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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : CEDEAO</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : CEDEAO</description>
<dc:language>fr</dc:language>
<dc:rights>Copyright 2002&#45;2026 maliweb.net &#45; All Rights Reserved.</dc:rights>

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<title>CEDEAO/AES : Lansana Kouyaté, médiateur de la dernière chance ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeaoaes-lansana-kouyate-mediateur-de-la-derniere-chance-3117225.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 25 mars 2026, la CEDEAO a nommé l’ancien Premier ministre guinéen, Lansana Kouyaté comme négociateur en chef... ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 13:13:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Sa mission est de relancer le dialogue et de trouver une issue politique avec l’Alliance des Etats de Sahel central (AES) qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Secrétaire exécutif de la CEDEAO de 2002 à 2007 a été nommé pour un mandat de trois mois, afin de surmonter l’impasse institutionnelle, renouer les échanges avec les pays membres de l’AES, préserver les acquis de l’intégration ouest-africaine, travailler sur les priorités comme la sécurité et la libre circulation des personnes et des biens. Dans le cadre de sa mission, l’ancien Premier ministre guinéen a été reçu le 30 avril dernier, au palais d’Abidjan par le chef d’Etat ivoirien Alassane Dramane Ouattara. Il y était venu recueillir les conseils du président ivoirien, compte tenu des enjeux diplomatiques et institutionnels qui sous-tendent sa nomination. Dans la même veine, Lansana a mené des consultations diplomatiques régionales, notamment au Sénégal le 8 mai 2026, où il a été reçu par le président Bassirou Diomaye Faye. Aura-t-il les coudées franches pour mener à bien sa mission de bons offices à la satisfaction des parties prenantes ? Nous ne sommes pas sans savoir que le dernier mot revient aux chefs d’Etat qui l’ont mandaté. Saura-t-il ménager la chèvre et le chou ? C’est tout le mal que plus d’un lui souhaite. Dans le cadre de la relance des pourparlers entre la CEDEAO et l’AES, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Abdoulaye Diop, a le 14 mai dernier, lors de son passage à Addis-Abeba parlé sans filtre, en plaidant pour la restauration de la confiance, condition sine qua non de toute coopération sous-régionale. C’était en présence de la Commission Paix et Sécurité de l’Union africaine. Il a souligné l’importance d’une solidarité réelle entre les pays africains et, surtout, de la cessation des ingérences dans les affaires intérieures des pays voisins.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mohamed Koné</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>AES–CEDEAO : le médiateur Lansana Kouyaté plaide pour une coopération indispensable</title>
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<description><![CDATA[ Le médiateur de la CEDEAO, Lansana Kouyaté, a appelé à un renforcement de la coopération entre la Confédération des États du Sahel (AES) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). En visite à Ouagadougou, il a échangé avec le président burkinabè Ibrahim Traoré sur les enjeux sécuritaires, la stabilité régionale et la libre circulation des personnes. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 May 2026 15:41:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="qMYqUG_convSearchResultHighlightRoot">
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<div class="markdown prose dark:prose-invert wrap-break-word w-full light markdown-new-styling">
<p data-start="470" data-end="705">Selon les informations relayées par la présidence du Burkina Faso, Lansana Kouyaté a insisté sur la nécessité de maintenir des relations de coopération entre les deux organisations régionales malgré les divergences politiques récentes.</p>
<p data-start="707" data-end="919">« La géographie unit ces deux entités, l’AES et la CEDEAO », a déclaré le médiateur, estimant que les discussions et les échanges demeurent essentiels pour préserver les intérêts des populations ouest-africaines.</p>
<p data-start="921" data-end="1220">Au cours de la rencontre avec le capitaine Ibrahim Traoré, les questions liées à la sécurité et à la stabilité dans la région sahélienne ont largement dominé les échanges. Lansana Kouyaté a rappelé que les défis sécuritaires actuels imposent une collaboration renforcée entre les États de la région.</p>
<p data-start="1222" data-end="1556">Le médiateur a également mis l’accent sur la libre circulation des personnes, un principe qu’il juge fondamental pour les populations d’Afrique de l’Ouest. Selon lui, les citoyens doivent pouvoir continuer à traverser librement les frontières afin de préserver les liens économiques, commerciaux et sociaux historiques entre les pays.</p>
<p data-start="1558" data-end="1792" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Cette sortie intervient dans un contexte marqué par les relations parfois tendues entre l’AES — regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger — et la CEDEAO, sur fond de recomposition géopolitique et sécuritaire dans la sous-région.</p>
<p data-start="1558" data-end="1792" data-is-last-node="" data-is-only-node=""><strong>La Rédaction de Maliweb.net</strong></p>
</div>
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</item>

<item>
<title>Cédéao&#45;AES : dialogue réactivé sur fond d’initiatives croisées</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-aes-dialogue-reactive-sur-fond-dinitiatives-croisees-3117052.html</link>
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<description><![CDATA[ Les signaux d’un rapprochement progressif entre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et la Confédération des États du Sahel (AES) se multiplient à travers la sous-région, portés par des initiatives diplomatiques simultanées à Lomé, Dakar et Cotonou, dans un contexte marqué par plusieurs mois de tensions institutionnelles. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 May 2026 19:43:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post-content-wrap has-share-float">
<div class="post-content cf entry-content content-spacious">
<p>À Lomé, une réunion informelle tenue en marge de la stratégie Togo–Sahel 2026–2028, sous l’égide du président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé, a permis de poser les jalons d’un futur cadre formel de coopération entre les deux ensembles régionaux. Autour de la table figuraient les chefs de la diplomatie du Mali, du Burkina Faso et du Niger, aux côtés du président de la Commission de la Cédéao, Omar Alieu Touray, et du négociateur en chef de l’organisation, Lansana Kouyaté.</p>
<p>Les échanges ont porté sur les contours d’une coopération structurée, notamment dans les domaines sécuritaire et économique, avec un accent sur les corridors logistiques et la préservation des acquis de l’intégration régionale.</p>
<p>«<span> </span><em>L’AES reste dans un esprit d’ouverture, car le plus important est de préserver l’essentiel pour le bonheur des populations de l’Afrique de l’Ouest</em><span> </span>», a déclaré le chef de la diplomatie burkinabè à l’issue des discussions.</p>
<p>À Dakar, le ministre sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Cheikh Niang, a indiqué vendredi devant l’Assemblée nationale que le Sénégal disposait de «<span> </span><em>fortes chances</em><span> </span>» d’assurer la présidence en exercice de la Cédéao, le mandat du président sierra-léonais Julius Maada Bio arrivant à terme dans les prochaines semaines.</p>
<p>«<span> </span><em>Il y a de fortes chances que le Sénégal assure pour l’année qui vient la présidence en exercice de la Cédéao</em><span> </span>», a-t-il affirmé, soulignant la volonté de Dakar d’inscrire cette responsabilité dans la dynamique de gestion des crises régionales, notamment au Mali.</p>
<p>Cette perspective intervient alors que le Sénégal occupe déjà une position centrale au sein de l’organisation. En décembre 2025, lors du sommet d’Abuja, le pays avait obtenu la présidence de la Commission de la Cédéao pour le mandat 2026–2030. Une éventuelle présidence tournante de la Conférence des chefs d’État lui permettrait de cumuler les leviers politique et exécutif de l’institution, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires au Sahel et la recomposition des relations avec l’AES.</p>
<p>À Cotonou, la prise de fonction du président béninois Romuald Wadagni a également apporté un signal d’ouverture. Dans son discours d’investiture, dimanche 24 mai, il a insisté sur la nécessité d’une coopération régionale renforcée face aux menaces sécuritaires.</p>
<p>«<span> </span><em>Dans une sous-région confrontée aux périls terroristes, nous sommes condamnés à travailler ensemble</em><span> </span>», a-t-il déclaré, dans une allocution marquée par un appel implicite à la convergence régionale.</p>
<p>La présence de délégations du Mali, du Burkina Faso et du Niger à la cérémonie a été largement remarquée, illustrant une volonté d’assouplissement des lignes diplomatiques. Le Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine a évoqué «<span> </span><em>une nouvelle voie qui s’ouvre</em><span> </span>», tandis que les chefs de la diplomatie malien et burkinabè avaient pris part aux échanges préparatoires.</p>
<p>Cette évolution intervient après une période de fortes tensions entre le Bénin et le Niger, marquée par la fermeture des frontières, des accusations de déstabilisation et des différends diplomatiques liés au contexte politique régional. Malgré ces frictions, des intérêts économiques communs, notamment autour des infrastructures pétrolières et portuaires, continuent de favoriser des perspectives de normalisation.</p>
<p>Dans l’ensemble de la sous-région, ces initiatives parallèles traduisent une inflexion progressive vers la relance du dialogue entre la Cédéao et l’AES. Malgré les divergences institutionnelles persistantes, les différentes capitales semblent converger vers un objectif partagé : la mise en place de mécanismes de coopération structurés, centrés sur la stabilité régionale, la sécurité collective et la préservation des intérêts des populations ouest-africaines.</p>
<p><strong>AC/Sf/APA</strong></p>
<p><strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong></p>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO crée une brigade antiterroriste de 1.650 hommes</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-cree-une-brigade-antiterroriste-de-1650-hommes-3116779.html</link>
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<description><![CDATA[ Cette unité constituera le noyau d&#039;une future force régionale de 260.000 hommes, une décision déjà approuvée par les chefs d&#039;état-major, a annoncé le Président de la Commission de la CEDEAO, Omar Touray. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 May 2026 09:37:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Les troupes resteront basées dans leurs pays, avec une base logistique en Sierra Leone.</p>
<p>Le financement reste à finaliser.</p>
<p>Rappel: De nombreux groupes djihadistes liés à Al-Qaïda* et à Daesh* sévissent dans la région, notamment aux frontières du Bénin, du Nigeria et du Niger.</p>
<p><i>* Organisation terroriste interdite en Russie</i></p>
<p><i>Source: https://fr.sputniknews.africa/</i></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO : Guy Marius Sagna brise le silence et affiche son soutien au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-guy-marius-sagna-brise-le-silence-et-affiche-son-soutien-au-mali-3116686.html</link>
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<description><![CDATA[ Devant le Parlement de la CEDEAO à Abuja, le député sénégalais Guy Marius Sagna a livré un discours remarqué en faveur du Mali, dénonçant le manque de vision souverainiste de l’organisation ouest-africaine. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 May 2026 14:17:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Le député sénégalais Guy Marius Sagna a pris la défense du Mali lors d’une intervention remarquée devant le Parlement de la CEDEAO, le 8 mai 2026 à Abuja, au Nigeria. Dans un discours direct et engagé, l’élu a dénoncé ce qu’il considère comme le « silence honteux » de l’organisation régionale face aux enjeux de souveraineté et aux difficultés traversées par le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">« Nous ne devons pas regarder le Mali tomber. Si le Mali tombe, nous sommes les prochains », a lancé le parlementaire sénégalais devant les membres de l’institution régionale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Au cours de son intervention, Guy Marius Sagna a critiqué l’absence du concept de souveraineté dans les discours et documents officiels de la CEDEAO. Selon lui, cette omission traduit un problème plus profond dans la vision politique de l’organisation ouest-africaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Le député a estimé que les États de la région doivent impérativement renforcer leur autonomie stratégique, notamment dans les domaines de la sécurité, de la santé, de l’éducation et de l’alimentation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Prenant l’exemple des débats en Europe autour de la souveraineté stratégique après les déclarations de Donald Trump sur le Groenland, Guy Marius Sagna a regretté que l’Afrique de l’Ouest reste, selon ses mots, dans un « sommeil stratégique ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">« Tant qu’on ne se battra pas pour être souverains sur le plan sécuritaire, sanitaire et économique, nous resterons dépendants », a-t-il déclaré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Dans un ton particulièrement solennel, le député sénégalais a mis en garde contre les divisions internes et les incompréhensions entre États de la région, appelant à une solidarité renforcée face aux défis sécuritaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Pour lui, ce qui se déroule actuellement au Mali dépasse les frontières maliennes et constitue une menace pour l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Guy Marius Sagna a également plaidé pour une CEDEAO davantage tournée vers les aspirations des peuples africains, affirmant que la souveraineté doit devenir un axe central des politiques régionales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Son intervention intervient dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre la CEDEAO et les pays de la Confédération des États du Sahel (AES), composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">La Rédaction de Maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cédéao&#45;AES : Kouyaté consulte Diomaye Faye avant sa tournée sahélienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-aes-kouyate-consulte-diomaye-faye-avant-sa-tournee-sahelienne-3116641.html</link>
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<description><![CDATA[ Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a reçu ce vendredi à Dakar Lansana Kouyaté, négociateur en chef de la Cédéao auprès de l’Alliance des États du Sahel, qui avait déjà consulté le président ivoirien Alassane Ouattara le 30 avril à Abidjan, dans le cadre d’une tournée de prise de contact avant son déploiement dans les pays de l’AES. Le chef de l’État sénégalais a par ailleurs appelé samedi à faire de la lutte contre le terrorisme « un sujet africain ». ]]></description>
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<pubDate>Sat, 09 May 2026 07:52:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post-content-wrap has-share-float">
<div class="post-content cf entry-content content-spacious">
<p>Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a accordé ce vendredi une audience à Lansana Kouyaté, négociateur en chef de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) auprès de l’Alliance des États du Sahel (AES), poursuivant ainsi une tournée de consultations auprès des chefs d’État de la région avant son déploiement dans les capitales sahéliennes.</p>
<p>Nommé le 25 mars 2026 à ce poste, l’ancien Premier ministre guinéen avait auparavant été reçu le 30 avril au Palais de la présidence à Abidjan par le président ivoirien Alassane Ouattara, qu’il était venu «<span> </span><em>informer officiellement</em><span> </span>» de sa mission et dont il avait recueilli les «<span> </span><em>conseils avisés</em><span> </span>». À cette occasion, Kouyaté avait annoncé son prochain voyage dans les trois pays de l’AES — Mali, Niger et Burkina Faso —, qui ont officiellement quitté la Cédéao en janvier 2025.</p>
<p><strong>Ouattara s’interroge sur la rupture</strong></p>
<p>À Abidjan, Kouyaté avait rapporté le scepticisme du président ivoirien face à la rupture consommée entre l’AES et la Cédéao : «<span> </span><em>Le président se pose la question : pourquoi tout ça, alors que ce n’est pas nécessaire ? Pourquoi décider de créer l’AES et de quitter la Cédéao ?</em><span> </span>»</p>
<p>Partageant cette perplexité, le négociateur avait exprimé l’espoir qu’«<span> </span><em>une erreur commise et reconnue pourra, d’une façon ou d’une autre, être rattrapée</em><span> </span>», affirmant que «<span> </span><em>c’est le souhait du président, c’est le mien, et c’est celui de la Cédéao</em><span> </span>».</p>
<p><strong>Dakar, pivot de la médiation</strong></p>
<p>À Dakar, l’audience avec Diomaye Faye prolonge la mission de médiation que le chef de l’État sénégalais avait lui-même conduite au nom de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao. Mandaté en juillet 2024 aux côtés de son homologue togolais Faure Gnassingbé, Diomaye Faye avait désigné le professeur Abdoulaye Bathily comme envoyé spécial chargé d’engager des «<span> </span><em>contacts discrets</em><span> </span>» avec les capitales sahéliennes. Le Sénégal dit demeurer «<span> </span><em>engagé dans la recherche d’une voie partagée entre la Cédéao et l’AES, sur un dossier dont dépend, pour une large part, l’avenir de l’intégration ouest-africaine</em><span> </span>».</p>
<p>«<span> </span><em><strong>Tout ce qui se passe au Mali affecte le Sénégal</strong></em><span> </span>»</p>
<p>Cette audience intervient dans un contexte où Diomaye Faye avait déjà affiché publiquement sa vision sur la crise régionale. Dans un entretien accordé à la presse locale, le chef de l’État avait plaidé pour une réponse africaine concertée face à la montée du terrorisme dans la sous-région. «<span> </span><em>Tout ce qui se passe au Mali affecte le Sénégal et vice versa. Nous sommes liés par l’histoire. Ce sont nos frères</em><span> </span>», avait-il déclaré, insistant sur la nécessité de faire de la lutte contre le terrorisme «<span> </span><em>un sujet africain</em><span> </span>».</p>
<p>Le chef de l’État senegalais a évoqué une coopération active avec Bamako, reposant sur des échanges de renseignements et des patrouilles conjointes, concrétisée dès le 20 février 2025 par le lancement de patrouilles mixtes à Diboli, dans la région frontalière de Kayes, face à la recrudescence des activités du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Il a également mis en avant des mesures de solidarité économique au port de Dakar pour faciliter le transit des marchandises maliennes.</p>
<p>Au sein de la Cédéao, Diomaye Faye a appelé à renforcer les mécanismes collectifs, notamment l’activation d’une force régionale en attente, tout en reconnaissant des «<span> </span><em>incompréhensions</em><span> </span>» liées au retrait de l’AES. Soulignant qu’«<span> </span><em>aucun pays n’est à l’abri</em><span> </span>» du terrorisme — citant les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis —, il a conclu : «<span> </span><em>Les discussions se poursuivent. Nous devons nous mobiliser pour apporter des réponses régionales</em>. »</p>
<p><strong>AC/APA</strong></p>
<p><strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong></p>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : la CEDEAO condamne &amp;quot;des attaques terroristes odieuses&amp;quot; et appelle à &amp;quot;une mobilisation régionale&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mali-la-cedeao-condamne-des-attaques-terroristes-odieuses-et-appelle-a-une-mobilisation-regionale-3116263.html</link>
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<description><![CDATA[ - La CEDEAO a également présenté ses « sincères condoléances » aux familles des victimes et exprimé sa « pleine solidarité » avec le peuple et les autorités malienne ]]></description>
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<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 22:46:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr" class="embed-responsive prose max-w-none text-start text-[17px] xl:pe-14 dark:text-white lora space-y-4 mt-2 overflow-x-auto">
<div class="iliskiIcerik ltr" id="icerikDiv_74069575">
<p>La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a fermement condamné, dimanche, les attaques terroristes perpétrées le samedi 25 avril 2026 dans plusieurs localités du Mali, dénonçant des actes « odieux » illustrant « la nature barbare » de leurs auteurs.</p>
<p>Dans un communiqué, l’organisation régionale a appelé « tous les États, les forces de sécurité, les mécanismes régionaux et les populations » à « s’unir et se mobiliser dans un effort coordonné » afin de faire face à la menace terroriste qui pèse sur la stabilité de l’Afrique de l’Ouest.</p>
<p>La CEDEAO a également présenté ses « sincères condoléances » aux familles des victimes et exprimé sa « pleine solidarité » avec le peuple et les autorités maliennes.</p>
<p>Dans le même contexte, l’État du Qatar a condamné et dénoncé les attaques ayant ciblé plusieurs zones militaires et civiles en République du Mali, y compris la capitale Bamako. Doha a réaffirmé sa position ferme contre la violence, le terrorisme et les actes criminels, quels qu’en soient les motifs, tout en présentant ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’au gouvernement et au peuple malien, et en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés.</p>
<p>De son côté, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antonio Guterres, a condamné « l’extrémisme violent » à la suite de ces attaques visant notamment l’armée malienne. Dans une déclaration, il a souligné la nécessité de « protéger les civils et les infrastructures civiles » et appelé à « une coordination et une collaboration solides en matière de sécurité dans toute la région ».</p>
<p>Le gouvernement du Sénégal a exprimé « une vive préoccupation » face à l’évolution de la situation sécuritaire au Mali, marquée par des attaques coordonnées contre des positions militaires et des zones urbaines.</p>
<p>Dakar a condamné « avec la plus grande fermeté » ces violences, réaffirmant sa « pleine solidarité » avec le peuple malien et son soutien aux forces de défense engagées dans la lutte antiterroriste.<br>Les États-Unis ont également condamné « fermement » ces attaques, présentant leurs condoléances aux victimes et réaffirmant leur engagement à soutenir les efforts en faveur de la paix et de la stabilité au Mali et dans le Sahel.</p>
<p>Pour sa part, l’Union européenne a dénoncé les attaques du 25 avril, exprimant sa « pleine solidarité » avec les autorités et le peuple maliens, tout en réaffirmant sa détermination dans la lutte contre le terrorisme.<br>Dans ce contexte, la Belgique a condamné fermement les attaques terroristes perpétrées au Mali le 25 avril.</p>
<p>Bruxelles a adressé ses sincères condoléances aux familles des victimes ainsi qu’aux autorités maliennes, exprimant sa pleine solidarité avec le peuple malien. En tant que membre de l’Union européenne, la Belgique a réaffirmé sa détermination dans la lutte contre le terrorisme, ainsi que son engagement en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité au Mali et dans l’ensemble du Sahel.</p>
<p>De son côté, la Türkiye a également condamné avec fermeté les attentats terroristes perpétrés le 25 avril dans différentes régions du Mali. Ankara a exprimé ses prières pour le repos de l’âme des victimes et présenté ses condoléances à leurs familles ainsi qu’au peuple malien. Elle a en outre réaffirmé sa solidarité avec le Mali dans sa lutte contre le terrorisme et son soutien aux efforts visant à instaurer une paix et une stabilité durables dans la région.</p>
<p>Le président de la Commission de l’Union africaine a fait part de sa « profonde préoccupation » face à ces attaques, notamment celles visant la capitale Bamako, condamnant des actes susceptibles d’exposer les civils à de « graves dommages » et réitérant l’engagement de l’institution en faveur de la paix et de la stabilité au Mali.</p>
<p>L'État du Qatar exprime sa condamnation et sa dénonciation des attaques ayant ciblé plusieurs zones militaires et civiles en République du Mali, y compris la capitale Bamako, et ayant fait plusieurs morts et blessés.<br>Le ministère des Affaires étrangères réitère la position ferme de l'État du Qatar contre la violence, le terrorisme et les actes criminels, quels qu'en soient les motifs ou les raisons.</p>
<p>Le ministère exprime les condoléances de l'État du Qatar aux familles des victimes ainsi qu'au gouvernement et au peuple de la République du Mali, souhaitant un prompt rétablissement aux blessés.</p>
<p>L’Organisation de la coopération islamique, par la voix de son secrétaire général Hissein Brahim Taha, a indiqué suivre « avec une grande préoccupation » la situation, condamnant « fermement » des attaques qui « mettent gravement en danger la vie des civils » et exprimant sa « pleine solidarité avec le peuple malien ».</p>
<p>Enfin, le Maroc a condamné « avec la plus grande fermeté » des actes qualifiés de « lâches et criminels », tout en réaffirmant son « soutien total » à la souveraineté, à la sécurité et à l’intégrité territoriale du Mali.</p>
<p>L’ensemble de la communauté internationale converge ainsi vers un appel commun à renforcer la coopération régionale et internationale pour lutter efficacement contre le terrorisme dans le Sahel.</p>
<p>Source: https://www.aa.com.tr/fr</p>
</div>
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<item>
<title>À Dakar, la Cédéao défend sa force en attente</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/a-dakar-la-cedeao-defend-sa-force-en-attente-3116133.html</link>
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<description><![CDATA[ À Dakar, la Cédéao a réaffirmé la place centrale de sa force en attente dans la réponse aux défis sécuritaires en Afrique de l’Ouest. Le président de la Commission, Omar Alieu Touray défend une approche fondée sur la coordination régionale. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 15:38:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post-content-wrap has-share-float">
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<p>La force en attente de la Cédéao et l’architecture sécuritaire régionale ont été au centre de l’intervention du président de la Commission de la Cédéao Omar Alieu Touray lors d’une plénière consacrée aux enjeux de souveraineté et de sécurité en Afrique de l’Ouest. Il a défendu une approche fondée sur la coordination régionale, le financement endogène et le renforcement de la confiance entre États membres.</p>
<p>Le responsable régional a souligné la nécessité de dépasser la fragmentation des dispositifs existants, citant notamment le G5 Sahel, l’Initiative d’Accra, la Force multinationale mixte et les opérations onusiennes. Selon lui, malgré leur pertinence, ces mécanismes restent insuffisamment coordonnés, ce qui limite leur impact face aux menaces sécuritaires.</p>
<p>Omar Alieu Touray a plaidé pour une meilleure intégration de ces initiatives dans le cadre institutionnel de la Cédéao, afin de renforcer leur cohérence et leur appropriation par les États membres.</p>
<p><strong>Une force en attente au cœur de la stratégie régionale</strong></p>
<p>Au cœur de cette approche figure la force en attente de la Cédéao, présentée comme un instrument clé de la lutte contre le terrorisme et les crises sécuritaires dans la région.</p>
<p>Omar Alieu Touray a rappelé que les chefs d’État ont validé son opérationnalisation avec un premier format d’environ 1 650 hommes, appelé à être progressivement renforcé jusqu’à 5 000 éléments.</p>
<p>Il a insisté sur le caractère évolutif de ce dispositif, destiné à offrir à la région une capacité d’intervention rapide et mutualisée.</p>
<p><strong>Financement et confiance, piliers de la durabilité</strong></p>
<p>Le président de la Commission de la Cédéao a identifié le financement comme l’un des principaux défis de la force en attente, rappelant les contraintes qui ont fragilisé plusieurs missions africaines de paix faute de ressources durables.</p>
<p>Il a appelé à une mobilisation accrue des ressources internes afin de réduire la dépendance extérieure et garantir la pérennité des opérations sécuritaires régionales.</p>
<p>Omar Alieu Touray a également salué les avancées liées à la Résolution 2719 du Conseil de sécurité des Nations Unies, tout en insistant sur la nécessité d’une mise en œuvre effective et dépolitisée.</p>
<p>Enfin, il a souligné que la consolidation de la confiance entre États membres demeure une condition essentielle pour renforcer l’efficacité de la coopération sécuritaire en Afrique de l’Ouest.</p>
<p><strong>AC/Sf/APA</strong></p>
<p><strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong></p>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>AES vs. CEDEAO : Abidjan ouvre le jeu et joue franc jeu… Illusion ou realpolitik ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/aes-vs-cedeao-abidjan-ouvre-le-jeu-et-joue-franc-jeu-illusion-ou-realpolitik-3115779.html</link>
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<description><![CDATA[ La Côte d’Ivoire supprime un verrou douanier vieux de 25 ans avec le Mali et le Burkina Faso, apprend-t-on de source sûre. Une décision qui dépasse le commerce pour s’inscrire dans la recomposition politique et économique de l’Afrique de l’Ouest, pourrait-on dire. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 02:33:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 31 mars dernier, la Direction générale des Douanes ivoiriennes a publié une circulaire historique : la suppression du visa douanier exigé depuis 2000 pour les marchandises en transit vers le Mali et le Burkina Faso. Dans un espace ouest-africain marqué par la rivalité entre l’AES et la CEDEAO, ce geste technique prend une dimension politique et stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le visa douanier avait été instauré par une circulaire du 28 avril 2000, obligeant les commissionnaires en douane à faire viser leurs déclarations par les représentations malienne et burkinabè en Côte d’Ivoire. Cette procédure rallongeait les délais de transit de 48 à 72 heures et augmentait les coûts logistiques de près de 10 à 15%, selon les estimations des opérateurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un verrou vieux de 25 ans enfin levé</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son communiqué, la Direction générale des Douanes précise : «Les déclarations en détail des marchandises destinées au Mali et au Burkina Faso ne sont plus soumises au visa des représentations des douanes de ces pays en Côte d’Ivoire». Une phrase simple, mais lourde de conséquences. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les effets immédiats pour les économies sahéliennes sont indéniables. Le corridor Abidjan–Ouagadougou–Bamako représente environ 3 millions de tonnes de marchandises par an. La suppression du visa devrait accroître ce flux de 20% à court terme, selon les projections des chambres de commerce locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les transporteurs maliens et burkinabè, c’est une réduction directe des coûts et une amélioration de la compétitivité. Les produits agricoles et manufacturés gagnent en fluidité d’accès aux marchés internationaux. Les consommateurs, eux, devraient bénéficier de prix plus stables et d’une meilleure disponibilité des biens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du côté ivoirien, le port d’Abidjan consolide son rôle de hub régional. Les recettes fiscales indirectes devraient croître avec l’augmentation des volumes échangés, renforçant la position économique du pays dans la sous-région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une décision à portée géopolitique</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette initiative dépasse le cadre économique. Elle s’inscrit dans une recomposition régionale où la CEDEAO, affaiblie par les départs du Mali, du Burkina Faso et du Niger, voit son influence contestée. L’AES, de son côté, cherche à bâtir une intégration économique autonome.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En levant ce verrou, Abidjan se positionne comme un acteur pragmatique, capable de dialoguer avec les deux blocs. Certains analystes y voient une realpolitik : la Côte d’Ivoire, tout en restant membre de la CEDEAO, privilégie ses intérêts économiques immédiats et maintient des liens solides avec ses voisins sahéliens. D’autres y lisent une illusion d’ouverture, qui pourrait masquer des calculs politiques visant à préserver son rôle central dans la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon des observateurs de la scène régionale, il se peut qu'Abidjan joue franc jeu, mais c’est aussi une manière pour le pays d'Alassane Ouattara de rappeler à l'entité AES que l’économique est aussi un terrain de dialogue, "même dans un contexte de rivalité politique".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Défis et vigilance</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette avancée n’est pas exempte de défis. La suppression du visa douanier exige des contrôles renforcés pour prévenir la fraude et le trafic illicite. Les infrastructures portuaires et routières ivoiriennes devront absorber une hausse des flux, nécessitant des investissements conséquents. Enfin, la coordination entre administrations douanières reste cruciale pour que cette mesure ne crée pas de déséquilibres ou de tensions supplémentaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les experts insistent : sans harmonisation des procédures et modernisation des corridors de transit, les gains économiques risquent de se diluer dans des pratiques informelles ou des blocages logistiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La levée du verrou douanier par Abidjan reste donc un instrument submersif de la panoplie politique dont disposent les tenants du Franc CFA et de l'UMOA-UEMOA-BOAD-BRVM. Ensemble on pourrait la transformer en une véritable avancée dans l'intégration douanière. C'est là tout l'enjeu : harmoniser les procédures douanières pour transcender par le numérique et la technologie les barrières douanières et les rigidités du cadre technique et devenir un symbole politique d'union douanière. Elle ne doit pas reposer sur les tensions marginales qui s'illustrent aujourd'hui sur les réseaux sociaux entre illusion et realpolitik, entre discours panafricains et calculs stratégiques. Mais la levée de ce verrou rappelle surtout que l’avenir du continent se joue dans l’intégration et la solidarité. Comme le disait Thomas Sankara : «L’unité africaine est une nécessité vitale.»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Moustapha Khaly Leye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO et le FMI signent un accord stratégique pour renforcer la gouvernance macroéconomique en Afrique de l’Ouest</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-et-le-fmi-signent-un-accord-strategique-pour-renforcer-la-gouvernance-macroeconomique-en-afrique-de-louest-3115353.html</link>
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<description><![CDATA[ – Ce rapprochement s’inscrit dans une dynamique visant à promouvoir la stabilité financière et une croissance économique durable dans la région ouest-africaine ]]></description>
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<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 17:29:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="selectionShareable">La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le Fonds monétaire international (FMI) ont signé, un protocole d’accord visant à consolider la gouvernance macroéconomique et à accélérer l’intégration régionale.</p>
<p class="selectionShareable">C'est ce qui ressort dans un communiqué publié ce dimanche par l'organisation sous-régionale précisant que la signature de protocole a lieu, le vendredi 27 mars à Abuja.</p>
<p class="selectionShareable">Paraphé au siège de l’organisation régionale par le président de la Commission de la CEDEAO, le Dr Omar Alieu Touray, et le directeur exécutif du FMI pour l’Afrique de l’Ouest, le Dr Wautabouna Ouattara, cet accord établit un cadre structuré de coopération entre les deux institutions.</p>
<p class="selectionShareable">Selon les parties signataires, ce protocole d’accord entend renforcer la coordination des politiques économiques et financières, tout en soutenant le développement des capacités dans des domaines clés tels que la politique budgétaire, la gestion de la dette et les systèmes statistiques.<br>S’exprimant lors de la cérémonie, le Dr Touray a souligné que cet accord contribuera à approfondir le dialogue politique et à améliorer la surveillance macroéconomique régionale, tout en faisant progresser le projet d’Union monétaire de la CEDEAO.</p>
<p class="selectionShareable">De son côté, le Dr Ouattara a indiqué que ce partenariat permettra de renforcer la voix collective des États membres au sein du FMI et de mieux intégrer les priorités de l’Afrique de l’Ouest dans les débats économiques internationaux.</p>
<p class="selectionShareable">Ce rapprochement s’inscrit dans une dynamique visant à promouvoir la stabilité financière et une croissance économique durable dans la région ouest-africaine.</p>
<p>Source: https://www.aa.com.tr/fr/</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO nomme l’ancien Premier ministre guinéen négociateur en chef auprès de l&amp;apos;AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-nomme-lancien-premier-ministre-guineen-negociateur-en-chef-aupres-de-laes-3115296.html</link>
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<description><![CDATA[ La CEDEAO a désigné l’ancien Premier ministre guinéen Lansana Kouyaté pour conduire les discussions les trois États du Sahel qui ont quitté l’organisation en janvier 2025. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 12:20:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) vient d’assigner à l’ancien Premier ministre guinéen et ancien secrétaire exécutif de l’organisation sous-régionale, Lansana Kouyaté, la mission de négociateur en chef dans le cadre des discussions avec l’Alliance des États du Sahel (AES), à compter du 25 mars et pour une durée initiale de trois mois, a indiqué le président de la Commission de la CEDEAO, Dr Omar Alieu Touray, dans une correspondance adressée au chef de la diplomatie guinéenne Morissanda Kouyaté.</span></p>
<h2 data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Œuvrer à un rapprochement de la CEDEAO et de l’AES</span></h2>
<p data-start="1057" data-end="1604" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">D’après le document, la nomination fait suite à des consultations et à l’approbation du président de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO. Des sources internes à l’organisation ouest-africaine, ont indiqué que Lansana Kouyaté a été désigné pour son expérience diplomatique, qui devrait permettre un rapprochement avec les pays de l’AES (Mali, Niger et Burkina Faso). « Il y a des combats communs à mener ensemble », a déclaré en ce sens une source au sein de la présidence sierra-léonaise.</span></p>
<p data-start="1606" data-end="1800" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Pour mener à bien sa mission diplomatique, l’ancien chef du gouvernement guinéen disposera de l’appui d’une équipe d’experts techniques issus des institutions de la Communauté ouest-africaine.</span></p>
<p data-start="1802" data-end="2193" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Selon le Dr Omar Alieu Touray, le « Dr Kouyaté est mandaté pour conduire les négociations au nom de la CEDEAO et sera assisté par une équipe d’experts techniques issus des institutions de la Communauté. Il rendra compte de l’évolution des travaux à la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, par l’intermédiaire du président de la Commission ».</span></p>
<p data-start="2195" data-end="2647" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Cette mission intervient dans un contexte de rupture entre les pays de l’AES et la CEDEAO, devenue effective le 29 janvier 2025. L’organisation sous-régionale avait déclaré à l’époque maintenir la porte ouverte au dialogue et a prié ses États membres de permettre aux citoyens des trois pays sahéliens de continuer à bénéficier du droit de circulation, de résidence et d’établissement sans visa, conformément aux protocoles de l’organisation.</span></p>
<p data-start="2195" data-end="2647" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Source: https://rtenafrique.tv/</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sahel : après Abuja et Bamako, Tangara chez Maada Bio</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sahel-apres-abuja-et-bamako-tangara-chez-maada-bio-3114886.html</link>
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<description><![CDATA[ La rencontre de mardi à Freetown entre le chef de la MISAHEL et le président sierra-léonais Julius Maada Bio s’inscrit dans une séquence diplomatique dense, révélatrice des efforts de l’Union africaine pour maintenir des ponts entre la Cédéao et les pays de l’AES. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 16:19:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="post-content-wrap has-share-float">
<div class="post-content cf entry-content content-spacious">
<p>Cinq jours après sa visite au siège de la Commission de la Cédéao à Abuja, le Représentant spécial de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, Mamadou Tangara, était reçu ce mardi 10 mars à Freetown par le président sierra-léonais Julius Maada Bio, président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao.</p>
<p>«<em><span> </span>J’ai réaffirmé mon engagement indéfectible en faveur d’un dialogue constructif sur les questions de sécurité au Sahel</em><span> </span>», a déclaré le chef de l’État sierra-léonais à l’issue de l’entretien, qualifié de «<span> </span><em>productif</em><span> </span>».<br>La rencontre confirme l’intensification de la navette diplomatique du chef de la MISAHEL, qui multiplie les contacts au plus haut niveau pour préserver les mécanismes de coopération entre l’Union africaine, la Cédéao et les États membres de la Confédération des États du Sahel (AES).</p>
<p><strong>Une séquence diplomatique en trois actes</strong></p>
<p>La réunion de Freetown est la troisième étape d’une tournée diplomatique significative. Vendredi 6 mars, Mamadou Tangara avait été reçu à Abuja par le président de la Commission de la Cédéao, Omar Alieu Touray, au siège de l’organisation à Asokoro. Les discussions avaient porté sur le renforcement de la coordination institutionnelle entre l’UA et la Cédéao face aux défis sécuritaires et politiques dans le Sahel, notamment en matière de prévention des conflits et de consolidation de la paix.</p>
<p>Cette visite à la Commission faisait elle-même suite à une mission de prise de contact à Bamako fin janvier, où Tangara avait été reçu au palais de Koulouba par le président de la transition malienne, le général Assimi Goïta, en présence du ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop. Les échanges avaient alors porté sur les priorités de la MISAHEL et sur les initiatives de l’UA pour maintenir ouverts les canaux de dialogue avec les États sahéliens, suspendus des instances décisionnelles de l’organisation continentale depuis les transitions politiques de 2020–2021.</p>
<p><strong>Un dialogue sous tension mais maintenu</strong></p>
<p>Ces contacts s’inscrivent dans un contexte de recomposition profonde des relations entre la Cédéao et le Burkina Faso, le Mali et le Niger, qui ont officiellement quitté l’organisation sous-régionale en janvier 2025 après avoir formé la Confédération des États du Sahel. Malgré ce retrait politique, les trois pays ont réaffirmé leur volonté de poursuivre des discussions «<span> </span><em>de bonne foi</em><span> </span>» avec la Cédéao, tout en maintenant leur participation à certaines structures techniques de l’organisation.</p>
<p>La 68e Conférence des chefs d’État de la Cédéao a ainsi admis les trois pays comme membres non régionaux du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), tandis que leur participation à la Banque d’investissement et de développement de la Cédéao (BIDC) a été préservée sous un statut de «<span> </span><em>pays non régionaux</em><span> </span>», afin d’assurer la continuité des projets de développement en cours.</p>
<p>Dans ce paysage institutionnel reconfiguré, la multiplication des contacts entre la MISAHEL, la Commission de la Cédéao et les chefs d’État de la région illustre la volonté de l’Union africaine de s’imposer comme cadre de concertation de dernier recours, alors que les impératifs sécuritaires et économiques continuent d’imposer une coopération transfrontalière dans l’espace ouest-africain.</p>
<p><strong>AC/Sf/APA</strong></p>
<p><strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong></p>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>UA–Cédéao: Tangara à Abuja autour de la concertation sur le Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/uacedeao-tangara-a-abuja-autour-de-la-concertation-sur-le-sahel-3114859.html</link>
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<description><![CDATA[ Le représentant spécial de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel s’est rendu à la Commission de la Cédéao à Abuja pour renforcer la coordination entre les deux organisations, dans un contexte marqué par le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de l’organisation régionale, mais aussi par le maintien de coopérations techniques et sécuritaires. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 17:01:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post-content-wrap has-share-float">
<div class="post-content cf entry-content content-spacious">
<p data-start="457" data-end="905">Le représentant spécial de l’Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel et chef de la Mission de l’UA pour le Mali et le Sahel (MISAHEL), Mamadou Tangara, a effectué vendredi une visite à la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) à Abuja, dans un contexte de recomposition des relations entre l’organisation régionale et les pays de la Confédération des États du Sahel (AES).</p>
<p data-start="907" data-end="1333">Reçu au siège de la Commission à Asokoro par son président, Omar Alieu Touray, le diplomate gambien a évoqué le renforcement de la coordination entre l’Union africaine et la Cédéao face aux défis sécuritaires et politiques dans le Sahel. Les discussions ont notamment porté sur la consolidation de la coopération institutionnelle en matière de prévention des conflits, de consolidation de la paix et de développement régional.</p>
<p data-start="1335" data-end="1652">La rencontre s’inscrit dans les efforts diplomatiques engagés par l’Union africaine pour maintenir un dialogue entre les organisations régionales et les États sahéliens, alors que le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont officiellement quitté la Cédéao en janvier 2025 pour former la Confédération des États du Sahel.</p>
<p data-start="1654" data-end="2204">Malgré ce retrait politique, les trois pays ont récemment réaffirmé leur volonté de poursuivre des discussions «<span> </span><em>de bonne foi</em><span> </span>» avec la Cédéao, tout en conservant leur participation à certaines structures techniques de l’organisation. La 68e Conférence des chefs d’État de la Cédéao a ainsi admis les trois pays comme membres non régionaux du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), en raison de leur engagement dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.</p>
<p data-start="2206" data-end="2499">Dans la même logique de continuité fonctionnelle, leur participation à la Banque d’investissement et de développement de la Cédéao (BIDC) a également été maintenue avec un statut de «<span> </span><em>pays non régionaux</em><span> </span>», afin d’assurer la poursuite des projets de développement et des opérations financières.</p>
<p data-start="2501" data-end="2850">La visite de Mamadou Tangara à Abuja intervient quelques semaines après une mission de prise de contact au Mali. Fin janvier, le chef de la MISAHEL avait été reçu à Bamako par le président de la transition malienne, le général Assimi Goïta, afin de définir les priorités de sa mission et d’évoquer l’évolution de la Confédération des États du Sahel.</p>
<p data-start="2852" data-end="3246">Lors de cette audience au palais de Koulouba, en présence du ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, les discussions avaient également porté sur les initiatives diplomatiques de l’Union africaine pour maintenir les canaux de dialogue avec les États sahéliens, suspendus des instances décisionnelles de l’organisation après les changements politiques survenus entre 2020 et 2021.</p>
<p data-start="3248" data-end="3553">Dans ce contexte marqué par des tensions ponctuelles, notamment après l’incident impliquant un avion militaire nigérian retenu temporairement au Burkina Faso en décembre, la coordination entre institutions africaines apparaît comme un levier central pour préserver les mécanismes de coopération régionale.</p>
<p data-start="3555" data-end="3863" data-is-last-node="" data-is-only-node="">La visite de Mamadou Tangara à la Commission de la Cédéao illustre ainsi la volonté de l’Union africaine de maintenir un cadre de concertation entre les acteurs régionaux, alors que les impératifs sécuritaires et économiques continuent d’imposer une coopération transfrontalière dans l’espace ouest-africain.</p>
<p data-start="3555" data-end="3863" data-is-last-node="" data-is-only-node=""><strong>AC/Sf/APA</strong></p>
<p data-start="3555" data-end="3863" data-is-last-node="" data-is-only-node=""><strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong></p>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Frappes sur l’Iran: la CEDEAO met en garde contre les graves conséquences pour l’Afrique et d’autres régions vulnérables</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/frappes-sur-liran-la-cedeao-met-en-garde-contre-les-graves-consequences-pour-lafrique-et-dautres-regions-vulnerables-3114546.html</link>
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<description><![CDATA[ - L’organisation ouest-africaine invite « toutes les parties à faire preuve d’une retenue maximale » ]]></description>
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<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 17:36:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="selectionShareable">Dans un communiqué publié ce 1er mars 2026, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a exprimé sa « profonde préoccupation face à l'escalade des hostilités dans la région du Golf ».</p>
<p class="selectionShareable">L’organisation communautaire note que les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran risquent d’aggraver l’instabilité au Moyen-Orient.</p>
<p class="selectionShareable">Selon le communiqué de la CEDEAO, ce conflit présente de « graves conséquences pour la paix et la sécurité internationale en général et les marchés mondiaux de l’énergie, le commerce et les chaînes d’approvisionnement alimentaire, en particulier pour l’Afrique et d’autres régions vulnérables ».</p>
<p class="selectionShareable">L’organisation régionale ouest-africaine invite à « la retenue maximale et à agir en pleine conformité avec la Charte des Nations Unies et le Droit international. »<br>La CEDEAO concluant en demandant aux protagonistes d’opter pour la voie diplomatique pour réduire les tensions dans cette région et rétablir la stabilité.</p>
<p class="selectionShareable">Le samedi 28 février, les Etats-Unis et Israël ont lancé des frappes sur l’Iran. Téhéran a riposté avec des tirs de missiles et de drones visant notamment des cibles en Israël et des bases américaines dans les monarchies du Golfe.</p>
<p class="selectionShareable">Les autorités iraniennes ont confirmé la mort du guide suprême Ali Khamenei dans les frappes américaines et israéliennes</p>
<p>Source: https://www.aa.com.tr/fr</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Zimbabwe interdit l&amp;apos;exportation de tous les minerais bruts</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/Le-Zimbabwe-interdit-lexportation-de-tous-les-minerais-bruts-3114413.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Zimbabwe a ordonné mercredi l&#039;interdiction de toute exportation de minerais bruts et de concentrés de lithium, une mesure destinée à renforcer le contrôle du gouvernement sur ses ressources minières essentielles à la transition énergétique. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 16:03:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div>
<div class="c-news-detail ">
<article class="c-news-detail__content">
<p>L'interdiction, avec effet immédiat et "jusqu'à nouvel ordre", couvre tous les minerais, y compris ceux déjà en transit, selon un communiqué du ministère des Mines.</p>
<p>"Le gouvernement compte sur la coopération de l'industrie minière concernant cette mesure qui a été prise dans l'intérêt national", déclare le ministre des Mines Polite Kambamura, cité dans le communiqué.</p>
<p>La sécurisation de minerais stratégiques essentiels à la fabrication de batteries électriques ou à l'industrie de la défense est devenue une priorité mondiale.</p>
<p>Cette course aux minerais incite de nombreux pays africains détenteurs de ces ressources à renforcer leur contrôle sur l'exploitation des mines et à inciter, voire obliger, les sociétés minières à transformer les minerais bruts sur place pour en tirer plus de revenus.</p>
<p>Le Zimbabwe "engagera prochainement des consultations avec le secteur sur les nouvelles attentes et la voie à suivre", selon Polite Kambamura.</p>
<p>"Le gouvernement reste déterminé à garantir la transparence, la valorisation et la transformation locales, le respect des obligations et la responsabilité dans l'exportation des ressources minérales du Zimbabwe", ajoute le ministre.</p>
<p>Le pays avait déjà annoncé mi-2025 une interdiction d'exporter des concentrés de lithium qui devait entrer en vigueur au 1er janvier 2027, imposant de facto au secteur l'obligation de construire des usines de raffinage sur place.</p>
<p>Le pays d'Afrique australe détient les plus importantes ressources de lithium du continent, un minerai qu'il exporte massivement en Chine et qui entre notamment dans la fabrication des batteries de voitures électriques.</p>
<p>Outre le lithium, le pays dispose d'importantes réserves de métaux du groupe platine (qui comprend notamment le rhodium et le palladium), de cuivre et de nickel.</p>
<p>Selon les données de la Banque mondiale, l'exploitation minière est le deuxième plus grand contributeur au PIB du Zimbabwe, à hauteur de 14,3%.</p>
</article>
</div>
</div>
<div class="o-gutter-bottom"></div>
<div class="c-copyright"><span class="c-source__name c-source__name--news">AFP</span><span class="u-sr-only"> </span><span aria-hidden="true" class="c-source__bullet">•</span><span class="c-source__time">25/02/2026 à 16:53</span></div>
<div class="o-gutter-bottom"></div>
<div id="portail-multidevices-bas-articles-native-regies" class="np6-ad  u-width-full" data-brs-np6-slot="" data-brs-np6-slot-xs-id="64be8a378580f000259c6add" data-brs-np6-slot-xs-size="350x226" data-brs-np6-slot-sm-id="64be8a378580f000259c6add" data-brs-np6-slot-sm-size="350x226" data-brs-np6-slot-md-id="64be8a378580f000259c6add" data-brs-np6-slot-md-size="350x226" data-fluid="1"></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les chefs d&amp;apos;état&#45;major des pays membres de la CEDEAO réunis en Sierra Leone pour plancher sur le devenir de la Force en attente</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/les-chefs-detat-major-des-pays-membres-de-la-cedeao-reunis-en-sierra-leone-pour-plancher-sur-le-devenir-de-la-force-en-attente-3114412.html</link>
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<description><![CDATA[ La réunion s&#039;est ouverte mardi à Freetown et prévue pour trois jours. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 16:03:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Au cours de la réunion, chaque pays devrait annoncer le nombre de soldats qu’il mettra à la disposition de la force. On s’attend dans une première phase près de 2.000 hommes mobilisés, selon des médias.</p>
<p><span>Qu’est-ce que la Force en attente de la CEDEAO?</span></p>
<p>En mars 2025, réunis à Abuja au Nigeria, les chefs d’état-major de la CEDEAO avaient annoncé l’activation de la Force en attente en vue de lutter contre le terrorisme et la criminalité transnationale mais aussi pour garantir la stabilité dans les pays de la sous-région. Elle est composée de soldats, de policiers et de civils issus des pays de l’organisation.</p>
<p><iframe width="640" height="360" style="display: table; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://fr.sputniknews.africa/services/video/embed/1083711006-1083711195.html" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Source: https://fr.sputniknews.africa/</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO salue les mesures prises par la Guinée&#45;Bissau pour faire progresser le retour à l’ordre constitutionnel</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-salue-les-mesures-prises-par-la-guinee-bissau-pour-faire-progresser-le-retour-a-lordre-constitutionnel-3113577.html</link>
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<description><![CDATA[ Le général Horta Inta-a, Président de la transition de la Guinée-Bissau, a adressé au chef de la CEDEAO une lettre annonçant les mesures prises pour &quot;favoriser un environnement politique inclusif&quot;, a fait savoir la CEDEAO dans un communiqué. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 12:26:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>Voici ces mesures:</p>
<p>▪ formation d’un gouvernement de transition inclusif;</p>
<p>▪ nomination au conseil national de la transition de 10 représentants issus du groupe dirigé par<span> </span><a href="https://t.me/sputnik_afrique/65100">Fernando Diaz da Costa</a><span> </span>et du groupe PAIGC;</p>
<p>▪ libération de tous les prisonniers politiques, amélioration de conditions de détention de Domingos Simoes Pereira;</p>
<p>▪ retrait de la demande de départ d'une mission de la CEDEAO du pays.</p>
<p>"La CEDEAO exhorte toutes les parties prenantes à collaborer en vue d'une transition pacifique et crédible menant à des élections démocratiques", conclut le communiqué.</p>
<p>Source: https://fr.sputniknews.africa/</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les cas du Mali et de la Guinée démontrent l’inefficacité des sanctions, selon un expert malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/les-cas-du-mali-et-de-la-guinee-demontrent-linefficacite-des-sanctions-selon-un-expert-malien-3113524.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/les-cas-du-mali-et-de-la-guinee-demontrent-linefficacite-des-sanctions-selon-un-expert-malien-3113524.html</guid>
<description><![CDATA[ La récente décision de la Cour de justice de l’UEMOA, qui a déclaré illégales les sanctions imposées au Mali en 2022, combinée à la levée quasi simultanée des sanctions de la CEDEAO et de l’Union africaine contre la Guinée, &quot;marque la fin de ce cycle&quot; punitif en Afrique de l’Ouest, estime Abdel Kader Maïga, rédacteur en chef de l’Agence malienne de presse (AMAP), interrogé par Sputnik Afrique. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 30 Jan 2026 16:51:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que ces sanctions ont eu des conséquences graves sur le plan social, la décision de la Cour de justice de l'UEMOA est bénéfique pour le Mali:</p>
<p>"Ça nous permet d'aller à autre chose, ça peut être des avancées pour les autorités et pour la population".</p>
<p>Abdel Kader Maïga qualifie la CEDEAO d'"instrument politique contesté", ajoutant qu'"il y a toujours des influences" dans les organismes régionaux:</p>
<p>"Ce problème est récurrent, on pensait qu'ils allaient nous aider à sortir de cette situation, nous aider à aller de l'avant, comme certains le font déjà, comme la Russie, mais eux, ils essaient à chaque fois de nous enfoncer".</p>
<p>Le 28 janvier, la Cour de justice de l’UEMOA a jugé que l’Union, en raison de sa vocation essentiellement monétaire et économique, n’avait pas de base juridique claire pour appliquer des sanctions à caractère politique décidées par la CEDEAO. Elle a donc annulé les mesures prises en 2022 contre le Mali.</p>
<p>Le même jour, la CEDEAO<span> </span><a href="https://t.me/sputnik_afrique/68736">a levé l’ensemble des sanctions</a><span> </span>encore en vigueur contre la Guinée, après une décision similaire de l’Union africaine intervenue quelques jours plus tôt. La raison invoquée: la<span> </span><a href="https://t.me/sputnik_afrique/68736">Guinée est revenue à l’ordre constitutionnel</a><span> </span>à la suite des élections, comme l’a déclaré Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’UA.</p>
<p>Source: https://fr.sputniknews.africa/</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Guinée retrouve pleinement sa place dans les organes de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-guinee-retrouve-pleinement-sa-place-dans-les-organes-de-la-cedeao-3113454.html</link>
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<description><![CDATA[ - La conférence des chefs d’états appelle le pays à poursuivre ses efforts pour la consolidation de la démocratie ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 07:40:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="selectionShareable">La conférence des chefs d’états et de gouvernements de la CEDEAO a levé mercredi soir, avec effet immédiat, toutes les sanctions résiduelles contre la République de Guinée et les personnes impliquées dans le processus de transition.</p>
<p class="selectionShareable">Dans un communiqué, elle annonce en conséquence la pleine réintégration du pays, dans tous les organes décisionnels de la CEDEAO et dans les activités d'intégration régionale de la Communauté.</p>
<p class="selectionShareable">Cette décision fait suite à l’aboutissement du processus de transition politique en cours dans le pays selon la conférence des chefs d’État de la CEDEAO.</p>
<p class="selectionShareable">Le pays avait été suspendu de toutes les instances de l’organisation régionale au lendemain du coup d’État de septembre 2021 par le général Mamadi Doumbouya.</p>
<p class="selectionShareable">Ce dernier dans un mode de gestion toute particulière avec beaucoup de ses opposants en exil, a largement remporté la présidentielle du 28 décembre dernier avec 86,72% des voix. Un scrutin dont le déroulement semble satisfaire les dirigeants Ouest africains.</p>
<p class="selectionShareable">Ils notent que cette élection « a créé une atmosphère favorable à la restauration de la gouvernance démocratique et au respect de l’État de droit en Guinée ».</p>
<p class="selectionShareable">La conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO félicite dans son communiqué le président « Mamady Doumbouya pour son élection et son investiture en tant que président de la République de Guinée et l'encourage à poursuivre des politiques visant la cohésion sociale, l'unité nationale et la prospérité inclusive du peuple guinéen ».</p>
<p class="selectionShareable">Elle encourage le gouvernement guinéen à « tirer parti du rétablissement de l'ordre constitutionnel pour intensifier le dialogue national entre toutes les parties prenantes guinéennes afin d'assurer une grande inclusion, la cohésion sociale et le consensus national à l'approche des élections législatíves et au-delà ».</p>
<p class="selectionShareable">Par ailleurs, elle demande au nouveau gouvernement guinéen d’« intensifier ses efforts visant à consolider la démocratie, la bonne gouvernance et l'État de droit, ainsi que le développement économique et social » tout en félicitant tous les acteurs qui ont accompagné le processus de transition guinéen jusqu'à son aboutissement.</p>
<p class="selectionShareable">Enfin les dirigeants Ouest africains chargent la Commission de la CEDEAO d'élaborer des initiatives visant à soutenir le peuple guinéen dans ses efforts de reconstruction et de consolidation de la paix.</p>
<p>SOURCE: https://www.aa.com.tr/fr</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise politico&#45;institutionnelle en Guinée Bissau : La CEDEAO entre incertitude et inefficacité notoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/crise-politico-institutionnelle-en-guinee-bissau-la-cedeao-entre-incertitude-et-inefficacite-notoire-3112911.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/crise-politico-institutionnelle-en-guinee-bissau-la-cedeao-entre-incertitude-et-inefficacite-notoire-3112911.html</guid>
<description><![CDATA[ Nul ne pouvait imaginer qu’après la grande promptitude et la dextérité avec lesquelles l’organisation sous régionale a empêché le Benin de tomber dans l’escarcelle des putschistes, qu’elle soit incapable d’imposer sa ferme volonté aux autorités militaires de la Guinée Bissau qui ont mis un coup d’arrêt au processus électoral et à la démocratie dans ce petit pays instable. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 08:34:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nombreux étaient les observateurs de la géopolitique sous régionale à se réjouir de la résurrection de la CEDEAO qui, avec le coup de maître au Benin, allait sonner la fin de la récréation dans la sous-région en s’opposant de la manière la plus ferme à toute prise du pouvoir par la force. Mais, chasser le naturel il revient au galop.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la CEDEAO retombe encore dans sa léthargie habituelle, elle est redevenue une structure sans âme véritable, sans leadership affirmé, malgré quelques coups d’éclat. Avec des tergiversations, elle est en train de pêcher dans la résolution de la crise politico-institutionnelle en Guinée Bissau, en caressant dans le sens des poils les autorités militaires illégitimes de la Guinée Bissau. Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Le Président Sénégalais et Sierra Léonais émissaires attitrés de la CEDEAO peinent à trouver une issue pacifique. Ils sont butés comme d’habitude à la diversion des autorités Bissau guinéennes qui n’entendent rien lâcher de leur pouvoir. Que fera ensuite la CEDEAO si les autorités militaires Bissau guinéennes refusent d’accepter les décisions de la 68ième session ordinaire des Chefs d’Etats et des gouvernements tenue le 14 décembre 2025 à Abuja ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour rappel la visite du Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye médiateur de la CEDEAO et de Julius Maada Bio, Président de la Sierra Leone et de surcroit Président en exercice de la CEDEAO, intervient quelques semaines après celle d’une délégation ministérielle sénégalaise qui a pu obtenir des autorités militaires la libération de six personnes de l’opposition. Ce geste loin de décrisper totalement la situation est un bond qualitatif majeur, mais il est insuffisant quand on sait que le principal opposant Domingo Simoes Pereira reste détenu tout comme le candidat qu’il a soutenu à l’élection présidentielle du 23 novembre 2025, à savoir Fernando Dias. Ce dernier<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est réfugié à l’Ambassade du Nigéria à Bissau. Pour rappel le coup d’Etat a eu lieu à quelques 48 heures avant la proclamation des résultats. Selon tous les observateurs et sur la base de plus de 80 % du taux de dépouillement, les résultats du scrutin étaient favorables au candidat de l’opposition Fernando Dias, qui a d’ailleurs revendiqué sa victoire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est à parier que la médiation diplomatique de la CEDEAO n’aboutira pas à un retour à l’ordre constitutionnel pacifique,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>car les cas précédents dans la sous-région<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>inspireraient les autorités militaires Bissau guinéennes, qui n’excluraient certainement pas de retirer leur pays de la CEDEAO. Donc il revient à l’organisation sous-régionale de parer au plus pressé pour trouver une issue rapide à cette crise institutionnelle en Guinée Bissau. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Que fera ensuite la CEDEAO si les autorités militaires Bissau guinéennes refusent d’accepter les décisions de la 68ième session ordinaire des Chefs d’Etats et des gouvernements tenue le 14 décembre 2025 à Abuja ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, l’une des décisions phares de cette 68ième session des chefs d’Etat de la CEDEAO a été d’imposer le retour à l’ordre constitutionnel et de reconnaitre le scrutin présidentiel, qui, sur la base des rapports fournis par les observateurs de l’organisation sous- régionale et même internationaux,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’est déroulé dans les conditions de liberté et de transparence. Pourquoi alors tergiverser ? Nul ne saurait répondre à cette question, mais ce qui est sûr<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’il est toujours opportun de privilégier la voie diplomatique pour la résolution d’une crise politico-institutionnelle, Il est tout aussi utile d’utiliser l’argument de la force pour préserver les acquis démocratiques et permettre au peuple de disposer de son droit inaliénable de choisir les dirigeants qu’il juge capables de le défendre et protéger ses intérêts. En effet, après plusieurs décennies d’instabilité, il est temps que l’organisation sous-régionale se penche sur le cas de la Guinée Bissau afin de trouver des solutions durables à sa crise institutionnelle. Pour ce faire, l’organisation sous régionale doit avoir deux plans, un plan A relatif au règlement de la crise par la voie diplomatique et un plan B consécutif à l’utilisation de la méthode forte pour rétablir l’ordre constitutionnel dans ce petit pays en proie à l’instabilité politique chronique depuis son indépendance. Toutes les deux options doivent être sur la table. Il y va de la crédibilité de la CEDEAO. Cette organisation bien que faisant l’objet des critiques acerbes comme le sobriquet de CEDCEAO des Chefs d’Etat pas celle du Peuple qu‘on lui a collé, reste tout de même la meilleure organisation sous régionale en Afrique. Donc il est nécessaire de préserver ses acquis tangibles.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Youssouf Sissoko<span style="mso-spacerun: yes;">  </span></span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le président en exercice de la CEDEAO appelle à une transition courte et à un gouvernement inclusif en Guinée&#45;Bissau</title>
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<description><![CDATA[ BISSAU, 10 janvier (Xinhua) -- Le président en exercice de la Communauté économique des Etats de l&#039;Afrique de l&#039;Ouest (CEDEAO), le chef de l&#039;Etat sierra-léonais Julius Maada Bio, a réitéré samedi l&#039;appel de l&#039;organisation régionale à une transition courte en Guinée-Bissau, conduite par un gouvernement inclusif reflétant les spectres politique et social du pays. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 10:01:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div id="detailContent">
<p>Dans un message publié sur les réseaux sociaux, M. Bio a indiqué avoir conduit une mission de haut niveau en Guinée-Bissau, conformément au communiqué du 68e Sommet de la CEDEAO, afin de s'entretenir avec le président de la transition Horta Inta-A.</p>
<p>Selon le président en exercice, les discussions ont été "constructives". Il a précisé avoir été accompagné du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et du président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray. Fin</p>
<p>Source: https://french.news.cn/</p>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le terrorisme : La CEDEAO ouverte à une collaboration avec les Etats de l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/lutte-contre-le-terrorisme-la-cedeao-ouverte-a-une-collaboration-avec-les-etats-de-laes-3112449.html</link>
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<description><![CDATA[ Lors de la 68e Session ordinaire de sa Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement, la CEDEAO dans son communiqué final a exhorté ses Etats-membres à œuvrer avec sa Commission à maintenir le dialogue avec les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) pour une collaboration efficace et renforcer pour lutter ensemble contre le terrorisme. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Dec 2025 07:43:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a été tenu le dimanche 14 décembre à Abuja (Nigéria), la 68e Session ordinaire de la Confédération des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le communiqué final de ladite session, la CEDEAO s’est exprimée sur la menace sécuritaire que vit plusieurs parties de la zone ouest-africaine. C’est ainsi qu’elle a exhorté une collaboration avec la Confédération AES, à savoir, le Burkina Faso, le Mali et le Niger pour y combattre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vers une collaboration efficace et renforcée dans le domaine sécuritaire <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le communiqué, la conférence a réaffirmé son engagement en faveur de l’éradication du terrorisme dans l’espace CEDEAO, ensuite salué les efforts que les Etats membres ne cessent de déployer pour lutter contre ce fléau de terrorisme. Elle a également condamné fermement la recrudescence des actes de banditisme, les enlèvements et les rapts d’écoliers, en particulier dans le nord du Nigéria. « La Conférence exprime sa solidarité avec le peuple de la République fédérale du Nigéria et félicite le Président Bola Ahmed Tinubu pour les mesures rapides prises en vue de la libération sans délai des victimes, ainsi que pour les actions entreprises en vue de lutter contre cette menace » a salué la Conférence, avant d’appeler la Communauté internationale, à travers l’Union africaine et le Conseil de sécurité des Nations Unies, à répondre de manière urgente, cohérente et coordonnée aux besoins des pays de la région touchés par le terrorisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la même dynamique, l’organisation sous régionale a incité ses membres avec la Commission de maintenir le dialogue avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger, en vue d’une collaboration efficace et renforcée pour faire face à la détérioration de la situation sécuritaire dans la région. « Dans le cadre des efforts déployés par la Communauté pour lutter contre le terrorisme, la Conférence instruit le Président de la Commission de mettre d’urgence à la disposition de chacun des Etats membres concernés, à savoir le Bénin, la Côte d’ivoire, le Ghana, le Nigéria et le Togo, un montant de 2.850.000USD (1.624.500.000FCFA), provenant du Fonds régional de sécurité, sous réserve de l’examen du Plan d’action » est déclaré dans le communiqué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La poursuite de la participation des pays de l’AES à la BIDC et au GIABA</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur ce volet, la Conférence dit approuver la résolution du Conseil des gouverneurs de la BIDC relative à la poursuite de la participation des pays de l’AES à la Banque en tant que membres non-régionaux. Et a approuvé également la proposition du Conseil visant à maintenir au sein de la BIDC le personnel ressortissant des pays de l’AES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cours de la même Conférence, la CEDEAO a accordé aux pays de l’AES le statut de membres non-CEDEAO du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchement d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA). Cela, sur la base de leur fort engagement politique à mettre pleinement en œuvre l’ensemble des obligations requises des membres du GIABA. D’après le communiqué, cet engagement inclut notamment la correction des lacunes identifiées dans leurs cadres de lutte contre le blanchement de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération (LBC/FT/CPF), ainsi que leur coopération totale et leur conformité à toutes les obligations y afférentes, conformément aux dispositions du statut du GIABA.<o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Mariam Sissoko</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Monnaie ECO : la Cédéao appelle à accélérer les réformes</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/monnaie-eco-la-cedeao-appelle-a-accelerer-les-reformes-3112205.html</link>
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<description><![CDATA[ À moins de deux ans du lancement annoncé de la monnaie unique ECO, la Cédéao s’inquiète du faible niveau de convergence macroéconomique entre ses États membres et appelle à des réformes urgentes pour respecter la feuille de route. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 11:21:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post-content-wrap has-share-float">
<div class="post-content cf entry-content content-spacious">
<p>La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Cédéao a exprimé dimanche sa «<span> </span><em>préoccupation</em><span> </span>» quant aux progrès de la convergence macroéconomique des États membres, à moins de deux ans du lancement prévu pour la monnaie unique ECO, lors de sa 68e session ordinaire tenue à Abuja.</p>
<p>Les dirigeants ouest-africains ont également déploré les retards dans la mise en œuvre de certaines activités prévues dans la Feuille de route pour le lancement de l’ECO, selon le communiqué final de la Conférence présidée par le Chef d’État sierra-léonais Julius Maada Bio.</p>
<p><strong>Appel à des politiques économiques appropriées</strong></p>
<p>La Conférence a instruit les États membres à mettre en œuvre des «<span> </span><em>politiques économiques appropriées</em><span> </span>» leur permettant de respecter les critères de convergence macroéconomique et à parvenir à un consensus sur les «<span> </span><em>engagements institutionnels sensibles</em><span> </span>» nécessaires au lancement de la monnaie unique régionale.</p>
<p>Les Chefs d’État ont également ordonné à la Commission de la Cédéao de réactiver le Groupe de travail présidentiel sur le programme de la monnaie unique de la Cédéao et de déployer des «<span> </span><em>efforts supplémentaires</em><span> </span>» pour parvenir à un consensus sur les questions sensibles et urgentes.</p>
<p><strong>Progrès économiques malgré tout</strong></p>
<p>Malgré ces préoccupations, la Conférence s’est félicitée de la résilience des économies de la Cédéao en 2025, caractérisée par l’accélération du rythme de croissance économique, la réduction des pressions inflationnistes et les efforts de consolidation fiscale.</p>
<p>En vue de consolider ces résultats, les dirigeants ont exhorté les États membres à poursuivre la mise en œuvre des réformes économiques, à intensifier la mobilisation des ressources internes et à renforcer l’efficacité et la qualité des dépenses publiques.</p>
<p><strong>Nouveau cadre comptable adopté</strong></p>
<p>Par ailleurs, la Conférence a pris note de l’adoption par le Conseil de la Directive établissant le cadre de la comptabilité publique au sein de la Cédéao et a chargé la Commission d’appuyer les États membres pour sa transposition dans les législations nationales.</p>
<p>Le projet de monnaie unique ECO, lancé il y a plusieurs années, vise à faciliter les échanges commerciaux et à renforcer l’intégration économique dans l’espace Cédéao. Toutefois, sa mise en œuvre a été reportée à plusieurs reprises en raison des difficultés des États membres à respecter les critères de convergence macroéconomique requis.</p>
<p><strong>AC/Sf/APA</strong></p>
<p><strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong></p>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO appelle à une collaboration renforcée avec les pays de l’AES en matière de lutte contre l&amp;apos;insécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-appelle-a-une-collaboration-renforcee-avec-les-pays-de-laes-en-matiere-de-lutte-contre-linsecurite-3112200.html</link>
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<description><![CDATA[ ▪ L&#039;organisation a ordonné également de mettre d&#039;urgence à la disposition de chacun des États membres concernés un montant de 2,85 millions de dollars, provenant du Fonds régional de sécurité. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 07:52:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>▪De plus, il importe de rendre opérationnelle la Brigade régionale de lutte contre le terrorisme, conformément aux mécanismes de financement proposés par les ministres des Finances et ceux de la Défense.</p>
<p>▪ Ces modalités apparaissent dans le communiqué final de la 68e session ordinaire de la CEDEAO tenue à Abuja.</p>
<p>Sourece: fr.sputniknews.africa</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BIDC et GIABA : la CEDEAO maintient l’AES dans ses institutions clés</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/bidc-et-giaba-la-cedeao-maintient-laes-dans-ses-institutions-cles-3112192.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/bidc-et-giaba-la-cedeao-maintient-laes-dans-ses-institutions-cles-3112192.html</guid>
<description><![CDATA[ Réunis à Abuja, ce dimanche 14 décembre, les chefs d’État de la CEDEAO ont, pour ainsi dire, enterré la hache de guerre avec l’Alliance des États du Sahel (AES). ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 19:59:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Au moins quatre points du communiqué final de la conférence portent sur les relations entre la CEDEAO et l’AES. Fait notable, le communiqué mentionne explicitement l’« AES », une première dans une conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">La 68</span><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">ᵉ</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;"> Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO a ainsi décidé de maintenir les liens avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger au sein de deux institutions spécialisées : la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), opérationnelle depuis 2004 et basée à Lomé, et le GIABA (Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest), basé à Dakar et fort de 25 ans d’expérience.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">« La Conférence approuve la résolution du Conseil des gouverneurs de la BIDC relative à la poursuite de la participation des pays de l’AES à la Banque en tant que membres non régionaux », peut-on lire dans le communiqué final. Elle a également approuvé la proposition visant à maintenir, au sein de la BIDC, le personnel ressortissant des pays de l’AES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Selon la CEDEAO, les pays de l’AES ont sollicité leur adhésion au GIABA. Une demande acceptée avec l’octroi du « statut de membres non-CEDEAO du GIABA ». En contrepartie, l’organisation sous régionale exige un « fort engagement politique à mettre en œuvre l’ensemble des obligations requises des membres du GIABA ». Cet engagement inclut notamment « la correction des lacunes identifiées dans leurs cadres de lutte contre le blanchiment de capitaux ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify; mso-outline-level: 3;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR;">8 milliards de FCFA contre le terrorisme<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Dans le cadre d’une « collaboration efficace et renforcée » dans la lutte contre le terrorisme, la CEDEAO exhorte ses États membres à maintenir le dialogue avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger. À cet effet, la Conférence a instruit le président de la Commission de mettre d’urgence à la disposition de cinq États membres — le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigeria et le Togo — la somme de 2,85 millions de dollars, soit une enveloppe globale d’environ 8 milliards de FCFA, provenant du Fonds régional de sécurité. Ce financement sera accordé sous réserve de l’examen des plans d’action soumis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Autre mesure antiterroriste : la Conférence a également instruit la Commission de prendre des mesures urgentes afin de rendre opérationnelle la Brigade régionale de lutte contre le terrorisme. Elle souhaite par ailleurs la convocation, en urgence, d’une réunion du Comité des chefs des services de renseignement, y compris ceux des États voisins, en vue d’accélérer la mise en place effective de ladite Brigade.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><b><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou TOGOLA/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tentative de coup d’état déjouée par la CEDEAO : Le Bénin, un exemple à pérenniser pour l’organisation ouest africaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/tentative-de-coup-detat-dejouee-par-la-cedeao-le-benin-un-exemple-a-perenniser-pour-lorganisation-ouest-africaine-3112163.html</link>
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<description><![CDATA[ Le pays de Mathieu Kérékou, le père de la démocratie béninoise, a été le premier pays francophone à organiser la première conférence Nationale souveraine et réussie, celle qui a consacré le multipartisme intégral à l’ancien Dahomey. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 14:12:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il a réussi également la première alternance, mais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a failli basculer dans le cercle infernal des pays non démocratiques, n’eut été la vigilance et la promptitude de la CEDEAO. Ce coup de maître de l’organisation sous régionale doit servir d’exemple<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour sévir contre tout pays membre qui s’aventurerait à rompre avec la légalité constitutionnelle. Elle a désormais le vent en poupe et ne doit plus s’arrêter en si bon chemin. Les Présidents des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>12 Etats membres de l’organisation ont la lourde responsabilité de préserver les précieux acquis engrangés durant les 50 ans de labeur et ils doivent s’employer à léguer une organisation véritablement intégrée aux futures générations. Les 12 chefs d’Etat ne doivent ni tergiverser encore moins se dérober de leurs responsabilités face aux graves manquements aux principes auxquels les Etats membres se ont souverainement souscrit. En sommet ordinaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de chefs d’Etat et de gouvernements hier dimanche à Abuja au Nigéria, sans avoir les conclusions du sommet, tout porte à croire que l’organisation semble pencher vers une résolution militaire de la crise en Guinée Bissau. Selon certaines indiscrétions, les Chefs d’Etats auraient décidé d’imposer la vérité des urnes en investissant Fernando Dias comme Président en Guinée Bissau. Est-ce le début de la fin des coups d’Etat dans l’espace CEDEAO ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La tentative de coup d’Etat déjouée au Benin va-t-elle servir de cas d’école à la CEDEAO pour sévir contre tout pays membre qui contreviendrait à ses principes ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique est le continent le plus riche tant par son sol et son sous-sol que par le dynamisme et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la jeunesse de sa population, mais les africains sont les plus misérables au monde. Le continent est perçu par des nombreux observateurs à travers<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le monde comme étant celui des guerres tribales et communautaires, de conflits ethniques de corruption et de coups d’Etat militaires. Ce tableau sombre dressé par les détracteurs,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fait de l’Afrique, la risée du monde et surtout le continent le plus instable. Si l’Afrique blanche, celle du Maghreb,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a pu trouver des solutions à l’instabilité politique chronique qui a pignon sur rue ailleurs, d’où son relatif progrès dans beaucoup de domaines, l’Afrique noire, quant à elle,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>reste à la traîne au point de devenir la risée du monde. Elle est vue par beaucoup d’observateurs comme étant un continent<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>où guerres, coups d’Etat et conflits communautaires se succèdent à un rythme soutenu. Il est de la responsabilité des chefs d’Etat<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de mettre un coup d’arrêt à cette chienlit qui annihile tous les efforts de développement dans la sous-région. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour rappel, dans les années 2000, les chefs d’Etat de la CEDEAO, avaient pourtant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fait de la stabilité de leur zone une priorité, d’où le protocole additionnel pour la démocratie et la bonne gouvernance. Ce protocole adopté en 2000 avait produit des résultats escomptés, car il a permis à la CEDEAO de rétablir l’ordre constitutionnel dans certains pays comme la Sierra Léone, le Libéria, la Gambie avec sa force en attente, avant qu’elle ne vole en éclats. L’organisation sous régionale a perdu son aura, sa prestance et sa crédibilité quand elle a assisté impuissamment aux coups d’Etat, au Mali, au Burkina Faso, en Guinée Conakry, au Niger et en Guinée Bissau. Comme si ces coups d’Etat ne suffisaient pas sur son espace, on a voulu<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>lui donner le coup de massue fatal en perpétrant le sixième coup d’Etat au Bénin ce qui allait sonner le glas de l’organisation. Mesurant les conséquences de l’effondrement du Benin la CEDEAO s’est brutalement réveillée pour dire Halte ça suffit. Elle a stoppé net le fallacieux projet de coup d’Etat dans un pays, le Bénin, considéré comme la vitrine de la démocratie et où l’alternance est sa caractéristique principale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Est-ce le début de la fin des coups d’Etat dans l’espace CEDEAO ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nul ne saurait répondre par l’affirmatif, mais rien qu’à en juger par cette démonstration de force des quatre de ses Etats membres les plus influents, à savoir la Côte d’Ivoire, le Nigéria, le Ghana et la Sierra Leone, ce dernier pays qui assure la présidence tournante, l’on pourra affirmer sans risque de se tromper que le coup d’essai de la CEDEAO au Benin<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pourrait être le coup de maître. Autrement dit les Chefs d’Etats et de gouvernements de l’organisation sous régionale<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>semblent siffler la fin de la récréation en érigeant une muraille infranchissable contre toutes les tentatives de renversement des institutions démocratiquement élues dans l‘espace CEDEAO. Le réveil bien que tardif a été non seulement salué par tous les démocrates, mais aussi et surtout il a sauvé l’organisation d’un effondrement certain. En effet, le Coup d’Etat, au lieu d’être l’exception était devenu la règle, annihilant ainsi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tous les acquis et efforts consentis des années durant pour un espace sous régional<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>beaucoup plus prospère,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>démocratique et stable. Autant le Benin a servi d’exemple de démocratie, de stabilité politique et d’alternance au pouvoir, autant il sert d’exemple pour un coup d’arrêt de cette aventure sans issue qu’est le coup d’Etat militaire. Ayant désormais le vent en poupe après sa prouesse au Benin, la CEDEAO doit très rapidement activer sa Force en attente pour qu’elle accomplisse ses missions de stabilisation et de maintien de la paix dans la sous-région <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La tentative de coup d’Etat déjouée au Benin va-t-elle servir de cas d’école à la CEDEAO pour sévir contre tout pays membre qui contreviendrait à ses principes ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Les organisations qu’elles soient régionale,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>continentale ou mondiale qui ont rayonné à travers le monde et qui ont engrangé des résultats probants,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont celles qui se sont dotées d’outils de régulation, d’imposition et surtout des statuts et règlement, imposés à tous les Etats partie. La CEDEAO qui avait amorcé un bon virage avec des réformes, a fini par être submergée par des pratiques peu orthodoxes. Les cinq dernières années ont été très éprouvantes pour la CEDEAO. Elle semble reprendre du poil de la bête en s’assumant pour dire non au coup d’Etat. En effet, c’est tirant les leçons de l’échec de la tentative de coup d’Etat ’et en analysant tous les autres paramètres et pour préserver les précieux acquis tangibles, fruits de plus de 50 ans de labeur acharné que les chefs d’Etat de la CEDEAO ont décidé de siffler la fin de la récréation en s’opposant énergiquement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au coup de force que certains hommes en uniforme ont voulu perpétré au Benin . Par leur geste les chefs d’Etats de la CEDEAO ont ainsi sauvé le régime démocratiquement élu du Benin. Le coup d’essai de la CEDEAO a été le véritable coup de maître. Forte de cette victoire, la CEDEAO doit poursuivre sa dynamique en implémentant la même expérience en Guinée Bissau. En sommant les auteurs du coup d’Etat de la Guinée Bissau de quitter le pouvoir afin de permettre au challenger de Sissoco, Fernando Dias d’être investi comme Président de la République démocratiquement élu. Ce ne serait que justice et respect de la volonté du vaillant peuple Bissau Guinéen. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En somme, la CEDEAO joue toute son aura et sa crédibilité dans la désormais controversée affaire de coup d’Etat fomenté par le Président sortant Umaro Sissoco Embalo, qui a voulu faire un autre mandat. Fernando Dias semble être le candidat qui a gagné la Présidentielle ; donc élu par les électeurs Bissau Guinéens. <o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Youssouf Sissoko </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Bénin : La Cédéao éprouvée</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/benin-la-cedeao-eprouvee-3112118.html</link>
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<description><![CDATA[ Pour plusieurs internautes, l’intervention du Nigeria, sous mandat de la Cédéao dans la tentative de coup d’Etat survenue ce week-end au Bénin est une manière pour l’organisation sous-régionale d’affirmer qu’elle ne tolérera plus aucun changement de régime par la force. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 14 Dec 2025 01:21:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que l’Afrique de l’Ouest traverse une nouvelle vague d’instabilité politique, la Cédéao se retrouve une fois encore au centre de l’arène. Souvent perçue comme un arbitre rigoureux, parfois accusée de partialité, l’organisation s’appuie pourtant sur un corpus juridique clair, élaboré au fil de trois décennies de crises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À quoi répond exactement ce droit ? Quelles sont les marges de manœuvre de la Cédéao lorsqu’un coup d’État survient dans un État membre ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque la Cédéao adopte son Traité révisé en 1993, l’objectif premier est économique. Mais les chefs d’État insèrent dans le texte des principes qui vont rapidement servir d’arguments juridiques pour intervenir dans les affaires internes des États : respect de la démocratie, droits humains, État de droit et maintien de la paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce glissement progressif vers la gouvernance politique formalise la conviction que les crises internes ne sont jamais totalement « internes » et que leur gestion conditionne la stabilité régionale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le véritable tournant juridique intervient en 1999 avec l’adoption du Protocole relatif au Mécanisme de prévention, de gestion et de règlement des conflits. Pour la première fois, la Cédéao inscrit noir sur blanc son droit d’intervenir dans un État membre, y compris en cas de conflit interne ou de renversement illégal du gouvernement. Le texte prévoit plusieurs instruments, médiation politique ; sanctions économiques ou diplomatiques ; mobilisation d’une force régionale (Ecomog), sous décision des chefs d’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’article 25 est particulièrement important : il autorise l’intervention lorsqu’un changement anticonstitutionnel de gouvernement menace la paix et la sécurité régionales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La doctrine du « zéro coup d’État »</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2001, à Dakar, la Cédéao va plus loin en adoptant un texte majeur : le Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance. Ce document est devenu la référence en matière de gestion des crises politiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le protocole interdit les coups d’État militaires ; les manipulations constitutionnelles destinées à se maintenir au pouvoir ; les transitions non prévues par la Constitution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il introduit aussi les sanctions automatiques contre tout régime arrivé au pouvoir de manière illégale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les mesures prévues par la Cédéao vont de la suspension de l’État membre, à la mise sous embargo diplomatique ou économique, ou à l’intervention armée en dernier recours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce dispositif juridique aligne la Cédéao sur l’Union africaine, qui adoptera quelques années plus tard la même doctrine de tolérance zéro.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Guinée-Bissau constitue l’un des terrains historiques où la Cédéao a le plus mobilisé ses textes. Le pays a connu un coup d’État en 1999, un autre en 2003 et une intervention militaire régionale (Ecomib) à partir de 2012.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À chaque fois, la Cédéao s’est appuyée sur le Protocole de 1999 pour intervenir militairement ou déployer une force de stabilisation et le Protocole de 2001 pour sanctionner et imposer un retour à l’ordre constitutionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La présence durable de l’Ecomib, approuvée par l’Union africaine et l’Onu, montre comment les mécanismes juridiques régionaux peuvent se combiner à ceux du droit international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant même l’adoption du Protocole de 2001, la Cédéao a expérimenté l'idée d'intervenir pour restaurer l’ordre constitutionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 1997, une junte militaire renverse le président Ahmad Tejan Kabbah. L’Ecomog, agissant sous mandat de la Cédéao, intervient militairement et réinstalle le gouvernement élu en 1998.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si les textes sont clairs, leur application révèle plusieurs faiblesses :<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une dépendance politique forte ; une tension permanente entre souveraineté et intégration et une difficulté à assumer l’usage de la force.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cas du Bénin corrige les ratées dans l’intervention annoncée au Niger. Cette fois, l’action s’est déroulée au Bénin, ce qui marque une nouvelle dynamique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La rapidité de réaction de l’organisation, qui a activé sa force en attente, montre sa détermination à combattre fermement les putschs. « Beaucoup pensaient que la Cédéao était affaiblie avec le retrait des pays de l’AES, mais sa réactivité prouve qu’elle reste capable d’agir », affirme un internaute.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Le Bénin salue la solidarité de la CEDEAO lors de la tentative de coup d&amp;apos;Etat</title>
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<description><![CDATA[ COTONOU, 8 décembre (Xinhua) -- Le gouvernement béninois a exprimé lundi soir sa gratitude envers les pays de la Communauté économique des Etats de l&#039;Afrique de l&#039;Ouest (CEDEAO), en particulier le Nigeria et la Côte d&#039;Ivoire, pour leur assistance apportée lors de la tentative de coup d&#039;Etat survenue dimanche dernier. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Dec 2025 07:57:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div id="detailContent">
<p>Face à la gravité de la situation, la coopération sous-régionale s'est immédiatement mobilisée sous l'égide de la CEDEAO et à la demande des autorités béninoises, indique le gouvernement béninois dans son communiqué.</p>
<p>"Le Nigeria nous est venu en aide en procédant en fin de journée à des frappes aériennes ciblées qui ont permis d'immobiliser certains engins blindés", précise le communiqué, ajoutant que l'opération s'est déroulée avec succès et sans pertes humaines.</p>
<p>Selon la même source, "les derniers assaillants, ayant constaté les manœuvres préparatoires, ont pris la fuite." Le contrôle de la base visée a été rétabli, et une force en attente de la CEDEAO, composée de soldats nigérians arrivés dans la nuit de dimanche à lundi, y est désormais déployée pour soutenir l'Armée républicaine.</p>
<p>Une force spéciale en provenance de Côte d'Ivoire est également arrivée dimanche soir à Cotonou pour se positionner en vue d'éventuelles actions complémentaires, souligne le document.</p>
<p>Le gouvernement béninois s'est réuni lundi en conseil extraordinaire et élargi pour examiner les événements du dimanche dernier. Selon le point présenté par le chef de l'Etat, le groupuscule de militaires à l'origine de la mutinerie avait planifié de destituer le président de la République, de prendre le contrôle des institutions et de remettre en cause l'ordre constitutionnel.</p>
<p>Aux environs de cinq heures du matin, les mutins se sont dirigés vers la résidence du chef de l'Etat, où de violents échanges de feu ont eu lieu avec des éléments de la Garde républicaine. Mis en difficulté par la résistance des forces loyales, les assaillants se sont repliés avant de se rendre à la télévision nationale qu'ils ont brièvement contrôlée. Ils y ont diffusé une déclaration avant d'en être délogés par l'armée. indique le communiqué. Fin</p>
<p>Source: https://french.news.cn/</p>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Simulacre de coup d’état perpétré par Umaro Sissoco en Guinée Bissau ? : La CEDEAO est encore face à ses responsabilités</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/simulacre-de-coup-detat-perpetre-par-umaro-sissoco-en-guinee-bissau-la-cedeao-est-encore-face-a-ses-responsabilites-3111690.html</link>
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<description><![CDATA[ C’est à quelques encablures de la proclamation des résultats des élections Présidentielle et législative, par la Commission électorale nationale, que le Président sortant, candidat à sa propre succession, a annoncé son renversement par un groupe de militaires. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 09:45:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet énième coup d’Etat perpétré dans la sous-région en général, et en Guinée Bissau, en particulier, prouve à suffisance que la démocratie est sérieusement menacée en Afrique de l’Ouest et met du coup la CEDAO devant ses responsabilités. Si cette Organisation était la plus enviée en Afrique à cause de ses prouesses sur les plans de l’intégration des états à un seul<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>bloc économique et surtout des avancées démocratiques, elle n’est aujourd’hui que l’ombre d’elle-même tant elle est fragilisée, voire défiée par ses Etats membres. L’Organisation sous régionale a-t-elle encore les moyens d’exiger la vérité issue des urnes en Guinée Bissau comme elle en a fait en Gambie quand Yaya Diamé a voulu confisquer les résultats issus des urnes ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>A quand la fin de ce cycle infernal de coup d’Etat dans la sous-région Ouest Africaine ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après le Mali, le Burkina Faso, la Guinée Conakry et le Niger, c’est au tour de la Guinée Bissau d’enfreindre aux principes du protocole additionnel pour la démocratie et la bonne gouvernance auquel tous les Etats membres de la CEDEAO ont souscrit. En commettant le coup d’Etat le plus stupide au monde, car le processus électoral n’a jamais connu des soubresauts, la campagne électorale s’est bien déroulée, les Bissau guinéens se sont rendus aux urnes pour voter<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et l’on était<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à quelques heures seulement de la proclamation des résultats des élections présidentielle et Législative par la Commission Electorale Nationale Indépendante. A la surprise générale de tous les militaires se sont invités sur la scène politique pour arrêter le processus. C’est pourquoi tous les observateurs de la scène politique Bissau guinéenne s’accordent à dire que ce coup d’Etat n’est ni plus ni moins qu’une passation de pouvoir entre militaires. Tous les indicateurs ont prouvé que le général Umaro Sissoco était sur le point d’être battu par Fernando Dias, donc pour ne pas permettre à un civil de lui succéder Sissoco a passé la main à un groupe de militaires, d’où le simulacre de coup d’Etat. L’une des preuves les plus tangibles de cette affirmation est la condition dans laquelle il aurait été arrêté et le fait qu’il soit celui qui a donné la primeur de l’info aux médias comme Jeune Afrique. Que dire de la promptitude avec laquelle il a été<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>exfiltré pour élire domicile à Dakar avec la complicité des nouveaux hommes forts du pays, alors même qu’ils auraient dû le retenir pour qu’il rende compte de sa gestion. Quid de l’arrestation de certains opposants et surtout de la suspension du processus électoral. Tous les éléments tangibles d’appréciation sont présents pour éclairer la lanterne de la CEDEAO afin d’agir pour rétablir la légalité constitutionnelle et permettre au peuple Bissau Guinéen de jouir de ses droits comme celui de choisir en toute liberté les hommes et les femmes qu’il juge digne de le diriger. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Organisation sous régionale a-t-elle encore les moyens d’exiger la vérité issue des urnes en Guinée Bissau comme elle en a fait en Gambie quand Yaya Diamé a voulu confisquer les résultats issus des urnes ?<span style="mso-spacerun: yes;">              </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si les autres organisations comme l’Union Africaine, UA et l’ONU ne pourraient que se contenter d’une simple condamnation, la CEDEAO, quant à elle joue non seulement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sa dernière carte en terme de crédibilité et d’aura, mais aussi et surtout son avenir en tant qu’organisation sous régionale qui a fait des émules et qui continue tant bien que mal à faire encore rêver d’un lendemain enchanteur, tant elle dispose des atouts incommensurables. Son bilan politique est malheureusement désastreux ces dernières années. Elle a échoué dans la gestion et la résolution des crises de trois de ses Etats membres que sont le Mali, le Burkina Faso et le Niger,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui ont d’ailleurs fini par claquer la porte de l’organisation. Elle s’est accommodée de la violation de ses textes et principes en Guinée Conakry quand Mamadi Doumbia au lieu de passer la main à un civil en organisant des élections inclusives, transparentes et crédibles, est plutôt sur le point de confisquer le pouvoir en Guinée Conakry. Il a exclu de la joute électorale les grands ténors de la scène politique guinéenne pour n’être qu’en face des candidats issus de formations politiques peu connues. Le cas de la Guinée Bissau doit être traité avec doigté et responsabilité en restaurant l’ordre constitutionnel, il y va de la crédibilité de la CEDEAO. Tout arrangement tendant à permettre à ce groupe de militaires de faire la transition même d’un an serait considéré comme un aveu d’incompétence et d’échec de la CEDEAO et contribuerait davantage à l’affaiblir. La CEDEAO est tout simplement face à ses responsabilités dans la gestion de ce simulacre de coup d’Etat en Guinée Bissau. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A quand la fin de ce cycle infernal de coup d’Etat dans la sous-région Ouest Africaine ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si les pays Anglophones, à l’instar du Nigeria et du Ghana, ont pu trouver la solution à ce mal qui est le coup d’Etat en bâtissant des institutions fortes et en faisant de l’alternance la règle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans la gestion de l’Etat, les pays francophones et Lusophone sont encore et toujours à la traine. Ils continuent à se singulariser non pas par un bond qualitatif dans les domaines économique et sociopolitique, mais par la récurrence dans la violation de leurs Constitutions. Ils battent tous les records en nombre de coups d’Etat perpétrés et sont à la traine du monde sur le plan du développement. Vont-ils enfin prendre conscience que le coup d’Etat n’a jamais été la solution même à une crise sécuritaire ? En effet, l’Afrique ne se développera jamais tant qu’elle ne bannit pas certaines pratiques comme le coup d’Etat, les conflits armés, la guerre tribale, la mauvaise gouvernance avec son corollaire de corruption et de népotisme. Elle ne connaitra aucun progrès véritable tant qu’elle ne soit pas tourné résolument vers la formation des ressources humaines qualifiées capable de booster son développement et tant qu’elle ne mettra pas ses forces en synergie pour être un seul bloc compact face à l’inhumaine compétition au marché mondial. Quant à l’Afrique de l’Ouest, jadis sous-région enviée par tout le monde, elle a fini par être comme les autres parties du continent où gestions dynastiques, patrimoniales font bon ménage avec les coups d’Etats à répétitions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive, il est grand temps que les pays de la CEDEAO reviennent aux fondamentaux. Ceux qui ont forgé sa bonne réputation et qui lui ont permis de se hisser au firmament des organisations les plus en vue en Afrique. Ses prouesses d’intégration économiques, de libre circulation des personnes et de leurs biens, avec un passeport unique ont fait d’elle un modèle à imiter et un exemple à suivre sur le continent.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"><strong>Youssouf Sissoko</strong><span style="mso-spacerun: yes;"><strong>  </strong>         </span></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coup d&amp;apos;État en Guinée&#45;Bissau: l&amp;apos;UA et la CEDEAO condamnent la &amp;quot;tentative flagrante de saper le processus démocratique et les progrès accomplis à ce jour&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/coup-detat-en-guinee-bissau-lua-et-la-cedeao-condamnent-la-tentative-flagrante-de-saper-le-processus-democratique-et-les-progres-accomplis-a-ce-jour-3111599.html</link>
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<description><![CDATA[ &quot;Nous exprimons notre profonde préoccupation face à l&#039;annonce d&#039;un coup d&#039;État par l&#039;armée, alors que le pays attend la proclamation des résultats électoraux&quot;, peut-on lire dans un communiqué conjoint des chefs de mission d&#039;observation électorale de l&#039;Union africaine, de la CEDEAO et du Forum des sages ouest-africains. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 10:48:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Ils ont également exigé la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées par l'armée et liées aux élections.</p>
<p>Ce 27 novembre, le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine devrait se réunir en urgence. Cet organe est autorisé à imposer des sanctions à l'encontre des membres violant la charte de l'UA.</p>
<p>Le 26 novembre, un groupe d'officiers se présentant comme le Haut commandement militaire pour la restauration de l'ordre a annoncé avoir pris le contrôle du pays et fermé les frontières.</p>
<p>Le Président Umaro Sissoco Embalo a déclaré avoir été arrêté et "renversé". L'opposant principal Domingos Simoes Pereira, ainsi que Fernando Dias da Costa, candidat de la coalition d'opposition à la présidentielle,<span> </span><a href="https://t.me/sputnik_afrique/64840">ont été conduits</a><span> </span>vers une base aérienne, selon une source de Sputnik Afrique.</p>
<p>Source: https://fr.sputniknews.africa/</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Terrorisme : La menace s’étend à l’Afrique de l’Ouest</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/terrorisme-la-menace-setend-a-lafrique-de-louest-3111414.html</link>
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<description><![CDATA[ La Cedeao a tiré la sonnette d’alarme devant le Conseil de sécurité des Nations Unies. Le président de la commission, Dr Omar Alieu Touray, a averti que la menace terroriste ne se limite plus aux zones traditionnellement touchées comme le Sahel ou le bassin du lac Tchad, mais concerne désormais l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 02:10:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les dernières évaluations montrent que les groupes armés exploitent les fragilités des États et étendent leurs activités vers le golfe de Guinée. Les attaques ne visent plus seulement les zones rurales isolées, mais s’approchent désormais des grands centres urbains et des corridors économiques stratégiques. Les systèmes d’alerte précoce font état de 450 attaques et plus de 1 900 morts en 2025. Face à cette escalade, la Cédéao a annoncé l’accélération du déploiement de sa force d’attente régionale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Les groupes extrémistes mènent également une guerre économique en restreignant l’accès au carburant et en paralysant le commerce. En réponse, la Cédéao accélère le déploiement de sa force en attente, qui compte initialement 1 650 personnes et sera portée à 5 000 avec le soutien de la région et de ses partenaires", a déclaré Dr Omar Alieu Touray lors de sa prise de parole devant le Conseil de sécurité des Nations unies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président de la Commission a également averti que la fragmentation des efforts et la méfiance de certains Etats de la région entravent la coopération. Il a exhorté le Conseil de sécurité à aider à rétablir la confiance, à garantir un financement prévisible et à renforcer la coordination des actions régionales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les spécialistes en lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière insistent sur plusieurs points notamment la question des frontières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"La porosité des frontières facilite non seulement les mouvements des groupes armés, mais aussi le trafic de drogues, d’armes et de migrants, qui alimente la violence", explique un expert des questions de terrorisme au Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains observateurs estiment que cette alerte de la Cédéao traduit une volonté de mutualiser les moyens militaires et logistiques afin de contrer une menace qui dépasse les capacités de chaque État pris isolément et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière est désormais un enjeu vital pour la stabilité politique et économique de l’Afrique de l’Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ousmane Mahamane</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de l&amp;apos;aes de la CEDEAO :  Fin du sursis</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-de-laes-de-la-cedeao-fin-du-sursis-3107931.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 28 janvier 2024, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont officiellement annoncé leur départ de la Cédéao, dénonçant une ingérence politique et des sanctions jugées disproportionnées. Une période de six mois leur avait été accordée pour reconsidérer leur position. Ce sursis a expiré ce mardi 29 juillet 2025, sans revirement ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Aug 2025 01:34:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fondée sur une logique sécuritaire, l’AES a progressivement affirmé une alternative politique, diplomatique et économique. Le retrait formel de la Cédéao marque une rupture assumée avec les mécanismes d’intégration régionale traditionnels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors d’une rencontre décisive tenue à Bamako le 22 mai 2025, le président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Omar Alieu Touray, et les ministres des Affaires étrangères des pays de l’AES ont amorcé un dialogue sur les modalités techniques, juridiques et diplomatiques du retrait. Les sujets abordés : Libre circulation des personnes et des biens, droits de douane, projets en cours dettes envers la Banque d’investissement et de développement de la Cédéao (BIDC).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La coopération sécuritaire, notamment dans la lutte contre le terrorisme, a été réaffirmée comme un domaine prioritaire. Ce dialogue, tenu dans un climat de responsabilité et de fraternité, a permis d’esquisser les contours d’une transition apaisée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Quels changements concrets ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré l’expiration du délai, les citoyens de l’AES bénéficient encore temporairement de certains privilèges communautaires : Libre circulation, exemptions douanières et la validité des documents Cédéao. Selon plusieurs sources, ces avantages devraient disparaître progressivement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Fonctionnaires concernés</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les 135 agents originaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger employés par l’organisation ouest africaine ont reçu leur lettre de fin de contrat, conséquence directe du retrait. Pour cela dès le 30 septembre 2025 leur contrat prendra fin. Des indemnités de 3 mois de salaire de base plus un mois par année d’ancienneté (plafonné à 12 mois) leur ont été accordés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette situation, certains envisagent une réorientation vers d’autres institutions régionales ou internationales, tandis que d’autres hésitent à réintégrer les administrations nationales, dans un contexte politique incertain. Le flou persiste quant aux perspectives offertes par l’AES en matière d’emploi régional.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Et maintenant ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La fin du sursis ouvre une phase de recomposition régionale. L’AES cherche à redéfinir les termes de sa sortie sans renoncer aux bénéfices de l’intégration. Le dialogue reste ouvert, mais les équilibres sont instables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une rupture jugée préjudiciable aux populations, risquant d’aggraver leur isolement pour détracteurs. Pour les partisans c’est une opportunité de refondation, plus alignée avec les aspirations souverainistes des États membres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à la complexité du retrait et à ses implications régionales, un sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est en préparation, avec pour objectif d’examiner les conséquences du départ des pays de l’AES et d’envisager les scénarios de coopération future. Ce sommet devrait également aborder<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les modalités de sortie définitive, les mécanismes de transition et les perspectives de dialogue avec l’AES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ousmane Mahamane</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de la CEDEAO : Les pays de l’AES prêts à rapatrier leurs cadres internationaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-de-la-cedeao-les-pays-de-laes-prets-a-rapatrier-leurs-cadres-internationaux-3107601.html</link>
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<description><![CDATA[ Le compte à rebours est lancé. À quelques mois de leur retrait officiel de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), rendu effectif en fin janvier 2025, les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) Burkina Faso, Mali et Niger prennent les devants. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 10:55:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>En ligne de mire, le retour organisé d’environ 135 de leurs ressortissants employés au sein de l’institution régionale. Un rapatriement attendu d’ici à septembre 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette transition s’inscrit dans la nouvelle dynamique impulsée par la Confédération de l’AES, née en juillet 2024, qui entend redéfinir la coopération régionale sur des bases souverainistes, sécuritaires et économiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ces pays sahéliens, ce retrait n’est pas un isolement, mais une réaffirmation de leur volonté de bâtir une intégration sur mesure, centrée sur leurs réalités et priorités. L’accueil des fonctionnaires de la CEDEAO, bientôt de retour au bercail, ne sera pas qu’administratif. Il incarne aussi la volonté des États de valoriser leurs compétences dans la construction de cette nouvelle architecture régionale. Entre redéploiement professionnel, réaffectation stratégique et mobilisation des ressources humaines, une nouvelle page s’écrit pour les élites sahéliennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Adama Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Présidentielle en Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara rassure la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/presidentielle-en-cote-divoire-alassane-ouattara-rassure-la-cedeao-3106946.html</link>
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<description><![CDATA[ À quelques mois de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, le climat politique se tend progressivement. Les principaux acteurs se préparent à un scrutin de tout les enjeux, tandis que la question d’une éventuelle candidature d’Alassane Dramane Ouattara alimente les spéculations. Pour l’heure, le président sortant entretient le suspense, sans confirmer s’il compte briguer un nouveau mandat. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 04 Jul 2025 18:34:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>Dans ce contexte, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a jugé utile d’envoyer une mission préélectorale à Abidjan. Conduite par Théodore Holo, cette délégation est venue prendre le pouls du processus électoral et échanger avec les autorités ivoiriennes sur les mesures prises pour garantir des élections crédibles et paisibles.</p>
<p>Lors d’une rencontre avec le président Ouattara, les discussions ont porté sur l’organisation technique du scrutin, la sécurité des électeurs et le respect des règles démocratiques. À l’issue de cet entretien, Théodore Holo a affirmé que le chef de l’État leur avait donné des garanties sur le déroulement transparent du vote. « Le président de la République nous a donné l’assurance que tout sera mis en œuvre pour que ces élections se déroulent dans la paix », a déclaré la mission.</p>
<p>La CEDEAO a rappelé que la Côte d’Ivoire joue un rôle majeur au sein de l’espace communautaire et que la stabilité du pays est un enjeu collectif. En attendant que le président Ouattara se prononce sur ses intentions, l’opposition affine ses stratégies et se prépare à mener campagne. Observateurs et citoyens espèrent que les acteurs politiques privilégieront l’apaisement et éviteront les dérives qui avaient marqué certaines échéances passées.</p>
<p>Source: https://lanouvelletribune.info/</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Manifestations au Togo : la CEDEAO appelle au dialogue</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/manifestations-au-togo-la-cedeao-appelle-au-dialogue-3106857.html</link>
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<description><![CDATA[ La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a réagi aux manifestations qui ont secoué le Togo les 26, 27 et 28 juin 2025, notamment dans la capitale, Lomé. Dans un communiqué daté du 30 juin et publié à Abuja, l’organisation sous-régionale dit suivre avec « préoccupation » les événements survenus dans plusieurs villes du pays. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 15:44:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Selon la CEDEAO, ces manifestations ont entraîné des pertes humaines et des dégâts matériels. Sans évoquer de chiffres, elle regrette les conséquences enregistrées et appelle à « la retenue ». L’institution sous-régionale exhorte les différents acteurs à opter pour le dialogue, afin de préserver un climat propice à la stabilité politique et au développement économique du pays. Elle exprime également sa solidarité avec les victimes et se dit disposée à accompagner les efforts de paix.</p>
<p><strong>Deux ressortissants béninois parmi les victimes</strong><br>Au moins sept personnes auraient perdu la vie au cours des manifestations, d’après des sources issues de la société civile togolaise. Parmi elles, deux ressortissants béninois ont été retrouvés morts dans les eaux du quatrième lac d’Agoè, à la périphérie de Lomé. Résidant dans la capitale togolaise, les deux hommes, frères issus de la même famille, auraient été interpellés dans la nuit précédant les événements, selon des informations relayées par le Front Citoyen Togo Debout.</p>
<p>Le professeur David Dosseh, porte-parole de ce collectif, indique que les circonstances de leur décès restent floues. Il affirme que les corps ont été repêchés sans qu’aucune autopsie n’ait été réalisée, et que les victimes ont été inhumées directement au Bénin. « On évoque une noyade, mais aucun professionnel de santé n’était présent lors du repêchage. Rien ne confirme officiellement cette version », précise-t-il.</p>
<p><strong>Plaidoyer pour des enquêtes indépendantes</strong><br>Face à la gravité des faits, des voix s’élèvent au sein de la société civile togolaise pour demander l’ouverture d’enquêtes indépendantes. Certaines organisations envisagent de saisir les mécanismes onusiens, notamment les rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur les droits de l’homme. Dans ce climat tendu, le professeur Dosseh met en garde contre une aggravation de la situation : « La colère est palpable. Les jeunes sont prêts à aller plus loin. Il est impératif que les autorités prennent des décisions courageuses pour apaiser les tensions. » Ces événements interviennent dans un contexte politique fragile, marqué par la démission du gouvernement togolais en mai 2025. Des critiques commencent par ailleurs à émerger au sein même de la majorité présidentielle, indiquant un climat d’instabilité croissante.</p>
<p>Source: https://lanouvelletribune.info/</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO&#45;AES : Une troïka pour suivre le divorce</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-aes-une-troika-pour-suivre-le-divorce-3106712.html</link>
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<description><![CDATA[ Alors que le départ du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est désormais une réalité, l&#039;organisation régionale a pris les devants. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x580_685a5e204798c.jpg" length="76723" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 01:43:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Réunis à Abuja le dimanche 22 juin 2025 lors d’un sommet ordinaire, les chefs d'État de la CEDEAO ont annoncé la constitution d'une troïka ministérielle afin de piloter les négociations post-retrait d’avec les pays de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’AES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Le dispositif, appuyé par un négociateur en chef et le président de la Commission de la CEDEAO, vise à encadrer les implications politiques, économiques et institutionnelles de cette scission. Le retrait des trois pays est devenu effectif en janvier 2025, respectant ainsi le délai d'un an prévu par l'article 91 du traité révisé de la CEDEAO depuis l'annonce de leur intention de quitter l'organisation en janvier 2024.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">La mission de cette troïka est multiple et complexe. Elle devra notamment s'assurer de la préservation des droits des citoyens ouest-africains vivant dans ces pays, garantir le respect des engagements existants entre les deux blocs, et gérer les conséquences institutionnelles, sécuritaires et économiques de cette rupture historique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">L'AES : une Alliance de plus en plus autonome<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">En parallèle, l'Alliance des États du Sahel (AES), constituée en septembre 2023, a rapidement consolidé son autonomie. En juillet 2024, elle s'est dotée d'un cadre confédéral, marquant une volonté claire d'indépendance vis-à-vis des anciennes structures régionales. Cette affirmation s'est traduite par la création de symboles forts : un drapeau, un logo, un hymne, un passeport commun et un projet de force conjointe. L'AES remplace de fait le G5 Sahel, dont les trois pays ont également claqué la porte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Malgré cette fracture politique et institutionnelle, un point de convergence essentiel a été maintenu par les deux blocs : la libre circulation des personnes et des biens dans l'espace ouest-africain. Tant la CEDEAO que l'AES ont unanimement souligné leur attachement à cet acquis fondamental, évitant ainsi une rupture brutale des échanges humains et commerciaux, ce qui aurait des conséquences désastreuses pour les populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Un appel à la réconciliation et à l'unité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Lors de l'ouverture du sommet, le président sortant de la CEDEAO, Bola Ahmed Tinubu, a lancé un appel vibrant à la réconciliation. Il a exhorté les anciens partenaires sahéliens à réintégrer la Communauté, déclarant : <i style="mso-bidi-font-style: normal;">«Nos portes leur restent ouvertes pour l’unité, la solidarité et la vision commune de l’avenir».<o:p></o:p></i></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Cette main tendue intervient seulement un mois après une session de dialogue tenue à Bamako, le 22 mai 2025, entre la Commission de la CEDEAO et les ministres des Affaires étrangères de l'AES. Ces rencontres successives témoignent d'une volonté, de part et d'autre, de maintenir un canal de communication et de dialogue malgré les désaccords.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">La mise en place de cette troïka marque une nouvelle phase dans les relations entre la CEDEAO et l'AES. Si la séparation est consommée, la nécessité de gérer ses implications avec pragmatisme et de préserver les intérêts des populations demeure une priorité partagée.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">M. SANOGO</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cédéao : une troïka pour les discussions du post&#45;retrait de l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-une-troika-pour-les-discussions-du-post-retrait-de-laes-3106489.html</link>
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<description><![CDATA[ Alors que le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger est effectif, la Cédéao met en place une troïka pour en gérer les implications politiques, économiques et institutionnelles. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Jun 2025 08:13:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réunis à Abuja dimanche 22 juin à l’occasion du 67e sommet ordinaire, les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont annoncé la création d’une troïka ministérielle, appuyée par un négociateur en chef et le président de la Commission, chargée de piloter les discussions post-retrait avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger, aujourd’hui membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce dispositif vise à encadrer politiquement et techniquement la sortie de ces trois pays, devenue effective en janvier 2025, conformément à l’article 91 du traité révisé de la Cédéao, qui prévoit un délai d’un an entre l’annonce du retrait (janvier 2024) et son application.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La troïka devra notamment préserver les droits des citoyens ouest-africains, garantir le respect des engagements existants, et gérer les conséquences institutionnelles, sécuritaires et économiques de cette rupture. Constituée en septembre 2023, l’AES s’est dotée d’un cadre confédéral en juillet 2024, marquant son autonomie croissante avec la création d’un drapeau, d’un logo, d’un hymne, d’un passeport commun, et d’un projet de force conjointe, en remplacement du G5 Sahel que ces trois pays ont également quittée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré la fracture, les deux blocs ont tenu à préserver la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace ouest-africain. La Cédéao comme l’AES ont souligné leur attachement à cet acquis fondamental, évitant une rupture brutale dans les échanges humains et commerciaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un appel à la réconciliation, le président sortant de la Cédéao, Bola Ahmed Tinubu, a exhorté ses anciens partenaires sahéliens à réintégrer la Communauté. « Nos portes leur restent ouvertes pour l’unité, la solidarité et la vision commune de l’avenir », a-t-il déclaré à l’ouverture du sommet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La rencontre d’Abuja est intervenue un mois après la session de dialogue tenue à Bamako le 22 mai 2025 entre la Commission de la Cédéao et les ministres des Affaires étrangères de l’AES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">AC/Sf/APA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Apanews<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO : Tinubu critique le déploiement lent de la force de lutte contre le terrorisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-tinubu-critique-le-deploiement-lent-de-la-force-de-lutte-contre-le-terrorisme-3106483.html</link>
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<description><![CDATA[ Le président Nigerian Bola Tinubu a souligné la nature transnationale des menaces auxquelles la région est confrontée et la nécessité d&#039;agir immédiatement. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Jun 2025 17:51:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p textalign="left" class="">Le président du Nigeria, Bola Tinubu, a exhorté les dirigeants ouest-africains à établir d'urgence la Force en attente de la CEDEAO afin de lutter contre le terrorisme dans la région.</p>
<p textalign="left" class="">Lors de son discours au 67e Sommet des chefs d'État et de gouvernement de la CEDEAO à Abuja, la capitale du Nigeria, Tinubu a souligné que les nations ouest-africaines doivent agir de manière décisive pour rendre opérationnelle la Force en attente de la CEDEAO dans la lutte contre le terrorisme, afin qu'elle devienne un instrument de paix et de stabilité.</p>
<p textalign="left" class="">« La Force en attente de la CEDEAO doit passer du concept à la réalité opérationnelle. Je suis un peu préoccupé par la lenteur de son activation, qui prend plus de temps que souhaité », a déclaré le président dans un communiqué publié sur X.</p>
<div class="w-full flex flex-row justify-center gap-6 overflow-hidden">
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<div class="!selection:text-purple-900 font-notosans lg:text-xl lg:leading-8 md:text-lg md:leading-7.5 text-base">
<div class="tiptap ProseMirror min-h-full" dir="ltr">
<p textalign="left" class="">Le dirigeant nigérian a également mis en avant la nature transnationale des menaces auxquelles la région est confrontée, notant qu'elles sont alimentées par « des réseaux agiles et dangereux qui ne respectent aucune frontière ».</p>
<p textalign="left" class=""><strong>Escalade de l'insécurité</strong></p>
<p textalign="left" class="">Tinubu, qui a transmis la présidence de la CEDEAO à Julius Maada Bio de la Sierra Leone lors de l'événement, a insisté sur le fait qu'aucune nation ne peut relever seule les défis du terrorisme et des menaces extérieures dans la région.</p>
<p textalign="left" class="">« Nous devons renforcer la coordination, amplifier la volonté politique et privilégier une approche collective pour sécuriser la région », a indiqué Tinubu.</p>
<p textalign="left" class="">Cette session ordinaire de la CEDEAO intervient dans un contexte d'attaques persistantes des terroristes dans les régions du Sahel et du lac Tchad, qui exploitent souvent les tensions entre les pays.</p>
<p textalign="left" class="">Les terroristes ont récemment intensifié leurs offensives, menant des raids violents au Mali, des incursions dans les grandes villes du Burkina Faso et infligeant de lourdes pertes à l'armée au Niger.</p>
<p textalign="left" class="">Le pays hôte, le Nigeria, a également connu une recrudescence des attaques visant des villages et des bases militaires ces dernières semaines.</p>
<p textalign="left" class=""><strong>Retour des États sahéliens</strong></p>
<p textalign="left" class="">Le président Tinubu a également exprimé son optimisme quant au fait que les efforts diplomatiques en cours avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger aboutiront à leur retour dans la communauté.</p>
<p textalign="left" class="">Il a ajouté : « Sous ma présidence, j'ai déployé tous les moyens diplomatiques pour engager un dialogue avec nos frères du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Je suis convaincu que, sous peu, ils pourraient réintégrer la famille. »</p>
<p textalign="left" class="">En plus des questions de sécurité, le dirigeant nigérian a appelé à une coopération économique plus approfondie, plaidant pour l'autonomisation du secteur privé et la suppression des barrières commerciales afin de libérer le plein potentiel de l'Afrique de l'Ouest.</p>
<section class="w-full flex justify-center">
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<div class="self-start"><strong><span class="text-grey-9 me-1">SOURCE: </span><span class="text-primary-4">TRT Afrika</span></strong></div>
</div>
</div>
</section>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO : les dirigeants appellent à une transformation économique collective de la région ouest&#45;africaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-les-dirigeants-appellent-a-une-transformation-economique-collective-de-la-region-ouest-africaine-3106424.html</link>
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<description><![CDATA[ – Le président nigérian appelle à l’unité économique, à l’alignement des politiques et à des investissements massifs pour assurer la prospérité régionale ]]></description>
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<pubDate>Sun, 22 Jun 2025 10:05:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="selectionShareable">Le président nigérian Bola Tinubu, également président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a appelé les pays ouest-africains à unir leurs efforts pour transformer leurs économies.</p>
<p class="selectionShareable">S’exprimant samedi, lors du deuxiaème jour du Sommet économique ouest-africain à Abuja, Tinubu a exhorté les dirigeants régionaux à obtenir des résultats concrets en misant sur l’unité économique, la coordination des politiques publiques et des investissements audacieux pour assurer la prospérité de la région.</p>
<p class="selectionShareable">Il a dénoncé le faible niveau des échanges commerciaux entre pays ouest-africains, estimant que des échanges intra-régionaux inférieurs à 10 % ne sont plus acceptables dans une région dotée d’un tel potentiel économique.</p>
<p class="selectionShareable">« Nous ne pouvons plus continuer à fonctionner en vase clos. Un commerce intra-régional inférieur à 10 % n’est pas seulement une statistique : c’est une crise d’opportunités manquées », a-t-il déclaré. « Il ne s’agit pas d’un manque de volonté, mais d’un défaut de coordination. L’économie mondiale n’attendra pas que l’Afrique de l’Ouest se mette en ordre, et nous non plus. »</p>
<p class="selectionShareable">Le président Tinubu a également souligné l’importance de la jeunesse régionale : « Le plus grand atout de notre région est sa population jeune. Mais ce potentiel démographique peut rapidement se transformer en fardeau si l’on n’investit pas dans l’éducation, les infrastructures numériques, l’innovation et l’entrepreneuriat productif. »</p>
<p class="selectionShareable">De son côté, le ministre nigérian des Affaires étrangères, Yusuf Tuggar, a mis l’accent sur les marchés libres, une gouvernance pragmatique et la coopération avec le secteur privé.</p>
<p class="selectionShareable">« Notre objectif aujourd’hui est de redéfinir la vision de l’avenir économique de la région ouest-africaine. C’est un objectif ambitieux. Et soyons honnêtes, c’est à la créativité, au talent et à l’ingéniosité de nos peuples que revient la mission d’accomplir cette transformation », a déclaré Tuggar.</p>
<p class="selectionShareable">Le président libérien Joseph Boakai a exhorté samedi les dirigeants ouest-africains à maintenir des canaux de communication ouverts avec le Niger, le Mali et le Burkina Faso, soulignant que la CEDEAO devait rester accessible aux pays ayant quitté l’organisation.</p>
<p class="selectionShareable">« Lors de la 66e session ordinaire de la Conférence des Chefs d'État et de Gouvernement de la CEDEAO, le Liberia avait appelé à un renforcement de la coopération entre les États membres ayant adopté des positions divergentes. Aujourd’hui, je réitère cet appel : nous devons garder la porte ouverte au dialogue et à la réconciliation, en particulier avec nos États frères qui ont malheureusement quitté la communauté », a déclaré Boakai.</p>
<p class="selectionShareable">Ce sommet, organisé en amont de la 67e session ordinaire de la CEDEAO, visait à renforcer l’intégration économique régionale et à améliorer la coopération en matière de commerce et d’investissement en Afrique de l’Ouest.</p>
<p class="selectionShareable">Les présidents du Ghana, de la Sierra Leone, du Sénégal, de la Gambie, du Bénin, du Togo et de la Guinée-Bissau ont également pris part au sommet.</p>
<p class="selectionShareable">Les ministres des Finances, du Commerce, des Infrastructures et des Affaires étrangères des États membres de la CEDEAO étaient également présents, aux côtés de représentants d’institutions régionales telles que l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO), l’Institut monétaire de l’Afrique de l’Ouest (IMAO), la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), ainsi que le Secrétariat de la ZLECAf.</p>
<p class="selectionShareable"><br>* Traduit de l'Anglais par Adama Bamba</p>
<p>Source: https://www.aa.com.tr/fr</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sénégal : Clap de fin de la conférence « La CEDEAO à 50 ans : Changer ou périr »</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/senegal-clap-de-fin-de-la-conference-la-cedeao-a-50-ans-changer-ou-perir-3106422.html</link>
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<description><![CDATA[ À la veille de la 67e session des chefs d’État prévue à Abuja, les projecteurs se sont d’abord braqués sur une conférence de haut niveau qui a réuni experts, décideurs politiques, universitaires et membres de la société civile pour réfléchir sur le devenir de la CEDEAO. L’événement, organisé dans la capitale sénéglaise, a été marqué par des discussions nourries sur les fractures internes de l’organisation, les défis auxquels elle fait face et les perspectives qu’elle devrait désormais embrasser. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 22 Jun 2025 09:55:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Cinquante ans après sa création, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest est confrontée à un moment critique. Si son rôle a été déterminant dans certaines avancées régionales, ses limites sont aujourd’hui pointées du doigt, en particulier sur les plans sécuritaire, économique et institutionnel. La conférence a ainsi été l’occasion de pointer la nécessité d’un changement structurel, voire culturel, pour faire de l’organisation un acteur plus crédible aux yeux des populations.</p>
<p>Dans ce sens, les intervenants ont appelé à une refonte de son mode de gouvernance, avec la mise en place de mécanismes d’évaluation réguliers et transparents. Plusieurs ont insisté sur le fait que les décisions de la CEDEAO doivent désormais répondre aux urgences concrètes vécues dans les quartiers et les villages de la sous-région, et non plus se contenter de discours protocolaires.</p>
<p><strong>Donner voix à la jeunesse et visibilité à l’action</strong><br>Parmi les propositions fortes, figure la volonté d’impliquer plus activement les jeunes dans les dynamiques d’intégration. Les Clubs CEDEAO, qui existent dans de nombreux établissements scolaires et universitaires, pourraient devenir des catalyseurs d’une conscience citoyenne régionale, à condition d’être mieux accompagnés. Ce renouvellement générationnel est vu comme essentiel pour insuffler de nouvelles idées et reconnecter l’organisation avec une frange démographique souvent ignorée des cercles décisionnels.</p>
<p>Par ailleurs, une meilleure stratégie de communication a été recommandée. Loin de se limiter à des campagnes institutionnelles, il s’agirait de faire connaître les réformes, les obstacles rencontrés et les réussites enregistrées de manière accessible et engageante. L’objectif est simple : faire en sorte que chaque citoyen ouest-africain comprenne ce que la CEDEAO change, ou non, dans son quotidien.</p>
<p><strong>Un tournant symbolique avant la conférence des chefs d’État</strong><br>La tenue de cette conférence juste avant le sommet des chefs d’État, auquel participe le président sénégalais Bassirou Diomaye Diakhar Faye, ne relève pas du hasard. Elle ouvre la voie à des discussions politiques de fond et pose les bases d’un dialogue renouvelé entre gouvernants et gouvernés. Plusieurs recommandations issues de ces échanges devraient être versées dans le rapport final qui sera soumis lors de la rencontre au sommet.</p>
<p>Au terme des travaux, un sentiment de responsabilité collective semble s’être imposé. Les participants n’ont pas simplement dressé un bilan, ils ont formulé des engagements. L’idée désormais est de faire de cette conférence un marqueur, non d’un anniversaire commémoratif, mais d’un virage vers une CEDEAO qui serait moins institutionnelle et plus humaine, moins rigide et plus proche, moins technocratique et davantage citoyenne.</p>
<p>Source: https://lanouvelletribune.info/</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sommet de la Cedeao : &amp;quot;Tout le monde est d&amp;apos;accord sur le fait que des changements doivent être opérés&amp;quot;, analyse Gilles Yabi</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sommet-de-la-cedeao-tout-le-monde-est-daccord-sur-le-fait-que-des-changements-doivent-etre-operes-analyse-gilles-yabi-3106378.html</link>
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<description><![CDATA[ Dimanche 22 juin, les chefs d&#039;États des pays membres de la Cédéao vont se réunir à Abuja au Nigéria. Entre la situation sécuritaire et l&#039;appel du ministre béninois des Affaires étrangères à une réorganisation de l&#039;institution, Gilles Yabi, directeur du think tank WATHI, revient sur les défis et enjeux de l&#039;institution ouest-africaine qui existe depuis 50 ans. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 16:07:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Dimanche 22 juin, les chefs d'État des pays membres de la Cedeao vont se réunir à Abuja, au Nigeria. À l'approche du sommet, le ministre béninois des Affaires étrangères, Olushégun Bakari, a plaidé pour une réforme en profondeur de l'organisation. Il critique la répartition des institutions régionales et leur impact. Bien qu'il parle au nom du Bénin, le ministre des Affaires étrangères pointe-t-il un problème de fond concernant la Cedeao ?<br>Oui, je crois que le ministre des Affaires étrangères du Bénin a effectivement estimé que la Cedeao, après 50 ans, avait fait des progrès réels dans un certain nombre de domaines, mais qu’il y avait aussi beaucoup à dire sur le bilan de l'organisation régionale et un besoin de réforme assez profond.</p>
<p>Je crois que tout le monde est d'accord sur le fait qu'il y a des changements qui doivent être opérés, qu'il faut profiter de ces 50 ans pour faire un vrai bilan et se projeter dans les prochaines décennies, avec des éléments à corriger, en tenant compte en particulier des crises survenues ces dernières années, qui ont affecté la crédibilité de l'organisation. </p>
<p>Est-ce que la critique émise par le ministre des Affaires étrangères béninois s’illustre dans un cas particulier ?<br>Non, je pense avoir entendu qu’il estimait, par exemple, que son pays, le Bénin, n’abritait pas d’institution ou d’agence importante de la Cedeao. Et donc, ce sont effectivement des plaintes qui sont légitimes. Mais bien sûr, la Cedeao est un projet, c’est une dynamique qui s’inscrit dans la durée.</p>
<p>Vous avez des chefs d’État qui se succèdent dans les pays. Vous avez également des présidents de la Commission de la Cedeao qui changent au fil du temps. Donc, ce qu’on peut observer aujourd’hui, que ce soit en termes de déséquilibre régional ou peut-être d’une mauvaise répartition des agences, n’est pas seulement le résultat de dynamiques de court terme, mais celui de décisions prises par la Conférence des chefs d’État au fil des dernières décennies.</p>
<p>La Cedeao est aussi là pour faire la promotion des droits humains et de l'État de droit, mais certains critiquent le fait qu'elle ait été peu réactive face aux derniers événements. On peut penser à ce qui se sont déroulés au Togo, notamment, ou à ce qui se déroule actuellement en Côte d'Ivoire, avec la radiation de certains candidats de la liste électorale. Pourquoi ce silence ?<br>Il est difficile de rendre compte de toutes les nuances nécessaires lorsqu'on parle de ce que fait l'organisation régionale face aux crises politiques ou sécuritaires dans la région.</p>
<p>Mais je pense qu’un élément important est d’abord de connaître le dispositif existant, notamment le protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance.</p>
<p>Ce texte est, en quelque sorte, celui qui intègre les principes que l'organisation régionale s’est donné à un moment donné, en 2001, pour affirmer : nous faisons le choix de la démocratie, de l’État de droit, du respect des droits humain et nous élevons ces principes au niveau régional.</p>
<p>Autrement dit, ces principes sont en réalité présents dans toutes les constitutions des pays ouest-africains, mais ce que fait la Cedeao, c’est d’en faire des principes de convergence constitutionnelle. Cependant, quand on connaît ce protocole dans le détail, on comprend qu’il ne permet pas nécessairement à la Commission de la Cedeao d’agir dans certains cas.</p>
<p>Il est plus facile d’agir face à un coup d’État militaire, car il constitue une rupture explicite de l’ordre constitutionnel que dans le cas d’un président élu qui décide de modifier la Constitution.</p>
<p>Rien, dans le protocole actuel, ne permet d’empêcher un gouvernement de proposer une nouvelle Constitution, même si celle-ci est ensuite validée par l’Assemblée nationale ou par référendum.</p>
<p>De nombreux observateurs pointent les succès de la Cedeao, comme la libre circulation des personnes, l'harmonisation des droits de douane, mais soulignent aussi les limites suivantes : le manque de cohésion entre les États, le manque de leadership. Et sur ce dernier point, y a-t-il aujourd’hui un pays qui pourrait faire office de leader ?<br>Il y a deux éléments qui sont déterminants, de mon point de vue, sur l'orientation d'une organisation comme la Cedeao, qui doit incarner l'intégration régionale. Le premier, c'est la configuration politique de la communauté, c'est-à-dire, au fond, l'état des lieux que vous allez avoir entre les différents chefs d'État et de gouvernement en Afrique de l'Ouest, parce que les décisions les plus importantes sont prises à nouveau par la Conférence des chefs d'État et de gouvernement.</p>
<p>Et donc, si vous avez une majorité de leaders qui ne sont pas, par exemple, très intéressés par l'augmentation du bien-être de leur population, évidemment, cela va se refléter dans les décisions qui vont être prises. Vous avez ce premier élément.</p>
<p>Le deuxième élément, c'est que dans toute organisation régionale, vous avez des États membres, certes qui sont égaux, je dirais, en droits, mais en réalité, évidemment, certains pèsent plus que d'autres.</p>
<p>Dans la région, en Afrique de l'Ouest, vous avez une particularité. Il y a un pays, il y a une grande puissance et il y a tous les autres d'une certaine manière. La grande puissance, c'est le Nigeria, sur le plan démographique, sur le plan économique. Donc, ça veut dire que l'impulsion politique, elle doit aussi venir du Nigéria.</p>
<p>Lorsque vous avez un Nigeria qui s'affaiblit à cause de ses propres problèmes internes, sécuritaires ou économiques, vous avez nécessairement un affaiblissement aussi de la communauté, parce que le Nigeria ne joue plus son rôle dans ce cas de leader.</p>
<p>C'est un peu ce qui s'est passé au cours des 20 dernières années. On a un Nigeria qui s'est affaibli et avec cet affaiblissement, on a aussi une Cedeao qui s'est affaiblie.</p>
<p>Source: https://www.africaradio.com/</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>50 ans de la CEDEAO : Des acquis incommensurables</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/50-ans-de-la-cedeao-des-acquis-incommensurables-3105688.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 28 mai 2025, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a célébré son cinquantenaire, marquant cinq décennies d’intégration régionale, de coopération économique et de gestion des crises politiques et sécuritaires. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 31 May 2025 02:17:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis sa création, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a accompli des progrès notables, notamment : Libre circulation des personnes et des biens à travers un document unique permet désormais de traverser 12 pays, facilitant les échanges et les opportunités économiques.</p>
<p>L’intervention pour la paix et la sécurité grâce à son bras militaire, l’Ecomog, la Cédéao a joué un rôle clé dans la stabilisation de pays en crise, tels que le Liberia, la Sierra Leone, la Côte d’Ivoire et la Gambie.</p>
<p><br>L’intégration économique avec le corridor Lagos-Abidjan, qui facilite les échanges commerciaux, est une réalité tangible.<br>En fin la médiation politique qui a fait de la Cédéao a un acteur central dans la gestion des crises politiques et des Transitions démocratiques en Afrique de l’Ouest, comme au Mali en 2012.<br>Malgré ces avancées, la Cédéao fait face à plusieurs défis majeurs qui fragilisent son influence régionale comme l’instabilité politique notamment les coups d’État au Mali, au Burkina Faso et au Niger ont mis à rude épreuve la cohésion régionale et remis en question l’efficacité des mécanismes de gouvernance.</p>
<p><br>La Sécurité et terrorisme, la montée en puissance des groupes armés dans le Sahel et les attaques récurrentes contre les populations civiles demeurent une menace constante pour la stabilité de la région.</p>
<p><strong>Quelles attentes pour l’avenir ?</strong><br>Alors que la Communauté ouest-africaine entre dans sa sixième décennie, plusieurs attentes émergent : renforcement de la gouvernance régionale pour une meilleure gestion des crises politiques et sécuritaires, l’accélération du projet de monnaie unique afin de faciliter les échanges et réduire la dépendance aux devises étrangères, l’investissement dans les infrastructures pour améliorer la connectivité entre les pays membres.</p>
<p><br>Outre, il y a aussi les  réformes économiques visant à dynamiser le commerce intra-régional et réduire la dépendance aux exportations hors Afrique et l’Approfondissement de la coopération sécuritaire pour lutter efficacement contre le terrorisme et les conflits armés.</p>
<p><strong>Un tournant décisif pour l’Afrique de l’Ouest</strong><br>À 50 ans, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest se trouve à un moment charnière de son histoire. Si elle a su poser les bases d’une intégration régionale, elle doit désormais répondre aux défis contemporains pour assurer un avenir plus stable et prospère à ses populations.<br>L’avenir de l’organisation dépendra de sa capacité à s’adapter aux nouvelles réalités politiques, économiques et sécuritaires, tout en renforçant la solidarité entre ses États membres.</p>
<p><br><strong>Ousmane Mahamane</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nigéria : Tinubu réitère l’engagement pour l’intégration</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/nigeria-tinubu-reitere-lengagement-pour-lintegration-3105617.html</link>
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<description><![CDATA[ À l’occasion du 50e anniversaire de la Cédéao célébré mercredi à Lagos, le président nigérian Bola Ahmed Tinubu a réaffirmé l’engagement de son pays en faveur de l’intégration régionale, en appelant à une exécution plus rigoureuse des politiques communautaires et à une implication accrue de la jeunesse ouest-africaine dans les affaires de l’organisation. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 May 2025 11:21:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post-content-wrap has-share-float">
<div class="post-content cf entry-content content-spacious">
<p>Le président nigérian Bola Ahmed Tinubu, président en exercice de l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao, a réitéré l’engagement ferme de son pays envers les objectifs et les activités de l’organisation régionale, à l’occasion de la célébration du 50e anniversaire de la Cédéao, mercredi à Lagos.</p>
<p>Dans son discours, le chef de l’État a souligné que la coopération régionale est une tâche permanente, et que les efforts pour le rétablissement de la démocratie dans la région demeurent une priorité de l’organisation.</p>
<p>«<span> </span><em>La Cédéao a accompli de nombreuses missions d’observation électorale dans ses États membres au fil des ans, et a mis en œuvre des programmes agricoles, des mécanismes de facilitation du commerce ainsi que des projets d’infrastructures stratégiques</em><span> </span>», a-t-il rappelé.</p>
<p>Appelant à un renforcement de la mise en œuvre des politiques, M. Tinubu a exhorté les dirigeants des pays membres à «<span> </span><em>faire suivre les politiques d’une exécution effective</em><span> </span>» pour faire face aux défis sociopolitiques persistants dans la région.</p>
<p>Il a par ailleurs insisté sur la nécessité d’investir davantage dans la jeunesse ouest-africaine, notamment à travers des investissements soutenus dans l’éducation et la santé, tout en plaidant pour une implication active des jeunes dans les activités de la Cédéao.</p>
<p>Le président nigérian a rendu un hommage appuyé à l’ancien chef de l’État militaire du Nigéria, le général Yakubu Gowon, seul survivant parmi les 16 chefs d’État fondateurs de la Cédéao, réunis il y a cinquante ans à Lagos pour donner naissance à l’organisation.</p>
<p>Il a également salué les efforts du président en exercice de la Commission de la Cédéao, des anciens présidents et des cadres de l’organisation pour leur contribution au renforcement de l’intégration régionale.</p>
<p>Enfin, le dirigeant nigérian a encouragé la jeunesse ouest-africaine à s’impliquer activement dans les programmes communautaires, assurant que les dirigeants de la Cédéao sont disposés à leur confier progressivement la gestion de l’organisation dans les années à venir.</p>
<p><strong>GIK/lb/ac/Sf/APA</strong></p>
<p><strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong></p>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Afrique de l’ouest : L’AES et la Cédéao décident de préserver les acquis majeurs de l’intégration régionale</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/afrique-de-louest-laes-et-la-cedeao-decident-de-preserver-les-acquis-majeurs-de-lintegration-regionale-3105596-3105596.html</link>
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<description><![CDATA[ Suite au retrait des États membres de la Confédération AES (Alliance des États du Sahel) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), des consultations entre les ministres des Affaires étrangères de la Confédération et le président de la Commission de l’organisation sous-régionale se sont tenues le jeudi 22 mai 2025 à Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 May 2025 01:22:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">La rencontre a eu lieu en prélude aux négociations entre les deux organisations.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">Selon un communiqué conjoint publié à l’issue des échanges, les deux parties ont adopté un relevé de conclusions destiné à encadrer les négociations à venir. A Bamako, les discussions ont surtout porté sur des questions politiques, diplomatiques, institutionnelles, juridiques, sécuritaires ainsi que sur le développement économique et social. Les deux parties ont réaffirmé leur attachement à l’intérêt supérieur des peuples de la sous-région. Ils ont ainsi convenu de préserver les acquis majeurs de l’intégration régionale, notamment la libre circulation des personnes et des biens, jusqu’à la signature de nouveaux accords…</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;"> Les parties «<i style="mso-bidi-font-style: normal;">sont convenues de l'urgence de travailler à créer les conditions nécessaires à une coopération efficace</i>» dans la lutte antiterroriste</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Afrique de l’ouest : L’AES et la Cédéao décident de préserver les acquis majeurs de l’intégration régionale</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/afrique-de-louest-laes-et-la-cedeao-decident-de-preserver-les-acquis-majeurs-de-lintegration-regionale-3105595.html</link>
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<description><![CDATA[ Suite au retrait des États membres de la Confédération AES (Alliance des États du Sahel) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), des consultations entre les ministres des Affaires étrangères de la Confédération et le président de la Commission de l’organisation sous-régionale se sont tenues le jeudi 22 mai 2025 à Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 May 2025 01:22:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">La rencontre a eu lieu en prélude aux négociations entre les deux organisations.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">Selon un communiqué conjoint publié à l’issue des échanges, les deux parties ont adopté un relevé de conclusions destiné à encadrer les négociations à venir. A Bamako, les discussions ont surtout porté sur des questions politiques, diplomatiques, institutionnelles, juridiques, sécuritaires ainsi que sur le développement économique et social. Les deux parties ont réaffirmé leur attachement à l’intérêt supérieur des peuples de la sous-région. Ils ont ainsi convenu de préserver les acquis majeurs de l’intégration régionale, notamment la libre circulation des personnes et des biens, jusqu’à la signature de nouveaux accords…</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;"> Les parties «<i style="mso-bidi-font-style: normal;">sont convenues de l'urgence de travailler à créer les conditions nécessaires à une coopération efficace</i>» dans la lutte antiterroriste</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cédéao : Touray appelle à rêver l’avenir</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-touray-appelle-a-rever-lavenir-3105569.html</link>
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<description><![CDATA[ Le président de la Commission de la Cédéao a lancé, mercredi, un appel solennel à l’unité et à l’engagement des États membres, dans un message vidéo diffusé à l’occasion du 50e anniversaire de l’organisation. Dans un contexte de crises sécuritaires et de recompositions politiques, Omar Alieu Touray plaide pour une vision audacieuse et inclusive de la coopération régionale. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 May 2025 11:41:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) célèbre son cinquantenaire ce 28 mai, le président de la Commission, Omar Alieu Touray, a exhorté les États membres à faire preuve de courage et de vision pour construire une communauté plus unie et résiliente, dans un contexte marqué par des défis persistants.</p>
<p>Dans une déclaration vidéo diffusée mercredi, M. Touray a rendu hommage aux dirigeants des quinze pays fondateurs qui, le 28 mai 1975, avaient posé les bases d’un projet commun de coopération et d’intégration, aujourd’hui porté par près de 400 millions de citoyens.</p>
<p>« La Cédéao représente bien plus qu’une institution. Elle incarne l’engagement de nos États à œuvrer ensemble pour la paix, le développement et le progrès partagé », a souligné le président de la Commission, saluant les avancées réalisées dans la libre circulation des personnes, le commerce intrarégional, les infrastructures et le développement du capital humain.</p>
<p>Il a également mis en avant les projets structurants en cours, notamment les efforts vers une monnaie unique, la construction d’un marché régional de l’électricité et le renforcement de la connectivité numérique, autant de leviers destinés à consolider l’intégration régionale.</p>
<p>Reconnaissant les difficultés auxquelles fait face la sous-région – insécurité, changement climatique, coups d’État, pauvreté et inégalités – Omar Alieu Touray a insisté sur la nécessité d’approfondir la coopération : « Nous devons bâtir une Cédéao du peuple, où la paix, la prospérité et la justice ne sont pas de simples idéaux, mais une réalité vécue. »</p>
<p>Le responsable gambien a appelé à des politiques inclusives et à un engagement ferme en faveur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).<br>« Pour les 50 prochaines années, rêvons avec audace et agissons avec courage. L’avenir de la Cédéao doit être plus brillant, plus vert, plus inclusif et plus sûr », a-t-il lancé.</p>
<p>Cette célébration intervient alors que le bloc ouest-africain tente de redéfinir ses perspectives à la suite du départ officiel, en janvier 2025, du Mali, du Burkina Faso et du Niger, réunis au sein de la Confédération des États du Sahel (AES). Les premiers contacts entre la Cédéao et cette nouvelle entité ont pour objectif de baliser la voie à des discussions sur les modalités d’une future coopération entre les deux blocs.</p>
<p>Les festivités du cinquantenaire, lancées en avril dernier à Accra, ont été marquées par un appel du président ghanéen John Dramani Mahama à renouer le dialogue avec les pays sahéliens. Ces derniers n’avaient toutefois pas répondu à l’invitation, même s’il continue d’espérer un rapprochement à terme.</p>
<p>Célébré sous le thème de l’unité et du progrès, ce cinquantenaire constitue un moment charnière pour une Cédéao en quête de renouvellement, confrontée à l’urgence de préserver l’élan d’intégration dans un environnement régional profondément transformé.</p>
<p>AC/Sf/APA</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO tente de redresser la barre avec l&amp;apos;AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-tente-de-redresser-la-barre-avec-laes-3105456.html</link>
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<description><![CDATA[ La rencontre à Bamako entre les deux organisations est un &quot;début de dialogue&quot;, a déclaré à Sputnik Afrique Ibrahim Salifou dit Socrate, expert en relations internationales. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 May 2025 12:48:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>L'AES prend de l'ampleur en Afrique de l'Ouest et séduit de plus en plus d'Africains grâce à sa gouvernance souverainiste, loin des diktats de l'impérialisme.</p>
<p>"En matière de rapports des forces, la CEDEAO court derrière l'AES, qui s'impose davantage dans la sous-région", explique l'expert.</p>
<p>Il n'est pas trop tard pour la CEDEAO ! En adoptant une vision similaire à celle de l'AES, les efforts pourraient être conjugués.</p>
<p>"Il faut que la CEDEAO soit soustraite de l'embrigadement dans lequel elle est plongée par l'impérialisme. Il faut que les deux organisations aient la même vision, qui défend les intérêts du peuple", conclut l'expert.</p>
<p>Source: https://fr.sputniknews.africa/</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pourparlers CEDEAO&#45;AES : La voie du compromis encore ouverte</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/pourparlers-cedeao-aes-la-voie-du-compromis-encore-ouverte-3105425.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/pourparlers-cedeao-aes-la-voie-du-compromis-encore-ouverte-3105425.html</guid>
<description><![CDATA[ Sous l’impulsion du président Ghanéen, John Dramani Mahama, appuyé par son homologue sénégalais, la CEDEAO tente vaille que vaille de convaincre les pays de l’AES à revenir au sein de l’organisation régionale. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 May 2025 04:00:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après avoir claqué la porte de l’organisation sous-régionale, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont créé la confédération AES. Celle-ci s’est voulue résolument souverainiste et plus attachée à la défense des intérêts des peuples de l’espace confédéral. Ce qui n’a pas empêché les dirigeants de ces trois Etats de laisser la porte ouverte aux « discussions » avec les premiers responsables de l’organisation ouest-africaine. Non sans .travailler d’arrache-pied pour « une intégration véritable des populations de l’espace ». Ce qui a conduit l’AES a faire des progrès, dont la Force Unique de lutte contre le terrorisme, le chantier d’ouverture de la banque d’investissement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces progrès ont permis de maintenir le fil du dialogue entre la CEDEAO et l’AES et ont conduit à l’ouverture récente de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nouveaux pourparlers, afin de maintenir des contacts avancés au niveau diplomatique entre les dirigeants des deux organisations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, lors d’une récente visite au Mali, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, avait dénoncé le fait que les dirigeants de la CEDEAO restent indifférents face aux tripatouillages constitutionnels », alors qu’ils se montrent prompts à condamner les coups d’Etats. Avant cela, le président ghanéen avait indiqué que les pays de l’AES avaient besoin d’une oreille attentive de la CEDEAO. Et de souligner qu’il faut éviter des condamnations, mais des discussions pour aller à des réformes et des réajustements dans les mécanismes de fonctionnement de l’organisation sous-régionale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce sont des prises de positions qui ont facilité l’ouverture d’un nouveau round de pourparlers entre les dirigeants de la CEDEAO et ceux de l’AES. Lesquels échanges ont permis aux uns et aux autres d’examiner les questions d’intégration et de « coopération dans l’intérêt exclusif des populations ». Ce qui a conduit à évoquer les perspectives monétaires de l’AES, les défis liés aux transports des personnes et des biens, au commerce transfrontalier et au désenclavement, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur ces préoccupations, les dirigeants des deux organisations semblent disposés à laisser la porte ouverte pour des compromis, que les ministres des domaines concernés vont explorer dans des détails. En clair, il s’agit de prendre des mesures facilitant la prise en compte des intérêts des populations de part et d’autres des frontières CEDEAO-AES. En un mot, les décisions qui seront bientôt prises feront en sorte que le citoyen AES ne sera pas désavantagé dans un pays de la CEDEAO et vice versa. Et à titre d’exemple, l’on tend par exemple, au niveau de la collaboration douanière, vers une harmonisation des mesures en vigueur au sein des deux entités sous-régionales. Ce qui laisse penser que la rupture entre la CEDEAO et l’AES n’est pas encore définitive. Le point de non-retour de ce divorce n’est donc pas encore franchi. Mais il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>semble que des voix se sont élevées, lors de ces pourparlers, pour exiger que l’organisation ouest-africaine prenne des « mesures fortes », pour s’affranchir d’influences étrangères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, certains experts suggèrent que, pour dynamiser ce compromis entre la CEDEAO et l’AES, Abuja doit procéder à certaines réformes institutionnelles. Par exemple, il est demandé que les dirigeants de l’organisation ouest-africaine deviennent plus exigeants des réformes constitutionnelles favorisant la conservation du pouvoir par les dirigeants en place. Bref, une relecture des textes comme les protocoles sur la gouvernance et la démocratie est proposée. Sans oublier qu’une prochaine rencontre des ministres des affaires étrangères des deux organisations est attendue, dans les prochains mois, pour poursuivre et intensifier les discussions. L’on ne peut que souhaiter une prise en compte pleine et entière des intérêts exclusif des populations. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>AES&#45;CEDEAO : La normalisation des relations amorcée à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/aes-cedeao-la-normalisation-des-relations-amorcee-a-bamako-3105410.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans ce communiqué de presse conjoint en date du 22 mai 2025, émanant des trois chancelleries, on apprend que des consultations étaient en cours jeudi dernier, entre les ministres des Affaires étrangères de la Confédération AES et le Président de la Commission de la Cedeao, présent dans nos murs à Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 May 2025 02:02:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le communiqué détaille les discussions qui ont eu lieu en prélude aux négociations portant sur les questions d'intérêt commun, suite au retrait des États membres de la Confédération AES de la Cedeao.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les principaux résultats de ces consultations comprennent l'adoption par les deux parties du relevé des conclusions des consultations en vue du lancement des négociations entre la Confédération AES et la Cedeao. Les discussions ont aussi porté sur des questions importantes relatives aux aspects politiques, diplomatiques, administratifs et institutionnels, juridiques, sécuritaires et de développement économique et social.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le communiqué indique que les deux parties ont rappelé la volonté des Chefs d'État de la sous-région de privilégier l'intérêt supérieur des populations ouest-africaines en sauvegardant les acquis de l'intégration sous-régionale, notamment la libre circulation des personnes et des biens, jusqu'à la conclusion de nouveaux accords. Une préoccupation commune concernant la situation sécuritaire a été exprimée, et les parties sont convenues de l'urgence de travailler à créer les conditions nécessaires à une coopération efficace dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Les parties ont salué l'esprit de fraternité et de responsabilité qui a animé ces premiers échanges directs et sont convenues de les poursuivre, guidées en permanence par les intérêts des populations ouest-africaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette première rencontre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>revêt une importance capitale vers la reconnaissance communautaire de l'AES dans l'ensemble sous régional. Elle se situe aussi dans un contexte géopolitique complexe marqué par le retrait des États membres de la Confédération AES (Mali, le Burkina Faso et le Niger) de la Cedeao. Pour rappel, cette situation a créé des tensions et des incertitudes quant à l'avenir de l'intégration régionale en Afrique de l'Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré les divergences profondes qui ont mené au retrait de l'AES de la Cedeao, plutôt que de se complaire dans la confrontation, les deux parties ont enfin choisi la voie du dialogue et des négociations. L'objectif principal, recherché étant la prise de conscience collective que les décisions politiques, même les plus radicales, ne doivent pas compromettre le bien-être et la libre circulation des citoyens, la volonté de "sauvegarder les acquis", notamment la libre circulation des personnes et des biens, doit primer. Car si cet acquis était entièrement rompu, il y aurait des conséquences économiques et sociales désastreuses pour des millions de personnes. Le communiqué insiste donc sur la nécessité de maintenir ces bénéfices concrets pour les populations, même en période de redéfinition des cadres institutionnels. Les domaines identifiés et concernés témoignent d'une approche globale et interconnectée des défis régionaux. Cela montre que les acteurs sont conscients que l'intérêt communautaire ne se limite pas à un seul domaine, mais englobe toutes les facettes de la vie des populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la question sécuritaire, il y a urgence à coopérer dans la lutte contre le terrorisme, si l'on ne veut pas une multiplication des foyers de tensions comme il semble que ce soit là le scénario privilégié par la menace terroriste transnationale, cet ennemi commun qui affecte directement la vie des populations et entrave le développement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette prime rencontre, loin d'être anodine, vise à désamorcer les tensions et à rappeler les liens historiques et culturels profonds qui unissent les peuples de l'Afrique de l'Ouest. Dans cet esprit, selon le communiqué de presse conjoint, les négociations futures, bien que situées dans un contexte géopolitique délicat de rupture institutionnelle, seront un vibrant plaidoyer pour la résilience communautaire. Ce qui démontre à suffisance que, même face à des enjeux complexes et des décisions politiques majeures, la préoccupation pour le bien-être des populations et la préservation des acquis de l'intégration régionale demeurent une priorité absolue. La volonté de dialogue, la reconnaissance des défis communs (notamment sécuritaires) et l'invocation de la fraternité sont autant de preuves que la valeur communautaire est un moteur essentiel pour naviguer dans un paysage géopolitique mouvant en Afrique de l'Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce communiqué ouvre finalement une fenêtre pour l'échange et la réconciliation en faveur d'une nouvelle forme de coopération régionale qui exige une réponse concertée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La Rédaction</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Face aux enjeux de la sous&#45;région : La CEDEAO et l’AES raccordent les violons</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/face-aux-enjeux-de-la-sous-region-la-cedeao-et-laes-raccordent-les-violons-3105427.html</link>
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<description><![CDATA[ Les Ministres des Affaires Etrangères de la Confédération AES et le Président de la Commission de la CEDEAO, Aliou Touray ont tenu une rencontre de consultation le jeudi 22 mai dernier en vue de fixer les directives sur les négociations en ce qui concerne les questions d’intérêt commun des deux parties. Ce, suite au retrait des Etats membres de la Confédération AES de l’organisation sous régionale. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 May 2025 01:55:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Etats membres de la Confédération AES, à savoir le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont officiellement quittés la CEDEAO le 29 janvier 2025. Depuis la consommation de ce divorce, les rencontres pour des modalités communes de ce retrait se sont tenues successivement. A cet effet, en prélude aux négociations portant sur les questions d’intérêt commun suite à cette séparation, les deux parties se sont rencontrées à la faveur d’une séance de consultations le 22 mai dernier, sanctionnée par la publication d’un communiqué de presse conjoint.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A la lumière de ce communiqué conjoint, il ressort qu’au cours des échanges, les deux Parties ont adoptés le Relevé des conclusions des consultations en vue du lancement des négociations entre la Confédération AES et la CEDEAO. Qu’elles ont abordé les questions importantes relatives aux aspects politiques, diplomatiques, administratifs et institutionnels, juridiques, sécuritaires et de développement économique et social.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La CEDEAO et la Confédération AES ont, énonce ce communiqué, rappelé la volonté des Chefs d’Etat de la sous-région de privilégier l’intérêt supérieur des populations ouest-africaines en sauvegardant les acquis de l’intégration sous régionale, notamment la libre circulation des personnes et des biens, jusqu’à la conclusion de nouveaux accords.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autre point souligné dans cet avis est la préoccupation commune des deux parties sur la situation sécuritaire. De ce fait, qu’elles ont convenue de l’urgence de travailler à créer les conditions nécessaires à une coopération efficace dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. En termes de conclusion, le Président de la Commission CEDEAO et les Ministres des Affaires Etrangères de la Confédération AES ont apprécié l’esprit de fraternité et de responsabilité qui ont animé ces premiers échanges directs et sont convenues de les poursuivre, guidées en permanence par les intérêts des populations ouest-africain. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme on le dit, le divorce n’est jamais une fin en soi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mariam Sissoko</strong><span style="mso-spacerun: yes;"><strong> </strong> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dialogue avec la Cédéao : l’AES écarte les discussions séparées</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/dialogue-avec-la-cedeao-laes-ecarte-les-discussions-separees-3105398.html</link>
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<description><![CDATA[ Au lendemain d’une première réunion de consultations avec la Cédéao à Bamako, le président malien Assimi Goïta a reçu les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) pour harmoniser l’approche collective adoptée par les trois pays sahéliens dans le cadre de leur retrait coordonné de l’organisation régionale. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 25 May 2025 07:20:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le président de la Transition malienne, le général Assimi Goïta, a reçu ce vendredi 23 mai 2025 les ministres des Affaires étrangères des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES), au lendemain de la première session officielle de consultations entre l’AES et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), tenue à Bamako.</p>
<p>Conduite par le ministre malien Abdoulaye Diop, la délégation comprenait le ministre burkinabè Karamoko Jean Marie Traoré, le ministre nigérien Bakary Yaou Sangaré ainsi que l’ambassadrice du Burkina Faso au Mali, Julienne Dembélé Sanon. Cette audience a permis aux responsables de faire le point au président de la Confédération sur les conclusions de la réunion avec la Cédéao.</p>
<p>Selon les propos du ministre burkinabè à l’issue de la rencontre, il s’agissait d’harmoniser la position confédérale de l’AES pour la poursuite du dialogue. « Nous sommes venus faire le point au Président de la Confédération sur les conclusions auxquelles nous sommes parvenus lors de cette première rencontre. Il s’agissait d’harmoniser notre position confédérale en vue de la poursuite du dialogue avec la Cédéao dans un esprit d’unité et de responsabilité », a déclaré Karamoko Jean Marie Traoré.</p>
<p>La rencontre du 22 mai avait permis aux deux parties de définir le cadre et le format des futures négociations. Un relevé de conclusions a été adopté, portant notamment sur les aspects politiques, diplomatiques, juridiques, sécuritaires et de développement. Les ministres de l’AES ont insisté sur le fait que les échanges se poursuivraient de manière collective et coordonnée, contrairement aux premières démarches entamées de manière bilatérale par la Cédéao.</p>
<p>« Nous avons convenu qu’il était essentiel d’avancer en tant qu’entités régionales égales, afin de structurer les pourparlers chapitre par chapitre, dans un cadre clair et mutuellement respecté », a précisé le chef de la diplomatie burkinabè.</p>
<p>Président en exercice de l’AES, le général Goïta a, pour sa part, donné ses orientations pour la suite des échanges avec la Cédéao, dans un contexte marqué par retrait officiel du Mali, du Burkina Faso et du Niger de l’organisation régionale.</p>
<p>AC/APA</p>
<p>Source: https://fr.apanews.net/</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>AES&#45;Cedeao : Un début de consultations prometteur</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/aes-cedeao-un-debut-de-consultations-prometteur-3105326.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/aes-cedeao-un-debut-de-consultations-prometteur-3105326.html</guid>
<description><![CDATA[ Ce rendez-vous de Bamako marque le lancement d’une série de consultations et de rencontres entre les deux organisations ouest-africaines afin de préserver les acquis (libre circulation des personnes et des biens, droits d&#039;établissement, liberté de commerce et d&#039;investissement) et de peaufiner les perspectives pour une cohabitation plus harmonieuse ]]></description>
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<pubDate>Fri, 23 May 2025 09:49:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">L’atmosphère était détendue, hier au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, à l’occasion de la première réunion entre la Confédération des États du Sahel (Confédération AES) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), initiée en prélude aux négociations proprement dites. Visiblement, il n’y avait aucune inimitié entre les représentants des deux parties qui ont, au contraire, affiché leur volonté de travailler ensemble pour le bonheur de leurs populations. La délégation de l’AES comprenait le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et ses homologues du Burkina Faso, Karamoko Jean-Marie Traoré et du Niger, Bakary Yaou Sangaré, accompagnés de leurs proches collaborateurs. Tandis que la délégation de la Cedeao était conduite par Dr Omar Alieu Touray, président de la Commission de l’organisation.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Ce rendez-vous de Bamako marque le lancement d’une série de consultations et de rencontres entre les deux organisations ouest-africaines afin de préserver les acquis et de peaufiner les perspectives pour le plus grand bonheur de leurs populations. «La consultation entre la Cedeao et la Confédération AES vise à lancer le processus de négociations entre les deux parties au bénéfice des populations de notre espace commun, pour nous permettre de finaliser toutes les modalités de retrait de nos pays, mais aussi d’envisager ensemble un avenir en essayant de travailler à préserver nos acquis», a introduit le chef de la diplomatie malienne. Selon Abdoulaye Diop, après la décision de retrait des trois pays en janvier 2024, la Confédération a confirmé sa disponibilité de travailler avec la Cedeao pour la matérialisation de cette volonté. Et la Cedeao a aussi réitéré son intention de g</span><br><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">érer cette situation dans un esprit de responsabilité, de complémentarité au service des populations.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Le ministre Diop a fait savoir que ce travail en commun s’inscrit dans le cadre de la vision des trois Chefs d’État de la Confédération et se traduit par leur engagement et leur détermination à mettre l’intérêt des populations du Sahel au centre de leurs actions. L’illustration de cette vision, a-t-il argumenté, a été matérialisée par la décision du collège des Chefs d’État de faire de la Confédération AES un espace exempt de visas pour les ressortissants des pays membres de la Cedeao. D’après Abdoulaye Diop, les États membres de la Confédération AES ont certes quitté la Cedeao, mais ces pays restent attachés à la stabilité de notre espace, à sa prospérité et au renforcement des liens d’intégration des peuples.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Fraternelle et constructive- Le chef de la diplomatie malienne espère que cet état d’esprit servira de socle à l’établissement de relations de coopération entre la Confédération et la Cedeao. D’après lui, une coopération fraternelle et constructive entre les deux entités sera certainement un signal fort d’une Afrique de l’Ouest qui se veut souveraine en quête de stabilité et de prospérité. «Cette rencontre est le témoignage du courage et du pragmatisme dont nous faisons preuve à engager un dialogue direct, sans intermédiaire, ni ingérence extérieure, ce qui est une preuve de maturité et de responsabilité», a fait remarquer le ministre Diop. Pour le patron de la diplomatie malienne à l’issue des discussions, les deux organisations ouest-africaines parviendront à la mise en place d’éléments permettant d’aller vers un cadre de négociations sur les modalités pratiques de ce retrait et dégager des perspectives.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">«Nous sommes confiants que ces discussions vont poser les jalons pour une collaboration renforcée, dans différents domaines, y compris dans le domaine de la paix et de la sécurité, pour le bien de l’Afrique de l’Ouest et de ses populations», a, pour sa part, indiqué le président de la Commission de la Cedeao. Dr Omar Alieu Touray a noté que c’est l’unique moyen de faire avancer les choses et de trouver des esquisses de solutions. Selon lui, c’est la traduction concrète de la volonté des Chefs d’État de trouver des solutions africaines aux problèmes africains.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">D’après Dr Omar Alieu Touray, cela démontre que la Cedeao et l’AES sont capables, par elles-mêmes, de trouver des solutions aux problèmes. L’émissaire de la Cedeao est persuadé que les activités socio-économiques transfrontalières sont renforcées par les liens de parenté qui lient les populations d’une frontière à l’autre. Il a évoqué également la pertinence de sauvegarder les acquis de l’intégration régionale obtenus durant les 50 dernières années dans différents domaines notamment, la libre circulation des personnes et des biens, les droits d’établissement, la liberté de commerce et d’investissement.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Le communiqué conjoint publié à l’issue de la rencontre précisera qu’au cours des échanges, les deux parties ont adopté le relevé des conclusions des consultations en vue du lancement des négociations entre la Confédération AES et la Cedeao. Elles ont abordé les questions importantes relatives aux aspects politiques, diplomatiques, administratifs et institutionnels, juridiques, sécuritaires et de développement économique et social.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Les deux parties ont aussi rappelé la volonté des Chefs d’État de la sous-région de privilégier l’intérêt supérieur des populations ouest- africaines en sauvegardant les acquis de l’intégration sous régionale, notamment la libre circulation des personnes et des biens, jusqu’à la conclusion de nouveaux accords. Elles ont exprimé une préoccupation commune sur la situation sécuritaire et sont convenues de l’urgence de travailler à créer les conditions nécessaires à une coopération efficace dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Enfin, les deux parties ont salué l’esprit de fraternité et de responsabilité qui a animé ces premiers échanges directs et sont convenues de les poursuivre, guidées en permanence par les intérêts des populations ouest-africaines.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><strong>Namory KOUYATE</strong></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>AES&#45;Cedeao : Les deux parties conviennent de lutter contre le terrorisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/aes-cedeao-les-deux-parties-conviennent-de-lutter-contre-le-terrorisme-3105316.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/aes-cedeao-les-deux-parties-conviennent-de-lutter-contre-le-terrorisme-3105316.html</guid>
<description><![CDATA[ Des consultations entre les ministres chargés des Affaires étrangères de la Confédération AES et le président de la Commission de la Cedeao se sont tenues ce jeudi 22 mai 2025 a Bamako. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des négociations portant sur les questions d’intérêt commun suite au retrait des Etats membres de la Confédération AES de la Cedeao. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 23 May 2025 06:28:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Dans un communiqué conjoint rendu public à l'issue de la réunion, il ressort qu’au cours des échanges, les deux parties ont adopté le relevé des conclusions des consultations en vue du lancement des négociations entre la Confédération AES et la Cedeao. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Elles ont abordé les questions importantes relatives aux aspects politiques, diplomatiques, administratifs et institutionnels, juridiques, sécuritaires et de développement économique et social.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Selon la même source, les deux parties ont rappelé la volonté des Chefs d’État de la sous-région de privilégier l’intérêt supérieur des populations ouest-africaines en sauvegardant les acquis de l’intégration sous régionale, notamment la libre circulation des personnes et des biens, jusqu’à la conclusion de nouveaux accords. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Elles ont exprimé une préoccupation commune sur la situation sécuritaire et sont convenues de l’urgence de travailler à créer les conditions nécessaires à une coopération efficace dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Les parties ont salué l’esprit de fraternité et de responsabilité qui a animé ces premiers échanges directs et sont convenues de les poursuivre, guidées en permanence par les intérêts des populations ouest-africaines.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Souleymane SIDIBE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dialogue à Bamako : l’AES et la CEDEAO engagent des consultations</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/dialogue-a-bamako-laes-et-la-cedeao-engagent-des-consultations-3105311.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/dialogue-a-bamako-laes-et-la-cedeao-engagent-des-consultations-3105311.html</guid>
<description><![CDATA[ Bamako, 22 mai 2025 — Une rencontre historique s’est tenue ce 22 mai 2025 à Bamako entre les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) et le président de la Commission de la CEDEAO, marquant le début d’un dialogue constructif après le retrait de l’AES de l’organisation ouest-africaine. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_682fa90507d38.jpg" length="90792" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 22 May 2025 22:45:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>Ces consultations, organisées en prélude aux négociations sur les questions d’intérêt commun, ont permis aux deux parties d’adopter un relevé des conclusions en vue de futures discussions officielles. Les échanges ont porté sur des thématiques essentielles telles que les relations politiques et diplomatiques, les cadres administratifs et juridiques, les enjeux sécuritaires ainsi que le développement économique et social.</p>
<p>Les délégations ont réaffirmé la volonté des chefs d’État de la région de placer l’intérêt des populations ouest-africaines au cœur de leurs priorités, en préservant les acquis de l’intégration régionale, notamment la libre circulation des personnes et des biens, en attendant de nouveaux accords.</p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x_682fa90240d74.jpg" alt=""></p>
<p>Face à l’insécurité persistante dans la région, les représentants de l’AES et de la CEDEAO ont exprimé leur préoccupation commune et convenu de l’urgence de renforcer leur coopération dans la lutte contre le terrorisme.</p>
<p>Enfin, les deux parties ont salué l’esprit de fraternité et de responsabilité ayant animé ces premiers échanges, et se sont engagées à poursuivre les discussions dans un climat de confiance, en gardant comme boussole les intérêts des populations ouest-africaines.</p>
<p><strong>La rédaction de maliweb.net</strong></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x_682fa9ebe81bd.jpg" alt=""></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ousmane Sonko dénonce les «erreurs» de la Cédéao vis&#45;à&#45;vis de l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/ousmane-sonko-denonce-les-erreurs-de-la-cedeao-vis-a-vis-de-laes-3105196.html</link>
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<description><![CDATA[ En déplacement au Burkina Faso, les 16 et 17 mai, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a appelé à respecter la décision souveraine des trois pays de l’AES de quitter la Cédéao. Il a ajouté que des erreurs avaient été commises dans la gestion d’un certain nombre de situations. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 May 2025 12:48:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Lors d’une interview accordée à la Radio et Télévision burkinabè (RTB), le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a fait savoir que, malgré la sortie des pays de l’AES (Mali, Burkina Faso et Niger) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), il n’y avait pas de rupture des relations commerciales, économiques et sociales.</p>
<p>« Notre zone est condamnée à vivre ensemble, nous sommes liés par l’histoire et par la géographie. Nous n’avons pas le choix », a déclaré le Premier ministre sénégalais en marge de sa visite de deux jours au Burkina Faso, du 16 au 17 mai.</p>
<p><strong>Les « erreurs » de la Cédéao</strong><br>Commentant cette rupture entre les États de l’AES et la Cédéao, Ousmane Sonko a déclaré : « des erreurs ont été commises principalement de la part de la Cédéao dans la gestion d’un certain nombre de situations ».</p>
<p>Selon le Premier ministre sénégalais, ces erreurs sont représentées par les menaces d’intervention militaire au Niger et par l’embargo contre le Mali, qu’il a qualifié « d’inacceptable ».</p>
<p>« On ne peut pas intervenir militairement dans un pays alors qu’on ne l’a pas suffisamment aidé à faire face aux problèmes d’insécurité », a déclaré Sonko.</p>
<p><strong>Deux poids, deux mesures de la Cédéao</strong><br>Le Premier ministre sénégalais a estimé que les problèmes ne se règlent pas de la façon dont la Cédéao a géré les événements survenus dans les pays de l’AES.</p>
<p>« S'il y a un coup d'État, qu'est-ce qui a amené à ce coup d'État ? Et pourquoi ? Quand il y a du tripotage constitutionnel, la Cédéao n'en parle pas, quand les opposants sont brimés, la Cédéao n'en parle pas... jusqu'à certaines situations, alors on sort des communiqués, on (décrète) des embargos, on menace d'intervenir militairement... Ce sont ces erreurs qui nous ont conduits à ça ; j'espère que la Cédéao en (tirera) toutes les leçons », a déclaré Ousmane Sonko.</p>
<p><iframe width="660" height="370" src="https://www.youtube.com/embed/HKdDzKPWSvU" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Il a ajouté que la Cédéao doit se doter de règles qu’elle peut faire respecter pour tout le monde. « Si une situation se posait au Nigeria, est-ce que la Cédéao peut menacer d’intervenir militairement ? », s’est-il interrogé.</p>
<p>Source: https://rtenafrique.tv/</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise Cédéao–AES : le Sénégal choisit le pragmatisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/crise-cedeaoaes-le-senegal-choisit-le-pragmatisme-3105181.html</link>
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<description><![CDATA[ Entre Bamako, Ouagadougou et Niamey, Dakar mise sur la coopération bilatérale et le pragmatisme diplomatique, dans un contexte de recomposition des alliances régionales. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 May 2025 10:19:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post-content-wrap has-share-float">
<div class="post-content cf entry-content content-spacious">
<p>Alors que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) fait face à une fracture inédite avec le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger – désormais réunis au sein de la Confédération des États du Sahel (AES) – le Sénégal adopte une posture diplomatique de rééquilibrage, misant sur une coopération bilatérale renforcée avec ces pays tout en appelant à une issue inclusive à la crise régionale.</p>
<p><strong>À Bamako, renforcement de la coopération sécuritaire</strong></p>
<p>Le ministre sénégalais des Forces armées, le général Birame Diop, a été reçu le lundi 19 mai 2025 par le président de la Transition malienne, le général Assimi Goïta, au palais de Koulouba. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une relance des échanges diplomatiques entre Dakar et Bamako, dans un contexte sécuritaire tendu marqué par une recrudescence des violences dans l’ouest du Mali, notamment l’attaque du poste de Sandaré, situé à moins de 300 km de la frontière sénégalaise.</p>
<p>Cette coopération militaire bilatérale, déjà illustrée par le lancement de patrouilles conjointes en février à Diboli, mobilise la Zone militaire N°4 et le Groupe d’action rapide de surveillance et d’intervention (GARSI) côté sénégalais. Le général Diop a transmis un message officiel du président Bassirou Diomaye Faye, réaffirmant l’engagement de Dakar à travailler de manière constructive avec le Mali, malgré les reconfigurations institutionnelles.</p>
<p>Depuis la signature d’un accord militaire technique en 2021, les deux pays entretiennent des échanges soutenus, notamment dans la formation des personnels militaires. Des opérations conjointes avec la Mauritanie ont également été menées, dans un effort élargi de stabilisation transfrontalière.</p>
<p><strong>À Ouagadougou, plaidoyer pour une approche inclusive</strong></p>
<p>En visite officielle de 48 heures au Burkina Faso, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a tenu plusieurs rencontres, notamment avec son homologue Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo et le président Ibrahim Traoré. Il a plaidé, le 19 mai, pour une approche inclusive face à la crise entre la Cédéao et l’AES, tout en appelant à tirer les leçons des erreurs passées.</p>
<p>Interrogé par la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB), M. Sonko a exprimé ses regrets quant à la rupture entre les deux blocs, tout en soulignant que «<span> </span><em>les peuples de la région continueront à être des peuples de la Cédéao, quoi qu’on veuille</em><span> </span>», mettant en avant la réalité persistante des liens économiques, sociaux et culturels.</p>
<p>Il a par ailleurs critiqué certaines décisions de la Cédéao dans la gestion des transitions politiques, notamment les sanctions contre le Mali et la menace d’intervention militaire au Niger. «<span> </span><em>Un pays comme le Sénégal n’aurait jamais dû accepter l’embargo contre le Mali. Si nous étions au pouvoir, cela n’aurait pas eu lieu</em><span> </span>», a-t-il affirmé.</p>
<p>Malgré ces divergences, M. Sonko s’est voulu rassurant sur les relations bilatérales, soulignant l’existence de 20 accords ratifiés et 23 autres en discussion avec le Burkina Faso, indépendamment de l’évolution des appartenances institutionnelles. Il a également assisté à l’inauguration du Mausolée Thomas Sankara, en présence de plusieurs ministres sénégalais, et salué l’engagement panafricaniste du leader burkinabè disparu.</p>
<p><strong>À Niamey, normalisation des relations</strong></p>
<p>La diplomatie sénégalaise s’est aussi manifestée au Niger, avec la visite du général Birame Diop, accompagné d’Amadou Hott, candidat du Sénégal à la présidence de la Banque africaine de développement. Reçu par le président Abdourahmane Tiani, le ministre a souligné l’importance de relancer les coopérations dans les domaines de la défense, de la sécurité, du commerce et de la connectivité.</p>
<p>Les deux parties ont évoqué la possibilité d’établir une liaison aérienne directe via Air Sénégal, afin de faciliter les échanges, ainsi que le renforcement du partage d’informations sécuritaires. Le général Diop a également souligné la nécessité d’une action conjointe sur les questions migratoires et au sein d’organisations telles que l’UEMOA, l’Union africaine ou l’ASECNA.</p>
<p><strong>Un repositionnement diplomatique assumé</strong></p>
<p>L’ensemble de ces démarches s’inscrit dans une offensive diplomatique plus large de la part du Sénégal, visant à maintenir sa position d’acteur central dans une région en recomposition. Tout en reconnaissant les dynamiques de rupture initiées par les pays de l’AES, Dakar affirme une volonté de préserver les ponts politiques, sécuritaires et économiques.</p>
<p>Cette approche pragmatique, articulée autour de coopérations concrètes, permet au Sénégal de se positionner comme un intermédiaire crédible, capable de dialoguer avec toutes les parties et de favoriser une sortie de crise négociée à l’échelle ouest-africaine.</p>
<p>Face à une Cédéao fragilisée et une AES en construction, le Sénégal choisit ainsi de maintenir une posture d’équilibre : critique à l’égard des erreurs passées, favorable à une réintégration inclusive, mais résolument engagé dans une diplomatie bilatérale de proximité. Cette stratégie pourrait faire du pays un pivot régional dans la redéfinition des cadres de coopération et de sécurité au Sahel et en Afrique de l’Ouest.</p>
<p><strong>AC/APA</strong></p>
<p><strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong></p>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nécessité d’une collaboration sous régionale contre le terrorisme : Quand le retrait  des pays de l’AES de la CEDEAO laisse un vide</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/necessite-dune-collaboration-sous-regionale-contre-le-terrorisme-quand-le-retrait-des-pays-de-laes-de-la-cedeao-laisse-un-vide-3105135.html</link>
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<description><![CDATA[ L’histoire semble donner raison à l’ancien Président de la République du Mali, feu Amadou Toumani Touré, quand il  affirmait à juste raison que la lutte contre le terrorisme n’est pas l’affaire d’un seul Etat et qu’il faut une synergie d’action de tous les pays de la sous-région pour venir à bout de l’hydre terroriste. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 May 2025 12:55:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Pour avoir tiré cette sonnette d’alarme, son pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fut qualifié<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par certains comme le maillon faible de la chaine. Aujourd’hui la vérité a triomphé, car tous les pays ou presque tous sont concernés par ce fléau au point que des initiatives nationales sont prises afin de se prémunir d’un système de prévention ou se préparer à l’endiguer. Ce ne sont plus les seuls Etats du sahel, Mali, Burkina et Niger qui sont menacés, mais d’autres comme le Sénégal, le Bénin, le Togo et même la Guinée Bissau sont désormais dans l’œil du cyclone des terroristes qui écument désormais toute la sous- région ouest africaine. Le retrait des trois pays de l’AES a non seulement porté un coup dur sur les mécanismes sous régionaux de lutte contre le terrorisme, mais aussi et surtout a désorganisé tout le dispositif militaire que les pays de la CEDEAO s’apprêtaient à mettre en place. Les initiatives nationales voire inter-Etats suffisent-elles pour venir à bout des terroristes qui ont le vent en poupe ces derniers temps ? Et si au-delà des querelles intestines la CEDEAO et l’AES acceptaient de collaborer pour faire face à ce péril terroriste.<o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Le premier ministre sénégalais Ousmane Sonko, en visite officielle au Burkina Faso, a abordé la question de la collaboration entre son pays et le Burkina Faso afin de lutter contre le terrorisme. Ousmane Sonko a exprimé devant le Président Burkinabé Ibrahim Traoré, la volonté du Sénégal d’envisager toute possibilité de collaboration et de soutien face à cette épreuve. Il a affirmé que le terrorisme ne s’arrêtera pas aux frontières, donc appelant à une approche régionale coordonnée. Avant le Sénégal, c’est le Togo et le Bénin qui ont tiré la sonnette d’alarme pour alerter les autres pays de la sous-région du danger qui les guette tous et dont la prévention et l’éradication doivent faire l’objet d’une synergie d’actions de tous les pays de la sous-région. La CEDEAO bien que présentant des défaillances organisationnelles et n’ayant pas jusque-là mise en place la Force en attente, demeure la meilleure réponse à la question sécuritaire dans la sous-région. Elle est non seulement capable de convaincre d’autres partenaires à venir en aide tant sur le plan matériel que logistiques, comme sur le plan de renseignement toutes choses indispensables pour venir à bout de ce fléau. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Les initiatives nationales voire inter-Etats suffisent-elles pour venir à bout des terroristes qui ont le vent en poupe ces derniers temps ? <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Un proverbe africain ne dit-il pas qu’à défaut de sa mère on tétera sa grand-mère ? C’est faute d’initiative plus globale et d’approche sous régionale subséquente que les pays qui sont considérés comme l’épicentre du terrorisme prennent des initiatives inter-Etats pour des actions coordonnées. La désintégration de la CEDEAO en est pour beaucoup. Le retrait de trois pays et non des moindres, tant par leurs superficies que leur situation géographique a été un facteur qui a ralenti l’élan de solidarité sous régionale. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, au-delà de leur handicap naturel car ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont des hinterlands autrement dit qui n’ont pas de débouché<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur la mer et dont l’économie repose en grande partie sur l’importation. Ils ont des ressources très limitées, pour ne pas dire des pays pauvres ce qui pourrait freiner certaines initiatives. C’est pourquoi ils auraient dû rester dans ce grand ensemble qu’est la CEDEAO, car on est mieux dans un ensemble à 15 que dans un groupe de trois Etats selon le Président ghanéen. Les trois pays ont fait le choix de se retirer de la CEDEAO laissant un vide difficile à combler. En effet, le Mali le Burkina Faso et le Niger constituent les trois pays les plus infectés par le terrorisme, Ils sont l’épicentre du fléau et ne disposent pas de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>moyens conséquents pour y faire face d’où la multiplication des initiatives afin de venir à bout du phénomène. L’AES est née pour combler le vide du retrait de la CEDEAO. Au-delà de l’AES les trois pays ont besoin d’élargir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leurs champs d’action en collaborant avec d’autres pays non membres de l’AES et qui sont tout aussi infectés par le fléau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;">Et si au-delà des querelles intestines, la CEDEAO et l’AES acceptaient de collaborer pour faire face à ce péril terroriste.</i></b> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Une sagesse africaine ne dit-elle pas que quand le feu gagne la forêt l’animal court vers la rivière pour y trouver refuge ? Face à ce monstre qui ne connait ni frontière et qui n’épargne<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aucun pays encore moins personne, il urge de taire les divergences politico-diplomatiques<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>afin d’envisager de véritables stratégies communes contre cet hydre qui fait suffisamment de mal aux pays de la sous-région. Les pays de la CEDEAO et ceux de l’AES ayant un destin commun et partageant un même espace gagneraient plus à se donner la main pour former un front commun et multiplier les initiatives afin d’arriver à bout du terrorisme. Les initiatives inter-Etats tout comme celles des petites entités sous régionales sont certes bonnes, mais ne sauraient être plus efficaces que les initiatives prises par les grands ensembles. C’est l’union qui fait la force a-t-on coutume d’entendre. Le succès dans la lutte contre le terrorisme passera forcément par la collaboration, par une synergie d’actions, par une mutualisation des énergies, bref par la mise en place d’une stratégie commune de l’ensemble des pays de la sous-région. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Youssouf Sissoko</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cédéao : évaluation de la libre circulation Nigéria&#45;Bénin</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-evaluation-de-la-libre-circulation-nigeria-benin-3104682.html</link>
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<description><![CDATA[ Le président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), Dr. Omar Alieu Touray, a inspecté mercredi 7 mai le poste frontalier entre le Nigéria et le Bénin pour évaluer l’application du Protocole sur la libre circulation. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 May 2025 10:21:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="post-content-wrap has-share-float">
<div class="post-content cf entry-content content-spacious">
<p>Le président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), Dr. Omar Alieu Touray, a effectué mercredi 7 mai une visite de travail au poste frontalier entre le Nigéria et le Bénin pour examiner l’application du Protocole sur la libre circulation.</p>
<p>Durant cette inspection du corridor Lagos-Seme, rapporte l’institution communautaire, le Dr. Touray s’est entretenu avec les citoyens de la Communauté et a évalué les obstacles entravant la mobilité des personnes et des marchandises dans cette zone stratégique.</p>
<p>Des discussions approfondies ont été menées avec les principaux acteurs, notamment des représentants gouvernementaux des deux pays, concernant les stratégies visant à renforcer l’intégration régionale et les échanges commerciaux.</p>
<p>Lors de ses échanges avec les fonctionnaires des douanes et de l’immigration du Nigéria et du Bénin, le diplomate gambien a également examiné la fonctionnalité des installations fournies par la Commission au poste commun, réaffirmant la détermination de la Cédéao à résoudre les goulets d’étranglement opérationnels pour garantir la sécurité, le bien-être et l’intégration économique de la sous-région.</p>
<p>Le Dr. Touray a assuré les gouvernements concernés ainsi que les parties prenantes du soutien continu de l’organisation pour développer le commerce régional et défendre les droits des citoyens communautaires inscrits dans le Protocole sur la libre circulation des personnes, des biens et des services.</p>
<p><strong>AC/Sf/APA</strong></p>
<p><strong>Source: apanews.net</strong></p>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alliance des États du Sahel : les modalités de rupture avec la CEDEAO définies</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/alliance-des-etats-du-sahel-les-modalites-de-rupture-avec-la-cedeao-definies-3104291.html</link>
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<description><![CDATA[ En conclave extraordinaire deux jours durant, au Ghana, les ministres des Affaires étrangères de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest ont produit un plan d’urgence sur le retrait du Niger, du Mali et du Burkina. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 Apr 2025 08:03:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La rencontre d’Accra s’est déroulée du 22 au 23 Avril, à l’effet d’examiner les contours du départ des trois pays sahéliens ayant manifesté le désir d’abandonner le navire communautaire. Après une étude approfondie des conséquences directes et politiques, les ministres de la CEDEAO ont passé en revue des programmes communautaires, la relocalisation d’institutions de l’organisation sur place, ainsi que la circulation des personnes et des biens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’issue dudit conclave, le président de la Commission de la Cédéao, Omar Alieu Touray, a dévoilé un plan d’urgence abordant en rapport avec les ajustements juridiques et institutionnels, l’intégration économique et l’accès aux marchés, la coopération en matière de paix et de sécurité, la continuité des programmes de développement sectoriels, puis la sauvegarde des acquis sociaux. Des axes qui, selon le diplomate gambien, posent les jalons de nouveaux axes de coopération avec les pays de la confédération des États du Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au même moment à Ouaga, le ministre burkinabé de la Communication Gilbert Ouedraogo, faisait une annonce déterminante en clôturant les travaux portant création de la radio de l'AES qui ont pris fin, le mercredi 23 avril 2025 : l’organe médiatique en gestation sera basé à Ouagadougou, avec des relais à Bamako et à Niamey et diffusera 24 heures sur 24, avec une grille de programmes variés qui va prioriser les langues nationales du trio démissionnaire de la CEDEAO.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">I. KEÏTA <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Jubile d’or de la CEDEAO : Les symboles et les actes</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/jubile-dor-de-la-cedeao-les-symboles-et-les-actes-3104154.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/jubile-dor-de-la-cedeao-les-symboles-et-les-actes-3104154.html</guid>
<description><![CDATA[ Le 22 avril 2025, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a célébré son jubilé d’or à Accra, au Ghana. Cet événement historique a souligné les réalisations de l’organisation au cours de ses cinquante années d’existence, tout en mettant en lumière les défis à venir. Cependant, la cérémonie a été marquée par l’absence notable de plusieurs chefs d’Etat membres. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202504/image_870x580_680be682bfd91.jpg" length="104301" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 26 Apr 2025 01:37:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Lors de cette célébration, la présence présidentielle était très réduite. Parmi les dirigeants présents dans la loge des dignitaires, seul le président libérien, Joseph Boakai, s’est distingué en assistant personnellement à l’événement. Le président togolais, Faure Gnassingbé, était représenté par sa Première ministre, Victoire Tomegah Dogbé, tandis que le vice-président gambien, Muhammed B. S. Jallow, figurait également parmi les participants. Absent en personne, le président en exercice de la Cédéao, Bola Tinubu, a toutefois transmis un message fort, appelant à réimaginer l’organisation comme une communauté de peuples, bien au-delà de son rôle politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">John Dramani Mahama, président ghanéen et hôte de l’événement, a inauguré la cérémonie par un discours inspirant, saluant les succès de la Cédéao tout en appelant à une coopération accrue face aux défis actuels. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">"Nous devons continuer à bâtir une Afrique de l’Ouest où la paix, la prospérité et la justice prévalent"</span></i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">, a-t-il déclaré, tout en insistant sur la nécessité de l’inclusion et de la solidarité entre Etats membres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">"Ce jubilé d’or doit être un moment de célébration mais aussi de réforme. Nous devons tendre la main aux États du Sahel pour garantir la stabilité de notre région"</span></i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">, a rappelé Omar Touray, président de la Commission de la Cédéao.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">L’absence très remarquable des pays de l’AES symbole des tensions<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Malgré une invitation officielle du président Mahama, les dirigeants des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) Mali, Burkina Faso et Niger n’ont pas pris part à la cérémonie. Certains observateurs évoquent des contraintes d’agenda et un délai jugé trop court pour organiser leur venue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Cependant, cette absence illustre aussi les tensions persistantes entre ces nations et la Cédéao, exacerbées par des différends liés à la gestion de la sécurité régionale et aux sanctions imposées après les coups d’État militaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Cette situation souligne les défis complexes auxquels l’organisation est confrontée pour rétablir des relations harmonieuses avec tous ses membres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;">Ousmane Mahamane <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO condamne l&amp;apos;attaque terroriste du 17 avril contre l&amp;apos;armée béninoise</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-condamne-lattaque-terroriste-du-17-avril-contre-larmee-beninoise-3104078.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Apr 2025 16:30:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>COTONOU, 24 avril (Xinhua) -- La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a dit condamner jeudi avec fermeté l'attaque terroriste perpétrée le 17 avril dernier dans le nord du Bénin, laquelle a fait des morts et des blessés.</strong>

Le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, au nom de toutes les institutions de la Communauté et de l'ensemble des citoyens ouest-africains, présente "ses condoléances les plus attristées" aux familles des victimes, ainsi qu'au gouvernement et au peuple béninois, selon un communiqué de l'organisation régionale.

"Face à la persistance et à la complexité de la menace terroriste dans notre région", cette attaque "souligne de manière criante l'impérieuse nécessité d'une coopération indispensable et renforcée entre tous les Etats membres, particulièrement ceux qui partagent des frontières communes et sont directement confrontés à ce fléau", a-t-il indiqué.

M. Touray a estimé que la mutualisation des efforts en matière de sécurité était plus que jamais essentielle pour opposer une réponse collective et efficace aux groupes terroristes qui menacent la paix, la stabilité, la sécurité et le développement de la région.

Cinquante-quatre soldats béninois ont été tués lors d'attaques terroristes simultanées survenues le 17 avril dernier dans le nord du pays, a confirmé mercredi le gouvernement béninois.

<strong>Source: <a href="https://french.news.cn/">https://french.news.cn/</a></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ghana: la Cédéao finalise les modalités du divorce avec l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/ghana-la-cedeao-finalise-les-modalites-du-divorce-avec-laes-3104038.html</link>
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<description><![CDATA[ Réunis pendant deux jours dans la capitale ghanéenne, les ministres des Affaires étrangères de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont planché sur un plan d’urgence visant à répondre au retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Apr 2025 09:40:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>Une session extraordinaire du Conseil des ministres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) s’est tenue les 22 et 23 avril à Accra, au Ghana, pour examiner le plan d’urgence et les modalités du retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de l’organisation régionale.</p>
<p>Convoquée sur instruction de l’Autorité des Chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao, la réunion visait à analyser les conséquences pratiques et politiques du retrait officiel de ces trois États, effectif depuis le 29 janvier 2025. Les discussions ont notamment porté sur l’impact sur les programmes communautaires, la relocalisation éventuelle d’institutions, et la continuité de la libre circulation des personnes et des biens dans la région.</p>
<p>Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, hôte de la session, a ouvert les travaux en soulignant que cette réunion ne visait pas à polémiquer sur le retrait, mais à définir des réponses coordonnées face à une situation inédite. Il a insisté sur les liens profonds entre les peuples de la région, appelant à la sagesse, au tact et à l’unité pour préserver la cohésion ouest-africaine.</p>
<p>Le ministre a aussi rappelé l’engagement du Ghana en faveur de l’intégration régionale, à l’occasion du 50e anniversaire de la Cédéao. Le président de la Commission de la Cédéao, Omar Alieu Touray, a présenté un plan d’urgence structuré autour de cinq axes : les ajustements juridiques et institutionnels ; l’intégration économique et l’accès aux marchés ; la coopération en matière de paix et de sécurité ; la continuité des programmes de développement sectoriels ; et la sauvegarde des acquis sociaux. Il a appelé à jeter les bases de nouvelles formes de coopération avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).</p>
<p>Le ministre nigérian des Affaires étrangères et président en exercice du Conseil des ministres de la Cédéao, Yusuf Maitama Tuggar, a, quant à lui, exhorté les États membres à rester unis et résilients face à ce défi. Reconnaissant la souveraineté des États sortants, il a insisté sur la nécessité de maintenir le cap d’une intégration régionale inclusive au service des générations futures. Cette session d’urgence s’est tenue après le lancement des célébrations du cinquantenaire de la Cédéao, également organisées à Accra.</p>
<p>À cette occasion, le président ghanéen John Dramani Mahama a prononcé un discours dans lequel il a placé l’unité régionale au cœur des priorités. « Aujourd’hui n’est pas qu’une célébration. C’est un moment de réflexion sur notre parcours collectif et une invitation à renouveler notre engagement aux principes qui nous unissent depuis cinquante ans », a-t-il déclaré devant plusieurs chefs d’État, anciens dirigeants et hauts représentants de la région.</p>
<p>Face aux défis que traverse actuellement l’organisation – instabilité politique, insécurité au Sahel, inégalités économiques et impacts du changement climatique –, Mahama a rappelé que la diplomatie et la solidarité devaient rester « notre première ligne de défense ». Sans mentionner directement les dirigeants de l’AES, absents malgré une invitation confirmée, il a qualifié de « regrettable » la décision du Mali, du Burkina Faso et du Niger de quitter la Cédéao. Il a néanmoins plaidé pour une approche constructive : « La réponse ne doit pas passer par l’isolement ou la condamnation, mais par l’écoute, le dialogue et la volonté d’engager. » Mahama a affirmé avoir fait de la reprise des liens diplomatiques avec les pays de l’AES une priorité. Il a évoqué la nomination d’un envoyé spécial ainsi que ses propres missions diplomatiques dans les capitales concernées. </p>
<p>« Le Ghana est prêt à servir de pont pour recoudre le tissu de l’unité ouest-africaine », a-t-il assuré. Le président ghanéen a également salué l’héritage diplomatique de la Cédéao dans la résolution de crises majeures en Afrique de l’Ouest, citant les cas du Libéria, de la Sierra Léone, de la Gambie, de la Côte d’Ivoire et du Togo. Pour lui, l’organisation est la preuve que « les solutions africaines par la diplomatie africaine fonctionnent ».</p>
<p>Insistant sur le rôle essentiel des citoyens, Mahama a appelé à renforcer les capacités des institutions communautaires, afin que la Cédéao soit perçue comme « une communauté vivante, proche de leurs luttes et porteuse de leurs espoirs ». Mahama a, pour finir, exhorté ses pairs à faire des cinquante prochaines années une ère d’écoute, de cohabitation pacifique et de prospérité partagée. </p>
<p><strong>AC/Sf/APA</strong></p>
<p><strong>Source: apanews.net</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Jubile d&amp;apos;or de la CEDEAO : Entre succès et défis</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/jubile-dor-de-la-cedeao-entre-succes-et-defis-3103852.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 01:33:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce mardi 22 avril 2025, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) célèbre son jubilé d'or à Accra, capitale du Ghana. Cet événement historique marque 50 ans d'existence de l'organisation, fondée en 1975 à Lagos, au Nigeria, avec pour ambition de promouvoir l'intégration économique, la coopération politique et la stabilité régionale.</em></strong>

La célébration rassemble les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres, ainsi que des dignitaires et des représentants de la société civile. Les pays membres de l'Alliance des Etats du Sahel (AES) sont invités d'honneur par le président ghanéen John Dramani Mahama, mais leur présence reste incertaine.

La cérémonie d'ouverture mettra en avant la richesse et la diversité des traditions ouest-africaines à travers des spectacles culturels. Parmi les moments forts, le dévoilement du logo et du thème de ce jubilé symbolisera l'unité et les réalisations de l'organisation au cours des cinq dernières décennies.

<strong>Les réalisations et les défis de l’organisation</strong>

Durant ces cinquante années, la Cédéao a accompli des avancées remarquables. Elle a facilité la libre circulation des personnes et des biens, renforcé la coopération économique et joué un rôle essentiel dans la résolution des conflits régionaux. Parmi ses initiatives clés figurent la création de la monnaie unique, l'Eco, et le soutien au processus démocratique dans ses Etats membres, témoignant de son engagement envers l'intégration régionale.

Cependant, l'organisation fait face à des défis majeurs. Le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger en janvier 2024 a marqué un tournant. Ces trois pays, membres de l'AES, ont exprimé leur mécontentement face à une Cédéao perçue comme influencée par des puissances étrangères et incapable de répondre à leurs préoccupations.

Leur départ, motivé par des désaccords sur la gestion de la sécurité régionale, notamment la lutte contre le terrorisme, et les sanctions imposées après des coups d'Etat militaires, a exacerbé les tensions. Ces sanctions ont été jugées injustes et inhumaines par les pays concernés.

Le retrait de ces membres remet en question l'unité de la Communauté ouest-africaine et sa capacité à relever les défis sécuritaires et économiques. Il soulève aussi des interrogations sur l'avenir de l'intégration régionale et la pertinence de ses principes fondateurs.

Alors que l'organisation célèbre ses 50 ans, elle doit surmonter ces obstacles pour préserver son rôle de pilier de l'intégration régionale. Cela implique de réévaluer ses politiques, d'adopter une approche plus inclusive et de renforcer la coopération avec tous ses membres, y compris ceux qui ont quitté l'organisation.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cédéao : Omar Alieu Touray défend les acquis de l’intégration</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-omar-alieu-touray-defend-les-acquis-de-lintegration-3103805.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 14:43:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président de la Commission de la Cédéao, Omar Alieu Touray, a dressé un bilan positif des 49 ans d’intégration régionale, à l’occasion du lancement du cinquantenaire de l’organisation ouest-africaine, en insistant sur les avancées économiques, sécuritaires et sociales malgré les tensions actuelles.</strong>

Le président de la Commission de la Cédéao, Dr Omar Alieu Touray, a estimé mardi à Accra que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest « reste la région la plus intégrée du continent africain », malgré les critiques. Il s’exprimait à l’occasion du lancement du cinquantenaire de l’organisation régionale, en présence de plusieurs chefs d’État, d’anciens dirigeants et de partenaires.

« Beaucoup se demandent s’il y a vraiment quelque chose à célébrer. Ma réponse est un oui catégorique », a-t-il affirmé, avant d’énumérer les principales réalisations de l’organisation, à savoir la libre circulation des personnes, la suppression des visas entre les États membres, le Schéma de libéralisation des échanges de la Cédéao (SLEC), ou encore le système SIGMAT d’interconnexion des douanes.

Le diplomate gambien a aussi cité des projets d’infrastructure comme le corridor Lagos-Abidjan, l’autoroute Abidjan-Dakar, ou encore la ligne maritime Praia-Dakar, sans oublier les efforts dans le domaine énergétique, notamment les investissements dans les énergies renouvelables et l’accès à l’électricité.

Sur le plan sanitaire et social, il a salué l’engagement de la Cédéao dans la réponse aux épidémies et l’amélioration de l’accès aux médicaments.

Concernant la paix et la sécurité, il a mis en avant les missions déployées dans plusieurs États membres, notamment la Guinée-Bissau, la Gambie, le Libéria, la Sierra Léone et le Mali.

Dr Touray a cependant reconnu que de nombreux défis demeurent, comme le faible niveau du commerce intra-régional (12 %), les obstacles non tarifaires, la faiblesse de la productivité et la montée de l’insécurité. Il a plaidé pour une Cédéao « unie par le sang » et « fondée sur une solidarité historique », réitérant l’engagement de la Commission à maintenir le dialogue avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).

AC/Sf/APA

<strong>Source: apanews.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapprochement Cédéao&#45;AES : Mahama ne perd pas espoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/rapprochement-cedeao-aes-mahama-ne-perd-pas-espoir-3103800.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 14:19:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans un discours solennel et rassembleur, le président du Ghana, John Dramani Mahama, a appelé mardi à Accra à faire du cinquantenaire de la Cédéao un tournant pour une intégration plus inclusive, reposant sur le dialogue, la solidarité et la diplomatie. Il a plaidé pour la réintégration des États du Sahel, tout en annonçant des initiatives concrètes en faveur de la jeunesse ouest-africaine.

« Aujourd’hui n’est pas qu’une célébration. C’est un moment de réflexion sur notre parcours collectif et une invitation à renouveler notre engagement aux principes qui nous unissent depuis cinquante ans », a déclaré Mahama en clôturant la cérémonie officielle du lancement du cinquantenaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), devant plusieurs chefs d’État, anciens dirigeants et hauts représentants de la région.

Face aux défis actuels qui ont pour noms instabilité politique, insécurité croissante au Sahel, inégalités économiques et impacts du changement climatique, le président ghanéen a souligné que la diplomatie et la solidarité devaient rester « notre première ligne de défense ».

Sans mentionner explicitement les dirigeants des pays de l’AES, absents malgré une invitation formelle confirmée par le chef de la diplomatie ghanéenne, John Mahama a qualifié de « regrettable » la décision du Mali, du Burkina Faso et du Niger de se retirer de la Cédéao. Il a toutefois plaidé pour une approche constructive, estimant que la réponse ne devait pas passer par « l’isolement ou la condamnation », mais plutôt par « l’écoute, le dialogue et la volonté d’engager ».

Il a affirmé que, depuis son retour à la tête de l’État, il avait fait de la reprise des liens diplomatiques avec l’AES une priorité, citant la nomination d’un envoyé spécial et ses missions personnelles dans les pays concernés. « Le Ghana est prêt à servir de pont pour recoudre le tissu de l’unité ouest-africaine », a-t-il déclaré.

Mahama a aussi salué l’héritage diplomatique de la Cédéao dans la résolution de conflits passés, notamment au Libéria, en Sierra Léone, en Gambie, en Côte d’Ivoire et au Togo, rappelant que l’organisation était la preuve que « les solutions africaines par la diplomatie africaine fonctionnent ».

Le président ghanéen a appelé à renforcer les capacités des institutions communautaires, en insistant sur la nécessité pour les citoyens de percevoir la Cédéao comme « une communauté vivante, proche de leurs luttes et porteuse de leurs espoirs ». Il a insisté sur le rôle clé de la jeunesse, des femmes, de la culture et de l’éducation dans le renforcement de l’unité régionale.

Dans cette optique, il a annoncé que le Ghana offrirait 1 000 bourses à des étudiants issus des pays membres pour suivre des études supérieures dans les universités ghanéennes. « Ce n’est pas juste un geste, c’est un acte de solidarité. Un pont vers un avenir où nos jeunes se verront comme des partenaires et non comme des étrangers. »

Concluant son discours, Mahama a exhorté ses pairs à faire des cinquante prochaines années une ère d’écoute, de cohabitation pacifique et de prospérité partagée. « La Cédéao doit rester un forum pour entendre, un espace pour guérir, une maison pour une solidarité africaine visionnaire. »

<strong>AC/Sf/APA</strong>

<strong>apanews</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cédéao : session extraordinaire à Accra sur le retrait de l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-session-extraordinaire-a-accra-sur-le-retrait-de-laes-2-3103784.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-session-extraordinaire-a-accra-sur-le-retrait-de-laes-2-3103784.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 11:20:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La session extraordinaire de la Cédéao convoquée les 22 et 23 avril coïncide avec le lancement des célébrations du cinquantenaire de l’organisation, marqué par une tentative de rapprochement entre les deux blocs.

Le Conseil des ministres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) se réunit en session extraordinaire les 22 et 23 avril 2025 à Accra, capitale du Ghana, pour examiner les conséquences du retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de l’organisation régionale.

Cette rencontre, convoquée pour discuter des modalités du désengagement et des implications pour les institutions et agences de la Cédéao encore actives dans les trois pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES), se tiendra le même jour que le lancement officiel à Accra des célébrations du cinquantenaire de l’institution régionale.

Le président ghanéen John Dramani Mahama, qui a récemment effectué une tournée diplomatique au Mali, au Burkina Faso et au Niger, a convié les dirigeants de ces pays à participer à l’événement. Une initiative qui vise à favoriser un rapprochement entre les deux blocs, malgré les profondes divergences qui ont conduit les autorités sahéliennes à prendre leurs distances avec l’institution communautaire, qu’elles accusent d’être instrumentalisée par la France.

Le Burkina, le Mali et le Niger ont annoncé leur retrait de la Cédéao en janvier 2024. Conformément aux textes de l’Organisation, cette décision devient effective une année après sa notification, soit en janvier 2025.

La session ministérielle abordera également d’autres questions d’importance régionale, dans un contexte de défis sécuritaires et diplomatiques croissants en Afrique de l’Ouest.

&nbsp;

<strong>AC/Sf/APA</strong>

<strong> apanews</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cédéao : session extraordinaire à Accra sur le retrait de l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-session-extraordinaire-a-accra-sur-le-retrait-de-laes-3103772.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-session-extraordinaire-a-accra-sur-le-retrait-de-laes-3103772.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 10:10:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La session extraordinaire de la Cédéao convoquée les 22 et 23 avril coïncide avec le lancement des célébrations du cinquantenaire de l’organisation, marqué par une tentative de rapprochement entre les deux blocs.</strong>

Le Conseil des ministres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) se réunit en session extraordinaire les 22 et 23 avril 2025 à Accra, capitale du Ghana, pour examiner les conséquences du retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de l’organisation régionale.

Cette rencontre, convoquée pour discuter des modalités du désengagement et des implications pour les institutions et agences de la Cédéao encore actives dans les trois pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES), se tiendra le même jour que le lancement officiel à Accra des célébrations du cinquantenaire de l’institution régionale.

Le président ghanéen John Dramani Mahama, qui a récemment effectué une tournée diplomatique au Mali, au Burkina Faso et au Niger, a convié les dirigeants de ces pays à participer à l’événement. Une initiative qui vise à favoriser un rapprochement entre les deux blocs, malgré les profondes divergences qui ont conduit les autorités sahéliennes à prendre leurs distances avec l’institution communautaire, qu’elles accusent d’être instrumentalisée par la France.

Le Burkina, le Mali et le Niger ont annoncé leur retrait de la Cédéao en janvier 2024. Conformément aux textes de l’Organisation, cette décision devient effective une année après sa notification, soit en janvier 2025.

La session ministérielle abordera également d’autres questions d’importance régionale, dans un contexte de défis sécuritaires et diplomatiques croissants en Afrique de l’Ouest.

AC/Sf/APA

Source: apanews.net]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cédéao&#45;AES : Accra invite les dirigeants sahéliens à une réunion décisive</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-aes-accra-invite-les-dirigeants-saheliens-a-une-reunion-decisive-3103498.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-aes-accra-invite-les-dirigeants-saheliens-a-une-reunion-decisive-3103498.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 19:46:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après une tournée diplomatique dans les pays de l’AES et un entretien stratégique avec le président nigérian Bola Tinubu, le président ghanéen John Dramani Mahama convie les chefs d’État sahéliens à une réunion extraordinaire du Conseil des ministres de la Cédéao à Accra.</strong>

Le Ghana poursuit ses efforts de médiation entre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et la Confédération des États du Sahel (AES). En marge de la célébration du 50e anniversaire de l’institution régionale, Accra accueillera, les 22 et 23 avril 2025, une réunion extraordinaire du Conseil des ministres de la Cédéao consacrée au retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Fait à relever, les chefs d’État de l’AES ont été officiellement conviés à cette rencontre par le président ghanéen John Dramani Mahama, en tant qu’hôtes spéciaux de cette session cruciale.

Cette invitation intervient dans un contexte marqué par une série d’initiatives diplomatiques menées par Mahama lui-même. Le 10 mars dernier, il bouclait une tournée de trois jours dans les trois capitales sahéliennes, où il s’était entretenu avec les présidents de la transition du Mali, du Burkina Faso et du Niger. À la fin de ce périple, il avait plaidé pour des relations « bien décentes » entre la Cédéao et l’AES, tout en concluant des accords bilatéraux dans les domaines de l’énergie, des infrastructures et de la sécurité.

Dans la foulée, Mahama a effectué une visite à Abuja fin mars, où il a rencontré son homologue nigérian Bola Ahmed Tinubu, président en exercice de la Cédéao.

La réunion des ministres des Affaires étrangères et des Finances à Accra, à laquelle participeront Bola Ahmed Tinubu, president en exercice de la Cédéao, le président de la Commission, des chefs d’État et des dirigeants d’organisations partenaires, devrait permettre d’examiner les implications du départ des trois pays sahéliens et d’élaborer un rapport en vue du prochain sommet des chefs d’État de l’Organisation communautaire.

Si les dirigeants de l’AES acceptent l’invitation, cela pourrait marquer une relance majeure du dialogue régional, dans un climat de forte tension depuis leur retrait entériné en janvier 2025.

<strong>AC/APA</strong>

<strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Face aux tensions entre l&amp;apos;Algérie et le Mali, la CEDEAO appelle au dialogue</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/face-aux-tensions-entre-lalgerie-et-le-mali-la-cedeao-appelle-au-dialogue-3102224.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 09:57:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Face aux tensions entre l'Algérie et le Mali, la CEDEAO appelle au dialogue</strong>

Dans un communiqué publié le 9 avril, l'organisation ouest-africaine lance "un appel au Mali et à l'Algérie pour qu'ils désamorcent la tension en favorisant le dialogue et utilisent les mécanismes régionaux et continentaux pour régler les différends".

Les tensions diplomatiques entre le Mali et l'Algérie se sont intensifiées après que les forces armées algériennes ont abattu fin mars un drone malien près de la ville frontalière de Tinzaouatine. L'Algérie affirme que le drone a violé sa souveraineté. De son côté, Bamako nie toute incursion dans l'espace aérien de son voisin.

L'incident a entraîné une série de réactions politiques, notamment le rappel des ambassadeurs du Mali, du Burkina Faso et du Niger en poste à Alger, ainsi que la fermeture de l'espace aérien entre l'Algérie et le Mali.

L'Algérie n'appartient pas à la CEDEAO, et le Mali s'en est retiré fin janvier.

Source: https://fr.sputniknews.africa/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO  appelle le Mali et l’Algérie à «  désamorcer les tensions » au profit du dialogue</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-appelle-le-mali-et-lalgerie-a-desamorcer-les-tensions-au-profit-du-dialogue-3102121.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Apr 2025 19:32:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Malgré le retrait du Mali de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest,  la  commission de cette organisation appelle à l’apaisement  entre notre pays  et son voisin Algérien. Première organisation régionale africaine  à  se prononcer sur cet incident,  la  CEDEOA exprime sa  profonde préoccupation  face  à la situation qui  oppose les deux pays voisins. Ce faisant, elle a  lancé un appel à l’endroit des dirigeants des deux pays belligérants  afin qu’ils  désamorcent la tension. Dans  son  communiqué,  elle  exhorte le Mali et l’Algérie à favoriser le dialogue en utilisant les mécanismes régionaux et  internationaux pour régler ce différend né à  la suite  d’un tir de l’armée algérienne qui a détruit  un drone de surveillance  de l’armée de l’air du Mali.

En publiant cette déclaration, la CEDEAO devient la seule organisation régionale à manifester sa solidarité aux pays voisins qui se livrent  depuis plusieurs  jours  à des  communiqués virulents.  La  Russie proche du nouveau gouvernement Malien  et  celui  de l’Algérie reste silencieuse au même titre que  l’Union africaine et l’organisation  des Nations Unies. Cette indifférence fait  beaucoup de commentaires  au Mali et à l’étranger.  Il faut rappeler que le Mali a récemment claqué la porte de  la CEDEAO avec le Niger et le Burkina Faso.  L’Algérie n’a jamais été membre de la CEDEAO.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Médiation de la CEDEAO : John Mahama peut&#45;il réussir là où Dakar a échoué?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mediation-de-la-cedeao-john-mahama-peut-il-reussir-la-ou-dakar-a-echoue-3099899.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Mar 2025 09:46:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En tournée sous-régionale, le leader ghanéen était porteur d'un message de son homologue ivoirien : faire revenir l'AES dans les rangs. De quoi ouvrir à nouveau la porte à d'éventuelles négociations, surtout que les leaders souverainistes semblent prêts à lâcher du lest.

Le chef de l’Etat ghanéen était en visite dans les pays de l’AES, un an après la rupture officielle avec la Cédéao. Unique leader à avoir désigné un envoyé spécial pour la zone,  il avait densifié la relation bilatérale avec Bamako suite à la visite du PM Abdoulaye Maïga. Cette fois il sera à Koulouba en personne pour inviter le président de la Transition à donner une suite favorable au cri de cœur d'Alassane Ouattara. Sauf que le Général Assimi GOÏTA laissa entendre qu'il est prêt à travailler sur une coopération commerciale poussée et une circulation des personnes et des biens sans entraves.

Néanmoins, le président en exercice de l'AES fera cas d'une chose : Le manque de respect et de considération à l'endroit du trio militaire. Bamako, Ouaga et Niamey étaient régulièrement sous pression pour organiser des élections et n'ont pas échappé à des sanctions encore qualifiées " d'illégitimes et illégales". Bien sûr, sur la base de délais qu'ils avaient eux mêmes fixés sans pouvoir les respecter. Il est clair que l'AES ne se laissera point exposer au protocole additionnel qui condamne les transitions militaires et prône des élections rapides.

Cette visite de travail, en permettant de faire un tour d’horizon de la coopération entre Accra et les trois pays, s’inscrit dans le droit fil de la médiation enclenchée par le président Diomaye Faye. Au lendemain de son élection, ce dernier avait entamé pareille démarche avec une confirmation comme médiateur par la CEDEAO. Finalement, ses bons offices furent un fiasco pour n'avoir pu empêcher le retrait définitif des pays du Sahel. D'ailleurs, son successeur à la tache l'aura appris à ses dépens dans chaque palais présidentiel : le drapeau de l'AES est visible partout.

Par ailleurs, Accra a un deal juteux à exploiter avec les ports de Takoradi et Tema qui avaient pignon sur rue quand lors de la crise ivoirienne dans les années 2000. Si son prédécesseur était à couteaux tirés avec l'AES, John Dramani a l'occasion de faire bénéficier ses infrastructures portuaires qui ne sont pas à négliger. Au regard des convoitises suscitées par ceux de son voisin togolais au détriment de Cotonou, suite aux sanctions de la CEDEAO, il y a bien matière à exploiter. Mieux, il peut aussi manœuvrer avec l'initiative d'Accra, un creuset né en 2017 par le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Togo et le Burkina Faso pour lutter contre le terrorisme. En 2019, le Mali et le Niger se sont également joints à « l’Initiative » en qualité de membres observateurs. Le Nigéria a aussi été admis comme observateur lors de la conférence de novembre 2022 et le but est d'agir en  commun pour éradiquer la menace terroriste en Afrique de l’Ouest.

Du pain béni pour l'AES qui peut pleinement s'inspirer des 3 trois axes de ce cadre régional qui sont le partage d'informations et de renseignements, la formation du personnel de sécurité et la conduite d’opérations militaires conjointes transfrontalières.


<strong>I. KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>&amp;quot;La CEDEAO est partie droit au mur&amp;quot;, constate un analyste sur fond d’un intérêt du Togo pour l&amp;apos;AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-est-partie-droit-au-mur-constate-un-analyste-sur-fond-dun-interet-du-togo-pour-laes-3099557.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Mar 2025 17:28:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>"Ce dernier pourrait être perçu comme un signe de rupture ou de divergence au sein de l'organisation", explique à Sputnik Afrique Abdoul Diallo, analyste malien.</strong>

"La CEDEAO, déjà sous influence de puissances étrangères, pourrait être amenée à réévaluer ses priorités et ses politiques face à des alliances régionales comme l'AES", estime-t-il.

Selon lui, l'AES "pourrait redéfinir les rapports de force dans la région" en limitant l'influence de puissances occidentales en matière de sécurité et d'économie.

Et de marteler: "La création de la Confédération des États du Sahel met en évidence l'échec de la CEDEAO".

En l’absence de changement, l'avenir de l'organisation régionale pourrait être compromis, soutient M.Diallo.

"Je crois que bientôt, ce sera la fin de cette CEDEAO, à moins qu'on ne revoit le mécanisme en place, pour recréer également une autre CEDEAO qui est différente de celle-ci", souligne-t-il.

Source: https://fr.sputniknews.africa/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Cédéao dans ses petits souliers : Embalo envoie paître ses émissaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-dans-ses-petits-souliers-embalo-envoie-paitre-ses-emissaires-3099377.html</link>
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<pubDate>Fri, 14 Mar 2025 01:37:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Stupéfaite et impuissante, l’organisation sous-régionale Du 21 au 28 février 2025, les émissaires de la Cédéao étaient en pourparlers avec l’opposition politique bissau-guinéenne et le président Embalo. Coup de tonnerre dans le ciel ouest-africain : les émissaires de la Cédéao ont été sommés de quitter la Guinée- Bissau le 1er mars !</em>

Le président Umaro Embalo Sissoco s’est taillé une réputation d’homme girouette. Après avoir soutenu bec et ongles les décisions de sanctions de la Cédéao, contre les pays membres de l’AES entre 2022 et 2023 pour non-respect de leur Constitution, le voilà sur la sellette pour les mêmes raisons. Son mandat a expiré le 27 février dernier. Mais il entend rester aux manettes du pouvoir jusqu’au scrutin présidentiel du 30 novembre 2025. Ce qui lui vaut une réprobation de la part de l’opposition. D’où la présence des émissaires mandatés par la Cédéao pour qu’ils accordent leur violon. Mais peine perdue, Embalo s’est fâché et a vivement éconduit la médiation. Péremptoire, il n’est pas parti par quatre chemins pour se faire comprendre :

« Je serai candidat, cela ne fait pas l’ombre d’un doute, et je vais gagner dès le premier tour. La mission qui vient de partir ne reviendra plus ici. Tant que je serai au pouvoir, rassurez-vous. Je voudrais vous dire que toutes les décisions de la Cédéao sont prises par les chefs d’Etat. Les Guinéens ont grandi maintenant, c’est moi qui ai donné l’ordre d’expulser cette mission. C’est moi qui les ai chassés d’ici. Quand une mission de la Cédéao, des Nations unies de l’Union africaine, vient dans un pays, elle vient avec une feuille de route et le président de la République du pays d’accueil valide ce document. Notre pays a ses règles, nous ne sommes pas une république bananière. Certains veulent banaliser nos institutions. Tant que je serai là, personne ne fera ça », s’est-il insurgé.

Pour rappel, il a eu l’honneur d’être président de la Cédéao, de juillet 2022 à juillet 2023 après la présidence de Nana Akufo Addo, si bien qu’il connaît le modus operandi de l’organisation sous-régionale, comme sa poche. Sous sa présidence, il a officié le différend entre Macky Sall et Diomaye Faye. Pourtant il n’a pas été déclaré persona non grata au Sénégal.

Exercice, Aujourd’hui, il met la Cédéao dans une situation intenable. L’attitude d’Embalo met l’opinion mal à l’aise.

<strong>Comment peut-il se mettre en porte-à-faux avec cette même Cédéao ?</strong>

Force est de reconnaître que cette organisation a été utilisée pour mener des missions au Mali, au Niger au Burkina Faso, en son temps.

L’on se rappelle que les pays de l’AES ont claqué la porte d’une  ‘’ Cédéao aux ordres’’. Alors porte-étendard de cette même organisation, il était prêt à lever une armée pour réinstaller Bazoum dans son fauteuil au Niger. Son comportement insolite ? Ça pose un problème d’éthique. Selon certaines indiscrétions, son épouse lui avait prodigué des conseils avisés, le dissuadant de briguer un second mandat. Il semble avoir fait fi de ses promesses de ne pas se représenter à la présidentielle. La boulimie du pouvoir est passée par là.

Après les pays de l’AES, la Cédéao est en difficulté avec la Guinée-Bissau, où elle a joué un rôle important dans la confirmation de l’élection du président Embalo en 2020. La politique de deux poids deux mesures a de beaux jours devant elle : tapis rouge déroulé à ceux qui perpètrent un coup d’Etat-civil et sanctions contre ceux qui excellent dans un coup d’Etat militaire.

Au lieu qu’Alassane Dramane Ouattara et John Dramani Mahama s’évertuent à ramener le trio de l’AES au bercail, ils doivent plutôt recadrer le solitaire Embalo dans son délire.

En tout état de cause, la Cédéao avait-elle voulu sauver les meubles, avec l’envoi de sa mission, pour éviter à Embalo de marcher de façon soft sur les plates-bandes de l’AES ? On ne serait pas loin de le penser.

<strong>Mohamed Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO tente de séduire l’AES, probablement en vain</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-tente-de-seduire-laes-probablement-en-vain-3099364.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Mar 2025 15:57:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Alliance-Confédération des États du Sahel continue à être un os dans la gorge de nombreuses forces hostiles à la véritable souveraineté africaine et aux valeurs du Panafricanisme. Après avoir échoué à faire tomber l’alliance sahélienne, désormais l’approche d’une structure comme la Cedeao et des forces affiliées est beaucoup plus en mode séduction.</strong>

La tournée du président ghanéen, John Dramani Mahama, dans les trois pays membres de l’Alliance-Confédération des États du Sahel (AES), avait pour objectif ouvertement affiché à tenter de convaincre les leaderships des trois nations sahéliennes à réintégrer la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Commencée au Mali, la visite du chef de l’État du Ghana s’est poursuivie au Niger, pour finir au Burkina Faso.

Ladite tournée s’est déroulée dans un cadre cordial, sachant que le président ghanéen, en fonction à la tête de son pays depuis le 7 janvier de cette année, avait appelé à changer d’approche parmi les pays membres de la Cedeao vis-à-vis de l’AES. Pour rappel, la sortie des pays membres de l’Alliance-Confédération des États du Sahel de la CEDEAO a été officialisée en janvier dernier.

En effet, John Dramani Mahama avait même noté la nécessité d’une reconnaissance de l’Alliance des États du Sahel par la CEDEAO. Maintenant et en termes de perspectives, si l’approche du président ghanéen vis-à-vis de l’AES a été effectivement positivement accueillie au Burkina Faso, au Mali comme au Niger, il n’en demeure pas moins que le temps des illusions est bel et bien terminé. Ce qui rend fort peu probable, dans l’état actuel des choses tout retour éventuel des trois pays membres de l’AES au sein de la CEDEAO.

Evidemment, cette volonté, «soudaine», de la part de la Cedeao à renouer avec l’AES dans un esprit de respect, était parfaitement attendue et prévisible. Pour cela, il faut noter plusieurs points. Tout d’abord, il faut comprendre le rapport de force. L’Alliance-Confédération des États du Sahel – était et reste un véritable os dans la gorge des ennemis d’une Afrique réellement libre, souveraine, basée sur les valeurs panafricaines et dans l’adhésion au monde multipolaire. Et sachant que les dits éléments représentant une évidente minorité planétaire ont toujours une importante influence au sein de la CEDEAO, et notamment sur certains dirigeants des pays membres de cette structure, dont la Côte d’Ivoire, il est évident que les projets de déstabilisation visant l’AES sont loin d’être terminés.

La peur que suscite l’Alliance-Confédération des États du Sahel vis-à-vis des régimes occidentaux rêvant de prendre leur revanche en Afrique après avoir perdu d’innombrables positions, réside précisément dans le fait que l’AES se base sur des valeurs complètement à l’opposé des intérêts de la minorité planétaire nostalgique de l’unipolarité. Aussi, les alliances stratégiques de l’AES, notamment avec la Russie et la Chine, renforcent encore plus l’hystérie collective de nombre de régimes occidentaux, ainsi que de leurs sous-traitants.

Et en parlant justement de sous-traitants, il est évident que tout en tremblant pour le maître, les dits sous-traitants tremblent également pour eux-mêmes. Et c’est précisément là que se trouve l’explication quant à la «volonté» de la CEDEAO de renouer avec ses anciens membres, qui forment aujourd’hui l’alliance sahélienne dans un cadre panafricain. Aujourd’hui, il est plus que jamais évident qu’à terme c’est le projet de l’AES qui absorbera la CEDEAO, ou du moins plusieurs des États membres de cette dernière. Et certainement pas l’inverse. Surtout au vu du soutien massif de la société civile panafricaine en faveur de l’AES, et certainement pas de la Cedeao.

En ce sens, si des personnages comme le dirigeant ivoirien Alassane Ouattara, l’un des derniers sous-traitants assumés du régime hexagonal, pensent pouvoir être plus malins que les partisans assumés de l’ordre multipolaire international, ils se trompent à nouveau grandement. Les arnaques qui émanent de l’Occident ne sauront séduire qui que ce soit. Quant aux approches positives, à conditions qu’elles soient sincères, qui puissent venir de certains pays membres de la CEDEAO sur une base individuelle en direction des nations de l’AES – elles recevront certainement un retour lui aussi positif, du moment que cela correspond aux intérêts des pays membres de l’Alliance-Confédération des États du Sahel. Après tout, c’est effectivement l’AES qui représente le grand avenir africain, et certainement pas la CEDEAO dans sa forme actuelle.

Mikhail Gamandiy-Egorov

Source: https://reseauinternational.net/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Togo envisage de rejoindre l’Alliance des États du Sahel (AES)</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/le-togo-envisage-de-rejoindre-lalliance-des-etats-du-sahel-aes-3099325.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Mar 2025 10:09:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Togo envisage sérieusement de rejoindre l’Alliance des États du Sahel (AES), une décision qui pourrait marquer un tournant stratégique pour le pays et renforcer la dynamique d’intégration régionale en Afrique de l’Ouest. Cette alliance, composée du Mali, du Niger et du Burkina Faso, s’est positionnée comme une alternative à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), souvent critiquée pour son alignement sur les puissances occidentales.

Pour le ministre des Affaires étrangères togolais, Robert Dussey, l’adhésion à l’AES constituerait une avancée majeure pour la souveraineté des États de la région. Cette intégration permettrait aux pays enclavés de l’AES d’accéder à l’océan Atlantique via le port de Lomé, un atout géostratégique considérable. Le Togo, en rejoignant l’AES, illustre une volonté d’émancipation et de coopération renforcée entre États partageant une même vision d’indépendance et d’affirmation politique sur la scène internationale.

Dans un contexte où la CEDEAO est perçue par une partie de l’opinion publique comme un instrument sous influence étrangère, l’AES incarne pour beaucoup un symbole de résistance et d’espoir pour une Afrique plus souveraine. L’officialisation de l’adhésion du Togo à cette alliance sera donc suivie de près, tant par les observateurs politiques que par les populations africaines.

Cette démarche pourrait redéfinir le rôle du Togo au sein de l’espace sahélien, offrant des opportunités économiques et politiques, mais également des défis en matière de sécurité et de relations diplomatiques. Le président Faure Gnassingbé devra peser soigneusement les implications de cette décision, qui pourrait marquer un tournant historique pour le Togo et son positionnement régional.

Source: https://www.toutafrica.com/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>AES&#45;CEDEAO : Après Diomaye Faye, le Président John Dramani Mahama tente  la médiation de la dernière chance</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/aes-cedeao-apres-diomaye-faye-le-president-john-dramani-mahama-tente-la-mediation-de-la-derniere-chance-3098956.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/aes-cedeao-apres-diomaye-faye-le-president-john-dramani-mahama-tente-la-mediation-de-la-derniere-chance-3098956.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 01:30:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Président de la République du Ghana John  Dramani Mahama a entamé, depuis le samedi passé, une tournée dans les capitales des pays de l’Alliance des Etats du Sahel pour tenter une dernière médiation de la dernière chance.</em></strong>

Depuis le samedi passé, il silionne avec son avion les palais présidentiels du Mali, du Burkina Faso et Niger pour convaincre ses homologues de reconsidérer leur décision de quitter la CEDEAO, dont le  départ des pays de l’AES a été acté  le 29 janvier 2025.

A Bamako en passant par Niamey jusqu’ à Ouaga, le président Ghanéen a été  bien accueillis, et où il a eu de longues  séances de travail avec les dirigeants  de trois pays pour tenter sa médiation de la dernière chance après l’échec de celle du nouveau Président Sénégalais, Bassirou Diomaye Faye.

A Bamako,  il  a  souligné  une sorte de manque de confiance entre les leaders de la Cédéao et de l'AES.  « Ce manque de confiance doit être corrigé afin qu’un respect mutuel puisse exister entre ces regroupements. Nous devons œuvrer à instaurer des relations dignes de ce nom entre la CEDEAO et l’AES, qui est une réalité irrévocable. Nous sommes des frères appelés à vivre ensemble », a déclaré  John Dramani Mahama, rassurant que  son  pays  prend l’engagement de poursuivre son appui à l'AES et à renforcer les liens entre ces deux regroupements. Le nouveau chef de l’Etat du Ghana  avait déjà donné les signaux de son rapprochement avec les pays de l’AES avant d’entamer les différentes negociations.  Etant dans l’opposition, il s’est farouchement opposé au gel des avoirs du Mali et l’interdiction des transactions  avec  la Banque centrale.

Ce geste fort en direction des Etats de l’AES a été renforcé  avec l’invitation de ces dirigeants militaires à prendre part à sa cérémonie de prestation de serment, qui, à part le Président  capitaine Ibrahim Traoré,  les autres chefs d’Etat se sont faits représentés évoquant des raisons d’agenda. Aussitôt installé au pourvoir, le nouveau président ghanéen avait désigné parmi ses premières nominations un militaire à la retraite et ancien chef de la lutte antiterroriste Larry Gbevlo-Lartey comme Envoyé spécial pour les Etats du Sahel. Cette  nomination a été favorablement accueillie dans les trois capitales. Mais, autant de gestes de bonne volonté par le président ghanéen pour gagner la confiance des Maliens jusqu’à vouloir les convaincre  à reconsidérer leur décision de se retirer de la CEDEAO. Visiblement  non.  Parce que  la mission de médiation de la derrière chance du Président Mahama semble trop tard et  peut s’interpréter  comme le médecin après la mort.

Pour cause, elle intervient dans un moment  où les positions  entre les pays de l’AES et la CEDEAO sont inconciliables. Les  trois  pays   de l’AES  ont atteint le point de non-retour dans la  mesure  où, depuis la décision de retrait a été actée le 29 janvier 2025, les trois pays ont mis en circulation un passeport commun de l’AES et procédé lundi 3 mars 2025 à la montée concomitante du drapeau de l’AES dans leurs capitales respectives.  Pour l’instant, les trois  pays ont définitivement tourné la page  de la  CEDEAO érigeant les couleurs de l’AES  qui  flottent désormais à côté des drapeaux nationaux sur les édifices officiels et dans les espaces publics.  Des  faits qui  précèdent  l’organisation des exercices militaires conjoints en mai 2024 à Tahoua, dans le nord-ouest du Niger,  la Confédération de  de l’Alliance des Etats du Sahel en juillet 2024.

Ces faits compromettent  la réussite de la médiation du Président Ghanéen, qui  entame son second mandat en héritant  d’une CEDEAO en pleine tourmente. L’organisation ouest africaine connaît une nouvelle tempête politique à cause de la nouvelle gifle du président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo. Ce dernier  a chassé une mission  d’experts de la CEDEAO et a pris la  décision   de ne pas quitter le pouvoir au terme de la fin légale de son mandat.  Alors que  la Cour suprême de Guinée-Bissau a fixé la fin du  mandat du président Embalo le 4 septembre 2025,  il a désobéit à la décision de la   plus haute juridiction de son pays en fixant la tenue de la présidentielle pour le 23 novembre 2025, soit bien au-delà de la date de son mandat. Celui qui s’érige en pourfendeur de la CEDEAO  était  le Président en exercice  de cette même  organisation entre 2022 et 2024. Et  c’était fait parler   en donneur de leçon de la démocratie aux pouvoirs militaires du Sahel.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mahama chez Tiani: appel à la Cédéao pour la reconnaissance de l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mahama-chez-tiani-appel-a-la-cedeao-pour-la-reconnaissance-de-laes-3098945.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Mar 2025 15:17:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président nigérien a formulé la demande pour la reconnaissance de l’AES par la Cédéao, lors de la visite du chef d’État ghanéen qui poursuit sa tournée dans les pays de l’Alliance des États du Sahel ce lundi à Ouagadougou.</strong>

Lors de la visite officielle du président ghanéen John Dramani Mahama au Niger ce dimanche, le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, a formulé une demande importante concernant les relations entre deux blocs régionaux d’Afrique de l’Ouest.

D’après un communiqué publié lundi par la présidence ghanéenne, le général Tiani a souligné « la nécessité d’une collaboration et d’une reconnaissance de l’Alliance des États du Sahel (AES) par la Cédéao » lors de leurs échanges. Toutefois, cette requête ne figure pas dans le communiqué officiel conjoint, qui mentionne simplement des « discussions dans une atmosphère cordiale » ayant permis « un examen approfondi sur les défis qui se posent aux deux pays et les sujets majeurs qui font l’actualité, aux plans sous régional et international ».

Cette demande rejoint les discussions que M. Mahama a eues la veille au Mali, où il a exprimé son désir de voir « des relations décentes » entre la Confédération des États du Sahel et la Cédéao. À Bamako, le président ghanéen a insisté sur la nécessité de rétablir la confiance entre ces blocs, soulignant un « manque de confiance » entre leurs dirigeants qu’il conviendrait de corriger pour permettre un « respect mutuel ».

Cette tournée diplomatique du président ghanéen dans les pays membres de l’AES, qui se poursuit ce lundi au Burkina Faso, intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, suite à la sortie officielle du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la Cédéao le 29 janvier dernier. Depuis cette rupture, les trois pays ont intensifié leur coopération, notamment par l’adoption d’un nouveau passeport et d’un nouveau drapeau, tout en renforçant leur collaboration en matière de défense et de sécurité.

Le président Mahama, qui a rencontré le président ivoirien Alassane Ouattara le 5 mars pour plaider en faveur du retour des trois pays au sein de la Cédéao, a également désigné un envoyé spécial pour l’AES depuis son retour au pouvoir.

Malgré leur retrait de l’organisation régionale, les trois pays de l’AES ont maintenu la libre circulation des citoyens de la Cédéao, et cette politique a été confirmée dans le communiqué de la Cédéao du 29 janvier. L’institution ouest-africaine a également assuré la continuité de certains droits fondamentaux, dont la circulation des biens, des services et des personnes, en vertu « de l’esprit de solidarité régionale ».

AC/Sf/APA

Source: https://fr.apanews.net/]]> </content:encoded>
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<title>Une délégation de la CEDEAO contrainte de quitter la Guinée Bissau :  Umaro Sissoco Embalo  un putschiste déguisé en démocrate</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Mar 2025 13:09:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Petit pays pauvre et sous développé, la Guinée Bissau est l’un des Etats de la sous-région ouest africaine à avoir connu plusieurs coups d’état de 1974, date de son indépendance, à nos jours. Malgré le soutien sans faille de la CEDEAO pour stabiliser le pays, la Guinée Bissau n’a toujours pas fini avec son cycle des coups d’état à répétition soit par les armes ou par le tripatouillage constitutionnel. Le Président de la République, ancien général et dont le mandat est arrivé à terme le 27 février 2025,  n’arrive toujours pas à se plier aux  règles qui fondent la démocratie  en respectant la Constitution. Comme un despote, il prolonge de façon unilatérale et dans la plus grande illégalité son mandat sous le regard complice de la Cour suprême de son pays. La CEDEAO, dont il a été le Président en exercice, qui a voulu intervenir afin de trouver des solutions alternatives à la violation de la Constitution par la prolongation de son mandat, et pour une organisation d’élections inclusives, transparentes et démocratiques, en a fait les frais.  La délégation de médiation envoyée par elle s’est vue contrainte de quitter le territoire Bissau Guinéen sous peine d’être expulsée manu militari. Umaro Sissoco Embalo n’est-il pas en train de donner raison aux détracteurs de la CEDEAO ? Le président sortant de la Guinée Bissau n’est-il pas en train donc de semer les germes d’une énième crise pour son pays,  son  peuple  et la CEDEAO ? Face à cette menace que fait planer Umaro Sissoco sur la Guinée Bissau quelle doit être l’attitude de la CEDEAO ?    </em></strong>

C’est au moment où l’organisation sous régionale qui est la CEDEAO fait l’objet des critiques les plus acerbes, des menaces les plus lourdes et qui se bat pour chercher les voies et moyens  afin d’éviter sa dislocation voire sa probable mort, que certains dirigeants tentent de lui administrer un coup de massue engageant son pronostic vital. Après le retrait des trois pays de la CEDEAO, Mali, Burkina Faso et Niger, qui ont fini par créer leur confédération, l’AES, c’est au tour de l’ancien Président en exercice de la CEDEAO et Président en fin de mandat de la Bissau Guinéen d’enfoncer le clou par un acte  qui fait désormais planer le doute sur le maintien de son pays au sein de la CEDEAO surtout que cet affront à la CEDEAO survient après celui du 9 mars 2020 quand il a interdit l’accès à son territoire à une mission d’experts constitutionnalistes de la CEDEAO. Cette fois il a  menacé d’expulser une délégation de l’organisation sous régionale, pourtant autorisée à y effectuer une mission des bons offices afin d’éviter un embrasement certain.  Le tort de cette délégation a été de prendre langue avec l’Opposition et les organisations de la société civile, tout comme les leaders religieux. En se comportant ainsi le Président  Umaro Sissoco Embalo semble non seulement porter un coup dur à l’unité et à la cohésion entre les 12 membres de la CEDEAO, mais aussi et surtout   donner raison aux détracteurs de la CEDEAO qui la qualifient de coquille vide.

<strong><em>Umaro Sissoco Embalo n’est-il pas en train de donner raison aux détracteurs de la CEDEAO ?</em></strong>

Quand celui qui a joué un rôle de premier plan dans la résolution de la crise qui oppose la CEDEAO à trois de ses membres, à savoir le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a osé se comporter ainsi à l’égard  d’une délégation en la menaçant d’expulsion, il y a lieu de se poser la question de savoir si les détracteurs de l’organisation n’ont pas raison. En tout cas il n’a pas agi dans le sens du renforcement de l’unité et de la cohésion au sein de la CEDEAO. Pire il y a lieu de s’interroger sur l’avenir du Président Bissau Guinéen au sein de l’organisation ou  s’il ne va simplement pas rejoindre le cercle des putschistes pour échapper aux sanctions de la CEDEAO. Il est déjà candidat déclaré à l’élection présidentielle et dit pouvoir  gagner dès le premier tour. Par ces propos qui en disent long sur sa volonté de confisquer le pouvoir,  il y a lieu de s’inquiéter sur la transparence, l’inclusivité des élections à venir. Une crise pré et postélectorale  est à craindre. Tout comme il n’est pas à exclure qu’il claque la porte pour rejoindre l’AES

<strong><em>Le président sortant de la Guinée Bissau n’est-il pas en train de semer les germes d’une énième crise dans son pays et dans la CEDEAO ?</em></strong>

Cet acte du Président Bissau Guinéen a surpris plus d’un observateur de la scène politique de la CEDEAO, mais aussi de ce petit pays de 36 125 Km2 avec une population estimée à 1, 6 millions d’habitants. Et pourtant il a été l’un des leaders les plus intransigeants vis-à-vis des trois pays de l’AES, en leur demandant de respecter les engagements pris pour un retour à l’ordre constitutionnel dans les délais souverainement fixés. Comment celui qui n’a pas hésité à proposer des sanctions contre les Etats membres qui ont perpétré des coups d’Etats, puisse à son tour perpétrer un autre  coup d’Etat en tripatouillant la Constitution et en refusant d’organiser les élections conformément à la Constitution ?  Umaro Sissoco Embalo fait désormais planer un gros nuage sur l’avenir de son pays et de la CEDEAO. Il revient aux autres Etats de s’assumer en imposant, si nécessaire par la force, les principes de la CEDEAO, c’est pourquoi les forces en attentes sont indispensables pour la survie de l’organisation.

<strong><em>Face à cette menace que fait planer Umaro Sissoco sur la Guinée Bissau quelle doit être l’attitude de la CEDEAO ?    </em></strong>

La CEDEAO, après avoir encaissé plusieurs coups, surtout avec le retrait des pays de l’AES,   joue sa crédibilité et son avenir dans cette autre crise en Guinée Bissau. Le Président de ce pays fait feu de tout bois, il a non seulement prolongé de façon unilatérale la durée de son mandat et a  tripatouillé à sa guise la constitution. La CEDEAO doit sévir contre tous les pays membres qui enfreignent aux principes qui régissent la CEDEAO. Les forces en attente sont réclamées pour mettre de l’ordre dans la sous-région ouest africaine, et mettre fin aux cycles infernaux des coups d’Etat et de tripatouillage constitutionnel

<strong>Youssouf Sissoko         </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le président ghanéen souhaite ramener les 3 pays de l’AES dans le giron de la CEDEAO :  John Dramani Mahama ou la médiation de la dernière chance</title>
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<pubDate>Mon, 10 Mar 2025 13:04:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après quelques tentatives infructueuses de les dissuader d’abord de quitter , ensuite de les persuader de rester au sein de la CEDEAO, les trois dirigeants du Mali,  du Burkina et du Niger ont décidé de se retirer avec effet immédiat de l’organisation sous régionale et ont créé dans la foulée la Confédération des Etats du Sahel, l’AES. Le nouveau Président démocratiquement élu du Ghana John Dramani Mahama auréolé de sa belle victoire et fort de ses relations les plus courtoises avec Assimi Goita, Ibrahim Traoré et Abdouramane Tiani,  veut tenter une ultime médiation pour convaincre les trois dirigeants  à rester dans la grande demeure qu’est la CEDEAO. Pour le Président Ghanéen il serait préférable d’être dans un ensemble à quinze que dans un groupement à trois et pense qu’en dépit de nombreux écueils dont la CEDEAO fait l’objet, l’organisation sous régionale demeure une bonne entité économique et de développement. Convaincu qu’elle ne sera forte que lorsque tous ses Etats membres Y demeurent, le Président Ghanéen digne héritier de Kwamé Nkrumah tentera le tout pour le tout afin que les trois pays de l’AES restent au sein de la Communauté. John Dramani Mahama pourrait-il réussir là où les Présidents Diomaye Faye du Sénégal et Faure Essozimna  Eyadema du Togo, ont échoué ? Les Présidents des Etats de l’AES vont-ils saisir cette ultime main tendue, celle du Président Ghanéen pour revenir dans la grande famille avant qu’il ne soit trop tard ?</em></strong>

En visite d’amitié et de travail en Côte d’Ivoire, le Président Ghanéen John Dramani Mahama et son homologue ivoirien Alassane Ouattara n’ont pas manqué d’aborder les crises qui ont pignon sur rue dans l’espace CEDEAO, notamment le retrait des trois pays membres de l’organisation, à savoir le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Les deux personnalités n’ont pas manqué non plus d’aborder  la crise sécuritaire liée au terrorisme et surtout la nécessité pour l’organisation de maintenir la cohésion en son sein. D’autres questions ont été abordées au cours de cette visite. S’agissant du retrait des pays de l’AES de la CEDEAO, le Président Ghanéen se porte volontaire pour convaincre les trois dirigeants à revenir dans la grande famille car dit-il il est mieux d’être dans un ensemble de 15 Etats que dans un groupement à trois. Son homologue Ivoirien Alassane Ouattara dit faire confiance au Président Ghanéen pour qu’il puisse convaincre les trois dirigeants de l’AES de rester dans la CEDEAO, car selon lui il y va de l’avenir des peuples d’Afrique de l’ouest. Alassane Ouattara pense qu’il y a plus des choses qui unissent les Etats de la sous-région que des choses qui peuvent les diviser et que les défis liés à la lutte contre le terrorisme sont communs à tous les Etats car pour lui, il vaut mieux aider son voisin à éteindre son feu avant qu’il ne se propage chez soi. Pour rappel bien que les dirigeants de l’AES disent prendre une décision irrévocable, la CEDEAO  donne encore six mois aux trois Etats de l’AES afin qu’ils puissent revoir leur position et revenir dans le giron de l’organisation sous régionale qu’est la CEDEAO.

<strong><em>John Dramani Mahama pourrait-il réussir là où les Présidents Diomaye Faye du Sénégal et Faure Essozimna  Eyadema du Togo, ont échoué ?</em></strong>

« Je me propose d’être un pont entre la CEDEAO et les trois Etats pour voir comment nous pouvons travailler ensemble pour qu’ils restent dans la sous-région et faire une transition vers la démocratie constitutionnelle » C’est le beau refrain entonné par le Président Ghanéen à son homologue ivoirien. Ce qu’il feint d’oublier ce que le Président Sénégalais Diomaye Faye et même dans une moindre mesure celui du Togo, était dans la même dynamique et se sentaient plus proches de ces trois dirigeants de l’AES que les autres chefs d’Etats, mais leur médiation a été un échec cuisant, car de l’Alliance des Etats du Sahel, AES,  ils sont passés à la vitesse supérieure en créant la Confédération des Etats du sahel, comme pour rappeler l’irrévocabilité de leur décision de retrait de la CEDEAO. Malgré ce précédent fâcheux le Président du Ghana a bon espoir qu’il réussira là où ses prédécesseurs ont  échoué. Il compte sur la sagesse des dirigeants de l’AES, sur ses liens forts empreints  de fraternité,  voire d’estime qu’il ne cesse de leur témoigner, comme  l’illustre éloquemment leur invitation  à son investiture. John Dramani Mahama, le nouveau médiateur autoproclamé de la CEDEAO pour ramener les Etats de l’AES dans le giron de l’organisation, vieille de cinquante ans,  semble avoir du pain sur la planche.

En effet, cette médiation que le Président fraichement élu du Ghana semble porter pourrait  être celle de la dernière chance, car dans moins de six mois, les Chefs d’Etats de la CEDEAO se réuniront en sommet ordinaire pour discuter de toutes les questions concernant la vie de l’organisation. Tout porte à croire que ce sommet décidera de la voie à suivre et des mesures à prendre si les Etats de l’AES ne sont pas revenus sur leur décision de retrait de la  CEDEAO. Le Président Ghanéen doit  donc rapidement entamer les discussions avec les chefs d’Etats de l’AES afin de parvenir à un compromis sans compromission. Si tant est que les peuples de l’espace CEDEAO ont un destin commun, il n y a pas de raison que l’on puisse continuer à les priver de ces droits. Donc il revient aux dirigeants de tous les Etats de la CEDEAO et particulièrement ceux qui veulent  lui tourner le dos de mettre les intérêts de leurs peuples au-dessus des leurs.

<strong><em>Les Présidents des Etats de l’AES vont-ils saisir cette ultime main tendue, celle du Président Ghanéen pour revenir dans la grande famille avant qu’il ne soit trop tard ?</em></strong>

Nul ne saurait répondre par l’affirmative quand on sait que les trois chefs d’Etats de l’AES sont déterminés à aller jusqu’au bout de leurs ambitions et n’entendent pas reculer d’un IOTA. L’illustration parfaite de cette détermination est tout d’abord la création du passeport AES ensuite le remplacement du drapeau de la CEDEAO par celui de l’AES et dont la montée des couleurs a donné lieu à une cérémonie solennelle dans les trois Etats du Sahel. Si malgré tous ces actes posés par le Général  Assimi Goita du Mali, le Capitaine Ibrahim Traoré du Burkina et le Général Abdouramane Tiani du Niger, le Président Ghanéen continue de croire et surtout de fonder de l’espoir pour un retour à la maison des chefs des trois Etats de l’AES, ce qu’il a certainement des bonnes astuces et des moyens que ses prédécesseurs Sénégalais et Togolais n’avaient pas pour ramener les trois Etats de l’AES dans le giron de la CEDEAO. Le plutôt serait le mieux car le temps est loin d’être le meilleur allié de John Dramani Mahama, qui a moins de six mois pour convaincre les trois dirigeants des Etats de l’AES à renoncer à leurs ambitions et à réintégrer la grande famille ouest africaine.

En définitive, Il serait difficile que les chefs d’Etats de l’AES reviennent sur leur décision de retrait de la CEDEAO, car en réalité ils aspirent tous à rester au pouvoir  aussi longtemps qu’ils le pourront hors du cadre et des normes de Démocratie et de bonne gouvernance fixés par la CEDEAO . Ils ne feront plus faire marche arrière. Sinon rien qu’en mesurant les conséquences immédiates et lointaines de ce retrait ils auraient dû examiner toutes les propositions avant de prendre cette décision à haut risques. Pour ceux qui rêvent de voir la CEDEAO à quinze Etats et plus, plutôt que 12 risquent de voir leur rêve ne pas se réaliser, car les dirigeants des Etats de l’AES n’entendent pas renoncer à leurs ambitions.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le président bissau&#45;guinéen Embalo pousse la CEDEAO dos au mur</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/le-president-bissau-guineen-embalo-pousse-la-cedeao-dos-au-mur-3098816.html</link>
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<pubDate>Sun, 09 Mar 2025 19:44:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Alors qu’elle n’a pas encore amorti définitivement l’onde de choc du retrait des trois pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) doit affronter une nouvelle tempête politique. Le président bissau-guinéen, qui fut son président en exercice de 2022 à 2004, refuse de quitter le pouvoir et défie même l’organisation sous-régionale qui ne peut pas ne pas réagir pour sauver ce qui lui reste encore de crédibilité. Mais, la réaction de la CEDEAO pourrait aussi précipiter son implosion.

<strong>L’Editorial de Seidik Abba, Rédacteur en chef de Mondafrique</strong>

Dans les capitales de l’AES, de Bamako à Ouagadougou en passant par Niamey, le rire est un rien moqueur: Umaro Sissoko Embalo qui faisait entre 2022 et 2024, au nom de la CEDEAO, la leçon aux régimes putschistes du Sahel se trouve désormais dans un bras de fer avec l’organisation sous-régionale.

<strong>Coup d’Etat civil</strong>

Contre toute logique, le président Embalo refuse de quitter le pouvoir alors que son mandat s’est achevé le 27 février 2025, date de son investiture en 2020, pour l’opposition qui a décidé de regrouper dans une structure fédérative autour du Parti pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap Vert (PAIGC).

Même la Cour Suprême bissau-guinéenne n’est pas du même avis que le président Umaro Sissoco Embalo. La plus haute juridiction du pays, qui n’est pas pourtant réputée pour sa rébellion contre le pouvoir exécutif, a en effet estimé que l’actuel mandat de M. Embalo prenait fin le 4 septembre 2025.

Faisant fi de l’avis de la Cour suprême, le président a annoncé la présidentielle pour le 30 novembre 2025. Après la levée des boucliers suscitée par cette sortie hasardeuse, il a décidé d’avancer le scrutin d’une semaine, soit le 23 nombre 2025.

Le plus grave dans cette affaire, c’est qu’Embalo ne dit pas pourquoi il choisit le mois de novembre, ni pourquoi il a avancé le scrutin d’une semaine et non de deux ou trois. Le président bissau-guinéen a même ajouté à la confusion en déclarant lundi 3 mars 2025 à l’hebdomadaire Jeune-Afrique qu’il comptait être candidat à sa succession lors de la prochaine présidentielle, revenant ainsi sur la parole qu’il a donnée en septembre 2024 de ne pas briguer de second mandat.

Les privilèges et les honneurs du pouvoir ont eu raison de la parole donnée. Une faute sociale et politique : en Afrique « le grand chef » ne ment pas. Mais Embalo a menti sans gêne, ni vergogne. Il s’est dédit honteusement, affaiblissant encore le poids de la parole politique dans une sous-région où les hommes politiques sont considérés comme des menteurs.

<strong>Un multirécidiviste</strong>

Abonné aux frasques et à la légèreté, Umaro Sissoco Emballo avait déjà réalisé le coup de force de dissoudre l’Assemblée nationale en 2023 parce que son camp politique venait de perdre les législatives. Il avait ensuite fixé les nouvelles élections à novembre 2024 avant de les reporter sine die. La CEDEAO, si prompte à sanctionner le Mali et le Niger, avait alors fait profil bas.

Cette fois, elle ne pourrait pas s’en tirer à si bon compte. Le président Embalo a choisi de la défier très ouvertement. Non content d’avoir violé les dispositions du Protocole additionnel de Dakar sur la bonne gouvernance et les élections, le président bissau-guinéen a chassé manu militari la délégation de la CEDEAO venue à Bissau pour jouer les bons offices et aider à trouver une date consensuelle pour la présidentielle. « La CEDEAO ne va pas faire la loi ici », a tempêté le président Embalo, sur le ton du défi à l’organisation sous-régionale qui se retrouve ainsi face à un sacré dilemme.

Soit, elle ne réagit pas au coup d’Etat civil du président Embalo et donne raison aux partisans des juntes sahéliennes qui lui ont toujours reproché son indignation sélective ; soit elle réagit et prend le risque d’ajouter un nouveau contentieux à celui qui l’oppose aux pays de l’AES et qui n’est pas encore soldé, malgré l’officialisation de leur retrait de la CEDEAO le 29 janvier 2025.

Quelle que soit l’option qu’elle aura retenue, il faut craindre que le mal soit déjà fait pour la CEDEAO. Le simple fait que son président en exercice entre 2022 et 2024 en viennent à l’affronter amplifiera sans aucun doute sa perte de crédibilité dans les opinions publiques, notamment celles des Etats sahéliens qui ne lui ont toujours pas pardonné sa posture d’affrontement et non de compréhension et d’accompagnement aux militaires auteurs des coups d’Etat au Burkina Faso, au Mali et au Niger. La CEDEAO aura bien de la peine à justifier en quoi le coup d’Etat civil de Umaro Sissoco Embalo est moins grave que celui d’Assimi Goïta au Mali ; celui de Ibrahim Traoré au Burkina Faso ou du général Abourahamane Tiani au Niger.

Source: https://mondafrique.com/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CÉDÉAO envisage de lancer l&amp;apos;Éco, sa monnaie unique, d’ici à 2027</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-envisage-de-lancer-leco-sa-monnaie-unique-dici-a-2027-3098370.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 23:20:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CÉDÉAO ) poursuit activement son projet d'intégration économique régionale, avec pour objectif la création d'une monnaie unique, l’Éco, d'ici à 2027.</strong>

La CÉDÉAO a réaffirmé son engagement à instaurer une monnaie unique, l’Éco, d’ici à 2027. L'annonce a été faite lors de la 11e réunion du Conseil de convergence, tenue à Abuja, en présence des ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales.

Les avancées concernant la mise en œuvre de la feuille de route pour le lancement de l'Éco, ainsi que des enjeux cruciaux liés à cette initiative, ont été au menu des discussions, indique un communiqué de la CÉDÉAO.

S’exprimant lors de la cérémonie d'ouverture, le ministre des Finances et coordonnateur de l’Économie du Nigeria, Adebayo Olawale Edun, a plaidé pour la création d’une monnaie unique régionale, soulignant en ce sens, que cette monnaie serait essentielle pour accélérer le processus d’intégration économique de la CÉDÉAO et améliorer les conditions de vie des populations ouest-africaines, a indiqué un communiqué de la CÉDÉAO.

Le ministre a aussi préconisé l’adoption d’un nouveau modèle de développement reposant sur des réformes ambitieuses, visant à mobiliser les ressources internes, dynamiser le secteur privé, optimiser la gestion des ressources naturelles et renforcer la coopération entre les marchés émergents et les économies en développement. «Nous devrions pouvoir profiter de la présidence sud-africaine du G20 pour optimiser les opportunités offertes par les récents changements de paradigme mondial. En tant que région, nous devons parler d’une seule voix et coordonner nos efforts pour relever les défis mondiaux tels que le changement climatique, la pauvreté et les inégalités», a-t-il lancé.

Pour sa part, le président de la Commission de la CÉDÉAO, Omar Alieu Touray, a précisé que cette réunion se déroule dans un contexte économique mondial marqué par des tensions commerciales, des pressions inflationnistes persistantes et une détérioration des finances publiques. «Cette situation nécessite des politiques budgétaires et monétaires coordonnées pour renforcer la résilience de nos économies», a-t-il dit.

Dans ce contexte, il a réitéré que la Commission de la CÉDÉAO allait continuer de fournir une assistance technique aux États membres pour la mise en œuvre du Programme de coopération monétaire. Selon lui, la célébration du cinquantenaire de la CÉDÉAO cette année représente une occasion historique de réaffirmer l'engagement de tous envers l’intégration régionale.

«Je vous exhorte à redoubler d’efforts pour atteindre nos objectifs communs et répondre aux attentes de nos communautés, afin de vivre ensemble dans une région en paix», a conclu le président de la Commission.

La réunion de la 11e session ordinaire du Conseil de convergence de la CÉDÉAO a permis de faire le point sur plusieurs questions, notamment la consolidation du programme de coopération monétaire de la CÉDÉAO et l’intégration économique régionale.

<strong>Vers la création de la monnaie unique Éco</strong>
Le projet de monnaie unique a pour objectif principal de faciliter les échanges commerciaux au sein de la région, de limiter les pressions inflationnistes et d'attirer un plus grand nombre d’investissements directs étrangers. En outre, il vise à améliorer les transactions transfrontalières, rendant ainsi les échanges économiques plus fluides et efficaces entre les États membres de la CÉDÉAO.

D’après le site Business InsiderAfrica, le déploiement de l'Éco était initialement prévu en deux étapes. Dans un premier temps, les États membres de la Zone monétaire ouest-africaine (ZMAO), à savoir la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Libéria, le Nigeria et la Sierra Leone, devaient adopter l'Éco. La deuxième phase impliquait la fusion de l'Éco avec le franc CFA, la monnaie actuellement utilisée par les huit pays francophones de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cette transition, selon la même source, visait à conférer aux pays de l'UEMOA une pleine indépendance budgétaire et monétaire par rapport à la France, tout en renforçant l'intégration économique régionale au sein de la CÉDÉAO.

Cependant, plusieurs défis doivent encore être surmontés avant l'adoption de l’Éco. Parmi ceux-ci on peut citer «les divergences de politiques budgétaires entre les pays membres, qui compliquent l'harmonisation économique régionale», ainsi que des taux d’inflation élevés dans certaines économies, associés à la volatilité des devises étrangères, constituent des obstacles majeurs à la stabilité monétaire.

Pour surmonter ces défis, la CÉDÉAO a créé l’Institut Monétaire Ouest-Africain (WAMI), chargé de superviser les différentes étapes de convergence et d’harmoniser les politiques financières des pays membres.

Rappelons que les chefs d'État de la CÉDÉAO ont adopté, en juin 2021, une feuille de route pour le lancement de la monnaie commune, l'Éco, prévu pour 2027.

Source: https://francais.rt.com/]]> </content:encoded>
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<title>Guinée&#45;Bissau : une mission de médiation de la CEDEAO quitte Bissau sans accord</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/guinee-bissau-une-mission-de-mediation-de-la-cedeao-quitte-bissau-sans-accord-3097735.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 02 Mar 2025 06:34:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[BISSAU, 1er mars (Xinhua) -- Une mission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), qui séjournait depuis plusieurs jours en Guinée-Bissau dans le cadre d'une médiation, a quitté samedi le pays sans avoir trouvé un consensus entre les acteurs politiques.

La délégation de l'organisation régionale, composée de spécialistes électoraux, de juristes et d'autres stratèges en matière de médiation, a tenté en vain d'amener les différents acteurs politiques à renouer le dialogue pour que s'instaure un processus électoral apaisé avant les élections législatives et la présidentielle prévues le 30 novembre, selon le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo. Fin

Source: https://french.news.cn/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Confédération des Etats de l’AES :  Les prochains échanges avec la CEDEAO dans un esprit constructif</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/confederation-des-etats-de-laes-les-prochains-echanges-avec-la-cedeao-dans-un-esprit-constructif-3096857.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Feb 2025 09:30:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cette information émane d’un communiqué de presse sanctionnant les travaux de la réunion ministérielle regroupant les piliers Défense et Sécurité, Diplomatie et Développement de la Confédération AES, tenue à Bamako les 22 et 23 février 2025.</em></strong>

Cette réunion ministérielle dont la cérémonie d’ouverture a été présidée par le Général de Division Abdoulaye MAIGA, Premier Ministre du Mali, avait pour objectifs de poursuivre les cadres de concertation entre les trois pays et d’évaluer les progrès réalisés dans le cadre de la Confédération AES. Ce, dans le cadre de la mise en œuvre de la Feuille de Route de la Présidence de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Pour ce faire, informe le communiqué de presse, les Ministres étaient assistés d’Experts des différents départements ministériels concernés des trois pays.

Dans leurs interventions respectives à la cérémonie d’ouverture, le Général de Brigade Célestin SIMPORE, Ministre d’Etat, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants et Chef de la délégation du Burkina Faso, le Général de Brigade Mohamed TOUMBA, Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du Territoire et Chef de la délégation de la République du Niger, et le Général de Division Abdoulaye MAIGA, Premier Ministre du Mali, ont, tour à tour, salué les avancées remarquables enregistrées par la Confédération des Etats du Sahel (AES) depuis sa création à Niamey le 06 juillet 2024.

<strong>La coordination entre les Forces des trois pays, déjà salutaire</strong>

Sur les questions de paix et de sécurité, les Ministres se sont félicités des succès engrangés sur le terrain par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) du Burkina, du Mali et du Niger, dans le cadre de leur lutte commune contre le terrorisme sous toutes ses formes. Ils ont exprimé leur appréciation positive de la coordination entre les Forces des trois pays, notamment dans le cadre de la Force unifiée récemment mise en place. Ils ont saisi cette occasion pour rendre hommage à toutes les victimes, civiles comme militaires, de la crise au Sahel, indique le communiqué de presse. Avant d’ajouter qu’ « ils ont apprécié la constance des consultations politiques de haut niveau et de la coordination diplomatique entre les trois Etats, afin de porter d’une seule voix la vision et les intérêts de la Confédération AES ». De même, que les Chefs de délégations ont eu une convergence de vues sur la pertinence des mesures prises pour renforcer les bases des économies des pays de la Confédération et parvenir au développement de l’espace AES, pour le bien-être des populations de la Confédération des Etats du Sahel. Ensuite, qu’il y’a eu la présentation du drapeau de la Confédération AES.

<strong>Attachement aux valeurs de fraternité, de solidarité, d’amitié et de coopération avec les autres Etats de l’Afrique de l’Ouest</strong>

A la lumière toujours du communiqué de presse de cette réunion interministérielle, il ressort qu’une attention particulière a été accordée aux récentes évolutions intervenues dans la région du Sahel et en Afrique de l’Ouest. Occasion pour les Ministres d’examiner le contexte de l’entame prochaine des discussions de la Confédération AES avec la CEDEAO, après le retrait, le 28 janvier 2024, du Burkina, du Mali et du Niger.

« Ils ont souligné leur attachement aux valeurs de fraternité, de solidarité, d’amitié et de coopération, particulièrement avec les autres Etats de l’Afrique de l’Ouest, attachement matérialisé par les mesures prises aux fins de faciliter la libre circulation des ressortissants des Etats membres de la CEDEAO au sein de l’espace AES » pouvait-on lire dans ce communiqué. Qui souligne que concernant le processus de dialogue avec la CEDEAO, suite aux échanges de correspondances avec le Président de la Commission, les Ministres ont : «  affiné et validé leur approche commune, afin de préserver, en toutes circonstances, l’intérêt supérieur des populations de l’AES et des autres populations de la sous-région, liées par des relations séculaires de fraternité, qui transcendent les aléas politiques.  A cet effet, les Ministres ont rappelé leur engagement à entamer les prochains échanges avec la CEDEAO dans l’esprit constructif qui a toujours caractérisé leur volonté d’une intégration renforcée entre les Etats, mais aussi et surtout entre les Peuples, conformément à la vision panafricaniste qui anime les trois Chefs d’Etat » a signifié le même communiqué de presse, soulignant  par la même occasion que les travaux ont été sanctionnés par l’adoption de documents de travail relatifs aux prochaines discussions avec la CEDEAO.

<strong>Synthèse de Moustapha Diawara   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bissau : une mission Cédéao&#45;ONU pour éviter l’impasse électorale</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/bissau-une-mission-cedeao-onu-pour-eviter-limpasse-electorale-3096493.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 21 Feb 2025 11:08:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La crise politique s’aggrave à l’approche de la fin du mandat présidentiel en Guinée-Bissau. Alors que l’opposition exige le départ du président Umaro Sissoco Embalo le 27 février, une mission de la Cédéao arrive à Bissau pour tenter une médiation.</strong>

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) et le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) déploient une mission de haut niveau en Guinée-Bissau du 23 au 28 février 2025, conduite par Bagudu Hirse, ancien ministre d’État aux affaires étrangères du Nigeria.

« La mission est conforme aux directives de la 66ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement tenue le 15 décembre 2024 à Abuja », précise le communiqué de la Cédéao reçu à APA.

Cette initiative, lancée par le président de la Commission de la Cédéao, Omar Alieu Touray, vise à « soutenir les efforts des acteurs politiques et des parties prenantes en vue d’un consensus politique sur le calendrier électoral ».

La délégation comprend Kalilou Traore, ambassadeur de la Côte d’Ivoire auprès du Nigéria, Babatunde O. Ajisomo, assistant spécial du chef de mission, Cherno Mamoudu Jallow, ancien conseiller politique principal de l’Onu, et Papa Birame Sène, chef de la division communication des élections au Sénégal.

Une équipe technique dirigée par Ngozi Ukaeje, représentant résident de la Cédéao en Guinée-Bissau, appuiera la mission qui mènera des consultations avec le gouvernement et les acteurs politiques sur la situation sécuritaire du pays.

Cette mission intervient dans un contexte tendu où le président Umaro Sissoco Embalo a déclaré vouloir rester au pouvoir jusqu’à l’investiture de son successeur après les élections prévues en octobre ou novembre, alors que l’opposition réclame son départ le 27 février, date anniversaire de son investiture il y a cinq ans.

Selon RFI, bien que la Cour suprême ait fixé la fin officielle de son mandat au 4 septembre, l’opposition, menée par l’ex-Premier ministre Domingos Simoes Pereira, exige la mise en place d’un président par intérim. Le président doit annoncer la date de la présidentielle avant le 31 mars.

AC/Sf/APA

Source: https://fr.apanews.net/]]> </content:encoded>
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<title>Litige opposant le malien Modibo Bathily à l&amp;apos;État ivoirien :  La Cour de justice  de la CEDEAO se déclare incompétente</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/litige-opposant-le-malien-modibo-bathily-a-letat-ivoirien-la-cour-de-justice-de-la-cedeao-se-declare-incompetente-3096210.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 12:40:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Cour de Justice de la CEDEAO se déclare incompétente dans l'affaire opposant Modibo Bathily à l'État de Côte d'Ivoire sur un litige immobilier.</strong>

La Cour de Justice de la CEDEAO a prononcé son arrêt le vendredi 14 février 2025 dans l'affaire opposant Modibo Bathily à l'État de Côte d'Ivoire. La juridiction régionale s'est déclarée incompétente pour examiner ce litige immobilier.

Dans le différend, le requérant, Modibo Bathily, de nationalité malienne, a saisi la Cour de Justice de la CEDEAO en invoquant la violation de son droit de propriété. Il prétendait que l’État de Côte d’Ivoire a porté atteinte à son droit de propriété portant sur un bien immobilier situé à Abidjan. Il a sollicité la condamnation de l’État défendeur à réparer le préjudice qu’il aurait subi. L’État de Côte d’Ivoire a contesté la recevabilité de la requête et a demandé son rejet.

Dans son arrêt, le juge rapporteur Gbéri-bè Ouattara rappelle que la compétence de la Cour en matière de droits de l'homme est encadrée par l'article 9(4) du Protocole additionnel A/SP.1/01/05 du 19 janvier 2005.

La Cour constate que le litige concerne essentiellement une contestation de décisions rendues par les juridictions nationales ivoiriennes. Elle réaffirme sa jurisprudence constante selon laquelle elle n'exerce ni fonction d'appel ni fonction de cassation des décisions des tribunaux nationaux.

Le panel de trois juges, composé de Dupe Atoki (président), Gbéri-bè Ouattara (rapporteur) et Edward Amoako Asante (membre), a statué unanimement sur cette affaire.

La Cour de justice de la CEDEAO s’est déclarée incompétente à connaître de l’affaire et a mis les dépens à la charge du requérant, Modibo Bathily, qui réclamait des dommages et intérêts pour le préjudice qu'il estimait avoir subi. Du coup, l'État de Côte d'Ivoire, qui contestait la recevabilité de la requête, obtient gain de cause.

<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Administration de la CEDEAO :  Exit fonctionnaires ressortissants de l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/administration-de-la-cedeao-exit-fonctionnaires-ressortissants-de-laes-3095710.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 15 Feb 2025 12:28:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Moins de trois semaines après le retrait des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) de la Cédéao, l’organisation sous-régionale a procédé à un grand nettoyage en licenciant 135 travailleurs représentant le trio sahélien. Selon plusieurs sources, les fonctionnaires de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) originaires du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont reçu la semaine dernière, via e-mail, leurs lettres de fin de contrat avec l'institution.</em></strong>

Alors que les dirigeants de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) se préparent à des négociations avec la Communauté ouest-africaine pour établir de nouvelles bases de coopération, notamment en ce qui concerne la libre circulation des ressortissants des deux communautés, la Cédéao a déjà commencé à faire le grand nettoyage au sein de l’instance.

Les 135 fonctionnaires représentant les trois membres de l’AES ont été remerciés par l’organisation. La quasi-totalité de ces 135 travailleurs occupaient des postes dans plusieurs organismes de la Cédéao (Commission, Parlement, agences spécialisées, banque, projet et programme). Ils devront quitter leurs postes respectifs d’ici le 30 septembre 2025, c’est-à-dire juste après la fin des six mois de transition accordés aux trois pays pour revoir leur décision de retrait.

Cette première mesure, qualifiée par certains observateurs d’"unilatérale et sans négociation", a surpris même les concernés en raison de sa rapidité et de son absence de compromis. Elle fait suite à la sortie officielle de ces trois pays de la Cédéao, effective depuis le 29 janvier 2025.

Selon les textes réglementaires de l’instance, les fonctionnaires concernés bénéficieront de trois mois d’indemnités de salaire, auxquels s’ajoutera un mois par année d’ancienneté, plafonné à douze mois.

Pour l’heure, si beaucoup de commentateurs estiment que ce licenciement marque une fin de carrière brutale après des années, voire des décennies, de service au sein de l’organisation régionale, pour les spécialistes du droit communautaire, la question porte sur l’avenir des 75 millions de citoyens des pays de l’AES.

<em>"Je trouve la situation complexe et délicate. Le licenciement de 135 travailleurs en raison de décisions politiques prises par leurs pays d'origine illustre les tensions et les défis auxquels sont confrontées les organisations sous-régionales. Cela soulève également des questions sur les droits des travailleurs et la stabilité de l'emploi"</em>, commente un observateur.

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

<strong> A</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de la CEDEAO : le budget dépensé par le Niger pour le 1ᵉʳ anniversaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-de-la-cedeao-le-budget-depense-par-le-niger-pour-le-1%25e1%25b5%2589%25ca%25b3-anniversaire-3095208.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-de-la-cedeao-le-budget-depense-par-le-niger-pour-le-1%25e1%25b5%2589%25ca%25b3-anniversaire-3095208.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Feb 2025 10:14:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 28 janvier 2024, trois pays de l’Afrique de l’Ouest ont annoncé leur retrait officiel de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour fonder une nouvelle organisation régionale, la Confédération des États du Sahel (AES). Ce retrait a pour objectif de créer un espace de coopération autonome, centré sur des problématiques spécifiques telles que la sécurité et le développement. L’AES a rapidement pris des mesures pour structurer cette nouvelle organisation, en mettant l’accent sur la lutte contre le terrorisme et la déstabilisation causée par les groupes djihadistes, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger. La décision de quitter la CEDEAO a été accompagnée par des rassemblements populaires pour marquer ce changement, avec des activités organisées dans plusieurs localités.

Un an après, le 28 janvier 2025, les trois pays ont célébré le premier anniversaire de leur retrait de la CEDEAO. Le Niger a dépensé un budget de 43.910.000 francs CFA dans les festivités. Ces fonds ont été utilisés pour organiser des événements dans 79 localités, où un total de 282.780 personnes ont été mobilisées. Parmi les dépenses, 10 millions de francs CFA ont été alloués par les autorités nationales, selon Abdoulaye Seydou, coordonnateur du mouvement M62. Les cérémonies ont eu lieu en grande pompe, rassemblant les citoyens autour de la célébration de leur indépendance vis-à-vis de l’organisation régionale et de leur volonté de renforcer l’intégration au sein de l’AES. L’objectif est de créer un bloc régional solide, capable de relever les défis sécuritaires, économiques et environnementaux auxquels les pays du Sahel sont confrontés.

Le 29 janvier 2025, l’AES a mis en circulation ses nouveaux passeports AES pour faciliter la libre circulation des citoyens des trois pays. De plus, le 4 février 2025, un mémorandum d’entente a été signé à Ségou, au Mali, pour officialiser l’adoption d’une politique culturelle commune au sein de la Confédération. Cette initiative a pour but de renforcer l’unité culturelle et la coopération dans le domaine artistique et patrimonial, tout en favorisant un meilleur partage des ressources culturelles et touristiques entre les nations.

Source: https://lanouvelletribune.info/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO : fin de contrat pour les fonctionnaires provenant des pays de l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-fin-de-contrat-pour-les-fonctionnaires-provenant-des-pays-de-laes-3094496.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-fin-de-contrat-pour-les-fonctionnaires-provenant-des-pays-de-laes-3094496.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Feb 2025 11:16:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les fonctionnaires de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) originaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont reçu leur lettre de fin de contrat, signifiant la fin de leur mission dans l’organisation. Ces employés, au nombre de 135, verront leur contrat se terminer le 30 septembre 2025, avec des compensations financières prévues en fonction de leur ancienneté. Selon les modalités fixées, chaque fonctionnaire recevra l’équivalent de trois mois de salaire, à quoi s’ajoutera un mois d’indemnité par année d’ancienneté, dans la limite de douze mois. Cette mesure découle de la décision prise par les trois pays concernés de quitter la CEDEAO après les sanctions imposées à leur encontre suite aux coups d’État qu’ils ont connus. Ainsi, l’organisation a pris acte de cette décision, en précisant que leur retrait officiel interviendrait le 29 janvier 2025, avec une période transitoire de six mois.

Le départ de ces trois États de l’organisation régionale fait suite à une divergence de vues sur la direction prise par la CEDEAO, perçue par ces pays comme s’éloignant de ses principes fondateurs et de ses objectifs initiaux. En réponse à ces tensions, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont créé une nouvelle entité, la Confédération des États du Sahel (AES). Cette alliance vise à renforcer la coopération diplomatique et sécuritaire entre les trois nations tout en favorisant la libre circulation des personnes et des biens au sein de la région. Par cette initiative, les pays membres de l’AES cherchent à assurer une plus grande autonomie en matière de politique régionale, tout en réduisant leur dépendance à l’égard de la CEDEAO. En plus de la mise en place d’une politique commune, la Confédération entend également doter ses membres d’une banque d’investissement commune pour financer des projets de développement régionaux.

Le 29 janvier 2025, un événement marquant a eu lieu avec la mise en circulation des nouveaux passeports de l’AES. Cette initiative vise à faciliter les déplacements des ressortissants des trois pays membres tout en consolidant leur intégration. L’introduction de ce passeport unique représente un symbole fort de la volonté des pays du Sahel de se doter d’instruments régionaux adaptés à leurs besoins, en dehors de ceux offerts par la CEDEAO. En parallèle, la banque d’investissement commune prévue par l’AES pourrait jouer un rôle notable dans le financement d’infrastructures essentielles et dans la mise en œuvre de projets pour soutenir le développement durable de la région.

Source: https://lanouvelletribune.info/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait du Mali de la CEDEAO : une opportunité pour redéfinir la trajectoire économique et renforcer la coopération sahélienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-du-mali-de-la-cedeao-une-opportunite-pour-redefinir-la-trajectoire-economique-et-renforcer-la-cooperation-sahelienne-3094467.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-du-mali-de-la-cedeao-une-opportunite-pour-redefinir-la-trajectoire-economique-et-renforcer-la-cooperation-sahelienne-3094467.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Feb 2025 01:25:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali, en tant que nation riche en ressources et en potentiel humain, se trouve à un carrefour décisif de son développement économique. Envisager de quitter la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) pourrait sembler, à première vue, une démarche audacieuse, mais cela pourrait également ouvrir la voie à une nouvelle ère de coopération et de prospérité, notamment par le biais d'une coordination renforcée avec ses voisins immédiats, le Burkina Faso et le Niger, dans le cadre de l'AES (Alliance des États sahéliens).

Tout d'abord, il convient de souligner que la CEDEAO, bien qu'elle ait été conçue pour promouvoir l'intégration économique et le développement régional, a également été confrontée à des défis importants, notamment en matière de gouvernance, de sécurité et de cohésion économique.

Le Mali, en se retirant de cette organisation, pourrait se libérer de certaines contraintes bureaucratiques et réglementaires qui entravent son développement. Cela lui permettrait de concentrer ses efforts sur des partenariats plus ciblés et stratégiques avec le Burkina Faso et le Niger, deux pays partageant des défis similaires en matière de sécurité et de développement.

Dans un premier temps, le Mali pourrait envisager de renforcer ses échanges commerciaux avec ses partenaires sahéliens. Cela impliquerait la mise en place d'accords commerciaux bilatéraux favorables, visant à faciliter le commerce transfrontalier.

Par exemple, les échanges de produits agricoles, de ressources naturelles et de biens manufacturés pourraient être encouragés. En développant des corridors commerciaux efficaces et en améliorant les infrastructures de transport, tels que les routes et les points de passage frontaliers, le Mali pourrait non seulement stimuler sa propre économie, mais aussi contribuer à l'essor économique de ses voisins.

Ensuite, la coopération en matière de sécurité représente un autre axe crucial. Les menaces terroristes et les conflits internes qui touchent la région du Sahel exigent une réponse collective. En unissant leurs forces, le Mali, le Burkina Faso et le Niger pourraient mettre en place des initiatives conjointes pour lutter contre l'insécurité.

Une région plus stable attirerait davantage d'investissements étrangers, favorisant ainsi la création d'emplois et le développement des entreprises locales. De plus, une coopération en matière de renseignement et de partage d'informations pourrait renforcer la résilience des États face aux menaces communes.

Par ailleurs, le développement de projets d'infrastructure régionale pourrait constituer un levier significatif pour le Mali. En collaborant avec le Burkina Faso et le Niger, le Mali pourrait initier des projets d'envergure, tels que des systèmes d'irrigation, des barrages hydroélectriques ou des réseaux de transport multimodaux. Ces projets, en plus de créer des emplois, permettraient d'améliorer l'accès aux ressources et aux marchés, tout en favorisant une intégration économique régionale plus profonde.

Enfin, il serait essentiel que le Mali, tout en se retirant de la CEDEAO, veille à maintenir des relations diplomatiques constructives avec les autres États membres. La diplomatie régionale et internationale demeure un outil puissant pour négocier des accords favorables et pour garantir que les intérêts du Mali soient respectés sur la scène internationale.

En conclusion, bien que quitter la CEDEAO puisse sembler une décision radicale, cela pourrait également représenter une opportunité pour le Mali de redéfinir sa trajectoire économique.

En s'engageant dans une coopération étroite avec le Burkina Faso et le Niger, le Mali pourrait non seulement renforcer son économie, mais également contribuer à la stabilité et à la prospérité de toute la région sahélienne.

L'avenir du Mali dépendra en grande partie de sa capacité à tirer parti de ces nouvelles alliances et à mettre en œuvre des stratégies innovantes pour surmonter les défis qui se présentent.

<strong>Abdoul Karim Konaté/Analyste économiste/écrivain/chercheur à l'université de Nouakchott (Mauritanie)</strong>

<strong>NB : le titre est de la Rédaction.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Guy Marius Sagna: ‘’La CEDEAO doit reconnaître l&amp;apos;AES en tant qu&amp;apos;entité et arrêter l&amp;apos;infantilisme consistant à dire qu&amp;apos;elle va négocier’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/guy-marius-sagna-la-cedeao-doit-reconnaitre-laes-en-tant-quentite-et-arreter-linfantilisme-consistant-a-dire-quelle-va-negocier-3093969.html</link>
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<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 18:58:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Guy Marius Sagna ne mâche pas ses mots. Fidèle à sa réputation et connu pour ses sorties virulentes qui peuvent parfois aller à contre-courant de ses camarades de parti, le député de Pastef s’est encore fait remarquer sur sa sortie concernant les décisions de la Cedeao contre l'Alliance des États du Sahel (AES).</strong>

Le parlementaire exhorte, dans un post sur sa page facebook, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest à ‘’reconnaître l'AES en tant qu'entité et à arrêter l'infantilisme consistant à dire qu'elle va négocier avec chacun des trois pays que sont le Mali, le Burkina Faso et le Niger’’, écrit-il.

Le député de la 15e législature rappelle que le 17 septembre 2024, il disait qu''Il ''faut aussi avoir le courage et la lucidité d'aller vers: 1-une reconnaissance par la CEDEAO de l'AES, 2-l'annulation des sanctions contre les Etats de l'AES 3-la tenue dans les meilleurs délais d'un sommet AES et CEDEAO pour définir les bases d'une coopération commune. 4-coopération et solidarité AES et CEDEAO contre le terrorisme et sur d'autres points."

Par: Seneweb.com]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Des réactions après le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/des-reactions-apres-le-retrait-du-mali-du-burkina-faso-et-du-niger-de-la-cedeao-3093948.html</link>
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<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 17:03:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Cheick Sidi Diarra, ancien Ambassadeur :</strong>

La sortie du Mali de la CEDEAO à cette date du 29 janvier 2025, je la reçois comme une remise en cause de notre aspiration à l'intégration régionale et continentale,  une négation des avancées communautaires, fruit de 50 ans de sacrifices,  de sueur et de larmes.

Nous prenions ces avancées comme des acquis, qu'il s'agisse des règles convergence, de la libre circulation des personnes et des biens, du droit d'établissement, de l'harmonisation des documents de voyage, des règles de gouvernance politique.

Tout cela passe par pertes et profits par un seul trait de plume au nom d'une population de 22 millions, qui n'est pas consultée sur son propre sort.

La conséquence en est que nous repartons d'une feuille blanche pour concevoir une nouvelle architecture d'intégration de trois pays, parmi les plus déshéritées de la planète,  dont les économies ne sont pas complémentaires. Les matières premières ne sont plus un gage de richesse dans une économie. Elles génèrent moins  dans la création de richesses que le savoir-faire et l'industrie.  Sans compter que d'ici les 50 prochaines années, nous pourrions encore changer notre philosophie de l'intégration régionale et recommencer à zéro.

L'autre conséquence est qu'au plan continental, la nouvelle structure des trois pays ne sera reconnue ni comme communauté économique sous-régionale ni comme entité répondant aux règles de gouvernance politique.

Il en sera de même au niveau des Nations Unies où les Etats continueront d'être reconnus individuellement, pas en tant qu'entité de 3 pays. La CEDEAO est, quant à elle,  reconnue comme organisation régionale ayant un accord de coopération avec l'ONU (chap 6 de la Charte N.U).

Il est bienheureux que notre état d'esprit de citoyens ressortissants du Mali a intégré notre appartenance à la CEDEAO. Ce que notre population considère comme évident et naturel (le voyage sans visa et sans passeport, le commerce libre sans droits de porte), elle ne sait pas qu'elle risque de le perdre. Si cela devait arriver, elle demandera des comptes. D'ici là, continuons de prendre les vessies pour des lanternes.

<strong><em>……………………………</em></strong>

<strong>Malick Touré, administrateur à la retraite :</strong>

Ô rage !

Ô désespoir !

Ô vieillesse ennemie !

N'ai-je donc vécu soixante-seize longues années,

Que pour vivre  ce jour funeste ?

Ce jour maudit du 29 janvier 2025,

Qui voit cinquante années de lutte,

Cinquante années de sacrifices,

Cinquante années de labeur  anéanties,

L’idéal des Pères Fondateurs profané,

L’Espérance de ma génération effacée,

Le  Salut des générations futures compromis,

Par des aventuriers cyniques sans foi ni  vision,

Pour une aventure sans issue !

A partir de ce jour funeste du 29 janvier 2025,

L'espace vital des maliens,

Grands migrants devant l’Eternel,

Va se rétrécir au sein de leur espace naturel,

Et leur Communauté de vie et de Destin avec leurs voisins sera questionnée,

Une Communauté de vie et de Destin forgée au fil des siècles,

Portée à la face du monde  en 1975 par les Héritiers des Bâtisseurs d’Empire.

En ce jour funeste du 29 janvier 2025

D'un trait de plume,

Comme le colon  jadis démembra

L’Afrique,

Une poignée d'officiers  qui n'étaient pas nés à son  avènement,

Viennent au nom d'un pouvoir illégal et illégitime, de démembrer la CEDEAO et ainsi faire   débarquer le Mali

Du Navire Amiral de la construction de l'Unité Africaine,

Que sa Constitution lui commande pourtant de réaliser quel qu’en soit le prix !

Hébétés  et révoltés  mais impuissants devant la soldatesque en arme,

Nous assistons à la  mascarade de la manipulation grossière de la population ignorante et crédule,

A qui l'on assène à longueur de journée  qu'elle n'a de pire ennemie que la CEDEAO qui serait asservie par des puissances étrangères.

Cette population dont des millions de parents ont profité, profitent encore et profiteront toujours du  bienfait des réglementations de l'Organisation sous régionale dans ses différents  espaces !

Aujourd’hui, le mensonge a chassé la vérité des terres de Soundiata, Babemba, Firhoun, Modibo Keita,

L'idéal Panafricain a été travesti et souillé,

Nos cœurs saignent,

Nos âmes sont en peine.

Que nous reste-t-il, à part le rêve et l'Espoir d'un miracle divin ?

……………………………

<strong>Une Honorable et brillante Mamie de 91 ans, témoin privilégiée de l’histoire politique du Mali  </strong>

Je ne me remets pas de ce que je prends pour une abjection, un véritable autodafé d’une œuvre conçue par des leaders et cadres africains qui ont sué sang et eau pour qu’elle prenne corps. C’est au forceps que la CDEAO est née. Au fil des années quelques amendements l’ont à chaque fois actualisée et perfectionnée.

Cette décision désastreuse de retrait du Mali taraude mon esprit, me rendant incapable d’écrire une phrase cohérente, moi qui ai la plume plutôt alerte. Il y a tant à dire.

Je suis choquée, révoltée. Pour ces gens-là le Mali n’est qu’un jeu de quilles dont ils font tomber les quilles à leur guise avec la boule de leur ignorance.

J’ai beaucoup apprécié la complainte de

Malick Touré. Son déchirement et sa révolte contenue expriment l’effarement de citoyens avisés des 3 malheureux pays. L’article de l’Essor y apporte des précisions qui confortent ce que Malick a écrit.

Je m’arrête là.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>AES – CEDEAO : Divorce consommé</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/aes-cedeao-divorce-consomme-3093582.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 01:48:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Un an après leur exit annoncé de la Cédéao, les trois pays qui composent l’Alliance des Etats du Sahel ont quitté officiellement l’organisation sous-régionale ce mercredi 29 janvier 2025. Toutefois, la période de transition instaurée par les dirigeants de la Cédéao jusqu’au 29 juillet vient de s’ouvrir.</em></strong>

Au terme d’un an de bras de fer rude entre l’AES et la Cédéao, on peut dire sans hésiter que la fracture est consommée à jamais. <em>In fine</em>, en Afrique de l’Ouest, nous avons désormais deux blocs (AES et Cédéao), comme la configuration de la carte géopolitique actuelle du monde (blocs Est et Ouest) qui cohabitent dans un contexte régional marqué par des suspicions et des méfiances totales entre les organisations.

Ce mercredi 29 janvier, les trois Etats de la Confédération des Etats du Sahel ont cessé d'être membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest comme l’avaient fixé les chefs d’Etat de la communauté ouest-africaine, lors de leur dernier sommet en décembre dernier à Abuja.

Pour célébrer ce retrait officiel, mardi 28 janvier 2025 à Niamey, capitale du Niger, des manifestants brandissaient des drapeaux des trois pays membres de l’AES et celui de la Russie. Certains manifestants transportaient même un faux cadavre drapé dans une sorte de catafalque aux couleurs de la Cédéao, symbolisant la fin de l’organisation ouest-africaine.

Au Burkina Faso, le même jour, des scènes similaires ont été observées. A Ouagadougou, la place de la Révolution était bondée de monde. Les manifestants arboraient des slogans comme <em>"Nous voulons la paix, vive l’AES"</em> et <em>"Adieu la Cédéao"</em>.

Ces mobilisations, marquées par une forte ferveur patriotique, montrent le soutien populaire et indéfectible à la décision des autorités militaires des trois pays.

Bien que les autorités militaires de ces trois pays ne cessent de le répéter à satiété et à qui veut l’entendre que leur décision de retrait de la Cédéao est irréversible, néanmoins le processus de transition de six mois se met déjà en place. Durant cette période, ces pays continueront à bénéficier des avantages de l’organisation comme l’indique le communiqué laconique de la Commission de la Cédéao publié ce mercredi.

Le point d’orgue de cette transition, c’est aussi de maintenir les négociations avec ces trois pays sous l’égide des médiateurs du Sénégal et du Togo et probablement le Ghana, qui vient de nommer Larry Gbevlo-Lartey, un militaire à la retraite et ancien coordonnateur de la sécurité nationale du Ghana auprès de l’AES afin d’amener les dirigeants de l’Alliance des Etats du Sahel à renoncer à leur décision.

Quelles conséquences pour les 72 millions d’habitants de l’Alliance des Etats du Sahel ? Quel sera l’avenir de la Cédéao après leur retrait effectif ? C’est l’une des questions qui revient en boucle ces dernières semaines.

Pour un ancien diplomate malien auprès de la Cédéao qui a requis l’anonymat, ce retrait des trois pays de l’Alliance est un véritable camouflet politique, économique voire diplomatique de par le poids économique de ces trois Etats, estimant que le Burkina Faso, le Mali, le Niger étaient effectivement des pays dont le poids économique est indéniable au sein de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest.

Pour d’autres observateurs, le retrait des trois pays permettra indubitablement à la Cédéao de s’actualiser et de retrouver la cohérence entre les principes qui énoncent son projet et la réalité à laquelle elle veut faire face efficacement.

&nbsp;

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Passeports CEDEAO : le Sénégal maintient leur validité pour l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/passeports-cedeao-le-senegal-maintient-leur-validite-pour-laes-3093531.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 31 Jan 2025 15:56:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Alliance des États du Sahel (AES), formée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger, a introduit un passeport biométrique commun le 29 janvier 2025. Ce document vise à simplifier les déplacements des citoyens de ces pays et à renforcer leur souveraineté après leur départ de la CEDEAO. Toutefois, la reconnaissance de ce passeport demeure incertaine, notamment au sein des pays ouest-africains.</strong>

Le Sénégal, acteur clé de la région, a déclaré qu’il continuerait de reconnaître les anciens passeports CEDEAO de ces États, mais n’a pas encore tranché sur la validité du nouveau passeport AES. Face à cette nouvelle réalité, la CEDEAO a adopté une position prudente en maintenant temporairement la reconnaissance des documents de voyage existants pour éviter des complications administratives. Cependant, elle n’a pas officiellement statué sur le statut du passeport AES, laissant chaque État libre de prendre sa propre décision.

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger avaient annoncé leur retrait immédiat de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), estimant que l’organisation s’était éloignée de ses principes fondateurs et subissait l’influence de puissances étrangères. Cette décision a été motivée par les sanctions imposées à ces pays après les coups d’État qui y ont eu lieu. En réponse, la CEDEAO a pris acte de ce départ tout en précisant que la sortie officielle des trois États interviendrait le 29 janvier 2025. Une période de transition de six mois a été instaurée. Les trois pays ont renforcé leur coopération en formant la Confédération des États du Sahel (AES), pour coordonner leurs politiques diplomatiques et de sécurité, pour assurer la libre circulation des personnes et des biens, et pour créer une banque d’investissement commune.

<a href="https://lanouvelletribune.info/">Source: https://lanouvelletribune.info/</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sahel : La rupture actée entre l&amp;apos;AES et la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sahel-la-rupture-actee-entre-laes-et-la-cedeao-3093477.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 31 Jan 2025 10:17:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont officiellement acté leur retrait de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le 29 janvier 2025, concrétisant ainsi une décision annoncée un an auparavant. Cette rupture marque un tournant historique pour ces trois pays sahéliens, qui ont choisi de prendre leur distance avec l'organisation régionale pour renforcer leur coopération au sein de l'Alliance des États du Sahel (AES), érigée en confédération en juillet 2024.</strong>

Dans un communiqué publié mercredi, la Commission de la CEDEAO a annoncé qu'elle mettait en place une structure pour faciliter les discussions avec les trois pays. Elle a insisté sur la nécessité de préserver la libre circulation des citoyens burkinabè, maliens et nigériens, en leur permettant de continuer à jouir de leurs droits de circulation, de résidence et d'établissement sans visa « jusqu'à nouvel ordre ».

Parallèlement, l'AES a décidé de déployer son propre dispositif institutionnel, notamment par l'introduction de nouveaux passeports communs aux trois pays, remplaçant progressivement les anciens documents arborant le logo de la CEDEAO. « Nos trois chefs d'État ont pris la mesure juste », a déclaré le chef de la diplomatie burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré, insistant sur la volonté de créer « un espace réel d'intégration économique, de solidarité et de fraternité ».

<strong>Manifestations en soutien à la rupture</strong>
La décision de sortie de la CEDEAO a été accueillie avec enthousiasme par une partie des populations des trois pays. De nombreuses manifestations de soutien ont eu lieu au Mali, au Burkina Faso et au Niger. À Ouagadougou, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à la Place de la Nation, où étaient présents le Premier ministre burkinabè Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo et plusieurs personnalités politiques. Des drapeaux burkinabè, maliens et nigériens flottaient dans la foule, accompagnés de pancartes hostiles à la CEDEAO et à la France. À Bobo-Dioulasso, Fada, Tenkodogo et d'autres villes du Burkina Faso, des manifestations similaires ont eu lieu.

Ce retrait de la CEDEAO s'inscrit dans un contexte de tensions grandissantes entre l'organisation régionale et les trois pays de l'AES, qui ont connu des coups d'État successifs en mai 2021 (Mali), septembre 2022 (Burkina Faso) et juillet 2023 (Niger). Ces événements avaient entraîné de lourdes sanctions économiques imposées par la CEDEAO, levées progressivement en janvier et février 2024 après l'annonce de leur départ de l'organisation.

Lors de son 66ème sommet ordinaire du 15 décembre 2024, la CEDEAO avait tenté de fixer une période de transition de six mois pour organiser un retrait progressif. Cependant, l'AES a rejeté cette proposition, la qualifiant d' « unilatérale » et visant à entraver leur « démarche de reconquête de leur souveraineté ». Les ministres des Affaires étrangères de l'AES, réunis à Ouagadougou, ont exprimé leur volonté d'une « convergence de vues » sur les modalités de séparation avec la CEDEAO, tout en saluant « l'adhésion massive et spontanée » des populations à cette nouvelle orientation politique.

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le terrorisme : La CEDEAO disposée à coopérer avec l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/lutte-contre-le-terrorisme-la-cedeao-disposee-a-cooperer-avec-laes-3093336.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 19:35:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a réaffirmé sa volonté de maintenir la coopération militaire et humanitaire avec les pays du Sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.</strong>

« La solution est de s’assurer d’éradiquer le terrorisme de toute l’Afrique de l’Ouest. Cela nécessite une collaboration entre les pays côtiers et les trois pays de l’Alliance des États du Sahel », a déclaré Abdel-Fatau Musah, Commissaire aux affaires politiques, paix et sécurité de l’organisation lors d’une interview.

Le Niger, le Mali et le Burkina Faso, désormais membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont quitté la CEDEAO, créant une dynamique nouvelle dans la sous-région.

Ce départ, selon Abdel-Fatau Musah, pourrait perturber le fonctionnement de certaines institutions, car la CEDEAO sera contrainte de retirer certaines de ses structures présentes dans ces pays.

Augustin Sogoh SANOU

Source: Sidwaya.info

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Burkina, le Niger et le Mali quittent la CEDEAO : quelle est la prochaine étape ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/le-burkina-le-niger-et-le-mali-quittent-la-cedeao-quelle-est-la-prochaine-etape-3093256.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 10:07:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La CEDEAO a annoncé qu'elle garderait ses portes ouvertes, mais elle a désormais perdu 53 % de sa superficie et environ 30 % de sa population d'environ 450 millions d'habitants.</strong>

Des milliers de personnes au Niger, au Burkina Faso et au Mali se sont rassemblées mardi pour saluer la sortie de leurs pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

Le retrait, effectif à compter du 29 janvier 2025, intervient exactement un an après l'annonce de leur intention de quitter l'organisation en raison de tensions politiques.

Les trois pays du Sahel, sous régime militaire, ont formé leur propre bloc, l'Alliance des États du Sahel (AES), accusant la CEDEAO de traitement injuste.

Ce divorce a des implications de grande portée, la CEDEAO perdant 53 % de sa superficie et environ 30 % de sa population d'environ 450 millions d'habitants.

<strong>Reconnaître les passeports</strong>

Dans un communiqué, la CEDEAO a pris acte du départ du trio.

Elle a cependant exhorté les autorités de la région de la CEDEAO et d'ailleurs à continuer de reconnaître les passeports nationaux détenus par les citoyens du Mali, du Burkina Faso et du Niger portant le logo de la CEDEAO, et à permettre aux citoyens des trois pays de continuer à bénéficier de la libre circulation sans visa.

Elle souhaite également que le libre-échange se poursuive dans toute la région de l'Afrique de l'Ouest, comme le prévoient les protocoles de la CEDEAO.

L'organisation a déclaré que les arrangements actuels devraient se poursuivre jusqu'à ce que les conditions de l'engagement futur entre les trois pays séparatistes et la CEDEAO soient réglées.

Cependant, les dirigeants des pays du Sahel – le général Assimi Goita du Mali, le général Abdourahamane Tiani du Niger et le capitaine Ibrahim Traore du Burkina Faso – souhaitent affirmer leur souveraineté et stimuler leurs économies.

<strong>Déploiement conjoint</strong>

Ils ont annoncé un déploiement conjoint de 5 000 soldats pour lutter contre les groupes armés, dévoilé un nouveau passeport commun et rompu les liens avec l'ancien dirigeant colonial français.

En attendant, ils continuent de renforcer leurs liens économiques et sécuritaires avec d'autres partenaires, dont la Turquie et la Russie. La CEDEAO, dont le siège se trouve à Abuja, la capitale nigériane, a été créée en 1975 pour faciliter la coopération régionale et économique.

Au fil des ans, elle a évolué, son mandat incluant désormais la coopération politique et militaire.

Cependant, les pays séparatistes ont accusé le bloc de pencher vers l'ancien pays colonial français et d'imposer des sanctions punitives à leur encontre. Ils ont été particulièrement irrités par la menace du bloc de recourir à la force pour annuler la prise de pouvoir militaire au Niger en 2023.

<strong>Influence occidentale</strong>

La CEDEAO a souvent nié être influencée par les puissances occidentales. C'est la première fois que plusieurs membres quittent la CEDEAO. Le seul retrait précédent était celui de la Mauritanie en décembre 2000.

Les membres restants de la CEDEAO sont : le Bénin, le Cap-Vert, la Côte d'Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Libéria, le Nigéria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.

Avec l’évolution de la dynamique politique, économique et sécuritaire, l’avenir de la CEDEAO et de l’AES reste incertain, mais chaque bloc est optimiste quant à sa voie.

<strong>Source: https://www.trtafrika.com/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cedeao&#45;AES : En toute réciprocité</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-aes-en-toute-reciprocite-3093240.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-aes-en-toute-reciprocite-3093240.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 09:32:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) permet aux ressortissants des pays membres de la Confédération des États du Sahel (Confédération AES) de continuer à jouir, jusqu’à nouvel ordre, du droit de circulation, de résidence et d’établissement sans visa dans son espace.</strong>

Avant, ce sont les dirigeants de l’AES qui avaient formulé la même offre. C’est dire que les deux organisations de la sous-région peuvent bel et bien se fréquenter dans l’intérêt supérieur de leurs populations. Le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a été acté par la Cedeao le mercredi 29 janvier 2025. Alors qu’on s’attendait à une réaction diplomatique plus belliqueuse voire inamicale, la quinquagénaire organisation intergouvernementale ouest-africaine a plutôt joué à la sagesse.

En effet, dans son communiqué rendu public hier matin, la Commission de la Cedeao dit avoir pris acte de la sorite du Burkina Faso, du Mali et du Niger de l’espace communautaire. Et d’ajouter que dans l’esprit de la solidarité régionale et dans l’intérêt supérieur des populations, et conformément à la décision de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de maintenir les portes de l’organisation ouvertes au dialogue, les autorités compétentes à l’intérieur et à l’extérieur de l’ensemble des États membres sont invitées à veiller au respect des mesures, notamment la reconnaissance jusqu’à nouvel ordre des passeports et cartes d’identité nationaux portant le logo de la Cedeao détenus par les citoyens de l’AES.

Autre consigne donnée aux pays membres de la Cedeao est de continuer à accorder aux biens et services provenant du Burkina Faso, du Mali et du Niger, le traitement prévu par le Schéma de libéralisation des échanges (Slec) et la politique d’investissement de l’organisation sous régionale ; de permettre aux citoyens des pays concernés de continuer à jouir, jusqu’à nouvel ordre, du droit de circulation, de résidence et d’établissement sans visa, conformément aux protocoles de la Cedeao en la matière. Apporter aux fonctionnaires de la Cedeao des trois pays concernés, un soutien et une coopération sans faille dans le cadre de leurs missions pour la communauté fait aussi partie des mesures.

«Ces dispositions restent en vigueur jusqu’à l’adoption par la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la Cedeao, des modalités complètes de nos relations futures avec les trois pays», signale le communiqué. Le document indique que la commission a mis en place une structure pour faciliter les discussions sur ces modalités avec chacun des trois pays. «Ce message est nécessaire pour éviter toute confusion et toutes perturbations dans la vie et les affaires de nos populations pendant cette période de transition», précise le communiqué de la Cedeao.

communiqué de l’organisation sous régionale intervient à la suite de la déclaration du collège des Chefs d’État de l’AES portant sur la libre circulation, le droit de résidence et d’établissement des ressortissants de la Cedeao dans l’espace confédéral que le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, a lue sur les antennes de la télévision nationale, il y a quelques semaines. En effet, le collège des Chefs d’État a indiqué que la Confédération est un espace sans visa pour tout ressortissant des États membres de la Cedeao. «Les ressortissants de la Cedeao ont le droit d’entrer, de circuler, de résider, de s’établir et de sortir sur le territoire des États membres de la Confédération dans le respect des textes nationaux en vigueur», souligne le document.

Et de poursuivre : «Toutefois, les États membres de la Confédération se réservent le droit, conformément à leurs lois et règlements, de refuser l’entrée sur leurs territoires à tout ressortissant de la Cedeao entrant dans la catégorie des immigrants inadmissibles ». Le collège des Chefs d’État de l’AES a, par ailleurs, signalé que les véhicules particuliers immatriculés sur le territoire d’un État membre de la Cedeao pourront entrer sur le territoire d’un État membre de la Confédération, conformément aux textes en vigueur. S’y ajoutent ceux à usage commercial immatriculés sur le territoire d’un État membre de la Cedeao et transportant des passagers.

<strong>Bembablin DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Retrait AES : la CEDEAO « sans visa » pour les ressortissants du Burkina, du Mali et du Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-aes-la-cedeao-sans-visa-pour-les-ressortissants-du-burkina-du-mali-et-du-niger-3092978.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 11:02:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce 29 janvier 2025 marque la rupture entre l’Alliance des Etats du Sahel et la CEDEAO. Un communiqué publié tôt ce mercredi matin a surpris les populations de l’AES. Le communiqué coupe l’herbe sous le pied des théoriciens du pire pour l’AES, et les radicaux, adeptes de la séparation totale avec la CEDEAO.</strong>

<strong> </strong><em>« Le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO prend effet à compter de ce jour, le 29 janvier 2025 »</em>, peut-on lire dans le communiqué. La CEDEAO reconnaît « jusqu'à nouvel ordre les passeports et cartes d'identité nationaux portant le logo de la CEDEAO » détenus par les citoyens des trois pays.

Aussi, la CEDEAO garantit la libre circulation, le droit de résidence et d'établissement sans visa pour les citoyens des pays de l’AES. Pour les fonctionnaires maliens, burkinabè et nigériens travaillant à la CEDEAO, l’organisation décide de les maintenir dans leur fonction ; et leur apporte son <em>« soutien sans faille dans le cadre de leurs missions pour la Communauté ».</em>

Selon la CEDEAO, ce communiqué est nécessaire pour éviter toute confusion et toutes perturbations dans la vie et les affaires des populations pendant la période de transition de six mois qui s’ouvre à compter de ce mercredi 29 janvier.

La CEDEAO assure avoir fait ce message dans un esprit de solidarité régionale et dans l'intérêt supérieur des populations. Enfin, elle informe que ses portes sont ouvertes pour le dialogue.

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>

&nbsp;

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/01/Cedeao-franc.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3092982" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/01/Cedeao-franc.jpg" alt="" width="650" height="911" /></a>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La Cédéao annonce la sortie officielle des pays de l&amp;apos;AES de son organisation</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-annonce-la-sortie-officielle-des-pays-de-laes-de-son-organisation-3092965.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 10:16:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- Cependant, ses portes restent ouvertes au dialogue pour la préservation des intérêts des citoyens de deux entités</strong>

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest (Cédéao) a annoncé, mercredi, dans un communiqué que le retrait du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger de l'organisation prend effet à compter de ce jour, 29 janvier 2025.

Cependant, la Cédéao affirme « maintenir ses portes ouvertes au dialogue ».

L'organisation sous-régionale a, en outre, invité ses membres à l'intérieur et à l'extérieur de l’ensemble des États membres de la Cédéao à veiller au respect des certaines mesures, dont la reconnaissance « jusqu'à nouvel ordre les passeports et cartes d'identité nationaux portant le logo de la Cédéao détenus par les citoyens du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger ».

A cette disposition s'ajoute le fait de « continuer à accorder aux biens et services provenant des trois pays concernés le traitement prévu par le Schéma de libéralisation des échanges (SLEC) et la Politique d'investissement de la Cédéao, de permettre aux citoyens des pays concernés de continuer à jouir, jusqu'à nouvel ordre, du droit de circulation, de résidence et d'établissement sans visa, conformément aux protocoles de la Cédéao en la matière ».

Il s'agit enfin, d'« apporter aux fonctionnaires de la Cédéao des trois pays un soutien et une coopération sans faille dans le cadre de leurs missions pour la Communauté», lit-on dans le communiqué rendu public ce mercredi 29 janvier.

En outre, la Cédéao précise que « ces dispositions restent en vigueur jusqu'à l’adoption par la Conférence des chefs d'État et de gouvernement des modalités complètes de nos relations futures avec les trois pays », soulignant que la Commission « a mis en place une structure pour faciliter les discussions sur ces modalités avec chacun des trois pays ».

Outre ces déclarations de la Cédéao, le ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, a indiqué mardi soir à la télévision nationale (ORTM) les dispositions prises dans le cadre de l'ouverture du dialogue entre la Confédération des États du Sahel et la Cédéao.

« Le 13 janvier courant, nous avons reçu un courrier de la Commission de la Cédéao en proposant des discussions », explique-t-il, ajoutant que « nos pays n'ont jamais été fermés, car, sous la direction de nos chefs d'État, il a été convenu d'accepter cette main tendue et d'aborder les discussions collectivement en tant que Confédération des États du Sahel avec la Cédéao pour nous mettre d'accord sur les rangements à mettre en place pour une coexistence pacifique de deux organisations, mais surtout travailler à la préservation des intérêts de nos populations ».

Pour rappel, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, ont créé la Confédération "Alliance des Etats du Sahel" le 6 juillet 2024, après avoir annoncé leur retrait de la Cédéao le 28 janvier 2024.

Le général d'armée Assimi Goïta, président en exercice de la Confédération des États du Sahel, a annoncé, jeudi dernier, la mise en circulation d'un nouveau passeport biométrique commun au Mali, au Burkina Faso et au Niger, membres de l'alliance, dès le 29 janvier courant.

Source: https://www.aa.com.tr/fr/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cédéao/retrait de l’AES : maintien des droits de circulation</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-retrait-de-laes-maintien-des-droits-de-circulation-3092959.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 10:04:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’organisation ouest-africaine officialise le départ des trois États du Sahel tout en maintenant les droits fondamentaux de leurs citoyens. Une structure spéciale sera mise en place pour gérer les relations futures avec ces pays.</strong>

C’est fait. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a officialisé ce mercredi le retrait immédiat du Burkina Faso, du Mali et du Niger, tout en maintenant certains droits fondamentaux pour leurs citoyens, notamment à la circulation des biens, des services et des personnes dans l’espace Cédéao, « l’esprit de la solidarité régionale ».

L’organisation régionale a précisé que les passeports et cartes d’identité portant son logo resteront valables pour les ressortissants des trois États, qui conserveront leur droit de circulation, de résidence et d’établissement sans visa dans l’espace communautaire. Parallèlement, la Confédération des États du Sahel, qui a annoncé la mise en circulation de ses passeports biométriques, confirme que les documents de voyage estampillés Cédéao restent valables jusqu’à leur date d’expiration.

« Dans l’esprit de la solidarité régionale et dans l’intérêt supérieur des populations », la Cédéao maintient le traitement préférentiel des biens et services de ces pays, conformément au Schéma de libéralisation des échanges.

Pour sa part, l’AES avait déjà annoncé en décembre l’ouverture de ses frontières aux ressortissants de la Cédéao. Le général Assimi Goïta, président de la Confédération sahélienne, avait précisé que les citoyens ouest-africains peuvent circuler librement dans l’espace AES, sous réserve du droit de chaque État de refuser l’accès aux personnes jugées « indésirables ».

Une structure spéciale sera mise en place par la Cédéao pour faciliter les discussions sur les relations futures avec les trois pays. Les ministres des Affaires étrangères de l’AES se sont réunis dimanche sous la présidence d’Abdoulaye Diop pour harmoniser leur position avant ces négociations.

Le Burkina, le Mali et le Niger, dirigés par des régimes militaires, avaient annoncé leur retrait de la Cédéao le 28 janvier, critiquant son caractère « inopérant ».

AC/Sf/APA

Source: https://fr.apanews.net/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Spécial sortie de l’AES de la CEDEAO, Exit des États de l’AES : Les trois péchés originels qui sonnent le glas de la Cedeao</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/special-sortie-de-laes-de-la-cedeao-exit-des-etats-de-laes-les-trois-peches-originels-qui-sonnent-le-glas-de-la-cedeao-3092954.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 09:56:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À la date fatidique retenue pour la sortie du Mali (de la Cedeao) et de ses deux états frères de la Confédération des États du Sahel AES, il faut simplement conclure que le vin est tiré, il faut le boire. Le Mali est bel et bien sorti de la Cedeao. Hier et ailleurs, c’était la sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne à coup de com autour du nom générique de BREXIT.</strong>

L’exit du Mali de la Cedeao, ce «CEDEXIT» aussi est pour de bon, selon la forte décision des autorités de nos états annoncée de commun accord, il y a un an, le 28 janvier 2024 et du vœu d’une grande majorité du peuple confédéral. Ce dernier s’est mis en marche, au pas d’une devise désormais chevillée à son corps et collée à son cœur : un peuple, un espace, un destin.

La Cedeao, créée sur les cendres de la CEAO fortement inspirée par le Mali à l’époque, avec une bonne foi des fondateurs, deviendra au fil des années cette institution politique régionale entre les mains des seuls Chefs d’état, dans un imaginaire collectif étriqué, construit par les médias officiels au rythme des sommets des Chefs d’État, des conférences des ministres, des réunions des corps d’experts.

La Cedeao était ainsi regardée par les peuples, de loin, depuis sa création, en 1975, par des pères fondateurs à majorité militaire à la tête de leurs états, jusqu’à ce qu’elle s’attaque à «ces» Peuples. Qu’elle a eu du mal à transformer en « ses » peuples. Elle avait précédé la Covid-19 en termes de politique de distanciation. Et c’est cela qui a accéléré sa perte. Oui, jusqu’à ce qu’elle s’attaque aux Peuples, à travers ses embargos sauvages et dévastateurs, non pas contre les régimes politiques des pays visés mais directement contre des populations innocentes.

Les embargos contre le Mali et le Niger ont fini de sonner le glas de cette organisation. Car elle s’est attaquée à ceux qui étaient censés être ses inspirateurs, ses propriétaires, ses actionnaires : les peuples. Ces derniers n’ont jamais été aussi confortés dans leur vision floue sur l’institution, vision toujours criée mais jamais entendue. En voulant atteindre les régimes qu’elle refusait de reconnaitre, la Cedeao a attaqué ses citoyens dans leurs droits fondamentaux, ceux à la vie par l’accès à la nourriture et aux médicaments surtout, causant la mort de bébés, de vielles personnes et même de personnes valides.

Les sanctions illégales, illégitimes, iniques ciblant états et populations ont fini par sonner l’hallali pour celle qui était la fille aimée de l’Union africaine, celle qui était la communauté économique régionale championne et bonne élève au-delà du continent, vantée par l’ONU, l’Union européenne et la très glorieuse et fictive communauté internationale.

C’est cette Cedeao que le camp du «oui pour l’exit» a enterrée. Celle que le camp du «contre l’exit» défend est plus idéalisée. Là on met en avant l’organisation nourricière, celle qui va nous interconnecter, nous intégrer à travers la libre circulation des personnes et des biens, celle d’un marché commun à travers le tarif extérieur commun, celle de la Banque d’Investissement et de Développement de la Cedeao (BIDC) et ses financements, celle qui défend les valeurs démocratiques. Celle qui exècre les coups d’États militaires mais adoube, sinon promeut les coups d’état civils.
On ne reviendra pas sur le contraste du résultat avec les tracasseries chroniques aux frontières des états membres dont sont victimes les populations les plus nombreuses à circuler, c’est-à-dire par la voie routière, malgré carte d’identité, passeport et laisser passer estampillés Cedeao. Quid du faible taux de construction d’infrastructures tels que les rails ou les autoroutes pour évoquer le faible bilan d’une organisation qui se plait plutôt dans l’habit du gendarme de la démocratie, du gardien des intérêts étrangers, du cheval de Troie de l’impérialisme outre atlantique et autres, au lieu de l’intérêt général, celui des Peuples. Nous sommes loin de l’enthousiasme affiché par le chef de la délégation malienne au retour du sommet constitutif en mai 1975, des propos d’espoir du président ivoirien Felix Houphouët Boigny et ses pairs qui se voyaient «capables de voir loin et de faire grand».

SANCTIONS INIQUES. Pour la passe difficile actuelle, on rappellera trois fautes, pourquoi pas trois péchés originels qui lui valent de vivre ces instants fatidiques de désintégration, de désagrégation par la sortie de trois pays membres fondateurs et majeurs que sont le Mali, le Burkina Faso et le Niger. La première faute réside dans le cœur de son premier succès aujourd’hui encore vanté : la capture du président libérien Samuel Kayon Doe dans le bureau du chef de la Brigade de surveillance du cessez-le-feu de la Cedeao (Ecomog), alors que cette structure d’interposition pour la paix dans le conflit fratricide libérien est toujours vantée comme une action éclatante dans le bilan de l’organisation.

On ne dédouanera pas le premier descendant d’autochtone à devenir président de ce pays du bain de sang qui avait marqué sa prise de pouvoir quelques années plutôt. Cette fin de règne dans un presque traquenard, dans son QG, a sali son image à l’opération de maintien de paix inédite jusque-là pour la sous-région. Dans le contexte de l’époque, les opinions ouest-africaines étaient guidées par le récit des médias audiovisuels mainstream encadré par les chancelleries des pays d’appartenance. Si l’on replonge dans cette histoire sombre libérienne, l’on se posera bien de questions sur la part de la Cedeao et de sa force dans la fin tragique du leader libérien dont d’aucuns continuent à penser qu’il a été livré à ses rivaux par les représentants de l’organisation sous régionale censée s’interposer et ramener la paix, par le dialogue et la justice. Véritable faux départ, potentiel péché originel.

Et pourtant cette intervention au Libéria sera par la suite badigeonnée comme le bon départ de toute une philosophie de maintien de la paix, de sauvegarde de la démocratie et d‘intégration régionale. Elle inspirera toute l’architecture politique et sécuritaire de la Cedeao à travers ses instruments dont le Traité de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest, (28 mai 1975), le Protocole sur la libre circulation des Personnes et des Biens, le Droit de résidence et d’établissement (1979), le Traité Révisé de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest, (24 juillet 1993), le Protocole relatif au mécanisme de Prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la Paix et de la sécurité, (10 décembre 1999), etc. On dira tout ça pour finir par voir trois états s’en aller? On ne passera pas sous silence la bonne foi et l’engagement démocratique du Mali lors de sa seule présidence (bizarre, non), entre 1999 et 2001, dans l’histoire de l’organisation, avec beaucoup d’entrain à asseoir les fondamentaux de la bonne gouvernance.

La deuxième faute de la Cedeao, c’est l’inertie de l’organisation régionale face à l’émergence d’une poudrière au Sahel. Des différentes rébellions au Mali et au Niger entre 1990 à ce jour, on ne trouvera pas d’éléments probants de son intervention. La Cedeao a regardé de loin un brasier sous ses pieds. Or, ces rebellions ont été des déclencheurs de crises politiques majeures d’envergure nationale dans ces pays et ont fini d’installer l’état d’insurrection terroriste qui va aujourd’hui au-delà des frontières sahéliennes. Curieusement, sur ces situations, elle a toujours laissé le terrain à l’ONU et aux puissances occidentales, se contentant d’un attentisme et d’un suivisme fort remarquables. Sa promptitude n’est mesurable que sur les crises politiques et institutionnelles, à forte dose de menaces et d’intimidation.

La troisième faute, c’est l’embargo inique imposé à notre pays, surtout aux populations, en janvier 2022 et plus tard, au Niger et à ses populations en août 2023. C’était la faute de trop. Visiblement la Cedeao n’avait pas tiré les leçons de sa mauvaise gestion de la crise malienne de 2002, la crise politique au Mali suite aux élections législatives d’avril 2020, la crise politique guinéenne qui a abouti aux évènements de septembre 2021, etc. Les évènements politiques au Mali en août 2020 et mai 2021, au Burkina Faso en janvier et septembre 2022 ne lui ont pas permis de rectifier le tir, encore moins la trajectoire suicidaire qu’elle a prise.

La somme de ces fautes sur plus de 30 ans vaut à la Cedeao ce bilan désastreux en 2025. Le retrait du Mali, du Burkina Faso, du Niger et leur union dans la Confédération des états du Sahel redessine la carte politique de l’Afrique de l’Ouest et impose à la Cedeao de porter une nouvelle paire de lunettes pour comprendre les nouveaux paradigmes géopolitiques. Il reste à nos concitoyens de croire désormais en la force de l’AES qui ne vient pas déplacer les falaises de Bandiagara, le Mont Agou et tout le massif de l’Atakora, le désert du Ténéré ou encore la lagune Ebrié. L’Afrique de l’Ouest géographique et sociale reste intacte avec les mêmes populations qui sont interconnectées depuis des siècles.

La création de la Cedeao en 1975 ne nous a pas valu une confédération ou une fédération, n’a pas effacé les relations bilatérales entre les différents États membres avec échanges d’ambassadeurs jusqu’à ce jour mais a engendré simplement une organisation politique devenue la grenouille voulant se faire plus grosse qu’un bœuf. Qu’on le veuille ou pas, l’organisation a été déroutée de sa voie initiale, prise en otage par des sponsors internationaux qui lui ont imprimé une vocation qui les arrange au point d’être déconnectée des réalités des populations qu’elle était censée défendre. Elle en récolte les conséquences.

L’AES à trois ou à plusieurs pourra jouer ce rôle fédérateur et économique de départ que vouaient les pères fondateurs à la Cedeao. L’AES suit son chemin désormais, mue par les aspirations de ses populations pour qu’elle demeure une AES des peuples, une organisation viable, efficace et fabriquant de bien-être individuel et collectif. C’est tout ce qu’on demandait à la Cedeao pour que cet EXIT retentissant ne soit pas. Hélas, il est ! Et le ciel ne tombera pas sur nos têtes, la vie continuera de plus belle, dans notre beau Sahel.

Alassane Souleymane]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Spécial sortie de l’AES de la CEDEAO, Alpha Oumar Konaré, Président en exercice de la Cedeao de 1999 à 2001 : Des hauts et des bas</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/special-sortie-de-laes-de-la-cedeao-alpha-oumar-konare-president-en-exercice-de-la-cedeao-de-1999-a-2001-des-hauts-et-des-bas-3092946.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 09:51:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président Alpha Oumar Konaré fut désigné par ses pairs Président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) lors du 22è sommet, tenu les 9 et 10 décembre 1999 à Lomé (Togo). En succédant au Président Gnassingbé Eyadema, Alpha Oumar Konaré est le premier Chef d’État du Mali à assurer la présidence tournante de l’Organisation intergouvernementale, créée le 28 mai 1975 à Abuja (Nigeria).

Président en exercice de la Cedeao, Alpha Oumar Konaré plaça son mandant sous le signe du processus d’intégration de la Cedeao, de la lutte contre la pauvreté et surtout du renforcement des mécanismes de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace commun.

En effet, sous la présidence d’Alpha Oumar Konaré, une stratégie a été mise en place afin d’accélérer le processus d’intégration de la Cedeao. Et cela à travers la création d’un marché régional unique en Afrique de l’Ouest fondé sur la libéralisation des échanges, l’établissement du Tarif extérieur commun, l’harmonisation des politiques économiques et financières des États membres.

Mais sur le plan économique et financier, ainsi que la libre circulation des personnes et des biens, le tableau n’était pas reluisant. C’est pour quoi, lors du 24è sommet de la Cedeao tenu dans notre capitale le 14 décembre 2000, en examinant le rapport du gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement s’est préoccupée de l’évolution défavorable d’ensemble de la situation économique et financière des États de la Cedeao, en dépit d’une conjoncture internationale favorable.

Sur le plan de la lutte contre la pauvreté, les résultats n’étaient pas non plus à hauteur de souhait. Prenant en compte les défis à relever à ce niveau, le sommet de Bamako a instruit les ministres à renforcer, d’une part, les mesures de politique économique nécessaires au développement accru de l’activité dans l’Union et d’autre part, la politique de financement des activités génératrices de revenus pour les populations les plus vulnérables et les diplômés sans emploi. La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a été mise à contribution. En tant que capacité régionale de développement, l’institution financière a été appelée à s’impliquer davantage dans la définition et la mise en œuvre des stratégies nationales et régionales y relatives.

POINT FAIBLE DE LA CEDEAO- Depuis sa création, la libre circulation des personnes et des biens est le point faible de la Cedeao. La présidence d’Alpha Oumar Konaré n’a pratiquement rien changé sur ce plan. Pourtant, ce dernier avait pour mission de démanteler les nombreux barrages illégalement érigés le long des routes ouest-africaines qui constituent une entrave à là libre circulation des personnes et le développement des échanges intra communautaires. Un mécanisme communautaire de surveillance permanente des barrages routiers en vue de leur démantèlement avait même été établi par les Chefs d’État et de Gouvernement lors du sommet au cours duquel le Président Konaré a été désigné Président en exercice de la Cedeao.

Toutefois, s’agissant de la bonne gouvernance, la Conférence de Bamako qui a évalué la présidence d’Alpha Oumar Konaré à la tête de la Cedeao, a salué les dispositions prises par le Conseil des ministres, notamment l’adoption du Code de transparence dans la gestion des finances publiques et la décision de réformer les systèmes de passation des marchés publics des États membres pour les rendre plus efficaces, économiques et conformes aux pratiques admises au plan international.

Concernant l’harmonisation des législations fiscales, la Conférence a apprécié les importants efforts accomplis dans la poursuite de l’harmonisation des fiscalités intérieures indirectes. Abordant les politiques sectorielles communes, les Chefs d’État et de Gouvernement ont noté, avec satisfaction, les actions menées dans le cadre de la mise en œuvre du processus de leur définition.

Ils ont ainsi apprécié positivement les travaux des ministres chargés de la santé, des ministres chargés des télécommunications et des ministres chargés des mines, dont les résultats ont permis au Conseil des ministres d’adopter, dans chacun de ces domaines, des recommandations pertinentes invitant les États membres à la mise en œuvre de programmes d’actions communautaires prévus par le Traité.

Compte tenu des résultats obtenus et des défis à relever, les Chefs d’État ont décidé de reconduire le Président Alpha Oumar Konaré à la tête de la Cedeao. Celui-ci passera le flambeau à son homologue du Sénégal, Abdoulaye Wade, lors du sommet de Dakar en décembre 2001, alors que les défis en ce qui concerne l’intégration économique, la mise en place des infrastructures de développement au sein de la Cedeao et surtout la libre circulation des personnes et des biens étaient de plus en plus nombreux.

Bien avant de diriger la Conférence des Chefs d’État de la Cedeao, le Président Alpha Oumar Konaré était impliqué dans l’ancrage de la démocratie au sein de la Communauté. Avec son leadership et sa vision pour une sous-région pacifiée et tournée vers le développement durable, il était farouchement opposé aux coups d’État survenus en avril 1999 au Niger puis en Côte d’Ivoire de la même année.

<strong>Madiba KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>En prélude à la sortie de la Cedeao le 29 janvier : Le Mali lance son passeport AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/en-prelude-a-la-sortie-de-la-cedeao-le-29-janvier-le-mali-lance-son-passeport-aes-3092791.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Jan 2025 01:16:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est sans aucune surprise que les peuples du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont appris qu’un passeport commun sera mis en circulation. Le Président de la Transition du Mali, Président de la Confédération des États du Sahel (AES), le Général d’armée Assimi Goïta, avait en effet annoncé la mise en circulation du nouveau document de l’AES à partir du 29 janvier 2025.

C’était suite à la rencontre de validation des spécifications techniques harmonisées des documents de voyage et d’identité de la Confédération AES, tenue en novembre dernier à Bamako.

La mise en circulation des nouveaux passeports de l’AES coïncide par ailleurs avec l’expiration du délai de sortie des pays de l’AES de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Aux yeux du Président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES), la diligence s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de sa feuille de route, en particulier les aspects relatifs à la libre circulation des citoyens. Selon ses dires, les anciens passeports CEDAO demeurent valables jusqu’à leur date d’expiration. Ainsi, les citoyens de l’AES détenteurs des anciens passeports pourront les faire remplacer par les nouveaux passeports conformément aux règles en vigueur. Et le communiqué de la présidence de rassurer les citoyens de l’espace confédéral que toutes les dispositions utiles seront prises pour garantir l’effectivité de la libre circulation des personnes et de leurs biens.

L’avènement du précieux nouveau document de voyage marque un pas supplémentaire sur le chemin du non-retour car le passeport malien entre en vigueur 24 h après la sortie définitive du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO.

Toutefois certains observateurs et potentiels usager se disent sceptiques et craignent les conséquences de cette décision. C’est le cas de Moussa qui préfère garder son anonymat. « Ces mêmes Maliens qui criaient le manque de pièces d’identité, chantent le nouveau passeport AES sans se soucier de sa valeur diplomatique et sans se demander les conséquences d’un nouveau passeport pour les millions de populations vivant à l'extérieur», nous a-t-il confié. Pour d’autres, par contre, la démarche ne reflète que le changement et un autre pas vers la souveraineté des trois pays de l’AES.

<strong>Aly Poudiougou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de la CEDEAO : Les pays de l’AES « raccordent leurs violons » à Ouagadougou</title>
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<pubDate>Mon, 27 Jan 2025 07:32:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une correspondance à chacun des pays de l’AES, la CEDEAO demande une réunion avec chaque pays pour discuter des modalités de retrait. Sentant le piège tendu, les ministres des Affaires étrangères du Burkina, du Mali et du Niger se sont retrouvés à Ouagadougou. A l’issue de leur rencontre, ils ont publié, ce dimanche 26 janvier 2025, un communiqué conjoint.</strong>

<strong> </strong>« Les Ministres ont eu une convergence de vues sur l'approche globale des futures négociations avec la CEDEAO dans l'intérêt supérieur des populations ». C’est la seule information donnée par le communiqué, sans aucun autre détail. Selon le document, l’objectif de la rencontre était d’« examiner, suite au retrait des trois pays, les relations entre la Confédération AES et la CEDEAO ».

Le ministre des Affaires étrangères du Burkina, Karamoko Jean Marie TRAORE ; son homologue du Niger, BAKARY Yaou Sangaré ; et le ministre malien des Affaires Etrangères, du Mali, Abdoulaye Diop ont pris part à la rencontre de Ouaga. Bassolma BAZIE, Président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel du Burkina Faso a aussi pris part à la rencontre.

En adressant une correspondance séparée à chaque pays, la CEDEAO se veut certes légaliste, mais elle tient sous la table, la carte de la division. La rencontre de Ouaga consiste donc à déjouer le “piège” pour qu’aucune divergence de vue ne crée des frictions entre les pays de l’Alliance des Etats du Sahel. La date des réunions techniques, selon la correspondance de la CEDEAO, sera fixée après concertation avec chaque pays.

<strong> </strong>

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Burkina : les formalités de séparation de la CEDEAO au menu des échanges un an après le retrait des pays de l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/burkina-les-formalites-de-separation-de-la-cedeao-au-menu-des-echanges-un-an-apres-le-retrait-des-pays-de-laes-3092552.html</link>
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<pubDate>Sun, 26 Jan 2025 20:21:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>(Ouagadougou, le 26 janvier 2025) - Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel tiennent ce dimanche 26 janvier 2025 à Ouagadougou, une réunion dont l’objectif est de dégager une approche commune dans la définition des formalités de séparation avec la CEDEAO.</strong>

SEM Karamoko Jean Marie TRAORE et ses homologues de la République du Niger SEM Bakary Yaou SANGARE, et SEM Abdoulaye DIOP de la République du Mali examinent un document commun de stratégie en vue des négociations sur la sortie des trois pays de l’AES de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

L’ouverture de la réunion a été présidée par SEM Abdoulaye DIOP, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République du Mali, pays assurant la présidence en exercice de la Confédération de l’AES.

Prononçant le discours d’ouverture officielle de cette réunion majeure, SEM Abdoulaye DIOP a salué l’esprit d’unité, de solidarité et de fraternité imprimé par les trois Chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel.

Il a également salué la dynamique et la démarche de coordination diplomatique pour parler d’une seule voix et porter ensemble la vision de la Confédération des Etats du Sahel à travers le monde.

« Je félicite le gouvernement du Burkina Faso pour la préparation de cette présente réunion et ce, de manière inclusive et participative », a-t-il indiqué.

S’agissant des travaux préparatoires des hauts fonctionnaires de la Confédération des Etats du Sahel en prélude à la réunion ministérielle, SEM Abdoulaye DIOP a reconnu la qualité des travaux et la pertinence des documents soumis à leur appréciation.

« Leurs recommandations pertinentes nous rappellent l’importance de maintenir une vigilance constante dans le cadre de la gestion des implications de notre retrait de la CEDEAO », dira le Chef de la diplomatie malienne, avant de souligner que «ce retrait nous offre une opportunité de parvenir à une fraternité réelle, sans aucune ingérence ; une autre façon d’arriver à une intégration réelle, sans manipulation mais aussi sans esprit de domination d’un pays par un autre, d’un peuple sur d’autres peuples ».

Dans son intervention, le Chef de la diplomatie du burkinabè SEM Karamoko Jean Marie TRAORE a souhaité que cette réunion aboutisse « à la création d’un espace sous régional plus fort et plus en phase avec les aspirations profondes des vaillantes population ».

Le ministre en charge des Affaires étrangères du Niger SEM Bakary Yaou SANGARE a également formulé le vœu qu’à l’issu de cette réunion, la Confédération puisse disposer d’un document de stratégie qui permettra de mener à bien les discussions avec la CEDEAO.

DCRP/MAECR-BE

Source: https://www.aib.media/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait du Mali de la CEDEAO : Les formalités actées pour ce mois de janvier</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-du-mali-de-la-cedeao-les-formalites-actees-pour-ce-mois-de-janvier-3091319.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Jan 2025 19:05:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a fixé la date du départ officiel du Mali de ses rangs. Selon un communiqué adressé au ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le pays perdra son statut de membre à compter du 29 janvier 2025, en application d’une décision adoptée lors de la réunion du 29 janvier 2024.

Lors de sa 66ᵉ session tenue à Abuja, au Nigeria, le 15 décembre 2024, l’organisation a confirmé cette mesure en s’appuyant sur les dispositions de l’article 91 de son traité révisé. « À cet effet, la Conférence a instruit le Président de la Commission d’engager les formalités de séparation », précise le communiqué signé par Oumar Alieu Touray, Président de la Commission de la CEDEAO.

Dans ce contexte, M. Touray a proposé une réunion avec ses équipes techniques pour entamer les discussions nécessaires au processus de séparation. La date de cette rencontre sera fixée après consultation.

Cette décision marque une étape clé dans les relations entre le Mali et la CEDEAO. Elle s’inscrit dans un contexte où le Mali, en collaboration avec le Burkina Faso et le Niger, a décidé de former une nouvelle alliance régionale, l’Alliance des États du Sahel (AES), en se détachant de la CEDEAO. Cette dernière, pour sa part, semble déterminée à formaliser rapidement ce divorce historique.

Madiassa Kaba Diakité

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministre Abdoulaye Diop et Oumar Alieu Touray, Président de la Commission de la CEDEAO.</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/le-ministre-abdoulaye-diop-et-oumar-alieu-touray-president-de-la-commission-de-la-cedeao-3091332.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Jan 2025 17:34:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a fixé la date du départ officiel du Mali de ses rangs. Selon un communiqué adressé au ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le pays perdra son statut de membre à compter du 29 janvier 2025, en application d’une décision adoptée lors de la réunion du 29 janvier 2024.

Lors de sa 66ᵉ session tenue à Abuja, au Nigeria, le 15 décembre 2024, l’organisation a confirmé cette mesure en s’appuyant sur les dispositions de l’article 91 de son traité révisé. « À cet effet, la Conférence a instruit le Président de la Commission d’engager les formalités de séparation », précise le communiqué signé par Oumar Alieu Touray, Président de la Commission de la CEDEAO.

Dans ce contexte, M. Touray a proposé une réunion avec ses équipes techniques pour entamer les discussions nécessaires au processus de séparation. La date de cette rencontre sera fixée après consultation.

Cette décision marque une étape clé dans les relations entre le Mali et la CEDEAO. Elle s’inscrit dans un contexte où le Mali, en collaboration avec le Burkina Faso et le Niger, a décidé de former une nouvelle alliance régionale, l’Alliance des États du Sahel (AES), en se détachant de la CEDEAO. Cette dernière, pour sa part, semble déterminée à formaliser rapidement ce divorce historique.

&nbsp;

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali&#45;Cedeao :  La seconde bataille de Kirina</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mali-cedeao-la-seconde-bataille-de-kirina-3090895.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Jan 2025 12:39:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’évolution de la situation dans le Sahel confirme le pillage par l’Europe des ressources de l’Afrique dont, ce faisant elle pompe le sang. La France est le cœur du système pendant que certains pays africains font office de reins.</strong>

L’arrivée d’Assimi Goïta à la tête de l’Etat du Mali a provoqué un véritable séisme qui va, inéluctablement enterrer l’ordre néocolonial.  Sous son impulsion, trois ans ont suffi pour que le Sahel soit débarrassé des forces d’occupation occidentales et passe sous le contrôle des forces patriotiques de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Désormais, la survie de la France en tant que puissance mondiale est en jeu. Alors, vigilance !

<strong>Pourquoi la méthode Assimi est-elle gagnante ?</strong>

Pays pionnier de l’émancipation africaine dès 1960, le Mali tombe de Charybde en Scylla entre le 19 novembre 1968, date du coup d’état militaire du CMLN et le 24 mai 2021, date de la rectification de la transition conduite par Bah N’Daw. Si la chute d’IBK et l’arrivée de l’armée à la tête du pays, le 18 août 2020 sont consécutives à des manifestations populaires conduites par le M5-RFP, Bah N’Daw alors conseillé par Dieu Seul sait qui, avait décidé de constituer son équipe gouvernementale en ignorant les caciques de ce mouvement. La faute fatale pour lui, sera de chercher à mériter les éloges du président français Emmanuel Macron, allant jusqu’à écarter du gouvernement deux des cinq officiers militaires ayant piloté le renversement d’IBK. Assimi Goïta a alors dû lui rappeler « qui a mis l’eau dans coco ». Bah N’Daw en est encore à se demander, comment il a pu être éjecté aussi facilement et « placé hors de ses prérogatives ». A cette occasion, autant dans l’enchainement des faits que dans la sémantique utilisée, les maliens ont assisté à la destitution politique la plus courtoise de leur histoire. Le pays tient en Assimi et ses compagnons d’armes, une nouvelle race de militaires maîtres dans l’anticipation, obtenant des résultats qui suscitent l’adhésion populaire. En effet, Assimi n’a établi aucune relation incestueuse avec le M5-RFP, évitant ainsi le syndrome d’ATT qui avait choisi en 1991, d’accompagner la nébuleuse du mouvement démocratique, croyant conduire le bal alors qu’il n’était que l’otage consentant du système. Au terme de son second mandat, il a été lâché en bloc à la date fatidique du 22 mars 2012. En outre, il a refusé toute compromission avec la France, se retranchant lucidement derrière la volonté du peuple malien. Son rapprochement avec la Russie, la Chine et la Turquie d’une part, la montée en puissance concomitante de l’armée d’autre part, ont permis aux maliens et à d’autres Africains de comprendre qu’une alternative à la soumission et au stoïcisme est possible. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont aujourd’hui une réalité géostratégique incontournable au sein de l’AES ; et si leur sortie, fort opportune de la moribonde CEDEAO les met à l’abri des attaques scélérates de celle-ci, la France et ses complices restent perfidement à la manœuvre.

<strong>Comment l’élection de Macron a changé la donne</strong>

Tout ce que Modibo Kéita avait patiemment construit a été sabordé par le régime du CMLN, avant d’être enterré par la machine de prédation issue du mouvement démocratique. La corruption a longtemps prospéré parce qu’abondamment tolérée, rongeant les valeurs morales, dénaturant les fondements de la société, infiltrant les institutions, détruisant le pacte social, provoquant frustrations et révoltes. En effet, derrière chaque acte de grande corruption se cache une infrastructure non réalisée ou un projet détourné. Comment dire non à la corruption quand le travail ne permet pas de payer les factures ou tout simplement de faire bouillir la marmite ?  Voilà comment le cercle de ceux qui avaient fait le serment de l’intégrité, de marcher droit même au milieu des tempêtes, a rétréci comme une peau de chagrin. Assimi Goïta est en train de réaliser le grand rêve de Modibo Kéita et de tous les panafricanistes, conduisant beaucoup de  ses compatriotes à faire leur mea culpa et accompagner la nouvelle dynamique, au grand dam de ceux qui comptaient sur un pourrissement de la situation. L’arrivée d’Emmanuel Macron à la tête de l’Etat français a créé les conditions d’une vraie décolonisation des mentalités. L’homme est non seulement arrogant et méprisant, mais il est complètement ignorant du sens de l’histoire et des arcanes des relations franco-africaines, alors que les militaires au pouvoir sont des jeunes décomplexés, bien au fait des réalités géopolitiques et géostratégiques du monde, loin des frasques des politiciens sclérosés de la Françafrique. Grâce à la réhabilitation des légitimités traditionnelles et au programme national d’éducation aux valeurs, un véritable élan démocratique est en train de monter des profondeurs du peuple malien, pour donner au pouvoir politique une base plus légitime et plus stable, aux antipodes de la démocratie frelatée jusque-là servie pour contenter des partenaires étrangers. Déjà, de gros poissons tombent régulièrement dans les filets de la justice, signe de la fin d’une impunité qui prospère depuis plus de trente ans. Certains délinquants à col blanc qui croyaient trouver le salut dans la fuite, commencent par être gagnés par le doute car leurs protecteurs sont essoufflés, alors que le soutien du peuple au régime ne faiblit pas.

En violant ses propres textes pour s’aplatir devant la France, et en faisant fi de sa mission d’intégration économique et sociale, la CEDEAO empêtrée dans ses contradictions se trouve disqualifiée pour dicter une quelconque conduite à un Etat membre. Le Mali a affronté seul les forces terroristes et leurs commanditaires, avant d’être rejoint par le Burkina Faso et le Niger. D’autres peuples rêvent à présent de les rejoindre, provoquant de violentes tempêtes sous les crânes dans des palais alentours. En ce qui concerne la France éconduite, après ses batailles perdues de Waterloo et Diên-Biên-Phu, sa déroute se précise dans le Sahel, où le pire l’attend !

<strong>Mahamadou Camara</strong>

<strong>Email : </strong><a href="mailto:mahacam55mc@gmail.com"><strong>mahacam55mc@gmail.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Cédéao condamne une attaque meurtrière dans le nord du Bénin</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-condamne-une-attaque-meurtriere-dans-le-nord-du-benin-3090741.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Jan 2025 10:55:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’attaque perpétrée dans le nord du Bénin, revendiquée par le JNIM, a fait plusieurs dizaines de victimes parmi les soldats du pays. La Cédéao appelle ses États membres à renforcer leur coopération pour lutter contre la menace sécuritaire croissante dans la région.</strong>

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a condamné avec fermeté l’attaque meurtrière survenue mercredi 8 janvier 2025 dans la région de Point Triple, au nord du Bénin. Cette attaque, revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), a coûté la vie à plusieurs soldats béninois, selon un communiqué publié jeudi à Abuja.

La Cédéao a exprimé sa solidarité avec le gouvernement béninois et les familles des victimes, tout en appelant à un renforcement de la coopération régionale en matière de sécurité et de partage de renseignements pour lutter efficacement contre la menace terroriste.

Par ailleurs, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a condamné cette attaque qui s’est produite à Banikoara, une zone sensible à la frontière entre le Niger, le Bénin et le Burkina Faso.

Le chef d’état-major de la garde nationale du Bénin, le colonel Faizou Gomina, a indiqué que l’armée a neutralisé 40 assaillants lors de l’affrontement. Cependant, il a souligné que la position attaquée, partie intégrante de l’opération Mirador, était l’une des plus militarisées de ce dispositif de 3 000 soldats déployés depuis 2022 pour sécuriser les frontières.

Depuis 2021, le Bénin a perdu 121 militaires dans des attaques attribuées à des groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Malgré ce lourd bilan, les autorités béninoises affirment leur détermination à poursuivre la lutte contre l’insécurité croissante dans le nord du pays.

AC/Sf/APA

Source: https://fr.apanews.net/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO : La sortie légitime du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-la-sortie-legitime-du-mali-3090619.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Jan 2025 13:01:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les pays de la Confédération des États du Sahel (CES) ont officiellement quitté la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Une décision légitime, expliquée et réaffirmée par le Président de la Confédération, le Général d’Armée Assimi Goïta, qui a souligné le caractère « irréversible » de cette position.</em></strong>

<em>« Il n’y a aucun doute : nous ne sommes plus membres de la CEDEAO. Je n’aborde que rarement ce sujet, car pour moi, il appartient déjà au passé »</em>, a déclaré le Général d’Armée Assimi Goïta. Selon le Président de la Transition, cette décision de quitter l’organisation sous-régionale a été prise après une réflexion approfondie, menée en consultation avec des experts, notamment les ministres des Finances et des Affaires étrangères de la Confédération, afin d’évaluer les implications diplomatiques et économiques.

<strong>Une rupture justifiée par les actes de la CEDEAO</strong>

Le retrait du Mali, suivi de celui du Burkina Faso et du Niger, est une réponse à une déviation de la CEDEAO par rapport à ses missions initiales. L’organisation a imposé des sanctions «  injustes, illegales et inhumaines », provoquant des souffrances inhumaines aux populations.

Rappelons qu’au moment où le Mali faisait face à des attaques terroristes répétées et à la pandémie de Covid-19, la CEDEAO avait décrété un embargo économique et financier contre le pays. Ces sanctions incluaient la fermeture des frontières terrestres et aériennes, la suspension des transactions commerciales, le gel des avoirs maliens dans les banques de la région et l’interruption des aides des institutions financières sous-régionales.

Ces mesures ont également été infligées au Niger et au Burkina Faso, aggravant les difficultés des populations innocentes. En pleine crise sanitaire et sécuritaire, ces sanctions étaient contraires aux textes fondateurs de l’organisation et à ses principes de solidarité régionale.

<strong>Une alternative souverainiste : la Confédération des États du Sahel</strong>

Face à cette situation, les trois pays ont décidé de tourner la page CEDEAO en créant une nouvelle structure : l’Alliance des États du Sahel, en septembre 2023, rebaptisée ensuite Confédération des États du Sahel en juillet 2024. Cette organisation incarne une approche fondée sur l’efficacité, la souveraineté et la solidarité entre les États membres.

Le Général d’Armée Assimi Goïta n’a pas mâché ses mots pour dénoncer l’attitude de la CEDEAO, la comparant à celle d’un groupe terroriste. <em>« Leur démarche vise à asphyxier la population en la privant de ses besoins essentiels pour provoquer une révolte contre les dirigeants. Plutôt que de soutenir nos efforts contre le terrorisme, la CEDEAO a contribué à créer des conditions favorisant davantage l’instabilité »</em>, a-t-il affirmé.

<strong>Des avancées significatives malgré les embûches</strong>

Malgré les obstacles imposés par les sanctions, le Mali a enregistré des progrès notables grâce à la résilience de sa population et à la détermination de ses dirigeants. Notre pays a réussi à restaurer son intégrité territoriale, avec le retour des services sociaux de base, de l’administration et des Forces de défense et de sécurité dans des zones longtemps abandonnées.

Rester au sein de la CEDEAO aurait compromis ces acquis. L’organisation est un instrument au service d’intérêts étrangers, exécutant des diktats visant à freiner la dynamique souverainiste en cours dans les trois États.

Pour toutes ces raisons, la sortie de la CEDEAO est non seulement légitime, mais également nécessaire pour éviter de retomber dans les pièges du passé. Les conséquences de tels écueils seraient encore plus désastreuses pour les populations et les efforts de développement.

La Confédération des États du Sahel apparaît ainsi comme une alternative crédible pour garantir le progrès, la souveraineté et la stabilité de ses membres.

<strong><em>Correspondance particulière </em></strong>

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<strong> </strong>

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<title>Retrait de la CEDEAO : les autorités coutumières et religieuses du Mali en phase avec les dirigeants de l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-de-la-cedeao-les-autorites-coutumieres-et-religieuses-du-mali-en-phase-avec-les-dirigeants-de-laes-3089553.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 28 Dec 2024 10:01:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les concertations entre les autorités et les légitimités traditionnelles et religieuses à travers le pays ont débuté jeudi le 26 décembre 2024. Elles se déroulent à Bamako et dans les capitales régionales. Ces rencontres visent à expliquer la position actuelle des chefs d’État de l’AES sur leur retrait de la CEDEAO.</em></strong>

À Gao au nord du pays, les légitimités traditionnelles de la région ont rassuré les autorités de la transition de leur engagement en faveur de cette décision. Salihou Ibrahim porte-parole des notables de la région. « Chapeau pour ces braves populations qui refusent de baisser les bras face à l’adversité », a-t-il martelé avant de saluer le chef de l’exécutif régional pour la considération portée aux légitimités traditionnelles « Dans votre gestion administrative, vous avez apporté une innovation en intégrant une dimension sociale, celle de mettre au centre de tout le cadre de consultation les notables, les légitimités traditionnelles et les autorités religieuses ».

Ce soutien indéfectible aux autorités de la transition et aux décisions de la confédération AES a été aussi manifesté lors des assises des notables dans les régions de San et Mopti au centre du pays. Ceux-ci disent également comprendre le bien-fondé de cette décision des autorités de quitter la CEDEAO. « Nous, les chefs des quartiers, soutenons les autorités de la transition, si le retrait de la CEDEAO est gage de développement et de prospérité pour nos États », a assuré Sidi Haïdara coordinateur des chefs de quartier de la région de Mopti.. Et Monsieur Haïdara de poursuivre « dès leur arrivée à aujourd’hui, elles ont fait beaucoup de choses, notamment la reprise de Kidal. Nous, les chefs des quartiers, approuvons leur choix et soutenons la transition ».

Pour rappel, ce cadre de concertation s’est aussi tenu à Bamako. Il a regroupé les autorités coutumières et religieuses.

<strong>Source: https://www.studiotamani.org/</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Coopération : la CEDEAO rejette les « allégations » de déstabilisation contre l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cooperation-la-cedeao-rejette-les-allegations-de-destabilisation-contre-laes-3089390.html</link>
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<pubDate>Fri, 27 Dec 2024 10:28:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est la réponse du berger à la bergère ! Une semaine après le communiqué conjoint de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), la CEDEAO réplique. Dans un communiqué fait à Abuja ce 26 décembre 2024, la Commission de la CEDEAO rejette les « allégations » de déstabilisation formulées contre certains de ses membres.</strong>

<strong>Maliweb.net</strong> - « La CEDEAO soutient le Nigéria et les autres États membres de la CEDEAO contre des allégations infondées », déclare la Commission, sans mentionner, encore une fois, le nom de l’AES. Mais comme le dit un adage bambara : « On peut se tromper de plat, mais jamais sur la parole qui nous est destinée ».

Dans son communiqué publié le 22 décembre dernier, le Collège des Chefs d'Etat de l’AES a indiqué avoir « constaté avec regret qu'au sein de la CEDEAO, des manœuvres de déstabilisation sont régulièrement initiées par une poignée de Chefs d'Etat qui imposent leur désidérata et des agendas étrangers au reste de l’organisation ».

Dans une interview ce mercredi 25 décembre, le président du Niger, le Général Tiani a nommément cité son voisin le Nigéria (base terroriste); et la Côte d’Ivoire (base d'entraînement des forces de déstabilisation). Toutes ces manœuvres, dit-il, sont financées et exécutées par l’armée française. L’armée de l’ex puissance coloniale, selon le Général Tiani, ne quitte pas l’Afrique comme elle tente de faire croire. En réalité, accuse le président nigérien, elle fait un « vol de départ le jour pour deux vols retour la nuit ».

Aux dires de la Commission de la CEDEAO, depuis des années, le Nigéria soutient la paix et la sécurité de plusieurs pays, notamment en Afrique de l'Ouest. Fort de cet engagement, la CEDEAO « réfute toute suggestion selon laquelle un pays aussi généreux et magnanime deviendrait un État parrain du terrorisme », assure le communiqué d’Abuja.

<strong>Mamadou TOGOLA / maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Retrait des pays de l’AES de l’organisation sous régionale :  La CEDEAO reconduit Diomaye et Faure pour une ultime médiation</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-des-pays-de-laes-de-lorganisation-sous-regionale-la-cedeao-reconduit-diomaye-et-faure-pour-une-ultime-mediation-3089184.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Dec 2024 01:27:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’organisation sous régionale, soucieuse de l’unité et de la cohésion semble laisser encore une fenêtre ouverte afin que le trois pays en rupture de ban, que sont le Mali, le Burkina Faso et le Niger, puissent reconsidérer leur position en revenant sur leur décision de retrait de la CEDEAO. C’est pourquoi la conférence des Chefs d’Etat  a mandaté Diomaye Diakhar Faye, Président de la République du Sénégal et Faure Essozimna Gnassingbé Eyadema, Président de la République du Togo afin qu’ils persuadent les trois présidents de l’AES à renoncer à leur projet de retrait et à retourner dans la grande famille sous régionale. Cette ultime main tendue de la CEDEAO sera-telle saisie par le Général d’armée Assimi Goita, le Capitaine Ibrahim Traoré et le Général Abdouramane Tiani ? Quelles pourraient être les conséquences d’une éventuelle séparation des deux entités, à savoir l’AES et la CEDEAO ?</em></strong>

<strong> </strong>C’est au moment où les indicateurs de performance et de bonne organisation, comparativement aux autres sous ensemble sous régionaux, sont au vert, c’est encore au moment où la CEDEAO fait des émules au point d’attirer des nombreux autres pays qui ne sont pas sur son aire géographique, que trois pays décident de la quitter sous prétexte qu’elle n’a pas mieux  œuvré pour la stabilisation de ces pays. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, trois pays continentaux avec une économie basée à 70 % sur l’import, ont décidé de prendre leur destin en main en adressant une demande de retrait aux chefs d’Etat de la CEDEAO avec effet immédiat. Dans ce cas d’espèce, l’organisation conformément à son statut aura un an pour acter ou rejeter la demande de retrait. Cette date expirera le 29 janvier 2025. Lors du sommet ordinaire tenu en décembre 2024 à Abuja au Nigéria, la conférence des chefs d’Etat a décidé d’acter la sortie des pays de l’AES, mais a mandé les présidents sénégalais et togolais pour une ultime médiation et cela pendant une période de 6 mois. Passé ce délai la CEDEAO appliquera les mesures qui s’imposent en cas de retrait d’un membre.

<strong><em>Cette ultime main tendue de la CEDEAO sera-telle saisie par le Général d’armée Assimi Goita,  le Capitaine Ibrahim Traoré et le Général Abdouramane Tiani ?</em></strong>

La probabilité pour les trois chefs d’Etat  de revenir sur la décision de retrait de la CEDEAO est très minime, car ces trois Présidents ne sont plus prêts à se soumettre aux principes de l’organisation sous régionale ; qu’ils qualifient de diktat et d’ingérence dans les affaires internes d’un Etat souverain. Ils ne reconsidèreront leur position car ils sont contre le bannissement du coup d’Etat, le retrait des militaires sur la scène politique,  à cela il faut ajouter le retour à l’ordre constitutionnel et des civils au pouvoir. La médiation n’aboutirait pas car la décision prise par les trois chefs d’Etat est devenue non seulement une question d’honneur, mais aussi et surtout un moyen de rester indéfiniment au pouvoir hors de tout cadre démocratique. Sinon les deux chefs d’Etat mandatés jouissent d’une certaine confiance et d’estime qui est d’ailleurs réciproque, mais ils ne pourront pas changer la position même en brandissant les conséquences sur les paisibles citoyens de l’ensemble des pays de la CEDEAO et particulièrement ceux de l’AES fortement handicapés par leur continentalité. Diomaye Faye et Faure Eyadema vont faire du tourisme diplomatique sans obtenir le moindre résultat, la preuve est que dans la foulée du sommet de la CEDEAO, le Président du Niger est sorti pour réaffirmer leur volonté commune à bâtir une AES des peuples qui prendra en compte les aspirations profondes des peuples des trois pays qui la composent. C’est une manière de fermer la porte à tout dialogue et pourtant leur décision est une aventure incertaine.

<strong><em>Quelles pourraient être les conséquences d’une éventuelle séparation des deux entités, à savoir l’AES et la CEDEAO ?</em></strong>

Les conséquences sont énormes tant  pour la CEDEAO, que pour l’AES. Elles le sont beaucoup plus pour les trois Etats de l’AES, qui en plus de leur continentalité, ont une économie basée sur les produits d’importations, donc ils auront beaucoup plus besoin de ces pays côtiers car il n’existe aucune complémentarité entre les économies de ces trois pays. Que dire de l’établissement et de la libre circulation des personnes et des biens ? Le seul exemple de la Côte d’Ivoire qui compte plus de 6 millions de maliens et de burkinabé suffisait pour faire reculer les autorités de ces deux pays. Et si la CEDEAO instituait des visas pour les non ressortissants de son espace. Ce qui n’est pas à exclure à partir du moment où ces pays ne font plus partie de l’organisation, ils ne pourront pas continuer à jouir de ses avantages. La CEDEAO est reconnue en Afrique et même dans le monde comme étant l’organisation sous régionale la mieux structurée, la mieux organisée, la plus communarde et la plus futuriste. Elle est le symbole de l’unité et de la cohésion. Vouloir se soustraire d’une telle organisation est vraiment irréfléchie voire suicidaire.

Enfin, le lancement de la monnaie commune de la CEDEAO,  l’Eco est prévue pour 2027 donc bientôt,  ceci va compliquer encore plus la situation des dissidents !

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Retrait des pays membres de l’AES de la CEDEAO : Six mois pour revoir leur position</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-des-pays-membres-de-laes-de-la-cedeao-six-mois-pour-revoir-leur-position-3089066.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Dec 2024 01:19:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Malien</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a officiellement acté le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger le dimanche 15 décembre 2024 à Abuja au Nigéria lors du 66ᵉ sommet ordinaire des chefs d’État de la CEDEAO. Ces trois pays, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), avaient annoncé leur départ en janvier dernier, reprochant à l’organisation sous-régionale d’être sous l’influence de puissances étrangères et de ne pas les soutenir dans leur lutte contre le terrorisme. Les dirigeants de l’AES, tous issus de coups d’État, avaient également dénoncé les sanctions économiques imposées par la CEDEAO.

Malgré ces tensions, l’organisation sous-régionale a tenté de maintenir un dialogue. Cependant, les pays de l’AES ont maintenu leur position et ont réaffirmé leur volonté de quitter la CEDEAO. Un délai supplémentaire de six mois a été accordé aux pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) pour revenir sur leur décision de quitter l’organisation.

Dans son communiqué final qui a sanctionné les travaux de ce 66<sup>ème</sup> sommet des Chefs d’Etat et  de gouvernement des pays membres de la CEDEAO, concernant la décision de la République du Mali, de la République du Niger et du Burkina Faso de se retirer de la CEDEAO, la Conférence a salué les dialogues diplomatiques exemplaires de S.E. Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République du Sénégal et de S. E. Faure Essozimna Gnassingbé, Président de la République togolaise (Co-Facilitateurs de la CEDEAO), ainsi que les efforts diplomatiques du Président de la Conférence, S.E. Bola Ahmed Tinubu, et d’autres États membres individuels.

La Conférence a aussi rappelé la notification par la République du Mali, la République du Niger et le Burkina Faso de leur décision de se retirer de la CEDEAO, et a déclaré que conformément aux dispositions de l'article 91 du Traité révisé de 1993, les trois pays cesseront officiellement d'être membres de la CEDEAO à partir du 29 janvier 2025.

La Conférence a cependant décidé de fixer la période du 29 janvier au 29 juillet 2025, comme période de transition, au cours de laquelle les portes de la CEDEAO resteront ouvertes aux trois pays.

A cet égard, la Conférence a décidé de prolonger le mandat de S.E. Faure Essozimna Gnassingbé, Président de la République Togolaise et de S.E. Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République du Sénégal, pour poursuivre leur médiation jusqu'à la fin de la période de transition, en vue du retour des trois pays.

Sans préjudice de la poursuite des pourparlers diplomatiques, la Conférence a chargé le Président de la Commission d’initier les formalités de retrait après l'échéance du 29 janvier 2025, et d'élaborer un plan de contingence couvrant tous les domaines.

La Conférence a chargé le Conseil des Ministres de convoquer une Session extraordinaire au cours du deuxième trimestre 2025 pour examiner et adopter à la fois les modalités de séparation et le plan de contingence couvrant les relations politiques et économiques entre la CEDEAO et la République du Mali, la République du Niger et le Burkina Faso.

Par la suite, la Conférence a réaffirmé son indéfectible adhésion aux dispositions du Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance, en particulier la tolérance zéro pour tout pouvoir obtenu ou maintenu par des moyens anticonstitutionnels. C’est pourquoi d’ailleurs elle a réitéré sa demande de libération inconditionnelle de l’ancien Président nigérien, S.E. Mohamed Bazoum.

<strong>Y. Sangaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait acté des pays de l’AES de la CEDEAO :   Un coup dur pour l&amp;apos;unité régionale</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-acte-des-pays-de-laes-de-la-cedeao-un-coup-dur-pour-lunite-regionale-3088846.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Dec 2024 14:41:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ne seront plus membres de l'organisation ouest-africaine. Les chefs d'Etat de la Cédéao ont pris acte, lors du sommet organisé ce dimanche à Abuja, de l’intention des pays de l’AES de quitter l’organisation ouest-africaine. Une période de transition de 6 mois va s'ouvrir à partir du 29 janvier à l'issue de laquelle, fin juillet, la sortie des trois Etats sahéliens de la Cédéao sera définitive.</em></strong>

Nous assistons à la désintégration d'une région autrefois modèle de l'intégration, gardienne des traités de Lagos du 28 mai 1975 et d'Abuja du 3 juin 1991, en raison d'une ingérence malsaine.

Le retrait du Niger, du Burkina Faso et du Mali de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) constitue effectivement un coup dur pour l'unité régionale et, par extension, pour l'unité africaine. Ces événements traduisent les profondes tensions géopolitiques et socio-économiques qui concernent la région.

Les récents coups d'État au Mali, au Burkina Faso et au Niger ont exacerbé les divergences entre ces pays et les institutions régionales, en particulier face aux sanctions imposées par la Cédéao. Ces États perçoivent souvent l'organisation comme alignée sur les intérêts occidentaux, notamment ceux de la France.

Néanmoins, ce qu’on peut retenir de ce long bras de fer entre la Cédéao et l’AES, est que les dirigeants de la Cédéao ont tout fait pour montrer à leurs homologues de l’AES que  le divorce n’est pas inéluctable et que l’Alliance des États du Sahel peut exister au sein de la Cédéao.

Observateurs, commentateurs  et diplomates sont formels : il y a peu d’espoir de dialogue pour que le trio revienne sur leur décision de retrait de la Cédéao malgré la période de transition qui va s'ouvrir à partir du 29 janvier.

Ce retrait divise profondément les populations de trois pays de la confédération créant ainsi trois blocs à savoir : les pro-retraits, anti-retraits et les neutres.

<em>"Je suis un farouche partisan d’un retrait des pays de l’AES de la Cédéao. Pour moi, ce qu’on doit faire, c’est de travailler durement pour assurer notre indépendance dans tous les domaines. Le fait qu’on doit quitter la Cédéao le 29 janvier, ne devrait pas être  perçu comme une mauvaise chose. Malgré les avantages qu’offre l’Union européenne, la Grande Bretagne a décidé en toute souveraineté de quitter l’Union européenne, mais Londres continue toujours de collaborer avec 27 pays de l’Union. Je pense que ces trois pays sont dans la même dynamique de collaboration bilatérale avec les autres pays de la Cédéao"</em>, commente ce partisan qui voit ce retrait comme une nécessité absolue, car, selon lui, la Cédéao est devenue une institution épouvantable.

<em>"Je pense qu’il  n’est pas trop tard, les dirigeants de l’AES peuvent revoir leur décision pour éviter que le peuple de l’AES ne souffrent des restrictions de la libre circulation des personnes et des biens au sein de la Cédéao. Une libre circulation qui pourrait également limiter les opportunités d'emploi et affecter la mobilité des travailleurs, aggravant ainsi les conditions économiques pour la population malienne"</em>, conseille un anti retrait qui pense que ce retrait est une manœuvre politique pour éviter la tenue d'élections libres et transparentes, permettant ainsi aux régimes militaires de prolonger leur pouvoir ou transition sans rendre de comptes à la communauté internationale.

<em>"Qu’on quitte la Cédéao ou pas, ça ne me fait ni chaud ni froid. L’essentiel est que les trois dirigeants de la confédération construisent une AES forte et prospère calquée sur nos valeurs intrinsèques tout en s’ouvrant sur les autres"</em>, ajoute un tenant de la ligne de la neutralité.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Guinée&#45;Bissau : la CEDEAO annonce l&amp;apos;envoi d&amp;apos;une mission de haut niveau pour trouver un consensus sur le calendrier électoral</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/guinee-bissau-la-cedeao-annonce-lenvoi-dune-mission-de-haut-niveau-pour-trouver-un-consensus-sur-le-calendrier-electoral-3088567.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Dec 2024 09:53:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>BISSAU, 18 décembre (Xinhua) -- La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a annoncé mercredi l'envoi d'une mission de "haut niveau" en Guinée-Bissau afin d'aider les acteurs politiques bissau-guinéens à trouver "un consensus sur le calendrier électoral".</strong>

Dans un communiqué remis à la presse, l'organisation régionale a expliqué sa décision par le fait qu'elle avait "pris acte" de l'annulation des législatives qui devaient se tenir le 24 novembre et constaté qu'aucune nouvelle date n'avait été retenue pour l'organisation du scrutin.

En attendant la mission de haut niveau, la CEDEAO a invité les acteurs politiques bissau-guinéens "à donner davantage la priorité au dialogue inclusif", car c'est la seule voie qui peut apporter des solutions durables permettant d'aboutir à un consensus sur les dates de l'organisation des élections législatives et de la présidentielle, souligne le communiqué.

La Guinée-Bissau est dans un flou politique après le report des législatives de novembre et la non-fixation d'une date des présidentielles, alors que le mandat de cinq ans du président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo s'achèvera en février prochain. Fin

<strong>Source: https://french.news.cn/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>« La sortie de la Cédéao n’entrainera pas le chaos pour nos pays » (Tiani)</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-sortie-de-la-cedeao-nentrainera-pas-le-chaos-pour-nos-pays-tiani-3088381.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Dec 2024 09:04:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Réaffirmant l’engagement irrévocable du Niger, du Burkina Faso et du Mali à quitter la Cédéao, le général Tiani a appelé les Nigériens à l’unité et à la résilience pour bâtir un Niger souverain et prospère, dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel.

À la veille des célébrations de l’indépendance du Niger, le général Abdourahamane Tiani, chef de l’État, a prononcé un discours dans lequel il a réaffirmé l’irréversibilité de la décision du Niger, du Burkina Faso et du Mali de quitter la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). « Il s’agit d’une décision irréversible, car longuement et mûrement réfléchie. Elle s’inscrit dans la démarche de reconquête de notre souveraineté pleine et entière, condition indispensable à notre sécurité et à notre développement », a-t-il déclaré.

Cette déclaration intervient alors que la Cédéao, lors de son sommet ordinaire tenu dimanche au Nigéria, a pris acte de la sortie effective des trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) à compter du 29 janvier 2025. Cependant, l’organisation sous-régionale a décidé d’accorder un délai supplémentaire de six mois aux trois États pour revenir sur leur décision.

Dans ce cadre, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et son homologue togolais, Faure Gnassingbé ont été désignés pour mener des discussions avec les autorités des trois pays concernés, afin de tenter de trouver une issue favorable.

Le général Tiani a assuré que cette décision, prise dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES), ne conduirait pas au chaos. « Le Niger et notre Confédération continueront à entretenir de bonnes relations de voisinage et de coopération avec tous les pays de notre région ouest-africaine », a-t-il ajouté. Samedi, le collège des chefs d’Etat de l’AES a annoncé l’ouverture des frontières de la Confédération aux ressortissants de la Cédéao.

<strong>AC/APA</strong>

<strong>Apanews</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait des pays de l’AES de la CEDEAO :  Le quitus des chefs d’Etat de la décision</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-des-pays-de-laes-de-la-cedeao-le-quitus-des-chefs-detat-de-la-decision-3088323.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-des-pays-de-laes-de-la-cedeao-le-quitus-des-chefs-detat-de-la-decision-3088323.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/05/CEDEAO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 Dec 2024 01:32:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Réunis en session ordinaire dimanche 15 décembre à Abuja, les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont acté la décision de retrait des trois pays membres de l'Alliance des Etats du Sahel (AES). Toutefois, une transition de six mois a été mise en place pour essayer de convaincre ces trois pays de revoir leur décision. </em></strong>

Le 66e sommet ordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de la Cédéao tenu ce dimanche 15 décembre 2024 à Abuja au Nigeria, a été particulièrement scruté par les populations de l’AES. Pour cause, le principal ordre du jour de ce sommet des chefs d'État de l'organisation régionale, est de discuter du retrait des Etats de la Confédération des Etats du Sahel (AES), qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Après en avoir largement discuté en huis clos, les chefs d’Etat et de gouvernement ont  décidé de prendre bonne note de la décision du Mali, du Burkina Faso et du Niger de se retirer de la Cédéao. Officiellement ces trois États de la Confédération des Etats du Sahel cesseront d'être membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest à compter du 29 janvier 2025.

Bien que les autorités militaires de ces trois pays ne cessent de le répéter à satiété et à qui veut l’entendre que leur décision de retrait de la Cédéao est irréversible, la Cédéao a mis en place une transition de six mois (jusqu’en juillet 2025). L’objectif de cette transition est de continuer les négociations avec ces trois pays sous l’égide des médiateurs du Sénégal et du Togo pour dissuader les dirigeants de l’Alliance des Etats du Sahel à renoncer à leur décision.

Pour certains observateurs, cette transition de six mois apparaît comme un délai supplémentaire le temps pour l'organisation d'examiner la situation de ses travailleurs dans ces États et le transfert des sièges qu’ils abritent.

Néanmoins, lors du huis clos du sommet, certains chefs d’Etat comme le Ghanéen Nana Akufo-Addo et le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye ont exprimé de nouveau leur optimisme quant au "retour dans la famille" des trois pays de l’AES.

D’ores et déjà la Cédéao prépare un plan de contingence suite aux sorties de ces trois pays. Omar Alieu Touray, le président de la Commission de la Cédéao, soumettra ce plan aux chefs d’Etat de l’organisation au prochain sommet extraordinaire qui aura lieu au deuxième trimestre de 2025.

Cédéao-AES, deux visions contrastées sur la libre circulation des personnes et des biens. 48 heures avant l’ouverture du sommet de la Cédéao, les dirigeants de l’AES, dans un communiqué conjoint ont adopté une politique d’ouverture en facilitant la libre circulation et l’établissement des ressortissants de la Cédéao. Cette politique d’ouverture marque l’engagement de l’AES pour une intégration régionale accrue.

Par contre, la Cédéao, lors de son sommet à Abuja, s’est opposé fermement aux initiatives des pays de l’Alliance en rejetant en bloc tout partenariat partiel ou avantageux pour les Etats quittant l’organisation.

Pour couper court, la Cédéao refuse toute réciprocité sur la libre circulation des personnes et des biens.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après avoir montré son &amp;quot;impuissance&amp;quot;, la CEDEAO pourrait connaître &amp;quot;une dislocation rapide&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/apres-avoir-montre-son-impuissance-la-cedeao-pourrait-connaitre-une-dislocation-rapide-3088300.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Dec 2024 13:40:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>"Beaucoup de pays vont s'interroger et auront plus de chances de pouvoir demander soit un retrait, soit de ne pas respecter certains protocoles au sein de la CEDEAO", considère auprès de Sputnik Afrique le vice-président du Bloc pour le Redressement et le Développement du Mali.</strong>

Alors que les chefs d'État de la CEDEAO ont pris acte, le 15 décembre, de l’intention des pays de l’AES de quitter la communauté ouest-africaine, Agali Welé, interrogé par Sputnik Afrique, analyse les conséquences de cette décision.

L’apparition de l’AES, composée du Niger, du Mali et du Burkina Faso, "vient de créer ce qu’on appelle une déviance positive, une situation inattendue qui émerveille de nombreux pays et communautés qui sont dans une situation silencieuse, et qui vont probablement suivre l'exemple de ces trois pays".

Pour l’expert, cette probabilité "est très forte". Dans la gestion des crises sécuritaires, les pays de l’AES "ont fait des efforts gigantesques, inimaginables" en apportant "une réponse vigoureuse aux djihadistes et terroristes".

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Départ de l’AES : Quelles conséquences pour la Cédéao ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/depart-de-laes-quelles-consequences-pour-la-cedeao-3088227.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 Dec 2024 08:36:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) attirait autrefois l’attention pour toutes les bonnes raisons, mais la donne a changé depuis que trois de ses membres, aujourd’hui dirigés par des juntes militaires, ont choisi de quitter le bloc régional. Que réserve l’avenir ?</strong>

Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, membres fondateurs du bloc en 1975, ont été autorisés à quitter la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) 11 mois après avoir notifié leur départ en raison d’un différend non résolu avec le groupe sur le retour à un régime démocratique. Cette décision, prise lors de la 66e réunion des chefs d’État et de gouvernement à Abuja le 15 décembre, laisse une « porte entrouverte » aux trois États dissidents s’ils décident de réintégrer le groupe. Toutefois, cette possibilité de revenir sur leur décision ne durera que six mois à partir de janvier 2025, date officielle de leur départ. Entre-temps, la médiation se poursuit, sous la direction du président sénégalais, dans une tentative désespérée de persuader le trio dirigé par des juntes de rester et de préserver la cohésion régionale.

Les présidents sénégalais Bassirou Diomaye Faye et Assimi Goita du Mali, Ibrahima Traoré du Burkina Faso et Abdourahmane Tchiani du Niger parlent le même langage contre le néocolonialisme et l’impérialisme, et la Cédéao espère que cela fournira une plate-forme à partir de laquelle le dirigeant sénégalais pourra opérer et les reconquérir.

Mais pour l’instant, les militaires en charge au Mali, au Niger et au Burkina Faso restent sur leurs positions.

Ils ont d’abord résisté aux sanctions après avoir pris le pouvoir par des coups d’État considérés comme abominables par la Cédéao entre 2021 et 2023, puis ont fermé la porte à toute idée de retour au sein du groupe.

Depuis leur rupture avec la Cédéao, les trois pays ont formé une confédération souple, l’Alliance des États du Sahel (AES), et ont affirmé que leur départ du groupement était « irréversible ».

Ils accusent les dirigeants de la Cédéao d’être des marionnettes de la France, ancienne puissance coloniale dans la région, qui est fortement critiquée pour sa prétendue ingérence dans les affaires de ses anciennes colonies en Afrique.

Les relations se détériorant avec les trois pays, les troupes françaises ont été expulsées.

L’AES a déclaré que la libre circulation des personnes et des biens des pays de la Cédéao serait toujours autorisée dans les trois pays malgré ce départ.

<strong>Un coup à la cohésion au sein de la Cédéao</strong>

L’année dernière, la Cédéao, en tant que bloc, commandait une zone ouest-africaine de 5 114 162 km² avec une population estimée à plus de 424,34 millions d’habitants. Elle était largement reconnue comme un modèle de cohésion économique régionale, illustré par la libre circulation des citoyens des pays membres. Elle est largement reconnue pour avoir joué un rôle efficace dans le retour à la normale des États membres après leur plongée dans la guerre civile. Les cas du Libéria et de la Sierra Léone, déchirés par la guerre dans les années 1990, et de la Gambie et de la Guinée-Bissau, en proie à des troubles politiques ces deux dernières années, sont facilement cités.

Fondée en 1975 pour promouvoir et faciliter une approche progressive de l’intégration économique entre ses membres, la Cédéao est également chargée d’intervenir militairement pour stabiliser des situations politiques fragiles dans la région.

Cependant, le retrait imminent du Mali, du Burkina Faso et du Niger sera silencieusement ressenti comme un coup dur pour l’image de la Cédéao en tant qu’unité cohérente de nations ouest-africaines rassemblées par une histoire commune et une vision partagée du progrès économique. Ils la quittent avec une superficie combinée de 2 millions 781 392 km² et 76 millions d’habitants.

Cela représente une perte considérable et un potentiel économique réduit pour le groupement dont la force était de couvrir une région entière presque deux fois plus grande que l’Europe de l’Ouest.

La démographie de l’AES constitue encore une zone commerciale suffisamment importante pour que la Cédéao en soit perdante.

Outre le fait d’être dirigés par des juntes militaires, les trois États dissidents sont des pays enclavés qui ont besoin de leurs voisins maritimes, en particulier pour leur commerce extérieur. Cela les incitera à nouer de nouvelles relations avec les différents pays membres de la Cédéao afin d’obtenir l’accès aux ports pour l’importation de biens et de services, ainsi que pour l’exportation de matières premières.

Quelles que soient leurs motivations, les États de l’AES et leurs voisins de la Cédéao sont condamnés par la géographie à continuer à interagir, même si c’est au sein d’une région réduite.

Le chef gambien du secrétariat de la Cédéao, Omar Alieu Touray, l’a résumé dans son discours lors d’une réunion du conseil des ministres des Affaires étrangères à Abuja la semaine dernière.

« Les récentes délibérations ont souligné l’importance de la médiation et du dialogue pour résoudre les problèmes urgents. Alors que nous avançons, renouvelons collectivement notre engagement en faveur du développement durable, de l’intégration et du bien-être de nos citoyens », a-t-il déclaré.

<strong>WN/as/lb/te/Sf/APA</strong>

<strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cédéao : des avancées concrètes vers l’ECO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-des-avancees-concretes-vers-leco-3088200.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Dec 2024 17:08:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’organisation communautaire ouest-africaine a validé les critères proposés par le Comité de haut niveau devant sélectionner les premiers États membres éligibles au lancement initial de l’ECO, la future monnaie régionale.</strong>

Les chefs d’État de la Cédéao ont franchi une nouvelle étape pour le lancement de l’ECO, la future monnaie unique régionale, lors de leur 66e session ordinaire, tenue le dimanche 15 décembre 2024 à Abuja.

Réunis dans la capitale nigériane, les dirigeants ouest-africains ont marqué leur engagement en adoptant plusieurs mesures cruciales. La Conférence a validé les critères proposés par le Comité de haut niveau pour sélectionner les États membres éligibles au lancement initial de l’ECO.
En outre, les propositions concernant les coûts, les sources de financement et les modalités de mise en œuvre des réformes ont été approuvées.

Les Banques centrales et les États membres ont été appelés à accélérer leurs efforts en mobilisant rapidement leurs contributions financières. Cette mobilisation est essentielle pour soutenir les réformes économiques et stratégiques indispensables à la concrétisation de l’ECO.

Les chefs d’État ont insisté sur la nécessité d’accélérer la diversification des économies nationales. Cette démarche vise à établir une base économique solide pour garantir la viabilité de la monnaie unique.

« Nous devons travailler à une intégration économique plus profonde et à des réformes structurelles qui permettront à notre région de faire face aux défis de l’intégration monétaire », a déclaré un responsable de la Conférence.

Les discussions ont également porté sur l’opérationnalisation des institutions liées à l’ECO. Les dirigeants de la Cédéao ont réitéré leur objectif de respecter les délais fixés pour que ces structures soient pleinement fonctionnelles.

Le projet de monnaie unique, qui fait partie intégrante des ambitions d’intégration régionale de la Cédéao, vise à faciliter les échanges commerciaux entre les 15 pays membres et à renforcer leur compétitivité économique sur la scène internationale.
Avec l’ECO, la Cédéao espère inaugurer une nouvelle ère de coopération économique et de stabilité monétaire pour les 400 millions de citoyens de la région.

<strong>ARD/Sf/te/APA</strong>

<strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La nécessité de créer une alliance militaire à part entière des partisans de la multipolarité</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-necessite-de-creer-une-alliance-militaire-a-part-entiere-des-partisans-de-la-multipolarite-3088166.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Dec 2024 10:53:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La confrontation actuelle avec la minorité planétaire otano-occidentale, ainsi que tous les événements récents dans différentes parties du monde, mettent effectivement d’une certaine manière fin aux demi-mesures des partisans de l’ordre mondial multipolaire. Le moment est venu de créer une alliance militaire à part entière regroupant les principales forces de la multipolarité.</strong>

Tous les événements observés dans différentes parties du monde – à l’heure de l’affrontement entre les nostalgiques de l’ère unipolaire du diktat occidental et les partisans de l’ordre mondial multipolaire contemporain – et ce aussi bien dans le cadre de l’Opération militaire spéciale, de la lutte contre le terrorisme en Afrique et particulièrement dans la région du Sahel, les développements au Moyen-Orient, y compris les derniers événements tragiques en Syrie, démontrent clairement que l’époque de la retenue stratégique et de certaines demi-mesures doit désormais appartenir au passé.
Le moment pour les principaux partisans du monde multipolaire à s’unir au sein d’une alliance distincte
Le moment pour les principaux partisans du monde multipolaire à s’unir au sein d’une alliance distincte

Oui, la minorité planétaire occidentale a subi nombre d’échecs et de défaites dans différentes parties du monde. Il s’agit notamment de l’incapacité du bloc otano-occidental à faire subir à notre pays une défaite stratégique dans le cadre de l’Opération militaire spéciale menée par la Russie, de l’éviction des régimes occidentaux d’Afrique, tout comme des tentatives infructueuses de l’Occident à pouvoir nuire aux relations stratégiques entre la République populaire de Chine et la Fédération de Russie, de même qu’en ce qui concerne d’autres dossiers internationaux.

Pour autant, les Occidentaux n’entendent pas reculer. Ayant encore une fois démontré qu’ils vont s’accrocher absolument à tout – allant de l’escalade maximale dans la confrontation militaire avec la Russie jusqu’à leur alliance de-facto officielle avec les groupes terroristes dans différentes parties du monde. En d’autres termes, ils n’entendent en aucun cas abandonner leurs tentatives visant à faire replonger le monde dans le chaos de la dictature occidentale.

Et ici, il convient de souligner plusieurs points clés. Premièrement – la patience stratégique des principales forces du monde multipolaire – ne peut être sans fin. En Occident, cela est utilisé comme argument selon lequel il n’y a pas de lignes rouges pour les Occidentaux. Et qu’en ce sens il leur est possible et nécessaire d’aller vers une escalade toujours plus élevée. Deuxièmement, il est devenu aujourd’hui évident qu’il est temps pour les principales forces qui défendent et promeuvent l’ordre mondial multipolaire, représentées par la Russie et la Chine, de reconsidérer leurs tentatives à pouvoir atteindre – dans divers domaines – les pays qui, d’une part, affirment vouloir faire partie du monde multipolaire, mais qui en réalité ne sont pas prêts à se défaire des régimes occidentaux. Cela concerne bien évidemment la Turquie d’Erdogan, mais pas seulement. Nombre d’Etats arabes par exemple souhaitent également se trouver quelque part entre les deux. Il faut l’accepter et agir en conséquence.

Troisièmement – oui, il est temps de passer dans de nombreuses orientations vers des mesures plus décisives et plus radicales. De nature aussi bien économique, mais aussi militaire. En s’appuyant sur les Etats absolument confiants dans le renforcement de l’ordre mondial multipolaire, y compris dans la confrontation face aux régimes de la minorité planétaire occidentale.

A cet égard, et parallèlement aux structures existantes comme les BRICS – dont le format principal est évidemment axé sur la composante géoéconomique, du moins pour le moment, il est nécessaire de mettre en place des alliances bilatérales et multilatérales anti-occidentales, dans le volet précisément militaire.

Composante militaire

A cet effet, il devient une fois de plus évident quant à la nécessité d’imposer le calme à la minorité planétaire occidentale. Et ce n’est d’ailleurs absolument pas un hasard si les otanesques et les Occidentaux mentionnent de plus en plus les risques (pour eux) que la Russie, la Chine, la Corée du Nord et l’Iran puissent constituer une alliance militaire à part entière.

Il y a des raisons à cela. Puisqu’ici il est spécifiquement question de la composante militaire visant à contenir les régimes de la minorité planétaire occidentale – de la part des forces qui occupent une position claire en faveur de l’ordre mondial multipolaire. A cet égard, la Russie donne déjà le ton. Désormais, les alliances militaires ont été pleinement officialisées entre la Fédération de Russie et la Biélorussie d’une part, et avec la République populaire démocratique de Corée de l’autre. Il est important de rappeler que la Russie comme la RPDC sont des puissances nucléaires, quant à la Biélorussie – des armes nucléaires russes y sont stationnées, cela sans oublier que d’autres armes stratégiques de la Russie y seront prochainement déployées – comme le système de missiles balistiques hypersoniques à moyenne portée Orechnik.

En ce qui concerne la République populaire de Chine, également puissance nucléaire de premier plan, bien que l’alliance militaire sino-russe ne fasse aujourd’hui et plus que jamais pas l’ombre d’un doute – il serait probablement nécessaire à l’officialiser. Cela constituera la réponse finale à toutes les actions provocatrices des régimes otano-occidentaux. D’autant plus à l’heure où nombre de contre-attaques des Occidentaux et consorts – y compris en Syrie – sont également dirigées contre la Chine, sa sécurité et ses intérêts stratégiques.

Quant à l’Iran – aujourd’hui et outre l’option maintes fois évoquée à se doter de l’arme nucléaire par ses propres moyens – au moment où l’Iran n’est pas encore une puissance nucléaire, contrairement à la Russie, la RPC et la RPDC – Téhéran devrait certainement envisager la possibilité de l’officialisation d’une alliance militaire avec la Russie et la Chine. Ce serait d’ailleurs la meilleure réponse aux forces hostiles régionales et extrarégionales qui cherchent d’une manière ou d’une autre à mettre un terme à l’Iran en tant qu’Etat indépendant et souverain.

Et bien entendu – cette initiative devrait être étendue aux principaux et plus fiables alliés de la Russie comme de la Chine dans d’autres régions du monde – notamment en Afrique et en Amérique latine. C’est alors que la minorité planétaire occidentale se retrouvera définitivement à la place qui aurait dû être la sienne depuis longtemps. Aujourd’hui, le moment est venu de prendre des mesures plus décisives afin de contraindre cette minorité criminelle et arrogante à accepter les règles de l’ordre mondial multipolaire contemporain. Le tout sans initiatives intermédiaires.

<strong>Mikhail Gamandiy-Egorov, entrepreneur, observateur politique, expert en Afrique et au Moyen-Orient</strong>

Source: https://journal-neo.su/fr]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de la CEDEAO : l’AES a six mois pour revoir sa position</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-de-la-cedeao-laes-a-six-mois-pour-revoir-sa-position-3088156.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Dec 2024 10:04:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a officiellement acté le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger le dimanche 15 décembre 2024 à Abuja au Nigéria lors du 66ᵉ sommet ordinaire des chefs d’État de la CEDEAO. Ces trois pays, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), avaient annoncé leur départ en janvier dernier, reprochant à l’organisation sous-régionale d’être sous l’influence de puissances étrangères et de ne pas les soutenir dans leur lutte contre le terrorisme. Les dirigeants de l’AES, tous issus de coups d’État, avaient également dénoncé les sanctions économiques imposées par la CEDEAO.

Malgré ces tensions, l’organisation sous-régionale a tenté de maintenir un dialogue. Cependant, les pays de l’AES ont maintenu leur position et ont réaffirmé leur volonté de quitter la CEDEAO. Un délai supplémentaire de six mois a été accordé aux pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) pour revenir sur leur décision de quitter l’organisation. Bien que leur départ soit officiellement prévu pour le 29 janvier 2025, la CEDEAO a instauré une période de transition jusqu’au 29 juillet 2025 pour maintenir un dialogue ouvert.

Cette décision fait suite à une demande du Parlement de la CEDEAO. Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a été chargé de poursuivre les négociations pour réintégrer ces trois pays au sein de l’organisation. Ce divorce a des conséquences importantes pour la région. La CEDEAO perd ainsi trois de ses membres fondateurs, ce qui affaiblit son poids politique et économique. De leur côté, les pays de l’AES se retrouvent isolés sur la scène internationale et risquent de faire face à des difficultés économiques accrues.

<strong>Source: https://lanouvelletribune.info/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cédéao: un Tribunal spécial pour juger les crimes en Gambie</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/discussions-cedeao-aes-le-mandat-du-president-faye-proroge-2-3088141.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Dec 2024 09:13:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Cédéao acte un tournant historique en approuvant la création d’un Tribunal spécial pour la Gambie.</strong>

La Conférence des chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), réunie ce dimanche à Abuja pour sa 66e session ordinaire, a pris une décision historique en approuvant la création d’un Tribunal spécial pour la Gambie.

Cette juridiction, une première dans la région, aura pour mission de juger les responsables des graves violations des droits humains commises entre juillet 1994 et janvier 2017, période marquée par la présidence de Yahya Jammeh, battu en décembre 2016 par Adama Barrow.

Cette initiative repose sur les recommandations de la Commission vérité, réconciliation et réparations (TRRC), mise en place par le gouvernement gambien en 2018. Dans son rapport de novembre 2021, la TRRC avait préconisé des réparations, des réformes institutionnelles et des poursuites judiciaires contre les principaux responsables des crimes, tels que la torture et les traitements inhumains.

Le Tribunal, qui intégrera des éléments de droit national et international, sera basé en Gambie, avec la possibilité d’organiser des audiences dans un pays tiers en cas de contraintes sécuritaires. Il réunira des juges et experts gambiens, régionaux et internationaux.

Le président Adama Barrow a salué cette avancée majeure, exprimant sa reconnaissance envers la Cédéao et ses partenaires pour leur appui. Le ministre de la Justice a, quant à lui, réaffirmé l’engagement du gouvernement à garantir justice et réconciliation pour les victimes tout en œuvrant à bâtir une société plus équitable.

&nbsp;

AC/Sf/APA

Source: https://fr.apanews.net/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Discussions Cédéao/AES: le mandat du Président Faye prorogé</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/discussions-cedeao-aes-le-mandat-du-president-faye-proroge-3088082.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 15 Dec 2024 20:02:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La 66e session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Cédéao s’est tenue ce dimanche à Abuja, au Nigeria, sur fond de tensions avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) et de défis régionaux majeurs.

La capitale fédérale du Nigeria, Abuja, a accueilli ce dimanche la 66e session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Cette rencontre a rassemblé les dirigeants des pays membres de l’organisation régionale pour examiner les principaux défis auxquels la région est confrontée, notamment sur les plans politique, sécuritaire et économique. Selon des informations rapportées par Dakar, le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a pris part aux travaux.

Les échanges ont principalement porté sur les problématiques sécuritaires, socio-économiques et politiques qui freinent l’intégration régionale. Dans ce cadre, l’organisation a réaffirmé son engagement en faveur de réformes profondes pour relever ces défis.

D’après la même source, le président Bassirou Diomaye Faye a été « chaleureusement félicité pour ses efforts de médiation entre la Cédéao et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ». La Conférence des Chefs d’État, sous la présidence de Bola Tinubu du Nigeria, lui a renouvelé sa confiance en le désignant pour poursuivre les négociations diplomatiques visant à réintégrer ces pays au sein de la Cédéao. Le président sénégalais effectuera ainsi prochainement une visite dans ces États, dans le cadre de cette mission. Cette décision s’inscrit dans la lignée de la requête du Parlement communautaire, qui avait demandé une prolongation du délai de retrait des sanctions expirant le 29 janvier.A

Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, regroupés au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), avaient exprimé leur volonté de quitter la Cédéao « sans délai » en janvier 2024, accusant l’organisation d’être manipulée par la France. Toutefois, ces pays ont annoncé, samedi 14 décembre, l’ouverture de leurs frontières aux ressortissants de la Cédéao, marquant une étape dans l’apaisement des tensions régionales.

&nbsp;

<strong>Apanews</strong>

<strong>AC/APA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cédéao: réunion à Abuja dans l’incertitude sur l’intégration</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-reunion-a-abuja-dans-lincertitude-sur-lintegration-3088067.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-reunion-a-abuja-dans-lincertitude-sur-lintegration-3088067.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 15 Dec 2024 15:34:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les dirigeants ouest-africains se réunissent dimanche à Abuja dans un contexte marqué par l’ouverture des frontières de la Confédération des États du Sahel (AES) aux ressortissants de l’organisation régionale et les menaces de retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger, membres de cette entité.</strong>

Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) se retrouvent ce dimanche 15 décembre 2024 à Abuja, au Nigéria, pour leur 66e sommet ordinaire.

Cette rencontre intervient dans un climat d’incertitude sur l’avenir de l’intégration régionale, après l’annonce, samedi, par la Confédération des États du Sahel (AES) de l’ouverture de ses frontières aux ressortissants de la Cédéao.

Lors de cette session, les dirigeants examineront les rapports annuels sur l’état de la Communauté, les activités du Conseil de médiation et de sécurité, ainsi que celles du Conseil des ministres. Des discussions sont également prévues sur des dossiers spécifiques, notamment la transition politique en Guinée.

Cependant, la question centrale demeure le retrait envisagé du Mali, du Burkina Faso et du Niger, membres de l’AES, de l’organisation régionale. À cet effet, Bassirou Diomaye Faye et Faure Gnassingbé, hauts facilitateurs, présenteront un rapport sur leurs récentes missions de médiation auprès de ces pays.

Face à ces tensions, la Cédéao est confrontée à un défi crucial pour préserver son projet d’intégration, dans un contexte marqué par des crises sécuritaires et économiques dans la sous-région ouest-africaine.

<strong>AC/Sf/APA</strong>

<strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sommet de la CEDEAO :  L’AES en débat</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sommet-de-la-cedeao-laes-en-debat-3087899.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 01:37:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce dimanche 15 décembre 2024, les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) vont se réunir pour un sommet ordinaire. Au menu de cette rencontre, les chefs d'Etat et de gouvernement devront discuter du retrait des Etats de l’AES de la Cédéao, où dans une moindre mesure leur accorder un délai supplémentaire pour éviter l’éclatement de cette organisation.</em></strong>

Une chose est sûre, les dirigeants de l'Alliance des Etats du Sahel scruteront de très près ce sommet qui va s’ouvrir ce dimanche à Abuja, sous l’égide de Bola Tinubu. Et pour cause, le principal enjeu de ce sommet des chefs d'Etat de l'organisation régionale, est d'acter le retrait des Etats de la Confédération des Etats du Sahel qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Alors que les ministres des Affaires étrangères des pays membres de la Cédéao étaient cette semaine à Lomé pour baliser le terrain avant l’ouverture de ce sommet, les chefs d’Etat ont multiplié les appels et les missions de bons offices de dernière minute pour inviter les dirigeants de l’Alliance des Etats du Sahel à renoncer à leur décision.

Le hic est que, avant la tenue de ce sommet, on constate une Cédéao plus que jamais divisée sur la question du retrait des pays de l’AES créant ainsi deux blocs. D’un côté, il y a ceux qu’on appelle les colombes, menées par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, Nana Akufo-Addo du Ghana qui plaident pour accorder un délai supplémentaire afin de permettre une révision de la décision.

En marge du 22e Forum de Doha la semaine dernière, Bassirou Diomaye Faye a formulé son optimisme quant à la possibilité de maintenir le dialogue avec les dirigeants des trois pays sahéliens, tout en soulignant la nécessité de réformer l’instance sous-régionale pour mieux répondre aux défis actuels. Il a profité de cette tribune de Doha pour faire l’état de progrès notables dans sa mission de médiation avec les autorités des trois pays.

De l’autre côté, on a   les faucons, c’est-à-dire les partisans d’une ligne dure et bellicistes, notamment le Nigeria Bola Ahmed Tinubu, Umaro Sissoco Embaló de la Guinée Bissau  et la Côte d’Ivoire d’Alassane Dramane Ouattara. Cet autre groupe appelle à acter rapidement le départ des trois pays pour préserver la stabilité et l’intégrité de l’organisation.

Ces chefs d’Etat estiment que la création de l’Alliance des Etats du Sahel est un fantôme qui semble destinée à détourner l'attention de la quête mutuelle de démocratie et de bonne gouvernance et cette Alliance constitue aussi une véritable menace voire un danger pour l’unité et la concorde de la sous-région prônée par les pères fondateurs de cette communauté. En substance, ils martèlent que cette attitude rebelle des dirigeants de l’AES pourrait affaiblir le poids économique et diplomatique de l’organisation sous régionale sur la scène internationale.

A quelques jours du sommet, certains intellectuels des pays de l’AES appellent les dirigeants de ces trois pays à reconsidérer leur décision de retrait pour le bonheur de leurs concitoyens. De même, ils interpellent la Cédéao à accorder un délai supplémentaire aux trois Etats du Sahel car, selon eux, les conséquences d’un tel retrait seront désastreuses non seulement pour la population mais également pour ces trois Etats qui n’ont aucun débouché sur la mer.

Déjà sur le terrain, les premiers signes de ces répercussions sont visibles et palpables, notamment avec les difficultés rencontrées par des ressortissants maliens à franchir les frontières pour entrer sur le territoire sénégalais.

L’Etat sénégalais refuse de reconnaître la carte Nina. Seule la carte biométrique ou le passeport de la Cédéao sont jugés valides.

Affaire à suivre…

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cédéao : vers une prorogation du retrait de l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-vers-une-prorogation-du-retrait-de-laes-3087909.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Dec 2024 16:50:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Parlement de la Cédéao appelle à repousser le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger, prévu pour janvier 2025. Cette requête sera débattue lors de la Conférence des chefs d’État ce 15 décembre à Abuja.</strong>

Le Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a donné son aval pour l’adoption du budget consolidé de la Communauté pour 2025, tout en appelant à une prorogation du délai de retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger, initialement fixé au 29 janvier 2025.

Cette requête sera soumise à la Conférence des chefs d’État et de gouvernement prévue ce dimanche 15 décembre à Abuja. Le Parlement a exhorté les dirigeants à adopter une « mesure extraordinaire » repoussant cette échéance, afin de permettre davantage de réflexions et de négociations en vue de préserver l’intégrité de la Communauté.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, mandaté par la Cédéao pour piloter les discussions avec les trois pays concernés, a récemment déclaré au Forum de Doha que les négociations progressaient favorablement.

La prorogation du délai s’inscrit donc dans une dynamique visant à consolider ces avancées. Cette question, qui dominera les débats d’Abuja, s’ajoute à l’adoption des budgets des différentes institutions de la Communauté, y compris celui du Parlement.

En janvier 2024, le Mali, le Burkina Faso et le Niger avaient annoncé leur retrait « sans délai » de la Cédéao, reprochant à l’institution régionale d’être instrumentalisée par la France. Signataires de la Charte de création du Liptako-Gourma, qui a donné naissance à l’Alliance des États du Sahel en septembre 2023, ces trois pays sont passés à un statut de Confédération en juillet 2024.

AC/APA

<strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO engagée à promouvoir l’intégration et le développement en Afrique de l’Ouest</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-engagee-a-promouvoir-lintegration-et-le-developpement-en-afrique-de-louest-3087776.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Dec 2024 09:19:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président de la commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Omar Alieu Touray, a réitéré, jeudi à Abuja, l'engagement de la Commission à faire avancer le programme d’intégration et de développement de la région de l’Afrique de l’Ouest.</strong>

Ouvrant les travaux de la 93ème session ordinaire du Conseil des ministres de la CEDEAO qui se tient les 12 et 13 décembre au siège de la Commission de la CEDEAO à Abuja, M.

Touray a indiqué que la Commission reconnaît les attentes des citoyens de la Communauté et reste déterminée à faire avancer le programme de développement de la région.
Toutefois, “les progrès sont souvent entravés par le manque de ressources, et il est possible de faire beaucoup plus si un financement adéquat est mis à disposition”, a-t-il ajouté.

Dans ce sens, le président de la commission a souligné que les questions de migration, les politiques économiques et les réformes institutionnelles restent au cœur des discussions.
Et d’ajouter que la CEDEAO continuerait à faire de son mieux pour promouvoir la paix, la stabilité et la coopération dans la région de l’Afrique de l’Ouest.

Au cours de la réunion de deux jours, les ministres des États membres de la CEDEAO, les chefs et les représentants de la CEDEAO et de ses institutions délibéreront sur des questions critiques qui favoriseront la bonne gouvernance, la paix et la sécurité, l’intégration régionale, l’amélioration du bien-être des citoyens de la Communauté, notamment le commerce, l’infrastructure, l’énergie, la communication et les technologies de l’information.

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO doit gérer le retour du Burkina Faso, du Mali et du Niger avec diplomatie (président nigérian)</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-doit-gerer-le-retour-du-burkina-faso-du-mali-et-du-niger-avec-diplomatie-president-nigerian-3087709.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 Dec 2024 13:05:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>ABUJA, 11 décembre (Xinhua) -- Le président nigérian Bola Tinubu a déclaré mercredi que l'intérêt et le bien-être des citoyens du Burkina Faso, du Mali et du Niger demeurent une priorité pour les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), assurant que la diplomatie et la sagesse seront les principes directeurs de la réintégration de ces pays au sein de l'organisation régionale.</strong>

Recevant le président allemand Frank-Walter Steinmeier en visite à Abuja, la capitale nigériane, M. Tinubu, qui est le président de l'Autorité des chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO, a dit que les dirigeants des trois pays avaient été jusqu'à présent réticents à présenter des programmes de transition assortis de dates précises.

"Notre relation de respect mutuel se poursuivra pendant que nous réévaluons la situation dans les trois pays", a dit le président nigérian à M. Steinmeier, qui effectue une visite officielle de trois jours dans ce pays d'Afrique de l'Ouest.

M. Tinubu a dit que l'organisation régionale laissera la porte ouverte au retour de la démocratie dans les pays concernés, notant que c'est ce que la CEDEAO a toujours défendu.

M. Steinmeier, qui s'est également entretenu mercredi avec Omar Touray, président de la Commission de la CEDEAO, a déclaré que la réintégration des trois pays d'Afrique de l'Ouest aurait un impact significatif sur l'économie et la sécurité de la côte ouest.

Soulignant l'importance de la coopération régionale dans le développement mondial, le dirigeant allemand a déclaré que des plans d'urgence devraient être mis en place pour la future coopération économique dans la sous-région africaine.

Le 28 janvier, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont conjointement déclaré leur intention de se retirer de la CEDEAO en réponse aux sanctions précédemment imposées par l'organisation régionale pour faire pression sur les juntes militaires de ces pays afin qu'elles reviennent à l'ordre constitutionnel. Fin

Source: https://french.news.cn/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Armement, CEDEAO, coopération avec la Russie: quel bilan 2024 pour l&amp;apos;Alliance des États du Sahel?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/armement-cedeao-cooperation-avec-la-russie-quel-bilan-2024-pour-lalliance-des-etats-du-sahel-3087632.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Dec 2024 17:55:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La coopération avec la Russie a permis aux armées du Mali, du Niger et du Burkina Faso de se renforcer en 2024, pour mieux lutter contre le terrorisme, a affirmé à Sputnik Afrique Fousseynou Ouattara, vice-président de la Commission de défense et de sécurité du Conseil de Transition du Mali.</strong>

Les résultats de la coopération militaire avec la Russie ont été "très palpables" en 2024, a déclaré ce mercredi 11 décembre à Sputnik Afrique Fousseynou Ouattara, vice-président de la Commission de défense et de sécurité du Conseil de Transition du Mali.

"Pour 2024, nous saluons la coopération avec la Russie qui a vu la montée en puissance des armées de nos trois États. On a eu une oreille attentive de la part de la Russie en termes de logistique et d'équipement", a-t-il expliqué.

Le responsable met l'accent sur:

"les vecteurs aériens très performants" (hélicoptères et avions de combat);
le partage d'information satellitaire qui a aussi permis de mieux surveiller les mouvements des terroristes.

Les états-majors ont aussi participé à des exercices communs avec le Togo et le Tchad, "ce qui nous a beaucoup aidé à nous coordonner", souligne le responsable. Le Mali, le Niger et le Burkina font désormais "front ensemble" contre le terrorisme.

"Aujourd'hui, on peut dire que nous parvenons quand même à contrôler la situation grâce aux efforts conjugués des trois états-majors", explique Fousseynou Ouattara.

D'autres projets à concrétiser

La sortie de la CEDEAO, laquelle projetait une "agression contre le Niger", a aussi marqué l'année du côté des pays de l'AES, de même que la création de la Confédération des États du Sahel, selon le responsable.

Il ajoute que l'année 2025 sera l'occasion de réfléchir à d'autres projets communs, comme:

l'émission future d’une monnaie commune à l'AES;

l'interconnexion des réseaux électriques;

la mise en place d'une compagnie aérienne facilitant les liaisons entre les trois États;

la construction de routes et de chemins de fer.

Source: https://fr.sputniknews.africa/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>65e session ordinaire de la CEDEAO : Le retrait des pays de l’Alliance au menu</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/65e-session-ordinaire-de-la-cedeao-le-retrait-des-pays-de-lalliance-au-menu-3087107.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 07 Dec 2024 01:23:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'organisation sous-régionale se réuniront le dimanche 15 décembre 2024 à Abuja, la capitale fédérale du Nigeria. Principal enjeu de cette 65e session ordinaire avant Noël, c’est d’entériner le retrait annoncé du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la Cédéao.</em></strong>

<em> </em>Malgré les avantages qu’offre la Cédéao à ses Etats membres en termes d’autonomie accrue en politique et économie, la décision fracassante en janvier des pays de l’AES de s’y retirer semblerait à point de vue irréversible.

Pour les analystes politiques et les diplomates ouest africains, ce sommet des chefs d’Etat et gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest qui doit se tenir ce 15 décembre à Abuja est inédit. Et pour cause, le principal dossier inscrit à l'agenda des chefs d'Etat de l'organisation régionale sera sans nul doute le retrait des Etats de la Confédération des Etats du Sahel (AES) qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Ce processus de retrait, qui doit théoriquement être entériné le 29 janvier 2025, n'a toujours pas été formellement acté. Selon plusieurs sources, c'est ce que devraient faire les chefs d'État de la Cédéao le 15 décembre.

<strong>Faut-il accorder un délai supplémentaire à l’AES ?</strong>

Avant même l’ouverture de ce sommet, cette question cristallise déjà les dirigeants de la Cédéao. Il y a ceux qui pensent qu’il faut vraiment accorder un délai supplémentaire à ces trois pays pour qu’ils puissent revoir leur copie. Il y a aussi ceux qui trouvent que l'heure ne plus aux négociations et qu’il faut donner à ces trois pays ce qu’ils demandent depuis des mois pour en finir avec cette histoire.

<strong>Difficultés à négocier</strong>

Depuis janvier jusqu’à maintenant, les diplomates de la Cédéao, ceux de l’Union africaine sans oublier les personnalités influentes de l’Afrique de l’ouest se sont activés dans les coulisses et d'autres ouvertement pour trouver une solution en essayant de dissuader les trois pays à revoir leur décision. Mais hélas ! Ils se sont heurtés à de polis refus.

En juillet, le nouveau président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a parrainé la nomination de l'ancien ministre sénégalais Abdoulaye Bathily en tant que médiateur de la Cédéao avec l'AES. Ce dernier s'est, dans ce cadre, rendu en octobre au Burkina Faso et au Mali, sans parvenir, lui non plus, à convaincre les deux Etats de revenir sur leur décision.

En marge de l'investiture pour un quatrième mandat de Paul Kagamé, en août dernier à Kigali, le diplomate sénégalais a évoqué le dossier avec plusieurs présidents ouest-africains, soulignant ainsi ses difficultés à négocier avec Bamako et Ouagadougou.

Pas moins de deux semaines, le président ghanéen Nana Akufo-Addo (fin de mandat à la tête du Ghana) dans une récente interview a exprimé son souhait de voir les pays membres de l’Alliance des États du Sahel réintégrer la Cédéao, soulignant davantage leur rôle historique en tant que pays fondateurs. Il a insisté aussi sur la nécessité de repenser le fonctionnement de l’institution pour faciliter leur retour.

Outre Dakar et Accra, Abuja a tenté de mener plusieurs missions de bons offices sans succès. Le ministre nigérian des Affaires étrangères, Yusuf Tuggar, s'est entretenu, le 5 novembre à Lomé, avec le président togolais, Faure Gnassingbé sur ce dossier.

Visiblement, le Togo s’est montré pessimiste quant à un retour de l'AES dans l'organisation ouest-africaine. D’ailleurs selon des sources diplomatiques, Faure plaide davantage pour un accompagnement de ce retrait. Le chef de la diplomatie nigériane s'est également rendu début novembre à Abidjan, Bissau et Banjul pour les mêmes raisons.

Cette semaine et la semaine prochaine, le chef de la diplomatie nigériane doit entamer une série de consultations avec plusieurs de ses homologues en préparation du sommet du 15 décembre avant la rencontre des ministres des Affaires étrangères prévue ce 11 décembre à Lomé.

Chargé d'organiser la mise en place technique du retrait des pays de l'AES, le président de la Commission de la Cédéao, Omar Touray, doit à son tour présenter aux Etats membres les premières conclusions de ses travaux lors du sommet du 15 décembre.

Pour cela depuis septembre, ce dernier a multiplié les voyages dans la sous-région et s'est spécifiquement rendu à Lomé le 19 novembre pour évoquer le sujet avec le président togolais.

Cependant, si ce retrait est acté lors de ce sommet, les questions qui seront en suspens figurent celle de l'avenir des fonctionnaires maliens, nigériens et burkinabè actuellement en poste au sein de la Cédéao, ainsi que celle des bâtiments de l'organisation à Bamako et à Ouagadougou.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO passe en revue son ISHC</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-passe-en-revue-son-ishc-3086588.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Dec 2024 16:37:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’objectif de l’organisation communautaire est de s’assurer que les indicateurs de l’Indice de sécurité humaine (ISHC) reflètent pleinement les réalités de la région de l’Afrique de l’Ouest.</strong>

La Direction de l’alerte précoce de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a organisé une session de travail le 29 novembre 2024 à Abuja, au Nigeria, pour examiner et approuver son indice de sécurité humaine (ISHC).

La session visait à affiner les indicateurs de l’ISHC pour s’assurer qu’ils reflètent pleinement les réalités de la région de l’Afrique de l’Ouest, souligne le communiqué parvenu ce mardi à APA.

L’ISHC est conçu pour surveiller la vulnérabilité et la résilience de la sécurité humaine dans cinq domaines thématiques : le crime et la criminalité, la santé, l’environnement, la sécurité et la gouvernance.

Ses objectifs sont notamment de mesurer les niveaux de sécurité humaine, de soutenir l’élaboration de politiques, de renforcer la responsabilité des gouvernements et d’attirer les investissements et les partenariats.

« L’indice de sécurité humaine de la CEDEAO que nous développons n’est pas seulement un outil, mais un cadre stratégique pour relever les défis multidimensionnels auxquels notre région est confrontée. Il s’agit d’une pierre angulaire pour l’action, qui associe des informations fondées sur des données à des interventions tangibles et efficaces », a indiqué la Directrice par intérim de l’alerte précoce de la Commission de la CEDEAO, Dr Onyinge Nkechi ONWUKA, citée par la note.

Madame Onwuka a noté qu’en s’appuyant sur l’ISHC, l’organisation communautaire vise à approfondir la compréhension des principaux moteurs de l’insécurité humaine, à améliorer sa capacité à évaluer les vulnérabilités et les mécanismes de résilience. De même, elle cherche à soutenir les prévisions quantitatives et l’analyse prédictive afin de conduire une planification de la réponse efficace et bien formée.

Les discussions au cours de la session de travail se sont concentrées sur l’affinement des dimensions et sous-dimensions de l’indice afin de s’assurer qu’il capture de manière adéquate les défis auxquels sont confrontés les États membres de la CEDEAO, renseigne le document.

Les participants ont également passé en revue le cadre existant afin de mieux servir les décideurs politiques, la société civile et les autres parties prenantes.

La session a rassemblé des représentants clés de diverses directions de la CEDEAO, y compris le maintien de la paix et la sécurité régionale, les affaires politiques, la planification stratégique, le suivi et l’évaluation, le développement humain et les affaires sociales, ainsi que certains partenaires.

ARD/te/APA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait des pays de l’AES: les enjeux du prochain sommet de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-des-pays-de-laes-les-enjeux-du-prochain-sommet-de-la-cedeao-3086134.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 29 Nov 2024 12:27:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se réuniront, dans un sommet inédit qui doit se tenir le 15 décembre à Abuja. A en croire le site d’information www.africaintelligence.fr, le principal dossier à l’agenda des chefs d’État de l’organisation régionale sera le retrait de trois de ses membres : le Burkina Faso, le Mali et le Niger.</strong>

Les trois États sahéliens avaient annoncé avec fracas, en janvier, leur départ sous un an et, dans la foulée, la création de leur propre structure sous-régionale : l’Alliance des États du Sahel (AES).

Ce processus de retrait, qui doit théoriquement être entériné le 29 janvier 2025, n’a toujours pas été formellement acté.
C’est ce que devraient faire les chefs d’État de la CEDEAO, le 15 décembre. Une poignée d’entre eux ont espéré pouvoir convaincre les autorités de la transition malienne, burkinabè et nigérienne de revenir sur leur décision.
Après son élection, le président sénégalais Bassirou Diomaye FAYE a publiquement fait part de son souhait de voir ces trois «peuples frères» rester au sein de la CEDEAO (AI du 14/05/24). Il a même fait le déplacement fin mai à Bamako, puis à Ouagadougou. Malgré ses efforts, il s’est heurté à de polis refus.
En juillet, Bassirou Diomaye FAYE a parrainé la nomination de l’ancien ministre sénégalais Abdoulaye BATHILY en tant que médiateur de la Cedeao avec l’AES.
L’ancien patron de la mission des Nations unies en Libye s’est, dans ce cadre, rendu en octobre au Burkina Faso et au Mali, sans parvenir, lui non plus, à convaincre les deux États de revenir sur leur décision. En marge de l’investiture pour un quatrième mandat de Paul KAGAME, en août à Kigali, le diplomate sénégalais a évoqué le dossier avec plusieurs présidents ouest-africains, soulignant ses difficultés à négocier avec Bamako et Ouagadougou.
Outre Dakar, Abuja a tenté de mener plusieurs missions de bons offices, alors que le président nigérian, Bola Ahmed TINUBU, assure la présidence de la CEDEAO.
Son ministre des affaires étrangères, Yusuf TUGGAR, a mené ces dernières semaines une série de consultations avec plusieurs de ses homologues en préparation du sommet du 15 décembre. Ils se retrouveront, quant à eux, à Lomé dès le 11 décembre.
Avant de se rendre pour la conférence ministérielle Russie-Afrique qui s’est tenue à Sotchi les 11 et 12 novembre, il s’est entretenu, le 5 novembre à Lomé, avec le président togolais, Faure Gnassingbé. Ce dernier est, à ce jour, le seul chef d’État de la CEDEAO à jouir encore de relations privilégiées avec les putschistes sahéliens.
Mais le Togo se montre pessimiste quant à un retour de l’AES dans l’organisation ouest-africaine et plaide davantage pour un accompagnement de ce retrait. Outre Lomé, le chef de la diplomatie nigériane s’est également rendu début novembre à Abidjan, Bissau et Banjul.

<strong>Visas obligatoires ?</strong>
Tout en quittant la Cedeao, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont émis le souhait de rester au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Ils devraient donc, à moyen terme, en garder les avantages, en particulier commerciaux. Cependant, près de la moitié des pays de la Cedeao ne font pas partie de l’Uemoa.
Certains d’entre eux s’inquiètent de l’avenir de leurs relations avec Ouagadougou, Bamako et Niamey en l’absence de structure régionale intégrée. C’est le cas du Nigeria, qui a fait part de ses interrogations auprès de plusieurs États francophones de la Cedeao.
La question du maintien du passeport Cedeao accordé aux ressortissants du Burkina Faso, du Mali et du Niger est également sur la table.
À ce jour, aucun État membre ouest-africain ne souhaite exiger de visa pour les citoyens de l’AES, une fois que les trois pays auront officiellement quitté l’organisation.
Chargé d’organiser la mise en place technique du retrait des pays de l’AES, le président de la Commission de la Cedeao, Omar Touray, doit présenter aux États membres les premières conclusions de ses travaux lors du sommet du 15 décembre.
Il a, pour cela, multiplié depuis septembre les voyages dans la sous-région et s’est spécifiquement rendu à Lomé le 19 novembre pour évoquer le sujet.
Parmi les questions toujours en suspens figurent celle de l’avenir des fonctionnaires maliens, nigériens et burkinabè actuellement en poste au sein de la Cedeao, ainsi que celle des bâtiments de l’organisation à Bamako et à Ouagadougou.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La CEDEAO et l’Espagne renforcent leur coopération 2024&#45;2027</title>
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<pubDate>Fri, 08 Nov 2024 14:49:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le partenariat renforcé Cédéao-Espagne pour la période 2024-2027, qui s’inscrit dans une dynamique de développement pérenne, vise à garantir une transformation positive des secteurs de l’agriculture, de l’énergie, de l’égalité des genres, et des infrastructures, ouvrant ainsi la voie à une croissance inclusive et équitable.</strong>

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et le Royaume d’Espagne ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une collaboration accrue à travers une revue des Programmes prioritaires conjoints pour la période 2024-2027, annonce un communiqué parvenu ce jeudi à APA.

Cette initiative vise à consolider leurs efforts dans plusieurs domaines stratégiques afin de promouvoir un développement inclusif et durable en Afrique de l’Ouest.

Dans le cadre de cette coopération renforcée, une session technique de travail a eu lieu le mardi 5 novembre 2024 à Abuja. Elle a réuni la Direction des relations extérieures de la Cédéao, le Bureau de la Coopération Espagnole, ainsi que les responsables de diverses agences techniques de la Cédéao, notamment le Centre pour les énergies renouvelables (ECREEE), le Centre pour le développement du genre (CCDG), l’Unité de préparation des projets et infrastructures (PPDU), et l’Agence chargée de l’agriculture (ARAA).

<strong>Des priorités stratégiques pour le développement régional</strong>

Les participants ont passé en revue les actions et activités liées aux programmes prioritaires pour la période 2024-2027, avec un accent sur plusieurs axes clés : le développement rural, les systèmes agroalimentaires durables et la sécurité alimentaire, l’accès à l’énergie propre, l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes et des filles, la connectivité et les infrastructures, ainsi que le développement économique inclusif et le renforcement institutionnel.

Celles-ci visent à répondre aux défis spécifiques de la région tout en favorisant une croissance économique inclusive et résiliente, dans un cadre où l’Espagne continue de soutenir les efforts de l’organisation sous-régionale pour un développement intégré en Afrique de l’Ouest.

En réaffirmant leur engagement mutuel, la Cédéao et l’Espagne entendent poser les bases d’une coopération durable, susceptible d’apporter des changements concrets dans la vie des populations ouest-africaines.

Le renforcement de cette collaboration, à travers des objectifs communs et des échanges techniques, traduit une volonté de mieux répondre aux besoins des États membres de la Cédéao.

dans des secteurs critiques pour le bien-être des communautés locales et la stabilité régionale, indiquent les deux parties.

<strong>ARD/Sf/te/APA</strong>

<strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Terrorisme : la CEDEAO présente les initiatives prises pour lutter contre le phénomène.</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/terrorisme-la-cedeao-presente-les-initiatives-prises-pour-lutter-contre-le-phenomene-3083516.html</link>
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<pubDate>Fri, 08 Nov 2024 10:03:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le lundi 4 et le mardi 5 novembre 2024 a eu lieu au Koweït, précisément dans la capitale Koweït City, la Conférence de haut niveau pour le renforcement de la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme. Faisant partie de la délégation de la Commission économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) aux côtés de l’ambassadrice Kinza Jawara-Njai, Dr Omar Alieu Touray, président de la Commission de la CEDEAO a présenté les initiatives régionales de l’institution pour contrer le terrorisme.

Il a insisté sur la nécessité d’un accès équitable aux ressources internationales et d’une solidarité accrue entre les pays pour renforcer la sécurité frontalière. De son côté, le commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de la CEDEAO, l’ambassadeur Abdel-Fatau Musah a souligné l’importance du renforcement des partenariats régionaux et d’une meilleure coordination des efforts de sécurité.

La CEDEAO avait mis en œuvre plusieurs stratégies pour lutter contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest dont la création de cadres de coopération régionale qui facilite le partage de renseignements, la conduite d’opérations conjointes et le renforcement des capacités de défense contre les groupes armés afin de renforcer la collaboration en matière de sécurité frontalière. Elle a aussi mis en œuvre des programmes de formation et de financement pour les forces de sécurité des États membres et plaide pour un soutien logistique et technique international accru.

La Conférence de haut niveau pour le renforcement de la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme s’inscrit dans le cadre du processus de Douchanbé qui vise à fédérer les efforts de tout le monde pour une meilleure sécurité frontalière face aux menaces terroristes. Elle a réuni plus de 480 participants et a connu l’intervention d’éminentes personnalités, telles que le Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme Vladimir Voronkov, le Prince héritier du Koweït, Sheikh Sabah Khaled Al Hamad Al Mubarak Al Sabah, et le président de la République du Tadjikistan, Emomali Rahmon.

<strong>Source: https://lanouvelletribune.info/</strong>]]> </content:encoded>
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<title>De nombreux pays souhaitent quitter la CEDEAO, selon un parlementaire malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/de-nombreux-pays-souhaitent-quitter-la-cedeao-selon-un-parlementaire-malien-3083167.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Nov 2024 18:43:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>De nombreux pays souhaitent quitter la CEDEAO, car l'organisation est inefficace et "ne peut pas se justifier", a déclaré Aliou Tounkara, parlementaire et chef de la Maison russe au Mali, en marge de la réunion annuelle du club Valdaï qui se tient en Russie.</strong>

En janvier dernier, le Burkina Faso, le Niger et le Mali ont annoncé leur retrait du bloc régional en déclarant que la communauté est devenue une menace pour les pays participants.

Auparavant, la CEDEAO a imposé des sanctions contre les pays de l'AES et a adopté un plan en cas d'intervention militaire au Niger.

Source: https://fr.sputniknews.africa/]]> </content:encoded>
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<title>Monnaie unique de la CEDEAO : Ouattara invite les pays membres à plus d’efforts</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/monnaie-unique-de-la-cedeao-ouattara-invite-les-pays-membres-a-plus-defforts-3080741.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Oct 2024 10:26:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>(Agence Ecofin) - Les pays de la CEDEAO avaient décidé de remettre la création effective de leur monnaie unique à l’année 2027, mais le Nigeria première économie de la zone sort progressivement de ses défis et le consensus entre pays doit se renforcer davantage.</strong>

Le président de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara a, vendredi dans son discours à l’occasion de la première rencontre du partenariat stratégique entre son pays et le Ghana, invité les pays de la CEDEAO à accélérer les efforts nécessaires pour l’avènement de l’ECO, le projet de monnaie unique de cette sous-région.

« Nos deux pays doivent œuvrer conjointement, et en relation avec les autres pays de la région, pour une accélération des réformes et la mise en œuvre des politiques de convergence, en vue de renforcer notre coopération monétaire et financière. Ceci permettra l’avènement de l’Eco, la monnaie unique que les populations d’Afrique de l’Ouest attendent depuis fort longtemps », a fait savoir le président ivoirien dans sa prise de parole.

Selon des médias locaux, Alassane Ouattara a ajouté qu’il souhaitait que ce processus de monnaie unique soit effective « au plus tard en 2026 », et que la Côte d’Ivoire est prête pour se conformer aux exigences de convergence dès l’année 2025. Ces déclarations sont faites alors que se poursuivent les démarches institutionnelles en vue de respecter la date de 2027 pour l’adoption définitive de l’Eco comme monnaie dans la sous-région.

Une ultime réunion sur la question s’est tenue le 20 septembre 2024 dernier en Guinée Conakry, avec la participation des ministres de finance et responsables de banques centrales de la Zone Monétaire Ouest-Africaine (ZMAO). Le communiqué final de la rencontre laisse voir qu’il y a encore des efforts à fournir pour harmoniser les points de vue entre les différentes parties.

Le projet de monnaie unique de la CEDEAO se construit entre des pays qui présentent des niveaux de forces économiques différents, où le Nigéria domine, devant le Ghana et l’UEMOA qui représente une seule zone monétaire.

A cela il faut ajouter d’autres pays, comme la Gambie, le Libéria, la Sierra Leone, et la Guinée Conakry qui affichent des niveaux de conformité encore éloignés des critères de convergence. Plus récemment, la situation est devenue plus complexe avec le Burkina-Faso, le Mali et le Niger, qui sont encore membre de l’UEMOA, mais ont unilatéralement entamé leur sortie de la CEDEAO, tout en créant une entité connue sous la désignation d’Alliance des États du Sahel.

<strong>Source: https://www.agenceecofin.com/</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ce pays souhaite une monnaie commune pour la CEDEAO plus tôt que prévu</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/ce-pays-souhaite-une-monnaie-commune-pour-la-cedeao-plus-tot-que-prevu-3080695.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Oct 2024 16:29:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Des réformes doivent être mises en œuvre pour que l'ECO, monnaie commune d'Afrique de l'Ouest, puisse émerger au plus vite, a déclaré le Président ivoirien Alassane Ouattara après une rencontre avec son homologue ghanéen Nana Akufo-Addo.</strong>

Le Président ivoirien Alassane Ouattara souhaite que les membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) lancent une monnaie commune plus tôt que prévu, selon les médias.

"La Côte d'Ivoire a fait des efforts importants et dès l'année prochaine, elle sera prête quant au respect des critères de convergence requis", a indiqué le Président à l’issue d’une rencontre avec son homologue ghanéen Nana Akufo-Addo à Abidjan.

Il a invité les pays de la région à mettre en œuvre des "politiques de convergence" pour faire émerger l'ECO, monnaie unique "que les peuples attendent".

"La mise en place de l'ECO est véritablement une urgence et nous devons travailler ensemble pour que cela parvienne dans les plus brefs délais", a conclu le Président.

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sana Tabou: Mali&#45;CEDEAO, la page est&#45;elle tournée ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sana-tabou-mali-cedeao-la-page-est-elle-tournee-3080244.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 18:53:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une délégation du Groupe intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique (GIABA), de six membres en mission de quatre jours à Bamako, a été reçue le vendredi 4 octobre 2024 par Premier ministre, Dr Choguel Kokalla MAÏGA, en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni SANOU, du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des Sceaux, Mamadou KASSOGUÉ, et du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de Brigade Daoud Aly Mohammédine.

L’objectif de la visite dans notre pays était de s’assurer de l’implication et de l’appui, au plus haut niveau des autorités politiques de la transition au GIABA dans la perspective du troisième cycle de l’évaluation mutuelle des pays membres. En effet, anciennement membre de la CEDEAO, le Mali, est toujours sous surveillance du Groupe d’Action financière (GAFI), duquel il bénéficie de l’appui constant dans sa lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Ce partenariat stratégique vise à aider notre pays à améliorer sa conformité aux normes internationales en matière de régulation financière.
C’est quoi le GIABA, Groupe intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique ?
‘‘Le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) a été établi en 2000 par la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
La création du GIABA est une réponse majeure et la contribution de la CEDEAO à la lutte contre le blanchiment de capitaux.
Le GIABA est une institution spécialisée de la CEDEAO, chargée du renforcement des capacités des États membres dans la prévention et la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme dans la région. Outre les Etats membres, le GIABA octroie le statut d’Observateur à des Etats africains et non-africains et à des organisations intergouvernementales qui soutiennent ses objectifs et ses actions et qui ont sollicité le statut d’Observateur’’.

Comment le Mali, et les autres Etats de l’AES, qui a claqué la porte à la CEDEAO peut être membre d’une de ses institutions spécialisées ? I te se ka bo du denyala, ka to blon kono.
En tout cas, c’est ce que semble soutenir le Directeur général du GIABA, le Libérien Edwin W. Harris Jr et notre ministre des finances Alousséni Sanou. Pour ce qui est du retrait du Mali de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le premier, pleinement conscient de la situation a fait prévaloir la neutralité technique de son institution, le GIABA : «nous ne sommes pas politiques, le Mali restera membre du GIABA» et assuré les autorités de la transition de la poursuite de la coopération avec notre pays.
Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou réitère l’adhésion de notre pays au Groupe intergouvernemental d’action contre le Blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA). Pour ce qui concerne le retrait avec effet immédiat de notre pays et les autres pays de la Confédération des États du Sahel, le 28 janvier 2024, le ministre Sanou affirme que ‘‘ce retrait n’implique aucunement, notre retrait du GIABA, mais plutôt, il induit un changement de statut au sein de l’Institution’’.
Il a évoqué d’important chantier de réforme entrepris avec le GIABA, qui vise à combler les insuffisances de conformité technique et à renforcer l’efficacité de son dispositif, en matière de lutte contre le Blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Selon lui, l’achèvement de l’évaluation nationale des risques, l’adoption de la nouvelle loi sur la lutte contre le Blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme, permettra, la sortie du Mali du suivi renforcé du GIABA, est l’une des conditions pour les critères de l’examen du 3è cycle des évaluations : « objet principal de votre visite, à savoir la réduction du nombre de recommandations non conformes ou partiellement conformes à un maximum de 10 recommandations ».

Quant au Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maiga, il a salué cette démarche et assuré que le Mali se tiendra en bon élève et suivra attentivement les recommandations du GIABA pour une amélioration significative de la lutte contre le blanchiment de capitaux et pour la stabilisation économique. Il a réitéré l’engagement du gouvernement de la transition à maintenir les efforts nécessaires pour sortir durablement de la crise actuelle.
Sur quelle base, les autorités maliennes, souverainistes ont-t-elles décidé de rester membre à part entière du Groupe intergouvernemental d’action contre le Blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) ?
Légalement, c’est possible. Bien qu’institution spécialisée de la CEDEAO, le GIABA est ouvert à des Etats non membres de la Communauté désireux d’y être. Il leur suffit d’adresser leur demande d’adhésion au Secrétariat Exécutif pour approbation par l’Autorité sur recommandation du Conseil.
En effet selon l’article 3 des statuts du Groupe intergouvernemental d’action contre le Blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) sont éligibles à l’adhésion ‘‘a) Les États membres de la CEDEAO. b) Tous les autres États africains adhérant aux présents Statuts’’.
En tant que membre du GIABA, quelles obligations pèsent sur notre pays ?
Selon l’article 4, les États membres du GIABA doivent : Prendre des mesures pour lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ; Adopter les recommandations du Groupe d’Action financière (GAFI) et les mettre en œuvre efficacement ; S’approprier la méthodologie de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LAB/CFT) adoptée par le GAFI en 2004 et mise à jour de temps à autre au niveau international, entre autres.
Au regard de ces obligations, rien ne s’oppose à l’appartenance du Mali à l’Alliance des Etats du Sahel et au Groupe intergouvernemental d’action contre le Blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).

<strong>PAR ABDOULAYE OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>AES/Cédéao : le président Faye travaille à une « solution»</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/aes-cedeao-le-president-faye-travaille-a-une-solution-3079024.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Sep 2024 10:20:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Bassirou Diomaye Faye a été désigné médiateur par le président de la Conférence des chefs d’Etats de la Cédéao dans les discussions avec les pays de l’AES. Il continue d’y travailler bien que les trois pays maintiennent encore leur décision de rupture.</strong>

Dans un entretien avec Al Jazeera, le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a évoqué sa médiation pour que le Mali, le Burkina Faso et le Niger renoncent à leur décision de quitter la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Ces trois pays avaient annoncé en janvier 2024 leur intention de quitter l’organisation, lui reprochant d’être instrumentalisée par des puissances étrangères.

Interrogé sur les conséquences de cette décision pour la stabilité du Sahel, Faye a souligné que leur départ n’était pas encore acté, le préavis prenant fin en janvier 2025. Il a précisé que son objectif était d’empêcher leur départ définitif, déclarant : « Ce que nous demandons, c’est plutôt qu’ils restent, pas qu’ils reviennent », a précisé le chef de l’Etat sénégalais, soulignant cependant qu’il respectera leur décision quelle qu’elle soit.

En tant que médiateur, Faye s’est engagé à promouvoir le dialogue « pour aboutir à une solution la moins conflictuelle possible ».

Tout en reconnaissant la souveraineté des pays concernés, il a estimé que leur réintégration est cruciale pour la stabilité de la région. « Le Sénégal respecte cette souveraineté et les choix de chaque pays par rapport aux partenaires avec lesquels il entend traiter quel que soit le domaine de coopération qu’ils ont librement choisi. Parce que le Sénégal aussi choisit les pays avec lesquels il coopère et personne ne lui imposera les pays avec lesquels il va coopérer », a-t-il rappelé.

Désigné médiateur, avec Faure Gnassingbé, lors du 65e sommet ordinaire de la Cédéao à Abuja, le président Faye avait déjà entrepris des démarches diplomatiques en se rendant au Mali et au Burkina Faso. La veille, ces deux pays avec le Niger avaient adopté le traité instituant la Confédération des Etats du Sahel (AES), s’éloignant de plus en plus de l’institution communautaire.

<strong>AC/Sf/APA</strong>

<strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La CEDEAO félicite le Mali pour…</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-felicite-le-mali-pour-3078239.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Sep 2024 14:52:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le président de la commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray a félicité la République du Mali à l’occasion de son 64e anniversaire d’indépendance.

Bien que le Mali s’est retiré de la CEDEAO, la commission continue toujours de réagir sur les actualités du pays.

Récemment, La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a exprimé sa « ferme condamnation » des attaques jihadistes qui ont frappé Bamako, capitale du Mali, mardi 17 septembre 2024.

Il faut noter que les relations entre la CEDEAO et le Mali se sont dégradées après la prise du pouvoir malien par des militaires.

Ces derniers accusent la CEDEAO de ne pas les avoir soutenus face au jihadisme et d’être inféodés à l’ancienne puissance coloniale française.

Cela a entraîné une rupture complète de leur relation conduisant à la création de l’AES (Alliance des Etats du Sahel) formé par le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

<strong>64e anniversaire de l’indépendance</strong>
Le Mali a célébré ce dimanche 22 septembre 2024 le 64e anniversaire de son accession à l’indépendance. À cette occasion, comme à l’accoutumée, le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, n’a pas dérogé à la tradition.

Il a procédé, dans la matinée, à un dépôt de gerbe de fleurs au pied du monument de l’indépendance.

À son arrivée à la Place de l’Indépendance, le Président de la Transition s’est acquitté d’un devoir patriotique, celui de saluer le drapeau national avant de passer en revue les troupes, puis de déposer la gerbe de fleurs sous la sonnerie aux morts.

Enfin, Assimi GOÏTA, avant de se retirer, a salué les membres du Gouvernement ainsi que les diplomates accrédités auprès de la République du Mali, présents à cette cérémonie. Par la suite, le Chef de l’État s’est rendu au génie militaire pour assister à un défilé riche et varié.

Source: https://yop.l-frii.com/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : la CEDEAO condamne les attaques terroristes contre les installations militaires à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mali-la-cedeao-condamne-les-attaques-terroristes-contre-les-installations-militaires-a-bamako-3077770.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Sep 2024 13:56:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un communiqué rendu public ce 18 septembre 2024, la CEDEAO dit avoir « suivi avec consternation les informations sur les attaques terroristes djihadistes de ce mardi 17 septembre 2024 contre des installations militaires à Bamako au Mali, qui ont fait des victimes et de nombreux dégâts matériels. »</strong>

A la suite de ces tristes événements, la CEDEAO présente ses sincères condoléances au gouvernement et au peuple de la République du Mali, ainsi qu'aux familles des victimes.

Par ailleurs, « elle tient à réaffirmer sa ferme condamnation de toute attaque terroriste qui menace la paix et la sécurité des populations de la région ouest africaine ».

Enfin, la CEDEAO souhaite réitérer son ferme engagement en faveur de toute initiative visant à œuvrer pour la paix, la sécurité et la stabilité dans la sous-région.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/ATTAQUE-MALI-CEDEAO.jpeg"><img class="aligncenter size-large wp-image-3077772" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/ATTAQUE-MALI-CEDEAO-724x1024.jpeg" alt="" width="696" height="984" /></a>

<strong>Source: https://www.alwihdainfo.com/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO condamne les attaques terroristes contre les installations militaires à Bamako au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-condamne-les-attaques-terroristes-contre-les-installations-militaires-a-bamako-au-mali-3077743.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-condamne-les-attaques-terroristes-contre-les-installations-militaires-a-bamako-au-mali-3077743.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Sep 2024 12:09:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/CEDEAO.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3077745" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/CEDEAO.jpg" alt="" width="650" height="919" /></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO doit &amp;quot;se reformer et montrer son indépendance vis&#45;à&#45;vis des puissances&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-doit-se-reformer-et-montrer-son-independance-vis-a-vis-des-puissances-3077506.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Sep 2024 18:20:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Cet avis a été exprimé auprès de Sputnik Afrique par le coordinateur du Forum des forces sociales de Guinée. Il avait plus tôt appelé ses compatriotes à ne pas compter sur l'organisation régionale qui est, selon lui, affaiblie par le départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger.</strong>

"Il va falloir que la CEDEAO puisse intégrer certaines dimensions, par exemple les revendications avancées par ces trois pays qui disent que la CEDEAO ne serait plus cette CEDEAO qui défend la stabilité économique, politique et sociale de la sous-région", a avancé Abdoul Sacko.

L'organisation devrait prouver que sa première vocation est de "défendre et de promouvoir la stabilité, économique comme politique, et d'aider des pays au niveau de la sous-région", ajoute-t-il.

Le militant appelle tous les pays à travailler pour comprendre les préoccupations des pays de l'AES. Pour lui, cet effort est nécessaire pour rendre l'espace commun plus fort et "autonome des intérêts géopolitiques".

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bénin : la Cédéao lance les activités du Fonds de stabilisation</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/benin-la-cedeao-lance-les-activites-du-fonds-de-stabilisation-3077400.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Sep 2024 09:58:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Fonds régional de stabilisation et de développement (FRSD) actuellement en place vise à atteindre environ 24 Milles bénéficiaires. Il est mis en œuvre en partenariat avec le Gouvernement du Bénin, la coopération allemande et les partenaires nationaux tels que CARE International et VSF-B.</strong>

Placé sous la coordination de Damtien Tchintchibidja, vice-présidente de la Commission de la Cédéao, le Fonds régional de stabilisation et de développement de la Cédéao (FRSD) est une initiative soutenue par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ) pour promouvoir la stabilisation socio-économique et la reprise au sein des communautés fragiles dans la région ouest-africaine.

Le lancement des activités de cette initiative a été conduit le mercredi 11 septembre 2024 à Cotonou, au Bénin, devant la presse béninoise, par Habib Tidjani, Conseiller technique du ministre d’Etat chargé des Finances et de l’Economie du Bénin, en présence de Amadou Diongue, Représentant résident de la Cédéao au Bénin, de Felix Kress, attaché de Coopération à l’ambassade d’Allemagne, des représentants de la GIZ, de la KFW et des partenaires nationaux de mise en œuvre.

Ce lancement fait suite à la signature par Dr Omar Alieu Touray, président de la Commission de la Cédéao et Romuald Wadagni, ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances de la République du Bénin de l’accord de subvention de la contribution directe de la Cédéao au FRSD.

L’accord de financement qui porte sur un montant de 2 millions de dollars US destinés au financement des interventions de stabilisation socio-économiques dans les départements de l’Atacora, Donga et des Collines au cours de la période 2024-2027, représente une partie d’un financement total de 17 millions d’Euros que le Bénin pourrait obtenir comme appui du FRSD.

Dans son intervention au cours de la cérémonie officielle de lancement du FRSD au Bénin, Amadou Diongue a, au nom du président et de la vice-présidente de la Commission de la Cédéao, exprimé la gratitude de l’institution sous régionale à l’endroit du Gouvernement de la République du Bénin.

Après avoir fait un bref rappel des défis actuels de la Cédéao, le Représentant résident est revenu sur l’historique et les raisons qui ont motivé la mise en place du FRSD. « Ce projet montre bien que la lutte contre l’extrémisme violent ne relève pas seulement du militaire. Il s’agit par anticipation, de penser à mettre en place des infrastructures socio-économiques de base, de renforcer les capacités des populations vulnérables pour leur redonner espoir et de mettre en œuvre des politiques de gouvernance en mesure de préserver notre fragile vivre-ensemble », a-t-il ajouté, cité par un communiqué reçu samedi à APA.

Intervenant au nom du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement, Felix Kress a surtout insisté sur la disponibilité du gouvernement de son pays à accompagner la Cédéao par le biais de la GIZ et de la KFW. Il a fini ses propos par le souhait de son pays de voir accélérer la mise en œuvre des activités prévues dans le cadre du FRSD.

En procédant, au nom du ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances du Bénin, au lancement officiel des activités du Fonds, le Conseiller technique Habib Tidjani est revenu sur les différentes consultations menées par le Gouvernement du Bénin avec les acteurs locaux et parties prenantes dans les zones ciblées, de même que les démarches initiées pour s’assurer que les activités du FRSD sont conformes au plan de développement local et national.

Il a également précisé que dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet, « il a été mis en place un comité consultatif national présidé par le ministère de l’Economie et des Finances et composé des représentants de plusieurs agences gouvernementales et non gouvernementales pour veiller à ce que les activités de ce projet reflètent les priorités nationales. Ce projet démontre le partenariat solide entre la Commission de la Cédéao et le Gouvernement du Bénin en vue de la construction d’une région forte conformément à la Vision 2050 d’une Cédéao des peuples ».

Le Fonds Régional pour la Stabilisation et le Développement est une initiative lancée en 2019 par la CEDEAO. La première phase du projet a été mise en œuvre en Gambie (2019-2024). La deuxième phase qui s’étend de 2024 à 2027, est mise en œuvre au Bénin, au Togo et en Guinée-Bissau. Elle couvre principalement 3 domaines d’intervention que sont l’emploi (formation professionnelle, infrastructures de base, promotion de l’entrepreneuriat, etc.), l’environnement (reboisement, irrigation, énergies renouvelables, etc.) et les services nécessaires pour la cohésion sociale (sport, média pour la paix, mécanismes de résolution des conflits, etc.).

TE/Sf/APA

&nbsp;

<strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Barsalogho : La CEDEAO condamne « sans réserve des attaques barbares »</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/barsalogho-la-cedeao-condamne-sans-reserve-des-attaques-barbares-3075601.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Aug 2024 17:12:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ouagadougou, 29 août 2924(AIB)-La Commission de la CEDEAO a condamné jeudi, « sans réserve, les attaques barbares » commises samedi à Barsalgho(Burkina Faso), par des terroristes qui ont ôté la vie à plusieurs personnes.</strong>

« La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) condamne sans réserve, les attaques barbares perpétrées par des groupes armés terroristes dans la commune de Barsalogho, au centre- nord du Burkina Faso, le samedi 24 août 2024 », a écrit l’institution jeudi, dans un communiqué parvenu à l’AIB.

Samedi, plusieurs civils et soldats ont été tués et nombreux autres blessés à Barsalgho, lorsque des terroristes ont ouvert aveuglément le feu sur eux pendant des travaux communautaires.

« La CEDEAO présente ses sincères condoléances au gouvernement et au peuple burkinabè, en particulier aux familles endeuillées. Elle souhaite un prompt rétablissement aux blessés », ajoute le communiqué.

L’institution sous-régionale a également exprimé sa solidarité au gouvernement et au peuple du Faso dans leurs combats incessants contre les terroristes.

Elle se dit déterminée à lutter aux côtés des Etats de la sous-région pour éradiquer le terrorisme notamment par l’activation en cours de la force de lutte contre le terrorisme de la CEDEAO.

« La Commission appelle tous les États de la sous-région à intensifier leur coopération en matière de partage de renseignements, de sécurité des frontières et de mise en œuvre de la stratégie de lutte contre le terrorisme de la CEDEAO », conclu le communiqué.
Agence d’information du Burkina

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/08/CEDEAO-COM-BURKINA-ATTAQUE.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3075603" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/08/CEDEAO-COM-BURKINA-ATTAQUE.jpg" alt="" width="901" height="1280" /></a>

Source: https://www.aib.media/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bien dit : La Cédéao, un outil déguisé de domination impérialiste</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/bien-dit-la-cedeao-un-outil-deguise-de-domination-imperialiste-3074737.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Aug 2024 09:38:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[«Il faut que le débat sur la Cédéao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest) redescende au niveau des masses pour que chacun rediscute de cette organisation. Il ne faut pas que la question de la Cédéao se règle pas seulement au niveau d’un comité. Nous devons dénoncer l’impérialisme qui continue de dominer ce genre de structure et continuer de vouloir régner en Afrique. Nous devons lutter pour le panafricanisme. Nous ne devons pas faire de morcellement, surtout sur des bases linguistiques qui semblent créer des petits empires de domination pour nos anciens colonisateurs» !

<strong>Thomas Sankara</strong>

<em>Président du Faso du 4 août 1983 au 15 octobre 1987</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CMDT: Additif au dossier d’appel d’offres</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cmdt-avis-dappel-doffres-8-3074655.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 10:30:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[gview file="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/08/ADDITIF-N°1-COMPLEXE-CEREALES.pdf"]

[gview file="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/08/ADDITIF-N°2-REPORT-OUVERTURE-UREE.pdf"]

[gview file="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/08/ADDITIF-N°1-UREE.pdf"]

[gview file="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/08/ADDITIF-N°2-REPORT-OUVERTURE-COMPLEXE-CEREALE.pdf"]

[gview file="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/08/ADDITIF-N°1-COMPLEXE-COTON-.pdf"]

[gview file="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/08/ADDITIF-N°2-REPORT-OUVERTURE-COMPLEXE-COTON.pdf"]

[gview file="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/08/ADDITIF-N°1-REPORT-OUVERTURE-FONGICIDES.pdf"]]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Parlement de la Cédéao courtise l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/le-parlement-de-la-cedeao-courtise-laes-3074617.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 09:48:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont annoncé, le 06 juillet 2024, la création de la Confédération des États du Sahel (AES), la Cédéao continue de mener des actions pour qu’ils demeurent dans l’organisation régionale.</strong>

Une mission du Parlement de la Cédéao va bientôt séjourner au Burkina, au Mali et au Niger pour mener des négociations avec les autorités de l’AES, a indiqué l’Agence de presse du Nigéria (NAN).

Cette mission a pour objectif de dissuader l’AES de quitter la Cédéao avant le 28 janvier 2025. « Nous allons leur ouvrir les portes pour qu’ils reviennent dans la famille, nous avons besoin d’eux », a déclaré le vice-président du parlement de la Cédéao, Benjamin Kalu, par ailleurs président de la Chambre des représentants du Nigéria.

Au cours d’une réunion du comité conjoint du Parlement de la Cédéao tenue à Abidjan, en Côte d’Ivoire, Benjamin Kalu a déclaré que le départ du Burkina Faso, du Mali et du Niger de l’institution régionale risque d’augmenter les problèmes de sécurité dans la région.

Le dernier sommet des chefs d’État de la Cédéao avait déjà désigné le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et son homologue togolais, Faure Gnassingbé pour dissuader ces pays de quitter l’organisation.

DS/Sf/ac/APA

<strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de l’AES de la CEDEAO: bientôt des missions des parlementaires dans l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-de-laes-de-la-cedeao-bientot-des-missions-des-parlementaires-dans-laes-3074541.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Aug 2024 15:06:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le vice-président de la Chambre des représentants du Nigéria, Benjamin Kalu, a confirmé ce samedi 17 août, que des mécanismes de diplomatie parlementaire sont déployés en vue d’éviter la désintégration de la CEDEAO avec le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Bientôt, a-t-il annoncé, des missions du parlement de la CEDEAO sont attendues dans ces trois pays qui forment la confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).

La capitale ivoirienne a abrité, ce week-end, une réunion du comité conjoint du Parlement de la CEDEAO présidée par le vice-président Benjamin Kalu. En marge de cette rencontre, l’élu nigérian a abordé avec les journalistes la situation conflictuelle au sein de la CEDEAO avec le préavis de trois de ses membres : le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

Alors que le sommet des chefs d’Etat de l’organisation ouest africaine a mandaté les présidents sénégalais et togolais pour mener des négociations, le Parlement de la CEDEAO ne veut pas aussi rester en marge. L’objectif ultime est d’éviter le retrait de ses trois pays de la CEDEAO.

Convaincu que le dialogue conduirait à leur réintégration au sein de l’organisation sous régionale, M. Kalu a affirmé que des lettres avaient été envoyées aux gouvernements des pays concernés et que des visites de représentants parlementaires suivraient bientôt.
« Il existe déjà des mécanismes en place, à travers ce qu’on appelle la diplomatie parlementaire, pour les atteindre. Des lettres leur ont été envoyées et très bientôt, certains d’entre nous commenceront à visiter ces pays pour dialoguer avec les chefs de gouvernement », a-t-il indiqué.

« Nous allons leur ouvrir les portes pour qu’ils reviennent dans la famille ; nous avons besoin d’eux. Nous leur dirons, par exemple, que, certes, ils ont peut-être été offensés par une ou deux choses, mais asseyons-nous à nouveau et discutons », a souligné le vice-président du parlement qui craint que le retrait de ces Etats augmente les problèmes de sécurité dans la région.

Kalu a également noté que même dans le pire des cas où les trois pays procéderaient à leur sortie, la stabilité financière de la CEDEAO ne serait pas menacée.
Il a souligné les multiples sources de revenus de l’organisation, notamment la taxe communautaire et les contributions des agences de développement.

« Il existe de nombreuses autres sources. Nous voulons donc nous assurer de rationaliser le processus et de savoir d’où proviennent les fonds. Si cela ne suffit pas, nous augmenterons parce qu’il y a tellement d’agences de développement, il y a tellement de gens qui s’intéressent à la sous-région », a soutenu M. Kalu.

« Il existe de multiples façons de collecter des fonds pour le Parlement, ainsi que pour la communauté », a-t-il déclaré.

En plus de se pencher sur les sorties potentielles, le Parlement de la CEDEAO fait pression en faveur des réformes visant à renforcer l’indépendance législative.

Le vice-président qui préside également le Comité de révision constitutionnelle de la Chambre des représentants du pays, a déclaré que les lois régissant la CEDEAO doivent être mises à jour pour refléter l’évolution du paysage politique.

Depuis des mois, il y a eu plusieurs appels des personnalités politiques et des dirigeants du monde appelant les pays de l’AES à reconsidérer leur position en vain.

Pour les présidents du Mali, du Niger et du Burkina Faso, le processus de retrait de la CEDEAO est irréversible. Renforçant leur solidarité et complicité, ils ont créé l’Alliance des Etats du Sahel (AES) devenue ensuite une confédération présidée par le président Assimi GOITA pour un an.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Faute de carte d’identité nationale : Le Mali reste dans la CEDEAO par la Carte biométrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/faute-de-carte-didentite-nationale-le-mali-reste-dans-la-cedeao-par-la-carte-biometrique-3074492.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Aug 2024 08:30:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les populations sont invitées à retirer leur carte par les autorités alors qu'il s'agit de documents en lien avec la CEDEAO.

C'est un communiqué du ministre de la protection civile abondamment relayé qui a ouvert la brèche. Il constate notamment une certaine timidité dans le retrait de la carte biométrique et appelle à une mobilisation massive vers les points de distribution. Sauf qu’il s'agit bien de pièces estampillées CEDEAO, ce qu'avait pourtant vomi le Premier Ministre de la Transition. C'était sur les ondes de l'ORTM dans l'émission MALI TAA SIRA KURA où il vomissait sur les mêmes documents, alors qu'il sortait de son deuxième repos médical. Un symbole qu'on ne peut oublier auquel se greffe une autre situation : les données biométriques avec des éléments jadis retenus par le prestataire pour un reliquat de facture. Sauf que des talents nationaux vont réussir à récupérer lesdits données par des procédés passibles d’une action au parquet de la cybercriminalité. Au lieu de quoi, une cérémonie a même initiée pour magnifier leur acte comme une victoire contre l'embargo sur des données souveraines.

Six mois plus tard, ce communiqué laisse entendre que les lignes n'ont pas bougé. Dire aux populations de retirer une carte à l’effigie de l'ensemble communautaire que leur pays s’apprête à quitter consolide une appartenance de fait à la communauté sous-régionale. Pire, le numéro vert mis à disposition pour savoir la disponibilité d'une carte biométrique n'est pas opérationnel. Et lorsqu’il l’est, ce sont les pièces administratives qui ne le sont pas.

Le système est en définitive défaillant et devra maintenir les populations dans l’inflation des cartes d'identité de 3 ans qui coûtent plus de 20 000 CFA. Situation qui perdure depuis plus de deux trimestres à laquelle le ministère de l'intérieur n'a pas trouvé de solution. Aussi le CNT n'a pas été en mesure de faire une interpellation pour tirer les choses au clair. La responsabilité est partagée avec le département de l'administration territoriale qui devrait faire une revue d'effectifs des acteurs de l'état civil biométrique.

<strong>I KEITA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Cédéao souhaite le retour du Burkina Faso, du Mali et du Niger en son sein</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-souhaite-le-retour-du-burkina-faso-du-mali-et-du-niger-en-son-sein-3074414.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Aug 2024 14:40:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>- Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont rompu avec la Cédéao en février pour former l'Alliance des États du Sahel (AES) et ont tenu leur premier sommet le 6 juillet à Niamey, la capitale du Niger.</strong>

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) s'efforce de convaincre le Burkina Faso, le Mali et le Niger pour qu'ils réintègrent la Communauté.

Selon l'Agence de presse du Nigeria (NAN), une réunion du comité conjoint du Parlement de la Cédéao s'est tenue à Abidjan, l'ancienne capitale de la Côte d'Ivoire.

Benjamin Kalu, président de la Chambre des représentants du Nigeria, qui a présidé la réunion, a déclaré que le départ du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Cédéao risque d'augmenter les problèmes de sécurité dans la région.

Selon Kalu, le Parlement de la Cédéao fait appel à la diplomatie pour résoudre les problèmes liés au départ de ces trois pays.

"Nous leur ouvrirons les portes pour qu'ils reviennent au sein de cette famille. Nous avons besoin d'eux", a-t-il assuré.

Kalu a par ailleurs indiqué que des membres de la commission du Parlement de la Cédéao se rendraient bientôt au Burkina Faso, au Mali et au Niger.

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont rompu avec la Cédéao en février pour former l'Alliance des États du Sahel (AES) et ont tenu leur premier sommet le 6 juillet à Niamey, la capitale du Niger.

Lors de ce sommet, une déclaration commune envisageant la création d'une "Confédération des États du Sahel" composée de trois pays a été signée et le président malien Assimi Goita a été élu président de l'AES pour un an.

* Traduit du turc par Tuncay Çakmak

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Guy Marius Sagna : « La CEDEAO est considérée comme un syndicat d’empoisonneurs, d’assassins… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/guy-marius-sagna-la-cedeao-est-consideree-comme-un-syndicat-dempoisonneurs-dassassins-3073566.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 11 Aug 2024 20:09:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Invité de l'émission Point De Vue sur la RTS, ce dimanche, le député Guy Marius Sagna a fait une critique sans concession du bilan de la CEDEAO, dont il membre du Parlement. "Cette institution aura 50 ans l'année prochaine et les citoyens de l'Afrique de l'Ouest la considèrent comme un syndicat d'empoisonneurs, d'assassins...Voilà le bilan ! Ce bilan n'est pas élogieux. Les peuples de la CEDEAO ne sont pas des peuples empoisonneurs, assassins...Mais il est clair que ceux qui ont assassiné Sankara, Modibo, Cabral, Lumumba, Mulele, Osende Afana, Félix Roland Moumié...ont des héritiers politiques", a-t-il déclaré.

Guy Marius Sagna, qui s'est illustré récemment au Parlement sous-régional par des critiques acerbes contre des chefs d'Etat dont l'Ivoirien, Alassane Ouattara, a manifesté son intention de se rendre à Abidjan où est prévue la prochaine session.

« La Côte d'Ivoire est mon pays, a-t-il assuré.Je suis aussi le député du peuple ivoirien. Aucune menace ne m'empêchera d'y aller! Une autre Afrique de l'Ouest est nécessaire. Une autre Afrique de l'Ouest est possible ».

Source: https://www.seneweb.com/]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La CEDEAO se réveille&#45;t&#45;elle in fine ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-se-reveille-t-elle-in-fine-3073161.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Aug 2024 08:54:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« Au nom de la CEDEAO, la Commission veut exprimer ses sincères condoléances au gouvernement et au peuple de la République du Mali, ainsi qu’aux familles des victimes. En outre, la CEDEAO saisit l’occasion pour exprimer sa ferme désapprobation et condamnation de toute ingérence étrangère dans la région susceptible de constituer une menace pour la paix et la sécurité en Afrique de l’Ouest, et de toute tentative visant à entraîner la région dans les affrontements géopolitiques actuels. En conclusion, la CEDEAO réaffirme son engagement à travailler en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest. Elle reste à disposition pour toute initiative visant à atteindre ces objectifs ». C’est libellé d’un communiqué, publié avant-hier  lundi 05 août 2024,  de la  Commission de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). La CEDEAO commence-t-elle  à se réveiller  in fine ?

Une chose est certaine,  la Commission de la CEDEAO  a désormais  exprimé sa préoccupation concernant l’évolution de la situation sécuritaire au Mali,  à la suite des attaques récentes contre les  forces de défense et de sécurité maliennes à Tin Zaouatine, dans le nord du pays. Puisqu’elle condamne  fermement les attaques  des Groupes Armés Terroristes  (GAT) qui ont causé de nombreuses pertes parmi les forces maliennes. Cette condamnation de principe, même si elle intervient une semaine après les évènements, prouve  un changement notoire du comportement  de  cette organisation sous-régionale ouest-africaine envers un ancien pays membre. Mais  ne serait-elle  pas  une conséquence des récentes rebellions menées par  certains députés communautaires qui ont virulemment critiqué le déphasage des Chefs d’Etat et de Gouvernements avec  la réalité ?

&nbsp;

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tinzawaten : La CEDEAO condamne fermement les attaques contre l’armée malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/tinzawaten-la-cedeao-condamne-fermement-les-attaques-contre-larmee-malienne-3073064.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2024 17:40:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a vivement condamné, lundi 5 août 2024, les violentes attaques perpétrées contre les forces de défense et de sécurité maliennes à Tinzawaten.</strong>

Le 29 juillet 2024, l’état-major de l’armée malienne a annoncé avoir subi de lourdes pertes lors de combats contre les groupes armés terroristes, notamment l’EIGS et le GSIM. Les terroristes auraient utilisé plusieurs véhicules kamikazes pour attaquer les forces armées maliennes.

Dans un communiqué, la CEDEAO a déclaré suivre « avec préoccupation l'évolution de la situation sécuritaire au Mali et condamne fermement les récentes attaques contre les membres des forces de défense et de sécurité maliennes à Tinzawaten dans le nord du pays, qui ont fait de nombreuses victimes parmi les forces maliennes ».

L’organisation sous-régionale a également exprimé ses « sincères condoléances au Gouvernement et au peuple de la République du Mali, ainsi qu'aux familles des victimes ». De plus, elle a manifesté « sa ferme désapprobation et sa ferme condamnation de toute ingérence étrangère dans la région pouvant constituer une menace à la paix et la sécurité en Afrique de l'Ouest, ainsi que de toute tentative visant à entraîner la région dans les affrontements géopolitiques actuels ».

A rappeler que le Mali, l’un des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), a annoncé son départ de la CEDEAO, effectif depuis janvier 2024. Les pays membres de l’AES, notamment le Mali, le Burkina Faso et le Niger, reprochent à la CEDEAO de ne pas leur avoir apporté une assistance suffisante dans leur lutte contre le terrorisme.

M.K. Diakité

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Général Tiani :  « La Cédéao est derrière nous »</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/general-tiani-la-cedeao-est-derriere-nous-3073013.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2024 11:06:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président du CNSP a réaffirmé qu’un retour des pays de l’AES dans la Cédéao est inenvisageable, avertissant que toute mesure prise à l’encontre des citoyens des trois pays entraînera immédiatement la réciprocité. </strong>

La tentative du président sénégalais et de son homologue togolais de réintégrer le Burkina, le Mali et le Niger au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) est-elle vouée à l’échec ? Lors d’un entretien avec la télévision nationale nigérienne le samedi 3 août, le général Abdourahmane Tiani a déclaré que «<em> la Cédéao est derrière nous </em>».

« <em>On ne peut pas parler de la Cédéao alors que nous sommes dans une confédération. C’est une étape intermédiaire vers la fédération</em> », a affirmé le président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP).

Le 6 juillet, soit onze mois après la création de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), les dirigeants de ce bloc sahélien ont tenu leur premier sommet au Niger, au cours duquel ils ont décidé d’adopter le traité établissant la Confédération de l’AES.

Le lendemain, la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao a tenu son 65e sommet ordinaire au Nigeria. L’une des décisions majeures a été de désigner le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, et son homologue togolais, Faure Gnassingbé comme facilitateurs dans les discussions avec les États de l’AES, qui ont annoncé leur départ de la Cédéao en janvier dernier.

« <em>Aujourd’hui, la Cédéao est en difficulté. Lorsque des pays cherchent à quitter l’organisation, cela montre qu’elle ne se renforce pas. Nous devons gérer cette situation malheureuse en dialoguant avec toutes les parties</em> », a expliqué le président Faye, qui aborde néanmoins sa mission avec humilité et pragmatisme. Il a précisé à l’occasion d’un entretien avec la presse sénégalaise le 13 juillet que « <em>les décisions des États de l’AES seront respectées</em> ».

Selon lui, « <em>même si les pays décident de quitter la Cédéao, il faut administrer cette situation ; discuter de ce qu’ils avaient et de ce qu’ils auront en dehors de la Cédéao</em> ».

À ce sujet, Omar Alieu Touray, le président de la Commission de la Cédéao, a déclaré lors de l’ouverture du sommet du 6 juillet que le retrait des trois pays affectera les conditions de voyage et d’immigration de leurs citoyens.

Il a souligné qu’ils devront désormais obtenir un visa pour voyager dans la sous-région et qu’ils pourraient ne plus être en mesure de résider ou de créer librement des entreprises sous les facilités mises en place par la Cédéao, étant soumis à diverses lois nationales.

Bien qu’aucune décision officielle n’ait été prise par l’instance suprême de l’organisation communautaire, le général Tiani a averti que « <em>toute mesure contre la Confédération se verra appliquer immédiatement la réciprocité</em> ». Il a rappelé que « <em>de la même manière que nous avons des ressortissants au sein de la Cédéao, ces pays de la Cédéao ont des ressortissants au Niger </em>».

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO condamne toute ingérence étrangère dans les attaques survenues dans le nord du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-condamne-toute-ingerence-etrangere-dans-les-attaques-survenues-dans-le-nord-du-mali-3072815.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Aug 2024 09:18:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>La Commission de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest a exprimé sa préoccupation concernant l’évolution de la situation sécuritaire au Mali à la suite des attaques dans le nord du Mali.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Dans un communiqué publié le 5 août, la Communauté a exprimé "sa ferme désapprobation et sa ferme condamnation de toute ingérence étrangère dans la région pouvant constituer une menace à la paix et à la sécurité en Afrique de l'Ouest, ainsi que de toute tentative visant à entraîner la région dans les affrontements géopolitiques actuels".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Elle a dit suivre "avec préoccupation l'évolution de la situation sécuritaire au Mali" et "réitérer sa constante disponibilité en faveur de toute initiative visant à œuvrer pour la paix, la sécurité et la stabilité dans la sous-région".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="social">
<div class="ria-tweet">
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="ltr" lang="fr">Mali: La CEDEAO condamne les attaques contre les membres des forces de défense et de sécurité à Tin Zaouatine. <a href="https://t.co/tEVjOgEASz">pic.twitter.com/tEVjOgEASz</a></p>

— Ecowas - Cedeao (@ecowas_cedeao) <a href="https://twitter.com/ecowas_cedeao/status/1820527699783462955?ref_src=twsrc%5Etfw">August 5, 2024</a></blockquote>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Bamako a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec Kiev, quelques jours après qu'un haut responsable ukrainien "a avoué l'implication" de son pays dans une défaite de l'armée malienne et de ses alliés russes fin juillet à Tinzawatène.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
Source: https://fr.sputniknews.africa/

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>AES&#45;CEDEAO :  Interrogations sur un divorce imposé</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/aes-cedeao-interrogations-sur-un-divorce-impose-3072651.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Aug 2024 01:30:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Alliance des États du Sahel (AES) considère son retrait effectif de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dès sa date d’annonce et n’a cessé de le marteler à chaque occasion pour se faire mieux comprendre de tous ceux qui sont attentifs aux intérêts de la sous- région ouest africaine. Cette volonté de prise en main de leur destin commun menacé s’est encore affirmée à travers la création de la Confédération de l’AES le 6 juillet 2024 à l’issue du Sommet des Chefs d’État des trois pays.</strong>

Si l’annonce du retrait de la CEDEAO a surpris beaucoup d’observateurs, elle ne parait pas illogique pour qui connait les raisons de « l’ingérence des militaires » dans la gestion politique dans les trois États et de la réaction négative que la Communauté a présentée lors de chacune de ces « ingérences ». Mais, à la vue de l’accueil populaire lors de ces ingérences, il aurait fallu être plus prudent dans la « fermeté communautaire » affichée.

Trois États sans accès à la mer, grands clients de certains des États côtiers, confrontés de façon progressive à une situation d’insécurité qu’aucun fanatisme ou exclusion sociale ne saurait expliquer, « décidés » à prendre des mesures pour se libérer de cette situation de cercle vicieux qui se développe de façon spirale dans l’humiliation, la contrition imposée aux États accusés d’abandon d’une certaine population de leur pays.

Des villages entiers ont été décimés dans au moins deux de ces États (Mali et Burkina Faso) dans une certaine manipulation des esprits pour mettre en avant les armées nationales dont la responsabilité de protection des populations pour lesquelles ces armées ont été créées a été mise à rude épreuve à travers des informations dont l’orientation pour nuire ne souffrait d’aucun doute. C’est encore le cas avec les prétendus actes de cannibalisme au sein des armées avec des vidéos dont l’intention de manipulation est évidente. Les supposés « soldats » dans la mise en scène filmée n’étant pas poursuivables car ne faisant pas partie des effectifs de ces armées nationales. L’épisode de « Bokassa cannibale tueur d’enfants » monté de toute pièce par les services extérieurs étrangers (français) est encore dans les mémoires.

Tout cela s’est passé durant près d’une décennie dans le Sahel sans aucune réelle prise de conscience et d’un engagement communautaires prononcés.

Depuis l’annonce du retrait, les actes des responsables chargés de la gestion de la Communauté ont consisté à informer sur la perte des « avantages » liés à l’appartenance communautaire pour ceux qui sont sur le départ. L’énumération fastidieuse d’une longue liste de projets et autres avantages engrangés par la Communauté dont les pays seront privés a laissé pantois plus d’un observateur. Au lieu d’être stratégiques sur les limites de la volonté collective de construction d’un ensemble commun, les réactions sont tombées comme des menaces de perte de quelques avantages. <strong>Que perd la Communauté avec le retrait des pays de l’Alliance ? Que va faire la Communauté pour préserver l’esprit de construction commune malgré les péripéties internes et externes ? Quels sont les risques et les impacts probables d’un retrait de trois de ces membres pour les raisons mise en avant ? Quels dispositifs en place ou à mettre en place pour que ces retraits ne mettent pas à risque le dessein de construction communautaire ? Comment comprendre que des États membres affirmant leur attachement à l’esprit de communauté affirmée comme c’est le cas du Mali dans sa constitution depuis son indépendance puissent décider ainsi de tourner « dos » à ce dessin ?</strong>

L’argument ou l’accusation de « putschistes qui veulent préserver leur pouvoir » est trop court comme argument. Que fait-on des arguments que les responsables des États de l’Alliance mettent en avant pour se justifier ?

Le contexte a été très pollué par de nombreux acteurs et facteurs échappant souvent à la fois à l’Alliance et surtout à la Communauté pour permettre d’émettre un avis acceptable par les deux parties qui sont obligées par l’histoire et la géographie de côtoyer, de coopérer et de coconstruire leur avenir forcement et fortement lié. Les conjonctures contextuelles ne pouvant rien à cela à part retardé les échéances.

Il est dit dans le Traité révisé que « La Communauté vise à promouvoir la coopération et l'intégration dans la perspective d'une Union économique de l'Afrique de l'Ouest en <strong>vue d'élever le niveau de vie de ses peuples, de maintenir et d'accroître la stabilité économique, de renforcer les relations entre les États Membres et de contribuer au progrès et au développement du continent africain ». </strong>La Communauté promeut dans ses principes le « <em>règlement pacifique des différends entre les États membres, coopération active entre pays voisins et promotion d'un environnement pacifique comme préalable au développement économique (Article 4 (f)) ; le ( e ) Maintien de la paix, de la sécurité et de la stabilité régionales par la promotion et le renforcement des relations de bon voisinage ; ainsi que ( k ) la promotion d'un développement équilibré de la région en accordant une attention aux problèmes spécifiques de chaque État Membre, notamment à ceux des États membres sans littoral et des États Membres insulaires</em> ». <strong>Apparemment, le respect des principes démocratiques semble plus important que les vies de centaines de personnes tuées annuellement dans les États sinon comment comprendre la décision de prendre des sanctions économiques au nom du non-respect des règles « démocratiques » de prise de pouvoir ?</strong> Les récents évènements au sein du Parlement de la CEDEAO après les propos du député Sénégalais Guy Marius SAGNA affirmant que ce sont « nos chefs d’États qui appauvrissent nos pays », mal appréciés par la présidence de séance, sont une illustration d’une Communauté plus soucieuse de préserver l’honorabilité d’une élite politique au détriment du bien-être des populations. Le communiqué qui a suivi est venu taire toutes les hésitations qu’on pouvait en avoir. <em>Dans quelle mesure le « AO » de CEDEAO garde-t-il tout son sens sans les trois États du Sahel ?</em>

Il est plus sage pour les deux parties de se mettre sur la table de négociation pour le succès des objectifs de chacune des parties voulant évoluer individuellement et collectivement. Donner trop de forces aux avis de « conseillers » occultes les empêche de réfléchir à leurs propres intérêts collectifs à longs termes. Pour une fois, il y a besoin d’être responsables et défier les mauvais augures sur l’incapacité des africains à réfléchir et agir par eux-mêmes. La survie collective en dépend. Mettre en avant les orgueils « nationaux » ne fera que remettre encore à plus tard le sursaut humain obligatoire pour la prise en main d’un destin commun obligatoire.

<strong>Sidi COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>« La Cédéao est derrière nous » (Général Tiani)</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-est-derriere-nous-general-tiani-3072636.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 04 Aug 2024 15:58:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président du CNSP a réaffirmé qu’un retour des pays de l’AES dans la Cédéao est inenvisageable, avertissant que toute mesure prise à l’encontre des citoyens des trois pays entraînera immédiatement la réciprocité.</strong>

La tentative du président sénégalais et de son homologue togolais de réintégrer le Burkina, le Mali et le Niger au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) est-elle vouée à l’échec ? Lors d’un entretien avec la télévision nationale nigérienne le samedi 3 août, le général Abdourahmane Tiani a déclaré que « la Cédéao est derrière nous ». « On ne peut pas parler de la Cédéao alors que nous sommes dans une confédération. C’est une étape intermédiaire vers la fédération », a affirmé le président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP).

Le 6 juillet, soit onze mois après la création de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), les dirigeants de ce bloc sahélien ont tenu leur premier sommet au Niger, au cours duquel ils ont décidé d’adopter le traité établissant la Confédération de l’AES. Le lendemain, la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao a tenu son 65e sommet ordinaire au Nigeria. L’une des décisions majeures a été de désigner le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, et son homologue togolais, Faure Gnassingbé comme facilitateurs dans les discussions avec les États de l’AES, qui ont annoncé leur départ de la Cédéao en janvier dernier.

« Aujourd’hui, la Cédéao est en difficulté. Lorsque des pays cherchent à quitter l’organisation, cela montre qu’elle ne se renforce pas. Nous devons gérer cette situation malheureuse en dialoguant avec toutes les parties », a expliqué le président Faye, qui aborde néanmoins sa mission avec humilité et pragmatisme. Il a précisé à l’occasion d’un entretien avec la presse sénégalaise le 13 juillet que « les décisions des États de l’AES seront respectées ». Selon lui, « même si les pays décident de quitter la Cédéao, il faut administrer cette situation, discuter de ce qu’ils avaient et de ce qu’ils auront en dehors de la Cédéao ».

À ce sujet, Omar Alieu Touray, le président de la Commission de la Cédéao, a déclaré lors de l’ouverture du sommet du 6 juillet que le retrait des trois pays affectera les conditions de voyage et d’immigration de leurs citoyens. Il a souligné qu’ils devront désormais obtenir un visa pour voyager dans la sous-région et qu’ils pourraient ne plus être en mesure de résider ou de créer librement des entreprises sous les facilités mises en place par la Cédéao, étant soumis à diverses lois nationales.

Bien qu’aucune décision officielle n’ait été prise par l’instance suprême de l’organisation communautaire, le général Tiani a averti que « toute mesure contre la Confédération se verra appliquer immédiatement la réciprocité ». Il a rappelé que « de la même manière que nous avons des ressortissants au sein de la Cédéao, ces pays de la Cédéao ont des ressortissants au Niger ».

AC/APA

<strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO voulait ramener le Niger &amp;quot;dans les rangs de la vassalisation, de la colonisation&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-voulait-ramener-le-niger-dans-les-rangs-de-la-vassalisation-de-la-colonisation-3072634.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 04 Aug 2024 15:37:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une interview à RTN, le dirigeant actuel nigérien critique la CEDEAO pour avoir imposé un embargo "sauvage et irresponsable" contre le pays en 2023 après un coup de force.</strong>

"De grandes décisions ont été prises, décisions qui ont su faire la différence avec les textes de la CEDEAO qui nous ont poussés déjà le 16 septembre (2023) à nous retrouver au sein de l'Alliance des États du Sahel et le 28 (janvier 2024) sortir carrément de la CEDEAO qui voulait par tous les moyens nous ramener dans les rangs de la vassalisation, dans les rangs de la colonisation", déclare le général de brigade Abdourahamane Tiani dans une interview à RTN, publiée le 3 août.

Il revient également sur la création de l'Alliance des États du Sahel (AES) réunissant le Niger, le Mali et le Burkina Faso: "Nous nous sommes inspirés de ce qui s'est passé avec la CEDEAO pour prendre des mesures fortes avec des gardes-fous qui ne permettront à personne, à aucun État, aucun individu ou groupe d'individus d'être une menace à un État souverain. Ce sont ces grandes mesures qui ont été prises où tout est basé sur le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États". Il énumère les principes à l’origine de l’AES: "aucune mesure de coercition, aucune agression entre les États membres de la Confédération (…), la défense des intérêts du peuple".

Le statut actuel de l’AES de confédération est une étape intermédiaire, les trois États envisagent d’arriver à la fédération, précise le général. Quant à leur retrait de la CEDEAO, la décision est définitive, et "la CEDEAO est derrière nous".

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les délégués maliens quittent l&amp;apos;UREM&#45;CEDEAO en soutien à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/les-delegues-maliens-quittent-lurem-cedeao-en-soutien-a-bamako-3072611.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/les-delegues-maliens-quittent-lurem-cedeao-en-soutien-a-bamako-3072611.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 03 Aug 2024 15:25:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le retrait aura lieu avec "effet immédiat", selon une lettre rédigée le 29 juillet par les délégués maliens mandatés par le Haut Conseil des Maliens et adressée au président de la section ivoirienne de la Jeunesse UREM-CEDEAO. Cette structure réunit les ressortissants des États membres de la CEDEAO.</strong>

"Notre retrait est dû au fait que le Mali n’est plus un membre de la CEDEAO, et que, en tant que dignes fils du Mali, nous nous alignons derrière nos autorités de la transition", selon la lettre.

Le Mali, ainsi que le Niger et le Burkina Faso ont annoncé leur décision de quitter la CEDEAO en janvier 2024. Le retrait ne sera effectif qu’en 2025 dû aux procédures juridiques. Fin 2023, les trois États sécessionnistes ont formé l’AES.

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Cédéao alloue près de 7000 tonnes de céréales au Nigeria</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-alloue-pres-de-7000-tonnes-de-cereales-au-nigeria-3072220.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-alloue-pres-de-7000-tonnes-de-cereales-au-nigeria-3072220.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/07/CEDEAO-embargo.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 31 Jul 2024 11:03:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre d’un plan plus large visant à soutenir six pays de la région particulièrement affectés par la crise alimentaire, la Cédéao a remis près de 7000 tonnes de céréales au gouvernement fédéral du Nigéria.</strong>

près de 7000 tonnes de céréales au gouvernement fédéral du NigeriaLa Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), dans un communiqué parvenu ce mardi à APA, annonce avoir concrétisé, le samedi 27 juillet 2024, son engagement en faveur de la sécurité alimentaire régionale en remettant près de 7000 tonnes de céréales au gouvernement fédéral du Nigeria.

Cette opération, menée à Kano, comprend deux volets distincts : un don de 2000 tonnes de céréales au titre de la solidarité régionale, et une rotation technique de 4976,75 tonnes de stocks de la Réserve régionale de sécurité alimentaire.

Cette initiative intervient dans un contexte alarmant où, selon l’analyse de mars 2024, environ 50 millions de personnes dans la région, dont 31,7 millions au Nigeria seul, sont en situation d’insécurité alimentaire. Ce pays, qui représente 16 % de la population totale concernée, est particulièrement touché par cette crise.

« Cette expression de la solidarité régionale est une contribution de la CEDEAO pour soutenir les différents efforts déjà en cours. Ce don contribuera à renforcer la résilience des populations affectées par la situation alimentaire difficile », a déclaré Professeur Fatou Sow Sarr, Commissaire de la Cédéao en charge du développement humain et des affaires sociales, citée par la note.

Le représentant du gouvernement nigérian, Dr S.A. Haruna, a exprimé sa gratitude envers l’organisation communautaire et s’est engagé à reconstituer les stocks mobilisés lors de la prochaine récolte, soulignant ainsi l’importance de la Réserve régionale de sécurité alimentaire.

Cette opération s’inscrit dans un plan plus vaste de la Cédéao, qui prévoit également de soutenir cinq autres pays (Burkina Faso, Ghana, Mali, Niger et Sierra Leone) fortement touchés par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Depuis 2017, la Réserve régionale est intervenue 19 fois dans six pays de la région, distribuant plus de 55 000 tonnes de céréales.

Le Nigeria a déjà bénéficié par le passé de l’aide de la Réserve régionale, recevant environ 10 129 tonnes de céréales entre 2017 et 2020. De plus, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest prévoit de fournir 230 tonnes de compléments alimentaires destinés aux femmes enceintes et allaitantes, ainsi qu’aux jeunes enfants au Nigeria.

ARD/ac/Sf/APA

Source: https://fr.apanews.net/]]> </content:encoded>
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<title>Paix et sécurité en Afrique de l’ouest: pourquoi l’AES et la CEDEAO doivent dialoguer</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/paix-et-securite-en-afrique-de-louest-pourquoi-laes-et-la-cedeao-doivent-dialoguer-3072099.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Jul 2024 16:46:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est un euphémisme de dire qu’entre la CEDEAO et l’AES, c’est le désamour. Mais, malgré leurs divergences, les deux entités doivent faire preuve de pragmatisme pour la stabilité de l’Afrique de l’Ouest. Selon une analyse de l’Institut d’étude et de sécurité (ISS), les deux parties doivent maintenir le dialogue pour atténuer les risques géopolitiques en Afrique de l’Ouest.</strong>

Le 6 juillet dernier, les régimes de transition militaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont formé une confédération lors du premier sommet de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette initiative renforce les relations entre ces trois pays qui ont lancé l’AES en septembre dernier comme pacte de défense mutuelle contre les menaces extérieures et intérieures, y compris le terrorisme.

En janvier, ces trois pays ont annoncé leur intention de quitter la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Le général nigérien Abdourahamane TIANI a confirmé cette décision lors de l’ouverture du sommet du 6 juillet en déclarant que « les peuples du Sahel ont irrévocablement tourné le dos à la CEDEAO ». Cette question était également à l’ordre du jour du sommet de la CEDEAO le 7 juillet.

Malgré la détermination des dirigeants de l’AES à se retirer, la CEDEAO a nommé les présidents sénégalais Bassirou Diomaye FAYE et togolais Faure GNASSINGBE pour négocier le maintien des États du Sahel dans le giron de l’organisation.

Les trois pays devraient saisir cette ouverture diplomatique, qui leur permettrait de parvenir à un accord avec la CEDEAO et de promouvoir ainsi une nouvelle dynamique régionale.

L’annonce de leur retrait a engendré une crise majeure pour la CEDEAO, susceptible de pousser le bloc à faire des concessions politiques à court terme et à réformer ses processus de paix et de sécurité à long terme.

En effet, la CEDEAO a annoncé la tenue prochaine d’un sommet spécial dédié à l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest, « en tenant compte de l’état de la gouvernance, de la paix et de la sécurité et du projet d’intégration régionale ».

Des cadres de collaboration devraient également être développés avec les pays limitrophes de l’espace AES, tels que la Guinée, le Sénégal, le Tchad, la Libye, la Mauritanie et l’Algérie.

Enfin, l’AES devrait collaborer avec l’Architecture continentale de paix et de sécurité de l’Union africaine.

L’AES et la CEDEAO doivent également atténuer les risques géopolitiques auxquels l’Afrique de l’Ouest est désormais exposée. L’alignement des trois États du Sahel central sur la Russie au moment où les pays occidentaux se repositionnent sur les États côtiers de la région met face à face deux blocs soutenus par des grandes puissances antagonistes.

Pour l’AES, il s’agit d’assurer l’autonomie de sa force conjointe. Tirant les leçons de l’expérience de la Force conjointe du G5 Sahel – perçue comme étant sous contrôle français – les États du Sahel central doivent limiter le rôle opérationnel de la Russie et son monopole sur la formation et la fourniture d’équipements.

De même, la CEDEAO doit se prémunir d’une instrumentalisation par la politique occidentale d’endiguement de l’influence russe dans la région.

Par exemple, le plan de l’organisation visant le déploiement d’une force en attente de 5000 hommes et financée à hauteur de 2,6 milliards de dollars par an pour lutter contre l’aggravation des crises sécuritaires régionales devrait reposer sur les ressources propres de ses États membres.

Cette force devrait également être structurée de manière à garantir des synergies avec la force conjointe de l’AES.

«Pour résoudre la crise de manière constructive, l’AES et la CEDEAO doivent être flexibles dans leurs positions. Le maintien du dialogue et la coordination des politiques de sécurité et de développement sont indispensables pour préserver leurs intérêts respectifs et ceux des populations de la région, unies par la parenté, l’histoire et la culture», conclu l’analyse de l’ISS.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali&#45;Cedeao :  Le coût du divorce</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mali-cedeao-le-cout-du-divorce-3071753.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 27 Jul 2024 10:03:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A l’amiable ou pas, la sortie du Mali de la Cédeao a un coût, selon les estimations d’une étude de la Banque mondiale en mai dernier.</em></strong>

Le 28 janvier 2024, le gouvernement de Transition du Mali a annoncé son retrait "immédiat" de la Cédeao. Selon l'article 91 du Traité révisé de la Cédeao, une période de notification d'un an est nécessaire pour quitter et à la fin de cette période, si le pays n'a pas retiré sa notification, le retrait devient effectif. Par conséquent, la Cédeao considère le Mali comme membre jusqu'au 28 janvier 2025.

Le Mali est membre de la Cédeao depuis sa création en 1975, avec la signature du Traité de Lagos, avec pour mission déclarée de promouvoir l'intégration économique dans la région. Une version révisée du Traité a été signée en 1993. La Cédeao a permis le voyage sans visa et le droit de résider et de travailler au sein de l’espace. Il a engrangé d’autres résultats : facilitation des flux de personnes, régime de transport et de transit routier inter-États (Trie), droit d'accès à la mer pour les pays enclavés…

<em>"Pays sans littoral, soumis à de multiples chocs, les besoins en dépenses sont importants et pressants, en raison des dépenses de sécurité élevées, tandis que la mobilisation des recettes intérieures reste faible, l'insécurité et les sanctions réduisant les recettes fiscales"</em>, constate l’étude de la Banque mondiale.

Pour l’étude, la sortie du Mali va entrainer la réduction du financement extérieur concessionnel, y compris de l'aide budgétaire de la Banque mondiale et du FMI, en raison de l'instabilité politique. Le Mali n’a pas de programme du FMI ni d'aide budgétaire de la BM depuis 2021.

<em>"Depuis la mi-2022, la Bcéao a relevé ses taux de 150 points de base. Le resserrement de la politique monétaire s'est traduit par une hausse des rendements des émissions obligataires, avec pour corollaire, des primes de risque plus élevées sur les obligations du Mali par rapport aux autres pays de l'Uémoa"</em>, souligne l’étude.

Les projets d'infrastructure régionale, y compris le Pool énergétique ouest-africain (WAPP) qui favorise le commerce régional de l'énergie, le financement du développement régional : Banque d'investissement et de développement BIDC, l’harmonisation des normes, statistiques et politiques sectorielles, les politiques sectorielles sur l'agriculture, la politique industrielle, les politiques d'investissement ne contiennent pas de dispositions contraignantes mais fournissent des forums pour l'alignement des politiques et des initiatives conjointes (par exemple, les stocks de sécurité alimentaire), dont beaucoup sont financées par des donateurs.

Les exportations du Mali sont dominées par l'or vers les pays hors Cédéao. Nos exportations vers la Cédeao sont principalement constituées de combustibles, de ciment et de produits alimentaires. Le Mali importe de nombreux biens essentiels de la Cédeao : denrées alimentaires, carburant et électricité, qui ont une incidence sur le panier de consommation.

Le Mali importe l’électricité de la Côte d’Ivoire, ce qui est nettement moins cher que la production nationale d'électricité et réduit le coût global de l'électricité. EDM a accumulé d'importants arriérés envers le fournisseur d'énergie CIE, ce qui a entrainé une chute de la fourniture de ce pays et la crise énergétique actuelle.

Lorsqu'il commerce au-delà de ses voisins immédiats, le Mali dépend fortement des couloirs de transit de la Cédeao pour accéder aux principales portes maritimes de la région. <em>"Le Mali est principalement dépendant de Dakar, puis d'Abidjan. Historiquement, les schémas de trafic en Afrique de l'Ouest ont été capables de s'adapter à l'évolution rapide de la situation politique, de l'état des routes, de la réglementation du trafic et, plus récemment, de l'insécurité qui rend les routes traditionnelles peu sûres, obligeant les camions à emprunter des itinéraires plus longs"</em>, souligne la banque mondiale.

Le retrait du Mali va en plus allonger des trajets, augmenter les coûts de transport, faire grimper les prix de détail.

De plus, le Mali est parmi les pays qui comptent le plus grand nombre de diasporas dans la Cédeao. Sur les 1,3 million de Maliens dehors, 73 % résident dans l’espace Cédeao, 40 % en Côte d’Ivoire et 13 % au Nigeria.

36 % du total des envois de fonds reçus au Mali proviennent de la Côte d'Ivoire. <em>"Le retrait de la Cédeao pourrait entraîner des perturbations et réduire les flux de financement liés aux projets d'intégration régionale"</em>.

La Banque mondiale dispose d'un portefeuille de 32 projets d'intégration régionale représentant 7,8 milliards de dollars d'engagements nets totaux. Sur ce montant, le Mali à lui seul a 31 %, (589 millions de dollar). <em>"Le retrait du Mali pourrait entraîner l'arrêt ou la suspension de tous les projets/programmes de la Cédeao d'une valeur supérieure à 500 millions de dollars"</em>, pense l’étude.

<strong>Alexis Kalambry</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La réponse de Guy Marius au bureau du Parlement de la CEDEAO : &amp;quot;Je n&amp;apos;ai pas besoin d&amp;apos;être soutenu&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-reponse-de-guy-marius-au-bureau-du-parlement-de-la-cedeao-je-nai-pas-besoin-detre-soutenu-3071437.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Jul 2024 06:50:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À la suite de son clash avec la vice-présidente du Parlement de la CEDEAO, suivi du communiqué du bureau du Parlement qui condamne son écart de langage, le député sénégalais Guy Marius Sagna ne décolère pas.</strong>

"Je n'ai pas besoin d'être soutenu par le bureau du parlement de la CEDEAO qui par son communiqué avoue, confirme bien l'existence de la CEDEAO des chefs d'État : sa seule préoccupation. L'avis illégitime et illégal du bureau de la CEDEAO ne m'intéresse pas. Ma seule préoccupation : le panafricanisme au service des peuples africains et non de l'impérialisme et de certains chefs d'État qui sont ses valets", assène l'activiste Guy Marius Sagna.

Pour le député de Yaw, qui fait partie des représentants sénégalais au niveau de cette institution, "l'Afrique va changer radicalement". "Et l'Afrique de l'Ouest va y contribuer de manière décisive. Plus de 20 organisations du Togo répondent à la CEDEAO des chefs d'État. Continuons la lutte pour l'édification de l'Afrique de l'Ouest des peuples. Une autre Afrique de l'Ouest est nécessaire. Une autre Afrique de l'Ouest est possible", peste GMS.

Source: https://www.seneweb.com/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Choguel Maïga fait des révélations choquantes sur certains pays de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mali-choguel-maiga-fait-des-revelations-choquantes-sur-certains-pays-de-la-cedeao-3071381.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Jul 2024 18:39:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Lors du lancement des états généraux du notariat jeudi dernier, le Premier ministre malien Choguel Maïga a soulevé plusieurs irrégularités au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Il a notamment dénoncé la présence de militaires occidentaux au siège de l’organisation régionale, ce qui a suscité une vive réaction.

Choguel Maïga a exprimé son indignation face à la présence de militaires étrangers dans les locaux de la CEDEAO. Selon lui, cette institution ouest-africaine devrait être composée exclusivement de ressortissants africains. Il a été surpris de constater que des bureaux au sein de la CEDEAO sont occupés par des hauts militaires étrangers, en particulier européens.

Le Premier ministre malien a vivement critiqué ce qu’il perçoit comme une ingérence étrangère dans les affaires de la CEDEAO. Il a posé une question rhétorique pour souligner l’anomalie de cette situation : « Pouvez-vous imaginer qu’au siège de la CEDEAO, il y a des militaires, des colonels et des officiers supérieurs européens qui ont leurs bureaux pour manipuler ? Avez-vous déjà vu un sommet de l’Union européenne où il y a des Africains dans la salle ? Que fait un militaire de l’Union européenne dans les bâtiments de la CEDEAO ? »

Source: https://www.toutafrica.com/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Parlement de la CEDEAO : Une vive altercation verbale éclate entre deux députés</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/parlement-de-la-cedeao-une-vive-altercation-verbale-eclate-entre-deux-deputes-3071089.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Jul 2024 11:44:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ouagadougou, 20 juillet 2024 (AIB) – Une vive altercation verbale a éclaté samedi au parlement de la CEDEAO, entre les députés Guy Marius Sagna et Adjaratou Traoré, la seconde accusant le premier d’avoir manqué de respect à certains chefs d’Etats africains, accusés d’appauvrir le continent.</strong>

Une altercation a éclaté ce samedi 20 juillet 2024 au parlement de la CEDEAO, selon une vidéo diffusée par plusieurs comptes sûrs.

La raison, les critiques du député sénégalais Guy Marius Sagna à l’égard des chefs d’État de la sous-région ouest-africaine, qu’il accuse d’être responsables de l’appauvrissement de leurs pays.

« Nous sommes les pays les plus riches de la planète Terre. Tant que les gens diront que l’Afrique de l’Ouest est pauvre, cela signifie qu’ils font partie du problème. Mais pourquoi vous n’osez pas dire appauvrissement ? Qui a appauvri l’Afrique ? Ce sont nos présidents », a déclaré le député Sagna après l’intervention du représentant du PNUD.

Ces paroles ont suffi à provoquer une réaction virulente de la vice-présidente du Parlement de la CEDEAO, l’Ivoirienne Adjaratou Traoré.

« La liberté de parole ne veut pas dire que vous devez dire n’importe quoi à l’endroit des chefs d’État. C’est du n’importe quoi que vous êtes en train de dire », s’est écriée la vice-présidente du parlement de la CEDEAO Adjaratou Traoré. Et de poursuivre, « vous dites n’importe quoi et vous devez contrôler ce que vous avez à dire. Vous ne pouvez pas vous adresser ainsi aux chefs d’État, ce ne sont pas vos amis. Je ne suis pas d’accord, vous devez être courtois. »

Selon elle, les chefs d’Etat ne sont pas les camarades du député Sagna.

À la suite de ces échanges houleux, la députée ivoirienne a tenté de s’approcher de Marius Sagna mais a été arrêtée par ses collègues, qui ont eu du mal à la calmer.

Cette situation a finalement conduit à la suspension temporaire de la session parlementaire.

Agence d’information du Burkina
DNK/ata

Source: aib.media/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Faure et Faye mandatés pour convaincre Goita, Traore et Tiani à renoncer à leur projet de se retirer de la CEDEAO :  La médiation de la dernière chance ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/faure-et-faye-mandates-pour-convaincre-goita-traore-et-tiani-a-renoncer-a-leur-projet-de-se-retirer-de-la-cedeao-la-mediation-de-la-derniere-chance-3071071.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Jul 2024 10:46:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 54<sup>ième</sup> sommet ordinaire des chefs d’Etats de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO, a donné mandat aux Présidents Togolais Faure Gnassingbé Eyadema et sénégalais Bassirou Diomaye Faye afin qu’ils persuadent les chefs d’Etats du Mali, le Colonel Assimi Goita, du Burkina Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré et du Niger, le Général Abdouramane Tiani de renoncer à leur projet de retirer les pays  de l’organisation sous régionale au profit de la Confédération des Etats du Sahel, CES, elle-même issue de l’Alliance des Etats du Sahel, l’AES. Fondée en 1975, la CEDEAO est sans nul doute l’organisation sous régionale la plus intégrée et qui a engrangé des résultats tangibles dans les domaines socioéconomiques, voire politique, même si ce dernier domaine semble être à la base de beaucoup de dissensions. Nous avons tendu notre micro à d’éminentes personnalités politiques et de la société civile pour qu’elles donnent leur lecture sur cette ultime médiation et sur les chances de réussite de Faye et de Faure.</strong>

<strong>Dr Kouma : </strong>cette médiation ne donnera rien car les présidents de l'AES ont un agenda très clair à savoir : laissez-nous gérer nos transitions comme nous le souhaitons et cela implique qu'on les invite comme des présidents normaux aux différents sommets de la CEDEAO à la même table que les autres. Si la CEDEAO accepte cela on ouvre la boite de Pandore et bienvenus aux coups d'état dans tous les pays. Bassirou est crédible comme médiateur mais pas Faure car lui-même est putschiste c'est vrai que deux putschistes se comprennent mieux mais pour moi Faure est un problème pour la CEDEAO car c'est lui qui crée le désordre dans la CEDEAO. Les putschistes pensent qu'il les défend alors qu'il ne défend que sa propre paroisse. Faure est un putschiste il n'est pas différent de nos militaires. En conclusion pas de retour possible avant l'arrivée des régimes civils dans nos pays.

<strong>C.S Diarra : </strong>Les dirigeants de la nouvelle Confédération ont posé l'équation en de termes antagoniques en ce sens que les deux communautés ne sont pas compatibles.

Ils sont donc obligés d'aller de l'avant vers la rupture dans la mesure où ils ont réussi à mobiliser les populations pour soutenir cette rupture.

N'eût été cette déclaration intempestive, les deux organisations auraient pu être compatibles. Au nom du droit de la proximité, il aurait été possible de laisser la Confédération s'occuper de la mutualisation de 3 pays contre le terrorisme au Sahel, et même  de leur diplomatie dans la mesure où il y a très peu d'éléments communs de politique extérieure au sein de la CEDEAO,  mis à part les candidatures et la mobilisation des ressources extérieures. Là où ça aurait été difficile, ce serait les projets de Développement économique conçus en dehors de la CEDEAO.

Maintenant, le Niamakoudji est tiré.

Le Président du Sénégal pourrait adoucir les modalités de rupture et maintenir une forme de coopération entre les deux entités.

Faure donnera l'assurance aux putschistes que quel que soit leur choix, lui sera  là pour les défendre.

Cela étant écrit, la nouvelle entité tient à très peu de choses:

1- le concept n'a pas été suffisamment pensé pour lui assurer les mesures de sauvegarde. Il n'est pas né d'une authentique vision pour construire quelque chose entre les peuples, mais d'un désir de régimes illégaux de se protéger et de s'imposer;

2- Ce n'est pas une communauté voulue par les peuples. Elle prend sa source chez les dirigeants. Il suffit d'un "changement fondamental de circonstances " ou d'un changement d'humeur dans l'un trois pays pour que cela s'écroule;

3- Il n'y a pas complémentarité entre les économies des trois pays. Ils produisent les mêmes choses (Mali et Burkina). Ils auront donc besoin de beaucoup importer pour compenser les manques;

4- Ils sont tous de l'Hinterland sans littoral.  Ils ont besoin des pays transit qu'ils combattent au plan politique.

En conclusion, ils vont se retirer de la CEDEAO pour ensuite seulement se rendre compte des affres d'une telle décision, cela pour quels dividendes?

<strong>Dr. Touré</strong>: moi je suis extrêmement pessimiste au sujet de la médiation de la CEDEAO au regard de la qualité des différents protagonistes : les partants et les médiateurs.

- Les partants sont des putschistes qui après leurs forfaits veulent rester au pouvoir,  or tous les textes de convergence  de la CEDEAO non seulement refusent les putschs mais plus encore le Protocole additionnel spécifie bien par exemple que :" l'armée et les forces de sécurité sont soumises aux  autorités civiles régulièrement constituées " (art.20).

En fait tout dans leur conception de la  gouvernance est aux antipodes des textes et de la philosophie de la CEDEAO.

Ils ont quitté l'organisation pour justement se libérer de toutes ses contraintes en matière de Démocratie et de gouvernance.

Pour arriver à leurs fins , sans aucune consultation de leurs peuples respectifs et à leur détriment  , ils ont décidé de mutualiser leurs non-conformité et les conséquences de leurs visions  du chaos assumé   en créant une confédération qui est en réalité une enclave de misère , de pauvreté et de non droit aux trois quarts désertique au cœur de l'Afrique de l'ouest.

Je vois mal les  militaires de ces trois pays qui totalisent seize coups d'Etat depuis 1960 revenir  en se conformant  aux règles de la CEDEAO !

En ce qui concerne les médiateurs :

Il est de notoriété publique que le Togo a toujours joué le sombre rôle de " parrain " de tous les putschistes de la sous-région. Son Président lui-même héritier d'une dynastie de putschistes vient de réaliser un coup d'Etat constitutionnel pour se maintenir au pouvoir au nez et à la barbe de la CEDEAO.

Dans cette affaire on peut considérer le Togo qui est lui-même toujours à la lisière des règles comme juge et partie par les intérêts qu'il tirerait des  coups d'Etat.

Quant au Président sénégalais BDF, il vient de faire ses premiers pas sur la scène internationale et sous régionale et ne maîtrise pas encore tous les codes de cette diplomatie si particulière de la médiation.

A mon avis il n'appréhende pas non plus toutes les motivations de l'auteur d'un putsch,  son environnement et ses perspectives.

Bref, cette médiation est un pis-aller conforme aux principes de la CEDEAO, avant l'heure de vérité c'est à dire l'échéance de l'année préalable.

<strong>S Sidibé</strong>: Le sujet est intéressant sauf que pour moi on est dans un jeu de duperie. En réalité, entre la CEDEAO et l'UEMOA, laquelle est sous influence de la France? Les raisons de la sortie des États du Liptako Gourma ou CES/AES résident dans le régime des sanctions de la CEDEAO qui à mon avis sont légales. L'objectivité aurait été de quitter les 2 organisations mais le CFA est là qui les retient. L'accélération de la monnaie commune de la CEDEAO va empêcher ces États d'accéder à la mer. Le schéma est un pied dedans (UEMOA) et un pied dehors (CEDEAO). Bref, donnons le temps au temps<strong>.</strong>
<ol>
 	<li><strong> Diallo : </strong>Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont raison de quitter cette organisation fantoche incapable de défendre les intérêts de ses Etats membres. La CEDEAO n’a pas volé au secours des Etats du sahel en proie au terrorisme, elle n’a pas non plus trouvé des solutions à la mauvaise gouvernance qui est généralement à la base de la rupture constitutionnelle avec l’avènement des militaires au pouvoir. Autre tare de la CEDEAO c’est son incapacité à décider d’elle-même, elle a toujours été sous influence des puissances occidentales qui lui dictent la voie à suivre. Les trois chefs d’Etat Goita, Traoré et Tiani ont bel et bien raison de quitter une organisation qui ne fait l’affaire de leurs peuples. Le jour où la CEDEAO deviendra une organisation des peuples et non un syndicat des chefs d’Etat, le jour où elle ne sera sous aucune influence extérieure, le jour où elle prendra en main le destin des Etats qui la composent tant sur le plan sécuritaire, économique et social, les Etats qui l’ont quittée reviendront, en attendant qu’on les laisse savourer leur nouvelle aventure et le temps qui est le meilleur juge dira s’ils ont raison ou tort. Vive la CES et vive l’AES.</li>
</ol>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>(Multimédia) L&amp;apos;UA appelle à l&amp;apos;intégration continentale lors de sa réunion de coordination semestrielle</title>
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<pubDate>Mon, 22 Jul 2024 10:34:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'Union africaine (UA) a ouvert dimanche sa sixième réunion de coordination semestrielle à Accra, la capitale du Ghana, en appelant à l'intégration, à la paix et à la solidarité du continent.</strong>

ACCRA, 21 juillet (Xinhua) -- L'Union africaine (UA) a ouvert dimanche sa sixième réunion de coordination semestrielle à Accra, la capitale du Ghana, en appelant à l'intégration, à la paix et à la solidarité du continent.

L'événement, sur le thème "Eduquer une Afrique adaptée au XXIe siècle", a rassemblé l'UA, les communautés économiques régionales (CER) et les membres de l'UA, entre autres.

Le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, a souligné dans ses propos le rôle joué par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) dans la promotion de l'intégration du continent.

"La ZLECAf se trouve dans l'obligation de devenir un levier qui catalyse les réformes structurelles qui, à leur tour, faciliteront la création des richesses à travers l'amélioration de la gouvernance économique, de la mobilisation des financements et du capital humain", a noté M. Faki dans son discours.

En outre, il a appelé les pays africains à maximiser le potentiel de la ZLECAf pour en faire un moteur de croissance et de diversification des économies, afin d'accroître les échanges commerciaux au sein du continent.

Le président ghanéen Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, qui a ouvert la réunion, a rappelé que certaines régions d'Afrique étaient toujours en proie à des conflits, à l'instabilité et à la violence qui entravent le développement et menacent la sécurité du continent dans son ensemble.

Le président a donc appelé ses homologues africains à travailler dur pour trouver des solutions à une myriade de conflits sur le continent.

L'UA a introduit sa réunion de coordination semestrielle en 2017 en tant que principal forum pour coordonner le travail de l'UA et des CER et la mise en œuvre du programme d'intégration continentale.

Source: https://french.news.cn/]]> </content:encoded>
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<title>Médiation de la Cedeao : Le Togo et le Sénégal pourront&#45;ils ramener l&amp;apos;AES ?</title>
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<pubDate>Tue, 16 Jul 2024 08:27:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La médiation de Lomé a été reconduite par l'instance régionale pour gérer diplomatiquement le litige autour des départs du Mali, le Burkina et le Niger. Cette fois, le Sénégal qui était pressenti, sera formellement partie prenante.

Si le Général Abdrahamane Tiani du Niger parlait d'un divorce total, la CEDEAO n'est pas allée dans le même sens. En divergences poussées avec les 3 regimes militaires prônant la souveraineté nationale retrouvée, l'instance mise désormais sur le duo Sénégalo-togolais.

Faure Gnassimgbe est désormais le médiateur attitré du Mali auprès de la sous-région. Il a été très décisif dans la levée des sanctions infligées à Bamako en 2022, lors du bras de fer entre Bamako et la CEDEAO, dans la foulée des assises nationales de la refondation. Idem lors du dossier des 49 militaires ivoiriens, qui a permis une grâce présidentielle, puis la crise institutionnelle au Niger de Juillet 2023 quand planait une intervention militaire régionale, après que Mohamed Bazoum soit déposé en juillet 2023.

Cette fois, le numéro 1 Togolais sera avec son homologue de Dakar, non moins dernier président élu de la sous-région. Il s’agit de Diomaye Faye, qui était d'ailleurs à Bamako tout dernièrement pour une prise de contacts. Lui qui était invité à négocier un retour de façon informelle avec Ouaga et Bamako et qui refusait ce costume de médiateur qu'il finira par arborer. Il devra cette fois retrousser les manches pour être convaincant face à des interlocuteurs prônant désormais les relations bilatérales et un retrait irréversible. Sauf qu'il faudra faire avaler la pilule du protocole additionnel pourtant hostile aux régimes " souverains " : il s'agit du règlement imposant l'interdiction des coups d’États et insistant sur le retour à l’ordre constitutionnel rapide.

Au demeurant, dans la foulée de sa tournée dans l'AES, le numéro 1 sénégalais a dû constater que les transitions ont opté pour le long terme. Bamako s’accroche à un maximum de 5 ans depuis le Dialogue Inter-Malien, tandis que Ouaga s'est adjugé un titre de président en plus des 5 ans.

Nul n'ignore par ailleurs la proximité du numéro 1 togolais avec Alassane Ouattara. Le doyen ivoirien et Eyadema fils convergent sur les questions sous-régionales notamment sécuritaires. Leur dernier échange a porté sur la levée des sanctions du Niger, à l'aube du ramadan 2024. Ainsi, la diplomatie est mise en avant dans ce délicat dossier pour que le navire CEDEAO arrête de tanguer, au risque de voir la sous-region crouler sous le péril institutionnel et sécuritaire.

Rendez-vous est donc pris à Bamako auprès de son Excellence Assimi Goita, président en exercice de l'AES, qui devient de fait l'interlocuteur de la médiation.

<strong>I KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aes /Cédéao: vaine tentative ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/aes-cedeao-vaine-tentative-3070419.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Jul 2024 13:29:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La page de la Cédéao  est-elle tournée à jamais  pour le Burkina, le Mali et le Niger ?</em>

En se rendant le 30 mai  chez les présidents de transition du Mali et du Burkina Faso, après avoir fait le tour dès le 18 avril des présidents dits   ‘’démocratiquement élus",  Bassirou Diomaye Faye avait déclaré que c'était de son propre chef qu'il venait plaider la cause de la Cédéao menacée de désintégration.

Ses interlocuteurs l'ont reçu et écouté par courtoisie, sans toutefois lui donner la moindre illusion de changer d'avis. Que peut-il espérer des dirigeants de l'Aes a présent qu'il a le feu vert de discuter avec eux en sa qualité de "co facilitateur’’ désigné cette fois-ci au même titre que le président togolais, Faure Gnassimbé, à l’issue du 65è Sommet ordinaire de la Cédéao le 7 juillet dernier?

C'est bien ce qu'on  est curieux de savoir. Les missionnaires réussiront-ils à faire revenir le triumvirat à la maison ou négocieront-ils les conditions de son départ ?

Si les avantages qu'offre l'appartenance à l'organisation sous- régionale sont rappelés et la perspective de les perdre brandie comme un épouvantail aux partants, l’arbre ne doit pas cacher la forêt.  L’attitude hostile des ‘’élus démocratiquement’’  plutôt inspirée par l’Elysée, qui ne s'en cache d'ailleurs pas, est pour beaucoup dans la rébellion des pays déterminés à briser la chaîne esclavagiste ‘’macronienne’’.

La preuve, ce sont les décisions iniques, ces "sanctions injustes, inhumaines illégitimes et illégales" infligées au Burkina Faso, au Mali.  La menace d'intervention militaire contre les autorités de la transition nigérienne pour rétablir  Mohamed Bazoum au pouvoir est restée au stade des intentions, à cause de la réaction énergique  d'Assimi Goïta et d'Ibrahim Traoré.

Les trois mousquetaires entendent aller loin. Pour  se positionner par rapport au nouvel ordre mondial en gestation et bien en profiter.

<strong>Mohamed Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>&amp;quot;Refondation ou mort de la CEDEAO!&amp;quot;, clame un député sénégalais</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/refondation-ou-mort-de-la-cedeao-clame-un-depute-senegalais-3070338.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Jul 2024 08:32:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Vu l’impuissance de l’instance face à l'insécurité dans la région, Guy Marius Sagna a appelé à la refonte profonde de la CEDEAO, lors de sa récente intervention au Parlement de l'organisation.</strong>

Il a notamment pointé du doigt son inaction face aux défis sécuritaires auxquels sont confrontés des pays comme le Burkina Faso, le Niger et le Mali.

https://twitter.com/i/status/1812462037378670774

Pour le député de la 6e législature de la CEDEAO, celle-ci est une organisation "des chefs d'État et non des peuples". Selon lui, il est nécessaire de réaliser des réformes avec une implication plus forte des citoyens dans la prise de décision.*

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Des membres de la CEDEAO veulent &amp;quot;faire plaisir au maître&amp;quot; français, selon un analyste</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/des-membres-de-la-cedeao-veulent-faire-plaisir-au-maitre-francais-selon-un-analyste-3070180.html</link>
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<pubDate>Sat, 13 Jul 2024 12:27:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que la CEDEAO a admis des "risques de désintégration" lors de son récent sommet, elle ne peut s'en prendre qu'à elle-même concernant le départ du Mali, du Burkina et du Niger, a déclaré à Sputnik Afrique l'analyste nigérien Issoufou Boubacar Kado Magagi.</strong>

Plusieurs chefs d'États de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont suivi les injonctions de la France pour sanctionner les pays aujourd'hui membres de la Confédération des États du Sahel, rappelle à Sputnik Afrique Issoufou Boubacar Kado Magagi, consultant en finances publiques.

"Le démembrement actuel de la CEDEAO procède des comportements de certains chefs d'État, chevaux de Troie des puissances mondiales néo-colonisatrices et néo-impérialistes. Ils ont préféré faire plaisir au ‘maître’ Emmanuel Macron au détriment des intérêts supérieurs des peuples souverains. Ils se doivent d'arrêter de verser les larmes de crocodiles", a indiqué l'analyste commentant les résultats du 65e sommet de la CEDEAO.

Certaines restrictions ont été suggérées par les pays occidentaux pour rendre l'espace de la CEDEAO ingouvernable, ajoute l'analyste.

"La CEDEAO n'a aucun intérêt à exiger des visas d'entrée aux ressortissants des pays de l'AES, à annuler les passeports délivrés par les États, à suspendre certains projets d'investissements unilatéralement, initiés par la banque d'investissement et de développement de la CEDEAO", souligne-t-il.

Ces mesures vont aussi à l'encontre des idéaux des pères fondateurs de l'Union Africaine (UA) et de la CEDEAO et pourraient provoquer la colère des peuples africains, de plus en plus conscients des réalités.

"Les peuples souverains ne se laisseront pas faire. Des manifestations de protestation seront organisées par les forces vives progressistes panafricanistes dans tous les pays africains qui oseront appliquer ces mesures impertinentes", assure Issoufou Boubacar Kado Magagi.

Lors du 65e sommet, Omar Alieu Touray, président de la Commission de la CEDEAO, avait évoqué un "risque de désintégration" de cette organisation suite au départ du Mali, du Niger et du Burkina Faso pour créer l’Alliance puis la Confédération des États du Sahel.

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Voici ce que perd la CEDEAO si le Mali, le Burkina Faso et le Niger ne font pas leur retour au sein de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/voici-ce-que-perd-la-cedeao-si-le-mali-le-burkina-faso-et-le-niger-ne-font-pas-leur-retour-au-sein-de-la-cedeao-3069988.html</link>
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<pubDate>Thu, 11 Jul 2024 17:04:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Burkina Faso, le Mali et le Niger viennent d’acter leur » divorce » d’avec la CEDEAO en créant la confédération des États du Sahel. Heureusement, même après un divorce, des conjoints peuvent se remettre ensemble si chacun parvient à assurer une bonne coordination entre sa tête et son cœur, surtout s’il y a encore des intérêts à préserver de part et d’autre.</strong>

Il est vrai que c’est la CEDEAO qui a donné le premier coup irrégulier, mais les 3 pays semblent donner des coups sous la ceinture, après le sifflet de l’arbitre et en dehors du ring.

Dans ce qui suit, nous utilisons des résultats de la 2ème édition du rapport sur l’indice de l’intégration régionale en Afrique pour montrer qu’il est important de rester ensemble pour relever les nombreux défis pour nos pays.

<strong>L’indice de l’intégration régionale en Afrique (IIRA), qu’est-ce que c’est ?</strong>

C’est un indice mis en place conjointement par l’Union africaine (UA), la Banque africaine de développement (BAD) et la commission économique des nations unies pour l’Afrique (CEA). Il prend en compte 5 dimensions que sont : l’intégration commerciale, l’intégration productive, l’intégration macroéconomique, l’intégration des infrastructures et la libre circulation des personnes. Il varie entre 0 (faible intégration) et 1 (forte intégration).

<strong>Les performances du Mali, du Burkina et du Niger</strong>
Sur l’indice global d’intégration, le Mali et le Burkina sont classés dans le groupe des pays à performance élevée alors que le Niger est dans le groupe à performance faible. Sur les 15 pays de la CEDEAO, la Côte d’Ivoire arrive en tête, loin devant le Burkina Faso, le Sénégal et le Togo. Le Mali est 6ème, le Niger 12ème.

En matière d’intégration macroéconomique et d’intégration commerciale, le Mali, le Burkina et le Niger font de bonnes performances. Pour ce qui concerne la libre circulation des personnes, le Burkina est dans le club des pays à performance élevée alors que le Mali et le Niger sont dans celui des pays à performance moyenne. C’est la même situation pour la libre circulation des personnes.

Sur l’intégration productive, il n’y a que la Côte d’Ivoire et le Nigeria qui sortent la tête de l’eau ; et pour l’intégration des infrastructures, c’est seulement la Côte d’ivoire et le Cap-Vert qui font des performances élevées. Le Mali, le Burkina et le Niger font de faibles performances (performance moyenne pour le Sénégal).

Non seulement ces 3 pays peuvent jouer un rôle essentiel dans l’intégration productive eu égard à leurs ressources naturelles (uranium, or, fer, pétrole, gaz naturel) qui sont des intrants essentiels, mais ils ont tout à gagner sur l’intégration des infrastructures compte tenu de leur enclavement si l’on sait que la CEDEAO a un plan directeur sur les infrastructures pour la période 2020-2045.

<strong>Pr Abou KANE, Enseignant à la FASEG, faculté des sciences économique et de Gestion – UCAD, Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal</strong>

<strong>Source:https://yop.l-frii.com/actualites/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bassirou Diomaye Faye, nouveau joker de l’impuissante Cedeao</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/bassirou-diomaye-faye-nouveau-joker-de-limpuissante-cedeao-3069955.html</link>
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<pubDate>Thu, 11 Jul 2024 10:18:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a réagi, dimanche 7 juillet, au sommet des Etats du Sahel (AES) en menaçant d’ériger des mesures barrières contre les citoyens des trois pays et en nommant le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, comme facilitateur pour ramener à la raison les dirigeants malien, nigérien et burkinabè qui ont porté, la veille, sur les fonts baptismaux la Confédération Alliance des Etats du Sahel.

<strong>Correspondance à Abidjan, Bati Abouè</strong>

Aveuglement et déni, ce sont les sentiments laissés, dimanche 7 juillet, par les présidents des 12 Etats de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à la fin du sommet d’Abuja, au Nigéria, devant constituer une réponse à la création de la Confédération Alliance des Etats du Sahel (AES), la veille. Sur fond de liesse populaire largement instrumentalisée, les trois chefs d’Etat putschistes sont en effet parvenus à « jeter les bases de la construction d’un espace de prospérité économique et sociale », a résumé le communiqué final de l’AES qui est encore revenu sur l’impact néfaste des sanctions économiques infligées par la Cedeao aux trois pays.

D’ailleurs, pour bien montrer leur détermination à ne plus faire machine arrière, Assimi Goïta, Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani ont décidé de coordonner leur action diplomatique pour parler d’une seule voix, prendre des mesures assurant la libre circulation de leurs populations dans l’espace de la confédération, et mutualiser les moyens nécessaires à la concrétisation de projets structurants, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et de la sécurité alimentaire ; de l’énergie et les mines ; des échanges commerciaux et de la transformation industrielle… ». Enfin les trois pays ont décidé de créer une Banque d’Investissement de l’Alliance et de mettre en place un Fonds de stabilisation.

<strong>Le facilitateur sénégalais discrédité</strong>
Au lendemain de ce sommet de l’AES, les réactions ont été dithyrambiques, surtout en Afrique francophone où la vieille utopie panafricaniste du ghanéen Kouamé N’krumah théorise encore les luttes contre les inégalités sociales qui sont, en réalité, la conséquence de la mauvaise gouvernance et de la monopolisation du pouvoir politique par des élites africaines dont le seul dessein est de s’enrichir de manière inconsidérée. Or, à l’évidence, on fait mine à la Cedeao de ne pas voir l’élan populaire qui accompagne la trajectoire des dirigeants des Etats du Sahel. Les dirigeants de cette organisation rêvent toujours de convaincre ces derniers à reprendre leur place au sein de la Cedeao, vu que « le délai auquel leurs velléités de départ doivent être entérinées, n’est pas encore arrivé », a de nouveau plaidé, dimanche, Bassirou Diomaye Faye.

Le président sénégalais n’est d’ailleurs pas le seul facilitateur. Il sera accompagné par le président togolais, Faure Gnassingbé, dans cette tâche. Aucun détail de la mission n’a pour le moment filtré. D’ailleurs, la Cedeao use de nouveau de menaces en faisant valoir une série de mesures de rétorsions contre les populations de l’AES en espérant qu’elles pousseront celles-ci à se révolter. Selon le président de la Commission, Omar Alieu Touray, le retrait des trois pays affectera en effet les conditions de voyage et d’immigration de leurs citoyens, à travers l’imposition de visas d’entrée, ainsi que l’arrêt ou la suspension de tous les projets et programmes dont la valeur est estimée à plus de 500 millions de dollars américains.

<strong>Les renoncements de la Présidence</strong>
La présidence de la Commission menace également de rompre la coopération avec les trois pays en matière de sécurité et de partage de renseignements alors qu’elle apparaît aux yeux des dirigeants malien, nigérien et burkinabè comme une menace existentielle. L’autre signe de ce déni est que Bassirou Diomaye Faye a estimé le même jour, à son arrivée à Dakar qu’endosser la mission de facilitation de la Cedeao rehausse la diplomatie sénégalaise. Car, dit-il, « le Sénégal est un grand pays. Pas par sa superficie, mais sur le plan des hommes qui ont incarné ses institutions. Particulièrement ceux qui ont animé sa diplomatie et qui nous ont forgé une respectabilité que nous devons préserver », a-t-il assuré.

En réaction, ses détracteurs l’ont accusé d’avoir jeté le masque. Il s’agit d’anciens soutiens qui avaient pris fait et cause pour le président sénégalais en projetant leurs rêves de souveraineté sur le duo Sonko-Faye, et sur leur discours radical au sujet du FCFA et du départ des forces militaires françaises du pays. A ces renoncements, il faut ajouter que dans la mémoire collective, la Cedeao a toujours été considérée comme une arrière-cour de la France et des Occidentaux, et moins comme un espace d’intégration des économies ouest-africaines. Au surplus, la Cedeao a montré ses faiblesses en promettant l’enfer aux dirigeants des trois pays du Sahel avant de renoncer aux sanctions économiques qui ont laissé dans l’opinion africaine, l’image d’un syndicat de dirigeants se serrant les coudes pour rester au pouvoir. C’est donc une organisation impuissante qui s’est donné un joker ayant perdu une partie de son crédit, en l’espace de trois mois de présidence.

<strong>Source: https://mondafrique.com/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO: Que cache l’absence de Talon à la conférence des chefs d’Etat ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-que-cache-labsence-de-talon-a-la-conference-des-chefs-detat-3069952.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Jul 2024 10:13:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Fin de l’activisme diplomatique sur le plan sous régional pour Patrice Talon ? L’on est en droit de se poser cette question après la brillante absence du président béninois à la 65ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) tenue le 7 juillet dernier à Abuja au Nigéria. A quelques heures de cette réunion des chefs d’Etat de la communauté, la presse béninoise annonce simplement que l’actuel patron de la Marina sera représenté par son ministre des Affaires étrangères.

A en croire la presse locale, le chantre de la Rupture était déjà absent du territoire national. Au lendemain du Conseil des ministres du mercredi 3 juillet, l’homme fort de Cotonou se serait envolé vers Paris. Officiellement, aucune communication n’a été faite autour de ce voyage qui intervient à quelques jours d’une réunion importante pour les chefs d’Etat de la Communauté économique ouest-africaine. Pourquoi Patrice Talon a-t-il fait ce choix ? S’il est vrai qu’il n’était pas tenu d’être présent à cette rencontre, il avait montré il y a quelques mois, beaucoup d’intérêts aux activités de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Peu avant le coup d’Etat intervenu au Niger, il avait été mandaté par ses pairs de la sous-région pour restaurer le climat de confiance entre Assimi Goïta, Mamadi Doumbouya, Ibrahim Traoré et la Cedeao. La décision avait été prise le 18 juillet 2023 au cours d’un mini-sommet tenu à Abuja alors que Bola Tinubu venait d’être investi dans ses fonctions de président du Nigeria et par ailleurs nouveau président en exercice de la Cedeao. Puis le coup d’Etat au Niger est intervenu et le Président Talon avait été désigné médiateur. Alors que plusieurs médias avaient annoncé que Talon était en route pour Niamey, il ne s’est finalement pas rendu à Niamey pour échanger avec les nouvelles autorités après son détour à Abuja où il a tenu des propos durs suite au coup d’Etat.

« La situation est suffisamment préoccupante pour que la Cédéao et le président Tinubu, le président du Nigeria, voisin du Niger, avec le Bénin, voisin du Niger également, nous prenions la chose au sérieux et agissions rapidement. Je crois que tous les moyens seront utilisés, au besoin pour que l’ordre constitutionnel soit rétabli au Niger, mais l’idéal serait que tout se passe dans la paix et dans la concorde donc les actions de médiations seront renforcées ce soir même pour que cette situation s’arrange dans la paix« , avait déclaré le Président Talon.

Par la suite, la CEDEAO a imposé des sanctions contre le Niger qui ont été suivies par le Bénin. Les autorités nigériennes ont par la suite reproché au numéro un béninois d’avoir soutenu la position des dirigeants de la Cedeao après le coup d’Etat ayant renversé du pouvoir l’ancien président Bazoum. Cette situation a été décisive par la suite pour les relations entre le Bénin et le Niger.

La situation du Niger a-t-elle été à la base de cette absence de Patrice Talon à Abuja ? A-t-il pris la décision de s’éloigner un peu de ses pairs qui l’ont abandonné face au Niger ? En d’autres termes, l’actuel homme fort de la Marina serait-il en froid avec les autres dirigeants de la Cedeao ? Autant de questions qu’on pourrait se poser dans un contexte où les autres présidents de la Cedeao sont restés assez loin de la crise entre le Niger et le Bénin. Certains pays comme le Togo, ont d’ailleurs essayé de tirer profit de ce conflit. Lomé s’est davantage rapproché de Niamey malgré les sanctions communes prononcées par les chefs d’Etat. Dans plusieurs secteurs avec le Niger, le Togo tente de remplacer le Bénin.

Pour l’heure, le président Patrice Talon a considérablement diminué ses sorties médiatiques sur la situation avec le Niger. Les coulisses de la médiation que pilotent les anciens présidents ne sont pas connus du public. Aucune information réelle n’a filtré de la rencontre entre les trois personnalités. Patrice Talon a-t-il fait le choix de la discrétion désormais ? L’avenir nous le dira.

<strong>Source: https://lanouvelletribune.info/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait des pays de l’AES :  La Cédéao brandit épée et carotte</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-des-pays-de-laes-la-cedeao-brandit-epee-et-carotte-3069732.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2024 11:46:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis janvier 2023, les pays membre de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) devenue Confédération de l’AES, le samedi dernier, se sont retirés de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Le dimanche 7 juillet, lors de la 65e session ordinaire, la Cédéao est  sortie de silence avec le bâton et la carotte.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>D’un côté les pays membres de l’AES renforcent leur lien par l’adoption et la signature d’un traité portant création de la Confédération de l’AES au Niger le samedi 6 juillet. Une Confédération avec un règlement intérieur dont la présidence est assurée par le Mali. D’un autre lors de la 65e session de la conférence des chefs d’Etat de la Cédéao, l’appel ne cesse pour un possible retour des trois pays de l’AES.

Tout d’abord, dans une communication de la Commission de la Cédéao, il a été fait rappel d’un arsenal de conséquences du retrait des trois pays de l’AES sur les citoyens des trois pays. Il s’agit, entre autres, de l’instauration de visa pour les ressortissants de ces trois pays pour rentrer dans les pays membres de la Cédéao, des difficultés pour les Maliens de postuler à l’international, la cessation de plusieurs projets de développement à hauteur de plusieurs milliards de F CFA.

Après ce rappel de lourdes conséquences en cas de retrait effectif des pays de l’AES, sur les citoyens de l’AES, la conférence des chefs d’Etat a aussi désigné deux médiateurs et facilitateurs afin de discuter avec les pays de l’AES pour leur retour à la Cédéao. Il s’agit du président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, et celui du Togo, Faure Gnassingbé. A souligner que le président sénégalais a effectué une visite de travail au Mali en mai dernier.

Pouvons-nous dire que la Cédéao a fait sortir le bâton en brandissant son épée de sanctions ? Cela, par la lecture des conséquences du retrait des pays de l’AES de la Cédéao ? Et aussi, des carottes lorsqu’elle désigne des présidents, réputés proches des trois chefs d’Etat de l’AES, pour des négociations ? Sommes-nous vers le dernier virage entre la confédération de l’AES et la Cédéao ?

Le temps nous en dira plus.

<strong>Koureichy Cissé</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réconciliation CEDEAO &#45; AES : Le ministre malien Abdoulaye Diop coupe l&amp;apos;herbe sous les pieds de Bassirou Diomaye Faye</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/reconciliation-cedeao-aes-le-ministre-malien-abdoulaye-diop-coupe-lherbe-sous-les-pieds-de-bassirou-diomaye-faye-3069676.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2024 06:49:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Réunis dimanche, les dirigeants de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) ont nommé le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, "facilitateur" pour un rapprochement avec les pays de l'AES (Alliance des États du Sahel). Mais son travail risque d'être vain, comme l'ont été les tentatives entreprises jusque-là.</strong>

Un espoir de courte durée ? Après sa nomination comme facilitateur, Bassirou Diomaye Faye a mis l'accent sur l'apaisement et le dialogue pour convaincre les pays de l'AES de revenir sur leur décision. Mais ces derniers n'ont aucunement l'intention de laisser de côté leur fédération.

Invité de l'ORTM, télévision nationale du Mali, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a en quelque sorte répondu à la dernière initiative de rapprochement de la CEDEAO avec la nomination de Bassirou Diomaye Faye comme "facilitateur". Il a déclaré irréversible leur décision de quitter la CEDEAO. Pour le diplomate, les autres pays doivent s'y faire et avancer.

"Un chemin de non retour a été pris. Et il faut pouvoir intégrer cela pour que nous puissions avancer. Il n'est vraiment pas question de s'attarder sur ce point, nous devons plutôt travailler à réaliser ce qui est important pour nos populations (...) Je pense que le chemin qui est engagé n'est pas réversible", a-t-il déclaré.

Concernant le dialogue avec les autres pays, le ministre Abdoulaye Diop ne ferme cependant pas la porte, conscient qu'il est impossible de ne pas communiquer. "Nous sommes certains qu'il est possible d'envisager des actions bénéfiques pour notre population, tout en restant ouvert à un travail avec nos voisins et d'autres organisations avec lesquels nous partageons cet espace et avec lesquels nous sommes condamnés à vivre. Mais nous (l'AES) avons une approche, une vision et des objectifs différents, mais nous allons devoir maintenir le discussion avec les autres pour avancer", conclut le ministre.

Quelques jours après sa nomination par les autres dirigeants de la CEDEAO, le président Bassirou Diomaye Faye aura du pain sur la planche pour convaincre les pays de l'AES de rester dans l'espace communautaire de la CEDEAO. Une mission qui semble perdue d'avance face à l'intransigeance de ces pays.

<strong>Source: https://www.seneweb.com/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rupture entre la CEDEAO et l’AES : Diomaye Faye et Faure Gnassingbé désignés facilitateurs dans les discussions</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/rupture-entre-la-cedeao-et-laes-diomaye-faye-et-faure-gnassingbe-designes-facilitateurs-dans-les-discussions-3069617.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Jul 2024 10:16:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a tenu sa 65ème Session ordinaire le 7 juillet 2024 à Abuja, en République Fédérale du Nigéria, sous la présidence de Bola Ahmed Tinubu, Président de la République Fédérale du Nigéria et Président de la Conférence. En ce qui concerne la situation avec l’Alliance des États du Sahel (AES), la Conférence exprime sa déception face au manque de progrès dans les interactions avec les autorités du Burkina Faso, du Mali et du Niger. A cet effet, la Conférence a désigné Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République du Sénégal comme Facilitateur de la CEDEAO dans les discussions de la Communauté avec l’AES (Burkina Faso, Mali, Niger), en collaboration avec Faure Essozimna Gnassingbé, Président de la République Togolaise.</strong>

Au titre du transport aérien, la Conférence s’est dit préoccupée par le coût élevé du transport aérien dans l’espace CEDEAO, considéré comme l’un des plus élevés du continent, et de son impact sur le développement du tourisme, du commerce et de la libre circulation des personnes et des services. Elle demande aux ministres du Transport aérien et aux autorités de l’aviation civile des États membres de travailler avec la Commission pour mettre en œuvre la politique commune de la CEDEAO en matière de redevances, de taxes et de droits d’aviation, afin de mettre effectivement le transport aérien au service du développement économique, et d’approfondir le processus d’intégration régionale.

Au titre de la lutte contre le terrorisme et des autres menaces pesant sur la sécurité, la Conférence réaffirme son engagement à éradiquer le terrorisme et les autres menaces pesant sur la paix, la sécurité et la stabilité de la région.

À cet égard, elle se félicite des propositions faites par les Ministres de la Défense et des Finances en vue d’activer une force régionale pour lutter contre le terrorisme, notamment la mise en place d’une force de 5 000 hommes, en commençant par une brigade de 1 650 hommes qui pourrait être progressivement renforcée dans un délai précis.

En ce qui concerne le processus de transition en Guinée, la Conférence se félicite des progrès relatifs réalisés, parmi lesquels figure la tenue prévue d’un référendum constitutionnelle en 2024. Elle se félicite des interactions en cours entre la Commission et les autorités de transition et félicite les autorités guinéennes pour avoir réaffirmé leur appartenance indéfectible à la Communauté de la CEDEAO.

La Conférence demande à la Commission de dépêcher une mission technique pour approfondir la collaboration avec la Guinée dans le cadre de la transition. Elle exhorte les Autorités de transition à accorder la priorité à la facilitation d’un dialogue inter-guinéens inclusif impliquant tous les acteurs politiques afin d’assurer un processus de transition consensuel et pacifique.

En ce qui concerne la situation avec l’Alliance des États du Sahel (AES), la Conférence exprime sa déception face au « manque de progrès dans les interactions avec les autorités du Burkina Faso, du Mali et du Niger et instruit le Président de la Commission de faciliter une approche plus vigoureuse conformément aux décisions du Sommet Extraordinaire du 24 février 2024 ».

En outre, la Conférence demande à la Commission d’élaborer un plan d’urgence prospectif à son intention pour faire face à toutes les éventualités dans les relations avec les pays de l’AES, en tenant compte des exigences de l’article 91 du Traité révisé de la CEDEAO de 1993.

Par ailleurs, la Conférence instruit la Commission de soutenir tous les efforts de médiation en cours en vue de mettre fin aux tensions entre la République du Bénin et la République du Niger. « La Conférence désigne Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République du Sénégal comme Facilitateur de la CEDEAO dans les discussions de la Communauté avec l’AES (Burkina Faso, Mali, Niger), en collaboration avec Faure Essozimna Gnassingbé, Président de la République Togolaise.

La Conférence se félicite de l’offre de Umaro Sissoco Embalô, Président de la République de Guinée Bissau, de soutenir les discussions, en particulier avec le Burkina Faso.

La Conférence déplore le maintien en détention et la levée de l’immunité de l’ancien Président de la République du Niger, Mohamed Bazoum, et exige sa libération sans condition », révèle le communiqué final issu de la rencontre.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Diomaye Faye peut&#45;il ramener le Burkina, le Mali et le Niger dans la CEDEAO ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/diomaye-faye-peut-il-ramener-le-burkina-le-mali-et-le-niger-dans-la-cedeao-3069612.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Jul 2024 10:09:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article-content jsArticleFirst">
<div class="article-content__text article-content__left-column js-responsive-iframes-container">

<strong>Le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye, le plus jeune président d'Afrique, est soudain confronté à un défi de taille : réunir un bloc régional affaibli qui est plus vieux que lui.</strong>

Âgé de 44 ans, M. Faye a été chargé dimanche de ramener le <strong>Mali</strong>, le <strong>Niger</strong> et le <strong>Burkina Faso</strong>, gouvernés par une junte militaire, au sein de la <strong>CEDEAO</strong>, lors du sommet de l'organisation qui s'est tenu à Abuja, la capitale du Nigeria. Les trois pays ont quitté la CEDEAO et formé leur propre alliance après que les prises de pouvoir militaires ont rompu leurs relations avec leurs voisins d'Afrique de l'Ouest.

En tant qu'envoyé de paix soutenu par le président togolais <strong>Faure Essozimna Gnassingbe</strong>, M. Faye est considéré comme le meilleur des chefs d'État pour une mission visant à ramener les trois pays dans le giron de la coopération régionale.
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</div>
Au-delà de l'attrait de la sécurité et de la <strong>collaboration économique</strong>, la bonne volonté de la CEDEAO s'est affaiblie ces dernières années, déclare Afolabi Adekaiyaoja, analyste de recherche au Centre pour la démocratie et le développement, centré sur l'Afrique de l'Ouest. Mais ce nouveau rôle offre à M. Faye l'occasion de rechercher éventuellement des réformes pour <em>"une CEDEAO plus durable et plus autonome"</em>, a déclaré M. Adekaiyaoja.

M. Faye représente également l'opposé de ce à quoi les trois chefs militaires prétendent s'opposer.

Il n'était pas encore élu lorsque la CEDEAO, fondée en 1975, a imposé des <strong>sanctions sévères</strong> au Niger à la suite d'un <strong>coup d'État</strong> en juillet dernier. Le Niger a cité ces sanctions comme l'une des raisons pour lesquelles il a quitté la CEDEAO. Par ailleurs, la victoire de M. Faye lors des élections de cette année, qui ont été certifiées crédibles, contraste avec les scrutins truqués dans la région.

Dans son pays, M. Faye réexamine les anciens liens qui, selon les dirigeants de la junte, ont étouffé le développement de l'Afrique de l'Ouest, bien que le <strong>Sénégal</strong> reste un allié clé de l'Occident. Sous la direction de M. Faye, les autorités sénégalaises renégocient les contrats avec les opérateurs étrangers dans le pays et, selon le ministre des Finances Abdourahmane Sarr, <em>"visent à nous libérer des liens de dépendance dans nos politiques publiques"</em>.

C'est exactement ce que la junte veut entendre, selon les analystes. Depuis qu'ils ont chassé les gouvernements démocratiques du Mali, du Burkina Faso et du Niger, les généraux ont <strong>rompu les liens militaires et économiques</strong> avec les partenaires occidentaux traditionnels tels que les <strong>États-Unis</strong> et la <strong>France</strong>, estimant qu'ils n'avaient pas profité à leurs pays. Ce changement a permis à la <strong>Russie</strong> d'étendre sa présence dans la région.

<em>"Comme les autres chefs d'État, il revendique la souveraineté et la rupture avec l'ordre ancien"</em>, a déclaré Seidik Abba, spécialiste du Sahel et président du Centre international de réflexion et d'études.

L'âge n'est pas non plus un simple chiffre dans le cas de M. Faye, ancien inspecteur des impôts. Même s'il est le plus jeune président d'Afrique, il est plus âgé que trois des quatre chefs militaires actuels de la région.

Lors de la réunion de la CEDEAO qui s'est tenue dimanche au Nigeria, M. Faye était encore l'un des plus jeunes. Le président du Ghana, <strong>Nana Akufo-Addo</strong>, était assis en face de lui. À 80 ans, il n'a que quatre ans de moins que le père de M. Faye.

Lors de sa visite au Nigeria en mai, le dirigeant sénégalais a présenté son âge comme un <em>"atout"</em> susceptible d'ouvrir une <strong>fenêtre de dialogue</strong> avec ses voisins.

Selon M. Abba, spécialiste du Sahel, la tâche de M. Faye, qui consiste à dialoguer avec les trois pays, ne sera pas facile. Selon lui, les trois pays ont des préoccupations plus larges concernant le fonctionnement de la CEDEAO, qui, selon eux, subit l'ingérence de pays étrangers tels que la France, leur ancien colonisateur.

La question se pose également de savoir quelle liberté Faye et le président togolais auront dans leur rôle d'envoyés sous une CEDEAO qui vient de réélire le président nigérian <strong>Bola Tinubu</strong> à sa tête.

Leur succès dépendra de <em>"la manière dont les différents dirigeants pourront se coordonner et se mettre d'accord"</em> sur les questions, a déclaré M. Adekaiyaoja du Centre pour la démocratie et le développement.

</div>
</div>
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<div class="enw-MPU ">Source: fr.africanews.com</div>
<div class="article-content__related">
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</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Président sénégalais critique la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/le-president-senegalais-critique-la-cedeao-3069556.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jul 2024 17:11:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'organisation doit se débarrasser "des clichés qui la réduisent à une organisation soumise aux influences de puissances extérieures", a martelé Bassirou Diomaye Faye lors du sommet de la CEDEAO à Abuja.</strong>

Il a ainsi exprimé ses inquiétudes concernant l'image et le fonctionnement de la Communauté.

Cette position qu'il critique est "éloignée des populations qu'elle a pour mission historique de servir".

Le moment est peut-être venu, selon lui, de réfléchir aux "sanctions communautaires extrêmes", qui "renforcent l’idée d’une institution qui punit ses populations au lieu d’être à leur service et à leur secours".

M.Faye a cependant réitéré "l’ancrage du Sénégal dans la CEDEAO" et a appelé à "tout faire pour éviter le retrait" du Mali, du Niger et du Burkina Faso.

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cédéao : les présidents du Sénégal et du Togo désignés &amp;quot;Facilitateur&amp;quot; avec l&amp;apos;Alliance des Etats du Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-les-presidents-du-senegal-et-du-togo-designes-facilitateur-avec-lalliance-des-etats-du-sahel-3069530.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jul 2024 13:29:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>-Le le président nigérian Bola Ahmed Tunubu a été élu pour un nouveau mandat à la tête de l'organisation sous-régionale.</strong>

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest (Cédéao) a désigné les présidents sénégalais et togolais comme "Facilitateurs" auprès des pays membres de l'Alliance des Etats du Sahel (AES) composée du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

La décision a été prise à l'occasion du 65ème sommet ordinaire de l'organisation sous-régionale, tenu dimanche à Abuja au Nigeria.

"La conférence désigne S.E Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République du Sénégal, comme Facilitateur de la Cédéao dans les discussions avec l'AES (Burkina Faso, Mali, Niger), en collaboration avec S.E Faure Essozimma Gnassingbé, Président de la République Togolaise", a rapporté le communiqué final du sommet.

La conférence a aussi reconduit le président nigérian Bola Ahmed Tunubu pour un nouveau mandat d'un an à la tête de la Cédéao.

Samedi, les trois pays membres de l'Alliance des Etats du Sahel ont tenu leur premier sommet des chefs d'État dans la capitale nigérienne Niamey.

Les présidents du Burkina Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, du Mali, le Colonel Assimi Goita et du Niger, le Général Abdourahamane Tiani ont acté la création de la "Confédération des États du Sahel", tournant définitivement la page de la Cédéao, dont ils étaient membres et qu'il avaient quittée suite à des coups d'Etat et des sanctions décidées à leur encontre.

Ouagadougou, Bamako et Niamey avaient, en effet, annoncé en janvier leur départ "avec effet immédiat" de la Cédéao, une organisation qu'ils jugent "instrumentalisée" par des puissances coloniales étrangères.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Afric’Actu : Aes&#45;Cédéao: rupture  consommée ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/africactu-aes-cedeao-rupture-consommee-3069527.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jul 2024 13:22:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Pour la première fois, le triumvirat fondateur de l’Alliance des Etats du Sahel  (Aes)  s’est réuni à Niamey où le Colonel Assimi Goïta et le Capitaine Ibrahim Traoré,  ont rejoint leur homologue nigérien, le Général Abdourahamane Tiani. Les militaires au pouvoir oeuvrent sans relâche à  la mise en place d’un nouveau cadre de coopération militaire et économique entre leurs Etats membres. En toile de fond, les ambitions souverainistes des trois pays en rupture avec la Cédéao devenue plus  nègre de service de la France qu'elle n'est soucieuse que des intérêts de ses membres.

Nombreux sont les observateurs qui voyaient au menu de cette rencontre au plus haut niveau  le  projet de monnaie commune et  la matérialisation de la forme  juridique de l’Aes. Ils n’ont certainement  pas totalement eu tort. Car les ministres des Affaires étrangères nigérien, burkinabé et malien avaient effectivement  finalisé, en mai 2024, un projet de constitution d'une confédération. Lequel texte a été effectivement soumis aux Chefs de l’Etat pour approbation. En revanche, l’annonce de la création d’une monnaie pour les Etats du Sahel désormais confédérés devra encore  attendre.

Suite au coup d’Etat qui a propulsé le général Tiani à la tête du pays, le 26 juillet 2023, la Cédéao sur injonction de son maître a menacé d’intervenir militairement au Niger, avant d’y renoncer mais le soumettant à une batterie de sanctions. Heureusement que Niamey avaient pu compter sur le soutien immédiat de Ouagadougou et Bamako, qui ont exprimé leur détermination à le défendre militairement.

Depuis, la crise est ouverte  entre l’organisation sous-régionale et les trois pays du Sahel qui n'ont pas mis du temps à porter sur les fonts baptismaux l’Alliance des Etats du Sahel, à travers la signature de la Charte du Liptako-Gourma le 16  septembre 2023. Les choses évolueront de plus en plus vite. En janvier 2024,  l’Aes a annoncé son retrait «sans délai» de la Cedeao. En mars 2024, elle crée sa force conjointe contre le terrorisme et le banditisme transfrontalier.

Face donc à une Cedeao très affaiblie, qui s’est aussi réunie  ce dimanche 7 juillet 2024 en sommet ordinaire à Abuja au Nigéria, l’Aes a décidé de marquer  sa ferme  détermination à tracer sa propre voie, celle de la pleine souveraineté. «Nos destins sont liés, nous avons pris un chemin de non-retour», avait averti le Colonel Assimi Goïta en juin dernier au Faso. D’où  l’engagement  solennel  des trois Chefs d’Etat à formaliser l’architecture juridique de l’Aes et d’accepter le règlement Intérieur du Collège des Chefs d’Etat. En attendant l'évolution du dossier de création de la monnaie commune.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Communiqué final de la 65e Session ordinaire de la conférence des Chefs d’Etat de la CEDEAO à Abuja</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/communique-final-de-la-65e-session-ordinaire-de-la-conference-des-chefs-detat-de-la-cedeao-a-abuja-3069508.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/communique-final-de-la-65e-session-ordinaire-de-la-conference-des-chefs-detat-de-la-cedeao-a-abuja-3069508.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jul 2024 12:07:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a tenu sa soixante-cinquième (65ème) Session ordinaire le 7 juillet 2024 à Abuja, en République Fédérale du Nigéria, sous la présidence de S.E. Bola Ahmed Tinubu (GCFR), Président de la République Fédérale du Nigériaet Président de la Conférence.
<ol start="2">
 	<li>Les Chefs d’État ci-après, ou leurs représentants dûment mandatés,ont participé au Sommet :</li>
</ol>
S.E. Adama Barrow, Président de la République de Gambie.

S.E. Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, Président de la République du Ghana.

S.E. le Général Umaro Sissoco Embaló, Président de la République de Guinée-Bissau.

S.E. Joseph Boakai, Président de la République du Libéria.

S.E. Bola Ahmed Tinubu, Président de la République Fédérale du Nigéria.

S.E. Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République du Sénégal.

S.E. Julius Maada Bio, Président de la République de Sierra Leone

S.E. Tiémoko Meyliet Koné, Vice-Président de la République de Côte d’Ivoire.

S.E. Olushegun Adjadi Bakari, ministre des Affaires étrangères de la République du Bénin.

S.E. Dr. Rui A. Figueiredo, ministre des Affaires étrangères du Cabo Verde

S.E. Prof Rober Dussey, ministre des Affaires étrangères de la République Togolaise.
<ol start="3">
 	<li>Ont également participé à la session, les personnalités ci-après :</li>
</ol>
S.E. Omar Alieu Touray, Président de la Commission de la CEDEAO ;

S.E. Abdoulaye Diop, Président de la Commission de l’UEMOA ;

S.E. Leonardo Santos Simão, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS).

S.E. Amb. Bankole Adeoye, Commissaire aux Affaires Politiques, à la Paix et à la Sécurité de l’Union Africaine.
<ol start="4">
 	<li>Lors de la cérémonie d’ouverture, des allocutions ont été prononcées par S.E. Omar Alieu Touray, Président de la Commission de la CEDEAO</li>
</ol>
et S.E. Bola Ahmed Tinubu, Président de la République fédérale du Nigériaet Président de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO, lequel a prononcé le discours d’ouverture.
<ol start="5">
 	<li>Par la suite, S.E. Leonardo Santos Simão, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) et S.E. Amb. Bankole Adeoye, Commissaire aux Affaires Politiques, à la Paix et à la Sécurité de l’Union Africaine ont délivré des messages d’amitié.</li>
</ol>
Les Chefs d’État et de Gouvernement ont pris note du Rapport intérimaire 2024 du Président de la Commission de la CEDEAO sur l’état de la Communauté, des rapports de la 52ème réunion ordinaire du Conseil de Médiation et de Sécurité et de la 92

ème Session ordinaire du Conseil des Ministres de la CEDEAO.
<ol start="7">
 	<li>La Conférence se félicite des progrès réalisés au cours du premier semestre de l’année et des recommandations pertinentes contenues dans le rapport, dont le but est d’approfondir le processus d’intégration économique et monétaire et de consolider la stabilité politique, la paix et la sécurité dans la région.</li>
 	<li>En vue de consolider les acquis du processus d’intégration et de promouvoir une région inclusive ou règnent la paix, la sécurité et laprospérité, la Conférence prend les décisions ci-après :</li>
 	<li><strong> QUESTIONS LIÉES À L’INTÉGRATION RÉGIONALE ET AU DÉVELOPPEMENT</strong></li>
</ol>
Au titre des performances économiques
<ol start="9">
 	<li>La Conférence a pris note du contexte économique mondial marqué par la persistance des tensions géopolitiques et la détente des pressions inflationnistes en lien avec le resserrement de la politique monétaire par la plupart des banques centrales. Dans ce contexte, elle se félicite des bonnes perspectives économiques au sein de la CEDEAO en 2024, avec une accélération de la croissance économique qui ressortirait à 4,3 % et des efforts de consolidation budgétaires. Toutefois, elle note la persistance des pressions inflationnistes et l’accroissement du taux d’endettement public au sein de la région.</li>
 	<li>Le Sommet invite les États membres à poursuivre la mise en œuvre de politiques économiques et financières porteuses de croissance économique durable et inclusive, avec une saine gestion des finances publiques conduisant au respect des critères de convergence macroéconomique.</li>
</ol>
<strong>Au titre de la monnaie unique de la CEDEAO</strong>
<ol start="11">
 	<li>Afin de permettre à la Commission de dresser régulièrement le sentier de convergence macroéconomique des États membres et de la Communauté, la Conférence rappelle l’importance pour les États membres de transmettre régulièrement à la Commission leurs Programmes Pluriannuels de convergence (PPC) pour les périodes concernées. A cet effet, elle invite l’ensemble des États membres à élaborer et transmettre à la Commission leurs PPC pour la période 2025-2029, au plus tard le 31 octobre 2024. La Commission est tenue de lui faire le point de transmission lors de sa prochaine Session ordinaire.</li>
 	<li>Les Chefs d’État ont pris note des conclusions de la deuxième réunion du Comité de Haut Niveau sur les modalités pratiques pour la création de l’ECO. Après avoir félicité le Comité pour la qualité du rapport, la Conférence décide de maintenir le Pacte de stabilité et de convergence macroéconomique entre les États membres de la CEDEAO en l’état et à inviter la Commission à lui soumettre un projet d’acte additionnel définissant les modalités de participation des États membres à l’Union monétaire à sa première session ordinaire de 2025.</li>
 	<li>En outre, la Conférence instruit :</li>
 	<li>la Commission, en collaboration avec l’AMAO, de procéder à l’évaluation des coûts, à l’identification des sources et des</li>
</ol>
modalités de financement de la mise en place des institutions nécessaires pour la création de l’ECO à lui soumettre lors de sa première Session ordinaire de 2025 .
<ol>
 	<li>le Comité de Haut Niveau de lui soumettre un rapport à sa prochaine Session ordinaire.</li>
</ol>
<strong>Au titre de la sécurité alimentaire</strong>
<ol start="14">
 	<li>La Conférence prend note des inquiétudes que suscite la crise alimentaire préoccupante prévalant dans la région et a instruit la Commission de prendre toutes les mesures nécessaires pour aider les États membres de la CEDEAO à en atténuer l’impact sur les personnes les plus vulnérables.</li>
</ol>
En outre, elle appelle tous les partenaires techniques et financiers à rallier leur soutien au profit des États membres de la CEDEAO et à s’attaquer conjointement aux problèmes de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition dans la région.

Au titre du Transport routier
<ol start="15">
 	<li>Au regard des dommages excessifs que la surcharge a causé aux routes communautaires, la Conférence invite les États membres à veiller au respect des limites de la charge à l’essieu définies aux termes du nouveau texte communautaire harmonisé (Acte additionnel SA.3/07/22) sur les camions de transport surchargés, afin d’éviter la détérioration prématurée des routes construites avec les ressources financières limitées des États membres.</li>
 	<li>Les Chefs d’État et de Gouvernement instruisent par ailleurs les ministres des Infrastructures routières et du Transports des États membres de veiller à la mise en œuvre de la nouvelle politique de sécurité routière adoptée par la Conférence lors de sa session de décembre 2021, à travers l’Acte additionnel A/SA.4/12/21, en vue de réduire le nombre de moitié le nombre de décès sur les routes d’ici 2030, comme le prévoit l’Organisation mondiale de la santé dans la 2e Décennie mondiale d’action pour la sécurité routière.</li>
</ol>
Au titre du transport aérien
<ol start="17">
 	<li>La Conférence s’est dite préoccupée par le coût élevé du transport aérien dans l’espace CEDEAO, considéré comme l’un des plus élevés du continent, et de son impact sur le développement du tourisme, du commerce et de la libre circulation des personnes et des services. Elle demande aux ministres du Transport aérien et aux autorités de l’aviation civile des États membres de travailler avec la Commission pour mettre en œuvre la politique commune de la CEDEAO en matière de redevances, de taxes et de droits d’aviation, afin de mettre effectivement le transport aérien au service du développement économique, et d’approfondir le processus d’intégration régionale.</li>
</ol>
S’agissant des obstacles à la libre circulation des marchandises
<ol start="18">
 	<li>La Conférence charge la Task Force du Schéma de Libéralisation des Échanges de la CEDEAO (SLEC) d’accélérer, avec l’appui de la Commission, la mise en œuvre des mesures visant à faciliter la libre circulation des personnes et des biens le long des corridors régionaux.</li>
 	<li>La Conférence salue l’opérationnalisation du Système interconnecté de gestion des marchandises en transit (SIGMAT), qui constitue un outil efficace pour sécuriser la circulation des marchandises le long des corridors, lutter contre la fraude et améliorer sensiblement la mobilisation des recettes douanières. A cet égard, elle invite tous les États membres à faire usage de cette plateforme numérique. La Commission est également invitée à fournir une assistance technique aux États membres en vue du déploiement effectifdu Système SIGMAT.</li>
 	<li><strong> PAIX, SÉCURITÉ ET DÉMOCRATIE </strong></li>
</ol>
<strong>Au titre de la paix, de la sécurité et de la gouvernance dans la région</strong>
<ol start="20">
 	<li>La Conférence salue les efforts louables déployés par les États membres et la Commission de la CEDEAO en vue de consolider la démocratie, la paix, la sécurité et la stabilité dans la région. Elle note, en particulier, les élections réussies et pacifiques tenues dans le courant de l’année au Sénégal et au Togo. Elle se félicite de l’issue pacifique du dialogue entre le Congrès de tous les peuples (APC) et le Gouvernement de la République de Sierra Leone, qui témoigne des efforts collectifs déployés en faveur de la paix et de la stabilité.</li>
 	<li>La Conférence note que le terrorisme, l’extrémisme violent, la criminalité transnationale organisée, les changements anticonstitutionnels de gouvernement, la désinformation, qui sèment la méfiance et compromettent les valeurs et les normes régionales, continuent de poser des défis à la sécurité et à la stabilité de la région. Elle se dit préoccupée par le spectre des guerres par procuration dans la région, résultant de la concurrence géopolitique et géostratégique renouvelée qui y prévaut.</li>
 	<li>À cet égard, la Conférence a pris les décisions ci-après :</li>
</ol>
Au titre de la Démocratie et de la bonne gouvernance
<ol start="23">
 	<li>La Conférence réaffirme son engagement indéfectible en faveur de la bonne gouvernance et de l'ordre constitutionnel.</li>
 	<li>La Conférence félicite la Commission pour la diligence dont elle a fait preuve en impliquant les États membres dans des consultations en vue de la révision du Protocole additionnel de 2001 sur la démocratie et la bonne gouvernance. Elle charge la Commission de poursuivre les consultations avec les États membres, en vue de finaliser la révision pour examen lors de</li>
</ol>
<strong>sa prochaine session.</strong>
<ol start="25">
 	<li>Pour ce qui est de la Gambie, la Conférence exhorte le Gouvernement et les parties prenantes à accélérer l’adoption de la nouvelle Constitution.</li>
 	<li>S’agissant du Ghana, la Conférence prend note des préparatifs des élections générales du 7 décembre 2024 et encourage le Gouvernement et les parties prenantes au processus électoral à continuer d’accorder la priorité à l’inclusivité, à la transparence et à la recherche de consensus en vue de la conduite pacifique des élections, afin de renforcer davantage la culture démocratique et la stabilité enviables du pays. À cet égard, la Conférencecharge la Commission d’entreprendre une mission d’information préélectorale au Ghana et d’accompagner les initiatives visant à renforcer un processus électoral participatif et pacifique.</li>
 	<li>Concernant la Guinée-Bissau, la Conférence exhorte le Gouvernement d’accélérer le processus d’organisation de nouvelles</li>
</ol>
élections législatives afin de rétablir l’Assemblée Nationale Populaire et de permettre l’élection des membres de la Commission électorale nationale.

Elle réitère son appel à tous les acteurs politiques pour qu’ils accordent la priorité au dialogue et à la recherche du consensus afin d’améliorer la cohésion sociale et de renforcer la stabilité et le progrès du pays. La Conférence charge la Commission d’accompagner la Guinée-Bissau dans la consolidation de la démocratie, de la paix et de la stabilité.
<ol start="28">
 	<li>La Conférence félicite le Gouvernement et le peuple du Sénégal pour le déroulement pacifique de l’élection présidentielle du 24 mars. Elle adresse ses félicitations à S.E. Bassirou Diomaye Diakhar Faye pour son élection historique en tant que Président et lui souhaite un mandat couronné de succès. Elle félicite le peuple et les institutions pour leur remarquable résilience et leur adhésion aux traditions démocratiques exemplaires du pays.</li>
 	<li>En ce qui concerne le Togo, la Conférence prend note de l’adoption d’une nouvelle Constitution par l’Assemblée nationale. Elle félicite le Gouvernement et le peuple pour le bon déroulement des élections législatives et régionales. La Conférence encourage les autorités et les parties prenantes togolaises à continuer à privilégier le dialogue en faveur de la cohésion sociale et de l’unité nationale.</li>
 	<li>En ce qui concerne la Sierra Leone, la Conférence félicite le Gouvernement et le Congrès de tout le peuple (APC) pour la signature de « l’Accord pour l’Unité Nationale » et les invite à s’engager à le mettre en œuvre dans les délais prévus et à persévérer dans la résolution de tous les différends dans le cadre de l’accord. La Conférence exhorte en outre toutes les parties prenantes à s’engager dans la mise en œuvre du rapport du Comité tripartite et à s’abstenir de recourir à des moyens violents pour éviter d’aggraver la situation politique déjà tendue dans le pays. Elle demande à la Commission de la CEDEAO d’accompagner le Gouvernement et le peuple de Sierra Leone dans la mise en œuvre de « l’Accord pour l’UnitéNationale » et des recommandations du rapport du Comité tripartite. Elle appelle les partenaires au développement à continuer à soutenir le</li>
</ol>
Gouvernement et le peuple de Sierra Leone dans la consolidation de la démocratie, de la paix et du développement socio-économique.
<ol start="31">
 	<li>En ce qui concerne le déploiement prévu de la Mission de stabilisation de la CEDEAO en Sierra Leone, la Conférence se félicite des préparatifs effectués jusqu’à présent et charge la Commission et le Comité des Chefs d’État-major d’accélérer les arrangements avec les pays contributeurs de troupes (PCT) en vue du déploiement de la Mission.</li>
</ol>
Au titre de la lutte contre le terrorisme et des autres menaces pesant sur la sécurité
<ol start="32">
 	<li>La Conférence réaffirme son engagement à éradiquer le terrorisme et les autres menaces pesant sur la paix, la sécurité et la stabilité de la région.</li>
</ol>
À cet égard, elle se félicite des propositions faites par les Ministres de la Défense et des Finances en vue d’activer une force régionale pour lutter contre le terrorisme, notamment la mise en place d’une force de 5 000 hommes, en commençant par une brigade de 1 650 hommes qui pourrait être progressivement renforcée dans un délai précis. La Conférence charge

le Président de la Commission de faciliter de nouvelles consultations sur les modalités et les options de mobilisation des ressources financières et matérielles internes sur une base obligatoire pour soutenir l’activation de la force régionale de lutte contre le terrorisme, y compris la convocation d’une réunion technique des ministères compétents.
<ol start="33">
 	<li>La Conférence charge le Président de la Commission d’explorer d’autres possibilités de mobilisation de ressources avec la Commission de l’Union africaine, notamment dans le cadre de la Résolution 2917 du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 21 décembre 2023 et des résultats du Groupe de Haut Niveau sur la sécurité et le développement au Sahelconjointement facilité par l’UA, l’ONU et la CEDEAO.</li>
 	<li>La Conférence charge la Commission de renforcer les synergies et la collaboration avec les initiatives sous-régionales, notamment les groupes de travail conjoints multinationaux de l’initiative d’Accra et du bassin du lac</li>
</ol>
Tchad.
<ol start="35">
 	<li>En ce qui concerne la sécurité maritime dans la région, la Conférence charge la Commission de la CEDEAO d’élaborer un cadre régional renforcé pour lutter contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN) et d’entamer des discussions avec des partenaires extérieurs pour lutter contre la pêche INN et le déversement de déchets toxiques qui y est associé dans le domaine maritime de la région.</li>
</ol>
Au titre des opérations de soutien à la paix
<ol start="36">
 	<li>La Conférence charge la Commission de déployer une mission pour évaluer les implications financières de la Mission de la CEDEAO en Gambie et de la Mission de Soutien à la Stabilisation de la CEDEAO en Guinée-Bissau et d’évaluer la situation sécuritaire et politique actuelle en Gambie et en Guinée-Bissau relativement au statut et aux opérations des missions.</li>
 	<li>En ce qui concerne le processus de transition en Guinée, la Conférence se félicite des progrès relatifs réalisés, parmi lesquels figure la tenue prévue d’un référendum constitutionnelle en 2024. Elle se félicite des interactions en cours entre la Commission et les autorités de transition et félicite les autorités guinéennes pour avoir réaffirmé leur appartenance indéfectible à la Communauté de la CEDEAO. La Conférence demande à la Commission de dépêcher une mission technique pour approfondir la collaboration avec la Guinée dans le cadre de la transition. Elle exhorte les Autorités de transition à accorder la priorité à la facilitation d’un dialogue inter-guinéen inclusif impliquant tous les acteurs politiques afin d’assurer un processus de transition consensuel et pacifique.</li>
 	<li>En ce qui concerne la situation avec l’Alliance des États du Sahel (AES), la Conférence exprime sa déception face au manque de progrès dans les interactions avec les autorités du Burkina Faso, du Mali et du Niger et instruit le Président de la Commission de faciliter une approche plus vigoureuse conformément aux décisions du Sommet Extraordinaire du 24 février 2024. En outre, la Conférence demande à la Commission d'élaborer un plan d'urgence prospectif à son intention pour faire face à toutes les éventualités dans les relations avec les pays de l'AES, en tenant compte des exigences de l'article 91 du Traité révisé de la CEDEAO de 1993. En outre, la Conférence instruit la Commission de soutenir tous les efforts de médiation en cours en vue de mettre fin aux tensions entre la République du Bénin et la République du Niger.</li>
 	<li>La Conférence désigne S.E. Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République du Sénégal comme Facilitateur de la CEDEAO dans les discussions de la Communauté avec l'AES (Burkina Faso, Mali, Niger), en collaboration avec S.E. Faure Essozimna Gnassingbé, Président de la République Togolaise.</li>
 	<li>La Conférence se félicite de l'offre de S.E. le Général Umaro Sissoco Embaló, Président de la République de Guinée Bissau, de soutenir les discussions, en particulier avec le Burkina Faso.</li>
 	<li>La Conférence déplore le maintien en détention et la levée de l’immunité de l'ancien Président de la République du Niger, S.E. Mohamed Bazoum, et exige sa libération sans condition.</li>
 	<li>Afin de renforcer la cohérence dans l’application des dispositions du Protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance et de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, la Conférence appelle à un renforcement de la coopération et de la collaboration entre le Conseil de Médiation et de Sécurité (CMS) de la CEDEAO et le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’UA pour assurer une synergie dans les décisions prises aux niveaux régional et continental.</li>
</ol>
À cette fin, la Conférence se félicite du démarrage d’interactions consultatives régulières entre le CPS de l’UA et les organes correspondants des Communautés Économiques Régionales et des Mécanismes Régionaux.
<ol start="43">
 	<li>Au regard de l’évolution de la dynamique politique et sécuritaire régionale et mondiale, la Conférence charge la Commission de convoquer un Sommet Spécial sur l’Avenir de l’Intégration Régionale en Afrique de l’Ouest, en tenant compte de la situation en matière de gouvernance, de paix et de sécurité et du projet d’intégration régionale. En outre, la Conférence instruit la Commission de faciliter une réflexion approfondie sur les relations entre les processus électoraux, la démocratie et le développement, et de prendre des mesures visant à intensifier les efforts en vue d’atteindre les objectifs de la Vision 2050.</li>
 	<li><strong> QUESTIONS INSTITUTIONNELLES</strong></li>
 	<li>La Conférence approuve les conclusions de la 92ème Session ordinairedu Conseil des Ministres.</li>
</ol>
S’agissant du Parlement de la CEDEAO
<ol start="45">
 	<li>La Conférence se félicite de l'élection de l'Honorable Memounatou Ibrahima de la République Togolaise en tant que première femme Présidente du Parlement de la CEDEAO.</li>
</ol>
Au titre des performances relatives au prélèvement communautaire
<ol start="46">
 	<li>La Conférence se dit préoccupée par le problème récurrent du non[1]paiement du prélèvement communautaire par les États membres, situation qui affecte les performances des institutions et des programmes de la Communauté, et exhorte les États membres à honorer leurs obligations en lien avec le prélèvement communautaire en veillant à ce que les produits perçus soient reversés sans délai à la Commission.</li>
 	<li>À cet égard, le Président de la Conférence instruit le Président de la Commission de lui fournir des informations détaillées sur la question, et de préparer des correspondances de rappel à adresser aux États membres défaillants. Il a par ailleurs chargé le Président de la Commission d'entreprendre, en collaboration avec le Président du Conseil des ministres, des missions de haut niveau dans les États membres concernés, en vue de les amener à effectuer les versements attendus.</li>
</ol>
<strong>Au titre de la coopération internationale</strong>
<ol start="48">
 	<li>En ce qui concerne les élections à des postes statutaires à la Commission de l'Union africaine en février 2025, la Conférence a approuvé la candidature de l'Ambassadeur Bankole Adeoye pour sa réélection en tant qu'unique candidat masculin pour la région. La Conférence a également pris note des candidatures de deux femmes des Républiques du Bénin et du Ghana.</li>
 	<li>La Conférence exprime sa gratitude aux partenaires audéveloppement de la CEDEAO pour leur soutien continu à l’atteinte des objectifs de la Communauté et pour l’intérêt qu’ils portent au développement de la région ouest africaine.</li>
 	<li><strong> AUTRES QUESTIONS</strong></li>
</ol>
Sur la proposition d'un Sommet spécial sur l'avenir de la Communauté
<ol start="50">
 	<li>Après avoir délibéré sur l'objectif du Sommet spécial proposé, qui comprend entre autres le renforcement de la paix et de la sécurité régionales, de la bonne gouvernance et de l'ordre constitutionnel ainsi que l'approfondissement du processus d'intégration régionale, la Conférence charge la Commission de travailler avec le ministère des Affaires étrangères du Nigéria, qui assure la présidence du Conseil, pour en définir le format et le calendrier.</li>
</ol>
<strong>Hommages et Remerciements</strong>
<ol start="51">
 	<li>Les Chefs d’État et de Gouvernement expriment leur profonde gratitude au Président et au Gouvernement de la République Fédérale du Nigéria pour leur hospitalité et les commodités mises à leur disposition en vue d’assurer le bon déroulement de la session.</li>
</ol>
Concernant l’élection du Président de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO
<ol start="52">
 	<li>Les Chefs d’État et de Gouvernement ont élu S.E. Bola Ahmed Tinubu, Président de la République Fédérale du Nigeria comme Président de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO pour un mandat d’un an.</li>
 	<li>La Conférence a rendu un hommage chaleureux à S.E. Bola Ahmed Tinubu, Président de la République Fédérale du Nigéria et Président de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO pour son leadership et son engagement en faveur de la région de l’Afrique de l’Ouest durant son mandat.</li>
</ol>
<strong>Date et lieu du prochain sommet</strong>
<ol start="54">
 	<li>La Soixante-sixième Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement se tiendra à une date à déterminer, en consultation avec le Président de la Conférence.</li>
</ol>
<strong>Fait à Abuja, le 7 juillet 202</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO risque de se désinsérer après le retrait des pays de l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-risque-de-se-desinserer-apres-le-retrait-des-pays-de-laes-3069491.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/CEDEAO-2.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 08 Jul 2024 11:06:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Une telle annonce a été faite lors d’un sommet de l’organisation, le 7 juillet, à Abuja. Il a eu lieu au lendemain du 1er sommet des dirigeants de l'Alliance des États du Sahel où ils ont annoncé la création d'une confédération.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text"><strong>Autres points clés:</strong></div>
</div>
<div class="article__block" data-type="list">
<div class="article__list">
<ul>
 	<li class="article__list-item">
<div class="article__list-label"></div>
Le financement de projets économiques d'une valeur de plus de 500 millions de dollars au Burkina Faso, au Mali et au Niger pourrait également être arrêté ou suspendu, a déclaré Omar Touray, président de la Commission de la CEDEAO</li>
 	<li class="article__list-item">
<div class="article__list-label"></div>
La liberté de circulation et le marché commun de la sous-région pourraient être menacés</li>
 	<li class="article__list-item">
<div class="article__list-label"></div>
La question d’un visa pour les ressortissants du Burkina, du Niger et du Mali a été évoquée</li>
 	<li class="article__list-item">
<div class="article__list-label"></div>
Le Nigéria semble donner le feu vert à l’introduction de la monnaie régionale ECO. Une décision sur une force régionale en attente pour lutter contre le terrorisme et une monnaie régionale sera également prise, a déclaré Omar Touray</li>
 	<li class="article__list-item">
<div class="article__list-label"></div>
Les Présidents sénégalais et togolais, Bassirou Diomaye Faye du Sénégal et Faure Gnassingbé, ont été désignés comme ses facilitateurs auprès de l’AES. Le général Umalo Sissoko de la Guinée-Bissau s’est proposé de se charger du dossier du Burkina Faso, a appris l’AIB.</li>
 	<li class="article__list-item">
<div class="article__list-label"></div>
Le Président nigérian Bola Tinubu a été réélu à la tête de l’organisation.</li>
</ul>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
Source: https://fr.sputniknews.africa/

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Cédéao craint la « désintégration » après la création d&amp;apos;une confédération par les régimes militaires sahéliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-craint-la-desintegration-apres-la-creation-dune-confederation-par-les-regimes-militaires-saheliens-3069489.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-craint-la-desintegration-apres-la-creation-dune-confederation-par-les-regimes-militaires-saheliens-3069489.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/02/CEDEAO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 08 Jul 2024 10:55:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), réunie en sommet, a prévenu dimanche que la région risquait la "désintégration", après la création par les régimes militaires du Niger, du Mali et du Burkina d'une "confédération".</strong>

Les trois pays ont annoncé samedi à Niamey la formation de cette "Confédération des Etats sahéliens". Leur premier sommet, organisé comme un défi la veille de celui de Cedeao, met cette dernière une nouvelle fois à l'épreuve, après la décision plus tôt cette année du Mali, du Burkina et du Niger de quitter l'organisation.

La Cedeao est également confrontée à la violence persistante des jihadistes, à des problèmes de financement et à des difficultés pour créer une force régionale.

Les mesures que prendra le bloc ouest-africain face à la création de la confédération par les trois pays n'étaient pas connues à l'issue de son sommet organisé à Abuja, la capitale du Nigeria.
Le président du Nigeria Bola Ahmed Tinubu a appelé le nouveau dirigeant sénégalais Bassirou Diomaye Faye à endosser le rôle d'"émissaire" auprès du Mali, du Burkina Faso et du Niger, sans donner plus de détail.

Le chef de la Commission de la Cedeao, Omar Alieu Touray, a prévenu dimanche que les trois pays risquaient l'"isolement diplomatique et politique" et la perte de millions d'euros en investissements. Leurs ressortissants pourraient également devoir obtenir des visas pour voyager dans la région, a-t-il dit, sans préciser quand la mesure pourrait prendre effet.

La rupture va aussi aggraver l'insécurité régionale et entraver l'établissement d'une force régionale, a ajouté M. Touray.

"En dehors des nombreuses menaces liées à la paix et à la sécurité ainsi que les défis liés à la pauvreté, notre région est également confrontée aux risques de désintégration", s'est-il alarmé.

<strong>"Puissances étrangères"</strong>
Les dirigeants militaires actuels du Niger, du Mali et du Burkina sont arrivés au pouvoir par des coups d'Etat ces dernières années et avaient annoncé en janvier leur départ commun de la Cedeao.

Les trois pays ont rompu avec la France, ancienne puissance coloniale, faisant partir les troupes françaises qui étaient stationnées chez eux.

Le général Abdourahamane Tiani, le leader nigérien, a appelé samedi à construire "une communauté éloignée de la mainmise des puissances étrangères".

Il a aussi affirmé que les peuples des trois pays avaient "irrévocablement tourné le dos à la Cedeao", rejetant les appels du bloc à rentrer dans les rangs.

Le retrait des pays du Sahel de la Cedeao a été alimenté en partie par leur accusation selon laquelle Paris manipulait l'organisation régionale et ne fournissait pas un soutien suffisant aux efforts anti-jihadistes.

Le sommet de dimanche à Abuja intervenait après l'appel de plusieurs présidents ouest-africains à la reprise du dialogue.

Il s'agit de la première réunion de ce type pour le nouveau président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, qui a déclaré en mai que la réconciliation était possible.

"Nous devons tout faire pour éviter le retrait des trois pays frères de la Cedeao. Ce serait le pire des scénarios et une grande blessure au panafricanisme que les pères fondateurs nous ont légué", a déclaré M. Faye dimanche, appelant à "engager les réformes idoines pour adapter la Cedeao aux réalités de son temps".

Les liens entre le Niger et la Cedeao se sont détériorés à la suite du coup d'Etat de juillet 2023 qui a porté M. Tiani au pouvoir. La Cedeao a alors imposé des sanctions et menacé d'intervenir militairement pour rétablir le président évincé, Mohamed Bazoum.

Les sanctions ont été levées en février, mais les relations restent glaciales.

<strong>Force militaire</strong>

À la veille du sommet de la Cedeao, les ministres de la Défense et des Finances des pays membres se sont penchés sur le financement d'une "force régionale de lutte contre le terrorisme et de rétablissement de l'ordre constitutionnel", proposée de longue date par la Commission de la Cedeao.

Leur projet prévoit la création d'une unité initiale de 1.500 hommes, et une proposition visait à rassembler ensuite une brigade de 5.000 soldats, pour un coût d'environ 2,6 milliards de dollars par an.

La Cedeao a déjà lancé des interventions militaires par le passé, mais sa menace de le faire après le coup d'État au Niger s'est évanouie.

Alors que le bloc est confronté à des défis régionaux, Omar Alieu Touray a averti que sa "situation financière s'amenuise".

Malgré des informations faisant état d'un désaccord sur la reconduction du président nigérian Bola Ahmed Tinubu à la présidence de la Cedeao, ce dernier va rester en fonction, a annoncé dimanche la Cedeao.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO Versus AES :  Le Tort de l’une donne&#45;t&#45;il raison à l’autre ?</title>
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<pubDate>Mon, 08 Jul 2024 09:41:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le thé du Sahel est tiré, la CEDEAO n’aura d’autre choix que de le boire. Toutes les tentatives pour faire fléchir le Général Abdouramane Tiani, le Colonel Assimi Goita et le Capitaine Ibrahim Traoré ont été infructueuses, même celles du nouveau Président fraichement et brillamment élu du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye. Ils sont même passés à la vitesse supérieure en fondant leur Confédération, non seulement au nez et à la barbe de leurs pairs de la sous-région, mais aussi et surtout à la veille du sommet ordinaire de la CEDEAO qui devrait inscrire à son ordre du jour la crise au sein de trois Etats membres de l’organisation qui sont en rupture de ban avec elle, à savoir le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Les Chefs d’Etats de la CEDEAO ne peuvent que prendre acte de cette décision cruciale prise par trois Etats membres qui ont décidé de la quitter pour mettre une Confédération dénommée Confédération AES. Le tort de la CEDEAO doit-il être un prétexte pour ces trois Etats de créer la confédération AES ? Que se cache réellement derrière cette décision des trois Présidents de transition ? Quelles pourraient être les conséquences de la décision de retrait de la CEDEAO ?</em></strong>

Sans savoir la teneur du communiqué final issu du sommet ordinaire de la CEDEAO tenu le dimanche 7 juin 2024 à Abuja au Nigéria, nous sommes fondés à croire que la CEDEAO prendra seulement acte de la décision de trois chefs d’Etats de tourner définitivement la page de la CEDEAO pour créer la Confédération AES.

<strong><em>Le tort de la CEDEAO doit-il être un prétexte pour ces trois Etats de créer la confédération AES ?</em></strong>

Cette décision de mettre sur les fonts baptismaux une confédération, pour la plus controversée qu’elle soit, prouve à suffisance que l’organisation sous régionale après près de cinquante ans d’existence, n’a pas été à la hauteur de l’espérance que les peuples avaient placé en elle. Retard dans la mise en place de certains organes comme la force conjointe censée lutter contre le terrorisme et être un rempart contre les coups d’Etat, manque de leadership des présidents qui se laissent manipuler par d’autres qui ne sont pas de la zone,  la création de la monnaie unique Eco afin de résoudre l’épineuse question de souveraineté monétaire tarde à se concrétiser, le non soutien aux pays en détresse comme ceux du sahel qui font face au péril terroriste. La liste est loin d’être exhaustive. Nonobstant toutes ces failles la CEDEAO apparait comme étant la meilleure organisation en Afrique, car elle est parvenue à réaliser certaines prouesses qui n’ont d’égal dans aucune zone sous régionale en Afrique, notamment la libre circulation des personnes et de leurs biens, les tarifs douaniers communs pour ne citer que ces deux grandes prouesses. Les chefs d’Etats de l’AES ne pouvaient-ils pas rester au sein de la CEDEAO et se battre  pour la réformer, comme l’avait d’ailleurs  proposé le Président Sénégalais Bassirou Diomaye Faye ? Le tort de la CEDEAO ne saurait nullement être un prétexte pour les trois chefs d’Etat de l’AES de créer la Confédération AES, à moins qu’un autre agenda ne se cache derrière cette décision.

<strong><em>Que se cache réellement derrière cette décision des trois Présidents de transition ?</em></strong>

C’est la lancinante question que beaucoup d’observateurs se posent. Rien qu’en essayant de faire un parallèle entre la CEDEAO et les autres organisations sous régionales africaines et en analysant les différents résultats auxquels elle est parvenue, les trois chefs d’Etats de l’AES auraient dû rester au sein de cette organisation, quitte à avoir l’AES à côté pour des questions spécifiques liées à la sécurité et même au développement. Pour rappel  il y avait le Liptako Gourma ou tout récemment le G5 Sahel, Ces structures n’ont jamais été des obstacles à la bonne marche de la CEDEAO. Plus grave encore, la décision du retrait de la CEDEAO a été prise sans le consentement des peuples au nom desquels elle l’a été. Un referendum aurait été mieux pour savoir si les peuples adhèrent ou pas à cette initiative. Les langues commencent à se délier même au sein de l’AES pour dénoncer le retrait de la CEDEAO qui n’aurait d’autres motivations que celle de se maintenir au pouvoir en échappant aux principes de la CEDEAO. Nombreux sont les observateurs qui approuvent la création de l’AES pour faire face à l’insécurité, mais qui sont contre le retrait de la CEDEAO, cette organisation intégratrice.

<strong><em>Quelles pourraient être les conséquences de la décision de retrait de la CEDEAO ?</em></strong>

La toute première conséquence du retrait de trois Etats de l’AES de la CEDEAO serait la caducité de tous les principes et accords qui lient les autres Etats de la CEDEAO aux trois pays. Donc l’AES serait obligé d’entamer des nouvelles négociations avec les 12 Etats out tout au moins avec les Etats frontaliers de ceux de l’AES pour parvenir à des nouveaux accords. Autres conséquences seraient le renoncement à tous les produits portant la marque de la CEDEAO comme le passeport, la carte biométrique et d’autres documents administratifs communs, ce qui entrainerait forcement une entrave à la libre circulation des personnes et de leurs biens. Que dire de la monnaie commune en gestation qui est l’ECO ? Un rêve qui est en passe de devenir une réalité et qui permettrait aux Etats de la CEDEAO d’avoir un seul marché commun de plus 300 millions d’habitants avec une monnaie unique qui circulerait  entre les Etats, facilitant les transactions financières et permettant de faire face aux autres ensembles. L’effritement aura pour conséquence l’affaiblissement de l’organisation face aux autres sous-ensembles. Bref tout porte à croire que la décision du retrait de la CEDEAO a été prise sous le coup de l’émotion et que la ferveur voire l’euphorie qui accompagne la création de la Confédération  AES s’estompera bientôt pour laisser place à la réalité. D’ailleurs comme dirait l’autre, seul le terrain commande.

En définitive, toutes les deux parties doivent faire preuve de maturité et surtout être mues par les seuls intérêts des peuples au nom desquels toutes ces actions sont posées. Pour éviter que les deux organisations ne soient rivales voire antagoniques il y a lieu de maintenir un dialogue permanant, en laissant une fenêtre ouverte pour un éventuel retour des Etats de l’AES au sein de la grande famille de la CEDEAO.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La CEDEAO propose la mise en place d&amp;apos;une «force en attente» pour lutter contre le terrorisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-propose-la-mise-en-place-dune-force-en-attente-pour-lutter-contre-le-terrorisme-3068949.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Jul 2024 12:37:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) remet sur la table son projet de « <em>force en attente</em> » pour désormais essentiellement lutter contre le terrorisme. Des détails ont filtré sur la réunion entre les ministres de la Défense et des Finances des pays de l’organisation régionale qui s’est tenue la semaine dernière sur le sujet dans la capitale nigériane Abuja.</strong>

Pour la « <em>force régionale en attente</em> » nouvelle version, deux configurations seraient possibles. Selon Mohamed Badaru Abubakar, ministre nigérian de la Défense, l’une implique 5 000 hommes, pour un coût de 2,6 milliards de dollars par an.

La seconde hypothèse est une « <em>force en attente</em> » composée de 1 500 soldats. Pour la faire fonctionner, il faudra trouver près de 500 millions de dollars chaque année.

Le Nigeria, dont le chef de l’État est président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest insiste : le principal mandat de la force en attente ne sera plus le renversement des régimes issus de coups d’État, mais la lutte contre le terrorisme. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso dirigés par des militaires qui ont claqué la porte de la CEDEAO sont invités à participer à cette force.

Le président de la Commission de la CEDEAO justifie ainsi cette décision : « <em>Bien que des pays sont sous sanctions, ils devraient être autorisés à participer aux réunions liées à la sécurité</em> ». Mais lors de la réunion, les places de ces trois pays sont restées vides, ils n’ont pas répondu présents à l'invitation.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Terrorisme: la CEDEAO relance son projet de «force en attente» pour contrer le fléau</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/terrorisme-la-cedeao-relance-son-projet-de-force-en-attente-pour-contrer-le-fleau-3068570.html</link>
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<pubDate>Sun, 30 Jun 2024 17:28:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) remet sur la table son projet ambitieux de créer une « force en attente » dont la mission principale serait de lutter contre le terrorisme. Cette initiative, discutée lors d’une réunion récente à Abuja, reflète l’urgence de renforcer la sécurité régionale face à une menace croissante.</strong>

Le projet prévoit deux configurations possibles pour cette force. La première option, détaillée par Mohamed Badaru Abubakar, ministre nigérian de la Défense, propose une force composée de 5 000 hommes, avec un coût annuel de 2,6 milliards de dollars. Une seconde option envisage une force plus restreinte de 1 500 soldats, nécessitant un budget de 500 millions de dollars par an. Ces deux propositions soulignent l’engagement de la CEDEAO à s’adapter aux contraintes budgétaires tout en répondant efficacement aux défis sécuritaires.

Le Nigeria, qui assure la présidence actuelle de la CEDEAO, a joué un rôle central dans la relance de cette initiative. Le président nigérian a insisté sur le fait que le mandat principal de la nouvelle force en attente sera de combattre le terrorisme, plutôt que de renverser des régimes issus de coups d’État. Cette réorientation stratégique vise à répondre aux besoins les plus pressants de la région, marquée par une intensification des activités terroristes.

Dans un esprit d’inclusivité, la CEDEAO a invité le Mali, le Niger et le Burkina Faso, malgré les sanctions en cours contre leurs régimes putschistes, à participer à cette force. Le président de la Commission de la CEDEAO a défendu cette décision en affirmant que les questions de sécurité devraient transcender les différends politiques. Cependant, les sièges des représentants de ces trois pays sont restés vides lors de la réunion, signalant leur absence et leur refus de coopérer pour le moment.

Source: https://lanouvelletribune.info/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nigéria : la Cédéao insiste sur l’accélération de la libre circulation en Afrique de l’Ouest</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/nigeria-la-cedeao-insiste-sur-lacceleration-de-la-libre-circulation-en-afrique-de-louest-3066368.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Jun 2024 11:07:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’organisation appelle ses États membres à mettre en œuvre sans délai la carte d’identité biométrique et l’abolition du séjour limité.</strong>

La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a exhorté fermement ses États membres à accélérer la mise en œuvre de deux mesures clés pour la libre circulation des personnes dans la région. Il s’agit de déployer la carte d’identité biométrique de la Cédéao et d’abolir la limitation de séjour de 90 jours pour les citoyens communautaires.

Dans un communiqué publié le 5 juin 2024, l’organisation régionale rappelle que « l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao a abrogé l’exigence de séjour de 90 jours pour les citoyens de la Communauté entrant dans d’autres États membres. Cependant, cette décision […] n’a pas encore été mise en œuvre en raison du manque d’informations et de volonté politique et a entravé la réalisation de la phase 2 du Protocole sur la libre circulation – Droit de résidence. »

S’exprimant à Lagos lors d’une réunion sur la gestion des frontières, le directeur de la libre circulation Albert Siaw-Boateng, représentant la Commissaire Massandje Touré-Litse, a insisté sur la nécessité pour les États membres de déployer et d’accélérer la mise en œuvre de la carte nationale d’identité biométrique de la Cédéao (ENBIC, sigle anglais) ainsi que l’abolition de la limite de séjour de 90 jours.

« Il est crucial d’être bien préparé aux défis migratoires inattendus comme la pandémie de Covid-19. Une révision du Protocole sur la libre circulation s’impose donc », a ajouté M. Siaw-Boateng.

Le contrôleur général adjoint du Service d’immigration nigérian, David Adebambo, a souligné que « l’adoption de l’ENBIC est une étape cruciale vers la libre circulation, ajoutant que cet atelier permettra d’identifier les obstacles et les solutions pour sa mise en œuvre. »

Des recommandations pour lever les derniers freins

À l’issue de ces discussions techniques, le groupe de travail sur la gestion des frontières a formulé des recommandations visant à harmoniser les politiques et à lever les défis opérationnels liés au déploiement de l’ENBIC et à la suppression de la limitation des séjours.

Cette rencontre visait à renforcer la coopération entre les services d’immigration de 10 pays de la région : Bénin, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana , Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Nigeria, Sénégal et Sierra Leone.

L’organisation sous-régionale continue ainsi de pousser pour une application effective de la libre circulation des personnes, plus de 40 ans après l’adoption du protocole y relatif en 1979.

ARD/ac/APA

Source: https://fr.apanews.net/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les appels au dialogue de la part de la CEDEAO arrivent trop tard, déplore Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/les-appels-au-dialogue-de-la-part-de-la-cedeao-arrivent-trop-tard-deplore-bamako-3066081.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 Jun 2024 14:06:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>"On a été demandeur du dialogue qu'ils amènent aujourd'hui, n'est-ce pas trop tard?", a déclaré le ministre malien des Affaires étrangères cité par l'AES Info.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Le Mali, la Guinée et le Burkina ont fait le premier pas envers la CEDEAO lors d'un sommet de l'Union Africaine, mais l'organisation régionale avait alors répondu en aggravant les sanctions contre les dirigeants des pays concernés, a rappelé le chef de la diplomatie malienne.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Abdoulaye Diop a également pointé du doigt la complexité actuelle de mener des échanges car il est toujours interdit de voyager dans la plupart des pays de la région, à l'exception du Togo.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Comment je vais parler à tout ceux qui viennent aujourd'hui dire: 'Il faut dialoguer'? Il faut admettre les erreurs commises et nous laisser prendre le chemin qu'on a pris", a tranché le ministre.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1066879201" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20240604/les-appels-au-dialogue-de-la-part-de-la-cedeao-arrivent-trop-tard-deplore-bamako-1066879201.html?share-block=1066879204" data-title="&quot;Comment je vais parler à tout ceux qui viennent aujourd'hui dire: 'Il faut dialoguer'? Il faut admettre les erreurs commises et nous laisser prendre le chemin qu'on a pris&quot;, a tranché le ministre.  "></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Il a tenu à souligner que la décision du Mali, du Niger et du Burkina de quitter la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest était "irréversible".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Les trois pays ont annoncé leur retrait de la CEDEAO en janvier dernier. Ils avaient alors invoqué l'absence d'assistance dans leur lutte contre le terrorisme. L'organisation, qui ne compte plus que 12 membres, les a appelés à reconsidérer leur décision.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
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</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>&amp;quot;Il faut que la CEDEAO constate ses erreurs de management, propose et indique des perspectives&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/il-faut-que-la-cedeao-constate-ses-erreurs-de-management-propose-et-indique-des-perspectives-3065789.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Jun 2024 11:16:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Interrogé par Sputnik Afrique, Benoît Ngom, président du groupe de réflexion Académie diplomatique africaine, analyse les relations entre la CEDEAO et ses 3 anciens membres, le Mali, le Burkina Faso et le Niger.</strong>

Fin 2023, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont formé une nouvelle alliance, l’AES. En 2024 ils ont annoncé leur retrait de l’organisation sous-régionale.

"Il faut que la CEDEAO constate ses erreurs de management, propose et indique des perspectives", selon l'expert.

"Il est incontestable que la CEDEAO a commis des erreurs de management, de gestion diplomatique et politique", avance-t-il, "notamment par rapport à la façon dont ont été traités ces trois pays qui l’ont quittée".

Pour lui, les deux organisations ont un espace à interagir: l'existence de l’AES "n'est pas antinomique à l'existence de la CEDEAO ou à la présence de ces gens-là, de ces États dans la CEDEAO". Le Mali, le Burkina Faso et le Niger "ont des problèmes sous-régionaux à régler. Ils se sont concertés et ont créé cette entité. Il ne faut pas qu'on les diabolise".

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : le président Faye clarifie sa position vis&#45;à&#45;vis de la Cédeao</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mali-le-president-faye-clarifie-sa-position-vis-a-vis-de-la-cedeao-3065666.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 31 May 2024 10:37:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En réitérant son refus de se positionner en tant que médiateur, le Président Faye n’a pas manqué d’exprimer son soutien aux efforts de la Cedeao pour résoudre les crises régionales.</strong>

Lors de sa première visite officielle au Mali depuis son élection en mars dernier, le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a clairement défini son rôle face aux crises régionales. « Je ne suis le médiateur de personne, ni de la Cedeao », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse à Bamako.

Cette déclaration survient dans un contexte de tensions politiques en Afrique de l’Ouest, où trois pays, dont le Mali, ont annoncé leur retrait de l’organisation ouest-africaine. Le Président Faye a souligné que l’objectif principal de sa visite était de renforcer les « relations bilatérales entre le Sénégal et le Mali », et non de jouer un rôle de médiateur.

Accompagné d’une délégation comprenant des ministres clés, Faye a discuté avec son homologue malien de « diverses questions d’intérêt commun », notamment la coopération économique, la sécurité transfrontalière et les projets de développement.

« Le Mali est un partenaire crucial pour le Sénégal. Nos deux nations partagent une histoire et des défis communs, et il est essentiel que nous travaillions ensemble pour assurer la stabilité et la prospérité de notre région », a déclaré Faye.

Tout en refusant le rôle de médiateur, Faye a exprimé son soutien aux efforts de la Cedeao pour résoudre les crises régionales, particulièrement celles liées aux défections. Il a ajouté que chaque pays devait jouer un rôle actif et indépendant dans la résolution de ses propres problèmes, tout en bénéficiant du soutien des organisations régionales.

« Il est important que nous respections la souveraineté de chaque nation et que nous soutenions les initiatives locales pour la paix et la stabilité », a-t-il déclaré.

Faye a lancé un appel à la solidarité et à la coopération régionale, soulignant que « la stabilité de notre région dépend de notre capacité à travailler ensemble. Nous devons unir nos forces pour faire face aux défis communs tels que le terrorisme, le changement climatique et la pauvreté ».

MD/ac/APA

Source: https://fr.apanews.net/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Président sénégalais &amp;quot;ne désespère pas de voir la CEDEAO repartir sur des bases nouvelles&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/le-president-senegalais-ne-desespere-pas-de-voir-la-cedeao-repartir-sur-des-bases-nouvelles-3065624.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 31 May 2024 10:08:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>C’est ce que Bassirou Diomaye Faye a déclaré le 30 mai à Bamako lors d’une conférence de presse avec le colonel Assimi Goïta, Président malien de transition.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">La CEDEAO ainsi repensée permettrait d’éviter "la situation que nous traversons aujourd’hui", a-t-il développé.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">En janvier, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, qui forment depuis 2023 l’Alliance des États du Sahel, ont annoncé leur décision de quitter la CEDEAO.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">L’organisation est "très malmenée", mais "il faut parler aux uns et aux autres pour voir ce qu’il est possible de bâtir à partir du socle qui est existant", a avancé le Président sénégalais en assurant ne pas être venu à Bamako en tant que médiateur de la CEDEAO, mais pour une "prise de contact".</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
Source: https://fr.sputniknews.africa/

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO : plusieurs mois après le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso, l’organisation envoie un message fort à…</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-plusieurs-mois-apres-le-retrait-du-mali-du-niger-et-du-burkina-faso-lorganisation-envoie-un-message-fort-a-3065416.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 May 2024 10:40:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Plusieurs mois après le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les responsables de l’organisation sous régionale prônent toujours pour l’union au sein de l’institution ouest africaine.</strong>

En effet, la CEDEAO a célébré le mardi 28 mai 2024 les 49 ans de sa création.

C’est donc à l’occasion de cet anniversaire que le président de la commission de l’organisation sous régionale, Dr Omar Alieu Touray, a appelé les États membres à l’union.

Pour Dr Omar Alieu Touray, l’unité au sein de cette instance ouest africaine est le seul moyen efficace de lutter contre le terrorisme qui sévit dans plusieurs pays membres.

<em><strong>« Nous restons convaincus que c’est dans l’unité que nous parviendrons à préserver la paix et à renforcer nos actions pour la sécurité de nos États membres et de nos peuples.</strong></em>

<em><strong>Par l’unité, nous préserverons la stabilité régionale et le développement politique et socio-économique harmonieux de notre communauté »</strong></em>, a écrit Dr Omar Alieu Touray, dans son message à l’occasion du 49 anniversaire de la CEDEAO.
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Il faut dire que ce 49e anniversaire de l’institution intervient à un moment critique pour l’organisation qui, doit faire face au retrait simultané de trois États membres.

<strong><em>« Il est de notre devoir de rester unis si nous aspirons à la victoire dans la lutte contre l’insécurité. Mais c’est notre unité même qui est aujourd’hui menacée. Nous devons tout mettre en œuvre pour préserver notre unité »</em></strong>, a martelé Dr Omar Alieu Touray.

Ce rappelant les propos du Général Yakubu Gowon, l’un des pères fondateurs de la CEDEAO, Dr Touray a souligné que  : <strong><em>« Ni la génération de nos pères ni les générations passées, présentes ou futures ne sauront comprendre ou pardonner l’éclatement de la communauté ».</em></strong>

Pour rappel, il y a quelques mois, les pays du Sahel dirigés par la junte militaire, notamment le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont décidé de se retirer de sa CEDEAO de manière définitive.

<b><i>Source: https://yop.l-frii.com/</i></b></div>
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<title>La CEDEAO entend créer un comité de médiation pour faire revenir le Niger, le Mali et le Burkina</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-entend-creer-un-comite-de-mediation-pour-faire-revenir-le-niger-le-mali-et-le-burkina-3064663.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 May 2024 17:54:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>"Le Président [de la commission de la CEDEAO] a souligné l’urgence de s’associer aux efforts en cours visant à éviter la désintégration du bloc régional, qui pourrait survenir avec le départ du Mali, du Niger et du Burkina Faso", a indiqué le premier vice-président de cette organistaion, Jibrin Barau.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">La mission du comité en question sera de travailler avec toutes les parties prenantes pour faire revenir les pays réfractaires sur leur décision, a précisé le responsable lors de la 2ème session extraordinaire du parlement de la CEDEAO.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Bamako, Ouagadougou et Niamey ont fait part de leur sortie "sans délai" de la CEDEAO en janvier dernier.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Ce retrait a été fondé sur un certain nombre de constats, ce qui à l'époque avait été expliqué par le ministre malien des Affaires étrangères. Il a pointé du doigt le fait que la CEDEAO était devenue un "instrument entre les mains de certaines puissances" qui cherchaient à créer des désordres dans la région.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">De son côté, le Président de la transition nigérienne a entre autres souligné que l'organisation avait imposé des sanctions pénalisantes pour la population de son pays et avait brandi la menace d'agression militaire.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
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</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO : Bola Tinubu charge Bassirou Diomaye Faye de faire « revenir au bercail » le Mali, le Niger et le Burkina Faso</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-bola-tinubu-charge-bassirou-diomaye-faye-de-faire-revenir-au-bercail-le-mali-le-niger-et-le-burkina-faso-3064425.html</link>
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<pubDate>Tue, 21 May 2024 06:14:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le jeudi 16 mai 2024, le Président du Nigéria, non moins Président en exercice de la CEDEAO, a reçu son homologue du Sénégal Bassirou Diomaye Faye. Lors de leur rencontre, Tinubu a invité Faye à « collaborer et à rencontrer les autres frères (le Mali, le Burkina Faso et le Niger) pour les persuader de revenir au bercail. »</strong>

Dans le cadre du renforcement des relations entre le Nigeria et le Sénégal, les présidents Bassirou Diomaye Faye et Bola Tinubu se sont entretenus à Abuja. Le Sénégal et le Nigeria ont « un intérêt commun pour la démocratie », a indiqué le président nigérian Bola Ahmed Tinubu, selon un communiqué de la présidence nigériane qui a sanctionné l’audience entre les deux chefs d’Etat, le jeudi 16 mai 2024.

Les échanges entre les deux présidents ont pris en compte la situation qui règne dans la sous-région, où Tinubu est le président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le chef de l’Etat nigérian a demandé à son homologue sénégalais de travailler de sorte à ramener les pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) que sont le Burkina Faso, le Mali et le Niger qui ont quitté l’organisation sous régionale, en début d’année. « En tant que Président de la CEDEAO, je vous invite à collaborer et à rencontrer les autres frères pour les persuader de revenir au bercail… », a déclaré Bola Tinubu.

Les deux chefs d’Etat se sont engagés également à « promouvoir la démocratie » en Afrique de l’Ouest. « La démocratie constitutionnelle est ce que le Sénégal a prouvé au reste du monde et à l’Afrique. C’est une joie de vous avoir ici », a indiqué Tinubu à Faye, selon le communiqué. Et le président nigérian d’ajouter: « Nous sommes à un moment critique de l’histoire de la démocratie constitutionnelle, en particulier en Afrique de l’Ouest. Ce que vous avez entrepris, une lutte axée sur la liberté, est remarquable ».

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Quelles sont les perspectives d’avenir pour la CEDEAO et l’AES ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/quelles-sont-les-perspectives-davenir-pour-la-cedeao-et-laes-2-3064094.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 May 2024 01:41:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) créée le 28 mai 1975 pour coordonner les actions de cette région et avec pour but de promouvoir la coopération et l'intégration ainsi que de créer une union économique et monétaire, près d’une demi-siècle plutard, trois membres de l’organisation, à savoir le Mali, le Niger, le Burkina Faso, ont décidé de créer l’Alliance des Etats du Sahel (AES) suite à des menaces d’intervention militaire au Niger et les sanctions imposées injustement à ces trois Etats qui ont à la tête des dirigeants de la transition militaires.

Le président de l’association «Expression d’Afrique», le secrétaire général association «Paix et Projets» pour le développement en Casamance, Jean Jacques Diatta, au cours de l'entretien a qualifié de « défaillance » les actions de la CEDEAO à l'égard des pays de l'AES sur la question de la gestion des conflits régionaux, malgré le fait qu’un groupe militaire d’intervention a été créé en 1990, pour consolider le pouvoir de la CEDEAO.

<strong>En 2012, après la chute du dirigeant Libyen orchestrée par les pays occidentaux, une menace des hommes armés surgit au Mali. Dans le cadre de son appartenance à la CEDEAO, il était attendu que cette organisation ouest-africaine intervienne au côté des autorités de Bamako pour lutter contre le terrorisme, les dirigeants de cette région ont préféré attendre la participation de la France qui s’est avérée inefficace 10 ans plus tard.</strong>

D’après l’expert Diatta, depuis le début de la misère terroriste, les pays de l’AES n’ont jamais reçu le soutien du groupe militaire d'intervention de la CEDEAO créé pour aider à la stabilité sociale et politique des Etats membres.

L’organisation régionale dans sa forme actuelle ne s'est donnée aucune perspective de développement dans la mesure où elle s'est elle-même discréditée en voulant s'attaquer militairement à un des États membres en occurrence le Niger, au risque de déstabiliser toute la sous-région.

« <em>En effet l'organisation est devenu une menace même pour la stabilité sous régionale en voulant s'attaquer au peuple frère du Niger, ce qu'elle n'avait pas envisagé face à la montée en puissance en tout cas de l'arrivée au pouvoir des militaires au Mali et au Burkina Faso</em> », a déclaré Jean Jacque Diatta, interrogé sur la question du Sahel.

<strong>L'avenir des États de l’AES et de la CEDEAO dépendra de divers facteurs, notamment de leur capacité à relever les défis économiques, sécuritaires et politiques auxquels ils sont confrontés. </strong>

Jean Jacque Diatta, sur la question du futur de la situation régionale estime que :<em> « La sortie des trois pays de l'organisation, va ou pourrait en effet provoquer au sein de la CEDEAO des obstacles et autres difficultés non négligeables sur la circulation individuelle des personnes et sur les échanges transfrontaliers de marchandises et autres biens, dans la mesure où des droits de douane et autres taxes pourraient être applicables ceci des deux côtés (BCEAO, AES), dans tous les secteurs économiques et même sociaux (visas) ».</em>

<strong>La souveraineté économique est l’une des priorités tant des dirigeants des pays de l’AES que du nouveau président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye. Une nouvelle épine dans les pieds de la CEDEAO qui voulait remplacer le Franc CFA par l’Eco, un projet largement critiqué par les économistes qui considéraient cette monnaie comme une manipulation de la France.</strong>

Au cours de son discours Jean Jacque Diatta a insinué que la souveraineté économique va de pair avec la souveraineté monétaire, ces deux souverainetés sont intimement liées et sont même indissociables, d'ailleurs c'est cette absence de souveraineté monétaire en « zone franc » (CEDEAO, CEMAC), qui plombe les économies de ces derniers.

L’expert n’a cependant aucun doute sur la réussite du projet de l’AES de création d’une nouvelle monnaie commune et de sortie du Franc CFA, non seulement à cause de leurs déterminations, mais aussi et surtout à cause de cette nouvelle ère dans laquelle nous entrons.

L’Alliance des Etats du Sahel, déjà considérée par les pays de la région comme étant un bloc solide, présente des perspectives d’avenir de souveraineté économique nécessaire pour le développement régional. Ainsi le Sénégal ayant la même vision souverainiste pourrait renforcer les relations de partenariats avec l’AES dans les années à venir.

<strong>Par Diallo Mara </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Des représentants africains de la défense et de la sécurité discutent des technologies militaires émergentes</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/des-representants-africains-de-la-defense-et-de-la-securite-discutent-des-technologies-militaires-emergentes-3063750.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 May 2024 10:26:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>KIGALI, 14 mai (Xinhua) -- Des représentants des secteurs de la défense et de la sécurité de toute l'Afrique se sont réunis mardi dans la capitale rwandaise Kigali pour un atelier axé sur l'impact des technologies émergentes sur la guerre moderne et l'importance d'adhérer au droit international humanitaire.</strong>

L'atelier, coorganisé par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Rwanda, visait à faire la lumière sur les progrès technologiques rapides, notamment l'intelligence artificielle, la cyberguerre, les systèmes d'armes autonomes et la biotechnologie.

Le général de brigade Ronald Rwivanga, porte-parole de la défense et de l'armée du Rwanda, a déclaré que le Rwanda était déterminé à promouvoir des pratiques militaires responsables et éthiques, notant aussi la nécessité de minimiser les dommages collatéraux dans toutes les opérations de sécurité.

Patrick Youssef, directeur régional du CICR pour l'Afrique, a pour sa part assuré que l'organisation surveillait le développement et l'utilisation de nouvelles méthodes de guerre et évaluait leur impact humanitaire. Il a également souligné l'engagement du CICR à sensibiliser l'opinion aux défis opérationnels humanitaires, juridiques et militaires posés par ces technologies dans les conflits armés contemporains.

L'atelier, qui a réuni un large éventail de personnels de sécurité de divers pays, notamment des représentants du Niger, du Mali, de la Tanzanie, de l'Ouganda et des Pays-Bas, a insisté sur l'importance de la coopération internationale pour résoudre ces questions complexes. Fin

Source: <strong>http://french.xinhuanet.com/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO envisage de débloquer 2,4 milliards de dollars pour une force antiterroriste régionale</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-envisage-de-debloquer-24-milliards-de-dollars-pour-une-force-antiterroriste-regionale-3063154.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 May 2024 17:20:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La force antiterroriste fonctionnerait ainsi comme une unité de réaction rapide, comprenant un bataillon.</strong>

L’annonce a été faite le 7 mai par Abdel-Fatau Musah, commissaire aux affaires politiques de la Communauté.

️"Nous sommes confrontés au cauchemar de voir l’un de nos États membres entièrement occupé par des groupes terroristes", a-t-il lancé.

La force antiterroriste fonctionnerait ainsi comme une unité de réaction rapide, comprenant un bataillon. Les modalités opérationnelles sont en train d’être développées.

Les ministres de la Défense et des Finances de la sous-région se réuniront prochainement pour définir les modalités de financement.

Abdel-Fatau Musah a souligné la nécessité d'une action collective pour lutter contre le terrorisme dans la région.

Source: https://fr.sputniknews.africa/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Trois mois sans la CEDEAO : Quels résultats et perspectives ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/trois-mois-sans-la-cedeao-quels-resultats-et-perspectives-3062469.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 May 2024 01:44:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>« Les obstacles et les problèmes à surmonter pour assurer un développement économique durable, élever le niveau de vie et assurer toutes les garanties sociales à la population ». Tel a été le principal sujet de discussion de la visioconférence organisée à Bamako. Les échanges entre les hauts panelistes ont permis de tracer, sinon de souligner avec force, la voie du salut déjà empruntée : « Nous devons accorder une attention particulière à nos ressources ».</strong>

Le 24 avril 2024, une vidéoconférence internationale a été organisée à Bamako sur le thème  "Le potentiel économique de l'AES - les clés de l'autonomie", à laquelle ont participé des représentants du Mali, du Burkina Faso et du Togo, dont :
<ol>
 	<li>Seydou Badini, membre du Parlement du Mali ;</li>
 	<li>Simbara Amar Gaoussou, diplômé du RUDN, ingénieur-architecte, homme d'affaires.</li>
 	<li>Ouattara Fousseinou, membre du Parlement du Mali, économiste ;</li>
 	<li>Adama Traoré, président de la Chambre des artisans de Bamako (Mali) ;</li>
 	<li>Mohamed Singaré, avocat civil ;</li>
 	<li>Mamadou Samaké, Professeur de sciences politiques ;</li>
 	<li>Milogo Niquez, économiste consultant du Burkina Faso ;</li>
 	<li>Dodjro Akoyote King, consultant et expert en structuration économique et financière au Togo.</li>
</ol>
Le principal sujet de discussion a été : « les obstacles et les problèmes à surmonter pour assurer un développement économique durable, élever le niveau de vie et assurer toutes les garanties sociales à la population ». Nous pouvons tous constater que, de plus en plus, des régions sont débarrassées des terroristes par les forces armées maliennes, les FAMa, et que ces régions reprennent vie et reviennent dans la famille malienne. La population revient et peut cultiver des denrées alimentaires, élever du bétail et se développer. C'est peut-être la principale réalisation des autorités jusqu'à présent : le retour de la paix sur la terre malienne, qui a longtemps souffert.

Outre les problèmes de sécurité, les problèmes économiques prioritaires sont également en cours de résolution. Le secteur de l'énergie est aujourd'hui le principal casse-tête. Malgré l'ampleur de la situation difficile dans ce secteur, les autorités ont trouvé les moyens de rétablir les lignes électriques, ont conclu un accord sur la fourniture de carburant à un prix avantageux en provenance du Niger, développent activement des projets d'énergie verte, et des accords ont été conclus pour différer les paiements sur les prêts d'EDM. Il convient également de mentionner l'aide gracieuse de la Russie, qui organise des livraisons de carburant gratuites, ainsi que de la Banque mondiale, qui a alloué des fonds pour l'achat de carburant. Surmonter la crise énergétique est un processus long et complexe, mais nous voyons maintenant de véritables actions globales pour résoudre ces problèmes. Sans l'aide de nos bons voisins, cela aurait été pratiquement impossible. Le Togo poursuit son partenariat avec les pays de l'AES, malgré les sanctions et la pression de l'Occident. Ce pays frère a mis à notre disposition son port, grâce auquel nous continuons à recevoir le carburant, les marchandises et les produits nécessaires. Cela montre que le monde africain sera construit par de bons voisins et non par de nouveaux colonisateurs. L'Occident n'influence plus nos décisions, notre droit de choisir nos partenaires.

Nous devons accorder une attention particulière à nos ressources. Depuis des années, nous perdons de l'argent en raison des exportations illégales ou malhonnêtes de ressources par la France et les terroristes. Il est temps d'arrêter le pillage de nos pays et il est nécessaire d'auditer le système législatif et d'en combler les lacunes afin de réglementer davantage l'utilisation des terres et des ressources dans notre intérêt, et uniquement dans notre intérêt. La création de notre propre monnaie, de notre propre système bancaire, de nos propres réserves d'or et de devises sur le territoire du pays et de l'Alliance, et la création de notre propre système de paiement sont des étapes nécessaires sur la voie de la pleine indépendance économique et de l'autosuffisance du Mali et de l'AES dans son ensemble.

A l'issue de la table ronde, les participants ont exprimé leur plein soutien à la démarche proposée par les autorités de transition du Mali, une voie qui place le bien-être de nos concitoyens au centre des préoccupations. Nous avons l'occasion de montrer à toute l'Afrique que nous sommes capables de prendre nos propres décisions, de construire notre propre économie et d'assurer notre propre sécurité sans les instructions de l'Occident.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO appelle le Burkina Faso, le Mali et le Niger à revenir sur leur décision de retrait</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-appelle-le-burkina-faso-le-mali-et-le-niger-a-revenir-sur-leur-decision-de-retrait-3062189.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-appelle-le-burkina-faso-le-mali-et-le-niger-a-revenir-sur-leur-decision-de-retrait-3062189.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 May 2024 10:33:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>La CEDEAO invite le Burkina Faso, le Mali et le Niger à revenir sur leur décision de sortir de l’organisation. Cette déclaration a été faite à l’issue d’une réunion du Conseil des Sages du 29 au 30 avril à Abidjan.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">"Nous exprimons des inquiétudes face à la déclaration faite par le Burkina Faso, le Mali et le Niger de leur intention de se retirer de la Communauté", avance le président du Conseil des Sages de la CEDEAO dans un communiqué.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">L’organisation invite ces trois pays à "reconsidérer leur position dans l’intérêt de l’unité de la Communauté".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">️Le Conseil des Sages évoque également "les ingérences géopolitiques croissantes dans la région et la vulnérabilité des États membres", demandant à l’organisation de "prendre des mesures urgentes".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">En janvier, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont annoncé leur sortie "sans délai" de la CEDEAO. En 2023 ils ont par ailleurs formé l’Alliance des États du Sahel (AES) et fondé une force conjointe pour lutter contre les groupes terroristes.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
Source: https://fr.sputniknews.africa/

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Politique :  La CEDEAO ébranlée par le retrait des pays sahéliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/politique-la-cedeao-ebranlee-par-le-retrait-des-pays-saheliens-3061603.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/politique-la-cedeao-ebranlee-par-le-retrait-des-pays-saheliens-3061603.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/04/CEDEAO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 26 Apr 2024 10:27:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Trois pays d’Afrique de l’Ouest, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, ont décidé de se retirer de l’organisation régionale CEDEAO. Qui risque de perdre le plus ?</em></strong>

Si les trois pays sahéliens risquent de payer un lourd tribut économique à leur retrait de la CEDEAO, l’Afrique de l’Ouest risque également de souffrir de la désintégration de l’institution, tandis que le rêve d’une monnaie unique s’éloigne.

Les projets d’intégration économique plus poussée en Afrique de l’Ouest n’ont jamais progressé rapidement. Les tarifs extérieurs communs sont appliqués de manière inégale dans la région et le calendrier de lancement de la monnaie unique a été repoussé à plusieurs reprises. Cependant, le retrait éventuel du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté constitue la plus grande menace pour l’intégration monétaire régionale.

<strong><em>« Nous devons donc renforcer nos relations en réunissant toutes les parties prenantes pour les informer des défis et voir comment les résoudre. »</em></strong>

La décision des trois pays découle de l’opposition régionale à leurs coups d’État respectifs. L’impression que les coups d’État deviennent plus fréquents en Afrique est un peu exagérée, mais il ne fait aucun doute qu’il existe un problème particulier au Sahel, où le sous-développement et l’activité militante, en grande partie liée à Al-Qaïda et à l’État islamique, sont alimentés par l’effet boule de neige du changement climatique.

La CEDEAO a réagi de manière incohérente aux coups d’État passés, mais elle a adopté une ligne plus dure ces dernières années, imposant des sanctions au Mali et au Niger en particulier.

Certains États membres ont même menacé d’intervenir militairement au Niger. La CEDEAO n’a pas donné suite à cette menace, mais cette action a incité les trois pays à créer un pacte de défense mutuelle appelé l’Alliance des États du Sahel (ASS) en septembre.

Outre le fait que la CEDEAO conteste la légitimité des nouveaux dirigeants militaires, les trois gouvernements étaient mécontents de l’incapacité des autres États d’Afrique de l’Ouest à tenir leurs promesses de fournir des troupes pour aider à la lutte contre le terrorisme.

L’adhésion des trois pays à la CEDEAO a été suspendue, les autres gouvernements d’Afrique de l’Ouest exigeant leur retour à un régime démocratique. Toutefois, à l’annonce de leur retrait du bloc, la CEDEAO a réagi en levant la plupart des sanctions imposées au Niger, y compris le gel des avoirs de la Banque centrale, « pour des raisons humanitaires », a déclaré un porte-parole. Les sanctions imposées à certains Maliens ont également été levées.

Cependant, certaines sanctions restent en place et les relations demeurent tendues. Rien n’indique qu’ils ont l’intention d’accélérer le retour à un régime civil.

<strong>Tourner le dos à la France</strong>

« Nous sommes en train de tracer une ligne dans le sable. Il y a une contagion et si nous n’arrêtons pas résolument ce qui s’est passé là-bas, nous risquons de nous retrouver dans une situation de crise. Il y a une contagion et si nous n’arrêtons pas résolument ce qui s’est passé là-bas, quel sera le prochain pays ? », explique Abdel-Fatau Musah, commissaire de la CEDEAO chargé des affaires politiques, de la paix et de la sécurité.<img class="alignright size-medium wp-image-3061605" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/04/CEDEAO-1-300x246.jpg" alt="" width="300" height="246" />

Les dirigeants militaires du Niger ont déclaré qu’ils souhaitaient attendre jusqu’à trois ans pour une transition vers un régime civil. Le gouvernement militaire du Mali s’était engagé à organiser des élections en février, mais cette date a été reportée indéfiniment, Bamako estimant que la sécurité doit être prioritaire par rapport à la tenue d’élections.

Les trois pays se sont progressivement éloignés de l’ancienne puissance coloniale qu’est la France et ont cherché à obtenir le soutien de la Russie. Malgré ses capacités limitées en raison de la guerre en Ukraine, Moscou a répondu positivement, en faisant don de 25 000 tonnes de blé au Burkina Faso en janvier et en rouvrant son ambassade à Ouagadougou.

Malgré la rhétorique anti-française émanant de Niamey, le Niger a continué à exporter de l’uranium vers la France, qui a importé 1 440 tonnes d’uranium nigérien en 2022. La France dépend de l’énergie nucléaire pour plus de 60 % de son électricité, soit le taux le plus élevé au monde. Ce n’est peut-être pas une surprise étant donné que l’uranium représente 75 % de la valeur des exportations du Niger.

Les trois pays ne représentent que 8 % du PIB de la CEDEAO, qui s’élève à 702 milliards de dollars, de sorte que leur départ aurait un impact plus important sur leur propre économie que sur celle de la communauté dans son ensemble.

Le Niger, par exemple, dépend du Nigeria pour 80 % de ses échanges commerciaux. Le Mali et le Burkina Faso dépendent des ports d’Abidjan en Côte d’Ivoire et de Tema au Ghana en particulier pour la quasi-totalité de leurs échanges de marchandises et sont donc vulnérables d’un point de vue logistique en tant qu’États enclavés. En outre, les liaisons routières avec l’Afrique du Nord à travers le Sahara sont limitées et souvent dangereuses en raison de la présence de groupes armés.

<strong>Effets économiques</strong>

[caption id="attachment_3061606" align="alignleft" width="300"]<img class="size-medium wp-image-3061606" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/04/CEDEAO-effet-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /> Réunion des dirigeants de la CEDEAO, le 30 juillet 2023.[/caption]

D’ailleurs, les trois pays n’ont pas encore annoncé leur intention de quitter l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), qui utilise le franc CFA. Il leur serait difficile de la quitter, car ils n’auraient pas de monnaie alternative ni d’autres structures financières à mettre en place pour la remplacer. Cependant, la question se pose de savoir si les autres membres voudraient les expulser afin de renforcer les sanctions.

La crise remet en question la position des citoyens du Burkina Faso, du Mali et du Niger vivant dans le reste de la région, d’autant plus qu’ils sont plus de 5 millions rien qu’en Côte d’Ivoire. Les résidents de tout État membre de la CEDEAO ont le droit de voyager sans visa, de vivre et de travailler dans l’ensemble de l’Union, mais ces droits pourraient leur être retirés s’ils quittaient l’Union. Cela pourrait avoir de profondes répercussions sur de nombreux secteurs en Côte d’Ivoire, l’agriculture devant perdre une grande partie de sa main-d’œuvre, tandis que les envois de fonds chez eux affecteraient les revenus dans l’ensemble du Sahel.

L’augmentation des coûts de transport pourrait s’accompagner de l’imposition de droits de douane plus élevés sur les marchandises en provenance des trois États. Le directeur du département Afrique du FMI, Abebe Aemro Selassie, considère que les effets négatifs seraient principalement ressentis dans les trois pays eux-mêmes.

« Bien entendu, ces pays sont enclavés et doivent déjà faire face à de nombreux coûts de transaction dans le cadre de leurs échanges avec le reste du monde, et risquent à présent de devoir faire face à des coûts de transaction encore plus élevés », a-t-il expliqué.

<strong>Le poids du Nigeria</strong>

Comme pour toutes les communautés économiques régionales africaines, les ambitions de la CEDEAO ont toujours été bien plus grandes que ses réalisations. Ses objectifs en matière d’intégration commerciale, monétaire et financière sont louables mais difficiles à atteindre dans une région qui présente d’importants déséquilibres en termes de taille des populations et des économies nationales.

Le Nigeria représente 67 % du PIB de la CEDEAO et la politique monétaire d’Abuja est largement déterminée par l’orientation des prix internationaux du pétrole, ce qui signifie que ses priorités en matière d’inflation et de taux d’intérêt ne seront pas les mêmes que celles des pays qui dépendent de l’agriculture.<img class="alignright size-medium wp-image-3052169" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/02/AES-300x183.jpg" alt="" width="300" height="183" />

En outre, le Nigeria, le Ghana et la Côte d’Ivoire abritent collectivement 67 % de la population de la région, soit environ 350 millions d’habitants. En revanche, les cinq économies les plus petites représentent moins de 2 % du PIB et les six pays les moins peuplés ne comptent que 7 % des habitants de la région.

Malgré ces défis, des progrès ont été réalisés dans l’intégration des systèmes de paiement, mais il faut aller plus loin dans l’intégration des marchés de capitaux, de la dette intérieure et de l’identification unique des banques.

Le directeur général de l’Institut monétaire ouest-africain (IMAO), Olorunsola Olowofeso, expliquait en septembre 2023 que tous les États membres de la CEDEAO étaient désireux de lancer la nouvelle monnaie unique prévue, l’éco.

À l’origine, l’éco devait être lancé dans le cadre de l’union monétaire et monétaire avant la fin de 2020, mais les États membres étaient loin d’avoir atteint les critères de convergence en matière d’inflation et de ratio dette publique/PIB. Un nouveau calendrier a donc été convenu en 2021, la nouvelle monnaie devant être lancée d’ici 2027.

Cet objectif semblait ambitieux avant même le départ du Burkina Faso, du Mali et du Niger en raison de l’instabilité de l’économie mondiale, notamment des niveaux élevés d’inflation et de taux d’intérêt à l’échelle mondiale. Il est logique d’attendre que les politiques monétaires et les mesures convergent, mais cela ne semble pas probable à court terme.

<strong>Difficile intégration</strong>

Olorunsola Olowofeso a appelé les gouvernements nationaux à travailler ensemble pour harmoniser leurs réglementations et leurs institutions, un processus que la BAD a proposé de soutenir. Ajoutant néanmoins : « Tout le monde doit être sur le pont pour y parvenir. Nous devons donc renforcer nos relations en réunissant toutes les parties prenantes pour les informer des défis et voir comment les résoudre. »

Les avantages d’une plus grande intégration financière dans la région, avec ou sans monnaie commune, sont énormes. Une plus grande discipline macroéconomique rendrait les économies plus robustes face aux chocs extérieurs, tout en stimulant le commerce régional et les flux d’investissement.

En 2021, le FMI a fait valoir que l’existence d’une monnaie unique en Afrique de l’Ouest, avec une Banque centrale forte, aurait pu aider la région à mieux résister à l’impact économique de la pandémie de Covid-19. Cet accord pourrait également « servir de point d’ancrage pour les prévisions d’inflation dans la zone et de catalyseur pour des réformes bénéfiques des marchés du travail et des produits », a déclaré le FMI.

[caption id="attachment_3061607" align="alignright" width="300"]<img class="size-medium wp-image-3061607" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/04/Banque-centrale-Nigeria-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /> La Banque centrale Nigeria[/caption]

Les antécédents de l’UEMOA, majoritairement francophone, pourraient faciliter une intégration économique plus large en raison de leur expérience en matière de coopération monétaire et de l’utilisation d’une monnaie unique. Toutefois, le succès relatif de l’UEMOA pourrait rendre les États membres réticents à passer à un nouveau système, en particulier à un système qui pourrait être dominé par le Nigeria. Dans le même temps, Abuja pourrait être réticent à l’idée de céder le contrôle monétaire à une organisation régionale. La crise du Sahel est un obstacle majeur à l’intégration économique de la CEDEAO, mais ce n’est pas le seul.

&nbsp;

<strong>@NA</strong>

<strong>magazinedelafrique.com/</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cédéao : quelles voies pour une sortie de crise ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-quelles-voies-pour-une-sortie-crise-3060702.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Apr 2024 12:12:32 +0000</pubDate>
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<content:encoded><![CDATA[<header class="sc-gfrIVq irwuHz">
<p class="sc-ivDvhZ iBEcrE sc-bYUneI clArVt sc-kMbQoj bDRlQg sc-cCIIiH kgqfmn sc-bjKBMW kJpCAk teaser-text"><strong>Avec la multiplication des coups d'Etat militaires en Afrique de l'Ouest, ou encore la violation de la limitation des mandats présidentiels, la Cédéao, a vu son action critiquée depuis plusieurs années.</strong></p>

</header><section class="sc-jeLqXL cBxYKG in-line closed" data-tracking-name="sharing-icons-inline">
<div class="always-visible">
<div class="sc-ivDvhZ iBEcrE sc-iJfdHH djgAGb sc-ezGUZh kTEIUz sc-iAfmwU gMPYoa sc-dPOtYP bVdwrv sc-hTJqdO iyFlHB sc-iiovBS sMAUj more-icon icon" title="Afficher plus d'applications" role="button" aria-expanded="false">

Les hésitations ou, à l'inverse, la brutalité des sanctions économiquesde la Cédéao ont montré une organisation régionale mal aimée et trop faible pour résoudre les crises politiques.

Sa dernière mission au Togo, cette semaine, vient renforcer ce sentiment. Le Togo est secoué par une crise politique depuis l'adoption, le 25 mars, d'une nouvelle Constitution qui change l'actuel régime présidentiel en régime parlementaire.

Dans un premier communiqué, la Cédéao parlait d’une mission exploratoire et affirmait que la mission devait aborder "les derniers développements dans le pays avant les élections législatives et régionales du 29 avril 2024 ". En clair, il s’agissait aussi de parler de la nouvelle Constitution controversée. L'opposition affirmant qu'elle permettra au président togolais de se maintenir au pouvoir.

Dans le second communiqué du 16 avril, l'organisation sous-régionale indique qu’il s’agit finalement d’une mission d'information qui s'inscrit "dans la perspective des élections législatives et régionales".

La Cédéao a donc corrigé en affirmant qu'elle était sur place uniquement pour discuter des élections législatives du 29 avril. Un revirement que certains considèrent comme un aveu de faiblesse.

<strong>L'impact des coups d'Etat</strong>
Pendant longtemps, la Cédéao a été considérée comme l'une des organisations régionales la plus développées institutionnellement en Afrique. Mais c'était avant les coups d'Etat militaires au Mali, au Burkina Faso, au Niger et en Guinée.

Depuis, l'organisation semble manquer d'autorité, de légitimité et d'outils d'intervention efficaces. Les problèmes de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest sont devenus clairement visibles lorsque le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont annoncé leur retrait de l'institution, en janvier 2024.

Une réintégration de ces trois pays au sein de la Cédéao est considérée comme très improbable par la plupart des observateurs politiques de la région.

Le politologue nigérien Dicko Abdourahamane se montre par exemple pessimiste quant aux possibilités d'une réintégration des trois Etats, surtout que ceux-ci disposent désormais de leur propre organisation alternative : l'Alliance des Etats du Sahel (AES).

" Si le Niger, le Burkina Faso et le Mali acceptaient de revenir au sein de la Cédéao, c'est comme s'ils tournaient le dos à cette nouvelle orientation politique, à ce nouveau projet politique qu'on appelle l'AES, qui est une alternative à la Cédéao. Ces pays peuvent accepter de revenir, mais au nom de l'AES" explique Dicko Abdourahamane.
<div class="sc-ivDvhZ iBEcrE sc-ilpitK eqflEz sc-jIJgYh fNjber sc-gXCJSa laAjLu sc-bouBDN ihKGDI rich-text">
<h2>Réformer pour survivre</h2>
Outre le retrait des pays sahéliens, le nouveau président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, élu en mars, a émis des souhaits de "changements radicaux au sein de la Cédéao" et n'exclut pas non plus d'abandonner le franc CFA .

Dans ce contexte incertain, selon l'éditorialiste sénégalais Hamidou Sagna, <a class="internal-link" href="https://www.dw.com/fr/avenir-de-la-cedeao-apr%C3%A8s-retrait-mali-niger-burkina-faso/a-68115433">la survie de la Cédéao ne sera possible qu'à certaines conditions.</a>

Selon lui "<em>si on met en avant d'abord le concept de démocratie et ensuite le concept d'économie, si on parvient à réaliser ce lien cohérent, alors, il est possible d'envisager une Cédéao réformée et solide au service des Etats et des populations.</em>”

"<em>La Cédéao n'aura d'avenir que si ses pays membres réfléchissent à l'esprit du panafricanisme et s'unissent</em>", estime pour sa part Carlos Pereira, analyste politique et activiste en Guinée-Bissau. Selon lui, la coopération et l'intégration sont plus que jamais importantedans la région.

</div>
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<div class="copy-button-wrapper closed"> Source: https://www.dw.com/fr</div>
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<item>
<title>« Consolider les acquis et corriger les faiblesses » : Diomaye Faye appelle à une réforme de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/consolider-les-acquis-et-corriger-les-faiblesses-diomaye-faye-appelle-a-une-reforme-de-la-cedeao-3058634.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Mar 2024 17:35:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>(Agence Ecofin) - La déclaration du tout nouveau président sénégalais intervient dans un contexte critique pour l'organisation régionale, confrontée à des défis inédits, caractérisés par des tensions politiques, des crises sécuritaires et l'intention de trois de ses États membres de s'en détacher.</strong>

Le nouveau chef de l'Etat sénégalais, Bassirou Diomaye Faye (photo), a marqué le début de son mandat par un appel à la réforme au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l'Ouest (CEDEAO), dans sa déclaration officielle face à la presse.

Le vainqueur de l’élection présidentielle a souligné l'importance de consolider les acquis du processus d'intégration de la CEDEAO, tout en plaidant pour une réévaluation critique des faiblesses. « Je lance un appel à nos frères et sœurs africains pour qu’ensemble nous consolidions les acquis obtenus dans le processus de construction de l’intégration de la CEDEAO, tout en corrigeant les faiblesses et en changeant certaines méthodes, stratégies et priorités politiques ».

Sa prise de position arrive à un moment crucial où l'organisation régionale fait face à des défis sans précédent, marqués par des tensions politiques, des crises sécuritaires et la volonté affichée par trois de ses membres de lui tourner le dos.

En lançant cet appel à la réforme de la CEDEAO, Diomaye Faye s'inscrit dans une démarche de leadership régional, une tradition sénégalaise renforcée sous l’ère Macky Sall. Pour rappel, le Sénégal, en accord avec les orientations de la CEDEAO, avait affirmé sa volonté de participer à une éventuelle intervention militaire au Niger, à la suite du coup d'État du 26 juillet 2023. La ministre sénégalaise des Affaires étrangères d’alors, Aïssata Tall Sall, avait fait savoir que cette décision répondait aux engagements internationaux du Sénégal envers la CEDEAO.

Parallèlement, s’adressant à la communauté internationale, Diomaye Faye a assuré que son pays restera un « pays ami, un allié sûr et fiable » pour tous les partenaires « respectueux ».

En attendant les résultats définitifs, le triomphe de Diomaye Faye dès le premier tour de l’élection présidentielle, salué par Amadou Ba, candidat du pouvoir, ainsi que le président sortant Macky Sall, ouvre un nouveau chapitre pour le Sénégal. Le vainqueur de l’élection présidentielle s’est « engagé à gouverner avec humilité, dans la transparence » et à œuvrer pour « la réconciliation nationale […], la refondation des institutions ».

<strong>Source: https://www.agenceecofin.com/</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sénégal / Présidentielle : La CEDEAO va déployer une mission d’observation</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/senegal-presidentielle-la-cedeao-va-deployer-une-mission-dobservation-3057568.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 17 Mar 2024 18:07:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- Dirigée par l’ancien sous-secrétaire général des Nations unies, le Nigérian Ibrahim Agboola Gambari.</strong>

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) va déployer une mission d’observation électorale de 130 membres au Sénégal, lors du scrutin présidentiel du 24 mars courant, a annoncé l'organisation sous-régionale dans un communiqué publié samedi sur son site officiel.

La mission sera dirigée par l’ancien sous-secrétaire général des Nations unies et ancien ministre nigérian des Affaires étrangères, Ibrahim Agboola Gambari, précise la même source.

"Conformément à l'article 12 et d'autres dispositions pertinentes du Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance (2001), et des autres instruments régionaux et internationaux pertinents, la Commission de la CEDEAO déploiera dans le cadre de la tenue de l'élection présidentielle du 24 mars 2024 au Sénégal, une forte délégation de 130 observateurs sous la direction de son excellence le professeur Ibrahim Agboola Gambari", indique le communiqué.

Tout en se félicitant de la promulgation de la loi d'amnistie, la Commission affirme sa détermination à "soutenir le peuple sénégalais dans ses efforts de réconciliation nationale et de consolidation démocratique".

Elle appelle "toutes les parties prenantes du processus électoral" à donner "la priorité à la tolérance, à la paix et à la réconciliation à travers des propos et des actes pacifiques".

Pour rappel, le Conseil constitutionnel sénégalais avait confirmé, le 7 mars courant, la tenue de la présidentielle à la date du 24 mars, tel que annoncé par le président de la République, Macky Sall.

Jeudi dernier, le leader du parti d'opposition sénégalais, Patriotes africains du Sénégal pour le travail l'éthique et la fraternité ( Pastef / Parti dissous), Ousmane Sonko, et son lieutenant, Bassirou Diomaye Faye, ont été libérés de prison dans la soirée. La libération de Sonko et de Faye fait suite à la promulgation par Macky Sall de la loi d'amnistie générale votée par le Parlement le 7 mars courant. Cette loi a, en effet, effacé tous les faits correctionnels et criminels liées aux manifestations politiques survenues au pays entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO signe un accord avec un pays européen</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-signe-un-accord-avec-un-pays-europeen-3057478.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 16 Mar 2024 21:45:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La coopération internationale demeure un pilier essentiel dans la construction d'un monde pacifique et prospère. C'est dans cette optique que le mardi 12 mars 2024, la Commission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a accueilli une délégation de hauts fonctionnaires espagnols dirigée par Diego Martinez Belío , Secrétaire d'État aux Affaires étrangères du Royaume d'Espagne, pour la signature d'un protocole d'accord historique.</strong>

Cette cérémonie marque un pas significatif dans les relations entre la CEDEAO et l'Espagne, renforçant ainsi leur partenariat stratégique pour la paix et le développement dans la région. Dans son discours d'ouverture, le Dr Omar Alieu Touray , Président de la Commission de la CEDEAO, a exprimé sa profonde gratitude envers l'Espagne pour son engagement continu dans le développement des infrastructures énergétiques, agricoles, et pour son implication dans les questions de genre au sein de la région ouest-africaine.

Il a également salué l'initiative du projet « CEDEAO-Espagne Femmes, Paix et Sécurité », soulignant l'importance cruciale de promouvoir la paix et la sécurité pour assurer la stabilité et le développement durable dans la région. De son côté, M. Diego Martinez Belío a souligné l'importance du protocole d'accord signé, qui comprend une contribution financière volontaire de 2 565 millions d'euros.

Cette contribution vise à renforcer les institutions de la CEDEAO, à soutenir le Centre de développement du genre de la CEDEAO, ainsi qu'à promouvoir la sécurité alimentaire à travers la mise en œuvre d'une stratégie régionale innovante. Un élément clé de cette stratégie est la création de 90 cantines scolaires, qui garantiront une alimentation sûre à près de 24 000 élèves, principalement dans les zones rurales et transfrontalières de la région ouest-africaine.

Par ailleurs, la signature du protocole d'accord a été suivie par le lancement officiel du programme « Femmes, Paix et Sécurité », démontrant ainsi l'engagement commun de la CEDEAO et de l'Espagne à promouvoir l'autonomisation des femmes et à renforcer leur rôle dans la consolidation de la paix et de la sécurité régionale. En outre, le lancement de la formation en langue espagnole pour le personnel de la CEDEAO témoigne de la volonté des deux parties de renforcer leurs liens institutionnels et culturels.

<strong>Source: https://lanouvelletribune.info/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Gestion de la transition au Mali : Younouss Hamèye Dicko déplore « l’absence de présentation de plan de sortie de la CEDEAO aux Maliens…</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/gestion-de-la-transition-au-mali-younouss-hameye-dicko-deplore-labsence-de-presentation-de-plan-de-sortie-de-la-cedeao-aux-maliens-3056805.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/gestion-de-la-transition-au-mali-younouss-hameye-dicko-deplore-labsence-de-presentation-de-plan-de-sortie-de-la-cedeao-aux-maliens-3056805.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Mar 2024 08:09:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le 28 janvier dernier, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, ont décidé de se retirer, sans délai, de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Selon l’Alliance pour une Transition Intelligente et Réussie (ATIR), un regroupement de  partis politiques, d’associations et des mouvements, elle a « constaté une absence de présentation de plan de sortie de la CEDEAO aux Maliens, aux entrepreneurs et au secteur privé.» Le regroupement présidé par le Pr. Younouss Hamèye Dicko invite donc le gouvernement, dans son entièreté, à procéder à ce travail de prévision, et à passer à l’étape de sensibilisation intense et de soutien de tous les acteurs dans leurs domaines respectifs.

Dans un communiqué rendu public, le samedi 9 mars 2024, dont nous avons reçu une copie, l’Alliance pour une Transition Intelligente et Réussie (ATIR) se prononce sur l’actualité malienne. « Face à l’inflation et à la difficulté de vie, c’est suite à une grande réflexion et une profonde interrogation que nous avons constaté une absence de présentation de plan de sortie de la CEDEAO aux Maliens, aux entrepreneurs et au secteur privé ! », lit-on dans le document du regroupement présidé par le Pr. Younouss Hamèye Dicko. Selon ATIR, le gouvernement, dans son entièreté, doit « procéder à ce travail de prévision », et de « passer à l’étape de sensibilisation intense et de soutien de tous les acteurs dans leurs domaines respectifs. » « Quant au peuple malien, il soutient toujours en intensité et dans la durée ce que son gouvernement entreprend et que, lui, le peuple comprend entièrement ! », précise ATIR.

Concernant le dialogue inter-maliens en préparation au Mali, le regroupement invite les autorités à en mesurer la gravité et l’importance. « En effet, des futures conclusions du dialogue dépendent notre avenir en tant que Nation et Etat, la réputation du Mali à résoudre de manière inclusive et pacifique nos problèmes, notre maturité, notre dignité ! L’implication totale de l’état ne doit faire défaut à aucun niveau du processus », indique le communiqué.

Quid de la suspension de l’AEEM ? Selon ATIR, c’est avec une colère retenue qu’elle constate que l’espace scolaire et estudiantin est devenu un lieu corrompu où les armes de guerre circulent et le meurtre d’étudiants est devenu courant. « Le gouvernement a eu raison de suspendre l’AEEM qui n’a plus, en l’état, le droit d’exister. ATIR pense que l’AEEM doit être vigoureusement assainie afin de permettre de mettre en place une association estudiantine uniquement au niveau universitaire comme dans le reste du monde », précise le communiqué.

Concernant la crise énergétique que traverse le pays, ATIR appelle les autorités de la transition à fortement se pencher sur la « réelle menace que représente le manque d’énergie et mettre en place un réel plan de développement énergétique, sur 15 à 25 ans, prenant en compte les énergies renouvelables (eau, vent, soleil, biomasse et hydrogène). »

Selon ATIR, l’opportunité que représente l’Alliance des Etats du Sahel (AES) est vitale pour les objectifs stratégiques du Mali sur tous les plans et que toute ambition de développement ou de souveraineté.

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<strong>M.K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali sur la question des relations futures avec les pays de la CEDEAO</title>
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<pubDate>Sun, 03 Mar 2024 07:44:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que le Mali a quitté la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), son chef de la diplomatie, Abdoulaye Diop, a évoqué les relations futures de son pays avec l’organisation.</strong>

Pour Abdoulaye Diop, les relations futures entre le Mali et la CEDEAO devraient restées conviviales. Il estime que le Mali travaille à trouver de nouvelles voies pour coopérer avec les États membres de l’organisation régionale ouest africaine. Diop rappelle, cité par Sputnik, que tous les les pays de la région restent liés et interdépendants.

« Il faudra que dans un cadre bilatéral ou autre, nous mettions en place d’autres types d’arrangements qui nous permettront de pouvoir commercer, de pouvoir vivre ensemble », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à l’agence de presse russe Sputnik lors d’une mission à Moscou cette semaine.

Le Mali a décidé avec le Niger et le Burkina Faso, de quitter la CEDEAO dénonçant le fait que l’organisation est devenue une menace pour leur pays respectif. Une référence faite au fait que la CEDEAO a envisagé à un moment donné, d’attaquer le Niger pour restaurer le pouvoir aux mains de Mohamed Bazoum qui venait d’être évincé par l’armée.

Aussi, les sanctions contre ces pays lors des coups d’Etat et les accusations d’une trop grande influence étrangère sur l’organisation, ont poussé les trois pays à se retirer. Après que la CEDEAO a levé les sanctions, le ministre malien des affaires étrangères a refusé de commenter cela soulignant qu’il ne peut pas commenter des actions d’une organisations à laquelle son pays n’appartient pas.

Source: afriquemedia.tv]]> </content:encoded>
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<title>Retrait décide par les trois pays de l&amp;apos;AES Les mises en garde de la CEDEAO</title>
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<pubDate>Sat, 02 Mar 2024 01:47:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les chefs d'Etat et de gouvernement de la Cédéao, se sont réunis en sommet extraordinaire, le 24 février à Abuja, sous la présidence de S.E. Bola Ahmed Tinubu, président de la République Fédérale du Nigeria et Président en exercice de la Conférence de la Cédéao. Des mesures de levée de sanctions ont été prises concernant la Guinée, le Mali et le Niger, mais en même temps, des mises en garde ont été adressées aux pays de l'AES concernant les conséquences multiformes de leur dévcision de se retirer de la Cédéao.</em></strong>

a situation politique, de paix et de sécurité dans la sous-région était l'objet de cette rencontre. Du communiqué final rendu public à la fin de la rencontre, il ressort que les débats ont été facilités par des mémorandums du Président en exercice de la Conférence, le Président du Nigeria, Ahmed Bola Tinubu. C'est ainsi que les chefs d'Etat et de gouvernement ont eu "des discussions approfondies" sur les "derniers développements dans la région" et deux dossiers ont le plus retenu l'            attention : ma situation au Niger et la notification faite de retrait de la Cédéao faite par le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Les sanctions imposées au Niger ont été levées, en tenant compte de plusieurs paramètres dont la période de carême et le Ramadan qui approche, en plus de l'appel lancé aux chefs des Etats-membres de la Cédéao par le Général Yakubu Gowon, ancien chef d'Etat du Nigeria et Père fondateur de la Cédéao, ainsi que des plaidoyers de plusieurs personnalités et organisations.

En ce qui concerne la décision prise par le Burkina Faso, le Mali et le Niger de se retirer de la Cédéao, la Conférence des chefs d'Etat a fait des mises en garde sur les conséquences qui en découleraient.

Aux plans politique et sécuritaire, le retrait de ces trois pays va fragiliser la région en termes de sécurité notamment en matière d'échanges de renseignements et de " participation aux efforts d'initiative régionale telles que l'Initiative d'Accra et la Force Mixte de la Cédéao ", non sans rappeler que les trois pays ont bénéficié de 100 millions de dollars mobilisés par l'Uémoa dans le cadre du Plan d'action de la Cédéao dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. La Conférence met en garde contre le risque <em>"d'isolement diplomatique et politique sur la scène internationale om les pays ont reçu un soutien de bloc pour leurs candidats et leur candidature pour des postes internationaux au sein de l'Union Africaine, des Nations-Unies et d'autres organismes similaires".  </em>

Les trois pays ont été aussi mis en garde contre les implications socio-économiques, notamment parce que <em>"le retrait affectera automatiquement le statut d'immigration des citoyens qui devront peut-être obtenir un visa pour voyager dans la région"</em>, précise le communiqué de la Cédéao qui ajoute : <em>"Les citoyens pourront ne plus être en mesure de résider ou de créer des entreprises dans le cadre des accords de la Cédéao et pourraient être soumis à diverses lois nationales".</em>

En plus, le passeport Cédéao, la carte d'identité biométrique Cédéao et l'assurance Cédéao ne pourront plus être utilisés dans la région par les ressortissants des trois pays.

Au plan économique, la Conférence de la Cédéao met en garde sur la réduction du marché de la Cédéao même si les trois pays ne constituent que 10% du PIB, comme précisé par le communiqué. L'une des conséquences directes du retrait des trois Etats de la Cédéao sera la perturbation directe du commerce intracommunautaire "<em>en particulier le commerce de produits non transformés tels que le bétail, les poissons, les plantes, les produits agricoles, les produits minéraux et les produits artisanaux traditionnels ainsi que les produits industriels d'origine communautaire". </em>

A tout ceci, il faut ajouter les conséquences liées à la suspension éventuelle, voire l'arrêt de programmes communautaires dont bénéficient le Burkina Faso, le Mali et le Niger où la BID a actuellement 27 projets en cours (Burkina 9, Mali 8 et Niger 10) et un total de 20 projets du secteur privé : Burkina 5, Mali 13 et Niger 2. <em>"Ces projets sont collectivement évalués à environ 321 634 253 USD dont les projets du secteur public représentent 38,1% et les projets du secteur privé 61,9%"</em> rappelle la Cédéao.

S'y ajoute qu'au plan institutionnel, le retrait nécessitera la fermeture de 4 entités régionales au Burkina Faso, 2 au Mali et un Bureau régional au Niger. Cette fermeture a comme corollaire des pertes d'emplois.

Un paquet de mise en garde qui appelle, évidemment des réponses pertinentes de la part des autorités des trois pays (Burkina, Mali et Niger) pour rassurer les populations de l'existence d'alternatives crédibles.

<strong>Amadou Diarra</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sommet d’Abuja : Ne pas céder aux chants de sirènes</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sommet-dabuja-ne-pas-ceder-aux-chants-de-sirenes-3055505.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Feb 2024 12:46:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>En levant les sanctions contre le Niger, le Mali et le Burkina Faso, l’organisation sous-régionale a fait preuve d’un manichéisme sans précédent, lors du Sommet d’Abuja du 24 février dernier. Elle a alerté sur ‘’les lourdes conséquences’’ du retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Quid des avantages au profit de l’Aes ? Omerta totale.</em>

Réunis samedi 24 février 2024 à Abuja, les Chefs d’Etat et de gouvernement de la Cédéao ont réexaminé la situation dans la sous-région, particulièrement le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de l’organisation. A l’issue de ce sommet extraordinaire, ils ont levé plusieurs sanctions contre les trois pays et leur ont demandé de ‘’reconsidérer leur décision’’. Ils ont aussi alerté sur ‘’les lourdes conséquences’’ économiques et sociales qui découleront de ce retrait à leur désavantage.

A écouter Omar Alieu Touray, président de la Commission de la Cédéao, le retrait affectera la coopération sécuritaire dans le partage des renseignements et la participation dans les initiatives régionales de lutte contre le terrorisme. Selon le communiqué final lu en anglais par ses soins, le retrait conduira à l’isolement politique et diplomatique des 3 pays sur la scène internationale. Il aura un effet immédiat sur le statut d’immigration des citoyens qui seront désormais contraints à chercher des visas pour voyager dans l’espace Cédéao.

Plein d’avantages à perdre….

Ils ont égrené plein d’avantages que l’Aes devrait perdre tout en occultant les profits qu’il pourrait engranger: ‘’ces pays cesseront d’utiliser les passeports et les cartes nationales d’identité biométrique de la Cédéao ainsi que l’assurance automobile’’. Ils perdront des projets et programmes régionaux d’une valeur de près de 500 millions de dollars. Idem pour les projets financés par la Banque ouest-africaine de développement (Boad) et la Banque d’investissement et de développement de la Cédéao (Bidc). Cette dernière possède 47 projets dans les secteurs public et privé dans les trois pays, d’une valeur de 321,6 millions de dollars. Le cumul de ces différents montants s’élève à 821,6 millions de dollars, soit près de 500 milliards de FCFA.

Sur le plan institutionnel, le retrait occasionnera la fermeture de quatre entités régionales au Burkina Faso, deux au Mali et un au Niger. Il affectera l’emploi de plus de 100 personnes du staff de la Cédéao, dont 77 au Burkina Faso, 23 au Mali et 32 au Niger.

Comme le ridicule ne tue plus, la Cédéao invite les quatre Etats en transition, dont la Guinée à participer, aux réunions techniques et consultatives ainsi qu’à toutes les réunions liées à la sécurité.

Notons que la ville de Kidal a été libérée le 14 novembre 2023 sans aucun apport de la part de la Cédéao. Dans la zone des trois frontières, les terroristes sont constamment neutralisés, grâce à la mutualisation des efforts des forces de défense et de sécurité des trois pays membres de l’Aes. Qui dit mieux ?

Suite à la crise énergétique aigüe qui prévaut au Mali, le Niger s’est engagé à lui fournir des millions de litres de carburant tout en escortant les camions - citernes jusqu’au Burkina Faso. Dont les forces de sécurité prendront le relais jusqu’à la frontière malienne. Ce qu’on a omis de nous dire, c’est qu’à cause de sa présence au sein de la Cédéao, notre pays perdait au cordon douanier quelque 120 milliards de FCFA par an, selon le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou. Dr Lamine Kéita, économiste, a corroboré les dires du patron du département des finances.

En ligne de mire dans l’Aes, la perspective de rendre réelle la souveraineté monétaire en abandonnant le franc du nazisme, une diplomatie commune, une banque d’investissement, des projets structurants à l’instar des centrales solaires et nucléaires pour faciliter la fourniture d’électricité dans les trois pays, une compagnie aérienne commune….

<strong>Mohamed Koné</strong>

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<title>Bola Tinubu au sommet extraordinaire de la CEDEAO :  &amp;quot;Nous ne sommes pas l’ennemi&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/bola-tinubu-au-sommet-extraordinaire-de-la-cedeao-nous-ne-sommes-pas-lennemi-3055371.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 18:04:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En marge du double sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cédéao et l’Uémoa tenu à Abuja le samedi 24 février 2024,  le président en exercice de la Cédéao, Bola Ahmed Tinubu a déclaré que la Cédéao n’est pas l’ennemie des Etats de l’AES tout en exhortant ces pays à reconsidérer leur décision de quitter l’organisation.</em></strong>

Le Premier ministre de la Transition qui vient tout juste de quitter d’un repos médical de deux semaines a rencontré ce lundi 26 février 2024, les forces vives de la nation pour leur expliquer le bien-fondé de ce retrait de la Cédéao. Il a affirmé mordicus lors d’une prise de parole publique,  que la Cédéao a un dessein lugubre qui consistait clairement à mettre à genoux les pays de l’AES, à susciter des remous sociopolitiques, à provoquer des changements politiques, bref l’effondrement des trois États, pour satisfaire les intérêts de puissances étrangères, de puissances extracommunautaires et extra-africaines connues comme étant des sponsors notoires du terrorisme au Sahel.

Le week-end dernier, à Abuja, les dirigeants de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et ceux de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) étaient réunis pour un double sommet extraordinaire. Il s’agissait de répondre aux derniers développements urgents de la sous-région, notamment l’examen du document officiel détaillant le retrait annoncé  de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) sans délai.

Après l’examen de ces questions avec un sentiment d’unité et d’engagement pour le bien-être des populations de ces trois Etats, le président exercice de la Cédéao, Bola Ahmed Tinubu, a déclaré que la Cédéao n’est pas l’ennemie des Etats de l’AES comme le prétendent certains hauts responsables de l’alliance. Il a ensuite exhorté les dirigeants de l’AES à reconsidérer leur décision de quitter l’organisation.

<em>"J’exhorte ces trois Etats à reconsidérer leur décision de quitter notre groupe et à ne pas percevoir notre organisation comme une ennemie. Nous ne sommes pas l’ennemi"</em>, a déclaré Bola Tinubu, lors de l’ouverture de ce double sommet en appelant ainsi à l’unité face aux nombreux défis sécuritaires et économiques qui frappent de plein fouet l’espace.

<em>"L’heure de la sincérité et de l’introspection est venue. Il faut qu’on réexamine notre approche actuelle de la recherche de l’ordre constitutionnel dans ces quatre pays membres en proie à des crises politiques"</em>, a-t-il martelé.

Avec la tenue d’un tel discours, Tinubu essaye de redorer le blason de cette organisation qui est à la croisée des chemins et qui doit choisir entre le cynisme politique et le respect des peuples qu’elle est censée représenter.

Dans la foulée de ce sommet extraordinaire, les dirigeants de la Cédéao ont décidé également de lever avec effet immédiat certaines sanctions imposées au Niger au lendemain de la prise du pouvoir à Niamey par des militaires à leur tête le général de brigade Abdourahamane Tchiani.

A la lumière de tout cela, les pays de l’AES vont-ils reconsidérer leur position de quitter la Cédéao ? La prise de parole des trois porte-paroles du Mali, Burkina et le Niger seront naturellement scrutés à la loupe dans les jours et semaines à venir.

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

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<title>Levée des sanctions contre le Niger et main tendue à l’AES :  La CEDEAO pourra&#45;t&#45;elle sauver ce qui reste de ses meubles ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/levee-des-sanctions-contre-le-niger-et-main-tendue-a-laes-la-cedeao-pourra-t-elle-sauver-ce-qui-reste-de-ses-meubles-3055250.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 11:00:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour un peu, on ne croirait pas entendre les mêmes ! Qui ? </strong><strong>Ceux-là mêmes qui avaient tiré sur la corde, fin juillet-début août 2023, pour que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) prenne des sanctions économiques, commerciales et financières drastiques contre le Niger suite au putsch du général Abdourahamane Tiani qui a renversé le président démocratiquement élu, Mohamed Bazoum.</strong>

Le Samedi 24 février dernier, lors du double sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) tenu à Abuja, on aurait cru, en effet, que les procureurs d’antan sont devenus subitement les avocats des pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) qui ont annoncé leur retrait « sans délai » de l’organisation sous-régionale.

Que le Togolais Faure Gnassingbé, qui a toujours fait partie des modérés et, pris son bâton de pèlerin pour rapprocher les différentes positions, affirme que la CEDEAO « <em>doit changer de méthode</em> », cela se comprend très aisément.

Mais que le Sénégalais Macky Sall dénonce des « <em>ingérences extérieures </em>», ou que le Béninois Patrice Talon parle de « <em>CEDEAO des peuples</em> », voilà qui étonne.

« <em>La CEDEAO ne doit pas être perçue comme ennemie par le Burkina Faso, le Mali et le Niger</em> ». Que penser de cette exhortation de l’hôte du sommet, le Nigérian Bola Tinubu, celui-là même qui était prêt à lever une grande armée pour aller bouter la soldatesque hors du palais présidentiel nigérien?  Renversant, tout cela !

C’est que, quitte à se dédire, à avaler des couleuvres et boire le calice du reniement jusqu’à la lie, la communauté ouest-africaine était prête à tout pour ramener dans la famille ses désormais ex-membres qui l’accusent, entre autres, de s’être « <em>éloignée des idéaux de ses pères fondateurs et du panafricanisme</em> ».

<strong> La CEDEAO ou l’art de se faire hara-kiri</strong>

Et c’est donc sans surprise que les prestigieux convives du 101, Yakubu Gowon Crescent, du nom de l’un des pères fondateurs de la CEDEAO, ont décidé de lever « <em>avec effet immédiat</em> », la quasi-totalité des sanctions contre le pays d’Hamani Diori : finie la fermeture des frontières terrestres, fini le blocus énergétique, fini le blocage des transactions financières et bancaires, finie la suspension des vols commerciaux au départ et à l’arrivée du Niger.

Arrière toute, pour des raisons religieuses (le carême en cours et le Ramadan à venir) et surtout humanitaires.

Ainsi donc, en prenant ce train de mesures coercitives il y a de cela six mois, les vigies du Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance ignoraient que cela affecterait durement des populations déjà en proie à une pauvreté massive.

On a beau exciper de tous les motifs, prétextes et autres échappatoires, ce double salto arrière de la CEDEAO sonne comme une victoire diplomatique et politique pour le Burkina Faso, le Mali et le Niger qui obtiennent ainsi le beurre et l’argent du beurre, pour ne pas dire le retrait de la CEDEAO et les bénéfices du retrait dans la mesure où finis les rappels à l’ordre pour un quelconque calendrier des transitions en cours. On ne peut que saluer ce démantèlement des sanctions dans la mesure où ce sont les petites gens qui en souffrent toujours mais jamais les dirigeants qui ne connaissent pas toujours le prix du litre d’essence ou de l’huile et encore moins celui du kilo de riz ou du kilowatt/heure.

Car, panafricanisme pour panafricanisme, anti-impérialisme pour anti-impérialisme,<strong> </strong>c’est connu, « <em>la révolution ne supprime pas les privilèges, elle se borne à changer les privilégiés</em> », comme le disait à juste propos Philippe Bouvard. En tout temps et en tout lieu, on gouverne toujours avec parents, amis et connaissances.

Si l’objectif, quand bien même louable, de Bola Tinubu et ses pairs est d’éviter l’implosion de l’espace communautaire, on se demande si au finish la CEDEAO ne vient pas de se faire hara-kiri.

In fine, il faut craindre que la lecture du communiqué final de ce double sommet extraordinaire ait résonné pas comme le chant du cygne. Autrement dit, lâcher du lest suffira-t-il à ramener au bercail des régimes qui ont clamé à la face du monde l’irréversibilité de leur décision souveraine et du moment où ils n’en sont plus membres, n’auront plus à se soucier des diktats de la CEDEAO sur le retour à une vie constitutionnelle normale, par exemple ?

Chacun d’eux pourra désormais faire tout ce que bon lui semble, et ne serait-ce que pour cela, on peut raisonnablement douter qu’ils retournent dans le carcan d’une institution  complice d’un Occident impérialiste.

Et si c’était là l’une des raisons inavouées de ce divorce à l’AESienne ?

Maintenant, question ! Puisque l’expérience a montré que les coups d’Etat ne sont pas interdits mais qu’il faut juste les réussir, que ferait la CEDEAO s’il y a des putschs dans d’autres parties de l’Afrique occidentale ?

Va-t-elle se contenter d’en prendre acte au risque d’encourager de potentiels putschistes à oser des embuscades de palais ou bien va-t-elle à nouveau sanctionner au risque d’agrandir  le cercle de ceux qui veulent se retirer ?

<strong>La seule façon pour la CEDEAO de pouvoir encore relever la tête, c’est d’opérer sa mue</strong>

A vrai dire, cet assouplissement de la CEDEAO vis-à-vis du Niger, n’est pas une surprise, au regard de l’inefficacité des mesures drastiques imposées au pays, et des menaces de dislocation de l’instance sous- régionale depuis que le Mali, le Burkina Faso et le Niger justement, ont décidé concomitamment et avec fracas, de lui tourner le dos le 28 janvier dernier.

Reste à savoir si malgré cette magnanimité, la CEDEAO pourra encore sauver ce qui reste de ses meubles, et si son image sera redorée auprès des populations qui l’accusent, à tort ou à raison, de prendre contre elles des mesures inhumaines et d’agir sous le diktat de puissances étrangères, à la tête desquelles se trouve « <em>la France impérialiste</em> ». Rien n’est moins sûr, et ce rétropédalage du week-end dernier ne va pas l’absoudre pour autant, sans doute encore moins susciter le « <em>retour au bercail</em> » des trois dissidents qui doivent être en train de boire actuellement leur petit lait en multipliant les rebuffades, parce qu’ <em>« il n’y a rien en face</em> ».  Désormais, cette décision forcée de lever les sanctions les plus dures contre Niamey, fera office de jurisprudence, et pourrait ouvrir la voie ou la porte à une avalanche de coups d’Etat militaires, d’autant que les pays éventuels putschistes ne seront plus économiquement ostracisés. De ce fait, on pourrait assister malheureusement à une sorte de salto arrière dans l’Afrique de l’Ouest des années 80, quand n’importe quel galonné pouvait rêver d’être président, parce qu’il suffisait d’avoir la kalachnikov comme moyen de persuasion, et le tour était joué. Quoiqu’on dise, ce serait un grave recul pour les libertés individuelles et démocratiques, mais, on serait, en même temps, à l’abri de ces pouvoirs civils prétendument démocratiques qui tordent le cou aux textes pour se maintenir au pouvoir, sous le regard très souvent complice d’une CEDEAO laxiste et louvoyante. La seule façon pour l’Organisation sous-régionale de pouvoir encore relever la tête après ce but gag contre son camp face au Niger, c’est d’opérer sa mue à travers un aggiornamento qui la ramènerait à ses fondamentaux, c’est-à-dire uniquement à ses missions initiales d’intégration économique des pays membres de l’espace.

<strong>Les trois chefs d’Etat de l’AES pourraient passer à une autre étape dans la quête de la souveraineté totale</strong>

Car, il faut reconnaître qu’elle a commencé à se décrédibiliser depuis qu’elle a intégré le volet politique dans ses attributions, et s’est, plus d’une fois, fourvoyée en prenant des mesures à géométrie variable, sans tenir compte de l’intérêt des peuples pour lesquels elle est censée agir. Après avoir jusqu’ici tenu tête à « <em>l’impérialisme et à ses valets locaux</em> » incarnés par leurs pairs « <em>démocratiquement élus</em> », les trois chefs d’Etat de l’Alliance des Etats du Sahel pourraient passer à une autre étape dans la quête de la souveraineté totale, avec la possible création d’une monnaie commune, afin d’éviter que la BCEAO à laquelle leurs pays respectifs sont affiliés et qui est rattachée au Trésor français, ne soit instrumentalisée par la France pour les asphyxier financièrement, à chaque fois que la CEDEAO lève son épée, comme dans le cas du Niger. C’est possible, car n’oublions pas qu’en dehors des 14 pays qui utilisent le franc CFA en Afrique, chacun des 40 autres bat sa propre monnaie et ne se porte pas si mal. L’argument est peut-être simpliste et même spécieux, mais il est, de plus en plus, brandi pour semer le doute et la trouille dans les rangs de la CEDEAO, de l’UEMOA et de « <em>certaines puissances étrangères</em> » pour  les faire dégonfler comme des ballons de baudruche, à l’image de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest dans le cas du Niger.

On verra bien dans les mois à venir si les trois dirigeants de Bamako, Niamey et Ouagadougou oseront franchir le Rubicon, et ce qu’il adviendra de l’UEMOA, le cas échéant.

<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Voilà pourquoi la levée des sanctions de la CÉDÉAO était inévitable, selon un responsable burkinabè</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/voila-pourquoi-la-levee-des-sanctions-de-la-cedeao-etait-inevitable-selon-un-responsable-burkinabe-3055230.html</link>
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<pubDate>Tue, 27 Feb 2024 19:24:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>La CÉDÉAO a imposé des sanctions aux pays formant désormais l’Alliance des États du Sahel pour se plier aux diktats français, mais les dirigeants de ces États ont su surmonter les difficultés et changer la donne, a expliqué à Sputnik Afrique Idrissa Ouedraogo, président du Conseil supérieur de la communication du Burkina Faso.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Les sanctions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CÉDÉAO) contre les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) étaient le fruit des pressions françaises et de la peur de nouveaux coups d'État, a expliqué à Sputnik Afrique Idrissa Ouedraogo, président du Conseil supérieur de la communication du Burkina Faso. Il est logique qu'elles aient été levées.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"La CÉDÉAO ne pouvait que changer de posture, parce que les sanctions ont eu un effet contraire à celui escompté. Au lieu de faire reculer les dirigeant de l'Alliance des États du Sahel, ces sanctions ont plutôt transformé ces dirigeants en héros, à partir du moment où ils ont su surmonter toutes les difficultés engendrées par les restrictions", a-t-il expliqué.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1065287858" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20240227/la-levee-des-sanctions-de-la-cedeao-etait-inevitable-selon-un-responsable-burkinabe-1065287858.html?share-block=1065287860" data-title="&quot;La CÉDÉAO ne pouvait que changer de posture, parce que les sanctions ont eu un effet contraire à celui escompté. Au lieu de faire reculer les dirigeant de l'Alliance des États du Sahel, ces sanctions ont plutôt transformé ces dirigeants en héros, à partir du moment où ils ont su surmonter toutes les difficultés engendrées par les restrictions&quot;, a-t-il expliqué."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Les sanctions ne faisaient d'ailleurs pas l'objet d'un consensus au sein de l'organisation, souligne-t-il. Les opinions africaines ont aussi très mal acceptées que la CÉDÉAO punisse ainsi ses propres membres.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Les populations africaines n'ont pas vraiment digéré cette décision. Les sanctions étaient impopulaires, ce qui a rendu impopulaires ceux qui les ont prises", affirme Idrissa Ouedraogo.</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h2">
<h2 id="1065287858-1" class="article__h2">Levée des sanctions</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Ce 25 février, la CÉDÉAO avait annoncé dans un communiqué <a href="https://fr.sputniknews.africa/20240225/la-cedeao-leve-les-sanctions-economiques-contre-la-guinee-et-certaines-sanctions-contre-le-mali-1065249425.html" target="_blank" rel="noopener">"lever les sanctions financières et économiques à l’encontre de la République de Guinée</a>" et "lever les restrictions sur le recrutement des citoyens de la République du Mali pour des postes au sein des institutions de la CÉDÉAO".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Certaines sanctions contre le Niger ont également été levées avec effet immédiat, alors que la CÉDÉAO avait un temps envisagé une opération militaire après le changement de pouvoir en juillet.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le terrorisme : la CEDEAO accélère l’opérationnalisation de la Force en attente</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/lutte-contre-le-terrorisme-la-cedeao-accelere-loperationnalisation-de-la-force-en-attente-3055228.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/lutte-contre-le-terrorisme-la-cedeao-accelere-loperationnalisation-de-la-force-en-attente-3055228.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 Feb 2024 19:21:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="post-content">

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest n’est pas favorable au départ du Mali, du Burkina Faso et du Burkina Faso. Lors de la 53<sup>ème</sup> session extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’institution, les trois pays partant sont invités à revoir leur position. Les dirigeants de la <a href="https://www.toutafrica.com/2024/02/27/ingerence-etrangere-la-cedeao-crie-enfin-son-ras-le-bol/">Cedeao </a>Chargent également la Commission de la CEDEAO d’échanger avec l’Union africaine, l’UEMOA, l’ONU et d’autres organisations internationales ainsi qu’avec les partenaires bilatéraux sur la question, en vue de convaincre les trois États membres de rester dans la Communauté.

Après avoir levée une bonne partie des sanctions prises contre le Niger depuis le 30 juillet 2023 suite au renversement du régime de Mohamed Bazoum, la Cedeao entend désormais aller plus loin en participant activement à la lutte contre le terrorisme dans la sous-région. En effet pendant longtemps l’institution est accusée d’abandonner ses pays membres qui luttent seuls contre les terroristes.
<h2 class="wp-block-heading">Umaro Sissoco Embalo</h2>
Alors qu’il était encore président exercice de la Cedeao le président guinéen Umaro Sissoco Embalo avait plutôt plaidé pour la mise sur pied de force qui aura pour mission de <a href="https://www.jeuneafrique.com/1366025/politique/cedeao-umaro-sissoco-embalo-veut-une-force-anti-putschistes/">lutter contre les coups d’Etat dans la région.</a> Ce projet mort-né n’est plus évoqué lors de la dernière session. Les chefs de l’Etat de la CEDEAO veulent plutôt mettre les forces en attente au service de la lutte contre le terrorisme.

« Réitère la nécessité urgente pour la Commission de la CEDEAO d’accélérer l’opérationnalisation de la Force en attente, sous son mode cinétique, pour lutter contre le terrorisme dans la région, notamment les éléments de la Force Multinationale Conjointe (MNJTF) et l’Initiative d’Accra, conformément aux instructions de la Conférence. À cet égard, la Conférence instruit la Commission de convoquer dans les meilleurs délais la réunion des Ministres des Finances et de la Défense afin de proposer des modalités de financement et d’équipement de la force de lutte contre le terrorisme », indique le communiqué final qui a sanctionné les travaux de cette rencontre de haut niveau.
<div class="etazn65ddf44752d5f"><strong>Source: https://www.toutafrica.com/</strong></div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ingérence étrangère : la Cedeao crie enfin son ras&#45;le&#45;bol</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/ingerence-etrangere-la-cedeao-crie-enfin-son-ras-le-bol-3055173.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 Feb 2024 12:13:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="post-content">

Accusée depuis quelques années, d’être instrumentalisée, la CEDEAO a invité ses partenaires à ne pas déstabiliser les pays de la sous-région. Lors du sommet extraordinaire des chefs d’état tenu à Abuja au Nigeria ce 24 février 2024, pour examiner la situation au Niger, la communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest, a lancé un étrange appel à ses partenaires. L’institution sous régionale a invité ceux-ci à s’abstenir de toute intervention ou ingérence qui pourrait déstabiliser les États de la région.

« Les Chefs d’État et de Gouvernement soulignent leur engagement en faveur de la souveraineté, de l’indépendance et de l’unité de l’Afrique. À cet égard, la Conférence appelle tous les partenaires à respecter la souveraineté et l’indépendance des États africains et à s’abstenir de toute intervention ou ingérence qui déstabilise les États membres et porte atteinte à l’unité régionale. La Conférence appelle, en outre, à un partenariat mondial efficace pour le développement socio-économique de la région par le biais, notamment, du commerce équitable et de la justice climatique » pouvait-on lire dans le communiqué final.
<h2 class="wp-block-heading">Interrogations</h2>
Cet appel lancé par l’institution sous régionale suscite de nombreuses réactions et interrogations. De quels partenaires parle la CEDEAO ? L’institution est-elle au courant des différentes actions de déstabilisation de ses partenaires dans les pays de la région ?

Pour les analystes, la CEDEAO vient de confirmer les accusations selon lesquelles, elle serait instrumentalisée et influencée par les pays étrangers, une des raisons du retrait du Mali , Burkina et du Niger. L’institution est également critiquée pour son incapacité à résoudre la crise sécuritaire dans ses pays membres. « L’Organisation n’a pas porté assistance à nos Etats dans le cadre de notre lutte existentielle contre le terrorisme et l’insécurité ; pire lorsque nous avons décidé de prendre notre destin en mains, elle a adopté une posture irrationnelle et inacceptable en imposant des sanctions illégales, illégitimes, inhumaines et irresponsables » ont indiqué les pays de l’AES avant de claquer la porte.
<div class="oxmpz65dd31e345f9e"></div>
</div>
<strong>Source: https://www.toutafrica.com/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO : Un père fondateur sort de son silence et appelle à l’unité</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-un-pere-fondateur-sort-de-son-silence-et-appelle-a-lunite-3055137.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-un-pere-fondateur-sort-de-son-silence-et-appelle-a-lunite-3055137.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 Feb 2024 02:08:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’un des pères fondateurs de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’ex président de la république fédérale du Nigéria (1966-1975), le générale Yakubu Gowon, a plaidé, le mercredi 21 février 2024 à Abuja, pour la levée des sanctions contre le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Depuis l’annonce en janvier dernier du retrait de ces trois pays de l’organisation sous régionale, la CEDEAO est plongée dans une crise sans précédent. Agé de 89 ans, le Général Yakubu Gowon estime que ces sanctions ne font qu’aggraver la situation et fragiliser la région.

Pour lui, l’organisation est « menacée de désunion » suite à l’annonce par l’Alliance des Etats du Sahel (AES), trois États membres importants, de leur intention de quitter la Communauté. «La CEDEAO est plus qu’une coalition d’États. C’est une communauté établie pour le bien des peuples, fondée sur une histoire, une culture et une tradition partagées », a indiqué l’ex président, ajoutant que l’impact d’une telle décision aura des implications considérables pour les citoyens ordinaires qui ont été les principaux bénéficiaires de l’intégration régionale.

C’est dans cette optique, que le Général Gowon a demandé à la CEDEAO de lever les sanctions économiques et financières imposées aux quatre pays. Il estime que ces sanctions ont un impact négatif sur les populations et ne font qu'alimenter la colère et le ressentiment.

La figure historique du Nigeria a exhorté le Mali, le Burkina Faso et le Niger à reconsidérer de leurs côtés leur décision de quitter la CEDEAO. Il les encourage à rester dans l’organisation et à travailler ensemble pour trouver des solutions aux problèmes qui la minent. «S'il vous plaît, s'il vous plaît, rejoignez, revenez", a-t-il ajouté. Les trois pays sont des membres fondateurs de la CEDEAO créée en 1975.

Pour rappel, l’ex président de la République Fédérale du Nigéria a par ailleurs exprimé son ferme attachement à la CEDEAO et son engagement à œuvrer pour son unité et sa prospérité. Il a également lancé un appel aux dirigeants ouest-africains à faire preuve de sagesse et de responsabilité pour sauver l’organisation qu’ils ont créée ensemble.

Par conséquent, il a mis en garde le pays de la CEDEAO en ces termes : « Ni ma génération, ni les générations actuelles ou futures ne pardonneront l’éclatement de notre communauté».

&nbsp;

<strong> Aly Poudiougou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sommet extraordinaire de la Cedeao à Abuja :  L’organisation sous&#45;régionale lève les sanctions sur le Niger et invite les pays de l’AES à reconsidérer leur décision de retrait</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sommet-extraordinaire-de-la-cedeao-a-abuja-lorganisation-sous-regionale-leve-les-sanctions-sur-le-niger-et-invite-les-pays-de-laes-a-reconsiderer-leur-decision-de-retrait-3055142.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 Feb 2024 01:49:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les chefs d'Etat des pays membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) se sont à nouveau réunis. C’était le 24 février à Abuja, avec au menu, la sortie «sans délai», le 28 janvier dernier, du Burkina Faso, du Mali et du Niger de l’organisation et la levée des sanctions à l’encontre de Niamey.

La Cedeao a ainsi plié l’échine, en décidant de la levée «avec effet immédiat» des plus lourdes sanctions imposées au pays depuis la prise du pouvoir par des militaires depuis juillet 2023, selon l’annonce fait par Omar Alieu Touray, le président de la Commission.

Les frontières et l’espace aérien nigérien sont par conséquent rouvertes et les transactions financières entre les pays de la Cedeao et le Niger de nouveau autorisées en même temps que le dégel des avoirs de l’Etat nigérien «pour des raisons humanitaires», a-t-il détaillé. Quant aux sanctions individuelles et politiques, elles demeurent en destinée, selon ses explications.

En contrepartie, les chefs d’Etat ont réclamé « la libération immédiate » du président nigérien déchu Mohamed Bazoum, détenu avec son épouse par le régime militaire depuis sept mois.

Pour ce qui concerne le retour à l’ordre constitutionnelle, la Cedeao n’exclut pas de changer de fusil d’épaule, à en juger le propos de son président en exercice, le président nigérian Bola Ahmed Tinubu qui a proposé à ses homologues de revoir leur approche quant au retour de l’ordre constitutionnel au Mali, au Burkina Faso, au Niger et en Guinée.

Alors que les autorités de trois de ces quatre pays considèrent leur décision de retrait de la Cedeao «irréversible», le président nigérian les a par ailleurs invités à reconsidérer leur décision. Notons que cet allègement intervient alors qu’aucun des pays n’affiche pour l’heure une intention claire de respecter son engagement d’un retour à l’ordre républicain par l’organisation d’élections.  Les calendriers promis à la CEDEAO sont tour à tour foulés aux pieds ou relégués aux calendes au grand dam de la démocratie ainsi que de classes politiques muselées par leur perte de crédit et la baillonnette de nouveaux maîtres en treillis.

<strong>Amidou Keita</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO lève partiellement les sanctions du Niger :   Un compromis sans compromission</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-leve-partiellement-les-sanctions-du-niger-un-compromis-sans-compromission-3055077.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-leve-partiellement-les-sanctions-du-niger-un-compromis-sans-compromission-3055077.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 13:46:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest en sommet extraordinaire le samedi 24 février 2024, à Abuja au Nigéria ont accepté de lever partiellement les lourdes sanctions qui frappaient le Niger. Ces sanctions, faudrait-il le rappeler, touchent beaucoup plus les populations que les autorités. C’est certainement fort de ce constat que la CEDEAO a accepté de lever les plus lourdes sanctions contre le Niger. Ce revirement crédibiliserait-il les chefs d’Etat de la CEDEAO ? Un compromis ne vaudrait-il pas à une compromission ? Ces yeux doux de la CEDEAO envers le Niger ne déstabiliserait –il pas l’AES ? Quid du cas du Mali et du Burkina Faso.</em></strong>

Le sommet extraordinaire des chefs d’Etat membres de la CEDEAO a été largement consacré à l’analyse de la situation infrahumaine du Niger, consécutive aux sanctions imposées à ce vaste et pauvre pays sahélien. Ces sanctions faudrait-il le rappeler, ont été prises au lendemain de la prise du pouvoir par l’armée en renversant le Président démocratiquement élu Mohamed Bazoum. Cet acte est, à n’en pas douter, aux antipodes des principes qui régissent le bon fonctionnement de l’organisation. Mais il faut tout de même reconnaitre que les chefs d’Etat de la CEDEAO n’ont ni été fermes encore moins proactifs. Pour rappel le cas du Niger était le quatrième en l’espace de deux ans. Le Niger a imité le Mali, la Guinée et le Burkina Faso. Si ces trois précédents cas avaient été traités avec fermeté et diligence, il n’allait jamais y avoir un quatrième cas. La CEDEAO a tenté de ramener le Président Bazoum par tous les moyens tant diplomatiques que coercitifs avec l’utilisation de la force, avant de se rebiffer sous la pression des activistes. Aujourd’hui son pronostic vital est engagé, car les trois pays sahéliens veulent se retirer avec effet immédiat. Même si les peuples de trois Etats ne sont pas favorables à ce retrait, les différentes autorités de ces trois pays ont réussi à donner un coup de massue à l’organisation sous régionale qui a été contrainte à revoir sa copie et à changer de fusil d’épaule. Autant les régimes militaires au pouvoir sont fautifs pour avoir interrompu le processus démocratique en cours dans ces pays, autant la CEDEAO l’est tout autant pour n’avoir pas agi fermement à la hauteur de la gravité des actes posés par les militaires de quatre pays membres de l’Organisation.

Les sanctions du Niger comme celles des autres pays membres en disgrâce avec l’organisation pour avoir mis fin à des régimes démocratiquement élus afin de soulager la souffrance des peuples. En contrepartie les trois pays qui envisagent de quitter la CEDEAO doivent renoncer à ce projet comme l’a si bien proposé l’ancien Président Nigérian le Général  Yakubu Gowon. Ils doivent accepter également le retour à l’ordre constitutionnel. Plus ça dure plus ça devient dur.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO : une levée de sanctions sans grande importance pour l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-une-levee-de-sanctions-sans-grande-importance-pour-laes-3055056.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-une-levee-de-sanctions-sans-grande-importance-pour-laes-3055056.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 12:48:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les chefs d’État des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont levé ce samedi une partie des sanctions contre le Niger et celles imposées au Mali et au Burkina Faso. Quelles sont les répercussions politiques et économiques de cette décision sur ces pays regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). A quoi peut-on s’attendre ?</strong>

Reportage

Pour le politologue Bakabigni Keïta, cette décision de la CEDEAO était bel et bien prévisible. L’universitaire estime que les sanctions prises par l’organisation sous régionale ont été « contre productives ». Il ajoute que l’AES ne reviendra pas sur sa décision de se retirer de l’organisation. Bakabigni Keïta précise également que « le durcissement des sanctions a plutôt poussé les populations dans les bras du pouvoir »

Pourtant cette levée de sanctions pourrait avoir des impacts positifs sur l’économie des pays de l’Alliance des Etats du Sahel. Elle sera aussi une occasion pour faciliter la libre circulation entre les pays, indiquent des économistes. Pour le Professeur Abdoul Karim Diamouténé économiste et enseignant à l’université de Bamako, à titre d’exemple cette levée de cette sanction « pourrait être un tonus pour l’économie du Niger et celle de l’AES, quand on prend en compte les zones frontalières Niger-Nigeria».

Cette décision intervient après l’appel de l’ancien Président du Nigeria Yakubu Gowon. Il a demandé à la CEDEAO de lever les sanctions contre le Mali, la Guinée, le Niger et le Burkina Faso.

Source: https://www.studiotamani.org/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Communiqué final &#45; Sommet Extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO sur la situation politique, la paix et la sécurité dans la région.</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/communique-final-sommet-extraordinaire-de-la-conference-des-chefs-detat-et-de-gouvernement-de-la-cedeao-sur-la-situation-politique-la-paix-et-la-securite-dans-la-region-3055034.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/communique-final-sommet-extraordinaire-de-la-conference-des-chefs-detat-et-de-gouvernement-de-la-cedeao-sur-la-situation-politique-la-paix-et-la-securite-dans-la-region-3055034.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/02/reunion-CEDEAO-8-fevrier.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 25 Feb 2024 23:55:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>SOMMET EXTRAORDINAIRE DE LA CONFERENCE DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT DE LA CEDEAO SUR LA SITUATION POLITIQUE, LA PAIX ET LA SECURITE DANS LA REGION</strong>

<strong>COMMUNIQUE FINAL</strong>
<ol>
 	<li>La Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est réunie en session extraordinaire le 24 février 2024 à Abuja, au Nigeria, sous la présidence de S.E. Bola AhmedTINUBU, Président de la République fédérale du Nigeria et Président en exercice de la Conférence.</li>
 	<li>Ce Sommet extraordinaire avait été convoqué dans le but de procéder à un examen de la situation politique, de la paix et de la sécurité en Afrique de l’Ouest.</li>
 	<li>Etaient présents à cette session, les Chefs d’Etat et de Gouvernement suivants ou leurs représentants dûment mandatés :</li>
</ol>
<ul>
 	<li>S.E. Patrice TALON, Président de la République du Bénin,</li>
 	<li>S.E. Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire,</li>
 	<li>S.E. Nana Addo Dankwa AKUFO-ADDO, Président de la République du Ghana,</li>
 	<li>S.E. Umaro Sissoco EMBALO, Président de la République de Guinée Bissau,</li>
 	<li>S.E. Bola Ahmed TINUBU, Président de la République fédérale du Nigeria,</li>
 	<li>S.E. Macky SALL, Président de la République du Sénégal,</li>
 	<li>S.E. Julius Maada BIO, Président de la République de Sierra Leone,</li>
 	<li>S.E. Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République Togolaise,</li>
 	<li>S.E. Muhammed B. JALLOW, Vice-président de la République de Gambie,</li>
 	<li>S.E. Amb. Belarmino M. SILVA, Ambassadeur de la République de Cabo Verde auprès de la République du Nigeria et de la CEDEAO,</li>
 	<li>S.E. Amb. Alhassan CONTEH, Ambassadeur de la République du Liberia auprès de la République fédérale du Nigeria et de la CEDEAO.</li>
</ul>
<ol start="4">
 	<li>Ont également assisté à cette session:</li>
</ol>
<ul>
 	<li>S.E. Dr Omar Alieu TOURAY, Président de la Commission de la CEDEAO,</li>
 	<li>S.E. Amb. Bankole Adeoye, Commissaire aux Affaires politiques, à la Paix et à la Sécurité, à la Commission de l’Union Africaine, représentant le Président de la Commission, S.E. Moussa Faki Mahamat,</li>
 	<li>S.E. Leonardo Santos SIMÃO, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel et chef de l’UNOWAS.</li>
</ul>
&nbsp;
<ul>
 	<li>S.E. Dr. George Agyekum Nana Donkor, Président de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (EBID),</li>
 	<li>S.E. Jean-Claude Kassi-Brou, Gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO),</li>
 	<li>L’Ambassadeur Baba Kamara, Représentant Spécial de la CEDEAO en matière de lutte contre le terrorisme.</li>
</ul>
La Conférence, ayant
<ol start="5">
 	<li>Pris connaissance des mémorandums présentés par le Président de laC ommission de la CEDEAO sur la situation politique, la paix et la sécurité en Afrique de l’Ouest ;</li>
 	<li><strong> Largement débattu des dernières évolutions au sein de la région ;</strong></li>
 	<li>Fait le point de la situation en République duNiger, depuis le 26 juillet 2023, date à laquelle les militaires en République du Niger ont renversé le gouvernement du Président Mohamed Bazoum et l’ont placé en résidence surveillée ;</li>
 	<li>Examiné en détail les notifications reçues du Burkina, du Mali et du Niger concernant leur décision de se retirer de la CEDEAO ;</li>
</ol>
<strong>Au titre de la République du Niger, la Conférence</strong>

Rappelle les décisions qu’elle avait prises à l’issue des deux premières sessions extraordinaires consacrées au Niger et s’étant tenues respectivement le 30 juillet et le 10 août 2023, outre les décisions issues de sa 64ème session ordinaire tenue le 10 décembre 2023 ;

&nbsp;
<ol start="9">
 	<li>Note avec regret qu’en dépit des multiples efforts déployés par la CEDEAO, l’ancien Président Mohamed Bazoum demeure en détention et aucun plan de transition n’a été élaboré par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) qui dirige le pays ;</li>
 	<li>Rappelle le principe de la tolérance zéro de la CEDEAO pour la prise de pouvoir par des voies anticonstitutionnelles, tel qu’inscrit dans les protocoles de la CEDEAO, la Charte de l’Union Africaine et d’autres instruments internationaux ;</li>
 	<li>Réitère son engagement à maintenir le dialogue avec le gouvernement du Niger dans l’objectif d’obtenir la libération du Président Bazoum et de convenir d’un chronogramme de transition ;</li>
 	<li><strong> Prend note de la période du Carême chrétien et de l’approche du mois béni du Ramadan.</strong></li>
 	<li>Prend également note de l’appel lancé aux dirigeants de la région par Son Excellence le Général Yakubu Gowon, ancien Chef de l’Etat en République fédérale du Nigeria et père fondateur de la CEDEAO, ainsi que des requêtes formulées par la Fondation Malehossou au Bénin et par plusieurs autres personnalités et organisations humanitaires, concernant la situation au Niger.</li>
</ol>
<strong>S’agissant du retrait des trois pays</strong>
<ol start="14">
 	<li>La Conférence note que ce retrait aura des implications sur les plans politique, socioéconomique, financier et institutionnel pour les trois pays</li>
</ol>
concernés et pour la CEDEAO en tant que groupe.

<strong>Concernant les implications politiques et sécuritaires</strong>
<ol start="15">
 	<li>La Conférence rappelle que, dans le cadre de la coopération régionale pour la lutte contre le terrorisme, contre l’extrémisme violent et la criminalité organisée, ces trois pays ont bénéficié d’une enveloppe de 100 millions de dollars des Etats Unis, mobilisés par l’UEMOA au titre du Plan d’action de la CEDEAO contre le terrorisme. Par ailleurs d’autres montants ont été alloués à ces pays (7,5 millions de dollars) en vue de l’acquisition d’équipements destinés à les aider à lutter contre le terrorisme.</li>
 	<li>Le retrait aura des incidences sur la coopération en matière de sécurité, d'échange de renseignements et de participation aux initiatives régionales de lutte contre le terrorisme, notamment l'initiative d'Accra et les activités de la Force multinationale mixte.</li>
 	<li>Le retrait pourrait également conduire à un isolement diplomatique et politique sur la scène internationale, où les pays avaient obtenu un soutien pour leurs candidats et leur candidature durant les compétitions à des postes internationaux au sein de l'Union africaine, des Nations unies et d'autres organismes similaires.</li>
</ol>
<strong>Implications socioéconomiques :</strong>
<ol start="18">
 	<li>Le retrait des trois États membres affectera automatiquement le statut de leurs citoyens en matière d’immigration, puisqu’ils devront peut-être obtenir un visa pour voyager dans la région. Les citoyens pourraient ne plus bénéficier du droit de résidence ou de création d’entreprises prévus par les accords de la CEDEAO, et pourraient être soumis à diverses lois nationales. Les trois pays cesseront d'utiliser le passeport, la carte d'identité nationale biométrique de la CEDEAO, et l'assurance automobile "Carte brune de la CEDEAO" à l'échelle de la région.</li>
 	<li>Ensemble, ces trois pays représentent 17,4 % des 425 millions d'habitants de la région. Même s'ils représentent 10 % du PIB de la région, leur départ entrainera une réduction de la taille du marché de la CEDEAO.</li>
 	<li>Le retrait pourrait également perturber le commerce intracommunautaire, en particulier le commerce de produits non transformés tels que le bétail, le poisson, les plantes, les produits agricoles, les produits minéraux et les produits artisanaux traditionnels, ainsi que les produits industriels d’origine communautaire.</li>
 	<li>Par ailleurs, la Conférence note que les trois pays bénéficient de plusieurs projets et programmes régionaux, notamment :</li>
 	<li>La Réserve régionale de sécurité alimentaire (les trois pays accueillent, dans le cadre de la réserve régionale, des stocks de près de 17.000 tonnes, soit 52 % du stock régional).</li>
 	<li>Le Programme régional d'appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS - financé par la Banque mondiale) d'un montant de 215 millions de dollars</li>
</ol>
US pour les trois États membres.
<ol>
 	<li>Le Projet d'appui régional à l'initiative pour l'irrigation au Sahel (PARIIS - financé par la Banque Mondiale) d'un montant de 103,43 millions de</li>
</ol>
dollars US pour les trois États membres.
<ol>
 	<li>Le Programme régional d'appui à la résilience des systèmes alimentaires (PRSA -financé par la Banque mondiale) d'un montant de 230 millions de dollars US pour les trois États membres.</li>
 	<li>Le Projet d'identité unique pour l'intégration régionale et l'inclusion en l'Afrique de l'Ouest (WURI).</li>
 	<li>Le projet de marché régional de l'électricité de la CEDEAO (Système d’échange d’énergie électrique ouest africain) qui relie tous les États</li>
</ol>
membres à un réseau électrique régional, afin d'améliorer l'accès à l'électricité, implique également les trois États membres.
<ol start="22">
 	<li>Le retrait des trois États membres pourrait entraîner l'arrêt ou la suspension de tous les projets/programmes de la CEDEAO, qui se chiffrent à une valeur supérieure à 500 millions de dollars des Etats Unis.</li>
</ol>
<strong>Implications financières</strong>
<ol start="23">
 	<li>La Conférence note que les deux institutions financières régionales, la BIDC et la BOAD, ont des engagements considérables dans les trois pays. La BIDC a actuellement 27 projets du secteur public en cours dans les trois pays (Burkina Faso 9, Mali 8, et Niger 10) et un total de 20 projets du secteur privé (Burkina Faso 5 ; Mali -13 et Niger- 2). Ces projets sont collectivement évalués à environ 321.634.253 dollars US, dont ceux du secteur public représentent 38,1 dollars et ceux du privé, 61,9 %.</li>
 	<li>Le portefeuille de la Banque dans les trois pays représente environ 22,5 % de son portefeuille total dans les 15 États membres. Les trois pays ont contribué au capital de la Banque pour un montant total de 33.135.445,38 de dollars Etats Unis, réparti comme suit : Burkina Faso - 13 millions de dollars, Mali - 9,5 millions de dollars et Niger - 10,5 millions de dollars.</li>
</ol>
<strong>Implications institutionnelles</strong>
<ol start="25">
 	<li>À l’analyse des implications au niveau institutionnel, la Conférence note que le retrait des trois États membres nécessitera non seulement la fermeture de quatre agences régionales au Burkina Faso, de deux organismes régionaux au Mali et d'un bureau régional au Niger, mais qu'il affectera également la sécurité de l'emploi de quelque 130 membres du personnel de la CEDEAO, qui sont des citoyens des trois pays : 77 du Burkina Faso, 23 du Mali et 32 du Niger.</li>
</ol>
<strong>LA CONFÉRENCE DÉCIDE CE QUI SUIT :</strong>

<strong>Libération du Président Bazoum</strong>
<ol start="26">
 	<li>La Conférence demande la libération immédiate de Son Excellence Mohamed Bazoum, ancien Président de la République du Niger ainsi que des membres de sa famille et de tous les détenus politiques.</li>
</ol>
<strong>Au titre des sanctions</strong>
<ol start="27">
 	<li>La Conférence décide de la levée, avec effet immédiat, des sanctions suivantes qui avaient été imposées à la République du Niger :</li>
 	<li>La fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la CEDEAO et le Niger;</li>
 	<li>L’institution d'une zone d'exclusion aérienne de la CEDEAO sur tous les vols commerciaux à destination et en provenance du Niger;</li>
 	<li>La suspension de toutes les transactions commerciales et financières entre les États membres de la CEDEAO et le Niger ;</li>
 	<li>Le gel de toutes les transactions de services, y compris les services publics et l'électricité vers la République du Niger ;</li>
 	<li>Le gel des avoirs de la République du Niger auprès des banques centrales de la CEDEAO;</li>
 	<li>Le gel des avoirs de l'État nigérien, ainsi que des entreprises publiques et parapubliques du pays auprès des banques commerciales;</li>
 	<li>La suspension du Niger de toute assistance financière et de toute transaction avec toutes les institutions financières, notamment la BIDC et la BOAD;</li>
 	<li>L’interdiction de voyager pour les représentants du gouvernement et les membres de leur famille.</li>
 	<li>La Conférence décide de lever les restrictions imposées au recrutement de citoyens de la République du Mali à des postes professionnels au sein des institutions de la CEDEAO.</li>
 	<li>La Conférence décide de lever les sanctions financières et économiques à l’encontre de la République de Guinée.</li>
 	<li>Elle instruit le Président de la Commission d’inviter tous les quatre États membres de la CEDEAO en transition aux réunions techniques et consultatives de l’organisation, ainsi qu’à toutes les réunions liées à la question de la sécurité</li>
 	<li>La Conférence décide de maintenir toutes les autres mesures prévues par les décisions et instruments pertinents de la CEDEAO et de l’Union africaine et de les réexaminer, le cas échéant, en fonction des progrès réalisés.</li>
 	<li>La Conférence appelle les Institutions de la CEDEAO, les États membres, l’UEMOA et toutes les autres institutions régionales à mettre en œuvre les présentes décisions.</li>
</ol>
<strong>Concernant le retrait des trois pays, la Conférence</strong> :
<ol start="33">
 	<li>Prend note des notifications de retrait de la CEDEAO des trois États membres, à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger.</li>
 	<li>Attire l’attention des trois États membres sur les dispositions de l’Article 91 du Traité révisé de la CEDEAO de 1993, relatif aux procédures à suivre en cas de retrait, tout en les exhortant à reconsidérer leur décision, au regard des avantages que l’appartenance à la Communauté procure à tous les États membres de la CEDEAO et à leurs citoyens.</li>
 	<li>Se déclare préoccupée par les conséquences socio-économiques, politiques, sécuritaires et humanitaires de cette décision, notamment pour les citoyens des trois États membres et pour le processus d’intégration régionale, et invite instamment les trois États membres à recourir au dialogue, à la négociation et à la médiation pour répondre à leurs préoccupations.</li>
 	<li>Exhorte les trois États membres à respecter les dispositions du Traité révisé de 1993 relatives au retrait, en particulier l’Article 91.</li>
 	<li>Instruit la Commission de la CEDEAO de poursuivre le rapprochement et les propositions de la Communauté à l’égard des trois États membres et de rester saisie de la situation.</li>
 	<li>Charge la Commission de la CEDEAO d’échanger avec l’Union africaine, l’UEMOA, l’ONU et d’autres organisations internationales ainsi qu’avec les partenaires bilatéraux sur la question, en vue de convaincre les trois États membres de rester dans la Communauté.</li>
 	<li>Invite la Commission de la CEDEAO à renforcer les contacts de la Communauté avec les trois États membres en mettant à contribution les chefs traditionnels et religieux, les éminentes personnalités, la société civile et les femmes leaders pour l’unité et la sécurité de la région.</li>
 	<li>Réitère la nécessité urgente pour la Commission de la CEDEAO d’accélérer l’opérationnalisation de la Force en attente, sous son mode cinétique, pour lutter contre le terrorisme dans la région, notamment les éléments de la Force Multinationale Conjointe (MNJTF) et l’Initiative d’Accra, conformément aux instructions de la Conférence. À cet égard, la Conférence instruit la Commission de convoquer dans les meilleurs délais la réunion des Ministres des Finances et de la Défense afin de proposer des modalités de financement et d’équipement de la force de lutte contre le terrorisme.</li>
 	<li>Charge en outre la Commission d’élaborer une stratégie de communication efficace pour impliquer les États membres et les citoyens de la</li>
</ol>
Communauté, compte tenu de la désinformation actuelle visant à porter atteinte à l’image de la CEDEAO.

<strong>S’agissant de la République du Sénégal</strong>
<ol start="42">
 	<li>La Conférence prend acte de la fin du mandat du Président Macky Sall le 2 avril 2024 et le félicite pour les réalisations remarquables en matière d’infrastructures et de développement économique qu’il a effectuées en tant que Président de la République du Sénégal, ainsi que pour son leadership exemplaire en Afrique et dans le monde.</li>
 	<li>La Conférence appelle tous les acteurs sénégalais à privilégier le dialogue en vue de préserver les acquis démocratiques du Sénégal à travers une élection présidentielle libre, inclusive et transparente.</li>
</ol>
<strong>Au titre du Développement, de la Souveraineté et de l’Unité de l’Afrique</strong>
<ol start="44">
 	<li>Les Chefs d’État et de Gouvernement soulignent leur engagement en faveur de la souveraineté, de l’indépendance et de l’unité de l’Afrique.</li>
 	<li>À cet égard, la Conférence appelle tous les partenaires à respecter la souveraineté et l’indépendance des États africains et à s’abstenir de toute</li>
</ol>
intervention ou ingérence qui déstabilise les États membres et porte atteinte à l’unité régionale.
<ol start="46">
 	<li>La Conférence appelle, en outre, à un partenariat mondial efficace pour le développement socio-économique de la région par le biais, notamment, du commerce équitable et de la justice climatique.</li>
</ol>
<strong>Mot de Remerciements</strong>
<ol start="47">
 	<li>La Conférence exprime toute sa gratitude à Son Excellence le Général Yakubu Gowon pour l’intérêt qu’il porte au bien-être de la Communauté et pour ses précieuses suggestions.</li>
 	<li>La Conférence exprime en outre sa reconnaissance à S.E. Bola Ahmed TINUBU, Président de la République Fédérale du Nigéria et Président en exercice de la Conférence de la CEDEAO, pour la convocation de cette Session extraordinaire et pour la compétence avec laquelle il a conduit les affaires de la Communauté.</li>
</ol>
&nbsp;

<strong>Fait à Abuja, le 24 février 2024.</strong>

<strong> LA CONFÉRENCE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO invite le Niger, le Mali et le Burkina à reconsidérer leur décision de sortie</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-invite-le-niger-le-mali-et-le-burkina-a-reconsiderer-leur-decision-de-sortie-3054981.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 25 Feb 2024 10:29:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>"Nous ne sommes pas l'ennemi", a déclaré le dirigeant nigérian qui assure la présidence de l’organisation régionale, lors du sommet extraordinaire à Abuja.</strong>

Bola Tinubu a appelé à réexaminer l’"approche actuelle de la recherche de l’ordre constitutionnel dans quatre de nos États membres", notamment le Mali, la Guinée, le Burkina Faso et le Niger.

"La complexité des enjeux nécessite une approche globale et collaborative", a souligné le chef d’État nigérian.

Il a exhorté à "engager un dialogue constructif" et à "travailler collectivement pour trouver des solutions pour favoriser la paix, la sécurité et la stabilité politique" dans la région.

La CEDEAO a annoncé ce samedi la levée "avec effet immédiat" de certaines des sanctions imposées au Niger. Les frontières et l'espace aérien seront notamment rouverts.

Plus tôt en février, le ministre burkinabè en charge de l’Économie a estimé que la CEDEAO allait perdre au moins 45 milliards de FCFA par an avec le départ groupé du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO / UEMAO. URGENT. Levée des sanctions économiques contre le Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-uemao-urgent-levee-des-sanctions-economiques-contre-le-niger-3054954.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Feb 2024 16:50:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Abuja a abrité, ce samedi 24 février, un double des Chefs d’Etat CEDEAO / UEMOA. Les conclusions de la rencontre lues par le président de la Commission de la CEDEAO sont bonnes pour les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), en particulier le Niger soumis à un embargo des plus sévères.</strong>

<strong>Maliweb.net - </strong>« L’union fait la force », dit-on. Les pays de l’Alliance des Etats du Sahel viennent de le démontrer. A Abuja, les Chefs d’Etat et de gouvernement des 11 autres pays de la CEDEAO - Guinée suspendue - n’ont eu d’autres choix que la levée les sanctions économiques contre le Niger. Aussi, la CEDEAO a annoncé « avec effet immédiat » la réouverture des frontières et le survol du pays...

A l’issue du coup d’Etat contre Bazoum, le Niger avait été soumis à un embargo total avec blocage des comptes bancaires du pays, fermetures des frontières aériennes et terrestres, embargo sur tous les produits y compris les médicaments et les produits alimentaires. En plus, la CEDEAO, avec le soutien de Paris, avait annoncé une opération militaire pour libérer le président déchu.

« Nous ne sommes des ennemis », avait plaidé le président Tinubu dans son discours d’ouverture du sommet. Le président nigérian avait appelé le Mali, le Niger et le Burkina Faso « à reconsidérer la décision de quitter notre groupe et à ne pas percevoir notre organisation comme un ennemi ». L'heure est venue, a tranché Tinubu, de « réexaminer notre approche de la recherche de l'ordre constitutionnel », dans les pays membres où a lieu des coups d’Etat.

Le sommet d’Abuja ce samedi 24 février est sans nul doute une victoire diplomatique de l’AES contre la CEDEAO. Les efforts du président Faure pour la préservation de l’union ont porté fruits. Cependant, la réaction de l’Alliance dans un communiqué conjoint est attendue.

<strong>Mamadou TOGOLA / Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO &amp;quot;lève avec effet immédiat&amp;quot; les sanctions contre le Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-leve-avec-effet-immediat-les-sanctions-contre-le-niger-3054949.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Feb 2024 16:29:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les chefs d'Etat des pays membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) ont décidé de lever une partie des sanctions contre le Niger, a annoncé le président de la Commission de l'organisation régionale samedi à Abuja.</strong>

La Cedeao "a décidé de lever avec effet immédiat" certaines des sanctions imposées au Niger depuis la prise du pouvoir à Niamey d'un régime militaire qui a renversé le Président élu Mohamed Bazoum en juillet.

Les frontières et l'espace aérien seront notamment rouverts, a-t-il précisé à l'issue du sommet extraordinaire des chefs d'Etat de la Cedeao.

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO. Ouverture du sommet de la ‘’dernière chance’’ à Abuja, ce samedi</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-ouverture-du-sommet-de-la-derniere-chance-a-abuja-ce-samedi-3054749.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-ouverture-du-sommet-de-la-derniere-chance-a-abuja-ce-samedi-3054749.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 23 Feb 2024 08:49:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Abuja, la capitale fédérale du Nigéria accueille, ce samedi 24 février, un sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Une rencontre décisive pour l’avenir de l’organisation sous régionale, dans un contexte marqué par l’annonce du retrait de trois pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel.</strong>

<strong> </strong>Levée des sanctions « illégales »; libération de Bazoum; retrait de l’AES ; l’avenir du FCFA; renforcement de l’intégration avec un Conseil des « légitimités et des notabilités » .... Les sujets ne manquent pas au menu de ce sommet extraordinaire. Des sujets occasionnés par l’annonce du retrait « sans délai » des trois pays membres de l’AES de la CEDEAO. A Abuja, le hui-clos entre les Chefs d’Etat et de gouvernement promet d’être chaud... très chaud.

De la « tentative fantôme » selon Tinubu au sommet extraordinaire, en trois mois l’AES a réussi à secouer le cocotier et bouleverser les agendas présidentiels. C’est peu de le dire, car avec le retrait de l’AES, la CEDEAO perd plus de la moitié de son territoire, soit 2,77 millions km<sup>2</sup> sur 5,1 millions km<sup>2</sup>. Pis, la CEDEAO perd l’ensemble de son marché intérieur. Les trois pays de l’AES étant les seuls pays continentaux de l’espace donc les seuls à faire gonfler les recettes portuaires des 11 autres pays côtiers.

<strong>« Ça va trop loin... » | Talon</strong>

<strong> </strong>Dans le bras de fer qui oppose la CEDEAO aux Etats du Sahel, trois chefs d’Etats dont deux en fonction ont officiellement pris position en faveur de l’AES. Chez Alassane Ouattara, vendredi dernier, le président togolais Faure Gnassingbé s’est ouvertement prononcé contre les sanctions dans l’espace sous régionale. <em>« Nous devons examiner la stratégie de gestion des crises au sein de la CEDEAO », </em>avait-il indiqué à sa sortie d’audience avec le président ivoirien.

&nbsp;

Quelques jours plus tôt, le président béninois Patrice Talon s’était lui aussi prononcé sur le retrait de l’AES de la CEDEAO. Devant les médias reçus au palais présidentiel, Talon n’a pas mâché ses mots : « Si j’ai aujourd’hui, l’occasion de parler aux Chefs d’Etat de la CEDEAO, je dirai que ça va trop loin tout ça ». Selon le président Talon, la CEDEAO des peuples doit être préservée à tout prix, car ce volet prime selon lui, sur la CEDEAO politique et celle des élections.

La dernière sortie en faveur de l’AES n’est pas négligeable. Il s’agit de celle de l’ancien Président du Nigeria Yakubu Gowon, seul père fondateur de la CEDEAO encore en vie. Dans une lettre ouverte adressée, ce mercredi, au président de la Commission de la CEDEAO, Yakubu Gowon a appelé à « lever les sanctions » contre le Mali, la Guinée, le Niger et le Burkina Faso.  Rappelant le lien entre les peuples de la CEDEAO, Yakubu Gowon a également demandé à l’AES de reconsidérer sa décision de retrait de l’organisation.

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décision de retrait de la CEDEAO :  Les chefs d’Etat rejettent, les Etats de l’AES droits dans leurs bottes</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/decision-de-retrait-de-la-cedeao-les-chefs-detat-rejettent-les-etats-de-laes-droits-dans-leurs-bottes-3054707.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/decision-de-retrait-de-la-cedeao-les-chefs-detat-rejettent-les-etats-de-laes-droits-dans-leurs-bottes-3054707.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/02/AES.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Feb 2024 01:35:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La rupture entre les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) est désormais actée.</strong>

Les trois pays de l’Alliance des États du Sahel, à savoir le Burkina Faso, le Niger et le Mali ont procédé au retrait du drapeau de l’institution sous régionale de l’ensemble de leurs représentations. Cette décision marque ainsi une étape importante dans le divorce annoncé par les trois pays dans leurs relations avec la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Par ailleurs, au Mali, le gouvernement a réitéré le caractère irrévocable de sa décision de tourner le dos à la Cedeao après avoir reçu une note de l’organisation sous régionale.

Ce geste intervient alors que ces trois pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel(AES) et la Cedeao sont dans un bras de fer argumentaire autour des fondements juridiques de leur retrait de l’organisation d’intégration régionale. Selon la Commission de la Cedeao, les militaires aux affaires dans les trois pays veulent détourner l’attention de la Cedeao pour rester au pouvoir. Or, les trois pays ont indiqué que leur décision est irréversible.

La question électorale est l’un des sujets qui fâchent le plus les trois pays de l’AES conduits par des militaires. La tenue rapide des élections est la principale doléance de la Cedeao qui est soutenue par des organisations internationales comme l’Union européenne. Mais les démocrates peinent à imposer leur agenda politique à des gens venus au pouvoir par les armes, sur un fonds de d’insécurité liée à la lutte contre le terrorisme. Pour les militaires, la stabilité et l’intégrité territoriale priment sur les élections. D’ailleurs, ils accusent la Cedeao de n’avoir pas apporté assistance dans le cadre de la lutte antiterroriste.

« Faux », rétorque la Cedeao. L’organisation communautaire juge infondées les raisons avancées par le Burkina Faso, le Mali et le Niger pour justifier leur retrait immédiat et estime que ces trois pays n’auraient pas réfléchi aux implications sur leurs citoyens. « <em>La décision précipitée de se retirer de l'adhésion à la Cedeao ne tient pas compte des conditions de retrait, telles qu'elles sont adoptées dans le Traité révisé de 1993. Mais plus important encore, les trois États membres n'ont pas vraiment réfléchi aux implications de cette décision sur leurs citoyens</em> », a affirmé le président de la commission de la Cedeao, Omar Alieu Touray.

Touray dont les propos ont été rapportés dans un compte-rendu rédigé en anglais et parvenu,  jeudi à Abuja (Nigéria) à l’ouverture, d’une session extraordinaire du Conseil de médiation et de sécurité de son organisation, consacrée aux départs du Burkina, du Mali et du Niger.

<em>« S'il y a un temps pour que la Cedeao reste ensemble, c'est le moment et il n'y a pas de défi que la Cedeao ne puisse pas relever</em> », a-t-il ajouté. Pour le ministre des Affaires étrangères du Nigéria, Yusuf Maitama Tuggar, il faut trouver des solutions aux défis posés par ces décisions. « <em>Dans notre recherche de solutions, nous devons rester attachés aux principes de la gouvernance démocratique et de la sauvegarde du droit de notre peuple d'élire librement ses dirigeants</em> », a-t-il poursuivi.

Après leur décision commune du 28 janvier 2024, le Burkina Faso et le Mali ont réaffirmé, le 7 février 2024, leur volonté de quitter la Cedeao sans attendre la date du 29 janvier 2025, comme le stipulent les textes de l’organe. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger disent vouloir quitter la Cedeao sans délai, à cause de son éloignement de ses idéaux de départ, de son asservissement à des puissances étrangères et de ses « sanctions injustes et illégitime » contre des peuples qui luttent depuis une décennie contre de meurtrières attaques terroristes.

<strong>N.D</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO : le général Christopher Musa, « des individus voulaient un conflit militaire avec le Niger et nous avons dit non »</title>
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<pubDate>Thu, 22 Feb 2024 17:27:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que la question d’une intervention militaire de la CEDEAO au Niger avait fait la Une de l’actualité durant les premiers mois du coup d’Etat au Niger, le chef de l’armée du Nigéria, a indiqué que la diplomatie est la bonne option et que les pays africains devraient travailler ensemble pour la sécurité et le développement du continent.</strong>

Dans un entretien avec Al Jazeera, le chef militaire du Nigeria, le général Christopher Musa, a évoqué la crise au Niger et la sortie du pays de la CEDEAO. Selon les propos de l’officier, évoquant l’option militaire avancée par le bloc ouest africain pour rétablir Mohamed Bazoum, le président évincé, au pouvoir, certaines personnes mettaient la pression pour attaquer le Niger, mais « nous avons dit non ». Il soutient que la CEDEAO fait son possible pour tenir des discussions avec les nouvelles autorités militaires du Niger afin qu’une issue diplomatique soit trouvée à la crise actuelle.

« Sur le plan diplomatique, la CEDEAO fait des efforts pour communiquer avec le Niger afin de leur faire comprendre les raisons pour lesquelles ils ont besoin de revenir à la démocratie et de retourner dans la CEDEAO », a indiqué le chef de l’armée du Nigéria. Il explique que « c’est pourquoi nous avons évité tout conflit militaire ». Le militaire révèle ensuite qu’ »il y avait des individus qui voulaient un conflit militaire, et nous avons dit non. Nous ne voulons pas que notre région devienne une zone de guerre par procuration, car cela ne nous servirait à rien. Les deux pays doivent rester amis, car l’ennemi auquel nous avons affaire est prêt à tuer n’importe qui »

Christopher Musa a également été interrogé sur le départ de trois pays de la CEDEAO, en l’occurrence le Niger. Il a expliqué que cela avait des conséquence sécuritaire car « nous avons la Force multinationale mixte dans la région du lac Tchad, qui comprend le Cameroun, le Niger, le Tchad et le Nigeria, mais à cause du problème avec le Niger, ils se sont retirés, mais pas totalement, car ils conservent toujours leur zone parce qu’ils connaître les répercussions. S’ils se retirent, ils seront exposés ».

« Nous pensons que nous sommes tous Africains, nous ne devrions jamais permettre à l’Afrique de se transformer en une région de guerre par procuration. Nous ne pouvons pas nous le permettre. Le Nigeria n’a rien contre le Niger, le Cameroun ou le Burkina Faso. Nous avons tous besoin les uns des autres. Ils ne peuvent pas le faire seuls, et nous ne pouvons pas le faire seuls. Ensemble, nous pouvons affronter les djihadistes, et les djihadistes s’en prennent à eux. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont des tensions avec les djihadistes », a déclaré Musa.

<strong>CP-NDC</strong>

<strong>Source: https://nouvellesducontinent.com/</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cédéao : Le dernier père fondateur vivant appelle à sauver l’Organisation</title>
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<pubDate>Thu, 22 Feb 2024 17:23:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un ancien président du Nigeria s’est exprimé sur les crises qui secouent la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) dont il est le dernier père fondateur vivant.</strong>

Le Général Yakubu Gowon a appelé, le 13 février, les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), y compris les dirigeants du Burkina Faso, du Mali et du Niger, « à mettre de côté leurs divergences et à se réunir pour la paix, la stabilité et la prospérité » de la région.

Pour lui, l’Organisation est « menacée de désunion » suite à l’annonce par l’Alliance des Etats du Sahel (AES), « trois États membres importants », de leur intention de quitter la Communauté.

« L’impact d’une telle décision aura des implications considérables pour les citoyens ordinaires qui ont été les principaux bénéficiaires de l’intégration régionale », indique le Général Gowon.

Pour ce faire, il appelle « au nom de tous les pères fondateurs de la Communauté », à lever les sanctions contre le Burkina Faso, la Guinée, le Mali et le Niger pour éviter un « éclatement » de l’Organisation régionale.

La figure historique du Nigeria appelle aussi les 15 chefs d’État de la Cédéao à « un sommet pour discuter de l’avenir de la communauté, de la sécurité et de la stabilité régionales, ainsi que du rôle de la communauté internationale compte tenu du contexte géopolitique actuel ».

« La Cédéao est plus qu’une coalition d’États, c’est une communauté établie pour le bien de nos peuples, fondée sur une histoire, une culture et une tradition communes. Ni ma génération, ni les générations présentes ou futures ne comprendront ou ne pardonneront l’éclatement de notre Communauté », insiste Yakubu Gowon, président du Nigéria de 1966 à 1975.

Malgré ses lacunes, la Cédéao est devenue un exemple d’intégration régionale sur le continent. Il cite, à titre d’exemple, la libéralisation du commerce, le droit des Africains de l’Ouest de vivre légitimement dans n’importe quel pays de la Communauté, ainsi que des opérations de maintien de la paix réussies au Libéria et en Sierra Leone.

Celui qui a accueilli, le 27 mai 1975, ses paires de l’Afrique l’ouest pour créer l’institution communautaire exhorte tous les autres anciens de la sous-région à le rejoindre dans cette campagne visant à « restaurer immédiatement l’unité et l’objectif commun au sein de la CEDEAO ».

En fin janvier 2024, le Burkina, le Mali et le Niger ont annoncé leur retrait, avec effet immédiat de la Cédéao accusée d’être instrumentalisée par des puissances étrangères.

Malgré les tentatives d’ouverture de l’Organisation, les Etats de l’Alliance du Sahel ont insisté sur le « caractère irréversible » de leur décision de se retirer de l’institution communautaire.

DS/ac/APA]]> </content:encoded>
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<title>Le silence gêné des capitales africaines face à la crise sénégalaise</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/le-silence-gene-des-capitales-africaines-face-a-la-crise-senegalaise-3054298.html</link>
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<pubDate>Tue, 20 Feb 2024 11:15:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pendant que le président sénégalais est désormais sur les rotules avec l’annulation de la décision qui reportait l’élection présidentielle au 15 décembre prochain, Abidjan et les principales capitales de la Cedeao semblent avoir décidé de dissimuler leur embarras derrière leur silence.</strong>

<strong>Bati Abouè</strong>

Si Abidjan et de nombreuses capitales de l’Afrique de l’ouest restent figées dans leur silence, il y a encore Patrice Talon pour évoquer publiquement sans trop se mouiller cependant la situation politique au Sénégal. Celle-ci a pris une nouvelle tournure depuis que le conseil constitutionnel a retoqué à la fois la loi reportant le scrutin présidentiel et le décret pris par Macky Sall, en amont, la veille de l’ouverture de la campagne électorale. Les deux dispositions ont en effet été jugées non conformes à la constitution sénégalaise par le Conseil constitutionnel qui a de nouveau réaffirmé l’intangibilité du mandat présidentiel, indiscutable à ses yeux.

Macky Sall est donc attendu pour trouver une nouvelle date pour la tenue du scrutin présidentiel mais n’a plus de marge de manœuvre suffisante pour prolonger son bail à la tête du pays. L’opposition et la société civile sénégalaises ont dit leur soulagement mais pas les « amis » du président. La Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest dont M. Macky Sall était l’un des pacificateurs attitrés a tout de même pondu un nouveau communiqué, le troisième en moins d’un mois, pour prendre acte de la décision du conseil et demander, dans son sillage, la fixation d’une nouvelle date. Mais dans les principales capitales voisines, c’est toujours le silence qui prévaut depuis que la situation politique a viré au pataquès.

Macky Sall avait provoqué ce coup de tonnerre à quelques heures seulement de l’ouverture de la campagne électorale avant que l’Assemblée nationale ne vote la loi reportant le scrutin présidentiel au 15 octobre prochain et, dans la foulée, le maintien en poste du président sortant. « C’est une situation regrettable », a déclaré le président béninois qui s’est demandé si la Cedeao est désormais légitime à agir, vu que son obstination à sévir a provoqué la sortie des Etats du Sahel de ladite organisation. « On observe aussi que le Sénégal est en difficulté. Et ce qu’on observe au Sénégal qui est regrettable est de nature à nous interpeller sur le rôle des communautés auxquelles nous appartenons. Est-ce que la CEDEAO et l’UEMOA doivent cette fois-ci condamner ou non ? Dans le cas du Niger, on a dit trop c’est trop ! Et voilà ce qui s’ajoute au trop c’est trop. Est-ce qu’on doit dire que désormais les problèmes politiques, de démocratie et des droits de l’homme ce n’est pas l’affaire de la Cedeao ? Faut-il cesser d’être le garant des libertés et de la démocratie ? », s’est demandé le président Talon (Bénin)

<strong>Embarras à Abidjan</strong>
Mais le président béninois est la seule voix dissonante dans ce concert de silence dans lequel se sont emmurées la plupart des capitales de l’Afrique de l’ouest. Même le président Ouattara qui est très proche de Macky Sall est peu disert sur l’enchaînement des événements au Sénégal et son porte-parole a soigneusement évité, jeudi 14 février dernier, ce sujet lors de sa communication à l’issue du conseil des ministres hebdomadaire. Le silence d’Abidjan est d’autant plus révélateur de la gêne de ses dirigeants que la Côte d’Ivoire doit organiser une nouvelle élection présidentielle dans un peu moins de deux ans dans un pays qui avait été soumis à une féroce répression ayant fait plusieurs dizaines de morts et plusieurs centaines de blessés graves.

Ces violences faisaient suite à la contestation du troisième mandat du chef de l’Etat sortant mais ce dernier devrait briguer un quatrième mandat en 2025 s’étant persuadé que celui-ci est le premier de l’ère de la deuxième République en raison des changements opérés sur des dispositions de la Constitution ivoirienne. Sous cet angle, le coup de force institutionnel de Macky Sall n’était pas totalement différent en soi de celui opéré par le régime ivoirien, le président sénégalais ayant même affirmé renoncer à se présenter à un autre mandat bien que la loi le lui permette.

<strong>Panique à la Cedeao</strong>
La situation politique sénégalaise porte un nouveau coup de boutoir à la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) qui vient d’enregistrer la désertion du Burkina Faso, du Mali et du Niger, les pays trois du Sahel qui avaient formalisé leur entente à travers la création de l’Association des Etats du Sahel (AES). Après avoir été intraitable pendant des mois sur les sanctions économiques et menacé le Niger d’une intervention militaire, les chefs d’Etat de la Cedeao rasent désormais les murs. Le président togolais Faure Gnassingbé était à Abidjan jeudi dernier pour discuter avec son homologue ivoirien Alassane Ouattara du contenu des nouvelles propositions que la Cedeao pourrait faire aux dirigeants nigérien et malien.

Pour le président togolais, il ne s’agit plus de savoir qui a tort ou qui a raison mais de faire en sorte que les problèmes soient réglés pour que l’organisation retrouve sa cohésion. La Cedeao est en effet prête à réévaluer ses sanctions à l’encontre du Niger, a notamment déclaré Faure Gnassingbé. Pourra-t-il en revanche convaincre les trois pays du Sahel à faire machine arrière en réintégrant la Cedeao ? Difficile d’être optimiste dans un contexte où l’organisation sous-régionale fait face à une nouvelle crise. Le président de la commission Oumar Alieu Touray a d’ailleurs tout de suite compris que la crise politique au Sénégal connaissait un « développement inquiétant » menaçant l’unité de l’organisation. Il avait donc appelé à l’union, estimant que « s’il y a bien un moment où la Cedeao doit rester unie, c’est maintenant ». Ainsi pour être crédible, l’organisation a demandé au président sénégalais de rétablir « de toute urgence » le calendrier de l’élection présidentielle après avoir pris « acte » au début du coup d’Etat constitutionnel. En revanche, rien de plus ne sera fait. Comme l’a formellement admis Ismaïla Madior Fall, le ministre des affaires étrangères du Nigeria. Car pour lui, la Cedeao « privilégie aujourd’hui la logique politique interne » qu’elle ne l’avait pas fait au Mali et au Niger.

Source: mondafrique.com]]> </content:encoded>
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<title>#Mali : Dr Fousseyni Ouattara : «La Cedeao a abandonné ses fondamentaux»</title>
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<pubDate>Tue, 20 Feb 2024 09:08:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les perspectives prometteuses de l'Alliance des États du Sahel (AES), le retrait du Mali, du Burkina et du Niger de la Cedeao sont des sujets sur lesquels s'expriment dans l'interview ci-dessous, le président du Collectif pour la refondation du Mali (Corema). Dr Fousseyni Ouattara aborde par ailleurs la question de la fin de l'Accord pour la paix et la réconciliation, issue du processus d'Alger

<strong> L'Essor : Quelle est votre lecture de la situation sociopolitique du pays ?</strong>

Dr Fousseyni Ouattara : Ma lecture en un mot sera très difficile à formuler parce qu'aujourd'hui, la situation est très complexe. Disons qu'on va de l'optimisme à l'optimisme.

<strong>L'Essor : Le gouvernement vient de mettre fin à l'Accord pour la paix et la réconciliation, issue du processus d'Alger. Comment avez-vous accueilli cette annonce ?</strong>

Dr Fousseyni Ouattara : Avec beaucoup de soulagement. Comme vous le savez à sa signature, c'était un chemin qu'on cherchait pour conclure la paix entre nous les Maliens. Si vous prenez un chemin qui ne vous mène nulle part, mieux vaut revenir en arrière et essayer de trouver un autre chemin. Je pense que le chef de l'État a été très sage de mettre fin à cet accord pour la paix. Le Mali, depuis le 22 juillet 2023, a adopté une nouvelle Constitution. Il suffit seulement de regarder l'article 37 et vousz comprendre que les chemins sont déjà décrits pour qu'on puisse entre nous s'asseoir pour parler de paix. Parce qu'il est bien dit que la souveraineté du Mali est hors de portée des intentions personnelles. C'est-à-dire que c'est quelque chose qu'on ne pourra pas marchander, prêter, diviser et faire fi de cela. Donc, il n'est pas question de céder même une petite portion du territoire du Mali.

<strong>L'Essor : Que vous inspirez le Dialogue inter-Maliens dont le Comité de pilotage est déjà à pied d'œuvre pour l'appropriation nationale du processus de paix ?</strong>

Dr Fousseyni Ouattara : L'initiative du dialogue est une très bonne chose, seulement il faut revoir un peu les acteurs. Le Mali est très vaste. Parce que quand on parle du Dialogue inter-Maliens, il faut voir toute l'étendue du territoire. Par exemple, aujourd'hui, les problèmes au niveau de la Région de Kayes existent surtout à cause de l'exploitation sauvage des zones aurifères. Il y a des villages où les gens s'entretuent souvent. Ce sont des choses aussi qu'on ne doit pas oublier. Le tout ne peut se reporter seulement au terrorisme ou à la rébellion. Je pense que c'est quelque chose qui doit prendre le Mali dans sa totalité. J'ai vu la liste du Comité de pilotage.

Je leur souhaite bon vent. Seulement, souvent, je suis très anxieux parce que quand on parle de dialogue entre les Maliens, on voit toujours les mêmes personnes. Je pense que les générations changent, se succèdent, souvent il est bon de placer plus de confiance à la jeunesse. Malheureusement, à chaque fois qu'on parle même de la refondation du Mali, même si vous voyez sur nos médias, surtout Internet et autres, on voit que ce sont généralement les mêmes personnes qu'on appelle. C'est-à-dire que très souvent les idées ne changent pas beaucoup alors qu'il ya des jeunes leaders qui sont là. Mieux vaut qu'on leur donne leurs chances de pouvoir s'exprimer parce que l'avenir leur appartient. Donc, s'ils mettent la main dès maintenant, qu'eux-mêmes puissent prendre des décisions majeures qui vont définir leur avenir. Malheureusement, on fait toujours la même chose et je pense que souvent, on tourne en rond.

<strong>L'Essor : Que pensez-vous de la récente décision des autorités du Mali, du Burkina Faso et du Niger de se retirer sans délai de la Cedeao ?</strong>

Dr Fousseyni Ouattara : On pouvait s'attendre à cela. Nous, au Corema, cela ne nous a pas surpris. Parce que ça fait presque trois ans qu'on demande le retrait immédiat du Mali de la Cedeao. Pourquoi ? Parce que les mêmes principes fondamentaux de la Cedeao ont été laissés de côté par les nouveaux dirigeants de l'organisation communautaire. Et quand les fondamentaux changent cardinalement, il faut revoir même sa participation au sein de cette Institution. Parce que c'est une Institution qui devrait servir surtout à l'intégration interafricaine et encore faciliter nos déplacements, nos échanges.

Malheureusement, tel n'est pas le cas. Pour se déplacer par exemple du Mali au Nigéria, vous verrez combien de postes de contrôle ainsi de suite. Il y a 49 ans, quand la Cedeao voyait le jour, on avait parlé de créer la monnaie communautaire. Cet objectif n’a pas été atteint. Avec le Protocole additionnel de 2012, la Cedeao même s'est éloignée complètement de l'intégration africaine. Elle est devenue un instrument de répression par procuration entre les mains de la France.

Ce qui était fondamental dans la Cedeao, c'était l'entraide. Et encore, on doit se souvenir lorsque la Cedeao a été créée en 1975, déjà en 1978, il y avait eu un protocole additionnel qui stipulait que les États membres de la Cedeao ne devaient pas se faire la guerre. C'était un point très important. Actuellement, vu que nos états qui ont été attaqués par les terroristes, connaissent des difficultés. Même s'il ya eu un changement de pouvoir peut-être qui n'est pas la façon voulue, mais ce n'est pas un prétexte pour dire qu'on va lever toute une armée et attaquer par exemple le Niger.

C'est une violation très grave. Et ce qui a aussi motivé surtout le départ du Mali, c'est la violation de la Convention même des Nations unies. Il ya une Convention qui dit qu'il ne faut pas fermer les frontières des États qui n'ont pas de littoral. Il faut laisser ces États pour qu'ils puissent avoir accès à la mer. Cela aussi a été violé.

La Convention de Vienne est très claire. Quand vous entrez dans une organisation, si la doctrine sur laquelle elle a été fondée, si ses fondamentaux changent, parce que vous avez donné une partie de votre souveraineté, c'est de votre droit de vous retirer. Si vous ajoutez tout cela et encore dire que le Mali étant membre de l'Uemoa, la Cedeao a mis la pression pour empêcher notre pays d'avoir accès à ses propres fonds qu'il avait confiés à la Bceao. Parce qu'il faut savoir que c'est notre argent de façon indépendante et souveraine qu'on a confié à la Bceao pour la gestion. Donc, si on regroupe tout cela, on va voir que si on ne s'était pas écarté de la Cedeao, on ne pouvait pas accentuer notre développement sur des sphères qui allaient nous porter le bonheur. Et malheureusement si on reste au sein de la Cedeao avec la pression de la France, notre développement sera toujours non seulement modelé et dirigé par l'ex-puissance coloniale.

Ce qui n'est pas de notre intérêt. Donc, regroupant tout cela, je peux vous assurer que quand on quitte la Cedeao, les conséquences seront moindres. Parce que beaucoup se font peur en pensant que la libre circulation des personnes et des biens va poser problème. Alors qu'en quittant la Cedeao, nous sommes encore membres de l'Uemoa où il y a les mêmes principes de libre circulation des personnes, des biens et des marchandises. Sur ce plan, il n’y a pas de problème. Le problème peut se poser au niveau de sept autres pays qui ne sont pas membres de l'Uemoa, mais on peut toujours avoir des accords bilatéraux.

Retenez que ces pays, notamment le Nigeria, le Ghana, sont plus développés que nos trois états. Nous sommes plutôt leurs clients. Alors que nous vendons de l'or, du coton et autres en dehors de l'espace Cedeao. Peut-être, à part le bétail vivant, généralement le Mali, le Niger et le Burkina Faso ne vend rien dans l'espace de la Cedeao. Nous sommes des consommateurs. Donc, en tant que consommateurs, nous avons toujours la possibilité de choisir où nous approvisionner. Je pense que les uns et les autres ne doivent pas avoir peur.
Pour ce qui est de la monnaie, tout le monde en parle, les gens se font peur. Il faut garder la tête froide, il y a des préalables pour créer une monnaie. Ces préalables ne sont pas visibles encore.

<strong>L'Essor : La future création de la Confédération des États de l'Alliance des États du Sahel pourrait donc être une alternative crédible…</strong>

Dr Fousseyni Ouattara : La Charte du Liptako-Gourma, qui a été adoptée le 16 septembre 2023, n'a fait que nous ramener à la réalité. Parce que l'Autorité du Lipatako-Gourma qui existait nous parlait plutôt d'un espace beaucoup plus économique. La réalité est telle que même si un État ou un ensemble d'États ont des biens, sans armées fortes pour se défendre, ces richesses seront la convoitise de certains pays. Avec l'AES, c'est le volet militaire qui vient compléter le reste (économie, développement, etc.). En ce moment, nous sommes en train de créer une Confédération des États où chaque paie a plus ou moins sa propre souveraineté. Mais, sur certains plans on va, de façon collégiale, gérer nos affaires. Maintenant que nos trois armées s'entendent très bien surtout pour lutter contre le terrorisme, en ajoutant le volet défense à ce qui existait déjà, cela va nous permettre de créer un espace économique.

En effet, la zone du Liptako-Gourma regorge de richesses. C'est à cause de cela qu'en 1969-70, le département économique de l'Onu chargé de l'Afrique et le Pnud avaient demandé de créer l'Autorité du Lipatako-Gourma. Parce qu'ils pensent que chaque pays, individuellement, ne pouvait pas exploiter les énormes ressources qui s'y trouvent. Si on se met ensemble, on pourra exploiter ces ressources en ayant en tête ce qu'on a écrit dans notre Constitution : que nos richesses nous appartiennent, que notre souveraineté ne sera plus jetée à la poubelle.

Cela va nous permettre de tirer les plus-values ​​de nos richesses. Nous n'allons plus tendre la main. Nous n'allons plus nous laisser berner par des soi-disant cadres qui nous disaient que seules les multinationales avaient les financements. Malheureusement, on leur a laissé l'opportunité d'exploiter nos richesses pour nous contenter des miettes quand elles le voulaient. Ce ne sera plus le cas, nous avons voté un nouveau Code minier de même qu'un contenu local. L'or pourra briller pour tout le Mali. Pour cela, il faut travailler, avoir des idées et des concepts.

<strong>Propos recueillis par</strong>

<strong>Massa SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Niger : la CEDEAO lèverait prochainement les sanctions contre le pays la veille du …</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-la-cedeao-leverait-prochainement-les-sanctions-contre-le-pays-la-veille-du-3054206.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Feb 2024 14:15:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) va lever les sanctions contre le Niger la veille du Ramadan qui débute le 10 mars dans les pays musulmans d’Afrique, fait savoir Jeune Afrique.</strong>

La levée des sanctions contre le Niger sera perçue comme un « coup de main » et contribuera à annuler la décision du Burkina Faso, du Mali et du Niger de se retirer de la CEDEAO.

L’objectif des sanctions de la CEDEAO était de faire pression sur les autorités militaires de facto du Niger, afin de rétablir le président Bazoum au pouvoir, mais cela ne s’est pas produit.

En attendant, ce sont les civils qui subissent le plus gros impact de ces sanctions de grande ampleur.

Les sanctions de la CEDEAO ont coupé le Niger de bon nombre de ses partenaires commerciaux traditionnels, ce qui a aggravé l’insécurité alimentaire chronique pour les groupes vulnérables.

La junte a gardé des relations avec ses voisins, le Burkina Faso, le Tchad et le Mali, qu’elle considère comme des alliés parce qu’ils sont tous les trois sous régime militaire.

Mais les frontières avec le Bénin et le Nigéria, les deux pays d’où le Niger importe normalement de la nourriture et d’autres produits de première nécessité, restent fermées.

Les habitants sont donc confrontés à des pénuries de médicaments, de céréales et de denrées alimentaires importées telles que le sucre, le lait en poudre et l’huile végétale.

La junte ne facilite pas le travail à la CEDEAO et à des organisations humanitaires
Bien que le Bénin et le Togo aient accordé des dérogations dans l’application des sanctions pour l’aide humanitaire destinée au Niger, les autorités nigériennes ont jusqu’à présent refusé l’entrée aux camions en provenance du Bénin.

Les itinéraires alternatifs passant par le Burkina Faso sont jugés trop dangereux en raison de la présence d’insurgés dans ce pays.

<strong>Source: https://yop.l-frii.com/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Faure Eyadema à Abidjan auprès de Alassane Ouattara :  Le Facilitateur de la CEDEAO pour une solution négociée avec l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/faure-eyadema-a-abidjan-aupres-de-alassane-ouattara-le-facilitateur-de-la-cedeao-pour-une-solution-negociee-avec-laes-3054181.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Feb 2024 13:48:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La menace des Etats de l’AES relative à leur retrait avec effet immédiat de la CEDEAO semble non seulement porté fruit, mais aussi et surtout elle a mis en branle les présidents de l’organisation sous régionale, au point de désigner un facilitateur en la personne du Président Togolais Faure Eyadema. Ce dernier a pris son bâton de pèlerin pour une série de visites auprès de ses pairs afin de convenir d’un plan négocié de sortie de crise qui frappe certains Etats de la communauté et cela avant le sommet des chefs d’Etat et de gouvernements. Pour rappel Faure Eyadema est le facilitateur désigné par la CEDEAO pour négocier avec les Etats de l’AES, qui dans leurs velléités sécessionniste sont déterminés à tourner dos à la CEDEAO. Faure Eyadema passe pour être ce président qui peut parler sans intermédiaire avec tous ces chefs d’Etat qui sont rupture de ban avec la CEDEAO. Adoubé de cette qualité, Faure parviendra-t-il à faire fléchir les chefs d’Etat de l’Alliance des Etats du Sahel qui ont non seulement claqué la porte de la communauté, mais aussi qui semblent déterminés à ne pas faire marche arrière ? Que feraient les chefs d’Etats de la CEDEAO si les Etats du sahel refusaient de revenir sur leur décision de se retirer de la communauté ?</em></strong>

La tâche serait certes ardue pour le Président togolais, mais les signes d’un compromis sont également perceptibles, car les peuples des pays de l’AES semblent clairement prendre fait et cause pour la CEDEAO et n’entendent nullement la quitter pour des raisons d’agenda politiques. En effet, le peuple  Malien dans sa grande majorité semble rejeter toute idée de retrait de la CEDEAO, alors même que c’est le pays du colonel Assimi Goita qui est la locomotive de l’AES. Pour preuve le meeting de soutien à la décision de retrait du Mali de la CEDEAO a été boycotté par le peuple, mieux le Conseil National du Patronat du Mali, CNPM, n’a pas donné une suite favorable à la sollicitation du gouvernement de prendre fait et cause pour le retrait de la CEDEAO. Tout porte à croire que c’est le même scénario dans tous les deux autres pays de l’AES, à savoir le Niger et le Burkina Faso. Donc le facilitateur de la CEDEAO, le Président togolais Faure Eyadema peut bien gagner sa bataille à condition de pouvoir convaincre ses pairs de l’organisation sous régionale. Ces derniers doivent adopter une posture modérée, réconciliant plutôt que jusqu’auboutiste. Faure a désormais le vent en poupe et sa posture moins belliqueuse fait de lui un interlocuteur crédible aux yeux des autorités militaires des Etats de l’AES. Il lui reste maintenant à manier le bâton et la Carotte. Disons beaucoup plus la carotte que le bâton, pour parvenir à un compromis avec le Colonel Assimi Goita, le Capitaine Ibrahim Traoré et le Général Aboudramane Tiani.

<strong><em>Adoubé de cette qualité</em></strong>, <strong><em>Faure parviendra-t-il à faire fléchir les chefs d’Etat de l’Alliance des Etats du Sahel qui ont non seulement claqué la porte de la communauté, mais aussi qui semblent déterminés à ne pas faire marche arrière ?</em></strong>

L’énorme chance que le facilitateur de la CEDEAO semble avoir et qui va être un atout majeur dans sa délicate mission est sans nul doute la non adhésion des peuples de l’AES à ce projet de retrait de la CEDEAO. Ils y voient une volonté manifeste des autorités des Etats de l’AES de se maintenir tout simplement au pouvoir et d’échapper aux sanctions de la CEDEAO, mais nullement la défense des intérêts des peuples. Donc Faure jouera sur cet atout et surtout l’aura qu’il a et la confiance que les trois chefs d’Etat de l’AES lui accordent pour convaincre les autres chefs d’Etat de la CEDEAO à être flexible. Si tant est que l’unité, la cohésion et le vivre ensemble au sein de la communauté sont les préoccupations majeures de tous les chefs d’Etat de la CEDEAO, il n y a pas de raison qu’un compromis ne soit pas trouvé. Le facilitateur doit  persuader les trois chefs d’Etats à mettre beaucoup d’eau dans leur Gnamakou Dji.

<strong><em>Que feraient les chefs d’Etats de la CEDEAO si les Etats du sahel refusaient de revenir sur leur décision de se retirer de la communauté ?</em></strong>

Si toutes les tentatives de médiation venaient à échouer, ce qui restera pour les chefs d’Etat de la CEDEAO est le bâton pour sanctionner les trois chefs  d’Etats pour leur indélicatesse. La nature de ces sanctions restera à définir, car celles déjà infligées font plus mal aux peuples qu’aux dirigeants. Il faut tout de même reconnaitre que l’organisation sous régionale a parfois  pêché par son laxisme et sa méthode non pédagogique. Sers réactions ont été souvent épidermiques et ses sanctions disproportionnées. Donc des véritables réformes sont nécessaires afin que la CEDEAO se donne les moyens d’agir en amont pour éviter d’être chaque fois mis devant les faits accomplis. Le différend qui l’oppose aux trois Etats du sahel, loin d’être une fin en soi, doit plutôt être un cas d’école qui doit être étudié dans les laboratoires de la CEDEAO, afin d’éviter en amont des crises pareilles qui fragilisent à coup sûr la communauté.

En somme, il n’est jamais trop tard pour bien faire, la CEDEAO est appelée à faire son mea maxima culpa de n’avoir pas su dissuader les chefs d’Etat à renoncer à un troisième mandat et de n’avoir pas persuadé ceux qui se sont accaparé illégalement du pouvoir. La CEDEAO doit faire sienne cette célèbre phrase de Montesquieu : « Pour qu’on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir… » La force en attente attend-elle toujours d’être constituée ?

<strong>Youssouf Sissoko       </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Talon, la Cedeao et l’AES :  Talon est&#45;il sincère dans son plaidoyer de recherche de conseil sur la CEDEAO ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/talon-la-cedeao-et-laes-talon-est-il-sincere-dans-son-plaidoyer-de-recherche-de-conseil-sur-la-cedeao-3054089.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Feb 2024 01:24:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Devant les journalistes, le 8 février 2024, le président Talon en toute bonne foi a fait un plaidoyer pour être conseillé sur la démarche à suivre sur la « prise de décision » bonne pour la bonne marche de la CEDEAO. Si l’idée est noble, il faut reconnaitre que l’exercice pour moi était trop osé dans la situation que vit la région avec le retrait annoncé des trois pays de l’Alliance des Etats du Sahel de la CEDEAO.

Les trois pays se sont-ils retirés rien qu’à cause des sanctions ? Ou les dirigeants de l’AES ont-ils cru qu’il y a échec dans l’intégration pour prendre leur décision de retrait ? Ces dirigeants ont-ils volontairement choisi de « casser » ce que leurs prédécesseurs ont mis en place ?

Ce que Talon ne dit pas et ce à quoi tous les habitants de ces trois pays dans une grande majorité et qui transparait dans ce qu’il ne dit pas, c’est que les décisions prises par la CEDEAO ne viennent pas des chefs d’Etat qu’ils sont, mais leur décision semble être l’application d’instructions reçues pour agir comme ils l’ont fait.

Pourquoi étant élu par les Béninois pour mettre en œuvre leur volonté légitime, croit-il avoir plus de pouvoir pour se donner le droit de ne pas appliquer cette volonté majoritaire qui était de ne pas prendre de sanction contre le Niger, si ce n’est une force supra ?

<strong>Est-ce que la CEDEAO dans le cas du Sénégal doit condamner ou non ? Quand on condamne on dit qu’on ne doit pas le faire, si on ne condamne pas…</strong>

En ne condamnant pas Macky SALL, en ne le sanctionnant pas en tant que seul responsable de ce qui arrive, comme l’a été au Mali, en Guinée et au Burkina avant les coups d’Etat, les sanctions seront dirigées contre le peuple Sénégalais si quelque chose se passait. Et c’est ce que l’on reproche à la CEDEAO de ne pas prendre ses responsabilités quand il le faut. Tout Sénégalais tolèrerait aujourd’hui que toute institution puisse dire, agir pour empêcher la forfaiture en cours au Sénégal du fait d’un seul individu et sa soif d’abus de pouvoir, fusse-t-il le président élu. De quel droit ?

Que le Président Talon et peut-être les autres avec lui soient perdus et ne sachent pas que faire, rentre dans l’ordre normal de la CEDEAO car Macron ne donnera aucune consigne contre Macky Sall. Tout le monde l’avait entendu dire qu’il « appellera dès demain le Président Nana Akufo pour lui instruire que la CEDEAO prenne les décisions nécessaires que la France appuiera ». C’était contre le Mali ; aucune consigne n’ayant été donnée, le Burkina Faso fut épargné mais pas le Niger jusqu’à instruire une guerre contre « nos propres frères », sans que cela n’émeuve autrement les dirigeants de la CEDEAO.

Être garant donne-t-il le droit à une institution de tuer chez ses adhérents pour le compte d’autrui ? C’est cette sombre volonté non comprise par personne qui amène les peuples du Sahel, pour ceux qui soutiennent le désir ou la décision de retrait, à ne voir dans les organes de la CEDEAO qu’une machine entretenue par des maitres qui ne cachent pas leur volonté d’esclavagiser les peuples. Ne pas voir cela ou refuser de reconnaitre cela, enlève tout crédit en un quelconque plaidoyer pour un retour dans une telle institution.

Avant 1975, année de création de la CEDEAO, la mémoire collective ne retient pas qu’il y avait des visas entre les pays de la région. Croire ou penser que le retrait de la CEDEAO soit une entrave à la CEDEAO des peuples, est une mauvaise lecture de la réalité de la région. Maintenant, que certains veuillent réaliser leur dessein caché depuis longtemps en se saisissant de cette occasion, cela ne tiendra que pendant leur séjour à la tête de leur pays, car aucun peuple de la région ne veut un retour.

<strong>Sidicoul</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ce pays membre de la CEDEAO dribble le Bénin et veut ouvrir un accès à la mer aux pays de l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/ce-pays-membre-de-la-cedeao-dribble-le-benin-et-veut-ouvrir-un-acces-a-la-mer-aux-pays-de-laes-3054109.html</link>
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<pubDate>Sun, 18 Feb 2024 19:39:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="whitespace-pre-wrap"><strong>Une délégation ministérielle en provenance du Niger (membre de l’AES) s’est rendue ce 13 février au Togo (toujours membre de la CEDEAO).</strong></p>
<p class="whitespace-pre-wrap">Le but de la visite était de discuter avec les autorités togolaises des modalités d’approvisionnement du Niger via le port de Lomé.</p>
<p class="whitespace-pre-wrap">L’objectif d’une telle démarche est claire pour le pays de l’AES ; il s’agit de garantir la fluidité des échanges commerciaux malgré le récent retrait du Niger de la CEDEAO.</p>

<div id="advads-1144349864" class="advads-adsense-intra-03">

Les deux pays semblent déterminés à renforcer leur coopération logistique.

<strong>Des échanges à faciliter entre l’AES et le pays de la CEDEAO</strong>
Lors de cette visite à Lomé, le ministre nigérien des Transports a tenu à remercier le Togo pour son soutien logistique de longue date.

Grâce au corridor Lomé-Ouaga-Niamey, le port togolais permet en effet de ravitailler les populations nigériennes en diverses denrées essentielles.

Le Niger souhaite même développer davantage ces échanges commerciaux, aussi bien pour ses importations que pour les exportations de ses propres produits miniers ou agricoles.

Les récentes décisions géopolitiques du pays rendent ce dialogue encore plus indispensable.

De son côté, le ministre togolais de l’Economie maritime s’est dit disposé à fluidifier le trafic sur ce corridor stratégique pour le Niger.

Des mesures pourraient être prises pour réduire les coûts de transport et lever certaines entraves logistiques ou sécuritaires.

<strong>Un partenaire fiable pour contourner la CEDEAO</strong>
Cette coopération accrue entre Niamey et Lomé tombe à point nommé alors que le Niger vient de quitter la CEDEAO en même temps que le Mali et le Burkina Faso.

Privé des ports de cette communauté d’Afrique de l’Ouest, le pays enclavé se tourne vers de nouveaux partenaires comme le Togo pour sécuriser ses approvisionnements.

Grâce à la modernisation de son port et de ses connexions routières, le Togo espère devenir une alternative crédible aux autres corridors habituels de la CEDEAO.

Sa position de neutralité vis-à-vis des tensions régionales actuelles le place aussi en position idéale pour servir de plaque tournante.

Source: https://yop.l-frii.com/

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la CEDEAO : de nouveaux problèmes pour le Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-du-mali-du-niger-et-du-burkina-faso-de-la-cedeao-de-nouveaux-problemes-pour-le-sahel-3054052.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 18 Feb 2024 19:26:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le 27 janvier, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont annoncé leur intention de se retirer de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), malgré les efforts consentis pour les en dissuader. Le spécialiste en diplomatie Nicholas Westcott, professeur de pratique diplomatique, Département de politique et d'études internationales, SOAS, Université de Londres, explique que cette décision pourrait être le dernier symptôme d'une crise qui s'aggrave au Sahel.

Selon Nicholas Westcott, professeur de pratique diplomatique, Département de politique et d'études internationales, SOAS, Université de Londres, les États côtiers de la Cedeao craignent la contagion du terrorisme et des troubles politiques au Sahel. Si les trois pays sahéliens quittent la Cedeao, ce risque va sûrement augmenter. Pour l’universitaire, il en va de même pour le risque d’hostilité potentielle à l’égard des migrants maliens et burkinabè au Ghana, en Côte d’Ivoire et au Sénégal.

L’arrêt de la libre circulation entre ces trois pays et le reste de l’Afrique de l’Ouest pourrait avoir de graves conséquences économiques pour toutes les personnes concernées, souligne-t-il avec inquiétude. D’autres gouvernements de la région craignent également des dommages causés à leur propre démocratie – sinon par des coups d’État, du moins par des populistes anti-occidentaux.

À cet effet, il a rappelé que la Guinée est déjà dirigée par une transition militaire. D’autres pays, comme le Cameroun, le Togo et la Sierra Leone, pourraient être vulnérables. Avec les élections à venir au Ghana et le report des élections au Sénégal, cette année mettra à l’épreuve la démocratie dans la région. Ce schisme au sein de la Cedeao constitue également un risque pour les partenaires de l’Afrique en Europe et aux États-Unis.

Une étude récente parue dans la revue « African Affairs » a montré que le ressentiment face à la présence militaire française accrue était l'une des principales raisons pour lesquelles l'armée nigérienne a soutenu le coup d'État mené par le général Abdourahmane Tchiani plutôt que le président élu Mohamed Bazoum.

D’autres pays occidentaux risquent d’être mis dans le même panier néocolonial s’ils ne réforment pas les institutions internationales pour refléter les préoccupations africaines. Ils doivent accélérer les changements nécessaires pour garantir que le système multilatéral fonctionne dans l’intérêt des petits pays pauvres. Si cela ne se produit pas, le discours selon lequel le système existant ne fonctionne qu’au bénéfice de « l’Occident » gagnera du terrain sur le continent.

<strong>Le soutien occidental a perdu en crédibilité</strong>

De l’avis de Nicholas Westcott, tous les pays d’Afrique de l’Ouest sont confrontés à une crise à plusieurs niveaux. Cette situation est due à des années de croissance atone suite à la crise financière de 2008, au COVID et à la guerre en Ukraine, à l’impact du changement climatique et à la croissance démographique.

Les gouvernements élus ont de plus en plus du mal à répondre aux attentes de leurs citoyens. Cela est particulièrement vrai au regard du nombre croissant de jeunes au chômage, désillusionnés par la démocratie et ouverts à un changement de régime violent, que ce soit par le terrorisme ou un coup d’État.

Il s’agit presque d’une répétition des années 1970, lorsque la sécheresse, la corruption et les échecs du développement ont conduit à une série de coups d’État dans la région. Les personnes qui ne peuvent pas légitimement gagner leur vie trouveront d’autres moyens de le faire. L’extrémisme religieux et le banditisme ont augmenté malgré les efforts occidentaux pour les combattre. Le soutien occidental a ainsi perdu en crédibilité, même si le véritable échec est avant tout politique et économique.

Pourquoi les organismes régionaux comme la Cedeao n’ont-ils pas été en mesure d’aider ? Face à la menace aux coups d’Etat, les organisations régionales africaines, en l’occurrence la Cedeao et l’Union africaine, sont confrontées à un dilemme. Doivent-elles s’en tenir à leurs principes et exclure les États qui ont connu des changements de gouvernement anticonstitutionnels jusqu’à ce qu’ils rétablissent des gouvernements responsables devant leurs citoyens ?

Ou bien compromettent-elles leurs principes pour préserver au moins une unité nominale et permettre aux gouvernements autoritaires de réintégrer le club ? Les efforts de conciliation déployés par le Togo, à travers son Forum sur la paix et la sécurité à Lomé, en novembre dernier, et par les dirigeants islamiques nigérians, n'ont pas porté leurs fruits.

Néanmoins, il est possible que l’annonce du départ soit une monnaie d’échange pour obtenir des conditions plus clémentes pour leur réintégration au sein de la Cedeao. Celle-ci avait répondu en affirmant n’avoir pas encore reçu de notification formelle, ce qui signifie, selon les textes de l’organisation, que les pays ne pourront partir que dans un an. Cela donne à toutes les parties du temps de négociation. L’UA a également appelé à des négociations pour maintenir l’unité de la Cedeao. Pour sa part, la réponse du Nigeria a été moins accommodante.

<strong>Des arguments faibles</strong>

Que se cache-t-il derrière l’annonce des régimes militaires ? D’après Nicholas Westcott, la survie du régime est devenue leur objectif primordial. Selon lui, leur intention explicite semble être de saper le principe selon lequel les nations africaines devraient s’appliquer mutuellement des normes. Le fait que les gouvernements africains eux-mêmes aient adhéré à ces principes n’a aucune importance pour les insurgés, qui veulent conserver le pouvoir. L’intéressé va même jusqu’à faire une comparaison avec les extrémistes, qui veulent s’en emparer.

Ils ont avancé les justifications suivantes pour leur retrait : la Cedeao n'a apporté aucun soutien contre les jihadistes ; la Cedeao a imposé des sanctions « illégales » qui nuisent à la population ; la Cedeao est tombée sous l’influence de gouvernements étrangers. Pour Nicholas Westcott, ces arguments sont faibles et reflètent une tentative de ressembler à des défenseurs des pauvres et à des opposants à l’influence occidentale. Cela semble fonctionner. Les populations sont mobilisées et armées pour combattre les terroristes.

De plus, Nicholas Westcott souligne que certains de ces dirigeants semblent endosser le rôle de Thomas Sankara. L'ancien président vénéré du Burkina Faso, qui a lui-même pris le pouvoir, est considéré comme un héros pour son opposition aux élites corrompues et à l'influence française, sa modestie et ses principes, ainsi que son souci du citoyen burkinabé ordinaire.

Cela s’inscrit également à merveille dans un discours promu par la Chine et la Russie : selon lequel les institutions mondiales actuelles ont été mises en place pour défendre les intérêts néocoloniaux occidentaux, et que l’adhésion aux « valeurs occidentales » (telles que la démocratie et les droits de l’homme) prive les pays de leur droit au développement. Tout en s’érigeant comme les seuls véritables défenseurs des intérêts du Sud. D’après Nicholas Westcott, c’est l’une des principales raisons du renforcement de la coopération de ces pays avec Moscou au détriment des Occidentaux.

À le croire, cette coopération pourrait surtout s’étendre à la protection des régimes contre de nouvelles menaces de mutinerie, de coup d’État ou d’invasion. Il craint que le danger ne soit le fait que la Russie ne se substitue à ces Etats en s’occupant d’un de leurs rôles régaliens à savoir la sécurité. Ce qui ne devrait pas se faire sans contrepartie.

Il a déploré le fait que le commerce des migrants ait de nouveau repris à Agadez, le principal point de transit du nord du Niger vers la côte méditerranéenne. Et rien n’inquiète plus les pays européens qu’une augmentation spectaculaire de la migration africaine. Ils suivront donc l’évolution de la situation avec inquiétude.

<strong>Cheick Bougounta CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Burkina Faso, le Mali et le Niger quitteront définitivement la Cédéao le 29 janvier 2025</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/le-burkina-faso-le-mali-et-le-niger-quitteront-definitivement-la-cedeao-le-29-janvier-2025-3054099.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 18 Feb 2024 19:24:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Cette date a été indiquée à Sputnik par le président de la commission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest.</strong>

"Selon l'accord, ils disposent exactement d'un an. Le 29 janvier 2025 est la date où le retrait de la Cédéao entrera en vigueur, à moins que les trois pays ne retirent leur préavis durant cette période", a déclaré Dr Omar Alieu Touray en marge du sommet de l'UA.

Selon lui, l'organisation est prête au dialogue avec les autorités du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

"La séparation affecte toutes les parties. Être unis donne plus de force qu’être séparés. Par conséquent, nous avons tous intérêt à être ensemble", a indiqué Dr Omar Alieu Touray.

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait du Mali de la CEDEAO et fin de l&amp;apos;accord d’Alger : Les autorités maliennes invitées à identifier les insuffisances de l&amp;apos;institution afin d&amp;apos;y proposer les réponses idoines</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-du-mali-de-la-cedeao-et-fin-de-laccord-dalger-les-autorites-maliennes-invitees-a-identifier-les-insuffisances-de-linstitution-afin-dy-proposer-les-reponses-idoines-3053920.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Feb 2024 02:37:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite à l'annonce du retrait de notre pays de la Cédéao et de la volonté de nos autorités de mettre fin à l'Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d'Alger, le parti Yéléma et le M5 Mali Kura ont rendu public un communiqué conjoint dans lequel ils expriment leur vive inquiétude par rapport à ces deux décisions en invitant nos autorités à porter plutôt leurs efforts sur l'identification des insuffisances de la Cédéao, afin d'y proposer les réponses idoines.</em></strong>

A l'entame, le communiqué rappelle qu'en l'espace de quatre jours, le 25 et le 28 janvier 2024, les autorités de la Transition ont annoncé aux Maliens deux grandes décisions, sans aucune forme de concertation, ni de consultation préalable d'aucune force vive de la nation notamment : la fin de l'Accord dit d'Alger avec effet immédiat et l'ouverture du dialogue direct inter-Maliens, ainsi que le retrait du Mali de la Cédéao. Sur l'annonce officielle de la fin de l'Accord pour la paix issu du processus d'Alger avec effet immédiat et l'ouverture du dialogue direct inter-malien, les deux organisations disent prendre acte de la décision de nos autorités de mettre fin à l'Accord pour la paix issu du processus d'Alger. Avant de regretter cette décision, surtout au moment où le Mali semble être en position de force sur le terrain. Et d'ajouter que cette position aurait dû faciliter la mise en œuvre de la volonté légitime du peuple malien, maintes fois exprimée à travers tous les fora organisés depuis 2019, exigeant la révision dudit Accord avec toutes les parties prenantes pour un règlement politique du conflit. Le M5RFP-Mali Kura et le parti Yéléma rappellent qu'ils ont toujours invité les autorités de la Transition à l'ouverture d'un dialogue direct inter-Maliens, à l'effet d'obtenir la révision de l'Accord pour la paix, mais aussi d'arriver à une paix plus globale incluant tous les acteurs clés, y compris les groupes armés terroristes maliens.

Sur le retrait du Mali de la Cédéao, le M5RFP-Mali Kura et le parti Yéléma se sont dits surpris comme beaucoup d'autres forces vives, par la décision des autorités de la Transition, relative au retrait du Mali de la Cédéao, avec effet immédiat. Selon eux, une décision qui vient compliquer davantage la crise multidimensionnelle du pays, dont la première victime est le citoyen malien, déjà suffisamment éprouvé.

Rappelant la dimension africaine de la révolution citoyenne malienne, le M5RFP-Mali Kura et le parti Yéléma croient que notre pays, notre sous-région et l'Afrique doivent définir leur propre horizon à la faveur des mutations mondiales en cours. Ce qui devrait justifier une initiative forte de refondation de la Cédéao, et non pas notre divorce d'avec elle.

Ils ont saisi l'occasion pour regretter une telle décision et interpeller les autorités sur les fâcheuses conséquences économiques, politiques et sociales d'un tel retrait, pour nos compatriotes installés hors du pays, notre secteur privé et notre diplomatie.

Ainsi, le M5RFP-Mali Kura et le parti Yéléma invitent les autorités de la Transition à reconsidérer leur décision de retrait de la Cédéao, notre organisation commune. Avant de les exhorter plutôt à porter leurs efforts sur l'identification des insuffisances de la Cédéao, afin d'y proposer les réponses idoines. Ils les exhortent, enfin, à une approche inclusive dans les prises de décision à fort impact sur les populations, conformément aux valeurs et principes prônés dans la Charte de la Transition.  <strong>                          </strong>

<strong>  Boubacar Païtao</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait du Mali de la CEDEAO : Le gouvernement malien évoque le « caractère irréversible » de sa décision</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-du-mali-de-la-cedeao-le-gouvernement-malien-evoque-le-caractere-irreversible-de-sa-decision-3053828.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-du-mali-de-la-cedeao-le-gouvernement-malien-evoque-le-caractere-irreversible-de-sa-decision-3053828.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 Feb 2024 07:59:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans une correspondance adressée, le 6 février 2024, à la Commission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali «réitère le caractère irréversible de la décision du Gouvernement de la République du Mali de se retirer sans délai de la CEDEAO en raison de la violation par l’Organisation de ses propres textes ».

A la suite de la note verbale référencée ECW/OP/DC/31.01.24/ak en date du 31 janvier 2024 de la Commission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale réitère le caractère irréversible de la décision du Gouvernement de la République du Mali de se retirer sans délai de la CEDEAO en raison de la violation, par l’Organisation, de ses propres textes, ainsi que les autres raisons légitimes mentionnées dans le Communiqué conjoint N°001 du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger, en date du 28 janvier 2024.

« En effet, la CEDEAO, par la décision de la Conférence des Chefs d'État et de Gouvernement en date du 09 janvier 2022, a imposé au Mali des sanctions contraires aux dispositions communautaires pertinentes, notamment au Traité révisé de la CEDEAO du 24 juillet 1993 et au Protocole additionnel A/SA.13/02/12 du 17 février 2012 portant régime des sanctions à l'encontre des États membres qui n'honorent pas leurs obligations vis-à-vis de la CEDEAO », souligne le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop, dans sa correspondance. Selon le ministre, ni ces textes, ni aucun autre instrument juridique de l'Organisation ne prévoit la fermeture des frontières à un État membre.

En outre, ajoute le ministre Diop, par cette décision, la Conférence de la CEDEAO a violé le droit d'accès à la mer et depuis la mer et la liberté de transit du Mali, tels que prévus par l'article 125 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, adopté à Montego Bay le 10 décembre 1982.

Le Ministère indique à la Commission que ces graves manquements commis par la CEDEAO rendent le Traité de la CEDEAO inopérant, au regard des dispositions pertinentes de la Convention de Vienne sur le Droit des Traités de 1969, notamment celles relatives à la non- ingérence dans les affaires intérieures des États, la survenance d'une situation rendant l'exécution du traité impossible et le changement fondamental de circonstances.

Par conséquent, le ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale indique que le Gouvernement de la République du Mali n'est plus lié aux contraintes de délai, mentionnées à l'article 91 du Traité révisé et évoquées par la Commission de la CEDEAO.

&nbsp;

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sans Tabou: retrait AES de la CEDEAO, les langues se délient</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sans-tabou-retrait-aes-de-la-cedeao-les-langues-se-delient-3053597.html</link>
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<pubDate>Wed, 14 Feb 2024 15:07:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le retrait des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) continue de faire de grands bruits. Après la sortie de plusieurs observateurs pour critiquer les décisions impopulaires des chefs d’État de la CEDEAO ayant abouti au retrait des pays de l’AES, les langues commencent à se délier au sein de l’organisation sous régionale. Le Président du Bénin, Patrice TALON, n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour critiquer les chefs d’État qui, à travers leurs décisions irréfléchies, sont en train de faire voler en éclat la CEDEAO des peuples. Les sanctions prises par la CEDEAO contre les pays de l’AES étaient-elles unanimes ?</strong>

Le retrait des pays de l’AES de la CEDEAO risque d’être la goutte d’eau qui fera déborder le vase. En tout cas, à l’allure où vont les choses, le réveil risque d’être brutal pour les chefs d’État de la CEDEAO qui, au lieu de défendre la cause des citoyens, prennent des décisions impopulaires dont les conséquences pèsent sur ceux-ci.

Après ses sanctions illégales et inhumaines contre notre pays en 2022, l’organisation sous régionale a imposé le type d’embargo au Niger. Une décision qui, visiblement, n’a pas fait l’unanimité au sein de la conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO. C’est pourquoi, les langues commencent à se délier. Le Président béninois a exprimé sa désapprobation et appelle à préserver la CEDEAO des peuples. Une CEDEAO des peuples qui n’a d’ailleurs jamais prospéré face à la volonté des chefs d’Etat de défendre leur propre intérêt.
Cet appel lancé par le Président Patrice TALON n’est-il pas le médecin après la mort ?
En tout cas, les pays de l’AES n’entendent pas revenir sur leur décision de se retirer de la CEDEAO.

La semaine passée, dans un communiqué, le Mali a réitéré le caractère irréversible de la décision du Gouvernement de se retirer sans délai de la CEDEAO en raison de la violation par l’Organisation de ses propres textes.

« Ni les textes ni aucun autre instrument juridique de l’Organisation ne prévoit la fermeture des frontières à un État membre », a critiqué le ministre DIOP.

En outre, ajoute-t-il, par cette décision, la Conférence de la CEDEAO a violé le droit d’accès à la mer et la liberté de transit du Mali.

Abordant les sanctions infligées par la CEDEAO au Niger, le Président du Bénin, Patrice TALON, a affirmé qu’il était ‘’temps pour nous de lever ces mesures-là qui n’étaient pas destinées à durer’’. Il a déploré le fait que ces sanctions aient provoqué le retrait du Mali, du Burkina et du Niger de la CEDEAO.

« Moi, ça m’a beaucoup peiné. Même après cette décision, j’ai personnellement parlé au téléphone avec l’un des trois présidents. À un moment donné, il faut tout dire. J’ai dit que ce n’était pas bien. Les peuples ne nous ont pas élus pour les diviser. Moi j’ai été élu au Bénin, vous, vous êtes en fonction dans votre pays. Notre rôle, c’est de conduire le destin de la communauté globale (CEDEAO, UEMOA) pendant un temps. Mais la volonté des peuples, c’est de s’intégrer. Il n’y a pas de conflit entre le peuple du Bénin et le peuple du Niger et il n’y a pas de conflit entre le peuple du Bénin et le peuple du Burkina ni du Mali. Il n’y a aucun problème entre les peuples de la communauté de l’UEMOA et de la CEDEAO. C’est au niveau des organes de la CEDEAO. La CEDEAO des peuples n’est pas en difficulté.
Le problème, c’est au niveau de la conférence des chefs d’État, au niveau de la commission de l’UEMOA. Ceux-ci sont chargés de veiller au respect des règles. Personne n’a dit que le peuple malien, burkinabé ou nigérien a fait quelque chose de contraire aux règles. Le problème, c’est au niveau des responsables et s’il y a problème au niveau des responsables si ça se dégénère ce n’est pas l’affaire des peuples », a craché le Président béninois.
Il a insisté à dire qu’il ne faudrait pas que ce différend aboutisse à la division des peuples. « Moi je conçois que les Présidents du Mali, du Burkina et du Niger disent à un moment donné, ont suspendu notre participation aux organes de ces institutions, cela se comprend.

Mais dire que je vais détacher le peuple burkinabé, malien et nigérien du peuple béninois, togolais, sénégalais… Ce n’est pas les peuples, or cette décision sépare les peuples. C’est pourquoi j’ai dit que ça allait trop loin, nous allons trop loin. Il faut qu’on arrête tout et on préserve l’essentiel qui est la communauté des peuples. Ce qui est reproché aux uns et aux autres et les sanctions sont mineurs par rapport à l’intérêt des peuples, à la communauté des peuples. Donc il faut regarder ce qui est important à un moment donné et laisser tomber ce qui n’est pas important. Ma position aujourd’hui, et si j’ai l’occasion de l’exprimer au sein de la conférence des chefs d’État, je dirai qu’il faut tout laisser tomber. Que cette décision de séparer les peuples n’aille pas plus loin, on peut leur dire de revenir. C’est ma position, c’est mon souhait et je le dirai haut et fort partout. S’il faut arriver à la division des peuples je dis non », s’est montré catégorique le Président TALON.

Le moins que l’on puisse dire est que Patrice TALON a fait preuve de hauteur, de réalisme et d’objectivité dans cette affaire. Mais il n’est plus évident que son plaidoyer produise les effets escomptés vu l’engagement des pays de l’AES de ne plus faire marche arrière. Mais, ce qui est sûr, dorénavant les Présidents de la CEDEAO réfléchiront deux fois avant de prendre des décisions qui ne figurent pas dans les textes de l’organisation.

PAR MODIBO KONE]]> </content:encoded>
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<title>Ce à quoi appelle la CEDEAO sur fond des tensions liées au report des présidentielles au Sénégal</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/ce-a-quoi-appelle-la-cedeao-sur-fond-des-tensions-liees-au-report-des-presidentielles-au-senegal-3053581.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 14 Feb 2024 14:32:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>La mission de diplomatie parlementaire de la CEDEAO a, au terme de ses consultations à Dakar, lancé un "appel pressant au calme et à la retenue" et invité "tous les acteurs politiques au Sénégal à s’abstenir de toute forme d'expression qui incite à la violence et attise un climat de tension dans le pays".</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">La mission parlementaire de la CEDEAO, en visite depuis le 10 février à Dakar, s'est entretenue lundi avec le président de l’Assemblée nationale Sénégalaise, Amadou Mame Diop, de la situation politique née du report de l'élection présidentielle au 15 décembre prochain.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Lors de son séjour à Dakar, la délégation de l'organisation régionale s’est entretenue, tour à tour, avec les différents groupes parlementaires de l’Assemblée nationale: Benno Bokk Yakaar, Yewwi Askan wi, Liberté démocratie et changement, ainsi qu'avec des membres de la société civile et d’autres acteurs politiques notamment un collectif des candidats déclarés inéligibles à l’élection présidentielle.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h3">
<div id="1065070604-1065070607" class="article__block-anchor"></div>
<h3 id="1065070604-1" class="article__h2">Appel au respect de la Constitution</h3>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Dans une Déclaration publiée mardi soir au terme de sa visite d'information à Dakar, et dont la MAP a eu copie, la mission de diplomatie parlementaire de la CEDEAO "invite toutes les parties prenantes à privilégier les intérêts fondamentaux de la Nation sénégalaise que sont la paix et la stabilité ainsi que le respect de la Constitution, la promotion de la démocratie, de l’état de droit et de la cohésion sociale".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Elle rappelle que "toutes les élections qui ont marqué l’histoire politique du Sénégal se sont généralement déroulées de manière pacifique et transparente en dépit de contestations inhérentes au système pluraliste et démocratique", notant que "la vie politique du Sénégal fut caractérisée par une alternance pacifique fréquente dans la dévolution du Pouvoir".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">La mission ouste-africaine, conduite par le président du Parlement de la CEDEAO, Mohamed Tunis Sidie, accompagné de quatre députés et trois fonctionnaires parlementaires, "prie instamment tous les acteurs sociopolitiques d’entamer dans l’urgence un dialogue politique national inclusif et fraternel intégrant l'ensemble des acteurs politiques et sociaux pertinents et intéressés afin de parvenir à des solutions consensuelles et créer les conditions favorables à la tenue d’une élection présidentielle ouverte, crédible, inclusive et transparente", souligne la Déclaration.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Dans ses recommandations, la mission parlementaire demande en outre à la Commission de la CEDEAO "l’envoi, dès la semaine prochaine, d’une mission conjointe de la Commission et du parlement de la CEDEAO afin de faciliter, dans les plus brefs délais, la tenue du dialogue politique national".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">A l’issue de sa mission, la délégation du Parlement de la CEDEAO a renouvelé "son soutien au Peuple de la République du Sénégal et réitère l’entière disponibilité du Parlement de la Communauté à accompagner le processus électoral en cours au Sénégal".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Au terme de ses consultations, ajoute le document, "la mission de diplomatie parlementaire s’est félicitée d’avoir une meilleure compréhension de la situation sociopolitique prévalant au Sénégal ainsi qu’une bonne connaissance des actions et initiatives prises par la classe politique dans le cadre de l’organisation de l’élection présidentielle de 2024".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h3">
<div id="1065070604-1065070614" class="article__block-anchor"></div>
<h3 id="1065070604-2" class="article__h2">Report des élections</h3>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Le président Macky Sall a annulé le 3 février le décret avec lequel il avait convoqué les Sénégalais aux urnes le 25 février prochain pour l’élection d’un nouveau président de la République.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">En prenant cette décision, il a invoqué des soupçons de corruption concernant des magistrats parmi ceux qui ont procédé à l’examen des 93 dossiers de candidature et jugé recevables 20 d’entre eux.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">nationale du Sénégal a voté deux jours après une proposition de parlementaire reportant l’élection présidentielle au 15 décembre prochain.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Des candidats au scrutin présidentiel et des députés ont saisi le Conseil constitutionnel en vue de l’annulation de la décision du président de la République et l’organisation du vote à la date initialement prévue.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO exhorte le Burkina, le Mali et le Niger à privilégier le dialogue et la réconciliation, face aux incertitudes liées à leur retrait de la communauté</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-exhorte-le-burkina-le-mali-et-le-niger-a-privilegier-le-dialogue-et-la-reconciliation-face-aux-incertitudes-liees-a-leur-retrait-de-la-communaute-3053384.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Feb 2024 12:36:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'organe régional a adopté cette position à l'issue d'une session extraordinaire de son Conseil de Médiation et de Sécurité (CMS) qui s'est tenue le 8 février 2024 à Abuja, au Nigeria, tout en soulignant l'impérieuse nécessité de mettre l'accent sur la diplomatie et l'esprit d'unité, face aux défis qui se posent à l'échelle régionale.</strong>

A l'issue des travaux, le Ministre des Affaires étrangères du Nigeria et Président en exercice du Comité de médiation et de sécurité, l'Ambassadeur Yusuf Tuggar, a déclaré que la décision prise par le Burkina, le Niger et le Mali de se retirer de l'organisation constitue un défi supplémentaire, mais que les autres membres, animés par l'esprit de coopération, sont déterminés à relever ce défi, en défendant les valeurs de la Communauté.

Il a poursuivi en ces termes « Nous devons mettre à profit la dynamique créée au cours de la présente session et poursuivre nos efforts en vue d'encourager les pays membres concernés à accepter le dialogue, dans un esprit de compréhension et de réconciliation ».

L'Ambassadeur Tuggar a souligné l'impact préjudiciable que ce retrait du Burkina, du Mali et du Niger pourrait avoir pour leurs citoyens.

Il a déclaré dans ce cadre que « Le choix fait ces trois pays de sortir de la CEDEAO aura pour effet non seulement de créer de grandes difficultés pour leurs populations, mais également de saper les efforts d'intégration régionale. ».

Il a également réaffirmé l'engagement de la CEDEAO à promouvoir le dialogue, la diplomatie et la réconciliation, qui constituent les fondements de son approche en matière de résolution des conflits au sein de la communauté.

En ce qui concerne les implications de ces décisions sur le processus d'intégration plus large, l'Ambassadeur Tuggar a estimé qu'il s'agit d'un léger recul, plutôt que d'une perturbation complète de l'intégration africaine. Il a évoqué les déplacements importants des populations au sein de la région et les liens qui les unissent, soulignant le niveau élevé des réalisations accomplies, en dépit des difficultés actuelles.

Outre les questions relatives à l'intégration régionale et à la diplomatie, le Conseil s'est également penché sur le problème urgent du terrorisme. Une décision importante prise à cet égard est celle concernant l'appel à l'activation de la Force en attente de la CEDEAO, pour lutter contre la menace existentielle du terrorisme qui plane sur la communauté, y compris sur le Burkina, le Mali et le Niger. En dépit des sanctions imposées à leur rencontre, la CEDEAO a continué de soutenir ces pays dans leurs efforts de lutte contre le terrorisme.

Pour sa part, le Président de la Commission, SE Dr Omar Alieu Touray, a affirmé que la CEDEAO demeure déterminée à œuvrer en faveur de la réalisation des aspirations de ses citoyens relatifs à une gouvernance responsable et démocratique.

« Nous sommes passés d'une CEDEAO des Etats à une CEDEAO des Peuples, où les exigences de gouvernance démocratique et de transparence ont une importance primordiale », a-t-il déclaré, avant de souligner que l'organisation entend tout mettre en œuvre en vue. de promouvoir ces distinctifs dans chacun de ses pays membres.

Avant la clôture de la session, la CEDEAO a réitéré son engagement en faveur de la bonne gouvernance, du renforcement des institutions, ainsi que du bien-être de ses citoyens. La Communauté est unie dans ses efforts pour le dialogue, la réconciliation et la lutte contre le terrorisme – toutes choses qui incarnent l'esprit de coopération et d'unité définissant la CEDEAO.

<strong>Source : CEDEAO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO en crise : Pourquoi le bloc de l&amp;apos;Afrique de l&amp;apos;Ouest est divisé</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-en-crise-pourquoi-le-bloc-de-lafrique-de-louest-est-divise-3053372.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Feb 2024 11:54:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que les ministres d'Afrique de l'Ouest se réunissaient dans la capitale du Nigeria pour une nouvelle réunion d'urgence, ils ont dû se demander quels nouveaux chocs pourraient frapper leur région, dont la stabilité et la cohésion politique ont déjà été mises à rude épreuve.</strong>

La session du conseil de médiation et de sécurité de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) avait été initialement convoquée pour discuter de l'annonce faite le mois dernier par les juntes militaires à la tête du Burkina Faso, du Mali et du Niger de leur intention de se retirer "sans délai" de l'organisation à 15 membres.

Mais à leur arrivée à Abuja, les ministres se sont trouvés confrontés à une toute nouvelle crise ajoutée à leur agenda : la décision du chef de l'État sénégalais, Macky Sall, de reporter l'élection présidentielle du 25 février.

Lundi, alors que les gendarmes éjectaient les membres de l'opposition de l'Assemblée nationale, ses partisans au Parlement ont voté pour repousser le scrutin au 15 décembre.

Cela a déclenché une tempête de protestations de la part de l'opposition et de la société civile, avec même le propre candidat du parti au pouvoir, le Premier ministre Amadou Ba, opposé à une décision qui ébranle jusqu'à ses fondations un pays qui était jusqu'à présent considéré comme l'une des démocraties les plus résilientes et institutionnellement enracinées d'Afrique de l'Ouest.

Au moment où les États membres de la CEDEAO, dirigés par des civils, ont le plus besoin de maintenir un front uni pour défendre les règles constitutionnelles face aux régimes militaires qui ont balayé l'Afrique de l'Ouest depuis 2020, l'un des présidents démocratiquement élus les plus en vue de la région a unilatéralement changé les règles.

M. Sall a l'intention de prolonger son séjour au pouvoir de neuf mois au-delà de la date officielle du 2 avril, dans l'espoir peut-être vain de renforcer les espoirs de son camp de remporter les élections lorsqu'il finira par quitter le pouvoir.

Nombreux sont ceux qui se demandent si son objectif ultime n'est pas de faire volte-face, de renoncer à sa promesse de se retirer du pouvoir et de briguer un nouveau mandat.

La CEDEAO a déjà du mal à maintenir une pression sérieuse sur les chefs militaires de la région du Sahel, qui ont renforcé leur soutien interne en dépeignant le bloc régional comme des voisins tyranniques sous l'emprise de la France, l'ancienne puissance coloniale dans une grande partie de la région.

Les lourdes sanctions économiques imposées précédemment au Mali et maintenant au Niger ont nui à leurs populations en faisant grimper les prix à mesure que les importations essentielles étaient réduites, en affectant les finances publiques et en mettant en péril le paiement des salaires.

Mais cela n'a fait qu'engendrer un ressentiment populaire qui a renforcé le soutien aux régimes militaires, du moins à court terme.

La diplomatie douce - la médiation du Togo, qui a gardé des relations amicales avec les régimes militaires bien qu'il soit un État de la CEDEAO- semblait pouvoir apporter une percée, avec des rumeurs d'un projet d'accord sur un calendrier pour la restauration d'un régime civil au Niger, mais le pays a ensuite soudainement annoncé son départ de l'ensemble du bloc.

Le chef d'État de transition du Mali, le colonel Assimi Goïta, n'a même pas pris la peine de proposer un nouveau calendrier électoral après avoir abandonné sa promesse d'organiser des élections ce mois-ci.

Au lieu de cela, son régime a simplement publié cette semaine une nouvelle déclaration dénonçant les sanctions et réitérant sa détermination à quitter le bloc régional.

L'un des défis les plus délicats pour la CEDEAO, qui tente de résister à la vague de coups d'État et de l'inverser, est l'accusation d'hypocrisie ou de deux poids, deux mesures : l'organisation parle fermement lorsque des soldats prennent le pouvoir aux civils, mais parle rarement ou agit avec force lorsque des dirigeants civils élus organisent des "coups d'État constitutionnels" et modifient ou contournent les règles pour prolonger leur propre mandat, comme cela s'est produit en Guinée en 2020.

Et ce n'est pas le seul exemple. L'année précédente, le Togo avait adopté des amendements constitutionnels pour permettre au président Faure Gnassingbé de briguer deux mandats supplémentaires.

Au Bénin voisin, tous les partis d'opposition ont été exclus des élections législatives et, en 2021, deux des principaux candidats de l'opposition à la présidence ont été arrêtés avant les élections, puis condamnés à de longues peines d'emprisonnement.

Face à de telles manipulations et à de tels abus de la part de gouvernements civils, le protocole de la CEDEAO de 2001 sur la "démocratie et la bonne gouvernance" risque d'être interprété comme des mots vides de sens.

Les hauts responsables politiques de l'Union reconnaissent de plus en plus que cette situation nuit à son influence morale et à ses chances de mobiliser le soutien de l'opinion publique pour faire pression sur les auteurs de coup d'État afin qu'ils rétablissent la démocratie.

C'est pourquoi sa réaction au report de l'élection sénégalaise par le président Sall sera si importante.

Après que des tentatives antérieures visant à limiter à deux le nombre de mandats présidentiels dans la région ont été bloquées par certains gouvernements membres, les fonctionnaires ont exploré d'autres moyens de renforcer les règles afin de pénaliser ou de bloquer les manipulations constitutionnelles.

Mais ces changements n'ont pas encore été finalisés ou approuvés. Pour l'instant, les dirigeants civils de la CEDEAO doivent donc travailler avec les outils dont ils disposent, parmi lesquels la pression du groupe de pairs, qui constitue traditionnellement une véritable force de la culture politique régionale de l'Afrique de l'Ouest, est peut-être le plus fort. Des succès ont été enregistrés.

Le mois dernier, George Weah, le président sortant du Liberia, a cédé le pouvoir à l'opposant Joseph Boakai, après avoir gracieusement accepté sa défaite aux élections.

La médiation de la CEDEAO a persuadé le gouvernement de la Sierra Leone d'autoriser l'ancien chef d'État Ernest Bai Koroma - qui faisait l'objet d'accusations douteuses de liens avec une tentative de coup d'État manquée - à partir pour le Nigeria pour "raisons médicales".

Cependant, dans le cas des pays plus grands ou plus influents, l'Union a généralement manqué de poids diplomatique, et parfois de volonté politique, pour imposer une adhésion significative et cohérente aux normes de gouvernance démocratique qu'elle proclame.

Face à l'insistance des régimes nigérien, malien et burkinabé à se retirer de la CEDEAO, la réunion ministérielle de jeudi s'est abstenue de toute menace ou sanction supplémentaire.

Elle a simplement noté que les juntes n'avaient pas consulté leurs citoyens sur cette décision et a ensuite présenté des arguments positifs en faveur du maintien dans l'union, afin de coopérer pour relever des défis communs tels que le changement climatique, l'extrémisme violent, les migrations et le crime organisé.

Toutefois, cette décision de s'éloigner de la confrontation ne fera probablement pas changer d'avis les chefs militaires.

Il marque la reconnaissance par la CEDEAO du fait que le rétablissement de l'unité régionale devra être un jeu à long terme, basé sur la restauration de la bonne volonté et l'attente que la pression des citoyens ordinaires des États du Sahel - y compris les millions d'immigrés installés depuis longtemps dans les pays côtiers d'Afrique de l'Ouest - commence à se faire sentir.

Mais cela revient presque à admettre que l'extension des principes démocratiques communs au Sahel devra attendre un autre jour.

La lutte contre la nouvelle menace urgente qui pèse sur la démocratie sénégalaise ne peut être mise en veilleuse ou échelonnée.

Le pays est une pierre angulaire de la CEDEAO et, même s'il présente des lacunes, son système politique repose sur des principes et des institutions fondamentaux. Les enjeux sont énormes.

Une grande partie de la classe politique et de l'opinion publique sénégalaise s'insurge contre le report de l'élection par le président.

De nombreux constitutionnalistes affirment que le président Sall et sa majorité parlementaire n'ont même pas le pouvoir légal de modifier la date des élections ou de prolonger le mandat du chef de l'État au-delà de la fin prévue le 2 avril.

Les pressions internationales ne sont pas en reste : la commission des affaires étrangères du Sénat américain, par exemple, a accusé M. Sall de mettre son pays "sur la voie dangereuse de la dictature".

Dans ce contexte, si la Cedeao renonce à défendre clairement les principes constitutionnels fondamentaux et opte plutôt pour une position molle à l'égard d'un dirigeant civil en exercice qui est "membre du club", sa crédibilité déjà érodée en tant que défenseur de tout principe démocratique commun sera profondément entamée aux yeux de nombreux habitants de l'Afrique de l'Ouest.

Source: https://www.bbc.com/]]> </content:encoded>
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<title>Report des élections au Sénégal : Le laxisme de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/report-des-elections-au-senegal-le-laxisme-de-la-cedeao-3053322.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Feb 2024 09:15:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 3 février dernier, pour la première fois dans l'histoire du Sénégal une élections présidentielle est ajournée. Le président Macky Sall en a fait l’annonce dans laquelle il déclare que la présidentielle prévue pour le 25 février 2024 est reportée jusqu'au 15 décembre 2024. En cause, a-t-il fait savoir, un différend entre le parlement et le pouvoir judiciaire en rapport avec certaines candidatures.

Cette décision a été perçue par beaucoup d’observateurs comme un moyen pour le président de demeurer au pouvoir, bien qu'il ait déclaré ne pas brider un 3ème mandat. De quoi bouleverser les soins entiers de la population sénégalaise qui, pour protester contre une démarche assimilable à un «coup d’Etat» à leurs yeux, s’est fait entendre à travers des manifestations gigantesques. Le décalage de la présidentielle a ainsi plongé le Sénégal dans la violence d’intenses émeutes pendant tout une semaine et cela risque de continuer encore.

Face à la situation, la CEDEAO, par le biais d’un communiqué, a exprimé sa préoccupation quant aux circonstances du report et lancé un appel aux autorités sénégalaises pour accélérer le processus de fixation d’une nouvelle date pour ladite consultation électorale. Cette réaction de la CEDEAO a été jugée timide par nombre d’observateurs qui évoquent son acharnement sur le Mali, le Burkina Faso et le Niger afin qu'il se tienne des élections au plus vite. Selon eux, en clair, le report anticonstitutionnel de la présidentielle sénégalaise est un comportement politique irresponsable et intolérable qui devrait inspirer à l’organisation sous-régionale devrait la même fermeté que la condamnation des coups d'État militaires et menaces d'intervention.

&nbsp;

<strong>Aly Poudiougou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sur les raisons avancées du retrait des pays de l’AES :  La CEDEAO parle de : «  la  poudre aux yeux… pour se maintenir au pouvoir »</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sur-les-raisons-avancees-du-retrait-des-pays-de-laes-la-cedeao-parle-de-la-poudre-aux-yeux-pour-se-maintenir-au-pouvoir-3053306.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 Feb 2024 08:46:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le jeudi 8 février dernier, une session extraordinaire du Conseil de Médiation et de Sécurité (CMS) au niveau ministériel sur le projet de retrait des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) a été tenue  à Abuja (Nigéria). A l’issue de cette rencontre, plusieurs points ont été soulevés par le CMS notamment les raisons avancées par les trois Etats membres pour justifier leur retrait. Qui constituent, selon le CMS de la CEDEAO : « de la poudre aux yeux » cachant la véritable raison qui est de se maintenir au pouvoir. </em></strong>

C’était le dimanche 28 janvier en début d’après-midi que les populations des 3 pays, à savoir le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont appris la nouvelle du retrait de leur Etat respectif de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). A cet effet, le lendemain de cette annonce, le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale du Mali, Abdoulaye Diop a écrit à la Commission de l’Organisation sous régionale pour déclarer le retrait officiel du Mali.

C’est donc pour réagir à cette demande de retrait de ces Etats de l’AES que le Conseil de Médiation et de Sécurité (CMS) au niveau Ministériel de la CEDEAO a tenu une session extraordinaire le jeudi 8 février 2024 à Abuja (Nigeria). Laquelle rencontre fut assortie d’un rapport contenant plusieurs points.

Dans sa conclusion, la commission de la CEDEAO a réitéré que les raisons avancées par les 3 Etats membres pour justifier leur retrait ne constituent que de la poudre aux yeux. Car, selon elle, la véritable raison est de ne pas remplir leurs obligations au titre du traité et du protocole. En particulier, qu’ils n’ont nullement l’intention de renoncer, dans un futur proche, au pouvoir politique obtenu par des voies non constitutionnelles. « Leur position pourrait être interprétée comme un stratagème visant à détourner l’attention de l’insistance de la CEDEAO sur le rétablissement rapide  de l’ordre constitutionnel » a fait savoir la Commission de la CEDEAO.

Ainsi, le CMS de la CEDEAO a exprimé sa profonde préoccupation face à la décision de ces 3 Etats de se retirer de ladite organisation, avant d’affirmer, à l’issue de ses délibérations, de prendre note des notifications faites par le Mali, le Burkina Faso et le Niger,  dans le cadre de l’article 91 du Traité révisé de la CEDEAO de 1993 et les a exhorté à revoir leur décision prise. Cela, dans l’intérêt de leurs citoyens et de leur postérité. « Les ministres ont exprimé l’esprit communautaire qui sous-tend le projet de la CEDEAO et ont estimé que la décision des trois Etats membres compromettait gravement la solidarité régionale et l’action collective. Reconnaissant les avantages considérables que tous les Etats membres de la CEDEAO ont à faire partie du processus d’intégration régionale, le CMS a, en outre, exhorté les trois Etats membres à recourir au dialogue, à la négociation et à la médiation, qui sont les meilleurs outils pour trouver des solutions face à leurs préoccupations légitimes. Le CMS a invité les Trois Etats membres à respecter les dispositions du Traité révisé de 1993, en particulier l’article 91» a préconisé la CEDEAO.

En effet, l’annonce de ce retrait de la CEDEAO a été faite et suscite des réactions. Lesquelles font ressortir ses conséquence autant pour les 3 pays concernés que pour l’Organisation sous régionale elle-même. Dans tout cela, ce sont les populations qui en payeront le prix fort.

<strong>Mariam Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Niger revient sur les raisons de la rupture avec la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/le-niger-revient-sur-les-raisons-de-la-rupture-avec-la-cedeao-3053280.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Feb 2024 15:44:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Menace d’intervention militaire, embargo économique et monétaire: le général Abdourahamane Tiani a expliqué pourquoi le Niger a décidé de quitter la CEDEAO.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">"La CEDEAO menaçait le Niger d’une agression militaire armée", et "le poids de massacre des Nigériens" est inacceptable, a avancé le général Abdourahamane Tiani dans une longue interview sur RTN le 11 février.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">"Le peuple nigérien a été dépourvu de tout: les produits pharmaceutiques, le minimum vital, l’énergie électrique", a-t-il énuméré, en référence à l’embargo que la CEDEAO avait imposé fin juillet 2023 en réponse au coup de force dans le pays et à la destitution de Mohamed Bazoum.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">La CEDEAO ne répond plus au but initial, soit la promotion de la coopération économique et intégration, selon lui.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">"Nous avons décidé, il est temps de sortir de cette organisation de laquelle les États auraient dû sortir en 1991", a déclaré le général en considérant que "la France a pris le contrôle de notre organisation" suite à l’adoption de la Déclaration des principes politiques en juillet 1991.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise politique au Sénégal : Bola Tinubu à Dakar pour discuter avec Macky Sall</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/crise-politique-au-senegal-bola-tinubu-a-dakar-pour-discuter-avec-macky-sall-3053234.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Feb 2024 10:44:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président Nigérian, Bola Tinubu, effectue ce lundi un voyage éclair dans la capitale sénégalaise pour prendre langue avec le président Sall, en vue d'un dénouement heureux de la crise politique qui secoue le pays. Ce voyage d'une journée selon RFI et Western Post est pour amener le président sénégalais à respecter le calendier électoral comme l'avait indiqué la CEDEAO dans un communiqué.</strong>

Bola Tinubu est attendu ce lundi à Dakar. Sauf changement de dernière minute, le président nigérian passera la journée du lundi dans la capitale sénégalaise pour discuter avec son homologue sénégalais de la crise politique qui secoue en ce moment le pays.
Lors de cette rencontre précise la source du Western Post ( journal nigérian) le dirigeant nigérian "devrait faire pression sur le président Sall pour qu'il respecte la Constitution de ce pays et évite de plonger le Sénégal dans une crise durable".

Le chef de l'Etat nigérian est donc en mission commando, souffle-t-on du côté de la CEDEAO. Car le président Tinubu essaiera de faire peser de tout son poids pour faire fléchir son homologue Sénégalais. Puisque Dakar connait, depuis l'annonce du report de l'élection présidentielle des manifestations. Lesquelles se sont déjà soldées par 3 morts.

Toujours du côté de la CEDEAO, la situation actuelle du Sénégal reste préoccupante. Depuis que le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont déposé leur préavis de retrait de l'organisation sous régional, ses dirigeants ne souhaitent pas une nouvelle crise dans un de ses pays membres. En tout les cas, c'est un argument qui semble plausible, renseigne Western Post. Ce qui expliquerait ce voyage éclair du président Tinubu à Dakar.

Source: https://www.pressafrik.com/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le retrait de l’AES de la CEDEAO : ‘’Nous avons quitté la CEDEAO par ce que la CEDEAO n’était plus la CEDEAO des pères fondateurs’’, Chef de l’état nigérien</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/le-retrait-de-laes-de-la-cedeao-nous-avons-quitte-la-cedeao-par-ce-que-la-cedeao-netait-plus-la-cedeao-des-peres-fondateurs-chef-de-le-3053230.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Feb 2024 10:34:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Niamey, 12 Fév (ANP) -Le Chef de l’Etat Nigérien, le général de brigade Abdourahamane Tiani a dans une interview accordée à la Chaine Nationale le dimanche 11 février 2024, a annoncé que les Etats de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ont décidé le 28 janvier dernier de quitter la CEDEAO par ce que cette organisation ‘’n’était plus celle des pères fondateurs.’’</strong>

Le président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie a par suite rappelé que la CEDEAO avait des objectifs, purement économiques et de prospérité des peuples et avait aussi des principes fondamentaux notamment, l’égalité et l’indépendance des Etat membres, la solidarité et l’auto -suffisance collective, la non-agression et le droit de l’homme entres autres.

Le Chef de l’état nigérien de souligner que trois (3) trois raisons ont amené l’AES à quitter la CEDEAO, il s’agit en première la raison sécuritaire car la CEDEAO menaçait le Niger, d’une agression militaire « nous ne pouvons pas porter sur notre conscience le poids des massacres des nigériens », a-t-il dit.

La seconde raison qui est morale et éthique « le peuple nigérien a été dépourvu de tout, le minimum vital, l’Energie électrique « saurions nous continuer à accepter que les nigériens meurs par ce que nous sommes dans une organisation qui ne correspond plus à la réalité depuis 1991 ».

Abdourahamane Tiani de noter que la dernière raison est d’ordre économique « qu’aurions à gagner en restant dans une CDEAO où nous somme sous embargo totale, embargo économique qui est l’objectif initial de la CDEAO , embargo monétaire où nos dépôts à la BCEAO sont confisqués en 2023 », a-t-il révélé tout en s’interrogant « pourrions-nous continuer à rester dans cette organisation, nous avons décidé qu’il est temps de sortir dans cette organisation de laquelle les états auraient dû sortir dès 1991 au lendemain du discours de la baule par ce que c’est à partir de là que la France avait pris le contrôle de notre organisation et qui ne correspond plus à l’esprit initial ayant conduit à la création de la CEDEAO ».

AIO/SML/ANP/068/Février 2024

Niamey

<strong>Source: http://www.anp.ne/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait annoncé  des pays  de  l’AES de la CEDEAO :  Le gouvernement malien peine à convaincre l’opinion nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-annonce-des-pays-de-laes-de-la-cedeao-le-gouvernement-malien-peine-a-convaincre-lopinion-nationale-3053149.html</link>
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<pubDate>Sun, 11 Feb 2024 00:13:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis l'annonce du retrait du Mali de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), les autorités maliennes font face à une véritable épreuve pour convaincre l'opinion nationale de la pertinence de cette décision.</em></strong>

La CEDEAO- Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest-, regroupant plusieurs pays de la région ouest-africaine, a joué un rôle crucial dans la stabilité du Mali et la lutte contre les groupes armés qui sévissent dans le pays. Ses troupes étaient en première ligne lors du déclenchement des opérations de reconquête des régions septentrionales du Nord du Mali. D’ailleurs, elles constituaient l’ossature de la Minusma déployée en juillet 2013.

Sans compter le fait que le Mali était membre fondateur de cette organisation dans les années 70, signant et ratifiant tous les accords et conventions régionaux. Parmi ces documents figure notamment le Protocole sur la Démocratie et la Bonne gouvernance additionnel au Protocole relatif au Mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité de 2001.

Lequel stipule dans ses différentes dispositions que : Toute accession au pouvoir doit se faire à travers des élections libres, honnêtes, et transparentes ; tout changement anticonstitutionnel est interdit de même que tout mode non démocratique d’accession ou de maintien au pouvoir ; la participation populaire aux prises de décision, le strict respect des principes démocratiques, et la décentralisation du pouvoir à tous les niveaux de gouvernement ; l’armée est apolitique et soumise à l’autorité politique régulièrement établie ; tout militaire en activité ne peut prétendre à un mandat politique électif ; l’Etat est laïc et demeure entièrement neutre dans le domaine de la religion ; chaque citoyen a le droit de pratiquer librement et dans le cadre des lois en vigueur, la religion de son choix en n’importe quel endroit du territoire national.

La question est de savoir si toutes ces dispositions ont été respectées avant la prise d’une décision d’une telle ampleur. Pire, depuis l’annonce du retrait, le Premier ministre était sur tous les fronts pour convaincre l’opinion du bien-fondé de cette décision qui a du mal à être acceptée. Après des rencontres houleuses avec le secteur privé, celle qui était prévue le lundi 5 février avec les forces vives de la nation, a tout simplement été reportée.

Selon plusieurs sources, à force de vouloir être partout, il en est même tombé malade alors qu’il y a juste quelques mois qu’il est sorti d’une longue période d’hospitalisation. C’est donc un homme à la santé fragile qui a été mis à contribution pour faire accepter cette décision des autorités de la transition par l’opinion.

<strong>Un bégaiement de l’histoire</strong>

L’idéal aurait certainement été de faire ce travail en amont avant la prise de cette décision. Nombreux sont ceux qui pensent qu’en agissant ainsi, les autorités mettent la charrue avant les bœufs. Pourtant, elles auraient dû s’inspirer des raisons des reproches faits aux régimes précédents pour éviter de tomber dans les mêmes travers. En effet, beaucoup reprochaient à ces régimes, bien qu’étant démocratiquement élus, de ne pas consulter le peuple en prenant des décisions qui l’engagent.

Apparemment, on assiste encore à un bégaiement de l’histoire. C’est d’ailleurs l’une des principales raisons pour laquelle les différentes mobilisations initiées pour soutenir cette décision, se sont soldées par des échecs. Le moins que l’on puisse dire c’est que la mobilisation n’était vraiment pas au rendez-vous. D’où la nécessité pour les autorités de tirer les conséquences en rectifiant le tir.

La dynamique de rupture dans laquelle le Mali est engagée depuis la rectification intervenue, en mai 2021, pourrait conduire le pays à renforcer son isolement, si l’on n’y prend garde. En tout état de cause, il n’est pas tard pour bien faire si cela concerne la vie de la nation.

La décision de retrait du Mali de la CEDEAO soulève donc de nombreuses questions quant à l'avenir de la sécurité et de la stabilité du pays. Il est clair que les tentatives des autorités de justifier ce retrait, en affirmant que le pays est désormais en mesure d'assurer lui-même sa souveraineté sur tous les plans, ont montré leurs limites.

Certes, l’armée a fait des progrès en engrangeant d’énormes succès sur le terrain et l’amorce de certaines réformes pourrait être nécessaire pour l’avenir du pays. Cependant, les défis restent encore nombreux et, de nos jours, il est difficile, voire impossible de vivre en autarcie. D’autant que les pays avec lesquels nous formons l’AES connaissent les mêmes défis que nous.

Souvent, ils font face à des difficultés pires que les nôtres et qui pourraient s’empirer au cas où ils persisteraient dans la dynamique de rupture. Cependant, les arguments avancés par les autorités pour justifier ce retrait peinent à convaincre une partie importante de la population. Les attaques terroristes qui persistent dans certaines régions du pays sont un rappel constant de la menace persistante et alimentent les craintes quant à la décision de retrait.

À cette situation, s’ajoutent la persistance ou même l’aggravation de la crise humanitaire, les difficultés économiques, l’augmentation de la pauvreté, les conditions de vie de plus en précaires avec la crise énergétique qui a atteint des proportions inégalées sans la moindre perspective de début de solution.

<strong>Apaiser les inquiétudes</strong>

En outre, certains critiquent la décision du gouvernement malien de se retirer de la CEDEAO sans consultation préalable de la population. Ils estiment que cette décision aurait dû être débattue publiquement, afin de garantir un consensus national sur la question.

Face à cette opposition, les autorités maliennes ont tenté de renforcer la communication autour de leur décision. Des déclarations officielles ont été faites pour expliquer les raisons du retrait et les mesures prises en termes de sécurité. Cependant, ces efforts n'ont pas encore suffi à convaincre une grande partie de la population.

Pour renverser la tendance, il est crucial que les autorités maliennes intensifient leurs efforts pour expliquer et justifier leur décision de manière transparente. Une communication plus ouverte, avec une consultation de l'opinion publique et une prise en compte des préoccupations de la population, pourrait contribuer à apaiser les inquiétudes et à susciter un soutien plus large.

En fin de compte, il est impératif que les autorités maliennes réussissent à convaincre l'opinion nationale sur le retrait du pays de la CEDEAO. La sécurité et la stabilité du Mali dépendent de la confiance de la population envers le gouvernement et ses décisions, et il est crucial de travailler à renforcer cette confiance pour assurer un avenir plus sûr et plus stable pour le pays.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait des états de l’AES de la CEDEAO :  Le gouvernement tente de rassurer l’opinion publique</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-des-etats-de-laes-de-la-cedeao-le-gouvernement-tente-de-rassurer-lopinion-publique-3053116.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 10 Feb 2024 17:45:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après leur décision de retrait de la Cédéao, les autorités de la Transition essayent de rassurer les Maliens du bien-fondé de leur acte. </em></strong>

Les diplomates de la Cédéao et de l’Union africaine s’activent dans les coulisses en multipliant les entretiens et initiatives au sommet de l'organisation et des États de la sous-région pour faire face à cette situation et trouver une solution.

Côté Malien, les autorités de la Transition tentent aussi de rassurer les Maliens mis devant le fait accompli, du bien-fondé du retrait de la Cédéao. Elles rassurent que ce retrait sera sans conséquences pour les populations.

La semaine dernière, le Premier ministre de la Transition a rencontré les organisations professionnelles et les faîtières du secteur privé, représentées notamment par le Conseil national du patronat du Mali (CNPM), la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM) et l’Organisation patronale des industriels (OPI).

Au cours de cette rencontre, le chef de l’administration malienne a fait savoir aux organisations professionnelles et les faîtières du secteur privé que ce retrait du Mali  de la Cédéao permettra à notre pays de définir des politiques commerciales optimales et plus avantageuses, d’avoir la liberté de décisions au plan politique et économique, de nouer et signer des accords bilatéraux et multilatéraux.

Comme à l'accoutumé, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a accusé la Cédéao d’être une menace pour les pays de l’AES. Dans sa prise de parole, le Premier ministre a laissé attendre que la Cédéao a un dessein lugubre qui consistait clairement à mettre à genoux nos pays, à susciter des remous sociopolitiques, à provoquer des changements politiques, bref l’effondrement de nos États, pour satisfaire les intérêts des puissances étrangères, des puissances extracommunautaires et extra-africaines connues comme étant des sponsors notoires du terrorisme au Sahel.

Mais cette rencontre  n’a pas rassuré les organisations professionnelles et les faîtières du secteur privé. Les inquiétudes du patronat malien sur les conséquences de ce retrait pour leurs activités sont très fortes.

Pour le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, ce retrait du Mali de la Cédéao est une question de survie.

''Le Mali perd annuellement 120 milliards de FCFA en étant dans la Cédéao, alors que son départ va lui permettre d’augmenter son budget de 21 milliards de FCFA. En se retirant de la Cédéao, Bamako peut développer une stratégie endogène de croissance de son économie'', a expliqué  M. Sanou lors d’une rencontre avec des banquiers.

Tout de même, il ne faut pas se leurrer malgré qu’elle est l’ombre d’elle, la Cédéao offre des avantages en norme à tous les pays qui la composent en termes d’autonomie accrue en politique et économie,  une flexibilité pour négocier des accords bilatéraux ; une liberté de fixer des politiques commerciales indépendantes et une possibilité de se concentrer sur des politiques intérieures sans contraintes régionales.

Cependant si ce retrait se concrétise, le Mali perd tout accès au marché commun de la Cédéao et aux avantages économiques. Il y aura aussi une diminution de l’influence et du poids dans les négociations régionales et internationales.

Ce retrait aussi va impacter considérablement sur la libre circulation des citoyens et les opportunités d’emploi. Ce qui aura des répercussions économiques sur les secteurs dépendants du commerce régional. Les risques de tensions diplomatiques avec les pays voisins et la perturbation potentielle des projets et infrastructures régionaux vont s'accroître.

<strong>Ousmane Mahamane</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait des trois pays de la CEDEAO: la communauté se plaint de leur &amp;quot;hâte&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-des-trois-pays-de-la-cedeao-la-communaute-se-plaint-de-leur-hate-3053082.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-des-trois-pays-de-la-cedeao-la-communaute-se-plaint-de-leur-hate-3053082.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 10 Feb 2024 10:31:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>La Communauté économique des États d'Afrique de l'ouest a exhorté le Burkina Faso, le Mali et le Niger à rester dans le bloc régional. L'organisation se plaint de leur "hâte" et de leur "manque de réflexion".</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Une réunion ministérielle d'urgence de l’organisation a été convoquée jeudi à Abuja pour examiner la décision prise par le Burkina Faso, le Niger et le Mali de se retirer du bloc régional.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Déclarations clés du communiqué à l'issue de la rencontre:</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="list">
<div class="article__list">
<div class="article__list-label"></div>
<ul>
 	<li>‘’S’il y a un moment où la CEDEAO doit être ensemble, c’est bien maintenant!’’;</li>
 	<li>‘’Il n’y a aucun défi que la CEDEAO ne puisse relever’’;</li>
 	<li>“La décision hâtive de retrait a été prise sans tenir compte des conditions énoncées dans le Traité révisé de 1993 de la CEDEAO’’;</li>
 	<li>“Les trois États membres n’ont pas vraiment réfléchi aux conséquences de leur décision sur les citoyens”;</li>
 	<li>‘’Nous pouvons relever efficacement les défis communs qui transcendent les frontières nationales: le changement climatique, l’extrémisme violent, la migration et la criminalité organisée, pour n’en citer que quelques uns”.</li>
</ul>
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<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

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<title>Mali, Niger et Burkina Faso :   Les ministres des affaires étrangères de la CEDEAO exhortent ces Etats à « revoir leur décision prise »</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 10 Feb 2024 09:15:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La décision de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) de quitter la CEDEAO avec «effet immédiat » ébranle l’organisation sous régionale. Ce jeudi 8 février 2024 à Abuja, le Conseil ministériel de Médiation et de Sécurité (CMS) s’est réuni en session extraordinaire. Les ministres des Affaires étrangères ou les ministres de la Défense de 11 pays étaient présents ou représentés à ce sommet.</strong>

<strong> </strong>Le départ avec « effet immédiat » ne passe pas à la CEDEAO. Le Conseil ministériel réuni, sous la présidence du Yusuf Maitama TUGGAR, ministre nigérian des Affaires étrangères, a réfuté les accusations portées à son encontre par les autorités des trois pays de l’AES. Le conseil reconnaît les sanctions imposées au Niger, mais affirme que le <em>« Burkina Faso et le Mali ne sont pas soumis aux sanctions de grande ampleur »</em> auxquelles font allusion les trois États membres.

Accusé de s’être détourné de la vision de ses pères fondateurs sous l’influence des puissances étrangères, le CMS s’est défendu. Conformément à la vision des pères fondateurs, la « CEDEAO a approfondi l’intégration et la solidarité régionales », a indiqué le conseil ministériel.

Sur l’abandon des pays de l’AES dans la lutte contre le terrorisme, le conseil s’est contenté d’un démenti. Comme pour corriger son inaction dans ce domaine, le Conseil de Médiation et de Sécurité a appelé à « accélérer l'activation de la Force en Attente dans son mode cinétique pour lutter contre le terrorisme dans la région ». Pour ce faire, le conseil demande une « réunion urgente » des ministres des Finances et de la Défense pour proposer des modalités de financement et d'équipement de la force antiterroriste avec des ressources communautaires.

<strong> </strong><strong>Les vraies raisons du départ</strong>

<strong> </strong>Selon le CMS, les raisons avancées par l’AES pour justifier leur retrait constituent de la poudre aux yeux. Ainsi, les autorités militaires « cachent la véritable raison » de ce retrait.

La CEDEAO invite les autorités du Burkina, du Mali et du Niger au dialogue, à la négociation et à la médiation qui sont, selon elle, de meilleurs outils pour trouver des solutions face à leurs préoccupations légitimes. Les ministres ont encouragé la Commission de la CEDEAO à poursuivre son rapprochement et son ouverture à l'égard des trois États Membres afin de veiller à ce que leurs préoccupations soient rapidement prises en compte.

<strong> </strong>

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après la décision de se retirer de la CEDEAO :  Le secteur privé dans l&amp;apos;expectative</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 10 Feb 2024 01:38:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Mis devant le fait accompli, le secteur privé national, déjà affaibli par les sanctions internationales imposées au Mali et la crise énergétique qui plombe la production des PME/PMI, doit faire face à une situation imposant de nouvelles contraintes, mais aussi de nouvelles obligations. </strong>

En sortant de la rencontre avec le Premier ministre, suite à l'annonce de la décision de se retirer de la CEDEAO prise par les Autorités de Transition des trois Etats-membres de l'Alliance des Etats du Sahel (AES), les opérateurs économiques ont été informés des bienfaits d'une telle mesure tels qu'estimés par le gouvernement, sans être pour autant rassurés. En d'autres termes, le Premier ministre a expliqué sans convaincre le secteur privé national. La preuve, lors de la rencontre de concertation autour de la question, organisée par le Conseil national du Patronat du Mali (CNPM) quelques jours après, précisément le mardi 30 janvier 2024, le fait de n'avoir pas consulté le secteur privé national a été évoqué par les chefs d'entreprise et les participants représentant les Groupements professionnels, avant d'égrener un long chapelet de préoccupations qui attendent des réponses.

Il est donc clair que prendre une telle décision pour ensuite appeler les acteurs économiques à faire des propositions et suggestions relève de l'impréparation de la prise d'une telle décision de retrait de la CEDEAO. En effet, il fallait précéder à une concertation et même, au besoin, passer par une consultation populaire pour avoir plus de légitimité et engager sans réserve tout le peuple malien.

Mais puisqu'au Mali nous vivons l'ère des exceptions, il faut donc prendre en compte cet aspect et s'adapter. Il ne sert à rien de tergiverser sur une décision déjà prise au nom du Mali et qu'on sentait quand-même venir depuis la mise en place de l'AES dont les trois Etats-membres, dirigés par des régimes issus de coup d'état, subissent la pression exagérée et parfois injustifiée d'organisations comme la CEDEAO dont certains de ses dirigeants les plus en vue dans des décisions de sanction du Mali, renvoient à l'image du voleur qui crie au voleur.

De toutes façons, au niveau du secteur privé, la concertation continue à l'initiative du CNPM, pour enfin rédiger un mémorandum, lequel sera soumis aux autorités publiques pour les guider dans les prises de décisions et les actions à mener pour dissiper leurs. En attendant, le secteur privé national reste dans l'expectative<strong>.                                                                                                    </strong>

<strong>  Amadou DIARRA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait du Mali DE LA CEDEAO :  Gros défis et grands chantiers</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-du-mali-de-la-cedeao-gros-defis-et-grands-chantiers-3052997.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 10 Feb 2024 01:31:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La déclaration de la sortie de la CEDEAO "avec effet immédiat" a secoué tous les secteurs nationaux. Après des moments d'euphorie pour certains et de scepticisme pour d'autres, l'heure est aux grandes manœuvres pour envisager un meilleur avenir, notamment en termes de dispositions à prendre pour s'adapter à la nouvelle donne qui va surement bouleverser des habitudes acquises, depuis la naissance pour la majorité de la population. De grands chantiers à ouvrir pour relever de grands défis.   </em></strong>

Une chose reste évidente : la surprise générale à l'annonce de cette décision prise par les trois pays de l'Alliance des Etats du Sahel (AES). Un vieil opérateur économique de nous confier à cet effet : <em>"C'est pire que la dévaluation du FCFA. On sent l'impréparation généralisée. Le Mali se transforme en un vaste chantier où tout est à refaire au vu des nouvelles règles car les dispositions de la CEDEAO régissaient le fonctionnement des affaires dans beaucoup de secteurs d'activités".</em> Ses préoccupations recoupent celles du secteur privé national. En effet, lors de la concertation initiée par le Conseil national du Patronat du Mali (CNPM), le mardi 30 janvier 2024, il a été relevé que secteur privé n'a pas été consulté. C'est après la prise de cette décision de retrait de la CEDEAO, qu'elle est appelée à réfléchir pour proposer des réponses à certaines préoccupations.

Effectivement, le repas servi -même s'il n'est pas de bon goût- il faut le manger pour ne pas mourir de faim. Il reste maintenant à voir comment le digérer sans risque de tomber malade. C'est donc de grands chantiers qui s'ouvrent devant les Autorités de la Transition et c'est maintenant que cela doit commencer, si l'on est toujours dans l'esprit du retrait de la CEDEAO hic et nunc (ici et maintenant), pour coller à l'esprit du terme <strong>"avec effet immédiat"</strong> comme le préconise la déclaration lue à la même heure (13H GMT) dans les différents pays de l'Alliance des Etats du Sahel (AES). Il faut tout renégocier en matière d'accords dans le cadre d'échanges divers et surtout en matière commerciale où une série d'accords bilatéraux doivent remplacer des dispositions de la CEDEAO comme le TEC (Tarif Extérieur Commun). Il faut trouver une substitution aux accords du Transit routier inter-Etats pour faciliter les échanges avec les pays voisins, surtout avec les pays portuaires, afin de faciliter l'approvisionnement du pays ; s'engager dans des accords de libre circulation des personnes et des biens notamment pour faciliter les déplacements et le libre établissement des Maliens de l'Extérieur qui sont nombreux dans des pays voisins, membres de la CEDEAO.

Sur un autre registre, en relevant les tarifs douaniers du fait de l'obsolescence du TEC CEDEAO, il faut trouver les moyens d'accroître rapidement la production de certains produits importés qui deviendront à la fois rares et plus chers à acquérir.

Si l'un des objectifs de cette sortie de la CEDEAO est de booster la production locale et d'encourager le <em>"Consommer malien"</em> il faudra, en contrepartie, d'une part trouver des sources d'approvisionnement de quelques intrants à importer comme le carburant, et d'autre part, régler les questions de mobilité intérieure pour une meilleure fluidité de la circulation des personnes et des biens. Et surtout, pallier la hausse des prix des matières premières.

A cela il faut ajouter les questions des assurances puisque l'assurance CEDEAO ne sera plus en vigueur au Mali, en plus de l'augmentation des tracasseries routières pour les transporteurs. Mais la question énergétique reste le plus grand chantier des Autorités de la Transition si l'on sait que la production nationale est actuellement handicapée par les défaillances de la fourniture d'électricité, au point que les petites et moyennes entreprises qui fonctionnent au ralenti ou qui sont fermées, ne se comptent plus tellement elles font légion.   <strong>         </strong>

<strong>Amadou DIARRA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait des états de l’AES de la CEDEAO :  Pourquoi l&amp;apos;après&#45;communauté ne sera pas douloureuse</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-des-etats-de-laes-de-la-cedeao-pourquoi-lapres-communaute-ne-sera-pas-douloureuse-3052892.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Feb 2024 11:37:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv9147142767msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La fin de l’appartenance des Etats de l’AES à la Communauté économique des Etats d’Afrique Occidentale (Cedeao) a poussé les autorités à parler. Ainsi, l’altermondialiste, Aminata Dramane Traoré, n’est plus seule à décrire l’aliénation économique que constitue l’espace Cedeao, devenu un marché de consommation pour des industries étrangères.</span></b></p>
<p class="yiv9147142767msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Un Conseil extraordinaire des ministres s’est tenu à Koulouba sur « les raisons et opportunités du retrait du Mali de la Cedeao ». Cette rencontre a clairement indiqué que le gouvernement a choisi un modèle économique totalement opposé à l’ultralibéralisme. En plus des autorités, d’autres observateurs de la Cedeao mettent en avant la faiblesse de l’organisation régionale ouest-africaine.</span></span></p>
<p class="yiv9147142767msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le président Assimi Goïta a présidé le 29 janvier 2024, ce conseil extraordinaire qui consacre le divorce entre le Mali et la Cedeao. L’ordre du jour portait sur les raisons et les opportunités du retrait du Mali et des autres pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).</span></span></p>
<p class="yiv9147142767msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">A en croire le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, le retrait offre des opportunités économiques aux pays de l’Alliance des États du Sahel. Désormais, le Mali a la possibilité de développer un marché intérieur fort, stimulant la croissance économique et assurant une autonomie politique et économique.</span></span></p>
<p class="yiv9147142767msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Les avantages financiers ne sont pas à négliger, notamment en termes de balance commerciale et d’investissements directs étrangers qui découlent de cette décision. On peut parler ainsi de la flexibilité nouvellement acquise pour négocier avec d’autres pays et la capacité de protéger les entreprises locales. Le ministre de l’Economie et des Finances a ensuite rappelé que le Mali avait surmonté des défis par le passé et exprimé sa confiance dans la résilience et l’intelligence du pays pour prendre en main son destin.</span></span></p>
<p class="yiv9147142767msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Cette séparation des biens va permettre à la Douane malienne de reprendre les recettes qu’elle avait perdu avec l’application des réformes communautaires comme le certificat d’origine Cedeao ou encore le tarif extérieur commun. Les ministres ont souligné que cette décision de retrait de la Cedeao ouvrait des perspectives considérables pour l’autonomie politique et économique des pays de l’AES, tout en soulignant la nécessité de travailler ensemble pour concrétiser les objectifs de refondation initiés par les plus hautes autorités.</span></span></p>
<p class="yiv9147142767msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a souligné que le retrait des trois pays, le Mali, le Burkina Faso, et le Niger de la Cedeao était une décision nécessaire en raison de la menace que cette organisation représentait pour la souveraineté et les intérêts vitaux de ces nations. Il a indiqué que la Cedeao avait été détournée de ses principes fondateurs et utilisée malheureusement contre les institutions, les États, et les populations des pays membres.</span></span></p>
<p class="yiv9147142767msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le chef de la diplomatie a ajouté que les chefs d’État avaient pris cette décision dans l’intérêt de la survie des pays concernés, mettant en avant les trois principes énoncés par le président de la Transition : le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et des choix des partenaires opérés par le Mali, la défense des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. Il a aussi souligné la nécessité pour les pays de travailler dans leur intérêt, en dehors des influences extérieures néfastes.</span></span></p>
<p class="yiv9147142767msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Les décisions impopulaires de la cedeao</span></span></b></p>
<p class="yiv9147142767msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Certes la décision de retrait des Etats de l’AES n’a fait l’objet d’aucune consultation au préalable des organes législatifs de transition existants au Mali et au Burkina Faso.  Mais elle est loin d’être une surprise  pour les observateurs politiques après les sanctions de l’organisation contre le Mali  et la décision d’une intervention militaire au Niger. Selon Gilles Yabi, économiste et analyste politique les chefs d’État et de gouvernement de la Cedeao qui sont issus des processus politiques internes de leurs pays, plus ou moins démocratiques, plutôt moins que plus, portent une lourde responsabilité dans l’affaiblissement de l’organisation régionale et dans la montée de son impopularité au sein des populations de la communauté.</span></span></p>
<p class="yiv9147142767msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Les pires erreurs ont été sans doute été la menace de l’intervention militaire au Niger avec une décision officielle d’activation de la force en attente et les sanctions économiques extrêmement sévères contre le pays dont les indicateurs de développement humain sont les plus faibles de la région.  Ces décisions et une communication qui a ignoré l’état des opinions dans les pays du Sahel ainsi que les conditions politiques qui ont favorisé la prise de pouvoir des militaires, ont été incroyablement contre-productives. « Nous avons alerté en vain depuis deux ans les décideurs de la Cedeao sur la nécessité d’une approche plus subtile, plus diplomatique et plus attentive aux conditions économiques et sociales des populations des pays sahéliens », a-t-il dit.</span></span></p>
<p class="yiv9147142767msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Selon lui, le retrait de la Cedeao pour le moment ne s’accompagne pas d’une annonce de retrait de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest, Uemoa dont le niveau d’intégration est beaucoup plus élevé que celui de la Cedeao. Les huit pays membres de l’Uemoa, dit-il, ont en partage une monnaie commune, le franc CFA, impopulaire mais toujours bien réel, et dont on ne pourra se débarrasser que lorsqu’on aura construit une alternative crédible, préparée pendant plusieurs années.</span></span></p>
<p class="yiv9147142767msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">« Un retrait de l’Uemoa, qui serait pourtant plus cohérent avec le rejet de l’influence française sur les affaires ouest-africaines, aurait des conséquences économiques, financières et politiques considérables pour les trois pays et pour les autres. C’est tout le système financier intégré au niveau de l’Uemoa qui serait bouleversé », a-t-il laissé entendre.</span></span></p>
<p class="yiv9147142767msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><a name="_gjdgxs"></a><b><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Nouhoum DICKO</span></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sénégal : La CEDEAO appelle à &amp;quot;prendre de toute urgence les mesures nécessaires pour rétablir le calendrier électoral&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/senegal-la-cedeao-appelle-a-prendre-de-toute-urgence-les-mesures-necessaires-pour-retablir-le-calendrier-electoral-3052858.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Feb 2024 10:15:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>- Déconseillant "toute action ou déclaration qui pourrait aller à l'encontre des dispositions de la Constitution du pays"</strong>

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a appelé, mardi, la classe politique au Sénégal à prendre "les mesures nécessaires" pour "rétablir le calendrier électoral", au lendemain de la validation par l'Assemblée nationale sénégalaise du report de la présidentielle au 15 décembre 2024.

La Commission de la CEDEAO, qui fait part de sa "préoccupation" quant à l'évolution de la situation au Sénégal, "encourage la classe politique à prendre de toute urgence les mesures nécessaires pour rétablir le calendrier électoral, conformément aux dispositions de la Constitution" du pays, indique l'organisation sous-régionale dans un communiqué publié sur son site officiel.

"Elle déconseille toute action ou déclaration qui pourrait aller à l'encontre des dispositions de la Constitution du pays" et "lance un appel à toutes les parties prenantes pour qu'elles renoncent à la violence et à toute action susceptible de troubler davantage la paix et la stabilité du pays", poursuit-on.

La CEDEAO "exhorte les forces de l'ordre à faire preuve de la plus grande retenue et à protéger les droits fondamentaux de tous les citoyens", note encore le communiqué.

Pour rappel, l’Assemblée nationale au Sénégal a adopté lundi soir "sans débat" le projet de loi portant report de la présidentielle du 25 février 2024, après l'évacuation forcée de députés de l'opposition. Le scrutin se tiendra le 15 décembre 2024 à la faveur d'un amendement alors que le texte initial préconisait un report de six mois.

L'article 2 du texte adopté proroge le mandat du président Macky Sall jusqu'à la passation de service avec son successeur.

Lors d’une adresse à la nation, Sall avait annoncé, samedi dernier, l’abrogation du décret portant convocation du corps électoral le 25 février 2024, annulant de facto sine die la présidentielle pour laquelle 20 candidats étaient en lice.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de l’AES de la CEDEAO :    Les opérateurs économiques maliens partagés entre scepticisme et patriotisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-de-laes-de-la-cedeao-les-operateurs-economiques-maliens-partages-entre-scepticisme-et-patriotisme-3052795.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-de-laes-de-la-cedeao-les-operateurs-economiques-maliens-partages-entre-scepticisme-et-patriotisme-3052795.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Feb 2024 02:15:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>De nombreux experts ont reconnu que la décision du Burkina, du Mali et du Niger de se retirer de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) va beaucoup peser sur la confiance des entreprises, notamment en termes d’investissement. Ce qui est une potentielle entrave à la croissance économique de ces Etats et de la sous-région. Pour le mettre en confiance, le Premier ministre a rencontré le secteur privé malien mercredi dernier (31 janvier 2024) au CICB. Mais, on a plutôt senti des opérateurs économiques partagés entre scepticisme et patriotisme.</strong>

Réunions de la Cédéao en l'absence du Burkina, du Mali et du Niger ; menaces sans raisons ; sanctions injustes et inefficaces ; embargo injuste, illégal et illégitime imposé au peuple nigérien… Autant de raisons qui ont fini par semer «<em>un sérieux doute sur son autonomie d’action vis-à-vis de puissances étrangères</em>», a expliqué aux opérateurs économiques maliens Dr Choguel Kokalla Maïga lors de leur rencontre mercredi dernier (31 janvier 2024) au CICB. Il s’est appesanti sur «<em>une accumulation d’actes inamicaux</em>» ayant rendu «<em>inévitable le retrait des États qui subissaient au quotidien l’injustice, l’acharnement et l’hostilité d’une organisation à l’avènement de laquelle ils ont contribué</em>».

Le chef du gouvernement a assuré ses interlocuteurs que ce retrait est «<em>une décision mûrement réfléchie et prise en toute responsabilité…</em>». Elle marque la méfiance vis-à-vis d’une organisation qui s’est progressivement éloignée «<em>des idéaux</em>» de ses pères fondateurs et du «<em>panafricanisme</em>» qui est dans l’ADN politique du Mali. Selon Choguel, ce retrait va permettre aux trois pays de définir des politiques commerciales «<em>optimales et plus avantageuses</em>», d’avoir la liberté de décision au plan politique et économique, de nouer et signer des accords bilatéraux et multilatéraux. Il a profité de l’occasion pour appeler les Etats de l’AES à «<em>mutualiser leurs intelligences et leurs ressources</em>».

Quid de l’inquiétude perceptible chez les opérateurs économiques maliens voire de l’AES ! «<em>Toutes les grandes nations se sont construites dans la douleur. Nous sommes à cette étape et nous gagnerons cette bataille de souveraineté avec l’engagement de toutes et de tous</em>», a déclaré Dr Choguel Kokalla Maïga en exhortant Maliens, Nigériens et Burkinabé à rester confiants et sereins. Il a rappelé que, pour minimiser d’éventuels impacts négatifs de cette décision politique, le Conseil des ministres extraordinaire du 29 janvier 2024 a décidé de la mise en place d’un comité de pilotage de haut niveau afin d’exploiter cette décision comme «<em>une opportunité de développement, de plus de croissance économique, de paix, de stabilité et de réaffirmation de la souveraineté</em>».

Et cela d’autant plus que l’AES comptait plus de 70 millions d’habitants en 2022 et son poids économique est important avec des échanges conséquents entre les trois États qui restent membres de l’Union économique et monétaire des Etats de l’Afrique de l’ouest (UEMOA). A ce titre, ils bénéficient de la liberté de circulation au sein de cette organisation et de l’accès à la mer. Un accès aussi possible du côté de la République de Guinée et de la République islamique de la Mauritanie. Le Chef du gouvernement n’a pas manqué de rappeler et de saluer la «<em>contribution exceptionnelle</em>» des opérateurs économiques qui n’ont ménagé aucun effort pendant l’embargo subi par le Mali.

«<em>Si notre pays a pu tenir, c’est grâce à vous. Si notre pays continue à être résilient, c’est aussi grâce au dynamisme et à l’engagement de son secteur privé</em>», a-t-il reconnu. Le Premier ministre n’a pas caché sa conviction que la réussite de la décision du gouvernement dépend du secteur privé.  Il l’a donc encouragé à agir sans hésitation ni tergiversations et à ne rien craindre. A-t-il réussi à balayer les craintes du secteur privé par rapport à cette décision qui n’est pas opportune pour tout le monde ? Ce n’est pas évident. Les présidents du Conseil national du patronat malien (CNPM) et de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali CCIM, respectivement MM. Mossadeck Bally et Mandjou Simpara, ont confié à la presse qu’ils prennent acte de la décision de retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Cédéao. Ils prévoient à l’interne des rencontres pour évaluer avec sérénité les conséquences de ce retrait afin de formuler des propositions au gouvernement. Ils se sont ainsi engagés à consulter toutes les parties prenantes pour mieux évaluer la situation.

Mais, à bien écouter le PM, la décision gouvernementale est «<em>déjà prise</em>». Ce n’est pas sans doute les réserves des opérateurs économiques, partagés entre scepticisme et patriotisme, qui vont le contraindre à y renoncer.

<strong>Hamady Tamba</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong><strong>CEDEAO : «Une menace pour nos pays», dixit Dr Choguel Kokalla Maïga</strong>

«<em>La Cédéao est devenue une menace pour nos pays, car son dessein lugubre consistait à provoquer l’effondrement de nos états pour satisfaire les intérêts de puissances étrangères, sponsors notoires du terrorisme</em>» ! C’est ce qu’a défendu le Premier ministre de la Transition, Dr Choguel Kokalla Maïga, lors de sa rencontre avec le secteur privé mercredi dernier (31 janvier 2024) au CICB. Il a ajouté que cette organisation «<em>a brillé par son manque d’empathie, de solidarité et de vision stratégique</em>» face au terrorisme auquel sont confrontés les trois Etats considérés comme des «<em>digues de protection pour les États de la côte ouest</em>».

«<em>Progressivement, la Cédéao est devenue une menace pour nos pays, car son dessein lugubre consistait clairement à mettre à genoux nos pays, à susciter des remous sociopolitiques, à provoquer des changements politiques et l’effondrement de nos États pour satisfaire les intérêts de puissances étrangères, de puissances extracommunautaires et extra-africaines connues comme étant des sponsors notoires du terrorisme au Sahel</em>», a déploré le chef du gouvernement. Vu sous ce prisme, le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de l’organisation sous-régionale est amplement justifié. «<em>Le Mali est la mère de la Cédéao. En cas de difficultés, la maman est la dernière à laisser tomber son enfant. Mais, si la fille veut tuer sa maman, celle-ci se cherche</em>», a précisé Dr Choguel K. Maïga.

<strong>H.T</strong>

<strong>RETRAIT DE LA CEDEAO : Une menace pour l’économie de la sous-région selon Moody’s</strong>

Le Mali, le Burkina et le Niger sont trois pays riches en ressources minières, notamment l’or qui est la garantie monétaire des banques centrales. Ce qui amènent des experts à craindre que leur retrait de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) ait un «<em>impact très négatif</em>» sur la croissance économique de la sous-région. C’est en tout cas le point de vue de l’Agence de notation Moody’s, une entreprise spécialisée dans les solutions de gestion des risques et l’analyse financière d’entreprises commerciales ou d’organes gouvernementaux. Elle est également connue pour ses notations financières standardisées des grandes entreprises en fonction du risque et de la valeur de l'investissement.

Cette agence estime que le retrait des trois pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) pourrait perturber les flux commerciaux et ceux des services de la sous-région. Cette décision pourrait également peser sur la confiance des entreprises, entravant potentiellement la croissance économique de la Cédéao. Et, a précisé Moody’s, la situation pourrait encore s'aggraver si le trio décide également de quitter l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Ce qui, heureusement, n’est pas pour le moment envisagé si l’on s’en tient à une récente déclaration de M. Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali. L’Uémoa regroupe 8 pays de la Cédéao et dispose d'une monnaie commune, le franc CFA. Le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de cette organisation, selon des économistes, pourrait par exemple entraîner la dévaluation du franc CFA.

<strong>H.T</strong>

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<item>
<title>La sortie des trois pays de la CEDEAO va &amp;quot;créer une nouvelle page de panafricanisme&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-sortie-des-trois-pays-de-la-cedeao-va-creer-une-nouvelle-page-de-panafricanisme-3052741.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Feb 2024 10:50:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>À sa naissance, la CEDEAO était un "instrument de progrès dans le cadre de la construction du panafricanisme", rappelle à Sputnik Afrique le vice-président en charge des projets stratégiques des BRICS.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
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<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Cet instrument est progressivement devenu un bâton. D'abord cela a marché sur des béquilles, des béquilles occidentales, puisqu’une bonne partie des financements venait de l'Occident. Et maintenant c'est devenu un bâton contre tous les États qui veulent se libérer", déplore Ahoua Don Mello.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
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<div class="share m-active" data-id="1064958518" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20240206/la-sortie-des-trois-pays-de-la-cedeao-va-creer-une-nouvelle-page-de-panafricanisme-1064958518.html?share-block=1064958519" data-title="&quot;Cet instrument est progressivement devenu un bâton. D'abord cela a marché sur des béquilles, des béquilles occidentales, puisqu’une bonne partie des financements venait de l'Occident. Et maintenant c'est devenu un bâton contre tous les États qui veulent se libérer&quot;, déplore Ahoua Don Mello."></div>
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</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Les pays souverainistes ont alors choisi de se libérer de ce "carcan", a affirmé le responsable.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Selon lui, le nouveau modèle de panafricanisme <em>"va avoir pour tâche essentielle de proposer un nouveau schéma d'intégration des États africains"</em>.</div>
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<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Et d’ajouter: <em>"Les BRICS sont là pour ouvrir cette opportunité-là à un monde multipolaire qui est en construction"</em>.

Le 28 janvier, le Mali, le Niger et le Burkina Faso avaient déclaré vouloir quitter la CEDEAO. Une décision motivée en partie par le trouble jeu de l’organisation autour d’une potentielle intervention au Niger, <a href="https://fr.sputniknews.africa/20240202/voici-lune-des-raisons-du-retrait-du-mali-du-burkina-et-du-niger-de-la-cedeao-1064898173.html">comme l’expliquait récemment à Sputnik</a> Tarno Mamane, de l'Université Abdou-Moumouni de Niamey.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le Mali explique pourquoi il requiert la sortie de la CEDEAO sans délai</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/le-mali-explique-pourquoi-il-requiert-la-sortie-de-la-cedeao-sans-delai-3052735.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Feb 2024 10:31:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour justifier cette décision, Bamako est revenu dans un communiqué publié le 7 février par le ministère malien des Affaires étrangères sur les sanctions imposées par cette organisation contre le Mali.</strong>

"Ni ses textes, ni aucun autre instrument juridique de l’Organisation ne prévoit la fermeture des frontières à un État membre".

De plus, la CEDEAO a violé le droit d’accès à la mer et la liberté de transit du Mali, prévu par la Convention de l’Onu, souligne le Mali dans un communiqué.
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Retrait du Mali de le CEDEAO : En réponse à la lettre de la Commission de la <a href="https://twitter.com/hashtag/CEDEAO?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#CEDEAO</a> le Gouvernement de la République du <a href="https://twitter.com/hashtag/Mali?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Mali</a> réitère le "caractère irréversible de sa décision de se retirer sans délai de la CEDEAO". <a href="https://t.co/6eePi81cya">pic.twitter.com/6eePi81cya</a></p>
— Niger Tribune (@NigerTribune) <a href="https://twitter.com/NigerTribune/status/1755108707665416412?ref_src=twsrc%5Etfw">February 7, 2024</a></blockquote>


"Ces graves manquements commis par la CEDEAO rendent le Traité de la CEDEAO inopérant", c’est pourquoi le Mali "n’est plus lié aux contraintes de délais [de la sortie, soit un an]".

<strong>Sortie historique</strong>
Le Burkina, le Mali et le Niger ont annoncé leur retrait de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest dans un communiqué conjoint diffusé le 28 janvier.
Constatant "une grande déception" face à l'action de la CEDEAO, les autorités de ces trois pays ont décidé du "retrait sans délai" de l'organisation.

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de la CEDEAO :  Vers des négociations ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-de-la-cedeao-vers-des-negociations-3052699.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Feb 2024 08:29:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Cédéao se dit prête à négocier, après l’annonce du retrait des Etats de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Qu’est-ce que ça peut donner ?</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Accusée d’être un fantôme destiné à détourner l'attention de la quête de démocratie et de bonne gouvernance, l’Alliance des Etats du Sahel (AES) est devenue un caillou dans la chaussure de la Cédéao.

Mais ce retrait des Etats de l’AES était déjà prévisible. Lors du dernier sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cédéao à Abuja, le ministre togolais des Affaires étrangères Robert Dussey a averti les dirigeants de la Cédéao que les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (Mali, Burkina et le Niger) envisagent de se retirer de l’organisation.

Moins de deux mois après ce sommet et les avertissements du chef de la diplomatie togolaise, les trois pays de l’AES ont décidé de se retirer <em>sans</em> <em>délai</em> de la Cédéao.

Ces trois pays sans débouchée sur la mer et qui dépendent fortement des ports de Dakar, Abidjan et Cotonou ont justifié ce retrait par leur préoccupation quant à l'efficacité et la pertinence des politiques et initiatives de cette organisation sous-régionale. Bamako, Niamey et Ouagadougou déplorent un décalage entre les objectifs de l'organisation et les réalités socio-économiques affrontées par leurs citoyens.

« Je trouve que le Mali cherche des excuses pour échapper à d'éventuelles sanctions après le report sine die du calendrier électoral établi de commun à accord avec la Cédéao. Avec ce retrait annoncé, le Mali va prolonger la Transition et échapper à toute éventuelle sanction de la communauté ouest africaine”, a analysé un observateur.

De son côté, la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest se dit prête à une solution négociée après l'annonce fracassante des Etats de l’Alliance des Etats du Sahel de se retirer de l’organisation sous-régionale.

"Le Burkina Faso, le Niger et le Mali restent des membres importants de la communauté et l'autorité des chefs d'Etat restent déterminée à trouver une solution négociée à l’impasse politique", a indiqué la commission de la Cédéao dans un communiqué.

Alors qu’au lendemain de cette annonce de retrait, Bamako pour mettre la forme juridique à cette annonce, a écrit officiellement à la Cédéao pour notifier son retrait de l'organisation sous-régionale. Selon des sources diplomatiques ouest africaines, les diplomates de la Cédéao s’activent en multipliant les  entretiens et initiatives au sommet de l'organisation et des États de la sous-région pour faire face à la situation et trouver une solution. Les ministres Abdoulaye Diop et Alhousseiny Sanou ont été  reçus par le président togolais. De même des émissaires du président Faure envoyés au Niger.

Mais le chef de la diplomatie sierra-léonaise, Timothy Kabba reste formel, ce retrait des trois États de l’AES est une menace  pour la paix, la sécurité et la stabilité de toute la communauté.

En plus des conséquences sécuritaires sur la Cédéao, ce retrait de l’AES de l’organisation aura aussi des conséquences économiques et commerciales sur les populations et les secteurs privés des Etats de l’alliance.

Mercredi dernier, le Premier ministre de Transition Choguel Kokala Maïga a rencontré  les acteurs du secteur privé, pour répondre à leurs interrogations après l'annonce. Mais les inquiétudes du patronat malien sur les conséquences de ce retrait pour leurs activités sont très fortes.

Affaire à suivre…

<strong>MICRO-TROTTOIR</strong>

<strong>Ce que les Maliens pensent du retrait du Mali de la Cédéao</strong>

<strong><em>Dans ce micro-trottoir, les Maliens expriment leur avis après le retrait annoncé du Mali de la Cédéao.</em></strong>

<strong>Moussa Naby Diakité</strong> (<em>journaliste</em>) :

"Le retrait des Etats de l’AES  de la Cédéao  vient en conséquence du détournement de sa soumission à certains États  dont la France. Pour moi, cette sortie des trois pays va porter un coup dur à la Cédéao et remettra en cause l'institution qui doit revoir ses fondements mais aussi son fonctionnement et son adaptation aux visions et aux besoins des populations".

<strong>Abdoulaye Touré</strong> (<em>enseignant</em>) :

"Ce sont ses trois pays qui avaient eu l'idée de la création de la Cédéao avec pour objectif, d'aider les peuples à s'épanouir. Mais nous avons remarqué avec beaucoup de regrets que cette Cédéao n'a jamais eu pitié des peuples du Sahel. Depuis plus de 10 ans, nos parents sont massacrés au Sahel sans réaction et pire après que les militaires décident de diminuer le nombre de décès dans leur rang, on voit toutes sortes de sanctions inhumaines pour ce même peuple que la Cédéao est censée protéger. Ce retrait est mieux est salutaire".

<strong>Bocar Tandina</strong> (<em>étudiant</em>) :

"La Cédéao et l'Union africaine se sont foutus de la vie de 70 millions des personnes qui constituent l'espace AES, maintenant que nous avons décidé de prendre nos destins en mains sans faire du bruit qu’elle veut négocier. Jamais.  Que les dirigeants de la Cédéao nous laissent".

<strong>Aïssata Ly</strong> (<em>styliste</em>) :

"En lieu et place d’une manifestation, j’aurais trouvé plus judicieux que les autorités organisent une campagne visant à éclairer la population sur les intérêts du choix du retrait de la Cédéao et les alternatives proposées".

<strong><em>Dossier réalisé par </em></strong>

<strong>Ousmane Mahamane </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dr. Mohamed Amara, Sociologue :  &amp;quot; La cohérence du retrait de la Cédéao ne fait aucun doute …&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/dr-mohamed-amara-sociologue-la-coherence-du-retrait-de-la-cedeao-ne-fait-aucun-doute-3052693.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Feb 2024 08:27:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dr. Mohamed Amara, sociologue, analyste politique et sécuritaire au Sahel revient sur le retrait annoncé des Etats de l’AES de la Cédéao et les conséquences que ce retrait peut engendrer sur les populations de ces trois </em></strong><strong><em>États. Entretien.  </em></strong>

<strong>Mali Tribune : <em>Comment faut-il analyser l’annonce du retrait des Etats de l’AES au sein de la Cédéao ?</em></strong>

<strong>Dr. Mohamed Amara</strong> : Deux niveaux d’analyse : la première, d’abord c’est une situation burlesque, une suite logique de la création de l’AES en septembre 2023. Il était difficile de continuer à faire le grand écart entre la Cédéao et l’AES. Le deuxième niveau, le retrait de l’AES de la Cédéao signifierait la volonté du Mali, du Burkina-Faso et du Niger de s’affirmer vis-à-vis de leurs homologues de l’espace Cédéao et de ne plus subir les régimes des sanctions.

<strong>Mali Tribune : <em>Selon</em></strong> <strong><em>vous, ce retrait est-il cohérent ?</em></strong>

<strong>Dr. M. A.</strong> : La cohérence du retrait de la Cédéao ne fait aucun doute. Mais la question demeure les conséquences (circulation des personnes et des biens) à long terme du retrait sur les populations de part et d’autre. En tout état de cause, c’est une manière pour ces trois États de se libérer des chaînes de la Cédéao qu’ils considèrent être sous influence étrangère.

<strong>Mali Tribune : <em>D’une</em></strong> <strong><em>part est-ce que ces Etats n’ont pas raison au regard du deux poids deux</em></strong> <strong><em>mesures de la Cédéao qui condamne des coups d’Etat militaires, bénit d’autres et encourage les</em></strong> <strong><em>troisièmes mandats au sein de l’espace ?</em></strong><strong><em> </em></strong>

<strong>Dr. M. A.</strong> : le retrait des Etats de l’AES de la Cédéao est aussi à mettre en lien avec le contexte actuel de rejet de la Cédéao par une partie de la jeunesse. Elle lui reproche sa partialité à l’égard des chefs d’Etats qui modifient la constitution pour faire un troisième mandat. La Cédéao est perçue comme une organisation de protection de chefs d’État qui ne veulent pas quitter le pouvoir. Or, elle est censée jouer un rôle de garde-fous aux dérives politiques dans son espace.

<strong>Mali Tribune : <em>Dans</em></strong> <strong><em>un communiqué, la Cédéao prône une solution négociée avec ces trois États pour</em></strong> <strong><em>sortir de l’impasse politique. Les Etats de l’AES vont-ils accepter cette offre</em></strong> <strong><em>?</em></strong>

<strong>Dr. M. A.</strong> : Bien sûr. La Cédéao tente de trouver un terrain d’entente avec les chefs d’État de l’AES pour éviter que leur départ ne crée des vagues au sein de la communauté. Mais, il me semble que les tensions sont telles que les recherches de compromis aboutissent difficilement. Mais rien n’est à exclure d’autant que ce sont les mêmes populations avec les mêmes modes de vie et de pensée qui peuplent l’espace Cédéao.

<strong>Mali Tribune : <em>Si d’aventure ils refusent cette offre négociée en sortant définitivement de l’organisation, quelles peuvent-être les conséquences d’un tel retrait sur les populations des trois Etats et plus largement sur la Cédéao elle-même ?</em></strong>

<strong>Dr. M. A.</strong> : il y a effectivement un risque d’éloignement entre l’AES et la Cédéao qui ne profite à aucun État. Les difficultés de circulation des personnes (commerçants, scientifiques, etc.) et des biens ne seront pas négligeables. Elles pourront devenir des sources de tensions entre les peuples.

<strong>Mali Tribune : <em>Quelle</em></strong> <strong><em>suite pour les Transitions en cours dans ces trois États de l’AES ?</em></strong>

<strong>Dr. M. A.</strong> : La suite aujourd’hui, c’est de travailler à la résolution des problèmes de circulation des personnes et des biens, au retour à l’ordre constitutionnel. En fonction de l’évolution de la situation, il n’est pas exclu que les États de l’AES sortent de l’Uémoa pour créer leur propre devise.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les coulisses du divorce du Niger avec la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/les-coulisses-du-divorce-du-niger-avec-la-cedeao-3052608.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Feb 2024 10:03:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le manque de sincérité de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest pour résoudre la crise nigérienne, son attachement à la libération du Président renversé Mohamed Bazoum, la tentative avortée d’évasion de ce dernier, en octobre, pour l’emmener au Nigéria, dont le Président Bola Tinubu est justement celui de la CEDEAO, et l’option militaire toujours sur la table depuis le 10 décembre ont conduit le Niger à perdre finalement tout espoir de normalisation de ses relations avec la CEDEAO. Et donc, d’en sortir pour de bon.</strong>

Tout semblait pourtant possible au lendemain de la première mission de bons offices conduite à Niamey par le général nigérian Abdousalami Aboubacar, le 19 août dernier. La délégation avait exigé de rencontrer Mohamed Bazoum. Elle avait demandé à la junte de fixer une limite à la durée de la transition. Chose faite, le jour même, par le général Abdourahamane Tiani lors d’une déclaration à la Nation évoquant un plafond de trois ans. Mais malgré ces préalables, rien ne s’est passé. De report en conflit d’agenda, le sommet décisionnel des chefs d’Etat n’a été convoqué que le 10 décembre à Abuja, la CEDEAO préférant mobiliser dans l’intervalle une force militaire pour une intervention à venir. Ni Alassane Ouattara ni Patrice Talon, respectivement Présidents de Côte d’Ivoire et du Bénin, ne font le déplacement, persuadés que les sanctions vont être levées ou allégées. Ce jour-là, la CEDEAO annonce sa volonté de résoudre la crise par la voie diplomatique mais elle maintient l’option militaire en dernier recours. Et ne fait aucun geste concernant les sanctions très dures qui frappent le Niger, jusqu’à le priver d’accès aux médicaments.

Selon une source autorisée de Mondafrique à Niamey, «le Niger veut son indépendance et sa souveraineté et la CEDEAO est contre.» «Depuis six mois, nous sommes sous sanctions. On a libéré le fils de Bazoum. On a précisé le cadre de la transition. Mais la CEDEAO n’a pas bougé et garde son option militaire. On a compris que c’était la seule.»

Le 25 janvier, une délégation de la CEDEAO est – enfin ! – annoncée à Niamey. Bien que l’espoir soit grand, dans la population, d’une levée des mesures de restrictions commerciales et financières qui frappent le pays, les autorités nigériennes sont sans illusion. «On était sûrs qu’ils ne viendraient pas.» Et de fait, les ministres des Affaires étrangères de Sierra-Leone, du Bénin et du Nigéria se sont fait attendre toute la journée, prétextant finalement, dans la soirée, des problèmes mécaniques à Abuja. Ce fut la goutte d’eau, d’autant plus que les autorités nigériennes sont par ailleurs en possession, à ce moment-là, de renseignements semblant indiquer que les préparatifs d’agression militaires se poursuivent. Elles en acquièrent la conviction : la CEDEAO joue double jeu.

<strong>Pourquoi ?</strong>

<strong>Le revirement américain</strong>
La CEDEAO a très mal perçu la naissance en son sein, le 16 septembre dernier, de l’Alliance des Etats du Sahel. Cette entité formée par le Mali, le Niger et le Burkina Faso, qui représente la moitié de la superficie couverte par l’organisation, est devenue une menace géostratégique. Non seulement pour l’Afrique de l’Ouest mais surtout pour Washington et Paris. Car le durcissement actuel est surtout le fruit des pressions américaines sur Abuja et Abidjan notamment.
Après une indulgence apparente au lendemain du coup d’Etat du 26 juillet, que la France a d’ailleurs interprétée comme une forme de trahison, Washington a changé de position. Fin octobre, une rencontre à Niamey de représentants de la junte avec Molly Phee, la secrétaire d’Etat adjointe, se passe mal. La diplomate tente d’imposer ses conditions. Ses interlocuteurs se braquent. Ils viennent d’obtenir le départ de l’armée française, ce n’est pas pour passer sous domination américaine. «Elle a compris que la base de drones d’Agadez pouvait être menacée.» La junte annonce ensuite que tous les accords de coopération militaire vont être révisés à la lumière des intérêts du pays. Le vent tourne. D’autant plus que dans la nuit du 18 au 19 octobre, un hélicoptère américain stationné à Niamey est mobilisé en appui à une tentative d’évasion manquée de Mohamed Bazoum pour l’emmener au Nigéria. Le plan est déjoué. Et le nouveau jeu américain découvert.

Le 10 décembre, lors du sommet décisif de la CEDEAO, les Etats-Unis font pression pour le maintien des sanctions. Molly Phee est d’ailleurs à Abuja à la veille de la réunion. Sur le chemin du retour, elle s’arrête à Niamey pour demander la libération du fils de Mohamed Bazoum qu’elle espère emmener avec elle. Nouveau refus : cette libération a été promise au Président togolais. Elle sera effective un peu plus tard, le 8 janvier.

<strong>Poussés dans les bras des Russes</strong>
«Ce sont eux qui poussent les gens vers les Russes. Nous n’avions aucun contact avec les Russes au début de la transition. Mais le choix est mince : ou tu suis ou tu crèves. On ne veut pas crever donc on va chercher secours ailleurs. Ca s’est passé de la même façon au Mali et au Burkina.» Sur le sol du Niger, il y avait un contingent français et une base américaine. Les Français sont partis. Pas les Américains qui disposent près d’Agadez de leur plus grande base de drones sur le continent.

Maintenant que le lien est coupé avec la CEDEAO, il est plus compliqué pour cette dernière d’intervenir militairement. D’autant plus qu’aux côtés du Niger, le Mali et le Burkina Faso font désormais partie du lot. Les trois pays ont leurs destins liés car ils savent que la chute de l’un d’entre eux entraînera celle des voisins.

En ce qui concerne l’autre organisation ouest-africaine, la francophone Union économique et monétaire arrimée au franc CFA, à l’origine des sanctions financières qui frappent le Niger depuis six mois, Niamey va jouer son va-tout. Si l’UEMOA reste solidaire de la CEDEAO et maintient les sanctions, elle risque à son tour la fracture et le départ des trois pays du Sahel central. Pas sûr qu’elle y survive. Un tel événement déstabiliserait très gravement le marché financier régional et, finalement, la Banque centrale d’Afrique de l’Ouest.

La négociation avec l’UEMOA, présidée par Alassane Ouattara depuis la chute de Mohamed Bazoum qui occupait la fonction au moment du coup d’Etat, sera la prochaine étape clé de la tectonique des plaques en cours au Sahel. Selon son issue, le mouvement du Mali, du Niger et du Burkina Faso vers le groupe des BRICS sera accéléré ou ralenti, bien que probablement inéluctable.

Source: https://mondafrique.com/]]> </content:encoded>
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<title>Retrait du Mali de la Cedeao : l’UE va&#45;t&#45;elle plier bagages ?</title>
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<pubDate>Tue, 06 Feb 2024 09:10:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Rien n’est moins sûr. Mais, il faut attendre le 24 mai 2024 pour être situé. Ayant pris de court tous les observateurs, le retrait des pays de l’AES de la Cedeao continue de faire couler des salives.  Après la France, l’Union Européenne pourrait se retirer du Mali. C’est du moins ce qu’a déclaré le chef de sa diplomatie Josep Borrell, lors de la conférence de presse consécutive à la réunion informelle des ministres de la Défense de l’UE à Bruxelles, tenue au lendemain du communiqué conjoint des trois pays de l’AES. « Dans les jours et lors des réunions à venir, nous prendrons des décisions concernant notre mission militaire au Mali EUTM-Mali, puisque son mandat touche à sa fin en mai », a expliqué M. Borrell avant de déplorer la décision du Mali, du Burkina Faso et du Niger de se retirer de la CEDEAO, qui complique à ses yeux la présence de l’UE dans la région.

Ainsi, ne souhaitant pas coopérer avec les forces militaires russes en expansion au Sahel avec à la clé une nouvelle configuration géopolitique dans cette région, l’UE pourrait finalement ne pas renouveler le mandat de sa seule mission opérant encore sur le sol malien.

<strong>Amidou Keita</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Manifestation de soutien au retrait de la Cedeao :  La mobilisation en deçà des assurances</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Feb 2024 02:04:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A l’appel du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, et d’organisations de soutien, des centaines de personnes ont pris d’assaut, le 1er février, la Place du Cinquantenaire de Bamako. Dans la capitale comme dans toutes les capitales régionales, notamment et ailleurs, la manif s’est tenue avec un objectif commun : manifester leur soutien et accompagnement aux autorités de la Transition suite à leur décision de « se retirer sans délai » de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Pour ce faire, les manifestations ont dénoncé de vive voix l’ingérence de la Cedeao et de la France dans la gestion de nos affaires intérieures des pays de l’AES et réclamé une nouvelle monnaie pour l’AES. On pouvait lire sur les pancartes des slogans évocateurs comme « non à la Cedeao », « abas la Cedeao », « vive AES », « seule la liberté libère » « Assumons-nous pleinement et souverainement » « AES maintenant et toujours ». Des drapeaux du Mali, du Burkina Faso, du Niger et de leurs partenaires communs, la Russie, flottaient à perte de vue, comme pour marquer la souveraineté dite retrouvée.

A leurs côtés étaient présents les ministres en charge des Sports et de la Jeunesse, de l’Industrie et du Commerce ainsi que de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions. Les ambassadeurs du Niger et du Burkina Faso accrédités au Mali étaient également présents et ont eu droit au crachoir en même temps que les officiels maliens pour soutenir le bien-fondé et la pertinence de la décision des pays de l’AES. «Les ports ne seront pas fermés (…) il y a des réflexions en cours, nos pays vont tirer leur épingle du jeu. Après avoir investi dans leur ports nos voisins s’attendent à un retour sur investissement», a assuré face à la foule à Bamako, Moussa Alassane Diallo, ministre de l’Industrie et du Commerce, rappelant au passage la suspension du Mali de toutes les instances de la Cedeao et son sevrage d’accès à tous les ports d’approvisionnement que la résilience du peuple a permis de surmonter. Et d’inviter les concitoyens à faire confiance au génie créateur du Mali et en la capacité des dirigeants à transformer cette sortie de la Cedeao en un point de compétitivité et de rentabilité pour les économies nationales. Le ministre du commerce a été moins loquace, en revanche, sur le tribut à payer pour accéder à ses principaux ports étant en dehors de la CEDEAO. Autrement dit, quelle pourrait être par exemple l’incidence financière pour les citoyens qui risquent de voir les prix d’achat des denrées de premières nécessités prendre l’ascenseur ? Le ministre de la Refondation et des Réformes institutionnelles n’en a cure et mise plutôt sur la fin prochaine de la Cedeao, en affirmant que c’est de Bamako qu’est partie l’idée de la Cedeao avec des présidents militaires avant la prise en otage de l’organisation par des présidents civils qui en font un instrument de chantage. Le ministre de Maiga a enfin dressé son bilan sombre de la Cedeao qui se résume, à ses yeux, à l’embargo et la fermeture des frontières.

Initiateur principal de la manif, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Monsieur Fomba, s’est insurgé quant à lui contre l’absence de la Cedeao face à l’insécurité qui secoue les trois de pays de l’AES depuis plus d’une décennie, en assurant que la décision de retrait est mûrement réfléchie et présage de meilleures perspectives et d’un avenir plus radieux pour la jeunesse.

Seulement voilà, si la manif a tenu ses promesses en termes de discours, les messages n’ont été prêchés dans un désert au regard de la faible mobilisation. L’engouement était manifestement en deçà de l’enthousiasme caractéristique de l’avènement des colonels au pouvoir, dont la dernière remonte au 14 janvier 2023 pour marquer la souveraineté retrouvée après 63 ans d’indépendance. Toutes choses qui n’auront pas échappé à certaines branches de soutien de la transition, notamment le politologue des USA et d’autres activistes de la place. Apparemment non conviés au banquet, nombreux étaient-ils sur les réseaux sociaux à dénoncer leur non implication à l’organisation d’acteurs qu’ils jugent plus capables de mobiliser.

Qu’est-ce qui n’a pas réellement marché, en définitive ? Malin qui pourrait répondre sans être dans le secret des Dieux. On sait, en revanche, qu’en plus d’intervenir dans un contexte de malaise au sein des soutiens politiques de la Transition, l’initiative unilatérale des gouvernants coïncide avec une cherté de la vie qui défie tout sentiment patriotique inconsidéré ainsi qu’avec des frustrations à peine contenues en lien avec la crise énergétique. Le choix de rompre avec la CEDEAO ne semble pas convaincre non plus le monde malien des Affaires que le ministre de l’Economie et des Finances, absent à la manif, a beau tenter de rassurer sur les médias d’Etat à coups de démonstrations sur les pertes et gains liés au retrait du Mali de la CEDEAO. Leurs circonspection et appréciations étaient assez perceptibles, lors de leur rencontre avec le Premier ministre, dans la voix tremblante du président de la Chambre de Commerce ainsi que dans les allusions à peine voilées du président du Patronat qui dit prendre acte de la décision.

<strong>Amidou Keita</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le retrait du Mali de la CEDEAO divise les forces vives :  Assimi Goita désormais entre popularité et contestation</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/le-retrait-du-mali-de-la-cedeao-divise-les-forces-vives-assimi-goita-desormais-entre-popularite-et-contestation-3052477.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Feb 2024 00:31:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si la création de l’Alliance des Etats du Sahel, AES, n’a pas suscité beaucoup de réactions surtout négatives, la décision de  retrait de la CEDEAO a fait des vagues d’indignation, de protestation et même parfois de joie pour les partisans de la transition, tant en milieu des affaires qu’au sein de la classe politique et même de la société civile. En d’autres termes jamais une décision n’a suscité autant de réactions surtout négatives que celle du retrait du Mali de la CEDEAO. Les autorités vont-elles faire un rétropédalage en renonçant à cette impopulaire décision ? A quoi peut-on s’attendre de la part des opérateurs économiques, de la classe politique et de la société civile si le retrait venait à être acté ?</em></strong>

Depuis le 28 janvier 2024, date de la publication du communiqué conjoint des trois Etats de l’AES qui ont décidé de se retirer de l’organisation sous régionale, le débat ne cesse d’enfler occupant la majeure partie du temps. Si cette décision a été saluée par une frange importante, en majorité soutiens et analphabètes, elle n’a pas manqué de susciter l’indignation d’autres qui voient en ce retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la CEDEAO, une manière de contourner les futures sanctions et de se maintenir aussi longtemps que possible au pouvoir sans tenir les élections. C’est désormais ces deux grilles de lectures qui s’affrontent aux grins, dans les salons feutrés et aux ateliers. En effet, pour les partisans du retrait des pays membres de l’AES de la CEDEAO, l’organisation sous régionale, créée en 1975 n’a servi à rien si ce n’est sanctionné seulement des Etats. Elle n’a ni contribué à faire la promotion de la paix, encore moins celle de la bonne gouvernance et de la démocratie. Les partisans du retrait affirment sans détour  que la CEDEAO n’a pas aidé les Etats du sahel à lutter contre le terrorisme. Pour toutes ces raisons, le retrait de la CEDEAO serait non seulement justifié, mais aussi et surtout  plus bénéfique à ces trois Etats sahéliens en proie au terrorisme et au sous-développement.

Pour les opposants, les trois Etats, les plus pauvres de la sous-région, qui sont sans littoral et dont l’économie est fortement tributaire à l’importation, sont malheureusement ceux  qui veulent quitter ce grand ensemble qui fait des émules en Afrique et dans le reste du monde. La CEDEAO est une aubaine pour ces trois pays qui n’ont aucun débouché sur la mer. Elle est une chance, car elle forme un marché de plus de 300 millions d’habitants. La CEDEAO c’est aussi les tarifs douaniers communs à tous les Etats membres, c’est également la libre circulation des personnes et de leurs bien, la CEDEAO c’est enfin une complémentarité et une même communauté de destin. Les opposants au retrait du Mali de la CEDEAO pensent que cette décision des autorités n’est ni plus ni moins qu’une volonté manifeste de s’éterniser au pouvoir au grand dam du peuple qui souffre déjà le martyre. Ils pensent également que c’est une ruse des autorités pour échapper aux sanctions qui ne sauront plus tarder.

<strong><em>Les autorités vont-elles faire un rétropédalage en renonçant à cette impopulaire décision ?</em></strong>

Si tant est que les gouvernants veulent défendre les intérêts matériaux et moraux du peuple malien, en pesant les pour et les contre de leur décision, ils devront avoir le courage de renoncer à cette décision qui va incontestablement à l’encontre des intérêts du peuple. En tout cas si gouverner c‘est anticipé, les autorités doivent murement réfléchir avant d’être désagréablement surprises par la tournure des événements. Surtout après le meeting de soutien qui n’a pas donné les résultats escomptés tant en terme de mobilisation qu’en slogans galvaniseurs et harangueurs de foule. Le fiasco du jeudi est un signal fort ; il est l’expression  d’une certaine lassitude, voir déception du peuple qui a soutenu pendant longtemps sans avoir les dividendes de son soutien.

<strong><em>A quoi peut-on s’attendre de la part des opérateurs économiques, de la classe politique et de la société civile si le retrait venait à être acté ?</em></strong>

Rien qu’à en juger par la rencontre entre le Premier ministre en compagnie de certains membres du gouvernement avec le Conseil National du Patronat du Mali, CNPM, les autorités doivent se rendre compte de l’impopularité, voire de l’inopportunité de leur décision de retirer le Mali de la CEDCEAO. La faîtière du secteur privé dit avoir pris acte de la décision sans l’approuver et elle a pris l’engagement d’étudier tous les paramètres avant de donner son avis favorable ou défavorable. Avons-nous besoin d’être un devin pour deviner la réponse de la faîtière du secteur privé qui est le CNPM ? Son Président Mossadeck Bally est le symbole même de l’intégration sous régionale avec ses multiples établissements hôteliers un peu partout à travers la sous-région et dont le dernier vient d’être inauguré à Dakar. Quid des autres opérateurs économiques qui crient déjà leur ras-le bol après cette décision qui ne les avantage nullement. Quant à la classe politique, tout porte à croire qu’elle n’a pas déposé les armes, elle serait en train même de les fourbir pour s’engager dans le combat. Affaiblie, vilipendée et vouée aux gémonies, elle est à un tournant décisif de sa vie donc elle n’a rien à perdre dans un combat où elle est loin d’être la favorite. Un grand regroupement serait en gestation pour non seulement s’opposer au retrait du Mali de la CEDEAO, mais aussi et surtout demander le retour à l’ordre constitutionnel.

En somme, la coupe est à moitié pleine et à moitié vide  pour les autorités de la transition. Leur popularité s’est fortement érodée, donc elles doivent comprendre que leur premier ennemi est le temps et qu’elles doivent parer au plus pressé pour mettre fin à cette situation exceptionnelle qui est la transition. Quant au retrait du Mali de la CEDEAO les autorités peuvent mettre cette ambition sous le boisseau en faisant face aux priorités.

<strong>Youssouf Sissoko   </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Afric’Actu : Aes hors Cédéao : Projet mûri ou effet d’annonce ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/africactu-aes-hors-cedeao-projet-muri-ou-effet-dannonce-3052495.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Feb 2024 14:15:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Regroupés depuis le 16 septembre 2023 au sein de l’Alliance des Etats du Sahel, le Burkina Faso, le Mali et  le Niger ont, dans un communiqué conjoint diffusé simultanément, décidé, le dimanche 28 janvier 2024,  de quitter la Cédéao.

Pour certains observateurs et analystes politiques, c’est une décision politique prise non mûrie et contreproductive pour l’économie et les populations de l’Aes. Pour d’autres en revanche, elle répond bel et bien à un objectif politique mûri par les trois pays. Lesquels aspirent plus que jamais à affirmer leur souveraineté politique, économique et monétaire !

Ces pays avaient-ils le choix alors  que les faucons de la Cédéao tenaient mordicus à les maintenir sous leur coupe réglée, avec la menace des sanctions et de la guerre? Dans l’affirmative, l’Aes peut-elle surseoir à sa décision de retrait de la Cédéao si elle procédait à la relecture de certaines de ses clauses ?

Une chose est certaine : l’annonce du retrait est tombée comme un coup de massue sur le syndicat des chefs d’Etats de la Cédéao. Le message est bien passé, selon toute vraisemblance. Car, à en croire des sources bien introduites, ces faucons auraient abandonné la hache de guerre contre les pays «récalcitrants» pour  une «solution de compromis». Ce qui pourrait faciliter la sortie de l’impasse qu’ils ont eux-mêmes contribué à provoquer au sein de l’organisation sous-régionale.

Mais, à supposer ces informations avérées, sur quoi pourraient donc porter les compromis éventuels ? Les engagements pris par chacun des Etats par rapport au retour à l’ordre constitutionnel exclusivement ? Une relecture intégrale des textes communautaires afin que l’organisation sous-régionale ouest africaine cesse d’être le syndicat des Chefs d’Etat et le lobby financier des multinationales occidentales pour ne défendre que les seuls intérêts des populations de l’espace ? Difficile de prédire quoi que ça soit !

Pour les observateurs et analystes proches de l’Aes, la coalition politique des trois pays, bien qu’elle soit spontanément créée à partir d’une volonté d’assistance mutuelle et de défense collective, suite aux menaces de guerre des faucons de la Cédéao, est consciente des conséquences de son retrait. Ainsi,  le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, déclare qu’ils «restent membres de l’Uemoa pour le moment, donc bénéficient de la liberté de circulation» au sein de tous les pays de cette Union. Mais ne faut-il pas ‘’bémoliser’’ cet optimisme dès lors  que le président de la Transition du Faso, Capitaine Ibrahim Traoré, interrogé par notre confrère Alain Foka, a déjà admis la création d’une monnaie des pays? Si cela advenait, qu’en serait-il de la libre circulation des personnes et des biens des trois Etats sahéliens, alors obligés de se retirer de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine ?

Composée de huit pays membres, l’Uémoa est un   sous-ensemble de la Cédéao. Des «saisies illégales»  des avoirs financiers des États membres de l’Aes par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest  (Bcéao), sur instruction de certains Chefs d’État de l’Uémoa, ont fréquemment lieu. Ces pratiques perturbent leurs économies. Au cas où l’Aes déciderait de se retirer de l’Uémoa, cette dernière serait-elle aussi  prête à revoir ses textes afin de les garder en son sein?

<strong>Gaoussou M Traoré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait des pays de l’Aes de la Cédéao : Regards croisés de Cheick Boucadry Traoré</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-des-pays-de-laes-de-la-cedeao-regards-croises-de-cheick-boucadry-traore-3052475.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Feb 2024 13:46:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) fait face à un séisme qui pourrait conduire à son implosion. En effet, les pays de l'Alliance des États du Sahel (Aes) ont annoncé, dimanche 28 janvier 2024, dans un communiqué conjoint, leur retrait de la Cédéao. Cette décision est consécutive aux relations conflictuelles entre ces pays et l’organisation sous-régionale depuis l’évènement des coups d’Etat militaires dans ces pays sahéliens et ignorant délibérément les coups d’Etat constitutionnels dans d’autres pays-membres de la même organisation.</em>

Cette posture de ‘‘deux poids, deux mesures’’ enleva toute crédibilité aux actions de dénonciation et de légitimité aux sanctions prises par l’organisation. Et, les dirigeants du Burkina Faso, du Mali et du Niger estiment que la Cédéao ne répond plus aux aspirations de leurs peuples et regrettent que l’organisation se soit éloignée des idéaux de ses pères-fondateurs. Ils accusent l’organisation d’être sous influence des puissances étrangères et de représenter une ‘‘menace pour ses États-membres et ses populations, dont elle est censée assurer le bonheur’’. Ils ajoutent que l’organisation ne leur a apporté aucune assistance dans leur lutte contre le terrorisme, mais qu’elle s’est plutôt contentée de leur imposer des sanctions illégales, illégitimes, inhumaines et irresponsables en violation de ses propres textes. D’où, leur décision d’envoyer une notification formelle de leur retrait de l'organisation dont ils étaient membres depuis sa création en 1975. Quoiqu'il en soit, les dirigeants de l’organisation peuvent se féliciter d’avoir réussi à tracer les premiers pas vers le déclenchement de l’effritement de l’organisation.

<strong>Inscrite dans un rapport de force imposé de l’extérieur</strong>

Au fil des années, nous sommes devenus de plus en plus préoccupés par les réactions et décisions mal réfléchies de la Cédéao et la boussole morale de ses dirigeants ; mais avec son inscription dans un rapport de force qui semble être imposé de l’extérieur et l’approbation des sanctions inhumaines et dévastatrices contre des populations innocentes, il est clair que les dirigeants de l’organisation sous- régionale, poursuivant leur dérive autoritaire, ont franchi une ligne rouge.

Nous avons toujours insisté que les sanctions infligées par la Cédéao à ces pays étaient contraires à la légalité ou sans base juridique. Nous avons toujours considéré ces mesures comme suicidaires et nous avons toujours pensé qu’elles nuiront à l’économie des pays et qu’elles rendront l’intégration économique difficile ou même impossible dans ces conditions. L’histoire est en train de nous donner raison.

Les évènements de ces derniers temps ont davantage révélé l’incapacité de la Cédéao à développer une stratégie commune efficace et à exprimer un leadership politique et économique autonome. Au lieu de cela, c’est devenu un autre indicateur de la soumission du bloc économique aux Occidentaux. Ainsi, au lieu de trouver des solutions durables aux problèmes politiques ou économiques au sein des Etats-membres, elle continue plutôt à prendre des décisions légères et absurdes qui la rendent encore plus néfaste. Il nous semble qu’il y a un manque de connaissances adéquates des enjeux ou de réflexion défaillante chez les dirigeants de l’organisation. Il est temps que ces dirigeants aient la capacité d’anticiper les conséquences de leurs décisions et actes. L’utopie ne doit point devenir l’espoir de notre temps. Il est temps d’agir pour réinventer nos pays.

Nos politiques doivent viser à redresser réellement les fronts longtemps courbés par des circonstances historiques désastreuses afin de prendre pour de bon, le plus bel élan dans la paix retrouvée, pour nos peuples unis et libres à jamais, jouissant fièrement du bien-être idéal et garantissant le développement durable, en mettant à profit les potentialités humaines et les ressources naturelles dont regorge nos pays. Aussi, les dirigeants de l’organisation doivent démontrer plus de connaissance et de compétences nécessaires pour prendre leurs propres décisions concernant nos affaires et surtout savoir évaluer correctement les risques encourus par ces décisions. Ils doivent éviter de faire l’erreur de penser que ces risques ne les concernent pas ou qu’ils échapperont aux conséquences potentiellement négatives de leurs choix.

<strong>De la mauvaise lecture à l’impasse</strong>

Les Présidents des pays membres de la Cédéao se font sans doute des illusions sur la capacité des pays occidentaux et des institutions internationales à trouver des solutions aux problèmes africains. Depuis l’accession de nos pays à l’indépendance, ces institutions et pays n’ont jamais pu trouver de solutions durables à un problème africain. Pourquoi alors continuer à se tourner vers eux et de surcroît inviter ceux qui contrôlent cette organisation à se pencher sur les crises que vivent nos pays ? Nos dirigeants font à la fois une très mauvaise lecture et une très mauvaise compréhension des événements et des rapports de forces et, surtout, de la volonté profonde de nos peuples pour une renaissance de l’Idéal africain. Ce sont ces erreurs d’analyse et de manque de maîtrise de la géopolitique et de la géostratégie de la part de nos gouvernants qui nous ont conduits dans l’impasse où nous nous trouvons.

<strong>Donneurs de leçons aux mœurs encore plus dépravées</strong>

Tandis que les Africains parlent d’une nouvelle phase dans les relations internationales, qui exige la création des institutions plus en phase avec les nouvelles réalités de nos pays et le rejet de position de monopole ou de dominance d'un groupe restreint de pays, certains de nos gouvernants semblent vouloir le contraire : ils veulent la préservation de la place des puissances étrangères dans nos pays. Donc, loin de permettre une sortie de crise dans nos pays, les actions de ces dirigeants de la Cédéao ne font que conduire à une soumission aggravée et forcée de nos pays aux logiques des forces étrangères et qui nuiront bien sûr au bien-être de nos populations. Les peuples africains ont la soif de s’émanciper de la dominance extérieure. Nos populations ne veulent plus des exigences de pays recourant aux mesures de coercition directe et de pays donneurs de leçons aux mœurs encore plus dépravées.

Il va sans dire que les récentes initiatives et décisions des Présidents de la Cédéao constituent une ligne de fracture dans nos sociétés sous -régionales. Ces décisions qui ignorent la volonté affichée de nos peuples pour une émancipation totale, sont aussi contraires aux prescriptions des constitutions de nos États. Or, notre ambition pour la Cédéao dans la communauté internationale est de porter haut les valeurs de nos pays et nous voulons certainement que les Africains soient gagnants dans la mondialisation. Aujourd’hui, plus que jamais, nous voulons que notre communauté sous-régionale soit le moteur de la refondation des institutions internationales, une communauté plus forte et plus protectrice, une Cédéao qui refuse la naïveté et défend les intérêts des peuples des États-membres.

<strong> Respect de ses propres valeurs et de l’esprit de ses pères fondateurs</strong>

La Cédéao doit rester fidèle à ses propres valeurs et à l’esprit de ses pères-fondateurs. Il nous faut, pour cela, rester unis mais aussi maintenir une ambition collective intacte, une ambition pour continuer de transformer les pays de notre communauté face à la tentation de l’esprit de règle et de divisions, sur lesquelles se sont toujours appuyées les puissances étrangères pour mieux asseoir leur domination. Nous ne devons jamais perdre de vue l’impératif d’unité de la sous-région que nous formons tous ensemble. Nous souffrirons tous des conséquences de notre échec si nous ne nous unissons pas pour répondre aux menaces et urgences dans nos sociétés comme de solides projets de sécurité nationale, de développement économique durable ou l’instauration d’une vraie culture démocratique.

<strong>Travailler à mettre fin aux terrorismes et conflits dans nos pays</strong>

L’un des moyens les plus importants d’accroître la démocratie et la sécurité est de chercher à améliorer la vie des peuples, à travers la sous-région, qui constatent que leurs gouvernements ne répondent plus à leurs besoins. Et, tandis que nous nous efforçons d’améliorer la vie de nos populations, nous devons travailler avec une détermination renouvelée pour mettre fin aux terrorismes et conflits qui causent tant de douleurs et de souffrances dans nos pays. Nos forces militaires ne doivent pas être dirigées contre une nation-sœur de notre communauté, mais plutôt contre le terrorisme qui continue de déstabiliser la sous-région. Nous devons redoubler de diplomatie et nous engager à recourir à la négociation politique, et non à la violence militaire ou économique contre un pays frère, comme outil privilégié pour gérer les tensions dans notre sous-région. Nous devons rechercher un avenir de paix et de sécurité accrues pour tous les peuples de la Cédéao.

<strong>‘’Nous voulons une Cédéao qui défend de bonnes politiques de gouvernance au service des peuples et non une démocratie de façade’’</strong>

Chaque peuple veut que son pays prenne toute sa place dans la Cédéao et dans le monde. Notre destin se joue dans une Cédéao plus rassemblée. Nous voulons une Cédéao qui change dans un monde nouveau. Nous voulons une Cédéao qui œuvre pour des changements politiques et sécuritaires, économiques et sociaux qui répondent aux attentes des peuples de la Communauté. Nous voulons une Cédéao sociale, qui puisse servir de modèle aux autres peuples de l’Afrique tout en étant au service de l’homme. Nous voulons une Cédéao qui gagne en efficacité, en lucidité et en démocratie. Une Cédéao qui défend de bonnes politiques de gouvernance et non une démocratie de façade. Nous voulons une Cédéao plus simple, pour que chacun puisse comprendre les modalités de décision africaine et les responsabilités des institutions. Les citoyens des pays membres de la Cédéao veulent une organisation qui permet l’émergence d’un système économique et social au service des peuples de la communauté, et qui comprend sûrement les aspirations de ses peuples.

Nos pays ont besoin de gouvernants qui ont la confiance de nos peuples. Des gouvernants qui sont les seuls maîtres d’œuvre, guidés par les seuls intérêts de nos pays, et assurant la cohérence des politiques. Aussi, souverains, nos pays doivent faire leurs propres choix et devenir le gestionnaire unique de leur destin.

Il est temps que la Cédéao commence à jouer le rôle qui est le sien. À ce stade, il serait plutôt honorable de tenter de relever le défi du dialogue avec toutes les parties en proposant une solution acceptable qui mènera au retour à une vie politique et économique normale dans la sous-région. Il est temps de cesser de fragiliser la voix de certains pays membres de la communauté économique en remettant en cause leur place de membre actif et de droit ou encore essayer de les mettre sous tutelle.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le retrait du Mali de la CEDEAO est une question de survie, selon un ministre malien</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Feb 2024 10:54:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le retrait du Mali, du Burkina et du Niger de la CEDEAO est une question de survie, a déclaré le ministre malien de l’Économie et des finances. Le Mali perd 120 milliards de francs CFA par an en restant dans la CEDEAO et gagne 21 milliards de francs CFA en partant, selon lui.</strong>

Au sein de la CEDEAO, il y a plusieurs dysfonctionnements organisationnels et des manquements au respect des textes et de l'esprit de l’organisation, a déclaré Alousseni Sanou.

En se retirant de la CEDEAO, Bamako peut développer une stratégie endogène de croissance de son économie, a-t-il fait savoir le 2 février lors d’une rencontre avec des banquiers.

Le Mali perd 120 milliards de francs CFA par an en restant dans la CEDEAO et gagne 21 milliards de francs CFA en partant, avait-t-il précisé quelques jours plus tôt.

Le 28 janvier, le Mali, le Niger et le Burkina Faso avaient déclaré vouloir quitter la CEDEAO. Une décision motivée en partie par le trouble jeu de l’organisation autour d’une potentielle intervention au Niger, comme l’expliquait récemment à Sputnik Tarno Mamane, de l'Université Abdou-Moumouni de Niamey.

Selon les textes de la CEDEAO, un délai d’un an est imposé avant qu'un retrait ne puisse prendre effet.

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO :  Le Mali, le Burkina et le Niger claquent la porte !</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-le-mali-le-burkina-et-le-niger-claquent-la-porte-3052393.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Feb 2024 01:50:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali, le Burkina</strong> <strong>Faso et le Niger se retirent de la CÉDÉAO. Dans un communiqué conjoint le 28 janvier 2024, les chefs d’Etat de ces trois pays, membres de l’AES, ont quitté cette organisation qui, selon eux, « est devenue une menace pour ses Etats membres ».</strong>

Les Chefs d’État du Mali, du Burkina et du Niger déplorent que <em>« la CEDEAO n’ait pas porté assistance à leurs pays dans le cadre de lutte existentielle contre le terrorisme et l’insécurité »</em>. Pire, lorsque «<em>ces états ont décidé de prendre leur destin en mains, l’organisation a adopté une posture irrationnelle et inacceptable en imposant des sanctions illégales, illégitimes, inhumaines et irresponsables en violation de ses propres textes</em>», fustigent-ils dans le communiqué. Toutes choses qui ont <em>«davantage fragilisé les populations déjà meurtries par des violences imposées par des hordes terroristes instrumentalisées et téléguidées»</em>. Les Présidents de transition du Burkina, du Mali et du Niger décident en toute souveraineté du retrait de leurs pays de la CEDEAO. Selon eux, les vaillants peuples de ces trois pays « constatent avec beaucoup de regrets et d’amertume que l’organisation s’est éloignée des idéaux de ses pères fondateurs et du panafricanisme ». Le communiqué dénonce aussi <em>« l’influence des puissances étrangères sur la CEDEAO qui a trahi ses principes fondateurs »</em>. Elle est devenue <em>« une menace pour ses états membres et ses populations dont elle est censée assurer le bonheur »</em>, précisent les dirigeants des trois pays.

La notification formelle du triple retrait a été envoyée lundi 29 janvier 2024, par courrier, 24 heures seulement après la lecture du communiqué en simultané dans les journaux télévisés du Mali, du Burkina et du Niger.

Cette décision advient dans un contexte de fortes tensions entre ces trois pays et la CEDEAO, mais aussi dans le cadre de reconfigurations d’alliances régionales et internationales entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger et des puissances internationales telles que la Russie, la Chine, ou encore la Turquie.

En ce sens, suite aux menaces d’intervention militaire de la CEDEAO contre le Niger, les trois pays ont décidé de rejeter les sanctions politiques et économiques à leur encontre, d’intervenir en défense des uns et des autres en cas d’agression militaire extérieure, ce qui a abouti en septembre dernier à la constitution de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Cette nouvelle alliance semble chercher à constituer un « pôle alternatif » régional face à la CEDEAO.

<strong>M Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO: Entre ignorance et mépris</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-entre-ignorance-et-mepris-3052410.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Feb 2024 01:48:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'actualité politique et médiatique est marquée par le retrait simultané du Burkina, du Mali et du Niger de la CEDEAO, entraînant une vague de réactions. Certains hommes politiques, aspirant à diriger nos pays, et des blogueurs s’improvisant journalistes, propagent des informations erronées, provoquant <strong>étonnement et perplexité</strong>.  Malgré ce contexte troublé, nos concitoyens résidant dans les pays membres de l’UEMOA  peuvent être rassurés quant à leurs droits fondamentaux :
<ol>
 	<li><strong> Le droit de résidence</strong> : <strong>Selon l’article 91 du Traité</strong>, tout ressortissant d'un État Membre bénéficie <strong>de la liberté de circulation et de résidence au sein de l’UEMOA</strong>. Cela implique l'abolition des discriminations basées sur la nationalité pour l'emploi (hors fonction publique),  la liberté de déplacement et de séjour, ainsi que le droit de résider dans un Etat Membre après y avoir travaillé. :</li>
 	<li><strong> Le droit d'établissement : l’article 92</strong> garantit aux ressortissants de chaque État Membre le droit de s’établir et de mener des activités non salariées, ainsi que de créer et gérer des entreprises, conformément aux lois du pays d'accueil.</li>
 	<li><strong> La libre prestation de services</strong> : Énoncée dans l’article 93, cette disposition permet aux ressortissants d'offrir des services dans d'autres États Membres dans les mêmes conditions que les nationaux.</li>
</ol>
<strong>Pour la libre circulation des biens, fondamentale au marché commun, elle englobe les marchandises et les capitaux</strong> :
<ol>
 	<li><strong> La libre circulation des marchandises : </strong></li>
</ol>
Établie dans  la section III  du Traite, elle autorise  l’importation de produits légalement produits et commercialisés dans un autre pays de l’union, sous réserve de respecter les normes de santé et d'environnement.
<ol start="2">
 	<li>2<strong>. La libre circulation des capitaux :</strong> <strong>l’article 96 </strong>stipule que les restrictions aux mouvements de capitaux au sein de l'UEMOA sont interdites, facilitant ainsi <strong>la circulation de l’argent et soutenant les droits d’établissement et de prestation de services.</strong> Bien que le Traité ne définisse pas explicitement "capital", il est généralement interprété comme des moyens financiers destinés à l'investissement.</li>
</ol>
Ainsi, nos compatriotes et commerçants peuvent continuer leurs activités au sein de l'UEMOA sans crainte, malgré les perturbations politiques actuelles.

Ps : L’UEMOA est mieux intégré que la CEDEAO

<strong>CheickIbtidiani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>&amp;quot;L’unité irremplaçable de la CEDEAO&amp;quot; doit être préservée, préconise l’Union africaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/lunite-irremplacable-de-la-cedeao-doit-etre-preservee-preconise-lunion-africaine-3052372.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 04 Feb 2024 15:29:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que le Burkina, le Niger et le Mali ont annoncé leur décision de sortir de la CEDEAO, l’Union africaine engage "les leadeurs africains à intensifier le dialogue" entre l’organisation et les dirigeants de ces trois pays.</strong>

L'Union africain appelle au dialogue sur fonds du retrait de la CEDEAO avancé récemment par le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Moussa Faki Mahamat, Président de la commission de l’UA, dit apprendre avec "un profond regret" l’annonce du trio et prône le "dialogue fraternel, loin de toutes les interférences extérieures d’où qu’elles viennent".

"L’unité irremplaçable de la CEDEAO" doit être préservée, selon lui.
Le 28 janvier, le Mali, le Niger et le Burkina Faso avaient déclaré vouloir quitter la CEDEAO.

Une décision motivée en partie par le trouble jeu de l’organisation autour d’une potentielle intervention au Niger, comme l’expliquait récemment à Sputnik Tarno Mamane, de l'Université Abdou-Moumouni de Niamey.

Selon les textes de la CEDEAO, un délai d’un an est imposé avant qu'un retrait ne puisse prendre effet.

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO perdra au moins 45 milliards de FCFA/an avec le retrait de l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-perdra-au-moins-45-milliards-de-fcfa-an-avec-le-retrait-de-laes-3052370.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 04 Feb 2024 15:26:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Le ministre burkinabè en charge de l’Économie et des finances, Aboubakar Nacanabo, a estimé que la CEDEAO allait perdre au moins 45 milliards de FCFA par an avec le départ groupé du Burkina Faso, du Mali et du Niger, selon l'agence d'information AIB.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) va perdre annuellement au moins 45 milliards de FCFA de prélèvements communautaires, avec le départ groupé du Burkina Faso, du Mali et du Niger, a estimé ce dimanche 4 février Aboubakar Nacanabo, ministre burkinabè en charge de l’Économie et des finances, dans une interview accordée à l'agence de presse AIB.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Selon le ministre, l’organisation sous-régionale va également perdre "les effets de synergies".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">

"La CEDEAO va aussi être impactée parce que passer de 15 à 12 pays, ça fait forcément un manque à gagner", a ajouté le ministre.

</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1064926473" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20240204/la-cedeao-perdra-au-moins-45-mds-de-fcfa-par-an-avec-le-retrait-de-laes-1064926473.html?share-block=1064926476" data-title="&amp;quot;La CEDEAO va aussi être impactée parce que passer de 15 à 12 pays, ça fait forcément un manque à gagner&amp;quot;, a ajouté le ministre."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">En rappel, le Burkina Faso, le Mali et le Niger <a href="https://fr.sputniknews.africa/20240202/voici-lune-des-raisons-du-retrait-du-mali-du-burkina-et-du-niger-de-la-cedeao-1064898173.html" target="_blank" rel="noopener">se sont retirés de la CEDEAO</a> le 28 janvier dernier, pour protester contre l’inféodation de l’organisation à des puissances étrangères, ses sanctions injustes et son éloignement de ses idéaux de départ.</div>
</div>
</div>
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
<div data-nosnippet=""><strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Présidentielle au Sénégal reportée: la CEDEAO réagit</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/presidentielle-au-senegal-reportee-la-cedeao-reagit-3052366.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 04 Feb 2024 09:35:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest a exprimé samedi soir son "inquiétude" après le report de la présidentielle au Sénégal et a appelé la classe politique au dialogue.</strong>

L’organisation "appelle les autorités compétentes à favoriser les procédures afin de fixer une nouvelle date", est-il indiqué dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Elle appelle la classe politique à "donner la priorité au dialogue".
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Communiqué de la <a href="https://twitter.com/hashtag/CEDEAO?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#CEDEAO</a> suite à l'annonce du report de l'élection présidentielle au <a href="https://twitter.com/hashtag/S%C3%A9n%C3%A9gal?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Sénégal</a> <a href="https://t.co/495hpndGRZ">pic.twitter.com/495hpndGRZ</a></p>
— Niger Tribune (@NigerTribune) <a href="https://twitter.com/NigerTribune/status/1754019526453133444?ref_src=twsrc%5Etfw">February 4, 2024</a></blockquote>


Le 3 février, lors d’une allocution télévisée, le Président sénégalais a déclaré avoir abrogé son décret fixant au 25 février la date de la présidentielle.

"J'engagerai un dialogue national ouvert, afin de réunir les conditions d'une élection libre, transparente et inclusive dans un Sénégal apaisé et réconcilié", a décalré Macky Sall.
Il a répété que son engagement à ne pas se présenter à l'élection présidentielle restait inchangé.

Aucune date n'a été précisée pour la tenue du scrutin. C'est la première fois depuis 1963 qu'une élection présidentielle au suffrage universel direct est reportée au Sénégal

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décryptage :  Le jeu d’équilibre de la Cédéao</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/decryptage-le-jeu-dequilibre-de-la-cedeao-3052319.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 03 Feb 2024 14:04:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce matin, dans décryptage, les divisions au sein de l’espace Cédéao et les offensives diplomatiques sur le continent.  </em></strong>

Supposez un instant, un matin, en vous réveillant, vous découvrez que votre passeport Cédéao ne vous permet plus, sans visa, de monter dans un avion pour Cotonou, Dakar, Abidjan, Accra, Bamako, Ouagadougou, Lomé, Abuja, Niameye, Banjul, Monrovia, Praia, Freetown, Conakry, Bissau. Alors que de l’autre côté de la frontière, il y a une partie de votre famille, de vos amis, de vos partenaires, etc. On ne franchira bientôt plus les portes des aéroports sans visa, conséquence directe des divisions et des contradictions entre la Cédéao et l’AES.

<strong>Entre abus de pouvoir et test d’autorité</strong>

Le 28 janvier 2024, les chefs d’État de l’Alliance pour le Sahel (AES), le Général Abdourhamane Tiani du Niger, le Colonel Assimi Goïta du Mali et le Capitaine Ibrahim Traoré du Burkina-Faso « … décident du retrait sans délai… » de leur pays de la Cédéao, Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Le Burkinabé, le Nigérien et le Malien reprochent à la Cédéao d’être une organisation « sous influences étrangères, d’être une menace pour ses État membres ».

L’AES file une vraie correction à la Cédéao pour lui avoir imposé des sanctions économiques. Mais la riposte de la Cédéao est immédiate. Elle qualifie le retrait des pays de l’AES d’une <em>impasse politique</em> à laquelle elle « reste déterminée à trouver une solution négociable ». Signe des temps. Il y a quelque temps que les tensions entre la Cédéao et le Mali, le Burkina-Faso et le Niger séquencent leurs relations avec le risque d’un conflit frontal. La Cédéao tente d’équilibrer le jeu. Mais la coupe est pleine. Certains abusent de leur pouvoir. D’autres testent leur autorité. Difficile de trouver un compromis.

Tout conflit ouvert avec l’AES fermerait la porte du dialogue pour un retour à l’ordre constitutionnel. Tout conflit participerait d’un sentiment de rejet de la Cédéao par une partie des peuples de l’AES qui lui reprochaient déjà son impartialité. Le risque d’embrasement est réel. Voici donc une nouvelle série dans la trajectoire des relations interafricaines qui signe le début d’une période d’inconnu notamment pour les populations. Une grosse entaille dans les relations entre la Cédéao et l’AES. Certains prendront le risque de passer la frontière. Espérons que le droit « d’aller et venir », une liberté constitutionnelle, ne soit pas entravée.

Coupé en plusieurs morceaux, l’espace Cédéao devient ainsi l’épicentre des rivalités entre les chefs d’État. Les réactions de l’Union africaine ainsi que les alliances autour du retrait des d’États de l’AES de la Cédéao indiqueront la météo géopolitique de la région. Les difficultés pour la Cédéao et l’AES à dépasser les positions contradictoires reflètent leurs impérities à s’entendre au moment où d’autres puissances les convoitent. Coïncidence ou calcul stratégique.

<strong>Un jeu d’influence impitoyable</strong>

La tournée du chef de la diplomatie chinoise (Wang Yi) en Côte d’Ivoire et au Togo en janvier, celle de la diplomatie américaine (Antony Blinken) en Côte d’Ivoire et au Cap Vert en janvier montrent l’attrait des puissances pour le continent. Lesquelles puissances tentent d’imposer leur influence et d’obtenir de nouvelles parts de marché. Le sommet Italie-Afrique du 29 janvier dernier à Rome illustre ces batailles pour renforcer les actions contre les vagues migratoires vers l’Europe. La recherche de nouvelles parts de marché, d’alliés, de soutien contre la crise migratoire sous-tend l’offensive diplomatique des Américains et des Chinois.

À l’Afrique de savoir tirer son épingle de ce jeu impitoyable. Même le président de la transition tchadienne, Mahamat Idriss Déby Itno, s’est déplacé le 24 janvier à Moscou chez le président Vladimir Poutine alors que son pays s’est opposé à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. C’est l’air du temps, realpolitik oblige ! Nul n’est dupe pour s’inscrire dans une politique d’isolement sur la scène internationale dans un contexte géopolitique dominé par des crises à répétition : Ukraine, Mali, Burkina-Faso, Niger, Palestine, Israël, Soudan, etc.

Chaque protagoniste veut attirer l’attention des autres sur les enjeux de son État. Mais les solutions se trouvent dans la capacité des dirigeants à œuvrer ensemble pour construire la paix au nom de la dignité des peuples.

&nbsp;

<strong>Mohamed Amara</strong>

<em>Sociologue</em>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de l’AES: déçu, le président Akufo&#45;Addo prévient</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-de-laes-decu-le-president-akufo-addo-previent-3052301.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 03 Feb 2024 13:37:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le président <strong>Akufo-Addo</strong> a récemment exprimé sa déception face à la décision regrettable du Mali, du Burkina Faso et du Niger de se retirer de la <strong>Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)</strong>. En tant qu’ancien président de la CEDEAO, il a souligné que cette décision aurait des répercussions significatives sur les citoyens de ces pays, tout en appelant à une réflexion approfondie sur les conséquences de ce retrait.

Selon <strong>Akufo-Addo</strong>, des discussions cruciales n’ont pas encore eu lieu pour évaluer les impacts de cette décision et déterminer la voie à suivre. Il a déclaré que la <strong>CEDEAO </strong>n’avait pas encore convoqué une réunion officielle pour discuter de cet enjeu, soulignant l’importance d’attendre un signal du président nigérian <strong>Tinubu </strong>pour déterminer le moment opportun d’un sommet visant à examiner les implications de ce départ.

La décision unilatérale du <strong>Mali, du Burkina Faso et du Niger</strong> de se retirer de la <strong>CEDEAO</strong> a été annoncée conjointement dans un communiqué de presse publié le 28 janvier. Les trois pays ont exprimé leur mécontentement, affirmant que la CEDEAO s’est éloignée de ses idéaux fondateurs et de l’esprit du panafricanisme. Ils estiment que l’organisation ne correspond plus à leurs intérêts après 49 ans d’adhésion.
<div>
<div class="boxsimilar">

Cette décision intervient après la suspension des trois pays par la <strong>CEDEAO </strong>en raison de coups d’État et de leur non-respect des directives de l’organisation visant à rétablir un régime civil. Les populations du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont souligné dans leur communiqué que cette démarche résultait de la déception face à l’éloignement des objectifs initiaux de la <strong>CEDEAO.</strong>

Face à cette situation, le président <strong>Akufo-Addo</strong> a appelé à une analyse approfondie des raisons derrière le retrait de ces nations, soulignant la nécessité d’une compréhension mutuelle pour résoudre les différends. Il a exprimé sa volonté de travailler collectivement pour préserver la stabilité et la coopération régionales, tout en espérant que des solutions pacifiques puissent être trouvées lors du futur sommet de la <strong>CEDEAO.</strong>
<div>
<div class="boxsimilar">Source: https://lanouvelletribune.info/</div>
</div>
<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-la-nouvelle-tribune wp-block-embed-la-nouvelle-tribune"></figure>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Choguel Kokalla Maïga face au secteur privé : &amp;quot;La CEDEAO est devenue une menace pour  nos pays, son dessein lugubre consistait clairement à mettre à genoux nos Etats&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/choguel-kokalla-maiga-face-au-secteur-prive-la-cedeao-est-devenue-une-menace-pour-nos-pays-son-dessein-lugubre-consistait-clairement-a-mettre-a-genoux-nos-etats-3052245.html</link>
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<pubDate>Sat, 03 Feb 2024 01:50:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>"Des dispositions urgentes seront prises afin que notre pays tire le meilleur avantage et que les impacts négatifs soient minorés…"</strong>

<strong><em>Le Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maïga accompagné des membres du gouvernement a échangé le mercredi 31 janvier au Centre international de conférences avec les organisations professionnelles et faitières du secteur privé malien notamment le retrait de notre pays de l'Accord issu du processus d'Alger mais aussi de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).</em></strong>

Ils ont massivement répondu à l'invitation du Premier ministre, ils se sont entre autres des opérateurs économiques et industriels avec à leur tête le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Mali (CCIM) Mandjou Simpara, du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) Mossadeck Bally et celui de l'Organisation patronale des Industriels (OPI).

Pour le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga cette rencontre se situe dans le cadre du dialogue permanent et dynamique que les autorités entretiennent avec le secteur privé et s'inscrit également dans le prolongement de l'obligation de reddition des comptes dont ils se sont investis en tant que Gouvernement.

Sur le premier point, à savoir la fin de l'Accord pour la paix et la réconciliation de 2015 issu du processus d'Alger, le Premier ministre a révélé que le gouvernement du Mali, après un long et lourd investissement politique et financier ; après une patience à toute épreuve qui aura duré près de neuf (9) ans pour un accord censé se clôturer en deux (2) ans, a dû constater le 25 janvier 2024, à son corps défendant, l'inapplicabilité de l'Accord pour, enfin, déclarer sa caducité.

Pour le Premier ministre, cette décision du gouvernement du Mali, sous la très haute conduite du Colonel Assimi Goïta, président de la Transition, Chef de l'Etat, est une décision responsable et hautement patriotique.

<em>"Elle découle de plusieurs constats : D'abord, celui de la mauvaise foi manifeste des mouvements signataires de l'Accord, qui s'en sont écartés et éloignés depuis fort longtemps, rendant ainsi sa mise en œuvre quasi-impossible. En effet, ils se sont négativement illustrés, à travers des actes de provocation et de belligérance, comme cela a été constaté pendant tout le processus de retrait de la MINUSMA des emprises que les forces des Nations Unies occupaient dans le Nord de notre pays, et leur réoccupation par nos braves forces armées et de sécurité dont je salue le courage et la bravoure.  L'occupation des emprises laissées vacantes par la MINUSMA revenait de droit aux FAMAs, et uniquement à elles, conformément à la résolution 2690 du Conseil de sécurité",</em> a expliqué le chef du gouvernement.

<strong> L'Algérie et les mouvements signataires en cause</strong>

Selon lui, la décision du gouvernement par rapport au défunt Accord est aussi la conséquence logique du comportement de la République sœur d'Algérie, Chef de file de la médiation internationale, qui a sapé sa crédibilité et son autorité de médiateur impartial dans la gestion d'une série d'actes dont les plus récents sont : <em>"L'accueil sans concertation ou notification préalable et au plus haut sommet de l'Etat algérien de citoyens maliens subversifs et de citoyens maliens poursuivis par la justice de notre pays, pour actes de terrorisme ; l'existence sur le territoire algérien de bureaux assurant la représentation de certains groupes signataires du défunt Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger, devenus aujourd'hui des acteurs terroristes. Depuis ces bureaux, ils agissent à visage découvert contre la sécurité nationale du Mali en toute impunité ;  la volonté des autorités Algériennes de vouloir maintenir le régime de sanctions des Nations Unies concernant le Mali, au moment où le Mouvement des non-Alignés et la Fédération de Russie s'y opposaient dans l'intérêt supérieur du Mali qui a demandé et obtenu de l'ONU la fin dudit régime de sanctions".</em> Avant d'évoquer aussi <em>"l'incapacité du médiateur, à savoir l'Algérie à faire respecter par les mouvements signataires de l'Accord leurs obligations au titre dudit Accord, alors même que ces derniers ont clairement démontré qu'ils n'appliquaient plus de bonne foi l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, conduisant ainsi à son enlisement, faute d'un réel engagement pour la mise en œuvre de ses dispositions portant notamment sur les questions de défense et de sécurité."</em>

Pour le chef du gouvernement, ces différents agissements et manquements ont pris la forme ces dernières semaines d'ingérence intolérable dans les affaires intérieures du Mali et d'actes aussi hostiles qu'inamicaux, incompatibles avec les usages diplomatiques et avec l'esprit des relations de fraternité et de bon voisinage.

<em>"Enfin, ces agissements du Gouvernement algérien sont en violation de l'article 34 de la Constitution du Mali, qui dispose que l'action publique en République du Mali est guidée par trois principes clés, à savoir : le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix de partenariat et des choix stratégiques opérés par le Mali, la prise en compte des intérêts vitaux du Peuple malien dans toutes les décisions"</em> a-t-il rappelé ; ajoutant au passage que le dernier épisode de la longue liste des actes hostiles et inamicaux de l'Algérie est venu de Kampala, la capitale de l'Ouganda, où se tenait le sommet du Mouvement des non-alignés.

<em>"C'est avec stupéfaction que le Mali a découvert un paragraphe qui lui est consacré, ne reflétant ni ses intérêts, ni la situation actuelle concernant le processus de paix.  Face à la démarche de la délégation malienne à la réunion ministérielle aux fins d'actualiser le passage en question pour prendre en compte la réalité des faits, notamment la fin du régime de sanctions des Nations Unies, nous nous sommes heurtés à des manœuvres qui ne trompent personne de la part de notre frère et voisin, pendant que les autres pays du Mouvement des non-alignés, y compris la Russie, se sont montrés solidaires de la position du Mali", </em>a déploré le chef du gouvernement soutenant  que l'Algérie est sortie de son rôle de médiateur.

<em>"Nous lui avons exprimé notre désapprobation et en avons tiré les conséquences de droit par rapport à l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Plus tard, nous avons également suivi la réaction du Gouvernement algérien. Une réaction teintée de déni de réalité et, surtout, de mépris pour notre pays comme chacun a pu le constater",</em> a révélé le chef du gouvernement.

<em>"Pour notre part, nous somme lucides, et nous faisons la distinction entre les errements actuels du Gouvernement algérien et les liens séculaires d'amitié, de fraternité et de bon voisinage qui lient les peuples frères malien et algérien. Il s'agit là de liens inaltérables pour le maintien et le renforcement desquels le Mali et son peuple ne seront jamais pris à défaut. Nous avons toujours prôné une mise en œuvre intelligente de l'Accord et son appropriation par les Maliens. C'est désormais chose faite, avec la décision du Président de la Transition, Chef de l'État, qui a annoncé le 31 décembre 2023 dans son discours à la Nation, la tenue prochaine d'un dialogue direct Inter-Maliens, destiné à asseoir une appropriation nationale du processus de paix" </em>a déclaré Choguel Kokalla Maïga précisant aussi que le président de la Transition a mis en place le Comité de pilotage chargé de la préparation et de l'organisation du dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale.  Ce comité poursuivra-t-il travaillera conformément aux hautes orientations du Chef de l'État qui a initié le dialogue direct inter-Maliens afin d'éliminer les racines des conflits communautaires et intercommunautaires.

<strong> Manque de solidarité </strong><strong>de la CEDEAO</strong>

Pour ce qui est de la décision de retrait des trois 3 États respectifs, le Burkina Faso, la République du Mali et la République du Niger de la CEDEAO, le Premier ministre a regretté un manque de solidarité de l'organisation sous régionale face aux défis auxquels ils sont confrontés : <em>"Vous le savez tous, les organisations inter gouvernementales et les organisations régionales sont basées, de prime abord, sur le principe de solidarité, sur la mise en commun des moyens afin de réaliser des buts communs, des objectifs partagés. </em>

<em>Face à nos trois États, regroupés au sein de l'Alliance des États du Sahel (AES), et qui sont confrontés en première ligne au terrorisme depuis une décennie, la CEDEAO, notre désormais ancienne organisation commune, a brillé par son manque d'empathie, de solidarité et de vision stratégique."</em>

Progressivement, la CEDEAO est devenue selon lui une menace pour nos pays car son dessein lugubre consistait clairement à mettre à genoux nos pays, à susciter des remous socio-politiques, à provoquer des changements politiques, bref l'effondrement de nos États, pour satisfaire les intérêts de puissances étrangères, de puissances extra-communautaires et extra-africaines connues comme étant des sponsors notoires du terrorisme au Sahel.

<em>"Nous en détenons les preuves, c'est pourquoi nous avons demandé depuis bientôt deux ans au Conseil de sécurité des Nations Unies d'organiser une réunion spéciale sur la question. Très serein, nous attendons toujours que l'ONU se saisisse de la question, elle qui a la responsabilité première du maintien de la paix et de la sécurité internationales dans le monde. </em>

<em> La CEDEAO est une organisation d'intégration et de coopération économique créée entre nos États en 1975. J'ai l'habitude de dire que le Mali est à la base de la création de la CEDEAO, au nom de l'idéal de l'intégration et du panafricanisme.  Hélas, elle s'est éloignée de ce noble idéal pour se complaire dans des actions politiques coercitives, avec très souvent un double standard. En effet, tantôt elle ferme les yeux sur les tripatouillages constitutionnels qui sont des véritables coups d'état civils pour se montrer intransigeante face aux coups d'État dits militaires"</em>, a-t-il déploré.

Choguel a aussi exprimé sa désapprobation sur le fait que l'organisation sous régionale sème les germes de conflits post-électoraux par son inertie devant les violations des principes de bonne gouvernance pour s'ériger subitement en chantre de la démocratie exigeant, urbi et orbi, le retour à l'ordre constitutionnel, réduisant ainsi les transitions politiques en simples processus électoraux, sans aucune valeur ajoutée pour la consolidation de la démocratie et pour la refondation de l'État.

<em>"Pire, la CEDEAO, par son recours abusif aux sanctions a posé elle-même, le principe de l'exclusion tacite de nos États. En effet, la CEDEAO a très peu écouté nos États confrontés à des crises existentielles telles que le terrorisme.  Elle se réunit sans nous sur des ordres du jour portant sur nos pays respectifs en transition. Elle fait mine de dialoguer en dépêchant des médiateurs, mais finalement, elle passe outre, selon un schéma préétabli et un mode d'emploi standard inadapté appliqué à tous, sans tenir compte de la spécificité de chaque pays"</em>, a ajouté le chef du gouvernement.

<strong> Des actes inamicaux </strong>

C'est l'accumulation d'actes inamicaux posés par la CEDEAO qui a rendu inévitable selon Choguel Kokalla Maïga le retrait des États qui subissaient au quotidien l'injustice, l'acharnement et l'hostilité d'une organisation à l'avènement de laquelle ils ont contribué. <em>"Face à la situation sus-dessus évoquée, Leurs Excellences, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Colonel Assimi Goïta et le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, respectivement Chefs d'État du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger, prenant toutes leurs responsabilités devant l'histoire et répondant aux attentes, préoccupations et aspirations de leurs populations, ont décidé en toute souveraineté du retrait sans délai du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest. Cette décision, mûrement réfléchie et prise en toute responsabilité, se justifie par les dérives qui, chaque jour, ont conduit un peu plus l'Organisation à s'éloigner des idéaux de ses pères fondateurs et du Panafricanisme qui est notre boussole ici au Mali"</em>, a martelé le chef du gouvernement.

Il a salué la contribution exceptionnelle des opérateurs économiques maliens, tous secteurs confondus, qui n'ont ménagé aucun effort pendant l'embargo injuste de la CEDEAO afin que les Maliennes et les Maliens ne manquent de rien. <em>"Si notre pays a pu tenir, c'est grâce à vous. Si notre pays continue à être résilient, c'est aussi grâce au dynamisme et à l'engagement de son secteur privé. Je vous invite à renforcer votre engagement qui n'a jamais fait défaut, pour la relance de notre économique, et à rester aux côtés des Autorités qui œuvrent inlassablement pour la restauration de l'honneur et de la dignité de notre peuple, pour l'indépendance et la souveraineté de notre pays. D'ores et déjà, nous devrions restés sereins et avoir confiance en l'avenir. Nous devrions avoir confiance en nos forces et dans les capacités agrégées des trois pays regroupés au sein de l'alliance des Etats du sahel",</em> a souhaité Choguel Kokalla Maïga. Il a aussi précisé que les trois pays restent membres de l'UEMOA pour le moment et bénéficient donc de la liberté de circulation au sein de cet espace, l'accès à la mer reste donc valable à travers la RCI et le Sénégal.

<em>"La Mauritanie reste aussi pour notre pays un passage possible pour nos marchandises, un accord bilatéral pourra voir le jour"</em>, a-t-il révélé.

<strong> Les avantages de la </strong>

<strong>sortie de la CEDEAO</strong>

Pour le Premier ministre la sortie du Mali la CEDEAO permettra à notre pays de définir les politiques commerciales optimales et plus avantageuses, d'avoir la liberté de prendre certaines décisions politiques et économiques, de nouer et signer des accords avec d'autres pays ou organisations sous régionales ou internationales et sera l'occasion pour les trois pays de l'AES de mutualiser leurs intelligences et ressources. Notamment identifier et gérer les barrières non tarifaires, alléger les barrières tarifaires, faciliter les transactions économiques et commerciales pour les opérations d'exportation-importation. <em>"Ce travail de mutualisation de nos opportunités reviendra à nos trois États.</em>

<em>Restons confiants en nous et gardons à l'esprit que personne ne viendra faire nos pays à notre place. Toutes les grandes nations se sont construites dans la douleur. Nous sommes à cette étape de notre nation. Nous gagnerons cette bataille de souveraineté in shan Allah avec l'engagement de toutes et de tous.  Je voudrais terminer en vous rassurant que le Gouvernement prend la pleine mesure de la situation et des préoccupations de nos compatriotes, en particulier des opérateurs économiques, face à la décision de retrait de la CEDEAO…Des dispositions urgentes seront prises afin que notre pays tire le meilleur avantage de cette situation et que ses impacts négatifs soient minorés dans l'intérêt des populations et des acteurs économiques"</em>, a conclu le chef du gouvernement.

Bien avant ces explications du chef du gouvernement, le ministre de l'Industrie et du commerce Moussa Alassane Diallo a tenu à rassurer le secteur privé sur la portée de cette décision du Mali de quitter l'organisation sous régionale car selon lui elle s'inscrit dans le cadre des trois principes de notre Etat, à savoir, le respect de la souveraineté, le respect des choix stratégiques, la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien.

<em>"Nous pouvons dire après la souveraineté territoriale, sécuritaire et diplomatique, maintenant place à la souveraineté économique qui vient d'être sauvée. Les économiques, les experts, les universitaires vont faire des propositions par rapport à cette décision c'est important mais nous gouvernement et économique ce qui nous est demandé, c'est l'opérationnalisation et la mise en œuvre de cette décision"</em>, a conseillé le ministre de l'Industrie et du commerce.

Rappelant au passage que la CEDEAO avait exclu dans un passé récent le Mali de toutes ces instances avec l'embargo économique, commercial, monétaire terrestre, aérien. <em>"Il faut que nous ayons confiance en notre peuple, en nos gouvernements, le Mali va faire de cette sortie de la CEDEAO un point de compétitivité et de rentabilité pour notre économie"</em>, a promis Moussa Alassane Diallo. Aussi, le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali Mandjou Simpara s'est réjoui de la promptitude du gouvernement à expliquer le bien-fondé de ce retrait au secteur privé.

<em>"Nous allons voir ensemble s'il y a des difficultés par rapport à cette décision pour y faire face avec les services techniques comme les Douanes, le commerce et la concurrence. Je demande à tous les opérateurs économiques, les industriels de se donner la main pour la bonne opérationnalisation de cette décision pour notre pays"</em>, s'est adressé Mandjou Simpara aux opérateurs économiques et industriels.

Pour le président du CNPM, Mossadeck Bally en tant qu'acteur de l'économie malienne, le secteur privé prend acte de cette décision politique et présume que les décideurs politiques ont déjà bien analysé les enjeux, les conséquences économiques et les avantages que notre pays et ses populations pourraient en tirer.

Il a aussi déclaré que les groupements professionnels membres du CNPM ont commencé à remonter à leurs faitières leurs préoccupations et suggestions.

<strong>                             Kassoum Théra</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Retrait du Burkina, du Mali et du Niger de la CEDEAO :    Avantages et inconvénients d’un divorce prévisible</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-du-burkina-du-mali-et-du-niger-de-la-cedeao-avantages-et-inconvenients-dun-divorce-previsible-3052043.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Feb 2024 03:00:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En se retirant de la Cédeao le 28 janvier 2024, le Mali va-t-il se casser les dents ? En tous les cas, les thèses se contredisent quant au timing et l’opportunité d’une telle décision.  En revanche, le ministre de l’Economie et des finances rassurent les Maliens, avant-hier mardi lors d’une conférence de presse qu’il a animée à l’issue du conseil des ministres extraordinaire qui a acté le retrait du pays de l’organisation sous régionale.</strong>

<strong> </strong>«<em>L'important dans le divorce, c'est ce qui le suit</em>», nous enseigne l’auteur classique français (traduit en trente-deux langues), Hervé Bazin (17 avril 1911-17 février 1996). Cela nous amène à réfléchir aux conséquences économiques, politiques, sociales et même culturelles de la rupture annoncée entre la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et trois de ces membres, en l’occurrence le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES fondée le 16 septembre 2023), ces pays ont publié un communiqué dimanche dernier (28 janvier 2024) pour officialiser cette volonté.

Ces Etats ont justifié leur décision par le constat que l'organisation sous-régionale ne répond plus aux attentes et aux besoins de leurs populations respectives. Ils ont aussi exprimé leur préoccupation quant à «<em>l'efficacité et la pertinence des politiques et initiatives de la Cédéao</em>» en mettant l’accent sur «<em>un décalage croissant entre les objectifs de l'organisation et les réalités socio-économiques vécues par leurs citoyens</em>». Tout comme les trois Etats ont dénoncé le fait que la Cédéao soit aujourd’hui sous «<em>l'influence des puissances étrangères</em>». Ce qui en fait «<em>une menace pour ses États membres et leurs populations dont elle est censée assurer le bonheur</em>».

L’autonomie accrue en politique et dans le domaine économique ; la flexibilité pour négocier des accords bilatéraux ; la liberté de fixer des politiques commerciales indépendantes et la possibilité de se concentrer sur des politiques intérieures sans contraintes régionales sont aussi, selon des experts, les avantages liées au retrait de la Cédéao. Selon le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, «<em>avec le retrait du Mali de la Cédéao, le budget national va connaître automatiquement un accroissement de 21 milliards de F CFA. L’exportation globale de notre pays vers la zone de la Cédéao ne représente qu’environ 9 % des exportations. Ce qui veut dire que le Mali a un manque à gagner de 120 milliards de F CFA du fait que nous sommes dans la Cédéao</em>». Ce manque à gagner est dû surtout au Tarif extérieur commun (TEC) de la zone Cédéao qui est appliqué sur toutes les importations». Pour le ministre Sanou, «<em>nous allons désormais fixer notre propre tarif et les investissements directs vont être plus tournés vers le Mali</em>».

Pour Alain Patrick Gbelia, un blogueur ivoirien, ce qui est censé être un handicap pour les pays de l’AES peut aussi se révéler comme un avantage s’il est judicieusement exploité. «<em>Comme on connaît bien nos États, le Gawa</em> (pas éveillé) <em>qui voudra jouer au gros cœur va perdre au niveau des revenus en douanes car chaque pays va jouer des coudes pour faire passer les marchandises de ces 3 pays par son port avec des tarifs préférentiels</em>», explique-t-il dans une tribune sur la question.

<strong>Ne pas cracher sur l’offre de négociation</strong>

«<em>On a beau joué les durs mais le Burkina, le Mali et le Niger avaient leurs Ports dans notre port</em> (Abidjan)<em>. Si on décide de les fermer, c'est qu'on va prendre beaucoup de crédits encore pour boucher les trous car le volume de marchandises qui passe par notre port pour ces 3 pays est énorme</em>», ajoute-t-il. Dans son analyse, il met aussi en avant le poids de certains produits qui jouent en faveur des pays de l’AES. Il s’agit notamment du bétail, certains légumes… «<em>Pourra-t-on payer le kilo de viande à 16 voire 17 mille  et celui de l'oignon à 6 mille ?</em>», interroge-t-il. «<em>Au lieu de penser que ça va chauffer pour eux</em> (Burkina, Mali et Niger) <em>sur la base de théories pas forcément fondées, qui ressemblent plus à des souhaits qu’à la réalité, on devrait plutôt penser à ce qui va se passer pour nous aussi</em>», conclu sagement Alain Patrick Gbelia.

Sur le plan politique, analyse pertinemment un juriste (Me Touré) dans un forum de discussion, «<em>la déclaration de sortie de la Cédéao offre à nos autorités un fondement pour ne pas s'inscrire dans un quelconque agenda de cette organisation. La liberté est ainsi pensée comme une source de droit</em>». Ce qui a son avantage pour des pays qui sont sous une transition politique et à qui on essaye d’imposer un chronogramme pour le retour à l’ordre constitutionnel. Même si le retrait de l’organisation sous-régionale ne les met pas à l’abri de la pression de la communauté africaine et internationale, notamment l’Union africaine et les Nations unies. Par rapport à l’aspect juridique, Me Touré rappelle que «<em>le communiqué de sortie en soi n'est pas un acte juridiquement suffisant. La procédure de sortie n'est point observée et le communiqué en soi ne peut caractériser un acte de sortie</em>». Autrement, le divorce n’est pas totalement acté et la médiation est encore possible entre les «<em>conjoints</em>». Et surtout que la Cédéao semble être revenue à de meilleurs sentiments.

«<em>Le Burkina Faso, le Niger et le Mali restent des membres importants de la Communauté et l’Autorité reste déterminée à trouver une solution négociée à l’impasse politique…</em>», a indiqué sa Commission dans un communiqué publié dans la foulée de l’annonce du retrait du Burkina, du Mali et du Niger le 28 janvier 2024. Il faut la (commission de la Cédéao) prendre au mot car la négociation peut-être aussi avantageuse pour nos Etats. Ils peuvent par exemple mettre dans la balance la levée totale des sanctions imposées après les putsches dans les trois pays et imposer également un chronogramme de retour à l’ordre constitutionnel à leur convenance.

<strong>Une diaspora bientôt prise entre le marteau et l’enclume</strong>

Mais, cette décision politique a aussi des inconvénients comme la perte d’accès au marché commun et aux avantages économiques ; la diminution de l’influence et du poids dans les négociations régionales et internationales ; l’impact sur la libre circulation des citoyens et les opportunités d’emploi ; les risques de tensions diplomatiques avec les pays voisins ; la perturbation potentielle des projets et infrastructures régionaux, de possibles répercussions économiques sur les secteurs dépendants du commerce régional.

«<em>Je ne sais pas si c'est mûrement réfléchi. Mais, je pense qu'on y perd plus qu'on y gagne. Ne serait que pour améliorer un système, il faut y être. Quand on se met au banc d’une organisation, on perd toute son influence pour faire évoluer les choses. Et nous savons tous que si elle marche comme il faut, la Cédéao offre plus à nos pays qu’une Alliance à trois</em>», analyse expert qui a requis l’anonymat. Et de poursuivre, «<em>le pire, c’est que le Burkina, le Mali et le Niger sont des pays continentaux, sans accès maritimes directs. Donc ils sont liés aux pays côtiers pour non seulement leur approvisionnement, mais aussi l’exportation de leurs produits… A part la Guinée, et relativement le Sénégal, le Mali a des problèmes avec tous ses voisins côtiers comme la Côte d'Ivoire, la Mauritanie et l'Algérie. Certes il y a la République de Guinée aussi, mais le port de Conakry n’est pas aussi développé que ceux de Dakar, Abidjan, Cotonou ou Lomé. Sans compter que l’accès n’y pas aussi aisé, contrairement aux autres capitales</em>», précise-t-il. C’est aussi le cas du Burkina et surtout du Niger qui n’est plus en odeur de sainteté avec le Nigeria et le Bénin, même si ce dernier pays le courtise aujourd’hui pour maintenir ses recettes portuaires à flot.

Cette décision aura aussi un impact non négligeable sur la diaspora malienne non négligeable dans les pays de la Cédéao, ne serait-ce que sur le plan administratif. Nos compatriotes qui ne sont pas toujours bien traités dans certains de ces pays vont se retrouver coincés entre le marteau et l’enclume, entre leur attachement à la patrie et les conséquences économiques et financières que ce retrait leur impose. Plus que les Maliens de l’intérieur, cette diaspora risque donc de payer le prix fort pour cette décision de retrait de la Cédéao.

C’est pourquoi, comme le dit Alain Patrick Gbelia, il est temps de dépassionner le débat et de faire prévaloir la raison puisqu’il est clair que personne ne gagne dans cette rupture, ni nos Etats ni l’organisation sous régionale ! Dans les relations internationales, on agit avec le la raison et non le cœur. C’est une condition sine qua non pour mieux préserver ses intérêts !

<strong>Moussa Bolly</strong>

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<title>Annonce du retrait du Mali, Burkina Faso et Niger de la Cédéao : une décision qui n’est pas sans conséquences</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/annonce-du-retrait-du-mali-burkina-faso-et-niger-de-la-cedeao-une-decision-qui-nest-pas-sans-consequences-3052077.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Feb 2024 01:37:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont annoncé, dimanche, leur "retrait sans délai" de la Communauté Économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Une décision qui ne pourrait entrer en vigueur qu'au bout d'un an conformément au traité de l'organisation sous-régionale en date du 28 mai 1975. Toutefois, la Cédéao se dit prête à une "solution négociée".</em></strong>

Pour la Cédéao, ces trois pays sont <em>"des membres importants de la Communauté"</em>. Avant d’indiquer qu’elle <em>"reste engagée à trouver une solution négociée à l'impasse politique" </em>créée par l'annonce de leur retrait dimanche dans un communiqué commun. La Cédéao dit attendre encore <em>"la notification formelle et directe" </em>de cette décision. Un document qui ne tardera pas puisque le lundi 29 janvier, le Mali et le Burkina Faso ont envoyé cette notification à l’organisation sous-régionale.

En prenant cette décision, les autorités de ces trois pays ont formulé plusieurs reproches à la Cédéao. Elles reprochent à celle-ci de s’être éloignée des idéaux des pères fondateurs et du panafricanisme ; d’être sous influence de puissances étrangères ; de constituer une menace pour ses États membres et non-assistance dans la lutte contre le terrorisme et l'insécurité ; d’avoir imposé de sanctions jugées "illégales, illégitimes, inhumaines et irresponsables en violation de ses propres textes".

Il faut rappeler que le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont tous trois suspendus des instances de l'organisation. Pourtant, celle-ci prévoit dans son Traité au moins cinq types de sanctions <strong>« </strong>en cas de non-respect des obligations » par les États membres. Ces sanctions sont notamment : La suspension de l'octroi de tout nouveau prêt ou de toute nouvelle assistance par la Communauté ; la suspension de décaissement pour tous les prêts, pour tous les projets ou les programmes d'assistance communautaires en cours ; le rejet de la présentation de candidature aux postes statutaires et professionnels ; la suspension du droit de vote et la suspension de la participation aux activités de la Communauté.

<strong>Les élections remises aux calendes grecques</strong>

Au Mali, cela fait bientôt quatre ans que le pays traverse une transition depuis le renversement de feu IBK, en août 2020. Une présidentielle était pourtant prévue en février et mars de cette année avant que les autorités de Transition n’annoncent son report depuis septembre dernier sans qu’une nouvelle date ne soit fixée. Idem pour le Burkina Faso où la transition avait promis d’organiser une présidentielle au mois de juillet 2024.

Là encore, les autorités ont remis cette échéance aux calendes grecques évoquant des raisons de lutte contre le terrorisme. Le Niger dont le putsch est survenu, le 26 juillet 2023, à travers ses nouveaux dirigeants, a promis que la période de transition avant le retour des civils n'excédera pas trois ans. Toutefois, la fixation de la date a été laissée au soin d’un "dialogue national" dont on ne sait toujours pas quand est-ce qu’il aura lieu.

Contrairement au Mali et au Niger, le Burkina Faso n’a pas été sanctionné lors du second coup d’Etat en 2022 autre que la suspension des instances de la Cédéao. Des sanctions économiques et financières prises contre le Mali ont, elles, été levées en juillet 2022. Mais la Cédéao a menacé le pays de sanctions majeures en cas de non-respect d'un échéancier de 24 mois de transition, de même pour le Burkina Faso.

Au Niger, l’embargo a fait grimper le prix des denrées alimentaires et créé une pénurie de produits essentiels, notamment de médicaments. Contrairement aux attentes, ces sanctions ont plutôt permis aux autorités des trois pays de consolider leur pouvoir, se targuant de soutien populaire.

<strong>Des candidats à l’adhésion ne manquent</strong>

Il faut signaler qu’avec le retrait de ces trois États sans façade maritime et qui exportent l’essentiel des besoins de consommation, la Cédéao sera réduite aux 12 Etats littoraux d'Afrique de l'Ouest. Même si des candidats à l’adhésion ne manquent pas tels que la Mauritanie qui veut opérer son retour, 24 ans après l’avoir quittée, le Maroc qui a également exprimé le même souhait, l’Algérie et bien d’autres Etats. Les trois Etats sahéliens sont confrontés à des problématiques similaires d'insécurité, de pauvreté et de chocs climatiques. Ils ont aussi la particularité d’avoir rompu avec la France et de s'orienter politiquement et militairement vers la Russie. Cela, en dépit des propos souverainistes prononcés çà et là.

Pourtant, les textes de la Cédéao sont clairs en la matière. Outre le Traité qui fixe les modalités de retrait, l’organisation s’est aussi dotée, le 21 décembre 2001, d’un « <em>Protocole Additionnel sur la Démocratie et la Bonne gouvernance additionnelle</em>. Lequel établit que <em>« toute accession au pouvoir doit se faire à travers des élections libres, honnêtes et transparentes</em> ».

En plus, le même texte précise aussi que « <em>Tout changement anticonstitutionnel est interdit de même que tout mode non démocratique d’accession ou de maintien au pouvoir</em> ». Cela, en plus du fait que « <em>L’armée est apolitique et soumise à l’autorité politique régulièrement établie ; tout militaire en activité ne peut prétendre à un mandat politique électif </em>». C’est donc en vertu de toutes ces dispositions que les sanctions ont été prononcées.

Cependant, cette décision de retrait pourrait produire des effets considérables, par exemple, pour la circulation des biens et des personnes, pour les trois pays concernés, dépourvus d'accès à la mer et pour la région ouest-africaine en proie à de nombreux problèmes. Il faut s’attendre à la fin des exemptions de visa et les exonérations de taxe, avec des incidences sur les prix.

<strong> Cheick Bougounta CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>&amp;quot;La France ordonnait à la CEDEAO de prendre des sanctions inhumaines et illégitimes&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-france-ordonnait-a-la-cedeao-de-prendre-des-sanctions-inhumaines-et-illegitimes-3051999.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 Jan 2024 18:42:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>C'est ce qu'a déclaré à Sputnik Afrique le vice-président de la commission de la Défense et de la Sécurité du Conseil de transition au Mali.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"On ne pouvait pas rester dans une organisation non souveraine qu'est la CEDEAO", a dit Fousseynou Ouattara.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
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<div class="share m-active" data-id="1064857938" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20240131/la-france-ordonnait-a-la-cedeao-de-prendre-des-sanctions-inhumaines-et-illegitimes-1064857938.html?share-block=1064857939" data-title="&quot;On ne pouvait pas rester dans une organisation non souveraine qu'est la CEDEAO&quot;, a dit Fousseynou Ouattara."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">En effet, après l’expulsion de l’ambassadeur français du Mali, Paris passait par des chefs d’État de <a href="https://fr.sputniknews.africa/20240130/la-cedeao-est-devenue-une-menace-pour-les-pays-refractaires-selon-bamako-1064846803.html" target="_blank" rel="noopener">la CEDEAO pour faire de la pression</a> d’abord sur Bamako, puis sur Ouagadougou et Niamey, a-t-il expliqué.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Selon lui, l'Hexagone <a href="https://fr.sputniknews.africa/20240130/la-france-envisage-une-reduction-de-ses-troupes-en-afrique-1064845747.html" target="_blank" rel="noopener">réduit ses effectifs</a> en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Gabon car "l'économie de la France est en train de s'effondrer".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">"La France n'a plus les moyens d'entretenir ses troupes qui sont en-dehors du territoire français. La France n'est plus une grande puissance. Je pense que la France est en train de rejoindre même ses anciennes colonies dans le même rang", a conclu le responsable malien.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Alors que l'influence française s'estompe sur le continent, des chefs d'État et des ministres africains portent leurs regards vers la Russie. En cause, une attitude très différente de la partie russe, a avancé l'homme politique malien.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">"Tous les regards se tournent vers la Russie, parce que la coopération avec la Russie est une coopération très propre, très transparente, d'égal à égal. La Russie [...] ne sait pas du tout imposer ses besoins à l'Afrique. La Russie est [...] dans un partenariat très franc. Ça c'est un partenariat qu'on n'a pas pu trouver avec la France".</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
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</div>
</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>&amp;quot;Aucun soldat, aucune logistique, aucune compassion&amp;quot;: Traoré sur les raisons du retrait de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/aucun-soldat-aucune-logistique-aucune-compassion-traore-sur-les-raisons-du-retrait-de-la-cedeao-3051984.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 Jan 2024 18:14:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>La CEDEAO n’a pas soutenu les trois pays dans la lutte contre le terrorisme et n’a pas respecté ses propres valeurs en imposant des sanctions, a déclaré le capitaine Ibrahim Traoré dans l’interview accordée à Alain Foka.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">L’organisation régionale a été lancée avec la "volonté d'intégrer les peuples, de faire de l'épanouissement, de l'économie, de la solidarité, de l'entraide", a rappelé le chef d’État burkinabè.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Malheureusement, au fil du temps, l'organisation a perdu ces valeurs-là. Aujourd'hui, le constat est clair. Depuis plus d'une décennie, la République du Mali et du Niger sont en guerre contre le terrorisme. Et au Burkina, bientôt près d'une décennie, on est en guerre. Nous n'avons jamais reçu d'aide venant de cette organisation", a-t-il expliqué.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1064854103" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20240131/aucun-soldat-aucune-logistique-aucune-compassion-traore-sur-les-raisons-du-retrait-de-la-cedeao-1064854103.html?share-block=1064854105" data-title="&quot;Malheureusement, au fil du temps, l'organisation a perdu ces valeurs-là. Aujourd'hui, le constat est clair. Depuis plus d'une décennie, la République du Mali et du Niger sont en guerre contre le terrorisme. Et au Burkina, bientôt près d'une décennie, on est en guerre. Nous n'avons jamais reçu d'aide venant de cette organisation&quot;, a-t-il expliqué."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">De plus, l’organisation ne respecte pas son propre règlement, notamment en infligeant des sanctions qui ne figurent pas dans ses textes fondateurs, a souligné le dirigeant du pays.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">"Le premier qui viole ces textes là sont ces soi-disant démocrates. Nous quittons mais nous restons panafricains", a-t-il tranché.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h2">
<h2 id="1064854103-1" class="article__h2">Une décision bien mûrie</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Par ailleurs, la décision de sortie était réfléchie, a souligné le dirigeant: "Ce n'est pas de gaieté de cœur que de tourner le dos à une organisation, mais c'est à l'issue d'une analyse profonde".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Il a insisté qu’il ne s’agissait pas non plus d’un "coup de colère".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Si c'était un coup de colère, on l’aurait fait depuis longtemps. On a pris le temps d'analyser la situation, de peser beaucoup de choses et enfin de décider", a admis le chef d’État.</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h2">
<h2 id="1064854103-2" class="article__h2">Rupture avec la CEDEAO</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Le Burkina, le Mali et le Niger <a href="https://fr.sputniknews.africa/20240128/le-burkina-le-mali-et-le-niger-annonce-leur-retrait-de-la-cedeao-1064819237.html" target="_blank" rel="noopener">ont annoncé leur retrait de la CEDEAO</a> le 28 janvier. L’organisation ne leur a pas porté d’assistance dans le combat contre le terrorisme, ont souligné les trois pays réfractaires dans un communiqué commun.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Par la suite, le Mali et le Burkina Faso ont envoyé à la Communauté une "notification formelle" de leur retrait de l'organisation.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Les pays réfractaires ont <a href="https://fr.sputniknews.africa/20240130/la-cedeao-est-devenue-une-menace-pour-les-pays-refractaires-selon-bamako-1064846803.html" target="_blank" rel="noopener">des relations tendues avec la CEDEAO</a> depuis que des militaires ont pris le pouvoir, en 2020 au Mali, en 2022 au Burkina Faso et en 2023 au Niger.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">L'organisation a pris de lourdes sanctions contre ce dernier et menacé de recourir à la force. La CEDEAO a également suspendu les trois pays de ses organes.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Pour sa part, l’organisation s’est dit être prête à une "solution négociée" et a souligné que les trois pays sont des membres importants de la Communauté.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
Source: https://fr.sputniknews.africa/

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>&amp;quot;La CEDEAO est devenue une menace&amp;quot; pour les pays réfractaires, selon Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-est-devenue-une-menace-pour-les-pays-refractaires-selon-bamako-3051957.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-est-devenue-une-menace-pour-les-pays-refractaires-selon-bamako-3051957.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/01/DIOP-BLANC-MALI.webp" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 31 Jan 2024 10:38:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>C'est le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop qui a fait ce constat auprès de la chaine ORTM1 suite au retrait de son pays, du Niger et du Burkina Faso de la CEDEAO.</strong>

D'après le chef de la diplomatie malienne, la Communauté "a été instrumentalisée contre les institutions de nos pays, contre nos États, contre nos populations".

Il a souligné que l’organisation a pris des "mesures coercitives", qui ont impacté les populations, et est allée jusqu'à brandir la "menace d’intervention militaire".

Face à ces actions, le Mali, le Burkina et le Niger ont pris une "décision de survie", insiste M.Diop.

"Nous pensons que nos pays ont plus intérêt à être hors de la CEDEAO, hors de portée de ses actions de déstabilisation pour pouvoir nous réorganiser et aussi tirer profit de toutes les opportunités qui se présentent pour pouvoir travailler avec les pays qui le souhaitent", a conclu le ministre.

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont annoncé leur retrait de la CEDEAO dans un communiqué conjoint diffusé le 28 janvier.

Par la suite, le Mali et le Burkina Faso ont envoyé à la Communauté une "notification formelle" de leur retrait de l'organisation. Pour l'analyste politique burkinabè Bayala Lianhoué Imhotep, cette décision "bat en brèche les postures coloniales de la France".

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après le Mali, le Burkina et le Niger, d&amp;apos;autres pays pourraient envisager de sortir de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/apres-le-mali-le-burkina-et-le-niger-dautres-pays-pourraient-envisager-de-sortir-de-la-cedeao-3051946.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/apres-le-mali-le-burkina-et-le-niger-dautres-pays-pourraient-envisager-de-sortir-de-la-cedeao-3051946.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 Jan 2024 10:35:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Cette éventualité a été évoquée auprès de Sputnik Afrique par le directeur de publication du journal malien L'Élite, Moussa Naby Diakité.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Sans se décider à citer nommément les pays qui peuvent rejoindre l'Alliance des États du Sahel (AES), celui-ci "pense qu'il y aurait une remise en cause fondamentale de la CEDEAO, de son mode de gouvernance, de sa vision et de l'application de ses objectifs".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">La Sierra Leone, la Guinée Bissau ou le Sénégal pourraient cependant le faire, selon le directeur de publication du journal L'Élite.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Les conditions d'intégration économique et politique des États doivent continuer à être créées en vue de l'intégration, "parce que les États ont été émiettés par la colonisation, on les a déchiquetés, déchirés", a-t-il ajouté.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h2">
<div id="1064845189-1064845193" class="article__block-anchor"></div>
<h2 id="1064845189-1" class="article__h2">Remise en cause de la CEDEAO</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la communauté vient en conséquence du "détournement de la vision de la CEDEAO par ses dirigeants et de la soumission de la CEDEAO à certains États" dont la France, a poursuivi le journaliste.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"C'est la France qui dictait à la CEDEAO sa conduite et ses décisions", a-t-il pointé.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1064845189" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20240130/apres-le-mali-le-burkina-et-le-niger-dautres-pays-pourraient-envisager-de-sortir-de-la-cedeao-1064845189.html?share-block=1064845195" data-title="&quot;C'est la France qui dictait à la CEDEAO sa conduite et ses décisions&quot;, a-t-il pointé."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">En plus de porter un "coup dur à la CEDEAO", cette sortie remettra en cause l'institution, "qui doit revoir ses fondements mais aussi son fonctionnement et son adaptation aux visions et aux besoins des populations", a-t-il indiqué.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h2">
<div id="1064845189-1064845197" class="article__block-anchor"></div>
<h2 id="1064845189-2" class="article__h2">Rejet de la présence française</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">À en juger la situation actuelle, "la forte défiance de la politique française en Afrique est une réalité", a constaté Moussa Naby Diakité.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Aujourd'hui, la France a perdu du terrain dans la perception et l'admiration des Africains qui voient en elle plutôt une force toujours incarnant le néocolonialisme après la colonisation. Les douleurs de la colonisation sont passées, mais la pensée est toujours restée figée", a expliqué le journaliste.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1064845189" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20240130/apres-le-mali-le-burkina-et-le-niger-dautres-pays-pourraient-envisager-de-sortir-de-la-cedeao-1064845189.html?share-block=1064845199" data-title="&quot;Aujourd'hui, la France a perdu du terrain dans la perception et l'admiration des Africains qui voient en elle plutôt une force toujours incarnant le néocolonialisme après la colonisation. Les douleurs de la colonisation sont passées, mais la pensée est toujours restée figée&quot;, a expliqué le journaliste."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">La France traverse le repli au Sahel suite à l’<a href="https://fr.sputniknews.africa/20240129/la-sortie-de-la-cedeao-est-une-decision-qui-bat-en-breche-les-postures-coloniales-de-la-france--1064834951.html" target="_blank" rel="noopener">inefficacité de ses efforts</a> de soutien aux armées des pays luttant contre le terrorisme, a-t-il continué.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Elle a connu un net recul sur le terrain avec l'échec notoire de sa mission de défense et de soutien aux armées des pays en crise, notamment confrontés au terrorisme. Il s'agit de Barkhane, il s'agit de Serval, qui ont produit des effets non souhaités et qui n'étaient pas ceux qu'attendaient ces pays-là", a-t-il noté.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1064845189" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20240130/apres-le-mali-le-burkina-et-le-niger-dautres-pays-pourraient-envisager-de-sortir-de-la-cedeao-1064845189.html?share-block=1064845201" data-title="&quot;Elle a connu un net recul sur le terrain avec l'échec notoire de sa mission de défense et de soutien aux armées des pays en crise, notamment confrontés au terrorisme. Il s'agit de Barkhane, il s'agit de Serval, qui ont produit des effets non souhaités et qui n'étaient pas ceux qu'attendaient ces pays-là&quot;, a-t-il noté."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">De plus, les changements de régime survenus dans trois pays de l’AES ont mis en évidence "la connivence entre la France et les dirigeants des groupes terroristes et narcotrafiquants", a signalé Moussa Naby Diakité.</div>
<div class="article__text"><span style="color: #111111;font-family: roboto, sans-serif;font-size: 27px">Appétences économiques de Paris</span></div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">En effet, les territoires du Sahel revêtent "un enjeu géopolitique et géostratégique très important".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">En premier lieu, "le Sahel constitue une frontière, une avant-garde entre l'Afrique et l'Occident, à travers le grand désert qui est très riche en pétrole et aussi en mines et autres richesses, notamment le soleil, qui peut être exploité par les grandes puissances étrangères", a rappelé le journaliste.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Parmi les intérêts français dans cette zone, il a cité l'uranium au Niger, le lithium au Burkina et au Mali et des sociétés minières.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"La France comprend aujourd'hui que dans sa démarche, elle a besoin de changer de paradigme. Elle a aussi besoin de changer de vision et de considération à l'égard des pays africains", a-t-il tranché.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1064845189" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20240130/apres-le-mali-le-burkina-et-le-niger-dautres-pays-pourraient-envisager-de-sortir-de-la-cedeao-1064845189.html?share-block=1064845207" data-title="&quot;La France comprend aujourd'hui que dans sa démarche, elle a besoin de changer de paradigme. Elle a aussi besoin de changer de vision et de considération à l'égard des pays africains&quot;, a-t-il tranché."><span style="color: #111111;font-family: roboto, sans-serif;font-size: 27px">De nouveaux partenaires pour les pays de l’AES</span></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">En revanche, "<a href="https://fr.sputniknews.africa/20240129/moscou-est-pret-a-tisser-une-cooperation-avec-laes-1064833321.html" target="_blank" rel="noopener">la Russie s'est montrée une partenaire sûre</a>, une partenaire d'égal à égal qui avait de la confiance et du respect pour ses partenaires, qui n'impose pas sa vision", a avancé Moussa Naby Diakité.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Ce dernier a qualifié Moscou de "partenaire concret et fiable" et a tenu à insister qu’"avec le partenariat développé avec la Russie, le Niger, le Burkina et le Mali sont parvenus à apporter des réponses palpables et des réponses pratiques à leurs problèmes".</div>
</div>
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<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

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</item>

<item>
<title>&amp;quot;La sortie de la CEDEAO est une décision qui bat en brèche les postures coloniales de la France&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-sortie-de-la-cedeao-est-une-decision-qui-bat-en-breche-les-postures-coloniales-de-la-france-3051803.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 11:24:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>L'organisation a été "un instrument ingénieux" entre les mains de l'impérialisme, à déclaré à Sputnik Afrique un analyste politique burkinabè.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Pour Bayala Lianhoué Imhotep, les Occidentaux faisaient de l'organisation "un outil d'oppression, de chantage et de pillage systématique des richesses de cette zone".</div>
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<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
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<div class="article__quote-text">"Il est clair que la tournée d'Antony Blinken a fini par déclencher le sentiment que nous n'avons pas de destin dans le bloc occidental, notre destin se trouve dans le Sahel, réapproprié par les Sahéliens eux-mêmes", explique-t-il.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
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<div class="share m-active" data-id="1064834951" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20240129/la-sortie-de-la-cedeao-est-une-decision-qui-bat-en-breche-les-postures-coloniales-de-la-france--1064834951.html?share-block=1064834989" data-title="&quot;Il est clair que la tournée d'Antony Blinken a  fini par déclencher le sentiment que nous n'avons pas de destin dans le  bloc occidental, notre destin se trouve dans le Sahel, réapproprié par  les Sahéliens eux-mêmes&quot;, explique-t-il."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Après être parvenue à la souveraineté politique géostratégique, l'Alliance des États du Sahel formée par le Burkina, le Niger et le Mali devra "mettre en place un instrument d'échange pour couronner leur propre défi de souveraineté", insiste l'interlocuteur de l'agence.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Selon lui, l'AES est "une véritable démocratie populaire" contrairement à la CEDEAO, qui était "un instrument syndicalisé par les chefs d'Etats qui en faisaient une forme de coopération pour se défendre entre eux".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Aujourd'hui, les trois nations ayant formé l'AES retrouvent l'espoir grâce notamment à "leurs alliés alternatifs que sont la Russie, la Turquie, l'Iran", conclut Bayala Lianhoué Imhotep.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Plus tôt dans la journée, le Mali et le Burkina Faso avaient envoyé à la CEDEAO une "notification formelle" de leur retrait de l'organisation.</div>
</div>
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<div class="article__footer">
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<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

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</item>

<item>
<title>Cedeao : les pays de l’AES abandonnent le navire</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-les-pays-de-laes-abandonnent-le-navire-3051695.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-les-pays-de-laes-abandonnent-le-navire-3051695.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 10:14:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Burkina Faso, le Mali et Niger, ont décidé de quitter le navire CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), hier dimanche 28 janvier 2024. L’annonce a été faite par les ministres porte-parole des trois gouvernements qui dénoncent, entre autres, un éloignement des idéaux fondateurs de l’organisation sous-régionale après 49 ans d’existence. Ils en veulent pour illustration des sanctions injustes contre leurs peuples et l’assujettissement à des puissances étrangères.

Ouagadougou, Niamey et Bamako accusent l’Institution régionale d’être «sous l’influence de puissances étrangères » et estiment que la trahison de ses principes fondateurs constitue une menace pour ses Etats membres et ses populations qu’elle est censée entretenir. Dans leur communiqué conjoint, les trois Etats évoquent également, la non-assistance de l’organisation dans leur lutte contre le terrorisme et dénoncent les sanctions illégales, illégitimes, inhumaines et irresponsables » infligées à leur pays au lendemain des coups d’Etat.

La décision intervient à quelques encablures d’éventuelles sanctions latentes à l’encontre du Mali pour non-respect de ses engagements d’organiser des élections pour le retour à l’ordre constitutionnel. Seulement voilà : bien que prononcé, ce retrait risque de ne pas produire les effets escomptés, du moins pas avec l’immédiateté exigée par les trois États. Et pour cause, selon les termes de l'article 91 du Traité de l’organisation sous-régionale «Tout Etat membre désireux de se retirer de la Communauté notifie par écrit, dans un délai d'un (1) an, sa décision au Secrétaire Exécutif qui en informe les Etats Membres. A l’expiration de ce délai, si sa notification n’est pas retirée, cet Etat cesse d’être membre de la Communauté ». Et de mentionner qu’«au cours de la période d’un (1) an visée au paragraphe précédent, cet État membre continue de se conformer aux dispositions du présent Traité et reste tenu de s’acquitter des obligations qui lui incombent en vertu du présent Traité». Comme quoi, si l’objectif est d’échapper à de nouvelles sanctions après l’expiration du délai imparti pour la durée de la transition, les pays de l’AES pourrait demeurer malgré eux membres de la Cedeao jusqu’à l’expiration de ce délai.

Quoi qu’il en soit, avoir quitté le G5 Sahel, chassé la France et la Minusma et mis fin à l’Accord d’Alger sur fond de crise diplomatique avec l’Algérie, le Mali se rend solidaire d’hostilités contre la Cedeao avec des implications inestimables et porteuses de conséquences dramatiques à la fois pour les populations à l’intérieur que de pour la diaspora installée dans les pays membres de la Cedeao. Tenez-vous bien : désormais notre accès aux ports d’approvisionnements risque d’être plus rigoureux rendant le prix de revient des denrées de première nécessité inaccessible aux populations. Nos compatriotes installés dans ces pays pourront être appelés également être assujettis à un régime de cartes de séjour pour vivre paisiblement dans les pays d’accueil, au risque d’être purement et simplement interdits de séjour. Et que dire du gâchis des cartes biométriques estampillées CEDEAO et ses avantages inhérents en termes de lutte contre la criminalité internationale, de la libre circulation des personnes de leur biens ou encore des mécanismes d’arbitrage déjà activés par les organes appropriés de l’organisation en rapport avec les trous pays

<strong>Amidou Keita</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait du Mali et du Burkina : envoi de « notifications formelles » à la Cedeao</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-du-mali-et-du-burkina-envoi-de-notifications-formelles-a-la-cedeao-3051770.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 08:41:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dirigés par des militaires, le Mali et le Burkina Faso ont envoyé lundi à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) une « notification formelle » de leur retrait de l’organisation.</strong>

Le Mali et le Burkina Faso dirigés par des militaires ont envoyé lundi à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) une « notification formelle » de leur retrait de l’organisation, a appris l’AFP, de sources officielles.

Le ministère des Affaires étrangères malien a remis à un correspondant de l’AFP une copie du courrier adressé à la Cedeao. L’agence d’information officielle du Burkina Faso a rapporté simultanément que ce pays avait fait de même, « confirmant la décision commune, prise hier (dimanche) avec le Mali et le Niger, de quitter l’institution sous-régionale ».

<strong>Nouvel acte de rupture</strong>
Aucune information n’a été publiée dans un premier temps côté nigérien. Mais les communications malienne et burkinabè soulignent le caractère commun de l’action des trois pays.

Les régimes militaires au pouvoir au Burkina Faso, au Mali et au Niger ont annoncé dimanche le retrait « sans délai » de leur pays de la Cedeao, un nouvel acte de rupture aux conséquences pratiques potentiellement lourdes.

La Cedeao avait dit dans un communiqué attendre encore « la notification formelle et directe » de cette décision. Selon les textes de la Cedeao, cette notification fait démarrer le délai d’un an avant que le retrait ne prenne effet.

Source: https://www.ouest-france.fr/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO ne jouera plus le rôle de principal acteur régional en Afrique de l’Ouest</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-ne-jouera-plus-le-role-de-principal-acteur-regional-en-afrique-de-louest-3051757.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-ne-jouera-plus-le-role-de-principal-acteur-regional-en-afrique-de-louest-3051757.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 06:27:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Avec le retrait du Niger, du Mali et du Burkina Faso, la CEDEAO perdra son statut de principale organisation régionale en Afrique de l’Ouest, a déclaré à Sputnik le politologue égyptien Rami Zuhdi.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">La CEDEAO n'a pas réussi à atteindre ses principaux objectifs, à savoir améliorer la situation économique des pays membres et lutter efficacement contre le terrorisme, a déclaré à Sputnik l’analyste égyptien Rami Zuhdi.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">

"Ces trois pays ont choisi la voie de l’indépendance politique et économique, en agissant dans l’intérêt de leurs peuples et en choisissant indépendamment leurs alliés", a-t-il fait valoir.

</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1064833512" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20240129/la-cedeao-ne-jouera-plus-le-role-de-principal-acteur-regional-en-afrique-de-louest---1064833512.html?share-block=1064833514" data-title="&amp;quot;Ces trois pays ont choisi la voie de l’indépendance politique et économique, en agissant dans l’intérêt de leurs peuples et en choisissant indépendamment leurs alliés&amp;quot;, a-t-il fait valoir."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">La France est bien consciente de son impuissance dans la région, estime l'analyste. La crise du néocolonialisme affectera également d’autres pays occidentaux, dont les États-Unis, qui ont déjà commencé à perdre leurs principaux alliés dans la région, insiste-t-il.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
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</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

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</item>

<item>
<title>Les pays de l’AES claquent la porte de la CEDEAO  : L’aventure ambigüe des Chefs d’Etat et l’étrange destin des peuples !</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/les-pays-de-laes-claquent-la-porte-de-la-cedeao-laventure-ambigue-des-chefs-detat-et-letrange-destin-des-peuples-3051608.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/les-pays-de-laes-claquent-la-porte-de-la-cedeao-laventure-ambigue-des-chefs-detat-et-letrange-destin-des-peuples-3051608.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jan 2024 12:30:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali, le Niger et le Burkina Faso se retirent de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). La nouvelle a été apprise par les populations des trois pays à travers un communiqué conjoint des trois Etats, lu à la même heure hier dimanche. Une aventure bien ambigüe pour les tenants de pouvoir de ces trois pays qui plongent leurs peuples face à un étrange destin.</strong>

Comme une douche écossaise, la nouvelle est tombée dimanche en début d’après-midi. Celle relative au retrait des trois pays de l’AES (Burkina, Mali et Niger) de la CEDEAO.

Certes cette question de retrait de la CEDEAO comme celle de la création de monnaie unique animaient depuis un certain temps les causeries et les échanges sur les forums des réseaux sociaux, mais personne ne s’attendait à une telle décision brusque et simultanée des Chefs d’Etat des trois pays de l’AES. Toute chose qui donne une connotation d’une décision non concertée, mal réfléchie et imposée à celle qui vient d’être prise par les hommes forts du Burkina, du Mali et du Niger. De l’avis de nombreux observateurs, une concertation en amont avec les forces vives des trois pays pouvait davantage légitimer cette décision. Malheureusement, cela n’a pas été le cas.

C’est au cours du journal de 13h de la Chaîne Nationale (ORTM 1) que le  ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Colonel Abdoulaye Maïga a donné lecture à ce communiqué paraphé par les Présidents des transitions du Mali, du Burkina Faso et du Niger.

Selon lui, désireux de réaliser l’intégration entre les Etats de la sous-région et mus par les idéaux de fraternité, de solidarité, d’entraide, de paix et de développement, les Présidents, le Général Aboubacar Sangoulé Lamizana, le Général Moussa Traoré et le Lieutenant-Colonel Seyni Kountché, respectivement Chefs d’Etat de la Haute Volta (actuel Burkina Faso), du Mali et du Niger, créaient avec 12 de leurs pairs, le 28 mai 1975, à Lagos, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Qu’après 49 ans d’existence : «  les vaillants peuples du Burkina, du Mali et du Niger, constatent avec beaucoup de regrets, d’amertume et une grande déception que cette Organisation s’est éloignée des idéaux de ses pères fondateurs et du panafricanisme » affirme ledit communiqué, avant de signifier que la CEDEAO, sous l’influence de puissances étrangères, trahissant ses principes fondateurs, est devenue une menace pour ses Etats membres et ses populations dont elle est censée assurer le bonheur.

« En effet, l’organisation n’a pas porté assistance à nos Etats dans le cadre de notre lutte existentielle contre le terrorisme et l’insécurité ; pire, lorsque nos Etats ont décidé de prendre leur destin en mains, elle a adopté une posture irrationnelle et inacceptable en imposant des sanctions illégales, illégitimes, inhumaines et irresponsables en violation de ses propres textes ; toutes choses qui ont davantage fragilisé les populations déjà meurtries par des années de violence imposée par des hordes terroristes instrumentalisées et téléguidées » souligne le même communiqué. Ainsi qu’en raison du fait que cette situation  perdure, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Colonel Assimi Goïta et le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, respectivement Chefs d’Etat du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger, prenant toutes leurs responsabilités devant l’histoire et répondant aux attentes, préoccupations et aspirations de leurs populations, décident en toute souveraineté du retrait sans délai de ces Etats (Burkina Faso, du Mali et du Niger) de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Le glas est ainsi sonné !

Avec ce retrait brusque de la CEDEAO, ces Etats ont-ils mesuré les conséquences pour les populations, notamment celles vivant dans ces pays ?

Ce qui est certain, la première conséquence politique sera bien profitable pour les régimes en place dans ces trois Etats : aucune exigence de la CEDEAO ne sera plus acceptée en termes de la tenue des élections. Donc, comprendra qui pourra le reste des choses.

Une aventure ambigüe plongeant les peuples face à un étrange destin. Les écrivains Ahmadou Kourouma et Ahmadou Hampaté Bah avaient bien titré avant de tirer leur révérence.

&nbsp;

<strong>Moustapha Diawara </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait du Mali, du Niger et du Burkina de la CEDEAO: &amp;quot;il y a une monnaie qui va venir&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-du-mali-du-niger-et-du-burkina-de-la-cedeao-il-y-a-une-monnaie-qui-va-venir-3051572.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-du-mali-du-niger-et-du-burkina-de-la-cedeao-il-y-a-une-monnaie-qui-va-venir-3051572.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jan 2024 10:56:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>La sortie du Burkina, du Mali et du Niger de la CEDEAO pourrait amener à une monnaie commune qui sera viable grâce aux richesses des sols des trois pays, a déclaré à Sputnik Afrique Iba Karim, doctorant en Sciences économiques et de gestion, ancien parlementaire burkinabè.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">"Si on quitte la CEDEAO, ça sous-entend qu'il y a une monnaie qui va venir. Les trois pays ont tout à gagner en allant avec leur propre monnaie", a-t-il dit.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Sur le plan économique, la devise pourra tenir grâce aux ressources naturelles des trois pays, a expliqué l’universitaire.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Sur le plan de la réserve d’or […], le Ghana c’est le premier producteur, puis, le Mali le deuxième et le Burkina est troisième […]. Ça veut dire qu’à l’AES, on se retrouve avec le deuxième et le troisième pays producteur d’or. Ce n’est pas petit", a-t-il détaillé.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1064825843" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20240129/retrait-du-mali-du-niger-et-du-burkina-de-la-cedeao-il-y-a-une-monnaie-qui-va-venir-1064825843.html?share-block=1064825846" data-title="&quot;Sur le plan de la réserve d’or […], le Ghana c’est le premier producteur, puis, le Mali le deuxième et le Burkina est troisième […]. Ça veut dire qu’à l’AES, on se retrouve avec le deuxième et le troisième pays producteur d’or. Ce n’est pas petit&quot;, a-t-il détaillé."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Et de poursuivre: "Dans le cas des autres minerais et des autres ressources, il y a le Niger avec l'uranium, ce n'est pas petit. Ils ont le pétrole au Mali, au Niger et même au Burkina il semblerait qu’on a du pétrole. Si nous mettons tout ça dans la balance, je pense que notre monnaie pourrait tenir".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text"><strong>Autres avantages</strong></div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Le choix des pays de l’AES peut s’avérer bénéfique pour le niveau de vie de leurs peuples, indique Iba Karim.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Cela viendra soulager peut-être même le coût de la vie. Cela viendra soulager les multiples souffrances de la population", a-t-il noté.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1064825843" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20240129/retrait-du-mali-du-niger-et-du-burkina-de-la-cedeao-il-y-a-une-monnaie-qui-va-venir-1064825843.html?share-block=1064825850" data-title="&quot;Cela viendra soulager peut-être même le coût de la vie. Cela viendra soulager les multiples souffrances de la population&quot;, a-t-il noté."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">En revanche, même si la CEDEAO se propose comme but d’assister les peuples en cas de besoin, les sanctions "inhumaines, irresponsables et irréfléchies" les pénalisent, ajoute l’ancien parlementaire.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Les pays membres de la CEDEAO […] ne jouent pas correctement leur rôle parce que, avant tout, ils ont l'obligation d'assistance aux peuples […] qui sont dans des difficultés. Nous avons actuellement les trois pays qui traversent des crises sécuritaires, des crises économiques. Mais nous n'avons pas senti la CEDEAO alléger la souffrance de ces populations".</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h2">
<h2 id="1064825843-1" class="article__h2">Une décision mûre des trois dirigeants</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Tout en saluant le retrait de l’organisation, l’universitaire souligne qu’elle n’a pas été spontanée: "Je pense que c'est une très bonne chose […]. C'est une décision qui n'est pas venue comme ça. Certainement que les dirigeants ont dû mûrir la réflexion avant la sortie".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Dans le même temps, ce repli pourrait semer de la préoccupation au sein de la communauté, estime l’ancien élu.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"C'est une inquiétude pour les autres membres de la CEDEAO parce qu’ils craignent la fragmentation de la CEDEAO. Si les trois pays ne sont pas là, qui sait lequel des autres pays va suivre?", s’interroge-t-il.</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h2">
<h2 id="1064825843-2" class="article__h2">La rupture avec la CEDEAO</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Les trois pays ont <a href="https://fr.sputniknews.africa/20240128/le-burkina-le-mali-et-le-niger-annonce-leur-retrait-de-la-cedeao-1064819237.html" target="_blank" rel="noopener">annoncé leur retrait de la Communauté économique</a> des États de l'Afrique de l'Ouest dans un communiqué conjoint diffusé le 28 janvier.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">En effet, les pays réfractaires ont des <a href="https://fr.sputniknews.africa/20240128/le-niger-le-mali-et-le-burkina-quittent-une-organisation-influencee-par-des-forces-etrangeres-1064822982.html" target="_blank" rel="noopener">relations tendues avec la CEDEAO</a> depuis que des militaires ont pris le pouvoir, en 2020 au Mali, en 2022 au Burkina Faso et en 2023 au Niger.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">L'organisation a pris de lourdes sanctions contre ce dernier et menacé de recourir à la force. La CEDEAO a également suspendu les trois pays de ses organes.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Pour sa part, l’organisation s’est dit être prête à une "solution négociée" et a souligné que les trois pays sont des membres importants de la Communauté.</div>
</div>
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</div>
Source: https://fr.sputniknews.africa/

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<item>
<title>#Mali : Cedeao : Retrait sans délai du Mali, du Burkina et du Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mali-cedeao-retrait-sans-delai-du-mali-du-burkina-et-du-niger-3051488.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jan 2024 10:08:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les autorités des trois pays reprochent a l’organisation communautaire d’étre devenue une menace pour ses membres, de n’avoir pas porté assistance aux Etats dans la lutte contre le terrorisme et d’avoir pris des sanctions contre les peuples ayant décidé de prendre leur destin en main. Cette décision historique est une premiére depuis la création de la Cedeao, il ya 49 ans.</strong>

Le Mali, le Burkina et le Niger ont, dans un communiqué rendu public hier dans la journée, décidé de se retirer sans délai de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao). Le peuple malien a été informé de cette décision historique par la Porte-parole du gouvernement, ministre d'État, ministre de l'Administration et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga qui a lu le communiqué conjoint dans le journal de 13 heures de la télévision nationale.

« Désireux de réaliser l'intégration entre les Etats de la sous-région et mus par les distinctifs de fraternité, de solidarité, d'entraide, de paix et de développement, Leurs Excellences le général Aboubacar Sangoulé Lamizana, le général Moussa Traoré et le le lieutenant-colonel Seyni Kountché, respectivement chefs d'état de la Haute Volta (actuel Burkina Faso), du Mali et du Niger, créaient avec douze de leurs paires, le 28 mai 1975, à Lagos, la Communauté économique des états de l' Afrique de l'Ouest», rappelle le communiqué.

Le texte conjoint précise qu'après 49 ans d'existence, les vaillants peuples du Burkina, du Mali et du Niger, constatent avec beaucoup de regrets, d'amertume et une grande déception que leur organisation s'est éloignée des distinctifs de ses pères. fondateurs et du panafricanisme. En outre, la Cedeao, sous l'influence de puissances étrangères, trahissant ses principes fondateurs, est devenue une menace pour ses États membres et ses populations dont elle est censée assurer le bonheur, déplorant les dirigeants du Mali, du Burkina et du Niger.

En effet, selon nos chefs d'État, l'organisation communautaire n'a pas porté assistance à leurs états dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l'insécurité ; pire, lorsque ces états ont décidé de prendre leur destin en mains, elle a adopté une posture irrationnelle et inacceptable en imposant des sanctions illégales, illégitimes, inhumaines et irresponsables en violation de ses propres textes ; toutes choses qui ont davantage fragilisé les populations déjà meurtries par des années de violence imposée par des hordes terroristes instrumentalisées et téléguidées.

« Face à cette situation qui perdure, leurs Excellences, le capitaine Ibrahim Traoré, le colonel Assimi Goïta et le général de Brigade Abdourahamane Tiani, respectivement chefs d'État du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger, prenant toutes leurs responsabilités devant l'histoire et répondant aux attentes, préoccupations et aspirations de leurs populations, décidant en toute souveraineté du retrait sans délai du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté économique des états de l'Afrique de l'Ouest », conclut le communiqué.

Pour beaucoup d'observateurs, la décision du Mali, du Burkina et du Niger de claquer la porte de la Cedeao n'est pas une surprise. Le signal a été donné avec la création de l'Alliance des États du Sahel (AES) par ces trois États en juillet dernier pour lutter contre le terrorisme dans la zone des trois frontières. Par ailleurs, lorsque la Cedeao est menacée d'intervenir militairement au Niger pour rétablir l'ordre constitutionnel, les autorités maliennes et burkinabé ont, dans un communiqué, averti que « toute intervention militaire contre le Niger serait considérée comme une déclaration de guerre contre le Burkina et Mali».

Au-delà de l'aspect défense et sécurité, l'AES pourrait, un jour, avoir une vocation d'intégration économique. Le retrait des trois pays fondateurs de l'Alliance de la Cedeao est un pas vers cette option. C'est la première fois que la Cedeao enregistre le retrait de trois états membres à la fois. Rappelons que l'organisation sous-régionale a déjà connu le départ de la Mauritanie en 2000.

<strong>Madiba KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de la CEDEAO: les pays quittent une organisation influencée par &amp;quot;des forces étrangères&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-de-la-cedeao-les-pays-quittent-une-organisation-influencee-par-des-forces-etrangeres-3051483.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jan 2024 06:52:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Le retrait des trois pays africains de la CEDEAO ne pourra que leur être bénéfique, en matière de sécurité comme de souveraineté, a affirmé à Sputnik le journaliste malien Abdoul Diallo.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Il est logique que les trois pays abandonnent la CEDEAO, qui a pris des sanctions contre eux sous pression de l’Occident, a déclaré à Sputnik Afrique Abdoul Diallo, analyste malien à la tête de la Radio Couleurs Média.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Nous ne pouvons pas rester dans une organisation sous influence de forces étrangères. Les sanctions contre le Mali, le Burkina Faso et le Niger n’ont pas été prises comme ça. Des instructions ont été données aux responsables de la CEDEAO par la France et leurs alliés, pour prendre des mesures criminelles contre nos populations", a-t-il souligné.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
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<div class="share m-active" data-id="1064822982" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20240128/le-niger-le-mali-et-le-burkina-quittent-une-organisation-influencee-par-des-forces-etrangeres-1064822982.html?share-block=1064822984" data-title="&quot;Nous ne pouvons pas rester dans une organisation sous influence de forces étrangères. Les sanctions contre le Mali, le Burkina Faso et le Niger n’ont pas été prises comme ça. Des instructions ont été données aux responsables de la CEDEAO par la France et leurs alliés, pour prendre des mesures criminelles contre nos populations&quot;, a-t-il souligné."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Ces sanctions ont fortement touché les populations, les privant parfois de soins et de médicaments, rappelle le chroniqueur.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h2">
<h2 id="1064822982-1" class="article__h2">Lutte contre le terrorisme</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">La CEDEAO a aussi démontré ses limites à ramener la sécurité dans la zone sahélienne, explique encore Abdoul Diallo. Une impuissance depuis longtemps actée par la population.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Le principal problème reste l'insécurité. Lorsque nous étions dans la CEDEAO, c'était à elle de nous porter assistance, de nous aider à nous débarrasser des terroristes. Mais l’organisation est restée aveugle et muette face à la gravité de la situation sécuritaire", explique le chroniqueur.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
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<div class="share m-active" data-id="1064822982" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20240128/le-niger-le-mali-et-le-burkina-quittent-une-organisation-influencee-par-des-forces-etrangeres-1064822982.html?share-block=1064822988" data-title="&quot;Le principal problème reste l'insécurité. Lorsque nous étions dans la CEDEAO, c'était à elle de nous porter assistance, de nous aider à nous débarrasser des terroristes. Mais l’organisation est restée aveugle et muette face à la gravité de la situation sécuritaire&quot;, explique le chroniqueur."></div>
</div>
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</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Une incompétence qui saute aujourd’hui aux yeux, alors que les trois pays se sont regroupés au sein de l'Alliance des États du Sahel. Des opérations conjointes ont récemment porté leurs fruits et les frappes aériennes s’intensifient contre les positions terroristes.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Une coopération par exemple vue à l’œuvre lors de la libération de la ville de Kidal, au cours de laquelle le Niger et le Burkina <a href="https://fr.sputniknews.africa/20231118/prise-de-kidal-larmee-malienne-aurait-ete-epaulee-par-ces-deux-pays-voisins-1063626758.html" target="_blank" rel="noopener">avaient fourni du matériel</a> aux forces maliennes, selon RFI.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Les trois pays de la zone sahélienne peuvent aussi <a href="https://fr.sputniknews.africa/20240119/le-niger-mise-sur-la-russie-pour-le-renforcement-de-ses-capacites-antiterroristes-1064694599.html" target="_blank" rel="noopener">compter sur l’aide de Moscou</a>, en particulier en matière de fournitures militaires, précise encore Abdoul Diallo.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Nous pouvons compter sur le soutien et l'accompagnement de nos amis russes, qui ont voulu être à nos côtés, qui ont accepté de nous vendre des équipements militaires de pointe", rappelle-t-il ainsi.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
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<div class="share m-active" data-id="1064822982" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20240128/le-niger-le-mali-et-le-burkina-quittent-une-organisation-influencee-par-des-forces-etrangeres-1064822982.html?share-block=1064822992" data-title="&quot;Nous pouvons compter sur le soutien et l'accompagnement de nos amis russes, qui ont voulu être à nos côtés, qui ont accepté de nous vendre des équipements militaires de pointe&quot;, rappelle-t-il ainsi."></div>
</div>
</div>
</div>
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<div class="article__footer">
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Source: https://fr.sputniknews.africa/

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</item>

<item>
<title>La CEDEAO explique son absence aux pourparlers à Niamey par &amp;quot;des problèmes techniques&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-explique-son-absence-aux-pourparlers-a-niamey-par-des-problemes-techniques-3051427.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-explique-son-absence-aux-pourparlers-a-niamey-par-des-problemes-techniques-3051427.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 27 Jan 2024 12:30:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>La délégation de la CEDEAO n'a pas pu se rendre à Niamey le 25 janvier pour discuter avec les autorités militaires du pays de la durée de la transition et de la levée des sancions.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">"Mauvaise foi"? "La délégation de la communauté a passé toute la journée de jeudi (le 25 janvier, ndlr) à l’aéroport d’Abuja, prête à se rendre à Niamey", avance la CEDEAO dans un</div>
<div class="article__text">communiqué du 26 janvier. Pourtant, le vol spécial "n’a pu être effectué".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">L’organisation a déjà "présenté ses regrets aux autorités nigériennes", assurant qu’une nouvelle date serait trouvée. La commission de la CEDEAO devait échanger avec les militaires au pouvoir au Niger concernant la durée de transition et la levée des sanctions.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Le 25 janvier, le Premier ministre nigérien a accusé l’organisation de "mauvaise foi". Selon Ali Lamine Zeine, "la CEDEAO se défile, plutôt que d'assumer un dialogue constructif avec le Niger".</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
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</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO joue double jeu avec le Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-joue-double-jeu-avec-le-niger-3051285.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-joue-double-jeu-avec-le-niger-3051285.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 26 Jan 2024 10:54:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre sierra-léonais des Affaires étrangères Timothy Musa Kabba, dont le Président a été mandaté officiellement par la Communauté économique d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour négocier les conditions de règlement de la crise avec le Niger, ne s’est pas rendu au rendez-vous convenu jeudi à Niamey avec le Premier ministre Lamine Zeine.</strong>

Son homologue togolais Robert Dussey, le deuxième membre du tandem désigné par la CEDEAO en décembre, l’a attendu en vain. Interrogé par ce dernier, le président de la Commission de la CEDEAO, le Gambien Omar Aliou Touray, a dit ne pas s’expliquer l’absence de Timothy Musa Kabba. Il a ajouté avoir pourtant versé 72 000 euros pour payer les frais d’affrêtement d’un avion qui devait transporter à Niamey, à partir d’Abuja, le ministre sierra-léonais des Affaires étrangères et ses homologues du Bénin et du Nigéria, a appris Mondafrique de source autorisée.

Le Premier ministre du Niger, destinataire d’une correspondance l’informant de la venue des représentants du Bénin et du Nigéria en plus des deux négociateurs officiels n’y avait pas fait obstacle. Le Niger subit depuis six mois des sanctions financières et commerciales très dures de la CEDEAO et aspire à leur levée.

Jeudi, lors d’un point de presse, Lamine Zeine a démenti une rumeur ayant circulé plus tôt à Abuja selon laquelle les autorités nigériennes auraient interdit à la délégation de se poser à Niamey. Il a rendu publiques les autorisations de survol et d’atterrissage délivrées aux deux avions au départ de Lomé et Abuja. « Malheureusement, aujourd’hui encore, en dehors du Togo, la CEDEAO, malheureusement, n’est pas arrivée », a-t-il dit. « Ils ont prétexté n’avoir pas l’autorisation de survol et d’atterrissage sur notre territoire. Cela n’est pas fondé. Nous allons vous remettre les copies des deux autorisations. (…) Nous sommes dans l’obligation de constater qu’il y a une mauvaise foi de cette organisation et probablement des pays qui sont derrière et qui poussent à ne pas permettre à ce que notre pays (…) puisse sortir de cette trappe de punition qu’on lui impose », a-t-il poursuivi.

L’ambiguité américaine
A Niamey, certains se demandent s’il ne faut pas voir, dans ce double-jeu diplomatique de la CEDEAO, la main des grandes puissances occidentales, au premier chef desquelles la France et les Etats-Unis. Dans une interview accordée à RFI, le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken, de passage à Abidjan mercredi, a, en effet, réitéré son exigence de libération du Président Mohamed Bazoum, qu’il a qualifié de « très bon leader pour le Niger et très bon partenaire pour notre pays ». Il a ajouté que cette libération était « une nécessité pour que le Niger se remette sur la route de la démocratie, qu’on en finisse, qu’il y ait une transition très claire et dans un délai court pour un retour au système démocratique. » Ces conditions permettront de reprendre la coopération suspendue depuis le coup d’Etat, a-t-il assuré.

Selon certaines sources, les Etats-Unis auraient imposé à la CEDEAO de nommer la Sierra-Leone au sein de la mission chargée de négocier avec le Niger. La capitale du nord, Agadez, héberge depuis plusieurs années la plus grande base de drones militaires américaine sur le continent africain. Si, au lendemain du coup d’Etat du 26 juillet, les Etats-Unis ont semblé plus souples que la France à l’égard de la junte, cette dernière a commencé à s’interroger sur la sincérité de leur position lorsqu’ils ont prêté la main à un projet d’évasion de Mohamed Bazoum en octobre dernier.

Finalement, dans la soirée de jeudi, la CEDEAO a publié un communiqué affirmant que sa délégation avait « passé toute la journée à l’aéroport d’Abuja, prête à se rendre à Niamey. » « Malheureusement, en raison de problèmes techniques de l’avion que la commission avait affrété, le vol spécial devant conduire la délégation d’Abuja à Niamey n’a pu être effectué. La CEDEAO a présenté ses regrets aux autorités nigériennes et fait part de sa détermination à trouver une nouvelle date en vue de reprogrammer la mission dans les plus brefs délais. »

Elle conclut ce communiqué par la promesse réitérée « de trouver un règlement négocié aux problèmes politiques dans la sous-région ». Doit-on encore y croire ?

Source: https://mondafrique.com/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Report de la présidentielle :  Le Mali va&#45;t&#45;il échapper à un nouvel embargo ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/report-de-la-presidentielle-le-mali-va-t-il-echapper-a-un-nouvel-embargo-3049864.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/report-de-la-presidentielle-le-mali-va-t-il-echapper-a-un-nouvel-embargo-3049864.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 Jan 2024 10:16:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Initialement prévues les 4 et 18 février 2024, pour les deux tours, la présidentielle devant marquer la fin de la Transition et le retour des civils au pouvoir a été reporté le 25 septembre 2023 pour une date inconnue. Il ne s’agit pas du seul scrutin en souffrance puisque les autorités ont renoncé par la même occasion à l’organisation des législatives prévues fin en 2023. Selon le communiqué y afférent, le gouvernement « décide d’organiser exclusivement, l’élection présidentielle pour sortir de la Transition… les autres élections feront certainement l’objet d’un autre chronogramme qui sera établi par les nouvelles autorités, sous les directives du nouveau président de la République ».

Seulement voilà : annoncé comme « un léger report pour des raisons techniques », quatre mois après aucune date n’est encore retenue. Cela, malgré l’adoption en 2023 de la nouvelle constitution et la révision annuelle des listes électorales qui, en principe, prend fin en décembre de chaque année. Le seul problème est vraisemblablement lié au litige avec une société française, Idemia, qui, selon des confidences, n’est autre que pécuniaire. Où réside en définitive le blocage quant à un nouveau chronogramme des élections ? Malin qui pourrait le dire. En attendant, le Mali court le risque d’un nouvel embargo susceptible de le couper à nouveau des ports d’approvisionnement. C’est du moins ce que laisse penser le silence de la Cedeao. En effet, depuis l’annonce de ce léger report, l’organisation sous régionale n’en a fait le moindre commentaire alors que ses décideurs se sont réunis en conclave à deux reprises au moins. Contre toute attente, et comme pour dire que la Cedeao n’acceptera aucune nouvelle date pour le retour à l’ordre constitutionnel après deux reports, la démarches des autorités maliennes a été mise sous le boisseau, lors du dernier sommet consacré aux quatre pays de la communauté sous régime militaire.

Comme quoi, il n’est pas exclu que la Cedeao n’attende que de constater la non-tenue de la présidentielle pour infliger de nouvelles sanctions à un pays qui tire le diable par la queue ou presque. Et, à l’instar de l’embargo de 2022, les sanctions qui s’annoncent pour 2024 pourraient, en plus de ne plus reconnaitre les autorités de la transition, s’étendre à une fermeture totale des frontières avec le Mali, la suspension des échanges commerciaux, l’arrêt des aides financières et le gel des avoirs du Mali à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Les autres pays membres pourraient tout aussi rappeler leurs missions diplomatiques accréditées auprès Mali. Quelle qu’en soit la tournure éventuelle, la sanction qui guette le Mali sera catastrophique pour les citoyens d’un pays où les vaches sont désormais mortes de maigreur avec cherté insupportable de la vie. Et, pendant que les Maliens se préoccupent plus de survivre que de vivre, certaines indiscrétions annoncent même des banques de la place à court de liquidité.

<strong>Amidou Keita</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Attaques dans le centre du Nigeria: la CEDEAO condamne &amp;quot;un acte ignoble&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/attaques-dans-le-centre-du-nigeria-la-cedeao-condamne-un-acte-ignoble-3048347.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/attaques-dans-le-centre-du-nigeria-la-cedeao-condamne-un-acte-ignoble-3048347.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/12/CENTRE-Nigeria.webp" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 31 Dec 2023 19:00:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>La CEDEAO a condamné les attaques qui ont fait environ 200 morts dans le centre du Nigeria du 23 au 26 décembre, se déclarant prête à soutenir le gouvernement de ce pays dans sa lutte contre le terrorisme et l'extrémisme.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a condamné "fermement" les attaques perpétrées entre la soirée du 23 décembre et la matinée du 26 décembre contre des villages de l'État de Plateau, <a href="https://fr.sputniknews.africa/20231226/plus-de-160-personnes-tuees-dans-des-attaques-dans-le-centre-du-nigeria-1064308207.html" target="_blank" rel="noopener">dans le centre du Nigeria</a>, qui ont fait près de 200 morts, les qualifiant d'"acte ignoble".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">

"La Commission de la CEDEAO a reçu avec une totale consternation des rapports sur les attaques terroristes épouvantables perpétrées dans les zones du gouvernement local de Bokkos et Barkin Ladi de l'État de Plateau, dans le centre du Nigeria, qui ont entraîné le massacre de près de 200 personnes et la destruction de biens", a indiqué le 30 décembre la CEDEAO dans un communiqué.

</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">"La Commission condamne fermement cet acte ignoble, d'autant plus qu'il s'est produit la veille de Noël, démontrant ainsi l'insensibilité et le mépris total du caractère sacré de la vie humaine de la part des auteurs de cet acte odieux", ajoute le communiqué.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">La Commission de la CEDEAO a appelé le gouvernement nigérian à intensifier les efforts en cours pour identifier et traduire en justice les auteurs de cet acte terroriste.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">"Elle rassure le gouvernement et le peuple de la République fédérale du Nigeria de son engagement sans faille à accompagner le pays dans les efforts en cours pour promouvoir la coexistence pacifique et débarrasser notre Communauté du fléau du terrorisme, de l'extrémisme violent et du banditisme", a souligné la même source.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Voilà ce qui a empêché la CEDEAO d’envahir le Niger, selon son Premier ministre</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/voila-ce-qui-a-empeche-la-cedeao-denvahir-le-niger-selon-son-premier-ministre-3048345.html</link>
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<pubDate>Sun, 31 Dec 2023 18:55:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Alors que l'épée de Damoclès pèse sur la Niger, les pays frères, que sont le Mali et le Burkina Faso sont venus en soutien pour créer l'Alliance des États du Sahel. Une reconnaisse que n'a pas oublié de rappeler le Premier ministre nigérien. Pour lui, sans cette union, le projet macabre de la CEDEAO allait être mis à exécution, selon Maliweb.</strong></div>
<div></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text"><a href="https://fr.sputniknews.africa/20231219/nous-nous-defendrons-niamey-nexclut-toujours-pas-une-intervention-militaire-1064205281.html" target="_blank" rel="noopener">La formation de l'Alliance des États du Sahel</a> a sauvé le Niger de la destruction en empêchant l'invasion des forces de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). C'est ce qu'a déclaré le Premier ministre du pays, Ali Lamine Mahaman Zeine, relate Maliweb.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h2">
<div id="1064399952-1064399954" class="article__block-anchor"></div>
<h2 id="1064399952-1" class="article__h2">Une union qui date</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Selon le Premier ministre de la transition du Mali, Chogel Kokalla Maiga, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont lutté ensemble pour l'indépendance contre un <a href="https://fr.sputniknews.africa/20231216/lalternative-a-la-cedeao-des-etats-souverains-ont-decide-de-prendre-leur-destin-en-main-1064151989.html" target="_blank" rel="noopener">ennemi commun</a>.</div>
<div></div>
<div class="article__text">Logiquement, ils ont dû s'unir pour défendre le Niger, où les forces armées ont pris le pouvoir pour mettre fin à la corruption qui s'est infiltrée dans tous les secteurs de la société en toute impunité.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Pour lui, la CEDEAO a imposé des sanctions illégales, injustes et inhumaines contre le Niger qui, si elles ne sont pas contrées, seront également dirigées contre les deux autres pays.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h2">
<div id="1064399952-1064399957" class="article__block-anchor"></div>
<h2 id="1064399952-2" class="article__h2">En route vers la souveraineté du Niger</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Fin juillet, un groupe d'officiers de la Garde présidentielle s'est mutiné au Niger et a annoncé la destitution du Président Mohamed Bazoum.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), dirigé par le commandant de la garde Abdurahmane Tiani, a été créé pour gouverner le pays.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Les dirigeants des États membres de la CEDEAO ont dès lors imposé des sanctions sévères contre les rebelles et ont exigé qu'ils libèrent le Président déchu, menaçant de recourir à la force.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Les autorités du Burkina Faso et du Mali sont montées au créneau déclarant qu'elles avaient l'intention de considérer toute intervention militaire au Niger comme une déclaration de guerre à leur encontre. Elles ont promis de "prendre des mesures d'autodéfense pour soutenir les forces armées et le peuple nigériens".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">C'est ainsi que le 16 septembre, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont signé une charte établissant l'Alliance des États du Sahel, une organisation de défense collective dans une zone clé de la région.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO au carrefour des incertitudes</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-au-carrefour-des-incertitudes-3048022.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Dec 2023 19:03:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À l’épreuve de la réalité historique, les principes de bonne gouvernance de la CEDEAO ont connu des applications à géométrie variable lorsqu’ils n’ont pas été ignorés par ceux qui sont chargés de les faire respecter.</strong>

Eric Topona, journaliste à la rédaction Afrique francophone de la Deutsche Welle (média international allemand), à Bonn.Auteur de « Misère et grandeur de la liberté d’informer » (Edilivre 30/10/2019) et « Essai pour la refondation du Tchad » (Harmattan 15 décembre 2021)@ETopona

L’Organisation de l’unité africaine (OUA), dans son architecture au moment de sa création le 25 mai 1963, a institué les communautés économiques régionales (CER) comme des laboratoires de l’intégration africaine à l’échelle continentale. À l’image du processus d’intégration de l’Europe de l’après-guerre, dont le point de départ fut la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), sous l’impulsion du général de Gaulle et du chancelier allemand Konrad Adenauer, les pères fondateurs de l’OUA ont estimé que les partenariats économiques entre les jeunes États africains auraient la vertu de brasser les peuples, de susciter des communautés d’intérêts qui permettraient, par cercles concentriques, de parvenir à l’intégration à l’échelle du continent africain.

C’est donc sur la base de cette vision que fut créée, le 28 mai 1975, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). À la différence des autres communautés économiques régionales, la CEDEAO a cette singularité de rassembler en son sein des pays issus des anciens territoires l’Afrique-Occidentale française (AOF) qui ont cependant connu des systèmes d’administration coloniale différents, à savoir l’administration directe d’inspiration jacobine pour les pays sous colonisation française, et l’administration indirecte, donc moins directive, pour les pays sous colonisation anglaise.

Toutefois, c’est tout à l’honneur des pays membres de la CEDEAO d’avoir surmonté ces héritages politiques coloniaux différents et d’avoir privilégié, d’une part, leurs liens séculaires précoloniaux et, d’autre part, leurs intérêts objectifs communs. À l’inverse de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), la CEDEAO a non seulement accompli des pas significatifs vers une intégration économique effective, mais elle a connu une évolution institutionnelle tout aussi importante, pour devenir une communauté politique régionale, régie par des règles de bonne gouvernance.

<strong>À géométrie variable</strong>
À l’épreuve de la réalité historique, les principes de bonne gouvernance de la CEDEAO ont connu des applications à géométrie variable lorsqu’ils n’ont pas été ignorés par ceux qui sont chargés de les faire respecter.

Les récents coups d’État à la chaîne au Mali, au Burkina Faso, en Guinée et récemment au Niger ont mis à rude épreuve les principes de l’institution sous-régionale, lorsqu’ils ne l’ont pas, tout simplement, décrédibilisée. Or, il n’est point besoin de rappeler, ainsi que le disait Aimé Césaire, qu’« une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde ». En effet, alors que les textes de la CEDEAO sacralisent les constitutions des États et proscrivent toute modification constitutionnelle qui ferait sauter le verrou de la limitation des mandats, à plusieurs reprises, certains leaders ont opéré des passages en force, s’abritant derrière l’argutie juridique et spécieuse selon laquelle toute révision constitutionnelle votée par un parlement, pourtant godillot, « remettrait les compteurs à zéro ». Il s’agit en réalité – et on peut le déplorer – d’un changement anticonstitutionnel de pouvoir.

<strong>La boîte de pandore</strong>
Cette ruse manifeste avec les principes de la CEDEAO, garants de la stabilité des États, a ouvert la boîte de Pandore des changements anticonstitutionnels de pouvoir par la voie des armes et a servi de pain béni aux régimes militaires qui s’en prévalent – à tort ou à raison – pour justifier chacun son pronunciamiento. Plus préoccupant, ces coups de force ont suscité des indignations à tête chercheuse. Les condamnations des coups de force ont connu des modulations stupéfiantes, selon qu’ils furent perpétrés à Conakry, Bamako, Ouagadougou ou Niamey.

Dans le cas emblématique du Niger, la CEDEAO est clairement apparue comme une institution régionale qui ne dispose guère de moyens pour faire respecter ses principes de bonne gouvernance, parce que, à l’instar de l’Union africaine (UA), elle est soumise aux injonctions de ses principaux bailleurs de fonds et des groupes d’intérêt qui ne sont pas africains.

Ce grand écart suicidaire a rendu inaudible la CEDEAO au fil des crises que ses États membres connaissent depuis une décennie. Après avoir fait un chemin louable vers un véritable projet de civilisation, la CEDEAO, à l’instar de l’Union africaine, n’est plus guère perçue que comme un tigre de papier, une institution supranationale réduite à tenir le magistère de la parole et de l’incantation sans incidence sur le réel. Ni le soutien ostensible de la France et de l’Union européenne ni le régime de sanctions drastiques et sans précédent n’ont fait reculer la junte au pouvoir à Niamey. Les rétropédalages récents de cette institution supranationale sont perçus comme une capitulation de fait et une incapacité structurelle de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest à assumer sa raison d’être.

<strong>Pas de défaitisme</strong>

Toutes les organisations multilatérales issues du système international actuel ont été traversées par des crises profondes. Lorsque, en 2005, les Français ont voté contre le traité constitutionnel européen, certains observateurs alarmistes ont conclu à l’échec du projet européen, parce que l’un des pays fondateurs, et non des moindres, s’en était désolidarisé. Jacques Chirac, alors aux affaires, eut la sagesse de rappeler que ce sont justement les différentes crises que l’Europe a connues, qui ont rendu possible le projet européen jusqu’à sa stabilité et sa solidité actuelles.

C’est pourquoi la CEDEAO doit tirer les enseignements de ses échecs, de ses erreurs d’appréciation, et s’affirmer durablement comme une organisation intergouvernementale ouest-africaine des peuples.

SOURCE: https://mondafrique.com/]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sortie de crise dans l’espace communautaire : Les femmes de la CEDEAO s’engagent à accélérer le processus</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sortie-de-crise-dans-lespace-communautaire-les-femmes-de-la-cedeao-sengagent-a-accelerer-le-processus-3048006.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 27 Dec 2023 15:41:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>A l’initiative de la Commissaire de la CEDEAO en charge du Développement humain et des Affaires sociales, Pr. Fatou Sow Sarr, un atelier de haut niveau s’est tenu à l’Hôtel Royal à Saly au Sénégal sur la Production de connaissances et de données sur "Femmes, Paix et Sécurité dans l’espace CEDEAO." Soutenu par la Fondation Mujeres por África, une organisation espagnole privée à but non lucratif, cet atelier a été facilité par Dr. Bakary Samb, Directeur régional du Timbuktu Institute.</em>

Du 19 au 21 décembre 2023, les Femmes de la Cédeao ont trouvé un cadre innovant et inclusif pour un dialogue constructif autour de leur implication dans la consolidation de la paix, la sécurité et la résolution des conflits. Grâce à une initiative portée par Pr. Fatou Sow Sarr, Commissaire de la CEDEAO en charge du Développement humain et des Affaires sociales et soutenue par Mujeres por Africa, un dialogue technique régional sur la production de connaissances et de données sur "Femmes, Paix et Sécurité dans l’espace CEDEAO" a été animé pendant trois jours, impliquant des actrices de premier plan.

De femmes d’envergure, témoins de l’histoire récente des conflits dans la sous-région ouest-africaine et même de l’Afrique centrale, ont pris part à cette rencontre. Ce dialogue technique a pu offrir un espace de concertation et d’échanges d’expériences sur divers axes qui devront déboucher sur des actions concrètes fondées sur un dialogue continu. L’atelier technique a pu réunir les experts de terrain et des chercheurs pour la génération de connaissances et la production de données sur les différents conflits, les modes d’intervention des femmes et les solutions apportées. Les expériences concrètes et les récits inédits de la contribution féminine à la paix et la sécurité ont inspiré la nécessité d’initier un dialogue politique avec les décideurs politiques pour orienter les politiques publiques en matière de Paix et Sécurité dans la région.

Selon Mme la Commissaire, Pr. Fatou Sow Sarr, ce dialogue technique avec les chercheurs et les organisations travaillant sur la question "Femmes, Jeunes, Paix et Sécurité" n’était qu’une action en prélude de diverses initiatives comme le dialogue social avec les communautés pour mieux appréhender les problématiques "Genre, Paix et Sécurité dans l’espace CEDEAO" et les réponses idoines qui devraient y être apportées.

<strong>Appel à la CEDEAO pour une meilleure implication des femmes dans la résolution des crises</strong>

Les participants, par la voix de l’Ambassadrice Oumou Sall Seck, de Mujeres porAfrica, non moins Présidente du Conseil d’administration de l’Observatoire du Genre au Mali (OGM), ont salué cette initiative sans précédent. Ils se sont félicités des pertinentes connaissances permettant d’établir la feuille de route du dialogue social. Ils ont longuement exprimé la nécessité de mettre en place une plateforme des structures fédératives, réseaux d’experts et de personnes ressources ayant des expériences avérées en matière de paix et sécurité. Ils ont appelé à un nouvel élan au niveau de la CEDEAO pour la meilleure implication des femmes dans la résolution des crises actuelles.

Les participants et participantes ont été sélectionné-e-s sur la base de leur expérience de recherche et de vécu sur la thématique «femmes, paix et sécurité» et qui pourraient alimenter le dialogue technique par des données probantes et des expériences enrichissantes.

Pour donner un continuum et une cohérence aux activités retenues du projet global, le dialogue technique a réussi à miser sur la bonne participation des pays où se tiendra le Dialogue avec les Communautés. Il s’agit, notamment, du Burkina, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de la Guinée Bissau, du Libéria, du Mali, du Niger et de la Sierra Léone.

Il faut rappeler que les experts sont venus d’Etats membres de la CEDEAO qui ont connu des conflits, de la Mano Rover Union, du G5 Sahel, de Mujeres Por Africa et d’Universités/instituts de recherche travaillant sur les problématiques "Femmes, Paix et Sécurité".  Dans une démarche inclusive basée sur l’apprentissage à travers les expériences, au-delà de l’Afrique de l’Ouest, l’expérience du G5 Sahel, du Soudan, de la RDC et du Burundi sera aussi mise à contribution pour enrichir les discussions.

Se déroulant dans un contexte régional complexe, l’Atelier visait, entre autres, la mise en place une plateforme des structures fédératives, autres réseaux d’experts et de personnes-ressources ayant des expériences avérées en matière de paix et sécurité. Cette plateforme permettra à la CEDEAO d'unir les forces de pensées et d’actions au service de la Paix et de la sécurité dans la Région.

La CEDEAO, faut-il le rappeler, a toujours érigé cette contribution des femmes dans la consolidation de la paix en priorité en s’appuyant sur des mécanismes tels que son Système d’Alerte Précoce ; son Conseil de Médiation et de Sécurité ; son Comité Femmes, Paix et Sécurité placé au niveau du Département Affaires Politiques, Paix et Sécurité ; les réseaux de la Société civile tels que le Réseau des Femmes de l’Afrique de l’Ouest pour la Paix et la Sécurité (REPSFECO) ; et des Instituts de formation tels que le Koffi Annan International Peacekeeping Training Centre.

Le Royaume d'Espagne, partenaire durable de la CEDEAO, a également adopté une politique étrangère féministe en s'engageant à soutenir l'autonomisation des femmes et des filles dans toute sa politique étrangère.

<strong>Correspondance particulière </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>A trois mois de la fin du délai promis à la CEDEAO : Que Doit faire Assimi Goita pour échapper à d’autres sanctions ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/a-trois-mois-de-la-fin-du-delai-promis-a-la-cedeao-que-doit-faire-assimi-goita-pour-echapper-a-dautres-sanctions-3047863.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Dec 2023 14:00:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’on s’achemine lentement mais sûrement vers la fin du délai souverainement fixé par les autorités maliennes à la CEDEAO, à savoir le mois de mars 2024 pour le retour à l’ordre constitutionnel avec l’élection d’un président de la République. Qu’il soit dit en passant, l’attitude clémente sur le cas du Mali que l’organisation sous régionale a adopté lors de son dernier sommet ordinaire, cache mal la volonté des chefs d’Etat de sanctionner les autorités maliennes pour leur posture. Sous embargo financier depuis les premières sanctions, la CEDEAO risque d’asphyxier davantage le Mali pour susciter la colère de sa population contre ses dirigeants. Le Président de la transition doit parer au plus presser pour éviter que le glaive de l’organisation sous régionale ne s’abatte encore sur les frêles épaules des Maliens qui broient déjà du noir depuis fort longtemps. Assimi Goita en est-il réellement conscient  et surtout capable d’un sursaut ? Ne doit-il pas sonner la fin de la division pour aller à un grand rassemblement des maliens afin de dégager un large consensus autour des objectifs clairs, réalistes et réalisables ? </em></strong>

A quelques encablures de la fin du délai imparti pour le retour à l’ordre constitutionnel au Mali, l’horizon est encore et toujours sombre. Les autorités maliennes ont même feint d’ignorer leur propre engagement en reportant les élections à une date ultérieure. Cette décision à la fois unilatérale et non consensuelle est loin de faire l’unanimité au sein de la classe politique et de la société civile. Ainsi pour éviter que d’autres sanctions ne soient prises contre le Mali par la CEDCEAO, il serait nécessaire pour Assimi Goita, en sa qualité de président de la transition, de rassembler tous les maliens autour d’un projet commun. Ce projet qui ne serait que pour le Mali, s’articulerait autour de deux axes majeurs, à savoir la fixation d’un délai raisonnable de la tenue des élections et les conditions dans lesquelles ces élections vont se dérouler pour éviter une crise pré et post électorales aux conséquences incommensurables. Le Mali est déjà empêtrée dans une profonde crise socio sécuritaire, donc il ne peut plus se donner le luxe d’en rajouter d’où cet appel à une union sacrée autour de lui pour le sauver de l’effondrement.

En froid avec tous ses voisins excepté le Niger et le Burkina Faso, et avec une bonne partie de la communauté internationale,  si le Mali devrait continuer dans cette posture il va beaucoup souffrir pour ne pas dire s’effondrer. Donc il est temps pour le Président de la transition le colonel Assimi Goita de sortir de cette posture et unilatéraliste pour sonner la fin de la division à l’interne et rassembler les maliens. C’est à ce prix qu’il trouvera une ébauche de solution et atténuera les effets de l’isolement et des sanctions contre le Mali. A la question de savoir si le Président Assimi Goita est conscient du danger qui guette le Mali et qui nécessite un grand rassemblement des forces vives du pays, la réponse est oui, car les faits parlent d’eux-mêmes et la situation est loin d’être reluisante au Mali. Si la grande majorité des maliens est fière des grandes prouesses réalisées dans le domaine sécuritaire, ils sont également très nombreux les maliens qui broient du noir et qui aspirent à un changement. Au regard des malaises sociaux, financiers et économiques le soutien à la transition ne pourrait être factice. Les maliens craignent beaucoup plus qu‘ils n’aiment le régime. La crainte d’expédition punitive en cas de manifestation est à la base du silence des maliens. Mais pour combien de temps encore ce harcèlement  et cette interdiction de manifester va durer quand on sait que la situation sociale va de mal en pire.

<strong><em>Assimi Goita ne doit-il pas sonner la fin de la division pour aller à un grand rassemblement des maliens afin de dégager un large consensus autour des objectifs clairs, réalistes et réalisables ? </em></strong>

Il est vraiment grand temps que le Président de la transition, père de la nation, sorte de son silence assourdissant pour sonner la fin de la division des maliens. Pour rappel les maliens sont catégorisés  en pro et anti transition. Ce rassemblement est tellement indispensable qu’il éviterait à notre pays de subir encore des lourdes sanctions de la part de la CEDEAO, car à l’unisson et avec des arguments convaincants l’organisation sous régionale ne va pas ajouter une crise à une autre. Pour que le Président de la transition réussisse son challenge il demeure nécessaire que des têtes tombent. Aujourd’hui  il est plus qu’indispensable de sortir de cette léthargie qui ne fait nullement progresser le Mali. Au-delà des discours esthétiques qui peints en blanc le bilan de la transition,  la réalité est toute autre. Pour donner à ce rassemblement toutes les chances de réussir il serait bon d’éviter  de faire la promotion d’un homme, mais plutôt chercher à sauver le Mali d’un effondrement certain. Si rassemblement il devrait y avoir, forcement il  doit s’articuler autour d’objectifs clairs réalistes et réalisables  et cela dans un délai raisonnable. Le Président  de la transition Assimi Goita est aujourd’hui le seul à pouvoir rassembler, car il serait le seul à jouir d’une certaine confiance de la part de la classe politique et de la société civile. Le plutôt serait le mieux, car le Mali s’approche de la date fatidique du 26 mars celle de la probable investiture du nouveau président démocratiquement élu, selon le chronogramme préalablement établi par les autorités et proposé à la CEDEAO.

En définitive, il est grand temps de sortir de la période exceptionnelle dans laquelle le coup d’Etat a plongé le Mali. Cette période exceptionnelle n’a que trop duré avec des conséquences très graves sur la vie des maliens. Assimi Goita est interpellé et même  fortement interpellé pour qu’il sonne le glas de la grande torpeur dans laquelle les maliens sont plongés.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO et l’Occident n’ont pas réussi à isoler le Niger, considère cet analyste béninois</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-et-loccident-nont-pas-reussi-a-isoler-le-niger-considere-cet-analyste-beninois-3047691.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-et-loccident-nont-pas-reussi-a-isoler-le-niger-considere-cet-analyste-beninois-3047691.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 23 Dec 2023 17:41:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Les sanctions imposées par la CEDEAO envers les nouvelles autorités militaires à Niamey, sont inefficaces, estime auprès de Sputnik Afrique un analyste béninois. Il revient sur les raisons profondes des coups d’État au Sahel, à savoir au Mali, au Burkina Faso et au Niger, survenus ces dernières années.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Affichée récemment, la volonté du Bénin de renouer avec le Niger "est une très bonne chose" pour les deux pays, développe Modeste Dossou, analyste et chroniqueur béninois.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Plus ces pays de la sous-région sont divisés, plus ces pays ne peuvent pas s'entraider et trouver les solutions aux problèmes de sécurité, de paix et de développement", indique l’expert.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1064269143" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20231223/la-cedeao-et-loccident-nont-pas-reussi-a-isoler-le-niger-considere-cet-analyste-beninois-1064269143.html?share-block=1064269145" data-title="&quot;Plus ces pays de la sous-région sont divisés, plus ces pays ne peuvent pas s'entraider et trouver les solutions aux problèmes de sécurité, de paix et de développement&quot;, indique l’expert. "></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Modeste Dossou critique la politique de la CEDEAO envers le Niger. Composée de menaces, de pressions et de sanctions, elle a été un échec total. "Il faut comprendre que les tentatives d'isoler les pays, surtout les pays du Sahel, pour qu'ils reviennent à de meilleurs sentiments en ce qui concerne les pays occidentaux surtout, n'ont pas marché", ajoute l’analyste.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h3">
<h3 id="1064269143-1" class="article__h2">"Échec cuisant" des opérations occidentales antiterroristes au Sahel</h3>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">L'analyste revient sur les raisons profondes des coups d’État au Sahel, à savoir au Mali, au Burkina Faso et au Niger, survenus ces dernières années.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Je pense que déjà il faut se rendre à l'évidence que c'est une question sécuritaire", dévoile Modeste Dossou en rappelant que "les peuples ont soutenu les militaires au pouvoir à chaque fois".</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1064269143" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20231223/la-cedeao-et-loccident-nont-pas-reussi-a-isoler-le-niger-considere-cet-analyste-beninois-1064269143.html?share-block=1064269149" data-title="&quot;Je pense que déjà il faut se rendre à l'évidence que c'est une question sécuritaire&quot;, dévoile Modeste Dossou en rappelant que &quot;les peuples ont soutenu les militaires au pouvoir à chaque fois&quot;. "></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
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<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Selon lui, avant les opérations antiterroristes menées par les Occidentaux, "il y avait à peine quelques attaques au Sahel".</div>
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<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">"Les différentes forces Barkhane, Takuba, c'était carrément un échec cuisant parce que non seulement le terrorisme a augmenté, mais le terrorisme s'est étendu vers d'autres pays, même dans les pays côtiers comme le Bénin par exemple", constate l’expert.</div>
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<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Par conséquent, les coups d'État militaires aux pays sahéliens "ne sont plus des actes isolés, mais c'est peut être une certaine expression d'une certaine aspiration du peuple"</div>
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<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

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<title>64ieme session ordinaire du sommet des chefs d’états et de gouvernements de la CEDEAO à Abuja :  Une nouvelle opportunité de dialogue s’offre aux autorités  Maliennes</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/64ieme-session-ordinaire-du-sommet-des-chefs-detats-et-de-gouvernements-de-la-cedeao-a-abuja-une-nouvelle-opportunite-de-dialogue-soffre-aux-autorites-maliennes-3047064.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Dec 2023 00:01:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cet énième sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest dans la capitale politique du Nigéria semble être une aubaine pour les autorités de transition au pouvoir, au Mali, au Burkina et au Niger, car en plus de la levée de l’interdiction de voyager dans l’espace CEDEAO, pour les présidents et les premiers ministres,  une nouvelle  porte  celle de l’espoir pour la reprise de dialogue entre l’organisation sous régionale et les différents pays en général et entre elle et  le  Mali en particulier, s’ouvre. Une véritable aubaine  pour Assimi Goita qui a désormais l’occasion de se rapprocher de ses voisins. Il doit saisir cette opportunité pour améliorer ses relations avec ses pairs de la CEDEAO, mais aussi se montrer coopératif pour une issue heureuse de sa transition, qui fait l’objet de toutes les supputations. Pour rappel le Mali sur le banc des accusés de l’organisation régionale  après le deuxième coup d’Etat, celui qui a renversé le colonel à la retraite Bah N’Daou. Sanctions et isolement au sein de l’organisation ont été infligés aux autorités maliennes. Avec cette souplesse, le Mali a l’occasion de se ressaisir pour prendre langue avec la CEDEAO afin de dissiper tous les malentendus, convenir d’un chronogramme négocié  et raisonnable pour ensuite se projeter dans le futur. Assimi Goita va-t-il enfin saisir cette main tendue de la CEDEAO ? Va-t-il desserrer l’étau de son entourage autour de lui pour s’ouvrir au monde ?</em></strong>

Alors qu’on s’attendait à des nouvelles sanctions contre le Mali ou tout au moins à des critiques virulentes contre les autorités de la transition qui ont unilatéralement reporté les élections donc de facto prolonger le délai de la transition, c’est plutôt le contraire que l’on a constaté. La CEDAO a été on ne plus clémente contre le Colonel Assimi Goita et lui a même tendu une perche pour qu’il intègre la grande famille sous régionale. Tous les grands analystes politiques s’accordent à dire que cette posture de la CEDEAO loin d’être un aveu d’incompétence encore moins une capitulation, est tout simplement un changement de paradigme et d’approche afin de préserver l’unité et la cohésion au sein de l’espace. En effet, il revient au chef de l’exécutif malien, en l’occurrence le Président de la transition, chef de l’Etat, le colonel Assimi Goita de saisir cette opportunité et d’affirmer son leadership en brisant le mur de méfiance et de défiance avec la CEDEAO pour améliorer les relations du Mali avec l’organisation régionale. Le Pays de Modibo Keita souffre véritablement de son isolement diplomatique de sa léthargie économique et a besoin également  de soutien pour endiguer les fléaux  comme le terrorisme. Il est plus que temps d’alléger  les souffrances et tous les poids de la crise sociale qui pèsent sur les frêles épaules d’un peuple qui ne demande seulement qu’un mieux-être.

<strong><em>Assimi Goita va-t-il enfin saisir cette main tendue de la CEDEAO ? </em></strong>

Il est grand temps de sortir des discours politiques et des grandes théories au relent populiste  et de dire la réalité au peuple qui a non seulement  soutenu les autorités de la transition dans leur combat pour la souveraineté, mais aussi et surtout qui paie un prix fort dans cette crise. Incontestablement notre brouille avec l’organisation sous régionale a eu des impacts négatifs sur  tous les secteurs socioéconomiques du pays. Dès lors que la CEDEAO s’est montrée disposée à dialoguer avec les autorités, il n y a pas de raison que le Président de la transition le Colonel Assimi  Goita ne saisisse cette opportunité pour se rapprocher de ses voisins.  Il y a intérêt tout comme le Mali, car le peuple commence à en avoir assez de cette situation qui relèverait  beaucoup plus de l’orgueil  que d’une logique politique. Ni l’AES encore moins la création d’une nouvelle monnaie  commune de cette Alliance des Etats du Sahel ne saurait ébranler les fondements de la CEDEAO qui est un véritable outil d’intégration économique qui a été porté sur les fonts baptismaux il plus 40 ans. Assimi Goita doit également penser à l’après pouvoir, surtout pour un jeune comme lui qui a non seulement  son avenir devant lui, mais aussi et surtout qui a des ambitions. Donc il a encore une opportunité à saisir pour non seulement redorer son blason, mais  sortir son pays de l’isolement.

<strong><em>Va-t-il desserrer l’étau de son entourage  autour de lui pour s’ouvrir au monde ?</em></strong>

Sachant bien qu’il est le premier responsable du pays et que le bilan est d’abord le sien avant d’être collectif, donc il doit desserrer l’étau de son entourage, voir s’affranchir de son emprise pour aborder les autres chefs d’Etat de la sous-région. Pour rappel le Président Russe Vladimir Poutine qui est aujourd’hui le nouvel allié des trois pays en transition militaire, n’a jamais rompu le dialogue avec l’occident malgré qu’il soit en guerre contre lui via l’Ukraine. Il a  aussi maintenu des bonnes relations économiques avec tout  le monde d’où la bonne santé de son économie même en pleine guerre. Assimi Goita doit alors s’inspirer de ce bel exemple de Poutine pour renouer le fil du dialogue avec tout le monde surtout pour un pays sans littoral comme le Mali. Qu’il sache que c’est lui qui répondra devant le tribunal de l’histoire, pas son premier ministre encore moins son ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, les deux qui le suppléent sur le plan diplomatique.

En somme, que les autorités maliennes comprennent que le clin d’œil diplomatique que la CEDEAO vient de faire à Assimi Goita et à Choguel K Maiga n’entame en rien la détermination de l’organisation sous régionale qui demeure intransigeant sur la tenue des élections pour sortir de cette situation exceptionnelle. Ce n’est ni un chèque en blanc encore moins une complaisance, mais un changement de méthodologie et d’approche pour mieux gérer les crises dans l’espace.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transition courte au Niger :  Les conditions de la Cédéao</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/transition-courte-au-niger-les-conditions-de-la-cedeao-3046940.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 16 Dec 2023 20:23:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A l’issue du 64e sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cédéao, les dirigeants ouest-africains ont ouvert la voie à un allégement des sanctions au Niger à condition que la Transition soit la plus courte avant un retour des civils au pouvoir.</em></strong>

Les sanctions économiques et commerciales imposées par la Cédéao à la suite du renversement de Mohamed Bazoum touchent de plein fouet la population nigérienne. Ces sanctions ne cessent d’engouffrer le Niger dans une situation économique de plus en plus difficile, réduisant ainsi  ses perspectives de reprise.

Des sanctions qualifiées par certains économistes de "très dures" envers le Niger au regard du contexte économique et alimentaire très chaotique que traversent les pays de la sous régionale.

Mais en marge de la 64e session ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cédéao le week-end dernier à Abuja, les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest ont ouvert la voie à un allégement des sanctions à condition que le général de brigade Abdourahamane Tchiani accepte une courte Transition avant le retour des civils au pouvoir.

Cette annonce ou proposition de la Cédéao d’une Transition courte au Niger dénote que les dirigeants de l’organisation sous-régionale qui au départ avaient bandé les muscles contre le Niger, veulent changer de fusil d’épaule en suivant les traces des Etats-Unis qui ont reconnu les militaires de Niamey avec l’accréditation de la nouvelle ambassadrice américaine dans le pays.

Aujourd’hui, la Cédéao ne demande plus le retour au pouvoir du président renversé, Mohamed Bazoum. Néanmoins, elle exige sa libération pour qu’il puisse se rendre dans le pays de son choix.

Une mission avec à sa tête les présidents du Togo, du Bénin et de la Sierra Leone est attendue à Niamey avant Noël, selon nos sources.

Reste à savoir si le général de brigade Abdourahamane Tchiani va accepter la proposition Cédéao pour le bien des Nigériens asphyxiés par ces sanctions de presque cinq mois.

<strong>Ousmane Mahamane</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>La CEDEAO a reconnu le renversement de Bazoum</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-a-reconnu-le-renversement-de-bazoum-3046772.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 Dec 2023 09:39:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Quatre mois et demi après que des militaires ont renversé le Président Mohamed Bazoum, la communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest a acté officiellement le coup d'État au Niger.

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest a annoncé jeudi qu'elle avait suspendu le Niger de tous les organes de décision du bloc régional à partir du 10 décembre, après avoir reconnu que le gouvernement du pays avait été renversé par un coup d'État il y a plus de quatre mois.

"Jusqu'à sa 64-ème session ordinaire tenue le 10 décembre 2023, la Conférence des Chefs d'État et de gouvernement voyait dans la situation survenue au Niger une tentative de coup d'État, et considérait toujours Mohamed Bazoum comme le Président de la République du Niger, Chef de l'État", a indiqué l'organisation régionale dans un communiqué rendu public jeudi.

"Du fait de cette position, le Niger n'était pas suspendu des organes de décision de la CEDEAO et les membres du gouvernement de M. Bazoum étaient habilités à représenter le Niger aux réunions statuaires de la CEDEAO", a expliqué la même source.

"Le Sommet du 10 décembre a reconnu que le gouvernement de Mohamed Bazoum avait été effectivement renversé par un coup d'État militaire. Par conséquent, à compter du 10 décembre 2023, le Niger est suspendu de l'ensemble des organes de décision de la CEDEAO, jusqu'au rétablissement de l'ordre constitutionnel dans le pays", a ajouté le communiqué.

À l'issue du sommet de dimanche à Abuja, la CEDEAO a maintenu ses sanctions économiques et financières imposées au Niger, conditionnant leur allègement à une "transition courte" notamment.

<strong>Prise du pouvoir par les militaires au Niger</strong>

Le 26 juillet, un groupe d'officiers de la Garde présidentielle a annoncé la destitution du Président Mohamed Bazoum. Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), dirigé par le commandant de la garde Abdurahmane Tchiani, a été créé pour gouverner le pays.

Fin juillet, suite à un coup de force à Niamey, la CEDEAO a imposé des sanctions économiques contre le Niger. Les sanctions économiques ont entraîné une pénurie de médicaments, une hausse des prix alimentaires et des coupures d’électricité au Niger.

<strong>Sputnik Afrique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO et  pays en crise :    Un  consensus est&#45;il possible pour le chronogramme électoral ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-et-pays-en-crise-un-consensus-est-il-possible-pour-le-chronogramme-electoral-3046690.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Dec 2023 09:07:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'organisation sous-régionale, la CEDEAO a tenu son sommet ce week-end pour se pencher sur la situation des pays en crise. Il s'agit bien sûr du Burkina Faso, de la Guinée et du Mali et du  Niger. Ces Etats  sont en désaccord avec l’organisation sous-régionale, suite au renversement des Chefs d’Etat  « élus démocratiquement ». La CEDEAO n'avait pas hésité de mettre en œuvre des textes sanctionnant ces différents pays. L'embargo  économique et financier  a été  l'une des sanctions les plus sévères sanctions qu’il leur a infligées.

Toutefois, les négociations et autres contacts demeurent maintenus entre la CEDEAO et les pays concernés. Une  meilleure  évolution des différents chronogrammes,  pourrait aider à ce qu’un  consensus soit trouvé entre les parties. Le cas Mali se précise positivement dans la mesure où  l'une de ses principales priorités a été atteinte. En effet, la question du retour de l'État au nord était au centre des préoccupations majeures des autorités de la Transition. Retrouver l'entièreté du territoire national pour y imposer l'autorité de l'État, était devenu la condition sine qua none pour que les élections se tiennent. C'est désormais  chose faite avec la libération de la région de Kidal. Ce  qui a débouché sur la nomination d'un nouveau gouverneur.

L'équation était que, les élections pouvaient-elles se faire dans un pays où une partie du territoire n'est pas sous le contrôle de l'État ? L'horizon est désormais éclairé et la possibilité de la tenue des élections est désormais envisageable.  Les autres pays, pourraient sûrement emboîter les pas au Mali. Où un nouveau  chronogramme pourrait être proposé avec la bonne intention de retourner à l'ordre constitutionnel normal.

Si  un  consensus venait à être  trouvé entre la CEDEAO  et les pays en crise, ces derniers pourraient organiser des élections générales pour un retour à l’ordre constitutionnel. Cela pourrait énormément les aider à se pencher   sur le  vrai développement et sortir de la sphère des crises avec leurs conséquences fâcheuses.

&nbsp;

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politque</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>AES : l’épée de Damoclès de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/aes-lepee-de-damocles-de-la-cedeao-3046614.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Dec 2023 01:49:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Lors du 64è sommet de la CEDEAO tenu à Abuja, le président nigérian, Bola Ahmed Tinudu, a tiré à boulets rouges sur l’Alliance des Etats du Sahel (AES) mise sur les fonts baptismaux par le Mali, le Niger et le Burkina Faso pour en faire une union économique voire monétaire dans la même zone. Selon le président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, « <em>l’AES est <strong>une </strong><strong>tentative fantôme de détourner l’attention de notre quête mutuelle de démocratie et de bonne gouvernance</strong></em><strong> ». Il a, par ailleurs estimé que la CEDEAO est disposé à renouer le dialogue avec les régimes militaires sur la base de transitions raisonnables. Bola Tinudu qui ne  voit pas d’un bon œil la création de l’AES, n’est pas seul. Au sein de la CEDEAO, plusieurs de ses pairs n’ont pas aimé ce qui s’apparente pour eux à une organisation communautaire dans une autre. Un doublon qui risque fort de mettre en péril les intérêts de l’organisation sous régionale. </strong>

<strong>Niger : le chantage de la CEDEAO</strong>

Alors que les autorités nigériennes font des pieds et des mains pour la levée des sanctions économiques de la CEDEAO qui frappe de plein fouet les populations, le sommet de dimanche dernier à Abuja a remis ça. Même si la CEDEAO semble lâcher du lest en proposant à la junte nigérienne au pouvoir une transition courte mais avec comme condition sine qua non la libération de Mohamed Bazoum et sa famille détenus par la junte depuis le 26 juillet dernier, date de son éviction. En revanche, pour la junte, cette ouverture de la CEDEAO, ressemble fort à un chantage de mauvais goût. Dans une interview en langues nationales (zarma et haoussa) et en français accordée à la télévision nationale samedi, le chef de la junte, le Général Abdramane Tiani a estimé que deux jours après le coup d’Etat, la famille de Bazoum a été libérée. Mais ce dernier aurait refusé toute libération de son épouse et de son fils si lui-même n’est pas libéré. En attendant les démarches des médiateurs désignés par la CEDEAO auprès du Niger, les militaires de la junte ne se font aucune illusion sur le fait que l’organisation sous régionale est manipulée par une puissance occidentale qui voit ses intérêts menacés au Niger avec le départ de Bazoum. Le Général Tiani n’a pas porté de gans pour le dire lors de son interview.

<strong>CEDEAO : Patrice Talon bientôt dépêché au Mali</strong>

L’une des conclusions qui ont sanctionné le huit clos des chefs d’Etat du 64è sommet de la CEDEAO est la levée de l’interdiction de voyage du président de la Transition malienne, Assimi GOITA et de son Premier ministre Choguel MAIGA. Un non-événement apparemment pour le gouvernement malien qui voit certainement en cette décision un autre lâchage de lest d’une CEDEAO engluée dans ses propres contradictions. Et cerise sur le gâteau, le président Patrice Talon est désigné pour une mission commando au Mali, dans les jours à venir. En effet, il faut craindre de ce voyage de Talon, le refus une fois de plus des autorités de la Transition malienne de le recevoir au bord du Djoliba.

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sommet de la CEDEAO :  Le rendez&#45;vous d&amp;apos;Abuja avait pour but de sauver la tête de la CEDEAO &amp;quot; dixit Mohamed Cherif Haidara</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sommet-de-la-cedeao-le-rendez-vous-dabuja-avait-pour-but-de-sauver-la-tete-de-la-cedeao-dixit-mohamed-cherif-haidara-3046456.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Dec 2023 01:45:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis le plateau de Renouveau TV, le leader du CSDM a fait un diagnostic sans complaisance de l'instance communautaire qu'il estime être aux abois. Perdu des radars pour un long séjour à l'étranger dont une tournée aux USA, Cherif est réapparu. C'était lors de l'émission Regards Croisés où il s’est illustré par une démonstration sur les dessous de la conférence des chefs d'États.
Fraîchement arrivé du Niger, il dit y être revenu avec l’impression l'état d’une sérénité et d’une confiance chez les Nigériens, en dépit des sanctions qu’ils subissent. C’est la résilience de la population qui fait dire à cet observateur averti que La CEDEAO est menacée d'une dislocation avec la fronde déclenchée par les pays de l'AES.  Il ne manquera pas de fustiger au passage la France pour son refus de reconnaître l'actuel pouvoir de Niamey alors que les Chinois, les USA, la Russie et l'Angleterre en ont une opinion différente. Une réalité géopolitique à prendre en compte pourtant, aux yeux du président du CSDM, qui rappelle que le quatuor a vu ses hauts représentants recevoir le général Abdramane Tiani. Comme quoi, les 4 des 5 détenteurs du droit de veto reconnaissent le pouvoir nigérien avec pour illustration l'ambassadrice des USA qui a prêté serment afin de siéger à l'ambassade située à Niamey. Mr Haidara a révélé que le département d'État américain à la diplomatie a envoyé sa 2ème personnalité au sommet de la CEDEAO. Ce qui tient d’une logique dans la mesure où les États Unis font partie de la médiation du Niger auprès de la communauté internationale.

Concernant le Togo, Mohamed Cherif fait remarquer que Faure Gnassimgbe devrait aller à Niamey mais a choisi de marquer le coup en recevant le Général Tiani. Un coup de com politique afin de faire le buzz pour réaffirmer son leadership dans la résolution des conflits régionaux. "Si la CEDEAO reste dans une posture de fermeté, le trio Mali-Niger-Burkina démissionnera. Les pays de l'AES ont compris l'importance de leur intégration qui met mal à l'aise la région. Le déplacement de Tiani à Bamako et Ouaga ainsi que son message de discipline aux nigériens du Mali ont marqué l'opinion de l'espace communautaire. Ce sommet avait pour but de sauver la tête de la CEDEAO" a enfoncé la figure de la diaspora. Pour clore, celui qui fera parler de lui avec ce retour au pays natal dira qu’on n’a pas besoin de faire les sciences politiques pour voir que les 4 géants du monde aux Nations Unies ont validé le CNSP.  Autrement dit, la CEDEAO n'a pas intérêt à ramer à contre-courant alors que les tombeurs de Mohamed Bazoum sont prêts à tout pour affirmer leur souveraineté.

<strong>I KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>64 eme Sommet à Abuja : La CEDEAO lâche du lest</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/64-eme-sommet-a-abuja-la-cedeao-lache-du-lest-3046453.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Dec 2023 01:32:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Fortement attendu et annoncé comme un rendez-vous décisif, le sommet ordinaire de la CEDEAO a finalement vécu hier dimanche 10 décembre au Nigeria dont le président, Bola Ahmed Bola, assure la présidence de la conférence des chefs d’Etat. L’ensemble des conclusions n’était pas disponible au moment où nous mettions sous presse mais on note un clin au strict minimum dans le sens d’une normalisation avec les autorités maliennes, tandis que la fermeté reste de rigueur pour le Niger avec un dégel conditionné au sort du président renversé Mohamed Bazoum.

La Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, au lendemain de velléités marginalistes des trois pays en transition de la zone CFA, était sans doute l’occasion de mettre sur la table le cas de l'internationale putschiste désormais constituée en Alliance des États du Sahel AES. Face à ce contexte crucial, les dirigeants de sous-région - ou du moins la majorité encore épargnée par la vague des renversements - a abordé les sujets brûlants avec un semblant de stand-by. Pour le Mali où un pacte électoral a encore cours avec la CEDEAO, il semble que la Conférence n’ait pas pris en compte la décision unilatérale des autorités de Transition chambouler le calendrier électoral. Ainsi, alors qu’un durcissement des sanctions était redouté par l’opinion, les chefs d’Etat se sont plutôt prononcés dans le sens de la conciliation avec la levée des restrictions de voyage précédemment infligées au président et au Premier ministre de transition. Autant dire, en définitive, que l’atmosphère de la prochaine CAN en Côte d’Ivoire ne sera pas affectée outre mesure par les hostilités avec ce pays voisin dont l’équipe nationale y participe.

L’attitude de la CEDEAO est différente avec le Niger. En plus du maintien des sanctions contre le régime de Niamey, l’institution sous-régionale maintient également suspendu le glaive d’une possible intervention armée. Pour Niamey, l’ouverture d’une fenêtre de normalisation reste conditionnée au sort de Mohamed Bazoum que la junte au pouvoir rechigne à libérer depuis sa destitution. Pour l’amener à bouger les lignes sur la question les sanctions et les menaces d’intervention armée sont désormais combinées avec une nouvelle démarche diplomatique. Le sommet a ainsi décidé de recourir aux services d’une troïka présidentielle constituée des présidents du Bénin, Patrice Talon, du Togo, Faure Gnassingbé, ainsi que de Guinée-Bissau, Umaro Sissoko Embalo. Il leur est assignée la tâche de reprendre langue avec Abderrahmane Tiani pour envisager avec la junte qu’il dirige les modalités d’élargissement du président renversé ainsi que celles d’un retour à l’ordre constitutionnel par une Transition aussi courte que possible. C’est dire que le retour du président Bazoum aux affaires ne pèse plus dans la balance.
Cette posture moins rigide s’annonçait en filigrane dans les conclusions d’une certaine commission de médiation à l’échelle ministérielle, dont le rapport respire une atmosphère moins hostile avec les pays en Transition, en dépit de leur tendance à se soustraire de leurs engagements politiques vis-à-vis de la CEDEAO. Les mêmes relents se dégageaient de l’allocution du président de la Conférence des chefs d’Etat, Bola Ahmed Tinubu, à l’ouverture des travaux du 64 eme Sommet. Tout en insistant sur l’intégration des systèmes démocratiques et de gouvernance comme fondent la construction et l’épanouissement de l’espace communautaire, le président nigérian n’a pas fermé totalement la porte au dialogue. Il a notamment concédé la disponibilité de l’institution sous-régionale à engager des négociations avec les régimes militaires des schémas de sauvegarde de démocratie à travers des transitions réalistes et courts. Dans la foulée, Bola Ahmed Tinubu n’a pas omis d’évoquer l’avènement de l’AES qu’il a qualifié d’initiative fantôme destinée à détourner la sous-région de sa quête de démocratie et de bonne gouvernance. C’est peut-être pourquoi l’initiative du trio Mali-Niger-Burkina est apparue comme un non-événement dans les conclusions du sommet.

<strong>A. KEÏTA</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Afric’Actu : La survie de la Cédéao en jeu !</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/africactu-la-survie-de-la-cedeao-en-jeu-3046375.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/africactu-la-survie-de-la-cedeao-en-jeu-3046375.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 13:30:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À l'issue d'une rencontre, mercredi dernier à Abidjan, entre le Chef de l'Etat ivoirien, Alassane Dramane Ouattara et le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, il a été décidé qu’un sommet se tienne hier dimanche, 10 décembre. En effet, la rencontre a bel et bien eu lieu, mais en l’absence de quatre pays membres - le Mali, le Burkina Faso, le Niger et la Guinée- dirigés par des Transitions militaires.

Si, officiellement, l’objectif était d’évaluer les avancées ou les manquements des pouvoirs transitoires dans ces Etats, de nombreux observateurs politiques  estiment que la levée ou non des sanctions économiques et financières contre le Niger constituait la quintessence de ce sommet. Une chose est certaine,   c’est la survie même de la CEDEAO qui est en jeu, certains de ses membres  ayant décidé de s’assumer parce que sentant poussés vers la sortie : le Burkina Faso, le Mali et le Niger, regroupés au sein de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) !

Leurs ministres étaient récemment en conclave à Bamako pour explorer les pistes de réflexion relatives à des domaines régaliens qui puissent favoriser  l’intégration économique et monétaire des trois états.  A travers  cela, les pays de l’AES ont envoyé un signal fort aux douze autres pays membres de la Cédéao. En d’autres termes, à Bamako, l’AES (qui a déjà pris corps et âme) a décidé d’anticiper sur le sommet de la Cédéao. Elle a clairement affiché son  intention de se retirer, définitivement, et de la Cédéao, et de l’U.e.m.o.a - Union économique et monétaire ouest-africaine. Et si cela advenait, elle fragiliserait incontestablement les deux organisations sous-régionales ouest-africaines.

Afin de  pouvoir retenir  les pays  de l’AES,  le président de la Commission  de la Cédéao a récemment effectué un déplacement au Burkina Faso pour proposer, à travers le Capitaine Ibrahim Traoré, à chacun pays de l’AES, une contribution financière de 1,9 milliard FCFA  dans leur lutte contre le terrorisme. Un geste de solidarité communautaire qui a tardé à se manifester à l’égard de pays subissant les affres du terrorisme international depuis plus d’une décennie ! Sacrée Cédéao ! Au plus profond de la double crise sécuritaire et politique, elle critiquait, intimidait, sanctionnait ces trois membres. A présent que ces pays affectés parviennent à trouver leur chemin grâce à de nouveaux partenariats, c’est ce moment que choisit l'organisation pour leur proposer son aide.

En tous les cas les forces de Défense et de Sécurité de l’AES ne cessent de multiplier les victoires sur les forces du mal depuis le renvoi des troupes françaises de leurs  pays respectifs. Ils sont aidés en cela en cela par de pays partenaires plus sincères et crédibles. Qui leur fournissent des matériels  logistiques de dernière génération, notamment des vecteurs aériens très performants.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Sommet de la CEDEAO : Bola Ahmed Tinubu s’élève contre l’Alliance des États du Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sommet-de-la-cedeao-bola-ahmed-tinubu-seleve-contre-lalliance-des-etats-du-sahel-3046362.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 11:25:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- Une "tentative fantôme de détourner l’attention de notre quête mutuelle de démocratie et de bonne gouvernance", estime le président nigérian.</strong>

Le président nigérian, par ailleurs président en exercice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), s'est élevé dimanche contre l’Alliance des États du Sahel, pacte de défense mutuelle conclu entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso en septembre dernier.

C'est ce qui ressort de l'allocution d’ouverture de Tinubu du 64e sommet de la CEDEAO tenu à Abuja, lors de laquelle il a exhorté les dirigeants et chefs de gouvernement ouest-africains à donner la priorité à la bonne gouvernance," car elle sert de catalyseur à la transformation et au développement socio-économiques".

Le président en exercice de la CEDEAO s'est élevé contre "la tentative de certains pays sous régime militaire de créer une Alliance des États du Sahel". Une "tentative fantôme de détourner l’attention de notre quête mutuelle de démocratie et de bonne gouvernance qui aura un impact sur la vie de nos peuples", selon Tinubu, indique un communiqué publié ce dimanche soir sur le site officiel de l'organisation ouest-africaine.

Bola Ahmed Tinubu a réaffirmé que la CEDEAO est toujours déterminée à renouer le dialogue avec les pays sous régime militaire "sur la base de plans de transition réalistes et courts qui peuvent assurer la démocratie et la bonne gouvernance". "De notre côté, nous devons être prêts à leur fournir un soutien technique et matériel, afin d’assurer la réalisation de ces objectifs stratégiques", a-t-il précisé.

En ce qui concerne les récents troubles en Sierra Leone et en Guinée-Bissau, le président nigérian "a demandé aux autres dirigeants de prêter attention à la protection de la démocratie, réitérant la tolérance zéro de la CEDEAO à l’égard des changements anticonstitutionnels de gouvernement".

''En assurant une bonne gouvernance qui s’attaque aux défis de la pauvreté, de l’inégalité et d’autres préoccupations de la population, nous aurions réussi à nous attaquer à certaines des causes profondes de l’intervention militaire dans les processus civils dans notre région'', a-t-il insisté.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sommet de la CEDEAO : le président du Nigeria, Bola Tinubu appelle à la bonne gouvernance et à la démocratie pour éviter les coups d’État</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sommet-de-la-cedeao-le-president-du-nigeria-bola-tinubu-appelle-a-la-bonne-gouvernance-et-a-la-democratie-pour-eviter-les-coups-detat-3046315.html</link>
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<pubDate>Sun, 10 Dec 2023 22:50:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La 64e session ordinaire de l'Autorité de la CEDEAO des chefs d'État et de gouvernement a débuté le dimanche 10 décembre au Palais présidentiel d'Abuja, au Nigeria.</em></strong>

Dans sa déclaration d'ouverture, S.E. Bola Ahmed Tinubu, le Président de l'Autorité de la CEDEAO des chefs d'État et de gouvernement et Président de la République fédérale du Nigeria, a exhorté les dirigeants et chefs de gouvernement ouest-africains à donner la priorité à la bonne gouvernance au service du peuple, car elle constitue un catalyseur pour la transformation socio-économique et le développement.

"En assurant une bonne gouvernance qui s'attaque aux défis de la pauvreté, de l'inégalité et d'autres préoccupations de la population, nous aurions réussi à traiter certaines des causes profondes de l'intervention militaire dans les processus civils de notre région", a-t-il souligné.

Il a insisté sur le fait que l'objectif de la CEDEAO d'atteindre une région entièrement intégrée ne peut se réaliser sans paix, sécurité et stabilité, déclarant : "C'est pourquoi la région, dès 2001, a reconnu la démocratie comme la seule forme de gouvernance capable de favoriser le développement, l'inclusion et le bien-être social de notre population. C'est sur cette base que la région d'Afrique de l'Ouest est devenue la première partie du continent à embrasser pleinement la démocratisation, en établissant des cadres complets avec des protocoles juridiques qui mettent l'accent sur le respect de la démocratie, de la bonne gouvernance, des droits de l'homme et de l'État de droit.”

Le Président de la CEDEAO a ajouté qu'il était dans le prolongement de cet objectif que les dirigeants ont adhéré aux protocoles et aux conditions stipulant des "mesures punitives spécifiques à prendre contre tout État membre optant pour un changement inconstitutionnel de gouvernement".

Il a réaffirmé l'engagement de la CEDEAO à rétablir des liens avec les pays sous régime militaire sur la base de plans de transition réalistes et courts capables de garantir la démocratie et la bonne gouvernance. "De notre part, nous devons être prêts à leur fournir un soutien technique et matériel pour assurer la réalisation de ces objectifs stratégiques".

Le Président de la CEDEAO a qualifié la tentative de certains pays sous régime militaire de créer une Alliance des États du Sahel de "tentative fantôme visant à détourner l'attention de notre quête commune de démocratie et de bonne gouvernance qui aura un impact sur la vie de notre population".

Concernant les récentes perturbations en Sierra Leone et en Guinée-Bissau, le Président de la CEDEAO a appelé les autres dirigeants à veiller à la protection de la démocratie, réitérant la tolérance zéro de la CEDEAO face aux changements inconstitutionnels de gouvernement.

"Je demande à chacun de nous de rester fort et fortement engagé face à tout défi en Sierra Leone et en Guinée-Bissau. Le message doit être clair : nous soutenons un gouvernement démocratiquement élu, pas un exercice inconstitutionnel.”

Le Président de la Commission de la CEDEAO, S.E. Dr. Omar Alieu Touray, a informé le sommet que, conformément aux dispositions du protocole de la CEDEAO, la Commission a autorisé les pays sous régime militaire à accéder à des fournitures médicales et humanitaires dans l'intérêt de la population.

Cependant, a-t-il déclaré, "les rapports des agences humanitaires montrent que les autorités militaires ont entravé l'accès humanitaire."

Il a signalé des violations des sanctions imposées aux pays concernés en raison d'un important mouvement d'argent par des individus à travers les frontières, d'un volume élevé de marchandises en transit par le Burkina Faso pour atteindre le territoire du Niger et de la contrebande à travers des frontières poreuses et des voies navigables intérieures.

Le Président de la Commission de la CEDEAO a déclaré que la Commission avait signé plusieurs accords de financement avec des partenaires de développement, dont sept accords avec l'Union européenne couvrant les domaines du commerce, de la migration, de l'énergie et de l'agriculture pour un montant de 212 millions d'euros.

L'Union africaine a décrit l'engagement de la CEDEAO envers la tolérance zéro pour les changements inconstitutionnels de gouvernement comme exemplaire et a déclaré que l'UA intensifiera sa collaboration avec la CEDEAO en vue du développement de la Force africaine en attente.
Représentée par le commissaire aux Affaires politiques, à la paix et à la sécurité, l'ambassadeur Bankole Adeoye, l'Union africaine a réitéré son engagement à promouvoir la sécurité collective et la démocratie dans la région.

Un communiqué est attendu à la fin du sommet.
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<div class="FontArticleSource"><strong>Publié le dimanche 10 decembre 2023  |  Cedeao</strong></div>
</div>]]> </content:encoded>
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<title>64è Sommet de la Cedeao : Fin de l&amp;apos;interdiction de voyage pour les autorités maliennes</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/64e-sommet-de-la-cedeao-fin-de-linterdiction-de-voyage-pour-les-autorites-maliennes-3046304.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 10 Dec 2023 20:27:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 64ème Sommet ordinaire des chefs d'État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) s'achève ce dimanche 10 décembre 2023, à Abuja dans la capitale fédérale du Nigéria</strong>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node"><span>À l'issue des travaux, les dirigeants ouest-africains ont décidé de lever l'interdiction de voyage pour le président de la Transition et le Premier ministre Maliens dans l'espace Cedeao. Selon le communiqué final de la session, les responsables de l'organisation ont maintenu les sanctions contre le Niger et appelé à la libération de l'ancien président Mohamed Bazoum.</span></span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node"><span>L'organisation ouest-africaine conditionne la levée des sanctions à une Transition rapide au Niger. À ce sujet, la réunion a désigné les chefs d'État du Bénin, Patrice Talon, du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé et celui de la Sierra Leone, Julius Maada Bio, pour mener la médiation avec le Conseil national pour la sauvegarde de la partie (CNSP). Sur le plan de l'actualité politique dans la région ouest-africaine, la rencontre a clairement rejeté l'Alliance des États du Sahel (AES). </span></span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node"><span>Au cours de la session, le président du Nigeria, Bola Tinubu, président en exercice de la Cedeao a estimé que le régime militaire perturbait la volonté populaire. Il souligne à ce titre l'engagement continu de la Cedeao pour des « plans de transition réalistes » et un soutien matériel pour restaurer la démocratie.</span></span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node"><span>Le président nigérian a saisi l'occasion pour qualifier la création de l'Alliance des États du Sahel (Mali, Burkina Faso et Niger), créée à Bamako en septembre 2023, de « tentative fantôme ». Une initiative qui vise, selon lui, à détourner l'attention de la quête démocratique et de la bonne gouvernance. </span></span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node"><span>S'agissant des troubles en Sierra Leone et en Guinée-Bissau, la Cedeao a mis en garde contre les changements de gouvernement inconstitutionnels. Elle a manifesté son soutien aux gouvernements démocratiquement élus, et indexé des violations de sanctions de la part de certains États membres.</span></span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong class="" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node"><span>Aboubacar TRAORE</span></span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>En pleine crise régionale, sommet des chefs d’Etat ouest&#45;africains</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/en-pleine-crise-regionale-sommet-des-chefs-detat-ouest-africains-3046299.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 10 Dec 2023 19:45:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) doivent se réunir en sommet dimanche à Abuja, la capitale nigériane, alors que la région est secouée par des coups d'Etat et deux récentes tentatives. Le président de la Commission de la Cedeao, le Gambien Omar Alieu Touray, a donné le ton des futures discussions lors de la rencontre ministérielle entre les membres, mercredi, en amont du sommet annuel de l'organisation ouest-africaine.</strong>

Selon lui, l'Afrique de l'Ouest est confrontée à de multiples défis de "sécurité et de gouvernance" liés au "terrorisme", aux "conflits intercommunautaires et armés", à "la criminalité organisée transnationale" et aux "situations umanitaires désastreuses", faisant craindre d'autres coups d'Etat dans la région.

En août, les membres de la Cedeao s'étaient réunis de manière exceptionnelle après le coup d'Etat militaire au Niger qui a renversé le président élu Mohamed Bazoum, le 26 juillet. Depuis cette date, le pays sahélien est dirigé par un régime militaire mené par le général Abdourahamane Tiani.

La Cedeao avait imposé de lourdes sanctions économiques et financières au Niger et menacé d'intervenir militairement pour rétablir l'ordre constitutionnel, ce qu'elle n'a finalement pas fait.

- Pas représentés à Abuja -

Le 3 décembre, le Nigeria avait demandé aux militaires au pouvoir à Niamey de libérer le président déchu et de lui permettre de se rendre "dans un pays tiers" avant de "parler de la levée des sanctions". Mais Niamey avait promis que "rien de mal n'arrivera" à Mohamed Bazoum, écartant un "transfert vers un pays étranger". Sur les quinze pays membres de la Cedeao, quatre sont dirigés par des militaires arrivés au pouvoir par des coups d'Etat depuis 2021: le Mali (2021), la Guinée (2021), le Burkina Faso (2022) et le Niger (2023). Ils ne seront pas représentés lors du sommet d'Abuja dimanche.

Selon l'organisation ouest-africaine, "1.503 attaques terroristes ont été enregistrées au Burkina Faso du 1er janvier au 22 octobre 2023, 1.044 au Mali et 376 au Niger depuis le coup d'État", et "4,8 millions de personnes sont confrontées à l'insécurité alimentaire" au total dans ces différents pays.

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger se sont regroupés au sein de l'Alliance des Etats du Sahel (AES) pour renforcer leur coopération.

Deux tentatives de coups d'Etat ont par ailleurs échoué en Sierra Leone et en Guinée-Bissau entre novembre et décembre 2023.

Les violences ont fait 21 morts fin novembre en Sierra Leone, dont 18 membres des services de sécurité et trois assaillants, selon des sources officielles.

Le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo a pour sa part dénoncé une "tentative de coup d'Etat" dans son pays, après des affrontements entre l'armée et des membres des forces de sécurité dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre.

Le chef de l'Etat a annoncé dans la foulée la dissolution du Parlement, accentuant la crise politique dans ce petit pays pauvre en proie à une instabilité chronique.

ks/fvl/cpy/def/jnd]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Niger : la Cedeao ouvre la voie à un allègement sous conditions des sanctions</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-la-cedeao-ouvre-la-voie-a-un-allegement-sous-conditions-des-sanctions-3046297.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 10 Dec 2023 19:42:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), réunie en sommet à Abuja, a ouvert la voie dimanche à un allègement de ses sanctions à l’encontre du Niger, en le conditionnant à une "transition courte" avant un retour des civils au pouvoir.</strong>

Un comité composé des présidents du Bénin, du Togo et de Sierra Leone négociera avec le régime militaire nigérien les engagements à mettre en œuvre avant un éventuel assouplissement des sanctions, a annoncé le président de la commission de la Cedeao, Omar Touray.

Ces militaires, qui ont renversé le 26 juillet lors d’un coup d’Etat le président élu Mohamed Bazoum, dirigeant depuis lors le pays au sein du Conseil national de la sauvegarde de la patrie (CNSP).

En réaction, début août, les membres de la Cedeao avaient imposé de lourdes sanctions économiques et financières à Niamey.

"Sur la base des résultats de l’engagement du comité des chefs d’Etat avec le CNSP, l’autorité va progressivement alléger les sanctions imposées au Niger", a déclaré M. Touray à l’issue du sommet. Mais "si le CNSP ne se conforme pas aux résultats de l’engagement avec le comité, la Cedeao maintiendra toutes les sanctions", a-t-il ajouté.

L’organisation régionale veut que Niamey s’engage sur "une courte feuille de route pour la transition" vers "le rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel", soit le retour à un régime civil.

<strong>- rôle de médiateur -</strong>

Cette décision de la Cedeao fait suite à la visite vendredi au Togo du chef militaire du Niger, le général Abdourahamane Tiani, avec certains de ses ministres. Quelques jours avant, Niamey avait demandé au président togolais Faure Gnassingbé de jouer un rôle de médiateur.

"Tiani est prêt à discuter de la durée de la transition et de la situation de Bazoum", qui est séquestré à Niamey dans sa résidence depuis le 26 juillet, a déclaré une source togolaise à propos de ces discussions.

En ouverture du sommet, M. Touray avait déclaré que « les autorités militaires (à Niamey) ont malheureusement montré peu de remords en s’accrochant à leurs positions intenables, prenant en otage non seulement le président Bazoum, sa famille et les membres de son gouvernement, mais aussi le peuple nigérien".

La secrétaire d’État adjointe américaine aux Affaires africaines, Molly Phee, a fait savoir dimanche qu’elle avait été conviée à participer aux discussions du sommet visant à permettre le retour d’un régime démocratique au Niger et à contribuer à rendre le Sahel plus bien sûr.

Historiquement un partenaire clé de l’Occident dans la lutte contre les groupes jihadistes, le Niger a exigé le départ des troupes françaises qui ont déjà débuté, tandis que les États-Unis y ont encore du personnel militaire.

Sur les quinze pays membres de la Cedeao, quatre sont désormais dirigés par des militaires arrivés au pouvoir par des coups d’Etat depuis 2021 : le Mali (2021), la Guinée (2021), le Burkina Faso (2022) et le Niger ( 2023).

Avec les régimes militaires du Mali et du Burkina Faso, celui du Niger a créé l’Alliance des Etats du Sahel (AES), afin de renforcer leurs coopérations.

"Cette alliance fantôme semble destinée à détourner l’attention de notre quête mutuelle de démocratie et de bonne gouvernance", a déclaré dimanche le président nigérian Bola Tinubu, qui préside la Cedeao.

Tout en appelant à "renouer le dialogue avec les pays sous régime militaire avec des transitions planifiées réalistes et à court terme".

La multiplication de ces régimes militaires inquiète la Cedeao pour leurs mises en cause de la démocratie mais aussi pour les risques de déstabilisation régionale.

Le retrait de l’armée française du Sahel a renforcé les craintes de voir l’instabilité s’étendre aux États du golfe de Guinée : Ghana, Togo, Bénin et Côte d’Ivoire.

Et ce alors qu’en Sierra Leone et en Guinée-Bissau ont eu lieu récemment des événements présentés par les autorités comme des tentatives de coup d’État.

pma-ks/def]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali, Niger et Burkina Faso :  La CEDEAO accorderait un soutien financier  de 1,9 million de dollars  pour la lutte contre le terrorisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mali-niger-et-burkina-faso-la-cedeao-promet-un-soutien-financier-de-19-million-de-dollars-pour-la-lutte-contre-le-terrorisme-3046032.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 08 Dec 2023 02:08:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les Etats membres de l’Alliance des Etats du Sahel  en proie à la menace terroriste sont sur le point de bénéficier d’un soutien financier de la  Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).  </em></strong>

L’organisation ouest-africaine  a décidé d'apporter un soutien financier de 1,9 million de dollars américains  soit <strong>1</strong>, 157 milliards FCFA<strong>, </strong>à chacun des trois à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger, pour soutenir leurs efforts en matière de lutte contre le terrorisme. Selon plusieurs médias étrangers, c’est le président de la Commission de la CEDEAO, le Gambien, Omar Alieu Touray, qui a fait  l’annonce devant le parlement de la CEDEAO, le 5 décembre, lors de la présentation du rapport général sur l’état de l’organisation régionale à Abuja.

En plus du  montant promeut au trois Etats, le Burkina Faso  recevra un million de dollars supplémentaire.  Le  président de la commission de la CEDEAO  cité par les médias estime que  cette somme supplémentaire permettra au Burkina  de faire face  au nombre élevés des déplacés internes.

Le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont trois sous le  poids  des sanctions de la Communauté  économiques des Etats de l’Afrique  de l’ouest suite  à la prise du pouvoir par les militaires. En représailles de ces sanctions, les trois pays ont signé le 16 septembre dernier la Charte du Liptako-Gourma instituant l'Alliance des Etats  du Sahel consacrée à la lutte contre le terrorisme et de l’intégration économique.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Niger : la Cour de justice de la Cédéao déclare « irrécevables » les requêtes de Niamey contre des sanctions</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-la-cour-de-justice-de-la-cedeao-declare-irrecevables-les-requetes-de-niamey-contre-des-sanctions-3045952.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-la-cour-de-justice-de-la-cedeao-declare-irrecevables-les-requetes-de-niamey-contre-des-sanctions-3045952.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Dec 2023 14:28:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="item-page"><article><section class="article-content clearfix"><strong>La Cour de Justice de la Cédéao (CJC) a rendu, ce jeudi 7 décembre 2023, le délibéré sur les mesures provisoires dans l’affaire concernant l’Etat du Niger et sept (7) autres contre la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement et deux (2) autres dont l’audience s’est tenue le 21 novembre à son siège à Abuja, au Nigeria. Dans la décision qu’elle a rendue, la Cour a estimé que les militaires qui ont pris le pouvoir au Niger n’ont aucune qualité pour représenter l’Etat du Niger et donc saisir la juridiction communautaire. Les sages de la Cour ont, en conséquence, déclaré « irrecevables », les requêtes principales et secondaires introduites par les avocats de l’Etat du Niger et 7 autres plaignants et portant sur la légalité des sanctions économiques et financières prises par la Conférence des Chefs d’Etat de l’organisation communautaire lors de leur sommet extraordinaire du 30 juillet 2023 sur la situation politique du Niger suite au coup d’Etat du 26 juillet. Une décision qui intervient à la veille d’un nouveau sommet des dirigeants ouest-africains qui va également se pencher sur la question avec comme principal enjeu, la levée ou non des sanctions qui affectent durement les populations nigériennes depuis maintenant plus de trois (03) mois.</strong>

Dans leur décision, les sages de la Cour communautaire ont estimé que « les militaires qui ont pris le pouvoir au Niger par la force, n’ont pas qualité pour représenter l’Etat du Niger, et donc  n’ont aucune qualité pour saisir la cour de justice de la CEDEAO ». C’est du reste la principale ligne de défense des avocats de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement et deux (2) autres dans le procès qui les oppose à l’Etat du Niger et sept (7) autres sur la légalité des sanctions prises par les dirigeants ouest-africains contre le Niger suite au coup d’état du 26 juillet dernier.

Ainsi donc, la Cour de Justice de la Cédéao a suivi la défense des avocats de la Conférence des chefs d’Etat et a débouté les plaignants à savoir l’Etat du Niger ainsi que la consultante Docteur Moussa Fatimata, la Société Nigérienne d’Electricité (NIGELEC), la Chambre de Commerce et d’Industrie du Niger (CCIN), le Conseil Nigérien des Utilisateurs des Transports Publics (CNUT), le Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens du Niger, le Réseau des Chambres d’Agriculture du Niger  (RECA) et le Syndicat des Commerçants Importateurs du Niger (SCIN).

Pour rappel, après l’audience d’audition des deux parties qui s’est tenue le 21 novembre à son siège à Abuja, la Cour a fixé le délibéré pour ce 07 décembre 2023.

A l’audience, les requérants représentés par Me Mounkaila Yayé et cinq (5) autres avocats ont plaidé que les sanctions imposées par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement entrainent des conséquences néfastes pour le peuple nigérien qui manque de nourriture, de médicaments et d’électricité en raison de la fermeture des frontières et la Coupure par le Nigeria de la fourniture en électricité.  Ils ont demandé à la Cour de prendre des mesures provisoires en ordonnant à la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement la levée immédiate   desdites sanctions.

Ils ont noté que les défendeurs ont exagéré dans la prise des sanctions parce qu’elles n’ont pas été graduelles et que le Niger a été traité de manière inégale et injuste par rapport aux trois autres Etats membres dans lesquels une junte a pris le pouvoir de manière anticonstitutionnelle. Il s’agit du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée. Les requérants ont également demandé à la Cour de retenir « prima facie » sa compétence pour connaitre de l’affaire ainsi que de déclarer la requête recevable conformément aux textes de la Cour.

Les défendeurs à savoir : la Conférence des chefs d’Etat, le Conseil de médiation et de sécurité et la Commission de la CEDEAO représentés par Me François Kanga-Penond,  ont soulevé une exception d’irrecevabilité de la requête demandant à la Cour de rejeter la demande des requérants. Me Kanga-Penond a expliqué que le coup d’état n’est pas reconnu dans une démocratie et que la junte n’a pas qualité pour engager une action devant la Cour parce que le Président démocratiquement élu a une action en instance devant la Cour par laquelle il conteste la légitimité de cette même junte. Il en déduit que ce défaut de qualité à agir empêche la juridiction communautaire d’examiner cette demande de mesures provisoires.

Dans la requête introductive, les requérants, l’Etat du Niger, six organismes nigériens et une ressortissante nigérienne demandent aussi à la Cour de constater l’illégalité entachant les mesures prises par la Conférence des Chefs d’état et de Gouvernement de la CEDEAO lors de ses sessions extraordinaires des 30 juillet et 10 août 2023 et visant à rétablir l’ordre constitutionnel en République du Niger. Ils prient la Cour d’annuler toutes les décisions de ces organes de la CEDEAO portant sanctions, y compris la décision de recourir à l’intervention armée contre la République du Niger.

Il faut noter qu’avant cette décision de la CJC, les plaignants ont été également déboutés sur la même affaire, en référé, au niveau de la Cour de justice de l’UEMOA, siégeant à Ouagadougou. Cette décision de la Cour communautaire de justice intervient à la veille d’un nouveau sommet des Chefs d’Etat de la Cédéao, le weekend prochain à Abuja, et qui vont devoir se prononcer sur le maintien ou non de ces sanctions économiques et financières qui affectent durement les populations nigériennes depuis bientôt plus de quatre mois. Le 14 décembre prochain, la Cour aura également à rendre verdict sur l’affaire opposant cette fois l’ancien président Bazoum Mohamed et l’Etat du Niger sur « la violation des ses droits » notamment sa détention ainsi que celle de son épouse et de son fils, qualifiées d’arbitraires par leurs avocats.

A.Y.Barma (<a href="https://www.actuniger.com/" target="_blank" rel="noopener">actuniger.com</a>)

</section></article></div>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>64e sommet ordinaire de la CEDEAO : Les pays en transition en tête de liste</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/64e-sommet-ordinaire-de-la-cedeao-les-pays-en-transition-en-tete-de-liste-3045867.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Dec 2023 20:33:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le dimanche 10 décembre 2023 aura lieu à Abuja, le 64e sommet ordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de la Cédéao. Les pays en transition seront le sujet de discussions entre les dirigeants ouest-africains.</em></strong>

Le dernier sommet des dirigeants de la Cédéao remonte à début août 2023 et avait été entièrement consacré à la situation au Niger, après le coup d'Etat militaire du 26 juillet qui a renversé le président Mohamed Bazoum.

Depuis cette date, certains dirigeants de la Cédéao ont tenté maintes fois la tenue d'un sommet extraordinaire pour examiner les sanctions prises par la Cédéao et l'annonce, en octobre dernier, des autorités du Mali, du report sine die de l'élection présidentielle prévue en février 2024.

Mercredi dernier à l'issue d'une rencontre à Abidjan entre le chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara et le président de la Commission de l'organisation régionale, Omar Alieu Touray, celui-ci a annoncé que le prochain sommet de la Cédéao est prévu pour le dimanche 10 décembre 2023 à Abuja au Nigéria.

Ce dernier rendez-vous de l'année des chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest à Abuja ce dimanche sera particulièrement scruté au millimètre près par les pays en transition (Mali, Burkina, Guinée et le Niger). Bien que plusieurs sujets soient attendus sur la table des chefs d'Etat, la question de l'instabilité dans la sous-région et l'organisation des élections dans les pays du Sahel ayant subi des coups d'Etat sera en tête de liste des sujets chauds qui seront abordés.

Certains diplomates annoncent d'ores et déjà que ce sommet de dimanche va s'ouvrir sur fond de crise pour la simple raison que les chefs d'Etat de la Cédéao sont divisés sur les dossiers qui seront discutés, notamment le dossier malien et nigérien.

Le report sine die de l'élection présidentielle prévue en février 2024 au Mali et la duperie d’Abdourahamane Tchiani dans les discussions avec la Cédéao pour une sortie de crise au Niger formulées par le Nigeria qui assure actuellement la présidence en exercice de la Cédéao ont fait monter d'un cran la température entre certains chefs d'Etat de la Cédéao.

Tout reste à savoir si, à l'issue de ce sommet, des nouvelles sanctions seront prises contre le Mali après ce report.

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sommet des chefs d’états de la  CEDEAO à Abuja :  L’organisation sous régionale entre honneur et flétrissure</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sommet-des-chefs-detats-de-la-cedeao-a-abuja-lorganisation-sous-regionale-entre-honneur-et-fletrissure-3045591.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Dec 2023 13:53:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le sommet des chefs d’Etats et de gouvernement de la communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’ouest, CEDEAO se tiendra à Abuja dans la capitale politique du Nigeria le 10 décembre 2023. Ce sommet aura comme plat de résistance la résolution des crises politico-institutionnelles voire sécuritaires qui touchent trois membres de l’organisation à savoir le Mali, le Burkina Faso et le Niger.  En rupture de ban avec l’organisation sous régionale, le Mali sera situé sur son sort le 10 décembre. Bola Tinubu Ahmed, le Président Nigérian et surtout Président en exercice de la CEDEAO rendra compte du bilan de son mandat, lui qui a caricaturé l’organisation en un chien dont l’une des qualités est de mordre en situation difficile. Les chefs d’Etats et de gouvernement de l’organisation sous régionale, qui ont maille à partir avec leurs opinions, vont-ils laver leur honneur et surtout l’affront que les trois pays sous un régime transitoire leur ont affligé ? Qui de l’AES ou de la CEDEAO aura le dessus dans cette bataille politico-médiatique auprès des citoyens des trois pays ? </em></strong>

Les trois pays de l’Alliance des Etats du Sahel, AES, à savoir le Mali, le Burkina Faso et le Niger, pour ne pas être pris au dépourvu dans la bataille qui les oppose à la CEDEAO, semblent peaufiner leurs stratégies de riposte en cas des sanctions contre le Mali. L’une des stratégies pour contrecarrer les sanctions serait sans nul doute le retrait des trois Etats de l’AES de l’organisation sous régionale. Multipliant les rencontres d’échanges, annonçant la création des structures et renforçant les liens de coopération entre les trois Etats sahéliens, la bataille semble déjà lancée entre Bola Ahmed Tinubu et le Colonel Assimi Goita, les deux têtes de proue des deux camps qui se regardent en chiens de faïence.

En effet, s’il est presque sûr que la CEDEAO va prendre des sanctions à l’image de celles du Niger contre le Mali qui a décidé en toute souveraineté et de façon unilatérale de prolonger sa transition en violation de son engagement, il faudrait également s’attendre à une riposte de la part des Etats mis sur le banc des accusés. En pareille circonstance, deux questions légitimes tarauderaient tout bon esprit, la première est celle de savoir si les autorités actuelles des pays de l’AES ont la légitimité de procéder au retrait de leurs pays de la CEDEAO, la deuxième question est quelle sera l’attitude de la CEDEAO qui verra son image écornée et son autorité bafouée en dépit de tous les moyens coercitifs dont elle dispose. Tinubu et ses pairs sont attendus de pieds fermes par le Colonel Assimi Goita et ses frères d’armes du Burkina et du Niger. Au-delà des slogans et de menaces des Etats de l’AES, ces pays pourraient-ils résister aux sanctions de la CEDEAO, surtout étant entendu qu’ils sont tous les trois des pays sans littoral avec une économie fortement tributaire des pays qui les entourent ?

Pour rappel jamais la CEDEAO n’a été autant humiliée que sous la Présidence de Bola Tinubu, Président en exercice de l’organisation et qu’il soit dit en passant, Président du pays le plus puissant de la zone. Et pourtant dès son élection par ses pairs à la tête de l’organisation, des grandes annonces ont été faites et il a même semblé sonner la fin de la récréation par rapport au changement constitutionnel et aux coups d’Etats. A la surprise générale et comme tétanisé, un coup d’Etat, le plus stupide au monde  a été perpétré au nez et à la barbe de Bola Tinubu, celui du Général Abdouramane Tiani, au Niger. Bola Ahmed Tinubu va-t-il se racheter en lavant l’affront que les trois pays lui ont infligé ou trahir ses mandats en étant complice de la fragilisation de la CEDEAO ? Une solution à l’amiable serait la meilleure option pour résoudre les crises qui secouent l’espace CEDEAO            <strong><em> </em></strong>

S’agissant des sanctions qui profilent à l’horizon, elles vont non seulement être totales et  à coup sûr fragiliseraient les économies des trois pays et finiront par créer une tension sociale . Donc avant d’engager les trois pays du sahel dans une autre aventure, il serait loisible de négocier avec la CEDEAO pour une sortie de crise en proposant un chronogramme très raisonnable et bien argumenté. Ce chronogramme  pourrait être la  base d’une négociation avec l’organisation sous régionale pour éviter que les sanctions surtout économiques ne s’abattent sur des pays dont les habitants vivent avec moins d’un dollars par jour.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Intervention militaire au Niger? L’option serait toujours sur la table pour la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/intervention-militaire-au-niger-loption-serait-toujours-sur-la-table-pour-la-cedeao-3045215.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Nov 2023 16:12:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>L'intervention militaire prévue par la CEDEAO au Niger pour enlever les militaires du pouvoir dans ce pays serait toujours envisageable, selon le commissaire à la paix et à la sécurité de l'organisation. Il assure pourtant que ce scénario n’a jamais été prioritaire, selon Jeune Afrique.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) n'a pas complètement abandonné l'idée d'envahir le Niger, où des militaires ont pris le pouvoir en juillet. L'association a "<a href="https://fr.sputniknews.africa/20231108/le-president-ivoirien-change-davis-concernant-lintervention-militaire-au-niger-1063416478.html" target="_blank" rel="noopener">seulement suspendu</a>" l'examen d'un tel scénario, a annoncé Abdel Fatau Musah, commissaire à la paix et à la sécurité de la CEDEAO au Jeune Afrique.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Je ne dirais pas que nous avons abandonné l'option militaire. Nous l'avons mise en veilleuse, en attendant que les sanctions donnent des résultats. Nous avons déjà la preuve qu'elles ont un impact sur la junte", a-t-il déclaré à Jeune Afrique.</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h2">
<h2 id="1063868512-1" class="article__h2">Chasser les militaires du pouvoir à tout prix</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Selon lui, la CEDEAO n'avait jamais déclaré que l'intervention militaire était "la première option" pour faire pression sur les rebelles. La communauté a déjà eu recours à des sanctions et a essayé d'utiliser des moyens diplomatiques pour "parvenir à un consensus".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Le Niger est désormais isolé sur le plan international et soumis à des sanctions", a-t-il souligné.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1063868512" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20231130/intervention-militaire-au-niger-loption-serait-toujours-sur-la-table-pour-la-cedeao-1063868512.html?share-block=1063868517" data-title="&quot;Le Niger est désormais isolé sur le plan international et soumis à des sanctions&quot;, a-t-il souligné."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">En réponse à un commentaire du journaliste selon lequel les sanctions "sont devenues un lourd fardeau pour le peuple" nigérien, M.Musah a estimé qu'"on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs", et a ajouté que la population du pays "doit faire <a href="https://fr.sputniknews.africa/20231123/crime-contre-lhumanite-un-pharmacien-denonce-les-sanctions-de-la-cedeao-contre-le-niger-1063740964.html" target="_blank" rel="noopener">pression sur la junte</a>".</div>
</div>
</div>
<div></div>
<div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Précédemment, le Niger avait refusé de participer à au moins trois réunions avec les représentants de la CEDEAO. Les militaires ne sont en contact qu'avec le Togo, l'un des États membres de l'association, d’après Jeune Afrique.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h2">
<div id="1063868512-1063868520" class="article__block-anchor"></div>
<h2 id="1063868512-2" class="article__h2">Prise du pouvoir par les militaires au Niger</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Le 26 juillet, un groupe d'officiers de la Garde présidentielle a annoncé la destitution du Président Mohamed Bazoum.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), dirigé par le commandant de la garde Abdurahmane Tchiani, a été créé pour gouverner le pays.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Me Mamadou Ismaël Konaté :  ‘’ La CEDEAO perd son autorité et sa crédibilité’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/me-mamadou-ismael-konate-la-cedeao-perd-son-autorite-et-sa-credibilite-3044931.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 01:49:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans une de ses dernières sorties, Me Mamadou Ismaël Konaté s’est exprimé sur l’avenir de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO arrivé</em></strong><strong> à un tournant où son autorité et sa crédibilité ont pris un sacré coup.</strong>

L’organisation sous régionale perd de plus en plus la crédibilité dans sa zone. Les pays membres de la CEDEAO commencent à défier son autorité surtout ces derniers temps. Selon Me Konaté, la CEDEAO a du mal à se faire entendre. ‘’ La CEDEAO a pris des sanctions contre le Mali, le Burkina Faso et le Niger mais ces sanctions n’ont pas eu l’effet escompté’’, a-t-il prononcé. Il critiqué la France qui a un lien fort avec la CEDEAO  mais qui n’arrive pas à jouer son rôle.  ‘’ La France est un partenaire important de la CEDEAO mais ne semble pas être en mesure de faire avancer le processus de transition’’, a tancé l’ancien ministre de la Justice et des Droits de l’Homme.

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest perd ces éléments clefs comme le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Ces pays sont en transition. Leurs autorités n’écoutent même pas actuellement l’organisation. L’organisation sous régionale n’a pas de valeur dans ces pays à cause de ses sanctions imposées sur les peuples du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Ces peuples ne veulent pas entendre le nom de cette organisation. L’avenir de la CEDEAO est en danger. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger se sont réunis pour créer l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Cette toute nouvelle plateforme fait parler de son nom. Ils coopèrent ensemble particulièrement dans la lutte contre le terrorisme qui est le défi majeur de ces pays. Pourtant cette lutte avance avec efficacité surtout depuis la création de l’AES.

La CEDEAO doit changer de cap ou risque de disparaitre dans les jours à venir.

<strong>Diakaridia Sanogo </strong>

<strong> </strong>

<strong>            </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>&amp;quot;Crime contre l&amp;apos;humanité&amp;quot;: un pharmacien dénonce les sanctions de la CEDEAO contre le Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/crime-contre-lhumanite-un-pharmacien-denonce-les-sanctions-de-la-cedeao-contre-le-niger-3044201.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/crime-contre-lhumanite-un-pharmacien-denonce-les-sanctions-de-la-cedeao-contre-le-niger-3044201.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/CEDEAO-BOLA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 23 Nov 2023 11:06:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Les sanctions de la CEDEAO contre le Niger, lesquelles ont entraîné la rupture des livraisons de médicaments dans le pays, sont illégales. La situation est toutefois "sous contrôle", avance auprès de Sputnik Afrique le pharmacien nigérien Souley Taoude Ibrahim. La fermeture des frontières est contestée en justice par les autorités de transition.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">La fermeture par la CEDEAO des frontières avec le Niger est une mesure "illégale et évidemment illégitime", qui a bouleversé l’approvisionnement des médicaments dans le pays, a déclaré auprès de Sputnik Afrique le docteur Souley Taoude Ibrahim, pharmacien de l'Hôpital National de Niamey.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Concernant le <a href="https://fr.sputniknews.africa/20231120/inhumaines-un-medecin-fustige-les-sanctions-de-la-cedeao-contre-le-niger-1063681078.html" target="_blank" rel="noopener">secteur de santé</a>, la mesure, actée fin juillet, a semé un vent de panique chez les médecins. Fin septembre, les autorités de transition ont évoqué un épuisement des stocks, s’inquiétant pour les antibiotiques, les anti-cancéreux et les traitements contre le diabète.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Nous constatons ces mesures comme un crime contre l'humanité qui est en train d'être perpétré par les États membres de cette organisation", avance le pharmacien.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1063740964" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20231123/crime-contre-lhumanite-un-pharmacien-denonce-les-sanctions-de-la-cedeao-contre-le-niger-1063740964.html?share-block=1063740967" data-title="&quot;Nous constatons ces mesures comme un crime contre l'humanité qui est en train d'être perpétré par les États membres de cette organisation&quot;, avance le pharmacien."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Néanmoins, "malgré toutes ces mesures appliquées aux pays, les efforts des autorités ont permis vraiment de mettre la situation sous contrôle", reprend Souley Taoude Ibrahim. "En principe au niveau de toutes les structures sanitaires du pays, la question des disponibilités des produits de santé (…), les solutions ont été trouvées".</div>
</div>
</div>
<div data-type="social" data-social="telegram">
<div class="article__block" data-type="h3">
<h3 id="1063740964-1" class="article__h2">Les sanctions</h3>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">La CEDEAO a imposé des <a href="https://fr.sputniknews.africa/20231028/ce-pays-interdit-le-transit-de-marchandises-importees-au-niger-1063155019.html" target="_blank" rel="noopener">sanctions économiques</a>, dont la fermeture des frontières terrestres et aériennes avec le Niger, fin juillet, suite à un coup de force perpétré par un groupe de militaires avec le général Abdourahamane Tiani à leur tête.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">L’organisation régionale a condamné ce coup de force qui a renversé le Président Mohamed Bazoum et a demandé de rétablir l’ordre constitutionnel. Même l’option de l’intervention militaire était sur la table.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Outre les conséquences pour le secteur de santé, cela a conduit à une hausse des prix alimentaires, des ruptures des activités bancaires, de la fourniture de l’électricité.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Les autorités de transition ont récemment saisi la cour de justice de la CEDEAO concernant la légitimité de cette mesure, et le 21 novembre une audience a eu lieu. Selon les avocats des autorités de transition, les sanctions n'avaient pas été graduelles ni ciblées, mais totales et immédiates, avec des conséquences dramatiques pour la population, relatait RFI.</div>
</div>
</div>
<div></div>
<div><strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Prorogation tacite de la transition :  Le silence intrigant de la Cedeao</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/prorogation-tacite-de-la-transition-le-silence-intrigant-de-la-cedeao-3043872.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Nov 2023 00:46:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il y a deux mois, jour pour jour, les autorités maliennes de transition décidait de reporter la présidentielle devant mettre fin à la transition l les prorogent de fait à nouveau le délai. Et malgré le cri d’alarme et la vague de protestations de formations politiques, contre ce qu’elles qualifient de décision unilatérale, aucune nouvelle date n’est jusqu’ici arrêtée. Comme quoi, avec la nouvelle donne sécuritaire et le retour de Kidal dans le giron malien, tout porte à croire que la Transition est partie pour une durée indéterminée.

Plus intriguant encore est le silence de la communauté internationale et de son porte-voix, en l’occurrence la Cedeao qui s’était montrée jusqu’ici intransigeante sur le retour à l’ordre constitutionnelle après avoir cautionné une première prorogation à la suite de ce que les tombeurs d’IBK ont nommé la « rectification de la trajectoire de la transition». L’organisation sous-régionale, qui avait alors infligé de lourdes sanctions commerciales et financières au Mali avant de les lever suite à l’engagement des mêmes autorités de transition à rendre le pouvoir après l’organisation des législatives et de la présidentielle avec à la clé un calendrier électoral, préféré se murer derrière un silence de cimetière sur la situation malienne laissant libre cours aux supputations. En effet, chacun y va de son explication. Pour certains, en effet, la Cedeao attend le bon moment, notamment le mois de février 2024 pour infliger un nouvel embargo. Et selon les observateurs les plus avisés, cet embargo qui guette Bamako pourrait être catastrophique pour un pays qui peine déjà à lever des fonds sur le marché monétaire sous régional.

&nbsp;

<strong>Amidou Keita</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>&amp;quot;Inhumaines&amp;quot;: un médecin fustige les sanctions de la CEDEAO contre le Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/inhumaines-un-medecin-fustige-les-sanctions-de-la-cedeao-contre-le-niger-3043826.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Nov 2023 15:48:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Les sanctions de la CEDEAO contre le Niger ont rendu difficile l’approvisionnement en médicaments, même si les autorités nigériennes ont su prendre le taureau par les cornes, a expliqué à Sputnik Himou Boubacar, du Syndicat des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
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<div class="article__text">Les médecins nigériens en colère. Le secteur de la Santé a fait les frais des <a href="https://fr.sputniknews.africa/20231007/touche-par-des-sanctions-de-la-cedeao-le-niger-annonce-la-reduction-de-son-budget--1062613085.html" target="_blank" rel="noopener">sanctions prises par la CEDEAO contre le Niger</a>, qui ont compliqué le ravitaillement en médicaments, a expliqué à Spuntik Himou Boubacar, du Syndicat des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Niger.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">La fermeture des frontières voulue par la Communauté économique des États de l'Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a notamment semé un vent de panique chez les médecins du pays. Les autorités avaient même <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230918/le-niger-alerte-sur-une-penurie-de-medicaments-suite-aux-sanctions-de-la-cedeao-1062202182.html" target="_blank" rel="noopener">évoqué un épuisement des stocks</a> en septembre, s’inquiétant pour les antibiotiques, les anti-cancéreux et les traitements contre le diabète.</div>
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<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Le premier point qui nous a marqué au niveau du syndicat, c'est la fermeture des frontières. Qui dit fermeture des frontières, dit rupture d'approvisionnement en produits pharmaceutiques et consommables utilisés dans le secteur de la santé. Ce qui avait provoqué une petite panique", explique ainsi Himou Boubacar.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1063681078" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20231120/inhumaines-un-medecin-fustige-les-sanctions-de-la-cedeao-contre-le-niger-1063681078.html?share-block=1063681081" data-title="&quot;Le premier point qui nous a marqué au niveau du syndicat, c'est la fermeture des frontières. Qui dit fermeture des frontières, dit rupture d'approvisionnement en produits pharmaceutiques et consommables utilisés dans le secteur de la santé. Ce qui avait provoqué une petite panique&quot;, explique ainsi Himou Boubacar."></div>
</div>
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</div>
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<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Les autorités nigériennes sont néanmoins parvenues à rétablir la situation en aménageant le couloir du port de Lomé, permettant de passer par le Burkina Fasso pour se ravitailler. Des sanctions débouchant sur la privation de médicaments n’en restent pas moins inhumaines, précise le médecin.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
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<div class="article__quote-text">"Outre le caractère illégitime de ces sanctions, il faut dire qu’elles sont inhumaines. Lorsqu’un être humain prend des sanctions pour priver son prochain de médicaments et de nourriture, c'est inhumain", fustige-t-il ainsi.</div>
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<div class="article__block" data-type="h2">
<h2 id="1063681078-1" class="article__h2">Néocolonialisme français</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Himou Boubacar en veut par ailleurs à la CEDEAO de se plier aux dictats français. L’organisation ne sert qu’elle-même et les intérêts néocoloniaux de Paris, regrette le médecin qui se demande comment une institution africaine peut sanctionner à ce point ses propres membres.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"La CEDEAO, par les sanctions qu'elle ose imposer au peuple nigérien, n'est plus une organisation qui œuvre au bien-être des pays africains qui la compose. C’est plutôt une organisation qui est là pour assouvir le culte de la personnalité des dirigeants et servir les intérêts néocolonialiste de la France", déclare-t-il ainsi.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1063681078" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20231120/inhumaines-un-medecin-fustige-les-sanctions-de-la-cedeao-contre-le-niger-1063681078.html?share-block=1063681086" data-title="&quot;La CEDEAO, par les sanctions qu'elle ose imposer au peuple nigérien, n'est plus une organisation qui œuvre au bien-être des pays africains qui la compose. C’est plutôt une organisation qui est là pour assouvir le culte de la personnalité des dirigeants et servir les intérêts néocolonialiste de la France&quot;, déclare-t-il ainsi."></div>
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<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Les sanctions de la CEDEAO et les agissements de la France durant la crise ont cependant raffermi la volonté du peuple nigérien de lutter contre ces stratégies néocoloniales, affirme Himou Boubacar. Le Président Emmanuel Macron avait d’ailleurs été forcé d’annoncer <a href="https://fr.sputniknews.africa/20231107/ou-en-est-le-retrait-des-troupes-francaises-du-niger-1063387173.html" target="_blank" rel="noopener">le retrait des forces françaises du pays</a>, fin septembre, devant les ras-le-bol populaire.</div>
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<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
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<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

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</item>

<item>
<title>Intervention militaire de la CEDEAO au Niger :   Les nouvelles options d’Alassane Ouattara</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/intervention-militaire-de-la-cedeao-au-niger-les-nouvelles-options-dalassane-ouattara-3043642.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 Nov 2023 19:30:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Face au coup d'Etat militaire au Niger, l'intervention militaire brandie par la Cédéao en juillet dernier est loin de se concrétiser. Le président ivoirien, Alassane Ouattara partisan farouche de cette intervention, a changé de cap. Il privilégie désormais une solution politique et diplomatique pour une sortie de crise.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Le chantage d'une intervention militaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) au Niger paraissait déjà de moins en moins vraisemblable ces dernières semaines. Car, au sein même des dirigeants ouest-africains, il n'y a pas une entente sur ce sujet. Il y a ceux qui sont pour l'option militaire et ceux qui pensent qu'il faut privilégier la voie du dialogue pour éviter un embrasement de l'espace sous-régional déjà sous la menace du terrorisme.

La Côte d'Ivoire d'Alassane Ouattara, partisan d'une ligne dure et belliciste contre le général Abdourahamane Tchiani le président de la Transition nigérienne, a renoncé à l'idée d'une intervention militaire de la Cédéao contre ce pays.

Alassane Ouattara a décidé de changer de fusil d’épaule. Le chef de l'Etat ivoirien privilégie davantage une solution politique et diplomatique pour faire sortir le Niger de la crise qu'il traverse.

Les mises en garde du général de corps d'armée, Lassina Doumbia, chef d’Etat-major général des Armées de Côte d’Ivoire expliquent ce revirement spectaculaire d'Alassane Ouattara.

<em>"Suite à des mises en garde de la part de son état-major militaire, le Président de Côte d'Ivoire a abandonné l'idée d'une intervention militaire au Niger, avancée en juillet par la Cédéao"</em>, peut-on lire dans les colonnes de Jeune Afrique.

Selon les explications de nos confrères de Jeune Afrique, le chef d'Etat-major général des Armées jugeait l'opération trop sensible. Les troupes qui devraient prendre part à l'opération regroupée à Daloa, ville du centre ouest du pays, ont alors été démobilisées à la demande du président ivoirien.

Alassane Ouattara s'est entretenu le vendredi 10 novembre 2023 en marge du premier sommet Arabie saoudite-Afrique, avec le président de la Transition gabonaise, le général Brice Oligui Nguema.

Le nouvel homme fort du Gabon qui a renversé en août dernier Ali Bongo Ondimba a indiqué être venu faire ses civilités au président Alassane Ouattara et bénéficié de ses conseils afin de mener à bien la Transition au Gabon.

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<strong>Ousmane Mahamane</strong>

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<title>Trois mois après le coup d’état au Niger :   L’intervention militaire de la Cédéao aux calendes grecques ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/trois-mois-apres-le-coup-detat-au-niger-lintervention-militaire-de-la-cedeao-aux-calendes-grecques-3042931.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Nov 2023 14:08:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Trois mois après le coup d'État militaire au Niger qui a renversé Mohamed Bazoum, l'option d'une intervention militaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest au Niger pour réinstaurer ce dernier s'amenuise jour après jour. Cet éloignement s'explique par la cacophonie qui règne au sein des chefs d'Etat de la sous-région. Plusieurs pays qui avaient annoncé mettre des troupes à la disposition de la Cédéao ont pour le moment démobilisé les leurs.</em></strong>

Plus les jours passent, plus le général de brigade Abdourahmane Tchiani qui a pris le pouvoir le 26 juillet au Niger renforce son pouvoir et espère avoir réussi son putsch, et même convaincu d'en avoir tiré une certaine popularité.

Car, le nouvel homme fort de Niamey est prévenu à chasser Sylvain Itté, l'ambassadeur français au Niger également les 1500 militaires de la force française Barkhane qui luttaient dans le cadre de la lutte contre le terrorisme au Sahel.

Trois mois jour après jour, une sortie de crise au Niger par la voie diplomatique se dessine peu à peu dans la plus grande discrétion. Mais toujours pas une durée à la Transition pour un retour à l'ordre constitutionnel normal. Lors du Forum paix et sécurité en Afrique, initié en octobre dernier par le Président Togolais, Faure Gnassingbé, le ministre de l'Intérieur, le général Mohamed Toumba a réaffirmé la disponibilité de Niamey à coopérer avec l'organisation ouest-africaine pour pallier l'extrémisme au Niger.

La Cédéao, qui a brandi les mois d'août et septembre 2023 le spectre d'une intervention militaire au Niger, l’a aujourd'hui mise en veilleuse, voire totalement abandonnée, si on peut le dire ainsi.

Lors de la dernière réunion des chefs d'état-major de la Cédéao au Ghana, ces derniers ont même affirmé que tout est prêt et qu'une date a été retenue, mais reste secrète pour une éventuelle intervention contre les auteurs du coup d'Etat. Mais plus les jours et mois passent, plus l'option d'une intervention militaire de la Cédéao au Niger semble s'éloigner. Bola Ahmed Tinubu du Niger qui a galvanisé ses homologues autour de son projet d'intervention militaire au Niger, a visiblement fait volte-face. Lui-même (Tinubu) a d'autres déboires politiques. L'opposition politique nigériane conteste les élections et ont déposé un recours à la Cour suprême d'Abuja pour annuler l'élection présidentielle.

Entre-temps, plusieurs pays qui avaient annoncé mettre des troupes à disposition de la Cédéao ont pour le moment démobilisé leurs contingents. La Côte d'Ivoire, dont les troupes devraient dans un premier temps se regrouper à Daloa, ville du centre ouest du pays, ne sont plus en alerte. Idem pour les troupes sénégalaises et ghanéennes.

Bien que la Cédéao n'a encore rien dit sur un quelconque désengagement, pas de sommet de chefs d'État en vue dans l'immédiat. Alors que certains chefs d'Etat de la Cédéao ont maintes fois demandé un sommet extraordinaire pour parler à nouveau de l'évolution de la situation au Niger, ce sommet n'a jamais eu d’écho.

Dans une interview sur la chaîne Aljazeera, le président sierra-léonais Julius Maada Bio a expliqué les raisons de la mise en veilleuse de l'intervention militaire de la Cédéao au Niger.

<em>"Les militaires au pouvoir au Niger ont engagé le dialogue avec la communauté internationale. C'est pourquoi la Cédéao, qui menaçait d'intervenir militairement, privilégie la communication"</em>, selon le président sierra-léonais.

A l’en croire, cette reprise du dialogue des militaires nigériens est une bonne chose, et cela, même doit encourager la Cédéao à trouver une sortie de crise. <em>"Ce que nous encourageons maintenant, c'est de faire avancer ce dialogue, car l'intervention militaire n'est pas la meilleure façon de faire face à une situation comme celle du Niger"</em>, a-t-il ajouté.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>

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<item>
<title>La CEDEAO doit accélérer la mise en place de l&amp;apos;ECO pour favoriser son essor économique</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-doit-accelerer-la-mise-en-place-de-leco-pour-favoriser-son-essor-economique-3041534.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 06:44:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La monnaie commune, proposée pour remplacer la multitude de monnaies de la région, était très prometteuse en termes de stabilité économique et de croissance.</strong>
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La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) est depuis longtemps un phare de l'intégration et de la coopération économiques régionales. Avec ses États membres travaillant ensemble à la réalisation d'une vision commune, la CEDEAO a le potentiel d'apporter de réels changements et de renforcer l'autonomie des citoyens d'Afrique de l'Ouest. Cependant, des retards et des revers récents ont entravé la réalisation d'initiatives cruciales, telles que l'introduction d'une monnaie unifiée, l'ECO.

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Il est temps pour la CEDEAO de relancer ces initiatives et de prendre des mesures proactives pour l'amélioration de l'Afrique.

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La monnaie de la CEDEAO, proposée pour remplacer l'ensemble fragmenté des monnaies de la région, était très prometteuse en termes de stabilité économique et de croissance. Cependant, elle s'est retrouvée dans l'impasse en raison de divers défis et préoccupations.

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Il est impératif que la CEDEAO renouvelle son engagement en faveur de cette initiative, en s'attaquant aux problèmes sous-jacents et en œuvrant à la réussite de sa mise en œuvre. L'introduction d'une monnaie commune faciliterait le commerce intra-régional, attirerait les investissements étrangers et favoriserait le développement économique, conduisant à des niveaux de vie plus élevés pour les citoyens de l'Afrique de l'Ouest.

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<strong>Des statistiques stupéfiantes</strong>

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En 2021, le commerce intra-africain ne représentait que 15 % du commerce total du continent, pourcentage qui a été porté à environ 20 % en 2022 grâce à des initiatives telles que la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECA).

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<figure class="content-image"><img class="aligncenter" src="https://cdn-i.pr.trt.com.tr/trtafricafre/17438483_0-0-1999-1333.jpeg" /><figcaption>La CEDEAO a le potentiel de renforcer la stabilité économique des États membres. Photo Présidence nigériane</figcaption></figure>
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Ce chiffre reste nettement inférieur à celui d'autres blocs régionaux tels que l'Union Européenne, où le commerce intra-régional représente plus de 60 %. La CEDEAO, avec ses différents États membres, a une occasion unique d'augmenter considérablement ce chiffre, en stimulant la croissance économique et en réduisant la pauvreté.

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Une monnaie de la CEDEAO qui fonctionne pourrait stimuler de manière significative le commerce intra-régional en éliminant les obstacles au change.

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Pour véritablement donner aux États membres les moyens d'agir et renforcer la démocratie, la CEDEAO doit donner la priorité à la mise en œuvre de mesures proactives qui favorisent la transparence, la responsabilité et la répartition équitable des ressources. Cette approche permettra non seulement de réduire la corruption, mais aussi d'atténuer les risques de troubles politiques et sociaux.

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La corruption entrave la croissance économique et érode la confiance dans les institutions publiques. La CEDEAO doit prendre des mesures concrètes pour lutter contre la corruption.

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Une étape cruciale vers l'autonomisation consiste pour la CEDEAO à développer des interventions économiques alternatives. Les États membres ne devraient pas dépendre uniquement de sources externes telles que le Fonds Monétaire International (FMI) ou la Banque Mondiale pour les prêts et les renflouements.

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La CEDEAO peut mettre en place des mécanismes internes pour surveiller le développement des États membres et fournir des aides spécialisées en cas de besoin. Ainsi, la CEDEAO encouragerait les solutions locales aux problèmes africains, réduisant la dépendance à l'égard des institutions étrangères et encourageant l'autosuffisance.

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Avec un PIB combiné de 734,8 milliards de dollars, la CEDEAO a plus de chances de sauver ses membres lorsqu'ils sont en détresse économique au lieu de les laisser à la pitié de prêteurs aux taux d'intérêt très élevés. Cette proposition de renflouement des États membres par la CEDEAO peut être facilement contrôlée par les États membres afin de réduire les cas de corruption souvent rapportés dans les médias.

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<strong>Un avenir plus prometteur</strong>

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En 2021, la dette extérieure de l'Afrique était estimée à 644 milliards de dollars, dont une grande partie consistait en des prêts d'institutions financières internationales. La CEDEAO a le potentiel de changer la vision des choses en renforçant la stabilité économique des États membres et en réduisant le besoin d'emprunts extérieurs excessifs.

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En outre, l'autonomisation économique devrait aller au-delà du soutien financier. La CEDEAO doit donner la priorité aux investissements dans l'éducation, les soins de santé et les infrastructures, en veillant à ce que les États membres disposent des outils nécessaires pour créer un développement durable et relever les défis auxquels leurs citoyens sont confrontés quotidiennement.

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Ces investissements permettront de créer des emplois, de lutter contre le chômage et de réduire la pauvreté, pour une Afrique de l'Ouest florissante et prometteuse.

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Offrir une éducation de qualité et des opportunités d'emploi n'est pas seulement un impératif social, mais aussi une démarche stratégique pour exploiter le dividende démographique. La CEDEAO peut montrer la voie en investissant dans le développement du capital humain et dans les infrastructures, préparant ainsi le terrain pour une croissance économique robuste et la création d'emplois.

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Outre les initiatives tangibles, la CEDEAO devrait travailler activement avec les gouvernements régionaux pour impliquer les citoyens dans les processus de prise de décision. Des réunions publiques régulières, des consultations publiques et un engagement avec les organisations de la société civile garantiront que les voix et les préoccupations des citoyens sont entendues et prises en compte.

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<strong>Le progrès au service des citoyens</strong>

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Donner aux citoyens les moyens de participer à la gouvernance est essentiel pour favoriser une véritable démocratie. Une enquête menée par Afrobarometer en 2021-2022 a révélé que 71% des Africains pensent que les dirigeants devraient être responsables devant leurs citoyens. En impliquant activement les citoyens dans l'élaboration des politiques et en demandant des comptes aux dirigeants, la CEDEAO peut s'assurer que ses initiatives répondent aux aspirations et aux besoins de la population ouest-africaine.

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La CEDEAO a le potentiel d'être un moteur de changement positif en Afrique de l'Ouest. Pour y parvenir, elle doit accélérer l'initiative de la monnaie de la CEDEAO, donner aux États membres les moyens d'agir et donner la priorité aux mesures proactives plutôt qu'aux actions réactives. En investissant dans le bien-être de ses citoyens, en encourageant une véritable démocratie et en réduisant la corruption, la CEDEAO peut créer une région prospère, stable et autonome. Le moment est venu pour la CEDEAO de saisir cette opportunité et de montrer la voie vers un avenir plus radieux pour l'Afrique de l'Ouest.

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<em><strong>L'auteur, Dwomoh-Doyen Benjamin, directeur exécutif de la Chambre africaine des producteurs de contenu.</strong></em>

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<strong>Avertissement :</strong> Les points de vue exprimés par l'auteur ne reflètent pas nécessairement les opinions, les points de vue et les politiques éditoriales de TRT Afrika.

Source: https://www.lapresse.ca/

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<title>Sanctions criminelles : comment la CEDEAO se ridiculise à la face du monde</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sanctions-criminelles-comment-la-cedeao-se-ridiculise-a-la-face-du-monde-3039488.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Oct 2023 16:24:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis plus de deux mois, les populations du Niger sont privées d’électricité, de médicament, de nourriture ainsi que des produits de première nécessité. La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en violation de ses propres textes, a décidé d’infliger un blocus total au Niger. L’objectif affiché par les responsables de l’organisation communautaire est de pousser le peuple déjà affligé par la pauvreté à se révolter contre le régime militaire qui a pris le pouvoir après le renversement sans effusion de sang de Mohamed Bazoum.</strong>

Le caractère inhumain de ces sanctions a poussé les Nations Unies à demander à la Cedeao de revoir sa copie afin que le Niger puisse bénéficier de l’aide humanitaire. L’attitude de la CEDEAO visiblement dépassé par les évènements, loin de régler le problème, augmente les souffrance des populations classés parmi les plus pauvres du monde. L’évolution de l’actualité internationale marquée par la guerre en Israël démontre une fois de plus la cruauté des dirigeants de la CEDEAO envers les population d’un Etat membre.

Depuis le 07 octobre 2023, Israel est frappé une série d’attaques spectaculaires perpétrées par les milices du Hamas . Des centaines d’Israéliens (900 le bilan non exhaustif) ont été tués dans des conditions atroces. Plus de 100 citoyens israéliens sont pris en otage sans compter les blessés qui affluent dans les hôpitaux par milliers. En représailles Israël lance depuis dimanche des missiles sur la bande de Gaza. Le gouvernement de Benyamin Netanyahou a décidé d’assiéger la bande de Gaza, privant plus de 2 millions de femmes et enfants d’électricité, d’eau et de gaz. Tout en compatissant à la peine du peuple israélien, les Nations Unies ont qualifié de crime de guerre, la décision d’Israël.

« L’imposition de sièges qui mettent en danger la vie des civils en les privant de biens essentiels à leur survie est interdite par le droit international humanitaire », a déclaré le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk dans un communiqué.

Et pourtant c’est la même situation que la CEDEAO impose à 25 millions d’habitants du Niger qui vivent enclavés entre le désert au Nord les pays de la CEDEAO hostiles au sud.

Pour rappel, les sanctions de la Cedeao vont au-delà de la fermeture des frontières. Il est également ordonné :

– la Suspension de toutes les transactions commerciales et financières entre les pays de l’UEMOA et le Niger, y compris celles impliquant les produits pétroliers, l’électricité, les biens et services

• – le gel des avoirs financiers et monétaires de l’État du Niger à la BCEAO et dans les banques commerciales des pays de l’UEMOA.

• Le gel des avoirs financiers et monétaires des entreprises publiques et parapubliques du Niger à la BCEAO et dans les banques commerciales des pays de l’UEMOA.

– La suspension de toute assistance et transaction financière en faveur du Niger par les institutions de financement de l’UEMOA, en particulier la BOAD, entre autres.

Qu’est ce qui peut justifier ces sanctions extrêmes et inédites prises contre les populations du Niger ? Comment les pays africains soutenus par la France peuvent-ils prendre des décisions aussi graves qui mettent en danger la vie de millions de femmes et enfants innocents. Les assassinats barbares commis par le Hamas en Israel ne sont-ils pas aussi graves que le coup d’état sans effusion du sang intervenu au Niger ? Les pays africains sont-ils obligés d’être leurs propres bourreaux ? Combien de Nigériens doivent mourir affamés pour que Bazoum sauve son fauteuil ?

Et pourtant la France qui motive les pays membres de la CEDEAO à prendre des décisions extrêmes contre le Niger fait partie des Etats de l’Union Européenne qui s’opposent au gel de l’aide de l’UE à la Palestine après le massacre de Hamas.
<div class="post-content">

L’histoire retiendra que ces sanctions inhumaines ne font pas l’unanimité au sein de la Cedeao. Pour le Togo déjà opposé fermement à l’intervention militaire de la Cedeao au Niger, les sanctions n’arrangent en rien la situation. Le ministre des affaires étrangères du Togo le Professeur Robert Dussey l’a souligné dans une lettre adressée au président de la commission de la Cedeao, Omar Alieu Touray le 15 septemre 2023.

« Je voudrais vous assurer de la disponibilité des autorités compétentes togolaises à faciliter le travail des agences humanitaires des Nations Unies qui apportent une assistance vitale aux populations vulnérables dans ce contexte de crise politico-sécuritaire accentué par la mise en œuvre de sanctions communautaires », a écrit le chef de la diplomatie togolaise. Bonsoir chez vous.

<strong>Source: https://www.toutafrica.com/</strong>

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</item>

<item>
<title>Niger : L’ex président Issoufou désavoue la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-lex-president-issoufou-desavoue-la-cedeao-3037598.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 27 Sep 2023 18:03:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Apres le parti nigérien pour la démocratie et le socialisme PNDS-Tarayya, c’est au tour de l’ex président Mahamadou Issoufou de lâcher le président déchu Mohamed Bazoum. L’ancien chef d’état dans une déclaration s’est également opposé à une intervention militaire de la CEDEAO dans le pays.</strong>

Mahamadou Issoufou estime qu’une intervention militaire pour rétablir l’ordre constitutionnel serait une faute. « Toujours préoccupé par la grave crise que connaît mon pays, le Niger, je réaffirme que seule une solution négociée ouvrira la voie au retour rapide à un ordre démocratique stable. Du reste, une telle intervention n’a, nulle part, jamais été facteur de progrès pour aucun peuple. Plus qu’une erreur, y recourir serait une faute. Je suis sûr que les chefs d’Etat de la CEDEAO puiseront dans leur immense sagesse pour ne pas commettre une telle faute. » a-t-il indiqué.

Cette déclaration de l’ex président intervient à un moment de tension entre lui et le gouvernement français qui a coupé tout contact avec lui à cause de son incapacité à restaurer l’ordre constitutionnel en amenant le General Tiani à changer d’avis. Cette prise de position de l’ex président du Niger, a également fait réagir les analystes sur le continent.

<strong>Source: https://www.toutafrica.com/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Où en est le projet d&amp;apos;une intervention de la CEDEAO au Niger? Le Président bissau&#45;guinéen clarifie</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/ou-en-est-le-projet-dune-intervention-de-la-cedeao-au-niger-le-president-bissau-guineen-clarifie-3036260.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 16 Sep 2023 11:44:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>La CEDEAO n'a pas abandonné l'idée d'une intervention militaire au Niger à la suite du coup d'État réalisé en juillet. C'est du moins ce qu'estime le président de Guinée-Bissau, qui a été interrogé par France 24.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Une intervention de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) au Niger "est toujours sur la table", a indiqué vendredi Umaro Sissoco Embaló, Président de Guinée-Bissau, à la chaîne France 24.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Tout en notant que "les coups d’État sont inacceptables au XXIᵉ siècle", M.Embaló a toutefois pointé des responsabilités <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230904/au-niger-un-accord-entre-les-militaires-et-la-cedeao-serait-en-vue-1061872568.html" target="_blank" rel="noopener">de la CEDEAO</a> dans les récents renversements du pouvoir survenus au Niger, au Mali et au Gabon.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h2">
<h2 class="article__h2">Pas de coup d’État en Guinée-Bissau?</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Dès le premier coup d’État, on aurait dû être ferme et prendre des mesures. C’est antidémocratique. C’est la tradition des années 1970-1980 qui est en train de revenir."</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1062145424" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20230916/ou-en-est-le-projet-dune-intervention-de-la-cedeao-au-niger-le-president-bissau-guineen-clarifie-1062145424.html?share-block=1062145772" data-title="&quot;Dès le premier coup d’État, on aurait dû être ferme et prendre des mesures. C’est antidémocratique. C’est la tradition des années 1970-1980 qui est en train de revenir.&quot;"></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Pour Umaro Sissoco Embaló, c’était par ailleurs "une grande erreur de la part de la CEDEAO de lever les sanctions au Mali".</div>
</div>
</div>
<div></div>
<div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Quant à une éventuelle intervention de la Communauté au Niger, toujours possible, c'est sa crédibilité qui est en jeu, selon lui.<em> "Une transition n’est pas acceptable"</em>, a-t-il martelé.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Le Président bissau-guinéen dit en outre ne pas avoir peur d’un coup d’État dans son pays.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h2">
<h2 class="article__h2">Menace d'intervention</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest a menacé d'intervenir militairement au Niger dès le coup d'État réalisé le 26 juillet 2023. <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230910/les-autorites-nigeriennes-accusent-la-france-de-preparer-une-agression--1062004731.html" target="_blank" rel="noopener">La France</a>, dont près de 1.500 soldats sont déployés dans ce pays du Sahel, a soutenu cette décision.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Les nouvelles autorités militaires ont exigé le départ de ces soldats, mais aussi de l'ambassadeur français au Niger. Paris <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230915/la-france-assure-que-son-ambassadeur-restera-au-niger-tant-que-paris-le-souhaite-1062144087.html" target="_blank" rel="noopener">a refusé d'obtempérer</a> et continue de considérer le Président déchu Mohammed Bazoum comme légitime.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
Source: https://fr.sputniknews.africa/

</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernement d’union nationale pour contrecarrer la CEDEAO :  Les partis politiques à bout de souffle mordront&#45;ils à l’hameçon du pouvoir ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/gouvernement-dunion-nationale-pour-contrecarrer-la-cedeao-les-partis-politiques-a-bout-de-souffle-mordront-ils-a-lhamecon-du-pouvoir-3035723.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Sep 2023 11:14:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Tout porte à croire qu’il y aura une prolongation du délai de la transition, car les conditions,  matérielles encore moins sécuritaires, voire  financières ne seront pas réunies pour tenir à date échue, des élections régulières, transparentes et crédibles dont les résultats ne seront pas contestés. En effet,  pour contrecarrer les sanctions de la CEDEAO Assimi Goita serait dans des bonnes prédispositions pour tendre la main aux forces vives du pays afin de mettre en place un gouvernement d’union nationale. La classe politique et la société civile seront au cœur de cette nouvelle stratégie du Président de la Transition pour montrer à la face du monde que les maliens dans leur écrasante majorité sont favorables à une prolongation. Les partis politiques, après avoir été ignorés, voir méprisés vont-ils accepter de mordre à l’appât du gain facile en se rendant complice des sanctions contre leur peuple ? Quid de la société civile tout aussi marginalisée dans la gestion de la transition ?</em></strong>

C’est au moment où le peuple, dans sa très large majorité, demande le respect du délai de la transition afin d’éviter des nouvelles sanctions, que certains partis politiques espèrent sur un gouvernement d’union nationale pour prolonger la transition. Quelle aberration de la part d’une certaine classe politique qui pense qu’un gouvernement d’union nationale pourrait éviter que des sanctions de la CEDEAO ne s’abattent sur le Mali en cas de prolongation. L’organisation sous régionale ne se dédira pas surtout qu’elle reconnait avoir été très clémente dans la gestion de la crise du Mali, ce qui a d’ailleurs  donné des ailes aux trois autres pays de l’espace où il y a eu coup d’Etat. Donc le combat que la classe politique doit mener c’est sans nul doute celui du respect du délai imparti pour la fin de la transition. En tout cas si le Président de la transition  Assimi Goita réussit à convaincre la classe politique de la nécessité de mettre en place un gouvernement d’union nationale pour prolonger, ne serait-ce que de quelques mois la transition, cela veut tout simplement dire que cette classe politique  n’est pas apte moralement  à diriger le Mali et qu’il y a nécessité de procéder à son changement pour laisser place à une nouvelle génération.

<strong> <em>Les partis politiques, après avoir été ignorés, voir méprisés vont-ils accepter de mordre à l’appât du gain facile en se rendant complice des sanctions contre leur peuple ?</em></strong>

Un gouvernement d’union nationale à ce stade de la transition serait considéré comme une trahison du peuple  de la part  de sa classe politique. En effet, vouloir prolonger le délai de la transition équivaudrait à des sanctions contre le Mali  de la part de la CEDEAO. Alors question quel est le leader de ce parti politique, dont la vocation première est la conquête et l’exercice du pouvoir ; qui serait prêt à être comptable des sanctions sévères contre son peuple ? Alors qu’en acceptant d’entrer dans un gouvernement dont le seul but est de prolonger la transition, c’est être complice des sanctions qui vont s’abattre sur le Mali. Au-delà même des probables  sanctions, les acteurs  politiques ont-ils la mémoire courte ? Le dernier remaniement ministériel ne leur a pas permis de comprendre que les tenants actuels du pouvoir n’ont que faire d’eux ? Et qu’ils n’auront besoin des partis politiques que pour assouvir leur dessein politique. La morale, l’honneur et la dignité recommandent aux partis politiques de décliner toute offre allant dans le sens de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale pour contrecarrer la CEDEAO.

<strong><em>Quid de la société civile tout aussi marginalisée dans la gestion de la transition ?</em></strong>

Tout comme la classe politique, la société civile a été elle aussi méprisée et mis à l’écart dans la gestion du pouvoir sous la transition. Elle a subi le même sort que la classe politique, donc elle ne doit pas être un faire-valoir pour servir des intérêts sordides. En acceptant d’entrer dans un gouvernement d’union nationale pour prolonger le délai de la transition, elle aura non seulement trahi le peuple car ce dernier est en train de  subir sans nul doute les sanctions de la CEDEAO, mais aussi elle se serait discréditée aux yeux des maliens qui comptent pourtant sur elle pour  défendre leurs intérêts  au cas où la classe politique faillira.

En définitive, il est un impératif absolu pour les autorités de la transition de respecter le délai imparti pour épargner le Mali des nouvelles sanctions de l’organisation sous régionale.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Niger : La CEDEAO a&#45;t&#45;elle les moyens de sa politique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-la-cedeao-a-t-elle-les-moyens-de-sa-politique-3035397.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Sep 2023 11:46:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- Réunis à Abuja le 10 août, les dirigeants de l’organisation régionale ont annoncé l’activation immédiate de sa force d’intervention après le coup d’Etat au Niger. Depuis, la vie semble avoir repris son cours normal.</strong>

Le Niger a été, le 26 juillet dernier, le théâtre d'un coup d'État à la suite duquel des militaires, regroupés sous le "Conseil National pour la Sauvegarde de la Partie (CNSP)", ont pris le pouvoir. Mohamed Bazoum, élu président du pays en avril 2021, est démis de ses fonctions, les militaires invoquant la détérioration de la sécurité et la mauvaise gestion économique et sociale comme raisons de leur action. Deux jours plus tard, le général Abdourahamane Tiani, chef de la garde présidentielle au Niger, apparait à la télévision publique en tant que nouveau dirigeant du pays.

La prise du pouvoir par les militaires est largement condamnée tant sur le continent africain que par les pays occidentaux.

Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), réunis en session extraordinaire le 30 juillet à Abuja, au Nigeria, exigent la libération et la réintégration dans un délai de 7 jours du président destitué Mohamed Bazoum dans ses fonctions. En outre, ils annoncent comme mesure de sanctions la fermeture des frontières entre le Niger et les pays membres de l’organisation régionale, l'interdiction de voyager pour les militaires au pouvoir et leurs familles, ainsi que la suspension de toutes les transactions commerciales avec le Niger.

Les dirigeants de la CEDEAO brandissent, dans la foulée, la menace d'une intervention militaire. Réunis ensuite le 10 août à Abuja, ils passent à la vitesse supérieure et annoncent l’activation immédiate de la force d’intervention de l'organisation. En réaction, les militaires, soutenus par le Mali et le Burkina Faso avertissent la CEDEAO et d'autres acteurs de leur détermination à défendre le Niger contre toute agression extérieure.

Près d’un mois plus tard, et en dépit des actions qui confortent le pouvoir des militaires, la CEDEAO semble lâcher du lest. Dispose-t-elle, réellement, de tous les leviers pour mettre ses menaces à exécution ?

<strong>- Succession de coups d'Etat</strong>

La CEDEAO est une organisation régionale qui a longtemps été considérée comme un acteur clé dans la promotion de la paix, de la stabilité et du développement économique en Afrique de l'Ouest. Cependant, elle a été confrontée aux cours des dernières années à un défi de taille, à savoir la succession de coups d'État, notamment au Mali, au Burkina Faso, en Guinée, et tout récemment au Niger. Les sanctions économiques infligées aux différents régimes militaires ne semblent pas avoir d’effet dissuasif, bien au contraire. Porté à la tête de la CEDEAO en juillet dernier, le président nigérian Bola Ahmed Tinubu, lui, a fait des changements anticonstitutionnels l'une de ses priorités. "Nous ne permettrons pas qu'il y ait coup d'État après coup d'État en Afrique de l'Ouest", avait-il notamment déclaré.

Le Niger, enclavé en Afrique de l'Ouest, a une histoire politique marquée par des périodes d'instabilité et de transitions démocratiques. Les défis socio-économiques, la faiblesse des institutions étatiques et la lutte pour le contrôle des ressources naturelles, en particulier l'uranium, ont contribué à la fragilité de la gouvernance. Le coup de force des militaires peut être considéré comme "un évènement salvateur précurseur d’un changement pour les populations", estime dans une déclaration à Anadolu Maman Djibriki Abdoul Razak, pésident du parti Ligue panafricanisme Umoja au Niger, entité qui milite pour la souveraineté de l'Afrique.

L’adhésion des populations aux actions des nouvelles autorités militaires, soutient-il, rend difficile une éventuelle intervention militaire de la force d’attente de la CEDEAO.

"Ce coup d'État est survenu dans un contexte politique assez compliqué, à un moment où la démocratie était menacée. La gestion du pays était devenue chaotique, surtout avec l’insécurité. Dans leur gestion, nos autorités brillaient par la mal gouvernance et l’impunité. Tous les secteurs étaient quasiment au plus bas. Le coup d'État est arrivé pour donner un souffle aux populations nigériennes et une solution pour meilleur développement du Niger et même du continent africain", martèle-t-il.

Des milliers de personnes, soutiens de militaires au pouvoir ont multiplié au cours des derniers jours des manifestations, notamment près de la base française à Niamey, pour dénoncer les sanctions de la CEDEAO et demander le départ des forces françaises du territoire nigérien.

<strong>- Plusieurs interventions armées</strong>

Au demeurant, la CEDEAO, créée en 1975, a conduit depuis les années 90 plusieurs interventions armées dans la région pour restaurer la paix et la stabilité. Des interventions souvent menées en collaboration avec d'autres acteurs internationaux tels que les Nations unies et la France. En août 1990, la force d'interposition Ecomog a été déployée au Liberia pour mettre fin à la guerre civile. Elle a réussi à ramener la paix en 1997, et ses derniers soldats ont quitté le pays en 1999. En 1997, l'Ecomog s'est redéployée en Sierra Leone, voisine du Liberia, également en guerre civile depuis 1991. Les troupes nigérianes de l'Ecomog ont chassé une junte militaire (1997-1998) et ont rétabli le président Ahmad Tejan Kabbah au pouvoir. L'Ecomog cèdera la place à une mission des Nations unies en 2000. En février 1999, l'Ecomog est intervenue en Guinée-Bissau, confrontée à une rébellion sanglante. Cependant, elle n'a pas empêché une reprise des combats ni le renversement du président. Une autre force de la CEDEAO, l'Ecomib, a été déployée après le coup d'État de 2012 en Guinée-Bissau. À partir de septembre 2002, la Côte d'Ivoire connaît une rébellion. En 2003, une mission de la CEDEAO composée de 1 300 militaires y a été déployée. En 2004, ces soldats ont intégré une opération de l'ONU, qui s'est achevée en 2017. En janvier 2013, la CEDEAO a autorisé l'envoi immédiat d'une force d'intervention pour aider le Mali à reprendre le contrôle du nord, tombé sous la coupe de groupes terroristes liés à Al-Qaïda en 2012. La France a également lancé l'opération Serval pour soutenir les troupes maliennes. La Mission internationale de soutien au Mali (Misma) a été formée initialement par la CEDEAO, regroupant jusqu'à 6 300 hommes, y compris des troupes du Tchad, qui n'est pas membre de l'organisation régionale. En 2013, la Misma a été absorbée par une mission de l'ONU, la Minusma. Enfin, en janvier 2017, la CEDEAO est intervenue en Gambie lorsque le président sortant Yahya Jammeh a refusé de quitter le pouvoir après l'élection d'Adama Barrow à la présidence. L'opération "Restaurer la démocratie" a été suspendue après quelques heures pour donner une chance à une médiation, ce qui a finalement conduit à l'abdication de Jammeh et à son exil.

<strong>- Dissensions</strong>

La CEDEAO est composée de 15 États membres, chacun avec ses propres forces armées et ressources, La coordination d'une intervention militaire efficace dans un pays en proie à l'instabilité politique est une entreprise complexe. Une intervention militaire soulève, également, des préoccupations quant aux conséquences potentielles pour la stabilité régionale. Elle pourrait déstabiliser davantage la région, en particulier dans un contexte où le Sahel est déjà en proie à des conflits et à des groupes terroristes actifs.

Maman Djibriki Abdoul Razak souligne les dissensions au sein de l’appareil dirigeant de la CEDEAO au sujet d’une intervention militaire au Niger.

"La CEDEAO est quasiment divisée en trois blocs dans l’optique du rétablissement du président déchu Mohamed Bazoum (...) La CEDEAO est en principe une communauté économique des pays de l’Afrique de l'Ouest qui a pour missions de faciliter le libre-échange et promouvoir les échanges économiques entre ses États membres. En début 2023, ils ont voulu former une armée, mais ça restait un projet à valider. Au Niger, ils étaient encouragés par des puissances impérialistes ayant leurs intérêts au Niger", poursuit-il.

Selon l’acteur politique nigérien, l’influence d’acteurs étrangers au sein de la CEDEAO discrédite une action militaire de l’organisation au Niger.

"La France a toujours œuvré à avoir une mainmise sur les institutions africaines. Elle a dans ce sens élargi son influence avec d’autres acteurs européens. La politique française sur le continent ne cadre pas avec les attentes de l’humanité. Pour les autorités françaises, l'Afrique reste un héritage colonial", renchérit-il.

<strong>- Signes de réticence face à des risques importants</strong>

Plus d’un mois après le coup d’État, la tension est loin de s'estomper entre les militaires au pouvoir au Niger et les dirigeants de la CEDEAO. Le risque d’une intervention militaire continue de planer. Malgré les efforts diplomatiques déployés par l’organisation, la situation au Niger reste incertaine, et l'efficacité de la CEDEAO dans la résolution de cette crise est mise à l'épreuve. Elle montre des signes de réticence à prendre des mesures décisives pour rétablir l'ordre constitutionnel, ce qui a suscité des doutes quant à sa détermination à faire respecter ses propres principes. Cette situation associée au "non alignement" de certains pays tels que le Mali, le Burkina Faso ou encore la Guinée, interpelle sur l’avenir de cette organisation créée en 1975.

En outre, l'intervention militaire, si elle a lieu, comporte des risques importants. Outre la complexité logistique, il existe un risque de résistance armée de la part des forces au pouvoir au Niger. Et tout conflit militaire pourrait provoquer des perturbations économiques et humanitaires majeures dans le pays, affectant directement la population civile.

Une autre préoccupation majeure est la réaction de la communauté internationale à une telle intervention. Les acteurs internationaux, y compris les puissances occidentales, surveillent de près la situation au Niger, et toute action militaire de la CEDEAO pourrait avoir des implications diplomatiques et politiques importantes.

Face aux défis et aux risques d'une intervention militaire, la CEDEAO explore des alternatives pour résoudre la crise au Niger. Parmi celles-ci figure en bonne place la voie de la pression diplomatique.

La crise politique au Niger a mis en lumière les défis auxquels est confrontée la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest en matière de politique étrangère et de sécurité. Alors que l'organisation régionale continue de s'efforcer de résoudre la crise nigérienne par la voie diplomatique, la question d’une réforme profonde s’impose désormais.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sortie de crise au Niger : Bola Tinubu propose une Transition de neuf mois</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sortie-de-crise-au-niger-bola-tinubu-propose-une-transition-de-neuf-mois-3035252.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Sep 2023 15:52:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans un communiqué la présidence nigériane a rapporté que Bola Tinubu, le président en exercice de la Cédéao, propose une Transition de neuf mois au Niger comme le cas s'est produit au Nigeria dans les années 1999 avec le général Abdulsalami Abubakar aujourd'hui médiateur dans la crise nigériane.</em></strong>

Le président nigérian Bola Ahmed Tinubu qui a pris le bâton contre les auteurs du coup d'Etat miliaire au Niger a dit être jeudi dernier, via un communiqué, favorable à une transition de "neuf mois" comme cela avait été mis en œuvre dans son pays en 1999 avec le général Abdulsalami Abubakar qui après 82 jours de Transition militaire a transféré le pouvoir à Olusegun Obasanjo.

<em>"Le président ne voit pas de raison que cela ne puisse pas se reproduire au Niger si les autorités militaires sont sincères"</em>, rapporte le communiqué de la présidence nigériane, tout en prévenant que les sanctions imposées par la Cédéao ne seront pas allégées sans "ajustement positif" du nouveau régime à Niamey.

Depuis le début de ce bras de fer entre les nouvelles autorités de Niamey et le président en exercice de la Cédéao, c’est la première fois que Tinubu évoque une durée pour une éventuelle Transition. Surtout que les jours qui ont suivi le coup de force du général Tchiani, le Nigeria de Bola Tinubu était considéré comme l'un des moteurs d'une potentielle intervention militaire au Niger.

<em>"Si nous ne les menaçons pas avec un gros bâton, nous allons tous en subir les conséquences"</em>, a affirmé le président Tinubu dans ledit communiqué.

Cette sortie du président Bola Ahmed Tinubu n'engage que lui et son pays. Dans la foulée des déclarations de Tinubu, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest a tenu à démentir tout calendrier et rappelé dans un communiqué, publié le même jour, que sa position restait "claire" et que les <em>" autorités militaires au Niger doivent restaurer l'ordre constitutionnel immédiatement en libérant et en réinstallant dans ses fonctions le président Mohamed Bazoum"</em>, déchu lors du putsch, le 26 juillet.

Avant la proposition du président nigérian, Alger a proposé un délai de Transition allant de six mois pour parvenir à une solution politique garantissant le retour au système constitutionnel et démocratique au Niger à travers la reprise de l’action politique dans le cadre de l’État de droit.

Maintenant, il reste à savoir si le général de brigade Abdourahamane Tchiani va accepter les propositions d'Alger, d'Abuja ou celui des trois ans qu'il avait proposés.

<strong>Ousmane Mahamane  </strong>

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<title>La CEDEAO pourrait abandonner l&amp;apos;assujettissement de sa monnaie commune à l&amp;apos;euro</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-pourrait-abandonner-lassujettissement-de-sa-monnaie-commune-a-leuro-3035130.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Sep 2023 15:20:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Passer du franc CFA à l’ECO fait penser à blanc bonnet et bonnet blanc. Or, l’Afrique occidentale souhaite renforcer sa souveraineté monétaire et devrait donc étudier l’idée de se défaire de son assujettissement à l’euro. Telle est la conclusion faite par d’imminents chercheurs africains réunis à Ouagadougou, selon Burkina 24.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
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<div class="article__text">Les États membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) devraient envisager de renforcer <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230801/si-on-reste-sous-ce-carcan-du-franc-cfa-on-ne-pourra-jamais-se-developper-1060982989.html" target="_blank" rel="noopener">leur souveraineté monétaire en abandonnant l'arrimage de leur unité monétaire commune, le franc ouest-africain (CFA)</a>, à l'euro. Cela signifie qu’il faut revoir les projets de passage du Franc CFA à l’ECO, ont déclaré le 4 septembre des chercheurs africains lors d’une conférence qui s’est tenue à Ouagadougou.</div>
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<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
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<div class="article__quote-bg-line"></div>
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<div class="article__quote-text">"Nous avons constaté que la manière dont le CFA est géré, c’est une monnaie coloniale et néocoloniale, qu’on veut remplacer par une autre monnaie, qui est l’ECO qui avait été décrié par des pays comme le Ghana et le Nigéria suite à la sortie du Président ivoirien Alassane Ouattara, car ces pays ont trouvé cette nouvelle monnaie sera pareille au CFA. Et cela n’est pas souhaité par les Africains, qui souhaitent une monnaie souveraine", a déclaré Victor Sanou, directeur exécutif du Centre d'analyse des politiques économiques et sociales (CAPES), cité par le site burkinabé Burkina 24.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1061903641" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20230905/la-cedeao-pourrait-abandonner-lassujettissement-de-sa-monnaie-commune-a-leuro-1061903641.html?share-block=1061903643" data-title="&quot;Nous avons constaté que la manière dont le CFA est géré, c’est une monnaie coloniale et néocoloniale, qu’on veut remplacer par une autre monnaie, qui est l’ECO qui avait été décrié par des pays comme le Ghana et le Nigéria suite à la sortie du Président ivoirien Alassane Ouattara, car ces pays ont trouvé cette nouvelle monnaie sera pareille au CFA. Et cela n’est pas souhaité par les Africains, qui souhaitent une monnaie souveraine&quot;, a déclaré Victor Sanou, directeur exécutif du Centre d'analyse des politiques économiques et sociales (CAPES), cité par le site burkinabé Burkina 24."></div>
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<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Précédemment, le 21 décembre 2019, suite à un entretien avec le Président français Emmanuel Macron, le chef de l’État ivoirien avait fait une annonce sur la naissance de l'ECO qui allait remplacer le CFA.</div>
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<div class="article__block" data-type="h2">
<h2 class="article__h2">Les prix des produits africains déterminés en Occident</h2>
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<div class="article__text">Pour le Premier ministre burkinabé, Apollinaire Kyelem de Tambela, qui a présidé la conférence d’Ouagadougou, il est primordial de<a href="https://fr.sputniknews.africa/20230728/kemi-seba-le-franc-cfa-est-un-cancer-1060851051.html" target="_blank" rel="noopener"> trouver des moyens pour une monnaie qui remplacera le CFA</a>.</div>
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<div class="article__block" data-type="quote">
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<div class="article__quote-text">"Les richesses de notre pays sont essentiellement constituées de minerais et de produits agricoles […]. Ce sont des matières premières dont nous ne maîtrisons pas les cours mondiaux. Les prix sont fixés à Paris, Londres et New York. Ils évoluent à la hausse ou à la baisse selon les caprices du marché. Dans ces conditions, il est difficile d'avoir une monnaie stable basée sur ces matières premières, à moins de trouver d'autres garanties. C'est pourquoi nous devrions envisager une alternative sérieuse au CFA", a-t-il souligné.</div>
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<div class="article__block" data-type="h2">
<h2 class="article__h2">Une monnaie utilisée pour faire pression</h2>
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<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">M.Sanou estime que <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230815/niger-la-cedeao-est-devenue-un-outil-economique-qui-garde-la-mainmise-sur-le-franc-cfa-1061357786.html" target="_blank" rel="noopener">les sanctions imposées sur des pays souverains</a> comme le Mali, le Burkina, la Guinée et le Niger sont pour la plupart économiques et monétaires.</div>
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<div class="article__quote-text">"Aujourd'hui, nous sommes dans un environnement conflictuel […]. La CEDEAO a imposé des sanctions au Mali, au Burkina Faso, au Niger et à la Guinée après que les militaires y ont pris le pouvoir avec le soutien de la population […]. Ces sanctions sont principalement mises en œuvre par le biais de canaux économiques et monétaires. Compte tenu des difficultés rencontrées par la population et du fait que nos pays sont entrés dans le processus de transition vers la nouvelle unité monétaire commune de la communauté ECO d'ici 2027, notre centre estime qu'il convient de s'interroger sur les raisons d'une telle décision. Est-il utile d'aller vers une monnaie qui prend déjà les caractéristiques d'un équivalent du CFA?", s’est-il interrogé.</div>
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<div class="share m-active" data-id="1061903641" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20230905/la-cedeao-pourrait-abandonner-lassujettissement-de-sa-monnaie-commune-a-leuro-1061903641.html?share-block=1061903650" data-title="&quot;Aujourd'hui, nous sommes dans un environnement conflictuel […]. La CEDEAO a imposé des sanctions au Mali, au Burkina Faso, au Niger et à la Guinée après que les militaires y ont pris le pouvoir avec le soutien de la population […]. Ces sanctions sont principalement mises en œuvre par le biais de canaux économiques et monétaires. Compte tenu des difficultés rencontrées par la population et du fait que nos pays sont entrés dans le processus de transition vers la nouvelle unité monétaire commune de la communauté ECO d'ici 2027, notre centre estime qu'il convient de s'interroger sur les raisons d'une telle décision. Est-il utile d'aller vers une monnaie qui prend déjà les caractéristiques d'un équivalent du CFA?&quot;, s’est-il interrogé."></div>
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<h2 class="article__h2">Une monnaie coloniale?</h2>
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<div class="article__text">En décembre 2019, les pays membres de la CEDEAO (Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Libéria, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Léone et Togo) sont parvenus à un accord avec la France sur les changements à apporter à la zone monétaire du franc ouest-africain (franc de la Communauté financière africaine). En vertu de cet accord, le franc ouest-africain est rebaptisé ECO (dérivé des trois premières lettres de l'acronyme CEDEAO), mais reste rattaché à l'euro. Dans le même temps, la disposition selon laquelle 50% des réserves de change des pays de la zone franc de la Communauté financière africaine doivent être détenues sur les comptes de la Banque centrale française est supprimée. Supprimée également l'obligation de la présence d'un représentant français au conseil des gouverneurs de la Communauté financière de l'Afrique de l'Ouest.Le franc ouest-africain en tant qu'unité monétaire a été introduit par décret du gouvernement français en décembre 1945 dans les possessions françaises d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique équatoriale.</div>
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<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

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<title>Tribune :  Le dialogue de sourds entre la Cédéao et le Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/tribune-le-dialogue-de-sourds-entre-la-cedeao-et-le-niger-3034374.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Aug 2023 17:53:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après la fin de l'ultimatum donné à la junte qui a pris le pouvoir à Niamey le 26 juillet 2023, la Cédéao a décidé de passer à l'offensive en activant sa force en attente même si selon elle, la voie diplomatique reste privilégiée.</em></strong>

Les sanctions de la Cédéao impactent la vie des populations bien que l'option militaire ait retenu plus l'attention. Les menaces et les sanctions très sévères contre le Niger, ne semblent faire reculer la junte.

L'organisation s'est mise en difficulté dès le début de la crise en brandissant la menace d'une intervention militaire en cas de refus de la junte à rétablir le président Bazoum. En voulant être intransigeante contre le coup de force de trop, elle s’est mise en difficulté. Il faut rappeler que c’est le sixième coup d'Etat dans la région depuis 2020 et la Cédéao joue sa crédibilité face à son impuissance à prévenir les coups d'Etat.

Au regard de la situation actuelle, un statu quo se pose. L’option militaire divise plus que jamais et la solution diplomatique ne donne aucun résultat. Les deux parties sont dans un dialogue de sourds. Il est donc difficile de parvenir à un compromis. Les putschistes contrôlent l’essentiel du pouvoir et ont des soutiens populaires.

Le dimanche 6 août à quelques heures de la fin de l’ultimatum, des milliers de manifestants ont répondu à l’appel du mouvement pour une conscience patriotique (MCP) au stade général Seyni Kountché à Niamey pour exprimer leur soutien au CNSP et s’opposer aux sanctions et menace d'intervention. Les sanctions sévères prises à l’encontre du Niger et la menace d’une intervention militaire ont contribué à durcir les positions et à accélérer l'adhésion des populations au coup d’Etat.

A travers cette démarche, la Cédéao a voulu procéder par l’option du pire dont les conséquences néfastes d'une telle intervention pour le Niger et l'ensemble de la région ont été largement évoquées ces dernières semaines par des spécialistes.

<strong>Une option militaire qui divise en Afrique et au-delà</strong>

Après le sommet extraordinaire de la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la Cédéao sur la situation politique au Niger tenu à Abuja, le 10 août, l’organisation régionale a décidé d’activer sa force en attente pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel. Cette option militaire envisagée par la Cédéao est loin de faire l'unanimité au sein des Etats membres de la Cédéao et au-delà.

Certains pays notamment la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Nigéria, la Guinée-Bissau ont affiché leur volonté à participer à cette action militaire si les négociations diplomatiques venaient à échouer. Malgré le mutisme de certains chefs d'Etat, le président cap-verdien, José Maria Neves est opposé à toute intervention militaire qui selon lui, ne ferait qu’aggraver la situation et transformerait la région en un environnement explosif.

Le pays a refusé de participer à la deuxième réunion des chefs d’Etats-majors de la Cédéao qui s'est tenue à Accra les 17 et 18 août derniers pour discuter des questions logistiques et stratégiques de l'intervention militaire. Il y a visiblement une dissension au sein de la conférence des chefs d'État qui ne fait pas reculer cette décision.

Les grands voisins du Niger comme le Tchad et l'Algérie non membre de la Cédéao ne sont pas favorables à une intervention militaire qui pourrait avoir des conséquences directes sur la détérioration de la situation sécuritaire ou encore sur le flux migratoire car la région d'Agadez représente un point de passage des migrants ouest-africains vers l'Europe. L'Algérie, à travers son ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf, tente une médiation auprès de trois pays membres de la Cédéao: le Nigeria, le Bénin et le Ghana afin de trouver une solution pacifique à la crise.

Le Niger occupe une place stratégique pour les puissances occidentales dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et abrite plusieurs bases militaires étrangères. Cette question nigérienne divise également ses partenaires internationaux, notamment la France et les Etats-Unis. Paris a affirmé son plein soutien à l’ensemble des conclusions adoptées à l’occasion du dernier sommet extraordinaire de la Cédéao qui implique l’option militaire.

Washington quant à lui s'oppose à toute intervention militaire et opte pour une résolution pacifique de la crise. A travers cette démarche, les Etats-Unis ne souhaitent pas compromettre ses investissements au Niger de plusieurs centaines de millions de dollars et veulent se dissocier de l'image de la France de plus en plus rejetée par les populations sahéliennes.

Les Etats-Unis disposent d’une base militaire non loin de l'aéroport international de Niamey Diori Hamani et d'une base de drones dans la région d'Agadez qui constitue la principale base de renseignement du Pentagone au Sahel avec la présence de près de 1000 soldats.

L'Union africaine a tardé à se prononcer sur la crise nigérienne. Il a fallu huit jours après la réunion de son Conseil de paix et de sécurité pour que le communiqué de la réunion du 14 août soit rendu public. Elle prend acte de la décision de la Cédéao d’activer la force en attente et décide de suspendre le pays.

La suspension immédiate du Niger de toutes les instances de l'Union africaine par le Conseil de paix et de sécurité revient à reconnaître le coup d'Etat. Une position qui est contraire à celle de la Cédéao qui n'a jusque-là pas encore suspendu le Niger. Lors du deuxième sommet extraordinaire de la Cédéao tenu à Abuja le 10 août dernier, le ministre des Affaires étrangères du président Bazoum, Hassoumi Massaoudou a participé au sommet en tant que représentant du Niger.

&nbsp;

<strong>Le Niger vers une Transition </strong>

Plus le temps passe, plus le retour aux affaires du président Bazoum paraît improbable. Le président Bazoum est en résidence surveillée depuis le 26 juillet et c’est le CNSP qui tient les rênes de l’appareil de l’Etat. Les putschistes ont formé un nouveau gouvernement le 7 août dernier et procédé à plusieurs nominations aux hautes fonctions militaires et les 8 régions du pays sont dorénavant administrées par des officiers supérieurs.

Ali Mahaman Lamine Zéine est nommé Premier ministre de ce gouvernement et les ministères de la Défense et de l'Intérieur sont occupés par le général Salifou Mody et le général Mohamed Toumba, les numéros 2 et 3 du CNSP. Le nouveau Premier ministre a occupé le poste de directeur de cabinet du président puis de ministre des Finances sous le régime du président Mamadou Tandja qui a dirigé le Niger de 1999 à 2010 avant d’être renversé par le commandant Salou Djibo.

Le CNSP décide de poursuivre le président Bazoum pour haute transition et atteinte. Les militaires à Niamey sont dans la dynamique de consolider leur pouvoir et un retour en arrière paraît inenvisageable.

La Cédéao a engagé une nouvelle tentative de dialogue avec le CNSP après l'échec du premier. Pour la première fois, la délégation de la Cédéao dirigée par l'ancien président du Nigeria Abdulsalami Abubakar, s'est entretenue avec le général Tiani, le 19 août avant de rencontrer le président renversé Mohamed Bazoum en présence du Premier ministre récemment nommé.

Dans la soirée du 19 août le chef du CNSP, lors de son adresse à la nation, a annoncé le lancement d’un dialogue national inclusif afin définir les principes fondamentaux devant régir la transition; définir la priorité de la transition dont la durée ne saurait aller au-delà de trois ans. Le CNSP essaie de légitimer son pouvoir auprès du peuple du Niger.

On assiste de plus en plus à des transitions constitutionnelles en Afrique de l’Ouest où des concertations nationales sont organisées par les juntes afin de créer un consensus autour du pouvoir de transition. Les présidents de transition sont alors investis par les Cours constitutionnelles comme on a pu observer récemment au Mali, au Burkina Faso et en Guinée. Même si le général Abdourahamane Tiani contrôle le pouvoir, il n'est toujours officiellement pas chef d'Etat.

<strong>Bah Traoré</strong>

<strong>Chercheur et analyste. Il s’intéresse aux questions politiques et sécuritaires au Sahel et en Afrique de l’Ouest</strong>

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</item>

<item>
<title>Intervention militaire de la CEDEAO au Niger :  Y aura&#45;t&#45;il un contre&#45;ordre ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/intervention-militaire-de-la-cedeao-au-niger-y-aura-t-il-un-contre-ordre-3034367.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Aug 2023 17:44:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'option militaire pour rétablir Mohamed Bazoum dans ses fonctions est déjà actée par les chefs d'Etat de la Cédéao à travers la réunion des chefs d'Etat-major de ladite organisation.  Cependant, y aura-t-il contre-ordre pour l’annuler ?</em></strong>

Depuis un mois, le Niger continue d’occuper l’actualité politique de la sous-région avec la probable intervention militaire de la Cédéao pour déloger le CNSP, dirigé par le général Abdourahamane Tchiani et restaurer Bazoum.

Selon des sources concordantes, les responsables militaires sont à pied œuvre pour les préparatifs de l'intervention militaire au Niger. D'après la même source, environ 12 000 militaires et des centaines de véhicules blindés sont prêts à entrer en action au Niger. Pour l'instant, l'Etat-major de la Cédéao n'a reçu aucun contre-ordre du président en exercice de la Cédéao, Bola Ahmed Tinubu, d'annuler cette intervention militaire.

Cependant, y aura-t-il un contre-ordre ? Du moins c'est ce qu'espérait l'Algérie d'Abdelmadjid Tebboune qui a dépêché la semaine dernière son ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, dans trois pays de la sous-région.

Ce dernier s'est rendu successivement au Bénin, au Nigeria et au Ghana pour parler de la crise nigérienne et les moyens de la prendre en charge, à travers une solution politique qui évitera au Niger et à l'ensemble de la région les retombées d'une éventuelle escalade de violences.

Parallèlement, le Niger, en collaboration avec ses alliés, prépare la riposte d’une éventuelle intervention. Le général Tchiani, qui a affirmé qu'une telle intervention de la Cédéao au Niger ne serait pas de la promenade de santé à laquelle certains croient, a donné jeudi dernier carte blanche aux autorités maliennes et burkinabés à se déployer aux côtés des Forces de défense et de sécurité du Niger au cas où les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest décideraient d'intervenir.

Les ministres des Affaires étrangères du Mali (Abdoulaye Diop) et du Burkina Faso (Olivia Rouamba) présents au Niger ont salué la signature de cet ordre.

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Intervention militaire de la Cedeao au Niger :  Les réserves de Mahamadou Samaké</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/intervention-militaire-de-la-cedeao-au-niger-les-reserves-de-mahamadou-samake-3034199.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 Aug 2023 15:14:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Alors que les négociations se poursuivent avec les putschistes du Niger, notre compatriote, Mahamadou Samake, lors d’une vidéo-conférence tenue le samedi 19 août, a affirmé que l’option militaire de la Cedeao n’a aucune chance juridiquement (droit international public) de se concrétiser.

Enseignant en France et diplômé en droit international public, M Samake était l’animateur d’une vidéo-conférence sur l’intention de la Cedeao d’user de la force au Niger en vue de restaurer l’ordre constitutionnel interrompu, depuis le 26 juillet, après le Mali, le Burkina Faso et la Guinée Conakry. «Nous avons assisté à un durcissement de ton de la CEDEAO avec son tout nouveau président, également président du Nigéria», a constaté le conférencier, en déplorant qu’aux sanctions habituelles, qui ne se reposant sur aucun fondement, s’ajoute cette fois-ci l’embargo sur les produits pharmaceutiques. «Cette mesure est contraire à la législation internationale. Quand on touche à l’humanitaire, on bascule au blocus. Ce qui est une violation du droit international et une agression conformément à la Charte des Nations unies », a soutenu Mahamadou Samake. D’où, explique-t-il, la réponse des Nations unies aux chefs d’État de l’organisation sous-régionale dont les décisions ne doivent pas affecter la situation humanitaire dans ce pays, l’un des plus pauvres au monde. Et de rappeler une précédente alerte du Fonds des Nations-Unies pour l’Enfance (UNICEF) selon laquelle plus de deux millions d’enfants touchés par la crise ont désespérément besoin d’une aide humanitaire. En définitive, les mesures de la Cedeao, selon le conférencier, contribuent plus à la vulnérabilité d’une population déjà confrontée aux conséquences de l’insécurité et du terrorisme avec des déplacements massifs. Et, comme si ces sanctions n’étaient pas suffisantes, l’instance sous régionale a, dans son planning, prévu une intervention militaire au Niger pour restaurer l’ordre constitutionnel par la force, malgré les alertes de certains pays dont l’Algérie et la Russie, a fait remarquer le conférencier, en indiquant qu’hormis «la légitime défense, c’est le droit international public qui intervient dans le cadre d’une intervention». Et de marteler que «l’option de la Cedeao n’a aucune chance de réussir juridiquement »,  tout en rappelant l’opposition de la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité. «Sauf si la Cedeao agit en dehors de toute légalité comme l’Otan l’a fait en Libye, il n’y a aucune chance que l’ONU donne un mandat à des armées mal équipées d’intervenir au Niger », a déclaré le jeune chercheur et enseignant en France.

Selon lui, la question est politique et il faut des négociations avec les militaires qui ont renversé le président Mohamed Bazoum. « S’ils (les Chefs de la Cedeao, ndlr) ont accepté la démission du président IBK, du président Rock Marc Christian Kabore, la Cedeao doit accepter le fait accompli pour avancer», estime M. Samake parce que l’option de l’offensive militaire est la pire solution pour ses conséquences qui remettent en cause l’existence même de l’organisation sous-régionale. «Les effets négatifs d’une intervention militaire au Niger seront plus importants que celle de l’Otan en Libye avec des ramifications de guerre entre les États membres de la Cedeao. Une action de force au Niger serait apocalyptique », prévient-il.

&nbsp;

<strong>Amidou Keita</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coup d&amp;apos;état au Niger : De la CEDEAO des chefs d&amp;apos;État à la CEDEAO des peuples ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/coup-detat-au-niger-de-la-cedeao-des-chefs-detat-a-la-cedeao-des-peuples-3034026.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/coup-detat-au-niger-de-la-cedeao-des-chefs-detat-a-la-cedeao-des-peuples-3034026.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/CEDEAO-2.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 28 Aug 2023 07:37:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>«À quelque chose malheur est bon». Cet adage sied bien à la situation actuelle de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) face à la crise politique née au Niger, suite au coup d'État qui a mis fin au règne de Mohamed Bazoum.</strong>

Ainsi créée par ces initiateurs, en vue d'une mutualisation des efforts et des moyens pour soutenir chaque État membre qui se trouverait en difficulté dans les domaines économique, social, politique et sécuritaire, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) est devenue aujourd'hui, comme beaucoup se plaisent à le dire, un véritable syndicat des chefs d'État. Elle apparaît aujourd'hui comme une sorte d'épée Damoclès entre les mains des puissances étrangères pour protéger les chefs d'État dociles et engagés à protéger leurs intérêts. Peu importe ce que tu peux être et comment es-tu venu au pouvoir, si tu fais l'affaire de ces impérialistes, tu peux être assuré de la pérennité de ton pouvoir même si cela doit se faire au détriment des intérêts de ton peuple.

Par contre, gare à celui qui leur désobéirait et qui se mettrait au travers de leurs intérêts, elles sont prêtes à tout pour t'infliger la punition dont tu ne seras pas prêt à oublier sitôt. C'est pourquoi les coups d'État qui conduisent au renversement d'un régime acquis à leur cause ne sauraient être acceptés ni tolérés. Ainsi, dès qu'il y a coup d’État, leur machine qui est la CEDEAO se met en marche pour tuer dans l'œuf ce poussin rebelle. C'est ce qui justifie les agissements de l’organisation sous-régionale vis- à-vis de ces coups d'État intervenus en Guinée Conakry, au Mali et au Burkina Faso.

Si le coup d'État en Guinée Conakry a bénéficié d'un certain laxisme de la part de ces chefs d’État, le cas du Mali a été perçu comme une gifle à laquelle il fallait répondre avec la plus grande fermeté afin de dissuader toutes autres tentatives. C'est pourquoi contre toutes les lois et dispositions internationales, y compris les siennes, elle s'est aventurée à infliger contre le Mali des sanctions illégales, illégitimes et inhumaines. Tel un coup d'épée dans l’eau, ces sanctions au lieu d'asphyxier le peuple malien et les pousser à la révolte contre les nouveaux dirigeants, ont plutôt fait vibrer leurs fibres patriotiques.

Ainsi, durant plus de sept à huit mois, le peuple malien a tenu face aux conséquences désastreuses de ces sanctions et mieux, au lieu de prendre sa distance vis- à- vis de ses nouveaux dirigeants, il leur a plutôt témoigné d'un soutien sans faille. Au moment où ces chefs d'État de la Communauté réfléchissaient sur ce qu'il fallait faire pour déloger les cinq (5) colonels qui ont pris le pouvoir à Bamako et rétablir ce qu'ils appellent l'ordre constitutionnel, intervient la même chose au Burkina Faso et par deux fois comme au Mali. Au lieu de réfléchir et tirer les leçons du cas malien, les chefs d'État de la communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest se sont enlisés dans leurs stratégies de sanctions inhumaines et contre productives.

En prenant les mêmes sanctions contre le Burkina Faso, ils ont favorisé le rapprochement des nouvelles autorités du Burkina Faso à celles du Mali et par ricochet les deux peuples. De ce fait, ils se sont retrouvés face à des peuples déterminés et prêts à en découdre avec eux pour protéger leurs nouvelles autorités qu'ils considèrent comme leur libérateur. Ce qui portera un coup dur à la crédibilité de l'organisation sous régionale.

Elle a désormais à faire non pas avec ceux qu'elle appelle les putschistes mais avec un peuple survolté qui ne lui porte plus aucune confiance, pire qui la considère comme un club de chefs d'État au service d'une puissance étrangère et qui serait prêt à tout pour le maintenir dans la domination de cette dernière. Ainsi, telle une adrénaline, nous assistons çà et là à travers toute l'Afrique l'émergence et la propagation d'une certaine idéologie panafricaniste, souverainiste se traduisant par l'affirmation d'appartenance de tous les Africains à un destin commun.

La goutte d'eau qui a fait déborder le vase pour ces chefs d'État de la CEDEAO fut surtout le cinquième coup d'État dans l'espace communautaire en trois (03) ans, intervenu au Niger. Cette fois-ci, ces braves chefs d'État n'ont pas misé sur les sanctions. Après avoir paralysé le pays avec des sanctions qui vont jusqu'à la coupure d'électricité et l'interdiction d'entrée des produits pharmaceutiques, ils ont décidé d'en finir une fois pour toute avec cette histoire de coup d'État dans leur espace en décidant d'une intervention militaire pour restaurer selon eux l'ordre constitutionnel. Mais, hélas, leur déception fut grande, car ils ne s'attendaient pas du tout à cette solidarité agissante de la part des autres pays qui vivent dans la même situation, à savoir la Guinée Conakry, le Burkina Faso et le Mali à l'endroit de ce peuple nigérien qu'ils cherchaient à étouffer, soutiens venant non seulement des autorités mais aussi des peuples de ces trois pays à l'endroit des peuples frères du Niger. Une solidarité qui s'est manifestée par le soutien militaire de ces deux pays au Niger mais aussi et surtout le soutien humanitaire venu du Burkina Faso qui s'est traduit par l'acheminement dans ce pays des dizaines de camions remplis de céréales destinés à leurs frères Nigériens.

En dehors de ces trois (03) pays voisins directs, nous assistons à des manifestations de soutien et de solidarité des peuples de toute l'Afrique entière en faveur du peuple nigérien et tous les autres peuples victimes des sanctions de la CEDEAO. Comme pour répondre à l'appel du philosophe allemand «<strong>prolétaires de tous les pays unissez-vous !».</strong> Nous dirons à notre terme «<strong>Tous les pays victimes des sanctions illégales, illégitimes et inhumaines de la CEDEAO, unissez-vous !».</strong>

Du coup , nous osons penser que nous nous dirigeons inéluctablement vers le déclin d'une CEDEAO qui a totalement perdu non seulement ses repères mais aussi et surtout sa raison d'être au profit d'une nouvelle Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) qui prendrait sa source dans les profondeurs des aspirations et préoccupations des peuples africains et qui, réunissant des Africains soucieux du bien-être des populations africaines, agirait dans le sens de la défense des intérêts vitaux des peuples africains et la sauvegarde non seulement de leur souveraineté, mais aussi et surtout de leur dignité.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO : Comment les marionnettes de Macron ont échoué au Mali</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Aug 2023 02:14:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dès le début de la crise politique au Mali, certains Chefs d’Etat de la  CEDEAO, après avoir torturé leur Constitution et dévoyé la procédure de dévolution du pouvoir, ont voulu intimider leur propre peuple en brandissant les sanctions contre les acteurs politiques et ceux des sociétés civiles du Mali. Le chantage exercé sur le Mali, montre à suffisance la volonté d’éradiquer tous mouvements sociaux capables de rendre vie et crédibilité dans les institutions intellectuellement et moralement corrompues. En résumé, la CEDEAO est synonyme d'échec sur tous les fronts !</strong>

En effet, dès les prémices de la révolte populaire contre l’ancien président, Ibrahim Boubacar Keita  en 2020, les chefs  d’état de la CEDEAO ont tout tenté pour le sauver. Ainsi, du 18 au 20 juin 2020,  une délégation de chefs d’état avait effectué une <strong> </strong>mission dite de bons offices  dans notre pays officiellement dans le cadre de la crise politique qui secouait le pays. En vérité, la mission dite de bons offices de la CEDEAO n’avait rien à envier d’une opération commando de sauvetage par ses pairs d’un Président de la République en échec cuisant de gouvernance.  Cette mission se termina sur un  rejet  du plan de sortie de crise, proposé par les émissaires de la CEDEAO  par le M5-RFP,  fer de lance  de la contestation,  " <em>les propositions de solutions de la Mission de la CEDEAO ne correspondent absolument pas aux aspirations et attentes exprimées par le M5-RFP et portées par l'écrasante majorité du peuple malien</em>".

L’attitude des chefs d’état a suscité moult interrogations : que veut la C.E.D.E.A.O.? Détourner les vrais problèmes de la nation malienne en les requalifiant frauduleusement de simples incidents électoraux suite à des élections législatives truquées ? Ou- qu’à Dieu ne plaise!- tenter de faire passer par pertes et profits le massacre des Maliens pour trouver et accorder des circonstances atténuantes à IBK ?

Cependant, en voulant sauver  IBK, la CEDEAO était <strong> </strong>dans son rôle, son triste rôle, en ratant sa compréhension de la crise qui secoue le Mali. En y reprenant son antienne démodée qui clame son refus d’un renversement des pouvoirs élus par la rue, peu importe la légitimité des revendications qui la portent, les dirigeants de la CEDEAO sont à nouveau passés à côté de la plaque. Train de l’histoire. En vérité, ils ont raté, à nouveau, le train de l’histoire en tentant de voler au secours d’un président malien ayant perdu toute raison de se maintenir en place, honni de tous, ayant volé le scrutin pour se faire “réélire”, népotique et corrompu, et qui est devenu un danger pour la stabilité nationale de son pays.

La CEDEAO en a oublié que le principe des ordres constitutionnels démocratiquement élus n’est sacro-saint qu’à la condition qu’ils s’adossent à une pratique et à des valeurs conformes au pacte républicain les ayant permis. Tel n’est pas le cas. Or, les juristes le savent: dans le droit, la codification et l’adoption de nouvelles normes peuvent naître d’insurrections légitimes. Jusqu’à servir de réceptacles à l’émergence de nouveaux régimes politiques dont la reconnaissance, prévue en droit international, peut signer la désuétude officielle de ceux sur les ruines desquelles ils sont nés.

Pourtant la CEDEAO n’a pas tiré les leçons de ce premier échec patent. Elle remet le couvert  en janvier 2022 en imposant le 9 janvier 2022, de lourdes sanctions contre le Mali, au motif  que les Autorités  ne pouvaient pas respecter la date limite de février 2022 pour les élections visant au retour des civils au pouvoir. Cet embargo comprenait le gel des avoirs du Mali à la BCEAO, la fermeture des frontières avec les États membres de l’organisation, la suspension de toutes les transactions à l’exception des produits médicaux et pharmaceutiques. De plus, la CEDEAO a décidé de rappeler les ambassadeurs de tous les pays membres présents à Bamako, rompant ainsi tout contact pour étouffer rapidement le Mali.

L’UEMOA s’était immiscée à tort dans le débat le 9 janvier en organisant un sommet parallèle dans un pays non membre, violant ainsi sans honte ses propres règles.

Et la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) a le 24 mars 2022 ordonné la suspension des sanctions de cette institution, mais ni l’UEMOA, ni la CEDEAO n’ont réagi à cette décision. Pourquoi une absence soudaine de proactivité de la CEDEAO alors qu’elle était à la manœuvre toute affaire cessante pour les sanctions ?

Plusieurs voix s’étaient levées pour condamner l’attitude de la CEDEAO qui avait semblé répondre aux ordres de Macron en imposant mes sanctions au Mali. Cependant, malgré les nombreuses pressions de la France pour diaboliser les  Autorités, les attaques directes lancées par certains dirigeants ouest africains comme le Nigérien Mohamed Bazoum, le Bissau guinéen, Embalo Umaru Sissoko  ou l’ivoirien Alassane Ouattara, le gouvernement de transition a survécu à la tornade avec le soutien d’une grande partie du peuple malien et des peuples africains.

Finalement, la Cedeao a levé les sanctions sept mois plus tard. Elle a donc  échoué dans sa stratégie de pression contre le Mali, et par ricochet, la France également a échoué et s’est fait humiliée par un Etat moins puissant, qu’elle prenait pour sa « chose », son pré carré personnel. L’échec est d’autant plus fort pour  l’organisation sous régionale que le Mali a fait preuve de résilience et sert d’exemple à d’autres pays pour le recouvrement de leur souveraineté  pleine et entière.

<strong>M Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO explique pourquoi elle parle de l’option militaire au Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-explique-pourquoi-elle-parle-de-loption-militaire-au-niger-3033904.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 26 Aug 2023 17:02:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>La CEDEAO n'a pas déclaré la guerre au Niger et poursuivra pleinement ses initiatives diplomatiques pour résoudre la crise politique dans le pays, a fait savoir un haut responsable de l’organisation. Pourtant, l’option d’une intervention militaire reste sur la table, car "le dialogue politique à lui seul" n’est pas suffisant.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) va "explorer pleinement la voie diplomatique" pour résoudre la <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230826/larmee-nigerienne-en-etat-dalerte-maximale-1061638149.html" target="_blank" rel="noopener">crise politique au Niger</a> "sans renoncer à l'option du déploiement de la force régionale en attente", <a href="https://ecowas.int/ecowas-to-fully-explore-diplomatic-channel-in-resolving-political-crisis-in-niger/" target="_blank" rel="nofollow noopener">selon le communiqué </a>de l’organisation publiée ce 26 août.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h3">
<h3 class="article__h2">"Il était temps de mettre fin à la contagion"</h3>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Cette option d’une intervention militaire a été mise en avant par la CEDEAO fin juillet. Omar Alieu Touray, président de la commission de la CEDEAO, est revenu sur les origines de cette décision, toujours d’après le communiqué:</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"L'évolution actuelle au Niger s'ajoute à la liste des tentatives de coups d'État dans la région. Vous pouvez donc comprendre pourquoi les chefs d'État et de gouvernement ont décidé qu'il s'agissait d'un coup de trop et ont décidé qu'il était temps de mettre fin à la contagion".</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1061646055" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20230826/la-cedeao-explique-pourquoi-elle-parle-de-loption-militaire-au-niger-1061646055.html?share-block=1061646059" data-title="&quot;L'évolution actuelle au Niger s'ajoute à la liste des tentatives de coups d'État dans la région. Vous pouvez donc comprendre pourquoi les chefs d'État et de gouvernement ont décidé qu'il s'agissait d'un coup de trop et ont décidé qu'il était temps de mettre fin à la contagion&quot;."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">La décision des membres de la CEDEAO d'activer la clause prévoyant l'usage légitime de la force au Niger "n'a été prise qu'après avoir pris en compte le fait que le dialogue politique à lui seul n'a malheureusement pas réussi à dissuader les putschistes dans la région".</div>
</div>
</div>
<div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Cette position dure est <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230825/le-niger-autorisera-les-armees-du-burkina-et-du-mali-a-intervenir-en-cas-dagression-1061612001.html" target="_blank" rel="noopener">due aux précédents</a> du Mali, de la Guinée et du Burkina Faso, selon Omar Alieu Touray. Il a souligné que la CEDEAO n'a pas déclaré la guerre au Niger.</div>
</div>
</div>
<div class="ria-tweet"></div>
<div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="h3">
<h3 class="article__h2">L’impasse nigérienne</h3>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Le 26 juillet, un groupe des militaires a annoncé à la télévision nationale la destitution du Président du pays, Mohamed Bazoum. Les dirigeants de la plupart des pays occidentaux et la CEDEAO ont condamné ce <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230824/crise-au-niger-alger-et-abuja-se-mettent-daccord-pour-encourager-un-reglement-de-paix-1061611340.html" target="_blank" rel="noopener">coup de force militaire</a> dirigé par le général Abdourahamane Tiani.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">En réagissant, la CEDEAO a imposé une batterie de sanctions, notamment la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre le Niger et ses États membres. Outre les sanctions, l’organisation a menacé les militaires au pouvoir par une intervention armée et les chefs militaires des membres de la CEDEAO se préparent actuellement en vue d'un éventuel usage de la force.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

</div>
</div>
<div></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO :  L’impossible mission</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-limpossible-mission-2-3033892.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 26 Aug 2023 13:06:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Qu’est-ce que la néfaste Cédéao veut finalement faire de sa politique nigérienne ? Elle qui ne s’est jamais déterminée à porter une assistance militaire aux pays sahéliens membres ou à les soutenir face au terrorisme. Pourtant, dans ses mises en scène, nous constatons qu’elle est rejointe par ses chefs d’état-major m’as-tu-vu et sapés comme jamais.

Les préparatifs d’une guerre ne sont pas un défilé de mode, et la guerre n’est sûrement pas faite pour les images. La crainte de ce groupe minoritaire de présidents va-t’en guerre doit être de savoir si ces chefs militaires bien fringués et leurs armées sont à la hauteur pour réagir adéquatement face aux adversaires aguerris sahéliens.

On dit chez nous qu’il ne faut pas remplir sa bouche de farine si vous n’avez pas assez de salive pour la mouiller. En toute connaissance de cause, une telle option militaire ou mission n’est certes légalement pas prévue dans la charte de l’organisation sous-régionale ; et de toute évidence, elle est non seulement très complexe mais aussi structurellement trop faible pour réussir dans ce cas nigérien.

C’est sans doute une mission suicidaire. Le bluff a assez duré. Il est temps d’écouter les cris d’alerte et d’opposition à cette aventure, et il est grand temps que le bon sens l’emporte. Le sage dit que celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais que celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde.

A ce stade, il serait plutôt honorable de tenter de relever le défi du dialogue avec toutes les parties en proposant une solution acceptable qui mènera au retour à une vie politique et constitutionnelle normale dans un bref délai.

Autrement, que ces présidents malavisés sachent alors qu’on ne peut jamais être préparé aux horreurs de la guerre, mais aussi et surtout, qu’ils comprennent que l'addition de faiblesses ne fait jamais la force. L’Afrique et le reste du monde vous regardent.

A bon entendeur, salut !

<strong> </strong>

<strong>Cheick Boucadry Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Niger : « il n’est pas prévu de recourir à la force », affirme le président de la commission de la Cédéao</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-il-nest-pas-prevu-de-recourir-a-la-force-affirme-le-president-de-la-commission-de-la-cedeao-3033853.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 26 Aug 2023 10:41:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>- Le président de la commission de la Cédéao, Omar Alieu Touray, a déclaré que l’organisation ouest-africaine « s’est engagée à rétablir l'ordre constitutionnel au Niger par tous les moyens ».</strong>

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a annoncé vendredi qu'elle n'envisageait pas de recourir à la force au Niger, mais qu'elle « s’engage à rétablir l'ordre constitutionnel par tous les moyens ».

« La Cédéao n'a pas déclaré la guerre au peuple du Niger et il n'est pas prévu de recourir à la force militaire », a assuré le président de la commission de la Cédéao, Omar Alieu Touray, dans des déclarations à la presse rapportées par des médias africains et internationaux, dont « Politics Nigeria ».

Cependant, Omar Alieu Touray a fait observer que la Cédéao a activé le régime de sanctions contre les militaires au pouvoir au Niger, avec notamment la possibilité de recourir « légalement à la force ».

« Les sanctions visent à maintenir la pression sur le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie dans le but de rétablir l'ordre constitutionnel au Niger et rendre le pouvoir aux civils », a ajouté le président de la commission de la Cédéao.

« Il n'est pas trop tard pour les militaires au pouvoir au Niger de reconsidérer leur position et de retourner immédiatement dans leurs casernes », a assuré Omar Alieu Touray, qui toutefois a prévenu que la Cédéao ne tolérerait pas les coups d'État.

Omar Alieu Touray a réitéré la demande de la Cédéao à l’adresse du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie d’abandonner l’idée d’une transition de 3 ans, qualifiant cette proposition d’« inacceptable ».​​​​​​​

Les déclarations du président de la commission de la Cédéao, Omar Alieu Touray, interviennent après que le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), a décidé le 22 août de suspendre immédiatement le Niger des organes et institutions de l’organisation, et affirmé « prendre note » de la décision de l’organisation ouest-africaine de déployer une force en attente dans ce pays sahélien.

*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Message clair envoyé à la Cédéao : Aller au&#45;delà de la symbolique</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/message-clair-envoye-a-la-cedeao-aller-au-dela-de-la-symbolique-3033442.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Aug 2023 01:23:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Dans l’hypothèse où la tension continuerait de monter, les deux capitales pourraient engager des troupes au sol et d’autres vecteurs aériens.  </strong></em>

Après le déploiement des avions de combat, les deux pays pourraient, de source généralement bien informée, proposer au Niger un renfort de soldats, de blindés, alors que la menace d’une intervention de la Communauté économique des états d’Afrique de l’ouest (Cédéao) reste très présente<em>.  Cette batterie de mesures enverrait un message clair à l’organisation sous régionale : nous ne tolérerons pas ses activités de déstabilisation du Sahel, et nous serons toujours aux côtés du Niger face à son hostilité.  </em>Les avions de chasse <a href="https://www.avionslegendaires.net/avion-militaire/embraer-emb-314-super-tucano/">Embraer A-29B Super Tucano</a><strong> au nombre de six, des drones d’attaque  </strong><em>sont un premier soutien. </em>Le déploiement opéré vendredi dernier, si l’on s’en tient au reportage de la télévision nationale nigérienne, permettra de renforcer les défenses et de <em>concrétiser le soutien des deux pays voisins à Niamey.</em>

Une colonne de blindés ivoiriens a été aperçue en début de semaine, faisant  mouvement en direction du Ghana, renforçant les craintes  d’une invasion,  de <em>l’effusion de sang et de la destruction </em>au Niger et au-delà<em>, d’une tragédie pour tout le Sahel.  Le Niger doit demeurer libre de choisir lui-même son avenir.</em> Les actes suivent les mots. Une réunion des officiers d’état-major des trois alliés ont ficelé un plan de riposte à une éventuelle attaque.  Des avions de combat ultra moderne pourraient décoller du Mali et du Burkina  pour venir rapidement en appui aux troupes engagées sur le théâtre des opérations.

Ces bruits de botte surviennent au moment où se renforcent davantage les Forces armées maliennes avec l’acquisition de nouveaux équipements militaires :  au nombre desquels des missiles air-sol, des drones kamikazes de fabrication iranienne.

<strong>Fanfan</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Niger : La CEDEAO rejette le plan du gouvernement de transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-la-cedeao-rejette-le-plan-du-gouvernement-de-transition-3033285.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-la-cedeao-rejette-le-plan-du-gouvernement-de-transition-3033285.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/05/president-CEDEAO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 21 Aug 2023 13:34:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>- Déclaration d’Abdel Fatau Musah, commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de la CEDEAO.</strong>

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a rejeté le plan d’un gouvernement de transition sur 3 ans au Niger, proposé par les militaires qui ont a pris le pouvoir le 26 juillet dernier.

Abdel Fatau Musah, le commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de la CEDEAO, a déclaré dans une interview à la chaîne britannique BBC que le plan de transition sur 3 ans au Niger est "inacceptable".

Musah a souligné que cette proposition n'est rien d'autre qu'un "rideau de fumée" pour le dialogue et la diplomatie.

"Plus tôt ils rendront le pouvoir aux civils et se concentreront sur leurs responsabilités premières, qui est de défendre l'intégrité territoriale du Niger, mieux ce sera pour eux", a-t-il affirmé.

Le chef du conseil militaire du Niger, Abdourahamane Tiani, a annoncé que la transition vers un régime civil dans le pays serait achevée dans un délai maximum de 3 ans.

Depuis le 26 juillet dernier, le Conseil national pour la protection de la patrie au Niger détient le président Mohamed Bazoum et des membres de sa famille après son éviction du pouvoir et la suspension de la Constitution du pays.

* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.

Source: https://www.aa.com.tr/fr]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cédéao : l’impossible mission</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-limpossible-mission-3033251.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Aug 2023 11:30:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>L’option militaire est sans doute une mission suicidaire. Non prévue dans la charte de l’organisation, elle très complexe et trop faible pour réussir dans le cas nigérien.</em>

Qu’est-ce que la néfaste Cédéao veut finalement faire de sa politique nigérienne ? Elle qui ne s’est jamais déterminée à porter une assistance militaire aux pays sahéliens membres ou à les soutenir face au terrorisme ! Pourtant, dans ses mises en scène, nous constatons qu’elle est rejointe par ses chefs d’état-major m’as-tu-vu et sapés comme jamais !

Les préparatifs d’une guerre ne sont pas un défilé de mode et la guerre n’est sûrement pas faite pour les images. La crainte de ce groupe minoritaire de présidents ‘’va-t-en guerre’’ doit être de savoir si leurs chefs militaires bien fringués et leurs armées sont à la hauteur pour réagir adéquatement face aux adversaires aguerris sahéliens.

On dit chez nous qu’il ne faut pas remplir sa bouche de farine si vous n’avez pas assez de salive pour la mouiller. En toute connaissance de cause, une telle option militaire ou mission n’est certes légalement pas prévue dans la charte de l’organisation sous-régionale ; et de toute évidence, elle est non seulement très complexe mais aussi structurellement trop faible pour réussir dans ce cas nigérien. C’est sans doute une mission suicidaire.

&nbsp;

<strong>Privilégier le dialogue avec toutes les parties </strong>

Le bluff a assez duré. Il est temps d’écouter les cris d’alerte et d’opposition à cette aventure, et il est grand temps que le bon sens l’emporte. Le sage dit que celui qui cache ses transgressions ne prospères point, mais que celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde.

À ce stade, il serait plutôt honorable de tenter de relever le défi du dialogue avec toutes les parties en proposant une solution acceptable qui mènera au retour à une vie politique et constitutionnelle normale dans un bref délai.

Autrement, que ces présidents mal-avisés sachent alors qu’on ne peut jamais être préparé aux horreurs de la guerre, mais aussi et surtout, qu’ils comprennent que l'addition de faiblesses ne fait jamais la force. L’Afrique et le reste du monde vous regardent. A bon entendeur, salut !

<strong>Cheick Boucadry Traoré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coup d&amp;apos;état au Niger :  La CEDEAO souffle le chaud et le froid</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/coup-detat-au-niger-la-cedeao-souffle-le-chaud-et-le-froid-3033224.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Aug 2023 07:55:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[''Commettre une erreur n'est pas grave mais persister dans l'erreur c'est ce qui est pire". Cette vérité semble être totalement ignorée par les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Ce qui expliquerait leur décision d'intervenir militairement au Niger suite au coup d'État qui a renversé le régime de M. Mohamed Bazoum, en vue d'installer ce dernier dans son fauteuil présidentiel.

Tel un coup de foudre tombé sur la tête, le coup d'État au Niger est devenu une amère pilule que les chefs d'État de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont de la peine à avaler, surtout qu'il intervient au moment où ces dirigeants cogitaient à donner une réponse adaptée à ceux intervenus au Mali , en Guinée Conakry et au Burkina Faso.

Ainsi, pris de panique et surtout d'une certaine psychose, par ce cinquième coup d'État intervenu au Niger et cinquième dans l'espace CEDEAO en moins de trois (03) ans, les chefs d'État de la CEDEAO ont tout simplement cessé de réfléchir et de façon émotive et passionnelle, ils se sont précipités à prendre une décision sans pour autant penser ni sur les conséquence, ni sur tous les contours encore moins sur sa faisabilité.

En effet, en prenant la décision devant l'histoire et devant les hommes d'intervenir militairement au Niger pour évincer les putschistes et installer le président Bazoum dans son fauteuil, nos vaillants chefs d'État se voyaient en bon droit d'agir ainsi et surtout avec le soutien de leurs barons de l'extérieur mais ne s'attendaient pas du tout à cette réaction de la population nigérienne à travers ce grand rassemblement au grand stade de Niamey exclamant leur soutien à ces militaires qu'ils considèrent comme leur libérateur. Du coup, ils se sont trouvés entre le marteau des puissances impérialistes qui les soutiennent et l'enclume des populations nigériennes révoltées contre toute ingérence étrangère dans leurs affaires intérieures. Ainsi, coincée dans ses propres décisions irréfléchies et contre productives, malheureusement, la CEDEAO ne semble pas prendre la mesure des choses ou du moins elle fait mine de l'ignorer ou de la minimiser.

Voyant bien que sa décision irréfléchie et contre-productive a de la peine à prospérer non seulement en son sein même à travers des voix discordantes telles que le Cap Vert et surtout le Mali, le Burkina Faso et la Guinée Conakry qui ont menacé de la quitter si elle n'abandonne pas ce projet, également l'opposition exprimée par certains voisins immédiats du Niger qui refusent le survol de leur espace aérien, mais aussi et surtout une grande partie de cette communauté internationale sur laquelle elle compte beaucoup pour mener son aventure, bon nombre d'observateurs avaient pensé que la CEDEAO allait sauver ce qui reste encore de sa crédibilité en revoyant sa copie et en changeant de fusils d'épaule à la faveur de ces deux jours d'entretien de ses chefs de guerre tenu, le 17 et 18 août, au Ghana. L'ultime occasion lui était offerte de revoir la situation sans état d’âme, de poser les vraies questions pour trouver les bonnes. Mais, hélas ! Nous voyons que l'organisation sous régionale persiste encore dans sa phobie d'intervenir militairement au Niger en vue de rétablir ce qu'elle appelle l'ordre constitutionnel.

Nonobstant les sanctions inhumaines, illégales et illégitimes qu'elle a infligées aux peuples, elle continue avec sa menace de recourir par la force pour déloger les putschistes tout en se disant ouverte au dialogue pour trouver une solution négociée au risque de se donner en ridicule. En adoptant cette stratégie de souffler le chaud et le froid, nous permettons de nous poser la question de savoir si l'organisation sous régionale se rend-t-elle compte qu'elle joue en même avec son avenir?

En persistant dans son obsession d'intervenir militairement en dépit de tous les cris d'alarme venant de partout à travers le continent et d'ailleurs et surtout de la part du peuple nigérien lui-même pour lequel elle nous fait croire sa raison d'agir, nous ne pouvons-nous empêcher de poser la question de savoir pour qui et au nom de qui la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest agirait- elle ? Est-elle réellement maîtresse de ses décisions ?

En tout état de cause, nous pensons qu'il est encore temps pour l'organisation sous régionale de se défaire des pressions extérieures, pour penser librement sur les questions existentielles de ses peuples, de poser les vraies questions et d'y chercher les réponses idoines et c'est uniquement en cela qu'elle pourrait trouver sa raison d'être, voire de continuer d’exister. Dans le cas échéant, elle trouverait toujours devant elle des peuples toujours déterminés à en découdre avec elle afin de se libérer des chaînes de domination dans lesquelles elle veut les maintenir. Comme le disait l’autre, si les dirigeants ne s'occupent pas de leur peuple, c'est leur peuple qui s'occupera d'eux.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Niger: La Cédéao se dit optimiste quant à la volonté des militaires au pouvoir de dialoguer</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-la-cedeao-se-dit-optimiste-quant-a-la-volonte-des-militaires-au-pouvoir-de-dialoguer-3033133.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 19 Aug 2023 21:50:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une délégation de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest est arrivée samedi matin dans la capitale, Niamey, pour rencontrer des représentants du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie et le président déchu Mohamed Bazoum</strong>

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) s'est dite optimiste quant à l’acceptation par les militaires au pouvoir au Niger de dialoguer avec elle.

C’est ce qui ressort des déclarations accordées, samedi, par le commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de l'organisation régionale, Abdel-Fatau Musah, à la chaîne ghanéenne « TV3 », selon le correspondant d’Anadolu.

« Enfin, ils nous ont informés qu'ils acceptaient de recevoir notre délégation aujourd'hui, et nous avons accepté leur proposition », a déclaré le commissaire de la Cédéao.

Plus tôt samedi, des sources proches de la Cédéao ont rapporté que « l'avion de la délégation a atterri à l'aéroport de Niamey à 13h00 (12h00 GMT) », selon « Euronews ».

La délégation ouest-africaine, conduite par l'ancien président nigérian Abdulsalami Abubakar, devrait rencontrer des représentants du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (Cnsp) et le président déchu Mohamed Bazoum.

Abdel-Fatau Musah s'est dit optimiste quant au dialogue prévu avec les militaires au pouvoir au Niger. Il a toutefois réitéré l'engagement de la Cédéao à rétablir le président Mohamed Bazoum dans ses fonctions et restaurer l'ordre constitutionnel dans le pays.

« La Cédéao va suivre de près le dialogue et envisager l'option militaire en cas d’échec du dialogue », a indiqué le commissaire de l’instance ouest-africaine.

Et Abdel-Fatau Musah d’ajouter : « Nous verrons comment les pourparlers vont évoluer, mais je peux vous assurer que nous n'allons pas nous engager dans un dialogue sans fin ».

Il a, en outre, infirmé les allégations selon lesquelles le bloc régional serait plus enclin à l’intervention militaire affirmant que « les militaires au pouvoir au Niger sont responsables de l'impasse actuelle ».

« Nous n’allons pas être ceux qui frappent à la porte alors qu’ils nous la claquent au nez », a ajouté le commissaire de la Cédéao.

Abdel-Fatau Musah, avait affirmé vendredi, à l'issue d'une réunion des chefs d'état-major des armées ouest-africaines réunis depuis jeudi à Accra au Ghana - pour discuter des modalités d’une éventuelle intervention militaire au Niger - que « La force en attente de la Cédéao est prête à intervenir » au Niger dès que les dirigeants des pays ouest-africains en donneront l’ordre.​​​​​​​

*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Agence de presse : Le Burkina Faso menace de se retirer de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/agence-de-presse-le-burkina-faso-menace-de-se-retirer-de-la-cedeao-3033131.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 19 Aug 2023 18:06:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- "il ne serait pas logique qu’ (au sein d’) une communauté faite pour que nous vivions ensemble, nous commencions à nous créer des embarras inutiles", a déclaré le ministre burkinabè de la défense, cité par l'agence de presse russe RIA Novosti</strong>

Le Burkina Faso a menacé de se retirer de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) si celle-ci intervenait militairement au Niger.

"L’agression nous l’attendons. De toute façon, nos chefs d'État l'ont déclaré : Nous sommes prêts à soutenir le Niger. Nous sommes même prêts à nous retirer de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, parce que nous trouvons qu'il ne serait pas logique qu’ (au sein d’) une communauté faite pour que nous vivions ensemble, nous commencions à nous créer des embarras inutiles", a déclaré le ministre burkinabè de la défense, Kassoum Coulibaly, cité par l'agence de presse russe RIA Novosti.

Ces développements interviennent alors que la CEDEAO menace de recourir à la force militaire au Niger, où l'armée a écarté le président Mohamed Bazoum.

Vendredi, les chefs d'état-major des pays de la CEDEAO, réunis au Ghana, ont déclaré que leurs forces militaires étaient prêtes à intervenir dès que l'ordre serait donné de rétablir l'ordre constitutionnel.

Kassim Coulibaly a réaffirmé le ferme soutien de son pays au Niger face à "l'agression", mettant en garde contre l'intensification des activités des groupes terroristes dans la région si le Niger tombe dans le chaos.

le ministre burkinabè de la défense a critiqué les récentes sanctions imposées par la CEDEAO au Niger et a qualifié de "choquante" la possibilité d'une intervention militaire dans le pays.

Le Burkina Faso, comme le Mali, s'est rangé du côté des militaires qui ont écarté le président Bazoum.

*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj

<strong><a href="https://www.aa.com.tr/fr">Source: https://www.aa.com.tr/fr</a></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Intervention militaire au Niger :   Le veto du Conseil paix et sécurité de l’Union africaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/intervention-militaire-au-niger-le-veto-du-conseil-paix-et-securite-de-lunion-africaine-3033095.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 19 Aug 2023 09:47:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Réunis mardi dernier à Addis-Abeba en Ethiopie, les membres du Conseil paix et sécurité (CPS) de l’Union africaine ont dit niet à toute intervention militaire au Niger.  Néanmoins, le Conseil a suspendu le Niger de toutes les activités de l’Union africaine.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Après le Cap Vert de José Maria Neves et le Togo de Faure Gnassingbé, c’est le tour du Conseil paix et sécurité de l’Union africaine de se désolidariser publiquement de l’idée d’intervention militaire de la Cédéao pour réintégrer Mohamed Bazoum dans ses fonctions.

A l’issue d’un huis-clos houleux mardi dernier, les membres du Conseil paix et sécurité de l’Union africaine chargé de statuer sur les questions de règlements des conflits ont rejeté la décision de la Cédéao qui envisage d’user la force contre le Niger si le général Abdourahamane Tchiani ne rétablissait pas l’ordre constitutionnel dans le pays.

<em>"Tout en rappelant notre politique de tolérance zéro face aux changements anticonstitutionnels de gouvernement, nous avons choisi de ne pas soutenir une intervention militaire au Niger, parce qu’elle pourrait déboucher sur un bain de sang et causer plus de dégâts qu’il n’en existe actuellement"</em>, écrit un membre du Conseil sur X (ancien tweeter).

Cette décision du Conseil de paix et sécurité de l'Union africaine n'est pas surprenante. Parce que l'Algérie, qui pilote le Conseil, a déjà affiché son hostilité à toute intervention militaire au Niger, qui aura comme conséquence l'escalade de la violence dans l'ensemble du Sahel.

Par ailleurs, des voix se sont exprimées sur les réseaux sociaux affirmant que la position du Conseil paix et sécurité de l’organisation panafricaine n'est pas ce qu'on qualifie de "décision contraignante" à laquelle la Cédéao n'aurait d'autre choix que de s’y plier.

<em>"Le soutien du Conseil paix et sécurité était certes important, mais pas indispensable et elle ne peut surtout pas empêcher la Cédéao d'intervenir militairement au Niger si la junte n'accède pas à sa demande de laisser Mohamed Bazoum exercer ses fonctions présidentielles"</em>, a écrit un confrère, spécialiste de la Cédéao.

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Cédéao a arrêté une date pour une possible intervention militaire au Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-a-arrete-une-date-pour-une-possible-intervention-militaire-au-niger-3033065.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 18 Aug 2023 19:37:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>REUTERS</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>ACCRA, 18 août (Reuters) - La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) est convenue d'une date pour une possible intervention militaire pour rétablir l'ordre constitutionnel au Niger si les efforts diplomatiques échouent, a déclaré vendredi un haut responsable.</strong>

Le commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de l'organisation, Abdel-Fatau Musah, n'a toutefois pas indiqué la date qui avait été arrêtée.

"Nous sommes prêts à (intervenir) dès que l'ordre en sera donné", a-t-il dit à l'issue d'une réunion de deux jours des chefs d'état-major du bloc régional organisée à Accra, la capitale du Ghana. "Le Jour J a été fixé."

"Nous sommes déjà convenus de ce qui serait nécessaire et avons soigné les moindres détails de l'intervention", a indiqué Abdel-Fatau Musah, soulignant que la Cédéao cherchait toujours à dialoguer de manière pacifique avec la junte.

"Nous préparons toujours, en ce moment même, une mission de médiation (au Niger), nous n'avons donc fermé aucune porte."

La plupart des membres de la Cédéao sont prêts à participer à la force d'intervention, à l'exception des pays dirigés par des juntes militaires - le Mali, le Burkina Faso et la Guinée - et du Cap-Vert, a déclaré jeudi un responsable de l'organisation.

Les chefs d'état-major ont refusé de dire combien de soldats seraient déployés ou de fournir d'autres détails.

Toute intervention déstabiliserait encore la région du Sahel, en proie depuis des années à une insurrection islamiste.

(Reportage Anait Miridzhanian et Alexander Winning, rédigé par Alessandra Prentice; version française Camille Raynaud)]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sommet extraordinaire de la CEDEAO sur le Niger :   La CEDEAO maintient sa position et met en garde le Mali, le Burkina Faso, et la Guinée</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sommet-extraordinaire-de-la-cedeao-sur-le-niger-la-cedeao-maintient-sa-position-et-met-en-garde-le-mali-le-burkina-faso-et-la-guinee-3032908.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 18 Aug 2023 01:25:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les chefs d’Etats et de gouvernement des pays membres de la CEDEAO en l’absence du Mali, le Burkina Faso et la Guinée, se sont réunis le jeudi, 10 Août 2023 à Abuja, au Nigeria pour un sommet extraordinaire sur la situation politique au Niger. Ce sommet est tenu à la demande du président en exercice de la CEDEAO, Président de la République fédérale du Nigeria M. Bola Ahmed TINUBU. Dans le communiqué final, l’option militaire demeure, le Mali, le Burkina Faso et la Guinée Conakry ont été mis en garde.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont pris plusieurs décisions à l’issue de leur session extraordinaire tenue, jeudi 10 août 2023 à Abuja, au Nigeria. Les chefs d’État ont adressé un dernier avertissement aux militaires qui ont pris le pouvoir au Niger par un coup d’État le 26 juillet 2023, exigeant le rétablissement de l’ordre constitutionnel et le retour du Président Mohamed Bazoum dans ses fonctions.

Le président en exercice de la conférence, Bola Ahmed Tinubu, et ses pairs, après avoir examiné le mémorandum présenté par le président de la commission de la CEDEAO sur la situation actuelle en République du Niger, ainsi que les activités engagées par la CEDEAO depuis le dernier sommet extraordinaire et pris connaissance des rapports des envoyés spéciaux au Niger et examiné le rapport et les recommandations du comité des chefs d’état-major de la défense de la CEDEAO, ont décidé de donner instruction au comité des chefs d’état-major de la défense afin qu’il active sans délai la force en attente de la CEDEAO, avec tous ses éléments, et ordonnent le déploiement de la force en attente de la CEDEAO pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel en République du Niger.

<em>« La CEDEAO réaffirme sa détermination à maintenir ouvertes toutes les options en vue d’un règlement pacifique de la crise, à faire appliquer toutes les mesures, notamment celles relatives à la fermeture des frontières, aux interdictions de voyage et au gel des avoirs de toutes les personnes, ou de tous les groupes de personnes, dont les actions ont pour effet d’entraver les efforts pacifiques déployés en vue d’assurer le rétablissement rapide et intégral de l’ordre constitutionnel »</em>, précise par ailleurs le communiqué final du sommet extraordinaire de l’organisation régionale.

Les chefs d’État n’ont pas manqué de dénoncer les conditions dans lesquelles le Président Bazoum est détenu.<em> « La CEDEAO tient le Conseil National pour le Salut du Peuple (CNSP) entièrement responsable de la sécurité et de l’intégrité physique du Président Bazoum, des membres de sa famille et de son gouvernement »</em>, rappelle le communiqué.

La CEDEAO a, par ailleurs, lancé un avertissement solennel aux États membres dont les actions directes ou indirectes ont pour effet d’entraver le règlement pacifique de la crise au Niger. Ces pays sont sans doute le Burkina Faso, la Guinée et le Mali, tous dirigés par des militaires, qui apportent leur soutien aux militaires nigériens en refusant d’appliquer les sanctions économiques prises par la CEDEAO lors de son sommet du 30 juillet contre le Niger.

Elle invite l’Union Africaine à entériner l’ensemble de ses décisions concernant le Niger et lance également un appel à tous les pays et toutes les institutions partenaires, y compris les Nations Unies, afin qu’ils lui apportent leur soutien dans le cadre des efforts qu’elle a engagés pour assurer un rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel, conformément à ses instruments normatifs.

Plus tard dans la soirée, à son retour à Abidjan, le Président ivoirien, Alassane Ouattara a déclaré que les chefs d’État de la CEDEAO avaient donné leur feu vert pour que l’opération démarre dans les plus brefs délais. Il a précisé que son pays, la Côte d’Ivoire, fournira un bataillon de 850 à 1 100 hommes, aux côtés du Nigeria et du Bénin, et que d’autres pays les rejoindront. <em>« Les putschistes peuvent décider de partir dès demain matin et il n’y aura pas d’intervention militaire, tout dépend d’eux »</em>, a indiqué le président Ouattara.

<strong><em>Kader Sanogo</em></strong>

<strong>Source : LE SAGE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ghana : Réunion des chefs d&amp;apos;état&#45;major de la CEDEAO pour discuter de l&amp;apos;intervention au Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/ghana-reunion-des-chefs-detat-major-de-la-cedeao-pour-discuter-de-lintervention-au-niger-3032877.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/ghana-reunion-des-chefs-detat-major-de-la-cedeao-pour-discuter-de-lintervention-au-niger-3032877.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Aug 2023 14:52:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>- Le Commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de la CEDEAO, a assuré que la diplomatie "reste toujours une option" pour résoudre la crise au Niger.</strong>

Les chefs d'état-major des pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont entamé ce jeudi leur réunion à Accra, la capitale du Ghana, pour discuter "d'une éventuelle intervention militaire au Niger".

La chaîne d’information France 24 a rapporté que les chefs d'état-major de la CEDEAO se réunissent actuellement au Ghana dans le but d'étudier et de coordonner les détails de la décision des dirigeants de leurs pays, prise la semaine dernière, concernant le déploiement d'une "force de réserve pour rétablir l'ordre constitutionnel" au Niger.

Dans ce même contexte, des médias africains et européens ont cité Abdel Fatau Musah, commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de la CEDEAO, qui a assuré que la diplomatie "reste toujours une option" pour résoudre la crise au Niger.

Musah a déclaré que la Communauté "accordera une chance à la diplomatie, mais la force (militaire) sera prête à répondre, si toutes les solutions échouent".

Le commissaire a réitéré la position de la CEDEAO pour le rétablissement de l'ordre constitutionnel au Niger "par tous les moyens disponibles".

La réunion, qui devrait s’étaler sur deux jours consécutifs, intervient après 3 semaines de la prise du pouvoir par les militaires au Niger, renversant le président Mohamed Bazoum.

Le porte-parole de la CEDEAO a déclaré aux journalistes dans la journée du mardi que "Les chefs des armées du groupe se réuniront les 17 et 18 août dans la capitale ghanéenne Accra pour discuter des développements au Niger et d'une éventuelle intervention militaire".

* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Niger : La CEDEAO désapprouve la « volonté de traduire devant les tribunaux, Mohamed BAZOUM, pour haute trahison »</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-la-cedeao-desapprouve-la-volonte-de-traduire-devant-les-tribunaux-mohamed-bazoum-pour-haute-trahison-3032809.html</link>
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<pubDate>Thu, 17 Aug 2023 06:26:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué de presse rendu public, hier, lundi 14 août 2023, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dit avoir appris avec « stupéfaction la volonté exprimée de traduire devant les tribunaux S.E.M. Mohamed BAZOUM, Président de la République du Niger, pour haute trahison ». La CEDEAO condamne cette démarche qui, selon elle, constitue une « nouvelle forme de provocation et contredit la volonté prêtée aux autorités militaires de la République du Niger de rétablir l'ordre constitutionnel par des moyens pacifiques ».

« La CEDEAO a appris avec stupéfaction la volonté exprimée de traduire devant les tribunaux S.E.M. Mohamed BAZOUM, Président de la République du Niger, pour haute trahison. La CEDEAO condamne cette démarche qui constitue une nouvelle forme de provocation et contredit la volonté prêtée aux autorités militaires de la République du Niger de rétablir l'ordre constitutionnel par des moyens pacifiques. Le Président BAZOUM reste le Président démocratiquement élu de la République du Niger, reconnu par la CEDEAO et la communauté internationale. La CEDEAO condamne sa détention illégale et appelle à sa libération immédiate et à son rétablissement dans ses fonctions », c’est en substance ce qui ressort du communiqué de presse rendu public, le 14 août 2023, par l’organisation ouest africaine.

A rappeler que la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEA0) s'est réunie en Session extraordinaire à Abuja, au Nigeria, le 10 août 2023, sous la présidence de Bola Ahmed TINUBU, Président de la République Fédérale du Nigeria et Président en exercice de la Conférence. Le Sommet extraordinaire a été convoqué à la suite de celui tenu le 30 juillet 2023, après la tentative de coup d'Etat et la détention du Président Mohamed Bazoum par les membres de la Garde présidentielle en République du Niger, le 26 juillet 2023. Au cours de ce sommet, la Conférence a ordonné le déploiement de la Force en attente de la CEDEAO pour le rétablissement de l'ordre constitutionnel en République du Niger. La CEDEAO a souligné son engagement permanent en faveur du rétablissement de l'ordre constitutionnel par des moyens pacifiques.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Coup d&amp;apos;état au Niger :  Médiation au Niger : « La Cédéao joue sa crédibilité sur le continent africain »</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/coup-detat-au-niger-mediation-au-niger-la-cedeao-joue-sa-credibilite-sur-le-continent-africain-3032757.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Aug 2023 14:17:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une réunion des chefs d'état-major de la Cédéao prévue samedi 12 août à Accra au Ghana pour tenter de rétablir l’ordre constitutionnel au Niger a été repoussée sine die pour "des raisons techniques". Alors que la zone sahélienne rencontre un coup d'État supplémentaire, l’organisation des États ouest-africains semble jouer sa légitimité.</em></strong>

« <em>Il n'est plus temps pour nous d'envoyer des signaux d'alarme »</em>. À la sortie du sommet de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) du 30 juillet, provoqué par le putsch au Niger, Bola Tinubu, à la tête de l'institution, sait que l'heure n'est plus à l'hésitation.

Depuis le 26 juillet, date à laquelle l'armée nigérienne menée par le général Adbourahmane Tchiani a renversé le président Mohamed Bazoum, l'objectif de la Cédéao est clair : rétablir l’ordre constitutionnel au Niger et s’assurer que le chef de l’État nigérien élu en 2021 ne court aucun danger.

« L'un de nous est retenu en otage par sa garde présidentielle. Quelle calamité. [...] C'est une insulte pour chacun de nous. Nous devons agir fermement pour restaurer la démocratie », avait alors déclaré le chef d'État nigérian au lendemain du coup d'État au Niger.

Si une intervention militaire sur place était envisagée comme « <em>la dernière option »</em> par le bloc ouest-africain, c'est pourtant celle qui a été retenue. Jeudi 10 août, la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest ordonnait le déploiement d'une « force en attente » qui devrait intervenir « dans les plus brefs délais ».

La suite de l'opération devait être affinée ce samedi 12 août, au cours de la réunion des chefs d’état-major ouest-africains. Mais la réunion n’a jamais eu lieu, reportée officiellement en raison de « <em>problèmes techniques »</em>. L’intervention de la Cédéao au Niger est une option réelle. La Cédéao en a la capacité et elle en a l’expérience.

<strong>L'intervention militaire en suspens ?</strong>

Comment interpréter ce report alors que l'intervention semblait sur le point d'être lancée ? « <em>Il y a eu de la précipitation de la part de la Cédéao »</em>, reconnaît Ladji Ouattara, responsable de l'Observatoire du Sahel chez Thinking Africa. Selon lui, l'institution « <em>n'a pas pris la pleine mesure de la situat</em>ion » tant au Niger qu’au Sahel. « <em>On voit bien qu’il y a une modification du plan initial pour prendre en compte les annonces qui se sont succédé chaque jour »</em>, explique le chercheur.

Si la Cédéao a toujours affirmé privilégier la voie de la diplomatie, elle entendait explorer « <em>des meilleures options »</em> lors de cette réunion du 12 août avant d'activer sa « force en attente ». Si les capacités logistiques pour mener à bien cette intervention militaire au Niger sont connues, la Cédéao assure pour l’heure que cette décision serait prise uniquement « en dernier ressort ». À ce jour, le calendrier et les modalités de cette intervention ne sont pas connus.

« <em>Toute intervention par des moyens militaires en ce moment aggraverait la situation et transformerait la région en un espace explosif</em> », José Maria Neves, président du Cap-Vert.

D'autant plus que le projet ne fait pas l’unanimité au sein des pays membres de la Cédéao. Le Togo, la Sierra-Leone et le Liberia sont opposés à une intervention militaire au Niger. Le Cap-Vert est le dernier pays en date à avoir fait part de son opposition au projet, par la voix de son président José Maria Neves.

« Nous devons tous œuvrer pour le rétablissement de l'ordre constitutionnel au Niger, mais en aucun cas par une intervention militaire ou un conflit armé en ce moment, a-t-il déclaré vendredi 11 août. Nous devons mener des négociations intenses et, par la voie diplomatique, résoudre ces problèmes car toute intervention par des moyens militaires en ce moment aggraverait la situation et transformerait la région en un espace explosif ».

<em>« Avant d’être une force d’intervention, la Cédéao est une force de dissuasion »</em>, soulève Arthur Banga, docteur en histoire des relations internationales à l’université Houphouët-Boigny à Abidjan en Côte d’Ivoire. Selon l'expert, le projet d'intervention militaire reste toutefois « <em>une option réelle »</em>. « <em>La Cédéao en a la capacité et elle en a l’expérience »</em>, rappelle-t-il, indiquant qu’une force de maintien de la paix sous l’égide de la Cédéao a déjà mené des interventions en Sierra Leone au Liberia et en Gambie à la fin des années 1990.

<strong>En quoi consiste la force en attente de la Cédéao ?</strong>

Elle consiste en une force qui peut être mobilisée pour des raisons militaires ou sécuritaires. « <em>La Force en attente de la Cédéao (FAC) constitue une des cinq composantes de la Force africaine en attente (FAA) »</em>, rappelle le ministère français des affaires étrangères.

Créée à la fin des années 1990, cette force, baptisée ECOMOG, est devenue « <em>l’une des composantes de la force africaine en attente à l’échelle continentale »</em>. En clair, chaque pays membre de la Cédéao peut prélever sur ses propres troupes un effectif qui sera alors mobilisé au sein de cette force. En cas de feu vert de la Cédéao, les chefs d’état-major de chaque pays s’organisent et mettent en place des effectifs en fonction des besoins. Les militaires issus des pays membres sont appelés « <em>Casques blancs »</em>, ou « <em>soldats de la Cédéao »</em>.

La Cédéao peut aussi demander la caution de l'Union africaine ou un mandat de l’Onu avant de décider d’une intervention dans un pays africain, rappelle Arthur Banga. Depuis sa création, l’ECOMOG a été déployée au Liberia (ECOMOG 1990-1998; ECOMIL 2003), en Sierra Leone (ECOMOG II 1997-2000), en Guinée-Bissau (1998-1999) ainsi qu’en Côte d'Ivoire (ECOMICI 2003-2004).

<strong>“<em>La junte reste impassible aux demandes de la Cédéao</em>”</strong>

Jusqu'ici, le dialogue entre la Cédéao et les militaires nigériens semble cependant impossible. Quelques heures après l’annonce de la séquestration du président nigérien au sein du palais présidentiel par sa propre garde, la Cédéao appelait « <em>les auteurs de cet acte à libérer immédiatement et sans condition le Président de la République démocratiquement élu »</em>. Une demande qui est restée sans réponse. À ce jour, Mohamed Bazoum, son épouse et leur plus jeune fils sont toujours aux mains des militaires et ont un accès limité à leurs proches.

<strong>« <em>La Cédéao a été incapable d’anticiper les coups d’État</em> », Ladji Ouattara, directeur de l’Observatoire du Sahel</strong>

Malgré cette première exigence balayée par les putschistes, la Cédéao entend agir rapidement. Après avoir accordé un ultimatum d'une semaine aux militaires ayant pris le pouvoir à Niamey pour rétablir le président Mohamed Bazoum, l'option de l'intervention militaire a été mise sur la table. Là encore, le régime putschiste est resté de marbre face aux offres de négociations de la Cédéao. « La junte reste impassible aux demandes de la Cédéao », reconnait Arthur Banga.

<strong>Une crédibilité en question</strong>

Face à ce constat, que pèse la voix de l'institution sur le continent ? « Aujourd'hui, la Cédéao est en difficulté. Elle a été incapable d'anticiper les coups d’État », déplore Ladji Ouattara. « <em>La crédibilité de la Cédéao est totalement en jeu ces jours-ci. Elle est totalement engagée. Est discuté sa capacité à mettre fin aux coups d’État sur le continent mais aussi à faire entendre ses opinions et ses options à ses pays membres »</em>, analyse de son côté Arthur Banga. Un échec de la Cédéao signifierait que les coups d’État sont un moyen d'accession au pouvoir en Afrique de l’Ouest.

<strong>Pressions économiques… </strong>

Si l’intervention militaire a été au cœur des discussions, de lourdes pénalités économiques ont été infligées rapidement après le coup d’État par la Cédéao au Niger. « <em>Dès son premier sommet consacré à la question, des sanctions économiques parmi les plus dures et les plus sévères depuis ces dernières années ont été prises envers le Nig</em>er », rappelle ainsi Arthur Banga.

Ces sanctions ont eu des effets notables sur la population nigérienne peu de temps après leur entrée en vigueur.  « <em>Les sanctions ont déjà commencé à produire des effets. On le voit à Niamey. Il n'y a pas d'électricité et les prix de certains produits de base sont montés en flèche »</em>, a affirmé vendredi 4 août Kiari Liman-Tinguiri, ambassadeur à Washington du Niger. Selon lui, « <em>le prix du riz qui a augmenté de 40% en 48 heures »</em>.

Ces mesures punitives de la Cédéao avaient alors suscité la colère du régime putschiste à Niamey, empêchant la venue d’une délégation officielle de la Cédéao sur place, en début de semaine. « Le contexte actuel de colère et de révolte des populations suite aux sanctions imposées par la Cédéao ne permet pas d'accueillir ladite délégation dans la sérénité et la sécurité requises », indiquait une lettre du ministère nigérien des Affaires étrangères, adressée à la représentation de la Cédéao à Niamey.

<strong><em>« Aujourd'hui, la Cédéao est en difficulté à cause de ses choix impopulaires auprès de la population qui a une opinion défavorable de l'institution »</em></strong>, explique encore Ladji Ouattara.

À défaut des militaires au pouvoir, la Cédéao a tenté de se faire entendre auprès des chefs religieux communautaires. Le 2 août, une délégation comptait le sultan du royaume de Sokoto, Muhammadu Sa'adu Abubakar, dans ses rangs. « L'un des chefs religieux et les plus respectés du Nigéria » qui a « de très bonnes relations dans l’extrême nord du pays » décrivait la revue Africa Intelligence. Il a par ailleurs été appuyé par l'ancien président du Nigéria, le général Abdulsalami Abubakar.

<strong><em>« Au Niger comme au Nigeria, on a conservé une relation très forte avec la tradition religieuse</em></strong><strong> » Ladji Ouattara, directeur de l'Observatoire du Sahel</strong>

Samedi 12 août, c'était une autre délégation d'érudits musulmans qui se rendait à Niamey. Les chefs religieux de la délégation dirigée par le Sheikh Bala Lau, chef d'un mouvement islamique d'inspiration salafiste au Nigéria, ont été reçus par le Premier ministre fraîchement nommé, Ali Mahaman Lamine Zeine. Ils ont ensuite pu s’entretenir avec le chef du régime militaire, le général Abdourahamane Tiani.

« Au Niger comme au Nigéria, on a conservé une relation très forte avec la tradition religieuse. Le poids de la religion est vraiment très important. On sent par ailleurs que Bola Tinubu, le président du Nigéria, est clairement informé de la démarche de cette délégation », assure Ladji Ouattara. Une source proche de la délégation religieuse a bel et bien indiqué à l'AFP que cette « mission de médiation » avait été menée avec l'accord de l'intéressé.

Selon Ladji Ouattara, « la médiation entre les officiels religieux et les putschistes donne l'impression qu'on privilégie une approche plus traditionnelle et plus religieuse », s'opposant à une médiation extérieure, venant de l'Occident.

Quelques jours auparavant, le général Abdourahamane Tchiani et le général de brigade Moussa Salaou Barmou, nouveau chef d'état-major de l'armée, ont refusé de rencontrer Victoria Nuland, haute responsable de la diplomatie américaine.

<a href="http://www.information.tv5monde.com/">www.information.tv5monde.com</a>

<strong>Par Lauriane Nembrot</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Expiration de l’ultimatum au Niger :  La CEDEAO finira par se dégonfler…</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/expiration-de-lultimatum-au-niger-la-cedeao-finira-par-se-degonfler-3032745.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Aug 2023 09:50:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le dimanche 6 août 2023, a expiré l’ultimatum que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a lancé aux putschistes nigériens pour rétablir l’ordre constitutionnel et ce, après avoir imposé de sévères sanctions financières et économiques à Niamey. </strong>

Le constat est que les tombeurs du président Mohamed Bazoum ont décidé de raidir la nuque, défiant ainsi les têtes couronnées de l’organisation ouest-africaine. Alors, que va-t-il se passer ? Va-t-il pleuvoir du feu sur Niamey ?

<strong>Bola Tinubu va-t-il manger… sa chéchia ?</strong>

La CEDEAO va-t-elle mettre à exécution sa menace d’intervention militaire pour faire plier le Général Abdourahamane Tchiani et ses frères d’armes plus que jamais ragaillardis par le soutien à eux apporté par Ouagadougou et Bamako ? On attend de voir. Mais tout porte à croire qu’en dehors des sanctions financières et économiques, les dirigeants ouest-africains ne franchiront pas le pas en considération de plusieurs paramètres et non des moindres.

En effet, l’Algérie qui partage une longue frontière avec le Niger, quoi que condamnant le coup d’État et appelant à un retour rapide à l’ordre constitutionnel, se dit ouvertement opposée à toute intervention militaire de la CEDEAO chez son voisin. Tout en rappelant la disponibilité de son pays à contribuer à la résolution de la crise nigérienne, le président Abdelmadjid Tebboune estime que le recours à la force pourrait avoir de lourdes conséquences sur l’Algérie.

De son côté, la Mauritanie se montre aussi très circonspecte au moment où des notabilités coutumières au Bénin mettent en garde le président Patrice Talon contre toute intervention militaire au Niger qui, disent-elles, entretient des liens socio-historiques avec <em>le pays du vaudou</em>. Et ce n’est pas tout. Car, à l’issue d’une session tenue le 5 août dernier, le Sénat nigérian a refusé de donner son quitus au président Bola Tinubu en vue d’intervenir militairement au Niger au motif que cela pourrait déstabiliser davantage certaines régions du Nigéria, déjà en proie à des attaques terroristes. Le Sénat est soutenu dans sa prise de position par l’opposition politique qui juge <em>« inutile et irresponsable </em>» tout recours à la force au Niger.

Autant de signaux qui laissent croire que la CEDEAO finira par se dégonfler comme un ballon de baudruche ; elle qui, de plus en plus, perd de la côte auprès des peuples qui l’accusent de se comporter comme un syndicat des chefs d’État de la sous-région. Cela est d’autant plus vrai qu’elle est toujours prompte à sortir le sabre contre les putschistes alors même qu’elle reste muette face aux tripatouilleurs des Constitutions qui cherchent à se pérenniser au pouvoir. Même sur le front anti-terroriste, elle fait montre d’une timidité incroyable si fait que les peuples ont  parfois eu l’impression d’être abandonnés à eux-mêmes. Et comme pour ne rien arranger, certains dirigeants ouest-africains, de par leur prise de position, se comportent comme des valets locaux des Occidentaux ; tant ils font montre de larbinisme et d’obséquiosité et ce, à un moment où les peuples appellent à la rupture de l’ordre néocolonial. C’est, du reste, l’un des reproches faits à Mohamed Bazoum dont la proximité avec la France semblait exaspérer certains de ses compatriotes surtout depuis que, chassés du Mali et du Burkina Faso, les soldats de Barkhane et de la force Sabre, ont déposé leurs valises au Niger.

En tout cas, la CEDEAO ne semble pas avoir fait une bonne lecture de la situation au Niger en exigeant la réinstallation de Bazoum dans ses fonctions de chef de l’État puisque cette exigence provoque davantage le courroux d’une partie des Nigériens. Peut-être aurait-elle dû tout simplement réclamer un retour rapide à l’ordre constitutionnel avec un civil à la tête de l’État. Et brochant sur le tout, elle est allée très loin en lançant un ultimatum aux putschistes tout en sachant que le pari était fort risqué.

<strong>Il urge qu’une solution soit trouvée à la crise nigérienne </strong>

En tout cas, à l’allure où vont les choses, tout porte à croire que le président Bola Tinubu que l’on sait très à cheval sur les principes de la démocratie, finira par manger… sa chéchia qu’il arbore fièrement. Car, s’il ne réussit pas à faire plier les putschistes de Niamey, il boira le calice de l’humiliation jusqu’à la lie. D’autant que l’histoire pourrait retenir que c’est sous son magistère que s’est effondrée à jamais l’autorité de la CEDEAO qui court ainsi le risque de mourir de sa belle mort. Comment va-t-il s’y prendre pour ne pas perdre la face et pour ne pas en arriver là ? Bien malin qui pourrait répondre à cette question surtout que par ses décisions, elle a réussi, sans le vouloir, à rendre sympathique la junte nigérienne. Il urge qu’une solution soit trouvée à la crise nigérienne. Car pendant que les uns et les autres se disputent le pouvoir à Niamey, les groupes armés terroristes, eux, ne font que gagner du terrain.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Crise au Niger :   La Cedeao aux abois</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/crise-au-niger-la-cedeao-aux-abois-3032705.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Aug 2023 02:11:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Suite au coup d’État militaire perpétré contre le régime de Mohamed Bazoum au Niger, les chefs d’État de la communauté économique et monétaire des États d'Afrique de l'ouest (Cédéao), ont décidé d’activer leur force en attente contre les auteurs. L’annonce a été faite ce jeudi 10 août 2023, en marge du sommet extraordinaire des chefs d’État tenu à Abuja au Nigeria. L’organisation sous régionale se trouve aux abois dans ce bourbier nigérien.</strong>

Au moment où l'instance sous régionale est censée accompagner les pays en difficulté, elle a choisi d'être un adversaire à travers ses prises de décisions.  En plus des mesures drastiques prises contre le Niger, la Cédéao a annoncé l’activation de ses forces en attente.  Cette décision est la conclusion du sommet extraordinaire des chefs d’État tenu ce jeudi 10 août 2023 à Abuja.

Suite à ces agissements, le Mali et le Burkina Faso ont, à travers un communiqué conjoint, apporté leur soutien aux autorités du Niger. La question qui se pose est de savoir quel avenir entre les trois pays et la Cédéao. Au regard de la prise de position de ces pays, on est en droit dire que la Cédéao risque de se retrouver à 13 pays membres dans les jours à venir si les chefs d’État ne reviennent pas sur leur décision. Car l'on sait déjà qu'il y a du gaz en l’air entre l’organisation sous régionale et les trois pays en situation transitoire. Si la Cédéao garde sa position de servir les Occidentaux, les trois pays qui regardent dans la même direction sont en train de donner la main à la Russie dans le cadre d’un partenariat.

Elle s’est opposée à toute intervention militaire de la part de la Cédéao au Niger. Si les condamnations de principe et les appels à libérer le président-prisonnier, Mohamed Bazoum, et à le réinstaller dans ses fonctions de président de la République constituent la solution de Cédéao pour une sortie de crise. Pour l’instant, elle aboie et la caravane des putschistes passe.

Mais visiblement, ce n’est pas que Mohamed Bazoum qui souffre de ce coup d’Etat. Les populations nigériennes et même celles des pays qui appliquent les sanctions drastiques de la Cedeao contre le Niger ressentent durement les effets qui rendent le quotidien intenable.

Pour le moment, chaque camp garde sa posture. La situation ne fait qu’empirer avec des décisions diversement appréciées. Elles sont applaudies par les uns et rejetées par les autres. Même les initiatives privilégiant les négociations entre les acteurs de la crise, d’où qu’elles viennent, se butent à un mur aussi haut qu’imperméable. Toute chose qui fait craindre une rupture de dialogue, et l’instauration d’une méfiance permanente sur fond de menace inutile et improductive de la part de la Cedeao.

Il est temps que le seul et unique enjeu qui vaille soit l’intérêt du Niger qui semblait avoir emprunté la voie si heureuse de la stabilité socio-politique. Les plus longues guerres finissent presque toujours autour d’une petite table de négociation. Pourquoi ne pas se donner le temps de se parler avant la catastrophe ? En attendant, de nombreuses sont sont en danger, notamment celles de populations.

« Le temps perdu ne se rattrape jamais », a-t-on coutume de dire. Donc plus tard sera trop tard pour le Niger dont les prouesses économiques et diplomatiques avaient pourtant commencé à faire des envieux. En attendant, il faut libérer le peuple nigérien. Il n’aspire qu’à vivre en toute quiétude, débarrassé des desseins personnels de ceux qui se présentent comme les sapeurs-pompiers.

En tout cas, les défis sont lancés. La Cédéao qui se présente aujourd’hui comme le roi de la sous-région a toujours ignoré les causes des coups de force. Elle privilègie les sanctions comme solution. Ce qui provoque le ras-le-bol des populations profondément déçues de la gouvernance de ces dirigeants.

La Cédéao reviendra-t-elle à la raison ? Tout compte fait, l'atmosphère est tendue entre l’organisation sous régionale et le Niger, le Mali et le Burkina Faso. Au regard des agissements récents, on est en droit de dire que la situation tourne déjà au vinaigre pour la Cédéao qui risque de se voir réduite en 12 pays membres.

<strong>Siriki KONE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Intervention militaire au Niger :  Le projet s’essouffle !</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/intervention-militaire-au-niger-le-projet-sessouffle-3032704.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Aug 2023 02:08:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le projet d’intervention militaire des chefs d’Etat de la Cedeao pour déloger les putschistes et installer le président déchu, Mohamed Bazoum, est en passe de s’essouffler. N’y a-t-il pas de l’eau dans le gaz ?</strong>

La Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) a décidé d’intervenir militairement pour déloger les militaires et installer Mohamed Bazoum au pouvoir. Cette menace brandie par les chefs d’Etat peine à se concrétiser. La Cedeao s’est-elle rendue compte que sa volonté constitue un véritable dilemme ? A-t-elle cogité avant de prendre cette décision ? Du moins, le choix est tout à fait difficile dans la mesure où n’importe lequel présente des inconvénients et sur la Communauté et sur les populations nigériennes.

La négociation était dans l’impasse du fait de l’inacceptation par les militaires nigériens de recevoir les émissaires de la Cedeao. Mais l’entrée dans la danse des leaders religieux du Nigéria pourrait changer cette donne qui reste jusqu’à présent figée.

La décision a été prise par des pays partisans de la force au Niger. Ils ont progressé dans la volonté d’envoyer des hommes dont le choix est déjà fait. Jusqu’à présent, rien ne bouge dans le sens d’une intervention militaire. A l’image de la menace de la Cedeao aux autorités des transitions malienne, guinéenne, burkinabè, l’on peut affirmer que le projet s’essouffle. Donc selon le mot du Général de Gaulle, la Cedeao est en train tout simplement de devenir « un machin ». La voie d’un arrangement pacifique pourrait faire son petit bonhomme de chemin.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise politique au Niger : Des passerelles vers une solution négociée</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/crise-politique-au-niger-des-passerelles-vers-une-solution-negociee-3032507.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Aug 2023 09:46:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les conclusions du deuxième sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de l'organisation tenu jeudi dernier à Abuja (Nigéria) laissent entrevoir cette perspective. Qui est confortée par le rapport sine die pour « des raisons techniques » de la réunion des chefs d'état-major de la Cedeao devant se tenir samedi à Accra, au Ghana, pour décider du déploiement des troupes afin de « rétablir le président Mohamed Bazoum dans ses fonctions ».

En effet, dans son communiqué final sanctionnant le sommet de jeudi 10 août, la Cedeao a réitéré sa ferme condamnation de la «tentative de coup d'État et du maintien en détention illégale du président Mohamed Bazoum, de sa famille et des membres de son gouvernant». Tout en dénonçant les conditions dans lesquelles le chef de l'État est maintenu, l'organisation communautaire dit tenir le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), l'organe militaire ayant pris le pouvoir à Niamey, entièrement responsable de la sécurité et de l'intégrité physique du président Bazoum, des membres de sa famille et de son gouvernement.

L'organisation sous-régionale a réaffirmé les mesures et les principes convenus lors du sommet extraordinaire sur le Niger tenu le 30 juillet 2023, tout en déterminé sa détermination à maintenir ouvertes toutes les options en vue d'un règlement pacifique de la crise. En la matière, la Conférence a décidé de faire appliquer toutes les mesures, notamment celles relatives à la fermeture des frontières, aux interdictions de voyage et au gel des avoirs de toutes les personnes, groupes de personnes dont les actions ont pour effet d'entraver les efforts pacifiques déployés en vue d'assurer le rétablissement rapide et intégral de l'ordre constitutionnel.

La Cedeao a en outre prévenu les États membres dont les actions directes ou indirectes pourraient entraver le règlement pacifique de la crise au Niger, des conséquences de leurs actions devant la Communauté. La Commission de la Cedeao a été chargée de veiller au suivi de la mise en application de ces sanctions. Instruction a également été donnée au Comité des chefs d'état-major de la Défense pour l'activation sans délai de la Force en attente de la Cedeao. Dont elle a ordonné le déploiement pour le rétablissement de l'ordre constitutionnel en République du Niger.

Soulignant son engagement permanent en faveur du rétablissement de l'ordre constitutionnel par des moyens pacifiques, la Conférence des chefs d'État a appelé l'Union africaine à entériner l'ensemble des décisions prises par la Cédéao sur le Niger. Aussi les dirigeants ouest-africains ont-ils invité les pays et institutions partenaires, y compris les Nations unies à apporter leur soutien à la Cedeao dans le cadre de ses efforts pour assurer un retour rapide à l'ordre constitutionnel, conformément à ses principes.

Dans un communiqué publié vendredi dernier, la Commission de l'Union africaine a annoncé soutenir les décisions de la Cédéao du 10 août dernier sur le Niger. Elle a appelé l'ensemble de la Communauté internationale à rassembler concrètement tous ses efforts pour sauver la vie et l'intégrité morale et physique du président Bazoum.

MÉCANISMES ENDOGÈNES- Ces mesures prises contre le Niger interviennent à un moment où la Région du Sahel fait face à de nombreux défis notamment la lutte contre le terrorisme. En réaction, les gouvernements du Mali et du Burkina Faso avaient, dans une déclaration commune, mis en garde contre les conséquences désastreuses d'une intervention militaire au Niger. Cette aventure pourrait, selon les arguments avancés par les Maliens et les Burkinabè, déstabiliser l'ensemble de la région comme l'a été celle unilatérale de l'Otan en Libye qui a été à l'origine de l'expansion du terrorisme au Sahel et en Afrique de l'Ouest.

À cet égard, les deux pays avaient prévenu que toutes les interventions militaires au Niger voisin seraient exclues comme une déclaration de guerre et promettaient leur soutien politique et militaire aux autorités et au peuple nigérien. Ils avaient invité à s'attaquer aux causes des coups d'État et d'avoir la même fermeté à l'égard des terroristes qui endeuillent nos populations, à l'instar de celle affichée face à la situation au Niger.

Au demeurant, même si l'option d'une intervention militaire reste sur la table, parvient à une solution pacifique à cette crise n'est certainement pas une jauge. Les dirigeants ouest-africains, dans leur approche, semblent vouloir allier «fermeté» et esprit d'ouverture. L'heure est-elle désormais à la désescalade entre les nouvelles autorités nigériennes et l'organisation ouest-africaine ? Si l'on ne peut, à ce stade, apporter une réponse tranchée à cette question, force est de relever l'apparition de quelques signaux qui inclineraient à voir le verre à moitié plein qu'à moitié vide.

Cet optimisme est d'abord conforté par le rapport sine die pour «des raisons techniques» de la réunion des chefs d'état-major de la Cedeao qui devait se tenir samedi à Accra, au Ghana. Puis, le même samedi, afin de tenter une médiation entre l'institution sous-régionale et le Niger, une délégation des leaders religieux de confession musulmane de la République fédérale du Nigéria, conduite par Cheikh Abdulahi Bala Lau, est arrivée à Niamey.

Cette délégation des oulémas du Nigéria, indique-t-on, est venue après avoir rencontré en début de semaine à Abuja le président en exercice de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de la Cedeao, le Nigérian Ahmed Bola Tinubu. En définitive, de nombreuses voix en Afrique et dans le monde continueront à se faire entendre afin de privilégier la voie du dialogue et de la concertation.

Et puiser dans les mécanismes endogènes ou locaux afin de concilier les positions de différentes parties n'est pas quelque chose d'inédit en Afrique. Les multiples exemples de médiation invoqués par la communauté de Sant'Egidio, le Moro Naba au Burkina Faso et tant d'autres sont légion.

Souleymane SIDIBE]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coup d&amp;apos;état au Niger :  Que reste&#45;t&#45;il de la crédibilité de la CEDEAO ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/coup-detat-au-niger-que-reste-t-il-de-la-credibilite-de-la-cedeao-3032479.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Aug 2023 09:32:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après le Mali, par deux fois, la Guinée Conakry, également le Burkina Faso par deux fois c'est au tour du Niger de vivre le cinquième coup d'État de son histoire. Ce dernier intervient au moment où le président sortant de l’institution, le Bissau guinéen Umar Umballo annonçait la création d'une force anti coup d'État et surtout quelques jours après une déclaration va-t’en guerre du tout nouveau président de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Bola Tinubu, président du Nigeria, quand il disait "<em>Nous n'accepterons plus de coup d'État dans notre espace</em>".

Ce cinquième coup d'État nigérienne vient mettre en dure épreuve les capacités de l'organisation sous régionale à s'affirmer comme une véritable force pouvant imposer les décisions qui sont les siennes. La question que nous nous posons aujourd'hui est de savoir qu'est-ce qui reste comme option pour la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ? On ne jette pas toute sa force en un coup dans une bataille, disons-nous. Malheureusement, cet adage semble échappé à nos dirigeants de la sous-région. L'expérience malienne devrait servir d'école pour ces responsables de la CEDEAO, mais hélas ! Avec le coup d'État au Niger, nous avons l'expression que ces dirigeants ont totalement perdu le sens de la raison et surtout de la mesure.

En infligeant au Niger une sanction sans précédent, ils pensent pouvoir en finir plus rapidement et une fois pour toute avec ces histoires de coup d'État qui deviennent une véritable épidémie dans le Sahel surtout en menaçant les nouvelles autorités d'une intervention militaire pour restaurer selon eux l'ordre constitutionnel, ces dirigeants n'ont reçu que l'effet contraire. En ce sens que si l'objectif recherché à travers ces sanctions est de créer la famine au sein de la population pour les inciter à se soulever contre les militaires, nous assistons plus que jamais un soutien de plus en plus renforcé de ces populations à ses nouveaux dirigeants. Et il est clair que la menace d'une intervention militaire n'a pas acquis le consentement de tous les pays membres à commencer d'abord par le Mali et le Burkina Faso qui, à travers un communiqué conjoint, ont non seulement menacé de quitter l'organisation mais aussi et surtout de s'engager militairement auprès de leur voisin nigérien en cas d'agression de la part de l'organisation.

Également la Guinée Conakry qui hypothèque l'avenir de la CEDEAO en cas d'intervention militaire et nous n'oublions pas également des États voisins tels que l'Algérie, la Mauritanie, le Tchad qui se sont tous exprimés contre une éventuelle intervention militaire de la CEDEAO au Niger, également le Sénat nigérian qui n'a pas donné de feu vert à Tunudu sans compter les mises en gardes de la Russie. Tous ceux-ci nous amènent à penser qu'une intervention militaire de la CEDEAO n'est pas pour demain.

Alors, il est clair qu'en prenant cette décision, les chefs d'État de la CEDEAO n'ont pas mûrement réfléchi. Ils se sont laissé emporter par l'orgueil et manipuler par les puissances impérialistes au lieu d'analyser les conséquences et tous les contours d'une telle décision avant de s'y engager. Maintenant que la décision est prise, il va de soi que la crédibilité de l'organisation sous régionale est en jeu. Elle s'est engouffrée dans un gros dilemme: il est clair que la menace d'intervenir militairement a amenuisé les chances de la négociation, alors que son intervention militaire annoncée, s’il devrait avoir, poserait plus de problèmes qu'elle n'en résolve et si cette intervention promise n'était qu'une menace en l'air, cela fragiliserait plus encore la crédibilité de l'organisation. Face à ce dilemme, que va-t-elle retenir la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ? Seul le temps nous le dira.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO sur la situation au Niger :  Médiation ou intervention militaire au Niger ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-sur-la-situation-au-niger-mediation-ou-intervention-militaire-au-niger-3032496.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Aug 2023 09:30:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’ultimatum donné par les dirigeants de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) aux militaires nigériens a expiré. C’est donc le moment d’en tirer les conséquences.</em></strong>

<strong><em>C’est en cela que le Président Bola Ahmed Tinubu, Président de la République fédérale du Nigeria et Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a convoqué  le jeudi 10 août 2023, à Abuja au Nigeria, un nouveau Sommet Extraordinaire de la Conférence sur la situation politique en République du Niger. </em></strong><strong><em>La négociation avec </em></strong><a href="https://www.bfmtv.com/international/afrique/niger-un-gouvernement-a-ete-forme-par-le-regime-militaire-issu-du-coup-d-etat_AD-202308100229.html"><strong><em>le régime militaire au Nige</em></strong><strong><em>r</em></strong></a><strong><em> doit être le "socle de notre approche", a déclaré jeudi à Abuja le président du Nigeria Bola Tinubu à l'ouverture d'un nouveau sommet de la CEDEAO sur le Niger.</em></strong>

<strong>Lors du dernier sommet extraordinaire des dirigeants de la CEDEAO sur le Niger, le 30 juillet 2023, l'organisation a menacé les militaires au pouvoir d'une intervention militaire</strong> s'ils ne rendaient pas le pouvoir au président déchu, Mohammed Bazoum. Depuis lors, <strong>l'éventuel recours à la force divise les pays africains et même les membres de la CEDEAO. </strong>

Jusqu'à présent,<strong> les gouvernements, du Bénin, de la Côte d'Ivoire et du Sénégal ont clairement confirmé que leurs armées étaient prêtes à intervenir sur le territoire nigérien. </strong>

À l'autre extrême,<strong> le Mali et le Burkina Faso, pays proches de Moscou et gouvernés par des militaires, s'opposent à l'usage de la force</strong> et affirment que toute intervention au Niger équivaudrait à une déclaration de guerre à leur encontre également

<strong>La Guinée-Conakry, l'Algérie et le Tchad se sont également opposés à une intervention et lors du sommet du jeudi 10 aout 2023, le Nigeria aussi  plaide pour une résolution pacifique.</strong>

<strong><em>Le dialogue comme unique issue ?</em></strong>

Désormais, la CEDEAO n’a plus d’autre solution que de revenir au dialogue. Visiblement, depuis des jours, la CEDEAO a échoué à mettre en place un dialogue avec les militaires  au pouvoir au Niger. Il aurait fallu à notre sens que ce dialogue soit fructueux, s’il n’y avait pas eu cette menace d’intervention par la force.

La CEDEAO, dans <a href="https://www.dw.com/fr/niger-le-spectre-de-la-crise-alimentaire/a-66422806">ses sanctions</a> et son comportement, serait allé à l’extrême et ces sanctions et ultimatum ont eu pour conséquence de renforcer la cohésion au sein de la population nigérienne qui s’oppose à toute intervention étrangère.

&nbsp;

<strong>Assitan DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le dilemme de la CEDEAO au Niger :  Intervenir ou s’abstenir ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/le-dilemme-de-la-cedeao-au-niger-intervenir-ou-sabstenir-3032486.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Aug 2023 09:14:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le cercle de la gestion du pouvoir en Afrique de l’ouest serait vicieux. Les interruptions volontaires de gouvernance se multiplient, et point d’alternatives n’est disponible afin de trouver une solution à une situation bien complexe. Face à un tel désarroi, la CEDEAO perd de plus en plus en crédibilité. Le dernier putsch au Niger aurait été la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Une intervention militaire s’annonce imminente. En même temps, l’on dit privilégier la piste diplomatique, car étant contre toute violence. Le dilemme est là. Intervenir militairement au risque de faire des victimes innocentes ou prioriser la solution politique négociée et donner la latitude aux putschistes de gagner en force et en popularité. </em></strong>

Il s’agirait donc d’un exercice de dissuasion qui pourrait, assez vite, basculer dans la force active. Pour le moment, il semblerait que la CEDEAO se préparerait, peaufinerait les derniers réglages. En même temps, l’on lorgne du regards Niamey, espérant peut-être, une ultime lueur de raison de la part des auteurs du coup d’État. Il s’agirait donc d’un exercice d’équilibrisme qui pencherait plus vers l’option militaire.  La CEDEAO ne peut assister aux putschs sans sévir, et ce, de manière ferme. Le cas du Niger devrait servir d’exemple et envoyer un message clair à tout militaire qui aurait l’intention de profiter d’un quelconque prétexte, pour s’accaparer du pouvoir.

Pour les dirigeants de la CEDEAO, il faut se hâter, de manière appliquée, afin de mettre toutes les chances de réussite de son côté. Ils doivent aussi faire face à une forte vague de critiques qui les frappent depuis plusieurs années. Ils seraient à la solde de l’Occident et ne privilégieraient pas l’intérêt de leur peuple.

Sauf que, la force et la crédibilité de la CEDEAO, dépend aussi des pays qui la composent. Aujourd’hui, l’on attribue l’organisation sous-régionale aux seuls pays ayant des présidents démocratiquement élus ; en oubliant presque les autres États gérés par des pouvoirs dites de Transition qui font aussi partie de l’organisation.

A chaque situation de crise politico-institutionnelle, ce sont les pays qui ont un gouvernement assis de manière légale, ensemble ou de manière individuel, qui deviennent les arbitres. En 2012, l’on se souvient des nombreux déplacements du ministre Djibirl Bassolé à Bamako afin de dialoguer avec les putschistes d’alors. Aujourd’hui, malheureusement, le Burkina est du côté sombre de la pièce.

En tout état de cause, les coups d’États, sont rarement salutaires. Les condamner est une question de principe et démontre notre niveau d’attachement à la République et à l’orthodoxie institutionnelle. Ils sont les symptômes d’une gouvernance qui aura failli, d’un système en totale déphasage avec les réalités du pays, mais aussi, de l’opportunisme d’une certaine classe, civilo-militaire, beaucoup plus téméraire que foisonnante d’idées prometteuses pouvant faire sortir de pays de la tourmente.

<strong>Ahmed M. Thiam </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cedeao versus Géneral Tchiani  :  A la guerre comme à la guerre</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-versus-general-tchiani-a-la-guerre-comme-a-la-guerre-3032482.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Aug 2023 09:11:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le général Tchiani, chef de la junte militaire au Niger semble déterminé à aller jusqu’au bout de son aventure sans issue. Après son forfait, celui d’avoir attenté aux institutions républicaines, il vient de mettre en place un gouvernement et n’entend pas céder d’un iota le fauteuil qu’il a usurpé. Comme une sorte de défiance à la CEDEAO et à la communauté internationale, le Président autoproclamé du Niger a la ferme volonté de résister et même de se battre contre la CEDEAO pour préserver sa chapelle. Ni les gravissimes sanctions contre son peuple, ni la menace d’une intervention ne lui ont fait reculer et semble être prêt à se battre jusqu’au bout. La CEDEAO, après avoir décidé, lors du sommet extraordinaire tenu le jeudi 10 Août 2023, d’actionner sa force en attente va-t-elle passer à l’action pour déloger les putschistes ? Quelles pourraient être les conséquences d’une intervention militaire au Niger ? La Communauté sous régionale, jouant  sa crédibilité, voire sa survie  va-t-elle céder à la pression de la junte et ses soutiens ? </em></strong>

La junte militaire qui a pris le pouvoir  le 26 juillet 2023 a opté pour la ligne dure en récusant toute proposition diplomatique de retour à l’ordre constitutionnel émanant de la CEDEAO et de la communauté internationale. Cette posture belliqueuse, aventuriste, voire suicidaire de la junte ne fera qu’exacerber la tension et pousser l’organisation sous régionale à mettre en œuvre son plan d’intervention militaire pour déloger le général Tchiani et ses frères d’armes, auteurs du coup d’état. En sommet extraordinaire le jeudi 10 Août 2023, la CEDEAO a encore réitéré sa ferme volonté d’agir pour rétablir le Président de la République démocratiquement élu, en l’occurrence Mohamed Bazoum, à ses fonctions. Privilégiant la diplomatie, Ahmed Tinubu Bola, président en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, se dit déterminer à rétablir l’ordre constitutionnel au Niger et semble monter sur ses grands chevaux pour sonner le glas des coups d’Etat sur l’espace CEDEAO. Le Niger va être son entrée à la matière, donc il n’aura nullement pas droit à l’erreur. C’est pourquoi en cas d’échec de la diplomatie la CEDEAO passera en action pour remettre Bazoum à sa place, ou tout au moins signer le retour à l’ordre constitutionnel.

A la question de savoir si la CEDEAO interviendra militairement, la réponse est on ne peut plus clair, car la force sous régionale en attente sera constituée, si l’on s’en tient au communiqué final du sommet extraordinaire tenu le 10 Août 2023 à Abuja au Nigéria. Beaucoup de pays ont exprimé leur volonté de fournir des contingents et d’armes à la force d’intervention. Le géant nigérian sera la tête de proue de cette force sous régionale et c’est lui qui fournira le plus gros du contingent. Doit-on en arriver jusqu’à la belligérance ? Si seulement le général Tchiani et ses frères d’armes mesuraient les conséquences d’une intervention militaire il aurait réfléchi mille fois avant de s’engager sur cette voie périlleuse et sans issue.

<strong><em>Quelles pourraient être les conséquences d’une intervention militaire au Niger ?</em></strong> Une intervention militaire pourrait non seulement mettre en danger la vie du Président Bazoum, mais aussi et surtout pourrait avoir des dégâts collatéraux énormes. Elle pourrait causer involontairement la perte en vies humaines, voir un carnage de la population civile. L’intervention militaire pourrait également être un facteur déclencheur d’une guerre tribale, ethnique, voire régionale. Elle pourrait même occasionner une certaine propension terroriste voire une rébellion armée. En dépit de tous ces périls en la demeure nigérienne, pourquoi  la junte s’entête à défier la CEDEAO ? Que dire des conséquences des sanctions en cours imposées par la CEDEAO et qui impactent négativement sur la vie du peuple nigérien.

<strong><em>La Communauté sous régionale, jouant  sa crédibilité, voir sa survie  va-t-elle céder à la pression de la junte et ses soutiens ? </em></strong>

Tout porte à croire que si la CEDEAO renonçait à intervenir militairement sous prétexte de minimiser les conséquences sur le Niger, elle perdrait sa crédibilité et sonnerait le glas de son existence en tant qu’organisation. En effet,  faisant cela elle court trois risques majeurs, le premier serait la fin de l’organisation et de surcroit de la démocratie en Afrique de l’ouest. Le deuxième risque serait sans nul doute la propension des coups d’Etat dans tous les pays car ceux qui l’ont perpétré n’ont jamais été sanctionnés. Le troisième risque serait la montée en puissance  des extrémistes qui profiteront de la crise liée au coup d’Etat. Donc la CEDEAO, pour sa survie, ne doit nullement  pas reculer pour quelque motif que ce soit.

En somme, la guerre entre la CEDEAO et le Général Tchiani ne devrait pas avoir lieu. Donc il revient au second de comprendre que l’heure des putschs est révolue et que seule la démocratie reste la meilleure alternative pour un développement économique et social.

<strong>        Youssouf Sissoko         </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Niger entre sanctions et menace d’intervention militaire :  Niamey face à une CEDEAO téléguidée !</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-entre-sanctions-et-menace-dintervention-militaire-niamey-face-a-une-cedeao-teleguidee-3032384.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Aug 2023 01:40:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 26 juillet 2023, un groupe de militaires nigériens ont renversé le Président Mohamed Bazoum et ont installé un Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (Cnsp). L</strong><strong>a CEDEAO, à travers ses dirigeants marionnettes, avait donné une semaine au Cnsp pour rétablir le « Président démocratiquement élu » dans ses fonctions. Pis, cette organisation menace même de recourir à une intervention militaire... Dans la foulée, la réaction (commune) des Autorités maliennes et burkinabès ne s’est pas fait attendre. Bamako et Ouaga soutiennent à fond le nouveau régime en place à Niamey. Ailleurs, des voix s’élèvent pour dénoncer l’attitude de la CEDEAO, une organisation téléguidée par certains pays occidentaux.</strong>

<em>L’ultimatum lancé par la CEDEAO à Abdourahamane Tchiani pour rétablir l’ordre constitutionnel sous peine d’une intervention militaire au Niger a expiré, le dimanche 6 août 2023. Comme affichée depuis le début des ces évènements à Niamey, et joignant l’acte à la parole, Bamako et Ouagadougou</em><strong> ont appelé, le mardi 8 août dernier, dans une lettre conjointe, le Conseil de paix de l’Union africaine (UA) et le Conseil de sécurité de l’ONU, à travailler à empêcher une intervention militaire de la CEDEAO contre la junte au Niger.</strong>

<em>« Les gouvernements de transition du Burkina Faso et de la République du Mali en appellent à la responsabilité principale du Conseil de sécurité de l’ONU garante de la paix et de la sécurité internationale, pour empêcher, par tous les moyens à sa disposition, une action armée contre un Etat souverain (le Niger) dont l’ampleur des conséquences serait imprévisible »</em>, ont écrit dans une lettre commune les ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso et du Mali.

Les deux homologues en charge des Affaires étrangères, M. Olivia Rouamba et M. Abdoulaye Diop, qui ont adressé la même lettre au président du Conseil de paix de l’UA disent compter sur la « sagesse » de l’ONU et de l’UA pour éviter, <em>« outre la dégradation de la situation sécuritaire avec la multiplication et la propagation des groupes terroristes, un drame humanitaire, qui s’ajouterait aux difficultés d’une population en attente légitime d’un soutien pour faire face aux nombreux défis auxquelles elle est confrontée ».</em>

Par l’envoi d’une mission conjointe auprès des nouvelles autorités de la Transition au Niger, les présidents Assimi Goita et Ibrahim Traoré donnent une belle leçon de solidarité face à la tyrannie de la CEDEAO. Une organisation qui n’est plus que l’ombre d’elle-même. Cette importante mission est conduite par le ministre d’État malien, ministre de l’Administration territoriale, Porte-parole du gouvernement, le Colonel Abdoulaye Maïga. Il était accompagné du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel Sadio Camara.

Cette visite de soutien qui vient à point nommé fait suite au retentissant communiqué conjoint du Burkina Faso et du Mali, en date du 31 juillet 2023 dans lequel les intentions des présidents Goïta et Traoré ont été suffisamment exposées pour être comprises à bon escient.

Pour rappel, ledit communiqué précisait que toute intervention militaire contre le Niger s’assimilerait à une déclaration de guerre contre le Burkina Faso et le Mali et qu’en conséquence, toute agression sur le Niger entrainerait la participation effective du Burkina Faso et du Mali aux opérations de légitime défense. C’est la raison pour laquelle les deux pays, à l’instar des prétentieux chefs d’état-major de la comique CEDEAO, le Burkina Faso et le Mali sont également à pied d’œuvre pour apporter la réponse nécessaire à cette agression pure et simple en préparation.

<strong>Les autorités maliennes et burkinabè intensifient les gestes de soutien et de solidarité assumée à l’endroit des nouvelles autorités et du peuple du Niger.</strong>

Le Burkina Faso et le Mali ont en effet décidé  d’envoyer une délégation commune à Niamey, sous la conduite du ministre d’État malien, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga. Objectif : témoigner de la solidarité des deux pays au peuple frère du Niger.

<strong>Les gesticulations de la CEDEAO</strong>

En réaction au coup d’État ayant déposé Bazoum, le 26 juillet 2023, des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), réunis le 30 juillet 2023 en sommet extraordinaire à Abuja (Nigéria), ont pris une série de sanctions sévères contre le Niger et menacées d’intervenir militairement si le président déchu n’était pas rétabli dans ses fonctions dans un délai d’une semaine.

Le lendemain 31 juillet, les gouvernements de Transition du Burkina Faso et du Mali ont publié un communiqué conjoint pour exprimer <em>« leur solidarité fraternelle au peuple frère du Niger »</em> et prévenir que toute intervention internationale dans ce pays frère serait considérée comme une déclaration de guerre.

<strong>Front contre la CEDEAO  </strong>

Autres soutiens de taille pour les nouvelles Autorités nigériennes ? Ce sont ceux provenant de l’Algérie et la Russie. Ces deux pays sont sur les mêmes positions, en dénonçant le coup d’Etat, mais sont viscéralement opposés à une intervention militaire.

<strong>L’intervention militaire au Niger <em>« est une menace directe pour l’Algérie. Nous refusons catégoriquement toute intervention militaire »</em>, a déclaré le Président algérien Abdelmadjid Tebboune lors d’une interview, le samedi 5 août dernier. Les autorités algériennes craignent un exode massif et une vague migratoire sans précédent.</strong>

Preuve que l’affaire est prise au sérieux, le 2 août dernier, le chef d’Etat-major algérien, Saïd Chanegrina, s’est rendu en Russie et Moscou a souligné le rôle d’Alger dans la sécurité régionale. Si l’intervention militaire voyait véritablement le jour, le pire n’est jamais certain, la déflagration serait majeure. Les opinions publiques africaines n’accepteront pas une nouvelle guerre menée par les Occidentaux, fût-ce derrière le paravent de la CEDEAO.

Il a martelé qu’il « n’y aura aucune solution sans nous (l’Algérie). Nous sommes les premiers concernés ». « L’Algérie partage près d’un millier de kilomètres » de frontière avec le Niger, a-t-il souligné. Et le chef d’État algérien de s’interroger : « Dans quelles situations sont aujourd’hui les pays qui ont connu une intervention militaire ?, en précisant « regardez où en est la Libye, la Syrie ».

Il faut rappeler que dans un premier communiqué conjoint, Bamako et Ouagadougou ont apporté leur soutien au coup d'État au Niger et affirment qu'une « intervention militaire » pour rétablir le président reversé "s'assimilerait à une déclaration de guerre contre le Burkina Faso et le Mali » et refusent d'appliquer les « sanctions illégales, illégitimes et inhumaines contre le peuple et les autorités nigériens »…

Il reste à savoir si la CEDEAO et ses alliés occidentaux vont-il ouvrir le feu sur un pays, le Niger, déjà en guerre sur deux fronts, Boko Haram au sud-est et l’Etat Islamique dans les Trois frontières ?

<strong>Mohamed Sylla</strong>

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<title>Coup d&amp;apos;État au Niger : La CEDEAO risque de s&amp;apos;effondrer</title>
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<pubDate>Mon, 14 Aug 2023 01:39:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>SOLONI</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>D'échec en échec, la CEDEAO est devenue une coquille vide pour les putschistes </strong>

<strong> </strong><strong>Tout commence avec le coup d’Etat au Mali</strong>

Après une longue période de résistance à un soulèvement populaire, le régime du président feu Ibrahim Boubacar Keïta a fini par tomber le 18 août 2020, à la suite d’un coup d'Etat militaire. Cette action bien qu'antidémocratique a été saluée par plusieurs acteurs de partis politiques, de la société civile et une grande majorité des Maliens.  La Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) n'a pas tardé à lancer un "matraquage correctionnel" aux nouvelles autorités. Une multitude de mesures et de sanctions ont été prises immédiatement à l’encontre des putschistes pour le retour rapide à l'ordre constitutionnel. Se focalisant sur le soutien de la population, ces nouvelles autorités ont préféré s'affronter aux durs moments pour les Maliens, au nom de la souveraineté.  Pendant des mois d'embargo, les négociations entre les militaires et la CEDEAO se sont poursuivies sans connaitre une grande évolution.  Ces sanctions édictées par la CEDEAO seraient une manipulation des chefs d’Etats par la main invisible de l'impérialisme français.  Car, dès le départ, les putschistes n'ont pas été tendres avec la France qui semble être la source de tous les problèmes.  Connaissant la position catégorique des nouvelles autorités maliennes sur la gouvernance du pays, une série de médiations a été engagée par cette organisation sous régionale afin de trouver un consensus aboutissant à l’organisation des prochaines élections présidentielles en février 2024. Cette histoire était le premier échec de la CEDEAO en matière de gestion des affaires de coup d’Etat.  Elle a perdu la crédibilité aux yeux du monde africain qui voit en elle une organisation pilotée par l'humeur de l'occident, une Organisation au service des chefs d'Etat insoucieux de leurs peuples et déterminés à défendre leur fauteuil présidentiel.

<strong>Les menaces de la CEDEAO sont-elles devenues des jeux d'enfants ? </strong>

Effectivement, les autorités du coup d'Etat en Guinée Conakry, au Burkina Faso ont aussi affronté les décisions de la CEDEAO sans crainte. Les défaites sont devenues nombreuses à cause de son incapacité à trouver une attente rapide avec les auteurs de putschs. A force de lancer des menaces dans l’émotion, les putschistes sont désormais requinqués à surmonter les situations imposées par elle (CEDEAO). Aujourd'hui l'Afrique en a marre de l'occident et les putschistes l'ont bien compris. Alors, le peuple est le bouclier des putschistes dont les premiers actes sont l'expression de lutte contre l'occident. Ainsi, par solidarité, le peuple s'attaque aux décisions sévères prises lors des sommets de la CEDEAO.  Le cas récent du Niger est une illustration parfaite. Au lendemain du renversement du pouvoir de Mohamed Bazoum, la CEDEAO a vite lancé un ultimatum au Comité National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) pour le retour rapide à l'ordre constitutionnel. Suite à une conférence extraordinaire des chefs d’Etats tenue le 30 juillet 2023, elle a pris des mesures et sanctions dures envers le Niger. Pire, elle est allée jusqu'à une menace d'intervention militaire au Niger si le président Bazoum n'est pas réinstallé avant le 06 août 2023. Elle comptait peut-être sur cette option pour provoquer une révolte du peuple contre les putschistes. Et si c’était le cas, cela n'a malheureusement pas marché car le peuple nigérien est sorti en masse pour soutenir les putschistes.  Mais rien n'a été fait à la date indiquée même si l’option militaire est toujours d’actualité.  Apparemment les putschistes ont tiré des enseignements du cas Mali, de la Guinée Conakry du Burkina Faso. La CEDEAO reste faible face à cette situation, vu qu'elle a perdu la crédibilité par des intimidations, des menaces sans effets contre des pays qui réclament défendre leur souveraineté. Chose étonnante encore, les putschistes nigériens ont refusé de recevoir la délégation de la CEDEAO, de l’UA et de l’ONU le mardi 08 août 2023 pour une mission de médiation. Les raisons de ce refus sont explicitement connues dans un communiqué du CNSP. C'est clairement pour répondre à l'une des décisions de la CEDEAO qui a demandé la fermeture de toutes les frontières terrestres et aériennes des États membres de   l'organisation avec le Niger.

En somme, la CEDEAO ne fait plus peur, elle est devenue une coquille vide pour les putschistes qui la considèrent comme une organisation à la solde des agendas cachés des puissances étrangères.  Les multiples échecs de la CEDEAO finiront par causer sa perte, son effondrement total.  Seul le peuple a le dernier mot et le pouvoir lui appartient.  Ce peuple se trouve au service des putschistes par des actes de soutiens et solidarités. Les agissements de la CEDEAO peuvent être légitimes car les coups d’Etats sont des crimes imprescriptibles mais les réalités de la situation s’y opposent malheureusement. Les approches de la CEDEAO doivent alors changer pour gagner la confiance des putschistes et des populations par l'ouverture d'esprit face aux situations critiques telles que les coups d'État sinon elle risque de disparaître.

Adama SAGARA]]> </content:encoded>
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<title>Décision d’intervention militaire au Niger :  La CEDEAO dans ses ‘’Baga&#45;Baga’’ (menaces inutiles) !</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/decision-dintervention-militaire-au-niger-la-cedeao-dans-ses-baga-baga-menaces-inutiles-3032443.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Aug 2023 01:28:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Jeudi, au sortir de son sommet d’Abuja, la CEDEAO (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) a encore surpris tout le monde et donné raison à ses détracteurs. Cela, lorsqu’elle a annoncé  l’activation immédiate  de sa force d’intervention pour extirper l’ancien président nigérien, Muhammed Bazoum des mains du CNSP, en vue de le rétablir dans ses fonctions. A part eux-mêmes (quelques Chefs d’Etat) cette annonce n’a pas été du goût du grand nombre de l’opinion publique,  des observateurs et dirigeants de la sous-région ainsi que du Parlement même de ladite organisation communautaire. Encore une fois, la CEDEAO vient de se ridiculiser à cause de ses menaces inutiles et chimériques.</em></strong>

Après le coup d’Etat du 26 juillet au Niger, toutes les attentions étaient braquées sur ce qui va être la conduite à tenir de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Ce, pour savoir si les Chefs d’Etat de cette organisation sous régionale vont mesurer les enjeux et les risques que de telle situation pouvait engendrer en cas de mauvais diagnostic de leur part. A savoir, s’ils vont cette fois-ci privilégier la raison par rapport à l’émotion. Malheureusement encore une fois, ces dirigeants qui assurent les destinées de cette organisation ont réédité et aggravé leurs erreurs des cas précédents en privilégiant le bâton à la carotte, sans comprendre que le contexte actuel de la sous-région ne sied plus à de telles postures. Ainsi, la mort dans l’âme de voir un des leurs (celui qui prétendait être le grand défenseur des intérêts français en Afrique de l’ouest) tomber de son piédestal, ils ont à la hâte brandi la menace d’intervention militaire le 30 juillet. Et sans manquer de lancer un ultimatum de sept jours aux protagonistes du CNSP pour remettre Bazoum à sa place.

Une décision qui n’a produit autre que son effet contraire. Elle a permis de donner une soudaine popularité aux militaires et susciter la solidarité des pays voisins, notamment le Burkina Faso et le Mali en faveur du Niger. De même que la classe politique nigérienne dans sa majorité.

Auréolés de cette popularité, les actuels hommes forts de Niamey ont même répondu par un pied de nez à la visite d’une délégation des émissaires de la CEDEAO envoyés pour être reçus   par les autorités nigériennes.

De l’autre côté, sans tirer les conséquences de leur annonce de va-t’en guerre, les Chefs d’Etat de la Cedeao ont convoqué un autre sommet à Abuja, le jeudi 10 août, toujours sur la situation au Niger. Comme d’habitude celui-ci aussi fut sanctionné par des mesures graves à l’encontre du Niger et la réaffirmation dans un délai immédiat d’une intervention militaire, en cas d’échec de la voie diplomatique.

Pour enfoncer le clou, le rôle dévolu à cet effet aux présidents du Nigéria, Bola Tinubu et de la Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, ont constitué à faire des déclarations sur fond de menaces d’intervention militaire afin de réinstaller Bazoum dans son fauteuil de Président du Niger. A cet effet, ils ont même annoncé la structuration de la force qui doit intervenir avec l’identification  du nombre respectif des pays mobilisateurs de militaires (Nigéria, Côte d’Ivoire et Bénin). « Nous sommes déterminés à réinstaller le président Bazoum dans ses fonctions » a clamé fort le Président Ouatarra. Malheureusement, ces menaces téléguidées depuis l’occident pour une fois ont été sanctionnées d’un désaveu cinglant.

Le Président Eyadema du Togo (selon Confidentiel Afrique) aurait refusé l’utilisation de l’espace aérien de son pays dans le cadre de cette opération.

La réunion des chefs d’Etat majors des pays devant se tenir à Accra samedi pour peaufiner les derniers réglages de  cette intervention fut reportée sinedie.  Comme si cela ne suffisait une institution légitime de cette organisation, le Parlement de la CEDEAO a tenu une session extraordinaire virtuelle, le samedi 12 août, sur la situation politique au Niger. A l’issue de la rencontre, les députés communautaires se sont opposés à une éventuelle intervention militaire au Niger, tel envisagé par les chefs d’Etat. Il a  prôné le dialogue et la négociation avec les nouvelles autorités militaires du Niger. Et demander la mise en place d’un comité de médiation. Pour finir, les parlementaires de la communauté ouest africains ont  plaidé en faveur de la levée de certaines sanctions, notamment la fermeture des frontières et la suspension de l’approvisionnement en électricité par le Nigeria, qui selon eux, font souffrir plus les populations.

Toujours lors de cette session du Parlement de la CEDEAO on annonce que sur les 21 interventions enregistrées, 18 voix étaient contre une quelconque intervention militaire au Niger, 2 pour et une sans avis sur la question.

En somme ce qui reste évident relève du fait que les menaces ‘’inutiles’’ de certains Chefs d’Etat de la CEDEAO à chaque évènement dans un pays ne feront qu’envenimer la situation, légitimer ceux qui sont indexés et accentuer la disparité entre les Etats. Le savent-ils ?

<strong>Moustapha Diawara</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Niger : le Parlement de la Cédéao privilégie une solution négociée</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-le-parlement-de-la-cedeao-privilegie-une-solution-negociee-3032403.html</link>
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<pubDate>Sun, 13 Aug 2023 23:28:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Réunis en session extraordinaire virtuelle sur la situation politique au Niger, samedi 12 août 2023, les députés de la Cédéao n’ont pas pu s’accorder sur une position claire du Parlement en dépit d’une majorité d’intervenants qui se sont prononcés en faveur du dialogue et contre toute intervention militaire dans le pays.</strong>

C’est la première session que consacre le Parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) au Niger, deux jours après le second Sommet des chefs d’Etat de l’organisation régionale qui a retenu, comme option, l’intervention militaire tout en restant favorable à une issue pacifique de la situation que traverse le pays.

La session plénière a débuté par la présentation d’un mémorandum sur la situation politique qui prévaut au Niger, depuis le 26 juillet 2026 et la prise du pouvoir par la junte militaire du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), qui a destitué le régime du Président Bazoum Mohamed. Après cet exposé, la parole a été donnée aux députés et sur les 21 interventions enregistrées par la plénière, 18 se sont prononcées contre une quelconque intervention militaire au Niger, 2 pour et une sans avis sur la question.

De manière générale, les députés qui se sont prononcés contre une action militaire au Niger ont mis en avant les risques pour le pays mais aussi les conséquences sécuritaires pour l’ensemble de la région. De leur côté, les quelques députés qui se prononcés en faveur de cette option envisagée par les chefs d’Etat, avec à leur tête le Président Sidie Mohamed Tunis, ont, quant à eux, attiré l’attention de la plénière sur le fait que le parlement, en tant qu’institution de la Cédéao, ne doit pas aller à l’encontre des décisions prises par l’institution communautaire contre les autorités militaires du Niger.

A l’issue de cette session virtuelle, les parlementaires de la Cédéao n’ont pas pu s’accorder sur l’adoption d’une résolution pour affirmer clairement la position de l’institution sur la question. Un comité a été mis en place pour faire des propositions que la Plénière examinera lors d’une nouvelle session virtuelle, qui a été convoquée ce lundi 14 août.

Les députés communautaires ont cependant validé la mise en place d’une délégation pour poursuivre les négociations entre la Cédéao et les membres de la junte au pouvoir à Niamey. Selon le Président du Parlement, les modalités de cette initiative doivent être discutées, au plus vite, avec le Président en exercice de la Cédéao, le président du Nigeria, Bola Ahmed Tinubu, et cette nouvelle initiative a pour avantage de réunir des représentants originaires des différents pays impliqués.

<strong>Médiation et levée des sanctions</strong>

Au sortir de cette session, les députés Boukary Sani « Zilly » du Niger et Salifou issa du Bénin ont rapporté que dans l’ensemble, les parlementaires ont prôné la poursuite du dialogue avec les nouvelles autorités de Niamey afin d’éviter le recours à l’usage de la force qui comporte beaucoup de risques pour le pays mais aussi les pays voisins du Niger, membres de la Cédéao.

Les deux parlementaires ont également souligné que les députés ont dans leur intervention beaucoup plaider pour la levée de certaines sanctions décidées par les Chef d’Etat de la Cédéao et qui amplifient les souffrances pour les populations déjà assez éprouvées. Il s’agit de l’ouverture des frontières pour permettre aux marchandises d’entrer au Niger. « Actuellement, plus de 1000 camions sont bloqués au Bénin, à la frontière avec le Niger, et ce sont des produits alimentaires et des médicaments pour les populations », a par exemple déploré le député béninois. Le député nigérien a pour sa part évoqué la suspension de la fourniture de l’électricité au Niger par le Nigeria, et qui « fait encore souffrir davantage les populations ».

Selon les mêmes sources, les députés communautaires ont salué les initiatives de médiation qui se poursuivent comme celle que conduit actuellement à Niamey, une délégation des leaders religieux du Nigeria. Après avoir rencontré le Président Ahmed Bola Tinubu au Nigeria, la délégation des oulémas est arrivée hier samedi à Niamey où elle a eu des échanges avec le Président de la transition, le général Abdourahamane Tchiani, ainsi que le premier ministre Ali Lamine Mahamane Zeine. Au sortir de leur audience avec le Chef de l’Etat, Cheikh Bala Lau, un des membres de la délégation, a indiqué qu’à la suite de leur rencontre la veille du dernier sommet de la Cédéao, avec le président en exercice, président du Nigéria, Bola Ahmad Tinubu, « nous lui avons expressément demandé de nous laisser rencontrer les nouvelles autorités du Niger afin de discuter des voies et moyens de régler pacifiquement cette situation. Il nous a autorisé et encouragé à tout faire pour privilégier le dialogue et la compréhension mutuelle qui a toujours existé entre les peuples du Niger et du Nigéria, qui partagent tout, depuis des millénaires ». Et selon le leader religieux, « nous repartons confiants des échanges fructueux avec le Chef de l’Etat nigérien et nous allons rapporter au Président Tinubu, les souhaits des autorités nigériennes à la résolution diplomatique de la situation ».

De son coté, le premier ministre de transition Lamine Zeine a déclaré que cette rencontre, qui a été élargie aux leaders religieux du Niger, est importante en ce sens qu’elle vise à rapprocher les deux pays, le Nigéria et le Niger, et les oulémas ont fait passer le message du Président nigérian au Chef de l’Etat du Niger. « Il les a chargés d’expliquer que nous voudrions voir se lever les mesures inhumaines, iniques et inacceptables, parce qu’en contradiction avec les dispositions et règles même de la Cédéao », a indiqué le chef du gouvernement nigérien avant d’ajouter : « nous restons ouverts pour conduire cette médiation et arriver à réduire toutes ces contraintes et revenir à une situation normale ».

<strong>AYB/ac/APA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Intervention militaire de la Cedeao au Niger :  Les mises en garde se multiplient</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/intervention-militaire-de-la-cedeao-au-niger-les-mises-en-garde-se-multiplient-3032317.html</link>
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<pubDate>Sat, 12 Aug 2023 15:02:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En dépit de l’annonce d’une possible intervention militaire de la Cédéao au Niger, les mises en garde n’ont cessé d’affluer du Maghreb en passant par l’Afrique de l’Ouest pour dénoncer les conséquences d’une telle intervention sur la région.</em></strong>

&nbsp;

Les inquiétudes d’une intervention militaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest sont vives. Des voix dissonantes tant au Maghreb qu’en Afrique de l’Ouest et centrale ne cessent de se lever pour demander un prolongement de la durée des négociations en privilégiant la voie diplomatique.

La semaine dernière, les sénateurs nigérians, ont ouvertement fait part de leur inquiétude d’une éventuelle intervention militaire qui aura des dommages sur le Niger. Sept Etats fédérés entourent la frontière sud du Niger sur plus de 1500 kilomètres et sans doute l’armée nigériane serait en première ligne en cas d’intervention.

Dans un courriel, le Sénat nigérian a appelé Bola Tinubu à encourager davantage les autres dirigeants de la Cédéao à renforcer les options politiques et diplomatiques et autres moyens pour sortir de l’impasse politique.

Après le communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères mettant en garde les dirigeants de la Cédéao, des conséquences que cette intervention militaire pourrait engendrer en termes d'escalade de la violence dans l'ensemble de la région. Dans une interview télévisée le président Abdelmadjid Tebboune, a fait part de son hostilité à l'égard d'une opération qui représenterait "une menace directe" pour son pays qui n'est pas membre de la Cédéao mais qui partage près de 1000 kilomètres de frontières avec le Niger.

Au Sénégal, bien que Macky Sall ait affiché clairement son intention de participer à une éventuelle offensive militaire au Niger, des voix dissonantes ont commencé à se faire entendre dans la classe politique.

Dans une déclaration, l’ancien ministre et député d’opposition Thierno Alassane Sall a alerté contre le risque de provoquer "une guerre parmi les plus meurtrières de la sous-région" et appelé la majorité présidentielle à ne pas engager le pays sans l’adhésion de l’Assemblée nationale.

En Côte d'Ivoire, le sujet est moins débattu. Malgré que le pays soit en deuil de dix jours suite au décès de l'ancien président Henri Konan Bédié, visiblement Alassane Ouattara est moins chaud pour faire rentrer son pays dans une guerre.

Lors de son discours à la nation, prononcé à la veille de la célébration des 63 ans de l'indépendance du pays, le président ivoirien s'est contenté de condamner une "tentative de coup d'Etat au Niger qui constitue une grave menace pour la paix et la sécurité dans la sous-région".

S’agissant du président Tchadien, il dit ne pas avoir une guerre à côté de ses frontières qui plongerait le Tchad dans un cycle de la violence.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bras de Fer Cedeao&#45;General Abdourahamane Tchiani  /  Jusqu’où ira le duel ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/bras-de-fer-cedeao-general-abdourahamane-tchiani-jusquou-ira-le-duel-3032316.html</link>
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<pubDate>Sat, 12 Aug 2023 14:59:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’ultimatum qu’avait donné la Cédéao à Abdourahamane Tiani pour rétablir l’ordre constitutionnel sous peine d’une intervention militaire au Niger a expiré dimanche dernier. Les militaires du CNSP restent toujours fermes en faisant la sourde oreille. Dans ce contexte jusqu’où peut aller le bras de fer entre la Cédéao et le général Tchiani ? </em></strong>

La Cédéao de Bola Tinubu refuse d’avaler les couleuvres des putschistes nigériens après plusieurs tentatives de réinstallation du président Bazoum.

Après l’expiration de l’ultimatum de la Cédéao pensant que les militaires qui ont pris le pouvoir au Niger vont se plier à leurs exigences, c’est le contraire qui s’est produit. Le CNSP, dirigé par le général Abdourahamane Tchiani, campe toujours sur sa position, tout en espérant sur ses alliés malien et burkinabé en cas d'une possible intervention militaire de la Cédéao.

Ce mardi, la délégation troïka composée de la Cédéao, des Nations unies et de l’Union africaine, qui devrait arriver à Niamey s’est vu refuser d’entrer dans le pays par les militaires.

Les dirigeants de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest se sont à nouveau réunis d'urgence hier pour évoquer la situation au Niger, deux semaines que ces derniers ont annoncé, une batterie de sanctions économiques contre les putschistes.

Néanmoins, l'option militaire pour faire partir le CNSP ne semblerait pas faire l'unanimité entre les chefs d'Etat. Il y a ceux qui pensent qu'il faut privilégier l'option diplomatique pour éviter un embrasement de l'ensemble de la région déjà en proie à l'insécurité. Et ceux qui pensent que l’usage de la force est nécessaire pour un Abdourahamane Tchiani qui ne veut pas entendre et comprendre tout qu’on lui propose pour le retour à l’ordre constitutionnel normal.

Mercredi, les efforts diplomatiques se sont intensifiés à la veille du sommet sur le Niger. Le général Tchiani, président du CNSP, a rencontré à Niamey son Altesse royale Sanusi II, ancien gouverneur de la Banque centrale du Nigeria et ex Sarki Kano.

<strong>Ousmane Mahamane  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Niger/Coup d&amp;apos;Etat : la réunion des chefs d&amp;apos;état&#45;major de la Cédéao reportée</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-coup-detat-la-reunion-des-chefs-detat-major-de-la-cedeao-reportee-3032303.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 12 Aug 2023 11:14:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>-Prévue samedi à Accra au Ghana, la réunion devait se pencher sur les modalités de déploiement de "la Force en attente" pour rétablir l'ordre constitutionnel au Niger</strong>

La réunion des chefs d’état-major de la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) prévue ce samedi 12 août à Accra, la capitale du Ghana, a été reportée à une date non encore déterminée, ont rapporté des médias français.

Les responsables militaires devaient "s’accorder puis faire part à leurs dirigeants "des meilleures options" quant à leur décision d’activer et de déployer la "force en attente" afin de rétablir l’ordre au Niger", précise l'hebdomadaire français "L'Express".

Le rendez-vous a été repoussé sine die pour "des raisons techniques", selon des sources militaires régionales, indique le même média.

Le calendrier et les modalités d’une éventuelle intervention militaire ouest-africaine au Niger n’ont pas été dévoilés. Selon le président ivoirien Alassane Ouattara, dont le pays contribuera à cette "force en attente", elle devrait pouvoir intervenir "dans les plus brefs délais", souligne l'Express.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Éventuelle intervention militaire de la Cedeao au Niger : Bamako et Ouaga réitèrent leur soutien aux nouvelles autorités nigériennes</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/eventuelle-intervention-militaire-de-la-cedeao-au-niger-bamako-et-ouaga-reiterent-leur-soutien-aux-nouvelles-autorites-nigeriennes-3032229.html</link>
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<pubDate>Sat, 12 Aug 2023 02:44:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après le communiqué conjoint de mise en garde du Mali et du Burkina Faso, le ministre de l'Etat, ministre de l'Administration territoriale, le colonel Abdoulaye Maïga, à la tête d'une forte délégation malienne et burkinabè, a effectué, le lundi 7 août 2023, une visite à Niamey pour témoigner du soutien des deux présidents aux nouvelles autorités du Niger.</em></strong>

A travers cette visite le Mali et le Burkina Faso lient l'acte à la parole. Car, en plus du porte-parole du gouvernement malien, la délégation était composée, du ministre malien de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, du chef d'Etat-major général des Armées du Mali, le général Oumar Diarra, du chef d'Etat-major de l'Armée de l'Air, le général de brigade Aliou Boï Diarra, du directeur de l'information et des relations publiques des Armées, le colonel Souleymane Dembélé, ainsi que plusieurs officiers du Burkina Faso.

La mission Mali-Burkina Faso a été accueillie à l'Aéroport international de Niamey par le général nigérien Salifou Mody avant de se rendre au palais présidentiel pour un tête-à-tête avec le nouvel homme fort du Niger au cours duquel elle a transmis le message de solidarité des deux chefs d'Etat à l'endroit du président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, le général Abdourahamane Tchiani, ainsi qu'à l'ensemble du peuple nigérien. Surtout de réitérer la participation active et effective des deux pays aux opérations de légitime défense en cas d'agression de la Cédéao contre le peuple nigérien.

Le président du CNSP a reçu en audience la délégation conjointe au palais présidentiel. Pendant deux heures, les autorités maliennes et burkinabè ont largement échangé sur le renforcement de la sécurité des frontières et la planification des opérations de légitime défense contre les sanctions illégales de la Cédéao.

Cette mission conjointe dans la capitale nigérienne donne une belle leçon de solidarité face à la menace d'intervention militaire de la Cédéao contre le Niger. Elle fait suite au retentissant communiqué conjoint des deux Etats, en date du 31 juillet 2023, dans lequel les intentions des présidents Goïta et Traoré ont été suffisamment exposées pour être comprises à bon escient.

A sa sortie d'audience, le colonel Abdoulaye Maïga a tout d'abord exprimé la compassion des peuples malien et burkinabé à l'endroit de leurs frères nigériens. A en croire le ministre malien, l'audience accordée par le président du CNSP, le général Abdourahamane Tchiani, a porté globalement sur les principales décisions qui ont été prises par le président de la Transition et son homologue du Burkina Fao, suite aux sanctions de la Cédéao.

Selon le colonel Abdoulaye Maïga, les trois pays partagent à la fois l'histoire et la géographie. Il a aussi signalé le refus catégorique du Mali et du Burkina Faso d'exécuter ces sanctions illégales, inhumaines de la Cédéao contre le peuple nigérien. Le chef de la délégation a précisé que toute intervention militaire contre la souveraineté d'un pays sans le consentement de ses autorités est une agression. Et de prévenir que le Mali et le Burkina réitèrent la décision de leurs présidents de participer pleinement aux opérations de légitime défense du Niger. Le colonel Abdoulaye Maïga dira également que ces décisions ont été murement réfléchies. Il a ainsi rappelé que cela fait dix ans que le Burkina, le Mali et le Niger gèrent les conséquences négatives socio-économique, sécuritaire et politique de l'aventure hasardeuse de l'Otan en Libye.

Le ministre Maïga a relevé que les présidents malien et burkinabé ont désormais décidé de laisser des actifs aux générations futures. A l'endroit de la Cédéao, il a demandé à cette organisation de cesser d'affamer leurs populations. Le ministre d'Etat a déploré que ces populations aient trop souffert, indiquant que la Cédéao s'est trompée de cible. Et d'ajouter que cet ultimatum devrait être destiné aux groupes terroristes et non au peuple souverain. <em>"Tout ce qui est substantiel et positif ne peut s'obtenir dans la facilité"</em>, a-t-il martelé. <strong>                                                                                    </strong>

<strong>Boubacar Païtao</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Niger&#45;Les chefs d&amp;apos;état&#45;major de la Cédéao se réunissent samedi au Ghana</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-les-chefs-detat-major-de-la-cedeao-se-reunissent-samedi-au-ghana-3032269.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 11 Aug 2023 17:13:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>REUTERS</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>NIAMEY, 11 août (Reuters) - Les chefs d'état-major de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) se réuniront samedi au Ghana pour préparer une éventuelle intervention militaire au Niger, alors que les conditions de détention du président déchu Mohamed Bazoum se détériorent.</strong>

La Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a ordonné jeudi à l'issue de son sommet l'activation immédiate de sa force d'intervention après le coup d'Etat du 26 juillet au Niger.

"Une réunion est prévue pour la semaine prochaine", a déclaré le porte-parole de la Cédéao, tandis qu'un fonctionnaire nigérian et une source de l'armée ivoirienne ont affirmé qu'elle se tiendra samedi au Ghana.

S'il n'est pas certain que la Cédéao interviendra au Niger, elle a déclaré que toutes les options étaient sur la table et qu'elle espérait toujours une résolution pacifique de la crise.

Des spécialistes de la défense estiment que former une force d'intervention pourrait prendre des semaines, voire plus, ce qui laisserait une marge de manoeuvre pour les négociations.

La Côte d'Ivoire est le seul pays à avoir précisé jusqu'à présent le nombre de soldats qu'elle enverrait. Le président Alassane Ouattara a promis jeudi un bataillon de 850 soldats.

Le porte-parole de l'armée béninoise a déclaré vendredi que son pays fournirait des troupes, sans en préciser le nombre. Le Sénégal a fait de même la semaine dernière.

La plupart des autres pays de la Cédéao - y compris le Nigeria, poids lourd de la région, qui en assure la présidence tournante - se sont jusqu'à présent abstenus de tout commentaire.

Le ministre de la Défense de la Gambie, Sering Modou Njie, et le ministre de l'Information du Liberia, Ledgerhood Rennie, ont déclaré à Reuters vendredi qu'ils n'avaient pas encore pris la décision d'envoyer des troupes.

A l'opposé, le Mali et du Burkina Faso voisins, bien que membres de la Cédéao, ont déclaré qu'ils prendraient la défense la junte.

Les militaires au pouvoir n'ont pas encore réagi à la décision de la Cédéao et n'ont donné aucune indication qu'ils pourrait renoncer au pouvoir.

En parallèle, l'Union africaine, l'Union européenne et les États-Unis se sont dit de plus en plus préoccupés par les conditions de détention de Mohamed Bazoum.

La fille du président déchu, Zazia Bazoum, qui se trouve en France, a déclaré au journal britannique Guardian que la junte le maintenait dans des conditions déplorables afin qu'il signe une lettre de démission. Reuters n'a pas été en mesure de confirmer de façon indépendante les conditions de sa détention.

(Avec la contribution de Pap Saine à Banjul, Ange Aboa à Abidjan, Alberto Dabo à Bissau, Alphonso Toweh à Monrivia, Diadie Ba à Dakar, Pulcherie Adjoha, Edward McAllister, Anait Miridzhanian, Nellie Peyton et David Lewis, rédigé par Ingrid Melander et Edward McAllister; version française Kate Entringer)

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<title>Niger : La CEDEAO va&#45;t&#45;en&#45;guerre</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 11 Aug 2023 15:20:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La décision a été prise jeudi dernier lors du deuxième sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedea) sur la situation politique au Niger.</strong>

Dans son communiqué final, la Cedeao a réitéré sa ferme condamnation de la tentative de coup d'état et du maintien en « détention illégale du président Mohamed Bazoum, de sa famille et des membres de son gouvernement », tout en dénonçant les conditions dans lesquelles le chef de l'État est maintenu et tient le CNSP entièrement responsable de la sécurité et de l'intégrité physique du président Bazoum et des membres de sa famille et de son gouvernement.

L'Organisation sous régionale a réaffirmé toutes les mesures et tous les principes convenus lors du sommet extraordinaire sur le Niger tenu le 30 juillet 2023, et de définir sa détermination à maintenir ouvertes toutes les options en vue d'un règlement pacifique de la crise.

La conférence a décidé de faire appliquer toutes les mesures, notamment celles relatives à la fermeture des frontières, aux interdictions de voyage et au gel des avoirs de toutes les personnes, ou tous les groupes de personnes dont les actions ont pour effet d'entraver les efforts pacifiques déployés en vue d'assurer le rétablissement rapide et intégral de l'ordre constitutionnel.

« Lancer un avertissement solennel aux États membres dont les actions directes ou indirectes, ont pour effet d'entraver le règlement pacifique de la crise au Niger, en ce qui concerne les conséquences de leurs actions devant la Communauté », a averti l'instance sous régionale, avant d'appeler l'Union africaine à entériner l'ensemble des décisions prises par la Cedeao sur le Niger.

La conférence a également lancé un appel à tous les pays et toutes les institutions partenaires, y compris les Nations unies, afin qu'ils apportent leur soutien à la Cedeao dans le cadre des efforts qu'elle a engagés pour assurer un rétablissement rapide de l' 'ordre constitutionnel, conformément à ses instruments normatifs.

La Communauté a chargé le président de la Commission de veiller au suivi de la mise en application des sanctions et donné instruction au Comité des chefs d'état-major de la Défense afin qu'il active sans délai la Force en attente de la Cedeao, avec tous ses éléments.

L'Organisation sous régionale a ordonné le déploiement de la Force en attente de la Cedeao pour le rétablissement de l'ordre constitutionnel en République du Niger, et de souligner son engagement permanent en faveur du rétablissement de l'ordre constitutionnel par des moyens pacifiques.

Dans un communiqué publié ce vendredi, le président de la Commission de l'Union africaine soutient également, de son côté, les décisions de la Cedeao du 10 août 2023 sur le Niger. Il a appelé l'ensemble de la Communauté internationale à rassembler concrètement tous ses efforts pour sauver la vie et l'intégrité morale et physique du président Bazoum.

<strong>Souleymane SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Une intervention de la CEDEAO au Niger sera &amp;quot;une décision suicidaire&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/une-intervention-de-la-cedeao-au-niger-sera-une-decision-suicidaire-3032154.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 17:56:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une éventuelle intervention militaire de la СEDEAO pour mettre fin au coup d’État au Niger, déstabilisera la région et aggravera le problème du terrorisme, a affirmé à Sputnik Afrique un panafricain.</strong>

L'intervention militaire de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) au Niger, si elle avait lieu, "aurait forcément un impact négatif dans la lutte contre le terrorisme, puisqu’elle diminuerait les forces disponibles pour lutter contre la menace terroriste", a déclaré ce 10 août à Sputnik Afrique Amzat Boukari-Yabara, panafricaniste.

"On a du mal à voir comment une guerre voyant s'affronter des militaires ivoiriens, nigérians, sénégalais à des militaires maliens, burkinabè et nigériens peut jouer en faveur d'une quelconque union des forces armées africaines contre le terrorisme", a-t-il réagi.

"Cela [l'intervention militaire de la ndlr] ressemble vraiment à une décision suicidaire par rapport aux enjeux de la lutte contre le terrorisme", a-t-il indiqué.

Selon le panafricain, une possible intervention de la CEDEAO disloquerait probablement les armées des pays du Sahel. D'autant plus que la région du Sahel est en proie ces dernières années à de sérieux problèmes de terrorisme.

"Avec l'éventualité d'une intervention de la CEDEAO, toute action militaire laisse derrière elle des armes, mais aussi de l'instabilité. Ce qui est propice, c'est un terreau fertile à l'essor du terrorisme", a-t-il souligné.

Le président du Conseil national de sauvegarde de la patrie (CNSP), le général Abdourahamane Tiani, est au pouvoir au Niger depuis le 26 juillet après avoir renversé le Président Mohamed Bazoum, élu en 2021, qui est toujours retenu à Niamey.

Le 30 juillet, le CNSP s'était vu donner un ultimatum d'une semaine par la CEDEAO pour rétablir l’ordre constitutionnel, mais aussi pour faire remettre au pouvoir le Président déchu, sous menace d'une intervention militaire.

Le Mali, le Burkina Faso et la Russie font partie des pays qui ont mis en garde contre un tel acte.

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Niger&#45;La Cédéao ordonne l&amp;apos;activation de sa force d&amp;apos;intervention</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-la-cedeao-ordonne-lactivation-de-sa-force-dintervention-3032152.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 17:27:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>REUTERS</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[ABUJA, 10 août (Reuters) - La Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a ordonné l'activation de sa force d'intervention après le le coup d'Etat du 26 juillet au Niger, selon un communiqué lu à l'issue du sommet de l'organisation.

(Reportage Felix Onuah et Nellie Peyton, rédigé par Anait Miridzhanian; version française Camille Raynaud)

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</item>

<item>
<title>CEDEAO : jeu de rôles pour Tinubu et Talon dans le bourbier sahélien</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-jeu-de-roles-pour-tinubu-et-talon-dans-le-bourbier-sahelien-3032128.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 15:41:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La Cédéao se réunit ce jeudi à Abuja pour la deuxième fois en moins de deux semaines pour plancher sur le ‘’brasier nigérien’’. L’organisation sous-régionale est sous pression des opinions et des sociétés civiles de plus en plus en rébellion face à ses postures contre-productives. Après le Mali, la Guinée et le Burkina, elle doit trouver le juste milieu et redistribuer les rôles. En son sein, ces rôles sont souvent mal distribués.</em>

Lorsque, le 26 juillet dernier, surviennent les évènements à Niamey avec l’avènement du Cnsp, le Président béninois se rend à Abuja chez son homologue nigérian Bola Tinubu, président en exercice de la Cédéao. Ils évoquent la nouvelle situation qui vient s’ajouter à trois casse-têtes déjà existants pour l’organisation sous-régionale que sont le Mali, le Burkina Faso et la Guinée. Le président béninois n’est pas à Abuja pour rien : le 9 juillet, soit près de trois semaines auparavant, à Bissau, il a été désigné pour se rendre auprès des pays en transition pour évaluer les différents processus devant aboutir à un retour à l’ordre constitutionnel.

Lors de ce voyage à Abuja, Patrice Talon a évoqué la situation au Niger qui devenait du coup sa quatrième affaire à gérer pour la Cédéao et son nouveau président en exercice. Et dans la foulée, il a été annoncé à Niamey pour parler avec les nouvelles autorités. Ces dernières, selon bien de sources, n’auraient pas accepté de le recevoir. Depuis lors, plus de Talon annoncé nulle part. Ni à Bamako, ni à Ouagadougou et Conakry encore moins à Niamey.

Que se passe-t-il au sein de la Cédéao, dont l’ultimatum annoncé a expiré et n’a laissé sortir aucune fumée noire encore moins un coup de pétard. La Cédéao qui risque de se décrédibiliser sur cet énième dossier chaud court inexorablement vers sa dislocation sinon vers une mue forcée au profit d’une nouvelle tendance géostratégique en marche dans le monde. Nous n’en sommes pas encore là pour ne pas être des oiseaux de mauvais augure pour notre si chère organisation.

Pour répondre à la question ci-dessus posée, à savoir que se passe-t-il au sein de la Cédéao, il faut s’appesantir sur trois détails qui paraissent anodins.

DIFFICULTES A TROUVER UN PRESIDENT.

En principe, au sommet de Bissau, la présidence de la Conférence des Chefs d’Etats devait revenir à un pays francophone après le mandat du premier lusophone de l’histoire à cette charge, à savoir le Bissau guinéen Umaru Embalo Sissoco qui a succédé à l’anglophone Nana Akuffo Ado du Ghana, lui-même ayant pris le relais du francophone Mahamadou Issoufou du Niger (Nigeria-Togo-Libéria-Sénégal ont présidé avant dans l’ordre ascendant). Et alors pourquoi pas un francophone cette fois ? Elle n’est pas expliquée mais tentons de le faire. Sur quinze membres, la Cédéao compte cinq (5) anglophones, deux (2) lusophones et huit francophones (Mali, Burkina Faso, Guinée Conakry, Sénégal, RCI, Niger, Benin, Togo). Les trois premiers étant suspendus, seuls cinq (5) peuvent prétendre au fauteuil. Pour succéder à Embalo, ce dernier lui-même le voulait. Mais ses pairs ont vite vu ses limites à asseoir un leadership. Pire, si cela a échappé aux uns et aux autres, le Bissau guinéen a pu se rendre dans les pays en transition, excepté le Mali où visiblement il a dû essuyer un niet catégorique.

Alors à notre humble avis, les Chefs d’Etats ont eu du mal à trouver un remplaçant car le principal dossier chaud, à savoir le Mali, a fini par éprouver, sinon lessiver les dirigeants à cause de l’intransigeance des autorités de Bamako qui ont démontré leur résilience face aux sanctions et autres directives de l’organisation. Les dirigeants ivoirien et nigérien devaient être les moins «chauds» car ayant directement eu à se frotter aux autorités de Bamako. Le Togolais, qui a pu réussir une médiation dans l’affaire des 49 soldats ivoiriens, ne devait pas avoir une quelconque envie de revenir entacher ce crédit obtenu auprès de ses cadets maliens. Le Sénégalais, qui a eu des contacts directs avec Bamako lorsqu’il était président en exercice de l’U.a, a eu une bonne occasion de jauger les dirigeants maliens et surtout doit jouer la prudence en tant que grand voisin et partenaire commercial du Mali. Quid du Benin ? Son président a sûrement voulu jouer à la prudence et ne pas monter en première ligne. Et pour d’autres raisons que nous verrons plus en bas. Le lusophone Cap vert est d’ordinaire pacifique et ne veut pas se retrouver dans des feux allumés sur les côtes, loin de ses îles.

<strong>Il faut alors se tourner vers le bloc anglophone.</strong>

Le Ghanéen, éprouvé également lors de sa présidence qui est encore très fraiche dans les mémoires, a une crise économique aigue à gérer.  Le Nigeria a un président tout fraîchement élu. Les «petits» pays anglophones et côtiers que sont Libéria, Gambie et Libéria semblent ne pas vouloir faire le pompier dans le bourbier sahélien. Il faut pourtant un président et un bon pompier, qui sache allier carotte et bâton devant des pays de plus en plus «rebelles» que sont le Mali, le Burkina Faso et la Guinée. Le point d’orgue de cette rébellion, et chose qui a aussi semblé échapper à bien d’observateurs, a été le «refus coordonné» des trois pays de recevoir les différents envoyés spéciaux dédiés et qui devaient venir faire le point des processus lors du sommet à Bissau. Ce sera d’ailleurs relevé dans le communiqué final. Alors tout le monde s’est tourné vers Bola Ahmed Tinubu. A notre avis il a été choisi par défaut.

<strong>TINUBU, LE GEANT «BLEU».</strong>

A peine arrivé au pouvoir, Bola Ahmed Tinubu, investi le 29 mai 2023, est porté à la tête de la Cédéao lors du sommet de Bissau le 9 juillet suivant. Comme décrit ci-dessus, la Cédéao aurait bien pu se passer de donner la gestion de ses dossiers chauds à quelqu’un qui vient juste de rejoindre le club des Chefs d’Etats, fût-il le président de l’Etat le plus puissant. C’est le grand «bleu». Dans ce genre d’affaire, on se dit qu’il doit trouver du temps pour s’imprégner des dossiers domestiques avant de s’occuper de l’international. Mais il y a le feu à la maison Cédéao et toutes les solutions sont sur la table. C’est pourquoi il ne faudrait pas écarter l’implication d’acteurs extra-régionaux comme la France (et ses alliés) dans le choix du dirigeant nigérian. Bien naïf celui qui pense que nos dirigeants décident ce genre d’affaires, seuls. Les connivences avec les puissances occidentales sont établies ; les récentes sorties du président français dans le dossier malien et qui annonçait par anticipation des décisions de l’organisation ouest-africaine, ont fini par convaincre plus d’un.  A la décharge des Chefs d’Etats, on dirait que le monde est interconnecté et imbriqué jusque sur les affaires nationales ou régionales, comme la lutte contre le terrorisme l’atteste.

Il faut se souvenir qu’entre son investiture le 29 mai et le sommet de Bissau le 9 juillet, le nouveau leader nigérian a consacré sa première sortie internationale hors Afrique, non pas aux Usa, encore moins la Royaume Uni mais à la France. Même si ce n’était pas du bilatéral puisque c’était à l’occasion du sommet sur le Nouveau pacte financier mondial. Pourquoi ne pas penser que la France a fait d’une pierre deux coups, en profitant de ce sommet pour mettre le Nigérian en selle pour la présidence de la Cédéao ? Les grands pays ont cette science du dosage des agendas. Le contexte aidant est que la pression de la lutte antiterroriste, l’influence des pays en gouvernance militaire comme le Mali et le Burkina Faso mettent de plus en plus le curseur de l’implosion sur le Niger, refuge des dispositifs français et européen (une grande partie de l’Otan) évincé des deux pays voisins. Avec le bâton du géant Nigeria, les «turbulents» peuvent entendre raison, s’est-on sûrement dit à l’Elysée et au Quai d’Orsay. C’est par défaut donc que Tinubu a été mis devant, comme le parfait gendarme (qui ne doit pas devenir un simple épouvantail) aidé du poids économique et militaire de son pays. Était-ce suffisant dans le nouveau contexte géostratégique au Sahel ?

<strong>PATRICE TALON, LE RETOUR EN CLASSE DU « BUISSONNIER ».</strong>

Pour encadrer le «bleu», on l’a fait entourer de trois Chefs d’Etats, à savoir Mohamed Bazoum, Embalo Sissoco et Patrice Talon. Lors d’un mini-sommet le 18 juillet à Abuja, Patrice Talon est mis en avant et aidé à peaufiner sa feuille de route de nouveau médiateur : aller prêcher la bonne parole démocratique et anti-putsch auprès de Bamako, Conakry et Ouagadougou. L’histoire s’est accélérée à partir du 26 juillet avec les événements de Niamey, amenant à s’interroger si le nouveau médiateur ne s’est pas vite embourbé dans les sables mouvants du Niger avant même de commencer sa mission. Car dans la foulée, il revient voir le nouveau président en exercice à Abuja, sort une déclaration pas trop bien reçue par les nouvelles autorités nigériennes.   «Je crois que tous les moyens seront utilisés au besoin pour que l’ordre constitutionnel soit rétabli au Niger», a lancé Patrice Talon aux côtés du président du Nigeria, Bola Tinubu.

Sait-on seulement ce qui a poussé le dirigeant béninois à se retrouver dans les arcanes de la médiation au sein de la Cédéao ? En sept ans de présidence, Talon n’a pourtant pas participé a plus de cinq sommets, laissant lors de son premier mandat toute la latitude à son ancien chef de la diplomatie, Aurélien Agbenonci de le représenter, au prix même d’un incident diplomatique, une fois à Accra, lorsque le grand absent Talon, enfin décidé à participer, a été pris pour son ministre. Le journal béninois la Nouvelle Tribune n’hésitait pas à dire de lui en 2017 qu’il était un «mauvais élève de l’Onu, de l’U.a et de la Cédéao…qui déposait sa marque, celle d’un président égocentrique qui privilégie ses affaires familiales et personnelles aux grandes préoccupations continentales».

A notre avis, le regain d’intérêt pour Patrice Talon répond à des raisons objectives de sécurité du pays qui a connu sa première attaque terroriste le 2 décembre 2021 dans un contexte où l’on parlait déjà d’une possible expansion de ce péril dans le golfe de Guinée. Cela devait suffire pour voir le Benin intégrer le club des pays touchés et donc appelés à former un front commun. D’autres raisons plus économiques comme l’accord pétrolier avec le Niger pour la construction d’un pipeline, le port de Cotonou principal ouverture sur la mer, peuvent inciter le président à être plus participatif pour préserver les intérêts de son pays. Autre raison à son bénéfice, sa ligne assez conciliante avec les options de partenariat en matière de coopération militaire opérée par le Mali et le Burkina Faso, comme il l’a fait ressortir dans plusieurs sorties médiatiques.

Voilà un dirigeant qui préférait rester loin des banquets de ses homologues de la Cédéao et qui entre de si mauvaise manière dans la danse. Sa mission au Mali, au Burkina et en Guinée aura-t-elle lieu avec le nouvel épisode nigérien qui ne finit pas de donner le tournis à l’organisation sous-régionale, risquant d’enfoncer davantage cette dernière dans un désamour sans fin avec les nouvelles autorités militaires et les opinions publiques. La Cédéao, face au procès d’être à la solde des puissances occidentales, a-t-elle les moyens et le temps de se raviser et de marcher dans le sens de l’histoire, celle de la Cédéao des peuples tant souhaitée ? Osons croire que le recours au Sultan de Sokoto dans les négociations, la prudence du sénat nigérian (la chambre qui regroupe les légitimités sociales et traditionnelles) à donner son quitus à son Chef d’Etat pour engager des troupes sur le théâtre nigérien sont des signes avant-coureurs d’une Cédéao qui entame sa mue même lente, à partir de la base.

<strong>Alassane Souleymane, journaliste</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Niger: la Cédéao estime que la négociation avec les putschistes doit être le &amp;quot;socle de notre approche&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-la-cedeao-estime-que-la-negociation-avec-les-putschistes-doit-etre-le-socle-de-notre-approche-3032127.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 15:39:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La négociation avec le régime militaire au Niger doit être le "socle de notre approche", a déclaré jeudi à Abuja le président du Nigeria Bola Tinubu à l'ouverture d'un nouveau sommet de la Cedeao sur le Niger.</strong>

"Il est crucial que nous donnions la priorité aux négociations diplomatiques et au dialogue comme socle de notre approche", a déclaré le président du Nigeria, qui assure la présidence tournante de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

L'organisation doit engager "toutes les parties concernées, y compris les auteurs du coup dans des discussions sérieuses afin de les convaincre de renoncer au pouvoir et de rétablir le président Bazoum", a-t-il poursuivi.

<strong>La menace de l'intervention militaire</strong>
Il s'agit de la première réunion des dirigeants de la Cédéao depuis l'expiration de leur ultimatum lancé aux militaires lors d'un premier sommet de l'organisation le 30 juillet.

À cette occasion, la Cédéao avait brandi une menace d'intervention militaire en cas de non retour à l'ordre constitutionnel d'ici dimanche 6 août.

"Malheureusement, l'ultimatum que nous avons lancé lors du premier sommet n'a pas donné les résultats escomptés", a reconnu Bola Tinubu.

Il a cependant ajouté qu'il était du devoir de la Cédéao "d'épuiser toutes les voies de dialogue pour assurer un retour rapide à la gouvernance constitutionnelle au Niger".

Tous les présidents du bloc ouest-africain participent à ce sommet hormis ceux de la Gambie, du Liberia et du Cap-vert, qui ont envoyé des représentants.

Après le discours du président Tinubu, les chefs d'État se sont retirés pour une réunion à huit-clos.

Les présidents du Burundi et de la Mauritanie, non-membres de la Cédéao mais invités par celle-ci, sont également présents à ce sommet. Tout comme des représentants de l'Algérie, de la Libye, mais aussi des Nations-Unies ou de l'Union Africaine.
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<a class="link rapid-noclick-resp" href="https://www.bfmtv.com/international/afrique/niger-la-cedeao-estime-que-la-negociation-avec-les-putschistes-doit-etre-le-socle-de-notre-approche_AD-202308100392.html#xtor=AL-68" target="_blank" rel="nofollow noopener" data-ylk="slk:Article original publié sur BFMTV.com;elm:context_link;itc:0" data-rapid_p="17">Article original publié sur BFMTV.com</a>

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<title>Face à la résurgence des coups d’Etat  en Afrique de l’Ouest :  Vivement  une  relecture des textes de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/face-a-la-resurgence-des-coups-detat-en-afrique-de-louest-vivement-une-relecture-des-textes-de-la-cedeao-3032011.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 01:36:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis la survenue  des coups d’État (août 2020 et mai 2021) au Mali, ceux du Burkina Faso (janvier 2020 et septembre 2022) et celui de la Guinée,   la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) est  très fragilisée, si elle n’est pas au bord de la disparition.  Les Chefs d’Etat de cette institution sous-régionale ouest-africaine, en s’obstinant  à préserver les régimes dits constitutionnels, après  chaque prise du pouvoir  par les armes, par  des sanctions  économiques et financières, causent plus de torts aux populations  locales desdits pays qu’aux  nouveaux dirigeants militaires. Cela est d’autant vrai  que les populations des pays  soumis sous sanctions, ne comprennent pas pourquoi, les Chefs d’Etat de la CEDEAO ne condamnent  pas également les coups d’Etat constitutionnels. </em>

Face à la résurgence des coups d’Etat  militaires  et constitutionnels en Afrique de l’Ouest, la CEDEAO doit forcément procéder à la relecture de ses textes afin que les citoyens communautaires cessent d’être constamment lésés après la survenue d’un coup d’etat. Dans le cas contraire, il y a fort à parier que certains des pays membres,  qui sont  désormais  dans la dynamique de recouvrer leur pleine souveraineté,  risquent  de claquer  la porte de  l’organisation sous-régionale dans laquelle, ils ne partagent pas ses principes de deux poids, deux mesures. Notre point de vue !

&nbsp;

Tout d’abord, il faut nécessairement que cessent les financements extérieurs du budget de fonctionnement et d’investissements de la CEDEAO.  Pour cela, il faut que  ce soient uniquement les Etat membres qui financent intégralement son budget. Cela permettrait  à l’organisation sous-régionale de ne pas être inféodée à une puissance financière extérieure.

Ensuite, pour ce  qui concerne  les  violations du  Protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance, il faudrait que les textes de la CEDEAO précisent  dans  ses  nouvelles montures,  la condamnation à la fois des coups d’Etat  militaires  et constitutionnels. S’il y a sanctions, désormais, il faudrait que les commanditaires de ces coups d’Etat   soient soumis aux mêmes sanctions. Toutefois, il faudrait que cessent les sanctions  économiques et financières contre les Etats car,  celles-ci nuisent plus aux populations locales qu’aux  autorités.  Le régime des sanctions n’a jamais d’intimider les commanditaires des coups d’Etat.

Quid  des interventions militaires d’une force de la CEDEAO  pour rétablir le président dit démocratiquement élu dans ses fonctions ? Cette nouveauté introduite dans les principes de l’organisation doit cesser, parce qu’elle est contre-productive. La situation politique actuelle du Niger, après le coup d’Etat du 26 juillet illustre bien  pourquoi, il faut abandonner pour de bon, une telle perspective.  Car, toute intervention militaire contre le Niger, pour soi-disant réinstaller dans ses fonctions Mohamed Bazoum aurait  indéniablement des conséquences  fâcheuses  sur l’ensemble de l’espace communautaire. Ce sont les armées des pays de la communauté qui se verront fragiliser au profit du terrorisme International

Il faut que la CEDEAO cesse d’être l’instrument des Chefs d’Etat et des puissances militaires et financières extracommunautaires pour redevenir la CEDEAO des Peuples. Où la libre circulation des personnes des personnes et des biens est une réalité tangible.

&nbsp;

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
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<title>CEDEAO : Annulation de la mission de la délégation tripartite de négociation avec les militaires nigériens</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-annulation-de-la-mission-de-la-delegation-tripartite-de-negociation-avec-les-militaires-nigeriens-3031974.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Aug 2023 14:48:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- La délégation devait comprendre des représentants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, de l'Union africaine et des Nations Unies.</strong>

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a annoncé que la mission de la délégation tripartite de négociation avec les militaires au Niger a été annulée.

"Notre mission conjointe avec les Nations Unies et l'Union Africaine pour rencontrer le Conseil militaire nigérien le mardi 8 août a été annulée", a déclaré la CEDEAO dans un communiqué publié mercredi.

Cette annulation est intervenue "après que les autorités militaires de Niamey aient manifesté leur réticence à recevoir la délégation tripartite".

"La délégation fait partie des efforts en cours pour tenter de trouver une issue pacifique à la crise actuelle au Niger", a déclaré la CEDEAO dans son communiqué.

"Conformément à la décision du Sommet extraordinaire de la CEDEAO du 30 juillet 2023, le groupe continuera à tout mettre en œuvre pour rétablir l'ordre constitutionnel au Niger", est-il ajouté.

Mardi, les médias nigériens et internationaux ont rapporté que les autorités militaires du Niger ont envoyé une lettre officielle à la CEDEAO, l'informant qu’ils "ne peuvent pas recevoir la délégation à l'heure actuelle, pour des raisons de sécurité".

Une délégation de négociateurs s'est rendue à Niamey le 3 août, mais a dû rentrer quelques heures plus tard faute d'avoir pu rencontrer les autorités du Conseil militaire.

Lundi, l'ancien Premier ministre du Niger, Ouhoumoudou Mahamadou, a révélé, dans une interview télévisée, que les autorités militaires avaient demandé le retour de la délégation de négociation à Niamey, et que celle-ci arriverait à Niamey lundi ou mardi.

Les dirigeants de la CEDEAO devraient tenir demain, jeudi, un "sommet extraordinaire" dans la capitale nigériane, Abuja, pour discuter des différentes options pour faire face au coup d'État nigérien, après l'expiration du délai qu'ils avaient précédemment accordé aux putschistes, le 30 juillet, pour rétablir l'ordre constitutionnel, sous la menace d'une intervention militaire au cas où ils ne renonceraient pas à ce coup d'État.

Le 26 juillet, le chef de la Garde présidentielle, le général Abdourahamane Tchiani, a fomenté un coup d'État militaire au Niger, renversant le président Mohamed Bazoum, détenu depuis lors au palais présidentiel, alors que la communauté internationale réclame sa libération et son retour à la tête du pays, poste qu'il avait atteint à l'issue d'élections démocratiques.

&nbsp;

*Traduit de l’Arabe par Mourad Belhaj

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>En vérité :  Intervention de la Cédeao au Niger :  Une absurdité cynique</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/en-verite-intervention-de-la-cedeao-au-niger-une-absurdite-cynique-3031814.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Aug 2023 01:31:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Toute solution doit être respectueuse de la souveraineté du Niger, et qui réalise les aspirations de son peuple et mène à l’édification de l’État que les Nigériens recherchent et méritent, loin des intérêts étroits, des ambitions personnelles, des programmes malveillants et des ingérences extérieures illégales</em></strong>

La France est entre le marteau et l’enclume. Doit-elle obéir au gouvernement déchu du Niger qui a signé avec elle un accord de coopération militaire ou se résigner à quitter  le pays après dénonciation de cet accord ? C’est la question centrale. Rester présent contre l’avis d’un gouvernement est un scénario impensable. La France est vomie par une majorité de la population qui compte servir de bouclier humain à une éventuelle intervention militaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédeao). Une intervention à haut risque. Qui ne fait pas l’unanimité au Nigéria, où les Etats du Nord craignent une guerre fratricide, puisqu’ils sont issus de la même ethnie haoussa qu’une partie du Niger, le Sénat n’en veut pas non plus. En outre, la menace d’une intervention a créé une coalition du Mali, du Burkina et de la Guinée,  suscité une animosité de l’Algérie, de la Mauritanie et la neutralité du Tchad. Mais cela ne dérange la France qui, pour des raisons géopolitiques, cherche à rétablir par la force Mohamed Bazoum au pouvoir. Même s’il en serait ainsi, comment réoccupé le fauteuil de commandant en chef d’une armée qu’il a humiliée? A-t-on songé aussi à un vide sécuritaire qui pourrait permettre à d'innombrables armes de sortir de ce pays et a aggravé l'insurrection, l'extrémisme et la criminalité dans toute la sous-région ? Le Niger fait partie de nous et nous ne laisserons pas cette partie de nous souffrir, ni sombrer dans les eaux tumultueuses agitées par qui que ce soit, un discours des voisins qui ne veulent pas courir les risques d’une escalade régionale et d’une « syrianisation » du Niger qui sont bien réels.

Il est temps de mettre un terme à cette absurdité cynique. Toute solution doit être respectueuse de la souveraineté du Niger, et qui réalise les aspirations de son peuple et mène à l’édification de l’État que les Nigériens recherchent et méritent, loin des intérêts étroits, des ambitions personnelles, des programmes malveillants et des ingérences extérieures illégales. D’ailleurs, avec quels moyens aller au Niger ? Les contributeurs de troupes- Côte d’Ivoire, Sénégal et Nigéria – n’ont point les moyens logistiques et financiers. Ces armées attendent l’appui extérieur, principalement de la France.

La littérature abondante met l'accent sur la nécessité de donner un coup de frein au cycle de coups d’Etat en Afrique. En effet, les dirigeants redoutent d’être enroulés dans la spirale. Après Ibrahim Boubacar Keïta, Alpha Condé, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Roch_Marc_Christian_Kabor%C3%A9">Roch Marc Christian Kaboré</a> et Mohamed Bazoum, à qui le tour ? Pourquoi ne tape- t-elle pas  du poing sur la table lorsque des dirigeants révisent la constitution en vue d’un troisième mandat ? En usant et abusant des sanctions économiques et financières,  la Cédeao fait passer des messages. Mais son image est écornée aux yeux des peuples qui l’assimilent à un syndicat de chefs d’Etat en activité.

Les autorités nigériennes restent droites dans leurs bottes, solidement épaulées par leurs homologues maliens et burkinabè. De retour de visite de Niamey lundi dernier, le général Abdoulaye Maïga, ministre d’Etat en charge de l’Administration territoriale et porte-parole du gouvernement a estimé que la Cédéao se trompe de combat et d’adversaire : « au lieu de fixer un ultimatum au Niger qu’elle le fasse contre les terroristes». Entre ses mains une lampe éclaire l’objet de cette visite chez le voisin ''Nous avons réitéré la décision des présidents Goïta et Traoré de participer pleinement aux opérations de légitime défense aux côtés des forces de défense et de sécurité nigériennes''.

<strong>Fanfan</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les chefs d&amp;apos;état&#45;major de la Cédéao ont défini les contours d&amp;apos;une &amp;quot;éventuelle intervention militaire&amp;quot; au Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/les-chefs-detat-major-de-la-cedeao-ont-defini-les-contours-dune-eventuelle-intervention-militaire-au-niger-3031942.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Aug 2023 00:04:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les contours d'une "éventuelle intervention militaire" de la Cedeao contre les putschistes au Niger ont été "définis", a annoncé vendredi l'un des responsables de l'organisation régionale, à l'issue de la réunion des chefs d'état-major du bloc ouest-africain à Abuja. </strong>

"Tous les éléments d'une éventuelle intervention ont été élaborés lors de cette réunion, y compris les ressources nécessaires, mais aussi la manière et le moment où nous allons déployer la force", a déclaré le commissaire chargé des Affaires politiques et de la Sécurité, Abdel-Fatau Musah.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Niger: une intervention militaire de la CEDEAO pourrait être &amp;quot;une catastrophe&amp;quot;, prévient Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-une-intervention-militaire-de-la-cedeao-pourrait-etre-une-catastrophe-previent-bamako-3031750.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Aug 2023 06:45:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Bamako alerte sur les conséquences catastrophiques d'une intervention militaire au Niger. Il cite en exemple les déploiements militaires dans les pays voisins, ainsi qu’en Irak et en Libye. Le chef de la diplomatie malienne a aussi dit ne pas "comprendre que la CEDEAO puisse disposer d'une force militaire pour aller rétablir des autorités déchues".</strong></div>
<div></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text"><a href="https://fr.sputniknews.africa/20230807/un-risque-existe-certainement-de-guerre-regionale-pour-le-niger-selon-un-amiral-us-1061126632.html" target="_blank" rel="noopener">Une intervention militaire au Niger</a> de l'organisation des États ouest-africains pour rétablir le pouvoir du président Mohamed Bazoum pourrait être "une catastrophe", a prévenu lundi à Bamako le chef de la diplomatie malienne, opposé à un recours à la force contre les militaires au pouvoir à Niamey.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"La force militaire qui a été utilisée dans d'autres pays voisins ou dans d'autres contrées, on en voit les résultats. C'est une catastrophe", a déclaré le ministre Abdoulaye Diop en présence de son homologue burkinabè Olivia Rouamba lors d'un événement visant à approfondir les relations bilatérales entre les deux pays.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1061145993" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20230807/niger-une-intervention-militaire-de-la-cedeao-pourrait-etre-une-catastrophe-previent-bamako-1061145993.html?share-block=1061145995" data-title="&quot;La force militaire qui a été utilisée dans d'autres pays voisins ou dans d'autres contrées, on en voit les résultats. C'est une catastrophe&quot;, a déclaré le ministre Abdoulaye Diop en présence de son homologue burkinabè Olivia Rouamba lors d'un événement visant à approfondir les relations bilatérales entre les deux pays. "></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">"L'Irak a été envahi pour apporter la démocratie. Vingt ans après, (le pays) se cherche. La Libye... on peut citer encore" d'autres États, a dit M. Diop, en allusion au chaos politique et sécuritaire dans ce pays nord-africain après une intervention internationale ayant provoqué la chute du régime de l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi.</div>
<div></div>
</div>
<aside class="cta2" data-sid=""></aside>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text"><a href="https://fr.sputniknews.africa/20230807/le-mali-et-le-burkina-envoient-des-delegations-au-niger-pour-temoigner-de-leur-solidarite-1061129716.html" target="_blank" rel="noopener">"Le Burkina comme le Mali,</a> nous nous opposons à toute idée d'une ingérence ou d'une intervention militaire extérieure pour répondre à des problèmes politiques internes", a dit M. Diop.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">Il a dit ne pas pouvoir "comprendre que la CEDEAO puisse disposer d'une force militaire pour aller rétablir des autorités déchues" au Niger et que "nous n'ayons jamais reçu une kalachnikov (un fusil d'assaut) pour nous aider" contre les attaques "jihadistes".</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1061145993" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20230807/niger-une-intervention-militaire-de-la-cedeao-pourrait-etre-une-catastrophe-previent-bamako-1061145993.html?share-block=1061145998" data-title="Il a dit ne pas pouvoir &quot;comprendre que la CEDEAO puisse disposer d'une force militaire pour aller rétablir des autorités déchues&quot; au Niger et que &quot;nous n'ayons jamais reçu une kalachnikov (un fusil d'assaut) pour nous aider&quot; contre les attaques &quot;jihadistes&quot;. "></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h3">
<h3 class="article__h2">Crise au pays</h3>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Le Niger est plongé dans une crise majeure <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230807/niger-des-troupes-supplementaires-pour-renforcer-les-frontieres-avec-le-nigeria-et-le-benin-1061132981.html" target="_blank" rel="noopener">depuis un coup d'État militaire</a> ayant renversé le 26 juillet le Président Bazoum.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Le coup d'Etat a été condamné par l'ensemble des partenaires occidentaux du Niger et la plupart des pays africains, mais les militaires nigériens ont reçu le soutien de leurs homologues du Mali et du Burkina Faso - également arrivés au pouvoir par des coups d'Etat en 2020 et 2022 et eux aussi confrontés à la violence jihadiste - qui affirment qu'une intervention au Niger serait une "déclaration de guerre" à leurs deux pays.</div>
<div></div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">La perspective d'une intervention armée suscite inquiétudes et critiques. Samedi, les sénateurs du Nigeria, poids lourd de la CEDEAO avec ses 215 millions d'habitants et qui partage une frontière de 1.500 km avec le Niger, ont appelé le président Bola Tinubu à "renforcer l'option politique et diplomatique".</div>
<div></div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">La CEDEAO et les pays occidentaux réclament un retour à l'ordre constitutionnel et la libération du président Bazoum, retenu prisonnier.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
<strong>SOurce: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO face à sa survie dans la crise nigérienne :  Le monde retient encore son souffle</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-face-a-sa-survie-dans-la-crise-nigerienne-le-monde-retient-encore-son-souffle-3031725.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-face-a-sa-survie-dans-la-crise-nigerienne-le-monde-retient-encore-son-souffle-3031725.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Aug 2023 01:58:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’ultimatum de la CEDEAO aux putschistes nigériens du CNSP a expiré,  dimanche dernier, à minuit, après une semaine de négociations infructueuses avec la junte ayant renversé le président élu, Mohamed Bazoum. Assorti des plus dures sanctions infligées au pays à l’issue du dernier sommet, le délai a été en effet mis à profit pour tenter d’obtenir la libération du président séquestré avec sa famille et restaurer éventuellement en même temps l’ordre constitutionnel en évitant au maximum l’usage de la force. Les tentatives n’auront été que vaines et en plus du refus d’accueillir certains émissaires du président en exercice de la CEDEAO, le Général Thiani et sa suite ont vraisemblablement misé sur la solidarité de pays voisins sous la coupe d’autres putschistes ainsi que sur la mobilisation populaire en vue de dissuader l’institution sous-régionale de toutes velléités bellicistes. Auront prévalu par conséquent les démonstrations de force et périples sous-régionaux en préparation de la riposte à la CEDEAO, dont les chefs d’Etat-majors, après plusieurs jours de conclave, disent avoir accouché d’un plan d’intervention qui n’attend que le feu-vert des décideurs politiques pour être mis en exécution. L’opération en gestation devrait tablée sur la mobilisation annoncée de troupes du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Bénin - mais l’incertitude n’a jamais cessé de planer sur cette caution politique du côté y compris du côté de la principale locomotive sous-régionale, le Nigeria, dont le Sénat s’est montré très réservé sur un règlement militaire du différend. Idem pour certains pays voisins du Niger dont le Tchad fortement impliqué dans les pourparlers avec la junte nigérienne ou encore l’Algérie, craintive des conséquences déstabilisatrices d’une intervention militaire. Sauf que la junte nigérienne n’a jamais affiché un quelconque signe d’ouverture à la négociation, tandis que le président en exercice de la CEDEAO joue sa crédibilité ainsi que celle de toute l’organisation qu’il dirige. Et pour cause : en plus d’accéder aux commandes de la CEDEAO avec la réputation de remède anti-putsch redoutable, Bola Ahmed Tinubu a engagé l’institution sous-régionale dans un bras de fer où tout recul face aux putschistes pourrait être fatal pour sa survie. Celle-ci est en effet déjà si entamé par son impuissance à imposer aux membres les principes de gouvernance aux ils ont librement souscrit que le cas nigérien n’en rajoute qu’aux nombreux pays qui les foulent impunément aux pieds. Avec le Mali, le Burkina, la Guinée, le Niger est donc en passe d’amplifier le processus de scission de l’espace CEDEAO en territoires solidaires des putschs et territoires hostiles aux pouvoirs militaires de fait. Ainsi, une intervention militaire parait nécessaire pour sauver la face et freiner l’évolution de la gangrène putschiste alors qu’elle risque de précipiter la cassure qui pendait au nez de l’ensemble communautaire avant même la menace de retrait brandie par ses composantes hostiles à une intervention militaire au Niger. Entre le marteau de la perte de crédibilité sur fond d’inutilité et l’enclume d’une aventure militaire au succès incertain, la CEDEAO va-t-elle trancher dans le lard ? Pendant que la terre entière retient son souffle, les autorités du principal terrain de jeu profitent allègrement de ses tergiversations pour rameuter leur opinion dans le sens d’une résistance. A i point tel que l’organisation passe déjà dans l’imaginaire local pour l’ennemi contre l’agression duquel toutes les dispositions guerrières sont déjà activées : fermeture de l’espace aérien contre une attaque imminente, mobilisation générale pour l’affronter, etc. Il faut rappeler, en tout état de cause, qu’un autre ultimatum court après l’expiration du délai accordé de la CEDEAO. Il s’agit de celui de l’UA dont on ne connaît pas encore les contours à une semaine de la fin d’échéance.

&nbsp;

<strong>A Keita</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cédéao : L’accélération de la désintégration ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-lacceleration-de-la-desintegration-3031677.html</link>
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<pubDate>Tue, 08 Aug 2023 01:26:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La solution par «tous» les moyens au Niger est un risque à ne pas prendre. L’intervention militaire à Niamey pour rétablir l’ordre constitutionnel est une option qui violerait les objectifs de la Cédéao et le principe sacré de non agression entre ses Etats membres.</em>

«Tous ensemble, main dans la main», telle est l’avant-dernière ligne de l’hymne de la Cédéao, qui consacre l’intégration des peuples dans un espace communautaire stable et en paix. Or, avec la série de renversements de présidents élus dans la région, notamment au Mali, en Guinée, au Burkina Faso et, depuis peu au Niger, l’espace communautaire est en train de s’effriter à vue d’œil.

Les dirigeants actuels de la Cédéao en sont entièrement responsables. Et s’apprêtent à aggraver cette situation au lieu de tenter de redorer leur blason. En arrêtant cette politique de ‘’deux poids deux mesures’’ dans l’application des textes et des principes qui leur est de plus en plus reproché par certains membres de l’Organisation. En pensant davantage à ceux qui leur confèrent la légitimité et la légalité dont ils se prévalent, à savoir leurs populations qui attendent toujours la Cédéao des peuples

En effet la famille africaine se trouve dans un processus de désintégration depuis tout le temps que ses chefs restent sourds aux complaintes des populations frustrées sinon en colère. A en juger par le rythme fréquent des tensions politico-sociales : les insurrections et putschs militaires.

Tandis que leurs mentors occidentaux restent solidaires comme ils l’ont prouvé depuis le déclenchement de la guerre russo-ukrainienne. Les Français viennent d’évacuer du Niger leurs ressortissants en plus de leurs frères de l’union européenne. Ces chefs africains, eux, s’apprêtent à bombarder les leurs parmi les Nigériens sous prétexte de stopper des coups d’Etats.

<strong>Ousmane Tangara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coup d’État au Niger: les dirigeants de la Cédéao vont se réunir au Nigeria</title>
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<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 17:21:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les dirigeants de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) vont à nouveau se réunir jeudi pour évoquer la situation au Niger, deux semaines après un coup d’État et la fin dimanche de leur ultimatum exigeant le retour à l’ordre constitutionnel sous peine d’utiliser la “force”.

“Au cours de cette rencontre, les dirigeants de l’organisation ouest-africaine se pencheront sur la situation politique et les récents développements au Niger”, indique lundi un communiqué de la Cédéao.

Le sommet aura lieu à Abuja, capitale du Nigeria dirigé par Bola Tinubu, président en exercice de l’organisation régionale.

Le 30 juillet, lors d’un précédent sommet à Abuja, les dirigeants ouest-africains avaient donné un ultimatum d’une semaine aux militaires ayant pris le pouvoir à Niamey pour rétablir le président Mohamed Bazoum, sous peine d’une intervention armée pour ce faire.

Les chefs d’état-major de la région avaient même dessiné les “contours” de cette éventuelle intervention, mais elle n’a pas été déclenchée à l’issue de l’ultimatum, qui s’est achevé dans la nuit de dimanche à lundi, à minuit.

Selon une source proche de la Cédéao, une intervention n’est pas envisagée à ce stade.

En dépit d’une fin de non-recevoir des auteurs du coup d’État à ce jour, la voie du dialogue semble donc être toujours sur la table et les États-Unis, alliés du Niger, pourraient y participer, selon cette source.

Plusieurs voix africaines ont rejeté ces derniers jours l’option militaire. Les sénateurs du Nigeria, poids lourd de la Cédéao, ont appelé à renforcer “l’option politique et diplomatique”. L’Algérie, autre voisin du Niger et acteur majeur dans le Sahel, a estimé par la voix de son président Abdelmadjid Tebboune qu’une intervention serait une “menace directe” contre son pays.

Certains pays occidentaux se sont également dit lundi favorables à une solution diplomatique, dont l’Allemagne qui estime que les efforts de médiation n’en sont “qu’à leur début”, espérant que les auteurs du coup d’État y “répondront”.

Le ministre des Affaires étrangères italien Antonio Tajani a dit “espérer” que l’ultimatum de la Cédéao allait être “prolongé”. “Nous devons reporter l’option de la guerre le plus possible”, a-t-il déclaré dans un entretien au quotidien La Stampa.

L’armée malienne a annoncé lundi l’envoi à Niamey d’une délégation officielle conjointe Mali-Burkina Faso, pour “témoigner de la solidarité des deux pays au peuple frère du Niger”.

Le Burkina Faso et le Mali, voisins du Niger eux aussi gouvernés par des militaires et confrontés à la violence des groupes djihadistes, ont souligné ces derniers jours qu’une intervention armée serait “une déclaration de guerre” à leurs deux pays.

Le coup d’État qui a renversé le 26 juillet dernier le président Bazoum, allié privilégié de la France et des États-Unis - qui y déploient respectivement 1.500 et 1.100 soldats dans la lutte contre les djihadistes armés qui minent le Niger et la région - a été fermement condamné dans la plupart des pays d’Afrique et ailleurs dans le monde. Le président Mohamed Bazoum est depuis retenu prisonnier.

<strong>Source: https://www.7sur7.be/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Monnaie unique de la CEDEAO:  La dévaluation du Naira relance le débat</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/monnaie-unique-de-la-cedeao-la-devaluation-du-naira-relance-le-debat-3031550.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 07:30:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après le cédi ghanéen, c’est au tour du naira nigérian de montrer sa fragilité face aux chocs extérieurs en raison de la dévaluation de sa monnaie officielle. Cette décision a rendu la monnaie nigériane plus faible que le franc CFA de l’UEMOA. </strong>

Pendant de nombreuses années, le Nigeria avait maintenu artificiellement sa monnaie grâce à l’ouverture de son marché des titres intérieurs aux investisseurs étrangers et à un taux fixe pour les opérations de change officielles. Cependant, la décision récente du gouvernement nigérian d’unifier les taux de conversion avec le dollar américain a entraîné une dévaluation officielle de la monnaie nigériane.

Actuellement, il faut 746,7 nairas pour 1 dollar ($), contre seulement 596,7 francs CFA pour 1 dollar ($). Cette évolution démontre que le naira nigérian n’a pas forcément la capacité de soutenir le projet de monnaie commune de la CEDEAO contrairement à ce que certains commentateurs avaient laissé entendre.

Le franc CFA est de fait la devise d’Afrique de l’Ouest qui a le mieux résisté aux chocs extérieurs parmi les grandes économies de la CEDEAO. Pour les acteurs économiques des pays voisins du Nigeria qui utilisent le franc CFA, la dépréciation de la monnaie entraîne une baisse des coûts des actifs financiers et cela peut représenter une opportunité d’investissement à moindre coût. Cependant, la situation doit être soigneusement analysée car l’inflation continue de progresser à un rythme élevé au Nigeria, ce qui représente un risque pour les rendements.

Cette évolution survient alors que les pays de la CEDEAO travaillent toujours à la mise en œuvre de l’ECO, leur monnaie commune. Les pays de l’UEMOA ont déjà rebaptisé leurs monnaies dans le cadre de ce projet sous-régionale. Cette décision avait été très controversée et n’avait pas été appréciée par l’ancien président nigérian,

<strong>                                                                                                                                                  M.Yattara</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sanctions et ultimatum de la Cedeao contre le Niger :   L’organisation sous régionale entre crédibilisation et déstabilisation du sahel?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sanctions-et-ultimatum-de-la-cedeao-contre-le-niger-lorganisation-sous-regionale-entre-credibilisation-et-destabilisation-du-sahel-3031548.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 07:23:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au Niger, la situation sécuritaire s’accélère rapidement.</em></strong> <strong><em>Mercredi 26 juillet 2023, le président démocratiquement élu, Mohamed Bazoum a été renversé par un coup d’État militaire, que l’ensemble de la communauté internationale s’est empressé de condamner. Aujourd’hui, le pays fait face à des sanctions les plus graves jamais infligées à un pays par la CEDCEAO et surtout  un ultimatum de 7 jours  des pays de l’Afrique de l’Ouest qui a expiré hier dimanche 6 Aout 2023. Ces sanctions et ultimatum ont suscité des vives réactions à travers le monde et une véritable levée des boucliers doublée d’un soutien sans faille des pays de la CEDEAO qui sont sous transition, à savoir le Mali, le Burkina Faso et la Guinée. La CEDEAO va-t-elle agir pour rétablir l’ordre constitutionnel et  laver son honneur et établir sa crédibilité ? En cas d’attaques les conséquences ne seront-elles pas incommensurables pour les régions du sahel en proie à la violence terroriste ? Le Mali et le Burkina qui disent voler au secours du Niger en cas d’intervention de la CEDEAO  ont-ils les moyens de leur volonté ? </em></strong>

La CEDEAO, en  décidant la suspension "immédiate" de "toutes les transactions commerciales et financières" avec le Niger et le gel des avoirs des militaires, avait certainement décidé de monter sur ses grands chevaux pour sonner le glas de la série de coups d’Etat dont son espace est victime. Ces sanctions, il faut le reconnaitre, vont  "aggraver la souffrance des populations et mettre en péril l'esprit du panafricanisme", déplorent certains analystes. Pour d’autres c’est le prix à payer pour mettre fin aux cycles infernaux des coups d’Etat dans l’espace CEDEAO. Quant à l’intervention militaire pour rétablir l’ordre constitutionnel, elle n’est certes pas sans conséquences sur le Niger et sur l’ensemble de la région du sahel en proie à l’insécurité et à la violence terroriste, mais c’est certainement la dernière astuce pour la CEDCEAO pour non seulement  laver son honneur bafoué dans les crises du  Mali, du Burkina Faso et de la Guinée Conakry, mais aussi rétablir sa crédibilité et son autorité. Quant au Mali et au Burkina Faso qui ont l’intention d’aider le Niger en cas d’intervention de la CEDEAO, ils gagneraient beaucoup plus à faire face à la guerre asymétrique qu’est celle du terrorisme et surtout conserver le peu d’armes dont ils disposent, car la guerre contre les terroristes sera à la fois longue et couteuse pour les pauvres pays sahéliens.

Pour rappel selon des nombreux  observateurs, la CEDEAO, dans sa configuration actuelle, est une source de préoccupation pour la région, car au lieu d’intervenir en amont des crises, elle joue au sapeur-pompier sans jamais éteindre véritablement les foyers. Ses décisions concernant le Niger sont autant nuisibles pour le peuple de ce pays qu’elle est pourtant censée défendre. D’autres pensent à priori qu’au lieu de s'attaquer au terrorisme, elle envisage d'envoyer des troupes contre leurs frères d'un État membre.

Rappelons qu’après le coup d’Etat survenu le 26 juillet 2023, les membres de la CEDEAO ont tenu un sommet extraordinaire sur le cas du Niger. À la sortie dudit sommet une batterie de sanctions a été prise contre le Niger.  Le Niger constitue le quatrième pays du Sahel ayant subi un coup d’Etat militaire ces dernières années, après le Mali, le Burkina Faso et la Guinée<strong>.</strong> Des sanctions similaires ont été imposées par la CEDEAO dans ces pays, mais chacun a été affecté différemment. Si les sanctions ont effectivement conduit à des défauts de paiement de la dette, notamment au Mali, ces mesures nuisent majoritairement aux populations civiles plutôt qu’aux dirigeants militaires.

Comme si cela ne suffisait pas, les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont en outre donné <a href="https://www.bfmtv.com/international/afrique/coup-d-etat-au-niger-la-cedeao-fixe-un-ultimatum-d-une-semaine-et-n-exclut-pas-un-recours-a-la-force_AD-202307300243.html">un ultimatum d'une semaine aux militaires au Niger pour restaurer l'ordre constitutionnel, affirmant ne pas exclure un "recours à la force".</a>

Une intervention militaire entraînerait, de la part de Bamako, d’Ouagadougou et Conakry, "l'adoption de mesures de légitime défense en soutien aux forces armées et au peuple du Niger", extrait des communiqués.

Au moment où les jeunes populations de l'espace CEDEAO vivent un drame humain en Tunisie et dans la Méditerranée, la préoccupation des dirigeants de la sous-région devrait être plutôt orienté vers les enjeux stratégiques, socio-économiques pour l'atteinte de leurs aspirations que de se pencher sur le sort des Présidents déchus. Pouvait-on lire dans le communiqué de la Guinée.

En définitive,  la CEDEAO joue véritablement son destin au Niger. Elle est désormais entre le marteau de l’avenir de l’organisation sous régionale et l’enclume de la pluie des critiques venant de ses détracteurs et des analystes. Agira ou n’agira pas par la force pour laver son honneur et établir sa crédibilité, wait and see.

<strong>Assitan DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Niger :  Une agression commanditée</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-une-agression-commanditee-3031511.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-une-agression-commanditee-3031511.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 01:35:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ultimatum lancé par la CEDEAO à Niamey est arrivé à expiration hier, dimanche 6 août, ouvrant  ainsi la voie à une éventuelle intervention militaire de certains pays membres de la CEDEAO au Niger. Les chefs d'état-major de l'organisation sous-régionale ont déjà annoncé le ton, le vendredi 4 août 2023, après une réunion tenue à Abuja. Derrière les gesticulations des dirigeants de cette organisation sous-régionale, la réalité est que l’on s’achemine vers une agression militaire contre le Niger. Cette agression commanditée par la France n’a autre objectif que de sauvegarder des intérêts français dans ce pays voisin. Après la destruction de la Libye, Paris, par le truchement de ses marionnettes de la CEDEAO, semble prête à tout pour rééditer le scénario exécuté en Lybie.</strong>

Le 30 juillet 2023, en imposant de lourdes sanctions à Niamey quatre jours après le  renversement  de Mohamed Bazoum, la CEDEAO avait donné 7 jours pour rétablir l’ancien président Bajoum dans ses fonctions, sous peine de d'utiliser "la force". Et  à l’issue d’une réunion à Abuja, Abdel-Fatau Musah, commissaire chargé des affaires politiques et de la sécurité de la Cédeao a affirmé que les chefs d’état-major de la Cedeao ont  défini les contours d’une éventuelle intervention militaire contre les autorités nigériennes, selon un responsable de l’organisation régionale. <em>« Tous les éléments d’une éventuelle intervention ont été élaborés lors de cette réunion, y compris les ressources nécessaires, mais aussi la manière et le moment où nous allons déployer la force » a affirme le responsable.</em>

<em>Cette agitation de la  </em><strong>CEDEAO</strong><em>, une organisation </em>décrédibilisée, <em>à vouloir intervenir au Niger par la force suscite  beaucoup interrogations et de supputations. L’organisation sous-régionale </em>s’est plutôt illustré  ces derniers temps  en  fermant les yeux sur les dérives autoritaires des membres du syndicat des chefs de l’État qui ne sont ni plus ni moins que des coups d’État contre la loi fondamentale des pays. Cette Cedeao à laquelle il est reproché de ne défendre que les intérêts des têtes couronnées, au lieu d’être une organisation au profit des peuples qui ploient sous le joug de la mal gouvernance et de la confiscation des libertés, qui sont devenues la marque de fabrique de nombre de dirigeants.

Alors comment comprendre  son empressement de « rétablir la démocratie » au Niger  que  par le faut d’être en service commandé de la France. Car  au fil du temps, la Cedeao  n’a cessé de perdre sa crédibilité et  de faire figure de satellite pour Paris.

L’ancienne puissance coloniale française pousse à une intervention militaire au Niger en dépit de tout bon sens. A cet effet, ma chef du quai d’Orsay, Catherine Colonna, a déclaré : « Ils <em>feraient bien de prendre la menace d'intervention militaire par une force régionale très au sérieux</em>»,

Aussi, la France refuse de se plier à la décision des nouvelles Autorités nigériennes dénonçant des accords de coopération dans le domaine de la sécurité et de la défense avec la France : «<em>Les forces françaises présentes au Niger</em>» le sont «<em>à la demande des autorités légitimes du pays, sur la base d'accords signés avec les autorités légitimes de ce pays pour aider à la lutte contre le terrorisme</em>», a affirmé la diplomate qui précise que, depuis le changement de régime , la France a seulement «<em>suspendu [sa] coopération militaire et [sa] coopération civile</em>» avec le Niger. «<em>La situation est calme pour ce qui concerne nos forces</em>» et il est «<em>important qu'elle le reste</em>», a mis en garde la chef du Quai d’Orsay.

Cette attitude belliqueuse  de la France  prouve qu’elle  n’a pas tiré de leçon du chaos libyen dont elle est la principale responsable. En effet, c’est Paris, en l’occurrence Nicolas Sarkozy en 2011, qui a déclenché le chaos libyen. En allant bien au-delà de la résolution de l’ONU sur le sujet avec une intervention militaire visant à liquider Khadafi sans avoir préparé  l’après. On connaît la suite : un pays qui a sombré dans le chaos, toujours sans pouvoir politique national, en quête de sécurité et de stabilité politique, en proie à la division et aux tensions claniques et tribales. Une situation interne qui a des répercussions directes sur l’environnement régional, puisque l’éparpillement des armes de l’ex-armée loyaliste et l’ancrage de foyers djihadistes constituent autant de sources de déstabilisation pour les voisins maghrébins,  Mali, Burkina ? Niger  etc  plongeant ainsi  tout  le sahel dans le chaos.

Dès lors, les dirigeants de la CEDEAO  doivent savoir qu’ils n’ont pas l’accord de la majorité des Africains pour intervenir militairement au Niger et que le peuple du Niger dans sa majorité soutient le CNSP. Qu’ils nous épargnent un autre bain de sang et une déstabilisation à la libyenne dont le Niger n’a pas besoin. Ce sont les mêmes (France, Etats-Unis, OTAN) qui avaient détruit la Libye (sans l’accord des Africains), qui sont aujourd’hui en flèche pour détruire le Niger. Après le désastre libyen, les Africains refusent que le Niger soit le prochain sur cette liste. A défaut, bonjour le chaos !

<strong>M Sanogo </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La guerre de la CEDEAO :  Nul n’est à l’abri de décisions légères et absurdes de la Cédéao</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-guerre-de-la-cedeao-nul-nest-a-labri-de-decisions-legeres-et-absurdes-de-la-cedeao-3031485.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/la-guerre-de-la-cedeao-nul-nest-a-labri-de-decisions-legeres-et-absurdes-de-la-cedeao-3031485.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Cheick-Boucadry-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 06 Aug 2023 01:30:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Niger a enregistré un autre coup d’état le 26 juillet de cette année. Les coups d’état déclenchent toute une série de réactions en chaîne, imprévisibles et incontrôlables. </em></strong>

&nbsp;

En effet, les événements qui ont conduit à ce coup de force, qui peuvent être ni souhaitables ni acceptables dans une véritable démocratie, ne sont que les conséquences des actions et décisions prises par les classes dirigeantes de nos pays au cours de ces dernières décennies. La gouvernance de ces politiciens a amplifié l’affairisme et la corruption endémique, le tripatouillage des constitutions pour leur maintien au pouvoir ou la sauvegarde des intérêts personnels, les élections truquées et fortement contestées, et les crises alimentaires et sécuritaire alimentées par la faiblesse et l’échec d’une démocratie pervertie. Il y a une césure de plus en plus évidente entre nos populations et nos politiciens. C’est pour cela que nos peuples applaudissent et soutiennent les coups d’état de nos jours. Nos peuples cherchent une nouvelle voie. Cette soif de renouveau politique est peut-être encore plus grande chez les plus jeunes. Le modèle de démocratie abâtardie imposé à nos peuples s’est essoufflé. C’est pourquoi nous devons tous réaffirmer notre engagement à œuvrer sans relâche pour l’avènement d’une vraie démocratie liée à nos valeurs et à notre identité, et surtout d’États qui garantissent une plus grande justice sociale pour l’ensemble de nos peuples.

A présent, les dirigeants de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont fixé un ultimatum d’une semaine aux militaires nigériens pour un retour complet à l’ordre constitutionnel, affirmant ne pas exclure un recours à la force si ce n’était pas le cas. Ils ont également décidé de suspendre toutes les transactions commerciales et financières entre les États membres et le Niger.

Face à cette mise en garde de la menace d’usage de la force proférée par les dirigeants de la sous régions et soutenus par leurs partenaires occidentaux, dont la France, ex-puissance coloniale, les Officiers dirigeants du Burkina Faso et du Mali ; à l’image du Général Moussa Traoré, toutefois dans un contexte bien diffèrent, qui fut atterrir ses soldats en quelques heures à Conakry pour faire face à l'agression impérialiste contre la Guinée en novembre 1970; préviennent que toute intervention militaire contre le Niger entraînerait un retrait de leurs pays de la CEDEAO, ainsi que l’adoption de mesures de légitime défense en soutien aux forces armées et au peuple du Niger. Ils ajoutent qu’ils refusent d’appliquer les sanctions contre le peuple et les autorités nigériennes autorisée par la CEDEAO. Pourtant, le Général Moussa Traoré fut l’un des initiateurs et pères fondateurs de cette même organisation sous régionale. Quant au gouvernement de transition guinéen, tout en affichant son soutien aux militaires et au peuple nigérien, a exprimé son désaccord concernant les sanctions préconisées par la CEDEAO. Et l’Algérie n’a pas hésité à émettre une mise en garde concernant une intervention militaire de la CEDEAO au Niger. Il reste à savoir si la CEDEAO a les moyens de soutenir ses décisions ou d’intervenir militairement au Niger. Quoi qu'il en soit, les dirigeants de l’organisation peuvent se féliciter d’avoir réussi à tracer les premiers pas vers le déclenchement des hostilités entre les pays membres ou même d’une guerre régionale.

Décidément, nul n’est à l’abri de décisions légères et absurdes de la CEDEAO. Elle semble passer son temps à lancer des menaces au lieu de trouver des solutions durables aux problèmes politiques ou de société dans les états membres. Les hommes d’État continuent à se réunir et à rédiger des communiqués qui ne sont point pertinents ni avoir de lien avec ce qu’ils essaient de faire ou d’accomplir en premier lieu. Était-il nécessaire d’inviter l’Officier à la tête de la transition Tchadienne au sommet de l’organisation et l’envoyer en catimini en médiation auprès des militaires nigériens ? Cette posture de ‘‘deux poids, deux mesures’’ enlève toute crédibilité à leur action de dénonciation et de légitimité aux sanctions prises. Il nous semble qu’il y a un manque de connaissances adéquates des enjeux ou de réflexion défaillante, ou même d’une impulsion mal maitrisée et de débordement émotionnel chez les dirigeants de cette organisation. Fallait-il fermer les frontières pour faire souffrir les pauvres populations après le malheureux exemple au Mali ? Quoi qu’il arrive, les portes de Dieu seront toujours grandement et gracieusement ouvertes pour les pauvres nigériens à la recherche d’une vie meilleure. Il est temps que ces dirigeants aient la capacité d’anticiper les conséquences de leurs décisions et actes.

Aussi, les dirigeants de l’organisation doivent démontrer plus de connaissance et de compétences nécessaires pour prendre leurs propres décisions concernant nos affaires et surtout savoir évaluer correctement les risques encourus par ces décisions. Ils doivent éviter de faire l’erreur de penser que ces risques ne les concernent pas ou qu’ils échapperont aux conséquences potentiellement négatives de leurs choix. A cet effet, Il est important de savoir qu’un conflit qui touche un pays peut rapidement embraser la région entière du fait des liens sociaux, économiques et culturels qui existent entre nos peuples. Il est alors important de travailler avec les militaires, les politiques et la société civile au Niger pour redéfinir le cadre de l’intervention de l’organisation sous régionale et éviter les erreurs du passé. Au lieu d’une guerre régionale, ils doivent intelligemment travailler pour la paix et sommer les militaires au retour à une vie constitutionnelle normale dans un bref délai. Il est tout aussi souhaitable que la CEDEAO commence à consulter nos peuples avant de prendre des décisions qui affectent leur vie quotidienne et leur sécurité, et pouvant avoir des répercussions négatives. Nous sommes convaincus que les citoyens des pays membres de la CEDEAO veulent une organisation qui permet l’émergence d’un système économique et social au service des peuples de la communauté. Le destin de nos pays se jouera dans une CEDEAO plus rassemblée. Nos peuples veulent une CEDEAO qui change, dans un monde nouveau, une CEDEAO qui œuvre pour des changements politiques et sécuritaires, économiques et sociaux qui répondent à leurs attentes. Ils veulent sûrement une CEDEAO qui gagne en efficacité. Enfin, ils veulent une CEDEAO qui défend de bonnes politiques de gouvernance et non une démocratie de façade.

<strong>Cheick Boucadry Traoré</strong>

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<em>Il est strictement interdit de copier, et toute diffusion, distribution ou reproduction est interdite sans le consentement préalable de l’auteur.</em>

<em>© 2023 Convergence Africaine pour le Renouveau (CARE) – Afriki Lakuraya. Tous Droits Réservés.</em>

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<title>Coup d’état au Niger : pourquoi la CEDEAO dit oui aux coups d’état institutionnels et non aux coups d’état militaires ? (deux poids deux mesures) !</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/coup-detat-au-niger-pourquoi-la-cedeao-dit-oui-aux-coups-detat-institutionnels-et-non-aux-coups-detat-militaires-deux-poids-deux-mesures-3031440.html</link>
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<pubDate>Sat, 05 Aug 2023 14:27:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[S.E. Aïchatou Boulama Kané considère «comme nulle et non avenue» la décision des militaires auteurs du coup d’état, et continue de se considérer comme l’ambassadrice légale du Niger en France, envoyée en mission par le «président légitime Mohamed Bazoum». Quelques heures, auparavant, le CNSP (Conseil national pour la sauvegarde de la patrie) venait de la démettre de ses fonctions (plutôt très juteuses), au profit de son conseiller nommé chargé d’affaire, en même temps que trois autres de ses homologues : les ambassadeurs du Niger à Washington, à Abuja et à Lomé.

La notification des putschistes «de mettre fin à (mes) fonctions je la considère comme nulle et non avenue ; elle a été prise par un pouvoir illégitime, je suis l’ambassadrice du Niger en France», récite, comme une élève de la maternelle, la diplomate, en poste en France depuis décembre 2021. On a besoin de lui demander : vraiment ? Pense-t-elle qu’il s’agit d’une décision prise à la légère parce que le putsch comme le disent à longueur de journées les Occidentaux et leurs médias (dont RFI et France 24 du reste suspendues de diffusion au Niger jusqu’à nouvel ordre comme c’est déjà le cas au Mali et au Burkina Faso) n’est pas reconnu par la « communauté (dite) internationale » ?

Le coup d’état fomenté au Niger est condamnable. Mais, il est le résultat de l’inconséquence de la CEDEAO, qui est une organisation à dissoudre et à reconstruire entièrement. Car comme l’a déclaré le président du Liberia, l’ancien footballeur, George Weah, « Tant que la CEDEAO tolérera les coups d’état institutionnels (changements des constitutions pour mettre le nombre de mandats à zéro, ndlr) qui permettent les présidences à vie, il y aura des coups d’état militaires. Et on ne peut pas condamner des coups d’état militaires lorsqu’on ne condamne pas ceux qui font des coups d’états institutionnels. La CEDEAO devrait travailler pour l’intérêt de nos peuples ». George Weah a tenu ces propos lors du Sommet de la CEDEAO, en septembre 2022, sur le Mali et la Guinée. Afrique Education continue de dire avec force que l’Afrique a des gros problèmes parce que ses chefs d’Etat refusent de poser les véritables questions, qui exigeraient de trouver les véritables réponses. On préfère tourner en rond, autour du pot. Au lieu d’enlever la crasse du col de la chemise, on préfère enlever la poussière. On y est en plein au Niger.

Que les chefs d’Etat de la CEDEAO sachent qu’ils n’ont pas l’accord de la majorité des Africains pour intervenir militairement au Niger et que le peuple du Niger dans sa majorité soutient le CNSP. Qu’ils nous épargnent un autre bain de sang et une déstabilisation à la libyenne dont le Niger n’a pas besoin. Ce sont les mêmes (France, Etats-Unis, OTAN) qui avaient détruit la Libye (sans l’accord des Africains), qui sont aujourd’hui en flèche pour détruire le Niger. Après le désastre libyen, les Africains refusent que le Niger soit le prochain sur cette liste. Que la CEDEAO désigne une médiation crédible pour négocier avec le CNSP qui a les moyens militaires de résister à son intervention militaire. D’autant plus que le Niger sera épaulé par le Mali et le Burkina Faso comme ils l’ont (démocratiquement) déclaré. Mohamed Bazoum (que d’aucuns appellent déjà le « président de l’étranger ») aurait intérêt, pour montrer à ceux qui l’accusent de ne pas être Nigérien, de siffler cette fin de la récréation en ne laissant plus ses amis occidentaux parler en son nom. Qu’il démissionne. Et s’il refuse, que la CEDEAO tourne sa page.

Il ne faut pas avoir peur de lancer une mise en garde au président, Bola Tinubu, dont l’élection a été fortement contestée au Nigeria et finalement validée par l’organe électoral parce qu’il était le candidat du parti au pouvoir, ce qui fait que la Haute Cour de justice du Nigeria est en train d’examiner son cas, à la demande des autres candidats, qui ne reconnaissent pas sa victoire. Il n’est pas exclu que son élection soit invalidée. Que Bola Tinubu ne vienne pas mettre l’Afrique de l’Ouest à feu et à sang, car il conforterait les rumeurs qui affirment qu’il est le candidat des Occidentaux à la tête du Nigeria. Et là aussi, ça apprendra aux Africains d’élire des milliardaires à la tête des Etats car on ne sait jamais pour qui ils roulent vraiment.

Professeur Paul TEDGA

est docteur de l’Université de Paris 9 Dauphine (1988)

Auteur de sept ouvrages

Fondateur en France de la revue Afrique Education (1993).

Source: https://www.afriqueeducation.com/]]> </content:encoded>
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<title>L&amp;apos;Algérie informe le Nigeria de son refus de recourir à la force contre les putschistes au Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/lalgerie-informe-le-nigeria-de-son-refus-de-recourir-a-la-force-contre-les-putschistes-au-niger-3031435.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Aug 2023 13:31:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- Lors de l’entretien du ministre algérien des Affaires étrangères avec l'envoyé spécial du président nigérian, qui est l'actuel président de la Communauté économique des pays de l'Afrique de l'Ouest, CEDEAO.</strong>

L'Algérie a informé le Nigeria, ce vendredi, de son refus de recourir à la force contre les militaires putschistes au Niger.

C’est ce qui ressort de la rencontre entre Babagana Kingibe, l'envoyé spécial du président nigérian et le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, selon un communiqué de la diplomatie algérienne.

Selon le communiqué, Kingibe est arrivé en Algérie avec une missive au président, Abdelmadjid Tebboune, écrite par son homologue nigérian, Bola Ahmed Tinubu, l'actuel président de la Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

La même source a précisé que cette visite "s'inscrit dans le cadre d'un échange de points de vue et d'une concertation sur l'évolution de la situation en République du Niger".

Le communiqué a indiqué qu'Attaf "a souligné la nécessité d'activer toutes les méthodes et tous les moyens diplomatiques et d'éviter l'option du recours à la force (contre les putschistes), ce qui ne peut que rendre la situation plus compliquée, grave et dangereuse pour le Niger et toute la région".

Il a exprimé la position de l'Algérie, "refusant le coup d'État militaire contre le président légitime (Mohamed Bazoum) dans ce pays frère et voisin, et appelant à son retour à sa fonction constitutionnelle de président de la République du Niger".

Les médias nigérians ont rapporté, dans la journée du vendredi, que le président Tinubu avait dépêché un envoyé spécial en Algérie et en Libye, dans le but d’obtenir "un soutien solidaire avec le groupe CEDEAO contre les putschistes au Niger".

Les mêmes sources ont rapporté que Tinubu avait notifié au Sénat (Parlement) nigérian par écrit son désir d'intervention militaire au Niger, et qu’il attendait son soutien.

D'un autre côté, le Conseil de transition pour la protection de la nation au Niger a annoncé le rappel de ses ambassadeurs de quatre pays africains, dont le Nigeria, ainsi que la suspension des accords militaires signés avec la France.

Le groupe CEDEAO avait accordé une semaine aux putschistes pour restaurer la légitimité constitutionnelle au Niger, et s'était engagé à prendre des mesures sévères contre eux, incluant une intervention militaire.

Le 26 juillet dernier, des membres de la Garde présidentielle ont arrêté le président Mohamed Bazoum et sa famille. Après avoir échoué dans la tentative de le forcer à annoncer sa démission, ils ont suspendu la Constitution le lendemain et annoncé la formation du Conseil de transition pour la protection de la nation, dirigé par le général Abdul Rahman Chiani, l'ancien commandant de la Garde présidentielle.

* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr/</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Une intervention militaire de la CEDEAO au Niger &amp;quot;sera pour des intérêts français&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/une-intervention-militaire-de-la-cedeao-au-niger-sera-pour-des-interets-francais-3031270.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 04 Aug 2023 15:08:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Une éventuelle intervention militaire de la CEDEAO au Niger sera mandatée par Paris qui n’est pas prêt à céder ce pays, comme cela a été le cas pour le Burkina et le Mali. D’autant plus que l’énergie française dépend de l’uranium nigérien, a affirmé à Sputnik Afrique un enseignant-chercheur burkinabè.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Dépendante "à 70% de l’uranium nigérien", la France n’est pas prête à perdre le Niger, elle est prête à tout, même à envoyer la CEDEAO pour intervenir militairement dans le pays, a déclaré ce 4 août à Sputnik Afrique Hyacinthe Wendlarima Ouédraogo, enseignant-chercheur à l'Université Nazi Boni/Bobo au Burkina Faso, et membre du Groupe d'initiatives pour la refondation de la patrie (GIRP) et du Rassemblement des intelligences pour la souveraineté de l'Afrique (RISA).</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">

"La France et les centrales françaises, l'énergie française, dépendent à 70% de l'uranium du Niger. Aujourd'hui, il y a de grandes entreprises françaises, comme Areva, qui opèrent au Niger. La France ne peut même pas s'imaginer qu'elle peut perdre le Niger, alors que le peuple veut la rupture comme cela se passe au Mali ou au Burkina Faso […]. La France ne va pas céder alors que la CEDEAO actuellement est sous son diktat. Si le président de la CEDEAO était libre, il n'oserait pas engager <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230803/le-senegal-sexprimesur-son-eventuelle-participationa-lintervention-au-niger-1061051923.html" target="_blank" rel="noopener">une guerre contre une autre armée d’un pays frère</a> […]. Si aujourd'hui une armée nigériane et ivoirienne et une armée béninoise, togolaise peuvent aller attaquer le Niger, tout le monde sait que ce n'est pas pour les intérêts africains. Ce sera pour des intérêts français", a-t-il indiqué.

</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1061067787" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20230804/une-intervention-militaire-de-la-cedeao-au-niger-sera-pour-des-interets-francais-1061067787.html?share-block=1061067789" data-title="&amp;quot;La France et les centrales françaises, l&#x27;énergie française, dépendent à 70% de l&#x27;uranium du Niger. Aujourd&#x27;hui, il y a de grandes entreprises françaises, comme Areva, qui opèrent au Niger. La France ne peut même pas s&#x27;imaginer qu&#x27;elle peut perdre le Niger, alors que le peuple veut la rupture comme cela se passe au Mali ou au Burkina Faso […]. La France ne va pas céder alors que la CEDEAO actuellement est sous son diktat. Si le président de la CEDEAO était libre, il n&#x27;oserait pas engager une guerre contre une autre armée d’un pays frère […]. Si aujourd&#x27;hui une armée nigériane et ivoirienne et une armée béninoise, togolaise peuvent aller attaquer le Niger, tout le monde sait que ce n&#x27;est pas pour les intérêts africains. Ce sera pour des intérêts français&amp;quot;, a-t-il indiqué.">Selon l’enseignant-chercheur, la France serait prête à faire une "Ukraine bis" avec le Niger. Mais contrairement à l’Ukraine, où elle envoie des armes, en Afrique elle envoie ses troupes. Il faut donc un sursaut d’orgueil des Africains.</div>
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<div class="article__quote-bg-line"></div>
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<div class="article__quote-text">"En Ukraine, la France n'envoie pas de soldats, mais elle envoie des armes pour soutenir les Ukrainiens. Mais quand c'est en Afrique, la France refuse d'envoyer des armes. La France envoie des troupes. Donc pour les Africains, ce n'est pas une défense, ce n’est pas pour participer à la défense de l'Afrique, mais c'est une forme de reconquête, de recolonisation de l'Afrique qui est savamment organisée et c'est un plan qui entre en droite ligne aussi avec les exigences du nouvel ordre mondial", a poursuivi le chercheur.</div>
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</div>
<div class="article__block" data-type="h2">
<h2 class="article__h2">Exit la France, bienvenue la Russie</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">M.Ouédraogo pense que le fait qu’à chaque révolte, les Africains agitent le drapeau russe "est une symbolique historique". Puisque nul n’est censé ignorer que la Russie n’a pas pris part "aux douleurs de l’Afrique, à l’esclavage […] et encore moins à la conquête coloniale". Au contraire, Moscou a plutôt aidé les pays africains à s’en défaire, rappelle-t-il.</div>
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<div class="article__block" data-type="quote">
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<div class="article__quote-text">

"Aujourd’hui, la Russie ou le drapeau russe est le symbole d'un espoir, <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230804/fin-de-la-volonte-neocoloniale-france-africaine-un-ancien-diplomate-malien-sur-le-niger-1061062126.html" target="_blank" rel="noopener">le symbole d'une puissance</a> qui peut défendre la cause des nations meurtries, des nations victimes de l'impérialisme […]. Et pour les peuples africains, le drapeau russe ou la présence russe est symbole de résistance, symbole de contrepoids, symbole d'équilibre au niveau de la scène internationale […]. Brandir le drapeau russe, c'est aussi un appel au secours", a-t-il souligné.

</div>
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<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Pour lui, il va de soi que <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230804/niger-les-militaires-au-pouvoir-rompent-la-cooperation-militaire-avec-paris-4-ambassadeurs-limoges-1061053843.html" target="_blank" rel="noopener">la France n’est plus désirée en Afrique</a>, où elle est "la cause de la colonisation, de l’esclavagisme, de la néocolonisation, de l’exploitation des richesses, et de la soumission".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
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<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Les peuples africains vivent dans la frustration. Il y a aujourd'hui une prise de conscience des peuples africains que la France, sa présence en Afrique, n'est pas pour le bien des Africains, mais que c'est pour continuer à exploiter l'Afrique, le sentiment anti-français est nourri par ces frustrations", a-t-il précisé.</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h2">
<h2 class="article__h2">Complicité entre la France et le terrorisme?</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">M.Ouédraogo trouve incompréhensible le fait "qu'une puissance militaire comme la France puisse installer des bases au Mali, au Niger, au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire et qu'en dépit de cela, les terroristes arrivent à circuler à leur nez et barbe".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
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<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Pour les Africains, il y a une complicité entre la France et les terroristes, c'est un sentiment qui est fortement ancré et ce n'est pas d'une illusion, c'est la réalité et plusieurs faits viennent prouver cela. Viennent, en tout cas, étayer cette thèse. Deuxièmement, aujourd'hui, beaucoup d'Africains sont convaincus que le terrorisme n'est qu'une nouvelle forme d'impérialisme", a-t-il conclu.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
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<div class="share m-active" data-id="1061067787" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20230804/une-intervention-militaire-de-la-cedeao-au-niger-sera-pour-des-interets-francais-1061067787.html?share-block=1061067799" data-title="&quot;Pour les Africains, il y a une complicité entre la France et les terroristes, c'est un sentiment qui est fortement ancré et ce n'est pas d'une illusion, c'est la réalité et plusieurs faits viennent prouver cela. Viennent, en tout cas, étayer cette thèse. Deuxièmement, aujourd'hui, beaucoup d'Africains sont convaincus que le terrorisme n'est qu'une nouvelle forme d'impérialisme&quot;, a-t-il conclu."></div>
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<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""><strong>SOURCE: https://fr.sputniknews.africa/</strong></div>
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<title>Sommets de la CEDEAO et de l’UEMOA :  De lourdes sanctions contre les putschistes du Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sommets-de-la-cedeao-et-de-luemoa-de-lourdes-sanctions-contre-les-putschistes-du-niger-3031177.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 04 Aug 2023 01:18:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A la suite du coup d’état du 26 juillet à Niamey contre le président Mohamed Bazoum, les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, se sont réunis rapidement à Abuja. L’UEMOA dont les huit pays sont tous membres de la CEDEAO, s’est réunie en marge du sommet. Les deux rencontres se sont soldées par un blocus aérien, des sanctions économiques et financières avec effet immédiat et un délai d’une semaine pour réinstaller le président Bazoum dans ses fonctions au risque de s’exposer à une intervention militaire de la CEDEAO.</em></strong>

Après le Mali, la Guinée et le Burkina faso, l’Afrique de l’ouest vient d’enregistrer à nouveau un coup d’état au Niger la semaine dernière. Le nouveau président de la CEDEAO, Bola Ahmed Tinubu, lors de sa désignation en Guinée Bissau il y a un mois, s’est engagé dans cette voie. Et voilà qu’il fait face au cas du Niger. Le sommet a condamné la tentative du coup d’Etat et la détention illégale du président Bazoum et des membres de sa famille et du gouvernement.

Le sommet a rappelé l’intolérance de l’organisation lors d’un changement anticonstitutionnel de gouvernement tel qu’il est inscrit dans les protocoles de la CEDEAO et de l’union africaine et d’autres instruments. Raison pour laquelle, le sommet a appelé à la libération immédiate et sa réintégration du président Mohamed Bazoum en tant que président et chef d’Etat de la République du Niger, et le rétablissement complet de l’ordre constitutionnel.

Le sommet a rejeté toute forme de démission qui pourrait provenir soi-disant du président dont il considère la détention illégale et comme une prise d’otage tout en tenant les auteurs de la tentative du coup d’Etat uniquement et pleinement responsable de sa sécurité et sureté.

Et le sommet d’ajouter que dans le cas où les demandes de l’autorité ne sont pas satisfaites dans un délai d’une semaine, l’organisation prendra toutes mesures nécessaires pour rétablir l’ordre constitutionnel. Ces mesures peuvent inclure le recours à la force pour lesquelles les chefs d’Etats major de la CEDEAO doivent se réunir immédiatement.

La CEDEAO a décidé aussi de nommer et envoyer un représentant spécial pour remettre les demandes aux putschistes. En attendant, le sommet a décidé de prendre des mesures suivantes avec effet immédiat : la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la CEDEAO et le Niger ; l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne de la CEDEAO pour tous les vols commerciaux à destination et en provenance du Niger ; la suspension de toutes transactions commerciales et financières entre Etat membre de la CEDEAO et le Niger ; le gel de toutes les transactions de services y compris les services publics ; le gel des avoirs de la République du Niger dans les banques centrales de la CEDEAO ; le gel des avoirs de l’Etat du Niger et des entreprises d’Etat et des entreprises parapubliques dans les banques commerciales ; la suspension du Niger de toutes aides financières et transactions avec toutes les institutions financières, notamment la BIDC et la BOAD ; l’interdiction de voyager et gel des avoirs pour les responsables militaires impliqués dans le coup d’Etat. Les mêmes sanctions qui avaient été prises par le sommet de l’UEMOA, laissent entendre que les deux organisations vont s’associer pour une application stricte des ces sanctions.

<strong>Oumar Korkosse </strong>

<strong>Source : LE SAGE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cédéao : le Mali et le Burkina Faso menacent de se retirer de l’organisation</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-le-mali-et-le-burkina-faso-menacent-de-se-retirer-de-lorganisation-3031078.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 01:31:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les gouvernements de Transition du Burkina Faso et du Mali ont, dans un communiqué conjoint daté du 31 juillet 2023, rejeté l’application des sanctions imposées au Niger par les chefs d’Etat de la Cédéao à l’issue de leur sommet extraordinaire tenu à Abuja le dimanche 30 juillet 2023.</em></strong>

Dans un communiqué conjoint, les gouvernements de Bamako et de Ouagadougou, tout en affirmant leur solidarité au Niger, expriment leur refus d’appliquer les sanctions prises par la Cédéao qu’ils jugent « illégales, illégitimes et inhumaines ».

Concernant la possible intervention militaire étrangère au Niger, annoncée par les chefs d’Etat de la Cédéao dans leur communiqué final, les autorités de Bamako et Ouagadougou affirment que toute intervention de ce genre au Niger s'assimile à une déclaration de guerre contre leurs pays et qu’elle entraînerait leur retrait de la Cédéao ainsi que l’adoption de mesures de légitime défense par les deux pays en soutien aux forces armées et au peuple du Niger.

En outre, Bamako et Ouagadougou, tout en exprimant leur profonde indignation face à la célérité et l’attitude aventurière de certains responsables politiques de l’organisation sous-régionale, d’utiliser la force armée pour rétablir l’ordre constitutionnel dans un pays souverain, ainsi que l’inaction et l’indifférence de l’organisation et certains de ses responsables à aider les Etats et les peuples victimes de terrorisme depuis une décennie, dénoncent la persistance de l’organisation sous-régionale à prendre des sanctions aggravant la souffrance des populations et mettant en péril l’esprit de panafricanisme.

Dans le même communiqué, Ouagadougou et Bamako ont invité leurs forces vives à se tenir prêtes et mobilisées pour porter main forte au peuple nigérien en ces heures sombres du panafricanisme.

Cette posture du Burkina Faso et du Mali face aux sanctions de la Cédéao semble être partagée par les autorités de la transition guinéenne.  Dans leur communiqué en date du 31 juillet, les autorités de la Transition guinéenne, tout en exprimant aussi leur solidarité aux autorités et au peuple nigériens, affirment s’abstenir d’appliquer les sanctions de la Cédéao qu’elles jugent également « illégitimes et inhumaines ».

Quant à une possible intervention militaire pour rétablir l’ordre constitutionnel au Niger, Conakry souligne qu’elle entraînerait de facto la dislocation de la Cédéao. Tout en exhortant la Cédéao à revenir à de meilleurs sentiments pour la décrispation de la situation, Conakry précise que les sanctions prises ainsi que les menaces proférées lors du sommet extraordinaire du 30 juillet 2023 ne l’engagent nullement.

<strong>Fadiala N. Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Niger : la Cédéao condamne le coup d’Etat et menace de rétablir le président Mohamed Bazoum par la force</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-la-cedeao-condamne-le-coup-detat-et-menace-de-retablir-le-president-mohamed-bazoum-par-la-force-3031076.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 01:29:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>S’achemine-t-on vers une intervention armée de la Cédéao au Niger ? C'est la question que tout le monde se pose depuis le dernier sommet de l’organisation ouest-africaine à Abuja sur la situation à Niamey. </em></strong>

Pour rappel, Mohamed Bazoum, président de la République, élu en 2021, a été renversé, le mercredi 26 juillet, par le chef de la garde présidentielle, le général Abdourahmane Tchiani. Une situation jugée inacceptable par la Cédéao et l’ensemble de la communauté internationale, qui exigent le rétablissement du président Bazoum dans son fauteuil.

Les chefs d’Etat de la Cédéao, réunis en sommet extraordinaire à Abuja, ont donné sept jours à la junte nigérienne pour quitter le pouvoir. Faute de quoi, l’organisation sous-régionale, qui a déjà pris une batterie de sanctions contre Niamey, menace d’intervenir militairement dans le pays pour déloger les putschistes. Une réunion des chefs d’état-major des pays membres est prévue dans les prochains jours.

Ce qui ne constituerait pas une première dans l’histoire. Puisqu’on se rappelle, l’Organisation sous-régionale, sous le leadership du président malien, Alpha Oumar Konaté, est intervenue militairement en 1998 pour rétablir dans ses fonctions le président de la République de la Sierra Léone Ahmed Tidiane Kaba, renversé par une junte militaire.

<strong>Anne Marie Soumouthéra</strong>

&nbsp;

<strong>Niger : À Abuja, l’Uemoa décrète 10 sanctions après le coup d’Etat du général Tchiani</strong>

<strong><em>Préoccupés par le coup d’Etat contre le président élu Mohamed Bazoum, les chefs d’Etat membres des pays de l’Uemoa ont décidé d’imposer une série de sanctions d’envergure contre la junte nigérienne. </em></strong>

Ces sanctions, destinées à isoler le gouvernement de la junte, visent autant l'économie que les responsables directs du putsch. Elles sont les plus dures et les plus féroces jamais infligées à un Etat membre depuis la création de l’organisation monétaire.

<strong>Voici les 10 principales sanctions annoncées par l’Uémoa contre Niamey</strong>

Fermeture des frontières aériennes et terrestres entre le Niger et les États membres de l'Uemoa. 2- Interdiction de survol de l’espace aérien du Niger pour tout aéronef lié aux pays de l’Uemoa. 3- Suspension de toutes les transactions commerciales et financières, y compris celles touchant aux produits pétroliers, à l'électricité et autres biens et services. 4- Gel des avoirs financiers et monétaires du gouvernement nigérien auprès de la BCEAO et autres banques commerciales de l’Uemoa.

5- Suspension des opérations financières entre les banques du Niger et celles des pays de l'Uemoa. 6- Gel des avoirs des entreprises publiques et parapubliques nigériennes dans l’ensemble des institutions financières de l’Uemoa. 7- Suspension de toute assistance et transaction financière en faveur du Niger par la BOAD.

8- Interdiction de voyage pour les auteurs du coup d’État, avec gel de leurs avoirs et confiscation de leur patrimoine. 9- Application des mêmes sanctions (interdiction de voyage, gel des avoirs, confiscation) à toute personne participant aux institutions mises en place par la junte. 10- Extension de ces sanctions aux familles des personnes impliquées, avec interdiction de séjour dans les pays de l’Uemoa.

Selon plusieurs économistes, Niamey ne pourra pas supporter ses sanctions économiques en plus de celles imposées par la Cédéao.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coup d’État au Niger :  Les putschistes dénoncent la CEDEAO de préparer une « intervention militaire imminente à Niamey »</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/coup-detat-au-niger-les-putschistes-denoncent-la-cedeao-de-preparer-une-intervention-militaire-imminente-a-niamey-3030979.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Aug 2023 12:15:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les militaires qui ont renversé le président Mohamed Bazoum ont dénoncé une menace « <em>d’intervention militaire imminente à Niamey</em>» fomentée selon eux par la Cedeao, alors que l’organisation ouest-africaine a tenu une rencontre le dimanche dernier à Abuja.</strong>

Selon un communiqué lu par un membre de la junte, Amadou Abdramane, à la télévision nationale, « <em>l’objectif de cette rencontre est la validation d’un plan d’agression contre le Niger, à travers une intervention militaire imminente à Niamey en collaboration avec les pays africains non membres de l’organisation et certains pays occidentaux. Nous rappellerons une fois de plus à la Cedeao ou tout autre aventurier notre ferme détermination à défendre notre patrie.</em> »

La Cedeao, à laquelle appartient le Niger, s’est réunie dimanche dernier en «sommet spécial » à Abuja pour évaluer la situation, avec des sanctions à la clé.

Les putschistes avaient déjà mis en garde sur « <em>les conséquences qui découleront de toute intervention militaire étrangère</em> », évoquant «l’attitude belliqueuse » d’« <em>anciens dignitaires terrés dans des chancelleries en collaboration avec ces dernières</em> ».

Une manifestation de soutien à la junte a lieu le dimanche dernier à Niamey, qui est restée relativement calme, malgré l’interdiction par les putschistes de se rassembler. Des centaines de personnes ont marché, brandissant de nouveau des drapeaux russes, en direction de l’Assemblée nationale.

À l’origine de cet appel à manifester, le mouvement civil M62, qui avait déjà protesté contre l’opération Barkhane de l’armée française au Sahel et au Sahara.
Mohamed Bazoum continue sa séquestration dans sa résidence privée au palais présidentiel par sa garde rapprochée, dont le chef, le général Abdourahamane Tchiani, est désormais le président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP).

<strong>Youssouf Konaré</strong>

<strong>……………………</strong>

<strong>Turbulences au Niger : </strong>

<strong>Entre fermeté de la France et sentiments pro-russes</strong>

<strong>La situation politique tumultueuse au Niger continue de faire les gros titres à l’international. L’annonce par l’Élysée de la fermeté du président français Emmanuel Macron face à la crise, conjuguée à la montée des sentiments pro-russes au Niger, esquisse un paysage politique complexe et imprévisible.</strong>

<strong><a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Niger-France.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3030982" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Niger-France.jpg" alt="" width="650" height="334" /></a>La France durcit le ton, la Russie gagne du terrain</strong>

Face aux tensions grandissantes au Niger, Emmanuel Macron « <em>ne tolérera aucune attaque contre la France et ses intérêts »</em>, a déclaré l’Élysée. Une réponse « <em>immédiate et rigoureuse</em> » est prévue en cas d’attaques contre ses citoyens. Cette réaction survient dans un contexte de manifestations de soutien aux rebelles et à la Russie qui se multiplient à Niamey, la capitale du Niger.

<strong>La CEDEAO prend position</strong>

La Communauté des pays de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est également exprimée sur la situation au Niger, déclarant un potentiel blocus économique et des restrictions de transport. Elle donne aux rebelles une semaine pour ramener le président déchu au pouvoir, sans quoi <em>« toutes les mesures »</em> peuvent être appliquées, y compris militaires.

<strong>Quel futur pour le Niger ?</strong>

Dans ce contexte incertain, le Niger se trouve à la croisée des chemins. Le pays doit non seulement faire face aux conséquences potentiellement dévastatrices du blocus envisagé par la CEDEAO, mais également naviguer entre les intérêts de la France et ceux de la Russie.

En attendant, la situation actuelle met en lumière la complexité des défis auxquels est confronté le Niger.

<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coup d’état au Niger :  Bola Ahmed Tinubu mis à l’épreuve par les mutins</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/coup-detat-au-niger-bola-ahmed-tinubu-mis-a-lepreuve-par-les-mutins-3030946.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Aug 2023 10:45:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après deux années d'exercice du pouvoir, le président nigérien Mohamed Bazoum a été renversé le mercredi dernier par sa garde prétorienne. Ce coup d'Etat au Niger est un véritable camouflet pour la Cédéao qui a échoué dans sa première tentative de médiation et un revers cinglant pour Bola Ahmed Tinubu, le président en exerce de ladite institution sous-régionale. Mais aussi pour les Occidentaux qui ont fait de Niamey, le régulateur du jeu de positionnement entre l’Est et l’Ouest. </em></strong>

Depuis 2020, on assiste au printemps des coups d'Etat dans les pays sahéliens gangrenés par la mal gouvernance et une insécurité grandissante orchestrée par les groupes terroristes qui sévissent dans la région du Sahel.

Tout comme le Mali et le Burkina, les militaires qui ont renversé la semaine dernière le pouvoir du président nigérien Mohamed Bazoum ont surfé sur la dégradation de la situation sécuritaire ainsi que la mauvaise gouvernance politique, économique et sociale du pays.

Ce coup d'Etat au Niger apparaît comme un véritable camouflet pour la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest qui a dépêché dès les premières heures des événements à Niamey des émissaires pour essayer de calmer la situation afin de trouver une issue favorable entre les mutins et Bazoum.

En seulement trois semaines à la tête de la Cédéao, ce énième putsch militaire au Niger semble être comme un revers cinglant, voire une mise à l'épreuve pour Bola Ahmed Tinubu qui a affirmé lors de sa prise de fonctions qu'il ne permettra jamais que les coups d'Etat se succèdent en Afrique de l'Ouest en faisant de la démocratie le socle de son action à la tête de l'organisation sous-régionale.

Considéré comme l’un des rares pays stables du Sahel, et particulièrement du Liptako Gourma à être à l’abri de putsch militaire depuis plus d’une dizaine d’années, le basculement du Niger dans un régime militaire va changer la donne géopolitique et stratégique des Occidentaux qui en font du Niger leur tête de pont dans le Sahel après le départ de la force Barkhane du Mali.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Brèves :  Niger, fin d’une série de putschs ou baroud d’honneur pour la Cédéao ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/breves-niger-fin-dune-serie-de-putschs-ou-baroud-dhonneur-pour-la-cedeao-3030922.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Aug 2023 10:39:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Niger, fin d’une série de putschs ou baroud d’honneur pour la Cédéao ?</strong>

Après le Mali, la Guinée, le Burkina Faso, le Niger est à son tour touché par la contagion du coup d’Etat. Après avoir annoncé la destitution du président élu, Mohamed Bazoum, les militaires font face à la colère de la Cédéao. En effet, dans la gestion du cas nigérien, les dirigeants de l’organisation sous-régionale comptent mettre fin à la série de prises du pouvoir par les armes. Pour ce faire, ils ont brandi plusieurs sanctions sévères, dont une possible intervention militaire et exigé le rétablissement du président déchu. Après des sanctions similaires contre les auteurs du coup de force au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, est-ce le dernier baroud d’honneur de la Cédéao ou un véritable point de départ pour la fin d’une litanie de putschs ?

<strong>Assimi, partisan du pire et du meilleur</strong>

En marge du Sommet Russie-Afrique auquel il a pris part aux côtés de plusieurs de ses pairs africains, Assimi Goïta s’est entretenu avec la colonie malienne installée en Russie. Au cours de leurs échanges, le président de la Transition a invité ses compatriotes à se serrer davantage la ceinture en cette période de crise mondiale. Il a par ailleurs demandé aux étudiants de revenir investir au Mali à l’issue de leurs études peu importe les opportunités d’investissement du pays. <em>"Peu importe les conditions dans lesquelles vous retrouverez le pays, ne vous découragez pas de revenir y investir. Vous devez avoir à l’esprit que si l’on retrouve sa famille en train de manger du son comme repas, on ne l’abandonne pas. On l’aide plutôt à faire de ce son du riz au gras pour le consomme ensemble"</em>, a-t-il invité tout en se montrant un fervent partisan de l’expression "le pire et le meilleur".

<strong>Cédéao, Bazoum était représenté malgré sa destitution</strong>

Alors que les militaires nigériens auteurs du putsch parlent de destitution du président Mohamed Bazoum, la Cédéao parle plutôt d’une tentative de coup d’Etat. Une façon pour l’organisation sous-régionale d’insister sur sa décision de ne reconnaitre que Bazoum comme chef de l’Etat nigérien. Pour cette raison, elle indique avoir reçu, au cours de sa session extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement tenue le dimanche 30 juillet à Abuja au Nigeria, le représentant de Mohamed Bazoum.

<strong>La Russie fait comprendre qu’elle avait des invités d’honneur lors du Sommet Russie-Afrique</strong>

Le Sommet Russie-Afrique tenu en fin de semaine passée a été une tribune d’expression de soucis et de promesses de solutions. Pour sa part, le pays hôte, la Russie a fait comprendre qu’elle recevait des invités d’honneur parmi les autres invités. Ceux-ci sont au nombre de six pays sur le continent africain. Il s’agit du Mali, du Burkina Faso, du Zimbabwe, de l’Erythrée, de la Somalie et de la République centrafricaine. A ces six pays, le président russe a promis, dans les mois à venir, la livraison gratuite de 25 000 à 50 000 tonnes de céréales au moment où une crise alimentaire est prédite en Afrique en raison de la situation conflictuelle entre l’Ukraine et la Russie qui menacerait l’approvisionnement du continent en céréales.

<strong>Rassemblées par </strong>

<strong>Alassane Cissouma</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coup d’Etat au Niger : Honte à la CEDEAO !</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/coup-detat-au-niger-honte-a-la-cedeao-3030787.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Aug 2023 07:51:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Vouloir une chose et son contraire n’a visiblement tout son sens qu’en Afrique de l’Ouest où l’attachement aux valeurs démocratiques fait bon ménage avec l’inclination pour les renversements de pouvoirs élus : Mali, Guinée Conakry, Burkina Faso, puis le 26 juillet dernier au Niger, sous les yeux médusés et hagards d’une CEDEAO qui n’a plus réellement sa raison d’être.

En effet si ce dernier coup d’Etat sous régional en date pendait au nez du président nigérien Mohamed Bazoum, sa bonne intelligence avec la France et la communauté internationale, ajoutée aux garde-fous mis en gestation par la CEDEAO pour éradiquer les coups d’Etat qui pullulent dans la sous-région Ouest africaine, on pensait qu’il allait au moins honorer son premier mandat présidentiel. Sauf que le Général Tchiani, chef de la garde présidentielle, en a décidé autrement. Sans entrer dans les détails de qui reste confus pour l’heure et qui ressemble plus à un coup de palais qu’un coup d’Etat adoubé par le peuple, on reste dubitatif sur la stabilité sociopolitique de la sous-région avec ce laxisme et ces réactions fantoches de la CEDEAO face à cette flopée de coups d’Etat dont les dividendes dans plusieurs cas risqueraient de se faire attendre éternellement.

Par ailleurs, même s’il est de notoriété publique que le chef d’Etat nigérien déchu souffre d’une impopularité certaine dans beaucoup de pays voisins, il n’en demeure pas moins qu’il a été démocratiquement élu et ipso facto à cette latitude de gérer son pays selon son programme sans entrave ni immixtion contre nature d’une armée séduite par des modèles voisins ayant des succès quelque peu frivoles. En tout cas, au Niger, la CEDEAO serait inspirée de ne pas trop vite lâcher prise au risque de voir le coup d’Etat devenir le nouvel ordre ouest-africain francophone en termes d’accession au pouvoir.

Somme toute, même si la CEDEAO est mal aimée du fait de sa caution aux dérives de chefs d’Etat, ça n’est quand même pas elle qui choisit en fanfare ces derniers tout en chantant après quelques mois ou quelques années ? La vérité est que le temps du mea-culpa et de l’introspection est d’un besoin impérieux pour notre sous-région.

<strong>Seydou Diakité       </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Niger: La CEDEAO menace, le Mali et le Burkina avertissent: “attaquer le Niger, c’est les attaquer”</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-la-cedeao-menace-le-mali-et-le-burkina-avertissent-attaquer-le-niger-cest-les-attaquer-pays-3030803.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Aug 2023 07:38:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La menace d'une intervention militaire contre les militaires au pouvoir au Niger se précise. Une intervention planifiée depuis Paris, selon les nouvelles autorités du Niger. Face à la menace, les gouvernements du Mali et du Burkina ont fait une déclaration conjointe, ce lundi 31 juillet, pour apporter leur “soutien au peuple frère du Niger”.</strong>

Au Burkina, le communiqué a été lu à la télévision nationale par le ministre de la Communication, un civil. Au Mali, le Colonel Abdoulaye Maiga, en tenue militaire, était chargé de rendre public le communiqué. Les deux pays dénoncent la manie de la CEDEAO à sanctionner tout un peuple pour une question de fauteuil présidentiel. Par conséquent, les deux pays “refusent d’appliquer ces sanctions illégales, illégitimes et inhumaines” de la CEDEAO et l’UEMOA.

Le ton du communiqué était martial. Et les deux pays “avertissent que toute intervention militaire contre le Niger s’assimilerait à une déclaration de guerre contre eux”. Aussi, le Mali et le Burkina préviennent que toute intervention militaire contre le Niger entraînerait “un retrait du Burkina Faso et du Mali de la CEDEAO, ainsi que l’adoption de mesures de légitime défense en soutien aux forces armées et au peuple du Niger”.

Le Burkina et le Mali s’étonnent de la célérité des sanctions contre un peuple meurtri par le terrorisme. Des sanctions prises par des organisations sous régionales qui brillent depuis plus dix ans  par leur immobilisme face à l’action terroriste dans le Sahel.

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO au secours de Mohamed Bazoum : L’ultime rempart contre la gangrène putschiste ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-au-secours-de-mohamed-bazoum-lultime-rempart-contre-la-gangrene-putschiste-3030767.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Aug 2023 02:12:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[26 juillet 2023 : les Nigériens se réveillent dans une incertitude matinale sur le sort un régime légitime et régulièrement installé il y a seulement deux années, plus d’une décennie depuis un scénario similaire dans ce pays. Le président Bazoum allait ainsi être déchu en dépit de sa réticence à se rendre car son refus de se démettre n’empêchera pas les putschistes, sous l’égide de sa propre garde rapprochée, d’accomplir leur besogne. Ainsi, après la dissolution des institutions, tard la nuit du 26 juillet, suivront la suspension de la constitution puis l’installation du chef de la garde présidentiel, Abdourahmane Tiani, dans ses nouvelles fonctions de chef de l’Etat et du Conseil national de Sauvegarde de la Patrie. En apparaissant la toute première fois sur les antennes de la télévision nationale pour assumer le coup d’Etat, le tombeur de proximité du président Bazoum a justifié son acte par «une dégradation de la situation sécuritaire» et a profité du contrôle de ce média public pour charger davantage son protégé sur la gouvernance d’un mandat en cour depuis deux années à peine. Trop court pour persuader l’observateur lucide, tandis que les adversaires du régime s’en délectent au point de surfer sur les vagues du sentiment anti-occidental.

Survenue 24 heures plus tard, cette tournure des événements, à défaut d’en être l’épilogue, clarifie tout au moins les intentions du CNSP d’ignorer les pressions et appels incessants au rétablissement de l’ordre constitutionnel. En effet, par-delà les protestations sporadiques des soutiens du régime auxquels ceux des putschistes ont vigoureusement répondu, les dénonciations et condamnations déferlent de toutes parts : des instances communautaires sous-régionales et régionales à certains pays voisins en passant par la communauté internationale et les pays dont les armées opèrent auprès des forces nigériennes dans le cadre de la lutte antiterroriste. On y dénombre notamment les États-Unis qui ont appelé, à l’instar de l’ONU, à la libération immédiate du président séquestré par la junte, tandis que la France ainsi que l’Union européenne disent «ne reconnaître » que le seul pouvoir de Mohamed Bazoum comme interlocuteur légitime. Après son retrait disgracieux du Mali et du Burkina, l’ancienne puissance coloniale y joue particulièrement le destin de son dernier rempart dans le Sahel et devrait logiquement s’interroger sur son utilité pour les régimes qui la soutiennent, lorsque ceux-ci dégringolent au nez et à la barbe de ses forces présentes dans le pays concerné. Ainsi, sa détermination à s’y maintenir est perceptible dans le ton de la réaction du président Emanuel Macron à qui l’Union européenne va solidairement emboîter le pas en suspendant son appui budgétaire jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel.

Les pressions se sont manifestées de façon tout aussi prononcée du côté de l’UEMOA par la fermeture systématique des guichets locaux de la BECEAO, tandis que les organisations humanitaires tirent la sonnette d’alarme sur les incidences latentes du putsch sur les populations en détresse d’un pays affecté par la crise au Sahel.

Avec le la diligence d’un sommet extraordinaire de ses chefs d’Etat sur le Niger, hier dimanche, la CEDEAO n’est pas en marge de la cadence. Et pour cause : l’institution sous-régionale y joue sa crédibilité, avec l’accession de l’avènement du président nigérian à sa présidence à coups d’annonces tonitruantes de fermeté contre les prises du pouvoir par la force. L’épisode nigérien survient en définitive en contrepoint de la nouvelle ère annoncée par ses menaces et mises en garde qu’ont inspiré à Bola Ahmed Tinubu les déstabilisations d’ordre constitutionnel dans la sous-région ouest-africaine. Car, à la l’issue d’un mini-sommet consacré à la problématique, une semaine auparavant, il prenait date par la ferme promesse de sonner le tocsin du syndrome putschiste et de veiller au strict respect des chronogrammes électoraux dans les pays actuellement en Transition à cause de coups d’Etat.

Par-delà ce pied-de-nez nigérien, l’institution sous-régionale joue en même temps sa survie face à un syndrome infectieux, qui provoque l’amputation de chaque nouveau membre qu’il atteint. Au risque de disparaître par attrition du cercle des États vertueux, la CEDEAO n’avait visiblement d’autre choix que d’arrêter la progression de la gangrène au seuil du Niger. C’est la lecture la plus plausible des dures sanctions infligées à ce pays ainsi que de l’ultimatum d’une semaine donné à ses autorités de fait pour réinstaller le président Bazoum dans ses fonctions. En attendant, le régime d’Abdourahamane Tiani devra entre le recul et la résilience devant la batterie de sanctions que les autorités de l’Uemoa ont conforté par des mesures de rétorsion jamais infligés à un pays : gel des avoirs, fermeture des frontières, interdiction de voyager, suspension des transactions financière et des échanges commerciaux y compris pour les hydrocarbures, fermeture des espaces aériens, etc.

&nbsp;

<strong>A KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sommet extraordinaire de la Cedeao et l&amp;apos;Uemoa: De lourdes sanctions contre le Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sommet-extraordinaire-de-la-cedeao-et-luemoa-de-lourdes-sanctions-contre-le-niger-3030620.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 31 Jul 2023 06:49:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Réunis en sommet extraordinaire ce dimanche 30 juillet 2023, à Abuja, capitale fédérale du Nigeria, les chefs d'États de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), et de l'union économique monétaire ouest africaine (Uemoa) ont conjointement adopté de lourdes sanctions contre les auteurs du coup d'Etat perpétré ce mercredi 26 juillet qui détiennent toujours le président Mohamed Bazoum et sa famille en « otage » indique le communiqué de la Cedeao.

Selon la déclaration finale du sommet spécial conjoint les dirigeants ouest africains ont décidé d'imposer un « embargo total avec effet immédiat » contre le Niger, avant d'exiger le rétablissement du président Bazoum dans ses fonctions et toutes les institutions du pays » précise le document final.

Faute de quoi, l'organisation régionale indique se réserver toutes les options possibles et comprend « une intervention militaire », précise les mêmes sources diplomatiques.

Parmi les décisions issues du sommet de la Cedeao, on notera également des mesures fortes comme la fermeture des frontières, terrestres et aériennes entre le Niger et les pays membres de l'Uemoa ; la suspension des transactions commerciales entre le Niger et les pays de l'organisation monétaire y compris celles sur les produits pétroliers, l'électricité et les biens et services ; le gel des avoirs financiers de Niamey à la BCEAO et dans toutes les banques commerciales de l'Uemoa.

S'y ajoutent le gel des avoirs financiers et monétaires des entreprises publiques et parapubliques du Niger à dans les banques sus-citées ; la suspension de toute assistance et transactions financières en faveur du Niger, des institutions financières de l'Uemoa notamment de la BOAD.

Mais aussi, l'interdiction de voyage dans l'espace régional pour les auteurs de cette tentative de coup d'État, le gel de leurs avoirs financiers et la confiscation de leurs patrimoines ; les mêmes mesures seront applicables membres des organes mis en place par auteurs du coup d'Etat ainsi que les membres de leurs familles.

En outre, la rencontre a décidé de la tenue incessante d'une réunion d'urgence des chefs d'état-major de la Cedeao pour évaluer la situation au Niger. Il faut aussi noter que le président de la Transition tchadienne, général Mahamat Idriss Deby Itno dont le pays n'est pas membre de la Cedeao, a été désigné comme Médiateur et s'est déjà rendu ce dimanche à Niamey pour tenter un règlement pacifique de la situation.

Dans la matinée, plusieurs milliers de nigériens ont été dotés à Niamey pour soutenir les militaires réunis au sein du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Au cours de la manifestation des nigériens ont brûlé le drapeau français et brandi des pancartes de soutien à la Russie.

Aussi, des manifestants se sont attaqués aux installations de l'ambassade de France au Niger avant de se voir dispersés par des tirs de gaz lacrymogènes par les Forces de l'ordre.

<strong>Aboubacar TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cascades de coups d’Etat dans l’espace CEDEAO :  Le rejet de la politique française s’intensifie</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cascades-de-coups-detat-dans-lespace-cedeao-le-rejet-de-la-politique-francaise-sintensifie-3030613.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 31 Jul 2023 02:12:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au-delà de ces coups de force militaires qui renversent des régimes politiques démocratiquement élus, c’est une série de camouflets que la politique néocoloniale française ne cesse d’essuyer ces trois dernières années dans la région ouest-africaine. Un phénomène qui a des chances réelles de s’étendre…  </em></strong>

-<strong> maliweb.net</strong> - Le coup d’Etat militaire que le Niger vient d’enregistrer a décidément sonné le glas de la politique néocolonialiste, paternaliste, condescendante et nombriliste de Paris dans la plupart de ses anciennes colonies.

En effet, la France macronienne, héritière et protectrice des valeurs gauloises de domination et d’ingérence malsaine  semble définitivement vomie par les peuples africains, dans sa volonté dominatrice et d’exploitation des pays de l’espace dit francophone.

Cela se manifeste par des séries de manifestations d’hostilité à l’endroit de cette politique française marquée par l’ingérence politique de Paris dans les affaires intérieures des pays auparavant colonisés.

Or, il était apparu que la plupart des pays concernés s’étaient donnés, pieds et mains liés au diktat de la France. Celle-ci poussait son influence jusqu’à manœuvrer des interférences insidieuses et manipulatrices lors des élections décisives et lors des prises de décisions de haute importance au niveau des sphères de l’Etat.

C’est dans ce sens qu’au niveau de la région sahélienne, le Niger était devenu le symbole de la préservation des intérêts de la France. Et le pays d’Emanuel Macron s’était  à devenir encombrante, dans la pire logique du diviser pour régner. Car, elle ne cessait d’être à l’origine des conflits intra-communautaires, semant la discorde et la désolation au sein des paisibles populations. Et tout cela ne semblait émouvoir le désormais ex-président de la République, Mohamed Bazoum.

C’est ce climat explosif, exacerbé par de nombreuses attaques terroristes meurtrières, qui a provoqué le courroux des peuples et de nombreux officiers des Forces armées nigériennes.  Et, à partir d’un mouvement d’humeur devenu une mutinerie, le président Mohamed Bazoum a fini par être renversé par des hommes forts de sa propre garde présidentielle, soutenus par l’ensemble des composantes de l’Armée.

Au-delà de ce putsch, c’est le couronnement de l’impopularité grandissante d’une France métropolitaine à laquelle les peuples de la sous-région exigent plus d’humanisme, de solidarité et de soutien au plan sécuritaire et sur les chantiers du développement. Car, comme on le voit, le Mali et le Burkina Faso semblent avoir déjà opté pour « la diversification des partenaires », en renforçant leur axe de coopération avec la Russie de Vladimir Poutine, qui leur offre plus de liberté et d’appuis multiformes. Ce qui pousse certains observateurs à déduire que l’adversité entre la Russie et le monde occidental est un terreau favorable à des coups de force sur le continent.

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Processus de transition dans les trois pays :   Patrice Talon, le nouveau médiateur de haut niveau de la Cédéao</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/processus-de-transition-dans-les-trois-pays-patrice-talon-le-nouveau-mediateur-de-haut-niveau-de-la-cedeao-3030148.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 13:45:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À l'issue d'un mini-sommet qui s'est tenu à Abuja, la Troïka des chefs d'Etat de la Cédéao a désigné le Président béninois, Patrice Talon, comme le nouveau médiateur de haut niveau de l’organisation sous-régionale. Il doit rencontrer les chefs d'Etat du Burkina Faso, du Mali et de la Guinée afin d'échanger sur les conditions rapides d'un retour à l'ordre constitutionnel. Ce dernier est attendu dans les trois capitales dans les prochains jours.</em></strong>

Pour le nouveau Président en exercice de la Cédéao, le Nigérian Bola Ahmed Tinubu,  les médiateurs Goodluck Jonathan (Mali), Mahamadou Issoufou (Burkina) et Thomas Boni Yayi (Guinée Conakry) ont été trop passifs avec les militaires au pouvoir dans les trois pays susmentionnés. Selon lui, c'est ce pacifisme qui a fait que les militaires ont prolongé la durée des Transitons pour se maintenir à la tête de leur pays respectif. Tinubu dès sa prise de fonctions a annoncé qu'il ne soutiendrait pas l'installation de militaires au pouvoir et que la démocratie sera le socle de son action à la tête de l'organisation sous-régionale.

Ainsi, le 18 juillet dernier, un mini-sommet de la Cédéao s'est tenu à Abuja, la capitale fédérale du Nigéria en présence de Bola Ahmed Tinubu (Nigeria), Patrice Talon (Bénin), Mohamed Bazoum (Niger) et Umaro Sissoco (Guinée-Bissau). La Troïka présidentielle +1, après avoir examiné la situation transitoire dans les trois pays, a décidé de relancer le dialogue au plus haut niveau avec Bamako, Ouagadougou et Conakry. Cette fois-ci, la troïka présidentielle a désigné le Président béninois, Patrice Talon, comme médiateur de haut niveau pour mener ses consultations avec les trois capitales afin d’échanger sur les conditions rapides d’un retour à l’ordre constitutionnel. Ce dernier est attendu dans les trois pays dans les prochains jours.

Pour bon nombre d'analystes, le choix de Talon comme médiateur de haut niveau n'est pas anodin. Selon eux, le Président béninois est connu pour son franc-parler par ce qu'il n'a pas sa langue dans sa poche. Il dit tout haut, ce que les autres disent tout bas et à qui veut l'entendre.

<strong> </strong>

<strong>Ousmane Mahamane </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre les changements anticonstitutionnels en Afrique de l’ouest :  Il faut passer d’une CEDEAO des chefs d’État à une CEDEAO des peuples…</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/lutte-contre-les-changements-anticonstitutionnels-en-afrique-de-louest-il-faut-passer-dune-cedeao-des-chefs-detat-a-une-cedeao-des-peuples-3030087.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 09:18:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> </strong>

<em> </em><strong>La 63<sup>ème</sup> session de la Conférence des chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui s’est tenue le 9 juillet dernier à Bissau, la capitale de la Guinée-Bissau dont le chef de l’État exerçait la présidence tournante, a porté le nouveau président nigérian, Bola Ahmed Tinubu, à la tête de l’institution sous-régionale.</strong>

Dès sa prise de fonction, le nouveau président en exercice de cet instrument d’intégration sous-régionale, a affiché, dans son discours, une volonté de travailler à renforcer la démocratie dans son espace géographique en luttant contre les changements anticonstitutionnels. En montrant son aversion pour les coups d’État, le successeur de Muhammadu Buhari ne cache pas son ambition de hisser les pays de la CEDEAO au rang d’exemples de démocratie sur le continent africain. Ce qui est à son honneur et à celui d’une institution qui a besoin d’opérer sa mue, pour passer d’une CEDEAO des chefs d’État à une CEDEAO des peuples avec comme seule boussole, la bonne gouvernance.

<strong>La tâche paraît plutôt ardue, mais elle est nécessaire</strong>

La question qui se pose est de savoir si la CEDEAO pourra tenir le pari. La question est d’autant fondée qu’au-delà de la force conjointe d’intervention dont la mise en place est à l’étude pour faire face au terrorisme et aux changements anticonstitutionnels, la CEDEAO ferait preuve de cécité politique si elle ne trouvait pas, parallèlement, les voies et moyens pour mettre au pas, ceux de ses dirigeants qui paraissent autant de brebis galeuses que de fossoyeurs de la démocratie, à travers les tripatouillages constitutionnels qui contribuent à biaiser le jeu politique en Afrique de l’Ouest. En tout cas, si elle veut être crédible, la CEDEAO ne peut pas mettre en place une force pour lutter contre le terrorisme et les coups d’État militaires dans son espace géographique et continuer à fermer les yeux sur les coups d’État constitutionnels qui sont autant des sources de contestations et de violences politiques ayant plus d’une fois contribué à mettre à mal la paix et la cohésion sociale. C’est dire si Bola Tinubu a du pain sur la planche ; tant la tâche paraît plutôt ardue. Mais elle est nécessaire pour la stabilité de nos États. Et la CEDEAO devrait même en faire un objectif. C’est pourquoi on peut encourager le nouveau président en exercice, Bola Tinubu, à aller jusqu’au bout de la logique. Car, autant, dans l’esprit, cette force antiterroriste et anti-coups d’États se veut dissuasive pour les apprentis putschistes, autant, dans la lettre, l’institution sous-régionale devrait prendre en amont des dispositions pour dissuader les chefs d’État d’enfreindre les règles de la démocratie et du jeu de l’alternance. Mais cela n’est pas gagné d’avance.

<strong>La question du renforcement de la démocratie doit aller au-delà de la seule préservation du trône des princes régnants</strong>

Surtout quand on voit comment le nombre de moutons noirs de la démocratie dans la sous-région ouest-africaine, s’est accru depuis l’échec, au sommet d’Accra en 2015, des têtes couronnées des pays de ladite région à instaurer la règle limitative des mandats présidentiels à deux, au moment où seuls le Togo de Faure Gnassingbé et la Gambie de Yahya Jammeh se distinguaient comme les mauvais élèves du principe d’alternance.

Depuis lors, si le maître de Banjul a fini par quitter le pouvoir dans les conditions que l’on sait, celui de Lomé reste plus que jamais le maître absolu du jeu politique au Togo, au moment où d’Abidjan à Conakry, la tentation du troisième mandat a fait son petit bonhomme de chemin, avec son corollaire de dégâts humains et matériels qui ont contribué à creuser le fossé de la division entre compatriotes. C’est pourquoi la récente décision du président sénégalais, Macky Sall, de renoncer au mandat de tous les dangers, est tout sauf un épiphénomène. Et ce dans un contexte sociopolitique marqué par la résurgence des pronunciamiento.

C’est dire si la question du renforcement de la démocratie dont le président Bola Tinubu veut faire son cheval de bataille à la tête de la CEDEAO, doit aller au-delà de la seule préservation du trône des princes régnants contre toute intrusion militaire, pour prendre en compte la dimension éthique qui appelle aussi les chefs d’État au strict respect des règles de l’alternance. C’est à ce prix que les Africains pourront bâtir leurs pays respectifs sur des projets de société fiables et durables, en lieu et place d’une démocratie en trompe l’œil qui fait certainement le bonheur de satrapes qui ne s’imaginent pas une vie en dehors du pouvoir, mais qui fait le malheur de la grande masse des populations qui croupissent dans la misère crasse, et qui sont presque toujours les dindons de la farce électorale. Il faut que ça change.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Promulgation de la nouvelle Constitution du Mali : La CEDEAO se réjouit de l’étape et appelle les autorités « à mobiliser les composantes du pays autour des échéances à venir »</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/promulgation-de-la-nouvelle-constitution-du-mali-la-cedeao-se-rejouit-de-letape-et-appelle-les-autorites-a-mobiliser-les-composantes-du-pays-autour-des-echeances-a-venir-3030074.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 06:41:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué publié, hier, lundi 24 juillet 2023, suite à la promulgation de la nouvelle Constitution de la République du Mali, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) déclare prendre acte de cette étape. L’organisation sous régionale, en plus de se réjouir de « cette étape cruciale pour le retour à l'ordre constitutionnel normal », lance un appel aux autorités de la transition à tirer des leçons possibles de cette étape et d'œuvrer à mobiliser davantage l'ensemble des composantes du pays, sans exclusion, autour des échéances à venir dans la mise en œuvre du Chronogramme de la Transition.

« La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest suit, avec beaucoup d’intérêt, l’évolution de la situation sociopolitique et de la mise en œuvre du Chronogramme de la Transition en République du Mali. Ainsi, la CEDEAO prend acte de la promulgation, le 22 juillet 2023, de la nouvelle Constitution, marquant ainsi le début de la quatrième République », lit-on dans le communiqué de la CEDEAO. L’instance sous régionale se félicite aussi de cette étape cruciale pour le retour à l’ordre constitutionnel normal, et lance un appel aux Autorités de la Transition à tirer des leçons possibles de cette étape et d’œuvrer à mobiliser davantage l’ensemble des composantes du pays, sans exclusion, autour des échéances à venir dans la mise en œuvre du Chronogramme de la Transition. Dans le communiqué, la CEDEAO a réitéré « sa disponibilité à travailler en étroite collaboration avec le peuple malien pour relever les défis auxquels le pays est confronté et pour promouvoir la paix, la stabilité et la prospérité dans la région. »

Un jour avant, le dimanche 23 juillet 2023, le Conseil National de Transition (CNT), l’organe législative de la transition, s’est aussi réjoui de la promulgation de la nouvelle Constitution. Selon le CNT, la promulgation de cette nouvelle constitution adoptée par le peuple le 18 juin 2023 et validée par la Cour Constitutionnelle le 21 juillet 2023 marque à la fois la concrétisation de l'une des fortes attentes exprimées par le peuple malien lors des Assises Nationales de la Refondation et surtout le début de la quatrième République du Mali. « Le Conseil National de Transition félicite le peuple malien pour la clairvoyance et le sens élevé du patriotisme dont il a fait montre tout au long du processus historique qui a abouti à l'avènement de la quatrième République du Mali. Au-delà des divergences au moment du vote, l'heure est à présent au rassemblement autour du Mali pour l'intérêt supérieur des Maliens afin de poser ensemble les fonds baptismaux du Mali koura », précise le communiqué.

A noter que la Cour constitutionnelle du Mali, présidée par Amadou Ousmane Touré, a procédé, le vendredi 21 juillet 2023, à son siège à Bamako, à la proclamation des résultats définitifs du référendum constitutionnel du 18 juin 2023. L’arrêt N°2023-08/CC-Réf du 21 juillet 2023 portant proclamation des résultats définitifs du référendum constitutionnel (scrutin du 18 juin 2023) indique que le nombre d'inscrits est de 8 463 084 pour 24 697 bureaux de vote. Le nombre de votants est 3 235 427 dont 25 241 bulletins nuls. Les suffrages exprimés sont 3 210 186, avec un taux de participation de 38,23%. Le OUI l’emporte avec 3 110 877 voix, soit 96,91%, tandis que le NON est de 99 309 voix, soit 3,09%. «De ce résultat, il apparait que le Projet de Constitution soumis au corps électoral les 11 et 18 juin 2023 a été adopté par ledit corps électoral », souligne l’arrêt de la Cour Constitutionnelle du Mali. Après la proclamation des résultats, le Président de la transition, Assimi GOÏTA a pris un décret, le 22 juillet 2023, pour promulguer la nouvelle constitution composée de 191 articles.

<strong>M. K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Un nouveau bras&#45;de&#45;fer en gestation entre la Transition et la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/un-nouveau-bras-de-fer-en-gestation-entre-la-transition-et-la-cedeao-3029942.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/un-nouveau-bras-de-fer-en-gestation-entre-la-transition-et-la-cedeao-3029942.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Jul 2023 09:21:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après Goodluck Jonathan et Faure Gnassimbé, il revient au président béninois de prendre le relais de la médiation entre la junte malienne et les instances communautaires sous régionales. Tel en a décidé un récent sommet quadripartite tenu à Abuja sous la houlette du nouveau président en exercice de la CEDEAO et à l’issue duquel Patrice Talon a été retenu comme émissaire auprès de Bamako. À défaut de connaître le contenu du message dont il est porteur, il est loisible de comprendre qu’il est question de restituer aux autorités maliennes la teneur des décisions du dernier sommet de Bissau qui semble marquer un tournant dans la fermeté de la CEDEAO vis-à-vis des Transitions. Sous la conduite de Bola Ahmed Tinubu, l’organisation affiche notamment plus de rigueur dans le respect des délais et se montre intraitable également sur les engagements en rapport avec la neutralité des processus de retour à l’ordre constitutionnel. Il est hors de question, en clair, que les acteurs ayant géré la Transition quittent subitement leur position d’arbitre pour se porter candidat à la magistrature suprême. Reste à savoir si les intéressés et leurs soutiens l’entendent de cette oreille, dans un contexte où chaque principe supranational est présenté à l’opinion comme une ingérence attentatoire à la souveraineté nationale. Surtout que les adeptes de Colonels affûtent les armes et considèrent la validation de la nouvelle constitution comme un terme de tous les contrats et engagements liés à la défunte constitution

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO veut sonner le glas de la rupture constitutionnelle :  Le Président en exercice, Bola Tinubu sur ses grands chevaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-veut-sonner-le-glas-de-la-rupture-constitutionnelle-le-president-en-exercice-bola-tinubu-sur-ses-grands-chevaux-3029801.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-veut-sonner-le-glas-de-la-rupture-constitutionnelle-le-president-en-exercice-bola-tinubu-sur-ses-grands-chevaux-3029801.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Jul 2023 07:30:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décidément la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO, sous le leadership éclairé et ferme du tout nouveau Président nigérian Bola Ahmed Tinubu, veut accélérer la mise en place de la force en attente pour non seulement lutter contre le terrorisme, mais aussi et surtout contre la rupture constitutionnelle, en d’autres termes, contre les putschs sur son espace. Dès sa prise de fonction à la tête de l’organisation sous- régionale et cela à la suite de la soixante troisième session ordinaire de la conférence des Chefs d’Etats et de gouvernement, le Président nigérian a donné le ton dans un discours fortement applaudi dans la salle il a adressé  un message de fermeté aux putschistes des trois pays que sont le Mali, la Guinée et le Burkina Faso. Tinubu pense que la démocratie est la meilleure de gouvernance et qu’il n y a pas d’alternative plus appropriée pour l’instant, par conséquent il faut la sauver à tout prix y compris par l’usage de la force s’il le faut Réussira-t-il là où Oumarou Sissoco Embalo a échoué ? La force en entente ne sera-t-elle pas inopérante si les peuples n’y adhèrent pas ? </em></strong>

Liant l’acte à la parole, quelques jours seulement après la soixante troisième session ordinaire de la conférence des chefs d’Etats et de gouvernement, tenue le 18 juillet 2023, le nouveau président en exercice de la CEDEAO, Bola A Tinubu a organisé à Abuja, la capitale politique du Nigéria, un mini-sommet, appelé sommet de la Troïka présidentielle plus 1 de la CEDEAO sur la situation politique et sécuritaire de l’espace. Ce mini sommet avait pour but d’examiner de façon approfondie la situation politique et sécuritaire de la région et y proposer des solutions idoines. Un communiqué articulant autour de deux volets essentiels, a sanctionné cette rencontre

<strong><em>Sur le plan de la situation politique les dirigeants ont</em></strong> :

Examiné les processus de transition politique au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, décidé de relancer le dialogue à un plus haut niveau avec les trois Etats membres en transition. A cet effet, Patrice Talon, Président de la République du Benin effectuera une visite de consultation dans les trois pays concernés. Les dirigeants ont également voulu souligner leur volonté de voir un retour rapide à l’ordre constitutionnel dans les Etats membres conformément aux protocoles pertinents de la CEDEAO et aux chartes de transition de chacun des pays. Les participants au mini-sommet de la troïka ont réaffirmé l’engagement de la CEDEAO à apporter son soutien pour l’organisation d’élections démocratiques, crédibles et inclusives dans chacun des trois pays.

<strong><em>Sur le plan sécuritaire dans la région, la Troïka plus 1 a</em></strong> :

Réitéré la détermination de la CEDEAO à apporter une réponse régionale robuste aux menaces à la paix et à la sécurité. La réponse régionale prendra en compte la mise en œuvre rapide d’un plan d’action révisé de la CEDEAO pour l’éradication du terrorisme dans la région ainsi que la collaboration avec d’autres initiatives de sécurité. La CEDEAO n’exclut pas non plus une aide directe aux Etats qui sont engagés dans ce combat. Le point d’orgue de ce mini-sommet a été surtout, sans le nommer,  la mise en place prochaine d’une force pour éradiquer les deux maux à savoir le terrorisme et les coups d’Etats dans la sous-région ouest africaine. Le Président Nigérian veut faire de ces deux combats ses chevaux de bataille comme pour dire que la récréation est terminée. Avec ce coup d’accélérateur donné aux activités on peut affirmer sans risque de se tromper que Tinubu a réussi son entrée à la matière.

En somme, toute organisation a besoin d’un leadership ferme et éclairé pour la tirer vers le haut. Le Président Nigérian semble en être un. Bola Ahmed Tinubu veut plus que jamais marquer son passage à la tête de la CEDEAO. En tous les cas les peuples de la sous-région ont besoin de  paix, de  sécurité et du développement.

<strong>Youssouf Sissoko                      </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Force africaine en attente :  La nécessité d’une réactivation</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/force-africaine-en-attente-la-necessite-dune-reactivation-3029700.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 23 Jul 2023 11:04:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Créée en 2002 par l'Union africaine, la Force africaine en attente n'a pas d'existence opérationnelle depuis 2020. Sa réactivation est plus que nécessaire dans une Afrique minée par des crises.</em></strong>

&nbsp;

La force africaine en attente est l’une des composantes de l’architecture africaine de paix et de sécurité. L’un de ses principaux objectifs est de s’affranchir de la dépendance liée aux puissances extérieures et aux organisations internationales dans le domaine de la paix et de la sécurité. Cette Force devrait être le bras armé de l’UA dans sa lutte contre l’insécurité. Dans un contexte où le continent a besoin de sécurité, paix et de stabilité plus que jamais, la nécessité de réactivation de la Force africaine en attente (FAA) est plus qu’indispensable.

Pour Ibrahima Harane Diallo, chercheur à l’Observatoire sur la Prévention et la Gestion des crises au sahel, la réactivation d’une telle force, aujourd’hui, est plus que jamais nécessaire.

<em>« Dans un premier temps, cette force va permettre de donner un visage plus africain aux forces de maintien de la paix. Elle pourrait, également, lutter contre les préjugés qu'une partie de l'opinion publique africaine entretient à l'égard des forces de maintien de la paix des Nations unies »,</em> a-t-il dit. Pour notre chercheur, toutefois, l’importance et la nécessité pour ces organisations africaines de privilégier des stratégies de type hybride qui au-delà de forces dissuasives doivent s’attaquer, également, aux causes profondes des phénomènes d’insécurité à travers des plans de développement et des projets économiques viables, des réformes politiques profondes allant dans le sens d’une véritable consolidation des acquis politiques et démocratiques.

&nbsp;

<strong>Ousmane Mahamane</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Espace Cedeao : La Troïka + 1 appelle à une réponse régionale robuste face aux menaces</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/espace-cedeao-la-troika-1-appelle-a-une-reponse-regionale-robuste-face-aux-menaces-3029407.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 10:27:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Un sommet de la Troïka présidentielle + 1 de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedea) a été organisé le 18 juillet dernier à Abuja, en République fédérale du Nigéria, en vue d'un examen approfondi de la situation politique et sécuritaire de la Région, a annoncé un communiqué de la Commission.</strong>

<span class="text-node"><span>Ont participé à cette réunion, les présidents du Nigeria, Bola Ahmed Tinubu, du Bénin, Patrice Talon, de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, du Niger, Mohamed Bazoum et le président de la Commission de la Cedeao, Omar Alieu Touray.  </span></span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" /><span class="text-node"><span>S'agissant de la situation politique dans l'espace Cedeao, les dirigeants ont examiné les processus de Transition politique au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, avant de décider de relancer le dialogue à plus haut niveau avec ces trois États membres.</span></span>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node"><span>À cette fin, le communiqué de la Commission annonce que le président de la République du Bénin, Patrice Talon, effectue une visite de consultation dans les trois pays concernés, au nom de la Troïka.</span></span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" /><span class="text-node"><span>Les dirigeants ont souligné leur volonté de voir un retour rapide à l'ordre constitutionnel dans les États membres, conformément aux protocoles pertinents de la Cedeao et aux chartes de Transition de chacun des pays. Ils ont réaffirmé l'engagement de la Cedeao à apporter son soutien pour l'organisation d'élections démocratiques crédibles et inclusives dans chacun des trois pays.</span></span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" /><span class="text-node"><span>Sur la situation sécuritaire dans la Région, la Troïka + 1 a réitéré la détermination de la Cedeao à apporter une réponse régionale robuste aux menaces à la paix et à la sécurité. La réponse régionale prendra en compte la mise en œuvre rapide d'un plan d'actions révisé de la Cedeao pour l'éradication du terrorisme dans la Région ainsi que la collaboration avec d'autres initiatives de sécurité. La réponse peut également inclure un appui direct aux États membres dans leur lutte contre le terrorisme.</span></span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" /><span class="text-node"><span>La Troïka a réaffirmé l'engagement ferme de la Cedeao à financer le mécanisme de sécurité régionale à partir des ressources propres de la Région et appelées les Nations unies et les autres partenaires à soutenir les efforts de l'espace communautaire.</span></span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node"><span>Souleymane SIDIBE</span></span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO : Patrice Talon bientôt à Bamako pour accélérer le processus de retour à l’ordre constitutionnel</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-patrice-talon-bientot-a-bamako-pour-accelerer-le-processus-de-retour-a-lordre-constitutionnel-3029380.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 06:36:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le mardi 18 juillet 2023 au Nigeria, s’est tenu un mini-sommet présidentiel à Abuja, en présence du nouveau président de la CEDEAO, Bola Tinubu du Nigeria ; Umaro Sissoco Embalo de la Guinée Bissau ; Mohamed Bazoum du Niger ; et Patrice Talon du Benin. Ce dernier a été mandaté par l’organisation sous régionale pour renouer les contacts avec les autorités des trois pays en transition, la Guinée Conakry, le Mali et le Burkina Faso afin d’accélérer le processus de retour à l’ordre constitutionnel.</strong>

Plusieurs résolutions ont sanctionné ce mini-sommet lieu en prélude au sommet extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement qui se tient au mois d'août. « Les chefs d’Etat ont désigné le président Patrice Talon pour renouer les contacts au plus haut niveau avec les autorités des trois pays en transition, la Guinée, le Mali et le Burkina Faso », a déclaré Oumar Alieu Touray, président de la commission de la CEDEAO. Le président béninois doit se rendre prochainement dans les trois pays en transition afin de discuter

avec les autorités pour réaffirmer l’engagement de la CEDEAO à soutenir l’organisation d’élections démocratiques crédibles et inclusives dans chacun des trois pays. « Ceci conformément à la charte de la CEDEAO et aux calendriers de sortie de crise décidés par les autorités de chaque pays », a précisé Oumar Alieu Touray.

Le mini-sommet a réitéré la détermination de la CEDEAO à apporter une réponse régionale robuste aux menaces, à la paix et à la sécurité. « La réponse régionale prendra en compte la mise en œuvre rapide d’un plan d’action révisé de la CEDEAO pour l’éradication du terrorisme dans la région ainsi que la collaboration avec d’autres initiatives de sécurité », lit-on dans le communiqué final du sommet.

« Pour atteindre ces objectifs, les ressources domestiques seront mobilisées rapidement pour financer le plan d’actions et un soutien conséquent sera apporté aux pays concernés par la crise sécuritaire », a déclaré Touray. Le président de la commission de la CEDEAO s’est aussi prononcé sur l’urgence de l’effectivité de la force en attente de la CEDEAO, avant de rappeler les Etats membres à la mobilisation financière pour ce faire.

<strong>M. K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Promotion de la démocratie en Afrique de l’Ouest :  Les dirigeants de la Cédéao insistent et persistent dans le déni de la réalité</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/promotion-de-la-democratie-en-afrique-de-louest-les-dirigeants-de-la-cedeao-insistent-et-persistent-dans-le-deni-de-la-realite-3029337.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 01:22:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Bissau (Guinée-Bissau) a abrité la 63e conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) le 9 juillet 2023. Et bien naturellement que les transitions politico-militaires au Burkina Faso, en Guinée et au Mali étaient une fois de plus au cœur des débats. Et il est regrettable de constater que les dirigeants de la sous-région continuent de brandir les menaces pour exiger un retour rapide à «l’ordre constitutionnel» dans ces trois pays. </strong>

«<em>Nous ne permettrons jamais que les coups d’Etat se succèdent en Afrique de l’ouest… Nous devons être fermes en matière de démocratie qui est la meilleure forme de gouvernance. Nous sommes ici parce que nous avons fait beaucoup de sacrifices pour la démocratie. Nous devons être l’exemple pour le reste de l’Afrique</em>» ! La menace est du nouveau président du Nigeria, Bola Tinubu (Asiwaju Bola Ahmed Adekunle Tinubu), qui succède au Bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo à la présidence tournante de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO).

«<em>Nous devons réagir, nous ne pouvons pas rester comme des chiens sans crocs à la Cédéao. Nous devons mordre comme il le faut. Avec la confiance placée en moi, je m’engage à œuvrer dans ce sens</em>», a-t-il promis, oubliant volontairement qu’il ne s’agit plus du Nigeria, mais de toute une sous-région, l’une des zones les plus sous-développées de l’Afrique. Et au lieu de dégager des voies et moyens permettant à l’organisation de réellement accompagner les régimes transitoires (Mali, Burkina Faso et Guinée-Conakry), les dirigeants de la Cédéao se sont une fois de plus perdus dans les invectives, les intimidations et les menaces contre des Etats qui ne demandent pourtant qu’à être soutenus pour poser les jalons d’une démocratie constructive et éviter tout retour à la case-départ dans quelques années.

Le président de la commission de la Cédéao, Oumar Alieu Touray, a en effet annoncé des «<em>sanctions majeures</em>» contre le Mali, le Burkina Faso et la Guinée Conakry en cas en cas de non-respect des échéanciers de 24 mois fixés aux trois pays en phase de transition pour un retour à l’ordre constitutionnel. «<em>Les chefs d’Etat ont insisté sur le respect strict de l’échéancier électoral. Les autorités de transition ne doivent pas faire obstruction au travail des médiateurs. A défaut de respecter l’échéancier, des sanctions majeures pourraient s’en suivre</em>», a-t-il menacé.

«<em>Le retour à l’ordre constitutionnel normal dans ces trois pays est une nécessité impérative pour la stabilité politique et la promotion de l’Etat de droit démocratique pour le bien être de notre communauté sous régionale</em>», avait relevé Umaro Sissoco Embalo, le président bissau-guinéen dans son allocution d’ouverture du sommet. Par contre, l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’ouest et le Sahel a été très réaliste. En effet, Leonardo Santos Simão a rappelé qu’il faut «<em>tenir compte des situations spécifiques de chaque pays pour des transitions réussies</em>». Il a ainsi tenu à faire la part de choses contrairement à l’attitude va-t-en guerre des présidents de l’Afrique de l’ouest  qui se complaisent dans le déni de la réalité alors que la majorité d’entre eux sont loin d’être des références démocratiques.

Une situation qui les empêche de réellement réfléchir sur les raisons profondes des putsches dans notre sous-région. Comment un pays comme le Mali, qui était cité comme une référence démocratique en Afrique, s’est-il soudainement retrouvé au creux de la vague englué dans une crise multidimensionnelle ? Pourquoi les «<em>putschistes</em>» du 18 août 2020 ont-ils été applaudis et sont-ils encore si populaires dans l’opinion nationale voire africaine ?

Autant de questions que Bola Tinubu et ses homologues auraient dû examiner avec toute la profondeur requise. Si les menaces des sanctions avaient réellement un impact, la transition aurait pris fin au Mali aujourd’hui. Il ne leur revient pas de décider à la place des populations maliennes la durée de cette transition. Aujourd’hui, ce qui est important aux yeux des Maliens, ce n’est pas le temps que la transition va prendre, mais l’urgence d’instaurer les bases d’une gouvernance vertueuse. Il ne s’agit plus de se précipiter pour organiser des élections comme en 2013 pour revenir à la case-départ quelques années après. Mais, de créer les conditions d’une véritable gouvernance démocratique qui ne laisse plus de place aux maux ayant engendré l’impasse dans laquelle le pays se retrouve depuis plus d’une décennie.

Ce n’est pas la menace des sanctions qui va dissuader les Maliens (sans doute les Burkinabé et les Guinéens aussi) de parachever les réformes envisagées dans le cadre de la refondation de l’Etat. Les dirigeants de la Cédéao doivent comprendre que cela est l’un des meilleurs moyens de mettre ce pays à l’abri d’un nouveau putsch dans quelques années. Raison de plus pour accompagner le peuple malien à y parvenir au lieu des menaces et des intimidations veines !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition :  La Cédéao peu satisfaite de la coopération avec ses médiateurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/transition-la-cedeao-peu-satisfaite-de-la-cooperation-avec-ses-mediateurs-3028898.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 16 Jul 2023 01:22:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le communiqué de presse produit sur sa 63<sup>e</sup> Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement, la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a déploré la démarche peu « classe » des régimes transitoires en place dans la Région à l’égard de ses médiateurs.</em></strong>

<em> </em>En raison de la Transition en cours au Mali, Burkina Faso et en Guinée, la Cédéao a mandaté des médiateurs pour la mise en application et le suivi de ses recommandations dans le cadre de la restauration de l’ordre constitutionnel dans les pays cités dirigés par des militaires.  Ancien Président du Nigeria, Goodluck Ebele Jonathan a été mandaté pour le Mali tandis que Mahamadou Issoufou (ex-chef d’Etat du Niger) et son homologue béninois  Thomas Yayi Boni ont été désignés par la Cédéao respectivement pour le Burkina Faso et la Guinée pour porter les messages de l’organisation.

Après des mois voire des années d’échanges entre les émissaires et les autorités locales, la Cédéao ne se montre pas très satisfaite de la coopération entre les parties. En effet, si l’organisation régionale a félicité ses médiateurs pour leur détermination à faire assurer le respect du délai convenu de 2024 pour le retour à l’ordre constitutionnel, elle dit regretter <em>« la coopération très limitée que ses médiateurs ont reçue de la part des autorités de Transition ».</em> Un message qui sous-entend que les gouvernements de Transition traînent le pas vers les scrutins pour la restauration de la démocratie. Malgré la lueur d’espoir de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement, lors de la 63<sup>e</sup> Session tenue à Bissau (en Guinée-Bissau), suscitée par les autorités maliennes avec l’organisation du référendum constitutionnel en juin dernier, la Conférence a exhorté l’ensemble des Etats membres en transition à rester fidèles à leurs engagements concernant l’échéancier de Transition convenu. Cela, en adoptant des démarches inclusives et consultatives dans la transparence avec l’ensemble des parties prenantes.

<strong>Alassane Cissouma </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Force militaire de la CEDEAO : Une ruse d’ingérence selon les Bamakois</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/force-militaire-de-la-cedeao-une-ruse-dingerence-selon-les-bamakois-3028890.html</link>
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<pubDate>Sat, 15 Jul 2023 10:32:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Observatoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La Guinée-Bissau a accueilli en fin de semaine dernière un sommet de la Cédéao dont l’objet a longuement porté sur le Mali, la Guinée et le Burkina Faso. A l’ordre du jour, l’épineuse question de la mise en place d’une force sous régionale qui, en cas de besoin, interviendrait dans les pays en crise. Ce projet est mal perçu par les populations de ces pays, qui voient un cela un stratagème minutieusement peaufiné par une puissance étrangère dans le seul dessein d’une éventuelle déstabilisation.</strong>

La rencontre de l’Organisation sous régionale tenue en Guinée Bissau le 9 juillet 2023 a été largement consacré à ces trois pays, dont les dirigeants sont issus de coups d'État militaires et qui ont tous promis d'organiser des élections devant mettre un terme aux régimes actuels de transition. Ainsi, la question d’un éventuel retour à l'ordre constitutionnel fait débat.

En présence d’une dizaine de chefs d’État, cette 63<sup>ème</sup> session de la conférence des chefs d’État de la Cédéao a connu son épilogue. Le président sortant de l’organisation, Umaro Sissoco Embalo, qui n’est pas candidat à sa réélection, a pris la parole pour appeler à plus de solidarité dans l’espace de la Cédéao mais aussi à plus d’unité au sein de ce même espace. Bola Tinubu, le nouveau président du Nigeria a ainsi pris la tête de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, la Cédéao.

Au cours de la rencontre, plusieurs dossiers ont été abordés et particulièrement celui de la mise en place d’une force militaire de la CEDEAO. Dans le document de travail de ce sommet de la Cédéao et, face au terrorisme et aux changements anticonstitutionnels, la conférence des chefs d’État dit réfléchir à la mise en place d’une force militaire.

Selon certaines sources, le dossier avance et il en ressort que des experts ont travaillé pour lutter contre le terrorisme dans la sous-région et les coups d’État anticonstitutionnels. « On va en principe vers la mise sur pied d’une force d’intervention. L’objectif est d’atteindre 5 000 hommes mais dans l’immédiat, parce que pour les experts et pour les pays membres de la Cédéao, il faut aller vite, on veut compter sur une brigade de 1 650 hommes - un peu moins de 2 000 hommes dans l’immédiat - pour aller sur le terrain combattre le terrorisme et, en cas de nécessité, intervenir contre les coups d’État anticonstitutionnels », cite la source.

L’échec suivi du plan de retrait de la Minusma serait à l’origine de l’accélération de cette mesure de dans les coulisses, des rumeurs persistent : « c’est seulement une force militaire qui sera créer dans le but d’intervenir militairement dans les pays qui opteront pour un coup d’Etat militaire. Les chefs d’Etats de cette organisation sous-régionale veulent assurer leur mandat en se camouflant derrière cette force », nous confie un politologue.

A Bamako, cette idée de force anti-putsch est très mal perçu par la population surtout après le cuisant échec de la Minusma. Plusieurs personnes interrogées voient en cela une manière de s’immiscer dans les problèmes internes d’un pays. Selon le Sociologue Oumar Kolo, ce n’est qu’une idée germée par la France qui compte se maintenir mordicus en Afrique de l’Ouest. « L’occident ne veut pas s’avouer vaincu, ainsi, les puissances étrangères trouveront toujours une façon d’intervenir dans notre pays. C’est le seul but de la création de cette force. Sinon de nombreux problèmes sont là mais n’ont pas été pris en compte alors pourquoi s’entêter à créer une force militaire », rétorque-t-il.

En guise de justification, le communiqué final de la CEDEAO a laissé entendre qu’« il y a un risque d’aggravation de l’insécurité dans le Sahel et nous devons prendre des mesures », peut-on lire dans un document de la 63ème session de l’institution sous-régionale. Cependant, des ONG ont beaucoup insisté, de leur côté, sur le sort de nombreux civils déplacés et réfugiés.

<strong>Ahmadou Sékou Kanta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transitions au Mali, au Burkina et en Guinée : Le spectre des sanctions de la CEDEAO ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/transitions-au-mali-au-burkina-et-en-guinee-le-spectre-des-sanctions-de-la-cedeao-3028888.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 15 Jul 2023 10:28:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Observatoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Après le 63ème sommet ordinaire de la CEDEAO, en Guinée-Bissau le dimanche 9 juillet dernier, des "sanctions majeures" planent désormais sur le Mali, le Burkina Faso et la Guinée Conakry en cas de non-respect des échéanciers de 24 mois fixés aux trois pays en phase de transition pour un retour à l'ordre constitutionnel. Est-ce le début d'un nouveau bras de fer ?</strong>

Les chefs d'État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont annoncé dimanche à Bissau la probabilité de sanctions majeures contre le Mali, la Guinée et le Burkina Faso en cas de non-respect des échéanciers fixés pour le retour à l'ordre constitutionnel. Selon le calendrier fourni par les autorités de la transition du Mali, le premier tour des élections présidentielles doit avoir lieu le dimanche 4 février 2024, tandis que le second tour est fixé deux semaines plus tard, le 18 février.

Après la tenue et le vote massif en faveur du référendum constitutionnel, on peut estimer que notre pays est sur la bonne voie pour respecter le calendrier électoral soumis à la CEDEAO. Cependant, avec la menace de sanctions brandie par l'organisation sous-régionale, on peut aisément comprendre qu'elle remet en doute la volonté des différents chefs d'État de ces pays de se conformer aux dates fixées.

Le président de la commission de la CEDEAO, Oumar Aliou Touray, lors de la conférence de presse marquant la fin de cette 63ème conférence ordinaire des chefs d'État et de gouvernement de l'instance sous-régionale, a brandi une menace de sanctions contre les réfractaires. "Les chefs d'État ont insisté sur le respect strict de l'échéancier électoral. Les autorités de transition ne doivent pas faire obstruction au travail des médiateurs. À défaut de respecter l'échéancier, des sanctions majeures pourraient s'ensuivre", a indiqué Touray, assurant que la Conférence a exhorté les trois États à rester "fidèles à l'échéancier de transition de 24 mois de manière transparente, inclusive avec toutes les parties prenantes". Pour autant, aucun détail n'a été fourni sur la nature des sanctions majeures encourues par ces États en cas de non-respect du calendrier électoral soumis à la CEDEAO.

Il a toutefois déploré le manque de collaboration des autorités de la transition dans les trois pays, comme le démontre l'incapacité des trois médiateurs de la CEDEAO à visiter les pays en transition avant le sommet. "La conférence a fortement exprimé son regret par rapport à cet état des choses", a-t-il insisté, assurant de la détermination de la CEDEAO à fournir le soutien nécessaire au retour à l'ordre constitutionnel dans les trois pays.

<strong>Fermeté du nouveau président en exercice</strong>

Le président nigérian Bola Ahmed Tinubu a été porté à la tête de la conférence des chefs d'État et de gouvernement de l'organisation pour un mandat d'un an. D'entrée de jeu, il a mis l'accent sur la nécessité de travailler main dans la main pour une meilleure intégration économique inclusive en Afrique de l'Ouest. Ainsi, il estime qu'il est essentiel d'envoyer un avertissement. Selon lui, les populations ont trop souffert et il est du rôle attendu des chefs d'État de s'engager à respecter les règles et principes démocratiques. "Comptez sur moi pour cela. Le Nigeria est de retour", a-t-il insisté, promettant de faire preuve de fermeté face aux changements anticonstitutionnels.

"Nous devons être fermes en matière de démocratie. La démocratie est la meilleure forme de gouvernance (...) Nous devons être l'exemple pour le reste des pays d'Afrique. Sans démocratie, il n'y a pas de liberté, il n'y a pas d'État de droit. Nous ne permettrons jamais que les coups d'État se succèdent en Afrique de l'Ouest", a souligné le président nouvellement élu.

Quant au président sortant Umaro Sissoco Embalo, il a qualifié de "nette régression - par rapport aux valeurs de l'État de droit et de la démocratie - la prise du pouvoir par les armes et la prolongation des durées des transitions au Mali, en Guinée et au Burkina Faso". "Le retour à l'ordre constitutionnel normal dans ces trois pays frères est une nécessité impérative pour la stabilité politique et la promotion de l'État de droit démocratique pour le bien-être de notre communauté sous-régionale", a relevé le président bissau-guinéen dans son discours d'ouverture du sommet.

Pour l'instant, aucune réaction n'a filtré du côté des pays concernés, mais une chose est sûre : c'est la crédibilité de cette institution sous-régionale qui est en jeu. Certaines populations pensent qu'elle ferme les yeux sur les atteintes aux constitutions commises par les différents présidents, ce qui conduit inévitablement aux coups d'État. Il convient de rappeler que ces trois pays ont connu successivement des putschs qui ont renversé des présidents démocratiquement élus, entraînant ainsi la mise en place de transitions interminables et l'adoption de réformes parfois contestées par les leaders politiques.

<strong>Ahmadou Sékou Kanta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Levée des sanctions illégales, illégitimes et criminelles : La CEDEAO va&#45;t&#45;elle réparer les préjudices causés au Mali ?</title>
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<pubDate>Sat, 15 Jul 2023 09:32:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est sans état d’âme, dans une volonté manifeste de faire du mal, le pire au Mali, que la CEDEAO a décidé, le 09 janvier 2022, un embargo perfide contre le Mali : gel de ses avoirs au sein de la BCEAO, fermeture des frontières avec les Etats membres de l’organisation, suspension de toutes les transactions, à l’exception des produits médicaux et pharmaceutiques. Elle a décidé en plus le retrait de Bamako des ambassadeurs de tous les pays membres, comme pour rompre tout compte afin d’asphyxier le Mali au plus vite. Analysant à chaud ces mesures inhumaines frisant la bestialité des chefs d’Etat de l’organisation frisant la bestialité, Dr. Aly Tounkara avait conclu que « Par ces sanctions, la CEDEAO cherche deux choses : une mise à genoux rapide du gouvernement malien et favoriser une grogne sociale et, par ricochet, un autre coup d’Etat militaire. » Depuis, bien que l’illégalité et l’illégitimité des sanctions ont été unanimement reconnues et admises par tous, l’organisation sous régionale, manipulée à l’évidence par Emmanuel Macron, le président français, s’est entêtée à continuer ses crimes contre le Mali et les Maliens durant sept longs mois. La levée des injustes et perfides le dimanche, 03 juillet, loin de relever de la générosité et de la magnanimité, a été imposée par les effets pervers subis par les autres pays qui recevant de plus en plus les affres de l’embargo infligé au Mali comme un boomerang sur leurs faces économique et sociale. Toute injustice méritant réparation, il est attendu de la CEDEAO qu’elle répare pleinement les préjudices causés au Mali. Mais un organisme prompt à infliger le supplice est-il capable de faire amende honorable en réparant sa forfaiture ?</strong>

Bizarrement, le président Mohamed Bazoum du Niger, dont l’hostilité inextinguible à la Transition malienne se passe de commentaires, a été le premier à reconnaître publiquement l’illégalité des sanctions contre le Mali, et cela alors qu’il s’exprimait dès le 11 janvier 2022 devant Emmanuel Macron qui a salué les perfides mesures comme « inédites », ce qui est suffisamment révélateur. M. Bazoum dit, en effet : « <em>Il y a le Protocole de la bonne gouvernance et la démocratie auquel le Mali a souscrit en même temps que nous dans le cadre de la Cedeao. Il prévoit que lorsqu’il y a un coup d’Etat, il y a un certain nombre de mesures qui constituent l’exclusion de ce pays des instances de la Cedeao. C’est cela que nous avons demandé au sommet à Accra. Nous n’avons pas été d’accord avec ceux qui pensaient que ce n’est pas bien de prendre des sanctions. Nous avons dit que nous sommes partisans de l’Etat de droit. L’Etat de droit prévoit quelque chose de très précis. S’il s’agit d’appliquer les mesures de fermeture des frontières, cela n’existe pas dans le Traité de la Cedeao. Voilà pourquoi, nous, Niger, n’avons pas préconisé cela. Mais nous avons été intraitables quant à la mise en œuvre des dispositions prévues par la Cedeao </em> ». Voilà qui est clair et qui vient de l’une des voix les plus autorisées de l’organisation, celle d’un des chefs d’Etat : la fermeture des frontières, l’embargo, ce n’est pas dans l’arsenal de la CEDEAO. Et pourtant, l’Union Africaine ne se gênera pas d’homologuer la décision. De même l’O.N.U. qui interdit pourtant l’embargo contre les pays sans littoral, ce qui est le cas du Mali, pays continental indéniablement, le plus central en Afrique de l’ouest, du reste coincé entre sept autres pays.

Le 12 janvier, trois jours après la décision inhumaine prise à Accra, Le National publiait dans son édition n° 450 une tribune de notre compatriote Fousseyni Ly, haut fonctionnaire et ancien conseiller à la présidence de la République, dans laquelle le citoyen patriote relevait que les sanctions de la CEDEAO sont aux antipodes des textes de l’organisation et que, d’ailleurs, le syndicat des chefs d’Etat, pompeusement appelés dirigeants au service de leurs peuples et donc ‘’Autorités’’, a montré son vrai visage en adoptant des sanctions injustes contre le Mali et son peuple. Des sanctions synonymes d’agressions contre un pays déjà en situation d’agression depuis une décennie par des terroristes soutenus, on le sait, par des puissances étrangères bien identifiées qui ont des agendas inavouables, au point de perdre le contrôle des deux tiers de son territoire national. Agressions sur agressions : économiques, sociales, politiques, monétaires, tueries en masse, une déclaration de guerre pour une guerre permanente jusqu’à faire plier les autorités de la Transition malienne ! Fousseyni Ly de relever que l’UEMOA s’est invitée à tort, pour les besoins d’une cause téléguidée de l’extérieur, dans le débat le 09 janvier en organisant un sommet parallèle dans la capitale d’un pays non membre, pour violer, sans honte, allègrement ses propres textes. M. Ly  avait alors examiné pour notre journal : « <em>Les Chefs d’État de la CEDEAO ont appliqué des sanctions lourdes au Mali pour des raisons de chronogramme électoral de la transition, sanctions qualifiées d’injustes et illégales par les Autorités maliennes. Qu’en est-il réellement ? Examinons ensemble l’article 77 du Traité de la CEDEAO qui traite de la question  : </em>

<strong><em>TRAITE RÉVISÉ DE LA CEDEAO</em></strong>

<strong><em>CHAPITRE XVI SANCTIONS</em></strong>

<strong><em>ARTICLE 77</em></strong>

<strong><em>SANCTIONS APPLICABLES EN CAS DE NON RESPECT DES OBLIGATIONS</em></strong>
<ol>
 	<li><em> Sans préjudice des dispositions du présent Traité et des protocoles y afférents, lorsqu'un État membre n’honore pas ses obligations vis-à-vis de la Communauté, la Conférence peut adopter des sanctions à l'encontre de cet État membre.</em></li>
 	<li><em> Ces sanctions peuvent comprendre :</em></li>
</ol>
<em>(i) la suspension de l'octroi de tout nouveau prêt ou de toute nouvelle assistance par la Communauté ; (ii) la suspension de décaissement pour tous les prêts, pour tous les projets ou les programmes d'assistance communautaires en cours ; (iii) le rejet de la présentation de candidature aux postes statutaires et professionnels ; (iv) la suspension du droit de vote  et (v) la suspension de la participation aux activités de la Communauté.</em>
<ol start="3">
 	<li><em> Nonobstant les dispositions du paragraphe 1 du présent Article, la Conférence peut suspendre l'application desdites dispositions, sur la base d'un rapport motivé et circonstancié établi par un organe indépendant et présenté par le Secrétaire Exécutif qui spécifie que le non-respect des obligations est dû à des circonstances indépendantes de la volonté de cet État.</em></li>
 	<li><em> La Conférence détermine les modalités d'application des dispositions du présent article…En somme, les textes règlementaires de la CEDEAO précisent cinq types de sanctions qui ne présentent aucun caractère dangereux, ni inhumain pour les populations du pays membre sanctionné.</em></li>
</ol>
<em>Où est-il question de fermeture des frontières terrestres et maritimes ?</em>

<em>Où est-il question de rappel des ambassadeurs ?</em>

<em>Où est-il question d’embargo maritime ?</em>

<em>Où est-il question de gel des ressources financières auprès de la BCEAO (que la moitié des pays membres de la CEDEAO ne connaissent même pas !) et des banques primaires ? NULLE PART !!!</em>

<em>Force est de constater, jusqu’à preuve du contraire, que les chefs d’État réunis à Accra (le 09 janvier 2022)  n’ont pas respecté les textes du traité qui régit la CEDEAO, et se sont octroyés illégalement des droits de sanctions imaginaires pour s’acharner contre le Peuple malien. En conséquence, la série de sanctions annoncée par la CEDEAO apparaît injustifiée, nulle et de nul effet. Dès lors, je fais appel à nos juristes maliens et africains pour identifier les voies de recours propres à casser cette décision abusive des chefs d’État de la CEDEAO. »</em>

Quant au Togolais, Yves Ekué Amaïzo, économiste spécialisé en stratégie et directeur d’Afro Centry City, un groupe de réflexions et d’actions, interrogé deux semaines après, toujours en janvier, par BBC, il confirmait sans ambages l’illégalité des sanctions quant à l’incapacité faite au Mali d’honorer ses engagements vis-à-vis de ses partenaires : « <em>Il n’est prévu nulle part de faire une obstruction, notamment dans les cas d’urgence comme ça. C’est pour ça que le Mali dit d’ailleurs que c’est illégal. A partir de ce moment, c’est vrai, il y a les conséquences. Le Mali ne pourra pas honorer tel ou tel engagement. Mais attention ! L’argent appartient bien au Mali. </em>» Et, un tantinet prémonitoire, au contraire de farfelus économistes maliens abreuvés par la France et ses suppôts maliens, M. Amaïzo indique ce que sera demain pour le Mali : « <em>Si les fonds qui lui appartiennent sont bloqués, le Mali a deux possibilités…Vous expliquez à un autre partenaire différent de la France que vous avez l’argent en dépôt, qui vous appartient à court terme, qui est bloqué. Si le partenaire étranger…fait confiance, il vous fait un prêt tout simplement. De ce point de vue, il faut dire les choses clairement, le Mali peut être surpris, mais ça m’étonnerait… le Mali va subir tels ou tels effets, c’est vrai, mais on subit les effets si on ne fait rien. Le Mali ne va pas dormir. Le Mali va chercher à trouver d’autres partenaires. Je vous invite à penser à la Russie, la Chine, la Turquie et la plupart des pays arabes puisque le Mali est un pays musulman. Le Mali est un frère des autres pays musulmans et, dans ce cas-là, on ne prend pas l’intérêt. Ce qui veut dire qu’on va mettre l’argent à sa disposition à un taux zéro, un taux modique. C’est pour vous dire que le Mali va trouver d’autres alternatives. »</em>

<strong>La France ne vaut pas mieux, les autres pays ne valent pas mieux</strong>

Pour Yves Ekué Amaïzo<em>, « Le Mali, c’est un Etat, c’est l’Etat qui est en cause. Vous connaissez la dette des Etats-Unis. La France est à 115% de dette et personne ne met en cause la crédibilité de la France puisque la France est prête à payer. Dès que les conditions vont mieux, elle se débrouille pour payer. Si c’est la crédibilité, je pense qu’elle n’aura aucun effet parce que c’est un Etat qui s’engage. Donc, l’Etat malien va trouver un moyen pour honorer les engagements les plus urgents à court terme, voire à moyen et long terme, et même trouver une alternative. Ça peut aller très loin, ça peut être le début de la sortie du Franc CFA. Je vous rappelle que la Mauritanie est sortie du Franc CFA… Moi, je ne parle pas d’opportunités, je parle même d’effets de levier.  Le résultat que ceux qui ont fait ça veulent obtenir va être le contraire. On n’est pas dans la situation ivoirienne avec monsieur Gbagbo qui n’avait pas anticipé, qui n’avait pas signé d’accord ni avec la Russie, ni avec l’Afrique du Sud qui lui donnait une aide militaire à l’époque. Nous sommes dans une mauvaise situation où le Mali a anticipé. Il a des accords militaires avec la Russie et d’autres pays. Comment voulez-vous savoir si quelqu’un rentre sur votre territoire si vous n’avez pas de satellite adapté ? Ce n’est pas le Mali qui a le satellite, c’est bien quelqu’un d’autre qui laide. Cela ne se fait pas gratuitement. Ça veut dire que le Mali a engagé sa crédibilité pour cela. Bien sûr que ça peut se monnayer sur un tel ou tel aspect que le Mali devra payer. Ecoutez, la France ne vaut pas mieux, les autres pays ne valent pas mieux. On est dans la politique, c’est donc donnant donnant. </em>»

<strong>Développer l’animosité</strong>

Citons Luc Abaki, l’autre économiste togolais, suite à la décision favorable à la levée des sanctions rendue par la Cour de justice de l’UEMOA : « <em>Il me semble que certains leaders d’opinion sont tombés un peu dans la confusion après l’annonce par le sommet de la CEDEAO d’Accra que les sanctions contre le Mali seront maintenues. En vérité, la cour de justice de l’UEMOA n’a été saisie que sur les sanctions économiques et financières prises par la conférence des chefs d’État de l’UEMOA tenue quelques heures avant celui de la CEDEAO, le 09 janvier dernier. Voilà pourquoi cette cour s’est déclarée compétente pour connaître du dossier puisqu’elle est mise en place pour réguler la législation devant permettre la gestion des questions économiques et financières des pays membres de l’UEMOA. Ainsi, dès l’instant où elle a ordonné le sursis à exécution des sanctions économiques et financières, en l’occurrence la confiscation des actifs du Mali par la BECEAO, cet ordre sera impérativement suivi, juste après la notification de la décision à cette dernière. Donc, pour l’instant, l’on n’est pas encore fondé à affirmer que cette décision ne sera pas exécutée. Mais il est certes vrai que certains dirigeants de cet espace ont développé une telle animosité contre les dirigeants maliens et, partant, contre les Maliens eux-mêmes, que rien ne les empêcherait de donner des consignes contraires au gouverneur de la BECEAO. Mais que peut valoir une simple déclaration ou une consigne, même d’un sommet de la CEDEAO, face à une décision de justice ordonnant la suspension d’une mesure illégale ? Dans tous les cas, dès l’instant où l’objet de la discorde entre le Mali et la CEDEAO reste l’application des principes démocratiques, il serait suicidaire pour la CEDEAO elle-même d’oser passer outre cette décision pour maintenir, sur la base du néant, les sanctions financières contre ce pays. On peut tout de même se dire que parmi nos dirigeants, certains ont encore la lucidité requise pour empêcher un tel dérapage.</em> »

Dans son édition du 24 janvier 2022, le journal sénégalais La Tribune publia une interview de  Papa Demba Thiam, économiste international, expert en développement industriel intégré et spécialiste de l’intégration économique, qui avertissait : « <em>Il faudrait éviter que le blocus sur le Mali porte un coup fatal à l’intégration économique en Afrique de l’Ouest</em> ». Sous la forme du conseil, M. Thiam disait que <em>« La question pour les autorités maliennes est donc celle de savoir comment établir des chaînes d'approvisionnement qui évitent les frontières du Sénégal et de la Côte d'Ivoire. Ce n'est pas là une affaire de longue période mais des solutions de ce problème à court terme pourraient générer des solutions de type-longue période, c'est à dire avec des changements de structures qui pourraient redessiner la carte des chaînes d'approvisionnement en Afrique de l'Ouest</em>…   <em>Mais il faut bien se rendre compte qu'il n'y aura pas d'alternatives au développement économique et social participatif et intégré, si on veut assurer la cohésion sociale et la stabilité en Afrique de l'Ouest. Aucune force armée ne pourra à terme contenir le désespoir des populations. Au contraire, les troubles que cela pourrait susciter peuvent créer des vocations de redresseurs de torts. Il faut bien rappeler une constante dans l'histoire : les révoltes populaires sont en général récupérées par les forces les plus structurées. Et dans le cas de l'Afrique, les forces les plus structurées se trouvent dans les armées. C'est la raison pour laquelle la seule manière d'éviter d'en arriver à la répétition des coups de force militaire en Afrique d'une manière générale, c'est de se résoudre définitivement à considérer toutes les voies possibles pour un développement économique et social harmonieux et solidaire. Ceci doit être compris aussi bien des politiciens, de leurs partenaires extérieurs que des institutions multilatérales. Chat échaudé craint l'eau froide</em> »

<strong>Peut-on confier sa souveraineté à une organisation qui asphyxie ?</strong>

Ce n’est pas tout. Il envisage l’avenir de la CEDEAO et autres sous la forme d’une question : « …Comment un Etat pourrait continuer de confier sa souveraineté en matière monétaire à une institution régionale communautaire et prendre le risque de se faire confisquer ses avoirs, rompre ses modes d'intermédiation financière, asphyxier ses circuits économiques, ruiner ses opérateurs économiques et plonger des populations dans la misère? » A l’évidence, le Mali comme tous les autres pays qui partagent des réalités avec lui, sont bien avertis.

Signalons que par son embargo sur le Mali, la CEDEAO, sénile peut-être, a violé sa propre recommandation faite au Mali.  En effet, à la suite de la grave crise post-électorale  de 2018, au mois d'octobre de la même année, la délégation ministérielle de médiation de la CEDEAO,  conduite par le ministre des Affaires étrangères du Nigéria, avait conclu dans son rapport que <em>".....Avant d'entreprendre toutes élections, le gouvernement  malien doit faire les réformes politiques et institutionnelles nécessaires</em>  ". Le Gouvernement IBK a refusé d'entreprendre lesdites réformes et la conséquence de cet entêtement est l’éclatement de la crise post-électorale de 2020, qui a fini par emporter son régime. Il est incroyable que la CEDEAO et des politiciens aient cru trouver du mal aux Assises Nationales de la Refondation pour s’y opposer énergiquement. Tout compte fait, les avis pertinents ont été récusés par l’organisation sous régionale dès janvier. Si elle en avait tenu compte, le mal aurait pu être circonscrit à temps. Malheureusement, il a duré sept mois. Le Mali est légitimement fondé à demander réparation.

<strong>Sy Eric</strong>

<strong>Didi Demba Tandjigora</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition malienne&#45; CEDEAO :  Qui freine le dégel ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/transition-malienne-cedeao-qui-freine-le-degel-3028498.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Jul 2023 13:03:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Horizon</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En plus du fait qu’elle peine à être effective, l’intégration régionale se compromet par une volonté politique altérée de certains dirigeants de la sous-région. Le Mali en fait les frais.</em></strong>

Malgré l’évolution normale de la Transition, la CEDEAO se montre attentiste à lever ses sanctions contre le mali. Et ce, en dépit de la bonne impulsion donnée par l’UEMOA ? Des dirigeants politiques seraient à la manœuvre ? Il semble.

Face aux régimes d’exception, tous les dirigeants même ceux qui ont « l’art de dribler tout en gardant le ballon » font une levée de boucliers. Comme pour préserver leur fauteuil en évitant l’effet de contagion. Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire s’est singularisé dans ce rôle face au voisin malien… Le président ivoirien ira jusqu’à impulser le refus des dirigeants de l’UEMOA d’appliquer une décision de justice, celle de leur propre Cour de justice. Feu Daniel Amagoin Tessougué (paix à l’âme de ce haut magistrat de classe exceptionnelle) du Mali en eut ressenti un choc émotionnel terrible et dévastateur…

Et, lorsqu’il a fallu à la dernière conférence des Chefs d’Etats et de gouvernement  de l’UEMOA, suivie de celle de la CEDEAO, de lever toutes ensemble, les sanctions contre le Mali, c’est seulement la première organisation qui s’y est résolue.

Cette levée de la  suspension du Mali  des Organes et Institutions  de l’UEMOA aura résisté à bien de pressions souterraines. Et Elle démontre un retour progressif et irréversible de l’Etat du Mali  dans les instances sous régionales. Et pourquoi la CEDEAO, qui devrait faire autant, a choisi un stand by ? Des confidences font état de pressions et de volontés de sabotage et/ou de représailles…

Il faut rappeler que la suspension du Mali avait été prise lors d’un sommet extraordinaire tenu  le 09 janvier 2022 à Accra.  Les dirigeants  des Etats membres de l’UEMOA avait décidé d’inscrire leur décision dans la directive des sanctions prises par la Cédéao contre les autorités de la transition malienne en représailles  à leurs  refus  d’organiser des élections  en février 2022 pour le retour des civils au pouvoir. Il s’agissait d’un « gel des avoirs financiers d’environ de 150 personnalités liées à la junte malienne et des sanctions additionnelles vigoureuses incluant notamment des sanctions économiques et financières ». L’UEMOA s’était joint, sous l’impulsion du président Alassane Ouattara, avec les mesures de rétorsion de la Cédéao contre Mali relative à la fermeture des frontières, la suspension des échanges financiers et commerciaux ainsi que  certains  produits de première nécessité…

Et selon des indiscrétions, le sommet de la CEDEAO qui vient de s’achever à Bissau devait prononcer la levée de ces sanctions, mais des mains invisibles ont soutenu un attentisme contre Bamako.

Ce sont ces mêmes acteurs qui avaient, en mars 2022, manœuvré contre l’exécution de l’ordonnance de la Cour de justice de l’UEMOA prononçant le sursis à exécution de ces sanctions « injustes et inhumaines ».

Du côté de Bamako, c’est le silence et l’observation de la part des autorités de la Transition, qui comptent sur l’union sacrée du peuple et des forces vives du pays, pour l’atteinte des objectifs de cette période transitoire.

<strong>Bruno D SEGBEDJI</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>63E sommet ordinaire de la CEDEAO :  Les trois Transitions au menu d’un sommet extraordinaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/63e-sommet-ordinaire-de-la-cedeao-les-trois-transitions-au-menu-dun-sommet-extraordinaire-3028426.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Jul 2023 08:04:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les chefs d'Etat et de gouvernement de la Cédéao et de l'Uémoa se sont réunis le week-end dernier à Bissau, la capitale de la Guinée-Bissau pour le 63e sommet ordinaire de ladite institution. À l'issue du sommet, les discussions ont tourné autour de la lutte contre le terrorisme dans l'espace Cédéao et l'installation de la force anti-putsch. Les trois Transitions au menu d’un sommet extraordinaire.</em></strong>

Ce premier rendez-vous des chefs d'Etats et de gouvernements de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest et de l'Union économique et Monétaire ouest-africaine à Bissau ce week-end, a été particulièrement scruté aux millimètres près par les Maliens. Car, en plus du mémorandum sur les questions sous-régionales urgentes, le sommet devrait normalement se consacrer à l'examen du rapport de l'état d'avancement des Transitions au Mali, la Guinée et le Burkina Faso.

Mais les dirigeants ouest-africains ont décidé de faire le point sur la situation transitoire dans ces trois pays au cours d'un nouveau sommet extraordinaire qui aura bientôt lieu.

Néanmoins, pas de nouvelles sanctions contre ces pays. D’ailleurs les chefs d’Etat de l’Uémoa ont décidé de la levée des sanctions institutionnelles contre le Mali prises en janvier de l’année dernière.

À l'issue de ce sommet les discussions ont tourné autour de la lutte contre le terrorisme dans l'espace Cédéao et l'installation de la force anti-putsch pour intervenir si nécessaire dans des États pour rétablir l'ordre constitutionnel.

Dans la foulée de ce 63e sommet ordinaire, les chefs d'Etat et des gouvernements de la Cédéao ont choisi le tout nouveau président fraîchement élu du Nigeria, Bola Tinubu à la tête de la Conférence des chefs d'État de la Cédéao.

Aussitôt désigné, M. Tinubu a annoncé qu'il ne soutiendrait pas l'installation de militaires au pouvoir après un coup d'État." La démocratie sera le socle de mon action à la tête de l'institution sous-régionale ", affirmé Bola Tinubu devant ses pairs.

&nbsp;

<strong>Ousmane Mahamane</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Demande de maintien des troupes ouest&#45;africaines au Mali : Le plan Cedeao pour écarter les militaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/demande-de-maintien-des-troupes-ouest-africaines-au-mali-le-plan-cedeao-pour-ecarter-les-militaires-3028369.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/demande-de-maintien-des-troupes-ouest-africaines-au-mali-le-plan-cedeao-pour-ecarter-les-militaires-3028369.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Jul 2023 08:00:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), il n’est pas question que les militaires au pouvoir se présentent aux élections. Or, l’adoption d’une nouvelle Constitution rebat les cartes politiques au Mali. Ainsi, l’engagement de la Cedeao pour chasser les militaires du pouvoir est évident depuis la fuite d’une note des bureaux du président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara. La présidence ivoirienne et les responsables de la Cedeao ont gardé le silence sur l’existence d’un document visant à demander le maintien des troupes ouest-africaines au Mali sous l’égide des Nations-unies. </strong>

Personne n’a démenti les informations divulguées par des lanceurs d’alerte sur ce qu’Alassane Ouattara et ses pairs de la Cedeao veulent faire pour se débarrasser d’Assimi Goïta qui vient d’obtenir le retrait sans condition des troupes de l’ONU.

En réalité, la Cedeao veut avoir la possibilité d’intervenir militairement contre les militaires en se basant sur l’appui de l’Otan. Au nom de la lutte contre le terrorisme, la Cedeao et ses bailleurs de fonds veulent avoir une force militaire au Mali en remplacement des casques bleus.

On comprend aisément que la Cedeao est en mission, surtout que le document fuité révèle son ambition de se mettre entre les forces armées maliennes et les rebelles de Kidal. Ces mouvements armés cherchent désespérément une présence militaire étrangère derrière laquelle ils pourraient se cacher pour ne pas être désarmés.

Le plan de la Cedeao est d’avoir plusieurs forces susceptibles de combattre les militaires à la faveur de troubles post-électoraux autour de la prochaine élection présidentielle. Mais le retrait des casques bleus rend difficile la réalisation de ce plan. Prenant en considération la lettre du gouvernement de transition du Mali adressée au Président du Conseil de sécurité et demandant le retrait sans délai de la Minusma, le Conseil de sécurité a décidé de mettre fin au mandat au titre de la résolution 2640 à compter du 30 juin 2023.

Le Conseil a également adopté la résolution 2690 demandant à la Mission de commencer immédiatement, à compter du 1er juillet 2023, la cessation de ses opérations, le transfert de ses tâches ainsi que la réduction et le retrait de son personnel avec l'objectif d'achever ce processus d'ici au 31 décembre 2023.

La Minusma travaille résolument au retrait ordonné et sécurisé de son personnel dans les délais impartis, conformément aux dispositions de la résolution 2690 (2023).

A cette fin, la Mission agit en étroite consultation avec les autorités maliennes et dans le cadre de l’Accord entre l’Organisation des Nations-unies et le gouvernement de la République du Mali relatif au statut de la Minusma. Dans ce contexte, tous les regards étaient tournés vers le sommet de la Cedeao du 9 juillet 2023 en Guinée Bissau. Si les sanctions revenaient contre le Mali, le Burkina et la Guinée, une rupture pourrait se produire.

Depuis l’évocation de ce projet par le Premier ministre Burkinabè à Bamako le 2 février dernier, aucune autorité du Mali et du Burkina Faso n’a voulu s’étendre sur le sujet. « Nous ne sommes pas sûr de réussir, mais nous envisageons une fédération entre nos deux pays », s’exprimait ainsi le Premier ministre burkinabè, Apollinaire Joachim Kyelem de Tambela, aux côtés de son homologue malien, Choguel Kokalla Maiga, à Bamako, lors d’une visite officielle le 2 février dernier. Sollicitées, les autorités des deux pays n’ont pas voulu revenir sur ce sujet.

Plusieurs experts ne semblent pas accorder du crédit à cette déclaration du chef du gouvernement de la transition burkinabè. Paul OumarouKoalaga, le directeur exécutif de l’Institut de stratégie et de relations internationales met cette déclaration dans le cadre d’une communication politique visant à mettre la pression sur la Cedeao afin de la contraindre à lever les sanctions qui pèsent sur ces pays.

Pour la Cedeao, on est face au non-respect, par les autorités de la Transition militaire du Mali, des engagements pour un retour à l’ordre constitutionnel dans les délais acceptés, et après plusieurs appels lancés au gouvernement qui sont restés sans suite.

La Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao a pris, le 9 janvier 2022, des sanctions à l’encontre du Mali conformément aux dispositions légales et règlementaires de l’Institution.

La Commission de la Cedeao, à travers une note, clarifie les raisons qui fondent la prise desdites sanctions et rappelle à toutes fins utiles que la Cedeao demande seulement aux autorités de la Transition  de permettre aux Maliens de choisir eux-mêmes leurs dirigeants à travers des élections démocratiques.

En effet, les différents sommets des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao relatifs à ce sujet ont déplu aux militaires. La Cedeao a estimé que c’est un manque de volonté politique de la part des autorités de la Transition. Ce manque de volonté se traduit notamment par l’absence de progrès tangibles dans la préparation des élections, en dépit de la disponibilité manifestée par la Cedeao et l’ensemble des partenaires régionaux et internationaux à accompagner le Mali pour le retour à l’ordre constitutionnel normal.

La Cedeao accompagne le Mali dans un processus de sortie de crise depuis les événements socio-politiques consécutifs aux élections législatives d’avril 2020 suivies du coup d’État d'août 2020 ayant mis fin au régime du président Ibrahim Boubacar Kéita.

Par ailleurs, avant le coup d’Etat d’août 2020, lors de la crise socio-politique d’avril à juin 2020, Goodluck Ebele Jonathan, Médiateur de la Cedeao pour le Mali, a rencontré à plusieurs reprises tous les acteurs socio-politiques, les chefs religieux et la société civile, en vue d’apaiser les tensions et trouver une solution à cette crise.

Malheureusement, l’intransigeance de certains acteurs sociopolitiques qui estimaient que la seule solution à la crise était la démission du président Ibrahim Boubacar Kéita a exacerbé les tensions et abouti finalement à un coup d’Etat. Dès le coup d’Etat du 18 août 2020, des sanctions ont été imposées au Mali par la Cedeao, et des négociations engagées avec les autorités militaires pour un retour à l’ordre constitutionnel.

Ces négociations ont abouti, le 15 septembre 2020 à Accra, à un accord sur la mise en place d’une transition civile avec la nomination d’un président civil en la personne de Bah N’Daw, et des élections devant se tenir le 27 février 2022, soit une transition de 18 mois.

Ainsi, à partir de septembre 2020, le processus de transition s’est déroulé normalement. Le gouvernement du Président Bah N’Daw a fourni un chronogramme sur la base duquel il a initié les actions visant à préparer la tenue des élections à la date convenue du 27 février 2022. Un Comité de suivi local comprenant les représentations de la Cedeao, de l’Union africaine, des Nations-unies et des ambassadeurs du Ghana et du Nigeria a été mis en place à Bamako pour accompagner localement la transition.

Malheureusement, dès la survenue du nouveau coup d’Etat le 24 mai 2021, la dynamique et les objectifs des nouvelles autorités de la Transition militaire ont radicalement changé.Ils ne faisaient plus du respect du calendrier électoral une priorité, entraînant un ralentissement notoire de la mise en œuvre des activités devant aboutir aux élections pour une sortie de crise définitive.

Au mois d’août 2021, au regard de cette situation et face à un risque de dérapage du calendrier électoral, le Médiateur de la Cedeao pour le Mali s’est rendu à Bamako afin de discuter avec les autorités de la Transition militaire d’un nouveau chronogramme électoral pour l’organisation des élections.

Ce nouveau chronogramme initialement promis pour septembre 2021 n’a finalement pas été communiqué à la Cedeao que le 31 décembre 2021, après les Assises nationales de la refondation, avec une demande de prorogation de la transition de cinq ans. Notant que cette proposition est totalement contraire aux engagements et accords sur le sujet et en violation des dispositions légales et règlementaires, que l’approbation d’un tel chronogramme pourrait avoir des conséquences sur la stabilité du Mali et de la région et soucieux de trouver une solution concertée, la Cedeao a demandé à son Médiateur de retourner à Bamako le 5 janvier 2022 pour inviter les autorités à revoir ce chronogramme.

En retour, celles-ci ont proposé le 8 janvier 2022 d’étendre la transition militaire à 4 ans, après avoir déjà passé 18 mois au pouvoir. En proposant d’organiser les élections en décembre 2025, les autorités de la Transition ne respectent ni leurs engagements actés dans la Charte de la Transition, ni ceux conclus avec la Cedeao. Au surplus, cette proposition équivaut à une durée totale de la transition de cinq ans et demi, excèdant celle d’un mandat présidentiel constitutionnel normal au Mali et dans la sous-région.

A l’époque, les autorités militaires prétextent de la nécessité de mettre en œuvre des réformes pour justifier la prorogation de la Transition et se maintenir au pouvoir sans élections démocratiques. Les réformes sont nécessaires et indispensables dans tout pays pour progresser, qu’il soit en crise politique ou non. Leur mise en œuvre participe d’un processus continu et permanent, conduit par les gouvernements successifs, en vue de s’adapter aux nouvelles conditions de son environnement.

Mais pour la Cedeao, ces réformes ne peuvent donc pas être un préalable, voire une condition indispensable pour l’organisation des élections. En outre, certaines réformes doivent être engagées par des gouvernements légitimes.

<strong>Nouhoum DICKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Sommets UEMOA – CEDEAO :  La Transition entre la carotte économique et le bâton politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sommets-uemoa-cedeao-la-transition-entre-la-carotte-economique-et-le-baton-politique-3028301.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 11 Jul 2023 09:54:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali signe son retour dans le concert des États de l’Uemoa, mais les tensions politiques demeurent intactes avec la CEDEAO sur fond de menaces de sanctions nouvelles. C’est ce qu’on peut retenir des conclusions du double sommet sous régional qui s’est achevé hier dimanche à Bissau, dans la capitale de Guinée - Bissau. Essentiellement consacré aux questions économiques, le conclave de l’Uemoa a été sanctionné par la décision prise à l’unanimité de lever la suspension du Mali des organes et institutions de cette organisation. Cette décision consacre ainsi le terme d’une sanction en vigueur depuis le 09 Janvier 2022 et le retour du Mali dans les instances sous-régionales concernées après 18 mois d’absence motivée en son temps par le manquement des autorités de la Transition à leurs engagements en rapport avec les délais de retour à l’ordre constitutionnel. Quant à la CEDEAO toujours réservée et intransigeant sur le respect des délais. Intervenu dans la foulée d’un incident diplomatique consécutif au   refus d’accueillir son Médiateur à la veille de leur rendez-vous Bissau-guinéen, les chef d’Etat de la Communauté économique ouest-africaine ont durcit le ton dans le sens d’une intransigeance sur les échéances de retour à l’ordre constitutionnel dans les États membres dirigés par des militaires. Le nouveau président en exercice de l’organisation, le Nigérian Bola Ahmed Tinubu ne démord pas : il n’y aura plus un seul jour de plus au-delà du calendrier préalablement établi de commun accord avec les autorités de transition du Burkina, de la Guinée et du Mali. Pour le respect de l’échéancier de retour à l’ordre constitutionnel, un nouveau sommet est d’ailleurs envisagé dans un proche avenir, à l’effet de procéder à une évaluation du processus pour chacun des trois pays concernés, a-t-on appris. En fonction de l’évolution de leurs situations respectives, des sanctions beaucoup plus dures que celles déjà infligées pourraient intervenir, préviennent des porte-voix de la CEDEAO. Cette intransigeance, dit-on, vise à mettre le holà aux tentations d’accaparement du pouvoir par la force et à circonscrire une bonne fois pour toutes une tradition de putsch contre laquelle l’organisation régionale envisage par ailleurs de se doter de forces plus dissuasives. «Nous devons être fermes en matière de démocratie. La démocratie est la meilleure forme de gouvernance. Nous sommes ici parce que nous avons fait beaucoup de sacrifices pour la démocratie. Oui, nous l’avons fait. Nous devons être l’exemple pour le reste des autres pays de l’Afrique. Sans la démocratie, il n’y a pas de liberté, il n’y a pas d’État de droit. Nous ne permettrons jamais que les coups d’Etat se succèdent en Afrique de l’Ouest", a expliqué le nouveau président en exercice

Selon les confidences ayant filtré du même conclave, le retour à l’ordre constitutionnel, aux yeux de la CEDEAO, devra en outre s’opèrera dans le strict respect des textes en vigueur qui interdisent aux autorités de la Transition de briguer la magistrature suprême.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Président du Nigeria élu à la tête de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/le-president-du-nigeria-elu-a-la-tete-de-la-cedeao-3028198.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Jul 2023 13:28:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a choisi le chef d'État nigérian, Bola Tinubu, pour président pour 2024. Selon lui, les facteurs qui freinent le développement de la région sont l'insécurité et le terrorisme. La lutte contre ces fléaux représente ainsi l'un des principaux enjeux de la CEDEAO.</strong></div>
<div></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Le président de la République fédérale du Nigeria, Bola Tinubu, a été élu président de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de la Communauté économique des États <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230601/lafrique-de-louest-en-quete-de-solutions-pour-contrer-le-manque-dengrais-1059641208.html" target="_blank" rel="noopener">de l'Afrique de l'Ouest</a> (CEDEAO).</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text"><a href="https://fr.sputniknews.africa/20230621/nigeria-le-president-tinubu-nomme-de-nouveaux-chefs-de-larmee-1060057069.html" target="_blank" rel="noopener">Le président Tinubu</a> a été élu président lors de la 63-ème session ordinaire du bloc régional qui s'est tenue dimanche à Bissau, capitale de la Guinée-Bissau.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Après avoir reçu les documents de passation des mains du président sortant, le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo, M. Tinubu a déclaré : "Nous prendrons la démocratie au sérieux, la démocratie est très difficile, mais c'est la meilleure forme de gouvernement".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">M. Tinubu s'est engagé à assumer la responsabilité de la fonction et à diriger une administration inclusive de l'organisation régionale.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Le dirigeant nigérian a toutefois averti que la menace pour la paix dans la sous-région avait atteint une proportion alarmante avec le terrorisme et l'émergence d'un modèle de prise de contrôle militaire qui exige désormais des actions urgentes et concertées.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Il a déclaré que l'insécurité et le terrorisme rampant freinaient le progrès et le développement de la région.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h3">
<h3 class="article__h2">Défis et enjeux</h3>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">M. Tinubu a appelé, à cette occasion, à une action collective des États membres, promettant que sous sa direction, les cadres seraient harmonisés pour réaliser les rêves de la CEDEAO.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"En ce qui concerne la paix et la sécurité, la menace a atteint un niveau alarmant et nécessite des actions urgentes pour relever les défis. En effet, sans un environnement pacifique, le progrès et le développement dans la région continueront à rester insaisissables. À cet égard, nous devons rester engagés dans l'utilisation de tous les cadres régionaux à notre disposition pour faire face à la menace de l'insécurité", a déclaré M. Tinubu, selon un communiqué de son porte-parole, Dele Alake.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1060451065" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20230710/le-president-du-nigeria-elu-a-la-tete-de-la-cedeao-1060451065.html?share-block=1060451074" data-title="&quot;En ce qui concerne la paix et la sécurité, la menace a atteint un niveau alarmant et nécessite des actions urgentes pour relever les défis. En effet, sans un environnement pacifique, le progrès et le développement dans la région continueront à rester insaisissables. À cet égard, nous devons rester engagés dans l'utilisation de tous les cadres régionaux à notre disposition pour faire face à la menace de l'insécurité&quot;, a déclaré M. Tinubu, selon un communiqué de son porte-parole, Dele Alake. "></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Le président a noté que la CEDEAO avait développé une architecture de sécurité qui "couvre un large éventail de domaines (...), y compris la diplomatie préventive. Il y a également le Plan d'action régional de lutte contre le terrorisme 2020-2024, ainsi que l'opérationnalisation de la Force en attente de la CEDEAO pour <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230709/le-niger-recoit-des-blindes-et-des-armes-egyptiens-pour-combattre-les-terroristes-1060434736.html" target="_blank" rel="noopener">la lutte contre le terrorisme". </a></div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
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<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Je veillerai à ce que nous harmonisions immédiatement ces plans et à ce que nous mobilisions les ressources et la volonté politique nécessaires à la mise en œuvre de ces initiatives. Comme les terroristes ne respectent pas les frontières, nous devons travailler collectivement pour mettre en place une mesure régionale efficace de lutte contre le terrorisme", a-t-il ajouté.</div>
<div class="article__quote-info">
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<div class="share m-active" data-id="1060451065" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20230710/le-president-du-nigeria-elu-a-la-tete-de-la-cedeao-1060451065.html?share-block=1060451076" data-title="&quot;Je veillerai à ce que nous harmonisions immédiatement ces plans et à ce que nous mobilisions les ressources et la volonté politique nécessaires à la mise en œuvre de ces initiatives. Comme les terroristes ne respectent pas les frontières, nous devons travailler collectivement pour mettre en place une mesure régionale efficace de lutte contre le terrorisme&quot;, a-t-il ajouté. "></div>
</div>
</div>
</div>
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</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">La présidence de la CEDEAO est assurée par l'un des chefs d'État ou de gouvernement des pays membres, choisi par rotation pour un mandat d'un an.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Le président de la CEDEAO joue un rôle stratégique dans la résolution des conflits, le plaidoyer et assure la liaison avec le président de la Commission de la CEDEAO, l'exécutif responsable de la gestion quotidienne et de la mise en œuvre des politiques et décisions de la CEDEAO.</div>
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<div class="article__footer">
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</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

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</item>

<item>
<title>Cédéao : des &amp;quot;sanctions majeures&amp;quot; planent sur le Mali, le Burkina Faso et la Guinée Conakry</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-des-sanctions-majeures-planent-sur-le-mali-le-burkina-faso-et-la-guinee-conakry-3028174.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-des-sanctions-majeures-planent-sur-le-mali-le-burkina-faso-et-la-guinee-conakry-3028174.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Jul 2023 12:18:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- En cas de non-respect des échéanciers de 24 mois fixés aux trois pays en phase de transition pour un retour à l’ordre constitutionnel</strong>

Les chefs d’Etats et de gouvernements de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao) ont annoncé dimanche à Bissau la probabilité de sanctions majeures contre le Mali, la Guinée et le Burkina Faso en cas de non-respect des échéanciers fixés pour le retour à l’ordre constitutionnel.

Le président de la commission de la Cédéao, Oumar Alieu Touray, l’a fait savoir lors d’une conférence de presse marquant la fin de la 63ème conférence ordinaire des chefs d’Etats et de gouvernements de l’instance sous-régionale.

« Les chefs d’Etat ont insisté sur le respect strict de l’échéancier électoral. Les autorités de transition ne doivent pas faire obstruction au travail des médiateurs. A défaut de respecter l’échéancier, des sanctions majeures pourraient s’en suivre », a indiqué Touray, assurant que la Conférence a exhorté les trois Etats à rester « fidèles à l’échéancier de transition de 24 mois de manière transparente, inclusive avec toutes les parties prenantes ».

Touray n'a pas, pour autant, donné plus de détails sur la nature des sanctions majeures qu'il a évoquées.

Il a, toutefois, déploré le manque de collaboration des autorités de la transition dans les trois pays " tel que démontré par l’incapacité des trois médiateurs de la Cédéao à visiter les pays en transition avant le Sommet".

"La conférence a fortement exprimé son regret par rapport à cet état des choses », a-t-il insisté, assurant de la détermination de la Cédéao à fournir le soutien nécessaire au retour à l’ordre constitutionnel dans les trois pays.

La conférence a, par ailleurs, appelé à l'operationnalisation de la force régionale de manière urgente.

La commission est chargée en collaboration avec les ministères des Etats membres de définir les modalités de contribution financière.

Rendez-vous est donné dans un mois à Abuja pour un nouveau sommet de la conférence pour le suivi des dossiers.

-- Le Nigeria prend la présidence tournante

Le président nigérian Bola Ahmed Tinubu a été porté à la tête de la conférence des chefs d’Etats et de gouvernements de l’organisation pour un mandat d’une année.

« Nous devons travailler main dans la main pour notre intégration économique inclusive en Afrique de l’Ouest. Nous devons envoyer un signe d’avertissement. Nos populations ont trop souffert, nous devons le faire et nous nous engageons à respecter les règles et principes démocratiques. Comptez sur moi pour cela. Le Nigeria est de retour », a insisté Tinubu, promettant la fermeté face aux changements anticonstitutionnels.

« Nous devons être fermes en matière de démocratie. La démocratie est la meilleure forme de gouvernance (…) Nous devons être l’exemple pour le reste des autres pays de l’Afrique. Sans la démocratie, il n’y a pas de liberté, il n’y a pas d’État de droit. Nous ne permettrons jamais que les coups (d’Etat) se succèdent en Afrique de l’Ouest », a noté le président nouvellement élu.

Le président sortant Umaro Sissoco Embalo a qualifié de nette régression -par rapport aux valeurs de l’Etat de droit et de la démocratie- la prise du pouvoir par les armes et la prolongation des durées des transitions au Mali, en Guinée et au Burkina Faso.

« Le retour à l’ordre constitutionnel normal dans ces trois pays frères est une nécessité impérative pour la stabilité politique et la promotion de l’Etat de droit démocratique pour le bien être de notre communauté sous régionale », a relevé le président bissau-guinéen dans son allocution d’ouverture du sommet.

« Il est important et urgent d’envisager d’autres formes de mobilisation des moyens financiers au niveau de chacun des États membres avec les partenaires stratégiques pour l’opérationnalisation de notre force d’intervention de lutte contre le terrorisme et les changements anticonstitutionnels de Gouvernement », a encore dit Embalo à l'ouverture du sommet ayant passé en revue la situation dans les trois pays en transition mais encore les questions sécuritaires.

L’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest, et le Sahel a, pour sa part, appelé à tenir compte des situations spécifiques de chaque pays pour des transitions réussies.

« Préoccupation majeure pour la stabilité de notre sous-région. Les attaques terroristes, les violences intercommunautaires et la criminalité organisée continuent d'avoir des conséquences désastreuses sur le plan de la sécurité et sur le plan humanitaire dans l'ensemble de la sous-région», a rappelé à ce sujet Leonardo Santos Simão, représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, lors de son intervention a la cérémonie d'ouverture.

Source: https://www.aa.com.tr/fr/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO et crises sociopolitiques :  Vers le dégel et la décrispation ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-et-crises-sociopolitiques-vers-le-degel-et-la-decrispation-3028078.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-et-crises-sociopolitiques-vers-le-degel-et-la-decrispation-3028078.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Jul 2023 07:03:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après la tenue du référendum du 18 juin dernier, il semble que la Transition malienne s’est donnée une certaine dose de bonne foi quant au respect de son échéance électorale décisive de février-mars 2024. La CEDEAO fera-t-elle ce constat pour son accompagnement plus conciliant ?</em></strong>

C‘est le dimanche dernier que les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest devaient se réunir à Bissau, la capitale de la Guinée-Bissau, pour évaluer l’évolution des transitions politiques au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, tous dirigés par des militaires.

Avec la récente évolution positive de la situation sociopolitique au Sénégal, où le président Macky Sall a fini par renoncer à une troisième candidature polémiste à la présidence de la République, il semble que la CEDEAO est plus disposée à des concessions par rapport aux « volontés des peuples ». C’est dans ce contexte que les dirigeants de l’organisation ouest-africaine devront se pencher sur le cours des événements dans les trois pays ayant récemment enregistré le renversement des coups de force adoubés par leurs populations respectives

En effet, après huit mois de d’observation, les dirigeants de la Cédéao devaient se réunir le dimanche 9 juillet, pour la toute première fois après le 62e sommet qui, s’est tenue le 4 décembre à Abuja au Nigeria. Ce sommet du 9 juillet devait être largement consacré au Mali,  à la Guinée et au Burkina Faso, afin que ces pays disposent des régimes et des dirigeants démocratiquement élus.

Selon plusieurs observateurs, pour la Cédéao, le Mali, qui s’est engagé à rendre le pouvoir aux civils en février 2024, est sur une bonne trajectoire pour un retour à l’ordre constitutionnel avec le découpage administratif électoral et l’organisation du scrutin référendaire du 18 juin dernier. Ce constat est renforcé par la nette amélioration du contexte sécuritaire, avec une montée en puissance incontestable des forces armées maliennes, qui ne cessent d’enregistrer des succès dans la guerre contre les terroristes sur le terrain. Une évolution qui serait fort apprécié par les dirigeants de la CEDEAO, qui n’ont trouvé à redire quant à la décision récente de l’Etat malien d’obtenir le délai de la MINUSMA de son sol.

En outre, il semble qu’Abuja ne s’est pas privé du climat de concertation et de dialogue qui a précédé la tenue du référendum constitutionnel et fonde un espoir sur l’issue paisible de cette consultation pour soutenir les autorités de la transition à évoluer rapidement vers les futures élections générales toutes aussi apaisées et transparentes. Je crois que la CEDEAO se félicite de la bonne évolution de la situation au Mali et n’hésitera pas à y apporter l’accompagnement nécessaire », a confié un diplomate depuis la capitale nigériane. C’est donc la phase de la décrispation  entre Abuja et Bamako ? Des signaux le laissent croire. Surtout que les dirigeants de l’organisation ouest-africaine, sous le leadership de certains dirigeants comme le président Faure Gnassingbé du Togo, se seraient résolus à une realpolitik pour prôner le dégel d’avec le Col Assimi Goïta, dont la résilience du peuple a marqué les esprits de plus d’un..

En plus de la question des trois pays en Transition, le sommet devrait se pencher aussi sur la lutte contre le terrorisme dans l’espace Cédéao et l’élection du nouveau président en exercice de l’organisation sous-régionale. Selon nos informations, c’est Bola Ahmed Tinubu, le nouveau Président du Nigeria fraîchement investi en mai dernier qui tiendra ta tête de la Cédéao.

Le nouveau président nigérian est, selon plusieurs observateurs, plus conciliant et disposerait d’une diplomatie au relent « souverainiste et panafricaniste ». Ce qui doit aider à remettre le Mali et le col Assimi Goïta en selle pour la dernière phase de la transition. Une évolution qui pourrait aussi dans la même veine pour la Guinée et le Burkina Faso.

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Une force cinétique pour remplacer la MINUSMA :  Halte à l’ingérence de la CEDEAO !</title>
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<pubDate>Mon, 10 Jul 2023 02:02:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>couvert d’<em>« une force cinétique de la CEDEAO contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest »</em>, vise, en réalité, à remplacer la Minusma par des troupes étrangères au Mali, sous couvert de la CEDEAO. Il s’agit là d’un plan diabolique savamment orchestré depuis Paris et l’exécution est encore confiée à cette organisation, dont tout le monde connait</strong> <strong>les agissements contre notre pays</strong>. <strong>En attendant une éventuelle décision des chefs d’Etat de l’organisation, suite aux  propositions des ministres, la mobilisation doit être de mise pour contrecarrer ce plan d’ingérence de la CEDEAO dévoilé à Bissau.</strong>

En effet, un document  de la CEDEAO issu de la 50<sup>è </sup>session ordinaire de son Conseil de médiation et de sécurité (CMS) au niveau ministériel tenu  à Bissau, la semaine dernière, a vite le tour des milieux diplomatiques et des réseaux sociaux ici et ailleurs. Ce document conçu à Bissau, est un vrai scandale qui dévoile un plan diabolique d’ingérence dans les affaires intérieures du Mali. Même si au stade des choses, il ne s’agit que de proposition émanant du CMS. Au-delà, il est clairement établi que le Mali n’a pas encore fini avec les tentatives de déstabilisation, les complots et autres actions néfastes orchestrés par la France à travers certains réseaux et dirigeants  de la sous-région.

De quoi s’agit-il ? A l’issu de sa réunion le CMS a décidé de soumettre aux chefs d’Etat une série de proposition dont la plupart est directement liée au Mali. Aussi, cette instance semble préoccupée plus que les Maliens par le retrait de la Minusma. Pour paraphraser ce responsable malien, « nul ne peut aimer le Mali que les Maliens eux-mêmes ! ». Dans le plan conçu à Bissau, il est clairement indiqué ceci : <em>« La Conférence pourrait instruire la Commission de proposer des options visant à inclure et à intégrer les contingents ouest africains démobilisés de la MINUSMA, les facilitateurs et les équipements, dans le processus de mise en place d'une force cinétique de la CEDEAO contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest. La Conférence pourrait instruire la Commission de proposer, dans un délai de 90jours, des options au Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine et au Conseil de sécurité des Nations unies, y compris un mandat de l'ONU assorti d'un financement prédéfini, afin de permettre à la CEDEAO de combler le vide sécuritaire créé par le départ de la MINUSMA du Mali »</em>.

Ce n’est pas tout, les ministres ajoutent : « <em>Instruire la CEDEAO de solliciter, lors du Sommet Russie-Afrique, l'engagement de la Fédération de Russie dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l'Ouest. Instruire la CEDEAO de s'assurer de l'engagement/de la responsabilité de la Fédération de Russie en ce qui concerne la conduite de Wagner et d'autres dispositifs/sociétés de sécurité affiliés à la Russie et opérant dans l'espace</em> ».

Pour beaucoup d’observateurs, ces propositions  des ministres émanent directement de certains chefs d’Etat de l’organisation plus précisément Alassane Ouattara, Mohamed Bazoum et Umaro Sissoco Embalo. Vrai ou Faux ? L’avenier nous édifiera. Cependant, ces trois chefs d’Etat ont toujours été à la base des actions de la CEDEAO contre le Mali depuis la chute du régime d’IBK et l’avènement de la transition. Faut-il rappeler que la CEDEAO a tout tenté pour étouffer notre pays par un embargo économique te financier pendant six mois.  Aussi, ces trois dirigeants  se sont souvent illustrés par des attaques règles contre les Autorités de la transition.

Lors d’un Sommet extraordinaire du G5 Sahel, Bazoum déclara : <em>« Il ne faut pas permettre que des militaires prennent le pouvoir parce qu’ils ont des déboires sur le front où ils devraient être et que les colonels deviennent des ministres et des chefs d’Etat. Qui va faire la guerre à leur place ? Ce serait facile qu’à chaque fois qu’une armée, dans nos pays, a des échecs sur le terrain qu’elle vient prendre le pouvoir. C’est ça qui s’est passé par deux fois au Mali. En 2012, les militaires avaient échoué, ils sont venus faire un coup d’Etat ; en 2020 encore, ils ont fait la même chose. Ce n’est pas des choses acceptables… ».</em>

Pour sa part, Umaro Sissoco Embalo a multiplié beaucoup de propos désobligeant à l’adresse du pouvoir en place à Bamako.

Aujourd’hui une chose est claire, le peuple malien, à travers ses Autorités a décidé de tourner définitivement la page à toute présence militaire étrangère sur le sol malien. Et l’ONU l’a compris en décidant de retirer ses troupes évoluant sous la bannière de la Minusma. Après ce retrait, aucun pays, aucune organisation ne peuvent intervenir au Mali sans l’aval des Autorités maliennes. Et le Mali a désormais fait le choix de ses partenaires.

<strong>M Sanogo</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L&amp;apos;UEMOA lève la suspension du Mali de ses institutions</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/luemoa-leve-la-suspension-du-mali-de-ses-institutions-3028069.html</link>
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<pubDate>Sun, 09 Jul 2023 18:40:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a annoncé la levée de la suspension du Mali de ses organes et institutions, décidée en janvier 2022 pour sanctionner l'intention du régime militaire de se maintenir au pouvoir encore plusieurs années.</strong>

L'UEMOA a pris cette décision lors d'une session extraordinaire qui s'est tenue samedi en Guinée-Bissau, précise-telle dans un communiqué reçu dimanche par l'AFP.

"Concernant le Mali, la Conférence a décidé de la levée de sa suspension des organes et institutions de l'UEMOA prise le 9 janvier 2022", annonce-t-elle, sans plus de détails.
<p dir="ltr" lang="fr">SUITE ET FIN DU COMMUNIQUE FINAL DE LA SESSION EXTRAORDINAIRE DE LA CONFERENCE DES CHEFS D'ETAT ET DE GOUVERNEMENT DE L'UEMOA DU 8 JUILLET 2023 <a href="https://t.co/Jvbb6oYfqX">pic.twitter.com/Jvbb6oYfqX</a></p>
— UEMOA_Officiel (@UEMOA_Officiel) <a href="https://twitter.com/UEMOA_Officiel/status/1678065052996231171?ref_src=twsrc%5Etfw">July 9, 2023</a>

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<title>Sommet de la CEDEAO : Les transitions sur la table</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sommet-de-la-cedeao-les-transitions-sur-la-table-3028004.html</link>
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<pubDate>Sat, 08 Jul 2023 09:42:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce dimanche, les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest vont se réunir en Bissau, la capitale de la Guinée-Bissau. Un sommet largement qui sera consacré au Mali, à la Guinée et au Burkina Faso, tous dirigés par des militaires.</em></strong>

Après huit mois de repos et d'observation, les dirigeants de la Cédéao vont se réunir ce dimanche pour la toute première fois après le 62e sommet qui s'est tenue le 4 décembre à Abuja au Nigeria. Pour ce sommet du 9 juillet, il sera largement consacré sur le Mali, la Guinée et le Burkina Faso afin que ces pays disposent des régimes et des dirigeants démocratiquement élus.

Déjà, pour la Cédéao, le Mali qui s'est engagé à rendre le pouvoir aux civils en février 2024 est sur une bonne trajectoire pour un retour à l'ordre constitutionnel avec le découpage administratif électoral et l'organisation du scrutin référendaire du 18 juin dernier.

En plus de la question des trois pays en Transition, le sommet se penchera aussi sur la lutte contre le terrorisme dans l'espace Cédéao et l'élection du nouveau président en exercice de l'organisation sous-régionale. Selon nos informations, c'est Bola Ahmed Tinubu, le nouveau Président du Nigeria fraîchement investi en mai dernier qui tiendra ta tête de la Cédéao.

&nbsp;

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cedeao : Mali, Burkina Faso et Guinée au menu du prochain sommet !</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-mali-burkina-faso-et-guinee-au-menu-du-prochain-sommet-3027524.html</link>
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<pubDate>Tue, 04 Jul 2023 10:19:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le prochain sommet de la Cedeao, prévu le 9 juillet 2023 en Guinée-Bissau, va à nouveau plancher sur les transitions au Mali, au Burkina Faso et en Guinée, notamment sur la tenue des scrutins devant marquer le retour à l’ordre constitutionnel. Le Président ivoirien l’a affirmé le 20 juin dans un entretien avec le représentant du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Leonardo Santos Simão, en visite à Abidjan.</strong>

« <strong>La tenue d'élections au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, trois pays dirigés par des organes de transition, sera au menu du prochain sommet de la Cedeao le 9 juillet en Guinée-Bissau. </strong>La tenue des élections dans les délais proposés est souhaitée afin que ces pays disposent de régimes et de dirigeants démocratiquement élus », indique un communiqué de la présidence ivoirienne, publié après un entretien à Abidjan entre M. Ouattara et le représentant du secrétaire général de l'ONU pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel, <strong>Léonardo Santos Simão</strong><strong>.</strong>

Selon <strong>Alassane Ouattara</strong>, les élections sont <em>un impératif pour toute l’Afrique de l’Ouest, en particulier pour la Côte d’Ivoire, pays voisin de ces trois nations, et qui y a soutenu tous les efforts de sortie de crise</em>.

Selon le chronogramme consensuel avec la Cedeao, les transitions malienne et burkinabé devraient prendre fin en 2024, tandis qu’en Guinée le retour à l’ordre constitutionnel est prévu courant 2025. Le Mali vient de tenir un référendum constitutionnel dont l’annonce avait été bien accueillie par l’instance sous-régionale, qui avait d’ailleurs félicité le gouvernement de transition.

Par ailleurs, le <strong>Mali</strong>, la<strong> </strong><strong>Guinée</strong> et le<strong> </strong><strong>Burkina Faso</strong> ont été suspendus des organes décisionnels de la Cedeao après les prises de pouvoir par des militaires respectivement en 2020, 2021 et 2022. Le Mali et la Guinée avaient en outre été soumis à d'autres sanctions, en partie levées.

<strong>Solo Minta</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) :  Le 48e anniversaire célébré au Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/communaute-economique-des-etats-de-lafrique-de-louest-cedeao-le-48e-anniversaire-celebre-au-mali-3024348.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Jun 2023 01:17:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’hôtel Azalaï Salam a servi de cadre à la célébration au Mali, à travers un dîner, du 48<sup>e</sup> anniversaire de la date de création de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Un anniversaire placé sous le thème ‘’Dans la perspective d’une prospérité partagée’’, le samedi 27 mai en début de soirée. </em></strong>

Le Mali à l’instar des autres pays de la sous-région  a célébré le samedi 27 mai 2023,  la date anniversaire de l’avènement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). Une organisation communautaire créée le 28 mai 1975 à Lagos  (Nigeria), dont la célébration des 48 ans a été placée sous le thème ‘’Dans la perspective d’une prospérité partagée’’. Au Mali, l’évènement s’est tenu de manière sobre à travers un diner à l’hôtel Azalaï Salam de Bamako.

Le ton de cette soirée été donné sous le rythme de l’hymne national du Mali et de la CEDEAO, suivi de l’intervention du représentant du Président de la CEDEAO au Mali, Mario Gomez Fernandez.

Faisant le rappel historique de la création de cette communauté, M. Mario Gomez dira qu’afin de stimuler la coopération et l’intégration favorisant ainsi la création d’une union économique ouest africaine, d’améliorer le niveau de vie des populations, d’assurer la croissance économique, de promouvoir des relations saines entre ses états membres et de contribuer au progrès et au développement du continent africain, les Chefs d’Etat des pays de la sous-région à travers le traité de Lagos au Nigeria du 28 mai 1975 ont créé la CEDEAO.

Avec ses 15 pays de l’Afrique de l’ouest, couvrant une surface de 5,2 millions de kilomètre-carré, la CEDEAO a comme objectif l’instauration d’une région sans frontière où les populations ont libre accès aux ressources et peuvent en bénéficier pleinement. Selon le diplomate Gomez, depuis sa création la CEDEAO a réalisé plusieurs projets-programmes au bénéfice des citoyens de l’espace communautaire. Ces projets portaient, a – t- il rappelé, notamment sur la libre circulation des personnes qui demeure la plus grande réussite. Avant de clore son intervention, le représentant-résident de la CEDEAO au Mali a évoqué la situation actuelle du Mali qui  qui reste particulière ayant suscité la mobilisation de l’ensemble de la communauté ouest africaine à ses côtés. Il a pour terminer, remercié tous les ambassadeurs et représentants des pays membres de la CEDEAO, le gouvernement de la transition ainsi que toutes les personnes présentes à cette soirée.

Pour sa part, le doyen des ambassadeurs de la CEDEAO, à savoir celui du Sénégal au Mali, Birame N’Diaye , a tenu à faire un détour  sur le parcours et interventions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest au sein de ses pays membres. Ce, sur le plan économique, sécuritaire, institutionnel et d’autres. Il a aussi félicité le travail fourni par la CEDEAO dans les pays en crise. Pour terminer, il a remercié le représentant de la CEDEAO, Mario Gomez, tous les représentants des pays membres présents, les forces de sécurité déployées au Mali, la Minusma etc.

Quant à la Secrétaire générale du ministère des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, représentant son ministre, Mme Tangara Néma Guindo, elle a félicité l’ensemble des pays membres de la CEDEAO pour leurs efforts en faveur de la coopération et l’intégration régionale et souhaité joyeux anniversaire à la CEDEAO. Elle a ensuite parlé de la base et fondement de la mission de la CEDEAO dans ses états membres. En se penchant sur le thème de cette 48<sup>e</sup> anniversaire ‘’Dans la perspective d’une prospérité partagée’’, Mme Tangara dira que ce thème est non seulement une vision mais un grand chantier pour l’Afrique de l’ouest. Selon elle, ce 48<sup>e</sup> anniversaire est l’occasion pour les peuples d’Afrique de l’ouest d’établir le bilan de leur entreprise commune. Elle a aussi rassuré la CEDEAO de la conscience du gouvernement malien sur l’importance de la solidarité et de la coopération pour atteindre les objectifs communs et partagés.  Pour finir son intervention, la représentante du département en charge de l’Intégration africaine, a exhorté la CEDEAO et ses membres de doubler d’efforts afin d’affronter ensemble avec détermination les défis qui persistent. Aussi, renforcer leur intégration tant économique que dans les autres domaines de la vie communautaire.

<strong>Par Safiatou Coulibaly  </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Les experts de la CEDEAO se réunissent pour discuter des questions techniques liées à la mise en œuvre de l’ECOVISA</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/les-experts-de-la-cedeao-se-reunissent-pour-discuter-des-questions-techniques-liees-a-la-mise-en-oeuvre-de-lecovisa-3022756.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 May 2023 16:41:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Commission de la CEDEAO, à travers la Direction de la libre circulation des personnes et des migrations, organise une réunion d’experts sur l’ECOVISA à Accra, au Ghana, du 22 au 23 mai 2023.

La réunion technique de deux jours vise à : (1) présenter le rapport et les recommandations de la réunion des parties prenantes tenue le 22 mars 2023, pour des discussions et des contributions collectives ; (2) présenter les recommandations de la réunion d’experts précédente pour des discussions et finaliser le coût et les procédures de l’ECOVISA. La réunion discutera également d’autres questions techniques liées à la mise en œuvre efficace de l’ECOVISA.

Les participants à cette réunion d’experts sont issus des ministères en charge de la gestion des visas et des représentants des services d’immigration des Etats membres.

Il convient de rappeler que les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO ont mandaté la Commission de la CEDEAO pour développer les modalités d’une mise en œuvre harmonieuse de l’ECOVISA pour les migrants des pays tiers. Dans le cadre de ce mandat, plusieurs réunions ont été organisées avec les parties prenantes et des mesures importantes ont été prises pour atteindre cet objectif. En outre, des progrès significatifs ont été enregistrés grâce aux efforts concertés des principaux acteurs dans les États membres. Des sessions de travail techniques ont également été organisées, ce qui a permis aux experts de formuler des recommandations clés concernant les processus et les procédures, le coût et la conception de la validation.

Cette réunion a donc pour but de finaliser les discussions techniques et de proposer des recommandations pour validation par les Chefs de l’immigration et adoption par les Ministres sectoriels lors des prochaines réunions.

<strong>Publié le lundi 22 mai 2023 | Ecowas CEDEAO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vision 2050 de la CEDEAO :  Vers un renforcement des relations Etat&#45;citoyens en Afrique de l’Ouest</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/vision-2050-de-la-cedeao-vers-un-renforcement-des-relations-etat-citoyens-en-afrique-de-louest-3016227.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Mar 2023 10:27:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Vision 2050 de la Cédéao envisage une région sans frontières, pacifique, prospère et cohésive, fondée sur la bonne gouvernance, où les citoyens ont la capacité d’accéder et d’exploiter les énormes ressources de la région pour le développement durable. Dans ce cadre, l’organisation ouest-africaine réunit du 20 au 24 mars, à Accra, au Ghana, des représentants de la société civile pour présenter le plan stratégique actuel, les jalons, les défis et les modifications pour améliorer les résultats.</em></strong>

Les buts de l’assemblée générale/conférence des boursiers et du Forum des partenaires 2023 à Accra est de fournir une plate-forme aux boursiers ouest-africains pour la consolidation de la paix afin de délibérer sur les défis actuels en matière de paix, de sécurité et de développement de la région et offrir des suggestions constructives sur comment Wanep et d’autres acteurs peuvent contribuer à améliorer la situation et développer des stratégies pour renforcer les relations entre l’Etat et les citoyens de la région de la Cédéao conformément à la Vision 2050 de la Cédéao et à l’objectif stratégique de Wanep.

La vision s’appuie sur les acquis de la mise en œuvre de la Vision 2020 et remédie aux défis et lacunes identifiés au cours de sa mise en œuvre. Wanep était impliquée dans la conception et l’exécution de la Vision 2020, elle a participé aux processus d’examen et a apporté des contributions au document de la Vision 2050. La nouvelle Vision de la Cédéao décrit l’avenir souhaité, la raison d’être et les valeurs de la région ainsi que l’ambition qu’elle nourrit pour ses peuples.

Ainsi, la Vision a conservé l’esprit et la lettre de la Vision 2020 qui a jeté les bases d’une Cédéao des peuples. La Vision qui recoupe celle de Wanep s’énonce comme suit : <em>"Une communauté de peuples pleinement intégrée dans une région paisible, prospère avec des institutions fortes et respectueuses des libertés fondamentales et œuvrant pour un développement inclusif et durable"</em>.

Pour soutenir la mise en œuvre des différents piliers de la Vision 2050, le plan stratégique de Wanep (2021-2025) a été conçu pour appuyer les efforts de la Commission, des Etats membres de la Cédéao et des citoyens de la Communauté. Cette initiative est conforme au partenariat de Wanep avec la Cédéao, initié en 2003 et reconduit jusqu'à aujourd'hui, donnant mandat à Wanep de travailler en étroite collaboration avec la Cédéao dans la conceptualisation et la mise en œuvre d'activités menant à la promotion de l'intégration régionale, du développement, de la paix et de la sécurité dans la région.

<strong>Alexis Kalambry</strong>

<em>Envoyé spécial</em>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mobiliser un milliard de dollars contre le terrorisme et les coups d’Etat : La CEDEAO à la croisée des chemins</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mobiliser-un-milliard-de-dollars-contre-le-terrorisme-et-les-coups-detat-la-cedeao-a-la-croisee-des-chemins-3012916.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Feb 2023 06:43:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le plan d’action 2020-2024 de la CEDEAO, le montant des contributions obligatoires aux efforts de lutte contre le terrorisme est d’un milliard de dollars. La conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a instruit le président de la commission de la CEDEAO, le Gambien Dr. Omar Alieu TOURAY d’engager le dialogue avec les Etats membres en vue d’un accord sur les modalités de mobilisation de ce montant.</strong>

Canal plus
Dans le plan d’action 2020-2024 de la CEDEAO, il est prévu la mise en place d’une force régionale de lutte contre le terrorisme et de rétablissement de l’ordre constitutionnel. Mais doit-on douter de la capacité des Etats membres à mobiliser un milliard de dollars. Comme à leur habitude, les Etats africains comptent certainement sur les appuis des puissances économiques et financières hors du continent, pour rassembler un tel montant. Le Budget 2023 du Mali présente un déficit global de 695,995 milliards de FCFA (2 199, 908 milliards de francs CFA en recettes et 2 895,903 milliards de francs CFA en dépenses). Celui du Burkina Faso présente un déficit de 604,7 milliards (2 631,3 milliards de FCFA en recettes et 3 235,9 milliards de FCFA en dépenses). Le budget 2023 du Niger a été équilibré à un montant de 3 291, 62 milliards FCFA. Quel recours peut avoir un Etat dont le budget est déficitaire, sinon que de recourir à l’aide extérieure?

Mais sans ignorer que le financement étranger a un prix. Il peut coûter la souveraineté des Etats et compromettre la liberté des choix stratégiques et des choix de partenaires opérés par les Etats. En soixante années d’indépendance, qu’ont ils fait d’autres que s’endetter sans bien gouverner et compromettre l’avenir? La CEDEAO ne semble pas être prête à rompre avec les habitudes qui ne construisent pas un avenir radieux au continent noir.

Les Etats occidentaux ne mettent la main à la poche que lorsque les Etats africains veulent bien respecter au doigt et à l’œil, des conditionnalités le plus souvent non écrites, et qui annihile la souveraineté nationale des bénéficiaires de dettes et de dons. C’est le cas lorsque des pays européens s’opposent et empêchent des Etats africains, qui veulent se soustraire du joug de la domination pernicieusement colonialiste, d’acquérir leurs moyens de défense nationale ou de choisir librement leurs partenaires. Ce jeu de relations entre partenaires africains et occidentaux liés par l’histoire, se passe tout sous un parfum de convoitise géostratégique des ressources nationales des premiers.

Les exemples font légions, à l’instar des cas malien et centrafricain, les pressions occidentales ayant contraint ces pays divisés et menacés dans leur existence, à se tourner finalement vers la Russie de Vladimir Vladimirovitch Poutine, à s’armer à volonté pour bouter l’ennemi dehors, à s’organiser pour un choix libre de leurs partenaires et à mieux défendre les intérêts de leurs peuples.

En optant pour être souverains et libres dans les choix stratégiques et les choix des partenaires, les pays africains savent désormais qu’ils peuvent également se passer de l’aide au développement de certains pays dits développés (mais qui dépendent autrement des ressources africaines). Ces grandes puissances ont différents procédés pour profiter des ressources africaines avec la complicité de leurs sbires de service dans nos administrations (contrats miniers, exportation d’Afrique des matières premières africaines en se reposant sur l’absence entretenue d’unités industrielles locales suffisantes), qui n’ont aucune considération pour l’intérêt général des Peuples.

Ainsi dans ce contexte où des Etats africains décident de prendre leur destin en main, en exigeant le respect des principes souverains comme ceux édictés par le président de la transition malienne Colonel Assimi Goïta, sachant bien que prendre de tel risque peut avoir des conséquences, le moindre mal serait d’être confronté au refus des puissants partenaires de financer l’aide au développement. Avec de tels principes que revendiquent de plus en plus de peuples africains, comme au Mali, au Burkina Faso, au Niger, en Guinée Conakry, en Centrafrique, au Tchad, les organisations africaines ont de moins en moins d’assurance à obtenir le financement des puissances occidentales.

La CEDEAO qui entendait tout mettre en œuvre pour que la prise du pouvoir par les militaires au Mali (où le Président IBK a été déposé le 18 août 2020), ne fasse pas tache d’huile, n’a pu empêcher le même phénomène de se reproduire (et de deux) au Burkina Faso et en Guinée. Les hommes forts au Mali, au Burkina Faso et en Guinée, ne disent pas autre chose que le slogan scandé par les peuples du Niger et du Tchad, de la Centrafrique: souveraineté; respect des choix stratégiques et des choix de partenaires opérés; prise en compte des intérêts du peuple dans les prises de décisions.

Si les Etats africains de la CEDEAO à eux seuls ne peuvent pas mobiliser un milliard de dollars, il est difficile de parier sur l’éventualité d’un financement par des partenaires à qui il est recommandé de ne pas lorgner sur des conditionnalités. D’ailleurs, ces partenaires n’ont pas attendu les discours qualifiés de populistes, pour trainer le pied à financer les projets économiques ou sécuritaires de la sous région Ouest africaine. Le cas du G5 Sahel dont le financement n’a jamais pu être une réalité est assez éloquent.

Il y a sans doute un manque de solidarité envers cette partie du monde aux populations connaissant les affres de la sécheresse, de la mal gouvernance et de l’insécurité. Lors de la conférence sur la sécurité de Munich, le 17 février 2023, le Représentant spécial en Afrique centrale et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), Abdou Abarry, n’a pas eu sa langue dans sa poche. Il a fustigé ceux qui relèguent au rang de menace régionale, la menace terroriste dans le Sahel. Selon Abdou Abarry, «Si la menace sécuritaire n'est pas régionale quand il s'agit de l'Ukraine, la menace terroriste ne peut pas être considérée comme étant une affaire régionale lorsqu'il s'agit des pays du Sahel».

Abdou Abarry a dénoncé la politique de deux poids deux mesures, qui n’a pas permis de financer les opérations de la force conjointe du G5 Sahel. Malgré l’appel du Conseil de sécurité avec l'ensemble des membres africains du Conseil de sécurité, à mobiliser 423 millions de dollars pour pouvoir rendre opérationnelle la force du G5 Sahel, on n'a pas pu le faire aujourd'hui, s’indigne le Représentant spécial onusien. C'est vrai. On voit la débauche d'énergie, on voit le financement, on voit les transferts d'armes qui vont en direction de l'Ukraine. Et il est tout à fait normal en tant qu'Africain, qu'on se pose des questions sur cette forme de solidarité», s'est interrogé Abdou Abarry.

Si on regarde un peu plus en arrière, on se rappelle que La Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD), qui regroupait 29 Etats africains ne reposait en réalité que sur un engagement africaniste du leader libyen Mouammar Kadhafi, qui en avait les moyens. Après son assassinat, le 20 octobre 2011, à Syrte en Libye par les forces alliées de l’OTAN, cette Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD), après une vaine tentative de reprise par le Roi du Maroc, est retombée dans une longue hibernation, faute de financement.

Les organisations africaines sont fortes à monter des projets ambitieux, comme celui de la CEDEAO prévoyant la mobilisation d’un milliard de dollars en vue de la mise en place d’une force régionale de lutte contre le terrorisme et de rétablissement de l’ordre constitutionnel. Suivons donc les déplacements du Gambien Dr. Omar Alieu Touray, le président de la commission de la CEDEAO, que la Conférence des chefs d'Etat de la Communauté, tenue le samedi 18 février 2023, en marge de la 36ème session ordinaire de l'Union africaine à Addis-Abeba, a instruit d’engager le dialogue avec les Etats membres, en vue d’un accord sur les modalités de la mobilisation d’un milliard de dollars de contributions obligatoires. Wait and see!

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Processus d’évaluation de la transition au Mali : Goodluck Jonathan reprend son bâton de pèlerin</title>
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<pubDate>Sun, 26 Feb 2023 01:36:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Médiateur de la Cédéao pour le Mali, Goodluck Jonathan était à Bamako cette semaine pour une visite de 72 h. Visite au cours de laquelle il a rencontré les acteurs de la Transition, les diplomates et les partis politiques.</em></strong>

Cette visite de Goodluck Jonathan à Bamako s’inscrit dans le processus d’évaluation de la Transition pour un retour à l’ordre constitutionnel. Au cours de son séjour malien, le Médiateur de la Cédéao pour le Mali a rencontré les autorités de Transition, les diplomates, la classe politique mais aussi le Comité local de suivi de la Transition composé de représentants de la Cédéao, de l’Union africaine, des Nations unies pour faire le point du processus des réformes politiques et électorales en cours.

Hasard du calendrier, la visite du Médiateur de la Cédéao pour le Mali, Goodluck Jonathan intervient dans un contexte où les membres du Conseil national de Transition venaient tout juste de modifier la loi électorale qui avait été adoptée en juin dernier par le CNT sur fond de divergence avec le gouvernement.

Lors de sa dernière visite au Mali en 2022, Goodluck Jonathan se réjouissait des progrès enregistrés par le Mali pour le retour à l’ordre constitutionnel et avait demandé aux autorités maliennes de faire plus d’effort.

Mais concrètement sur le terrain les choses avancent timidement. D’abord la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader sur toute l’étendue du territoire, la mise en place de l’Autorité indépendante de gestion des élections a pris du retard et jusqu’à preuve du contraire il n’y a eu le démembrement de ce dernier dans les régions moins encore dans les cercles.

Les cartes biométriques sécurisées censées être le seul moyen pour voter pose énormément des difficultés, l’avant-projet de Constitution n’est toujours pas devenu un projet alors que le référendum est prévu pour le 19 mars 2023.

A ce rythme, on se dirige tout droit vers un glissement du calendrier électoral et un possible report des élections générales qui va nous conduire à un prolongement de la Transition même si les autorités de Transition n’ont jusque-là pas dit si oui ou non les dates des élections seront reportées.

Pour bon nombre d’analystes et commentaires, de la façon dont les choses se jouent les autorités de Transition doivent jouer franc jeu si réellement les élections auront lieu aux dates indiquées afin d’éviter tout bras de fer avec la Cédéao et la communauté internationale.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le médiateur de la Cedeao : «Nous pensons que la transition au mali est en bonne voie»</title>
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<pubDate>Thu, 23 Feb 2023 10:06:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Lors de son séjour au Mali dans le cadre du suivi du processus de la Transition, le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Goodluck Jonathan, a été reçu mardi par le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta.</strong>

À sa sortie d’audience, l’envoyé spécial de la Cedeao, accompagné par le chef de la Minusma, El-Ghassim Wane, a confié à la presse l’importance de ce déplacement, intervenu à une période charnière pour notre pays. Il a rappelé que suivant les recommandations et les arrangements de la Cedeao, la Transition au Mali devrait prendre fin en 2024. «C’est dans cet esprit que nous nous sommes dit qu’il fallait mieux venir encore une fois échanger avec les autorités du Mali sur les difficultés d’ordre organisationnel de ce processus de transition», a expliqué Goodluck Jonathan.

Il a affirmé avoir notifié au président Goïta son appréciation par rapport à l’évolution du processus, notamment par la mise en place de certaines structures clés pour la bonne marche de la Transition. Parmi celles-ci, le médiateur de la Cedeao a cité la mise en place de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige) qu’il a saluée. «Nous avons félicité le président de la Transition et toutes les autorités maliennes pour la mise en place de cet organe qui est très important pour la gestion des élections à venir. Nous avons également apprécié la validation d’une carte biométrique qui va servir de cartes d’électeurs pour tous les Maliens », a confié l’ancien président nigérian.

Cependant, Goodluck Jonathan a reconnu qu’il était très difficile de pouvoir, durant ce processus de transition, réussir tous les défis à 100%. Toutefois, il dira que les échanges qu’il a eus avec le président de la Transition, font partie des conversations finales qu’ils auront avec lui étant donné que les élections sont pour 2024.

Le médiateur de la Cedeao a souligné que pendant son séjour, il a eu des échanges avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le ministre en charge de l’Administration territoriale et avec d’autres membres du gouvernement afin d’avoir une idée claire et nette sur l’évolution du processus de transition. «Nous pensons que c’est en bonne voie et nous aimerions venir, peut-être, une prochaine fois pour le couronnement de ce processus de transition en République du Mali», a ajouté Goodluck Jonathan.

à la question de savoir s’il va plaider en faveur du Mali pour la levée des sanctions au regard des avancées qu’il a constatées, l’envoyé spécial de la Cedeao dira qu’ils sont engagés à aider le processus de transition et le processus politique au Mali. Mais aussi à faire en sorte que notre pays puisse s’en sortir sur le plan économique.

«Nous pensons qu’il y a des situations au niveau du Protocole de la Cedeao qui font que des sanctions sont prises contre un état qui dévie de la voie démocratique. Et ce ne sont pas des sanctions qui sont prises uniquement pour le cas du Mali», a expliqué Goodluck Jonathan. Il a soutenu qu’avant la situation du Mali, ces sanctions existaient déjà dans le Protocole de la Cedeao. Toutefois, il dira qu’ils continueront à travailler avec les autorités de la Transition du Mali afin de voir le bout du tunnel. « Cela nous permettra de nous faire entendre au niveau des autorités de la Cedeao afin qu’elles puissent revoir leur copie pour les sanctions qui sont imposées au Mali aujourd’hui », a-t-il indiqué.
AVEC LA CLASSE POLITIQUE ET LA SOCIÉTÉ CIVILE-Auparavant, le médiateur de la Cedeao avait participé, au Centre de formation des collectivités territoriales, à une réunion du cadre de concertation qui a regroupé, pour la première fois, la classe politique, la société civile et plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre d’état, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga. La rencontre visait également à évaluer l’exécution du chronogramme politique et électoral et échanger sur les difficultés de mise en œuvre en vue de donner les nouvelles orientations pour les actions futures.

Le ministre Maïga a saisi l’occasion pour brosser les activités réalisées par la Transition. Il s’agit, notamment de la remise au chef de l’état de l’avant-projet de la Constitution par la Commission chargée de sa rédaction, de l’installation des membres de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige) et de la nomination des représentants de l’état dans le cadre du retour de l’administration.

Le colonel Abdoulaye Maïga a, par la suite, réitéré la volonté du gouvernement de poursuivre les efforts enclenchés, conformément à la vision du président de la Transition, qui visent essentiellement la refondation de l’état et le retour à un ordre constitutionnel. À ce titre, des actions significatives ont été menées et portent essentiellement sur la mise en place d’une Commission chargée de la finalisation de l’avant-projet de Constitution composée de l’ensemble des forces vives.

Sans oublier le démarrage et la poursuite effective des travaux de ladite Commission dont le rapport sera incessamment soumis au chef de l’état. Mais aussi la relecture de la Loi électorale pour prendre en compte les insuffisances constatées, parmi lesquelles l’institution de la carte nationale d’identité biométrique sécurisée comme carte d’électeur, en substitution à la carte d’électeur biométrique.

D’autres insuffisances ont trait au vote par anticipation des membres des Forces armées et de sécurité afin qu’elles puissent se consacrer à la sécurisation des opérations électorales les jours de scrutins. L’adoption du projet de loi portant modification de la Loi électorale et des projets de textes relatifs à la réorganisation administrative et territoriale par le Conseil national de Transition (CNT), en sa séance plénière du 20 février dernier, fait également partie des actions.

« Encore une fois, il faut rappeler que la dynamique enclenchée par le gouvernement est une traduction de la vision du président de la Transition de réussir la mise en œuvre des réformes politiques majeures et l’organisation d’élections transparentes, crédibles, justes et apaisées afin d’éviter les crises électorales », a insisté le ministre chargé de l’Administration territoriale.

De son côté, le médiateur de la Cedeao a salué les avancées réalisées depuis 2020. Goodluck Jonathan dira qu’il ne peut se vanter d’avoir réussi sa tâche jusqu’à ce que les institutions appropriées où les personnes devant être bien élues, soient mises en place. L’ancien président nigérian a salué la mise en place de l’Aige, rappelant que cela faisait partie des exigences de la classe politique et de la société civile. Il a aussi félicité l’inclusivité qui a été autour de la mise en place de l’Autorité. Laquelle a des représentants de la classe politique et de la société civile.

En outre, l’émissaire de l’organisation sous-régionale s’est réjoui du fait que le gouvernement a régulièrement interagi avec les acteurs politiques et les membres de la société civile. Il a demandé à ces derniers de continuer à travailler avec les autorités. «S’il y a des problèmes ou des insuffisances, que vous discutiez avec le gouvernement pour voir comment y trouver des solutions», a conseillé Goodluck Jonathan.

LEVÉE DES SANCTIONS- Au nom des partis politiques présents, en sa qualité de doyen, le président du Rassemblement pour le développement et la solidarité (RDS), Pr Younouss Hamèye Dicko, a remercié le médiateur de la Cedeao pour ses efforts en vue du retour de la paix et de la sécurité dans notre pays. Selon lui, les réformes politiques et institutionnelles avancent à grands pas. Il dira que les Forces de défense et de sécurité de notre pays, de jour en jour, grossissent en puissance et en nombre, honorent la Nation qui en est fière.

Malgré la face multiple du terrorisme et la main blanche qui le nourrit, nos hommes en uniforme remportent des victoires éclatantes, a ajouté le leader politique. Pr Younouss Hamèye Dicko a invité l’hôte de marque à transmettre à l’organisation sous-régionale la demande des partis politiques qui est la levée des sanctions contre le Mali pour aider la victoire inéluctable.

Pour sa part, le président du Conseil national de la société civile, Bouréima Allaye Touré, a souligné qu’il y a l’inclusivité autour du processus de transition. Il a aussi salué le cadre de concertation qui existe entre le gouvernement et la société civile qui leur a permis de discuter sur le chronogramme des réformes politiques et institutionnelles. Mais également sur beaucoup d’autres activités. «Nous n’avons ménagé aucun effort pour que nos critiques et propositions soient entendues par le gouvernement, les citoyens et nos amis», a-t-il confié.

Après le retrait du médiateur et sa délégation, des responsables politiques et de la société civile ont, tour à tour, pris la parole pour exprimer leurs préoccupations. Lesquelles tournent principalement autour du respect du chronogramme des élections, du fichier électoral et de la carte biométrique de la Cedeao. À toutes ces questions, les membres du gouvernement présents ont apporté des éléments de réponse.

<strong>Dieudonné DIAMA</strong>

<strong>Bembablin DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sanctions contre le Mali, le Burkina Faso et la Guinée : La Cedeao enfonce le clou, l’UA vers la pondération</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sanctions-contre-le-mali-le-burkina-faso-et-la-guinee-la-cedeao-enfonce-le-clou-lua-vers-la-ponderation-3012187.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Feb 2023 06:41:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO, non satisfaite du maintien des sanctions contre le Burkina Faso, le Mali et la Guinée, des pays en transition suite à l’échec des politiques d’apporter des réponses aux aspirations de liberté, de paix et de développement des populations, a pris une décision supplémentaire portant interdiction de voyager des membres du gouvernement de ces pays.</strong>

La décision a été prise en marge de la 36ème session ordinaire de l’Union africaine tenue le weekend dernier à Addis-Abeba, où a également eu lieu le sommet de la CEDEAO, sous la présidence d'Umaro Sissoco Embalo. Ce sommet a été convoqué pour examiner les progrès réalisés dans les processus de transition au Burkina Faso, en Guinée et au Mali, entre autres dossiers.

« La conférence des chefs d’Etat décide de maintenir les sanctions existantes à l’encontre des trois pays et d’imposer une interdiction de voyager aux membres du gouvernement et autres hauts fonctionnaires des trois pays », indique le communiqué final.

La Conférence des chefs d’Etat, qui a pris note des rapports présentés sur la mise en œuvre des feuilles de route de transition au Burkina Faso, en Guinée et au Mali, souligne sa préoccupation de graves défis sécuritaires et humanitaires dans les trois pays en particulier au Burkina Faso et au Mali.

La Conférence a salué la signature d’un protocole d’accord entre le Burkina Faso et la CEDEAO sur la mise en place d’un mécanisme de suivi et d’évaluation du calendrier de transition de 24 mois dans le pays.

En ce qui concerne la Guinée, la Conférence des chefs d’Etat a attiré l’attention sur le chronogramme consolidé de transition de 24 mois couvrant les dix domaines prioritaires élaborés conjointement avec la CEDEAO à l’intention des autorités de la transition, qu’elle a invitées à respecter l’esprit de l’accord signé le 21 octobre 2022.

La Conférence des chefs d’Etat a enfin noté la mise en place d’un mécanisme conjoint de suivi et d’évaluation du chronogramme de transition comprenant le gouvernement, la CEDEAO, l’Union africaine, l’ONU et le médiateur. La Conférence a instruit le président de la commission de la CEDEAO, le Gambien Dr. Omar Alieu Touray de continuer à soutenir un processus inclusif de transition.

Il est reproché aux trois pays sous sanctions de la CEDEAO, à savoir le Burkina Faso, le Mali et la Guinée-Conakry d’être dirigés par des militaires suite à des coups d’Etat. Le Burkina Faso et le Mali ont la particularité d’être confrontés à une crise sécuritaire marquée par des attaques terroristes.

Incapable d’apporter la moindre solution à la crise sécuritaire, la CEDEAO, à travers la conférence des chefs d’Etats, opte pour la mise en place d’une force régionale de lutte contre le terrorisme et de rétablissement de l’ordre constitutionnel. Un projet de lutte contre le terrorisme consigné dans le plan d’action 2020-2024, qui nécessite la mobilisation d’un milliard de dollars de contributions obligatoires pour laquelle la conférence a instruit le président de la commission de la CEDEAO d’engager le dialogue avec les Etats membres en vue d’un accord sur les modalités.

<strong>B Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contre le Mali, le Burkina et la Guinée : La cédéao resserre l’étau</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/contre-le-mali-le-burkina-et-la-guinee-la-cedeao-resserre-letau-3012069.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 10:15:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>LeSoft</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que le Mali, la Guinée et le Burkina s’attendaient à la levée des sanctions de la CEDEAO qui pèsent sur eux, la Conférence des Chefs d'État et de gouvernement a maintenu les sanctions existantes. Elle a également durci le ton par l’imposition de l’interdiction de voyager aux membres du gouvernement et autres hauts fonctionnaires des trois pays.</strong>

Les transitions au Burkina, en Guinée et au Mali ont été au cœur du Sommet Extraordinaire de Conférence des Chefs d'État et de Gouvernement de l’organisation, tenu le 18 février 2023, en marge de la 36ème Session Ordinaire de l'Assemblée de l'Union africaine à Addis-Abeba (Éthiopie).  Au cœur du Sommet l’examen des progrès réalisés dans les processus de transition dans les trois pays ainsi que la demande conjointe par les trois pays de la levée des sanctions qui pèsent sur ces trois pays.

Selon les rapports des médiateurs, des avancées ont été constatées dans les processus de transition dans les trois pays. Au Mali, le processus est marqué par la mise en place d'un Mécanisme conjoint de suivi et d’évaluation du chronogramme de transition comprenant le gouvernement, la CEDEAO, l'UA, l'ONU, le Médiateur de la CEDEAO, un Comité de pilotage, et un Comité technique. En Guinée, il y a la signature de protocoles d'accord avec la CEDEAO sur la mise en place de mécanismes de suivi et d'évaluation du calendrier de transition. Mais, la Conférence s’inquiète de graves défis humanitaires et sécuritaires dans les trois pays, en particulier au Burkina et au Mali.

La CEDEAO a attiré l’attention des autorités de la transition guinéenne sur le chronogramme consolidé de transition de 24 mois couvrant les dix (10) domaines prioritaires élaborés conjointement avec elle. Ainsi, l’organisation sous-régionale demande le gouvernement de transition à « respecter l'esprit de l'accord signé le 21 octobre 2022 à Conakry concernant la mise en place du comité conjoint de suivi et d'évaluation, et de s’abstenir de toute action unilatérale à même de saper l'esprit de collaboration des deux côtés ».

Par ailleurs, la CEDEAO a exhorté impérativement les autorités guinéennes à mener un dialogue national inclusif avec l’ensemble des acteurs politiques et à garantir la sécurité et la liberté de tous les participants.

Aussi bien pour le Burkina Faso que pour la Guinée et le Mali, la CEDEAO a appelé les partenaires internationaux à mobiliser les ressources nécessaires pour compléter ses efforts et ceux des autorités nationales en vue de relever les défis socio-politiques, sécuritaires et humanitaires auxquels les pays sont confrontés.

<strong>Sanctions durcies</strong>

Quelques jours avant le sommet, soit le 10 février dernier, les Ministres des affaires étrangères des trois pays ont adressé une demande conjointe de levée des sanctions qui leur ont été imposées à la suite de leurs coups d’Etat respectifs. Cette demande est tombée dans les oreilles des sourds, du moins du côté de la CEDEAO. Les Chefs d'État et de gouvernement ont maintenu les sanctions existantes à l'encontre des trois pays et opté pour l’imposition d’une interdiction de voyager aux membres du gouvernement et autres hauts fonctionnaires des trois pays.

Puis, la Conférence a rejeté totalement les mesures unilatérales prises par les autorités de transition en Guinée, en ce qui concerne la mise en œuvre de la feuille de route de transition. Elle a réitéré la nécessité d'ouvrir l'espace politique à tous les acteurs des trois pays et d'assurer un dialogue politique inclusif. Aussi a-t-elle invité l’UA à l’appuyer dans l’application des sanctions.

Faut-il le rappeler, les trois pays ne participent pas jusqu’ici aux différentes réunions de la CEDEAO et de l'Union africaine.

<strong>D.C.A</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO : Des sanctions et restrictions nouvelles contre le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-des-sanctions-et-restrictions-nouvelles-contre-le-mali-3011943.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Feb 2023 10:24:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis l'Éthiopie, l'instance régionale a renforcé les restrictions contre Bamako en vue de réduire les marges de manœuvre des autorités de Transition.

Dans un contexte de divergences sur une récente rencontre à Ouagadougou où les ministres des affaires étrangères du trio Burkina -Mali-Guinée ont constitue un front commun pour la levée de leurs sanctions respectives, la réponse de la CEDEAO n'a pas tardé à intervenir. En marge du sommet de l'UA, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a tranché sur leur requête conjointe par un niet catégorique. Les ministres et autres autorités du Mali demeurent interdits de voyages dans l'espace communautaire et pourraient l’être ailleurs avec l’appel de l’instance sous-régionale à la solidarité des autres organisations.

Les hauts cadres de l'administration et les figures de proue de l'administration voire de la transition ne sont pas en reste et des sources indiquent que mêmes certaines personnalités précédemment épargnées ne comptent plus parmi les privilégiés. Ont parle, en clair, du ministre des Affaires Étrangères Abdoulaye Diop qui n’était pas concerné par les restrictions en même temps que le président de la Transition.

Il est par ailleurs exigé de maintenir un dialogue inclusif avec toutes les forces vives dans un contexte de divergences autour de l'imminent projet de référendum. Aussi la CEDEAO réfute toute initiative unilatérale sans qu'elle soit impliquée, histoire de décrier la cadre parallèle des 3 transitions de la région qui ont décidé de faire front commun.

À l'endroit de Koulouba, le cadre commun régional met en avant une chose : l'unique interlocuteur de la CEDEAO reste le président de la commission. Il faut noter que les autres sanctions partielles sont maintenues malgré la levée des aspects économiques.

Reste à savoir si les nouvelles sanctions feront leur effet dissuasif sur Koulouba, au regard des nouveaux débouchés que la transition s'est créés et qu’elle entend continuer à exploiter au profit des activités économiques du pays.

&nbsp;

<strong>IK</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Médiateur de la CEDEAO : Goodluck Jonathan attendu aujourd’hui à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mediateur-de-la-cedeao-goodluck-jonathan-attendu-aujourdhui-a-bamako-3011782.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/mediateur-de-la-cedeao-goodluck-jonathan-attendu-aujourdhui-a-bamako-3011782.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Feb 2023 12:34:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le médiateur de la Cédéao, Goodluck Jonathan séjourne à partir d’aujourd’hui à Bamako pour une visite de 72 heures à Bamako.</em></strong>

Le médiateur de la Cédéao pour le Mali Goodluck Ebele Jonathan, ancien président du Nigeria, est attendu ce matin à Bamako pour 72 heures de mission. Cette visite s’inscrit dans le cadre du suivi régulier du processus de Transition en cours au Mali.

Au cours de son séjour qui prend fin le 23 février 2023, la délégation rencontrera les plus hautes autorités de la Transition et aura une séance de travail avec le Comité local de Suivi de la Transition composé de représentants de la CEDEAO, de l’Union africaine (UA), des Nations unies, du Ghana et du Nigéria. Il sera surtout question du processus des réformes politiques et électorales en cours.

<strong>A.S.</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO : Interdiction de voyager pour les autorités du Burkina, de la Guinée et du Mali</title>
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<pubDate>Mon, 20 Feb 2023 10:36:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a tenu, le samedi, 18 février 2023, à Addis-Abeba, un sommet extraordinaire. Cette rencontre, qui a planché, entre autres, sur le processus de transition en cours au Burkina, en Guinée et au Mali, s’est non seulement opposée à la demande de levée de sanctions introduite par ces trois pays, mais a pris une nouvelle mesure restrictive : interdiction de voyager aux membres du gouvernement et autres hauts fonctionnaires des trois pays. Nous vous proposons le communiqué de ce sommet extraordinaire.</strong>
<div class="article_content">

<strong>COMMUNIQUÉ FINAL</strong>

1. La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a convoqué un

Sommet Extraordinaire en marge de la 36ème Session Ordinaire de l’Assemblée de l’Union africaine à Addis-Abeba (Éthiopie) le 18 février 2023, sous la présidence de S.E. Umaro Sissoco EMBALÓ, Président de la République de Guinée-Bissau et Président en exercice de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO.

2. Ce Sommet extraordinaire a été convoqué pour examiner les progrès réalisés dans les processus de transition au Burkina Faso, en Guinée et au Mali, ainsi que l’état de préparation des élections au Nigeria, en Sierra Leone et au Liberia. Ledit Sommet a également délibéré sur l’état d’avancement de la mise en place d’une force régionale de lutte contre le terrorisme dont le mandat doit

inclure la restauration de l’ordre constitutionnel. Il a également examiné le rapport de la 23ème session du Dialogue politique entre la CEDEAO et l’UE au niveau ministériel, tenue à Bruxelles, les 6 et 7 février 2023.

3. Les Chefs d’État suivants ou leurs représentants dûment mandatés ont participé au Sommet Extraordinaire :

● S.E. Jose Maria NEVES, Président de la République du Cabo Verde ;

● S.E. Nana Addo Dankwa AKUFO-ADDO, Président de la République du Ghana ;

● S.E. Umaro Sissoco EMBALO, Président de la République de Guinée-Bissau ;

● S.E. Mohamed BAZOUM, Président de la République du Niger ;

● S.E. Julius Maada BIO, Président de la République de Sierra Leone ;

● S.E. Tiémoko Meyliet KONÉ, Vice-Président de la République de Côte d’Ivoire ;<br class="autobr" />● S.E. Aurélin AGBÉNONCI, Ministre des affaires étrangères de la République du Bénin ;

● S.E. Mamadou TANGARA, Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale de la Gambie ;

● S.E. l’Ambassadeur Dee-Maxwell SAAH KEMAYAH, Ministre des affaires étrangères de la République du Liberia ;

● S.E. Geoffrey ONYEAMA, Ministre des affaires étrangères de la République fédérale du Nigéria ;

● SE. Madame Aïssata TALL SALL, Ministre des affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur, de la République du Sénégal ;

● M. Batengue BANKOTINE, Représentant permanent du Togo auprès de l’Union africaine (UA).

4. Ont également participé au présent sommet :

● S.E. M. Mahamadou ISSOUFOU, Médiateur de la CEDEAO pour le Burkina Faso, ancien Président de la République du Niger ;

● S.E. M. Boni YAYI, Médiateur de la CEDEAO pour la Guinée, ancien Président de la République du Bénin ;

● S.E. Dr Omar Alieu TOURAY, Président de la Commission de la CEDEAO ;

● M. El Ghassim WANE, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali et Chef de la MINUSMA ; et

● M. Maman Sambo SIDIKOU, Haut Représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel.

5. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont examiné les rapports présentés par les Médiateurs de la CEDEAO pour le Burkina Faso, la Guinée et le Mali.

6. Ils ont également examiné le Mémorandum faisant le point sur les processus de transition et les processus électoraux dans la région présenté par S.E. Dr Omar Alieu TOURAY, Président de la Commission de la CEDEAO.

7. La Conférence salue la qualité des rapports et du mémorandum et prend note des recommandations qui y sont contenues.

8. La Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO exprime sa gratitude à tous les Chefs d’État qui ont joué un rôle crucial dans la libération des quarante-neuf (49) soldats ivoiriens détenus au Mali.

<strong>I. TRANSITIONS</strong>

9. La Conférence des Chefs d’État et de gouvernement prend note des rapports présentés sur la mise en œuvre des feuilles de route de transition au Mali, en Guinée et au Burkina Faso. Elle note également avec préoccupation les graves défis humanitaires et sécuritaires dans les trois pays, en particulier au Burkina et au Mali. La Conférence donne instruction à la Commission de suivre les progrès réalisés dans la mise en œuvre des différentes feuilles de route de transition, en étroite collaboration avec les médiateurs de la CEDEAO, et d’en rendre compte au prochain sommet.

<strong>Burkina Faso</strong>

10. La Conférence des Chefs d’État et de gouvernement prend note du rapport présenté par le Médiateur de la CEDEAO et salue la signature d’un protocole d’accord entre le Burkina Faso et la CEDEAO sur la mise en place du mécanisme de suivi et d’évaluation du calendrier de transition de 24 mois dans le pays.

11. À l’endroit des partenaires internationaux, la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement réitère son appel à mobiliser les ressources nécessaires pour compléter les efforts de la CEDEAO et des autorités nationales en vue de relever les défis socio-politiques, sécuritaires et humanitaires auquel le pays est confronté. La Conférence instruit la Commission de la CEDEAO de coordonner l’appui des partenaires.

<strong>Guinée</strong>

12. La Conférence des Chefs d’État et de gouvernement attire l’attention sur le chronogramme consolidé de transition de 24 mois couvrant les dix (10) domaines prioritaires élaborés conjointement avec la CEDEAO à l’intention des autorités de transition.

13. La Conférence des Chefs d’État et de gouvernement invite le gouvernement de transition à respecter l’esprit de l’accord signé le 21 octobre 2022 à Conakry entre la CEDEAO et la République de Guinée concernant la mise en place du comité conjoint de suivi et d’évaluation, et de s’abstenir de toute action unilatérale à même de saper l’esprit de collaboration des deux côtés.

14. La Conférence des Chefs d’État et de gouvernement exhorte vivement les autorités guinéennes à mener un dialogue national inclusif avec l’ensemble des acteurs politiques et à garantir la sécurité et la liberté de tous les participants et instruit le Président de la Commission de la CEDEAO d’accompagner le processus.

15. La Conférence des chefs d’État et de gouvernement instruit le Médiateur et la Commission de la CEDEAO de poursuivre la collaboration avec les autorités et de veiller à la pleine mise en œuvre de la feuille de route de transition.

<strong>Mali</strong>

16. La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement prend note du contenu du rapport sur le processus de transition et de la mise en place d’un

Mécanisme conjoint de suivi et d’évaluation du chronogramme de transition comprenant le gouvernement, la CEDEAO, l’UA, l’ONU, le Médiateur de la CEDEAO, un Comité de pilotage, et un Comité technique. La Conférence donne instruction au Président de la Commission de continuer à soutenir un processus inclusif de transition au Mali et de tenir les Chefs d’État informés.

<strong>II. DEMANDE CONJOINTE DE LEVÉE DES SANCTIONS</strong>

17. La Conférence des Chefs d’État et de gouvernement a été informée de la demande à elle adressée par les Ministres des affaires étrangères du Burkina Faso, de la Guinée et du Mali, portant sur la levée des sanctions qui leur ont été imposées à la suite de leurs coups d’état respectifs.

18. La Conférence des Chefs d’État et de gouvernement décide de maintenir les sanctions existantes à l’encontre des trois pays et d’imposer une interdiction de voyager aux membres du gouvernement et autres hauts fonctionnaires des trois pays.

19. La Conférence des Chefs d’État et de gouvernement rejette totalement les mesures unilatérales prises par les autorités de transition en Guinée, en ce qui concerne la mise en œuvre de la feuille de route de transition.

20. La Conférence des Chefs d’État et de gouvernement réitère la nécessité d’ouvrir l’espace politique à tous les acteurs des trois pays et d’assurer un dialogue politique inclusif.

21. La Conférence des Chefs d’État et de gouvernement instruit le Président de la Commission de la CEDEAO d’accompagner la mise en œuvre des feuilles de route de la transition et de renforcer l’appui sécuritaire et humanitaire aux pays touchés, dans le but d’atténuer les souffrances des populations.

22. La Conférence des Chefs d’État et de gouvernement invite les Nations unies, l’Union africaine et tous les partenaires internationaux à appuyer la mise en œuvre des décisions de la CEDEAO concernant les trois pays.

<strong>III. SUR LES PROCESSUS ÉLECTORAUX</strong>

23. Les Chefs d’État et de gouvernement prennent note des progrès réalisés et des défis rencontrés dans le processus électoral des trois pays qui organisent des scrutins présidentiels en 2023 à savoir, le Nigéria, la Sierra Leone et le Liberia.

24. La Conférence instruit la Commission de la CEDEAO d’accélérer l’examen du Protocole additionnel de 2001 sur la démocratie et la bonne gouvernance et d’assurer la réalisation de ce projet, en vue de renforcer la conduite démocratique et la stabilité dans la région.

<strong>Nigeria</strong>

25. La Conférence félicite le Gouvernement de la République fédérale du

Nigéria des efforts déployés jusqu’ici en vue de garantir un environnement permettant la conduite saine et pacifique des élections générales. Les Chefs d’État et de gouvernement instruisent le Président de la Commission de fournir l’assistance technique nécessaire dans le cadre de l’appui aux élections générales à travers le déploiement de missions d’observation à court et à long termes.

<strong><br class="autobr" />Sierra Leone</strong>

26. Les Chefs d’État et de gouvernement exhortent le gouvernement Sierra-léonais à intensifier ses efforts visant à promouvoir un dialogue politique inclusif avec toutes les parties prenantes en vue renforcer la crédibilité du processus électoral en cours.

27. Les Chefs d’État et de gouvernement donnent instruction au Président de la Commission de déployer le conseil des sages afin d’effectuer une mission de bons offices en prélude aux élections en Sierra Leone.

<strong>Liberia</strong>

28. Les Chefs d’État et de gouvernement instruisent le Président de la Commission de déployer une mission technique pour mener des concertations avec les partis politiques et les principaux acteurs, y compris la société civile, afin de favoriser le déroulement paisible du scrutin.

<strong>III. POINT SUR LA CRÉATION D’UNE FORCE RÉGIONALE DE LUTTE CONTRE LE TERRORISME ET DE RESTAURATION DE L’ORDRE CONSTITUTIONNEL</strong>

29. Les Chefs d’État ont été informés des conclusions de la réunion extraordinaire du Comité des Chefs d’état-major de la défense et des chefs de service de renseignement des États membres de la CEDEAO dans le but de créer une force régionale de lutte contre le terrorisme et de rétablissement de l’ordre constitutionnel. Les travaux se sont déroulés à Bissau, en République de Guinée-Bissau, le 19 décembre 2022. Les Chefs d’État et de gouvernement prennent note des avancées en termes d’efforts visant à mettre en place une force régionale de lutte contre le terrorisme et à prévenir les changements de gouvernement par des voies non constitutionnelles. À cet effet, la Conférence instruit le Président de la Commission de mener les concertations sur les perspectives, avec tous les États membres, en particulier ceux qui sont gravement touchés par la situation.

30. Les Chefs d’État et de gouvernement instruisent le Président de la Commission de la CEDEAO d’engager le dialogue avec les États membres en vue d’un accord sur les modalités de mobilisation d’un (1) milliard de dollars des États-Unis représentant le montant des contributions obligatoires aux efforts de lutte contre le terrorisme dans le cadre du plan d’action 2020-2024.

31. La Conférence réitère sa grave préoccupation quant au flux d’armes et de munitions illicites, ainsi que des engins explosifs improvisés et des véhicules aériens sans pilote entrant dans la région, ce qui a permis aux extrémistes violents et aux groupes terroristes et autres groupes armés d’accroître leur emprise sur de vastes étendues de territoire et de terroriser les communautés. Les Chefs d’État et de gouvernement condamnent fermement les entités qui financent et favorisent le terrorisme dans la région et les exhortent à s’abstenir de ces actes ignobles.

32. La Conférence a été informée des conclusions de la 23ème réunion de dialogue politique entre l’UE et la CEDEAO au niveau ministériel.

33. Les Chefs d’État et de gouvernement expriment leur profonde gratitude à S.E. Umaro Sissoco EMBALÓ, Président de la République de Guinée-Bissau et Président en exercice de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO pour son leadership dans la réussite du Sommet.

34. Fait à Addis-Abeba, le 18 février 2023.

<strong>POUR LA CONFÉRENCE</strong>

<strong>S.E. Général Umaro Sissoco EMBALÓ</strong>

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<item>
<title>La Cédéao maintient les sanctions contre le Mali, le Burkina et la Guinée</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-maintient-les-sanctions-contre-le-mali-le-burkina-et-la-guinee-3011626.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 19 Feb 2023 19:26:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a décidé le maintien des sanctions contre le Burkina Faso, le Mali et la Guinée, trois pays dirigés par des militaires issus de coups d’Etat, selon un communiqué transmis dimanche à l’AFP.</strong>

Ces trois pays d’Afrique de l’Ouest avaient été suspendus par la Cédéao après les prises de pouvoir successives par des militaires en 2020, 2021 et 2022. Le Mali et la Guinée avaient en outre été soumis à d’autres sanctions, en partie levées depuis.

Les pays membres de la Cédéao ont décidé de « maintenir les sanctions existantes contre les trois pays, et d’imposer des interdictions de voyage aux membres du gouvernement et d’autres représentants » du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée, selon un communiqué signé par le chef de l’Etat bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo, président en exercice de la Cédéao, à la suite d’une réunion organisée samedi lors du sommet de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba.

Les trois pays avaient demandé le 10 février la levée de leur suspension de la Cédéao, mais également de l’UA, déplorant les « sanctions imposées ».

Dans ces trois pays, le retour à l’ordre constitutionnel est théoriquement prévu en 2024 au Mali et au Burkina Faso, en 2025 en Guinée.

Dans le communiqué, les pays membres de la Cédéao ont demandé aux autorités de Conakry de mettre en place un « dialogue national inclusif avec tous les acteurs politiques ».]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali présent au sommet de l’UA malgré sa suspension: &amp;quot;Éviter les deux poids deux mesures&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/le-mali-present-au-sommet-de-lua-malgre-sa-suspension-eviter-les-deux-poids-deux-mesures-3011339.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 17 Feb 2023 00:55:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Le chef de la diplomatie malienne est arrivé à Addis-Abeba, où se tient le sommet de l’Union africaine. Il donne à Sputnik les raisons de sa présence bien que son pays soit suspendu de l’organisation.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Notre message, c'est de dire qu’il faut au maximum essayer d'éviter les deux poids deux mesures", a déclaré Abdoullaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères au micro de Sputnik, en marge du 36e Sommet de l’Union africaine (UA).</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1057938002" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20230216/le-mali-present-au-sommet-de-lua-malgre-sa-suspension-eviter-les-deux-poids-deux-mesures-1057938002.html?share-block=1057938003" data-title="&quot;Notre message, c'est de dire qu’il faut au maximum essayer d'éviter les deux poids deux mesures&quot;, a déclaré Abdoullaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères au micro de Sputnik, en marge du 36e Sommet de l’Union africaine (UA)."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Selon le ministre, cela importe "tant dans la lecture de la situation de nos pays que dans l'application des textes quand il y a des ruptures par rapport à l'ordre constitutionnel, qu'elles viennent des civils ou des militaires […]. Pour nous, la levée des mesures de suspension permet aussi d'accompagner les efforts qui sont en cours dans nos pays. C'est pour ceci que nous sommes là".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Le sommet de l’UA se tient à Addis-Abeba, en Éthiopie, du 15 au 20 février. Pas sûr qu’il sera question des préoccupations de Bamako, M.Diop souhaite un début de discussion avec le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine. Le Mali entend faire revoir sa suspension qui n'envoie pas le bon message.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Nous engagerons une discussion collectivement avec le CPS [Conseil permanent de sécurité] et aussi avec l'ensemble des membres individuels du CPS. Nous venons de rencontrer le président de la commission de l'Union africaine. Et pour nous c'est vraiment le début d'une discussion", a-t-il dit.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1057938002" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20230216/le-mali-present-au-sommet-de-lua-malgre-sa-suspension-eviter-les-deux-poids-deux-mesures-1057938002.html?share-block=1057938006" data-title="&quot;Nous engagerons une discussion collectivement avec le CPS [Conseil permanent de sécurité] et aussi avec l'ensemble des membres individuels du CPS. Nous venons de rencontrer le président de la commission de l'Union africaine. Et pour nous c'est vraiment le début d'une discussion&quot;, a-t-il dit."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">En effet, le Mali a été suspendu par l’UA le 1er juin 2021, suite au second coup d’État en neuf mois qui a vu l’accession au pouvoir du capitaine Assimi Goïta, Président de la transition malienne.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h2">
<h2 class="article__h2">Une démarche collective pour un retour à l’ordre constitutionnel</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Pour le chef de la diplomatie malienne, il faut que les organisations régionales soient solidaires et qu’ils aient une meilleure lecture de la situation du Burkina Faso, du Mali et de la Guinée.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Nous sommes ici dans le cadre d’une démarche collective entre le Burkina, le Mali et la Guinée pour faire partager les préoccupations de nos populations qui souhaitent plus de solidarité avec nos pays qui font face à l'insécurité et qui font beaucoup d'efforts, qui travaillent aussi pour le retour à l'ordre constitutionnel", a-t-il souligné.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1057938002" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20230216/le-mali-present-au-sommet-de-lua-malgre-sa-suspension-eviter-les-deux-poids-deux-mesures-1057938002.html?share-block=1057938010" data-title="&quot;Nous sommes ici dans le cadre d’une démarche collectiveentre le Burkina, le Mali et la Guinée pour faire partager les préoccupations de nos populations qui souhaitent plus de solidarité avec nos pays qui font face à l'insécurité et qui font beaucoup d'efforts, qui travaillent aussi pour le retour à l'ordre constitutionnel&quot;, a-t-il souligné."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Selon M.Diop, les trois gouvernements ont pris des engagements par rapport au retour à l'ordre constitutionnel. Des lois constitutionnelles de transition ont été adoptées, des organes ont été mis en place. Mais aussi des mécanismes conjoints intégrant l'Union africaine, la Cédéao et les Nations unies qui permettent de suivre et d'évaluer le processus.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
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<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
Source: https://fr.sputniknews.africa/

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projet de fédération Mali&#45;Guinée&#45;Burkina : La Cédéao rejette l’initiative</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/projet-de-federation-mali-guinee-burkina-la-cedeao-rejette-linitiative-3010912.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Feb 2023 19:23:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dirigés par des militaires suite à des coups d'État, le Mali, le Burkina Faso et la Guinée ont été suspendus des instances de l'Organisation communautaire.</strong>

Emise par le Premier ministre burkinabé, Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla au cours de sa visite effectuée au Mali fin janvier et réitérée lors du mini-sommet regroupant, le 9 février dernier, les chefs de diplomatie des trois pays, l’idée de la création d’une fédération entre le Mali, le Burkina Faso et la Guinée, ne passe pas.

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), à travers le deuxième vice-président de son parlement, Sani Malam Chaibou a exprimé son hostilité à cette initiative. Dans l’extrait d’une vidéo enregistrée le 10 février dernier, Sani Malam Chaibou a insisté sur le fait que la « fédération ne se fera pas ».

Le parlementaire nigérien assure que « nous sommes à 15 et nous le resterons », en référence au nombre d'Etats qui composent l'institution sous-régionale. Pour lui, il s’agit tout simplement d’«un problème de concertation, de consultation et de compréhension ».

<strong>MD/ac/APA</strong>

<strong>APA-Bamako (Mali)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise au Mali et au Burkina Faso : Petite leçon d’histoire de Laurent Gbagbo à la Cédéao</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/crise-au-mali-et-au-burkina-faso-petite-lecon-dhistoire-de-laurent-gbagbo-a-la-cedeao-3009221.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/crise-au-mali-et-au-burkina-faso-petite-lecon-dhistoire-de-laurent-gbagbo-a-la-cedeao-3009221.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/08/Laurent-Gbagbo.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Feb 2023 09:03:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En visite à l’intérieur de son pays, l’ancien chef d’Etat de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo propose à la Cédéao de créer une brigade anti-jihadiste pour lutter efficacement contre le terrorisme, sans faire appel à une puissance extérieure. </em></strong>

Les Etats sahéliens et une partie des pays du golfe de Guinée sont plongés dans un chaos orchestré par les groupes jihadistes, face auquel ni les Etats locaux ni l'intervention française et même l’ONU n’a pu trouver une réponse à la hauteur des enjeux.

Lors d’une tournée à l’intérieur de la Côte d’Ivoire, l’ancien président Ivoirien, Laurent Gbagbo a fait des propositions concrètes aux dirigeants de la Cédéao pour lutter efficacement contre le terrorisme sans faire appel à une puissance extérieure. Mais tout d’abord Laurent Gbagbo a pris l’exemple sur le Mali et le Burkina Faso, tous deux dirigés par des militaires qui ont fait de la lutte contre le terrorisme leur cheval de bataille.

<em>"Pourquoi le colonel Assimi Goïta a pris le pouvoir au Mali et il est soutenu par la population ? Il faut étudier çà. Pourquoi Ibrahim Traoré a pris le pouvoir et il est soutenu par la population ? Il faut étudier cela"</em>, a lancé l’ancien détenu de la CPI comme il aime à se présenter.

A ces questions, Laurent Gbagbo répond que c’est parce que Goïta et Traoré ont promis de lutter contre les jihadistes ajoutant que depuis que le capitaine Traoré a pris le pouvoir il a déserté le bureau présidentiel pour le terrain.

Au passage, l’ancien chef d’Etat ivoirien n’a pas manqué de tacler les dirigeants de la Cédéao qui pressent le Mali et le Burkina d’organiser des élections pour un retour à l’ordre constitutionnel tout en proposant à la Cédéao des propositions pour lutter contre le terrorisme.

<em>"Au lieu que la Cédéao prenne des communiqués pour leur donner des ordres méchants et les obliger à faire des élections comme si les élections pouvaient régler le problème du jihadisme, je propose à la Cédéao de créer une brigade anti-jihadiste"</em>, a-t-il ajouté.

Selon M. Gbagbo cette force comprendra tous les militaires de tous les pays de la Cédéao et ceux-ci se mettent en mouvement et en patrouille pour lutter contre le terrorisme. D’après lui si on ne fait pas ça, c’est qu’on n’a rien fait.

A l’en croire en créant la brigade anti-jihadiste, on résout deux problèmes : <em>"Premièrement on lutte contre le terrorisme et le banditisme terroriste et deuxième, on évite d’appeler au secours des troupes européennes parce que nous même nous nous mettons mouvement pour régler nos problèmes"</em>.

Déjà Laurent Gbagbo se dit mettre en faux contre tous ceux ou celles qui ne pensent pas à ce problème-là, qui ne pensent pas aux solutions qu’il faut trouver pour ce problème et qui se mettent à engueuler les jeunes dirigeants tout en ajoutant qu’il est contre les coups d’Etat militaires et civils.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>]]> </content:encoded>
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<title>La CEDEAO a &amp;quot;affecté la vie de la population malienne&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-a-affecte-la-vie-de-la-population-malienne-3006453.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Jan 2023 22:30:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Les Maliens ont durement souffert des sanctions imposées par la CEDEAO, qui ont désorganisé le secteur privé dans le pays, explique à Sputnik Amadou Sidibe, représentant de l'organisation non-gouvernementale panafricaine Youth for Peace and Security Africa.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Voilà tout juste un an, le Mali se voyait frappé par une salve de sanctions, décochée principalement par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Si une partie de ces restrictions a été depuis levée, l’épisode a fait mal à l’économie malienne, notamment aux petits entrepreneurs, comme l’explique à Sputnik Amadou Sidibé, représentant de l’ONG Youth for Peace and Security Africa.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
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<div class="article__quote-text">"La CEDEAO a affecté la vie de la population malienne en général, mais particulièrement le secteur privé, les entreprises, les commerçants, les agriculteurs, les éleveurs, les maçons. Beaucoup d'entre eux se sont retrouvés au chômage. Ces sanctions ont rapidement entraîné la rareté et la hausse des prix des produits de première nécessité", souligne-t-il ainsi.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1057566627" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20230111/la-cedeao-a-affecte-la-vie-de-la-population-malienne-1057566627.html?share-block=1057566629" data-title="&quot;La CEDEAO a affecté la vie de la population malienne en général, mais particulièrement le secteur privé, les entreprises, les commerçants, les agriculteurs, les éleveurs, les maçons. Beaucoup d'entre eux se sont retrouvés au chômage. Ces sanctions ont rapidement entraîné la rareté et la hausse des prix des produits de première nécessité&quot;, souligne-t-il ainsi."></div>
</div>
</div>
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</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Le responsable ajoute que de nombreux chefs de famille n’ont plus été en mesure de subvenir aux besoins alimentaires, voire sanitaires de leur entourage, engendrant au surplus une vraie souffrance psychologique.</div>
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<div class="article__block" data-type="h2">
<h2 class="article__h2">Le Mali n’avait pas besoin de ça</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Amadou Sidibé déplore par ailleurs que ces sanctions ont été prises contre un Mali déjà harassé par la lutte contre le terrorisme. Selon lui, des raisons d’ordre bassement politique ont pu entrer en jeu au moment d’imposer les restrictions.</div>
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<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
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<div class="article__quote-text">"J’ai du mal à comprendre pourquoi de telles sanctions ont été prises contre un pays qui, depuis des années, devait lutter contre des crises sécuritaires. À moins que ce ne soit une façon pour les dirigeants de préserver leur fauteuil présidentiel ou encore d’intimider les acteurs des coups d’État", s’interroge-t-il ainsi.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1057566627" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20230111/la-cedeao-a-affecte-la-vie-de-la-population-malienne-1057566627.html?share-block=1057566633" data-title="&quot;J’ai du mal à comprendre pourquoi de telles sanctions ont été prises contre un pays qui, depuis des années, devait lutter contre des crises sécuritaires. À moins que ce ne soit une façon pour les dirigeants de préserver leur fauteuil présidentiel ou encore d’intimider les acteurs des coups d’État&quot;, s’interroge-t-il ainsi."></div>
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<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">La pression de la France a également pu jouer. À ce sujet, Amadou Sidibé rappelle que le Mali s’apprêtait à présenter des <a href="https://fr.sputniknews.africa/20221017/la-plainte-malienne-contre-la-france-reste-bloquee-a-lonu-1056540989.html" target="_blank" rel="noopener">preuves de violations de sa souveraineté</a> par l’armée française, au moment où les sanctions sont tombées. De quoi éclairer l’acharnement de Paris, qui a poussé les dirigeants de la CEDEAO dans le sens de lourdes sanctions.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Alors qu’une partie des sanctions ont finalement été levées durant l’été, Amadou Sidibé y voit le fruit des nombreuses critiques et réactions, notamment des médias, qui ont fustigé "le manque de légalité" des mesures.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Le responsable dit désormais souhaiter une levée totale des sanctions, même si elles ne pèsent plus autant qu’avant sur les épaules du peuple malien, qui aspire avant tout à la "stabilité" et à la sécurité.</div>
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<div class="article__block" data-type="text">
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<div class="article__text">De nouvelles tensions entre le Mali et la CEDEAO ont récemment émergées, dans le sillage de l’affaire des militaires ivoiriens. Mais l’organisation a, pour l’heure, déclaré <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230106/soldats-ivoiriens-detenus-au-mali-pas-de-sanctions-de-la-cedeao-dans-limmediat-contre-bamako-1057517752.html" target="_blank" rel="noopener">qu’aucune sanction ne serait prise</a> contre Bamako, privilégiant le dialogue via la médiation du Togo.</div>
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<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
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Source: https://fr.sputniknews.africa/

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<title>Affaire des soldats ivoiriens : Pas de sanctions de la CEDEAO contre le Mali « dans l&amp;apos;immédiat »</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/affaire-des-soldats-ivoiriens-pas-de-sanctions-de-la-cedeao-contre-le-mali-dans-limmediat-3005713.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Jan 2023 13:33:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[- Selon Umaru Sissoco Embalo, président en exercice de la CEDEAO.

Le Président de la Guinée-Bissau, par ailleurs président en exercice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), Umaru Sissoco Embalo, a déclaré mercredi à la presse, qu' « il n'y aura pas de sanctions de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) contre le Mali dans l'immédiat » malgré l'ultimatum fixé à Bamako pour la libération de 46 soldats ivoiriens.

« Nous avons accordé un temps pour permettre à la médiation togolaise de faire son travail, afin de résoudre le problème », a-t-il ajouté affirmant que ce délai supplémentaire n'est qu'une « question de bon sens ».

Cette déclaration est intervenue au moment où le Président du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, médiateur dans l'affaire des 49 militaires ivoiriens effectuait mercredi à Bamako une visite de travail et d'amitié durant laquelle il a rencontré son homologue malien, le Colonel Assimi Goïta.

Les deux chefs d'Etat ont évoqué, au cours d'un tête-à-tête au Palais de Kouluba, la coopération entre le Togo et le Mali, ainsi que des sujets régionaux d’intérêt commun.

Faure Essozimna Gnassingbé et son hôte du jour ont également évoqué la paix, la sécurité et l’intégration régionale. Rien de précis n'a filtré sur les échanges entre les deux personnalités.

A sa sortie d'audience avec le Président de la Transition, Faure Gnassingbé a déclaré à la presse : '' Je reviendrai au Mali pour une déclaration''. Il s'est par la suite contenté d'indiquer sur son compte twitter : '' Je remercie le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition et le peuple malien pour l'accueil chaleureux reçu ce jour à Bamako''.

Cette visite de 24 heures est intervenue après la condamnation le 30 décembre dernier à 20 ans de réclusion criminelle des 46 soldats ivoiriens et à la peine de mort pour les trois femmes soldates libérées par la justice malienne pour des raisons humanitaires.

La Cour d’appel de Bamako a retenu contre les 49 militaires ivoiriens de très graves chefs d'inculpation, à savoir, « association de malfaiteurs, attentat et complot contre le gouvernement, atteinte à la sûreté extérieure de l'Etat, détention, port et transport d'armes et de munitions de guerre ou de défense intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle et collective ayant pour but de troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur et de complicité ».

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara ,a assuré que les 46 soldats condamnés à 20 ans de réclusion criminelle « regagneront bientôt le sol ivoirien », dans son message à la nation, à l'occasion du nouvel an.

« Mes pensées vont particulièrement à l’endroit de nos soldats détenus au Mali depuis le 10 juillet 2022. Grâce aux actions diplomatiques entreprises avec l’appui de dirigeants de plusieurs pays amis, notamment le président de la République togolaise, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, trois soldats femmes ont été libérés en septembre dernier. Les 46 autres soldats regagneront bientôt le sol ivoirien”, a déclaré Ouattara.

Pour rappel, les autorités maliennes avaient arrêté le 10 juillet dernier 49 soldats à l'aéroport de Bamako les qualifiant de "mercenaires", faute de papiers en règle justifiant leur présence sur le sol malien.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Force anti&#45;coup d’état et antiterroriste :  La Cédéao accélère la cadence</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/force-anti-coup-detat-et-antiterroriste-la-cedeao-accelere-la-cadence-3004676.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 25 Dec 2022 01:55:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Réunion triptyque lundi dernier en Guinée-Bissau entre les chefs des opérations militaires ; chefs services des renseignements et les chefs d’Etat-major de la Cédéao. Le but de cette réunion, mettre en place la force anti-putsch et antiterroriste décidée par les chefs d’Etat de la Cédéao lors du sommet d’Abuja. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>Visiblement la Cédéao accélère la cadence concernant la mise sur pied de la force anti-coup d’état et antiterroriste qu’avait annoncé les Chefs d’Etat de l’instance sous régionale.

En début de cette semaine, les Chefs des opérations militaires ; de services des renseignements et des chefs d’Etat-major de la Cédéao se sont réunis en Guinée-Bissau pour élaborer les stratégies adéquates pour lutter contre le terrorisme qui gagne du terrain dans le Golfe de Guinée mais aussi la force anti-putsch censée rétablir l’ordre constitutionnel.

Sur ce plan, le comité des Chefs d’Etat-major considère que cette force anti-coup d’état constitue déjà un cadre opérationnel dédié à toutes les formes d’intervention. Toutefois la restauration de l’ordre constitutionnel requiert un mandat express.  Le comité a aussi ému des doutes sa mise œuvre est complexe et pourrait s’avère difficile notamment lorsque la population ou une grande partie des forces armées adhérent au changement anticonstitutionnel dans le pays concerné.

Mais à l’issue de cette réunion triptyque les différentes Chefs de services ont fait des recommandations parmi lesquelles la mise en place d’un groupe de planification pour affiner les options et faire des propositions qui seront présentées au comité pour validation. En plus faire participer tous les Etats membres de la Cédéao, y compris ceux sous sanctions (Mali, Burkina Faso et la Guinée Conakry) à toutes les discussions relatives aux questions sécuritaires.

&nbsp;

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO : la création de la FAC, « une force inopportune »</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-la-creation-de-la-fac-une-force-inopportune-3004133.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Dec 2022 16:39:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les ministres de la défense de la CEDEAO sont réunis ce lundi 19 décembre à Bissau. Objectif : accélérer la mise en place de la force conjointe antiterroriste et anti coup-d ’état de l’organisation. L’opérationnalisation de cette force en attente de la CEDEAO (FAC) est perçue comme une « urgence » par le Comité des chefs d’état-major généraux de l’espace.</strong>

Cette réunion des ministres de la Défense de la CEDEAO devrait proposer ce lundi « des options et des modalités pour le déploiement efficace au Sahel » de la Force en attente de la CEDEAO. Cette force sera utilisée pour « lutter contre le terrorisme et le rétablissement de l’ordre constitutionnel dans les pays de la sous-région ou des militaires dirigent des transitions », a indiqué le Commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de la Commission de la CEDEAO.

Cette décision a été prise face à la multiplication des coups d’état au cours de ces dernières années au Mali, au Burkina, en Guinée-Conakry et une tentative en Guinée-Bissau. C’était lors du 62ème sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation ouest-africaine tenu le 4 décembre dernier à Abuja au Nigeria.

<strong>Une force inappropriée</strong>

« C’est une force de trop et ne pourra être une solution aux coups d’État ». C’est ce qu’affirme Brehima Mamadou Koné analyste politique. Pour lui, la CEDEAO doit miser sur la bonne gouvernance.

Il faut rappeler qu’en plus de cette force en gestion, celle du G5 Sahel, créée en 2014 est actuellement affaiblie dans la lutte contre le terrorisme par le retrait du Mali et l’appui de Barkhane. En attendant le démarrage des patrouilles de cette future force de la CEDEAO, les attaques terroristes se multiplient au Sahel, en particulier au Mali, au Niger et au Burkina Faso.

Source: Studio Tamani]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La carte d’identité biométrique de la CEDEAO :  Serait&#45;elle inaccessible comme la carte Nina ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-carte-didentite-biometrique-de-la-cedeao-serait-elle-inaccessible-comme-la-carte-nina-3003862.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/la-carte-didentite-biometrique-de-la-cedeao-serait-elle-inaccessible-comme-la-carte-nina-3003862.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Dec 2022 09:40:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 8 décembre dernier, une délégation ministérielle conduite par le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, Porte-parole du gouvernement, Colonel Abdoulaye Maiga s’est rendue au siège de la société en charge de la confection de la nouvelle carte d’identité biométrique de la CEDEAO qui est  actuellement disponible au Mali. Selon les informations, cette carte biométrique va remplacer la carte Nina qui a été plus une source de problème qu’un soulagement pour la population. Ainsi la population espère qu’elle ne serait pas autant inaccessible comme pour les autres surtout la carte Nina et la carte d’identité nationale.</strong>

En effet, le président de la transition le Colonel Assimi Goïta, a pris un décret le 3 novembre dernier portant institution et réglementation de la carte d’identité biométrique sécurisée, conformément aux normes de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Selon le document du gouvernement, la première dotation est gratuite mais le renouvellement est payant, à savoir qu’elle est nécessaire à partir de 15 ans avec une durée de validité de 5 ans.

Au Mali l’obtention d’un papier qui identifie une personne est tout un tas de problème pour les citoyens. Pour rappel la carte nationale pour l’avoir il faut se lever très tôt afin de l’avoir pendant cette journée. La carte NINA n’en parlons pas elle a été un précieux sésame pour les maliens à l’intérieur tout comme à l’extérieur. C’est n’est plus un secret pour tout le monde, l’obtention de cette fameuse carte était devenue une source de toutes sortes d’angoisses chez les citoyens maliens avant d’être suspendue. Pour l’avoir aussi il faut au moins 3 ans sans compter toutes les énergies qu’on fournisse. Sans oublier les maliens qui sont à l’extérieur et nombreux ont été sous menace d’expulsion parce qu’ils n’ont pas pu renouveler leur passeport qui était arrivé à l’expiration, à cause du défaut de la carte NINA.

Malgré tous ces obstacles, les maliens sont très contents  de la mise à disposition  de ce nouveau sésame, qui permettrait à la diaspora malienne et même ceux de l’intérieure d’avoir une pièce d’identité sans beaucoup de tracasserie et pour une longue durée. A rappeler que l’entrée en vigueur de la Carte nationale d’identité biométrique sécurisée met fin à la production et à la délivrance de la carte Nina, la carte d’identité nationale et la carte consulaire avait signalé le gouvernement. Et la Carte nationale d’identité biométrique sécurisée remplace de plein droit la carte Nina, la carte d’identité nationale et la carte consulaire.

En somme, cette décision a été saluée par l’ensemble des maliens car elle consolide les relations entre le Mali et ses pays frères de la CEDEAO.

<strong>Oumou SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Afrique de l’ouest : réunion des ministres de la Défense de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/afrique-de-louest-reunion-des-ministres-de-la-defense-de-la-cedeao-3003810.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/afrique-de-louest-reunion-des-ministres-de-la-defense-de-la-cedeao-3003810.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 18 Dec 2022 21:47:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>- La rencontre de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a lieu du 18 au 19 décembre en Guinée Bissau.</strong>

Il est « urgent » de rendre opérationnel la Force en attente de la Cédéao (FAC) car elle « peut être utilisée pour lutter contre le terrorisme et le rétablissement de l'ordre constitutionnel dans la région lorsqu'il est menacé », a souligné dimanche, le Général Biague Nan tam, chef d'état-major de la République de Guinée-Bissau et président du Comité des chefs d'état-major de la Cédéao.

Le Général Biague Nan tam a fait cette déclaration à Bissau lors de la session extraordinaire du Comité des chefs des opérations des états-majors des armées ouest-africaines, a indiqué dans un communiqué, dimanche, la Cédéao précisant que cette session extraordinaire se tient en prélude d’une réunion des ministres de la Défense de la Cédéao prévue le 19 décembre à Bissau.

Dans son allocution de bienvenue, l'Ambassadeur Abdel- Fatau Musah, Commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de la Commission de la Cédéao, représenté par le Pawoumothom Cyriaque Agnekethom, directeur du maintien de la paix et de la sécurité régionale, a souligné que la situation dans la région a atteint un stade inquiétant, où « il est nécessaire d'activer la Force en attente de la Cédéao pour lutter contre le terrorisme ».

La réunion des ministres de la Défense de la Cédéao qui aura lieu le lundi 19 décembre, devrait « proposer des options et des modalités pour le déploiement efficace de la Force en attente de la Cédéao dans la lutte contre le terrorisme et pour la restauration de l'ordre constitutionnel » dans les pays de l’Afrique de l’Ouest où des juntes militaires dirigent des transitions.

Le rapport de la réunion sera soumis à l'examen des chefs de la défense et aux chefs d'Etat et de Gouvernement de la Cédéao.

Pour rappel, c’est lors du 62e sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'organisation ouest-africaine tenu le 4 décembre dernier à Abuja au Nigéria, que les dirigeants d'Afrique de l'Ouest ont annoncé le vœu de créer une force régionale prête à intervenir non seulement contre le terrorisme mais aussi en cas de coup d'Etat.

Les attaques terroristes se multiplient au Sahel, en particulier au Mali et en ce moment où la menace s’étend, le Sahel a besoin d’urgence d’un sursaut collectif.

Le G5 Sahel, créé en 2014 pour coordonner l’action des autorités de la Mauritanie, du Mali, du Burkina Faso, du Niger et du Tchad, n’a cessé d’être affaibli ces derniers mois.

Le retrait du Mali de certains contingents dont celle de la France, annoncé en mai dernier, a porté à cette organisation un coup presque fatal alors même que la coordination régionale reste le fondement indispensable d’une lutte efficace contre le terrorisme et pour le développement du Sahel.

Source: https://www.aa.com.tr/fr/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>« Force anti coup d’état » de la CEDEAO :  Plus de problèmes que de solutions ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/force-anti-coup-detat-de-la-cedeao-plus-de-problemes-que-de-solutions-3003178.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/force-anti-coup-detat-de-la-cedeao-plus-de-problemes-que-de-solutions-3003178.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/06/cedeao33.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 14 Dec 2022 01:32:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Réunis en sommet ordinaire le 4 décembre 2022 à Abuja au Nigeria, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao ont annoncé un certain nombre de résolutions. Parmi ces résolutions, la création d’une force « anti Coup d’Etat » et de lutte contre le terrorisme est celle qui a plus attiré l’attention des observateurs. Il va sans dire que les voies et moyens, permettant de freiner « l’épidémie de coup d’Etat » qui frappe la partie occidentale de l’Afrique, doivent être recherchés. Cependant, cette méthode, pour le moins musclée, pourrait poser plus de problèmes que de solutions tant dans la forme que dans le fond. Voici pourquoi...</em></strong>

<strong>Dans la forme</strong>

Une force anti coup d’Etat au nom de la Cedeao ne pourrait être mise en place sans l’aval de tous les Etats membres. Lorsqu’on s’intéresse à la composition de cette force, même si elle n’est pas encore détaillée, on sait que ce sont les soldats des différents Etats membres qui la formeront. Peut-on dire que tous les pays sont favorables à cette idée en l’état actuel des choses ? Pas si sûr ! On pense notamment aux trois pays qui sont suspendus de l’instance sous régionale à savoir : le Mali ; le Burkina Faso et la Guinée.

Les deux premiers font face à des menaces terroristes. Les soldats ont d’autres chats à fouetter que de servir dans une force mixte aux contours flous et à mission presque impossible. Quant à la Guinée, l’attitude des autorités de transition vis-à-vis de la Cedeao laisse deviner qu’elles n’enverront pas de soldats dans cette force si elle venait à être mise en place. La position de ces trois pays ne doit pas être reléguée au second plan car même s’ils sont suspendus, ils demeurent membres de la Cedeao à part entière. Faire fi de cela pourrait fissurer davantage l’organisation sous régionale.

<strong>Dans le fond</strong>

Dans le fond, une telle force aurait  pour mission de contrecarrer un coup d’Etat qui serait en cours dans un Etat membre. Cela reviendrait donc à dire que des soldats se battraient contre leurs frères d’arme parfois du même pays.

N’est-ce pas une manière de fragiliser les armées nationales ? Et même dans l’hypothèse où on n’enverra pas les soldats du pays qui est concerné par le coup d’Etat, et donc en formant un contingent composé uniquement des militaires d’autres pays membres, ceux-ci peuvent-ils empêcher les soldats locaux, qui connaissent mieux le terrain, de perpétrer un coup d’Etat ? Et tout cela en évitant un bain de sang ? Car il faut dire que s’il y a au moins un point positif dans les récents coups d’Etat, ce qu’ils se sont passés de manière relativement calme. Loin de nous l’idée qu’il n’y a pas mort d’homme mais il faut dire qu’on n’est loin des putschs sanglants des années 80-90.

<strong>Une piste de solution</strong>

Toutefois, cette idée n’est pas totalement à rejeter. Le second volet, à savoir la lutte contre le terrorisme, est celui qui doit être mis en avant. En effet, les coups d’Etat ne tombent pas du ciel. Ils résultent de la mauvaise gouvernance. L’insécurité est l’une des conséquences de cette mauvaise gouvernance.

Par conséquent, mettre en place une force pour lutter contre le terrorisme pourrait contribuer à améliorer la gouvernance de nos Etats. Parmi les trois pays qui ont connu des putschs ces deux dernières années, deux ont été justifiés par des situations d’insécurité. Néanmoins cela ne suffit pas. Pour mettre fin à <em>« l’épidémie de coup d’Etat »</em>, les chefs d’Etat et de gouvernements doivent également veiller à empêcher les changements constitutionnels qui permettent aux présidents de se maintenir au pouvoir. Autrement, le travail doit être fait en amont car mieux vaut prévenir que guérir dit-on.

&nbsp;

<strong>Bréhima Sidibé</strong>

<em>Doctorant à CY Cergy Paris Université</em>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Force Anti&#45;putsch de la CEDEAO :  Quelle efficacité ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/force-anti-putsch-de-la-cedeao-quelle-efficacite-3003174.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 14 Dec 2022 01:18:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A l’issue du sommet d’Abuja, les Chefs d’Etat de la Cédéao ont décidé de mettre sur pied une force anti-putsch pour lutter contre les coups d’Etat. La question que le tout monde se pose, quelle serait l’efficacité de cette force anti-putsch ? </em></strong>

L’espace Cédéao est miné par une épidémie de coups d’Etat ces dernières années. Pour mettre fin à cela, les Chefs d’Etat de la Cédéao, à l’issue du sommet d’Abuja, ont décidé de mettre sur pied une force anti-putsch pour lutter contre la descente des militaires dans l’arène politique et interrompre le processus démocratique.

Ce sujet fait déjà débat dans les grins et sur la toile.  Bon nombre d’analystes et commentaires s’interrogent sur cette démarche hasardeuse de la Cédéao et qui n’aura pas de retombées sur la vie des populations de l’espace Cédéao sauf protéger le reste des syndicats de Chef d’Etat dans leur mauvaise gouvernance, la gabegie etc.

Pour mobiliser des militaires pour écraser les coups d’Etat, alors qu’il serait tellement plus simple de les prévenir, en s’attaquant à leurs réelles causes.

Cette manœuvre de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest est une mesure contre productive. Les militaires putschistes prendraient toutes les mesures en rendant toute opération de restauration des dirigeants renversés allant jusqu’à l’assassinat.

Personne n’a oublié l’assassinat de Thomas Sankara à la suite du coup d’Etat perpétré par Blaise Compaoré dont Thomas considérait comme son grand frère et ami. Personne n’a oublié aussi l’assassinat du général Ibrahim Baré Maïnassaré par un commando putschiste sur le tarmac de l’escadrille militaire de Niamey en déchiquetant son corps de balles. François Tombalbaye, Idi Amin Dada, Sylvanus Olympio ont tous été tués par leurs bourreaux putschistes au lieu juste de les déposer.

Donc, l’idée de cette force anti-putsch pour éviter les coups de force ne ferait qu’empirer la situation en collant une cible dans le dos des Chefs d’Etat renversés.

Aujourd’hui le défi majeur que la Cédéao doit relever, c’est comment lutter contre le terrorisme qui gagne du terrain dans le Sahel, mais aussi dans le Golfe de Guinée et non une force anti-coup d’Etat pour protéger un Président qui ne tend pas l’oreille aux aspirations de son peuple.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Un spectre de division en la demeure à la CEDEAO ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/un-spectre-de-division-en-la-demeure-a-la-cedeao-3002946.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Dec 2022 01:25:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Communauté Économique des Etats d’Afrique de l’Ouest aura étonné, la semaine dernière, par une confusion assez criante pour mériter qu’on s’y attarde. Au sortir de son dernier sommet consacré au Mali, entre autres, la nouvelle d’un ultimatum sous peine de nouvelles sanctions contre notre pays a fait les choux gras des réseaux sociaux avant d’être noyée dans le doute. Elle provient pourtant d’une annonce officielle faite par le Secrétaire général en personne et non moins porte-voix des chefs d’Etat devant plusieurs médias présents à Abuja dans le cadre du conclave, qui s’est penché par ailleurs sur la question des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali pour mercenariat. Le hic est que la libération des détenus ivoiriens ne figure aucunement dans le communiqué final du sommet sous forme d’injonction faite au Mali de procéder à leur élargissement avant le 1 er janvier prochain. De quoi justifier les soupçons d’une invention du secrétaire général, qui avait en même temps annoncé aux journalistes l’imminence d’une mission à Bamako pour signifier l’ultimatum de la Cedeao aux autorités de la Transition. Voilà plus d’une semaine depuis la fin de l’événement et aucune délégation n’est venue pour l’heure démentir le contenu du communiqué final manifestement beaucoup plus conciliant que les annonces tapageuses devant la presse internationale. Comme qui dirait une dissonance qui met en exergue un malaise sur fond d’absence de consensus dans la gestion du sujet.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>&amp;quot;À la limite irréaliste et inefficace&amp;quot;: les analystes sur l’idée d’une force militaire de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/a-la-limite-irrealiste-et-inefficace-les-analystes-sur-lidee-dune-force-militaire-de-la-cedeao-3002911.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Dec 2022 16:24:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La décision des dirigeants d'Afrique de l'Ouest de lancer une force régionale censée intervenir contre le djihadisme, mais aussi en cas de coup d'État, a suscité des doutes et des critiques de la part des analystes interrogés par Sputnik. Pour eux, la mise en œuvre de ces déclarations sera "difficile".</strong>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">"Cette initiative me paraît tout à fait saugrenue et à la limite irréaliste et inefficace". Au micro de Sputnik, Dr Bakary Traoré, expert en relations internationales et en géopolitique à la Mission d'appui à la refondation de l'État (MARE) du Mali s’est montré plutôt sceptique vis-à-vis de l’annonce des chefs des États membres de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) du <a href="https://fr.sputniknews.africa/20221205/la-cedeao-decide-de-creer-une-force-regionale-face-au-djihadiste-et-aux-coups-detat-1057180055.html" target="_blank" rel="noopener">lancement d'une force régionale</a> face aux djihadistes et contre les coups d'État.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"On a l'impression que les chefs d'État se sont retrouvés pour meubler le temps, en ce qui concerne les pays qui focalisent l'attention, à savoir la Guinée, le Mali, le Burkina Faso (…). Ça me paraît vraiment une initiative irréaliste dans le contexte actuel de la sous-région."</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1057233554" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20221210/a-la-limite-irrealiste-et-inefficace-les-analystes-sur-lidee-dune-force-militaire-de-la-cedeao-1057233554.html?share-block=1057233556" data-title="&quot;On a l'impression que les chefs d'État se sont retrouvés pour meubler le temps, en ce qui concerne les pays qui focalisent l'attention, à savoir la Guinée, le Mali, le Burkina Faso (…). Ça me paraît vraiment une initiative irréaliste dans le contexte actuel de la sous-région.&quot;"></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h2">
<h2 class="article__h2">Une meilleure maîtrise des frontières</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">L’analyste estime que l’idée aura du mal à se concrétiser sur le terrain. Pour quelles raisons? D'abord, sur le plan diplomatique, les pays où sévit le terrorisme, dans la sous-région ouest africaine, notamment le Mali, le Burkina Faso, "sont en froid avec la CEDEAO parce qu'il y a eu des luttes constitutionnelles dans ces différents pays". Ainsi, M.Traoré voit mal comment ces États pourraient coopérer avec la CEDEAO pour réaliser cette initiative.</div>
</div>
<div></div>
<div><strong><em>"Sur le plan militaire, je pense que le contexte actuel de la lutte contre le terrorisme requiert une coordination entre les forces armées des États de la sous-région et non la création d'une autre forme, d'une autre force, disons, pour combattre le terrorisme."</em></strong></div>
<div></div>
<div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Selon l’interlocuteur de Sputnik, la façon la plus efficace de confronter les terroristes, c'est de créer les conditions d'une bonne coordination des forces au niveau des États, notamment le long des frontières.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">"La meilleure maîtrise des frontières et cela revient à revoir, notamment en ce qui concerne ce qu'on appelle le droit des suites, qui permet à un État voisin d'intervenir dans un autre État, bien sûr, sur la base des conventions préétablies. Donc, je pense qu'il vaut mieux revoir ce droit des suites et mettre en place les mécanismes de coordination au plan du renseignement, au plan opérationnel pour faire face au terrorisme. Ceci me paraît plus efficace."</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h2">
<h2 class="article__h2">Mises en œuvre difficile</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Et comme l’a rappelé à Sputnik Serge Atiana Oulon, journaliste-écrivain burkinabè, spécialiste dans les questions de sécurité, ce n'est pas la première fois que la CEDEAO annonce des mesures pour lutter contre le terrorisme dans la région.</div>
</div>
</div>
<div class="article__quote-bg"></div>
<div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-text">"Il faut attendre de voir la création et l'existence de cette force avant d'apprécier. À mon avis ce sont des déclarations dont les mises en œuvre seront difficiles d'autant que d'un pays à un autre les réalités démocratiques et de gouvernance ne sont pas les mêmes."</div>
<div class="article__quote-info">
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</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
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</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

</div>
</div>
<div class="article__quote-bg"></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Carte d’identité de la CEDEAO : Carte d’identité de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/carte-didentite-de-la-cedeao-carte-didentite-de-la-cedeao-3002912.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/carte-didentite-de-la-cedeao-carte-didentite-de-la-cedeao-3002912.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Dec 2022 13:26:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Après plusieurs tentatives, le Mali délivre enfin ses premières cartes d’identité biométriques CEDEAO, au grand soulagement des populations.</em>

Les premières cartes d’identité biométriques de la CEDEAO sont disponibles au Mali. Une délégation ministérielle, conduite par le ministre d’Etat, ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, Porte-parole du gouvernement, Colonel Abdoulaye Maïga, s’est rendue le 8 décembre dernier, au siège de la société en charge de la confection de ce précieux sésame.

La délivrance de ces cartes va constituer un ouf de soulagement pour les populations maliennes qui couraient désespérément depuis plusieurs mois derrière cette pièce indispensable à la libre circulation des personnes. Le dispositif qui se met petit à petit sur place avec l’actualisation des données du RAVEC est rassurant. Le grand mérite revient au ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Général de brigade Daoud Aly Mohammedine et son équipe notamment, le Directeur des finances et du matériel, Colonel Joseph Coulibaly.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>62ieme sommet de la CEDEAO, le Mali au cœur du débat :  Le Communiqué final est&#45;il une perche tendue à Assimi ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/62ieme-sommet-de-la-cedeao-le-mali-au-coeur-du-debat-le-communique-final-est-il-une-perche-tendue-a-assimi-3002859.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/62ieme-sommet-de-la-cedeao-le-mali-au-coeur-du-debat-le-communique-final-est-il-une-perche-tendue-a-assimi-3002859.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/07/CEDEAO-embargo.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 12 Dec 2022 09:29:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La  62è session Ordinaire de l’autorité des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est tenue le dimanche 4 novembre 2022 à Abuja République Fédérale du Nigeria. Les sujets abordés étaient relatives aux  questions politico-sécuritaires, économiques et financières des pays membres. Au cours de cette session les chefs d’Etats et de gouvernements de l’organisation sous régionale ont examiné les rapports sur l’état de la Communauté, les transitions au Mali, en Guinée et au Burkina Faso. Le point d’orgue du sommet a été de  demander au Mali de libérer les 46 soldats ivoiriens détenus au Mali.  </strong>

Tous les regards des Etats de la sous-région sont tournés vers le Mali, après la 62<sup>ième</sup> session ordinaire des chefs d’Etats et de gouvernements de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’ouest, CEDEAO, afin de voir jaillir la fumée blanche, celle annonçant  la libération des 46 soldats ivoiriens incarcérés au Mali.  Le Communiqué final, au-delà des supputations et autres folles rumeurs, n’a été qu’une demande policée aux autorités maliennes pour plus de coopération avec ses voisins et surtout une concession majeure sur la question des soldats ivoiriens.  En effet, depuis le 10 juillet dernier les autorités maliennes ont arrêté des soldats ivoiriens qu’elles ont  qualifié des’’ mercenaires’’ car elles n’avaient pas été informées de leur mission par les autorités ivoiriennes disent-elles.  Cette affaire empoisonne les relations séculaires et multiformes qui lient le Mali à la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi loin d’une ingérence dans les affaires bilatérales de deux pays, la CEDEAO voudrait éviter un affrontement entre ces deux pays ce qui serait une menace à la paix sous régionale, voire mondiale, surtout dans un contexte marqué par la lutte contre le terrorisme. Il revient aux autorités maliennes de donner maintenant une suite favorable à la requête de la CEDEAO afin que le Mali puisse retrouver toute sa place dans le concert des nations particulièrement dans la sous-région. Assimi Goïta a une autre occasion de redorer son blason en acceptant cette perche tendue par la CEDEAO, car rien qu’à en juger par le communiqué final, l’organisation sous régionale semble avoir la volonté d’aider le Mali à sortir de cette crise multidimensionnelle, afin qu’il renoue avec la bonne marche des pays sans coup d’Etat.

En somme,  il est temps que le Mali cherche à quitter  son isolement pour intégrer la société des nations.

<strong>Oumou SISSOKO               </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>62ème session ordinaire de la CEDEAO : Aucune menace de sanctions contre le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/62eme-session-ordinaire-de-la-cedeao-aucune-menace-de-sanctions-contre-le-mali-3002708.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/62eme-session-ordinaire-de-la-cedeao-aucune-menace-de-sanctions-contre-le-mali-3002708.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/CEDEAO-ABUDJA.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 10 Dec 2022 12:29:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La 62<sup>ème</sup> session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) s’est tenue le 04 décembre 2022 à Abuja au Nigeria. Ladite rencontre s’est prononcée sur la situation politique du Mali, de la Guinée et du Burkina Faso</strong>

En ce qui concerne notre pays, le Mali, contrairement à certaines informations diffusées par certains medias et sur les réseaux sociaux, aucune menace de sanctions n’a été prise contre notre pays. En effet, dès la fin de cette rencontre, certains médias et journalistes ont annoncé que dans l’affaire des 46 militaires ivoiriens détenus à Bamako, les chefs d’Etat ont exigé leur libération d’ici le mois de janvier 2023. A défaut de quoi, la Cedeao infligerait de nouvelles sanctions contre le Mali. Ce qui est très loin de la réalité.

S’agissant du Mali, le contenu du communiqué final est clair. La conférence a noté avec satisfaction que le processus de transition suit son cours et que les autorités maliennes ont réalisé des progrès avec la mise en place d’un mécanisme conjoint de suivi et évaluation du calendrier de la transition impliquant le gouvernement, la Cedeao, l’Union africaine, l’ONU, le médiateur de la Cedeao, le Comité directeur et le comité technique. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont instruit la commission de la Cedeao d’aider les autorités maliennes, avec l’appui de l’UA et de l’ONU, à organiser une réunion avec les partenaires financiers et techniques pour mobiliser les ressources nécessaires pour relever les défis socio-politiques et sécuritaires afin d’aider au respect du délai de la fin de la transition fixé à 2024.  Toutefois, la Conférence a montré sa vive préoccupation face à l’affaiblissement de la Minusma à la suite du retrait de certains pays contributeurs de troupes. Et a appelé au renforcement de l’effectif et des prérogatives de la Mission afin de lui permettre de s’acquitter efficacement de son mandat.

Par ailleurs, la Conférence a rappelé et salué les différents efforts diplomatiques déployés par la Cedeao et ses Etats membres ainsi que par les Nations unies pour obtenir la libération des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali. Les chefs d’Etat ont appelé les autorités maliennes à répondre positivement aux différents appels à la libération desdits soldats. Ainsi, contrairement aux fausses informations relayées, aucune menace de sanctions n’a été évoquée par les chefs d’Etat ouest-africains contre le Mali concernant le dossier des militaires ivoiriens encore détenus à Bamako.

<strong>Hadijatou  Fily SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coups d’État&#45;lutte contre le terrorisme&#45;monnaie unique :  La CEDEAO prouve son impuissance</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/coups-detat-lutte-contre-le-terrorisme-monnaie-unique-la-cedeao-prouve-son-impuissance-3002398.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/coups-detat-lutte-contre-le-terrorisme-monnaie-unique-la-cedeao-prouve-son-impuissance-3002398.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/CEDEAO-ABUDJA.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 08 Dec 2022 01:21:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se sont réunis en session ordinaire, le 4 décembre 2022, à Abuja, pour débattre de la situation du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée tous en transition militaire, sur la base des rapports que les médiateurs désignés par l’organisation sous-régionale pour ces trois pays, leur ont présentés. </strong></em>

<em>Mais avant d’aborder ces questions de fond, ce 62<sup>e</sup> sommet a été marqué par une cérémonie sobre de prestation de serment du tout nouveau président de la Commission, le Gambien Omar Aliou Touré, nommé à ce poste le 3 juillet dernier en remplacement de l’Ivoirien Jean Claude Kassi Brou. </em>

<em>Après cette investiture à huis clos, les chefs d’État ont planché sur le déroulement de la transition dans les trois pays de la sous-région, théâtres de coups d’État, afin de s’accorder une bonne fois pour toute sur leurs durées respectives, et d’ouvrir le chemin à un retour constitutionnel normal et durable. Les cas du Mali et du Burkina ont particulièrement retenu l’attention des participants, d’autant que ces deux pays sont englués depuis plusieurs années dans des problèmes sécuritaires qui se sont métastasés et ont engendré une série de putschs dont il est difficile malheureusement de prédire la fin.</em>

<em><strong>Le Mali a ouvert le bal avant que la contagion kaki ne gagne la Guinée et le Burkina Faso</strong></em>

<em>Quand le feu du terrorisme s’est engouffré dans les hameaux nichés dans les sables mouvants du Sahel, il y a une décennie en effet, les dirigeants des pays de la CEDEAO aujourd’hui ravagés par les flammes, n’avaient pas pris la mesure du danger, et s’étaient contentés des analyses de canapé que leur produisaient leurs thuriféraires, sur fond de déni et de complaisance coupable, laissant les navires malien et burkinabè chavirer allègrement sur l’océan du mensonge et de la propagande contre des ennemis politiques supposément revanchards, proches de leurs prédécesseurs respectifs. Les pays de la CEDEAO avaient, en son temps, déployé des troupes pour circonscrire le phénomène au Mali, mais force est de reconnaître que dix ans après, ces efforts n’ont quasiment servi à rien, d’autant que le danger s’est aujourd’hui joué des frontières pour s’installer dans presque tous les pays de la communauté. </em>

<em>Pendant que les terroristes grignotaient des pans entiers du Mali, du Niger et du Burkina, il n’y a eu malheureusement personne pour rappeler aux dirigeants de la CEDEAO et de ces pays en crise qui dormaient probablement pendant que Max Alexis martelait qu’« une jeune guerre est généralement engendrée par une vieille rancune », sauf les militaires qui ont fait irruption à coup de canon dans l’arène politique pour démettre les présidents élus et s’emparer du pouvoir, afin de rétablir la sécurité et de réparer les torts et les injustices. Comme dans une sorte d’effet domino ou de loi des séries, le Mali a ouvert le bal avant que la contagion kaki ne gagne la Guinée et le Burkina Faso. </em>

<em>Ce soixante-deuxième sommet de la CEDEAO avait justement dans son agenda de faire partir, au terme de leur mandat, les trois officiers-présidents qui sont considérés par une bonne partie de leur opinion publique, comme des Sherpas de l’intégrité et de la bonne gouvernance, avant qu’il ne leur vienne en tête, pour certains d’entre eux, de proroger leur bail à la tête de leurs États respectifs à la fin des délais impartis pour la transition. </em>

<em>Reste à savoir si, malgré les sanctions, la CEDEAO pourra faire entendre raison à ces militaires dont certains présentent déjà des velléités de « momification » au pouvoir, poussés en cela par des soutiens indéfectibles qui exigent désormais que toute information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.</em>

<em><strong>La question qui est loin d’être tranchée est celle de la création de la monnaie unique</strong></em>

<em>Ces appels au musellement ou à l’omerta s’accompagnent souvent d’un ton particulièrement dur. On pourrait les comprendre et à la limite, les tolérer si l’objectif in fine est de trouver des solutions durables, notamment à la crise sécuritaire dans ces pays déjà polytraumatisés, et si ces appels ne sont pas révélateurs de manœuvres dictatoriales « d’anarcho-spontanéistes » visant à faire la part belle à des amis politiques ou militaires. Espérons que ces derniers n’ignorent pas l’aphorisme de Charles Péguy, selon lequel « le règne des populismes est éphémère, mais les ruines de leurs actions sont éternelles ». Il y a donc lieu de prévenir ou même d’enrayer ce risque d’engrenage qui pourrait ouvrir la porte à d’autres putschistes dans d’autres pays de la sous-région. Mais ce n’est malheureusement pas sur la CEDEAO qu’il faut compter simplement parce qu’elle s’est discréditée depuis qu’elle a fermé les yeux sur ces affaires de troisièmes mandats qui ont eu cours, ici et là, en Afrique de l’Ouest ces dernières années. </em>

<em>C’est d’ailleurs conscients de ce handicap que les dirigeants ouest-africains, réunis à Abuja, ont été plutôt conciliants vis-à-vis de la très frondeuse République du Mali qui semble avoir résolument pris le chemin du retour à l’ordre constitutionnel normal. Mais aussi vis-à-vis de la Guinée qui n’a pas été sanctionnée malgré le bras de fer qui persiste entre le régime du longiligne colonel Mamady Doumbouya et l’instance sous-régionale par rapport à la date de l’élection présidentielle qui devrait marquer la fin de la transition. La Guinée n’étant pas membre de l’UEOMA et ayant un débouché sur la mer, lui imposer des sanctions économiques serait comme donner un coup d’épée dans l’eau, et écornerait davantage l’image de cette CEDEAO qui a perdu beaucoup de plumes dans son « acharnement » contre le Mali. </em>

<em>Quant au pays des Hommes intègres, il est toujours considéré comme le moins mauvais de ceux qui ont prématurément mis un terme à un régime constitutionnel, et c’est pour cette raison que ce sommet ordinaire d’Abuja s’est borné à encourager ses dirigeants à respecter la date du 24 juillet 2024 comme date-butoir pour passer le pouvoir aux civils. </em>

<em>Si la fin des « pouvoirs kaki » et  du terrorisme en Afrique de l’Ouest  ont été les principales préoccupations des chefs d’État à Abuja, d’autres sujets ont été également évoqués comme l’affaire des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali depuis plusieurs mois, qui n’en finit pas de parasiter les relations entre Bamako et Abidjan. Heureusement que cette crise devrait être bientôt derrière nous, si l’on en croit une source bien au parfum du dossier, du moins s’il n’y a pas de rétropédalage de l’un des protagonistes, comme ce à quoi on a déjà assisté depuis le début de cette scabreuse affaire. </em>

<em>La question qui est par contre loin d’être tranchée est celle de la création de la monnaie unique, qui nécessitera vraisemblablement plusieurs autres sommets du genre pour que les chefs d’État puissent accorder leurs violons, alors que de plus en plus, les peuples exigent une monnaie unique et la fin du CFA considéré comme l’un des derniers vestiges de la colonisation</em>

<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Afrique de l&amp;apos;Ouest/Lutte contre le terrorisme : les chefs d&amp;apos;Etat engagés à mobiliser un milliard de dollars</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/afrique-de-louest-lutte-contre-le-terrorisme-les-chefs-detat-engages-a-mobiliser-un-milliard-de-dollars-3002307.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Dec 2022 17:02:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[-En faveur du Fonds régional de lutte contre le terrorisme

Les Chefs d'Etats de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) réunis le dimanche 4 décembre courant à Abuja au Nigeria ont décidé de mobiliser en toute urgence un milliard de dollars au Fonds régional de lutte contre le terrorisme créé à cet effet.

C'est ce qui ressort du communiqué final de la soixante-deuxième (62ème) session ordinaire de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de la CEDEAO rendu public mardi.

La Conférence a exprimé « sa vive préoccupation face à l'aggravation de la situation sécuritaire régionale créée par la recrudescence et l'expansion des attaques terroristes et leurs conséquences humanitaires ». Elle se dit « très préoccupée par la situation sécuritaire au Burkina Faso et ses potentielles conséquences sur les pays côtiers et appelle par conséquent à des actions urgentes pour appuyer le Burkina Faso dans ses efforts visant à éradiquer les attaques terroristes sur son territoire ».

Les Chefs d'Etat et de Gouvernement ont réitéré « leur engagement en faveur de la mise en oeuvre effective du Plan d'Actions Prioritaires 2020-2024 de la CEDEAO pour éradiquer le terrorisme dans la région, tel qu'adopté lors de leur 56me session ordinaire tenue le 21 décembre 2019 à Abuja, en République fédérale du Nigeria ».

« Dans cette perspective, ils s'engagent à verser de toute urgence leurs contributions de un milliard de dollars au Fonds régional de lutte contre le terrorisme créé à cet effet.

La Conférence a en outre souligné « l'urgence d'accélérer la mise en oeuvre du Plan d'actions prioritaires 2020-2024 de la CEDEAO pour éradiquer le terrorisme, notamment par une amélioration de la mobilisation des ressources et un renforcement des capacités opérationnelles et logistiques de la région pour mieux mener la lutte antiterroriste ».

La Conférence a par ailleurs instruit au Comité des Chefs d'Etat-major « d'étudier et de proposer de toute urgence,les options, les modalités et les moyens financiers et techniques en vue de l'activation urgente de la Force en Attente de la CEDEAO, y compris une opération cinétique spéciale de lutte contre le terrorisme ».

L'Organisation régionale a également examiné la situation politique au Mali, au Burkina Faso et en Guinée.

Concernant le Burkina Faso, la Conférence affirme avoir pris note de « l'engagement des nouvelles autorités de la transition à respecter le calendrier de transition de 24 mois déjà convenu avec la CEDEAO et devant mener à l'organisation des élections en juillet 2024, dans un climat sécuritaire amélioré » avant de saluer « la signature du Protocole d'accord entre le Burkina Faso et la CEDEAO sur la mise en place du Mécanisme de suivi et évaluation du calendrier de transition de 24 mois dans le pays et encourage les autorités à travailler avec la CEDEA0 dans le cadre du Mécanisme conjoint de suivi et évaluation en vue d'une transition réussie ».

S'agissant de la Guinée, la CEDEAO a insisté sur « la mise en oeuvre immédiate du calendrier de 24 mois et non à une date ultérieure » tout en demandant instamment aux autorités guinéennes de « tenir un dialogue national incluant l'ensemble des acteurs politiques sans exception, et de garantir la sécurité et la liberté de tous les participants ».

Quant au Mali, la Conférence a noté avec satisfaction que le processus de transition suit son cours et que les autorités de transition ont réalisé des progrès avec la mise en place d'un mécanisme conjoint de suivi et évaluation du calendrier de transition impliquant le gouvernement, la Cedeao, l'UA, l'ONU, le Médiateur de la Cedeao, le Comité directeur et le Comité technique.

Concernant les soldats ivoiriens détenus à Bamako depuis le 10 juillet dernier et qualifiés par les autorités maliennes de ''mercenaires'', la Conférence rappelle et salue les différents efforts diplomatiques déployés par la CEDEAO et ses Etats membres ainsi que par les Nations Unies pour obtenir la libération des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali.

Par ailleurs, la Conférence appelle les autorités maliennes à répondre positivement aux différents appels à la libération de ces soldats.

Enfin, la Conférence a décidé également de mettre en place une force régionale dont le mandat inclura la restauration de l'ordre constitutionnel partout où il est menacé dans la sous-région.

Source: https://www.aa.com.tr/fr]]> </content:encoded>
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<title>Sommet ordinaire de la CEDEAO :    La menace brandie à Abuja ne peut que retarder la libération des mercenaires ivoiriens</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sommet-ordinaire-de-la-cedeao-la-menace-brandie-a-abuja-ne-peut-que-retarder-la-liberation-des-mercenaires-ivoiriens-3002322.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Dec 2022 13:21:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 62e sommet ordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) s’est tenu dimanche dernier (4 décembre 2022) à Abuja, au Nigeria. Plusieurs points étaient inscrits à l’ordre du jour, notamment les coups d’État, la lutte contre le terrorisme et l’affaire des mercenaires ivoiriens arrêtés et incarcérés à Bamako depuis le 10 juillet dernier. A ce sujet, sans doute sous la pression de la Côte d’Ivoire, les dirigeants ouest africains ont crû bon de brandir la menace de sanctions pour obtenir leur libération.</strong>

A la fin du 62e sommet ordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), les dirigeants ont adopté plusieurs recommandations. En ce qui concerne notre pays, il est regrettable de constater que les dirigeants de la sous-région sont toujours dans une posture d’injonction quand il s’agit de prendre des décisions concernant notre pays. Ainsi, ils n’ont trouvé mieux que de donner un ultimatum aux autorités de la Transition. Celles-ci ont ainsi jusqu’au 1er janvier 2023 pour libérer les mercenaires ivoiriens sous peine d’exposer le pays à de nouvelles sanctions.

Autrement, Alassane Dramane Ouattara et sa bande n’ont pas encore compris que le Mali ne cédera plus à l’invective, à l’intimidation et à la menace quand il s’agit de défendre sa souveraineté, l’honneur et la dignité du peuple malien. C’est pourquoi nous ne pensons pas que la Cédéao ait choisi la meilleure approche dans la résolution de cette affaire.

Par rapport au chronogramme de la Transition, le sommet a apprécié les efforts consentis par notre pays, mais a recommandé la vigilance pour que le cap soit maintenu. Il faut rappeler que le sommet d’Abuja a été précédé d’une visite à Bamako du Médiateur de l’organisation pour le Mali, Goodluck Jonathan (29-30 novembre 2022). Ce dernier a eu une importante séance de travail avec le Comité interministériel pour le suivi du Chronogramme politique et électoral de la Transition (ministères de l’Administration territoriale et de la Décentralisation ; de la Refondation ; des Affaires Étrangères et de la Coopération internationale et le ministère délégué chargé des Réformes politiques et institutionnelles) le 29 novembre 2022 à la Primature.

Le Premier ministre par intérim, Colonel Abdoulaye Maïga, a saisi l’occasion pour faire part au médiateur Goodluck Jonathan des «<em>avancées significatives</em>» dans le processus des réformes politiques et électorales, notamment la remise au président de la Transition de l'avant-projet de la Constitution par la Commission chargée de sa rédaction, l'installation des membres de l'Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), l'adoption en conseil des ministres des projets de textes relatifs à la réorganisation administrative et territoriale.

«<em>Nous ne ménagerons aucun effort pour maintenir cette dynamique tout au long de la Transition pour réussir l’organisation d'élections transparentes, crédibles et apaisées</em>», a promis le Colonel Maïga. Ces avancées remarquables enregistrées dans le processus des réformes et de la préparation des échéances planifiées ont fait l’objet d’une présentation à Goodluck Jonathan et ses collaborateurs.

A sa sortie de l’audience accordée par le président de la Transition, Goodluck Jonathan a également apprécié (face à la presse) les  efforts fournis par nos autorités en vue de respecter le chronogramme établi. Cependant, selon lui, elles peuvent mieux faire. «<em>Il y a certes des progrès qui sont enregistrés çà et là et nous sommes d’avis avec les autorités qu’elles fournissent des efforts évidemment. Mais, il reste des domaines dans lesquels il faut mettre l’accent, travailler dav</em>antage», a souhaité l’ancien président du Nigeria.

Et Goodluck Jonathan de conclure, «<em>nous sommes rassurés quant aux réponses envisagées par le gouvernement, de la part aussi du président de la Transition, comme quoi les efforts vont se poursuivre</em>» !

<strong>Naby</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Politique  :  Que vaut le sommet de la Cedeao ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/politique-que-vaut-le-sommet-de-la-cedeao-3002265.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Dec 2022 12:20:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce dimanche 4 décembre 2022 à Abuja, au Nigeria, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’espace Cedeao se sont retrouvés pour un sommet ordinaire, le soixante-deuxième du genre. Il faut dire que les sujets de discussions ne feront pas défaut. En effet, depuis plus de deux ans, la région ouest-africaine fait face à <em>« une épidémie de Coup d’Etat »</em>. Commencée au Mali en août 2020, elle s’est poursuivie en Guinée en septembre 2021 avant de faire <em>« deux vagues »</em> au Burkina Faso dans cette année 2022. Dès lors, la Cedeao se trouve sous les feux de projecteurs ou sinon sous les feux de critiques. En tant que organisation supra régionale, elle se doit d’intervenir dans ses Etats membres afin de contribuer au retour à un ordre constitutionnel. Si les trois pays cités plus haut ont en commun de vivre une période de transition dirigée par des militaires, dans les faits il s’agit des situations pas tout à fait similaires.

De manière chronologique, nous revenons sur les enjeux de ce sommet par rapport aux transitions politiques au Mali, en Guinée et au Burkina Faso.

<strong>Mali : l’éternel dossier</strong>

Qui peut compter le nombre de voyages effectués au Mali par le médiateur de la Cedeao dans la crise malienne, Goodluck Jonathan ? Pas plus tard que le début de la semaine, l’ancien Président nigérian était revenu à Bamako afin de s’entretenir avec les autorités de transition. Au menu des discussions, les progrès enregistrés dans les réformes politiques et institutionnelles. On peut citer, entre autres, la désignation des membres de l’Autorité indépendante de Gestion des Elections (AIGE) ; l’avant-projet de la nouvelle constitution ; l’adoption en Conseil des ministres des projets de textes relatifs à la réorganisation administrative et territoriale sans oublier bien sûr le calendrier électoral qui a été publié depuis plus de 6 mois.

Face à ces avancées, les chefs d’Etat et de gouvernements de la Cedeao devraient adopter une attitude beaucoup plus conciliante vis-à-vis des autorités maliennes. Pour l’heure la marche vers un retour à l’ordre constitutionnel semble suivre son cours. Cependant dans ce climat plus ou moins délétère, un revirement n’est pas impossible surtout quand on sait que tout ceci dépend de l’amélioration de la situation sécuritaire. Bienveillance et prudence seront sans doute de mise dans ce dossier malien.

Toutefois, un autre sujet pourrait s’inviter dans ce sommet. Il s’agit du cas des 46 militaires ivoiriens arrêtés au Mali depuis juillet 2022. Malgré les multiples médiations conduites par le Togo, le Président togolais, Faure Gnassingbé ne semble pas être assez fort pour régler cet imbroglio. Et la marge de manœuvre de la Cedeao est réduite pour deux raisons principales. Premièrement, il s’agit là avant tout d’un problème bilatéral entre le Mali et la Côte d’Ivoire. Prendre parti pour l’un peut braquer l’autre. Deuxièmement, le dossier des 46 <em>« mercenaires »</em> ou <em>« missionnaires »</em> ivoiriens est désormais entre les mains de la justice malienne. Cela peut être une bonne excuse pour les autorités maliennes pour ne pas accéder aux éventuelles demandes de la Cedeao. A l’issue de ce sommet, on assistera peut être aux traditionnelles déclarations appelant à la libération de ces soldats sans aucun moyen d’action.

<strong>Guinée : la rebelle</strong>

Parmi les trois pays qui traversent une période de transition, la Guinée semble être le pays qui entretient le bras de fer avec la Cedeao. Pour cause, depuis le coup d’Etat du 5 septembre qui a renversé l’ancien président Alpha Condé, aucun calendrier électoral consensuel n’est à présent disponible. Cette situation est d’autant plus incompréhensible que la Guinée, contrairement au Mali ou au Burkina Faso, n’est pas confrontée à une situation d’insécurité. Cependant, dans une stratégie qui consiste à gagner du temps, les autorités guinéennes se sont lancées dans des exercices similaires au Mali, à savoir l’organisation d’un dialogue national. Le concept de <em>« dialogue national »</em> semble être une nouvelle méthode de légitimation des pouvoirs issus de coup d’Etat.

Au sortir de ce dialogue, une période de transition de 24 mois a semblé être actée. Cependant une question demeure. C’est la suivante : à partir de quand ce délai de 24 mois commence ? De la date du 5 septembre 2021 ? De la fin du dialogue ? Pour le Président de transition, le colonel Mamady Doumbouya, ce n’est rien de tout cela. Selon lui, le délai de 24 mois débute à partir du 1<sup>er</sup> janvier 2023. Intitule de dire que la classe politique ne partage pas cet avis. Et c’est là tout l’enjeu de ce sommet de la Cedeao pour la Guinée. La question est toute simple : les chefs d’Etat et de gouvernements vont-ils accepté cette échéance ? A cette question deux hypothèses nous semblent plausibles. Si la réponse est oui, la Cedeao se discréditerait davantage aux yeux des populations et de la classe politique. En revanche, si la Cedeao exige que le délai commence à une date antérieure au 1<sup>er</sup> janvier 2023, le bras de fer peut se durcir. Ira -t-on vers des sanctions comme ce fut le cas au Mali en début d’année ? Pas si sûr ! Cela pour deux raisons. Les sanctions imposées au Mali ont été considérées comme injustes et ont contribué à tenir l’image de la Cedeao dans ce pays. Les autorités maliennes en ont également profité pour gagner la sympathie des populations. Chat échaudé craint l’eau froide dit-on ! Aussi, la Guinée, contrairement au Mali, a accès à la mer. Une éventuelle fermeture des frontières serait sans effet. Dans le même ordre d’idée, ce pays n’est pas membre de l’espace Uemoa donc des sanctions économiques sont inutiles.

<strong>Burkina Faso: « le chouchou »</strong>

Contrairement aux deux cas que nous avons vus plus haut, les relations entre l’organisation sous régionale et le Burkina Faso sont au beau fixe. En effet, depuis le premier coup d’Etat du 24 janvier 2022, ce pays a bénéficié de l’accompagnement de la Cedeao. Le calendrier électoral qui fixe la fin de la transition en juillet 2024 a été validé. Le nouveau putsch perpétré par le capitaine Traoré n’a pas changé cette donne. D’ailleurs le respect de ce calendrier était l’une des conditions fixées par Damiba pour quitter le pouvoir. C’est pourquoi il n’y a pas eu de sommet extraordinaire suite à ce coup d’Etat.

Ce soixante-deuxième sommet devrait donc confirmer les relations cordiales qui existent entre le Faso et la Cedeao.

&nbsp;

<strong>Brehima Sidibé</strong>

<strong><em>(Doctorant à CY Cergy Paris Université)</em></strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali&#45;Côte d’Ivoire :  La Cedeao est&#45;elle une Cour de Justice ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mali-cote-divoire-la-cedeao-est-elle-une-cour-de-justice-3002233.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Dec 2022 10:53:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A l’issue du sommet des chefs d’Etat de la Cedeao, il ressort parmi les décisions, la libération des 46 militaires ivoiriens détenus au Mali avant le 1<sup>er</sup> janvier sous peine de sanctions. La Cedeao est-elle désormais une cour de justice pour trancher cette affaire entre les deux Etats ? Ou est-elle une instance politique ?</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Dans un premier temps, c’est l’Etat malien qui a d’abord confondu politique et juridique lorsque le Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a libéré les 3 militaires dont des femmes, selon le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop lors de leur libération. En procédant ainsi, le Mali venait de donner une connotation politique à l’affaire qui était jusque-là juridique. Les 49 militaires étaient poursuivis et même inculpés par la justice malienne.

Malheureusement, avec l’implication directe de la politique dans l’affaire, elle a pris une autre tournure, politique bien sûre et a ouvert la porte à la Cedeao de s’y prononcer, mais dans le cadre purement et simplement diplomatique. Malheureusement avec la décision d’ordonner la libération des 46 militaires avant le 1<sup>er</sup> janvier sous peine de sanctions, la Cedeao comme le Mali, confond politique et juridique en se prenant peut-être pour une Cour de Justice.

La Cedeao devrait tout simplement jouer un rôle diplomatique et laisser la Côte d’Ivoire saisir toute Cour de justice habilitée à trancher entre deux Etats dans la Sous-région. Ce serait à cette Cour, peut-être, s’il y a condamnation, d’inviter la Cedeao à prendre des sanctions contre le Mali s’il ne s’exécutait. Sinon la Cedeao n’est nullement outillée pour savoir entre le Mali et la Côte d’Ivoire qui a raison et qui a tort jusqu’à condamner le fautif voire ordonner des libérations.

A rappeler que si l’affaire était restée entre les mains de la Justice avec le respect de la procédure pénale en vigueur au Mali, il n’était nullement possible pour la Cedeao de se prononcer sur l’affaire a fortiori de donner des ordres. Et pis, cette prise de position sans la compétence ni la légalité ou la légitimité ne va qu’empirer les choses. Le rôle diplomatique sied bien à la Cedeao mais aucunement le juridique ou le judiciaire. Quand deux Etats sont en conflits, il existe des Cours compétentes dans la Sous-région. C’est à la Côte d’Ivoire de les saisir et de demander la libération des 46 restants. Ladite Cour appréciera.

<strong>Koureichy Cissé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soldats ivoiriens détenus au Mali : La CEDEAO demande leur libération avant janvier 2023</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/soldats-ivoiriens-detenus-au-mali-la-cedeao-demande-leur-liberation-avant-janvier-2023-3002183.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Dec 2022 06:31:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les chefs d'État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont tenu, le 4 décembre 2022, la soixante-deuxième session ordinaire de l’organisation à Abuja au Nigéria. Les dirigeants des États d'Afrique de l'Ouest ont demandé la libération, avant janvier 2023, des 46 soldats ivoiriens arrêtés au Mali, ont indiqué des responsables ouest-africains. «Nous demandons aux autorités maliennes au plus tard au 1er janvier 2023 la libération des soldats ivoiriens », a déclaré le président de la commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray à la presse.</strong>

Cette session des Chefs d'État et de gouvernement a été précédée d'une cérémonie de pose de fondation du nouveau bâtiment du siège de la CEDEAO financé par le gouvernement chinois. Durant ladite session, les dirigeants des États d'Afrique de l'Ouest ont demandé la libération, avant janvier 2023, des 46 soldats ivoiriens arrêtés au Mali. «Nous demandons aux autorités maliennes au plus tard au 1er janvier 2023 la libération des soldats ivoiriens », a déclaré le président de la commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray à la presse.

D’autres sources indiquent également que les dirigeants de la CEDEAO ont décidé de la création d'une force régionale destinée à intervenir non seulement contre le djihadisme, mais aussi en cas de coup d'Etat. Il s'agit de prendre en main leur propre sécurité et non plus de s'en remettre à des acteurs extérieurs, a expliqué Omar Touray président de la commission de la CEDEAO.

A signaler que le 10 août dernier, les autorités judiciaires maliennes ont inculpé et placé sous mandat de dépôt, 49 militaires ivoiriens pour « des faits de crimes d'association de malfaiteurs, d'attentat et complot contre le gouvernement, d'atteinte à la sûreté extérieure de l'Etat, de détention, port et transport d'armes de guerre et de complicité de ces crimes ». Quelques jours plus tard, soit le samedi 3 septembre 2022, dans la soirée, les trois femmes du groupe des 49 militaires ivoiriens arrêtés au Mali, le 10 juillet dernier, ont été officiellement libérées et remises aux autorités ivoiriennes à Lomé.

Faut-il le rappeler, le 10 juillet 2022, 49 soldats ivoiriens ont été arrêtés à l'aéroport de Bamako et considérés comme des mercenaires par les autorités maliennes. Une accusation que rejette Abidjan (Côte d’Ivoire) qui demande « sans délai », leur libération, soutenant que ce sont des éléments de soutien à la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali), même si selon le porte-parole adjoint de l'ONU (Organisation des Nations Unies) Farhan Haq, les éléments interpellés « ne faisaient pas formellement partie de la Minusma ».

A. Sogodogo]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Menace de sanctions contre le Mali :  La Cedeao outrepasse ses prérogatives</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/menace-de-sanctions-contre-le-mali-la-cedeao-outrepasse-ses-prerogatives-3002124.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/menace-de-sanctions-contre-le-mali-la-cedeao-outrepasse-ses-prerogatives-3002124.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Dec 2022 13:17:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’organisation sous régionale mélange les pédales dans la gestion de l’affaire des 46 militaires. En décidant de sanctionner le Mali dans ce dossier, les chefs d’Etat de la Cedeao s’inscrivent désormais en porte-à-faux avec les missions et objectifs de l’organisation commune.</strong>

Après l’embargo imposé au Mali pendant 6 mois, le syndicat des chefs d’Etat, la Cedeao, revient à la charge cette fois-ci dans un dossier purement bilatéral. En effet, les amis d’Alassane Dramane Ouattara menacent le Mali d’une nouvelle sanction dans le dossier des 46 militaires détenus à Bamako depuis janvier 2022. L’organisation sous régionale exige leur libération avant le mois de janvier prochain. A défaut, des sanctions seront prises contre le Mali. C’est l’une des décisions fantaisistes issues du 6ème sommet de l’organisation tenu le dimanche 4 décembre à Abuja au Nigeria. Cette décision ne saurait surprendre puisque l’illégalité et la violation de ses propres textes sont le quotidien de la Cedeao. Ce qui montre clairement que les chefs d’Etat syndicalistes ne sont pas les adeptes du respect des missions et objectifs de l’organisation.

La mission de la Cedeao est de promouvoir l'intégration économique dans tous les domaines notamment l'industrie, les transports, les télécommunications, l'énergie, l'agriculture, les ressources naturelles, le commerce, les questions monétaires et financières, les questions sociales et culturelles.  Ce qui prouve que la Cedeao ne saurait intervenir dans un dossier bilatéral comme celui des 46 militaires ivoiriens que Bamako qualifie de mercenaires. En bonne intelligence, Alassane Dramane Ouattara et ses pairs de la Cedeao devraient emprunter la voie de la sagesse et du dialogue au lieu brandir les menaces en mettant de l’huile sur le feu. Seule manière pour eux de rester en harmonie avec les objectifs de l’organisation.

Les buts et objectifs de la Cedeao tels que définis par le Traité de 1975 sont essentiellement de l'ordre de la coopération. C'est ce qui ressort des dispositions de l'article de 2 du Traité de 1975 qui dit que « <em>le but de la communauté est de promouvoir la coopération et le développement dans tous les domaines de l'activité économique</em> »<sup>. </sup>Par conséquent, si donc le Traité de 1975 fait référence à la coopération, cela signifie que les Etats membres ont décidé de mettre en œuvre une politique destinée à rendre plus intimes leurs relations dans le domaine économique grâce à des mécanismes permanents sans renoncer pour autant à leur souveraineté et à leur indépendance. C'est donc à juste titre que l'alinéa 3 du Préambule du Traité de 1975 met un accent particulier sur « l'intégration économique ».

Etant essentiellement une organisation d’« intégration économique », la Cedeao vise en vertu de l'article 3 de son traité constitutif à «<em>promouvoir la coopération et l'intégration dans la perspective d'une Union économique de l'Afrique de l'Ouest en vue d'élever le niveau de vie de ses peuples, de maintenir et d'accroître la stabilité économique, de renforcer les relations entre les Etats membres et de contribuer au progrès et au développement du continent africain. </em>»

<strong>La population réclame le retrait du Mali de la Cedeao</strong>

La Cedeao, une organisation sous régionale, semble instrumentalisée par certains présidents africains dans le dossier des 46 militaires ivoiriens. Du moins, c’est ce qui ressort de l’analyse des âmes bien averties.

La menace de nouvelles sanctions contre le Mali est perçue comme un non- événement dans la capitale malienne « Nous sommes habitués à des sanctions injustes et injustifiées de la part de la Cedeao », souligne Oumara Sissoko menuisier de son Etat. « Dans un passé récent, la Cedeao a sanctionné injustement le Mali. Une sanction qui, au lieu de porter préjudice au fonctionnement du pays, a permis de voir d’autres portes de sortie. Partant de cela, je pense que cette sanction qui va être prononcée permettra au Mali d’avoir d’autres issues. Il devrait éteindre l’incendie au lieu de l’aggraver. A partir du moment où la Côte d’Ivoire reconnait qu’il y a eu des manquements de l’envoie de ses militaires, elle devrait tirer les leçons en présentant des excuses. Au lieu de cela, c’est le rapport de force qui est utilisé comme si le Mali est parmi ses colonies. Je pense que les autorités maliennes sont dans la bonne direction concernant la gestion de ces mercenaires’’, a laissé entendre M.Sissoko.

Comme Oumar Sissoko, Fatoumata Berthé est dans cette même logique. « Qu’est ce qui a empêché Alassane Dramane Ouattara d’effectuer lui-même le déplacement sur Bamako pour bien discuter avec ses jeunes frères sur le sujet ? s’interroge-t-elle. La réponse à cette question pour elle réside dans le fait que la Côte d’Ivoire n’est pas claire dans cette affaire. Pour elle, la Cedeao doit jouer au pompier mais prodiguer des menaces ne fait qu’amplifier surtout que les Maliens ont les yeux rivés sur cette affaire. Une mauvaise gestion mettra en péril la crédibilité des autorités de la transition.

Comme eux, nombreux sont nos interlocuteurs qui ont souhaité à ce que le Mali quitte cette organisation. Pour eux, la Cedeao, au lieu de fonctionner sur le respect de la population, de régner sur la vérité et la réalité des faits se trouve instrumentalisée par Alassane. D’autres estiment que ces mercenaires étaient en mission et à la solde de la Cedeao.

Difficile d’établir cette vérité mais ce qui est sûr c’est que les Maliens auront la vérité lors du procès surtout que l’affaire a été judiciarisée. L’affaire des mercenaires ivoiriens mérite une analyse approfondie et une retenue des présidents de la Cedeao. Si la Cedeao n’a rien à se reprocher, elle doit laisser la justice malienne éclairer cette histoire sans aucune immixtion des autorités de la transition encore moins celles de la Cedeao.

<strong>Bissidi SIMPARA </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sommet de la CEDEAO à Abuja :   Les chefs d’Etas décident de la de création  d’une force régionale face au djihadisme et aux coups d&amp;apos;État</title>
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<pubDate>Tue, 06 Dec 2022 01:21:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans la foulée du sommet de la CEDEAO  à Abuja, les  dirigeants  ouest-Africain  ont décidé, le dimanche passé, de la  création d'une force régionale  consacrée à la lutte contre le  terrorisme  et  contre   les  coup d'États.</em></strong>

La  région  du Sahel gangrénée par le terrorisme  en passant par la menace djhadiste qui pèse sur le golf de Guinée oblige les dirigeants de la CEDEAO à reprendre la main sur la question sécuritaire. Pour le président de la commission de la  CEDEAO, Oumar Touray,  les dirigeants ont décidé de recalibrer l’architecture sécuritaire. Le diplomate Gambien indique que  les dirigeants de la région  veulent  prendre en main leur propre sécurité  pour éviter de s'en remettre à des acteurs extérieurs à chaque fois. « <em>Ils sont résolus à établir une force régionale qui interviendra en cas de besoin, qu'il s'agisse de sécurité, de terrorisme ou de rétablir l'ordre constitutionnel dans des États membres</em>»,  a déclaré président de la commission.

En plus de la menace sécuritaire, la région de l’Afrique de l’ouest est  marquée ces dernières années par une série de coups d’Etats enregistrés au Mali, en Guinée et au Burkina Fasso ainsi qu’une tentative de putsch contre le Président Bissau Guinéen. Autant de troubles à l’ordre constitutionnel que les dirigeants  de la CEDEAO et ont décidé de prendre des mesures  pour dissuader les auteurs des coups de force militaires. Le sommet d’Abuja a décidé d’une réunion des responsables militaires de la région dans la deuxième moitié de janvier pour discuter des modalités d'établissement de la force régionale.

Selon le président de la commission de la CEDEAO, les dirigeants vont se  passer de  l’unique  contribution volontaire  pour  le financement de cette force parce qu’ils estiment que les financements venus de l’extérieur  ont déjà montré leurs limites. La force conjointe du groupe des cinq pays du Sahel (G5 Sahel) a échoué à donner les résultats escomptés faute de financements.  De nombreux partenaires qui ont pris l’engagement de contribuer au financement de cette force ont finalement renoncé sans justifier des raisons.  Autant d’exemples qui  ont inspiré les dirigeants de la CEDEAO à prendre leur destin en main.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net       </strong>]]> </content:encoded>
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<title>CEDEAO : Le sommet d’Abuja encourage le processus de transition au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-le-sommet-dabuja-encourage-le-processus-de-transition-au-mali-3002029.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Dec 2022 17:33:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La 62è session ordinaire de l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qui s’est tenue hier à Abuja (Nigeria), a abordé, entre autres sujets, les questions politico-sécuritaires, économiques et financières.</strong>

Les dirigeants ouest-africains ont particulièrement examiné les rapports sur l’état de la Communauté, les transitions au Mali, en Guinée et au Burkina Faso. Ce sommet est intervenu six jours après la visite du médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Goodluck Jonathan, à Bamako.

Une visite marquée par une rencontre avec le gouvernement au cours de laquelle le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, a présenté le rapport du comité technique de suivi du chronogramme des réformes politiques et électorales.

Dans ce rapport qui fait le point de la situation à la date du 28 novembre 2022, il ressort que les activités prévues dans le chronogramme sont au nombre de 57. Et à la date du 28 novembre 2022, 13 activités sur 20 ont été totalement exécutées, notamment l’adoption et la promulgation de la loi électorale, l’installation des membres de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige), l’adoption en Conseil des ministres des projets de textes relatifs à la réorganisation administrative et territoriale, la création de la commission de suivi du chronogramme des réformes politiques et électorales. Y compris l’examen et l’adoption du projet de loi référendaire par le conseil des ministres le mercredi 2 novembre 2022, la remise de l’avant-projet de Constitution au chef de l’État.

Après avoir été reçu en audience par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, le médiateur de la Cedeao s’est dit satisfait des avancées enregistrées dans le cadre du chronogramme de la Transition. «Nous allons terminer dans quelques jours l’année 2022 et 2023 est une année charnière pour la Transition du Mali.

Nous venons d’échanger avec les autorités maliennes, notamment le président de la Transition afin de recueillir leurs sentiments avant la tenue du sommet de la Cedeao, le 4 décembre à Abuja. Je pense qu’il y a des progrès qui sont enregistrés. Évidemment, il reste encore des domaines dans lesquels il faut travailler davantage. Mais, nous sommes rassurés par ce que nous avons eu comme réponse de la part du gouvernement et du président de la Transition», a déclaré Goodluck Jonathan à la fin de l’audience avec le chef de l’État.

Le rapport que l’ancien président nigérian a produit à l’issue de sa visite du 29 novembre 2022 à Bamako, a été ainsi présenté au sommet d’hier à Abuja. Selon nos informations, à l’issue de cette réunion, les dirigeants ouest-africains ont encouragé le processus de Transition au Mali. Ils ont aussi demandé la libération des 46 militaires ivoiriens détenus dans notre pays mais que nos autorités considèrent comme des «mercenaires», c’est pourquoi leur dossier a été confié à la justice. Les chefs d’État et de gouvernement de la Cedeao ont également adopté un projet de création d’une force antiterroriste et anti coup d’État dans leur espace communautaire.

Nous y reviendrons dans notre prochaine parution.

La Rédaction]]> </content:encoded>
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<title>Afrique de l&amp;apos;Ouest : la Cédéao crée une force de lutte contre le terrorisme et les coups d&amp;apos;Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/afrique-de-louest-la-cedeao-cree-une-force-de-lutte-contre-le-terrorisme-et-les-coups-detat-3001949.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Dec 2022 12:19:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Réunis lors du 62e sommet de l'organisation à Abuja, les dirigeants de la Cédéao ont fixé comme priorité la lutte contre les organisations djihadistes et les coup d'Etat militaires. Une nouvelle force régionale devrait être inaugurée à cet effet.</strong>

Les dirigeants d'Afrique de l'Ouest ont décidé le 4 décembre la création d'une force régionale vouée à intervenir non seulement contre le djihadisme mais aussi en cas de coup d'Etat – et la région en a effectivement connu plusieurs en l'espace de deux ans. L'annonce a été faite par Omar Touray, président de la commission de la Cédéao, dont un sommet avait lieu à Abuja, au Nigéria.

«Les dirigeants de la Cédéao ont décidé de recalibrer [l'] architecture sécuritaire [de la région]», a expliqué Omar Touray. De la sorte, les pays ouest-africains entendent bien prendre en main leur «propre sécurité» et non plus s'en remettre à des acteurs extérieurs.

Ils sont «résolus à établir une force régionale qui interviendra en cas de besoin, qu'il s'agisse de sécurité, de terrorisme ou de rétablir l'ordre constitutionnel dans des Etats membres», toujours selon le président de la commission.

Il a précisé que des responsables militaires de la région se réuniraient durant la deuxième moitié de janvier pour discuter des modalités d'établissement de la force régionale. Les dirigeants ouest-africains ont d'ores et déjà décidé pour le financement de ne pas s'en remettre uniquement aux contributions volontaires qui ont déjà montré leurs limites. Omar Touray n'a toutefois pas donné de précision sur la nature du financement envisagé à ce stade.

<strong>La Cédéao avait fixé comme priorité de son 62e sommet la lutte contre le terrorisme et les coups d'Etat militaires.</strong>

Plusieurs pays de la région sont en effet en proie à la propagation djihadiste qui, partie du nord du Mali, a gagné le centre de ce pays, mais aussi le Burkina Faso et le Niger, et s'étend vers le sud et le golfe de Guinée. Les armées nationales sont généralement impuissantes et ont souvent recours à des acteurs extérieurs étatiques (Russie, France...) ou non (ONU).

L'insécurité est un facteur primordial des coups d'Etat militaires qui ont secoué la région depuis 2020, dans des pays comme le Mali, le Burkina ou encore la Guinée. Ces trois pays, suspendus des organes décisionnels de la Cédéao, ont d'ailleurs fait l'objet de discussions entre les représentants des Etats-membres, qui appellent au «retour à l'ordre constitutionnel» dans ces pays.

<strong>Source: https://francais.rt.com/</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Retour à l’ordre constitutionnel : Bamako en phase avec la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retour-a-lordre-constitutionnel-bamako-en-phase-avec-la-cedeao-3001698.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 03 Dec 2022 01:21:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Observatoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En visite à Bamako, le médiateur de la CEDEAO a rencontré le président de la transition pour constater les avancées en faveur d’un retour des civils au pouvoir. A sa sortie, il a estimé que les autorités se consacrent totalement au processus engagé pour un retour à l’ordre constitutionnel normal.</strong>

Médiateur pour le compte de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan était ce 29 novembre à Bamako, en amont d’un sommet des dirigeants de la sous-région qui doit avoir lieu le 4 décembre 2022, à Abuja. Successivement reçu par le Premier ministre par intérim et le président de la Transition, Goodluck Jonathan a exprimé, à l’issue des entretiens, sa satisfaction par rapport aux activités réalisées du côté malien.

Au cours de cette réunion, le rapport du comité technique de suivi du chronogramme des réformes politiques et électorales a été présenté au médiateur de la CEDEAO. Ce rapport fait le point de la situation à la date du 28 novembre 2022. Il en ressort que les activités prévues dans le chronogramme sont au nombre de 57. Et à la date du 28 novembre 2022, 13 activités sur 20 ont été totalement exécutées, notamment l’adoption et la promulgation de la loi électorale, la création de la commission de suivi du chronogramme des réformes politiques et électorales.

« Il reste des problèmes dans quelques domaines, mais on nous a rassurés au fait que ces problèmes n’affecteraient pas le programme de la transition. Le gouvernement se consacre totalement à la tâche, c’est ce que nous voulons et les dirigeants de la CEDEAO seront heureux d’entendre cela », a déclaré Goodluck Jonathan.  Occasion pour lui d’exprimer des avancées par rapport à ce qui est en train de se passer. « Le programme de la transition se déroule bien », a-t-il déclaré après avoir rencontré des responsables gouvernementaux maliens et le colonel Assimi Goïta.

<strong>L’inclusivité</strong>

Une satisfaction qui se fait sentir après que le Premier ministre par intérim ait souligné que le gouvernement poursuit les efforts pour la mise en œuvre du chronogramme électoral adopté de façon consensuelle avec la classe politique et les organisations de la société civile mais aussi de l’installation des membres de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), de l’adoption en Conseil des ministres des projets de textes relatifs à la réorganisation administrative et territoriale. Ces avancées significatives selon lui visent essentiellement la refondation de l’Etat et le retour à un ordre constitutionnel.

Par ailleurs, le PM a mis en avant ‘’la volonté du gouvernement d’inscrire toutes les actions dans le cadre de l’inclusivité’’, et la mise en place au niveau national d’un comité de pilotage du referendum et des élections le 12 septembre 2022. Ainsi, M. Maïga dira que ce comité sera chargé d’assister ‘’le ministre en charge de l’Administration territoriale’’ dans les préparatifs des élections générales et du referendum. De ce fait, il est composé de l’ensemble des structures impliquées dans l’organisation des élections et des partenaires techniques et financiers. Cependant, ses activités concourent à la mise en œuvre efficace et cohérente du chronogramme du referendum et des élections.

Pour rappel, les militaires avaient fini par accepter de céder le pouvoir en mars 2024 après des élections. Cela a conduit à l’assouplissement des sanctions contre le pays notamment l’embargo qui a été levé en juillet, mais des sanctions individuelles contre des dizaines de membres ou proches du pouvoir sont maintenues, et le Mali reste suspendu des organes de décision de la CEDEAO.

<strong>Ahmadou Sékou Kanta</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Suspendre de l’examen des procédures à l’encontre du Mali, la Guinée et le Burkina :  La Cour de justice de la Cedeao revient sur sa décision</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/suspendre-de-lexamen-des-procedures-a-lencontre-du-mali-la-guinee-et-le-burkina-la-cour-de-justice-de-la-cedeao-revient-sur-sa-decision-3000894.html</link>
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<pubDate>Mon, 28 Nov 2022 13:33:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les Honorables Juges de la Cour de Justice de la Communauté, CEDEAO, ont unanimement décidé de revenir sur leur précédente décision suspendant l’examen des requêtes déposées contre le Mali, le Burkina Faso et la Guinée.</em></strong> <strong><em>Toutes requêtes venant de ces Etats ou de leurs ressortissants seront reçues conformément aux textes y relatifs.</em></strong>

Cette décision permettra à la Cour d’examiner les affaires les concernant redonnant ainsi la possibilité aux citoyens de ces trois Etats membres d’introduire des requêtes auprès de la Cour pour violation de leurs droits. La décision a été prise le jeudi 24 novembre 2022 lors de l’atelier sur l’orientation des nouveaux juges et membres du personnel nouvellement recrutés.

Le Président de la Cour, l’Honorable Juge Edward Amoako Asante a soumis la question à l’examen de tous les participants à l’atelier en expliquant que la suspension par la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de ces Etats membres relève des sanctions politiques et ne constitue pas une exclusion desdits Etats membres de la Communauté.

La décision du 30 septembre 2021 a été prise conformément à l’article 78 du Règlement de la Cour qui dispose : « La procédure peut être suspendue dans tous les cas, par décision du Président sauf pour les renvois préjudiciels......... ». Mais à la suite des débats et tenant compte de la portée de la décision de suspension prise par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, les Honorables Juges ont retenu en toute indépendance de rapporter leur décision du 30 septembre 2021. Par conséquent, le Mali, la Guinée et le Burkina Faso reviennent à nouveau dans le champ de compétence de la Cour de Justice de la CEDEAO et toutes requêtes venant de ces Etats ou de leurs ressortissants seront reçues conformément aux textes y relatifs.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>1ere réunion des directeurs généraux des impôts de la CEDEAO :  L’harmonisation des systèmes fiscaux au centre des débats</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/1ere-reunion-des-directeurs-generaux-des-impots-de-la-cedeao-lharmonisation-des-systemes-fiscaux-au-centre-des-debats-3000835.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Nov 2022 11:24:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Département des Affaires Economiques et à l’agriculture de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à travers la direction de l'Union douanière et de la fiscalité a organisé la 1<sup>ère</sup> réunion des directeurs généraux des Impôts de la région, ce vendredi 25 novembre 2022, à Abidjan, en république de Côte d’Ivoire.  </em></strong>

La réunion d’Abidjan a permis aux 1ers responsables des Services fiscaux des Etats membres de la CEDEAO, d’examiner plusieurs textes en vue d’une harmonisation des systèmes fiscaux de la région ouest Africaine, dont le Projet de directive établissant des lignes directrices régionales sur le code de déontologie des administrations fiscales des États membres de la CEDEAO et le  Projet de directive modifiant la directive C/DIR.2/06/09 sur l’harmonisation des législations des États membres de la CEDEAO relatives aux droits d’accises.

L’examen de trois autres textes figuraient aussi à  l’agenda des Directeurs Généraux, dont le Projet de directive visant à harmoniser la méthodologie d’évaluation des dépenses fiscales dans les États membres de la CEDEAO, le Projet de directive sur la création d’un mécanisme institutionnel de suivi et d’évaluation de la transition fiscale en Afrique de l’Ouest et enfin le Projet de directive modifiant la directive C/DIR1/05/09 du 27 mai 2009 concernant l’harmonisation des législations des États membres de la CEDEAO en matière de taxe sur la valeur ajoutée, telle que modifiée par la directive C/DIR.2/ 12/17 du 14 décembre 2017

<strong>Dakar, Sénégal</strong> : <strong>Et, voici l'Université Amadou Moctar Mbow de Diamniadio !</strong>

Après l'Université de Cheick Anta Diop de Dakar, voici l'Université Amadou Moctar Mbow de Diamniadio!

En effet, le Sénégal inaugure ce 1er décembre 2022 la 2ème Université de Dakar. C'est l'Université Amadou Moctar Mbow de Diamniadio... D'un coût de 60 milliards FCFA, cette université à vocation Sciences et Technologies est construite sur une superficie de 42 hectares et devrait accueillir quelque 40 000 étudiants repartis entre ses différentes filières telles que :

1-l'École supérieure des Sciences et Techniques de l’Ingénieur (ESTI)

2-l'École supérieure des Sciences Agricoles et de l’Alimentation (ES2A)

3-l'École supérieure des Mines, de la Géologie et de l’Environnement (ESMGE)

4-l'École supérieure d’Urbanisme, d’Architecture et d’Aménagement du Territoire (ESU2A)

5- la Haute École d’Économie et de Gestion (HEEG)]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Sénégal retient son souffle ! Que fait la CEDEAO ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/le-senegal-retient-son-souffle-que-fait-la-cedeao-2994415.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 03:08:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La candidature future de Macky Sall à l’élection Présidentielle est un secret de polichinelle. Sinon pourquoi il refuse d’accepter le protocole additionnel de la CEDEAO interdisant le troisième mandat dans l’espace régional ?

Par ailleurs on voit que le Président sénégalais n’a apparemment plus le temps de se mobiliser pour l’Union Africaine, occupé qu’il est dans ses grandes manœuvres pour réorganiser son opposition lui-même. Cela se voit clairement dans ses démarches pour le retour de Karim Wade et de Khalifa Aboubacar Sall.

La manœuvre actuelle semble être le prélude dans un proche avenir à l’incarcération du plus farouche de ses opposants, Ousmane Sonko.

Le Président Sénégalais pense fermement qu’il peut battre dès le premier tour ceux des candidats qu’il s’apprête à remettre en selle, à l’opposé d’un SONKO où la tâche parait plus ardue.

On sait que tous les trois sont susceptibles de le jeter en prison en cas de victoire de l’un ou l’autre, mais la certitude de gagner face Karim Meissa Wade et de Khalifa Aboubacar Sall autorise le Président Macky Sall de planifier leur retour sur la scène mais aussi de troubler le jeu en écartant comme il avait écarté par le passé, et à chaque tournant son opposant le plus populaire à même de le battre.

On est en droit de croire que la CEDEAO suit toutes ces manœuvres, qu’elle perçoit tous les dangers liés à cette évolution. Mais elle ne prendra aucune initiative pour y mettre fin.

Elle accusera demain, les forces politiques et sociales qui se seront opposées à la caricature d’élections qui en sortira comme l’expression de la volonté populaire, parce que cela conviendra certainement à Macron, Ouattara et à Emballo.

<strong>S Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO sert&#45;elle vraiment à quelque chose ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-sert-elle-vraiment-a-quelque-chose-2993991.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Oct 2022 14:02:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Président de Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, a été reçu ce lundi 3 octobre par son homologue français, Emmanuel Macron. Deux Chef d’Etat ont analysé l'intérêt de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) concernant la situation au Burkina Faso, à la suite d’un un coup d’État vendredi 30 septembre à Ouagadougou.</em></strong>

La CEDEAO est divisée et n’arrive pas à s’accorder sur les nouvelles mesures vis-à-vis du Burkina Faso, si le Mali et la Guinée ont pris le devant de la scène, le Burkina Faso vient de faire la manchette avec ces deux pays. Le président en exercice de la CEDEAO a « applaudi » le peuple burkinabè tout en l’invitant à régler ses différends par le dialogue, et non par la violence. Également dans une déclaration faite dimanche, Umaro Sissoco Embaló a appelé les parties en présence au Burkina Faso à choisir le dialogue comme moyen de résoudre leurs différends.

En outre la CEDEAO qui maintient la pression sur la Guinée concernant la durée de la transition, fixée à trois ans par Conakry<strong>,</strong> a été jugée trop longue par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest. Au Mali, le pays reste néanmoins suspendu des instances de la CEDEAO<strong>, </strong>vis-à-vis des sanctions commerciales et financières. Il y a quelques jours, les autorités guinéennes avaient traité de « guignol dans le manteau d’homme d’État » le président Umaro Sissoco Embalo, président en exercice de la CEDEAO.

Conakry accuse le président en fonction de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) des déclarations sur des médias français, là où il a réaffirmé avoir obtenu lors d'une visite en Guinée un accord avec les autorités militaires pour céder la place à des civils élus au bout de deux ans, ce que les autorités guinéennes qualifient de « mensonge ».

<img class="aligncenter size-full wp-image-2994000" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/10/Umaro-Sissoco-Embalo-GUINEE.png" alt="" width="566" height="377" />Dans le même contexte, Assimi Goïta président de la transition malienne, refuse de se voir imposer par la communauté internationale. Sauf que le Mali n’est pas la Guinée. A Bamako, la CEDEAO n’est pas seule : la France et ses alliés occidentaux s’opposent, ce qui rend difficile aujourd’hui de trouver l’équilibre pour un maintien de la cordialité entre Bamako et Paris. Du côté de la France, une coopération officielle militaire entre le Mali et la Russie qui inquiète les autorités françaises, car cette rupture avec Bamako n’arrange pas les intérêts du grand chef de l’Elysée.

Face à cette confusion indécente, la France pousse pour un chantage dans lequel excelle la CEDEAO qui a décidé de frapper durement de lourdes sanctions contre le Mali, et dite « solidaire », derrière ces décisions un certain nombre d’arrière-pensées, dont ces pays dépendent de la sphère économique française et ne frappent même pas leur monnaie.

L’émission du Franc CFA se trouve à Paris alors que nous savons que toute politique économique se base sur une politique monétaire et il se trouve que la politique monétaire de ces pays est dirigé par le trésor français, ces régimes qui obéissent à la politique française et par le truchement des aides économique et de l’interventionnisme direct de la France.

<img class="aligncenter size-full wp-image-2993998" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/10/MACKY-MACRON.png" alt="" width="670" height="456" />Finalement les pays de la CEDEAO, les président, les régimes ont peur de ce qui est arrivé au Mali, ils ont peur que l’expérience des militaires au pouvoir au Mali et la sortie des force armées françaises « Barkhane<strong> »</strong> fassent tache d’huile et se propage dans cette région de l’Afrique et dans cette zone sahélo-saharienne, raison pour laquelle, les Français se trouvent maintenant bousculés au Mali et portent une grave accusation contre le gouvernement de transition du colonel Goïta.

Alors les sanctions prises par la CEDEAO sont un complot orchestré et mis en œuvre par la France, qui est prête à utiliser tous les moyens, y compris la pression sur la CEDEAO.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Médiation entre le Mali et la Côte d’Ivoire : La mission de haut niveau de la CEDEAO garde le silence après un court séjour à Bamako</title>
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<pubDate>Wed, 05 Oct 2022 12:11:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, a reçu jeudi dernier (29 septembre 2022) une délégation de haut niveau de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CÉDÉAO). Conduite par les présidents Adama Barrow de la Gambie et Nana Akufo-Addo du Ghana, la mission était aussi composée du ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, et du médiateur de la CEDEAO pour le Mali, Goodluck Jonathan. Cette mission a été l’une des recommandations de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernements de l’organisation sous-régionale tenue à New York (Etats-Unis) la semaine dernière en marge des travaux de la 77e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies. Après des séances de travail restreintes et des huis clos entre les trois présidents, la mission a quitté Bamako en début de soirée sans faire aucune déclaration à la presse.

Rien n’a donc filtré par rapport aux négociations sur la libération des 46 «mercenaires» ivoiriens interpellés le 10 juillet 2022, à l’aéroport international Modibo Keïta-Sénou (Bamako). En dehors de la CEDEAO, leur libération a été réclamée à maintes reprises par le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Médiation : Au Mali, cinq chefs d’État pour une impasse</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mediation-au-mali-cinq-chefs-detat-pour-une-impasse-2993847.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Oct 2022 01:26:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Cinq présidents ouest-africains étaient à Bamako jeudi 23 juillet pour tenter de dénouer la crise en cours, mais sans y parvenir. Un sommet extraordinaire de la Cedeao a été convoqué, alors que la région s’inquiète de cette déstabilisation politique du Mali.</strong>

Ils devaient être quatre. Ce sont finalement cinq chefs d’État de la Cedeao [Communauté des États de l’Afrique de l’ouest] qui sont arrivés à Bamako dans la soirée du mercredi 22 juillet. Muhammadu Buhari, le président du <a href="https://www.courrierinternational.com/fiche-pays/nigeria">Nigeria</a>, est l’invité surprise, ou plutôt le renfort de poids, aux côtés de ses homologues du <a href="https://www.courrierinternational.com/fiche-pays/ghana">Ghana</a>, de la <a href="https://www.courrierinternational.com/fiche-pays/cote-d-ivoire">Côte d’Ivoire</a>, du <a href="https://www.courrierinternational.com/fiche-pays/senegal">Sénégal</a> et du <a href="https://www.courrierinternational.com/fiche-pays/niger">Niger</a>, partis sur les bords du Djoliba pour renforcer la digue de la cohésion sociale et du processus démocratique, qui prend l’eau de toutes parts.

Depuis hier matin [23 juillet], ils ont engagé un chassé-croisé diplomatique entre les protagonistes de la crise. Comme pour rendre la politesse à <a href="https://www.courrierinternational.com/article/au-mali-la-reelection-contestee-du-president-ibk">leur homologue Ibrahim Boubacar Keïta</a> (IBK), ballotté depuis quarante jours par le vent du mécontentement populaire, c’est lui qui a d’abord reçu les présidents de la Cedeao au palais de Koulouba. La délégation a ensuite reçu <a href="https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/contestation-mahmoud-dicko-limam-qui-fait-trembler-le-pouvoir-malien">l’incontournable imam, Mahmoud Dicko</a>, et l’opposant Choguel Maïga, éminences grises du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) [à l’origine de la contestation populaire], et enfin une délégation des organisations de la société civile.

<strong>Péril en la demeure</strong>

Cette forte implication des chefs d’État poids lourds de l’espace communautaire changera-t-elle la donne ? En tout cas, le Mali retient son souffle, et toute l’Afrique de l’Ouest avec. Si ce pays devait être déstabilisé plus qu’il ne l’est déjà, l’onde de choc du cocktail explosif que fait Mahmoud Dicko entre salafisme et politique soulèverait des vagues de mouvements sociaux du Sahel aux côtes de l’océan Atlantique.

Cet imam, qui a fait des études coraniques en Mauritanie et en Arabie Saoudite, ne cache pas sa prédilection pour certaines thèses des groupes djihadistes qui combattent pour instaurer un ou des États islamiques dans la région. Surfant donc sur le mécontentement des populations maliennes né des faillites du pouvoir d’IBK en matière de sécurité, de bonne gouvernance et de transparence électorale, il pourrait jouer un tour pendable à la République malienne et aux valeurs démocratiques chères aux États de la Cedeao si l’on n’y prend garde. On comprend alors ce casting des chefs d’État accourus dare-dare à Bamako pour sauver le soldat IBK et, avec lui, les institutions républicaines.

<strong>Pas question de démission</strong>

On croise donc les doigts pour que l’illuminé imam soit moins intransigeant et qu’il ne cherche pas à remplacer sa chaire de théologie par le fauteuil présidentiel. Si les chefs d’État de la Cedeao n’avaient pas flairé ce danger, ils n’indiqueraient pas que le maintien d’IBK à son poste est non négociable. Pour le reste, notamment la nomination d’un nouveau Premier ministre et la répartition des portefeuilles d’un gouvernement d’union nationale, les négociations restent ouvertes.

À la fin de la première journée des négociations, il n’y avait rien à se mettre sous la dent en matière d’avancée. Cela fait penser que les chefs d’État de la Cedeao n’ont pas une solution prêt-à-porter pour sortir le Mali de la crise. De là à dire qu’ils sont engagés dans une négociation ardue avec les parties en présence, il y a un pas. En attendant, les Bamakois ne bouderont pas le plaisir d’un week-end paisible ces jours-ci, <a href="https://www.courrierinternational.com/article/mali-une-nouvelle-manifestation-degenere-bamako-un-avertissement-pour-ibk">le M5 n’ayant pas appelé à de nouvelles manifestations.</a> Le calme avant une nouvelle tempête ? Ou le signe annonciateur d’une paix des braves ?]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sanctions de la CEDEAO contre la Guinée : Le Mali non partant !</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sanctions-de-la-cedeao-contre-la-guinee-le-mali-non-partant-2993845.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Oct 2022 01:25:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali n’appliquera pas les sanctions prises par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contre  son pays voisin (la Guinée) prises lors de la session extraordinaire de l’institution sous régionale en marge de la 77<sup>ème</sup> assemblée générale du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU).  A travers un communiqué rendu public, le porte parole de la transition a affirmé que le Mali se désolidarise des sanctions de la CEDEAO contre la Guinée Conakry. </strong>

Comme l’a dit le père de l’indépendance de la Guinée  Sékou Touré : « Le Mali et la Guinée  sont deux poumons dans un même corps ». Cet adage est confirmé ici dans le contexte difficile de la vie guinéenne. Le Mali soutient la Guinée Conakry dans la quête de sa souveraineté. Les deux (2) sont unis par l’histoire. Cela vient d’être prouvé  pour une énième fois en cette année 2022.  Le Mali montre officiellement son soutien à la Guinée. Il n’est pas d’accord avec les sanctions de la CEDEAO. Les frontières du Mali avec la Guinée ne seront pas fermées pendant cet embargo imposé par la communauté sous régionale. Les dirigeants actuels du Mali et ceux de la Guinée renforcent davantage les liens pour le bonheur des deux (2) peuples (malien et guinéen). Les autorités de la transition malienne soutiennent   la Guinée dans sa lutte.

Main dans la main entre le Mali et la Guinée pour soulager leur population dans la quête de leur souveraineté totale. L’un soutient l’autre pour le bonheur des populations.  Le Mali n’a pas du tout aimé les sanctions de l’organisation ouest africaine contre son « pays frère » (Guinée). Le Mali  et la Guinée sont à un moment décisif dans leur histoire de la vie de leurs Nations. Ils veulent refonder leur pays au profit des peuples.

Suite à cela, le Mali se désolidarise de toutes les sanctions de la CEDEAO contre la Guinée. ‘’ le Mali adoptera si nécessaire, des mesures pour assister la République de Guinée, afin d’annihiler les conséquences de ces sanctions inutiles contre le peuple et les autorités de la Guinée’’, a martelé le premier ministre par intérim  et ajoute qu’il se désolidarise de toutes les sanctions illégales et inhumaines de toutes « les sanctions illégales, inhumaines  et illégitimes » prises à l’encontre de la République sœur  de Guinée et ne leur réservera aucune suite.

Ce soutien n’est pas qu’un simple discours. Le président de la transition a envoyé une mission malienne  conduite par le premier ministre par intérim le colonel Abdoulaye Maïga en Guinée à l’occasion de leur accession à l’indépendance qui était prévue le 02 octobre dernier. Le Mali et la Guinée se soutiennent en faisant face aux différents défis actuels.

A titre de rappel, quand l’embargo a été imposé au Mali par la CEDEAO, la Guinée a montré tout son soutien aux autorités  maliennes. Elle n’avait pas fermé ses frontières. La Guinée a soutenu le Mali ouvertement  lors des sanctions prises par la communauté sous régionale.

<strong>Diakaridia Sanogo </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition au Burkina : les émissaires de la CEDEAO satisfaits des échanges avec le Capitaine Ibrahim TRAORÉ</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/transition-au-burkina-les-emissaires-de-la-cedeao-satisfaits-des-echanges-avec-le-capitaine-ibrahim-traore-2993858.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 Oct 2022 21:59:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>(Ouagadougou, 4 octobre 2022). La délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de de l’Ouest (CEDEAO) en mission d’information, ce mardi à Ouagadougou, s’est dite satisfaite des échanges qu’elle a eus avec le Président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.</strong>
<div class="article_content">

Dépêchée par le Président exercice de la CEDEAO, Umaru Sissoco EMBALO, à la suite du changement intervenu à la tête du Burkina Faso, le 30 septembre dernier, la délégation a eu des entretiens avec le Président du MPSR, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ et des leaders des communautés religieuses et coutumières de notre pays.

« Nous avons eu l’occasion de saluer le rôle extrêmement positif que les autorités religieuses et coutumières ont joué pour arriver à une sortie de crise, pour renouer le fil du dialogue ; ce rôle a été important, ce rôle a été décisif », a soutenu l’ancien Président du Niger, Mahamadou ISSOUFOU dans le communiqué final à l’issue des différentes rencontres.

Selon le Médiateur de la CEDEAO, la délégation a eu des échanges francs et approfondis avec le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. A cette occasion, « j’ai rappelé l’engagement de la CEDEAO aux côtés du peuple burkinabè afin que le peuple burkinabè réussisse la Transition qui est en cours », a-t-il indiqué. A ce sujet, l’ancien Président du Niger a rappelé que le travail va se poursuivre avec le soutien et l’accompagnement de l’organisation sous-régionale.

« Je suis totalement satisfait de l’entretien que j’ai eu avec le Capitaine TRAORÉ. Nous repartons confiants et nous allons rendre compte de notre mission au Président en exercice de la CEDEAO et aux Chefs d’État », a déclaré Mahamadou ISSOUFOU tout en rassurant que la CEDEAO va continuer à accompagner le peuple burkinabè dans cette période difficile.

Avant de repartir, le Médiateur de la CEDEAO pour le Burkina Faso a « remercié le Capitaine Ibrahim TRAORE et les autorités de notre pays pour l’accueil fraternel et très chaleureux qui a été réservé à la délégation ».

Les émissaires étaient constitués du Médiateur de l’organisation communautaire pour le Burkina Faso, l’ancien Président nigérien Mahamadou ISSOUFOU, de la ministre des Affaires étrangères de la Guinée-Bissau, par ailleurs Présidente du Conseil des ministres de la CEDEAO, Suzi Carla BARBOSA et du Président de la Commission de l’organisation sous régionale, Dr Omar Alieu TOURAY.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronogramme électoral et retour à l’ordre constitutionnel :  Vers une remise en cause des engagements du Mali envers la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/chronogramme-electoral-et-retour-a-lordre-constitutionnel-vers-une-remise-en-cause-des-engagements-du-mali-envers-la-cedeao-2993708.html</link>
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<pubDate>Tue, 04 Oct 2022 02:38:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les transitions ainsi que les perturbations de l’ordre constitutionnel ne naissent pas ex nihilo et se justifient par les dérives de gouvernance. C’est la substance qu’on peut tirer en filigrane d’un communiqué rendu public en milieu de la semaine dernière et par lequel les autorités maliennes de la Transition volent au secours de la Guinée voisine pour lui rendre la solidarité qu’elle lui a témoignée lors des restrictions imposées au Mali par la CEDEAO. Comme il est loisible de le comprendre, le communiqué en question est consécutif au dernier sommet que cette organisation sous-régionale a délocalisé à New-York où la Guinée a été l’objet d’une batterie de sanctions ciblant les acteurs du putsch. Et lesdites mesures, le moins qu’on puisse dire, auront suscité moins d’indignation aux autorités du pays concerné qu’à celles du Mali. Et pour cause, elles sont inspirées du même malaise sur lequel les positions de la CEDEAO et des autorités maliennes avaient précédemment achoppé et qui ne manquera peut-être pas de rebondir dans la foulée, à savoir : la brûlante question du chronogramme. Ainsi, en réplique aux sanctions infligées au colonel Doumbouyou et compagnons, le gouvernement du Mali ne s’est pas contenté d’une désolidarisation des mesures infligées à la Guinée, lesquelles sont qualifiées au passage «d’illégales, inhumaines et illégitimes». Il a en outre affiché sa disponibilité à porter l’assistance nécessaire à la «République sœur de Guinée» afin qu’elle réussisse à surmonter les épreuves imposées à sa population au mépris, estime-t-il, de la vocation de la CEDEAO à améliorer leurs conditions de vie. «….les transitions politiques ne résultent que de la mauvaise gouvernance. En conséquence, les autorités de Transition méritent d’être accompagnées par la CEDEAO pour mener des réformes politiques et institutionnelles qui contribueraient à renforcer la bonne gouvernance et la stabilité», soutient le gouvernement malien avec la signature de son porte-parole, dans le communiqué où la remise en cause du protocole sous-régional sur les élections et la bonne gouvernance le dispute au plaidoyer pour l’acceptation des putschs.

Au détour de leur dette de solidarité et de soutien envers leurs homologues guinéennes, les autorités maliennes de transition remettent du même coup au goût du jour leur option pour les jalons d’une refondation comme préalable à tout retour à l’ordre constitutionnel ainsi que le rejet, pour ce faire, de tout impératif ou contrainte de délai qui opposent actuellement la Communauté Économique des Etats d’Afrique de l’Ouest à Conakry. Autant dire que le chronogramme précédemment conclu avec les autorités sous-régionale est loin d’être un acquis définitif et que les autorités maliennes n’y ont souscrit que pour différer le bras de fer sur le retour à l’ordre constitutionnel dans le respect de l’échéance auquel elles ont souscrit. En tout cas, le soutien aux autorités guinéennes fait figure en même temps indicatif de la fragilité des engagements donnés à la CEDEAO et qui sont par ailleurs déjà mis à mal par la lenteur criante du processus électoral ainsi que des préalables sécuritaires de son effectivité. À ces signes avant-coureurs s’ajoutent, par ailleurs, les brèches ouvertes par les défiances et dérogations démystifiantes des pressions internationales et régionales, dont l’avatar le plus récent est le message en force du président Deby-fils vers une candidature à la présidentielle tchadienne en étant président de la Transition.

<strong>A KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Maghreb : La CEDEAO déplore les &amp;quot;expulsions massives et fréquentes&amp;quot; de ses ressortissants</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/maghreb-la-cedeao-deplore-les-expulsions-massives-et-frequentes-de-ses-ressortissants-2993739.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Oct 2022 18:42:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- À l'issue d'une mission sur la situation des migrants ouest-africains bloqués au Niger, alors qu'ils tentaient de rejoindre l'Europe.</strong>

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a déploré les "expulsions massives et fréquentes" de ses ressortissants des pays du Maghreb. La CEDEAO a exprimé cette protestation dans un communiqué publié lundi, suite à une mission qu'elle a dépêchée au Niger en vue d'évaluer la situation de ses ressortissants bloqués dans le pays.

"Tout en déplorant les expulsions massives, de plus en plus fréquentes des citoyens de la CEDEAO du Maghreb, notamment l'Algérie, vers le territoire nigérien, la mission a souligné son attachement au respect de la personne migrante tel que prescrit par le droit international à travers une concertation dans une coopération bilatérale et/ou multilatérale", a indiqué le communiqué.

Tout en appelant ses États membres à "favoriser un environnement législatif et favorable à une bonne gouvernance migratoire", la CEDEAO a également recommandé aux pays du Maghreb et de toutes les autres régions de "décourager le retour forcé des personnes ayant besoin de protection".

Une mission de la CEDEAO a séjourné du 25 au 30 septembre au Niger où elle a évalué la situation des ressortissants des pays de cette organisation bloqués dans le pays alors qu'ils étaient en route pour l'Europe en passant par des pays du Maghreb comme l'Algérie et la Libye.

Conduite par la commissaire de la CEDEAO en charge du développement humain et des affaires sociales, Fatou Sow Sarr, cette mission était composée des représentants des ministères des Affaires étrangères des pays de la CEDEAO les plus touchés par la migration, notamment la Guinée, le Nigeria, le Mali, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Niger, le Burkina Faso, le Liberia, la Gambie, la Sierra Leone et le Bénin,ainsi que des experts humanitaires et de la libre circulation.

Du fait de sa position géographique, le Niger est devenu le lieu de transit des migrants des pays africains, dont ceux de la CEDEAO, voulant se rendre en Europe en passant par des pays du Maghreb comme l'Algérie et la Libye. Suite à un accord signé en 2016 avec l'Union européenne pour la lutte contre la migration clandestine, le Niger a institué des postes de contrôle dans la région d'Agadez frontalière de la Libye et de l'Algérie. De nombreux migrants ne remplissant pas les conditions sont d'office bloqués sur leur route de rejoindre l'Europe. Plusieurs centaines d'autres migrants arrêtés en Algérie ou en Libye sont aussi rapatriés dans la même région d'Agadez.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire des 46 militaires ivoiriens détenus au Mali : La Cédéao s’inscrit dans la mission de bons offices !</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/affaire-des-46-militaires-ivoiriens-detenus-au-mali-la-cedeao-sinscrit-dans-la-mission-de-bons-offices-2993666.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/affaire-des-46-militaires-ivoiriens-detenus-au-mali-la-cedeao-sinscrit-dans-la-mission-de-bons-offices-2993666.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Oct 2022 11:54:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Vers la fin de la crise entre Bamako et Abidjan? La question  revient constamment sur les lèvres depuis le séjour jeudi dernier dans la capitale malienne des présidents Nana Akufo-Addo du Ghana et Adama Barrow de la Gambie. Si rien n’a filtré de leur tête-à-tête avec le président de la Transition du Mali, Assimi Goïta, leur visite pourrait marquer une étape importante dans le dénouement de cette  affaire  qui pollue les rapports entre deux pays frères depuis le 10 juillet 2022.</em>

En marge de la 77ème Assemblée générale des Nations Unies, les Chefs d’Etat de la  CEDEAO ont décidé de dépêcher à Bamako une délégation de haut niveau composée des présidents togolais, ghanéen et gambien. Mais le Jour J, ce sont les présidents Akufo et Barrow qui ont effectué le déplacement. Faure s’est fait représenter par son ministre des Affaires étrangères

À deux reprises le même jour, le Chef de l’Etat malien a reçu ses hôtes. Pour évoquer le seul sujet inscrit à l’ordre du jour : la situation des 46 militaires ivoiriens. Si rien n’a filtré de la rencontre, le président Ghanéen, Nana Akufo-Addo, a rassuré qu’il y a de «bonnes relations».  Pas d’autre mot à la presse. Ni de sa part ni du président Barrow, encore moins du Médiateur de la crise malienne, Goodluck Jonathan. Aucun communiqué.

Toutefois, le fait pour la Cédéao d’avoir dépêché à Bamako au moins deux Chefs d’Etat   laisse croire que l’organisation communautaire a opté pour la voie du dialogue plutôt  que les discours musclés et auxquels elle nous a habitués. Le dialogue, seule issue pour parvenir à un dénouement rapide de la crise. Un dialogue franc et dépouillé de toutes pressions. Bamako n’accepterait aucune solution imposée dans cette crise.

Avec la diplomatie, la crise pourrait aboutir rapidement à un dénouement, la voie conseillée du reste par l’opposant ivoirien, Soro Guillaume, en exil depuis plusieurs années. Il a tranché sur compte tweeter officiel  « la diplomatie seule permettra de résoudre cette crise».

<strong>Ousmane Tangara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO salue le dénouement de la crise au Burkina Faso</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Oct 2022 10:51:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- Une délégation de la CEDEAO attendue au Burkina Faso le lundi 3 octobre 2022</strong>

Le président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Umaro Sissoco Embalo, par ailleurs président de la République de Guinée Bissau, a salué dimanche soir, dans un communiqué, le dénouement de la crise au Burkina Faso qui s’est soldée par la démission du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, sans confrontation entre les unités militaires.

"Au nom de l'Autorité des chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO, je salue les différentes parties au Burkina Faso d'avoir accepté un règlement pacifique de leurs différends", a déclaré Embalo dans un communiqué.

"Je prends note en particulier de la décision du Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba de renoncer à ses fonctions de Président du gouvernement de transition du Burkina Faso, afin d'éviter une confrontation violente et un éventuel bain de sang", a-t-il ajouté.

Le président en exercice de la CEDEAO a également "applaudi" le peuple burkinabè tout en l’invitant à régler ses différends par le dialogue, et non par la violence.
Toutefois Embalo a déclaré : "j'exige des autorités burkinabés de respecter l'engagement pris avec la CEDEAO".

Il a souligné que dans le cadre de l'engagement de la CEDEAO pour la paix et la stabilité du Burkina Faso, une délégation de la CEDEAO se rendra au Burkina Faso le lundi 3 octobre 2022.

La délégation sera conduite par Suzi Carla Barbosa, ministre des Affaires étrangères de la Guinée Bissau et Présidente du Conseil des Ministres de la CEDEAO. Elle comprendra également Mahamadou Issoufou, ancien Président du Niger et Médiateur de la CEDEAO pour le Burkina Faso et Omar Alieu Touray, Président de la Commission de la CEDEAO.

Le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, renversé vendredi par un groupe de militaires, a proposé, dimanche, sa propre démission, tout en posant sept conditions qui ont été acceptées par le capitaine Ibrahim Traoré, auteur du putsch, ont annoncé dans une déclaration, les médiateurs de cette crise.

L’une des conditions posées par Damiba était le respect des engagements pris avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à savoir le retour à l'ordre constitutionnel au plus tard le 1er juillet 2024 à travers l’organisation d'élections.

Le capitaine Traoré assure l'expédition des affaires courantes de l'État jusqu'à la prestation de serment d’un nouveau président qui sera désigné par les forces vives de la Nation.

Traoré a également rencontré, dimanche soir, les secrétaires généraux des départements ministériels qu’il a invité à aller vite dans les dossiers urgents.

Les organisations régionales et internationales telles que l’union africaine et l’Union européenne ont réaffirmé leur attachement au chronogramme adopté par le Sommet du 3 juillet 2022 qui prévoit le retour à l'ordre constitutionnel au plus tard le 1er juillet 2024.

SOURCE: https://www.aa.com.tr/fr]]> </content:encoded>
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<title>Sanctions de la CEDEAO contre la Guinée : Le Mali se « désolidarise » des sanctions « illégales, inhumaines et illégitimes »</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sanctions-de-la-cedeao-contre-la-guinee-le-mali-se-desolidarise-des-sanctions-illegales-inhumaines-et-illegitimes-2993594.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Oct 2022 06:13:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract"><strong>Dans un communiqué, le mercredi dernier, le Mali s’est « désolidarisé » des sanctions prises par la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) à l’encontre de la Guinée Conakry lors du sommet extraordinaire qui s’est tenu le 22 septembre dernier à New York.</strong></p>
 « <em>Le gouvernement de la Transition a pris connaissance du Communiqué final du Sommet extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tenu le 22 septembre 2022 à New York sur la situation au Mali et en Guinée</em> », a indiqué, dans son communiqué, le gouvernement du Mali. Compte tenu de la solidarité et de la fraternité entre le Mali et la Guinée, précise les autorités maliennes, le gouvernement de la Transition décide de se désolidariser de toutes les sanctions illégales, inhumaines et illégitimes prises à l’encontre de la République sœur de Guinée et ne leur réservera aucune suite, d'adopter, si nécessaire, des mesures pour assister la République de Guinée, afin d’annihiler les conséquences de ces sanctions inutiles contre le peuple et les autorités de la Guinée. «<em>Le gouvernement de la Transition souligne que l’objectif de la CEDEAO est d’améliorer les conditions de vie des populations et non d’adopter des sanctions contre-productives les affectant</em>», indique le communiqué

Selon le gouvernement de la Transition, « <em>les transitions politiques ne résultent que de la mauvaise gouvernance. En conséquence, les autorités de Transition méritent d’être accompagnées par la CEDEAO pour mener des réformes politiques et institutionnelles qui contribueraient à renforcer la bonne gouvernance et la stabilité </em>». Aussi, le gouvernement malien a exprimé « <em>sa solidarité indéfectible et son ferme soutien au peuple frère et au gouvernement de la République de Guinée dans leur engagement à jeter les bases d’une refondation de l’Etat guinéen à travers des réformes politiques et institutionnelles nécessaires à un retour apaisé, crédible et sécurisé à un ordre constitutionnel normal</em>.»

Lors d'un sommet extraordinaire,  en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le 22 septembre 2022,  les chefs d’État de l’Afrique de l’Ouest ont décidé de prendre des « sanctions progressives » contre le pouvoir militaire en Guinée. «<em>Il a été arrêté la prise de sanctions progressives sur des individus et contre la junte guinéenne » et « très rapidement, le président en exercice de la CEDEAO ( Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest)) et le président de la commission de la CEDEAO vont établir une liste des personnes à sanctionner et, de manière graduelle, appliquer ces sanctions</em> », indique le communiqué qui a sanctionné le sommet.

<strong>M. K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire des 49 soldats ivoiriens : Silence sur la mission de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/affaire-des-49-soldats-ivoiriens-silence-sur-la-mission-de-la-cedeao-2993495.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Oct 2022 02:50:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une mission de la CEDEAO a effectué le  jeudi 29 septembre dernier un déplacement à Bamako. Objectif : </strong><strong>négocier la libération des 46 soldats ivoiriens incarcérés à Bamako pour tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat</strong><strong>. </strong>

La mission de haut niveau de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), venue jeudi négocier la libération des 46 soldats ivoiriens détenus pour atteinte à la sûreté de l’Etat, a quitté Bamako, sans donner aucune déclaration à la presse après des rencontres à huit-clos en deux étapes.

Les chefs d’Etat se sont d’abord entretenus à huis clos avec le Colonel Assimi Goïta, quelques minutes avant d’élargir la séance de travail à l'ensemble de la délégation. Rien n’a filtré en termes de conclusion.

Les présidents se sont encore entretenus une seconde fois, sans la délégation pour une durée d’une heure de temps. À leur sortie, pas de déclaration ni d'interview accordée à la presse.

Pour rappel, la CEDEAO avait décidé le 22 septembre à New York en marge de la 77ème assemblée générale des Nations Unies de dépêcher trois chefs d'État à Bamako pour faire pression sur les autorités militaires maliennes afin de libérer les 46 soldats ivoiriens encore détenus au Mali.

En outre, la Conférence avait salué les initiatives diplomatiques entreprises par plusieurs Chefs d’État de la CEDEAO, qui ont conduit à la libération, le 3 septembre 2022, de trois femmes soldates ivoiriennes, avant de « noter avec regret le maintien en incarcération des 46 soldats restants, malgré tous les efforts de médiation entrepris par la sous-région ».

Bamako avait rejeté le recours de la Côte d’Ivoire à la CEDEAO indiquant que c'est une affaire bilatérale entre la Côte d'Ivoire et le Mali.

<strong>MS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La France et ses complices de la CEDEAO : Entre agressions verbales et invectives</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-france-et-ses-complices-de-la-cedeao-entre-agressions-verbales-et-invectives-2993503.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Oct 2022 01:03:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les Autorités françaises ont multiplié des agressions verbales et autres invectives contre le Mali et ses dirigeants. Ces derniers mois  que n’a-t-on pas entendus de la bouche de Macron et certains de ses ministres ? Emboitant le pas à leur maître français, certains chefs d’Etat de la sous-région, singulièrement Alassane Ouattara, Mohamed Bazoum et Umaro Sissoco Embalo ont aussi  multipliés des propos hostiles  et agressifs contre le pouvoir malien. Face à ces agressions, la réponse de nos autorités a été portée par le Premier ministre par intérim, le Colonel Abdoulaye Maïga, à la tribune des Nations-Unies.</strong>

Dans ce concert d’invectives à l’endroit des autorités maliennes, le président Macron (Champion des dérapages verbaux) s’est particulièrement distingué depuis des mois. De même que certains de ses ministres, plus précisément ceux des Affaires étrangères. se sont illustrés, avec des discours  discourtois  à l’adresse des Autorités maliennes.

En effet, le président Macron qui n’a ni digéré le renvoi des troupes françaises du Mali, encore moins la dénonciation par Bamako de l’accord de défense entre la France et Mali, a multiplié des attaques verbales contre les autorités de la transition.  Réagissant au discours de Choguel Maïga à la tribune de l’ONU en septembre 2021, il a qualifié de « honte<strong> »</strong> les propos du PM malien. Sur cette lancée vindicative, Macron déclare qu’il a été choqué par les propos du chef du gouvernement de la transition. Et il ajoute que les propos (tenus par Choguel) sont <strong>« </strong>inacceptables ». Visiblement en colère, le président français lance : « C’est une honte et ça déshonore de ce qui n’est même pas un gouvernement issu de deux coups d’Etat ».

La ministre des affaires étrangères de la France, Catherine Colonna, déclare, le 2 septembre  2022 : «  <em>la junte</em> <em> navigue à vue, d’échec en échec »</em>.<em> « Au Mali, nous voyons progresser les groupes terroristes armés dans tout le pays, les Maliens déplacés par milliers… Le régime, auteur d’un double coup d’Etat, s’en prend un jour au Danemark, le lendemain à la Côte d’Ivoire, et toujours à la France, pour tenter de faire oublier qu’il navigue à vue, d’échec en échec, attelé à un groupe de mercenaires russes »</em>, a-t-elle poursuivi.

Ces déclarations sont dans la même logique que celle de son prédécesseur, Jean-Yves Le Drian qui lui aussi tenait des propos fort peu diplomatique à l’endroit des Autorités. Aussi, le  jeudi  27 janvier 2022, il dénonçait la décision des Autorités de la Transition malienne d’expulser le contingent danois de Takuba : « une junte », « illégitime », qui prend des « mesures irresponsables ». « Elle porte l’entière responsabilité du retrait des forces danoises et s’isole davantage encore de ses partenaires internationaux ».

Quant à certains Chefs d’Etat de la CEDEAO, ils se sont illustrés par des invectives et des attaques règles contre les autorités de la transition. Parmi ces dirigeants de la sous-région, visiblement aux ordres et au service de Macron, les plus en vue ont été les présidents Alassane  Ouattara et  Mohamed Bazoum. Ce dernier déclare, le vendredi 9 juillet 2021 au Sommet extraordinaire du G5 Sahel : « Il ne faut pas permettre que des militaires prennent le pouvoir parce qu’ils ont des déboires sur le front où ils devraient être et que les colonels deviennent des ministres et des chefs d’Etat. Qui va faire la guerre à leur place ? Ce serait facile qu’à chaque fois qu’une armée, dans nos pays, a des échecs sur le terrain qu’elle vient prendre le pouvoir. C’est ça qui s’est passé par deux fois au Mali. En 2012, les militaires avaient échoué, ils sont venus faire un coup d’Etat ; en 2020 encore, ils ont fait la même chose. Ce n’est pas des choses acceptables… ».

Concernant Umaro Sissoco Embalo, il a récemment déclaré à propos des 49 soldats ivoiriens : « moi, je pense que ce ne sont pas des mercenaires. On vient de voir avant-hier la déclaration du Secrétaire général de l’ONU. Moi, à la place de Maliens, j’aurais relâché ces soldats ».

<strong>Mémé Sanogo </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire des militaires ivoiriens : Trois chefs d’État de la Cedeao attendus aujourd’hui à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/affaire-des-militaires-ivoiriens-trois-chefs-detat-de-la-cedeao-attendus-aujourdhui-a-bamako-2993153.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Sep 2022 11:01:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__heading pf-candidate" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">
<p class="article__desc added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong><span class="text-node">La délégation est composée des présidents du Togo, Faure Gnassingbé, du Ghana, Nana Addo Akufo, et de la Gambie, Adama Barrow.</span></strong></p>

</div>
Comme annoncé dans le communiqué final de la session extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), tenue la semaine dernière à New York, en marge de la 77è assemblée générale des Nations unies, une mission de haut niveau de l’organisation sous-régionale est attendue aujourd’hui à Bamako.

La délégation qui vient pour une visite de travail de quelques heures, est composée de trois chefs d’État membres de la Cedeao. Il s’agit des présidents du Togo, Faure Gnassingbé, du Ghana, Nana Addo Akufo, et de la Gambie, Adama Barrow.

Cette mission intervient au moment où la tension entre le Mali et plusieurs de ses voisins est montée d’un cran. Un froid qui s’est manifesté par une escalade verbale faisant suite à des prises de positions contre notre pays par les autorités de ces pays à travers des sorties médiatiques “peu appréciables”.

Cette attitude à laquelle les autorités de la Transition, en l’occurrence le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, a apporté des réponses à la hauteur des manquements constatés. C’est ainsi que le chef du gouvernement par intérim n’a pas manqué de dénoncer la thèse d’une combine contre le Mali par rapport au dossier des « 46 mercenaires ivoiriens».

La question de la libération des 46 militaires ivoiriens devrait être évoquée au cours du séjour des trois chefs d’état à Bamako. D’autant plus que l’on sait que les efforts déployés par la médiation togolaise sous le leadership du président Faure Gnassingbé ont pesé pour l’élargissement des trois soldates dans la foulée de la 3è réunion du Groupe de suivi et de soutien à la Transition au Mali, tenue début septembre à Lomé au Togo.

Cette lueur d’espoir dans la perspective d’un dénouement pacifique de cette regrettable affaire avait été suivie par la visite du ministre des Affaires étrangères de la République fédérale du Nigeria, Geoffrey Onyeama. à l’issue de l’audience accordée par le chef de l’état à l’envoyé spécial du président Muhammadu Buhari, le colonel Assimi Goïta avait déclaré qu’il était judicieux de trouver une solution durable à la question des soldats ivoiriens.

Le président de la Transition a, par ailleurs, fait comprendre qu’au même moment où la Côte d’Ivoire demande la libération de «ses soldats», elle continue de servir d’asile politique pour certaines personnalités maliennes faisant l’objet de mandats d’arrêt internationaux émis par la justice. Malheureusement, selon le chef de l’état, ces mêmes personnalités bénéficient de la protection de la Côte d’Ivoire «pour déstabiliser le Mali». D’où la nécessité d’une solution durable à l’opposé d’une solution à sens unique qui consisterait à accéder à la demande ivoirienne sans contrepartie pour le Mali.

Ces précisions du colonel Assimi Goïta ont provoqué la réaction des autorités ivoiriennes à la suite d’un Conseil national de sécurité extraordinaire, tenu le 14 septembre 2022, qui a débouché sur une fin de non-recevoir à la demande d’extradition des personnalités maliennes. En revanche, comme dans une posture de victime, Abidjan dénonce une «prise d’otages» et «exige la libération sans délai de ses soldats», tout en décidant d’amener le dossier sur la table de la Cedeao.

En réaction, dans un communiqué publié le lendemain le gouvernement a accusé la Côte d’Ivoire de vouloir transformer une affaire bilatérale en une crise diplomatique et mettait en garde ce pays voisin de toute tentative de manipulation de l’organisation sous-régionale visant à se soustraire de sa responsabilité vis-à-vis du Mali pour une affaire judiciaire.

La délégation des illustres hôtes du Mali devrait être accueillie par les plus hautes autorités de la Transition à l’Aéroport international Président Modibo Keïta- Sénou demain dans la matinée, selon une note verbale du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale en date du mardi 27 septembre 2022.
<p id="js-authors-trigger" class="meta meta__publisher meta__publisher--header added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span id="js-authors-list" class="meta__author meta__author--header" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Par </span><a class="article__author-link" href="https://lessor.ml/author/posts/10%20" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Aboubacar TRAORE</span></a></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cedeao : Le Mali n’appliquera pas les sanctions contre la Guinée</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-le-mali-nappliquera-pas-les-sanctions-contre-la-guinee-2993150.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Sep 2022 10:55:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__heading" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">
<p class="article__desc added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong><span class="text-node">Le Gouvernement de la Transition a pris connaissance du Communiqué final du Sommet extraordinaire de la Conférence des Chefs d’état et de Gouvernement de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tenu le 22 septembre 2022 à New York sur la situation au Mali et en Guinée.</span></strong></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">Concernant la République de Guinée, le Gouvernement de la Transition a été outré par les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines qui impactent négativement la vie des populations guinéennes. Compte tenu de la solidarité et de la fraternité entre le Mali et la Guinée, le Gouvernement de la Transition décide de :</p>

</div>
1. Se désolidariser de toutes les sanctions illégales, inhumaines et illégitimes prises à l’encontre de la République sœur de Guinée et ne leur réservera aucune suite;

2. Adopter, si nécessaire, des mesures pour assister la République de Guinée, afin d’annihiler les conséquences de ces sanctions inutiles contre le Peuple et les autorités de la Guinée.

Le Gouvernement de la Transition souligne que l’objectif de la CEDEAO est d’améliorer les conditions de vie des populations et non d’adopter des sanctions contre-productives les affectant. En outre, il convient de noter que les transitions politiques ne résultent que de la mauvaise gouvernance.

En conséquence, les autorités de Transition méritent d’être accompagnées par la CEDEAO pour mener des réformes politiques et institutionnelles qui contribueraient à renforcer la bonne gouvernance et la stabilité.

Le Gouvernement de la Transition exprime sa solidarité indéfectible et son ferme soutien au peuple frère et au Gouvernement de la République de Guinée dans leur engagement à jeter les bases d’une refondation de l’état guinéen à travers des réformes politiques et institutionnelles nécessaires à un retour apaisé, crédible et sécurisé à un ordre constitutionnel normal.

Le Gouvernement de la Transition reste ouvert, dans le respect mutuel et dans le cadre du panafricanisme, à toutes les initiatives sincères de recherche de solutions aux défis relatifs à la stabilité, à la paix et à la sécurité de notre sous-région .
<p id="js-authors-trigger" class="meta meta__publisher meta__publisher--header added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span id="js-authors-list" class="meta__author meta__author--header" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Par </span><a class="article__author-link" href="https://lessor.ml/author/posts/29%20" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Rédaction Lessor</span></a></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali &amp;quot;se désolidarise&amp;quot; des sanctions de la CEDEAO contre la Guinée</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/le-mali-se-desolidarise-des-sanctions-de-la-cedeao-contre-la-guinee-2993141.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/le-mali-se-desolidarise-des-sanctions-de-la-cedeao-contre-la-guinee-2993141.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Sep 2022 09:22:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>- Jugées "inhumaines et illégitimes"</strong>

Le Mali a décidé, mercredi soir, de "se désolidariser" des sanctions prises à l’encontre de la République de Guinée par la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) lors d'un sommet extraordinaire tenu le 22 septembre à New York aux États-Unis, a annoncé le colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement du Mali.

« Le gouvernement de la Transition a pris connaissance du Communiqué final du Sommet extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tenu le 22 septembre 2022 à New York sur la situation au Mali et en Guinée », a déclaré Maïga.

En effet, les dirigeants ouest-africains réunis, jeudi 22 septembre courant, à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, ont décidé une série de sanctions visant certains responsables guinéens.
« Le gel des avoirs financiers » et « l’interdiction de voyager » sont les « sanctions ciblées à l’encontre des personnes et groupes de personnes » ou encore « les membres des autres institutions de la transition et toute autre personne cherchant à empêcher le retour à l'ordre constitutionnel en Guinée dans un délai raisonnable », avait indiqué la CEDEAO.

Maïga souligne que « compte tenu de la solidarité et de la fraternité entre le Mali et la Guinée, le gouvernement de la Transition décide de se désolidariser de toutes les sanctions illégales, inhumaines et illégitimes prises à l’encontre de la République sœur de Guinée et ne leur réservera aucune suite, d'adopter, si nécessaire, des mesures pour assister la République de Guinée, afin d’annihiler les conséquences de ces sanctions inutiles contre le peuple et les autorités de la Guinée ».
« Le gouvernement de la Transition souligne que l’objectif de la CEDEAO est d’améliorer les conditions de vie des populations et non d’adopter des sanctions contre-productives les
affectant » a-t-il poursuivi.

En outre, le gouvernement du Mali note que « les transitions politiques ne résultent que de la mauvaise gouvernance. En conséquence, les autorités de Transition méritent d’être accompagnées par la CEDEAO pour mener des réformes politiques et institutionnelles qui contribueraient à renforcer la bonne gouvernance et la stabilité ».

Enfin, le gouvernement malien exprime "sa solidarité indéfectible et son ferme soutien au peuple frère et au gouvernement de la République de Guinée dans leur engagement à jeter les bases d’une refondation de l’Etat guinéen à travers des réformes politiques et institutionnelles nécessaires à un retour apaisé, crédible et sécurisé à un ordre constitutionnel normal".

Le colonel Abdoulaye Maïga affirme, toutefois, que " le gouvernement de la Transition reste ouvert, dans le respect mutuel et dans la cadre du panafricanisme, à toutes les initiatives sincères de recherche de solutions aux défis relatifs à la stabilité, à la paix et à la sécurité de notre sous-région".

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr/</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mali : le ministère des affaires étrangères confirme l’arrivée  des trois Chefs d’Etat de la CEDEAO  ce jeudi à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mali-le-ministere-des-affaires-etrangeres-confirme-larrivee-des-trois-chefs-detat-de-la-cedeao-ce-jeudi-a-bamako-2993088.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Sep 2022 21:09:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les autorités de la transition  malienne sont enfin prêtes à accueillir la Mission de Haut niveau de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest  ce jeudi à Bamako.  Après avoir  repoussé la date de l’arrivée de cette rencontre en invoquant des raisons d’agenda le ministère des Affaires étrangères a confirmé dans une invitation adressée aux missions diplomatiques et consulaires  accréditées  au Mali  de l’arrivée de  trois Chefs d’Etats. «Le ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale  présente ses compliments  aux Missions diplomatiques et consulaires  accréditées au Mali  et a l’honneur de les informer de la mission de haut niveau de la CEDEAO le 29 septembre 2022 », a indiqué cette note d’invitation protocolaire,  laquelle a convié les Missions diplomatiques et consulaires au Pavillon présidentiel de l’aéroport à l’accueil et au départ des Chefs d’Etat. La Mission de haut niveau attendue à Bamako  est composée des trois Chefs d'Etat à savoir, Nana Akufo-Addo du Ghana, Faure Gnassingbé du Togo et le président gambien Adama Barrow. Ils viendront négocier à nouveau la  libération des 46 soldats détenus à Bamako. C’est le dernier sommet extraordinaire de la CEDEAO tenu la semaine dernière en marge de la 77<sup>ème</sup> Assemblée générale de l’ONU que  les dirigeants de cette organisation ouest africaine a décidé de dépêcher cette mission à Bamako pour négocier la libération des soldats ivoiriens.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour la libération des soldats ivoiriens arrêtés au Mali : La CEDEAO décide d’envoyer à Bamako une mission de haut niveau composée des Chefs d’Etat du Ghana, du Sénégal et du Togo</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/pour-la-liberation-des-soldats-ivoiriens-arretes-au-mali-la-cedeao-decide-denvoyer-a-bamako-une-mission-de-haut-niveau-composee-des-chefs-detat-du-ghana-du-senegal-et-du-togo-2992834.html</link>
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<pubDate>Tue, 27 Sep 2022 08:57:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">La Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a tenu une Session extraordinaire à New York, aux Etats-Unis, en marge de l'Assemblée Générale des Nations Unies, le 22 septembre 2022, sous la présidence de Umaro Sissoco EMBALO, Président de la République de Guinée Bissau et Président de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO. Le Sommet extraordinaire a été convoqué à l’effet d’examiner le rapport du Médiateur de la CEDEAO pour la Guinée et la situation des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali. Dans son communiqué final, la CEDEAO décide d’envoyer incessamment au Mali une mission de haut niveau composée des Chefs d’Etat du Ghana, du Sénégal et du Togo en vue de la libération des soldats ivoiriens.</p>

<div class="row col-lg-12 col-md-12 col-sm-12 col-xs-12">
<div class="col-lg-6 col-md-6 col-sm-6 col-xs-12">

Sur la situation des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali, la Conférence a examiné le mémorandum présenté par le Président de la Commission de la CEDEAO sur les 46 soldats ivoiriens détenus au Mali. Ainsi, la CEDEAO salue les initiatives diplomatiques entreprises par plusieurs Chefs d'Etat de la CEDEAO, qui ont conduit à la libération, le 3 septembre 2022, de trois femmes soldats ivoiriennes. Toutefois, la Conférence note avec regret le maintien en incarcération des 46 soldats restant, malgré tous les efforts de médiations entreprises par la région. <em>« La Conférence décide également de ce qui suit : condamne avec fermeté, l’incarcération continue des soldats ivoiriens ; dénonce le chantage exercé par les autorités maliennes dans cette affaire; demande la libération sans condition des 46 soldats détenus au Mali ; envoi incessamment d’une mission de Haut niveau composée des Chefs d’état du Ghana, du Sénégal et du Togo à l’effet de la libération des soldats ivoiriens. La Conférence exprime sa reconnaissance aux Chefs d’état et de gouvernement et à toutes les bonnes volontés qui se sont investis pour la libération des soldats ivoiriens incarcérés au Mali</em> », révèle le communiqué final de la CEDEAO.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO :  Trois chefs d’Etat en mission sécrète à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-trois-chefs-detat-en-mission-secrete-a-bamako-2992720.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 14:42:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le colonel Assimi Goïta recevra des chefs d’Etat qui ne sont pas acquis à sa cause. Officiellement, ils viennent plaider pour la cause des 46 soldats ivoiriens détenus à Bamako. Mais au-delà de cette raison, c’est l’Amérique qui prend le relais de la France qui est en perte de vitesse et de crédibilité en Afrique de l’Ouest, plus précisément au Mali. Et ce changement de stratégie passe par le Mali dont les autorités ne sont plus en odeur de sainteté auprès du pays de l’Oncle Sam.

Dans ce contexte, la journée de demain mardi sera décisive, des chefs d’Etat se rendant au Mali ayant déjà écouté les directives de la Maison Blanche. Le Mali est visé par une loi américaine dont le but est de combattre les autorités rebelles. Avant de passer à son plan punitif contre la transition malienne, Washington dépêche à Bamako demain mardi une délégation de trois chefs d’Etat ouest-africains. Il s’agit de Nana Akufo Ado de la République du Ghana, de Macky Sall du Sénégal et de Faure Gnasimbé du Togo. Tous les trois chefs d’Etat avaient pris part à un sommet tenu à New York la semaine dernière sur le Mali et la Guinée Conakry.

En réalité, on est face à un deal entre la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et les Etats-Unis qui ont pris une loi pour contrer l’influence russe en Afrique. Comment comprendre la tenue d’un sommet de la Cedeao hors du continent africain en dehors du lobbying américain ?

La « loi sur la lutte contre les activités malveillantes de la Russie en Afrique » (Countering Malign Russian Activities in Africa Act) a été adoptée par 415 voix pour et 9 contre par les représentants du Senat américain en avril dernier, au moment où le Mali et la Russie renforçaient leurs relations commerciales et diplomatiques.

Les États-Unis souhaitent “demander des comptes aux gouvernements africains et à leurs responsables qui sont complices de l’aide à l’influence et aux activités malveillantes (de la Russie). Les chefs d’Etat ouest-africains qui se rendent à Bamako sont en mission des Etats-Unis, puisque la loi adoptée permet d’évaluer régulièrement l’ampleur et la portée de l’influence et des activités de la Fédération de Russie en Afrique qui compromettent les objectifs et les intérêts des États-Unis.

Elle permet également de déterminer comment traiter et contrer efficacement cette influence et ces activités. Le projet prévoit également de tenir pour responsables la Fédération de Russie et les gouvernements africains […] qui sont complices. La Cedeao est ainsi la porte d’entrée des Etats-Unis au Mali, même si ce dernier est suspendu de la communauté.

<strong>L’épouvantail des sanctions</strong>

Avant la rencontre de la Cedeao à New York, tout le monde redoutait un durcissement du cas malien. En effet, le 15 septembre, le pouvoir de transition a prolongé le bras de fer diplomatique et verbal avec la Côte d’Ivoire sur le sort de 46 soldats ivoiriens détenus à Bamako, en mettant en garde à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, à laquelle la Côte d'Ivoire demande de l'aide.

La transition affirme que l’affaire des militaires ivoiriens emprisonnés au Mali est purement judiciaire et bilatérale et met en garde contre toute instrumentalisation de la Cedeao par les autorités ivoiriennes pour se soustraire à leur responsabilité vis-à-vis du Mali. Cette mise en garde a été faite par le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, dans un communiqué lu à la télévision nationale. Pour rappel, la médiation engagée par le Togo est l’unique cadre de règlement du dossier et le Mali n’est nullement concerné par cette procédure devant l’instance communautaire. La transition accuse le gouvernement ivoirien d’être animé par une volonté d’adversité et d’avoir transformé un dossier judiciaire en une crise diplomatique.

En réalité, les relations entre le Mali et l'Etat ivoirien se sont dégradées depuis que des colonels ont pris par la force, en août 2020, la tête de ce pays confronté depuis 2012 à des attaques djihadistes et plongé dans une profonde crise sécuritaire et politique. Elles se sont encore détériorées avec l’interpellation de 49 soldats ivoiriens à leur arrivée à Bamako, le 10 juillet. Mais trois soldates ont récemment été libérées. Les 49 soldats devaient, selon Abidjan et l’ONU, participer à la sécurité du contingent allemand des casques bleus au Mali. Bamako les considère comme des « mercenaires ».

&nbsp;

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Migration de transit : Une mission de haut niveau de la CEDEAO dépêchée au Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/migration-de-transit-une-mission-de-haut-niveau-de-la-cedeao-depechee-au-niger-2992725.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 14:15:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- Plusieurs ressortissants ouest-africains voulant rejoindre l'Afrique du Nord puis l'Europe sont bloqués au Niger.</strong>

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) a annoncé, dimanche, l'envoi d'une mission de haut niveau au Niger, en vue d'évaluer la situation des ressortissants ouest-africains bloqués dans le pays, alors qu'ils étaient en route pour l'Europe.

"Du 25 au 30 septembre 2022, une mission de haut niveau de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) dirigée par le Professeur Fatou Sow Sarr, Commissaire en charge du développement humain et des affaires sociales de la Commission de la CEDEAO, se rendra à Niamey en République du Niger pour examiner avec les autorités nigériennes et le Bureau international pour les migrations (OIM),la situation des citoyens de la région bloqués dans le pays pendant la migration de transit vers l'Afrique du Nord et l'Europe", a indiqué un communiqué de la Commission de la CEDEAO.

"Au Niger, la mission composée des ministres des Affaires étrangères des Etats membres les plus touchés ou leurs représentants (Guinée, Nigeria, Mali, Sénégal, Côte d'Ivoire, Niger, Burkina Faso, Liberia, Gambie, Sierra Leone et Bénin), évaluera la situation et discutera de stratégies durables et efficaces pour relever les défis auxquels sont confrontés les ressortissants de la région ouest-africaine en matière de migration de transit", a ajouté la même source, précisant que "la mission s'entretiendra également avec les représentants des Etats membres sur la manière de faciliter le rapatriement volontaire et la réinstallation des migrants en transit échoués au Niger et la rédaction d'un rapport détaillé sur la situation, y compris l'identification des profils des migrants vulnérables et des rapatriés afin de les aider".

Du fait de sa position géographique, le Niger est devenu le lieu de transit des migrants des pays africains, dont ceux de la CEDEAO, voulant se rendre en Europe en passant par des pays du Maghreb comme la Libye et l'Algérie.

Suite à un accord signé en 2016 avec l'Union européenne pour la lutte contre la migration clandestine, le Niger a institué des postes de contrôle dans la région d'Agadez frontalière de la Libye et de l'Algérie. De nombreux migrants ne remplissant pas les conditions d'exilés sont d'office bloqués sur leur route de rejoindre l'Europe. Plusieurs centaines d'autres migrants arrêtés en Algérie ou en Libye sont aussi rapatriés dans la même région d'Agadez.

Source: https://www.aa.com.tr/fr]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Médiation sur la relaxe des 46 militaires ivoiriens : Nana Akufo, Faure et  Macky Sall pourront&#45;ils convaincre Assimi ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mediation-sur-la-relaxe-des-46-militaires-ivoiriens-nana-akufo-faure-et-macky-sall-pourront-ils-convaincre-assimi-2992683.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 12:23:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Cédéao a pris en main le dossier des 46 militaires détenus au Mali. A l’issue du Sommet extraordinaire tenu en marge de la 77è Assemblée générale des Nations Unies, l’institution sous régionale demande la libération sans condition des soldats ivoiriens détenus à Bamako. Pour l’Institution sous régionale, le chantage des autorités maliennes ne sauraient aboutir. Et, elle a décidé  d’envoyer trois chefs d’Etat auprès d’Assimi Goita. </em></strong>

En marge des travaux de la 77<sup>e</sup> assemblée générale des Nations unies, un Sommet extraordinaire de la CEDEAO délocalisé s’est tenu à New-York, le 22 septembre dernier.

A l’ordre du jour du sommet dit exceptionnel, initié par le Président Bissau-guinéen et Président en exercice de l’organisation sous régionale, Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo, étaient inscrits, entre autres, la question des 46 soldats ivoiriens interpellés à Bamako et l’évaluation de la transition en Guinée et au Mali. Deux pays où le processus démocratique semble marqué le pas depuis que des militaires y ont pris le pouvoir. A l’exception du Burkina Faso que la CEDEAO qualifie de « bon élève » pour avoir appliqué à souhait sa feuille de route.

En plus, des dirigeants des Etats de la CEDEAO, ont pris part à cette réunion, la ministre française de l’Europe, des Affaires Etrangères, Catherine Colonna et le médiateur de la crise guinéenne le Béninois Boni Yayi. A la fin du sommet, apprend,  les chefs d’Etat ont décidé de  sanctions graduelles contre la junte en Guinée et d’ennoyer des émissaires à Bamako.

Sur le Mali, après examen du mémorandum  présenté  par le président  de la Commission de la Cédéao, et après « discussion approfondie », la conférence a « condamné avec fermeté, l’incarcération continue des soldats ivoiriens ; dénonce le chantage exercé par les autorités maliennes dans cette affaire ; demande la libération sans condition des 46 soldats détenus ».

Il a été décidé que les Présidents du Ghana, du Togo et du Sénégal se rendront incessamment à Bamako « pour le dossier des soldats ivoiriens ».

Avec cette saisine de la CEDEAO et la tenue d’un Sommet extraordinaire, Alassane Dramane Ouattara n’est-il pas parvenu à donner la corde du dossier des 46 soldats aux chefs d’Etat, qui vont devoir désormais en faire un problème régional ? Autrement dit, la CEDEAO est désormais dans l’obligation de trouver par « tous les moyens » en sa possession et d’obliger Assimi Goita, président de la transition à libérer les militaires ivoiriens.

L’arrivée dans la capitale malienne des trois chefs d’Etat, si elle a lieu, s’inscrira dans cette dynamique : contraindre Bamako à se soumettre à leur diktat.

A Bamako, Nana akufo-Addo, Faure Eyadema et Macky Sall vont tenter de convaincre le président Goita de relaxer les militaires considérés comme des « mercenaires » par le gouvernement malien. Auront-ils gain de cause ? Si rien n’est obtenu d’avance, le choix des trois chefs d’Etat envoyés à Bamako n’est pas anodin. Tous les trois chefs d’Etat sont du cercle des présidents qui prônent la discussion comme mode de règlement des différends entre Etats. On se souvient qu’à un moment donné de l’embargo, c’est bien eux qui se sont battus pour la levée des sanctions économiques et financières imposées au Mali. Le chef de l’Etat malien semble avoir de l’estime pour les deux premiers cités. En plus d’être président de l’UA, Macky Sall qui sera à sa deuxième visite sur le dossier des soldats ivoiriens, aura cette fois ci les arguments pour convaincre Goita.

Les autorités maliennes se soumettront-elles au bon vouloir des chefs d’Etat ? Rien n’est sûr. On se souvient que le Mali, à travers, son ministre porte-parole du gouvernement avait rejeté l’idée de faire appel à la CEDEAO dans un dossier purement judiciaire et bilatérale. Elles avaient aussi mis en garde la Cédéao contre « toute instrumentalisation de cette institution  communautaire par les autorités ivoiriennes pour se soustraire à leur responsabilité ». Une sortie qui avait été précédé par un communiqué du gouvernement ivoirien qualifiant la demande faite par le Mali de « prise  d’otage » de ses soldats par Assimi Goita. Ce dernier, au cours d’une audience accordée à  l’émissaire de Mahamadou Buhari, a conditionné la libération des soldats ivoiriens à l’extradition au Mali des personnalités maliennes recherchées par la justice malienne et refugiées en Côte d’Ivoire. Dans un communiqué de la présidence de la République, on pouvait lire que les personnalités recherchées par la justice malienne et qui ont fait l’objet de mandat d’arrêt international, depuis Abidjan procède à une « déstabilisation du Mali ». Si le communiqué qui cite Assimi n’a pas cité de noms, l’on peut imaginer qu’il s’agit bien de Karim Keita (fils d’IBK) et de Tieman Coulibaly, ancien ministre. Le premier a quitté Bamako, le jour du coup d’Etat, c’est-à-dire le 18 août 2020 avant même que la justice ne statue sur son cas. Le second n’est plus au Mali, depuis moins d’une année. Et c’est après que la justice a émis un mandat à leur encontre.

<strong> </strong><strong>Hors du territoire ivoirien</strong>

Il nous revient que les deux personnes citées ne résident plus sur le sol ivoirien depuis un bon moment. Un communiqué du gouvernement ivoirien laisse croire qu’ils ne résident pas en Côte d’Ivoire de manière permanente.  Karim Keita serait en Afrique central et Tieman serait à Paris. Si cela s’avère vrai, que vaut la demande conditionnée d’Assimi Goita ?

Selon un diplomate, Assimi, en voulant faire la fixation dans le dossier des 46 militaires ne va-t-il pas  mettre Bamako dans une position « inconfortable » ?

Surtout qu’à la veille de l’ouverture de l’Assemblée générale des NU, le secrétaire général des Nations Unies avait estimé que les soldats ivoiriens détenus à Bamako « ne sont pas des mercenaires ». Et, cette sortie d’Antonio Guterres, a été reprise par le président en exercice de la Cédéao.

L’arrivée des trois chefs d’Etat est précédée de plusieurs autres médiations dont celle du Nigeria, du Burkina, du Sénégal, du Togo. La dernière médiation est celle du président Guinéen Mamadi Doumbouya.

Il faut rappeler que suite aux médiations de certains chefs d’Etat de la Cédéao, trois femmes soldats ont recouvré la liberté le 3 septembre.

<strong>Mohamed Keita </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouveau rebondissement dans l’affaire des 46 soldats ivoiriens :  Que peut faire la CEDEAO dans cette atmosphère délétère et de suspicion ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/nouveau-rebondissement-dans-laffaire-des-46-soldats-ivoiriens-que-peut-faire-la-cedeao-dans-cette-atmosphere-deletere-et-de-suspicion-2992660.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 07:02:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le bras de fer continue entre Bamako et Abidjan à propos des soldats ivoiriens détenus au Mali.</em></strong> <strong><em>Le président de la transition malienne le colonel Assimi Goïta a posé désormais ses conditions pour la libération desdits  soldats ivoiriens incarcérés à Bamako. Comme une réponse du berger à la bergère, le Conseil national de sécurité de la Côte d’Ivoire, présidé par Alassane Dramane  Ouattara rejette les nouvelles conditions et crie au chantage. En effet, lors de ce conseil,  le président ivoirien a décidé de saisir la commission de la CEDEAO concernant ses militaires arrêtés à Bamako depuis le 10 juillet dernier. Sans porter des gants il demande la libération sans condition des 46 soldats ivoiriens qui seraient des otages du gouvernement de la transition malienne. La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir, que pourrait faire  la CEDEAO dans ce contentieux opposant deux de ses pays membres ?</em></strong>

<strong><em> </em></strong>En effet, à l’issue d’une réunion extraordinaire le conseil de sécurité national ivoirien  a demandé: « <em>la tenue d’une réunion extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO pour examiner la crise entre la Côte d’Ivoire et le Mali afin de trouver un consens pour la libération des soldats dans les plus brefs délais</em> ».

Pour rappel ce conseil s’est tenu et a décidé de saisir la CEDEAO, après que Bamako ait exigé de la Côte d’Ivoire, l’arrestation et l’extradition de certains anciens responsables du régime précédent.  Ces derniers sont en exil actuellement en Côte d’Ivoire alors qu’ils sont activement recherchés par la justice malienne.

En effet, un mandat d’arrêt international a été émis contre eux en juillet 2022 par la Cour suprême du Mali. Les personnalités politiques maliennes qui sont en exil en Côte d’Ivoire et qui font l’objet de mandats d’arrêt internationaux émis par la justice malienne sont : Karim Keïta, ancien Président de la Commission de sécurité et de défense de l'Assemblée nationale et non moins fils de l’ancien Président Ibrahim Boubacar Kéïta, et Tiéman Hubert Coulibaly, ancien Ministre de la Défense et des anciens combattants du Mali.

Les autorités ivoiriennes ont fait la sourde oreille et ne semble pas prêtes à donner une suite favorable à cette demande d’extradition. Elles disent ne pas répondre à l’exécution du mandat émis par la justice malienne. Exténué par cette affaire qui n’a que trop duré le Conseil de sécurité national de la Côte d’Ivoire a pris la décision de taper a la porte  de la CEDEAO pour avoir la libération des 46 soldats restants (après la libération de trois femmes). Ils sont toujours détenus à Bamako et font l’objet de poursuite pour atteinte à la sureté intérieure et extérieure du Mali. La demande du Président Ivoirien semble avoir un écho favorable au sein  de l’organisation sous régionale, qui a tenu un sommet extraordinaire en marge de la 77<sup>ième</sup> Assemblée Générale de l’ONU, à New York. Pour rappel le sommet était consacré aux deux pays, à savoir la Guinée et le Mali. Pour ce dernier pays c’est l’affaire des 46 militaires ivoiriens incarcérés au Mali qui a été au cœur de la discussion. Au finish une délégation composée des présidents ghanéen, sénégalais, et togolais, est attendue à Bamako le mardi 27 septembre 2022 dans l’ultime espoir de trouver une issue diplomatique à cette crise.

En effet, avant ce sommet extraordinaire plusieurs médiations ont été faites pour dénouer la crise  entre les deux pays frères liés par l’histoire et la géographie. Parmi les médiateurs on peut citer le président du Togo qui avait réussi à obtenir la libération des femmes détenues.

Pour rappel après la décision d’Abidjan de saisir la CEDEAO, Bamako a réagi. Dans un communiqué, le gouvernement malien a mis en garde contre toute instrumentalisation de la CEDEAO et a lancé un avertissement aux chefs d’Etats membres de cette organisation.

L’on se rappelle que la CEDEAO avait pris des sanctions <em>« illégitimes et d’illégales</em> », en janvier 2022 contre le Mali, après son refus de fournir un chronogramme indiquant la fin de la transition.

En définitive, nombreux sont les maliens à fonder un réel espoir en la délégation de la CEDEAO qui foulera le sol malien afin de trouver une issue heureuse à cette crise qui n’a que trop duré et pollue les relations séculaires et de bon voisinage entre le Mali et la Côte d’Ivoire. Vivement la fin de l’imbroglio juridico-politico-diplomatique entre deux pays liés par l’histoire, la géographie, la culture, l’économie te le social.

<strong>Assitan DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Guinée de Mamady Doumbouya dans la ligne de mire : les faucons de la Cedeao décident de &amp;quot;sanctions progressives&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-guinee-de-mamady-doumbouya-dans-la-ligne-de-mire-les-faucons-de-la-cedeao-decident-de-sanctions-progressives-2992654.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/la-guinee-de-mamady-doumbouya-dans-la-ligne-de-mire-les-faucons-de-la-cedeao-decident-de-sanctions-progressives-2992654.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 06:56:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À l'issue d'une réunion à New York jeudi soir, les chefs d'États d'Afrique de l'Ouest ont décidé de prendre des "sanctions progressives" contre le pouvoir militaire en Guinée. Ils ont également réclamé la libération des 46 militaires ivoiriens détenus au Mali.
Les dirigeants des États ouest-africains réunis en sommet extraordinaire, jeudi 22 septembre à New York, ont décidé de prendre des "sanctions progressives" la Guinée face à l'inflexibilité des militaires pour une date de retour des civils au pouvoir. </strong><strong>« rappel pour consultations par les Etats membres de la CEDEAO de leurs ambassadeurs accrédités auprès de la République de Guinée » et de « la suspension de toute assistance et transaction financière en faveur de la Guinée par les institutions financières de la CEDEAO ».</strong><strong>
</strong>Selon un document résumant cette réunion de chefs d'État, « il a été arrêté la prise de sanctions progressives sur des individus et contre les autorités en place.
"Très rapidement, le président en exercice de la CEDEAO et le président de la commission de la CEDEAO vont établir une liste de personnes à sanctionner et, de manière graduelle, appliquer ces sanctions", selon ce texte confirmé par plusieurs participants.
Tous les dirigeants ouest-africains réunis à New York à l'exception du Mali, de la Guinée et du Burkina dirigés par des militaires et suspendus, ont également réclamé la libération de 46 militaires ivoiriens détenus au Mali, ce qui avait déclenché une grave querelle entre les deux pays.
Convoqué à l’initiative de la présidence bissau-guinéenne, en fin de compte, le sommet extraordinaire de la CEDEAO va être l’événement africain de cette Assemblée générale de l’ONU. Il a été voulu avec insistance par la présidence bissau-guinéenne.
À l’agenda, selon le président de la Guinée-Bissau Umaro Sissoco Embalo : « le réexamen de la situation en Guinée et au Mali », source de tensions entre l’organisation régionale et les deux capitales.
Ce sommet a été l’occasion pour l’ancien président béninois Thomas Boni Yayi, médiateur de la CEDEAO, de briefer les chefs d’État sur sa récente mission à Conakry, fin août : celui-ci a listé les points d’accord et de désaccord avec les autorités de la transition guinéenne et faire des recommandations à Conakry et aux États membres.
Le désaccord majeur porte sur la durée de la transition. Pour le président Embalo, les 24 mois convenus ne sont « pas négociables ».

Au même moment, le Président guinéen est en visite au Mali
Cette visite du colonel Mamady Doumbouya, le premier hors des frontières depuis que lui et ses hommes ont pris le pouvoir en septembre 2021, n'a donné lieu à une communication publique qu'après son arrivée.
"Je suis à Bamako à côté de mon frère, le Président Assimi Goïta, pour fêter l'indépendance du Mali et accompagner le peuple malien, qui est un peuple frère", dit le colonel Doumbouya, cité dans le communiqué.
le colonel Mamady Doumbouya a permis au Mali de souffler un peu face aux sanctions que la CEDEAO a infligées en janvier dernier, un sévère embargo commercial et financier pour sanctionner le projet des militaires de rester au pouvoir jusqu'à cinq années supplémentaires. Les autorités guinéennes avaient été parmi les rares à se solidariser avec le Mali face aux sanctions, et avaient maintenu les frontières ouvertes.

Mais le Mali et la Guinée restent suspendus des organes de la CEDEAO.
<strong>                                                                                                                                                    M.Yattara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire des 49 mercenaires ivoiriens :    L’ingérence de la CEDEAO pour sauver ADO !</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/affaire-des-49-mercenaires-ivoiriens-lingerence-de-la-cedeao-pour-sauver-ado-2992579.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 01:37:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la crise opposant le Mali et la Cote d’Ivoire à propos de l’affaire des mercenaires de Alassane Ouattara,  les chefs d’Etat de la CEDEAO ont choisi leur camp : ils ont décidé (ce n’est guère une surprise) de voler au secours du dirigeant ivoirien.</strong>

<strong> </strong><em>En effet, les dirigeants de la  CEDEAO ont ténu jeudi dernier une réunion à New York, en marge de l’assemblée générale de l’ONU. Au menu : la détention des mercenaires ivoiriens  et la transition guinéenne.  </em>

A l’issue de cette réunion, les chefs d’Etat de la CEDEAO ont décidé de voler au secours d’Alassane Ouattara par l’envoi à Bamako d’une mission composée de trois Présidents  à  savoir Macky Sall du Sénégal, Faure Gnassingbé du Togo, Nana Akufo Ado du Ghana. Ils ont pour mission de venir à Bamako pour discuter avec les Autorités maliennes sur la libération des prisonniers ivoiriens. Cette mission était attendue à Bamako le mardi prochain. Cependant, elle est reportée  sur demande des Autorités maliennes  pour une question de calendrier. Mais la mission  de la CEDEAO sera dans notre pays d’ici la fin de la semaine.

Mais le coté regrettable de cette prise de position de l’organisation sous régionale est  qu’elle prend carrément position en faveur  d’un pays (<strong>la Côte d’Ivoire) dans un contentieux entre deux Etats. Ainsi, les</strong> chefs d’Etat de la CEDEAO prennent carrément faits et causes pour Ouattara pour lui éviter sans doute une humiliation dans cette affaire.

Dans leur maladresse, les compères de ADO ont publié un communiqué dans lequel, ils « condamnent fermement l’incarcération des soldats ivoiriens… ».  Ce n’est pas tout, l’instrumentalisation  de la CEDEAO par le vieux Président ivoirien est flagrante lorsque, les Chefs d’Etat de cette organisation parlent de chantage exercé par les autorités maliennes. Et les mêmes Chefs d’Etat réclament la « libération sans condition » des soldats ivoiriens.

Cette position <strong>e</strong><strong>n faveur de la version de la Côte d’Ivoire dans le  contentieux qui oppose ce pays au Mali dans le dossier dit des « 46 soldats ivoiriens détenus à Bamako</strong><strong><em> »</em></strong>est une violation flagrante de tous les textes qui régissent la Cedeao.

Aussi, il est incohérent de parler d'une " incarcération" sans reconnaître les " manquements" dans le processus de déploiement de ces militaire. Manquements et des erreurs de procédure reconnus par les autorités ivoiriennes lors des négociations à Lomé.

Il est tout aussi malveillant de  parler de « chantage », alors que Bamako n’exige à la Côte d’Ivoire, que l’exécution de décisions judicaires  avec l’arrestation et l’extradition de certains anciens responsables du régime d’IBK. Ceux-ci séjournent actuellement en Côte d’Ivoire.

Les autorités maliennes  avaient lancé un avertissement aux chefs d’Etat de la CEDEAO,  qui ces derniers temps, ont multiplié des sanctions et autres décisions illégales contre le Mali.

En effet, le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga,  avait  souligné que l’affaire des 46 soldats ivoiriens détenus à Bamako <em>"est purement judiciaire et bilatérale"</em>. C’est pourquoi, il met en garde contre "<em>toute instrumentalisation de la Cédéao par les autorités ivoiriennes pour se soustraire à leur responsabilité vis-à-vis du Mali"</em>. C’est dire que  les Autorités maliennes avaient vu le coup venir…

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO : Quand son président devient le problème</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-quand-son-president-devient-le-probleme-2992580.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 01:20:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La dernière sortie du Président bissau-guinéen symbolise à elle seule, toutes les caractéristiques de l’affaiblissement institutionnel et moral de la CEDEAO. Quant au président lui-même, personne ne l’a mieux qualifié que le Premier ministre de la République de la Guinée Conakry : « un Guignol dans les habits d’un Chef d’Etat ». Il porte les habits de l’instrumentation de la CEDEAO, pire les oripeaux du blanchiment des activités mafieuses qu’on voudrait faire endosser par l’Organisation régionale.

Voilà un Président qui a été installé par la CEDEAO avant même que la Cour Constitutionnelle de son pays ait eu le temps de proclamer les résultats des élections présidentielles. Une imposition qui a défié toutes les règles d’une démocratie, même vue sous l’angle tropical.

En refusant de mettre les formes à la proclamation de l’élection de monsieur Umaru Umbalo, la CEDEAO ne se doutait pas qu’il allait contribuer à donner au Président de la Guinée Bissau, le statut peu enviable d’un ¼ de président isolé dans son propre pays et méprisé sur le plan régional. Conscient de ce handicap, ce dernier exprimait dès son installation dans les conditions si douteuses, des velléités d’indépendance.

Mal lui en a pris, il dû faire face à une tentative de Coup d'Etat pour qu'il consente à devenir le garçon de course de Abidjan et de Paris (a posteriori, les mains des commanditaires de la tentative apparaissent au grand jour). Depuis, il s’est mis au service de Paris et ses relais africains dans la guerre informationnelle contre le Mali.

Quelle crédibilité peut-on accorder à un Président en exercice incapable de discuter avec les acteurs majeurs de la crise institutionnelle dans l’espace que couvre l’Organisation régionale.

Il faut bien le dire, le Bissau-guinéen est un recalé, il ne peut ni parler avec Bamako, d’où son absence de la délégation des présidents annoncés, encore avec les autorités de Conakry dont les dernières déclarations témoignent du mépris dans lequel, on le tient.

En vérité, il est le symbole de l’affaiblissement institutionnel et moral de la CEDEAO.

CEDEAO : Quand son président devient le problème

La dernière sortie du Président bissau-guinéen symbolise à elle seule, toutes les caractéristiques de l’affaiblissement institutionnel et moral de la CEDEAO. Quant au président lui-même, personne ne l’a mieux qualifié que le Premier ministre de la République de la Guinée Conakry : « un Guignol dans les habits d’un Chef d’Etat ». Il porte les habits de l’instrumentation de la CEDEAO, pire les oripeaux du blanchiment des activités mafieux qu’on voudrait faire endosser l’Organisation régionale.

Voilà un Président qui a été installé par la CEDEAO avant même que de la Cour Constitutionnelle de son pays ait eu le temps de proclamer les résultats des élections présidentielles. Une imposition qui a défié toutes les règles d’une démocratie, même vue sous l’angle tropical.

En refusant de mettre les formes à la proclamation de l’élection de monsieur Umaru Umbalo, la CEDEAO ne se doutait pas qu’il allait contribuer à donner au Président de la Guinée Bissau, le statut peu enviable d’un ¼ de président isolé dans son propre pays et méprisé sur le plan régional. Conscient de ce handicap, ce dernier exprimait dès son installation dans les conditions si douteuses, des velléités d’indépendance.

Mal lui en a pris, il dû faire face à une tentative de Coup d'Etat pour qu'il consente aujourd’hui à devenir le garçon de course de Abidjan et de Paris (a posteriori, les mains des commanditaires de la tentative apparaissent au grand jour). Depuis, il s’est à présent mis au service de Paris et ses relais africains dans la guerre informationnelle contre le Mali.

Quelle crédibilité peut-on accorder à un Président en exercice incapable de discuter avec les acteurs majeurs de la crise institutionnelle dans l’espace que couvre l’Organisation régionale.

Il faut bien le dire, le Bissau-guinéen est un recalé, il ne peut ni parler avec Bamako, d’où son absence de la délégation des présidents annoncés, encore avec les autorités de Conakry dont les dernières déclarations témoignent du mépris dans lequel, on le tient.

En vérité, il est le symbole de l’affaiblissement institutionnel et moral de la CEDEAO.

<strong> S K</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire des soldats ivoiriens :  Quand  Alassane Ouattara manipule les Chefs d’Etat de la CEDEAO contre le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/affaire-des-soldats-ivoiriens-quand-alassane-ouattara-manipule-les-chefs-detat-de-la-cedeao-contre-le-mali-2992537.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/affaire-des-soldats-ivoiriens-quand-alassane-ouattara-manipule-les-chefs-detat-de-la-cedeao-contre-le-mali-2992537.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Sep 2022 13:15:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em> Les Chefs d’Etats de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest ont compromis à nouveau leur crédibilité devant l’opinion malienne  en acceptant de prendre fait et cause, le jeudi soir, à New-York, pour la Côte d’Ivoire dans la crise qui oppose ce pays dirigé par le Président Alassane Ouattara au Mali.  </em></strong>

Sans surprise, les  Chefs d’Etats de la CEDEAO ont à nouveau exprimé ouvertement leur mépris pour le Mali lors du sommet extraordinaire de cette organisation tenu à New-York en marge de la 77<sup>ème</sup> Assemblée générale des Nations Unies. Réunis dans un hôtel New-yorkais, la CEDEAO n’a pas daigné cette fois de blâmer les autorités de la transition malienne non pas pour leur refus de respecter les engagements  pris à Accra en début juillet pour un retour à l’ordre Constitutionnel, ils ont plutôt joué "à la carte de la manipulation’’ dans l’affaire dite "les 49 militaires ivoiriens détenus à Bamako’’.

L’organisation ouest-africaine sous la houlette du Président Bissau-guinéen a tranché en faveur de la Côte d’Ivoire malgré les nombreuses zones d’ombre qui entourent cette affaire des militaires ivoiriens qui ont atterri à l’aéroport de Bamako il y a plus de deux mois munis des armes non reconnues par le système des Nations-Unies. Ce sommet New-yorkais qui a réuni six Présidents de la CEDEAO a "condamné avec fermeté, l’incarcération continue des soldats ivoiriens’’. Egalement, ils ont dénoncé ce qu’ils appellent "un chantage exercé’’ par les autorités maliennes dans cette affaire et demandent leur libération sans condition.

Le sommet a décidé  d’envoyer incessamment au Mali une mission de Haut niveau composée des chefs d’État du Ghana, du Sénégal et du Togo. Cette mission qui est attendue  dès la semaine prochaine à Bamako devrait traduire en acte les décisions  de la CEDEAO dans le but de contraindre le Colonel Assimi Goïta à accepter les exigences de la Côte d’Ivoire. Les conclusions de ce sommet extraordinaire ont visiblement été annoncées avant qu’il se tienne par les différentes interviews données par le Secrétaire général de l’ONU, le Président en exercice de la CEDEAO, Cissoko Umaro Emballo et la déclaration du Président Ivoirien à la tribune des Nations-Unies. De quoi donner le ton que le sort du Mali est scellé dans ce bras de fer qui l’oppose à la Côte d’Ivoire.

Ce pays dirigé par le Président Alassane Ouattara a réussi à utiliser la carte de la disgrâce dont fait l’objet les dirigeants actuels du Mali à cause de leur rapprochement à la Russie de Vladimir Poutine pour faire un retournement de situation en sa faveur. Ce, après le Ministre-Directeur de Cabinet du Président Ouattara ait reconnu "des manquements, des  incompréhensions et des erreurs de procédures" et le communiqué de la MINUSMA, a  clairement donné raison aux autorités maliennes dans cette affaire. L’ONU au Mali a clairement indiqué ne pas reconnaître ses militaires comme des Éléments nationaux de support (NSE).

Malgré que suffisamment de preuves aient été fournies sur l’illégalité de la présence de ces militaires étrangers au sol malien, les Chefs d’Etats de la CEDEAO semblent déterminés à sauver une fois de plus leur face aux militaires maliens qui ont déposé le régime du feu Président Ibrahim Boubacar Keïta. La Côte d’ivoire a réussi son coup diplomatique en  mettant dos à dos le Mali et ses voisins  de la CEDEAO dans ce « dossier bilatéral ». Et un éventuel refus des autorités maliennes, de se plier à la volonté de la CEDEAO qui dépêche dès le mardi prochain trois Chefs d’Etats pour obliger au Colonel Assimi Goïta à renoncer « toute contrepartie » qu’il a mise sur la table pour libérer ces 46 autres militaires ivoiriens, leur exposeraient à nouveau à des nouvelles sanctions.  De quoi prouver à suffisance aux yeux de tous que le combat pour la souveraineté entamé par Bamako bénéficie de moins de soutien dans la CEDEAO.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Communiqué final du sommet extraordinaire de la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO sur la situation en Guinée et au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/communique-final-du-sommet-extraordinaire-de-la-conference-des-chefs-detat-et-de-gouvernement-de-la-cedeao-sur-la-situation-en-guinee-et-au-mali-2992521.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/communique-final-du-sommet-extraordinaire-de-la-conference-des-chefs-detat-et-de-gouvernement-de-la-cedeao-sur-la-situation-en-guinee-et-au-mali-2992521.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/06/cedeao11.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Sep 2022 18:41:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>SOMMET EXTRAORDINAIRE  </strong>

<strong>DE LA CONFERENCE DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT DE LA CEDEAO SUR LA SITUATION EN GUINEE ET AU MALI  </strong>

<strong>New York, 22 septembre 2022 </strong>
<p style="text-align: center"><strong>COMMUNIQUE FINAL </strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Commission de la CEDEAO</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>New York, Septembre 2022</strong></p>

<ol>
 	<li>La Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a tenu une Session extraordinaire à New York, aux Etats-Unis, en marge de l'Assemblée Générale des Nations Unies, le 22 septembre 2022, sous la présidence de <strong>E. Umaro Sissoco EMBALO</strong>, Président de la République de Guinée Bissau et Président de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO.</li>
 	<li>Le Sommet extraordinaire a été convoqué à l’effet d’examiner le rapport du Médiateur de la CEDEAO pour la Guinée et la situation des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali.</li>
 	<li>Les Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEDEAO ci-dessous ou leurs représentants dûment mandatés y étaient présents :
<ul>
 	<li><strong>E. Alassane OUATTARA</strong>, Président de la République de Côte d’Ivoire.</li>
 	<li><strong>E. Adama BARROW</strong>, Président de la République de Gambie.</li>
 	<li><strong>E. Nana Addo Dankwa AKUFO-ADDO</strong>, Président de la République du Ghana.</li>
 	<li><strong>E. Umaro Sissoco EMBALO</strong>, Président de la République de Guinée Bissau.</li>
 	<li><strong>E. George WEAH</strong>, Président de la République du Liberia.</li>
 	<li><strong>E. Macky SALL</strong>, Président de la République du Sénégal.</li>
</ul>
</li>
</ol>
<ol start="4">
 	<li>Etaient également présents au Sommet extraordinaire, les personnalités ci-après :</li>
</ol>
<ul>
 	<li><strong> Rui Alberto de Figueiredo SOARES</strong>, Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et de l’Intégration Régionale de la République de Cabo Verde ;</li>
 	<li><strong>E. Hassoumi MASSOUDOU,</strong> Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération, de Intégration Africaines et des Nigériens à l’Extérieur de la République du Niger.</li>
 	<li><strong>E. Geoffrey ONYEAMA</strong>, Ministre des Affaires de la République Fédérale du Nigeria ;</li>
 	<li><strong> David J. Francis</strong>, Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale de la République de Sierra Leone ;</li>
 	<li><strong> Robert DUSSEY</strong>, Ministre des Affaires Étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’Extérieur de la République Togolaise.</li>
 	<li><strong>Ambassadeur Marc Hermanne G. ARABA</strong>, Représentant Permanent du Benin auprès des Nations Unies.<strong> </strong></li>
</ul>
<ol start="5">
 	<li>Ont également pris part au Sommet:</li>
</ol>
<ul>
 	<li><strong>E. Thomas Boni YAYI</strong>, Médiateur de la CEDEAO pour la Guinée, ancien Président de la République du Bénin.</li>
 	<li><strong>E. Moussa Faki Mahamat, </strong>Président de la Commission de l’Union africaine.</li>
 	<li><strong>Dr Omar Alieu TOURAY</strong>, Président de la Commission de la CEDEAO.</li>
 	<li><strong> Mahamat Saleh ANNADIF, </strong>Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS).</li>
</ul>
<ol start="6">
 	<li>Les Chefs d'État et de Gouvernement ont examiné le rapport présenté par <strong>E. Thomas Boni YAYI</strong> sur la situation en Guinée, ainsi que les memoranda sur la situation en Guinée et celle des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali.</li>
 	<li>La Conférence a salué la qualité des documents présentés et a pris note des recommandations qui y sont contenues.</li>
</ol>
<strong>Au titre de la Guinée : </strong>
<ol start="8">
 	<li>La Conférence a rappelé que lors du 61<sup>ème</sup> Sommet ordinaire tenu le 3 juillet 2022 à Accra, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont demandé au Médiateur de poursuivre les discussions avec les Autorités de transition en vue de l’établissement d’un chronogramme de transition acceptable au plus tard le 1<sup>er</sup> août 2022, à défaut de quoi les sanctions économiques et financières prévues seraient mises en application, outre des sanctions plus ciblées, conformément aux délibérations du Sommet extraordinaire tenu le 25 mars 2022 à Accra. La Conférence avait également décidé de maintenir la suspension de la Guinée de tous les organes décisionnels de la CEDEAO et de demeurer saisie de la situation dans cet Etat membre.</li>
</ol>
<ol start="9">
 	<li>A l’issue des échanges qui ont suivi l’examen du rapport présenté par le Médiateur de la CEDEAO pour la Guinée sur la situation dans cet Etat membre, et notant que des progrès insuffisants ont été réalisés en ce qui concerne l’établissement d’un chronogramme de transition acceptable, la Conférence décide d'imposer à la Guinée des sanctions graduelles au niveau diplomatique, économique et financière comme suit :</li>
</ol>
<ul>
 	<li> Le rappel pour consultations par les Etats membres de la CEDEAO de leurs ambassadeurs accrédités auprès de la République de Guinée ;</li>
 	<li>La suspension de toute assistance et transaction financière en faveur de la Guinée par les institutions financières de la CEDEAO, notamment la BIDC.</li>
 	<li>Des sanctions ciblées à l’encontre des personnes et groupes de personnes citées sur la liste figurant dans la <strong>Décision MSC. A/DEC 4/09/2022</strong>, y compris les membres des autres institutions de la transition et toute autre personne cherchant à empêcher le retour à l'ordre constitutionnel en Guinée dans un délai raisonnable. Ces sanctions comprennent :</li>
 	<li style="text-align: center">Le gel des avoirs financiers ;</li>
 	<li style="text-align: center">L’interdiction de voyager.</li>
</ul>
<ol start="10">
 	<li>Ces sanctions ont été prises dans le souci de faciliter le processus de retour rapide à l'ordre constitutionnel en Guinée, une condition préalable à la paix, à la stabilité et au développement.</li>
 	<li>La Conférence engage toutes les institutions de la Communauté à prendre des mesures assurant l’application immédiate de ces sanctions.</li>
 	<li>La Conférence appelle l'Union africaine, les Nations unies et les autres organisations partenaires à soutenir l'application de ces sanctions et à continuer d’apporter leur soutien à la Guinée en vue de la réussite de la transition politique.</li>
 	<li>La Conférence demande aux Autorités de la Guinée d’accepter dans un délai d’un mois, à compter du 22 septembre 2022, une durée de transition raisonnable et acceptable par la CEDEAO, sous peine de sanctions plus sévères.</li>
 	<li>La Conférence salue les efforts déployés par le Médiateur de la CEDEAO pour la Guinée et lui demande de poursuivre ses consultations avec les Autorités de la Transition et toutes les autres parties prenantes en vue de parvenir à un consensus sur la durée de la transition.</li>
</ol>
<strong>Sur la situation des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali : </strong>
<ol start="15">
 	<li>La Conférence a examiné le mémorandum présenté par le Président de la Commission de la CEDEAO sur les 46 soldats ivoiriens détenus au Mali. Suite à des discussions approfondies, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont pris les décisions suivantes :</li>
</ol>
<ol start="16">
 	<li>La Conférence salue les initiatives diplomatiques entreprises par plusieurs Chefs d'Etat de la CEDEAO, qui ont conduit à la libération le 3 septembre 2022, de trois femmes soldats ivoiriennes.</li>
</ol>
<ol start="17">
 	<li>Toutefois, la Conférence note avec regret le maintien en incarcération des 46 soldats restant, malgré tous les efforts de médiation entreprises par la région.</li>
</ol>
<ol start="18">
 	<li>La Conférence décide également de ce qui suit :</li>
</ol>
<ul>
 	<li>condamne avec fermeté, l’incarcération continue des soldats ivoiriens ;</li>
 	<li>dénonce le chantage exercé par les autorités maliennes dans cette affaire;</li>
 	<li>demande la libération sans condition des 46 soldats détenus au Mali ;</li>
 	<li>envoi incessamment d’une mission de Haut niveau composée des Chefs d’état du Ghana, du Sénégal et du Togo à l’effet de la libération des soldats ivoiriens.</li>
</ul>
<ol start="20">
 	<li>La Conférence exprime sa reconnaissance aux Chefs d’état et de gouvernement et à toutes les bonnes volontés qui se sont investis pour la libération des soldats ivoiriens incarcérés au Mali.</li>
 	<li>Les Chefs d'Etat et de Gouvernement rendent un vibrant hommage à <strong>E Umaro Sissoco Embalo,</strong> Président de la République de Guinée Bissau, Président de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, pour son leadership dans la gestion des affaires de la Communauté</li>
</ol>
Fait à New York, le 22 septembre 2022.

<strong>LA CONFERENCE  </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soldats ivoiriens : la CEDEAO dépêche à Bamako les présidents du Ghana, du Sénégal et du Togo</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/soldats-ivoiriens-la-cedeao-depeche-a-bamako-les-presidents-du-ghana-du-senegal-et-du-togo-2992490.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/soldats-ivoiriens-la-cedeao-depeche-a-bamako-les-presidents-du-ghana-du-senegal-et-du-togo-2992490.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 23 Sep 2022 14:25:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A New York, six présidents de la CEDEAO se sont réunis, ce jeudi, en marge de l’Assemblée générale des Nations-Unies. Un sommet voulu par le président Alassane Ouattara pour obtenir la libération de ses 46 soldats détenus au Mali et considérés par Bamako comme des “mercenaires”.</strong>

<em><strong>-maliweb.net-</strong></em> Envoi au Mali d’une mission de Haut niveau composée des chefs d'État du Ghana, du Sénégal et du Togo. C’est la principale décision du sommet de la CEDEAO tenu à minima à New York, en présence seulement de six présidents sur les quinze de l’institution. Attendus à Bamako, mardi prochain, ces trois présidents dont deux - les présidents du Togo et du Sénégal – ont l’estime du colonel Assimi Goïta. Leur déplacement pourrait faire bouger les lignes dans l’affaire des 46 militaires ivoiriens, considérés à Bamako comme des mercenaires.

Dans son communiqué newyorkais, la CEDEAO emploie des éléments de langage déjà entendus à Bamako. Les termes de « condamnation avec fermeté » ; de «chantage» des autorités maliennes, et de « libération sans condition » sont des éléments de différents communiqués d’Abidjan au fil de ce dossier. La Côte d’Ivoire a fini par reconnaître pourtant des « manquements et des erreurs de procédure » suite au déploiement de ses militaires dont des forces spéciales lourdement armés.

Dans ce « dossier bilatéral » selon Bamako, la CEDEAO entend se montrer intimidante. Cependant, elle est bien obligée de jouer la carte diplomatique. Surtout que la mission de l’ONU au Mali a clairement indiqué ne pas reconnaître ses militaires comme des Éléments nationaux de support (NSE). De plus, aucun ordre de mission ni aucune autorisation n’accompagnaient ces militaires.

Du reste, l’entente entre les deux pays frères doit être la boussole dans la résolution de cette crise. Il faut espérer que la mission des chefs d’Etat du Ghana, du Sénégal et du Togo parvienne à apaiser la situation pour le bonheur des deux peuples.

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La CEDEAO décide des sanctions progressives contre la Guinée</title>
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<pubDate>Fri, 23 Sep 2022 09:22:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les dirigeants des États ouest-africains ont décidé jeudi de prendre des « sanctions progressives » contre la junte militaire en Guinée et l'envoi d'une délégation au Mali pour obtenir la libération des 46 soldats ivoiriens détenus à Bamako.</strong>

Ces décisions ont été prises lors d'un sommet à huis clos à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

«Il a été arrêté la prise de sanctions progressives sur des individus et contre la junte guinéenne » et « Très rapidement, le président en exercice de la CEDEAO ( Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest)) et le président de la commission de la CEDEAO vont établir une liste des personnes à sanctionner et, de manière graduelle, appliquer ces sanctions », selon un document résumant cette réunion de chefs d'État.

Les leaders de la CEDEAO ont également condamné l'arrestation des 46 militaires ivoiriens détenus au Mali.

Ils ont décidé que le «Mardi (27 septembre, NDLR), la CEDEAO dépêchera au Mali les présidents du Ghana, du Togo et du Sénégal pour obtenir leur libération».

Ces soldats ivoiriens avaient été arrêtés à leur arrivée à Bamako le 10 juillet. Ils devaient, selon Abidjan et l'ONU, participer à la sécurité du contingent allemand des Casques bleus au Mali, mais Bamako affirme qu'il s'agit de «mercenaires » venus attenter à la sûreté de l'État.

Quant au dossier guinéen, le président de la CEDEAO, le Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embalo avait prévenu mercredi dernier de lourdes sanctions, si la junte persistait à vouloir se maintenir au pouvoir pendant trois ans.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr/</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire des mercenaires ivoiriens : Le ton ne faiblit pas entre Bamako et Abidjan : Le Mali met en garde contre toute instrumentalisation de la CEDEAO par les autorités ivoiriennes</title>
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<pubDate>Mon, 19 Sep 2022 07:53:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Alors que la situation semblait se diriger vers un dénouement heureux, voilà que l'Etat de Côte d'Ivoire a tenu ce mercredi 14 septembre 2022, un Conseil national de sécurité (CNS) sous la présidence d’Alassane Dramane Ouattara, président de la République.  Lequel conseil s'est soldé par la rédaction d'un communiqué final.

Dans ce compte rendu, la partie ivoirienne fera savoir que leurs militaires détenus à Bamako, sont des otages des autorités maliennes. Aussi, il ressort clairement dudit communiqué que l’État de Côte d’Ivoire refuse de reconnaître sa part de responsabilité dans cette affaire. Elle continue de penser que les 49 militaires que Bamako qualifie de mercenaires ont été injustement arrêtés et mis en prison.

L'Etat ivoirien ira même plus loin dans le communiqué final ayant sanctionné ledit Conseil national sécurité, pour proférer des menaces aux Autorités de la transition du Mali. En des termes inappropriés, la Côte d’Ivoire exige la libération sans délai et conditions des 46 mercenaires, présentement en prison au Mali.

La réaction de Bamako ne s’est pas faite attendre. Aussi, au lendemain du communiqué ivoirien, le Gouvernement malien réagira. Cela, à la faveur d’un communiqué lu sur la chaine de télévision nationale, par le ministre porte-parole du Gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga. C’était dans la nuit du jeudi 15 septembre 2022.

En réponse aux autorités ivoiriennes, le Gouvernement de la transition dit avoir suivi avec « une très grande préoccupation et une profonde stupéfaction le communiqué du Conseil national de sécurité de la Côte d'Ivoire, tenu le mercredi 14 septembre 2022, au sujet des 49 soldats ivoiriens, arrêtés à l'Aéroport international Président Modibo KEITA Bamako – Senou,  le 10 juillet 2022 et contre lesquels la justice malienne a ouvert une procédure d'information judiciaire pour des faits graves touchant, entre autres, à la sécurité nationale et à la sureté extérieure de l'Etat » a-t-il libellé .

Pour  prouver sa démarche logique et réaliste dans cette affaire, le communiqué est revenu sur les faits. « Le Gouvernement de la transition rappelle à l'opinion publique nationale et internationale que, par Communiqué n° 034 du 11 juillet 2022 , il a expliqué, en détails, les conditions illégales dans lesquelles ces forces étrangères, dont une trentaine des forces spéciales, sont arrivées au Mali en possession d'armes et de minutions de guerre, sans ordre de mission, ni autorisation , tout en dissimulant leurs identités et leurs professions réelles ainsi que l'objet précis de leur présence sur le sol malien . En outre, contrairement à la déclaration des Autorités ivoiriennes, la MINUSMA, officiellement saisie du statut de ces militaires par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale,  avait clairement indiqué dans sa Note verbale référencée : MINUSMA / PROT / NV / 226 / 2022 du 27 juillet 2022 , que ces soldats ne faisaient pas partie des éléments nationaux de soutien. Par conséquent, aucune base légale ne saurait, à présent, justifier, ni leur présence, encore moins leur mission au Mali. De même, le Directeur en charge des questions africaines au ministère des Affaires étrangères de la République fédérale d'Allemagne, reçu en audience le lundi 07 août 2022 au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, avait clairement indiqué qu'aucune agence allemande, encore moins le Gouvernement n'avait de lien contractuel avec les " éléments ivoiriens arrêtés à l'aéroport ". Par conséquent, son pays n'avait rien à voir, ni de près ni de loin, avec les personnes arrêtées » a-t-il rappelé.

Le Mali, malgré la gravité des faits qui entourent cette affaire,  a bien voulu accompagner les efforts de médiation de la République togolaise, unique cadre de règlement du dossier des 49 mercenaires ivoiriens. Dans le récent communiqué, le  Gouvernement ivoirien insiste sur son innocence et celle des 49 militaires arrêtés.

Cependant, ce double langage de l’Etat ivoirien fait que le Gouvernement de transition note avec une profonde stupéfaction que la partie ivoirienne  vient de se dédire en l'espace de 11 jours. Elle-même qui avait reconnu sa responsabilité dans sa déclaration officielle lue par le ministre Directeur de cabinet du Président de la République de Côte d'Ivoire, Monsieur Fidèle SARASSORO, le 03 septembre 2022 à Lomé en ces termes « la Côte d'Ivoire déplore que des manquements et des incompréhensions aient été à l'origine de cet évènement fortement regrettable. La Côte d'Ivoire, soucieuse de maintenir des relations de bon voisinage avec le Mali, s'engage à respecter les procédures des Nations Unies, ainsi que les nouvelles règles et dispositions maliennes édictées relatives au déploiement des forces militaires au Mali ».

Mais, un tel revirement grave de la part d'autorités étatiques ne vise qu'à manipuler et à entraver la manifestation de la vérité. « Animé d'une volonté d'adversité, le Gouvernement ivoirien accuse le Mali d'avoir pris en otage les militaires, faisant fi des conditions obscures et de l'inculpation par la justice malienne des 49 mercenaires » a-t-il révélé.

Par ailleurs, dans ledit communiqué, le Gouvernement de la Transition souligne que c'est exclusivement en sa qualité de Président du Conseil supérieur de la magistrature que le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l'Etat, a indiqué à la partie ivoirienne , la nécessité de considérer la situation de certains Maliens, objet de mandats d'arrêts internationaux. « C'est cette attitude responsable du Président de la Transition qui a été malheureusement perçue par les autorités ivoiriennes comme une prise d'otages. A la décision du Gouvernement ivoirien d'avoir transformé un dossier judiciaire en une crise diplomatique et par conséquent de saisir la CEDEAO, le Gouvernement de la Transition souligne qu'il n'est nullement concerné par cette procédure devant l'instance communautaire. Aussi, il indique à la CEDEAO que l'affaire des 49 mercenaires ivoiriens est purement judiciaire et bilatérale, il met en garde contre toute instrumentalisation de la CEDEAO par les autorités ivoiriennes pour se soustraire de leur responsabilité, vis-à-vis du Mali » invitant ainsi l’espace communautaire à jouer à la neutralité dans cette affaire.

« Le Gouvernement de la transition, tout en réitérant son attachement à la paix, à la sécurité et aux relations séculaires de bon voisinage, précise que pour le respect de sa souveraineté, sa sécurité nationale et aux intérêts vitaux de son peuple, il ne cédera à aucun chantage ou intimidation », conclut le communiqué.

<strong>Diakalia M DEMBELE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire des 49 soldats ivoiriens :  Que peut la CEDEAO ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/affaire-des-49-soldats-ivoiriens-que-peut-la-cedeao-2991839.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Sep 2022 01:33:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président Assimi Goïta pose désormais ses conditions pour la libération des 46 soldats ivoiriens (incarcérés à Bamako). A Abidjan, le Conseil national de sécurité de la Côte d’Ivoire, présidé par Alassane D Ouattara, a, lors d’une réunion tenue la semaine dernière, décidé de  saisir la commission de la CEDEAO au sujet de cette affaire. Cependant, l’on est en droit de se poser des questions sur cette initiative ivoirienne : Que veulent obtenir les dirigeants ivoiriens de la CEDEAO ? Une médiation ? Des pressions et/ou sanctions à l’adresse du Mali ? Au-delà, qu’est-ce que la CEDEAO peut faire concrètement dans ce contentieux opposant deux   de ses pays membres ?     </strong>

En effet, à l’issue d’une réunion extraordinaire le conseil de sécurité nationale, ivoirien  a demandé : « la tenue dans les meilleurs délais d'une réunion extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement de la Cedeao pour examiner la crise entre la Côte d'Ivoire et le Mali en vue d'aboutir à la libération des soldats dans les plus brefs délais ». Cette annonce a été faite dans un communiqué lu par le secrétaire général de la présidence Fidèle Sarassoro.

Cette initiative ivoirienne  de saisir l’organisation sous régionale intervient  après que Bamako ai exigé à la Côte d’Ivoire, l’arrestation et l’extradition de certains anciens responsables du régime d’IBK. Ceux-ci séjournent actuellement en Côte d’Ivoire alors qu’ils sont activement recherchés par la justice malienne. Il s’agit de Boubou Cissé, ancien Premier ministre, Tiéman Hubert Coulibaly, ancien ministre de la Défense et Babaly Bah, ex directeur de la Banque maliennes de solidarité (BMS-SA). Un mandat d’arrêt international a été émis contre eux en juillet 2022 par la Cour suprême dans le cadre de certains dossiers judiciaires.

Autre personne recherchée par la justice malienne, il s’agit de Karim Keïta qui vit à Abidjan depuis le renversement de son père. Son nom est cité dans le dossier sur la disparition du journaliste Birama Touré.

Cependant, les autorités ivoiriennes n’entendent pas répondre favorablement l’exécution du mandat émis par la justice malienne. D’où leur décision de se tourner vers la CEDEAO pour obtenir la libération des 36 soldats (après la libération des trois femmes) qui sont toujours détenus à Bamako. Alors qu’au même moment plusieurs médiations sont en cours entre les deux pays. Parmi elles celle du Togo avait abouti à la libération des femmes détenues. Aujourd'hui, beaucoup d’observateurs s’interrogent sur l’issue de cette affaire qui envenime les relations entre les deux pays.

Après la décision d’Abidjan de saisir la CEDEAO, la réaction de Bamako ne s’est pas fait attendre. En effet, dans un communiqué le gouvernement malien a mis en garde contre toute instrumentalisation de la CEDEAO. En clair, les autorités maliennes lancent un avertissement à des chefs d’Etats membres de cette organisation qui, ces derniers temps, ont multiplié des sanctions et autres décisions illégales contre le Mali.

En effet, la CEDEAO avait pris des sanctions <em>« illégitime et d’illégales</em> », en janvier 2022 contre le Mali. Des sanctions décidées  en violations de toutes les règles de la communauté. Certains chefs d’État, de cette organisation sous le couvert de la préservation de l’ordre constitutionnel, ont tenté de vassaliser le peuple malien  à travers certaines décisions qui étaient en réalité dictées de Paris… Et à chaque fois Alassane Ouattara a été en première ligne lors de la prise de ces sanctions contre le Mali. L’on se souvient que c’est le même Alassane Ouattara qui  avait fortement incité  les autres pays de la  Cedeao à durcir les sanctions contre notre pays en  janvier 2020.

Le président ivoirien veut-il a nouveau entraîner dans son sillage ses compagnons de la CEDEAO ? Tout porte à le croire !

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : le gouvernement met en garde contre toute instrumentalisation de la CEDEAO par la Côte d’Ivoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mali-le-gouvernement-met-en-garde-contre-toute-instrumentalisation-de-la-cedeao-par-la-cote-divoire-2991594.html</link>
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<pubDate>Fri, 16 Sep 2022 12:00:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un communiqué ce 15 septembre, le gouvernement malien répond à l’annonce des autorités ivoiriennes de saisir la CEDEAO sur l’affaire des 49 militaires ivoiriens dont 46 sont encore en détention. Bamako hausse le ton et <em>« met en garde contre toute instrumentalisation de la CEDEAO ».</em></strong>

<strong> </strong><em>« Un revirement grave qui ne vise qu’à manipuler et à entraver la manifestation de la vérité »</em>. C’est ce que pensent les autorités de Bamako du dernier communiqué du Conseil national de Sécurité de la Côte d’ivoire. En effet, à l’issue de ce conseil mercredi dernier, le Gouvernement ivoirien a accusé le Mali d’avoir « pris en otages » ses militaires.

Pour Bamako, ce communiqué ivoirien fait « fi des conditions obscures et des manquements ayant entraîné l’inculpation par la justice malienne des « 49 mercenaires ivoiriens ». Des faits qui avaient été pourtant reconnus par la Côte d’ivoire lors de la libération des trois femmes du contingent.

Bamako rappelle que c’est en sa qualité de Président du Conseil Supérieur de la Magistrature que le Colonel Assimi Goïta a fait une proposition à la Côte d’Ivoire. Celle de mettre à la disposition de la justice malienne des personnalités maliennes réfugiées en Côte d’ivoire qui font l’objet de mandats d’arrêts internationaux.

Parce que la Côte d’ivoire a convoqué la conférence des Chefs d’Etat de la CEDEAO pour faire pression sur le Mali, le « gouvernement malien met en garde contre toute instrumentalisation de la CEDEAO par la Côte d’ivoire ».  Aussi, Bamako rappelle que l’affaire des 49 militaires est une affaire bilatérale entre deux Etats.

Ces communiqués de part et d’autre montrent un nouveau regain de tension entre les deux pays. Une situation qui intervient après une période d’accalmie qui laissait présager une issue heureuse à cette affaire qui tient en haleine les deux peuples qui ne demandent qu’à vivre en paix.

<strong> </strong>

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abidjan  instruit la saisine de la commission de la CEDEAO sur la détention de ses 46 militaires au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/abidjan-instruit-la-saisine-de-la-commission-de-la-cedeao-sur-la-detention-de-ses-46-militaires-au-mali-2991490.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Sep 2022 01:23:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv4160057832s3"><span class="yiv4160057832s4"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">Une réunion extraordinaire du Conseil National de Sécurité présidée, ce mercredi 14 septembre</span></span><span class="yiv4160057832s4"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> 20</span></span><span class="yiv4160057832s4"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">22, par le Président  Alassane OUATTARA,  a décidé  de saisir la commission de la CEDEAO  sur la détention des 46 militaires ivoiriens au Mali. </span></span></p>
<p class="yiv4160057832s7"><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">La</span></span><span class="yiv4160057832s4"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">réunion </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">du Conseil de sécurité nationale ivoirien a porté  essentiellement  sur la situation des 46 soldats ivoiriens encore détenus au Mali. P</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">o</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">ur Abidjan,  en dépit des preuves fournies</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> à Lomé</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> attestant du caractère légal et</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">légitime de la mission de </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">s</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">es </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">49</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">soldats au Mali, la justice</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> malienne </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">les </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">a </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">néanmoins inculpés</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> pour </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">« </span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">tentative d'atteinte à la sécurité de l'État</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">».</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">Le</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">C</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">onseil </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">national</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">de sécurité </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">de la Côte d’</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">I</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">voire</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> déplore qu'</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">au moment où les </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">contacts avec les officiels maliens av</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">aie</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">nt permis  de conclure « </span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">des incompréhensions et des manquements</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> »</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> à l'origine de l'arrestation d</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">e</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">s</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">soldats</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">,</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> ouvrant la voie </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">à la libération prochaine des 46 autres </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">restants</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">, les autorités maliennes ont </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">demandé  une </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">contrepartie</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">. </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">Bamako a conditionné </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">la l</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">ibération de ces 46 militaires</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">à l’extradition</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> vers </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">le </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">Mali de</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">s personnalités politiques</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">dont</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> le pouvoir malien estime </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">qu'elles </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">« </span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">bénéficient de la protection de la Côte d'Ivoire pour déstabiliser le Mali </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">».</span></span></p>
<p class="yiv4160057832s7"><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">La </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">Côte d’ivoire </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">juge estime </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">que</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> cette demande express des</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> autorités </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">maliennes </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">est</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> un chantage inacceptable. </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">« </span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">Cette demande confirme, une fois de plus, le fait que nos soldats ne</span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">sont, en aucun cas, des merc</span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">enaires mais plutôt des otages. </span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">Le Conseil</span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">National de Sécurité considère ce chantage comme inacceptable et exige la libération, sans délai, de nos 46 soldats</span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> »</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">, </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">a</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">averti</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> le CNS ivoirien. </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">Toutefois, </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">le communiqué</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">réaffirme </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">l’attachement de la</span></span><span class="yiv4160057832s2"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">Côte d</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">'Ivoire « </span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">à la paix, à la stabilité et au respect de l'État de droit</span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">dans la sous-</span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">région</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> »</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">.  </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">Le pays</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">«</span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> ne peut s'inscrire dans une logique de </span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">déstabilisation d'un pays tiers</span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> », </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">se défendent </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">les autorités ivoiriennes en réponse </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">aux accusations </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">du Président de</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> la</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> Transition du Mali, le colonel </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">Assimi </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">Goïta</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">. </span></span></p>
<p class="yiv4160057832s7"><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">Au regard </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">de tous ces précédents qui enveniment  les relations </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">de</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">  paix et </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">la</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> la sécurité entre les deux pays, </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">le Président</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> Alassane Ouattara  a  instruit  son </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">Ministre d'État, Ministre des Affaires</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">Étrangères à l'effet </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">« </span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">de saisir la Commission de la CEDEAO en vue de la</span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">tenue, dans les meilleurs délais, d’une réunion extraordinaire des</span></span></p>
<p class="yiv4160057832s8"><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">chefs d'État et de Gouvernement </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">».  </span></span></p>
<p class="yiv4160057832s7"><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">A  travers  la con</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">vo</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">cation d</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">’une ré</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">union de la CEDEAO,  Abidjan  veut associer  </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">c</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">es  voisins  à l’examen de  la crise  qui l’oppose à Bamako</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">,</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">afin</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> d'aboutir  dans un bref délai à la libération de ses soldats dé</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">tenus </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">au Mali depuis plus de 3 </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">mois. </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">Le Président </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">ivoirien</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">réitère </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">que  ses </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">46 soldats </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">sont </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">injustement arrêtés au Mali</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">. Toutefois, le communiqué </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">du Conseil national </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">de sécurité </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">ivoirien </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">exhorte</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> les Ivoirien</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">s « </span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">au</span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv4160057832s6"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">calme et à la retenue</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> » en assurant </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">que toutes les dispositions sont</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">prises pour que les</span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> vaillants militaires </span></span><span class="yiv4160057832s5"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">retournent au bercail. </span></span></p>
<p class="yiv4160057832s7"><strong><span class="yiv4160057832s2"><span class="yiv4160057832bumpedFont15">Siaka</span></span><span class="yiv4160057832s2"><span class="yiv4160057832bumpedFont15"> DIAMOUTENE/Maliweb.net</span></span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Soldats ivoiriens arrêtés au Mali : Ouattara saisit la Commission de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/soldats-ivoiriens-arretes-au-mali-ouattara-saisit-la-commission-de-la-cedeao-2991468.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 14 Sep 2022 17:13:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[- Pour une réunion extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement

Le Chef de l'État ivoirien, Alassane Ouattara, a saisi la Commission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), pour une réunion extraordinaire, en vue d'aboutir à la libération des 46 soldats ivoiriens arrêtés au Mali dans les plus brefs délais.

"Le président Alassane Ouattara a instruit la ministre des Affaires étrangères à l'effet de saisir la commission de la CEDEAO, en vue de la tenue dans les meilleurs délais d'une réunion extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement pour examiner la crise entre la Côte d'Ivoire et le Mali en vue d'aboutir à la libération des soldats dans les plus brefs délais", a indiqué un communiqué lu par le secrétaire général de la présidence Fidèle sarassoro, à l'issue d'un conseil national de sécurité.

Dans cette crise entre Abidjan et Bamako, les autorités maliennes ont demandé qu'en contrepartie de la libération des 46 soldats détenus au Mali, la Côte d'Ivoire extrade vers le Mali des personnalités qui selon elles, bénéficient de la protection d'Abidjan pour déstabiliser le Mali.

Pour la Côte d'Ivoire, "cette demande confirme une fois de plus le fait que" ses "soldats ne sont pas en aucun cas des mercenaires mais des otages", a indiqué le communiqué.

Le texte précise par ailleurs que "le conseil national considère ce chantage comme inacceptable et exige la libération sans délais des 46 soldats".

Les trois femmes parmi les 49 militaires ivoiriens arrêtés le 10 juillet 2022 au Mali ont été officiellement libérées et remises aux autorités ivoiriennes, le 3 septembre courant. 46 soldats ivoiriens demeurent toujours incarcérés au Mali.

Source: https://www.aa.com.tr/fr/]]> </content:encoded>
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<title>Suivi de la transition au Mali : Le Médiateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan, à nouveau, à Bamako</title>
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<pubDate>Wed, 07 Sep 2022 06:32:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis le dimanche 04 septembre 2022, le médiateur de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) dans la crise malienne, Goodluck EBELE JONATHAN, ancien Président de la République du Nigéria, à la tête d’une délégation, est arrivé à Bamako pour une visite de 72 heures au Mali. A sa descente d’avion, il a été accueilli, au nom du gouvernement malien, par le Ministre des Maliens établis à l'Extérieur et de l'Intégration africaine, Alhamdou AG ILYENE. Même si peu d’informations circulent autour de cette énième visite de Goodluck Jonathan au Mali, force est de reconnaitre que l’un des objectifs de ladite visite est de suivre l’évolution de la Transition et encourager les autorités maliennes à poursuivre les efforts qu’elles déploient pour le retour à l’ordre constitutionnel.

Il est arrivé à un moment où peu de progrès sont perceptibles dans le cadre des réformes politiques et institutionnelles. Pour preuve, les membres du Collège de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE) qui devraient être connus depuis le mois passé, ne le sont toujours pas. La méthode de tirage au sort des représentants des partis politiques et de la société civile au sein du Collège de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE) adoptée par les autorités de la transition est décriée par des partis politiques et des organisations de la société civile. Cependant, la commission de rédaction de la nouvelle constitution (CRNC), de son coté, est à pied d’œuvre pour déposer son rapport. Le 18 août dernier, elle a rencontré au Ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, Chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale les Représentants de la CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad), de la Plateforme et des Mouvements de l’Inclusivité.

A rappeler que cette visite de Goodluck Jonathan à Bamako fait suite à celle effectuée les 20, 21 et 22 juillet 2022 au Mali. Il avait rencontré les autorités de la transition lors de cette présente visite. « A mon arrivée, j’ai pu constater que les activités économiques ont bien repris, cela doit rendre tout le peuple malien heureux. Je salue ce progrès et espère que cela doit se poursuivre et que bientôt les élections pourront se dérouler, les autorités démocratiquement élues pour prendre en charge les activités du pays à la satisfaction de tout le monde », déclarait en juillet dernier Goodluck Jonathan à la presse.

<strong>A.S</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali/Transition : Goodluck Jonathan est arrivé à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mali-transition-goodluck-jonathan-est-arrive-a-bamako-2990185.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Sep 2022 06:20:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- Pour le suivi de la mise en œuvre des recommandations des Chefs d'Etat de la CEDEAO</strong>

L'ancien président nigérian et médiateur de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) dans la crise politique malienne, Goodluck Jonathan, est arrivé dimanche en début de soirée à Bamako pour le suivi de la mise en œuvre des recommandations issues du dernier sommet extraordinaire des Chefs d'Etat de l'Organisation sous régionale.

« J'ai accueilli, au nom du gouvernement, ce 4 septembre en début de soirée SEM Goodluck Jonathan médiateur de la CEDEAO pour le Mali », a annoncé dans un tweet, Alhamdou Ag Ilyène, ministre des Maliens de l'Extérieur et de l'Intégration africaine.

Les Chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), réunis en session ordinaire à Accra, le 3 juillet 2022, avaient décidé, de lever les sanctions économiques et financières imposées au Mali depuis le 9 janvier dernier. Les sanctions individuelles contre les dirigeants de la junte et la suspension du Mali des organes de la CEDEAO sont, cependant, maintenus jusqu'au retour à l'ordre constitutionnel, avait précisé la CEDEAO.

Les élections présidentielle et législatives annoncées pour février 2022, ont été repoussées pour mars 2024. Les autorités de la transition du Mali ont ainsi décidé de fixer la durée de la transition à 24 mois à compter du 26 mars 2022, avait déclaré le 6 juin dernier le ministre de l'Administration territoriale et porte-parole du gouvernement, le Colonel Abdoulaye Maiga.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr/</strong>]]> </content:encoded>
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