées maliennes (FAMA) sont incapables d’occuper efficacement le terrain, de faire front face aux jihadistes, et moins encore de récupérer les territoires abandonnés (bien que la propagande officielle prétende le contraire).

<strong><em>« Quant au Burkina Faso, l’histoire est différente pour un résultat identique. On ne peut cette fois imputer ni à la France ni aux autres partenaires la progression jihadiste. C’est clairement la stratégie sécuritaire du régime de Blaise Compaoré qui porte la plus lourde responsabilité ».</em></strong>

L’ancien dictateur a contribué à déstabiliser la région en étant impliqué dans les trafics d’armes et d’otages et dans l’accueil de chefs des rébellions armées régionales. De surcroît, en concentrant tous les moyens sur le fameux régiment de sécurité présidentielle chargé de sa protection, et en délaissant systématiquement le reste de l’armée (privée même de munitions), l’ancien dictateur a détruit le système militaire burkinabé.

Le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ayant été dissous avec le retour de la démocratie, il n’est plus rien resté avec l’ancien président Kaboré, qui n’a pas été en mesure (ou n’a pas essayé) de reconstituer une armée digne de ce nom.

« <strong><em>Pourtant j’ai toujours pensé, et je pense encore, comme la plupart des intellectuels africains, comme la plupart des militants des ONG, comme la plupart des professionnels du développement, que la solution à la crise sahélienne ne peut être seulement militaire</em></strong> ».

Ces insurrections radicales et sanglantes jouent sur la terreur, tout en bénéficiant de certains soutiens populaires sectoriels dans les deux pays (surtout au sein de couches sociales marginalisées ou discriminées). Dans ce contexte, seules des armées nationales fortes, efficaces, protectrices, soucieuses de se rallier les populations et proches de celles-ci peuvent reprendre l’initiative, sécuriser des espaces actuellement abandonnés, et créer un rapport de force favorable, susceptible dans un second temps d’aboutir à d’éventuelles négociations politiques avec une partie significative des insurgés. Au Mali comme au Burkina Faso, on en est très loin, et on voit bien peu de lueurs d’espoir. (….)

<strong><em>« Du côté des projets de développement, avant même la crise sahélienne actuelle, le Nord Mali, le Nord Burkina Faso et le Nord Niger ont connu un déferlement massif d’aides en développement et d’aides humanitaires</em></strong> ».

Venons alors aux alternatives « non militaires » souvent évoquées face à cette situation catastrophique : d’une part la solution politique (les négociations) ; d’autre part le développement ; et enfin le « retour de l’État ». Des négociations locales ont parfois été menées entre représentants des populations et jihadistes, là où des affrontements sanglants avaient lieu de façon régulière entre les insurgés et des milices locales (par exemple dans le Mali central).

Ces négociations ont pour but d’aboutir à des accords de cessez-le-feu et de cohabitation. Cependant, on doit constater que la paix locale (objectif essentiel de ces négociations) a été à peu près partout échangée contre une légitimation de la mainmise des jihadistes sur la vie sociale et économique de la région (une quasi-reconnaissance de leur gouvernement indirect). Il est difficile d’y voir une solution d’avenir, sauf si cet avenir est la création d’un État islamiste.

Du côté des projets de développement, avant même la crise sahélienne actuelle, le Nord Mali, le Nord Burkina Faso et le Nord Niger ont connu un déferlement massif d’aides en développement et d’aides humanitaires. Ces aides ont été impulsées par les bailleurs de fonds internationaux, que ce soit face à des crises alimentaires récurrentes ou pour soutenir les accords de paix avec les rébellions touarègues successives.

Elles se sont accentuées avec l’accueil des réfugiés liés à l’avancée jihadiste. Il y a parfois un déferlement humanitaire qui n’est pas sans avoir divers effets pervers (dépendance accrue, méconnaissance des contextes locaux, hausse des prix, détournements au profit des jihadistes).

« <em>Quant au retour d’un « État réel » (que certains appelleront construction, reconstruction ou renforcement), il se fait attendre (aujourd’hui l’État réel recule partout) ou alors il est souvent factice</em> ».

Néanmoins, les ONG jouent un rôle économique important : distributions de vivres, de crédits, de subventions pour des millions de personnes, et fourniture de dizaines de milliers d’emplois). Leur mise en cause par le pouvoir malien a évidemment des conséquences très négatives pour les populations concernées. Cependant, il faut reconnaître que ces aides n’ont en rien freiné la progression des insurrections et ne sont pas en mesure de le faire.

Dans les zones de plus en plus vastes sous gouvernement indirect jihadiste, les activités des ONG sont parfois tolérées. Elles peuvent faire l’objet d’accords, mais dans tous les cas elles restent de facto sous le contrôle des insurgés, et ne menacent en rien leur pouvoir. Dans le meilleur des cas, elles n’ont d’efficacité que palliative, pour secourir des populations en situation catastrophique.

Quant au retour d’un « État réel » (que certains appelleront construction, reconstruction ou renforcement), il se fait attendre (aujourd’hui l’État réel recule partout) ou alors il est souvent factice. Le système du gouvernement indirect jihadiste est pragmatique. Il ne plante pas de drapeau et ne nomme pas de nouvelles autorités.

Si le plus souvent chefs de cantons et maires ont fui, il tolère les chefs de village pour autant qu’ils ne collaborent pas avec les forces de sécurité nationales et qu’ils se soumettent à certaines exigences (paiement d’une dîme ou un impôt, prélèvement de bétail, circuits d’approvisionnements des jihadistes en vivres ou en carburant, etc.)

Il accepte dans les petites villes rurales le maintien de <em>« signes extérieurs d’État</em> » (drapeau, sous-préfecture, mairie) s’ils sont protégés par des postes militaires dissuasifs, en se réservant le contrôle des campagnes environnantes (au Burkina on assiste à un blocus de plusieurs villes). Il encourage à certaines conditions la poursuite des activités sanitaires, ne serait-ce que pour permettre aux jihadistes et à leurs familles de bénéficier de soins.

Il favorise la tenue des marchés où les jihadistes s’approvisionnent et vendent le bétail qu’ils ont volé. Il rend parfois la justice. Il surveille l’habillement, fait des prêches et encadre les mosquées. Il interdit la consommation de la cigarette, de l’alcool et du cola, ainsi que le travail des femmes. Par contre, il prend pour cible systématique les écoles, les corps en tenue, et liquide ceux qui collaborent avec les forces de sécurité ou qui participent à des milices d’auto-défense, parfois massacres indiscriminés à l’appui.

« <strong><em>La délivrance aux populations d’un service public de sécurité effectif et durable est alors la priorité absolue pour s’attaquer simultanément à ces deux piliers</em></strong>. »

Dans les zones sous gouvernance jihadiste indirecte, qui étaient en général marginalisées depuis longtemps, l’État n’a plus d’autorité réelle, même s’il peut donner parfois l’illusion d’une présence formelle. Les forces armées nationales n’y interviennent pas en permanence, elles n’y font que des incursions et restent le plus souvent cantonnées à la périphérie, le plus souvent sur la défensive.

L’absence de moyens humains et logistiques ne permet ni présence permanente ni patrouilles régulières dans les villages, et la coordination entre autorités départementales et autorités militaires est bien souvent défaillante. La plupart des fonctionnaires et une partie des habitants ont fui. Ceux qui restent sont obligés de se plier aux consignes jihadistes.

Ces espaces sont donc « <em>désécurisés</em> », et c’est pour l’essentiel la peur qui domine la vie quotidienne. Chacun se méfie de son voisin, parfois même de ses enfants. Autrement dit, la gouvernance jihadiste repose sur deux piliers indissociables : la terreur et l’absence dramatique des services publics. La délivrance aux populations d’un service public de sécurité effectif et durable est alors la priorité absolue pour s’attaquer simultanément à ces deux piliers.

Projets de développement, retour de l’État et négociations ne sont donc pas des remèdes miracles, et sont des stratégies inefficaces si elles sont menées seules, indépendamment du registre militaire et sécuritaire. Elles ne freinent pas la progression jihadiste, et peuvent même la conforter. Dans des contextes où la présence souterraine des jihadistes prend la forme du gouvernement indirect, toute stabilisation de cette situation rend les stratégies non militaires inefficaces contre les jihadistes. De même, les stratégies militaires de type sporadique (opérations ponctuelles, ratissages épisodiques, démonstrations de force exceptionnelles) sont elles aussi inefficaces car elles n’apportent aucune sécurité aux populations.

Les stratégies non militaires ne peuvent porter des fruits que si, en même temps, dans les localités où elles sont déployées, des périmètres étatiques sécurisés de façon permanente et fiable ont été établis, par des moyens nécessairement militaires et sécuritaires, mais avant tout au bénéfice des populations. Il faut, autrement dit, créer des « <em>zones libérées</em> », libérées du gouvernement indirect des jihadistes, où le bien public « sécurité » sera délivré aux populations avec une qualité suffisante à leurs yeux.

La solution militaire seule est inefficace, dans une guerre asymétrique comme celle qui dévaste le Sahel. Mais les solutions non militaires seules le sont aussi. Tout le problème est la connexion réelle des unes et des autres. Car elles sont souvent plus connectées dans les mots que sur le terrain.

Pour que les projets de développement et le retour de l’État fassent sens et gagnent les cœurs et les esprits, il faut impérativement une présence militaire et sécuritaire plurielle. Elle doit intégrer l’armée, les forces de sécurité intérieures (gendarmerie, garde nationale, police, renseignement), les corps en tenue (douane, eaux et forêts) et la justice. Et ce, dans le but de bloquer toute infiltration jihadiste, excluant tout gouvernement indirect, et d’être capable d’ouvrir la voie aux autres services et aux projets de développement. De même, il faut des rapports de force militaires favorables pour que des négociations politiques bénéfiques pour les populations puissent s’ouvrir.

Le concept de « zone libérée » permet une comparaison intéressante avec les mouvements révolutionnaires de la fin du 20ème siècle. On peut notamment penser aux stratégies victorieuses de la « guerre du peuple » mises en œuvre en Chine (contre l’occupation japonaise) et au Vietnam (contre le colonialisme français puis l’intervention américaine massive), et théorisées par Mao-Tsé-Toung et le général Giap.

Lors de la guerre opposant le Front national pour la libération du Sud Viêt Nam (FLN) aux Américains, les États-Unis ont perdu malgré l’immensité et la barbarie des moyens militaires qu’ils avaient mis en œuvre (cf. bombardements systématiques au napalm, destructions massives de villages). L’essentiel de la violence et la terreur était imputable à l’US Army, c’est-à-dire à un envahisseur extérieur (avec la complicité de forces politiques internes minoritaires). La construction de zones libérées était le fait du FLN.

« <strong><em>Les stratégies non militaires ne peuvent porter des fruits que si, en même temps, dans les localités où elles sont déployées, des périmètres étatiques sécurisés de façon permanente et fiable ont été établis, par des moyens nécessairement militaires et sécuritaires, mais avant tout au bénéfice des populations.</em></strong> »

C’était lui qui, dans ces zones, assurait, par des moyens militaires particuliers (une armée « du peuple » qui était dans la population « comme un poisson dans l’eau »), une sécurité aux populations face aux massacres ennemis.

Aujourd’hui, comme en témoignent toutes les enquêtes de terrain, la violence et la terreur sont largement considérées par les habitants du monde rural sahélien comme relevant d’envahisseurs jihadistes (même si des jeunes locaux sont de plus en plus recrutés, ce qui complique la donne). La demande populaire de sécurité, très forte, s’adresse d’abord et avant tout à l’État national. Chacun se plaint de son absence, et condamne sa faillite sécuritaire. Chacun souhaite pouvoir vivre à nouveau dans un espace sécurisé.

Mais qui peut apporter cette sécurité disparue ? Seules les armées nationales et les forces de sécurité intérieures des pays sahéliens peuvent construire des « zones libérées ». Aucune intervention extérieure ne peut évidemment jouer ce rôle, il ne peut s’agir que d’appuis, les autorités nationales étant au poste de pilotage. Seules les armées nationales, incluant des ressortissants des zones à libérer, peuvent être des « poissons dans l’eau ».

Barkhane était hors de l’eau, Wagner est un prédateur dans l’eau. Mais les armées nationales ont encore un long, parfois très long chemin à parcourir dans ce sens. Dans les régions périphériques des pays sahéliens, les rapports des militaires (et plus généralement des « bureaucrates en uniformes » et des fonctionnaires venus de la capitale) avec les populations locales ont trop souvent relevé depuis des décennies du mépris, de la discrimination, de la brutalité ou du racket.

Une triple condition s’impose alors pour mettre fin à la gouvernance indirecte dans une zone donnée. Il faut que les forces armées, les forces spéciales et les forces de sécurité intérieure s’y comportent systématiquement de façon bienveillante et protectrice à l’égard des populations (être un poisson dans l’eau). Il faut qu’elles y assurent une présence sécuritaire permanente, dense, fiable (autrement dit non épisodique).

Enfin, Il faut que le retour des services de l’État et des projets de développement y accompagne la sécurisation (intégrer sur le terrain le militaire et le non militaire). La réouverture des écoles dans la durée sera à cet égard un indicateur majeur. Ce processus ne peut se faire qu’étape par étape, pas à pas, zone après zone.

Une réforme radicale des armées sahéliennes est indispensable non seulement sur un plan proprement militaire, mais aussi pour améliorer significativement leurs relations avec les populations locales. Il faut donc un changement en profondeur de la culture militaire. On voit à quel point les exactions commises parfois par les militaires nationaux aux dépens des populations vont à l’encontre d’un tel objectif et sont inacceptables et injustifiables. Les nier ou les minimiser, c’est faire le jeu des jihadistes, c’est donner une certaine légitimité à leur gouvernement indirect, c’est les aider à recruter des jeunes au sein des groupes victimes de ces exactions. Il en est de même avec les milices locales, qui entretiennent souvent les haines intercommunautaires.

« <em>La situation actuelle au Mali et au Burkina n’incite guère à l’optimisme. Une réforme radicale et efficace des armées nationales semble loin d’être à l’ordre du jour, d’autant que les militaires une fois au pouvoir ont d’autres préoccupations, d’autres priorités… »</em>

Le seul rayon d’espoir à cet égard est sans doute le Niger. La situation au Niger a divers points communs avec celle qui règne au Mali et au Burkina. La gouvernance indirecte jihadiste s’y est installée dans une grande partie (onze départements sur treize) de la région de Tillabéry (à l’Ouest du pays), d’autant plus que les frontières avec le Burkina Faso et le Mali ont été désertées par les forces armées maliennes et burkinabè.

L’armée nigérienne n’est pas non plus parfaite, loin de là, elle n’est pas exempte de corruption, de brutalités contre les populations, de favoritisme politique, de divisions internes. Des réformes en son sein sont nécessaires. Mais elle est incontestablement plus solide et plus opérationnelle que les armées malienne et burkinabè.

Elle a vaincu en son temps la seconde rébellion touareg du Mouvement des nigériens pour la justice (MNJ). Elle a réussi à contenir Boko Haram du côté de Diffa (la coopération entre autres avec l’armée nigériane ayant joué un rôle positif). Elle a même réussi à « <strong><em>libérer</em></strong> » quelques alentours de la ville en incorporant dans ses rangs des recrues locales, elle a placé sans ambiguïté les appuis militaires français sous son commandement direct.

Peut-elle réussir à « <strong><em>libérer</em></strong> » dans l’Ouest du pays des zones actuellement sous gouvernement indirect, afin d’y combiner stratégies non militaires et militaires, aux portes du Mali et du Niger ? Et déjà libérer une première zone ? Ce n’est pas gagné, loin de là, mais ce serait une grande première pour la crise sahélienne.

Ce serait aussi un message d’espoir pour les peuples burkinabé et malien (et une incitation majeure à la réforme indispensable de leurs armées), si la preuve était enfin faite qu’ à certaines conditions, une guerre populaire contre le jihadisme peut remporter des victoires, qu’une armée nationale compétente et bienveillante peut collaborer avec les populations pour leur offrir une sécurité de proximité fiable dans des espaces ruraux délivrés de la peur, et qu’un État protecteur peut délivrer simultanément plusieurs services de qualité dans les zones ainsi libérées.

<strong>Source : </strong><a href="https://www.wathi.org/"><strong>https://www.wathi.org/</strong></a>

<strong>Jean-Pierre Olivier de Sardan</strong>, anthropologue, directeur de recherche émérite au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Paris et Professeur (directeur d’Études) à l’École des Hautes études en sciences sociales à Paris. Il est chercheur au Laboratoire d’études et de recherches sur les dynamiques sociales et le développement local (LASDEL) et travaille sur les politiques publiques, les projets de développement et le fonctionnement des services publics au Niger et en Afrique de l’Ouest.]]> </content:encoded>
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<title>Sidiki Diabaté, secrétaire général de la FE.NA.P.H.A.B :  « Nous n’avons pas bénéficié d’exonération et en retour ne pouvons pas respecter le cahier des charges signé avec le gouvernement »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sidiki-diabate-secretaire-general-de-la-fe-na-p-h-a-b-nous-navons-pas-beneficie-dexoneration-et-en-retour-ne-pouvons-pas-respecter-le-cahier-des-charges-signe-avec-le-gouv-3018083.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 09:15:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le jeudi 30 mars 2023, la Fédération nationale des producteurs d’huile et d’aliment bétail du Mali (FE.NA.P.H.A.B) a animé un point de presse au cours duquel, elle a fait le point sur  sa situation actuelle, notamment la question d’exonération. C’était sous l’égide de son secrétaire général, Sidiki Diabaté.</em></strong>

Selon le Secrétaire général, Sidiki Diabaté, la première raison de la hausse des prix de l’aliment bétail s’explique d’abord par la cherté de la matière première qui est la graine de coton, et les frais liés au transport de celle-ci vers les unités de production d’aliment bétail installées dans les différentes villes. Ainsi, la tonne de graine de coton était vendue aux usines à 12 500 FCFA il y a une décennie ; aujourd’hui, la tonne leur est cédée à 16 200 FCFA.

Aussi, toutes les unités viennent acheter la graine de coton à la direction générale de la CMDT à Bamako et c’est après que la direction leur donne des bons d’enlèvement pour aller se charger dans les différentes usines d’égrainage de coton à travers le Mali, et cela nécessite un coût de transport élevé.

Quant à l’exonération, M. Diabaté affirme que l’arrêté qui leur octroie l’exoration est sorti et qu’ils ont bel et bien signé le cahier des charges avec le gouvernent. Malheureusement, a-t-il affirmé, ils n’ont jusqu’à présent pas bénéficié de cette exonération malgré leurs différentes démarches entreprises. D’ailleurs cet arrêté d’octroi est même arrivé à expiration depuis le 31 janvier 2023, a-t-il ajouté.

Tous les achats effectués alors au niveau de la CMDT par les industries de production d’huile et d’aliment bétail pendant tout ce temps, malgré la sortie de l’arrêté d’exonération, ont été faits en TTC (toutes taxes comprises). Pour faire entrer les 70 000 tonnes de graine de coton qui leur ont été fournies par le Bénin, à en croire M. Diabaté, les unités de production ont été obligées de les dédouaner après le blocage au cordon douanier pendant une quinzaine de jours, alors qu’elles bénéficiaient du titre d’exonération.

Le Secrétaire général a, par conséquent, démenti l’information selon laquelle sa fédération aurait bénéficié de l’exonération et a mis quiconque au défi d’apporter la preuve du contraire. Car, selon lui, si sa fédération avait bénéficié de l’exonération comme prétendent certaines personnes, il y aurait eu  une  répercussion sur le marché.

Le secrétaire général Diabaté a aussi indiqué qu’ils n’ont pas bénéficié d’exonération et qu’en retour ils ne pouvaient pas respecter les termes du cahier des charges.

En plus du secrétaire général, le point de presse s’est déroulé en présence du <a href="http://fe.na/">FE.NA</a>. P.H.A. B, Moctar Koïta, et ses deux vice-présidents, Fantamady Keita et Mahamane Cissé.

Il faut à titre de rappel indiquer que la fédération, qui a vu le jour en juin 2009, regroupe 98 unités d’huilerie et d’aliment bétail sur les 103 autorisées au Mali avec une capacité installée de 3.500.000 de tonnes par an.

<strong>Fadiala N. Dembélé               </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ramadan/produits de première nécessité :  « Le gouvernement est résolument engagé pour la stabilité des prix actuels », assure la DGCC</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ramadan-produits-de-premiere-necessite-le-gouvernement-est-resolument-engage-pour-la-stabilite-des-prix-actuels-assure-la-dgcc-3016484.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 Mar 2023 07:51:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le marché est suffisamment approvisionné pour satisfaire la demande. L’annonce a été faite par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, lors de la deuxième édition du café de presse de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), qui s’est tenue le jeudi 16 mars au siège du Patronat.</em></strong>

Malgré la forte consommation pendant le mois de ramadan, il n’y aura pas de pénurie de produits alimentaires. C’est l’assurance donnée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, à la population malienne, qui s’apprête à observer le mois de jeûne.

Sans pour autant se prononcer sur de nouvelles mesures relatives à la réduction des prix des denrées de première nécessité, le chef du département du Commerce a indiqué que le gouvernement est résolument engagé pour la stabilité des prix actuels. Cela malgré la flambée des prix à travers le monde.

En dépit des efforts du gouvernement, il a reconnu la flambée du prix de certains produits. « <em>Oui, il y a lieu de reconnaître que pour certains produits, les prix ont connu effectivement des augmentations. Cependant, faut-il le reconnaître, pour d’autres les prix sont restés stables voire en baisse grâce notamment aux efforts consentis par le gouvernement et tous les acteurs économiques</em> », a-t-il fait remarquer.

L’annonce du mois de Ramadan entraîne la fluctuation des prix de la plupart des denrées alimentaires. Cette situation, selon le ministre Ould Mohamed, est liée à un changement des habitudes de consommation alimentaire. « <em>Elle est tout à fait normale en période de ruée des consommateurs sur des produits peu consommés en dehors du mois de ramadan, tels que le gingembre, le ‘’bissap’’, le citron</em> », a-t-il justifié.

Pour sa part, le Directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) s’est voulu rassurant. Boucadary Doumbia a déclaré qu’« <em>il</em> <em>n’y aura pas de rupture de stock</em> » sur le marché. Cela en raison de l’approvisionnement correct des marchés en denrées de première nécessité.

Il a aussi assuré la population de la stabilité des prix qui sont fixés comme suit : le sac de sucre local de 50 kg sera vendu aux consommateurs à 28 000 Fcfa et celui importé à 30 000 Fcfa. Quant au bidon d’huile de 20 litres, il sera cédé à 21 000 Fcfa. Une mesure qui va contribuer à soulager les ménages confrontés à la baisse de leur pouvoir d’achat.

Il importe de rappeler que l’objectif de cette deuxième édition vise à informer les journalistes sur les procédures et l’organisation de l’activité commerciale au Mali, de l’organisation du fonctionnement et des missions de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence.

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mopti : à la place de l’électricité et l’eau, le Premier ministre propose le chant et la danse</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/mopti-a-la-place-de-lelectricite-et-leau-le-premier-ministre-propose-le-chant-et-la-danse-3016480.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/mopti-a-la-place-de-lelectricite-et-leau-le-premier-ministre-propose-le-chant-et-la-danse-3016480.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 Mar 2023 07:48:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En visite à Mopti, le week-end dernier, le Premier ministre a été vivement interpellé par la population sur le délestage, les coupures d’électricité mais aussi le manque d’eau potable dans la ville. En réponse, Dr. Choguel K. Maïga propose l’organisation de la biennale artistique et culturelle.</em></strong>

Déception ! C’est le sentiment de la plupart des habitants de la ville de Mopti après la visite du Premier ministre. En plus de la réponse sécuritaire, Dr. Choguel K. Maïga était attendu par la population sur le problème de délestage et coupures d’électricité en sus du manque criard d’eau potable dans la ville où les habitants sont privés d’électricité pendant toute une journée.

Plusieurs manifestations ont été organisées par des jeunes et groupements de femmes de la ville pour protester contre cette situation. En ironisant d’ailleurs, des personnes s’interrogeaient sur les raisons pour lesquelles Mopti, réputé être un important port de pêche, synonyme d’eau, manque pourtant d’eau courante.

C’est une situation qui perdure depuis au moins deux ans. « <em>En 2022, on se souvient encore des images terrifiantes circulant en boucle sur les réseaux sociaux d’une population formant une longue file indienne devant une maison afin d’avoir de la glace. Il fallait faire la même chose pour avoir de l’eau potable</em> », souligne un habitant de la ville.

Le préfet du cercle avait même écrit au gouverneur de la région pour déplorer le problème d’électricité et de l’eau. La population n’a eu son salut que grâce à l’intervention de la Minusma.  Le gouvernement pendant ce temps était aux abonnés absents.

C’est dans ce contexte qu’est intervenue la visite du Premier ministre souverainiste à Mopti. Comme toute réponse, l’ancien responsable des jeunes de l’Udpm (le parti Etat du général Moussa Traoré) parle de la relance de la biennale artistique et culturelle. En termes clairs, pour l’ancien porte-parole du gouvernement sous IBK, le chant et la danse viennent d’abord avant l’électricité et l’eau.

Il est bon de préciser que la biennale n’est pas une mauvaise chose en soi, sauf que les contextes actuels du pays ne permettent pas de choisir les festivités comme actions prioritaires au détriment des services sociaux de base. C’est ce qu’estiment de nombreux observateurs de la vie publique.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Violences politiques et armées en Afrique de l’Ouest :  L’OCDE alerte sur la ruralisation du phénomène</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/violences-politiques-et-armees-en-afrique-de-louest-locde-alerte-sur-la-ruralisation-du-phenomene-3016474.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/violences-politiques-et-armees-en-afrique-de-louest-locde-alerte-sur-la-ruralisation-du-phenomene-3016474.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 Mar 2023 07:46:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'Organisation de coopération et de développement économiques a rendu public, le mardi 21 mars, un nouveau rapport sur la violence politique et armée qui devient plus rurale en Afrique de l’Ouest. Ainsi, il a été indiqué que la violence se déplace vers les zones rurales à mesure que l'urbanisation augmente dans cette partie du continent.

L'urbanisation n'a donc pas conduit à une augmentation de la violence urbaine en Afrique de l'Ouest. C’est plutôt l’inverse si l’on en croit un nouveau rapport de l'OCDE paru le mardi 21 mars. Ce document précise également que « <em>l'expansion des insurrections djihadistes explique cette ruralisation des conflits qui touche un nombre croissant de civils et de régions frontalières</em> ».

Notons que le rapport met en lumière comment, à mesure que l'Afrique de l'Ouest devient plus urbaine, la violence tend à se déplacer vers les zones rurales. "<em>L'augmentation de la violence rurale observée depuis le début des années 2010 contredit l'hypothèse courante selon laquelle l'urbanisation du continent africain conduirait à des conflits plus violents dans les villes</em>", explique le Dr Olivier Walther, géographe à l'Université de Floride qui a coordonné l'analyse de 48 000 événements violents dans 21 pays.

Exploitant quelques données statistiques, le rapport souligne que moins de 20% des combats, violences et attaques à distance contre les civils enregistrés en 2022 en Afrique de l'Ouest se déroulent en milieu urbain, contre 70% il y a dix ans. De plus, globalement, 60 % des événements violents observés en 2022 se produisent dans les zones rurales de la région ouest-africaine. Aussi, alors que la plupart des violences se sont produites dans des zones à faible densité, la violence politique est néanmoins spatialement associée aux zones urbaines.

Cette étude menée par l’OCDE confirme que les événements violents se produisent le plus souvent près des villes et des lieux urbanisés. Au cours des 22 dernières années, 47 % de tous les événements violents se sont produits à moins de 10 km d'une zone urbaine et 68 % à moins de 40 km. En d'autres termes, plus on se rapproche d'une agglomération urbaine, plus on trouve de violence agrégée, mais ces événements se produisent toujours dans les zones rurales. La forte relation entre la population urbaine et la violence souligne l'importance des villes d'Afrique de l'Ouest en tant que sites d'autorité de l'État, d'importance économique, d'éducation religieuse et de contrôle politique.

Ces résultats élargissent les recherches antérieures documentant l'évolution de la géographie des conflits en Afrique de l'Ouest depuis la fin de la guerre froide par le Club du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest (SWAC) de l'OCDE, qui a noté que plus on s'éloigne de la frontière, moins on observe d'événements violents.  Selon le Dr Marie Trémolières, qui dirige le programme de sécurité du SWAC dans la région, le fait que la proximité des frontières et des villes façonne la violence politique comble un manque de connaissances pour les décideurs politiques. « <em>Comprendre où la violence émerge, se propage et finit par se dissiper dans la région est une première étape nécessaire pour s'attaquer à ses causes profondes</em> », dit-elle.

Signalons que la violence urbaine touche principalement les petites villes plutôt que les grandes. Près de 40 % des événements violents et 64 % des décès se sont produits dans les petites aires urbaines de moins de 100 000 habitants, qui représentent 92 % des villes et 32 % de la population du continent en 2015. La violence armée est particulièrement rare dans les grandes villes où elle ne représente que 3 % des événements violents et 1 % des décès.

&nbsp;

Pour le Dr Steven Radil de l'US Air Force Academy, contributeur à cette étude, la proximité spatiale des petits centres urbains avec les zones de conflit rurales explique pourquoi la majorité des victimes ne vivent pas dans les villes. "Nos résultats témoignent de la réalité selon laquelle les groupes extrémistes violents ont tendance à être basés dans des régions à faible population et à opérer loin des centres de pouvoir de l'État que l'on trouve souvent dans les grandes zones urbaines", a-t-il déclaré.

<strong>La violence rurale est alimentée par les insurrections djihadistes</strong>

L'étude suggère que la relation entre les villes et la violence armée varie considérablement d'un État à l'autre en Afrique de l'Ouest. Alors que la plupart des événements violents ont tendance à se produire à proximité des zones urbaines au niveau régional, certains États d’Afrique de l’Ouest comme le Mali, le Burkina Faso et le Niger, semblent souffrir davantage de conflits ruraux que d'autres. Le fait que ces trois pays suivent la même tendance n'est guère surprenant, puisqu'ils sont tous actuellement confrontés à d'importantes insurrections djihadistes.

"<em>Les organisations djihadistes ont développé une relation inhabituelle avec les villes de la région</em>", explique le Dr Alexander Thurston, un expert en religion de l'Université de Cincinnati qui a participé à l'étude. "<em>Certains groupes djihadistes ont commencé comme des mouvements urbains, tandis que d'autres recherchent délibérément des cachettes éloignées, attaquent des avant-postes militaires et kidnappent des Occidentaux</em> » a-t-il relevé. Le rapport estime que les conflits autour du contrôle des villes vont s'intensifier.

Toutefois, la ruralisation actuelle de la violence armée observée dans la région ne signifie pas que les grandes villes ont perdu leur importance stratégique, car elles resteront à terme des lieux clés et des objectifs à long terme pour les forces étatiques, les rebelles et les organisations extrémistes. Le rapport conclut que la concentration croissante de la violence dans les zones rurales correspond à l'une des nombreuses étapes que traversent les conflits dans leur cycle de vie. Au fur et à mesure que les conflits émergent, se développent et finissent par se terminer dans une partie de la région, l'importance pour les belligérants des espaces ruraux ou urbains change.

<strong>Cheick B CISSE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali&#45;Burkina&#45;Niger : dix millions d’enfants ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence, selon l’Unicef</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mali-burkina-niger-dix-millions-denfants-ont-besoin-dune-aide-humanitaire-durgence-selon-lunicef-3016478.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Mar 2023 07:44:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au Sahel central (Mali, Niger, Burkina Faso), la situation des enfants est de plus en plus préoccupante à cause de l’insécurité grandissante qui sévit dans la zone depuis plus d’une dizaine d’années. Ainsi, plus de dix millions d’enfants ont besoin de toute urgence d’une aide humanitaire, en raison de l’intensification des conflits, a alerté l’Unicef dans un rapport intitulé SOS Enfants publié le vendredi 17 mars.</em></strong>

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) tire la sonnette d’alarme sur les conditions de vie de plus en plus précaire des enfants au Sahel central. Une situation consécutive à la violence armée qui sévit dans la zone sahélienne depuis plus d’une dizaine d’années.

Ils sont dix millions d’enfants vivant au Burkina Faso, au Mali et au Niger à avoir besoin de toute urgence d’une aide humanitaire, en raison de l’intensification des conflits, a alerté l’Unicef dans un rapport intitulé SOS Enfants publié le vendredi 17 mars. Un chiffre deux fois plus élevé qu’en 2020, témoignant ainsi l’augmentation de la violence en 2022 dans la région du Sahel central.

Alors que la menace des groupes extrémistes violents s’étend de plus en plus sur les pays côtiers comme le Togo, le Bénin ou la Côte d’Ivoire, l’Unicef s’inquiète du sort de près de quatre millions d’enfants qui sont menacés dans ces pays.

Selon les agences onusiennes, plus de 8.300 écoles sont fermées dans les trois pays (Burkina Faso, Mali et Niger), en raison de l’insécurité. Plus d’une école sur cinq a fermé au Burkina Faso et 30% des établissements scolaires de la région de Tillabéri au Niger ne fonctionnent plus en raison des conflits.

En 2022, l’intervention de l’Unicef, a permis à 1,2 million d’enfants, d’avoir accès à une éducation formelle ou non formelle, notamment à l’apprentissage préscolaire. Les interventions humanitaires restent tout de même sous-financées. Puisque l’agence onusienne chargée de la protection de l’enfant n’a reçu en 2022 qu’un tiers des 391 millions de dollars demandés pour financer ses activités dans la région. Pour 2023, elle demande 473,8 millions de dollars.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mopti : « Choguel courant », scandent les jeunes</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/mopti-choguel-courant-scandent-les-jeunes-3016473.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Mar 2023 07:39:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En visite à Mopti, le Premier ministre souverainiste et populiste du Mali a été accueilli par les enfants au cri de « Choguel courant ! Choguel courant ! ». Choguel K. Maïga a été fortement chahuté par la population qui ploie sous le poids du délestage et des coupures intempestives d’électricité depuis des années sans que les autorités n’arrivent à trouver une solution au problème. Selon nos informations, les habitants de certains quartiers de la ville peuvent attendre plusieurs heures dans la journée sans avoir accès à l’électricité. « <em>On a le courant que 30 minutes par jour souvent toute une journée sans avoir la moindre électricité</em> », confie une source locale qui dit beaucoup attendre de la visite du Premier ministre Maïga.

…………………………………………………………………………………………………………………………

<strong>Anniversaire de la mort de Cabral : l’absence remarquée de Choguel K. Maïga</strong>

Le Premier ministre a brillé par son absence au 43<sup>e</sup> anniversaire de l’assassinat d’Abdoul Karim Camara dit Cabral par le régime répressif de Général Moussa Traoré, le vendredi 17 mars. Choguel K. Maïga, responsable des jeunes de l’Udpm (le parti unique du général Traoré), a boudé la commémoration de l’assassinat du leader estudiantin en décidant de se rendre à l’intérieur du pays. Coïncidence ou pas, difficile de ne pas se poser la question puisque c’est la 2<sup>e</sup> fois que le Premier ministre se dérobe à la traditionnelle cérémonie de dépôt de gerbe de fleurs. L’on se souvient que, l’année dernière, c’est à la veille de l’évènement que le chef du gouvernement a décidé d’entreprendre une visite dans la région de Ségou. À titre de rappel, Abdoul K. Camara dit Cabral a été assassiné le 17 mars 1980 par la soldatesque du Général Moussa Traoré. Celui-là même dont l’héritage a été publiquement revendiqué par le président du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR).

<strong>Les promoteurs d’écoles privées en arrêt de travail depuis lundi pour 120 heures</strong>

Des milliers d’enfants maliens sont privés de cours depuis plus de 10 jours, pas à cause de l’insécurité, mais en raison d’un arrêt de travail déclenché par le groupement des associations des promoteurs d’écoles privées. Les promoteurs d’écoles privées, après un premier débrayage de 120 heures, la semaine dernière, ont décidé de reconduire leur mouvement pour 120 autres heures, soit du lundi 20 au 24 mars. Ils réclament le paiement de 20% de leurs frais scolaires et demi-bourses en souffrance au titre de l’année 2021-2022. Au cours de sa réunion du samedi 18 mars, le groupement a affirmé « <em>n’avoir constaté aucun progrès dans les négociations avec le gouvernement et décide par conséquent la cessation de travail pour 120 heures au niveau des établissements privés de l’enseignement secondaire général, technique et professionnel ainsi que les Medersa à compter du lundi 20 au vendredi 24 mars</em>».
<p class="yiv4213563116msonormal" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Rassemblées par Abdrahamane SISSOKO </span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Alassane Ouattara livre des armes au Capitaine IB, selon Oméga médias</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/alassane-ouattara-livre-des-armes-au-capitaine-ib-selon-omega-medias-3016470.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 Mar 2023 07:36:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’information circule dans les cercles militaires à Ouagadougou. En soutien à la lutte contre le terrorisme, la Côte d’Ivoire a livré, selon des sources à Oméga, récemment du matériel militaire au Burkina Faso. Ce matériel est composé de 50 véhicules pickup de type touareg, 100 fusils d’assaut de type Kalachnikov (fabrication russe) avec 100 mille munitions.</strong>

Les sources de Oméga précisent que la valeur totale est estimée à 2,3 milliards de FCFA. Alors que l’opération s’est déroulée en toute discrétion en janvier et février, le gouvernement ivoirien a reçu, selon des sources burkinabè en charge du dossier à Oméga, il y a juste quelques jours une lettre de remerciements du gouvernement burkinabè pour cet important geste de solidarité qui est le signe de l’amitié et de la fraternité entre deux pays voisins qui partagent une communauté de destin.

Depuis 2019, la Côte d’Ivoire a subi plusieurs attaques terroristes dans le nord dont les auteurs sont supposés venir du Burkina. L’objectif du président Alassane Ouattara qui n’est pas à son premier geste envers les autorités burkinabè est d’aider le Burkina à faire face à la menace terroriste qui impacte son pays et la sous-région.

En effet, la zone frontalière avec la Côte D’Ivoire, comme par exemple la zone de Mangodara (Région des Cascades), a subi des attaques des groupes armés terroristes. Plus de 8000 Burkinabè ont fui les attaques au Burkina pour se réfugier dans le nord de la Côte d’Ivoire. Le président Alassane Ouattara a récemment débloqué 3 milliards de FCFA pour la prise en charge de ces réfugiés.

En 2019, sous la présidence en exercice d’Alassane Ouattara, l’UEMOA avait débloqué 100 millions de dollars aux pays de la zone des trois frontières (Burkina, Mali et Niger) qui sont les plus touchés par le terrorisme dans la région. Du cash, selon des sources bien introduites, qui avait servi à chacun des trois pays à s’acheter des armes et des équipements militaires.

La Côte d’Ivoire accueille plus de 5 millions de ressortissants burkinabè. Alors que les relations sont parfois enflammées de part et d’autre sur les réseaux sociaux sur fond de rivalités et de divergences idéologiques, les autorités des deux pays essaient tant bien que mal de préserver la coopération entre les deux Etats qui ont en commun un Traité d’amitié et de coopération (TAC) qui date de 2008. Cette coopération passe d’abord par la bonne gestion de la frontière commune longue de plus de 500 km.

Jeudi dernier, trois policiers ivoiriens ayant traversé la frontière (intentionnellement ou par erreur ?) ont été interpellés. Après avoir été entendus, ils ont été libérés. Ces faits rappellent un incident similaire qui a eu lieu en mai 2021 lorsque deux policiers burkinabè du commissariat de Kpèrè (Sud-ouest) munis de leurs armes avaient été interpellés dans la ville ivoirienne de Bouna. Après une audition sur PV, les deux agents avaient été remis aux autorités burkinabè.

<a href="http://www.omegamedias.info/">www.omegamedias.info</a>]]> </content:encoded>
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<title>Macky Sall affirme qu’il a le droit de se présenter en 2024, « le débat est tranché »</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/macky-sall-affirme-quil-a-le-droit-de-se-presenter-en-2024-le-debat-est-tranche-3016468.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Mar 2023 07:36:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président sénégalais Macky Sall a donné une interview ce 20 mars 2023 au journal français L’Express que Senego a parcouru et dans laquelle il a abordé plusieurs sujets d’actualité. Il a notamment parlé de la Russie, de l’Union africaine et des récentes émeutes à Dakar.</em></strong>

Cependant, la question qui était dans tous les esprits était celle de sa candidature à l’élection présidentielle de 2024. Le président a annoncé que la question n’était plus juridique car le problème avait été réglé. En substance, il a affirmé que le mandat qu’il a reçu en 2012 était hors de portée de la réforme constitutionnelle, ce qui lui permettrait de briguer un troisième mandat.

Interrogé sur sa candidature en 2024, le président Macky Sall a déclaré que cette question est répétitive : « Cette question m’a été posée des dizaines de fois. Dans mon camp, les gens se sont déjà positionnés pour m’investir comme candidat. Je n’ai pas encore apporté ma réponse. J’ai un agenda, un travail à faire. Le moment venu, je ferai savoir ma position, d’abord à mes partisans, ensuite à la population sénégalaise. » Une réponse évasive qui ne permet pas de savoir avec certitude si le président sera candidat ou non.

La perspective d’un troisième mandat inquiète une partie de la société civile et certains partenaires occidentaux du Sénégal. Interrogé sur ce sujet, le président a répondu qu’il a le droit de se présenter : « Sur le plan juridique, le débat est tranché depuis longtemps. J’ai été élu en 2012 pour un mandat de sept ans.

En 2016, j’ai proposé le passage au quinquennat et suggéré d’appliquer cette réduction à mon mandat en cours. Avant de soumettre ce choix au référendum, nous avons consulté le Conseil constitutionnel. Ce dernier a estimé que mon premier mandat était intangible et donc qu’il était hors de portée de la réforme. La question juridique est donc réglée. Maintenant, dois-je me porter candidat pour un troisième mandat ou non ? C’est un débat politique, je l’admets.

<strong>Adama Senegalactu</strong>

<a href="http://www.senegalactu.com/">http://www.senegalactu.com</a>]]> </content:encoded>
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<title>Plus de 14 milliards de Fcfa investis en 2022 par MSF dans la santé des Maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/plus-de-14-milliards-de-fcfa-investis-en-2022-par-msf-dans-la-sante-des-maliens-3016463.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Mar 2023 07:34:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le but de présenter son bilan annuel 2022, l’ONG Médecin Sans Frontière (MSF) a organisé un café de presse, le mardi 21 mars, à Bamako. C’était sous l’égide du Dr Ben Moulaye Haïdara, directeur général de l'Office nationale à la Santé de la reproduction (ONASR).</strong>

Médecin Sans Frontière (MSF) intervient au Mali depuis 1985. Avec l’éclatement de la crise sécuritaire en 2012, l’organisation a intensifié ses interventions dans les régions du nord et du centre du Mali pour répondre aux multiples besoins des populations touchées par les évènements.

En collaboration avec le ministère de la Santé et du Développement social, MSF gère actuellement des projets réguliers dans les régions de Kidal, Gao (Ansongo), Tombouctou (Niafunké) Mopti (Téninkou, Douentza et Koro), Ségou (Niono) et Koutiala et aussi dans la capitale, Bamako. Elle déploie également de nombreuses interventions d’urgences afin de répondre aux importants besoins des populations à travers le pays.

En 2022, MSF a effectué 441 440 consultations générales et 9784 consultations de santé mentale. L’organisation a assisté 12 711 accouchements. Aussi MSF a traité 158 901 personnes pour paludisme, 4660 enfants et apporté le soin à 4660 enfants qui souffraient de malnutrition aiguë sévère. Des chiffres qui sont toutefois inférieurs à ceux de 2021, a fait remarquer Dr Innocent Kunywana, chef de mission adjoint de MSF au Mali. Ce qui témoigne de la difficulté des humanitaires à accéder dans les zones de conflit, preuve de la détérioration de la situation sécuritaire dans le pays.

Les autres réalisations de MSF, qui ne sont pas les moindres, se résument à la réhabilitation totale (équipement complet) du laboratoire d’Anatomo Pathologie du CHU du Point G pour un montant de plus de 284, 721 Fcfa, les travaux de construction de CsCom à Niono pour un montant de plus de 176 millions de Fcfa, pour ne citer que ceux-ci. Selon le Dr Innocent Kunywana, le coût total des activités menées par MSF se chiffre à plus de 14 milliards de Fcfa en 2022.

Tout en saluant les efforts de MSF, Dr Ben Moulaye Haïdara, directeur général de l'Office nationale à la Santé de la reproduction (ONASR), a indiqué que les interventions holistiques de l’ONG ont permis de lutter contre le cancer du col de l’utérus des femmes. A l’en croire, l’organisation, qui travaille selon le principe de neutralité, d’impartialité et d’indépendance, appuie le système de santé malien dans tous les domaines.

Il faut rappeler que MSF est une organisation humanitaire internationale qui apporte une assistance médico-humanitaire à des populations dont la vie ou la santé sont menacées principalement en cas de conflits armés, mais aussi d’épidémies, de pandémies, de catastrophes naturelles ou encore d’exclusion des soins. Elle agit dans un esprit de neutralité et ne prend pas parti en cas de conflits armés.

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Perdre une guerre impossible à gagner : Pourquoi l&amp;apos;intervention militaire au Sahel a échoué</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/perdre-une-guerre-impossible-a-gagner-pourquoi-lintervention-militaire-au-sahel-a-echoue-3015362.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 09:52:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La situation sécuritaire dans la région du Sahel est complexe, décourageante et ne s'améliore pas.</strong><strong> </strong><strong>On estime que le nombre annuel de décès causés par les conflits dans cette partie de l'Afrique a augmenté de 50% en 2022 pour atteindre environ neuf mille.</strong><strong> </strong><strong>Les combats entre groupes extrémistes violents, les affrontements entre eux et le gouvernement soutenu par des interventions militaires extérieures, les attaques contre des civils, etc. ont ajouté au nombre de morts.</strong><strong> </strong><strong>L'utilisation de tactiques de guerre irrégulières par des extrémistes, y compris des engins explosifs improvisés, a également infligé un nombre croissant de victimes aux soldats de la paix des Nations Unies.</strong>

Pour Dennis Jett, professeur à la School of International Affairs de la Penn State University et ancien diplomate de carrière, la situation au Mali et dans une grande partie du reste du Sahel s'aggrave en partie parce que l'ONU et les pays dits démocratiques n'ont pas réussi à proposer une stratégie pour contenir le conflit.

Comme l'a dit l'International Crisis Group : « Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ne montrent aucun signe de repousser les insurrections islamistes tenaces. Les dirigeants occidentaux, dont l'engagement militaire au cours de la dernière décennie n'a pas fait grand-chose pour endiguer la violence, semblent ne pas savoir comment réagir aux coups d'État survenus au Burkina Faso et au Mali. Cette incapacité à réagir efficacement a conduit à des manifestations populaires contre les Casques bleus de l'ONU et la France. Cela a également incité certains gouvernements de la région à se tourner vers des sociétés de sécurité privée pour réprimer les insurgés et exiger le départ des troupes françaises ».

Nulle part, ce scénario tragique n'est plus évident qu'au Mali, où les pays d'Europe occidentale et le Canada ont diminué la présence de leurs troupes, s’ils ne les ont pas retirées. La France est partie après avoir tenté pendant près d'une décennie d'améliorer la situation, en dépensant des milliards de dollars et en perdant plus de 59 de ses soldats.

Le président français Emmanuel Macron, en annonçant le retrait en février 2022, a déclaré : <em>« Nous ne pouvons pas rester engagés militairement aux côtés des autorités de facto dont nous ne partageons pas la stratégie et les objectifs cachés </em>». Le profond désenchantement face à ce qui avait été une relation étroite entre une ancienne colonie et le pays qui l'avait gouvernée était réciproque.

En août 2022, le ministre malien des Affaires étrangères a écrit une lettre au président du Conseil de sécurité de l'ONU affirmant que la France avait fourni des renseignements, des armes et des munitions à des groupes terroristes. La lettre menaçait également de recourir à la "<em>légitime défense</em>" si la France poursuivait ses opérations présumées.

Les Français ne sont pas les seuls pour qui les choses ne se sont pas bien passées au Mali. La mission de maintien de la paix de l'ONU, la MINUSMA, a fait plus de 290 morts et est en passe d'avoir le plus de morts de toutes les opérations de l'histoire de l'ONU.

C'est aussi l'un des plus chers avec un budget annuel de près de 1,3 milliard de dollars. Lors d'un incident récent survenu le 21 février 2023, trois casques bleus sénégalais ont été tués par un engin explosif improvisé (EEI) placé en bordure de route, l'une des plus de 500 attaques de ce type contre le personnel de la MINUSMA menées de ce type d’arme.

La sécurité au Mali n'est pas complètement rétablie et on ignore même si ça le sera dans un futur proche. C’est dire qu’il n'y a pas de stratégie militaire que les pays donateurs seraient disposés à utiliser qui rendrait la guerre gagnable. S'il y a un aspect positif dans cette situation, c’est que beaucoup semblent avoir compris que le tout militaire et sécuritaire n’est pas la solution. Pour comprendre, il faut certainement revenir à des expériences passées qui se sont soldées par des échecs cuisants.

<strong>Une meilleure stratégie…</strong>

Apparemment, elle n’existe nulle part. Et cela, en dépit de la rhétorique des pays occidentaux pensant que l’Aide publique au développement accordée à nos pays pourrait renforcer et promouvoir la démocratie.

Comme l'a expliqué un récent rapport de la Westminster Foundation for Democracy, même si le monde est dans une récession démocratique prolongée : « Lorsque les pays décident où envoyer des fonds d'aide publique au développement (APD), le fait que le bénéficiaire soit une démocratie n'est pas un facteur important pour leurs décisions. 79% de l'aide est allée aux autocraties en 2019 ».

Les initiatives démocratiques soutenues par les États occidentaux sont souvent compensées par leurs engagements quotidiens avec des partenaires autoritaires, des accords commerciaux aux programmes de sécurité conjoints.

Alors que les États-Unis ont suspendu leur aide militaire au Mali en 2020, en raison du coup d'État de cette année-là, ils continuent de fournir une aide au développement et une assistance humanitaire qui se sont élevées à 223 millions de dollars au cours de l'exercice 2021. Sans utiliser l'APD comme levier pour améliorer la gouvernance, il y a peu de chances que la démocratie se renforce car les gouvernements autoritaires n'ont aucune incitation ou intérêt à mieux gouverner.

En février 2023, le groupe Eurasia, un cabinet de conseil leader dans l'analyse des risques politiques, a sorti un projet appelé l'Atlas de l'impunité. Il a démontré une forte corrélation positive entre l'impunité globale et la gouvernance irresponsable, l'exploitation économique et les violations des droits de l'homme. Les gouvernements de plusieurs pays au Sahel ont obtenu des notes élevées sur la mesure du degré auquel ils sont immunisés contre les répercussions de leurs actions.

Visiblement, leur intérêt n'est pas de faire ce qui est le mieux pour leur peuple et leur pays. Leur principal objectif est de s'accrocher au pouvoir. Parce que pour certains dirigeants, le pouvoir est plus important que la paix. Ils ne seront pas impressionnés par les efforts des pays donateurs visant à les amener à mieux gouverner.

Le type de diplomatie coercitive qui pourrait avoir une chance d'y parvenir est quelque chose que les pays donateurs ne veulent pas essayer. Et on fera valoir qu'il est nécessaire d'accepter un gouvernement non démocratique pour faire face à une menace critique.

On se souvient que la principale justification offerte par Oussama ben Laden pour les attentats du 11 septembre était le stationnement de troupes américaines en Arabie saoudite pour protéger une monarchie corrompue. La possibilité d'une attaque terroriste contre les Etats-Unis en provenance du Sahel semble lointaine. Mais renouveler l'aide et la formation militaires d'un gouvernement qui n’attache du prix au bien-être de ses populations pourrait inspirer une version sahélienne de Ben Laden. Et ce serait une façon de perdre une guerre impossible à gagner.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>

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<title>Le Sahel, une terre inhospitalière pour les enfants</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/le-sahel-une-terre-inhospitaliere-pour-les-enfants-3015361.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 09:51:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La région du Sahel est l'un des endroits les plus difficiles au monde pour les enfants, et nombre d'entre eux sont confrontés à des conflits, au changement climatique et à l'insécurité alimentaire. Pour détailler ces faits, Nicola Bennett, chef des urgences de l'UNICEF pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre a évoqué la gestion des crises et les prestations offertes pour les communautés.

Selon Nicola Bennett, chef des urgences de l'UNICEF pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, le Sahel désigne 10 pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre à savoir : le Burkina Faso, le Cameroun, le Tchad, la Gambie, la Guinée, la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Nigéria et le Sénégal. C'est une région qui fait rarement la une des journaux ou qui domine le cycle de l'actualité. C'est l'un des endroits les plus difficiles au monde pour les enfants à grandir.

Il en veut pour preuve le fait que 12% des enfants du monde vivent dans la région et souffrent d'un fardeau disproportionné de privations infantiles. Ainsi, la région abrite un tiers des enfants du monde qui meurent avant d'avoir atteint l'âge de 5 ans et un tiers des enfants du monde qui ne sont pas scolarisés. Pire, 40% de toutes les mères qui meurent en couches se trouvent dans cette région. De plus, au cours des cinq ou dix dernières années, surtout au Sahel, la situation s'est beaucoup compliquée à cause des conflits. Les conflits s'accompagnent de violences et de déplacements. Il y a eu une augmentation significative des attaques contre les civils.

Les pays du Sahel central – Burkina Faso, Mali et Niger – accueillent actuellement 3 millions de personnes déplacées. Et ces conflits ont été profondément perturbateurs pour beaucoup d'autres personnes, pour leur mode de vie. Aussi, plus de 8 000 écoles au Burkina Faso, au Mali et au Niger sont fermées, soit parce qu'elles ont été attaquées, soit parce qu'elles ont été menacées. L'insécurité alimentaire et les autres crises affectant les enfants du Sahel - toutes compliquées par le conflit en cours - font rarement la une des journaux. L'UNICEF surveille et signale les violations graves contre les enfants, et nous voyons beaucoup d'enfants directement pris dans le conflit et même directement attaqués.

Pour, Nicola Bennett, il existe différents niveaux de violence et les conflits traversent les frontières. D’après lui, une partie de la raison pour laquelle ce n'est pas tellement sur le radar international est que c'est une situation compliquée. Le changement climatique est un facteur. La crise climatique a entraîné beaucoup de sécheresses et beaucoup d'inondations. Il existe une insécurité alimentaire et une malnutrition sous-jacente. Il y a donc un conflit sur les ressources - l'eau, les pâturages.

De nombreuses personnes dans cette partie du monde survivent principalement grâce à l'agriculture ou à l'élevage, et les quelques ressources disponibles sont donc vivement contestées. Certains des mécanismes traditionnels de résolution des conflits qui existaient autrefois entre les communautés, entre les agriculteurs et les éleveurs, deviennent de plus en plus fragiles. Politiquement, la région est fragile. Deux des trois pays du centre du Sahel, le Mali et le Burkina Faso, ont connu deux coups d'État militaires au cours des trois dernières années. Sans compter le fait que des individus ont pris les armes contre leurs propres gouvernements ou dans certains cas, contre les gouvernements des pays voisins.

Ils ont une présence dans le pays où il y a un vide d'autorité et où ils peuvent être présents. Et certains de ces groupes sont liés à la dynamique des conflits mondiaux. L'État islamique et Al-Qaïda soutiennent certaines des activités des groupes armés dans ces États.

<strong>Les chiffres des personnes déplacées internes augmentent assez rapidement</strong>

Par ailleurs, dans les trois pays, il y a plus de déplacés internes que de réfugiés, mais il y a aussi des réfugiés qui vont dans les deux sens. Les gens peuvent fuir temporairement vers des endroits plus sûrs, puis repartir. On parle de déplacements multiples, ou déplacement circulaire. Au cours des deux dernières années, le conflit s'est propagé à certains des pays de la côte ouest-africaine, sur le golfe de Guinée, dans des pays qui n'étaient auparavant pas considérés comme touchés par le conflit, comme le Bénin, le Togo, le Ghana et la Côte d'Ivoire. Et donc dans ces pays, nous voyons maintenant aussi des incidents de sécurité. Nous assistons à des déplacements, à la fois des déplacements internes et des réfugiés traversant les frontières.

Le rythme auquel les choses se détériorent dans certains pays du Sahel central, est vraiment inquiétant. Certaines parties de nos pays qui étaient auparavant relativement plus stables sont désormais également très précaires. Et il y a eu plus d'attaques, plus de combats. Les chiffres des personnes déplacées internes augmentent assez rapidement.

Il y a beaucoup d'endroits dans le monde où des enfants se retrouvent au milieu d'un conflit ou d'une catastrophe naturelle. Et chaque fois qu'il y a une urgence, les enfants ont tendance à souffrir en premier, et souvent ce sont eux qui souffrent le plus. Généralement, les problèmes auxquels les enfants sont confrontés dans cette partie du monde sont : les difficultés d’accès à l’eau et à l'assainissement, la nutrition et l’école.

&nbsp;

A cette situation s’ajoute aussi la rareté des ressources pour financer les besoins humanitaires dont les enfants méritent. Cela fait quelques années que les ressources mobilisées sont bien en deçà des besoins réels. On préfère surtout orienter les ressources vers d’autres secteurs comme l’armement qui est l’une des causes des problèmes que le Sahel connait aujourd’hui.

<strong>Cheick B CISSE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le collectif des travailleurs licenciés du CVD déplore la lenteur de la procédure judiciaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/le-collectif-des-travailleurs-licencies-du-cvd-deplore-la-lenteur-de-la-procedure-judiciaire-3015358.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 04:48:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Licenciées en 2021 « pour motif économique » par le Centre pour le développement des vaccins (CVD-Mali), les 118 ex-employés attendent toujours la décision de la justice pour être fixés sur leur sort. C’est ce qu’ils indiquent dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux.  </em></strong>

« <em>Nous sommes au tribunal. L’affaire ne bouge pas. Le dernier jugement a été fait depuis le 25 août 2022 à la Cour d’Appel de Bamako », </em>s’agace Dr. Brehima Coulibaly dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux. À l’en croire, le juge n’a jusqu’ici pas produit le factum.

Selon le collectif des licenciés, 95% des personnes victimes de licenciement abusif avaient un contrat à durée indéterminée (CDI). Il proteste contre la procédure de licenciement. « Nous avons dit que nous avons été licenciés par une personne qui n’était pas habilitée », a-t-il indiqué tout en dénonçant la procédure de licenciement.

Dr. Adama Coulibaly a de son côté déclaré que la plupart des personnes licenciées n’ont jusqu’ici pas reçu leur certificat de travail de la part de la direction du CVD. <em>« Certains d’entre nous sont presqu’à la retraite. Et pour qu’ils bénéficient de leurs droits à la retraite, il faut leur certificat de travail qu’on leur refuse.  Non seulement ils nous ont licenciés, ils veulent nous détruire</em> », a-t-il commenté. Face à cette situation, le collectif en appelle au président de la transition afin qu’il soit mis dans leurs droits.

À titre de rappel, la direction de CVD-Mali avait été saisie en novembre 2022 par les conseils du collectif des ex-employés afin que celle-ci leur délivre leur certificat de travail. Ce qu’a confirmé à l’époque, le conseiller spécial du directeur général de CVD-Mali, Cheick Bagayoko, au journal Le Wagadu.

Toutefois, à la place de certificat de travail, la direction de CVD-Mali a délivré des attestations de travail. « <em>Ce qui est révélateur de la mauvaise foi de la direction générale du CVD-Mali</em> », s’emporte un ex-employé. Des documents que le collectif a fait retourner et attend depuis la délivrance du certificat de travail par la direction de CVD-Mali.

<strong>Anne Marie Soumouthéra</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La Cour suprême annule l’attribution des logements sociaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/logements-sociaux/la-cour-supreme-annule-lattribution-des-logements-sociaux-3015355.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 03:45:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Cour suprême a annulé l’attribution des 12566 logements sociaux de Bamako pour excès de pouvoir. Ce qui constitue un désaveu pour le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Bréhima Kamena.</em></strong>

Saisie par l’organisation de défense du droit aux logements du Mali (ODDLM), pour excès de pouvoir, la Cour suprême, en son audience du 09 mars, a annulé la décision n°2022-067/MUHDATP-SG du 04 mars du ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, portant renouvellement de la liste nominative de la commission d’attribution des 12566 logements sociaux de Bamako.

Cet arrêt de la plus haute juridiction du Mali annule de facto l’attribution des logements sociaux par le ministre de l’Urbanisme. Un retour à la case départ mais aussi un désaveu pour le ministre Bréhima Kaména.

À titre de rappel, le même ministre avait été contraint, en février 2022, d’annuler l’attribution des mêmes logements sociaux en dissolvant la commission d’attribution. Cela suite à de nombreuses irrégularités dénoncées par les médias et les réseaux sociaux. Une nouvelle commission que le ministre avait mise en place sans le moindre représentant des organisations de défense du droit au logement, en violation de l’article 07 du décret 0351/P-RM du 08 mai 2015.

Contacté par Le Wagadu, le président de l’ODDLM, Moussa Manjou Touré, a indiqué que conformément à l’article 06 du décret cité plus haut, toute attribution de logements sociaux doit être précédée de l’ouverture d’un appel à candidature par la commission d’attribution des logements. Ce qui n’a pas été fait dans l’attribution des 12566 logements sociaux de Bamako.

<strong>Anne Marie Soumouthéra</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le RPM maintient la dynamique en commune V</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-rpm-maintient-la-dynamique-en-commune-v-3015356.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 01:45:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour sa conférence de section qui s’est tenue le mardi 28 février, les militants du Rassemblement pour le Mali (Rpm) de la commune V se sont largement mobilisés pour donner un éclat particulier à l’évènement. C’était sous l’égide de son secrétaire général, le maire Amadou Ouattara.</em></strong>

Le Rassemblement pour le Mali (Rpm) se maintient en Commune V, malgré les démissions que le parti a enregistrées. C’est ce qu’ont tenu à démontrer les tisserands à travers une grande mobilisation à la conférence de section du parti.

Cette participation massive à la conférence de section est la preuve, selon son secrétaire général, le maire Amadou Ouattara, que le Rpm est et demeure une force politique majeure en commune V, « n’en déplaise aux anarchistes ».

Ce qui est une façon pour lui de répondre aux démissionnaires qui avaient prédit la mort du parti en commune V. Sans citer de nom, le secrétaire général s’adressait à son prédécesseur, Moussa Timbiné, et certains de ses camarades qui avaient claqué la porte du parti en janvier. Des départs dont le premier responsable des tisserands en commune V se félicite et qualifie « <em>d’épuration naturelle de notre environnement</em> ». Ce qui n’est point une surprise pour qui connaît l’inimitié entre les deux hommes.

La conférence de section a vu la participation des délégués venant des 10 sous-sections que compte la commune V. Selon Amadou Ouattara, 104 comités Rpm (UF-Rpm et UJ-Rpm) ont été mis en place. Ceci, souligne-t-il, est la démonstration assez éloquente de l’amour des militants pour le Rpm.

« <em>Vous avez agi sans hésitation, sans tambour ni trompette, pour dire à nos détracteurs que vous avez été, que vous êtes et vous restez militants Rpm de la commune V</em> », a lâché Amadou Ouattara devant de milliers de militants. Il a par la même occasion engagé les militants à la retenue, au discernement et au sens de la responsabilité pour préserver l’unité et la cohésion au sein du parti.

À l’issue des travaux, le maire Amadou Ouattara a été réélu à la tête de la section, refermant ainsi les années de disette de Moussa Timbiné marquées par des tensions au sein de la famille des tisserands de la commune V. Il avait déjà occupé le même poste.

À noter que cette conférence de section s’est déroulée en présence des premiers responsables du parti comme le Dr. Bocari Tréta, Ousmane Koné et bien d’autres.

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>« L’URD adhère au processus d’élaboration de la nouvelle Constitution », selon son président, Gouagnon Coulibaly</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/lurd-adhere-au-processus-delaboration-de-la-nouvelle-constitution-selon-son-president-gouagnon-coulibaly-3015351.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 01:40:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La 11<sup>e</sup> conférence nationale de l’Union pour la République et la démocratie (URD) s’est tenue le samedi 11 mars au CICB. Occasion pour son président, Gouagnon Coulibaly, de réaffirmer avec force l’adhésion totale du parti de la poignée de main au processus d’élaboration de la nouvelle constitution.</em></strong>

Les autorités de la transition s’emploient à doter le Mali d’une nouvelle constitution dont le projet est d’ores et déjà disponible. L’Union pour la République et la démocratie (URD) est fière d’y avoir contribué à travers ses propositions d’amélioration de l’avant-projet et la présence physique d’un des siens au sein de la commission de finalisation.

C’est ce qu’a indiqué son président, Gouagnon Coulibaly.  <em>« Le parti renouvelle son engagement et sa mobilisation en faveur du OUI pour le vote référendaire</em> », a-t-il clamé.

À l’agenda politique du Mali, figurent en bonne place la mise en place effective des organes en charge de l’organisation des élections générales, la révision de la loi électorale et enfin l’effectivité du nouveau découpage territorial. Conscient des enjeux du pays, le président a indiqué que son parti suit avec une attention particulière et participe activement au débat politique en cours sur ces questions majeures.

C’est pourquoi, le parti de la poignée de main regrette la lenteur accusée dans la mise en place des démembrements régionaux et locaux de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) et invite le gouvernement à entendre, pour des besoins de cohésion sociale, les voix discordantes relatives au nouveau découpage territorial.

Car, selon l’ancien député élu à Kati, il est évident que la réussite de ces paris reste tributaire de l’union sacrée de toutes les filles et de tous les fils du pays dans un même élan patriotique et d’abnégation.

C’est dans ce cadre qu’il a appelé à davantage d’engagement patriotique pour la réussite de cette transition. « Ne l’oublions jamais, la réussite de cette transition sera d’abord la réussite du Mali, son échec sera l’échec du Mali, de tout le Mali ! Qu’à DIEU ne plaise ! » s’est-il exclamé.

<strong>Appel à l’union sacrée</strong>

Selon le successeur du regretté Soumaïla Cissé à la tête du parti, l’URD, pour sa part, est et restera toujours disponible pour apporter toutes contributions à cette réussite. C’est pourquoi elle a participé aux Assises Nationales de la Refondation (ANR), aux rencontres du cadre de concertation entre le ministère de l’Administration territoriale et les partis politiques et aux rencontres organisées par l’AIGE.

Du haut de la tribune, Gouagnon Coulibaly a profité de l’occasion pour tendre la main à tous les militants absents dans la salle au premier rang desquels le professeur Salikou Sanogo, 1<sup>er</sup> vice-président du parti.

« <em>Cet esprit d’ouverture doit être en permanence le vôtre en particulier dans ce contexte d’hostilité exacerbée par l’apparition, à la faveur des réseaux sociaux, de nouveaux acteurs qui disputent aux partis politiques l’espace public et le débat politique</em> », a rappelé l’ancien député.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Cadre des partis et regroupements politiques pour le retour à l’ordre constitutionnel propose de surseoir à la tenue du référendum</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-cadre-des-partis-et-regroupements-politiques-pour-le-retour-a-lordre-constitutionnel-propose-de-surseoir-a-la-tenue-du-referendum-3015354.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 01:34:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Cadre des partis et regroupements politiques pour le retour à l’ordre constitutionnel s’inquiète du non-respect du chronogramme électoral adopté par le gouvernement, le 22 juin 2022, de façon souveraine, et proposé à la communauté internationale. C’était lors d’un point de presse animé par son directoire, le vendredi 10 mars. </em></strong>

L’annonce par le gouvernement de transition du report du référendum prévu pour le 19 mars inquiète le Cadre des partis et regroupements politiques pour le retour à l’ordre constitutionnel. Selon son directoire, il est donc à craindre une nouvelle prorogation de la Transition malienne avec pour effet d’accentuer le discrédit sur le Mali et de l’exposer à de probables nouvelles sanctions.

Face à cette situation, le Cadre propose de surseoir à la tenue du référendum et de mettre le projet de nouvelle constitution à la disposition du futur président de la République qui sera élu à la fin de la Transition.

Autrement dit, la plateforme de regroupements et de partis politiques demande aux autorités de la Transition l’abandon pur et simple du projet de nouvelle constitution et le respect du chronogramme pour les autres élections.

Selon le Cadre, l’abandon du projet de réforme constitutionnelle permettra aux autorités de la Transition de se concentrer sur la bonne préparation et l’organisation des élections à bonne date.

« À cet égard, le chronogramme électoral appelle donc à être déchargé du référendum dont la tenue sera objectivement de nature à faire reculer les dates retenues pour les autres élections et à sortir de la durée complémentaire de 24 mois pour la transition », explique le directoire du Cadre.

Comptant sur l’esprit républicain et patriotique de tous les acteurs sociopolitiques, le Cadre lance un vibrant appel aux démocrates à se retrouver afin de sauver l’essentiel.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Faculté des Lettres et des Sciences du Langage (FLSL) :  Sur 12 655 étudiants enregistrés en année 2020&#45;2021, 5 128 sont consignés sur la liste d’inscription sans dossier</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/faculte-des-lettres-et-des-sciences-du-langage-flsl-sur-12-655-etudiants-enregistres-en-annee-2020-2021-5-128-sont-consignes-sur-la-liste-dinscription-sans-dossier-3015350.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 01:28:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans un communiqué daté du 8 mars 202, publié sur la page Facebook du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du Mali, le Rectorat de l’Université des lettres et des sciences humaines de Bamako (ULSHB) dénonce un système de fraude lors des inscriptions au niveau de sa Faculté des lettres et des sciences du langage (FLSL).</em></strong>

C’est lors de la première phase de son opération spéciale d’audit de ses effectifs d’étudiants, qui a concerné la FLSL, que le Rectorat de l’ULSHB, sous le leadership du Pr. Idrissa Soïba Traoré, a découvert un système de fraude à l’inscription au sein de ladite Faculté, qui permettait à de nombreux étudiants, depuis quelques années, d’être consignés sur les listes d’inscription sans dossier.

Devant donc l’ampleur de   cette situation scandaleuse, une commission ad hoc de vérification et de contrôle a été mise en place sous la supervision du Doyen de la Faculté concernée pour examiner les dossiers d’inscription de l’année universitaire 2020-2021, ceux des années précédentes étant déjà éteints.

À la fin de son travail, selon le communiqué,  la commission a révélé que sur un total de 12 655 étudiants enregistrés à la scolarité de la Faculté des lettres et des sciences du langage, 5 128 étudiants ont été consignés sur les listes d’inscription sans dossier, soit 40,52% de l’effectif qui n’a pas versé de droits d’inscription à la comptabilité de ladite faculté. La commission a aussi décelé que de nombreux étudiants professionnels se sont inscrits en payant seulement 5000 au lieu de 50 000FCFA exigés par les textes en la matière.

Les premiers éléments de cette enquête menée à l’interne, selon le Rectorat, laissent indiquer que cette fraude  était une connivence entre certains membres de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) et des travailleurs du Service de la scolarité de la FLSL.

Le Rectorat assure que des sanctions règlementaires, à la hauteur de la faute commise, ont été immédiatement prises contre les agents impliqués. Il promet que l’enquête interne se poursuivra pour faire toute la lumière sur cette situation et rassembler les éléments nécessaires avant de transférer l’affaire à la justice.

Par ailleurs, un Conseil extraordinaire des professeurs s’est tenu le jeudi 18 février 2023 au sein de la faculté concernée pour dégager urgemment des pistes de solution. À l’issue donc de ce conseil, selon toujours le communiqué, il a été décidé de privilégier la voie de la sensibilisation vis-à-vis des étudiants concernés, en les invitant à s’inscrire de manière régulière.

Le Conseil extraordinaire a, toutefois, décidé qui n'est plus question pour le Service de la scolarité de se contenter du bulletin de versement des droits comme preuve d'inscription d'un étudiant ; désormais la quittance du Trésor public sera exigée sur chaque dossier (physique) lors de l'inscription.

Le Rectorat assure aussi que la deuxième phase de son opération spéciale d'audit des effectifs d'étudiants concernera la Faculté des sciences humaines et des sciences de l'Education (FSHSE). La procédure sera la même à ce niveau aussi.

<strong>Fadiala N. Dembélé </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La vague des nominations des chargés de mission a&#45;t&#45;elle un fondement juridique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-vague-des-nominations-des-charges-de-mission-a-t-elle-un-fondement-juridique-3014276.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Mar 2023 08:23:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis quelques semaines, nous constatons des nominations des chargés de mission par le Premier ministre dans son cabinet. L'opinion publique est divisée sur le bien-fondé de ces décisions de nomination des chargés de mission par le Premier ministre de la transition. Certains pensent même que ce n’est pas légal.

Je précise que le fondement d'une telle décision se retrouve dans le décret N°2018-0797/ PM-RM du 19 octobre 2018 fixant l’organisation du Cabinet du Premier ministre. Selon ce décret, le Premier ministre peut nommer deux chargés de mission par cellule (article 16) et il peut créer au maximum 10 cellules (article 19).

Si le Premier ministre peut nommer deux chargés de mission par cellule et que le nombre de cellules ne peut excéder 10, on peut alors se retrouver avec 20 chargés de mission si on a 10 cellules à la Primature. Pour savoir la légalité de ces décisions de nominations qui pour certains le nombre a atteint 19, il faut savoir le nombre de cellules à la primature. Combien de cellules le PM actuel a trouvé à la primature ? A-t-il créé de nouvelles cellules ? Si le nombre des cellules vaut 10, alors le PM est dans la légalité.

Seuls les conseillers techniques sont choisis parmi les fonctionnaires de la catégorie A, les Magistrats et les Officiers supérieurs des Forces Armées et de Sécurité avec 10 années d'expérience sinon les chargés de mission sont choisis parmi les personnalités de nationalité malienne jouissant de leurs droits civils et politiques.

N'importe qui peut se retrouver chargé de mission au Mali sans aucune qualification professionnelle. Il est grand temps d'abroger ces décrets mais malheureusement ceux qui sont là pour le changement (Malikoura) profitent de ces décrets au lieu de les relire simplement. Il s'agit bien d'un décret du Premier ministre. Donc Choguel K Maïga peut le modifier en un clin d'œil. C'est le même décret qui accorde au directeur de cabinet du PM un rang de ministre. Le Malikoura profite-t-il du Malikoro ?

Au-delà de la légalité, quel enseignement pouvons-nous tirer de la volonté du Premier ministre ?

La première lecture nous donne l'image d'un Premier ministre qui veut se faire entourer par ses compagnons de lutte boulevarienne avant le sifflet final (fin de la transition). Il faut que chacun participe au festin pour ne pas être redevable envers certains qui ont tout fait pour défendre son image. Cela donne l'impression d'un Premier ministre qui n'est pas à l'aise avec les nominations au conseil des ministres car certains de ses lieutenants pourraient ne pas avoir les qualifications requises pour passer par ce chemin.

Il est obligé de les recaser chez lui à la primature car les textes lui donnent ces prérogatives. Cela donne l'image d'un partage de gâteau entre maître du jour et contraire à l'esprit du Malikoura. Alors le Chef du gouvernement veut-il sortir du grand boubou de Modibo Keïta pour montrer aux maliens qui il est finalement ?

<strong>Une question me taraude l'esprit : et les victimes du 10, 11 et 12 juillet 2020 ? Où est leur part de gâteau ?</strong>

Une autre lecture me pousse à me demander si la réduction du train de vie de l’État est toujours d'actualité pour Monsieur le Premier ministre de la transition. Même si c'est légal, est-ce utile et opportun de nommer autant de chargés de mission ? Où et quelles sont ces missions qui peuvent conduire le quart du gouvernement (PM et 8 ministres) à Gao et les empêcher de se rendre à Ansongo et Bourem ?

Est-ce des missions entre les cellules ou les différents bureaux de la primature ? Comment peut-on demander au peuple de serrer les ceintures et de détacher les nôtres ? Arrêtez la saignée pendant qu'il est encore temps. Le peuple souffre et le chan-ge-ment tarde à se pointer. Rendez le pouvoir au peuple en le consultant et il saura qui faire confiance pour gérer ses affaires.

<strong>Sékou Niamey Bathily,</strong>

<strong>Militant RPM</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Détérioration de la situation sécuritaire dans les pays du Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/deterioration-de-la-situation-securitaire-dans-les-pays-du-sahel-3014274.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Mar 2023 04:20:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dr Folashade Soulè, une chercheuse de l’Université d'Oxford, met en cause « <em>une diversification des partenaires sans une stratégie au préalable </em>»

Intervenant sur la poussée des terroristes dans les pays du Golfe de Guinée, le Dr Folashade Soulè, chercheuse à l’Université d'Oxford, a observé que la diversification du partenariat de sécurité, y compris les acteurs non traditionnels et non étatiques dans la région du Sahel, continue d'engendrer des menaces pour la sécurité avec des retombées sur la côte ouest.

Dr Folashade Soulè a déclaré que les risques pour les pays côtiers en Afrique de l'Ouest, y compris le Ghana, le Togo, le Bénin et la Côte d'Ivoire, étaient graves car la région du Sahel était devenue l'un des centres de terrorisme les plus importants au monde. Selon elle, plusieurs parties des territoires sahéliens n'étaient plus effectivement contrôlées par les États entraînant l'augmentation des populations déplacées internes et la déstabilisation des régimes politiques en raison de l'insécurité croissante manifestée par le nombre élevé de coups d'État.

Dr Soulè, s'exprimant lors d'une conférence publique sur le thème : "<em>Le rôle émergent des nouveaux 'partenaires de sécurité' au Sahel : quels risques pour l'Afrique de l'Ouest côtière</em>" au Legon Center for International Affairs and Diplomacy (LECIAD), Université du Ghana, a déclaré que les régimes démocratiquement élus ont été évincés par des militaires, appelant à remettre en question les politiques de sécurité nationale de ces régions, mais aussi les partenariats de sécurité étrangers, dont beaucoup étaient contestés par un défi accru de la part des populations sahéliennes.

Plus précisément, s'exprimant sur la présence militaire française au Sahel, le Dr Soulè a déclaré que de tels partenariats faisaient l'objet de critiques de plus en plus sévères de la part de la population, tant de la part des gouvernements que des civils, comme en témoigne le nombre fréquent de manifestations contre leur présence.

Le Dr Soulè a déclaré : « <em>La population demande également une diversité de partenariats, notamment l'intégration de la Russie et un éloignement avec les partenaires traditionnels</em> ». Elle a aussi précisé que certains font même appel à « <em>des partenaires non traditionnels et des acteurs privés, y compris des sociétés paramilitaires comme le groupe « Wagner</em> ».

Dans le contexte d'incertitudes, elle a affirmé qu'il y avait certains risques avec le rôle émergent des partenaires de sécurité et la diversification des acteurs non traditionnels et non étatiques dans la sécurité de la région de l'Afrique de l'Ouest et pour le Ghana en particulier.

<strong>Risque pour les pays du Golfe de Guinée</strong>

Le Dr Soulè a déclaré que la détérioration de la situation sécuritaire dans le Sahel avait amplifié les tensions déjà existantes. Elle a précisé qu'il existait des risques d'effets d'entraînement avec une violence et une volatilité accrue pour la côte ouest africaine, comme en témoignent les régions du nord du Ghana et les pays partageant des frontières avec les pays sahéliens. Suite aux attentats perpétrés récemment dans le nord du Togo par des groupes dont beaucoup sont liés à des réseaux terroristes internationaux, 750 personnes se sont réfugiées dans le nord du Bénin. La même chose se produisait peut-être dans le nord du Ghana et bien qu'il n'y ait pas eu d'attaque terroriste, il y a un afflux de demandeurs d'asile burkinabés dans le pays.

Le Dr Soulè a déclaré que le Ghana a évité les vagues de violence islamiste qui avaient déstabilisé ses voisins du Sahel et qu'il y avait certaines situations dans le nord du Ghana, en particulier à Bawku où l'escalade des conflits politiques près de la frontière avec le Burkina Faso pourrait être utilisée comme une opportunité par les groupes pour cibler le pays.

Elle a dit qu'il y avait quelques préoccupations juridiques et humanitaires parce que des partenaires de sécurité privée (comme Wagner) augmentaient leur influence dans la région et offraient, très ouvertement, le risque d'avoir à traiter avec certains types d'acteurs qui ne pouvaient pas être légalement tenus responsable par les Nations Unies. "<em>Il y a aussi une augmentation des violations des droits de l'homme (…) dans certaines localités du Mali au nom de la lutte contre le terrorisme</em>", a-t-elle noté.

<strong>Insécurité croissante, menaces</strong>

Selon l'Armed Conflict Location and Event Data Project (ACLED) – ONG chargée de la collecte des données sur les incidents sécuritaires – les événements violents liés aux groupes islamistes en Afrique ont augmenté de 22 % et les décès ont changé de 48 %. La violence islamiste au Sahel a représenté 77 % du total des événements violents en Afrique en 2022. De ce nombre, 90 % de toutes les violences se sont produites au Sahel, plus précisément au Burkina Faso et au Mali, ce qui signifie que le Sahel à lui seul représentait 40 % de toutes les activités violentes des groupes criminels et terroristes en Afrique plus que tout autre dans le monde.

Le Dr Soulè, également chercheur invité au Centre Legon pour les affaires internationales et la diplomatie (LECIAD), a donc insisté sur le fait que les statistiques inquiétantes étaient intégrées dans un "réseau de crises" comprenant des déplacements humains, ajoutant qu'en décembre 2022, il y avait plus de 2,6 millions de personnes déplacées. En outre, elle a ajouté que le changement climatique et les chocs qui l'accompagnaient étaient élevés dans une région où 80 % des personnes vivaient directement de la terre, les températures au Sahel augmentant plus rapidement que la moyenne mondiale et raccourcissant la saison des pluies. Elle a mentionné la sécurité alimentaire et les effets du COVID-19 comme des problèmes qui ont contraint près de cinq millions de personnes au Burkina Faso, au Mali et au Niger et quatre millions de personnes dans le bassin du lac Tchad à une situation de sécurité alimentaire sévère.

Le boursier d'Oxford a expliqué que le recul démocratique, particulièrement manifesté par les différents coups d'État et les échecs prolongés des gouvernements à répondre aux besoins de leur peuple, avait alimenté à la fois la violence et la vague de coups d'État armés. D'autres éléments, y compris les violations des droits de l'homme, a-t-elle noté, augmentaient la violence entre 2019 et le début de 2021.

<strong>Réponse au terrorisme</strong>

Elle a déclaré que les tensions intercommunautaires et la violence en cours avaient déchiré le tissu social qui maintenait autrefois les communautés locales avec certains groupes très spécifiques. Dans ce contexte, a-t-elle déclaré, les partenariats de sécurité traditionnels étaient remis en question, expliquant que l'armée française avait été le partenaire traditionnel de nombreux pays francophones, même si elle était axée sur les opérations militaires, en particulier en Afrique de l'Ouest francophone.

Le Dr Folashade Soulè a réitéré que la diversification du partenariat de sécurité avait eu un impact sur la paix et la sécurité au Sahel, affirmant que l'augmentation des attaques en réponse aux stratégies ou à l'approche fortement sécurisées des armées sahéliennes n'avait pas freiné ces attaques au Mali, mais les avait intensifiées.

<strong>Coopération régionale</strong>

Un mécanisme de sécurité coopératif et collaboratif ancré sur le partage d'informations et de renseignements pour maintenir la sécurité aux frontières est essentiel pour réduire l'influence des partenaires de sécurité au Sahel. À cet effet, le Dr Soulè a souligné qu'il y avait eu une coopération accrue dans la région, en particulier le rôle de la CEDEAO et des interventions efficaces comme l'Initiative d'Accra.

L’initiative d’Accra, qui regroupe le Ghana, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Togo, répond à l’insécurité croissante liée à l’extrémisme violent dans la région et vise à prévenir un débordement du terrorisme depuis le Sahel. Cela, a déclaré le Dr Soulè, était louable et une évolution positive, qui exigeait le renforcement de ces coopérations.

En conclusion, le Dr Folashade Soulè, a tenu à préciser que le partenariat de sécurité était un accord entre deux gouvernements, c'était aussi un accord avec le peuple et qu'il était nécessaire de négocier de meilleurs partenariats de sécurité. Selon elle, si les accords et les partenariats n'étaient pas correctement négociés et communiqués avec la bonne synergie, il y a un risque d'intérêts divergents et de défiance croissante des opinions publiques.

<strong>Clarification des partenaires</strong>

A sa suite, le Dr Chekwuemeka B. Eze, directeur exécutif du Réseau ouest-africain pour la consolidation de la paix (WANEP), a déclaré qu'il était temps de mener une réflexion critique sur la géopolitique sur la façon dont la nouvelle influence allait affecter la région à long terme. « <em>Comment commencer à définir qui est un partenaire de sécurité ? Si ce type de partenariat favorise toute l'idée d'une sécurité centrée sur l'État au détriment de la sécurité et du bien-être humains, alors nous avons des problèmes. Ce sont des gars qui viennent vendre du matériel militaire avec les yeux rivés sur les ressources naturelles de la région</em> ».

Cela, a-t-il dit, ne conduirait pas à la reconstruction de l'économie de la région du Sahel ni ne se traduirait par des investissements dans les femmes en tant que moteurs clés de l'économie à ce niveau, ce qui conduirait en outre à ce que la sécurité ne soit pas définie par les régions.

<strong>Cheick B CISSE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La paix et la cohésion sociale au cœur des échanges entre les hommes de média et les membres de la CKAA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-paix-et-la-cohesion-sociale-au-coeur-des-echanges-entre-les-hommes-de-media-et-les-membres-de-la-ckaa-3014279.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Mar 2023 02:26:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le président de Coordination Kel Ansar et Alliés (CKAA), Cissé Oumar Hamama Ansari, a rencontré chez lui, le jeudi 02 mars, des hommes de média autour d’un thé familial. Objectif : promouvoir la paix et la réconciliation nationale et également tendre la main aux médias, alliés naturels de toute organisation et de toute action humaine.

La Coordination Kel Ansar et Alliés alliés (CKAA) comme son nom l'indique est une initiative des cadres majoritairement Kel Ansar qui ont décidé de conjuguer leurs efforts pour trouver une solution aux maux qui minent le pays. La CKAA, à travers ce thé familial, entend ainsi inscrire son action dans une démarche inclusive en faveur de la paix et de la réconciliation au Mali et également tendre la main aux médias qui sont des alliés naturels de toute organisation et de toute action. C’est ce qu’a indiqué son président, Cissé Oumar Hamama Ansari.

Devant les hommes de média, le président Cissé a décliné les objectifs de la CKAA, qui ne sont autres que « la paix et la cohésion sociale partout au Mali ». Il a profité de l’occasion pour inviter les partis signataires de l’accord d’Alger à œuvrer à rapprocher les positions et de se donner la main pour le bien commun du peuple malien. « Aujourd’hui notre seul ennemi c’est le manque de cohésion contre lequel nous devons nous unir afin de l’éradiquer », a-t-il souligné.

Selon Cissé Oumar Hamama Ansari, la Coordination Kel Ansar Alliés, conformément à ses statuts et objectifs, ne ménagera aucun effort pour contribuer au renforcement d'une cohabitation pacifique inter et intracommunautaire au Mali en général. Ce d’autant que la cohésion, la paix et le vivre ensemble demeurent son crédo.

A ce titre, l’association invite les forces vives de la nation de promouvoir les actions de paix et de développement durable ; de contribuer au renforcement des liens fraternels et de coopération. La CKAA compte enfin sur l'accompagnement de la presse pour poursuivre ces genres d’initiatives   en faveur de la paix au Mali.  « Chaque fois que nous parlons de Paix, ne regardons pas la Couleur des gens mais regardons leurs actions en vue de renforcer cette paix », a expliqué le président Cissé.

La rencontre a été marquée par la remise d’une dis8..tinction à Cissé Oumar Hamama Ansari, président de la CKAA par l’Association pour le suivi des orphelins au Sahel (Assos-Sahel)  en raison de  sa forte contribution  lors du dîner de charité organisé par l'Assos-Sahel. Cette rencontre avec les hommes de média, faut-il le rappeler, intervient quelque mois après celle des hommes politiques. Elle s’est déroulée en présence de plusieurs membres de la CKAA.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La CMAS déplore la paralysie du système de santé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/la-cmas-deplore-la-paralysie-du-systeme-de-sante-3014270.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Mar 2023 02:15:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La grève illimitée déclenchée par les syndicats du personnel de l'hôpital Gabriel Touré et ceux du Point G inquiète la Coordination des mouvements et associations de soutien à l’Imam Mahmoud Dicko (CMAS). Dans un communiqué dont Le Wagadu s’est procuré une copie, la CMAS dit regretter « <em>l’absence d’un cadre de dialogue sincère en vue de trouver une solution durable à cette crise qui perdure aux préjudices des pauvres qui n’ont aucun moyen d’aller dans les cliniques</em> ». Face à cette situation jugée alarmante, la CMAS alerte les autorités de la transition sur ses impacts sur les Maliens déjà fragilisés par la cherté de la vie et l’insécurité. Le mouvement de soutien aux idéaux de l’Imam Dicko félicite tout de même les syndicats pour le respect du service minimum depuis le début de la grève et exhorte les parties à penser aux souffrances du peuple.

Anne Marie Soumouthéra]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Nations Unies : Bamako remue le couteau dans la plaie de Paris</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/page-02-nations-unies-bamako-remue-le-couteau-dans-la-plaie-de-paris-les-autorites-maliennes-ont-encore-remue-le-couteau-dans-la-plaie-de-lelysee-a-travers-leur-decision-de-refuser-a-la-france-le-3014268.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Mar 2023 01:48:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les autorités maliennes ont encore remué le couteau dans la plaie de l'Élysée, à travers leur décision de refuser à la France le statut de porte-plume sur les résolutions concernant le Mali. </em></strong>

Cette énième décision de Bamako s'inscrit dans une série de décisions plus marquantes concernant sa relation avec Paris. Il s'agit, entre autres, de l'expulsion de l'ambassadeur de Paris, le départ de la Force Barkhane, la dénonciation des accords de défense, la suspension des ONG opérant sur financement de Paris, après sa décision de suspendre son aide au développement au Mali.

<strong>Que signifie être porte-plume d'un pays aux Nations unies ?</strong>

Le porte-plume désigne un système aux Nations Unies qui permet à un membre du conseil de sécurité de rédiger et diriger les résolutions concernant la situation d'un autre pays dont il est porte-plume. La fonction de porte-plume appelé en anglais penholder peut aller au-delà de la rédaction et la direction des résolutions.

Ainsi, le membre du Conseil désigné comme porte-plume peut prendre l'initiative de toutes les activités du Conseil des Nations Unies sur la situation du pays pour lequel il joue ce rôle, comme la tenue des réunions d'urgence, l'organisation des débats publics ; et diriger des missions de visite en tant que président mensuel du Conseil de sécurité.

La France qui joue ce rôle pour le Mali depuis le début de la crise de 2012, et qui est à l'initiative de la Minusma, a été déchue de ce statut par les autorités actuelles du Mali à travers une correspondance adressée au président du Conseil de sécurité de l'ONU par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le 01 mars 2023.

Bamako justifie cette décision par les actes hostiles qu'aurait commis Paris à son encontre, notamment la violation de son espace aérien par des aéronefs français et qui mettraient un doute, selon lui, sur l'objectivité et l'impartialité de l’Elysée.

Cette énième décision de Bamako est un nouveau coup dur porté à la relation franco-malienne et marque un divorce profond entre ces deux partenaires historiques.

<strong> Fadiala N. Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Racisme en Tunisie. : « Le président a éveillé un monstre »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/immigration-emigration/racisme-en-tunisie-le-president-a-eveille-un-monstre-3014273.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Mar 2023 01:23:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Reportage· Depuis quelques jours, la Tunisie est le théâtre d’une furieuse poussée de racisme contre les populations subsahariennes, déclenchée notamment par les récentes déclarations du président Kaïs Saïed. Du sud du pays à la capitale, Tunis, la crainte d’une escalade est grande.</strong>

« Regarde ce qu’ils nous font, c’est terrible ! Comme si on n’était pas vraiment des hommes. » Sur l’écran du Smartphone que me tend l’homme qui s’indigne ainsi, Adewale1, deux hommes à la peau noire recroquevillés sur un canapé sont menacés par des assaillants encapuchonnés, armés de ce qui ressemble à des couteaux. Les victimes roulent des yeux terrifiés et psalmodient des suppliques.

En réponse, leurs agresseurs hurlent, miment des coups. Puis la vidéo TikTok s’arrête et laisse place à une autre : elle montre des hommes et des femmes qui marchent dans la rue en criant des slogans, la mine hostile. « Ça ce sont des gens qui manifestaient contre la présence des Subsahariens dans le pays. Je ne comprends pas pourquoi ils nous détestent tant. »

Adewale parle d’une voix lasse. Il l’a dit plusieurs fois pendant l’entretien : il n’en peut plus. De sa situation bloquée. De sa vie fracturée. De l’atmosphère viciée de ces derniers jours. Ce jeune Nigérian né à Benin City a beau avoir tout juste 30 ans, il a déjà derrière lui tout un passé de drames. Plus tôt, il m’avait raconté les larmes aux yeux comment sa femme est morte lors d’une tentative de fuir la Libye et de rejoindre l’Europe en bateau.

Diminuée par les mauvais traitements endurés en Libye, malade, elle est décédée après un jour de traversée. « C’était le 27 mai 2017, je ne l’oublierai jamais », répète-t-il. Il explique avoir dû faire croire qu’elle s’était assoupie sur ses genoux pour éviter que son corps ne soit jeté à la mer par les autres voyageurs.

Lui a été récupéré deux jours plus tard par un navire de garde-côtes tunisiens alors qu’il dérivait au large de Sfax avec ses compagnons d’infortune. Depuis, il survit dans ce pays, obsédé par la perte de sa compagne dont il visite et fleurit régulièrement la tombe. Impossible pour lui de rentrer au Nigeria : la famille de sa compagne décédée le tient pour responsable et lui aurait signifié son arrêt de mort.

À plusieurs reprises, Adewale me montre des photos personnelles pour mieux illustrer son propos. Défilent des portraits de sa défunte femme souriante, barrés d’un grand « RIP » coloré, suivis de clichés de sa tombe en béton ornée de fleurs. Puis ce sont des images où on le voit travailler sur un chantier de Zarzis, la ville où il réside désormais. Adewale me prend à témoin : c’est un bon travailleur, un ouvrier du bâtiment acharné, levé à l’aube, qui accepte de bosser au noir pour un salaire de misère.

Depuis six ans qu’il réside en Tunisie, il n’a pas démérité. Comme tous ses camarades, ajoute-t-il. Alors aujourd’hui il tombe des nues : « Il y a peu de temps, j’ai été agressé dans la rue, à côté de chez moi. Un homme m’a donné un coup de poing dans l’estomac en me disant de rentrer dans mon pays. Tu imagines ? Dans ces cas-là, il ne faut surtout pas répondre sinon tout le monde se rue sur toi. C’est pour ça que je n’ai pas réagi. Mais je ne comprends pas cette haine. »

<strong>UNE VERSION ARABE DU « GRAND REMPLACEMENT »</strong>

Zarzis n’est pourtant pas l’épicentre des violences racistes qui se déchaînent en Tunisie depuis plusieurs jours. Située dans le sud-est de la Tunisie, à moins de 100 kilomètres de la frontière libyenne, cette ville côtière d’environ 70 000 habitants est réputée plutôt « ouverte », avec une communauté de pêcheurs qui se sont parfois distingués par leur aide apportée aux embarcations de personnes exilées en détresse. Elle abrite aussi depuis peu un cimetière verdoyant nommé « Jardin d’Afrique », ou « Paradis d’Afrique », inauguré en 2021, qui se veut le symbole du respect accordé aux dépouilles des personnes décédées en mer.

Mais à Zarzis comme ailleurs en Tunisie, la situation est tendue. Le déclencheur ? Un discours du président Kaïs Saïed le mardi 21 février 2023 lors d’une réunion du Conseil de sécurité nationale, qui a déchaîné ou réveillé chez certains une forme de racisme latent. Entre deux saillies sur les « violences, [...] crimes et actes inacceptables » prétendument commis par les « hordes » de personnes exilées clandestines, celui qui, depuis juillet 2021, s’est arrogé tous les pouvoirs2, a déclaré que la migration correspondait à une « entreprise criminelle [...] visant à changer la composition démographique de la Tunisie ». L’objectif du complot ? En faire un pays « africain seulement » afin de dénaturer son fond identitaire « arabo-musulman ». Une traduction en arabe de la théorie du « grand remplacement » prônée en France par Renaud Camus, Éric Zemmour et leurs émules. Rodant déjà sur les réseaux sociaux, et portées par le Parti nationaliste tunisien, un mouvement relativement confidentiel jusqu’à ce début d’année, ces thèses ont soudain jailli au grand jour, entraînant une vague de violences qui s’est ressentie jusqu’à Zarzis.

Adewale raconte ainsi qu’il se fait régulièrement insulter, qu’il ne peut plus se rendre au travail, et que plusieurs de ses amis subsahariens ont été mis à la porte de chez eux par leurs bailleurs pour la seule raison qu’ils étaient noirs. Il ajoute que lui a de chance : le sien est venu toquer à sa porte pour lui dire de le prévenir s’il avait des problèmes. Il n’empêche : il se terre chez lui. Et de dégainer encore une fois son Smartphone pour me montrer une énième vidéo TikTok, ce réseau social devenu avec Facebook le vecteur principal du racisme –mais aussi la première source d’information des exilés3. « Ça c’était à Sfax hier, explique Adewale, des jeunes ont attaqué un immeuble où vivaient des Subsahariens, et tout le monde a été mis dehors. » Sur l’écran, des hommes, des femmes et des enfants sont assis sur le trottoir avec leurs affaires, l’air désemparé. « Il y a des gens terribles ici », ajoute Adewale.

<strong>« UNE FORME DE PSYCHOSE QUI S’INSTALLE »</strong>

Rencontrés à Zarzis, Samuel et Jalil vivent eux aussi dans la peur depuis le discours du 21 février. Ils ne sont pas d’origine subsaharienne, mais ils craignent que les temps à venir soient dramatiques pour les personnes exilées vivant en ville : « On conseille aux migrants qu’on suit de ne pas sortir, ou alors seulement au petit matin, pour aller faire les courses, parce qu’on ne sait pas comment ça peut tourner », explique Jalil. Il ne cache pas craindre une criminalisation de leur activité : « Les policiers savent qu’on assiste les personnes en transit ici. Dans le climat politique actuel, il y a forcément une forme de psychose qui s’installe. »

L’entretien avec ces deux militants locaux a été fixé par WhatsApp, après vérification de ma situation : est-ce que les autorités savent que je suis journaliste ? Non ? J’en suis bien sûr ? Rendez-vous est finalement donné dans une sorte de villa touristique baroque, à quelques kilomètres du centre-ville. « C’est un peu notre cachette », dit Jalil, souriant de ce terme incongru. Tous deux expliquent en s’excusant que la situation politique les force à prendre des précautions dont ils préféreraient se passer. Âgés d’une quarantaine d’années, Samuel et Jalil s’emploient depuis des années à assister les nombreuses personnes exilées qui atterrissent dans la ville. Ils ont constaté que, bien avant l’envolée raciste du président, les personnes subsahariennes se voyaient déjà appliquer un traitement différencié : « On les accompagne s’ils doivent aller à l’hôpital, car sinon on ne les prend pas en charge. Et quand ils se font agresser, ce n’est même pas la peine pour eux de se rendre à la police, car elle n’enregistrera pas leur plainte. »

C’est par le biais de ces deux militants que je rencontre leurs amis Yacine et Nathan. Le premier vient du Mali, le second de Côte d’Ivoire. Tous les deux sont passés par la Libye, qu’ils décrivent comme un enfer, entre sévices physiques et travail forcé. Interrogés sur la période passée là-bas, ils éclatent d’un rire nerveux. « C’est notre manière d’évacuer ces moments, explique Yacine. Personne ne peut comprendre l’horreur de ce pays pour un Noir s’il ne l’a pas vécu. »

Quand ils ont finalement réussi à prendre la mer, après de longs mois d’errance et de labeur, ils ont été récupérés par un navire des garde-côtes tunisiens, qui les a déposés à Zarzis. Ils ont ensuite été convoyés à Médenine puis à Djerba, où ils ont travaillé dans le bâtiment. De retour à Zarzis, ils ne pensent qu’à une chose : prendre la mer pour l’Europe. Et tant pis si pour cela ils doivent tenter la traversée sur un « iron boat », ces bateaux de métal conçus à la va-vite et qui ont sur certains rivages remplacé les navires en bois ou en résine – une évolution des conditions de navigation qui a provoqué de nombreux drames, ces embarcations de fortune prenant l’eau à la moindre vague.

<strong>DES CENTAINES DE MORTS DANS L’INDIFFÉRENCE</strong>

Plus de 580 personnes sont mortes en 2022 après avoir pris la mer depuis la Tunisie4, dans l’indifférence de la communauté internationale. Pour Yacine et Nathan, qui ont déjà tenté la traversée depuis la Tunisie trois fois – pour se voir à chaque fois ramenés à quai par les gendarmes tunisiens des mers –, il existerait cependant des moyens concrets pour assurer une traversée plus sûre : « Il suffit de bien s’organiser, d’utiliser des applications pour connaître la météo dans les trois jours qui arrivent, et de regarder la hauteur des vagues. Après, tu te confies à Dieu. » Davantage que les éléments, ils craignent les hommes : « Le vrai problème, ce sont les garde-côtes, qui se montrent violents et dangereux, au point de parfois faire couler les bateaux »5.

À Zarzis, une ville endeuillée par le terrible naufrage du 21 septembre 2022 au cours duquel 18 Tunisiens se sont noyés dans des circonstances troubles semblant impliquer les gardes-côtes6, la question ne laisse pas la population insensible. De nombreuses manifestations ont eu lieu, notamment pour exiger des enquêtes sur les circonstances du drame. Début septembre a également été organisée une « commémorAction » réunissant Tunisiens et familles de disparus venus de divers pays africains. Mais dans le contexte actuel, la critique des politiques migratoires se retourne parfois contre les migrants, explique Jalil : « Certains disent que les jeunes Tunisiens sont morts à cause des Subsahariens, parce que le comportement violent des garde-côtes serait dû à la volonté d’endiguer avant tout le départ des personnes noires. »

Après plusieurs années passées en Tunisie, Yacine et Nathan assurent que le racisme était déjà sensible avant le discours du président. Refoulements à l’hôpital, loyers plus chers, charges d’électricité gonflées et travail sous-payé les poussent à considérer qu’eux et leurs camarades seraient en fait de pures aubaines pour ce pays. Pas dupes, ils font mine de s’étonner d’un traitement différencié avec des étrangers plus clairs de peau : « On s’est rendu compte que certains étrangers n’étaient pas concernés par les insultes et les mauvais traitements, notamment les Syriens, les Bangladais ou les Marocains. Peut-être que c’est la couleur de peau qui fait la différence ? Il faut dire qu’on est plus visuels ! »

<strong>« ICI, C’EST CHEZ NOUS »</strong>

Si l’ironie est de mise, la gravité aussi. Car les deux amis s’accordent à dire que le discours de Kaïs Saïed a jeté de l’huile sur le feu. Selon Nathan, « jouer sur la haine peut être très efficace, il suffit de voir ce qui se passe sur les réseaux sociaux ». Il s’inquiète logiquement du ralliement d’une partie de la population à cette croisade numérique. S’il a l’habitude de craindre la police, ne pas pouvoir marcher dans la rue ou se rendre à la boutique pour faire ses courses lui semble bien plus grave. Quant aux débordements, ils sont déjà là, s’indigne Yacine :

Depuis le discours du président, on entend des insultes tout le temps. On te dit : « Ici, c’est chez nous. » Ça peut aussi passer par des petits gestes, quelqu’un à l’arrière d’un taxi qui s’étale de tout son long et ne te laisse qu’un bout de banquette, sans que tu ne puisses rien dire. Et parfois c’est grave : il y a quelques mois, un jeune Guinéen a été lapidé pour avoir changé une chaîne de télé dans un café. Des jeunes Tunisiens l’ont attendu à l’extérieur. Il a perdu un œil. J’ai peur que ce genre d’événements se reproduise bien plus souvent.

Aux environs de Zarzis et dans la ville même, la plupart des personnes subsahariennes sont clandestines, n’ont aucune intention de rester en Tunisie et ont les yeux rivés sur la mer – à l’image d’Adewale, de Yacine et de Nathan. Pour beaucoup de celles et ceux passés par la Libye, ils n’ont de toute façon plus de papiers d’identité, les divers exploiteurs de misère croisés dans ce pays les leur ont confisqués. Mais les 21 000 ressortissants de pays subsahariens qui vivent en Tunisie7 sont tous plus ou moins logés à la même enseigne, qu’ils soient « légaux » ou « illégaux ».

À Sfax, deuxième ville du pays secouée par plusieurs nuits de violences racistes dont le bilan est encore incertain, la tension imprègne les rues. Interrogés sur les derniers événements, certains Tunisiens déplorent les violences qu’ils attribuent à des jeunes écervelés agissant en bandes. « Ce sont des crétins qui se montent la tête sur Internet », estime un vieil homme rencontré à la terrasse d’un café. Mais d’autres assument un discours dont il ressort qu’il n’y a pas de fumée sans feu et que les victimes l’ont sans doute un peu cherché.

Quant aux principaux concernés qui osent sortir de chez eux, certains ne croient plus vraiment au dialogue. À l’extérieur de la casbah de Sfax, en bordure de la large avenue des Martyrs, quelques exilés ont dressé les étals d’un petit marché africain – épices, fruits et légumes du pays. Interrogé, un jeune homme aux yeux tristes confie avoir « très peur des jours qui arrivent ». Il me renvoie vers un trio de femmes, apparemment chargées des communications. Tout en remballant leurs sacs de provisions, elles assurent ne pas vouloir témoigner : « On ne veut plus parler, on a trop parlé ! Et ça ne change rien ! C’est de pire en pire ! »

<strong>« LES NOIRS N’ONT PLUS DE VALEUR ICI ! »</strong>

Devant l’ambassade de Côte d’Ivoire à Tunis, par contre, les langues se délient. Cela fait quelques jours que le lieu excentré en banlieue est un point de rassemblement pour les Ivoiriens désemparés. Certaines familles dorment même sous des tentes, dressées sur un terre-plein à proximité du bâtiment, après qu’elles ont été expulsées de leur habitation. Tous ici affirment être arrivés par avion en Tunisie, donc par la voie légale. Leur désenchantement est immense.

Parmi la grosse cinquantaine de présents, certains sont venus tenter de faire avancer leur situation administrative – qu’il s’agisse de rester dans le pays ou de le quitter. Beaucoup s’indignent de la question des « pénalités » que le gouvernement tunisien entend faire payer aux personnes désirant rentrer chez elles – et qui, selon la durée du séjour, peuvent atteindre de fortes sommes8. Les autorités marchent sur la tête, s’accordent-ils : elles veulent qu’ils partent mais font tout pour que ce ne soit pas possible…

Au-delà des épineuses questions administratives, les discours tenus ici sont unanimes : le racisme a explosé dans des proportions effrayantes. Prendre les transports en commun revient ainsi à s’exposer à de forts risques d’agression. Les témoignages s’enchaînent. « Moi je suis terrée chez moi depuis bientôt une semaine. C’est la première fois que je sors », dit l’une. « Des jeunes ont cassé ma porte en pleine nuit pour m’expulser de chez moi », s’émeut un autre, qui montre les contusions sur son visage et sur son cou en expliquant avoir été frappé. « J’étais dans le métro avec mes deux enfants quand des jeunes nous ont crié : “Rentrez chez vous, les singes !” », déplore une mère de famille, le petit dernier agrippé à son dos.

Alors que plusieurs d’entre eux évoquent les rafles policières menées jusqu’à la sortie des crèches et la situation des personnes maintenues en prison, l’un d’eux sort un Smartphone pour montrer les images passablement floues d’un homme noir insulté et frappé par ce qui ressemble à des policiers – « ils le torturent ». Puis c’est une autre où des Tunisiens crient « on n’est pas des Africains ! ». Enfin, une dernière qui déclenche des cris outrés quand l’orateur déclare : « Les Noirs n’ont plus de valeur ici ! »

<strong>« LE FEU VERT À TOUS LES DÉBORDEMENTS RACISTES »</strong>

Face à ce déferlement de haine en ligne, les réactions sont contrastées. Un homme me déclare que le jour où il rentrera au pays il s’en prendra aux riches Tunisiens installés en Côte d’Ivoire – œil pour œil. Mais d’autres insistent pour imputer la responsabilité des violences à une minorité haineuse. « Beaucoup de Tunisiens m’ont aidé depuis que je suis arrivé », tient à témoigner Ismaël, jeune étudiant en informatique. Il parle d’une voix posée, évoque en souriant les délires administratifs qu’il a rencontrés jusqu’ici pour tenter de régulariser sa situation. Comme d’autres, il tempère, tente d’entrevoir une porte de sortie pour continuer à vivre dans ce pays qu’il dit aimer. Puis il se ravise : « En fait, je ne sais plus trop quoi penser. Le président a éveillé un monstre, et les derniers jours ont fait trop mal. »

Une certitude : en pleine dérive autoritaire9, le régime de Kaïs Saïed a libéré un fléau qui laissera des traces. « Il a donné le feu vert à tous les débordements racistes, qu’ils soient l’œuvre de la population ou des forces armées », explique un opposant tunisien, vétéran du renversement de Zine El-Abidine Ben Ali, en 2011, qui parle de « fascisme » pour désigner le pouvoir en place. « C’est un basculement très dangereux, contre lequel il va falloir lutter de toutes nos forces. »

Inquiets, quelques centaines de manifestants se sont donné rendez-vous le 25 février pour dénoncer les discours et les violences racistes dans les rues de Tunis. Une initiative qui ne pèse pour l’instant pas lourd face à l’alliance de la parole présidentielle et des emballements racistes sur les réseaux sociaux.

<a href="https://afriquexxi.info/fr/">https://afriquexxi.info/fr/</a>

<strong>ÉMILIEN BERNARD, journaliste, il travaille notamment sur la question des migrations et des ravages de l’Europe-forteresse. Il participe régulièrement au mensuel de critique et d’expérimentation sociales CQFD.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>2e édition du grand prix d’Afrique à Marrakech :  Le DG du PMU&#45;Mali, Fassery Doumbia, insiste sur l’importance du partage d’expériences entre les sociétés du pari Mutuel Urbain</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/2e-edition-du-grand-prix-dafrique-a-marrakech-le-dg-du-pmu-mali-fassery-doumbia-insiste-sur-limportance-du-partage-dexperiences-entre-les-societes-du-pari-mutuel-urbain-3014266.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Mar 2023 01:10:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le DG Fassery Doumbia à la tête d’une délégation du PMU-Mali s’est rendu à Marrakech au Maroc pour prendre part à la 2è édition du Grand Prix d’Afrique (GPA). </em></strong>

Cette 2è édition avait pour thème : « Le partage d’expériences, un levier pour booster la performance des loteries d’Afrique ». Il convient de rappeler que 10 loteries sur 11 étaient présentes à ce grand prix.

Le DG Fassery Doumbia s’est penché sur l’importance du partage d’expériences entre les sociétés de Pari Mutuel Urbain tout en invitant les acteurs à pérenniser les acquis.

Marrakech a été le théâtre de plusieurs rencontres et d’échanges entre les différents acteurs du secteur des jeux. Il faut noter l’arrivée de nouveaux membres plus précisément les loteries des pays anglophones à cette 2è édition.

Les participants ont félicité les progrès réalisés par l’Association des loteries d’Afrique (ALA) au cours de ces dernières années et ont appelé les membres à plus de concertation et de partage d’expériences. Ils ont aussi salué les autorités marocaines pour la bonne organisation de cette 2è édition.

La course pour le GPA a eu lieu le samedi 25 février 2023 dans une ambiance conviviale et festive à l’hippodrome de Marrakech au Maroc et  a été diffusée dans 34 pays.

Enfin, le DG Fassery Doumbia et sa délégation ont fait une série de séances de travail avec certains partenaires majeurs du secteur des jeux comme la SOREC et la LMPS. Vivement l’édition 2024.

<strong>Source : Service des relations publiques PMU-Mali</strong>

<strong>NB : Le titre est de la Rédaction.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Programme d’Appui à l’Inclusion Scolaire : des résultats plus que satisfaisants</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/programme-dappui-a-linclusion-scolaire-des-resultats-plus-que-satisfaisants-3013447.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 20:02:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministère de l’Education nationale, en partenariat avec l’Union Européenne, a organisé le mardi 28 février un atelier de restitution du projet <em>« Amélioration de la qualité, de l’accès et de la gouvernance de l’éducation fondamentale des régions de Gao, Ménaka et Mopti</em> », dans le cadre du Programme d’Appui à l’Inclusion Scolaire (PAIS), mise en œuvre par le consortium IRC et NRC au Mali. C’était sous l’égide du secrétaire général du département, Kinane Ag Gadeda.

Dans le cadre du Programme d’Appui à l’Inclusion Scolaire (PAIS), le consortium International Rescue Committee (IRC) au Mali et NRC (Nowegian Refugee Council au Mali), avec l’appui financier de la Délégation de l’Union Européenne (UE), a mis en œuvre le projet « Amélioration de la qualité, de l’accès et de la gouvernance de l’éducation fondamentale des régions de Gao, Ménaka et Mopti ».

Durant 39 mois, le consortium IRC/NRC a travaillé sur les trois composantes de l’éducation fondamentale. Il s’agit de l’accès à travers la mise en œuvre des alternatives éducatives en situation d’urgence et la construction/réhabilitation des infrastructures scolaires (salles de classes, blocs de latrine et point d’eau) ; la qualité des enseignements/apprentissage, à travers le renforcement de capacité du personnel enseignant sur les techniques d’enseignements en kits scolaires et pédagogiques ; en enfin, la gouvernance, à travers la redynamisation des structures de gestion communautaire de l’école et les collectivités.

Le PAIS a formé 469 enseignants et appuyés en matériels pédagogiques et a doté 26 390 enfants en fournitures scolaires et a permis d’inscrire 1020 enfants dans les centres d’apprentissage accéléré en situation d’urgence pour ne citer que ceux-ci. L’objectif de cette intervention est d’offrir des opportunités éducatives aux enfants dé-et-non scolarisés, dont 50% de filles, et permettre le retour et le maintien en école primaire dans les zones affectées par l’insécurité au Centre et au Nord du Mali.

Selon le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, cet atelier vise à restituer les résultats obtenus par le PAIS. Kinane Ag Gadeda a indiqué que le projet est intervenu dans une zone où la situation est très précaire où les conditions climatiques sont très difficiles.  Malgré les difficultés, les actions ont été menées et ont produit des résultats. « Ce sont des interventions très pertinentes qui, si elles n’avaient pas été faites, allaient produire des effets catastrophiques sur la scolarisation des enfants, sur la vie des communautés, sur l’organisation et la gestion de l’école », a-t-il expliqué.

Au regard des résultats obtenus par le projet, Kinane Ag Gadeda a plaidé pour son refinancement afin d’atteindre le maximum d’élèves. Il a pour terminer la Délégation de l’UE au Mali pour son appui au système scolaire malien.

Cet atelier, d’un jour, est un cadre de présentation des réalisations du projet et les résultats des ateliers de capitalisation qui ont été organisés à Mopti et Gao, les 14 et 16 février. A noter que la cérémonie s’est déroulée en présence du représentant de la Délégation de l’UE, Olivier Ki-Zerbo, du directeur des opérations de l’IRC, Ousmane Aboubacar et le Coordinateur de l’IRC, Idrissa Karimounne.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Insécurité: la nécessité de mettre fin au carnage des civiles</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/insecurite-la-necessite-de-mettre-fin-au-carnage-des-civiles-3013446.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 19:59:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est hélas un fait. Depuis quelques années, le nombre de civils tués du fait du conflit qui s’est déclenché il y a une décennie au Mali ne cesse d’augmenter. La plupart de ces meurtres sont le fait des groupes armés terroristes qui continuent de sévir sur une bonne partie du territoire national. Le pire dans tout cela, c’est que les enquêtes visant à déterminer les circonstances de ces forfaits et à identifier formellement l’identité des auteurs en vue de les traduire devant les tribunaux peinent à produire les résultats escomptés. D’où une sorte de culture de l’impunité qui semble s’être installée dans la durée.

Le cas le plus récent d’atteintes contre les civils est survenu, dans la soirée du jeudi 23 février, lorsqu’au moins 12 d’entre eux ont été exécutés suite à l’attaque lâche et barbare perpétrée contre la localité stratégique de Kani Bonzon, relevant de la région de Bandiagara. Pourtant, certains continuent à s’étonner de la facilité déconcertante avec laquelle les assaillants ont fait irruption dans cette localité n’hésitant pas à tuer une dizaine de civils et à causer d’importants dégâts matériels.

D’autres massacres de ce genre sont survenus en 2022 comme au mois de juin où 120 civils ont été tués dans les villages Dianwali, Deguessago et Diallassagou, dans la région de Bandiagara. Outre le centre du pays, depuis mars 2022, la région de Ménaka et une partie de celle de Gao notamment le cercle d’Ansongo, plusieurs meurtres de civils ont été perpétrés.

Bien que la majorité de ces massacres peuvent être attribués à des groupes terroristes, d’autres malfaiteurs souvent se réclamant de milices armées dites d’autodéfense. Il faut aussi noter qu’outre les massacres de civils, le pillage des biens, des habitants de plusieurs localités ont été menacés de quitter leur terroir au risque d’être pris pour cible.

Il convient de rappeler qu’entre 2013 et 2017, 472 civils ont été tués par le conflit au Mali. Les cinq dernières années (2018-2022), le nombre de civils tués par ce conflit a dépassé 4 300 personnes. Cette hausse alarmante s’explique en grande partie par l’augmentation de la violence dans le centre du Mali. Bien que le gouvernement malien soit le premier concerné par la protection des civils dans le pays, le nombre croissant de victimes démontre une incapacité des acteurs étatiques à répondre aux défis sécuritaires.

Depuis son déploiement au Mali en 2013, la protection des civils a toujours été une tâche prioritaire pour la MINUSMA (la mission des Nations Unies de maintien de la paix au Mali). Dans le cadre de sa mission, elle œuvre à faire cesser les atrocités auxquelles font face la population. Selon des études précédemment réalisées, la critique la plus fréquemment formulée par les maliens à l’encontre de la Mission est qu’elle ne protège pas les civils des acteurs armés. Malgré les plans élaborés çà et là, il y a lieu de déplorer l’absence d’harmonisation des perspectives d’évolution de la situation sécuritaire au centre du Mali n’a été constatée au cours des 12 derniers mois.

<strong>Le ciblage délibéré des civils lors d’attaques</strong>

On se souvient qu’au cours des six premiers mois de l’année 2019, le Mali a déploré trois massacres de civils de grande ampleur dans la région de Mopti au centre du Mali. Les massacres de Koulogon, d’Ogossagou et de Sobane Da, qui ont fait plus de 200 victimes, ont mis en évidence deux tendances inquiétantes dans le conflit malien : le ciblage délibéré des civils lors d’attaques à grande échelle et une forte détérioration sécuritaire dans le centre du pays.

Pour autant, d’après plusieurs personnes qui vivent dans ces localités, notamment au centre, « depuis le coup d’état, les FAMas sont plus proactifs dans leur réponse. Les militaires ne sont plus dans les casernes, ils sont toujours sur le terrain ». D’où l’expression très utilisée en ce moment à savoir la « montée en puissance des FAMas », qui a été propagé par les autorités de la transition à chaque occasion.

Ainsi, plusieurs personnes interrogées ont salué les actions des FAMas au centre du Mali, en affirmant qu’elles sont plus présentes, plus actives et mieux équipés qu’auparavant. Toutefois, ce qu’il y a lieu de déplorer c’est que depuis quelques temps, on est toujours sans nouvelle des résultats des enquêtes ouvertes à la suite de ces massacres. Avant, la MINUSMA menait des enquêtes à chaque fois que ce genre de fait survient en publiant les résultats. On ignore les raisons pour lesquelles cette pratique a pris fin.

Cette situation ne favorise que la culture de l’impunité. Il est urgent que les autorités, notamment le secteur de la justice reprennent l’initiative à ce niveau afin d’arrêter cette spirale mortifère qui a déjà emporté de nombreuses vies innocentes et causé des destructions jamais égalées.

<strong>Cheick B CISSE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vérification financière de la gestion de la commune rurale de Tièmala Banimonotié : Plus de 10 millions de FCFA d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-tiemala-banimonotie-plus-de-10-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-2-3013444.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 19:55:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’objectif de cette vérification initiée par Vérificateur général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, était de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune rurale de Tiémala Banimonotié (CRTB) durant les exercices comptables de 2019, 2020, 2021 et 2022 (1er semestre).</em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l’état civil et la tenue de la comptabilité-matières.

Composée de 28 villages que sont : Kologo (chef-lieu de la Commune), Bogo, Bombola, Bongo, Bougoula, Soundio, Dégné, Dialakoro, Djidié, Dogobala, Faradié, Gnimissila, Kégné, Lekoro, M’piakala, M’pienina, Mayala, Morobougou, Nianazana, Sanfagala, Sansola, Sidiolé, Sirimana, Soron, Soroni, Timissila, Yadjiboubou et Zamblébougou, la CRTB a été créée suivant la Loi n°96059 du 04 novembre 1996.

<strong>Irrégularités administratives </strong>

Les irrégularités administratives constatées et imputées à des dysfonctionnements du contrôle interne ont donné lieu à des recommandations du BVG. Ainsi, le Représentant de l’État dans le Cercle de Bougouni doit procéder à l’inspection de la Commune rurale de Tiémala Banimonotié au moins une fois par an. Le Receveur-percepteur de Bougouni doit procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes.

Le Maire de la Commune rurale de Tiémala Banimonotié doit procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes, veiller à l’établissement des tables alphabétiques et au respect des délais de transmission des volets de déclaration et des volets d’actes d’état civil, prendre un arrêté pour désigner un adjoint chargé des affaires économiques et financières, respecter les modalités de constitution des commissions de travail, conformément aux dispositions en vigueur, prendre les dispositions pour la nomination d’un Comptable-matières, veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières, veiller sur l’archivage et la conservation des documents administratifs, veiller à la perception des recettes par le Régisseur conformément aux textes en vigueur.

Le Maire chargé de l’état civil de la Commune rurale de Tiémala Banimonotié doit arrêter de percevoir des recettes en lieu et place du Régisseur de recettes, établir les tables alphabétiques et respecter les délais de transmission des volets de déclaration et des volets d’actes d’état civil. Le Secrétaire général doit tenir le registre de l’employeur. Le Régisseur de recettes doit respecter les délais de reversement des recettes encaissées.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 10 001 413 FCFA. Le président de la Section des Comptes de la Cour suprême et le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle économique et financier ont été saisis par le Vérificateur général par transmission et dénonciation de faits relativement au non-reversement des recettes issues de la vente des vignettes pour un montant de 268 000 FCFA, au non-reversement des frais d’établissement des actes d’état civil  pour un montant de 697 750 FCFA, au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 3 929 180 FCFA, à la non-justification de l’utilisation du carburant pour un montant de 2 636 912 FCFA, à l’exécution des dépenses irrégulières pour un montant de 2 469 571 FCFA.

<strong>CCOM/BVG </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DFM du ministère des Maliens établis à l’extérieur :  Doute autour de la destination de plus 300 millions de FCFA de fonds Covid&#45;19</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/dfm-du-ministere-des-maliens-etablis-a-lexterieur-doute-autour-de-la-destination-de-plus-300-millions-de-fcfa-de-fonds-covid-19-3013412.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 17:40:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le directeur des finances et du matériel du ministère des Maliens établis à l’extérieur et de l’intégration africaine est cité dans une affaire de malversation financière de près de 300 millions Fcfa destinés à la lutte contre la Covid-19. Contacté par Le Wagadu, Abdoulaye Ag Mohamed <em>« nie les faits et affirme qu’aucune dépense n’est inéligible à la lutte contre la maladie à Coronavirus</em> ».</strong>

Dans le cadre de la prévention et de la riposte contre la Covid-19, l’Etat a mis à la disposition du ministère des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine près de 300 millions de Fcfa en 2021. Ce fonds, selon nos informations, devrait servir à payer les indemnités de travail et des produits entrant dans le cadre de la lutte contre la maladie à Coronavirus notamment les masques et le gel hydro-alcoolique, pour ne citer que ceux-ci.

Cet argent, qui était destiné à la lutte contre la Covid-19, a été utilisé à d’autres fins, rapportent des sources concordantes, pointant du doigt la responsabilité du directeur des finances et du matériel. Abdoulaye Ag Mohamed est accusé d’avoir détourné les fonds à travers des dépenses comme l’achat de pneus pour le matériel roulant du ministère. Des dépenses jugées fictives par plusieurs sources concordantes qui n’ont en mémoire l’achat d’aucun produit dans le cadre de la lutte contre la maladie.

On lui reproche aussi d’avoir utilisé de l’argent pour des missions. <em>« Et là encore, il n'y a jamais eu de mission concernant la Covid-19 depuis qu'il a été nommé DFM dans ce département </em>», jurent plusieurs sources qui affirment mettre au défi Abdoulaye Ag Mohamed de prouver le contraire. Les mêmes sources accablent le directeur des finances et du matériel de n’avoir pas payé comme prévu dans le budget les indemnités et les salaires des travailleurs.

<strong>Toutes les dépenses s’inscrivent en droite ligne dans la lutte contre la Covid-19</strong>

Approché par Le Wagadu, le directeur des finances et du matériel nie les faits. Il a indiqué que toutes les dépenses faites au département rentrent bien dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus. Sans donner de chiffres ni présenter un document, Abdoulaye Ag Mohamed a affirmé qu’aucune dépense n’est inéligible à la lutte contre la maladie à Coronavirus. « <em>Toutes les dépenses s’inscrivent en droite ligne dans la lutte contre la Covid-19 </em>», a-t-il expliqué.

Concernant les missions, le DFM, sans en préciser le nombre, a indiqué que des membres du département ont bien effectué des missions de sensibilisation contre la Covid-19 auprès des Maliens établis à l’extérieur notamment au Gabon et en RDC. Il a rappelé qu’il n’est pas signataire des ordres de missions, soulignant que son rôle se limite simplement à mettre des moyens à la disposition du service demandeur en fonction de la disponibilité des ressources. « <em>Je n’ai pas le droit de refuser une défense sauf s'il n'y a pas de ressources</em> », a-t-il commenté.

L’argent a servi à payer des indemnités et des salaires, a-t-il souligné. « <em>Si les gens pensent que la lutte contre la maladie se limite à l’achat de gels, de masques seulement, ils se trompent. C’est l’agrégation de l’ensemble des dépenses liées aux Maliens de l’extérieur </em>», a expliqué Abdoulaye Ag Mohamed.

Il a rappelé que ce sont les activités qui sont évaluées en budget mode-programme. De ce fait, souligne-t-il, toutes les dépenses sont adossées à un terme de référence (TDR). <em>« Au Mali, on est sorti du cadre de dépense directe depuis 2018 </em>», a-t-il expliqué.

Pour terminer, Abdoulaye Ag Mohamed a rappelé que le DFM est un service d’appui-conseil. « <em>On n’a pas le pouvoir de dépense. En mode budget programme vous ne pouvez pas faire sortir un centime sans l’autorisation d’un responsable de programme</em> », a-t-il précisé.

Cependant, selon d’autres sources, le DFM Abdoulaye Ag Mohamed serait en conflit avec de nombreux prestataires qu’il refuse de payer au prétexte qu’il n’était pas DFM au moment des faits. Alors que, selon les mêmes sources, la primature et la Direction des finances et du matériel du ministère de la Santé ont mis à sa disposition l’argent destiné à la prise en charge des dépenses liées à la Covid-19.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Heineken en Éthiopie. Les vies sacrifiées des paysans expropriés</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/heineken-en-ethiopie-les-vies-sacrifiees-des-paysans-expropries-3013410.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 16:30:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Enquête · Il y a dix ans, un faubourg de la capitale éthiopienne a été rasé pour faire place à une nouvelle brasserie de la firme néerlandaise Heineken. Un accaparement de terres qui n’a profité à personne dans le pays. Cinq agriculteurs qui ont tout perdu racontent leur calvaire.

Le 28 février 2013, la ministre néerlandaise du Commerce extérieur et de la Coopération pour le développement, Lilianne Ploumen (sociale-démocrate), a posé la première pierre symbolique d’une nouvelle brasserie de Heineken à Kilinto, dans les faubourgs d’Addis-Abeba, la capitale de l’Éthiopie. La ministre n’était sans doute pas consciente des conditions dans lesquelles cette usine avait été construite. Selon deux quotidiens néerlandais, de Volkskrant et Het Financieele Dagblad, le tapis rouge avait été déroulé pour Mme Ploumen, et la cérémonie était festive. La ministre était accompagnée du directeur local de Heineken et d’un haut fonctionnaire éthiopien. Sous un soleil radieux, des danseurs en robes colorées leur avaient réservé un accueil chaleureux.

« Cela profite à tout le monde », avait déclaré Mme Ploumen, euphorique. Cette usine était une promesse d’emplois, de nouvelles opportunités pour les agriculteurs éthiopiens... et de plus de bénéfices pour la multinationale néerlandaise. Mme Ploumen, qui a été ministre de 2012 à 2017, était une adepte de la politique combinée de l’aide au développement et du commerce extérieur, qui a toujours été populaire dans son pays : faire (supposément) du bien sans oublier ses propres intérêts.

Plus tard, en 2013, la reine Máxima a également fait l’éloge de Heineken en Éthiopie. « Un exemple fantastique », a-t-elle déclaré à l’agence de presse néerlandaise ANP, évoquant une combinaison d’aide alimentaire, d’amélioration de la qualité des aliments, de réduction de la pauvreté et de financement inclusif.

Réduction de la pauvreté ? Dans un quartier populaire de la capitale aux routes non goudronnées, à quelques minutes de la brasserie, nombreux sont ceux qui pensent différemment. On y trouve des familles d’agriculteurs qui ont dû faire « place au progrès ». Au total, ce sont près de 200 personnes qui ont vécu sur les terres où se trouve actuellement la brasserie et qui se considèrent aujourd’hui comme victimes d’expropriation forcée, ou bien d’accaparement des terres - un crime mentionné dans une future loi sur la responsabilité sociale des entreprises internationales, qui est actuellement en débat aux Pays-Bas1.

<strong>« AU MOINS, NOUS AVONS PU ENTERRER MON PÈRE »</strong>

Selon ces agriculteurs, l’acquisition des terres par Heineken a causé des morts et a été suivie d’actes de torture. « C’était une période morose », raconte Tolosa Balacha, 69 ans, un homme avec une barbe grise et une casquette camouflage verte. Sur un terrain de 1 000 mètres carrés, il cultivait de l’orge et du teff, une céréale dont on fait l’injera, cette fameuse crêpe que l’on peut manger à la main. Balacha vivait bien, jusqu’au jour où on est venu lui dire qu’il devait déménager. En compensation, il a reçu un terrain de 50 mètres carrés et 60 000 birr, soit un peu plus de 2 000 euros à l’époque. «

Le terrain était trop petit pour construire une nouvelle maison, et la somme d’argent insuffisante pour acheter une maison pour ma famille, dit-il. Nous nous sommes plaints auprès de Heineken et du comité de quartier, en vain. Je suis maintenant agent de sécurité sur un chantier de construction. Je vis au ralenti. »

Bezuelem Alemu, 38 ans, se souvient de l’énorme stress qui a submergé son père lorsqu’on lui a annoncé un départ obligatoire de la terre sur laquelle il avait vécu toute sa vie. Il avait plus de 60 ans à l’époque – elle ne connaît pas son âge exact. « Il était désespéré, se souvient-elle. “Que dois-je faire maintenant ?”, répétait-il sans cesse. Peu avant notre départ, il est mort d’une crise cardiaque. » L’expulsion de la famille a été reportée de plusieurs jours afin qu’elle puisse observer le deuil. « Mais nous étions mis sous pression : l’expulsion devait bien avoir lieu. Par la suite, nous nous sommes rendu compte qu’on a même eu de la chance. Une femme âgée à proximité est également morte de stress, mais son corps a dû être enlevé immédiatement. Au moins, nous avons pu enterrer mon père. »

Alemu était sur place quand le village a été rasé. « Ils sont venus avec un bulldozer et une unité d’élite de la police. Nos maisons ont été détruites de manière physique, et nous, les habitants, on nous a détruits psychologiquement. » Elle aussi a reçu 60 000 birr et un terrain de remplacement qui était considérablement plus petit. « Ça me fait toujours mal. Je suis née là-bas et nous avions tout. Aujourd’hui, je travaille comme femme de ménage. Ma vie aurait pu être tellement meilleure. »

<strong>TORTURÉ POUR AVOIR RÉSISTÉ</strong>

Atsetu Alebechew, 48 ans, dit que sa famille n’a même pas eu le temps de faire ses bagages. « Nous avons été chassés. » Elle aussi raconte l’histoire de deux habitants morts d’une crise cardiaque provoquée par le stress. « Je n’avais pas la force de combattre, dit à son tour Tilahun Demissie, qui se déplace dans un fauteuil roulant. Le dernier jour, j’étais tellement stressé que j’ai fondu en larmes, ça m’a complètement bouleversé. Ils m’ont trouvé un logement temporaire, mais au bout d’un moment, j’ai dû le quitter. Ensuite, j’ai vécu dans une boîte en carton. »

Tesfaye (prénom d’emprunt2) est en gilet orange vif, car il vient de travailler à la brasserie ce matin-là. Lui n’a pas accepté de se faire expulser, et il l’a payé cher. Il possédait un terrain de 2 000 mètres carrés, là où se trouve maintenant la salle de réunion de la brasserie. Il y a plus de dix ans, il dit avoir reçu un message l’informant qu’il devait partir dans les 24 heures, avec son chat, ses vaches et ses moutons. « J’ai refusé, et on m’a accusé d’inciter mes voisins à la révolte. » À l’époque, il avait un petit emploi à la municipalité, qu’il dit avoir perdu après son refus. Il affirme en outre avoir été emprisonné et torturé pendant trois jours.

Il était incarcéré dans une cellule avec beaucoup de monde – il ne veut pas se risquer à une estimation chiffrée. Il mime la position qu’on l’a forcé à adopter : les mains entre les pieds, enchaînées, on a versé des seaux d’eau sur lui. Il a également reçu des décharges électriques. Il a dû se déshabiller et ses bourreaux ont accroché une bouteille d’eau à son pénis pendant des heures. D’autres détenus ont subi des marquages de feu, dit-il, mais cela lui a été épargné. Du fait de sa résistance, il dit ne pas avoir reçu 60 000 birr, comme certains voisins, mais seulement 20 000.

Pour joindre les deux bouts, Tesfaye travaille pour Heineken depuis près d’un an. « C’est très humiliant. L’accaparement des terres nous a fait détester cette entreprise, mais nous sommes encore plus en colère contre le gouvernement. Il nous a expulsés de force et a donné notre terrain à Heineken », peste-t-il. Tesfaye a un « petit contrat » : le matin, il vérifie si les palettes sont en bon état. Si ce n’est pas le cas, il enfonce un clou. Son revenu dépend du nombre de palettes cassées. Dans un bon mois, il peut gagner 2 500 birr (plus de 40 euros), dans un mauvais mois, à peine 500.

C’est considérablement moins qu’un « salaire juste » avec lequel on peut vivre décemment en Éthiopie. Selon une étude de mai 2022, ce salaire était alors estimé à près de 200 euros par mois3. Interrogé sur ce point précis, Heineken indique qu’elle verse aux employés et au personnel externe des salaires équitables selon la définition du Fair Wage Network : « Nos données montrent que le sous-traitant concerné reçoit de quoi payer un salaire équitable à ses employés [...]. Nous en discuterons avec cet entrepreneur, comme l’exige notre code de conduite des fournisseurs. »

LA RESPONSABILITÉ DE HEINEKEN EN QUESTION

Heineken est-elle responsable de ces injustices ? Comme c’est souvent le cas dans le domaine des entreprises et des droits de l’homme, il s’agit d’une question complexe, d’autant que le droit foncier en Éthiopie est particulier. Selon la Constitution éthiopienne, la terre appartient à l’État. Une entreprise peut faire une demande pour louer un terrain. Ensuite, c’est l’État qui s’engage à indemniser et à réinstaller les habitants.

Théoriquement, leur consentement est requis, mais si l’intérêt national est jugé supérieur à celui des résidents, ils peuvent être contraints de déménager. Par conséquent, d’après la loi, l’accaparement des terres n’existe pas : pas de vol sans propriété. Néanmoins, les agriculteurs éthiopiens ont une autre vision : souvent, ils occupent un terrain depuis des générations ; pour eux, de fait, il leur appartient. S’ils sont expulsés contre leur gré et/ou sans compensation adéquate, ils s’estiment victimes.

« Officiellement, les entreprises ne peuvent pas être responsables d’expropriation, indique Sander de Raad, le directeur national de TRAIDE, une ONG néerlandaise qui conseille les entreprises sur les investissements durables et inclusifs en Éthiopie. Cependant, nous conseillons toujours aux entreprises de s’engager et de suivre de près la procédure pour identifier et prévenir les abus. Parfois, le gouvernement peut créer des attentes et faire des promesses au nom d’une entreprise, par exemple sur l’emploi, sans que cette entreprise ne soit au courant. Cela peut entraîner de la frustration plus tard. »

La Banque mondiale donne un conseil similaire, et ce depuis plusieurs années. C’était déjà le cas il y a plus de dix ans, lorsque Heineken a acquis le site. L’avocate Channa Samkalden, qui a remporté un procès contre le géant pétrolier Shell il y a deux ans au nom de quatre agriculteurs nigérians et de leurs villages, souligne l’importance de l’implication des populations dans le processus : « Qu’ont-ils fait pour vérifier qu’aucune violation des droits de l’homme n’a eu lieu ? On doit analyser tous les effets négatifs potentiels. Selon le contexte, la responsabilité de Heineken peut aller loin : l’entreprise ne devrait-elle pas tout faire pour empêcher les violations des droits de l’homme ? »

Il semble que Heineken - qui à cette époque brandissait déjà le slogan « Brasser un monde meilleur » - ait complètement ignoré la procédure. Le géant de la bière n’a pas répondu à nos questions sur ce sujet. Un porte-parole indique : « En 2012, nous avons étudié la possibilité d’investir dans une nouvelle brasserie à Kilinto. À l’époque, des terres appartenant à l’État étaient réaffectées à un usage industriel, et une partie d’entre elles a été louée à Heineken. Selon les normes éthiopiennes, la procédure de négociation avec les parties prenantes est menée par le gouvernement. C’est lui qui est responsable d’une indemnisation équitable et de la réinstallation. »

<strong>AUCUN BÉNÉFICE POUR L’ÉCONOMIE</strong>

« Cela profite à tout le monde », avait déclaré Lilianne Ploumen en cette belle journée de février 2013. Ce fut en effet un succès commercial pour Heineken. Sur le marché éthiopien de la bière, très disputé, la firme a connu une poussée de croissance significative. Les Néerlandais se battent désormais pour le leadership avec leur rival français Castel, qui a récemment racheté deux brasseries à d’autres concurrents.

Mais, contrairement à ce qui avait été annoncé, l’arrivée de Heineken n’a pas conduit à plus d’emplois. Lorsque la firme est entrée sur le marché éthiopien, en 2011, en rachetant deux brasseries étatiques, près de 1 700 personnes y étaient employées. Aujourd’hui, la multinationale ne compte plus qu’un millier d’employés permanents, malgré la construction d’une troisième brasserie. Et bien que des agriculteurs éthiopiens aient pu bénéficier de la demande en matières premières de Heineken, le brasseur n’a pas non plus rempli les ambitions de son programme agricole africain. En 2010, la multinationale avait formulé l’ambition de faire passer, en dix ans, le pourcentage de production locale des ingrédients pour ses brasseries africaines de 48 % à 60 %. Pour de nombreuses raisons, ce programme a échoué. En 2020, le pourcentage était de 45 % - en baisse donc. En Éthiopie, en 2016, le pourcentage était de 28 % (Heineken refuse de communiquer des données plus récentes).

Interrogée par Afrique XXI, Heineken promet d’enquêter sur les allégations d’accaparement des terres et de torture. Le porte-parole déjà cité affirme : « Les allégations de violations des droits de l’homme sont alarmantes. Bien que nous n’ayons pas été directement impliqués dans la relocalisation, nous voulons comprendre ce qui s’est passé au niveau local et s’il existe des preuves d’actes répréhensibles. Et si c’est le cas, nous prendrons contact avec les autorités pour comprendre ce qui peut être fait pour y remédier. »

<strong><a href="https://afriquexxi.info/">https://afriquexxi.info/</a></strong>

<strong>Olivier van Beemen</strong>

<strong><em>Olivier van Beemen est un journaliste d’investigation néerlandais spécialisé sur l’Afrique. Il est l’auteur de Heineken en Afrique. Une multinationale décomplexée (Rue de l’échiquier, 2019), une enquête qui lui a valu un Tegel, le prix du journalisme le plus prestigieux aux Pays-Bas. Ses articles ont été publiés dans The Guardian, Le Monde, Mediapart, Mail &amp; Guardian et de nombreuses autres publications internationales.</em></strong>]]> </content:encoded>
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<title>La Société Malienne de Gestion de l’Eau Potable (SOMAGEP&#45;SA) : Un exemple à suivre en matière de mise en œuvre des recommandations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/la-societe-malienne-de-gestion-de-leau-potable-somagep-sa-un-exemple-a-suivre-en-matiere-de-mise-en-oeuvre-des-recommandations-du-bvg-3013404.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 16:08:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans son rapport de vérification de performance effectuée en 2019, le Vérificateur général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, avait fait des recommandations à la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP-SA) aux fins de corriger les dysfonctionnements constatés et espérer une meilleure gestion administrative et financière au sein de ladite structure. </em></strong>

à cet effet, le VG a initié la mission de suivi de la mise en œuvre des recommandations issues de la vérification financière de la gestion SOMAGEP-SA, au titre des exercices 2016, 2017, 2018 et 2019 (30 septembre), dont l’objectif était de s’assurer de la mise en œuvre correcte des recommandations formulées lors de la vérification initiale et d’apprécier leur niveau de mise en œuvre et la correction des faiblesses constatées.

Le taux de mise en œuvre des recommandations est de 75%. En effet, sur quatorze (14) recommandations formulées par le BVG à l’issue de la vérification initiale de la Société malienne de gestion de l’eau potable, recommandations sont applicables, parmi lesquelles, neuf (09) recommandations ont été mises en œuvre, une (1) recommandation est partiellement mise en œuvre, deux (2) recommandations sont non mises en œuvre. Le niveau de mise œuvre des recommandations est satisfaisant.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre </strong>

Le DG de la SOMAGEP-SA respecte les seuils des avances sur salaire et des prêts au personnel conformément aux procédures internes et les clauses conventionnelles qui engagent la Société et a pris une note de service déterminant la répartition du carburant au personnel.

Les Directeurs des achats et stocks, des études et travaux et des ressources humaines respectent les conditions exigées pour la DRPR conformément aux procédures internes en vigueur et les conditions exigées pour la DRPO conformément aux procédures internes en vigueur. Le Directeur des achats et stocks respecte les seuils de passation des marchés publics. Le Directeur financier et comptable présente dans les états financiers l’intégralité des recettes enregistrées et suit de manière régulière les opérations bancaires de la société.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre </strong>

Le Directeur commercial et clientèle a pris des mesures pour recouvrer les créances impayées et se conformer aux procédures internes en matière de recouvrement.

<strong>Recommandations non mises en œuvre </strong>

Le DG ne respecte pas les seuils des dépenses effectuées sur la caisse et le Caissier ne respecte non plus le montant plafond de caisse.

<strong>Recommandations caduques ou sans objet </strong>

La SOMAGEP SA n’a pas passé de convention réglementée avec ses dirigeants et administrateurs. Le DG a annulé les contrats de cession de véhicules de la société avec le DG et le DGA.

Les conclusions de mission révèlent un résultat très satisfaisant. On remarque que des efforts considérables ont été déployés par la SOMAGEP-SA pour la mise en œuvre des recommandations formulées le BVG.

La proactivité de la Direction de la SOMAGEP en matière de suivi de la mise en œuvre des recommandations témoigne la volonté du management de profiter des recommandations du Bureau qui s’inscrivent dans une perspective de renforcement du dispositif de contrôle interne et d’amélioration continue. Elle fait de cette structure, un exemple à suivre en matière de mise en œuvre des recommandations des structures de contrôle et de vérification.

<strong>CCOM/VBG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) :   71°% des recommandations du BVG mises en œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-loffice-des-produits-agricoles-du-mali-opam-71-des-recommandations-du-bvg-mises-en-oeuvre-2-3013409.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-loffice-des-produits-agricoles-du-mali-opam-71-des-recommandations-du-bvg-mises-en-oeuvre-2-3013409.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 15:30:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong> </strong>

<strong><em>Dans son rapport de vérification de performance effectuée en 2019, le Vérificateur général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, avait fait des recommandations à l’OPAM aux fins de corriger les dysfonctionnements constatés et espérer une meilleure gestion administrative et financière au sein de ladite structure. </em></strong>

À cet effet, une mission de suivi des recommandations du BVG s’est effectuée, dont l’objectif était de s’assurer de la mise en œuvre correcte des recommandations formulées lors de la vérification initiale, et d’apprécier leur niveau de mise en œuvre et la correction des faiblesses constatées.

<strong><em> </em></strong>Le taux des recommandations entièrement mises en œuvre est de 71%. Sur les neuf (9) recommandations formulées par l’équipe initiale de vérification de performance, cinq (5) sont entièrement mises en œuvre soit 71%, deux (2) ne sont pas mises en œuvre soit 29% et deux (2) sont caduques ou sans objet.

Le taux de mise en œuvre totale est déterminé sur les sept (7) recommandations en dehors de celles caduques ou sans objet. Le niveau de mise en œuvre global des recommandations est satisfaisant.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre </strong>

La Direction générale de l’OPAM effectue la mise en concurrence des soumissionnaires. La Direction générale de l’OPAM soumet ses contrats de marché à la numérotation de la DGMP-DSP conformément aux dispositions en vigueur.

La Direction financière et comptable enregistre les produits financiers sur les comptes de l’OPAM sans les suspens relevés de la mission initiale. La Direction générale de l’OPAM respecte les modalités de réception des céréales conformément aux dispositions en vigueur. La Direction générale de l’OPAM effectue des contrôles phytosanitaires sur les acquisitions de céréales ayant fait l’objet de réception.

<strong>Recommandations non mises en œuvre </strong>

La Direction générale de l’OPAM n’a pas pris les dispositions nécessaires pour faire valider le manuel de procédures par la commission compétente. La Direction générale de l’OPAM paye aux titulaires des marchés, des avances de démarrage sans cautionnement.

<strong>Recommandations caduques ou sans objet </strong>

Le visa du contrôle financier ne s’impose pas sur les contrats de l’OPAM. L’OPAM n’est pas soumis au Règlement général sur la comptabilité publique.

Nonobstant les efforts déployés, l’OPAM doit redoubler d’efforts pour mettre en œuvre les deux recommandations restantes : la validation du manuel de procédures par la commission compétente et les cautionnements des avances payées aux fournisseurs.

&nbsp;

<strong>CCOM/VBG </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accès universel à l&amp;apos;énergie : unis dans l&amp;apos;action pour accélérer le rythme de l&amp;apos;électrification en Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/union-africaine-oua/acces-universel-a-lenergie-unis-dans-laction-pour-accelerer-le-rythme-de-lelectrification-en-afrique-3013406.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 15:12:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Addis-Abeba (Éthiopie), 18 février 2023–En marge de la 36e session ordinaire de l'Assemblée de l'Union africaine, une table ronde présidentielle a appelé à l'accélération du financement de l'électrification en Afrique, accompagnée d'objectifs et de jalons précis pour concrétiser l'accès universel à l'énergie à l'horizon 2030.</em></strong>

L'évènement, organisé par la Commission de l'Union africaine (CUA) et la Banque mondiale en liaison avec l'Union des Comores, a réuni les présidents des Comores et de la République de Madagascar, des ministres de la République de Namibie, de la République du Congo et de la République du Malawi, ainsi que des représentants de haut niveau de la Banque africaine de développement, de la Banque mondiale, d'institutions internationales et régionales et de partenaires du développement.

Au nom du président de la CUA, M. Moussa Faki Mahamat, Mme Monique Nsanzabaganwa a chaleureusement accueilli et salué la présence des dignitaires qui, selon la vice-présidente, témoigne clairement de l'importance qu'ils accordent à l'accessibilité et à la sécurité énergétique en Afrique.

Dans son discours introductif, Mme Amani Abou-Zeid, commissaire aux infrastructures et à l'énergie de l'Union africaine, a souligné que l'énergie est le fondement du succès de chaque secteur du développement et qu'il est par conséquent nécessaire d'intensifier les efforts pour garantir un accès abordable et fiable.

Elle a ainsi déclaré que « <em>les priorités et initiatives clés de l'Afrique, notamment l'industrialisation, la ZLECAf, le développement agricole, la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté, la création d'emplois et l'intégration régionale, de même que la réalisation des ODD, dépendent toutes d'un accès universel à des services énergétiques modernes.</em> »

Dans son allocution d'ouverture, le président de l'Union des Comores et président de l'Union africaine pour 2023, M. Azali Assoumani, a mis en lumière le paradoxe que constitue la pauvreté énergétique sur un continent riche en ressources énergétiques encore inexploitées. Il a également évoqué la situation énergétique de la plupart des nations insulaires africaines, relevant que les approches continentales peuvent venir compléter des initiatives nationales pour favoriser l'accès à l'énergie.

Prenant l'exemple du Dispositif d’atténuation des risques dans la géothermie (GRMF) qui a permis aux Comores de bénéficier d'une subvention de 9 millions de dollars, le président Assoumani a fait valoir que les initiatives continentales peuvent renforcer l'action des États membres.

« <em>L'accélération de la mise en œuvre des projets phares de l'Agenda 2063, tels que le projet hydroélectrique du barrage de Grand Inga et les projets énergétiques du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA), est capitale pour améliorer l'accès à l'énergie, l'intégration régionale, la transformation économique et la résilience climatique</em> », a-t-il souligné.

Le marché unique africain de l'électricité (AfSEM) étant un levier stratégique clé pour renforcer l'accès et la sécurité énergétique en Afrique, les États membres de l'UA, les communautés économiques régionales et leurs institutions spécialisées ont été invités à jouer pleinement leur rôle pour faciliter sa mise en œuvre.

Le président de la République de Madagascar, M. Andry Rajoelina, qui présidait la table ronde présidentielle, a rappelé la nécessité d'investir dans des sources d'énergie propre pour accélérer l'accès universel en Afrique, soulignant que l'énergie est la priorité de chaque dirigeant africain.

« <em>L'accès à l'énergie ne peut être un sujet négociable pour aucun dirigeant, et nous devons maintenant passer des paroles aux actes</em> », a déclaré le président Rajoelina, ajoutant que Madagascar aspire à parvenir à une électrification totale dans les plus brefs délais, principalement en exploitant les énergies renouvelables.

L'Afrique a besoin de 25 milliards de dollars d'investissements par an pour atteindre ses objectifs énergétiques. Au cours de la table ronde, les participants ont insisté sur le rôle des partenariats dans le domaine du financement, du transfert de connaissances et de technologies pour accélérer les initiatives en cours et à venir, et ce afin de surmonter les obstacles qui entravent la volonté de développement énergétique des pays africains.

S'exprimant au nom de la Banque mondiale, Mme Victoria Kwakwa et M. Ousmane Diagana, respectivement vice-présidente pour l'Afrique de l’Est et australe et vice-président pour l'Afrique de l’Ouest et du Centre, ont souligné l'engagement de la Banque mondiale à établir des partenariats dans ce domaine.

<em>« La Banque mondiale reste déterminée à aider les pays à renforcer leurs cadres institutionnels et réglementaires et à développer des services publics solides, deux éléments essentiels à un secteur de l'électricité solide</em> », ont déclaré Mme Kwakwa et M. Diagana.

Dans ses observations finales, la commissaire Abou-Zeid a assuré que la CUA demeurait déterminée et prête à mettre en œuvre les recommandations formulées lors des discussions. Elle a ainsi réaffirmé que « <em>les différents programmes que la Commission coordonne déjà seront accélérés et alignés sur la priorité que constitue l'accès universel à l'énergie d'ici 2030.</em> »

<strong>CCOM Banque Mondiale/Mali</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Kabala Extension Sud : le maire de Kalaban&#45;Coro, Tiécoura Hamadoun Diarra, accuse du morcellement et de la vente du marché</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/kabala-extension-sud-le-maire-de-kalaban-coro-tiecoura-hamadoun-diarra-accuse-du-morcellement-et-de-la-vente-du-marche-3012154.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 21:34:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les membres de l’association des femmes engagées de Kabala (AFEK) accusent le maire de la commune de Kalaban-Coro, Tiécoura Hamadoun Diarra, d’avoir morcelé et vendu le marché secondaire de Kabala Extension Sud sans rien donner à la population locale. Contacté, l’édile Diarra n’a pas donné suite à nos sollicitations.</em></strong>

Vive tension autour du marché secondaire de Kabala Extension Sud. En cause : la « boulimie » du maire de la commune de Kalaban-Coro, Tiécoura Hamadoun Diarra, qui a procédé au morcellement et à la vente des places de marché au profit d’opérateurs économiques en ignorant les habitants, notamment les membres de l’association des femmes engagées de Kabala (AFEK) qui regroupe l’ensemble des femmes de la zone, à la base du morcellement.

Car c’est bien elles qui l’ont saisi afin de procéder à l’aménagement de l’espace dédié au marché comme prévu dans le plan de lotissement du quartier.  Pour cela, l’édile Diarra a demandé aux femmes de se regrouper en association afin d’introduire une demande d’aménagement dudit espace auprès de la mairie. Ce que celles-ci ont fait.

Lors de sa session du 16 au 20 juillet 2019, le conseil communal de la mairie a acté l’aménagement dudit marché à travers une délibération. Afin de procéder au morcellement, le maire Diarra a mis les femmes de l’AFEK en contact avec Mahamadou Kaka Traoré, un topographe à la mairie.

C’est celui-ci qui a expliqué aux dames qu’il appartient à la mairie de procéder à l’aménagement du marché avant de le remettre à la population. Toutefois, si la collectivité n’a pas les moyens financiers nécessaires, la population elle-même peut décider de financer les travaux.

Face à l’absence criarde de marché dans la zone, les femmes sont obligées de prendre des Sotrama pour aller s’approvisionner sur un autre marché, les membres de l’AFEK ont décidé de financer les travaux de morcellement à hauteur de 750 000 Fcfa. Un contrat de travail a été établi entre le Service Immobilier le Songhoï, dont Mahamadou Kaka Traoré est le directeur technique et l’AFEK. C’est dans ce cadre que le terrain a été morcelé en 66 places pour magasins et 96 places pour hangars.

Le prix des places était de 50 000 FCFA pour les places (magasins) 25 000 FCFA pour celles des hangars. C’est lorsque les bénéficiaires avaient commencé à s’acquitter de leurs frais que l’édile Diarra, contre toute attente, a envoyé une seconde équipe de topographes afin de procéder à nouveau au morcellement du même marché au motif que c’est le maire de la ville de Koulikoro qui aurait demandé d’annuler le premier morcellement, selon la présidente de l’AFEK.

<strong>Le maire Diarra introuvable </strong>

Toutefois, les habitants de la zone ont laissé la nouvelle équipe faire son travail. Après morcellement, le nombre de places de hangars a été réduit à 46 places de 4 mètres carrés chacune, selon le contenu de documents envoyés par le maire à la présidente de l’AFEK.

Jusqu’ici tout va bien puisque les femmes ont accepté de prendre les 46 places pour hangars et s’apprêtaient à aménager leur espace. C’est en ce moment qu’elles ont été surprises de voir des personnes venir construire des magasins sur les espaces dédiés aux hangars.  Interrogées, celles-ci ont affirmé que c’est le maire qui leur a vendu les espaces.

Ébahies et ne comprenant rien, les femmes ont demandé à rencontrer le maire Diarra afin qu’il leur donne des explications. Sans succès. <em>« Cela fait plus de six mois que nous courons derrière lui</em>. <em>Nous avions même voulu le rencontrer chez lui à la maison. Mais en vain</em> », a dit très désemparée la présidente de l’association.

Face à cette situation, les jeunes du quartier ont décidé d’interdire tous travaux sur le site jusqu’à ce que le maire Tiécoura Hamadoun Diarra donne des éclaircissements.

Sollicité par le journal Le Wagadu, l’édile Diarra n’a pas souhaité réagir ni à nos appels ni à nos SMS. Nous avons fait le déplacement à la mairie afin de le rencontrer, il n’était malheureusement pas sur place.

<strong>Abdrahamane SISSOKO     </strong>]]> </content:encoded>
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<title>La BOA Mali victime d’une cyberattaque :  Plus de 6 milliards de FCFA réclamés par les hackers pour effacer les données personnelles</title>
<link>https://www.maliweb.net/technologie/la-boa-mali-victime-dune-cyberattaque-plus-de-6-milliards-de-fcfa-reclames-par-les-hackers-pour-effacer-les-donnees-personnelles-3012161.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 18:45:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Selon plusieurs sources concordantes, la filiale malienne de Bank of Africa a été victime d’un acte de cyberdélinquance. Il s’agit d’une attaque de type ransomware. Les hackers réclamaient une somme de 10 000 000 dollars (soit plus de 6,1 milliards de FCFA) pour effacer les données personnelles des clients de la banque.</em></strong>

Le système informatique de la Banque of Africa (BOA) a bel et bien été victime d’une intrusion. Même si celle-ci a tenté de maîtriser la situation, le mal est déjà fait, car la situation semble beaucoup plus préoccupante. Dans l'échantillon de données personnelles mises en ligne par les hackers, on retrouve l'accès total aux comptes des utilisateurs et ou autres entreprises au Mali, en Afrique de l'Ouest, en Europe.

Les pirates ont réclamé la très forte somme de 10.000.000 M$ soit 6 129 007 000 FCFA, en contrepartie de la suppression des données piratées sans quoi elles seront publiées d’ici à quelques jours. Apparemment, la banque ne s’est pas exécutée d’où la publication de certaines données sur la toile.

Des experts n’excluent pas la possibilité que ces cybercriminels aient en leur possession des données d'autres filiales de cette institution financière. Une situation qui laisse sans doute place à l’inquiétude, car il s’agit de données de milliers de personnes.

À l’heure actuelle, plusieurs structures semblent négliger les risques liés à la cybersécurité et n’y mettent pas cependant les moyens nécessaires. Une erreur monumentale qui pourrait leur coûter très cher. La cybersécurité nécessite un engagement continu des États et des entreprises africaines contre les menaces qui évoluent à pas de géant.

Pour rappel, 50 Go de données des forces de l’ordre ont été piratées la semaine dernière. Ces données étaient constituées d’échantillons des numéros de matricule des officiers, des extraits de naissance, des conversations internes, probablement des informations critiques sur certaines opérations passées, en cours ou à venir. La protection des données doit être une préoccupation majeure pour tous, car nul n’est à l’abri des attaques.

Pour le moment, ces données de la BOA Mali ne sont pas encore très accessibles au grand public. Toutefois, d’aucuns soutiennent que c’est l'entièreté du réseau informatique de la BOA qui a été compromise ainsi que de nombreux autres points d'accès interconnectés dans le pays.

Parmi les principaux clients de la banque dont une partie des données est diffusée, on retrouve des ambassadeurs, Azalaï Hôtel, CFAO Technologies, des ministères (Finances, Mines, Justice...) des VIP, des députés, des ONG...  Sans compter environ 300 partenaires stratégiques institutionnels en Afrique comme en Europe.

Depuis l’arrivée du COVID-19, 40% des entreprises africaines ont enregistré « une augmentation du nombre d'incidents » révèle un groupe spécialisé dans le domaine. Logiciels malveillants et attaques de phishing sont devenus les cauchemars des entrepreneurs africains, car, si le Covid-19 a permis d'accélérer l'informatisation du continent, il s'est accompagné d'une augmentation des cyberattaques.

Le secteur de la cybersécurité sur le continent représentait 2,32 milliards d'euros en 2020, d'après les données d'Africa Cyber Security Market. Le hic c’est que les compétences dans ce domaine sont rares et courtisées dans les quatre coins du monde.

<strong>Cheick B. CISSE </strong>

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<item>
<title>Au Mali, la laïcité en voie d’extinction ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/au-mali-la-laicite-en-voie-dextinction-3012156.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 17:37:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Analyse· Alors que les Maliens pourraient bientôt être amenés à se prononcer sur la future Constitution, nombre de dignitaires religieux réclament haut et fort l’adoption d’un régime islamique et la fin de la laïcité. Mais que représente concrètement cette notion dans ce pays ?</em></strong>

Mi-novembre 2022, circulait sur les réseaux sociaux un cliché qui a autant alerté qu’interrogé par son message. Il montre des imams alignés brandissant tous une pancarte sur laquelle on peut lire : « Non à la laïcité ». Il aurait été pris à Ségou, lors d’une conférence de presse de la Confédération des associations islamiques du Mali au cours de laquelle ses membres auraient réclamé « la démission du chef de la transition », Assimi Goïta, et « <em>prôné la naissance d’un État islamique » et « l’instauration de la charia conformément au Coran</em> ».

La sortie de ces imams interroge sur la portée réelle de cette dynamique explicitement <em>« anti-laïcité</em> », ainsi que sur son ancrage au sein de la communauté musulmane, alors que les musulmans du Mali sont loin de former un ensemble (social ou religieux) homogène, et que leurs orientations vont de la laïcité au fondamentalisme religieux.

Toujours est-il que cette déclaration est intervenue quelques jours après la remise de l’avant-projet de la nouvelle Constitution au colonel-président Assimi Goïta –avant-projet accompagné de rumeurs sur une « <em>laïcité anti-islam</em> » qui y serait inscrite–, mais aussi après une polémique qui a fait beaucoup de bruit au Mali : l’affaire dite du « <em>blasphème contre l’islam, le Coran et les musulmans</em> », qui a donné lieu à une manifestation sur le boulevard de l’Indépendance, en plein cœur de la capitale malienne, le 4 novembre 2022, à l’appel du Haut Conseil islamique du Mali (HCIM), dirigé par le prêcheur Chérif Ousmane Madani Haïdara.

Tout est parti d’une vidéo dans laquelle un individu tient, selon le communiqué du procureur du parquet de la commune IV du district de Bamako, « <em>des propos désobligeants à l’égard de la communauté des fidèles musulmans et se [livre] à des agissements injurieux contre le Coran, le prophète Muhammad et l’islam</em> ».

Dans la vidéo d’environ trois minutes, Mohamad Dembélé, comme il décline lui-même son identité tout en se réclamant du kémitisme, dit vouloir démontrer que le « <em>Coran n’est pas la parole de Dieu, mais le fruit du banditisme des Arabes</em> ». Il va jusqu’à traiter les musulmans d’être les esclaves des Arabes, avant de piétiner le Coran. Des propos et des actes qui ont suscité une vague d’indignation donnant lieu à des prises de parole ciblant même d’autres confessions.

Dans une sortie devenue virale, un imam, Mahi Ouattara, dont les sermons sont très partagés sur les réseaux sociaux, s’en est pris violemment à la communauté chrétienne, qualifiant le christianisme de « religion imposée par les Blancs ». Outre qu’il incarne la tendance anti-laïcité et non tolérante de la cohabitation entre les religions, cet imam a surtout surfé sur cette mobilisation dans une perspective opportuniste.

Quelques jours avant la manifestation du 4 novembre, des responsables politiques et des observateurs avaient dit craindre une « <em>insurrection populaire » ou un « risque d’instrumentalisation de la marche</em> » dans le but de combattre la laïcité. La polémique qui s’ensuivit, après que certains religieux eurent demandé d’enlever la référence à la laïcité dans l’avant-projet de la nouvelle Constitution, poserait la nécessité d’avoir un débat autour de cette notion au Mali.

<strong>Des velléités dès 1991</strong>

À vrai dire, la contestation de la laïcité par des acteurs religieux, dans le cadre de l’adoption d’une nouvelle Constitution, n’est pas une chose nouvelle dans ce pays. Déjà, après le coup d’État contre le général-président Moussa Traoré, en 1991, et avant que la démocratie électorale soit officiellement adoptée, en 1992, plusieurs épisodes durant la transition laissaient présager une remise en cause de la laïcité1.

À la faveur de la chute du régime patronné par un groupe de militaires, des centaines d’organisations avaient été créées en 1991, dont une vingtaine au moins s’étaient battues pour l’émergence de partis confessionnels. Face à la floraison de partis politiques et d’associations de toutes sortes, l’Association malienne pour l’unité et le progrès de l’islam au Mali (Amupi) –qui détenait alors le leadership musulman sous l’ère Moussa Traoré, à l’image du Haut Conseil islamique du Mali (HCIM) aujourd’hui– avait même entrepris la démarche de se transmuer en parti politique, mais sans y parvenir. Par ailleurs, parmi la quinzaine de journaux nouvellement créés, « trois étaient d’orientation ouvertement musulmane »2.

La conjoncture des troubles sociopolitiques a rapidement été exploitée par les mouvements religieux, qui, à travers leurs journaux, ont tenté de donner une dimension islamique au soulèvement populaire de mars 1991, qu’ils ont baptisé « Révolution du Ramadan ». D’ailleurs, les personnes qui ont perdu la vie durant les manifestations, bien qu’étrangères à toute revendication d’ordre islamique, ont été « assimilées à des martyrs tombés au djihad »3. La révolution du 26 mars 1991 n’avait pourtant rien à voir avec un quelconque djihad : c’était plutôt l’expression d’un ras-le-bol général.

Durant les débats liés à l’adoption de la nouvelle Constitution, les mouvements islamiques ont pesé de tout leur poids pour s’opposer aux dispositions portant sur l’interdiction des partis politiques à caractère confessionnel. Le politiste René Otayek explique qu’au cours de la conférence nationale de 1991, les débats sur les clauses constitutionnelles liées à l’autorisation des partis politiques musulmans furent des plus vifs : [Pour parvenir à leur objectif, les mouvements islamiques ont entrepris une] campagne islamiste muette mais visible contre la nouvelle Constitution [...] sous la forme d’affiches portant des messages affirmant, par exemple : « <em>Le Coran est notre meilleure Constitution. Votons non à toute autre Constitution »</em>.

Un journal musulman, Témoignage afro-musulman, donna à ses lecteurs le conseil ambigu suivant : « <em>Citoyens, le prophète Youssouf (paix à son âme) a bien accepté, dans le gouvernement païen d’Égypte, le portefeuille de ministre de l’Économie. Alors vous pouvez voter oui, mais c’est pour consolider la victoire de la vérité sur le mensonge, pour l’avènement d’une vraie société de démocratie, l’islam, de la vraie liberté sur la pire des tyrannies, et pour le salut du peuple malien. Tous au référendum du 12 janvier 1992. Allahou Akbar</em> »4.

Aujourd’hui comme hier, la laïcité au Mali est une question sensible sur laquelle les discours des leaders religieux sont souvent empreints d’incongruités –tout en parlant de « <em>laïcité à l’occidentale</em> », certains plaident pour une adaptation du concept aux réalités nationales 5. La mobilisation au nom de l’islam –de plus en plus revendicatif et frontal– traduirait plus une volonté de peser sur la scène politique. Cette ambition passe par la diffusion de discours articulés autour de la surveillance de la gestion de l’État, qui plaisent aux masses musulmanes dans un contexte où le modèle d’une démocratie libérale (voire néolibérale) est fortement contesté.

<strong>Démocratisation ratée</strong>

Des observateurs avertis estiment que l’avenir politique du Mali se jouera autour du partage du pouvoir entre politiques et religieux6. La démocratisation ratée a suscité un désenchantement, qui se traduit par une défiance vis-à-vis du fanga (pouvoir) et de l’élite politique, et qui conduit à une « sortie du politique » de la société pour rejoindre les religieux et à faire de l’islam une référence7.

Depuis l’avènement du régime de transition, des actes politiques posés par des figures religieuses pourraient influer sur les évolutions futures du Mali. Au lendemain du coup d’État du 18 août 2020, l’imam Mahmoud Dicko avait annoncé qu’il retournait dans sa mosquée de Badalabougou (Bamako) pour se consacrer à la prière, après avoir reçu la visite d’une délégation de putschistes conduite par le colonel Assimi Goïta.

Quelques mois plus tard, en février 2021, il publiait un « manifeste pour la refondation ». Puis l’imam avertissait les autorités en mars 2021, lors de la rentrée politique de l’alliance Jiguiya Kura (« Espérance nouvelle ») : « On ne peut pas gérer le peuple sans le peuple. On ne peut pas avoir un président distant, un Premier ministre froid et un vice-président je ne sais quoi… ».

Le ton critique de ses discours tranchait avec la réalité de ses relations avec le pouvoir de transition : il avait notamment contribué à installer la première architecture de la transition en proposant aux putschistes, comme il l’a fait savoir publiquement en novembre 2021, Moctar Ouane comme Premier ministre.

Le pouvoir de transition compte parmi ses soutiens l’un des plus influents chefs religieux du pays : Mohamed Ould Cheickna Haidara (dit « Bouyé »), le chérif de Nioro. En juillet 2021, ce dernier avait notamment réclamé la prorogation de la transition. Figure confrérique et charismatique du hamallisme, le chérif de Nioro avait déjà soutenu la junte dirigée par Amadou Haya Sanogo en 2012. Une autre figure religieuse influente est Chérif Ousmane Madani Haïdara, président du Haut Conseil islamique du Mali.

Sous sa houlette, à la mi-mars 2021, cette structure a mené une mission de bons offices et de réconciliation, avec la bénédiction des autorités maliennes de transition, pour trouver un accord de cessez-le-feu entre les « djihadistes » affiliés à la katiba Macina et les milices dozos dans le cercle de Niono (Ségou). Quelques mois après, le gouvernement malien de transition a démenti une déclaration du HCIM selon laquelle il avait été désigné comme instance chargée de négocier avec les « djihadistes maliens ».

Si le Haut Conseil islamique est, depuis que Chérif Ousmane Madani Haïdara en a pris la tête, moins dans la confrontation avec l’État, il n’en demeure pas moins que la structure a continué à assurer la « permanence, dans la longue durée, de la présence de l’islam dans la sphère politique »8. L’un des marqueurs de cette visibilité est son influence quant à des sujets de société qui opposent des valeurs – comme ce fut le cas récemment pour l’avant-projet de loi contre les violences fondées sur le genre, considéré comme un projet de l’Occident par le Haut Conseil islamique du Mali.

<strong>« Nous ne pouvons faire abstraction de notre vécu »</strong>

Au Mali, la loi islamique (charia) n’est pas appliquée en tant que telle. En revanche, les droits des personnes sont en grande partie d’inspiration islamique. Les questions de succession, de filiation, de baptême, de mariage, et les cérémonies funéraires sont régies selon le droit islamique. Il est d’ailleurs notable que le mot « charia », qu’on prononce souvent en bamanankan [sà.rì.ya], a été adopté dans cette langue pour simplement signifier la loi, le règlement, et sans que cela ne revête aucune connotation islamique.

En tout état de cause, la consignation de la laïcité dans la Constitution malienne ne semble plus être, à certains égards, que de pure forme, dans la mesure où les mouvements religieux se sont attribué un rôle extensif, glissant du simple rôle confessionnel vers une véritable influence politique. La seule nouveauté serait que – comme l’exigent les imams de la Confédération des associations islamiques du Mali – le caractère islamique de la République du Mali soit inscrit dans la Constitution.

La principale force des mouvements islamiques, toutes tendances confondues, repose sur leur capacité de mobilisation, qui les a dotés d’un réel poids politique et leur a permis d’imposer leurs idées dans le débat public, bien que celles-ci enfreignent les dispositions laïques de la République.

L’imam Mahmoud Dicko avait déjà justifié cette démarche en déclarant : « <em>Nous sommes dans un pays à 90% musulman et à 100% croyant. Au nom de quoi devrait-on ignorer le fait religieux ? Pourquoi autant de suspicions si les Maliens ont davantage confiance en un imam qu’en un homme politique ? Notre pays doit s’inventer un mode de gouvernance qui accorde plus de place à nos valeurs et à nos réalités. Nous ne pouvons faire abstraction de notre vécu, de nos traditions et de notre organisation sociale. À sa manière, l’intégrisme laïc nourrit l’intégrisme religieux</em> ».

Ce positionnement a été au cœur de toutes les contestations menées par l’imam Dicko contre les régimes successifs. Et de toutes ses victoires : ces vingt dernières années, toutes les confrontations publiques qui ont opposé l’État aux organisations islamiques autour de réformes sociales et sociétales se sont soldées par la victoire de ces dernières. On peut citer, entre autres, le bras de fer en 2009 autour du projet du Code des personnes et de la famille, qui a vu les acteurs islamiques imposer leur vision face à celle, plus progressiste, défendue par le gouvernement d’Amadou Toumani Touré, ou encore la controverse entre l’imam Dicko et le procureur général Daniel A. Tessougué, qui a conduit au limogeage de ce dernier par le président Ibrahim Boubacar Keïta en 2015.

Ces différentes mobilisations avaient pour objectif principal d’imposer des valeurs islamiques, qui contreviennent au principe de laïcité. Depuis, la question qui se pose régulièrement consiste à déterminer si les religieux peuvent/doivent s’investir dans la politique, ou plutôt s’en écarter.

<strong>Le moment de trancher</strong>

Selon la tradition islamique, le texte du Coran a été conçu pour régir entièrement la vie des musulmans. Ce faisant, il édicte donc des lois, un code de conduite normatif, ce qui s’apparente à la politique. La normativité consistant à produire des valeurs, des normes et des principes, ceux des musulmans sont avant tout islamiques. De ce point de vue, le fait pour l’islam de constituer des lois, qui sont des principes universaux s’appliquant à une communauté d’hommes, et de représenter un instrument permettant à cette communauté de s’organiser pour coexister démontre le lien très poreux qu’il entretient avec la politique.

Ce débat sur la question de l’immixtion des religieux islamiques dans la sphère politique, et sur leur empiétement sur la laïcité, nécessite que les Maliens se prononcent sur la question. Il semble désormais clair que les pouvoirs publics sont impuissants à réguler la sphère islamique malienne, et même à résister à ses injonctions. On peut dès lors se demander si aujourd’hui, au Mali, le religieux n’a pas clairement pris le dessus sur le politique.

La seule manière de réaffirmer les principes de laïcité et de contrecarrer l’influence grandissante des religieux serait d’offrir l’opportunité aux Maliens de se prononcer clairement sur la forme d’État qu’ils souhaiteraient avoir. La dynamique actuelle de « refondation de l’État » enclenchée par les autorités de transition – par exemple le référendum constitutionnel prévu en mars 2023 – pourrait être une bonne occasion de trancher définitivement la question de l’espace à accorder aux religieux dans la société.

<a href="http://www.afriquexxi.info/">www.afriquexxi.info</a>

<strong>Boubacar HAIDARA/</strong>Chercheur associé au laboratoire ‘’Les Afriques dans le Monde’’ de Sciences Po Bordeaux.

Bokar Sangaré, Journaliste malien. Il écrit pour Jeune Afrique après avoir travaillé à l’Institut d’études de sécurité (ISS) où il a co-publié « Katiba Macina et Boko Haram : inclure les femmes à quelles fins ? » (2021) et plusieurs notes d’analyses sur les questions politiques et sécuritaires au Mali.]]> </content:encoded>
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<title>Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (AGEROUTE) :  Plus d’un milliard 373 millions de FCFA d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/agence-dexecution-des-travaux-dentretien-routier-ageroute-plus-dun-milliard-373-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-3012155.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 17:35:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification a pour objet la gestion de l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (AGEROUTE), au titre des exercices 2017, 2018, 2019 et 2020. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. </em></strong>

Les travaux de vérification ont porté sur les recettes et les dépenses de fonctionnement de l’Ageroute, les dépenses de travaux d’entretien routier et les marchés de contrôle et de surveillance de ces travaux, et un complément du rapport de vérification financière des dépenses exécutées sur le Fonds d’entretien routier le (FER) par l’Ageroute au titre des exercices 2016, 2017, 2018 et 2019 (1er octobre).

Rappelons que l’Ageroute a été créée par l’Ordonnance n°04-018/P-RM du 16 septembre 2004, ratifiée par la Loi n°04-061 du 08 décembre 2004. L’Ageroute est un établissement public à caractère administratif (EPA) doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Elle a pour mission d’assurer la gestion des travaux d’entretien routier exécutés en entreprise.

À ce titre, elle est chargée d’élaborer les dossiers d’appel d’offres et les demandes de proposition de prix destinées aux entreprises et bureaux d’études soumissionnaires, de lancer les offres et attribuer les marchés, de contrôler les travaux exécutés par les entreprises attributaires des marchés, d’assurer le paiement des prestations des entreprises chargées de l’exécution des travaux et des bureaux d’études commis pour la fourniture de services.

<strong>Irrégularités administratives </strong>

Face aux irrégularités administratives constatées et imputées à des dysfonctionnements du contrôle interne, le Vérificateur général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, a recommandé au Directeur général de l’Ageroute de solliciter du ministre chargé des Finances, la relecture de l’arrêté instituant la régie d’avances de l’Ageroute ; de faire signer les moyens de paiement uniquement par l’Agent comptable, conformément à la réglementation en vigueur ; de veiller au respect des critères de qualification dans l’attribution des marchés publics ; de veiller à la tenue régulière de la comptabilité-matières.

Aux Commissions d’analyse et aux Commissions de marché, de respecter les critères de qualification dans la sélection des attributaires des marchés publics. Au Comptable-matières de tenir tous les documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur ; de codifier et immatriculer les matières conformément à la réglementation en vigueur. Au Régisseur d’avances de payer uniquement les factures visées par le Directeur général et certifiées par le Comptable-matières.

<strong>Irrégularités financières </strong>

Quant aux irrégularités financières, qui s’élèvent à <strong>1 373 032 898 Fcfa</strong>, elles ont fait l’objet de transmission et dénonciation par le Vérificateur général au Président de la Section des Comptes de la Cour suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle économique et financier relativement à l’attribution de marchés à des soumissionnaires non requalifiés pour un montant total de 617 073 450 Fcfa ; au non-reversement des produits issus de la vente des DAO pour un montant total de 13 580 000 Fcfa ; aux avantages indus accordés au Président du conseil d’administration pour un montant total de 3 600 000 Fcfa.

Au paiement de jetons de présence indus pour un montant total de 750 000 Fcfa ; à l’octroi d’avantages indus au Délégué du Contrôle financier pour un montant total de 4 600 000 Fcfa ; au paiement d’avantages indus à un personnel qui assurait un intérim pour un montant total de 932 172 Fcfa, et au paiement de primes d’assurances indues pour un montant total de 92 376 952 Fcfa.

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Coupe CAF: l’AS Réal de Bamako contrainte au nul à domicile</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/coupe-caf-las-real-de-bamako-contrainte-au-nul-a-domicile-3012158.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 14:43:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de  la 2e journée de la phase de poule de la Coupe de la Confédération, l’AS Réal de Bamako a été tenue en échec à domicile sur le score d’un but partout par l’AS Monatir de la Tunisie.</em></strong>

La campagne africaine des Scorpions de Bamako est mal emmanchée. Après sa défaite inaugurale contre le TP Mazembé à Lubumbashi en RDC, l’AS Réal se devait de réagir sous peine de se faire distancer par les autres équipes de sa poule. Une donnée que les poulains du Coach Nouhoum Diané ont comprise puisqu’ils se sont rués à l’attaque dès le coup d’envoi.

Ils arrivent à ouvrir le score à la 48e minute par Makan Samabaly qui sur un coup-franc magistralement exécuté bat le portier tunisien. Un but à 0. Le stade du 26 mars exulte. Mais ce n’est que de courte durée puisque le technicien tunisien procède à un réaménagement tactique en faisant rentrer Zied Aloui à la 65e minute. Un choix payant puisque c’est ce dernier qui va marquer à la 78e minute. Un but partout. Aucun but ne sera plus marqué jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre.

Ce score n’arrange pas les affaires des Rouges et Noirs de Bamako qui restent derniers du groupe avec un point. Lors de la prochaine journée, les coéquipiers de Germain Berthé seront aux prises avec Young Africa de la Tanzanie, l’équipe de Djigui Diarra, un autre gardien malien. Nouhoum Diané et ses hommes sont dans l’obligation de remporter cette rencontre sous peine de dire adieu au tour suivant.

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sahel : la nouvelle année ne s’annonce pas sous de meilleurs auspices pour les civils</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/sahel-la-nouvelle-annee-ne-sannonce-pas-sous-de-meilleurs-auspices-pour-les-civils-3011132.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Feb 2023 15:15:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[2022, restera une année particulière difficile et très éprouvante pour les civils au Sahel du fait des groupes terroristes. Au Mali, on dénombre près de 2000 civils qui auraient perdu la vie durant l’année précédente. Le pire c’est que l’année en cours ne s’annoncent pas sous de meilleurs auspices dans la mesure où ces groupes continuent d’évoluer semant terreur et désolation après leur passage.

Selon l’ONG ACLED chargée de répertorier les données cartographiques sur les violences armées, au Mali, la violence en 2022 a atteint les niveaux les plus élevés jamais enregistrés. Ainsi, à en croire cette organisation, le nombre de décès signalés dus à la violence politique a augmenté de 150 % au Mali à partir de 2021 et le nombre total de conflits et de manifestations a considérablement augmenté dans les trois pays du centre du Sahel.

De plus, cette ONG de signaler que les interruptions de l’ordre constitutionnel, survenues en août 2020 et mai 2021, ont été d'importants moteurs de l'instabilité et de l'affaiblissement des institutions étatiques. Par ailleurs, le pays se remet aussi difficilement du vide sécuritaire créé par le départ prématuré des forces françaises de Barkhane et de la Task Force Takuba. Une situation qui a favorisé le déferlement des violences armées particulièrement au niveau de la zone dite des « Trois frontières » (Mali, Burkina Faso et Niger).

Parmi les facteurs ayant contribué à l'escalade de la violence enregistrée au Mali, l’ONG cite l’entrée en action des nouveaux partenaires que Bamako qualifient d’« instructeurs » alors que les Occidentaux affirment être des « mercenaires du groupe de sécurité privée russe Wagner ». Toutefois, l’ONG reconnait que leur déploiement a favorisé plus de liberté d’actions et de mouvements au profit des FAMa ainsi que des éléments de la milice Da na Amassagou.

C’est la raison pour laquelle de nombreuses zones du pays notamment dans le centre ont été nettoyées de toute présence terroriste. Par contre, cela a également entrainé un déplacement massif de populations locales craignant d’être pris pour cible en représailles aux activités des FAMa et leurs partenaires. Outre des localités désertées par la population dans le Centre du pays, on compte également de nombreux civils tués et du bétail complètement décimé.

Pour revenir sur la zone des trois frontières, il faut signaler que la situation a été particulièrement plus préoccupante. Depuis, l’offensive entamée en mars 2022 par l'État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) dans les zones de Ménaka et Gao, on ne compte pas moins d’un millier de civils tués alors que des milliers d’autres ont été déplacés. On enregistre également des morts du côté de ceux qui ont tenté de s’y opposer tels que les combattants de la Coalition MSA/GATIA ainsi que leurs rivaux du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM).

Aussi, les affrontements opposant l’EIGS aux GSIM ont atteint des niveaux presque aussi élevés qu'à leur apogée en 2020, avec près de 600 de leurs éléments tués en 2022. De plus, l’EIGS a consolidé son emprise dans la région frontalière des trois États et a commencé des activités pseudo-gouvernementales (sécurité, impôts et taxes prélevés aux civils, semblable d’administration).

Pourtant, le GSIM est cependant resté de loin le groupe armé terroriste le plus actif de la région, menant trois fois plus d'attaques que l'EIGS. Le GSIM a continué à s'étendre et à encercler progressivement les alentours de Bamako. Ce groupe était également l'acteur le plus meurtrier au niveau régional. Au-delà du Mali, les activités du groupe ont été particulièrement prononcées au Burkina Faso voisin, où il a étendu ses opérations à de nouvelles zones et lancé plusieurs attaques majeures.

Le GSIM et l’EIGS jouent un rôle central dans la crise sahélienne

Plus particulièrement, le groupe a mené une attaque contre une base de la taille d'un régiment à Djibo, la capitale de la province septentrionale du Soum, et une embuscade contre un convoi de ravitaillement escorté par l'armée qui a entraîné l'incendie de plus de 90 camions le long d'un tronçon de route de cinq kilomètres. De plus en plus, il s’installe dans les pays du Golfe de Guinée comme le Bénin, le Togo, le Ghana, etc.

Ainsi, le GSIM et l’EIGS jouent un rôle central dans la crise sahélienne. Il est également clair que ces derniers ont exploité le vide sécuritaire créé après le retrait des forces françaises du Mali. Il est attendu qu’il en fasse de même au Burkina Faso profitant du retrait en cours des forces françaises de l’Opération « Sabre ». Ces groupes vont sans doute en profiter pour étendre leur influence à travers des cycles de violence encore plus meurtriers dans la région.

A ce jour, il semble que l’approche privilégiée par les autorités à savoir le « tout-militaire et sécuritaire » a montré ses limites. L’occasion d’expérimenter d’autres approches avant qu’il ne soit trop tard puisqu’au-delà de la crise sécuritaire, c’est aussi une crise humanitaire sans précédent que cette situation va créer dans un contexte de rareté des ressources et de l’orientation des aides vers d’autres priorités comme l’Ukraine, les conséquences des tremblements de terre en Syrie et en Turquie, le Yémen, etc.]]> </content:encoded>
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<title>Conseil de cercle de Kayes : Mamoudou Bah et son équipe font renaître l’espoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/conseil-de-cercle-de-kayes-mamoudou-bah-et-son-equipe-font-renaitre-lespoir-3011128.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Feb 2023 15:03:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Mamoudou Bah dit Makambo, président par intérim du conseil de cercle de Kayes, depuis sa prise de fonction, a fait bouger beaucoup de choses. Ce conseiller expérimenté a obtenu la confiance de ses pairs et même de la population pour assurer l’intérim après l’incarcération de Dr. Modibo Timbo, président dudit conseil. Son secret : être à l’écoute de ses mandants.</em></strong>

Le natif de Koniakary a opté surtout pour une gestion collégiale afin d’apporter plus de réponses aux attentes des populations. Il est vu comme l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Cette structure est toute sa vie car il y siège depuis sa création en 1999. Dans un entretien, il a fait l’historique du conseil de cercle de Kayes, avant d’évoquer les difficultés que connaît sa région. Lisez plutôt !

<strong>C’est quoi le conseil de cercle ?</strong>

Selon M. Makambo, le conseil de cercle est une émanation des communes. Il y a 28 communes dans le cercle de Kayes. Et chacune d’elle, après la mise en place du bureau communal, envoie des délégués pour être représentée au niveau du cercle. Ces délégués sont envoyés selon la taille des circonscriptions électorales. Ce qui fait que la commune de Kayes est représentée par 4 conseillers, la commune de Sadiola par 3 et les autres communes sont représentées par 2 conseillers. Pour un total de 59 élus qui composent le conseil de cercle de Kayes.

Maintenant, ajoute-t-il, ces délégués sont appelés à désigner un président et 2 vice-présidents. D’après lui, le conseil de cercle a pour mission de réfléchir sur les stratégies de mise en œuvre du développement des communes qui le composent.

<strong>Les réalisations faites par le conseil de cercle de Kayes</strong>

« <em>Sous</em> <em>la 1ère mandature dirigée par feu Oury Demba Diallo, c’était le début de la décentralisation, nous n’avions même pas de siège. La première réunion s’est tenue au gouvernorat de la région de Kayes, sous Sada Samaké. Après, on a cherché un local pendant 3 ans. C’est l’Udpm de feu général Moussa Traoré qui a cherché ce site où nous sommes présentement. À l’époque, la construction n’était pas finie et c’était dans un état délabré, à la merci des fous et des voleurs. </em>

<em>Après la chute du régime Moussa Traoré, le président Diallo a démarché le président de la République Alpha Oumar Konaré qui a permis la réalisation du site</em> », se rappelle le président Bah, qui regrette le fait que ce dernier n’ait pu l’inaugurer.

Les raisons : ils ont mis fin à sa mandature pour mettre en place un bureau intérimaire, car les mandats des communes au niveau de la région avaient pris fin tandis que ceux au niveau des communes étaient en cours. Donc, l’administration étant une continuité, il fallait mettre en place un bureau intérimaire pour remplacer Oury Demba Diallo et ses vice-présidents qui étaient des natifs de Kayes.  Ce qui fut fait.

À l’époque, dira-t-il, ils ont choisi Moussa Bakou Sissoko, Nakalou Sima et Salou Gandega qui ont assuré l’intérim pendant 6 mois. Et c’est pendant l’intérim que Moussa Bakou a fait la réception totale des locaux et après ils ont tenu leur première session le 2 mars 2003.

À en croire Mamoudou Bah, durant la mandature de Moussa Bakou Sissoko, le conseil de cercle a réalisé 8 seconds cycles dans les différentes communes du cercle de Kayes. Et c’est durant la deuxième mandature dirigée par Moussa Télébou Diarra de 2004 à 2009, qu’ils ont pu faire l’ensemble des seconds cycles des communes du cercle de Kayes. D’après lui, il n’y a pas une commune où le conseil de cercle n’a pas construit un second cycle.

« <em>De 2009 à nos jours, il n’y a pas eu d’élection. C’est Timbo qui est là et moi j’assure l’intérim car le président a été mis sous mandat de dépôt et déféré à la maison centrale de Kayes pour détournement de deniers publics et atteintes aux biens publics. J’étais son 1<sup>er</sup> vice-président et la continuité du service a fait que j’assure l’intérim. J’ai été mis à cette place le 8 septembre 2021. De cette date à nos jours, j’ai pu faire beaucoup de choses</em> », a-t-il expliqué.

Selon les détails fournis par Makambo, c’est sous son magistère que le conseil de cercle a pu construire un second lycée public à Kayes N’di, alors que ça a été délibéré depuis 2019.

« <em>On avait fait beaucoup de délibérations, mais on ne les exécutait pas. C’est ainsi que lors de la première session que j’ai dirigée, j’ai eu l’adhésion de tous mes conseillers. Je leur ai fait savoir que certes je suis le président, mais il faut que chacun s’y mette pour mener à bien la mission du conseil de cercle. </em>

<em>Ils m’ont écouté et m’ont suivi. Toutes les propositions ont été votées à l’unanimité. Donc, la construction du second lycée public à Kayes N’di a été approuvée. Même si la réception officielle a été retardée, puisque dans le programme gouvernemental, l’acte a été salué et ils veulent le compléter pour un lycée digne de ce nom. Donc, on attend cela pour son inauguration officielle</em> », s’est-il réjoui.

D’autres acquis du conseil de cercle évoqués par le président Makambo sont, entre autres, la rénovation totale du conseil de cercle jusqu’à la devanture, un forage bien équipé à l’intérieur des locaux. Sans oublier la réalisation de trois sites maraîchers avec forages équipés successivement dans la commune urbaine de Koniakary, dans la commune de Keniètambo et celle du Sahel. D’après Mamoudou Bah, ils sont opérationnels.

Et la réalisation d’un autre site en cours à Silifely, qui sera réceptionné début 2023. Pour 2023, l’ambition c’est de réaliser le même projet pour 3 autres communes. Sans oublier la construction d’un second lycée hors de Kayes, dans la localité de Diamou. Le marché a déjà été attribué à un prestataire et les travaux vont démarrer très bientôt.

Par ailleurs, il a indiqué que le conseil de cercle participe quotidiennement à toutes les actions de développement proposées par le conseil local de la jeunesse, la société civile, toutes les couches confondues.

« <em>Depuis 1999 à nos jours, aucun conseiller n’a suivi une formation. Pour bien mener ses tâches, il faut être bien formé. C’est pourquoi j’ai jugé nécessaire de former l’ensemble de mes conseillers, des régisseurs et des secrétaires généraux des 28 communes du cercle de Kayes. En l’espace d’une année, j’estime que mon bilan est positif</em> », s’est-il encore félicité.

<strong>La particularité de Makambo </strong>

Aux dires du président Makambo, sa particularité c’est d’être à l’écoute de sa population ; partager sa gestion des affaires avec les conseillers. Et cette vision a convaincu ses concitoyens.

Parlant des difficultés auxquelles ils sont confrontés, il dira qu’elles résident au niveau de l’insuffisance des ressources financières, de la non-effectivité des transferts de compétences. « <em>Les ressources sont maigres. Les mines d’or de Sadiola constituent les 90% du fonctionnement de cette collectivité. L’Etat fait de son mieux, mais c’est peu. Donc, avec les maigres ressources qu’on a, nous sommes en train de les utiliser comme il le faut </em>», a-t-il souligné.

Concernant les perspectives, il estime qu’elles sont énormes, surtout dans le domaine sanitaire. Son objectif majeur et celui des autres conseillers, c’est de voir naître un second CSRéf dans le cercle de Kayes. « <em>Songer à la construction d’un nouveau centre de santé de référence, c’est mon souci majeur. Nous allons le faire à Boutindise, dans la commune de Koursiany. On l’a délibéré. Imaginez qu’il y a des communes qui sont à 200, 500 km de Kayes </em>», a-t-il indiqué.

<strong>Les difficultés</strong>

Au sujet de la situation des routes, il reconnaît comme ses pairs qu’elle est déplorable. D’après lui, Koniakary-Kayes fait 70 km, une distance qu’ils faisaient en 45 mn avant. Maintenant, ils la font en 2 voire 3 h. « La route Kayes-Yélimané est pire » s’indigne-t-il.

« <em>Une délégation du conseil régional de la jeunesse composée de 15 membres a rencontré le ministre de la Réconciliation et la ministre des Transports et des Infrastructures. D’après ce qu’elle a dit, l’étude seulement de la route Kayes-Yélimané fait 1 milliard 500 millions. Malheureusement, le financement n’est pas acquis. </em>

<em>Mais le financement du trajet Kayes-Sandaré est acquis et les travaux vont bientôt démarrer avec l’entreprise Covec. Sur le trafic ferroviaire, elle a dit que les cheminots ont confisqué le wagon en disant que c’est pour eux, que ce n’est pas pour l’Etat. Elle a souligné que si tout va très bien, dans le programme, le train démarrera en janvier 2023</em> », a-t-il rappelé. Avant de rappeler la situation sécuritaire qui se dégrade dans la région. Pour lui, les attaques dans le cercle de Kayes sont perpétrées par des bandits, et non par des djihadistes.

<strong>Kayes, zone touristique par excellence</strong>

« <em>Kayes regorge de beaucoup de sites touristiques. Je crois que seulement le ministère du Tourisme n’a pas beaucoup pensé à Kayes, contrairement à Ségou et à Mopti, d’après ce que j’ai vu. Le tourisme marchait très bien dans la région de Kayes lorsque N’Diaye Bah était ministre du Tourisme</em> », a déploré Makambo, un grand passionné de la culture.

Après le Fort de Médine, c’est le Tata de Elhadj Oumar Tall de Koniakary qui a le plus impressionné le président. À ses dires, il a été construit en 1855 par 40 maçons dont 39 Sénégalais, avec à leur tête le natif de Koniakary, Thierno Djibril Bane. Ils l’ont fait en 45 jours.

« <em>C’était un fort de résistance pour Elhadj Oumar Tall. Il fut bâti avant le fort de Médine. La capitale du Khasso, c’est Koniakary. Le premier étudiant africain à Paris, c’est Samballa Diallo, il est natif de Koniakary. Le site existe, c’est une forteresse, la population s’est investie pour ne pas le laisser dans un état de délabrement. Chaque année il y a plus de 3000 pèlerins qui quittent un peu partout pour venir passer 3 nuits de prières à Koniakary, le 3 mars de chaque année. Ce jour, tout Kayes se rend là-bas.</em>

<em>Aujourd’hui, il nous apporte beaucoup de choses. Ça sert de logement pour les délégations ministérielles et autres. C’est tout le confort qui existe à travers l’appui des ressortissants. Il y a également le site de Fataladji, à 9 km de Koniakary, dans la commune de Sebala. La première usine de beurre au Mali, c’était là-bas. Il y a beaucoup de sites non découverts dans la région de Kayes. C’est à travers ATT que les gens ont découvert le Tata de Sabouciré</em> », regrette-t-il.

Aux populations kayesiennes, il demande de s’orienter dans le bon sens du développement s’ils estiment qu’ils sont sur le mauvais chemin. Car, d’après lui, ils sont là pour eux, et non contre eux. Aux autorités de la transition, il les invite à être de cœur avec eux. Avant d’insister : « <em>Nous leur demandons d’être à l’écoute des populations, d’entendre leur cri du cœur</em> ».

<strong>Moussa Sékou Diaby/UJRM</strong>

<strong><u>NB</u></strong> : Le titre est de la Rédaction.]]> </content:encoded>
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<title>Ladji Niangané, migrant de retour volontaire et cofondateur du village agricole Somankidi Kura : « N’eût été l’immigration, Kayes aurait connu la rébellion comme au nord »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/ladji-niangane-migrant-de-retour-volontaire-et-cofondateur-du-village-agricole-somankidi-kura-neut-ete-limmigration-kayes-aurait-connu-la-rebellion-comme-au-nord-3011135.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Feb 2023 14:46:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’investissement au Mali, le chômage des jeunes dans la région de Kayes et l’apport de la diaspora malienne pour y remédier sont entre autres sujets abordés dans cet entretien exclusif avec Ladji Niangané, Conseiller national au Haut conseil des collectivités, élu communal. Un Malien qui a quitté la France en 1977 en compagnie d’un groupe de collègues au nombre de 14 pour créer un périmètre agricole dénommé village agricole.

<strong>Quelle est la cause principale de l'accroissement du chômage des jeunes dans la région de Kayes ?</strong>

Ladji Niangané : La cause n’est autre que la mauvaise gouvernance, la mauvaise utilisation des ressources, la délinquance financière et la mauvaise gestion des ressources financières dont nous disposons pour nous développer. En gros, c’est la mauvaise gouvernance qui nous amène aujourd’hui dans cette situation difficile sinon catastrophique au niveau de la jeunesse du Mali en général et celle de Kayes en particulier.

<strong><em>Quel mécanisme doit-on mettre en place pour encourager les potentiels investisseurs à venir chez nous ?</em></strong>

Je pense qu’il faut politiquement des mesures attractives, parce qu’un investisseur voit un peu les conditions. Comme l’a dit un grand penseur : « trop d’impôt tue l’impôt ». Nous constatons aujourd’hui qu’on n’a pas de mesures attractives permettant à ceux qui ont les moyens de venir investir chez nous. Quand on fait la situation, les tracasseries, les textes, les impôts, il y a vraiment quelque chose de très décourageant pour un investisseur.

C’est pourquoi, aujourd’hui, l’immigration, depuis quelque temps, a mis le focus sur le développement social à savoir la construction d’écoles, de centres de santé et d’adduction d’eau. Nos opérateurs qui sont à l’extérieur ne sont pas très souvent favorisés au niveau des services étatiques ; ils ont beaucoup de complication pour arriver à un résultat très concret. Et cela décourage vraiment tout potentiel investisseur au niveau du Mali.

Je sais qu’aujourd’hui, l’une des alternatives c’est le renouveau du Mali ; un pays qui a besoin de l’investissement, qui a besoin d’utiliser sa main-d’œuvre, sa jeunesse qui est son avenir. Une jeunesse désœuvrée amène automatiquement à la délinquance. C’est pourquoi je dis qu’il faut des mesures attractives favorables à l’investissement.

Aujourd’hui, l’un des obstacles est que nous sommes dans une zone enclavée où la majorité des migrants sont de la région de Kayes. Or, la route c’est aussi le développement tant qu’il n’y en a pas, c’est un obstacle au développement. Depuis la construction de la route Bamako-Dakar, nous avons constaté que les affaires bougent. La douane fait des recettes de plus d’un milliard par mois simplement grâce aux marchandises.

Et si aujourd’hui nous avons des routes dignes de ce nom qui vont dans les zones de productions, je pense que ça pourrait attirer davantage les investisseurs. Les PMI et PME sont des facteurs qui peuvent employer les jeunes et créer des ressources. Mais faut-il vraiment que l’Etat en fasse une priorité, un objectif, l’aspect désenclavement, l’aspect attractif et l’appui conseil pour que les nouveaux investisseurs puissent bénéficier d’accompagnements adéquats.

Vous êtes parmi les personnes qui ont investi dans la région. Dans quelles conditions êtes-vous parvenu à mettre en place une entreprise agricole ?

Je pense que beaucoup de Maliens ignorent la loi d’orientation agricole. L’ex-président, feu Amadou Toumani Touré, a confié aux organisations paysannes de réfléchir pour trouver les moyens, les mécanismes, pour comprendre les enjeux d’une agriculture concurrente qui développe le Mali. Pendant deux ans, nous avons travaillé sur la loi d’orientation agricole.

Mais elle reste méconnue. Elle définit tous les mécanismes en matière de création d’entreprise, les avantages qui en découlent. Tout entrepreneur, qui veut investir dans le domaine agricole avec grand « A », sa référence est la loi d’orientation agricole. Elle a été votée à l’Assemblée nationale et est en cours. Elle est quand même l’une des lois qui est très attractive si les gens arrivent à mieux l’exploiter.

<strong><em>Certains Maliens surtout ceux de la diaspora veulent vous suivre, mais sont généralement confrontés au problème foncier. Cela a-t-il été le cas pour vous ?</em></strong>

Le problème foncier au Mali, d’année en année, devient difficile, compliqué. Nous notre projet date de 1977. Nous étions un groupe de travailleurs africains qui avaient décidé de rentrer pour se consacrer à l’agriculture. Pour donner un exemple à la jeunesse qu’elle peut vivre et rester chez elle sans être obligée de partir.

À l’époque, notre démarche au niveau de la France a été quand même quelque chose de très important. Nous avons contacté les quatre pays où l’immigration est forte, à savoir le Sénégal, le Mali, la Mauritanie et la Guinée. Et les ambassadeurs nous ont demandé d’écrire au ministère de l’agriculture de ces différents pays pour voir la possibilité d’octroi de surface.

À l’époque, il y avait un gouverneur à Kayes, feu Amara Denfaga, qui était un passionné de l’agriculture, un monsieur exceptionnel et un grand patriote qui s’est investi pour nous mettre à disposition 60 hectares. Donc nous (14 membres) avons pu pendant six mois faire une formation dans le domaine de l’Agriculture moderne.

<strong><em>Malgré les difficultés, la diaspora malienne a pu faire quelques réalisations ici à Kayes. Pouvez-vous nous en citer quelques-unes ?</em></strong>

Ce que je connais qui a été vraiment de taille et qui était en lien avec les producteurs, c’est la transformation du fonio avec Singalé Soumaré. Les conseils régionaux d’Île-de-France et de Nord Pas-de-Calais ont appuyé la construction de cette usine de transformation de sésame.

Je pense qu’au début, elle avait très bien marché mais avec la sécheresse, la production au niveau de Kenieba s’est ralentie et l’usine par difficulté d’approvisionnement s’est arrêtée momentanément. Sinon ils faisaient même de l’importation de fonio vers la diaspora, des partenaires qui faisaient des achats.

L’un des investissements qui pouvait être bénéfique, c’était cette coopération avec Île-de-France, Nord Pas-de-Calais, parce qu’il y avait de la compétence au niveau des Maliens et des Français. Dans le cadre du jumelage, il y avait beaucoup d’attente au niveau de Kayes qui pouvait être une expérience qui permettrait de booster le développement de la région de Kayes.

Mais par mal gouvernance, ce jumelage est en somnolence. C’est pourquoi il est important de choisir des hommes compétents, capables, soucieux du développement. Mais quand on choisit des hommes qui ne sont pas à hauteur de mission, ça périclite.

L’investissement individuel au niveau de la diaspora est dans le transport aussi. Aujourd’hui, on peut dire qu’on a moins de difficulté à se déplacer d’une zone à autre, grâce à l’achat de véhicules surtout des migrants qui ont beaucoup contribué à développer le transport malgré l’état des routes.

Au niveau de l’énergie solaire, les migrants ont fait beaucoup d’efforts pour avoir la lumière dans les villages à partir de l’énergie solaire. De passage, je tiens à dire qu’on a un potentiel énorme et l’avenir du Mali est dans l’énergie solaire.

<strong><em>Quelles leçons avez-vous à l'endroit des jeunes à propos d’une immigration qui contribue davantage au développement du pays ?</em></strong>

L’immigration a beaucoup apporté à la région de Kayes. N’eût été l’immigration, Kayes aurait connu la rébellion comme au nord, c’est clair, c’est évident ! Il est vrai que dans toute action humaine, il y a le revers de la médaille.

Je l’ai dit plusieurs fois, nous, notre génération de migrants, on appuyait les parents financièrement. Mais la génération actuelle, on compte surtout sur le savoir intellectuel, les compétences techniques pour appuyer les territoires, appuyer le développement de nos pays.

Contrairement à nous, on ne peut pas compter sur leurs ressources, leurs finances. Parce qu’on a cotisé pour aider nos parents car c’était dans notre culture, notre mode communautaire.

Les enfants qui sont nés en France n’ont pas cette culture. Mais ils ont la compétence, l’ingéniosité, le savoir-faire qui peuvent contribuer au développement de notre pays. Pour rappel, l’apport des migrants est plus important que l’aide publique au développement. Kayes doit s’en réjouir, s’en féliciter.

<strong><em>Que conseillez-vous aux autorités actuelles du pays ?</em></strong>

Jusqu’à présent, on est un peu dans le tâtonnement, dans le flou. Vous savez, quand on veut du changement, les mesures, ce n’est pas du tic au tac. On ne peut pas ménager la chèvre et le chou, c’est vraiment difficile.

Notre mode de gouvernance de l’indépendance à nos jours a été catastrophique. L’un des maux au niveau du Mali aujourd’hui c’est la corruption ; mais aussi la délinquance financière, la mauvaise gouvernance, la forte politisation de l’administration.

<strong><em>Que faire alors ?</em></strong>

Je crois qu’on ne peut pas se faire plaisir. On ne peut pas faire du neuf avec du vieux, soit on casse, on essaie de faire du nouveau ou on fait du rafistolage et c’est le petit train-train qui continue. Ce qui est sûr, la dernière chance du Mali est donnée à cette transition. Alors, il faut partir de zéro pour refonder ce pays et avoir une nouvelle mentalité. Il faut que la fibre patriotique soit quelque chose de réel et non un simple slogan.

<strong>Entretien réalisé par Abdrahamane Baba Kouyaté (UJRM) de retour de Kayes  </strong>

<strong>Le titre est de la Rédaction </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transition : « le bilan est négatif » selon Issa Kaou Djim</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transition-le-bilan-est-negatif-selon-issa-kaou-djim-3011131.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Feb 2023 14:41:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans l'émission "En toute liberté" de Djoliba TV, l'ancien numéro 10 de M5-RFP et 4<sup>ème</sup> vice-président du Conseil national de Transition (CNT) et président de ACRT Faso Ka Wélé, s'en est pris au bilan de la Transition tant vantée par les autorités de la transition et leurs acolytes. </em></strong>

Fervent soutien de la transition, notamment son président Assimi Goïta, Issa Kaou Djim s'est vu évincer du CNT dont il était le quatrième vice-président par l'abrogation le 9 novembre 2021 de son degré de nomination par le président de la Transition. Et ce, suite à un jugement où il a été déclaré coupable d'atteinte au crédit de l'État et trouble grave à l'ordre public.

Selon M. Djim, à part défier la communauté internationale, fermer des chaînes étrangères et chasser des diplomates, il n'y a aucune avancée dans aucun secteur depuis que cette transition a commencé.

À en croire l'ancien Numéro 10 du Comité stratégique du M5-RFP, le seul bilan de cette Transition, c'est de créer et d'entretenir des crises. Pour lui, le vrai bilan de la Transition devrait être le retour de la sécurité sur toute l'étendue pour la réouverture des écoles qui ont été fermées, le retour de l'administration là elle a déserté, le retour des déplacés internes et externes et l'organisation des élections en respectant le chronogramme convenu avec la communauté internationale.

En attendant, selon l'ex-4ème vice-président du CNT, les choses ont évolué d'une manière défavorable, et des acteurs de la Transition veulent confisquer le pouvoir. Car, selon lui, ils ne peuvent pas respecter le chronogramme arrêté avec la CEDEAO.

Selon M. Djim, on a non seulement perdu le Mali qu'on connaissait mais on ne parvient pas à trouver le chemin pour arriver à bon port. Pour Issa Kaou Djim, ceux qui sont en train de vanter aujourd'hui la gestion du Mali par les autorités de la Transition ne font que manipuler la masse.

<strong>Fadiala N. Dembélé </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>« Le président Assimi Goïta doit mettre fin à la constitution de 1992 », estime Jeamille Bittar</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/le-president-assimi-goita-doit-mettre-fin-a-la-constitution-de-1992-estime-jeamille-bittar-3011127.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Feb 2023 14:35:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0556861297msonormal" style="background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Afin de favoriser l’avènement de la IVe République, le président du Pôle politique du consensus (PCC) et porte-parole du M5-Rfp, Jeamille Bittar, invite sur les réseaux sociaux le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, à mettre fin à la Constitution de 1922. <i>« Il mettra ainsi un terme à un débat superflu</i> », croit-il savoir. Cette sortie du président Bittar fait suite aux débats qui agitent le Mali sur l’opportunité ou non de réviser ou de rédiger une nouvelle Constitution.</span></p>
<strong>xxxx</strong>

<strong>Corica Mining, l’entreprise malienne qui emploie plus de 4 000 personnes</strong>

Corica Mining est une entreprise malienne qui travaille dans le domaine des mines. C’est un fournisseur de services miniers présent au Mali, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, etc. ; lequel emploie plus de 400 personnes. Se souciant de sa responsabilité sociale d’entreprise, Corica Mining fait beaucoup d’œuvres caritatives. C’est dans ce cadre que l’entreprise vient en aide à la mairie de Kayes avec l’octroi de camion de vidange de fosses septiques et d’autres dons de diverses natures. Elle appuie également les services locaux du cercle et de la région de Kayes et participe à l’entretien routier. Son PDG Abdoulaye Diallo et son équipe sont animés par une conviction commune : celle d’un avenir meilleur pour les Africains. À noter que l’entreprise se nommait SFTP MINING SA avant de prendre la dénomination Corica Mining.

<strong>Anne Marie Soumouthéra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sports : avec Mossa Ag Attaher, les déconvenues s’enchaînent</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/sports-avec-mossa-ag-attaher-les-deconvenues-senchainent-3011124.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Feb 2023 14:33:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis la nomination de Mossa Ag Attaher comme ministre de la Jeunesse et des Sports en septembre 2020, le sport malien qui brillait sur la scène internationale s’est brusquement éteint.</em></strong>

Le sport malien n’est que l’ombre de lui-même. Du football en passant par le basketball, le taekwondo, le volleyball, la boxe, aucune discipline sportive du pays n’obtient les résultats escomptés sur la scène internationale. Le Mali ne se contente désormais « que » de faire de la figuration dans les compétitions africaines, s’il parvient à y participer dans le meilleur des cas.

Sinon, il arrive souvent qu’on annule la participation du pays pour des raisons obscures. C’était le cas des Aigles Dames lors du tournoi UFOA de la zone A, qui s’est déroulé du 20 au 29 janvier à Paria (Cap-Vert) où tous les pays étaient représentés à l’exception du Mali et du Libéria.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attaher, par son manque d’initiative, n’a rien fait pour permettre aux joueuses de participer à la compétition. Le désistement du Mali à ce tournoi, qui, faut-il le rappeler, regroupe le Cap-Vert, la Mauritanie et la Guinée-Bissau, le Sénégal, la Guinée, la Sierra Leone, la Gambie et le Libéria, est une humiliation pour le pays. Car il n’est pas compréhensible que le Mali soit absent de cette compétition au moment où le pays entend réaffirmer sa position sur la scène internationale.

Le football masculin ne connaît guère meilleur sort à la différence que les équipes masculines arrivent à participer aux compétitions africaines. Les Aigles, qu’ils soient cadets, juniors ou mêmes seniors, ne volent pas plus haut en Afrique. Fini les moments où les cadets et les juniors maliens régnaient en maîtres sur le continent africain (on reviendra dans nos prochains numéros sur la responsabilité de la Fémafoot).

La participation des Aigles à la CAN en 2022 et celle des Aigles locaux au CHAN en Algérie en 2023 se sont toutes soldées par des fiascos. Les premiers ont été éliminés en huitième de finale par la modeste Guinée Equatoriale et les seconds, piteusement battus par la Mauritanie, n’ont pu dépasser le premier tour. Cette élimination est révélatrice de la gestion des sports maliens par le ministre Mossa Ag Attaher.

<strong>Le ministre dans la communication</strong>

Ne tirant pas les leçons du passé, il est en partie responsable du manque de résultats du pays. Déjà, en 2021, les Aigles ont failli ne pas jouer la dernière rencontre de la phase de poule des éliminatoires de la coupe du monde pour les mêmes raisons. Ils ont même boycotté une séance d’entraînement afin de mettre la pression sur les responsables sportifs.

La même chose s’est produite à la CAN au Cameroun et au CHAN en Algérie en 2023. Il a fallu à chaque fois que les joueurs refusent de jouer pour que le département procède au paiement de leurs primes. Ce qui illustre le manque d’anticipation et l’amateurisme du ministre Mossa Ag Attaher qui se soucie très peu des résultats des équipes engagées dans les différentes compétitions.

Portant un maillot aux couleurs nationales qu’il exhibe sur les réseaux sociaux, les jours de matchs du Mali, le ministre Attaher est dans la communication permanente. À la différence des footballeurs, les joueurs de l’équipe nationale masculine (seniors) de basketball ont passé à l’acte en refusant tout simplement de jouer <strong>les rencontres entrant dans le cadre de la 3e fenêtre</strong> des éliminatoires de la coupe du monde de basketball (FIBA2023), pour non-paiement de leurs primes. C’était en juillet dernier. Ce qui a valu l’expulsion du Mali du reste du tournoi qualificatif pour la coupe du monde de la discipline. Ce qui constitue une grosse déconvenue pour le basketball masculin.

La participation de l’équipe nationale -seniors dames- de basketball à la coupe du monde en septembre dernier n’a pas non plus été couronnée de succès, où elle a perdu toutes ses rencontres. Lors de cette compétition, le pays s’est distingué par la bagarre entre deux joueuses en zone mixte devant les caméras du monde entier.

Seuls points de satisfaction, la médaille d’or remportée par l’équipe nationale U18 Filles à l’AFROBASKET en 2022 et la médaille de bronze gagnée par l’équipe nationale U18 Garçons à l’AFROBASKET U18 Masculin 2022. Les deux compétitions se sont déroulées à Madagascar en août dernier.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les Damnés de Burkina Faso (5/5) :  Le calvaire de Fatim, enseignante meurtrie dans sa chair</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/les-damnes-de-burkina-faso-5-5-le-calvaire-de-fatim-enseignante-meurtrie-dans-sa-chair-3011123.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Feb 2023 14:32:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Série· En février 2020, Fatim (prénom d’emprunt) a été violée par des djihadistes présumés dans la région de Dori, en présence d’une collègue. Dans ce témoignage glaçant, les deux institutrices racontent l’indicible avec pudeur.</em></strong>

« Allons droit au but ! » m’ordonne Fatim (prénom d’emprunt), d’une voix apeurée. La jeune femme plante tout de suite le décor. « Ça me met mal à l’aise de parler de ça. Ça me gêne... Mon mari ne veut pas que j’en parle. » Lorsque je commence mon entretien avec cette enseignante d’une école de Dori, nous savons tous les deux pourquoi je suis ici. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, je lui demande de se présenter succinctement, de raconter sa vie, sa famille. « Je suis âgée de 25 ans, je suis mariée mais je n’ai pas d’enfants », me répond-elle.

Fatim porte le hijab et se présente comme une musulmane pratiquante. Originaire de Ouagadougou, elle enseigne depuis 2017 dans une école d’un village du département de Dori. Située dans la région du Sahel, Dori fait partie de ce que l’on appelle la « région des trois frontières » ou Liptako-Gourma. Le Liptako est une zone qui englobe des pans du Burkina Faso, du Mali et du Niger, et qui est en grande partie contrôlée par les groupes djihadistes.

Depuis le début des attaques djihadistes au Burkina Faso, l’éducation dite « occidentale » est la cible des groupes armés. Des travailleurs du secteur de l’éducation font régulièrement état de menaces, d’intimidations et d’attaques contre des écoles et des enseignants. Une dizaine d’entre eux ont été tués.

Conséquence : fin 2022, 6 253 établissements scolaires étaient fermés au Burkina Faso, affectant plus de 1 million d’élèves et près de 30 000 enseignants, selon les chiffres du ministère de l’Éducation nationale. Malgré tout, quelques enseignants ont tenté de résister jusqu’au bout. Ils ne voulaient pas céder au chantage des djihadistes et ont continué d’enseigner en dépit du danger.

<strong>« ILS M’ONT DEMANDÉ MON ÂGE, SI J’AVAIS UN MARI... »</strong>

C’était le cas de Fatim, jusqu’à un matin de février 2020. Ce jour-là, comme chaque jour, elle se rend à son école à pied avec Nathalie (prénom d’emprunt), une collègue enseignante. Il est 8 heures lorsque, à 5 kilomètres de l’école, les deux femmes sont arrêtées par six individus. « <em>Ils étaient tous armés. Au départ, nous discutions avec eux. Ça a duré près d’une heure. Ils nous ont posé des questions sur comment ils étaient perçus par les villageois et par nous-mêmes </em>», se souvient-elle. Mais Fatim est perturbée par un détail qui la met mal à l’aise : « <em>Ils ne s’adressaient qu’à moi sans prêter attention à ma collègue.</em> »

L’enseignante a vite compris que son voile avait attiré l’attention des hommes armés. « <em>Ils m’ont dit que le voile ne suffisait pas pour faire de moi une bonne musulmane. Que l’islam est dans le cœur </em>», explique Fatim. À partir de ce moment, les terroristes vont devenir plus pressants dans les questions.

« <em>Ils m’ont demandé mon âge, si j’avais un mari et des enfants. J’ai répondu “oui” à chaque fois, pensant que ça allait me sauver...</em> », dit-elle la voix tremblante. « <em>L’un d’eux m’a dit qu’on avait le même âge et qu’il voulait me prendre comme épouse. </em>» Fatim, tétanisée, tente tant bien que mal de faire changer d’avis son agresseur. « <em>Je lui ai répété que j’avais un mari. Mais rien à faire, il m’a répondu qu’un mari musulman responsable ne m’aurait pas laissé travailler.</em> »

L’histoire ne s’arrête pas là, mais Fatim n’a plus la force de poursuivre son récit. Nathalie, sa collègue, tient à raconter ce cauchemar : « <em>Ils nous ont retiré nos téléphones portables et nous ont fait asseoir sous un arbre. L’un d’entre eux a violé Fatim. L’homme m’a ordonné de me retourner. J’étais à genoux, je ne voyais pas la terrible scène, je n’entendais pas ma collègue. Pas un bruit, pas un hurlement.</em> » Mais une fois les terroristes repartis, Fatim se lâche : « <em>Elle a commencé à hurler </em>», se souvient Nathalie. Une immense douleur mêlant rage, colère et tristesse 1.

« <em>Depuis ce jour-là, je ne dors plus. J’ai même eu des ulcères, dus au stress, à l’angoisse, à la peur. Dès que j’entends le bruit d’une grosse moto, je suis dans un état second</em> », déplore Nathalie. Les deux enseignantes sont allées porter plainte à la gendarmerie. Ça n’a pas été une démarche facile. Les femmes victimes de viols ont souvent du mal, pour différentes raisons (influence de l’agresseur ou peur de représailles notamment), à passer le pas de la dénonciation de leurs agresseurs.

<strong>« ON NE PEUT PAS CONTINUER AINSI »</strong>

Fatim s’approche de moi et coupe la parole à sa collègue. « <em>Je suis une croyante, je mets tout dans l’attitude. Je suis dépassée par les événements. Dieu sait ce qu’il [le violeur] a fait. Pourquoi est-ce à moi que c’est arrivé ?</em> » s’interroge-t-elle. « <em>C’est vraiment trop grave. Je ne souhaite pas ça à ma plus grande ennemie... Les mots me manquent</em> », poursuit-elle.

Malgré le soutien sans faille qu’elle a reçu de son mari et de son père, les deux seules personnes mises au courant, revenir enseigner lui est inconcevable. « <em>J’aime mon métier, mais si c’est pour retourner dans ces zones et mettre ma vie en danger... je préfère démissionner ! </em>» explique Fatim. L’enseignante lance un appel à l’aide : « <em>Il faut que ça s’arrête, il faut faire quelque chose. On ne peut pas continuer ainsi, vivre dans la peur.</em> »

Quant à Nathalie, elle est toujours sous le choc. « <em>Durant deux semaines, je n’arrivais plus à dormir jusqu’au point où j’en suis arrivée à prendre des cachets de chlore </em>», explique-t-elle. Seuls sa sœur et son petit ami ont été placés dans la confidence.

Sa plus grande tristesse est de ne pas avoir reçu de soutien d’amis ou de proches qui en ont eu vent. « <em>Il y a des gens qui ont mon numéro et ne m’ont jamais appelée pour savoir comment j’allais.</em> » Depuis cette terrible journée, l’enseignante n’est pas retournée en classe. « <em>Je souhaite changer d’école, de région d’affectation, voire de métier.</em> »

<strong>Kalidou SY</strong>

<a href="https://afriquexxi.info/">https://afriquexxi.info</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>6 février : Journée Internationale de Tolérance zéro à l&amp;apos;égard des Mutilations Génitales Féminines</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/6-fevrier-journee-internationale-de-tolerance-zero-a-legard-des-mutilations-genitales-feminines-3010447.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 Feb 2023 19:28:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les Mutilations Génitales Féminines (MGF) sont l'ensemble des interventions qui altèrent les organes génitaux de la femme sans indication médicale. Elles constituent une inégalité de genres et une atteinte aux droits de la femme. L'excision en particulier est une forme de MGF qui a tendance à perdurer. C'est pourquoi nous devons encourager l'abandon de toute forme de MGF en incitant toutes les communautés à agir collectivement et en faisant la promotion de l'éducation des filles. Les MGF occasionnent des problèmes importants de santé chez la femme. Nous devons travailler à mettre fin aux MGF d'ici à 2030.

<strong>Pr. Charlemagne Ouédraogo/Gynécologue-Obstétricien </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le FAFPA croule sous le poids de la mauvaise gestion de son DG, Moussa Camara</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-fafpa-croule-sous-le-poids-de-la-mauvaise-gestion-de-son-dg-moussa-camara-3010444.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/le-fafpa-croule-sous-le-poids-de-la-mauvaise-gestion-de-son-dg-moussa-camara-3010444.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 Feb 2023 09:45:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Arrivé à la tête du FAFPA en février 2021, Moussa Camara, le directeur général, est honni par la majorité des travailleurs du service. En raison de sa mauvaise gouvernance ! </em></strong>

Le Fafpa n’est que l’ombre de lui-même. La faute à son nouveau directeur général, Moussa Camara. Celui-ci, depuis sa nomination en février 2021, a transformé la structure en une véritable entreprise personnelle pour ne pas dire une vache à lait. En moins de deux ans, Moussa Camara gère tout et tout seul comme si la structure se limitait à sa seule personne.

Il est le seul à assurer toutes les missions de l’intérieur comme de l’extérieur du Mali. Même les missions les plus élémentaires, comme les suivis des sessions de formation à Diola, Fana, Sitakili, Koutiala, Mopti, Kayes, Tombouctou, Gao, Sikasso, pour ne citer ceux-ci, qui relèvent pourtant de la prérogative d’autres agents. Ce qui est inédit au Fafpa, puisque jamais depuis sa création en 1997, un directeur général de la structure n’a poussé l’outrecuidance jusqu’à ce niveau.

Au total, de mars 2021 à décembre 2022, malgré la conjoncture difficile du pays, Moussa Camara a fait, lui seul, 49 missions sans associer personne de la structure, souvent même les chauffeurs sont exclus. Il lui arrive même de faire des missions de 31 jours d’affilée à l’extérieur.

Ces missions expliquent pour beaucoup les raisons pour lesquelles, le Fafpa n’arrive pas à faire face à son cœur de métier qui est le financement de la formation professionnelle au Mali. Car, selon nos informations, les entrées financières du Fafpa sont exclusivement réservées aux « <em>promenades de santé</em> » du Dg Camara. <em>« Ce qui est encore grave, ces missions n’apportent rien au service à part assouvir ses dessins</em> », rapportent des sources au Fafpa.

La gestion des ressources financières du Fafpa sous le DG Camara est caractérisée par l’opacité et la gabegie. Par le fait du prince, il a changé tous les fournisseurs de la structure en les remplaçant par de nouveaux venus qui ne sont en réalité que ses proches et membres de sa famille. Cela, en violation de toutes les règles et procédures administratives de passation de marché public, et sans consulter la division approvisionnement du service.

S’y s’ajoutent les effluves de magouilles et de surfacturations. Comme le cas de la prestation de l’hôtel Mandé (location salle, restauration et chambres…) trois fois plus chère que celle de Radisson Collection (ex-Sheraton) dans lequel le Fafpa a l’habitude d’organiser des rencontres. « <em>Malgré la différence de prix, la qualité du service, il a opté sans gêne pour cet hôtel</em> », déplorent des cadres, inquiets de la déliquescence du Fafpa.

En plus, il refuse le paiement de 10 millions d’un fournisseur en défiant les ministres de l’Economie et des Finances et celui de l’Entreprenariat national de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MENEFP), qui l’avaient instruit de payer un prestataire qui avait des arriérés de paiement datant de plus de trois ans.

Ledit prestataire avait saisi l’espace d’interpellation démocratique (EID) pour rentrer en possession de ses droits. Avant les réponses du gouvernement, le MENEFP a saisi son collègue de l’Economie et des Finances aux fins de régler le prestataire pour ce montant de moins de dix millions.

<strong>Méthode de gouvernance basée sur le clientélisme et la gabegie</strong>

Pour ne pas exécuter les instructions de son ministre, il a organisé un conseil d’administration extraordinaire pour plus de 10 millions (jetons de présence des administrateurs, carburant, restauration, secrétariat, documentation etc.) afin celui-ci entérine son forfait.  C’est-à-dire son refus de payer le prestataire.

Sur le plan de la gestion du personnel, le DG Camara ne fait guère mieux. Par ses méthodes managériales brutales, il n’hésite pas à révoquer tous les cadres et travailleurs qui désapprouvent sa gestion chaotique et cavalière. C’est ainsi qu’il a fait virer des agents sans préavis et sans aucune autre forme de procès. Leur seul tort a été de dénoncer sa méthode de gouvernance basée sur le clientélisme et la gabegie. Une situation qui crée des soucis supplémentaires à des chefs de famille déjà éprouvés par la situation difficile du Mali.

Les plus chanceux des travailleurs <em>« récalcitrants</em> » ont eu droit à une mise à pied avec rétention de salaire. Le DG Moussa Camara a par contre fait avancer au grade supérieur des agents qui ne sont autres que ses camarades d’enfance, qui avaient pourtant abandonné le service depuis de cinq ans. Ces personnes, à titre de rappel, sont des travailleurs qui étaient mécontents de leur affectation à l’intérieur du pays, et qui avaient refusé de regagner leur poste.

Ce qui a fait grincer des dents et alimente les conversations au sein du Fafpa. Il n’est pas exclu que les travailleurs du Fafpa aillent en grève dans les semaines à venir.

<strong>Cheick B CISSE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le bilan de la transition, selon le Premier ministre Choguel K. Maïga</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-bilan-de-la-transition-selon-le-premier-ministre-choguel-k-maiga-3010453.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Feb 2023 01:48:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En déplacement à Ségou en marge de la 19e édition du festival sur le Niger, le Premier ministre a évoqué le bilan de la transition pour l’année 2022 qui vient de s’achever. Selon Choguel K. Maïga, en une année, le gouvernement a renvoyé l’ambassadeur de France au Mali, le chef adjoint de la communication de la Minusma. Il a aussi évoqué la fermeture de RFI et de France 24 et l’interdiction des ONG françaises sans passer sous silence les sanctions économiques et financières imposées au pays par la Cédéao et l’Uémoa. L’ancien porte-parole du gouvernement sous feu président IBK l’a martelé devant des partisans qui l’ont fortement ovationné. Ce bilan, qui reste famélique, est très loin des objectifs assignés à la transition. Il s’agit de la sécurisation, des réformes politiques et institutionnelles, la lutte contre la corruption, pour ne citer que ceux-ci. Il est aussi loin des engagements pris par lui-même, patron du MPR, devant le peuple malien à travers le Conseil national de la transition.

&nbsp;

<strong>Anne Marie Soumouthéra</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bamako donne 48 heures au directeur de la division des droits de l&amp;apos;homme de la Minusma pour quitter son territoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/bamako-donne-48-heures-au-directeur-de-la-division-des-droits-de-lhomme-de-la-minusma-pour-quitter-son-territoire-3010456.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Feb 2023 01:45:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans un communiqué, en date du 05 février 2023, les autorités maliennes ont annoncé leur décision de déclarer « persona non grata », Monsieur Guillaume Ngefa-Antodoko Andali, chef de la Division des droits de l'Homme de la Minusma.</em></strong>

Ce n'est pas la première fois qu'un fonctionnaire de la Minusma est déclaré « persona non grata ». En effet, le 22 juillet 2022, Bamako avait déclaré aussi « persona non grata » le porte-parole de la Minusma, Monsieur Olivier Salgado, suite à une série de publications sur tweeter sur l'affaire des 49 militaires ivoiriens. Où il déclarait, selon Bamako, sans preuve, que les autorités maliennes auraient été informées de l'arrivée de ces militaires.

<strong>
<em>Que rapprochent donc les autorités maliennes à M. Guillaume Ngefa Antodoko ? </em></strong>

Selon Bamako, cette décision fait suite aux « <em>agissements déstabilisateurs et subversifs</em> » du chef de la division des droits de l'Homme de la Minusma, qui constituent « <em>une violation  flagrante des principes et obligations que doivent observer les fonctionnaires des Nations Unies et tout diplomate accrédité au Mali</em> ».

Les autorités maliennes accusent ainsi le chef de la division des droits de l'Homme, « <em>d'avoir sélectionné, à l'occasion des différentes sessions des Nations Unies sur le Mali, des usurpateurs qui se sont arrogé le titre de représentant de la société civile malienne en ignorance totale des autorités et des institutions</em> ».

Les autorités de Bamako reprochent, au-delà de la sélection de ceux qu'elles qualifient d'usurpateurs, à M. Guilaune Ngefa-Antodoko, d'avoir été dans l'incapacité de leur prouver les critères objectifs qui lui ont permis d'identifier ces personnes qui ont parlé au nom de la société civile malienne lors des différentes sessions sur le Mali.

Au terme des investigations menées, Bamako révèle également qu'il ressort que la dernière prise de parole devant le Conseil de l'ONU, qui est la cause immédiate de cette décision, a été d'abord rejetée par un Malien et c'est après que M. ANDALI a réussi à trouver « <em>une dame » </em>qui a accepté de jouer le rôle de ce qu'il appelle<em> « d'usurpateur</em> ». Bamako révèle aussi que l'organisation dont se réclame la dame en question est une association étrangère non déclarée, ne disposant d’aucun droit d'exercer au Mali.

Notons que lors des différentes sessions des Nations unies sur le Mali, les autorités de Bamako ont toujours contesté les accusations de violation des droits de l'homme.

<strong>Fadiala   N. Dembélé  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Football marocain : Des exploits sportifs tout au long de l’année 2022, fruit d’une stratégie à long terme mise en place par la FRMF</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/football-marocain-des-exploits-sportifs-tout-au-long-de-lannee-2022-fruit-dune-strategie-a-long-terme-mise-en-place-par-la-frmf-3010451.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Feb 2023 01:42:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les différentes équipes nationales et les clubs du Royaume ont représenté dignement le pays et ont brillé dans chacune des compétitions. Le parcours historique des Lions de l’Atlas lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar, dont l’écho a été entendu partout dans le monde entier, n’a été que la cerise sur le gâteau d’une razzia au niveau continental chez le football féminin comme masculin.</em></strong>

En effet, les clubs nationaux ont <strong>remporté toutes les compétitions continentales masculines</strong> (Ligue des Champions pour le WAC, Coupe de la CAF et Super coupe pour Berkane) alors que les FAR ont remporté pour la première fois la Ligue des Champions féminine. Selon le classement des associations membres de la CAF, depuis 2020 et jusqu'à aujourd'hui, le <strong>championnat marocain est le meilleur d’Afrique</strong>.

Au niveau des équipes nationales, <strong>l’équipe féminine U17 s’est qualifiée pour la première fois pour la Coupe du Monde féminine</strong>, lors de laquelle elles ont battues le pays organisateur, l’Inde.

L’équipe féminine A quant à elle a réussi l’exploit d’atteindre la finale de la CAN 2022, et disputera cet été, p<strong>our la première fois de l’histoire du monde arabe</strong>, la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2023 en Australie et Nouvelle Zélande.

Enfin, le Maroc a remporté deux CHAN consécutifs, et le Maroc est aujourd’hui doté de la <strong>meilleure équipe africaine de Futsal de l’histoire</strong> (8e mondial au classement FIFA), avec un solide palmarès : 2 CAN, 2 Coupes arabes 1 Coupe des Confédérations et une élimination en quarts de finale de la dernière Coupe du Monde.

<strong>L’ensemble de ces résultats sont le fruit du travail réalisé par la Fédération Royale Marocaine de Football, sous le leadership de son Président Fouzi Lekjaa, qui a mis en place, depuis 2014, une véritable stratégie de développement du football local. </strong>

<strong>Axe infrastructures</strong>

Pour rappel, le Royaume dispose aujourd’hui de<strong> plus de 200 pelouses synthétiques aux normes, d’une vingtaine de stades avec pelouses naturelles et éclairages aux normes, de cinq centres régionaux de formation ainsi que du fameux Complexe Mohammed VI de Football</strong>, infrastructure unique en Afrique.

Ces installations s’étendent sur presque 30 hectares et offrent des équipements de pointe, conformes aux standards de la FIFA, qui font de ce joyau du football marocain l’un des complexes sportifs les plus importants et performants de la planète.

Parallèlement, les instances marocaines ont également insisté sur les infrastructures locales. « <em>Dans les 12 régions du Maroc, nous avons une équipe pilote de développement régional, à commencer par la détection des talents, qui doivent passer par les centres de formation des clubs. C’est pour cela qu’on a fait un effort énorme pour doter les clubs de centres de formation. Les centres régionaux sont les mêmes que le centre national, mais en miniature</em> », a détaillé le Président de la FRMF lors d’une intervention devant la presse.

« <em>C’est notre conception du cycle de développement, qui commence par la détection dans le football de masse, et qui doit s’acheminer via les clubs, vers le centre régional, et le centre d’excellence national</em> », a poursuivi Lekjaa. Ainsi, à Saidia, dans l’ouest du Maroc, la FRMF a construit un centre technique, le Centre régional de Saidia, fortement inspiré du Complexe Mohammed VI. D’autres centres régionaux sont en cours de livraison.

Le développement des infrastructures s’accompagne d’un <strong>volet scolaire</strong>, pour tenter de resserrer encore un peu plus les mailles du filet et ne manquer aucun talent potentiel. « <em>Nous avons commencé un programme Sport Etude avec le Ministère de l’Éducation Nationale pour avoir des structures scolaires dans tout le Royaume, pouvant abriter des garçons et des filles qui pratiquent le football d’une manière permanente avec une programmation adaptée dans tous les niveaux de scolarité</em> », détaille le Président de la FRMF.

Régulièrement candidat à l’organisation de la Coupe du Monde de la FIFA, <strong>le Maroc possède sans conteste la meilleure offre touristique du continent africain</strong>, avec des infrastructures de premier plan (hébergements et transports) et des terrains de football répondant aux <strong>standards internationaux.</strong>

<strong>Axe  amélioration de la gouvernance</strong>

En effet, la FRMF accompagne les clubs nationaux sur les plans administratif et financier. D’une part, les clubs délite sont en cours de transformation en sociétés anonymes et ont été placés sous la surveillance de la <strong>Direction Nationale de Contrôle et de Gestion</strong>. D’autre part, la FRMF octroie à chaque club de première division une subvention annuelle d’environ 600 000 euros. Sans compter l’aide financière et le soutien apporté à l’ensemble des clubs qui participent aux compétitions continentales interclubs.

Le triomphe du football marocain est aussi à mettre au crédit de l’excellente gestion de la part de la FRMF de la crise du Covid-19 : la Botola 2019/2020 a repris avec un protocole sanitaire efficace, qui a permis aux fans marocains de vivre une saison épique, avec trois équipes en lice pour remporter le titre lors de la dernière journée.

De plus, malgré la crise, la FRMF a réussi à avoir un nouveau sponsor, Inwi (secteur télécom), qui a engagé une société spécialisée dans la programmation des matchs de championnat, et à généraliser la VAR à la deuxième division.

<strong>Axe amélioration de la formation</strong>

Aussi, la FRMF a mis la formation des joueurs au cœur du développement du football national. Les clubs nationaux ont des centres de formation de qualité (FUS Rabat, RS Berkane…) et misent sur les joueurs issus du vivier local, tandis que d’autres clubs se dotent d’académie de premier plan. À titre d’exemple, le Raja Casablanca vient d’inaugurer une nouvelle académie de football flambant neuve.

La FRMF a également axé sa stratégie sur la promotion de la formation des cadres, notamment des entraîneurs, mais aussi le staff médical et les arbitres. Cette amélioration de la formation s’est traduite par un exploit il y a deux ans : l'équipe nationale U20 s’est qualifiée à la CAN U20 en Mauritanie ; ce qui n’était pas arrivé depuis 15 ans.

<strong>Axe football féminin </strong>

Le Président Lekjaa a annoncé en 2019 un <strong>important plan de développement du football féminin</strong>. Cela s’est matérialisé par la mise en place d’un <strong>Plan Marshall avec la multiplication par six du budget du football féminin, </strong>la mise en place pour la première fois d’un championnat professionnel féminin sous l’égide d’une <strong>institution dédiée</strong>, la Ligue Nationale du Football féminin, elle aussi nouvellement créée.

Le coach français Reynald Pedros, double vainqueur de la ligue des champions féminine de l’UEFA, a été embauché, ce qui illustre l’ambition de la FRMF pour le football féminin. En 2022, le Maroc a organisé pour la première fois la CAN féminine. Ce fut une immense fête pour le football africain, avec notamment des records en termes d’audiences et de spectateurs, et surtout un beau parcours pour les Lionnes de l’Atlas qui se sont hissées jusqu’en finale de la compétition, avec à la clé un ticket pour participer à la Coupe du Monde féminine de la FIFA 2023, sachant que les U17 féminine ont aussi réussies l’exploit de se qualifier à la Coupe du Monde de la FIFA 2022.

<strong>Axe coopération internationale</strong>

Depuis 2015, la FRMF a réalisé une ambitieuse politique de coopération internationale. <strong>Plus de 45 partenariats ont été signés </strong>avec des fédérations africaines issues de toutes les sous-confédérations de la CAF. Une très large majorité de ces accords ont été prolongés en 2019, ce qui illustre l’importance et l’efficience de ce type d’accord de partenariat.

Le retour institutionnel du Royaume au sein de l’Union Africaine, grâce à la diplomatie visionnaire du Roi Mohammed VI, constitue une base solide pour que la FRMF décide de faire ce choix stratégique du renforcement de la politique de coopération internationale qui s’ouvre sur ses homologues en Afrique.

Les conventions de partenariats entre la FRMF et les autres fédérations africaines sont <strong>articulés autour de plusieurs axes </strong>: l’accompagnement en matière de réalisation d’infrastructures sportives, l’échange de best practices, la formation des cadres techniques et administratifs, l’accueil de stages de préparation des sélections nationales, mais également l’arbitrage ou encore l’organisation de matchs amicaux entre les différentes catégories des équipes nationales. Notons que ces <strong>conventions de partenariats sont co-construites entre la FRMF et chaque fédération africaine, et elles sont ajustées selon les besoins</strong> des deux parties.

Cette coopération internationale peut aussi prendre la forme d’un <strong>soutien financier</strong>. Ainsi, il y a eu un acte qui constitue une<strong> première dans le domaine de la coopération Sud-Sud</strong>, et ce à l’initiative de la FRMF, qui a mis gracieusement à la disposition de la Fédération Rwandaise de Football (FERWAFA) plus de 2 millions de dollars, issus des fonds FIFA Forward, et initialement destinés à la FRMF. C’est une première et <strong>un modèle qu’on aimerait voir être plus souvent dupliqué </strong>afin d’aider encore plus de fédérations à se mettre au niveau.

La FRMF est aussi active dans la <strong>formation des cadres administratifs et techniques</strong>. Une délégation provenant de Djibouti, composée des futurs gestionnaires de l’académie nationale de football, est venue au Maroc en 2021 afin de parfaire sa formation.

Concernant les cadres techniques, la FRMF organise régulièrement des<strong> formations pour la Licence CAF PRO</strong>, ouvertes aux techniciens africains. Il y a également des stages de formations pour<strong> l’apprentissage de la VAR.</strong>

<strong>L’organisation de stages d’entraînements et de matchs amicaux</strong> était également parmi les priorités de la FRMF sur le plan de la coopération internationale. Lors de la dernière date FIFA, ce sont plus de 12 équipes africaines qui se sont rendues au Maroc pour disputer des tournois amicaux. En raison de l’absence d’homologations de certains stades par la CAF, ce sont plus d’une dizaine de fédérations africaines qui disputent ses matchs officiels au Maroc (Burkina Faso, Guinée Equatoriale…).

Cette démarche ne concerne pas seulement l’équipe A mais aussi toutes les catégories de jeunes qui sont concernées (U20 et U17), aussi bien les équipes masculines que féminines. Cela permet aux partenaires africains du Maroc de se préparer dans les meilleures conditions et de pouvoir jouer où s’entraîner au sein du Complexe Mohammed VI de Football.

Cette stratégie à l’international de la FRMF ne concerne pas que la signature de conventions, mais surtout la réalisation d’actes sur le terrain, pour développer le football africain, et ce<strong> type d’action est désormais une composante de l’ADN de la FRMF.</strong>

En effet, la FRMF a développé et accompagné techniquement des projets de construction de terrains de football et de pelouse. <strong>Le Maroc met à disposition des fédérations africaines et de leurs joueurs ses compétences au niveau médical</strong>, offrant la possibilité de se soigner au niveau de la clinique du Complexe Mohammed VI de Football.

Autant d’éléments qui expliquent le succès de la sélection marocaine sur la scène africaine et internationale, qui, de l’avis de nombreux observateurs du football africain, mérite largement son triomphe. Cela explique aussi la volonté du Maroc d’accueillir la CAN 2025.

<strong>Candidature Maroc 2025 </strong>

Aujourd’hui, le Maroc est le SEUL pays africain à avoir passé avec succès le préalable exigé par la FIFA concernant l’ensemble des critères établis dans son cahier des charges (infrastructures sportive, hôtelière, de santé ...) pour pouvoir être éligible à l’organisation de la Coupe du Monde dans son nouveau format à 48 équipes (au lieu de 32).

Lors de la candidature pour la CDM 2026, une Task Force de la FIFA composée de dizaines d’experts avait sillonné tout le Maroc pendant plusieurs mois avant d’attribuer une note au-delà de la moyenne qui rendait la candidature du Royaume éligible à la CDM dans son nouveau format à 48 équipes.

Le Maroc n’a pas accueilli de CAN depuis 1988, alors que la ferveur et la passion du public marocain ont pu être remarquées par tous lors des différentes compétitions de football, ces dernières années, notamment lors de la Coupe du Monde Qatar 2022, lors de laquelle le Maroc fut le premier pays africain de l’histoire à accéder aux demi-finales. La CAN 2025 au Maroc sera un événement réussi car la compétition se déroulera dans des conditions logistiques optimales.

<strong>Rappel des villes hôtes et stades</strong>

Tanger (60.000 places), Fès (35.000 places), Rabat (45.000 places), Casablanca (45.000 places), Marrakech (45.000 places) et Agadir (45.000 places).

Le Maroc bénéficie de l’une des meilleures infrastructures footballistiques d’Afrique, tous les stades retenus ayant reçu l’homologation de la FIFA (dans le cadre du dossier de candidature pour la Coupe du Monde 2026), mais aussi celle de la CAF, dans le cadre des qualifications à la Coupe du Monde et à la CAN. Le Royaume est également doté du Complexe Mohammed VI de Football, l’un des meilleurs centres nationaux de football au monde.

Le choix des villes hôtes répond à l’exigence de l’excellence opérationnelle, et ces termes d’infrastructures sportives, résidentielles et de transport, répondant aux exigences de la CAF. La candidature du Maroc offre d’autres nombreux avantages. Il a une solide expérience en termes d’organisations d’événements sportifs, surtout footballistique.

Le Maroc a organisé la CAN féminine 2022, la Ligue des Champions féminine 2022, le CHAN 2018 mais aussi plusieurs conférences, comme le Séminaire FIFA-CAF sur les infrastructures, au Complexe Mohammed VI, en 2020.

Ainsi, le Maroc a accueilli plusieurs équipes africaines n’ayant pas de stades homologués lors des éliminatoires pour la Coupe du Monde 2022, jusqu’à 16 équipes nationales, en même temps, ce qu’on pourrait apparenter à une « mini CAN ».

Ayant une forte expérience dans le domaine touristique (plus de 12 millions de touristes en 2019), le Royaume est doté d’une infrastructure hôtelière de grande qualité et en quantité suffisante (90 000 chambres réparties entre les villes hôtes) pouvant accueillir équipes nationales, délégations officielles et supporters dans des conditions favorables. L’offre d’hébergement au Maroc permettra d’accueillir l’ensemble des acteurs de la compétition en proposant des tarifs adaptés à tous les budgets.

La candidature marocaine répond enfin à l’exigence de qualité en termes de mobilité et de transport. En effet, le Maroc bénéficie de réseaux (aérien, ferroviaire et routier) denses. L’aéroport Mohammed V de Casablanca est un véritable hub africain, et la Royal Air Maroc est présente dans plusieurs pays, aussi en Afrique de l’Ouest qu’en Afrique centrale ou de l’Est, desservant plus de 82 destinations en Afrique.

Une CAN 2025 au Maroc donnera aussi la chance à la diaspora africaine présente en Europe de se joindre à la fête, le Royaume étant largement desservi à partir du Vieux Continent avec des tarifs très abordables. Chaque ville hôte dispose d’un aéroport international.

Il sera également possible de se déplacer entre les villes en train, étant toutes reliées par voie ferroviaire. Ainsi, SM le Roi Mohammed VI que Dieu l’Assiste a inauguré le LGV Tanger-Casablanca en 2018, une première en Afrique. Enfin, le Maroc est doté d’un réseau autoroutier moderne long de plus de 2000 km.

Enfin, la candidature du Maroc est légitime : d’abord, parce que l’équipe nationale a offert un rayonnement sans pareil au football africain en ayant atteint les demi-finales de la Coupe. Ensuite, car la FRMF est très engagée dans le développement du football africain et dans la coopération, avec plus de 45 fédérations africaines partenaires.

Et ce dans le cadre de la Vision Éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui promeut une plus grande implication dans le développement des Sud-Sud et gagnant-gagnant, notamment avec l’Afrique.

<strong>Drissa Niono, depuis Rabat  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mamoudou Bah, président par intérim du conseil de cercle de Kayes : « Nous n’allons jamais accepter que Dr. Modibo Timbo revienne »</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/mamoudou-bah-president-par-interim-du-conseil-de-cercle-de-kayes-nous-nallons-jamais-accepter-que-dr-modibo-timbo-revienne-3010443.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Feb 2023 01:42:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À cœur ouvert, le président par intérim du Conseil de cercle de Kayes, Mamoudou Bah dit Makambo, accueillant une délégation de l’Union des journalistes reporters du Mali dans son bureau, a déballé les tristes réalités qui les assaillent. Parmi elles, le retour de Dr. Timbo à la tête du Conseil de cercle, celui-là même qui est soupçonné de détournement de deniers publics. Une situation perçue par les notabilités, les autres conseillers et une large frange de la population comme une atteinte à leur dignité. Selon Makambo, ils n’ont rien contre sa personne, mais ils estiment qu’un seul individu ne peut pas tenir tête à toute une communauté.</em></strong>

« Nous, les 30 conseillers, sommes sereins, nous n’allons jamais siéger avec Timbo. Un seul individu ne peut pas tenir tête à toute une communauté. C’est un acte administratif que nous avons fait et qui a été violé. Timbo ne peut pas être au-dessus de cet acte administratif qui est la délibération de 30 conseillers.

Nous sommes campés sur notre position. Au cas où la justice reste campée sur sa position, nous n’allons jamais accepter que Timbo revienne. Ça passe ou ça casse. On ne peut pas nous l’imposer. Nous avons été élus par nos communautés et lui, il a été élu par nous. On se plaint de lui car il a failli à sa mission.

À défaut, nous sommes prêts à une démission collective pour la sauvegarde de cette collectivité. Nous préférons même l’arrivée d’une délégation spéciale que de le voir retourner. J’interpelle les autorités pour la bonne marche de notre collectivité. Par une décision du ministère de l’Administration territoriale, il peut être révoqué. Nous l’interpellons pour sa destitution », a fait comprendre Mamoudou Bah.

<strong>Qu’est-ce qui est donc à l’origine de cet imbroglio au sein du conseil de cercle de Kayes ?</strong>

Épinglé en septembre 2021, après le rapport accablant du bureau du Vérificateur général, pour des faits présumés d’atteinte aux biens publics, délit de favoritisme portant sur une affaire de 1,5 milliard de FCFA, Dr. Modibo Timbo, président du conseil de cercle de Kayes, a recouvré sa liberté provisoire après six mois de détention, contre le paiement de 50 millions FCFA de caution.

Il a alors voulu retourner aux affaires. Mais ses collaborateurs ne sont pas prêts à le recevoir. Pire, même au sein de l’opinion publique, son retour à la tête du conseil de cercle avant d’être blanchi par la justice n’est pas souhaité.

« <em>Après son incarcération, pendant le mois de février, nous avons appris par rumeur qu’il cherche la liberté provisoire. 1/3 des conseillers m’ont envoyé une correspondance afin de convoquer une session extraordinaire. J’ai demandé les raisons, ils m’ont dit que l’objectif, c’est de demander la révocation de Timbo parce qu’ils ne veulent plus qu’il revienne aux affaires. C’est ainsi que j’ai envoyé des correspondances à tous les conseillers</em> », a expliqué Makambo.

D’après lui, ils ont connu une mandature douloureuse avec le décès de 11 conseillers sur les 59. Sur les 48 restants, il y a eu 6 cas d’exode et 4 conseillers en incapacité de travail ; ce qui fait 32 conseillers en exercice.

Venons-en donc à la session qui a demandé la révocation de Dr. Timbo, comme seul point à l’ordre du jour. D’après Makambo, après proposition, 30 conseillers ont voté pour et deux (2) se sont abstenus. Ils en ont informé la tutelle et tout se passait bien jusqu’au 04 avril, jour où Dr. Timbo a recouvré la liberté provisoire. Et peu de temps après, à travers un extrait primitif non exécutoire, il est allé voir le préfet en lui apportant une décision pour mettre fin à l’intérim. « <em>C’est ce que les conseillers n’ont pas aimé </em>», dit-il.

Alors qu’avant sa sortie de prison, les conseillers avaient formé une délégation de 5 conseillers pour se rendre chez le même préfet pour lui rappeler leur proposition de révocation qu’il n’avait pas remontée. Ainsi, ce dernier leur a demandé de faire cela par écrit. Après avoir reçu la correspondance, le préfet a pris sa décision de révocation. De cette décision à maintenant, il s’est passé beaucoup de choses.

« C’est ainsi qu’ils ont attaqué la décision du préfet au niveau du tribunal administratif de Kayes. Le tribunal a donc suspendu la décision parce que l’article 231 n’a pas été respecté. Car une délibération doit être répondue dans un délai de 30 jours.

Il a saisi la Cour suprême et le 4 août 2021, l’instance suprême nous a notifié de lever la suspension. Les conseillers ont dit que c’était le référé. À travers un huissier, il voulait venir qu’on fasse la passation de service, je lui ai dit d’aller voir la tutelle d’abord.

C’est après que le conseil local de la jeunesse et la société civile sont allés voir le préfet pour l’informer que la Cour suprême a cassé sa décision et que Timbo veut revenir. Ce dernier les a rassurés en disant que l’intérêt supérieur prime sur tout, qu’ils restent donc tranquilles.

D’après ces conseillers, le préfet a dit qu’il était en train de faire un rapport et n’était pas prêt à faire la passation. Et le 21 août, la justice a proclamé le jugement de fond pour annuler complètement la décision. Puis, Timbo a fui, il est allé à Bamako », a indiqué Makambo.

Alors, qui bloque sa demande de révocation ? Makambo dit soupçonner un cousin direct de Timbo qui serait procureur général. Makambo affirme avoir également attaqué directement la décision du tribunal administratif de Kayes au niveau de la Cour suprême. « <em>Nous sommes à l’attente de cette décision. En tout cas, nous sommes campés sur notre position</em> », a-t-il insisté.

Joint au téléphone par nos soins afin d’entendre aussi sa version des faits, Dr. Modibo Timbo, en séjour à Bamako, après avoir accepté le rendez-vous, s’est ravisé le jour-j. La raison : son avocat lui aurait déconseillé de se prononcer sur ce sujet qui, dit-il, est toujours pendant devant la justice.

<strong>Moussa Sékou Diaby/UJRM </strong>

<strong>De retour de Kayes</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Hôpital dermatologique de Bamako : plus de 300 nouveaux cas de lèpre ont été dépistés en 2022</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/hopital-dermatologique-de-bamako-plus-de-300-nouveaux-cas-de-lepre-ont-ete-depistes-en-2022-3010457.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Feb 2023 01:22:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La 4<sup>e</sup> session du conseil d'administration de l’hôpital dermatologique de Bamako (HDB) s’est tenue, le jeudi 02 février, dans la salle de conférence de l’établissement hospitalier. C’était sous l’égide du président de son conseil d’administration, Modibo Traoré.</em></strong>

L’hôpital dermatologique de Bamako (HDB), avec le soutien des partenaires historiques (la Fondation Raoul Follereau et la Fondation Pierre Fabre), a permis entre autres d’apporter des soins dermatologiques aux personnes vulnérables (malades de la lèpre, personnes atteintes d’albinisme) et aux populations vivant en milieu rural à travers la télé dermatologie, a indiqué son directeur général, le Pr Ousmane Faye.

C’est ainsi que 300 nouveaux cas environ de lèpre ont été dépistés, 770 PPA sont régulièrement suivis, plus de 200 agents de santé ont été formés en télé dermatologie et plus de 5000 malades ont été traités à distance dans 90 formations sanitaires désormais connectées à l’HDB.

Ces chiffres illustrent le dynamisme de la direction générale. Ces résultats ont été obtenus grâce à la détermination et à la sagacité du DG Faye, qui ne ménage aucun effort pour offrir des soins de qualité à la population malienne.

Dans le but de doter l’hôpital d’un bloc d’hospitalisation multifonctionnel et de loger certains services, la direction générale a engagé les procédures administratives pour la construction d’un nouveau pavillon d’hospitalisation multifonctionnel qui offrira à toutes les spécialités présentes, un espace de soins adapté. Car la direction générale de l’hôpital avec en tête son premier responsable se soucient de l’environnement de travail des praticiens de la santé.

La réalisation d’un bloc des entrées et de consultations et du bureau des entrées fruit d’une convention de partenariat avec la FPF est en cours. « <em>Ce bâtiment d’une grande capacité d’accueil, mettra le malade au cœur des soins en lui mettant à disposition tous les services nécessaires à son parcours</em> », a expliqué le Pr. Faye. La fin des travaux de ce chantier, qui a été visité par les administrateurs, est attendue avant la fin de l’année.

Aussi la pandémie de Covid-19, qui avait considérablement réduit les capacités d’hospitalisation et d’offre de soins du CHU HDB, a été un mal pour un bien. Puisqu’elle a permis à l’hôpital d’attirer les investissements : rénovation de bâtiments, acquisition d’une importante quantité de matériels médicaux, réalisation d’une centrale de production d’oxygène et enfin une nouvelle unité de tomodensitométrie.

<strong>Plus de 3,6 milliards FCFA de budget en 2023</strong>

Le budget de cette année de 2023 du HDB se chiffre à la somme de plus de 3,6 milliards FCFA. L’objectif visé, selon le Pr. Faye, est de poursuivre la mobilisation des ressources, la demande du personnel qualifié, les investissements, l’amélioration de la gouvernance et la diversification de l’offre de soins dans le respect des missions de l’hôpital.

En trois ans (créé en 2019), il est passé de plus d’un milliard de FCFA en 2019 à plus de 3,387 milliards FCFA en 2022, soit une hausse de 148%. Parallèlement, le montant des recettes propres est passé de 160 millions FCFA en 2019 à plus de 212,940 millions FCFA (soit une hausse de 33%) en 2022. Ce qui illustre les efforts fournis par la direction générale.

De son côté, le président du conseil d’administration a indiqué que cette 4<sup>e</sup> session portera sur l’examen du rapport d’activités 2022, le projet de budget et le plan opérationnel 2023, le point d’exécution des recommandations et l’adoption du PV de la dernière session et enfin quelques points de divers.

Modibo Traoré a profité de l’occasion pour féliciter le directeur général, Pr. Ousmane Faye, et toute son équipe pour le travail abattu au service de la population malienne.

L’HDB est un Centre hospitalier universitaire (CHU). Il dispose des services comme la chirurgie, la réanimation, la kinésithérapie – réhabilitation, le laboratoire d’analyses biologique, la pharmacie, la radiologie, les USAC, la formation, la léprologie et le service social.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Candidature du Maroc à la Can 2025 : les arguments béton du royaume chérifien</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/candidature-du-maroc-a-la-can-2025-les-arguments-beton-du-royaume-cherifien-3009576.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Feb 2023 09:16:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Maroc est le seul pays africain à avoir passé avec succès le préalable exigé par la FIFA concernant l’ensemble des critères établis dans son cahier de charge (infrastructures sportive, hôtelière, de santé ...) pour pouvoir être éligible pour l’organisation de la Coupe du Monde dans son nouveau format à 48 équipes (au lieu de 32).</strong>

Le Royaume n’a pas accueilli de CAN depuis 1988 alors que la ferveur et la passion du public marocain ont pu être remarquées par tous lors des différentes compétitions de football ces dernières années, notamment lors de la Coupe du Monde Qatar 2022. Edition au cours de laquelle le Maroc fut le premier pays africain de l’histoire à accéder aux demi-finales.

La CAN 2025 au Maroc sera sans aucun doute un événement réussi car la compétition se déroulera dans des conditions logistiques optimales.

Le Maroc compte six (6) grands stades dans six (6) villes différentes. Il s’agit de Tanger (60.000 places), Fès (35.000 places), Rabat (45.000 places), Casablanca (45.000 places), Marrakech (45.000 places) et Agadir (45.000 places).

Il bénéficie de l’une des meilleures infrastructures footballistiques d’Afrique, tous les stades retenus ayant reçu l’homologation de la FIFA (dans le cadre du dossier de candidature pour la Coupe du Monde 2026), mais aussi celle de la CAF, dans le cadre des qualifications à la Coupe du Monde et à la CAN. Le Royaume est également doté du Complexe Mohammed VI de Football, l’un des meilleurs centres nationaux de football au monde.

Doté d’une capacité organisationnelle exceptionnelle, le Maroc a organisé la CAN féminine 2022, la Ligue des Champions Féminine 2022, le CHAN 2018 mais aussi plusieurs conférences, tel que le Séminaire FIFA-CAF sur les infrastructures, au Complexe Mohammed VI, en 2020 et abritera à partir de ce samedi l’édition de la Coupe du monde des clubs.

<strong>Une terre d’accueil</strong>

Avec ces infrastructures, le Maroc a accueilli plusieurs équipes africaines n’ayant pas de stades homologués lors des éliminatoires pour la Coupe du Monde 2022, jusqu’à 16 équipes nationales en même temps, ce qu’on pourrait apparenter à une « mini CAN ».

Outre ces stades, le Royaume est doté d’une infrastructure hôtelière de grande qualité et en quantité (90 000 chambres réparties entre les villes hôtes) pouvant accueillir équipes nationales, délégations officielles et supporters dans des conditions favorables. L’offre d’hébergement au Maroc permettra d’accueillir l’ensemble des acteurs de la compétition en proposant des tarifs adaptés à tous les budgets.

La candidature marocaine répond à l’exigence de qualité en termes de mobilité et de transport. En effet, le Maroc bénéficie de réseaux aérien, ferroviaire et routier dense

L’aéroport Mohammed V de Casablanca est un véritable hub africain, et la Royal Air Maroc est présente dans plusieurs pays, autant en Afrique de l’Ouest qu’en Afrique Centrale et de l’Est, desservant plus de 82 destinations en Afrique. Il sera également possible de se déplacer entre les villes en train, étant toutes reliées par voie ferroviaire.

Ainsi, SM le Roi Mohammed VI que Dieu l’assiste, a inauguré le TGV Tanger-Casablanca en 2018, une première en Afrique. Enfin, le Maroc est doté d’un réseau autoroutier moderne long de plus de 2000 km.

<strong>Une candidature légitime</strong>

Une CAN 2025 au Maroc donnera aussi la chance à la diaspora africaine présente en Europe de se joindre à la fête, le Royaume étant largement desservi à partir du Vieux Continent avec des tarifs très abordables. Chaque ville hôte dispose d’un aéroport international.

Après un parcours exceptionnel à la Coupe du monde, Qatar 2022, la candidature du Maroc est légitime pour l’organisation de la CAN 2025. De plus, la FRMF est très engagée dans le développement du football africain et dans la coopération, avec plus de 45 fédérations africaines partenaires, et ce dans le cadre de la Vision Éclairée de Sa Majesté le Roi, qui promeut une plus grande implication dans le développement des Sud-Sud et gagnant-gagnant, notamment avec l’Afrique.

<strong>Drissa Niono, Depuis Casablanca</strong>

<strong>Maroc/résultats sportifs 2022: fruit d’une stratégie de developpement à long terme de la FRMF</strong>

<strong>Tout au long de l’année précédente, le Maroc n’a cessé d’engranger des exploits. Ces résultats sont le fruit d’une stratégie à long terme mise en place</strong> <strong>depuis 2014 par la Fédération du Royaume Marocaine de Football (FRMF) sous le leadership de son Président Fouzi Lekjaa.</strong>

Les différentes équipes nationales et les clubs du Royaume ont représenté dignement le pays et ont brillé dans chacune des compétitions continentales. Le parcours historique des Lions de l’Atlas lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar, dont l’écho a été entendu par le monde entier, n’a été que la cerise sur le gâteau d’une razzia au niveau continental chez le football féminin comme masculin.

En effet, les clubs nationaux ont remporté toutes les compétitions continentales masculines (Ligue des Champions pour le WAC, Coupe de la CAF et Supercoupe pour Berkane) alors que les FAR ont remporté pour la première fois la Ligue des Champions féminine. Selon le classement des associations membres de la CAF, depuis 2020 et jusqu'à aujourd'hui, le championnat marocain est le meilleur d’Afrique.

Au niveau des équipes nationales, l’équipe féminine U17 s’est qualifiée pour la première fois pour la Coupe du Monde féminine, lors de laquelle elles ont battu le pays organisateur, l’Inde.

L’équipe féminine A quant à elle a réussi l’exploit d’atteindre la finale de la CAN 2022, et disputera cet été, pour la première fois de l’histoire du monde arabe, la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2023 en Australie et Nouvelle Zélande.

Enfin, le Maroc a remporté deux CHAN consécutifs, et le Maroc est aujourd’hui doté de la meilleure équipe africaine de Futsal de l’histoire (8e mondial au classement FIFA), avec un solide palmarès : 2 CAN, 2 Coupe Arabes, 1 Coupe des Confédérations et avec seul bémol une élimination en quart de finale de la dernière Coupe du Monde.

L’ensemble de ces résultats sont le fruit du travail réalisé par la Fédération Royale Marocaine de Football, sous le leadership de son Président Fouzi Lekjaa, qui a mis en place, depuis 2014, une véritable stratégie de développement du football local.

<strong>Drissa Niono, depuis à Casablanca </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Nouvelle Constitution : Boubacar Yalkoué nommé parmi les membres de la commission chargée de sa finalisation</title>
<link>https://www.maliweb.net/nomminations/nouvelle-constitution-boubacar-yalkoue-nomme-parmi-les-membres-de-la-commission-chargee-de-sa-finalisation-3009573.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Feb 2023 09:13:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le président de la transition a nommé par un décret 69 personnalités dans une commission chargée de finaliser l’avant-projet de la nouvelle Constitution. On note parmi celles-ci Boubacar Yalkoué, secrétaire général du Conseil national des jeunes du Mali (CNJ). C’est d’ailleurs au nom de cette organisation juvénile que le directeur de publication du journal Le Pays a été choisi. Ce choix porté sur l’homme est tout sauf un hasard. Malgré son jeune âge, Boubacar Yalkoué s’est toujours battu pour le rayonnement du Mali. Son journal -Le Pays- a dénoncé la corruption et la concussion sous le régime défunt au moment où beaucoup encensaient le prince du jour. Suivez mon regard. Connaissant l’homme puisqu’il a été notre directeur de publication (celui du fondateur et directeur de publication du journal Le Wagadu), nul doute qu’il va se battre au sein de la commission pour faire prévaloir les positions de la jeunesse mais aussi de la presse malienne. Outre Boubacar Yalkoué, on note aussi la présence des personnalités comme Pr. Fousseyni Samako, le doyen Gaoussou Drabo, l’ancien ministre Amadou Koïta et bien d’autres.

<strong>Cheick B CISSE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>URD : le président Gouagnon Coulibaly appelle à l’unité et à la cohésion des cadres et militants du parti</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/urd-le-president-gouagnon-coulibaly-appelle-a-lunite-et-a-la-cohesion-des-cadres-et-militants-du-parti-3009572.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Feb 2023 09:12:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président de l’Union pour la République et la Démocratie (Urd) a présenté, le samedi 28 janvier, à la Maison de la presse, les vœux du parti à la presse malienne et étrangère. Occasion pour Gouagnon Coulibaly d’évoquer la lancinante crise qui mine le parti.</em></strong>

L’Union pour la République et la Démocratie (Urd) est engluée dans une crise depuis l’organisation d’un congrès extraordinaire, le 16 janvier 2022. Une crise   interne qui a failli ébranler ses fondements.

Son président issu de cette instance statutaire a affirmé que « <em>l’organisation réussie d’un congrès extraordinaire est en parfaite application de l’article 58 de nos statuts</em> ». Le seul motif qui nous a guidé dans l’organisation dudit congrès était de pourvoir au poste de premier responsable du parti laissé vacant suite à la disparition brutale du regretté Soumaïla Cissé.

Malheureusement, déplore Gouagnon Coulibaly, cela a servi de prétexte pour quelques camarades de la direction du parti, instrumentalisant <em>« la question de candidature du parti à une prétendue élection présidentielle, (qui) ont hélas exposé nos contradictions internes sur la place publique </em>».

« <em>C’est le lieu de rassurer les militants et de renouveler notre confiance en la justice de notre pays afin que la légitimité démocratique du parti, qui s’est fortement exprimée, le 16 janvier 2022, soit davantage confirmée par l’instance judiciaire suprême. Nous estimons que ce n’est que rendre justice si la Cour Suprême confirmait les jugements rendus en première instance et à la Cour d’appel</em> », a-t-il expliqué.

Porté à la tête du parti de la poignée de main par l’écrasante majorité des militants, le président Coulibaly œuvre pour l’unité et pour la cohésion de la famille Urd. C’est dans ce cadre que le bureau national qu’il dirige a mis en place une commission de conciliation afin de réunir les différents courants du parti. Les membres de la commission ont déjà rencontré Mme Aissata Cissé, la femme du regretté Soumy Champion, et le Pr. Salikou Sanogo.

<strong>Tordre le cou aux rumeurs</strong>

Sur le plan politique, il a réitéré son attachement à la nécessité d’un large consensus de tous les acteurs pour conduire les différents processus électoraux à venir dans la plus grande transparence et pour le bonheur de tous les Maliens. Pour cela et en vue des prochains scrutins, le parti de la poignée de main a mis en place une plateforme politique et électorale dénommée Coalition pour un Nouveau Mali (CNM), qui entend « <em>fédérer toutes les énergies positives pour le bien-être de notre pays</em> ».

La création de ce nouveau regroupement qui sera lancé dans les prochains jours acte le retrait de l’Urd du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), une des organisations à la base de la création du M5-Rfp.

Le départ du parti de la poignée de main du FSD fragilise davantage le Premier ministre, Dr. Choguel K Maïga, qui préside le regroupement depuis le rapt crapuleux de l’ancien chef de file de l’opposition malienne. C’est d’ailleurs grâce au FSD que le président du Mpr est devenu président du comité stratégique de la coalition à la base de la chute du régime IBK.

Pour terminer, « <em>l’URD est profondément attachée à la réussite de la Transition politique en cours. La réussite de cette transition sera sans nul doute la réussite du Mali</em> », a conclu Gouagnon Coulibaly. Ce qui est une façon pour le président de l’Urd de tordre le cou à la rumeur colportée par ses détracteurs qui l'accusent d’être opposé aux autorités de la transition.

Mais avant, le président Gouagnon Coulibaly a présenté ses vœux à toute la presse nationale et internationale. La cérémonie s’est déroulée en présence du président de la Maison de la presse et de nombreux cadres et militants de l’Urd.

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Insécurité au Sahel : À bout de souffle et coupée du monde, « la population pactise avec le diable » pour survivre</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/insecurite-au-sahel-a-bout-de-souffle-et-coupee-du-monde-la-population-pactise-avec-le-diable-pour-survivre-3009569.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Feb 2023 09:09:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À la date du 4 septembre 2022 à Sebba, ville située au Nord du Burkina Faso, et ses alentours, on dénombre huit personnes décédées de la faim, soit quatre enfants, deux adultes et deux personnes du troisième âge. La situation d’insécurité alimentaire a été instaurée et entretenue par l’insécurité due au terrorisme dans certaines parties du pays des hommes intègres, notamment dans la région du Sahel. À près de 523 km de là, dans la région de Mopti en terre malienne, l’insécurité alimentaire a aussi pignon sur rue. Les terroristes n’ont pas de limites. Tous les moyens sont utilisés pour soumettre les populations à leur diktat. Celles du centre du Mali, particulièrement du Cercle de Niono (principal grenier du Mali), sont prises entre le marteau de la crise sécuritaire et l’enclume de la crise alimentaire. Enquête transfrontalière sur le calvaire commun de deux régions du Sahel.</em></strong>

Depuis plusieurs mois, les « <em>hommes de la brousse</em> » (ndlr : appellation donnée aux terroristes par les populations locales) ont sommé les populations de la province du Yagha, à 100 km de Dori, chef-lieu de la région du Sahel, de se plier à leurs désirs. « <em>Le mot d’ordre est clair : personne n’entre, personne ne sort sauf à une seule condition, accepter les souhaits de ces hommes</em> », lance un vieillard retrouvé couché à même le sol sous cet arbre qui voit ses feuilles jaunir sous le supplice du soleil. Nous sommes à Solhan, à une douzaine de kilomètres de Sebba, la ville qui a connu le 4 juin 2021 le plus grand massacre au Burkina Faso en termes de populations civiles tuées, avec plus de 160 âmes arrachées dans une attaque terroriste.

SOW Moussa habite Solhan depuis sa naissance en 1992. Pour lui, jamais les habitants de cette localité n’avaient été ainsi dans la peur : « <em>Tu pouvais entendre leurs pas mélangés au bruit de leurs armes percer le silence de la nuit. Après, rien n’a été comme avant. Les villages qui abritent les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) sont dans le viseur des groupes armés ennemis</em> ».

Pour Barry Hamadou, qui travaille pour le compte d’une Organisation Non Gouvernementale (ONG) intervenant au profit des personnes déplacées internes, le déplacement massif des populations vers Sebba, chef-lieu de province, est due à une sommation par les groupes terroristes de vider les villages sous peine d’extermination de tous les hommes jusqu’au dernier nourrisson.

L’orpaillage est la principale activité des habitants de la commune de Solhan, qui est considérée comme le poumon économique de la province du Yagha. Et en poussant les populations à se déplacer vers Sebba, laissant tout derrière elles, les terroristes s’y installèrent afin de profiter des sites d’orpaillage et des champs abandonnés.

<strong>À bout de souffle et coupés du monde, <em>« ils pactisent avec le diable</em> » pour survivre</strong>

Certains villages ont préféré pactiser avec les groupes armés que de « venir vivre le calvaire à Sebba », nous confie Dicko Kalilou. Il habite Sebba depuis sa naissance et travaille à la radio Daande Yaali de ladite ville. Daande Yaali est le nom d’une grande mare qui relie Sebba au Niger.

Pour Kalilou, il y a des villages qui ont accepté les conditions imposées par les groupes armés terroristes, comme c’est le cas d’Ibal, de Gatougou, de Dina Layi, de Djamana : « <em>Tous sont de gros villages. Et les habitants bénéficient de ravitaillement permanent de la part des terroristes mais on ne sait par quel canal </em>».

Des camions citernes contenant du carburant n’arrivent jamais à destination car détournés vers la brousse. Mais aucun drone, aucun hélicoptère n’arrive à les retrouver. Le 14 juin 2022, 14 camions citernes transportant du carburant ont été détournés sur l’axe Kantchari- Matiacoali dans la région de l’Est à 150 kilomètres de Sebba et deux jours après, vingt-huit camions disparaissaient encore dans la brousse de cette localité.

Se procurer le carburant pour vaquer à ses activités est donc devenu difficile dans la région du Sahel. De juin à août, les stations étaient ravitaillées difficilement. Tamboura Souleymane est le président de l’Organisation des Jeunes Africains pour le Développement et l'Émergence du Sahel (OJADE/Sahel).

Selon lui, « <em>cette situation de manque de carburant est en train d’engendrer d’autres problèmes</em> ». « <em>Des groupuscules se sont créés pour vendre du carburant frauduleux très cher. Le litre, dont le prix homologué est fixé à 750 CFA, est vendu à 1500 CFA, parfois à 2000 CFA. Cela occasionne des frustrations qui, mal contenues, peuvent inciter à des comportements violents aux conséquences désastreuses</em> », craint-il.

Face à la dureté de la situation, les femmes sont sorties nombreuses et ont marché dans les rues de Sebba pour finir devant la brigade de Gendarmerie, la seule autorité avec les militaires qui sont toujours dans la province. C’était le samedi 17 septembre 2022. <em>« Nous sommes vraiment à bout, nous avons trop supporté. Si le convoi ne vient pas aujourd’hui ou demain, nous allons emprunter le chemin qui mène à Dori, à pied quel qu’en soit les risques sur la voie</em> », avait martelé une vieille dame aux gendarmes.

Quatre jours plus tard, aucun convoi de produits de première nécessité n’était arrivé ; alors les populations ont décidé de mettre à exécution leur menace. Lasses de se nourrir de feuilles des arbres, seuls aliments “gratuits” qu’elles pouvaient encore avoir. Elles ont ainsi pris le chemin pour Dori dans la matinée du 22 septembre 2022. Mais au dernier poste de contrôle, elles ont été obligées de rebrousser chemin sous l’autorité des gendarmes.

Face à une telle situation, les autorités de la transition burkinabè ont été contraintes d’agir. Le convoi de vivres qui était bloqué à Dori depuis le 5 septembre a enfin démarré le 22. Et dans la matinée du samedi 24, Solhan s’est vu larguer des vivres par hélicoptère avec l’aide de la Force Barkhane. Toutes les routes d’accès à la ville étant parsemées d’engins explosifs improvisés.

Le calvaire ne s’arrête pas là. Un blocus imposé par les groupes armés montre les limites du plan de réponse gouvernementale aux populations qui sont menacées par l’insécurité alimentaire. Aladjogo, un nom d’emprunt, est ressortissant de Sebba. Il explique qu'avant le blocus, les réseaux téléphoniques émettaient à peine 40 minutes par jour. « <em>Depuis qu’ils (les terroristes, ndlr) ont mis en exécution leur menace sur l’interdiction de sortie et d’entrée à Sebba le 25 juin 2022, nous avons un seul réseau sur les trois qui fonctionne. Mais là aussi c’est à minima, quinze minutes par moment dans la journée, dix dans la nuit. </em>

<em>Nous ne buvons plus d'eau potable, les marchandises sont devenues extrêmement chères et on ne peut plus cultiver dans nos champs qui se trouvent hors de la ville </em>», témoigne l’homme. <em>« Le Rwanda et la Somalie ont longtemps été des histoires pour nous et aujourd’hui, nous sommes en train de vivre ce calvaire somalien que nous regardions jadis à la télévision</em> », lâche-t-il dans un soupir qui a précédé des larmes.

<strong>Vendre son bétail pour échapper aux vols et aux prélèvements</strong>

<em>« Des situations de vols de bétail permanentes dans tous les villages du Sahel amènent les éleveurs à vendre tout leur bétail pour éviter que cela leur arrive</em> », nous confie Dr. Boyena Bassirou, directeur régional des Ressources animales du Sahel. « <em>Difficile de chiffrer ces pertes, car la dénonciation se fait verbalement</em> », renchérit le directeur régional.

À côté de ces vols, s’ajoute le prélèvement de la ZAKAT qui est la dîme que les terroristes réclament aux éleveurs dans les villages selon les têtes d’animaux qu’ils possèdent. « <em>Là encore on ne peut pas vous donner des chiffres mais des faits. Pour éviter ce supplice certains éleveurs ou bergers préfèrent vendre tout le troupeau et se retrouver en ville. Mais quand l’argent finira, bonjour la souffrance car ils seront exposés à tout maintenant</em> », poursuit Dr. Boyena.

La route nationale N°3, l’axe Ouagadougou-Dori, n’a pas été épargnée des sévices terroristes. Dori a plusieurs fois été coupée des autres villes comme Kaya, Ziniaré et Ouagadougou. Le 30 juin, le pont de Naré à 40 km de Kaya a été dynamité, réduisant un instant le trafic entre le Niger, Dori et les autres villes du Burkina Faso.

Le 16 juillet, le second sabotage arrête le trafic pour une semaine avant que le pont ne soit réparé par la société minière basée à Essakane (localité à 40 km de Dori), avec l’appui technique de l’Armée burkinabè. Malgré cette réouverture de la route, l’axe est tout de même évité par les usagers. Les fonctionnaires de la région du Sahel, qui avaient eu l’occasion de se rendre à Ouaga, ne revenaient plus ; ralentissant ou rendant ainsi le service public quasi inexistant dans la région. On peut citer les 984 écoles fermées au Sahel sur les 3 683 établissements de 6 régions autres du Burkina Faso, selon le rapport statistique mensuel d’éducation en situation d’urgence du mois de février 2022.

<strong>L’aide humanitaire a du mal à parvenir</strong>

Le rapport de situation du 20 septembre 2022 du Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA) rapporte que le nombre des déplacés internes dans la région du Sahel a augmenté de plus de 61 000 entre janvier et avril 2022 pour atteindre 574 000 dont la moitié (286 000) est abritée par Djibo. Par suite des attaques et des menaces des groupes armés en janvier 2022, un grand nombre de personnes se sont déplacées vers Gorom-Gorom et Oursi (30 km de Gorom-Gorom dans la province de l’Oudalan).

À Gorom-Gorom, la restriction de la circulation des motos de type Sanili (250 cc avec une vitesse maximale pouvant aller jusqu’à 140km/h) et assimilés ainsi que les tricycles, imposée par l’Etat, contribue à tuer l’économie, s’exclame Tamboura Amadou : « <em>Pour aller au travail même, c’est devenu un casse-tête. Avec les grosses motos et les tricycles, on gagnait notre pain quotidien mais maintenant, cette mesure a fait que les prix ont flambé et certaines activités sont au ralenti </em>».

La situation humanitaire s’est dégradée sur l’ensemble de la région du Sahel. Si ce n’est pas le gouvernement qui prend des mesures qui contrarient le peuple, ce sont les terroristes qui dictent leur loi, soupire Amadou Tamboura. Et les populations assistent impuissantes, elles sont entre le marteau et l’enclume.

Un membre de la société civile qui a requis l’anonymat est désolé de tout ce qui se passe : <em>« Les hommes armés non identifiés procèdent à des contrôles d’identité à une dizaine de kilomètres de la ville de Gorom-Gorom sans que les Forces de Défense et de Sécurité ne puissent intervenir. Des personnes sont enlevées, souvent tuées ou reviennent semer la terreur dans la ville</em> ».

La peur est à son comble. Les terroristes semblent réussir leur mission d’occupation de la bande Liptako-Gourma. Cette zone représente une superficie de 370 000 km² soit 57,44% de la superficie du Burkina Faso, 20,64% de celle du Mali et 9,70% de celle du Niger, selon l’Autorité de développement intégré de la région du Liptako-Gourma. L’agriculture, l’élevage, les mines constituent les activités économiques dominantes dans cette partie du Burkina Faso.

« Les hommes de la brousse » arrivent plus ou moins à accaparer ces richesses. Dans une interview publiée sur le site de Médecins Sans Frontières le 24 octobre 2022, Alfarock Ag-Almoustakine, un agent de l’ONG qui a travaillé à Djibo jusqu’en octobre 2022, déclare que le chef-lieu de la province du Soum situé à 190 km de Dori, est sous blocus depuis le mois de février 2022. Et les petits et rares déplacements qui pouvaient se faire ont cessé depuis le mois de mars 2022.

D’importants ponts ont été dynamités pour couper carrément la ville des autres localités comme Arbinda à 100 km à l’est qui constitue la plus grande réserve naturelle sylvo-pastorale partiellement classée avec 16 000 km², ou Kongoussi à 86 km à l’ouest, une ville qui approvisionne Djibo en cultures maraîchères.

Les convois humanitaires peuvent prendre des mois pour arriver à Djibo. Parfois, ils sont obligés de rebrousser chemin parce que les routes menant à la ville sont tellement parsemées d’engins explosifs posés par les terroristes. La récente explosion sur le tronçon Djibo-Kongoussi a fait 35 morts et 37 blessés, tous des civils, selon le communiqué du gouverneur de la région du Sahel daté du 5 septembre 2022.

<strong>Au Mali, les groupes armés utilisent la technique « des champs brûlés »</strong>

Niono. Chef-lieu du cercle de Niono dans la région de Ségou compte selon le recensement de 2009 364 443 habitants. Ce cercle, qui compte 12 communes et avec plus de 100 000 hectares irrigués, est appelé « Grenier à riz du Mali ». En s’attaquant à ce grenier à riz, la stratégie des groupes terroristes était d’installer la famine dans cette zone et dans tout le Mali.

Entre le 07 et le 10 janvier 2021, sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, des vidéos de champs de riz en feu sont largement partagées. Il s’agit des rizières de KO1, KO2 et KO3 à Dogofry, dans la commune de Niono. Les auteurs ne sont autres que les groupes terroristes notamment la Katiba Macina de Amadou Kouffa qui ont envahi cette partie du pays depuis 2015.

Dans l’une des vidéos, le dénommé Hamed Biba, à visage découvert, témoigne de l’ampleur des dégâts dans son champ. Visible derrière lui, un vase étendu réduit en cendres par la fureur des flammes. Sur place, les décortiqueuses, les motos n’ont pas été épargnées.

Deux mois plus tard, en mars 2021, les mêmes scènes ont été observées sur la toile. Les dégâts seraient « <em>inestimables</em> » selon les populations de Dogofry. Le 10 novembre, de la même année, c’était au tour des paysans de Bamakocoura, dans la même localité de voir partir en fumée plusieurs tonnes de riz récoltées. Par peur de représailles, le maire de la commune de Dogofry, Modibo Kimbiry, s’abstient de tout commentaire au sujet de ces incidents.

Mais cette situation à Dogofry dans le cercle de Niono n’est pas sans conséquence sur la sécurité alimentaire des Maliens. Niono avec l’Office du Niger fait partie des sept zones de production de riz du Mali. Avec les six autres zones, l’Office du Niger produit annuellement plus de 700 mille tonnes de riz selon les données de l’office.

Cette année, sur une prévision de 900 000 tonnes, les sept zones de production de l’Office du Niger (Kolongo, Niono, Ké-Macina, Molodo, NDébougou, Kouroumari et Mbéwani) vont produire 800 000 tonnes, selon Bamoye Keïta, directeur de l’informatique, de la planification et des statistiques de l’Office du Niger. Un manque à gagner de 100 000 tonnes de riz. L’insécurité, la menace terroriste sont entre autres raisons qui, selon lui, expliquent que les  objectifs fixés ne seront pas atteints.

Partant de son exemple et de celui des membres du regroupement des paysans de Macina dont il fait partie, Issa Ongoïba conteste ces données de l’Office du Niger. « <em>Au vu des champs abandonnés dans les zones de production du fait de l’insécurité, de la psychose qui règne au sein des paysans, il est clairement difficile à mon sens que l’on puisse faire autant de rendement</em> ».

Il en veut pour preuve : « <em>Personnellement, je viens de récolter mon champ en fin octobre 2022. Je n’ai eu que 30 sacs sur deux hectares là où les années précédentes je pouvais avoir en moyenne 60 sacs par hectare soit 120 sacs les deux hectares</em> ».

Pour expliquer cette chute de rendement, il pointe du doigt le coût des engrais qui a pris l’ascenseur cette année passant de 17 000 Fcfa à 43 000 Fcfa par sac pour l’engrais DAP granulé et de 12 500 Fcfa à plus de 30 000 Fcfa par sac pour l’urée. « <em>Cette augmentation vertigineuse est arrivée parce que l’État n’a pas pu subventionner l’engrais comme les années passées. Conséquences, beaucoup de paysans n’ont pu s’en offrir </em>», explique Issa Ongoïba.

<strong>La faim, cette autre arme des terroristes</strong>

Présent à Ségou en ce mois de juillet 2022 pour bénéficier d’un financement de l’Union Européenne en vue de mener des activités de sensibilisation pour la cohabitation pacifique, Mahamane Traoré témoigne des conséquences de l’insécurité sur les activités agricoles de Niono, sa ville : <em>« Les groupes terroristes se manifestent beaucoup plus à chaque début d’hivernage. Ils sillonnent les villages pour interdire aux paysans de cultiver leurs champs. Des paysans ont essayé de braver ces interdictions et ont été froidement tués dans leurs champs</em> <em>».</em>

Cette arme non conventionnelle des terroristes de la Katiba Macina de Amadou Kouffa, qui consiste à affamer les populations, a eu raison de plusieurs paysans qui, à contrecœur, ont dû abandonner leurs champs pour d’autres horizons.

C’est le cas de Bassékou Coulibaly, ami de Mahamane Traoré, qui, après avoir reçu les injonctions des terroristes de ne pas cultiver ses trois hectares de rizière et deux hectares de champ de mil en 2021, a rejoint les sites d’orpaillage de Kéniéba au sud du pays pour subvenir aux besoins de sa femme et de ses enfants.

« <em>Le kilogramme du riz à Niono aujourd’hui est passé de 425 Fcfa à 450 Fcfa. Ce qui est très surprenant. Le prix du kilogramme de riz n’avait jamais excédé 325 Fcfa au mois d’Août. C’était le cas dans certains cercles de la région de Ségou mais ça n’a jamais été le cas à Niono</em> », se désole Mahamane Traoré avant de présager que si « <em>Niono a faim le reste du pays ne sera pas épargné</em> ».

Dans son rapport d’Avril 2002 sur la situation alimentaire du Mali, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) indique avoir distribué 2,8 millions de dollars aux personnes touchées par la crise, soit les 120 mille déplacés internes et 250 mille résidents vulnérables. À cela s’ajoute l’assistance à 208 mille personnes de 198 villages des régions de Ségou, Ménaka, Tombouctou, Gao et Mopti. Dans cette dernière région, la situation n’est guère reluisante.

Pour tenir en attendant des lendemains meilleurs, les populations de Niono peuvent compter sur la générosité d’opérateurs économiques locaux pour soutenir les ménages. Selon Mahamane Traoré, Diadié Bah, opérateur économique dans le secteur des engrais et actuellement membre du Conseil National de Transition (CNT), vient en aide avec des tonnes de riz pour soulager les populations de Niono suite aux mauvaises récoltes.

<strong>Le calvaire des femmes</strong>

Déjà difficile pour elles de se procurer les terres et de travailler à leur propre compte en temps de paix, les femmes se retrouvent dans une situation encore plus critique avec cette crise qui secoue le pays. À côté des travaux dans les champs de riz, à Niono et environs, elles font du maraîchage. Les revenus tirés de cette activité leur permettent de subvenir à leurs besoins et aussi de contribuer à alléger les charges de leurs époux. Cette activité génératrice de revenus pour elles, est depuis, menacée au même titre que les travaux des champs.

« <em>Nous sommes pratiquement sans revenus. À l’Office riz de Niono, plus de 50% de la main-d’œuvre est constituée par les femmes. Mais avec la menace terroriste, les superficies cultivées diminuent et avec elles les revenus des femmes</em> », témoigne la présidente d’un groupement féminin qui a requis l’anonymat. Car, selon elle, la citer dans cet article pourrait l’exposer à des représailles.

Et quand elles ne sont pas empêchées par les terroristes de cultiver leurs jardins, elles sont obligées par ceux-ci de se couvrir intégralement. Ce qui, selon notre interlocutrice, ne facilite pas leur travail, car les tenues de ce type ne sont pas adéquates pour le travail de la terre. Il s’agit selon elle d’une interdiction implicite de travailler.

En plus des terroristes, les chasseurs « donso », généralement présentés comme les défenseurs des communautés, sont selon notre interlocutrice des bourreaux pour les femmes de la zone Office du Niger. « <em>À Tchintchindougou, les dozo ont tiré à bout portant sur une femme qui était sortie avec d’autres femmes pour défendre les jeunes du village pris à partie par ces chasseurs</em> ».

<strong>Pris entre les feux des terroristes et des dozo, les femmes de la zone Office riz ne savent plus à quel saint se vouer</strong>

De son côté le groupe d’autodéfense Dogon Dan Na Ambassagou réfute l’ensemble des accusations à leur encontre. Le samedi 17 décembre dernier, à Fatoma, dans le cercle de Mopti, les chasseurs dogons ont tenu une grande réunion pour faire le point de leurs actions et l’organisation stratégique du groupe. Au cours de cette importante réunion, Youssouf Toloba, le chef de guerre de Dan Na Ambassagou, dira que le groupe a pour mission de défendre les communautés, toutes les communautés, contre les violences terroristes et ne saurait être celui qui commet des violences sur les populations. Il estime que des incompréhensions peuvent survenir dans cette mission délicate, des incompréhensions à ne pas considérer comme des violences délibérées.

<strong>Bandiangara n’y échappe pas</strong>

23 Octobre 2022. Le village de Bodio situé à 15 km de Bandiagara dans la région de Mopti a été attaqué par des terroristes. Repoussés par les villageois, les terroristes dans leur repli ont mis le feu aux champs de mil. Des dégâts filmés et massivement relayés sur les réseaux sociaux.

Daouda Ongoïba, la trentaine révolue, ressortissant du village de Yangassadjou, commune rurale de Mondoro, cercle de Douentza, en ce 11 août 2022, à 5 heures du matin, monte à bord du car de la compagnie Africa Tours, direction Sévaré et ensuite son village.

Cet ancien étudiant de la faculté des Sciences et Techniques de Bamako enseigne aujourd’hui la physique-chimie dans des établissements scolaires de la capitale, Bamako. Comme un pèlerinage, il fait l’effort de se rendre chaque année, au moins une fois, auprès des siens. Lui qui, avec d’autres frères de la capitale, consent déjà d’énormes sacrifices pour soutenir les parents restés au village.

« <em>Depuis plusieurs années, des frères et moi, cotisons pour acheter de quoi nourrir les parents au village. Ils ne peuvent plus aller au champ depuis que la crise a atteint le centre du pays. Nos champs sont à 10, 15 voire 20 km du village. Plus ils s’éloignent, plus ils s’exposent aux attaques. C’est pourquoi, nos parents ne cultivent que les quelques champs qui bordent le village ce qui est loin de satisfaire les besoins</em> », dit Daouda Ongoïba, le cœur en peine.

Lui, le miraculé, ne cesse d’appeler ses parents à la prudence. <em>« Je ne veux plus perdre un membre de ma famille dans cette crise</em> », dit-il avant de se plonger dans ses douloureux souvenirs. « <em>C’était pendant les vacances de 2012-2013, j’étais revenu au village, comme chaque année, pour aider aux travaux champêtres. </em>

<em>Alors que nous cultivions avec mes cinq frères, à l’heure du repos, l’un d’eux m’a envoyé chercher de l’eau à boire. À mon retour, j’ai trouvé que mes frères avaient été tous assassinés par je ne sais qui. Aujourd’hui encore, personne ne sait qui est à l’origine de ces crimes odieux</em> » nous explique, non sans peine, Daouda Ongoïba.

Depuis ce drame, sa famille a abandonné ses plus de dix hectares pour se replier dans le village de Yangassadjou situé dans la zone dite des trois frontières (Mali- Burkina- Niger) et vivre des denrées achetées par ceux qui travaillent en ville comme Daouda.

<strong>Lueur d’espoir ?</strong>

Le plan national de ripostes 2022 des autorités de la transition malienne doit permettre d’apporter des solutions d’atténuation pour près de 6 millions de personnes. 64 000 tonnes sont nécessaires en termes de moyens de subsistance. Le Plan national de réponses 2021 a été mis en œuvre à plus de 99% pour 32 994 tonnes de céréales distribuées par l’État en faveur de 102 837 personnes.

D’ores et déjà, plus de 33 000 tonnes de céréales ont été distribuées par le Commissariat à la sécurité alimentaire pour venir en aide à 1,1 million de personnes, a confirmé l’Ambassadeur de la délégation de l’Union Européenne, Bart Ouvry, au cours d’une rencontre avec le Premier ministre d’alors, Choguel Kokalla Maïga.

Pour faire face à cette insécurité alimentaire créée en partie par les groupes terroristes, l’État malien et ses partenaires, à défaut de fournir des chiffres exacts sur le nombre d’hectares incultivables du fait de la crise sécuritaire, sont mobilisés pour apporter des soutiens aux populations les plus affectées.

Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), de juin à décembre 2022, les besoins de financement pour assurer une relative sécurité alimentaire dans le pays s’élèvent à 83,9 millions de dollars, sachant que sur la seule année ce sont 162 millions de dollars qui ont été mobilisés par les partenaires pour venir en aide au Mali, indique le PAM.

Une autre aide est celle de l’armée. Depuis quelques mois, la « <em>montée en puissance</em> » de l’armée vantée par les autorités est constatée et appréciée par les paysans de la zone Office du Niger. « <em>Les nombreuses patrouilles des forces armées maliennes dans la zone ont contribué à réduire sensiblement les attaques de nos champs </em>», reconnaît un habitant de Dogofry.

Cet effort doit être soutenu et continu. Jusque-là épargnés par les attaques, des champs de riz à Bougouwèrè dans la commune de Macina ont été brûlés au début du mois de novembre 2002, témoigne Madou Fané, vice-président du Regroupement des paysans de Macina.

Si les responsables locaux de l’Office du Niger reconnaissent du bout des lèvres que des initiatives sont prises pour permettre aux paysans de travailler en toute quiétude, impossible d’en savoir davantage sans une autorisation formelle de la hiérarchie malgré nos tentatives d’avoir un rendez-vous.

Au niveau du commissariat à la sécurité alimentaire, après avoir envoyé le questionnaire qu’il nous a été demandé de soumettre, nous n’avons plus reçu de réponses, malgré nos nombreuses relances.

Aujourd’hui, c’est la peur au ventre que les paysans de la zone Office du Niger se rendent dans leurs champs avec toujours sur les lèvres la même prière : <em>« Dieu fasse que nous ne croisons pas le chemin des terroristes</em> ».

<strong>Enquête réalisée par Cheick Yannick SOME (Burkina Faso) et Mohamed DAGNOKO (Mali), avec l’appui de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO)</strong>

<strong>NB : Le titre est de la Rédaction.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gestion du matériel roulant de l’Etat par la direction générale de l’administration des biens de l’Etat (DGABE) :   Une mise en œuvre des recommandations globalement très peu satisfaisante</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-materiel-roulant-de-letat-par-la-direction-generale-de-ladministration-des-biens-de-letat-dgabe-une-mise-en-oeuvre-des-recommandations-globalement-tres-peu-3009568.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Feb 2023 09:07:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans son rapport de vérification de performance effectuée en 2018, le Vérificateur général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, avait fait des recommandations à la DGABE, aux fins de corriger les dysfonctionnements constatés et espérer une meilleure gestion administrative et financière au sein de ladite structure. </em></strong>

À cet effet, une mission de suivi des recommandations s’est effectuée en 2022, dont l’objectif était de s’assurer de la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la vérification initiale et d’apprécier leur niveau de mise en œuvre et la correction des faiblesses constatées. La mission de suivi des recommandations laisse entrevoir un bilan négatif de la DGAB. Le bilan du suivi des quatorze (14) recommandations formulées en 2018 par le Vérificateur général se présente comme suit en 2022.

<strong>Etat de mise en œuvre des recommandations </strong>

<strong> </strong>Le taux de réalisation des recommandations entièrement mises en œuvre est de 12,50%. En effet, sur les 14 recommandations formulées par l’équipe de la vérification de performance initiale, une (1) est entièrement mise en œuvre soit 12,50%, une (1) est partiellement mise en œuvre soit 12,50%, six (6) ne sont pas mises en œuvre soit 75,00% et six (6) sont caduques ou sans objet.

Le taux de mise en œuvre totale est déterminé sur les huit (8) recommandations applicables en dehors de celles caduques ou sans objet. Le niveau global de mise en œuvre des recommandations n’est pas satisfaisant.

<strong>Recommandation entièrement mise en œuvre :</strong>

Le Premier ministre a fait prendre des dispositions pour clarifier les compétences en matière de vente à l’amiable des matériels et matières de l’Etat admis à la réforme.

<strong>Recommandation partiellement mise en œuvre : </strong>Les certificats de propriété des véhicules de l’Etat ne sont pas établis. <strong>Recommandations non mises en œuvre : </strong>La DGABE ne dispose pas d’un manuel des procédures. La DGABE n’a pas élaboré les éléments de la politique en matière de gestion du patrimoine mobilier.

La DGABE ne produit pas les états trimestriels et les inventaires annuels des matériels et équipements durables affectés aux départements ministériels et aux Institutions. La DGABE ne procède pas à l’admission de tous les matériels roulants de l’Etat, notamment les véhicules des missions diplomatiques et consulaires. Des véhicules n’ont pas été retrouvés lors du contrôle physique dans la ville de Koulikoro. Des véhicules n’ont pas été retrouvés lors du contrôle physique dans la ville de Ségou.

<strong>Recommandations caduques ou sans objet.</strong>

La DGABE n’organise pas l’approvisionnement des services publics en matériels et équipements roulants. La DGABE ne tient pas le sommier des parcs autos et motos de l’Etat conformément à son ordonnance de création. Le ministre de l’Economie et des Finances ne veille pas à l’élaboration des éléments de la politique en matière de gestion du patrimoine mobilier corporel.

&nbsp;

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>« L&amp;apos;Europe doit rester impliquée dans la mission de l&amp;apos;ONU au Mali », selon le lieutenant&#45;général Kees Matthijssen</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/leurope-doit-rester-impliquee-dans-la-mission-de-lonu-au-mali-selon-le-lieutenant-general-kees-matthijssen-3008388.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 01:59:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>« Les pays européens se détournent de la mission de l'ONU au Mali, mais il est important que l'Europe reste impliquée dans le pays ».</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>C'est ce que dit le lieutenant-général Kees Matthijssen, qui dirigeait jusqu'à récemment la composante militaire de la mission de l'ONU au Mali. Selon lui, « il est bon de se rendre compte que la situation humanitaire se détériore rapidement ».</em></strong>

« Au Mali, nous avons affaire à plus de 450 000 personnes déplacées, dans toute la région du Sahel, plus de 3 millions. Ce nombre augmente rapidement. Si nous continuons à ce rythme à la fin de l'année, nous aurons 650 000 au Mali » a-t-il déclaré.

De cette façon, une grande partie de la jeune génération grandit avec peu ou pas de perspective, estime le lieutenant-général Kees Matthijssen. « Ils chercheront d'autres moyens d'avoir encore une perspective dans la vie. Il est tout à fait possible que nous soyons touchés par cela en Europe par le biais de la migration. » De plus, ce groupe de jeunes vulnérables sont de plus en plus sensibles aux groupes djihadistes qui pourraient leur fournir des moyens de subsistance s'ils se battent avec eux, explique Matthijssen.

De plus en plus, la Minusma est à la croisée des chemins après près de 10 ans de présence au Mali. Un pays dont une grande partie est ravagée par des groupes terroristes créant d'énormes problèmes humanitaires. Ces dernières années, le pays a également été bouleversé politiquement avec deux coups d'État.

À travers la Minusma déployée depuis juillet 2013, les Nations unies tentent de ramener la stabilité dans le pays et de surveiller les droits de l'homme. Mais cette mission est en danger. D'importants pays partenaires comme la Suède, le Royaume-Uni, la Côte d'Ivoire et l'Allemagne se sont retirés ou partent plus tôt que prévu. L'Egypte, également un partenaire important, est toujours dans le doute.

Deux autres missions ont également pris fin au début de l'année dernière : la mission française Barkhane et la mission européenne Takuba. Pour le lieutenant-général Kees Matthijssen, « les Russes font tout ce qu'ils peuvent pour réduire ou contrecarrer l'influence occidentale. Et ça marche ». Il estime aussi que les autorités maliennes rendent le travail de la mission de plus en plus difficile, par exemple en interdisant aux troupes de l'ONU de voler sans autorisation.

<strong>La Minusma n'est pas « <em>viable sans personnel militaire supplémentaire » </em></strong>

À ses yeux, les autorités pensent que le mandat de la mission n'est pas assez fort et veulent que l'armée soit plus active dans la traque et l'élimination des groupes terroristes. « Les autorités de Transition veulent être respectées dans leur souveraineté, les choix qu'ils font et les intérêts vitaux du pays », explique Matthijssen. « Dans ces conditions, toute aide est la bienvenue, mais si vous ne souhaitez pas vous y conformer, vous n'êtes pas le bienvenu » a-t-il indiqué.

Un autre problème pour de nombreux partenaires de la mission onusienne est la relation de plus en plus étroite entre le régime malien et la Russie. Des pays occidentaux continuent d’accuser les autorités de Transition d’avoir établi un lien avec les « mercenaires du groupe russe Wagner » qui aurait selon eux déployé environ un millier d’hommes. Les autorités espèrent ainsi engranger plus de succès contre les terroristes.

Toutefois, les autorités de Transition maintiennent que cette présence russe ne vise que les domaines de livraisons d'armes et d'entraînements militaires. En tout état de cause, le lieutenant-général Kees Matthijssen  a indiqué que ce sont les civils qui paient le plus lourd tribut à cette insécurité.

Pour autant, il dit comprendre très bien la raison pour laquelle « les Maliens cherchaient un partenaire pour les accompagner, les conseiller et les former sur le tas, car la communauté internationale ne leur a jamais proposé cela ». D’après lui, « l'ONU ne peut pas le faire à cause de son mandat ».

La mission de formation de l'UE ne l'a pas fait non plus. Les Maliens ont donc cherché un partenaire pour les aider dans ce domaine. Cependant, il a tenu à rappeler qu’il existe une coopération russo-malienne datant des années des indépendances. Laquelle permet au Mali de se doter d’équipements militaires russes et de former des officiers en Russie. À ses yeux, « les Russes sont au Mali pour des raisons économiques ». Avant de déclarer que « les Russes font tout ce qu'ils peuvent pour réduire ou contrer l'influence occidentale. Et ils réussissent ».

Rappelons que le Secrétaire général de l’ONU va prochainement publier un rapport d'évaluation au Conseil de sécurité, qui comprendra plusieurs scénarios pour l'avenir de la mission. Une version préliminaire du rapport divulguée indique que la mission n'est pas « <em>viable sans personnel militaire supplémentaire </em>».

Ce qui n’exclut pas un retrait des casques bleus du Mali. Une mission de l’ONU considérée comme la plus coûteuse en vie humaine –plus de 170 casques bleus tués suite à des actes hostiles depuis 2013– et en argent puisque le budget annuel de la Minusma est de 1,2 milliard de dollars tous les ans.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Révision constitutionnelle : l’Alliance pour le Mali travaille pour faire triompher le « oui »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/revision-constitutionnelle-lalliance-pour-le-mali-travaille-pour-faire-triompher-le-oui-3008377.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/10/validation-projet-constitution.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 01:34:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le samedi 21 janvier 2023, à son siège à Boulkasoumbougou, l’Alliance pour le Mali (</em></strong><a href="http://a.ma/"><strong><em>A.MA</em></strong></a><strong><em>), avec à sa tête Dr. Moussa Aliou Keita, dans l’optique de contribuer à la réussite de la révision constitutionnelle prévue au mois de mars prochain, a animé une conférence de presse sur les enjeux et les défis qui y sont liés.</em></strong>

C’est dans sa vision de contribuer à la réussite des bonnes actions de la transition, dont le projet de révision de l’ancienne constitution, que cette conférence de presse a été animée par l’Alliance pour le Mali (<a href="http://a.ma/">A.MA</a>), qui constitue, selon son président, l’une des actions qu’elle prévoit mener pour le succès du référendum.

Le président Dr. Moussa Aliou Keita a souligné que son alliance se retrouve dans cette révision constitutionnelle initiée par les autorités de Transition, qui correspond, selon lui, à l’aspiration d’une très bonne partie de la population malienne parce qu’elle est l’une des recommandations faites lors des Assisses nationales de la refondation qui ont impliqué toutes les couches sociales du pays.

En félicitant cette démarche entamée par les autorités de Transition pour réviser la constitution, Dr. Moussa A. Keita affirme que ce référendum représente d’énormes enjeux pour le pays.  Premièrement, selon Dr. Keita, la révision de l’ancienne constitution permettra de combler les vides juridiques dont elle souffre. À entendre le président, la nouvelle constitution  permettra aux Maliens de s’unir davantage et à tous les fils et à toutes les filles du Mali de prendre part, à tous les niveaux, à la prise des décisions concernant l’avenir du pays.

Cette nouvelle constitution, selon l’A.Ma, conduira à la mise en place des institutions stables et fortes. Elle permettra, selon Moussa A. Keita, de mettre fin aux crises post-électorales qui ont toujours écumé le Mali depuis l’avènement de la démocratie.

L’Alliance pour le Mali n’ignore pas non plus les difficultés auxquelles ce processus de révision constitutionnelle peut se heurter. Selon  le président Keita, le premier défi, c’est comment amener toutes les filles et tous les fils à accepter cette révision de la constitution qui n’est pas partagée par certains, notamment les certains partis politiques.

La deuxième difficulté à laquelle ce processus de révision doit faire face, qui est majeure, est liée au temps : comment organiser ce référendum dans le temps imparti et dans la transparence étant donné qu’il ne reste que deux mois. Alors que l’installation des démembrements de l’AIGE n’est pas encore finie dans certaines localités du pays et à l’extérieur du pays.

Une autre difficulté qui peut entraver ce référendum, selon l’A.Ma, c’est l’organisation matérielle. Car, « <em>est-ce que l’organisation sera totalement finie avant la date du référendum </em>» se demande M. Keita.

Un autre défi auquel les autorités doivent faire face pour la réussite de cette révision est celui sécuritaire, selon l’A.M.A.  À croire son président, les autorités ont dit que les élections ne peuvent pas avoir lieu tant que l’intégrité territoriale n’est pas assurée.

Or, a-t-il fait remarquer, « <em>là où nous sommes aujourd’hui, nous savons que certaines localités du pays, certaines régions, certains cercles ne sont pas sous le contrôle effectif de l’Etat ; donc ils sont sous le contrôle des terroristes.</em> »

Pour rappel, l’A.Ma, qui a vu le jour le 09 octobre 2022, est une coalition de 17 organisations dont trois partis politiques, quatre associations et une plateforme d’associations. Ses objectifs principaux sont : unir tous les fils et toutes les filles du pays et surtout soutenir toutes les bonnes actions du gouvernement de la Transition.

<strong>Fadiala N. Dembélé           </strong>]]> </content:encoded>
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<title>23 Janvier : Journée Mondiale des Solitudes	:  Les Personnes Déplacées internes, un véritable problème d&amp;apos;isolement social</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/23-janvier-journee-mondiale-des-solitudes-les-personnes-deplacees-internes-un-veritable-probleme-disolement-social-3008375.html</link>
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<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 01:32:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'isolement social est un enjeu majeur complexe, en particulier de santé publique. Le manque de relations sociales a un effet néfaste sur la santé. C'est un manque qui déséquilibre la vie d'une personne. Des études ont montré que les personnes socialement isolées courent un plus grand risque de décès prématuré.</strong>

Une crise est un facteur déclenchant de solitude ou d'isolement. C'est le cas de notre pays avec l'insécurité qui a provoqué un déplacement massif des populations que nous appelons personnes déplacées internes-PDI. Une situation sécuritaire qui a conduit à l'isolement de milliers de personnes contraintes de fuir à l'intérieur de leur propre pays.

Quitter la terre qu'on aime, à laquelle on s'y est habituée pour aller ailleurs crée toujours un sentiment de manque, une mélancolie, une solitude, un isolement.

Ils étaient habitués à leur vie en communauté, ils s'étaient familiarisés à une façon de vivre. Le terrorisme ne leur permettant plus d'y rester, ils ont dû abandonner leurs maisons, leurs troupeaux, leurs terres en ne prenant que ce qu'ils pouvaient et en abandonnant tristement leurs villages.

L'isolement des personnes déplacées internes est un vrai problème social et sanitaire à prendre au sérieux. L'isolement ou la solitude peut occasionner directement des problèmes psychologiques ou psychiatriques et sur le système immunitaire, rendant les personnes vulnérables aux maladies. La solitude peut entraîner des dérives : alcoolisme, drogue, prostitution, sexualité non contrôlée etc.

Il est nécessaire d'accompagner les Personnes Déplacées Internes en facilitant leur bonne intégration dans notre réseau social, en facilitant les rencontres et les interactions entre personnes, en créant un rituel social pour elles, en leur redonnant plus de confiance, en créant des activités pour elles afin de les occuper etc.

Nous devons développer et promouvoir les stratégies avancées d’offre de services de santé afin de s’adapter à la situation délicate que nous vivons injustement.

<strong>Pr. Charlemagne Ouédraogo/Gynécologue-Obstétricien </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transition : l’équipement et la modernisation de l’armée se poursuivent</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/transition-lequipement-et-la-modernisation-de-larmee-se-poursuivent-3008380.html</link>
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<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 01:24:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le jeudi 19 janvier, les autorités de la Transition malienne ont surpris plus d’un à travers la remise symbolique d’une dizaine d’avions par le président de la Transition, colonel Assimi Goïta.</em></strong>

Les relations russo-maliennes, surtout dans le domaine militaire, semblent être plus fructueuses pour le Mali. En tout cas, c’est ce que nous constatons depuis l’arrivée du colonel Assmi Goïta à la tête de la Transition en mai 2021. Malgré les difficultés financières et économiques auxquelles le Mali fait face, les autorités de la transition continuent dans leur dynamique de renforcement des capacités opérationnelles des FAMA à travers l’acquisition d’armements modernes.

Cette acquisition d’avions et d’hélicoptères par l’armée malienne est la dernière d’une série d’acquisitions. « <em>Garantir la sécurité de sa population contre toute forme d’agression de l’intérieur comme de l’extérieur, constitue une priorité pour chaque Etat quels que soient sa superficie et les moyens dont il dispose</em> », a déclaré le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara.

Il a précisé que la volonté de moderniser et d’équiper l’armée n’est pas uniquement liée à la crise sécuritaire actuelle du pays même si celle-ci en a montré l’urgence, mais qu’elle répond, avant tout, à un besoin fondamental sans lequel, aucune entreprise initiée par le Mali ne saurait prétendre au succès.

Il a ajouté qu’assurer la sécurité de la population n’est pas un luxe mais une nécessité. Le chef du département de la Défense et des Anciens combattants a également souligné que l’armée est un corps de métier d’importance capitale, un symbole qui permet à un Etat, au-delà de sa mission principale de défense du territoire et de la population, de s’affirmer sur la scène régionale et internationale.

Il a en outre déclaré que l’armée malienne, de nouveau debout et autonome grâce aux efforts du peuple malien et des autorités de la transition, inspire désormais le respect et présente une image positive du pays à tous les partenaires. Le ministre Camara a, à cet effet, rassuré que l’armée malienne continuera à fournir d’autres efforts.

Le colonel Camara a aussi laissé entendre que la solution à la crise sécuritaire que traverse le Mali ne peut venir que de son armée. De même que les aspirations de paix du peuple malien, l’inclusivité, l’unicité du territoire ne peuvent être mieux réalisées que par les fils et filles de la nation qui ont connu les mêmes souffrances et qui continuent de faire preuve d’abnégation sur les théâtres d’opération.

Le ministre Camara a, en outre, affirmé que cette crise, initialement fomentée pour diviser les Maliens, de tous horizons, de toutes couches sociales, leur a permis de se réunir autour de l’essentiel qui est le Mali, en resserrant les liens au-delà des dissensions politiques, des différences d’opinions. Il a rassuré que les FAMA feront preuve de plus de don de soi pour mériter le soutien populaire dont elles bénéficient depuis un certain temps.

Le chef d’état-major de l’Armée de l’Air, le général de brigade Alou Boï Diarra, a, pour sa part, affirmé que ces nouveaux aéronefs très efficaces, notoirement reconnus pour leur robustesse, sont parfaitement adaptés aux réalités de la géographie du pays et aux rigueurs de sa zone climatique.

Selon lui, ces aéronefs viennent soulager l’utilisation intensive de l’équipement existant et permettront d’étoffer davantage le maillage territorial de l’Armée de l’Air Il a ainsi assuré que la remise de ces aéronefs permettra à l’Armée de l’Air de réaliser sa vision d’une armée de l’air qui se hisse toujours plus haut, en se professionnalisant et en s’organisant davantage pour aller plus loin, tout en tenant dans la durée, et rester au cœur des opérations tout en restant plus forte, déterminée pour gagner cette guerre pour la survie de la nation et le bonheur de la population.

<strong>Fadiala N. Dembélé                     </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Première édition de la semaine de la justice : Le ministre Mamoudou Kassogué insiste sur l’application correcte de la loi…</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/premiere-edition-de-la-semaine-de-la-justice-le-ministre-mamoudou-kassogue-insiste-sur-lapplication-correcte-de-la-loi-3008383.html</link>
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<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 01:22:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a procédé, le lundi 23 janvier, au CICB, au lancement de la première édition de la semaine de la justice.</em></strong>

La semaine de la justice, qui se déroule du lundi 23 au samedi 28 janvier, fait suite entre autres à la méconnaissance de l'institution judiciaire, au déficit criard d'information et à la crise de confiance entre la justice et le justiciable.

C’est le triste constat dressé par le secrétaire général du ministère de la Justice et président de la commission d’organisation de la semaine de la justice. « <em>La première édition de la semaine de la justice a pour objectif de rendre la justice plus proche des citoyens de les informer sur leurs droits et de promouvoir la bonne distribution de la justice</em> », a déclaré Dr. Boubacar Sidiki Diarrah.

Cette semaine de la justice est destinée principalement aux citoyens, aux étudiants et aux professionnels de la justice. Elle se propose de renforcer la confiance du citoyen dans le système judiciaire.

Cet important évènement sera ponctué par plusieurs activités. Il s’agit entre autres d’une conférence de siège (mercredi 25 janvier), une conférence des juridictions administratives (mercredi 25 janvier) et une journée portes ouvertes sur les juridictions spécialisées.

« La justice fait sa mue doucement mais sûrement », a tout de go déclaré le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux. « <em>Nous sommes engagés à lui imprimer un rythme rationnel de nature à asseoir davantage sa crédibilité et sa respectabilité par une saine et bonne distribution, tout en mettant en exergue la reddition de comptes, la critique, l'autocritique pour améliorer le service</em> », a assuré Mamoudou Kassogué.

Pour y arriver, l’ancien procureur près du tribunal de grande instance de la Commune III a insisté sur l’application correcte de la loi et l’exemplarité sur le plan moral et professionnel. Des mots qui s’adressent aux acteurs de la justice, car le ministre Kassogué se dit convaincu que c’est seulement à ce prix que les Maliens auront confiance en leur justice.

Dans la même veine, il a indiqué que la transformation de la société malienne, pour favoriser l’émergence d’un nouveau type de citoyen, conscient de ses droits et devoirs, « <em>nous impose de respecter et de faire respecter la loi dans tous les domaines de la vie politique, économique et sociale </em>».

C’est à la justice, rappelle-t-il, de veiller à la saine et correcte application de la loi, elle qui a pour mission de protéger les citoyens contre la violation de leurs droits, de décider et de mettre fin à des conflits dans différents domaines, mais aussi de sanctionner les comportements interdits.

Cette première édition se tient au moment où les Maliens attendent beaucoup de la justice dans le cadre de la lutte contre la corruption et l’impunité. Elle se tient aussi dans un contexte marqué par le processus de refondation du pays à travers des réformes politiques et institutionnelles.

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fête du 20 janvier : les femmes de la CMSS auprès  des veuves des militaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/fete-du-20-janvier-les-femmes-de-la-cmss-aupres-des-veuves-des-militaires-2-3008385.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 01:22:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la célébration du 20 janvier, la direction générale de la Caisse Malienne de Sécurité Sociale, à travers l’Amicale des Femmes, a participé à la cérémonie de commémoration de l’Association des anciens combattants, militaires retraités et veuves de guerre du Mali (ACMRVGM).</strong>

À cette occasion, la CMSS a remis  une  importante quantité de pagnes confectionnés pour cette circonstance. Pour le Conseiller technique Cheick Bagayogo,  ce geste s’inscrit dans la logique  d’intervention  de la CMSS. « <em>Nous sommes dans notre rôle en assistant l’ACMRVGM </em>» a t- il indiqué.

À son tour, Kébé Fanta Sow, de l’Amicale des Femmes de la CMSS, estime que les veuves en général, les veuves de nos braves  soldats morts au champ d’honneur et de la dignité en particulier,  sont des couches vulnérables qui méritent l’attention de tous les Maliens. Normal donc que la CMSS joue sa partition.

Ce geste  a été  reconnu  et salué  à sa juste valeur par les leaders de l’ACMRVGM. Le colonel Hama Maïga a remercié le Directeur général et l’ensemble du personnel de la CMSS pour leur générosité envers les mères des pupilles de la Nation, ces amazones qui font la fierté de leurs illustres maris qui sont tombés pour la défense de leur patrie, le Mali.

<strong>Fatoumata Mah Thiam KONE-CMSS/COM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>INPS : la direction générale magnifie ses cadres retraités</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/inps-la-direction-generale-magnifie-ses-cadres-retraites-3008389.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 01:03:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Direction générale de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) a célébré le 19 janvier 2023 des cadres qui ont fait valoir leurs droits à la retraite en 2021 et 2022. Ils étaient huit à recevoir les hommages du Directeur général M. Ousmane Karim Coulibaly et de ses collègues pour de loyaux services rendus à l’Institut.</em></strong>

Il s’agit de Mme Sidibé Dédéou Ousmane, ex-directrice des Affaires juridiques et du contentieux ; actuellement ministre de l’Education nationale, Mme Coulibaly Assitan Traoré, ex-conseiller du Directeur général, Moussa Toumani Diakité, ex-directeur de l'Audit interne ;  Cheickna Soumaré, ex-directeur du Recouvrement des cotisations et du contrôle des employeurs ; Oumar Sarr, ex-directeur financier comptable ; Ibrahim Tabagor, ex-inspecteur général ; Souleymane Dossé Traoré, ex-directeur des Affaires juridiques et du contentieux ; Seydou Siaka Diarra,  ancien directeur général adjoint.

Cette cérémonie d’adieux a réuni l’ensemble des agents de la Direction générale et des services décentralisés. Elle a été marquée par plusieurs interventions, à savoir celle du Directeur général, du délégué des cadres admis à la retraite et de celui de Rokiatou Touré, directrice des relations extérieures.

Le DG Ousmane Karim Coulibaly, dans son propos, a félicité ces différents cadres dont chacun comptabilise plus de 35 ans de carrière pour les services loyaux rendus à l’INPS.

Pour relever les défis actuels de la Caisse, le DG a sollicité le concours de tous, y compris les anciens de la boîte qui jouissent d’une expertise inégalée. Avant de saluer l’acte de solidarité qui a toujours prévalu dans le service. Pour le premier responsable de l’INPS, <em>« les portes resteront grandement ouvertes à ces valeurs cadres restées toujours fidèles à l’INPS</em> ».

« <em>Nous sommes une des plus grosses caisses de la sous-région, qui peut se targuer des recettes à hauteur de souhait. Ce résultat est le fruit des efforts de l’ensemble des travailleurs, des cadres, et des anciens</em> », s’est félicité le DG Coulibaly. Il a profité de l’occasion pour renouveler ses vœux de nouvel an à tous les travailleurs ainsi qu’aux retraités de l’Institut.

Il a invité tous les agents de l’Institut à redoubler d’efforts pour cette nouvelle année en vue de rehausser le taux des assurés de la boîte qui est de seulement 5%. Un taux jugé très faible face au ratio de travailleurs fournis par la dernière étude actuarielle. « <em>Le défi, c’est aujourd’hui d’assurer la quasi-totalité des Maliens</em> », a déclaré le DG Ousmane Karim Coulibaly.

Le délégué des cadres des partants à la retraite, Monsieur Seydou Siaka Diarra, a, au nom de ses collègues admis à la retraite, pris la parole pour remercier la Direction générale pour l’organisation de cette cérémonie combien significative pour eux après de loyaux services rendus au nom de l’Institut aux assurés.

« <em>Nous apprécions à sa juste valeur la marque d'attention que vous avez bien voulu porter sur nous en organisant cette cérémonie à notre honneur pleine de solidarité, d'amitié et de reconnaissance ; cela ne nous surprend guère, c'est plutôt le contraire qui nous aurait surpris</em> », a indiqué Monsieur Diarra.

Pour lui, le départ à la retraite constitue un moment d'introspection, et une opportunité d'envisager des projets futurs. Et d’ajouter : « <em>Il est également et surtout une opportunité de partage d'expérience dans le domaine de la sécurité sociale qui ressemble à l'œuvre d'un forgeron. En effet, ne dit-on pas que c'est en forgeant qu'on devient forgeron</em> », histoire de rassurer le DG de leur entière disponibilité à l’accompagner dans sa nouvelle politique de redynamisation de l’INPS et dans la préservation des acquis. Il a remercié tout le personnel actif de l'INPS pour des nombreuses années de bonne collaboration et formulé des vœux de bonne continuation de leur carrière dans la santé, le bonheur et la prospérité surtout dans l'entente.

« <em>Je ne saurais terminer ce discours sans présenter à toutes et à tous nos sincères remerciements surtout nos excuses pour les actes négatifs que nous aurions posés consciemment ou inconsciemment à l'endroit de nos collaborateurs</em> », a demandé l’ancien DGA

Rokiatou Touré, Directrice des relations extérieures, au nom des directeurs centraux, a pris la parole pour rendre un vibrant hommage à ces braves dames et hommes, des valeureux directeurs qui ont fait valoir leurs droits à la retraite ces deux dernières années.

« <em>Vous avez donné tant d'années de votre vie à la cause de la sécurité sociale pour assurer un meilleur service des droits aux usagers, dans l'honneur et la dignité, que vous en soyez remerciés et que Dieu vous donne ce que vous méritez.</em>

<em>Chers directeurs, nous prions pour que vous ayez une longue vie auprès de vos familles et que vous profitiez pleinement de cette nouvelle étape dans la bonne santé et la prospérité. Que votre retraite soit active autant que votre période d'activité</em> », a-t-elle souhaité.

<strong>Adama DIARRA/Service des Relations Publiques-INPS   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour les loyaux services rendus à la nation : Le DG des Douanes, Amadou Konaté, élevé au grade de Chevalier de l’Ordre national</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/pour-les-loyaux-services-rendus-a-la-nation-le-dg-des-douanes-amadou-konate-eleve-au-grade-de-chevalier-de-lordre-national-3005040.html</link>
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<pubDate>Wed, 28 Dec 2022 12:39:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’actuel Directeur Général des Douanes maliennes est un gros travailleur très assidu. Amadou Konaté, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est connu pour son sérieux et sa bravoure. Très rigoureux et amoureux du travail bien fait, M. Konaté continue de pulvériser des records de mobilisation de recettes jamais réalisés depuis la création des douanes en septembre 1960. Disponible même à des heures les plus tardives quand il s’agit de l’intérêt de la nation, Amadou Konaté a été honoré par la nation malienne. Il a été élevé au grade de Chevalier de l’Ordre national. Une distinction sans surprise pour qui connaît les valeurs intrinsèques de cet inspecteur général de douane de classe exceptionnelle numéro matricule 915-20 H disposant d’une compétence confirmée en matière douanière.

La reconnaissance du travail bien fait. C’est tout le sens qu’il faut donner à la médaille de Chevalier de l’Ordre national du Mali que vient d’obtenir le DG des Douanes. Oui, cette distinction du brillantissime douanier Amadou Konaté n’est pas une surprise. C’est une reconnaissance de son sacrifice pour le Mali en tant qu’un douanier chevronné qui maîtrise tous les rouages de l’Administration douanière au Mali. Gros travailleur très assidu, M. Konaté qui a gravi tous les échelons de l’Institution douanière fut, plusieurs fois, directeur régional des douanes dans plusieurs régions du Mali.

Cadre valable et intègre, il a laissé ses traces par le travail bien fait là où il aura servi à l’intérieur du pays. « Pour rendre des loyaux services à ma chère patrie, le Mali, je suis engagé et prêt à 100% sans réserve et personne ne saura me dévier de ce chemin », a confié le nouveau DG de la Direction des Douanes maliennes juste après la lecture du décret de sa nomination en conseil des ministres du mercredi 25 août 2021 à la télévision nationale. Directeur des recettes, de la planification et des programmes de vérifications avant sa nomination à la tête de la Direction générale des Douanes, Amadou Konaté, 1er de sa promotion lors du concours d’intégration à la fonction publique (corps des inspecteurs de Douanes), est en train de mener avec grand succès la tâche à lui confiée par les plus hautes autorités de la Transition.

<strong>Un douanier au parcours exceptionnel</strong>

Titulaire d’une Maîtrise obtenue à l’Ecole nationale d’administration (spécialité gestion), Amadou Konaté a intégré la fonction publique (corps des Inspecteurs de Douanes) en octobre 1987. Major de sa promotion, le sieur Konaté est un inspecteur des douanes de classe exceptionnelle. Il dispose d’un parcours professionnel exceptionnel dans l’administration douanière, où il commença en avril 1990  à la Division de la statistique et des études économiques (Direction nationale des douanes) après le stage d’imprégnation dans les différents bureaux de Bamako.

Très dynamique et compétent, M. Konaté a servi  dans presque toutes les régions du Mali. Il a été l’adjoint du chef de subdivision de Ségou, chef BMI à Sikasso, chef de la brigade touristique de surveillance de Koury, chef de la Cellule de contrôle de la valeur et du commerce extérieur du bureau de l’aéroport, chef de la section recevabilité du Bureau national des produits pétroliers,  chef de Brigade commerciale de Ségou ; chef du bureau principal de Ségou ; chef section de la réglementation et de la fiscalité à la sous-direction de règlementation de la fiscalité et des relations internationales (SD/Rfri) ; chef de la section compensation hors Afrique à la sous-direction des recettes et  études ; chef de la division compensations financières par intérim (à ce titre, chargé de la centralisation, de l’acheminement et du suivi avec la commission de l’Uemoa des moins-values de recettes du Mali et  membre du comité des agréments et du Comité de gestion du tarif extérieur commun (TEC) de cette organisation sous-régionale) ; chef du Bureau principal des douanes de Kayes ; chef du Bureau principal des douanes de Koutiala ; chef de la division des services généraux.

Infatigable quand il s’agit de servir le Mali, M. Konaté a été également, tour à tour,  sous-directeur adjoint de l’administration générale (Direction générale des Douanes), chef du Bureau principal des douanes de  Bamako-Fer ; chef du Bureau principal des douanes de Kayes ; Directeur régional des douanes de Ségou; Directeur régional des douanes de Kayes ; directeur de l’administration des ressources humaines, des finances et du matériel (à ce titre, président de l’équipe-projet de modernisation de la gestion prévisionnelle des effectifs, des emplois et des compétences (Gpeec)…

<strong>Une tête bien remplie </strong>

Patriote convaincu et très dévoué à servir son pays, le patron des Douanes maliennes a participé à beaucoup de formations à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Il s’agit entre autres : des différents séminaires sur la valeur en douane (DVB) et le contentieux douanier, des stages de formation des formateurs sur les stupéfiants à Bamako avec les instructeurs de l’Ecole de brigade de La Rochelle (en France), relatif aux règles d’origine, analyse du risque, ciblage dans la lutte contre la fraude, des formations en Gestion axée sur le résultat (GAR), sur la construction et la gestion de la Zone de développement économique pour les pays africains francophones en République populaire de Chine ; des cadres supérieurs étrangers à Tourcoing, France ; des cadres supérieurs étrangers à l’ENB de La Rochelle en France ; formation sur le rôle de l’Etat dans l’intelligence économique organisée par l’Ecole nationale d’administration de Paris ; séminaire international sur l’optimisation de la gestion des ressources humaines dans les administrations fiscales organisé par le Fonds monétaire international (FMI) à Casablanca (Maroc) ; 5ème édition bis du congrès international annuel des directeurs des ressources humaines Paris du 10 au 18 septembre 2018 ; 8ème atelier des gestionnaires de formation et de ressources humaines des administrations douanières de la région AOC-OMD du 24 au 26 septembre 2018 à Lomé (Togo). La liste n’est pas exhaustive.

<strong>Un record jamais atteint par les Douanes depuis plus de 50 ans </strong>

« Un homme qu’il faut à la place qu’il faut… ». Cet adage sied bien au brillantissime douanier Amadou Konaté qui, depuis sa nomination à la tête de la Direction générale des Douanes, a donné un souffle nouveau à cette institution financière. Pour preuve, lui et son équipe ont fait une réalisation record de plus de 56 milliards de F CFA pour le mois de septembre dernier. Les recettes du mois d’août étaient de 45 milliards de FCFA ; d’où l’importance et la portée de ce bond prolifique de septembre de plus de 10 milliards de F CFA. Le DG Konaté n’entend point baisser son engagement pour renflouer le Trésor public. Entre 59 et 60 milliards de FCFA, c'est ce colossal pactole que la douane a versé dans les caisses de l'Etat à la fin du mois de novembre. Un niveau jamais atteint par la douane.

En novembre dernier, les soldats de l’économie ont pulvérisé leur propre record en mettant dans la cagnotte de l’Etat plus de 66,298 milliards de nos francs. Il s’agit là d’un record jamais réalisé depuis la création des douanes le 27 septembre 1960. L’ancien record de 65 milliards de F CFA a été réalisé en décembre 2021, sous la conduite de l’actuel chef des gabelous. En octobre, l’administration douanière a mobilisé 64 milliards 380 millions de FCFA. Au mois de septembre, le montant de recettes mobilisées se chiffrait à 60 milliards 900 millions de nos francs. De l’exploitation de ces chiffres, il est facile de remarquer que sous le leadership du DG Konaté les gabelous améliorent de plus en plus leur performance dans la mobilisation des recettes douanières.

Si cette tendance à la hausse se confirme dans les prochains mois, le brillantissime DG Konaté, sans aucun doute, peut relever son premier défi, celui d’atteindre l’objectif de plus de 675 milliards de F.CFA au 31 décembre 2021. Ce travail de titan abattu en un laps de temps par les Douanes sous la houlette de M. Konaté n’est pas surprenant. Puisque le DG Konaté est un cadre valable et intègre qui a laissé ses empreintes indélébiles par le travail bien fait, là où il aura servi à l’intérieur du pays.  Et force est de reconnaître que la nomination de ce brillantissime douanier à la tête de la direction générale des Douanes a été accueillie avec soulagement dans l’opinion nationale, car, même ceux qui ne le portent pas dans leur cœur reconnaissent ses qualités et ses compétences dans le secteur douanier. Ce, malgré les crises. Il a dès ses deux premiers exercices donné un signal et un engagement très forts à renflouer le Trésor public.

<strong>Un engagement sans relâche à lutter contre toute forme de fraude…</strong>

Ce n’est pour rien que la nomination de l’inspecteur de classe exceptionnelle des douanes n° matricule 915-20 H à la tête de la Direction générale des Douanes a été majoritairement saluée. Après la prouesse de mobilisation des ressources, le brillant DG qui est un douanier chevronné qui maîtrise tous les rouages de l’administration douanière au Mali, sous sa houlette, le bureau frontalier de Kouremalé donne le ton en saisissant 705 cartons, soit plus de 5 tonnes de viande fraîche de poulets, d’une valeur de plus de 10 millions de FCFA. Si l’une des missions régaliennes des Douanes est la mobilisation des recettes fiscales, la santé publique, à travers la protection des populations, en fait partie. Le Directeur général des Douanes, Amadou Konaté, et ses hommes ont lancé ainsi une vaste opération de lutte contre le trafic de tout acabit. Et le bureau frontalier de Kouremalé donne le ton en saisissant 705 cartons, soit plus de 5 tonnes de viande fraîche de poulets, d’une valeur de plus de 10 millions de FCFA.

Le DG Konaté et ses hommes sont engagés implacablement dans la lutte contre la contrebande et la grande criminalité transnationale. C’est fort de cela qu’ils multiplient les saisies. En témoigne celle portant sur l’or à Kadiana, région douanière de Bougouni, le 21 novembre 2021. Cette saisie porte sur 30 kg d’or importés sans déclarations à partir de la Côte d’Ivoire. La valeur de cette saisie est de 465.000.000 de FCFA. A celle-là, s’ajoutent également les saisies des produits pharmaceutiques contrefaits à Ouélessébougou et des cartons de détonateurs et 4868 baguettes d’explosifs à Magnambougou, en commune VI du district de Bamako.

A ces saisies, la bonne prise de 377 briques de cannabis, 59 plaquettes d’or, des cordeaux détonants et 4868 baguettes d’explosifs à la suite d’une opération spéciale menée entre le 10 et le 14 avril 2022à Kati, Kadiana et Bamako. D’une valeur marchande estimée à 900 millions de FCFA, les 377 briques de cannabis emballées dans des sacs plastiques étaient dissimilées dans un camion immatriculé au Mali.

En plus de la mission de mobilisation des recettes pour soutenir le trésor public dans un contexte de crise politique, sécuritaire et économique, le DG Konaté et ses hommes jouent pleinement leur mission de lutte contre le trafic de drogue, des armes de guerre et du crime transfrontalier pour assurer la sécurité des populations et de leurs biens et cela, au péril de leur vie.

Décoré pour les loyaux services rendus à la nation, le DG Konaté a dédié sa médaille à tous ceux qui travaillent avec honneur et dignité : « Gloire à Dieu, le Maître des mondes! Honoré ce vendredi 12 décembre 2022, jour saint, par la Nation, je remercie le Président de la Transition, le ministre de l’Economie et des Finances et toutes les autorités de la transition et renouvelle mon engagement pour le Mali. Je dédie cette médaille de Chevalier de l’ordre national du Mali à toute l’administration douanière, à toutes celles et tous ceux qui travaillent sans relâche, dans l’anonymat, mais avec honneur et dignité. Cette médaille nous met plus la pression pour mériter de la Nation, pour laquelle aucun sacrifice n’est de trop...».

<strong>A.Touré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Débordement des eaux dans la région de Tombouctou : Des voix s’élèvent contre l’inertie de l’Office pour la mise en valeur du système Faguibine</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/debordement-des-eaux-dans-la-region-de-tombouctou-des-voix-selevent-contre-linertie-de-loffice-pour-la-mise-en-valeur-du-systeme-faguibine-3005038.html</link>
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<pubDate>Wed, 28 Dec 2022 12:38:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cela fait quelques mois que de nombreuses localités dans la région de Tombouctou font face à une montée spectaculaire des eaux. Une situation qui a déjà causé de nombreux dégâts. Parmi les causes, nombreux sont ceux qui pointent du doigt l’inertie de l’Office pour la mise en valeur du système Faguibine (OMVF). Une structure qui n’est plus que l’ombre d’elle-même car n’arrivant pas à réunir son bureau depuis très longtemps et dont les cadres ont pratiquement tous abandonné la zone couverte par le système.</em></strong>

Le débordement des eaux dans la région de Tombouctou a provoqué d’importants dégâts avec des milliers d’hectares de cultures envahis, des centaines d’animaux emportés par les eaux, sans compter l’effondrement de nombreux bâtiments à usage d’habitation. Par endroits, des cas de mort d’homme ont été signalés à cause de l’écroulement de certaines maisons.

Plusieurs localités de la région de Tombouctou ont été touchées par cette crue. Il s’agit entre autres de Goundam, Tonka, Diré, Bintagoungou, Dangha, Sarreamou, Garbakoira, Rharous, etc. Dans ces localités, les sinistrés sont très nombreux. Parmi les causes, certains évoquent les fortes précipitations, notamment les pluies de fin septembre à début octobre qui ont provoqué des crues au niveau de certains cours d’eau obligeant les eaux à couler hors de leur lit, jusqu’à deux kilomètres par endroits.

Du fait de leur ampleur, les eaux n’ont épargné ni cultures, ni bétail encore moins la volaille au grand dam des agriculteurs et éleveurs. Certains producteurs ont assisté impuissamment à la submersion d’une bonne partie de leurs cultures à cause du débordement des eaux qui ont quasiment tout emporté sur leur passage. Déjà, nombreux sont ceux qui craignent une crise humanitaire si rien n’est fait. Des riverains indiquent qu’il faut remonter à 1993, année à laquelle un tel événement est survenu.

<strong>Les eaux continuent de déborder</strong>

Les mêmes sources n’hésitent pas à s’en prendre à l’Office pour la mise en valeur du système Faguibine (OMVF) qui est accusé d’inertie et d’incompétence. Celui-ci n’a rien pu faire pour empêcher l’obstruction des chenaux et les constructions anarchiques dans les lits des eaux concernées par l’OMVF à cause de l’incivisme de certains riverains.

Pourtant, des moyens importants sont accordés à cette structure dont les cadres brillent par leur absence au niveau des zones concernées. Pire, les locaux de la structure sont même fermés dans ces zones puisqu’il n’y a aucune activité.

Cela fait de nombreuses années que le lac Faguibine, le plus important réservoir d’eau de Goundam, continue de s’assécher sans la moindre réaction de l’OMVF. Face à cette situation, aucune solution concrète n’est proposée. À la place, ce sont juste les déplacements de quelques ministres qui surviennent pour apporter un peu de réconfort aux sinistrés. Bien sûr, il s’agit qu’une goutte d’eau dans la mer.

Pour le moment, les eaux continuent de déborder et d’avancer causant de plus en plus de dégâts. Les populations sont laissées à elles seules face à cette situation contre laquelle leurs efforts ne représentent pratiquement rien. Même la ville de Tombouctou n’a pas été épargnée. Que dire des autres !

En tout cas, l’inquiétude des riverains ne cesse d’augmenter puisque le pire est à craindre. Déjà que l’on compte des milliers de sinistrés dont l’assistance est encore insuffisante. Une solution doit vite être trouvée pour éviter que le problème ne s’empire en faisant disparaître certaines localités.

<strong>Cheick Bougounta CISSE   </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre les stupéfiants : une bande menée par Officier dans le filet de l’OCS</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/lutte-contre-les-stupefiants-une-bande-menee-par-officier-dans-le-filet-de-locs-3005035.html</link>
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<pubDate>Wed, 28 Dec 2022 12:26:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de sa mission, l’Office central des stupéfiants vient d’interpeller pour une énième fois Lassana Kouyaté Alias « Officier » dans la matinée du 25 décembre 2022 à son domicile sis à Sangarebougou.</em></strong>

C’est suite aux renseignements exploités par nos soins que nous avons interpellé le nommé Lassana Kouyaté alias Officier avec six (06) autres personnes dont deux de ses frères et quatre de ses revendeurs. Ces personnes interpellées sont toutes hébergées chez lui.

Au moment de l’opération, ils étaient en possession de : cocaïne : 182 g ; héroïne : 27 g. Cailloux, 40 g. Tramadol 225 ; mg : 1650 comprimés ; haschich : 50 g ; kush : 01 kg ; chanvre indien (Skunk) : 6,800 kg ; chanvre indien (local) : 6 kg ; une balance électronique ; un rouleau de papier aluminium ; 02 bouteilles de sirop Phénergan, 01 bouteille de sirop néocodium ; trois (03) motos TVS, quatre (04) motos Djakarta ; 16 téléphones portables ; 04 puces banalisées ; 01 véhicule Toyota RAV4 immatriculé CH : 2353 et une somme d’argent de quatre millions cinq cent vingt mille (4.520.000 FCFA). Et plusieurs fausses factures de motos établies à son nom.

Cette interpellation intervient après plusieurs effectuées par nos différentes antennes et d’autres services de Police judiciaire pour des faits similaires. Ces engins à deux roues ainsi que le véhicule RAV4 saisis seraient le fruit de recel. La valeur marchande de ces produits est estimée à plus de 15.000.000 de francs CFA.

Pour l’instant, nos éléments sont à pied d’œuvre pour interpeller d’autres complices au grand bonheur de nos populations. Pour mémoire, l’Officier et ses acolytes sont des repris de justice.

<strong>Source : Division Prévention, Communication et Relations Publiques de l’OCS </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>visite de terrain du dg de l’INPS :  Après Koulikoro, Ségou accueille Ousmane Karim Coulibaly et sa délégation</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/visite-de-terrain-du-dg-de-linps-apres-koulikoro-segou-accueille-ousmane-karim-coulibaly-et-sa-delegation-3005032.html</link>
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<pubDate>Wed, 28 Dec 2022 12:23:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les visites de terrain du Directeur général de l’Institut national de prévoyance sociale continuent. Après Koulikoro le 21 décembre 2022, c’était le tour de Ségou d’accueillir M. Ousmane Karim Coulibaly et sa délégation le lendemain. L’objectif étant de s’enquérir des conditions de travail de ses collaborateurs afin d’y apporter des solutions et réitérer l’appel à l’endroit des travailleurs de l’INPS à continuer à pleinement s’investir pour la satisfaction des assurés sociaux et la bonne santé de l’Institut.</em></strong>

À Ségou, le Directeur général de l’Inps a rendu une visite de courtoisie au gouvernorat et à la mairie où il a été respectivement accueilli par le Directeur de cabinet du Gouverneur, M. Affel Yattara et M. Nouhoum Diarra, maire de la Commune urbaine de Ségou. Au Gouvernorat, comme à la mairie, le DG de l’Inps a tenu des mots de remerciement et de reconnaissance en réponse aux bons rapports entre ses structures et la Direction régionale de l’Inps.

Avec le Directeur régional de l’Inps de Ségou, Salif Coulibaly, le DG a visité les nouveaux sites de l’Inps qui rentrent dans le cadre des investissements. Il a aussi pu voir les appareils de dernière génération du Centre de l’Inps, sous la conduite du Dr. Mamadou Fassili Diakité.

Le Directeur régional de l’Inps de Ségou, Salif Coulibaly, a expliqué que les activités économiques de la région de Ségou sont particulièrement assises sur l’agro-business, l’élevage et la pêche. Il a ajouté que cette économie est très informelle et la production industrielle est générée en grande partie par Sukala-sa, N’Sukala-sa, Moulin moderne du Mali et COMATEX actuellement en cessation d’activités depuis août 2020.

Le Directeur régional d’indiquer qu’en plus du CMIE et la direction administrative et technique, la Dr-Ségou a sept agences secondaires dont SAN-Macina-Niono qui sont logées dans des propriétés de l’Inps et Bla-Tominian-Baroueli-Markala sont logées dans des propriétés d’autrui.

Après s’être réjoui de la visite du Directeur de l’Inps à Ségou, le porte-parole du personnel, Alassane Touré, a égrainé un chapelet de doléances au nombre desquelles l’équipement de la salle de réunion, le renforcement des capacités du personnel.

Le Directeur général de l’Institut national de prévoyance sociale, M. Ousmane Karim Coulibaly, de relever que Ségou compte beaucoup dans la sphère de l’Institut. Avant de renchérir que : « <em>Nous sommes au service des assurés sociaux. À ce propos, comme au niveau de la Direction générale et les agences à Bamako, nous nous devons de venir en région, voir le personnel pour prodiguer des conseils aux fins d’être au même niveau d’informations et faire des recommandations et même donner des instructions, quand cela s’impose. C’est l’occasion de recenser les doléances. L’objectif de cette mission c’est aussi et surtout de partager la même vision de la gestion</em> ».

<strong>SERCom/INPS  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>3ème évaluation de politiques publiques du BVG : PRODEFPE : 47% des bénéficiaires sondés ont été insérés mais l’accompagnement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/3eme-evaluation-de-politiques-publiques-du-bvg-prodefpe-47-des-beneficiaires-sondes-ont-ete-inseres-mais-laccompagnement-3005031.html</link>
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<pubDate>Wed, 28 Dec 2022 12:22:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Bureau du Vérificateur général (BVG) a évalué le Programme décennal de développement de la formation professionnelle pour l’emploi (PRODEFPE) 2015-2024. </em></strong>

Pour rappel, l’évaluation de politique publique se définit comme une appréciation systématique et objective d'une politique, en cours ou terminée, de sa conception, de sa mise en œuvre et de ses résultats, dans le but de déterminer sa pertinence et le degré d'accomplissement de ses objectifs, son efficience en matière de développement, son efficacité, son impact et sa durabilité.

Le Prodefpe demeure l’un des grands projets dans le domaine des ressources humaines que les autorités maliennes ont décidé de relancer dans des conditions compatibles avec les enjeux du moment et les défis à venir. Il est dédié à l’opérationnalisation de la Politique nationale de formation professionnelle. Pour son évaluation, huit (8) questions ont été formulées en lien avec sept (7) critères à savoir : la pertinence, la cohérence, l’équité/genre, la gouvernance, l’efficacité, l’efficience opérationnelle et les effets.

<strong>Pertinence</strong>

À travers ce critère, la mission a questionné le dispositif prévu par le Programme afin de donner aux activités des effets durables à travers notamment des mécanismes d’accompagnement des bénéficiaires, pour une meilleure insertion professionnelle. Les bénéficiaires ont majoritairement affirmé ne bénéficier d’aucun accompagnement post-formation de la part des acteurs de mise en œuvre du programme.

La pertinence de l’intervention est donc limitée, en ce sens que la plupart des formations reçues ne débouchent pas sur un emploi, faute d’accompagnement. Ainsi, 71% des bénéficiaires ont déclaré n’avoir pas eu d’accompagnement post-formation.

<strong>Cohérence </strong>

La cohérence interne est un critère qui vise à s’assurer que les actions, activités, objectifs d’une même intervention publique sont complémentaires et permettent l’atteinte des résultats escomptés. En termes de cohérence externe, la mission d’évaluation s’est intéressée à l’articulation entre le Prodefpe et d’autres interventions publiques touchant la problématique de l’emploi et de la formation professionnelle.

La mission a constaté que, globalement, il existe une cohérence entre le Prodefpe et les autres politiques sectorielles comme le CREDD, la LOA et le DCPND. Toutefois, la cohérence entre le Prodefpe et le PRODEC 2 pose problème. Plusieurs schémas directeurs régionaux de formation professionnelle et technique de quelques Conseils régionaux ne prennent pas suffisamment en compte certaines priorités du Prodefpe comme l’équité/genre ou la communication autour de l’intervention.

<strong>Équité/Genre</strong>

Le critère de l’équité/genre vise à s’assurer que la mise en œuvre du Prodefpe a garanti une égalité de chances à l’ensemble des bénéficiaires potentiels de l’intervention. La mission s’est posé la question de savoir si la sélection des bénéficiaires se fait de manière équitable. En réponse, elle est parvenue à la conclusion que 67% des bénéficiaires ont trouvé les critères très justes ou justes. Quant aux femmes, elles sont prises en compte par le programme.

<strong>Gouvernance </strong>

Le critère de la gouvernance conduit à s’intéresser au fonctionnement des organes, au rôle et aux responsabilités des acteurs chargés de la mise en œuvre du Prodefpe.  La mission a établi que le Prodefpe a souffert d’un déficit de portage politique au niveau stratégique avec le cadre partenarial d’orientation et de suivi de l’emploi et de la formation professionnelle qui ne tient pas toutes ses sessions réglementaires.

Aussi, les activités opérationnelles peinent à s’exécuter à cause de l’insuffisance des ressources financières et matérielles et de la faible qualification des ressources humaines. En revanche, l’existence des Cadres régionaux de gestion partenariale de la formation professionnelle et technique pour l’emploi a été saluée par l’ensemble des acteurs comme une bonne pratique à étendre à toutes les Régions du pays.

<strong>Efficacité </strong>

Le cadre d’apprentissage dans les centres de formation professionnelle permet-il d’assurer une formation de qualité ? Le cadre d’apprentissage au sein des centres de formation professionnelle permet d’assurer globalement une formation de qualité. Les dispositifs théoriques et pratiques de formation offrent aux apprenants des compétences en adéquation avec les objectifs du Prodefpe, notamment les filières porteuses. En revanche, un déficit de qualification des formateurs a été signalé dans certains centres publics de formation professionnelle.

<strong>Efficience opérationnelle</strong>

Elle interroge la mobilisation des ressources financières et leur mise à la disposition des acteurs, afin d’exécuter les activités planifiées. Il s’agissait de savoir si le mode de financement du Prodefpe a favorisé la réalisation des activités prévues.

Le Prodefpe a été lancé avec un gap de financement représentant 62% de ses coûts globaux. Pendant l’exécution, il a été établi que les ressources financières allouées aux acteurs sont insuffisantes et ne permettent pas la mise en œuvre des activités planifiées. Aussi, un retard chronique a été constaté dans la mobilisation et la mise à disposition des fonds.

<strong>Effets </strong>

Le critère des effets s’intéresse aux résultats produits par l’intervention. La mission a posé la question suivante : le Prodefpe a-t-il permis une meilleure insertion professionnelle des bénéficiaires ?

Le Prodefpe a effectivement eu des effets positifs sur l’employabilité des bénéficiaires à travers le renforcement de leurs capacités. Les formations professionnelles ont ainsi permis à plusieurs bénéficiaires d’être professionnellement insérés dans des métiers porteurs, contribuant ainsi à la croissance économique. Ainsi, 47% des bénéficiaires ont été insérés parmi lesquels certains ont pu s’installer à leur propre compte.

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de l’exécution et règlement du Marché n°04438/DGMP&#45;DSP 2018 de la TNT  Le BVG signale des irrégularités financières s’élevant à plus de 7,727 milliards de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-lexecution-et-reglement-du-marche-n04438-dgmp-dsp-2018-de-la-tnt-le-bvg-signale-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-7727-milliards-de-fcfa-3005028.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-lexecution-et-reglement-du-marche-n04438-dgmp-dsp-2018-de-la-tnt-le-bvg-signale-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-7727-milliards-de-fcfa-3005028.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Dec 2022 12:15:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification du Bureau du Vérificateur général a pour objet l’exécution et règlement du marché n°04438/DGMP-DSP 2018 du 20 juin 2018 relatif à la réalisation du réseau de télévision numérique terrestre</em></strong><em> <strong>au Mali- Société malienne de transmission et de diffusion.</strong></em>

Vérification financière -Exercices : 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022 (30 septembre). Elle a pour objectif l’exécution et le règlement du marché n°04438/DGMP-DSP 2018 du 20 juin 2018 relatif à la réalisation du réseau de télévision numérique terrestre au Mali : la conception, la fourniture, l’installation et la mise en service d’un réseau national de télévision numérique terrestre et équipements auxiliaires en lot unique au titre des exercices 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022.

(30 septembre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations d’exécution et de règlement du marché n°04438/DGMP-DSP 2018 du 20 juin 2018. Les travaux ont porté sur les emprunts, les transactions de règlement des factures, la réalisation des travaux et la réception des équipements et matériels et l’installation sur les sites.

<strong>Irrégularités financières </strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 7 727 745 308 FCFA. Le Vérificateur général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, a dénoncé au Procureur de la République près le tribunal de grande instance la Commune III du district de Bamako, chargé du Pôle économique et financier, les irrégularités relatives au payement irrégulier, sur autorisation du ministre chargé des Finances, d’une prime de risque en plus du montant du marché à hauteur de 5 220 441 000 Fcfa à un groupement d’entreprises et de factures pour des activités non réalisées à hauteur de 495 179 490 Fcfa.

Le Vérificateur général a aussi transmis des faits au Directeur général de la SMTD-SA relativement à la rétention à la source les précomptes d’IBIC lors des paiements et procéder à la retenue du précompte d’un montant de 286 929 536 Fcfa et au calcul. Il lui a aussi recommandé l’application systématique de pénalités lorsque les travaux accusent du retard. C’est pourquoi, il doit procéder à l’application de la pénalité d’un montant de 1 725 195 282 Fcfa.

Pour rappel, après la signature de l’accord de Genève adopté en juin 2006 par l’Union internationale des télécommunications (UIT), pour la nécessité de passer d’un réseau analogique à un réseau numérique, le Mali a décidé de la mise en place d’une stratégie nationale de transition numérique à travers un Conseil national de transition numérique logé à la Primature.

Cette stratégie a été, par la suite, confiée au département de la communication et avait pour but de passer du réseau analogique au réseau numérique plus performant. Elle contenait également des axes d’accompagnement pour les consommateurs.

Pour ce faire, il a été passé le marché n°04438/DGMP-DSP 2018 du 20 juin 2018 relatif à la réalisation du réseau de télévision numérique terrestre (TNT) au Mali en lot unique d’un montant de 40 748 763 337,04 Fcfa (TTC) pour un délai d’exécution de 15 mois entre la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD-SA) et le groupement Camusat Mali, Camusat international et Phenixya (Thomson Broadcast) en 2018.

<strong>CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Distinction : Kafogo Coulibaly, le PCA de PMU&#45;Mali, élevé au grade de chevalier de l’ordre national</title>
<link>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/distinction-kafogo-coulibaly-le-pca-de-pmu-mali-eleve-au-grade-de-chevalier-de-lordre-national-3005021.html</link>
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<pubDate>Wed, 28 Dec 2022 12:11:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président du conseil d’administration (PCA) du Pari Mutuel Urbain (PMU-Mali) a été élevé au grade de Chevalier de l'ordre national du Mali, le vendredi 24 décembre. Kafogo Coulibaly est récompensé pour ses services rendus à la Nation. Ce qui n’est que justice puisque l’homme fait partie de la mémoire vivante de l’entreprise citoyenne pour avoir été tour à tour directeur général adjoint, directeur général et enfin PCA de l’entreprise citoyenne. Il fait partie des personnes qui ont permis au PMU-Mali de se maintenir aux premiers rangs des entreprises au Mali.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le Mouvement pour la paix au Mali déplore l’insécurité, l’injustice et la privation des libertés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-mouvement-pour-la-paix-au-mali-deplore-linsecurite-linjustice-et-la-privation-des-libertes-3005018.html</link>
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<pubDate>Wed, 28 Dec 2022 12:11:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au cours d’une conférence de presse tenue le 15 décembre à la Bourse du travail, les responsables du Mouvement pour la paix au Mali (MPM) se sont insurgés contre « l’insécurité est grandissante, l’injustice et la privation des libertés ». C’était sous l’égide de son président, Baba Haïdara.</em></strong>

Les responsables du Mouvement pour la paix au Mali (MPM) ont dénoncé « <em>l’insécurité est grandissante, l’injustice et la privation des libertés </em>» dans le pays. Celles-ci constituent à leurs yeux des facteurs qui entravent la paix et la cohésion sociale dans notre pays. C’est dans ce cadre que les responsables du mouvement ont interpellé les autorités afin de tout mettre en œuvre pour éradiquer l’insécurité grandissante au Mali.

Selon son porte-parole, Mamoudou Mohamed Mangané, le mouvement demande aussi de mettre fin aux détournements et pillages des deniers publics, à la violation des libertés individuelles et collectives.

C’est conscient du tableau sombre du Mali que des hommes et des femmes de toutes les couches socioprofessionnelles ont pris l'engagement de lancer le Mouvement démocratique et populaire dénommé Mouvement pour la paix au Mali afin de mettre fin à la dérive actuelle, a indiqué son président Baba Haïdara.

Le Mouvement pour la paix au Mali (MPM) est constitué de plusieurs associations et partis politiques. Le Mouvement pour la paix au Mali n'est pas un Mouvement de plus, c'est un Mouvement qui se décide de parachever la révolution populaire et démocratique confiée aux officiers supérieurs du Comité national pour le salut du peuple et les dirigeants du M5-RFP, a rappelé Mamoudou Mohamed Mangané.

<strong>Alassane Cissé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Boubacar H. Diallo, président de l’OPECOM, membre du Patronat et nouveau membre du CNT : « Le secteur privé sera aussi l’un des grands bénéficiaires d’un pays assaini et débarrassé de la corruption et de la mauvaise gouvernance »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/boubacar-h-diallo-president-de-lopecom-membre-du-patronat-et-nouveau-membre-du-cnt-le-secteur-prive-sera-aussi-lun-des-grands-beneficiaires-dun-pays-assaini-et-d-3005004.html</link>
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<pubDate>Wed, 28 Dec 2022 12:06:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Boubacar H. Diallo, le président de l'Organisation patronale des entrepreneurs de la construction du Mali (OPECOM), est depuis le 28 octobre 2022 membre du Conseil national de Transition (CNT). Dans un entretien qu’il nous a accordé, l’ingénieur de constructions civiles et chef d’entreprise est revenu sur sa désignation pour siéger au sein de l’organe législatif de la transition en tant que représentant du secteur privé. Il a aussi donné sa vision et son ambition pour le développement du secteur privé malien.</em></strong>

Le président de l'Organisation patronale des entrepreneurs de la construction du Mali (OPECOM), Boubacar H. Diallo, fait partie des 26 nouveaux membres du Conseil national de transition (CNT) désignés en octobre par le président de la Transition.

Ingénieur de constructions civiles et chef d’entreprise, sa désignation est intervenue quelques jours seulement après l’élection d’un bureau consensuel à la tête du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) dirigé par M. Mossadeck Bally. M. Diallo a conduit le processus de transition avec dévouement en tant que 1<sup>er</sup> vice-président de l’administration provisoire du CNPM.

Boubacar H. Diallo a l’ambition de faire du secteur privé le fer de lance du développement du Mali. Connu pour son franc-parler, le président de l’OPECOM est un travailleur acharné. Et au regard de sa compétence et sa carrure, le président de la Transition, Assimi Goïta, a fait un choix judicieux en désignant Boubacar H. Diallo comme membre de l’organe législatif de la transition.

Au service du CNT, nul doute que le président Diallo, ce défenseur de l’intérêt général, va mettre son immense expérience et son talent pour faire bouger les lignes. Cela pour l’honneur et le bonheur du peuple malien.

<strong>Le Wagadu : <em>Vous avez été 1<sup>er</sup> vice-président de l’Administration provisoire du Conseil national du patronat (CNPM) pendant des mois et vous avez passé le témoin à un bureau régulièrement élu. Comment se porte le secteur privé aujourd’hui soit trois mois après votre départ ?</em></strong>

<strong>Boubacar H Diallo </strong>: Effectivement, j’ai été premier vice-président de l’Administration provisoire du CNPM suite à la crise de deux ans que le Patronat a connue. Notre mandat était de six mois et c’est l’occasion pour moi de remercier et de rendre un hommage mérité à l’ensemble des acteurs, à notre président de l’époque Monsieur Soya Golfa, doyen des présidents des Groupements professionnels, à l’ensemble des Groupements professionnels et à l’ensemble des membres de l’Administration provisoire pour leur disponibilité et leur compréhension qui nous ont permis de tourner définitivement la page de cette période sombre qui a exposé et affecté chacun d’entre nous à un moment où notre pays traverse une situation complexe.

<strong>Le Wagadu : Comment se porte le secteur privé ?</strong>

<strong>B H. Diallo </strong>: Le secteur privé ne se porte pas très bien. Nous sommes dans un pays qui cherche à sortir des difficultés. Notre secteur privé est à l’image de notre pays, l’État étant notre partenaire privilégié.

C’est pour cette raison que nous avons l’obligation de nous rassembler pour accompagner les Autorités afin qu’ensemble, on puisse trouver les solutions les plus appropriées pour sortir de la crise. Nous n’avons pas une vision différente de celle des Autorités.

Comme vous le savez, depuis le 01<sup>er</sup> octobre 2022, le CNPM a un nouveau bureau dirigé par le président Mossadeck Bally. C’est un bureau très dynamique qui est venu pour servir pendant cinq ans et non pour se servir. Je suis très fier du travail de cette équipe depuis le 01<sup>er</sup> octobre 2022.

<strong>Le Wagadu : <em>Vous avez été nommé au CNT (Conseil national de Transition) comme représentant du secteur privé. Que comptez-vous faire pour donner au secteur privé ses lettres de noblesse ?</em></strong>

<strong> B.</strong><strong>H. Diallo </strong>: D’abord, permettez-moi de remercier les plus hautes autorités pour la confiance placée en moi à travers le secteur privé. Cela fait à peine deux mois que je suis membre de cet organe de la Transition. Ce que je retiens, c’est que la tâche va être encore plus difficile pour moi. On peut être désigné au CNT à travers un groupe, mais dès l’instant qu’on prend fonction, on ne peut plus représenter les intérêts d’un groupe spécifique.

Au CNT, il n’y a pas de groupes parlementaires, c’est la recherche du consensus. Nous représentons désormais l’intérêt général et pour cela il faut être suffisamment efficace et compétent pour démontrer que ce que l’on défend correspond effectivement à l’intérêt général.

Pour cela, je suis tenu d’être en contact permanent avec le président du CNPM afin qu’ensemble nous puissions avoir les éléments de langage pour me permettre de convaincre les autres honorables conseillers sur le bien-fondé de nos éventuelles propositions ou amendements pendant les travaux des commissions. En intégrant cette vision réaliste du CNT, je pourrai faire entendre la voix du secteur privé et lui donner ses lettres de noblesse.

<strong><em>Le Wagadu : L'année de 2022 a été riche en événements pour vous puisqu’avant votre nomination au CNT, vous étiez membre de l'administration provisoire du CNPM. Aujourd'hui, avec le recul, quels sont vos réussites et vos échecs ?</em></strong>

<strong>B. H. Diallo </strong>: C’est vrai que l’année 2022 a été riche en événements et mon passage au sein de l’Administration provisoire a été pour moi une grande expérience. Si je peux parler de réussite au sein de cette Administration provisoire, c’est le fait d’être resté cohérent avec le message que j’ai délivré depuis le 08 février 2022, le jour même de la mise en place de la première administration provisoire. J’avais dit que je ne serai pas candidat, que je ne serai sur aucune liste de candidature, que je ne peux pas être juge et partie et qu’il faut sortir absolument de la crise dans le délai imparti.

Je pense que ce message a été déterminant pour la sortie de crise. Je ne peux pas parler d’échec du fait qu’il n’y a pas eu d’unanimité soit 100% des Groupements professionnels, mais 87,20% des Groupements ont participé au processus et 90,70% des inscrits ont participé à l’élection du 01<sup>er</sup> octobre 2022. Pour moi, avec du recul, ces quelques voix d’écart donnent aussi de la crédibilité à notre processus démocratique de sortie de crise.

<strong><em>Le Wagadu : Quels conseils avez-vous à donner au nouveau bureau pour le bon développement du patronat ?</em></strong>

<strong>B. H. Diallo</strong>: Déjà, ce sont des patrons qui ne sont pas venus pour se servir du patronat, c’est le plus important et ça leur fait gagner plus de crédibilité chaque jour. La deuxième des choses, c’est de rester en contact permanent avec les Groupements professionnels conformément aux textes en vigueur. Le Bureau actuel respecte déjà tout cela. Je souhaite bonne chance à cette équipe de qualité.

<strong><em>Le Wagadu : Le mandat de l’actuel bureau est de cinq ans, et beaucoup de gens pensent que vous seriez un bon candidat à la prochaine élection. Qu’en dites-vous ?</em></strong>

<strong>B. H. Diallo </strong>: C’est totalement exclu pour moi d’être candidat ou même d’être membre du prochain bureau du CNPM. Vous savez, on peut être utile à son organisation sans pour autant être membre du bureau. Je dois accompagner l’actuel bureau et les aider à transformer la crise en opportunités, c’est suffisant pour moi.

<strong><em>Le Wagadu : Revenons au secteur BTP. Mme la ministre des Transports a dénoncé la non-exécution des travaux par certaines entreprises locales. Elle avait menacé de leur retirer le marché. Que répondez-vous à ces accusations ?</em></strong>

<strong>B. H. Diallo</strong>: Vous savez, il y a déjà les instruments pour la gestion des marchés publics, entre autres, le contrat, le code des marchés publics et l’organe chargé du contrôle des marchés publics et des délégations de service public. Un marché est toujours attribué avec un délai d’exécution à travers un ordre de service signé par les parties.

L’entrepreneur a le droit de formuler ses réserves pour que celles-ci puissent être exploitées en cas de besoin au moment opportun. L’article 101 du code des marchés publics (101.1 à 101.5) définit les conditions dans lesquelles un marché peut être résilié. L’article 101.4 précise que les marchés publics peuvent faire l’objet d’une résiliation à l’initiative de l’une ou l’autre des parties.

Si les conditions ne sont pas réunies, les marchés ne pourront pas être résiliés ; mais si les conditions sont réunies, il n’y a pas de débats. Dans tous les cas, les recours sont prévus et il y a le cas de force majeure et certaines intempéries évoquées dans le marché seront toujours prises en compte pour réévaluer les délais afin de ne pas pénaliser les entreprises.

Les délais s’appliquent aussi au maître d’ouvrage en ce sens que si les factures des entreprises ne sont pas payées dans les délais requis au marché, l’entreprise a le droit de se faire payer les intérêts moratoires. Je réponds que c’est un équilibre et nous devons tous tirer les conséquences de cette situation.

Des dispositions doivent désormais être prises pour ne pas réaliser le programme entier d’entretien routier pendant l’hivernage. Il peut y avoir un programme d’urgence, mais pas un programme d’entretien qui a des conséquences sur les coûts de réalisation, les délais, les gênes occasionnées sur les usagers et la qualité même des travaux.

<strong>Le Wagadu :<em> Il paraît que les banques maliennes refusent d'accorder des crédits aux entreprises. Qu’en est-il ?</em></strong>

<strong>B. H. Diallo</strong>: Je dirais plutôt que les conditions d’accès au crédit sont difficiles et les banques ont besoin d’informations fiables de la part des entrepreneurs. Les banques mesurent le risque et le répercutent aussi sur le client.

Aujourd’hui, l’argent a un coût élevé c’est vrai. Puisque les banques tirent leurs activités des crédits qu’elles accordent à leurs clients, comment peuvent-elles alors refuser d’accorder des crédits ? Les conditions d’octroi des crédits sont connues et la crédibilité de chaque client compte.

Les entreprises sérieuses qui ont des capacités de remboursement n’ont pas de problèmes avec leurs banques. Les banques et les entreprises sont toutes les deux membres du patronat. Il nous est très facile de trouver un juste compromis si des cas nous sont signalés.

<strong>Le Wagadu : <em>Pour conclure cet entretien, quel message avez-vous à adresser à vos collègues du secteur privé ?</em></strong>

<strong>B. H. Diallo</strong>: Je vous remercie pour ce bref entretien. Je saisis cette occasion pour appeler tous les acteurs privés à se mobiliser afin qu’on puisse accompagner notre pays à sortir de cette période difficile à travers des mécanismes innovants pour le financement de l’économie.

Le secteur privé sera aussi l’un des grands bénéficiaires d’un pays assaini et débarrassé de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Je profite de l’occasion qui m’est offerte pour souhaiter à chacun de nos membres une très bonne année 2023.

<strong>Entretien réalisé par Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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