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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Sahel Tribune</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Sahel Tribune</description>
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<title>Sahel : Unir les jeunesses autour de la diversité</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 26 Jul 2025 01:21:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le jeudi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>17 juillet 2025 sous le slogan évocateur “Unis dans la diversité, forts dans l’unité”, les ONG ACRA et CISV, en partenariat avec le Conseil national de la jeunesse (CNJ), ont lancé officiellement la campagne annuelle de sensibilisation du projet YES ENJEU – Engagement des Jeunes au Sahel. <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Financée par l’Union européenne, cette initiative se déploiera durant un mois dans six pays sahéliens : le Mali, le Sénégal, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Tchad et le Niger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une région confrontée à l’insécurité, à la pauvreté, à l’exclusion politique et aux effets du changement climatique, la jeunesse – qui représente 65 % de la population – est plus que jamais appelée à jouer un rôle central. Le projet YES ENJEU s’inscrit dans la Stratégie intégrée de la jeunesse du Sahel, avec pour ambition de favoriser l’engagement actif des jeunes dans les dynamiques de paix, de développement et de gouvernance locale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette campagne prend appui sur l’initiative “Soutien régional à la jeunesse en Afrique”, en adéquation avec le Youth Action Plan (YAP) in EU external action 2022-2027. Elle vise à stimuler la participation des jeunes, hommes et femmes, dans les processus socio-économiques et politiques, en valorisant leur potentiel tout en combattant les facteurs de marginalisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cœur de cette mobilisation, le message porté est clair : la force d’une société réside dans sa capacité à valoriser ses différences tout en restant unie. La campagne encourage la tolérance, le dialogue interculturel et la reconnaissance mutuelle comme fondations d’une société plus harmonieuse et solidaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"La diversité ne doit pas être perçue comme une menace, mais comme une richesse à cultiver pour bâtir une nation forte et résiliente", ont déclaré unanimement le représentant du maire et les chefs de quartiers dans leurs interventions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le représentant du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’instruction civique et de la construction nationale, Baba Arby, a salué l’initiative avec enthousiasme. Selon lui, elle s’inscrit parfaitement dans la vision des dirigeants de l’Alliance des États du Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Cette campagne, lancée par ACRA avec le soutien de l’Agence italienne de développement et du Conseil de la Jeunesse du Mali, est une réponse concrète aux grands défis auxquels est confrontée la jeunesse du Mali et du Sahel en général " a-t-il déclaré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ousmane Mahamane</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : à la Primature, les failles d’une gestion politique ordinaire révélées par le Vérificateur général</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mali-a-la-primature-les-failles-dune-gestion-politique-ordinaire-revelees-par-le-verificateur-general-3104841.html</link>
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<description><![CDATA[ Enquête publique sur les pratiques financières et administratives de la Primature malienne : entre irrégularités, soupçons d’abus et nécessité d’un nouveau départ pour l’exemplarité de l’État. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 May 2025 11:02:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est un document explosif, publié sans fanfare par le Bureau du Vérificateur général du Mali début mai 2025. Une radiographie crue de la gestion administrative et financière du cœur du pouvoir exécutif malien : la Primature. En ligne de mire, quatre exercices budgétaires (2021-2024) et une série d’irrégularités, aussi graves qu’embarrassantes, qui jettent une lumière crue sur les pratiques internes d’un État en quête de refondation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">50 milliards, et des comptes loin d’être clairs<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les enquêteurs, entre 2021 et fin novembre 2024, ce sont près de 51 milliards de francs CFA qui ont été engagés par la Primature. Sur cette enveloppe, plus de deux milliards de dépenses sont aujourd’hui mises en cause. Le rapport pointe notamment l’utilisation abusive du « filet social » – un fonds destiné à soulager les plus vulnérables – pour financer des dépenses sans lien direct avec les couches déshéritées : carburant, appuis à des organisations, désinfections de bâtiments administratifs, ou encore formations universitaires à l’étranger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autre pratique relevée : le paiement par la Primature de « dépenses de souveraineté » en dehors du cadre réglementaire, pour plus de 800 millions de FCFA. Des lignes budgétaires floues, sans encadrement légal précis, dont les bénéficiaires et les montants échappent à tout contrôle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Procédures contournées, marchés sur-mesure<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gestion des marchés publics n’échappe pas à la critique. Le rapport dénonce la reconduction irrégulière de marchés, l’absence de mise en concurrence sur certains contrats attribués par entente directe, ou encore des pénalités de retard non appliquées à des prestataires défaillants. Pire encore, des entreprises ont réussi à décrocher des contrats en fournissant de fausses expériences ou en se livrant à des pratiques de conflit d’intérêts, le tout avec la bénédiction de commissions de passation et de réception visiblement peu regardantes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cas de l’AGETIER-Mali, une agence d’exécution chargée de projets sociaux, est symptomatique. L’enquête révèle que plusieurs marchés liés à l’achat d’ambulances et à la réalisation de forages ont été mal exécutés ou attribués dans des conditions douteuses, parfois avec des documents falsifiés. À cela s’ajoute l’absence d’immatriculation des véhicules au nom des services bénéficiaires, ouvrant la voie à des détournements potentiels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vers une gouvernance exemplaire ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’il reconnaît la collaboration des services contrôlés lors de la vérification, le Vérificateur général ne cache pas son inquiétude. « La Primature doit gérer les ressources de façon optimale pour faire face aux défis de la Transition », conclut-il, non sans recommander une refonte des règles encadrant les dépenses dites de souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce dossier intervient alors que les autorités de la Transition, dirigées par le général Assimi Goïta, multiplient les annonces de réformes structurelles. Mais à Bamako, nombreux sont ceux qui attendent désormais des actes forts : rendre des comptes, sanctionner les abus, et surtout rompre avec une culture d’impunité qui gangrène l’administration publique depuis trop longtemps.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’heure où le Mali revendique une souveraineté retrouvée sur le plan sécuritaire et diplomatique, le chantier de la bonne gouvernance reste, lui, ouvert. En plein jour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">AD<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À Koulouba, le serment des symboles : quand le Mali refonde sa souveraineté par l’éducation civique</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/a-koulouba-le-serment-des-symboles-quand-le-mali-refonde-sa-souverainete-par-leducation-civique-3104815.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans une République en quête de repères, la Présidence malienne vient d’accueillir une session solennelle de sensibilisation aux symboles de l’État. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 11 May 2025 21:39:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un moment fort, à la fois pédagogique et politique, qui s’inscrit dans la stratégie du Président Assimi Goïta de refonder la nation par la réappropriation des valeurs républicaines et souveraines, en commençant par le sommet de l’État lui-même.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est une séquence comme seul Koulouba peut en produire. Un moment de silence et de mémoire, où le faste institutionnel s’efface devant l’essentiel : dire qui nous sommes, ce que nous défendons, ce que nous transmettons. Ce vendredi 9 mai 2025, dans une salle sobrement décorée aux couleurs du drapeau national, les collaborateurs du Président de la Transition ont interrompu leurs routines administratives pour se livrer à une cérémonie aussi symbolique que stratégique : la présentation officielle des cinq piliers de l’identité malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La commission nationale de vulgarisation des symboles de l’Etat, lors de la session de présentation au palais de Koulouba, le 9 mai 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le personnel de Koulouba lors de la présentation des symboles de l’Etat par la Commission nationale de vulgarisation des symboles de l’Etat, le 9 mai 2025. Présidence du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x_682118458bfeb.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><em><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le personnel de Koulouba lors de la présentation des symboles de l’Etat par la Commission nationale de vulgarisation des symboles de l’Etat, le 9 mai 2025. Présidence du Mali.</span></strong></em></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Derrière cet exercice en apparence classique, une opération politique finement orchestrée par le ministre Secrétaire général de la Présidence, Dr Alfousseyni Diawara, sous le regard vigilant de Mohamed Maouloud Najim, président de la Commission nationale de sensibilisation et de suivi des symboles de l’État. Dans l’assistance, une brochette de conseillers spéciaux, de technocrates de haut rang, de directeurs de services, et même des hommes en uniforme, tous conviés à revisiter les armoiries de la République, l’hymne national, le drapeau, la devise et le sceau officiel du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une République qui se réapproprie ses fondations<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le contexte n’est pas anodin. Depuis des années, le Mali s’est peu à peu déconnecté de ses repères institutionnels. Armoiries déformées, drapeaux mal reproduits, hymne mal interprété, usage anarchique du sceau officiel par des administrations peu regardantes… Une dérive que les autorités actuelles, dans leur volonté de refondation, ont décidé de corriger. Le diagnostic est sans appel : les symboles de l’État sont peu connus, mal respectés, parfois galvaudés jusque dans les hautes sphères du pouvoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Ces symboles sont l’ADN d’un État souverain », martèle Mohamed Maouloud Najim. Sous ses mots, on devine l’obsession d’une administration qui veut en finir avec les approximations. Car, au Mali, le drapeau est plus qu’un morceau de tissu, le sceau plus qu’un tampon administratif, l’hymne plus qu’une musique chantée les jours de fête. Ces attributs racontent une histoire, forgent une identité, rappellent une souveraineté que le Président Assimi Goïta place au sommet de ses priorités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une pédagogie nationale au service de la refondation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis le lancement de la Semaine nationale d’harmonisation des symboles de l’État, en février 2024, le Comité sillonne les institutions, les écoles, les casernes, les médias. Treize sessions déjà réalisées, plus de mille agents sensibilisés, des dizaines de recommandations formulées. Ce 9 mai, Koulouba clôture le cycle. Le choix n’a rien d’un hasard : « Commencer par les ministères, finir par la Présidence, c’est envoyer un message clair. Le respect des symboles commence au sommet », explique un membre de la commission.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la tribune, Mamadou Mohamed Coulibaly, expert chevronné, déroule le « Bréviaire de la symbolique de l’État ». Un document modeste par son format, mais ambitieux par sa portée. Il y détaille les significations, les usages et les obligations liés à chaque symbole. Avec une série de propositions audacieuses : traduire l’hymne national dans toutes les langues nationales, réglementer strictement la fabrication des sceaux, harmoniser la montée du drapeau dans toutes les institutions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’exprimant à son tour, Dr Alfousseyni Diawara prend soin de replacer cet exercice dans la trajectoire politique actuelle. « Ce n’est pas une cérémonie de plus, c’est un acte politique fort », affirme-t-il. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la salle, les collaborateurs acquiescent. Ils savent qu’au-delà des discours, l’État attend d’eux une mise en pratique. La Présidence, siège de la première institution de la République, doit montrer l’exemple. Chaque document, chaque salle de réunion, chaque cérémonie devra désormais respecter scrupuleusement les attributs officiels de l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le pari du Président Goïta : éduquer une nation par ses symboles<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Derrière ce travail de fourmi, une conviction portée au plus haut sommet : la souveraineté commence par la maîtrise de ses propres références. Le général Assimi Goïta, stratège en chef de cette pédagogie silencieuse, veut faire de 2025 — déclarée année de la Culture — le point de départ d’une révolution des mentalités. Car, comme le rappelle le ministre Diawara, « chaque nation a le devoir de se construire à partir de ses propres valeurs ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que le Mali traverse une transition délicate, entre lutte contre le terrorisme, batailles diplomatiques et crises économiques, les autorités parient sur une arme souvent sous-estimée : l’éducation civique par les symboles. Une bataille invisible, mais décisive, pour reconstruire une République debout, fière de son histoire, et résolue à défendre ses attributs face aux vents contraires de la mondialisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un pari osé. Mais au Mali, les grandes victoires se forgent dans les petits gestes. Ce 9 mai, à Koulouba, ces gestes ont pris la forme d’un serment silencieux. Celui de faire vibrer à nouveau l’âme d’un État qui se cherche une voie, un visage et une voix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chiencoro Diarra</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Circulation routière anarchique à Bamako : à quoi sert l’Arrêté interministériel fixant les contraventions en la matière ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/circulation-routiere-anarchique-a-bamako-a-quoi-sert-larrete-interministeriel-fixant-les-contraventions-en-la-matiere-3104675.html</link>
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<description><![CDATA[ Les lois sont faites pour être appliquées, dit-on. Alors, pourquoi de plus en plus, il se passe des comportements qui jurent avec l’incivisme sur les axes routiers de la capitale malienne ? Pourtant, il existe un texte qui sanctionne ces comportements. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 May 2025 07:39:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour connaître le degré d’incivisme d’une population, il faut, tout simplement, jeter un regard sur le comportement des citoyens dans la circulation routière. Klaxonnement intempestif, dépassement anarchique, stationnement illégal, non-respect des feux de signalisation et du passage des piétons, etc. Telles sont quelques infractions quotidiennes liées à la circulation routière à Bamako. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Des infractions commises, le plus souvent, au nez et à la barbe des agents de police chargés de faire respecter le Code de la route. Malgré que ceux-ci sanctionnent quelques fois, le phénomène persiste. L’Arrêté interministériel N° 2024-2477/MTI-MJDH-MSPC-MEF-SG du 25 juillet 2024 en la matière est clair. Il classe les contraventions routières en trois catégories, ainsi que les sanctions y afférentes : les contraventions de 1re classe, celles de seconde classe et de troisième classe. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Les contraventions de 1re classe<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Elles sont relatives à deux types d’infractions. Le premier type est constitué par les infractions relatives aux règles, les cycles, les cyclomoteurs, les vélomoteurs, les motocyclettes, les tricycles, les quadricycles et leurs équipements. Ce sont entre autres le pneumatique en mauvais état, le dispositif de freinage, l’avertissement sonore, le système d’éclairage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Le second type est constitué d’infractions relatives aux règles concernant la conduite des véhicules, des animaux et les conditions administratives des véhicules et leurs conducteurs. Parmi ces infractions, on peut citer le chevauchement d’une ligne continue, la rupture d’une colonne ou d’un cortège en marche, l’encombrement du poste de conduite du véhicule, etc. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Les amendes forfaitaires prévues en cas de commission de contraventions de première classe coûtent 500 F CFA pour les cycles et cyclomoteurs et 1000 F CFA pour les autres véhicules. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Les contraventions de 2e classe<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Elles sont constituées elles aussi de deux types d’infractions. Le premier concerne les véhicules eux-mêmes et leur équipement. Il s’agit entre autres du pneumatique en mauvais état, l’absence ou la défectuosité d’essuie-glace, l’émission excessive de fumées, gaz toxique, corrosif ou odorant, le véhicule transformé non soumis à une réception. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le second type d’infractions, ce sont des infractions aux règles concernant la conduite des véhicules, des animaux et les conditions administratives de circulation des véhicules et leurs conducteurs. Il s’agit par exemple du non-respect du sens imposé à la circulation, du refus de serrer à droite lors d’un dépassement, de la conduite sans casque de protection pour les cyclomoteurs, les vélomoteurs, les tricycles, les quadricycles, le non-respect des règles de priorité, le transport des enfants de moins de 10 ans aux places avant de tous les véhicules, la vitesse excessive, etc. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Les amendes forfaitaires prévues pour les contraventions de deuxième classe sont de 5000 F CFA pour les vélomoteurs, les motocyclettes, les tricycles et les quadricycles ; 6000 F CFA pour les véhicules légers et 6500 F CFA pour les véhicules poids lourds. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Les contraventions de 3e classe<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce sont des infrastructures concernant la conduite des véhicules et les conditions administratives de circulation des véhicules et leurs conducteurs. Ce sont, entre autres, l’usage d’autorisation ou de pièces administratives exigées pour la circulation d’un véhicule à moteur ou remorqués périmées ou annulées, l’absence de plaques d’immatriculation, l’usage du téléphone en conduite, la surcharge des véhicules de transport public de personnes. Pour cette troisième classe de contraventions, les amendes sont de 15 000 F CFA pour les véhicules légers et 18 000 F CFA pour les véhicules poids lourds.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">L’application stricte de cet Arrêté doit être une préoccupation permanente des agents de police chargés de la gestion de la circulation routière. Leur tâche a été facilitée avec la digitalisation des moyens de paiement et des services publics de l’État dont le lancement officiel a été effectué au palais de Koulouba, le vendredi 19 juillet 2024, par le Chef de l’État. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette digitalisation permet, désormais, aux citoyens de payer directement via leur téléphone mobile pour des services tels que la carte d’identité, les contraventions de police et les actes d’État civil. D’ailleurs, moins d’un mois après ce lancement, il nous est revenu d’apprendre lors d’une visite de quelques grands axes routiers de Bamako par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile qu’à la date du jeudi 08 aout 2024, un seul poste de police de la circulation routière a pu encaisser la somme de 3 595 000 F CFA en une semaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Sidi Modibo Coulibaly<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Partis politiques au Mali : suspension avant dissolution ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/partis-politiques-au-mali-suspension-avant-dissolution-3104643.html</link>
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<description><![CDATA[ Alors que Bamako bruissait de rumeurs de nouvelles manifestations ce 9 mai, les autorités de la transition ont suspendu l’activité des partis politiques. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 May 2025 14:50:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une décision assumée par un pouvoir qui entend réformer en profondeur un système politique à bout de souffle<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">. <o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils s’étaient réunis en conclave, certains dans des salons feutrés, d’autres dans des arrière-salles de partis désuets. Le ton se voulait presque solennel, presque conquérant. « Nous marcherons le 9 mai, et ils ne pourront rien contre nous. » Dans les couloirs, les plus zélés parlaient déjà de « Printemps malien », comme si quelques centaines de manifestants suffisaient à renverser une transition soutenue par une large frange de la population lassée du désordre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’intention n’était pas d’instaurer un silence permanent<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais le pouvoir, lui, n’a pas tremblé. Le 7 mai 2025, à 48 heures des rassemblements annoncés, les autorités de la transition ont suspendu, une fois encore, les activités de tous les partis politiques et associations à caractère politique. Un coup d’arrêt net, légal et assumé, face à ceux qui, sous couvert de pluralisme, préparaient un affrontement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les manifestations des 3 et 4 mai ont donné un avant-goût de ce que certains appellent un « réveil démocratique » mais qui, vu de Koulouba, s’apparente davantage à une tentative de contrecarrer une refondation nationale par des méthodes de pression et de clivage. Face à cela, le pouvoir ne pouvait rester inerte. Il fallait trancher, protéger l’essentiel : la stabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n’est pas la première fois que le Mali suspend l’activité de ses partis. En avril 2024, une mesure similaire avait été prise, dans un contexte de tensions croissantes alimentées par des appels à des élections anticipées. Là encore, l’État avait été accusé de museler l’opposition. Pourtant, à peine trois mois plus tard, la suspension était levée, preuve que l’intention n’était pas d’instaurer un silence permanent, mais de garantir un climat propice au Dialogue inter-Maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités de la transition ont raison de vouloir assainir le jeu politique</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, c’est dans un contexte similaire mais plus tendu encore que cette mesure revient. L’opposition, vent debout contre l’abrogation de la charte des partis en avril, refuse tout dialogue. Elle rejette en bloc les conclusions d’une consultation nationale dont elle a choisi de s’exclure. Elle organise des manifestations, brandit des menaces de recours judiciaires, tout en espérant faire plier une transition qu’elle considère illégitime — et qui pourtant bénéficie d’un réel ancrage populaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Soyons clairs : les partis politiques maliens, pour nombre d’entre eux, ont cessé d’être des vecteurs d’expression démocratique. Ils sont devenus des outils de blocage, des machines clientélistes, des relais d’influences étrangères parfois opaques. Dans ce contexte, les autorités de la transition ont raison de vouloir assainir le jeu politique. Cela passe par une réforme en profondeur, par une remise à plat du cadre légal, et par une réintroduction de l’éthique et de la responsabilité dans l’engagement politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le dialogue reste possible<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali, comme ses voisins du Sahel, explore un modèle de gouvernance de transition. Il ne s’agit pas de fuir la démocratie, mais de la réinventer. Le pluralisme ne peut être une fin en soi, s’il sert de masque à la fragmentation et à l’instabilité. Le temps n’est pas à l’agitation, mais à la consolidation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La décision du 7 mai, loin d’être une fuite en avant autoritaire, est un acte de courage politique. Elle marque un tournant : celui d’un État qui refuse désormais que la rue dicte sa feuille de route. Le dialogue reste possible, la réintégration des forces politiques dans le processus de refondation également. Mais pas sous la menace, ni sous l’invective, ni sur la base des actes de déstabilisation et de dislocation du tissu social.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est à la croisée des chemins. La transition choisit l’ordre, la souveraineté, la reconstruction et l’unité nationale. Il est temps que ses partenaires et ses citoyens comprennent que ce pari, risqué mais assumé, peut être celui de l’avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.D<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>15e session du CSA : le Mali fixe les priorités agricoles pour 2025 et annonce les nouveaux prix des intrants</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/15e-session-du-csa-le-mali-fixe-les-priorites-agricoles-pour-2025-et-annonce-les-nouveaux-prix-des-intrants-3104602.html</link>
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<description><![CDATA[ À Koulouba, le 6 mai 2025, la 15e session du Conseil supérieur de l’Agriculture s’est tenue sous la haute présidence du général Assimi Goïta. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 May 2025 20:20:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Derrière les bilans de campagne et les chiffres budgétaires, c’est une véritable profession de foi souverainiste qui s’est exprimée, avec en toile de fond l’ambition d’un Mali autosuffisant, enraciné dans la terre et tourné vers l’horizon AES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce mardi 6 mai, le Palais présidentiel de Koulouba a repris des airs de plénière rurale. Pourtant, ici, pas de fourche ni de charrue, mais des rapports budgétaires, des projections de production, des feuilles de route techniques, et surtout un homme : le général d’armée Assimi Goïta. Entouré de son Premier ministre, de plusieurs membres du gouvernement, du président de l’APCAM, et des grands acteurs du monde agricole, le président conseil supérieur de l’agriculture a dirigé, d’une main ferme et d’un ton calme, la 15e session du Conseil supérieur de l’Agriculture (CSA). Une grand-messe où le verbe politique s’est mêlé au jargon technique, et où le monde rural, habituellement relégué aux rapports d’experts, s’est imposé comme le cœur battant du projet de souveraineté nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’agriculture comme socle d’une indépendance assumée</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’emblée, Goïta a donné le ton : « Le monde rural, pilier vital de l’économie nationale, doit redevenir le moteur de notre souveraineté. » Le décor est planté. L’agriculture n’est plus un simple secteur économique, mais un enjeu stratégique, presque géopolitique, dans la vision AES (Alliance des États du Sahel) dont le Mali veut être l’épicentre. En témoignent les 10 % du budget national qui lui sont désormais consacrés, les subventions aux engrais et semences, les soutiens directs aux producteurs. Si l’autosuffisance alimentaire est aujourd’hui brandie comme un mantra, elle n’en est pas moins portée par une volonté politique ferme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le bilan de la campagne agricole 2024, dressé par le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Keleman, a rappelé les difficultés : inondations, insécurité, pertes humaines et matérielles, cheptels décimés dans certaines régions. Mais aussi des motifs d’espoir : plus de 11 millions de tonnes de céréales récoltées, près de 650 000 tonnes de coton-graine, plus de 110 000 tonnes de poisson. Des résultats jugés « encourageants » par le chef de l’État, au regard d’un contexte climatique et sécuritaire particulièrement hostile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une agriculture malienne en quête d’émergence<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De son côté, Sanoussy Bouya Sylla, président de l’APCAM, a livré un plaidoyer passionné. Il a salué les « efforts constants du chef de l’État pour le monde rural », tout en énumérant les obstacles structurels : faiblesse de la mécanisation, accès limité au financement, empiétement des acteurs miniers sur les terres agricoles, précarité de la pisciculture, pollution des eaux, retard dans la distribution des engrais et dans les paiements des campagnes écoulées. Des défis, mais aussi des pistes : mutualisation des équipements agricoles, fixation concertée des prix des denrées, recensement fiable des exploitants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question de la souveraineté alimentaire a été abordée sous un angle nouveau : non plus simplement produire, mais transformer, valoriser, exporter. Goïta a insisté sur la nécessité d’« émerger de véritables entreprises agricoles tournées vers le marché » et sur l’importance d’« innover sans cesse tout en capitalisant sur nos savoir-faire traditionnels ». Une vision assumée, qui croise l’agenda 2063 de l’Union africaine et la stratégie nationale de développement 2024-2034.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du diagnostic aux engagements concrets<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des discours, le CSA s’est aussi voulu un temps d’engagement chiffré. Les prix des intrants pour la campagne 2025 ont été fixés : 14 000 FCFA pour le sac de 50 kg d’engrais minéraux, 3 000 FCFA pour les engrais organiques, 1 500 FCFA le kg de semences de maïs hybride. Le coton-graine premier choix, quant à lui, sera acheté à 300 FCFA/kg.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les couloirs de Koulouba, le mot « confiance » revenait souvent. Confiance en une volonté politique qui semble s’affirmer ; confiance conditionnée à la résolution des problèmes récurrents du monde rural ; confiance enfin dans une feuille de route qui se veut inclusive, en particulier envers les jeunes et les femmes, dont l’accès au foncier et au crédit reste à améliorer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Koulouba, nouveau front du combat rural<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La 15e session du CSA ne s’est pas contentée d’énumérer les objectifs, elle a redéfini le rôle politique de l’agriculture. À travers son discours, Assimi Goïta a tracé les contours d’un Mali rural réhabilité, d’un monde agricole au centre d’une souveraineté consolidée. À rebours des logiques d’importation à outrance et de dépendance aux aides extérieures, la Transition trace un chemin de résilience qui mêle volontarisme d’État, mobilisation des communautés rurales et foi en la terre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme un retour aux fondamentaux. Comme une réponse silencieuse mais ferme à ceux qui, dans certaines capitales occidentales, doutent encore de la capacité des États sahéliens à se relever par eux-mêmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chiencoro Diarra<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mamadou Oulalé, la discrétion d’un homme d’État</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/mamadou-oulale-la-discretion-dun-homme-detat-3104595.html</link>
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<description><![CDATA[ Ancien secrétaire général de la présidence malienne, Mamadou Oulalé s’est éteint le 6 mai 2025 à Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 May 2025 17:37:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Figure discrète mais influente de l’administration publique, ce professeur de formation aura incarné jusqu’au bout une certaine idée du service d’État, dans la fidélité au président Assimi Goïta.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est avec gravité et émotion que la Présidence de la République du Mali a annoncé, mardi 6 mai 2025, la disparition de l’un de ses hauts commis, Mamadou Oulalé. L’ancien secrétaire général de la Présidence, qui fut en poste de juin 2021 à septembre 2023, s’est éteint à son domicile, des suites d’une longue maladie. Il avait 72 ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les arcanes du pouvoir malien, rares sont ceux qui laissent derrière eux l’empreinte d’une intégrité tranquille, d’un patriotisme austère, d’une fidélité sans ostentation à l’État. Mamadou Oulalé était de cette trempe. Jusqu’à son dernier souffle, il occupait les fonctions de conseiller spécial du Président de la Transition, le général Assimi Goïta, qu’il servait avec une loyauté sans faille, et une rigueur administrative devenue, avec le temps, sa signature.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Goïta salue « un grand serviteur de la Nation »<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Né à Ségou en 1952, formé aux Lettres modernes à l’École normale supérieure de Bamako, Oulalé appartient à cette génération de pédagogues enracinés dans les valeurs de la République et du service public. Enseignant, puis cadre de l’État, il a gravi les échelons dans la discrétion, jusqu’à accéder aux cercles les plus élevés de la gouvernance. À la présidence, où il a officié comme secrétaire général jusqu’en septembre 2023, il aura piloté, entre autres, la dotation en matériel informatique des administrations, dans un souci constant d’efficacité et de modernisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son départ suscite une onde de chagrin dans les cercles du pouvoir comme parmi les anonymes de la République. En ces heures de deuil, le Président Goïta a tenu à saluer « un grand serviteur de la Nation », exprimant sa « compassion à la famille de l’illustre disparu ainsi qu’au peuple malien ».Les obsèques de Mamadou Oulalé auront lieu ce mercredi 7 mai à 15h au Palais des Sports de Bamako. Une cérémonie à la mesure de la trajectoire d’un homme dont la fidélité à l’État n’aura jamais cédé aux sirènes de la politique spectacle. Qu’il repose en paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La rédaction<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ségou : La 4ème édition du Grand Prix hippique Assimi Goïta, vitrine du sport et de la cohésion nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/segou-la-4eme-edition-du-grand-prix-hippique-assimi-goita-vitrine-du-sport-et-de-la-cohesion-nationale-3104558.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/segou-la-4eme-edition-du-grand-prix-hippique-assimi-goita-vitrine-du-sport-et-de-la-cohesion-nationale-3104558.html</guid>
<description><![CDATA[ 4ème édition du Grand prix hippique Assimi GoïtaLes chevaux en course lors de la 4ème édition du grand prix hippique Assimi Goïta à Ségou, le 3 mai 2025. D.O/ Sahel Tribune. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 May 2025 17:01:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Placée sous le patronage du ministre Abdoul Kassim Fomba, la quatrième édition du Grand Prix hippique général d’Armée Assimi Goïta a réuni, le samedi 3 mai 2025, à Ségou, chevaux et cavaliers autour d’un idéal commun : faire de la tradition équestre un levier d’unité nationale et de cohésion sociale. Une compétition qui transcende le sport pour devenir symbole d’engagement républicain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors qu’à Bamako, la tension était électrique en raison d’une mobilisation politique contestant la possible dissolution des partis politique, à Ségou, sous le ciel de mai et la ferveur populaire, la quatrième édition du Grand Prix hippique général d’Armée Assimi Goïta a livré ses champions et son message. Dans la tradition équestre, le Mali puise une part de son âme, de sa fierté, et du souffle que la transition souhaite insuffler à la jeunesse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Grand prix hippique Assimi Goïta<o:p></o:p></span></b></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x_6818ee9b0f246.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les officiels installés lors de la 4ème édition du grand prix hippique Assimi Goïta à Ségou, le 3 mai 2025. D.O/ Sahel Tribune.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la piste poussiéreuse du champ hippique Mahamadou N’Diagne, dit Madou Fing, les sabots ont parlé. Ils ont dansé, fendu l’air, soulevé la terre. Et dans ce ballet de crinières et de muscles tendus, le cheval d’Esther s’est imposé, remportant le Grand Prix du Président de la.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La jeunesse malienne, grande gagnante<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais au-delà de la compétition — répartie en quatre catégories : petits chevaux, demi-cracks, supercracks et cracks — c’est toute une vision du Mali qui s’est exprimée. Le cheval, ici, n’est pas qu’un animal de course. Il est symbole. Symbole de puissance, de noblesse, de liberté, mais aussi de transmission. Il incarne cet esprit de résilience dont le pays fait son drapeau. Un esprit que le président de la Transition, le général Assimi Goïta, n’a cessé de promouvoir depuis 2021.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Présidée par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Fomba, la cérémonie a été ponctuée d’hommages et de rappels symboliques. Devant une assistance nombreuse et fervente, il a salué la discipline des cavaliers et la qualité de l’organisation, avant de déclarer : « Il n’y a ni vainqueur ni vaincu ; c’est la jeunesse malienne qui triomphe. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un propos fédérateur qui trouve écho dans le climat actuel. Dans un Mali en quête de repères, le sport équestre devient le théâtre d’une réappropriation culturelle, d’un enracinement dans l’identité collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le sport, miroir de la République</strong><o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x_6818eed19b1d6.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La remise des trophées lors de la 4ème édition du grand prix hippique Assimi Goïta à Ségou, le 3 mai 2025. D.O/ Sahel Tribune.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car ce Grand Prix n’était pas qu’un rendez-vous hippique. Il était un manifeste politique. Un appel à l’unité nationale, à la transmission des valeurs patriotiques, à la construction d’un avenir enraciné dans les traditions tout en étant tourné vers la modernité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Cet événement incarne notre détermination à bâtir un Mali uni, prospère et fier de ses traditions », a affirmé un organisateur. Les discours ont martelé les mots d’engagement, de cohésion sociale, de fierté nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une cinquième édition déjà en perspective<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec plus d’une cinquantaine de chevaux engagés, l’événement devient l’un des plus suivis de la région et la deuxième plus grande activité sportive de Ségou après le Festival sur le Niger. Le pari de la régularité est en passe d’être gagné, et les autorités l’ont bien compris. Elles y voient un levier pour faire rayonner l’esprit de la transition dans les communes et les cercles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La cinquième édition, déjà évoquée dans les remerciements officiels, portera sans doute la même ambition : allier la tradition et la République, le sport et la citoyenneté, dans une dynamique de rassemblement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Envoyé spécial à Ségou<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Grèves intempestives : Et si l’armée créait sa propre banque ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/greves-intempestives-et-si-larmee-creait-sa-propre-banque-2953822.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 19:55:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À l’appel du Syndicat national des assurances, banques et établissements financiers du Mali (SYNABEF), beaucoup de banques ont de nouveau fermé leurs portes mardi 23 novembre, pour trois jours. Ces grèves intempestives impactent sur l’efficacité des Forces de Défense et de Sécurité. La création d’une banque pour l’armée pourrait être une alternative salutaire.

Il n’y a plus criminel que celui qui prive volontairement son prochain de ses sources de revenus. Les syndicats du secteur banquier ne déclenchent leur mot d’ordre de grève qu’en fin de mois, pénalisant pour ainsi dire tous les fonctionnaires de l’État, mais aussi asphyxiant l’économie du pays. Le pire est que dans un pays en guerre, où il est important que le moral des Forces de Défense et de Sécurité tienne bon, ces genres de mouvement ne peuvent que contribuer à aggraver la crise sécuritaire.

Dans le contexte sécuritaire et politique que traverse le Mali, doit-on s’adonner à ces genres de bras de fer susceptibles de paralyser l’effort de guerre. Dans une telle situation, tous les fils du pays ne devraient-ils pas consentir des sacrifices ? Mais si cette conscience collective peine à voir le jour, il était plus judicieux d’explorer d’autres horizons.

Les autorités maliennes doivent travailler à éviter tout ce qui peut constituer un obstacle à l’instauration de plus de sécurité et de stabilité dans le pays. C’est pourquoi à l’instar de certains pays du monde, il serait salutaire de songer à la création d’une banque pour l’armée, surtout si l’on sait que les Forces de Défense et de Sécurité, de nos jours, les corporations les plus bancarisées  au Mali.  Aussi, reste-il évident qu'un tel départ massif, créerait des problèmes incommensurables dont la résolution risquerait de passer par des licenciements tout aussi massifs. Les banquiers doivent donc mettre de l'eau dans leur vin afin de ne pas être ce serpent qui se mordrait la queue et prendre son propre venin dans le corps.

<strong>Sahel Tribune</strong>
<h1><strong> </strong></h1>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Zone de trois frontières : les opérations de la Force Barkhane se multiplient</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/zone-de-trois-frontieres-les-operations-de-la-force-barkhane-se-multiplient-2949584.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Oct 2021 13:00:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans son traditionnel communiqué hebdomadaire, la Force Barkhane informe sur ses récentes activités dans le cadre de sa lutte contre les groupes armés terroristes dans la zone de trois frontières (Mali, Niger et Burkina Faso). Cette semaine est marquée par la neutralisation de Nasser Al Tergui, l’acheminement de deux convois dans le dispositif de réorganisation de la force française et beaucoup d’autres activités de sécurisation.</strong>

En coordination avec ses partenaires, Barkhane affirme avoir neutralisé le chef de la Katiba du Gourma du rassemblement pour la victoire de l’islam et des musulmans (RVIM), Nasser Al Tergui. Une neutralisation faite à travers une frappe aérienne sur le véhicule de Nasser, qui avait à son bord cinq (5) individus, précise-t-on dans un communiqué du 22 octobre. Cette frappe aérienne est intervenue après « <em>le recoupement de différents renseignements </em>», rassure-t-on.

Dans le cadre de la réorganisation de la Force Barkhane, deux convois, qui ont quitté les bases militaires de Tessit et Kidal et qui séjournaient à la plateforme opérationnelle désert (Pfod) de Gao, ont repris la route, informe le communiqué hebdomadaire de l’opération Barkhane. Au total, une centaine de véhicules, <em>« composés à 70 % de camions civils escortés et protégés par des moyens militaires</em> ».

<strong>Des matériels cédés aux Fama</strong>

« <em>Le convoi retour de Kidal a atteint la Pfdr de Gao le 15 octobre, celui de Tessalit le 17 octobre, permettant de débuter les opérations de déchargement, de tri et de remise en condition du matériel </em>», communique Barkhane. Lors de l’opération de tri, de réparation et de redéploiement de l’ensemble des matériels, « <em>certains éléments de confort ont été cédés</em> » aux Forces armées maliennes (Fama) et à la Minusma, à leur demande, indique-t-on. Les systèmes de protection des bases (abris et bastion walls) ainsi que les plans de défense ont également été cédés, informe-t-on.

En dehors de toutes ces activités, au cours de la semaine, « <em>le détachement chasse de la base aérienne projetée (BAP) de Niamey a été fortement sollicité au profit des convois logistiques dans le nord du Mali</em> ». En plus, un poste militaire de reconnaissance est en train d’être construit à Tiloa, au Niger et l’axe (RN24) est en phase de rénovation. Cette opération est conduite par le groupement tactique désert (GTD) Edelweiss, en partenariat avec la 113e compagnie spéciale d’intervention (CSI) du Niger, précise-t-on.

<strong>La Rédaction</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com/"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Appel du Mali Kura : la musique engagée d&amp;apos;un collectif d’artistes pour le changement</title>
<link>https://www.maliweb.net/musique/lappel-du-mali-kura-la-musique-engagee-dun-collectif-dartistes-pour-le-changement-2949582.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Oct 2021 12:57:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Afin</strong> <strong>d’appeler</strong><strong> les Maliens à l’union et au changement de mentalité pour le renouveau du Mali, un collectif de jeunes artistes chante <em>L’Appel du Mali Kura</em>.</strong> <strong>Produite par le jeune réalisateur Bocary Tioulenta et lancée officiellement le jeudi dernier lors d'une cérémonie, la nouvelle musique engagée cartonne depuis sa mise en ligne le samedi</strong><strong> 23 octobre 2021.</strong>

Ce single est plein d’émotions, de messages et surtout d’optimisme pour l’avenir du Mali. « <em>De ses décombres, notre Maliba renaîtra. Porté sur le dos de ses enfants, c’est ensemble qu’on fera le </em><a href="https://saheltribune.com/le-mali-kura-serait-il-devenu-un-mirage/"><em>Mali Kura</em></a> », déclame le slameur Saccharose Buccal dans <em>« L’Appel du Mali Kura »</em> (le <a href="https://saheltribune.com/le-train-du-mali-nouveau-a-demarre/">Mali nouveau</a>). Ils sont au moins une vingtaine d’artistes maliens, des très connus au moins connus, à accorder leur voix à cette chanson qui invite chaque Malien à apporter sa pierre à la construction de l’édifice national.

Parmi les artistes qui ont participé à <em>L’</em><em>Appel du Mali Kura</em>, il y a <a href="https://www.infoconcert.com/artiste/iba-one-166358/concerts.html?menu=biographie">Iba One</a>, <a href="http://www.institutfrancaismali.org/delphine-mounkoro/">Delphine Mounkoro</a>, <a href="https://twitter.com/kirikou_lp">Kirikou</a>, Eva, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=2deRo9I_nso">Anaconda</a>, Original Black AD, <a href="https://www.facebook.com/Parolique">Saccharose</a>. Selon le réalisateur du clip, Bocary Tioulenta, avec qui <em>Sahel Tribune </em>s'est entretenu le vendredi 22 octobre, les artistes ont été sélectionnés sur la base de leur degré de dévouement et d’engagement pour leur pays.

<strong>Diversité linguistique et artistique</strong>

Dans le clip, aucune couche sociale n'a été oublié : des militaires aux vendeuses de fruits au bord des voies publiques, en passant par les étudiants ou d’autres citoyens dans différentes corporations, notamment les infirmières et les mécaniciens. Cet appel à l’union se traduit également par cette collaboration saine entre plusieurs artistes issus de différentes «<em> ethnies </em>». Le drapeau porté sur le cou ou brandi avec fierté, chacun chante dans sa langue maternelle — sans oublier de prendre en compte la langue officielle du pays, le français. Toute chose qui traduit la diversité linguistique et artistique du Mali, mais aussi l’union dans la pluralité pour la prospérité d'un Mali en paix et émergent. «<em> Peu importe la couleur de notre peau, le Mali a besoin de chacun de nous </em>», peut-on entendre dans ce single d’une durée de plus de 4 minutes.

Comme pour répondre aux critiques adressées à l’État par des citoyens, le <em>Collectif Mali Kura</em> s’interroge : « <em>Quand tu dis que l’État ne travaille pas, l’État c’est qui ? »</em>. Le Collectif poursuit : « <em>Aux dernières élections, tu as voté pour qui ? »</em>. Ces questions poussent ainsi le citoyen à faire une introspection sur sa part de responsabilité dans les échéances électorales. D’où cet impératif : « <em>Oublie les billets qu’ils [</em>les candidats aux élections] <em>t’offrent, intéresse-toi aux programmes »</em>. Soucieux du devenir de son pays, ce message doit demeurer chez chaque citoyen malien.

«<em> Apportons chacun notre pierre à l’édifice, c’est ainsi que nous bâtirons le Mali Kura », </em>invite <a href="https://www.afrik.com/qui-est-grand-m-le-petit-lutin-malien">Grand  M.</a> Avant de demander : « <em>Et toi, quelle est ta contribution pour le Mali Kura ?</em> ». C’est sur cette question que se termine <em>L’Appel du Mali Kura</em>. Son réalisateur, qui estime que tous les maux du pays ne sont pas à mettre sur le seul dos des dirigeants, pense que <em>« chaque citoyen est un moteur du changement »</em> pour l’avènement d'un Mali nouveau.

<strong>Belle initiative citoyenne et patriotique</strong>

Convaincu que <em>« la musique</em><em> est la</em> <em>meilleure manière de passer un message »</em>, le jeune réalisateur <a href="https://www.youtube.com/watch?v=nLDozgVqPNg&amp;t=16s">Bocary Tioulenta</a> prouve,  à travers sa nouvelle production, que le talent ne manque pas dans ce pays, mais qu'il a besoin d'une meilleure organisation pour mieux être au service de la nation. Aussi ce single est-il une œuvre qui laisse montrer que les «<em> chants et les danses sont très importants et peuvent changer énormément de choses »</em>. A en croire encore le <a href="https://www.facebook.com/BTioulenta">jeune Tioulenta</a>, cet «<em> Appel du Mali Kura</em> » vise  surtout à éveiller les consciences en leur demandant de se lever et de se battre pour qu' « <em>un jour nouveau arrive</em> ».

Présent lors de la cérémonie de <a href="https://fb.watch/8S2naFlCij/">lancement officiel du clip </a>au Magic Cinema — Ex Babemba de Bamako, le ministre de la Refondation de l’État, M. Ibrahim Ikassa Maïga, a saisi l’occasion pour rappeler que «<em> cette belle initiative citoyenne et patriotique, aussi instructive que forte en émotions, se tient à un moment où notre pays est confronté à une crise multiforme qui a fortement contribué à ébranler les fondements de l’État et de la Nation</em> ». Cette cérémonie de lancement, en présence de la quasi-totalité des artistes participants au single, visait à « <em>montrer aux Maliens</em> » la vision du Collectif.

Son réalisateur estime que  « c<em>e projet n’est pas le </em>[sien],<em> mais celui de tous les Maliens »</em>. Aussi, faut-il noter que cette initiative est soutenue par le Fonds d’Appui aux Moteurs du Changement — <a href="https://www.famoc.org/">FAMOC</a>, l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM), l’Ambassade royale du Danemark ainsi que Derhanne. Après la sortie officielle du single, beaucoup d’activités sont prévus dans le cadre de la diffusion des messages véhiculés dans <em>L’Appel du Mali Kura</em>.

<strong>La rédaction</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com/"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition malienne : la Communauté internationale toujours attachée au respect du délai ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/transition-malienne-la-communaute-internationale-toujours-attachee-au-respect-du-delai-2949580.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Oct 2021 12:55:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après la récente visite d’une délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, c’est le tour de celle du Conseil de sécurité des Nations depuis, ce samedi 23 octobre. Si les autorités maliennes semblent œuvrer pour une prolongation de la transition, </strong><strong>la Communauté internationale semble au contraire toujours attachée au respect du délai.</strong>

En séjour dans le pays depuis le 23 octobre, la délégation du Conseil de sécurité de l’ONU a rencontré la société civile, les autorités de la transition, les parties signataires de l’Accord ainsi que les représentants de la médiation internationale. À l’ordre du jour : l’évolution du processus de la transition, la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger, etc.

Après leur arrivée, le porte-parole du secrétaire général des Nations unies, Stéphane Dujaric, a expliqué que cette visite a pour objectif principal de veiller « <em>à ce que la transition au Mali se déroule comme prévu, de poursuivre la conversation sur les effets du terrorisme et du changement climatique au Sahel et de voir comment le Conseil peut au mieux soutenir la région </em>».

Au cours de cette «<em> mission de solidarité et d’écoute</em> », la délégation onusienne a indiqué avoir confiance aux autorités maliennes en ce qui concerne le respect du délai de la transition. Elle exhorte également les autorités maliennes à tenir les élections dès que c’est possible.

Cette visite de la délégation du Conseil de Sécurité des Nations Unies, malgré qu’elle soit une tradition depuis l’institution de la MINUSMA, est tenue cette année dans un contexte encore plus particulier. Elle survient dans un contexte de quasi-crise diplomatique entre le Mali et la France qui est un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies.

<strong>La</strong> <strong>Communauté internationale saura-t-elle accepter… ?</strong>

Depuis l’allocution du Premier ministre Choguel Maïga, prononcée à la tribune des Nations unies, les pressions et les visites se multiplient au Mali. La semaine dernière, le président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), Nana Akufo Addo, était également à Bamako. C’était avec le même message consistant à rappeler aux autorités actuelles du pays le respect du délai initial de la transition.

<em>« La meilleure transition est une transition de courte durée</em> », a indiqué la délégation au terme de sa visite. Une phrase qui traduit le principal objectif de cette mission onusienne au Mali, venue pour «<em> écouter et accompagner </em>» les autorités de la transition. Mais tout en restant derrière la décision de la Cédéao et de l’Union africaine.

Or, il y a plusieurs signes pour qui veut voir que les autorités maliennes sont déterminées plus que jamais à la prolongation de la durée initiale du délai de la transition. C’est sans doute dans cette perspective que des manifestations de soutien à la transition et sa prorogation ont lieu dans la quasi-totalité des régions du pays. Même lors de l’accueil du président en exercice de la Cédéao, le 18 octobre dernier, on pouvait lire les mêmes demandes sur des banderoles tenues par des citoyens maliens, à l’aéroport et plusieurs endroits sur le trajet de la délégation sous régionale. La Communauté internationale restera-elle attachée au respect du délai initial pour combien de temps ? Saura-t-elle par fini accepter la volonté des autorités et des Maliens de prolonger la transition ?

<strong>La rédaction</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com/"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>[Opinion] Mali : soutenir les actions de la transition pour la renaissance ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/opinion-mali-soutenir-les-actions-de-la-transition-pour-la-renaissance-2945488.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 25 Sep 2021 12:22:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Mali, la transition, dirigée par Assimi Goïta, a encore besoin du soutien de la population pour mieux mener ses actions au profit d’une renaissance du pays. Opinion. </strong>

Paradoxe : chacun aime le nouveau, mais nombreux sont ceux qui ont peur du changement. La <em>« </em><a href="https://saheltribune.com/%e2%80%89rectification%e2%80%89-de-la-transition-de-lintelligence-politique-pour-relever-le-defi-de-la-stabilite/"><em>rectification de la trajectoire</em></a><em> de la transition »</em>, en cours au Mali, donne de la chair de poule à bon nombre de partenaires du pays. Les autorités maliennes de la transition, depuis la démission forcée de Bah N’daw, en mai dernier, ont décidé de diriger le pays en toute autonomie, comme se le doit toute nation souveraine, afin de hisser le Mali au niveau des pays émergents.

<strong>Révolution douce  </strong>

Depuis leur arrivée aux affaires, les nouvelles autorités ont diminué les déplacements à l’étranger, revu la coopération du pays avec les partenaires. Elles sont plus dans la pratique que dans la théorie, le contraire des hommes politiques. Tous ces agissements ne peuvent avoir d’autres synonymes que la volonté de prouver qu’elles sont au service du peuple malien. Chose qu’elles prouvent à travers des <a href="https://saheltribune.com/ce-que-nous-savons-de-9-nouveaux-forages-inaugures-dans-la-region-de-segou/">actions de développement communautaire</a>, mises en œuvre dans différentes localités du pays.

Exiger une coopération dans laquelle les partenaires du Mali peuvent le traiter d’égal à égal semble être une volonté affichée de ces autorités transitoires. La question de la possible intervention de la société russe de sécurité privée, <a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/mali-lintervention-de-wagner-remettrait-en-cause-le-mandat-de-larm%C3%A9e-allemande/2365747">Wagner</a>, a d’ores et déjà obligé des partenaires à <a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/mali-la-france-ne-s-en-va-pas-et-refuse-la-pr%C3%A9sence-wagner-florence-parly/2369514">effectuer le déplacement</a> dans le pays pour clarifier leur position. On assiste donc à un renversement de tendance dans la coopération entre le Mali et les autres États.

Cette révolution douce, qui était une des attentes fortes du peuple malien, est en marche. Elle est de plus en plus comprise et trouve davantage de soutien parmi le peuple malien, qui ne cesse de <a href="https://www.lefigaro.fr/flash-actu/mali-manifestation-en-faveur-des-militaires-et-contre-les-pressions-etrangeres-20210922">manifester pour réconforter</a> les autorités dans leur mission de redressement de l’État.

<strong>L’appel du mouvement </strong>

En plus des manifestations de soutien dans différentes localités du pays, à l’appel du mouvement <em>« Yèrèwolo debout sur les remparts</em> », les Maliens ont pris d’assaut la place de l’indépendance, le 22 septembre dernier. Cette manifestation, pour demander le départ des troupes françaises du Mali, la fin de la politique de « <em>néocolonialisme</em> » et soutenir les autorités maliennes de la transition, a drainé un monde comparable à celui des <a href="https://saheltribune.com/meeting-m5-rfp-signes-avant-coureurs-mardi-noir/">manifestations du 5 juin 2020</a> pour le départ de l’ex-président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK). Ce message est assez fort pour des oreilles averties.

Cette ferveur doit se poursuivre et se renforcer afin de réconforter les autorités maliennes de la transition dans leur marche vers le Mali nouveau. On a beau subir des coups de tous les côtés, tant qu’on sent le soutien du peuple souverain, on est rassuré et il sera plus difficile de rebrousser chemin.

Pour reprendre le président de la transition, le Colonel Assimi Goïta, à l’occasion de la célébration du <a href="https://saheltribune.com/61-ans-dindependance-lappel-de-col-assimi-goita-a-sauvegarder-linteret-national/">61<sup>e</sup> anniversaire d’indépendance</a> du Mali, « <em>C’est pendant les moments difficiles que l’on reconnait les vrais citoyens, les vrais patriotes</em> ». Aujourd’hui, plus que jamais, le peuple souverain du Mali, s’il souhaite réellement la renaissance du Mali, doit montrer tout son soutien aux actions des dirigeants actuels. Car nul ne viendra développer le Mali à la place des Maliens.
<ol>
 	<li><strong> T.</strong></li>
</ol>
<strong>Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de <em>Sahel Tribune</em>. </strong>

<strong>Source : Sahel Tribune</strong>

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<title>Mali / Boubacar Bocoum : « Nous avons le devoir de nous battre pour nos intérêts et d’exister dans le concert des Nations »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/mali-boubacar-bocoum-nous-avons-le-devoir-de-nous-battre-pour-nos-interets-et-dexister-dans-le-concert-des-nations-2945273.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 Sep 2021 09:52:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sahel Tribune</em></strong><strong> a rencontré le politologue Boubacar Bocoum, le lundi 20 septembre 2021, à la veille de la commémoration du 61<sup>e</sup> anniversaire de l’accession du Mali à l’indépendance. Dans cette deuxième partie de notre entretien, M. Bocoum évoque la coopération entre le Mali et les autres États. Il fait des propositions pour un meilleur positionnement de notre  pays dans le concert des Nations. </strong>

<strong><em>Sahel Tribune</em></strong><strong> : <em>Quel impact peut avoir l’intervention de Wagner sur la coopération entre le Mali et la Communauté internationale ?</em></strong>

<strong>Boubacar Bocoum : </strong>Il faut qu’on arrête de se faire peur. Autant on n’a pas intérêt à croire qu’on va vivre seul sans les autres, autant les autres aussi ne peuvent pas nous écarter juste parce que nous avons une vision différente de la leur.

Sur le plan international, il faut qu’on apprenne aussi à se faire respecter. C’est un combat. La <u><a href="https://www.cairn.info/revue-geoeconomie-2008-2-page-21.htm">guerre économique</a></u> mondiale qui domine le monde fait que chacun se bat pour ses intérêts. Ceux qui sont ensemble dans un groupement d’intérêt économique essaient de nous combattre. C’est de bonne guerre. Mais nous aussi, nous avons le devoir de nous battre pour nos intérêts et d’exister dans le concert des Nations avec nos convictions, nos moyens et les avantages que nous attendons du système mondial.

Il ne faut pas qu’on se leurre. Ils ne vont pas nous faire de cadeaux. Il faut que nous ayons le courage, une vision et aller au combat pour gagner notre part sur ce marché international.

Il ne faut pas penser que la Communauté internationale va nous rendre la tâche facile. Cette communauté internationale est un groupement d’intérêt économique. Si nous sommes des maillons faibles aujourd’hui, c’est parce que nos dirigeants ont failli et que le pays est tombé très bas. Si on veut remonter en surface, il faut qu’on s’attende aussi à ce genre de coup et qu’on soit préparé.

<strong>Qu’entendez-vous par préparation ? </strong>

Ce qui est important de comprendre dans nos pays, c’est l’absence de centres de réflexion très poussés. Les Occidentaux ont eu cet avantage. Mais il est important de comprendre qu’aucun pays ne va financer le développement d’un autre.

C’est la France, protégée par les États-Unis, qui est à la base de tous nos problèmes. Elle est un laquais des États-Unis. Aujourd’hui, parler de la Russie fait peur aux États-Unis par ricochet la France. La Cédéao et d’autres instruments ne sont aussi que des laquais du système de l’impérialisme.

<strong>Dans un entretien accordé à RFI, le ministre nigérien des Affaires étrangères, <u><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-afrique/20210917-hassoumi-massaoudou-au-mali-l-%C3%A9volution-de-la-situation-ne-pr%C3%A9juge-rien-de-bon">HassoumiHYPERLINK "https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-afrique/20210917-hassoumi-massaoudou-au-mali-l-%C3%A9volution-de-la-situation-ne-pr%C3%A9juge-rien-de-bon" HYPERLINK "https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-afrique/20210917-hassoumi-massaoudou-au-mali-l-%C3%A9volution-de-la-situation-ne-pr%C3%A9juge-rien-de-bon"Massaoudou</a></u>, rejette en bloc cette intervention de Wagner. Faut-il craindre un incident diplomatique entre le Mali et la sous-région ?</strong>

Je ne pense pas. Le Mali est un pays civilisé et nous sommes à la hauteur. Je pense que notre diplomatie est une diplomatie intelligente et civilisée. Nous n’allons pas écouter les propos d’un individu au détriment du peuple nigérien. Je pense que nos dirigeants sont assez intelligents pour comprendre qu’il ne faut pas faire l’amalgame.

Ce monsieur semble être en mission. Aujourd’hui, il ne parle pas au nom du Niger. Il n’est pas habilité à le faire. Il n’est pas habilité non plus à parler au nom de la Cédéao. Je suppose que c’est une opinion épidermique. Il a juste joué l’émotionnel pour faire plaisir à certaines personnes.

Toutefois, on n’est pas esclave de la <u><a href="https://www.ecowas.int/a-propos-de-la-cedeao/?lang=fr">CHYPERLINK "https://www.ecowas.int/a-propos-de-la-cedeao/?lang=fr"édéao</a></u>. On est membre de cette institution. Nous pouvons avoir une opinion différente de celles des soi-disant chefs d’État de la Cédéao. Une institution qui, en réalité, est un syndicat des chefs d’État et non des peuples.

<strong>Qu’est-ce qui vous fait dire cela ? </strong>

Quelle leçon sur la <u><a href="https://saheltribune.com/tribune-democratie-ces-trois-artifices-daccession-et-de-conservation-du-pouvoir/">démocratie</a></u> ou la bonne gouvernance la Cédéao peut-elle nous donner après avoir laissé Alassane Ouattara faire un troisième mandat ? On a vu ce qui s’est passé en Guinée. Ils ont laissé Alpha Condé, s’installer royalement. Aujourd’hui on fait face à des problèmes en Guinée.

C’est trop facile de dire que le coup d’État est un crime imprescriptible. Alors que le coup d’État n’est que la conséquence d’un fait. Comment voulez-vous traiter la conséquence sans les causes ?

<strong>La mauvaise gouvernance </strong>

Les causes fondamentales des <u><a href="https://www.jeuneafrique.com/evenements/coup-detat-au-mali/">putschs</a></u>, c’est la mauvaise gouvernance. Quand la gouvernance est à terre, le peuple se réveille. Et si le peuple se réveille pour ne pas être écrasé par ceux qui détiennent le pouvoir public, il y a un coup d’État.

Aujourd’hui, la transition au Mali essaie de faire bouger les choses. Les gens commencent à ressentir la diplomatie se réveiller petit à petit. On sent que le Mali est en train d’émerger. Mais cela dérange certains États.

<em><strong>Dans leur coopération avec le reste du monde, que doivent être les priorités des autorités de la transition ?</strong></em>

Les <u><a href="https://www.maliweb.net/nation/plan-daction-du-gouvernement-choguel-quatre-axes-en-huit-mois-cest-pour-faire-le-lit-dun-autre-coup-detat-2937780.html">priorités des autorités</a></u> de la transition face à cette histoire de Wagner, c’est de comprendre que le Mali a le droit d’être ce qu’il veut être. Si je veux être vilain, vous êtes obligé de me regarder vilain. Pourquoi voudriez-vous que je sois beau ?

Les réflexions doivent porter essentiellement sur le système de défense, de Nation, du système économique, du système institutionnel et du système des réformes économiques, sociales et culturelles. Il y a donc quatre axes sur lesquels le Mali a des identités claires.

Sur le plan diplomatique, il faut défendre ces identités. Nous manquons d’idéologie propre. Il faut amener les Maliens à avoir une idéologie commune.

<strong>Pourquoi donc ? </strong>

Tous les pays du monde se développent à travers un mécanisme, une idéologie. Quand on parle de l’union sacrée, c’est autour de quelque chose qu’on est uni.

On ne peut pas se dire État indépendant, souverain, sans réussir à se défendre. Il faut une vision, une stratégie à développer et avoir des mécanismes pour se battre à travers le monde et imposer sa marque.

C’est inadmissible qu’un pays aussi riche que le Mali, en termes de ressources naturelles, de potentiel en eau douce, de potentiel d’intellectuel, deuxième ou troisième producteur mondial d’or, puisse continuer à être dépendant des autres. Nous ne pouvons pas avoir autant de ressources et être, en indice du développement humain, les derniers et ne pas être acceptés par le reste du monde. Si cela arrive, c’est que nous manquons de vision, du sérieux dans notre pays. Il va falloir tout recadrer afin de rééquilibrer les relations entre nous et les autres.

<strong>Propos recueillis par Bakary Fomba</strong>

<em>Vous pouvez lire aussi <u><a href="https://saheltribune.com/boubacar-bocoum-%e2%80%89le-peuple-ne-comprend-pas-les-grands-discours-que-nous-tenons%e2%80%89/">Boubacar HYPERLINK "https://saheltribune.com/boubacar-bocoum-%e2%80%89le-peuple-ne-comprend-pas-les-grands-discours-que-nous-tenons%e2%80%89/"BocoumHYPERLINK "https://saheltribune.com/boubacar-bocoum-%e2%80%89le-peuple-ne-comprend-pas-les-grands-discours-que-nous-tenons%e2%80%89/" : « Le peuple ne comprend pas les grands discours que nous tenons »HYPERLINK "https://saheltribune.com/boubacar-bocoum-%e2%80%89le-peuple-ne-comprend-pas-les-grands-discours-que-nous-tenons%e2%80%89/".</a></u></em>

<strong>Source : <u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>61 ans d’indépendance : l’appel de Col Assimi Goïta à sauvegarder l’intérêt national</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/61-ans-dindependance-lappel-de-col-assimi-goita-a-sauvegarder-linteret-national-2945124.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nation/61-ans-dindependance-lappel-de-col-assimi-goita-a-sauvegarder-linteret-national-2945124.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Sep 2021 07:33:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce mercredi 22 septembre 2021, le Mali célèbre le </strong><a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/les-maliens-c%C3%A9l%C3%A8brent-le-61%C3%A8me-anniversaire-de-leur-ind%C3%A9pendance-mercredi/2371606"><strong>61<sup>e</sup> anniversaire</strong></a><strong> de son accession à la souveraineté nationale et internationale. Le président de la transition, Colonel Assimi Goïta, a présidé ce matin une cérémonie sobre organisée à l’occasion. Il s’est exprimé face à la presse. </strong>

Après le dépôt de la gerbe de fleurs au monument de l’indépendance, le président de la transition, le Colonel Assimi Goïta, s’est rendu au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_militaire_Soundiata-Ke%C3%AFta_(Mali)">camp Soundiata Kéïta de Kati</a> où il se plie également au traditionnel dépôt de gerbes de fleurs au pied du monument du soldat inconnu, à la place d’armes. Cette activité sera suivie par la revue des troupes par le chef suprême des armées. Une revue que le chef de l’État exécutera en parcourant les troupes une à une et à pieds.

Au cours de la même matinée, Col. Goïta a également assisté au défilé militaire. Le génie militaire, le prytanée militaire de Kati, l’administration pénitentiaire, les eaux et forêts, la douane, la protection civile, la police nationale, la gendarmerie, le service de santé des armées, la garde nationale, l’armée de l’air, l’armée de terre, la direction du sport militaire, etc., tous se sont pliés à l’exercice pendant que le Président de la transition se tenait au garde-à-vous.

<strong>« Nous ne devons pas nous désespérer » </strong>

Pour mettre fin aux activités de ce 61<sup>e</sup> anniversaire, le président de la transition a accordé une interview à la presse au cours de laquelle il a lancé un appel à tous les Maliens à sauvegarder l’intérêt national et le patrimoine commun : <em>« Aujourd’hui, le Mali traverse des moments difficiles, mais nous ne devons pas nous désespérer de notre Nation, de notre État</em>.<em> C’est pendant les moments difficiles qu’on reconnait les vrais citoyens, les vrais patriotes. Aujourd’hui, le Mali a besoin de tous ses fils</em>. »

Cette cérémonie a eu lieu en présence du Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, ainsi que de plusieurs autres officiels. À rappeler qu’à la veille, le président de la transition a tenu<a href="https://www.facebook.com/2047375768855595/posts/2944078209185342/"> une adresse à la Nation</a> à l’occasion de la célébration de ce 61<sup>e</sup> anniversaire du <a href="https://saheltribune.com/armee-malienne-un-60e-anniversaire-%e2%80%89sous-le-signe-de-lengagement-patriotique-de-tous-les-maliens%e2%80%89/">Mali indépendant</a>.

<strong>Chiencoro </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Boubacar Bocoum : « Le peuple ne comprend pas les grands discours que nous tenons »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/boubacar-bocoum-%25e2%2580%2589le-peuple-ne-comprend-pas-les-grands-discours-que-nous-tenons%25e2%2580%2589-2945121.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Sep 2021 07:33:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali célèbre, ce mercredi 22 septembre 2021, le 61<sup>e</sup> anniversaire de son accession à l’indépendance. A cette occasion, <em>Sahel Tribune</em> est allé à la rencontre de l'analyste politique Boubacar Bocoum, membre du directoire du Centre d’étude stratégique (sènè) et président de l’Association pour l’éducation citoyenne et le développement. Nous vous invitons à lire la première partie de notre entretien. </strong>

<strong><em>Sahel Tribune</em></strong><strong> : Quel regard portez-vous sur les 61 ans d’indépendance du Mali ?</strong>

<strong>Boubacar Bocoum</strong> : Nous savons que la guerre froide est un long combat, favorisée par l’éveil des peuples colonisés d’Afrique et d’Asie. Ces guerres traduisent un contexte réel de la géopolitique qui a fait que nos pays sont allés vers ces semblants d’indépendance. N’étant pas préparés à la relève, n’ayant pas les cadres nécessaires pour enclencher le développement et ne connaissant même pas les arcanes de la géopolitique et de la géostratégie, les choix de nos États n’ont pas été forcément bien mûris, bien compris et intégrés par les différentes communautés.

<strong><em>Le Mali n’est toujours pas un État souverain</em></strong><strong> ? </strong>

À la date d’aujourd’hui, on n’est pas un <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_souverain">État souverain</a>. Peut-être, à travers la transition en cours, nous aurons l’intelligence de comprendre que nous devons reconquérir notre indépendance et faire du Mali un pays souverain, un État émergent.

<strong>L’histoire du Mali, c’est aussi la récurrence des coups d’État et des crises sécuritaires. Comment expliquez-vous cela ?</strong>

Nous sommes au moins à <a href="https://www.bbc.com/afrique/region-53878402">quatre coups d’État</a>, à peu près <a href="https://www.thenewhumanitarian.org/fr/report/95263/mali-chronologie-du-conflit-dans-le-nord-du-pays">quatre rébellions</a> dans le Nord du Mali. Tous ceux-ci montrent que nous traversons une instabilité politique. Qui parle d’instabilité politique parle d’économie. Quand vous ne maîtrisez pas votre économie, vous n’avez pas de leviers politiques.

Aujourd’hui, nos pays sont sous l’ajustement structurel du Fonds monétaire international (<a href="https://www.imf.org/fr/Home">FMI</a>) et de la <a href="https://www.banquemondiale.org/fr/home">Banque mondiale</a>, avec une emprise évidente des pays capitalistes. Le cartel bancaire, financier nous contrôle. Si nous n’avons pas la possibilité de définir nos politiques, nous allons assister à des formes d’instabilité. Il y a donc une rupture entre le modèle de gouvernance que nous avons hérité plus ou moins de la colonisation, et le système classique de gouvernance dans nos communautés.

<strong>Système classique, vous dites ?</strong>

Oui. Avant la colonisation, nos populations et nos empires étaient dirigés. Il y avait une forme de démocratique participative, qui faisait que les différentes communautés vivaient dans un modèle fédératif, avec une intelligence des codes sociaux, notamment le « <em><a href="https://saheltribune.com/le-mali-la-terre-accueillante/">Sinankunya</a></em> », le « <em>Balimaya</em> » et bien d’autres. Grâce à ces codes, malgré la diversité culturelle, ethnique, les gens vivaient sur le même espace tout en préservant leurs intérêts économiques, sociaux et culturels. Une intelligence qui permettait aux différentes communautés de vivre en parfaite symbiose et avec un modèle de gouvernance bien structuré. Les gens se reconnaissaient dans cette forme de gouvernance directe.

<strong> « Le modèle ne correspond pas à notre mécanisme »</strong>

Le colonialisme a décapité ce mécanisme. À travers les soi-disant indépendances, les premiers dirigeants ont dupliqué le modèle occidental. Ils ont continué à nous gouverner comme des Républiques. Du coup, le peuple les a vus comme des oppresseurs, des prédateurs. Nos dirigeants étaient téléguidés par l’Occident. Ils ne parvenaient plus à répondre aux demandes essentielles du citoyen. Le peuple ne se reconnaissait plus en eux. On ne parvient pas à nous donner à manger correctement, à pousser l’économie, à nous donner la sécurité et la justice que nous attendons. Le modèle ne correspond pas à notre mécanisme.

Quand vous êtes dans un mécanisme où le peuple ne se reconnaît pas en vous, au bout du rouleau, vous devenez un oppresseur et il y a une révolte à la clé.

<strong><em>Nos dirigeants travailleraient donc pour l’intérêt des Occidentaux ?</em></strong>

Bien sûr ! Cela est très clair. Comment se font nos élections ? C’est des choix. C’est-à-dire que l’Occident fait du casting pour voir, qui défend le mieux ses intérêts. Que vous ayez le niveau ou pas, ils sont capables de vous faire passer pour le meilleur, le plus grand intellectuel et patriote du monde. Juste parce qu’ils ont besoin de vous exploiter. Si vous jouez le jeu, on fait en sorte que vous soyez le président de ce pays.

C’est le mécanisme qui est mis en place depuis les années 1960. C’est pourquoi tous les panafricanistes ont été tués. Tous ceux qui voulaient se battre réellement, de façon convaincue, pour le développement économique, social et culturel de nos pays, ont eu des bâtons dans leurs roues.

<strong>Et le peuple dans tout cela ?</strong>

Puisqu’ils ont investi de l’argent, se sont battus pour que vous soyez au pouvoir, il faut que vous leur donniez la possibilité aussi de faire un retour sur investissement. Ce qui, en réalité, est au détriment de nos populations. Si vous refusez ces postures, ils vont saboter votre système, vous faire un coup d’État, vous déstabiliser.

Mais le peuple ne comprend pas les grands discours que nous tenons. Notre peuple veut à manger, à <a href="https://saheltribune.com/ce-que-nous-savons-de-9-nouveaux-forages-inaugures-dans-la-region-de-segou/">boire </a>: la tranquillité.

Nous acceptons nos gouvernants malgré que nous soyons mal gouvernés, que nous souffrions. Mais une fois qu’il y a un déclic quelque part, un pôle d’attraction se crée. On trouve quelqu’un pour changer la musique en disant qu’il va apporter le changement. Une fois qu’il a la bonne communication, tout le lobby international autour de lui, les gens gardent de nouveau l’espoir. Malheureusement, ce nouveau messie n’est qu’un pion de l’Occident qui va refaire exactement les mêmes choses.

C’est ainsi que de façon cyclique, nous retombons toujours dans les mêmes mécanismes. Nous n’avons pas de dirigeants qui soient réellement l’émanation du peuple.

<strong>Propos recueillis par Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au Niger, des impacts de la crise sécuritaire sur l’éducation</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/au-niger-des-impacts-de-la-crise-securitaire-sur-leducation-2943297.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 Sep 2021 13:23:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<table>
<tbody>
<tr>
<td width="613"><strong>A l’occasion de la Journée internationale pour protéger l’éducation des attaques, célébrée le 9 septembre, l’Unicef a fait état des impacts de la crise sécuritaire sur l’éducation au Niger. Plus de 300 écoles forcées de fermer au Niger, affectant ainsi plus de 22 000 enfants. </strong>

« <em>L’école devrait être un espace sûr où les enfants peuvent être protégés des menaces et des crises. C’est également une étape critique pour briser le cycle de la crise et réduire la probabilité de futurs conflits</em> », estime Stefano Savi, représentant de <u><a href="https://www.unicef.org/niger/fr">l’Unicef au Niger</a></u>.

En raison des attaques récurrentes des groupes armés au Sahel, des milliers d’écoles ont été obligées de <u><a href="https://saheltribune.com/crise-securitaire-au-mali-les-enfants-continuent-de-payer-le-lourd-tribut-rapport/">fermer les portes</a></u>.

<strong>Déni du droit des enfants </strong>

Durant les derniers mois, au Niger, le nombre d’écoles touchées par le conflit est passé de 312 à 377. Les régions de Tillabéry, Tahoua et Diffa sont les plus touchées par les menaces contre la sécurité scolaire.

Dans un <u><a href="https://www.africa-newsroom.com/press/over-300-schools-forced-to-close-in-niger-due-to-insecurity-affecting-more-than-22000-children">communiqué</a></u> du 9 septembre 2021, l’Unicef rappelle qu’en « <em>2020, plus de 300 écoles ont été fermées à travers le pays, affectant près de 22 000 enfants</em> ». Dans les régions affectées, l’accès aux écoles est affecté par la <u><a href="https://www.hrw.org/sites/default/files/report_pdf/crd0519fr_web.pdf">violence armée</a></u>.

Cette situation n’est pas sans conséquence sur les enfants. Dans ces régions, « <em>jusqu’à 80 % des enfants peuvent être victimes de traumatismes psychologiques, les empêchant de réaliser leur plein potentiel à l’âge adulte</em> », souligne l’Unicef.

<em>« Les attaques contre les écoles, les élèves et les enseignants sont un déni du droit des enfants à l’éducation et menacent leur avenir</em> », explique Stefano Savi. « <em>Sans accès à l’éducation, une génération d’enfants vivant dans des conflits grandira sans les compétences dont ils ont besoin pour contribuer au développement de leur pays et à la situation déjà désespérée de millions d’enfants et de leurs familles »</em>, a-t-il ajouté.

<em> </em><strong>Rétablir l’accès à une éducation sûre</strong>

Le représentant de l’Unicef au Niger reste convaincu qu’en « <em>dehors de l’école, les enfants sont des cibles faciles d’abus, d’exploitation et de recrutement par les forces et groupes armés </em>». C’est pourquoi l’Unicef, en collaboration avec le gouvernement nigérien, travaille à soutenir les <u><a href="https://saheltribune.com/attaques-contre-les-ecoles-plus-de-22%e2%80%89000-eleves-enseignants-et-personnel-educatif-affectes-dans-le-monde/">enfants touchés par cette HYPERLINK "https://saheltribune.com/attaques-contre-les-ecoles-plus-de-22%e2%80%89000-eleves-enseignants-et-personnel-educatif-affectes-dans-le-monde/"criseHYPERLINK "https://saheltribune.com/attaques-contre-les-ecoles-plus-de-22%e2%80%89000-eleves-enseignants-et-personnel-educatif-affectes-dans-le-monde/",</a></u>dans les régions de Diffa, Maradi, Tillabéry et Tahoua. En 2020, plus de 176 000 enfants touchés par les crises sécuritaires et de déplacement ont été soutenus pour la continuité éducative dans ces régions, indique l’Unicef dans son communiqué.

« <em>À la fin du mois de mars 2021, 68 000 enfants supplémentaires, dont 23 000 filles, affectés par la crise humanitaire avaient accédé à l’éducation formelle ou non formelle et 28 000 enfants avaient reçu du matériel d’apprentissage individuel avec le soutien de l’UNICEF</em> », explique notre source.

À travers la <u><a href="http://protectingeducation.org/wp-content/uploads/framework_fr.pdf">Déclaration sur la sécurité dans les écoles</a></u>, les États se sont engagés à « <em>rétablir l’accès à une éducation sûre et à développer des systèmes éducatifs sensibles aux conflits et promouvant le respect entre les groupes sociaux ou ethniques »</em>. Le Niger a endossé cet engagement politique en juin 2015.

<strong>La rédaction</strong>

<strong>Source : <u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u> </strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sénégal : un nouveau plan d’adaptation pour une agriculture résiliente</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/senegal-un-nouveau-plan-dadaptation-pour-une-agriculture-resiliente-2943298.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 Sep 2021 13:22:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Face aux défis du changement climatique, un atelier s’est ouvert au Sénégal en vue d’élaborer un plan d’action régional d’adaptation au phénomène climatique dans le domaine de l’agriculture. </strong>

De l’instabilité des températures et des saisons à l’augmentation des catastrophes naturelles en passant par les grandes sécheresses ou encore des inondations, les <u><a href="https://saheltribune.com/environnement-prendre-au-serieux-le-changement-climatique/">effets du changement climatique</a></u> sont assez perceptibles au quotidien dans le monde. D’où l’urgence de passer à des actions plus concrètes.

Au Sénégal, en vue d’élaborer un plan d’action régional d’adaptation au changement climatique, un atelier de restitution et de validation sur les études de vulnérabilité du secteur de l’agriculture s’est ouvert à Louga, au nord du pays, le mardi dernier. Une initiative du projet dénommé « <em>Sécurité alimentaire : une agriculture adaptée »</em> (<u><a href="http://www.fao.org/climate-change/programmes-and-projects/detail/fr/c/1279846/">SAGA</a></u>), soulignent nos confrères de l’Agence de presse sénégalaise (<u><a href="http://aps.sn/actualites/environnement/article/changement-climatique-un-plan-d-action-regional-pour-l-agriculture-en-gestation-a-louga">APS</a></u>).

Ces études, réalisées par l’Institut sénégalais de recherches agricoles (<u><a href="https://isra.sn/">ISRA</a></u>) dans les régions de Kolda, Thiès et Louga, permettront « <em>d’accompagner les acteurs régionaux à identifier des options d’adaptation pour faire face à ces changements climatiques</em> ».

<strong> </strong><strong>Limiter les risques liés au changement climatique </strong>

La coordonnatrice nationale du projet SAGA à l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’agriculture(<u><a href="http://www.fao.org/home/fr/">FAO</a></u>), Ndèye Yacine Badiane Ndour précise que « <em>Cet atelier entre dans le cadre d’un processus </em>[qu’ils ont ndlr]<em> initié avec la région de Louga, Thiès et Kolda depuis plus d’un an pour appuyer l’élaboration du plan national d’adaptation pour le secteur de l’agriculture</em> ».

En raison des impacts visibles du changement climatique sur le secteur triptyque de l’agriculture-élevage et pêche, Mme Ndour juge « <em>ce plan d’adaptation important</em> ».

Selon la coordonnatrice nationale du projet SAGA, le défi majeur est de réussir à élaborer un plan d’action régional afin de faire face aux effets du changement climatique. En plus du plan, elle juge important d’avoir des options, des pratiques et surtout une stratégie permettant d’aider à <em>« limiter les risques liés aux changements climatiques qui ont des impacts aussi bien pour la production agricole et sur les revenus des populations vulnérables ». </em>

Au cours de cet atelier, la capacité des acteurs du Comité régional sur les changements climatiques <u><a href="https://www.lse.ac.uk/GranthamInstitute/wp-content/uploads/2019/08/Decree_2011_1689.pdf">(COMRECC)</a></u> de Louga sera renforcée sur l’élaboration de projets fonds vert climat. Le but est de les aider à accéder aux finances climatiques pouvant leur permettre de mettre en place des projets plus conséquents.

Rappelons qu’à l’instar de beaucoup d’autres pays, le Sénégal s’est lancé, en 2015, dans l’élaboration de son Plan national d’adaptation avec pour objectif d’intégrer l’adaptation au changement climatique dans les processus de planification et de budgétisation des projets et programmes.

<strong>Chiencoro</strong>

<strong>Source : <u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u></strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : quand les inégalités sociales se font sentir dans l’éducation</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mali-quand-les-inegalites-sociales-se-font-sentir-dans-leducation-2943018.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 10:02:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Mali, l’État peine à réduire les inégalités sociales. Elles se font sentir même dans le secteur de l’éducation. Opinion. </strong>

C'est connu de tous : le système éducatif malien souffre d’une inégalité criante. Certains enfants sont privilégiés plus que d’autres. Les enfants des plus opulents ont le droit d’étudier dans les écoles qui respectent les normes internationales. Alors que ceux des plus pauvres peinent à avoir six bons mois de cours.

Or, l’accès à une instruction de qualité est un <a href="https://fr.unesco.org/news/ce-que-vous-devez-savoir-droit-leducation">droit pour chaque enfant</a>. Sous le régime d’Ibrahim Boubacar Kéïta, beaucoup de Maliens ont manifesté pour ce droit.

<strong>École à double vitesse </strong>

Entretenue et vilipendée depuis des décennies, cette inégalité semble avoir la peau dure. Alors que les enfants des riches ont entamé l’année <a href="https://www.facebook.com/ClubJournaldesElevesEtudiantsduMali/posts/2923343444554542">scolaire 2021-2022</a>, ceux des familles moins aisées viennent de boucler celle de 2020-2021. Les classes de passage dans les écoles publiques n’ont eu droit qu’à une seule évaluation. Les examens de fin d’année ont été boycottés par les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016.

Malgré cette inégalité à ciel ouvert, le Premier ministre Choguel Maïga estime que la non-participation des syndicats de l’enseignement à ces examens, n’a nullement entaché la <a href="https://saheltribune.com/mali-lutter-contre-la-fuite-des-sujets-dexamen-cest-lutter-contre-la-corruption/">tenue correcte des épreuves</a>.

<strong>Rentrée compromise </strong>

Si nous sommes arrivés à ce stade, c’est qu’il y a un manque de considération des autorités politiques à l’éducation. Tout le problème soulevé dans le secteur de l’éducation, dernièrement, est lié à l’application de <a href="https://saheltribune.com/education-les-enseignants-toujours-mobilises-pour-lapplication-de-larticle-39/">l’article 39</a> du statut des enseignants.

Au regard des évènements et la posture adoptée par le chef de l’exécutif face aux enseignants, la rentrée scolaire prochaine, prévue initialement pour octobre, risque d’être fortement perturbée. Pour cause, les enseignants sont déterminés à conserver ce qu’ils considèrent comme un acquis de leurs luttes syndicales. Le gouvernement, quant à lui, est convaincu que la majoration réclamée par les enseignants est insupportable par l’État.

Pour la cohésion sociale, la paix et la stabilité, il est important que les autorités maliennes mènent une lutte sans merci contre les inégalités sociales.

<strong>Mikailou Cissé </strong>

<strong>Source : <a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : le respect de la durée de la transition à quelle condition ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mali-le-respect-de-la-duree-de-la-transition-a-quelle-condition-2943020.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 09:52:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce mardi 7 septembre, le médiateur de la Cédéao, Goodluck Jonathan, a achevé une visite de travail au Mali. En plus des nouvelles autorités du pays, il a tenu également à rencontrer plusieurs acteurs politiques. Pour notre contributeur, l’émissaire de l’organisation ouest-africaine a parlé en parabole sur la question du respect de la durée de la transition. </strong>

Depuis quelques semaines, les <a href="https://saheltribune.com/mali-lappel-des-partis-politiques-pour-une-transition-reussie/">Maliens sont divisés</a> sur le respect de la durée de la transition. C'est dans ce contexte qu’une <a href="https://www.ecowas.int/communique-de-la-mission-de-mediation-de-la-cedeao-au-mali/?lang=fr">délégation</a> de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) s’est rendu à Bamako pour faire le point sur la situation qui prévaut dans le pays. Le chef de la délégation, Goodluck Jonathan, a eu un entretien avec le Président de la transition — Assimi Goïta.

À sa sortie d’audience, le médiateur de la Cédéao, sur le respect du délai de la transition et la tenue des <a href="https://www.studiotamani.org/index.php/themes/politique/26584-mali-les-dates-des-prochaines-elections-devoilees">élections à date indiquée</a>, semble avoir parlé en parabole. À en croire ses propos, la tenue des élections prochaines reste tributaire de la mise en place d’une « <em>situation où nous pouvons aller aux élections</em> ».

« <em>Il s’agit, </em>[pour lui ndlr],<em> de faire en sorte de pouvoir bien organiser, bien préparer, les élections pour que nous puissions, à la fin de la Transition, avoir un nouveau Président démocratiquement élu et un gouvernement en place pour diriger les affaires au Mali. </em>»

Derrière tout dit il existe un non-dit, pour paraphraser le penseur français — <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwiFyvnWxe_yAhWDgf0HHR9QAY0QFnoECAIQAQ&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.franceculture.fr%2Fpersonne-michel-foucault.html&amp;usg=AOvVaw2dbPxxe6w7gUcH7_DyxnOp">Michel Foucault</a>. La préoccupation majeure sur la situation au Mali ne devrait donc plus être le respect du délai de la transition, de la tenue des élections vaille que vaille, mais plutôt de la bonne préparation et la bonne organisation des échéances électorales.

<strong>Soutenir la transition</strong>

Les émissaires de la Cédéao se seraient-ils résolus finalement de l’évidence du difficile respect du délai de la transition ? En tout cas, de plus en plus, dans diverses localités du pays, des voix se lèvent pour demander la <a href="https://saheltribune.com/meeting-des-web-activistes-a-bamako-un-seul-message-prolonger-la-duree-de-la-transition/">prolongation de la durée</a> de la transition.

Le lundi dernier, Sériba Diallo, maire de la commune de Niéna, a laissé entendre, lors du lancement des activités de soutien des jeunes du Ganadougou à la transition : « <em>Le Mali a trop souffert de longues années de mauvaise gouvernance. Pour ne pas périr, nous devons nous donner la main pour soutenir cette transition </em>».

Le rang des personnes favorables à la prolongation de la transition s’élargit un peu plus chaque jour. Les grands opposants à toute prolongation constituent les partis politiques, qui exigent la tenue des élections aux dates indiquées. Tout compte fait, il sera difficile pour la Cédéao de ne pas se plier au choix du peuple malien, qui a demandé un <em>« Mali nouveau ».</em>

<strong>L.R</strong>

<strong>Les idées exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de <em>Sahel Tribune</em>. </strong>

<strong>Source : <a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>A Koulouba, Assimi Goïta a procédé à la montée des couleurs sans discours</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/a-koulouba-assimi-goita-a-procede-a-la-montee-des-couleurs-sans-discours-2943017.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:46:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La cour du Palais présidentiel de Koulouba a servi de cadre, lundi 2 septembre, à la cérémonie mensuelle de la montée des couleurs. Retour sur cette deuxième édition présidée par le chef de l’État, le col. Assimi Goïta.</strong>

« <em>L’Union fait la force</em> ». Cet adage, le chef de l’État malien, le colonel Assimi Goïta semble l’avoir bien assimilé. Raison pour laquelle, « <em>sur chaque mètre carré du territoire national </em>», il ne manque aucunement l’occasion à rassembler les Maliens autour de cet idéal. Un témoignage qu’il a rendu lors de son <a href="https://www.amba-mali.be/index.php/14-sample-data-articles/228-discours-d-investiture-du-president-de-la-transition-le-col-assimi-goita">investiture</a> en rappelant aux Maliens la nécessité pressante de l’Union sacrée autour de la patrie.

<strong>Sobre et modeste </strong>

Cette volonté caractérise la quasi-totalité des actions que pose le Président de la Transition. Depuis son arrivée au palais présidentiel de Koulouba, il a institué une cérémonie mensuelle de <a href="https://saheltribune.com/montee-des-couleurs-%e2%80%89renaitre-les-valeurs-patriotiques%e2%80%89-cette-volonte-du-president-assimi-goita/">montée des couleurs</a>, en août dernier. Un lieu de communion entre les membres placés sous son magister, de témoignage de l’amour pour la patrie, de cohésion sociale et de paix durable.

Cette tradition, le locataire de Koulouba entend la pérenniser. En tout cas, tant qu’il demeurera à la tête de l’État malien.

En Pick-up, drapé dans sa tenue militaire, le président Goïta a pris part à la cérémonie de montée des couleurs du lundi 6 septembre 2021, la deuxième depuis l’institution de cette pratique. Toujours dans son calme, sa sobriété et sa modestie, il se met en garde-à-vous pour le démarrage de la cérémonie, qui ne durera que le temps du chant de l’hymne national du Mali.

<strong>Theoria versus praxis </strong>

Tout comme pour la première, le chef de l’État s’est abstenu d’un quelconque discours lors de cette deuxième édition, bien vrai que cela était l’attente de la grande majorité des journalistes venus couvrir l’événement. Mais quoi de plus normal qu’une telle abstention, si nous savons que trop de discours tuent l’action et que trop de discours ont été tenus dans ce pays sans que rien ne change.

Le Colonel Goita, homme de terrain, d’action, aurait choisi plutôt de garder sa posture de militaire. Un corps qu’on qualifie de « <em>grande muette »</em>. <em>« Agir d’abord, ensuite on bavardera »</em> semble être le slogan de celui que des Maliens surnomment à tort ou à raison « <em><a href="https://www.maliweb.net/insecurite/lutte-contre-le-terrorisme-le-rambo-malien-va-t-il-imiter-le-defunt-idriss-deby-2927003.html">Rambo</a></em> ». Rendez-vous est donc pris au mois d’octobre prochain, pour la troisième édition de la montée des couleurs.

<strong>L.R</strong>

<strong>Source : <a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali ‐Droits humains : un plan d’action pour protéger les enfants</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mali-%25e2%2580%2590droits-humains-un-plan-daction-pour-proteger-les-enfants-2941952.html</link>
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<pubDate>Wed, 01 Sep 2021 13:06:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Mali, pour protéger les enfants contre l’influence des groupes armés terroristes, la Plateforme signe un Plan d’action avec les Nations unies. </strong>

<em>« La crise malienne et l’insécurité persistante dans les régions du centre et du nord ont continué à avoir un impact dévastateur sur les enfants et donné lieu à des violations graves à leur égard »,</em> déclarait l’expert indépendant des Nations unies sur la situation des droits de l’homme au Mali, Alioune Tine, <u><a href="https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=27362&amp;LangID=F">le 6 août dernier</a></u>.

<strong>122 enfants soldats </strong>

Dans son <u><a href="https://minusma.unmissions.org/sites/default/files/s_2021_519_e.pdf">dernier rapport</a></u> trimestriel sur la situation au Mali, le secrétaire général des Nations unies indiquait, de son côté, qu’au Mali, durant la période allant d’avril à juin, 172 violations graves ont été commises contre 126 enfants.

Les constants révèlent que certains enfants servent dans le rang des groupes djihadistes, qui les recrutent comme combattants, déplorent les Nations unies dans son <u><a href="https://minusma.unmissions.org/sites/default/files/s_2021_299_e.pdf">premier rapport</a></u> trimestriel 2021 (janvier-mars) sur la situation au Mali. «<em> Il a été confirmé que 122 enfants (91 garçons et 31 filles) âgés de 10 à 17 ans avaient été recrutés et utilisés par des groupes armés ; 89 d’entre eux ont été séparés de ces groupes, tandis que 33 restent actifs dans leurs rangs </em>», lit-on dans ce rapport.

Pour mettre un terme à cette utilisation des enfants par les groupes armés terroristes (GAT), la Plateforme, une coalition de mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger, a signé le 26 août dernier, un <u><a href="https://minusma.unmissions.org/note-d%E2%80%99information-sur-la-signature-du-plan-d%E2%80%99action-de-la-plateforme-sur-la-lutte-contre-les">Plan d’action</a></u> avec les Nations unies. Le but est de mettre fin au recrutement et à l’utilisation des enfants, à la violence sexuelle et à toutes les autres violations graves envers les enfants.

<strong>Libéré et intégré</strong>

Selon le chef de la Minusma, M. El-Ghassim Wane, « <em>Depuis 2000, plus 115 000 enfants soldats ont été libérés à travers le monde à la suite du travail de plaidoyer entrepris par les Nations unies et de Plans d’action comme celui qui a été signé par la Plateforme ».</em>

À travers cet acte, la Plateforme s’engage à travailler à la libération des enfants du joug de leurs <u><a href="https://saheltribune.com/crise-securitaire-au-mali-les-enfants-continuent-de-payer-le-lourd-tribut-rapport/">endoctrinaires</a></u>, à leur réintégration dans leurs familles et leurs communautés, à les aider à reprendre une vie normale.

« <em>Cet engagement marque une avancée majeure pour mieux protéger les enfants au Mali et promouvoir leurs droits conformément à la Convention relative aux Droits de l’Enfant et à son Protocole additionnel sur l’implication des enfants dans les conflits armés »</em>, s’est réjoui M. El-Ghassim Wane. Le patron de la Minusma a rassuré la disponibilité de sa structure à accompagner une telle initiative qui constitue « <em>un pas important ». </em>

<strong>La rédaction </strong>

<strong>Source : </strong><u><a href="https://saheltribune.com/"><strong>htt</strong>ps://saheltribune.com</a></u>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption : qui veut mettre des bâtons dans les roues des autorités transitoires ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-qui-veut-mettre-des-batons-dans-les-roues-des-autorites-transitoires%25e2%2580%2589-2941949.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Sep 2021 12:52:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le colonel Assimi Goïta a pris son grand balai. Le nettoyage qui donne la chair de poule a commencé. Des échappatoires sont de plus en plus visitées. Le peuple est tenu à rester éveillé. </strong>

Assainir les administrations publiques maliennes a toujours été un vœu pieux chanté sur tous les toits, <u><a href="http://mali-web.org/politique/lutte-contre-la-corruption-au-mali-loclei-ou-lechec-dun-objectif-precieux">depuis des années</a></u>. Quel est ce Malien, épris de tant soit peu de patriotisme qui n’a pas décrié la publication sans suite des rapports du vérificateur général ? Pourtant, avait-il tort si l’on sait que la plupart de ces rapports font état de <u><a href="http://www.bvg-mali.org/images/Rapports/annuels/rapport_annuel_2014.pdf">grHYPERLINK "http://www.bvg-mali.org/images/Rapports/annuels/rapport_annuel_2014.pdf"osses irrégularités financières</a></u>, mais que les auteurs continuent de courir dans la nature sans être inquiétés. Aux antipodes de ces supputations, il reste évident que les autorités doivent s’assumer afin d’éviter le règne magistral de l’impunité.

<strong>Campagne de dénigrements  </strong>

Le souhait le plus exprimé par les Maliens n’était-il pas le renouveau ? Cette soif de voir un <u><a href="https://saheltribune.com/le-train-du-mali-nouveau-a-demarre/">nouveau Mali</a></u>, un pays recouvrant toute sa dignité de nation glorieuse, fait partie des motifs du départ précipité de l’ex-président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), et l’instauration d’un régime de transition, dirigé par le colonel Assimi Goïta.

Depuis <u><a href="https://saheltribune.com/assimi-goita-nous-avons-une-responsabilite-historique/">son investiture</a></u>, la décision sur laquelle les Maliens attendent le colonel Goïta au tournant, c’est bien la lutte contre la corruption et l’impunité. Si la théorie avait été bien accueillie, la pratique risque de se buter à des problèmes. N’arrangeant pas la plupart des anciens dignitaires d’IBK, cette initiative fait l’objet d’une campagne de dénigrements sans précédent.

L’inculpation et la <u><a href="https://saheltribune.com/mali-ecrouees-pour-irregularites-des-personnalites-politiques-au-coeur-de-lactualite/">mise sous mandat de dépôt</a></u>, la semaine dernière, de Soumeylou Boubèye Maïga, ancien ministre de la Défense et des anciens Combattants, également ex-Premier ministre ; et de Mme Fily Sissoko, ex-ministre de l’Économie et des Finances, semble enfin avoir mis le feu aux poudres.

<strong>Où sont les généraux milliardaires ? </strong>

En vue de casser l’élan du président de la transition dans cette dynamique de lutte implacable contre la délinquance financière pour l’ennoblissement du Mali, l’on tente des coups bas. Quelle honte ! La question des <u><a href="https://lelynx.net/2020/09/mali-des-generaux-milliardaires/">généraux milliardaires</a></u>, qui a défrayé la chronique en 2020, refait surface. Pourtant on doit se demander où sont aujourd’hui les généraux dont les noms sont mentionnés dans cette fameuse liste des « <em>magnats</em> » de l’armée malienne.

Au Mali, il est malheureusement habituel pour les citoyens consciencieux d’être confrontés à la cupidité des corrompus qui préfèrent tout simplement user de tous les moyens illégaux possibles pour maintenir leur standing aux dépens des efforts quotidiens du Malien lambda. Toutefois, ces <em>« super citoyens</em> » semblent oublier qu’il n’y a point de développement sans une véritable lutte contre la corruption et tous les phénomènes qui y sont liés. Qui mieux qu’une transition dirigée par des militaires pourrait réussir cette entreprise de toilettage ?

<strong>L’exemple des leaders religieux </strong>

Pour la victoire contre la corruption et l’impunité, les Maliens doivent continuer d’accorder leur confiance aux autorités de la transition dans leur lutte contre ce fléau. Un mal qui alimente, depuis des années, les inégalités sociales et l’effritement de l’économie nationale dont les conséquences sont systématiquement ressenties par les moins nantis.

Au passage, il est important de souligner la preuve de sagesse dont ont fait montre les <u><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210831-mali-les-repr%C3%A9sentants-confessionnels-donnent-de-la-voix-pour-une-transition-apais%C3%A9e">leaders religieux</a></u>. Ils semblent avoir vite compris le message du président de la transition : l’union de tous autour de la patrie plus que jamais éprouvée. Même s’il ne faudrait pas oublier que <em>« l’imam dribleur »</em> est avec tout le monde sans être réellement avec personne. Il ne vise que ses intérêts sordides. Et qu’il se le tienne pour dit, car ces coreligionnaires sont loin d’être dupes au point de baisser la garde en lui déroulant le tapis rouge pour l’accomplissement de ses desseins inavoués.

En attendant, formons une ceinture de sécurité autour de cette transition afin de l’aider à réussir et à honorer ses engagements pour le bien-être des Maliens.

Évitons donc de <u><a href="https://saheltribune.com/transition-au-mali-le-reductionnisme-cette-autre-maladie-politique/">tout HYPERLINK "https://saheltribune.com/transition-au-mali-le-reductionnisme-cette-autre-maladie-politique/"ramener à des conflitsHYPERLINK "https://saheltribune.com/transition-au-mali-le-reductionnisme-cette-autre-maladie-politique/" politiques</a></u> avec en toile de fond, le dévoiement de la noble lutte engagée par le Colonel Assimi Goita et son équipe gouvernementale contre les fossoyeurs de la République.

<strong>C. T</strong>

<strong>Source : <u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aïcha Diarra : au Mali, « l’échec de la transition n’arrange personne »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/aicha-diarra-au-mali-lechec-de-la-transition-narrange-personne-2941526.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Aug 2021 01:15:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mise en place suite à la démission forcée de l’ancien Président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), la transition malienne a déjà un an depuis le 18 Août dernier. Pour mieux comprendre les enjeux de cette transition, <em>Sahel Tribune</em> a rencontré l’écrivaine Aïcha Diarra, directrice des Éditions Gafé. C’était le mardi 24 août 2021, dans les locaux de sa maison d’édition, à Quinzambougou, en commune II du district de Bamako. Nous vous invitons à lire la première partie de notre entretien. </strong>

<strong><em>Sahel Tribune</em></strong><strong> : <em>Quelle lecture faites-vous de l’An 1 de la transition  malienne ? </em></strong>

<strong>Aicha Diarra</strong> : Cette première année a été très difficile en raison des multiples agitations entre les acteurs mêmes de la transition. Dans la transition, nous avons eu deux périodes : la première est celle du trio <a href="https://saheltribune.com/mali-issa-kaou-ndjim-avance-les-raisons-de-larrestation-de-bah-ndaw-et-moctar-ouane/">Bah N’Daw – Moctar Ouane</a> – Assimi Goïta ; la seconde dans laquelle nous sommes aujourd’hui est celle du duo <a href="https://saheltribune.com/assimi-goita-nous-avons-une-responsabilite-historique/">Assimi Goïta et Choguel Kokalla Maïga</a>. Je pense que cette première année nous a fait perdre beaucoup de temps et d’argent. Les efforts n’ont pas été centrés sur l’essentiel.

<em><strong>C’est quoi l’essentiel pour vous ? </strong></em>

L’organisation des élections saines et crédibles. Au lieu de cela, les acteurs de la transition se concentrent sur d’autres objectifs, lesquels objectifs ne devraient pas être du ressort d’une période de transition.

<em><strong>Quelles doivent être les missions d’une transition ? </strong></em>

Une <a href="https://saheltribune.com/moussa-balla-diarra-%e2%80%89une-transition-nest-pas-faite-pour-resoudre-tous-les-problemes-de-la-nation%e2%80%89/">période de transition</a> n’est pas appelée à régler tous les problèmes du pays. Mais en regardant les programmes d’action du gouvernement de <a href="https://saheltribune.com/adoption-pag-assurances-premier-ministre-transition/">Moctar Ouane</a> et de <a href="https://saheltribune.com/mali-apres-la-presentation-du-pag-la-crainte-dune-prolongation-de-la-transition/">Choguel Kokalla Maïga</a>, on se désespère rapidement. À travers leurs programmes, on a l’impression que nous ne sommes pas dans une période de transition.

En dix-huit mois, une transition ne sera point en mesure de régler les problèmes liés à l’éducation, à l’insécurité… Les autorités de cette transition devaient plutôt assainir l’environnement pour ceux qui sont censés venir régler ces problèmes. Et qui seront élus démocratiquement par le peuple.

<em><strong>L’insécurité, le front social, la crise scolaire…, la transition fait-elle d’« IBK sans IBK » </strong>?</em>

Bien sûr. Cette transition a encore du mal à sortir du cycle de gouvernance instauré par le régime IBK [Ibrahim Boubacar Keïta ndlr]. C’est un véritable défi. Car il n’est pas facile de transformer en une année des problèmes qui existent depuis plus de sept ans.

Il serait mieux qu’on taise, pendant cette période de transition, les différents problèmes auxquels nous faisons mention – quelle  que soit leur urgence, leur légitimité. Tout le monde doit se sacrifier pour cette transition : les acteurs de la transition aussi bien que ceux de la société civile. L’échec de la transition n’arrange personne.

<em><strong>Depuis quelques semaines, des voix se lèvent pour demander la prorogation du délai de cette transition. Que pensez-vous de cette question ?</strong></em>

Des <a href="https://saheltribune.com/meeting-des-web-activistes-a-bamako-un-seul-message-prolonger-la-duree-de-la-transition/">voix se lèvent</a>. C’est normal. Parce que nous sommes dans une période de divergence. Une période où certains estiment nécessaire d’aller vers la prorogation alors que d’autres sont toujours attachés  au respect du délai initial.

Par analogie ou métaphore, nous sommes dans un match de football où, à dix minutes des arrêts de jeu, le score est toujours vierge. Les joueurs demandent de leur laisser du temps. Le temps de prolonger pour qu’ils puissent marquer au moins un but. Les supporters et spectateurs sont comme le peuple : certains demandent l’arrêt du jeu dans les 90 minutes tandis que d’autres demandent la prolongation – en espérant qu’ils sauront marquer au moins un but. Au Mali, nous sommes encore dans cette situation  dans laquelle ni l’un ni l’autre ne voit le vrai enjeu.

<em><strong>Est-ce une façon de nous montrer que vous n’êtes ni pour la prolongation ni contre ?</strong></em>

Oui. Je ne suis ni du camp de la prolongation ni du camp du respect du délai. Je suis plutôt pour un peuple qui prend son destin en main. Quel que soit le délai de la transition, prolongé ou pas, ce ne servira à rien. Il y a juste des gens qui sont pressés que les élections se tiennent. Certains d’entre eux ne voient que les postes qu’ils pourront occuper dans le futur gouvernement. D’autres, pour des ambitions politiques. Il y en a aussi qui, par respect de la démocratie, veulent tout simplement que le délai soit respecté. Il y en a également qui pensent que tout est une stratégie des militaires pour s’éterniser au pouvoir.

<em><strong>Et vous pensez que ce ne doit être ni l’un ni l’autre ? </strong></em>

Je pense que tout cela est une sorte d’appropriation de ce qui nous attend après les élections. Il faut assainir d’abord les bases, la mentalité des Maliens qui doivent savoir que, quel que soit le délai de la transition, les prochaines élections doivent être tenues par les Maliens eux-mêmes. Ce ne servira à rien de respecter ou non le délai et de revenir ensuite dans une nouvelle transition.

Un Président mal élu, sur la base de fraudes, ne conduira qu’à un autre coup d’État qui nous fera revenir dans une nouvelle transition. Le même cycle se répète, les mêmes politiciens souvent, le même Mali, le même peuple, les mêmes modes de fonctionnement. Je pense que c’est cela qu’il faut assainir avant même de parler d’élections.

<strong>Propos recueillis par Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Crise sécuritaire : le Niger de nouveau endeuillé, la réaction des parlementaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/crise-securitaire-le-niger-de-nouveau-endeuille-la-reaction-des-parlementaires-2940703.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 02:18:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pays sahélien, le Niger a été de nouveau frappé, le 20 août dernier, par des hommes armés. Les parlementaires nigériens avaient déjà réagi face à la  recrudescence de ces attaques attribuées à des groupes djihadistes.</strong>

Au Niger, des hommes armés à bord de motos ont attaqué le vendredi 20 août 2021 un village de la région de Tillabery. Cette <a href="https://www.voaafrique.com/a/une-attaque-fait-17-morts-et-5-bless%C3%A9s-au-niger/6010885.html">attaque</a> a eu lieu juste au moment de la prière du soir, vers 20 h. Plusieurs fidèles auraient été assassinés dans la mosquée. Le bilan fait état de 17 morts et de 4 blessés.

Cette attaque est la seconde en moins d’une semaine. Des civils ont reçu la <a href="https://saheltribune.com/au-niger-37-civils-tues-et-4-blesses-a-darey-dey-un-deuil-national-decrete/">visite d’hommes armés</a>, lundi 16 août dernier. Cet incident, près de la frontière malienne, a fait au moins 37 civils tués, dont 13 enfants et 4 femmes.

<strong>Mode opératoire </strong>

À la suite de cette attaque du lundi, un deuil national de 48 heures a été décrété par le gouvernement, à partir de mercredi 18 août.

Cette recrudescence de l’insécurité inquiète de plus en plus les décideurs ainsi que les partenaires du Niger. Dans une <a href="http://www.anp.ne/article/terrorisme-tillaberi-les-deputes-de-la-region-deplorent-la-recrudescence-des-attaques-dans">déclaration</a> publiée le jeudi dernier, des députés de Tillabéri ont exprimé leur préoccupation face à ces attaques récurrentes. À en croire leurs précisions, « <em>92 % des 409 écoles fermées au Niger pour cause d’insécurité sont dans la région de Tillabéry</em> ». Et de déplorer que « <em>les populations [soient ndlr] traumatisées et [aient ndlr] un sentiment qu’elles sont abandonnées à leur triste sort et quant aux partenaires au développement et autres humanitaires, leurs interventions ont aussi connu une baisse significative</em> ».

Dans cette déclaration lue par le député Abdou Boubacar, des informations sont données sur le mode opératoire de ces hommes armés, qui ne cessent d’endeuiller la plupart des pays du Sahel. « <em>Ces terroristes, sans foi, ni loi, procèdent à des enlèvements de personnes, de prélèvements de la zakat, de vols de bétail, de destruction d’infrastructures scolaires et sanitaires, d’incendies de greniers et de villages, en donnant des ultimatums aux populations, le choix entre abandonner leurs villages et collecte à leur profit d’argent en guise d’impôts </em>», souligne A. Boubacar.

<strong>Diminuer les attaques </strong>

Les parlementaires de la région de Tillabéri proposent une batterie de mesures au gouvernement nigérien afin de diminuer ces attaques récurrentes. Ils invitent au renforcement de la présence de l’armée sur le terrain et des renseignements de tout ordre. Ils exhortent également à <em>« faire agir avec promptitude les Forces de défense et de sécurité (FDS), et en particulier les interventions aériennes </em>». Aussi demandent-ils à <em>« rendre effectives les mesures d’accompagnement aux populations et poursuivre les efforts pour le retour des populations déplacées dans leurs villages respectifs ».</em>

Dans un <a href="https://www.cndh-niger.org/espace-medias/actualites/communique-de-presse-de-la-cndh-sur-les-inondations-les-recentes-attaques-contre-les-populations-et-les-fds-dans-les-departements-de-banibangou-torodi-et-madarounfa">communiqué</a> du 18 août 2021 sur la situation des inondations et des attaques terroristes récentes au Niger, la Commission nationale des droits humains (CNDH) a invité les autorités, les bonnes volontés ainsi que les partenaires du Niger à apporter une assistance rapide et conséquente aux sinistrés et une étroite collaboration des populations face à l’insécurité.
<strong>Fousseni Togola</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>G5 Sahel : le Tchad réduit l’effectif de son contingent dans la zone des trois frontières</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/g5-sahel-le-tchad-reduit-leffectif-de-son-contingent-dans-la-zone-des-trois-frontieres-2940706.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 01:25:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la zone des trois frontières, le Tchad réduit l’effectif de ses soldats envoyés pour appuyer le G5 Sahel dans la lutte contre le terrorisme. L’information est tombée comme une boule de neige, ce samedi 21 août. </strong>

Au moment où on assiste à une recrudescence des attaques attribuées aux groupes djihadistes dans plusieurs pays du Sahel, le Tchad réduit l’effectif de ses soldats envoyés dans le G5 pour la lutte contre le terrorisme. Les prophéties se réalisent-elles ? Après la <a href="https://saheltribune.com/tchad-apres-idriss-deby-plusieurs-victimes-civiles-enregistrees/">mort du Maréchal</a> Idriss Deby Itno, ex-président tchadien, des voix s’étaient levées pour exprimer des craintes quant au sort du Sahel en termes de sécurité. L’engagement de Deby pour la stabilisation de cette région ne faisait aucun doute.

<strong>Redéploiement stratégique</strong>

Après le sommet des chefs d’États du G5 Sahel à N’Djamena, en février 2021, le Tchad a joint l’acte à la parole : en envoyant <a href="https://www.journaldutchad.com/g5-sahel-le-tchad-envoie-1200-soldats-dans-la-zone-des-trois-frontieres/">1200 soldats</a> dans la zone des trois frontières (Mali, Niger et Burkina Faso) afin de lutter contre le terrorisme. La moitié de cette troupe, soit 600 militaires, vient d’être rapatriée. Le contingent est arrivé au Tchad le jeudi dernier, selon une <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210821-le-tchad-retire-600-soldats-de-la-force-du-g5-sahel">information donnée</a>, ce samedi 21 août 2021, par le porte-parole du gouvernement tchadien Abderaman Koulamallah.

Cet effectif, retiré de la force anti-djihadiste du G5 Sahel, est destiné au Nord du Tchad. Une zone qui traverserait des défis sécuritaires majeurs.

Le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement tchadien, Abderaman Koulamallah rassure néanmoins qu’« <em>Il ne s’agit pas d’un retrait </em>[mais plutôt ndlr]<em> d’un redéploiement stratégique </em>[qui ndlr]<em> n’a absolument aucune incidence sur la capacité des forces tchadiennes à jouer leur rôle de forces motrices dans la lutte contre le terrorisme</em>. »

<strong>Décision actée depuis le sommet </strong>

Ce rapatriement amène à se poser des questions quant à la gestion des forces militaires tchadiennes après le décès d’Idriss Deby. La recrudescence de l’insécurité n’est-elle pas à la base du <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/libye/tchad-a-l-origine-de-la-mort-du-president-idriss-deby-les-rebelles-du-fact-venaient-de-libye_4379537.html#:~:text=Le%20FACT%20avait%20lanc%C3%A9%20son%20offensive%20depuis%20ses,prisonniers%20et%20perdu%20cinq%20militaires%20dans%20des%20combats.">décès du Maréchal du Tchad</a>, qui a souhaité empêcher les rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) de mettre la main sur la capitale du pays, comme ils l’avaient promis.

Le retrait de ce contingent n’entravera pas l’engagement politique et militaire du Tchad dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, veut rassurer le porte-parole du gouvernement. Il précise que c’est une décision prise en concertation avec le commandement de la force du G5 Sahel et  qui est actée depuis le <a href="https://saheltribune.com/emmanuel-macron-%e2%80%89ces-autorites-de-la-transition-ont-donne-plus-de-gages-que-les-autorites-precedentes%e2%80%89/">dernier sommet</a>. Ce retrait est quand-même un coup dur pour le G5 Sahel, qui peine toujours à être pleinement opérationnel.

<strong>Chiencoro</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>L’Afrique de l’Ouest en alerte après la découverte du virus de Marburg en Guinée Conakry</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/lafrique-de-louest-en-alerte-apres-la-decouverte-du-virus-de-marburg-en-guinee-conakry-2939240.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Aug 2021 01:21:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Alors que les pays se remettent des impacts de la pandémie du coronavirus, un premier cas de la maladie à virus de Marburg, en Afrique de l’Ouest, est confirmé en Guinée Conakry, lundi 9 août 2021. L'OMS alerte. </strong></em>

Moins de deux mois après la fin de <a href="https://www.un.org/africarenewal/fr/audio-main-view/guin%C3%A9e-loms-d%C3%A9clare-la-fin-de-l%C3%A9pid%C3%A9mie-ebola">l’épidémie d’Ebola</a> en Guinée, la maladie à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Virus_Marburg">virus de Marburg</a>, appartenant à la même famille que le virus responsable de la maladie à virus Ebola, a été détectée dans la préfecture de Guéckédou, au sud du pays. Cette maladie « <em>hautement virulente, qui provoque une fièvre hémorragique, est identifiée dans le pays, et en Afrique de l’Ouest </em>» pour la première fois, a <a href="https://www.afro.who.int/fr/news/la-guinee-confirme-un-cas-de-la-maladie-virus-de-marburg-le-tout-premier-en-afrique-de-louest">communiqué</a> l’OMS Afrique le 9 août 2021.

<strong>Les chauves-souris à la base </strong>

Des échantillons prélevés sur un patient mort dans cette province, testés dans différents laboratoires, ont permis de conclure que c’est un premier cas de maladie à virus de Marburg. Cette maladie se <a href="https://saheltribune.com/origine-du-covid-19-%e2%80%89nous-navons-pas-encore-trouve-la-source-du-virus%e2%80%89-oms/">transmet à l’homme</a> par <em>« les chauves-souris frugivores et se propage dans l’espèce humaine par contact direct avec les fluides corporels des personnes infectées, ou avec les surfaces et les matériaux »</em>, explique-t-on dans le communiqué.

L’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique indique également les <a href="https://saheltribune.com/cest-bien-de-faire-la-fete-mais-il-faut-respecter-les-mesures-barrieres-pr-akory-ag-iknane/">manifestations</a> de cette maladie. Le virus de Marburg « <em>commence de façon soudaine, avec une forte fièvre, des céphalées intenses et un éventuel malaise »</em>. Elle poursuit :<em> « Les taux de létalité ont varié de 24 % à 88 % lors des épidémies précédentes, en fonction de la souche virale et de la gestion des cas</em> ».

Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, estime : « <em>Pour éviter que la propagation du virus de Marburg n’atteigne un rythme fulgurant, nous devons l’enrayer dès maintenant</em> ». D’ores et déjà des actions conjuguées sont en cours « <em>afin de mettre en œuvre une riposte rapide basée sur l’expérience et l’expertise acquises par la Guinée dans le cadre de la gestion de l’épidémie de la maladie à virus Ebola, qui se transmet de manière similaire</em> ».

<strong>Mobilisation générale </strong>

Des campagnes de communication et de sensibilisations sont déjà lancées par les autorités sanitaires guinéennes afin d’étouffer cette épidémie. Des investigations sont en cours également afin de retrouver les personnes qui auraient pu être en <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/08/10/une-infection-par-le-virus-de-marburg-detectee-en-guinee-la-premiere-en-afrique-de-l-ouest_6091051_3212.html">contact avec le patient</a> décédé.

Une batterie d’initiatives a été vite lancée. La surveillance transfrontalière a été renforcée afin de pouvoir détecter « <em>rapidement un cas éventuel</em> ». Les pays voisins sont en alerte, indique l’OMS. « <em>Les dispositifs mis en place en Guinée et dans les pays voisins dans le cadre de la lutte contre la maladie à virus Ebola s’avèrent essentiels à l’action d’urgence contre le virus de Marburg</em> », rassure l'OMS.

Contre cette nouvelle épidémie en Afrique de l’Ouest, il n’existe pas de « <em>vaccins ou de traitements antiviraux approuvés</em> ». Selon l’OMS, « <em>la réhydratation par voie orale ou intraveineuse et le traitement des symptômes spécifiques améliorent les taux de survie </em>». D’autres traitements potentiels font l’objet d’évaluation.

<strong>Chiencoro </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com">https://saheltribune.com</a>]]> </content:encoded>
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<title>Bamako : en moins de trois mois, la mairie de Médina Coura fait peau neuve</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/bamako-en-moins-de-trois-mois-la-mairie-de-medina-coura-fait-peau-neuve-2939239.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Aug 2021 01:00:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le développement local passe aussi par un reformatage des administrateurs. En commune II du district de Bamako, le centre secondaire d’état civil de Médina coura fait peau neuve, en moins de trois (3) mois. </strong>

Des clôtures vétustes tombées par endroit, une cour inondée d’eau, avec comme conséquence le fleurissement des herbes, des ordures entassées par endroit dégageant une odeur nauséabonde, de la moisissure aux plafonds et aux murs des bureaux. C’est ce qui caractérisait le Centre secondaire d’état civil de Médina Coura, en commune II du district de Bamako, les quatre dernières années.

<strong>Problème de salubrité et d’entretien </strong>

Cet état de <a href="https://lecombat.fr/commune-ii-du-district-de-bamako-le-centre-secondaire-detat-civil-de-medina-coura-dans-un-etat-presquimpraticable/">délabrement</a> peut s'expliquer par le désengagement des autorités communales ou simplement la mauvaise gestion dans cette administration territoriale. Comment comprendre qu’une mairie, censée montrer la voie à suivre, en termes d’assainissement, puisse se retrouver dans une telle situation d’insalubrité ? Des administrateurs qui ne réussissent pas à assainir leur cadre de travail, faut-il attendre d’eux l’assainissement de la commune ? Difficile !

<a href="https://www.facebook.com/211663429305828/posts/commune-ii-du-district-de-bamako-le-centre-secondaire-detat-civil-de-medina-cour/696664354139064/">L’état de dégradation</a> de la mairie de Médina Coura laisse croire que la salubrité est le moindre souci de la plupart des autorités communales du Mali. Ce qui expliquerait également pourquoi Bamako, la capitale malienne, croule sous le poids des montagnes d’ordures.

Le délabrement de ce centre secondaire d’état civil traduit également l’état d’esprit de la plupart des autorités maliennes ainsi que des citoyens de ce pays. Nombreux sont ceux qui se soucient moins de la <a href="https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00866401/document">chose publique</a>. « <em>Ce qui est public n’appartient à personne</em> », entend-on couramment. Par manque d’entretien, les biens publics s’usent aussi rapidement, avant de disparaître.

<strong>Chercher des ressources nécessaires<em> </em></strong>

Le <a href="https://saheltribune.com/transition-difficile-accouchement-du-mali-nouveau%e2%80%89/">Mali nouveau</a> dont rêve la quasi-totalité des Maliens n’est possible que s’il y a des hommes nouveaux, soucieux des biens de l’État, du bien-être des populations.

Cette mairie de Médina Coura fait peau neuve, depuis la venue de nouvelles autorités communales, il y a moins de quatre mois. Les moisissures, les points d’eau ainsi que les ordures, qui s’étaient emparés de ce cadre de travail, ont disparu. De loin, on observe une nouvelle administration. Les murs relevés et repeints, une cour propre, avec presque plus d’ordures entassées. « <em>Je suis venue trouver ce centre délabré : vitres brisées, des portes détériorées, de la moisissure sur les murs, </em>explique le nouveau maire, Mme Maïga Djénébou Zerbo.<em> J’ai donc souhaité réhabiliter les lieux à mon image. »</em>

À travers cette réhabilitation, les nouvelles autorités du centre secondaire d’état civil de Médina Coura ont donné le ton. Le changement, dit-on, commence par soi-même. Ces nouvelles autorités l’auraient compris : « <em>Être maire ne signifie pas s’asseoir uniquement dans des bureaux pour recevoir des visiteurs, c’est plutôt </em><a href="https://www.ilo.org/dyn/natlex/docs/ELECTRONIC/106203/130175/F2003362896/MLI-106203.pdf"><em>chercher des ressources</em></a><em> nécessaires pour redorer l’image de sa mairie, de sa commune</em> », rappelle Mme le maire à ses collègues.

Mme le maire s’engage à poursuivre cette voie, avec l’implication de tous les citoyens de sa circonscription, pour le développement de cette commune.

<strong>F. Togola</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au Tchad, nouvelle tension entre agriculteurs et éleveurs, des morts et des blessés</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/au-tchad-nouvelle-tension-entre-agriculteurs-et-eleveurs-des-morts-et-des-blesses-2938998.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Aug 2021 10:10:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À l’est du capital du Tchad, N’Djamena, une vingtaine de personnes ont été tuées et dix-huit autres blessées. C’était le samedi 7 août dernier lors d'un affrontement entre des communautés pour l’occupation des sols.
Au moins vingt (20) personnes ont été tuées et dix-huit autres blessées, samedi 7 août 2021, au cours d’un affrontement opposant des agriculteurs à des éleveurs au Tchad. Cet incident s’est produit à 200 km de la capitale, N’Djamena. Une région où les conflits intercommunautaires sont monnaie courante.
« Le conflit est parti d’un problème foncier entre les deux communautés, les uns veulent s’installer et les autres les en empêchent. Le conflit oppose les Boulala, des cultivateurs sédentaires, aux Arabes, des éleveurs nomades », dans le village de Zohana, a déclaré à l’AFP Amina Kodjiana, gouverneure de la province de Hadjer-Lamis, dans le centre du Tchad.
<strong>Désarmement </strong>
Pour calmer cette tension entre ces communautés, des membres du gouvernement se sont rendus sur les lieux. Selon Abdramane Koulamallah, ministre de la Communication et Porte-parole du gouvernement, des forces armées ont été déployées également sur les lieux, depuis samedi soir, afin de maintenir l’ordre.
Ces conflits inter-communautaires au Tchad ne connaissent point de répit depuis des années, surtout dans le Centre et le Sud du pays. Cette persistance de ces conflits serait due à la faible capacité de la justice à dire le droit.
Les Arabes, des éleveurs nomades, sont généralement accusés par les autochtones sédentaires (agricultures) de pillage de leurs champs. Onze (11) personnes avaient été tuées, lors d’affrontements entre agriculteurs et éleveurs, en décembre 2020. Au mois de février dernier, dans la même zone, trente-cinq (35) personnes avaient été tuées.
Pour une meilleure gestion de ce conflit, le gouverneur de la région a jugé opportun d’impliquer les chefs coutumiers des deux communautés. Le calme semble revenir dans la zone après le « désarmement total des civils » par les autorités.
<strong>Chiencoro </strong>
<strong>Source : https://saheltribune.com</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : « œuvrer à un développement durable et à la restauration de la paix », invite Alain Noudéhou</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-oeuvrer-a-un-developpement-durable-et-a-la-restauration-de-la-paix%25e2%2580%2589-invite-alain-noudehou-2938995.html</link>
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<pubDate>Wed, 11 Aug 2021 10:09:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Face à l’énorme croissance des déplacés internes, le Coordinateur du Bureau OCHA-Mali, en visite à Mopti, invite à « œuvrer à un développement durable et à la restauration de la paix ».</strong></em>
La détérioration de la situation sécuritaire, la persistance des attaques contre les civils et les violences inter-communautaires, dans un contexte d’impunité, augmentent le nombre de personnes déplacées internes au Mali. À la date du 31 mai 2021, le pays comptait 386 454 personnes déplacées internes, selon Ocha Mali. L’agence onusienne montre ses inquiétudes face à cette tendance croissante de mouvements des populations, qui dépasse la situation en 2013. En 2013 où le pays comptait déjà 353 455 personnes déplacées.
La région de Mopti totalise le plus grand nombre des personnes déplacées internes avec 157 415, uniquement dans la région de Mopti et ses régions voisines (Bandiagara, Douentza). Elle est suivie des régions de Gao avec 91 811, Tombouctou avec 57 850, Ségou avec 39 795 et Ménaka avec 19 916 personnes. Malgré les difficultés d’accès et les contraintes sécuritaires, ces hommes, femmes et enfants ne méritent point d’être oubliés, mais soutenus, selon le nouveau Coordonnateur humanitaire d’OCHA Mali, Alain Noudéhou.
Cohérence entre les initiatives
À travers une mission dans la région de Mopti, la semaine dernière, Alain Noudéhou s’est imprégné de la situation humanitaire, culturelle et du développement de la zone et ses régions environnantes. S’il a été rassuré par « l’investissement dans des activités communautaires permettant aux plus vulnérables d’avoir des revenus et d’assurer leurs moyens de subsistance », il a jugé important de renforcer la « cohérence entre les initiatives humanitaires, de développement et celles en faveur de la cohésion sociale vers des solutions durables ».
Au cours de sa rencontre avec la société civile, M. Noudéhou n’a pas manqué de rappeler le rôle crucial que doit jouer chaque partie, sur tous les plans. « Nous avons tous un rôle fondamental, le Gouvernement, les organisations humanitaires et de développement, la société civile, pour œuvrer à un développement durable et à la restauration de la paix », a-t-il laissé entendre.
Le nouveau coordinateur humanitaire était accompagné, lors de cette mission, de responsables des Nations Unies, de la Banque mondiale, du Groupe de Travail humanitaire du Forum des ONG internationales au Mali (FONGIM).
<strong>Fousseni Togola </strong>
<strong>Source : https://saheltribune.com</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Examens de fin d’année : Quand les enseignants grévistes outrepassent leur liberté syndicale</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/examens-de-fin-dannee-quand-les-enseignants-grevistes-outrepassent-leur-liberte-syndicale-2938696.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 10:12:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Au Mali, les examens de fin d’année démarrent, ce lundi 9 août 2021. Le gouvernement a mis en place les dispositions nécessaires pour le bon déroulement des épreuves. Les syndicats de l’éducation veulent s’y opposer. La guerre semble déclarée.</strong></em>
« Quand on ouvre une école, on évite, vingt ans plus tard, d’ouvrir une prison », indique-t-on. À l’antipode de ce passage formidablement attribué à l’écrivain français Victor Hugo, on pourrait souligner que lorsque nous fermons une école, on ouvre une prison quelques années plus tard.
L’instruction est donc un passage obligé, pour la formation de citoyens modèles. C’est une véritable voie de démarcation entre l’homme et les bêtes, qui n’ont nullement besoin d’éducation ou d’instruction pour vivre.
Le gouvernement déterminé
Après le déroulement, presque normal, de l’année scolaire 2020-2021, la synergie syndicale de l’éducation au Mali tente d’empêcher les enfants de la République de participer aux examens de fin d’année. Ces syndicats de l’éducation appellent à une « désobéissance civile », à travers la « mobilisation générale et totale de toutes les enseignantes et de tous les enseignants pour la fermeture jusqu’à nouvel ordre de toutes les structures de l’éducation à compter de ce lundi 9 août 2021 », alors que les épreuves du Brevet de Technicien (BT), niveau 1 et 2, démarrent le même jour.
Cette nouvelle démarche des enseignants semble être une déclaration de guerre aux autorités de la transition, qui tentent, tant bien que mal, de sauver cette année scolaire, pour une rentrée normale en 2021-2022. C’est pourquoi elles se sont orientées, après l’échec des négociations, vers les enseignants des établissements d’enseignement privés pour le déroulement de ces examens. D’ailleurs, dimanche 8 août 2021, le ministère de l’Éducation nationale, à travers un communiqué, a réaffirmé cette volonté du gouvernement de démarrer les épreuves du BT 1 et 2, ce lundi.
<strong>Se ressaisir devient un devoir</strong>
« La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres », dit-on généralement. Si la grève est un droit, empêcher les autres de travailler l’est-il ? En tout cas, l’issue d’une éventuelle guerre entre le caillou et l’œuf est vite prédite. Quand l’on détient l’appareil d’Etat, l’on dispose de tous les moyens nécessaires pour atteindre ses objectifs.
Le plus aberrant dans cette démarche des syndicats de l’éducation est que parmi les signataires de leur circulaire du samedi dernier figure un membre du Conseil national de transition (CNT). Celui-ci aurait sûrement oublié qu’en Afrique, on se tait lorsqu’on mange. <strong>On ne peut pas cracher dans le plat que l’on mange</strong>.
Dans cette situation, ce qu’il faut rappeler, c’est que pour la stabilisation du front social, le président de la Transition, Col. Assimi Goïta a signé une Ordonnance fixant « [la] grille indiciaire unifiée des personnels relevant des statuts des fonctionnaires de l’État, des collectivités territoriales, des statuts autonomes et des militaires ». La goutte d’eau qui a débordé la vase.
Cette Ordonnance qui « abroge toutes dispositions antérieures contraires », en son article 4, est vite devenue la croix et la bannière entre les autorités de la transition et les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, attachés à leur statut, comme à la prunelle de leurs yeux. En tout cas, les enseignants feraient mieux de se ressaisir.
La rédaction
<strong>Source : https://saheltribune.com</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Côte d’Ivoire : le Président ADO annonce un nouveau Programme social</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/cote-divoire-le-president-ado-annonce-un-nouveau-programme-social-2938630.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 04:32:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À la veille de la célébration du 61<sup>e</sup> anniversaire de l’accession de la Côte d’Ivoire à l’indépendance, samedi 7 août 2021, Alassane Dramane Ouattara a annoncé un nouveau programme social pour le bien-être de ses concitoyens. </strong>

En vue de transformer la Côte d’Ivoire et améliorer les conditions de vie des populations, le président de la République ivoirienne ne souhaite point baisser les bras. Malgré le <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/cote-d-ivoire/cote-divoire-le-bilan-economique-flatteur-dalassane-ouattara_3067573.html">bilan</a> des années passées à la tête de l’État, présenté comme reluisant par des analystes, Alassane Dramane Ouattara entend poursuivre son combat. « <em>La Côte d’Ivoire a besoin du génie et de la force de travail de tous ses enfants, notamment de ses jeunes et de ses femmes </em>», a-t-il déclaré.

<strong>Taux de croissance positif</strong>

Cette union des Ivoiriens semble nécessaire pour qui connait les impacts de la crise sanitaire sur l’économie du pays en 2020. « <em>Depuis mars 2020, la Côte d’Ivoire, à l’instar du monde entier, subit les impacts négatifs sociaux et économiques de la crise de la Covid-19</em> », a rappelé le président de la République dans son <a href="https://www.presidence.ci/message-a-la-nation-de-sem-alassane-ouattara-a-loccasion-du-61e-anniversaire-de-lindependance-de-la-cote-divoire/">allocution</a>.

En dépit des mesures de riposte, les populations aussi bien que les entreprises ivoiriennes n’ont pas manqué à sentir les effets socio-économiques de cette crise, notamment la hausse du prix de certaines denrées de première nécessité.

Malgré tout, le<em> « pays poursuit sa marche vers le développement en dépit de ces difficultés conjoncturelles et du contexte particulier lié à la pandémie de Covid-19 »,</em> a laissé entendre ADO. Les actions du gouvernement ont permis une <a href="https://www.banquemondiale.org/fr/country/cotedivoire/publication/the-state-of-the-ivorian-economy-how-cote-divoire-could-rebound-after-the-covid-19-pandemic-and-boost-growth">amélioration</a> véritable des conditions d’accès à la santé.

Le président de la République ivoirienne ne fait aucun doute sur l’efficacité des actions menées sur l’économie du pays. La Côte d’Ivoire a connu « <em>un taux de croissance positif d’environ 2 % en 2020, contre une contraction de 3 % au niveau mondial ».</em>

<strong>Nouveau programme de développement </strong>

<em>« Notre pays a la capacité de faire face à tous les défis pour offrir, à chacune de ses filles et à chacun de ses fils, une vie meilleure »,</em> a rassuré Alassane Dramane Ouattara, dans son message à la nation, vendredi 6 août 2021. Pour parvenir à cette amélioration des conditions de vie des citoyens ivoiriens, le chef de l’État annonce certaines grandes actions, lors de ce 61<sup>e</sup> anniversaire de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_C%C3%B4te_d%27Ivoire#:~:text=Avec%20cette%20autonomie%20la%20C%C3%B4te,1960%20l'ind%C3%A9pendance%20prend%20effet.">fête d’indépendance</a> du pays.

Un nouveau Programme social du Gouvernement (PSGouv) sera mis en place pour accélérer l’accès des populations à l’éducation, à la santé et aux financements des projets. ADO entend poursuivre le développement du secteur privé et la promotion de l’émergence de champions nationaux. Créer plus d’emplois pour les jeunes est la finalité de ce programme.

La réalisation de toute cette ambition a pour clé de voûte la bonne <a href="https://www.afrique-sur7.ci/402206-preuve-mauvaise-gouvernance-ouattara">gouvernance</a> et la lutte contre la corruption. Le chef de l’État ivoirien souhaite doter le pays d’une administration plus « <em>exemplaire en matière d’efficacité et d’intégrité</em> ».

Sur le plan de la riposte contre la <a href="https://graphics.reuters.com/world-coronavirus-tracker-and-maps/fr/countries-and-territories/ivory-coast/">pandémie de la covid-19</a>, le président Alassane Dramane Ouattara a indiqué que « <em>plus d’un million de doses de vaccins ont déjà été administrées ».</em> Outre cela, il faut ajouter « <em>la bonne prise en charge des patients » qui a « permis d’avoir un taux de mortalité qui se situe parmi les plus bas au monde</em> ».

<strong>Chiencoro  </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : la situation sécuritaire « a dépassé un seuil critique », selon Alioune Tine</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/mali-la-situation-securitaire-%25e2%2580%2589a-depasse-un-seuil-critique%25e2%2580%2589-selon-alioune-tine-2938627.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 01:20:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au terme d’une visite de 11 jours, Alioune Tine, expert indépendant des Nations Unies, a constaté que la situation sécuritaire au Mali « a dépassé un seuil critique » à tel point qu’elle met en péril la survie même de l’État. C’était le 6 août dernier à Bamako.</strong>

L’augmentation des exécutions extrajudiciaires, des enlèvements de civils, de viols collectifs de femmes…, sont des <a href="https://saheltribune.com/situation-securitaire-au-mali-182-civils-tues-175-blesses-et-163-enleves-au-cours-du-dernier-trimestre-2020-rapport/">atteintes aux droits</a> de l’homme rapporté à Alioune Tine, au cours d’une visite qu’il a bouclée au Mali, la semaine dernière.

Le Mali est devenu « <em>un État affaibli et impuissant, qui assume difficilement son rôle régalien de protection des populations civiles face aux groupes armés qui essaiment dans tout le pays </em>», indique l’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme au Mali. Selon ses précisions, la situation sécuritaire au Mali « <em>a dépassé un seuil critique »</em>.

<strong>Défaillance des institutions</strong>

Les populations du nord (régions de Gao, Menaka et Tombouctou), du centre (régions de Bandiagara, Douentza, Mopti et Ségou) et du sud (régions de Koutiala, San et Sikasso) continuent à faire les frais de la crise sécuritaire. Ces civils sont pris en étau entre les violences terroristes et celles des Forces de Défense et de Sécurité, en raison de la défaillance des institutions, déplore M. Tine. « <em>Il est grave de constater que les populations civiles subissent aussi des violences de la part des Forces de Défense et de Sécurité Maliennes (FDSM) censées les protéger </em>», constate l’expert indépendant.

Entre le <a href="https://minusma.unmissions.org/sites/default/files/s_2021_519_f.pdf">1er avril et le 30 juin 2021</a>, l’opération de maintien de la paix des Nations Unies au Mali, la MINUSMA a recensé au moins <a href="https://news.un.org/fr/story/2021/08/1101312">43 exécutions extrajudiciaires</a>, sommaires ou arbitraires commises par les FDSM.

Quant à la violation des droits de l’homme commise par les groupes armés et les milices communautaires, au cours des deux premiers trimestres de 2021, 258 cas ont été signalés. Durant cette période, la <a href="https://minusma.unmissions.org/sites/default/files/s_2021_519_f.pdf">MINUSMA</a> a documenté 435 enlèvements.

Alioune Tine a également fait remarquer que les viols collectifs et autres violences à l’encontre des femmes ainsi que les attaques contre les « <em>esclaves</em> », sont en augmentation dans ce pays.

<strong>Sursaut national </strong>

L’expert indépendant des Nations unies sur la situation des droits de l’homme au Mali rapporte la perception des populations de ces zones de conflits sur la gouvernance étatique. À en croire ses propos, des personnes interrogées émettent de sérieux doutes sur la volonté politique des autorités maliennes. De prendre des mesures concrètes pour garantir la sécurité des civiles. L’expert indépendant estime que « <em>cela doit absolument changer</em> ».

Pour le président du Think-tank, Afrikajom center : « <em>Il faut un sursaut national et une volonté inébranlable des autorités maliennes, avec le soutien actif de leurs partenaires, pour restaurer l’autorité de l’État et assurer la protection des populations civiles.</em> » Toute chose qui permettra « <em>de restaurer la confiance des populations civiles et des nombreux interlocuteurs face aux institutions de l’État </em>», explique M. Tine.

Dans ses <a href="https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=27362&amp;LangID=F">recommandations</a>, Alioune Tine souligne la mise en œuvre « <em>de bonne foi, inclusive et holistique de l’Accord de Paix et de Réconciliation pour le Mali » </em>et la nécessité de tout faire pour que la transition en cours aille jusqu’à son terme et avec succès.

Alioune Tine se réjouit des engagements pris par les autorités maliennes à prendre des mesures concrètes pour répondre à ces préoccupations et améliorer la situation des droits de l’homme.

<strong>La rédaction </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>École sénégalaise : fraudes signalées au Bac, des condamnés à une peine de prison</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/ecole-senegalaise-fraudes-signalees-au-bac-des-condamnes-a-une-peine-de-prison-2938358.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 06 Aug 2021 09:51:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au Sénégal, pendant les épreuves de l’examen du Baccalauréat, session 2021, des cas de fraude ont été signalés. Des élèves et un étudiant ont été traduits devant la justice.
Lors des épreuves du Baccalauréat, la semaine dernière au Sénégal, un groupe d’élèves a été surpris, par les surveillants, en possession du corrigé des sujets de philosophie. Des sujets qu’ils consultaient sur leurs téléphones portables. C’était le jeudi 29 juillet 2021, au centre du lycée de Pékesse (Inspection d’Académie de Thiès).
Groupe WhatsApp
Selon les précisions du ministère de l’Éducation nationale, le sujet, traité par un complice à distance, a été partagé dans un groupe WhatsApp dénommé « Team Pékesse ».
Ils sont au total 15 candidats libres, âgés de 19 et 25 ans. Ils sont tous inscrits au centre académique de l’Orientation scolaire et professionnelle (CAOSP) de Thiès. « Ces candidats ont tous reconnu les faits et vont passer devant la commission de discipline conformément aux textes en vigueur », avait rassuré le ministère.
Une enquête a été ouverte par la Section de recherche de la Gendarmerie afin d’identifier les personnes impliquées dans cette affaire de fraude, selon un communiqué transmis à l’Agence de presse sénégalaise (APS). « La Section de recherche de la gendarmerie mène une enquête pour identifier toutes les personnes impliquées dans cette affaire de fraude en vue d’éventuelles poursuites pénales », selon l'APS.
Peine de prison d’un mois
Néanmoins, le ministère de l’Éducation reste encore assez réservé sur la question. Il estime que les éléments en sa possession ne permettent pas de parler d’une fuite d’épreuves ou de corrigés, mais « plutôt d’une tentative de fraude organisée et qui a mal tourné ».
À l’issue de ces épreuves de Baccalauréat, l’étudiant Khadim Mboup a été accusé de s’être déguisé en femme. En femme pour passer l’épreuve d’anglais à la place de son amoureuse, Kangué Dioum. Démasqués et arrêtés, les deux individus ont été placés sous mandat de dépôt, lundi 2 août 2021, dans une prison de Diourbel, au centre du Sénégal.
Lors de leur jugement, ce jeudi 5 août 2021, les prévenus ont reconnu les faits avant de présenter leurs excuses. Agés respectivement de 22 et 19 ans, les deux adolescents ont été condamnés, par le tribunal de flagrant délit de Diourbel, à une peine de prison d’un mois avec sursis, dont 7 jours fermes.
Bakary Fomba
Source : https://saheltribune.com]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>École au Niger : 82 134 candidats au baccalauréat 2021</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/ecole-au-niger-82%25e2%2580%2589134-candidats-au-baccalaureat-2021-2938356.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/education/ecole-au-niger-82%25e2%2580%2589134-candidats-au-baccalaureat-2021-2938356.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 06 Aug 2021 01:42:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au Niger, les épreuves écrites des examens du Baccalauréat (session 2021) ont démarré ce mercredi 4 août 2021. Au total, 82 mille 134 candidats prennent part à ces épreuves.
Selon les précisions du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, M. Mamoudou Djibo, à « cette session, ce sont au total 82 134 candidats, dont 37,39 % de filles, pour les différentes séries et spécialités du baccalauréat secondaire, du baccalauréat technique et du baccalauréat professionnel, répartis dans 197 Centres », qui prennent part.
À l’endroit de tous les candidats et organisateurs de cet examen, le ministre a tenu à lancer un message de sensibilisation pour la bonne de ces examens. « Le respect scrupuleux des textes régissant le baccalauréat nigérien est une condition sine qua non de la crédibilité de [leur] diplôme », a rappelé le ministre M. Djibo.
<strong>Des initiatives prises</strong>
Pour une meilleure organisation de ces épreuves du Baccalauréat, les autorités politiques, en collaboration avec les différentes académies du Niger, ont pris des initiatives pour éviter des cas de corruption, de fraude et de tricherie. C’est pourquoi la Haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HALCIA), le gendarme de la lutte contre la corruption au Niger, est aussi associée à l’organisation de ces épreuves.
« Toute fraude commise aux examens et concours, qui ont pour objet l’accès à un emploi public ou un établissement public de formation ou l’obtention d’un diplôme délivré par l’État, constitue un délit », a précisé le vice-président de la HALCIA, Salissou Oubandoma.
<strong>Chiencoro </strong>
<strong>Source : https://saheltribune.com</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>École nigérienne : face à la crise scolaire, Mohamed Bazoum annonce une grande réforme</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/ecole-nigerienne-face-a-la-crise-scolaire-mohamed-bazoum-annonce-une-grande-reforme-2938272.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/non-classe/ecole-nigerienne-face-a-la-crise-scolaire-mohamed-bazoum-annonce-une-grande-reforme-2938272.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Aug 2021 12:09:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un message à la nation, le 2 août 2021, le président de la République du Niger, Mohamed Bazoum a annoncé ses recettes pour la gestion de la crise scolaire. Il engage une grande réforme du système éducatif. </strong>

C’est dans un contexte mondial marqué par la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19, notamment son dangereux <u><a href="https://www.ouestaf.com/covid-19-au-niger-le-variant-delta-pas-encore-detecte-dans-le-pays/">variant delta</a></u>, que le Niger a célébré le <u><a href="http://www.lesahel.org/61eme-anniversaire-de-la-proclamation-de-lindependance-du-niger-le-president-bazoum-lance-a-zinder-la-campagne-nationale-de-reboisement/">61<sup>HYPERLINK "http://www.lesahel.org/61eme-anniversaire-de-la-proclamation-de-lindependance-du-niger-le-president-bazoum-lance-a-zinder-la-campagne-nationale-de-reboisement/"e</sup>HYPERLINK "http://www.lesahel.org/61eme-anniversaire-de-la-proclamation-de-lindependance-du-niger-le-president-bazoum-lance-a-zinder-la-campagne-nationale-de-reboisement/" anniversaire</a></u> de son accession à l’indépendance. À la veille de cette célébration, le président de la République nigérienne, Mohamed Bazoum, s’est adressé à la nation.

<strong>L’éducation, plus grand défi </strong>

Dans son discours, lors de la cérémonie marquant son <u><a href="https://www.presidence.ne/discours-du-prsident/2021/4/2/c3v845lmha8vqpf0nnalmff0xfka9s">investiture</a></u>, en avril 2021, le successeur de <u><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mahamadou_Issoufou">Issoufou Mahamadou</a></u> avait fait un état des lieux des défis auxquels est confronté le Niger, en mettant en exergue deux d’entre eux : la gouvernance et l’éducation.

Face à la crise scolaire récurrente, le président Bazoum estime important de procéder à une réforme du système éducatif de son pays. À l’occasion de la commémoration de l’accession du pays à l’indépendance, il a précisé que « <em>l’éducation est</em> [son] <em>plus grand défi »</em>. Et d’ajouter : « <em>Ses </em>[ pour l'éducation ndlr] <em>faiblesses paralysent nos possibilités de constituer un véritable capital humain, capable de prendre en charge les défis de développement de notre pays</em> ».

Mohamed Bazoum rassure donc que le système éducatif de son pays sera repensé. À l’en croire, des consultations ont déjà été engagées dans ce sens. « <em>J’ai eu à consulter les partenaires de l’éducation sur les principaux axes de ces réformes afin de les sensibiliser et de requérir leurs opinions et leur soutien </em>», a-t-il laissé entendre dans son <u><a href="https://www.presidence.ne/audiences-et-sommets-1/2021/8/2/message-a-la-nation-du-president-de-la-republique-chef-de-letat-sem-mohamed-bazoum?fbclid=IwAR0RGxo-ERZerlKXTNvuOE1wEo_en5mvuuYxO-OHkNhKnZHoQoJafox2nKU">Message à la nation</a></u>, le 2 août 2021.

<strong>Les principaux axes de la réforme </strong>

D’ores et déjà, le gouvernement est à pied d’œuvre pour la mise en œuvre « <em>d’une grande politique de réforme</em> » du système éducatif nigérien. Une réforme qui consistera surtout à repenser la « <em>politique de formation des enseignants et des encadreurs en relevant d’une part le niveau à partir duquel seront orientés les élèves destinés à l’enseignement et à mettre d’autre part une rigueur toute particulière dans cette formation ».</em>

Cette réforme prévoit également des mesures incitatives spéciales visant à <em>« favoriser le recrutement des professeurs dans les disciplines scientifiques, dont </em>[les]<em> établissements manquent cruellement</em> ». Selon le président de la République, c’est ce manque qui expliquerait les contreperformances des élèves.
En vue de garder plus longtemps les jeunes filles à l’école et diminuer pour ainsi dire le taux de <u><a href="http://promundoglobal.org/wp-content/uploads/2019/02/IMAGES-Niger-Summary-French-Web-001.pdf">mariage précoce</a></u>, Mohamed Bazoum prévoit, dans sa réforme, la construction d’internats pour jeunes filles.

La formation professionnelle n’a pas été omise par le président de la République. « <em>Notre système de formation professionnelle sera rationalisé pour lui permettre de produire les cadres techniques si indispensables pour notre économie</em> », a-t-il expliqué.

Au niveau de l’enseignement supérieur, le président de la République s’engage, d’ici à la fin de l’année 2023, à « <em>satisfaire tous les besoins de</em> [leurs] <em>universités en enseignants-chercheurs »</em>. Espérons que ces promesses ne soient pas seulement <u><a href="https://saheltribune.com/mali-article-39-des-enseignants-eviter-de-faire-durer-les-problemes/">politiques</a></u>.

<strong>Fousseni Togola</strong>

<strong>Source : <u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Au Tchad, l’exemple du Mali pour la mise en place du Conseil national de Transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/au-tchad-lexemple-du-mali-pour-la-mise-en-place-du-conseil-national-de-transition-2938270.html</link>
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<pubDate>Thu, 05 Aug 2021 11:13:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Conduite par Jean Bernard Padaré, vice-président du comité ad hoc de sélection des candidatures au Conseil national de transition du Tchad, une délégation tchadienne est venue s’inspirer de l’exemple du Mali. Elle a été reçue, mardi 3 août 2021, par le Colonel Assimi Goita.  </strong>

Alors que des voix s’élèvent au Mali pour <u><a href="https://www.jeuneafrique.com/1168286/politique/mali-face-a-bah-ndaw-le-m5-demande-la-dissolution-du-gouvernement/">critiquer</a></u> le Conseil national de transition (CNT), à tort ou à raison, comme <em>« illégitime et illégal</em> », des voisins du pays accourent pour s’inspirer de la mise en place de cet organe de transition.

Dans le cadre des travaux pour la mise en place du <u><a href="https://saheltribune.com/tchad-mise-place-cnt-divise-acteurs/">Conseil national de transition</a></u> (CNT) du Tchad, une délégation de ce pays du Sahel est venue <u><a href="https://www.facebook.com/Presidence.Mali/posts/4638596969493092">prendre conseil</a></u> auprès du Mali, le 3 août dernier. « <em>Nous sommes en mission au Mali pour nous imprégner des critères de mise en place du Conseil national de transition</em> », a précisé Jean Bernard Padaré, vice-président du c<strong>omité ad hoc de sélection des candidatures au CNT du Tchad.</strong>

<strong>Travailler avec le CNT du Mali </strong>

Cette délégation tchadienne, en visite au Mali, a « <em>bénéficié de sages conseils</em> » du président de la transition, Assimi Goïta, sur la gestion de « <em>la situation de rupture constitutionnelle qui sévit</em> » au Tchad. Le chef de l’État malien a recommandé aux autorités tchadiennes de travailler en symbiose avec le CNT malien, « <em>parce que le Tchad et le Mali vivent la même réalité, le peuple tchadien et le peuple malien sont deux peuples frères, nous sommes dans le même espace. Il est important qu’on mutualise nos efforts, nos connaissances, nos savoir-faire</em> ».

Après cette rencontre avec le président de la transition malienne, M. Padaré a rassuré, qu’à l’instar du Mali, toutes les couches de la nation tchadienne seront représentées dans le CNT. « <em>Nous sommes venus toucher du doigt la réalité. Nous avons bénéficié des connaissances des personnes qui sont expérimentées, qui savent où ils vont, ils nous ont expliqué comment ils ont eu à se prendre pour mettre le CNT en place</em> », s’est-il réjoui.

Cette délégation tchadienne, composée de quatre (4) personnes, a assisté, vendredi 30 juillet 2021, à la <u><a href="https://saheltribune.com/transition-au-mali-apres-moctar-ouane-nouveau-plan-daction-gouvernemental-devant-le-cnt/">présentation du Plan d’action</a></u> gouvernemental de Choguel Kokalla Maïga devant le CNT.

<strong>La rédaction </strong>

<strong>Source : <u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tribune] Démocratie : ces trois artifices d’accession et de conservation du pouvoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-democratie-ces-trois-artifices-daccession-et-de-conservation-du-pouvoir-2938268.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Aug 2021 11:09:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les circonstances de l’agression contre le président de la Transition malienne, Assimi Goïta, entretiennent de nombreuses zones d’ombre. Sont-ce des artifices d’accession et de conservation du pouvoir ?</strong>

<em>« Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit, et l’obéissance en devoir »,</em> écrivait l’intellectuel français <u><a href="https://www.les-philosophes.fr/auteur-rousseau.html">Jean-Jacques Rousseau</a></u>, dans son ouvrage <em><u><a href="https://www.amazon.fr/Du-contrat-social-Bruno-Bernardi/dp/2081275236">Du Contrat social</a></u></em>. Pour l’acquisition et la conservation du pouvoir, les hommes font recours à différentes méthodes, parmi lesquelles la violence.

<strong>Trois artifices d’accession et de conservation </strong>

L’usage de la <u><a href="https://www.cairn.info/revue-le-philosophoire-2000-3-page-43.htm">violence</a></u>, qui semble être la première méthode expérimentée par les hommes politiques, est de nos jours le plus prohibé. Car la force, qui était considérée autrefois comme signe de bravoure, est devenue réductrice des autres à l’état d’esclave. Une pratique inacceptable à notre siècle, en raison des nombreux textes défendant les droits humains.

La manière la plus plébiscitée, durant ces dernières années, tant pour l’accession au pouvoir que pour sa conservation, est <u><a href="https://www.cairn.info/revue-internationale-des-sciences-sociales-2010-2-page-21.htm">lHYPERLINK "https://www.cairn.info/revue-internationale-des-sciences-sociales-2010-2-page-21.htm"’HYPERLINK "https://www.cairn.info/revue-internationale-des-sciences-sociales-2010-2-page-21.htm"approbation du peuple</a></u> dans sa grande majorité. Accéder au pouvoir selon <u><a href="http://archive.ipu.org/PDF/publications/DEMOCRACY_PR_f.pdf">les principes deHYPERLINK "http://archive.ipu.org/PDF/publications/DEMOCRACY_PR_f.pdf" la démocratie</a></u> et être jugé suivant les mêmes principes.

Le peuple, dans sa majorité absolue, choisit ses gouvernants en toute indépendance. Toutefois, à l’ombre de cette méthode se cache une autre procédure visant à avoir les faveurs de ce peuple. Cette méthode prend de plus en plus de l’ampleur, sans que cela ne gêne plus autant. Elle consiste à se faire passer pour une victime d’agression ou de complot, n’ayant d’autre finalité que de déstabiliser l’État. Elle consiste à user de la malice pour avoir la compassion, la faveur et l’approbation d’un nombre important du peuple pendant l’exercice du pouvoir.

Les pouvoirs fragilisés, dans les pays tourmentés, sont ceux qui usent le plus souvent de cette dernière procédure. Cette malice est celle à travers laquelle passent ces hommes pour se faire pardonner de leurs péchés.

<strong>Agression contre le président de la Transition </strong>

Cette procédure est généralement utilisée par des hommes qui se sont hissés au sommet de l’État, à travers des moyens non conventionnels. Les <u><a href="https://saheltribune.com/mali-le-cnsp-invite-a-la-reprise-des-activites/">militaires</a></u> qui ont fait irruption sur la scène politique malienne, depuis le <u><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/08/18/coup-d-etat-au-mali-le-president-ibrahim-boubacar-keita-et-son-premier-ministre-aux-mains-des-putschistes_6049272_3212.html">18HYPERLINK "https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/08/18/coup-d-etat-au-mali-le-president-ibrahim-boubacar-keita-et-son-premier-ministre-aux-mains-des-putschistes_6049272_3212.html" HYPERLINK "https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/08/18/coup-d-etat-au-mali-le-president-ibrahim-boubacar-keita-et-son-premier-ministre-aux-mains-des-putschistes_6049272_3212.html"août 2020</a></u>, et qui n’ont pas une large base politique susceptible de donner une meilleure visibilité à leurs actions, font partie des catégories d’hommes qui me semblent utiliser cette méthode. Nous avons également les populistes, qui aspirent à accéder au sommet de l’État.

Le poids que <u><a href="https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/09/06/bresil-le-candidat-d-extreme-droite-a-la-presidentielle-legerement-blesse-a-l-arme-blanche_5351425_3222.html">l’attaque au couteau</a></u> a donné à Jair Bolsonaro aux yeux des électeurs, pendant la campagne présidentielle brésilienne en 2018 est une illustration parfaite de cette méthode. Le changement de perception sur Dioncounda Traoré en 2012 au Mali, après qu’il a été <u><a href="https://www.jeuneafrique.com/174563/politique/mali-agression-de-dioncounda-traor-six-condamnations-pour-troubles-l-ordre-public/">agresséHYPERLINK "https://www.jeuneafrique.com/174563/politique/mali-agression-de-dioncounda-traor-six-condamnations-pour-troubles-l-ordre-public/" HYPERLINK "https://www.jeuneafrique.com/174563/politique/mali-agression-de-dioncounda-traor-six-condamnations-pour-troubles-l-ordre-public/"physiquement</a></u> par une horde humaine à Koulouba, en est un autre cas d’usage de cette procédure de séduction.

<u><a href="https://saheltribune.com/mali-agression-dassimi-goita-ou-eternel-recommencement/">LHYPERLINK "https://saheltribune.com/mali-agression-dassimi-goita-ou-eternel-recommencement/"’HYPERLINK "https://saheltribune.com/mali-agression-dassimi-goita-ou-eternel-recommencement/"agression au couteau</a></u>, dont a été victime le président de la transition malienne, Assimi Goita, dans la grande mosquée de Bamako, durant la prière de l’Aïd al-Adha, peut également se situer dans la même loge de séduction du peuple malien, pour se faire accepter.

<strong>Des interrogations </strong>

Cette histoire de <u><a href="https://www.jeuneafrique.com/1208577/politique/mali-tentative-dassassinat-dassimi-goita-le-suspect-meurt-en-detention/">tentative HYPERLINK "https://www.jeuneafrique.com/1208577/politique/mali-tentative-dassassinat-dassimi-goita-le-suspect-meurt-en-detention/"d’assassinat</a></u> donne à croire à un scénario monté de toute pièce. L’homme, qui a dirigé deux coups d’État en moins d'une année, pourrait ainsi apparaître, dans la conscience collective des Maliens, et même au-delà, comme une personne dont la vie a été menacée dans l’exercice de ses fonctions. Une personne qui ne recule pas devant des mécontents qui veulent déstabiliser le Mali. Un chef qui n’a pas peur d’assumer sa fonction de président malgré les menaces qui planent sur sa tête.

Cette histoire d’agression pourrait bien être une invention visant aussi à préparer l’esprit des Maliens à accepter une éventuelle prorogation de la durée de la transition.

La qualification de l’acte d’« <em><u><a href="https://www.rfi.fr/fr/en-bref/20210720-mali-tentative-d-assassinat-au-couteau-contre-le-pr%C3%A9sident-de-la-transition-assimi-go%C3%AFta">une action isolée</a></u></em> » a permis au chef de l’État d’être au centre de l’actualité et d’avoir le soutien d’un nombre important de Maliens auprès desquels il n’était pas plébiscité d’une manière extraordinaire. De bourreau, l’homme en treillis militaire, qui n’inspirait pas une grande confiance, est passé, en une once de seconde, à une victime aux yeux du peuple. Une personne qui devrait être soutenue.

Cette agression contre le chef d’État malien laisse en plan de <u><a href="https://www.dw.com/fr/mali-tentative-assassinat-assimi-goita-transition/a-58574675">nombreuses questions</a></u> en rapport à la sécurité présidentielle, à l’usage des smartphones dans les mosquées, et même de l’identité de l’agresseur. Les circonstances de la mort de l’agresseur restent également assez floues.

La Commission nationale de défense des droits de l’homme (CNDH) a haussé le ton en demandant une <u><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210724-mali-l-enqu%C3%AAte-sur-la-tentative-d-assassinat-du-colonel-assimi-go%C3%AFta-avance-doucement">enquête</a></u> sur les circonstances de la mort de l’agresseur.

<strong>Mikailou CISSE</strong>

<strong>Source : <u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transition au Mali : après Moctar Ouane, nouveau Plan d’action gouvernemental devant le CNT</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/transition-au-mali-apres-moctar-ouane-nouveau-plan-daction-gouvernemental-devant-le-cnt-2937672.html</link>
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<pubDate>Sun, 01 Aug 2021 08:48:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Devant le Conseil national de Transition (CNT), le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a présenté, ce vendredi 30 juillet, son Plan d’action gouvernemental (PAG).</strong>

« <em>Le Mali, notre patrie, est semblable à un grand corps malade nécessitant une thérapie de choc</em> », a indiqué le Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga, lors de la <a href="https://saheltribune.com/mali-examen-du-nouveau-plan-dactions-du-gouvernement-pag/">présentation du Plan d’action gouvernemental</a> devant le CNT. Pour sa survie, le Mali a besoin de la sécurité, de la justice et de la refondation.

Ces besoins restent adossés aux quatre axes prioritaires du PAG : le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, les réformes politiques et institutionnelles, l’organisation des élections générales, la promotion de la bonne gouvernance et l’adoption d’un pacte de stabilité. Un Plan d’action dont le coût de sa mise en œuvre est estimée à deux mille cinquante milliards soixante-trois millions de francs (2 050 063 000 000 F) FCFA.

<strong>Requinquer les FAMas</strong>

Ce n’est pas pour rien que la sécurité occupe la première place dans le PAG du gouvernement de transition. <a href="https://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2013-2-page-191.htm#:~:text=La%20crise%20malienne%20de%202012%20est%20le%20produit%20de%20la,suite%20%C3%A0%20la%20longue%20guerre">Depuis 2012</a>, voire des décennies, les Maliens aspirent à la paix, à la quiétude, au vivre ensemble ainsi qu’à la cohésion sociale. « <em>Cette aspiration est mise à rude épreuve par le terrorisme, l’insécurité et toutes les formes de menaces contre l’existence humaine</em> », a fait remarquer le Premier ministre de transition. Et de rassurer que « <em>la lutte contre le terrorisme et l’insécurité sera poursuivie avec détermination</em> ».

Dans cette dynamique, le gouvernement de transition prend le taureau par les cornes. Les forces de défense et de sécurité seront suffisamment outillées en moyens humains et matériels. L’augmentation de leur effectif, la modernisation de leurs équipements ainsi que des infrastructures, l’amélioration des processus de recrutement, de la formation, de l’entrainement aussi bien que de l’aguerrissement, seront au cœur des actions du gouvernement Choguel Kokalla Maïga, pour le retour de la sécurité. Le processus de Désarmement, Démobilisation et de Réinsertion (DDR) se poursuivra également.

L’objectif du Premier ministre est de créer un véritable « <em>maillage sécuritaire, qui permettra le retour de l’Administration et des services sociaux de base dans les zones affectées »</em>. Une des recommandations fortes du <a href="https://admin.g5sahel.org/wp-content/uploads/2021/02/2021-02-16-Commmunique-de-NDjamena-Version-valid%C3%A9e-par-les-chefs-dEtat.pdf">sommet des chefs d’État</a> du G5 Sahel à N’Djamena, au Tchad, en février 2021.

<strong>Révision de l’Accord pour la paix </strong>

Ce combat contre le terrorisme et l’insécurité passe également par l’« <em>appropriation collective et le renforcement</em> » du caractère inclusif de l’Accord pour la paix et la réconciliation national issu du processus d’Alger. Pour une « <em>mise en œuvre intelligente</em> » de ce document,  « <em>seront retenues les conditions politiques et sociales du consensus nécessaire à la relecture de certaines de ses dispositions que la pratique et le temps rendent inéluctables »</em>.

Cette mise en œuvre de l’Accord pour la paix, notamment sa relecture, est une question qui divise les Maliens. D<strong>es organisations de la diaspora malienne de France ont marché à Paris, samedi 27 février 2021, </strong><a href="https://saheltribune.com/mise-oeuvre-accord-alger-maliens-france-opposent/">contre l’application</a><strong> de cet Accord d’Alger. Estimant que son application, en l’état, constitue un « <em>danger</em> » pour le Mali, la </strong>Coalition des organisations sédentaires Songhoy, réunie au sein du Collectif « <em>Songhoy Chaawara Batoo</em> »<strong> avait déjà </strong><a href="https://saheltribune.com/accord-paix-songhoy-chaawara-batoo-preconise-relecture/">préconisé une relecture</a><strong>. </strong>

<strong>Au cours des Journées d’information sur l’Accord pour la paix, initiées par le Conseil national de transition (CNT), en mi-juillet 2021, un membre de cet organe législatif, représentant de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), a indiqué sans langue de bois. La non-application de cet Accord ne fera que replonger le Mali dans la situation d’avant 2015. Date de la signature de ce document entre le Mali et les mouvements signataires.  </strong>

Les débats sur le Plan d’action gouvernemental sont annoncés pour le lundi 2 août 2021. Le Premier ministre de transition, Choguel Kakalla Maïga rassure que le délai requis pour la transition sera respecté.

<strong>Fousseni Togola  </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Mali&#45;Côte d’Ivoire : le HCR annonce le rapatriement de 50 réfugiés ivoiriens</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mali-cote-divoire-le-hcr-annone-le-rapatriement-de-50-refugies-ivoiriens-2937673.html</link>
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<pubDate>Sun, 01 Aug 2021 00:30:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans sa deuxième opération de rapatriement volontaire, le bureau Mali du Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) annonce le retour de 50 ivoiriens sur leur sol.</strong>

<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sikasso">Sikasso</a>, troisième région administrative du Mali, située au sud du pays, à la frontière avec la Côte d’Ivoire, est devenue, depuis plus d’une décennie, une terre d’asile pour des Ivoiriens.

Aujourd’hui, l’espoir de retourner au bercail, auprès de leurs proches et retrouver leurs repères, demeure vif chez ces réfugiés.

<strong>Reconstruire leur existence </strong>

<em>« Mes enfants sont nés ici et j’aurais aimé qu’ils aient les mêmes souvenirs d’enfance d’une Côte d’Ivoire paisible, comme dans mon enfance »,</em> souhaite Bénie, mère de deux enfants, prête à rejoindre ses proches. Ces proches qu’elle n’a pas vu depuis des années, rapporte le HCR dans un <a href="https://www.facebook.com/HCRMali/posts/2954910878062332">communiqué</a> du 30 juillet 2021.

Bénie se dit « <em>exciter</em> » à l’idée que ses enfants <em>« verront leurs grands-parents et cousins pour la première fois en chair et en os, et non à travers les réseaux sociaux virtuels »</em>.

Comme Bénie, nombreux sont ces réfugiés qui rêvent de fouler, de nouveau, le sol de leur patrie. Pour faciliter la concrétisation de ce rêve, le HCR et ses partenaires s’y emploient. Ce retour de réfugiés ivoiriens relève du processus de « <em>rapatriement volontaire</em> ». Des « <em>solutions durables pour les réfugiés, leur permettant de </em><a href="https://saheltribune.com/journee-mondiale-du-refugie-hcr-mali-appelle-a-une-inclusion-plus-forte-pour-rayonner-ensemble/"><em>reconstruire leur existence</em></a> ».

Ce rapatriement librement consenti est le fruit d’un <a href="http://www.saara.gouv.ci/home/facilitation_du_retour_des_refugies">Accord tripartite entre le Mali</a>, la Côte d’Ivoire et le HCR, en 2012. Un accord qui met à « <em>disposition une plateforme pour échanger sur les conditions et l’encadrement du</em><em> rapatriement volontaire de ces réfugiés, dont la plupart est arrivée à la suite de la crise
dans leur pays en 2002, et 2010-2011</em> ».

<strong>163 000 Maliens réfugiés </strong>

Depuis des années, le HCR œuvre pour le retour de ces réfugiés ivoiriens. En 2019, 250 réfugiés ont été rapatriés. En 2020, le processus a connu une interruption à cause de la pandémie de la Covid-19. En 2021, le HCR est à la deuxième opération. <em>« </em><em>Malgré ces efforts, plus de 500 Ivoiriens sont encore réfugiés au Mali, notamment avec de nouvelles arrivées en 2020</em> », souligne l’agence Onusienne.

En dépit des conflits, des chocs climatiques et de l’insécurité alimentaire, depuis des années, le Mali reste toujours une terre d’accueil. Ce pays accueille plus de 48 500 réfugiés de
diverses nationalités, selon le HCR.

Des Maliens sont également réfugiés dans d’autres pays. En raison de la crise de 2012, « <em>des centaines de milliers de Maliens ont</em><em> trouvé refuge dans des pays voisins</em> », notamment le Burkina Faso, le Niger et la Mauritanie. Grâce aux efforts du HCR et ses partenaires, 85 000 réfugiés maliens sont retournés au bercail. Malgré tout, 163 000 vivent toujours dans des pays d’accueil, selon le HCR.

<strong>Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Mali : tous contre la restauration !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mali-tous-contre-la-restauration%25e2%2580%2589-2937351.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Jul 2021 01:02:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Des hommes politiques maliens donnent l’impression de ne pas se préoccuper de la situation du pays. Ils incitent à des élections « précipitées et bâclées ».</strong>

Au moment, où le peuple malien s’est définitivement engagé auprès des autorités pour la réussite de la Transition, qui passe par des <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/mali-le-dialogue-politique-reprend-autour-des-reformes-electorales-12-02-2021-2413736_3826.php">réformes institutionnelles</a>, les prétendus démocrates de l’ex-majorité présidentielle luttent bec et ongles pour la restauration de l’ordre ancien. Pourtant, nous savons que la non-réalisation de ces réformes est la cause profonde de l’effritement de l’État malien.

<strong>Se préserver de la justice ?   </strong>

Tout Malien sensé aurait honte, à la place de ces sangsues qui ne veulent décidément laisser aucun répit au peuple malien quant à l’assouvissement de leur voracité à la limite de la moralité. Qu’ils revoient leur copie machiavélique de déstabilisation. Car ils ne sont que dans la désillusion pour la simple raison que le peuple malien ne se laissera pas faire. Le moment est historique. Le tournant est décisif. Aucun intérêt personnel sordide n’aura raison de cette Transition qui a l’onction des Maliens, désabusés et debout sur les remparts, résolus de mourir pour la Patrie.

Pourquoi ces gens-là s’obstinent-ils à voir le Mali aller aux <a href="https://www.financialafrik.com/2021/04/15/mali-le-gouvernement-devoile-le-chronogramme-des-elections/">élections</a> dans la précipitation ? Assurément pour espérer reprendre les rênes du pouvoir, dans le dessein inavoué de sauvegarder leur standing. Hélas ! Bien pesant sur les maigres caisses de la mère-patrie qu’ils ont réduites au statut de vache laitière. Par la même occasion, ces <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210728-mali-un-chronogramme-et-le-respect-des-%C3%A9ch%C3%A9ances-%C3%A9lectorales-pour-une-transition-r%C3%A9ussie">politiciens</a> d’une autre époque veulent se préserver de la justice, guidée par le bruit impénitent des casseroles qu’ils trainent à leur corps défendant.

<strong>Des « démons en cravate »</strong>

Dans un style peu sincère, le porte-parole des restaurateurs n’a pas manqué d’embrouiller le peuple, en faisant par moment un clin d’œil éhonté à la communauté internationale, comme si le destin du Mali devait forcément être certifié par celle-ci.

Les erreurs politiques accumulées en <a href="https://www.maliweb.net/histoire-politique/30-ans-de-democratie-au-mali-lenvers-du-decor-2922705.html">trente années d’exercice</a> démocratique n’ont d’autres sources que ce conglomérat politique dont les acteurs sont de vrais prédateurs prêts à toute sorte de compromis pour s’emparer du pouvoir ou le conserver.

À l’opposé de ces <em>« démons en cravate</em> », une <a href="https://saheltribune.com/mali-le-message-controverse-de-mbouille-haidara-sur-la-duree-de-la-transition/">voix plus audible et sage</a>, comme celle du Chérif de Nioro, avait déjà raisonné pour clamer la nécessité de prolonger la Transition, dans le souci de mieux opérer les changements indispensables pour remettre le Mali sur les rails.

En observateur averti de la scène politique, ce guide spirituel a largement eu le temps de voir défiler tous les régimes à telle enseigne que sa prise de position, l’une des rares dans ce sens, est loin d’être fortuite, surtout qu’il estime que les dérives les plus graves remontent aux trente dernières années.

Que <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Soumeylou_Boub%C3%A8ye_Ma%C3%AFga#:~:text=Soumeylou%20Boub%C3%A8ye%20Ma%C3%AFga%2C%20n%C3%A9%20le,2017%20au%2023%20avril%202019%20.">Soumeylou Boubeye</a> et compagnie sachent que le temps de l’imposture et de la démagogie est révolu au Mali. Malgré tout, la Transition avance sous la protection divine et avec l’appui des Maliens sincères et patriotes.

<strong>F. T.</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au Burkina : le HCR appelle « à une action concertée pour la paix et la stabilité »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/au-burkina-le-hcr-appelle-%25e2%2580%2589a-une-action-concertee-pour-la-paix-et-la-stabilite-2937349.html</link>
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<pubDate>Thu, 29 Jul 2021 00:59:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au regard de l’augmentation massive du nombre des déplacés internes et externes du Burkina Faso, le Haut Commissariat pour les Réfugiers (HCR) appelle « à une action concertée pour la paix et la stabilité ».</strong>

<strong> </strong>

Au cours de la semaine précédente, le gouvernement burkinabè a indiqué que plus de 1,3 million de personnes ont été forcées de fuir les violences au Burkina Faso, en l’espace de deux ans et quelques mois. Et <a href="https://news.un.org/fr/story/2021/07/1100532">6 % de la population</a> burkinabè sont des déplacés internes.

Ces <a href="https://saheltribune.com/journee-mondiale-du-refugie-hcr-mali-appelle-a-une-inclusion-plus-forte-pour-rayonner-ensemble/">déplacements massifs</a> de populations ont lieu alors que les attaques contre les civils et les forces de sécurité, par des groupes djihadistes, vont crescendo, selon les précisions du porte-parole du HCR Babar Baloch. L’attaque la plus meurtrière au Burkina Faso, depuis le début des violences djihadistes en 2015, est celle survenue à <a href="https://saheltribune.com/sahel-plus-de-100-civils-tues-au-burkina-faso/">Solhan</a>. Une attaque qui a fait 130 civils tués, en juin dernier.

Au cours d’une <a href="https://www.unhcr.org/fr/news/briefing/2021/7/60fa9509a/nombre-personnes-forcees-fuir-violences-cours-burkina-faso-atteint-niveau.html">conférence de presse</a>, le 23 juillet 2021 au Palais des Nations Unies à Genève, M. Baloch a expliqué : « <em>Durant le premier semestre 2021, 237 000 personnes ont été forcées de fuir leurs foyers et ont rejoint d’autres régions du Burkina Faso, soit une forte hausse par rapport aux 96 000 personnes qui avaient été enregistrées au cours du second semestre 2020</em> ».

<strong>Augmentation des déplacements vers des pays voisins  </strong>

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s’inquiète également de la recrudescence des déplacements forcés des civils burkinabè vers des pays voisins.

Le porte-parole de l’agence onusienne communique : « <em>Depuis janvier 2021, plus de 17 500 personnes ont fui vers les pays voisins </em>». Selon les chiffres communiqués par M. Baloch, le nombre total de réfugiés burkinabè a presque doublé en seulement six mois : « <em>On compte désormais 38 000 réfugiés et demandeurs d’asile burkinabè à travers la région ».</em>

Au Niger, on compte 11 400 demandeurs d’asile burkinabè, contre 7400 au début de l’année. Seulement au cours du mois de juin, quelque 900 demandeurs d’asile sont arrivés au Niger, en provenance de <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210629-massacre-de-solhan-au-burkina-faso-deux-hommes-ont-%C3%A9t%C3%A9-%C3%A9crou%C3%A9s-selon-le-procureur">Solhan</a>.

« <em>Le Mali accueille actuellement 20 000 demandeurs d’asile burkinabè, dont 6600 personnes qui sont arrivées dans la région de Tombouctou durant la seule année 2021 </em>», précise le porte-parole du HCR. M. Baloch souligne pourtant les difficultés d’accès à cette région en raison des conditions de sécurité. Ce qui limite <a href="https://saheltribune.com/mali-les-trois-facteurs-entravant-lacces-humanitaire-rapport/">l’accès humanitaire</a> dans cette partie du Mali

Au nord du Bénin, 179 demandeurs d’asile burkinabè ont également été enregistrés par les services du HCR. Au cours du mois de mai dernier, la Côte d’Ivoire a aussi reçu « <em>ses premiers demandeurs d’asile burkinabè</em> ». Quelque 430 personnes sont arrivées dans ce pays en quête de sécurité, indique notre source.

<strong>Appel à une action concertée </strong>

Le HCR, ses <a href="https://saheltribune.com/au-burkina-faso-unicef-et-partenaires-au-secours-des-populations-affectees/">partenaires</a> ainsi que les autorités sont à pied d’œuvre pour fournir des vivres, des abris, des articles de secours et des soins de santé, à ces déplacés forcés. « <em>Malheureusement, la violence et l’insécurité continuent d’entraver l’accès humanitaire</em> », déplore M. Baloch. À en croire les explications du porte-parole du HCR, le Burkina Faso et ses pays voisins ont un besoin humanitaire croissant. Il leur faut des <a href="https://saheltribune.com/aggravation-de-la-crise-humanitaire-au-mali-ocha-mali-tire-la-sonnette-dalarme/">ressources supplémentaires</a>.

« <em>Le HCR réitère son appel à une action concertée pour la paix et la stabilité au Burkina Faso et dans les pays voisins du Sahel central, le Mali et le Niger, qui connaissent également une forte augmentation de la violence et des déplacements forcés</em> », précise M. Baloch qui rappelle que <em>« les besoins du HCR en matière de financement pour le Sahel central en 2021 sont de 259,3 millions de dollars </em>». Mais à ce jour, seule la moitié des fonds recherchés a été reçue, conclut le porte-parole du HCR.

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>École malienne : à Bamako, lancement du projet de réhabilitation de 2000 salles</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/ecole-malienne-a-bamako-lancement-du-projet-de-rehabilitation-de-2000-salles-2936962.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Jul 2021 10:04:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À Bamako, c’était jeudi 22 juillet dernier, col. Assimi Goita a présidé la cérémonie de lancement d’un projet de réhabilitation de salles de classe, dans quatre-vingt-dix-neuf (99) Centres d’animation pédagogique (CAP) au Mali. </strong>

Des toits dégradés, des murs lézardés, des cours comparables à des rivières, voilà l’état de <u><a href="https://sahelresearch.africa.ufl.edu/files/Banque_Mondiale_education_Nord_Mali_2018.pdf">dégradation</a></u> de la plupart des infrastructures scolaires publiques du Mali. Des établissements qui souffrent d’un manque d’entretien depuis des années. Le président de la transition, Assimi Goita a procédé à la pose de la première pierre d’un vaste <u><a href="https://www.facebook.com/Presidence.Mali/posts/4604048882947901">projet de réhabilitation</a></u> de ces infrastructures scolaires dégradées, le jeudi dernier.

Pour un coût total de 5 milliards de francs CFA, ce vaste projet de réhabilitation concernera deux mille (2000) salles de classe, dans une vingtaine d’académies d’enseignement (A.E) et quatre-vingt-dix-neuf (99) centres d’animations pédagogiques (CAP), au Mali, selon les précisions de <u><a href="http://www.education.gouv.ml/contenu_page.aspx?pa=61">Mme Sidibé HYPERLINK "http://www.education.gouv.ml/contenu_page.aspx?pa=61"DédeouHYPERLINK "http://www.education.gouv.ml/contenu_page.aspx?pa=61" Ousmane</a></u>, ministre de l’Éducation nationale. Mme la ministre n’a pas manqué de préciser que le « <em>présent projet procède naturellement de la volonté du Président de la Transition de fournir aux élèves et aux enseignants de meilleures conditions d’études et de travail ». </em>

<strong>Espace d’apprentissage plus sécurisé </strong>

Après le lancement des travaux, le Colonel Assimi Goita a rappelé qu’en tant que premier responsable, il est de son devoir de prendre des dispositions urgentes afin de créer des <u><a href="https://saheltribune.com/service-ecole-comment-sortir-ecole-malienne-crise/">conditions idoines</a></u> pour une bonne éducation des enfants maliens. Selon le président de la Transition, cela passe nécessairement par cette réhabilitation des salles de classe dégradées.

Les parents d’élèves ne sont pas restés en marge de cette cérémonie de lancement. Ils ont massivement répondu présents afin de manifester leurs soutiens aux autorités de la Transition.

Le chef de l’État a saisi l’occasion pour rassurer les acteurs ainsi que les partenaires de l’école malienne de toute son attention sur la bonne conduite de ce processus de réhabilitation des structures d’enseignement au Mali. Son ambition est de doter le Mali d’infrastructures scolaires plus descentes, afin de fournir aux enfants un espace d’apprentissage beaucoup <u><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210415-en-afrique-de-l-ouest-l-%C3%A9tat-des-infrastructures-scolaires-inqui%C3%A8te-les-enseignants">plus sécurisé</a></u>. D’où le <u><a href="https://www.lessormali.com/etablissements-scolaires-publics-rehabilitation-de-2000-salles-de-classe">slogan de ce projet </a></u>: <em>« La réhabilitation des établissements scolaires, gage de sécurité pour les élèves maliens. Assurer un environnement sécurisé et inclusif pour les élèves </em>».

Le lancement de ce projet a eu lieu au <u><a href="https://www.facebook.com/JMPMTV/posts/4122331281191871/">Groupe scolaire HYPERLINK "https://www.facebook.com/JMPMTV/posts/4122331281191871/"Inémassa</a></u> Cissé de Niaréla, en commune II du district de Bamako.

<strong>La rédaction  </strong>

<strong>Source : <u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u> </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Agression contre Assimi Goita : au&#45;delà des condamnations, quelle symbolique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/agression-contre-assimi-goita-au-dela-des-condamnations-quelle-symbolique%25e2%2580%2589-2936959.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Jul 2021 09:59:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À la grande mosquée de Bamako, le mardi 20 juillet dernier Col. Assimi Goïta, président de la transition, a échappé à une tentative d’assassinat. Au-delà des condamnations, quelle symbolique ?</strong>

C’est l’Être suprême qui a fait échec au plan machiavélique des ennemis de la nation malienne qui souhaitaient la replonger dans une <u><a href="https://saheltribune.com/mali-agression-dassimi-goita-ou-eternel-recommencement/">instabilité institutionnelle</a></u>, une incertitude totale, en voulant attenter à la vie du chef de l’État. Une situation qui n’allait épargner aucun Malien et aucune Malienne.

<strong>« Laisser en héritage un Mali meilleur »</strong>

Survenu dans un lieu de piété, comme la grande mosquée de la capitale malienne, et pendant un jour sacré, comme celui de l’Aïd El Adha ou Tabaski, cet acte ne peut être qu’un signe fort pour le règne d’Assimi Goïta à la tête du Mali.

Sans tomber dans des mystifications, Dieu n’a pas voulu que cet individu mal intentionné réussisse son projet déstabilisateur en voulant <u><a href="https://www.jeuneafrique.com/1205920/politique/mali-assimi-goita-vise-par-une-tentative-dassassinat/">attenter à l’intégrité physique</a></u> du chef de l’État.

L’échec de ce plan témoigne de l’amour de Dieu pour le Colonel Assimi Goita ainsi que pour le Mali. Sur le lieu de l’agression, chaque agent de sécurité et de défense en mission portait sur lui une arme à feu. Mais aucun tir, aucun blessé, <em>a posteriori</em> aucun mort n’a été enregistré. C’est Dieu qui a sauvé le Mali.

Le chef de l’État, renforcé et soutenu moralement, et à jamais requinqué par tous ses compatriotes, après cette épreuve inquiétante qu’il venait d’affronter, a <u><a href="https://www.facebook.com/watch/?ref=saved&amp;v=1033366054158697">regagné sa résidence</a></u> dans une posture rassurante, après la prière. Il a laissé après lui de nombreuses rumeurs de blessures qu’il aurait reçues.

Consternés, mécontents, remontés, humiliés et indignés de cette tentative cruelle, les <u><a href="https://www.facebook.com/Presidence.Mali/posts/4609268055759317">chefs coutumiers</a></u>, traditionnels et leaders religieux se sont rendus au Palais présidentiel de Koulouba, vendredi 24 juillet 2021, pour s’enquérir et s’assurer de l’état de santé du chef de l’État, le colonel Assimi Goïta.

<strong>Accepter de se sacrifier </strong>

Prenant la parole devant ses hôtes, le président de la Transition, dans un ton calme et humble, comme à ses habitudes, a adressé ses sincères remerciements. Il a profité de l’occasion pour leur rendre un hommage sincère et tout particulier pour la constance de leur engagement pour le Mali.

Le chef de l’État a ensuite évoqué les <u><a href="https://saheltribune.com/insecurite-au-mali-les-enfants-continuent-de-payer-un-lourd-tribut/">préoccupations sécuritaires</a></u> touchant la vie de la nation. Des préoccupations qui nécessitent l’engagement patriotique de chacun et de chacune. Pour sa part, en tant que militaire, il se dit prêt au sacrifice ultime pour sa patrie et ses compatriotes.

Humble, croyant, musulman pratiquant, convaincu que seul Dieu ne trahit sa créature, que le pouvoir appartient à lui seul, qui le donne à qui il veut et le lui retire quand il veut, le colonel Goita se dit convaincu que Dieu aime ce pays. Le Mali pour lequel aucun sacrifice ne sera de trop. <em>« Nous sommes au pouvoir pour la satisfaction des besoins des populations. Nous sommes là pour le Mali, et nous ferons toute notre part de sacrifice en tant que fils de ce pays afin de laisser en héritage aux générations futures un Mali meilleur », </em>s’est-il engagé<em>. </em>

Le Colonel Goïta a également indiqué qu’en prenant les rênes de la transition, il s’est engagé, contre vents et marées, pour l’avènement d’un <u><a href="https://saheltribune.com/le-train-du-mali-nouveau-a-demarre/">Mali nouveau</a></u>, meilleur pour tous. C’est pourquoi il place l’épreuve du 20 juillet dernier, sous le signe d’un décret de Dieu. Une épreuve que toute créature peut rencontrer sur le chemin de sa destinée. « <em>Dieu nous a confié aujourd’hui le pouvoir. Nous avons l’obligation de satisfaire le peuple, de trouver des solutions idoines à leurs problèmes, de leur donner satisfaction », </em>a laissé entendre le chef de l’État.

<strong>Non au chaos général </strong>

Pour réussir cette mission, le colonel Goïta compte également sur l’engagement sans faille de tous les Maliens. Chaque citoyen de ce pays doit à son tour se sacrifier pour le Mali<em>. </em>

Prenant la parole tour à tour, les dépositaires de la tradition et les chefs religieux ont prodigué des conseils et formulé des bénédictions à l’endroit du chef de l’État, pour la réussite de la transition. Ils ont également témoigné tout leur engagement, toute leur disponibilité à l’accompagner dans la réussite de sa mission à la tête de ce pays. Ils se disent convaincus qu’en cette période difficile, l’union sacrée de tous les Maliens est vivement sollicitée afin de bâtir un Mali unifié, stable et fort.

Au cours de cette rencontre familiale, les chefs coutumiers, traditionnels et leaders religieux ont également loué les grandes qualités d’homme d’État du colonel Assimi Goïta, tout en saluant son amour profond pour le Mali, son attachement aux valeurs ancestrales, ses perspectives claires de créer les conditions idoines pour léguer un Mali meilleur aux futures générations.

Avec humilité, le chef de l’État a invité ses hôtes du jour à poursuivre les prières et les bénédictions pour le succès de la transition, pour la paix, la stabilité et la réconciliation au Mali. <em>« Nous devons renforcer notre résilience et notre espérance pour la stabilité et la sécurité du Mali. Nous ne devons aucunement accepter de mettre notre pays dans le chaos général », </em>a conclu le colonel Goïta.

<strong>Mamadou Camara</strong>

<em>Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune. Aussi, semble-t-il que l’agresseur du chef de l’Etat aurait par la suite <u><a href="https://www.facebook.com/GouvMali/posts/3204513113105855">perdu la vie</a></u>.</em>

<strong>Source : <u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : examen du nouveau Plan d’Actions du Gouvernement (PAG)</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mali-examen-du-nouveau-plan-dactions-du-gouvernement-pag-2936958.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Jul 2021 09:54:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Palais de Koulouba, s’est tenu le 22 juillet dernier un Conseil des ministres extraordinaire. Le projet de Plan d’Actions du Gouvernement de Transition courant 2021-2022 a été présenté au cours de ce conseil des ministres. </strong>

Le premier Plan d’Action du Gouvernement (PAG) 2020-2021 avait été élaboré. Après plus de 8 mois de mise en œuvre, des évènements sociopolitiques ont entrainé un <u><a href="https://saheltribune.com/mali-issa-kaou-ndjim-avance-les-raisons-de-larrestation-de-bah-ndaw-et-moctar-ouane/">changement dans la gouvernance</a></u> de la Transition, le 24 mai 2021.

Dans le but de concrétiser les orientations données par le président de la Transition et le peuple malien, le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga s’est engagé à inscrire dans l’action gouvernementale, l’élaboration d’un plan d’actions couvrant les 9 mois restants de la transition.

<strong>Quatre (4) axes prioritaires </strong>

Le PAG est conçu autour de 4 axes prioritaires. L’amélioration de la sécurité sur l’ensemble du territoire, les réformes politiques et institutionnelles, l’organisation des élections générales, la promotion de la bonne gouvernance et l’adoption d’un pacte de stabilité sociale sont des priorités pour les autorités transitoires.

Lors du <u><a href="https://www.facebook.com/GouvMali/posts/3173920209498479">Conseil des ministres</a></u> du 16 juin dernier, le président de la Transition avait annoncé les nouvelles missions de la transition, à savoir l’amélioration de la sécurité sur l’ensemble du territoire ; les réformes politiques et institutionnelles, la bonne gouvernance, la transparence et la réduction du train de vie de l’État ; la mise en œuvre intelligente et efficiente de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger et l’organisation d’élections crédibles et transparentes aux échéances prévues.

Rappelons que ces missions s’inscrivent en droite ligne des orientations de la <u><a href="https://constitutionnet.org/sites/default/files/2020-10/mali-jo-2020-17-sp.pdf">Charte et de la Feuille</a></u> de Route de la Transition, adoptée en octobre 2020. À rappeler également que le Plan d’Action du gouvernement fait l’objet d’une évaluation trimestrielle.

Le Conseil national de Transition (CNT), l’organe législatif de la transition, doit <u><a href="https://www.facebook.com/ParlementDuMali/posts/896783477600272">examiner ce Plan d’actions</a></u> du gouvernement, vendredi 30 juillet 2021, lors d’une session extraordinaire.

<strong>Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : </strong><strong><u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fana : après les assassinats en série, la crainte des mères</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/fana-apres-les-assassinats-en-serie-la-crainte-des-meres-2936782.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/fana-apres-les-assassinats-en-serie-la-crainte-des-meres-2936782.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 23 Jul 2021 01:37:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>À Fana, en raison des assassinats en série, les mères de famille vivent la peur au ventre. Les autorités sont interpellées pour une meilleure sécurisation des villes. </strong>

« <em>Mon fils de 9 ans est sorti depuis le soir, à mon insu et sans donner signe de vie, jusqu’à 22 h, </em>nous a appris une mère au foyer dans la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gu%C3%A9gn%C3%A9ka">commune rurale de Guégnéka</a>, à Fana.<em> Après plusieurs appels téléphoniques sans avoir de ses nouvelles, je me suis résignée à déclarer qu’il n’était plus de ce monde. » </em>

Cette mère de famille apprendra quelques minutes plus tard que son fils se porte bien. Il avait juste accompagné des amis au champ. Dans le désespoir naît souvent l’espoir, dit-on.

Une autre mère au foyer s’est, en raison de la situation préoccupante, érigée en gardienne de ses enfants et petits-enfants. « <em>Quand je perds mes enfants ou petits-fils de vue, durant quelques minutes, je sors rapidement les chercher. Notre ville n’est plus sécurisée</em> », nous a-t-elle confié.

<strong>Des crimes rituels ? </strong>

Cette crainte permanente est l’état d’esprit de la quasi-totalité des mères, qui vivent dans cette ville, connue pour les assassinats à répétition. On se rappelle du cas le plus emblématique, celui de la petite albinos <a href="https://benbere.org/terre-dopportunites/koulikoro-quand-commissariat-fana/">Ramata Diarra</a>, en 2018. Cet assassinat est, faut-il le rappeler, précédé par plusieurs cas et <a href="https://saheltribune.com/suite-assassinats-repetition-bientot-commissariat-fana/">suivi par d’autres</a> dans la même ville. Ville située sur la route Bamako-Ségou.

À Fana, dans la région de Dioïla, la plupart des assassinats survenus sont des décapitations. Les auteurs décapitent leurs victimes et n’emporteraient aucune partie de leur corps. Ce qui a laissé supposer que leurs actes seraient motivés par un besoin en sang humain pour en faire des <a href="https://www.journaldumali.com/2020/06/18/mali-decapitations-serie-fana-psychose/">crimes rituels</a>.

Dans la nuit du 9 au 10 juin 2020, Bakary Sangaré, un militaire à la retraite, âgé de plus de 50 ans, a été <a href="https://www.lematin.ch/story/le-mystere-des-tetes-coupees-de-fana-289391150785">retrouvé assassiné</a> dans sa chambre.  Selon le constat des médecins ainsi que des autorités locales ayant effectué le déplacement sur le lieu du crime, la victime aurait reçu des coups, avec une arme tranchante, sur la tête. Comme pour la plupart des autres crimes, le corps sans vie de la victime serait trouvé intact.

<strong>Crainte ou manque de confiance </strong>

Suite à cette insécurité grandissante dans cette ville, les autorités maliennes ont jugé important d’y implanter un commissariat de police afin d’assurer des patrouilles nocturnes de grande envergure. Une décision motivée par la volonté de réduire ces décapitations en série.

Pour une meilleure gestion de cette situation sécuritaire, les autorités locales n’ont de cesse demandé l’accompagnement des populations. Elles sont invitées à dénoncer des comportements ou des individus suspects dans leurs alentours.

En août 2020, un animateur d’une radio privée de la ville avait fait des <a href="https://saheltribune.com/decapitation-fana-pistes-precisent-elles/">révélations</a> en dévoilant l’identité de celui qu’il a indiqué comme <em>« un coupable</em> » de certains de ces crimes. La crainte ou le manque de confiance semble donc constituer un véritable obstacle à la lutte contre ce phénomène.
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 	<li><strong>T</strong></li>
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<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Armées étrangères en Afrique : sympathie ou politique d’expansion économique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/armees-etrangeres-en-afrique-sympathie-ou-politique-dexpansion-economique%25e2%2580%2589-2936784.html</link>
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<pubDate>Fri, 23 Jul 2021 01:01:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Présentes en Afrique, les forces militaires étrangères constituent une politique d’expansion économique. Leur présence n’est pas seulement que sympathie. Explication. </strong>

Dans sa grande majorité, le peuple africain semble <a href="https://www.monde-diplomatique.fr/2020/03/PIGEAUD/61500">insatisfait de la présence des forces</a> étrangères sur leur sol. Une présence qui se justifie par la lutte contre les crises qui coupent le sommeil à beaucoup d’États africains.

Cette insatisfaction mérite une attention particulière. Il s’agirait d’une impression sincère ou d’une expression d’antipathie envers les forces étrangères, ou le Blanc en particulier.  Cette insatisfaction pourrait se comprendre également comme le résultat d’une divergence d’objectif et d’entente dans l’appréciation de l’efficacité de ces forces présentes sur leur sol.

<strong>Nouvelles stratégies d’expansion </strong>

Il serait difficile de donner une réponse toute faite à cette crinière de questions. Des analystes sont quasiment tous unanimes qu’à la différence de la période précoloniale, la mission dite « <a href="https://www.cairn.info/revue-dix-huitieme-siecle-2012-1-page-117.htm"><em>civilisationnelle</em></a> » n’est plus branlée pour justifier cette présence sur le territoire africain. Cet ancien prétexte devenant caduc par la force du temps, les impérialistes occidentaux procèdent à un <a href="https://www.cairn.info/revue-internationale-et-strategique-2002-1-page-127.htm">changement de paradigme</a>.

D’une part, les atteintes aux droits de l’homme, la lutte contre les trafiquants de drogue et d’armes, le terrorisme, l’extrémisme violent et la piraterie maritime, sont mis en avant pour justifier leur présence. D’autre part, ils tentent de la justifier par le désir d’assurer la stabilité dans les États moins organisés, veiller à ce que la paix et la concorde soient partout dans le monde.

Les nombreuses <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/djibouti-un-pivot-strategique-cher-aux-puissances-etrangeres-401023">bases militaires</a> installées à Djibouti ou dans le <a href="https://orientxxi.info/magazine/que-fait-l-armee-francaise-au-sahel,2041">Sahel</a>, les moyens matériels, financiers et humains déployés, pendant <a href="https://www.dw.com/fr/il-y-a-dix-ans-une-pluie-de-bombes-sur-la-libye/a-56924154">l’invasion de la Libye</a> ou dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et en Somalie, pour expliquer cette présence sur les côtes africaines ne sont pas non plus convaincants.

Selon de nombreux observateurs, la présence des forces armées étrangères en Afrique ne peut s’expliquer qu’étant de nouvelles stratégies conceptualisées par les grandes puissances pour étendre leur pré-carré ou tout simplement le conserver.

<strong>Des présences dissuasives </strong>

Cette idée, qui est de plus en plus soutenue par certains africains ainsi que des Occidentaux, est plausible. Il suffit d’être un observateur attentif aux événements, à chaque fois qu’une puissance étrangère s’installe dans un pays africain, pour s’en rendre compte. Elle est persuasive. Jusqu’ici aucun théâtre de ces forces étrangères n’a été pacifié. Au contraire, il s’envenime.

La situation sécuritaire au Sahel, après <a href="https://www.voaafrique.com/a/les-op%C3%A9rations-militaires-au-mali-depuis-2013/4502522.html">l’opération militaire française</a> au Mali en 2013, celle <a href="https://www.defense.gouv.fr/actualites/operations/l-operation-harmattan">de la Libye</a> en 2011, de la <a href="https://www.cairn.info/revue-afrique-contemporaine-2004-1-page-101.htm">République Démocratique du Congo</a> en 2003, <a href="https://www.defense.gouv.fr/fre/terre/actu-terre/la-france-intervient-en-somalie">de la Somalie</a> en 1992, <a href="http://www.opex360.com/2016/04/29/la-france-le-nigeria-renforcent-leur-cooperation-militaire/">du Nigeria</a> en 2016, en sont des illustrations. Ces zones exhibent clairement que les opérations des puissances militaires en Afrique ne profitent pas aux Africains. Elles aggravent d’une part la crise pour laquelle elles se disent être mobilisées ; et d’autre part, elles déplacent cette crise ailleurs.

L’enlisement de la violence, liée aux activités des djihadistes dans tout le Sahel et de l’insécurité dans toute la Libye et même au-delà de ses frontières, illustre cette politique d’occupation des terres africaines. Mieux, les activités auxquelles s’adonnent les militaires des forces étrangères en terre africaine sont celles qui permettent de se rendre compte davantage que la fin de leur présence dans ce continent ne vise autre chose que l’instauration d’un équilibre entre les États impériaux, pour lesquels ce continent est vu comme la terre de l’avenir. Celle qui dispose de plus de ressources naturelles non exploitées dans le monde.

<a href="https://www.cairn.info/revue-critique-internationale-2021-1-page-151.html">L’interdiction du droit de siège</a> aux forces de défense malienne dans la ville de Kidal est un fait qui montre que la France n’est pas intervenue au Mali pour permettre aux Maliens d’exercer leur souveraineté sur toute l’étendue de leur territoire, mais juste pour protéger ses intérêts dans la sous-région.

<strong>De nouveaux acteurs </strong>

Contrairement aux premières heures de la pénétration occidentale en Afrique, aujourd’hui, ce sont des <a href="https://www.senat.fr/rap/r05-450/r05-4501.html">accords de défense</a>, des partenariats bilatéraux ou multilatéraux dans divers domaines que les grandes puissances, par essence des Nations prédatrices des peuples faibles ou en situation de détresse, signent avec les États africains pour revenir se faire une place.

Les peuples africains, qui ont été assujettis tour à tour par les puissances militaires européennes, depuis le contact des noirs avec les Occidentaux, sont de nouveau plus qu’auparavant sous l’emprise de celles-ci.

La liberté qui avait été prétendument accordée à ces peuples, pour qu’ils s’occupent de leurs affaires internes, est confisquée de nouveau sans que cela offusque. Pire, les anciens maîtres ne sont plus les seuls, à se présenter de nouveau sur le continent. Les autres Nations militairement puissantes ou émergentes se font remarquer au grand dam des Européens.

<strong>Des indépendances confisquées  </strong>

La situation actuelle en Afrique n’augure pas un avenir heureux pour ses enfants. Les Européens qui avaient accepté, malgré eux-mêmes, de se retirer visiblement de ce continent se font de plus en plus visibles à travers leurs armées dans presque tous les points dits stratégiques du continent. Le temps de grâce qu’ils avaient accordé aux peuples africains, que ces derniers ont appelés indépendance, a pris fin sans que les Africains ne parviennent à s’organiser et former des États forts. Faut-il pour autant en vouloir aux Européens ? Pas tout à fait.

Les Africains ont passé le temps de leur brève autonomie à se <a href="https://www.cairn.info/journal-etudes-2003-12-page-585.htm">disputer autour des postes</a> de responsabilité, à s’entre-tuer pour des futilités. Quant aux Nations européennes, elles ont mis à profit ce temps pour se construire, sceller de nouveau contrat sur la répartition des ressources des peuples moins organisés. Mais aussi se mettre d’accord sur les nouvelles règles du jeu du partage du monde et ses richesses naturelles après que celles mises en place lors de la <a href="https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/la-conference-de-berlin-1885-le-partage-de-lafrique#:~:text=En%201884%2D1885%2C%20sous%20l,Afrique%22%20entre%20les%20puissances%20coloniales.">Conférence de Berlin</a> en 1885 étaient devenues caduques.

<strong>Mikaïlou CISSE</strong>

<em>Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune. </em>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : sur la transition dirigée par Assimi Goïta et cas de violation des droits humains, nouveaux rapports Xensa et Sira</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mali-sur-la-transition-dirigee-par-assimi-goita-et-cas-de-violation-des-droits-humains-nouveaux-rapports-xensa-et-sira-2936732.html</link>
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<pubDate>Wed, 21 Jul 2021 15:34:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Mali, l’Observatoire Citoyen Contre l’Impunité et Pour la Redevabilité (Occipre) vient de présenter les résultats de ses rapports trimestriels Xensa et Sira, lors d’une conférence de presse. Plus de 67 % des Maliens sondés sont favorables à la transition dirigée par Colonel Assimi Goïta. Des violations des droits humains recensés.</strong>

Dans la journée du 15 juillet dernier, l’Observatoire Citoyen Contre l’Impunité et Pour la Redevabilité a animé une conférence à la maison de la presse de Bamako. Organisée en marge de la Journée internationale <a href="https://www.un.org/fr/events/mandeladay/">Nelson Mandela</a>, cette conférence de presse a été tenue autour du thème : <em>« Le respect des libertés fondamentales en période de transition »</em>.

Au cours de <a href="https://www.facebook.com/1455342308095746/posts/2598527970443835/">cette cérémonie</a>, les résultats des rapports périodiques de <a href="https://saheltribune.com/mali-sira-et-xenza-deux-rapports-sur-la-situation-des-droits-humains-et-la-transition/">Xensa et Sira</a>, deux plateformes de recueil de données, ont été communiqués à la presse. La première porte sur « <em>la perception des citoyens maliens »</em> au sujet de l’évolution de la Transition. La seconde sur <em>« les violences des droits humains</em> ».

<strong>Légitimité de Assimi Goïta</strong>

Au sondage d’opinion <a href="https://xensa.org/#/home">Xensa</a>, ce sont environ 1480 personnes qui y ont pris part. Parmi celles-ci, on compte 36 % de femmes contre 64 % d’hommes. Cette étude s’est déroulée sur toute l’étendue du territoire national, y compris la diaspora malienne. Elle a couvert toutes les catégories d’âges. Xensa a été conduite au lendemain de <a href="https://saheltribune.com/mali-le-president-bah-ndaw-et-son-premier-ministre-moctar-ouane-liberes/">la démission forcée</a> de Bah Ndaw et son Premier ministre Moctar Ouane.

Sur la question de la légitimité de Colonel <a href="https://saheltribune.com/assimi-goita-nous-avons-une-responsabilite-historique/">Assimi Goïta</a> à la tête de la transition, 67,9 % de la population sondée ont répondu favorable. Le rapport note que <em>« ces résultats illustrent parfaitement les confusions qu’il ne faut pas faire entre la </em><a href="https://www.un.org/fr/chronicle/article/legalite-legitimite-et-multilateralisme"><em>légalité et la légitimité</em></a> ». Aussi, révèle le rapport Xensa, 64,9 % des sondés sont favorables au respect de la durée de 18 mois requise pour la transition. Ils estiment que la démission de Baw N’Daw « <em>ne doit pas avoir d’impacts signicatifs</em> » sur le reste de la conduite de cette période transitoire. Alors que 18,5 % des sondés ne partagent pas cet avis et 16,7 % se sont montrés neutres sur le sujet.

<strong>Violations des droits humains</strong>

Le deuxième <a href="https://sirasahel.com/dashboard">rapport Sira</a>, pour sa part, <em>« fait état de 306 incidents sur la plateforme, 299 incidents </em>[qui ndlr]<em> ont été vérifiés et validés par les superviseurs </em>[et ndlr]<em> 284 victimes recensées </em>». Ces <a href="https://saheltribune.com/violation-des-droits-humains-le-mali-vers-des-%e2%80%89societes-contractuelles%e2%80%89/">incidents</a>, selon l’Occipre, ont lieu dans 60 localités du pays. Au cours de cette période trimestrielle, de mai à juin, les observateurs ont recensé 199 incidents dans les différentes régions du pays. Ces incidents sont de nature politique, sociale, mais aussi celle de non-respect des droits des enfants et des femmes.

À noter que ces deux rapports périodiques ont été rendus possibles grâce à la collaboration des trois organisations non gouvernementales réunies au sein d’un consortium Occipre  : Tuwindi, Amnesty International Mali et Free Press Unlimited, avec l’appui de l’Union européenne.

<strong>Sagaïdou Bilal</strong>

<em>Vous pouvez regarder l’intégralité de la conférence de presse dans cette vidéo sur la </em><a href="https://www.facebook.com/occipre/videos/357742349337218/"><em>page de l’Occipre</em></a><em>.</em>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Covid&#45;19 : en 2020, vaccination de routine en net recul selon un communiqué de l&amp;apos;OMS et Unicef</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/covid-19-en-2020-vaccination-de-routine-en-net-recul-selon-un-communique-de-loms-et-unicef-2936730.html</link>
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<pubDate>Wed, 21 Jul 2021 15:31:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>La pandémie de COVID-19 a donné un coup de grâce à la vaccination des enfants, selon de nouvelles données de l’OMS et de l’Unicef.</strong></em>
En 2020, près de 17 millions d’enfants n’auraient reçu aucune dose de vaccins de base. Il s’agit bien entendu de ces enfants vivant dans des communautés touchées par les effets de la pandémie de covid-19, dans des endroits éloignés et mal desservis ou encore dans des milieux informels et des bidonvilles.

Au cours de l’année 2019, Ils sont 3,5 millions d’enfants supplémentaires qui ont été privés de ces vaccins via les services de santé de routine. Cela, toujours, en raison des effets de cette pandémie de covid-19.

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans un communiqué conjoint du 15 juillet dernier, indiquent : « Par rapport à 2019, 3,5 millions d’enfants supplémentaires ont manqué leur première dose de vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC-1) tandis que 3 millions d’enfants supplémentaires ont manqué leur première dose contre la rougeole ».

<strong>Recul</strong>

Au Mali, en 2020, 193 000 enfants n’ont pas reçu de première dose de vaccin combiné, diphtérie-tétanos-coqueluche (DTC-1), contre 136 000, en 2019, selon le communiqué des deux organisations onusiennes.

« Alors même que les pays réclament à grands cris de mettre la main sur les vaccins COVID-19, nous avons reculé sur d’autres vaccinations, laissant les enfants à risque de maladies dévastatrices, mais évitables comme la rougeole, la polio ou la méningite », regrette  le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. Pour sa part, la directrice générale de l’Unicef, Henrietta Fore indique que « la pandémie de COVID-19 et les perturbations associées nous ont coûté un terrain précieux que nous ne pouvons nous permettre de perdre ».

<strong>Pour un redressement urgent</strong>

Ce recul de la vaccination de routine des enfants dans le monde a creusé des inégalités déjà immenses dans l’accès au vaccin, selon les deux organisations onusiennes. Cette inégalité aurait toujours existé en matière de distribution de vaccins. Selon les précisions de la directrice générale de l’Unicef, bien avant la pandémie de covid-19, deux ans plutôt, « il y avait des signes inquiétants que nous commencions à perdre du terrain dans la lutte pour vacciner les enfants contre les maladies infantiles évitables ». La pandémie n’aurait donc été qu’un phénomène aggravant.

Dr Seth Berkley, PDG de Gavi, la Vaccine Alliance, estime que cette situation de la vaccination dans le monde « est un signal d’alarme — nous ne pouvons pas permettre qu’un héritage de COVID-19 soit la résurgence de la rougeole, de la polio et d’autres tueurs ». Pour empêcher cet état de fait, les pays sont appelés à travailler ensemble non seulement pour vaincre la covid-19, mais aussi pour remettre les « programmes de vaccination sur les rails ». Un appel est donc lancé aux États pour un redressement urgent et des investissements dans la vaccination de routine.

<strong>La rédaction</strong>

<strong>Source : https://saheltribune.com</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À l’Union Africaine, « les chefs d’État statueront sur la situation du Mali » selon le diplomate Victor A. Adekele</title>
<link>https://www.maliweb.net/union-africaine-oua/a-lunion-africaine-%25e2%2580%2589les-chefs-detat-statueront-sur-la-situation-du-mali-selon-le-diplomate-victor-a-adekele-2936565.html</link>
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<pubDate>Sun, 18 Jul 2021 13:44:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En visite au Mali, du 14 au 16 juillet dernier, la délégation du Conseil Paix et Sécurité de l’Union Africaine s’est montrée satisfaite de l’évolution de la gestion de la transition. En rencontrant Col. Assimi Goïta, le chef de la délégation et diplomate nigérian, Victor A. Adekele a laissé entendre que </em></strong><strong><em>« les chefs d’État statueront sur la situation du Mali » à Addis-Abeba.</em></strong>

À Bamako, depuis le 14 juillet 2021, la <a href="https://koulouba.ml/?p=18410">délégation du Conseil Paix et Sécurité</a> de l’Union africaine vient d’achever sa visite le vendredi 16 juillet. Elle a rencontré les autorités de la Transition, les Organisations de la société civile malienne et la <a href="https://www.journaldumali.com/2021/07/17/mali-delegation-de-lunion-africaine-rencontre-partis-politiques/">classe politique</a>. La délégation s’est dite « <em>satisfaite</em> » des avancées engrangées par la transition en cours.

« <em>Nous avons eu des discussions très fructueuses avec tous les interlocuteurs que nous avons rencontrés, à commencer par le Premier ministre et certains ministres du gouvernement, les membres de la société civile ainsi que le groupe signataire de l’Accord de Paix et de la Réconciliation issu du Processus d’Alger</em> », a indiqué, à sa sortie d’audience, l’Ambassadeur Victor A. Adekele.

<em>« Après des échanges fructueux, nous rentrons à Addis Abeba, satisfait »</em>, a-t-il laissé entendre au cours d’une conférence de presse animée, vendredi, à la fin de la mission.

<strong>Tour d’horizon</strong>

En guise de reconnaissance des efforts de l’Union africaine pour la stabilisation du Mali, le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta a donné un tour d’horizon de la situation sécuritaire en général. Et, particulièrement, celle de la lutte contre le <a href="https://saheltribune.com/crise-securitaire-au-sahel-proceder-aussi-a-une-veritable-autocritique/">terrorisme au Sahel</a>.

Le Président de la Transition a aussi souligné la nécessité d’une meilleure compréhension de la crise malienne. Crise qui est à la fois politique, sociale et sécuritaire. Il a également rappelé la place incontournable du <a href="https://www.voaafrique.com/a/dialogue-national-inclusif-pour-sortir-de-la-crise-au-mali/5207455.html">dialogue avec les communautés</a> dans la lutte contre le terrorisme et le retour de la paix au Mali.

<strong>Poursuite des discussions à Addis-Abeba</strong>

Le Col. Assi Goïta, en terminant ses propos, a beaucoup insisté sur la bonne conduite du <a href="https://reliefweb.int/report/mali/mise-en-uvre-du-processus-ddr-un-atelier-de-haut-niveau-permet-le-renforcement-des">processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion</a>. « <em>Tant que le DDR n’est pas efficacement mené, nous aurons toujours des difficultés à gérer la crise sécuritaire dans le Sahel</em> », prévient Col. Goïta.

De son côté, le chef de cette délégation a tenu à rappeler la place stratégique du Mali dans le Sahel. Pour lui, la sécurité du Mali conditionne, dans une large mesure, celle de l’espace sahélien. C’est ainsi qu’il estime qu’il était indispensable, pour son organisation, de « <em>venir échanger avec les Maliens afin de pouvoir les aider à trouver le chemin menant à la paix et à la sécurité</em> ».

Satisfait de cette visite, le diplomate Victor A. Adekele, rassurent que les discussions se poursuivront dès le retour de la délégation à Addis-Abeba, au siège de l’Union Africaine. « <em>Les chefs d’État statueront sur la situation du Mali pour voir quel soutien faut-il apporter aux autorités de la Transition »</em>, a-t-il laissé entendre.

<strong>La Rédaction </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accès à l’eau potable : atténuer la souffrance des populations</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/acces-a-leau-potable-attenuer-la-souffrance-des-populations-2936297.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/environnement/acces-a-leau-potable-attenuer-la-souffrance-des-populations-2936297.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Jul 2021 20:38:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Ressource indispensable à la vie, au Mali, de nombreuses populations n’ont pas accès à l’eau potable. Les nouvelles autorités de la transition s’engagent à améliorer l’approvisionnement en eau.</strong></em>

<em> « Eau, tu n’as ni goût, ni couleur, ni arôme, on ne peut pas te définir, on te goûte, sans te connaître. Tu n’es pas nécessaire à la vie : tu es la vie », a écrit </em><a href="https://www.franceculture.fr/personne/antoine-de-saint-exupery">Antoine de Saint-Exupéry</a>, dans son ouvrage « <a href="https://ebooks-bnr.com/ebooks/pdf4/saint_exupery_terre_des_hommes.pdf">Terre des Hommes </a>». Ce passage consiste à montrer toute la place que joue l’or bleu dans l’existence du monde<em>.</em>

« <em>Garantir l’accès de tous à des services d’alimentation en eau et d’assainissement gérés de façon durable »</em>, telle est la visée de <a href="https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/water-and-sanitation/">l’objectif 6</a>  des ODD. Cinq ans après le début des Objectifs du développement durable, on a toujours des difficultés dans l’atteinte de cet objectif 6.

<strong>Deux milliards de personnes </strong>

Les remarques du <a href="https://data.unicef.org/wp-content/uploads/2021/06/JMP-2021-progress-report.pdf">rapport</a>, « <em>Progrès en matière d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène des ménages</em> », donnent froid dans le dos. Ce document conjoint de l’Organisation mondiale de la Santé (<a href="https://www.who.int/fr">OMS</a>) et du Fonds des Nations unies pour l’enfance (<a href="https://www.unicef.org/fr">UNICEF</a>) évalue les taux de progrès actuels et les perspectives pour atteindre les cibles des ODD d’ici 2030. Il y ressort que deux (2) milliards de personnes dans le monde manquent d’eau potable.

Depuis les années 2000, « <em>des milliards de personnes ont eu accès à des services d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène, mais de nombreux pays ont encore un long chemin à parcourir pour réaliser pleinement l’ambition des Objectifs de développement durable (ODD) d’atteindre l’accès “universel”“pour tous”.</em> », lit-on dans la <a href="https://data.unicef.org/resources/progress-on-household-drinking-water-sanitation-and-hygiene-2000-2020/?utm_source=newsletter&amp;utm_medium=email&amp;utm_campaign=JMP%202021">présentation</a>, en anglais, de ce nouveau rapport, publié en ce début de mois.

<strong>Quadrupler les « taux de progrès actuels »</strong>

Dans le rapport OMS/UNICEF du Programme conjoint de surveillance de l’approvisionnement en eau, à l’assainissement et à l’hygiène (JMP), en « <em>2020, 84 pays au total avaient atteint une couverture universelle </em>[ndlr] <em>d’au moins les services d’eau potable de base »</em>.

Les pays en voie de développement seraient les plus en retard dans la mise en œuvre des politiques d’accès à l’eau et à l’assainissement. Les zones rurales et les populations pauvres semblent être les plus confrontées aux difficultés d’accès à ces services.

En 2020, « <em>74 % de la population mondiale utilisait des services d’eau potable gérés en toute sécurité</em> », indique ce rapport conjoint. Sur la base des estimations nationales provenant des 138 pays et quatre des huit régions ODD, ce chiffre représente 45 % de la population mondiale. Selon les analyses du rapport, <em>« La couverture était plus faible dans les zones rurales (60 %) que dans les zones urbaines (86 %), qui abritaient deux sur trois des 5,8 milliards de personnes utilisant des services gérés en toute sécurité</em> ».

Pour atteindre une couverture universelle d’ici 2030, il faudrait nécessairement que les États quadruplent les <em>« taux de progrès actuels dans les services d’eau potable gérés en toute sécurité, les services d’assainissement gérés en toute sécurité et l’hygiène de base</em> », invite-t-on.

<strong>Installation de deux forages à Koulikoro </strong>

Dans un <a href="https://watershed.nl/news/au-mali-leau-est-source-de-vie/">article republié</a> par <a href="https://watershed.nl/about-us/">Watershed</a> en 2020, il est expliqué que la pollution du fleuve Niger contribue à l’aggravation de la pénurie d’eau à Bamako. Cette pollution « <em>a réduit l’accès des pauvres à l’eau potable »</em>. Et de préciser : <em>« La population de Bamako à elle seule est passée d’un million et demi à cinq millions au cours des vingt dernières années </em>».

Conscient de tout ce défi en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, le président de la transition malienne, le colonel Assimi Goïta a décidé, lors de son <a href="https://saheltribune.com/assimi-goita-nous-avons-une-responsabilite-historique/">investiture</a> en juin 2021, d’octroyer les 2/3 du fonds de souveraineté du président de la République au financement d’œuvres sociales. Il s’agit pour lui de soutenir les secteurs de la santé ainsi que de l’accès à l’eau potable au Mali.

Aussi, faut-il le rappeler, dans plusieurs régions du Mali, y compris certains quartiers du district de Bamako, l’accès à l’eau potable demeure une véritable <a href="https://saheltribune.com/celebrons-leau%e2%80%89/">aventure de combattant</a> pour les femmes et les jeunes filles.

Au début de cette semaine, le chef de l’État malien a procédé à l’installation de deux systèmes hydrauliques villageois améliorés (SHVA ou forages) au profit des populations de la Commune urbaine de Koulikoro, dans la deuxième région du Mali. Une région qui devient ainsi l’une des premières bénéficiaires des œuvres sociales issues du fonds de souveraineté du président de la République.

D’autres réalisations similaires sont prévues dans d’autres localités du pays.

<strong>La rédaction</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Hausse du prix du ciment : le Mali trouve un accord auprès du Sénégal</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/hausse-du-prix-du-ciment-le-mali-trouve-un-accord-aupres-du-senegal-2936293.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Jul 2021 20:31:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La montée en flèche du prix du ciment sur le marché, depuis quelques mois, a commencé à faire des grincements de dents. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed s’est alors saisi de son bâton de pèlerin. </strong>

Le prix du ciment a pris de l’ascenseur au Mali depuis quelques mois. Sur le marché, la tonne variait entre 120 000 et 125 000 FCFA. Des commerçants ainsi que des consommateurs maliens exprimaient déjà leur ras-le-bol.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed a alors pris son bâton de pèlerin. Objectif : obtenir une <a href="https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=111978541130489&amp;id=110960064565670">stabilisation du prix du ciment</a>. Le 24 juin dernier, il a rencontré les producteurs de ciment, les importateurs, les grossistes ainsi que les revendeurs du pays. À l’issue de laquelle, les industriels se sont engagés à fournir le ciment local à 87 500F, la tonne. Le prix à la consommation a été fixé à 95 000 F CFA, la tonne. Quant au ciment importé, le gouvernement malien a fixé le prix à 100 000F CFA, la tonne.

Mahmoud Ould Mohamed, accompagné d’une délégation composée du conseiller technique chargé du Commerce extérieur, Boubacar Ballo ; de son chef de cabinet, Sidi Ahmed Ould Sidi Salem ; du président de la Chambre du Commerce et d’Industrie du Mali, Youssouf Bathily et d’une forte délégation d’hommes d’affaires, maliens <a href="https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=120994456895564&amp;id=110960064565670">foule le sol sénégalais</a>, au cours de cette semaine. Il a rencontré à l’occasion son homologue sénégalais autour de la problématique de l’approvisionnement du marché malien.

Selon une source contactée au ministère malien de l’Industrie et du Commerce : « <em>Les industriels du ciment du Sénégal se sont engagés à doubler l’approvisionnement du marché malien en ciment au taux de 7 000 T par jour, et cela de façon régulière et durable </em>».

<strong>« Le dynamisme du ministre malien » </strong>

Le directeur du commerce intérieur sénégalais a expliqué, de son côté, que <em>« tout ce qui touche le marché malien touche indirectement le marché sénégalais et vice versa »</em>. La ministre sénégalaise du Commerce, des Petites et Moyennes entreprises (PME), Mme Assome Aminata Diatta a souligné la nécessité pour les deux pays de toujours travailler en synergie afin de se « <em>renforcer mutuellement </em>» et d’avancer ensemble.

Selon Mme Assome Aminata Diatta, le Mali et le Sénégal sont « <em>liés par l’histoire, la géographie, et le sang</em> ». Elle a fini par saluer « <em>le dynamisme du ministre malien de l’Industrie et du Commerce qui a jugé utile de faire le déplacement avec les hommes d’affaires maliens</em> » afin de trouver une solution à la problématique de l’approvisionnement du Mali en ciment.

Mahmoud Ould Mohamed est sorti optimiste de cette rencontre avec son homologue sénégalais. Selon ses précisions, les prix du ciment sur le marché malien pourraient se stabiliser à partir de cette semaine.

Cette résolution de la crise du ciment au Mali par les autorités transitoires vient après celle de la <a href="https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=120599213601755&amp;id=110960064565670">viande</a>, dont les prix avaient également pris de l’ascenseur.

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Développement social au Mali : ces dix (10) forages construits par les nouvelles autorités</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/developpement-social-au-mali-ces-dix-10-forages-construits-par-les-nouvelles-autorites-2936291.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Jul 2021 20:28:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme de développement social, le Col. Assimi Goïta, président de la transition, a déjà rendu possible la construction de dix forages.</strong>

« <em>Trois choses sont inutiles si elles ne sont suivies de trois autres : la promesse sans l’exécution, l’étude sans le génie, et la vie sans la santé</em>. » C’est un proverbe qui met l’accent sur toute l’importance de l’exécution des engagements : du génie dans la gestion de la vie de tous les jours et de la nécessité de la santé. Cette sagesse populaire scie aux activités des nouvelles autorités du pays. En fournissant de l’eau potable aux populations, Colonel Assimi Goïta aurait bien intégrée cet adage dans ses activités.

Lors de son <a href="https://saheltribune.com/assimi-goita-nous-avons-une-responsabilite-historique/">investiture</a> à la magistrature suprême, en juin dernier, le président de la transition malienne a promis d’allouer les 2/3 de son fonds de souveraineté au service du développement social et au financement d’infrastructures sociales de base. Il s’agit, pour lui, de soutenir les secteurs de la santé et de l’accès à l’eau potable au Mali.

Dans plusieurs régions du Mali, y compris certains quartiers du district de Bamako, l’accès à l’eau potable demeure une véritable <a href="https://saheltribune.com/celebrons-leau%e2%80%89/">aventure de combattant</a> pour les femmes et jeunes filles, qui sont celles qui souffrent le plus à la recherche de l’or bleu.

<strong>Sokonafing, au bord du fleuve Niger </strong>

Le chef de l’État malien est ainsi à pied d’œuvre dans la mise en œuvre de son programme de développement social, afin d’atténuer la <a href="https://saheltribune.com/acces-a-leau-potable-attenuer-la-souffrance-des-populations/">souffrance de ces populations</a>. Au total, dix (10) forages ont déjà été installés dans des zones où l’accès à l’eau potable était difficile.

À Sokonafing, en commune III du district de Bamako ; à Kati Malibougou ; dans le village de Torokorobou Djigato, commune rurale du Mandé ; à Kati-Koko Plateau ; à Kati-Malaisie ; aux 54 logements et au village de Tiétimbougou, le président de la transition a étanché la soif des populations à travers l’installation des forages dans ces zones assez emblématiques, où le besoin en eau est assez élevé.

À Sokonafing, où la mise en œuvre de ce programme a commencé, un forage, profond de 160 mètres avec une capacité de 5 m3 par heure, a été installé au cimetière. Un endroit difficile d’accès en raison des voies rocailleuses qui y mènent.

Au cours de l’inauguration de cette infrastructure, le chef de village de Sokonafing, Sabaké Traoré n’a pas manqué de saluer cette œuvre de bienfaisance des autorités de la transition. « <em>On ne s’attendait jamais à une telle réalisation dans notre quartier</em> », a-t-il laissé entendre. Grâce à cette infrastructure, les habitants de Sokonafing se croient désormais au bord du fleuve Niger, à en croire le chef de village.

<strong>« Nous allons continuer dans ce sens »</strong>

Afin <a href="https://www.who.int/fr/news/item/03-04-2019-1-in-4-health-care-facilities-lacks-basic-water-services-unicef-who">d’éviter aux agents de santé</a> de parcourir de longue distance à la recherche d’eau potable, la seconde réalisation du programme de développement social du chef de l’État, à Kati Malibougou, a été implantée au CSCOM Adam Ba Konaré dudit quartier. Il est de 80 mètres de profondeur avec 8 m3 par heure.

Dans ce centre de santé communautaire, où plus de 200 accouchements sont enregistrés chaque année, selon le Colonel Assa Badiallo Touré, conseiller spécial du président de la Transition, ce forage couvrira le besoin de près de 32 000 habitants.

Ces deux forages, financés par l’œuvre sociale du président de la Transition, ont été inaugurés le 1<sup>er</sup> juillet 2021.

Le lundi 12 juillet dernier, la commune urbaine de Koulikoro, dans la deuxième région du Mali, a reçu sa part du programme de développement social du président de la Transition. Deux systèmes hydrauliques villageois améliorés (SHVA ou forages), d’une capacité de 5000 litres chacun, ont été installés dans cette région.

Pour le gouverneur de la région de Koulikoro, colonel Lamine Kapory Sanogo, ces réalisations viennent à point nommé puisque la pénurie d’eau est patente dans la Cité du Méguetan. Le réseau SOMAGEP ne couvre pas tous les quartiers, a-t-il indiqué.

« <em>C’est un début et nous allons continuer dans ce sens </em>», a rassuré Assa Badiallo Touré. À travers ces réalisations, le président de la Transition participe au développement de ces localités, notamment à travers l’instauration de la santé.

<strong>La rédaction </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éducation : guerre ouverte entre le Cenou et l’Aeem ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/education-guerre-ouverte-entre-le-cenou-et-laeem%25e2%2580%2589-2935562.html</link>
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<pubDate>Sat, 10 Jul 2021 19:38:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après la fermeture de ses robinets d’approvisionnement, l’Association des élèves et étudiants du Mali tenterait de faire pression sur les autorités maliennes afin d’avoir un peu de ressources. Un préavis de grève est déjà déposé.  </strong>

L’horizon s’assombrit de plus en plus sur le sort de l’année scolaire 2020-2021. En plus de la <a href="https://saheltribune.com/ecoles-maliennes-article-39-des-enseignants-menace-par-lunification-des-grilles-salariales/">menace des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016</a>, le Bureau de coordination nationale de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) se mêle à la danse à travers un préavis de grève de 72 h, soit trois (3) jours à partir du lundi 12 juillet 2021.

<strong>Bien-fondé de la grève </strong>

Cette grève de l’AEEM concerne tous les établissements fondamentaux, secondaires et supérieurs du pays. Pour cause : « <em>depuis un certain temps, les élèves et étudiants du Mali sont privés de beaucoup de leurs droits</em> », indique <a href="https://saheltribune.com/fin-du-29e-congres-de-laeem-siriman-seydou-niare-nouveau-secretaire-general-du-bureau-de-coordination/">Sirman Seydou Niaré</a>, secrétaire général du bureau de coordination de l’AEEM, au cours d’un point de presse, mardi 6 juillet 2021.

Dans son préavis de grève, le bureau de coordination de l’AEEM égrène une crinière de problèmes pour expliquer le bien-fondé de la grève qu’il projette en début de la semaine prochaine. Parmi les points de revendication de l’association estudiantine, la décision relative au prélèvement d’un montant de 5000 FCFA sur les trousseaux des étudiants.

Le Bureau de coordination de l’AEEM estime que ce prélèvement n’est « <em>en aucun cas obligatoire, mais volontaire</em> ». Selon les précisions du coordinateur national du syndicat estudiantin, la carte CENOU est devenue caduque depuis l’avènement de SAMA Money, le système de paiement mobile pour lequel le CENOU a opté après <a href="https://saheltribune.com/paiement-bourses-pourquoi-cenou-bascule-sama-money/">l’expiration de son contrat avec ECOBANK</a>. Le bureau de coordination explique que ni l’octroi de cette carte, et des avantages liés à sa détention, ni le bénéfice des œuvres universitaires dont il est également question, ne sauraient justifier ce prélèvement de 5000 FCFA.

<strong>Prélèvement unique</strong>

Pourtant, ce prélèvement de 5000 FCFA sur les allocations financières des étudiants est un dispositif du règlement intérieur adopté par le Conseil d’Administration du CENOU depuis 2008, selon notre source au sein de cet établissement public à caractère administratif. Le bénéfice des œuvres universitaires est tributaire de ce versement, nous a-t-il précisé.

En 2013, le Conseil d’administration du CENOU a adopté une délibération qui stipule en son article 1<sup>er</sup> : <em>« Pour l’amélioration des ressources propres du CENOU, il est institué une contribution forfaitaire annuelle de 2500 FCFA par étudiant </em>». Et de préciser : « [ndlr] <em>De 2013 à mars 2021, le montant de 2 500 F CFA était prélevé sur le trousseau des étudiants réguliers, et 5 000 F CFA sur la bourse ou la demi-bourse des étudiants boursiers</em> ». Au total, 7500 FCFA se trouvaient ainsi prélevés sur les allocations financières des étudiants réguliers boursiers contre 2500 FCFA chez les étudiants réguliers non boursiers. Pendant le même temps, les étudiants étrangers étaient exemptés de toute contribution malgré qu’ils bénéficient des œuvres universitaires.

Face à cette situation qui ressemblait à une injustice entre les étudiants, le Conseil d’Administration du Centre national des œuvres universitaires (CENOU), « <em>à travers sa Délibération n° 2021-22/CA-CENOU du 10 mars 2021 </em><em>[a adopté]</em><em> un taux unique et annuel de 5000 F CFA comme frais de la carte CENOU et contribution aux œuvres universitaires </em>», a annoncé le Colonel Ousmane Dembélé, au cours d’un <a href="https://saheltribune.com/universites-harmonisation-de-la-contribution-annuelle-des-etudiants-au-cenou/">point de presse tenu, lundi 28 juin 2021</a>, dans la salle de réunion du CENOU. Selon ses précisions, « <em>ce prélèvement se fera uniquement sur les montants du trousseau</em> ».

<strong>30 millions par an</strong>

Notre source souligne qu’au-delà du « <em>paiement des frais d’études, la contribution au bénéfice des œuvres universitaires est une condition admise et appliquée un peu partout dans le monde</em> ».

Selon le <a href="https://www.facebook.com/MESRS/posts/5712903395449530">ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique</a>, <em>« Le paiement de la contribution aux œuvres universitaires donne droit à la carte CENOU et aux bénéfices des œuvres universitaires. Les fonds générés contribuent à l’amélioration des services offerts aux étudiants ». </em>

Cette guerre ouverte entre l’AEEM et le CENOU ne pourrait donc s’expliquer que par l’abrogation des protocoles d’accord qui liait cet établissement public à cette association estudiantine.

Lors du <a href="http://malijet.com/la_societe_malienne_aujourdhui/education_et_formation_au_mali/203400-forum-sur-l%E2%80%99ins%C3%A9curit%C3%A9-dans-les-espaces-universitaires-et-scolai.html">forum sur l’insécurité en milieu scolaire et universitaire</a>, les 25 et 26 janvier 2018, <a href="https://saheltribune.com/forum-sur-linsecurite-en-milieu-scolaire-et-universitaire-des-progres-enregistres-par-le-cenou-dans-la-mise-en-oeuvre/">plusieurs recommandations</a> avaient été faites par les autorités maliennes et les partenaires de l’éducation, notamment le retrait des parkings à l’AEEM et <a href="https://www.maliweb.net/education/forum-linsecurite-espaces-scolaire-universitaire-participants-optent-responsabilisation-cenou-2742608.html">l’abrogation du protocole d’accord qui la liait au CENOU</a>. Selon notre source au CENOU, « <em>Ces protocoles généraient en moyenne 30 millions par an, versés sous forme de ristournes à l’AEEM</em> ». A cela s’ajoute la gestion « <em>illégale des parkings et autres activités des œuvres universitaires</em> ». Des gestions qui « <em>généraient également une manne financière qui échappe à tout contrôle</em> ».

Le souhait du bureau de coordination de l’AEEM serait donc un retour à l’ancien système de gestion.

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Livre : « Boriben » ou le difficile itinéraire d’une migrante</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/livre-%25e2%2580%2589boriben%25e2%2580%2589-ou-le-difficile-itineraire-dune-migrante-2935564.html</link>
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<pubDate>Sat, 10 Jul 2021 17:36:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans son tout premier livre, publié aux éditions La Sahélienne, Yacouba Issoufi Maïga expose le difficile itinéraire de <em>Boriben</em>. Son héroïne est une mère de famille en quête d’eldorado pour sa fille. Migration illégale. </strong>

À la recherche d’une heureuse vie <em>, Boriben</em>, synonyme de beauté physique, d’intégrité, de probité et d’amour, des qualités « <em>auxquelles aspirent tous les êtres humains sur terre</em> », connaît l’enfer sur terre.

Du Libéria à Rome, en passant par Abidjan, Ouagadougou, Agadez, Tripoli et Tunis, quelle souffrance Boriben Birdji et sa fille Nana (enfant du monde) n’ont pas traversé à la recherche d’un eldorado. Nana aspire à un succès international dans la mode italienne. Un idéal qui semblait malheureusement fuir à chaque fois que ce couple mère-enfant espérait l’atteindre.

Le sous-titre de <a href="http://editionslasahelienne.net/?p=2709">l’ouvrage</a>, « <em>Fermez ports et aéroports, je viendrai quand même</em> » semble bien souligner toutes les difficultés à éradiquer ce phénomène de la <a href="https://saheltribune.com/migration-homme-refuse-suivre-loi-nature/">migration illégale</a>. Ce, malgré des mesures draconiennes prises par des pays occidentaux.

<strong>« Fiction et réalité y alternent ou s’entremêlent »</strong>

« <em>Boriben, comme la majeure partie de ceux qui avaient fui la violence et la précarité, s’était réfugiée dans les pays voisins. Elle était partie, parce qu’au-delà de la haine qu’elle éprouvait contre la violence des hommes, elle voulait donner à sa fille Nana, la vie dont elle avait toujours rêvé, mais qu’elle n’avait jamais pu s’offrir</em> », peut-on lire dans ce roman publié en 2021.

La soif, la famine, la peur, la <a href="https://saheltribune.com/enquete-migration-et-proxenetisme-au-mali-elles-ont-echappe-a-lenfer/">traite des personnes</a>, la violence, surtout dans des zones contrôlées par des groupes armés, des narcotrafiquants, sont le sort de ces hommes et femmes qui traversent le désert ou la méditerranée, à la recherche d’un idéal. Comme l’a remarquablement souligné le préfacier, Ario Issoufi Maiga, professeur de lettres et inspecteur d’Enseignement fondamental, dans cet ouvrage, <em>« fiction et réalité y alternent ou s’entremêlent pour en constituer la trame ».</em>

<strong> « L’acceptation d’oser penser et inventer » </strong>

Dans une région où sévit une véritable <a href="https://saheltribune.com/crise-securitaire-la-societe-civile-presente-ses-recommandations-pour-une-nouvelle-approche-au-sahel/">crise sécuritaire</a>, comment parler de la migration sans évoquer ce phénomène qui colle à la peau de ces migrants. Elle est l’une des réalités qu’ils fuient, mais qu’ils rencontrent tout au long de leur chemin.

<em>Boriben</em> ne se contente pas de dénoncer cette migration illégale, il propose également des voies et moyens pour résoudre ce phénomène. Le salut des pays africains, lit-on dans la Préface, « <em>réside dans l’acceptation d’oser penser et inventer leur propre modèle de développement fondé sur les valeurs africaines endogènes enrichies par des emprunts positifs issus des sciences et des technologies occidentales »</em>.

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali&#45;France : après suspension, reprise des coopérations militaires conjointes ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/mali-france-apres-suspension-reprise-des-cooperations-militaires-conjointes-2934796.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/mali-france-apres-suspension-reprise-des-cooperations-militaires-conjointes-2934796.html</guid>
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<pubDate>Mon, 05 Jul 2021 14:50:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Suspendues depuis début juin 2021, pour protester contre un second coup de force, les opérations militaires conjointes entre la France et le Mali vont se reprendre. Analyse.
Dans un communiqué officiel, publié vendredi soir, la France a décidé de lever la mesure de suspension de ses opérations avec les forces armées maliennes. Elle précise que cette levée de suspension intervient à la suite de « consultations avec les autorités maliennes de transition et les pays de la région », notamment la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
« La France reste pleinement engagée, avec ses alliés européens et américains, aux côtés des pays sahéliens et des missions internationales », dans la lutte contre les groupes djihadistes dans cette région du Sahel, indique-t-on dans le même communiqué.
« Discours de tapage »
Si la coopération militaire entre le Mali et la France reprend aussitôt, précise-t-on dans le communiqué des autorités françaises, c’est aussi grâce à l’intervention des autres pays du G5 Sahel. Dans le dispositif de lutte contre le terrorisme, le Mali occupe une place centrale.
Dans le cadre de la lutte contre les groupes djihadistes, l’armée française coopère avec celle du Mali depuis plusieurs années. Cette coopération bilatérale avait été suspendue à la suite d’un deuxième putsch au Mali, en mai 2021.
Cependant, cette suspension et cette reprise brusque de la coopération militaire entre les deux pays soulèvent plusieurs interrogations. Selon Dr Yacouba Dogoni, enseignant-chercheur au département de sociologie à la Faculté des sciences humaines et des sciences de l’éducation (FSHSE) de Bamako, cette « suspension n’était qu’un discours de tapage » de la part de la France. Celle-ci n’a pas intérêt à suspendre sa coopération avec le Mali. « Si le Mali tombe, c’est à la fois le Niger et la Mauritanie qui tombent », analyse l’enseignant-chercheur.
Agissement à question
Pour le porte-parole du Mouvement « Yèrèwolo debout sur les Remparts », Sirikou Kouyaté, cette suspension et cette reprise brusque de la coopération entre les deux armées sont loin d’être surprenantes. Il fallait s’y attendre, explique M. Kouyaté qui rappelle qu’une coopération militaire lie les deux pays dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
Toutefois, M. Kouyaté trouve que cet agissement de la France doit amener à se poser des questions sur la considération que ce pays porte aux autorités maliennes. « Nous n’avons vu aucun acte administratif concernant cette suspension de la coopération entre les deux armées », fait savoir le porte-parole du mouvement de la société civile. Avant de s’interroger si l’on doit faire foi à cette décision annonçant la reprise de la coopération militaire entre les deux pays.
Dr Dogoni estime, pour sa part, que « la France n’est au Mali que pour la préservation de ses propres intérêts ». À M. Kouyaté, d’ajouter qu’elle est « au Mali dans un cadre purement « illégal » ».
Yacouba Dogoni préconise donc une véritable reconstruction citoyenne afin que de véritables sentiments patriotiques et nationalistes puissent régner. C’est seulement en ce moment, soutient-il, « qu’on pourrait négocier un partenariat gagnant-gagnant avec la France ».
<strong>Bakary Fomba</strong>
<strong>Source : https://saheltribune.com </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Burkina Faso : appel à l’organisation des assises nationales sur la sécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/burkina-faso-appel-a-lorganisation-des-assises-nationales-sur-la-securite-2934799.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Jul 2021 14:48:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Au Burkina Faso, l’opposition politique a appelé, ce samedi 3 juillet 2021, à une « grande mobilisation » dans plusieurs grandes villes du pays. Cette mobilisation marque, d’après eux, un soutien indéfectible aux Forces de défense et de sécurité burkinabè.</strong></em>
À l’appel de l’opposition politique et des organisations de la société civile, des milliers de personnes ont manifesté, ce samedi, dans plusieurs capitales régionales du Faso et dans la capitale Ouaga. Les manifestants protestent contre la détérioration du climat sécuritaire et réclament une réponse efficace aux attaques djihadistes récentes.
Ces récentes attaques les plus meurtrières restent entre autres, la « tragédie » humaine de Solhan, dans la nuit du 4 au 5 juin 2021, et celle de l’embuscade ayant causé la mort de 11 policiers et de 2 militaires, à la suite de l’explosion d’un engin improvisé sur l’axe Barsalogo-Foubé.
Organisation d’assises nationales et dotation des FDS
C’est cette gravité de la situation qui a conduit l’opposition politique du pays et plusieurs organisations de la société civile à se mobiliser, samedi dernier, pour demander des explications et des mesures adéquates face à ces attaques répétitives.
Dans sa déclaration, le chef de file de cette opposition politique (CFOP), Eddie Komboigo a décrit la situation « catastrophique » que traverse le pays, en dénonçant « plus de cinq ans de tâtonnements, d’hésitations et d’échecs [et] plus de cinq ans de patience ». Eddie Komboigo a rappelé que « pendant le premier mandat du Président Kaboré (de 2015 à 2020, NDLR), on a dénombré officiellement plus de 1300 morts et 1,2 million de déplacés internes ». Selon ses explications, il y a lieu de craindre « que le second mandat ne soit pire que le premier, car, depuis le début de l’année », plus de 300 morts auraient été enregistrés dans le pays des hommes intègres.
Selon le CFOP, cette marche, qui se veut « pacifique et silencieuse », n’a d’autres buts que de rendre hommage aux « martyrs » et de demander au gouvernement de « prendre des mesures fortes » pour ramener la sécurité.
L’opposition politique burkinabè se dit disponible à discuter sur cette crise sécuritaire. Elle appelle à l’organisation des assises nationales sur la sécurité et exige également la dotation des forces de défense et de sécurité (FDS) en équipements adéquats.
Appel à l'union et au dialogue
« Au regard des dernières évolutions macabres sur le plan sécuritaire, il était temps de donner un signal fort aux dirigeants pour se ressaisir et mesurer la gravité de la situation », a estimé Aristide Ouédraogo, membre de la société civile.
Face à l’aggravation de cette crise sécuritaire, le Président Roch Marc Christian Kaboré s’est de nouveau adressé à la nation, le 27 juin dernier, en appelant à l’union et au dialogue. Il a également annoncé certaines mesures pour une résolution rapide de cette crise. Le 1er juillet, il a procédé à un remaniement ministériel. Un nouveau gouvernement dans lequel il garde lui-même le portefeuille de la Défense. D’après Eddie Komboigo : « L’opposition prend acte de la décision du Chef de l’État d’assumer lui-même la Défense. Mais il a déjà occupé lui-même cette fonction dans le passé, et avec un résultat catastrophique.»
Le chef de file de l’opposition, Eddie Komboigo s’est réjoui d’une « mobilisation gigantesque à travers le pays malgré les appels au boycott par le pouvoir. »
<strong>Bakary Fomba</strong>
<strong>Source : https://saheltribune.com</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bamako, autour du thème : doit&#45;on toujours obéir aux lois ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/bamako-autour-du-theme-doit-on-toujours-obeir-aux-lois-2934797.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Jul 2021 11:38:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce vendredi 2 juillet, s'est tenu le deuxième numéro d'un exercice pédagogique dénommé « café Philo ». C’était au lycée privé Mama Koné de Bamako, autour du thème : doit-on toujours obéir aux lois ?
Initié par deux professeurs de philosophie du Lycée privé Mama Koné de Kalaban Coro (L. PMAMA), Oumar Diarra et Abdramane Coulibaly, le deuxième numéro du café philo s'est tenu autour de la question « doit-on toujours obéir aux lois ? ». C’était avec des élèves de 11e Année (Science, lettres et Sciences sociales et économiques), lesquels se sont frottés les cervelles sous la modération de Zoumana Coulibaly, également professeur de philosophie.
Si les représentants des classes de 11e sciences et lettres, Mahamoudou Dicko et Sadio Dibatéré, soutiennent qu’il faut toujours respecter les lois, ceux des classes de 11e sciences sociales, Moussa Drago et Tirangué Fofana, défendaient la thèse contraire.
Toujours respecter les lois
Sadio Dibatéré soutient que les lois ne tombent pas du ciel, qu'elles sont l’apanage des hommes. Leur respect demeure donc un « horizon indépassable » pour un véritable vivre ensemble. Le non-respect des lois plonge le monde dans l’anarchie ou l’état de nature comme le décrit le philosophe anglais, Thomas Hobbes : un désordre total où personne n’est en sécurité.
Pour Mahamoudou Dicko, le non-respect des lois est synonyme d’injustice. On le remarque à travers la violation des feux de signalisation dans la circulation, ou encore lors des recrutements. L’injuste est celui qui désobéit aux lois, a-t-il expliqué. La loi n’est pas mauvaise en soi, martèle-t-il. Selon ses dires, ce sont les populations qui sont injustes ou non, mais pas les lois.
M. Dicko conclut que, dans n’importe quelles circonstances, il faut toujours respecter la loi. Il partage ainsi les thèses de Socrate et de Platon.
Désobéissance civile face aux lois injustes
Moussa Drago commence son intervention avec cette question : faut-il obéir aux lois injustes ? En faisant référence à Martin Luther King, il affirme qu’on a une obligation morale de ne pas respecter les lois injustes. Celles-ci prennent en compte seulement l’intérêt de ceux qui gouvernent.
Quand les droits des citoyens sont violés, à en croire Tirangué Fofana, on ne peut pas continuer à subir l’injustice. La désobéissance civile est donc nécessaire, comme le soutient Henry David Thoreau, quand les dirigeants sont mauvais.
<strong>Abdramane Coulibaly</strong>
<strong>Source : https://saheltribune.com</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Au Burkina Faso : Unicef et partenaires au secours des populations affectées</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/au-burkina-faso-unicef-et-partenaires-au-secours-des-populations-affectees-2933933.html</link>
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<pubDate>Tue, 29 Jun 2021 12:59:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Selon les autorités burkinabés, l’attaque de Solhan, ayant occasionné la mort de plus de 130 civils, dont plusieurs enfants, a été menée par un groupe armé majoritairement composé d’enfants et d’adolescents âgés de 12 à 14 ans. Cette utilisation des enfants dans les conflits armés est dénoncée par des Organisations de défense des droits des enfants, lesquelles apportent leur secours aux populations affectées. </strong>

<em> « Nous condamnons fermement le recrutement d’enfants et d’adolescents par des groupes armés non étatiques », </em>a déclaré Sandra Lattouf, représentante de <u><a href="https://reliefweb.int/organization/unicef">l’Unicef</a></u> au Burkina Faso<em>. </em>Selon <u><a href="https://reliefweb.int/report/burkina-faso/following-armed-attack-solhan-unicef-provides-emergency-assistance-9000">ses déclarations</a></u>,<em> « il s’agit d’une grave violation de leurs droits fondamentaux </em>[les enfants et adolescents ndlr]<em>». </em>

Madame Sandra estime, par la même occasion, que<em> « les populations civiles ne doivent jamais être victimes ou cibles d’attaques ». </em>Avant d’ajouter<em> : « Les familles et les enfants doivent être protégés partout et à tout moment »</em>.

<strong>Plus de 1,2 million des déplacés</strong>

Dans la <u><a href="https://saheltribune.com/burkina-niger-face-aux-multiples-attaques-terroristes-nouvelle-operation-conjointe-militaire/">zone du Sahel</a></u>, les attaques et les violations des Droits de l’Homme se sont multipliées, ces derniers temps. Si, entre mars et mai 2021, 152 civils ont trouvé la mort dans des incidents de sécurité, rien qu’en juin, 178 enfants ont été tués, souligne Human Right Watch dans un communiqué du 24 juin.

Aussi, signale-t-on que cette crise humanitaire au Burkina Faso a fait plus de 1,2 million de <u><a href="https://saheltribune.com/refugies-au-mali-hcr-et-partenaires-engages-dans-lautonomisation-socio-economique/">personnes déplacées à l’intérieur</a></u> du pays, dont 61 % sont des enfants. La représentante de l’Unicef au Burkina Faso a déclaré que <em>« les enfants du Burkina Faso paient un lourd tribut ». </em>

<strong>Aide d’urgence</strong>

Afin de fournir une assistance immédiate aux familles affectées par ces crises sécuritaires, l’Unicef du Burkina Faso a déployé une aide d’urgence en appui au gouvernement et aux autorités locales dans la zone de Sebba, village situé à quelques kilomètres de <u><a href="https://saheltribune.com/sahel-plus-de-100-civils-tues-au-burkina-faso/">Solhan</a></u>, informe-t-on. Plusieurs autres activités d’intervention d’urgence ont également été menées en coordination avec le gouvernement du Burkina Faso, des agences sœurs du système des Nations Unies et des organisations non gouvernementales.

Selon la représentante de l’Unicef au Burkina Faso,  <em>« après cette atrocité, il était essentiel d’apporter immédiatement un soutien humanitaire à la population et de répondre à leurs besoins prioritaires : hygiène, abri, nourriture et soutien à la continuité de l’éducation »</em>.

<strong>Protéger les enfants</strong>

Pour assurer de bonnes pratiques d’hygiène et prévenir la propagation des maladies, l’Unicef et ses partenaires sont à la tâche afin de réhabiliter et de construire des forages, tout en installant des systèmes solaires au profit de plus de 62 000 personnes dans le besoin.

Mme Lattouf a rappelé surtout la nécessité de tenir compte des promesses faites<em>« dans la charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant : protéger chaque enfant des conséquences des conflits armés, autres catastrophes ou situations d’urgence. »</em>

<strong>Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : </strong><strong><u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Burkina&#45;Niger : face aux multiples attaques « terroristes », nouvelle opération conjointe militaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/burkina-niger-face-aux-multiples-attaques-terroristes-nouvelle-operation-conjointe-militaire-2933931.html</link>
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<pubDate>Tue, 29 Jun 2021 11:57:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ces dernières années, les pays de la zone des trois frontières sont confrontés à des attaques djihadistes récurrentes. À la date du 10 juin dernier, les Forces armées nigériennes et burkinabè ont lancé une opération conjointe. Opération au cours de laquelle plusieurs centaines de « terroristes » sont neutralisés.</strong>

C’est une toute nouvelle <u><a href="https://www.burkina24.com/2021/06/26/terrorisme-au-sahel-le-burkina-faso-et-le-niger-lancent-loperation-conjointe-taanli/">opération conjointe militaire</a></u> entre les Armées gouvernementales du Niger et du Burkina Faso. Dénommée « <em>Taanli</em> », qui signifie « <em>cohésion</em> » en langue locale,<em> gulamanchema, </em>parlée dans l’Est du Burkina Faso<em>. </em>Cette opération a été lancée le 10 juin 2021. Menée à hauteur de souhait, d’autres opérations sont en réflexion entre les deux pays.

<strong>Première opération, premier bilan positif</strong>

Dans un communiqué du 26 juin 2021, les Armées des deux pays ont affirmé la <u><a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/plus-de-100-terroristes-neutralis%C3%A9s-dans-une-op%C3%A9ration-conjointe-des-arm%C3%A9es-burkinab%C3%A8-et-nig%C3%A9riennes/2286432">neutralisation d’une centaine de terroristes</a></u>. Plusieurs armes de guerre et fusils de chasse ont été également récupérées avant d’être détruites, informe-t-on dans le communiqué. Aussi, précise-t-on, des moyens roulants ont été détruits dont une centaine de motos et de véhicules, du matériel de fabrication d’engins explosifs improvisés. On note aussi la saisie du matériel de communication des assaillants.

Selon l’État-major général des Armées burkinabè, cette opération a mobilisé des forces terrestres et aériennes des deux pays.

Le général Moise Miningou, Chef des Armées burkinabè, assure que les populations vivront tranquillement dans les zones concernées par l’opération. <em>« Et nous pensons que c’est ce qui est essentiel »,</em> a-t-il souligné. Dans le cadre toujours de la lutte contre le terrorisme, le Gal. Miningou promet qu’il y aura une deuxième opération du même genre. <em>« Ces résultats ont été à la hauteur de nos attentes »,</em> s’est-on félicité. Et cela en indiquant qu’il y a eu <em>« des terroristes qui ont été interpellés. »</em>

Au-delà de ce bilan positif, cette opération conjointe a renforcé la coopération bilatérale entre ces deux pays sahéliens.

<strong>Pas les seuls concernés</strong>

Le Niger et le Burkina Faso ne sont pas les seuls pays concernés par la situation sécuritaire de plus en plus préoccupante. À la date du 25 juin 2021, les postes des Forces armées maliennes de Boni, localité située au nord-est de la région de Douentza, ont fait aussi l’objet de <u><a href="https://www.fama.ml/wp-content/uploads/numerisation-13.pdf">deux attaques simultanées</a></u>. Ces attaques sont perpétrées, a indiqué le Chef d'Etat major général des Forces armées maliennes dans un communiqué publié le samedi dernier, par des groupes armés terroristes (GAT).

Toujours selon ce communiqué, les FAMa ont <em>« vigoureusement riposté</em> » contre ces deux attaques. Ce qui a permis de repousser les assaillants. Toutefois, le dernier bilan fait état de six militaires tués et d’un blessé, a-t-on rapporté.

Pour rappel, dix soldats maliens avaient déjà été tués, en <u><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/mali-9-soldats-maliens-tues-dans-une-attaque-dans-le-centre-03-02-2021-2412566_3826.php">février dernier,</a></u> dans ce village du centre du Mali. Dans la localité de Douentza, dans le centre du pays, <u><a href="https://www.rfi.fr/fr/en-bref/20210627-mali-six-civils-tu%C3%A9s-dimanche-pr%C3%A8s-de-la-localit%C3%A9-de-douentza-dans-le-centre">six civils ont été tués</a></u>, dimanche 27 juin dernier, alors qu’ils circulaient dans un véhicule de transport en commun.

<u><a href="https://saheltribune.com/crises-securitaire-et-politique-aux-gouvernements-rappel-de-la-coalition-citoyenne-pour-le-sahel/">Au Sahel</a></u>, la dernière attaque en date la « <em>plus meurtrière</em> » est celle perpétrée contre <u><a href="https://saheltribune.com/sahel-plus-de-100-civils-tues-au-burkina-faso/">des civils à Solhan</a></u>, au Burkina Faso, au début du mois de juin. En côté d’Ivoire, pays côtier d’Afrique de l’Ouest, aussi bien qu’au Sénégal, voire au Tchad et au Nigéria, l’insécurité coupe le sommeil aux populations. Cette situation sécuritaire demeure toujours dans cette région de l’Afrique alors que <u><a href="https://saheltribune.com/cote-divoire-lailct-serait-elle-mort-nee%e2%80%89/">plusieurs initiatives</a></u> existent déjà afin de lutter contre la menace terroriste.

<strong>Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : </strong><strong><u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Universités : harmonisation de la contribution annuelle des étudiants au Cenou</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/universites-harmonisation-de-la-contribution-annuelle-des-etudiants-au-cenou-2933929.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 Jun 2021 11:54:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Afin d’harmoniser le prélèvement sur les trousseaux et les bourses des étudiants, le Centre national des œuvres universitaires (CENOU) a revu les modalités de paiement de la contribution des étudiants.  </strong>

Pour <u><a href="https://saheltribune.com/pour-le-confort-des-etudiants-deux-initiatives-voient-le-jour-au-cenou/">l’amélioration des conditions de vie et d’étude</a></u> des étudiants maliens, le Centre national des œuvres universitaires (<u>Cenou</u>) ne cesse d’innover. Dans ce cadre, depuis 2008, chaque étudiant participe aux œuvres universitaires grâce à un prélèvement effectué sur son trousseau et <u><a href="https://saheltribune.com/mali-moncenou-une-application-mobile-simple-et-rapide-pour-les-demandes-de-bourse-et-de-logement-des-etudiants/">sa bourse</a></u>, selon le directeur général du Cenou, le Colonel Ousmane Dembélé. Le montant annuel prélevé chez chaque étudiant était de 5000 F CFA sur la bourse et de 2500 FCFA sur les trousseaux, nous a-t-il indiqué.

<strong>Economie de 2500 FCFA</strong>

Si tous les étudiants ne sont pas bénéficiaires des allocations financières octroyées par l’Etat – la bourse –, cependant, il faut rappeler que la plupart d’entre eux, en l’occurrence les réguliers, reçoivent les trousseaux. Le Conseil d’administration du Cenou a donc jugé important d’harmoniser cette contribution des étudiants aux œuvres universitaires.

Lors de sa <u><a href="https://saheltribune.com/21e-session-conseil-administration-cenou-budget-2021-estime-plus-21-milliards-fcfa/">21<sup>HYPERLINK "https://saheltribune.com/21e-session-conseil-administration-cenou-budget-2021-estime-plus-21-milliards-fcfa/"e</sup>HYPERLINK "https://saheltribune.com/21e-session-conseil-administration-cenou-budget-2021-estime-plus-21-milliards-fcfa/" session</a></u>, le Conseil d’Administration de cet établissement public à caractère administratif (EPA), « <em>à travers sa Délibération n° 2021-22/CA-CENOU du 10 mars 2021, [a adopté] un taux unique et annuel de 5000 F CFA comme frais de la carte CENOU et contribution aux œuvres universitaires </em>», a annoncé le Colonel Dembélé, au cours d’un point de presse tenu, lundi 28 juin 2021, dans la salle de réunion de son administration. Selon ses précisions, « <em>ce prélèvement se fera uniquement sur les montants du trousseau</em> ». Ce qui fera pour les étudiants une économie de 2500 FCFA.

<strong>Modalités de paiement </strong>

S’agissant des modalités de paiement de cette participation des étudiants, le Colonel Ousmane Dembélé a été on ne peut plus clair. Pour les étudiants réguliers et inscrits dans les IES, le montant prévu sera « <em>retenu à la source sur le trousseau de l’année en cours, tandis que les néo-bacheliers effectueront leur paiement directement lors des dépôts de la demande de bourse ».</em>

Quant aux étudiants non réguliers (candidats libres, dérogés, professionnels et non nationaux), ceux-ci effectueront leur paiement dans les guichets de l’Agence Comptable du Cenou et auprès des régisseurs de recettes des Centres régionaux des Œuvres universitaires (CROU), a expliqué l’actuel directeur général du Cenou.

<strong>Avantages de la carte Cenou</strong>

Cette contribution, ajoutée aux appuis de l’État, permet au Cenou d’assurer la prise en charge des étudiants démunis, malades ou autres cas sociaux nécessitant d’accompagnement. La <u><a href="http://www.cenoumali.com/index.php/annonces/135-avis-aux-etudiants-arret-de-la-distribution-des-cartes-cenou-et-ecobank-a-kabala">carte HYPERLINK "http://www.cenoumali.com/index.php/annonces/135-avis-aux-etudiants-arret-de-la-distribution-des-cartes-cenou-et-ecobank-a-kabala"Cenou</a></u> assure aux étudiants la gratuité des consultations, des soins et des médicaments disponibles dans les pharmacies des centres de santé de cette structure universitaire ; la réduction des risques liés à la fraude, à l’usurpation d’identité et au double paiement des allocations financières.

Ce n’est pas tout. Grâce à cette carte, les étudiants bénéficient de la gratuité des connexions à l’internet par Wifi dans les résidences universitaires ; la gratuité des frais liés aux traitements des allocations financières, des demandes de logement et la gratuité de voyage ; la sécurisation des campus universitaires, la subvention des coups des plats dans les cantines, la subvention du tarif du transport des étudiants, entre autres avantages de cette carte Cenou.

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : <u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Président Umaro S. Embalo à Bamako : « Je continue à donner mon appui au peuple malien »</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/le-president-umaro-s-embalo-a-bamako-%25e2%2580%2589je-continue-a-donner-mon-appui-au-peuple-malien-2933652.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/le-president-umaro-s-embalo-a-bamako-%25e2%2580%2589je-continue-a-donner-mon-appui-au-peuple-malien-2933652.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 27 Jun 2021 07:28:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, signe son retour au Mali, à travers une visite de travail et d’amitié. Cette visite intervient après celle effectuée en septembre 2020. À Bamako, il réaffirme son engagement auprès des autorités de transition. </strong>

Le Mali, pays de <em>Djatiguiya</em>. C'est une valeur sociétale que le président de la transition malienne, le Col. Assimi Goita ne cesse de faire revivre à toutes les fois qu’il s’agit d’accueillir des hôtes.

Quelle marque de considération, surtout à l’égard d’un ami et d’un fils du Mali : une remise symbolique d’eau et de noix de cola pour souhaiter la bienvenue au président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo.

<strong>« Les sanctions fragilisent et exposent le Mali »</strong>

Cette visite de l’ancien <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9n%C3%A9ral_de_brigade">général de brigade</a> est assez symbolique. Âgé de 49 ans, Umaro Sissoco Embaló est un spécialiste des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Umaro_Sissoco_Embal%C3%B3">questions de défense et des relations diplomatiques</a>. En tant qu’ancien représentant de la <em>Libyan African Investment Company</em> (Laico), un fonds d’investissement libyen en Afrique de l’Ouest, M. Embalo dispose d’un grand réseau à l’international.

À un moment où les autorités maliennes de la transition vivent sous le coup de <a href="https://saheltribune.com/mali-transition-apres-le-depart-de-bah-ndaw-comment-expliquer-la-reaction-des-partenaires/">suspension de plusieurs organisations</a> régionales et sous-régionales, cette visite de travail et d’amitié est un ouf de soulagement.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Abdoulaye Diop, demandait d’ailleurs, au cours d’une <a href="https://www.facebook.com/maeciia1960/posts/1413697155675933">rencontre avec le corps diplomatique</a>, le 22 juin dernier, « <em>la compréhension de la Communauté internationale et une lecture plus réaliste et pragmatique</em> » des récents événements survenus au Mali. Le ministre Diop invitait donc  la Communauté internationale de continuer à accompagner le Mali. Car, précisait-il, <em>« les sanctions fragilisent et exposent le Mali, voire la région, confrontée à une crise sécuritaire </em>».

<strong>Échange d’expériences </strong>

Selon le président Embalo, il s’agissait pour lui « <em>de venir partager l’expérience de la Guinée avec le Mali </em>». Car ce pays lusophone d’Afrique de l’Ouest a connu des années d’instabilité politique avant de retrouver sa voie, a rappelé M. Embalo, au cours d’un entretien accordé à la presse, ce samedi.

Cette visite est pleine de significations pour le Mali. En plus des échanges sur la question sécuritaire au Sahel, les deux hommes en kaki ont discuté également d’économie. Selon le chef d’État bissau-guinéen, un accord de coopération bilatérale a existé entre le Mali et la Guinée-Bissau, depuis les années 1983. Un accord qui concerne tous les domaines, mais qui peine à entrer en vigueur bien vrai que « <em>beaucoup d’hommes d’affaires maliens vivent en Guinée-Bissau</em> ». Il s’agit, pour lui, de réactiver cet accord.

À ne pas oublier surtout que le président Bissau-Guinéen est malien de par ses origines maternelles. C’est pourquoi dès <a href="https://koulouba.ml/?p=18223">son atterrissage</a>, vendredi dernier, à l’aéroport international Modibo Kéita de Bamako-Senou, il a rassuré les Maliens.

Tout en rappelant la situation particulière que vivait ce pays, M. Embalo rassure qu’à chaque fois qu’il s’agira de rapprocher ses frères maliens, il le fera avec plaisir. « <em>Je continue à donner </em><a href="https://www.lessormali.com/mali-guinee-bissau-le-general-umaru-sissoco-embalo-a-bamako"><em>mon appui au peuple malien</em></a><em> et j’attends des Maliens la paix et la concorde</em> », a-t-il fait savoir.

<strong>Relations historiques ? </strong>

<em>« C’est dans les moments difficiles qu’on reconnait ses vrais amis »,</em> dit-on. Cette marque de considération pour le Mali de la part de M. Embalo n’a pas commencé aujourd’hui. Alors que les autres chefs d’État de la Cédéao, réunis <a href="https://saheltribune.com/sanctionner-le-coup-detat-au-mali-revient-a-sanctionner-les-projets-de-troisieme-mandat-president-bissau-guineen/">le 20 août dernier en visioconférence</a>, condamnaient le Mali et branlaient des menaces contre les membres de l’ex-Conseil national pour le salut du peuple (CNSP), le président bissau-guinéen est celui qui a invité à étendre la condamnation aux chefs d’État qui nourrissaient des projets de troisième mandat « <em>anticonstitutionnel</em> ». Ce qui sous-entendait que s’il fallait condamner le CNSP pour le putsch contre IBK, il fallait également condamner Alpha Condé et Alassane Dramane Ouattara pour leurs projets de troisième mandat, qui constituaient à ses yeux un coup d’État.

En compagnie du président de la transition malienne, le président Umaro Sissoco Embalo a effectué une visite au Musée National de Bamako, samedi 26 juin 2021. Cette visite d’amitié et de travail a été largement appréciée par l’actuel locataire de Koulouba. Assimi Goita salue le leadership de son homologue bissau-guinéen.

Après cette visite de M. Embalo, il reste à espérer que d’autres pays et partenaires suivent le pas afin d’accompagner le Mali dans ce processus de transition.

Rappelons qu’historiquement, le Mali et la Guinée-Bissau entretiennent de véritables relations.

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>

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<title>École&#45;Santé : huit nouvelles normes lancées par Unesco et OMS</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/ecole-sante-huit-nouvelles-normes-lancees-par-unesco-et-oms-2933651.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 27 Jun 2021 07:23:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En vue de remédier aux crises éducative et sanitaire mondiales, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) lancent des <em>« Nouvelles normes mondiales pour les écoles-santés »</em>. Covid-19. </strong>

« <em>Les écoles jouent un rôle vital dans le bien-être des élèves, des familles et de leurs communautés, et le lien entre l’éducation et la santé n’a jamais été aussi évident</em> », souligne Dr Tedros A. G., directeur général de l’OMS, dans sa déclaration.

De par le monde, la pandémie de Covid-19 a entrainé une grave crise éducative à travers la fermeture de nombreuses écoles par les gouvernements dans le cadre de la lutte et la prévention de cette crise sanitaire. Près de 365 millions d’élèves du primaire ont été privés de repas scolaires. Par conséquent, il est enregistré des taux accrus de stress, d’anxiété et d’autres problèmes de santé mentale.

<strong><em>« Faire de chaque école une école-santé </em></strong><strong>»</strong>

Pour assurer le bien-être de 1,9 milliard d’enfants et d’adolescents en âge scolaire, l’Unesco et l’OMS ont lancé, le 22 juin dernier, des <em>« normes mondiales pour les écoles-santé</em> ». Il s’agit d’un <em>« ensemble de ressources destinées aux écoles pour améliorer la santé et le bien-être »</em> des enfants.

Au total, huit (8) normes mondiales pour garantir à ce que toutes les écoles fassent la promotion des compétences de vie, des compétences cognitives et socio-émotionnelles et des modes de vie sains pour tous les apprenants.

« <em>Ces normes mondiales récemment lancées sont conçues pour créer des écoles qui favorisent l’éducation et la santé, et qui dotent les étudiants des connaissances et des compétences nécessaires pour leur santé et leur bien-être futurs, leur employabilité et leurs perspectives de vie </em>», précise le patron de l’OMS. La directrice générale de l’Unesco, Audrey Azouley estime, pour sa part, qu’« <em>une école qui ne fait pas la promotion de la santé n’est plus justifiable et acceptable</em> ». Elle « <em>appelle chacun d’entre nous à affirmer</em> [son] <em>engagement et</em> [son] <em>rôle, à faire de chaque école une école-santé »</em>.

<strong>Cinq pays ciblés pour le test </strong>

Pour le bon fonctionnement de ces normes mondiales, une gouvernance plus forte est indispensable. L’Unesco et l’OMS se disent prêtes à appuyer les gouvernements afin de permettre à chaque pays d’adapter l’ensemble de ces ressources à leurs contextes spécifiques. Ces organisations ne font aucun doute sur l’importance des programmes complets de santé et de nutrition à l’école.

« <em>Une éducation sexuelle complète encourage l’adoption de comportements plus sains, promeut la santé et les droits sexuels et reproductifs et améliore les résultats en matière de santé sexuelle et reproductive tels que la réduction des taux d’infection à VIH et de grossesse chez les adolescentes</em> », indique-t-on en guise d’exemple. La directrice de l’Unesco rappelle : « <em>l’éducation et la santé sont des droits humains fondamentaux interdépendants pour tous, au cœur de tout droit humain et essentiels au développement social et économique ». </em>

Cette approche des écoles-santé a été formulée pour la première fois par l’OMS, l’Unesco et l’Unicef en 1995. Elle a été adoptée dans plus de 90 pays et territoires. Ces nouvelles normes mondiales, qui aideront les pays à intégrer la promotion de la santé dans toutes les écoles et à améliorer la santé et le bien-être de leurs enfants, seront testées au Botswana, en Égypte, en Éthiopie, au Kenya et au Paraguay.

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Mali&#45;Transition : après le départ de Bah N&amp;apos;Daw, comment expliquer la réaction des partenaires ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mali-transition-apres-le-depart-de-bah-ndaw-comment-expliquer-la-reaction-des-partenaires-2933461.html</link>
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<pubDate>Fri, 25 Jun 2021 01:15:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mikailou Cissé est chargé des cours de philosophie dans des établissements d’enseignement secondaire au Mali. Dans cette tribune, le jeune professeur tente d’expliquer la réaction des partenaires de son pays, après le coup de force contre Bah Ndaw. </strong>

Le nouveau coup de force d’Assimi Goïta et ses hommes contre la démocratie malienne, <a href="https://saheltribune.com/le-train-du-mali-nouveau-a-demarre/">le 26 mai 2021</a>, fait l’objet de beaucoup de spéculations. Au Mali comme à l’étranger, les acteurs de la scène politique affichent leur désapprobation sur la manière dont ce processus est conduit et expriment leurs inquiétudes quant à l’avenir politique de ce pays.

<strong>Garder son électorat </strong>

La France à travers son président, Emmanuel Macron, semble être celle qui a mal digéré le plus ce nouveau processus qui s’est mis en place. Cette <a href="https://www.humanite.fr/sahel-macron-met-la-pression-sur-le-mali-708877">injonction</a> de Macron, déguisée en avertissement, en marge de son déplacement au Rwanda et en Afrique du Sud, à travers son entretien accordé au « <em>Journal de dimanche </em>» du 29 mai, est sans ambigüité : « <em>Au président Bah N’Daw, qui était très rigoureux sur l’étanchéité entre le pouvoir et les djihadistes, j’avais dit : l’islamisme radical au Mali avec nos soldats sur place ? Jamais de la vie ! Il y a aujourd’hui cette tentation au Mali. Mais si cela va dans ce sens, je me retirerais</em> ».

La France, qui avait ouvertement soutenu par le passé <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/04/23/funerailles-d-idriss-deby-la-france-assure-la-junte-de-son-soutien-pour-la-stabilite-du-tchad_6077827_3212.html">la prise du pouvoir par les militaires au Tchad</a>, refuse de collaborer avec les militaires au Mali. Pour motif « <em>qu’il ne resterait pas aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique ni de transition</em> ».

Cette posture de la France sur la situation politique au Mali est très claire. Elle affiche clairement un désaccord politique entre Paris et les nouvelles autorités de Bamako. La dernière sortie médiatique du locateur de l’Élysée, en date du 10 juin 2021, annonce la rupture entre les deux capitales. Elle annonce la <a href="https://www.lepoint.fr/politique/macron-annonce-la-fin-de-l-operation-barkhane-en-tant-que-politique-exterieure-10-06-2021-2430477_20.php">fin de l’opération Barkhane</a>, juste une semaine après qu’il avait annoncé la suspension de la <a href="https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20210603-la-france-suspend-ses-op%C3%A9rations-militaires-conjointes-avec-l-arm%C3%A9e-malienne-minist%C3%A8re-des-arm%C3%A9es">coopération militaire conjointe</a> entre l’armée française et l’armée malienne. La raison évoquée se résume en ces mots : la proximité des militaires et du M5-RFP avec l’imam Dicko et les <a href="https://www.dw.com/fr/manifestation-contre-la-pr%C3%A9sence-militaire-fran%C3%A7aise-au-mali/a-56285769">anti-français</a>.

Cette posture de Macron peut être tout d’abord une stratégie politique pour reconquérir l’électorat français qui commence à se poser des questions sur l’utilité de <a href="https://saheltribune.com/ousmane-sy-pouvoir-nest-valide-lorsquil-y-a-pays/">la présence des Forces françaises</a> dans un pays où le départ des Français est sur beaucoup de lèvres. Elle peut également être un moyen de pression sur les autorités politiques au Mali en vue d’obtenir des garanties pour consolider l’emprise de la France sur le Mali ou leur collaboration. Les deux hypothèses ont un lien étroit.

<strong>Suspensions à craindre </strong>

Toutes les organisations internationales et certains pays, qui avaient un œil sur le Mali, partent dans le même sens que Paris. La suspension du Mali dans les instances décisionnelles de la <a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/la-c%C3%A9d%C3%A9ao-suspend-le-mali-de-ses-instances/2259013#:~:text=La%20Communaut%C3%A9%20%C3%A9conomique%20des%20%C3%89tats,dans%20la%20capitale%20ghan%C3%A9enne%20Accra.">Cédéao</a> et de <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/06/02/l-union-africaine-annonce-la-suspension-immediate-du-mali-apres-un-second-coup-d-etat_6082479_3212.html">l’Union africaine</a> (UA) montre clairement que l’actuel Président de la transition, le colonel Assimi Goïta, qui a <a href="https://www.rfi.fr/fr/en-bref/20210525-mali-l-homme-fort-de-la-junte-assimi-go%C3%AFta-affirme-avoir-plac%C3%A9-le-pr%C3%A9sident-et-le-premier-ministre-hors-de-leurs-pr%C3%A9rogatives">placé <em>« hors de ses prérogatives</em></a><em> »</em> le Président Bah N’Daw pour s’arroger ensuite de ses prérogatives, ne semble pas être un partenaire avec qui il faudrait traiter. La décision des Américains de suspendre temporairement leurs aides au Mali et leurs <a href="https://saheltribune.com/mali-les-etats-unis-suspendent-leur-assistance-securitaire/">collaborations avec l’armée malienne</a> est une autre illustration.

Le départ des troupes françaises du Mali peut certes être une source d’aggravation de l’insécurité, mais il peut s’avérer aussi un argument pour séduire les djihadistes à rejoindre la table des négociations comme le peuple malien le souhaite dans sa majorité. Cette négociation avec les djihadistes répond à une exigence du peuple malien.

La suspension du Mali dans les instances des organisations sous-régionales, continentales et internationales ne sont pas quant à elle une bonne image pour ce pays. Elle peut dissuader les investisseurs et partenaires techniques à venir au Mali et à s’impliquer dans la résolution de la crise multidimensionnelle dont le pays est confronté depuis 2012.

<strong>Mikailou CISSE  </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Transition&#45;Mali : toujours à la recherche de poste de responsabilité ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transition-mali-toujours-a-la-recherche-de-poste-de-responsabilite-2933458.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 25 Jun 2021 01:10:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À la lecture de Mikailou Cissé, la deuxième phase de la transition malienne, instaurée après le départ de l’ex-président de transition Bah Ndaw, manque de critiques objectives. Elle laisse voir, selon lui, des luttes d’intérêts privés. </strong>

À la suite du <a href="https://saheltribune.com/mali-un-coup-detat-dans-le-coup-detat/">coup de force</a> du 24 mai, les militaires de la garnison militaire de Kati, en connivence avec les autres composants de l’armée malienne, ont détenu la direction du pouvoir exécutif au Mali. Ce qui leur avait été refusés après le <a href="https://saheltribune.com/le-train-du-mali-nouveau-a-demarre/">coup d’État contre l’ancien président</a> de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), le 18 août 2020. Cette démission forcée de l’ex-président Bah Ndaw, le 26 mai dernier, a permis également au Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) d’avoir la place et la considération qu’il a toujours réclamées dans ce processus de transition.

<strong>Risque de prolongement </strong>

Après la dissolution du gouvernement Boubou Cissé (dernier Premier ministre d’IBK) et la démission forcée d’IBK, la <a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210607-mali-choguel-ma%C3%AFga-officiellement-nomm%C3%A9-premier-ministre">primature est confiée</a> aujourd’hui au mouvement hétéroclite du M5. Cette arrivée à la primature s'est effectuée grâce à ce coup de force contre Bah Ndaw — militaire à la retraite et désormais ancien Président de la Transition.

Cet état de fait est sujet à des appréciations assez mitigées. Il est perçu comme une atteinte au processus de la transition politique qui s’était mise en place après la destitution d’Ibrahim Boubacar Keita par un grand nombre des Maliens. Toutefois, la raison avancée par les acteurs et la posture qu’ils ont adoptée ont été assez réfléchies à tel point que <a href="https://saheltribune.com/le-drame-du-mali-cest-davoir-aussi-un-peuple-papillon/">le peuple</a>, dans sa grande majorité, les a approuvés sans poser de condition. Le peuple les a donc conférés une légitimité de fait sans la formuler explicitement.

Pourtant, la transition qui était annoncée pour 18 mois risque de connaître un prolongement. Le contenu de <a href="https://www.jeuneafrique.com/1168286/politique/mali-face-a-bah-ndaw-le-m5-demande-la-dissolution-du-gouvernement/">leurs doléances</a>, soumis le 6 mai 2021 au président Ba N’Daw, en est un indice. Mais cela ne semble pas encore attirer les attentions. Il y aurait plus important que cet état de fait.

<strong>Quête d’intérêts privés </strong>

Cette deuxième étape de la transition est diversement appréciée. Chacun va de son côté et émet des jugements en fonction de ses attentes et intérêts particuliers. La <a href="https://saheltribune.com/mali-reactions-des-politiques-sur-la-formation-du-nouveau-gouvernement/">réaction des politiques</a> maliens est la plus absurde. Ils condamnent la forme et prennent acte du contenu à la fois. Chercher à se positionner afin d’avoir une position confortable et le calcul des enjeux de l’heure sont ce qu’ils ont comme pratique.

Une autre attitude des politiques aurait été étonnante. La <a href="https://saheltribune.com/la-mise-en-place-dune-transition-nest-pas-un-diner-de-gala%e2%80%89/">recherche de l’intérêt particulier</a>, même si ce dernier va à l’encontre de l’intérêt général, est devenue une coutume chez ses leaders.

Les organisations des centrales syndicales, celles dites de la société civile, les associations et groupements de partis politiques sont à l’image de ces partis. Ils sont dans la grande majorité des opportunistes. Mieux, ils sont même plus égocentriques sur certains sujets.

La recherche de poste de responsabilité est ce qui anime pratiquement tous les esprits. Ils visent tous un seul objectif : la conquête du pouvoir décisionnel. Cet objet inavoué est ce qui les amène à collaborer avec tous les pouvoirs tant que leurs intérêts ne sont pas menacés dans sa substance.

<strong>Mikailou CISSE  </strong>

Source : <a href="https://saheltribune.com">https://saheltribune.com</a>]]> </content:encoded>
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<title>[Tribune] Mali : au&#45;delà des théories du complot, tenir tête aux véritables maux</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-mali-au-dela-des-theories-du-complot-tenir-tete-aux-veritables-maux-2933463.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 25 Jun 2021 01:03:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Président de l’Association politique « En Avant », Abdoulaye dit Allaye Koïta, soulève dans cette tribune la « source » des maux dont souffre le Mali. Monsieur Koïta indique aussi des pistes de sortie de crise et invite à aller au-delà des théories du complot pour tenir tête à ces maux.</strong>

Après <a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20200922-ind%C3%A9pendance-du-mali-60-ans-apr%C3%A8s-quel-bilan">soixante ans d’indépendance</a>, le Mali peine toujours à sortir de la misère. Plus de quatre-vingt-dix pour cent de la population n’a pas <a href="https://saheltribune.com/tribune-politique-eau-nous-sommes-grands-criminels/">accès à l’eau potable</a>, et l’électricité demeure encore un luxe pour bon nombre de Maliens. Nombreux sont ceux qui peinent à avoir les trois repas quotidiens. À ces problèmes de bien-être,  se greffent l’insalubrité. Nos rues étaient plus propres en <a href="https://www.monde-diplomatique.fr/1960/04/A/23554">1958</a> qu’aujourd’hui.

<strong>« Prendre des décisions et agir »</strong>

Pour expliquer ces problèmes, nombreux sont ceux qui tombent dans des <a href="https://saheltribune.com/discussion-entre-le-patriote-le-cultive-et-lignorant-faut-il-accepter-le-vaccin-contre-le-coronavirus-en-afrique/">théories du complot</a>. Certains accusent la France ; d’autres, la dépendance de notre monnaie à l’Euro. Je ne nie pas ces affirmations, mais je les trouve très insignifiantes pour expliquer nos maux. Les problèmes fondamentaux qui nous maintiennent dans ce sous-développement sont plutôt la <a href="https://saheltribune.com/mairie-de-fana-plus-de-63-millions-f-cfa-denonces-au-procureur-kassogue/">corruption</a>, le vol, le népotisme, le clientélisme, le détournement, etc. Et tant qu’on n’aura pas trouvé une solution à ces maux, difficile d’espérer à un développement durable.

Pour une résolution durable de ces maux, nous n’avons besoin ni de tambours ni de trompètes, mais juste de courage politique et d’actions patriotiques. Prendre des décisions et agir, sans attendre.

<strong>Traque aux dilapidateurs </strong>

Tout l’argent volé par les acteurs de <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/08/01/au-mali-le-systeme-est-infeste-par-la-corruption-et-les-citoyens-y-sont-habitues_5495410_3212.html">corruption</a>, vol, népotisme, clientélisme, détournement,  entre autres, est investi, pour la plupart, dans l’immobilier. Pourquoi ne donc pas créer un fichier permettant d’enregistrer tous <a href="https://benbere.org/terre-dopportunites/twittoscopie-balance-corrompu-president-patronat-malien-pave-mare/">les biens immobiliers et mobiliers</a> du Mali avec les noms, prénoms, date de naissance des propriétaires, mais aussi de la date d’acquisition de ces immobiliers, etc. ; avant de procéder à la traque des auteurs de ces maux. À travers ce fichier et des critères de recherche bien mûris, on pourrait trouver tous les immeubles qui appartiennent aux dilapidateurs.

La création de ce fichier devra alors être suivie par la mise en place d’une commission pour vérifier l’identité des dilapidateurs, qui ont plusieurs immeubles. Et examiner leurs revenus et saisir la justice. Ce fichier permettra également de mieux voir l’impôt sur le revenu foncier payé par les propriétaires.

Avec une réelle volonté politique, ce travail est réalisable en trois mois. Grâce à cette mesure, les recettes fiscales vont augmenter. Il sera possible de mettre une option d’impôts payés pour toutes les immobilisations. Les propriétaires qui ne pourront pas justifier leurs revenus seront expropriés et condamnés. Le chemin conduisant au <a href="https://saheltribune.com/le-mali-kura-serait-il-devenu-un-mirage/">« <em>Mali Kura</em> </a>» passe par la transparence aussi.

<em>Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune. </em>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>

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</item>

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<title>Au Sahel : un nouveau projet au service du développement local</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/au-sahel-un-nouveau-projet-au-service-du-developpement-local-2933051.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 09:47:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La région du Liptako-Gourma traverse une zone de turbulence depuis des années. Cette situation a entraîné une véritable crise économique. </strong>

Dans la région du <u><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Liptako_Gourma">Liptako-Gourma</a></u>, zone des trois frontières (Mali, Burkina Faso et le Niger), les populations traversent maintes difficultés en raison de l’instabilité qui règne dans la région. Dans cette région,  80% des 17 millions d’habitants vivent dans des zones rurales. Des endroits qui souffrent d’un problème d’accès aux services sociaux de base et aux opportunités économiques. Dans cette zone tri-frontière, l’agriculture et l’élevage sont les principales activités de survie des populations.

<strong>Priorités d’investissement  </strong>

« <em>Ces dernières années, une escalade de la violence et des conflits a menacé de déstabiliser l'ensemble de la région et de saper les acquis du développement »,</em> précise la Banque mondiale dans un <u><a href="https://www.worldbank.org/en/news/press-release/2021/06/15/think-regionally-act-locally-a-new-350-million-project-supports-community-based-recovery-and-stability-in-the-sahel">communiqué du 15 juin</a></u> 2021. Cette recrudescence de la violence a conduit à une crise humanitaire aiguë, à l'insécurité alimentaire et aux déplacements forcés.  À cette escalade de la violence, se greffent le changement climatique et la crise pandémique liée à la Covid-19.

Face à cela, la Banque mondiale initie un projet à l’endroit des populations de cette région sahélienne. Plus de 8 millions de personnes bénéficieront de cette enveloppe de 352,5 millions de dollars, soit plus de 193 milliards de FCFA. Ce « <em>projet de redressement et de stabilisation à base communautaire pour le Sahel</em> », approuvé le  15 juin 2021 par le Conseil d'administration de cette institution mondiale, vise à soutenir les services et infrastructures socio-économiques intégrés, les moyens de subsistance et le développement territorial, ainsi que « <em>les données et la coordination régionales pour faire face aux risques multidimensionnels et interdépendants »</em>.

À travers cette initiative, l’institution financière mondiale entend accorder une attention particulière sur les activités génératrices de revenus et la restauration des moyens de subsistance résilients au changement climatique, la livraison de fournitures et des biens ménagers, et des infrastructures de base à petite échelle dans les communautés touchées par le conflit. « <em>Les communes qui accueillent une grande partie des personnes déplacées de force</em> » font également partie des priorités d’investissement dans le cadre de ce projet.

<strong>Promouvoir le « développement économique local »  </strong>

Selon <u><a href="https://blogs.worldbank.org/fr/team/deborah-wetzel">Mme Deborah Wetzel</a></u>, directrice de la Banque mondiale pour l'intégration régionale pour l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord,<em> « ce projet allie réflexion régionale et action locale »</em>. Toujours selon ses explications, <em>« le dialogue régional entre les principaux acteurs gouvernementaux, humanitaires et de développement sous-tendra une réponse politique commune aux facteurs communs de vulnérabilité et de fragilité climatiques, de conflit et de violence ». </em>

Pour sa part, Mme <u><a href="https://www.banquemondiale.org/fr/about/people/s/soukeyna-kane">Soukeyna Kane</a></u>, directrice de pays de la Banque mondiale pour le Burkina Faso, le Tchad, le Mali et le Niger, indique que « <em>la régionalité du projet, sa conception sensible aux conflits et son approche territoriale intégrée complètent le portefeuille existant du Groupe de la Banque mondiale dans le Liptako-Gourma [NDLR] ». </em>

Pour la <u><a href="https://www.banquemondiale.org/fr/what-we-do">Banque mondiale</a></u>, le « <em>modèle centré sur la communauté du projet vise à rétablir le contrat social entre les gouvernements locaux et les communautés en veillant à ce que les investissements locaux répondent aux besoins les plus pressants des communautés et en promouvant le développement économique local ».</em>

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : <u><a href="https://sahetribune.com/">https://sahetribune.com</a></u> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Droits des migrants : des ONG dénoncent des traitements inhumains au Canada</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/immigration-emigration/droits-des-migrants-des-ong-denoncent-des-traitements-inhumains-au-canada-2933048.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 09:37:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Canada place, chaque année, plusieurs milliers de migrants en détention. Parmi eux, des personnes en situation de handicap, ont déclaré, vendredi 18 juin 2021, Human Right Watch et Amnesty internationale dans un rapport conjoint. </strong>

Au XXIe siècle, le monde est toujours confronté à d’énormes défis humanitaires qu’il faut relever. Des personnes subissent toujours des traitements qui n’honorent pas la dignité humaine. Dans un <u><a href="https://www.hrw.org/report/2021/06/17/i-didnt-feel-human-there/immigration-detention-canada-and-its-impact-mental">rapport conjoint</a></u> intitulé <em>« Je ne me sentais pas comme un être humain : La détention des personnes migrantes au Canada et son impact en matière de santé mentale », </em><u><a href="https://www.hrw.org/fr/news/2021/06/17/canada-abus-et-discrimination-lencontre-de-personnes-detenues-pour-des-raisons">HRW et HYPERLINK "https://www.hrw.org/fr/news/2021/06/17/canada-abus-et-discrimination-lencontre-de-personnes-detenues-pour-des-raisons"Amnesty internationale</a></u> dénoncent des pratiques inhumaines que subissent les personnes migrantes en détention au Canada, y compris celles ayant fui des persécutions pour venir chercher protection.

<strong>Des enfants de moins de 6 ans en détention </strong>

Ces migrants <em>« sont régulièrement menottés, enchainées, fouillées et enfermées avec un accès limité ou nul au monde extérieur »</em>. Surtout lorsque leur date de libération n’est pas définie, et que leur détention peut durer des mois, voire des années, souligne-t-on. Les personnes en situation de handicap psychosocial seraient les plus vulnérables. Elles font face à toutes sortes de discrimination tout au long du processus, indiquent les deux ONG.

Ce rapport conjoint souligne que le <u><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Canada">Canada</a></u> a incarcéré, entre avril 2019 et mars 2020, 8 milles 825 personnes âgées de 15 à 83 ans, dont 1 932 dans les prisons provinciales. Durant la même période, 136 enfants, dont 73 âgés de moins de 6 ans, ont été placés en détention afin de ne pas être séparés de leurs parents détenus. Depuis 2016, le Canada avait maintenu plus de 300 personnes migrantes en détention pendant plus d’un an, ont également constaté les deux ONG.

<strong>Des pratiques abusives</strong>

<em>« Le système canadien de détention liée à l’immigration et ses pratiques abusives contrastent vivement avec le multiculturalisme et les valeurs d’égalité et de justice qui font la réputation du Canada dans le monde entier »,</em> a déclaré Ketty Nivyabandi, secrétaire générale d’Amnesty internationale Canada anglophone.

Une <u><a href="https://saheltribune.com/refugies-au-mali-hcr-et-partenaires-engages-dans-lautonomisation-socio-economique/">femme venue d’Afrique</a></u> et placée en détention dès son arrivée au Canada en 2019, confie à HRW :<em> « C’était la fin du monde pour moi. Personne ne m’a expliqué ce qui se passait, ce que j’avais fait de mal »</em>. Selon ses précisions, en dépit de ses tentatives de justification, la garde frontalière ne lui a pas laissée le soin de s’expliquer.  <em>« Je me suis alors dit que j’aurais peut-être mieux fait de rester là-bas et d’y mourir », </em>s’accuse-t-elle<em>. </em>

Les deux ONG appellent donc les autorités canadiennes à ne <em>« jamais laisser place au racisme, à la cruauté et aux violations des droits humains à l’égard des personnes venues pour chercher sécurité et une vie meilleure.</em> » Pour ces deux ONGs : <em>« nul ne devrait être traité de façon punitive pour des raisons liées à l’immigration, et notamment être détenu à l’isolement cellulaire, ou dans des établissements destinés aux auteurs d’infractions pénales tels que des prisons ou tout autre établissement de type carcéral ».</em>

<strong>Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : </strong><strong><u><a href="https://sahetribune.com/">https://sahetribune.com</a></u></strong>]]> </content:encoded>
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<title>Réfugiés au Mali : HCR et partenaires engagés dans l&amp;apos;autonomisation socio&#45;économique</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/refugies-au-mali-hcr-et-partenaires-engages-dans-lautonomisation-socio-economique-2933043.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 09:36:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À l’instar de la communauté internationale, le Mali a célébré, ce dimanche 20 juin 2021, la Journée mondiale du réfugié, à l’hôtel Azalaï de Bamako. </strong>

Réfugié de la République démocratique du Congo (RDC) au Mali depuis quelques années, M. Soucabé, à son arrivée, a squatté les salles de classe d’une école à Lafiabougou, en commune IV du district de Bamako, en compagnie de sa famille, notamment d’un fils malade. Il vivait dans une situation de précarité. Mais le financement de <u><a href="https://www.unhcr.org/fr/">l’Agence HYPERLINK "https://www.unhcr.org/fr/"des Nations unies pour les réfugiés</a></u> (HCR) a été un coup de baguette magique pour lui et famille.

<strong>Meilleure élève avec 17 de moyenne </strong>

« <em>Grâce au financement du HCR, j’ai réussi à changer ma vie en devenant chef d’entreprise </em>», se réjouit M. Soucabé après avoir reçu le prix de la meilleure AGR, à l’occasion de la commémoration de la <u><a href="https://www.un.org/fr/observances/refugee-day">Journée mondiale HYPERLINK "https://www.un.org/fr/observances/refugee-day"duHYPERLINK "https://www.un.org/fr/observances/refugee-day" réfugié</a></u>, le 20 juin.

Aujourd’hui, ce réfugié congolais gère son pressing, où sont employés non seulement d’autres réfugiés, mais aussi des citoyens maliens. Mais le HCR s’engage à continuer de l’appuyer encore afin de développer davantage son activité et améliorer sa condition de vie.

<em>« Les réfugiés ont des capacités et un savoir-faire qui peuvent contribuer au développement socio-économique des communautés qui les accueillent, si l’opportunité leur est donnés</em> » , martèle le représentant du HCR au Mali, Buti Kale. Selon ses précisions, « <em>malgré les obstacles, chaque jour, nous avons l’occasion de constater les réalisations remarquables des rapatriés, des réfugiés, des déplacés internes et des apatrides ». </em>

Réfugiée d’origine ivoirienne, Adame Coulibaly est la meilleure de toutes les filles de sa classe de 7<sup>e</sup> année au Mali, avec 17 de moyenne. Âgée de 13 ans, Adame reçoit à l’occasion de cette journée du réfugié le prix du meilleur élève. Un prix composé d’un sac, d’une table, des livres, des cahiers et des stylos. Le HCR s’engage ainsi à l’inscrire dans des centres de recherche et de lecture. « <em>Ces cadeaux sont pour ma famille, spécialement à ma sœur jumelle Awa, </em>souligne la petite Adame très joyeuse<em>, qui m’a toujours encouragée et accompagnée</em>.»

<strong>Près de 87 % des réfugiés </strong>

Ces appuis aux réfugiés au Mali répondent mieux au thème de la Journée mondiale du réfugié de cette année : « <em>Ensemble, on peut tout réussir »</em>. À travers ce thème, le HCR et le système des Nations Unies appellent à « <em>une plus grande inclusion des réfugiés dans les systèmes de santé, dans le secteur de l’éducation et même dans le monde des sports »</em>.

Beaucoup de travaux ont été réalisés au bénéfice des réfugiés au Mali, mais le chemin reste encore long selon Buti Kale. Car « <em>les besoins demeurent importants et s’accroissent avec l’instabilité multidimensionnelle</em> ». Au cours de l’année 2020, plus de 5000 rapatriés du Burkina Faso sont arrivés au Mali à la suite des attaques contre <u><a href="https://www.thenewhumanitarian.org/fr/news/2020/06/26/Mali-Burkina-Faso-refugies-extremistes">le camp de Goudoubou</a></u>. Aujourd’hui, le Mali compte 47 mille 567 réfugiés et 972 demandeurs d’asile.

<em>« Lorsque nous apprenons que 82,5 millions d’hommes, de femmes et d’enfants, sont en situation de refuge et près de 87 % sont dans les pays en voie de développement pour cause de guerre, violences et persécution, cela fait vraiment appel à la conscience de tous et de toutes</em> », explique le président de l’Union des réfugiés du Mali, Patrice Mvuama.

<strong>Doléances au gouvernement malien </strong>

À l’occasion de la célébration de cette Journée, les réfugiés du Mali n’ont pas manqué à formuler des doléances auprès du gouvernement malien. Par la voix de leur président, il sollicite un passeport biométrique des réfugiés afin de leur faciliter la mobilité dans la sous-région, l’octroi des logements sociaux aux réfugiés ayant la capacité de s’acquitter des frais, bénéficier des actions de solidarité au même titre que leurs parents maliens, leur représentation au sein de leur ministère. Auprès du HCR ainsi que des différents partenaires, les réfugiés maliens ont formulé des doléances pour l’amélioration de leurs conditions.

Le ministre délégué auprès du ministre de la Santé et du Développement social, chargé de l’Action humanitaire, de la Solidarité, des Réfugiés et des Déplacés, Abdoulaye Maïga estime important de se souvenir des réfugiés qui ont traversé plusieurs épreuves bouleversantes. Malgré le contexte difficile, le Mali s’engage pour la cause des réfugiés. Des moyens seront déployés pour le retour des réfugiés maliens, a rassuré M. Maïga.

Cette <u><a href="https://saheltribune.com/en-debat-linsertion-socio-economique-des-refugies-au-mali/">Journée</a></u> a pris fin par une visite de stands tenus par des réfugiés ainsi qu’une vaccination des réfugiés contre la covid-19.

<strong>Fousseni Togola</strong>

<strong>Source : <u><a href="https://sahetribune.com/">https://sahetribune.com</a></u> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tchad : la CPI saisie par quatre organisations des droits de l’Homme</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/tchad-la-cpi-saisie-par-quatre-organisations-des-droits-de-lhomme-2932807.html</link>
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<pubDate>Sat, 19 Jun 2021 16:56:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À peine installé dans ses fonctions, le nouveau procureur de la Cour pénale internationale, Karim Khan pourrait ouvrir le dossier tchadien demandant une enquête sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Des crimes qui auraient été commis, il y a une année, par l’armée tchadienne contre la rébellion, et lorsde la prise du pouvoir par le Conseil militaire de transition (CMT), contre des civiles.

Après le décès d’Idriss DébyItno,le Tchad était tombé dans une zone de turbulence. DesTchadiensétaient descendus dans les rues pour réclamer une « <em>transition civile et démocratique</em> ». Des manifestations qui ont été <a href="https://www.franceculture.fr/emissions/revue-de-presse-internationale/la-revue-de-presse-internationale-emission-du-mercredi-28-avril-2021"><em>« violemment réprimées </em></a><em>»</em> par les forces de l’ordre.

Au cours de ces mobilisations, plusieurs morts auraient été enregistrés. La France condamnait ces répressions.SelonPhilippe Larochelle, l’avocat des organisations ayant déposé la demande d’enquête sur la table du procureur, le mois dernier,« <em>les crimes de guerre qui étaient déjà commis dans le cadre des affrontements avec Boko Haram ou avec les forces du Fact, se portent maintenant sur la population civile elle-même ».</em>

Cette demande d’enquête est l’œuvre de quatre organisations des droits de l’homme, dont deux organisations tchadiennes, la LTDH et la CTDDH, selon la <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210618-les-crimes-pr%C3%A9sum%C3%A9s-de-l-arm%C3%A9e-tchadienne-sur-le-bureau-du-nouveau-procureur-de-la-cpi">RFI</a>. Philippe Larochelle, au micro de nos confrères de RFI, rassure : « <em>Notre demande repose sur de nombreuses preuves […]</em> ». Il demande toutefois des mesures de protection « <em>pour les victimes et les témoins</em> », rassure Philippe Larochelleau micro de confrères de Radio France Internationale.Avant de demande toutefois des mesures de protection « <em>pour les victimes et les témoins</em> »

<strong>F. Togola</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Après une décennie d’absence, Laurent Gbagbo foule le sol ivoirien</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/apres-une-decennie-dabsence-laurent-gbagbo-foule-le-sol-ivoirien-2932636.html</link>
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<pubDate>Fri, 18 Jun 2021 01:20:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En Côte d’Ivoire, l’ancien président de la République, Laurent Gbagbo est de retour au bercail après une décennie d’absence. Plusieurs de ses militants étaient au rendez-vous, ce jeudi 17 juin 2021. </strong>

À l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo a été accueilli dans une ambiance bon enfant, ce jeudi 17 juin 2021, par ses partisants. Des chants d’honneur et cris de joie ont marqué cet événement qui se veut un tournant décisif pour la politique ivoirienne. Même les incidents qui ont précédé son arrivée n’ont pas pu enlever à cet accueil toute sa saveur.  Des incidents condamnés par le porte-parole de Laurent Gbagbo, Katinan Koné : « <em>Le gouvernement n’a pas interdit un quelconque rassemblement pour l’accueil, et une police ne peut agir sans ordre des supérieurs</em> ». Insinuant une « <em>manipulation</em> », il estimait craindre pour la sécurité de l’ex-président.

<strong>« Tourner définitivement la page de deux décennies de division »</strong>

Quelques heures avant l’arrivée de Gbagbo sur la terre de ses ancêtres, Simone Gbagbo s’est adressée aux Ivoiriens ainsi qu’au monde entier. Selon elle, ce retour de Laurent Gbagbo n’est que la <em>« conclusion positive et victorieuse</em> » de toutes les luttes menées depuis la crise post-électorale ayant conduit à leur arrestation. Cette arrivée du président du Front populaire ivoirien (FPI) « <em>ouvre de nouvelles perspectives</em> » pour la Côte d’Ivoire, a-t-elle martelé tout en demandant la libération des autres prisonniers des événements de 2010-2011.

<em>Il s’agit d’« une étape importante dans le processus de réconciliation nationale</em> » entre les Ivoiriens, selon Guillaume Soro. Toutefois, celui-ci plaide également pour la <em>« libération de tous les prisonniers politiques et militaires encore en détention et le retour dans leur pays de tous les Ivoiriens contraints à l’exil</em> ».

« <em>Nous sommes arrivés au terme d’un combat politique et juridique qui a concerné la Côte d’Ivoire tout entière, qui a mobilisé l’engagement de toute l’Afrique et focalisé l’attention du monde entier</em> », a conclu Simone Gbagbo. « <em>Ce retour de ce fils de la Côte d’Ivoire doit être l’occasion de tourner définitivement la page de deux décennies de division et de conflits et de s’engager irrémédiablement sur la voie de la renaissance de notre patrie </em>», juge Guillaume Soro.

<strong>F. Togola</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : quelle politique agricole solide pour le Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/tribune-quelle-politique-agricole-solide-pour-le-mali-2932632.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 18 Jun 2021 01:14:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Abdoulaye dit Allaye Koita, président de l’Association politique « <em>En Avant</em> », analyse dans cette tribune la politique agricole au Mali. Il fait des suggestions pour faire du Mali le grenier de toute l’Afrique. </strong>

Traversé par deux fleuves, le Niger et le Sénégal, le Mali dispose d’un potentiel agricole inestimable. En plus de ces deux cours d’eau, une saison pluvieuse, de mai à octobre, permet également l’exercice d’une agriculture de céréales sèches. Malgré ces potentiels, le Mali reste toujours dépendant de l’importation pour subvenir aux besoins de sa population. Le marché malien est presque servi que du riz importé. À quand une véritable politique agricole sans politique politicienne pour faire du Mali le grenier de l’Afrique de l’Ouest et pourquoi pas de l’Afrique entière ?

<strong>Une politique d’aménagement </strong>

Cela est bien possible. Mais ne pourrait voir le jour sans une politique d’aménagement agricole, non pas seulement dans les zones offices du Niger et Office riz, mais partout au Mali. Les champs traditionnels familiaux jouent un rôle important dans ce processus d’aménagement des surfaces agricoles.

Lorsque l’on visite ces champs familiaux en examinant leur nature, on se rend compte qu’avec un minimum d’aménagement, on pourrait augmenter leur rendement. Mais les propriétaires de ces exploitations familiales sont généralement confrontés à d’énormes défis, dont l’absence de moyens conséquents pour mieux aménager ces surfaces. Ajouté à ce défi, la possession de surfaces non aménagées et généralement inaccessibles pendant l’hivernage. Ce défi fait voir la nécessité d’une politique d’aménagement des routes en plus de celle des surfaces agricoles.

<strong>Des préalables à prendre en compte</strong>

Ces vingt dernières années, nous avons entendu des discours sur la mécanisation de l’agriculture. Une initiative dont les jalons ont été posés par l’ex-président de la république, Amadou Toumani Touré (ATT), à travers la création de Mali Tracteurs et la distribution de quelques tracteurs aux paysans. Sous Ibrahim Boubacar (IBK) également, 1000 tracteurs ont été subventionnés et distribués aux agriculteurs. Malgré tout, la production agricole ne décolle pas. Où se situe donc le problème ?

Cette politique de mécanisation avait des préalables qu’il ne fallait pas négliger. Pour mieux exploiter un tracteur, il faut que le champ soit bien aménagé. Et  ces aménagements ne peuvent être faits que par de grosses machines (bulldozers). Le prix d’un Bulldozer neuf est en moyenne 80 millions. Comment un agriculteur peut-il s’offrir cette machine.

En plus de l’aménagement des champs, il convient également de supprimer le Commissariat à la Sécurité alimentaire pour le remplacer par le Commissariat à l’aménagement des territoires agricoles. Ce commissariat sera doté de représentants régionaux disposants d’outils pour l’aménagement des territoires agricoles.

À travers la mise en œuvre de ces quelques mesures, dans cinq ans, le Mali pourrait devenir un grand exportateur de produits agricoles. Il pourrait même se positionner comme le grenier de l’Afrique de l’Ouest et plus tard celui de l’Afrique toute entière.

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport&#45;ONU : au Mali, la situation humanitaire est alarmante</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/rapport-onu-au-mali-la-situation-humanitaire-est-alarmante-2932631.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 18 Jun 2021 01:12:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Dans son second rapport trimestriel sur la situation au Mali, le secrétaire général des Nations-Unies déplore l’aggravation de la crise humanitaire, malgré de nombreux efforts constatés.</strong></em>

« <em>La crise persistante en matière de sécurité a abouti à une augmentation du nombre de personnes déplacées</em> » au Mali. Entre avril et juin 2021, le nombre de personnes déplacées est passé de 332 000 à 346 864, dont 56 % constituent des femmes ou des filles et 61 % des enfants, selon le dernier rapport trimestriel du secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali.

<strong>« Une grave insécurité »</strong>

Cette augmentation du nombre de déplacés a entraîné également une aggravation de la situation humanitaire. Durant la période en revue, 5,9 millions de personnes avaient besoin d’une aide humanitaire. Toutes ces situations ne sont que le corollaire de « <em>la propagation du conflit dans des parties du sud du Mali et les attaques contre les civils</em> ».

Pourtant, précise Antonio Guterres dans son rapport, au 14 avril, « <em>seuls 14,3 % du montant de 563 millions de dollars demandés dans le cadre du plan de réponse humanitaire avaient été reçus ».</em> Une situation qui ne permet pas une véritable prise en charge des personnes dans le besoin.

En plus des déplacements massifs des populations, sur le plan humanitaire, l’insécurité alimentaire et la malnutrition restent des préoccupations. Selon le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en 2021, « <em>1 307 073 personnes devraient être exposées à l’insécurité alimentaire ».</em> Un chiffre qui marque une hausse de 36 % par rapport à celui enregistré en novembre 2020. Dans la région de Mopti, au centre du Mali, près de 30 % de la population est confrontée à « <em>une grave insécurité</em> », notamment à Bankass et à Bandiagara, a-t-il indiqué.

<strong>Programme de renforcement des capacités</strong>

Ces crises s’expliquent par la situation sécuritaire, les effets du changement climatique ainsi que la pandémie de la Covid-19. Le 14 mai, le Mali comptait déjà 14 190 cas signalés et 511 décès enregistrés. Selon le Gouvernement de transition malien, à cette date, 71 216 personnes, dont 40 167 hommes et 31 049 femmes, avaient reçu la première dose de vaccin. Quant aux personnes complètement vaccinées, leur nombre s’élevait à 13 064 personnes, dont 7 766 hommes et 5 298 femmes.

« <em>Pour garantir un environnement favorable à l’accès et l’aide humanitaires, leBureau de la coordination de l’assistance humanitaire et ses partenaires ont lancé un programme visant à renforcer les capacités, à resserrer la coopération civilo-militaire</em><em>
et à consolider les principes humanitaires dans plusieurs régions du centre et du nord du Mali</em> », précise-t-on dans ce rapport trimestriel du patron de l’ONU.

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Harcèlement sexuel : quand Mariama raconte son expérience</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/harcelement-sexuel-quand-mariama-raconte-son-experience-2932368.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Jun 2021 10:23:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Des joueuses de l’équipe nationale féminine de basketball des moins de 18 ans du Mali auraient été victimes d’abus sexuels de la part de leur entraîneur principal. Human right Watch (HRW) demande une ouverture d’enquête.  </strong>

A l’âge de quinze (15) ans, Mariama joue déjà dans l’équipe féminine de Basketball du Mali. Pour la première fois, elle sera sélectionnée dans un tournoi international de la FIBA qui se tenait à l’étranger. Mais le bonheur et le malheur ne sont jamais éloignés l’un de l’autre.

<strong>Des avances ou des menaces </strong>

Au cours de ce séjour, Mariama reçoit une invitation de son entraîneur, Amadou Bamba, à lui rejoindre dans sa chambre d’hôtel. Une fois sur place, la jeune joueuse se verra forcer à avoir des relations sexuelles avec son entraîneur en échange d’une place dans l’équipe.

« <em>Quand Mariama est entrée dans sa chambre, Bamba a essayé de la forcer à avoir des relations sexuelles avec lui en lui promettant de l’argent et plus de temps de jeu sur le terrain</em> », rapporte <u><a href="https://www.hrw.org/fr/news/2021/06/14/mali-la-federation-de-basketball-aurait-dissimule-des-abus-sexuels-lencontre-de">Human Right Watch</a></u>. La jeune joueuse réussit à s’échapper en courant de la chambre.

Un début de calvaire pour Mariama qui finira par dénoncer le comportement de son entraîneur au président de la Fédération malienne de basketball, Harouna Maïga. « <em>Je suis allée voir le président de la Fédération pour lui parler de Bamba. Il a dit que je pourrais être dans l’équipe si je ne dénonçais pas Bamba. C’est comme cela que j’ai pu jouer [dans des tournois internationaux de la FIBA]. Le président a dit que tant que je ne désobéirais pas à l’entraîneur, </em>explique Mariama<em>, je pourrais rester dans l’équipe </em>», rapporte HRW.

<strong>« Peur de perdre leur place dans l’équipe nationale »</strong>

Mariama ne serait pas la seule victime de ce comportement « <em>abusif</em> » de Bamba. « <em>L’entraîneur Bamba entrait souvent dans les chambres des filles quand elles n’étaient pas là ou quand elles étaient seules, pour leur dire de mauvaises choses et essayer de leur faire des avances »</em>, souligne la jeune joueuse de Basketball à HRW. Oumou, une ex-joueuse de l’équipe des moins de 18 ans, entraînée par Bamba, explique avoir été punie après avoir refusé les avances sexuelles de son entraîneur. « <em>Quand j’ai refusé, il ne m’a pas laissée jouer. Il m’a mise à l’écart des matches</em> », a-t-elle expliqué à HRW.

Ce quinquagénaire, entraîneur de l’équipe nationale féminine de basketball des moins de 18 ans depuis 2016, « <em>aurait agressé ou harcelé sexuellement au moins trois joueuses et contrarié leurs carrières quand elles ont refusé d’avoir des rapports sexuels avec lui ».  </em>

Si les victimes parlent peu de cette expérience sombre de leur carrière, c’est parce qu’elles seraient partagées entre craintes et menaces. « <em>Bamba dit aux filles qu’il va les emprisonner et emprisonner leurs parents parce qu’il en a le pouvoir</em>  », raconte Mariama. Aïssata Tina Djibo, ex-membre de l’équipe nationale féminine de basketball et présidente d’une Association d’aide et d’accompagnement physique, ne dit pas le contraire : « <em>Les victimes ne parlent pas parce qu’elles ont peur de perdre leur place dans l’équipe nationale ». </em>

<strong>Un problème répandu au Mali</strong>

Selon <u><a href="https://www.hrw.org/fr/about/people/minky-worden">MinkyHYPERLINK "https://www.hrw.org/fr/about/people/minky-worden" HYPERLINK "https://www.hrw.org/fr/about/people/minky-worden"Worden</a></u>, directrice des Initiatives mondiales à Human Rights Watch, <em>« de nombreuses jeunes filles au Mali espèrent que leurs talents pour le basketball et leur assiduité à l’entraînement les aideront à réaliser leur rêve de jouer un jour pour l’équipe nationale</em> ». Et de déplorer : « <em>Mais pour beaucoup de joueuses au Mali, le harcèlement et les violences sexuelles ont été un aspect fréquent, destructeur et totalement inacceptable de leur expérience d’athlète ».</em>

Une fois saisie de ses allégations d’abus sexuels commis au Mali, la Fédération internationale de basketball a directement réagi en <u><a href="http://www.fiba.basketball/fr/news/fiba-statement-regarding-allegations-of-systemic-sexual-harassment-within-the-mali-basketball-federation">suspendant</a></u>, dans l’attente des résultats d’une enquête, les entraîneurs et les responsables qui seraient impliquées directement ou indirectement à ces abus. Quant au président de la FIBA, Hamane Niang, il a également <u><a href="https://www.nytimes.com/2021/06/13/sports/olympics/fiba-basketball-mali-sexual-abuse.html">quitté ses fonctions</a></u> en attendant la fin des enquêtes. En plus de toutes ces mesures, la FIBA apporte d’autres services aux survivantes, notamment des soins médicaux, une assistance psychologique et juridique, souligne HRW.

Les autorités maliennes sont alors invitées à une enquête impartiale et crédible afin de faire toute la lumière sur ces allégations et pour mieux protéger les jeunes filles.

Au Mali, au-delà du monde sportif, la violence sexiste est un <u><a href="https://www.ecpat.org/wp-content/uploads/2017/05/A4A_V2_AF_MALI_ebook.pdf">problème très répandu</a></u>. Un sondage <u><a href="https://dhsprogram.com/pubs/pdf/SR261/SR261.pdf">de 2018 de l’Institut national des statistiques</a></u> souligne que près de la moitié des femmes et des filles maliennes âgées de 15 à 49 ans ont subi des violences sexistes.

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : <u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Situation politique au Mali : le peuple « mérite mieux », selon le chef de la MINUSMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/situation-politique-au-mali-le-peuple-%25e2%2580%2589merite-mieux%25e2%2580%2589-selon-le-chef-de-la-minusma-2932362.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Jun 2021 09:53:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Trois semaines après un second coup de force en neuf mois, dans un pays où l’insécurité persiste, le chef de la Mission des Nations-Unies au Mali (MINUSMA) a souligné, lundi 14 juin 2021, la nécessité d’un <em>« soutien continu » </em>du Conseil de sécurité et de la communauté internationale à ce pays du Sahel.</strong>

Après les démissions, le 26 mai 2021, du Président de la transition Bah N’Daw, et son Premier ministre Moctar Ouane, le Colonel Assimi Goita est devenu, le 7 juin 2021, le nouveau Président de la transition du Mali. Le même jour, Choguel Kokala Maiga a été nommé Premier ministre. Le 11 juin, ce dernier a annoncé la formation de son gouvernement composé de 25 ministres et trois ministres délégués. Confronté à une insécurité persistante dans sa partie centrale et septentrionale, le Mali semble aller de mal en pis.

<strong>Engager des réformes cruciales</strong>

Lors de sa première intervention publique devant les membres du Conseil de sécurité, le Chef de la MINUSMA, El-Ghassim Wane a souligné la nécessité de soutenir le Mali à sortir de l’impasse. <em>« Le Mali est à un tournant critique et nous ne pouvons pas le laisser sombrer dans une nouvelle instabilité avec les conséquences dramatiques pour la sous-région et au-delà. Ce serait de faire défaut au peuple malien, qui mérite mieux »</em>, a-t-il prévenu. <em>« Une action immédiate est maintenant requise pour engager des réformes cruciales et jeter les bases d’un processus électoral crédible »,</em> a déclaré le chef de la MINUSMA.

Pour réussir dans ces chantiers, le nouveau chef de la Minusma suggère <em>« une approche inclusive, un leadership malien fort et un compromis politique ». </em>Cette réussite passe également par un<em> « soutien indéfectible des partenaires internationaux »,</em>

<strong>Des engagements à respecter</strong>

Le Président de la transition et son Premier ministre, ayant assuré aux partenaires internationaux de respecter le calendrier de transition, lequel prévoit des élections d’ici février, tout en réitérant leur engagement à travailler avec les mouvements armés signataires de l’Accord issu du processus Alger, M. Wane exhorte toutefois au respect de ces engagements. <em>« Ces engagements doivent maintenant se traduire par des actions urgentes et concrètes, qui nécessitent la contribution constructive de toutes les parties prenantes maliennes »</em>, a-t-il insisté.

<em>« Le moment est venu pour les dirigeants maliens de s’élever au-dessus de la politique partisane et des intérêts personnels et de travailler ensemble pour faire face à la crise dans l’intérêt de leur pays et son avenir », </em>a ajouté le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies au Mali, tout en précisant que <em>« l’appui de la MINUSMA restera essentiel à cet égard. » </em>Ce n’est pas tout. M. Wane a également souligné que <em>« les efforts de la Mission doivent être concentrés sur le terrain »,</em> même si Bamako reste <em>« le centre de l’attention politique et que l’engagement politique dans la capitale restera essentiel. »</em>

<strong>Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : </strong><strong><u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u></strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tribune : faut&#45;il encore une force française au Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/tribune-faut-il-encore-une-force-francaise-au-mali%25e2%2580%2589-2932356.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Jun 2021 09:45:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Salif Sacko est enseignant-chercheur à l’université des sciences juridiques et politiques de Bamako. Dans cette tribune, il fait un état des lieux de la présence militaire française au Mali. </strong>

En janvier 2013, lorsque les groupes armés terroristes ont franchi la frontière de la zone occupée pour progresser vers le sud. Pour contrecarrer cette menace de trop, le Pr. Dioncounda Traoré, ancien Président par intérim, a jugé nécessaire de demander l’aide aérienne de la France en soutien aux forces armées du pays.

Pour des raisons de politique intérieure, l’ancien Président français, François Hollande, a privilégié une solution de grande ampleur en envoyant dans la foulée un contingent de 4000 soldats au nord du Mali par voie terrestre.  Depuis lors, la France demeure présente au Mali. De l’opération Serval à l’opération Barkhane, la sécurité est toujours délétère, gangrenée par le terrorisme.

<strong>L’opération Serval libère Tombouctou et Gao, mais pas Kidal</strong>

La France avec les troupes de la mission « <em>Serval</em> » parvient en peu de temps à libérer les villes de Tombouctou et de Gao avant de repousser, en l’espace de trois mois, une grande partie des quelque 2000 combattants djihadistes vers le Sahara ou la frontière algérienne. À Kidal, la seule région du Mali à majorité touareg, l’objectif officiel de la mission, à savoir rétablir l’intégrité de l’État malien, a été relégué au second plan pour des motifs tactiques.

L’opération « <em>Serval</em> » a permis au Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) de prendre tacitement le contrôle militaire de Kidal. Ce qui lui a permis de recruter ses combattants experts des lieux, pour la recherche d’otages français détenus dans les positions isolées des terroristes. Une décision aux conséquences graves.

L’intégrité de l’État malien n’est pas encore assurée à l’heure actuelle et la France est accusée par plus d'un Malien d’avoir contribué en grande partie à une telle situation. L’intervention militaire de la France, avec l’Opération Serval, n’a pas pu enrayer le terrorisme du Mali jusqu’à sa transformation, en 2014, en opération Barkhane.

<strong>Barkhane n’a pas réussi à éradiquer le terrorisme </strong>

Comme son devancier, l’Opération Barkhane qui a adopté une approche régionale n’a pas pu faire face efficacement au phénomène du terrorisme dans la région. Elle couvre cinq pays (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), d’une superficie de près de 5 millions de kilomètres carrés représentant 7,6 fois le territoire français (9 fois le territoire métropolitain). Si cette régionalisation est rendue nécessaire par la nature même de la menace à contrer, elle pose, cependant, un certain nombre de difficultés susceptibles d’obérer l’efficacité générale de Barkhane. Il apparait que l’élongation du théâtre des opérations induit des contraintes en matière de logistique, de gestion des ressources humaines, de planification, d’évacuation sanitaire, de respect des délais d’acheminement entre les différents sites, de maintenance ou encore de communication.

En l’occurrence, il apparaît que Barkhane souffre, comme la plupart des opérations françaises, d’une carence de moyens ne permettant pas d’exploiter l’opération à son plein potentiel. Au final, il semble que l’armée française est pénalisée au plan stratégique. Et ce, malgré d’indéniables succès tactiques.

<strong>Compter sur soi-même pour sa souveraineté </strong>

En conséquence du coup d’État du 24 mai dernier, la France a décidé dans un premier temps de suspendre ses opérations militaires conjointes avec les forces maliennes avant d’annoncer finalement, jeudi 10 juin en fin d’après-midi, la fin de l’opération Barkhane, pour laquelle 5100 soldats sont déployés au Sahel depuis 2014.

L’objectif de la France est de sortir la présence française au Mali du cadre strict d’une opération extérieure de forces conventionnelles, pour la basculer le plus possible vers celui d’une coopération multilatérale.

Cependant, ne serait-elle pas loisible que le Mali prenne à bras-le-corps sa propre sécurité ?

En tout cas, s’il est vrai que le Mali ne peut à lui seul assurer sa propre sécurité, faudrait-il encore que les intervenants internationaux agissent de bonne foi dans le cadre de leur intervention. Malheureusement, les États n’agissent que pour leur intérêt propre. Le Mali ne doit compter que sur lui-même pour préserver sa souveraineté.

<strong>Source : <u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Au Tchad : la mise en place du CNT divise les acteurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/au-tchad-la-mise-en-place-du-cnt-divise-les-acteurs-2932359.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Jun 2021 09:45:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis la mise en place du Comité de désignation des membres du CNT, le 13 juin 2021, le ton monte du côté de la classe politique et la société civile tchadiennes.  </strong>

L’ancien président tchadien, Idriss Déby Itno est décédé en avril 2021, suite à des blessures par balle reçue alors qu’il conduisait ses troupes sur le champ d’honneur. Dès l’annonce de son décès, un Conseil militaire de transition (CMT), dirigé par son fils, Mahamat Idriss Déby, a été mis en place.

<strong>Tentative de « confiscation du pouvoir »</strong>

Le CMT, une fois sur place, a dévoilé une charte de la transition composée de trois organes : le conseil militaire de transition, le Conseil national de transition et le gouvernement de transition. Le président du Conseil militaire de transition est celui qui choisit et nomme les membres de chacun des autres organes. Durant les dix-huit (18) mois de la transition, il assure les fonctions de président, de chef d’État et de chef suprême des armées.

Depuis son adoption, cette charte est rejetée par l’opposition tchadienne qui demande un retour à l’ordre constitutionnel. Malgré tout, le CMT poursuit son travail. Le week-end dernier, il a mis en place le comité chargé de la désignation des futurs membres du Conseil national de transition (CNT). Une fois désignés, les 93 membres du CNT auront la charge de rédiger la nouvelle constitution du Tchad, durant les seize (16) mois restants.

La désignation de ce comité a mis le feu aux poudres. Ce Comité est assez dénoncé par des partis d’opposition ainsi qu’une frange de la société civile comme une tentative de « <em>confiscation du pouvoir</em> » par le CMT.

<strong>Un Comité taillé sur mesure ? </strong>

Le mouvement de la société civile « Wakit Tama » juge cette mise en place de « <em>complaisant</em> ». Pour le parti d’opposition « Les Transformateurs », il s’agit d’une tentative pour <em>« mettre les Tchadiens devant le fait accompli</em> ». Succès Masra, président des Transformateurs, estime qu’il fallait au préalable une « <em>conférence nationale souveraine et inclusive</em> », avant la mise en place des organes de la transition. Mais, indique Alain Kemba, coordinateur national du mouvement citoyen le Temps, sur les antennes de RFI, le CMT est plutôt dans une course contre la montre.

Le syndicaliste Barka Michel, membre du mouvement de la société civile Wakit Tama, indique également que cette Conférence nationale souveraine était importante afin d’aller à des élections libres, transparentes et crédibles.

De par sa composition, ce Comité semble ne pas inspirer confiance. Certains estiment qu’il est composé en grande partie de personnalités issues de l’ancienne majorité. Une version niée par le pouvoir en place selon lequel toute la classe politique tchadienne y est représentée. « <em>Ce comité-là représente déjà les principales forces politiques actuelles. Celles qui, en tout cas, ont été par le passé légitimées par le suffrage universel et celles qui ont un poids politique réel dans le pays</em> », précise Abderaman Koullamallah, ministre de la Communication.

Pourtant, la présidence  du Comité de sélection est assurée par le général Djimadoum Tiraina, un fidèle du défunt président Idriss Déby Itno. Il est aussi le vice-président du Conseil militaire de transition.

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : <u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : réactions des politiques sur la formation du nouveau gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mali-reactions-des-politiques-sur-la-formation-du-nouveau-gouvernement-2931948.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 01:09:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En début de week-end, la liste du gouvernement Choguel KokallaMaïga a été publiée. La réaction de la classe politique malienne ne s’est pas fait attendre. </strong>

Après sa prestation de serment devant la Cour suprême, lundi 7 juin 2021, le nouveau président de la transition malienne, le colonel AssimiGoita a signé le décret de nomination du Premier ministre de la Transition, Dr ChoguelKokallaMaïga. Cinq (5) jours après, soit le vendredi 11 juin, sur proposition du nouveau Premier ministre, une liste de 28 ministres, dont trois (3) ministres délégués, a été rendue publique.

Ce nouveau gouvernement de la transition, le troisième en l’espace de dix (10) mois, compte des membres du Mouvement du Premier ministre, le M5-RFP, ainsi que des proches de la junte au pouvoir.

<strong>« Je n’attends rien de ces gens-là »</strong>

Cette composition ne reçoit pas une grande adhésion des partis politiques du pays qui estiment que ce gouvernement est exclusif alors que l’ex-président du Comité stratégique du M5 avait promis un « <em>gouvernement inclusif</em> ». L’Adema-PASJ constate que <em>« la composition du nouveau gouvernement ne reflète pas la promesse d’inclusivité faite avant sa formation et qui avait fait naître l’espoir d’associer les principales forces politiques et sociales à l’action gouvernementale</em> ».

Selon le parti de l’ex-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Parti pour la renaissance nationale (Parena), « <em>la montagne a accouché d’une souris</em> ».Le parti de Tiébilé Dramé souligne la <em>« violation des conclusions du Dialogue national inclusif (DNI) et de la Charte de la Transition qui fixent le nombre de ministres au maximum à 25</em> ».

Naby Ibrahima Togola, président du Mouvement pour le redressement national (MORENA), au cours d’un débat sur Africa FM, samedi 12 juin dernier, indique que ce gouvernement a été précipitamment mis en place sans qu’il y ait au préalable une large consultation, notamment des partis politiques. « <em>Je n’attends rien de ces gens-là </em>», a-t-il laissé entendre.

<strong>« Forger un consensus national sur les prochaines étapes »</strong>

L’Alliance<em> « Ensemble pour le Mali </em>» (EPM) de Dr Bokary Treta trouve que cette « <em>situation appelle à des questionnements</em> » auxquels ils doivent <em>« faire face</em> ». Le Parena quant à lui ne va pas avec le dos de la cuillère : « <em>Les jalons d’une transition non inclusive et de la fuite en avant ont ainsi, été posés ».</em>

Face à une telle situation de mécontentement de la classe politique, le Parena se dit inquiet <em>« des risques d’instabilité liés à une transition non consensuelle et aux manquements des engagements pris solennellement devant le peuple malien et la communauté internationale </em>».Le bélier blanc invite à ce titre à la tenue « <em>de consultations des forces vives du pays pour adopter une nouvelle Feuille de Route adaptée à la durée restante de la Transition afin de forger un consensus national sur les prochaines étapes</em> ».

Le Premier ministre et son gouvernement sont alors attendus sur plusieurs chantiers, notamment la stabilisation du pays et l’organisation d’élections régulières et crédibles dans les délais annoncés. Pour la réussite de cette transition, l’Adema-PASJ réaffirme <em>« son soutien et son engagement ».</em>

<strong>F. Togola</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sahel : au Nigéria, l’inquiétant enlèvement répétitif des écoliers</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/sahel-au-nigeria-linquietant-enlevement-repetitif-des-ecoliers-2931947.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 00:56:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après de nouveaux enlèvements et la suspension de Twitter dans le pays depuis une semaine, une grande mobilisation a été dispersée au Nigéria, samedi 12 juin 2021. </strong>

Des enlèvements à répétition et des violations de la liberté de manifestation, c’est ce qui caractérise le pays le plus peuplé d’Afrique. Dans un collège scientifique du nord du Nigéria, jeudi 10 juin 2021, au moins un étudiant a été tué et plusieurs autres personnes enlevées au cours d’une attaque dans la soirée. Uzaifa Bello Abdulhadi, le délégué des étudiants, précise : « <em>Les kidnappeurs ont pris huit de nos étudiants, un a été tué et deux de nos professeurs manquent toujours à l’appel </em>».

<strong><em>« Tous les étudiants ont quitté l’école »</em></strong>

Ces descentes nocturnes d’hommes armés, qui enlèvent la plupart des écoliers, dans les établissements scolaires, sont assez fréquentes au Nigéria. En décembre 2020, 344 lycéens a

ont été enlevés à Katsina. Ils seront libérés une semaine plus tard. Au mois de février 2021, un écolier a été tué au cours d’une attaque perpétrée par des hommes armés. Un incident au cours de laquelle 27 autres écoliers, 3 professeurs, et 12 autres habitants ont été faits prisonniers. Au total, <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210218-nigeria-l-enl%C3%A8vement-de-42-personnes-%C3%A0-kagara-provoque-%C3%A9moi-et-col%C3%A8re">42 personnes</a> ont été kidnappées au cours de cette attaque dans le centre-ouest du Nigéria.

En février, ces enlèvements à répétition avaient donné lieu à des soulèvements populaires pour demander aux autorités en place plus de sécurité pour les enfants.

Cette insécurité prenant généralement pour cible des écoliers a toujours entraîné des fermetures d’école. Pour Mohammed Jalinge, porte-parole de la Police de Kaduna, suite à cet enlèvement du jeudi dernier, « <em>tous les étudiants ont quitté l’école en attendant une décision de la direction quant à la suite, et notamment si elle va appeler les étudiants à revenir à l’école. </em>»

<strong>« L’insécurité s’est déplacée »</strong>

Alors que les citoyens se trouvent sous le choc après cette situation, samedi 12 juin 2021, plusieurs rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes du Nigéria, à l’occasion de la « <em>Journée de la démocratie</em> ». Des manifestations de protestation contre l’insécurité grandissante, la mauvaise gouvernance et la suspension de Twitter dans le pays depuis plus d’une semaine. Sur les banderoles tenues par les manifestants, on pouvait lire : «<em> 12 Juin </em>» et «<em> Buhari must go</em> » (« <em>Buhari doit partir </em>»). Une manifestation qui sera finalement dispersée par la police à coup de gaz lacrymogène.

Pourtant, le président de la République nigériane, MuhammadouBuhari reconnait que l’insécurité « <em>s’est déplacée en dehors du nord-est </em>» du pays et s’est étendue, depuis son élection en 2015.

<strong>Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>[Tribune] Au Mali, faut&#45;il encore un Etat de droit dans la transition ?</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 13 Jun 2021 01:41:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Salif Sacko est enseignant-chercheur à l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako. Pour lui</strong>, <strong>le pouvoir judiciaire malien doit s’assumer face aux innombrables violations des règles juridiques préétablies pour préserver l’Etat de droit au Mali.</strong>

L'Etat de droit est conçu comme un Etat dans lequel les gouvernés, et surtout les gouvernants, sont soumis à des règles juridiques préétablies. Et les gouvernants ne peuvent pas le modifier de manière arbitraire. Mais force est de constater que cet Etat de droit est devenu un vœu pieux au Mali — depuis les événements du 18 août 2020 qui ont poussé l'ancien Président, Ibrahim Boubacar Keïta, à la démission forcée. Un coup d’État.

<strong>Justice du pouvoir </strong>

À la chute du Président IBK, au moment où tous les Maliens attendaient vivre une nouvelle ère où le droit devrait être au centre de tout, de façon à aspirer véritablement à un Etat de droit, la junte militaire, à sa tête le Colonel Assimi Goïta, n'avait trouvé mieux que de marcher sur les sentiers battus. Le lion remplace le léopard, dit la métaphore.

Alors que la justice et le pouvoir judiciaire sont considérés comme gardiens des droits et libertés, ils seront encore une fois, comme dans le régime d’IBK, soumis au pouvoir exécutif. Un de ces signes, s'il en faut un, c'est que la Charte de la Transition qui a été élaborée par les putschistes à la suite du coup d’Etat du 18 août 2020, constitue une violation de la Constitution du Mali du 25 février 1992 qu’elle est censée compléter.

Juridiquement la charte de la transition devrait être conforme à la Constitution parce que celle-ci est l’apanage direct du peuple malien. Ce qui la rend supérieure à la charte de la transition. Et dans cette Constitution, nulle part, le poste de vice-président n’est mentionné encore moins la prestation de serment du vice-président ayant été reçue par la Cour Suprême. La création de ce nouveau poste dans la charte de la transition, sans jugement de la part de la Cour constitutionnelle, pousse à émettre des réserves quant à l'indépendance de la justice : c'est la justice du pouvoir.Or celle-ci est toujours la négation du pouvoir de la justice.

<strong>Pouvoir judiciaire indépendant de l’exécutif </strong>

Ces réserves quant à l’indépendance de la justice restent encore d’actualité avec le nouveau coup d’Etat perpétré le 24 mai dernier.La Cour constitutionnelle a confirmé le vice-président de la transition, le Colonel AssimiGoïta, par un arrêt rendu le 28 mai 2021, d’assumer les prérogatives, attributs et fonctions de président de la transition, Chef de l’Etat en raison de la vacance du président de la transition Bah N’Daw. Pourtant, elle est restée muette par rapport à la vacance du vice-président qui est devenu officiellement Président de la transition à la suite de sa prestation de serment, lundi 7 juin 2021, devant la Cour suprême. En ce moment, la question qui mérite d’être posée est celle de savoir si ce poste de vice-président restera dorénavant inopérant où s’il faudrait y nommer quelqu’un d’autre pour éviter un vide juridique.

En tout cas, il est préférable, dans un Etat de droit que le pouvoir judiciaire soit indépendant du pouvoir exécutif. Ainsi, le pouvoir judiciaire malien doit s’assumer face à ces innombrables violations des règles juridiques préétablies pour préserver l’Etat de droit au Mali car le pouvoir encore mieux les abus du pouvoir ne peuvent être empêchés que si le pouvoir arrête le pouvoir.

<strong>__________________________________________________</strong>

<strong>Les idées exprimées dans cette tribune ne sont pas forcément celles de <em>Sahel Tribune</em>. </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Santé : des dirigeants invitent à « terminer le travail contre la polio en Afrique »</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/sante-des-dirigeants-invitent-a-%25e2%2580%2589terminer-le-travail-contre-la-polio-en-afrique%25e2%2580%2589-2931859.html</link>
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<pubDate>Sun, 13 Jun 2021 00:48:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour un monde sans polio, l’initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite (IMEP) lance la stratégie d’éradication de la poliomyélite 2022-2026 afin de surmonter les défis restants.</strong>

Alors que les cas de poliomyélite ont chuté de 99,9 % depuis 1988, la polio reste, dit-on, une urgence de santé publique de portée internationale (ISPP). Les obstacles persistants pour atteindre chaque enfant avec des vaccins antipoliomyélitiques et la pandémie ont contribué à l’augmentation des cas de polio.

En 2020, avec la suspension des campagnes porte-à-porte contre la polio pendant quatre mois pour protéger les communautés de la propagation du Covi-19, 1 226 cas de toutes formes de poliomyélite ont été enregistrés contre 138 cas en 2018.

<strong>« Parvenir à un monde sans polio »    </strong>

Face à cette recrudescence des cas de poliomyélite dans le monde, des dirigeants ont appelé à une solidarité mondiale renouvelée et au maintien des ressources nécessaires. Ils se sont également engagés à renforcer leur partenariat avec l’IMEP afin d’améliorer les campagnes de vaccination et l’engagement avec les communautés à haut risque de polio.

Pour parvenir à un monde sans polio, la stratégie 2022-2026 souligne l’urgence de remettre les efforts d’éradication sur les rails tout en proposant un ensemble complet d’actions qui positionneront l’IMEP. <em>« Avec cette nouvelle stratégie, l’IMEP a clairement indiqué comment surmonter les derniers obstacles pour garantir un monde sans polio et améliorer la santé et le bien-être des communautés pour les générations à venir »</em>, a laissé entendre le Dr TedrosAdhanomGhebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et membre du Conseil de surveillance de la poliomyélite.

<strong>« Terminer le travail contre la polio en Afrique »</strong>

La réussite de cette lutte contre la polio passe par un véritable engagement politique et financier de la part des gouvernements et des donateurs, indique également le directeur général de l’OMS.

Félix Tshisekedi, président <em>de </em>l’Union africaine <em>, « appelle chaque gouvernement à accroitre son engagement à protéger les gains » </em>des efforts déjà consentis dans la lutte contre cette maladie et<em> « à terminer le travail contre la polio en Afrique ». </em>D’après lui, <em>« ce n’est qu’alors que nous pourrons dire que nous avons tenu notre promesse d’un avenir plus sûr et plus sain pour tous nos enfants »</em>.

Au-delà de l’éradication de la polio sauvage, l’IMEP s’engage aussi à arrêter les épidémies de poliovirus, qui continuent de se propager dans les communautés sous-immunisées en Afrique et en Asie.

<strong>Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>« Guide CENOU de l’étudiant » : le CENOU en campagne de distribution dans des académies</title>
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<pubDate>Sat, 12 Jun 2021 21:46:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En vue d’informer les futurs bacheliers sur les prestations offertes en matière d’œuvres universitaires, le CENOU a entamé, depuis le 8 juin dernier, une large campagne de distribution du magazine « <em>Le Guide CENOU de l’étudiant »</em>. Cette initiative concerne surtout des académies du Mali.</strong>

« Acteur majeur de la vie étudiante, le CENOU est là pour vous accompagner au quotidien dans vos études et contribuer ainsi à votre réussite. Le CENOU assure une mission sociale essentielle à travers la gestion d’aides financières et de prise en charge des soins de<em>
santé ».</em>C’est avec ces mots du directeur général du Centre national des œuvres universitaires (CENOU), le colonel major Ousmane Dembélé que s’ouvre le « Guide CENOU de l’étudiant », un magazine d’information sur les missions et services du CENOU.

<strong>« Amélioration des conditions de vie et d’étude des étudiants »</strong>

Grâce à ce Guide, le public étudiant ainsi que les lycéens pourront mieux découvrir les services de cet établissement public à caractère administratif (EPA). Cette édition 2020-2021, en plus de la présentation du CENOU notamment de ses missions et ses services au profit des étudiants, indique toutes les conditions à remplir par les nouveaux bacheliers afin de bénéficier de la bourse, des allocations financières, des logements dans les campus universitaires ainsi que de la restauration voire des soins de santé et autres actions sociales.

Une attention particulière est portée également sur la carte CENOU, un outil indispensable pour bénéficier des services du CENOU. Bref, ce guide contient toutes les informations pratiques, de façon détaillée, sur les services et les missions de cet EPA.

« [ndlr] Le CENOU organise régulièrement des concerts, expositions, animations artistiques et culturelles et plusieurs compétitions sportives sur les différents sites, favorisant ainsi les rencontres et les échanges entre étudiants », fait comprendre le directeur général du CENOU. À travers ce Guide, les futurs bacheliers aussi bien que leurs parents comprendront mieux l’engagement de cet établissement sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour « l’amélioration des conditions de vie et d’étude des étudiants ».

<strong>Large campagne de distribution </strong>

Depuis le mardi 8 juin 2021, une équipe du Centre national des œuvres universitaires parcourt des académies d’enseignement du Mali afin de mieux informer les futurs bacheliers sur les prestations offertes en matière d’œuvres universitaires (allocations financières, transport, hébergement, santé, etc.), à travers une campagne de distribution du magazine d’informations « <em>Le Guide CENOU de l’étudiant</em> ».

Au total, 15 500 exemplaires du magazine seront distribués dans les académies concernés par cette initiative du CENOU en collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que de celui de l’Éducation nationale, selon un plan de distribution bien détaillé.

La première étape de cette campagne de distribution a concerné les académies d’enseignement de <strong>Koulikoro</strong>, <strong>Dioila</strong>, <strong>Ségou</strong>, <strong>San</strong>, <strong>Mopti</strong>, <strong>Sévaré</strong>, <strong>Koutiala</strong>, <strong>Sikasso</strong>, <strong>Bougouni</strong>. Quant à la seconde étape, elle concernera notamment <strong>Kita</strong>, <strong>Kati</strong>, les académies de la <strong>Rive droite et gauche de Bamako</strong>. En ce qui concerne les académies de <strong>Tombouctou</strong>, <strong>Gao</strong>, <strong>Douentza</strong> ainsi que de <strong>Nioro du sahel</strong>, les distributeurs du CENOU n’y effectueront pas le déplacement, mais 2000 exemplaires du Guide y seront envoyés par colis.

Partout où les distributeurs sont passés, l’initiative a été largement appréciée par les administrations qui estiment important d’informer dès maintenant <em>« les futurs bacheliers du profil de leur accompagnateur tout au long de leur cursus universitaire</em> ».

Pour le confort des étudiants maliens, le CENOU ne cesse d’innover tout en multipliant les initiatives lui permettant de se rapprocher davantage des étudiants. D’où l’initiative de création de certains centres régionaux des œuvres universitaires.

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte anti&#45;drogue : l’OCS saisit une importante quantité de cocaïne d’une valeur de 46 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lutte-anti-drogue-locs-saisit-une-importante-quantite-de-cocaine-dune-valeur-de-46-millions-de-fcfa-2931637.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Jun 2021 14:45:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la lutte contre les stupéfiants au Mali, l’Office central des stupéfiants a procédé à l’interpellation d’un Franco-Malien, le 3 juin dernier. Il était en possession d’une importante quantité de cocaïne ainsi que d’une somme liquide de quelques millions de FCFA. </strong>

Depuis décembre 2020, Bamba Traoré, un Franco-Malien âgé de 35 ans, réside à Bamako où il évoluerait dans le domaine du commerce international de produits stupéfiants. Le 3 juin 2021, les limiers de l’Office Central des Stupéfiants (OCS) ont réussi à démanteler son réseau. Il a été interpelé par une équipe d’intervention de l’Antenne Rive Gauche l’OCS dans l’immeuble « <em>Gambi</em> », à Hamdallaye ACI 2000, pour trafic international de cocaïne. En sa possession : un (1) Kilogramme quatre cents (400) grammes de cocaïne et une somme de dix-neuf millions huit cent cinquante mille (19 850 000) FCFA.

Selon les précisions de notre source à l’OCS, la valeur marchande de la quantité de cocaïne saisie est de 46 millions de francs CFA. Une quantité, selon les dires du suspect, qui devrait être acheminée en France et en Côte d’Ivoire.

<strong>Deuxième interpellation </strong>

La direction générale de l’Office central des stupéfiants précise : « <em>Le produit saisi a été testé positif à la cocaïne par les testeurs rapides de l’OCS et confirmé par le résultat du Laboratoire National de Santé</em> ».

Cette interpellation, qui « <em>intervient après plusieurs mois de surveillance </em>» sur les activités illicites du nommé Bamba Traoré, n’est pas une première. Dans son communiqué du 9 juin 2021, l’OCS reconnait avoir interpelé, en 2014, Bamba Traoré, à l’Aéroport international Modibo Kéïta de Bamako-Senou. « <em>Le suspect reconnait le caractère international du trafic</em> », précise l’OCS.

Suite à cette deuxième interpellation, Bamba Traoré « <em>a été conduit devant le procureur du pôle judiciaire spécialisé, compétent en la matière pour des suites judiciaires</em> ».

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : <u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u>            </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vers un second mandat d’Antonio Guterres à la tête de l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/vers-un-second-mandat-dantonio-guterres-a-la-tete-de-lonu-2931641.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Jun 2021 14:28:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) a tenu, mardi 8 juin 2021, une réunion à huis clos à travers laquelle il a donné son feu vert pour la candidature d’Antonio Guterres pour un second mandat. </strong>

Alors que le premier mandat d’Antonio Guterres expire en fin 2021, les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont adopté, mardi dernier, une résolution dans laquelle ils recommandent à l’Assemblée générale des Nations Unies de nommer l’actuel secrétaire général pour un second mandat allant du 1<sup>er</sup> janvier 2022 au 31 décembre 2026.

<strong>« Un excellent Secrétaire général »</strong>

<em>« Nous avons tous vu le Secrétaire général en action. Je pense qu’il a été un excellent Secrétaire général », </em>a déclaré le président du Conseil de sécurité, Estonien Sven Jurgenson, lors d’un point de presse organisé après la réunion à huis clos. <em>« C’est un bâtisseur de ponts. Il est capable de parler à tout le monde. C’est ce qu’on attend d’un Secrétaire général et il a prouvé sa valeur au poste qu’il occupe depuis maintenant près de cinq ans »,</em> a-t-il ajouté.

Honoré par cette recommandation, M. Guterres n’a pas manqué d’exprimer, dans un communiqué publié le même jour, sa reconnaissance <em>« aux membres du Conseil de Sécurité pour la confiance » </em>qu’ils lui ont témoignée<em>. </em>Il a également exprimé sa gratitude au Portugal pour avoir proposé à nouveau sa candidature.

<em>« Ce fut un immense privilège d’être au service de “nous, les peuples”</em> <em>et à la tête des femmes et des hommes extraordinaires de cette Organisation depuis quatre ans et demi, alors que nous avons été confrontés à tant de défis complexes »</em>, a déclaré M. Guterres. <em>« Poursuivre, en tant que Secrétaire général des Nations Unies, les buts et principes de la Charte est un devoir des plus nobles »</em>, a-t-il souligné. Toutefois, M. Guterres a indiqué qu’il serait <em>« profondément touché »</em> si l’Assemblée générale lui confiait les responsabilités d’un second mandat.

<strong>Seul postulant à avoir rempli toutes les conditions</strong>

Si toute personne désirant pouvoir être considérée comme candidat au poste de Secrétaire général de l’ONU doit être soutenue par au moins un État membre de l’Organisation, dit-on, M. Guterres reste à ce jour, note-t-on, le seul postulant à avoir rempli cette condition.

<em>« Cette fois, aucun autre État n’a présenté de candidat »,</em> a précisé le président du Conseil de Sécurité, Estonien Sven Jurgenson. M. Jurgenson précise que le processus a été pourtant <em>« transparent »</em> et <em>« démocratique. »</em>

À titre de rappel, la candidature de M. Guterres a été présentée le 26 février dernier par le gouvernement de son pays, le Portugal, aux présidents du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale des Nations Unies. Selon le Président du Conseil de sécurité, l’approbation par l’Assemblée générale de la recommandation de cette candidature aura <em>« très probablement lieu »</em> le 18 juin.

<strong>Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : <u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u>                                                                                                 </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CILICON : la 1re édition a démarré</title>
<link>https://www.maliweb.net/technologie/cilicon-la-1re-edition-a-demarre-2931636.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Jun 2021 14:26:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La première édition de la Conférence internationale pour la Liberté de l’Internet et des Communications numériques (CILICON) a ouvert ses portes à l’hôtel de l’Amitié de Bamako, jeudi 10 juin 2021. Le thème retenu pour cette 1<sup>re</sup> édition est le « <em>Renforcement de la paix et des droits humains dans le cyberespace</em> ». </strong><strong>Objectif : renforcer la paix et le respect des droits humains des minorités notamment des jeunes et des femmes dans le cyberespace. Cette conférence se poursuivra jusqu’au 12 juin 2021. </strong>

Au total 75 jeunes, issus de neuf (9) pays de l’Afrique de l’Ouest, âgés de 16 à 55 ans, sont réunis à Bamako depuis ce jeudi 10 juin 2021 dans le cadre de la 1<sup>re</sup> édition de la Conférence internationale pour la Liberté de l’Internet et des Communications numériques (CILICON). Une initiative de la fondation <u><a href="https://www.facebook.com/tuwindi">Tuwindi</a></u> en partenariat avec le National Endowment for Democracy (<u><a href="https://www.ned.org/">NED</a></u>), une « <em>fondation privée à but non lucratif dédiée à la croissance et au renforcement des institutions démocratiques dans le monde ».</em>

<strong>Sortir des sentiers battus </strong>

Pendant trois (3) jours, les participants à cette conférence partageront leurs expériences sur les défis auxquels l’espace numérique sahélien est confronté, notamment les censures de services internet, les intimidations, les discours haineux, etc. « <em>Pendant trois jours, nous discuterons de la jeunesse du sahel et de façon plus étendue de la jeunesse africaine</em> », a indiqué Salif Sanogo, représentant du directeur exécutif de Tuwindi.

Rappelant les trois grandes explosions dont a fait état le célèbre scientifique Albert Einstein, à savoir la bombe atomique, la démographie et les mass médias, l’ex-directeur général de l’Office de la radio diffusion et télévision du Mali (ORTM), indique que le monde est de plain-pied dans les deux dernières explosions après la première. « <em>Les tablettes, les smartphones, remplacent de plus en plus l’éducation </em>», a-t-il souligné.

Selon les précisions de M. Sanogo, cette explosion de la connectivité doit offrir à la jeunesse africaine des outils pour se prendre en charge et sortir des sentiers battus.

<strong>Faire face à l’employabilité des jeunes </strong>

Quant à l’explosion démographique en Afrique, Salif Sanogo explique que 60 % des Africains ont moins de 24 ans. À l’horizon 2030, 35 % des jeunes dans le monde seront en Afrique alors que cette proportion n’était que 15 % en 2000, a-t-il laissé entendre dans une tribune intitulée « <em>La jeunesse, pour le présent et l’avenir du sahel</em> ».

D’après les précisions de l’ex-directeur de la Cellule de la communication de la présidence du Mali, 30 millions de jeunes pourraient arriver chaque année sur le marché de l’emploi à l’horizon 2030. Pour faire face à ce défi, il juge important de créer quelque 450 millions d’emplois. Les États sahéliens seuls ne pourront pas faire face à cette situation. C’est pourquoi M. Sanogo incite les jeunes sahéliens à l’auto-emploi.

En Afrique, dit-il, le secteur informel représente en moyenne 90 % des emplois. De plus en plus, les jeunes sahéliens comprennent que la lutte contre le chômage ne passe pas forcément par la fonction publique, a-t-il indiqué. À ses dires, il est plus qu’urgent de faire face à cette problématique de l’employabilité des jeunes. Car, dans la plupart des pays du sahel, victime de crise sécuritaire, les auteurs des attaques sont des jeunes. Leurs victimes sont des femmes, des jeunes et des enfants, a-t-il fait remarquer.

<strong>Utiliser les TIC pour changer l’Afrique </strong>

À travers cette Conférence internationale pour la Liberté de l’Internet et des Communications numériques, les organisateurs entendent créer un espace multisectoriel et multi acteurs afin de faire de l’internet un espace sûr et responsable. CILICON se veut un espace de mise en relation des jeunes du sahel et de façon plus étendue de l’espace Cédéao.

Cette conférence fait suite aux nombreuses expériences de la fondation Tuwindi qui « <em>a conduit plusieurs projets visant à faire
participer les populations à la gestion des affaires publiques et créer un véritable espace d’échange et de concertation entre les autorités et les populations</em> ». Des projets ayant prouvé la volonté des élus aussi bien que des populations à utiliser « <em>des méthodes alternatives basées sur le téléphone mobile et le web</em> » afin de <em>« favoriser la participation des jeunes à la gouvernance locale ou nationale et l’émergence de la démocratie participative</em> ».

Au cours de cette cérémonie d’ouverture, le représentant du directeur exécutif de Tuwindi conclut ses propos en invitant la jeunesse du sahel à rêver, à être plus dynamique, plus entreprenante, plus innovante et surtout à utiliser les TIC pour changer l'Afrique et le monde.

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : <u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u>                                                                                                 </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assimi Goita : « Nous avons une responsabilité historique »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/assimi-goita-nous-avons-une-responsabilite-historique-2931162.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Jun 2021 01:19:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Centre international de conférence de Bamako (CICB), le nouveau président de la transition malienne, le colonel AssimiGoita a prêté serment devant la Cour suprême, lundi 7 juin 2021. Il a tenu à cette occasion un discours d’espoir pour le Mali. </strong>

« <em>Comme nous le savons tous, il y a des moments décisifs où se joue le destin d’une nation. La nôtre, éprouvée depuis des décennies, devra trouver les ressorts nécessaires pour rebondir et assumer pleinement son destin historique. Ceci est notre devoir de génération, mieux, c’est notre dette envers les générations futures</em> », a rassuré le nouveau président de la transition, le Colonel AssimiGoita, dans son discours d’investiture. Des propos qui donnent de l’espoir quant à la trajectoire que doit prendre cette deuxième phase de la transition qui a démarré il y a près de dix (10) mois.

À travers cette première prise de parole en tant que président de la République reconnu par la Cour suprême du Mali, le président Goita ne s’est pas défait son treillis au profit du manteau des hommes politiques. Il a parlé avec conviction et détermination face à l’immensité des défis qui l’attendent dans sa nouvelle fonction de président de la République.

<strong>« Imprimer une nouvelle dynamique »</strong>

Pour réussir dans les différents chantiers qui l’attendent, le colonel Goita compte sur l’effort de chaque Malien qu’il invite à apporter sa pierre à la construction de l’édifice national. Il estime que tous les Maliens ont une « <em>responsabilité historique : celle de transcender nos divergences pour sécuriser notre pays, pour préserver son intégrité territoriale et pour créer les conditions d’un développement socioéconomique nous permettant d’offrir un avenir meilleur à notre postérité</em> ».

Comme pour justifier le bien-fondé du coup de force contre l’ex-président Bah Ndaw, le colonel AssimiGoita dit vouloir « <em>imprimer une nouvelle dynamique »</em> à cette transition. Et le coup de force « <em>offre l’opportunité de remettre le processus de la transition dans le sens souhaité par notre peuple ». </em>

Le nouveau président de la transition n’est pas allé avec le dos de la cuillère : « <em>L’histoire de notre cher Mali est faite d’épreuves qui nous ont endurcis et nous ont montré également qu’il nous fallait faire preuve de sens de responsabilité et d’engagement patriotique </em>».

C’est cet engagement patriotique qui vaut la décision, de la part du nouveau chef d’État, la réduction du train de vie de l’État et l’allocation des « <em>deux tiers, du fond de souveraineté du Président, soit un milliard huit cents millions annuels aux œuvres sociales, sanitaires notamment, pour faciliter l’accès à l’eau potable et aux soins de santé primaire dans les zones difficiles de notre pays</em> ».

<strong>Nul ne sera laissé pour compte </strong>

Pour une meilleure réussite dans ce chantier de rectification de la transition, le président Goita invite les Maliens à la cohésion sociale. Car « <em>unis, nous sommes forts, mais divisés, nous devenons extrêmement vulnérables</em> ». Et d’être on ne peut plus clair : « <em>Ma conviction profonde est que les filles et les fils de ce pays, dans un élan de solidarité et d’engagement commun, ne pourraient nullement échouer s’ils se donnaient la main, en transcendant leurs divergences et leurs contradictions lorsqu’il s’agit du Mali, ce pays que nous ont légué nos devanciers. Ce pays que nous devons à notre tour transmettre à nos enfants dans la continuité de la fierté légendaire de notre peuple</em> ».

Le nouvel homme fort du Mali promet qu’aucune couche sociale ne sera mise de côté. Aux forces de défense et de sécurité, « <em>l’État, dans la mesure de ses moyens, fournira les ressources nécessaires à l’accomplissement de leur mission</em> ». Une meilleure gouvernance et une « <em>meilleure distribution des services publics au bénéfice des populations sur l’ensemble du territoire</em> » font également partie des soucis du président Goita.

Pour l’apaisement du climat social, une fois le nouveau gouvernement installé, « <em>un dialogue franc et sincère avec l’ensemble des syndicats pour une résolution durable de la crise actuelle » </em>aura lieu<em>. </em>

D’ores et déjà, Dr ChoguelKokallaMaiga, président du Comité stratégique du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), a été nommé dans la foulée, Premier ministre de la transition. Celui-ci doit s’atteler rapidement aux consultations afin d’installer le nouveau gouvernement et mettre le train en marche.

<strong>F. Togola</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Prestation de serment : Assimi Goita s’engage à réduire le train de vie de l’État</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/prestation-de-serment-assimi-goita-sengage-a-reduire-le-train-de-vie-de-letat-2931159.html</link>
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<pubDate>Tue, 08 Jun 2021 01:04:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le nouveau président de Transition, Assimi Goita est officiellement rentré en fonction, lundi 7 juin 2021, à travers la prestation de serment devant la Cour suprême du Mali. Une prise de fonction qui intervient dans un contexte assez particulier au Mali, notamment sur le plan diplomatique. </strong>

Après le coup de force contre l’ex-président de Transition Bah Ndaw et son Premier ministre Moctar Ouane, le 24 mai 2021, et leur démission, le 26 mai, l’ex-vice-président de transition, le colonel AssimiGoita a prêté serment, lundi 7 juin 2021, devant la Cour suprême du Mali. Une prestation qui intervient après l’arrêt de la cour constitutionnelle qui l’a déclaré président de transition, le 28 mai 2021, pour assurer le« <em>bon fonctionnement des organes de transition et l’activité des pouvoirs publics</em> ».

Suite à ce nouveau coup de force, nombreuses sont les organisations internationales à faire des condamnations voire à prendre des sanctions contre le Mali. La Cédéao, l’UA, la Banque mondiale ainsi que l’Organisation mondiale de la francophonie ont tous suspendu le Mali de leur instance. La France a également suspendu ses opérations conjointes avec les forces armées maliennes et de sécurité en raison de cette situation politique.

Les défis et les priorités sont nombreux. La corruption, l’incivisme, la détérioration de l’environnement, l’abandon des valeurs sociales, la tenue d’élections libres,transparentes et crédibles, la lutte contre l’insécurité, le terrorisme, la pandémie de Covid-19, voilà les grands chantiers sur lesquels le colonel AssimiGoita est attendu afin de mettre le Mali sur la <em>« voie de la prospérité</em> ».

<strong>« Nous relèverons les défis »</strong>

Il est attendu du nouveau président deremettre le pays sur le droit chemin en l’aidant à<em>« traverser la zone de turbulence</em> », comme l’a indiqué le président de la Cour suprême, dans son allocution au cours de cette cérémonie de prestation de serment. Pour réussir à relever les nombreux défis, le nouveau président de transition invite les Maliens à « <em>transcender</em> » leurs divergences. Le colonel Goita ne fait aucun doute, les défis seront relevés malgré leur immensité.

Pour le Mali, aucun sacrifice n’est de trop. C’est pourquoi le nouveau président de transitions’engage à réduire le train de vie de l’État, à commencer parses revenus.

Cette prestation de serment a été une occasion pour le colonel Goita d’appeler à une véritable cohésion sociale autour du Mali. «<em> Ce pays nous a été légué par nos aïeux et nous devons le léguer à nos descendants </em>», a-t-il indiqué sans oublier de saluer les partenaires du Mali. Il rassure que le Mali honorera tous ses engagements. « <em>C’est ensemble que nous relèverons les défis</em> », a-t-il conclu.

<strong>Fousseni Togola</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>

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<title>Environnement : face à la dégradation croissante, la conservation ne suffit plus. Rapport</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/environnement-face-a-la-degradation-croissante-la-conservation-ne-suffit-plus-rapport-2930919.html</link>
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<pubDate>Sun, 06 Jun 2021 13:56:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les terres agricoles, les forêts, les prairies et les savanes, les montagnes, les zones urbaines, les eaux douces et les océans, etc., constituent des écosystèmes nécessitant une restauration urgente. Des ressources naturelles victimes d’une surexploitation de l’homme. Le PNUE et la FAO exhortent l’implication de toutes les parties prenantes pour relever le défi. </strong>

Le <a href="https://wedocs.unep.org/bitstream/handle/20.500.11822/36251/ERPNC.pdf">nouveau rapport</a> du Programme des Nations Unies pour l’environnement (<a href="https://www.unep.org/fr/">PNUE</a>) et de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (<a href="http://www.fao.org/home/fr/">FAO</a>), intitulé <em>« Devenons la #GénérationRestauration : la restauration des écosystèmes pour les personnes, la nature et le climat </em>», fait la « <em>synthèse des preuves de l’état de dégradation des écosystèmes de la planète et détaille les avantages économiques, environnementaux et sociaux que la restauration peut apporter</em> ».

<strong>« Des gains considérables »</strong>

Pour ses besoins, l’humanité utilise environ <a href="https://www.footprintnetwork.org/our-work/ecological-footprint/">1,6 fois</a> <em>« la quantité de services que la nature peut fournir durablement</em> ». Face à une telle situation, les deux organisations onusiennes estiment que les efforts de conservation ne suffisent plus à « <em>empêcher l’effondrement des écosystèmes à grande échelle et la perte de biodiversité</em> ». Elles invitent à s’intéresser également à la restauration des écosystèmes. Un processus visant à arrêter et à renverser la dégradation. En conséquence,à assainir l’air et l’eau, à atténuer les phénomènes météorologiques extrêmes, à améliorer la santé humaine et à rétablir la biodiversité. Selon leur nouveau rapport, l’humanité pourrait utiliser prèsde 200 milliards de dollars des États-Unis par an d’ici-2030 dansce processusde restauration des écosystèmes terrestres.

<em>« La dégradation a déjà des effets négatifs sur le bien-être d’environ 3,2 milliards de personnes, soit 40 % de la population mondiale »</em>, ont souligné la directrice exécutive du PNUE, Inger Andersen, et le directeur général de la FAO, QU Dongyu, dans la préface du rapport. Et d’ajouter : « <em>Chaque année, nous perdons des services écosystémiques représentant plus de 10 % de notre production économique mondiale</em> ».

<em>« Des gains considérables se feront sentir</em> » si nous inversons ces tendances. Et chaque investissement dans ce processus derestauration génère des avantages économiques considérables, indique le même rapport. Cette restauration doit permettre de maintenir l’augmentation de la température mondiale bien en dessous de 2 °C comme s’est fixé comme objectif<a href="https://unfccc.int/fr/process-and-meetings/l-accord-de-paris/qu-est-ce-que-l-accord-de-paris">l’Accord de Paris</a>.

<strong>Restaurer au moins un milliard d’hectares de terres </strong>

Le plein succès de ce processus de restauration passe parune implication réelle non seulement des entreprises, des associations,mais aussides gouvernements. « <em>Ce rapport explique pourquoi nous devons tous mettre notre poids dans la balance pour soutenir un effort de restauration global</em> », ont déclaré Inger Andersen et QU Dongyu, dans la préface du rapport.

Le monde est donc invité à tenir son engagement de restaurer au moins un milliard d’hectares de terres dégradées, soit une superficie équivalente à celle de la Chine, au cours de la prochaine décennie.

<strong>F. Togola</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>

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<title>Tchad : plus de cinq millions de personnes en situation d’urgence humanitaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/tchad-plus-de-cinq-millions-de-personnes-en-situation-durgence-humanitaire-2930917.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Jun 2021 22:16:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À la crise sécuritaire au Tchad s’est greffée depuis une année la crise sanitaire liée à la covid-19 ainsi que d’autres maladies saisonnières. À celles-ci s’ajoutent les catastrophes naturelles. La conséquence de toutes ces crises : l’aggravation des crises humanitaires et les déplacements des populations.</strong>

En avril 2021, le président Idriss DébyItno a succombé à ses blessures après avoir reçu une balle au front. Face à la recrudescence de la crise sécuritaire, comme à ses habitudes, le maréchal du Tchad a pris la tête de ses troupes contre les rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) qui menaçait de mettre Ndjamena, la capitale, à sac. Depuis la disparition du chef de l’État, un Conseil militaire de transition a été mis en place, dirigé par le fils du défunt président, Mahamat Idriss Déby.

Comme la quasi-totalité des pays composant le G5 Sahel (Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Niger et Tchad), ce pays de l’Afrique centrale mène une lutte implacable contre des groupes terroristes qui menacent l’intégrité du territoire. Une situation qui ne peut qu’entrainer de graves crises humanitaires dans ces pays.

<strong>« Sauver la vie et la dignité de millions de personnes »</strong>

Selon Jens Laerke, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (<a href="https://www.unocha.org/">OCHA</a>), près de 4,6 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire au Tchad. « <em>Plus de 4 millions d’enfants de moins de 5 ans et de femmes enceintes ou allaitantes ont besoin d’une assistance nutritionnelle cette année. Et 1,7 million de personnes n’ont pas d’accès régulier à des services de santé</em> », indiquent les Nations Unies.

Alors que les besoins augmentent, <em>« le financement des donateurs est nettement insuffisant</em> », déplore le porte-parole d’OCHA. Le vendredi 4 juin dernier, les Nations Unies et le gouvernement tchadien ont lancéun plan de réponse humanitaire d’un montant de 617 millions de dollars afin d’apporter « <em>une aide humanitaire à 4 millions de personnes parmi les 5,5 millions qui ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence </em>».Cet appui permettra d’assister les personnes dans le besoin en matière de nourriture et de nutrition, de services de santé, d’abris, d’eau, d’assainissement et d’hygiène, ainsi qu'en matière d’éducation de base pour les enfants.

« <em>Avec de l’argent, et avec un accès, l’ONU et les partenaires humanitaires peuvent immédiatement aider à sauver la vie et la dignité de millions de personnes affectées au Tchad</em> », a déclaréM. Laerke.

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>

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<title>Sahel : plus de 100 civils tués au Burkina Faso</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/sahel-plus-de-100-civils-tues-au-burkina-faso-2930916.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Jun 2021 21:20:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au moins 100 personnes ont été tuées, au Burkina Faso, par des hommes armés dans le village de Solhan, au cours d’une attaque, a confié des sources sécuritaires à nos confrères de Radio France internationale (RFI). Cette attaque a eu lieu dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 juin 2021. Plusieurs habitations ainsi que le marché ont été également incendiés par les assaillants, précise la même source.

<strong>Plus de civils tués en 2020</strong>

Au sahel, les civils sont assez fréquemment la cible d’attaque d’hommes armés. Des rapports d’Organisations de défense des droits humains indexent également des forces armées de défense et de sécurité ainsi que leurs partenaires dans certaines de ces attaques contre les populations.

Depuis 2016, le nombre d’attaques des groupes « <em>djihadistes</em> » a été multiplié par cinq, atteignant plus d’un millier d’attaques en 2020. Dans son <a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/rapport-sahel-ce-qui-doit-changer">rapport</a> « <em>Sahel : Ce qui doit changer - Pour une nouvelle approche centrée sur les besoins des populations », la </em><a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/"><em>Coalition citoyenne pour le Sahel</em></a><em> indiquait que « plus de 2 400 femmes, hommes et enfants ont été tués dans des attaques menées par des groupes armés et dans le cadre d’opérations antiterroristes en 2020 </em>».

Au cours de l’année écoulée, rapporte la même source, plus de civils ont été d’ailleurs tués ou blessés par les forces de sécurité sahéliennes que par les groupes djihadistes. « <em>Rien qu’au cours des quatre dernières semaines, plusieurs soldats tchadiens ont été arrêtés au Niger pour le </em><a href="https://www.cndh-niger.org/espace-medias/actualites/communique-de-presse-sur-les-allegations-de-viols-suite-a-la-mission-d-investigation-et-d-etablissement-des-faits-a-tera"><em>viol</em></a><em> de plusieurs civils (dont une fille de 11 ans) qu’ils étaient censés protéger ; un </em><a href="https://minusma.unmissions.org/sites/default/files/rapport_final_bounty_bounty9.pdf"><em>rapport des Nations unies</em></a><em> fait état de la mort de 19 civils dans une frappe aérienne française à Bounti, au Mali, en janvier 2021 ; et plus de </em><a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210322-niger-des-dizaines-de-civils-tu%C3%A9s-pr%C3%A8s-du-mali-dans-de-nouvelles-attaques"><em>200 civils</em></a><em> ont été tués en l’espace d’une semaine dans des attaques de villages dans les régions frontalières du Niger</em> », précise la Coalition dans un communiqué.

<strong>Changer d’orientation </strong>

La Coalition citoyenne pour le Sahel exhortait à une « <em>réorientation radicale de la stratégie actuelle, principalement axée sur la lutte contre le terrorisme ».</em> Elle préconise une approche qui privilégie la protection des civils, le dialogue entre toutes les parties au conflit, la lutte contre la corruption, l’amélioration de l’accès à l’aide humanitaire et la lutte contre l’impunité.

<strong>F. T</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Suspension des opérations militaires conjointes : la France entre cynisme et déni d’assistance</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/suspension-des-operations-militaires-conjointes-la-france-entre-cynisme-et-deni-dassistance-2930860.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Jun 2021 01:40:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À quel jeu joue la France au Mali ? Pourrait-on légitimement se demander. Entre cynisme et opportunisme et déni d’assistance, le masque de la France n’est plus loin de tomber au Mali. Sinon comment comprendre que la décision de suspension des opérations militaires conjointes que la France et le Mali menaient pour lutter contre le terrorisme dans la zone des trois frontières soit annoncée par le représentant diplomatique français sans que celui-ci ne soit à même de donner, ne serait-ce qu’un petit bout de papier officiel en guise de preuve ? Y aurait-il un manque de rigueur dans la conduite des affaires diplomatiques ou serait-ce simplement la preuve d’un mépris pour les autorités de la Transition ?

<strong>Des rumeurs </strong>

En tout état de cause, cette supposée décision de suspension est bien loin d’arriver à point nommé pour qui connaît et comprend l’étendue et les conséquences sécuritaires de la crise malienne. Sous prétexte d’une démarcation vis-à-vis des autorités de la Transition pour des jugements de valeur dont la prise en compte ne favoriserait nullement la stabilité du Mali ainsi que la cohésion de ses forces de défense et de sécurité.

Le cas récent du Tchad n’est-il pas riche en enseignements pour que la France soit plus compréhensive face à celui du Mali ?

Manifestement, l’intention de la France d’induire les autorités maliennes en erreur ne semble plus faire de doute tant elle s’obstine à entretenir la rumeur sur un sujet aussi sensible et important que cette suspension annoncée. Par-delà les démarches de l’Ambassadeur de France au Mali, M. Joël Meyer, d’ailleurs non appuyées de courrier officiel, d’autres voix officieuses de la France, certainement émises à dessein, font croire à une suspension des opérations militaires conjointes sur le terrain entre les forces maliennes et françaises, intervenant par excellence dans les zones les plus sensibles du théâtre des opérations.

<strong>Clarifier sa position </strong>

Comme le dit si bien un adage, « <em>c’est dans les moments difficiles que l’on reconnaît ses vrais amis ».</em>À l’analyse, un fait demeure constant. C’est bien la volonté de la France d’entretenir la rumeur dans le but de pousser les autorités maliennes à se prononcer publiquement sans document officiel de suspension. Plus grave, et à éviter à tout prix, c’est la prétention de la France de se tenir « <em>prête</em> » pour d’éventuelles urgences contrairement à l’esprit de planification et de coordination pour le succès de toute opération militaire.

À l’impossible nul n’étant tenu, le Mali saura néanmoins se relever et faire face à son destin devant l’histoire, quitte à bénéficier de l’accompagnement militaire d’autres partenaires stratégiques. Bien que nous n’en soyons pas à ce niveau pour l’instant, cette option pourrait bien être envisageable, comme le désire d’ailleurs une bonne frange de la population malienne.

L’heure de vérité semble donc sonner pour la France qui doit plus que jamais clarifier sa position face au Mali.

<strong>Correspondance particulière </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Diplomatie : après les casses à Paris, le Consulat général du Mali annonce la reprise de ses activités</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/diplomatie-apres-les-casses-a-paris-le-consulat-general-du-mali-annonce-la-reprise-de-ses-activites-2930858.html</link>
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<pubDate>Sat, 05 Jun 2021 01:16:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À Paris, le Consulat général du Mali s’apprête à reprendre ses activités, lundi 7 juin 2021. Une réouverture qui intervient après plus de trois mois de suspension des activités en raison d’une attaque violente qui avait ciblé les locaux de cette structure diplomatique. </strong>

La destruction de la baie vitrée, de la porte d’entrée principale, de deux fenêtres, du saccage des véhicules et de deux caméras de vidéosurveillance ainsi que du Hall principal et de la salle des machines, voilà le bilan de l’attaque violente contre le Consulat général du Mali à Paris. Une attaque perpétrée, vendredi 19 février 2021, par un groupe d’activistes dénommé <em>« anti-NINA</em> ». Une situation née de l’opposition des Maliens de France au « <em>rattachement entre la carte NINA etle passeportbiométrique</em> ».

<strong>Comité de réflexion </strong>

À la suite de cette manifestation, une vingtaine de personnes avaient été interpelées et des enquêtes sont ouvertes. Elle avait entraîné également la suspension des activités au sein de cette structure diplomatique du Mali à Paris.

Dans un communiqué du 20 février 2021, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali rassurait de la reprise des activités « <em>dès que les conditions seront réunies</em> ». Le 12 mai dernier, l’ambassade du Mali en France indiquait la mise en place d’un <em>« Comité de réflexion sur la problématique du NINA</em> ». Selon ses précisions, ce Comité est composé des représentants de la Mission diplomatique et consulaire et des responsables politiques, associatifs, religieux et culturels du Mali en France.

<strong>« Trouver une issue à la problématique du NINA »</strong>

À l’issue des travaux de ce Comité, mardi 11 mai dernier, « <em>des avancées notoires, notamment sur les questions de la séparation du NINA des pièces pour l’obtention du passeport, de la correction des erreurs, de la rectification des données des “jeunes mineurs” et de la réouverture du Consulat général du Mali à Paris »</em>ont été enregistrées. La reprise des activités a alors été annoncée pour le 7 juin prochain.

Pour la reprise des activités au sein du Consulat général du Mali à Paris, l’ambassade du Mali en France indique que l’accès à la structure se « <em>fera exclusivement sur rendez-vous</em> » via l’adresse <a href="http://www.consultatdumalienfrance.fr">www.consultatdumalienfrance.fr</a> (rubrique rendez-vous). En raison de la crise sanitaire liée à la covid-19, le port du masque, l’observation des gestes barrières et le respect des mesures de distanciation physique, seront une obligation.

Toutefois, les Maliens de Paris sont rassurés que « <em>les démarches participatives à l’origine de ces résultats se poursuivront pour mobiliser les efforts et suivre les dossiers auprès des autorités compétentes maliennes en vue de trouver une issue à la problématique du NINA</em> ».

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Situation politique au Mali : la France attachée au respect du calendrier des élections</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/situation-politique-au-mali-la-france-attachee-au-respect-du-calendrier-des-elections-2930443.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Jun 2021 01:08:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 26 mai dernier, le Président et le Premier ministre de la transition malienne ont démissionné. Suite à ces événements, la CEDEAO a organisé le 30 mai 2021, un sommet extraordinaire à Accra, au Ghana, lors duquel le Mali a été suspendu des instances de cette organisation régionale.</strong>

Tout en condamnant ce coup de force au Mali, la France prend acte de la suspension du Mali des institutions de la CEDEAO, décidée lors du sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement, le 30 mai, indique le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian dans une déclaration du 31 mai 2021.

Toutefois, <em>« la France partage la priorité absolue accordée par la CEDEAO à l’organisation de l’élection présidentielle au 27 février 2022 dans les conditions strictes énoncées par les chefs d’État et de gouvernement dans le communiqué du 30 mai »,</em> évoque M. Le Drian dans sa déclaration. La France dit également appuyer la mise en place par la Cédéao d’un mécanisme de suivi et du respect de la période de transition. Dans sa déclaration, M. Le Drian n’a pas manqué à souligner que <em>« le respect de ces paramètres, vérifié par la CEDEAO, est la condition du maintien de l’engagement des partenaires et de l’accompagnement de la transition. »</em>

Après avoir salué la médiation menée par la CEDEAO et pris note des délibérations des chefs d’État et de gouvernement de cette organisation régionale, notamment la suspension du Mali de ces institutions, l’Union européenne affiche son soutien particulier quant au maintien du calendrier des élections présidentielles du 27 février 2022, selon les termes définis par la CEDEAO, indique le Haut Représentant/Vice-Président Josep Borrell de l’Union européenne dans une déclaration du 31 mai 2021.

<strong>Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Salimata Togora, écrivaine : « La construction d’un État fort ne se fait pas en un jour »</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/salimata-togora-ecrivaine-%25e2%2580%2589la-construction-dun-etat-fort-ne-se-fait-pas-en-un-jour%25e2%2580%2589-2930441.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Jun 2021 01:06:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les événements politiques du 24 mai 2021 au Mali n’ont pas autant surpris beaucoup de Maliens en raison des rumeurs qui les ont préparés mentalement en amont. Dans cet article, l’écrivaine malienne, Salimata Togora fournit une analyse optimiste de la situation politico-sécuritaire de son pays. Elle reste convaincue que « <em>dans ce pays il a existé, il existe des femmes et des hommes patriotes qui sauront travailler pour le faire sortir de l’ornière ». </em></strong>

Les peines les plus intimes sont souvent silencieuses. Mon pays traverse une période charnière de son histoire, jamais nous n’avons été aussi démunis, aussi seuls, aussi exhibés face au monde. Tout le monde disserte sur notre cas, en bien ou en mal, de bonne ou de mauvaise foi. Des fils du pays s’empressent de partager des vileniessur leur patrie. On se dénigre, on se déchire. Certains frèresafricains s’y adonnent à cœur joie ; les désœuvrés et les ennuyeux peuvent jubiler, nous en offrant tant de spectacles.

Des citoyens des pays qui croupissent sous des dictatures décennales, si ce n’est des régimes présidentielshérités de père en fils, se posent en donneurs deleçon.

<strong>« J’en appelle à ces élections »</strong>

Je balaye les commentaires, comme on arrache les mauvaises herbes d’un champ qu’on cherche àpréserver.

Pourtant ce matin dans le taxi, je ne pensaispas qu’on en arriverait là. Les rumeurs de la nomination d’un nouveau gouvernement envahissaient la capitale.On parlait de divergence de vuesentre le Premier ministre, le Président de la transitionet la junte sur le choix des ministres.

Dans le taxi le débat est houleux, j’essaye de me concentrer sur le paysage. Au bord du goudron des vendeusesde mangues attirent mon attention. J’ai envie d’en acheter, mais le client du siège passager absorbe toute l’énergie du chauffeur. Je m’abstiens. Je rentre à la maisonregrettant de ne pas apporter de fruits aux enfants.

&nbsp;

Ma sœur m’appelle. Tu as entendu les nouvelles ? Oui. Et ? La vie continue. J’essaye d’écourter la conversation, j’ai un voyage à préparer, des documents à rendre… Les rumeurs de Bamako se confirment, nous avons un nouveau gouvernement — rien à foutre— et il y a 25ministres dont 10 nouveaux et seulement 5 femmes, rien à cirer. Je n’ai qu’une hâte qu’ilsfassent leur temps et organisent les élections ; ces fameuses élections sont le seul indicateur de performance de notre démocratie bancale.Pour paraphraser l’ancien ministre Ousmane Sy <em>« la démocratie nous a donné la liberté, mais nous a dépouillés de nos valeurs</em> » ; elle a surtout fait la richesse de l’Élite au pouvoir et laissé le peuple pour compte. J’en appelle à ces élections, même si je ne crois plus en leur valeur démocratique ; j’en appelle,car je n’ai plus foiaux sauveurs du 18 août 2020.

<strong>« Un pays miné de partout »</strong>

La construction d’un État fort ne se fait pas en un jour, cela passe par bien de turbulences, le Mali ne fait pas exception sauf que c’est un paysminé de partout, depuis trop longtemps.

En 2012, le MNLA, la rébellion touareg, les chouchousde la France s’alliaient aux djihadistes d’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ansar_Dine">Ansar Dine</a>  pour former le <em>« Conseil transitoire de l’État islamique</em> » et attaquer le Mali. En ces temps-là, on leur offrait des plateaux auxtélévisions françaises pour leur propagande, on parlait de discriminationet d’injustices. Cette alliance malsaine avec les djihadistes donnera une porte d’entrée à ces derniers, qui vont finir par les évincer. Le cheval de Troie a franchi le mur. Financés, mieux organisés et mieux armés, les salafistes prennent le contrôle de Kidal, de Tombouctou et de Gao et attaquent jusqu’à Mopti. Le Mali agressé en son seinappelle ses amis à la rescousse, bien sûr la France sollicitée répond favorablement. Elle aide le Mali àrepousser les djihadistes, mais ne lui permet pas de franchir le sol de Kidal.

Depuis, nous avons un coupd’État, une élection présidentielle, unemissionde maintien de la paix de l’ONU (la MINUSMA), les forces françaises (Barkhane), la force conjointe du G5 Sahel (FCG5S), la mission de formation de l’Union européenne (EUTM), plus de 100 000 militaires étrangers, mais aussiplus de 20  mouvements armés, des djihadistes, des milices qui se créent à vue d’œil pour protéger ou assaillir des villages laissés à la merci du mieux armé. Des conflits inter-ethniques — Le Mali n’en avait jamais souffert — les cousins Peuls et Dogons qui se déchirent, une première dans l’histoire du pays… Le Mali est immense, l’armée n’arrive pas à couvrir tout le territoire, la présence des forces étrangères n’y change rien.Le nombre de civils et de militairestuésmonte en flèche.

Malgré tout, assaillie, éreintée par les problèmes sécuritaires et de gouvernance, la courageuse population ne baisse pas les bras et revendique son droit à une vie meilleure jusquedans la rue. Et, quand le régimefossoyeur du président IBK est balayé par de jeunes officiers, je suis de ceux qui ont hurlé de joie. Croyant une nouvelle ère pour mon pays. Hélas.

<strong>« Le meilleur est à venir »</strong>

Les rapports du vérificateurne sortiront pas de sitôt du tiroir, mais on peut augmenter les prix du péage sans chercher à renforcer la redevabilité et à éclaircir la gestion des fonds qui en sont générés. Tout semble flou, quand le régimeactuel fait dessalamalecsà l’ancien dignitairede Koulouba décriépour sa corruption et son laxisme. Et les rumeurs de Bamako annoncent d’ailleurs quele coup d’État ne serait en fait qu’une mascarade orchestrée par des potes du général milliardaireMoussa Diawara, ami intime de la famille d’IBK, afin de sauver celle-ci.

La révolution tant souhaitée peut attendre. Ce ne sont pas des sauveurs.Ne seraient-ilsque des profiteurs ?Et pourtant j’y ai cru, comme d’autres Maliens, nous y croyions. Les enjeux sont énormes, s’ils réussissentce sera formidable, s’ils échouent nous en pâtirons tous. Et voilà qu’une querelleautourdes fauteuils ministériels crée un nouveau coup de force. C’est vrai que des postesstratégiques sont en jeu, ceux de la Défense et de la Sécurité, mais diable, pourquoi maintenant ?Pourquoi le Premierministre Moctar Ouaneet le Président de la transition Bah NDaouse sont-ils adonnés à un bras de fer avec la junte, quand il fallait juste mener cette transition à terme ? Il ne restait que 10 petits mois. LeLâcher-prise n’est pas de la lâcheté quand l’équilibre fragile de son pays en dépend. Nous en gagnerons tous à mettre l’intérêt de ce pays au-dessus de nos égos.

Mais les rumeurs de Bamako disent qu’au-delà de simples querelles pour des postes ministériels, il y a surtout un conflit de vision et dans la collaboration stratégique avec deux pays, la France et la Russie. D’autres disent aussi que la manière, du président de la transition sortant et de son Premier ministre, de prendre des décisions unilatéralesen violation de la charte de la transition en est la cause. Mais après tout, qui peut bien porter caution aux simples rumeurs ?

Si j’ai peu de foi en la transition, j’ai foi en mon pays. Tout ce que je souhaite, c’est que ceux qui ont les gouvernails de la nationréussissentdans leur devoir de consolidation de la paix, qu’importe les alliés qui les aideront dans cette mission.

On se retrouve tous dans la grande famille. Ma belle –sœur est à l’hôpital pour accoucher. Ma sœur semble morose, elle s’inquiète pour les générations futures. Les enfants jouent comme si de rien n’était. Je la rassure enrécitant comme une litanie : le meilleur est à venir. J’ym’accrochepour ne pas défaillir.

<strong>3e couplet</strong>

Dans l’après-midi, nous accueillons une petite lumière dans notre vie. La vie a force sur tout. Les retrouvailles de la famille autour de la nouvelle mamannous font oublier la gravité des derniers instants. Mais, le débat tourne vite autour de la politique. Nous le menons cependant sans désespoir.  Nous sommes inquiets,mais optimistes. Tout ira bien si nous restons unis.

Le lendemain, l’aéroport n’est pas fermé, le nouvel homme fort du pays, le colonel AssimiGoitademande à la population de vaguer à ses occupations. Dans le hall d’enregistrement, je tombe sur cette photo de Modibo Keita. Lui et ses compagnons ontdonné sa dignité au Mali dans les années 1960. Leurs combats et leur patriotisme nous sontparvenus, et nous inspirent.

Oui, nous souffrons, oui l’avenir semble incertain, mais dans ce pays il a existé, il existe des femmes et des hommes patriotes qui sauront travailler pour lefaire sortir de l’ornière.

En fredonnant ce 3e couplet de l’hymne national de mon pays, je monte dans l’avion, le cœur soudain apaisé :

La voie est dure très dure

Qui mène au bonheur commun

Courage et dévouement

Vigilance à tout moment

Vérité des temps anciens

Vérité de tous les jours

Le bonheur par le labeur

Fera le Mali de demain.

<strong>Salimata Togora</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Sexualité : Ces quatre (4) raisons pour attendre le mariage</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sexualite-ces-quatre-4-raisons-pour-attendre-le-mariage-2930241.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 01:17:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le développement de la pratique de la sexualité avant le mariage au Mali inquiète Mariam. Dans cet article, elle explique pourquoi il est plus prudent de s’abstenir de cette pratique avant le mariage. </strong></em>

Jadis, dans nos sociétés, les jeunes ne découvraient le sexe qu’après le mariage.L’entrée à cette pratiquedonnait lieu à un véritable apprentissage, qui n’avait d’autre but que de préserver les jeunes de certains problèmes liés à la sexualité avant le mariage. Mais de nos jours, cette pratique, avant toute union légale, est devenue une affaire de compétence. Pourtant, il faudrait l’éviter pour plusieurs raisons.

<strong>Les maladies </strong>

Dans notre pays, nombreux sont les jeunes qui se livrent à la sexualité sans pour autant avoir une idée claire de cette pratique. Ce manque d’expérience les conduit le plus souvent à des problèmes qui peuvent leur coûter la vie.

Les relations sexuelles avant le mariage sont susceptibles d’être source de certaines maladies pouvant avoir des impacts sur la vie au foyer d’un jeune couple. Les maladies sexuelles transmissibles (MST) peuvent être citées en guise d’exemple. Des maladies qui sont souvent cause d’infections, de stérilité, de divorce ou, au pire,de mort.

<strong>Sauver des vies </strong>

Les relations sexuelles avant le mariage conduisent généralement à des grossesses et font de ces jeunes filles des mères célibataires. Cette situation peut conduire à la déperdition scolaire pour la plupart des jeunes filles qui se retrouvent sans accompagnement, écartées par leur famille.

Des filles, pour éviter toute cette situation, préfèrent l’avortement. Une pratique qui peut également avoir des conséquences sur la procréation d’une jeune fille, surtout si cette pratique venait à se multiplier.

<strong>Se préserver du mariage forcé </strong>

En ayant des relations sexuelles avant le mariage, des jeunes se laissent facilement emporter par l’amour. Ils pensent avoir trouvé le partenaire de leur vie. L’amour obscurcit du coup leur faculté de raisonner et ils s’embarquent dans des relations de mariage dont ils ne tarderont pas généralement à regretter.

Dans certains cas aussi, lorsque des grossesses surviennent à la suite de ces relations avant le mariage, les parents de la jeune fille, et souvent du jeune garçon, posent comme condition le mariage. Des genres de mariages qui durent rarement dans le temps. Une situation peu profitable pour la jeune fille.

<strong>Se préserver du divorce </strong>

<em>« L’habitude est une seconde nature »</em>, dit-on. En prenant l’habitude d’avoir des relations sexuelles avec plusieurs partenaires avant le mariage, rares sont les jeunes qui réussissent à s’abstenir même après le mariage. Devenant une habitude chez eux, ils sont toujours insatisfaits et se voient dans l’obligation d’aller chercher ailleurs. Une situation qui, à la longue, ne peut que conduire au divorce. Car rarement les partenaires se comprennent sur ce point.

L’autre aspect, en ayant des relations sexuelles avec le partenaire avec qui on doit se marier, on creuse le plus souvent notre tombe. Car un couple n’est rien sans une confiance mutuelle. Or, celle-ci risque de devenir un idéal lorsque le couple se découvre avant le mariage. On a toujours en tête que l’autre est en train de nous tromper. Ce qui brise facilement la confiance dont tous les couples ont besoin pour résister dans le temps.

Il existe plusieurs autres raisons pour s’abstenir des relations sexuelles avant le mariage, mais ces quatre raisons nous semblent assez importantes. Les jeunes, notamment les jeunes filles, doivent apprendre davantage l’abstinence pour préserver leur futur mariage, voire la vie et la santé de leur futur époux ainsi que de leurs enfants.

<strong>Mariam Ndiaye</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : saisi de plus de cinq (5) tonnes de produits stupéfiants</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mali-saisi-de-plus-de-cinq-5-tonnes-de-produits-stupefiants-2930240.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 01:16:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Office central des stupéfiants (OCS) a animé un point de presse, lundi 31 mai 2021, dans ses locaux de Sogoniko. Objectif : présenter sa saisie record, de l’année, de produits stupéfiants. </strong>

Daba, dans la commune rurale de Tièlè, à près de 80 km de la capitale malienne, Bamako serait-il en phase de devenir une plaque tournante de la circulation des produits stupéfiants au Mali ? Dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 mai 2021, une équipe conjointe de l’Office central des stupéfiants (OCS) a saisi une importante quantité de produits dans cevillage de Daba. Au total, 5 tonnes 328 kg de produits stupéfiants, dont 2 806 kg de cannabis, 567 kg de Sketch (un dérivé du chanvre indien arrivé sur le marché il y a moins de trois ans) et 3 373 briques de chanvre indien.

<strong>Dépôt alimenté par des citoyens de nationalité burkinabè</strong>

Cette saisie record de l’année par l’OCS a été découverte sous un hangar aménagé à cet effet, dans ce village « <em>assez difficile</em> » d’accès. Cette découverte a été rendue possible grâce à l’exploitation des renseignements, depuis une année, a laissé entendre le chef des opérations de la Direction générale de l’OCS. « <em>On avait la certitude, avec des renseignements confirmés, que le marché de Dabanani et de Bagadadji est fourni à partir de ce village situé à proximité de Darani</em> », a-t-il indiqué.

« <em>Il importe de souligner que ledit dépôt est alimenté par des citoyens de nationalité burkinabè qui viennent dans la localité de Daba à partir de Koutiala, sur des motos adaptées par de quadruples ressorts de suspension, les châssis renforcés par des barres de fer pour permettre aux motos de prendre 300 à 400 kg de produits stupéfiants </em>», a indiqué le directeur général de l’OCS, le magistrat -Colonel Adama Tounkara.

<strong>Présumés propriétaires en fuite </strong>

Selon le chef des opérations de l’OCS, ce réseau est bien organisé. Il existe des informateurs qui sont bien rémunérés pour assurer la sécurité du lieu en signalant la descente des forces de l’ordre. Des gens qui sont payés à près de 200 000 FCFA. La valeur marchande de ces produits saisis s’élève à 450 millions FCFA, a conclu le Chef des opérations.

Les présumés propriétaires de ce dépôt de Daba, Nango et FamoussaKoroma, connus des agents de l’OCS, ont prisla fuite. Le directeur général de l’OCS invite les populations à plus d’implication dans la lutte contre les stupéfiants au Mali.

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali :  Dr Choguel Kokala Maïga proposé au poste de Premier ministre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mali-dr-choguel-kokala-maiga-propose-au-poste-de-premier-ministre-2930034.html</link>
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<pubDate>Sat, 29 May 2021 17:02:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Vendredi 28 mai 2021, au Palais de Koulouba, le Colonel AssimiGoita a rencontré la classe politique de notre pays. Lors de cette rencontre, le Colonel Goïta a officiellement exprimé sa volonté d’attribuer la primature au Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP) en donnant à ce mouvement hétéroclite la liberté de proposer un Premier ministre dans leur rang. Suite à cette annonce faite par le Colonel AssimiGoita, les responsables dudit mouvement social ont tenu le même jour, un point de presse suite auquel Dr ChoguelKokalaMaiga a été unanimement choisi pour occuper le poste de Premier ministre de Transition.</strong>

Alors que la moitié des 18 mois accordés aux autorités de transition est consommée, le Colonel AssimiGoïta vient de donner la latitude au M5-RFP de désigner un d’entre eux pour diriger la primature. Le même jour, le Vice-Président de transition a été déclaré, par la Cour constitutionnelle, président de Transition.

<strong>Choix unique</strong>

<em>« Le M5 aussi s’était réuni auparavant et a convenu unanimement de proposer le nom de Dr ChoguelKokalaMaiga qui est le Président de son comité stratégique »,</em> a indiqué le conférencier. On peut donc dire que ce qui était sur les lèvres depuis le 24 mai dernier, s’est officialisé.

Toutefois, souligne Ibrahim IkassaMaïga lors de la conférence du M5-RFP, <em>« maintenant nous sommes prêts à y aller, mais à condition qu’on nous laisse travailler. Parce que le M5 à décliné les paramètres du changement en 10 points qui se traduisent en 17 actions que nous avons proposées pour rectifier la Transition et pouvoir jeter les bases de la Refondation du Mali. » « Il faut une union sacrée, c’est sur cette base que le Mali va avancer »,</em> a-t-il soutenu.

Rappelons que le M5 est le principal mouvement qui a contribué à la chute du régime d'Ibrahim Boubacar Keita en août dernier. Il est composé de Partis politiques, d’associations et d’autres mouvements de la société civile.

<strong>Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Colonel Assimi Goita : « Dans la gestion de l’État, il n’y a pas de sentiments »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/colonel-assimi-goita-dans-la-gestion-de-letat-il-ny-a-pas-de-sentiments-2930033.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 29 May 2021 17:01:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>En vue de mettre fin à la vacance de la présidence de transition, la Cour constitutionnelle du Mali « <em>dit que le Vice-Président de la Transition exerce les fonctions, attributs et prérogatives de Président de la Transition pour conduire le</em><em>
processus de transition à son terme </em>». Devant plusieurs hôtes, vendredi 28 mai 2021, le nouveau président de transition, colonel AssimiGoita a donné des assurances tout en invitant à la compréhension et à la cohésion sociale pour la réussite de cette transition. </strong>

Après leur arrestation, le 24 mai 2021, le président de transition Bah Ndaw et son Premier ministre Moctar Ouane ont démissionné le 26 mai dernier rendant ainsi le siège de la première institution de la république vacant. Pour assurer le « <em>bon fonctionnement des organes de transition et l’activité des pouvoirs publics</em> », la Cour constitutionnelle du Mali a déclaréle vice-président, colonel AssimiGoita, président de transition.

<strong>« Notre seul agenda c’est un Mali… »</strong>

Selon les précisions du ministre directeur de Cabinet de l’ex-Vice-président, le capitaine Demba N’daw, les raisons ayant conduit à l’arrestation puis à la démission de l’ex-président de transition et son Premier ministre sont entre autres : le manque de consultation et la rétention d’informations sur certains grands dossiers, la grogne sociale, le blocage dans le travail gouvernemental, la perte de confiance entre le Gouvernement et l’opinion publique. Il ajoute également à ces raisons la dissolution du Gouvernement et la reconduction unilatérale du Premier ministre par Bah Ndaw, l’absence de consultation dans la formation du nouveau Gouvernement et le souci de sauvegarder la cohésion au sein des Forces armées maliennes.

A ceux qui penseraient que les militaires ont agi pour la mise en œuvre d’un agenda caché, le nouveau président de transition rassure : « <em>Nous n’avons pas d’agenda caché. Notre seul agenda, c’est un Mali apaisé et prospère. Il fallait tout faire pour maintenir la cohésion au sein des FAMAs. Nous avons agi pour le seul intérêt du Mali, toutes dissensions intestines au sein des troupes auraient conduit à la catastrophe</em> ».

<strong>Le poste de Premier ministre au M5-RFP</strong>

Au cours de sa rencontre avec la classe politique, le Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE) et la Société civile, vendredi 28 mai 2021, l’ex- Vice-président de Transition a fait comprendre : « <em>Nous œuvrons à sauvegarder l’intérêt supérieur de la nation. Dans la gestion de l’État, il n’y a pas de sentiments </em>».Il a également saisi l’occasion pour enlever tous les doutes au sujet du chronogramme des élections. Selon le colonel Goita, ces élections se tiendront courant 2022, conformément au chronogramme initial.

Toutefois, le président Goitainvite les forces vives de la Nation à plus de mobilisation et de compréhension, mais aussi, et surtout, à l’union sacrée pour relever ensemble les défis de l’heure. Aussi a-t-il insisté sur la nécessité d’unir les Maliens et d’un large consensus des forces vives de la Nation pour la réussite de la Transition. « <em>Vous pourriez ainsi jouer un rôle crucial pour l’apaisement et la cohésion au Mali</em> », a-t-il laissé entendre.

Le nouveau président de la transition a annoncé que le Poste de Premier ministre revient au Mouvement du 5 juin – Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP) et qu’un nouveau gouvernement sera bientôt formé à travers de larges consultations dans la plus grande inclusivité.

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Education au Mali : des « décisions responsables » pour éviter des perturbations</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/education-au-mali-des-%25e2%2580%2589decisions-responsables%25e2%2580%2589-pour-eviter-des-perturbations-2929624.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 May 2021 01:31:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont animé, lundi 24 mai 2021, à la Maison de l’Enseignant, une conférence de presse. Objectif :alerter sur les risques à courir si <em>« des décisions responsables ne sont pas prises »</em> par les autorités maliennes dans le cadre de l’harmonisation des grilles salariales des travailleurs du Mali. Un des points de revendication de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM). </strong>

Au Mali, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 semblent en bras de fer avec l’Union nationale des travailleurs du Mali. Si l’UNTM revendique l’harmonisation des grilles salariales des travailleurs du Mali, la synergie syndicale des enseignants, quant à elle, monte une sentinelle devant le statut du personnel enseignant qu’elle estime menacé. Cette situation menace l’année scolaire en cours.

<strong>« Ce qu’il faut éviter… »</strong>

Depuis le 17 mai dernier, l’UNTM a enclenché une série de grèves afin d’obtenir l’harmonisation des grilles salariales des travailleurs du Mali. Selon Ousmane Almoudou Touré, Porte-parole des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, cette grève <em>« n’engage en rien les enseignants du Mali pour des raisons justifiées. » </em>Selon ses précisions, la centrale syndicale<em>« exige de l’État qu’il relève toutes les grilles dont les plafonds sont inférieurs au plafond 1382 de la grille du statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Éducation préscolaire et spéciale. » </em>

Aux dires du porte-parole de la synergie des enseignants, cette demande de l’UNTM <em>« remet en cause l’article 39 du statut du personnel enseignant qui s’applique automatiquement dès qu’il y a une augmentation sur le statut général. »</em>

<strong>Des actions</strong>

Profondément attachés à leur statut, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 affirment être prêts d’utiliser <em>« tous les moyens légaux pour faire appliquer les dispositions du statut du personnel enseignant. »</em>Ce collectif met en garde <em>« quiconque qui tentera de violer ou de tripatouiller leur statut. »</em> Selon leurs précisions, <em>« l’article 39 a pour objets de répondre à une demande d’harmonisation des salaires des enseignants maliens avec ceux de la sous-région, d’apaiser le climat social et d’éviter que les enseignants ne partent pas en grève chaque fois qu’il y a une augmentation sur le statut général. » </em>Il vise aussi, précisent-ils, <em>« à rendre la fonction enseignante plus attrayante. »</em>

Pour éclairer l’opinion surcette situation qui prévaut, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont engagé plusieurs actions. Après les rencontres avec les acteurs de la société civile et les partenaires de l’école malienne, les syndicats de l’éducation, à travers la lettre circulaire n° 004 du 18 mai 2021, indiquent dans leur déclaration liminaire de la conférence de presse avoir demandé aux camarades de l’intérieur d’organiser des rencontres d’informations et de sensibilisations avec les acteurs de la société civile et les partenaires de l’école. Parmi ces actions, on note la conférence de presse ayant lieu le 24 mai dernier à la Maison de l’Enseignant. L’organisation d’un meeting national est également prévue dans les jours à venir.

<strong>« Des décisions responsables »</strong>

Pour éviter toute perturbation de l’année scolaire en cours, la synergie syndicale des enseignants invite les autorités de transition à prendre <em>« des décisions responsables. »</em> Aussi <em>« ce qu’il faut éviter, c’est d’harmoniser tout en remettant en cause les acquis d’un autre syndicat »</em>, a déclaré le porte-parole de la synergie des enseignants, lors d’une interview qu’il a accordée à notre rédaction le 18 mai dernier.

L’année dernière a été perturbée pendant plusieurs mois pour cause de mouvements de grèves des enseignants. Pour éviter le même scénario cette année, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 invitent les autorités du pays à prendre des <em>« décisions responsables. »</em>

<strong>Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : Issa KaouNdjim avance les raisons de l’arrestation de Bah Ndaw et Moctar Ouane</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mali-issa-kaoundjim-avance-les-raisons-de-larrestation-de-bah-ndaw-et-moctar-ouane-2929627.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 May 2021 01:17:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Issa Kaou N’Djim, 4e Vice-président du Conseil national de transition (CNT) du Mali, a accordé, mardi 25 mai 2021, un entretien à des médias nationaux et étrangers sur la situation politique du pays. Au cours de cette séance d’information, M. Djim a évoqué les raisons de l’arrestation de l’ex-président Bah Ndaw et de son Premier ministre Moctar Ouane, lundi 24 mai. Une arrestation qui a conduit à leur démission. Selon le président de l’Appel Citoyen pour la Réussite de la Transition (ACRT, FASO KA WELE), il s’agit d’un « processus de redressement » et non pas un coup d’État.

Après leur arrestation, lundi 24 mai 2021, le Président de transition et son Premier ministre ont été déchargés, mardi 25 mai, de leurs prérogatives par la junte militaire. Un jour après, mercredi 26 mai 2021, Bah Ndaw et Moctar Ouane présentent leur démission alors que des émissaires de la Cédéao étaient au Mali pour tenter de décrisper la situation.

« Trahison de la Charte de transition »

Au cours de notre entretien avec Issa Kaou N’Djim, mardi dernier, depuis son bureau du CNT, celui-ci n’a pas manqué à indiquer que le Président Bah N’Dawcommençait à prendre des décisions unilatérales. Le président de l’ACRT a évoqué surtoutla reconduction du Premier ministre Moctar Ouane après la démission de celui-ci ainsi que de son gouvernement, vendredi 14 mai 2021. Mieux, précise-t-il, il le charge de la formation d’un nouveau gouvernement, sans consulter le Vice-président, Colonel AssimiGoïta.

Outre cela, a-t-il souligné, dans la Charte de transition, toutes les questions de Défense et de Sécurité sont confiées au Vice-président. Maiscelui-ci n’a été ni consulté, quant à la nomination du ministre de la Défense et des Anciens Combattants nipour celui de la Sécurité et de la Protection civile, indique M. Ndjim qui précise que « toutes les questions de défense et de sécurité gérées » par le président Bah N’Daw.

Constatant ainsi une « trahison de la Charte de transition » par les deux personnalités de l’exécutif, le Vice-président a, mardi 25 mai 2021, à travers un communiqué lu à la Télévision nationale par son Conseiller spécial, mis Bah Ndaw et Moctar Ouane« hors de leurs prérogatives. »

<strong>Appel à l’union</strong>

Selon Issa Kaou N’Djim, ce geste du colonel Goïta est un « processus de redressement ». « Ce qui s’est passé au Mali est un processus de redressement » et non un coup d’État, a-t-il précisé. Avec le M5, on dira qu’il s’agit d’une « rectification de la transition ».M. Ndjim estime que cet acte montre à suffisance qu’AssimiGoita est un « patriote imperturbable ».Illance donc, en tant que politique, un appel à l’union afin de sauver le Mali.

Notons qu’après la démission de Bah Ndaw et de Moctar Ouane, mercredi 26 mai 2021, AssimiGoïta, prenant les choses en main, poursuit les concertations pour la nomination d’un Premier ministre et la mise en place d’un gouvernement. Il rassure néanmoins que le chronogramme des élections sera respecté. Malgré tout, les condamnations de ce « coup de force » fusent de partout.

<strong>Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : https://saheltribune.com</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Agriculture africaine : la terre qui nourrit peut également unir !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/agriculture-africaine-la-terre-qui-nourrit-peut-egalement-unir%25e2%2580%2589-2929512.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 May 2021 02:05:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le pacte colonial, qui s’est traduit par la constitution de nos pays sous forme de grands comptoirs commerciaux, reste encore décrié à juste titre. Cette volonté du colonisateur nous a causé tant de torts et, soixante ans après les indépendances, de nombreux pays africains restent toujours des exportateurs de produits bruts et importateurs de produits élaborés.

La majorité des pays sur le continent importent les produits manufacturés, du matériel et équipements, et l’essentiel des biens de consommation courante, notamment dans les villes. Cela comprend aussi les produits alimentaires, ce qui est un comble pour des pays disposant de réserves suffisantes en eaux, terres arables, soleil…

<strong>Des productions extraverties</strong>

Le pacte colonial s’est également illustré par l’introduction des cultures de rentes (arachide, coton, cacao, hévéa, huile de palme…) qui ont été intensifiées au point de constituer les cultures phares, voire les seules sources de devises pour nos pays, même si, ici ou là, quelques chainons de transformation sont esquissés.

L’une des conséquences dommageables de ce qui précède est que ce pacte fait de nos pays des concurrents. On exporte les mêmes produits et, jusque-là, on s’empêche de penser ensemble et de développer entre nous des relations commerciales et économiques. Le commerce inter africain constitue en moyenne 12 % du volume des échanges (moins de 5 % en Afrique centrale !).

La production agricole africaine est ainsi extravertie et de la mauvaise manière, car les chaines de valeur passent au-dessus de nos têtes. Nous nous situons aux deux bouts des processus de création de la richesse mondiale, comme producteurs de matières premières et comme consommateurs de produits finis. Les deux bouts les moindres dont l’Afrique ne profite en somme.

<strong>B</strong><strong>âtir quelques stratégies communes de développement économique</strong>

Comme on le dit depuis plus de cinquante ans, il faut inverser cette tendance malheureuse si l’Afrique veut compter et donner des perspectives à sa population de plus en plus jeune. En la matière, les pistes classiques évoquées sont les mêmes. On parle d’industrialisation, de fournitures d’efforts pour améliorer la compétitivité, d’accessibilité de l’énergie, d’infrastructures, etc. Ces assertions sont vraies et il faut essayer de les suivre. Mais elles ne sont pas les seules voies vers le renouveau africain.

Parmi les pistes évoquées pour redonner au Continent quelques perspectives économiques prometteuses, on mentionne moins d’autres opportunités alors qu’il en existe. Il y a par exemple l’utilisation à notre avantage d’une conséquence du pacte colonial. Dans toute situation défavorable, il y a matière à tirer quelques initiatives positives.

En faisant de nous des producteurs de quelques produits seulement, on a aussi fait de nous de grands producteurs de ces produits et même les premiers ! Par exemple, la Côte d’Ivoire et le Ghana, à eux deux, représentent plus de la moitié de la production mondiale de cacao. Les productions d’arachide duSénégal, du Mali, du Burkina, de la Côte d’Ivoire et d’autres pays en Afrique del’Ouestensemble culmineront à la première place mondiale. C’est semblable pour le coton, l’hévéa et cela serait sans doute similaire pour l’or, la bauxite…

Cette position globale donne des moyens et procure un poids non négligeable dont on pourrait profiter et l’utiliser pour bâtir quelques stratégies communes de développement économique. De manière précise, on peut retenir le cas particulier du coton.

<strong>Mettre en commun les filières </strong>

La dizaine de pays en Afrique de l’Ouest qui le produisent ainsi que le Tchad en Afrique Central mettent sur le marché plus de deux millions de tonnes de fibre de coton à chaque campagne. Ils produisent autant de graines de coton qui génèrent de l’huilepour la consommation et de l’aliment bétail. Plus de vingt millions d’Africains vivent de cette importante culture qui génère des revenus non négligeables pour les paysans et pour nos économies. Les zones de production cotonnière sont également des zones importantes de production vivrière, mais également, on ne le sait pas suffisamment, des zones d’élevage par excellence. Cela fait déjà de cette spéculation agricole un facteur non négligeable de lutte contre la pauvreté. On pourrait, pour autant mieux faire encore, en utilisant de manière intelligente la force de frappe que nous constituons ensemble.

Si les pays producteurs de coton décidaient de mettre en commun leurs filières avec un seul centre de décision, une seule société d’exploitation utilisant de manière optimale plus de cent cinquante usines, sur un espace qui dépasse la taille de l’Europe occidentale et s’appuyant sur plusieurs dizaines de millions de producteurs, la donne changerait face aux négociants, face aux filateurs et face aux grands groupes industriels internationaux. On gagnerait en capacité de négociations. Nous ferons des économies et on gagnerait en compétitivité et donc en opportunités pour les producteurs. Les économies de frais administratifs et commerciaux pourraient ainsi être transférées en rémunération aux producteurs.

<strong>C</strong><strong>oopération et d’intégration</strong><strong> sectorielle</strong>

Avec une force de frappe plus imposante, on pourrait mutualiser la recherche et la vulgarisation et donc agir de manière plus conséquente sur les rendements et accroitre encore la compétitivité du secteur et donc les conditions de vie des populations rurales.

Cet environnement attirera plus facilement les investisseurs pour renforcer la transformation, la relance de nos industries textiles et sans doute de nos industries de l’habillement, de l’artisanat…

Ce qui est valable pour le coton, l’est encore plus pour le cacao et aboutirait à des résultats encore plus probants. D’autres exemples existent et présentent chacun des perspectives positives pour le Continent.

L’union fait la force ! L’union politique éventuellement, mais plus surement l’union économique. C’est sur cette voie que les pays développés ont d’abord engagé leurs processus d’intégration. L’exemple de l’Union européenne en est une illustration. Pour notre part, on a pris l’habitude de décréter l’union sans que cela ne soit suivi d’effets concrets significatifs. Depuis des décennies, nos résultats demeurent mitigés, car nous peinons à passer au concret et à accepter les sacrifices à consentir. Plus que jamais, nous devons réfléchir à ces perspectives de coopération et d’intégration sectorielles. L’agriculture, la première chance pour l’Afrique nous en offre l’opportunité.

<strong>Moussa MARA </strong><a href="http://www.moussamara.com"><strong>www.moussamara.com</strong></a>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>

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<item>
<title>Conflit israélo&#45;palestinien : malgré la dialectique « du maitre&#45;esclave », à quand la fin ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/conflit-israelo-palestinien-malgre-la-dialectique-%25e2%2580%2589du-maitre-esclave%25e2%2580%2589-a-quand-la-fin%25e2%2580%2589-2929510.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 May 2021 01:12:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le conflit entre l’Israël et la Palestine s’explique, pour Mikailou Cissé, professeur de philosophie, comme un problème de cohabitation entre deux religions. Pour un dénouement de cette crise, le professeur de philosophie s’interroge.Analyse ou opinion (choisir entre les deux mots)</strong>

<strong> </strong>Les recueils consacrés à l’histoire des religions soulignent tous que les religions issues de la tradition abrahamique ont certes permis l’interconnexion entre les communautés,mais dans la plupart des cas par la violence.Cela n’est pas anodin. Elle prouve que ces religions abrahamiques ont tendance à pousser les autres à abandonner leur idéologie religieuse.

<strong>Problème de cohabitation </strong>

Ces religions abrahamiques conçoivent les conceptions des autres sur le Divin comme impropre. Selon elles,ces religions ne magnifient pas le Divin à sa juste valeur. Les religions abrahamiques sont hostiles à la présence d’une autre religion à proximité de leurs territoires respectifs. Pire, elles sont« <em>impérialistes</em> ». À l’image du mode de production économique capitaliste, elles n’hésitent pas à user de la force pour s’imposer.

Les récits sur l’histoire de ces religions donnent assez d’informations qui permettent de se rendre à l’évidence que la conflictualité est ancrée dans leur essence. La conquête de plus d’espace territoriale et la conversion des autres peuples sont leurs missions prioritaires. L’Europe est décrite comme la terre qu’elles ont endeuillée le plus. Le Moyen-Orient aussi n’est pas à la marge. Il est depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale l’espace territorial qui est le plus confronté aux altercations entre différentes communautés de tendance religieuse différente.

<strong>Communauté palestinienne contre communauté israélienne</strong>

Le différend qui oppose la communauté palestinienne, à majorité musulmane, et la communauté israélienne, à majorité juive, s’inscrit dans cette dynamique. C’est une guerre de préservation d’identité culturelle et religieuse : une guerre des croyances. Il est la continuation d’une vielle guerre entre deux communautés de tendance religieuse différente qui vivent à proximité et qui partagent avec les chrétiens une ville qui abrite, à elle seule, des lieux de culte important pour les fidèles qui se réclament de ces trois religions : le <em>Kotel </em>ou Mur des Lamentations pour les juifs, l’église du Saint-Sépulcre pour les chrétiens, et la noble Sanctuaire ou mosquée Al-Aqsa pour les musulmans. Jérusalem ou « <em>la ville dite trois fois sainte</em> », tel est le nom de cette ville

L’histoire contemporaine et même celle d’avant notre ère précisent que la ville de Jérusalem est tombée entre les mains de plusieurs communautés. Elle est citée même comme une terre prophétique. Le culte du Divin a toujours occupé une place centrale dans la vie des communautés qui l’ont occupée et qui vivent dans ses environnants. Elle demeure toujours une ville dont la gestion fait l’objet d’une dispute. Les communautés de tendance religieuse différente se sont livré maintes batailles pour son contrôle total.

Toutefois, le différend qui oppose la communauté palestinienne et la communauté israélienne est celui qui a fait couler plus de sang durant ces dernières années pour le contrôle de cette ville « <em>prophétique</em> ».Bien que ces deux communautés aient eu à cohabiter à Jérusalem sans grande incidence, elles ne se sont jamais acceptées au sens propre du terme. Elles ont cultivé au fil du temps du dédain l’une envers l’autre à cause de l’essence de leur religion.

<strong>Des colonies de peuplement</strong>

Le judaïsme, comme son nom l’indique, est une religion communautaire et l’islam est une religion universaliste.Le différend qui oppose ces deux communautés dans la ville de Jérusalem et ses environs a pris une large dimension lorsque les juifs, qui avaient migré vers l’Europe et environs dans l’intention de trouver meilleur ailleurs en fuyant une terre sous le joug des communautés converties à l’islam, ont commencé à revenir au bercail.Un retour qui a constitué le début du bouleversement de l’ordre précaire qui régnait jadis à Jérusalem et dans ses alentours.

L’accueil que les sédentaires palestiniens ont réservé aux juifs avec le concours de presque toutes les grandes puissances qui se réclament de la tradition islamique et la riposte qui a suivi de la part des juifs étaient un signe apparent que ce retour est mal perçu par les musulmans et aussi que les juifs étaient déterminés à siéger dans cette zone qu’ils considèrent aussi comme la terre de leurs ancêtres.

Les déclarations des officiels des pays à majorité musulmans soutenant la communauté palestinienne et celles des pays occidentaux sur ce sujetprouvent que la question du divin est celle qui est au centre de ce conflit.

En se référant à la répartition du territoire entre ces deux communautés sur cette zone après la défaite de la coalition des pays musulmans contre les juifs déposés, équipés et soutenus par les Occidentaux,on serait tenté de donner raison aux Palestiniens. La crainte de perdre des terres et l’influence sur la ville de Jérusalem, qu’ils considèrent comme une ville qui abrite un lieu de culte important pour leur communauté,était la principale motivation de leurs refus.

Les juifs qui étaient perçus comme une communauté persécutée en occident sont devenus des persécuteurs au Moyen-Orient. Eux pour qui des hommes ont été jugés et condamnés pour antisémitisme sont entrain à leur tour de s’approprier des terres d’une autre communauté par la force en construisant des colonies de peuplement dans leur zone sans leur accord.

<strong>À quand la fin ? </strong>

Sous le regard impuissant des pays musulmans, ils ont réduit la communauté musulmane palestinienne à l’état de légume. Ils ne peuvent même pas manger sans l’aide des autres ni pratiquer leur religion en toute liberté. Ils sont perçus comme des personnes indésirables sur leur propre terre. Ils sont persécutés, rabaissés à chaque fois que l’occasion se présente. Avec leur agissement belliqueux au nom de leur croyance, ils ont divisé la communauté palestinienne en différents groupuscules et contraint un nombre important à l’exil.

Devant les yeux rivés des pays membres de l’Organisation des Nations Unies, ils ont dispersé les Palestiniens sur leur terre en bafouant toutes les résolutions prises en vue de pacifier cette zonetout en imposant leur volonté par les armes.Ils mettent tout en œuvre pour empêcher les autres de vivre comme des hommes. Pour cela, l’usage disproportionné de la force est l’instrument qu’ils utilisent à chaque fois que cela leur plaît. C’est ce qui les a permis des’accaparer de toutes les ressources sur cette partie du globe avec la bénédiction des autorités américaines. Mais jusqu’à quand allons-nous continuer à assister à une telle guerre d’une rare violence ?

<strong>Mikailou Cissé</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>

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<title>Grève de l’UNTM : un deuxième lundi morose au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/greve-de-luntm-un-deuxieme-lundi-morose-au-mali-2929431.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 May 2021 22:51:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Mali, la grogne sociale est en constante ébullition. Après une grève de 4 jours (du 17 au 21 mai 2021), l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) poursuit, ce lundi 24 mai 2021, sa série de grèves. Cette deuxième phase de la grève de l’UNTM intervient suite à l’échec des négociations avec le gouvernement de transition. Bien suivi par les syndiqués, ce débrayage a paralysé plusieurs secteurs du pays.</strong>

Insatisfaite des propositions faites par l’État, la principale organisation syndicale du Mali a entamé, ce lundi 24 mai 2021, l’acte 2 de la série de grèves qu’elle a déclenchées depuis le 17 mai dernier. Cette première journée de la deuxième semaine de grève de l’UNTM a paralysé les activités dans des services publics et privés, notammentles administrations publiques, les impôts, les Douanes, les Banques et les établissements financiers. Tous ces services sont de nouveau, restés quasiment inactifs ce lundi 24 mai 2021.

<strong>Une véritable paralysie</strong>

Les services de santé, le trésor, la douane, les Banques ainsi que les établissements financiers ont tous senti la mise en exécution de ce mot d’ordre. La quasi-totalité de ces structures est restée fermée ce lundi, avons-nous constaté lors de notre passage.

À la Mairie de Kalaban-Coro, à part le service minimum consistantà faire les copies et les légalisations (en catimini), toutes les activités étaient aux arrêts, ce lundi 24 mai.Devant la porte de la Mairie du district de Bamako, on pouvait constater plusieurs citoyens venus pour des besoins, souvent urgents, mais découragés du non-fonctionnement de certainsservices au sein de cette structure.

Au centre secondaire d’état civil de Kabala, l’atmosphère restait également morose dans la matinée de ce premier jour de grève. Excepté la confection des certificats de résidence, la réception des déclarations de mariage, la confection des certificats de célibataire, etc., beaucoup d’autres activités sont restées paralysées dans ce centre. Aucun extrait d’acte de naissance n’était établi. « <em>Je viens pour rectifier seulement une erreur sur mon extrait d’acte de naissance établi dans ce centre, lasemaine dernière, mais on me dit qu’aucun extrait ne sera établi aujourd’hui</em> », explique un jeune homme, visage triste, rencontré dans ce centre.

À l’Agence pour la promotion des investissements (API Mali), ce lundi 24 mai, l’exécution de ce mot d’ordre était ressentie depuis à l’entrée. Le parking situé à ce niveau était complètement vide à notre passage. À part également le service minimum, aucune autre activité n’y était menée.

Toutes les Banques où nousnous sommes rendues dans la capitale malienne, à part la présence des agents de sécurité, toutes les activités étaient aux arrêts. Désemparé de la situation, le jeune KalilouKatilé n’a pas hésité à renoncer à son retrait de 2 000 000 à la Banque Nationale de Développement agricole (BNDA) de Kalaban-Coro. Une somme dont l’opération n’est pas faisable une seule fois via le GAB.

<strong>Une grève aux conséquences lourdes </strong>

Ce mot d’ordre de grève n’est pas sans conséquence. Dans toutes les structures visitées ce lundi, des clients se plaignent et demandent aux deux parties de se trouver un terrain d’entente.À l’API Mali, certains attendent leur registre de commerce ainsi que leur Numéro d’identification nationale (NINA) depuis près de deux semaines en raison de ce mot d’ordre.<em>« Le peuple malien a trop souffert. Pour l’intérêt de tout un chacun, les autorités de transition et les grévistes ont le devoir de trouver un terrain d’entente »,</em> déplore un vieux qui était venu pour la rectification de sa carte Nina à la Mairie du district.

Selon Modibo Mao Macalou, rapporté par Studio Tamani, la première phase de la grève de l’UNTM a occasionné <em>« une perte estimée à plus d’une vingtaine de milliards de FCFA. » </em>Si rien n’est fait, cette deuxième phase occasionnera également d’énormes pertes pour l’État malien.

<strong>Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mariage : « Je surprends mon mari et ma meilleure amie dans mon lit »</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/mariage-%25e2%2580%2589je-surprends-mon-mari-et-ma-meilleure-amie-dans-mon-lit%25e2%2580%2589-2929290.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/faits-divers/mariage-%25e2%2580%2589je-surprends-mon-mari-et-ma-meilleure-amie-dans-mon-lit%25e2%2580%2589-2929290.html</guid>
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<pubDate>Mon, 24 May 2021 01:25:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les relations de couple sont fondées sur l’amour et la confiance mutuelle. Mais rares sont les hommes qui méritent cette confiance, écrit Mariam dans ce billet fictif. </strong>

Après une décennie de mariage, la jeune Maïmouna, qui s’est mariée par amour depuis ses 17 ans, a le cœur brisé en mille morceaux.Jeune, toujours souriante, Maïmouna avait une beauté féerique tout comme son compagnon Moussa, qu’elle aimait d’un amour dionysiaque. Moussa a toujours su gagner sa confiance. Il faisait la fierté de la jeune dame.

<strong>Objet sexuel </strong>

« <em>L’amour rend aveugle</em> », dit-on. Maïmouna se trompait pourtant grandement de la sincérité de celui qu’elle considérait comme « <em>l’homme de sa vie</em> ». Moussa n’était pas aussi saint comme elle le pensait. Le jeune homme était du genre à ne pas pouvoir résister à la belle chaire. Mais comment sa femme pouvait-elle s’en apercevoir ? Elle qui avait une confiance aveugle en lui.

« <em>Moussa a toujours été le seul et unique amour de ma vie. Je n’ai jamais eu des doutes sur la sincérité de notre relation de couple</em> », confie-t-elle. D’après Maï, il ne manquait point d’occasion pour lui rassurer qu’il ne pût jamais la tromper avec une quelconque autre fille. Mais <em>« le temps est meilleur juge</em> »,enseigne un adage.

« <em>Un jour, de retour du marché, je surprends mon mari et ma meilleure amie dans mon lit conjugal</em> », déplore-t-elle avant d’ajouter : « <em>Je suis restée figée tel un monument. Je ne pouvais jamais l’imaginer</em> ».

Très choquée par ce qu’elle vient de découvrir, la jeune Maï décide de ne plus rien entendre de son mari et de mettre un terme à leur relation de couple. « <em>Moi qui me croyais la plus chanceuse des femmes, finis par comprendre qu’elle n’était qu’un objet sexuel</em> », souligne-t-elle, la gorge enrouée.

<strong>Les hommes trichent plus que les femmes</strong>

Cette situation a permis à la jeune dame de découvrir que depuis leur mariage, son mari a toujours eu la langue mielleuse sans pour autant être vraiment fidèle à elle. « <em>La preuve est qu’il avait souhaité sortir avec une de mes sœurs. Mais j’avais toujours eu des doutes sur la véracité de ce cas »</em>, a-t-elle expliqué avant de se convaincre d’avoir maintenant les preuves nécessaires. « <em>Mon mari effectuait plusieurs appels en catimini pendant les premières heures de la nuit</em>. <em>Des appels après lesquels, il se lavait pour “aller chez son ami”, me disait-il </em>», explique Maïmouna. Moussa ne retournait chez lui que vers 0 h ou 1 h du matin.

Malgré plusieurs tentatives de réconciliation, la jeune dame a estimé que rien ne pouvait recoller les morceaux de son cœur. « <em>Quelques mois plus tard, </em>indique Maïmouna<em>, mon amie a pris définitivement ma place dans le foyer et moi j’ai décidé de ne plus avoir une confiance aveugle à un homme</em> ».

Selon les données de l’Enquête sociale générale (ESG) de 2017, précisément aux États-Unis, en matière d’amour, les hommes trichent plus que les femmes. Cette enquête précise que 20 % des hommes déclarent avoir eu des relations sexuelles hors mariage, contre 13 % des femmes. Ces données pourraient être les mêmes dans les autres pays.

<strong>Mariam N’diaye</strong>

<strong>*Les noms utilisés sont justes des pseudonymes. </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>A Sévaré, des élèves contre la construction d&amp;apos;une cellule antiterroriste</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/a-sevare-des-eleves-contre-la-construction-dune-cellule-antiterroriste-2929293.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 May 2021 01:15:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En début de week-end, la tension était vive dans la 5<sup>e</sup> région du Mali. « <em>Pour des raisons sécuritaires</em> », les élèves s’opposent à la construction d’une cellule antiterroriste près du lycée Hammadoun Dicko de Sévaré. À la suite des manifestations du vendredi dernier, des blessés auraient été enregistrés. </strong>

Des blessés dont un cas grave, c'est le bilan provisoire de la manifestation ayant opposé des élèves de la région de Mopti aux forces de l’ordre de Sévaré, ce vendredi 21 mai. « <em>Les élèves de la région de Mopti se sont manifestés ce vendredi </em>[21 mai 2021 ndlr] <em>pour des raisons sécuritaires contre un projet de construction d’une cellule antiterroriste près du lycée Hammadoun Dicko de Sévaré</em> », communique, ce samedi 22 mai 2021, le Bureau de coordination nationale de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM).

<strong>Sursoir </strong>

Selon les précisions du coordinateur régional de l’AEEM de Mopti, Lamine Diarra, les titres fonciers N° 136 et 137, objet de la manifestation,étaient destinés au logement du personnel du lycée, notamment le proviseur, le censeur, le surveillant général. Ces titres auraient été retirés du lycée. Et cela pour être « <em>octroyés au ministère de la Justice et des Droits de l’homme pour la construction d’une cellule antiterroriste et une partie à la défense (gendarmerie)</em> », peut-on lire dans le préavis de grève de la coordination régionale de l’AEEM.

Contacté par téléphone, Boubacar Maïga, secrétaire général du comité AEEM du <a href="https://vymaps.com/ML/Lycee-Hammadoun-Dicko-de-Sevare-1645856445683223/">lycée Hamadoun Dicko</a>, nous informe qu’il n’y a que le goudron qui sépare les titres indiqués de leur établissement. « <em>Or, ces genres de base militaire constituent généralement la </em><a href="https://www.bbc.com/afrique/44655942"><em>cible</em></a><em> des terroristes », </em>explique le jeune B. Maïga<em>. </em>Il poursuit <em>: « En s’installant près du lycée, les autorités mettent la sécurité des élèves en danger</em> », explique le jeune Maïga.

Les élèves de la 5<sup>e</sup> région du Mali s’opposent donc à cette construction de cellule antiterroriste au nez de leur établissement. <em>« </em>[ndlr] <em>Nous demandons de sursoir à ce projet de cellule antiterroriste qui est très dangereux pour nous élèves</em> », invite Lamine Diarra, le secrétaire régional de l'Aeem. Il ajoute : « <em>S’il s’agissait d’aménager le lieu au bénéfice des élèves, nous n’aurions aucun problème »</em>. Lamine Diarra rassure également que malgré la <em>« répression violente</em> » de la manifestation du vendredi dernier, son comité ainsi que ses camarades élevés ne baisseront point les bras tant qu’on ne renoncera pas à ce projet.

<strong>Pacification de l’espace scolaire et universitaire ? </strong>

Bien vrai que le Bureau de coordination nationale affirme « <em>ne pas avoir été informé de ladite manifestation »,</em>Boubacar Maïga affirme que son comité a tenté de joindre le nouveau bureau de coordination. Mais en vain. En tout cas, le Bureau régional dirigé par Lamine Diarra avait quand-même déposé un préavis de grève de 48 h, soit le vendredi 21 et le samedi 22 mai 2021. Dans cette correspondance adressée au directeur de l’académie d’enseignement de Sévaré, on pouvait lire : « <em>Nous membres de la section régionale AEEM de Mopti, réclamons les titres fonciers N° 136 et 137 précédemment attribués au lycée Hammadoun Dicko de Sevaré depuis 1940 sur la route nationale N° 15 et 16 ».</em>

Le secrétaire général du comité AEEM du lycée Hammadoun Dicko informe que des actions seront également envisagées pour rendre justice à leurs camarades blessés lors de la manifestation du vendredi. Pourtant l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Amadou Kéïta s’était donné pour mission la <a href="https://saheltribune.com/securisation-de-lespace-universitaire-le-ministre-keita-engage-a-la-mise-en-oeuvre-des-decisions-prises/">pacification</a> de l’espace scolaire et universitaire. Les autorités doivent veiller à ne pas perturber cette mission.

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Des délices aux délires du pouvoir !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/des-delices-aux-delires-du-pouvoir%25e2%2580%2589-2929220.html</link>
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<pubDate>Sat, 22 May 2021 13:35:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est bien par conviction qu’ils sont allés solliciter sa participation à la construction nationale en l’installant dans le premier fauteuil de la Transition. Quelle marque d’honneur et de considération pour un vieux retraité classé au rayon des oubliettes ! Mais qui aurait pu croire que le Président de la Transition allait de sitôt faire volte-face avec les ténors de l’ex-CNSP.</strong>

Comme à son habitude, l’homme est généreux dans le besoin, mais une fois son objectif atteint, il tombe dans la vanité et l’imprudence. Le légendaire Colonel Bah N’Daw, démissionnaire chronique avec fracas, serait-il en train de succomber sous les charmes du pouvoir au point de fouler au pied les équilibres précaires obtenus pour la mise en place des autorités de la Transition ? Quelles couleuvres le Colonel Assimi Goïta et ses compagnons n’ont-ils pas avalées pour le bien du Mali afin que la Transition se tienne suivant une logique de partage des rôles ?

En entrant en collusion avec le Premier ministre Moctar Ouane au détriment des acteurs clés du 18 août 2020, le Président de la Transitions’engage sur une pente glissante. Comme le dit si bien un adage, « <em>c’est à force de s’amuser avec le feu que l’on finit par se brûler ».</em> Bah N’Daw doit à tout prix éviter de mordre la main qui lui a donné à manger. En cela, il aura relevé le défi de la vertu et du courage qui lui ont toujours été attribués par les Maliens sous peine de se pervertir sous l’influence des laquais de Palais décidés à l’induire en erreur en surdimensionnant son ego.

L’heure de la raison a sonné pour Bah N’Daw qui doit plus que jamais s’atteler à la sauvegarde des consensus de gestion de la Transition plutôt que de se complaire dans de petits rôles de « <em>pantin</em> ». Après huit mois de gestion, Moctar Ouanea quel bilan pour qu’il soit autant chouchouté par le Président de la Transition dont les relations avec lui ont été pompeusement présentées par certains spécialistes de « <em>scoop</em> » comme étant au beau fixe ? Quel non-sens ! Si ce fameux « <em>duo</em> » doit prospérer au mépris des aspirations du peuple malien, il ne fait aucun doute que celui-ci, dans sa diversité et dans sa souveraineté, saura se dresser vaillamment aux côtés du Colonel Assimi Goïta et de ses compagnons pour parachever la Transition, celle de tous les espoirs pour un Mali nouveau, quitte à consentir de nouvelles concessions pour davantage dynamiser le processus enclenché. Le temps nous en dira plus.

Dans tous les cas de figure, la parole donnée doit garder toute sa sacralité, surtout pour un homme de 70 ans révolus dans les traditions maliennes.

<strong>Correspondance particulière</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Grève de l’UNTM : la centrale syndicale prête à saisir des organisations internationales</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/greve-de-luntm-la-centrale-syndicale-prete-a-saisir-des-organisations-internationales-2929218.html</link>
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<pubDate>Sat, 22 May 2021 13:31:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) semble intraitable sur ses revendications syndicales. Après cinq (5) jours de grève, la plus grande centrale syndicale s’apprête à enclencher une deuxième semaine de paralysie des activités économiques du pays. </strong>

Après une semaine de grève, dont le mot d’ordre de suivi<em> « est de 98 % dans les régions et de 96 % dans le district de Bamako</em> », l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) n’a toujours pas enterré sa hache de guerre. Dans un communiqué du 21 mai, le Bureau exécutif de l’UNTM et ses partenaires syndicaux indiquent que le gouvernement et le patronat du Mali n’ont fait « <em>aucune proposition de sortie de crise »</em>.

Selon leurs précisions, le gouvernement de transition n’a manifesté <em>« aucun intérêt pour la mise en œuvre des mesures de poursuite et de renforcement du dialogue social proposées par la délégation syndicale de négociation »</em>. La deuxième phase du préavis de grève de cinq jours, allant du 24 au 28 mai, devient donc inévitable.

Au cours d’une conférence de presse, vendredi 21 mai 2021, Yacouba Katilé, secrétaire général de la plus grande centrale syndicale du Mali, a souligné que « <em>l’UNTM continuera la bataille jusqu’à ce qu’on est satisfaction</em>. » Parce que « <em>l’État est une continuité », </em>a-t-il précisé tout en montrant la pertinence des doléances de son syndicat<em>.</em> « <em>Qu’on soit au Mali, en Europe, en Amérique, à tous les niveaux</em>, indique M. Katilé<em>, la question de la justice sociale est cruciale. Parce que sans elle, on ne peut pas avoir de stabilité</em> ».

Selon le secrétaire général de l’UNTM, il y a une injustice sociale au Mali qu’il convient de corriger. C’est pourquoil’UNTM a décidé de saisir certaines organisations internationales, dont la Confédération syndicale internationale (CSI) ainsi que la francophonie. Des ampliations de ces correspondances seront également destinées à certaines organisations nationales et internationales, qui œuvrent dans la lutte pour le respect des droits humains, a-t-il laissé entendre.

Pourtant, cette grève de l’UNTM engendre d’énormes pertes pour l’État malien.

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, la Force du G5 Sahel joue un rôle crucial</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/dans-la-lutte-contre-le-terrorisme-au-sahel-la-force-du-g5-sahel-joue-un-role-crucial-2929033.html</link>
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<pubDate>Fri, 21 May 2021 01:36:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la lutte contre les groupes terroristes au Sahel, le chef des opérations de paix des Nations Unies, Jean-Pierre Lacroix a souligné, mardi 18 mai 2021, devant le Conseil de sécurité, le rôle crucial que la Force conjointe du G5 Sahel.</strong>

Depuis plusieurs années, les pays du Sahel sont confrontés à un problème d’insécurité. Une situation qui semble empirer de jour en jour.

Malgré les multiples attaques terroristes, la Force conjointe du G5 Sahel, composé du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad, continue de jouer un rôle décisif dans la lutte contre les groupes terroristes au Sahel.

<strong>Le G5 Sahel et la Minusma, main dans la main</strong>

Devant les membres du Conseil de sécurité, lors d’une réunion à laquelle participaient également le chef de la diplomatie du Tchad, Oumar Ibn Daoud ainsi que le commandant de la Force conjointe, le général Oumarou Namata, Jean-Pierre Lacroix a déclaré que la Force du G5 Sahel <em>« continue de renforcer ses capacités opérationnelles. »</em> Cette Force demeure, aux dires de M. Lacroix,<em>« un élément essentiel des réponses sécuritaires pour lutter contre les groupes armés extrémistes dans la région, ainsi que d’autres problèmes transfrontaliers, notamment le trafic de personnes, de marchandises illicites, d’armes et de drogues. »</em>

Quant à la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA), le chef des opérations de paix a indiqué que celle-ci continuait de fournir un appui logistique aux sept bataillons opérant sous le commandement de la Force conjointe.À cet effet, M. Lacroix a noté que <em>« le soutien opérationnel et logistique réactif de la MINUSMA à la Force conjointe est resté essentiel aux opérations de la Force, en particulier dans le secteur Centre. »</em>

<strong>« Un financement plus prévisible » </strong>

Lacroix estime toutefois qu’à l’avenir, le renforcement de la composante constituerait une étape importante non seulement vers l’amélioration de la surveillance des opérations militaires, mais aussi <em>« pour les relier au renforcement de l’État, à l’appui au secteur de la justice et à la réforme pénitentiaire, ainsi qu’aux efforts déployés dans le cadre du respect des droits de l’homme. »</em>

En raison de la nécessité de la force conjointe,M. Lacroix a plaidé pour <em>« un financement plus prévisible » </em>de cette Force, rappelant qu’elle<em>« joue un rôle essentiel dans la réponse régionale à l’extrémisme violent. »</em>

Pour rappel, le G5 Sahel est un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politiques de développement et de sécurité. Il a été créé lors d’un Sommet du 15 au 17 février 2014 par cinq (5) États du Sahel. Il s’agit de la Mauritanie, du Mali, du Burkina Faso, du Niger et du Tchad.

<strong>Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au Sahel, le respect des droits de l’homme s’impose</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/au-sahel-le-respect-des-droits-de-lhomme-simpose-2929032.html</link>
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<pubDate>Fri, 21 May 2021 01:16:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le chef des opérations de paix des Nations unies, Jean-Pierre Lacroix a attiré les attentions, mardi 18 mai 2021, devant le Conseil de sécurité, sur la détérioration de la situation des droits de l’homme au sahel. Il exhorte à plus de professionnalisme et de responsabilité. </strong>

Depuis le Sommet de Pau en janvier 2020, le renforcement des armées nationales, le déploiement des armées nationales, le déploiement temporaire de 600 soldats français supplémentaires au sein de l’opération Barkhane, le renforcement de la coordination entre les armées nationales, Barkhane, la Force conjointe du G5 Sahel et la MINUSMA, ainsi que le déploiement de la Task Force Takuba ont permis d’enregistrer des résultats louables dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, selon Jean-Pierre Lacroix.

<strong>Détérioration de la situation des droits humains </strong>

<em>« Cependant, en dépit de ces progrès encourageants, il reste encore beaucoup à faire. Nous devons être conscients des conséquences désastreuses de la situation sécuritaire pour la population ainsi que les risques pour le reste de la région de l’Afrique de l’Ouest si la situation au Sahel n’est pas traitée de manière adéquate »</em>, a laissé entendrele chef des opérations de la paix de l’ONU.

Selon les précisions de Jean-Pierre Lacroix, la situation des droits de l’homme au Sahel <em>« se détériore considérablement en raison de l’escalade du conflit et du fait que les violations des droits de l’homme qui auraient été commises par les forces de sécurité dans le cadre de la lutte contre le terrorisme persistent »</em>.

<strong>Professionnalisme et responsabilité </strong>

La Force conjointe du G5 Sahel, les autorités du Tchad et du Niger ont récemment démontré leur détermination à enquêter et à poursuivre les graves allégations de violences sexuelles qui auraient été commises par des membres du huitième bataillon tchadien de la Force déployé au Niger en fin du mois de mars, a noté Jean-Pierre Lacroix. <em>« Leurs actions proactives sont louables, car elles témoignent de leur professionnalisme et de leurs responsabilités de commandement, et démontrent les progrès importants accomplis par la Force conjointe dans la mise en œuvre de son cadre de respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire avec l’appui du Haut-Commissaire aux droits de l’homme (HCDH) »</em>, a-t-il salué.

Dans de nombreux pays du sahel, notamment au Mali, la violation des droits de l’homme interpelle et inquiète de plus en plus les professionnels du droit ainsi que les défenseurs des droits humains. Tous exhortent les autorités politiques à la protection surtout des civils, qui sont les principales victimes. Dans un tel contexte, le respect des droits de l’homme s’impose au sahel.

<strong>Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ousmane Almoudou  : « Ce qu’il faut éviter, c’est d’harmoniser tout en remettant en cause les acquis d’un autre syndicat »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/ousmane-almoudou-ce-quil-faut-eviter-cest-dharmoniser-tout-en-remettant-en-cause-les-acquis-dun-autre-syndicat-2929035.html</link>
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<pubDate>Fri, 21 May 2021 01:08:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le lundi 17 mai 2021, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) est en grève pour exiger de l'Etat l’harmonisation des grilles salariales des travailleurs du pays. Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 estiment que cette revendication est une tentative de remise en cause de l’article 39 du statut du personnel enseignant. Le mardi 18 de ce mois, une équipe de <em>Sahel Tribune</em>est allée à la rencontredu Porte-parole de la synergie syndicale de l’éducation, Ousmane Almoudou, à la Maison de l’enseignant à Bamako. Nous vous invitons à lire la première partie de l’interview qu'il a accordée sur cette problématique. </strong>

<strong><em>Sahel Tribune</em></strong><strong> :<em>Depuis le lundi, l’UNTM a entamé une grève dequatre jours pour exiger surtout l’harmonisation des grilles salariales des travailleurs du pays.Quelle lecture faites-vous de cette grève de la centrale syndicale</em> ?</strong>

<strong>Ousmane Almoudou :</strong>Je pense quel’UNTM n’a pas digéré le fait que, depuis 2018,les syndicats de l’éducation aient obtenu leur statut personnel. Un statut accompagné, faut-il le rappeler, d’une grille largement en dessus de celle du statut général. Ce qui l’a poussée, le 2 mai 2018,àdéposer un tas de doléances. Ces doléances ont conduit au dépôt d’un préavis de grève. L’objectif de ce préavis était d’élever la grille du statut général à 1100 en 2019 et 1200 en 2021.

Cette augmentation intervenant sur le statut général revenait à une augmentation sur la grille des enseignants au regard de l’article 39 du statut du personnel enseignant. Mais ce n’a pas été le cas. Ce qui a donné lieu à des mouvements de grève à travers lesquels nous avons eu gain de cause. Aujourd’hui, la nouvelle revendication de l’UNTM est d’harmoniser les grilles. Chose qui est de leur droit. Ce qu’il faut éviter, c’est d’harmoniser tout en remettant en cause les acquis d’un autre syndicat comme les nôtres.

<strong><em>De nos sources, nous avons appris qu'il y a lieu une rencontre entre vous et le gouvernement sur la question. Si oui, pouvez-vous nous informer sur la lecture de la centrale syndicale au sujet de l’harmonisation ?</em></strong>

Oui, je confirme. Le jeudi 6 mai 2021, nous avons eu une rencontre avec le gouvernement sortant. Selon la lecture qui lui a été imposé par l’UNTM, l’indice plafond des enseignants est à 1382. Le souhait de l’UNTM est de relever la grille du statut général pour l’amener au niveau du statut des enseignants. Les autres grilles qui sont inférieures au statut des enseignants seront aussi relevées et ramenées au niveau de ce statut. C’est cela leur lecture de l’harmonisation des grilles.

Pourtant, il y a d’autres statuts qui ont une grille supérieure au statut des enseignants. La question qui se pose à ce stade : pourquoine pas ramener tout le monde à ce niveau supérieur ?

<strong><em>A ce sujet, que dit concrètement votre article 39 ?</em></strong>

L’article 39indique qu’à chaque fois qu’il y a une augmentation de 5 FCFA sur le statut général, les enseignants doivent en bénéficier également. Donc, si le gouvernement effectue une augmentation sur le statut général, qui va quitter de 1200 pour aller à 1382, cela nous fera une augmentation de 15,17 %.

<strong><em>Si vous avez eu aujourd’hui l’occasion d’être en face du secrétaire général de l’UNTM, qu'allez-vous réellement lui dire ? </em></strong>

Je ne sais pas si cette occasion va se présenter. Mais nous, syndicats de l’éducation, légalistes que nous sommes, nous nous battrons pour que la loi soit appliquée. On n’hésitera pas à le dire également : harmoniser les grilles est impossible. Cela relève de l’utopie.

Chaque fonction a une spécificité. Le besoin pour les enseignants d’avoir un statut afin d’avoir une certaine autonomie, un certain nombre d’avantages qui les mettra à l’abri des besoins pour qu’ils se consacrent uniquement à l’enseignement a été toujours exprimé par les enseignants du Mali. Mais l’objectif de l’UNTM, à notre lecture de la situation, est de remettre en cause ce statut du personnel enseignant.

<strong>Propos recueillis par </strong>

<strong>Fousseni Togola et</strong>

<strong>Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>

<strong> </strong>

<strong>Ousmane Almoudou (2) : « Si le gouvernement accepte l’harmonisation des grilles », l’année scolaire devrait connaître une perturbation </strong>

<strong>Ousmane Almoudou est l’actuel porte-parole de la synergie des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016. <em>Dans cette deuxième partie de l’interview qu'il a accordée à Sahel Tribune, l’enseignant syndicaliste explique qu’aucune incompréhension ne doit exister entre leur synergie et l’l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM). Pour lui, si le gouvernement accepte l’harmonisation de la grille salariale demandée par l'UNTM, c’est qu'il met de facto le statut du personnel enseignant en cause. Ce qui pourrait donner lieu à des perturbations de l’année scolaire. Il nous revient également surles montants communiqués par l’ex-Premier ministre, Boubou Cissé, au sujet du salaire des enseignants. </em></strong>

<strong><em>Sahel tribune</em></strong><strong> :  Quel est le véritable problème entre vous et l’UNTM ? </strong>

Nous sommes tous des syndicats et nous sommes censés défendre les intérêts matériels et moraux de nos travailleurs.Aucune incompréhension ne devrait exister entre nous. Cependant, nous comprenons que l’UNTM veut s’imposer comme la seule alternative à avoir le droit de vie et de mort sur les travailleurs du Mali. Nous ne pouvons pas accepter cela.

Depuis le 15 octobre 2016, nous avons souhaité prendre notre destin en main. Cette volonté nous a permis d'avoir un statut : l’application de l’article 39 et faire en sorte qu’il soit appliqué en toutes circonstances.

S’il y a une méfiance entre nous, c’est parce que l’UNTM veut imposer sa volonté aux autres travailleurs. L’année dernière, les écoles ont été fermées pendant 5 ou 6 mois par la faute de l’UNTM en complicité avec Boubou Cissé. Ils ont mis de côté les textes de la république pour faire agir leur sentiment.

<em><strong>Alors doit-on craindre une perturbation de l’année scolaire en cours ?</strong></em>

Évidemment ! Si le gouvernement accepte l’harmonisation des grilles, c’est qu’il accepte de facto de remettre en cause le statut des enseignants. Les syndicats se lèveront et ça coûtera ce que ce doit coûter à l’école malienne. Nous nous battrons jusqu’à l’application de notre statut. On ne discute pas sur cette application, on ne le négocie pas.

On va d’ailleurs d’ores et déjà réfléchir aux premières mesures préventives à prendre pendant que nous sommes encore en classe en attendant de voir plus clair dans cette situation.

<em><strong>Comment sommes-nous arrivés au statut du personnel enseignant ? </strong></em>

On tend de plus en plus vers un bac UEMOA. On nous demande alors d’avoir les mêmes compétences que nos collègues de cette zone, de donner les mêmes résultats qu’eux. Alors, pourquoi ne pas nous mettre dans les mêmes conditions qu’eux aussi ? Voilà la raison pour laquelle, lors des négociations ayant conduit à ce statut, nous avons demandé à ce que nos salaires soient alignés à ceux de nos collègues de l’UEMOA. C’est ainsi que le gouvernement a décidé de nous l’accorder.

Si on veut remettre cet acquis en cause, les syndicats de l’éducation ne seront pas d’accord. Ils se battront pour le préserver. Toutefois, que tout soit clair, nous n’avons pas de compte personnel à régler avec quiconque.

<em><strong>Pour une meilleure gestion de cette crise, quel message envoyez-vous aux autorités de la Transition ?</strong></em>

En principe, nous sommes dans un pays démocratique, un pays régi par des lois. Les autorités doivent juste appliquer la loi. Aujourd’hui, il n’y a aucune loi au Mali qui impose d’amener tous les travailleurs sur la même grille. Mais il y a des lois qui donnent des avantages à des corps pour leur spécificité. Tout ce que l’État doit faire, c’est d’appliquer les lois de la république.

<em><strong>Concernant le salaire des enseignants, l’ancien Premier ministre, Boubou Cissé, avait annoncé en son temps des montants que vous recevriez. Vous avez aussitôt démenti cela. Où en sommes-nous avec cette affaire aujourd’hui ? </strong></em>

À un moment donné, une association avait porté plainte. Mais nous ne savons pas quelle est la suite judiciaire qui a été donnée à cette plainte. Mais nous, syndicats de l’éducation, n’avons pas porté plainte parce que nous estimions que c’était une fuite en avant. C’était une manière pour lui d’opposer les enseignants à la population. Nous avons compris cela comme un processus d’intoxication. Toutefois, certains collègues estiment que si Boubou a communiqué ces chiffres alors qu’il était à la fois Premier ministre et ministre de l’Économie et des Finances, c’est que cette somme communiquée serait ce qui doit revenir aux enseignants, mais qui serait détournée quelque part.

Il serait donc mieux aujourd’hui de se pencher sur cette situation. Si c’est de l’argent public destiné aux enseignants qui est détourné, il faudrait qu’il soit récupéré et reversé au trésor public. Nous comptons dès maintenant relancer l’association qui avait porté plainte pour savoir où elle en est avec cette affaire.

<strong>Propos recueillis par </strong>

<strong>Fousseni Togola et</strong>

<strong>Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Crise malienne 2 : éviter à tout prix un nouveau soulèvement populaire </title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/crise-malienne-2-eviter-a-tout-prix-un-nouveau-soulevement-populaire%25e2%2580%2589-2928880.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 May 2021 08:34:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>De l’indépendance à nos jours, le Mali a connu quatre coups d’État militaire. La plupart ont lieu dans le dessein de parachever une lutte engagée par le peuple animé par la soif de la renaissance. Mikailou Cissé, dans cet article, exhorte les autorités de transition à rester sensibles aux expressions de frustration des citoyens maliens, pour se sauver en sauvant le Mali. </strong>

En 60 ans d’indépendance, quatre coups d’État militaire. La recherche de la stabilité politique et institutionnelle est et demeure toujours une véritable préoccupation au Mali depuis la première république. Les militaires sont intervenus à quatre reprises pour déloger des dirigeants. Ils sont intervenus dans des contextes différents, mais pour un seul objectif : réorienter la barque.

À l’exception de l’intervention conduite par Amadou Aya Sanogo en 2012, les militaires ont toujours réagi après que des citoyens ont manifesté, sous la houlette des politiques, pour montrer leur désapprobation ou exiger un changement dans la conduite des affaires de la Nation ou encore le départ du président en exercice.

<strong>Regard sur l’incursion de l’armée dans la scène politique </strong>

Pour la première intervention militaire du genre au Mali, il convient de mettre un bémol. Cette première intervention a conduit le pays à un régime dictatorial qui a duré 23 ans, de 1968 à 1991 et avait été dirigée par Moussa Traoré. Bien que les militaires, qui avaient perpétré le coup, avaient annoncé à l’époque solennellement, comme ceux du 18 août 2020, qu’ils n’avaient pas agi dans l’intention de garder le pouvoir, mais plutôt de corriger les tars du régime du père fondateur, l’histoire retient qu’ils ont été contraints à rendre le perchoir.

La seconde intervention, qui était la plus plébiscitée, après 23 ans de dictature militaire, a conduit le pays à la démocratie. Cette intervention a amené Amadou Toumani Touré, en 1991, à la tête du pays, après avoir évincé Moussa Traoré. Les initiateurs, bien qu’ils n’aient pas été ceux-là qui avaient fourni plus d’efforts, contrairement aux colonels qui ont fait partir IBK en 2020, ont collaboré avec les vrais acteurs pour travailler à la renaissance du pays.

L’incursion des forces armées dans le champ politique, dont les vraies raisons sont toujours un mystère pour le citoyen lambda fut celle dirigée par Amadou Aya Sanogo en 2012. Ironie du sort, elle a été celle qui a fait partir l’un des initiateurs de la démocratie après qu’il avait été élu à l’issue d’élections démocratiques. Cette situation de 2012 est ce qui est vu par de nombreux Maliens comme la cause secondaire, après la mauvaise gouvernance, de l’état actuel du Mali.

<strong>Se sauver en sauvant le Mali </strong>

L’intervention conduite par Assimi Goita en aout 2020 et qui a évincé IBK du pouvoir était quant à elle pressentie. L’opposition entre le régime et les contestateurs était telle qu’il était impossible de les réconcilier. L’échec des médiations conduites par des émissaires de la Cédéao était un signe annonciateur du dénouement de la crise. Mais ce fut la manière qui a surpris tout le monde, même le principal concerné, IBK. Kati a fait une descente inopinée sur Bamako pour déloger le locataire du palais présidentiel. Autrement dit, les militaires ont parachevé l’œuvre du peuple malien.

La particularité de cette dernière irruption de l’armée dans le champ politique est qu’elle est intervenue à un moment très critique de la vie de la nation. Aujourd’hui encore, le pays traverse des moments difficiles. Faut-il donc craindre une irruption des militaires contre des militaires au pouvoir, comme on l’a vu en 2012 ? On ne le souhaite pas, mais le mécontentement s’empare de nouveau du peuple malien. <em>« Les mêmes causes produisent les mêmes effets</em> », dit-on. Les autorités de transition ont intérêt à se sauver tout en sauvant le Mali.

<strong>Mikailou Cissé</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Crise malienne 1 : au&#45;delà des divergences, le dialogue comme solution</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/crise-malienne-1-au-dela-des-divergences-le-dialogue-comme-solution-2928878.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 May 2021 08:29:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La situation sociopolitique et sécuritaire du Mali va de mal en pis. Cet état de fait interpelle l’œil observateur du jeune professeur de philosophie au Mali. Mikailou Cissé aide à comprendre ce qu’il estime être les véritables causes de cette crise et préconise des solutions. </strong>

<em>« Le Mali est à l’arrêt</em> », entend-on couramment. Cette affirmation est devenue tellement populaire qu’elle ne choque pratiquement plus personne. Toutes les couches socioprofessionnelles l’admettent comme une évidence. Même les autorités qui ont la charge de travailler de telle sorte que le pays ne soit pas dans un tel état en sont conscientes. La démission du chef de gouvernement de transition et son équipe, le vendredi 14 mai 2021, en est une illustration. Toutefois, la reconduction du Premier ministre, Moctar Ouane, à son poste montre que le président de transition, Bah Ndaw, n’écoute pas son peuple.

<strong>Tous responsables </strong>

Cette situation du pays semble ne rien dire à personne. La recherche du gain, de la provision quotidienne est ce qui préoccupe le plus les citoyens. Chacun se soucie de ce qu’il mangera demain. Le Mali est relégué au second plan. Chaque couche socioprofessionnelle œuvre pour son compte. La réaction des centrales syndicales est une illustration parfaite. Ils ne se mobilisent que lorsqu’ils sont concernés directement par une décision ou lorsqu’ils se sentent laissés-pour-compte. Ils sont même devenus un instrument de pression ou de promotion pour certains cadres. Les dénouements et concessions après les préavis de grève ou quelques jours de cessation de travail sont des illustrations concrètes.

Ceux qui ne travaillent pas au sens propre du terme sont les plus égocentriques. Ils ne voient que leurs intérêts particuliers. Tout ce qui n’est pas profitable à eux est taxé de mauvais. Mieux, ils font tout pour que cela ne marche pas. Le désemparement de la transition politique actuelle est à leur actif. Il est dû aux agissements des politiques, précisément à leur mauvaise volonté.

Les autorités comme les opposants au régime n’œuvrent que pour assurer leurs arrières. Ils ne travaillent pas puisque la politique n’est pas un métier. Mais hélas, beaucoup de politiques n’ont pas conscience de ce fait. Cette occupation est même vue par ceux-ci comme un ascenseur social pour accéder à certaines fonctions ou responsabilités dans les hautes sphères.

<strong>Le jeu de ping-pong </strong>

S’agissant des causes de <em>« l’accostage du bateau Mali</em> », chacun avance de son côté des explications et tient autrui pour responsable. Le citoyen lambda rejette la faute sur les politiques et les intellectuels, précisément les universitaires. Les politiques s’accusent mutuellement. Ceux qui ont géré les affaires sont les plus accusés par les autres. Il leur est reproché de ne pas avoir travaillé pour le bien général, mais plutôt pour leurs intérêts particuliers et partisans.

La mauvaise gestion et la conduite des affaires publiques par les politiques et le silence des universitaires sont des phénomènes qui ont conduit le pays dans cet état comateux.

Quelques avisés se mettent de côté et accusent les deux précédents. Ils estiment qu’ils ont tous leur part de responsabilité. Les politiques ont mal géré et les citoyens les ont laissé faire sans œuvrer à suffisance à les recadrer. Ils ne se blanchissent pas non plus et mettent en cause tous les Maliens. Ils estiment que tout le monde a failli sans exception. Ils trouvent même que le Mali a été un échec. Car l’état actuel du pays ne répond plus au projet des pères de l’indépendance.

<strong>« Sans la misère du peuple, les politiques n’existeront pas »</strong>

<em>« Le Mali est à l’arrêt</em> » est aussi un prétexte que les politiques utilisent couramment pour mobiliser les citoyens afin de se hisser au sommet ou de se faire plébisciter. À chaque fois que les Maliens dénoncent de mauvais traitements, les politiques saisissent l’occasion et en profitent pour régler des comptes personnels. Les manifestations qui ont conduit au départ du régime d’IBK et les nominations des pseudo-leaders dans les organes de transition en sont des preuves. L’engouement que suscite aussi de nouveau le mouvement du M5 montre que sans la misère du peuple, les politiques n’existeront pas.

Depuis l’installation des autorités de transition, les choses restent inchangées. L’État a du mal à s’imposer comme cela devrait être. La situation du pays s’empire davantage. Nous ressentons un véritable blocage. Les Maliens sont dans l’impossibilité de se mettre d’accord sur l’essentiel. Chacun reste campé sur sa position et accuse l’autre.

<strong>Promouvoir un véritable dialogue </strong>

Pour remettre le Mali sur les rails, il ne fait plus de doute qu’il faut promouvoir le dialogue. Cela est préconisé par les politiques, les leaders des organisations de la société civile et même par les partenaires du Mali comme étant l’ultime solution. Le séjour du médiateur de la Cédéao dans la capitale malienne, la semaine dernière, suit cette logique de réconciliation des positions.

Le dialogue est certes entamé, mais c’est encore un dialogue de sourds. Mieux, c’est une simple audience que les autorités accordent aux leaders des mouvements et partis politiques ainsi qu’aux membres de la société civile. Car les propositions faites pendant ces rencontres et concertations ne servent pas à grand-chose. Si elles servaient à quelque chose, la situation du pays devrait être mieux que ce qu’elle est présentement.

<strong>Mikailou Cissé</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Célibat : « Les hommes me fuient parce que je suis possédée »</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/celibat-les-hommes-me-fuient-parce-que-je-suis-possedee-2928702.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 May 2021 08:26:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce billet fictif, inspiré d’un fait réel travaillé par l’imagination de Mariam, plonge le lecteur dans une réalité courante dans les sociétés maliennes : la question des jeunes filles possédées. Pour la plupart, le mariage reste un rêve difficilement atteignable en raison de leur mal que fuient bon nombre d’hommes. </strong>

Amina souffle bientôt sa trentième bougie. Mais toujours célibataire. Alors que la plupart des filles de son âge sont déjà des mères au foyer. Belle, charmante, intelligente et gentille, Amina est l’objet d’une rude concurrence. Tous les hommes qui la voient tombent ipso facto sous son charme. Des propositions en mariage sont faites comme elles sont renoncées.

<strong>Esprits jaloux</strong>

« <em>Les hommes me fuient parce que je suis <u><a href="https://saheltribune.com/les-maris-ou-les-femmes-de-nuit-sont-ils-des-esprits%e2%80%89/">possédéeHYPERLINK "https://saheltribune.com/les-maris-ou-les-femmes-de-nuit-sont-ils-des-esprits%e2%80%89/" </a></u>»</em>, déplore la jeune dame. Sous le contrôle des esprits, elle devient incontrôlable et difficile à maîtriser. On dirait que sa force se quadruple. Elle déteste pendant cette courte période toute compagnie humaine.

« <em>Ces esprits, qui semblent jaloux de moi, ne se manifestent aussi sévèrement que lorsque je suis sur le point de réussir une nouvelle relation amoureuse</em> », indique-t-elle. Pourtant, nombreux sont ceux qui ne prennent pas au sérieux cette histoire <u><a href="http://news.acotonou.com/h/111364.html">dHYPERLINK "http://news.acotonou.com/h/111364.html"’HYPERLINK "http://news.acotonou.com/h/111364.html"esprits</a></u> assez fréquents chez les jeunes filles de notre ère. On nie leur existence sans pour autant réussir à expliquer concrètement ce qui fait que ces filles se débattent une fois que ces esprits se manifestent.

<strong>« Le véritable amour existe toujours »</strong>

Cette situation fait croire à Amina qu’il n’existe pas de <u><a href="https://www.femmes-tendances.com/le-grand-amour-existe-t-il-vraiment/">véritable amour</a></u> dans ce monde. « <em>L’amour est d’aimer son partenaire, l’aider corps et âme lorsqu’il se trouve dans des difficultés, mais tous ces hommes qui continuent à me fuir parce qu’ils ont découvert que j’étais malade ne m’aimaient pas au fond</em> », se convainc-t-elle.

Comme on le dit généralement, dans le désespoir naît l’espoir. Amina finit par rencontrer son âme sœur : Ousmane. Désespérée de toutes les relations amoureuses devant conduire au mariage, prête à accepter désormais son sort de célibataire à vie, elle a décidé d’avertir tous les candidats qui se pointeront.

À Ousmane, depuis leur première rencontre, il explique ce dont elle souffre. Le jeune Ousmane, également dans la trentaine, accepte malgré tout d’épouser Amina et de la guérir de son mal. « <em>Je suis aujourd’hui la plus heureuse des femmes. Je découvre enfin que le véritable amour existe toujours quelque part. Mais il faut du temps avant de la découvrir</em> », conclut-elle toute heureuse sous son voile de mariage.

<strong>Mariam N’diaye</strong>

<strong>Source : <u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>UNTM en grève : faut&#45;il parler d’un lundi noir au Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/untm-en-greve-faut-il-parler-dun-lundi-noir-au-mali%25e2%2580%2589-2928700.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 May 2021 08:26:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après l’échec des négociations avec le gouvernement de transition, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a mis en exécution, lundi 17 mai 2021, sa grève générale de 96 heures, soit 4 jours. Reconductible, avant d’être transformée en illimité. Plusieurs administrations ainsi que des citoyens ont commencé à sentir les effets de ce mouvement de grève. </strong>

Les administrations publiques, les Impôts, les Douanes, les Banques et établissements financiers, sont, pour la plupart, restés fermées ce lundi 17 mai 2021 en raison de la grève de la plus grande centrale syndicale du pays, UNTM. Une grève qui occasionnera <em>« une perte estimée à plus d’une vingtaine de milliards de FCFA »</em>, selon Modibo Mao Macalou, rapporté par Studio Tamani.

<strong>Une véritable paralysie</strong>

Cet arrêt de travail a paralysé les activités de plusieurs services du pays. Si dans certaines structures, la fermeture des services est complète, dans d’autres, le service minimum est assuré. Des services de santé, du trésor, de la douane, des Banques ainsi que des établissements financiers du pays ont connu ce débrayage. Ces structures resteront fermées pendant les périodes de grève, à moins qu’une issue favorable ne soit trouvée entre l’UNTM et le gouvernement de transition.

À la Banque Nationale pour le développement agricole (BNDA) de Kalaban-Coro, à part quelques agents de sécurité devant l’établissement, toutes les portes étaient verrouillées ce lundi matin. Selon un agent de sécurité contacté sur place, toutes les banques (publiques et privées) observent le mot d’ordre, excepté la Bank of Afrika (BOA).

Dans certaines banques, on constate pourtant le non-fonctionnement de certains GAB. Il s’agit de la lenteur des opérations ou le rejet temporaire des cartes magnétiques.

Dans les mairies du district de Bamako, notamment celle de Kalaban -coro, où nous nous sommes rendus, le service minimum est assuré. Il s’agit des copies des actes de naissance et les légalisations des actes administratifs, même si ceci se fait en catimini.

À Ségou, selon Emmanuelle Théra de Soudan Infos, <em>« la ville de Ségou est complètement paralysée par l’effet de la grève. Tous les travailleurs sont à la maison même si quelques services ont observé la règle du service minimum </em>».

<strong>Un mouvement de grève qui fait plus de mal que de bien</strong>

Plusieurs services du pays sont impactés négativement par cet arrêt de travail. Une situation qui touche de nombreux usagers de ces structures.

Dans un désespoir total, Kalifa Danté ne possédant pas une carte magnétique pour des opérations au GAB, s’est vu dans l’obligation de reporter ses activités de jardinage pour lesquelles il devrait recruter dix (10) ouvriers. Désemparée, Bintou Sidibé semble ignorer à quel saint se vouer. Cette jeune secrétaire avait prévu d’effectuer une opération bancaire afin d’acheter ses condiments. Mais elle apprend cet arrêt de travail une fois à la banque.

<strong>Un non-événement pour des syndicats</strong>

Cette grève, bien que concernent tous les syndicats affiliés à l’UNTM, reste un non-événement pour d’autres syndicats. Tel est le cas des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016.

Malgré le déclenchement de la grève par l’UNTM, toutes les écoles sont restées ouvertes. En tout cas, c’est ce qu’on a constaté ce matin. En effet, ce mouvement de grève reste, selon des enseignants, une menace contre l’article 39 de ce collectif d’enseignants. Toutefois, les enseignants semblent prêts à lutter pour <em>« arracher leur droit</em> ». Certains ont comme slogan, <em>« on harmonise tout, ou on n’harmonise rien. »</em>

L'UNTM dénonce le non-respect des engagements pris par le gouvernement de transition à travers le Procès-verbal de conciliation de février 2021.

<strong>Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : </strong><strong><u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u></strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Santé et droits sexuels et reproductifs : des organisations volent au secours des jeunes du Sahel et du Bénin</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/sante-et-droits-sexuels-et-reproductifs-des-organisations-volent-au-secours-des-jeunes-du-sahel-et-du-benin-2928696.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 May 2021 08:22:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la mise en œuvre du projet pour la « <em>promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs (SDSR) en milieu scolaire au Burkina Faso, Niger, Mali et Nord Bénin »</em>, un atelier de formation a commencé, lundi 17 mai 2021, à l’hôtel Columbus de Bamako. Cette formation qui regroupe quatre organisations de quatre pays prendra fin le 21 mai prochain. </strong>

Au Mali, au Niger, au Burkina Faso ainsi qu’au Bénin, les jeunes et les adolescents connaissent de nombreuses difficultés en matière de santé et droits sexuels et reproductifs en milieu scolaire. Selon les statistiques, en 2016, 6 000 cas de grossesses ont été recensés dans les écoles primaires et secondaires du Burkina Faso. Au Bénin, de 2016 à 2020, 9 369 cas de grossesses ont été enregistrés chez les adolescentes dans les établissements secondaires.

<strong>« Acquérir les capacités en SDSR et en communication sur la sexualité »</strong>

Dans ces pays, la <em>« population jeune, scolarisée ou non, se trouve confrontée à d’importants problèmes de santé sexuelle et de la reproduction</em> », précise Dr Albatour Touré, représentante de l’UNFPA. À cela s’ajoutent les violences faites aux femmes, le mariage d’enfants, les pressions en matière de fertilité et l’accès limité à l’information fiable et aux services de santé adaptés. Pourtant, <em>« les adolescent(e)s et jeunes constituent la frange la plus importante de la population ».</em>

Selon Sidiham Baydari, Coordinateur national du projet jeune, il faut une formation de qualité de ces jeunes. <em>« Il y a donc un besoin urgent de combler le déficit de connaissances et le manque de compétences en SDSR et en communication sur la sexualité avec les jeunes de l’UP et des établissements secondaires pilotes »,</em> lit-on dans les Termes de référence de la formation des <em>« super-formateurs »</em> d’Orange Knowledge Programme (OKP). Un programme financé par le gouvernement du Royaume des Pays-Bas et qui regroupe quatre organisations : Association d’appui et d’éveil pugsada (ADEP) au Burkina Faso, ONG SonGES Niger au Niger ; AfriYAN Mali au Mali et l’Université de Parakou (UP) au Nord-Bénin.

Après la première phase de la formation, qui s’est tenu du 19 au 25 avril 2021 à Ouagadougou, au Burkina Faso, ces quatre organisations se retrouvent pour la deuxième phase au Mali. Des formations qui leur permettront <em>« d’acquérir les capacités nécessaires en SDSR et en communication sur la sexualité</em> ». Ensuite, former et sensibiliser non seulement les enseignants, les parents, les pairs éducateurs, les élèves, mais aussi des leaders d’opinion, des communautés, des ministères sectoriels de la santé et de l’éducation, des associations ainsi que des ONG, etc.

<strong>« Pour bien travailler, il faut avoir des jeunes en bonne santé »</strong>

Lors de l’ouverture de la 2<sup>e</sup> phase de l’atelier au Mali, le Coordinateur national d’Afriyan Mali, Hafuzou Boncana Touré, n’a pas manqué de mot pour remercier leurs partenaires dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme. « <em>Durant les cinq jours de formation, j’espère que nous passerons de très bons moments ensemble »</em>, a-t-il espéré.

La directrice exécutive de ADEP, Hortense Lougué Kaboré a trouvé important de multiplier les plaidoyers auprès des gouvernements afin de bénéficier de plus d’accompagnement en matière de santé et droits sexuels et reproductifs des jeunes dans la région sahélienne ainsi qu’au Bénin. Parce que les défis des jeunes sont nombreux, a-t-elle fait comprendre.

Dr Albatour Touré a saisi cette occasion pour mettre le doigt non seulement sur les problèmes liés à la forte croissance démographique dans les pays du sahel, mais aussi à la jeunesse de cette population.

« <em>La disponibilité d’un capital humain de qualité est en effet indispensable dans le maintien d’une croissance économique forte et durable. Il s’acquiert par l’éducation et l’expérience, et suppose une bonne santé et une résistance aux maladies</em> », a indiqué Dr Touré avant de préciser : <em>« Pour bien travailler, il faut avoir des jeunes en bonne santé. ».</em>

Ce projet est appuyé, depuis le début, par le Cabinet international de Recherche et d’Expertise en santé sexuelle de la reproduction. Au total, quatre (4) séances de formation des « <em>super formateurs » </em>sont prévues dans le cadre de ce projet.

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : <u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : besoin de techniciens politiques plutôt que d’utopistes </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mali-besoin-de-techniciens-politiques-plutot-que-dutopistes%25e2%2580%2589-2928564.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 May 2021 01:12:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>« Le Mali serait victime de malédiction »,</em></strong><strong> pourraient penser certains pessimistes en raison des nombreux coups d’État perpétrés pour la renaissance, mais, qui se soldent tous au désespoir. Le retour cyclique des mêmes maux doit inciter les politiques à devenir des techniciens au lieu de toujours demeurer utopistes. </strong>

Depuis son <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mali">indépendance</a>, en 1960, le Mali a toujours été confronté à des coups d’État. À chaque renversement de régime, l’objectif affiché demeure la volonté du renouveau et la fin de certains maux dont souffrent les citoyens : l’insécurité, la cherté de la vie ou encore la mauvaise gouvernance, etc.

<strong>Dialectique en marche </strong>

Si les coups d’État sont devenus une coutume dans ce pays, c’est parce que toutes les options, vues comme solution lors du renversement des différents régimes qui se sont succédé, ont été sanctionnées par des déceptions. Déceptions en donnant généralement lieu à d’autres maux souvent plus graves.Le régime à tendance socialiste de <a href="https://www.universalis.fr/encyclopedie/modibo-keita/">Modibo Kéïta</a>a été remplacé par la dictature de <a href="https://www.jeuneafrique.com/1143987/politique/mali-quand-les-femmes-aidaient-a-renverser-moussa-traore/">Moussa Traoré</a> qui sera ensuite remplacée par la démocratie à la suite du vaste mouvement de 1991. Ce régime démocratique a déjà à son actif deux coups d’État militaires.

En 2020, le <a href="https://saheltribune.com/demission-dibk-les-conclusions-du-sommet-virtuel-des-chefs-detat-et-de-gouvernement-de-la-cedeao/">renversement du régime Ibrahim Boubacar Kéïta</a> (IBK) et la venue des militaires au pouvoir avaient été vus comme une panacée. Malheureusement, les problèmes dénoncés sous le régime déchu ont persisté — voire à s’aggraver. L’insécurité tant dénoncée sous IBK s’est étendue beaucoup plus vers le Sud du pays. Avant le renversement d’IBK, plusieurs Premiers ministres ont même été démis de leur fonction juste parce qu’ils avaient été estimés incapables de mieux gérer la crise socio-politico-sécuritaire et institutionnelle qui perdure.

<strong>Monde d’utopie</strong><strong>s</strong>

Les citoyens aussi bien que la classe politique, voire la société civile malienne, semblent toujours incapables de se rendre compte de cette évidence : les <a href="https://saheltribune.com/la-demission-du-gouvernement-moctar-ouane-ou-%e2%80%89leternel-recommencement%e2%80%89%e2%80%89/">problèmes demeurent</a> pour l’éternité. Nul homme, nul chef d’État ou homme politique ne peut prétendre parvenir à une résolution définitive des maux dont la nation souffre. La solution à chaque problème demeure le départ d’un nouveau problème souvent plus grave que l’ancien. Une succession indéfinie de maux que des penseurs ont appelé <em>« la dialectique des problèmes »</em>ou encore<em> « </em><a href="https://la-philosophie.com/eternel-retour-nietzsche"><em>l’éternel retour</em></a><em> ».</em>

Selon <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Karl_Popper">Karl Popper</a>,<em>« la vie cherche un monde meilleur. Chaque être vivant pris isolément cherche un monde meilleur ou cherche tout au moins à s’arrêter ou à ralentir son déplacement là où le monde est meilleur. Et cela va de l’amibe jusqu’à nous. Notre désir, notre espoir, notre utopie sont toujours la découverte d’un monde idéal. »</em>

Ce monde meilleur demeure et reste un désir, un espoir, et une utopie. Sa recherche se solde toujours par le désespoir. La renaissance attendue après le départ du régime IBK ainsi que ceux des régimes l’ayant précédé demeurent un idéal pour le peuple malien. Depuis Modibo Kéïta jusqu’à nos jours, le terrorisme a toujours existé et des options ont toujours été testées afin de résoudre cette crise, mais aucune n’est encore parvenue à le bouter hors du territoire. Faut-il donc renoncer à l’action parce que les problèmes sont infinis ?

<strong>Devenir des techniciens politiques </strong>

Pas pour autant. Exister, c’est tenter de résoudre des équations. En tant qu’être faillible, l’homme ne peut que poser des postulats qu’il testera sur des maux. <a href="https://www.cairn.info/la-philosophie-politique-de-karl-popper--9782130459248.htm">Jean Baudouin</a> expliquait que « <em>tout art politique consiste dans ce que Popper appelle “raccommodage fragmentaire</em>”, <em>c’est-à-dire cette multitude de “petits réglages” grâce auxquels les techniciens politiques parviennent à corriger les trajectoires et à gérer convenablement la société »</em>.

Il s’agit donc d’opter pour la méthode plus rationnelle d’« <em>édification au coup par coup</em> » ou encore par « <em>intervention limité ».</em>Les techniciens politiques doivent plutôt travailler à résoudre des problèmes réels du peuple, tels que la famine, la guerre, le chômage, ici et maintenant, au lieu de toujours se fixer des idéaux jamais atteints ou un bonheur collectif difficilement atteignable. « <em>Un combat systématique contre la souffrance, l’injustice et la guerre a — du reste — plus de chance d’avoir l’appui des masses qu’un combat pour une société difficilement imaginable. », </em>écrivait Karl Popper.

Il nous faut donc comprendre que les problèmes sont des phénomènes qui nous collent à la peau. Aucun homme ne possède et n’aura une solution miracle aux maux en raison de la nature humaine faillible. Il faut alors être de véritables techniciens politiques.

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>« Présumé coupable » de Yamoussa Camara : le « récit d’une longue épreuve » ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/%25e2%2580%2589presume-coupable%25e2%2580%2589-de-yamoussa-camara-le-%25e2%2580%2589recit-dune-longue-epreuve-%25e2%2580%2589-2928569.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 May 2021 01:06:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Samedi 15 mai 2021 a eu lieu, au Mémorial Modibo Keita de Bamako, le lancement du livre <em>« Présumé coupable, ma part de vérité »</em> du général Yamoussa Camara. Un ouvrage qui pourrait être traduit comme le « <em>récit d’une longue épreuve et d’une renaissance »</em>pour reprendre Tariq Ramadan<em>. </em></strong>

<strong>« </strong><em>Ce livre n’est pas un plaidoyer pour ma défense. Ce n’est pas non plus une invitation à s’apitoyer sur mon sort. C’est le récit, franc et sincère, d’une épreuve difficile et douloureuse.</em> », lit-on dans le préambule de <a href="https://www.decitre.fr/livres/devoir-de-verite-9782845927957.html"><em>« Devoir de vérité</em> »</a>, publié par l’islamologue suisse, <a href="https://tariqramadan.com/elements-de-biographie/">Tariq Ramadan</a>, chez les éditions Presses Châtelet en 2019, après sa libération provisoire. Ce passage du livre de Tariq Ramadan décrit le plus explicitement possible le but de l’ouvrage du général Yamoussa Camara, <em>« Présumé coupable »</em><strong>, </strong>publié chez <a href="https://www.facebook.com/figuira/">Figuira éditions</a>, et officiellement lancé le 15 mai 2021.

<strong>« J’avais placé mon espoir en la justice » </strong>

Cet ouvrage sert à l’auteur de tribune pour livrer son opinion sur des questions politiques et militaires de son pays. Aussi se prononce-t-il sur la question de la justice ainsi que d’autres questions qu’il estime assez fâcheuses de la République du Mali.

L’auteur n’hésite point à lancer également des pierres dans le jardin de la justice malienne en mettant le doigt sur ce quipeut être appelé la plaie de cette justice : l’incapacité à dire la loi. Un constat qui a, selon lui, motivé la rédaction de cette œuvre littéraire. <em>« J’avais placé mon espoir en la justice. J’avais pensé que le procès serait l’occasion pour moi de me blanchir en identifiant les vrais coupables. Puisque cela n’a pas été possible, j’étais dans l’obligation d’écrire pour dire la vérité, montrer que la justice a été incapable de dire la vérité au nom de la loi et de la dignité humaine »</em>, a-t-il laissé entendre au cours du lancement de son ouvrage le samedi dernier.

<strong>« Victime d’un mensonge d’État » </strong>

<em>« Un mal peut être un bien, une malédiction une bénédiction, une chute une élévation. »,</em> lit-on chez le professeur Tariq Ramadan. Sans langue de bois, à travers cet essai, l’ancien ministre de la Défense et des Anciens Combattants cherche à prouver son innocence et à rétablir son honneur dans l’affaire dite des Bérets rouges.Le général Yamoussa Camara s’en prend surtout à l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maiga, qu’il accuse d’avoir comploté et manipulé la justice afin de lui faire condamner injustement.

L’auteur s’estime <em>« victime d’un mensonge d’État »</em>. Il accuse également des hommes politiques qui, selon lui, ont trahi le Mali au profit de leurs intérêts égoïstes.

Tout comme chez Tariq Ramadan, ne faut-il pas comprendre cet ouvrage du général Yamoussa comme le « <em>récit d’une longue épreuve et d’une renaissance » ?</em>

<strong>Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dans la conscience humaine, le Divin garde&#45;t&#45;il encore plus de place ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dans-la-conscience-humaine-le-divin-garde-t-il-encore-plus-de-place-2-2928531.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 15 May 2021 20:52:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Divin perd de plus en plus de place dans la conscience des humains engagés dans une course effrénée à la recherche des plaisirs de la chair.Mikailou Cissé, professeur de philosophie au Mali, explique cette déviation comme une conséquence du silence du Divin aux appels à secours des humains. </strong>

Les questionnements sur la mort ne sont pas centrés uniquement sur ce que pourrait devenir une personne après sa migration définitive. Ilsportent aussi sur la cause de la mort du défunt, de ce qu’adviendrait sa postérité. Sur ce que deviendrait la vie des vivants après la mort d’une personnalité influente d’une famille ou d’une communauté. C’est ce quiexplique la raison pour laquelle qu'à chaque fois qu’un membre d’une communauté meurt, la vieet le vide que cette mort pourrait laisser après son départ sont généralement sujets d’inquiétude.

<strong>Destinée d’une communauté après la mort d’un membre influent </strong>

Certes, certains se fient aux théories qui ont été développées par leurs prédécesseurs en fonction de leurcroyance et évitent de s’étaler sur la problématique de la mort. Maisceux qui se livrent à des jugementssur l’après-mort sont plus nombreux que ceux qui s’abstiennent. C’est ce qui explique pourquoi on assiste de plus en plus à des débats sur la mort d’un individu, sur les causes qui l’ont conduit à quitter le monde des sens, sur ce qui l’attend et ce que deviendrait l’existence de ses descendants ou de sa communauté après son voyage.

Admettre l’existence d’un divin transcendant en apparence, et observer la prière comme cela avait été recommandé ainsi que toutes les pratiques d’une religion quelle qu’elle soit ne font pas de soi un croyant. Ils ont certes une grande place, mais ne suffisent pas en soi. Car la religiosité d’un être ne se mesure pas en fonction des pratiques ou des actes visibles, mais par son degré d’avancement sur le chemin spirituel. Elle se juge en fonction de la place qu’un être consacre au respect des préceptes édictés par une religion bien définie. Elle dépend fortement aussi de la foi et n’exclut pas l’usage de la raison.

La raison et la foi permettent toutes d’accéder au Divin, mais par des chemins différents. La première sans preuve et la seconde après déduction. Le Divin dont il est question ici est pris dans son sens le plus étendu.Il prend en compte toutes les conceptions, qu’elles soient monothéistes, polythéistes, théistes ou toutes autres considérationsacceptant l’existence d’un être transcendant.

<strong>« Le Divin ne se manifeste pas pour punir </strong>»

La crainte de la mort était bien présente dans la conscience des humains qui craignaient le Divin dans leur grande majorité. Cette crainte était liée à la place considérable qu’occupait le Divin dans la vie des hommes. Elle était due au fait que l’homme se voyait comme un être redevable à un autre qui pouvait influencer sa destinée.

Au fur et à mesure que les humains maitrisent la nature, parviennent à la plier à leur volonté sans l’aide d’un Divin, prennent conscience qu’ils disposent d’une puissance créatrice, ils ont commencé à sentir du mépris vis-à-vis du Divin.

Ce cran face à la mort a gagné de l’ampleur lorsque l’idée selon laquelle le Divin n’interfère pas dans le cours des choses et dans la vie des humains à gagner l’esprit de certains hommes. Elle est celle qui a conduit les premiers agnostiques à contester la puissance du Divin.

Outre cela, puisque le Divin ne se manifeste pas pour punir ceux qui transgressent, dans les discours et les actes, ses interdits, alors il n’a pas de puissance selon ses gens. De ce fait, les récits à son sujet deviennent du coup à leurs yeux des fables.

Tout être humain qui perd la foi ou vient d’en manquer ne mérite pas de prétendre être un croyant. Il est plutôt un pratiquant ou un simple adepte d’une tendance religieuse. Mieux, il est un croyant de façade, un agnostique déguisé en religieux. Qu’est-ce que le manque de foi dans ce cas ? Il désigne le refus d’admettre que le Divin est un être suprême, un être qui a le pouvoir sur tout, un être souverain.

<strong>Silence du Divin </strong>

C’est une prise de conscience de trop. Car cette attitude de l’humain devant le Divin et la mort aura pour conséquence le durcissement du cœur de certains humains. Et ne tardera pas à se répandre. Elle les conduira à ne plus accorder d’intérêt à la mort et à ce qui pourrait advenir après ce phénomène de la nature. Le silence du Divin face à certains agissements des humainsqui, jadis, l’irritaient comme il est exposé dans les récits, mais qui ne le contrarient plus, est ce qui fait fléchir la foi des croyants de manière générale.

En plus des deux raisons évoquées, il convient de souligner la recherche du plaisir de la chair, c’est-à-dire le penchant pour le matériel, précisément l’argent, la vie de luxe, qui ont fait que les humains n’accordent de l’importance qu’à la vie en tant qu’être sensible au détriment de la vie en tant qu’être spirituel. Perde la vie devient à leurs yeux insignifiants. Ce dont il faut avoir peur, c’est vivre dans une condition misérable.

Il résulte alors que c’est le silence du Divin face aux appels à secours des humains pendant des moments difficiles qui les a poussés à ne plus s’occuper de son sujet. Il est ce qui a conduit certains humains à déclarer que l’homme est abandonné à lui-même, sans guide. Et cela n’est pas sans conséquence : l’être transcendant a fait place dans la conscience des hommes à l’être humain.

<strong>Mikailou Cissé</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition au Mali : la Cédéao appelle au réalisme et à l’union face aux nombreux défis</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/transition-au-mali-la-cedeao-appelle-au-realisme-et-a-lunion-face-aux-nombreux-defis-2928504.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 May 2021 23:11:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ancien président de la République fédérale du Nigéria, Goodluck Jonathan, envoyé spécial et médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) au Mali, a bouclé une visite de quatre (4) jours au Mali, le 12 mai 2021. Objectif de la mission : <em>« Évaluer les progrès réalisés dans la conduite des affaires de la Nation depuis la mise en place des institutions de la Transition</em> ». Plusieurs recommandations ont été faites dans le souci de respecter le délai accordé à l’équipe de la transition. </strong>

Depuis la première mission d’évaluation du médiateur de la Cédéao <a href="https://www.ecowas.int/wp-content/uploads/2021/01/Fr_Communique_Mali_12-Jan-2021.pdf">en janvier 2021</a>, au Mali, plusieurs avancées ont été notées. Cette nouvelle mission d’évaluation qui s’est rendue au Mali du 9 au 12 mai 2021 n’a pas manqué à faire état de sa satisfaction sur plusieurs points.

<strong>Des avancées </strong>

Parmi les avancées notées par les émissaires de la Cédéao, nous notons l’acquittement des présumés coupables dans l’affaire liée à la « <em>tentative de déstabilisation et d’atteinte à la sureté de l’État</em> ». Aussi ont-ils évoqué la relance du dialogue entre les <em>« forces vives de la nation à travers le cadre de concertation entre le ministre de l’Administration territoriale et la mise en place du Comité d’Orientation stratégique auprès du Premier ministre ».</em>

La publication du calendrier électoral ainsi que tous les travaux effectuéspour le retour à l’ordre constitutionnel dans le délai accordé à l’équipe transitoire font également partie des points desatisfactiondes émissaires de l’organisation ouest-africaine.

<strong>Gérer l’idéal et le faisable dans un délai imparti </strong>

Dans son <a href="https://www.ecowas.int/wp-content/uploads/2021/05/FR-COMMUNIQUE.pdf">communiqué</a> final, la mission décèle toutefois des préoccupations majeures : la hiérarchisation des priorités dans les réformes, l’urgence du choix consensuel des organes de gestion des élections, l’opportunité du découpage territorial, le respect des Droits de l’Homme et de l’état de droit, ainsi que la question de l’inclusivité dans la conduite de la transition. Ce n’est pas tout : elle a évoqué aussi le besoin urgent de renforcer la communication entre le gouvernement et les parties prenantes par rapport à la mise en œuvre du Programme d’Action gouvernemental.

Au cours d’une conférence de presse, mercredi 12 mai, à Bamako, Goodluck Jonathan a indiqué aux autorités de la transition qu’<em>« un aspect crucial qui devrait guider un gouvernement qui dispose de très peu de temps, c’est la gestion de ce qui est idéal et de ce qui est faisable dans le délai imparti ».</em>

<strong>Appel à l’union autour du Mali </strong>

« <em>Sur la base des préoccupations soulevées par les parties prenantes, la Mission encourage le gouvernement à assurer plus d’inclusivité des principaux acteurs sociopolitiques dans le Comité d’Orientation stratégique (COS) afin de parvenir à un consensus sur les choix des réformes prioritaires devant conduire à un processus électoral transparent, crédible et acceptable par tous et ce, dans le délai imparti pour la transition.</em> »  Cette mission a également invité les différentes parties à s’allier au gouvernement afin de faciliter la concrétisation de cette inclusivité.

Tout en félicitant le gouvernement pour les efforts déjà consentis, cette mission de la Cédéao encourage l’équipe de la transition à la mise en œuvre de<em> « son initiative d’organiser une conférence sociale dans la deuxième quinzaine du mois de mai 2021 pour engager les acteurs sociaux à œuvrer pour des solutions idoines et durables dans l’esprit de consolider l’environnement de confiance, de paix et de consensus nécessaires pour le succès de la transition</em> ».

Notons d’ores et déjà que le gouvernement Moctar Ouane, Premier ministre de transition, a rendu la démission de son gouvernement, vendredi 14 mai 2021. Reconduit par le chef de l’État Bah N’Daw, M. Ouane est désormais chargé de former un nouveau gouvernement sur la composition duquel rien n’a encore officiellement filtré. Mais tout laisse croire qu’il s’agit de la volonté de mise en place d’un gouvernement d’ouverture ou d’inclusion qui fera plus état des hommes politiques.

<strong>Fousseni Togola </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dans la conscience humaine, le Divin garde&#45;t&#45;il encore plus de place ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dans-la-conscience-humaine-le-divin-garde-t-il-encore-plus-de-place-2928501.html</link>
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<pubDate>Fri, 14 May 2021 21:12:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Divin perd de plus en plus de place dans la conscience des humains engagés dans une course effrénée à la recherche des plaisirs de la chair. Mikailou Cissé, professeur de philosophie au Mali, explique cette déviation comme une conséquence du silence du Divin aux appels à secours des humains. </strong>

Les questionnements sur la mort ne sont pas centrés uniquement sur ce que pourrait devenir une personne après sa migration définitive. Ilsportent aussi sur la cause de la mort du défunt, de ce qu’adviendrait sa postérité. Sur ce que deviendrait la vie des vivants après la mort d’une personnalité influente d’une famille ou d’une communauté. C’est ce qui explique la raison pour laquelle qu'à chaque fois qu’un membre d’une communauté meurt, la vie et le vide que cette mort pourrait laisser après son départ sont généralement sujets d’inquiétude.

<strong>Destinée d’une communauté après la mort d’un membre influent </strong>

Certes, certains se fient aux théories qui ont été développées par leurs prédécesseurs en fonction de leur croyance et évitent de s’étaler sur la problématique de la mort. Mais ceux qui se livrent à des jugements sur l’après-mort sont plus nombreux que ceux qui s’abstiennent. C’est ce qui explique pourquoi on assiste de plus en plus à des débats sur la mort d’un individu, sur les causes qui l’ont conduit à quitter le monde des sens, sur ce qui l’attend et ce que deviendrait l’existence de ses descendants ou de sa communauté après son voyage.

Admettre l’existence d’un divin transcendant en apparence, et observer la prière comme cela avait été recommandé ainsi que toutes les pratiques d’une religion quelle qu’elle soit ne font pas de soi un croyant. Ils ont certes une grande place, mais ne suffisent pas en soi. Car la religiosité d’un être ne se mesure pas en fonction des pratiques ou des actes visibles, mais par son degré d’avancement sur le chemin spirituel. Elle se juge en fonction de la place qu’un être consacre au respect des préceptes édictés par une religion bien définie. Elle dépend fortement aussi de la foi et n’exclut pas l’usage de la raison.

La raison et la foi permettent toutes d’accéder au Divin, mais par des chemins différents. La première sans preuve et la seconde après déduction. Le Divin dont il est question ici est pris dans son sens le plus étendu.Il prend en compte toutes les conceptions, qu’elles soient monothéistes, polythéistes, théistes ou toutes autres considérations acceptant l’existence d’un être transcendant.

<strong>« Le Divin</strong><strong> ne se manifeste pas pour punir </strong>»

La crainte de la mort était bien présente dans la conscience des humains qui craignaient le Divin dans leur grande majorité. Cette crainte était liée à la place considérable qu’occupait le Divin dans la vie des hommes. Elle était due au fait que l’homme se voyait comme un être redevable à un autre qui pouvait influencer sa destinée.

Au fur et à mesure que les humains maîtrisent la nature, parviennent à la plier à leur volonté sans l’aide d’un Divin, prennent conscience qu’ils disposent d’une puissance créatrice, ils ont commencé à sentir du mépris vis-à-vis du Divin.

Ce cran face à la mort a gagné de l’ampleur lorsque l’idée selon laquelle le Divin n’interfère pas dans le cours des choses et dans la vie des humains à gagner l’esprit de certains hommes. Elle est celle qui a conduit les premiers agnostiques à contester la puissance du Divin.

Outre cela, puisque le Divin ne se manifeste pas pour punir ceux qui transgressent, dans les discours et les actes, ses interdits, alors il n’a pas de puissance selon ses gens. De ce fait, les récits à son sujet deviennent du coup à leurs yeux des fables.

Tout être humain qui perd la foi ou vient d’en manquer ne mérite pas de prétendre être un croyant. Il est plutôt un pratiquant ou un simple adepte d’une tendance religieuse. Mieux, il est un croyant de façade, un agnostique déguisé en religieux. Qu’est-ce que le manque de foi dans ce cas ? Il désigne le refus d’admettre que le Divin est un être suprême, un être qui a le pouvoir sur tout, un être souverain.

<strong>Silence du Divin </strong>

C’est une prise de conscience de trop. Car cette attitude de l’humain devant le Divin et la mort aura pour conséquence le durcissement du cœur de certains humains. Et ne tardera pas à se répandre. Elle les conduira à ne plus accorder d’intérêt à la mort et à ce qui pourrait advenir après ce phénomène de la nature. Le silence du Divin face à certains agissements des humains qui, jadis, l’irritaient comme il est exposé dans les récits, mais qui ne le contrarient plus, est ce qui fait fléchir la foi des croyants de manière générale.

En plus des deux raisons évoquées, il convient de souligner la recherche du plaisir de la chair, c’est-à-dire le penchant pour le matériel, précisément l’argent, la vie de luxe, qui ont fait que les humains n’accordent de l’importance qu’à la vie en tant qu’être sensible au détriment de la vie en tant qu’être spirituel. Perde la vie devient à leurs yeux insignifiants. Ce dont il faut avoir peur, c’est vivre dans une condition misérable.

Il résulte alors que c’est le silence du Divin face aux appels à secours des humains pendant des moments difficiles qui les a poussés à ne plus s’occuper de son sujet. Il est ce qui a conduit certains humains à déclarer que l’homme est abandonné à lui-même, sans guide. Et cela n’est pas sans conséquence : l’être transcendant a fait place dans la conscience des hommes à l’être humain.

<strong>Mikailou Cissé</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Au sahel, le besoin humanitaire croit avec le déplacement des populations</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/au-sahel-le-besoin-humanitaire-croit-avec-le-deplacement-des-populations-2928351.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 May 2021 01:25:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au sahel, notamment au Burkina Faso, la situation humanitaire inquiète les organisations humanitaires. Une situation provoquée par les violences des dernières semaines. L’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) déplore le déficit de financement. </strong>

Les civils continuent à payer un lourd tribut dans l’insécurité au sahel. Au Burkina Faso, depuis un peu plus de deux ans, les violences ont conduit plus de <em>« 1,14 million de personnes à fuir leurs foyers en quête de sécurité</em> ». Au cours des dernières semaines, plus de 17 500 personnes ont fui leur domicile au Burkina Faso en raison des récentes attaques qui ont fait 45 morts. L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR)sedit préoccupée par les conséquences humanitaires de ces violences.

<em>« Lors d’une série d’attaques menées dans trois régions distinctes, des hommes armés ont réduit des maisons en cendres et abattu des civils. Les assaillants ont également détruit des centres de santé, et endommagé des habitations et des commerces</em> », indique l’agence onusienne dans un <a href="https://www.unhcr.org/fr/news/briefing/2021/5/60950fada/burkina-faso-serie-dattaques-force-milliers-personnes-fuir.html">communiqué</a> du 7 mai 2021. Des attaques à la base de ces déplacements massifs de populations et par ricochet à la complication de la situation humanitaire dans le pays voire dans la région où <em>« plus de 3200 personnes ont été récemment déplacés ». </em>

Le pays des « <em>hommes intègres</em> » continue malgré tout à être également un foyer d’accueil.Plus de 20 000 réfugiés et demandeurs d’asile, principalement du Mali, ont déposé leur valise sur le sol burkinabè en fuyant l’insécurité qui sévit dans leur pays d’origine.

Dans le sahel, le HCR dit constater une hausse des déplacements de populations vers « <em>de vastes centres urbains plus sécurisés ». « La plupart des personnes arrivent avec peu ou pas d’effets personnels. Certaines ont été généreusement accueillies par des familles d’accueil, tandis que d’autres ont trouvé refuge dans des bâtiments publics comme des écoles et d’autres abris temporaires</em> », précise notre source qui indique que ces personnes « <em>ont d’urgence besoin de nourriture, d’abris, d’eau potable et de soins de santé ».</em>

Face à cette recrudescence des déplacements des populations, augmentant ainsi les besoins humanitaires, le HCR déplore le déficit de financement. « <em>Des ressources supplémentaires sont nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires croissants »</em>, a-t-elle expliqué. Selon ses précisions, <em>« le financement des efforts de réponse menés par le HCR demeure très limité, avec seulement 22 % reçu à ce jour sur le montant recherché de 91,6 millions de dollars »</em>.

<strong>Togola </strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>1re partie : la mort, une énigme toujours au cœur des interrogations</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/1re-partie-la-mort-une-enigme-toujours-au-coeur-des-interrogations-2928349.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 11 May 2021 01:18:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis la nuit des temps, la question de la mort a toujours constitué une énigme pour l’homme à la recherche d’explication de tout ce qui l’entoure. Dans cette première partie d’une série d’articles sur la mort, Mikailou Cissé entretient le lecteur non seulement sur la mortalité et l’immortalité, mais aussi sur les différentes perceptions développées par le monde sur ce phénomène. </strong>

Le phénomène de la mort est le plus souvent décrit en se référant aux récits sur les anciennes civilisations ou les religions du monde comme une interruption temporaire plutôt que comme cessation de la vie.La mort est perçue comme un voyage sur une autre dimension. Elle est vue en même temps selon la plupart d’entre eux comme un voyage fort périlleux.

<strong>Le mortel et l’immortel </strong>

De toutes les espèces qui peuplent la terre, l’être humain est le seul qui soit capable de réfléchir sur la mort et qui se préoccupe de l’après-mort.S’agissant des autres espèces différentes de l’humain, bien que les constats aient certifié que certaines d’entre elles s’apitoient après la mort d’un des leurs,aucune société ne s’est jusque-là aventurée à développer des théorèmes sur l’existence après la mort.De là, il découle que l’homme est le seul pour qui la mort est sujet d’intérêt particulier.

Ce réflexe typiquement spécifique aux êtres humains n’est pas anodin.Il est ce qui fait qu’un nombre important d’humains accordent une place importante à un Divin transcendant dans leur vie. Ce dernier n’est pas pour autant la seule raison, le rôle et/ou l’influence que le Divin pourrait jouer ou pourrait avoir dans le cours de la vie d’une personne en fait également partie avec tant d’autres.

L’homme est décrit à l’unanimité par toutes les civilisations et communautés comme un être supérieur aux êtres. Il est le seulêtre fait de corps et d’âme. Après la mort, l’âme est la substance qui continuera à vivre. Quant au corps, du fait qu’il est fait de substance matérielle, il périra. Cette conception est celle qui faitque les hommes croient en l’immortalité. Elle est aussi celle qui fait que l’homme croit fermement à la récompense dans une vie future. En conséquence,l’homme se soucie de la mort du fait qu’il s’estime éternel.Un être qui existera sous une autre forme après un séjour terrestre.

<strong>Les différentes perceptions du Divin </strong>

Cette appréhension de l’homme a commencé à partir du moment où les hommes ont pris conscience que certains phénomènes se produisant autour d’eux n’étaient pas dus à leurs actions sur la nature. Mais à un autre être extérieur. L’homme qui se voyait maître absolu de son environnement voit qu’il n’est pas aussi différent des autres espèces. Il est un être qui ne peut pas tout contrôler. Cette compréhension est celle qui a amené les humains à déduire l’existence d’un Être Absolu. De là est né en l’homme un penchant spirituel. Une autre version se trouve consignée dans les livres saints ou révélés.

Les éléments de la nature furent les premiers que les hommes ont pris, adorés et magnifiés pour le Divin. Au fur et à mesure que le temps passe et que certains ont vu en la magnificence de la nature divine une perception erronée de sa représentation, une autre perception du Divin sera née. Celle-ci est celle qui le conçoit symboliquement.

Ces deux conceptions du Divin sont autrement appelées sa conception primitive et/ou imagée. L’idée qui a amené les hommes à faire des représentations symboliques ou imagées du Divin découle de ces deux conceptions.À côté desquelles, il y a également la conception idéale du Divin. Elle est celle qui soutient que seul l’esprit peut le concevoir et aussi qu’il ne peut être magnifié que par le verbe. Elle est considérée comme la dernière forme à travers laquelle les hommes ont saisi le Divin et la plus pure parmi toutes les conceptions du Divin. Elle est également celle qu’on retrouve soutenue dans les religions monothéistes. Quant aux deux autres conceptions, elles sont la perception du Divinselon lesreligions polythéistes.

<strong>Mikaïlou Cissé</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Tel un phénix, le M5&#45;RFP renait&#45;il de sa « belle mort »  ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/tel-un-phenix-le-m5-rfp-renait-il-de-sa-belle-mort-%25e2%2580%2589-2928208.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 May 2021 01:15:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Selon la lecture de Mikailou Cissé, professeur de philosophie au secondaire au Mali, sur l’actualité de son pays, le M5-RFP, le mouvement qui a entrainé la chute du régime IBK, renaitrait de <em>« sa belle mort ». </em></strong>

Tout mouvement de lutte sociale dirigé par l’extérieur non de l’intérieur est voué à l’échec. Il ne peut pas avoir une longue vie lorsque son âme est incarnée en un être particulier. Il est de même pour un mouvement de défense d’intérêt collectif dirigé par des hommes qui n’ont pas de conviction quant à la portée de leur combat. Mais utilisent juste la notion de changement pour faire adhérer la masse populaire en son projet. Il est également de même pour les mouvements dirigés par des hommes qui ne voient que leur personne ou leur intérêt personnel.

<strong>Un mouvement, plusieurs objectifs </strong>

Telle était la situation dans laquelle se trouvait le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques(M5-RFP) pendant ses premières heures et même après le changement de régime. Ce mouvement hétéroclite qui secouait la capitale politique du Mali et les capitales régionales n’était pas en tant que tel un mouvement au sens propre du terme. Il était un agrégat d’individus qui s’était retrouvé par le hasard de l’histoire. Mieux, il était un mouvement instrumentalisé et manœuvré. Une couverture pour quelques-uns, précisément ses premiers initiateurs, en vue de régler leur compte avec le régime IBK.

Toutefois, il y avait en son sein des hommes et des femmes de conviction. Des hommes qui œuvraient en toute sincérité pour qu’il y ait un changement radical dans la gestion des affaires publiques. Le parcours de bon nombre de ses militants en témoigne. Mais hélas, ceux-ci n’étaient pas ceux qui attiraient les regards de la grande majorité des hommes et des femmes qui se mobilisaient après les appels à mobilisation de ce mouvement.Ils étaient considérés comme de la racaille en raison du rôle que certains avaient joué dans le passé dans les hautes sphères de l’appareil d’État.

L’attitude qu’avaient choisi d’adopter certaines figures et pas les négligeables témoigne de nos jours que tous les tenants à ce mouvement n’étaient pas sur la même longueur d’onde. Le changement de discours et d’attitude d’Issa Kaou Djim et sa désolidarisation avec les directives du comité stratégique en est un exemple. Mais pas le seul. Le silence qu’avait choisi l’autorité morale du M5, l’imam Mahmoud Dicko, après que quelques-unes de ses recommandations aient été prises en compte dans la formation des organes de transition au détriment des lignes tracées par ce mouvement en est un autre. On peut également citer le retour brutal de cette autorité morale sur la scène politique après avoir pressenti qu’il n’était plus considéré à sa juste valeur par les autorités dont il avait fortement contribué à la mise en place.

<strong>Renaissance après une longue agonie </strong>

Une mauvaise graine ne fait jamais bon ménage avec les bonnes semences dans un champ. Le temps est le seul qui permet de juger cela. Le déphasage qui existait entre les leaders de ce mouvement est ce qui explique sa « <em>mort de sa belle mort</em> », pour reprendre la phrase emblématique qu’avait prononcé l’un de ses initiateurs juste quelques heures après l’éviction de l’ancien régime. Les différences de point de vue qui existaient en son sein sur la stratégie à mener pour l’avènement d’un nouveau Mali étaient telles qu’il ne pouvait que succomber. La tumeur l’a consumé sans laisser le temps à ses leaders de se ressaisir.

Comme le capitalisme s’était remis sur pied après la crise économique de 2008 en corrigeant ses tares, le mouvement hétéroclite du M5-RFP se remet également sur pied après que les mauvaises graines qui étaient en son sein aient pris une autre direction. Il est en voie de renaître de ses cendres comme un phénix après une longue période d’agonie.La ligne de conduite adoptée par ceux qui sont restés au sein de son comité stratégique, après qu’ils aient constaté que ceux qui s’étaient présentés comme étant du lot des leaders ayant parachevé leur lutte n’étaient pas sur la voie du changement, a commencé à donner des résultats concluants. La crédibilité dont jouissent de nouveau les leaders restés fidèles à l’esprit du mouvement l’illustre. Elle montre que les membres du M5-RFP sont des acteurs à écouter.

<strong>Mieux vaut l’avoir avec soi que contre soi </strong>

<em>« Le temps est le meilleur juge</em> », dit un vieil adage. Il est ce qui a permis aux Maliens de se faire une appréhension sur les hommes qui les faisaient mobiliser pour réclamer le changement dont ils aspiraient. Il les a permis de connaître également ceux-là qui défendaient leurs propres intérêts et ceux qui ont profité de leur lutte pour se faire une place au sein de l’élite. De même, il a permis aux Maliens de savoir que le problème n’était pas l’ancien régime, mais plutôt le système mis en place après l’avènement de la démocratie.

Mieux, il a permis aux autorités politiques de revoir leur perception sur ce mouvement après leurs prises de fonction. Le temps que le président de la transition a consacré pour recevoir les membres du comité stratégique de ce mouvement témoigne qu’il faut les avoir avec soi que contre soi. Les turbulences qui sont à leur actif et qui ont conduit l’ancien président à sortir par la petite porte sont restées gravées dans la conscience des Maliens.

Ce ne pas le statut social d’une personne qui lui fait gagner le respect et la considération des autres, mais plutôt l’esprit qui l’anime quand il s’agit des questions d’intérêt général. Mieux, une personne ne devrait pas être jugée en fonction de ses positions conjoncturelles ni en se référant à ses discours, mais en fonction des actes qu’elle pose et de l’idéologie qu’elle défend. Tels devraient être les principes sur lesquels le M5 RFP devrait se focaliser en acceptant de nouveaux adhérents pour ne pas tomber de nouveau dans des erreurs.

<strong>Mikaïlou Cissé</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Harmonisation des grilles salariales au Mali : les enseignants alertent et avertissent</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/harmonisation-des-grilles-salariales-au-mali-les-enseignants-alertent-et-avertissent-2928210.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 May 2021 01:06:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de l’harmonisation des grilles salariales des travailleurs du Mali et de la tenue de la conférence sociale, une rencontre a eu lieu, vendredi 7 mai 2021, entre les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 et le ministre de l’Éducation nationale, accompagné de ceux de la Fonction publique et du Travail ainsi que de l’Économie et des Finances.</strong>

Pour mettre fin à la disparité entre les travailleurs du pays, la partie gouvernementale a manifesté sa volonté d’aller vers l’harmonisation des grilles salariales ainsi que l’organisation de la conférence sociale, explique-t-on dans le communiqué du collectif d’enseignants.

Toutefois, la synergie syndicale de l’éducation a précisé sa position qui n’est autreque<em>« l’application totale de l’article 39 en toute circonstance. » </em>À cet effet, ce collectif montre un refus total quant à la mise en cause de leurs acquis syndicaux.

Quant à la conférence sociale, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 n’ayant pas participé à l’atelier préparatoire décident de ne pas y participer.

La position du gouvernement étant considérée comme une menace pour l’application de l’article 39, la synergie syndicale de l’éducation invite ses militants à la mobilisation, à la résistance et surtout, à l’engagement pour la défense de leurs acquis.

<strong>Bakary Fomba</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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